Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1924, jeudi 12 juin 1924
: JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Cic DE PUBLICITE RURALE, Ltéc Directeur: J.-N.Ponton.Rédacteur: Firrnin Létourneau A!)onnement: 1 an.$1.00 3 ans.$2!50 Montréal et pays étrangers:.$0.50 de plus par an Rédaction et Administration: 3, rue Notre-Dame Est, Montréal Téléphone, Main 2651 VOL.IX — No 24.Le numéro: 5 sous.LE SOL EST NOTRE GRANDE FORCE MONTREAL, 12 JUIN 192/ Ayons confiance.Organisons -nous J'ai toujours cru que la principale raison pour laquelle certaines classes de la société ne s'intéressaient pas au relèvement de l'agriculture, c'était parce (pie les cultivateurs eux-mêmes avaient jailli à la tâche qui leur incombe tout naturellement, de l'aire connaître leur situation.Grâce à la très heureuse initiative des nombreux cultivateurs qui, par l'entremise de la Tribune libre de notre journal, ont démontré que l'esprit des habitants des campagnes est aussi lucide, leurs conscience aussi droite et leur volonté aussi ferme que celles des autres éléments de la population, les choses ont notablement changé et Ton rencontre aujourd'hui, dans toutes les sphères d'ac-l'ivités urbaines et rurales, des hommes qui sont prêts à coopérer a la grande oeuvre nationale qu'est l'oeuvre de la rénovation agricole.Je recevais, l'autre jour, d'un marchand une lettre à l'appui do mon assertion et.sans donner le nom de l'auteur, je veux en extraire les paragraphes suivants afin de démontrer à nos lecteurs qu'ils ont, même en dehors de leur classe, des hommes qui désirent ardemment coopérer à leur avancement.Voici ce que m'écrivait ce marchand: "J'inclus mon chèque d'un dollar pour un nouvel abonné; j'espère qu'il vous sera un nouveau soldat dans sa région, en faveur de la noble, cause, que vous défendez si vaillammnt." "Il me ferait plaisir de donner mon opinion en Tribune libre h propos du congrès agricole.Mais vous savez, sans doute, que je suis marchand et qu'il me serait difficile d'exprimer publiquement mes idées sans m'exposcr à blesser certaines personnes.Mais je liens à vous dire qu'un tel congrès serait certainement un très grand encouragement pour les cultivateurs; cela leur permettrait d'étudier les moyens de sortir de l'impasse où ils se trouvent.Pour le moment du moins, je me contenterai de prêcher par la parole et l'exemple.Le travail est très grand à faire dans notre paroisse parce que le cultivateur est dans un état déplorable".".le cultive moi-même quelques arpents de terre afin d'y puiser de l'expérience et pour pouvoir parler ensuite en connaissance de cause." N'est-ce.pas là un signe des temps?Malgré la campagne de préjugés que l'on a menée contre l'agriculture, par exemple en disant "que les cultivateurs qui expriment leurs opinions dans nôtre Tribune libre, sont, en général, des ignorants qui ne cherchent qu'à exciter les liassions et qui n'ont pour but que la politique, — malgré cela dis-je, l'opinion publique est restée saine et le peuple comprend (pie le salut de la province se trouve dans l'agriculture et que le salut de l'agriculture, à son tour, viendra des cultivateurs eux-mêmes.Los multiples adhésions au congrès agricole projeté pour l'automne prochain et duquel doit sortir un programmé agricole apte à rénover notre agriculture qui meurt sous l'effet paralysant du fanatisme de parti qui ne pout que tuer l'esprit d'initiative et conséquemment l'esprit de coopération, démontrent-clairement la détermination de vivre et de coopérer qui existe dans toutes les classes de la société.Puisque personne ne s'est encore aventuré à lutter contre le projet dp tenir un congrès agricole, indépendant de toute influence politique ou autre — cela nous étonne, quand nous nous rappç Ions le parti pris, t'égoïsme et le sans-gène de certains clans — c'est (pie l'on se rend compte que la population rurale, se trouve dans une situation intenable dont elle doit sortir sous peine de compromettre gravement notre avenir.Nous espérons donc que l'assemblée du 14 juin, samedi prochain, réunira les homines indépendants, éclairés et dévoués dont nous avons suggéré les noms pour composer le comité central d'organisation dont dépendra le succès du congrès.Faisons de celle année, l'année de la rénovation agricole.Ions les citoyens qui sont en mesure de le faire doivent contribuer chacun selon sa position et ses dispositions au relèvement de notre agriculture.Allons-y dans un esprit ouvert et confiant.L'avenir agricole sein ce que nous le ferons à ce congrès.J.-N.PONTON.Post scriptum Le "Soleil" insulte enc ore nos correspondants Au moment d'aller sous presse, je prends connaissance d'un éditorial du "Soleil" du (i juin.J'y lis, à part les avancés faux et malicieux au sujet de.M.Trudcl et de moi-même, la méprisable nhrasc qui suit: "Que M.Poulin" —- M.Poulin esl le rédacteur de.l'"'Action Catholique" qui s'est déclaré en laveur d'un véritable congrès agricole tel (pie projeté pour l'automne — "se donne donc la peine, de.lire les correspondances que celte feuille (Le Bulletin des Agriculteurs) publie chaque semaine'; il verra, qu'à part de hès rares exceptions, ces communications sont de vulgaires appels aux préjugés, au méconlenleinenl, à l'ignorance et qu'au fond toute, celte tactique n'est qu'un moyen détourné de soulever les passions et de se livrer à une lutte politique contre le gouvernement.Un jour, c'est un cultivateur à qui l'on lait signer une lettre pour décrier les agronomes, les conférenciers,., .etc." Tout cet article est un tissu de faussetés trop humiliantes et insultantes pour les cultivateurs pour que le ministre de l'agricul-hire le laisse passer sans protester; Le "Soleil" étant l'organe du gouvernement, M.Coron n'a pas le.droit, comme représentant de la classe agricole dans le cabinet, de lui permettre de traiter ainsi les cultivateurs qui travaillent à améliorer le sort de la classe agricole, en faisant connaître sa situation et en suggérant les remèdes qu'ils croient aplcs à apporter un soulagement.Ce que le "Soleil" déleste dans ceci, c'est la probabilité de la création d'une véritable union professionnelle agricole indépendante: ça lui fait perdre la tête.Qu'il sache que les cultivateurs ont le droit de s'unir et qu'ils vont s'unir?Au nom de tous nos lecteurs et de tous ceux qui croient en l'intelligence du cultivateur, je demande au ministre de l'agriculture de faire rétracter le "Soleil" et je demande à tous les amis de la-cause agricole de redoubler d'efforts pour brider cet étalon furieux, le "Soleil" qu'ils ont engraissé du produit de leurs sueurs et qui est prêt à les manger vifs parce qu'il a peur de se faire rogner sa portion annuelle de 500,000 minois d'avoine.REDOUBLONS D'EFFORTS Nous lisons, dans l'Industrie, laitière, de Brougg, Suisse, organe de VUnion centrale des producteurs suisses de lait, l'article suivant sur le Bulletin des Agriculteurs : C'est un grand journal hebdomadaire; paiaissanl en huit pages de texte, le Bulletin des Agriculteurs que nous avons sous les yeux.Public par la Compagnie de publicité rurale, il porte ce sous-titre en exergue: "Le sol esUnotrc grande- force".Sous des rubriques diverses: Entre-nous, I.a Firme, Economie rurale, Pour la saison nouvelle, Autour du foyer, ce journal touche à toutes les questions relatives à la vie agricole et rien qu'à le lire on comprend qu'il sert de lien et de réconfort moral à des milliers d'êtres qui vivent non seulement dans la vaste province de Québec, mais même dans les solitudes perdues et immenses que sont les grandes fermes de l'Ouest canadien.Le Bulletin des Agriculteurs n'a pas de nuance politique — tout au moins se défend-il d'en avoir une — et il s'attache uniquement à défendre la cause agricole, renseignant le cultivateur le puis éloigné des centres sur "les prix de la dernière heure" pour "Ce que vous vendez" et "Ce que vous achetez".Il stimule au travail "cette loi écrite au frontispice de l'humanité"; il engage à la "joie qui allège l'esprit" en aidant à l'accomplissement de la tâche journalière malgré toutes les déconvenues.Il offre à ses lecteurs aussi bien un "Bouquet de pensées" qu'il ne les renseigne sur l'Age des chevaux, parle d'engrais chimiques aussi bien que de ht "Santé par les plantes", etc., tout autant d'articles suggestifs et variés comme est diverse et compliquée la vie des colons et de tous les cultivateurs du monde.Son but le plus clair est de grouper en un faisceau solidement organisé tous ceux (pie rendent "frères" les mêmes conditions de travail et de vie et l'on ne peut qu'être fort étonné de constater là-bas les mêmes antagonismes que l'on voit à l'oeuvre chez nous entre la ville et la campagne.A ce .seul titre, il est bienfaisant de regarder parfois par-dessus nos frontières.Tout se retrouve au Canada sur une plus grande échelle de ce dont nous souffrons chez nous: incompréhension générale, découragement de plusieurs, malaise agricole, marasme des affaires, mauvaises années successives, taxes exagérées et tout cela se fait jour dans les correspondances de la "Tribune libre".¦L'on y apprend que les plus découragés abandonnent leur "lot" et èmigrcnl pour tenter fortune ailleurs!., et l'on parle aussi là-bas du dépeuplement des campagnes dans les plus anciennes provinces cl des moyens d'y remédier! Y a-t-il rien de nouveau sous le soleil?La partie la plus allègre du journal, une grande page intitulée "Autour du foyer", est attribuée aux plumes féminines qui, là, se donnent carrière en pleine liberté.La note personnelle, intime, patriotique, religieuse est tour à tour touchée et nous ne nous étonnons pas qu'un des correspondants masculins puisse dire que tous les membres de la famille, du plus grand jusqu'au plus petit, lisent avec intérêt et chaque semaine avec une impatience renouvelée les pages du Bulletin des Agriculturs.25,0(10 cultivateurs suisses ont lu cet article; 25,000 cultivateurs suisses, grâce à la bienveillance de notre confrère de là-bas.savent que les cultiva-turs du Québec ont un journal dans lequel ils peuvent exprimer librement leurs pensées et dont "lc but le plus clair est de grouper en un faisceau solidement organisé tous ceux (pic rendent "frères" lés mêmes conditions de travail et de vie".Redoublons d'efforts: introduisons ce même journal dans au moins 25,000 foyers de la province; hâtons le jour du triomphe, agricole! jjc # s|e LE CREDIT AGRICOLE Nous publions dans une autre page un résumé du rapport sur le crédit agricole présenté au gouvernement fédéral par le Dr Tory, de l'Université de l'Al-berta.Nos lecteurs liront sans doute aussi avec intérêt ce que disait, à ce sujet, lors du débat sur le budget, le député de Bow-Rivcr, M.Garland.Pour venir en aide à la classe agricole il faut un système de crédit facilitant les emprunts à longue échéance.Le rapport que le Dr Tory vient de présenter nous apprend que le mouvement en faveur des crédits ruraux est un développement normal provenant de l'agriculture scientifique moderne.Aujourd'hui, en Europe, le cultivateur peut emprunter à meilleur marché que tout autre.C'est le contraire, chez nous.En France, il peut emprunter à 4ç par l'intermédiaire des banques coopératives; au Danemark, à 5% des banques coopératives; les agriculteurs d'Allemagne peuvent faire des emprunts à -1 cl 5%; les taux d'Angleterre varient de 4 1-2 à 07e.La moyenne du taux d'intérêt polir les cultivateurs d'Europe est de 5%.Dans presque tous les pays européens, il y a des a vantages JJOUl' olivier d'une façon ou de l'autre aux demandes du crédit à bon •marché sur hypothèque et plusieurs de ces systèmes sout entièrement ou en partie établis par l'Etat.L'agricuteur d'Australie peut emprunter à 5%; celui de l'Agriquc du Sud à 6%; celui de la Nouvelle-Zélande, à 59'r.Dans ce dernier pays, il y a un système qui permet aux cultivateurs de négocier un emprunt pour trente-six ans et demi à 5%.Le taux maximum des emprunts agricoles aux Etats-Unis est de 0% en vertu d'un de leurs derniers systèmes.Cependant, ce taux d'intérêt peut être moins élevé.Dans la République américaine également,on a trouvé une méthode pour l'égalisation de l'intérêt à l'Est et ù l'Ouest.On devrait faire quelque chose dans ce sens au Canada.le ne tiens pas à infliger de longues cita-lions, mnis quelques-uns des sujets examinés dans le rapport du Dr Tory sont d'une importance telle pour çe pays que le Gouvernement devrait les étudier maintenant.Le Dr Tory déclare que le mode actuel de crédit à brève échéance sur hypothèque rend difficile, étant donné le prix élevé de l'outillage et la'-valeur de la terre qui va en augmentant—rend même impossible—le rachat des hypothèques avec les produits de la ferme, et, de plus, iue la création d'un amortissement à longue échéancl sur les hypothèques Tribune Libre à un taux fixe minimum d'intérêt améliorerait notablement la situation des cultivateurs en concurrence avec ceux d'Europe.A mon avis, quel que soit le système adopté, l'un de ses objets devrait être de placer l'administration des crédits entre les mains des emprunteurs et non des banques à fonds social ou de compagnies hypothécaires particulières qui tiennent plus à réaliser des bénéfices qu'à rendre service.Il faut quelque méthode tendant à coordonner le crédit du cultivateur.L'emprunt serait facile et plus acceptable pour ceux qui ont de l'argent à prêter.Lorsque nous songeons qu'un taux de 2c/c amortira en vingt anss une hypothèque sur une ferme, il est évident que la réduction de 11* équivaudrait en trente-cinq ans à toute la dette capiale sur hypothèque.On eut!me à 100 millions In dette hypothécaire des fermes de l'Albcrtn et une diminution de 2% sur ce montant représenterait pour les cultivateurs de cette province une économie annuelle d'au moins 2 millions, ce qui serait infiniment plus que les réductions budgétaires.J'appelle donc de nouveau l'attention du Gouvernement sur la nécessité urgente d'un système d'hypothèque à longue échéance dans le but surtout de consolider la dette actuelle de l'agriculteur et de prolonger les paiements à un taux maximum d'intérêt peu élevé qui permettrait au cultivateur canadien de concurrencer dans des circonstances favorables les agriculteurs européens, J'espère epic le Gouvernement se mettra à l'oeuvre cette année.Nous avons déjà eu deux ans d'enquêtes, l'une d'elles ayant été tenue l'an dernier devant le comité spécial sur la situation agricole.Ce comité a fait un examen approfondi de la situation générale.De plus, nous avons eu durant l'été la commission du Dr Tory.S'il a besoin de plus amples renseigne; tnents, le Gouvernement peut les obtenir des rapports de la Commission américaine qui a voyagé en Europe.Les témoignages obtenus par cette commission se trouvent à la bibliothèque et se rapportent aux divers systèmes de crédit de l'univers.A mon sens, il ne faut pas larder davantage.Ce ne serait pas excusable * * * EXEMPLE A SUIVRE Notre ami, M.I.-A.Sainte-Marié, directeur de la ferme expérimentale de Sainle-Aiine-dc-la-Pocalière.vient de se marier.Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur et beaucoup de prospérité.Nous pensons en même temps à tous les célibataires qui pourraient suivre son exemple .EN VOYAGE La Société des Agronomes Canadiens (Canadian Society of Technical Agriculturists) tient, cette semaine, au Collège d'Agriculture de Guelph, Ontario, sa quatrième convention annuelle.Cette société compte plus de 000 membres.Elle a des ramifications dans chacune des provinces du Canada.Flic travaille au développement de la science agronomique et cherche à éclairer les gouvernements sur les problèmes agricoles du jour.Le collège d'agriculture de Guelph fêle en même temps son cinquantième anniversaire.Le directeur du Bulletin, membre de la première heure de la Société des Agronomes et l'un des premiers gradués canadiens-français du Collège d'agriculture de Guelph.ne pouvait pas ne.pas assister à cette convention cl à cette fêle agricole.Il prie donc ses lecteurs d'excuser le relard (pie pourraient subir les correspondances privées, celle semaine.* * * LE PROBLEME ECONOMIQUE M.Arthur Sauvé, chef de l'opposition provinciale, a parlé, il y a quelque temps, aux Trois-ltivières, du problème économique.I.e problème économique, a-t-il dit, est grave.Le cultivateur se décourage sous le fardeau d'obligations trop fortes pour les revenus que lui donne la terre; l'industrie cl le commerce qui font les marchés locaux, hésitent, craignent, n'osent pas se.lancer dans de nouvelles entreprises et l'ouvrier demande de l'emploi dans les usines.Nos organisations de transport qui ont coulé des milliards au pays sont menacées de lutter contre un nouveau mode qui se développe avec la-rapidité de l'étincelle: le véhicule-moteur.Le coûl du transport est excessivement élevé et le cultivateur en souffre fatalement.Nos gens émigrçnt aux Etats-Unis dans les manufactures de nos voisins, parce qu'on leur a toujours vanlé le marché américain.La province de Québec ne lient remplacer par un étranger le Canadien qui l'abandonne.11 faut non seulement enrayer l'émigration des nôtres, mais il faut aussi absolument prendre les moyens de ramener ici ceux qui nous ont quittés.Il faut créer un mouvement, un grand mouvement de rapatriement, Pour cela, la colonisation, quels (pie soient les avantages que l'on pourrait donner, ne saurait suffire aux .besoins, la terre défrichée non plus, il faut des usines canadiennes, il faut des manufactures, des industries au sein de notre province.11 faut que les dirigeants canadiens veuillent cela, non pour des intérêts politiques, mais pour des fins nationales.Il nous faut un million de Canadiens de plus.Nous les aurons si nous pouvons leur offrir et leur donner les positions qu'ils occupent aux Etats-Unis.Notre province en a besoi".Nous pouvons en avoir si nous le voulons.Il faiil de la population pour, activer les marchés nécessaires à l'agriculture, pour aider les cultivateurs qui ont .fortement besoin d'être protégés.Le cultivateur, l'industrie, l'ouvrier, le Canadien de retour voilà les quatre éléments qu'il nous faut protéger.Il faut que tous nous y donnions notre concours, un concours patriotique et non de partisan politique.,1c demande aux ouvriers, aux chefs ouvriers de nous dire comptent on pourrait abaisser le coût de la vie tout en réduisant la durée du travail et en augmentant la rémunération des travailleurs.Je demande aux manufacturiers, aux commerçants s'ils ne pourraient pas fabriquer à meilleur marché les articles de consommation populaire; je demande aux cultivateurs s'ils ne pourraient pas par un système de rotation plus productif augmenter leurs sources de revenus, .le demande à tous d'aider les dirigeants à résoudre nos problèmes.Firmin LETOURNEAU Justice pour le cultivateur L'Ange Gardien, Monsieur Heu ville, 25 mai 1021.directeur, m encore vous demandant le Me voi une place en tribune libre du B.il letin et cette fois il s'agit de réflexions inspirées par certains articles du „Soleil".Dans son numéro du 14 avril, page 7, après avoir félicité le gouvernement fédéral, le "Soleil" disait : "Tous se souviennent encore du mémoire (pic présentèrent en 1020 à la commission tarifaire présidée par sir Henry Drayton les délégués de la classe agricole de Québec.Quelles sont 'es vues que ces représentants attitrés des agriculteurs exprimaient alors'.' Ils déclaraient (pie I i p .silion du cultivateur était devenue précaire.'' Plus loin, après avoir répété ce que nous disons dans le Bu.letain d •-puis 1021, (pie le dépeuplement des campagnes est causé par le manque d'équlibre entre les salaires urbains et les salaires agricoles, le "Soleil" ajoutait : "Ils donn lient alors un avertissement qui aurait pu être salutaire s'il avait été écoulé.Qui (lit que si on avait fait droit, à cette épo"iie, aux réclamations de ia classe agricole de la province de Québec et de se; soeurs, l'exode dont le "ays a eu à souffrir n'aurait pas été évité, à peu près lotalmenl?" (Le "Soleil".M avril, page 7.) Cet avertissement était donné en 1020; il y a donc d" cela, en cliif fres ronds, 4 ans.Pourquoi a-t-il fallu I ans aux gens si chers au ".Soleil" pour comprendre le besoin île nos populations rurales?El d'abord.le "Soleil" admel qu'il y a eu exode.Ses mailres politiques l'ont-ils admis, depuis 4 ans?Les cultivateurs demandent, depuis 1021.qu'on leur rende justice.Par la voix du "Bulletin", j'ai signa lé, avec beaucoup d'autres, le mal terrible qui ravage nos campagnes.A-t-on compris?Pour comprendre un avertissement, il faut en reconnaître l'à-pro-pos.Or j'ai ici sous les yeux une entrevue donnée à la "Presse" par l'honorable J.-E.Perrault, ministre de la colonisation, lequel disait, d'après la "Presse" : "Je ne suis nullement alarmé parce qu'il n'y a rien d'alarmant.C'est le va et vient ordinaire." Plus loin: ".le puis ire qu'il y a plus de Franco-Américains qui revi •nnnenl au pays qu'il y a de Canadiens qui gagnent les Etats-Unis." (La "Presse", 5 octobre 1022, page II.) Il n'y avait rien d'alarmant; alors ceux oui signalaient le danger et le m.l grandissant étaient tout simplement des plaignavus OU'on a appelés des défaitistes.On a fermé les veux sur un mal national qui lentement, niais sûrement tue notre peuple en tuant son agriculture.Quand un chef de famille laisse mourir un membre de sa famille sans lui donner les soins qui sont à sa portée et qui >eul-èlre l'auraient sauvé, n'est-il pas vrai qu'on le lient cri-mi nelleinei.t responsable?11 n'y a pas de coroner pour enquêter sur la mort de notre agriculture; mais ne sont-ils pas responsables ceux qui, volontairement ou aveuglés par l'encens de leurs valets, ont refusé tit voir le mal que l'on avoue aujourd'hui avoir existé?Que des journaux genre le "Soleil" chantent les louanges, exaltent la sagesse de leurs idoles et maîtres rien d'extraordinaire à cela: c'est leur métier.Mais le cultivilcur qui souffre de l'injustice tarifaire peut-il croire qu'ils sont admirables ceux qiii, au dire de leurs satellites cl valets, ont pris quatre ans pour voilée qui crève les yeux de tout le monde?Et maintenant, si on laisse les éloges dithyrambiques du "Soleil" pour cxmaincr de qui se passe, on s'aperçoit vile que le remaniement à été obtenu par les progressistes de l'ouest qui font leur devoir en travaillant dans les intérêts de eux qui les oui élus.Peul-on en dire autant de nos représentants de la province de Québec?L'élection de 1021 s'est faite au cri de: A bas la Conscription! Combien de nos députés ont demandé le rappel ou au moins le désaveu tXc celte loi insensée?On dira —le la loi ne sert pas : c'est vrai: mais parce que le 1 on p dort, peut-on le considérer comme mouton?Et du coté tarif, que font nos représentants pour nos protéger?Cultivateurs qui plantez du tabac, sa-vcz-vous qu'en 1922 il s'est importé du tabac en Canada?20,870,500 livres de tabac non manufacturé sont entrées en franchisé.Pas de protection jour le planteur.Vous ne le croyez pas?(la n'a pas de bon sens?Eh! bien, c'est le rapport sur le commerce canadien qui le dit, à la page .'t/.'I! Mais sur le lâbnc manufacturé il y a protection; les manufacturiers, ça en vaut la peine I Et sur les peaux! Le livre bleu imprimé par ordre du gouvernement rouge va nous renseigner.Ce livre nous dit, (fc la page 4(50 à la page 474, que les peaux de veaux va, lus, vachettes, moutons, etc., entrent en franchise et il en entre peur des millions annuellement.Vous ne le croyez pas?Mais c'est dit dans le Sessional Paper", no G.1923.La preuve est à la portée de tout le monde.Pas de protection I Air l'habitant : il n'est pas dur d'entretien, voyez-vous! Mais aussitôt que les produits du cultivateurs sont manufacturés, il y a de la douane.Lis chaussures, pas de luxe, mais ceKçs que njius achetons pour ne pas.aller iw-pieds (1923 Sessionml paper no G, i page 470) chaussures à semelles I chevillées, au fil métallique, impo-i sables au-delà de 20 p.c.Les gants cl mitaines de cuir imposables de même et ainsi de suite.Mais que voulez-vous?Les manufacturiers ça s'occupe de vivre gras et les habitants ça s'occupe de vivre rouge ou bleu.Et combien de choses sur lesquelles le producteur agricole canadien n'a lias la protection qu'il devrait avoir?Mais le cultivateur a-t-il besoin de protection?M.Gélir.as, de la Coopérative fédérée dira, nont Voyez plutôt: "Nous n'avons besoin d'un tarif protecteur (pie pour les chaussures.Le cultivateur canadien, ne craint pas la compétition en général qui lui donnera l'avantage dans quelques années, de produire à aussi bon compte que les autres pavs.Quand la production est restreinte, les prix sont plus élevés." (M.Gé- | 1 inas, d'après le Soleil, 0 mai 1924, | page 19).i Très bien! La Coopérative et ses I employés sont sans doute désireux de servir les intérêts des nianufac-! luriers qui transforment les peaux i qui se vendent si bon marché en : chaussures qiii se vendent si chc-I res.Le cultivateur canadien ne craint pas la compétition, dites-vous.C'est possible, mais il y à une grosse différence entre subir la ! compétition et payer pour la pro-lection des autres' sans être protégés.Vous dites aussi: quand la production est restreinte, les prix sont plus élevés.Allez-vous prêcher maintenant de restreindre la production?Ça serait bien différent de ce (pie les fonctionnaires du niinistère de l'agriculture ont toujours prêché.Production! SurproductionI cric-t-on sans csese, sans s'occuper du prix de revient, sans s'occuper des ] débouchés et de -l'encombrement ides marchés! Vous dites que dans j quelques années le cultivateur ca-| nadiçn aura l'avantage de produire ; a aussi tiun compte que les autres pays.Ehl bien, sachez (pie ->ïu-sicurs cultivateurs sont partis et que d'autres suivent tous les jours précisément parce qu'on veut les tane attendre et qu'ils ne le peuvent pas.Et je termine par une conclusion qui, peut-être paraîtra banale, à force d'être répétée: ce qu'il f: ut au cultivateur, c'est justice.Si \é?tanf doit être protecteur pour es autres, qu'il le soit pour nous.I • cultivateur ne peut supporter indéfiniment le poids de.tous les rajustements économiques: il ne peut pas toujours être la victime inconsidérée île ceux' qui l'exploitent.S'il n'y avait que moi pour le dire, ce serait peu de chose, mais lés laits sont la cl ceux qui sont partis et qui.pour plusieurs ne reviendront pas, ne sont perdus pour notre pays que parce qu'on persiste à ignorer en haut lieu les principes les plus élémentaires de justice et d'équité.Laurent BÀRR'E, cultivateur.1924 Si l'on voulait St-Félicicn, Lac St-.Iean 25 mai Monsieur le Directeur, Pardonnez-moi la liberté (pie je prends de vous envoyer quelques lignes pour vous féliciter du dévouement inlassable dont vous fai-! tes preuve pour défendre les inté-J rets de la classe agricole.On ne i saurait trop vous remercier de l'tia-! bileté avec laquelle vous faites comprendre aux cultivateurs la néecs-: site qu'il y aurait pour eux de se ; réunir dans un congrès au moins une fois l'an comme les autres or-[ganisntions indépendeininent de I toute politique comme vous le dites si bien ainsi que M.Thomas | Poulin île l'Action Catholique, dans j un article paru la semaine dè'rniè-: rc.Oui indépcn.denimcnt de tout parti politique afin que les cultiva-.,-' teurs puissent discuter et résoudre j ensemble les problèmes qui les in-| tcrcssenl sans être harcelés et intimidés par des politiciens dont les intérêts ne s'allient certainement pas avec les nôtres.Il est grand temps pour la classe agricole de se grouper et de former le noyau d'une association professionnelle qui serait de nature à jeter un peu de prestige sur notre pauvre classe délaissée.Pour cela, il faut de toute nécessité que les abonnés du Bulletin des Agriculteurs fassent un grand effort pour recruter de nouveaux abonnés qui.avec eux, formeront le contingent qui nous conduira au succès.J'étais témoin, l'autre jour, d'une conversation entre deux de mes voisins: "As-tu vu l'article sur le Bulletin qui a trait au paiement du lait par sa richesse".— "Non!" -— "Tu n'as donc pas vu non plus celui qui parlait de l'organisation d'un congrès agricole".— "Mais où as-tu vu cela?" — "lié! mon cher, c'est dans lc Bulletin des Agriculteurs.Ah! mais, si tu lisais cela c'est certain que lu t'y intéresserais.Et la tribune libre où tous les cultivateurs peuvent réclamer leurs droits qu'ils n'ont ja- / mais eus.11 y a encore la page agri- j cole, où tous les conseils viennent à/ point, puis lc calendrier.Je tri dis que c'est intéressant." — "J,t> lc sais bien, répond Joseph, niais il y a mon voisin qui dit que 'ce journal veut fronier un nouveau parti politique et je n'ili pas voulu m'abonncr."_— "Ce sont les politiciens, dit Pierre, qui lancent cette .idée, parce qu'ils ont peur de l'u- (Suite a la deuxième page). PAGE DEUa LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 12 JUIN 1924 UNE Suite do In 1ère page' ¦ re d'avoir f;iil des études classiques pour cultiver In terre.V.u le peu d'at- _____.i traits que semblent avoir les gens : instruits pour In culture du sol.il est uion agricole.Le Bulletin ne ;>yeut Iheureux pour l'humanité qu'il en soil pas former de nouveau parti, il est ;ll|isj ,,.a:- s'il n'y avait que ceux qui absolument indépendant de la po- on| fait dos éludes classiques ¦¦> être litique et avec lui, je crois qu'il neIqualifiés pour pratiquer l?a'gricultu-f.-uit pas être trop attaché au par- rc, il y a belle lurclle que le genre li.De plus, je vais té dire que c'est humain serait mort de faniine.le seul journal qui ait ose demari-| Quant à l'affirmation si souvent ré-ler de faire un congrès essentiel-1pétée par ces étourdis qu'à la cam- niaginc < i ti * i I suffit lenient agricole et indépendant de tout parti politique, 11 faut cela pour que tout marche bien, autrement ça fera comme ça déjà fait : Gros congrès.pas de résultat." Après celte conversation qui m'a inspiré une foule de réflexions, je nie suis mis nu travail et j'ai pu enrôler sept nouveaux abonnés, .le suis certain que si l'on voulait, par un bon mol quand l'occasion s'en présente, on pourrait recruter de nombreux abonnés, et notre journal deviendrait ainsi un puissant secours pour notre classe.Veuille/ recevoir, monsieur le di-|trer aux gens superficie recteur, l'expression de ma recon- cultivateurs ne sont pas naissance et de mon admiration.Jos.-Art.BOUCHARD, Cultivateur.pagne l'on s'imagine qtru surin on voir les bras solides pour cultiver le sol.elle est si slupide, inn foi.qu'on se demande si elle vnul In peine d'ê-Ire relevée.Vour ce qui en esl de l'importance de la formation professionnelle dont nos étourdis font si grand état, i! y a longtemps qu'elle esl admise par tous les campagnards qui ont tous ns.se/ d'expérience pour savoir qu'on ne s'improvise pas cultivateur et que le metier du cultivateur est de tous les métiers celui qui exige le plus long apprentissage.Afin de démon- "ï que les les iiliols Il faut de» revenus Kingsev la "all l!ô mai 1H "J 1.Monsieur ;e directeur.F.n venant vous apporta abonnements de six de mes çonc lovens, je réclame un petit espace dans la 'Iribtine libre de votre journal pour exprimer mon idée sur le bien que peut faire un journal indépendant des partis politiques, .l'espère que la lecture d'un tel journal aidera à nos populations rurales a comprendre que le grand besoin s'impose pour nous de nous unir pour réclamer nos droits, .le crois que notre ministère de l'agriculture portera plus d'attention n classe agricole qu'il représente, s'il nous voit fortement unis comme les autres classes de la société d'ailleurs.Nous voyons bien que c'est par le seul moyen de cette union U'te nous parviendrons n nous faire entendre des hommes que nous avons élus pour aller travailler dans nos intérêts.Je parcours avec intérêt la Tribune libre et je trouve nue c'est un avantage bien grand (l'avoir un | vu journal spécial où les cultivateurs communiquent réciproquement d'idée, d'opinion, se renseignant les uns les autres.Combien j'approuve aussi l'idée par vous conçue de tenir un congrès agricole: je crois que ce sciait un moyen très efficace de pouvoir étudier et connaître les meilleurs moyens à prendre pour sauver l'agriculture; inutile de répéter après tant d'autres que l'agriculteur traverse une crise où ij faut beaucoup de courage pour tenir, C'est M'aiment décourageant.Le coeur se refuse pnrl'ois à se vouer à de si durs travaux et toujours à perte.Il esl urgent de trouver des moyens à rétablir une situation meilleure, car le courage et la volonté ne siiflisent pas pour tenir pied, il faut ries revenus aussi.Je crois ferme que le congrès projeté est de nature n améliorer les choses et sera le remède à nos maux.•le termine en grand coeur du vous vous imposez pour notre cause, ceux qui lisent votre journal reconnaissent voire mérite et je me propose de faire mon possible que i'on dit, de savants maîtres on) consigné dans des livres déjà anciens ce que les cultivateurs doivent savoir pour faire avancer leur métier.A la lecture Je ces livres, on cons, late que les cultivateurs ont des notions de presque toutes les sciences et qu'ils sont des savants sans s'en apercevoir.Nos étourdis qui lisent ces livres cl les rapportent sans les ¦e.s Icomprendre et qui s'imaginent qu'il n'y n que dans les collèges que l'on peut acquérir des connaissances en concluent que les cultivateurs sont des ignorants et qu'il n'y a que les gens instruits qui pourraient savoir ces choses que tous les cultivateurs savent par coeur.Bien n vous, JOSEPH CdMEAU.cultivateur.Le congrès agricole pour vous procurer Rien à vous.Rosaire I Casey.:i(l mai 1!KM J Monsieur le directeur.! Vous allé/, peut-être, être un peu surpris de voir que j'ai laissé Ste-; Elizabeth pour la forêt canadienne.I J'ai laissé la culture de la terre pour | me pousser dans le bois.Quand J'ai dons les journaux que le ministre de l'agriculture était en colère, j'ai pris le bois (sic).Dans ma fui te.j'ai oublié bien des choses, mais je n'ai pas oublié de faire venir mon Bulletin ici.lit dans le premier numéro qui me tombe sous la main, je vois ce cri de ralliement demandant ., tous ceux qui s'occupent de l'agriculture (le ministre compris) de vouloir bien se réunir dans leurs paroisses et ensuite en un congrès agricole dans notre bonne vieille ville de Québec.Je me suis dit: ce n'est pas d'autres que M.Ponton — je n'en connais pas d'autres.—- qui a le courage d'en Ireprendrc une chose semblable.F.n effet, c'était lui.Bien, toutes mes félicitations, mon cher ami.Pour moi.c'est la plus belle, lu meilleure ou.du moins, une des meilleures manières d'aider l'Agriculture.Çe n'est pas en criant que le cultivateur n'est qu'un ignorant cl vous félicitant de jd'autres choses encore (pie l'agricul-dévouement que/ture prospérera.Il y aura encore des beaux jours pour l'agriculture.Je l'espère et le souhaite de tout mon coeur.Rien à vous, J.S.MbniN les abonnés.•HEUREUX, cultivateur.Il faut s'entendre HenryvWe, Iberville, 27 mal 191M Monsieur le directeur, De temps à autre, des étourdis, profitant de l'hospitalité que leur ac-rordent les journaux, nous annoncent avec grand fracas qu'il existe, à la campagne, un gros préjugé qui consisté m croire qu'il n'est pus lié-•essaire d'être instruit, mais qu'il iiiffil d'avoir de bons brus pour cul-liver lu terre et ces étourdis se lancent dans des considérations phis ou moins usagées sur l'importance de l'instruction et de la formation professionnelle pour les cultivateurs.Il est vrai qu'à lu campagne on :-roi! qu'il n'est pas nécessaire d'être nslruil pour cultiver la terre, mais là-dessus, il faut s'entendre.Dans notre pays, il esl convenu, je crois, une l'on ne doit accorder le lilre Thoinines instruits qu'à ceux qui ont lait des éludes classiques complètes ?l nos gens, quand ils disent qu'il n'est pas nécessaire d'etre instruit, ernlenl dire qu'il n'esl tins néeessai- Unissons-nous St-l'ierre Baptiste, •/ des harnais de toute memirrn classe OUVRAGE A LA MAIN ET PARFAITEMENT GARANTI.Nous tannons suivant l'ancien procédé.Nos cuirs sont sou-l pics et durables parce qu'ils ne sont pas brûlés par les acides' violents qui s'emploient dans les nouveaux procédés.Nous tannons aussi les peaux de moulons avec la laine.Nos manufactures étant localisées à la campagne, nos frais! généraux et notre marVi-d'oeuvre sont moins élevés qu'en ville NOUS POUVONS DONC TRAVAILLER A MEILLEUR MARCHE.Les prix dos peaux sont présentement 1res bas.Le.temps est propter pour vous faire une provision de cuir, de harnais el de chaussures.Vous obtiendrez entière satisfaction on vous adressant à nous.Raphaël LOISELLE UPTON, P,0, "Succe k".$38.00 "Union".33.0 GRAIN MOULU le u et les communes environ S3 les 100 livres.Les bons taureaux se sont vendus de Sa à S.7.5U et les communs ont été très difficiles ii vendre, même au prix de S2.50 et 83.00.VEAUX VIVANTS Les arrivages n'ont pas élé aussi considérables, cette semaine.Aussi ces animaux se sont-ils vendus un peu plus cher.Les bons veaux, pesants, se sont vendus S7.'Jâ les 100 livres.D'autres moins bien assortis se sont vendus de SG.ôO à Sf> 75.Les veaux de qualité moyenne se sont vendus communs de .25 à ,) a $6 84.75.el les MOUTONS ET AGNEAUX Il y avail une bonne demande surtout pour les agneaux du printemps pesants.Ceux-ci se sont vendus de 17 à 20 cents la livre.Les moutons se sont vendus de Sti à S7 le 100 livres, PORCS Le marché s'est ouvert mencement de la semaine tendance à la hausse.Les sonl vendus, lundi dernier à 88.75 les 100 livres.Une été enregistrée un peu plus lard et ces animaux se sonl vendus alors de S8.75 à S!l.Ces prix se sonl maintenue jusqu'à la in de la semaine, cela pour les porcs gras de boucherie en lot non assortis Les porcs à bacon, lundi dernier.;:c sonl vendus •SO et les truies, de 85.25 à 86.50 les an coin-avec une pores se île S8.50 hausse a nière.Les bouvillons, les taures.leslOO livres.Le marché reste ferme Prix comparés du fromage Prix payé par la Coopérative Fédérée Prix payé pour le fromage d'Ontario Prix obtenus par U.D.C à Monlréal ll.l I 1/2 SEMAINE FINISSANT LE :tl MAI 1921 ,5 wo | (,Ah '-"-b- Montréal 0.15 5/32 f.a.b.Belleville.Ont.XXX L'ineffable Bulletin de la Ferme virnt de publier une lettre, ineffable romnic lui-même, et qu'il signe ainsi: (Signé) XXX.l'eul-un se moquer ainsi des gens, quand on les respecte un peu'.' Un homme qui signe: XXX.sur un paquet de bardeaux, on sail ce que ça vcùl dire \\\: niais au pied d'une lettre on ne li sait lias, .l'ai I n parier contre I «pie XXX, ça veut dire .1.B.C.Dans celte lettre pour prouver un- la Coopérative a vraiment défendu les intérêts des cultivateur, l'année passée.XXX dit que M.Tru-tlel a payé le fromage 2 à 3 1-2 cents plus cher qu'elle, l'année passée : ! i scusc qu'il donne c'est que c'était 'lu fromage d'Ontario, que M Truie! avait ainsi payé.Quel est celui qu va expliquer cet argument-la'! 'l'on, le inonde sait que la Cooperative pi-Mail dans le trésor du gouverne-' ! .l'année passée, lundis que M.Irudcl menait son affaire lui-même si| > avail quelque chose à faire les cultivateurs, c'était donc a la Coopérative de le faire: ci i.'é- 1 pas à une maison privée a allei lui faire la leçon.Pauvre .1.B.C.alias XXX! Il es! difl ;.!e de faire une bonne cause dune mauvaise.Qu'eu pensez- Vl IIIS'* '¦a pour nMr* iol.AfioMirnrnt complet parmi Irqnrl »oua M*i certain de treu*»r rrllr qol voua cnriTlcnt.A.BELANGER Ltée M.Etablir an |S(T.MONTMAONT, r.0.LES PLUS RICHES Ce ne sont pas les agriculteurs et ce n'est pas dans leurs rangs qu'on voit îles millionnaires.Cependant sans les envier, on peut bien jeter un regard sur les plus grosses fortunes, (l'est Henry Ford, qui reluit au premier rang avec plus d'un demi-milliard.Il s'est enrichi dans la fabrication des automobiles à bas prix.Chacun ambitionne d'avoir une île ces voitures tpii roulent toutes seules, sans cheval, et Ford ne peut cesser de s'enrichir.Le roi de l'automobile mourra milliardaire, mais il n'emportera pus sa richesse.Au second rang brille John Rockefeller; c'est le roi du pétrole.Il était le plus riche, niais il s'est appauvri en faisant tics donations tie près d'un milliard.S'il ne lui reste qu'un demi-milliard à peine, il en a encore suffisamment.Tout de même il lui a fallu beaucoup d'effort de volonté pour se séparer du gros tic sa fortune de son vivant.Cette façon d'agir aura moi n.île vogue que celle îles cheveux coupés en balai.Viennent ensuite le duc de Westminster, un pur Anglais, et Rnsil /.ah.tiolf.un philanthrope.Il y avait aussi Hugo Stinnes.grand Industriel allemand, mais il a élé appelé réccmmcnl par la Providence ii rendre ses comptes» La fortune île ces trois derniers se chiffre de cent à tlrux cents millions de pias-Ires.Cela n'amoindrit en rien la sa-gess • tlu bon vieux dicton, que l'argent ne fait pas le bonheur.Il n'esl donc pas téméraire île penser que le cultivateur qui n'a pas tic dettes vit plus tranquille et plus heureux que ces rois de la fortune.CONTENTEMENT (l'est ici-bas la loi commune De n'avoir pas tout ce qu'un veut.Au jour le jour vit la fortune Et le hasard fait ce qu'il peut, Point de regrets, point de blasphè-Rclcnons bien cet avis-là: (mes.Quand on n'a pas ce que l'on aime.Il faut aimer ce que l'on a.La vie au printemps se colore: Partout îles plaisirs enchanteurs! Moi.la campagne, je l'adore, .l'aime les'prcs, les bois, les fleurs! L'hiver revient, antre système Toujours de même il en sera: Quand on n'a pas ce que l'on aime, | Il faut aimer ce que l'on a.Je connais une demoiselle.Qui vous déclarait sans façon Toutes les de ne valent bon sentiment.L'oisiveté, comme la rouille, beaucoup plus que le travail.La confiance est la bravoure l'Ame.Le mensonge est le serviteur complaisant des défauts et des vices.Le droit n'est rien, là où n'est pas la force pour le faire valoir.NE PAS CONFONDRE De suite veut dire successivement, l'un après l'autre.Il ne saurait dire deux mots tic suite.Tout de suite veut dire immédiatement.Allez-y tout tic suite.On rapporte à ce propos l'anecdote suivante: On préparait une édition du fameux dictionnaire de l'Académie, "qui, toujours très bien fait, reste toujours à faire", et il fallait différencier les deux locutions qui précèdent.Personne n'était d'accord, on allait se prendre aux cheveux.Alors l.emereier proposa d'aller tliner et qu'on tranche la question au dessert, (".lis Nodier donne le signal de l'acceptation et voilà les académiciens tpii s'en vont manger pour se met-Ire d'accord.Craniimaison s'adresse à récaillère: "Ouvrez-nous île suite -Kl douzaines il'liuilres et ser-vez-les-uoiis tout tie suite.- - Mais.Monsieur, répondit l'écaillére, si vous voulez, tp.ie je les ouvre de suite, je ne .peux pas vous les servir tout de suite." Les savants se regardèrent étonnés, le problème était résolu.DISTINCTION DES TERRES Beaucoup de cultivateurs ne sont pas fixés sur e sens tics mois : silice, argile, calcaire, etc.Pour eux.il y a îles terrains légers, des terres grasses nu fortes terres: tics terres arables faciles à labourer et d'autres qui sont difficiles) puis on s'en tient la.Le sol végétal est composé île deux couches: la couche arable et la couche végétale.La couche arable est celle tpii est remuée par les instruments aratoires.elle tloil avoir une profondeur tie ."> à 12 pouces.La couche végétale est la partie till sol OÙ s'enloiicent lis racines des plantes.Au-dessous du sol végétal se trouve le sous-sol.Les quatre éléments du sol sont principalement: la silice.l'argile, le calcaire et l'humus.La silice ou sable est tlu silex inattaquable par les acides.Les terres siliceuses ou sableuses manquent de corps, tic consistance.Elles absorbent facilement l'eau, mais la laisse aussi facilement écouler ou s'évaporer.Les terres légères conviennent bien aux patates.L'argile, nu terre glaise, est un silicate d'alumine hydraté, combinaison île sable, d'alumine et d'eau.Les terres glaises ou fortes sont douces au toucher cl retiennent l'eau qu'elles absorbent difficilement.Le calcaire, ou craie, est tlu eue-lionale île chaux impur, Les terres calcaires sont blanches et de médiocre qualité.L'humus, ou 1er-reau.est la matière fertilisante (lui sol.Il provient de la décomposition des matières organiques.Les terres hum if ères son! de couleur noirâtre.Ces terres sont excellentes, lorsqu'on leur introduit du cut-1 rairc qui neutralise l'effet tics nci-dcs.Elles sont alors très estimées des jardiniers.Ces distinctions sont indispensables pour la bonne interprétation i : n •IERROT L'n mouvement vibratoire tel que le son se propage avec une égale-facilité dans toutes les directions et lorsqu'une fanfare donné un concert sur une place publique tous les auditeurs placés à la même distance, tics musiciens entendent la musique, à moins qu'ils ne soient sourds, avec la niéine force.On peut donc considérer la fanfare connue le centre tics vibrations tic l'air tpii atteignent tous, les auditeurs.On exprime ce fait en disant que la source sonore émet tics Ondes.Tous les mouvements vibratoires se propagent sous la forme d'omlcs.Quand ou laisse tomber un caillou sur la surface d'une mare, le choc tic la pierre suc l'eau engendre une vague, une onde qui s'épanouit en cercles concentriques dans toutes les directions.Une vague est toujours formée d'une crète suivie d'un vallon cl la longueur d'onde est juslc-nienl la distance qui sépare deux crêtes successives.C'est par analogie que l'on appelle ondes lumineuses ou ondes sonores la propagation tie la lumière ou du son.Les ondes sonores se propagent dans l'air tandis que les ondes lumineuses se transmet lent à travers ce milieu tpie nous avons appelé éthec.Dans l'éther il n'y a pas que tics ondes lumineuses qui se propagent.Nous avons déjà fait mention ne la chaleur.Du soleil nous recevons tics ondes lumineuses cl des ondes calorifiques.Il en existe d'autres.Tout le inonde a entendu parler des rayons .\ qui rendent en médecine de si PT.in(Is services.H1, bien les rayons X qui sont invisibles pour nos veux se propagent aussi dans l'éther sous forme d'ondes.Les lavons X étant produits :.u moyen île l'électricité on est porté à se demander quelle est leur nature: lumière ou électricité.On pourrait dire : lumière, puisqu'ils peuvent sensibiliser une plaque photographique.Du peut dire aussi que les rayons X sont des ondes électriques, car en réalité entre la lumière et l'électricité il n'y a qu'une différence de longues d'ontle.Vers 1875, un grand physicien :tii"lais du nom tic Maxwell eut l'intuition que la lumière est en réalité un phénomène électrique et il développa celle hypothèse par tics calculs 1res Ion "s et très compliqués.A celle époque les rayons X.ni la T.S.F; n'étaient découverts cl ,"i(l ans se passèrent avant que la théorie de Maxwell trouva un expérimentateur assez habile pour la vérifier.C'est à Hertz qu'on doit la découvertes tics ondes électriques el c'est en son honneur que le nom d'ondes hertziennes leur a élé donné.Les ondes hertziennes ou électriques ont les mêmes propriétés tpie les ondes lumineuses.Elles se propagent à travers l'éther avec la vitesse de :((ln.lll)0,IIOO mètres par Les Hommesd* Demain Courrier des Jeunes Cultivateurs Faisons notre part St-Cnmillc, '2H mai 192-1.Monsieur le directeur.Connue fils atloplif de cultivateur, je viens solliciter un pclil espace dans la page ties homines tic demain, afin d*v exprimer, quoique un peu maladroitement, mon opinion.Mes félicilalions à M.Thérinult pour avoir eu la bonne idée de demander un coin qui soil bien à nous dans le journal el mes renier cieinenls à M.le directeur pour s'être rendu à sa demande cl pour les bons conseils qu'il nous a lionnes en ouvrant notre courrier.Je dois vous dire loul d'abord nue jè ne suis pas un grand écrivain; vraiment, je me sentirais plus à mon aise en arrière d'une charrue ou à ramasser de la roche, mais je ne puis m'enipècher de nu- joindre à mes jeunes amis qui ont déjà écrit ici tic si intéressantes lettres el à ceux tpii viendront par la suite, .l'espère qu'ils seront nombreux.Si nous avons besoin tic stimulant, nous n'avons qu'à regarder dans la page tl'à coté el nous verrons que nos charmantes voisines savent faire leur part.Faisons de même et nous aurons fait la nôtre.Notre journal sera de plus en plus complet.Par les correspondances déjà parues dans notre courrier, je vois que la question de l'avenir occupe particulièrement les jeunes.C'est bien naturel, car pour loul jeune homme un peu sérieux el qui songe à être quelqu'un dans la vie, c'est une affaire tic grande importance mie le choix d'une carrière.Pour celui qui a grandi à la compagne tpii a appris à se charger de certains travaux tlès son jeune âge et qui a.par conséquent, plus tic connaissances dans cette ligne que dans d'autres,, il se sent naturellement attiré vers la profession ,|e son père.Mais quand il v a certains obstacles qu.i sont prestfuc insurmontables, il est souvent oldigé bien ui,t|.gré lui de jeter les yeux sur un autre métier; ce n'esl pas toujours l'n-moiir des plaisirs et l'allrail de la ville qui poussent le fils de cullb valeur loin du sol natal, comme on semble le croire en certains milieux, mais plutôt l'ambition, bien lé'iiliine il me semble, d'une rémunération plus convenable pour travail.le laisserai à d'autres risés le .soin tic trouver au fléau tic la désertion pagnes, car je m'aperçois que j'ai été plus long que je ne le voulais tout d'abord.le demande à ceux qui me liront de bien vouloir m'excuser, le -, ai peut-être ennuyés; Je désirais faire quelque chose pour la cause agricole.En terminant, je souhaite bien ilu succès à notre journal, à M.je |||.ceclciir cl à lues jeunes confrères, l'n amical bonjour.Bien à vous, Lionel liAMIl |;.snll plus atilu- le remède des cam- l'on a réalisé les transmissions sans fil.Cue station d'émission voie ces ondes dans toutes les rections (eut comme une lampe voie sa lumière, niais tandis que corps opaques arrêtent la him: païen- inerties ère, ils laissent passer les ondes hertziennes et celles-ci contournent les montagnes et traversent les murs avec une ég;ile facilité.Cela tient au fait que leur longueur d'onde est beaucoup plus grande nue celle des rayons lumineux.Elles peuvent aller jusqu'à 25,000 mètres, niais eu pratique on utilise tTcs ondes électriques tic 200 ni.pour les télégraphes d'amateurs, de 250 à ."i.">0 mètres notir la téléphonie sans fil et de B00 à 2.".,ll(l(l mètres pour 1rs stations commerciales.Nous voici loin des longueurs d'ondes lumineuses tpii se chiffrent par millionièmes de mètres seulement.Cependant leur nature est la même : entre la lumière et l'électricité il n'y a aucune différence essentielle, il n'y a qu'une différence tic grandeur.Dr A.Christen.Par rapport à un ordre qui n'est pas celui de l'art lui-même cl qui prime Ions les autres, quant a l'usage tpie nous faisons tic notre ||.lire arbitre, par rapport à l'ordre de la moralité, l'activité de l'artiste doit subir les limitations el les su-bordinnlions requises par les intérêts essentiels de l'être humain; c'csl en ce sens qu'Arislole le subordonnait à la polititpie et saint, à bien plus forte raison, à la loi tic Dieu.A mesure que se déroulcnl les conséquences du traité de paix qui nu-n- termina In guerre, on coitsluti bien fut profonde la cécité talc de ses auteurs lorsque, appliquer l'illusoire principe nationalités, ils découpèrent triche en minuscules Etats et lurent chasser les Turcs tic lut' polir des l'An-von-Ku rape.Cet illusoire-principe a bouleversé la mentalité tics peuples.Les aspirations nouvelles: la Turquie aux Turcs, l'Egypte aux Egyptiens, l'Inde aux Hindous, etc., soul en voie d'agiter le monde et de préparer îles guerres sans fin.G.LEBO.V.Pue Gaze du c-P-P- vierjes nationale ~^^l:gry:?:^'?-' Vue de la ville cr du porf Distance efe MONTRÉAL QUÉ.BEC 90 mille.Fondée en 1634, Trois-Rivières est une ville de 28,000 âmes, la plus ancienne du Canada, après Québec.—située à l'endroit oû le St-Mauricc se jette dans le St-Lau-rent, aux portes d'un vaste territoire forestier et minier-elle c9t le pivot d'un riche district agricole en même temps qu'un centre commercial et manufacturier important.L'industrie canadienne du fer y a vu le jour.—possède une vaste usine textile qui emploie plus de 2,00(1 personnes, et autres industries florissantes.Ses vastes scieries et moulins à pulpe et à papier sont au nombre des plus fameux du monde.Ses expositions régionales annuelles font l'orgueil de ses habitants.Son bâvrc profond de 50 pieds est large de 1500, ses moyens .de transport par chemin de fer sont insurpassablcs.DOW OLD STOCK ALE compte des amateurs dans chaque foyer de cette florissante cité Prime par u Force et paru Qualité 5 JUIN 1924 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE SEPT Une grave question -,-.L'on se plaît souvent à dire que les jeunes filles, en général, désirent follement se, marier et que pour cela elles épousent', fans considération, réflexion ni amour, le premier venu.' On ne t'arrête point à rechercher les exceptions, sans doute nombreuses, à celle règle que vient démentir heureusement, aujourd'hui, ¦ l'une des chères nôtres en nous soumettant, mais sans avoir sori-ifc à ce dont on accuse ses soeurs, un aride problème.Il s'agit 'pour elle d'une, fréquentation assidue qui finira bientôt, trop tôt à sun gré, par la demande en mariage.Elle ne peut, dit-elle, se résoudre à l'affronter "parce qu'il faut dans le mariage une.complète renonciation en faveur du mari qui n'est, malgré toute, son affection, sa tendresse el sa fidélité, que l'homme faible qui ne.sera heureux qu'au prix d'un complet renoncement, de la pari de l'épouse".Celte, amie n'est-elle pas trop pessimiste'.' Jgnore-l-elle donc que "l'obéissance, est douce à celle qui aime"?Si cette renonciation prévue lui semble tyrannique, est-elle alors certaine de l'aimer?Le renoncement complet est-il d'ailleurs nécessaire?Son.il ne doit même pas exister! Que la femme n'impose point sa volonté, mais qu'elle n'aille point par un zèle imprudent abdiquer toujours, surtout dans le domaine des idées.Elle a, du reste, assez d'intuition pour suuoir faire respecter ses opinions et se montrer ferme à l'occasion, sans préjudice à ta bonne harmonie du ménage.Celte, renonciation consistera donc dans l'oubli des petites questions d'amour-propre el de susceptibilité.Celles-là, en effet, sont toujours de trop.Mais abdiquer ses aoûts, ses croyances cl ses louables désirs, elle ne le doit pas toujours: la fermeté dans le devoir est obligatoire.Noire jeune amie s'illusionne peut-être; il est possible qu'elle appelle: renonciation les craintes qui l'assaillent parce qu'elle ne sait pas suffisamment aimer! Nous avons cultivé souvent, hélas! de si fausses idées sur noire avenir que nous avons parfais négligé de considérer nos aptitudes.Nous envisageons peut-être trop souvent l'avenir sous l'unique perspective du mariage.Il est cependant des personnes qui n'y son! conduites par aucune inclinai ion el que Dieu appelle évidemment (t d'autres devoirs.C'est ce qu'il faut s'appliquer à découvrir.Dans le mariage entre donc la question de tempérament, de raison el d'amour.Ce sont ces diverses questions qu'il faut étudier, chacun pour soi, avant de prendre une décision finale.Que noire amie.ne.nomme point les petites concessions qu'il lui faudra faire, et que son mari fera d'ailleurs, aussi éi son égard: rcnoncialionj qu'elle les appelle plutôt conciliation.Pour agir sûrement, il lui suffit de se bien connaître elle-même cl de.beaucoup aimer: lit est le principal secret d'un ménage heureux! THERESE M I.I Le plus beau spectacle Les routes des campagnes que l'on parcourt présentent parfois à nos regards des tableaux et des décors qui charment nos yeux, et élèvent notre aine.C'est un site merveilleux qui nous frappe, un l>"int intéressant qui nous attire.un spectacle enchanteur qui nous captive.un soleil éclatant qui illumine.des fleurs qui parent ui v étaient présents ont approuvé ln proposition que le cercle agricole nu complet ainsi que ie maire de In paroisse soient nommés délégués n l'assemblée qui doit avoir lieu à Montréal le 11 juin, dans sânisation d'un le lull d'étudier l'or-congrès agricole.Joseph Faubert.L'Industrie Manufacturière St-Rosairc, 2 juin 1924.A une Rassemblée «les • membres du cercle agricole des Fermiers-Unis de cette aroissc, tenue hier.1er juin.au sujet du congrès agricole projeté; après discussion, il a été décidé de former un comité de cinq membres, tel que suggéré par le Bulletin des Agriculteurs.Ce comité es! composé de Messieurs Jos.(iuévin.Erncsi Provcncher, Colbcrl Houle.Edmond Morin.Anastasc Valois et Arthur Pépin.Arthur l'epln.sec.Armagh, I juin 1924.J'ai convoqué une assemblée, comme président de notre cercle agricole, pour nommer cinq cultivateurs pour nller nu congrès agricole projeté, ('eut cinquante cultivateurs se sont assembles cl cinq été nommés com- d'entre eux ont me délégués.Philippe Roy, l'ne Sandy assemblée Bay, 1er juin 1924; a été tenue dimanche dernier, pour considérer In question d'un congrès agricole./L'idée a été acceptée.MM.Zéphirin La-nouette, Georges Boncnfont, Philadelphie Lévcsquc, .los.Benulicu i \Vilfri"J.i05: Colonitiie-.Vnx'ai-se.82,604; Ontario.¦?L,.i(l7: Québec 82,347; Nouvcau-Brunswick, 541; Nouvelle-Ecosse.81,437; Ile du Prince-Edouard s I .'Li.'L Pour tout le Dominion la riches se par tèle est de $2,525.Après la richesse agricole et la richesse immobilière du pays viennent ses chemins de 1er évalués à ••?,.,.L')!I.218.000.Ses immeubles de ville, d'après les rapports des éva luaieiirs municipaux, est de 85, T.".I.1(1.1.(100.La valeur de ses fo rôts est de près de deux milliards de ses manufactures, de 51,072,000, 000 v compris les machines, les slocks en mains, etc; des ameublements, vêtements, automobiles, de 81,144,1.,000.Les espèces aux banques à charte s'éàlcvcnt à -^^ii^,-000,000.La valeur des mines est calculée à >.".)!l.l 1.00(1.L'enregistrement des volailles Gémis d'herbes sur pacage Les pacages pour le bétail ont une grande Importance dans le nord de l'Ontario et de Québec; ils jouent, un arand role dans le dcvclooDC-ment des nouveaux districts, et les colons feront .bien d'en préparer en ensemençant ''une certaine étendue spécialement pour cela.Dans les nouveaux districts comme ceux du nord de l'Ontario On l'on défriche de la terre, on mettra en tas toutes les broussailles el le bois tombé afin de pouvoir briller cl débarrasser ainsi le sol de lout ce qui pourrait contrarier les semailles et ^èner les animaux qui paissent, A la station expérimentale de Kapuskasing.Ont., les semailles effectuées sur pacages de souches oui donne d'excellents résultats.Vers la fin d'avril, juste avant que la neige ail complètement disparu, on sème par acre un mélange de graines avant la composition suivante : trèfle rouge t livres, trèfle d'alsike 2 livres, mil, I livre el Irè-fie de Hollande I livre.Le sol à ce moment de l'année est ouvert, semblable à un gâteau de miel et la neige fondante entraîne la graine dans la terre poreuse où elle esl par-raitcmc.l protégée jusqu'à ce (pic la germination se produise.C'est le système (pie nous suivons depuis bien des années sur cette station et il a donné de superbes.résultats.Les pa-cancs ensemencés de cette façon en l!»l!) ont fourni et fourniront encore une superbe récolte de Irèrii rouge.On sait (pie ces récolles, loti! en fournissant aux bestiaux uni riche herbage à iih prix minimum, iméliorcnl en môme temps la ferti-lilé du sol.Tous les ans nous trouvons qu'il est plus facile d'enlever les souches d'un pacage à cause de la végétation sur les souches.Le trèfle rouge pour les semis de paca— en souches, a donné de si lions résultats et a tellement amélioré le.ai! (pie nous recommaiulon-, fortement ce melange aux colons du nord de l'Ontario el de Québec.(Notes des fermes expé-ioicnlales) L'enregistrement des volailles est maintenant bien lancé.La première inspection de 1021 est terminée | cl les inspecteurs des différentes! provinces se déclarent en faveur de ce travail.Les éleveurs ont donné un appui généreux à cette initiative et il parait y avoir eu un grand développement "de l'intérêt l'année dernière.C'est .surtout sans doute parce que l'on est mieux renseigné aujourd'hui qu'autrefois sûr la signification de ces travaux d'enregistrement au Canada.Ceux oui sonl chargés de l'inspection des poules enregistrées se sont efforcés de communiquer aux éleveurs tous les détails de nature à leur permettre de tenir.- des noies exacles sur la progéniture de ces poules.Chaque éleveur a reçu des feuilles d'inscription, ainsi que des anneaux pour les pattes qui doivent, plus tard, employés comme plaques des ailes, pour tous les poussins issus de femelles enregistrées.Tous les coqs issus de ces accouplements ont été inspectés, et .'.presque tous ces coqs ont une superoe ascendance au ppinl (le vue de la ponte.Tous les éleveurs s'efforcent en effet d'établir une base solide pour ces volailies enregistrées, car ils savent l'ort bien que l'espèce souffrira un jour de toute fraude ou de toute insouciance commise.La confiance très ferme dont le public en général a fait preuve en faveur de l'enregistrement montre que "es aviculteurs canadiens appréciant les travaux (le l'Association canadienne nationale du contrôle des volailles.Les noies de fécondité et d'éclosioh sont très encourageantes; elles promettent d'être supérieures à celles de la saison d'é-closion de 1923.Il n'est pas rare d'entendre parler d'éclosions de 61 pour cent et beaucoup d'éleveurs obtiennent jusqu'à 90 pour cent d'éclosioifs de leurs po"nles enregistrées.En général les concurrents qui| oui réussi dans les différents! concours de ponte au Canada signalent une venle active, ce oui indique que le concours de "ponte sert de guide au public acheteur qui désire se procurer de bonnes poules pondeuses.(Communiqué)., —Jusqu'à date, vingt et un petits incendies en forêt oui été signalés au service forestier, suivant un rapport publié par M.Henri Kieffer, chef du service.Aucun de ces incendies n'a causé de dégâts considérables, parce qu'on a pu les éteindre avant (ju'ils aient eu le temps de se propager.Le premier feu de foret de la saison a été signalé le 26 avril et le dernier, vendredi après-midi.Dans sept cas des centaines d'hommes furent employés pour éteindre les flammes.Ces incendies couvraient moins de cent acres et ne causèrent que de légers dégâts.Maintenant que le beau temps est revenu, les permis de circulation seront rigoureusement appliqués, et personne ne pourra aller dans le bois, sauf celui qui portera un permis ou qui en sera exempt.Ces permis n'ont pas pour but d'empêcher les gens de pénétrer dans les forêts, niais de permettre aux autorités de contrôler les allées et venues et de rappeler à ceux qui vont dans le bois, les précautions à prendre dans les forêts durant la saison dangereuse.?"' ?Le premier incendie en foret près i!e la ville a été signalé hier après-midi, à Villeroy, sur le National.Il a été causé par l'imprudence d'un colon qui brûlait des broussailles.lirace aux efforts des gardes-forestiers et des employés du National, l'incendie fut éteint, mais seulement au bout de sept heures durant lesquelles il menaça de se transformer en conflagration.On dit (pie les perles ne sont pas considérables.Aucun bois précieux n'a été détruit.La maison J.-J.Joubert Nous accusons réception d'i ne très jolie monographie de la maison J.-J, Joubert, marchands de crème, lait et beurre.Celte publico-lio , d'une toilette typographique parfaite, contient quelques noies liist Tiques sur la maison, "inconnue il y a vingt ans cl qui est an-jour l'hui l'un des premières du Canada" et quelques renseignements accompagnés de parlantes illustrations sur les manipulations subies par le lait et les autres produits traités par la pasteurisation.La maison a commencé la pnstcurlstion avant 1910.On lit dans la broçhu-rette cette phrase significative qui .lu.dont les cl offer: ex-ex.s pov 83S1, Une exposition à Shimonoscki Une exposition d'ciigrais sous les auspices du gouverneur de la préfecture de Yamaguchi sera tenue en août prochain à Shimonoscki, un des centres de l'industrie des engrais au Japon.Les maisons canadiennes intéressées dans l'exportation d'engrais au .lapon sont (> Journal esl Imprimé »u\ Ni>» 336-340, f^^^^î^PihJnt^^imïZ I Invitées à communiquer blllû limité*) nrJrnlnlitratcur GEOUGIîS et secrétaire.l'IUAlîTIKlt, recteur du musée commercial Ya-mnguchi à Shimoiioscki, el de lui adresser en même temps (les échan-• i lions, des catalogues, des affiche;, el autre matériel de publicité.4 Le blé des îndes D'après la troisième estimation préliminaire officielle de la récolle de blé de l'Inde, établie cette semaine, la production lolulc anticipée esl de 10,-055,000 tonnes provenant de 30,-720,000 acres, comparativement à 11,390,000 tonnes cl 30,551,000 acres, estimation de la récolle de I!I2.'( faite en avril de l'an dernier, et 9,888,0110 tonnes, c.timnlioii finale de la récolte de I 022-1 !I2.'L Céné-laleineill 011 s'attend à ce pie 1:1 récolte qui esl actuellement en moisson, sera un peu au-dessous de la normale.La rouille causée par le temps nuageux cl la nielle dans les districts irrigués sonl les raisons de rabaissement des estimations précédentes.Au cours des derniers trois mois, les exportations de blé de l'Inde oui été pratiquement nulles.D'autre pari, janvier et février de celte année ont vu importer dans l'Inde 2,500 tonnes de blé au lieu d'une exportation de 90,000 tonnes dans les deux mois correspondants de 1923.,11 es| 1res peu probable que l'Inde ail un surplus de iilé exportable celle année.montre la souplesse d'initiative de l'administration, soucieuse de s'adapter aux besoins sans cesse en mouvement • "On commençait alors (en 1910) la pasteurisation en grand, car le fondateur s'était convaincu qu'en présence de l'agrandissement constant de Montréal, des distances de plus en plus grandes qu'il fallait taire parcourir au lait de son endroit d'origine à son endroit de destination, seul ce procédé moderne pourrait garantir à la clientèle un approvisionnement de lait sain, de qualité confiante et facile à garder." Nous signalons l-i oublication de celle brochure avec d'autant plus de plaisir que nous avons dans le temps, à la rubrique Xos enquêtes économiques, indiqué les progris prodigieux de celte maison qui-eons-t i t m- l'une des plus belles manifestations du succès des nôtres dans l'industrie.La maison J.-J.Joubert est une entreprise familiale et ne compte pas un seul sou d'argent étranger dans son capital.Il est bon de le dire, car les pessimistes de chez nous se refusent tellement à croire à la possibilité de nos succès industriels que d?s lors qu'une maison grandit, ils veulent voir comme ressort de ce (fé-veloppement l'immixion du capital élranger, cérébral comme monétaire.L'administration de la Maison .).-.1.Joubcrl n'a pas varié depuis son origine : le président est M.Jac-qucs-Janvicr Joubert; le vice-président, M.Zéphirin Joubert, frère du président: le secrétaire, M.N; po-léon Charcsl, beau-frère des deux précédents.La Banque rurale .l'eu de questions ont provoqué an lanl de discussions, fait couler au.lant d'encre, que celle relative à l'embargo propose sur noire huis de pulpe., Quand n oparlc de mettre l'un, b'argô sur l'exportation du liols ,|, pulpe, on entend par là l'cxporlatioa du bois de pulpe coupé sur les nn,.prieté privées, dans les bois et les forêts dpartcnnnt aux particuliers car, depuis deux décade sdéjà, ,.j môme plus, cet embargo existe pour ce qui concerne l'exportation du lmis de pulpe coupé dans les forêts moniales, c'est-à-dire celles prbvinc.es ont le contrôle nient la coupe.Les résultats de celle politique tout le inonde les connaît: elle a dr> lé 1 cÇanada d'une industrie excessivement florissante, dont là pr0.duclion contribue aujourd'hui p0Ur une Ranime considérable à nos porlalions .enparl iculier nos porlations aux Etats-Unis.Notre production de pulpe, en Canada, esl passée de 8851,021 tonn« en 1908 à 2,150,2251 tonnes en 1922 Notre production de papier } journal est passée de 350,000 tonna en 1908, au chiffre de 1086,000 tonnes en 1022.La valeur du capital place dans l'industrie de la pulpe et du pa.piér, qui s'élevait en 11117 à -isr,.787,405, est évalué pour 1922, In der-nière année pour laquelle ooi sédions des chiffres précis à 006.524.Il ne peut donc subsister do dis.eussion sur les bénéfices de cette politique.Elle est csscntli llctnenl cou fo line a l'intérêt national, puisqu'elle a permis au Canada d'ex-plotter pour le bénéfice de su popu.lalion ses 'richesses, forestières; qu'elle a obligé le capital étranger] en particulier te capital américain, à co-opérer au développement it celte industrie nationale; qu'elle a doté le pays d'une industrie florissante dont les progrès sont constants, cl l'a mise en demi lire dr s'emparer du marché américain, auquel nous fournissons aujourd'hui lout près de la moitié de sa i nsom-motion de papier à journal.Mais il reste que nos voisini, i l'heure actuelle, qui utilisent pu année une moyenne de (1 millions de cordes de bois de pulpe pour leur production domestique, obtiennent, lion an mal un, un milion cl quart de cordes de bois de pulpe cana-j dieu, achetées des particuliers, ce qui leur permet d'économiser d'au-tant, c'est-à-dire de près de 220 pour cent de leur ravitaillement, sur l'es-ploitation de leurs propres forets.Ils conservent ainsi une partie 4e leurs ressources forestières, tandis (pie nous, eu Canada, voyons au;-uicnlcr dans des proportions san> cesse croissantes nos prélèvement) annuels sur nos forêts, alors
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