Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1924, samedi 5 janvier 1924
8) VOL.9 No.1 H™ • - ¦ - ¦.- _ MONTREAL LE 5 JANVIER 1924 L'assiette la plus solide de notre prospérité économique, c'est la possession du sol, c'est l'agrandissement et la mise en pleine valeur du domaine agraire de la province.La colonisation, le défrichement, l'agriculture, la conservation et l'accroissement de notre population rurale, doivent rester, plus que jamais, le principal objet de nos activités économiques et sociales.Prêtres, politiques, professionnels, hommes d?affaires, tous doivent s'entendre là-dessus.Notre race survivra, grandira et prospérera dans la mesure où elle restera paysanne et campagnarde.Les habitants constituent encore la masse solide.HENRI BOURASSA.Wf0 Kl •—BaÊÊk^XL Jk., „l1|lÉI ,,^||,„ ECONOMIQUE, POLITIC Faisons connaître notre journal (J.C.MARCHESSAULT, CuIUraUur dm St-Antoln», P.O.) PAGE (2; 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS S JANVIER 1924 DE LA DERNIERE HEURE.CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNIERE CORRECTION: LUNDI DERNIER.A 1.00 HR.P.M.Ce que vous vendiez REL'KItE PASTEURISE PASTEURISE Nol._.N'o 2________ SPECIAL No !.la lb.42 •H1; 40):, FROMAGE la lb.SPECIAL BLANC.-.S0.17?.f Nol._.______ 0.17 SPECIAL COLORE._ 0.!7'/ Noi._._.0.17.!- OEUFS la doz.SPECIAUX.S0.75 Extra_____._.0.60 VOLAILLE Vivante Abattue 1 a lb.la lb.Poule.- choix.80.$0.No 1_________ .0.23 0.23 No.2.0.1!» .0.19 No.3.0.13 .0.16 Poujetf Extra C 0 26 .0.37 Choix___ .0.23 .— C-34 N'o l.___ 0.10 .__0.27 No.2.0.15 .0.23 No.3.0.10 .0.19 Oies Choix______ 0.N'o t._ 0.20 à 0.22 Dindes Choix.0.N'o 1._._ 0 24 à 0.27 Canards Choix 0.No 1_ 0.1S à 0.22 MILL BLANC Nol.N'o2 .No3.AMBRE Nol.N'oj.BRUN Nol.N"o2 la lb.SO.11 0 10 0.0S o oo o.os 0.00 o.os SIROP D'ERABLE EN BIDON EN BARIL No 1.No 2.No 3.No 1.N'o 2.No 3.SUCRE D'ERABLE le gai.$2.00 1>5 1.65 1.75 1.60 1.40 la lb.EN PAINS ( 1 lb.) No 1 ?0.20 " " 1N02 0.21 EN GROS PAINS N'o 1 0.20 .No 2 0-21 PATATES BLANCHES.ROUGES_____ FEVES BLANCHES No 1.No 2.POIS No l._ N'o 2_ !HP I'M-.SI.15 le mt.S2.90 2.S5 le ml.$2.60 2.55 AGNEAUX VIVANTS les 100 lbs.N'ol________ S g 50 à S 10.00 N'o2.S S.00 à S 9.00 MOUTONS SUR PIEDS par 100 lbs.Bons._.___.S 5.50 Communs__.S 4.00 TORCS SUR PIEDS Bons_________.Moyens_____________________ Selects à bacon______ VEAUX SUR PIEDS DE LAIT____ Bons.__________ Moyens_____.Communs_________ DE CHAMPS Bons_______.?Moyens______.S Communs____$ les 100 lbs.S 0.50 .S 9.25 - S les 100 lbs.$ à S S 9.00 à $11.00 à S à S .50à S3, à S BOITILLONS SUR PIEDS les 100 lbs.t;;ntcs puisqu'elle est régie par la même loi fédérale, un système de caisses populaires possédant une caisse centrale résultant tie la fédération des caisses régionales appuyées sur les caisses locales établies dans toutes les paroisses.La caisse centrale aurait charge de l'administration générale, de la surveillance, de l'inspection, de la propagande et elle serait l'organisme tout désigné pour distribuer contre ses propres garanties, celles de la caisse régionale, celles de la caisse locale et celles de l'emprunteur, les argents que le gouvernement doit avancer à l'agriculture et à la colonisation.Si les officiers des comités régionaux des caisses qui fonctionnent déjà disposaient de fonds suffisants, ils pourraient très certainement entreprendre la campagne depuis longtemps projetée et apporter un substantiel soulagement à la population rurale dans un temps relativement court.La seconde question que nos parlementaires seront appelés à étudier au chapitre de l'agriculture, sera probablement celle de l'écoulement des produits agricoles.Il est à espérer que le gouvernement ne se retranchera pas, comme il l'a fait aux dernières élections partielles, derrière l'élection de 1911, pour excuser son inactivité et ses erreurs, mais qu'il attaquera résolument ce problème qu'il peut résoudre, s'il veut s'en donner la peine.En tout premier lieu, il faudrait considérer les marchés locaux dont le développement n'a pas, croyons-nous, été poussé avec as- sez de vigueur.La politique de centralisation du gouvernement n'est peut-être pas la moindre cause de la stagnation de nos marchés: les efforts convergeant tous au développement de grands centres industriels, la petite industrie locale est négligée avec les résultats que l'on sait au point de vue de la consommation des produits agricoles.Un efficace remède à ce mal réside dans l'un des articles du programme de l'opposition qui porte sur le développement des industries locales; espérons qu'elle réussira à le faire adopter par le gouvernement.En ce qui concerne l'augmentation de la consommation locale, l'Association du Tourisme qui a pour but d'amener dans la province le plus grand nombre possible d'étrangers et de les y garder le plus longtemps possible mérite également l'appui et le concours du gouvernement.S'il est bien avisé, il ne les lui refusera sous aucune forme: qu'il s'agisse de la construction d'un pont nouveau qui permette aux voyageurs de pénétrer dans la ville de Montréal, sans exposer leur vie et sans subir les retards désagréables et parfois coûteux qui en détournent probablement un grand nombre; qu'il s'agisse de l'organisation d'une grande exposition internationale dans la métropole du pays qui, en plus des effets éduca-tionnels que l'on est en droit d'en attendre, attirera encore des foules de consommateurs et d'acheteurs de toutes catégories; qu'il s'agisse de toutes autres initiatives tendant à développer le commerce et l'industrie et partant a augmenter la consommation locale, le gouvernement devrait faire l'impossible pour leur ouvrir ses avenues et son trésor.Les marchés locaux sont encore les plus avantageux.Il ne faudrait pas cependant négliger les marchés extérieurs et tout particulièrement le marché américain.A ce sujet, il serait bon de tirer au clair la question de l'exportation de nos produits laitiers et notamment de la crème, aux Etats-Unis, La tentative entreprise malgré la vive opposition du ministre de l'agriculture a donné et donne encore des résultats assez satisfaisants pour engager le gouvernement à prendre des mesures pour faciliter ce commerce, en travaillant à améliorer la qualité de la crème et à organiser cette exportation,' Quant aux autres marchés extérieurs, il serait bon de discerner et de bien utiliser ceux qui sont à notre porte avant de tenter des aventures comme celle de la conquête du marché Belge.—Toute le monde connaît un peu l'histoire du beurre doux exporté en Belgique; le ministre de l'agriculture pourrait tout de même faire part à la Chambre de son expérience en cette transaction.Enfin une réorganisation complète de la Coopérative s'impose et l'opposition rendrait un immense service à l'agriculture si elle réussissait à la libérer de l'étreinte de la politique pour la mettre, réformée et régénérée par les membres eux-mêmes, dans les mains des cultivateurs.La troisième question importante, c'est celle de l'enseignement et de l'organisation agricoles au ministère de l'agriculture et à la campagne.L'espace ne nous permet pas d'en parler aujourd'hui; nous remettons à qn prochain numéro.Nous nous bornerons à ajouter que pour obtenir le" maximum de rendement de la présente session, les cultivateurs et les diverses associations agricoles ne devraient pas hésiter à renseigner, dans toute la mesure du possible le gouvernement , l'opposition comprise; ils trouveront chez certains ministériels et dans l'opposition particulièrement des hommes bien disposés.N'oublions pas le conseil de Notre Seigneur: petite et accepietis, ce qui, dans le langage moderne, veut dire: chacun doit voir à son affaire soi-même et demander pou» recevoir.J.-N.PONTON. PAGE (4) 5 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 5 JANVIER 1924 ***************************************************************************************^ * * * ENT * * * *********************************************************** ON S'OCCUPE D'AGRICULTURE Le lieutenant-gouverneur a-t-il dit, dans un discours: le discours du trûiu\ préparé par les ministres, les raisons pour lesquelles i! convoque le parlement, qu'un député aussitôt propose i la Chambre de voter une adresse au représentant du loi: l'adresse en réponse au discours du trône.Cette adresse est-elle proposée et appuyée qu'un débat alors s'engage entre l'opposition et le gouvernement: le débat sur l'adresse.Ce débat, cette année, a duré quatre jours.On s'est occupé d'agriculture.Voyons un peu: M.SAL VE L'émigration des nôtres vers les Etats-Unis, quoique les organes du gouvernement cherchent à le cacher, est vraiment alarmante.Il est parti, l'année dernière, des milliers de Canadiens pour les Etats-Unis.Il faut une politique de progrès qui s'adapte bien à nos conditions économiques, à nos ressources et qui n'exige pas du peuple plus qu'il ne peut raisonnablement donner.Le gouvernement, par exemple, agit comme s'il avait une fausse conception des revenus de la terre.Pour accommode! surtout les touristes, il a imposé aux cultivateurs et aux municipalities des obligations trop lourdes et décourageantes.C'est un faux progrès.Une politique d'équilibre s'impose.La conséquence, c'est que les conditions du foyer sont plus difficiles, non seulement par l'augmentation desobli gâtions municipales et scolaires, mais par de nouvelles exigences sociales, par de nouvelles prétentions de la jeunesse.Le faux progrès a transformé la vie rurale au mépi is des plus belles traditions do* plus sllres garanties d'ordre et de véritable prospérité.En avant pour le progrès, oui, assurément, mais avec mesure.Le ministre de l'Agriculture dit que si nos cultivateurs souffrent et s'en vont, c'est à cause de la loi des faillites et des conservateurs qui ont voté contre la réciprocité.Combien de ceux qui sont partis ont fait faillite avant leur départ?D'ailleurs, quels sont les députés libéraux qui ont voté contre la loi des faillites?Je le demande au premier ministre.Quant à la réciprocité, comment le ministre de l'Agriculture peut-il nous reprocher d'avoir voté contre quand le premier ministre vient de se proclamer à Montréal un ardent protectionniste, même à l'encontre des idées de celui qu'il appelle son chef.Si je grattais le premier ministre, pourrais-jc aussi savoir pourquoi il a tant méprisé les libéraux et les conservateurs qui ont voté contre la réciprocité à Ottawa, et en même temps pour M.Gouin, à Québec ?Le premier ministre est-il prêt à se prononcer comme le ministre de l'Agriculture pour et contre l'exportation de la crème aux Etats-Unis ?Si le premier ministre est en faveur de la création de nouvelles industries greffées sur l'Agriculture, pourquoi, a-t-il, avec le ministre de l'Agriculture, combattu cette politique que le préconise depuis ma motion de 1911 ?Le gouvernement a organisé un congrès de colonisation parce qu'il ne savait plus que faire devant la dispersion des Canadiens sous le fardeau de sa politique.Congrès de colonisation! Après avoir ignoré, méprisé les voeux formulés par les grands apôtics de la colonisation des congrès de 1898, au Monument National de Montréal, et de 1905, a Saint-Jérôme.Les plaintes entendues au congrès de 1923 sont encore les mêmes que l'on faisait entendre il y a vingt-cinq ans, comme l'a déclaré l'hon.M.Kelly, conseiller législatif et ancien député libéral de cette Chambre.L'Opposition continuera à faire son devoir et à préconiser les idées formulées dans le programme de la convention de 1922 et dans les motions présentées au parlement depuis ries années.Nous continuerons à prêcher l'importance: De greffer des industries agi iroles sur l'Agriculture; De rendre la terre plus rémunératrice; De diminuer le fardeau des cultivateurs; De diriger la poli- tique de voirie en vue de répondre d'abord aux besoins de la population de notre piovincc, suivant ses moyens et non pas seulement en vue d'au iter des touristes pour grossir les revenus du commerce des liqueurs enivrantes ; De donner aux ouvriers les conditions de travail qui leur conviennent par la protection des industries nécessaires et une loi des accidents du travail plus complète, plus expéditive et moins coûteuse; De donner atr colon l'assistance dont il a besoin pour s'établir, faire vivre sa famille et développer son domaine; De réorganiser l'école rurale, l'école du rang, l'école élémentaire d'abord de manière a la rendre plus pratique et moins coûteuse inutilement ;.M.TASCHEREAU Le grand congrès de colonisation, tenu récemment à Québec, s'est spécialement occupé de ces problèmes, et je rendrai ici hommage à mon collègue, le ministre de la Colonisation, pour l'admirable manière dont il a conduit ce congrès.L'idée maîtresse qui a présidé aux délibérations a été !."•.séparation effective du domaine forestier des terres propres à la colonisation.Notre province est agricole avait tout, mais elle a ries richesses forestières considérables qu'il faut conserver et faire fructifier.Le conflit entre le colon et le concessionnaire de coupes forestières est aussi vieux que notre système gouvernemental.Et, si tous ad met tent que le colon et le concessionnaire doivent s'aider mutuellement, il faut avouer que, en principe, leur voisinage immédiat est la cause de beaucoup de nos difficultés.Nous croyons que l'heure est venue de les séparer définitivement.Le problème n'est pas facile à résoudre.Nous allons, toutefois, nous y essayer.Sans procéder à une nouvelle classification des lots, n'est i! pas possible de classifier les régions de manière A les attribuer, soit aux colons ou aux concessionnaires, pour que chacun soit bien chez soi ?Nous voulons que le colon, quand il prend un lot, le trouve suffisamment boisé pour lui permettre rie vivre avec le produit de son bois jusqu'à ce qu'il puisse récolter Nous voulons cri même temps rpic le concessionnaire n'ait pas à craindre les feux d'abattis rpie doit faire le colon, et qu'il trouve intérêt à conserver ou à roboiser la forêt sans avoir à redouteur que le colon vienne couper ses plus beaux arbres.Sans doute, pour en arriver là, il faudra que chacun y mettre du sien.Nous comptons conserver notre population en aidant puissamment la colonisation et l'agriculture, et en mettant au service des ouvriers de la terre toutes nos ressources disponibles.C'est au reste, ce que nous faisons déjà.Nous sommes très fiers de nos richesses forestières.Or, depuis trois ans, nous avons donné à nos colons beaucoup plus que nous ont rapporté toutes ces ri.liesses forestières.Non contents de travailler à garder les nôtres, nous voulons ramener ceux qui nous ont quittés.J'ai déjà invité le gouvernement fédéral à coopérer avec nous dans l'oeuvre essentiellement nationale du rapatriement.Je lui renouvelle cette invitation.Beaucoup des nôtres voudraient revenir.Nous leur avons gardé leur place nu foyer québécois.Ottawa emploie des sommes considérables à importer au Canada des races étrangères.Le choix de ci* immigrants n'a pas toujours été heureux.l'eut-on trouver un meilleur immigrant que le Canadien de naissance ?Il revient chez lui.Il a déjà vécu notre vie.Notre idéal et nos aspirations font partie de son être.Ouvrons-lui donc toutes grandes les portes de la province! Nous demandons au gouvernement d'Ottawa rie donner à Québec sa juste part des deniers qu'il consacre à l'immigration.Nous doublerons ce montant, nous le triplerons au besoin, mais nous voulons faire un suprême effort pour ramener parmi nous ceux qui se sont laissés attirer au delà de la quarante-cinquième.M.P.VTENAUDE Si le cultivateur, dit-il, n'a pas connu la prospérité, c'est que l'on n'a pas songé à établir des industries agricoles.Il y a trois catégories de personnes qui quittent la piovincc:l'ouvrier, le colon et le cultivateur; l'homme d'affaires, le financier, le capitaliste et l'industriel y demeurent.Les autres s'en vont parce qu'ils ne trouvent plus l'aisance qu'ils étaient accoutumés d'y trouver On croit réparer en distribuant des graines de semence et des provisions de bouche! Noire population-n'est pas une population de quêteux; le canadien-français est vigoureux et hardi, et il n'admettra pas qu'on vienne lui donner le pain dont sa famille a besoin.Il a encore assez de courage et rie coeur pour gagner le pain de sa famille.Et tant qu'on n'aura pas un régime pour lui permettre de la gagner il ira travailler aux Etats-Unis.Il est inutile d'essayer de dissimuler la situation.Il existe un malaise.Je ru connais pas de spectacle plus triste que celui d'un peuple qui prend le chemin de l'exil.Et je ne crois pas qu'on ait raison de m'appeler défaitiste parce que je déplore cet état de choses.Le premier ministre l'a déploré lui-même dans une assemblée à Montréal.Et pendant que ces trois classes s'en vont, on voit rentrer le capitaliste, le financier et le spéculateur averti des Etats-Unis qui viennent acheter nos concessions forestières.Nous laissons partir notre sang |xmr le remplacer par un peu d'or et beaucoup d'inlluence étrangère.Le premier ministre ne veut pas laisser les étrangers s'emparer du Saint-Laurent, mais il ne songe pas qu'il est en train de leur donner nos forêts.Je préfère un millier rie petites cheminées rie maisons de colons à la grande cheminée d'usine.Devant ces faits, on ne peut s'empêcher rie rlire que l'âme nationale souffre dans notre province depuis quelques années.Pourquoi, dès cette session, ne pas venir au secours de l'ouvrier?J'aurais préféré qu'au lieu de référer la cause à une commission, on l'aurait étudiée ici.Au lieu d'envoyer ries provisions de bouche aux colons, aidons-le à gagner sa vie et donnons-lui en les moyens.Il ne demande que cela.Je reconnais louables faits par le ministre de la colonisation et je sais qu'il continuera.Allons chez le cultivateur non pas pour lui donner des graines rie semence ou pour faire du patronage, mais pour lui fournir les moyens de gagner sa vie.Qu'on lionne aussi une éducation suffisante à ses enfants.Je reconnais les efforts de l'hon.secrétaire de la province pour l'instruction, et je le félicite d'avoir doté Montréal du beau monument qu'est l'Ecole des Beaux-Arts, mais il faut aussi rpie l'enfant du "rang" reçoive une instruction suffisante.M.PERRAULT Le gouvernement ne peut être tenu responsable de ce qui se passe Ici comme ailleurs.On s'en plaint depuis 30 ans de cet exode.C'est un problème partout.Un dixième de la population des Etats-Unis réside dans 3 villes.Partout il y a de l'exode rural.L'hon.député rie Jacques-Cartier nous a dit qu'il était parti ries coloris.Je me permets rie différer avec mon honorable ami.Depuis 2 ans, il n'ya pas rie colons qui ont quitté nos régions de colonisation.Mais nous avons eu la sagesse rie prévoir cette ci isc, cet exorle.Depuis •! ans, nous avons dépensé $6,400,000; nous avons ouvert 7,000 milles rie chemins pour nos colons; nous avons encouragé la construction d'un chemin de fer au Témiscainingne, qui sera ouvert dans quelques jours; nous a'ons construit une route de 130 milles de longueur à tri vers l'Abitibi; nous avons amélioré une grande route au lac St-Jean et une vingtaine d'autres grandes routes.Bien loin d'être abandonné, comme on l'a insinué le colon a été encouragé.Depuis 4 ans, il a 5 JANVIER 1924 LE BULLETIN DEE AGRICULTEURS PAGE (5) 5 surgi une cinquantaine de missions et une population de 20,000 dans nos centres de colonisation.Mon honorable ami de Bcauliarnois nous dit: "Vous devriez avoir des crédits pour les colons".Nous avons eu une enquête devant un comité de la chambre, et des experts sont venus nous dire que le système des crédits agricoles était dangereux et ne donnerait pas de résultats.M.LANGLAIS Si les ministres voyaient le colon, le cultivateur chez lui, ils ne chanteraient pas la chanson que nous avons entendue et que nous allons entendre.J'étais au congrès de colonisation, et j'ai entendu un brave curé s'écrier: "Si on veut que la colonisation réussisse, il faut mettre fin au patronage il faut éloigner la politique de la colonisation.C'est le moyen de faire cesser l'émigration des nôtres." Quelle réforme nous aimonce-t-on dans ce sens ?J'ai vu partir 208 familles de mon comté dans neuf mois.Jen ai vu partir ISS de Rimouski; 120 de Ka-mouraska.Qu'est ce que le gouvernement a fait pour les empêcher tie partir?La classe agricole traverse une crise.Je demande aux députés de Rimouski, de Kamouraska, de Charlevoix, si la récolte a été assez bonne dans leurs comtés pour que nous puissions chanter que le bonheur règne dans notre province.J'ai entendu le premier ministre faire de l'esprit.Je me demande ce qu'il ferait s'il était à la place du père de douze enfants sur une terre de colons.La Chambre vota ensuite l'adresse en réponse au discours du trône et donna congé A ses membres pour le temps des fêtes.L'Agriculture a donc accupé une large place dans le débat sur l'adresse.Les cultivateurs ont réussi a créé une opinion en faveur de leur industrie.Qu'ils continuent leur campagne et ils finiront par obtenir ce qu'ils reclament: réorganisation du ministère de l'agriculture afin de rendre son enseignement plus efficace, crédit agricole, coopératives autommes, association professionnelle, diminution îles impôts, etc., toutes choses que le Bulletin des Agriculteurs continuera a étudier.LES FORETS L'Association des ingénieurs forestiers soumettra bien tôt au gouvernement un plan fort détaillé concernant la protection des forêts: meilleurs systèmes A employer pour prévenir les feux de forêts au cours du brûlage des abatis, du flottage du bois et des exploitations forestières; création d'une branche spéciale pour la protection des forêts: nomination de sous-inspecteurs pour aider les inspecteurs dans chaque distiict : inventaire de toutes les ressources forestières; détermination de l'accroissement annuel des réserves forestières; conservation du capital forestier en basant les coupes annuelles sur cet accroissement ; régénéiation de la forêt après l'exploitation ou le passage de l'incendie; reboisement des terrains impropres A la culture; création d'un bureau des sols, etc.Le gouvernement écoutcra-t-il l'Association des ingénieurs forestiers ?LA BANQUE ROYALE La Banque Royale du Canada, celle même qui fait, comme on a pu s'en rendre compte par les annonces qu'elle public dans notre journal, des conditions de prêts avantageuses aux cultivateurs, vient d'adresser A ses actionnaires son rapport pour l'année fiscale terminée le 30 novembre.La position financière de la Banque est encore plus forte qu'elle n'était l'année dernière.Les affaires générales de la Banque ont continué à prendre de l'expansion.L'actif total est maintenant de §538,358,554, contre $479, 302,366 l'an dernier, soit un gain d'à peu près §59,000,000.L'actif liquide est de S233,125,47-1 contre §216,018,331 l'année précédente, tandis que le numéraire en mains se totalise a $81,604,529 contre §71,935,920 il y a un an.A l'actif liquide, on note aussi plusieurs au mentations dont la principale est un gain sensible dans les titres A court terme du gouvernement.Les obligations du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux se totalisent actuellement A S2S.7S3.050 contre §22,950,224; les obligations municipales canadiennes et les obligations publiques britanniques, étrangères et coloniales autres que canadiennes se totalisent à §15,900,363, contre §7,901,927 il y a un an.Les prêts à demande atteignent §46,372,57-1 contre $48,-610,020 l'an dernier.On trouvera, dans une autre page, le bilan détaillé de-cette Banque.LE CONGRES EUCHARISTIQUE D'AMSTERDAM Les Agences de Voyages Jules Hone organisant, pour l'été prochain, leur XXIe Pèlerinage annuel des Canadiens au Mont St-Michel, à Lourdes et A Rome.L'itinéraire comprenant la visite de la ville de Lisieux, où vécut et mourut la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant Jcssu,—et, un séjour prolongé à Amsterdam,—à l'occasion des fêtes grandioses du congrès Eucharistique,—ce voyage présente, cette année, un intérêt tout particulier.Pour tout ceux qui ont le culte de leurs traditions familiales et religieuses l'opportunité est excellente d'aller retremper leur foi aux pays des ancêtres et aux foyers du catholicisme, et, en même temps, de passer d'agréables et instructives vacances en visitant la France, l'Angleterre, l'Italie, la Suisse, la Belgique et la Hollande.Tant par l'excellence de leur organisation que par la franche courtoisie à l'égard des pèlerins, les Agences de Voyages Jules I Ionc ont, depuis longtemps, acquis une célébrité mondiale; nul doute que les voyageurs qui se joindront à leur groupe n'auront qu'à se féliciter du choix qu'ils auront fait, d'autant plus que le Pèlerinage Canadien est devenu une veritable institution nationale.LE BUDGET L'hon.Jacob Nicol, trésorier provincial, prononcera, le 8, son discours sur le budjet.Le trésorier provincial, d'après les rapports récemment donnés, référera à un surplus de §1,538,013 pour l'année fiscale terminée le 30 juin dernier.Les recettes de la province a cette date s'élevaient A 831,959,812 et les dépenses à §28,726,159.Au cours de l'année §2,-313,187 furent donnés pour l'instruction publique, §10,-000 pour les institutions scientifiques et littéraires, §1, 1S2.329 pour les travaux publics ordinaires, §260,000 pour travaux publics extraordinaires, §292,617 pour l'hygiène, §1,252,000 pour l'agriculture, §3,100,000 pour les routes et •?42.S20 pour les organisations de charité.Les revenus des terres et forêts ont été de S3,-643,406 et des mines, chasse et pêche, §740,520.L'on s'attend que le trésorier annoncera une réduction dans les droits de succession et des licences d'automobiles.DES COURS D'AGRICULTURE L'itinéraire des cours abrégés d'agriculture, pour l'année 1924, a été fixé comme suit :— Canadien National (ligne Québec-Saint-Raymond): Saint-Raymond, comté Port neuf, 8, 9, 10 janvier.Canadien National (ligne Québec-Montréal): Neuville, comté Portneuf, 9, 10, 11 janvier; Saint-Casimir, comté Portneuf, 15, 16, 17 janvier; Saint-Stanislas, comté Champlain, 16, 17, 1S janvier.Canadien National (ligne Garncau Jct.-Rivière-à-Pierre): Saint-Tito, comté Champlain, 22, 23, 24 janvier Sainte-Thècle, comté Champlain, 23, 24, 25 janvier.Canadien National (ligne Québec-Montréal): Saint: Bonifacc-de-Shawinigan, comté de Saint-Maurice, 29, 30, 31 janvier: Saint-Barnabé-Nord, comté Saint-Maurice, 30, 31 et 1er février; Sainte-Ursule, comté Maski-nongé, 5, 6, 7 février; Saint-Justin, comté Maskinongé, 6, 7, S février: Sainte-Elisabeth, comté Joliette, 12, 13, 14 février.Canadien Pacifique (ligne JoHettc-Saint-Gabriél): Saint-l"élix-dc-Valois, comté Joliette, 15, 14, 15 février.Canadien Pacifique (ligne Montréal-Saint-Lin): Saint-Lin, comté L'Assomption.19, 20, 2î février.Canadien Pnufiue (ligne Montréal-Rawdon): Saint-Jacques, comté Montcalm.26, 27, 2S février; Rawdon, comté Montcalm, 27, 28, 29 février.Canadien Pacifique: Saint-Pie, comté Bagot, 4, 5, 6 mais; Saint-Hugues, comté Bagot, 5, 6, 7 mars;Caugh-nawaga, comté Laprairie, 11, 12, 13 mars; Saint-Janvier, comté Terrebonne, 12, 13, 14 mars; Sainte-Rosc-dc-Laval, comté Laval, 1S, 19, 20 mars; Saint-Eustache, comté Deux-Montagnes, 19,20, 21 mars.Canadien Pacifique (ligne Montréal-Québec): L'Epiphanie, comté L'Assomption, 25, 26, 27 mars.Ces cours se donneront dans l'après-midi, à 2 heures, et le soir, à 7 heures.AU MANITOBA L'hon.Albert Préfontaine et l'hon.Charles Cannon, nouveaux ministres dans le cabinet Bracken, ont été élus haut la main dans Carillon et Mountain.LE CONTROLE LAITIER Les sociétés de contrôle de l'Etat de New-York ont publié un rapport très intéressant sur les progrès réalisés dans la production des vaches laitières soumises au contrôle.Alors que la production moyenne ries vaches sous contrôle, en 1921, était de 6,405 livres de lait, représentant 235 livres de gras de beurre, elle'était, en 1923, de 77,257 de lait ou de 261 livres de gras.C'est une augmentation de plus de 13% dans la production du lait et de 1 1% dans la production du gras en une seule année.Notons que la production moyenne des vaches de l'Etat de New-York ne dépasse pas 4,267 livres de lait par année.Si la production moyenne des vaches, au Canada, égalait celle des vaches des sociétés de contrôle de l'Etat de New-York, la quantité de beurre de fromage, de lait condensé, etc., serait immédiatement doublée.LA PRODUCTION Les principales branches de la production accusent depuis un an de notables accroissements, ainsi qu'on le verra au tableau ci-dessous.Les rendements étant exprimés en dollars et les prix ayant eu de 1922 à 1925 une tendance a-se/ générale A la baisse, on peut en conclure que l'augmentation a été en réalité encore plus considéra b!e qu'il n'y parait.Produits Au 30 septembre 1923 1922 Céréales, racines, fourrages.§1,002,799,000 §062.526,000 Animaux, volailles____ 31S.5O0.000 2S1,166.000 Beurre, fromage, oeufs 30S.450.000 309.455.000 Fruits, légumes.57,400,000 55.S55.O0O Laine.3,502,000 3,250,000 Tabac.3,700,000 4,54S,000 Fourrures.S,295,000 9,250,000 * SI,702,226,000 §1,626,02S,000 Minéraux.236,611,000 1S4,097,000 Bois, pâteset papiers.443,570,000 316,000,000 Poisson, homard, etc.3S.000.000 42.000,000 § 718,181,000 § 542,097,000 Valeur totale des produits naturels.§2,420,407,000 §2,168,125,000 Ces résultats sont d'autant plus importants que la production do tous les articles ci-dessus, considérés comme de première nécessité, est susceptible encore d'un très grand développement.LA RICHESSE NATIONALE Chaque personne demeurant au Canada, enfant comme adulte, vaut, au point de vue de la richesse nationale.S2.500.Beaucoup ne s'en doutent pas, mais c'est le statisticien en chef du Canada qui nous l'annonce.D'après le récemment de 1921.la richesse nationale connue du Canada est de §22,482,1S2.Les principales sources de cette richesse sont les suivantcs:AgricuIture, §6,592,321,7S9, Propriétés de ville, .§5,944,000,000, Forêts, §1,244.343,100, Mines, .§559,514,154, Chemins de fer A vapeur et autres, §2,S6S,000,000.NOTES Il ne se passe pas une heure sans (pie nous payions, au gouvernement fédéral, sous forme de taxes, la somme de §40,000.—oOo— Il ne se passe pas une journée, sans que nous payions, au gouvernement fédéral, sous forme de taxes, la somme de SI,000,000.F.-L. PAGE t6) 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS S JANVIER 1924 Brillant avenir pour l'industrie du ciment au Canada, dit le président de la Compagnie de Ciment Nationale L'établissement de Montréal-Est, dont le bureau de direction se compose de plusieurs Canadiens, fera l'orgueil de la province de Québec.Le ciment produit au plus bas coût de revient, grâce à un outillage des plus modernes.Usine fabriquant le ciment à meilleur marché au Canada La nouvelle usine moderne de riment qu'est à ériger la Compagnie du Ciment Nationale à Montréal-Est.—L'usine est maintenant à la veille d'être terminée.— La compagnie commencera à faire l'expédition du ciment de bonne heure au printemps de 1924.—Sur la photographie on voit M.Isaie I,aplanie, président et M.J.-A.-A.Leclair, le gérant-général de la Compagnie du Ciment Nationale qui font une visite d'inspection.La nouvelle usine aura une capacité de 3,000 baril-, par jour, soit un total de 90'J.OOO barils par année.Ce sera l'usine la plus moderne de tout le Dominion et celle où le ciment sera produit à meilleur marché que partout ailleurs."Je suis absolument convaincu qu'il y a un bel avenir pour l'industrie du ciment au Canada, et tout particulièrement dans la province de Québec", déclarait au cours d'une conversation avec un représentant de ce journal, M, Isaïc l.aplante, président de la Compagnie de Ciment Nationale."Depuis que je suis intéressé dans cette entreprise, ajoutait-il, j'ai fait une étude approfondie tie la situation.Plus je l'étudic de près, plus je me convaincs que la consommation du ciment va augmenter d'une façon constante justement parce que mes compatriotes se rendent compte de plus en plus de ses nombreux usages.D'après les statistiques qu'on a sur cette industrie, il appert que la consommation du ciment en Canada n'a fait qu'augmenter et que l'industrie n'est encore que dans son enfance, pour ce qui a trait au moins à la province rie Québec."La production du ciment est maintenant une science exacte.Grâce à l'outillage et aux méthodes de fabrication modernes en usage depuis quelques années, des usines peuvent aujourd'hui fabriquer le ciment à meilleur marché que dans (Saltt d les fabriques qui sont installées depuis une certaine époque, qui n'ont pas la machinerie qu'on peut se procurer maintenant et qui ne peuvent soumettre aux différentes phases de transformation la matière première d'une façon aussi rapide et efficace que les entreprises modernes."Pour ce qui a trait à l'établissement que nous sommes à construire à Montréal-Est et qui sera entièrement terminé au printemps prochain, je dois s'ous dire que ce sera le dernier mol en fait de construction scientifique.Nous nous sommes assurés les services des meilleurs experts américains, lis ont préparé les plans et surveillent la construction des bâtisses.Je n'hésite pas à dire que la province de Québec sera orgueilleuse rie cet établissement.Car bien que je sois citoyen américain, je rlois vous d'r-' que je suis né dans la province rie Québec, et que je me suis toujours intéressé à sa prospérité.Maintenant que je suis dans une position financière qui me permet de consacrer mon énergie et mes capacités à cette entreprise, je veux en faire un succès financier et commercial.la page 7) 5 JANVIER 1924 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (7) 7 {Sullu .'T|[.«J Cî ooiur oi ecwii qimuh, employe* MELASSE D'ALSPtfEîtëTATION iXPSOm £N'BAP/IS ET £îi aaQS-A£S££WA$ VIADUC EXCLUSIVEMENT PAR CANADIAN INDUSTRIAL ALCOHOL Co L.«.».Oinasf-filT fnifm'N» vat* M1'! 5**lf t+C MCKilftW MAGNIFIQUE SERVICE EN ARGENT.VALEUR $6.00 Donne Gratis avec le CAFE WINDSOR Garanti pur Demnndcz-lo à votre épicier GLOBE TEA CO.309 Notre-Dame Ouest Tél.Main 503G.Montréal. PAGE (10) 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 5 JANVIER 1924 ALMANACH DU BULLETIN Remarques:—Cet Almanach contient des matières d'un intérêt général: Renseignements utiles, procédés pratiques, variétés récréatives.Le choix eu est fait aussi judicieusement que possible pour plaire au plus grand nombre.Ceux qui ne conservent pas quelque temps les "Bulletins", pourraient en detacher cette page et la conserver en file poui y référer au besoin.A la fin d'une année un verra que la basse renferme la substance île plusiei rs volutf.es qui valent le prix de l'abonnement.5 janvier, 1°21 Patrons du jour:—S.l-'do tard, roi; S.Michée, prophète; S.Simon, stylitc; S.Télcsphore, pape et martyr: Ste-Amélie; Ste-Emélienne, martyre: Ste-Syncl'tique.S.Simon, né en 390, à Sisan, en Cilicie était fils de berger.11 fut pieux et pénitent dès sa jeunesse: admis dans un monastère à 13 ans, il le quitte pour une règle-plus austère et se retire au pied du Mont Télanisse.He ce moment, il vécut en ermite, soumettant ses sens à un martyre continuel, et passant des carêmes entiers sans nourriture.Voyant qu'on accourait de toutes parts pour le visiter, il se sentit inspiré de monter sur différentes colonnes qui s'élevèrent jusqu'à la hauteur de 40 coudées et oû il ne pouvait demeurer que-debout: de là le surnon de stylite.Il resta ainsi 36 ans et mourut en 45''.Année de gelée Est année de blé.Quand sec est le mois de janvier Ne doit s'en plaindre le fermier: Hiver est fort bonne saison Quand on a pour faire tison.Chronologie:—En 15S2, le 1er, introduction du Calendrier Grégorien, du nom de son réformateur, le pape Grégoire X 111 : ISil le 2, chute de neige et tempête extra-ordinaire en Canada.1806 le 4, grande illumination dans les villes du Canada pour la victorie de Trafalgar: 1776, h- 6 très grande chute de neige en Canada : 1862 le 7, le Gaubourg Ste-Anne, Montréal est submergé; 1438 le S, ouverture du lTiénie Concile généra! à Florence, Italie, Epiphanie:—Est nommé Jour d- - 1'- :-et commémore l'Adoration de Jésus-Enfant par les Mages: Balthazar, Caspar et Melchoir; la tradition dit qu'ils étaient rois d'Arabie.Versés en astronomie, ils virent une étoile miraculeuse, eurent l'inspiration de la suivre et elle les conduisit à Bethléem.Chez les Mèdes et les Perses le mot "mage" désigne les prêtres et les astrologues, c'est-à-dire ceux qui étudiaient lesastrts.Les Arabes ont fait plusieurs découvertes en astronomie, notamment l'étoile Algol dans la constellation de Pcrséc.Ms nommèrent cet astre fameux "Démon" à cause du changement de son éclat qu'ils ne pouvaient s'expliquer.Les Astronome modernes à l'aide du Spectroscope ont éclairci le mystère.Algol est un astre double, dont l'un est sans lumière et l'autre cent fois plus brillant que notre soleil; ils tournent l'un autour de l'autre comme la lune le fait autour de la terre.Lorsque l'astre éteint passe devant l'autre, sa splendeur est éclipsée pour nous pendant deux jours.Il est merveilleux qu'in se rende-compte de cette évolution à une distance si grande, qu'un esprit inculte ne peut le concevoir.Tout l'univers est rempli de la gloire de Dieu.LA NEIGE:—Habitués que nous sommes à ne nous arrêter qu'aux apparences nous accueillons souvent par nos murmures la neige, qui nous attriste et nous déplaît.Il semble, en effet que le froid humide qu'il le répand sur la terre ne peut qu'être nuisible aux arbres et aux plantes.Mais une constante expérience ne permet pas un seul doute injurieux à la bonté du Créateur de toutes choses.Il est certain que pour garantir les plantes et les arbres de l'influence du froid, Dieu ne pouvait leur donner un meilleur abri que la neige.C[est comme fie blancs flocons d'une douce laine que sa main bienfaisante envoi sur la terre pour y conserver une chaleur utile, et défendre cç que renferment ses entrailles contre la rigueur de la gelée et des vents piquants de l'hiver.Les contrées qui n'ont pas de neige sont moins fertiles que notre pays.Simple Constatation:—On parle de dépenser 510,000 mensuellement pour rapatrier ceux qui nous ont laissés, maison ne dit pas combien on va donner pour en empêcher d'autres tie partir.On peut se demander si le rapatriement sera conditionnel, c'est-à-dire sur promesse formelle de ne pas vendre se crème aux Etats-Unis.Pour les Agriculteurs la politique étroite de parti, est un sport qui leur coûte plus cher que celui de l'automobilismc.S'il y avait un Roosevelt au ministère de l'Agriculture, les cultivateurs du Québec deviendraient les plus prospères du Canada A la Législature, l'an passé, le Premier Ministre traitait le Chef de L'Opposition "de chandelle h'gale"; à la présente Session, l'Opposition compte des légistes éminents, et le Procureur général à son tour pourrait bien en voir 36 chandelles.Procès Embrouillé:—Kaloriphère, père, fabrique un calorifère en fer avcc_ llaury fils, mais sars orifice.Kaloriphère, fils, plein d'artifice, construit un calorifère en 1er avec orifice malgré Kaloriphère, père, et Haury, fils.Kaloriphère, père, soutient devant Kaloriphère, lils, avoir seul le droit de faire un calorifère en fer, avec llaury, fils, sans orifice.Kaltriphèrc, fils repousse la prétention de Kaloriphère, père, et d'1 laury, fils sur son calorifère en fer, avec orifice.Question:—Qui doit gagner le procès: de Kaloriphère, père, avec Haury, fils, pour son calorifère en fer sans orifice, ou de Kaloriphère.fils, pour son calorifère en fer avec orifice ?On apprend par le radio que Kaloriphère, père perd mauvaise affaire! Qu'alors y faire?Kaloriphère, père, se désespère.Kaloriphère, fils, s'en félicite.A cette vue, Kaloriphère, père bondit et dit: "O ris! fils ingrat, de ton maléfice".Sortant de l'édifice, il se heurte à l'orifice du calorifère en fer rie Kaloriphère, fils, et part pour les Etats-Unis avec Haury, fils.Ensilage et Foin:—Les deux cultures comparées, à la Ferme Expérimentale Centrale ont donné comme moyenne de 12 ans le résultat que voici par arpent: Foin 3.3 tonnes, valant $32.34: maïs d'ensilage, 15.2 tonnes, valant S57.SS.Santé par les Plantes:—La racine d'an-gélique est employée dans toutes les maladies aiguës et chroniques rpii exigent ries fortifiants et des réconfortants (cordiaux): •ell sque.fièvres intermittentes, paralyi e: on l'emploie aussi dans l'atoni gém' ae (faiblesse) celle des organes digçsti's, vonissements nerveux, aménorrhée et 11 névrose avec débilité.On en prescrit l'usage rlans les catarrhes chroniques, h s coliques ventueses: on l'emploi également rlans le scorbut, la scrofule, les maladies contagieuses et contre les morsure des chiersenragés.Science de la Vie:—Il faut penser en homme qui n'est pas sûr du lendemain et agir comme si l'avenir était à nous.La femme qui sait sourire gracieusement à propos n'est jamais lairlc.De toutes les ruines du monde, la ruine rie l'homme est assurément la plus triste a contempler.La médiocrité peut détacher de la vie; le vrai courage est de savoir souffrir.La patience est un arbre dont la racine est amère, mais les fruits en sont doux Curiosités:—Au lac Kenosa, N.-Y.une ménagère dépose sur son perron une boite de conserves contenant ries pêches gâtées.Le lendemain on découvrit rlans le jardin in gros renarrl gris qui était mort, la tête emprisonnée rlans la boite rie conserve.Jl avait voulu goûter au contenu et n'avait pu se déprendre.Pendant une partie rie golf à Raynes Park, deux corneilles s'abattirent sur le terrain et elnevèrent chacune nm- balle du jeu.N.-S.-P.le Pape a une montre rpii est la plus riche qu'on connaisse; ce cadeau a un boiticr monté en diamantsqu'on dit valoir S300.000.Concours de Ponte:—Chaque automne Gulcph, Ont., on tient un concours qu, dure cinq jours, et qui attire beaucoup I al -tention ries éleveurs de la Province soeur Ou dernier concours, la Plymouth Rock Barrée a été premiere, cinq poules donnant 23 oeufs pesant 45 onces.Les Livourncs blanches (Leghorns) viennent en second, cinq poules donnant 22 oeufs pesant 41 onces.Les quatre positions suivantes furent tenues par les Plymouth Rocks; la Wyandotte blanche vient en septième liue cinq poules donnant 1S oeufs du poids de 37 onces et cinq huitièmes.Poux de la Volaille:—On recommande le "fluoratc rie sodium" comme un grand pourchasscur c'es poux: il s'eniploi en poudre, en le soupoudrant libérali meut rlans le duvet: Une pincée sur la tête, une sur leçon, deux sur le rlos, une sur la poitrine, une sous chacune ries ailes, et une au bas de l'orifice.On rloit en mettre également dans le bain de poussière.Désinfectant:—Les meilleurs désinfectants du poulailler sont l'air pur et le soleil, et comme mesure préventinc, une scrupuleuse propreté du local et des ustensiles.Néanmoins tout éleveur prévoyant doit avoir à sa disposition un bon désinfectant.Le Permanganate de potasse sera également très utile pour prévenir la contagion.Lorsqu'une maladie contagieuse menace le troupeau, mettez suffisamment de cristaux de Permaganate dans l'eau a boire pour lui donner la couleur du vin.Cela désinfectera l'eau et empêchera les sujets en santé d'être infectés.C'est encore un excellent remède contre le refroidissement et le rhume.On prépare une solution en faisant dissoudre une demi cuillr réc à thé de cristaux rlans une chopinc d'eau ;c< tte solution sert à dégager les narines et les yeux.Bronchite de la Poule:—C'est le reliquat d'un rhume où les suites d'une roupie qui s'accumule dans les narines et sort par le bec.Comme symptômes on remarque une respiration plus rapide rt de la toux avec r fforts pour expectorer; rie la mucosité rlans la bouche et parfois dans h s narines.S'il y a lieu, faire une bonne ventilation du poulailler, en prévenant 1rs courants rl'air et voir à la propreté de tout.Pour traitement, bassiner la tête et li s narines.avcc un liquide désinfectant : tenir le sujr t rlans un local naturellement sec et chaud; enfin donner une dose d'huile de castor.On peut aussi n mplacer l'huile de ricin par du vin d'ipecacuana et rie la glycérine dai o la proportion de 4 drachmes par deux onces de cette dernière (la drachme vaut un peu plus de trois grammes et 32 grannies rout une once).Propos Avicoles:—La statistique nous apprend rpi'il v avait rlans les campagnes de Québec, à l'exclusion des villages et villes, 6,096,680 poules et poulets, et 385,576 autres volailles, au premier juilk t dernier.Les betteraves valent mieux que les navets pour la production des oeufs; elles sont plus tendres et les poules h s digèrent plus facilement; de plus leur rendement est plus fort à l'arpent.A défaut île nourriture en vert, on peut donner de l'avoine gerinée.On nul tremper l'avoine pendant 24 heures, puis l'égout ter: ensuite on la nut dans une cuve perforée pour que l'eau s'égoutte; on l'arrose tous l
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.