Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1930, jeudi 20 novembre 1930
Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: 1 an.$1.00; 3 ans, $2.50.Montréal et pays étrangers.$0.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force MONTREAL, JEUDI, 20 NOVEMBRE 1930 JOURNAL HE m publ COMPAGNIF RURAJ IRE CITE Rédacteur: Tirage Ccx Cl ¦ eu CO : O ».S .-ï NOISEUX m rA.Bc.CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME XXI — No 47 Deux ministres de l'agriculture qui tireraient dans le même collier Nous avons besoin de l'un et de l'autre On inaugurait, mercredi soir dernier, par un banquet, l'exposition d'hiver de Sherbrooke.On remarquait, autour des tables, le président et les directeurs de l'Exposition, deux ministres, plusieurs députés, dos agronomes, des journalistes et un grand nombre de cultivateurs dos Cantons de l'Est.Un homme, surtout, attirait l'attention.C'était la première fois qu'on le voyait.Mon voisin de table, M.Victor Sylvestre, qui a été candidat, aux dernières élections fédérales, dans les beaux comtés de Rouville et de Saint-Hyacinthe, qui eût fait un excellent député, si les électeurs de la ville de Saint-Hyacinthe l'eussent voulu, mon voisin de table, dis-je, observait beaucoup cet homme, à l'air sévère, qui ne riait pas, qui ne fumait pas, qui ne buvait môme pas le Ginger Ale du banquet, qui mangeait peu, qui songeait.J'étudiais mi?si ce nouveau venu.Tout le monde le scrutait.Je disais à mon voisin : cet homme, qui attire, ce soir, tous les regards, est né t\ Wingham.dans le comté de Huron, Ontario, en 18S2.11 fit.ses études primaires dans la petite école du canton de Turnberry.Il fit un stage de neuf mois au high school do Clinton.Il entra ensuite à l'école normale de London.Il décrocha" son diplôme d'instituteur.Il enseigna dans les écoles rurales du comté de Huron.Il devint principal de l'école publique de Marmora.Il donnait des cours du soir sans rémunération.Durant ses vacances, il travaillait, comme garçon de ferme, creusait des fossés au pic et à.la pelle.11 économisait.Cela lui permit d'entrer à l'Université de Toronto.Il étudia les mathématiques et les sciences comptables.Un surcroît de travail ébranla sa santé.Il dut changer de climat.Il se rendit dans l'Ouest et enseigna les mathématiques à Régina jusqu'au moment où il s'enrôla dans l'armée.Après la guerre, il revint dans la Saskatchewan, s'acheta une terre, se fit cultivateur, tout en continuant n aider dans sa province la cause de l'enseignement.Aimé des instituteurs et des institutrices, des communautés enseignantes, qui le considéraient comme l'un de leurs meilleurs amis, il mérita bien vite la confiance des cultivateurs de son entourage.Il était, en effet, devenu, en peu de temps, le conseiller agricole; de ses concitoyens.11 réussissait en agriculture et.gagnait, des prix à l'exposition d'hiver de Toronto.Au mois de juillet, dernier, les électeurs du comté de Molfort lui offrirent la candidature conservatrice.Il sortit victorieux de la lutte électorale.Un mois après, M.Bennett l'appela dans son gouvernement.Mon voisin, qui a visité l'Ouest, m'entretenait, de son côté, de la carrière de cet homme.Nous causions ainsi depuis quelques minutes, quand le piésident de l'exposition, M.Blue, un monsieur bien planté, pe leva pour souhaiter la bienvenue, à tout le monde et inviter celui vera qui, depuis le commencement du banquet, convergeaient tous les regards.,, l'hon.Robert Weir, ministre de l'agriculture au fédéral, a porter la pnrole.L'homme sérieux, qu'on sondait depuis une derni-neure, se leva au milieu des applaudissements, Il mit un peu de temps k partir, mais une fois engrené, ça sortait rapide, serré, parfait, juste, beau, admirable, Il parlait de l'importance de la science agricole, de l'amélioration des troupeaux, de l'alimentai ion rationnelle, de la qualité des produits agricoles, des marchés, etc, On trouvera un résumé, bien pauvre malheureusement, de son discours dans le rapport do l'exposition de Sherbrooke que nous publions dans une autre page, Qu'il nous suffise do dire ici quo notre nouveau ministre fédéral de l'agriculture connaît Fon affaire, qu'il place l'agriculture au-dessus de la politique, qu'il sait où il va et qu'il ne ménagera rien pour aider la classe à laquelle il se fuit gloire d'appartenir, "Je suis un cultivateur, a-t-il dit, par vocation et par goût, Je no suis pas un politicien et il n'y a aucune profession qui m'attire plus quo cello de cultivateur, Voila pourquoi je suis intimement intéressé à lui assurer lo plus d'avantages possible." Il proche aun.si l'optimisme, "Jo professe déclara-t-il, en terminant, envers les cultivateurs de votre région si bien réputée la plus grande confiance, car vous êtes les descendants de ces nobles pionniers de Québec qui ont fait la gloire do notre histoire.Nous savons tous les obstacles presque insurmontables qu'ils ont franchis pour défricher leurs terres et cela avec les instruments les plus rudimentaires.Ils ont réussi parce qu'ils avaient confiance en leur travail et qu'ils avaient foi en L'avenir, Je connais vos nobles ancêtres et je souhaite que vous continuiez a demeurer dignes d'eux en édifiant un système agricole a la hauteur do leurs sacrifices." Plus de 600 membres, dont 218 délégués y assistent - [.'electrification des campagnes - Entente ou mariage de l'U.C.C.avec la Coopérative Fédérée — Une année satisfaisante, dit le président M.ALDERIC LALONDE, REELU A LA PRESIDENCE Le Congrès fie l'Union L'Union Catholique des Cultivateurs a tenu son sixième congrès annuel les mercredis et jeudi, 12 et 13 novembre, à l'Académie Commerciale de Québec.Plus de 1501) membres, dont 218 délégués officiels ont pris part à ces importantes assises agricoles, devenues, depuis six ans, un événe ment annuel.Les travaux qui ont marqué le congrès sont comme toujours nombreux et importants.Le congrès s'est ouvert à la chapelle extérieure du Petit Séminaire.L'U, C.C.étant une association franchement catholique, il convenait que d'aussi importantes assises débutent au pied des autels.Une messe solennelle a été dite par le R.P.Léon Lebel, S.J., aumônier général de l'association, et un éloquent sermon de circonstance a été prononcé par M.l'abbé Cyrille Gagnon, directeur du Grand Séminaire.Son Excellence le lieutenant-gouverneur Carroll et lu président de l'U.C.C, M.Aldéric Lalonde, occupaient des fauteuils à l'avant-nef.Mgr Larouche, de Chiçoulimi, et Mgr Verraull, de l'Islet, afiisi qu'une cinquantaine de membres du clergé avaient pris place dans le choeur.Le drapeau de l'Association avait été installé en face du maître autel, dans le choeur et la coquette chapelle était brillamment illuminée.Le sermon Dans son sermon.M.l'abbé Gagnon invita les membres de l'U.C.C., à pratiquer la charité mutuelle et tout particulièrement sous les trois formes suivantes: charité de bienveillance, charité de bienfaisance et charité d'indulgence.' 11 avait' choisi pour texte de son sermon ces paroles des livres saints: Pardessus tout ayez la charité qui est le lien de la perfection.C'est toujours un spectacle édifiant et réconfortant, dit-il.qu'un groupe d'hommes agenouillés au pied des autels pour déposer leur hommage à Dieu.Mais ce spectacle est plus beau encore quand il s'agit d'un groupe comme le vôtre.Vous êtes le coeur de la race".M.l'abbé Gagnon ajoute que l'Eglise et l'Etat s'intéressent à l'Union des cultivateurs et qu'il n'en peut donner de meilleure preuve que la présence de S- Ex.le lieutenant-gouverneur et de nombreux membres du clergé à la cérémonie d'ouverture du congrès.par la maladie.Il eût été heureux, ce soir, de constater mie 1 11.57 20 27 2 S N.28 au 30 spl.29 N.29 au 30 spt 30 9.012 9.355 7.013 9,280 10.350 $2,804.251 2.403.05 2.33S.75 1.903.30 2.321.55 12.202.50 lement 66 syndicats coopératifs régulièrement organisés.Au point de vue diocésain ces syndicats se groupent de la façon suivante: Listes des syndicats par diocèses Effectif des Cercles depuis la fondation (oct., nov Année 1924 1925 1920 1927 192 S 1929 nov.29 au 30 dec) 30 F.T.R.7e 102 153 255 220 86% 51 300 209 G S Ce 37 343 220 64 Ce 23 300 ISS 51 rc 89 455 209 59r'¦ miel elle demeure et est domiciliée li Montréal, a formé ce Jour une demand*1 en séparation de biens contre sond.t époux.Ma-cel BKDARD.Procureur de la demand«res>« Montréal.28 octobre 1930 .45-46-47-43 AVIS D'APPLICATION LE DIVORCE POUR Avis est donné par les présentes qua Minnie Fa(?en, de la ville et du district it Montré.il.dana la province de Qu^be:.demandera a la prochaine session du Parlement du Canada un permis de divorce avec son mart.Jacob Rablr.ovltch de la ville dj Montréal dans la province rte Québec, et résidant dans la ville de Montréal, dans la province de Québec, sur accusation de blcamîe et d'adultéré.Daté A Ottawa, le 19 Juin.1930.LYON W.JACOBS, K.C.10.St-Jacques ouest.Montréal, Que.Procureur de la requérante.45-40-47-43 MARQUES^ COMMERCE pÉktrxpdM U MaiMictl traitant àm V**n* d'Inranfcion, Marque*, «t«.rTiARION & MARION f.«/.tm 26U, rue LntT«r»iU, MmItMI 1 I mu fill ml Incorporation L'importance de ces activités économiques d'une part, la responsabilité de ila publication de la Terre de Lbez Nous, d'autre part, onl incité noire bureau de direction à demander, au cours de l'an écoulé, une Incorporation ' distincte pour notre Association, notre Comptoir coopératif et notre jour- CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre de» Pontes, seront reçues a Ottawa, Jusqu'à midi, vendredi, le 12 décembre 1930 pour le transport des correspondances de Sa Majesté, souk les conditions d'un contrat pour un terme de quatre années G fols pai semaine sur lu route entre HEAUIIARNOIS et MELOCHE-VILIJ5 a commencer le 1er JANVIER 1931 prochain.Des avis Imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent étro vus aux Bureaux de Poste de BEAUHAR-NOIS et MELOCHEVUiLE et au bureau de l'Administrateur du District où l'on pourra aussi se procurer dc3 formules de bou-mlsslon.J.TAYLOR.Administrateur do District.Bureau de l'Administrateur do District, Mnntraél, le 29 octobro îmo.Cette montre ainsi que plusieurs beaux cadeaux pour Dames et Messieurs, tels que llnKorlc.aluminium, set de toilette.et/1., seront donnés rrratultcmcnt aux personnes qui vendront 50 paquets de nos Kralnes de Jardin, à .07 cts.Demandez S0 paquet* et.notro catalogue.I.'Union des Jardiniers, EnrR., Levis.P.Q."POGIS LADY GODEN" ta fimeuui vncJuj Jemey «ru« iMlfon» la record do l'Empire Britannique pour la production du tait Nourrissez vos vaches à la drèche "Nationale", pendant l'hiver Les fermiers les plus réputés du Canada ont la plus haute opinion de la valeur de!» Drèche Nationale comme facteur de production de lait.Les experts considèrent qu'au point de vue de l'excellence d'une ration, elle ne ptut être remplacée avec avantage par aucun autre fourrage de la même densité.L» moitié de 1» ration de grains, allouée aux chevaux de trait, peut aussi sccomnOKf de dréche.Remrlxnez-vout chez volrr marchand Je craint nu trrlvez-itoii! directement pour prix et pamphlets sur la DRECHE et la LEVURE SECHE DEPARTEMENT DE LA DRECHE THE NATIONAL BREWERIES LIMITED, 740 rue St-Maurice, MONTREAL Une ou deux chasse les bleus! BIERE OLD STOCK Brasserie Dow, Montréal 1 f- 20 NOVEMBRE 1930 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGITTROIS NOUVELLES DES MARCHES DERNIERE CORRECTION MARDI, A 1 HEUHE P.M.j-iGairrcim.j11„ e e c r-s VOUVELLES DES MARCHES I \ SEMAINE DERNIERE DETAIL VIVANT «ARCHE DES BETES A CORNES Montreal vendail 1408 bêles à rti'rnes et rcccvail 311 bovins d'en-erais en cours d'expédition à la firandc-Brelagne.Les oHres n'é-|iiclil pas abondantes pour celle ''.,js(iii de l'année et à l'exception He quelques charges de wagon ve-ninl de l'Ouest du Canada, les arrivages d'animaux ¦ de boueberie n'étaient pas 1res considérables, les prix étaient fermes à 25 c, n'arfois •r>0 c, de plus.Les meilleurs bouvillons et les moyens donnaient 9b.Î5 à $7; les bonnes va-Aies de boueberie, $4.50 à $5; les naiSBEBSBSSJBEBJui ann:i2jiii-»t.:i"-ini^T7r- dies Kiurraux -W $3.50; les génisses, en majorité.$5 à SS.fiO, les meilleures 86.25 et les animaux pour la mise en conserve et la coupe $1.50 a 12.75.MARCHE DES VEAUX Montréal avait 2514 veaux.Les arrivages étaient modérés et la ma-lorité de qualité commune et assez bonne.Quelques veaux de bonne qualité furent offerts et ils étaient en bonne demande.Les charges mélangées donnaient 811; la qualité commune S!).50 et la plupart des légers communs 87 à 88.Les veaux engraissés à l'herbe donnaient de 83.50 à 85.DES PORCS MARCHE Montréal vendait 3848 porcs sur un marché moins ferme; la plupart des porcs à bacon et de boucherie donnaient 810.75; quelques-uns (10.50; les porcs légers 810.35 à fill.75; les truies $9 à 810 et ceux de choix 81 de plus par tête que le pore à bacon.MARCHE DES MOUTONS ET DES AGNEAUX Les arrivages d'agneaux ont diminué considérablement.LE BEURRE — LE FROMAGE LA SEMAINE DERNIERE Les prix à la campagne n'ont pas varié lu semaine dernière, bien qu'il y ail eu une augmentation de 1 et la livre du marchand de gros aux détaillants.Les arrivages rie beurre se sonl élevés à 307 boites comparativement à 320 l'an deriner.LE FROMAGE La semaine dernière, le marché du fromage a été un peu plus facile, finissant la semaine à 13 3-4 cents la livre pour le fromage de l'Ontario, et entre 13 1-4 et 13 3-8 c.la livre pour celui de Québec.Les exportations de fromage, du port de Montréal en Europe, la semaine dernière, se sont élevées à 25,827 meules, portant le total des exportations de la saison, à date, a 804,716 meules.CETTE SEMAINE Il n'y a eu aucun changement dans le beurre lundi.LE FROMAGE i^o fromage de lOntnrio a subi une baisse de 1-4 cent par livre à 13 1-2 cls la livre, et celui de Québec à 13s.la livre.Le fromage actuellement sur le marché a été fabriqué par le mois de novembre; il est, cependant, moins populaire que celui du mois de septembre.Les arrivages de fromage, hier, se sont élevés à 1413 meules, comparativement ii 1122 meules pour l'an dernier.LES OEUFS Pour les oeufs, on rapporte une augmentation de 2 cents la douzaine Montréal vendait 7087 tètes sur I sur '« oeufs de poulettes.Une suggestion POUR RESOUDRE LE PROBLEME DU BLE les ilcux marchés.Les agneaux se vendaient un peu mieux; les bonnes brebis et les bons béliers 87.50 à 88; les grossiers et les mâles 85.-50 à 85.75; les moutons donnaient 82 pour les communs jusqu'à 85 pour les meilleurs.CETTE SEMAINE Les hèles à cornes cl les porcs italenl à la hausse lundi tandis (pie les Minutons cl les agneaux maintenaient leur prix.L'augmentation sur les porcs a rte généralement de 25c.U's bons veaux ont rapporté 810.50 à 812.00.LES ENCHERES PUBLIQUES 17 novembre Brockville.Ont.— 1S2 boites de fromage blanc et 255 de coloré pour lesquelles une offre de 12 1-2 cls a été refusée, ("'est la dernière venle publique de la saison.Hivière-du-Loup.— 75 boites de beurre ont été vendues à .28 1-8.ERRATUM Dans les prix du beurre la semaine dernière le même prix de 20 3-8 cls apparaissait dans les trois colonnes.Il aurait fallu lire 28 3-8 pour le no 1 non pasteurisé cl 27 3-S pour le no 2.Victoria, C.C.18.— M.H.W.Laird, de Saskatoon, vient d'envoyer un message à ceux qui s'occupent du commerce de grain, les pressant fortement d'inaugurer au Canada une campagne d'achat de blé.Avec une dépense de quelques dollars seulement par famille, les habitants du Canada pourraient déclencher le premier mouvement vers le retour de la prospérité, a déclaré M.Laird."Nous avons au Canada un surplus de blé de 250,000,000 de boisseaux", continue M.Laird, "et la population du pays est de 10,000,000 d'habitants.Si chaque personne achetait en moyenne 25 boisseaux de blé disparaîtrait et les prix rc-vicndraicnl à leur niveau normal, grimpant au moins 50 cents par boisseau."Au prix de 60 cents aujourd'hui, 25 boisseaux coûteraient 815 seulement.Dans chaque famille, ces 25 boisseaux peuvent servir à l'alimentation des poulets, à la préparation d'aliments spéciaux pour les déjeuners ou à mettre en entrepôt pendant quelques années, tout comme les gens des Etats-Unis firent, il- y a quelques années alors que les producteurs de colon furent sauvés de la ruine par la campagne "Achetez une balle de coton".Le marché des oeufs Ottawa, Ont., 18.— Le rapport final sur les oeufs d'entreposage au Canada, le 1er novembre, montre un total de 12,285,275 douzaines, comparativement à 0.031,050 douzaines à même date en 1020.Toronto.— Le marché des oeufs est plus ferme.Les courtiers demandent les prix suivants pour les oeufs classifies: extra frais 58 cents, premiers 54 cents, extra de poulettes 48 cents, seconds 42 cents, livrés.Sur le marche des oeufs d'entreposage l'allure est faible.Les oeufs de celle classe sont offerts aux prix suivants: extra 34 1-2 à 35 cents; premiers 32 1-2 à 33 cents, livrés.Montréal.— Les arrivages d'oeufs ici, aujourd'hui, se sont élevés à 1,730 caisses, comparativement à 740 caisses pour la période correspondante de 1020.Le marché est ferme avec une bonne demande sur-loul pour les oeufs frais, très rares d'ailelurs et très difficiles à se procurer.Winnipeg.— Les prix payés aux expéditeurs par les commerçants restent sans changement: extra 40 cents, premiers 37 cents, seconds 25 cents, livrés et caisses rclourna-bles.Les oeufs frais se vendent aux prix suivants aux magasins de détail: extra 45 à 47 cents, premiers 41 h 45 cents et .seconds 30 cents.Les recettes du Canadien National Les recettes brutes du Canadien National durant la semaine terminée le 14 novembre, 1030, se sont élevées à 84,063.504, contre 84,740.-283, durant la semaine correspondante de 1020, une diminution de 8685,680.' ___ Le blé avance un peu Winnipeg, 17.— A la suite de la déclaration a l'effet que les banques canadiennes ne forceront pas le pool a vendre une partie de son blé.en magasin, les huissiers ont commencé ce malin un mouvement de couverture et en quelques instants les cours ont remonté de 2 à 3 sous le boisseau.Du blé canadien rendu au Mexique Ottawa, 15.(S.P.C.) — Le ministère du commerce annonce que, par l'Intermédiaire du commissaire commercial du Canada à Mexico, le pool canadien a vendu 200,000 boisseaux de blé au gouvernement mexicain.m -j ;i ma m vammaa a msmmmu gaaaaaannigaBBBgnrm *ttn NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ 4 PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL! FARINE A PAIN Le char, le baril, on iocs Première paenle .5.70 Deuxième patente .5.50 Forte à boulanger .5.10 FARINE A ENGRAIS Le char, le baril, en unes Première .4.10 Deuxième .3.70 SOUS-PRODUITS DU BLE Le char, la tonne Son .20.25 Cru rouge .21.25 Cru blanc, Laurentia.20.25 Cri blur es ue l/te mouiuis .eo 00 Middlings .20.25 Moulée d'orge pure .24.25 MOtrLEES Le char, la tonne "Success" .».33.25 "Union" .0.00 GRAIN MOUl U Le sac de 08 livres Rio d'Inde moulu .1.75 Blé d'Inde cassé .1.75 TOURTEAUX DE LIN Le enar.la tonne 1ère, qualité .43.25 DRECHE DE MMASSERIE La tonne Drèchc sèche.~.22.00 SUCRE Granulé, sac de jute .Granulé, sac de coton Cassonade no 1 .Cassonade no 2 „ .Les 100 livre* .4.00 .4.00 .4.60 .4.50 PETROLE Le gallon Imperial Royalite: Barils de bois oix.12 Ibs et plus.28 à .30 Pennes, 10 lbs cl plus .26 à .28 dédies dindes .25 La livre 22 !l8 La livre (1.00 0.00 0.00 No I No 2 No ."> Choix No 1 No 2 No 3 Choix No I .No 2 No 3 MOUTONS VIVANTS No No 4.25 2.00 MOUTU.NS ABATTUS Choix No I No 2 .No 3 .La livre .08 .07 .06 AGNEAUX VIVANTS livre No 1 .7.40 à 8.00 No 2 .5.50 à 6.00 Les agneaux non efiàvri/s se vendent 2 cents par livra du moins.AGNEAUX ABATTUS du printemps Choix No 1 .No 2 .La livre .0000 .14 à .15 .13 à .14 Choix No 1 No 2 .6.50 à 6.75 .4.50 à 6.00 TAURES VIVANTES Les 100 livres .- 0.00 i 00.00 .6.00 .5.50 à 6.00 ;;;;;;;.4.00 & 5.00 VACHES VIVANTES Les 100 livres ., , .0.00 a 0.00 .4.50 a 5.00 .3.00 à 4.25 " " " '.' .2.00 à 2.75 TAUREAUX VlVA.STà tes 100 livres 0.00 a 0.00 i .4.50 à 5.00 I PORCS VIVANTS Les 100 livres Bouchers et à bacon 10.25 a 11.00 Select .1.00 en plus par tète Légers .10.75 à 11.00 Lourds.0.50 à 10.00 Truies .0.50 PORCS ABATTUS Los 100 livres No 1 (120 à 140) .:.14.50 No 2 (150 à 200) .14.0C No 3 (250 et plus) .12.00 PEAUX VEîtTES De boeuf, moins de 48 lbs De boeuf, plus de 48 lbs .De.taureaux.De veau, chacune.De veux engraissés.D'agneaux, la peau.De chevaux, ln peau .LAINE 1 OitS VIVANTES La livre f;°nnç.0 lbs et plus .0.00 * 'assable.0.00 oies abattues La livre "orme, 10 lbs et plus.20 •Moyenne, 8 lbs et plus.18 canards abattus La livre Choix 5 lbs et plus, jeunes.0.00 B°n, 4 lbs et plus.20 canards VIVANTS j, La livre gjBi 6 Ibs ot plus, jeunes 0.00 «oyen.4 ]b, cf plu, .0.00 2.7â â 3.50 VEAUX DE cAIT VIVANTS Les 100 livres v„ 1 .10.50 à 12.00 v 2 "".8.00 à 10.00 £° 3 ; ;;.;.7.00 a 8.00 veaux de lait abattus Les 100 livres Choix.- .,, No 1 .J No 2 .14 VEAUX DE CHAMPS VIVANTS Les 100 livres No 1 .5.00 No 2.3.50 VEAUX DE CRAMPS ABATTUS Les 100 livres 8.00 Lavée no Lavée no 2 Non Invée no 1 Non lavée no 2 La livre .06 .05 0.04 .65 à .70 .00 à .10 .25 à .35 - 2.00 La livre ____ 16 ____14 ____ 10 -08 No 1 No 2 7.00 FOIN DE MIL Au char, la tonne No 2, bon .11.00 No 3 .8.00 a 0.00 FOIN DE TREFLE La tonne No 1, 1res mêle .10.00 No PATATES Québec, SO Ibs .FEVES No 1 .No 2.POIS Importés.Canadiens.S.00 à 0.00 80 a 00c Le mlnot .3.00 , .0.00 Le mlnot .2.25 .2.00 1 (Suite de la page 2) des rencontrent généralement chez messieurs les agronomes et les propagandistes de nos ministères de l'Agriculture.Celle courtoisie à l'égard de nos cercles et de notre Association mérite que nous assurions ces messieusr de toute notre vive reconnaissance.Certaines Initiatives de nos cercles sont particulièrement ù mentionner.Ainsi, à Hébertville, pour mettre de la variété dans les réunions, on lient celles-ci tantôt dans un rang, tantôt dans un autre.A Sl-Jean-Baptistc de RotivjJJc.on féle la Ste-Catherine avec brio et la Sl-Isklore avec solennité.A Sl-Rénii de Napierville, on organise une exposition où les membres seuls peuvent exposer des exhibits, el on trouve lç moyen de célébrer la Sl-Jean-Baptistc avec tout un défilé de chars allégoriques, A Ste-Hélène de Bagot, l'ami Beauregard intéresse tous ses gens par ses bulletins hebdomadaires affichés chaque dimanche à la porte de l'église.A LanuVicnne, on organise une excursion il La Ferme, et on donne trois euchres au profil des oeuvres paroissiales.A travers tout l'Abi-tibi, il se distribue des circulaires à chaque cultivateur susceptible de devenir membre de l'U.C.C.Ailleurs, pour .activer le recrutement, on organise même un concours local de propagande et on trouve le moyen de 'distribuer Ç30 entre les intéressés.Reconnaissance Nous avons un devoir de reconnaissance à accomplir.La correspondance qui nous arrive quotidiennement, de côté et d'autre, nous est souvent une preuve éloquente du dévouement obscur, mais réel, indéniable, très méritoire, de certains de nos amis.Nous tenons à rendre à tous ces humbles qui contribuent 'largement au succès de nos initiatives, un tribut officiel de reconaissance.Nous étendons celle-ci à tous les artisans de noire cause; nous n'oublions pas nos dactylographes, nos imprimeurs, lout le personnel de notre Association.11 est une chose que l'argent ne peut récompenser adéquatement: le dévouement tenace à des tâches ingrates.Nous avons donc raison de dire que notre gratitude est acquise à tous les dévoués de notre oeuvre.Nous serions désolés de lermi-ncr ces remarques sans remercier tout spécialement les autorités de nos deux grands réseaux ferrovie-res du bon accueil qu'elles ont manifesté ii l'égard des officiers de notre Association.La bienveillance de ces messieurs à l'égard de l'U.C.C.est un titre à noir»' gratitude.Résume de notre bilan Nous ne vous avons pas dit comment cette nnnée se termine, pour notre association, au point de vue finances.Ceci constitue cependant Je résumé de toutes les activités de notre Association.le me permets de vous rappeler qu'au 31 octobre 1929, nous avions en banque, selon le dernier rapport officiel $12,246.35.Du 1er novembre 1929 .-m 3 octobre 1930, le Comptoir coopératif de l'U.C.C.a reçu $450,903.99.Il a déboursé $440,-041.67.Durant la même période, la Terre -de Chez Nous avail comme recettes, 819,218.49; ses dépenses atteignaient §24#35.56.Enfin, au cours des mêmes mois, l'U.C.C.accusait des recettes pour 83,889.-95; ses dépenses atteignaient 89,-858.33.Ceci constitue un total de recettes de 8486,258.78 et un total «le déboursés de 8483,735.56, d'où un surplus d'administration.C'est ainsi que se termine noire année financière.Conclusion Ce rapport est plus élendu que noiLs le voulions.On nous pardonnera d'en .avoir dit si long; nous voulons tellement que tous les artisans de notre mouvement en connaissent tous les rouages.Car c'est ainsi que nos membres, snobant mieux ic caractère des activités de notre Association, l'apprécieront et l'aimeront davantage.C'est là tout notre excuse.Le noyau milles de nos grands centres ne peuvent s'éclairer à l'électricité.Kn Ontario, tous les cultivateurs éloignés des villages, les cultivaleurs parsemés ça et là sur les roules rurales, peuvent obtenir de l'électricité s'il s'en trouve trois par mille de distance, prêts à signer un contrat de ferme avec la Commission Hydro-Electrique.Dans ce cas, afin de mettre le prix de l'électricité à la portée de ces agriculteurs, le gouvernement donne, à titre de gratuité, â(lré du coût de la construction de la ligne.Il ne reste donc à ces consommateurs qu'à payer l'intérêt el l'amortissement de l'autre 50% de la ligne pour en devenir propriétaire.Kl le Dr ilamel rie conclure en demandant aux cultivateurs d'insister auprès de leur député pour que nous obtenions dans la province la création d'une Hydro-Electrique semblable à celle d'Ontario qui nous permettra de bénéficier pleinement de tous les avantages fie l'électricité dans les villes et dans les campagnes.A la suite de la conférence du I>r Hamel, il fut décidé que les trois conférenciers se réuniraient pour s'entendre sur la résolution à senter au congrès. boites de fromage ou 100 boites fie beurre, à la fois.Ce serait un excellent moyen de décider les grosses fabriques à confier la vente de leurs produits au Comptoir coopératif tie IT.C.C.Dans le liasse, certaines organisations ont pris sur le beurre et le fromage qu'elles recevaient un profit suffisant pour couvrir leurs pertes flans la manipulation d'autres produits agricoles.Ce procédé n'est pas équitable: la commission ne devrait rouvrir que les frais de vente d'un produit déterminé et non lias des frais généraux d'opérations.Les frais fie vente étant établis, l'encan sauvegarde encore le producteur, parce qu'il détermine la valeur réelle tin produit, sur tout le cours du marché: le producteur sait exactement ce qu'il touchera, après déduction de la commission.I.e système élimine toute possibilité de profit exagéré de la pari d'un intermédiaire quelconque au détriment du producteur.Sans vouloir discuter les opérations du Comptoir coopératif de l'U.C.C.dans ce domaine, cette année, je crois que les résultats obtenus durant cette courte saison, ont déjà fait toucher du doigt tous ces avantages.L'on pourra protendre, avec chiffres à l'appui, que l'U.C.C.a diminué la différence de prix entre le fromage d'Ontario et celui fie Québec.Mais ce n'est peut-être pas le résultat le plus intéressant ni le plus appréciable.Ce qui devrait compter le plus pour les producteurs, c'est qu'ils ont obtenu le prix reel auquel leur beurre, ou leur fromage a été vendu.Tous les nroduetcurs connaissent bien la règle à peu près générale du commerce.Pour le fromage, l'on retourne un sou de moins pour le no 2 que pour le no 1 et encore un sou de moins pour le no 3 que pour le no 2.Pour le beurre, l'on retourne un sou de moins pour le no 1 non paslcurisé que pour le no 1 pasteurisé et un sou de moins encore pour le no 2 pasteurisé que .• pour le no 1 non pasteurisé.Mais à qui profite la différence, si par toutes sortes qu'elle n rencontrées L'U.C, C.a jeté la base d'une organisation de vente efficace et économique et ses membres sauront certainement apprécier à sa juste valeur son initiative.M.le professeur Gustave Toupln faisait adopter récemment par le congrès régional de l'U.C.C.une résolution suggérant l'établissement d'une commission pour enquêter sur la situation de l'industrie laitière dans notre province.Espérons que cette résolution ne restera pas lettre morte et que cette commission sera constituée.Elle pourra faire maintes constatations intéressantes sur l'état actuel de nos fabriques de beurre et fromage, notre système de vente, d'inspection, d'enseignement à l'école provinciale de laiterie et faire de précieuses suggestions pour l'amélioration de l'industrie laitière dans notre province.M.Tnidcl déclare que sur 1,000 fabriques dans la province, 55 ont expédié régulièrement à l'U.C.C.tandis qu'environ 7ô pour cent sont à la merci du commerce.II insiste sur le fait que l'U.C.C.est la seule organisation que publie ses prix tie ventes.Il ajouta que les plus grosses maisons de Montréal ne voulaient pas venir aux encans de l'U.C.C.niais que si toutes les fabriques s'organisaient, ces marchands seraient bien forcé.s de changer de tactique.m.narcisse savoie M.Narcisse Savoie, B.S.A., dirre-' teur du service des agronomes, fut | ensuite invité à dire quelques mots.M.Savoie s'excusa tout d'abord ; de n'avoir pu assister à la réunion d'hier soir, étant retenu par un en-l gageinent antérieur à l'exposition d'hiver de Sherbrooke.Il regretta j ensuite les vides qui se sont créés ! dans les rangs des agriculteurs, fit | l'éloge de M.Car on, de M.J.-N.Pon-! ton, de M.(irindley.Parlant die feu J.-N.Ponton, di-' rerieur du Bulletin des agriculteurs, j ses opinions, dit-il.ont pu être sujettes à tliscussion, niais c'était un I grand coeur, un coeur généreux, j dévoué aux bonnes causes.A titre de président de la Société I des techniciens agricoles, section .de Québec, M.Savoie apporta a l'U.j C.C.le salut de cette société-soeur j et parla fies bonnes relations qui I doivent exister entre les deux orga-j nidations.D'après l'expérience, poursuivit I M.Savoie, ce sont ceux qui produisent le plus économiquement, qui | font le plus d'argent.Nous croyons : que les cultivateurs qui savent ai-système i lier la technique et la pratique sont le seul ' eeux qui ont le plus tie chances de I réussir."On m'a demandé de parler des agronomes.Nos agronomes ont ins-j tructions d'aitler toutes les sociétés agricoles, de quelque source ou fie quelque dénominations qu'elles soient.N'ayez pas peur de demander leurs services.Ils devraient être les instigateurs des cercles de l'U.C.C.S'ils savent remplir leur rôle, ils doivent agir comme avi-seurs.faire épargner du temps et des discussions inutiles.Je considère qu'un bon cercle est un excellent médium pour recevoir les en-teigne ment s agricoles." M.Aldéric Lalonde remercie sincèrement M.Savoie du mol d'ordre qu'il dit être celui donné aux agronomes: Ainsi lorsque ces derniers ne suivront pas cette ligne de conduite, il les rappellera à l'ordre ou leur demandera qui a dicté leur ligne de conduite.Les élections aux elections fut réélu pré- On procéda ensuite et M.AJdéric Lalonde sidenl à l'unanimité.Sur proposition de M.(',.Drouin.secondé par M.J.-B.-I.Alarie.M.Albert Hiotix.président de l'Union diocésaine île Rimouski, fut élu 1er vice-président pour succéder à M.lu lien Met hé.Sur proposition de M.M.Blanchard, secondé par M.J.Cotnoir, M.Albert Marion fut choisi comme deuxième vice-présidcnl.Sur proposition de M.l'abbé Lan-glais, secondé par M.Geo.Drouin, M.Alexandre Bouthillicr a été réélu auditeur.Les 20 directeurs suivants ont été choisis, dans les diocèses, comme suit: Gaspé, M.Edmond Plour-de, Paspébiac; Joliettc, M.Arthur Forest, Pied de la Montagne; Mont-Laurier, M.Ferdinand Desjardins, l'Annonciation; Ottawa, M.Albert Lnmarche, Lachulc; Sherbrooke, M.Philippe Laroche, Saint-Camille, Wolfe; Saint-Hyacinthe, M.F.-X.Blanchard, Sainl-Jcah-Bap-tiste de Rouville; Valleyfield.M.1.-F.Prud'homme.Sainle-Pliilomène, Cbàtcauguay; Québec-Nord, M.Eugène Saint-Germain, de Saint-Casimir; Québcc-Bcauce-Frontcnac, M.Georges Drouin, de Sainte-Marie: Québec-Bcllcchassc et l'est, M.Ls Couillard.tic Monlmagnv; Chicou-timi-Lac Saint-Jean, M.Antoine Ri-verin, Cbiçoutimi; Charlcvolx-Sa-guenay, M.Adjutor libérer, La Malbaie; Témiscaminguc, M.Jos.Cotnoir, de Saint-Bruno; Abilibi.M.!.-Alarie.Amos; Montréal-Nord, élix Rochcleau, Sainlc-Doro-Montréal-Sud, M.A.Langlois, Jean: Nicolet.M.Alelde Rous-I.ii Haie: Bimouski, M.Ma-D'Amours; Trols-Rlvlèrcs, M.B.-I M.F théé; Saint seau, thins Demande nu gouvernement provincial d'abolir le colportage, en laissant la liberté complète du commerce des produits de la ferme.Demande au gouvernement d'organiser un crédit agricole avec abaissement du taux d'intérêt.Demande au gouvernement de nommer un représentant île la classe agricole dans la Commission des Assurances sociales.Demande au gouvernement d'établir une échelle pour la classification officielle des produits de l'érable et de mettre à la disposition des producteurs de sucre des inspecteurs qualifiés pour faire _ la classification des produits de l'érable.Demande au ministère de l'agriculture d'organiser les cours d'hiver tie façon permanente el fie continuer à payer la pension et le passage des élèves comme les années dernières.Demande au ministère de l'agriculture 'le donner des cours abrégés chaque hiver, pour expliquer les principes de fonctionnement des organismes coopératifs à tous les présidents et secrétaires gérants de coopératives ou de syndicats coopérai ifs.Demande au gouvernement d'organiser le plus tôt possible renseignement post-scolaire.Demande que la taxe pour la voirie soil réduite au moins de un pour cont.Demande d'établir des réserves cantonales partout où il est possible de le faire.Demande au gouvern-eme-nt d'enlever la taxe sur l'inspection des balances.Demande de tarifs plus favorables pour les marchandises et produits agricoles -sur le tronçon du C.V.R.Québec-La Malbaie et taux de faveur pour les délégués ou les propagateurs de l'U.C.C.Demande au gouvernement de terminer la tuberculinisation de la zone réservée de Shefford.Demande au gouvernement de choisir une ferme dans chaque paroisse pour être exploitée en culture mixte par le propriétaire sous la direction de l'agronome du comté.Que l'attention dos autorités soit attirée sur le fait que les inspecteurs ne se conforment pas à la loi en vérifiant les épreuves faites au Babcock.Nomination par le gouvernement d'une commission pour faire enquè- j te sur le marché des produits lai- ] tiers on général, enquête que fera la commission en s'adjoignant des enquêteurs.Que demande soit faite au gouvernement d'accorder un pourcentage du prêt sur les achats faits en coopération.Demande au gouvernement d'un octroi de ">0 pour cent pour ceux qui draineront au moins 10 arpents, puisqu'il est reconnu qu'un bon drainage est plus favorable que la culture.Demande au gouvernement d'accorder aux cercles de l'U.C.C.les mêmes subventions qu'aux cercles agricoles.Demande au gouvernement de faire son possible pour faire baisser les prix de la pierre à chaux moulue.Instances auprès des autorités fédérales pour obtenir le rappel de la loi des faillites en ce qui concerne les cultivateurs.Que l'exécutif soit prié de faire des démarches pour obtenir que l'indemnité sur le bétail abattu soil | augmentée à sa valeur réelle et que j l'épreuve à la tuberculine ne soil | faite qu'en automne.Demande au gouvernement d'à-baisser le taux de la licence pour les camions et de faire disparaître i la licence des wagons ou chariots .attachés à l'automobile et dont les I cultivateurs se servent pour trans-1 LI porter leur marchandise au marché.Demande au ministère de l'Agriculture de s'entendre avec celui de la Voirie pour empêcher les employés du ministère de la Voirie de jeler de la terre sous les clôtures.Étiquetage bilingue des marchandises.Entrée en franchise de certains engrais chimiques tels que superphosphate et phosphate Thomas.Etablissement d'une zone réservée de tuberculinisation flans Laval, Deux-Montagnes et Argenleuil.Création d'une catégorie de membres bienfaiteurs dans l'U, C.C.avec une cotisation fie (10 par membre.Demande au gouvernement fie prendre des mesures efficaces pour assurer la nomination d'un directeur de l'enseignement agricole et la création d'orphelinats agricoles, multiplier les écoles moyennes d'agriculture dans la province.Abolition des rentes seigneuriales et rachat par le gouvernement pour venir on aide aux cultivateurs.Campagne pour obtenir des annonces en français ou bilingues le long des routes.Le congres appuie énergique-ment la campagne de la dimanche pour le respe manche et des fêtes d'obligation.Demande au gouvernement d'in-tervonir pour que le département du procureur général exerce' une surveillance efficace en ce qui regarde la loi du dimanche et pour fin'il fasse cesser les abus.Demande au gouvernement de continuer les subventions aux unions régionales, aux caisses populaires, comme cela se faisait il y a quelques années, afin de multiplier les caisses et d'assurer leur bon fonctionnement.Demande au gouvernement de faire faire une in.spert.ion sérieuse des produits agricoles venant de l'extérieur et loul particulièrement des patates.Demande à la ville de Québec de supprimer la taxe qu'elle impose aux navigateurs.Plusieurs autres résolutions ont aussi élé adoptées sans discussion.cher avec le gouvernement fédéral pour lui demande de se hùter maintenant de régler lu question du beurre australien?Ouil Ouil fut la réponse spontanée qui vint à la fois de tous les coins do la salle.Avant la clôture du congrès, le président Lalonde remercia les membres de l'U.C.C.M.LALONDE là- Vous m'avez confié encore la che de diriger l'association.C'est un témoignage de confiance.Je ferai mon possible.Comme la tâche est de plus en plus grande, j'ui besoin de votre concours.Que chacun de vous soit un zélateur dans sa paroisse.Il faut que nous travaillions tous dans l'intérêt général.Aidez-moi et nous développerons ru.ee.Depuis quatre ans.je suis à la tête de l'Union.Avant mol, il y avait un homme de grand mérite qui a beaucoup travaillé."Mon prédécesseur, M.Laurent Barré, a écrit un livre Bertha et Rosette.Il en a écrit un deuxième.Cela ne se voit pas tous les jours chez les cultivateurs.Le livre se vend 75 sous, mais on peut s'en procurer 12 pour Çti.OO.Je vous conseille de vous en procurer pour donner comme prix ou pour les lire dans vos réunions".Mgr LAROUCHE Mgr Larouche fut ensuite invité à tirer les conclusions du congrès et félicita tout d'abord les nouveaux élus et remercia les officiers de l'U.C.C.de leur bon travail."Quant aux conclusions, poursuivit Mgr Larouche, vous les avez déjà tirées vous-mêmes.On vous a parlé de l'importance de In lecture.C'est une question très importante.M.Trudei a jeté un cri d'alarme à propos fie la vente flu beurre et du fromage.Nous perdons des milliers et des milliers de dollars.Un autre cri d'alarme, c'est celui qui a été jeté au sujet du travail du dimanche.Lloyd George, lors fie la dernière guerre, a répondu à ceux qui lui demandaient de faire travailler le pays le dimanche pour gagner la guerre: "I.e respect du dimanche est à la base de la grandeur de l'Angleterre".Mgr Larouche demande aux membres de l'U.C.C.tic toujours pratiquer la charité, s'ils veulent avoir les bénédictions du ciel et faire progresser leur organisation.Remerciements Des remerciements furent votés au comité d'organisation de Québec, à l'Académie Commerciale, à ceux qui ont contribué nu succès du congrès, financièrement ou autrement, et le R.P.Lebcl, aumônier général, en prenant congé ties congressistes, leur demanda fie dire chaque jour à Dieu qu'ils acceptaient la mort lorsqu'il lui plairait de les rappeler à Lui, "C'est un des meilleurs moyens, dit-il, de nous assurer une bonne mort.Je vous quille donc en vous disant: à la vie, à la mort".Le congrès se clôtura par un salut au T .S.Sacrement chanté à la chapelle de l'Académie Commerciale, par Mgr Larouche, président d'honneur de la dernière séance.Mort de M.Àdélard Turgcon ¦ PRESIDENT DU CONSEIL LEGISLATIF EST DECEDE VENDREDI DERNIER, A L'AGE DE 07 ANS.APRES UNE LONGUE MALADIE — SA CARRIERE POLITIQUE Omer-E.Milot, 'le Yamachlehc.Avant l'ajournement, plus d'une quarantaine de résolutions ont été adoptées.Nous en donnerons un bref résumé- Lc beurre de l'Australie Le R.P.Lcbel explique aux cultivateurs qu'à la suggestion de quelqu'un (le rédacteur du Bulletin des agriculteurs), il lui reste à présenter une autre résolution qu'on n'a pas en le temps de rédiger."Nous avons, dit-il, obtenu qu'on impose un droit de fi sous la livre contre le beurre fie la Nouvelle-Zélande.Je croyais que la même chose s'appliquait à l'Australie, mais on nous a appris dernièrement que le beurre de l'Australie entrait encore à 1 sou la livre et qu'on se préparait à nous en envoyer plus que jamais.Est-ce que vous autorisez, demande le R.P.Lcbel, l'exé-culif de votre association à s'abnu- Québcc.— M Adélard Turgeon est mort vers cinq heures vendredi matin, à ses appartements du Conseil législatif.Il a été terrassé par une maladie contre laquelle il luttait depuis plusieurs mois.M.Turgeon était une des figures notables de notre monde politique cl il a fourni une brillante carrière.Après avoir été député, puis ministre, il devint président du Conseil législatif en 1009.A part sa femme, née Eugénie Samson, lui survivent: deux soeurs.Mme Roy, de Beaumont, et Mme Coté, de Montréal; un beau-frère, M.Etienne Samson, plusieurs nièces, dont Mlle Germaine Samson, qui demeurait chez lui; Mme Vézi-na, et plusieurs neveux, parmi lesquels M.Maurice Samson.NOTES niOGRAPIUQUKS Né à Beaumont le Ut décembre V, h,"' Hi ,8,!:i' M- '''"•R™'1 fils de Dn- V-.J- ., mase Turgeon, un cultivateur et un marchand.Il fit ses études nu collège de Lévis et à l'Université Laval de Québec et se lança dans la politique dès qu'il eut élé admis au Barreau en 1807.Orateur cl lutteur énergique, il eut bientôt la confiance des électeurs du comté voi-; sin de Hrllechassc qu'il représenta sans interruption à la Législature de 1S00 à 1000.Il Tut parmi les li-; béraux militants qui finirent par renverser le gouvernement conscr-valeur et instaurer à Québec le régime politique qui dure .depuis LS97.Il fut alors nommé ministre des ' mines et de la colonisation dans le gouvernement Marchand.11 devint ensuite ministre de l'agriculture et secrétaire provincial flans le cabinet Parent de 1000 à 1005.Quand son ami sir Lomer Gotlin renversa M.Parent en 1905, il se rallia à lui i et accepta le portefeuille fies mines, terres et pêcheries, dans le j nouveau cabinet Gouin.En 1907.à i la suite d'une campagne politique fort vive, il démissionna et se fit i réélire dans son comté contr- M.Henri Bournssa après une lui le retentissante.Il démissionna définitivement en 1909 pour accepter la présidence du Conseil législatif.M.Turgeon ne laisse pas d'enfants.Il fut un des fondateurs et collaborateurs de YUnlon Libérale.! hebdomadaire publié à Québec pendant quelques années.Tl aimait les lettres et les arts et il n passé ses dernières années au milieu fies | livres.Tl était président de la Commission des Monuments historiques.M.Turgeon avait élé honoré dp plusieurs décorations étrangères./.Le Cardinal fait des voeux pour le succès du Congrès Du couvent des Dominicains, à Fall River, Son Eminence écrit aux congressistes de l'U.C.C, pour s'associer à leurs travaux, leur donner de paternels conseils et leur envoyer sa bénédiction — La coopération Importance des groupements Son Eminence le cardinal H.-M.Rouleau, archevêque de Québec, devait présider mercredi soir lia ré-ceptiQ.ii officielle qui a eu lieu à l'Académie Commerciale), à l'occasion du congrès annuel de l'U.C.C.L'éniinen.tisisiine archevêque a élé empêché par son état de santé d'assister à la séance cl du couvent ties Dominicains, à Fall River, où il se rétablit peu à peu, il a écrit au secrétaire tie l'Union catholique des cultivateurs pour exprimer aux membres ses regrets, leur donner des conseils et leur envoyer sa bénédiction.La lettre de Son Eminence a élé lue aux congressistes par le R.P.Lcbel S.J., aumônier général de l'Union.Voici le texte de cette lettre : Monsieur Paul Boucher, Sec.de l'Union catholique, des Cultivateurs de la Prov.de Québec.Monsieur le Secrétaire, Il me serait très agréable de me trouver au milieu des membres de l'U.C.C, pendant leur congrès général, qui doit avoir lieu ces jours-ci.Mais retenu au loin j'ai le regret de n'y pouvoir songer.Constituée dans le but de promouvoir les intérêts de la noble classe agricole, votre Union étudie les problèmes agraires dans toute leur ampleur, et s'efforce d'y apporter dans la sérénité de la paix une solution heureuse.Celte solution vous la voulez basée sur les plus solides principes des sciences agronomiques et économiques et toujours flans le respect fies préceptes de l'évangile et de la Sainte Eglise fie Dieu.En groupant les forces éparses, l'asociation leur confère une puissance qui leur était inconnue, car elle met en commun des qualités variées qui se complètent.Ainsi, l'Union procure de meilleurs résul-laits tout en diminuant les risques.Et comme votre association se fait justement gloire d'être catholique, c'est dire que ses membres apporteront à leurs relations mutuelles le dévouement de la charité, et à leurs rapports avec l'extérieur la droiture et la probité d'une conscience chrétienne.Le désintéresse- ment marquant de son empreinte vos diverses opérations, no tendra jamais qu'à assurer le bien général des sociétaires.N'est-ce pus le secret du succès pour vos entreprises?De nos jours, nombreux sont les progrès accomplis dans In culture par l'abandon do la routine aveugle et l'adoption des procédés scientifiques; par là classification des produits qui leur assure dus prix plus rémunérateurs; par l'enseignement de nos écoles d'agriculture, et les expériences h )n portéo de tous de nos fermes-modèles.Il ne suffit pas, toutefois, de perfectionne ries méthodes qui obllcn-1 nent de ia terre un rendement plus élevé, encore faut-il trouvr les marchés les plus avantageux pour la vente des multiples productions.Ce qui ne peut-être obtenu par un producteur isolé sera gagné par le groupe auquel il appartient.Les forces dont dispose cette Associn-toin, et les influences supérieures auxquelles elle peut s'adresser, lui permettent d'encaisser de féconds résultats.Ainsi, se pose al qustion de la coopération: elle fera le sujet des délibérations de votre congrès.J'en suis persuadé, ce problème complexe, vous J'examiinerez h son mérite et sans préjugé, puisque vous n'avez en vue nue la prospérité de votre Association dans ses Il est une autre coopération que vous continuerez à pratiquer largement; c'est la coopération morale l'accroissement du trésor des vertus traditionelles qui constituent le patrimoine magnifique de nos agriculteurs.Au milieu de leurs champs, lis adorent souvent la sagesse de Dieu répandue sur toutes ses oeuvres.Cette sagesse qu'ils adorent et remercient pendant leurs labeurs Je l'implore ardemment afin qu'elle assiste aux séances de votre congrès, qu'elle éclaire vos délibérations et qu'elle suggère enfin les justes résolutions qui seront adoptées.De tout coeur, je bénis l'U.C.C.ses aumôniers et ses officiers, ses membres et tous nos concitoyens ndonnés .au bienfaisant travail de la terre.fr Raymond à Card.Rouleau.O.P.Arch, de Québec.l'année dernière, seront sous la rçction de M.J.M.Barnett cl le Drfl mer role y sera tenu par l'orchcifi.symphonique Dow.Des artistS choisis contribueront à des nrS grammes spéciaux de temps à a itft et les programmes promettent £ plus belle variété.Le prix du blé Les concerts de la Brasserie Dow L'heure de mélodie de la Brasserie Dow, qui a vivement intéressé les radiophiles l'hiver dernier, recommencera dès la semaine prochaine.Les concerts auront lieu régulièrement tous les mardis cl samedis de 711.à fib.p.m.au poste C.K.A.C.à partir de mardi le IX novembre jusqu'au 31 mars 1931.Les programmes, comme pour Winnipeg, 17-Les premiers m§ nislrcs des provinces de 1'0,,'i alarmes par In nouvelle désri,\B£ ade du prix du blé no 1.à lin "„£ le boisseau, sont partis pour " wa, après trois jours de conl ces avec les représentants du du blé cl des banques.Le premier ministre John RrJ ken, du Manitoba, a déclaré snnieSW que les trois premiers ministres ci poseraient un plan devant M \\VT nelt, à son retour d'outre-mor pour' engager le gouvernement fédéral» conferefÈj ol ¦ewan.intervenir pour stabiliser les nrm du blé.MM.Urownlee.de l'Albcrtfl cl Anderson, de la Saskatche n'ont fait aucune déclaration, Les délégués du Pool oui offert aux banques de les rembourser de» perles de 1929, sur une longue pfc riode.Les banques sont consentaffl les à condition que le gouvcrnH ment fédéral garantisse les prunts.Le commerce entre le I Canada et l'Australie! Ottawa, 15 (S.P.C.) — Des dépll chas indiquent que le ministre dit commerce du Canada, M.H.H.St£ vens, et le ministre des marchai d'Australie, M.Parker Malonefl continueront à Ottawa, la second! semaine de décembre, les négociai lions qu'ils ont commencées à ÎV conférence impériale nu sujet d'un projet d'entente commerciale entr» le Canada cl l'Australie.On saj|-qu'en 1925, les deux pays oui cor» clu une entente à base de récipo» ' cité.Au cours fie la dernière annàt fiscale, en vertu fie ce traité, le (ja.nada a exporté en Australie poiir plus de .«Ifi.320,000 de produits et a exporté fie ce pays pour plus dé $4,211.000 de marchandises.Apres avoir élé étendus à la Nouvelle-Zélande, les avantages de ce traité mit élé enlevés à ce dernier pays le 12; octobre, à cause des protestation! fies beurriers canadiens.Le prix du pain baisse à Qucbctî Québec, 15.— A partir dp lundi;.i les boulangers de Québec réduiront de deux cents, leur pain de deuit livres.En mai dernier, les lunilnn- ! I gers avaient réduit le prix de leur I pain d'un sou.Ministère du Commerce Ottawa, Canada Le 25 octobre 1930 Aux propriétaires fonciers, Partout au Canada.Que vous vaut la proximité d'un marché?Si vous possédez une terre en rapport en quelque lieu au Canada, il y a un centre commercial que vous visitez plus ou moins régulièrement—une grande cité, une petite ville, ou peut-être simplement un village où vous et vos voisins vendez les produits de vos fermes et achetez les marchandises dont vous avez besoin.Peut-être avez-vous la chance d'être à portée dedeux ou troisdcccsmarchês.Vous êtes-vous jamais demandé ce que vous vaut cette proximité d'un contre de commerce?Par exemple, votre terre vaudrait-elle ce qu'elle vaut s'il n'y avait aucun tel marché aisément accessible?En d'autres termes, la valeur de votre terre dépend-elle uniquement de son rendement, ou la proximité d'un marché lui donne-t-elle une importante plus-value?Examinez le cas d'un pionnier.Est-ce que sa terre n'a pas acquis une plus-value à mesure que sont apparus le magasin, la scierie et le moulin pour lui fournir ce qui lui manquait et lui procurer des acheteurs pour son excédent de production?Et à mesure que cette petite colonie a grandi, est-ce que son bien-fonds n'a pas augmenté proportionnellement de valeur?Dans la zone argileuse du Nord-Ontario et dans les distantes régions da district de la rivière I^a Paix, il y a des homesteads d'une prodigieuse fertilité qui ne valent pas un cinquantième du prix des fermes de même étendue et peu fertiles situées dans les régions populeuses de l'Ontario cl du Québec.Celles-ci ont été originairement concédées gratuitement comme aujourd'hui les terres du Nord.Pourtant un grand nombre se vendraient aisément de $300 à $500 l'acre, tandis que les homesteads du Nord avec leur sol beaucoup plus productif, ne trouvent pas preneurs à $10 l'acre.Pourquoi?Les terres de Québec et d'Ontario valent plus, n'est-ce pas, parce que proches de cites ou villes en pleine croissance, qui constituent pour le propriétaire-foncier un marché profitable pour tous ses produits et une source de ravitaillement pour tout ce dont il a besoin, ainsi que tous les avantages et bénéfices qui découlent d'un accroissement de population.Est-ce que ces facteurs, en créant une forte demande, ne font pas monter la valeur marchande du sol?Or, ces cités et villes n'ont pas poussé par hasard.Une cause a déterminé leur croissance et y a fait apparaître les manufactures.Quctlc était cette cause?Etait-ce une occasion soudaine de produire pour l'exportation?Ou était-ce une occasion de fabriquer en volume toujours plus grand pour répondre aux besoins grandissants de la consommation domestique?Le dernier Annuaire du Canada nous informe qu'en 1927, la production globale de nos manufactures se totalisait à $3,425,000,000 dont seulement $702,000,000 représentant la proportion exportée.Comme le reste a visiblement été absorbé dans la consommation domestique, n'est-il pas évident que le marché canadien valait près de quatre fois les marchés extérieurs pour nos manufacturiers et leurs employés?Examinons la contre-partie.Voyons quelle proportion du rendement des fermes canadiennes a été vendue aux consommateurs des villes et villages du Canada.En 1928—pour choisir une année très favorable—la production agricole brute du Canada a été estimée à $1,730,302,000.Tout ce qu'on en a exporté s'établit à environ $595,000,000.Et ce chiffre exagère la valeur réelle des marchés extérieurs pour le cultivateur, car maints produits exportés avaient subi quelque transformation qui en avait augmenté le prix, comme c'est le cas de la farine de blé, du beurre, du fromage, du lait condensé, du bacon, des conserves de légumes, etc.En tenant compte de cette circom\.mce, je ne crois pas errer en affirmant que les cultivateurs canadiens ont ven.tu dans les villes et villages du Canada, deux fois plus de denrées qu'ils n'en ont exportées.En d'autres termes, le marché domestique a acheté lesdeux tiers de leur production.En face de ces chiffres, n'admettrez-vous pas que ce sont les échanges entre les agriculteurs canadiens et les manufacturiers canadiens qui ont fait surgir et se développer ces centres commerciaux.Et c'est la justification de cette campagne en faveur des produits canadiens.Tous comptes faits, nous, les consommateurs canadiens, importons encore pour $800,000,000 par année de marchandises que nous pourrions nous dispenser d'acheter à l'étranger, que nous pourrions aisément produire nous-mêmes sur nos fermes et dans nos usines.N'en seriez-vous pas mieux?Cela ne vous permettrait-il pas de produire et de vendre plus?Votre terre n'acquerrait-elle pas une plus-value si la ville qui est votre marché devenait une plus grande ville?Elle grandira sûrement si vous et vos voisins faites en sorte, chaque fois que la chose est possible, d'acheter invariablement des produits canadiens de préférence aux articles similaires importés.Très sincèrement ù vous, Ministre du Commerce. 20 NOVEMBRE 19-tC LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PACE SEPT CERCLE UTTERAIŒE SOUS LA DIRECTION DE ^ v HSma5ESS3E5K3SEBHE illet de Grande Soeur L'ONCLE FRED AU COLLÈGE \Suilc) Voilà donc ma première aventure.Quant à ma deuxième, je me demande si je ferais bien de vous la couler, car ce n'est pas un très bon exemple pour vous.— Racontez, mon oncle, vous savez bien que nous suivons que vos Ions exemples.— Eh! bien, soit.C'était un jour d'automne cl plus encore, un jour {averse; nous prenions donc la récréation dans la grande salle qui occupait à elle seule presque la moitié du rez-de-chaussée.La pièce était toiitenue par des colonnes de bois auxquelles étaient fixées de petites corniches soutenant des lampes à pétrole, car je n'ai pas besoin de vous dire que "°"s nc nous éclairions pas encore à l'électricité.Ce jour-là jonc, nous jouions à Collin-Maitlard et j'allais cire attrapé par le Collin du moment quand l'idée me vint de grimper à la colonne.Le.résultat fut que mon compagnon serra celle, même colonne dans ses bras, mais çiif distraitement j'accrochai le.globe de la lampe qui s'en fut s'émietter mt beau milieu de la place.J'en fus quitte pour un pensum et l'obligation de fournir moi-même, le lendemain, un remplaçant au globe défunt.Cette dernière perspective ne m'allail guère.Je connaissais mon père et savais pur conséquent que les dix sons ù débourser, il me faudrait les prendre dans ma propre tirelire.Or mu fortune se chiffrait à trente-cinq tous A peine et la Suinte-Catherine, approchait, je voulais au moins dépenser dix sous en bâtons de tire dont la mère Paquelte.qui est morte depuis quarante ans, se faisait une spécialité pour la circonstance.Et puis j'avais vu dans la vitrine du magasin Dubé un très joli canif dont fawns granule envie, cl qui me coûterait mon dernier vingt-cinq sons.Impossible donc de débourser dix sous pour le globe de lampe des bons frères; il me.fallait donc, trouver un expédient.J'tj songeai ferme, tout le reste du jour et une partie de la nuit.Le.lendemain malin j'avais trouvé.J'amenai au fond du verger qui faisait suite au jardin paternel mon frère Edmond, qui était mon aine de.deux ans cl se.faisait très volontiers mon complice à chaque occasion."Ecoule, lui dis-je, je n'ai pas envie de dépenser dix sous pour ce globe de malheur; j'ai trouvé un moyen d'en sortir, veux-tu m'aidér?.Oui, c'est-à-dire, ça dépend.Qu'est-ce que tu veux que je fasse?Je suis allé au grenier et j'ai trouve un globe presque intact, il n'y t'dedans qu'un trou de là grandeur d'un cinquante cents.Je l'enveloppe dans une gazette et je le mets dans ma poche de gilet.Mais en arrivant au collège, ta me bouscules, je tombe en plein sur le globe et je le casse, t.e n'est pas de ma faute, je pleure comme, un perdu et le Frère me dit que c'est correct.Tu comprends?— T'es moins bêle que je pensais, dit Edmond.Ça, c'est une fameuse idée.T'as pas besoin d'avoir peur, je vais faire les choses comme il faut.J'arrivai donc dans la grande salle du collège, la poche gonflée par It fumeux globe enveloppé dans un bout de gazette.Le Frère Romuald était dignement assis ù une tribune au fond de la pièce; il s'agissait d'aller lui dire bonjour et de lui remettre le paquet en question, mais wilà 'in'Edmond arrive en trombe derrière moi cl en une seconde nous en butons l'un par-dessus l'autre.Je me mis à jeter les hauts cris pendant que ims compagnons faisaient cercle autour de nous.Mit.us.relève-loi, braillard, cria Edmond.Unis je pleurais de plus belle en soupirant: Mon globe! Mon globe! Eh bien, qu'est-ce qu'il g a, dit le Frère Romuald qui s'était rapproché de nous.C'est pas de ma faute, se hâta de dire Edmond.J'ai glissé sur une "cplttre" de pomme, j'ai tombé et j'ai accroché Fred.— Il m'a fait casser mon globe, m'cm pressai-je de crier entre deux sanglots.Hi! hi! Je vais être obligé d'en acheter un autre et je n'ai plus d'argent! Il ne s'agit pas du globe, mon petit, dit le Frère Romuald en m'ai-aunt à me relever, il y a que vous vous êtes traîtreusement coupé.i.n rue du sang m'était alors très pénible cl je devins pâle comme un carlaurc en apercevant à mon poignet une large entaille par laquelle le sang fuyait au point qu'un filet rouge coulait déjà sur le plancher.I a peu de courage, mon ami, poursuivit le Frère, je vais vous faire un pansement solide et j'espère que ce ne sera rien.Il enroula son mouchoir autour de mon poignet cl me conduisit à I infirmerie où le l-"rère infirmier cul pour moi les soins les plus attentifs, puis on rue renvoya chez nous, ce qui fit que je dus avouer ma supercherie a ma mère qui profila de l'occasion pour me servir, avec Ions les ménagements que demandai! mon étal, une morale que je n'avais pas volée.I.a blessure a guéri naturellement, mais si vous voulez eu voir la eientriec.tenez, la voilà.I.our!,- Fred avail détaché sa manchette de chemise et exhibait une longue cicatrice blanche dans son épidémie hâté.ht r est pour dix sous que vous vous étiez fail une entaille pa-aa aidé.Une simple et vieille préparation lerbeuse comme le i Du DR.PIERRE l*>ut voui remettra »t la route d» U eanté.Il a fait «la pour dea millier» d'autre».Pourquoi p»i pour you»?Il e.l ak,olumwt .aln.N» eoatl.nl pa.do drogue, nuInblM.U *it bon poor touto la famille.„_„nhl L'hUtolro inWroaaar,* de * découverte, arec d«rer^in«^ trA» valuable, et de.attention, veritable., eat envoy^aratu.tement fur demande, Ca remède herbeux renommé no peut être obtenu cn«.>•• drofutttaa, Do* agent» apéetaux le fournirent benre « DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.MOI Washington Bird.¦ CHICAGO, ILL.DivrralUM 4.W* *-»«"¦0 minutes ambassadeur au Japon" n'auront qu'à s'adresser à M.Joseph Desilets, à Vietoriaville, Que.I.a rétribution pour permis de représentation est de deux piastres.Un exemplaire est accordé avec le permis.Grande SOEUR La retraite fermée La retraite fermée, c'est une seconde piscine pfobatiquc.L'ange du Seigneur y descend avec ses Kràces cl tous ceux qui y entrent à sa suite sont guéris de leurs infirmités quelles qu'elles soient.Si nous sommes faibles, sans vigueur, recourons à ce bain salutaire et notre Ame aura une force toute nouvelle pour - surmonter les difficultés de la vie.Si nous ne voyons plus le chemin du ciel, allons y laver nos yeux et il se fera lumière dans les ténèbres.Si nous avons soif, allons boire a cotte source féconde Même si nous sommes paralysés.Irai rions-nous, du moins comme le paralytique de l'Evangile, espérant une complète guérison.Alors.Jésus, louché de compassion, à la vue de nos misères, nous dira comme il dit à cet homme: "Va, sois guéri, mais ne pèche plus pour qu'il ne l'arrivé quelque chose de pire." Notre âme alors goûtera de ces joies indéfinissables (pie Dieu réserve à ceux (pli pleurent à ses pieds.Les larmes qui rouleront sur notre visage attristé seront des larmes de repentir et d'amour; seul gage de reconnaissance que nous pourrons offrir au divin Médecin de notre àme Allons sans crainte, c'est dans cette eau que nous trouverons la vie bonheur.Immortelle CANADIENNE et le Solitude! Affectueusement h loi.Chimeric Je plains les riches, ceux qui ont des relations a ne plus finir, qui ne cessent de recevoir cl d'être reçus.S'ils connaissaient le bonheur de ceux qu'ils plaignent parce qu'ils paraissent humbles cl obscurs, ils donneraient leurs biens aux pauvres et se retireraient du monde.Mais ils nc sauront jamais les merveilles de la solitude, jamais ils NANTE LAURE.— Mille mercls de la Jolie photo qui me fit bien plaisir; elle me fait connaître un "chez-vous" des plus Jolis, où l'on devine qu'il fait très bon vivre, et votre chère famille cjul semble heureuse aussi s'il faut en croire le bon sourire qui Illumine chaque figure.Sur la vôtre mon regard s'arrête beaucoup plus longeement et votre sourire, lait d'ti-mltté et de bonté, s'Imprima dans mon coeur qui vous pale de retour tout ce que le vôtre me donne.— Vous avez de grandes nièces que Je devine toutes gentilles et que J'aimerais a connaître comme Je vous connais.Dites-leur cela.Nante Lau-re.et tâchez de me les amener au courrier.— Votre santé m'Inquiète vraiment: reposez-vous, soignez-vous bien et, de grace, ne parlez plus de délivrance dans la mort, vous me faites peur et vous me chagrinez.Vous avez ! encore toute une vie devant vous qui vous sera douce, probablement, parce que vous en avez déjà payé la rançon.Pourquoi ne pas attendre beaucoup d'elle et ne pas lui sourire?— Revenez-moi souvent dans la paix des longs soirs d'automne, vos visites me sont toujours une Joie.— Je publierai votre I article, son tour venu.GA1TA INFIRMIERE.— J'ai vos deux 1 bonnes lettres auxquelles Je ne donne ; qu'une seule réponse.— J'ai fait parve-: nlr votre lettre ft Urso qui s'est empressée : d'y répondre sans doute et vous voilà dé-; Jà une bonne paire d'amies?— Ces mo-.ments de tristesse sont de gros papillons i noirs- qu'il ne faut pas laisser entrer dans I votre coeur, ma mie.Ils o&sombrlsscnt votre belle vie qui serait un beau ciel toujours ensoleillé, sans eux.Pourquoi alors i leur ouvrir la porte?Faites-leur la guer-! re.et gardez constamment, sur vos lèvres.¦ ce sourire pleinement heureux et paisible, i preuve que vous aimez la vie.Ceux qui i la connaissent mieux et plus que vous, qui i vivent nve vous, en Bénéficieront, aussi.Une petite fille comme vous, c'est fait pour aimer et pour être aimée beaucoup, pour sourire et faire sourire toujours.— Aussitôt que J'aurai des adresses de "gentils" correspondants, belges ou français, Je vous 1rs enverrai puisque vous avez si hâte.— Envoyez-moi l'argent en timbres ou bon postal.— J'approuve vos Idées en ce.qui concerne votre désir d'Inflrmlere.— Je remarque que vous avez de la ténacité dans vos projets, de l'énergie et Je suis certaine que ma Gaîta fera bien son chemin dans la vie.— Je publierai vos bourdonnements, J'accueillerai votro rayon de miel avec plaisir et.Je serai toujours heureuse de vous relire souvent et longuement., ma charmante abeille.PLUS DE ROSE.— J'envole vos lettres et Je publie vos bourdonnements.Il y a très, très longtemps que cette autre abeille de votre paroisse ne nous a écrit.Je note votre désir cependant et Je l'enverrai vers vous quand elle nous reviendra.Amitiés.COEUR GENEREUX.— Vous êtes venue bourdonner si peu longtemps et avec tant de délicatesse que vous no m'avez pas du tout éveillée et que votro visite passa presque Inaperçue.Il faudra la faire compter davantage la prochaine fols, n'est-ce pas?BRISE ENIVRANTE.—L'activité littéraire et amicale do notre rucher saura certainement mettre une noto de gaieté dans le coeur de Brise et remplacer un peu les bons plaisirs de la belle saison.— Je vous enregistre donc et vous Invite à venir rire et babiller avec toutes mes abeilles, vos soeurettes.NINETTE AMOUREUSE.— Jo aaluo votro retour avec la plus grande Joie; Je ne vous avals pas oubliée et J'accusais le mariage de vous avoir apporté nombre de nouveaux devoirs et de vous empêcher do vous mêler à la ruche.— Vos nouvelles m'ont fort Intéressée; la vie vous apporte d'agréables surprises, J'en suis heureuse pour vous et souhaite qu'ello vous soit toujours à ce point généreuse.— Venez me faire connaître plus Intimement vos bambins.— Abeille Prlntnnièro et Petite Maman seront heureuses de correspondre avec vous: allez à etlcs la première dans une lettre affranchie que Jo leur fera' parvenir.— Vous êtes deux abeilles ft m'écrlro do votre praolssc.L'ABEILLE MARCELLE.— Une aussi fl-I ne abeille, qui m'arrlvo avix temps frais avec du miel pour ma ruche mérite une grande, belle et chaude place, et Grande Soeur vous l'accorde do tout son coeur.— Votre pseudo me plaît beaucoup, l'écriture et le style sont tout à fait soignés chez vous, et les mots simples avec lesquels vous me demandez d'ouvrir la porto me font vous aimer déjà.— No craignez plus d'être banale et revenez butiner.AMARYLLIS.— Nous n'avons aucune abeille dans la paroisse mcntlonnéo.— Gilles de Cesbres, Une Misère dorêo, L'Infidèle, Les Ombres, L'ondlne de Capdoull-les.Entre deux ftmes, La fin d'une Wal-klrle, La petlto Chanotnesse sont do beaux et bons romans do Delly.— Ces pardessus seront encore portes cet hiver.— Bonjour Amaryllis.ANNETTE.— SI l'automne vous semble triste et vous rend mélancolique.Il vous Inspire dos mots tout à fait Jolis pour me peindre votro amitié.— Votre lettre enjôleuse et fine m'a fait sourire, Annette.Vraiment.Ils sont trop beaux pour mol cos mntfl charmeurs et Jo n'ai peut-être pas autant de mérites quo vous voulcj.bien m'en attribuer.S'il vous est.bon de llro toute mon amitié, do puiser dans mes conseils que Je donne à chacune do vous qtil me venez voir dans des moments de dépression morale, ce m'est une douceur aussi do partager mon coeur entre toutes et de me pencher sur chacune d'elles.C'est co qui fait ma tAcho douce et c'est pourquoi Je l'olmo.— Je ne me aouvcnals ] plus de vous avoir fait cette promesse.— Chose promise, chose duo.Je noto votre désir et J'y répondrai bientôt: Annetto se-ra-t-ollo contente?I-TIONTENAC.— Votre lottro m'a fort Intéressée et Je vous remercie de votre confiance à mon endroit.— Cependant mon ntarl n'est pas du tout dans uno position jiAivant vous envoyer un acquéreur pour rassurer, J'ai grand'pëur du froid et.nements et Je recevrai avec plaisir vos | a'u fallait.rayons de miel pour la page.Amitiés.CHATEAU EN RUINE.— En ruine! Vo- ANOELICO.— Le passé! Les vôtres! tre château! Ne demeurez plus là, triste I,'automne! Novembre! Toutes des choses ( et pensif, venez à mon château, vous y qui vous allèrent au coeur et qui vous 1 trouverez la gaieté et.une petite châ-lnsplrérent un superbe petit bout de let- | telalne qui saura vous consoler.Voua tre pour votre grande.— Merci Angellco | verrez comme on est heureux dans un de m'assocler à tout ce qui rose votre: CHATEAU EN ESPAGNE vie et de nc pas- m'oubller au milieu de | LOUISE DE LOTTINVILLE.— Bonjour toutes ces Joies.— Je vous désire pour cousine! Quand vlens-tu nous voir?J'ul mol seule un soir où vous serez seule avec hâte, bientôt.J'espère?la froidure et la sombreur de novembre.I BEATRICE DE CHANTDOLENT.— Bon- PORT A CARPES.— Je vous retourne \ Jourl A quand ta visite?votre amical bonjour fait de toute mon COLETTE ET FUGITIVE.— Ca va bien amitié OEILLET.BRIN DE NEIGE.FEUILLE FUGITIVE.REINE VICTORIA.— Je sou-i halte la bienvenue à ce nouvel essaim rê-! fuglé dans mon courrier de cette semaine.Puisse mon rucher être pour vous à la cuisine?Sans doute?Aurevolr EMILIENNE.— Vous dites me connaître?A quand la connaissance?J'ai hâte.Ecrivez une première lettre à "Petite maman", par l'entremise de Grandc-So"':r.petite maman « "F*éF^±lïï*x se ; «e artvlc- SUIS régne chez nous vous aller au coeur et vous attirer souvent de notre côté; puisse mon court billet vous assurer de mon fraternel accueil et de toute mon amitié.GRANDE SOEUR Bourdonnements vous baise ben affectueusement REINE VICTORIA AME CONFIANTE.— Revenez-moi vite! Votre Infirmière vous attend.COLOMBE DE MICHEL-ANGE.— Va-t-ellc mieux, la petite malade de 7-8-97 Et le grand frère?.Bonjourl MARQUIS POUDRE.— SI un Jour ou l'autre 11 vous faut recourir aux soins d'une garde-malade, venez vers livTIT BEETHOVEN A TOUS ET A TOUTES.— Bonjour! Amitiés et souvenir.TITITE L'INFIRMIERE.— Bonjour Tl-tltel As-tu un stimulant, de prêt, là?., Je ne les déteste pas trop, à mon sens.Conditions à remplir pour avoir droit ] tu sols.à une publication dans les Ilourdonnc- PETIT BEETHOVEN monts- 1ère_Chaque Abeille n'aura droit ; BEBE I.OU.— Cotffcs-tu encore?Mau- désormais qu'à SOIXANTE MOTS par se- : rll dors-tu?Donne-mol un bec.Oui, Je •naine Tout mot supplémentaire sera rc- dors.Ah! aaa Uranehé- 2êmc—Les communiqués doivent M.E.MOI.— Je vous al tout dévoilé, êtîo écrits sSrun seul côté du feuillet, et Holnl Je suis fidèle! Vous reviendrez, disnosés de' la même façon que nous les j n'est-ce pas.dites?n «Suons cï-dessous; 3èmc—Tous ceux qui ! PORT-A-CARPES.— SI toutefois Je dc-„'.ni'sscr leur correspondance par notte : venais en danger sur cette mer de terre, bureiu sont priés d'affranchir leurs lettres | J'Irais à Port-à-Carpes.Voulez-vous?î Xrîo If n'nin du destinataire au | BRIN DE SOTE.— Hello! Ou plutôt, bon-cravon dans l'angle gauche de ^enveloppe; j Jour en passant.d|uno 4èmc—Toute lettre adressée a la directrice Les gros mangeurs sont ateints d'acidité d'estomac La Magnésie Bisairalée neutralist l'acidité, entretient la netteté de l'estomac et assure une digestion parfaite L'ne autorité médicale très en vue.dit : "Si vous éles gourmand et qu'il vous faille trois gros repas par jour, vous pouvez les prendre à condition d'assurer la neutralisation îles acides dangereux qu*i les aliments formeront dans votre estomac".Lorsque votre estomac est sur-cliargé, la masse de la nourriture s'aigrit rapidement et forme des acides d.le vous al reconnue.1 charmante "cousine".Revenez souvent mo sourire, Je vous offre un bonjour oi- i icLUi UX._ , CHVALIER DE LA GARDE.— Bonjour grand Chevalier, quand viendras-tu a ï\.?Bientôt.Je l'espèro?COEUR GENEREUX.— SI J'étais plus prés, une Inconnue Irait vous voler une Kcrbc de "Ulna"; lo voudrlez-vous, dites?B NINETTE AMOUREUSE MARIE-PAULE.— Revenez-moi bientôt, petite.Je m'ennuie de vous.Amical sourire.G ILK A LA BOHEMIENNE.— Reçu votre billet gentil.J'irai bientôt.Un bon bec on attendant.MARQUIS POUDRE.'— Thl ta! Beau Marquis! GISELE.— Toujours à l'étude?J espère que tu n'oublies pas tes amies malgré ton sllcnco.DIANE.— Votro carte me dit que vous no m'oubliez pas.est-ce vrai?Jo vous attends plus longuement.MARIELLE.— Me rcconnals-tu?As-tu encoro un "secret" à mo dire?Ah! ah! CHATEAU EN ESPAGNE.— Est-Il brun blond?Ahl ah! Pas fAchée.helnl A TOUS.— Bonjour amical.AMARYLLIS HIRONDELLE CAPTIVE.— Quel chemin prendre pour aller vous délivrer?RENEE DES ORMES.— Merci de votre gerbe d'amltles, Je l'ai recuellllo précieusement.Recevez en retour mon meilleur et mon plus sincère sourire.CHEVALIER DE LA GARDE.— Dans mes courses fugitives J'olmcrals bien la garde d'un chevalier.G.FROID.— Pour vous réchauffer, demandez ou soleil un rayon FUGITIF CAMILLA.— Quelle est celle parmi le petit groupo qui a eu le plus de points dans la dernière réunion?LOUISE DE LOTTENVILLE.— Où est située la route que Jo prendrais en revenant du grand voyage de France pour arrêter et cahier en passant-l, do l.?guise Les murs de mon château sont écroulés, mais mes domnlnes snnt assez étendus pour vous recevoir.Une visite me consolera.CHATEAU F.N RUINE BERTTTE.— Je nc puis reconnaître "les petites mystérieuses", Etes-vùus do la parolsso do St-A.?Ne serait-ce pas "Loulou" ou S.S.par hasard?Venez vite me le dire.AMARYLLIS.— Vraiment .vous nlmcz mon pseudo?Vous dlt-11 quelque chose?Cela me lo ferait, apprécier davantage.J'ai hftto de savoit.Amitiés.MESANGE D'OR.GLANEUSE DES PRES, M.E.LA.— SI vous saviez ce quo J'ai conclu de votro sllcnco persistant.LOULOU.— Fous vous ce soir.Jo Jouo uno Berceuse, de Mendelssohn.On ahno toujours Québec?TROTTE-MENU — nlmrralt me lire?Adressez-moi un billet personnel et J'y répondrai avec plaisir, car le désir est réciproque.A TOUS.— Sur la brise automnale J'envole de bons baisers aimants.ANNETTE MAODALA.— Peut-on partager votre gale chambretté?fouiller dans vos tiroirs! Visiter votre garde-robe?Peut-on causer la nidt?PRINCE DE LA SATIRE.— Dérangernls-Je sa seipneurerlo en lui faisant passer un feuillet à lui destiné?LOUIS.— Je vais poser un étage à mes verres à vin.REINE REVEUSE.— Avez-vous Jeté un coup d'oeil chez mol.en visite chez Fée?MIGUY.— C'est ça! Saluez tout le monde mais mol.nc me regardez pas! ANGELICO CHATEAU ET RUINE.— Revenez de votro château écroulé, revenez vers mol.petite amie.J'ai toujours pleuré avec ics malheureux.De votre entrée, vous auriez dû trouver pourtant dans "Petite Solitaire" non uno pédante, mais une of-frectueuso pour tous.N'avcz-vous rien remorqué?Lancez par l'Intermédiaire de Grande-Soeur un premier billet vers mol.Je ne vous forai pas de peine, allez.M.E.MOI.— Patience.Je vous reviendrai sous peu.En attendant, tendres baisers TISON DE FEU.— Aie! Aie! Aie! que ca fait mail Imaginez que Je me suis brûlé le bout du doigt sur un tison de feu! Etait-ce bien vous! Jo ne le crois pas.vous no m'avez pas l'air si cruel! PETITE SOLITAIRE TITITE L'INFIRMIERE.— Oui.elle fut longue l'attente du Joli billet, mais J'étais si heureuse do le lire que J'ai souri et vous al pardonné.Mnlntenant.quand aural-Je le plaisir do vous lire?LOULOU.— Comment te plals-tu sous le ciel do G.?Ponscs-tu quelquefois a ceux que tu as quittés?et qui ne t'oublient pas?PLUS DE ROSES.— Venez occuper une place dans le coeur de la petite Bcrthn et vous trouverez une gerbe d'amitiés faite toutes de roses pour vous.&ERT1IE Les Prix en Argent que nous avons donnés s'éièvent au montant ci-haut mentionné Nous donnerons encore $250.00 comme suit :-1er Prix $100.2ème Prix $ SO.3ème Prix S 30.4ème Prix $ ZO.Sème au lOème Prix Chacun $10.00 — .v Rrsnlvcz cftte devinette et obtenez un PRIX EN ARGENT.Il y a sept fiRure* h tmuver dans 1-t vipiirtte en plu* de celle du Vieillard, l'ouvez-vous les trouver ?Si vous les trouvez marquez les d'un X, dé roupex l.i vignette et envoyez-nous la avec un papier sur lequel voua écrirez **J'ai trou vé (mîtes les figures et les ai marquées.' Ecrivez aussi votre nom et votre adresse.Dans le cas d'épnlité l'écriture et la propre té lieront un point important.Si votre réponse est Juste nous voua aviserons par le retour de la mnlle, d'une condition très simple .à remplir.N'envoyez pas d'argent VOUS pourrez être un des gagnants sans dépenser un sou de votre argent.Envoyez votre réponse directement à GOOD HOPE MANUFACTURING CO.455 rue Craig.Ouest Montreal, Can.Autour du monde Certaines abeilles et certains bourdons ont déjà manifesté le désir d'étendre leur correspondance par delà les mers.Ceux et celles qui désirent se créer' des relations amicales dans l'autre continent n'auront désormais qu'à s'adresser à nous et, moyennant la somme de vintri-cinq sous, nous leur adi\^eti>.is directement les adresses de jeunes pens et jouncs filles désireux de posséder des amis au Canada.Adressez à ce sujet toute communication à GRANDE-SOEUR, 3, rue Notre-Dame, Est, Montreal. PACE HUIT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 20 NOVEMBRE 1930 L7exposition d'hiver de Sherbrooke Un projet qui a réussi - Discours du nouveau ministre de l'agriculture du gouvernement fédéral — L'oeuvre de M.Perron — Déclaration de M, Chagnon 11 y a quelque temps, les directeurs de l'Exposition de Sherbrooke, appuyés par les ministères fédéral et provincial de l'agriculture, lançaient l'idée de tenir, à l'instar de l'Exposition de Toronto, une exposition d'hiver exclusivement agricole.L'idée a fait son chemin.Nous en avons parlé dans le liullc-lin des agriculteurs.Tous les journaux, ou à peu près, en ont parlé M.S.-.'.Chagnon, chef du service de l'industrie animale du ministère provincial de l'agriculture, y a beaucoup travaillé.L'idée s'est réalisée.L'exposition d'hiver tic Sherbrooke a eu lieu la semaine dernière et tous ceux qui y ont pris part on qui l'ont visitée sont satisfaits.Le but de cette exposition, comme le faisait remarquer M.Chagnon, est d'améliorer l'industrie animale et par le fait même augmenter le rendement des fermes et le pouvoir d'achat des cultivateurs.L'exposition elle-même a pour devise: "Tout pour le relèvement cl le développement de l'agriculture dans les Cantons de l'Est".L'exposition de Sherbrooke a bien débuté la semaine dernière.Elle continuera maintenant ce même bon travail agricole.Elle le développera.Ne projette-t-elle pas d'ériger d'ici un an un édifice nouveau qui sera entièrement consacré à la vulgarisation des bonnes méthodes de culture et d'élevage el pour lequel les ministères provincial et fédéral de l'agriculture ont promis de souscrire chacun la somme de $15,000?Il y a plusieurs moyens d'aider au développement de l'agriculture.L'exposition, l'exposition d'hiver surtout, exclusivement agricole, intérieure ou sans abri, est un de ces moyens.L'exposition provinciale' de Sherbrooke a décidé de l'employer.Elle mérite des félicitations et l'encouragement de tous.Son exemple, plus tard, sera peut-être suivi par les autres grandes expositions de la province, qui voudront, elles aussi, fortes de l'expérience tentée par Sherbrooke, ajouter une exposition d'hiver au programme qu'elles suivent déjà depuis des années.Plusieurs expositions de ce genre-là seraient peut-être plus profitables pour les cultivateurs qu'une seule grande exposition industrielle-agricole.Ce qui sera bon pour les cultivateurs des Cantons de l'Est, devra l'être également pour les cultivateurs des autres districts de la province.L'inauguration officielle de l'exposition d'hiver de Sherbrooke a eu lieu mercredi soir dans la vaste salle de réception de l'Arena."Nous inaugurons, ce soir, a dit M.I.-IL Blue, président, la première exposition d'hiver tenue dans la province de Québec."Depuis quinze ans, les directeurs île l'exposition rêvaient d'établir une exposition d'hiver, et jamais leurs projets n'ont pu aboutir à une réalisation, faute de fonds nécessaires pour mener à bonne fin une pareille entreprise.Cette année, grâce aux généreux octrois des gouvernements fédéral et provincial et à l'aide de la cité de Sherbrooke, nous exécutons notre rêve de quinze ans.Nous sommes réunis dans cet Arena qui a et-'- construit dans le but formel de tenir une exposition d'hiver, et le succès de cette première tentative promet de constituer un bel actif pour notre association."L'exposition compte actuellement, comme inscriptions, à date, 270 chevaux, 340 bêtes à cornes, 27S moutons.122 porcs et 800 volailles.Si ce premier succès se maintient, nous pourrons tenir non plus une exposition d'hiver de trois jours mais une de sep tjours comme ii Toronto et à Ottawa.Un des avantages marqués rie celte exposition d'hiver c'est de permettre aux éleveurs d'écouler leurs bestiaux, avant les jours encombrés de décembre) alors que le marché se trouve saturé de produits animaux et que les prix subissent une baisse forcée par une trop grande abondance.Au lieu d'aller vendre sur le marché de Montréal et d'aller perdre en frais de transport de beaux profits, ils peuvent vendre ici, à la fin de l'exposition, au cours de la vente qui aura lieu, vendredi matin, tout cea qu'ils désirent en fait d'animaux, et obtenir un sou, deux sous et peut-être trois sous la livre de plus qu'au mois de décembre.Et c'est autant de gagné pour les éleveurs des Cantons de l'Est."Nous avons constaté avec plaisir que tous les exposants, à l'exception d'un seul qui est de la province voisine, se trouvent dans un district de cinquante milles de Sherbrooke, et nous espérons qu'avec le temps, celle exposition d'hiver sera véritablement la chose des éleveurs des Cantons de l'Est."Nous désirons remercier vivement les exposants, éleveurs d'animaux de race, réputés par loul le pays, de leur active coopération; également les agronomes qui n'ont rien épargné pour nous amener le plus grand nombre possible d'exposants, enfin les directeurs de l'exposition qui ont appuyé le bureau de direction dans cette entreprise périlleuse d'une exposition d'hiver, lancée dans une période difficile.,1e remercie le inaire et la ville de Sherbrooke de leur ferme appui, et je formule le voeux quà cette exposition d'hiver, inaugurée ce soir, devienne d'une façon permanente la grande exposition d'hiver des Cantons de l'Est." L'HONORABLE ROBERT WEIR L'hon.M.Weir, ministre de l'agriculture dans le gouvernement fédéral, a porté la parole au banquet.M.Weir a créé une très bonne impression.Il connaît l'agriculture et parait bien décidé de faire son possible pour lui venir en aide.Voici un résumé de son dise cours : Nous distribuons chaque année, dit-il, la somme de §300,000 en octrois de tous genres aux diverses expositions tenues dans le pays.Et si nous voulons obtenir la pleine valeur de cet argent dépensé, il convient de faire appel aux cultivateurs pour leur demander de faire le meilleur usage possible dans le meilleur intérêt de l'agriculture, de celle somme considérable.Tout le bénéfice en revient donc aux cultivateurs et dans les Cantons de l'Est les éleveurs qui en constituent la grande partie en retirent également leur profit.Je sais que cette région est réputée pour ses produits laitiers.La liste nombreuse des prix de l'exposition doit donc profiler aux troupeaux qui sont élevés plus particulièrement dans le district de préférence à tout autre, afin d'encourager le mieux les éleveurs locaux, de préférence à ceux de l'extérieur.L'nrgcnl voté ne doit donc pas être dépensé en spectacles seulement ni en amusements.Il doit être donné en prix aux éleveurs afin de contribuer ainsi au succès des cultivateurs de votre région.Nous sommes dans une région hautement spécialisée dans la culture du sol et danc l'élevage des animaux de race, et c'est le devoir des gouvernements de prêter secours et assistance à ceux qui travaillent à l'amélioration des troupeaux.Sur ce point les autorités qui sont à la tête des diverses administrations dans les provinces peu-ivenl se rencontrer sur un terrain | commun et discuter de trois pro-! blêmes qui se présentent à leurs délibérations à l'heure présente.D'abord, éviter le gaspillage par la diffusion d'idées nouvelles sur j les méthodes de culture et d'élevage.Pans les temps difficiles que nous traversons nous entendons parfois dire qu'un tel cultivateur fait un succès de son entreprise tandis qu'un autre aboutit à un désastre.C'est le moment de s'entendre sur une politique nationale d'amélioration de la classe agricole par tout le pays.Et c'est dans ce but que je (lois convouuer à Ottawa, deux jours avant la tenue de l'exposition d'hiver, les ministres de l'agriculture des provinces pour élaborer un système commun qui puisse s'appliquer pour le bien-être de la classe agricole.le suis un cultivateur moi-même par vocation et par goût.Je le suis île mon propre choix et je ne suis pas un politicien et il n'y a aucune profession qui m'attire davantage que celle de cultivateur.Et c'est pourquoi je suis intimement intéressé à lui assurer le plus d'avantages possible.Le deuxième problème esl celui des profits de la ferme qui sont des plus minimes dans les temps actuels.Je ne viens pas invoquer l'augmentation de la production dans le but de retenir le plus de marchés possible.Non, nous n'avons pas le choix entre à rendement diversifié faut infuser du meilleur les troupeaux el obtenir leure valeur avec de travail et production.Par la sélection du reproducteur, nous aurons des bestiaux qualifiés, du boeuf de bonne qualité, des produits laitiers supérieurs provenant du même troupeau amélioré par la présence d'un animal de race pure el cela à un coût moindre.C'est encourir des pertes el du gaspillage que de chercher à faire de l'argent avec des troupeaux à rendement trop appauvri pour donner de bons résultats.Il faut chercher, au contraire, à recueillir le plus d'argertt possible avec les meilleurs animaux, sans qu'il en coûte davantage en temps, en travail et en énergie.Il convient éga-Icmcnt de perfectionner les méthodes de fourrage, par la préparation scientifique de la nourriture destinée aux animaux; des expériences concluantes ont été tentées dans celte direction.Il faut s'ap- les fermes Il nous sang dans une meil-la même somme même dépense de "Mquer à tirer parti, le plus possible, du meilleur emploi des fourrages.El j'en arrive au troisième problème, celui de l'augmentation des profits par la vente mieux raison-née el plus scientifique des produits sur les marchés.11 faut savoir produire la qualité qui convient aux consommateurs et aux acheteurs et donne juste ce que le marché réclame sans l'inonder d'un trop grand nombre de produits.L'acheteur aura confiance en vous si vous lui donne/, constamment iusle la qualité qu'il désire el en quantité voulue et raisonnable.La recherche des meilleurs marchés est nécessaire également el c'est là une des tâches que je me suis imposées en prenant charge du ministère qui m'a été confié.Mon travail consiste pour ainsi dire à être le canal de distribution _ des idées que les cultivateurs _ doivent accepter pour s'en nourrir dans leur meilleur intérêt.Mon ministère cherche à établir une politique nationale d'amélioration des fermes canadiennes par l'établissement des meilleurs systèmes de culture el d'élevage.Mon plus ferme désir c'est d'être comme un instrument le plus perfectionné possible pour assister les cultivateurs dans tous leurs besoins.Je professe envers les fermiers de votre région si bien réputée la plus grande confiance, car vous êtes les descendants de ces nobles pionniers de Québec qui ont fait la gloire de notre histoire.Nous savons tous les obstacles quasi insurmontables qu'ils ont franchis pour défricher les lopins de terre qui leur étaient dévolus el cela avec les instruments les plus rudimcnlalres.Ils ont réussi parce qu'ils avaient confiance en leur travail el qu'ils «valent foi en l'avenir.Je connais vos d.ignes ancêtres el je souhaite que 'vous continuiez à demeurer dignes d'eux en éilifiant un système agricole à la hauteur de leurs sacrifices.L'OEUVRE DE M.PERRON L'honorable M- Perrault a parlé de l'oeuvre de l'honorable M.Perron, retenu chez lui par maladie.Le problème agricole, dit-il, est un des plus importants et des plus compliqués; il s'aggrave des difficultés de la crise économique mondiale.Mais il convient de se réjouir que dans Québec la situation soit meilleure encore que dans bien d'autres pays, car nous avons ici un excellent marché domestique que ne peut même satisfaire la production locale.Le ministère de l'agriculture a élaboré tout un programme pour l'organisation de la vente des produits de façon à éliminer les intermédiaires el à reprendre les inarches contre des concurrents étrangers.Dans ce but il a réorganisé la Coopérative Fédérée de Québec pour en faire un organisme puissant de vente et de distribution des produits de la ferme.Cette société, qui compte dos ramifications par tonte la province, a déjà accompli des merveilles: elle a réussi à vendre les pommes de terre au même eilleur,.four vos achats d'hiver.s;r-vez-vous du CATALOGUE DEPUIS, vous êtes assures d'avoir des marchandises durables et de payer moins cher.Vous êtes en plus servis par des compatriotes et toujours protégés par notre garantie:— Satisfaction absolue ou arpent remis.Notre Comptoir Postal occupe maintenant tout un vaste immeuble et possède ses propres ateliers de confection.TSous remplissons toutes vos commandes postales avec plus encore de soin et de promptitude que par le passe.Achetez chez Dupuis ce que votre marchand local ne peut vous procurer.ÉPARGNEZ 5% Comptoir Postal Montréal.Pas en train! Une fDûlI?Stout voue fera du bien BRASSERIE DOW, MONTREAL' prix que celles des provinces mari-limes sur le marché local, chose qui ne se produisait pas dans le passé, alors (pie les pommes de Ij-'rre.de Québec obtenaient toujours un prix inférieur.La Coopérative s'est organisée pour distribuer les engrais chimiques grâce à une fabrique établie à Beloeil, à des prix moindres qui déifient toute concurrence avec aucune compagnie du Canada.Elle offre des conditions faciles aux cultivateurs et des paiements à longs termes, de sorte que les cultivateurs peuvent se procurer sans difficulté tous les engrais dont leurs terres ont besoin.11 en est de même pour les moulées alimentaires, pour la vente du sirop d'érable et des légumes et aulres produits de la ferme.L'organisation de la production est nn autre article du programme de l'hon.M.Perron; elle se pratique par l'amélioration des lerres et l'amélioration des troupeaux.Les fermes sont améliorées par les engrais et le drainage el .sur ce point, le gouvernement de Québec a dépensé la .somme de $1,000,000 pour l'égoutlenienl des terres, eu améliorant 800 cours d'eau dans la province el en remettant en bonne condition plus de 400,00 (lucres de terre.Quant h l'amélioration des troupeaux, le ministère s'esl appliqué à éliminer 2,000 taureaux de race inférieure pour les remplacer par aulanl de taureaux de race pure, et se propose, l'an prochain, d'en éliminer 3,000 aulres de race inférieure.La région des Cantons de l'Est est l'objet de ses attentions, car l'an dernier, le ministère y a acheté plus de 1500 vaches laitières et 50 Liiircnux de race pure pour les expédier dans l'Abilibi, moins bien partagé sous ce rapport; Il encourage de plus en plus généreusement la formation des Cercles de Jeunes Eleveurs dans la province.Il a fait la distribution de S.000 brebis aux cultivateurs et a organisé plus de 500 basses-cours.Les Cantons de l'Est sont renommés pour l'élevage de.s troupeaux lai; tiers et le ministère n'a rien négligé dans le passé pour assurer le maintien de cejte belle réputation à l'étranger.L'hon.M.Perrault ajoute que le ministère a multiplié ses efforts pour améliorer constamment la situation (le la classe agricole, et qu'il compte y réussir avec la coopération des cultivateurs eux-mêmes.Le besoin de l'instruction agricole se fait sentir de plus en plus dans In province: on s'est efforcé de la répandre par l'institution de cours abrégés, de conférences agronomiques el de cercles agricoles.Le ministère s'efforce rie jclcr et de Les résolutions du Congrès Nous publierons la semaine prochaine le texte de chacune des résolutions qui ont été adoptées ir* congres de l'U.C.C.C.A cause du rapport du congres nous avons dû supprimer cette semaine la plupart de nos rubriques ordinaires que nous reprendrons la semaine prochaine.semer par toute la province des idées nouvelles sur les meilleures méthodes de culture et d'élevage.Soyons optimistes, déclare l'orateur en terminant, el rappelons-nous (pie nos ancêtres ont vaincu de.s tâches encore plus pénibles en ayant foi, courage et confiance en l'avenir.En suivant leur exemple, nous atteindrons au succès.DECLAMATION DE M.CHAGNON M.S.-J.Chagnon, directeur du service de ['.industrie animale de Québec, qui suit avec beaucoup d'attention les progrès de l'industrie animale dans la province, progrès dont il est un de.s principaux artisans, a exprimé sa vive salis-faction de l'exposition d'hiver de Sherbrooke."L'événement, dit-il.couronne d'une façon éclatante la tenue en permanence des expositions de ce genre dans la région; et pour un début c'est un vif succès.Ce ou'il y a de remarquable, c'est le grand nombre de sujets de race pure dans toutes les classes depuis les troupeaux Ayrshires, Holsteins, Canadiens.Hcrcfords, bruns suisses,jusqu'aux moutons el agneaux shrop-shircs, oxfords, leiceslers.south-downs el cheviots el les porcs yorkshires el berkshires, Ions de la meilleure race, qui sont en exhibit dans les pavillons."Les éleveurs de la région seront les premiers à en profiter et surtout les cultivateurs qui désirent améliorer leurs troupeaux et qui trouveront à cette exposition d'hiver une excellente occasion de le faire convenablement sans trop de frais.Les sujets mis en exhibits attirent l'attention et constituent la meilleure réclame autant pour l'exposant (pie pour la région elle-même.Je suis heureux de constater que les prix vont surtout aux cultivateurs du district an lieu d'être dispersés par toute la province et parfois tomber entre les mains d'étrangers.La compétition esl très forte dans toutes les classes et ie sais nombre de sujets exposés ici qui feraient excellente figure aux grandes expositions d'hiver d'Ot- Les Chaussures de Caoutchouc Minei protègent votre famille contre les rhumes d'hiver "ES confortables Chaussures de Caoutchouc Miner protègent les pieds contre le froid et l'humidité, causes si fréquentes des rhumes, de la grippe et autres indispositions de l'hiver.Chaque membre de votre famille devrait en avoir une paire—c'est l'assurance-maladie la moins coûteuse que vous puissiez acheter.Quelque temps qu'il fasse, elles tiennent les pieds secs et chauds.Modèle Lcn "pardessus" de cachemirette Miner sont chaudement doublés d'ngneline et solidement fabriqués de cachemirette supérieure.Leur tissu, traité au caoutchouc, est renforcé.Us résistent à l'usure rinou-reuse à laquelle les soumettent les enfants.Exigez les "Miner" THE MINER RUBBER CO.LIMITED _ S2-2P Les CHAUSSURES Jt CAOUTCHOUC »W« mm m bk.,'i-i-;.'-.!.'i'.«.-):r-sv- ¦¦¦L.t?
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