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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 29 décembre 1927
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1927-12, Collections de BAnQ.

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JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR: J.-N.Ponton REDACTEUR: Firmin Létourncau Le 50/ est notre plus grande force Rédaction ct Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphoné: Main 2651.Abonnement: 1 un, 51.00; .1 ans, ?2.50; Montréal ct pays étrangers, 50.50 de plus par année.Tirage Ceriîjié par VA.b.c MONTREAL, 29 DECEMRRE 1927 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 12 — No 52.Bonne et Heureuse Survivance française Bonne fit heureuse aimée me à ceux des campagnes.nos lecteurs des villes, corn- Afin de rendre plus efficaces nos souhaits* nous nous permettrons de soumettre à nos amis quelques considérations hâtives qui ies aideraient à atteindre au but que nous leur proposons: une bonne ct heureuse année.A ceux des villes, nous demanderons de se bien pénétrer de l'idée qu'ils ne tiennent pas en leurs mains seulement leur propre bonheur, que pour être heureux citoyens québécois, heureux citoyens canadiens, ils doivent consacrer leurs efforts, non seulement à la solution des problèmes sociaux urbains, mais aussi à la solution des problèmes sociaux de leurs compatriotes des campagnes.En effet, lorsque nos populations urbaines auront la conviction profonde, cette conviction qui détermine l'action, que l'avenir de notre province et de notre pays tient, pour une large paît, au progrès dc l'agriculture canadienne, ils n'hésiteront plus à coopérer au progrès do l'agriculture, pas plus que les populations rurales n'hésitent à coopérer au progrès des industries urbaines qui, dans un ordre secondaire, contribuent au progrès général.Pour exprimer en deux mots ma pensée, je souhaite 11 ue les ouvriers, les commerçants, les industriels et les financiers des villes prêtent aux agriculteurs leur concours entier pour solutionner leurs problèmes.I .es populations des villes seront heureuses à Ja condition que les populations rurales puissent continuer à cultiver de la terre.Pour cela, il faut, qu'elles y trouvent leur profitoti poilrqu'elles y trouvent leur profit, il faut que les populations des villes consentent à leur accorder la proteoi ion que Jes populations rurales leur accordent à elles-mêmes.Il faut qu'elles sachent, dans le cas particulier de notre province, donner la préférence aux produits agi ieoles de provenance québécoise d'abord, de provenance canadienne ensuite et.après, de provenance étrangère.Amis lecteurs «les villes, nous vous invitons donc à réfléchir sur ces observations et à agir de façon à vous rendre le témoignage -que-vous avez fait pour les populations ru-1 aies, ce (pie vous voulez que les populations rurales fassent pour vous.C'est à cette condition que nous vous garantissons (pie nos voeux de "bonne et heureuse année'' se réaliseront.^: A nos amis des campagnes, que par esprit de solidarité nous voudrions voir plus heureux que tons les.autres, nous soumettons que la réalisation de nos a'oeux tient à leur compréhension de Ja situation de leurs compatriotes des villes et à leurs efforts consciencieux pour la solution de leurs problèmes professionnels.Le producteur terrien ne doit jamais perdre de vue que ses progrès sont intimement liés aux progrès des vastes populations urbaines qui consomment ses produits.Il doit donc s'occuper à répondre à leurs exigences, à leur fournir cè qu'elles demandent et à leur faciliter, dans toute la mesure, du possililc.l'obtention de salaires raisonnables.A l'honneur des cultivateurs de notre prorince en par-i iculiër, il faut dire que le Québec, en donnant, connue il l'a l'ait, au moins dans son coeur, son appui an développement 'les industries qui sont la source dc revenus des populations urbaines a, sur le terrain dc l'économie nationale, surpasse ses compatriotes des aMIIcs.Du point, de vue de la production des récoltes et de la production animale surtout, nos amis, pour obtenir le bonheur, devront encore faire des efforts considérables pour améliorer leurs rendements.Les merveilles de production qu'ils ont accomplies durant la dernière guerre ont prouvé qu'ils savent produire.Mais, étant donné que le fruit de icur travail, absorbé par l'élément consommateur, l'est maintenant dans des conditions telles qu'ils doivent subir la compétition des pays étrangers, dont le coût de vie est infiniment inférieur au nôtre, ils doivent, pour ainsi dire.1 affiner davantage leurs connaissances et tendre à tirer de 1 haque acre de ten c, de chaque tête de bétail, de chaque heure de travail de tous les membres de leur famille, cent pour cent de ce qu'ils peuvent produire.Lté problème de la production ne doit, cependant pas èl re la seule préoccupation de nos amis ruraux: ils doivent aussi travailler à la solution du problème "aussi'' impor-1 ant, pour lie pas dire "plus", de l'écoulement dc leurs produits; Nous ayons chez nous des marchés domestiques dont l'importance ne paraît être connue de personne.Ces marchés sont alimentés en grande partie par les autres provinces canadiennes, voire même par les pays étrangers.En ce domaine, le devoir des cultivateurs, par leur association professionnelle ct par leurs autres organisations, est clair: c'est d'amener le gouvernement provincial à faire une enquête sérieuse, enquête qui est demandée depuis des années et des années, sur la nature, la quantité et la qualité des produits agricoles consommés par les ouvriers de notre province et de notre pays.Quand ils auront fait tout cela, nos amis des campagnes nous auront permis de leur assurer la réalisation complete de nos voeux de "bonne et heureuse année" que nous leur adressons du plus profond de notre coeur.J.-N.PONTON Nos frères dos provinces do l'Ouest sont venus en visite.Le 19 dée.ils étaient reçus à Montréal, puis dans différents centres de notre province de Québec, la province-mère des Canadiens français.J'aurais voulu assister à rune de ces réceptions.Je ne l'ai pu.raison de santé et autres, niais j'espère qu'il y en avait d'autres et que nos visiteurs ont pu Constater que dans notre bonne province, i! y avait encore du patriotisme.Ont-ils pu constater que les cultivateurs avaient la considération qui leur est duo ?Le passage de ces visiteurs me fait toucher aujourd'hui A un problème que j'aurais dû traiter depuis longtemps.Ce problème de la direction .à prendre pur ceux qui nous laissent.Au cours des discours prononcés pendant le voyage de lu Survivance, comme dans les discours faits lors du voyage de la Liaison en juillet dernier, revient toujours une constatation, c'est que, depuis un siècle, la moitié de l'accroissement de notre population a pris le chemin des Etals-Unis.L'on fait ainsi ce calcul: deux millions de Canadiens, rendus aux Etats-Unis, perdus pour le pays et grandement exposés il être, perdus pour la race.Si ces deux millions étaient restés au pays, s'ils s'étaient dirigés vers les provinces des prairies, il y aurait , là-bas, uno ou deux provinces, peut-être trois, qui seraient la répétition du Québec.Très vrai cela! Maintenant il faut non seulement constater un fait, le déplorer, mais encore et surtout on chercher les causes ot chercher aussi les moyens de fuire mieux à l'avenir.Dans l'étude de ce problème, il est des points qui relèvent de la ûniinco et il est des questions de sentiments.Malheureusement aussi, il est des questions qui relèvent de l'administration par suite du domnino politique.Dans notre province, il y a tout un clan, qui est disposé à faire un crime à, quelqu'un qui touche aux questions politiques à moins que ce ne soit pour encenser certains politiciens.Parlant du Mexique, M.L.-J.Dussault, du Devoir, écrivait: "U n'y a pas là do liberté politique, il faut être du parti au pouvoir, ou ne pas faire de politique du tout".! On dirait parfois que ces paroles I ont été écrites pour certains coins i de notre pays.Au risque de mécontenter certains individus et de me mettre à dos certaines puissances, disons ce qui en est.La province de Québec n'a pas de surplus do population.Notre territoiro agricole bion cultivé pourrait produire de quoi nourrir dix et vingt fois peut-être la population actuelle; alors nous no pouvons dire: envoyous le surplus de notre population ici ou la puisque nous n'avons pas de surplus réel de population.Donc le fait brutal c'est que nous n'avons pas de surplus de population.Nous n'en avons pas de reste, même il nous on manque Cependant nous 011 perdons quand même Alors le problème est double: premièrement, faire tout ce qui est humainement possible pour garder'nos gens, et deuxièmement faire, de notre mieux pour que ceux qui partent quand même^ prennent la direction la meilleure, au point de vue canadien.J'ai déjà écrit dans lo Bulletin ce qui serait utile pour garder nos gens.J'y reviendrai.Aujourd'hui voyons co qu'il faudrait pour diriger nos partants vers les autres provinces canadiennes.En premier lion, faire connaître notre pays à ceux qui l'habitent.Quo d'un bout à.l'autre du pays on fasse de l'annonce.Les grandes entreprises commerciales sont à base de publicité.La colonisation par la publicité.Mais ce n'est pas tout.En outre il faut rendre le sort, du colon digne d'envie, en lui procurant ,' routes, débouchés pour ses produits ot en les groupant suivant leur lieu d'origine.Je pourrais citer plus d'un colon qtii a abandonné son homestead et devenu un mercenaire dans uno ville américaine précisément parce quo co hdnestcad jetait dans un endroit où les voisins étaient antipathiques soit nu colon, mais surtout à su fennno.Et qu'on n'oublie pas quo un colon découragé, c'est cinq, dix peut-ôtro vingt ot plus, d'autres colons possibles que, pur ses paroles ot ses récits, il éloignera do la culture.Faire en sorte que les colons satisfaits* soient des agents do colonisation et do recrutement , voilà le premier point.Il faut encore so rappoler quo les États-Unis sont à, notre porto, un billot pour Springfield, Boston, Now-York, ça coûté douze ou quinze piastres au plus; un billet pour Willow Bunch, Radrille, Edmonton, ça coûte cinquante, soixante-quinze piastres au moins.Multipliez, par deux, cinq, dix ou plus, suivant, lo nombre de membres do la famille ot vous avez uno donnée du problème qui se poso â un homme pou fortuné, qui décide do laisser sa province pour tenter fortune ailleurs.Los journaux nous disnient, il y a quelques jours, que pour encourager l'immigration britannique, on avait pris des arrangements à l'effet qu'un immigrant pourrait so ren- dre des Iles Britanniques aux provinces des prairies pour quinze piastres.Est-ce vrai ?Si c'est vrai, qui paiera la différence ?Ces immigrants seront-ils meilleurs Canadiens que.ceux que nous laissons perdre '.' L'argent que l'on dépense ainsi pour lins d'immigration britannique ou autre vient-il de la poche de tousles contribuables canadiens'.' Alors nos représentants élus ont-ils un mot à dire?Députés canadiens-français "lu Québec à.Ottawa, soyez routes ou bleus, peu importe.Combien y en a-t-il parmi vous qui auront assez de cœur pour demander que nous soyions respectés.De gaîté do cœur on laisse nos gens s'en aile.' ù l'étranger, on prend notre argent pour faire venir j des gens qui ne nous valent pas.I Pourquoi ?Peut-on m'aftirmer que cette injustice^ flagrante n'ost pas voulue dans le but de se débarrasser des Canadiens-, originaires du pays.tout, jen leur faisant payer les frais de 'leur remplacement par des Makes?On pnrle de rapatriement., de travail fait en co sens aux Etats Unis, encore là quelques questions: Ceux que l'on peut rapatrier sont-ils généralement de langue française ou anglaiso ?Parmi les fonctionnaires qui s'occupent de ce travail au nom du gou-vernemout canadien quelle est la proportion de .langue française?On a fait grand état d'une entente entre Ottawa et Québec à propos do rnpatriement: Ottawa devant fournir un certain montant égal à celui fourni par Québec, Ce montant, qu'as tri 1 en proportion du montant dépensé pour fins d'immigration?.Qui répondra à ces questions?Députés de ma province, vous êtes payés un gras salaire pour voir au respect, de la justice.Or, j'accuse aujourd'hui le gouvernement fédéral de manquer de justice envers nos Canadiens originaires du pays.Ce que l'on fait pour les immigrants on doit le faire pour nos gens.Prendre l'argent du contribuable canadien pour le donner aux étrangers sous l'ormo d'avantages refusés à nos gens est une absurdité, une injustice, presque un vol qu'on pourrait qualifier de.jrabison nationale.Députés canadiens-français, montrez par votre attitude que vous n'êtes pus complices de cette infamie.Pour aujourd'hui contentons-nous de généralités.Une nutre fois nous donnerons des précisions.Laurent RARRE L'élection de Sainte-Marie I.a décision du gouvernemeni de ne pas tenir d'élection dans le com-ic de Sainte-Marie avant la session soulève, dans les milieux conservateurs et indépendants, dc vives protestations- M.Georges Pelletier, entre autres, écrit dans le Devoir, sous le ti-Ire: /.u force, la ruse et la loi.l'article suivant: "On connaît l'épilogue de l'élection de M.Gauthier dans le comté de Sainte-Marie.Elu en mai dernier, son élection avait été volée.Il dul le reconnaître, le jour qu'il avoua, afin de faire cesser une enquête judiciaire gênante pour lui e| ses amis, que certains de ses agents avaient commis des manoeuvres électorales frauduleuses et ré-préhensibles.Aussi les tribunaux ont déclaré vacant le comté où il s'est livré une animées de la dernière compagne provinciale.C'est un échec pour le gouvernement; un comté arraché à l'adversaire lui échappe; il lui faudra se battre de nouveau pour le repren- UiJ fait — Un problème Saint-Mare des Carrières; Iff dec.1027 M.le .Directeur.Connue le vieux refrain, que je vois souvent dans les journaux; laisse entendre que ceux qui délaissent leur terre sont des paresseux et le reste de la litanie, permettez-moi, pour l'édification de ces messieurs, de vous raconter le fait sui-và nt : 11 y a quelques jours, je frappais k la porte d'un de nos cultivateurs.I un travailleur et un homme rèspec- plutôl s'ingénier à faire mieux produire les terres, puis à mieux faire vendre les produits, par la coopération et l'Ouverture de marchés nouveaux.Il faut surtout trouver des héritages pour les grands garçons, el c'est ici que la colonisation se présente.Quand un jeune homme commence à sonner a.i mariage ¦ i qu'il se seul le besoin de gagner de l'argent parce qu'il n'héritera pas de la terre dc sou père, si une propagande i olonisatricc bien faite avait dit es luttes les plus tablé; Quel tapag< n'avait pas rais pas été ét( Monsieur Caron au conseil législatif Tout le monde apprendra avec plaisir le passage de l'honorable M.Joseph-Edouard Caron, ministre de l'agriculture, dc l'Assemblée législative au Conseil législatif.Ceux-là qui dirigent les destinées du gouvernement actuel seront loués d'avoir rétribué, connue ils viennent de le faire, oct homme.En effet, M.Caron, dont les activités électorales sont connues des organisateurs du gouverneiwtnt actuel, méritait la reconnaissance dc ces gens.Bien que conservateur d'origine, ct représentant du lointain comté des Iles de la Madeleine.M.Caron a su, quand même se multiplier dans •toute la province de Québec pour ossurer, au jour de la votation, le succès de son parti d'adoption.Sa promotion au Conseil législation par ces messieurs est donc logique, j Tous les cultivateurs el les hommes avertis en économie rurale s'en réjouiront.Toutefois, celte nomination esl imparfaite, et cela, pour deux causes: Premièrement, parce que.si M.Caron est île ministre responsable do la situation agricole présente la campagne, c'est parce qu'il occupait un .siège" à l'Assemblée 'législative.D'aucuns prétendent, en se basant sur les statistiques provinciales, que son administration a été néfaste; cela n'empêche pas cependant que son travail a été effectué sur le parquet de l'Assemblée législative.Il ne pourra donc l'aire mieux sur le parquet du Conseil législatif, car tout le monde sait que jamais Je Conseil législatif ne s'est opposé à aucune des mesures proposées par M.Caron.En second lieu, cette nomination est imparfaite parce qu'il parait injuste, de la part dc ceux qui l'ont nommé conseiller législatif, de l'obliger à demeurer au • ministère de l'agriculture.Si tout ce qui a été publié au sujet de sa santé est exact, loin d'alléger son fardeau." •loin de le débarass'cr de la correspondance onéreuse, accablante, pour un homme à la santé chancelante, qui pesait sur lui, on llui impose une double obligation.Cela, pour ceux qui veulent le bien de M.Caron, est inhumain.Il est à espérer que ses promoteurs se ressaisiront bientôt ct qu'ils le débarrasseront des obligations, surtout du point de vue électoral, qui ont été cause dc la défaillance de sa santé.Si nous savions qu'ils sont prêts a se rendre ù cette observation, nous serions en état .de promettre à M.Caron une bonne santé, et une heureuse année à l'aurore dc celle dc 1928.J.-N.P.dre.Et après ce qui s'est passé devant le.s tribunaux.On comptait, dans le public, que le gouvernement irait vite à la bataille.La session approche, une nouvelle assemblée législative va se réunir, le gouvernement y a une majorité écrasante, en l'ace d'une opposition diminuée en nombre, de combativité amoindrie, el qui n'a même plus de chef, car M.Sauvé a annoncé son intention de céder le poste à un autre, et celui-ci n'est pas encore désigné.L'armée ennemie n'a plus de général.Toutes les circonstances paraissent favorables au ministère.Et, par ailleurs, les électeurs de Sainte-Marie tout comme ceux du reste de la province, s'attendent d'être représentés à la session qui vu s'ouvrir.Clle les intéresse, ils veulent que leur député y soit.II y avait des tormalités à remplir.La Cour ayant décidé que l'élection de M.Gauthier est nulle elle devait transmettre copie certifiée de son jugement à l'autorité compétente, à Québec.Elle l'a fait il y a plus d'une semaine.C'était à Québec d'agir, depuis.La loi des élections contestées dit en effet (article 121.chapitre V des statuts refondus de la province dc Québec): Le plus tôt possible après avoir reçu les jugements ct les rapports, l'orateur prend toutes les mesures nécessaires pour la confirmation ou la modification du rapport de l'offtcier-rapporteur, ou pour l'émission d'un bref pour une nouvelle élection dans les trente jours, ou pour faire autrement exécuter le jugement final, selon que les circonstances l'exigent.," Or les circonstances nécessitent uuc élection.Ln l'absence de l'orateur.— la nouvelle Chambre n'en a pas encore désigné ni élu un, — le greffier de lit couronne en chancellerie le remplace: c'est à lui d'émettre le bref (article 35 du chapitre III des Statuts Refondus), la loi le statue.Que se passe-t-il?Rien.On disait depuis quelques jours que le ministère ne voulait pas d'élection tout de suite dans Sainte-Marie, il n'en laisserait pas faire.M.Tas-chercau vient de confirmer cette nouvelle.On a peine à le croire: mais les journaux d'hier nous appurtent à ce sujal une déclaration explicite.Que dit le premier ministre?".Après avoir étudié la loi qui régit la tenue d'une élection rendue nécessaire pour remplir une vacance causée par la décision d'un tribunal, nous en sommes venus à lo conclusion qu'il n'y a aucune limite quant an délai dans lequel telle vacance doit être remplie." Cela veut dire: "Nous ferons les élections quand nous voudrons", alors que la loi dit: "Le plus tôt possible après avoir reçu les jugements ct les rapports, l'orateur prend toutes les mesures nécessaires.pour ! l'émission d'un bref pour une nouvelle élection dans les trente jours." Le procureur général trouve que la loi n'est pas claire, il n'en laisse pas l'application au greffier de la Cdurohnc en chancellerie, il se substitue à lui.il décrète, à la fois juge ct partie: "Pas de bref: pas d'élection dans les trente jours; attendons." Que fera le greffier?Nous l'ignorons.Que dira la presse?Bien: car elle est presque toute à lu solde, j ou au service du gouvernement, à ! commencer pnr celle qui se déclare j bleue à Québec comme à Ottawa, et ' qui est opportuniste partout.Que dira le public?Peu de chose.Il n'en saura à peu près rien, en effet, les journaux ne' lui en disant presque rien.v, D'aucuns, partisans ou amis du ministère, envisageront l'affaire comme une habile manoeuvre de la part de celui-ci et -riront dc la déconvenue dc l'opposition.D'autres, observateurs «le ce qui se passe dnns le monde politique, concluront: "Mais qu'a donc à craindre 1 c, Gouvernement?De perdre Sainte-1 Marie?De voir Houde réélu?Au reste, pourquoi cet excès d'habileté du premier ministre'?Tient-il tant oue cela à justifier co jugement déjà rtorté sur lui.à savoir qu'il excelle à épllOgucr à côté de textes Précis; à trouver obscure ln clarté à mettre les faits, la loi, le droit nu lit de Proctistc, pour les assouplir à son gré.les tailler à la mesure qu'il veut?" Car.en somme, ce que le produite à la page 2) a son pere ou el comment ouvrir Si le gros chien des terres pour-tous les fils, le jcù-en devoir, je u au- ,„.homme ne verrait pus l'usine, la ntendu.Il v avail six 1 vi|1(,.,,.s Etals.Unjs.commc unique enlants dont les plus ages.common-1 planché dc salut, comme unique cent a aller a I école el ils étaient eM (|(.iuariage^ tous en recreation.I.a maman excusa les plus turbulents et la eon-| versation s'engagea dc suite.— Je vois votre rouet, lui dis-j( est-ce que vous filez seule la laineI de vos moutons?—11 le faut bien,' me répondit-elle.L'hiver est arrivé.) et il faut que pour aller à Une bonne propagande colonisa-i trice se présentant comme le tricil-j leur moyen d'établir les enfants des cultivateurs empêcherait bcau-I coup dc desertions, de déclassements, il de perversions chez nos Rhabille mes enfants)Jeun» laissés à eux-mêmes, safe •cole le file la laine guides vers les terres a prendre.On et je vais aller'la porter a ma mère ne sail pas.on ne voit pas les avan-oui fera la "pièce" sur le métier, tages immenses de la colonisation le n'ai pas le temps de travailler j parce que la propagande esl mal au métier avant les fêtes, mais après : mile, cl que notamment le cinema le jour de l'an, j'aurai 10 livres de|nc montre pas le colon vivant aux gens susceptibles de suivre l'excin- lainc à filer et je vais employer cette laine moi-même.J'avoue que je n'ai pas de temps à perdre.— Je vous crois sans peine, fut ma réponse.— Si mon mari, reprit-elle, se trouve de l'ouvrage, il va aller y travailler el je vais rester seule a la maison pour voir a tout.— N'est-ce pas assez.Monsieur le directeur, pour une jeune femme qui élève sa famille?— Madame, je ne puis que vous, féliciter.Ce que vous faites esl très bien el digne d'être imité.Une question maintenant.Votre mari parle-l-il encore de vendre sa terre?— Non.pas pour le moment.L'on fait tout ce que l'on peut, chacun, de son côté, pour la garder, fut la, réponse.Après quelques mots d'encouragement, connue mon charretier arrivait, je retournai à ma voilure ', heureux d'avoir constaté le grand courage dc ces braves cultivateurs.Quelques minutes après avoir quitté cette petite famille, si agréable à voir, le tableau changea complètement.11 s'agissait de rencontrer un auto dans des bancs dc neige el le chauffeur, le guidon en mains, semblait être le roi du chemin.Etonné, je demandai à mou garçon si cet individu pouvait être un touriste, et lui de me répondre: c'est un garçon qui a passé quelques mois aux chantiers et il a acheté cette vieillerie avec son argent.Bref c'était un {Puriste de chantier gaspillant son argent et son avenir.Ici plusieurs réflexions s'imposent.Ces deux hommes ont été aux chantiers.L'un avec son salaire a acheté une terre et ensuite il s'est marié.Jeune, il va élever une 110111- sujvrc pie el de s'instruire.Ainsi qui est-ce qui connaît les avantages tic la Gàspésic pour des familles à nombreux enfants?San parler du grand plateau central, qui s'ouvrira bientôt, dit-on, par les soins de l'bon.M.Perrault, les co-loilics de 1 :> baie des Chaleurs: Suint-Alphonse dc Cnplan.Saint-Kl/.éar de Bonnvcnlurc el Vsd-d'Es-poir.invitent trois cents familles, qui y seraient plaçablcs immédiatement.Pour ne parler que du dernier endroit, que j'ai eu le plaisir de V'isi-ler.grace au /ele aimable lie M.le curé Poirier, du Cap-d'Espoir, cette jeune localité, liés bien située entre Percé et tiranile-llivièrc.compte actuellement quatre bons rangs de magnifique terre franche, recouverte de cinq pouces d'humus, légère-; 1 ment ondulée, pourvue de bonne eau • ct de tous points-excellents pour la culture, sous le beau climat de la baie des Chaleurs, et à quelques milles du chemin de fer.Des che-! uiins sont ouverts, ct l'on n'attend que l'arrivée de plus de familles pour demander l'achèvement des routes qui permettront de former une belle paroisse, appelée à deyé-! nir une paroisse riche, surtout avec le développement du tourisme, qui ' fournit un bon marché.Déjà une chapelle temporaire existe au rang ."> du canton Percé, j pour les trente-trois familles qui 1 forment le noyau de la mission.Si ! l'on sc rappelle (pie ce sont les com-I lés d'en-bus du fleuve surtout Montmagny.qui oui fourni le plus de colons à là (iaspé.sie d'hier pourquoi ces inclues comtés, au-breusc famille el.s'il n'a pas Irop jourd'hui débordants de .chercheurs' de malheurs el de maladie, il pour- dc foyers, ne demanderaient-ils pas ra rester sur sa terre, fera sa part j des excursions pour aller montrer et plus que sa part.Pour le main-i ces excellentes lerres qui appellent lien de la chose publique, il paiera ! des bras aux solides garçons qui des taxes pour une richesse imagi-1 uppcllenl des terres?naire, car il doit et il a des obliga- .lions à rencontrer.Pour lui rendre Jusqu ici.c est le l.ap-d l-.spo.r la tâche légère est-il bien encoura- «!»" a fourni le gros contingent des gé et bien protégé?C'est ce que fondateurs dc Val-d'Espoir: 20 fa-nous allons étudier.nulles mu- 33.Cela se comprend: Pour cela, revenons au touriste ces voisins onl connu loul dc suite de chantier, ou à ses représentants, j la valeur du sol, et ils onl été cn-II n'achètera pas de terre, car il al traînés par un apôtre convaincu, gaspillé son argent en promenades leur curé, qui a consenti à donner et en folies de toutes sortes et .ses paroissiens plutôt qu'à les voir quand il se mariera, il ne possède- partir cl s'éparpiller, ra rien.Il n'aura donc pas dc taxes; ., à paver, mais il sera très difficile , Xoll:! levai pasteur, qui c.oii-à contenter.' "Uil a de nouveaux champs la Pourquoi' faut-il que l'homme el ! partie de son troupeau qu'il ne peu! la femme qui ont peiné et qui se plus garder, qui déborde, et qui sont dépensés, qui se sont sacrifiés | porte les yeux ici cl là.Comme pour assurer leur avenir el celui dej huit cents autres dc nos paroisses, leurs fils, soient si lourdement taxés le Cap-d'Espoir est complet; ses comparativement à certains autres.! 1500 âmes vivent de la pèche el de Si l'on pouvait permettre à ces bra-! la culture.La beurreric fail pour ycs enracinés au sol d'employer I $15,000.00 d'affaires par année.Six tout ce qu'ils gagnent à améliorer, bonnes écoles de compagne, avec le couvent des Soeurs dc la Providence au village, l'église bâtie en 1871.le chemin de fer qui sépare leur terre, quel bien cela leur rapporterait.Ceux qui travaillent à conserver le bien paternel ou à se tailler un domaine dans les centres de colonisation ont-ils bien la récompense qu'ils méritent?Non.et je le répète, le cultivateur ne délaisse sa terre, dans bien des cas.que parce qu'il en est chassé par le ( .fardeau trop lourd à supporter des 1 abus et des taxes.Cela est tout un problème et il 11c se réglera qu'avec le concours du législateur et du clergé.Mais ce sera l'Union Catholique des Cultivateurs qui fera la plus grosse partie du travail.Joseph DUFRESNE, cultivateur Un bel exemple Gaspésie en COMMENT ETABLIR LES FILS DE CULTIVATEURS — CAP D'ESPOIR ET VAL D'ESPOIR Pour établir nos surplus des vieilles paroisses, tous nos jeunes gens à qui l'on ne peut acheter des terres autour de chez eux ct qui sont donc tentés d'émigrer, deux grandes réserves de terres surtout s'offrent au premier occupant, dans notre province: l'Abitibi.à l'ouest, el ln Gaspéric.ù l'Est.Ce n'est pas tout dc recommander aux cultivateurs d'économiser dc se priver ct priver leurs enfants dc petits luxes sans lesquels ils se.dégoûteront de la compagne; il faut'i le Cap de Val-d'Espoir, tout fait di cette paroisse, fondée en i860 une paroisse établie, complete, qui doit chercher ailleurs où placer son surplus de natalité, ainsi que devraient faire huit cents autres paroisses rurales, où l'on parle bien de gar-' dc.r les gens à la campagne, sans remarquer que cela veut dire dc les-conduire sur des terres neuves.Le déversement intelligent et patriotique dc vingt familles du Cap-d'Espoir.fondant un nouveau centre, doit servir de modèle à toute la province.Que le bas dc Québec ouvre ses hauts de comtés dc Té-miscouatn à Gaspé, en dcniandanl au Canadien National le chemin de fer de Saint-Honoré à Amqui puis à (iaspé par le plateau fertile.Nous qui payons le tiers des taxes du Canada el qui n'avons que le dixième de.s chemins de fer, nous devons pouvoir employer nos sous autrement que pour en bâtir à la Rivicre-à-la-Paix.à la baie d'IIudson et au Flin-Flon?.Sachons bien que toute la faute de.s départs de nos jeunes gens ne doit pas retomber sur eux ct sur leurs pères: on no leur a pas assez dit quoi faire, ct où aller.On ne les a pas conduits; on ne leur a pas frayé la voie,.la voie ferrée, qui mènerait aux héritages désirables pour eux el pour le pays.C B.1 LE BUIJjETIN DES AGRICULTEURS 29 DECEMBRE 1927' TRIBUNE LIBRE La question » du Lae Saint-Jean 192: Saint-Prhnte, 23 dec Monsieur le Directeur.J'ai nn peu tardé à répondre à votre bonne lettre d'il) y a un mois en réponse à la mienne au sujet de quelques numéros du Bulletin rjui ne m'étaient pas parvenus.J'ai été passablement occupé et de plus je voulais être un peu en mesure de vous donner quelques .renseignements au sujet du règlement des inondations du Lac.Vous avez ap-l>ris le deuil qui a frappé la famille de M.Onésime Tremblay, président du Comité de défense dies cultivateurs du Lac Sl-Jean, par la mort de Madame 0.Tremblay, son épouse, survenue il y a déjà plusieurs semaines.Comme M.Ant.Tremblay, le secrétaire du même comité, était un de ses fils, vous comprenez facilement que le deuil causé par cette mort ait quelque pieu dérange ceux qui étaient en quelque sorte l'âme ¦du comilé et expliqué leur silence prolonge.D'autre part, je savais qu'un certain nombre des cultivateurs lésés d'un peu partout, mais particulièrement de St-Jêrômc, Chambord, Hobcrval et SI-Prime, ••'étaient groupés en une .sorte de syndicat pour, non pas obliger la I Cie Dukc-Price à remettre le lac à son niveau normal, chose nullement | impossible, mais extrêmement diffi-j rile el certainement horriblement coûteuse même en cas de réussite, mais pour l'obliger, en se sout: liant et s'entr'aidant les uns.les autres, à payer un juste prix pour mages causés.Leur idée, telie crue j' comprendre un dinianchi lembre.où profitant d'une je suis descendu de La les don: ;.i cru la • de sep-occasion Lièvre à Chambord.chez un de mes tifn-dries, était de faire visiter leurs propriétés dans le but d'évaluer les pertes infligées par une sorte de comité d'évaluation nommé par eux et parmi eux.de s'engager à n?pas accepter moins de la fameuse commission gouvernementale; que le montant fixé par leur comité! et si la Cie ne se rendait pas à j leurs justes réclamations d'en pousser et soutenir un d'entre eus pour plaider avec elle afin d'établir unci sorte de "test ease".L'idée en elle-! même est bonne, mais la chose pour j réussir exige certaines conditions' dont les deux principales sont: éviter toute extravagance dans le montant réclamé: le plein et gros, prix pour hs perles subies el à su-i bir, mais pas plus; assez pour dédommager amplement, mais pas j toujours trop cependant pour faire cabrer la Cie: en second lieu, et j'insiste là-dessus, la complète cl parfaite solidarité d ¦ lous les membres du groupe: il faut absolument que tous .se tiennent, ne forment qu'un bloc, que pas un ne consente à régler séparément "tous ou personne" devrait être I?mot d'ordre Car il est à peu près certain que la Cie essay.-ra.si elle ne l'a pas déjà essayé, de les désunir en en réglant quelques-uns séparément.Si tllc peu! réussir à en détacher quelques-uns.principalement de ceux dont 1rs pertes sont moins élevées, cela pourrait petit à petit en décourager d'autres: le mouvement de défection, lent pour commencer, ira en s'accélérant.Par des bruits habilement répandus, des menaces à peins voilées à l'adresse des spo-l'iés de perdre d'autant plus qu'ils s'obstineront plus à maintenir leurs réclamations, la Cie s'efforcera de créer une sorle de punique et si elle réusit ce sera alors la débandade.C'est cela qui est le plus à craindre.L'individualisme, comme vous ' savez.Monsieur le directeur, est un peu partout un des principaux défauts des cultivateurs; j'ajouterais, sans vouloir pourtant froisser m blesser personne, que cette lcndan ce ou manque de solidarité est avec un léger penchant à l'envie, le défaut prédominant du Canadien français.Que de faits très authentiques je pourrais citer où se malencontreux défaut, malheureusement connu et exploité avec succès par des profiteurs de toute espèce, Anglo-Saxons pour la plupart, a causé à nos concitoyens de sérieuses pertes matérielles, et ce qui est bien plus regrettable, des pertes morales si je puis m'èxpririicr ainsi, infiniment plus importantes, pertes de considération, de respect et d'influence.Une chose qui m'avait frappé le printemps passé quand, après mon retour du chantier, je lisais dans le Bulletin ou l'.4r//o/i catholique, je ne me rappelle plus au juste lequel, le compte rcndft des discussions auxquelles avait donné lieu en Chambre le lull Mercier, c'esl le doute émis par M.Saint-Jacques député d'Argcnteuil, sans contredit le meilleur légiste de la deputation touchant la légalité même de tout le biî?Mercier.Evidemment ee bill fabriqué pour légaliser une cynique violation du droit de propriété, était absolument contraire non seulement à la plus élémentaire justice, mais même au plus strict droit naturel 1 et par le fait m'ine ultra rires.Je puis me tromper, mais je pense que pour plaider avec succès contre la Cie, c'esl le bill Mercier lui-même qu'il faudrait commencer par attaquer et réussir à le faire désavouer.Mais pour en venir là.il faudrait plaider avec le gouvernement provincial d'abord.par conséquent être millionnaire pour pouvoir suivre celui-ci jusque cl y compris le Conseil privé.Personne parmi le.« victimes isolement ou même en groupe n'a ce moyen; le gouvernement le sait bien, et c'est justement là ce qui rend si odieux le conseil narquois que le premier ministre donna aux délégués lors d'une de leurs entrevues avec les ministres Prix de revient des récoltes Désirant connaître le prix de revient exact des récolles de la ferme, on note soigneusement, à la ferme expérimentale centrale d'Ottawa, tous les éléments qui entrent dans les frais de production.Ce prix de revient comprend non seulement le coût de l'énergie chevaline et de la main-d'oeuvre mais aussi le loyer ou l'intérêt sur la valeur de la terre, les taxes, le fumier, les .semences, les machines ct le coût de la ficelle et du battage sur toutes les récoltes qui doivent porter ces frais.L'n état complet du calcul de ces frais a été donné dans le rapport de ce service pour l'année 1924.Pour l'année 1920 la main-d'oeuvre a été comptée à 22 cents par heure el le travail des chevaux (énergie chevaline) à 10 cents parj heure.Les frais de machine néces-j fait que sites pour produire les récolles de| valent la ferme ont été évalués à $2.85 par acre.On a obtenu ces chiffres en étudiant un grand nombre de fermes: un compte rendu de celte élude est donné dans le rapport annuel de ce Service pour l'année 1925.Le loyer et les luxes ont été comptés à $7.50 par acre.Le fumier de ferme à $2 par lonne.($1 pour la valeur du fumier même et $1 pour les frais d'application suc la terre).Ceci équivaut en réalité à' inscrire à l'actif des bestiaux de la ferme SI la tonne pour Je fumier.Eh réalité on ne paie pas d'argent pour ce fumier, et c'est là un point dont on fera bien de tenir compte en lisant le compte rendu suivant du prix de revient des différentes récoltes.Si Ton n'employait pas | cette méthode de calcul pour le fumier, et si l'on n'inscrivait au débit des récoltes que les frais d'applicâ-lion du fumier à la terre, le béné- grôssi d'une somme équivalant à la moitié du montant que l'on compte actuellement pour le fumier dnns le rapport suivant, concernant les différentes récoltes.Les chiffres donn.s pour le grain, le foin et lès pommes de.terre ont été fournis par le Bureau fédéral de ln statistique, el ils représentent les valeurs moyennes de c.ess.récol-tes sur les fermes de la province de l'Ontario.On' a calculé la valeur des récoltes pour l'ensilage en se basant sur le Lut que 300 livres J d'ensilage tic plé d'Inde, contenant 25 pour cent tic matière sèche, équivalent à llli) livres de foin mélangé.Si la quantité de matière sèche dans l'ensilage est inférieure à 25 pour cent, on lui attribue une valeur proportionnellement plus faible.La valeur des racines est basée sur le 000 livres de racines équi-u 100 livres de foin mélangé.REVIENT DE L'AVOINE TABLEAU 8 — PRIX DE REVIENT PAR ACRE 05ES BETTEBA-JABi/L VES FO U B B Ad E RE S A OTTAWA EN 1020 Item détail Montant Loyer et taxes Fumier Semence Machines Main-d'ocuvre Energie chevaline Rendement par acre Cpùl par acre Valeur par acre Perte par acre Loyer ou intérêt sur terre et les taxes 40 p.c.de 15 tonnes 12 liv.à 40 cents .la valeur à'sii';;;; (le la 100.1 73.0 heures à 22 conls heures à 10 cents .18.37 $4.10 18.37 Coùl tonnes.lonnes à total par acre $2.13 $c.7.50 12.00 4.80 2.85 41.82 7.30 (6.33 39.13 37.20 fiée resultant dt iolte serait PRIX DE Le prix de revient total de l'avoine sur la ferme centrale à Ottawa en 1920 a été de $33.12 par acre.Le rendement de la récolte d'avoine a été de 52.5 boisseaux par acre, soit 8.4 boisseaux de moins que le rendement moyen sur une période de quinze ans.On voit par le tableau 5 que la récolte d'avoine en 1920 a laissé une perte de 18 cents par acre.Il est à noter à ce sujet cependant que la fumure a été comptée à .910.80 par acre; le fumier lui-même est évalué à $1 la tonne et le.s frais d'application de ce fumier à $1 la tonne également; il y aurait en réalité un petit bénéfice sur l'avoine, si l'on n'avait compté que les frais d'application.On trouvera au tableau 5 l'état détaillé des différents frais encourus dans la production d'un acre d'avoine.PRIX DE REVIENT DES POMMES DE TERRE Les pommes de terre onl donné le plus gros bénéfice de toutes les principales récoltes de la ferme en 1920, en raison du prix élevé auquel elles se sont vendues.Le rendement des pommes de terre n'a été que de 195.10 boisseaux par acre, tandis que le rendement moyen en ces cinq dernières années avait atteint 270.4 boisseaux par acre.Cependant, connue le prix PRIX DE REVIEN'I TABLEAU 9 DE TERRE A OTTAWA, EN 1920 obtenu celte année pour ces tubercules était de $1.12 par boisseau, il en est résulté un bon bénéfice.Le prix de revient des pommes de (erre en 1920 a été de $109.50, soit 50 cents le boisseau.Il est à noter que la semence a élé l'élément le plus] coûteux dans le prix de revient des pommes de terre, car (die se vendait très cher en 1925.On trou-eyra au tableau 9 un état détaillé des frais de production d'un acre de pommes de terre.D'EN ACRE 1)1".l'OMMES Item Détail Montant Lover et taxes I de "s'adresser aux tribunaux".Dans le moment je rie sors pour ainsi dire pas: je suis donc très peu au courant de ce qui s'est passé et se passe encore à la Commission d'arbitrage.Généralement parlant d'après ce qu'on entend dire, la plupart de ceux qui ont réglé avec elle ou plutôt par son entremise, paraissent assez satisfaits.D'autre le sont moins: il y a peut-être des inégalités assez choquantes comme il y en :i eu il y a un an pour les dommages de celle année-là.("'était inévitable, le favoritisme trouve Tableau à PBIX DE REVIENT OTTAWA PAR ACRE EN 1920 DE L'AVOI'NE A Fumier Semence Machines Matériaux de pulvérisation .Main-d'oeuvre Energie chevaline Loyer ou intérêt sur terre plus les taxes .50 p.c.de 18 tonnes à I 15 boisseaux à $2.5(1 la valeur de la 125 83.1 heures à 2 ') heures à 2 cents .10 cents $c.7.50 18.00 37.50 2.85 8.03 27.50 8.18 Lo yi Item r el taxes Fumier Semence Machines Ficelle d'engerbage Main-d'oeuvre Energie chevaline Battage et des et la I Cette nouvelle >e conso latript 94% d' urne ail Mieux ','2% 3% 3% 1% 1% 5% 5% 3% 5% — ¦ — 10% t% 1 % 1% 1% ._ o% 2% 0% Eu 1927.Pourvu oue dans aucun cas un total de plus rie 7 p.c.ne soit illoué, excepté dans les cas d'une attaque légère de rhizoetonie et de gale.Pas plus (pic'2 p.c.des tubercules soient mal formes, non identiques à la variété, endommagés par les Insectes, meurtris, brûlés par le soleil, etc.Que pas un seul tubercule endommagé par la gelée et d'une autre variété soit alloué.Pas plus que 5 p.c.en poids des tubercules soient au-dessous de trois onces ct au-dessus de douze onces.Après cette inspection, si les tubercules sont trouvés.conformes, à nu- LA NOUVELLE ANNEE AURA UNE IMPORTANCE TOUTE PARTICULIERE POUR NOS CLIENTS ET POUK NOUS; CAR ELLE MARQUERA LA CELEBRATION DE NOTRE JUBILE DE DIAMANT.NOUS FAISONS DONC ACCOMPAGNER NOS SOUHAITS DE Bonne et Heureuse Année r-s&iiï LA FERME DETERMINATION RENDRE L'ANNEE 1928 PLUS AVANTAGEUSE QUE JAMAIS POUR NOTRE CLIENTELE.DE DE •M l Rues Ste-Catherine, St-André, Demontigny et St-Chrislophc MONTREAL, QUE.Pendant les huit premiers mois do l'année fiscale, le total de l'immigration a été de 124,302 contra 108,020 pendant la même période-l'un dernier, soit une augmentation de 14 pour cent.Jve nombre des ¦ Canadiens qui sont revenus des Etats-Unis pour demeurer au Canada a été- de 2.478 en novembre ct de .31,342 pendant les huit mois.PAIN DE POISSON Plat de résistance ¦— Une livre de.poisson, trois oeufs entiers, quelques cuillerées de beurre,,pain trempé dans du lait, sel.poivre, muscade; trois cuillerées de farine; un verre de lait; persil haché menu; tine sauce tomate, Laver le poisson, le faire cuire Seiidaut II) minutés dans un courir ouillon que l'on aura préparé en.faisant bouillir pendant une deini-heure dnns une petite poissonnière contenant un litre d'eau bouillante salée, uu oignon piqué d'un clou do girofle, thym, laurier, persil, une carotte coupée en rondelles et deux cuillerées de vinaigre.Retirer le poisson de_ la cuisson, enlever les peaux et arêtes, piler la chair avec oin.Préparer, avec du beurre, '.es rois cuillerées de farine et le verro le lait, une sauce béchamel épais-e.la laisser cuire pendant dix ini-uites, la verser sur la chair du poisson, laisser refroidir.Faire tremper une poignée de mie de pain rassis dans du lait tiède, l'ajouter au poisson el à lu sauce ainsi qu'une forte cuillerée de persil haché menu, du sel.du poivre, de la muscade râpée.Casser !cs oeufs, mettre les jaunes dans la terrine du se fait la préparation; bien mélanger le tout, battre les blancs eu neige ferine et les incorporer au mélange en coupant la pâle ct non en la tournant afin de ne quéfier les blancs d'oeufs, Beurrer un moule à flan, y Very• ser la préparation, faire cuire au bain-marie dans le four pendant une heure.Pour servir, renverser le pain au milieu d'un plal creux et le masquer avec une sauce loinate.
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