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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 13 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1930-11, Collections de BAnQ.

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Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement: 1 an.$1.00; 3 ans, $2.50.Montréal et pays étrangers, $0.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAL w £ DÂ1RE is • pi n COMPAGN11 v: JLICITE RUR £-^§3 EE : te K: 7 3 */ ° :": " O > ' f:: _^ —' O Rédacteur: .NOISEUX Tirage Ce *j TA.B.C.MONTREAL, JEUDI 13 NOVEMBRE 1930 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 15 No 46 La nécessité d'améliorer l'industrie laitière Nomination d'une com mission pour en indiquer les moyens L'étalage de produits laitiers du Conseil canadien d'industrie laitière à l'exposition industrielle tenue à Montréal la semaine dernière nous a fait penser de nouveau à l'importante question de l'industrie laitière et aux moyens que nous pourrions prendre pour la développer et la rendre plus payante.M.le professeur Gustave Toupin a traité la question à fond, il y a quelque temps, devant les membres d'un congrès régional de l'U.C.C.Nous avons publié le texte de la conférence de M.Toupin dans le "Bulletin des Agriculteurs" du 23 octobre.Nous ne reviendrons pas sur les directives techniques tracées par M.Toupin pour améliorer notre industrie laitière.Nous nous arrêterons plutôt sur la résolution que le professeur de zootechnie de l'Institut Agricole d'Oka a offerte à l'étude, non seulement des congressistes de l'U.C.C., mais aussi des techniciens du Ministère de l'agriculture et de tous les cultivateurs de la province de Québec qui retirent le plus fort de leurs revenus de cette industrie fondamentale de notre agriculture.M.Toupin proposait ceci: "Que le gouvernement provincial nomme immédiatement une "commission composée des représentants du ministère de l'agricul-'ture à Québec et du Conseil National de l'Industrie laitière, des "écoles d'agriculture et de laiterie, du commerce et de l'industrie, "de la Société d'Industrie Laitière, de la Société Coopérative Fédérale et de l'Union catholique des Cultivateurs, aux fins de taire "une enquête sur le marché des produits laitiers en général, enquê-"te que la commission fera en s'adjoignant des enquêteurs qui collectionneront les renseignements pour étude à faire en comité plé-"nier." Le "Bulletin des Agriculteurs" approuve entièrement cette résolution.Il l'approuve parce qu'il sait que, si on la met en pratique, les cultivateurs de la province de Québec en retireront des profils qui leur permettront de reprendre la place qu'ils doivent occuper sur nos propres marchés et de garder à notre province son ccractère avant tout agricole.Le Ministère de l'Agriculture, qui a entrepris de relever notre agriculture, ne refusera pas, nous en sommes convaincus, de nommer cette commission, qui nous éclairera sur les moyens à prendre pour développer notre industrie laitière qui constitue le gagne-pain de la presque totalité de nos cultivateurs.Cette commission étudierait, par exemple, les résultats obtenus par l'Association pour l'amélioration de l'élevage dans le comté des Deux-Montagnes.Nous avons déjà parlé de cette association dans le "Bulletin des Agriculteurs".Nos lecteurs savent que, grâce à cette association, les cultivateurs du comté des Deux-Montagnes, qui en ont suivi le programme, ont doublé, ou à peu près, leurs revenus.Ces mêmes cultivateurs seraient sans doute, prêts à dire aux enquêteurs que la science agricole, en dépit de certaines déclarations d'un député, est un facteur important, sinon le principal, dans le progrès de l'agriculture et qu'ils en apprécient toute la valeur.Les enquêteurs étudieraient la possibilité de multiplier, dans la province, ce genre d'association.Les cultivateurs des Deux-Montagnes ont retiré beaucoup de profits de cette association.Il n'y a pas de raison pour que les cultivateurs des autres comtés de la province ne profitent pas des mêmes enseignements pourvu qu'ils soient mis à leur portée.Les enquêteurs proposeraient peut-(tre que ces associations pour l'amélioration de l'élevage soient maintenant transformées en sociétés coopératives de comté qui s occuperaient, non seulement de la production économique du bit, mais des achats et des ventes en rapport avec l'industrie animale qui, répétons-le, constitue la base de l'agriculture dans la province de Québec.Ces mêmes enquêteurs étudieraient les moyens à prendre pour organiser, sur une plus grande échelle, la distribution coopérative du lait dans nos grandesv villes.Ils s'attaqueraient 2ussi au problème de la fabrication du beurre, du fromage, du lait :ondensé."de la crème glacée et de tous les autres produits dérivés du lait.Ils donneraient des directives quant à la réorganisation de nos fabriques de beurre et de fromage et quant au rajeunissement Je l'Ecole d'Industrie Laitière de Saint-Hyacinthe et de la Société d'industrie laitière de la province de Québec qui, dans le passé, mouvaient faire l'affaire, mais qui, aujourd'hui, ont besoin de sang louveau.si on veut qu'elles atteignent le but pour lequel elles ont clé fondées.Les enquêteurs pourraient aussi inspirer la législation.Il y a des lois qui demandent à être changées ou améliorées et il y en a de'nouvelles à promulguer.On prêche plus que jamais la préférence aux produits canadiens.C'est du bon patriotisme, mais c'est un fait reconnu que, depuis que nous importons le beurre par millions de livres, une grande partie de ce beurre est consommé sans que les consommateurs en connaissent l'origine.Une loi qui exigerait la marque d'origine sur le beurre offert en vente serait à l'avantage des producteurs canadiens.Les enquêteurs n'oublieraient pas non plus, dans l'étude de la distribution des produits laitiers, l'importante question des enchères publiques do beurre et de fromage.Les enquêteurs nous montreraient, en somme, les lacunes qui existent dans notre industrie laitière au point de vue production, fabrication, distribution et législation et nous indiqueraient les moyens de remédier à ces lacunes qui sont causes que le producteur laitier canadien n'est plus maître sur son propre marché et qu'il peut difficilement soutenir la concurrence sur les marchés étrangers.Production, économique, abondante, mais surtout de qualité, voilà ce qu'il faut aujourd'hui en industrie laitière comme dans toutes les autres branches de l'agriculture.Chargeons cette commission proposée de nous dire comment on pourra atteindre ce but.En travaillant à améliorer notre industrie laitière, base de notre apiculture, nous travaillerons à maintenir, chez nous, comme nous le disions la semaine dernière, l'équilibre qui doit exister entre le développement industriel et agricole, équilibre nécessaire à la prospérité de la province de Québec et du pays tout entier.Firmin Létourneau Chron ¦que La Nation et la Jeunesse Ceux qui ont étudié l'Histoire ont P" constater combien Ici peuples, "iiciens comme, modernes, attachaient d'importance à l'éducation "r In jeunesse.On a toujours vu ""'is ta jeune génération l'avenir «une race, le développement d'un ton».C'est pourquoi, il importe à nous, '« jeunet, d'idéaliser notre vie, de "°"s préparer aux luttes de de- main, et cela, en veillant avec soin à notre propre éducation."L'éducation, disait sir Ileum Thornton, à l'Académie Slrathcona de Montréal le 24 octobre dernier, sert à deux fins.Pour l'individu elle, m'unifie une préparation solide an succès individuel, et pour le citoq-cn clic est le héraut qui lui apprend ce qu'il doit faire pour sa patrie." Nos universitaires, aujourd'hui, prennent une part plus ou moins active aux compagnes électorales.C'est bien.Mois, l'on constate Iron souvent malheureusement, qu'Us manquent d'une certaine édv.cntion.Ils ont oublié de cultiver chez eux ce auc l'on appelle le patriotisme.Et pourtant, il V a tant de moyens Deux événements agricoles Deux événements agricoles de grande importance se tiennent presque en même temps celle semaine: le couvres général annuel de l'Union catholique des cultivateurs, à Québec, el l'exposition d'hiver de Sherbrooke, la première du genre tenue dans la province de Québec.Souhaitons entier succès au congrès de l'U.G.C, parce c|ue les cultivateurs ont plus ,00(l chacun.On n'a pas dit quelles augmentations demande la magistrature." Ces messieurs de la magistrature qui ont déjà, admettons-le, un salaire qui n'est pas précisément un salaire de famine, qui sont en plus assurés d'une pension de vieillesse beaucoup plus généreuse que celle dont on conteste encore l'opportunité pour l'humble travailleur qui a passé sa vie ù gagner juste de quoi vivre, ont très mal choisi le d éveiller en nous ce patriotisme, cet amour de In pairie! L'étude de notre histoire, la lecture de nos auteurs, poètes, romanciers ou historiens, les conférences, les semaines sociales, l'étude même de nos richesses naturelles, la visite de nos diverses institutions, de.nos campagnes et de nos grandes villes; voilà, je crois, de quoi faire vibrer le coeur d'un bon Canadien.L'élude des grands problèmes de.noire vie nationale cl politique ne.devrait pas manquer de solliciter notre attention.La discussion des questions ouvrières, industrielles on commerciales ne devrait pas avoir moins d'attraits pour nous que les sottes discussions des "sportsmen".Et la question agricole?Chauvinisme, on logique, il me semble que ce soit la question vitale, la question essentielle.Je tourne les peux vers l'Etat.Sa première nréoccupaiion, c'est l'avancement de l'agriculture.Jn tourne les peux vers l'Eglise.Sa première préoccupation à elle, c'est bien le salut des âmes, mais quel attachement n'a-t-elle pas voué aussi à l'agriculture, qu'il s'agisse pour nous de considérer le nombre, de prêtres-colonisateurs, de curés-cultivateurs cl de prêtres professeurs dans nos écoles d'agriculture.Les generations précédentes on! eu à faire face, à des problèmes épineux.Ils ont été résolus avec plus on moins de succès.Mais, le temps du repos n'est pas encore arrivé.Avec la marche, prodigieuse du progrès, vont de pair la complexité cl la multiplicité des questions de toutes sortes, sociales ou politiques.Aujourd'hui même, éi l'Université, nous avons ù nous lancer dans le "struggle for life" avec tout ce que nous avons d'énergie el de ressources parce que ne réufisiront plus tard que les compétences, les hommes d'initiative et ceux qui se.seront donné pour mission d'agir sur le sort el de faire valoir toutes leurs facultés.Le problème de l'heure, c'est bien le problème de l'économie.Xos hommes d'Etat, on plutôt les hommes d'Etat du monde entier ont promis an monde de le solutionner.Réussiront-ils?.le veux bien le croire, mais il me semble que.nous aussi, nous avons notre devoir à accomplir à ce sujet-là.Au lieu de gaspiller dans la lecture des romans et des feuilletons les belles heures que.nous laissent nos travaux scolaires, il vaudrait mieux, je crois, prendre une part an moins indirecte aux travaux de nos législateurs et de Ions ceux qui s'occupent de réformes sociales.Nous sommes censés, en noire qualité d'universitaires, être l'élite de lu jeunesse canadienne.La classe dirigeante d'aujourd'hui fonde sur nous les plus belles espérances et le peuple de demain attend de grandes choses de nous.Serions-nous assez négligents, assez lâches pour décevoir l'espérance des uns el tromper l'attente des autres?Gustave BOUCHER, K.S.A., Ecole d'Agriculture Snintc-Annc de la Pocatière.moment pour réclamer une augmentation de traitement.A celte époque de malaise général, le pays doit d'abord penser à améliorer le sort de l'ouvrier qui souffre du chômage; le pays doit songer davantage aux cultivateurs pour n'avoir pas plus tard à s'occuper de lui comme chômeur dans les villes, parce que le cultivateur étant à la base de l'édifice économique du pays, c'est lui qui ressent le plus fortement le contre-coups de la dépression générale.Messieurs les juges feraient mieux d'attendre.Si le pays a trop d'argent pour l'administration de la justice, on pourrait voir à améliorer le système actuel qui, dans les campagnes, dans des cas de vols de poules, par exemple, favorise le voleur au détriment du volé.La fabrication du cidre lin date du 8 novembre, en éditorial, l'Evénement, de Québec, écrivait ce qui suit: "Eu Ontario, les propriétaires de vergers et les associations poniolo-giques ont obtenu du gouvernement provincial l'autorisation de tenter la fabrication d'un cidre légèrement alcoolisé.Le premier essai est entrepris sur une base modeste.Cinq cents barils de pommes sont destinées au pressoir.Le produit qu'on en tirera sera d'abord mis en futailles, pour les fins de la fermentation, puis en bouteilles, légèrement chargé d'acide carbonique.Une partie de cette boisson sera envoyée aux experts dont on désire connaître l'avis avant de livrer la production entière à ses juges suprêmes, les consommateurs.Si cette expérience donne les résultats qu'on en attend, une industrie nouvelle viendra encourager les cultivateurs ontariens.Elle leur fournira un marché pour d'énormes quantités de pommes qu'ils ne peuvent vendre autrement dans un pays où ce fruit savoureux abonde.Cette expérience sera suivie avec un vif intérêt par les pomologistcs et les gouvernants de la province de Québec.Nous savons déjà que, dans la région de Montréal, qui produit les meilleures pommes du Canada, il se fabrique un excellent cidre, .alcoolisé.3S5!S verfn rafraîchissante profite à ses seuls producteurs, parce que la loi provinciale défend la vente de ce produit.L'initiative du gouvernement ontarien, si elle est un succès, sera tout probablement imitée chez nous.L'unique justification de l'interdit qui frappe actuellement cette fabrication du cidre dans la province de Québec, réside dans la difficulté du contrôle d'un tel produit.Le gouvernement ontarien a tourné celte difficulté en limitant d'abord à une fabrique le permis de fabrication.Plus tard, si le besoin s'en fait sentir, il pourrait y avoir une fabrique de cidre dans chaque région ontarienne (ou québécoise) où la culture des pommiers mérite l'encouragement officiel".La difficulté de contrôle que semble craindre notre confrère de Québec n'eût pas été si grande que cela, si l'on avait accédé, il y a quelques années, à la demande d'un groupe de pomicultcurs du mont Saint-llilaire el du comté de Rou-ville qui voulaient rétablissement d'une cidrerie dont le produit serait vendu par la Commission des liqueurs.Pourquoi faut-il que lorsqu'il s'agit d'avantager la classe agricole, nous attendions toujours l'exemple des autres provinces ou des autres pays?Si l'expérience réussit en Ontario, et il n'y a pas de raison pour qu'elle ne réussisse pus, il restera à convaincre notre Commission des Liqueurs à accepter la vente du cidre, même si les profits sont moins considérables (pie sur les vins importés.Les manufactures américaines vont traverser la frontière Une dépêche de source américaine à la presse canadienne, la semaine dernière, annonçait rétablissement de plusieurs manufactures américaines au Canada, comme résultat de l'élévation des droits tarifaires sur les produits américains.Celle dépêche disait entre autres ceci : "Case P.Howard, gérant du département du commerce extérieur de la Banque canadienne de Commerce à New-York, estime à 1,500 le nombre de branches de manufactures américaines au Canada.La "traversée de l'industrie américaine" au Canada, reinarque-t-il après enquête, se poursuit sur une échelle de plus en plus grande."Les manufactures américaines établies au Canada emploient quelques centaines de mille ouvriers à la suite de cette invasion.Il juge que les modifications tarifaires oui donné aux intérêts américains au Canada une puissance d'attrait inusitée."Malgré la diminution du commerce entre le Canada el les Etats-Unis, telle que la démontrent les dernières statistiques, "il n'y a mis de raison", dil M.Howard, "de changer le jugement suivant, à savoir que le Canada esl le meilleur client des Etals-Unis.Le Canada est le meilleur client encore de noire pays el le sera encore longtemps à en juger d'après la situation présente."Quand on arrive au point où, à cause de la législation tarifaire, un commerce 'bien établi et heureux avec un autre pays devient impossible, etc, que, dans_.ee pays, il y a des conditions favorables à manufacturer et à écouler un produit, il faut établir dans ce pays une manufacture."Nous ne nous occupons pas des droits et des défauts des tarifs protecteurs.Ce -sont des questions politiques.Comme marchands, nous devons considérer des faits de commerce tels qu'ils existent ou comme ils menacent de devenir."Lé tarif préférentiel et des ententes favorables avec île Canada permettront aux Etats-Unis d'augmenter la production 'de ses manufactures canadiennes, laquelle diminuera leur coût de production à un tel point que la population comparativement petite de 10,(1(1(1,000 de Canadiens ne les empocheront 'lias d'établir au Canada des manufacturés."Etablir des succursales des manufactures américaines au Canada, Ce n'est pas seulement une prérogative de I industrie américaine.Ces! ce que font de nombreux industriel'- anglais.Un certain nombre d'entre eux y ont .déjà des manufactures qui fonctionnent avec succès."Les succursales des manufactures américaines au Canada ^.livrent un chajlip industriel varié.Le premier pas important dans ce sens se produisit un peu après la guerre, en 1919, quand on ouvrit vingt manufactures dans l'espace d'un an.Ce nombre s'est accru constamment.Les observateurs prédisent que, avant 'longtemps, on lient .s'attendre à un autre pas important en •ce .sens au Canada".Celte nouvelle n'a rien de contraire à la logique.Les industriels américains sont trop hommes d'affaires pour perdre le marché canadien; ils vont .simplement transporter en terre canadienne quelques-unes de leurs manufactures devenues |rop nombreuses aux Etals-Unis pour les besoins de la consommation.Cependant, quand on compare les 10,000,000 de population du Canada avec.îles quelques 120,000,000 de population des Etats-Unis, qui n'ont pourtant pas été colonisés avant notre pays, nous avons bien le droit de nous demander comment il se fait que l'on n'ait pas songé plus tôt à faire surgir chez nous ou à importer les industries au lieu d'exporter notre main-d'oeuvre canadienne pour 'augmenter la richesse de nos voisins du sud.Proritons-cn L'Australie vient d'augmenter ses droits tarifaires sur plusieurs produits d'importation, el l'on se demande jusqu'à quel point le commerce du Canada va en être affecté.L'Australie se protège, rien à redire à cela, mais nous avons une raison de moins de n'en lias faire autant vis-à-vis de ce pays.Dans le Bulletin des Agriculteurs du 21} octobre, nous avons montré comment, par une bascule des circonstances, le beurre australien, jusqu'ici tenu en respect par »e beurre de la Nouvelle-Zélande, commençait à son tour à envahir nos marchés au détriment de l'industrie laitière canadienne.En fermant une porte, nous avons découvert qu'une autre restait ouverte, et cette menace du beurre australien est pour une bonne part responsable du fail que le beurre se vend actuellement 10 cts la livre moins cher que l'année dernière à pareille époque, c'est-à-dire que le cultivateur relire de ses vaches, celle année 1-4 de revenu de moins (pie l'année dernière.Nous l'avons dil, le cultivateur n'est pas en état de subir cette situation et il faut réagir.Puisque l'Australie vient d'élever son tarif de façon même a modifier notre traité commercial avec, elle, profilons-en pour abolir à son lour ce traité, qui porte à sa base la même erreur que l'accord avec la Nouvelle-Zélande, celle de sacrifier l'industrie laitière pour aider d'autres industries moins essentielles à la prospérité d'un pays à base agricole comme le nôtre.Abolissons sans plus larder le traité avec.l'Australie et celle-ci maintenant serait mal venue de s'en plaindre.Les cultivateurs et le tarif De temps à autre dans les journaux, nous voyons depuis quelque temps que l'Association canadienne des Manufacturiers se prépare à soumettre les revendications des manufacturiers en rapport avec les modifications tarifaires qui devront être apportées à la prochaine session du parlement fédéral.Les cultivateurs, eux aussi, sont intéressés dans les modifications tarifaires: qu'ont-ils fait pour que leurs intérêts ne soient pas ignorés lors des prochains remaniements.Bien, que nous sachions, encore jusqu'à aujourd'hui.Le congrès de l'Union catholique des cultivateurs, l'association attitrée de la classe agricole, lient son congrès à Québec celle semaine; on devra y nommer un comité spécial pour présenter le point de vue des cultivateurs.Si nous laissons faire les autres sans rien dire, nous serons encore ignorés cl la récente leçon du passé est là pour nous montrer une fois de plus qu'il esl bien plus difficile de guérir que de prévenir.1).N.C.Droit de la famille La Commission des droits civils des femmes a présenté des recommandations à la Législature qui va leur donner bientôt effet.Elles se bornent à assimiler nos lois aux lois françaises.La principale semble Être la loi du libre salaire de la femme mariée, ce qui ne comporte en réalité aucune émancipation du devoir d'obéissance de la femme, ni même l'exemption pour la femme de laisser nu profit de la communauté le capital des économies produites par son travail.Cette loi donne simplement aux femmes la liberté fie retirer le produit de leur travail; elle ajoute à leur faculté de se faire ouvrir un livret d'épargnes dans les banques.(S.B.C.c.12, a.05, et c.14, a.32).celle de l'en retirer aussi librement qu'elles peuvent le faire des caisses postales d'épargne.En un peuvent librement qu'à la dissolution nauté de biens, le travail.2) Elles peuvent être tutrices de.tous enfants mineurs — Elles ont déjà tous les pouvoirs d'administrer les biens de leurs enfants au cas de disparition du père (C.C., a.113).Elles ont aussi l'usufruit des biens de leurs enfants comme conjoint survivant à un mari commun en biens et décédé intestat, en vertu de la loi de 1S07 du regretté M.Félix-Gabriel Marchand.Les femmes étant admises à exercer des charges d'exécutrices testamentaires, la commission Horion a proposé de ne pas les exclure de la charge de tutrices de tous enfants mineurs, imitant en cela la Frnn- inot, les femmes administrer jus-de la commu-produit de leur "La Ferme des Pins" pur HARRY BERNARD il.Harry Bernard, directeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, publiera ces jours-ci un nouveau roman: La Ferme des Pins.C'est le quatrième roman et le sixième ouvrage que publie l'écrivain, depuis 1924.Cette fois, M.Bernard a situé l'action de ko/i roman aux portes des Cantons de.l'Est, dans la région de Saini-Valérien de Shefford.Le thème développé est-aalui de la vie, de la lutte et du triomphe des Canadiens tie langue française, dans tout ce pays que l'Angleterre avait destiné à devenir un foger intense, de.culture britannique, au coeur de la province de Québec, au lendemain de la conquête.Homan de.moeurs et roman historique, où circulent, comme dans les ouvrages précédents de M.Bernard, un souffle de vie Intense et un souci constant de vérité.Le héros du livre, James Ho-berlson, est un sympathique Anglais établi à Saint-Valérien, qui épouse une Canadienne française, et voit successivement sa fille et ses fils opter inconsciemment pour la na-| tioiuilitè de la mère.Le drame a | pour cadre la Ferme des Pins, le .beau domaine (/ne Robertson a créé j de ses mains, avec une dévotion (/ai \ n'a d'égal que l'amour voué à sa femme.Dans un effort désespéré) Robertson tente de sauver son dernier fils de l'ambiance, pour qu'il continue Ut lignée saxonne dans sa famille.Le roman est l'histoire d'une région, encore plus que celle d'une famille.Comme, les attires ouvrages de l'auteur, La Ferme des Pins sera édité par la Librairie d'Action canadienne-f rançaise, de Montréal, que dirige M.Albert Lé-vesqne.Décès de M.Ceo.-E.Lamirandc Nous avons le regret d'annoncer la mort de M.Georges-Emile Lamirandc, fils de M.Alfred Lamirandc, de Si-Georges de Windsor, •décédé le 3 novembre, à l'Age de 30 ans.M.Lamirandc était l'un des amis du "Bulletin des Agriculteurs", et prit une part active au dernier concours de recrutement.\ la famille en deuil.le "Bulle-lin des Agriculteurs" offre .ses plus sincères condoléances.D.-C.N.ce, la Belgique cl l'Autriche.Les femmes sont d'ailleurs reconnues qualifiées par le Code à exercer des charges de curatrices de leurs maris eux-mêmes, quand ils sont frappés de quelque sentence pour abus de liqueur enivrante ou narcotiques ou internés pour démence.3) Procès en séparation de biens — On tend à la réduction des déboursés actuels des procédures en séparation de biens; la Commission va malheureusement jusqu'à faire litière des formalités préliminaires des demandes en séparations.Elle ne respecte nullement l'exemple contraire du Code français de procédure civile.L'on a veillé là-bas à établir un système de tentative do conciliation des époux, sans attendre à la fin du procès pour permettre aux juges de suspendre le délibéré afin de favoriser la réconciliation à une phase où tous les frais sont déjà exposés dans l'instance.•I) Responsabilité des dettes des époux antérieures au mariage — La Commission signale très à propos que sept des Etats américains ont adopté comme régime matrimonial, en l'absence de tout contrat antenuptial, le régime de la communauté de biens, mais elle a omis d'expliquer que cette communauté américaine (de l'Arizona, de la Louisiane, calquée comme notre Code sur la Coutume de Paris, et de cinq autres Etats) est une communauté mitigée, réduite aux acquets, c'est-à-dire réservant à chacun tout sou mobilier présent el futur.La Commission n'a pas relevé la splendeur bienfaisante de ce système si équitable, comportant la répudiation de la maxime détestable de noire Code civil: "Qui épouse le corps, épouse les dettes".Noire province el la France sont les deux seuls pays au monde qui imposent aux époux qui ne se sont pas prémunis d'un contrat notarié, la responsabilité des dettes antérieures de l'autre, et même parfois des délies provenant d'un conjoint prédécédé.D'un côté, le mari devient, il esl vrai, usufruitier et administrateur de toutes les actions inscrites dans les registres de compagnies commerciales, au nom de son épouse mariée sans contrat, de même de tous ses dépôts de banque, mais il devient aussi responsable de toutes les dettes d- son épouse, tant alimentaires que commerciales qu'elle avait contractées soit personnellement soit encore par suite de quelque mandat confié à des tiers ou associés.Il en est autrement, non seulement dans tous les pays de l'Europe latine, autres que la France.mais dans tous les pays du Nouveau-Monde, et spécialement de l'Amérique du Sud.D'ailleurs, même en France, les ménages français qui ont eu la précaution de se munir d'un contrat notarié prénuptial stipulent la séparation des délies.Dans tous les cas, noire article 12S0 C.C., qui grève ainsi des époux à leur insu d'un fardeau de passif inconnu, est dénoncé en France, comme contraire nu droit naturel.(Voir Droit Naturel, par T.Botbe, professeur aux Facultés catholiques de Lille).">> Les privilèges des loyers de fermes et frais de labours sur les indemnités d'assurances.— Une autre lacune qui est à signaler.La commission est restée muette sur l'absence dans notre code de toute mesure donnant aux privilèges leur efficacité sur les indemnités d'as-contre l'incendie ou autre à l'imitation de la loi de 1889.Les privilèges de labours el semences sont par la destruction de la chose, bien qu'il existe une police d'assurance.Cependant la loi de Faillite (S.B.C., c.11) oblige expressément le syndic à assurer l'actif de la faillite contre l'incendie.Bien dans la loi provinciale ne vient donner effet à cette mesure de prudence imposée par la sagesse du parlement fédéral aux syndic de faillite.Les agriculteurs luiraient droit à quelque privi-sur des récoltes pour loyers par leurs locataires ou niétay-aveç ou sans frais de saisie-brandon, n'auraient plus droit à aucun droit de préférence sur le produit de l'assurance contre l'in- (Suile à la page 2) suranecs sinistre, française frais de éteints (pu lège dus ers.Bons effets du tarif • M.G.U.Robertson, ministre du travail a déclaré qu'il reçoit des renseignements d'industries, à l'effet que les opérations s'améliorent, sous le nouveau tarif douanier.Des manufactures ont augmenté leur personne] et de nouvelles industries s'établiront au Canada.6 Une réduction de $75.00 dans les prix des tracteurs "Fordson"; c'est-à-dire $750.00 à S675.00, f à b St-)ean, N.-B., a été annoncée récemment par M.Wallace R.Campbell, président de la Ford Motor Company of Canada Ltd.Le nouveau prix est entre en vigueur immédiatement."Cette réduction est faite en vue de garder la même différence proportionnelle entre les tracteurs et les autres produits Ford, dont les prix ont également été réduits au cours des derniers mois, a dit M.Campbell." "Ce prix moins élevé sera à l'avantage de l'industrie agricole du Canada; il permettra à un plus grand nombre de cultivateurs d'utiliser la force motrice sur la ferme, de diminuer ainsi leur coût de production, et par le fait même de maintenir la marge nécessaire entre le coût de production et les prix excessivement bas des produits agricoles sur le marché". PAGE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 NOVEMBRE 1930 Activités Agricoles Provinciales La surveillance des étalons L'inspection est déjà terminée dans 55 comtés—Le travail prendra fin vers Noël.POUR 1931 La politique do la surveillance des étalons dans la province de Québec est suffisamment connue pour qu'il ne soit pas nécessaire d'entrer dans le détail de son fonctionnement.Depuis qu'elle a été instituée, il y a une dizaine d'années, elle a contribué à éliminer les étalons d'ordre inférieur, pour laisser le champ libre aux reproducteurs de qualité, susceptibles d'améliorer l'espèce.Aujourd'hui, les (règlements en vigueur sont des plus propres à assurer le.maintien des propres réalisés.Les propriétaires d'étalons reconnaissant les avantages qu'ils retirent en ne mettant en service que des sujets reconnus sains, exempts •de tares héréditaires cl possédant les qualités typiques de leur race.De leur coté les cultivateurs comprennent mieux qu'il y va de !eur Intérêt de conduire leurs juments à des étalons aptes à régénérer le sang de leurs desrendants et à leur ¦donner des poulains vigoureux, qu'ils vendront à tic meilleurs prix ou qu'ils pourront, s'ils les gardent dans leur ferme, utiliser avec plus d'efficacité.Autrefois deux inspection's étaient faites annuellement: l'une au printemps, par les inspecteurs du comité de surveillance des étalons en vue de l'émission des permis de monte, et l'autre, un peu plus tard, par un inspecteur de la Division de l'Industrie Animale Fédérale et un autre du ministère de l'Agriculture de Québec, en vue de l'Aide Fédérale-Provinciale à "amélioration de l'espèce chevaline.Actuellement, pour assurer un contrôle plus uniforme et épargner aux propriétaire* le trouble de conduire à deux reprises dans l'année leurs étalons aux lieux désignés dans chaque comté pour l'inspection, une seule visite esl faite conjointement par un inspecteur provincial et un inspecteur fédéral, et les rapports qu'ils émettent servent à fa fois pour l'obtention des permis de monte et des octrois de l'Aide Fédérale-Provinciale.Auparavant, les étalons étaient classés no 1.no 2, no 3 et ces sections se divisaient a leur tour en sous-sections A, M et C.Maintenant, on n'a plus que les classes A, H et ("., avec celle des croisés.Kn 1921).il a été fait 563 inspections, et les étalons visités ont été ainsi classés: classe A, ôl ; classe H.12-1; classe C, 240; croisés, 107; refusés, 41.Tous les étalons entrés dans les classes A.t> et C sont enregistrés.Quant aux croisés, les inspecteurs n'acceptent plus que ceux qui avaient déjà un permis et qui sont encore reconnus comme sains e! sans tares héréditaires.De cette manière l'élimination des étalons croisés se poursuit tranquillement, sans rien brusquer, et avant longtemps notre province !é d'Inde.Ces recherches, commencées en HCiO.couvraient tous les ans la période allant du 1er décembre au 31 mai.-Chaque parquet contenait là poulettes Itock Barrées au commencement de l'expérience et aucun de ces oise.iux n'a été remplacé pen-! «Luit la période.Le groupe 1 recevait une ration régulière de grain à litière de la composition suivante: 200 livres de maïs concassé, 200 livres de Idé.100 livres d'avoine et une pâtée donnée dans la trémie composée de IIMI livres de son de blé.IdO livres de recoupes ou gru blanc.100 livres de farine de mais, 100 livres d'avoine broyée.20 livres de poudre d'os.I livres de sou, â livres de charbon «le bois.On fournissait également du gravier, des coquilles d'huîtres, de la verdure, du lait écrémé et de l'eau.Le groupe - recevait ! sera porté à 200, peul-élre à 250.La Canadian Cclaucsc Lied, de Drummondyille, Que., agrandit son établissement, au coùl de $2,000,-00(1, afin d'employer 3,000 personnes de plus, annonce Monsieur A.Schwartz.Ce dernier invite M.G.D.Robertson els es collègues à aller à Drummondvillc, pour se rendre compte du développement de celte industrie.NOUVELLES INDUSTRIES La George Hirst Co.Lid, (le Hat-ley, Angleterre, a acheté la Hawthorn Mills, à Carleton-Plnce.Dans celte filature, l'on fabriquera des Iissus qui n'ont jamais clé fabriqués au Canada.Les opérations commenceront probablement vers I le 1er décembre et donneront du travail à 300 personnes.La Harris Woollen Mills, à Rock-wood, (Int.fermée depuis quatre ans, a ouvert ses portes.Cette fila-turc paiera environ $60,000 de ga-1 ges par année.Même décision, de la part de la Renfrew Woollen Mills, qui espère donner du travail à 150 personnes.Le successeur de M.Scott M.TASCHEREAU ANNONCE QU'IL NE PRENDRA PAS CHARGE DE LA TRESORERIE PROVINCIALE — UNE DECISION D'ICI QUELQUES JOURS M.L.-A.Taschereau.premier mi-iiislre de la province, elail aux bureaux du gouvernement -e matin.Certains journaux du matin ayant annoncé que M.Taschereau prendrait charge de la trésorerie provinciale, par suite de la défaite du trésorier provincial, Al.Scott, dans Huntingdon, le premier ministre a déclaré que cette nouvelle n'est pas fondée, qu'aucune décision n'a été prise en ce qui concerne le successeur de M.Scott.Cependant, continue M.Taschereau.le cabinet devra trouver une solution d'ici quelques jours, étant donné l'imminence de la session.Quant à la tenue d'une élection partielle dans un de la province, il n'y faut ger, étant donné (pie la provinciale commencera dans deux semaines.vernément provincial oui mettra à son tour et les tec ,nLlf déni au gouvernement il'OttaW» 1 quel jugera de l'opportuuii,'.,.'',$ iroi demandé.' A SHERBROOKE On avait annoncé qUc m.T J enui serait present à l'ouver , ¦% I Exposition de Sherbrooke , ,„- ' % ra M.Taschereau.11 ',.s, V,!,'''H| ble aussi que M.Perron de l'agriculture, Perrault.DELEGATIONS M.Taschereau a rCru ,|, breux visiteurs, ce malin, tl\i.1res une délégation ,|„ iu.' Irai des Syndicats calhoh„„e, ,gj mandant a ce que |es IrtVnuxl construction de la nouvelle llK versiél de Montréal st ¦ cet hiver.si -.strp acci)lli;,.l;;iu, UJ I.suivent Le chômage aux Trois-Rivicrcs Les Trois-Rivières, Il rès seulement, '•"sujet, l'illusion a souvent bnn-' ";s yeux (|U pcil voyant ci ain-7< IK'Nlre ou gaspiller la vie à r pauvres victime.;.La pente est .'„¦•' puisqu'elle n"l naturelle, mais j- a en nous Quelque chose de sur-l'."P('1 «lui peut heureusement .'line ,,.s volontés folles: c'est .sprii vos projets ne veulent se rênllser, venez | bnblller chez nous; point n'est besoin de | certifient d'aucune sorte pour cela et l'on : est toujours certaine d'être ndmlse.n'esl- | ce pas?Moqueuse.Port A Cnrpes.Monetto seront pour vous les nmlcs rêvées.Irez-1 vous ln première leur tendre la mnln?MUGUET DE MAI.— Je suis heureuse de vous recevoir et dc voua rendre le service demandé.— Votre retour à ln page il fait si sombre, si froid, sans lumière pendant ces tristes mois.BLONDE SULTANE.COEUR GENEREUX.BEATRICE DE CHANTDO' ¦'¦ ' ' LOUISE DE LOTTENVILLE.NIDE.SEULE — Amitiés, sourires et cnrcssc3 A toutes ces gentilles soeurettes.PERLE D'OR COUP DE VENT.— Très A l'ordre du Jour, vous êtes! Mnls vos rnfolcs sont antithèses de l'aquilon: comme des caresses mes ailes les sentent passer, tandis que l'autre glace et gémit en rôdant autour de la demeure.VIOLETTE DESPRES.— Vous nl-Je côtoyée A l'"Exposltlon missionnaire"?Possible! Quel "costume" avez-vous choisi?Devinez le mien! MARIELLE.— C'est Rcntll.c'est grn-cteux, tel pseudo! Comment.Imaginer la frimousse! On sernlt loin du "chef-d'oeuvre de Dieu".PIERRETTE.— On m'a parlé de ln fine "garde-malade" Celn vous surprend-Il?11 vous sern moins facile de m'idcntlfler car Je change de plumage assez souvent.c'est-A-dlre A certaines "Pnges".Cherchez.c'est nussl simple que "l'oeuf de Colomb".MISS ANGLAISE.— Un.deux, trois Instants et plus, nous Jaserons.Corne ngaln! MESANGE D'OR COEUR GENEREUX.— Attendez-moi.nous Irons toutes, ou trois, changer de tunique.Hein?Etes-vous décidée?SI oui.partons.BEATRICE DE CHANTDOLENT.— Que chantez-vous ce soir, ma chére amie?Brise vous chante "Elle" son affection sur tous les tons.ANGE GARDIEN.— Bonsoir, ma bonne, quand me viendraz-voùs?En attendant.O.vous sourit de tout son coeur.GIROFLEE REVEUSE.— SEULE.— Affectueuses pensées.G.FROID.— Venez donc en mon pays, vous réchauffer la Brise y est toujours prlnt.anlérc.CHATEAU EN RUINE — Y lalsserlez-vous errer la brise du printemps sur les débits rie votre chAtcau?A TOUS.— Je tends cordialement la main.BRISE PRINTANIERE BRIN DE SOIE.— Un bonjour de celle 1 qui désire votre amitié.SEUL.— Acceptez-vous l'amitié do NINETTE AFKKCTI'EUSK MOUCHE ENRHUMEE.— Je fnis constamment ln chasse aux mouches mais Je prends bien garde de tuer les enrhumées TISON DE FEU.— Je suis frileuse.Il me faudrait la chaleur d'un tison.M'en passez-vous pour l'hiver?STELLA.— Je connais les rives du Richelieu mnls venez quand, même m'«i.dire un mot.CHATEAU EN RUINE.— Hlvrncrez-VOUS dnns ce pauvre chAtenu?J'nl pitié de votre misère.PLUIE DE ROSES PETIT SAUVAGE.— J'nlmernis A Jaser avec un petit sauvage: nurnlt-tl un peu d'nmour pour une petite nbellle.qui.pen-dnnt les so'rs d'hiver, causerait longuement nvec lui?TISON DE FEU.— Rnmona nlme ln douce chaleur d'un tison.S'approchernlt-il ce feu d'amitié mil enche une gentille -oeurette pour réchauffer le coeur d'une autfe so"tire't" lointaine?AUX BOURDONS — Qui arrivera le 'iremler pour causer avec une abeille, qui est.une vieille connaissance du rucher?Amitié A tous.RAMONA ! TISONS DE FEU.— Venez réchauffer' !e co"ur de Marceline.SEUL.— Pourquoi rester seul?Venez vers Marcetlne et vous ne serez plus seul.CHATEAU EN RUINE.- - Venez vers mol.Je vous attends.Ne craignez pns d'être rebuté.Je vous souris amloalement, BLONDE SULTANE.— Plusieurs fols J'nl salué votre vlllnge: ne vlcndrlez-vous pns Jnser un peu nvec mol?MARCELINE LOUISE DE LOTTINVILLE.— Hello, toi! tous les bnmblns chnntcnt toujours bien?3enu bonlour.EMILIENNE — Tiens! bonjour, ma elle- I re "Emtllenne".Une Jolie surprise pour j tes soeurettes, l'autre semaine.Me vollA et embrnsse le churmant trio pour mol.Amitiés A partager.A TOUS.— Qui voudrait correspondre avec une nmlc nffectueuse?BEATRICE DE CHANTDOLENT A TOUS.— Seul en ce monde.Je m'ennuie .Gentils frérots et soeurettes, vlcn-drez-vous dlstrnlre le COEUR D'ORPHELIN?A TOUS ET A TOUTES.— Qui do vous voudrait correspondre nvec ln nouvelle petite nbellle bien crc'ntlvc?COEUR GENEREUX.— Reconnnlssez-vous votre petite SOLANGE?MIGUY.— Les lunes du tablier sont A leur dernier qunrtler Que Je regrette les benux soirs rie pleine lune! Demande de renseignements Une personne du rurber sern reconnaissante à tout lec-leiir ou lectrice qui lui fera savoir l'adresse el des nouvelles récentes dc Mlle Hélène Bernard, garde-malade à l'Hô-lel-Dieu de .Montreal, en 1928, el, plus lard, à l'hôpital des malades contagieux de Sainl-11 yncintbc.Prière dc s'adresser à Grande-Soeur, qui communiquera avec les intéressés.Autour du monde Certaines abeilles et certains bourdons ont déjà, manifesté le désir d'étendre leur correspondance par delà les mers.Ceux et telles qui désirent se créer des relation:! amicales dans l'autre continent n'auront désormais qu'à s'adresser à nous ci, moyennant la somme dc vingt-cinq sous, nous leur adresserons directement les adresses de jeunes gens et jeunes filles désireux de posséder des amis au Canada.Adressez à ce sujet toute communication à GRANDE-SOEUR.3, rue Notre-Dame, Est, Montréal.1930 1817 113 Années de Progrès et de Service Fondée le J novembre 1S17, la Banque dc Montréal peut mesurer ses progrès j-ar le développement même du Canada, qui, autrefois petite colonie, occupe maintenant une situation magnifique 'Uns le Commonwealth des Nations britanniques.Aujourd'hui, avec des succursales depuis Halifax jusqu'à Vancouver, et des ramifications qui vont dans tous les coins du globe, la Banque dt Montréal s'en va de Pavant, guidée par les mêmes principes qui ont servi dc règle à ses administrateurs durant ces 113 années dc progrès et dc services rendus au peuple canadien.BANQUE DE MONTRÉAL Fondée en 1817 { Mtc «m» camettre mAndiol, elle «(^accueillante aux petiti dépntanU ] I PACE HUIT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 NOVEMBRE 19au UNE EXPOSITION D'HIVER A SHERBROOKE Evénement agricole le premier du genre dans la province de Québec MINISTRES PRESENTS L'Exposition agricole qui se tiendra à Sherbrooke les 12, 13 et 14 novembre courant sera la première manifestation de ce genre à avoir lieu durant l'hiver, dans notre province.Elle sera installée dans la nouvelle et magnifique Arena de Sherbrooke, dont la construction, qui vient de se terminer, a coûté la .somme de $100.000.Les directeurs de l'Exposition de Sherbrooke dont le président est Monsieur le colonel J.II.Blue, dont le vice-président est Monsieur J.-S.Tétrenull et dont le gérant général est Monsieur le colonel Sydney E.Froncis, n'ont rien négligé pour faire de cette première foire d'hiver un événement considérable et un succès aussi complet que possible.De leur coté, les Ministères Fédéral et provincial de l'Agriculture ont apporté à l'organisation de cette exposition le meilleur de leurs soins et Monsieur S.1.Chagnon, directeur de l'Industrie Animale de la province de Québec, s'y est tout spécialement consacré.Les efforts conjugués de tous n'auront point été consentis en vain, car l'on peut, d'ores et déjà, prédire à l'Exposition d'hiver de Sherbrooke une éclatante fortune.File aura d'abord celle, assez rare, et qui ne se réalisa point jusqu'à ce jour, de réunir cote à cote l'IIon.L.-A.Tashereau.premier ministre de notre province.l'Hon.1.-L.Perron, ministre de l'Agriculture du Quebec, plusieurs antres ministres provinciaux, et l'Hon.Major1 Robert Weir, ministre fédéral de l'Agriculture.Les uns et les autres, à l'issue d'un banquet qui doit avoir lieu à l'Arcna le mercredi 12 novembre, à six heures et demie du soir, prononceront vers sept heures, dans la grande salle de l'Arcna.des discours extrêmement importants.Leurs paroles ne seront perdues M.S.-j.Chagnon demande la coopération des journaux L'HON.ROBERT WKIR.ministre de l'aericulture du Canada, qui parlera à l'exposition d'hiver de Sherbrooke.M.le colonel SYDNEY E.FRANCIS, directeur général de l'exposition d'hiver de Sherbrooke.pour personne, des haut-parleurs les portant à tous dans In salle même, qui peut contenir 15,000 personnes, ainsi même qu'au dehors.Les ministres de l'agriculture Ira- , ceront devant leur auditoire un pro-gramme de relèvement et de déve- L loppement agricole dans les cantons de l'Est, au moyen de la rationalisation des méthodes de production et de vente, gràre aussi aux bienfaits de la coopération à laquelle est dû| l'état d'avancement actuel île l'agriculture de notre province.On estime à 10,000 au moins le nombre d'agriculteurs qui assisteront, ce mercredi 12 novembre, a l'Exposition de Sherbrooke et qui écouteront dans la grande salle de l'Arcna les discours qui y seront prononcés.Ce même mercredi, 12 novembre, vers S h.'tu du soir, aura lieu dans la grande salle de l'Arcna.la parade des bestiaux qui sera suivie de celle des chevaux et des équipages com-i merciaux.Enfin, les Dragons Royaux Canadiens de St-.lean.en grand unifor-: me, lance au poing, procéderont h ' de savantes évolutions sous les yeux du public.Le même spectacle à peu près aura lieu le jeudi soir 13, et le M enfin, une grande vente aux enchères sera organisée sur le terrain même de l'Exposition.Les exposants pourront y vendre, à de très bons prix, leurs animaux de boucherie.Durant toute l'exposition.l'Harmonie de Sherbrooke et les instrumentistes du Régiment de Sherbrooke se feront entendre à l'intérieur et ii l'extérieur de l'Arena.Afin de permettre à tous, cultivateurs, citadins, hommes d'affaires, artisans et ouvriers.l'entrée de l'Exposition, le prix d'admission a été fixé à la somme très modique de I •e0.2*>.et ce prix comprend non seu-! lenient l'exposition des chevaux, la visite des ctablcs et des écuries, : mais encore un coupon spécial per-i mettant de revenir dans l'apres-mi-i di ou le soir à l'exposition, sans être tenu de prendre un nouveau billet.En résumé, l'exposition d'hiver de Sherbrooke, la première qui se tienne dans notre province, aura une importance primordiale, non seulement pour les cultivateurs, mais encore pour tous ceux qui.de loin ou de près, s'intéressent à l'agriculture et u l'élevage.La devise adoptée par les dirigeants de l'Exposition d'hiver de Sherbrooke est "Tout pour le développement de l'agriculture et de l'élevage dans les cantons de l'Est".On peut dire que c'est là même le programme de l'Exposition et quand on sait quelle importance joue l'agriculture dans notre province où elle est à la base même du toute prospérité, on conçoit aisément que In manifestation des 12, 13 et M no- IMPORTANCE DE L'EVENEMENT Améliorer l'industrie animale cl par le fait même augmenter le rendement des rennes et le pouvoir d'achat des cultivateurs, de manière a ce que ceux-ci puissent garder I leurs entants sur la terre, telle a été j l'idée mère de la grande exposition i agricole do Sherbrooke que les cul-! livaleurs de la province et tous: ceux qui s'intéressent à l'agricul lure pourront visiter les 12, 13 et 11 novembre.M.S.1.Chagnon.chef du service de l'industrie animale au ministère de l'Agriculture provincial, donl les initiatives ne sont plus a compter, eut, il y a quelques se-1 mailles, l'idée d'une exposition | d'hiver exclusivement agricole où le cultivateur pourrait s'instruire ! sans être distrait par les appels de 1 l'industrie, et son projet fut accep-' té avec enthousiasme par les directeurs de la grande exposition ! des Cantons «le l'Est; le plus beau centre agricole de notre province.El pour expliquer au public la grande importance que M.Perron attache à celle manifestation nouvelle des activités de son ministère déjà si fécond.SI.Chagnon invitait les représentants de la près* se de Montreal à un diner au Club St-Dcnis, mercredi dernier._ M.Chagnon procéda de la même façon avec les journaux de Québec.Les invités de M.Chagnon, à Monl- vembre à Sherbrooke est d'une portée non seulement locale mais nationale et qu'il est de l'intérêt de tous d'y puiser les enseignements qui y seront prodigués.M.le colonel .1.H.RIA'E.président de l'exposition d'hiver de Sherbrooke.réal, étaient: MM.Jenlo,
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