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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 18 juillet 1929
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1929-07, Collections de BAnQ.

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Rédaction et Administration 3, RUE NORE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbowr 2830 Abonnement: 1 nn, $1.00; 3 ans, .$2.50.Montreal et pays étranger*, $0.50 de plus Par année.Le so! est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMÀDAFRE publié par la Ge DE PUBLICITE RURALE Ltée mm_ DIRECTEUR: J.-N.Ponlon REDACTEUR: Firmin Lélourneau Tirage Certifié par l'A.B.C MONTREAL.18 JUILLET 1929 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 14 — No 29 Les conservateurs de noire province tenaient, la semaine dernière, dans la ville de Québec, une convention qui fera sûrement époque dans l'histoire du parti, je n'ai encore rencontré personne, délégués présents ou observateurs du dehors, libéraux comme conservateurs, qui n'aient eu que des paroles élpgieuseS à l'adresse des organisateurs et des membres de celte convention.Tout se passa, en effet, dans un ordre pratait, si bien que l'impression très favorable qu'en oui rapportée les délégués et qu'en à éprouvée la population entière pourrait bien produire des effets sensibles dans la formation du prochain gouvernement di celle province.Cette convention avait pour objectif la mise au point du programme du parti conservateur et le choix d'un nouveau chef du parti.Les conditions nouvelles créées par l'administration actuelle forçaient l'opposition, qui fait partie intégrale de notre système gouvernemental, et dont les fondions consistent à empêcher les abus et à renseigner le peuple sur les actes de ses administrateurs, à réviser son programme et à l'ajuster aux besoins de l'heure.Cela fui l'ail à In satisfaction des conservateurs et d'un très fort pourcentage de libéraux.— L'on trouvera ailleurs, dans lo présent numéro, les principaux articles du programme que s'est tracéJe parti conservateur; c'est à lire.L'outre objectif de celle convention, c'était le choix d'un mioveau chef.En 1922, M.Arthur Sauvé, depuis lors chef du parti, en accepta la direction.Il donna à cette tache, lout son coeur, toute son ;ime.toute son intelligence et toutes ses énergies.En 192;i il avait réussi à conduire son parti au seuil du pouvoir, 'route-fois il n'a pu subséquemmenI réussir selon ses désirs parce que, comme il le disait: "L'on a tout l'ail pour désorganiser le parti > t pour m'empêcher de faire triompher sa politique.Certaines combinaisons onl créé une situation bien difficile, pour une opposition, et elle:; onl causé, elles causent des défaites décimantes; [-•lies privent le parti du service de nos hommes les plus qualifies.C'est pourquoi j'ai résolu de démissionner et pourquoi je suis conséquent en maintenant ma décision." Celte altitude de l'ex-chef de l'Opposition nécessitait donc h choix d'un nouveau chef e.l ce fut ce choix qui constitua le se-; i-i.id article du programme de la convention.A l'heure fixée.les présidents demandèrent aux délégués de proposer les candidats de leur choix.Un nom et un seul fut tincé unanimement, sans une seule voix discordante et ce fut •i lui de M.Camillien Houde, député du comté de Sle-Marie au larlemenl provincial et Maire de Montréal.Son nom fut ac-•ucilli par une ovation des plus enthousiastes et M.Camillien Joude fut proclamé chef de l'opposition en remplacement de VI; Arthur'Sauvé.Ceci mit fin à la convention et les délégués ic dispersèrent graduellement emportant dans leur coeur les plus iêïles espérances que le nouveau chef avait éveillées dans son liscours de remerciements.Les quelque deux milles délégués et substituts de la convention retournèrent chez-eux bien déterminés à faire connaître la sonne nouvelle de l'accord parfait qui existe, entre eux dans le lioix de leur chef et déterminés aussi à se mettre immédiatement à l'oeuvre pour organiser leur territoire respectif.Quel sera le résultat final de tout ceci'.' Il est trop lot pour se prononcer catégoriquement; il est cependant un fait certain: .'est que le réveil produit par celte convention donnera une vie nouvelle à l'opposition provinciale.Libéraux comme conserva-tours s'en réjouissent, car Ions admettent la nécessité d'une forte opposition.Ces conservateurs s'en réjouissent plus particulièrement parce qu'ils entrevoient le jour oit ils pourront mettre à ; xécution leur programme et faire revivre dans notre parlement lés idéaux de leurs illustres ancêtres./.-'\.PONTON de son influence et de ses talents.Nous avons vu son émotion à ce grand patriote.Sans «toute il était ému de l'ingratitude de roux qui ont accepté ses conseils et sa politique et ensuite s'en appropriaient tout le mérite.Voler de l'argent ce n'est pas permis; mais voles des principes c'est encore plus criminel.Malgré cette ingratitude, M, Sauvé oublie tout, pardonne tout, et il reste au poste.Voilà le patriote I Maintenant nous avons un nouveau chef dans la personne du premier magistral de la ville de Montréal.M.Camillien Houde.D'où vient cet homme et qui est-il?Il a eu la douleur de perdre son père 'à l'âge de douze ans.Etant l'aîné de sa famille, il fut le soutien de sa mère, de ses frères et sœurs.Inutile de parler de son esprit de travail, de son courage et de son désintéressement.Inutile de parler de ses grands talents puisqu'il est aujourd'hui le premier magistrat de la ville de Montréal et, récemment, qu'il est monté sur le trône de chef d'opposition de la province de Québec.11 a passé par l'amertume, cl comme le dit le proverbe: "Pour (pie le fer soit bon il faut qu'il passe par le feu".Par conséquent M.Houde est de fer.et de' bonne trempe: la province de Québec ne peut être en meilleures mains.Quanl au programme que nous avons élaboré à la convention, tous les journaux de la province vont le publier et j'ai confiance que toutes les classes de la société vont en être grandement satisfaites.Au revoir, amis lecteurs.Merci, M.le rédacteur, de votre hospitalité.le demeure votre tout dévoué.Arthur MORISSETTE, Cultiv.porter sur d'autres pacages les animaux qui paraissent être sains.Si.l'on ne peut pas brûler les cadavres des bêtes qui sont mortes, il faut les enlever piomptement et les recouvrir de chaux aussitôt que possible.Il ne faut jamais enlever la peau.Les endroits sur lesquels les animaux se sont couchés doivent désinfectés et recouverts de chaux.Comme moyen de prévention, le Dr Cànjeron recommande de vacciner avec de l'aggressine de la jambe noire tous les veaux avant qu'ils aient atteint l'âge de six mois.On jjeut faire cette vaccina-lion .soi-même si l'on n'a personne pour faire ce travail, mais il faut suivre aver grand soin les instruction des fabricants.belles initiatives i AGRICULTURE ET IMMIGRATION Tribune libre Pour la cause l.au/.on Ouest, Levis, 3 juillet 1020 Ponlon, Monsieur J.-N.Montréal.Cher Monsieur Il me fait n.aisir et de a ni i, vous faire parvenir un bon de poste de §2.00.: ;iiu> piastre, d'abord, pour payer •non abonnement à voire estimable journal, juin 102!); l'autre piastre, mon Dieu, eh bien, pour payer l'abonnement d'un cultivaicur.celui -¦ne vous voudrez, qui attend tou-ours de nos pouvoirs publics, le relèvement de sa profession, prospère d'après M.Caron.critique dit \|.Perron.• Espérant mp rendre utile à votre cause, veuillez me croire.Votre ami, P.-E.PELLETIER, voyageur.La convention de.Québec Lac-au-Sablc, 12 juillet 1920.Monsieur le rédacteur, Amis lecteurs, Sous lisons dans l'Ecriture Sainte, qu'un jour un père de famille faisait des noces.11 dit à ses serviteurs: '.'Allez dire aux conviés qu'ils se rendent; Le festin est prêt." Mais ces convives répondirent aux servi leurs: ".le suis non vehement marié, cl je ne puis m'y rendre", et le reste que vous savez.Et le père, i nil igné de ce refus, dit à ses serviteurs: "Allez sur les places publiques et invitez tous ceux que vous trouverez; il faut que la salle de mon festin soit bien remplie".Les premiers qui onl été invités n'en étaient pas dignes.' Voilà une figure de la.récente convention conservatrice.Plusieurs fois le parti conservateur a dit "à ses convives": "Rendez-vous, le festin ofit prêt".El plusieurs répondaient toujours: "Je suis nouvellement marié, je ne puis m'y rendre".Mais il faut ajouter que c'étaient des mariages invalides.C'était pour des gains personnels.Il n'v avait aucun principe de patriotisine, cl encore moins de sincérité, (".'était ces conservateurs qui, ayant pris la liberté de coudoyer les libéraux haut placés sont conséquent ment devenus fiancés, et comme les fréquenta-lions trop longues et sans surveillances sont toujours dangereuses, le désastre est survenu, ils se sont mariés.lit, comme dit le proverbe: "L'argent cimente l'amitié".Alors le parti conservateur, après plusieurs défaites est grandement à féliciter de la belle initiative qu'il prend aujourd'hui de se pencher vers le peuple et de lancer cette belle invitation au quatre coins de la province et à toutes les classes de la société, ("est édifiant de voir le parti conservateur dire au peu-pic: "Rendbz-vous tous, j'ai besoin de vous.Nous allons élaborer un nouveau programme qui donnera satisfaction à tous parce (pic chaque classe sera le promoteur et le maître de la nouvelle politique qui les con cernera".Moi, comme cultivateur et délégué ex-officio.j'ai fait parti du sous-comité de l'agriculture à celle convention et j'étais accompagné d'un grand nombre de cultivateurs venant des quatre coins de la province.Les temps sont bien changés.Le cultivateur a toujours été placé au rancart; on a jamais voulu entendre sa voix.D'où nous vient ce privilège?Vous n'hésiterez pas à dire avec moi: des Ponton, des Barré et des Lélourneau, parce que ce sont eux qui sont les auteurs de l'Union Catholique des Cultivateurs, et sans PU.C.C, nous serions encore à l'arrièrc-plan.Cependant, malheureusement, ils sont payés d'ingratitude de la part d'un grand nombre.Ils ne sont pas les seuls.Noire ex-chef d'opposition, M.Arthur Sauvé, nous a fait l'honneur d'être présent à celte convention.Tout en étant démissionnaire de sa position, i) a-su nous encourager de ses conseils dans nos délibérations.Et nous avons apprécié ses conseils, sachant que c'étaient des conseils sages et désintéressés.Toute sa vie.M.Sauvé a travaillé sans intérêt personnel oour sa province.Nous regrettons beaucoup son départ.Pour nous encourager, il nous a promis de nous continuer sa collaboration.Le parti conservateur jouira donc dans l'avenir comme par le passé Le nid perdu [.inspecteur Newman du ministère fédéral de 'l'agriculture, qui classe par catégories les oeufs que les cultivateurs lui apportent sur le marché à Ottawa, dit que ces cultivateurs n'hésitent plus aujourd'hui à indiquer l'origine des oeufs.S'il y a dans le lot qu'ils apportent au marché des oeufs venant de nids perdus, ils le lui disent franchement.I.e classement des oeufs est encore plus utile à l'heure actuelle qu'à toute autre saison, car il est toujours à craindre que des oeufs partiellement couvés ne se glissent dans le.panier qui va ail marché.Cet article est impossible lorsque les oeufs se vendent par catégories et lorsque la ménagère achète des "Spéciaux", des "Extras", ou des oeufs d'autres catégories, elle sait qu'elle n'achète pas des oeufs frais et des poulets frais, ou des oeufs à moitié cuits.l.a ménagère d'Ottawa veut non seulement voir le nom de la catégorie des oeufs sur le panier du cultivateur: elle veut aussi voir la dernière date sur la carte qui porte le nom de la catégorie et qui indique le jour où les oeufs ont été mirés et classés.En d'autres termes, elle veut être sûre; elle .sait suffisamment d'arithmétique pour comprendre que lorsqu'elle paie une douzaine d'oeufs 48 cents et qu'il y a dans cette douzaine deux mauvais oeufs, les bons lui coulent presque 58 cents par douzaine.Vient de paraître Bertha et Rosette par Laurent Harré Le.charbon symplôma tique Le charbon symptomalique, appelé couramment "charbon à tumeurs" cause de grandes perles dans le troupeau el spécialement chez les bètes à cornes âgées de six mois à deux ans.On voit parfois des moulons, des chèvres et des porcs qui contractent la maladie mais les autres animaux de la ferme paraissent y être réfractai-res, de même que les êtres humains.Le charbon sy-mptomatique se rencontre dans tous les pays où se pratique l'élevage des bêtes à cornes.Il est limité à des localités bien définies.Il peut revenir tous les ans dans certaines localités et à des périodes moins régulières dans d'autres.Dans celles où il sévit, les germes sc recontrent dans le sol 'et l'on croit que les animaux contractent l'infection par les fourrages qu'ils consomment ou par des blessures de la peau.La maladie est décrite par le Dr A.-E.Cameron, inspecteur vétérinaire en chef, du Ministère de l'Agriculture, à Ottawa, dans un nouveau bulletin portant le numéro 117 dè ce Ministère.Les .symptômes de la maladie, d après la description du Dr Cameron, sont la perte de l'appétit, la torpeur, une température élevée, des tumeurs locales, et la claudication nc s'introduise dans leur trou-térjstiquc, c'esl que.cos tumeurs ou gonflement crépitent quand on les presse avec la main.C'est à cause des poches de gaz qui sc forment dans les (issus.La maladie est généralement fatale, la mort est habituellement précédée par des convulsions.Il faut se garder d'ouvrir les animaux qui meurent de cette maladie mais les brûler autant que possible sur place.C'est par ce moyen que I on peut Ie mieux prévenir I infection.Les éleveurs de bétail auxquels cette maladie a causé des -pertes ou qui craignent que l'infection ne s'introduise dans leur trop-peau, feront bien de s'adresser nu Bureau des Publications du Ministère de l'Agriculture.Ottawa, pour avoir un complaire de ce bulletin qui indique les précautions que Ion doit prendre lorsque la maladie se produit sur la ferme.Une précaution importante est de trans- M.Laurent Barré vient de publier un joli volume intitulé: Bertha et Rosette.Bien que je n'aie eu le temps que de le parcourir rapidement, ne l'ayant reçu qu'au (moment où nous allions sous presse, j'en ai eu une très bonne impression.Qu'on lise ce "mot de l'auteur" et l'on connaîtra sa pensée: "En écrivant Bertha et Rosette, je n'ai pas voulu écrire e l'histoire à proprement parler; je n'ai pas voulu non plus faire une oeuvre littéraire; j'en suis, incapabe, pauvre terrien que je suis.Ce que j'ai voulu, c'est laisser parler mon coeur de Canadien, remueur de terre.J'ai cru que ma plume, plus lourde qu'une hache ou une pioche h ma main de défricheur-laboureur, pourrait exprimer ce que j'ai compris du murmure de celte terre, la Grande Amie si bonne, que j'aime tant et qui est si souvent sacrifiée." L'on peut se procurer ce volume pour le prix de $0.75 l'exemplaire en s'adressant à M.Laurent Barré.L'Ange Gardien, comté de Rouvillc, Que.J.-N.P.Cravate rouge Leçon de publicité Les artifices de la publicité sont illimités.La publicité est probablement la science — elle est en effet devenue une véritable, science — la [plus subi i le.aux ressources les plus variées.Pour être bon publicislc, il faut être à ta fois bon psychologue cl bon observateur, c'est-à-dire pouvoir bien comprendre l'état d'esprit el les agissements ordinaires jdc celui ou de ceux que l'on veut atteindre.Le Soleil m'a convaincu, ce que j'ignorais, que je possède ces deux qualités de publicislc.Jugez.Alors que j'assistais, la semaine dernière, à la convention conservatrice de Québec, je portais une cra-Ivate rouge.Ceci me valut une mention spéciale du Soleil.Son représentant remarqua cela aussitôt que j'apparus devant la foule pour adresser la -arole.Etant donné que, pour lui, les libéraux ont le monopole de la couleur rouge, il fut [grandement étonné de voir une cravate de celle couleur au cou d'un délégué à une convention conservatrice.Aussi en fait-il le premier point de sa courte note à mon sujet: "M.Ponton, dit-il, porte une magnifique cravate rouge." N'eût été de ma cravate rouge, .mon nom n'eût probablement pas été mentionné - je n'étais du reste pas au programme — el les lec-teurs du Soleil n'eussent pas su que j'avais assisté à la convention.C'eût été malheureux.Ma cravate rouge me valut donc cette publicité.Je nc veux cependant oas m'at-tribucr plus de mérite que de raison de ce que d'aucuns pourraient considérer comme un tour de force.II y a déjà longtemps que je connais les effets merveilleux qu'obtiennent les toréadors espagnols et mexicains, dans leurs combats, avec, une simple guenille rouge.De plus, à l'instar d'Alcibiade, chef du paili démocratique athénien qui vécut de 150-101 avant Jésus-Christ et qui, pour détourner l'attention du peuple, pendant une campagne électorale, au cours de laquelle ses mérites el ses vertus étaient fort discutés, avait fait couper la queue de son chien, un animal de grande valeur et qui élait jconnu de tout le monde, afin que l'on parlât de la queue de son chien et que l'on oublia: sa personne, j'ai, sans cependant y avoir pensé, évité les compliments que le Soleil nc m'eût probablement pas ménagés, s'il nc m'eût oublié pour ne penser qu'à nin cravate rouge.Ce petit incident m'a valu tout un cours de publicité J.N.P.• U Information commerciale cl industrielle de.Montréal écrit: M.Perron, le nouveau ministre de l'Agriculture, n'a certainement pas à se plaindre de ce temps-ci car on ne lui ménage pas les compliments à droite et à gauche, dans; les journaux amis comme dans les autres.Cela prouve, en lout cas, (pie nous sommes de moins en moins partisans et que nous savons! louer le mérite où il se trouve, approuver les bonnes initiatives d'où | qu'elles viennent.Il n'y a aucun doute que M.Perron, depuis les quelques semaines qu'il est au ministère de l'Agriculture, n'a pas perdu son temps et que ses employés l'ont bien secondé.Le -ircwamme-manifeste publié prouve déjà que l'homme qui est a la tête de notre agriculture esl quelqu'un, Mais un programme ne vaut qu'en autant qu'il est exécuté.Sur ce point il n'y a pas, semble-t-il, à douter des capacités de M.Perron.Déjà il a préparé la carte agricole de la province.La division de la province en districts est déjà faite, c'est le premier pas.En même temps qu'on préparait celle carie, on faisait pratiquement un relevé des possibilités agricoles de Québec.Ce travail esl déjà, à lui seul, toute une révélation, non seulement pour les citadins mais pour les agriculteurs eux-mêmes.Grâce à ce relevé, l'on saura maintenant OÙ l'on est et où l'on peu! aller.Une autre belle initiative du ministre de l'agriculture est celle qui a été annoncée ces jours derniers et qui consiste à faire une exposition permanente des produits du terroir à la Mal baie.Grâce à la coopération de la Canada Steamship Lines, entreprise de transport qui ne néglige rien lorsqu'il s'agit des intérêts de la province, chaque année nos fermières pourront exposer el vendre les produits qu'elles auront confectionnes au cours de l'année.Ces produits consistent en 'apis, couvertes, rideaux de fil de lin el de toile du pays, flanelles et homespuns de laine, gilets, etc.L'exposition doit se tenir dans une salle du manoir Richelieu où, au cours de la belle saison.liassent un grand nombre de touristes.Des comptoirs de vente vont y èlre installés où non seulement on vendra les différents produits mais où on donnera les explications sur leur fabrication.D'année en année, j| n' y a aucun doute, les ventes augmenteront.Cependant si nous essayons de vendre nos produits aux touristes américains il ne faudrait pas oublier non plus qu'il faut en acheter nous-mêmes.II serait vraiment fort curieux de vendre nos produits aux étrangers et d'aller acheter les leurs.Dans un pays, comme le nôtre, où la laine doit être utilisée par suite des rigueurs du climat, nous ne voyons lias pour quelle raison nous sommes obligés d'importer ce produit.Nos fermes devraient pouvoir nous fournil' toute la laine dont nous avons besoin el même un surplus (pie nous pourrions vendre à l'étranger.Il ne faudrait pas croire, comme on l'a répété fort à propos, que M.Perron penl tout faire seul.On lui reconnaît de très belles qualités d'administrateur mais, pour réussir une entreprise comme celle à laquelle il s'est attelé, il lui faut plus que le concours bénévole de quelques-uns.Il doit pouvoir compter sur la coopération du producteur comme du consommateur.Autour d'une petite nouvelle - "L'agriculture man-que de bras" - Un remède qui n'en est pas un: l'immigration - Ce que vaut l'immigrant pour nos fermes - La vraie cause du mal : l'agriculture n'est pas payante — Une concurrence à laquelle le fermier ne peut pas faire face — L'exode des campagnes el l'attrait des villes - Une situation déjà assez compliquée par elle-même - Vers la rénova-lion agricole 1/Ecole de médecine vétérinaire d'Oka Une petite nouvelle anodine, écrit M.Dominique Beaudin, dans le Progrès du Sagnenay.annonçait dernièrement que dans l'Est du Canada la classe agricole manquait de main-d'œuvre et que pour répondre à la demande il était urgent d'accélérer le mouvement de l'immigration.Si ce ne sont pas là les termes exacts de la nouvelle dont il est question, c'est au moins sa signification bien précise.Il nous semble que l'on peut considérer les choses sous un autre angle.* * * "L'immigration agricole, déclarait-on.n'est pas suffisante pour répondre aux besoins de l'Est du pays".Ainsi s'exprimait un agent de colonisation et d'agriculture an pays.Nous ne contestons pas son autorité; nous craignons seulement (pie la déclaration de cet agent, qui travaille pour une importante compagnie de transport, ne soit i ntéressée.Que la classe agricole dans l'Est du Canada et notnmmeni dans notre province manque de main-d'œuvre, c'est là un fait trop réel pour qu'on la nie.Quel que soit le développement du machinisme, il supprimera jamais complètement le travailleur, et celui-ci manque sur plusieurs fermes de noire province.Mais le remède à ce mal est-il bien l'immigration'.' Il est fort permis d'en douter, surtout si l'on se souvient que depuis de nombreuses années le Canada l'a pratiquée sur une haute échelle pour aboutir à des résultats trop connus pour qu'on les répète.Tant que nos fils de cultivateurs seront pratiquement forcés de quitter leurs terres pour chercher dans les villes ou aux Etats-Unis des conditions de vie plus facile, il serait vain, pour ne pas dire stupide.d'ouvrir les écluses au flot toujours montant de l'immigration.Et d'ailleurs, l'expérience de la main-d'œuvre que nous fournit l'immigration sur les terres est faite, cl depuis longtemps elle aussi.Combien d'immigrants en lias âge n'ont-ils pas été élevés sur les fermes de notre province?On peut, même aujourd'hui, les comnter par vingtaines, dans nos vieilles paroisses; amenés jeunes à la terre, ils devraient s'y adapter; et cependant, (pie l'on cherche sur nos propriétés rurales ceux qui sont restés attachés au sol.Ils sont l'infime exception.Il est reconnu (lue les jeunes immigrants, dès qu'ils ont nu acquérir quelques bribes d'indépendance ont gagné aussitôt la ville ou l'étranger, el ceci veut dire les Etats-Unis.La main-d'eeuvre fait défaut sur les terres, soit: mais une fois de plus, le remède n'est sûrement pas l'immigration; elle nc peut au contraire que compliquer la situation.* H- * Pourquoi les travailleurs manquent-ils à la ferme?Pourquoi, pour employer une phrase bien connue, l'agriculture nianque-t-elle de bras?C'est, que, dans les conditions présentes, — et cette seule réponse s'impose, croyons-nous.— elle n'est pas assez payante.Tout s'enchaîne dans un ordre logique; l'agriculture ne payant guère ceux qui s'y adonnent, ceux-ci ne peuvent songer à payer de gros salaires à ceux qu'ils emploient.C'est pourquoi l'on déserte la ferme pour la ville el c'est pourquoi aussi la main-d'œuvre agricole est rare.Il faudrait pour que le cull i valeur ait n sn disposition les travailleurs dont il a besoin, qu'il puisse les payer un prix nlus élevé que celui qu'on leur offre dans les villes.Il se trouve aussi qu'en raison du dur travail du sol il lui faille les hommes les plus sains et les plus robustes.Or le fermier ne penl que donner un prix inférieur à ceux que l'on pave dans les villes.Les immigrants, pas plus que les fils de cultivateurs qui laissent la campagne pour la ville, pas plus que les ouvriers de nos cités, né sont prêts à suer sans être grassement rémunérés.Pour compléter eel exposé, ajoutons en outre que tes villes exercent toujours leur attrait sur l'employé et qu'à salaire égal, i'- ''référera toujours le travail déterminé de l'atelier au dur labeur des longues journées de la ferme.L'immigrant accepterait res conditions'?Il travaillerait à un prix nue d'autres considèrent comme dérisoire?Ce serait vraiment pousser la naïveté trop loin que de le croire.1 .y.Pour le moment, quoi qu'on rli^e.ce nc sont pas les bras qui manquent le plus à notre agriculture, mais les marchés.Tant que nos cultivateurs n'auront pas des débouchés avantageux pour écouler leurs produits, tant que leurs produits eux-mêmes ne seront pas adaptés aux besoins du marché, l'agriculture ne sera pas payante et la "main-d'œuvre agricole manquera".L'immigration ne viendrait ici, répétons-le.que compliquer une situation qui l'esl déjà trop.L'avènement de l'hon.M.Perron au ministère de l'agriculture el le travail qu'il a déjà accompli nous promettent une rénovation agricole.Souhaitons qu'elle se produise au meilleur sens du mot et le.plus tôt possible.LE PROGRAMME DES ETUDES —-ENSEIGNE M E N T AGRONOMIQUE — UNE ANNEE COMPLEMENTAIRE Une réunion conjointe de praticiens vétérinaires et de professeurs s'est tenue à l'Ecole de médecine vétérinaire d'Oka, le samedi 13 juillet, pour discuter et fixer le programme des études.L'assemblée était sous la présidence du Dr Da-masc Généreux, membre du comité exécutif de la ville de Montréal et président de l'Ecole, entouré du R.P.Leopold, O.C., directeur de l'Ecole, du Dr A.-A.Etienne, président du Collège des médecins vétérinaires, et son frère le Dr E.Etienne, les docteurs Albert Dauth, directeur des études; E.-T.Dauhigny, L.-P.-IL Lorrain, René Mayotte, ancien président du collège des médecins, G.-T.Labelle.secrétaire du collège des médecins.Gustave Labelle, de Saint-Eustache, Dr Fr.Gabriel, R.P.Louis-Marie, O.C., etc.Les diverses matières de l'enseignement furent tour à tour discutées et aucune ne fut définitivement inscrite au programme qu'après avoir été unanimement adoptee à la fois par les professeurs et les membres représentant la profession.Voici le programme tel qu'arrêté à cette importante réunion.(Les chiffres entre parenthèses indiquent les heures de théorie et de laboratoire assignées à chaque matière).Première, année: anatomic ( 125-100); patnologie générale (30-15); physiologie (50-50); histologie (20-50); zoologie (20-10): embryologie (10-20); pharmneotechnie (25- 25); hotanioue (80-48); chimie inorganique (80-64); zootechnie: bovidés (32), cheval (I0>.porc (16); apiculture (16-16); av.cuitm "•.(64-16); rédaction française (25).Deuxième année: anotomie (75-275); pathologie générale (30-15); physiologie (50-50) ; histologie (25-75); matière médicale (50 th.); bactériologie (50-25); chirurgie (50-75); botanique: piaules vénéneuses (16-10); chimie organique et biologique (50-16); zootechnie: alimentation (64-32)- appréciation (48-32); génétique (48-16); économie politique et sociale (48); conférences (35 th.).Troisième année: pathologie interne et clinique (75-150); pathologie bovine, ovine, porcine (100-100); pathologie externe et clinique (chirurgie) (50-150); art dentaire (chirurgie) (25-25); obstétrique (50-50); maladies contagieuses (50-25); matière médicale (50); anatomic pathologique (50-50); bactériologie (100-100); maladies canines, félines, vulpines (50-25); parasitologic (40-25); journalisme (35); jurisprudence (25).Quatrième année: pathologie interne et clinique (7o-100); pathologie externe et chirurgie (75-200); anatomic régionali (chirurgie 25-25): maladies contagieuses (50-75); industrie laitière: hygiène et inspection du lait (50-50); bactériologie du lait (50-100); sérologie (20-20); inspection des viandes (60-40); anatomic pathologique (25-75); hygiène de l'élevage (50-50); maréchnlerie (25-10); hygiène vétérinaire (32): maladies des volailles et des lapins (25-25); service snnitnire (25-25).Le Dr Généreux expose à l'assemblée qu'il est de plus en plus important dans les circonstances actuelles et en vue des positions avantageuses qui sont réservées aux vétérinaires canadien-français que ceux-ci soient le mieux qualifiés possible.C'est dans ce but que, à la demande expresse des représentants de la profession, certaines matières qui font partie du programme de l'enseignement agronomique ont été inscrites au programme des études vétérinaires, "afin, ajoute le Dr A.-A.Etienne, que la formation du vétérinaire soit l'égale de celle de son confrère l'agronome de comté".; Le Dr Généreux exprima aussi le ; voeu de voir s'établir bientôt une année complémentaire en faveur des jeunes gens désireux de -tur-suivre plus loin leurs études vétérinaires et de sc spécialiser dans une des brandies de l'enseignement, telles one le service sanitaire, les maladies dos volailles, des renards, etc.Le prix du blé Le prix du blé n fait un nouveau saut sur tous les marchés, tant américains qu'européens, hier.A Winnipeg, il faisait un bond de 11 sous tandis qu'il s'élevait de 9 à Chicago.C'est que les rapports de la récolte mondinlc sont loins d'être encourageants.On rapporte même que les trois quarts de la récolle mondinlc sont atteints, certains estimant que la récolte canadienne, qui était de 550,000,000 de boisseaux l'an passé, ne sera que de 30U.000,-000 cette année.Il est assez difficile de prévoir au juste encore ce (pie sera la récolte canadienne, car, si elle rapporte moins que l'an passé par acre, il faut aussi tenir compte du fait que la superficie d'ensemencements est r.otablemen.supérieure à ce qu'elle était il y a un an.Toutefois, cela confirme bien ce que nous disions ici-même hier, soit que si la récolte en Amé rique du nord est moins élevée que l'an passé, la récolte des autres pnys n'est guère meilleure et qua les prix seront fort probablement beaucoup plus élevés.Il en résultera que le pouvoir d'achat de nos fermiers de l'ouest n'en sera pas atteint comme on l'a d'abord pensé- Aussi, en même temps que s'éleva le prix du blé, constatc-l-on que les titres de.machines aratoires à Wall Street ont une tendance visiblement à In hausse.International Harvester débutant très vigoureux hier.Il n'a baissé qu'à In suite de l'augmentation du taux de l'argent à de* mande, avec les autres titres industriels. HASE ~LV\ ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 18 JUILLET 1325 LE CANADIEN NATIONAL Une èïilrc] tris inin l'Europe fut divisée en une multitude île petites nations belli- • quciisi s qui se gardèrent bien de favoriser les invasions toujours menaçante* en améliorant au moyen-âge ia roule maritime.C'est à ces circonstances que Venise.Gènes, la j Hollande, le Portugal et l'Angleterre durent leur grandeur et leur puissaii ce.A la lin du dix-huitième siècle l'on travailla beaucoup à la construction des roules et l'on généralisa l'usage des canaux qui étaient alors regardés comme le médium lie transport le plus parfait.Les canaux prirent doue une grande importance, mais l'application de la découverte française de la vapeur cl l'invention de la première locomotive par l'ingénieur anglais Stephenson arrêtèrent leur progrès et ouvrirent une nouvelle ère au transport."La construction des chemins de fer." dit l'économiste Charles Gide, "a été l'événement économique le plus considerable du XL\c siècle." Ce fut en 1830 que circulèrent, cil Angleterre, sur des rails de fer.1 les premiers trains remorqués par des locomotives.En France ils ne firent leur apparition que huit ans plus lard: CC fut en effet le 21 août 183g que la reine Amélie inaugura le chemin de fer Paris-Sninl-Gcr-maill, dont M.Thiers, qui pensait sans cesse à la politique, disait: "C.'esl un joujou qui amusera les Parisiens".Il n'entre pas dans le caractère de celle causerie de raconter les débuts difficiles du chemin de fer el les ennuis essuyés par ses promoteurs.C'est le sort des grandes inventions d'exiger d'abord le scepticisme.Lorsque Stephenson s'engagea à faire tirer un train par une locomotive un marchand de Liverpool déclara que "Si celle machine faisait jamais 10 milles à l'heure, il mangerait ses roues bouillies à son déjeuner." L'histoire ne dit pas quelle fui la punition de sa vantardise.Mais laissons l'Europe el revenons au Canada.Quelle csl l'origine de nos voies de communications?Un auteur américain.Fin-lax.In fait remonter aux pérégrinations des animaux sauvages: Co sont", dit-il."le "buffle." l'orignal cl l'ours qui traversent d'abord la forêt guidés, non par le compas, I mais par l'instinct, lequel conduit sur le lion chemin, à savoir: aux I cols les moins élevés des monta-[ gnes.aux gués les moins profonds [ des rivières, aux meilleures sources et à la voie la plus praticable i et la plus directe pour aller d'un I point à un nuire .Ce sont ces in-| génieurs prmiitifs qui tracent la première roule dans un pays neuf; îles Indiens la suivent.les premiers chasseurs blancs arrivent cl empruntent encore les mêmes pis-j les en attendant qu'elles deviennent la roule macadamisée on la ! voie ferrée de l'homme de la science".Ce role de pionnier que Finlav prèle aux animaux sauvages est , vrai sans doute en autant qu'il se borne à être local.Il serait difficile d'admettre par 1 exemple que c'est un orignal qui.partant de l'endroit où s'élève aujourd'hui Halifax a trace la voie Transcontinentale du Chemin de , fer National du Canada jusqu'à Vancouver.Non! Il faut tout de même laisser à l'homme le mérite de ses efforts.Il a pu mettre à pro- ; fit l'instinct des animaux pour le tracé de ses routes, il s'est sûrement inspire de la découverte d'un enfanl pour perfectionner la chaudière à vapeur, mais c'est un pav-sail du moyen-àgé qui.en comblant l'ornière d'un chemin avec des troncs (l'arbre, a fourni l'idée ¦ du rail et c'est à nos ingénieurs ferroviaires que revient l'honneur d'avoir construit chez nous le magnifique réseau qui fait l'admira- tion du monde entier.C'est au prix d'un courage indomptable, de misères patiemment endurées et d'une i énergie étonnante qu'ils ouvrirent an progrès et à la civilisation les | solitudes sauvages I' n'est (pie juste leur dévouement el venir.Chez, nous comme piuioul ailleurs, le progrès franchit «les pes lentes avant de courir à la vapeur sur nos voies ferrées.Le canot d'écorce et le portage à dos d'homme, tel qu'il se praliqm encore en Afrique, furent longtemps les uniques moyens de transport.Au commencement du nier, les trappeurs il.iienl encore de Montréal en canot, guerre de LSI'-', la jours plus grande pour noire grain el slcc e décile l'Ouest ve-1 Fori William à Mais après la demande luu-dçs Etats-Unis notre potasse, iiiiien:: !:i construction de vaisseaux ; plus importants.Le bateau à vapeur fil aussi son apparition.Ln 1908,1 lu an après que le "Clermont" eut commencé ses voyages réguliers sur'PHudson el avant qu'aucun navire 11 vapeur eût navigué dans es eaux intérieures anglaises.John I Molson, de Montréal; .lohn Bruce cl John Jackson construisirent à.Montréal un bateau de m tonnes.('"Accomodation".Sept ans plus lard, le premier navire à vapeur du Haut-Canada fut lance.I! (augeait 740 tonnes et portait le nom de | "l-"ronlcnar".La construction des canaux a, commencé, en Canada, en 1770.le! long du Saint-Laurent, Sur terre, on | ne connut longtemps que !es roules, de colons.La première roule de diligence inlcrprovinciale fut ouverte entre ««Sinlreal el Kingston, en 1316.H csl vrai que dès 1800 une route passable existai! entre Mont-; réal et Québec.Il fallait environ trois jours pour la parcourir.Mais: de toute façon notre système «le voirie était encore dans l'enfance an debut du sièc!e dernier.L'été on voyageait surtout par bateau cl l'hiver on ne voyageait pratiquement pas au loin.Seuls, les courriers indiens osaient s'aventurer par ter-; rc.l'hiver.p!us loin qu« Montréal.Nous passerons rapidement sur ces facilités de transport primitives ei nous arriverons à la construction de lii première voie* ferrée en 1839, Les débuis de notre grand réseau de près de 50,000 mi!!es furent très humbles.Deux ans après la construction en Angleterre du Liverpool and Manchester Railways, la législature du lias-Canada accorda à la Compagnie des Propriétaires du Cliiimplain and SI.Lawrence Railroad, une charte lui permettant de construire une ligne, de Laprairie, sur le Saint-Laurent, à Saint-Jean, .sur le Richelieu.C'é-I lait une roule, dite «le portage, dont I le but était de raccourcir le trajet entre Montréal et New-York qui s'opérait enrorr par baleau via le Richelieu, le lac Champlain et ! 'Hudson.Les trains qui circulèrent sur ce I premier chemin de fer furent H'a-i bord lires par des chevaux sur des rails de bois recouverts de lames de | fer.En 1SM7.la compagnie importa I d'Angleterre une locomotive el un ingénieur: mais lorsqu'on voulut faire parlir le "Kitten", — c'était le i nom de la première locomotive canadienne - - celle-ci refusa de ', bouger.Après de nombreux cl vains efforts l'on décida d'avoir recours aux services d'un ingénieur du Baltimore and Ohio Railroad qui, après enquête, fit rapport que ';i "Kitten" avait seulement besoin de plus d'eau el de plus de bois.On augmenta donc la dièle et la ienne machine qui.satisfaite, se mil a brûler l'espace, h la vitesse scandaleuse, pour le temps de.'JO milles à l'heure.En 1S46.la ligne du Champlain ami St.Lawrence était encore unique au Canada alors que l'Angleterre possédait un réseau ferroviaire de 2,800 milles et 1rs Etats-Unis un réseau «le 5,000 milles.La voie du Montreal and Lachine, dont la const ruction, commencée en 1846, terminée en 1847.fut le second de nos chemins de fer.Ses huit milles de rails remplacèrent l'ancienne route de diligence aux rapides de Laehinp.Cinq ans plus lard le Lake Saint-Louis and Province Railroad fut construit de Caughnawaga jusqu'à la frontière américaine où il fil le raccordement avec des voies américaines.Il ouvrait ainsi une route directe entre Montréal et New-York, l'n transbordeur «le trains faisait le service cnlre Lachine el Càughnn-waga.Celte compagnie prit ensuite le nom «le Montréal .and New-York Railroad.Elle avail pour but de concurrencer le Champlain and Saint Lawrence Railroad, mais elle ne rencontra pas le succès attendu et finit par être absorbée par sa rivale.Le Champlain and Saint-Lawrence fut absorbé à son lour par le Grand Tronc de sorte que ce dernier ayant été fusionné récemment avec le réseau national on pourrai! prétendre que le Chemin «le fer National du Canada, aujourd'hui le plus important réseau du Dominion, en fui aussi le premier.Le milieu du siècle dernier marque une grande époque dans les un miles ferroviaires du Canada.Elle s'ouvre par In construction du Grand-Tronc ou du moins une p.irlie de ce grand réseau, La compagnie avait obtenu sa charte en I.NîT.mais jusqu'en .1853 elle ne fui qu'un nom.Après LSâtl nous la voyons agir.Lu IS.VI sa ligne Qué-bcc-Richmond est ouverte nu trafic; puis viennent les lignes Monlréal-Brockville I.évis-Saint Thomas, P.(,).en l.s.".">.La route de l'Ouest csl terminée jusqu'à London en 1858.L'année IK.">0 voit l'achèvement du Pont Victoria el l'année 1880 la continuation de la voir jusqu'à Rivièrc'-du-Loup ou la construction s'arrête montanémenl.Le Grand Tronc possédai) alors 872 milles de voie ferrée an Canada sur un total de 1S S i > milles.Dans les Provinces Maritimes aucune voie ferrée ne fut construite avant 1847 si nous exceptons une ligne de tramways desservait les mi ne d'Albion jusqu'à la a vapeur qui de charbon nier.En t8ô8 fut terminée la ligne Halifax-Truro : celle ligne fut continuée en IS«i7 jusqu'à Piclou Landing.Sept ans auparavant avait été construite la ligne Saint-.Iean-Shédiac.A celle époque la ligue Truro à l'Ouest avail été arpentée, mais aucuns travaux n'avaient été enlre- compiomise et embarrassante affronta sir Henry Thornton à son arrivée au Canada.Il n'entre pas dans le cadre de cet article de dire comment en moins de deux ans sir Henry a réussi à galvaniser les 1110.0(11) employés du réseau et à en faire les collaborateurs ardents cl zélés de son oeuvre de reconstruction; comment avec le concours de ces mêmes employes il a changé un défi-cil d'opération en un surplus qui s'est élevé l'an dernier à 58 millions, ni comment il amena le peuple canadien à regarder notre problème ferroviaire d'un oeil moins | pessimiste.Le pcunle.canadien a I pu constater les résultats obtenus el ces résultats sont assez éloquents ; pour parler par eux-mêmes.1 Toute histoire, celle du Chemin ' de 1er National connue les autres, 1 comporte une leçon.Il semble que l'histoire que nous venons de par-| courir à grandes enjambées nous i donne nue leçon d'optimisme el «le confiance en nous-mêmes.En moins de cent ans, i^ons-nous vu, j le petit chemin de fer de portage ; Cliiimplain and Si-Lawrence il gran-; di, s'est développé au point de devenir le plus vaste réseau ferroviaire du monde entier.Ni les obstacles naturels, ni les difficultés financières, ni les embarras de toutes sortes n'ont pu arrêter son progrès ou lempéror le courage de ses promoteurs.Aujourd'hui, le chemin de foc ' National «lu Canada possède plus de 23,000 milles de voie ferrée, soil ; plus de âll pour cent de lout le rail ! canadien; près de 120,000 nulles toutes les capitales provinciales, à la capitale fédérale, à tous les Une Statue à V"Homme au Grand Coeur l/C révérend père missionnaire des Oblats, «jont le nom est intime père Incombe est parti de Montréal pour l'Ouest en 1840 Pirn-riant fi7 ans il é.vanfrélisa les saura-Kes_ et se fit tellement aimer par eux qu'ils lui donnèrent le nom d'"Rnm-me au erand coout".«Test pour rappeler le souvenir de ce saint homme qui fut aussi un diplomate habile que Mhert Lacombe, ! l'Association des Anciens d'Albertà a ouvert une souscription pour le monument conimémoratil" oui sera inauguré ce mois-ci â Prince Albert, lic-u oii le père lacombe est enterré.La photojp-aphie reproduite plus haut montre la première chapelle construite «lan.s l'Ouest par le père Lacombe en ISfil EH" devint par la suite la cathédrale de Mcrr.Grandin, premier évoque de l'Ouest.Cette modeste chapelle sera désormais un monument historique crâro aux soins d* la Commission spéciale qui a pris charge «le sa conservation.—(Photo Canadien National).travaux uav.uen.e.e cuire- j pran,|s centres commerciaux, in pris en I.Vx alors que la construe- dustriels Le Canadien National et îa St-Jean Baptiste lion de ce chemin de fer devint l'une des conditions de l'entrée des Provinces Maritimes dans la Confédération dos provinces canadiennes.Le gouvcrnetmenl s'en chargea el en l«S7ii la roule Truro-I!ivière-du-Loup fut ouverte au trafic.Plus tard le gouvernement acheta les autres Chemins de fer «Lins les Provinces Maritimes.Ce fut l'origine de ('Intercolonial, un autre des réseaux amalgamés dans le reseau national.A l'Ouest des Provinces Maritimes le Grand Tronc continuait à s'étendre surtout dans Ontario.Il poussa jusqu'à Chicago et en 1882 acheta le Great Western Railway, «"'est ainsi qu'il établit des communications ferroviaires avec les plus grands centres de trafic du continent.Prévoyant le grand développement de l'Ouest, le Grand Troue ] conçut ausi le projet d'une autre ligne Trancontincntale qui passait par le nord de Québec et d'On-¦ liirio, touchait Winnipeg, Iraver-.sait les fertiles plaines de l'Ouest e! i hi chaîne des Rocheuses à la passe ! de lii Tète-Jaune, et faisait de Prince-Rupert, sur la rôle du Pacifique, son terminus.En 1003, le Grand Tronc Pacifique, compagnie ! subsidiaire du Grand Tronc oui '¦ en contrôlait presque toutes les actions, el le gouvernement canadien, décidèrent de coopérer h la construction de ce nouveau trans-1 continental, divise en deux sec-' ' lions : la section connue de l'Ouest sous le nom de Grand Tronc Pa-cifique s'étendait de Winnipeg à Prince Rupert, soit une distance de I77â milles; la section de l'Est s'é-lendait de Winnipeg à Monclon.soit une distance de 1S04 milles.: Celte dernière fut construite pur le I Gouvernement sous la surveillance ' j des Commissaires «lu Transcontinental el louée au Grand Tronc j pour une période de "»fl ans.En 1914, à la veille de la guerre le Grand Tronc el le Grand Tronc Pacifique administraient ensemble; de 7.â00 milles, des nw- I le Pacifique, de grands à grain dans les ports à la tête des Grands miniers et forestiers.Enfin j| administre une chaîne d'hôtels et de camps fameux, comme le Chateau Laurier à Ottawa, le Highland inn.dans le Parc Algonquin, Minaki Inn.le Prince Arthur, h Port Arthur, le Fort Garry, à Winnipeg, le Prince Edouard à Brandon, le MacDonald, à Edmonton, Jasper Park Lodge, dans les P.o-cheuses.Nipigon Lodge, à Orient Bay et Nominigan Camp dans le Parc Algonquin.Pouvons-nous douter du sucres final d'une entreprise possédant de pareilles ressources et jouant dans notre vie nationale un role si important?Avec une population plus dense amenée par une immigration choisie, des conditions normales el le développement naturel de notre pays, rien ne s'oppose à ce que le réseau national devienne un succès par lui-même et une source de bienfaits pour lu Dominion.chou hier à Ottawa, rongeant des choux.'Tous les planteurs devraient donc se tenir sur le-.qui-vive el appliquer immédiatement les mesures «le protection «lès qu'ils constatent que ces insectes ont commencé à se nourrir.Le remède le plus recommandé est le saupoudrage avec de l'arsc-niiile de plomb cl «le la chaux hydratée.On mélange une partie «lu poison avec huit parties de chaux hydratée et l'on saupoudre rhmr.Iv-onorai !'!••.••t.K.irr rl le prod'.nt pa, tTair.po'-jlr* ni ne iSxl tonilv.-t le prî rtrh-val p-ut iravailW pondant V-tr.ut-n-.fnî.Brochure eraitm^.$2.50 laKiu:ejîI- rbci votre pharma- ien ou votre marchand contrai.71F \V.F.Voun».Inc.Immeuble J.ym.,n, Montc'al Pour protéger 1rs choux L'insecte que Ton appelle le ver du chou est la chenille vcrlc veloutée qui cause tnnl de ravages tous les ans parmi les choux el les choux-fleurs.C'esl le petit du papillon blanc que Ton voit au commencement «le l'été voleter parmi ces récoltes.On a vu les premiers vers du Heureusement, les commandés pour les liélriiisenl également sectes qui attaquent remèdes revers du (hou d'attires iules choux et les choux-fleurs comme l'arpenteu-se du chou et la teigne du chou.Vous pourrez obtenir de plus amples renseignements en vous adressant au, Iturcau des Publications.Ministère de l'Agriculture, Ottawa ou à l'entomologiste chargé des recherches sur les insectes qui nuisent aux légumes.t-«r*ï Ce Jmiriul est imprima nu» No< SJi«MS, nie Nolre-Pnme E»t.Montréjl.pir I/ntPRWER'B POri.l^vinE IS re^n-jnw Alllt' l'mltfei r.EOIHUES I" 3J-BTIKH, - !i" :i;r'it.n n tecrrlalrm.un réseau vires sur élévateurs maritimes et une chaîne de grands h(' Lac tels Pour assister * la naissance du Canadien Nord cl compléter ainsi la chaîne des réseaux qui constituent aujourd'hui le Chemin de fer National du Canada il nous faut maintenant retourner lSflâ.l'année était com-sol vierge Le?anciens s'imaRmaicnt que les sorcières vivaient dans des cavernes ou des grottes entourées de hiboux, de chats noirs, de serpents, de chats huants, daraifinées.enfin de toute la «crie des b«te?immondes.On supposait que dans leurs chaudrons, toujours fumants, bouillaient de?plante", des venins, des animaux même avec lesquels elles fabriquaient des p-.isons et des filtres d'amour.La plupart, croyait-on, pouvaient jeter des sorts ou des inalinres parce qu'elles avaient fait un pacte avec quelque diable.Enfin l'on disait que les sorcières et le" démons se rendaient de temps en temps A des assemblées nocturnes qu'on nommait sabat.Bref les sorcières étaient redoutées À légal de l'esprit malin qu'elles passaient pour repriO senter sur terre.' C'est l'une de ces sorcières redoutées de nos ancêtres qui est représentée sur le char allé, conque_contribué par le Canadian National au défilé de la Saint-lean Baptiste, à Montréal.Le dessin de ce char a été fait par M.le professeur .f .-il.Lagacé et Te char lui-même a été construit par le service des wagon* du < nnadicn National, h la Pointe Saint-Chârlès, sous la direction de M.0 Ibs.0.15>h Sceaux de 20 Ibs.0.10 POISSONS FRAIS I» livre Haddock.S0.07 S 0.30 0.13 pnr balle de 50 Ivs, la Itv.Petit Canadien.0.25 Roug" Qucsnel.o.25 PETROLE ., „ ,.le gallon Imperial Royauté: (barils de bois de 42 gall).0.22 Imperial Koynlite: (barils d'acier de 47 galls).0.22 "II est Différent voilà ce que l'on dit du OAZOLINE Impcrial premier: (oarils de 47 galls).Ethvl.Morue en ti inches.0 Doré.Brochet.Flétan, moyen.Maquereau.Harengs.le gallon .0.19h .0.22U ln tonne ! 'I1'ruil1' d" L!*-'*s."n on "oisson Blanc.°"-uu ' Saumon de Gaspé.No 3 C.W.No 4 C.W.le char, le ml no! .0.00 POISSONS FUMES SUCRE Granulé, (sac de juto).Granulé (sao de coton^.°-00 Haddock fuméfrnls, btes 15 Ibs.0.11 Haddock fumé, petit.0.10 les ion livres I Haddock nouveaux, Glets Ninbé.0.10 5.30 Kippers, 15 Ibs 5.40 Hareng fumé désossé, lOlbs, btc.ENGRAIS CHIMIQUES In tonne E.A.B.Québec wagon complet 0.2S | Superphosphate 0.00 169e Ae.Pb.assimilable .14.00 0.07 Phosphate Thomas 0.00 ! 169e Ac.I'll, assimilable 0.00 j 80'7o de finesse, sncs de 200 0 ' lbs 10.75 !.Muriate de Potasse 4,Sc-« Potasse soluble .40.00 lu livre i Sulfate de Potasse 4,S',"e Potasse soluble ."jO.OO Sulfate d'Ammoniaque 2096 Azote soluble.51.00 prix net, la tonne Nitrate de Soude 15% d'Azote.60.00 2.00 1.00 partout.Les secteurs de Yorklon, Asquith, Touchwood, Dossland cl Porter rapportent que les perspectives pour une récolle ordinaire sont bonnes.Les régions de Tos-dnle, Melfort cl Prince-Albcrl et les territoires nvoisinants continuent
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