Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1926, jeudi 12 août 1926
JOURNAL HEBDOMADÀ IF1 publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR: J.-N.Ponton REDACTEUR : Firmin Létourneau VOLUME 11 — No 32 MONTREAL, 12 AOUT 1926 Le sol est notre plus grande force Rédaction et Administration t 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal Téléphone: Main 2651 Abonnement: 1 an, $1.00; 3 ana, $2.60; Montréal et pays étrangers, $0.50 de plua par année.CINQ SOUS LE NUMERO Tirage Certifié par VA.B.C des L'état déplorable dans lequel se trouvent les marchés des produits laitiers nous force à revenir sur la question des ventes publiques et à insister pour que les administrateurs de la Coopérative appliquent le remède des enchères publiques qui, au dire des connaisseurs, amélioreraient la situation.' Telles que les choses se passent aujourd'hui, les prix fixés par la Coopérative sont ceux que reçoivent généralement les cultivateurs pour leurs produits laitiers, où qu'ils les vendent.En effet, le prix du lait en nature, le prix de la crème et les prix du beurre et du fromage vendus sur le marché de de Montréal, sont tous basés sur les remises faites par la Coopérative Fédérée.En prenant sur eux de fixer, à l'abri de la compétition du commerce, les prix du beurre et du fromage, les administrateurs de la Coopérative endossent donc une responsabilité formidable.L'on comprend facilement ce que signifie, pour la classe agricole, une différence en moins par exemple, de un sou par livre de beurre que la Coopérative ferait pour un marché donné.Ce serait, pour une semaine, des milliers de piastres et pour l'année des centaines de mille piastres de perte pour les cultivateurs.C'est donc, encore une fois, une énorme responsabilité que prennent les deux jeunes messieurs Labbé et Lussier quand ils vont rencontrer M.Ballantyne, de la maison Lovell & Christmas, pour décider avec lui quels prix les cultivateurs recevront pour leurs produits laitiers, chaque semaine.Partout, l'on affirme que le système adopté par l'ancienne Coopérative, svstème par lequel toutes les maisons de commerce de Montréal venaient en compétition les unes avec les autres, aux encans de produits laitiers, constituait une sauvegarde précieuse pour les cultivateurs, en même temps qu'il contribuait à stabiliser, pour ainsi dire, les prix des produits laitiers.C'est, en effet, sous ce système que le commerce des produits laitiers, en cette province, a connu ses beaux jours.C'est grâce aux encans de la Coopérative que, durant les premières années de son existence, l'on a réussi à réduire sensiblement la différence qui existait entre les prix du fromage d'Ontario et celui de Québec.Comme nous l'avons fait remarquer la semaine dernière, l'abandon des encans publics nous ramène graduellement à l'ancien état de chose.Combien de temps cela durera-t-il?Peut-être moins longtemps que les administrateurs de la Coopérative ne l'imaginent, il y a présentement parmi les cultivateurs un groupe considérable, dont le nombre augmente très rapidement, qui désirent que leur beurre et leur fromage soient vendus publiquement.Ils ont raison d'exprimer ce désir, car tous ceux-là qui sont au courant des prix payés aux ventes publiques locales, telle celle de lisle Verte, etc, savent que les prix sur ces marchés ont été dans presque tous les cas, plus élevés que ceux remis par la Coopérative aux cultivateurs.En voici une preuve: Date des Ventes Isle Verte Pasteurisé no 1 lô mai 22 mai 20 mai 5 juin 12 juin 19 juin 26 juin 3 juillet 10 juillet 17 juillet 24 juillet 31 juillet 7 août .33 7/16 plus 1 cent .32 3/16 .33 11/16 — .33 7/8 .34 1/2 — .36 3/16 — .34 3/4 — .33 7/8 — .33 3/16 — .31 11/16 — .31 — .31 3/4 .32 9/16 Coopérative Pasteurisé nol ,32 578 .33 1/2 .34 1/8-.35 .35 7/8 .34 1/4 .33 3/8 .32 1/8 .30 5/8 .30 .31 .31 3/8 non publiés beurre pour déterminer une organisation à rétablir ces ventes.En tant que le Bulletin des Agriculteurs est concerné, il va faire tout en son possible pour les faire rétablir, d'une façon ou d'une autre, sinon par la Coopérative au moins par l'entremise d'une autre organisation.A cet effet, il recevrait avec plaisir les suggestions des cultivateurs et des fabricants qui sont en faveur des encans publics.Lorsque nous aurons ces renseignements, nous serons alors plus forts pour réclamer ce système de ventes qui est, sans contredit, une efficace mesure de protection pour la vente des produits laitiers en cette province.La chose presse; la saison s'en va.Si ceux qui ont à coeur de rétablir ce système, veulent se donner la peine de s'organiser immédiatement, il y aura moyen de se mettre en marche dans quelques jours.Ils ne prennent aucun risque à procéder ainsi, car la si Coopérative persistera refuser de tenir des encans, ils pourront toujours vérifier entre les prix obtenus aux encans et ceux payés par la Coopérative et ils auront alors l'assurance d'obtenir les plus hauts prix des marchés.Le commerce des produits laitiers en notre province occupe une place assez importante dans notre économie commerciale pour que ceux-là qui se préoccupent des intérêts des cultivateurs et de la province en général, n'hésitent pas à prendre les moyens nécessaires pour assurer son maximum de rendement pour les producteurs.J.-N.PONTON.Le beurre de la région de lisle Verte aurait donc été payé P'ir le commerce de Montréal, le 15 mai, par exemple, 34 cents et 7,16 tout, près, alors que les remises de la Coopérative n'étaient que de 32 5/8 cents.En effet, les frais moyens de transport, etc, de cette région à Montréal, s'élèvent.à tout près de 1 sou par livre.Il n'y a qu'à parcourir cette liste et à multiplier par la différence entre les prix payés à l'Isle Verte et ceux remis par la Coopérative, pour connaître le montant en plus qu'auraient rapporté aux cultivateurs de cette province les produits laitiers: lait, crème, beurre et fromage, produits par eux, s'ils eussent été pavés sur la base de l'Isle Verte.Le même système de ventes publiques est en honneur clans tous les centres de production de la province d'Ontario.Partout l'on en est satisfait.Pendant qu'on l'appliquait ici, à Montréal, les cultivateurs en étaient également contents.Les causes de critique de la manipulation du beurre et du fromage par la Coopérative ne se rattachent nullement au système de ventes publiques, mais bien au système de remises.Encore une fois, ce système est trop logique et trop pratique pour que les administrateurs présents de la Coopérative s'en écartent ainsi sans souveler de protestations chez les cultivateurs.Or, parmi le groupe de cultivateurs protestataires, il s'en trouve plusieurs qui sont décidés à prendre les mesures nécessaires pour établir de nouvelles enchères publiques.Us en sont même rendus à faire des instances auprès de celui qu'ils considèrent comme la principale autorité en matière (le commerce de beurre et de fromage en cette province, monsieur Auguste Trudel, gérant des Crémeries Mont-Royal, pour l'engager à organiser des ventes publiques.D'autre Part, les hommes d'affaires paraissent en général bien disposés à appuyer une telle entreprise.De toute façon, il est évident que les enchères publiques seront bientôt rétablies.Cela sera facile: il suffira qu'un groupe de fabriques assurent des offres d'une couple de mille boîtes de fromage, par semainë.'et d'un millier de boîtes de Le journaliste indépendant M.Jules Dorion, directeur tl6 YAction Catholique, consacre son éditorial de samedi dernier à l'indépendance des journaux.Il écrit: Le journaliste indépendant esl pauvre; c'est entendu, et inhérent à la position; mais il a cette grande liberté, — j'allais dire jouissance, — de penser par lui-même, et lorsqu'il écrit, de dire ce qu'il pense.Ni le parti politique, ni la coterie d'affaires ne lui dictent ce qu'il faut penser et écrire.Il arrive parfois que des hommes politiques en vue, que des partis politiques, que des hommes d'affaires même soient de la même opinion que lui, comme le contraire existe souvent.Qu'il ait influé sur l'opinion des autres par la vigueur de sa dialectique et son prestige c'est possible; mais son» indépendance n'en est nullement affectée Il reste un homme sincère qui pense ce qu'il dit.* * * Et c'est ici la cause de l'erreur la plus commune chez un grand nombre.Si un journaliste indépendant partage aujourd'hui l'opinion de tel ou tel chef sur la situation politique, on le dit bleu, rouge ou progressiste.Il n'en est cependant rien du tout.L'indépendant base son opinion, vraie ou fausse sur des raisonnements qu'il croît justes, voilà tout.On peut penser autrement que lui.Mais il est ridicule de le traiter de partisan.Il l'est encore plus de prétendre le réduire au silence durant les périodes électorales.Car ces périodes là sont précisément celles où le public a le plus besoin qu'on lui expose des opinions désintéressées et saines.Il existe dans tous les partis des masses amorphes, qui se meuvent aveuglément dans une direction, toujours la même quoiqu'il arrive; mais il existe dans les deux partis un certain nombre d'électeurs qui ont le goût de la clarté, de la vérité, et de la dialectique.Ceux-là suivent avec une attention plus soutenue qu'on ne pense les journalistes indépendants; ils pèsent leurs raisonnements, les acceptent ou les repoussent, mais finissent par se former à cux-même une opinion qui les fait jouer un rôle éclairé dans les destinées du pays; car ce sont souvent ces électeurs qui font pencher la balance de la majorité; et ils méritent qu'on leur attribue tout ce qu'il y a de bon dans les verdicts populaires.Plusieurs gagneraient à mieux comprendre le rôle des journalistes indépendants.Cela leur éviterait des récriminations souvent ridicules; cela les placerait dans le groupe estimable de ceux qui raisonnent leur vote." Nouveaux droits de douane Le ministère fédéral public le communiqué suivant: "On a commencé à percevoir de nouveaux droits de douanes sur les fruits et légumes de provenance étrangère.Le cultivateur canadien, celui-là surtout qui cultive la pomme de terre, sera efficacement protégé contre l'encombrement de nos marchés par des fruits et des légumes non canadiens."Les nouveaux droits ont été mis en vigueur en vertu d'un arrêté ministériel et de l'Acte des Douanes.La nouvelle échelle tarifaire est basée sur le prix minimum de vente par le cultivateur canadien de chaque légume et de chaque fruit.Cette "valeur normale" des légumes et des fruits préviendra l'inondation de nos marchés par les primeurs américaines souvent vendues à vil prix."Par exemple la "valeur normale" des pommes de terre est de 2 sous la livre.Il coûtera désormnis de 81.00 à $1.00 par baril de droits de douanes pour faire entrer des tubercules nmérlcnlns chez nous.A certaines saisons, les pommes do terre américaines se vendent Sl.50 le baril do 1G0 livres.Désormais l'importateur évaluera ses pommes de terre à S3.20 nu lieu de Sl.50.Il lui faudra calculer le tarif contre le.dumping", lequel n'excéder:! pas 15 p.c.C'est ainsi par exemple que sur le baril qui coûte $1.50, il iiura à payer jAyd IvOvvd vUl A Cl tableau, même sur une moyenne de À deux ans, accusent des écarts -de rendement plus considérables'que ne devraient présenter les variétés généralement cultivées.Par exemple.l'Alaska, qui l'on cultive beau- —- ; coup dans ce district, n'a pas aussi Une des difficultés auxquelles sel que nous avons acquise jusqu'icij bien rendu que la Daubeney, Otta-hcurtrnt les cultivateurs des Can- sur cette station au cours de nos wa 47 la seule autre variété précotons de l'Est est d'obtenir des ali- recherches sur le* céréales, qu'une oc comprise dans cet essai.Il est ments concentrés à un prix assez h parlie de |a difficulté est ««*• Probable qu il est très possible « .i>«„ ,.,.Ucn i»aiut m.i0c ft 1.00 Peaux d'agneaux(la peau) — 50 ft 0.60 Peaux de chcveaux(la peau).3.25 LAINE Lavée No 1.Lavée No 2;.Non lavée No 1.Non lavée No 2.16 Non !avé-e No 3.FOIN DE MIL nu chnr, ln tonne Fxtra No 2.(point d'exp.).SI 1.00 Xo2.10.00 No 3.000 FOIN DE TREFLE la tonne No 1 (trèfle mêlé).SS.00 No 2.PAILLE ln tonne Bonne.$5.00 à 6.00 NOUS VOUS INVITONS A NOUS ENVOYER VOTRE CREME.i .• « _ VOUS SEREZ PAYES DE HAUTS PRIX.NOUS SAVONS QUE LORSQU'UN PATRON EST SATISFAIT, IL NOUS RECOMMANDE.é VOUS AUREZ SATISFACTION.VEUILLEZ NOUS ECRIRE POUR NOS CONDITIONS.975, SAINT-ANDRE UJLMJTCB) MONTREAL UDEL ÂYER Limitée Entrepôts de la Commission du Havre .Montréal Nous payons le plus haut prix du marché pour BEURRE ET FROMAGE Nos retours sont fnits promptement Ecrircz-Itous pour renseignements.UN PRÊTRE.L'ABBÉ HAMONlCmti.possède le moyen radical de guérir: DIABETE, ALBUMINE.CŒUR.REINS.FOIE.ESTOMAC, RHUMATISME.- BRONCHES cl toutes les maladies chroniques réputées incurables.AUCUN RÉGIME - RIEN QUE DE3 PLANTE3 BrtKhitre «ipUcttive tl tri, InléfMMntCj fnr.çiii ou «ntliit.1-jratii tl lr=ir:o iur denundc.Adrcticr ——— LABORATOIRES BOTANIQUES ET MARINS Montréal VUE CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE Les nrrivages de beurre à Montréal, pour la semaine se terminant le 7 noût se sont chiffrés à 14,080 boites, contre 17,797 boitas ln semaine précédente et 32,817 boites l'année dernière durant ln même semaine.Ce marché a été tranquille durant toute ln semaine.FROMAGE Les nrrivages de fromage durant la même semaine se sont chiffrés ù 05,968 boites, contre 07,038 la semaine précédente et 02,139 l'année dernière durant la même semnine.Ce marché ne s'est pns amélioré.Les exportations sont très restreintes et le marché local manque d'activité.OEUFS Essais d'orge à Lennoxville la Les nrrivngcs d'oeufs durant même semaine se sont chiffrés n 7,397 enisscs contre 0,942 caisses ln semaine précédente et 5,99ô l'nnnéc dernière durant ln même semnine.Les prix se mnintiennent.Une demi-douzaine de variétés sont à l'essai depuis trois ans à la station expérimentale fédérale de Lennoxville, Que., cl le régisseur de cette station, M.J.-A.MeClary, déclare, dans son rapport de 1925 que "'orge a toujours donné de plus gros rendement que l'avoine.outre, lorsque l'orge est semée de bonne heure au printemps elle peut être récoltée avant les premières pluies d'automne car elle mûrit tôt; les travaux de ln moisson et les risques de pertes sont ainsi réduits d'autant.Cependant l'orge ne se Ventes publiques de beurre et de fromage SAMEDI, 7 AOUT CORNWALL, ONT.—2,922 boites de fromage vendues 10 3-4 cts la lb.f.o.b.Corn-wall, contre 22 cts l'année dernière à la môme époque.LONDON, ONT.—270 boites de fromage dont 80 boites vendues 10 cts la lb.f.o.b.London.MADOC, ONT.—249 boites de fromage vendues 17 1-16 cts la lb.f.o.b.Madoc.NAPANEE, ONT.—330 boites de fromage blnnc, 1,494 de coloré, vendues 17 1-16 cts ln lb.f.o.b.Nnpn-nce.VANKLEEK HILL, ONT.—1,085 boites de fromage blanc vendues 10 5-8 cts la lb.f.o.b.Vankleck Hill.BROCKVTLLE, ONT.—1,282 boites do fromage blanc, 1,513 de coloré vendues 16 3-4 cts ln lb.f.o.b.Drockvllle.ST-HYACINTHE, QUE.—119 boites do beurre pasteurisé vendues 33 cts Ja.ll)., 334 boîtes de fromage ven •ducs-'lO- 3-8 cts latlb.•-—¦.'.' ' : \ ré-des 'n-un plait pas sur "les sols humides" ci-1 marché qui prend une rapide extrêmement lourds, infertiles ou mal I P'insion et sur lequel^ les fabricants travaillés, mais sur terre de qualité canadiens devraient être en mesure ordinaire et après une plante sar- (lc concurrencer.Les Etats-Unis 'sont, n l'heure actuelle, le plus im portant fournisseur bien qu'ils soient suivis de près pair ln Grande-Bretagne et le Japon et aussi, de Le marché des courroies de cuir eu Chine Les nouvelles industries qui se développent en Chine sont de plusieurs types, et comprennent des consommateurs importants d'équipement industriel tels que des filatures de coton, des moulins n riz et n, fnrine, des usines de ciment, des scieries, des ateliers de machi- jjn nés, des chantiers maritimes ateliers de galvanoplastie, écrit le commissaire du commerce, L.M.Cosgrnvc, de Shnnghnï.D'après des enquêtes faites comment au sujet de l'emploi courroies par ces différentes dustries il y a, pour ce produit, clée, elle donne presque toujours un aliment plus hautement concentré, lorsque l'on emploie l'une ou l'autre des variétés recommandées, que toutes les autres céréales cultivées dnns les Cantons de l'Est.Voici une liste oi>itLiiHL liflSp !2 AOUT 1926 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CINQ Billet' de Grande - Soeur jr.lis un peu partout je.feuillette un peu de tout, romans 'oti$ nouvelles délicieuses, traits d'esprit, critiques mordantes, ^dissertations sérieuses, théories émises philosophiquement, enfin tout un méli-mélo dont les brides restent plus ou moins olidrinenl fixées dans ma mémoire.C'est ainsi que l'autre hier, distraitement, mes yeux tombèrent sur une opinion masculine, concernant la lecture des romans chez les jeunes filles, ainsi conçue: "Les mamans ont tort de ne laisser aux jeunes filles aue des romans écrits pour elles, comme ceux de Delly, Guy Chantepleure, Roger d'Ombre, etc.Ces romans flattent et entretiennent leur imagination romanesque.Ces romans ont pour nersonnages des héros trop chevaleresques, doués de trop de qualités ou de trop de perfection.Des héroïnes trop admirables, trop flattées et trop souvent considérées comme des victimes.Ces livres* donnent à celles qui les lisent (et avec quelle avidité!) une fausse conception de la vie.Quand elles entrent dans la vie elles-mêmes, après avoir dévoré, tant de possibilités, elles sont surprises de là trouver si peu conforme, a ce qu'elles l'avaient espérée et tombent de.déboires en désillusions.Pourquoi ne pas fire Paul Bourget, Francis Jammes, Henry Bordeaux; Pierre \JjOli?Ces écrivains sont sincères et décrivent souvent lu vie telle, qu'elle est, nous montrent des personnages sous leur véritable jour.Quel mal y a-t-il à connaître la réalité si plate et si triste sait-elle?En lisant ces auteurs on apprend à la connaître, on se.fait moins d'illusions et on est "armé" pour entrer dans la vie".l'a instant je suis demeurée songeuse.L'auteur,—un jeune homme, tout me le laisse croire, — avait-il tort ou raison?Oui et non peut-être; tout de même je n'ai pu encore parvenir à mettre mon point de vue sur le même angle que le sien et je suis positive que, connaissant mieux et plus intimement l'âme féminine, l'éune toute d'exquise, sensibilité de la jeune^fille, son opinion connaîtrait quelques transformations et le sort des mamans ne serait pas si grave qu'il le proclame; car il est assez évident, ce me semble, que si les romans écrits spécialement pour les jeunes filles et recommandés comme, tels par des connaisseurs incontestables de l'âme féminine, sont dangereux pour clh's, ceux qu'on leur recommande, de ne pas ouvrir ne.peuvent rire la nourriture qui leur est nécessaire.Je ne veux ni ne puis faire la critique de Paul Bourget, d'Henry Bordeaux ou de leurs confrères; je suis une jeune fille, pas enlisée totalement par l'illusion, à ce que j'ose prétendre, pas mie romanesque, exaltée non plus et cependant j'ai relativement peu lu ces auteurs en comparaison de ceux qui écrivent spécialement pour les jeunes filles, et ne vois aucunement de quelle utilité ils pourraient m'être pour envisager la réalité, qu'à "Voeil nu" je puis voir sur toutes ses faces.Je ne veux non plus proclamer parfaits les ouvrages de Delly, de Chanteplciu-e et de nombre d'autres, ce serait de l'aveuglement, tout de.même je ne puis. de contrôle et le nom de notre Compagnie.Lee} indications ds motte imïaccindans la circulaire sont jprtis^»* suivez-les bien.Chez Unie les marchande ou^pafla poste-sur réccptionrtl&prix, 60 «mis la botte.Compagnie Chimique Franco Américaine, Limitée, 1570, rue St-Denis, Montréal RAPHAELLE.— Jo ne croyais pas vous mystifier ainsi en vous mentionnant la petite remarque faite en votre lettre, le plus '•innocemment" du monde!!! Vous ne vous y comprenez (pas et j'oserais dire: "ni moi non plus"! Je ne passe pas la loupe sur vos manuscrits, croyez-le bien, je n'en aurais pas le temps d'ailleurs, seulement j'ai la mémoire des écritures et certaine observation naturelle, dont je n'ai aucun mérite, qui m'amène à intriguer parfois mes correspondantes.Voilà tout le secret, ma chère RaphaëHc, tout.! — Jc n'ai pas le temps de vous écrire le petit mot personnel concernant le "sournois ami", si loin de nous maintenant qu'il me serait difficile de répondre à l'idée que vous vous faites de mon intime connaissance de ses faits et Restes; ne m'en veuillez pas, j aimerais tant pouvoir vous satisfaire.Vous avez oublié d'inclure vos communications dans votre lettre, ma mie* .SYLPHE.— C'est charmant de réaliser par votre retour mie vous êtes bien fermement attachée n votre cercle et que désormais vous ne vous quitterez plus! Mes vacances ont permis au grand nombre d articles que nous avions .pour la Iribune de se liquider.Je vous attends donc bientôt avec ce quelque chose de joli que saura réaliser votre demande de correspondante et j essaierai do jie pas vous décevoir.Bonjour amical.l'ETA LE DE ROSE — Comme je leur sais gre aux brises gaspésien-nes qui, dans un tourbillon où s'exhale votre parfum, vous amènent sur mon bureau! Et c'est là que vç-us osez vous plaindre de votre plume, précisément au moment où je m extasie devant sa facilité?Quel sacrilège! N'y revenez plus!! Jouez a la petite fille pendant ces mois de repos qui s'offrent à vous, laissez-vous gâter et choyer a>fin de venir bientôt ni'ap.prendre l'heureux changement survenu dans votre état de santé.YOLAINE.— Je comprends parfaitement, ma chère petite amie, la peine que vous causa ce départ; edlcs sont si tristes les séparations, les démembrements des familles, même quand l'on espère de tout son coeur que le bonheur saura combler l'être, aimée.Ne laissez pas l'ennui obscurcir vos heures de belle jeunesse, Yolaine, réagissez, sachez vous créer des distractions! des amitiés, non pas pour rem phi ccr celle qui vous manque mais afin que le vide soit moins grand en votre àme; revenez souvent à la page si vous trouvez de la douceur à épancher votre coeur dans celui d'une autre Grande Soeur qui vous aime bien et qui ne demande Su'à semer de là joie en votre vie.ui, mes souhaits se sont ajoutés aux vôtres pour votre chère soeur et dites-le lui bien, voulez-vous?LISE DES MONTS.— Si je vous accepte?Mais de grand coeur, mignonne amie, que j'espère conserver bien longtemps, et que j'ai été si^ heureuse de connaître doublement dans la gentille missiveI Vous avez bien fait de venir, allez; si vous saviez comme je les aime les "grands bébés" comme vous, dans l'ivresse -de la prime jeunesse, comme j'ai n les gâter pour les voir toujours sourire! Comme correspondante, pouquoi n'écrivez-vous pas un premier billet à l'Infirmière qui vous aimera beaucoup.FLEUR DE LYS.— Je n'ai pas le droit de découvrir le pseudo d'une Abeille sans son consentement.Donc, si vous avez comme vous dites, un motif valable pour désirer connaître Violette de Stc-.-1/inc, je lui demande ici la permission de le faire, ce qu'elle m'accordera rie grand coeur, j'espère.RUJSSONNET.— Sous le nouveau pseudo vous retrouvorez toute l'affection qu'ici on vous donnait autrefois, tout comme si votre absence n'avait pas durée ces deux longues années que j'ai "effacées".Etcs-vous contente 1?Etes-vous allée faire la retraite projetée?J'attends, selon votre promesse le récit de vos impressions.J'ai pris note de votre demande de correspondance et j'essaierai de vous satisfaire.AURORE DE NEVER S.•— C'est moi qui trouvais bien longue vo-".re absence, mais votre joli billet ?t les charmants minois qui s'y •taient glissés m'ont bien dédommagée, je vous remercie dcvin'avoir -ermis de vous mieux connaître, •ous et vôtre soeurette, vous me ilaiscz infiniment et je n'espère iti'une occasion pour le bonheur l'une connaissance véritable.Cer-ninement qu'avec vous je trouve lien gentil notre Criquet et je ne ui en veux pas du tout de vous voir parlé de moi! EXCELSIOR.— Depuis long-nips déjà votre lettre fut écrite, mur m'arriver durant mon nbsen-e cl me faire ne vous répondre iii'aujourd'hui, alors que vous êtes lin déjà.J'opère tout de même, pic votre chère soeur vous la fera COMMUNICATIONS LA POUDRE" core Criquette, n'est-cc-pas?J'ai vu votre minoi et ceux des vôtres chez Miguy la semaine dernière; je n'ai jamais été ainsi tentée de vous voler! REVE D'ESPOIR.— Quoique brève, votre lettre m'a fait plaisir c'est toujours agréable de rencontrer une amie et de lui dire bon jour! Vous savez bien que je suis toujours prête h vous accueillir avec vos rêves, et vos espoirs, allez venez sans crainte.ROSE DU PARTERRE.— Vous avez b^gn fait de venir me causer de tout ce qui fait le cadre de votre jeunesse et n'allez pas douter que je ne m'intéresse à tout ce qui concerne la gentille petite amie que vouis êtes, la petite fille à la vie douce, paisible et heureuse parce qu'elle sait comprendre sa félicité et ne la pas gâter par des chimères.Merci de vos affectueux sou haits.Il n'y a pas de directrice chez vous.OUPEDON.— Mon billet vous trouvera dans l'enchantement de votre vie nouvelle, dans le petit nid d'amour que vous venez de vous créer et où sont allés se nicher mcfi plus chers souhaits pour vous.Comme jc suis contente que vous restiez au Foyer, j'avais peur que vous le quittiez avec le foyer paternel, ainsi vous viendrez bientôt nie dire combien vous êtes heureuses?En attendant je le suis avec vous, toujours.VIOLETTE DESPRES.— Ah bon! cette fois vous avez voulu accepter mon "mot d'Evangile" sans récriminations, voilà qui m'enchante et me donne un peu rie confiance dans mon autorité! Conti niK'7.ainsi, voulez-vous?— Vos pourparlers en question mariage avec votre frère m'ont fort amusée et j'en suis à me demander si je dois vous souhaiter le "succès dans votre entreprise" ou "la canonisa tion" que vous vous êtes permis de prédire.Dans l'embarras du choix je ne me contente pour aujourd'hui que de vous souhaiter la continuation jusqu'au bout d'aussi belles vacances.PETITE ALOUETTE.— Votre retour me fait bien plaisir; j'ai changé votre pseudo et je vous considère désormais comme une petite amie bien assidue.Vous êtes heureuse.Petite Alouette, d'avoir ainsi du bonheur ù enseigner et remerciez-en le ciel, car ne croyez pas que toutes les tâches d'ensci-gnenuent sont ainsi et que ceux qui les traitent d'ingrates ont tort.Plus souvent qu'autrement les épines sont en nombre bien supérieur aux roses, le courage bien près de défaillir devant les suçassions d'épreuves et les larmes no/nbreuscs; on tient à sa tâche parce qu'elle est belle et noble, que le bien, même payé d'ingratitude, est doux A accomplir.Encore une fois, sachez comprendre votre grand bonheur, goûtez-le bien et pour ne pas qu'on vous le ravisse un jour ne sovez pas trop sceptique devant les désolations des autres institutrices.— Criquet des Bois est en effet une amie bien gentille mais elle a trop de correspondances pour en accepter rie nouvelle*, écrivez plutôt un premier billet à Buessonnct qui sera tout disposé A bien vous aimer.Voici l'adresse demandé, 314 chemin Ste-Catherine, Outremont, près Montréal.Fée ouvrière—T] y a de la joie dans votre lettre, "on* y sent mijoter du bonheur", dirait Jules Pravieux, et cela me fait réellement bien plaisir."On" ne vous a pas trompée, ma chère amie, l'adresse donnée est exacte, tout de même soyez très prudente, voulez-vous?Je' vous sais bien sage et c'est pourquoi je ne doute pas que vous ferez bien les choses.Vous êtes cinq Abeilles dans votre comté et vous êtes la seule de votre paroisse.Gilberlhc aux yeux bleus.—Vous avez peur, petite amie?Peur do Grandc-Socur?Allons, vile, vite, rassurez-vous, jc suis trop contente de vous retrouver pour aller vous faire du mal, d'autant plus que si vous avez été silencieuse, ce n'est pas du tout de votre faute.Jc vous félicite de tout coeur des succès qui ont couronné votre année d'études et je souhaite qu'ils grandissent encore l'an prochain, avec les nobles sentiments de votre coeur, lesquels sauront toujours vous garder dans In voie droite du devoir.Vous me reviendrez encore avant la rentrée?Je ne serai plus en vacances et par conséquent ma réponse n'aura pas à se laisser ainsi attendre.Ccndrillon.—Vous m'adressez la plus intéressante des missives, ce qui fait que vous ne m'effrayez pas du tout en me promettant de recommencer bientôt! Jc ne connais pas votre pays mais la description que vous m'en faites ne saurait me laisser douter de sa beauté: je ne suis pas une incrédule concernant les pittoresques beautés canadiennes.Nous avons certainement beaucoup d'abonnés en Ontario-dans les cen- Lys blanc__Dans le jardin fie mon coeur une si charmante fleur serait à souhaiter! Catiche—Vous m'êtes très chère et je vous aime bien gros.Grands yeux.—J'ai une affection toute particulière pour les grands yeux.Seraient-ils bleus?Mignonne chérie.—Jc vous souris affectueusement, petite soeur.Colombe du faubourg Jacqueline des Prés.—Puisse mon bon souvenir parfumer vos vacances que je désire heureuses.Colombe du Vieux Nid.—C'est la saison des violettes, vous en aurez la preuve bientôt.Aurore de Nevcrs.—Le silence, c'est de l'or! Soyez patiente donc et comptez sur mon bon souvenir.Dieu papillon.—Nos couleurs se nuancent bien.Venez, nous en ferons la preuve.Bonjour! Violette de Donaventure Ondinc néveusc.— A ous mon plus affectueux souvenir! Aux Abeilles—Je serais reconnaissante aux gentilles Abeilles qui voudraient m'envoyer des déclamations.Yolaine C.Pour Rire.—Vous voulez savoir d'où je viens?De chez nous.'.' Des occupations pressantes m'ont empêchée de fréquenter la ruche ces derniers temps.Pas eu le danger d'encourir la "guillotine" du territoire français, seulement peut-être la "potence" .lorsque M.C.Pour Rire saura que dans "sa moustache soyeuse", à son insu et sans passeport, depuis plusieurs jours l'Araignée s'y promène! (?) Heu! heu! Débarrnsscz-moi, vous écriez-vous à l'instant, en tirant et tiraillant tant bien que mal ces pauvres poils inoffensifs! Psst! Pas de massacre, je vous prie, il y a longtemps que sur son "balcon", de loin, l'Araignée malicieusement vous sourit en vous fredonnant "Qui trop embrasse .(non "s'attarde") Manque le train!" Yolaine.— C'est lorsqu'on croit le danger éloigné qu'il nous frôle.Prenez garde: c'est vous que mes pattes visent et que mon appétit réclame ! Yanik d'Haberville.— C'est moi que vous avez rencontrée là-bas.mais il n'y a pas longtemps, dites?Vous êtes plus visible 0"7 his, le feston sera bleu ou Jaune oronge; l'oiseau bleu, oiseau de bonheur; les fleurs de la couronne et du semis, rose et mauve; feuilles vertes, coeur Jaune o'.i noir.No 9133 sera joli si les fleurs sont de plusieurs teintes; Wru.rose, mauve et Jaune pAle ressortlront également blrai.U-s deux autres modèles, plus conséquents, pourront aussi se faire en blanc, pou-les personnes que séduit l'élégance d'une belle serviette en toile, ornée de vraie broderie.IXans ce cas.le 8110 bis se fora, panier nu point de feston, l'anse simulée par une «
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