Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1928, jeudi 22 novembre 1928
Rédaction cl Administration 3.RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: Harbour 2830 Abonnement: 1 an.$1.00; 3 ans, $2.50.Montréal et pny.s étrangers, $0.50 de plu* par année, JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée Le sol est notre plus grande force DES AGR1CULXEURS DIRECTEUR: J.-N.Ponton RÉDACTEUR: Fîr.rfn Létourneau Tirage Ccrtitié par l'A.B.C.MONTREAL.22 NOVEMBRE 1928 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 13 — No 47 Les agriculteurs veulent s de Pour les faisons que .j'ai fait connaître l'autre serriair Qe, je n'ai pas eu l'avantage d'assister à -la cinquième grande réunion des agriculteurs de notre province.Les rapports des journaux de même que les rapports verbaux que j'en ai lus et entendus me remplissent le coeur d'une joie facilement comparable à celle que j'éprouvai au lendemain du congrès de 1924.Les agriculteurs sentent le besoin de s'unir.Les agriculteurs sont disposés à prendre les moyens s'unir.Les autorités religieuses offrent leur concours par l'ait 3 l'afeomplissement de cette union.Le ciel en soit béni ! Par la survivance de la classe agricole, nous pouvons :-oiiserver tant de choses si précieuses pour notre race! L'U.G.CL.'i des projets nouveaux.S'ils doivent servir les fins que se proposaient le Bulletin et ses amis en créant, tous nous les appuierons de tout coeur.Pour sa part, le Bulletin continuera a servir l'agriculture en portant la défense sur les terrains inaccessibles à l'Union.Ni par ses officiers, ni par son journal.l'Union ne peut, d'après la conception que l'on s'en fait, traiter les questions politiques.Ces questions doivent cependant être débattues par les agriculteurs lorsqu'elles les concernent directement.Ce sera là la contribution du Bulletin au progrès de l'agriculture.J.-N.PONTON , "Il est résolu unanimement qu':'i ln .suggestion du Bulletin tfei i Agriculteurs, les cultivateurs rie toutes les paroisses agricoles de la ; province de Québec soient invités à prendre part, :'t un grand congrès i agricole qui sera tenu dans la ville de Québec, à nue date qui devra I être fixée plus tard."Attendu qu'il existe dans lu province diverses organisations agricoles poursuivant toutes des buts louables, mais dont l'efficacité est notablement réduite, par le fait que le travail de ces organisations n'est pas coordonné, ce qui les empêche de coopérer entre elles et donne souvent lieu à des dissensions nuisibles à l'avancement de ces organisations et dos intérêts de l'agriculture; [] est résolu: I " Que le congres projeté ne soit tenu sous le.-, auspices d'aucune organisation agricole en particulier, mais bien sous les auspices de l'agriculture de la province de Québec, afin d'y amener tous les cultivateurs sans aucune autre considération autre que celle de leur profession; 2° Que tous les cultivateurs de cette province s'emploient, d'ici à l'époque du congrès, à considérer entre eux la possibilité de se grouper en une association professionnelle agricole qui deviendrait la tête, l'agriculture en cette province, avec •t promouvoir en tout et partout les mission intérêts l'Ame dirigeante de surveiller, défendu l'agriculture." L'Assemblée confia l'organisation du congrès à un comité.Le comité se mit a l'œuvré.On dressa contre lui des obstacles.1! les surmonta.j "Lé 1er et le 2 octobre 1924, écrivait le R.P.Joseph-Papin Archambault, IS.J.dans la livraison de La Vie Nouvelle du mois de décembre 1924.la |le vaste manège militaire de Québec présentait un spectacle que n'ou-I blieront pas de sitôt ceux qui curent- la bonne fortune de la contempler." "Au fond, adossé au mur.une large estrade ou siège un petit groupe de prêtres et de laïques.A leur pieds, en rangs pressés, une foule mouvante et drue.Près de deux mille hommes.Ce ne sont ni des hommes de profession, ni des bourgeois.A voir leurs rudes figures hélées par le soleil, à entendre leur langage pittoresque, on devine vite des ouvriers de la glèbe , des ruraux."Mais que viennent-ils faire ici?Quel intérêt les a ainsi groupés loin de leurs terres, eux si attachés au sol.si individualistes de tempérament, si ennemis des vaines parades et de tout bruit ?Regardez là-haut la banderole qui se déroule au-dessus des têtes: "Préparez les esprits et si eux-mêmes l'augmentât ion de na I.ce sera bien." l'année prochaine, les délégués décident a contribution et la fondation d'un jour- la race pour la oi.Les Lu majorité s'est prononcée à l'assemblée, ¦elle de la ma- L'assèmblée vient d'avoir lieu faveur des S2.0U y compris un journal.L'affaire est réglée.11 y avail, encore cette annéi ileux opinions, mais il ne doit plus n'y en avoir qu'une jorité: Vox populi, vox Dei'.L'U.C.C.essaiera ses ailée.Elle n'est pas encore un aigle, mais elle pourra le devenir .si ceux qui l'assistent aujourd'hui ne lâchent pas et si on sait lui conserver son esprit d'indépendance et son caractère véritable d'association professionnelle, Les autres pays: la Suisse, le Danemark, lu Belgique, etc., ont restauré l'agriculture et lui ont aidé la place qu'elle doit occuper dans l'économie de la nation par le moyen de l'association.La même chose, chez nous s'impose.[/U.C.C.doit vivre, grandir et se développer.I.en ont besoin et la prospérité de prospérité de sa classe agricole.Tout le monde, veut la vie di son journal.Nous le souhaitons, y applaudirons des deux mains la province de Québec e.ult ivateurs dépend de la l'Union.Succès donc à l'U.C.C- et à nous le voulons de tout cceur et.nous Virmin [SETOVKNEA l UN MONSTRE N.B.-Nous exposerons, la semaine prochaine, le gramme qu'avec ses amis, le Bulletin entend suivre à 1 ni r.pro-ave- DE GRAND CONGRÈS GENERAL des agriculteurs du Québec.ESTIS ÂD.TUTORES DEI — SOYEZ LES COOPÉRATEURS ni i:u.Bienvenue à tous la< congressistes.l-a guerre et ai v érsait une crise.Le 10 mai 1923 diocèse: "L'on entend Etats-Unis prend pn écrire, d'avoir des chiffres lime.L'agriculture de la province de Québec tra-.es campagnes se dépeuplaient.G.Mgr Gauthier écrivait aux prêtres de son lit si ce rassem-ncore quand on dire de Unis cotés que l'émigration des nôtres aux des proportions alarmantes, .l'attendais, pour vous officiels; je viens de les recevoir et il est trop évident que nous sommes menacés d'un danger sérieux."Pendant lés douze premiers mois, la province de Québec a fourni à l'émigration un contingent considérable.Dans les onze diocèses oil l'on a pu suivre avec exactitude le mouvement des emigrants.2.503 familles ont quitté leur paroisse.Oe ce nombre, 638 sont allées s'établir dans des centres canadiens; 1,028 familles , soit 14,000 individus, sont passées aux Etats-Unis.Le diocèse de Montréal n'est pas le plus éprouvé: il a tout de même perdu 1.019 personnes.La statistique que je tiens de la source la plus autorisée porte la date du 9 avril.Depuis lors, le mouvement >'est encore accentué.Et quand l'on songe a la surveillance étroite que le gouvernement américain exerce sur tous ceux qu'il laisse entrer sur son territoire, il est évident que nous perdons nos hommes solides et robustes, nos artisans expérimentés.Quelles forces \ont manquer à notre province, qui lui seraient si nécessaires!." Le 11 juin de la même année.S.E.le cardinal Bégin écrivait à sou clergé: "Nous croyons, Nos Très Chers Frères, être à l'une de ces époques inquiétantes où notre sollicitude pastorale alarmée nous impose le devoir d'élever la voix pour signaler le danger qui menace de nouveau notre expansion normale.Un mouvement intense d'émigration arrache à nos campagnes et jusque dans nos centres ouvriers des milliers de nos compatriotes qui déportent le sol et font bénéficier nos voisins d'un travail plus que jamais nécessaire au rétablissement de l'équilibre économique de notre pays."Notre pays, encore jeune ci en pleine croissance, doit souffrir plus que tout autre de ces saignées qui épuisent sa vitalité et arrêtent son développement.11 a le droit de réclamer de tous ses enfants la part de travail et d'énergie qu'ils peuvent, lui fournir: déserter son poste au moment où, pour le sauver, il faut redoubler ses sacrifices et ses dévouements constitue, dans des circonstances d'une exceptionnelle gravité, une sorte de trahison dont un peuple ne peut se rendre coupable sans forfaire aux devoirs qui lient tout, citoyen envers sa patrie." Les sociologues, les journalistes, etc., déploraient le.même ma!.l'n grand vent fie pessimisme soufflait sur la province! I.e Bulletin des Agriculteurs entreprit alors une campagne de restauration agricole.Il étudia le problème agricole sous tous ses aspects et, le 1er mai 1924.son directeur.M.L-N.Ponton, lança comme suit l'idée d'un grand congrès agricole: "Maintenant que l'opinion publique est saisie de, l'importance du problème agricole, il faut faire un pas de plus et suggérer nu gouvernement les mesures propres il le solutionner."Le Bulletin des Agriculteurs, avec plusieurs amis de la campagne, tait aujourd'hui, à ses lecteurs, une suggestion.Il s'agit d'un grand congrès essentiellement agricole qui serait tenu dans la ville de.Québec au cours de l'été ou à l'automne.Ce congrès devrait réunir des représentants de.tous les comtés agricoles et de.toutes les régions de, colonisation de la province.L'on y étudierait, en premier lieu, la situation des cultivateurs et des colons de chaque région; en second lieu, l'adap-tabilité de chaque région à telle ou telle production; en troisième lieu, les débouchés actuels et possibles pour l'écoulement des produits .agricoles de chaque région; en quatrième lieu, la.possibilité de production de.récoltes spéciales répondant à la demande de nos marchés locaux pour les conserves, le sucre, etc.: en cinquième lieu, la possibilité de produire, dans la province même, les produits alimentaires pour les amiraux, que nous achetons présentement au dehors: en sixième lieu, la question de l'augmentation de la production par tôte de bétail; en septième lieu, la question d'un crédit agricole; et, enfin, toutes les questions d'intérêt, général qui concernent directement les cultivateurs." Les cultivateurs applaudirent.Le 4 juin, 43 d'entre eux se réunissaient à Montréal.Ils adoptèrent les résolutions suivantes: "Attendu qu'un grand nombre de cultivateurs de cette province *ont dans une situation financière très difficile, qui se manifeste par un rxode rural que tout le monde déplore; "Attendu que pour remédier A cette situation, il est opportun que tous les cultivateurs étudient sérieusement les marchés, afin de pouvoir systématiser leur travail et organiser leur production de façon à tirer le meilleur parti possible, de la demande locale et étrangère pour les produits de la ferme; "Attendu que de multiples problèmes relatifs à l'organisation professionnelle, à l'enseignement , à la finance, a la colonisation, a la distribution et au commerce des produits agricoles , demandent, une solution à laquelle les cultivateurs ne peuvent db.h rester étrangers; ''Certes, la chose est nouvelle en notre province blement a lieu de surprendre, l'étonnement grandit apprend que le premier article au programme est la formation d'une Union Catholique de Cultivateurs."' L'article de la formation d'une Union Catholique de Cultivateurs était au programme.11 s'agissait de le faire adopter par l'assemblée.Un cultivateur de génie, M.Laurent Barré, s'en chargea.Les quelques couleuvres qui s'étaient glissées dans la salle s'effacèrent et l'U.C.C.fut fondée.L'U.C.C.était fondée.Il fallait lui recruter des membres.M.Laurent Barré, qui avait été élu président et le Bulletin des Agriculteurs, qui avait été choisi comme organe et comme" siège du secrétariat, s'y appliquèrent.Un an après, l'U.C.C.comptait 1.5,000 membres.Elle avait déjà fait beaucoup pour l'agriculture, l'ont le monde, excepté les collaborateurs salariés du Soleil, journal non pessimiste, était content.Les mêmes chefs restèrent sous le harnais pendant un an encore.Ça marchait de progrès en progrès.La critique était acerbe, mais l'U.C.C.montait la côte.Deux autorités vinrent, alors mettre le ban ou à peu près sur le Bulletin des Agriculteurs qu'elles accusèrent de pessimisme alors que ce journal prêchait exactement la doctrine énoncée dans la lettre, de Mgr Gauthier plus haut citée.Le Bulled » présenta la joue gauche et demanda à l'U.C.C.de se.choisir un autre organe.Le président.M.Laurent Barré, qu'on abreuvait d'injures et qu'on traquait partout, donna, sa démission.L'amour ne va pas sans le sacrifice.Le Bulletin des Agriculteurs se retira parce qu'il se soumettait.Laurent Barré démissionna parce qu'on lui avait fait la vie intenable.Certains politiciens ont prétendu qu'il y avait, derrière cette double démission, des ambitions politiques futures.Leur ignorance des faits qui ont précédé ces événements peut excuser cette prétention.Ceux qui étaient au courant savaient mieux.Si, plus tard, Barré et Ponton, devenus de simples citoyens, sans plus aucun lien avec l'U.C.C, ont cédé aux instances de leurs concitoyens qui les priaient d'aller porter plus loin la défense des intérêts agricoles, leur acceptation de ce qu'ils croyaient un devoir n'avait aucun rapport, avec leur abandon de la direction de l'U.C.C.Nous étions et nous sommes placés pour le savoir et pour le dire.Les cultivateurs savent être justes envers eux-mêmes et veulent qu'on les traite'a"ec la même mesure de justice qu'on traite les autres classes.Ils savent que, cfteï les autres, yn homme, par le fait d'appartenir A une association professionnelle, ne devient oas un incapable ou un interdit, mais conserve ses droits de citoyen et on cwit lui reconnaître la liberté de les exercer.C'est pour cela qu'ils ont mis dans leurs statuts, qui ont reçu l'approbation des plus hautes autorités ecclésiastiques, l'article suivant: NEUTRALITÉ POLITIQUE DE l.'uMON M.Georges M.Bilodeau, missionnaire-colonisateur, écrit dans la Voix nationale : "Quel est le plus grand des maux dont souffre actuellement notre nationalité canadienne-française?"Est-ce la tuberculose?Le cancer"?La mortalité infantile'.' "Dans un autre domaine, est-ce l'affaissement de la foi cl des moeurs".' "'Tous ces maux sont graves, certes, cl il importe de ne lias perdre de vue.Mais il en est un qui, pour n'avoir pas suffisamment attiré l'attention des classes dirigeantes, n'en est pas moins le plus grave."C'est la désertion des campagnes, surtout sous la forme qu'elle a prise chez nous, c'est-à-dire la désertion aux Etats-Unis".Donc le.dépeuplement de nos campagnes est pour notre peuple un fléau national plus grand que morta- jonrn al les nul la tuberculose, le cancer, lité infantile, etc.Plus loin, dans le menu signé G.B., nous lisons: "Le Monstre a dévoré liers de Canadiens"'.Le monstre, c'est l'émigration.Le même G.B.dit encore: "11 (le monstre) nous dévore chaque année une ville aussi considérable que Saint-Hyacinthe.Impossible (!2tï le* importations d'arbrcfi tic-NoCl aux Etats-Unis ont représenté 1,739,-i IÎG5 unités d'une valeur de $333435, dont la plus grande portlo est venue du Oana-| da.On estime que 10.000.000 d'arbres bout employés à Nol1!.chaque année ans Etats-'.Unis, la part du Canada étant lise.»ntre 3.000.000 et 4.000.000 d'arbres pour l'an-\ née de.-nlère.dont plus de l.OOO.OiK) bu 500 Chargea de wagon dune moyenne de 2.000 ¦ arbres chacune, venaient du Nouvaau-Brunswlek seulement.Ces Importations sont maintenant permises quand elles viennent de tous les districts que le tni-; nlstre de l'agriculture du Canada déclare i exempts d'insectes destructeurs.Les arbres de Noël, qui sont, assujettis a un droit de 10 pour cent ad valorem, se vendent généralement dans le i;ros sur une base o> commission seulement, celle-ci étant de 10 (.IS pour cent du prix de vente.Il est bon de s'Informer de l'Intégrité et de la responsabilité financière des firmes inconnues.Les documents comprennent la facture de l'expéditeur, un connaissement ci.pour les envols d'une valeur de ÎI00 ou plus, une r AC turc consulaire.Chaque arbre doit porter une Indication claire du pays d'origine.L'année dernière, les pris de détail des arbres ont varié de SI,30 A S.r>.00 l'unité, d'après leur han'eur et les symétrie.Une liste des firmes des Etats-Unis ';ul .s'Intéressent a l'Importation des arbres de Noel peut être obtenue du ministère du commerce, il Ottawa.mentionner le dossier no I502.r, — ou du conunslsalrç du commerce dti Canada.4-1.rue Whitehall, New Yorlt City.Eliii général des affaires De presque toutes les parties du pays arrivent des rapports favorables sur les couditions des affaires.! Les faits saillants de la situation sont: le travail dans l'industrie ; presque à pleine capacité, l'acti-j vilé du transport du blé lanl à l'étranger qu'aux entrepôts du pays .«buis des proportions supérieures à 1927, la plus intense distribution de marchandises qui se soit vue dans l'histoire commerciale du Cn-nada.I.e ralcntisscmcnl saisonnier de quelques industries est moins prononcé que d'habitude, tandis que les manufacturiers d'articles de commodi'c générale, qui sont ae-tucllcmcnl en plus grande demande, poussent leur production à nu niveau plus élevé qu'en n'importe quelle année antérieure.Cette situation revocable a naturellement amélioré la position des industries qui souffraient d'un excès de capacité, et, dans d'autres branches d'affaires, elle a été marquée par une vive concurrence pour certains matériaux cl pour l'acquisition des services des travailleurs expérimentés, il .semble maintenant que le Canada entre dans un développement industriel plus grand et plus sérieux que jamais.Ce progrès est basé sur l'expansion des deux in dusir:e< fondamentales, l'agricultu re el les mines, et sur une part plus grande dans le commerce mondial des produits manufacturés.La recolle, faite à une date bàli-vc dans presque tout le pays, a per- mis le transport rapide du grain sur les marchés, en sorte que les cultivateurs onl pu acheter lout de suite ce dont ils avaient besoin.Celte manière expéditive de disposer des produits du sol ii été remarquable surtout pour le blé, qui a été livré aux Consommateurs el aux éleveurs en quantité exceptionnelle.En même temps, les exportations onl élé presque doublement supérieures à ce qu'elles furent durant les premiers trois mois de la saison précédente.I.e produit canadien a ainsi compensé pour une forte diminution des exportations du blé des Kbits-lnis., ("e commerce au-dessus de In normale a élé rendu possible par l'excellente organisation faite par des banques, les chemins de fer, les agences des ventes et les officiers du gouvernement; les bénéfices qu'en retire le public en «é-licral justifient amplement les banques d'avoir mis leurs ressources ;'i la disposition de l'élémcnl de In population qui offre au marché le produit dont dépend le plus le bien-être du Canada.La température a élé généralement favorable au commerce de détail, et, l'accroissement du pouvoir d'achat du public aidant, les inar-| ebands ont pu faire, jusqu'ici, des affaires satisfaisantes.Les rapports récents sur le volume de commerce de gros prévu pour l'automne et l'hiver indiquent que les commandes reçues sont parmi les plus encourageantes que l'on ait reçues.Banque Canadienne du commerce.Transport au grain sur le Canadien National Tous les records pou.- le charge- .¦¦if (lu Ht*., îti !.Inn« .1'___ t.Lisez et faites lire Le BULLETIN DÈS AURI-CULTEURS, organe de défense de vos intérêts.NE TAiJ.LEZ PAS un F^ncle an Sabot d'un -¦ litvnl, un jarret ou bursitis Csrt A05ORB Jcs frra clippnrnîlre sans lnitser de Hcûtric*t.Arrfjte la toilerie rapidement.Ne ciute »«• d'ampoule* et ne fait pa» tomber le poil.J,e Cheval peut rester au travail, L,ivr« à fJ.ûO la bouteille.Lirr© 6R cratla.AD90RDINB Jll.IMnwitaauwptfqM ponrlnp*f*- nv.iiea.l'our fur-'iH r», iMurtsiRWMt r"»'"".rfifluTe*.VtlllM vatteUtUM.CWime la ¦ ¦ - .- *>t liifUmmAllnn.1*1 II ÎI.SS i* U-u; chei Ici ; .-i-en u !.t:f.Tin* •!• tlcUtls ia/ tl.n-mJ* tVnUi.tf.f.YOUNG.lot.11 IcmaoUa Ircus Kmiifi, Cta.PAUL DESY Avocat I m m < ¦' lilr Vlirml., Section 607 rnr Si Jiu-qu^.0.Montrml Ici.IIArlmur 0106.au-de- ment du grain le long des lignes ( Canadien National dans l'Ouest ont été brisés cette semaine ;il I III til St-I.aiirent.Montreal.I Frais Spéciaux.i Fraja Extrue.0.(W Frais Premier-!.0,ô"2 Frais Seconds.0 3" (2Vslbs) .o OS SIROP D ÉRABLE la liv 0.06'-'.j Xo 3 0.071-: la livre 19 IS 0.16 0 00 PORCS VIVANTS es 160 livres j j J I i I i i I I »1.00 par tête POULES VIVANTES i Cilûi^, .¦> lhs cl plus.Bonne 4?ï 0.70 FEVES 0.00 Ir mino: $4.75 0 00 I I I I I Vous pouvez aussi profiler de notre service à domicile.Demandez nos experts el nielle/, leur compeli-noi- ;i l'épreuvi:.N'OUBLIEZ PAS, si vous avex besoin de nouvelles machines, que nous avons actuellement ou stock des machines île seconde main réparées qui sont de réelles nubilities.Il vaudrait peut être mieux que vous veniez les voir.C'est votre intérêt qui est au jeu.— Il nous fera toujours plaisir tic vous fournir des renseignements supplémentaires cela ne vous obligeant ù rien.B.TRUDEL & Cie 38, PLACE Y OUTILLE, MONTREAL Tel: MAin 0118 Casier Postai 484 — ^ i i i i la liTre VEAUX DE CHAMPS VIVANTS les 100 livres POIS Choix.5 Ibs et plus (jeunes!.0.20 -Nol.Bon, 4 lbs et pius.0.18 No2.à 6.00 a 6.00 No 1.No 2.le mino: Î3.00 0 00 CE QUE VOUS PRIX DU GROS.PRIS A ACHETEZ MONTREAL FARINE A PAIN le cJiar, le baril, en sacs Première patente.$7.15 Deuxième patente.6.S0 Forte à boulanger.6.40 Cassonade No 1 Cassonade No 2.5.30 5 20 ' I lètc.I Oénte FARINE A ENGRAIS le char, le baril, en sacs 5:40 4.90 MÊLASSE (Bnrbadea) No I vBanl de 25 (râlions'' No 1 (Tonneau de 90 gajloas) le gullon $0.50 0.50 POISSON SALE Truite.Turbot.Morue verte, moyenne No ;.Nous pavons comptant imi« les jour:- de l'année, pour 1rs Oeufs irais.Volailles Vivantes el Volailles Abattues.Pores el Veaux A battus Beurre de Crémerie el de Ferme, Fromage, etc.!o 00 lo.OO M .00 2.00 Satis faction Garantie.1.Hareng.' _ i HUITRES ! Huîtres en écailles Bouctouche., bu- .îlû.OO crtvcs /mur les prix Les Enfants Heureux et Sains ainsi que les grandes personnes se trouvent clans les maisons, où le 3>18 Du DR.PIERRE est le remède de famille.Il est ln première nide d'une mère, quand l'un de ses enfants se sent malade.Il est sain et digne de confiance.11 se Irouvc dans la boite A pharmacie de millions de maisons ici et à l'étranger.Préparé d'herbes et racines pures ne contenant pas de drogues ¦nuisibles, il peut être donné aux petits, ainsi qu'aux jeunes et vieux gj- constitution délicate.Les droguistes ne le fournitaent p*4.Pou.' rcnseienenients écrire À DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.2S01 Washington Blvd.CHICAGO, ILL.(Délivré libre $80.00 la tonne; nitrate de soude, 15.50'; A*.859.00 la tonne; sulfate d'ammoniaque, 20.009! 856.la tonn; cyanamide, 21 00''.$50.00 la tonne.ONTARIO.- Paudre d'or, 3.00CP 21.00''.$15.00 la tonne; déchets d'abattoir.0.00 12.0091 $45.00 la tonne; sulfate rie potasse, 50.00% 857.00 la tonne; muriate de potasse, 50.00% $47.00 la tonne; scories basiques, 10.on'-.*20.oo la tonne; superphosphate, 16.0091 821.00 la tonne; sang desséché.12.00% $80.00 la tonne: nitrate de sonde, 15.50% la tonne: sulfate d'ammo-20.(Ml- ; $55.110 I:i tonne; eva-.21.00', $50.00 la tonne." val de travail est toujours le principal engin de traction sur la grande majorité des fermes canadiennes, et il n'y a guère de cultivateurs qui ne s'intéressent au coût réel de l'alimentation des chevaux, et spécialement de ceux qui travaillent la plus grande partie du temps.A la stations expérimentale fédérale de Kapiiskasing, Ontario, on lient compte de la quantité nourriture consommée par tous chevaux de travail et du coût cette nourriture.Voici les chiffres moyens oui ont été relevés, pendant une période de cinq ans: Nombre de chevaux nourris, 14.4: heures données au travail par cheval, par jour, 8.7; foin par cheval, par jour.19 livres; grain par cheval, par jour 15.5 livres; et coût de l'alimenta-| lion par cheval, par au, $150.05.Il est A noter que le coùl moyen | de l'alimentation par cheval et par an est de $15(1.05; eu qui représen-| te environ 86 cents par jour pour I un attelage de deux chevaux.Disons cependant que ce chiffre re-I présente des conditions où les chevaux sont employés presque tous les jours de l'année A des travaux raisonnablement pénibles, et que le coût de l'alimentation est beaucoup plus élevé qu'il ne serait pour un cheval qui ne fait rien, ou mè-I me pour un cheval qui ne Iravail-i lerait que de temps A autre.Kn calculant ces chiffres, le foin ! a été compté aux prix locaux de la ' ferme.e'est-A-dire pour la somme qu'il obtiendrait sur la ferme sans ; être pressé ni charrié.Le grain a I été compté aux prix locaux du mar-¦ ché.857.00 iliaque, namide Marché des bêtes à cornes MARCHES DES BETES finissant le li A CORNES » novembre Semaine 1928: MONTREAL vendait .'1.929 bêtes A cornes; la plu-, grande quantité jusqu'à date, cette année, rivalisant avec les arrivages abondants d'animaux Un projet de colonisation L'immigration continue d'être A l'ordre du jour.La visite au Canada de quelques Anglais de marque, venus pour étudier le problème sur place, les voyages faits en Angleterre par quelques-uns de nos ministres, le récent discours de M.MacKcnzic-King A Londres, tout cela a déclenché de nouvelles discussions.Des projets émis depuis quelque temps, un des plus intéressants est sans contredit celui qu'on attribue A lord Lovât, président de {'Overseas Settlement Board.Ce projet comporte l'importation au Canada de 20,000 familles anglaises d'ici dix ans.Contrairement A ce (pii s'est p;issé bien souvent jusqu'ici, les colons feront un premier stage de formation agricole en Angleterre.A leur arrivée au Canada, ils seront répartis entre un certain nombre de fermes, où des maisons auront été spécialement construites pour les recevoir.LA, ils subiront un nouvel apprentissage rémunéré, qui leur permettra de se préparer A leur nouvelle existence et d'amasser une partie de l'argent nécessaire à leur établissement.Cette période prcléminairc terminée, le gouvernement canadien mettra à leur disposition une somme qui les mettra en mesure soit de faire l'acquisition d'une terre, soit l'acheter le matériel nécessaire.Les frais d'établissement seront tection que la clause du dumping vise A leur donner et dont ils ont autant droit de jouir que les produits fabriqués.Les produits naturels périssables sont tout particulièrement sans protection contre le déversement ou dumping américain depuis qnL.î,.gouvernement d'Ottawa a rappelé certains ordres en conseil qui permettraient un ministère des douanes de réévaluer pour fin de Perception des droits réguliers et d'un droit additionnel appelé "dumping duty", les rruits et legumes américains importés en Canada A des prix au-dessous de notre coût dé production, parce : qu us représentent un surplus de I production pour lequel on se eon-lente des plus bas prix., Ces agriculteurs se servent do la clause même du dumping, ,l„,,t nous donnons plus bas le texte Pour prouver leurs prétentions.' Ton/ «ÂUse ?st eu vi«ucur depuis 1901: "Dans le cas d'articles expor-tes au Canada, de même genre ou I classe que ceux fabriqués en Canada.Si le prix d'exportation ou le prix actuel d,' vente A l'importateur 'In Canada est moindre que la valour raisonnable du marché de ce même articlc.-Jorsque voulu dans le , cours des affaires ordinaires et à la même époque de son exportation an Canada, — dans le pays d'où il sur ciylit article importé en banana, un droit spécial ou dumping duty, égal a la différence entre le prix auquel il se vend dans son pays d origine et le prix auquel il est vendu pour exportation au Canada, pourvu que ce -droit spécial ou dumping duty n'excède pas 15 pour cent de la valeur dudil article , Le déversement ou dumping, d'après cette clause peut être défini,— pour se servir des termes mêmes du principal opposant A la demande dos agriculteurs, M.J.Young, M.P., de Weyburn, comme s'nppliqunhl A des marchandises déversées, dumped en Canada.A des prix inférieurs a ceux auxquels ces mêmes articles sont vendus dans leur pays d'origine.Ceci, sans aucun doute, est bien la définition exacte de la clause du dumping, et voilà justement où l'embarras surgit pour nos agriculteurs, car selon toute apparence, il existe très peu de cas d'importations de produits naturels périssables dans des conditions qui tombent sous la définition, ou visées par l'esprit de cette clause.Kl.en existerait-il, qu'il serait impossible, dans le cas de produits périssables, de retenir les importations le temps requis pour faire enquête sur les prix du pays exportateur, cl si, d'un autre côté, on laisse ces produits se répandre sur nos inarches, ils les désorganisent, et.de toute façon, le mal est irréparable et l'enquête ne sert plus A rien.Ce dont nos producteurs de produits périssables se plaignent, ce n'est pas que les Américains vendent ici leurs produits meilleur marché qu'en leur pays, mais c'est I que les produits qui sont exportés ! en Canada représentent un surplus i de production, le nettoyage de leurs | champs, et nous soient expédiés ; alors qu'aux Etats-Unis, en raison ! même de l'existence de ce surplus ! de production, les prix sont descendus A leur plus bas, et que ces produits viennent faire concurrence aux primeurs et produits de choix ! que nos producteurs ici sont juste-j ment prêts A mettre' sur nos inarches.De 1A, la désorganisation de .nos marchés et l'impossibilité pour nos producteurs du Canada de re-1 tirer de la vente de leurs produits ; de quoi couvrir leur coût de pro-; duction.encore moins, de réaliser j le bénéfice légitime auquel leur donnerait droit leur capital investi I et leur travail.Ce (pie nos producteurs de produits périssables désirent, et ce qu'ils Ont l'intention de demander au Parlement d'Ottawa, — sans prendre A partie un gouvernement on l'autre: sans en faire, en d'autres termes, une question politique, puisque les requérants se recrutent dans tons les partis politiques, — est une force quelconque de protection contre le déversement (dumping) sur nos marchés, du surplus de récolte américaine.Or, comme il est expliqué plus haut, ce surplus .à $7.-! ">0; quelques-unes ?8.Les arriva-i Ces de vaches pour la boucherie venaient d'expéditions étrangères.MARCHES DES VEAUX TORONTO ne vendait que 1,300 veaux et sous l'influence des prix élevés du marché des Ktats-l'nis, les prix augmentèrent de 81.le cent livres.Liv; veaux de choix se vendaient .«I3.à $16.; les veaux de boucherie assez bons, $10.à $13t50; les veaux d'herbe $6.à $7.et les pesants 87.à 89.le cent livres.MONTREAL vendait 2,194 veaux sur un marché fort et ferme lundi; cependant.mercredi les prix avaient diminués de $1, Les veaux (l'herbe se vendaient de la majorité à ce dernier tre.On tions trouvera peut-être des objec-au projet; mais à première vue il semble présenter un intérêt véritable.11 ouvre la voie à une politique rationnelle, qu'exigent des besoins et des temps nouveaux.Mais pourquoi ne pas appliquer une politique identique aux Canadiens de l'Est qui désirent s'installer dans les Provinces de l'Ouest?far-Qi**-7- Râ.'iO à $6; AUX 0*\I/nouvbau1 tt&MRit*ËI IHVOTt suri 01 1 _icnivn-MOus au 'M*» .'ÏL OtMf.KCI • a yjouno• ¦ Lc9 Prix en Argent que noua avons donnés s'élevent au montant ci-haut mentionné Nous donnerons encore $500.00 comme suii:-lcr Prix SI 00 nie Prix S 3cmc Prix s icme Prix S 5 Prix d°-1 jiiers se trouvent donc sans la pro-' r'AS-PAS DEJA, EN P.ENTR/ONT HAPASSE.DO BUREAU,tDOl/VF TOUS 1(5 MFMORfO DE TA VA MILLE SINGULIER EM t NT EMPRESSÉS AUTOUR DE TA PERSONNE?- T9N EPOUS6 T'APPORTE UW COUSSIN POUR TA TE?TET-TA FILLE, UN TABOURET — ET LE FISTON,TES PANTO UF L C S - Et tu te oe m a N DES quelle ,est la raison de cett« SOLLICITUDE INACCOUTUMC'E - lorsqu'en ouvrant ton journal,tps ve ux tombent sur cette sage recommandation.- ''l»tUS ode 3OJ0UR» avant ie jour dc L'an.— fa itc5 vos EMPLETTES DE bonne heure."' M f__ dites simplement 22 NOVEMBRE 1928 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CINQ -¦7.rr.:t7.;»'.ataaijU2&&^^^ Autour MS.K «.iriu¦*.«>.)/ Vr.>' j.J Foyer ma—i Billet de Grande - Soeur suis passée tantôt près de la jolie maison bourgeoise uù s'agitait hier une foule bariolée, criarde, énervante à voir et ù entendre, la maison veuve, de son mobilier, de ses accessoires, de tout ce qui lui donnait son air confortable et que.l'encan a dispersé un peu partout.Je suis passée lente et triste, j'ai promené mes regards sur chaque fenêtre close, et soudain mon oreille a perçu un murmure étouffé, une longue plainte tellement faible qu'aucun passant distrait n'aurait pu l'entendre.C'était la voix de.la maison abandonnée.Elle disait de navrantes choses; écoutez: "Mon Dieu, comme c'est triste en moi-même, comme c'est laid, comme, il y fait froid surtout! J'avais pourtant entendu ma condamnation, j'avais essayé de m'habilner ù cette idée de.l'isolement, du silence, lugubre, mais je.ne.comprenais pas tout ce que cela avait d'affreux! Non, je ne savais pas qu'on m'enlèverait un à un tons ces bibelots, tous ces meubles, tout ce qui me faisait moi-même et qu'on me laisserait en face de.mes grands murs nus, de parquets devenus immenses comme ceux des salles de bal, de.fenêtres sans rideaux où les araignées tisseraient leurs frêles dentelles.Ah! si j'avais su, je me serais récriée, j'aurais essayé de leur faire comprendre ma détresse, de leur faire sentir leur cruauté à eux que j'ai abrités, que.j'ai aimés et compris! lïélas! m'auraient-ils seulement entendue?La voix des clioses, qui la comprend, mon Dieu! Hier, ils m'ont dépouillée de tout, tout! J'ai vu une à une chaque pièce se vider, chaque meuble présenté par des mains étrangères et brusques à une foule pour laquelle chaque objet était indifférent et n'avait qu'une valeur pécuniaire.Elle regardait, pesait, jugeait, parfois dédaigneuse, puis des voix criaient des chiffres, l'encanleur nommait le nouveau propriétaire qui venait vite, s'emparer de son bien.Ah! les pauvres, les pauvres objets vendus, que je les pleure, que je les plains! Ils t'en vont vers l'inconnu, séparés à jamais les uns des autres! Ils s'aimaient bien pourtant, ils goûtaient leur voisinage paisible, ils étaient liés par le même secret pour avoir vu, entendu, deviné même les mêmes choses! Mais ils feront de nouvelles connaissances, ils entendront d'autres rires ou d'autres sanglots, ils oublieront ]>eu à peu la maison d'autrefois et ceux qui les en ont chassés, (dors que je resterai seule, seule sous les grands pins, sous la neige de l'hiver qui s'en vient.Ah! je les plaignais, niais pourquoi?Ils sont encore moins à plaindre que moi!! Ils sont partis, ils m'ont sacrifiée! Oh! si je.savais que le nouveau logis leur offre un plus beau panorama que mon enceinte pittoresque de montagne, que le.lac joli, pur et calme à mes pieds, que le beau soleil vivifiant, la brise fraîche et le chant îles oiseaux dans la verdure où je rne niche : le bonheur de ceux qu'on aimr ne vaut-il pas bien des larmes'.' Hélas! hélas! Ils m'ont (puttee pour la grande ville, pour un appartement au deuxième étage dont l'cxigiiité les privera de bien du confort et auquel rien tic les attachera jamais.Ils y passeront comme, ceux qui y sont venus, comme ceux qui viendront après eux; ils y laisseront des parcelles d'eux-mêmes que les autres fouleront aux pieds, miiis ils n'y penseront pas; est-ce qu'on a le.temps de.penser en ville'.' Plus d'ombre, plus de chants d'oiseaux, plus de brise, plus de paysage, plus de calme, rien que du bruit, du tumulte, de la poussière, rien que la vision des véhicules, des passants affairés, oh! l'affreux cauchemar! Et ils m'oublieront dans cet enfer qu'ils m'ont préparé, pourquoi?Pour un caprice d'enfant gâtée ; de l'enfant que j'ai vue naître et grandir, l'enfant que j'aimais par-dessus (oui! Elle a quinze ans.voyez-vous.Vâgc où il fait si bon être encore enfant.F âge où l'on s'instruit, où l'on goûte le mieux la vie dans les poétiques effervescences de l'adolescence! Mais pour Odette, quinze ans, c'est la jeunesse, le mouvement, la toilette, le flirt, le mariage, ce sont les ambitions folles auxquelles le cadre d'un petit village de campagne ne saurait suffire.Et elle a réclamé la ville où l'on trotte, les boulevards, les magasins et les cinémas, où l'on étale un minois artificiel ton! de rouge, de noir et de blanc! El sa maman a souri comme elle sourit à tout ce qui vient de sa fille unique, son orgueil! O ingrate, ingrate Odette! Cette ambiance mouvementée et traîtresse valait-elle que tu lui sacrifies tout, que tu vendes les statue/les.les images pieuses de ta clùimbre jolie, ta poupée que tu berçais avec amour, tous ces souvenirs accumulés depuis que tu es au monde?Pauvre papillon, cela valait-il que tu ailles exposer le reste de ta candeur, l'or fragile de tes illusions à cette fournaise ardente qui ne respecte rien?Mais ¦ des petites coquettes qui veulent rire et s'amuser, la ville en regorge; tu passeras dans ce flot du monde comme une goutte d'eau dans un grand fleuve; on te regardera comme un bibelot d'étalage, alors que moi je t'aurais aimée quand même, je t'aurais soufflé des souvenirs, des exhortations qui retiennent parfois sur la pente, qui retrempent l'âme et protègent le coeur! Mais tu n'as pas voulu! Que le monde le soit clément, que Dieu le garde, donc, moi, je me tais: "Mon coeur est plein, je veux pleurer!" MARIE-ANTOINETTE En terminant, je vous offre ce sujet de méditation: "Mon verre n'est pas grand, "Mais je bois dans mon verre".A bon entendeur, salut! CRI C1U des BRUYERES Riv.-Ouclle, :tl 10, 28.Novembre, mois des morts Le jour se lève.C'est l'aurore de la vie, c'e.st l'enfance.Dans la vallée, sur la branche d'un orme solitaire, une petite feuille qui vient de naître, toute verte, gorgée de sève et d'espérances, frémit tout à coup, mordre par la brise matinale, elle vacille un instant puis se détache; lentement elle tombe et meurt."Mane sicut herbu transit".Midi! c'est l'âge mùr, l'heure où l'homme croit tenir la félicité: emporté sur les flots de l'illusion, il se laisse bercer comme à plaisir, sans oser jeter un regard sur les rives de la réalité.Dans la vallée, des branches de l'orme solitaire, nombreuses, les feuilles, A peine fanées tombent; elles tourbillonnent un moment comme pour se raccrocher à,l'arbre, à la vie; puis avec un bruissement qui semble.l'écho de nos soupirs humains, elles vont s'ajouter aux feuilles mortes épar-ses sur le sol."Sicut herbu transit".v v Le soleil a disparu.Ses dernières lueurs commencent à se perdre dans la calme rêverie du crépuscule.C'est le soir.— Le soir de la vie, la vieillesse avec son âme pleine du passé, pleine aussi d'humbles espoirs au seuil de l'éternité.— Et dan.s la vallée.l'orme solitaire s; dépouille de ses dernières feuilles.Fanées et flétries, elles se détachent sans effort, tombent sans murmure, tout d'un trait, comme pressées de rejoindre leurs compagnes dans l'épaisse jonchée qui couvre la terre en deuil."Transit." Arrachés à la vie à tout âge, les mortels ont ainsi passé!.Combien des nôtres! Combien déjà! Et nous, qui nous nous agitons encore aux branches de l'orme, pensons-nous souvent aux feuilles qui sont tombées, aux morts, à nos morts?Voici novembre! voiei le mois consacré au souvenir! Souvenons-nous ! II Franchissez l'espace Mère du Sauveur Apportez La grâce Au .saint Précurseur III O Mère admirable Votre Emmanuel D'une 'pauvre étable Fait un nouveau ci H IV La Vierge .sublàme Dans le saint parvis Offre pour victime Son âme et son Fik V Jésus ides l'en fa nec Maître des docteurs Confond la science Kl ravit les coeurs REFRAIN Ave.Ave.Ave, Ave Ave Ave MYSTERES Maria Mari a DOULOUREUX 1 colur scei'tiqi'e Rayons de Miel Poème A mon Ftoilc soir monte au bleu Etoi le développe trois • l'est une chose, connue dans le oubli.- que l'agricuMure ne fait pas suffisamment d'argent, c'est un problème qui se pose et que certains iugenl trop hâtivement sans issue; on ira jusqu'à dire; Iv.s vieilles hire.-, ne valent plus la peine d'être eul'ivi'i.s; on préconisera alors la colonisation à outrance, comme moyen de garder chez nous notre class;' agricole.C'est là qu'est l'erreur.Si dans nos centres agricoles de.s deux rives du Saint-Laurent les cultivateurs ne font pao assez d'argent, si vous ne faites pas assez, de revenus sur les vieiHesitorrcs aussi ferlilesquc dans.ics régions de colonisation, et situées à proximité établir ses enfants e! as-J des marchés, vos fils n'en feront cultivateur-j pas sur les terres nouvelles à ôfltl ! ' i expost- ; fies qui pourront être causés aux exhibits.9-—Les concurrents devront dé-1 cjarer solennellement par écrit | qu'ils se sont conformés aux pré-i seuls règlements.10.—Toutes difficultés résultant! des présents règlements seront ré-' glées par les directeurs de l'Association.11.—-Une piastre sera réduite du montant payé à tous le qui auront obtenu des prix pour payer leur souscription à l'Association pour l'année suivante.12.—-II n'y aura que les directeurs cl les jupes qui devront rester dans la salle d'exposition pendant que les juges visiteront les exhibits Tout le Canada à la Royale Visitez la plus grande EXPOSITION sous abri du monde Les provinces de l'Est coopèrent pour faire de celte exposition le plus grand triomphe lr Canada ait i>n- nfiricolc crue core vu.EXPO ROYAL TORONTO.CANADA du 21 au 29 novembre Vingt acres d'attractions.Les quatorze plus grands con-cours du continenl en l'ait de Bétail — Volailles — Petits animaux — Renards argentés — Chiens — Fleurs — Produits de la ferme — Industrie îaiu'èrc e! Vergers.champs, avec les travaux cull uraus tels que pratiqués sur la majorité de nos formes depu.s te défrichement .sont devenus creux dans le milieux, l'eau et la ffhkCc y séjournent et on ne pe.ut plus récolter de trèfle.Dans ie domaine économique lés changements énormes survenus] ont causé presqu'un bouleverse-! nient.Les cultivateurs des autres pays et des autres provinces se j sont unis, la concurrence est devenue plus forte.Les perfectionnements introduits il.ns le transport ' cl la conservation des -produits, j rendent possible leur déplacement rapide, nu point que les protiuc-j leurs sont aujourd'hui beaucoup j moins protégés par leur éloigne-•lient, contre la concurrence qu'ils! lie l'étaient autrefois.La grande: industrie est venue et un grand nombre do nos petites industries, concurrents i domestiques sont disparues.Nous devons aujourd'hui nous limiter al •1 ou 5 productions qui puissent [supporter la concurrence étrange-1 ire.Le cultivateur s'est donc trouvé en face de la ni-ccAsilé d'accrol-J i Ire ses revenus ou d'abandonner sa! j terre.Prêcher l'amour du sol.c'est | | très bien, mais n'oublions pas
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