Le bulletin des agriculteurs /, 1 octobre 1929, mercredi 2 octobre 1929
Rédaction et Administration 3, ftUE NÔTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: I fins.$1.00; .1 nns.Ç2.S0.Montréal et pays étrangers; $11.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force MONTREAL, 2 OCTOBRE 1929 JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la ~ie DE PUBLICITY RURALE LIMITEE S AGRICULT DIRECTEUR: J.-N.Ponlon Tirage Certifié par l'A.B.C.CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 11 — No 10 Grand concours de bêtes ovines à Montréal Un grand concours, qui réunira des milliers d'agneaux destinés à la consommation de même qu'un très grand nombre de mâles et femelles destinés à la reproduction, sera tenu mux Cours à Bestiaux de la Pofnte-Saint-Char-les.à Montréal, les 9 et .10 octobre courant.D'après ce que nous en savons, ce sera une véritable fête qui ne saura manquer, d'intéresser tous les cultivateurs et citadins susceptibles de sortir de leur cuisine pour constater ce qui se passe à la porte d'avant et voir comment leurs propres intérêts présents et leur avenir seront affectés par les événements en cours.Ce sera, nous dit-on de plus, le prélude d'une grande exposition agricole et industrielle, l'exposition que nous préconisons depuis des années.Tant mieux.Le but de ce grand concours, de cette exposition, comme on l'appelle, est de stimuler l'élevage et de préparer les avenues d'un grand mouvement pour encourager la cpnsommàtiou de l'agneau et du mouton en notre pso-i vince.VA il y a de l'espace pour cela en notre province.En i effet, si l'on compare la consommation canadienne; d'agneaux avec celle de la Nouvelle-Zélande, par exemple, l'on constate que la population-de là-bas consomme 20 Cois plus d'agneaux et de moutons que nous par tête.Sous des conditions climatériques moins favorables à la consomma-, riou de cette viande que les unties, les Neo-Zélaudais mangent chacun 11Ô lbs de cette viande par année alors que1 nous n'en mangeons que six lbs.Les Australiens en con- j somment 72 lbs par tête et les habitants des lies Britanniques.22 lbs.( !ettc question est d'autant plus importante chez nous! que plusieurs districts de notre province se prêtent parti-' c.iilièremCht à l'élevage du mouton, en premier lieu et.eu second lieu, parce que chaque livre d'agneau, produite chez nous, que nous consommerons en plus diminuera d'autant les importations de boeuf que nous allons chercher a il-dehors.Autant d'argent qui restera chez.nous.Il n'est donc, pas nécessaire d'insister davantage sur; l'imporiance de l'exposition-des 9 et 10 prochains.Citadins comme agriculteurs en comprennent la portée et tons' se donnéroni la main pour en assurer le succès.J.-N.PONTON X.R.A lire l'article intitulé: L exposition d'agneaux dans le présent numéro.!.c groupe des.principaux officiers de l'Exposition de Bestiaux de Montréal, qui a lieu les '.) et 10 octobre J92Ï1 aux nouvelles cours à bestiaux de Montréal, à la l'ointe Si-Charles.Compton Que pensez-vous de Cornpton l Tous les gens que .je rencontre me posent cette question, .le nie demande, rendu au soir du jour, si l'on nie prend pour un expert oit un oracle politique.''ftaque fois, je réponds par une question: Qu'en pensez-vous vous-même1?Ah.?, • '• Bien! je suis dans le même cas.Tout de même, je crois, avec l'un des journaux les plus rouges de Montréal, le Montreal Hcraid, 1er octobre, que le gouvernement doit considérer qu'il a recti une dure leçon dans Gômptoiï.C'est la rançon de la longévité mal exploitée, du surnuméraire mal appliqué'.Faites-en ce (pie bon vous semblera.-I.-N.I*.L'EXPOSITION D'AGNEAUX LA POINTE-SAÏNT-CHARLES, les h et to octobre Montréal vu cire visiter durant la deuxième .semaine d'octobre par plusieurs milliers de ru It i valeurs des différentes parties de ln province, qui doivent venir dans la métropole assister à la première exposition d'animaux, les 9 et 10 octobre.Des comités spéciaux s'occupent de trouver des accommodations à des prix raisonnables pour les cultivateurs cl leurs families qui vont venir ;i ec'.te occasion.Ce sera la plus grande excursion de pens de la campagne pour visiter la ville, que nous ayons eue depuis un bon nombre d'années.L'exposition d'nntmaux, qui doit pour sa première année, se .limiter à une exposition et vente d'a-sneaux de marché, .aura des exhibits provenant de fîO'expositions d'agneaux reparties dans la province.Elle aura lieu aux nouvelles cours à bestiaux de la Montreal Stocki/ards Company à lu Pointer ¦ Saint-Charles, une construction qui • coûte $1.000.(10(1.Tout est en mar-i che pour ce grand événement cl les derniers travaux pour parache-i ver celle grande bâtisse sont poussés activement.Les exhibits pour cette exposl-! lion sont limites aux cercles d'éle-j veurs de moulons, qui doivent exposer plus de 5,0,00 tètes d'agneaux de qualité supérieure, ce qui représente la plus grande consignation d'agneaux destinés à être vendus à un seul encan a .Montréal.Il y aura trois classes: line classe pour le meilleur char d'agneaux comprenant 70 têtes; une classe pour les meilleurs 5 agneaux; une classe individuelle pour le meilleur agneau de marché.Des trophées de championnats et des prix •¦> LF PEYQIR CIVIQUE DES CATHOLIQUES (Suite la première ;ia^ol tvhtsk?"ii iiiKi.t^T-_%N,t/£cÇ.T(qUt .;.GRATIS AUX INVENTEURS mauVCAU MAHuiL tuvoTi un cmixcr niVIIMOUS AUJOURD'HUI n tHmuiàfit It Manuel Irittai* Br«v«u marion & marion l'A n: L>.iv».-ii" fuis .1.66 PORCS VIVANT?les 100 llvrej Select.$13.28 + S1.00 par tl-«r' 0.17 0 lrt 0 0 1 l« Itrre Choix.î, lbs et pluj.o B.nnc, 4hi lbs cl olus.d' Moyenne.4 Ibs et plus.' '.\ 0.00 Praaable, 3 Ibs et plus.o 00 oo oo BOUVILLONS VIVANT?le» 100 sutomne.en argent sonnant, entreprenez immédiatement le Commerce Wntklns avec ;n bon territoire.La ligne la plus con-sldérsblc et la plus payante vendue dans les familles.Details fournis sans obllga-tlOH TIIK .1.U.W ATKINS COMPANY, Oepi I.711 Cralg ouest.Montréal.37-38-39- 10 teurs.TERRE DEMANDEE L on demande it louer ou ft prendre a moitié, une bonne terre de moyenne grandeur bien outillée et possédant un bon troupeau.Demandé par un icuno pére de famille po.isédani toutes les qualités requises pour «atlsfnlre le propriétaire.S'adresser ft H., au Bulletin des acnriil- POULETS VIVANTS Choix.Nn 1.No 2.No 3.S M ft 8.00 ( ri Oil u I v r » i 0 00 :> no S.2S la lUr/ Choix.1]^ a g Ibs Bon, 04 Jbs et plus."'.'! Moyen, 3 IbB et olus Pûfsenble, 2)4 lbs et pius.TAURES VIVANTES le.It* H-.I— PORCS ABATTUS les 160 livre» , No ! (120 A 160 lbs).No 2 (160 à 200 lbs).?L:Sl\ No 3 (250 et plus).18•ou| PEAUX VERTES Peaux He breuf< i mound' 48Ibs).0.VH Peaux de bœuf (plus de 18 Ibs).• OMVi Peaux detaureaax.°' Peau* d« veaux de lait .0.00 ^ 0, 10 Pcritix rie veaux ' chacune i.0 00 à 1.20 Peaux d'spneauT.(la peauj .0.50 .'i 0':inries ou le | peut long des bordures.Il existe plusieurs variétés fit' tulipes qui flcu-risscnl à différentes époques, de sorte qu'un peut se procurer des iiullu".de différentes sortes qui fleti-rissenl tics les premiers jours du printemps jusqu'au mois de iuin.PLANTATION EN PLEINE TERRE Pour avoir de belles et nombreuses fleurs, dès les premiers jours •de beau temps le printemps prochain, il Faut se .procurer des bulbes el les planter dès maintenant en pleine terre.Ces bulbes impolies de lloILintle par les marchands çradniers, où ils oirll été éJcvés celle année même, possèdent déjà en elles-mêmes, les fleurs qu'elles donneront l'a n prochain.C'est pour-nuoi l'on devra .acheter de grosses fleurs.On risquera moins, de cette façon, de perdre des plants.On plante les bulbes en pleine lerre au mois de septembre ou octobre.Le reste se fera naturellement: les plants feront une racine forte avant la venue de l'hiver cl seront prêts à fleurir dès In fonte des neiges, le printemps prochain.Ix-s perce-neige pousseront les premiers, dès que la neige sera partie, et les crocus, les jacinthes, les nar- ines, les lys chinois, les tulipes et I les daffodils peuvent se cultiver ! en pots rempli:,, soit de lerre.d'eau j Oil tie fibre.La fibre que l'on peul se procurer chez tous les mar- ' (hands ({miniers esl le matériel Ici moins salissant el le plus pratique, 1 vu qu'on peut l'employer plusieurs I fois, toujours avec un bon résultai.! A l'exception des lys chinois qui ' se plantent à fleur de terre.Ions! les bulbes doivent être plantés dans ries pois assez grands pour! que la racine se développe facile- ; ineiil et les bulbes doivent être en-! ticrentenl recouverts avec la lerre.le gravois on la fibre.On arrose un peu el l'on place les pois dans un endroit sombre el frais.(Il rie faut pas que la température s'élève à plus de 50 degrés à cet endroit).Les narcisses prennent de six à huit semaines pour pousser, lundis que les jacinthes, les tulipes, cl les daffodils ne poussent pas avant deux ou trois mois.En piaulant a différentes époques, on obtenir des fleurs à deux ou trois reprises, surtout avec des narcisses.Pour obtenir la même chose avec les bulbes qui poussent plus lentement, on en piaule de toutes les variétés, (hâtives, ordinaires et tardives.) Four les tulipes, on emploie de préférence les variétés à forcer.Le pot doit être percé au fond pour drainer l'eau contenue dans la terre.Si vous, employez de la fibre, cela n'est pas* nécessaire el vous pouvez fori bien vous servir de pois en verre on de fantaisie.Après la plantation, on laisse les plantes nu frais, jusqu'à que In racine soit formée el que lige soit sortie de terre.Pour OIES VIVANTES U llrre Bonne.9 lbs et plus.0.00 Pas table.o'oo OIES ABATTUES Choix.Nol.No 2.No3.11 50 .50 ( 14 / Il A S Bonnr .Nouvelles .PAILLE PATATES U tonnr i 7.1)0 û.OO VEAUX DE LAIT ABATTUS la s» l|rr».1.10 à 1.16 Ponne.10 Ibs et pius.o Moyenne, S lbs et plus.0 liTrr 00 00 llrre Choix.0.10 Nol.0.IS No 2.0.15 No3.0.00 Patates nouvelle?locales .FEVES U Mil» - Nol.Î5.40 No 2.0.00 Choix, Hon, 4 CANARDS A BATTUS U llvn 5 Ib* et plus (jeunes).0.00 Ibj et plus.0.00 \ EAUX DE CHAMPS VIVANTS le* 100 Uvrei POIS No 1.No 2, «.00 Importée.Canadiens.le ujlno! .83.60 .3.16 CE QUE VOUS PRIX DU GROS, PRIS A ACHETEZ MONTREAL FARINE A PAIN le char, If baril, rn « commerce lainier.Une krossc partie de la laine est entreposée dans cette même ville.Comparaison «I»' différents jjrnrr» dr ruches La Ferme expérimentale centrale d'Ottawa a tenu sous observation tirs ruches de différentes dimensions, placées cote à côle, Trois types aénéraux de ruches onl été comparés: la Lanpslrolh a In cadre', la Jumbo à 1n cadres el la Dadanl à 11 cadres.Il y avait fi ruches dans chaque groupe.Elles étaient toutes examinées Ions les s OU Ht jours pendant la saison el on a pris des norcs sur la rapidilr avec laquelle leur population augmentait, la tendance à l'essaimage cl sur tout autre détail qui pouvait exercer une influence sur 1rs ré- ' sullals.Lorsqu'on le jugeait nécessaire, on ajoutait une nouvelle chambre pour l'élevage du couvain 1 aux ruches du groupe Langslrotb.atin tic fournir plus de place.11 n'a pas élé nécessaire d'en faire autant pom les ruches Dadanl nu ¦Itimbo.Ces résultais obtenus dé-montrent que le groupe Langstrolh a élé supérieur aux autres au point de vue du nombre des abeilles el de la ponte du couvain pendant loiltc la saison.La seule exception esî le groupe .lilinbo.qui s'esl mon-1 ire légèrement supérieur dans le] nombre d'abeilles à l'inspection du li.'i juin.D'après le rapport 'le l'a- , picultcur du Dominion, publié par le ministère de l'agriculture, ce sont les abeilles occupant les ru- ! ches Lanpslrolh qui onl donné la ' plus forle récolle, savoir 1S1 livres.' \'l onces.Le groupe .lumbo venait deuxième avec t.'lîl livres cl le | groupe Dadanl troisième avec 286 livres t onces.Ce sont là les chiffres pour M inches dans chacun des groupes, ils se montent à 60 li-i vies 9 onces.VI livres M onces cl 33 livres 12 onces respecl i veinent ' par ruche.M.Goodrrbam.l'apieul-leur du Dominion, déclare dans ' son raoporl que la saison a élé I mauvaise pour la recolle du miel.' ei j| est évident que chaque groupe s'en e-,1 ressenti.(Publié par le Directeur de ':'i Publicité; mini:lèt'e fédéral dr l'a' griculliii'c Otlav a 1 • iVotre production est insuffisante M.Louis Hébert écrit dans le "Droit" d'Ottawa: lui beurre, les Canadiens uni versé, en tleux ans.juillet 1927-1929, aux étrangers, une somme de plus de S15,750,000.Ils onl acheté pour plus de 44,000,00(1 de livres de beurre.Allez-vous dire qu'il n'y a pas de marché au Canada pour le beurre canadien ?Pendant 24 mois, ic Canada a acheté ii l'étranger pour près de a\-700,000 livres de fromage, représentant une .somme de S 1,100,000.Si cela avait été réparti entre les 000.-000 fermiers au Canada! En tout cas, le marché du fromage existe, pour les Canadiens, mais rapporte insuffisamment, parce qu'ils ne produisent pas suffisamment.En tleux ans, on a fait venir de l'étranger pour $800,000 d'oeufs, soit -' millions.150 mille douzaines d'oeufs.En conserves seulement, il esl entré au Canada, de juillet 1027 à juillet 1029.pour une somme de Ç3,-939,334.Supposons que la moitié de ces conserves se compose île fruits particuliers aux climats du sud.il s'ensuil que la moitié aurait pu être produite par nos cultivateurs.Soit une perle pour eux de près de S2 -000,000.En mais, près de .'tu pendant les mois.C'est l'étranger pour de dollars.En peaux brûles, nous avons pa\é toujours à l'étranger près de 89,000.000.• El dire qu'il y a en-uore tics cultivateurs qui jettent les p:.:;:s comme au temps où les • eaux se vendaient pour 50 sous! En lard et ses composés, on a importé 3,400,000 livres, ce qui nous a privés d'une somme de 5375,000 au bas mol.l'n bacon, jambons, porcs de boucherie el de salaison, le Canada a pavé à l'étranger plus de 11.000.000.lit pourtant, quel élevage est plus recommandé et encouragé dans no-Ire pays?l'n tabacs non manufacturés, nous avons versé à l'étranger à peu près $14,000,000 pour 37 millions tie livres fie ta bar.Nous achetons pour une valeur de 84,000,000 rien qu'en jouets d'eu-fanls.Or.la moitié tie ces jouets sont faits'à la main, en Europe, dans les peliles villes el les campagnes.Donc, pendant la saison d'automne el d'hiver, nos campagnes perdent quelques centaines de mille piastres en ne se livrant pas à de petites industries.En légumes frais, les pays étrangers nous vendent pour au delà de 813,800,000; en conserves, pour 83,-300.000.El l'on dira qu'il n'y a pas tie marché au Canada pour les conserves: (N.B.—Toutes les conserves peuvent cire manufacturées a la campagne par les cultivateurs eux-mêmes, mais leur vente, pour être facile devrait se faire par le moyen des coopératives.En laine brute, nous avons importé, en deux ans, plus de 27 millions de livres, ce qui a rapporté aux pavs étrangers plus de $11,000,-000, etc.etc.En résumé, d'après les statistiques officielles, en 1027-20 121 mois complets), nous avons exporté des produits agricoles pour 81,1 83,-097,.VIS.et nous avons importé pour une valeur de 8471,386,910, près du quarl de ce que nous vendons.Or, pour un pays jeune, immense el fertile comme le notre, il serait facile — si tous les cultivateurs le voulaient de diminuer les importations.Le marché canadien devrait se suffire à lui-même.Le remède esl donc de produire davantage.En bétail vif et viandes frigorifiées, nous avons vendu pour une valeur tic $323,345,027; mais, d'autre pari, nous en avons acheté pour 8138,963,122, soil le tiers.Soit pour le grand marché agricole: ventes du Canada achats du Canada Le problème est premier chiffre et second.Mais le second diminuera qu'en autant mier (production) augmentera."n dit donc jusle el nos orateurs du Congrès civil avaient raison en déclarant que l'agriculteur canadien ne produit pas assez.Le problème agricole el sa solution sont floue cuire les mains tics cultivateurs.Pour le résoudre avec succès, il faut vouloir produire, savoir produire, el savoir vendre.De la.le besoin de s'instruire davantage des evidences des cultures, ties méthodes scientifiques, tirs marchés el du système 'le coopérative.Me laissez pas perdre ce (jue vous produisez Ceux qui enlretiennenl un rucher nç le fonl pas seulement pour leur plaisir, mais aussi pour avoir du mie), cl le revenu que ce miel rapporte esl la considérai ion prilici-pale pour l'apiculteur.Une récolte de miel représente une cei'latnc mise fie fonds el une certaine som-l me de travail, el comme toute pt i ne mérite salaire.i| est raisonnable de s'attendre à un revenu proportion-nel.C'e.sl là malhcureuscmenl un espoir souvent déçu.Trop souvent, eu effet, on laisse perdre une partie de la recolle produite rt l'on n'a rien pour son travail.Le miel est un article périssable, qui fermente cl se gâte rapidement lorsqu'il esl récollé el conservé sans soins.La première précaution à prendre est fie le laisser mûrir parfaitement avanl de le sortir de la ruelle, l'n u.ici qui n'esl pas mur fermente cl se pâle rapidement après qu'il es! extrait.Il se «aie également, même lorsqu'il esl bien ni fi r.lorsqu'il es' conservé dans tie mauvaises conditions.Rappelons-nous que le miel contient lous les agents nécessaires pour |a fermentation c! qu'il ne larde pas à se gàier lorsqu'il esl conservé dans des conditions qui favorisent le développement de ces ferments.Il faut extraire le miel, le couler el le inellre en.pois aussi-loi que possible après l'avoir enlevé rte la ruche, puis le conserver dans un endroit frais el se.-.I.e miel en rayons demande à être tenu dans un endroil chaud el sec.Pans le nicher conduit pour la production du miel extrait, il se produit éua-lemenl une quantité considérable Ile cire, qui alteini parfois une va- leur de plusieurs centaines de dollars.Faites fondre les opercules et les rayons rejetés à la fin de la saison et.emmagasinez-les dans un endroit à l'épreuve pcir.onnr*qui travailler?r.- p'.-n-.,„, pur experirnrr.qu».I*rv "M.qualité supérieure.Vnus aussi, vous les trouvera rahlcs.Exigez les " Miner " THK MINER RUBBER COMPANY LIMITED ;if monitor S CHÀOSÎSURES ^ CAOUTCHOUC MINER Tiennent les Pieds Secs se procurent plus d'œufs frais qu'ils en ont besoin.Toutefois, la quantité disponible pour expédier à Toronto ci Montréal, est remarquablement moins considérable et les prix fies ft-ufs d'Ontario, tout particulièrement les catégories supérieures, dcvienncnl plus fermes.Les conditions dans le Nouveau-Bru nswick el la Nouvelle-Ecosse sonl toujours peu actives cl se res-senleni encore tic la diminution dans la demande qui suivait les augmentations soudaines dans les pris.Toutefois, la province de l'Ile tin Prince-Edouard iotïil d'une situation améliorée.Celte province expédie encore tics charges île wagons à Montréal el la meilleure demande à ce dernier cnilroil avail un effet avantageux à Charlotte-lown.Fin dv< travaux vous bonjourer un peu?A tous.— Amitiés, de s BENJAMINE CLAIRETTE.— Quel nouveau depuis ' l'aventure du "Talon'"' Gai oonjjur RAMONA.- Me prlverez-voiM ericort-longtemps de vos bons mot»?T e.co.ii 9 II me semble entendre le chant loinlnin ' ne Ramona bergère DU val joli.- Comment '.avc.z-vous accueilli sire septembre?Quand at:ral-Je de» nouvelles de vos voyagez?j'e.i hate de vous lire.BLON.DE AVETIU - le grurie votre sou-venir, gentille mie Pourquoi me privez- 1 vous de vos bons mots?MlGUV.— Mon plu» cordial "merci", aimable amie, pour avoir rétracté mon er- ' reur lors de mon dernier envol.j'ai reconnu de nouveau votre bon coeur eiul ne fait Jamal» défaut.Mon meilleur sou- i venir CAMILLA.M'avez-VOUS attendur la semaine de» Quarante.Heures?Camilla en cal-elle un hrln fAchée?La prochaine j visite vous surprendra puisque Je ne [ m'annoncerai plu», a bientôt gentille j soeurette.pierre rilIl.OSOPHALE.— Votre pseti-j rln me rappelle l'explication eiui me fut ! elonnée au pensionnat a propos de la "Pierre phllosophale".N allez-vous pas ! «ouvenance de "Cabrai"?SI oui.Je vous reconnais.FLOCON DE NEIGE - Le temp» redevient propice au "Flocon de neige", puisqu'il n'aura plus a craindre les ardeurs du soleil.Accueillez, mon tentlre sourire.mariette VIVIA - Un bonjour, ça vous amuse l un sourire, ça vous plaît et un bécot, 'qu'est-ce (jue ça vous dit?MARINOOUIN.- C'est bien vrai que I le temps en est passé mais cette absence ' Inquiète.Un Impitoyable mortel auralt-il I tranché le fil de vos Jours ou bien la ! fumée d'une importune cigarette y -eralt- elle.pour quelque chose?| CAPRICE.— SI vous mr gardiez un tout petit gâteau, passé dans l'anneau nuptial, pour voir si Je vais rêver a a .! ! MAGDALA.— Une bonne causette l'au-i tre hier, n'est-ce pas"1 Dieu que ça m'a | fait du bien! LOUIS TECH Connaissez-vous quel-! qu'un qui ne reprend Jamais.Jamais ce I qu 11 donne, mais qui ne redonne Jamal» Jamais ce etu'll prend"1 EDELWEISS et AMIE DES LOIS - Eles-vous Invitées des noces, vous autre»1 FEE D'AMOUR Avez-vous alm» le» photos rie chez, nous?Que vous chantent-elles?AMORIS VICTIMA Longues, longues sont les Journée.» d'attentes.M* revlen-rirez-vous?A NG EL ICO AOUDA de Le bonheur r,-L^onhîur C6t un hlcn volage, bien cs-n.-çieux oiseau, cherchc-t-on à le capter, ne,, 0,1 ,.fuU: M" tourne-t-on le dos.11 ?oï«.iU,t' N essayons donc, pas d'emprl-IWi.t " ''olnKc oiseau peu soucieux de le «fS-**J SI> BMure, Ingrate.Inconstan-Psr-dessus tout la liberté, et se lue „(, ctU ,u| plglt pQur nous UUr «e.» S?.?1' où ron "'J attend le moins 'orii qu on nage en plein ciel bleu.r»n nnJ'ïï' '* P«*»tt bonheur n'existe hSûlêï Piî5 I"* 11 vle »olt' «• *»n» "slei .f'-r" *n RU contraire tissée de fé|« ni,,.,'frr"." contentements qui.par-non» u f„n, ,nprf,lBr généreusement.mais en retour, elle exige beaucoup d'abnégation», beaucoup de courage et de bonne volonté.Le bonheur qu'on récolle au long du chemin, demande pour s'épanouir pleinement la divine rosée des larmes Le bonheur, quelle Insalslsable chose.! C'est un songe que chacun poursuit sans Jsmals l'atteindre.parce que l'homme n'est pas raisonnable et ne sait pas comprendre, on cherche le bonheur quand on la entre les mains, et on croit le voir la où 11 n'est pas.On pourrait comparer la vie A un sen.tier rocailleux où se mêlent A profusion éplnos ot fleurs, et le bonheur.A ces fleurs qui le bordent.Ce sentier, chacun le suit A sa manière, quelques-uns d'une nature optimiste, savent profiter de la beauté, du capiteux parfum des roses qui le parsèment en felgnsnt d'Ignorer les épines qui s'y CRchcnt.D'autres, plutôt pessimistes, ne semblent voir que les épines en Ignorant l'attrait des fleurs, ces fleurs, dont le tendre et unique parfum peut fat-.* r.mi.» ,#„ operolssé.» lès nlus pro- fonde» détr««»e» humaine», chacun peut en Sri me faisant parvenir le résultat de notre petit concours de charité en laveur de deux abeilles dernièrement défuntes: Vieille Abeille et Mauviette.Ame Confiante me prie de vous faire savoir qu'il sera chanté trois messes pour le repos de leur finie, dont deux grandes el une basse, cl ce les 17, 18 cl !!• octobre.le remercie, ici.celte bienveillante Ame Confiante, dont le dévouement est toujours en éveil et qui se charge si généreusement de celle œuvre, .le la remercie et remercie ensuite ceux qui ont bien voulu se rendre à notre appel cl dont les noms suivent: Miguy.Petit Pois Vert.Blanche de la Frai-sière, Etoile du Nord.Petite Mic, Criquel des Bois.Ame Espérante, Paysanne du Hameau.Poussière d'or.Thérèse Pieuse.Louis Georges, Pose du Parterre, Nokonis, Petit Beethoven.Marie-Blanche Lc-mieux.Fée d'Amour.Goïta, Fauvette, Papillon des Bois.Fleur du Bocage, Bosel.Cœuï' Généreux, Pensée Lointaine, C.Surprenant.GRANDE SŒUR * * * ANOELICO.— C'est cela, puisque vous êtes née fée des bols et que les merveilles naturelles vous attirent, venez me prendre, ou plutôt, venez nous prendre, quand vous serez dans ces parages, et nous Irons reprendre nos périlleuses excursions si Je me sens le courage et la force de me rendre Jusqu'au bout.car.Je vous le dis entre nous.ellcB sont très rares les femmes qui ont tenté Jusqu'au bout cette, aventure.— SI nos prércgrlnatlons vous Intéressent, croyez-vous donc que les vôtres nous laissent Indifférentes?Pourquoi alors ne nous avoir rien dit de la façon dont vous avez, employé l'été qui vient de disparaître?BENJAM1KE.— Dlx-hutt ans mais, vous êtes encore une enfant, ma chère Benjamine, rien ne presse pour que vous cessiez, d'être ce que vous êtes aujourd'hui et Je regrette que vous ne aoyez.pas un peu plus Insouciante, un peu plus optimiste comme on doit l'être quand on est dans l'épa-noulssement du printemps dp sa vie.Vous êtes sensible.Impressionnable et rêveuse tout en étant très sérieuse et très philosophe pour mtre Age.Je ne vous blAm» pas.en plus, ri'ètrp enthousiaste et Idéaliste.PETITE MAMAN Est-ce bien vn,i» qui demandiez II y a quelque temps, de l'aml-j tlé et des correspondantes?Accourez vite., i Rlta a les bras ouverts très grands pour recevoir toute.» les petites maman» COLOMUF, DE MICHEL-ANGE.— Vous vous tromper, certainement.Je ne suis ; pas celle que vous croyez connaître et ne demeure point A M Pelnée ri" ne las vous connaître atc-sl CRIQUETTE ET ROMEO — J'ai vu.sur le supplément de la "Patrie" la figure i sympathique rie voire frère finissant.Transmettez-lui mes félicitations pour ses succès.Affection A vous deux.VIOLETTE DES TRES.MIGUY.MADELEINE DE VERCHERES.JEANNE NICO-LET.JEUNETTE.- - Sourires et amitiés, de ItlTA G.TAIME.—- J'ai aperçu hier votre billet bleu.— Il n'a pas encore reçu sa réponse et .qu'avez.vous pensé de mol?Il ne taut pas m'en vouloir, aimable frérot.Je suis prise de tous côtés et 11 fout que le coeur se sacrifie.Vous me posiez une question, vous en souvenez-vous?— Comprendrez-volts ma réponse si Je vous dis que vous aviez quasi deviné?- Mais, chut! pas?Donnez-moi encore de vos nouvelles, ne me gardez pas rancuno; Je me souviens affectueusement de vous et des vôtres.CAPRICE.— Depuis longtemps J'attends et Je ne sols plus quoi penser.ANOELICO.— Vous vous faite.» rare.Angel, et ça prend beaucoup plus que cela pour me contenter.— J'ai su.dernièrement, que ce "merle blanc" par mol déniché, se désolait de votre silence.Avez, bon coeur.Angellco, et désaltérez, ceux qui ont soif.FRANCE et CHERIE — Je vous baise tendrement comme Jadis.Vous vous souvenez de MIGUY?CRI-CRI DES B.— Reçu ma missive?Ne me faites pas trop languir, la patience n'est pas mon fort.CAPRICE.— Où donc es-tu! Es-tu en tialn de "manger le premier quartier de la lune de miel?" Et c'est ce qui te fait oublier le reste des mortels?.VIVIA.- Vous êtes gentille?Ça se volt.Alors, pourquoi ne pas m écrire un premier billet?Allons, venez .PETIT POUCET.— Comment va-t-ll?Se souvlent-ll d'une "Brisé"?— J'.ilinerols bien A le savoir A TOUTES.— Venez donc confier "tout bss" A la Page, ce que les messieurs du sexe fort admirent le plus choji la Jeune fille de nos lotir».Cria vous sourit?, nnisr.nus nuits JEAN DE LA GLEBE le me souviens encore et Je me demande lr pourquoi rie bien des choses GAI LURON — Pourquoi pas un regard, un sourire de mon côté.Ça ne coûte pas cher et ça fait tellement plaisir CAMILLE LA GAMINE - Je von» aimerais! Éssoyez de maimer aussi NINON ROSE.- Tou.» lea Jours Je pense A vous, tous les Jours Je vous attends, tous les Jours le vous aime Et vous?AMICUS SAPIENTIAE.- Qua lait de vous septembre ?Et vous, qu'avez-vou?fait de mol?— SI vous veniez me dire bonjour.J'aurais tant de choses A VOUS raconter.Elle n'oublie Jamais rnivoi.KTTr.SOURIRE DE FEMME Je crois avoir cueilli une fleur, autre que celle du »ou-venlr Le parfum qu'elle répandait était, bien doux! PAULE LA COMTESSE — Une ami» rte plus ne peut être de trop Oh! non.nbellle gentille, et daignez recevoir mon plus cordial bonjour, ETOILE D'OR — Petite étoile aux rayons d'or, brillez dans le firmament et le Flocon de Neige vous admirera.COEUR GENEREUX.— Certainement que J'aime A donner du bonheur, mais peut-être qu'un Coeur généreux peut en donner davantage.Recevez mon affection.ANGELICO.— Voici l'ange admirable.qui désire que le bon vent lui apporte de la neige A flocons! Comme Je serai heureux en ce Jour, car Je ne serai pas seul.Je n'aurai plus peur de fondre, car parfois, en ces temps-ci.Je suis obligé d'avoir recours A beaucoup de moyens pour me conserver.Sourire gracieux.LILAS DE FRANCE.— Une fleur, c'est beau, c'est naturel, mais un lllas et de France, surtout, ce doit être Joli.Oh! que J'aimerais À savourer le parfum qui s'en exhale' I-OUGERE DES BOIS.Dan» la forêt, oh! que J'nlme la fougère, et sur la Page une telle fougéne ne peut faire autrement, qu'attirer l'admiration du Flocon de Neige.BEATRICE DE CHANTDOLENT.- Certes, oui.cela me ferult plaisir que de •-ou» envoyer un petit billet, ce ejue Je ferai plu» tard.Recevez en attendant une parcelle de mon amitié.CALINE.— Réellement, le soleil a fait fondre la neige?mais mol.frèir flocon.Je suis tombé sur la Page où d'affectueuses abeilles m'ont recueilli et Je suis aujourd'hui le plus heureux car J» n'ai pas fondu BLEU PAPILLON — Je salue avec bonheur votre retour, cor réellement.Joyeux Papillon.Je m'ennuyais de ne point vous voir A la Page, mais en ce moment, bercé par le charme qu'a suscité en mol votr?apparition.Je suis le flocon de Jadis.Heureux el Jovcux! G ILK A LA BOHEMIENNE.— Certes oui.lA gente bohémienne a la réputation d'être méchante, mois comme 11 y a des exceptions partout.J'ose croire t|ue l'obellle bohémienne n'est, pos méchont.e du tout, et plus que cela.J'Irai même lui rltre que Je serais prêt A braver se^ attaque», tellement Je suis convaincu que votfe rneur est doux et rempli d'amltlél VIVIA — Mon affection rte 1»rll» VOUS est renouvelée aujourd'hui CAI LURON — .1» recols "os amitiés, vos caresses, en échange recevez mon plu» rtéllcot salut! FLOCON OF NEIGE REVE BRISE — Peut-on oublier un séjour aussi agréable, surtout quand on v a laissé, bien A regret, rependent, la réputation d être un brin moq Oh! Je m'en souviendrai longtemps longtemps toujours! COEUR GENEREUX — J'acccple avec empressement l'offre trop aimable de votre Coeur généreux.Venez vite me délivrer, el Je vous dirai le secret de ma captivité.Je vous tends une main aimable et vous fais une large part dr mon affection.R1TA - Pour vous, beaucoup., beaucoup d amitié d'une pauvre petite "Hirondelle captive" L'acceptez-vous?OAI LURON.— Savez-vous que votre boutade m'a fait sourire?Prenez, garde, le geôlier a les yeux grands ouvert».Oh! Je ne craindrais nullement le.» cages comme celle qu'un Oal Luron, dan» aa cruauté, peralt-ll.pourrait m'offrlr! pourvu que l'on vienne, mo chercher dans un "Star" Sans rancune spas?FEE D'AMOUR.- A (Ire d'aile J'accours me blottir dans un coin de votre castcl.si gentiment mis A nia disposition, et co.pour soustraire.A ma captivité, car le devine qu'il doit être très doux de vivre et rie bAtlr son nid sou.» l'oeil bienfaisant d'une gentille Fée d'amour Consultez votre baguette magique, et elle vous dira combien est grande la place que mon coeur vous réserve.Je vous souris affectueusement.¦ MENDIANTE D'AMITIE.CRIQUETTE.THERESE RIEUSE.— J'ai vu votre gentil minois.Devinez qui me l'a montré?Oh! n'allez pas lui faire de "gros" yeux, toujours! MASQUE RIEUR.BLONDE AVETTE.— Mon amitié vous demeure fldèlemrnt.Gai bonjour.A TOUS.— A chacun de vous un joy.eux bonjour.I.'acceptez-vous?HIRONDELLE CAPTIVE PAQUERETTE.— Bien que Je sols scellée A la voûte céleste.Jamais rien n'empêchera mes rayons d'or de pénétrer Juo-qu'A ma PAquerette chérie pour lui dire toute l'étendue de mon amour, vous voyez que c'est plus que réciproque COEUR AMOUREUX.- Scralt-ll parti pour l'Ouest?Mal.» mon.il n'y « pas d'excursion cette année alors, qu'v a-t-ll?SOURIRE DE FEMME.— Non seulement appréciez, mais souriez auisl aux yeux d'or qui scintillent au bleu firmament: mol.depuis longtemps mon amitié vous sourit PRINCE DE LA SATIRE.- Une étoile dor pour êelslrer le chemin d'un Prince, est-ce qu» r»la conviendrait?— Dites! ETOILE n'oit L'aube n'a pas encore entièrement dissipe les ténèbres de la null et déjà, sur la route qui mène à l'oasis, une femme chemine.Ses • traits altérés trahissent la fatigue; son corps, amaigri par la maladie., , est recouvert d'une unique el vieil-le gandoura qu'un mauvais cordon serre « la Inille.Sur le dos, main- , lenue par un morceau d'étoffe, elle porte sa dernière-née la petite Aou-da.malingre et souffreteuse depuis sa naissance.Un garçonnet d'une dizaine d'années accompagne sa mère el lui sert de guide; ses courses vagabondes l'ont mené souvent à la ville et il ne risque pas de se tromper de route.La femme songe.Si c'était vrai ce qu'on lui n dit hier que des femmes blanches, venues de France, pourraient guérir sa petite Aou-dal Quelle joie serait la sienne,'le! jour où elle la verrait marcher et ' courir comme les autres enfants! Aussi, ce malin, s'est-elle mise en mule de bonne heure, car l'oasis csl loin de.son pauvre douar, et elle se bale.Sous la chaude caresse des premiers rayons du soleil, il semble que le cher fardeau pèse plus lourdement sur ses épau les.cl bientôt le sable sera brûlant sous ses pieds.Puis, si ces ' femmes refusaient de l'écouter?I!;,! elle est pauvre, cl Ben Salem, sun mari, le rude caravanier que les roules du- Sud voyaicnl passer chaque année, esl mort l'an dernier, ne lui laissant aucun bien.Mais on approche de l'oasis, el bientôt, sur la droite, apparaît une maison blanche devant laquelle attend un groupe de miséreux: les clients habituels du dispensaire.La nouvelle venue, un peu intimidée par tout ce monde, entre elans la cour el s'assied dans un coin.Une Sœur l'ayant aperçue, s'approche : "Bonjour, mon amie, que veux-tu'.' ,1e veux que lu guérisses mon enfant".F.t elle découvre la petite , infirme.La Sœur missionnaire se penche ci son crriir s'emplil d'une immense pitié à la vue de celte frêle creature, qui semble n'attendre que cics ailes pour prendre son essor vers le ciel."Quel Age a-l-rlle?A peu près Irois ans.Sun nom'.' Aouela.El loi.pauvre femme, comment l'appelles-tiin Fcriha.Viens avec moi, je vais soigner Aouda el je te donnerai à emporter du remède pour qu'elle guérisse, in e'/iei Allah! (S'il plail à OieiO.Ouc Pieu augmente Ion bien., ma Sœur! Qu'il fasse miséricorde ' A tes parents el qu'il allonge tes joursl" El Feriha, le cœur plein de reconnaissance, entre dans la salle du dispensaire.El lorsqu'elle se rpnnl en route, marchant péniblement sous ; l'ardente lumière d'un soleil de (eu.les Aunes l'escortaient, adorant la Trinité Sainte qui habitai! maintenant dans l'âme toute porc d'A-ouda.y y # Deux ans.oui passé.Fcriha a quille sa lente pour venir habiter l'oasis.Ses amies les Missionnaires viennent souvent la visiter, maintenant surtout qu'elle est bien malade.Files lui ont apporté la Lumière, celle qui éclaire toute âme de bonne volonté: et, ce soir, comme elle se sentait plus fatiguée encore que de coutume, Fcriha leur a demandé, avec de telles instances, à devenir l'enfanl du bon Dieu, qu'elles onl accédé à son désir."Vois-tu, ma Sœur, disait-elle, je ne puis plus vivre bien longtemps; c'est a peine si j'ai encore la force de rouler le couscous, et voilà trois jours que je n'ai pas goûté la nour-rilurc.Pourquoi veux-tu me faire attendre davantage?.le crois toul ce que lu m'as enseigné el j'aime le bon Dieu de tout mon cœur." El maintenant qu'elle est devenue chrétienne, l'âme (le Feriha chante la joie de l'adoption divine.Dans un coin, couchée sur une mauvaise natte, la petite Aouda vienè de s'endormir.Les bons soins des missionnaires ont réussi à l'arracher à la mort, mais la fillette reste paralysée, el sa mère se demande ce (pie deviendra l'orpheline quand elle-même ne sera plus.-Ali.dit-elle à son fils aîné, 1 quand je serai morte tu donneras j Aouda aux Sœurs.-Que dis-lu là.mère?Tu ne j vas pas mourir encore: r|ès de- | main, j'irai ncheter une amulette : qui le miérira.el Aouda restera 'chez nous: une fille des Ben Salem , ne peul aller cher les Bouillis!" Kl dans son Ion perte tout le mépris j de sa race pour les disciples du Christ.L'a mère soupire: Ne m'nchèle pas d'amuleltr.reprend-elle: ie ne la porterai pas.I je guérirai si Dieu le veut." Une pénible quinte de toux l'empêche i d'en dire davantage.Ali se détourne, son visage de- ' vient sombre, il a remarqué la médaille que sa mère porte au cou, cl il crninl l'influence de ces femmes j qui savent si bien trouver le chemin des cœurs en soignant les ' corps.Sa qualité de chef de famille l'oblige à veiller, aussi ne laissera-t-il plus les Sœurs pénétrer chez, lui on son absence.Un à un, tous les enfants sonl rentrés.C'est l'heure du repas du soir; la mère vient de leur servir le couscous quand, tout à coup, elle sent un fini bouillonnant mouler à sa bouche.Elle porte un chiffon à ses lèvres cl le retire plein de sang.On l'entoure, mais l'hémoptysie continue.Ses enfants s'affolent: Ali sorl pour chercher du secours; ri quand il rentre, quelques minutes plus tard, il trouve sa mère couchée sur sa misérable natte, la lèle renversée, les yeux fixes.C'est fini.La nuit esl venue.Dans l'oasis endormie on n'entend plus que le cri des cigales, et le bruissement | des palmes qu'agite le vent du Sud.Mais dans la splendeur de l'éternelle clarté l'àme de Ferihn écoule, ravie, les harmonies célestes chantant la miséricorde infinie du Dieu très bon envers les pauvres âmes africaines.* -V * Malgré le désir exprimé par sa mère, les Sœurs Blanches ne nu-ren! recueillir lout de suite la pe- tite Aouda sa nie d'Ali (pies mois pelé p;,r : la volonté toute puis-s'v opposait.Mais quel-plus lard, celui-ci.ap-service militaire, se » j' contraint, bien malgré lui.de confier aux missionnaires la pauvre enfant: il était presque sur d'ailleurs que bientôt elle aurait cessé de vivre.Privée (le soins.Aoud^ était devenue bien maipre: recroquevillée sur elle-même, la petite paralysée n'était plus qu'une masse inerte que des plaies nombreuses semblaient vouer à une mort prochaine.Qu'en faire?On décida de l'envoyer dans un de nos hôpitaux indigènes.Mais Ali avail inculqué son fanatisme à sa petite sœur, el quanti celle-ci nous arriva, elle manifesta clairement son mépris pour les roumis el sa ferme volonté de rester fille de Mahomet, L'horizon familier n'était plus le même.La dune de sable blond, mouvante comme la nier el s'éten-rlaiit.comme elle, à l'infini, avail fail place à de bailles montagnes qui barraient l'horizon" el dont la masse paraissait plus sombre encore, le soir, dans un couchant de pourpre el d'or.Plus près, c'était la plaine ferlile cl prospère, et.pour remplacer le misérable gourbi de l'oasis, une grande salle aux murs clairs, aux lits sj mélrique-nieni alignés où l'on ne manquait du rien .Mais la petite orpheline s'j habituerait-elle jamais?Les Sœurs l'entourèrent de soins maternels, s'ingénianl à lui faire plaisir cl.peu à peu.désarmée, notre pelile fanatique s'amadoua et consentit à répondre autrement que par monosyllabes aux ques-lions qu'on lui posait.Sa santé se raffermissant, la Sœur infirmière put, avec une inlassable el douce persévérance, lui apprendre a marcher avec des béquilles.Alors commença pour la pelile infirme une I vie nouvelle.Elle s'iulércssail à ce 1 qui se passait autour d'elle, se montrait reconnaissante des soins , reçus et disait tous les soirs celle petite prière: "Mon Dieu, je vous aime de loul mon cœur".Puis elle se prit d'affection pour I.alla Mc-riein.si bonne, disait-on.el si belle dans In chapelle rie N'.-D.d'Afrique, proche de l'hôpital, où on la ' conduisait quelquefois.Alors elle '¦ cueillait des fleurs pour orner son autel et.un jour, s'enhardit même jusqu'à baiser Jésus, si doux pauvre crèche.Aouda était tôt, elle désira el main de l'Enfnnl souriant dans sa intelligente; bien-:'onnailre davantage ceux qu'elle nimail déjà de loul son cœur.Avec une simplicité charmante et un petil Ion autoritaire qui voulait imposer sa volonté, clic déclara: "Ma Sœur, je veux que lu m'apprennes à prier Si d nil Aissa cl I.alla Meriem".('online on ne pnraissail attacher aucune importance à cette injonction, notre pelile volontaire revint à la charge.Comment se fait-il, lui dit alors la Soeur, que loi qui n'aimes ni Sidna .Vissa, ni Lalla Meriem, tu veuilles apprendre à les prier?— C'csl vrai, répondit Aouda.au-1 refois je ne les.aimais pas parce que j'étais malade et que je ne les connaissais pas.mai» maintenant je veux les connaîtra el les prier.• Ivl pourquoi?insiste la Soeur.Mais, reprend la fillette, parce que Si rI nu Aissa, c'est mon Seigneur, t'a dil qu'il est ton El Seigneur Aouda dont elle qui fil alOl'S rnlle ré/ponS* ne pouvait comprendre la sublime beatile niais qui révèlp bien l'action de la grâce dans le?àmr" in noce nies : "C'csl Lui qui m'a enseigné.— Ah! el qu'est-ce qu'il t'a dil?• Bien; Il m'a enseigné comme cela dans mon coeur.Actuellement la pelile Aouda est du nombre de nos orphelines.Si malgré ses huit ans elle paraît n'en avoir pas plus de cinq; sa santé esl bien rétablie, el une seule béquille lui suffi! pour marcher ci même courir dans le jardin; rlle peul même s'en passer dans l'intérieur de la maison.D'une intelligence vive et pénétrante, elle étudie avec ardeur le français, 'niais son plus grand bonheur esl d'apprendre ses prières.File sail déjà le l'alrr el 'l'.D'r.cl lorsque la cloche appelle loul le 'inonde à la chapelle.Aouda esl la première à s'y rendre pour prier Sidna Aïssa et écouler ses divins enseignements.Soeur Marie Andre du Sacré-Coeur l'extraits des annales; Visi:r ,|c Notre-Dame d'Afrique aux foyers canadiens." Comment en soninies-nous là.que le seul nom de Jcsus-Chrisl ne f;v si pas fondre nos coeurs, que la seule, vue de sa cr*iix ne nous convcrliss pas?.I.s Veuillol Plus un homme veut vivre sclof l'esprit, plus la vie présente lui de vient amêrc, parce qu'il rcss;n mieux et qu'il voit plus elaifemcn les défauts de cet ci it d,.corrupt .'.JOUBERT lion.I 1 PAGE SI* LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1939 Fédéralisme, syndicalisme et association La noie dominanle de ce siècle H dr lu génération contemporaine rst.ii n'en pas douter, l'intéhsilé pxtraordinairr de la vie économi-que et sociale.Celte intensité de vie se manifeste par les aspirations unanimes non feulement des citoyens d'une même nation, niais des peuples et îles nations elles-mêmes vers imp collaboration plus unie, plus .serrée el par conséquent plus efficace dans les différents domaines de l'activité humaine.Nous ne pouvons évidemment inie nous réjouir de celle nouvelle arientation des esprits pour autant toutefois que celte collaboration «oit conçue el établie sur des bases franchement pacifiques et non dans des buts d'hostilité, de luîtes fïatri-rides et de conquêtes illégales, .'"esl pourquoi il esl indispensable DOUr issurer à ce large mouvement d'i-lées.des réalisations vastes el durables, d'assainir les esprits, d'apai-ler les coeurs el d-C redresser les ronscienecs.Si l'on ne commence ïar là.autant ne rien entreprendre.Mieux vaut bâtir une masure dans n plaine qu'édifier un château aux îbords d'un volcan.Nous assistons de fail, en ce moment, au travail préliminaire 'le pacification générale, sans lequel >n ne peut rien augurer de définitif.I.a lourde el trisie expérience ic la guerre mondiale est encore :rop prés de nous pour que nous en jyons oublié déjà les misères pro-'ondes et les ruines accumulées, "oris de cette expérience, les peu-oies- se doivent d'en éviter pour l'a-renir 1 retour éventuel.El, ici.aous louchons précisément à une première manifestation générale de •ollaboration des peuples, la collaboration en vue de la pacification ill monde.Indépendamment île multiples as-tocialions internationales plus ou moins officielles, à tendances au* hentiquement pacifistes, la Société 3cs Nations donl nous aurons l'oc-rasion d'étudier ultérieurement ^organisation, esl l'organe vraiment officiel de la coopération internationale, créé comme nous le ver-•ons.pour : ssurer l'accomplisse-mcnl des obligations internationales contractées et fournir un?sau-resarde contre la guerre.Cela ne veut pas dire que par le !ail même, les peuples son» nécessairement et pour toujours, à l'abri Jcs guerres, non.ce serait pousser Ioptimisme trop loin: mais nul ne niera, cependant, que cet état d'es-srit est de nature à faciliter les relations internationales et est.par îonséquent, un de» éléments essentiels de pacification.Nous avons vu en ces derniers NMnps germer une autre idée de collaboration entre peuples.Il est.en iff cl.Question depuis peu d'une Svenluclle Fédération européenne, ni, comme d'aucuns disent, de la i tréation des Etats-Unis d'Luropc.Ctcsl un projet dont on attribue ténéraleiucnl la paternité n M.srinnd, le président actuel du conseil et le ministre des affaires étrangères de France.Il est d'ailleurs encore assez vague et nébuleux: l'idée a été lancée niais sa ré-; ilisatinn n'eu a pas encore été offi-riellcnicnt envisagée et étudiée.Kdifiés par la brillante situation économique actuelle des Etals-Unis d'Amérique, et peut-être aussi, quoi qu'on en dise, effrayés par , celle situation et par l'hégémonie économique mondiale que semblent vouloir s'assurer nos voisins d'ou-trc-Atlà'nliquc.d'aucuns ont donc r,'vé cl,- calquer l'organisation de l'Europe sur celle île l'Amérique en supprimant les frontières el en : Créant une vaste confédération des peuples européens.Bien que ce projet ait rencontré .dans les différents pays qu'il est .susceptible d'intéresser, pas mal rie sympathies, il n'en reste pas • moins vrai que de nombreux obstacles se dressent devanl sa réalisation, au moins immédiate, obstacles économiques et même politiques.Il semble 1res malaisé, en effel.d'amalgamer en un seul bloc, des ; nations dont les systèmes politiques sont si différents les uns des mitres, quand ils ne sont pas systématiquement opposés.Comment concilier, par exemple, les monarchies et les républiques! les dictatures Htiarcliiques avec les dictatures ordonnées, la l'ussic soviétique Hvec ntallc fasciste'.' Il ne faut pas perdre fie vue non pins que l'Europe est le siège de L Nou?accordons un escompte privilégié de nie au> membres en règlf de IT.'>.
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