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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 17 avril 1924
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1924-04, Collections de BAnQ.

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JOURNAL HEBDOMADAIRE public par la Cie DE PUBLICITE RURALE, Ltée Directeur: J.-N.Ponton.Rédacteur: Firmin Lélourneau es Agriculteurs Abonnement: 1 an.$1.00 3 ans.$2.50 Montréal et pays étrangers:.$0.50 do plus par an Rédaction et Administration: rue Notre-Dame Est, Montréal Téléphone, Main 2651 VOL.IX — No 16.Le numéro : 5 sous.LE SOL EST NOTRE GRANDE FORCE MONTREAL, 17 AVRIL 1921 Le discours du budget Le discours du budget que vient de présenter l'hon.ministre des finances, M.Robb, est en vérité l'un des plus importants de la dernière décade.En effet, contrairement aux années passées et notamment a .'année dernière, alors que les affaires du pays accusaient un déficit approximatif de S84,000,000, le ministre des finances a, cette année, annoncé un excédent de nos recettes sur nos dépenses de S30.409.0o! Ce favorable état dé chose, dit-il, nous permet de réduire les impôts.L'abaissement et l'élimination de certaines taxes ainsi que les changements apportés au tarif réduiront,"d'après ses prévisions, les revenus du pays de $24,000,000.Voici d'ailleurs les grandes lignes de la politique nouvelle du gouvernement King: Taux général de la taxe des ventes réduit de 6% à 5%.Abolition de lataxe de consommation de 6% sur les céréales, les macaronis, les vermicelles, le ségo, le riz, les viandes fumées ou salées, le lait et ses sous-produits, crème glacée, etc.Réduction de (i% à 2}/>% de la taxe de vente sur les biscuits, légumes et fruits en conserve et autres conserves alimentaires.Réduction de la taxe de vente de C% il 23^% sur les chaussures, y compris les chaussures en caoutchouc.Abolition de la taxe de vente sur tous les matériaux entrant clans la fabrication ou la production des articles et tissus de laine.Droits réduits sur les instruments aratoires.Les manufacturiers de ces instruments profiteront en retour d'une réduction sur les matériaux bruts, fer en gueuse, fer en barre, acier en barre, lorsqu'ils en feront l'importation.Droits réduits sur les instruments servant à l'industrie fruitière, l'industrie laitière et l'industrie avicole.L'industrie du coke sera favorisée par une réduction des droits sur la machinerie nécessaire au nettoyage du charbon et à la fabrication du coke.Les autres machines nécessaires aux mines sont favorisées d'une réduction dans quelques cas.Les droits sont abaissés sur la machinerie nécessaire à l'industrie forestière.Les cordages, les crochets et les filets, pour la pèche, sont mis sur la liste de l'entrée libre.La liste des exemptions sous l'empire de la taxe des ventes est considérablement étendue.Les nouveaux items comprennent: l'unsuline, In laiton poudre, les livres scientifiques, les écrémeuses et autres instruments agricoles et la ficelle à lieuse.Taxe des ventes enlevées sur les matériaux servant à la fabrication des instruments aratoires et des matériaux servant à la fabrication d'instruments sur lesquels les droits sont réduits.L'exemption de la taxe des ventes pour les manufactures fabricant pour moins de dix mille dollars est abolie.Le rhum importé pour être employé à des arts industriels est mis sur la liste-d'entrée libre, là, où il avait droit au taux préférentiel, et sujet à, un droit de soixante cents le gallon, sous l'empire des autres tarifs.'?.-': ._ - .Préférence britannique:—Clause étendant ces taux aux produits des autres pays sur lesquels, un pays britannique auquel s'applique la préférence exerce un mandat sous la juridiction de la Société des Nations.Les changements apportés au tarif et à la taxe des ventes prendront effet le 11 avril.La suppression de l'exemption de la taxe des ventes pour les petites manufactures ne prendra effet que le 1er juillet prochain.L'on comprend sans peine qu'en tant qu'elle vise à réduire le coût de la ve par les coupures dans les taxes de vente ou leur élimination complète, tel qu'on le constate pour certains articles, la nouvelle politique, du gouvernement soit populaire.Là où elle jette le doute sans plusieurs esprits et où elle donne lieu à des divergences d'opinion sérieuses, c'est quand elle s'écarte assez notablement, comme elle le fait, de la politique de protection industrielle appliquée successivement par les .livers gouvernements durant le dernier demi-siècle.Sera-ce pour lu mieux, sera-ce pour le pis?il est encore trop tôt pour se prononcer d'une façon catégorique.L'on peut tout simplement constater que le gouvernement n'a pas manqué de courage ou de hardiesse en prenant cette orientation nouvelle.En passant, il convient de noter les raisons sur lesquelles l'hon.ministre, M.Robb, appuie la politique do son gouvernement qui, dans >on opinion, concourra à ramener la prospérité au pays, nonobstant la crainte manifeste des industriels qui s'y sont opposés.Voici ce que dit M.Robb à la fin de son discours."Quelle que soit la divergence des avis, au Canada, nous avons tous confiance dans l'avenir do notro payH.Nos ressources naturelles sont considérables.11 y a chez nous un certain nombro d'industries fondamentales, du succès desquelles dépondent le progrès do toutes les autres et le plus grand développement do notro commerce.Au premier rang de ces industries fondamentales, jo placo l'agriculture, dans toutes ses branches.En second lieu viennent l'indu6trio forestière, et celles des mines et des pêcheries.La vraio politique nationale, c'est celle qui encourage la croissanco et le développement do ces industries de base.Plus il se placera sur lo marché do produits do la ferme, des forêts, des mines, des pêcheries, plus les recettes des compagnies de transport s'accroîtront, plus le pouvoir d'achat de la nation sera grand et donc nos usines travailleront à jet continu, plus nos commerçants seront contents de travailler afin de pourvoir aux besoins de clients qui auront de l'"argent pour acheter." Sans nous arrêter ù, discuter les prétentions des partisans et des adversaire de l'abaissement du tarif — nous no savons pas encore si l'entréo en franchise des matériaux employés par les manufacturiers compensera la réduction du tarif,—il convient do féliciterle gouvernement pour la réduction de la taxe de vente sur certains produits do la ferme, ce qui auia sans doute pour effet d'augmenter la consommation de ces produits.Si à ce louable effort du gouvernement venait s'ajouter celui des cultivateurs pour maintenir, au moins au niveau actuel, les prix déjà ridiculement bas de leurs produits, de façon à ce qu'ils puissent bénéficier de la réuetion de la taxo de vente, nous pourrions compter sur une amélioration sensible de la situation agricole.Lo consommateur est en effet capable de continuer à payer les prix qu'il payait hier pour les produits agricoles et si le cultivateur recevait cette augmentation de 3% à 6%, différence de la réduction de la taxe de vente, ils'en porterait un peu mieux.Il est à craindre, cependant, que faute d'organisation, le cultivateur ne profite pas beaucoup de la réduction de la taxe de vente dans la vente de ses produtts.Cela serait pourtant nécessaire, parce que les coupures faites clans le tarif ne suffiront pas à le remettre sur pieds.Voilà une ques'jon dont les gouvernements et les journaux qui, avec M.Robb, croient rue l'agriculture dans toutes ses branches est une industrie fondamentale, devrait s'emparer.Il faudrait, pour améliorer le sort du cultivateur, instruire le public sur sa vraie situation et l'amener à comprendre que l'intérêt général exige quo tous les citoyens fassent leur part pour assurer non seulement la survivance, mais encore le progrès de l'agriculture.Il ne faudrait donc pas s'imaginer, comme certains hommes publics paraissent lo faire, que lo fait d'avoir réduit le tarif et certaines taxes va régler lo problème agricole; il/faut travailler à faire bénéficier lo cultivateur do ces réductions do sorte quo ses revenu:; deviennent nssoz forts pour qu'il puÏBBO rencontrer bob obligations.J.-N.PONTON.ï UN LIVRE D'ARGENT La compagnie Beatty Bros.Limited, de Furgus, Ont., vient de publier, en français, un magnifique manuel sur la construction des granges, l'approvisionnement de l'eau sur la ferme, etc., d'une valeur incalculable.Ce livre est gracieusement mis à la disposition des cultivateurs de langue française, par la firme Beatty Bros.Ceux d'entre eux qui.ont l'intention de faire des construction nouvelles, de remodeler ou de réparer leurs anciens bâtiments n'ont qu'k remplir le coupon de l'annonce publiée dans notre journal, la semaine dernière et cette semaine, pour se le procurer.Nous tenons à féliciter la compagnie Beatty Bros, pour l'excellente technique de ce magnifique manuel (Manuel B.T.sur construction de granges).Toutes les données qu'il contient sur la construction des bâtiments de ferme, etc., sont claires et abondamment illustrées.Il renferme de plus, un grand nombre de plans de maître.Celui qui saura se procurer ce manuel de 340 pages avant d'entreprendre des travaux de.construction sera certain de ne pas commettre d'erreur, et, de plus, il aura l'assurance de construire d'après les plans que l'expérience et la science recommandent comme dernier cri de perfectionnement: conditions hygiéniques parfaites, économie de travail et d'argent, beauté, etc.AUCUN On étudie, à Ottawa, depuis quelque temps, les crédits de l'agriculture, c'est-à-dire les divers montants que le gouvernement, chaque année, consacre à cette industrie et qui s'élèvent à environ S4,000,-000.00.Les députés profitent de l'occasion pour poser des questions au ministre quant à l'emploi de ces deniers et pour lui faire des suggestions sur la politique agricole à suivre.Or, parmi les cinquante et quelque représentants qui, à venir jusqu'aujourd'hui, ont pris part à la discussion de ces crédits, il ne se trouve aucun député rural de la province de Québec.On a beau fouiller le hansard, on ne rencontre aucun nom canadien-français de Québec.On ne se lève même pas pour dire que le cultivateur, dans le Québec, est le "roi" de la terre., LE BUDGET L'hon.M.Robb, ministre suppléant des finances., a présenté le budget du gouvernement pour l'année 1924-25.Le ministre a d'abord démontré que l'exercice qui vient de se terminer s'est soldé par un surplus sur les dépenses de $G7,0Q£.000.et que la dette nette du pays, durant le même exercice, a été réduite do 830,400.109.00 M.Robb a ensuite fait connaître à la Chambre les changements que le gouvernement se propose d'apporter au tarif douanier et à la taxe de vente.Ces changements peuvent se résumer comme suit: Réduction des droits de douane sur les instruments aratoires: faucheuses, lieuses, moissonneuses, herses, râteaux, épandeuses, extirpeuses, rouleaux, etc., sur les matières servant à la fabrication de ces instruments, sur les appareils nécessaires à l'industrie laitière:trayeuses, centrifuges, à l'horticulture: arroseuses, classeurs de fruits ou de légumes, à l'aviculture: incubateurs, sur les engrais chimiques, sur les machines servant à l'industrie du bois, des mines, sur les agrès do pêche, etg-.: réduction de la taxe générale sur les ventes de G à 5 pour cent, abolition de cette taxe sur les instruments aratoires, la ficelle d'engerbage, le matériel pour instruments agricoles, sur les arroseuses, certains insecticides et fongicides, sur les ineubateurs et les aliments pour les volailles, sur les trayeuses, centrifuges, les pièces de rechange et la présure, sur les articles employés dans l'industrie du bois, sur les céréales, les viandes salées, etc.: réduction de cette taxe de moitié sur les chaussures.Lo gouvernement so proposo encore d'accorder aux manufacturiers d'instruments aratoires la franchise sur lo fer, l'acier, etc., qui entrent dans la fabrication do ces machines.Le gouvernement désiré donc remplir les promesses qu'il a faites dans lo discours du trône et appliquer son programme de 1919.Les progressistes semblent satisfaits do la conduite du gouvernement à l'égard du tarif.Les conservateurs, cependant, ne le sont pas autant et ils engageront bientôt la bataille.TOUT CELA EST POSSIBLE, MAIS.AL Olivar Asselin disait récemment: "L'agriculture a toujours été chez nous la grande force.Mais notro race n'est plus agricole, comme autrefois.Ce qui n'empêcho pas quo c'est encore sur la terre que nous devrons compter lo plus.L'agriculteur, cependant, est chassé de la terre par le manque de crédit et par l'infâme loi fédérale des faillites, qui a complètement ruiné le crédit agricole.On demande au cultivateur d'améliorer sa culture, de la spécialiser, de fumer ses terres selon les méthodes modernes, de faire rendre à la terre, par une culture diversifiée, deux dollars où elle n'en rend qu'un.Tout cela est poosiblc, mais comment, si le cultivateur n'est pas capable d'emprunter SI00.00 sur une propriété de Sô.OOO.OO, 810,000.00 et plus?" Bah! le crédit agricole, répéteront encore certaines gens, ce n'est pas nécessaire.Ça calerait le cultivateur davantage.TROIS LETTRES Notre ministre a déjà écrit trois lettres mémorables: une première au sénateur Landry dans laquelle il s'engageait à voter contre Laurier, une seconde contre l'exportation de la crème aux États-Unis et une troisième sur la vente du Bulletin des Agriculteurs par la Coopérative.En écrira-t-il une quatrième?— GASPILLAGE — M.Gratton O'Lcary, journaliste d'Ottawa, a déclaré, .récemment; ''On pout dire que 500,000 porsonnes vivent, en co pays, a mômo les taxos quo nous payons.La dette nationale du Canada, qui s'élevait à un milliard, trois cents quatre-vingt-deux millions le jour de l'armistice est aujourd'hui de S2,40O,O00,0O0.En d'autres termes, nous avons plus augmenté la dette publique du Canada depuis l'armitisce que nous l'avions fait durant toute la guerre.Et ce n'est pas tout.Nous avons en plus de cela des garanties ferroviaires dont le gouvernement, canadien a pris la responsabilité et qui portent la dette brute du Dominion à S3,290,000,000.D'après un rapport de la Royal Bank of Canada, la dette totale dé nos neuf provinces se chiffre à 842S,000,000.Par conséquent, en ajoutant la dette des neuf provinces à la dette du Dominion, et en incluant aussi les dettes des grandes villes, vous réalisez ce fait alarmant que nous avons une dette totale de cinq cents dollars par tête au Canada.Comparez notre position, sous ce rapport, à celle des Etats-Unis.Ce pays possède une population de 110,000.000 âmes, d'importantes possessions, une grosse marine, une armée, et il n'a que huit ministres dans le cabinet fédéral, lesquels reçoivent en salaires un total de 8108,000.Le Canada a une population de neuf millions d'âmes, n'a pas de possessions extérieures, pas d'armée, pas de marins qu'il vaille la peine de mentionner, et il compte dans son cabinet fédéral dix-huit ministres à qui il paye, en comptant l'indemnité parlemantaire, §229,000 par année.Le Dominion paye dix-huit ministres fédéraux; l'un à quinze mille dollars par année, et dix-sept à dix mille dollars, sans compter» l'indemnité parlementaire, ou un total de S229,000.Le Canada paye à neuf lieutenants-gouverneurs des salaires variant de 87,000 à S9,000 par année, plus 84,000 à 235 députés fédéraux, autant à 90 sénateurs, ce qui forme un total de §1,044,000.La Grande-Bretagne renferme une population de 40,000,000 d'âmes chez elle, elle a une armée et une marine puissantes, elle légifère pour tout l'empire qui renferme une population de 350,000,000 âmes.Et cela, avec une chambre des communes de 015 membres dont les salaires ne s'élèvent qu'à §1,230, 000.Le Canada, avec neuf millions d'habitants, compte 90S législateurs, 97 ministres, à qui il paye un total de.$3,000,000".A LA CABANE Une assemblée agricole a eu lieu récemment à la cabane à sucre de M.Pierre Mathieu, de Drummondville.Plusieurs paroisses, entre autres St-Germain, St-Edmond, St-Majorique, y étaient largement représentés.Des discours — après le festin — ont été prononcés par MM.Orner Riva'rd, Arthur Pcrreault, Pierre Mathieu et Firmiii L6-tourneau.Tous les orateurs ont insisté sur la nécessité de l'union des cultivateurs et du Bulletin des agriculteurs.Il faut, ont-ils dit en substance, -que tous les cultivateurs s'Unissent cl lisent le journal qui a été fondé spécialement pour eux.C'est la, condition "sine |quâ non" du relèvement agricole dans la province.G HA M B R LS D'AGRICULTURE Le parlement français vient d'adopter une lui autorisant la création, à travers la France, de Chambres d'agriculture.Ces Chambres seront, pour l'agriculture, ce que les chambres de commerce sont pour celui-ci.Elles surveilleront les intérêts de Pagrieullun: et coopéreront avec les chambres de commerce dans toutes questions communes à l'une et à l'autre.Deux assemblées générales auront, lieu chaque année: en mai et en décembre.Nous aurons occasion prochainement de parler plus longuement de cette, loi et de ces institutions à nos lecteurs LE VRAI MOTIF M.Caron, le ministre do l'agriculture de la province do Québec a insinué, laissé entendre, fait supposer, dit) affirmé et enfin juré, qu'il s'était opposé à la vente du Bulletin — il n'y a pas longtemps, il a écrit à tous les journaux pour essayer de faire croire à tout le monde qu'il n'avait jamais consenti à cette vente —clans le but de sauvegarder les intérêts de cette fille à laquelle il a imposer sa paternité: LA COOPERATIVE.Or à l'assemblée où s'effectua cette vente, voici les paroles que son représentant M.J.-Antonio Grenier, le sous-ministre de l'agriculture, avocat, a prononcées devant les personnes présentes.(Nous citons textuellement do la lettre de M.J.-S.Picard publiée dans notro No du 27 mars): "Quant à l'assertion de M.Grenier, ne se souvient-il donc plus que le seul argument de valeur donne par lui aux délibérations de l'assemblée de la vente du Bulletin, fut le suivant, accompagné d'un petit juron et d'un coup de poing sur la table: Vous savez cpie le ministre et Ponton ne marchent pas ensemble: en vendant lo Bulletin vous mettez le fouet clans les mains de Ponton pour fouetter le ministre.Ce fut la note élevée de l'assemblée, le reste se passa dans un calme relatif.Que vous en semble, M.Grenier" ?NOUVELLE ADRESSE îwus avons été obligés, par suite d'un incendie qui a partiellement détruit l'édifice où se trouvaient les bureaux du "Bulletin des agriculteurs" de changer de local.Les nouveaux bureaux sont au No 3, rue Notre-Dame, est.Ce déménagement subit nous a causé des ennuis assez sérieux et a mis un peu de confusion dans notre organisation.Nos amis voudront bien nous pardonner les retards et les irrégularités qui pourraient en résulter.Toute correspondance, à l'avenir, devra donc être adressée à No 3, rue Notre-Dame, est.Montréal.FmMIN LÉTOUR.NEATJ Tribune Libre Quelle est la cause la plus juste ?Sl-Ubald, Go Pprtncuf, 1!) mars 1924.Monsieur le directeur, Je suis heureux de vous faire parvenir la somme de pour l'abonnement de deux nouveaux abonnés à votre bienfaisant journal.Etant cultivateur, lecteur de votre ''Bulletin", je ne cesse d'apprécier toute la clarté qu'il répand parmi les lecteurs du monde agricole.Tous, travailleurs que nous sommes, nous aimons à être renseignes sur la vérité, au sujet de ce qui se passe cliez nous gouvernants concernant nos intérêts, car nous savons (pie c'est d'un bon gouvernement que dépend la prospérité du cultivateur.Nous aurons beau travailler, économiser sur nos fermes, l'aisance ne viendra pas à no-Ire portée, si notre gouvernement, par sa mauvaise administration, son manque de prévoyance, ses dépenses inutiles, endette L province par millions chaque année.N'est-re pas ce qui se prisse aujourd'hui?Que fait le gouvernement pour solder sa dette?11 impose des taxes.le ne suis pas de l'idée de M.Caron, qui dit: "Que le cultivateur ne paye presque pas de taxes", car je sais par experience, que le pauvre travailleur prend le fruit de ses économies pour l'aller déposer dans les mains de ses mauvais législateurs.Voilà pourquoi il est utile d'être renseigne sur la vérité.11 ne faut pas toujours compter sur les belles nromesscs de nos candidats durant les campagnes électorales.II nous faut nous rendre eompte nous-mêmes, électeurs, de ce qui se passe, (le quelle manière nos intérêts sont protégés.Et cela, comment Poblicndra-t-on le plus facilement?N'est-ce pas en lisant un bon journal?Alors il s'agit d'en faire le choix.Bien, moi, je dis avec tous ceux qui le connaissent: la preuve est faite que le plus avantageux pour renseigner le cultivateur et défendre ses droits, c'est notre "franc et loyal Bulletin".Grâce à son dévpuà directeur, on Ta déjà introduit dans bon nombre de familles, et je désire ardemment que sa lumière éclaire tous les autres foyers qui sont encore dans l'obs curité.On entend dire de.toutes parts que les cultivateurs sont plaignards, que la misère, ;'i la campagne, n'est pas aussi grande qu'on la décrit.On Se plaint, on veut obtenir un "Crédit agricole".Ceux qui nous ont précédés sur nos fermes n'ont jamais eu de ".Crédit agricole" et cependant, ils réussissaient mieux que nous.Je réponds immédiate ment.A-t-on déjà vu les taxes fé déralcs, provinciales, municipales et scolaires, etc., élevées à un si haut degré?Tous les produits manufacturiers, les marchandises, se vendent cher, et à quel prix se vendent les produits du sol?Nous les livrons au prix qu'on veut bien nous donner.Malgré que ces prix soient extrêmement bas, qu'arrive-il encore?Nous ne trouvons pas à vendre notre surplus de production.On offre le boeuf, le lard, les commerçant de nous répondre: "Ces produits n'ont pas de cours, nous.en avons plus en main que nous pouvons en vendre." Lorsqu'arrivent les doux temps, si l'on donne pas ces viandes aux chiens, comme la plupart l'ont fait l'année dernière, on les donne pour le prix qu'on trouve, et il en est ainsi du reste.On peut conclure de là que l'exode rural est facile à expliquer.Il est impossible qu'un cultivateur arrive à paver ses taxes et à vivre avec sa famille uniquement avec les revenus de sa ferme.Il faut de toute nécessité qu'il aille chercher de l'argent en dehors pour faire vivre sa terre.Ensuite, on nous dit: "Vous êtes des rois!" J'ai toujours entendu dire que les rois gouvernaient leur royaume, et que les sujets devaient leur obéir.C'est bien le contraire qui se passe.Si nous sommes les rois, les sujets ne veulent pas protéger les intérêts de leur maître.Ils veulent les fouler au pied.N'est-il pas vrai que les employés sont mieux traités que leurs maîtres?Un bon nombre de fonctionnaires publics, que le cultivateur a placés pour régir ses affaires, reçoivent, durant qu'ils exercent leurs fonctions, des salaires exorbitants; ensuite on les place à vie au Sénat, on leur accorde un octroi supplémentaire, de sorte que le reste de leur vie est assuré.Et lui, le pauvre laboureur, lorsqu'il n'est plus capable de tirer sa vie du sol, que lui fait-on.alors qu'il n'a pu économiser assez d'argent pour finir sa vie dans l'aisance?On le laisse dans l'indigence, ou ne s'en préoccupe guère, alors que la plupart de ces hauts fonctionnaires publics, payés amplement pour leurs services, vivent encore dans l'aisance, lors même qu'ils auraient gaspillé toute leur vie.Non seulement ils vivent encore avec le prix de nos sueurs, mais ils feront vivre leur génération future.Je demande à l'honorable premier ministre provincial (si vous me le permettez, monsieur le directeur) quelle est la cause la plus juste: accorder nu pauvre cultivateur incapable de pourvoir à ses affaires fautes de finances, un "Crédit agricole" pour aider sa rénovation, ou bien continuer à pàvér un salaire supplémentaire à bon nombre- de fonctionnaires nrSdics?Une réponse par la voix de votre journal serait bien désirée.Je dc-mandc-au moins au gouvernement d'ïiUcjtér le fardeau de taxes qui pèse sur nos epau'es.' Avec cet rr-vrrit one nous donnons inutile-merit: riolis entretiendrions nos fermes et cela nous permettrait de réaliser des bénéfices.J'entends toujours cette réponre: "Il faut payer la dette nationale!" Eh bien, pour arriver à en affectucr le paiement, qu'on prenne d'antres mesures,^ qu'on pratiqué l'économie à la Chambre comme ailleurs, en réduisant le nombre et le salaire des employés, qu'on abolisse la Chambre haute comme on l'a f ait avantageusement dans d'autres provinces.Avec cette réduction, de salaire,' celte diminution d'employés, les dépenses seront déjà assez réduites pour que le cultivateur commence à 'respirer; en attendant (pie le gouvernement s'empare des belles roules régionales qui sont coûteuses cl nuisibles, je dirai, pour le cultivateur et fasse bien d'autres améliorations encore, car ils sont très nombreux les moyens de soulager la classe agricole.Je vous remercie, monsieur le directeur, de votre bienveillante hospitalité, et vous prie de me croire, Votre ,tout dévoué, Joachim MQRISSETTE, cultivateur.Quelques impressions St-Paul de Hou ville, mars 192-1 Monsieur le rédacteur, Permettez-moi de vous détourner un moment de "l'Entre-noun".pour vous communiquer quelques impressions ressenties à la lecture d'une appréciation, bien touchée en somme, sur le ministre de l'agriculture.On admet que cet honorable titulaire se retire dans un fromage qui a plus de valeur que ceux dont la Coopérative fait commerce.Il est censé mourir à la politique et.quand les gens décèdenl on peut parler de leurs qualités.Si l'usage ne le permet point auoara-yant, c'est sans doule parce qu'un être vivant peut inopinément se trouver en travers de la route suivie.Il y a aussi l'inconvénient de laisser trop connaître au peuple les hommes publics, auxquels il prodigue aveuglement sa confiance, avant qu'ils ne disparaissent de la' scene.M.Caron.d'après ''l'actualité" dont il s'agit, "est apte à parler de tout.La nature ne l'avait pas bâti pour l'éloquence.11 n'a pas un physique 1res avenant et sa démarche a garde quelque chose du terrien, qu'il fui, il arpenté les couloirs du parlement du pas long et précautionneux de l'agriculteur qui eni-jambe les guérels.Il n'esl pas grand, il est mince; mince aussi sa voix, et nettement surette.".Mais la véritable éloquence se moque de l'éloquence et se moque aussi des moyens physiques; Ainsi doué ou mal doué, M.Caron est peut-être le plus puissant orateur de la Chambre et des deux Cham bres, sans en excepter M.Patenau-de, mais en exceptant M.Chapais, Il a d'abord l'abondance, utile dans presque tous les débats si el-ie peut nuire eu certains, parce qu'elle est comme.l'entérite du gosier "qui ne sait plus, ou ne peu! plus s'arrêter, quand il a commence à se vider."Sous ce rapport.M.Caron possédait hi qualité jusqu'au défaut.Il était la terreur de sir l.onier Gouin.hoinnie méthodique, comme son héros Cromwell "ne laissait rien au hasard (de) ce qu'il pou yait lui enlever".La fin de session était longtemps d'avance fixée, dans son esprit.Quand il jugeai! le moment opportun d'en glisser un mot à l'opposition, il abordait le chef et de sa grosse voix, si honnête qu'elle donnait une plausibilité rassurante à tout ce qu'il disait, il exposait les motifs.Il avait gagné son point presque chaque fois.Mais il devait compter avec M.Caron: celui-ci.victime de sa terrible, facilité et de sa terrible prolixité, parlait, parlait toujours.Et plus d'une fois le chef actuel de l'opposition qui est un pincé-spns-rire, le désignait d'un mouvement du coude à sir Lomer: celui-ci lui répondait à son tour par un haussement d'épaule d'un comique désespéré." (je portrait tracé de main de maître montre le personnage sous un aspect que les lecteurs du "Hullctiu" ont entrevu déjà: Le politicien parlait trop, et il lui arrivait de inetlre les pieds dans les plats.L'écrivain remarque que M.Sauvé a pris avantage de cette verbosité.Lorsqu'il était à peu près seul dans l'opposition et désireux de gagner du temps, il n'avait qu'à prononcer le nom de M.Ponton, pour mettre en branle, pendant trois bons quarts d'heure le ministre de l'agriculture.Avant la citation qui précède."Spectator avait dit que M.Caron à la commission des chemins de fer, serait moins lourd et moins fermé que celui auquel il succède, M.Nantel, mais que ses collègues mettraient du temps à s'habituer à lui." "M.Caron est tout l'opposé physique et moral de son prédécesseur.On peut être sur qu'avec lui la voix de Québec va prendre un relief et une couleur marqués! Que M.Caron soit apte à régler les questions de chemin de fer, c'est sans doute chose discutable, mais qu'il soit apte à en parler, c'est chose incontestée." Il y aura donc progrès de ce côté, léger sans doute mais pour des gens comme nous qui ne veulent pas avancer trop vite c'est quelque chose.Le psychologistc déjà cité continue ainsi: '.Mais on aurait tort de croire que les discours de M.Caron fussent fastidieux et parfois incohé- (Suitc à la page 2) PAGE 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 AVRIL 1921 (Suite de la 1ère page) rents.Le ministre de l'agriculture est un esprit très clair.Il sait ce qu'il veut dire, il le dit en beaucoup de mots mais sans trépasser - jamais sa pensée.Et jamais, à no-.ire connaissance, ne s'est-il pris à lui-même dans le fil de son clo- • quence.I a pu lui échapper des déclarations contradictoires; mais nul n'était plus habile que lui à montrei cfue le blanc pouvait être noir à • certains égards."Très discuté, comme ministre de l'agriculture, par ses subalternes et par les techniciens, tout le monde s'accordait à reconnaître en lui la grande force du ministère et à le louer de l'habilité qu'il a mise a étouffer le mouvement politique agraire.11 n'est pas douteux qu'il eût été probablement l'homme le fplus capable de l'organiser dans la province, s'il l'avait voulu et s'il avait pu compter sur des réserves de forces physiques qui étaient au contraire épuisées."Sur beaucoup de ministres, sur presque tous, il possédait cette incontestable supériorité de connaître à fond l'administration de son ministère.Il a sur presque tous ses collègues aussi cette supériorité d'être un politique à l'ancienne .mode.M.Caron n'aimait peut-être pas les coups; mais il était endurant et beau joueur.Il savait que si telle fois il pouvait prendre, telle autre il serait pris." M.Caron a, comme tout autre mortel, des mérites incontestables.Toutefois il ne faudrait pas s'exagérer ceux qu'il peut avoir, en rapport avec ce que l'écrivain du ''Dévoir" nomine l'étouffement du mouvement politique agraire.Ce mouvement devait, ici comme en Ontario et même davantage, produire l'effet d'un feu de baille.Il a pris origine dans l'Ouest canadien, où il est resté vivace à cause des raisons particulières qui lui ont donné naissance et qui n'existent pas dans les autres provinces.De là résultait un conflit d'intérêts que le ministre de l'agriculture aurait été impuissant, avec toute l'habileté qu'on lui reconnaît à rapprocher, à équiHbrer et à solutionne^ à la satisfaction de tendances fédérales si opposées.Quand à notre collègue, le directeur du "Bulletin" il n'a été mêlé de près au mouvement agraire qu'en devenant co-propriétaire de ce journal.Et c'est de lu seulement, c'est-à-dire depuis une couple d'années, que provient l'antagonisme de M.Caron.Il ne faudrait donc-pas laisser accréditer la légende que M.Caron s'est mis en désaccord avec M.Ponton dès le commencement de l'agitation agraire .i! iiis le Québec.M.Ponton .se devait pour s'acquitter honorablement des lourdes charges qu'il assumées, de s'employer sans che à l'expansion du "Bulletin".Et ce journal, devenant l'organe des intérêts économique:, agricoles du Québec devait nécessairement appuyer un objectif de ralliement, tel que le mouvement fermier.Ce mouvement, si M.Caron avait tenté de l'organiser dans la province abandonnant le gouverne ment et le parti qui ont fait s-.\ force, il aurait eu le sort d'Icart privé de ses ailes, et serait tombé dans les limbes froides de l'indifférence.Il faut pour devenir apôtre, d'autres ambitions que celles qui se cultivent au ministère de l'a NE LIBRF motions en avaient tenu l'organisation, les conséquences en auraient été tout autres.Quoiqu'il en soit, tout ce travail n'aura pas été produit en pure perte.L'éveil économique est donné et il ne devrait être que fécond en résultats bienfaisants.II a doté l'élément agricole d'un porte-parole alerte et vigoureux.Tenons l'épaule appuyée à la roue et continuons à pousser courageusement de l'avant, puisque l'avenir nous sourit.Agréez, M.le rédacteur, l'assurance de mon amitié.Pierre RI LAIT) EAU.La loi des faillites Amqui.Co.Matapédia, 27 mars 1924.dément et ne pas se donner la peine de voter des crédits a l'agriculture! Non, la profession agricole ne paie plus.Je m'en va!" Sur ce, les bras mu touillèrent comme cassés nets! Mon oncle Hi-laire s'éloigna en sifflant une chanson de la paroisse, refrain mélancolique qui se chante sur l'air de la complainte de Cordelia Viau, et moi, je continuai ma route en songeant à la dureté des temps actuels, à la cherté de la vie, à tous ces pauvres diables de cultivateurs sur le sort desquels nous devrions, ce me semble, pleurer en choeur, car ils sont, en effet, bien mal pris!.Bien vôtre.Armand C A HP ENTIER.gérant, cnr.L'Obligation Canadienne, Association canadienne des beurriers et fromagers de la province de Québec Le domicile de l'ignorance Monsieur le Directeur, Je viens vous demander l'hospitalité, sachant avec quelle courtoisie vous recevez les idées des gens de bonne volonté.Laissez-moi vous féliciter pour votre dévouement à la classe agricole par la voix du Bulletin des agriculteurs.Déjà, un grand nombre de vos correspondants vous ont prouvé d'une manière pratique l'utilité et la nécessité du Bulletin en venant y exprimer leurs idées.Nous sommes vraiment "chez nous" en "tribune libre".Tous les cultivateurs devraient se faire un devoir d'y faire connaître les besoins de l'agriculture qui ne sont pas imaginaires, mais pressants.le voudrais dire un mot d'une des principales causes nuisibles aux intérêts des cultivateurs: la "loi de faillite" pour les cultivateurs.Elle est la ruine du crédit agricole en empêchant le cultivateur de se procurer l'argent nécessaire pour régler ses affai.-es, même à un intérêt beaucoup élevé, ne pouvant offrir de garantie suffisante à celui qui peut lui aider.Elle est en grande partie la cause que les nôtres quittent leur terre pour la ville, espérant y gagner assez d'argent pour régler leurs embarras financiers.Elle est désastreuse pour toutes les classes de la société, spécialement pour le cultivateur qui ne peut même pas payer ses créanciers, chanceux encore s'il n'est lias responsable de jugement pour un temps illimité.Pour moi cette loi n'aurait jamais dû exister.Nous devrions, nous, cultivateurs, prendre des moyens pour qu'elle disparaisse.Je demande aux cultivateurs de s'unir et M.Me ministre Caron de nous aider, afin que cette loi soit revisée de j neige manière à protéger les intérêts de lu clas.se agricole.Il faudrait que demande soit laite avec instance au ministre d'agriculture d'Ottawa m cet effet pendant la présente session.Si nous obtenait'nions satisfaction pour cette cause, rela-inous aurions fait un grand pas vers le succès financier du cultivateur.Je demanderai aussi au gouvernement de Québec d'organiser un crédit agricole afin de sauvegarder la situation agricole.Pierre PAQUET.cultivateur.St-Jeau-Port-Joli, l'islet.3 avril 1924.Monsieur le directeur.Ci-inclus un mandat-poste de $3.00, avec, sur feuille séparée, les noms et adresses de quelques nouveaux nbopnés au "Bulletin", dont un notaire, ce qui démontre bien que tous les gens bien pensants ne \ oient pas dans l'association professionnelle agricole une guerre de classe comme le prétendent certains politiciens trop nerveux, mais qu'ils voient, au contraire, un droit et une .nécessité pour les cultivateurs de s'unir your se i)rotéger comme les autres classes et aussi un moyen de meilleure entente entre la classe des produclurs et-celle des consommateurs, en rapprochant ces deux groupes pour les faire mieux se connaître et mieux se comprendre.J'ai été forcé, au cours de l'hiver, de ralentir nies activités un peu, surtout pour des raisons de santé, mais je tâcherai de l'aire encore quelque chose pour le "Bulletin des agriculteurs", c'est-à-dire pour le tjien de la classe agricole.Je , reviendrai neut-ètre aussi à la Tribune libre, domicile de l'ignorance des habitants, comme l'appelle l'hon.J.-lùl.Caron.quand il veut se faire à.lui-même le compliment qu'il n'y a toujours eu qu'un Seul St-Casimir, 15 mars, 1524.Messieurs les Beurriers et Fromagers Mes premières paroles seront pour féliciter bien sincèrement Icb fabricants qui ont assisté à l'assemblée du 12 février dernier, à, Trois-Ri vières.Vraiment ils méritent des éloges.Jo n'aurais jamais pensé que l'assemblée serait aussi nombreuse et jo sais que la grande majorité n'a pu assister pour des raisons majeures.J'espère cependant qu'ils seront prësonts il l'appel de leur nom, c'est-à-diro quand ils recevront une lettre de l'association leur demandant d'en faire partie.Il n'y aura pas lieu de retarder a répondre afin de faire de notre association une organisation forte et puissante, capable tout de suite de défondro nos droits quand nous le jugerons à.propos.Nous étions au-delà de 100 fabricants; tous so sont déclarés enchantés do la nouvelle association.Plusieurs ont déclaré que nous étions 15 à 20 ans trop tard, ce à quoi jo répondis: i-aut mieux tard aue ja7uais.A toute entreprise il taut un commencement et le nôtre date du 12 février, 1924.Avec le concours et la bonne volonté de tous le* fabricants do beurre et de fromage de la province, l'œuvre commencée grandira pour notre plus grand bien.Avant d'entier dans les détails do notre assemblée, je veux faire un petit reproche aux fabricants qui étaient présents pour m'avoir nommé à la présidence do notre association, pour la première année.Si je ne suis pus satisfait de ma no- .ultivatëur intelligent dans la pro- ! mmation, c est que je no mo crois virice de Québec (t élicrs d'une race dans un cercle, et les chiffres suivants donnent une idée de la façon dont les cul tivateurs de Québec ont accepté ce système; c'est que, sur un minimum de vingt Le Ciment dans Québec Consommation moindre qu'en 191o — Capacité de production 114 pour cent de plus que la consommation Au sujet d'un article paru dans plusieurs journaux récemment et portant le titre: "Pour faire face à la demande croissante du ciment au pays", je ne puis comprendre cet article.J'y trouve des statistiques pour montrer que la vente du cimenta augmenté dans la Province de Québec, tandis que.comme question de fait, cette vente a diminue, puisque la consommation dans la même province est moindre qu'en 1913.Je vois par le rapport annuel de la "Canada Cernent Company" que dans Ontario la capacité actuelle de production est do 38 pour cent plus forte que la consommation et que dans Quebec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et l'Ile-du-Prince-Edouard, la capacité actuelle de production est de 114 pour cent plus forte que la consommation.Venant de cette source, je présume que ces chiffres sont exacts, et s'ils sont exacts, il me semble que toute construction additionnelle de moulins à ciment aura tout simplement pour effet de forcer tant les nouveaux moulins que les anciens ù restreindre leur production ou cesser de fonctionner.L'article en question parle du site de la Compagnie Nationale de Ciment en formation et pour lequel, si je suis bien informé, l'on a donné $317,000 d'actions préférentielles 7 pour cent, et $2,500,000 d'actions ordinaires et cela bien que ce site ne soit cotisé comme no valant que !?34,8S0 par la ville de Montréal-Est, de sorte que je ne vois pas l'avantage d'avoir acquis ce site au prix énorme qu'il a été payé, surtout par le fait que les mêmes matériaux existent sur presque toute l'étendue de la partie est de l'île de Montréal.Lu Compagnie Nationale de Ciment a cherché il y a quelque temps à vendre ses valeurs et je suppose que la publication de l'article en question est un "avant-coureur" (l'une tentative du même genre.UN LECTEUR ASSIDU cinq béliers requis pour un cercle, un cercle a acheté jusqu'à, trente-six béliers d'une race et pour les quinze nouveaux cercles organisés la moyenne est bien supérieure au minimum de vingt-cinq têtes.Le service des moutons organise des concours d'engraissement, des sociétés coopératives pour la vente des agneaux, dos moutons, rie la laine dont on surveille la classification.Le service des porcs travaille dans le même sens que le service dos moutons.Il prête des reproducteurs mules .lux cercles s'oecupant spécialement, de l'élevage de ces animaux, cherche ù créer des centres d'élevage, en organisant des concours et des cercles de petits éleveurs.I.e service, des volailles consacre, ses activités au développement de l'aviculture.Il vulgarise, les bonnes méthodes d'élevage, de sélection, d'alimentation, etc., organise des concours de poulo, la vente coopérative des œufs et des volailles, applique la loi de la classification des oeufs, etc.Le service des marchés applique, la loi des animaux et des produits animaux en tant qu'elle se rapporte aux cours à bestiaux et aux bourses à bétail, publie des rapports quotidiens, hebdomadaires ou mensuels sur la vente du bétail, des œufs et des volailles et cherche des marchés pour l'écoulement de ces produits.F.L.Elevage générale II est de règle générale, dans la province de Québec, de faire, sur presque toutes les fermes, un élevage plus ou moins considérable suivant la proportion du terrain que les cultivateurs ont à exploiter.En général, c'est l'industrie laitière qui prédomine, ensuite vient, l'élevage du porc.Pour bien réussir dans cet élevage, il faut des bons sujets de reproduction, des sujets bien conformés, de lignées bien sélectionnées.Depuis plusieurs années la race Yorkshire a été Ijcaucoup préconisée, mais il y a encore beaucoup à faire avec cette race pour en faire une race profitable u garder.On a trop visé a.en faire un grand cochon, sans s'occuper de lui donner des aptitudes pour l'engraissement.11 est vraie one pour en faire un porc à bacon il no fallait pas qu'il ait un excès de graisse.11 y a des lignées de Voikshire qui, devraient être éliminées, parce qu'elles lont perdre de l'argent à lotir propriétaire C'est, ce type de grand Yorkshire amélioré que l'on dit, et qui est je crois plutôt détérioré.Le type à grandes oreilles dirigées de chaque coté de la tête avec le nez démesurément long, devrait être mis de côté.Il faudrait plutôt garder les lignées à tête fine, aux petites oreilles horizontales et aux flancs droits; ce type là est tout â fait recommandable; il est en mesure de faire disparaître les autres races ù gTos lard.On fait un bon croisement avec une truie Yorkshire quel que soit son type avec un verrat Berkshire.On obtient presque toujours avec le premier croisement, des sujets de la conformation du père, et ayant ses qualités tacites d'engraissement et le premier croissement donne des sujets blancs car il faut bien remarquer que chez les porcs, le mâle donne la conformation et la mère la couleur.Pour taire avec le Berkshire un porc de type à bacon, il faut qu'il soit nourri spécialement.Sa tendance à engraisser l'empêche d'allonger; on y remédie en le tenant au pâturage, et en ne fournissant que du lait écrjrné jsuqu'i.l'Age de "> mois.L'expérience me démontre qu'avec le même soin et le même coOt d'entretien, l'on peut rendre, en appoint pour le marché, 10 porcs Berkslnres contre 5 Yorkshire.C'est pourquoi je trouve qu'il est recommandable de croiser ces deux races, Chez les Berkshircs, il y a une sélection à faire; les bons reproducteurs se trouvent parmi les types pas trop court, ]X>ssédant une ossature forte.Une des grandes qualités du Berkshire c'est sa douceur.Les mères sont, bonnes éleveuses, n'écrasent pas les petits par malice.C'est presque une qualité qui les fait préférer ;\ d'autres races.Le marché d'exportation réclame un porc de type spécial, qui est classé aux abattoirs, par des exports.Seuls les types de pesanteur et de conformation voulues sont acceptés pour l'exportation, et les autres types vont au marché local; quand il y a plus de ces derniers qu'il n'en faut pour la demande, on encombre le marché, et de là baisse des prix.Un bon contrôle s'impose chez les cultivateurs dans cet élevage.Albani NicnoLS, cultivateur.Amélioration des troupeaux laitiers plus hauts bénéfices, par le.moyen le ' plus économique.R.-P.CHARBONNEAU, B.S.A.Station expérimentale, Stc Anne.La vie politique et sociale n'étant possible qu'au moyen de transactions et de compromis, l'intelligence en politique restera toujours une dangereuse doctrine génératrice des réactions violentes.(Gustave LE BON) Depuis nombre d'années dos articles, des ouvrages, ont été écrits sur l'amélioration des races par le choix des reproducteurs; cependant il y a des vérités qu'on ne doit cesser do répéter, et, chaque fois qu'on les oublie, il on résulte des erreurs trop souvent irréparables.Les grands éleveurs, do tout temps, ont mis en pratique la sélection et touj reconnaissent les avantages qu'il y a à bien choisir les reproducteurs destinés à faire le troupeau futur."La sélection envisage la reproduction dos êtres à améliorer.Elle consiste essentiellement dans lo choix des reproducteurs.Au lieu d'élever tout ce qui naît, on se propose de no retenir pour on obtenir des jeunes, que les individus d'élite/".Par ce choix, vous ne laissez se reproduire que les individus réputés les meilleurs.Pourquoi avons-nous le regret de constater le grand nombre d'animaux communs qui ne rapportent aucun Wné-fice, qui sont une porte pour le proprié-ta're et contribuent à faire dégénérer la race à laquelle ils appartiennent?La sélection n'est pas l'affaire d'une année, mais bien de tous temps et toujours.Cette méthode a permis d'obtenir des résultats très appréciables; mais malheureusement, les qualités qu'on a pu développer chez les races ne sont pas héréditaires, étant donné que la sélection ne s'adresse qu'aux caractères fluctuants de l'individu.Seulement le jour où l'on cesserait de choisir les reproducteurs pour laisser s'accoupler librement mâles et femelles, l'on on serait, en peu de générations, au point de déport.Do Vries, dans ses nombreuses expériences sur le maïs, constata que le jour où l'on cesse, tome sélection, lo.progrès acquis péniblement et lentement s'efface complètement.Pour bien sélectionner, il faut bien considérer: /° Les caractères ou marques qui paraissent indiquer une forte produstion.~° La vigueur de l'animal, qui est essentiellement importante, et s'assurer que les différents organes qui constituent l'individu fonctionnent bien.3° Savoir choisir lo sujet le plus acclimaté au milieu où il est destiné à vivre.¦1° Sélectionner les sujets qui représentent le mieux les caractéristiques de la race."L'aptitude laitière est indiquée par la finesse des os et do la peau; le pis doit, être très étendu en arrière et en avant sous le ventre, dans ses quartiers antérieurs; les trayons doivent être écartés le plus possible les uns des autres.Les écussons les plus étendus sont, préférables.Les fontaines du lait doivent être larges, et.de grosses veines saillantes et sinueuses doivent courir à la surface do la mamelle.Le palper do la mamelle doit se révéler ferme et non mou, élastique avant la traite, flasque aprcsS .Vous comprenez tout l'intérêt que peuvent présenter ces marqucs,ct surtout dans le choix du taureau, puisqu'il est pour 75%, d'après le professeur Ecklos do l'Université do.Minnesota, dans l'amélioration du troupeau.Comme il est dit plus haut, les qualités ou caractères acquis j par la sélection ne sont pas héréditaires, | mais l'éleveur sait que les animaux ne | sont pas absolument identiques aux parents, et qu'il se présente, des variations.Voici encore; un point ou le "coup d'ccil de l'éleveur peut s'exercer en sélction-nant, les sujets présentant certaines variations héréditaires", appelées par De-Yrics: "mutations"."C'est clair que toute amélioration qu, s'opère dans les animaux domestiques, provient des variations ou mutations".Une étude do l'histoire ancestralc des plantes et.des animaux démontre chure-ment qi c les types nouveaux sont originaires de variations soudaines, radicales ou eontinucsS".C'est à l'éleveur encore d'observer ces changements et de savoir en profiter pour l'amélioration de son troupeau laitier.Etant donné que la production du lait est la fonction d'une glande, il ne faudra pas s'attacher uniquement à la conformation générale de l'animal et croire que j tout dépend, d'elle.On a le tort de ne pas garder les reproducteurs mâles assez longtemps pour constater si leur progéniture a les apti-j tudes que l'on recherche.Lorsqu'on i constate, que.la fille de tel taureau est bonne, très souvent l'animal est abattu.Nous avons uni; foule d'exemples comme J cela et c'est malheureux, puisque la gran- j de valeur du maie est.reconnue pour orné- | lioror et augmenter la production laitière, | La sélection bien pratiquée offre au propriétaire do outre (augmentation du rondement do son troupeau, d'améliorer de la conformai ion,l'avantage de posséder des animaux de choix rapportant les / Coquide "Amélioration des Plantes cultivées et du Bétail", page 165; S Dcchambro "Traite de Zootechnie, III, bovine.8 Munfnrd "The Brooding of Animals".2 Dechambro "Traite do Zootechnie" III, bovine.3 Munford "The Breeding of Animals" Les bettraves fourragères Quarante-huit échantillons de différentes variétés de betteraves fourragères ont été essayés en double l'année dernière par l'agfostographc du Dominion, qui relate les circonstances et les résidtats de ces essais dans un rapport ayant huit pages d'illustrations, loutcs les variétés ont été semées le 3 mai en rangées espacées do.trente pouces et les plantes, une fois lovées, ont été éclaircics à dix pouces d'espacement.L'arrachage a été fait les 13 et M octobre, pour toutes les variétés.La terre sur laquelle ces essais ont été faits était un enclos à cochons en 1921 et il lui a été appliqué 15 tonnes de fumier à l'acre Des photographies ont été prises des racines typiques de chaque parcelle et un certain"nombre de ces racines ont été envoyées au service de la chimie des fermes expérimentales ]>our y être analysées.Un'tableau de quatre pages, résumant les travaux de l'année au service des plantes fourragères, donne les noms des variétés à l'essai, les rendements à l'état vert et à l'état sec (ces derniers ont été déterminés par le service de la chimie) et.les observations faites à l'époque de l'arrachage.L'agrostographe, le Dr G.-P.McRostie, dit que beaucoup des variétés essayées ne montrent que peu ou point d'identité à un type quelconque, il n'y a même pas de récoltes qui, d'une façon générale soient conformes au type indiqué par 1 nom do commerce.Par exemple sur cinq échantillons de Tankard" essayés, aucun n'a produit une récolte de racines de la forme générale "Tankard"'.Les seuls "Tankards" qui ont été produits dans l'essai provenaient d'une variété étiquetée "Eclipse", et un autre groupe, ayant, assez bien la forme du Tankard, était marqué "Globe Rouge".Sur sept échantillons du type "Cil obe" indiqué par l'étiquette, deux ont produit des récoltes du type "Jaune Intermédiaire" et un autre une récolte du type "Tankard".Ces faits portent l'autour à conclure qu'il y aurait grandement besoin de plus d'miifonnité dans les variétés do racines offertes en vente au Canada.Un autre fait qui mérite d'être noté c'est que certaines variétés contiennent un pourcentage de matière sèche beaucoup plus élevé que d'autres, et il est à croire que ces variétés sont plus nourrissantes par unité de poids vert.L'auteur fait remarquer que l'appréciation des betteraves fourragères et dos autres types de rucincs par la quantité de fourrage vert qu'elles fournissent n'est pas une bonne méthode de comparaison, car il existe des écarts considérables dans le pourcentage de matière sèche que renferment les différentes variétés de racines Les écarts flans la qiuintité de sucre seul représentent une différence dans la valeur alimentaire de la matière sèche elle-même.La conclusion qui s'impose, c'est que l'on sera obligé un jour de.se baser, pour l'appréciation d'une variété de racines, sur lo nombre fie livres dos principes nutritifs que la variété en question peut, produire à l'acre, ainsi que sur la facilité d'arrachage et d'autres considérations de ce genre.XII La plus subtile de toutes les finesses est de savoir bien feindre de tomber dans les pièges rue l'on nous tend, et l'on n'est jamais si aisément trompé que lorsque l'on songe à tromper les autres.(LA ROCHEFOUCAULD) Le Capital La production agricole repose sur trois principaux facteurs: la terre, lo travail et lo capital.Non- avons déjà parlé de-deux prcmieis; disons un mot du troisième en nous appuyant sur le livre do Jouziér; "Economie Rurale".On entend par capital tout produit de l'industrie humaine propre à une consommation immédiate, pour satisfaire un besoin, ou à être consacre' à un acte de production.Les capitaux se créent donc par lo travail cl s'accumulent par l'épargne.Les capitaux sont plus utiles en agriculture que dans beaucoup d'autres* industries.On n'y peut en effet obtenir flo produits vendables qu'à longue échéance.Tandis que le iiienuisier.le forgeron, le commerçant, peuvent vendre au jour lo jour lo produit de leur travail, lo cultivateur doit Kemer plusieurs mois avant de récolter et, pour réaliser fies profits quelque peu sérieux, il doit faire précéder 1 ensemencement de travaux nombreux nui, s'incorporarit plus ou moins au sol, deviennent des capitaux; il doit se procurer, pour exécuter ces travaux avec fruit, des animaux et un matériel coûteux.Si nous considérons la moindre exploitation agricole productive, nous voyons qu'il a fallu, pour la constituer, construire pour les récoltes, les gens et les botes; débarrasser la terre d'une végétation naturelle plus ou moins abondante, niveler la surface, la diviser en champs, clore ceux-ei et régler, par dos travaux spéciaux de drainage, l'écoulement, do l'eau surabondante.Sur cette exploitation, nous trouvons accumulés un grand nombre do produits, divers par l'origine autant que par l'usage qu'on on fait; ce sont des machines plus ou moins compliquées, des bestiaux, dos fourrages, des semences, dos engrais, de-provisions, etc.Nous trouvons encore des produits on voit! de création ou de transformation: récoltes on terre, lait destiné à la fabrication du beurre et du fromage, etc.11 est bien rare que la valeur do tous ces capitaux ne soit pas plusieurs fois supérieure à celle des produits vendus annuellement, et il est fréquent qu'elle la représente au moins quatre l'ois.Dans le commerce, au contraire, la valour du fond n'atteint que très rarement ie chiffre des ventes annuelles.Si divers qu'ils soient les capitaux agricoles, comme ceux qu'emploie toute industrie, sont susceptibles d'une certaine classification, nécessaire pour en ordonner l'étude ou en établir l'inventaire avec méthode Colle qui noirs prriit la plus logique cotise e à grouper les capitaux fl'après l'ordre croissant ou décroissant de leur mobilité, c'est-à-dire d'après la facilité avec laquelle on peut les déplacer sans apporter tie perturbation dans les services qu'ils fournissent.Si nous nous reportons à l'énumération uni précède des capitaux occupés sur I exploitation agricole, nous pouvons établir parmi eux, eu égaril à leur mobilité, tleux groupes différents, savoir: 1° Celui des capitaux fonciers; 2° celui des capitaux d'exploitation.Les capitaux fonciirs sont constitués par tous les travaux préliminaires à la culture et qui font corps avec le sol, ainsi que par les travaux de même nature exécutés en cours d'exploitation et qui ont pour but l'amélioration oii la réparation du fonds.Ces opérations ouf des caractères qui lotir sont propres, savoir: a) lilies no se renouvellent, pas, ou no se renouvellent, qu'à do longs intervalles; b) Les valeurs qu'elles engagent font corps avec le sol, sont immeubles comme, lui et ne peuvent,'sans subir une baisse plus ou moins grande, s'en retirer que lentement.On réunit le plus souvent ces capitaux au sol lui-même sous le nom do capital foncier, car, en effet, la réunion de ces doux éléments présente tous les caractères ties capitaux, savoir: une chose naturelle dont l'utilité a été augmentée par lo travail.Les capitaux d'exploitation se distinguent dos précédents en ce qu'ils ne comprennent que des choses ayant un corps distinct et.séparé do celui du fonds auquel elles ne sont liées que par l'utilité de leur action.Les capitaux d'exploitation — nous no considérons pas ici le capital domestique: meubles, linges, etc.— comporte le capital mobilier vivant (animaux), vc capital mobilier mort (machines, etc.) lecapilai circulant (produits qui, comme le fourrages, semences, etc.) subissent des transformations profondes et, comportent dans une année des échanges directs pour une valeur on général supérieure à la leur) et.le capital «le réserve (capitaux (l'assuranoo, capitaux d'amortissement, capitaux de provision, capitaux do roule ment).Les capitaux fonciers agricoles dans la province dé Québec étaient, en 1021, de $570,044,500.00 rvurr la tone et de $285,-530.ISS.IX) pottr les bâtiments, soit un total do 8801,574,994.00.Les capitattx d'exploitation, pour la même année, se répartissaient comme, suit: capital mobilier vivant (animaux), Sl'J.'t/Jtili.liSO.OO; capital mobilier mort (instruments et machines), $111,040,030.-00; capital circulant (produits agricoles 19'_'0), $237,087,778.00, soit un total -nous n'avons pas trouvé lo montant il.s capitaux de asserve — de 8522,300,4°4.00.Ces capitaux, tomme nous lo disions au début, ont été créés par le travail et accumulés par l'épargne.Ils ont coûté bien des sueurs.p.il AVIS L'OBLIGATION CANADIENNE, rnrtf.Courtiers, i\c St-Ucnri, comté tic Levis, s'occupe de la vente et de l'achat1 de debentures municipales, scolaires et de Fabriques* Kilo est administrée r des gens qui ont fait leurs preuves duns cette ligne.Listes envoyées sur demande.Représentants demandés dans loutrs les paroisses de la Province de Québec.l'Obligation Canadienne, Enrg NOUVELLE AVOINE 4 4 WAS A" NoiiTclle »Toine donnant le double du rendement rte toutes les autres variétés cultivées dans In tnéme «ection, l'année pa>vce.Une avoine blanche qui a attiré beaucoup d'attention favorable en Suéde, un pays renommé pour ses «voines merveilleuses.Cette variété a non seulement donné la preuve j Peaux de taure3us.$0.045a li 0.0SH Peaux de veaux de laifc.0.13 à 0.14 Peaux do veaux (chacune).1.00 Peaux de moutonsda peau).Z.BOh 1.80 Peaus de chevauxfla peau).-.GOà 3.23 LAINE lalb.Lavée Nol.$0.3210.33 Lavée No 2.Non lavCe No t.0.23 à 0.24 NonlavdeNo2.0.21 NonlaveaNc-C.O.IS .S • .6.00a 5.50 .3.50 S 4.50 .1.50 i 2.75 I lalb.FOIN DE MIL Ertra No 2.No 2.No 3.au char la lonno .514.50 .13.00 .10.50 a 11.00 FOIN DE TRÈFLE la tonna No 1 (trèflo mêlé).$14.00 No 2.11.000,12.00 PAILLE la tonne Bonne.$ù.00i 7.00 PATATES tu char 00 lba.PORCS ABATTUS les 100 lba.No 1 ( OOi 140lba).& S10.Ô0 No2(140à lTûlbs).J9.00aS10.00 No 3(1751 225lba).53.50 à S 5.0 VEAUX DE LAIT VIVANTS lea 100 lba.Chois.a Nol.$ 7.00À310 00 No 2.5.50 i\ 6.50 No 3.4.50 à 5.25 Blanches M.V.31.30 Rouges.1.25 FÈVES Nol.No 2.POI3 Nol.No 2.le mt.52.80 .$2.70 le m t.52.60 BOIS DE CHAUFFAGE • la eerds Erable fendu.Ç6.S0 CE QUE VOUS ACHETEZ FARINE A PAIN le ch*r, le baril, en eaca.1ère "Patente".$6.10 2taie" Patente".5.60 Forte à boulanger.5.40 FARINE A ENGRAIS 1ère.le char, le baril, en Eac3.84.40 .3.90 ÊOUS-PRODUITS DU BLE le char, lt tonna' Son.$20.23 Gru rouge.28,25 Cru blunc(Laurentia).31.25 Criblurcsdcblé.26.25 Middlings.34.25 MOULÉES "Succc s" "Union"., ia tonne, au char.538.00 .83X0 GRAIN MOULU le sac de 98 lb Blé d'Inde moulu.52.10 Blé d'Inde cassé.2.10 TOURTEAUX DE LIN la tonne, au char Première qualité.S 47.00 1 No 2 jaune (fonds orné.).0.97 NoSjauno.0.95 AVOINE le char,le rat.No2C.W.50.51 No 3 C.W.0.48 No 1 d'alimentation.0.47 No 2.0.45 ORGE le char, le mt.No 3 C.W.50.81 No 4 C.W.0.67 SUCRE lea 100 lba.Granulé Csac de jute).59.70 Granulé (eac de coton).0 80 Cassonade Nol.9.3C Cassonade No 2.0.20 MÊLASSE le gai.Nol (Baril do 25 gallons).50.90 Nol.90.O.S.") No 2.0&0 SEL le sac.Sel finOwcs de 200 lbs).$1.95 Gros sel (sacs dn 140 lba).1.30 Sel en pierrc(8acs de lOÔlbs).1.25 BLft D'INDE No 1 jaune.le sao.93 lba LARD SALE Gras de dos.Gras d'épaule.le baril de 200 lba .$56.00 .30.00 SAINDOUX lalb.Tinette de 60 lba.,:.$0.15^ Sceaux de 20 lba.0.16 POISSON SALÉ le baril de 200'.ba 513.00 Morue verte moyenne No 1.Hareng.Saumon.19.00 Truito.Maquereau.20.00 TABAC lalb Grand Rouge.$0.32 Grand Havano.0.30 Petit-canadien.0.30 Rouge Qucsnel.0.45 PÉTROLE te gai.Imperial Royalite: (barils de bois de 42 galls).$0.23 Imperial Royalite: (barils d'acier 47 galla).0.23 GAZOLINE legal.Imperial premier: (baril de 47 galls).$0.28 H Queens.0.31 V| HUILE fe gai.Albro à machine: (le baril de 40 galls).$0.55 Albro il automobile: (le baril de 40 galls).1.10 La "Farine Regal" n 'a pas son égale pour la pâtisserie de gâteaux, tartes, biscuits, desserts qui font le charme d'une table bien senrie.En vente partout en tacs de 7 - 14 - iA y' et: 98 lb*., #.t en barils de 98 et 196 Ibs.ST.LAWRENCE FLOUR MILLS COMPANY, LIMITED MONTREAL Le Shiloh mettra fin à cette toux Vos grands-parents en prenaient.Il est d'action sûre, inoffensive et efficace.A petites closes il est économique et ne tarde pas à soulager.Il ne met pas l'estomac a l'envers.30c, 60c.et SI.20.Prenez du Shiloh.arme Le printemps est arrivé Il vous faut un tonique pour vous purifier le sang, vous donner du ton à l'estomac et vous rendre frais et dispos.Prenez du Celery King qui agit tout doucement et sans malaise.Faites-en infusecr pour chacun des membres de la famille.En prendre trois fois par semaine durant trois semaines.Tout le monde a besoin d'un tonique au printemps, 30c.et GOc.Comment le Canada doit exporter les animaux de boucherie.— Expérience sur l'expédition des animaux sur pieu" et de la vente de viande de boeuf refroidie en Angleterre, conduite par la division des fermes expérimentales.Feuillet no 39 — Nouvelle série.Division de l'exploitation animale.L'homme est si grand que sa grandeur parait mémo en ce qu'il su connaît misérable.Un arbre ne se connaît pas misérable.Il est vrai que c'est être misérable que de se connaître misérable; mais c'est aussi être grand que de connaître qu'on ci4 misérable.Ainsi toutes ces misères _ prouvent sa grandeur.Ce sont misères de grand seigneur, misères d'un roi détrôné.(PASCAL) Parle d'après expérience Mme Peter Wcber, de Dunlap, la., écrit: "Après une expérience de plus de trente ans je peux dire sincèrement que le Novoro du Dr Pierre a toujours été un remède efficace dans notre famille.Quelque chose me mr.nque quand la dernière bouteille est finie el que da remplaçante n'est pas encore arrivée." Si le Novoro du \ir Pierre est employé comme il convient il économisera de fortes notes de docteur, quand il est le re-nède de famille.C'est un remède multiple.Son efficacité comme cu-ratif et sa pureté ont fait de ce simple rernèdç végétal la plus populaire fies médecines de famille.A cause de son action inoffensive et de son gout cgréable il est le favori des jeunes et des vieux.Il n'est pas vendu chez les pharmacien*, des agents spéciaux le procurent.Pour renseignements écrire au Dr Peter Fahr- in^nl&k 2501 WMW»«te» Ldvré exempt de droits au Canada.En tous pays.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui aéra envoyé gratis MARION & MARION 3CI.ru* Unlrenlts .Montréal.T2'.4, ro» St-Plerr.- Qn.bec.«t WaiMarton, D.C.Pour réussir, il ne suffit pas de produire économiquement; il faut encore savoir vendre avec avantage Avant de décider à quelle maison vous expédierez votre beurre et votre fromage, cette année, ne manquez pas si vous voulez obtenir les plus hauts prix du marché, de communiquer avec nous.Nous vous fournirons tous les renseignements que vous désirez.PRIX PAYES, LA SEMAINE FINISSANT LE 12 AVRIL BEURRE — Paseurisé spécial, lin ; Pasteurisé No 1, 29^; No 1, 29; No 2, 28 sous la livre.A VENDRE A NOS MAGASINS: MIEL BLANC:— En chaudière de 2% Ibs, par caisse de 21 chaudières En chaudière de 5 Ibs, caisse de 12 chaudières.En chaudière de 10 Ibs, caisse de g chaudières.En chaudière de 30 livres.MIEL BRUN:— En chaudière de 30 livres.En chaudière de 10 livres.En chaudière de go livres.SPECIAL — MIEL BRUN:— En chaudière de go lbs, quantité de 5 chaud, cl plus.En chaudière de 10 lbs, quantité de S caisses cl plus.En chaudière de 30 lbs, quantité de 3 chaud, et plus.FEVES:— Par sacs de 120 livres.Par quantité de f> sacs.POIS:— Par sacs de 120 livres, pois à soupe cuisanl bien.Par quantité de "> sacs.$0.13 S0.12^ $0.12 80.11% $0.10 «0.1016 $0.09 i-j .,•0.0!) $0.10 40.09% $0.05% $0.05 $0.05 V» $o.or> Trudel, Ayer, Limitée 678, RUE ST-PAUL OUEST, MONTREAL.FEU V!E PHOENIX ASSURANCE Co.Limited de Londres Ang.Baresn Principal Ponds do In Compagnie JAJrES B.PATERS0N', Garant ' rançol S! 30,000,000 G.W.S.TYRE.S«rrt«iro YORKSHIRES ENREGISTRES PRETS POUR L'EXPEDITION Cultivateurs, pensez-y bien! La producUon du norc h bacon dangers et de souffrances, ce qui l'a fait1 — On lit à haute voix dans la famille le journal du soir, où sont relatés les dé gàts de l'innondation.La inaman expli- appeler martyr.S.Polycarpc de Smyr ne vint à Rome le visiter.Ces deux grands hommes agitèrent ensemble plusieurs questions qui faisaient alors du bruit dans l'Église.Ils discutèrent aUSSO la coutume ofl étaient les Asiatiques de célébrer la paque, avec les Juifs, le quatorzième jour de la première lune qui suit Téquinoxe du printemps.Mais la diversité de sentiments par rapport a la célébration de la pftque ne rompit pas les liens de la paix: chacun s'en.tint à ce qui se.pratiquait dans son Eglise.S-Anicet sut garantir le troupeau du poison de l'erreur et conserver le dépôt de la foi dans touic sa pureté, et il empêcha par sa vigilance, les fimcstcs ravages des hérésies de Valentin et de Marcion.Pâques pluvieux An fromenteux Lorsqu'avTil est doux, C'est du bien partout.CHRONOLOGIE En 1747.le M, Madame d'YouvilIo fonde l'Hôpital Général des Sœurs Grises, à Montréal; Marie-Marguerite du Frost de La Jemmeraic veuve d'Youville continua l'œuvre commencée par les frères Charron et reçut la direction de leur hôpital: déclarée vénérable par Léon XIII en 1SS0.Elle est moite en 1771 àséc de 70 ans: 1S61 le lô.ixrande inundation à Montréal; 1704 le 17 première gazette I naturels aux États-Unis, la "Boston News Letter"; t3tj0ns~ lôOti le 1S, pose de la première pierre de la Basilique St-Picrre ;'t Rome, par le pape Jules II: on a pris 110 uns à la bâtir au coût de 60 millions do piastres; la Basilique St-Jacqucs, à Montréal est une réplique «le celle de Rome, au quart de j SuVdê^c^c^^veTconsistëli 'iran: la grandeur: lSt.4.le IS, vent extruordi- j fornlcr c„ phosphate, la matière phos-naire en Canada et inondation des Iles phut^c des os aSorcl; 1S27, le 22 lé colonel By fonde Le premier procédé suivi en Angle-Bytown.aujuunl but Ottawa, capitale du terre ct quj ,
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