Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1929, jeudi 20 juin 1929
Rédaction et Administration 3, RUE NORE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: 1 an.81.00; 3 uns, 82.60, Montreal et pays étrangers, 80.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAi: HEBDOMADAIRE" publié par la Cie DE PUBLICITE ; RURALE Ltce Y S AGRICULTEURS DIRECTEUR: J.-N.Ponlnri REDACTEUR: Firmin Lctourncau Tirage Certifié par l'A.B.C.MONTREAL, 20 JUIN 1929 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 14 — No 25 Le Canada pour les Canadiens Je me crois justifiable de reproduire les passages suivants du dernier discours de.Thon.R.-B.Bennett, chef de l'Opposition au Parlement fédéral.Nos lecteurs constateront que M.Bennett à, en cette circonstance, consacré les principes que défend depuis son existence le Bulletin des Agriculteurs.Nul doute que les paroles de M.Rennett feront écho dans tous les esprits bien pensants de notre pays parce qu'elles n'ont pas le caractère d'un discours politique, mais bien plutôt celui de l'exposé d'un homme d'Etat qui considère avant tout les intérêts de son peuple.Suivent ces extraits du discours de M.Bennett que je prie nos lecteurs de bien méditer.J.-X.P.Pendant que les Etats-Unis élèvent leur tarif, nous n'élevons pas de vaches.(Rires.) Les honorables membres trouvent t{U il y a de.quoi rire lorsque nous constatons que nous avons 101,000 vaches de moins que l'an dernier; cela les fait rire d'apprendre que le tarif sur le lait et la crème a été relevé de 50 p.100; que les cultivateurs dont la prospérité dépendait des marchés de la Nouvelle-Angleterre et de New-York ont été privés de ces marchés; que nos vaches sont vendues aux éleveurs américains.Ils trouvent drôle que les Américains envahissent l'Ontario, y achètent nos vaches laitières et les envoient aux Etals-Unis pour approvisionner leur marché de lait, de crème, de beurre; mais le publie canadien, lui.ne trouve pas cela drôle.Cela peut paraître une plaisanterie pour les membres de la droite, mais ce n'en est pas une.pour la population.Le ministre des Finances (M.Robb) avail l'habitude de parler du commerce interimpérial en des termes qui nous faisaient venir les larmes aux yeux, surtout lorsqu'il préconisait son désir de travailler au développement et au progrès de l'empire.Avec un certain trémolo dans la voix, il assimilait le traité conclu avec l'Australie comme un superbe geste d'unité impériale.Cependant, quelques semaines à peine après la mise en vigueur de ce traité, le Gouvernement eut recours à la clause du dumping contre les produits agricoles australiens, auxquels il ferma notre marché pour ainsi dire.En vertu d'un décret du Conseil portant la date du 2~i septembre 1!)2ô, quelques mois à peine après la signature de ce traité avec l'Australie, le ministre des finances accorda les mêmes privilèges à la Nouvelle-Zélande.Et ces incidents se déroulaient quatre jours après que le premier ministre (M.Mackenzie King) eut déclaré à Woodstock qu'il verrait à le dénoncer s'il était établi qu'il porte, préjudice aux intérêts du Canada.Or, qu'cst-il arrivé?Au cours des rlouze moie terminés à la fin rie mars de cette année, le Canada a importé 27 millions de livres de beurre de la Nouvelle-Zélande.Et pendant la même période, les Etats-Unis d'Amérique ayant relevé les droits sur le beurre de 2c.et demi à 12c.par livre, nous n'avons exporté que 1.600,000 livres de beurre chez nos voisins tant notre, concurrence est devenue insignifiante sur leurs marchés.Peut-on concevoir qu'il y ail ici de nos collègues qui affirment que les droits de douane n'influent en rien sur la vie agricole?Voilà ce que disent quelques-uns de.nos collègues qui sont a ma gauche.En 1020.les Etats-Unis ont acheté 00 millions de livres de beurre pour l'approvisionnement de leur propre population et à celle époque-là le droit était de 2c.1-2 la ivre.Ils ont relevé le droit à 6, à 8 puis à 12c.la livre, et.en I028.ils suffisaient à tous leurs besoins, sauf 4,600,000 livres.J'ai fait observer ce qui est arrivé en Canada au sujel du beurre, des oeufs, des volailles.-^- le demande à mon honorable ami, est-il à souhaiter que le Canada soit obligé de compter sur un autre pays pour son approvisionnement île beurre, parce qu'il n'en produit pas en quantité suffisante?L'autre jour, écrivant au ministère de l'Agriculture de.l'Ontario, je demandais quelle était la situation dans cette province depuis le commencement de l'année.On me répondit qu'en février, mars cl avril, l'ensemble de la fabrication du beurre était de 10,802,541 livres, et que le nombre de beurreries ayant l'ail rapport était de 228.Celle année, la quantité de beurre fabriqué au cours des mêmes mois a été inférieure de près de 700,000 livres, soil en tout 10,100.818 livres, el le nombre des beurreries s'était affaissé à 211.soit 17 de moins que l'année précédente.Les grandes beurreries manufacturières d'Ontario el d'autres parties du Canada importent du beurre de la Nouvelle-Zélande, et ces importations font partie des 27 millions de livres que la Nouvelle-Zélande vend aujourd'hui à la population canadienne.Cela s'explique par le fait que l'on ne peut se procurer le lait voulu, et.l'autre soir, on en a expliqué la raison, .le n'entamé-rai pas la discussion à ce sujel.J'ai parlé du beurre, des oeufs, de [h volaille el d'autres produits de ce genre; mais allons un peu plus loin.Est-il à souhaiter que le Canada soit dans un état de dépendance en ce qui concerne les viandes, qu'il en importe davantage et en exporte moins?Est-ce à souhaiter pour les fruits, c'est-à-dire que nous en importions plus el que nous en exportions moins?Est-ce.à souhaiter relativement à la machinerie, dont nous avons entendu lant parler?Rien ne saurait être plus dommageable à un pays que de ne pas être en mesure de fabriquer ses propres machines et de devenir ainsi sous la dépendance de gens qui nous concurrence clans le même domaine.Lorsque j'ai besoin de machines dans l'Ouest du Canada, il me faut, dans les circonstances actuelles, m'adresser aux Etats-Unis pour me les procurer.Je dois courir le risque de la concurrence américaine.Si mon rival américain a besoin de machines, il est servi le premier, el je passe après lui.Esl-ce de cette façon que notre pays va mettre en valeur ses ressources?Le véritable problème de l'heure au Canada consiste à savoir si, pour nos approvisionnements de beurre, de produits agricoles, de viandes, de fruits, d'articles manufacturés tels que les machines el ainsi de suite, nous serons sous la dépendance d'autres pays, d'étrangers dont l'unique souci de leur existence est de sauvegarder leurs propres intérêts et d'assurer leur prospérité sans se préoccuper de ce qu'il advient de nous.Ce n'est pas une situation qu'on peut envisager avec satisfaction.Je désire donner lecture à mon honorable ami de Weyhurn d'un message irradié l'autre jour par le professeur Dean, du Collège d'agriculture d'Ontario.Voici ce qu'il disait: "Ici, nous avons la situation exposée en termes précis.Pour quelle raison le Canada a-l-il, en 1028.importé plus de 21 millions de livres de beurre, d'une valeur dépassant 8 millions el demi de dollars, et près de 2 millions de livres de fromage?A cela, il faut répondre que le cultivateur canadien ne jouit pas.dans l'exercice de son industrie, de la protection suffisante pour la rendre rémunératrice.Tous les ans on expédie aux fabriques du Canada le lait d'un peu plus de 2 millions de vaches.Nous avons assez de terrain pour entretenir deux fois plus de vache.» laitières.Si l'on avait, sur nos fermes canadiennes, le nombre Noulu de vaches, il n'y aurait pas lieu d'importer du beurre et du fromage pour la consommation domestique, el nous devrions maintenir nos exportations à leur niveau actuel ou le dépasser, ïi s'agit d'une question d'ordre économique.Le cultivateur peut ne pas savoir, aussi bien qu'il le pourrait, quels sont ses frais de production, mais il soupçonne fort qu'un prix de 40 à 45c en hiver ne le fait pas rentrer dans ses frais, el il en conclut qu'il ne saurait rivaliser contre le beurre, des pâturages à bon marché de l'Australie el de la Nouvelle-Zélande, qui est admis en franchise au Canadu.Le cultivateur américain exige que son industrie soit "protégée" tout comme le sont les autres industries manufacturières.Son mot d'Ordre'est: "Protection pour tous ou protection pour personne".J'invite mon honorable ami de Weyburn et les autres députés de la Chambre à tenir compte de celte opinion du professeur Dean du Collège d'agriculture de l'Ontario.Ce message a été irradié l'autre jour dans tout l'Ontario, indiquant au moins les considérations qui l'avaient porté à ces conclusions relatives à la situation actuelle.Qu'àllons-nous faire?Le ministre de la Justice ira-l-il dire aux cultivateurs de la province de.Québec: "Mes chers amis, il es! vrai qu'un tarif hostile et défavorable nous a fermé le marché des Etals-Unis, mais nous avons supprimé la taxe sur les billets de wagons pullman".Esl-ee de cette façon que nous devrions traiter celte question?Peut-être que mon ami de Queen.M.Sinclair) ira dire aux cultivateurs de pommes de terre de l'Ile du P.Edouard que si les Etals-Unis se proposent d'élever les droits de 50 à 75 cents sur chaque cent livres de pommes de terre, ce n'est rien, car nous avons supprimé la taxe sur les télégrammes.Est-ce cela qu'on va faire?Le peuple ne peut trailer celte question que d'une façon el c'est celle suggérée par le "Globe", de Toronto et approuvée par tous les hommes réfléchis du pays, a savoir, (pic les Canadiens qui développent les vastes ressources au Canada doivent avoir une occasion égale de concurrencer le reste du monde.Si on leur donne cette occasion ils pourront faire face à la concurrence qui se présentera n'importe où.Comment peut-on le faire?On peut le l'aire au moyen de tarifs, de taxes d'accise, de drawbacks, de primes ou de préférences; le Gouvernement peut employer n'importe lequel de ces moyens.On parle d'une autre session du Parlement celte an-né.Nous, qui siégeons de ce côté-ci de la Chambre, avons déclaré que nous sommes disposés et que nous l'avons toujours été depuis l'apparition de.celte menace à notre vie économique, à rester ici aussi longtemps qu'il le faudra, afin que le Canada puisse faire savoir qu'il n'est pas prêt à se laisser réduire à l'étal de domesticité pour le compte d'aucun pays du monde.Nous voulons développer nos ressources et personne ne peut impunément porter atteinte à notre vie économique, en nous interdisant directement l'accès des marchés de la grande république, sans que nous regimbions.Nous ne sommes pas en laveur de représailles; ce.n'est la politique d'aucun parti dans notre pays.La politique de notre parti, adoptée et conservée depuis un temps immémorial, consiste à développer le Canada pour les Canadiens: c'est une polilique qui cherche à faire du Canada un pays de foyers heureux, à donner du travail aux hommes et aux femmes afin qu'ils puissent vivre et faire leur avenir dans le pays où ils sont nés.au lieu d'aller sous un drapeau étranger, dans \in autre pays, chercher les avantages qu'on leur refuse cbe; eux.Le parti qui siège à la gauche de l'Orateur ne sera jamais satisfait lant que 75,000, 100.000.ou 150.000 Canadiens seront obligés de quitter le pays chaque année, parce qu'on leur refuse ici le droit de s'affirmer.Nous ne serons pas satisfaits tant que durera cede situation et nous nous disons prêts à faire loul ce qui pourra contribuer à l'inauguration d'une politique lendanl à prouver que notre pays a une mission el une destinée, sur ce continent.Notre intégrité ue saurait être attaquée, nous devons accomplir notre, destinée comme des hommes libres cl mettre un terme à l'esclavage économique qui nous met à la merci d'une autre nation pour les nécessités de la vie.Peu importe ou se trouvent ces nécessités, qu'elles soient dans l'empire britannique ou ailleurs, quand nous voyons une grande industrie détruite par les actions du Gouvernement, il est de notre devoir de faire cesser celte situaion.Voilà notre altitude sur ces questions et nous invitons tous ceux qui aiment le Canada à nous appuyer.de même que tous les hommes el les femmes qui ont loi en leur pays, en opposition aux tenants de l'internationalisme! Nous voulons l'appui île tous ceux qui aiment le Canada comme nation et comme peuple et qui pensent que si nous voulions seulement faire ce «pie nous avons suggéré au début de la session, c'est-à-dire convoquer à Ottawa une conférence de tout l'Empire britannique, arrêter un système de préférences à l'avantage de tous et au détriment de personne, à ['encontre de ces préférences en bloc qui ont été si désastreuses pour le pays, cela mettrait fin au traité par décret avec la Nouvelle-Zélande, qui est à l'avantage de celte dernière et au désavantage de L'industrie laitière de notre pays.C'est la politique et le devoir de notre, parti.Nous pouvons parfois avoir des preuves de la sincérité des appels faits aux hommes de diverses opinions el (ie différentes vues économiques afin de conserver la paix cl le pouvoir, mais quand la population de notre pavs sortira de son rêve et verra le danger, elle reviendra au parti qui a toujours conservé la seule politique stable en vue de l'avenir du pays et de l'empire et de son rang parmi les nations du monde, qui a jeté les bases de la vie économique du pavs el qui, avec la permission de la Providence, s efforcera, dans la limite de son pouvoir de protéger notre vie économique contre le peril qui la menace." Feu Mme Pierre Bouchard Nous avons le regret d'apprendre | à nos lecteurs el lectrices la mort de Mme Pierre Bouchard, doyenne! de notre cercle, sous le pseudonyme Vieille Abeille, survenue à Saint-Félicien du Lac-Saint-Jean, à la fin du mois dernier.Vieille Abeille était une untie, de la première heure; elle nous est restée fidèle jusqu'à ta fin.Elle laisse une nombreuse famille, pour laquelle elle fut toujours un modèle de douceur el de dévouement, et tin nombre de laquelle nous comptons Petite Mie, Félicicnnc et Mignon.Nos sympathies les plus sincères vont à sa famille éprouvée et plus particulièrement à ces trois membres de noire cercle.Dès notre retour des vacances, nous nous occuperons, pour cette amie regrettée, de notre pieuse oeuvre des messes.G R A N D E - S O E Tj R NOTE En raison des vacances de la di- rectrice, le Courrier des Abeilles et les Bourdonnements ne seront pas publiés à la page durant les trois semaines qui suivront.Les Abeilles sont donc priées de ne point nous écrire nu cours de ces semaines.O.S.Le livre de M.Barré L'hon.erron parle Bille | Microbes Un inventaire — Régions agricoles — Production agricole — Coopératives — 'Me vais me dévouer corps el âme à résoudre le problème'1 ap- Le livre de M.Laurent Rarré sortira des presses h la fin du mois.Ceux qui désirent se le procurer sont priés de placer leur commande immédiatement chez l'auteur lui-même: Laurent Marré, Ange-Gardien, comté de Rou-ville.II se vend port payes, 75 sour fr de L'hon.M.Perron a porté la parole, lundi dernier.devant les membres de la Montreal Produce Merchants' Association cl de la Munirent Butter and Cheese Exporters' Association.M.Perron remercie d'abord cens qui le reçoivent et il salue de vieux amis qu'il n'avait Das revus depuis longtemps et il cite en exemple l'honorable juge Howard, de la Cour d'appel, qui ne craint pas de s'uc-cuper d'agriculture.Il csoè.rc que plus de professionnels cl de financiers disposeront de quelques argents pour s'intéresser directement à l'agriculture, se donnant ainsi en exemple aux cultivateurs qui verront en ce geste, un puissant enrou-i alternent.Les affaires de l'agriculture sont comme toutes les autres affaires, le principe basique en est le même, tar tout repose sur l'organisation.L'orateur n'est pas encore prêt à dire ce que son département va faire.Des officiers de son département ont interrogé un grand nombre de personnes versées dans l'agriculture depuis qu.'il a été nomine à la tête de ce ministère, mais il en reste encore une à interroger, une autorité, et ce sera fait demain.Aussi, pas plus lard que jeudi prochain, le programme de son département ou plutôt, ce qu'il veut faire pour l'améliorai ion de l'agriculture, du bien-être de la province en général.UN INVENTAIRE C'est un bon principe d'affaires, continue M.Perron, de faire une fois l'an, un inventaire, de façon à se rendre bien compte de Ce qui a élé fait et d'envisager les possibilités futures.En prenant charge de son département, il a cru bon d'avoir un Inventaire complet de la situation agricole.Cet inventaire, il a éié fail par des officiers de son département qui lui ont soumis un r port vrai, exact.Or.le ministre de l'Agriculture constate que les conditions agricoles, dans la province île Québec ne sont guère différentes de celles des autres provinces ou des autres pavs.Il croit même que les difficultés, dans notre province, sonl inoins difficiles à résoudre qu'elles ne le sont pour nos voisins les Américains, pour d'autres pays, voire même, pour certaines autres pro.vin'ces de notre pays.Mais, en notre siècle de l'électricité, les conditions changent rapidement.Après avoir voyagé, en automobile, voilà que les gens voyagent par les airs.Si bien, que noire bon ami le cultivateur, n'a pas pu se tenir à la page.Le jour est venu de constater que les méthodes de culture, dans cette province, ne "•ont pas aussi modernes qu'elles devraient l'être.Cette constatation, elle est faite ou devra être faite par d'autres pays.Nous sommes en présence d un fail, à nous d» nous organiser de façon à répondre aux exigences des nouvelles conditions.IIEGIONS AttHlCOLES C'est pourquoi, de dire l'honora- ] blc M.Perron, mon département a divisé la province en 2,'l zones agricoles, dans le but de dire à chacun des cultivateurs, ce qu'il duire, cultiver'; quel genre il doil élever, comment faire de l'argent et où il un marché pour écouler duits; que s'il suit telle ou thode.il est assuré du succès.Aucune loi ou règlement ne sera imposé au cultivateur, il aura la liberté complète de ses actions mais nous serons simplement heureux de le conseiller, sans nous imposer.Nous le verrons, une fois, si nous constatons qu'il est anxieux de nous accorder sa coopération, très bien, si non.nous le laisserons h lui-même.PRODUCTION Soyons donc assez hommes pour nous rendre compte de quelques vérités, puisqu'il y va de notre bien.Notre production agricole dans cette province, est loin d'être ce qu'elle devrait être.Vous ètcS'VOUS déjà demandé qu'elle est la proportion des oeufs vendus sur noire marché'.' Il pour cent, pendant que nous importons S0 pour cent de notre consommation.N'est-ce pas là une constatation presque inexplicable?.le ne sais pas ce (pie nous pourrons faire; mais laissez-moi vous dire une chose: c'est que s'il est possible d'organiser l'industrie de la volaille, nous allons le faire, que si je suis vivant dans deux ans, ce sera fait.Dans tous les cas, si ce n'est pas fait, vous pourrez vous dire que CÎest parce que les fermiers n'auront pas voulu.Il y a une maladie dont souffrent les poules dans cette province cl nous allons avoir un quelqu'un entre autres qui va faire en sorte, avec le concours des officiers de mon département de la faire disparaître.M.Perron parle ensuite de notre production du pore qui est telle que nous importons ulus o'î cinquante doil ' pro-d'animal il peut trouvera ses pro-lelle mé- pour cent de ce que nous consommons.Ces sont des constatations renversantes quand l'on sonne que l'industrie laitière est l'une des principales de notre province.C'est donc une question de production et.nous allons nous essayer et si dans deux ans de telles conditions ne se sont pas améliorées, ce ne sera pas de ma failli-.Vient ensuite l'importation des chevaux - - 12.000 par année en moyenne, - - nous importons de 75 à S0 pour cent de nos graines de semences, pendant que nous exportons aux Etats-Unis, le meilleur lait que donne les vaches fie la province.Aussi, le résultat est que lorsque l'on a besoin de vaches dans une région soumise à l'épreuve de la tuberculinc, il arrive souvent une l'on est obligé de recourir à l'étranger.Ici, M.Perron tient à affirmer qu'il ne blâme pas les cultivateurs, non plus que les gouvernements ou qui que ce soil, la situation découle logiquement dun fait que loul change tellement rapidement en notre siècle, mais il reste maintenant à iliaque professionnel, à chaque banquier, à chaque financier, de met-Ire l'épaule à la roue de façon à ce que cet élal de chose change.Pour ma part, continue l'nraleur.ie Vais me dévouer corps et âme à résoudre le problème, je vais y donner le meilleur de moi-même, en demandant la coopération de chaque citoyen.Autrement, nies efforts seront vains.Jusqu'ici, j'ai reçu l'appui de tontes les classes (d.c'est ià le meilleur indice que nous allons réussir.LES COOPERATIVES Puis le minisire de l'agriculture lient à rassurer quelques-uns qui craignent que le système qu'il préconise, ni- détruise leur commerce.le vais recommander aux cultivateurs de s'unir enlr'eux en petites coopératives dans h- but de vendre leurs produits par l'entremise d'un seul corps (unie body).Ceux-là s'apercevront bientôt des avantages qu'ils retireront d'acheter sans difficultés, dans celle province, des produits classifies, de haute qualité el d'une production uniforme quant n la quantité.le vais voir à ce que les coopératives achètent au char des manufacturiers, ce dont les cultivateurs ont besoin pour eux-mêmes, .le crois cpie ce faisant, j'agis dans l'intérêt des marchands, puisque le joui- où ils auront des produits standardisés, marqués de In réputation de la province de Québec, que leur commerce sera plus prospère fpie jamais.Maintenant, |e dois vous dire que je n'ai pas beaucoup d'autorité sur la Coopérative Fédérée, mais i'ai discuté certains points avec MM.Paquet el Trudel, qui m'ont assuré cpie le Bureau de direction de la Coopérative Fédérée, à sa prochaine réunion va consentir à ce que la Coopérative Fédérée soit une coopérative el pas autre chose, el non pas une firme commerciale.I.a Coopérative Fédérée sera une coopérative qui saura assurer au commerce les meilleurs produits el je comprends que les marchands canadiens auront le i\'ioix.avant que nos produits passc.V à l'exportation.Si cela est fait, les coopératives assureront aux marchands un produit en quantité, qualité, ce qui signifiera plus d'argent avec moins d'ennuis.TERRES NON CULTIVEES Et pour compléter ce tableau de la sous-produc'" i.M.Perron dit que de grandes étendues de nos meilcures terres sonl inactives, ne produisant rien ou h peu près rien, alors qu'elles devraient produire beaucoup.A partir d'aujourd'hui, il ne sera plus possible pour un fermier de dire que sa terre n'est pas drainée parce qu'il n'en a pas les moyens: qu'elle n'a pas de chaux parce qu'il n'en a pas les moyens.Si une terre n'est pas drainée ou si une terre n'a pas l'engrais nécessaire, ce sen In faille au cultivateur.Enfin, l'honorable M.Perron, en faisant un nouvel appel à la coopération de tous les citoyens bien pensants, afin que In province prenne, dans la Confédération, ln place qui lui revient au point de vue agricole; c'est-à-dire la première.Une longue ovation salue In fin du discours de l'honorable ministre de l'agriculture.Les autres orateurs ont été nombreux et parmi ceux-là, nommons M.Alf.Leduc, qui a attiré l'attention du ministre de l'agriculture sur la falsification d u beurre, malgré que cette question relève du fédéral; !e juge Howard, qui a dit toute l'admiration qui l'animait à l'égard de M.Perron: MM.F.Messier, député; .T.Wheelnn, J.'-À; Paquet.Auguste Trudel.1.A.Vallée, le maire Hogg, de West mount.Les microbes sont nombreux et , leur création n'est pas finie, bien ! qu'on répète et enseigne nue la création du monde, s'est /aile, en six ¦ jours.Vouons plutôt: L'un des microbes inventés der- ¦ nièrement est le microbe inspecteur qui parfois devient empesteur.Or, ! ces microbes inspecteurs qui en i sont rendus à empester notre vie de leur nocive présence ont parfois ides drôleries pour le.moins comi-\ ques, quand elles ne.sont pas tragl-! ques.Ce qui est consolant, c'est que, dans notre malheur, nous avons l'avantage que certains de ces micro-| bes nous immunisent contre l'action d'autres microbes, également de la famille inspecteur ou empesteur.Pitou étuit un pauvre habitant qui, comme bien d'autres, croyait que.le cultivateur n'a rien de mieux à faire que.d'écouter les avis de.Dame Science, représentée par des collets blancs.Alors, il avait décidé de se faire une remise é: fumier.Pour construire quelque chose de bien, il se procura les plans du département d'agriculture de Québec, et bientôt Pitou, comme tant d'autres, chantait les mérites de ce gouvernement qui trouve le moyen de prendre dans nos poches l'argent voulu pour nous faire des cadeaux à seule fin de nous accoutumer à dire "merci".Mais voilà que le microbe inspecteur se mit de la partie.Vn inspecteur s'en vint et lui lint à peu près re langage: M.Pitou, vous êtes un homme propre, vous ave: fourni du lait propre, bon goût, bonne saveur, etc.mais ça ne j fait rien, vous n'ave: pas ce qu'il \fanl pour que la science inspectorat j le soit satisfaite.M.Piton, il vous faut des bancs à | vache peints, une laiterie isolée, I une porcherie isolée, une élable iso-! lie, une remise isolée, etc., etc.—Hais.M.l'empesleur.ça fai\ i bien de l'isolement ça: j'ai pat \ grand de terre, va-t-il falloir qui I j'en achète chez le voisin'.' Je n'ai i>as à y voir, Monsieur, c'est de l'isolement qu'on demande.Mais.M.Vempesteur, avec tous ces isolements-léi.va me falloir une auto pour faire mon train trois fois î pur jour.Il n'u a pas moyen que je • fasse ça à pied, si je mets tout aussi ! loin éi loin.—Grée:-iiotis d'une auto, d'un aéroplane ou d'un bicycle, peu importe, mais isole:.' C'est le règlement.Commencez par la laiterie et ainsi de suite.Quant à votre, remise à fumier, i ce n'est pas tolerable.¦-Mais M.l'empesleur, ma remise â fumier a été Italie, avec les don-\ nées de la science et les subnen-I lions pour les modèles.— Ça ne fait rien, monsieur.La science change du soir nu niatin suivant que les scientislcs rêvent | ou ne révent pas.Quant aux sub-.venlions chacun sait que c'est surtout commode an :éro ministériel pour se faire élire.Tenez, M.Pitou, votre remise pourrait être tolérée si elle n'avait pas de.porte.— Pas de porte! Alors par où que je (tasserais mon engrais?— Je n'ai pas a y noir, M.Pitou.La science a décidé cela en attendant qu'elle décide autre chose.M.Pitou se prend lu tète et deux mains et réfléchit nu problème.Pas île porte pour passer mon fumier; mais au fail je n'en ai pas de besoin de porte, j'ai pus de fumier ïi passer: j'ai pas de vaches: /'empesteur de -l'hiver passé les a condamnées A l'abattoir.Comme c'est simple la science quand on la comprend : pas besoin de porte quand y a pas de fumier à passer, pas de fumier à passer quand q a pas de vaches dans l'êlable, pas de vaches quand un inspecteur nous les a fait vendre à l'abattoir.Comme c'est simple! Mais au fait.M.l'empesleur, vous ave: pas d'affaire ici, je n'ai ni lait ni crème à fournir, n'ayant pas de vaches.Et voilà.Le.microbe inspecteur qui a condamné ses vaches à mort a immunisé M.Pitou contre l'action du microbe inspecteur qui voulait obliger il.Piton à sortir son fumier pas de porte.FELIX Inspection de patates Nous désirons avertir les producteurs de patates certifiées que lion le 15 juin.Toutes les demandes reçues après cette dale ne seront pas acceptées, à moins, que le producteur paye la somme minimum de S2.00 pour chaque cinq (5) acres ou fraction d'acre de patates de même variété qu'il désire, faire inspecter.Le tableau qui suit donne les montants à payer par le producteur pour chaque variété de pommes de terre qu'il désire soumettre à l'inspection : De \i d'acre à 5 acres $2.00 De 5 acres à 10 acres $4.00 De 10 acres à 15 acres .9(5.00 De 15 acres ù 20 acres $8.00 Toutes les demandes ainsi que l'argent reçus après le 1er juillet seront retournés à chaque producteur l'avertissant que nous ne pouvons nous rendre à sa demande .B.BARIBEAU.Inspecteur du district.Ste-Anne de la Poe.atière.P.Q, 1 \.Discours de i'hon.Thomas Chapais au congrès mariai (T.i 11 y n ru.In semaine dernière, à BQuébcCi un grand congrès, organi-fsé dans le bul de glorifier lu More \ de Dieu eï des hommes, Lu population de Québec en :i profilé pour (rendre a la Vierge Immaculée un ftiommage aux générations qui les suivront.El ils érigent pur souscription publique, un nouveau portail ù l'église de In Busse-Ville, doill le vnen-i ble "Notre-Dame de la Victoire", i deviendra désormais celui de "No-Ire-Dame des Victoires".En même temps, les dames île Ville-Marie font construire en l'honneur de In Suinte-Vierge une chapelle qui portera le même nom glorieux.A cette longue période de guerres et d'alarmes que nous venons d'évoquer, vont maintenant succéder pour la Nouvelle-France quelques années de paix, till m lit lesquelles elle pourra refaire ses forces el se préparer aux vicissitudes futures.Mais ce ne sein là qu'une trêve bienfaisante.Car, vous le sa-vi'/, l'histoire de notre pays, pendant cent cinquante uns.a été une histoire de combats et d'épreuves.Après un quart de siècle, de malvenu les nuages vont s'nmoncclcr à noire horizon.La nation rivale n'a pas renoncé à ses desseins de conquête.Bientôt vont se multiplier les signes avant-coureurs de lu crise suprême.El pendniil que les chefs de la colonie française s'ef-forccnl fie préparer In défense, les unies pieuses supplient notre céleste souveraine de ne pas abandonner ses sujets.Celle poésie, simple el louchante dépeignait bien la situation de notre pays à ce moment.L'Anglais portait ses étendards sur nos frontières: Malgré une écrasante disproportion de forces, pendant quatre uns.Montcalm! ses lieutenants et ses soUInts retardent l'issue fatale.Des victoires inespérées couronnent leur valeur.Nos temples retentissent encore des hymnes d'.-ic-I lions de grâces.Après Choungiien, Mgr de Ponlbriand ordonne une | procession où l'on porlel n statue de la très Sainte Vierge.D'autres succès suivent celui-là.En 1757, c'est la prise du fort George.En IT.'i.S, c'est la bataille de Carillon, dont le nom brille d'un si vif éclat dans nos annules.Si l'on en croit lu tradition, à celle journée fameuse, une bannière de In Vierge flotte au-dessus de nos retranchements, devant lesquels vient se briser l'effort de l'ennemi.Cependant pour nous servir de la forte expression de Lacordaire.ce ne sunt plus !à que "des victoires blessées n mort".Sui-vnnl les vues mystérieuses de In Providence, l'heure de In séparation d'avec la nation-mère n sonné pour nous.Montcalm tombe au champ d'honneur.Lévis illumine notre agonie d'un dernier reflet de gloire, l'uis.c'en est fail.Le Canada devient biMniiuiqur el s'oriente vers de nouveaux destins.l'oulciois, si In souveraineté pull-1 ' tique de notre pays n changé de roy-al titulaire, une autre .souveraineté ' est restée incommutable.C'est celle] j île la Vierge Mûrie.La Nouvelle-1 France a vécu comme entité politique.Mais le Canada catholique subsiste, et il a conservé son au-, gusie reine.Rcgiiùm Canadcnse, regnum M.ariaet CetC royauté de Marie, elle va s'affirmer de plus en plus, à me-, j sure que s'accroîtra l'action de nos -, energies nationales.Suivez les progrès de noire race pendant les périodes apaisées qui succèdent à notre épopée glorieuse et à .son dénouement douloureux.Ms marquent simultanément les progrès du culte '.de Mûrie.Après un temps d'arrêt, durant] lequel il nous n clé donné de panser nos blessures, nous sommes entrés duns un mouvement d'expansion territoriale qui nous n fail agrandir noire domaine, île l'ouesl à l'est, cl du sud au nord.Nous avons poussé nos colonies agricoles duns les cantons nouveaux qui bordent les Etats voisins.Nous avons envoyé de nombreux essaims vers les provinces atlantiques el In baie des Chaleurs.' Franchissant enfin In hnule lînrrière de.s l.nui eiitides, nous sommes nllés fonder des paroisses, bientôt florissantes, sur les plateaux fertiles, dans les vallées propices el autour fies lacs limpides de notre territoire septentrional.El partout, nous avons prochaine nuire allégeance fidèle ù In Mère de Dieu.Ils sont innombrables i nos centres nouveaux, qui.suivnnl l'exemple de nos établissements an-I ciens, arborent comme un drapeau i le 111 » i n vénéré de Marie.Les Notre-Dame surgissent de toutes paris.L'explorateur peut saluer lotir n tour NoIrctDame des Laurent ides.Notre-Dame de Grèce, Notre-Da me des Bois.Noire-Dame du Lac.Notre-Dame des Pins, cl tant d'autres, pendant que nos vieilles giii'iuies se parent avec fierté noms de Notre-Dame de Liesse Notre-Dame de Bon-Secours, j Notre-Dame du Monl-Carmcl, NotrctDame de Grâce, de Nolre-Da-! me du Bon-Conseil, de Notre-Dame : de Foy, de Notre-Dame de Lorctle, ¦ de Notre-Dame du Sacré-Coeur, de Notre-Dame des Anges, de Notre-( Dame de la Merci, vocables pieiise-i ment évocolcurs des gloires el des | bienfaits de la Vierge.En même ! temps, an fond des institutions sé-| culaires où se maintiennent nos , plus saintes traditions, au sein de j nos monastères où fleurissent dans l'ombre et le silence tant d'admir.i-• Mes vertus, d'autres Notre-Dame, Notre-Dame du Grand-Pouvoir, Notre-Dame de Toutes-Grâces, Noire-Dame de Protection, pour en nommer simplement quelques-unes, rappellent sans cesse la diversité merveilleuse des attributs de ses 1 ' rogulivis de Mûrie.Noire culte mariai, nous avons fait en sorte qu'il s'enrichisse encore de nouveaux fleurons ajoutés sous nos yeux n ln rayonnante couronne de noire Peine.Lorsque je grand .pape qui porta le nom de Pie IX proclama le dogme de l'Immaculée Conception, nous voulûmes que la fêlé patronale de notre université naissante fùl celle du jour OÙ cette Incomparable privilège devint un article de loi.El quand, 'sur les bords du gave pyrénéen, l'appui'!-lion de Mûrie Immaculée vint l'air, jaillir sur le inonde, de la roche de Massabiclle, une source intarissable de prodiges, spontanément el instantanément les sanctuaires ù Notre-Dame de Lourdes se mull ipliè-renl sur noire sol.Cette fidélité à lu Vierge, dont le voeu de Louis XIII n fait In souveraine du Canada, qui nous dira ce | qu'elle n valu de bienfaits à notre nationalité?Lorsque tant de sombres pronostics pouvaient faire pré-I sager notre annihilation finale, j n'avnns-nous pus raison de croire j que nous devons à la protection de -Marie notre survivance el noire ascension constante vers la liberté civile et religieuse?Oui, sachons le proclamer, c'est à notre maternelle médiatrice que nous devons notre préservation, c'est à elle que nous devons toutes nos victoires.Il était donc souverainement jus-| le que nous en fissions l'attestation éclatante.El nous sommes surs d'être l'interprète de cet auditoire en iious inclinant devant la haute i Inspiration d'où sont nées ces in-comparnbles solennités mnriales, qui imiis permettent de faire inon- t 1er vers le Irônc de 1 sainte le cri de notre 1 ce nationale.beurre dans tout le Canada sont 3,124.850 livres eonlre 3.305.12e l'année dernière à pareille date, Les arrivages durant la semaine ont élé de 15,472 boites contri 10,530 lu semaine précédente.Les prix suivants ont élé obtenus aux veilles pill " Pascal, 41 vendredi pnslenrisé liliques : mardi le 11, I boites vendues .35 le 14, Mont-Joli, vendues .:iû 5-8 di le 15.pasteurise St-IIyacinthe, û.'lâ dont 'iû vendues SI-8: boites sanie-boitc! n; :i-s livrées Montréal, la Vierge rcconnniî 1res san- mere di de notre nos race, aines el ô Marie, du Canada catholique, gréer le renouvellement sel des .de de de l) Marie protectrice Souveraine daignez a du voeu que nos pères déposaient naguère n vos pieds! Comme eux.nprès trois siècles, nous saluons en vous notre Heine, et nous vous jurons une tidélilé inviolable.Recevez nos serments, bénissez-nous, e.\-• nncez-nous.Vous nous nvez fait triompher de bien des périls dans ; le pusse.Continuez-nous votre inn-lernel secours dans les épreuves ' dont notre avenir ne saurait être exempt.Et, pour couronner ces fè-I les.où nous avons voulu vous mn-, til fester avec éclat notre cnlle, notre amour et notre roi, laissez-nous vous décerner un litre qui résume pour nous Ions ceux dont on vous honore sur noire terre canadienne: Notre-Dame du Canaris nous: Marché 2fl.Plaignante — v» — Isaac Kyanakt.allas roh»n marchand d» la même place.Défendeur Une action en f'parntion rie blenk a ne constituée en cette cause le 29ieme jour rte mal.ira.N.I.RAPPAPOBT, Avocat de la plaignante Montréal.10 mal 1929.23-2I-23-2K proléyez- Ylarché VENTES Le marché n toute la semaine les prix, comme des prix, u élé port du bureau rlu h u neutre PUBLIQUES élé ferme durant et une hausse dans le fait voir In page enregistrée.I in rap- fédéral de la si al is- Maux des Chevaux l'our réduire la foulure, le ronflement deichejil* It*" la lymphangite, le niai d occiput, les tiMui>v furoncles et enflure*; applique* Abiorhine.fumeux Uniment antiseptique uf» cesser U boi-tertCi soulage la douleur, le* pUÎm.coupures.r,"tirtri,.j!irr^*'t plal?* •:!prrhcirl!r*y.Ni am0OUi£l ni chute fa P"il 11 cheval travaille durant ta traitement.S-.^o chex les pharmaciens ei marchands Rtnftrr.i:».Brochure enttuite.78F V.*.F, Young.Immeuble Lyman.Montre:*I pr^-lifjur montre que les .slocks de mm ^^#TTc3 toutes [^çn^ Jk^HsaSaf8 jP&roies de F!etu?s c£ «3c îMamants Elk préférait Vainèc à la Une vetive avait deux /tlîcs, ccuktic qu'elle maltraitait Un jour, qu'elle était h la fontaine, la rnaVneureuse enfant offrit h boire à une pauvre femme qui lui dit: "Dorénavant, a civique parok que vous direz, i! sortira de votre bouche une fleur ou une pierre précieuse".Etonnée du mirack.la mère, envoya a la fontaine, sa filk a\née qui y trouva la pauvre femme.Cellcct, qui êta\i féc< lui dit: "A chaque parok que i»oim direz, U sortira, de votre bouche, un serpent eu un crapaud Pour échapper a la colère dr.sa mère la cadette s'enfuit dans la forctr où elle fit la rencontre, du fils du Roi.qui, apprenant son aventure, en devinf.amoureux et.I épousa.O'-t'c l^înde «n NconititiKte lo" de ll ["ande de '• Sunt-Jcan BiptuM, le :.i |uin, ï Ntcntrd.il, p«?un fcbir all'ponaue dont ncu% publions ici le tableau, Ui propriétaire! de 11 célebre bifrr DOW Ot.D STOCK ALE wnt heurcuï de coopérer par cette publication, au r.'j:ci< de cette grande et patràtiqusj .démonstriuon cjjudicooe.lVaxiiaiee qui dcpaaxra en Uki icut ce cjui t tU fait jusqu'ia^.Id murxe a poxsit Fmmm pas9 la îwm ©ft pas?la qualité / 20 JUIN 1929 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR*.PAGE TROIS Nous payons comptant tous les jours de l'année, pour les Oeufs frais, Volailles Vivantes et Volailles Abattues, Porcs et Veaux Abattus Beurre de Crémerie et de Ferme, rrcmage, etc.Satisfaction Garantie.Ecrives pour /es prix.GUNN, L & COMPAGNIE LIMITEE MAin S600 .Montréal.Que* LES PRIX DE L DERNIERE HEURE Ce que vous vendez Prix du gros, net, livrée à Montréal Dernière correction, Mardi, à 1 heure p.m.4 z PETITES BEURRE DE BEURRERIE In tanji* Pasteurisé No 1.No 1.No 2.$0.36*4 0.35k .0.3-tk CANARDS VIVANT: Bon, 5 Ib.i Pt plus (jeunes).Moyen.4 lbs el plus.ill llTfC .18 .Hï VEAUX DE CHAMPS ABATTUS la livre No 1.?oo.on! 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Patates.la tonne a 7.oo 5.00 t'.) llT-rre 0.50 No 1.No 2.No 3.0.14 0.00 FEVES No 1.5^-30 No 2.0 00 CANARDS ABATTUS VEAUX DE CHAMPS VIVANTS Choix, ,5 Ibs et plus (jeunes).Bon, 4 Ibs et plus.la IWre 0.20 0.18 No 1.No 2., les 100 Livret fi.00 .5.00 POIS le mlnol No 1.No 2.Î3.00 0.00 CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN le char, le baril, en "»cs Première patente.$7.20 Deuxième patente.6.60 Forte à boulanger.5.00 1ère.FARINE A ENGRAIS le cliar, le baril, en sac.4.70 2èine.4.20 SOUS-PRODUITS DU BLÉ le char, le tonne Son.27 25 Gru rouge.29 25 Gril blanc (Laurentia).33.25 Criblurea de blé moulues.00.00 Middlings.35.25 MOULÉES 1« tonne, au char "Success".45.25 "Union".44.25 GRAIN MOULU le sac de !>S llvrr.i .2.20 .2.20 Blé d'Inde moulu.Blé d'Inde cassé.TOURTEAUX DE LIN U tonne, au char Première qualité.57.25 DR ECU E DE BRASSERIE la tonne Drèche sèche.28.00 ORGE le char, le mlnot No 3 C.W.0.00 No 4 C.W.0.00 SUCRE le« 100 livres Granulé (sac de jute).5.20 Granulé (sac, de colon''.5.30 Cassonade No 1.Cassonade No 2.4.90 t SO MELASSE (Barbades) No 1 (Baril de 25 Râlions).No 1 (Tonneau de 90 calions)., SEL lf gallon ,.*0.54 .0.52 le sac Sel fin (Bats de 200 Ibs).?! .95 Gros sel (sacs de 140 lbs).1 .25 Sel en pierre isacs de 100 Ibs).1.45 LARD SALÉ le baril 4r 200 livres Gras de dos.S3S.50 a 540.50 Gras d'épaule.31.00 SAIN TOUX le IWrt Tinette de 60 Ibs.0.16 Sceaux de 20 Ibs.0.lfij-s POISSONS FRAIS la livre Haddock.JO.07 Morue en tianches.0.8 Doré.0.30 Brochet.0.13 i Elétan, moyen.0.28 Maquereau.0.00 Harengs.0.07 Truite des Lacs.0.00 Poisson Blanc.0.00 Saumon de Gispé.0.00 POISSONS FUMÉS la livre I Haddock fumé (rais, btes 15 Ibs.0.11 i i Haddock fumé, petit.0.10 i Haddock nouveaux, filets Niobé.0.16 i Kippers, 15 Ibs .2.00 Hareng fumé dé-sossé.lOlbs, bte.1.60 | POISSON SALE Darll rte 200 Ibs Truite.13.00 Turbot.15.00 Morue verte, movenne No 1.14 .00 Hareng.*.12.00 HUITRES Huîtres en écailles Bouetouehe, blr $13.00 ' TABAC par bulle de SO 1rs.U liv.Grand Rouge.80.35 Grand Havane.35 Petit Canadien.Roup" Quesncl.per balle de ht) 1rs, ln il».0.25 .0.25 PETROLE le sailor, Imperial Rovahtc: (barils de bois de.42 gall).0.22 Impérial Roynlitc: (barils d'acier de 47 galls).(1.22 GAZOLINE le (talion Imperial premier: (barils de 47 galls).0.10>-, Ethyl.0.221.J ENGRAIS CHIMIQUES la tonne F.A.B.Québec wagon complet Superphosphate 16?'c Ac.Ph.assimilable .14.60 Phosphate Thomas 167c.Ac.Ph.assimilable 80r/r de finesse, sacs de 200 lbs 16.75 Muriate de Potasse 48'/r Potasse soluble .40.00 Sulfate de.Potasse 48% Potasse soluble .50.00 Sulfate d'Ammoniaque 207c Azote soluble.54.00 prix net, la tonne Nitrate de Soude.157e d'Azote.60.00 getirs préféreront prendre le train à la gare Yiger, les dispositions ont été prises pour que des wagons de première et des wagons-lits quittent cette gare n 11 h.40 le même soir pour être ensuite attachés au convoi spécial à la gare du Mile-End.Afin d'assurer l'arrivée en groupe et la présence simultanée de Ions les délégués, le comité croit qu'il serait préférable que ceux-ci et leurs amis de la région de Montréal, ainsi que des comités situés au nord, au sud et a l'ouest, voyagent .à bord de ce train spécial.Le bille| d'excursion valable pour 10 jour se vendra au prix de $8.50.Il est possible que les délégués de Jolieltc, des Trois-Rivlères et de Shawinigan Falls se joignent au convoi spécial en cours de route.Les séances de la convention seront tenues au Château Frontenac, dans la grande salle des congrès et plusieurs centaines de chambres ont déjà été retenues à cet hôtel pour la commodité des délégués.Plusieurs autres réservations ont aussi été faites aux hôtels St-Roch.Chateau Champlain, Manoir Montmorency.Montcalm, Neptune Inn, Victoria et Mountain Hill, [Les indépendants se rallient aur conservateurs en Saskatchewan Après avoir démissionné tie so charge do chef conservateur, lo Dr progressiste-Indépendant Andersen a été choisi n l'unanimité leader des trois groupes, qui détiennent trente-cinq sièges sur soixante et un à l'assemblée législative de la Saskatchewan.A une assemblée politique tenue en novembre dernier, A Bottleford, M.Anderson promit qu'en cas de défaite du gouvernement Gardiner par l'opposition.Il fournirait aux candidats élus l'occasion (te nommer un nouveau chef.Aux élections de la .semaine dernière, le gouvernement libéral, qui élnit au pouvoir depuis la formation de lu province, en 100B, vit 2,-, 000 tètes contre 127,000 pendant préférez employer | la même période en 1927.Celle baisse dans la demande des Etals-Unis a été une grosse cause de perle pour les ranchers canadiens qui ont été obligés de vendre à des prix de $1.50 à $2.50 par cent livres de moins que le prix du commencement de l'été.Toutefois, en dépit de celle baisse, les prix à Toronto pour les bœufs de poids coin-mode, même pendant le mois de novembre oil les prix étaient à la baisse, étaient supérieurs à ceux des' douze mois précédents et seulement de 75 cents inférieurs à ceux du mois le plus haul de 1027 où les prix étaient considérés coni-: la moyenne 20 cents plus Les planteurs qui préfèrent pliquer le poison sous forme poudré devraient employer poussière composée de 1 partie i ffaiséniate de plomb pour S parties i |dc chaux hydratée.Le saupoudra- matin ou liges sont lî'air est qui donne les meilleurs résultats.Pour la pulvérisation des patates, ,ne élevés.A Winnipc > poison devrait toujours être mé- novembre était de 11 ' F .1 I ¦ 1 ll\ ' U HlVIItU-1 — — - révision possible du_3J,u;,,:ls maîtrisée elle se montre-marqué» du mot "Empire'' à la place du i 'a peut-être aussi sérieuse au Ca-mot "Canada" L'une ou l'autre de ces nadfl désignations est permise par les regie-' , u ., , .ments anglais r té- , tes.Cependant la demande d'ex- MARGOKRITE DE LA LANDE.Je traverse une période ravissante et nouvelle pour mot.Je ne fais quo commencer de vivre, de respirer le parfum des marguerites, et elles sont tellement embaumées, ces fleurs de mon rfcvc, que Je tremble de trop tôt m'évelllcr à la réalité.Vlen-dre'/.-vou» mettre do la confiance en mon amour?.MARQUIS DU CARABAS.Combien Je voudrais près de mol l'ami confident, celui que chaque homme ne rencontra qu'une fols sur sn route, combien Je le voudrais pour délivrer mon coeur de son silence obsédant! REINE REVEUSE.— Dieu me donna lo don des révea.et tout mon ciel est dans mon coeur.Me dlrcz-vous le sujet de vos rêveries?A TOUS.— Notre aimable Grande-Soeur m'offre généreusement l'hospitalité au rucher.Le aeral-Je aussi bien de I tous les abellley et bourdons, sans oublier I «h gentille petite soeur Mlguy?Tiens, me I voila Intimidé seulement en prononçant ! ce Joli nom.1'B.LNCK DF.LA SATIRE COLLIOITE FRAGMENTA.' suis qui vous pensez.et Je cuêre lue des lettres.Pourquoi ne m'écrivez-vous pas par l'entremise de Grande-Soeur et J'essaierai de vous dire toutes sortes de belles choses en retour?Je vous embrasse Ici en attendant.BLUET.— Oui.Je suis "cnez mol" à VALET DE COEUR.— Eh! bien, quoi?Un "cuprlce" a ses entrées au foyer tout comme un "valet de coeur".J'y suis heureuse parce qu'aimée, udtée.et choyée par bon nombre J'y suis heureuse, parce que le valet" récalcitrant est enfin venu se ranger sous la bannière du "caprice" Je vous attends et fais pour vous, clan» l'attente, provision de chaleur amicale Vone// vous y réchauffer, assuré que vous êtes d'un sourire de bienvenue.FRAGILE.— Vous ave:-, reçu le volume d*"Essais"?Vous saves aussi que votre plume délicate m'a charmée pendant des heures el dos heures?.Comme nous nous ressemblons, mie.Nos ames sont soeur» et no» Idées se croisent .Que cette union dure toujours.pour le plus grand bonheur du "caprice" qui vous aime.KL EUH LAURENTTENNE.— Revenez a votre petite.J'ai tant besoin de votre bonne amitié.du sottffle de votre àme frrande?.SriUNX BLANC.MJGUY.— Des sourires aux deux ftrandes amies chères?.AMIE DES LOK.EDKLWKIKl'.UltlN I1K CHAUME.CIIAT BOTTE el CYRANO.— Vœux lîlucèri* pour de Joyeuses vacances ntrréraentécs de "noces".Une fols de plus, elle ce Joindra a vous de tout coeur, votre scieur et cousine.GAI LURON.— Ça me flatte: déjà un secret entre nous deux!.N'ayez crainte; Je serai muette comme une carpe.AI .BAN.- - Eut-Il vrai que voua êtes devenu "proprlo" du "mardi rrros chez Caprice"?Vous savez, ça entraîne avec sol une nouvelle chorïto, cette possi'îistun-la! Il vous faudra avoir l'oeil, et relâcher un peu le cordon .le lacet, si vous constater, que le.?., de "ma femme" est trop ajusté! CHERCHE UH.— Bonjour.8ALUT8 AMICAUX i tous mes amis et correspondante du Foyer.PETITE JOY-ETJSE.— EsUer qui' Orécol-1 I re est en (crève avec la plume?Merci tout Oui, Je | de même À la gentille Interprète qui a ont tort ot FRtTrKDIir.Out "-" rAct-r; M'EST JAMAIS HHlt ?TC1_*_— ICEPT T'A.3 5trffi£Çf TT.UTOT SW! 1£ Crrc Ttl r_>tIX>3SrF W TASl-tEP ET ATTAOUn LA "VAISSCt-Li AVr.T UKC TTti-l-i-X.AWrJCUK, COHPTAîIT UtEK TT TltXi*JZÎ!J£Z5S3Z TOUT CA EM UN TOWR DE KA.îw. 20 JUJJN 1929 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CENQ Billet de grande soeur LE LIEN BRISEE (Nouvelle) (par Marie-Antoinette GREGOIRE-COUPA L) (suite) III Trois mois s'claicnl écoules! Pou après celte premiere scène, qui nvait rempli ):i maison «l'une atmos- phère ne giaci •luises avaient sembla vouloir s'orienter d'un meilleur côté, tant Denise multipliai! les prodiges de bonne volonté; elles eussent pu se stabiliser tout :'i fait dans un ordre, non pas parfait, mais fort supportable, si Madame Dèlairc avait voulu faire sa part et adoucir un peu le jour de son autorité.Mais celle-ci ne semblait nullement s'apercevoir des efforts de sn belle-fille; elle considérait cette conduite effacée, soumise comme col d'une écolière envers un professeur, comme un devoir d'étal auquel Denise eut été coupable de manquer.Avec cela aucune concession ro-fiiuil de six douzaines d'ocul's qu'on lui paierait, à celle époque de l'année, un prix fort modique; un prix qui Me suffirait sans doute pas à , holder ses achats sans qu'elle ïoit forcée à un humiliant marchandage, puisqu'elle n'avait jamais un sou dans son sac à main.L'attelage traversa l'unique rue, ilu pelil village el pénétra dans la '¦ cour du magasin, l.e fils du marchand aida Denise à descendre de voilure et attacha le cheval sous la I remise pendant que la jeune remine i f,c.chargeait elle-même du panier .d'oeufs.Elle allait pénétrer dans le magasin, quand deux chiens qui se ; {poursuivaient heurtèrent le panier.Je firent bousculer au détriment des j ipauvrcs coquilles qui s'ouvrirent (presque toutes, gratifiant le perron i d'une pantagruélique omelette.' Lh marchande vint au devant de (Denise qu'elle trouva immobile dr-tVant le désastre, les larmes aux ¦ [yeux.P'.lle la fit entrer dans la bou- tique, pendant que son garçon s occupait du nettoyage.—Heureusement, chère Madame Délai r» disait-elle, heureusement que, (jour vous qui êtes riche, six douzaines d'oeufs ce n'est pas gra nd'chosc."Vous qui êtes riche!" Os mois cinglèrent Denise en pleine figure.Riche! El elle n'avail pas un sou pour payer les provisions qu'elle venait acheter! 'l'ouïe sa rancoeur contre sa belle-mère monta à la surface Cl le l'OUgC au Iront, elle éclata : Ah! vous croyez cet;.! Ce n'est peut-être pas grand'chosc en effet six douzaines d'oeufs, mais pour moi c'est plus que de l'argent puisque je n'en ai pas.que n'en ai jamais eu à ma disposition depuis mon mariage, et que pour celle 0iuc|cttc; j'aurai une scène en rentrant à la maison.Il n'en fallait lias davantage pour provoquer de la part des deux femmes des questions chez l'une, des confidences chez l'autre.Cela ne m'étonne pas, conclut la marchande.Nous la connaissons, allez, voire belle-mère; Lucien est un bon garçon, mais il n'y aurait pas une fille du village qui l'aurait marié pour s'en aller rester avec Madame Delaire.lit tenez, je ne sais pas comment vous faites pour l'endurer: quand elle vient ici, elle en a toujours sur votre dos: elle vous dénigre partout! Moi, j'essaie de prendre pour vous, vous comprenez, je sais bien que vous n'êtes lias une femme comme elle dit, si orgueilleuse, si paresseuse, si gaspilleuse, si chicanière; mais elle ne veut rien entendre.El puis, elle reluque loill ce que vous faites, vous savez; une de vos voisines m'a dit qu'elle était allée chez elle avec une des lettres que votre mère vous a écrites.Des choses comme ça, moi je n'endurerais pas cela.Denise écoulait, suffoquée.La marchande continua longlenjns.• ¦ La pauvre petite bru maltraite»! finit par acheter les provisions à crédit el promit que dans la semaine la marchande recevrait un chèque de Madame Rivière pour solder le compte; car elle prêterait occasionner celle dé OC use à sa mère que de recevoir la .semonce qui l'attendait si Madame Delaire apprenait cette aventure.La jeune femme remonta en voilure el prit le chemin du retour.Des mots bourdonnaient sans cesse à ses oreilles: "Elle vous dénigre partout.elle apporte les lettres de voire mère chez les voisines." Ah! c'en était assez! .Denise ne p'turail pas, mais sa poitrine .se soulevait, ses tempes battaient, ses mains agitaient nerveusement les guides el ses dents mordaient ses lèvres.Quand elle s'arrêta devant 'a maison; elle vil madame Delaire qui revenait des écuries.Fiévreusement, elle descendit !es paquets, les posa sur le perron et remonta dans la voiture.* >il est-ce que vous allez?cria madame Delaire.Avez-vous oublié liiclquc ehose?Non.je m'en vais chez maman.Sus vol' mère?El es-VOUS folle.' Vous y avez été dimanche.Cil ne fait rien, je m'en vais chez maman: j'en ai assez de vivre avec vous! Tant que je n'avais qu'à vous endurer, encore, liasse; mais j'apprends que vous me lénigrez partout maintenant, que vous furetez dans mes tiroirs, (pie vous lisez mes lettres chez les voisines, c'en esl trop! .le m'en vais! \dieu madame Delaire! Jamais je ne remettrai les pieds ici! E'ile avait crié ces dernières paroles, parce qu'elle avail frappe la vieille jument d'un vigoureux coup de guide et que celle-ci l'em-perlait au trot.Les deux poings sur 'es hanches, sa belle-mère abasour-•die la suivit des yeux: mais la silhouette de Denise disparu bientôt, il faisait sombre, un orage montait à l'horizon el madame Delaire maugréa, en retournant vers la vieille maison revèchc comme sa maîtresse: "N'importe.pl!e va arriver toute trempe, el'e n'a pas de parapluie; c'est ben bon pour elle!" (à suivre) Que ce soil l'été ou l'hiver, le printemps ou l'automne, toujours, vous êtes jolie, madame la lune, parce que toujours, vous mettez un cachet langoureux, charmeur, au paysage familier.Ce soir, je vous aime bien, madame la lune.car.n'apportez-vous pas un peu d'amour dans vos rayons bleutés?(l'est pourquoi, pardonnez les éloges fantaisistes d'une petite Tille qui vous regarde par sa fenêtre par un beau soir de printemps.Par ma fenêtre elle regarde.Le que j'écris de sa beauté.Dans une molle volupté, Indolente elle fait la garde".(Jovctle).BENJAMINE Lac-niix-Sables, -~ mars 1929.Histoire d'une plume .le suis, dit-elle, la plume légère qui court sans arrêt: sur loul papier mes p s s'impriment; sur ta gazette sur le papier brouillon — sur le chiffon connue sur le papier parfumé, sur le papier de luxe ans-si bien que sur le parchemin el le papier de soie, partout j'écris.,' j'écris.j'écris.j'écris.Ou ne me relrouve-t-on pas el ; qui ne m'emploie pas.' .l'ai ma place à l'école, au bureau, à la caserne, dans la prison, à l'héi- j jpital.au parlement, chez le notai- ' re, au presbytère, car là aussi j'écris .j'écris.j'écris .A l'école, je suis employée par l'enfant pour conserver de belles pensées choisies: pour passer pro-oremcnl un devoir, .le lui aide aussi dans les calculs de ses problèmes.Au bureau de posle.on se sert de moi pour expédier les paquets: les lettres ne peuvent pas se transmettre d'une ville à une autre sans être imprégnées île mes traces et à que d'aulrcs choses m'emploie-t-on au bureau (le posle! Le commerçant nu- préfère au crayon pour régler ses comptes.Les soldais me gardent dans leurs sacs et je suis prèle à leur rendre service en cas d'accidents, pour annoncer celte nouvelle.Pour consoler les parents du prisonnier innocent, pour leur transmettre ses en- NOELLA AUX YEUX BI.EUS — Nous nous sommes empressées d'adresser votre lettre n votre nouvelle correspondante ru! l'accueillera sons doute avec grnnc! bonheur.— Je connais tout ce null S' » de travail n In campagne au déclin du pria-temps, .le vous félicite d'etre laborieuse.le devoir dolt toujour:- passer avant l'as.able.TOUJOURS RIEUSE.— Je ne suis Jamais passée en effet dans votre coin Joli; mais Je le connais peut-être beaucoup plus que vouh ne pensas, car J'ol eu assez longtemps chez mol la monographie de votre paroisse dans laquelle nous comptons quatre abeilles.— C'est triste que vous soyez ainsi souffrante, mais J'espère ferme que les beaux Jours vont accomplir sûrement votre entière fruerlson.Continuez d'etre roiimjensn et de vous bien soigner.REINE BLANCHE.— Vous êtes vraiment bien délicate et bien aimable de désirer ainsi que ma présence s'éternise nu rucher! Vous me faites la un souhait qvie J'almer&ifl voir se réaliser, car ma page m'est chère et toutes les amitiés que J'y al R'anées me tiennent au coeur — C'est une chose bien terrible que celle dont vous m'entretenez et Je comprends l'émotion qui vous a secouée La vie a parfois de cruelles surprises.Me dlrez-vous le dénoue- I ment de cette triste affaire?- Si Je vous | demandais l'adresse de votre cousin poète, me la donneriez-vous?C SURPRENANT.— Le temps semble vous être propice, car vraiment, depuis les Jours torrides de fin de mal.la chaleur ne semble pas trop pressée de se faire sentir.Je vous remercie d'avoir pensé à ma collection, vous êtes toujours bien délicate et J'espère que pour tout cela 11 vous sera rendu beaucoup MARGUERITE T.— SI vous lisez assidûment le courrier, vous vous reconnaîtrez tcl-et vous verrez que vous êtes tout a lait 1» bienvenue.Quant aux renies du courrier, vous les lirez dans la réponse que Je donne plus haut à Mariai) aux yeux noirs.AMARYLLIS.— Ce sont les derniers labeurs et dans quelques Jours ce sera l'épreuve finale.J'espère que vous ne rencontrerez aucune difficulté dans vioa examens el qu'au cours des vacances vous recevrez le beau parchemin dont vous aurez le droit d'être si flêre.- Oui.l'abeille dont vous me parlez est de votre paroisse, nous on comptons trois iv S.E.— Ollka la Fohémtcnne est une Intéressante petite fille qui sera charmée de vous avoir pour amie Lui écrirez-vous la première?F.ADITIBIENNE.— Vous êtes vrutmcnt bien vaillante pour assumer une cliarRc aussi lourde.Je vous souhaite du moins la santé nécessaire pour résister a tant de fatigues.— Prendrez-vous.vous aussi, des vacances?Vous êtes bien Gentille de nous garder votre fidélité Notre imlti' !n paiera toujours de retour.FLEUR I.AURENTIENNE Votre lettre avec sa bordure noire m'a grandement attristée, et Je viens vous dire combien je sympathise avec vous et surtout avec !n famille éprouvée du défunt.La Providence a d'Insondables desseins, chacur.âoi coups qu'elle frappe a sa Juste portée même lorsqu'il seme en nous le plus Kiand désarroi Vous le savez, mon p.mle.et vous qui revenez d'une réconfortante retraite vous êtes sans doute 'ou'." penél ——n———————————— de chrétienne résignation Croie/, malgré la brièveté des K 'nos.A mon affection plus rjrnnde encore en ers heures endeuillées.LE MARQUIS DE CARAI.AS Votre lettre est toute Jalonnée des sentencer.de l'Evangile: J'en suis * me demander presque si vous ne revenez pas d'une retraite fermée qui a développé en vous tous vos bons sentiments.Je .)é veux pas dire par là que vous en nyez.de mauvais, mais, il est parfois des époques dans In vie oil l'on 6e sent meilleur et tout disposé A devenir un saint homme ou une sainte femme, suivant les conditions.Vous pourriez donc fort, bien devenir le saint homme du rucher, prodiguant 1rs bons exemples el répandant la plus heureuse Influence, dites donc?Tout cela pour vous taquiner, bien entendu; avec les femme.1.voyez-vous, 11 faut toujours entendre la taquinerie d'une oreille, du moins a défaut des deux — Vous êtes bien aimable de nie gratifier de votre photographie, vous avez une physionomie décidée, mais clans laquelle il n'y a rien de belliqueux.Les abeilles seraient toutes rassurées si elles la voyaient.Comme ça, ce n'est pas vous qui avez, délogé notre Toile d'Araignée; si Je la retrouve daus quelque modeste coin.J'espère qu'il vous sera donne d'en prendre connaissance à la page.CAPRICE.— Deux chants glisseront donc tout prochainement sur vos lèvTcs roses: le chant des vacances et le chant de l'amour.Puisse le dernier se faire beaucoup plus durable que le premier, mais puissent les deux griser votre Ame et vous rendre heureuse, heureuse] G.TAIME.- Je vous retrouve toujours content et Je compte bien qu'il en sera toujours de même.Cependant vous aurez cetie semaine une petite décepUon comme il nous est impossible de publier vos bourdonnements.A l'avenir, ce seru compris, n'est-ce pas?Une feuille spéciale pour vos bourdonnements et une autre feuille pour vos rayons de miel.ANGEL1CO.— Vous me parlerez encore | de votre enfance, n'est-ce pas?Cous deviez être une si adorable bambine et ce devait être très amusant de vous faire ] Jaser! Je crois en etlet que votre fran- ; clilse s'est, un peu émoussêe.peut-être pas , A l'égard de ceux que vous aimez, mail en ce qui vous concerne: car.bien que vous le disiez, vous savez très bien, n'est-ce pas.que vous ne dites Jamais rien gauchement?ABEILLE PRINT AN f ERE.Non- publions vos bourdonnement1- SPHINX BLANC.- Dieu, que c'est court! C'est vrnl que J'ai dans mon casier un charmant billet auquel Je voulais toujours répondre personnellement.!¦-'-•-»mwm -'«¦-—~- "- ¦-—-— * 1 Rayons de Miel i s mon aine de polite fille Madame \a Lune (Fantaisie de .soirée: tendrement à "Lucc-âiméc") .le vous aime bien, madame la lune, quand vous montez sans bruil au ciel, tranquille, aussi quand la nuit vient errer sur lo large horizon, finie qui sait comprendre vos beau-la lune.le vous trouve si belle ce soir, /que je viens 1res simplement vanter vos charmes, car.je possède une jfim oqui sail comprendre vos bonuses, madame la lune.i .lo vous aime bien, madame la lune quand vous venez dans nia ehatn-brctle.egurer vos beaux rayons bleuies, quand vous vous jouez si Îentimcnt dans mes cheveux.'.ay*c vos rayons blafards qui cf-lcurenl si hnrdinient, à certain oir, mes paupières alourdies de ommeil.Oui.j'aime vos cares-es palpitantes qui nicUtut laul rêve dans confiante.•le vous aime.bien, madame la lune, par les beaux soirs d'été, quand, au Zénith, vous poursuive!; .sans bruil voire marche lente cl majestueuse, quand vos beaux rayons limpides s'égarent parmi les fleurs.le vous aime bien, madame la lui.', par les beaux soirs d'hiver, quand voire disque d'nrgcnl apparaît dans la vOÙIc azurée, parmi un ruissellement d'étoiles.Oui.j'aime vos beaux rayons sans chaleur, qui fait scintiller la noine de toutes ses facettes minisculcs.•le vous aime bien, madame la lune, par les beaux soirs de printemps, parce qu'alors vous mettez tant de délicieuses choses dans mon aine imbue do beauté, de jeunesse.je vous aime parce que vous souilliez apporter dans vos pâles rayons, l'espoir, l'amour, le bonheur.au prinlerhps.que vous deèles Àulic.i>""isune ln lunct ANDRE V.BELGIQUE.- Je ne croyais vraiment pas que.de l'autre côté des mers.On me faisait l'bonncur de lire avec autant d'indulgent Intérêt la modeste pase que Je dirige Vous me trouvez donc très heu- ^ reuse rie pouvoir vous obliger un brin.L'une de mes abeilles déblralt.précisément un correspondant européen; Je lui al transmis votre demande et vous recevrez peut-être sa lettre avant même de lire ce billet: souhaitons fort quelle soit pour vous la correspondante de vos reves.Notre page vous sera toujours ouverte.ETOILE NOELISTE — Merci rie vous être souvenue de mol en cours de route.Vous serez sans doule de retour au logis quand h mon tour Je quitterai lé mien.Puissent nos vacances se ressembler par I leurs plus beaux côtés! MAG ALI AUX YEUX NOIRS — L* : tîinps me munqup pour vous répondre per- 1 »onncllcment.Pour faire partie du courrier Il suffit d'être lectrice assidue du ! Bulletin, rie donner n lo directrice ses » noms et adresses, de se choisir un pseudonyme et d'écrire A la paçe de temps A autre.PAU LE LA COMTESSE.Je vous suis bien reconnalfsHiite des voeux formulés pour ma guérlson et J'éspére que lé Ciel les exaucera Je comprends que cette belle fête a laquelle vous venez d'assister fasse époque dans votre Jeunesse: gardez-en précieusement !" souvenir et venez encore me raconter tout re qui vous arrl'e d'heureux.GIROFLEE REVEUSE - Mon billet vous trouvera A la veille des vacances qu'il fait si bon saluer.Elles ne seront, peut-être pas très Joyeuse.- pour vous qui serez forcée à un séjour A l'hôpital; mais, le Bon Dieu aidant, tout, ira bien, vous verrez Je forme A celte intention les meilleurs souhaits et Je serai rassurer le Jour où vous viendrez m'apprendre l'heureuse Issue de l'opération Nous avons trois abeilles dan« ls paroisse mentionnée.COEUR GENEREUX La lecture et ln correspondance sont d'agréables et.Instructifs passe-temps.Vous me paraissez sé- 1 rieuse.Je ne doute donc pas que vous savez choisir vos livres, enr un mauvais ouvrage peut parfois faire tant dé mal A une Jeune Ame.Les petits cadeaux dont vous me parlez sont très appréciables.— Les deux abeilles A qui vous avez écrit, sont très gentilles, mois Je ne sais pas si Per- I ce-Nclge pourra vous répondre.— Vous pourriez peut-être adresser une lettre A Béatrice de Chnntdolent, qui sera heureus* de vous accuollllr.— Je demande Ici même aux abeilles si l'une d'elle ne pourra pas vous envoyer la recette du beurre au chocolat.^ ANGE GARDIEN.— Je ne reviens Jamais sur ce que J'ai dit une première fols Or.puisque Jo vous ni assuré que vous m'Intéressiez; Il ne faut pas en douter et II faut me revenir toujours en tonte confiance.Il me fait toujours plaisir de constater la tendresse qui vous unit les uns ' les autres; continuez (l'être maternelle et douce pour vos chers frères et soeurs, le ; Ciel vous en bénira.— Aurore Boréale ne [ nous a pas donné signe de vie depuis ce 1 Jour nil Je lui demandais de vous écrire; , voudrlcz-vous alors adresser un premier | billet A cette abeille qui me disait désirer | correspondre avec vous?MARGUERITE.— Vous m'apprenez une 1 grande nouvelle, savez-vous?Je vous comble donc de félicitations et de meilleurs souhaits, afin que le bonheur vous accompagne toujours comme vous le méritez tous deux.Vu lo présente circonstance, Je crois qu'il vous Intéressera dovantsge de correspondre avec une petite malade: : c'est pourquoi Je vous présente Poplllon ¦ Rose, qui est bien sympathique.Lui adresserez-vous la première lcttro?PRINCE DE LA SATIRE — Oui.votre Jeunesse rieuse et conflnnte s'acclimatera tout A fait bien dans notre cercle où tent do Jeunes enthousiasmes viennent se réfugier.Vous êtes encoro assez loin de la virilité.J'ai donc confiance en la fréquence de vos retours A venir: les Jounes nous rcstrYit toujours plus longtemps fidèles, parce que la vie a moins tôt fait de s'emparer d'eux.• Almerlez-vous correspondre avec Claudlnette?Elle accueillera sans doute très favorablement votre premier blllet- I'AUTO Ford est solide et robuste — -/il est construit pour donner du service tout l'année, sur toutes sortes de routes et par toutes sortes de températures.Sa beauté et son élégance sont le résultat des longs mois de travail consciencieux de * nos ingénieurs qui ont préparé son avènement dans le monde de l'automobilisme.Dans le but de.fabriquer une voiture légère qui répondra aux besoins d'un auto de sa catégorie et à tous ceux d'une voiture en général, nous n'avons épargné ni le temps ni l'argent.Le résultat a justifié nos efforts et l'auto Ford a établi une.nouvelle base de comparaison pour le rendement élevé, à bon marché.Condiiisrt-le y> x ous-meme - -¦\i il n'est pas de • ' meilleure épreuve Caractéristiques du Ford Choir fif t.ovlrtirn De î.t à SS ntillet a Vhevre Moteur de io e.v.Gros pneus ballon» Svttïme (le freinage lextupl* eomo'.Htnxent renferm/ i nnartis$rurii de ekoee hvdrauliqvei "/loudaille" De 30 s Sô milles |ior (ration de gasoline Fart-bris* en xerre iniclatoKe Serrure d'allumage de sûreté Fiabiliti el entretien peu eoûteux Il est difficile cî'ap-precier l'endurance complète de la voiture Ford puisqu'une année d'usage ln laisse pratiquement neuve.On peut en avoir une bonne idée par la qualité supérieure des matériaux employés dans chaque pièce et par les méthodes précises de fabrication- C'est ce qui fait que vous êtes assuré d'avoir une voiture qui vous donnera des milliers de railles de service sans ennui.CONFORT—Le centre de grax-ité bas et l'équilibre soigneusement balance, font rjuc la voiture Ford tien* bien la route Les quatre njnortis'curs livdrauliqucs Houdaillc, absorbent les chocs et les heurrs.Le système de ressorts transvc ff a u x est une caractéristique unique et peut-être la plus ax-antaRcusc.Ces ressorts .«'appuient sur un bout flexible, tandis que le centre lourd est à la partie supérieure.Ainsi le poids même des ressorts profite du résultat de leur action, au lieu d'être suspendu endessous comme poids mort et d'augmenter la force du choc des heurrs de la route.COMMANDE—Le volant dodirec-tion du Ford se manie avec un doigt.Les engrenages se changent silencieusement.Les frein* fonc-' tionnent rapidemenr.fermement, même sur les pavés humides.Une acceleration rapide et une vitesrc prompte sont utiles spécialement dans le» cas d'urgence.Pour le stationnement, le Ford n'exige qu'un peu plus que sa longueur.ECONOMIE —Le Ford fait en moyenne ZO à "vO milles par gallon de gazolinc.Le coût des pneus et de l'huile est aussi très bas.Coût d'achat peu eleve, distributeurs de la voiture lord partout, contrôle soigné du service, ce sont là de nouvelles raisons de l'économie du Ford.MODE DE TAIEMENTS PARTIELS—Si xous préférez acheter à même votre revenu, voua verrez que le mode de paiements partiel» autorisé, olîert par les distributeurs de Ford, c»t très commode.4 Amortisseurs | lit ibîptbrnr \i poissée montante et lîc^crnrijnte »!« chocs, tout en.rilcnmunt l'action de* ressort* au moyen d'une solution epaiwç de glycérine, refoulée d'un compartiment X l'autre par une perùe sou* p.ipe.JU enraient doucemtnr le rebondissement de l'auto tant *xcr-ctr de tension sur Ie« ressort?et sont tou;ours prêts i résister iux chocs en temps voulu.FORD MOTOR COMPANY OF CANADA, LIMITED I >AGE SI?rLE BULLETIN DES AGRICULTEURS" rr-r.-rf vr ¦ • Session d'Ottawa )>s crédits de l'agriculture -Discours de M.Bennett (i sur le tarif - M.Pouliot n'aime pas la politique de M.Taschereau — Prorogation La Chambre des Communes a ërudié.mardi, les crédits du ministère de l'Agriculture, qui sont au montant de §S.483,32(».0S.C'est une augmentation de 81,089,055 sur ceux de l'an dernier.11 y a eu augmentation dans douze des seize sommes demandées par ce ministère.Sur un crédit de S2.090.000 (augmentation de $150,000 sur l'an dernier) en faveur des fermes d'expérimentation du gouvernement cadadien, le Dr R.-.L Manion, conservateur de Fort-William, a demandé l'établissement d'une de ces fermes a la tôle des Grands Lacs, H Fort-William de preference.Le ministre de répondre que le département projetait la création de quelques-unes de ces fermes, pour les ajouter à celles qui existent déjà, et que la partie de l'Ontario, district de Fort-William, allait rc-revoir toute l'attention du gouvernement.Il y a 26 fermes expérimentales ?n Canada, dit le Dr Manion.dont deux seulement en Ontario, une à Ottawa et l'autre à Kapuskasing.Oe retle dernière à celle de l'ouest la plus rapprochée, qui est à Morden, dans le Manitoba, il y a une distance de 600 milles.Le ministre dit que les projets du gouvernement sont d'installer de ces fermes dans la Colombie-Britannique, à Fort-Georges, et dans le nord du Manitoba, à Swan River, mais qu'avant longtemps le Nouvel-Ontario en aurait une, lui aussi.Le député Fraser, conservateur de Caribou, a demandé une ferme expérimentale pour cette partie de 13 Colombie-Britannique qui se trouve au sud de la ligne du Grand-Tronc.Comme l'endroit est idéal pour l'élevage, on pourrait attirer l'attention des habitants sur cette industrie d'une façon toute particulière.Le ministre fait remarquer que la Colombie a déjà quatre fermes expérimentales, et le Manitoba n'en a que deux.Il ne faudrait pas.dit-il.favoriser trop une province et laisser les autres dans leurs difficultés.M.J.-A.Braderie, libéra) de Té-miscami ngue-Nord, a appuyé la proposition du Dr Manion, et a demandé une autre ferme expérimentale pour le Nouvel-Ontario.M.John Evans, de la Saskatchewan, se demande si ces fermes donnent des résultats proportionnés aux dépenses qu'elles nous causent et qui augmentent d'une année à l'autre.M.Spencer, de l'Alberta.voudrait que les occasions pour les habitants de prendre contact direct ?vec les fermes expérimentales soient plus fréquentes afin que la classe agricole retire de ces entreprises de meilleurs fruits.M.Motherwell rappelle qu'il y a "vingt ans les gouvernements provinciaux encourageaient des excursions aux fermes expérimentales, mais que des circonstances ont fait interrompre cette pratique.Il coûte «40.000 environ pour installer une Terme expérimentale.Les dépenses d'opération varient avec chaque ferme.M.Cahan demande au minisire de voir à ce que les rapports des fermes expérimentales soient publiés en langage accessible à la classe agricole.Leur rédaction actuelle les rend passablement inuti-'.es.et toute une partie du bon travail des fermes est gaspillée à cause de cela.Il pourrait être de mise aussi que des officiers du département aillent visiter certains centres agricoles, chaque année, afin d'aider aux agriculteurs à vaincre •les difficultés qu'ils éprouvent.Il arrive que faute des connaissances suffisantes et de l'outillage moderne des fermes ne donnent pas le rendement qu'elles devraient.M.William Irvine, de l'Alberta.trouve excessivement bien placé lout argent mis dans l'agriculture.e| ajoute que des sommes importantes, consacrées aujourd'hui à l'immigration, seraient infiniment mieux placées si elles servaient à améliorer l'agriculture canadienne.M.Stecdsman.de l'Ile du Prince-Edouard, soutient que les systèmes d'agriculture doivent changer parce que les conditions changent continuellement.On a changé les variétés des blés et les méthodes modernes remplacent les anciennes devenues désuètes.Il faut la direction du fédéral dans l'évolution de cette industrie.Autrement, des pertes excessives se multiplient et le plus inutilement du monde.Le ministre de répondre que dans tout le Canada il y a des postes de renseignements, à la portée de tous les intéressés.Les opérations de ces postes sont une aide très précieuse partout à la classe agricole.Files sont appelées à rendre d'immenses services.Répondant à une question de M.Senn, du Manitoba, le ministre de l'agriculture dit qu'il y a en tout 23 fermes expérimentales dans tout le Canada; quatre en Colombie, britannique; deux en Alberta; quatre en Saskatchewan; deux dans le Manitoba; deux dans l'Ontario; cinq dans la province de Québec; deux en Nouvelle-Ecosse et une au Noti-veau-Brunswick.Au même député.M.Motherwell apprend que le terrain que les fermes expérimentales d'Ottawa projettent d'acheter (ferme Booth) coûteront très probablement — la décision de la Cour de l'Echiquier n'est pas encore rendue en la matière — ?7()0 l'acre, plus 10 pour •ent pour les frais d'expropriation, Dlus ?30,000 pour bâtisses sur ces fermes.L'achat de ces terres s'im-3ose, car les succès de.ces 23 fermes expérimentales subalternes dépendent en grande partie de ceux de la ferme expérimentale centrale.— A ce prix de $700 l'acre, demande M.Cahan, est-i) possible de faire rendre à la terre des revenus compensateurs?—Le prix de ce terrain doit être fixé par l'Echiquier canadien, ajoute M.Motherwell.La.ferme Booth a une superficie de 360 acres.Elle île l'Agri-la Saskat-gouverne- ! est située tout juste à coté des fermes expérimentales actuelles.M.Fanshcr, de la Saskatchewan, a soutenu que 8700 l'acre était un prix trop élevé pour une terre, el que nulle part en Ontario une terre valait ce prix.Après quelques autres commentaires, durant lesquels nu a trouvé excessif le prix paye pour la ferme Booth, l'item à l'étude a été adopté.SANTE DES ANIMAUX On a étudié ensuite un crédit de S2.450.000 (augmentation de $100,-000 sur l'an dernier) en faveur de la santé des animaux, administration de la loi des épiscotics et de la loi des viandes et conserves alimentaires.M.Kaiser, de l'Ontario, s'est plaint de l'administration de la loi des maladies épidémiques chez les animaux et a cité un cas particulier où le département de l'Agriculture, avait été pris en défaut.Il a accusé certains médecins du ministère, médecins vétérinaires, d'incompétence.On a mis en quarantaine, sans raison suffisante, des troupeaux entiers de cultivateurs, leur infligeant de la sorte des perles considérables.1-e général Boss cite un cas de même nature.En marge des credits culture, M.Campbell, de ehewan.a demandé au ment de prendre des mesures pour encourager l'élevage des rats musqués.— Cette question rclève-t-elle de l'agriculture?demande M.Cahan.-Indirectement, oui, répond M.Campbell, qui rappelle qu'en Saskatchewan, le gouvernement dis-| sémine des renseignements pré-I cieux sur cette industrie.Le fédéral pourrait faire sa part en pla-: çant des renseignements techni-; ques à la portée îles intéressés.Le ministre répond que son département a déjà publié un impri-' mé sur cette question, et qu'un of-i ficier de son ministère donne son | attention la plus soutenue à cette question.Le reste de la séance s'est passé-sur la question des relations tarifaires entre le Canada et les Etals-I Unis.Le débat a été amorcé en ! marge d'une motion du gouverne-J ment d'aller en subsides, par M.! Richard IL Bennett, chef de l'op-j position, qui a pris pour prétexte ! de ses remarques les modifications ! que les Ktats-l'iiis viennent d'ap-; porter dans leur tarif sur les ini-] portât ions canadiennes.A ses yeux ; une crise économique est en préparation, en Canada, et il deman-j de au gouvernement ses intentions I pour parer à de pareilles éventua-; H tés.M.Bennett parle tout d'abord ; des mauvais effets sur l'économie ; canadienne des tarifs appelés Eord-j ney-.Meflumber et Emergency.
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