Le bulletin des agriculteurs /, 1 décembre 1931, jeudi 31 décembre 1931
Rédaction et Adminiitration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement: ! an, $1.00; 3 ans, $2.50.Montrai « t ptyt étrangers, $0.50 it plu» par annec.Le sol est notre plus grande force DES AGRICULTEUR JOURNAL HEBDOMADAIRE : publié par la COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Rédacteur: Donat-C.NOISEUX Tirase Certifie par l'A.B.C.MONTREAL.JEUDI 31 DECEMBRE 1931 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 16 No 52 Les producteurs de lait devant la Commission d'industrie laitière La Commission d'Industrie I.:titiï:rc nommés par le ministère de l'Agriculture pour enquêter sur les divers problèmes do l'industrie laitière en général, et en particulier sur les griefs des producteurs expéditeurs île lait en nature dans les grands centres, a tenu au cours des dernières semaines plusieurs séances à Montréal.Inspecteurs de beur-rerie cl, fromagerie, distributeurs et cultivateurs ont tour à tour comparu devant la Commission et tous s'accordent à reconnaître que les Commissaires paraissent soucieux d'étudier et de peser toutes les suggestions en vue de trouver la meilleure solution dans chaque cas soulevé.; L'organisation âu crédit agricole en France Dans tous les pays du monde, cl purlieu- son agent-comptable principal cal nommé liurcmcnl en burope, la question du crédit pur le gouvernement.agricole ao pose nvoc insistance.Les nn-lions qui onl.nu cours de* douze dernières minces, iiecoinpli lour réforme agraire cl distribué les terres des grands dmiiuincH aux paysans, oui vite reconnu la nécessité i * • lie compléter res mesures par de larges ,-.ouvertures de crédit aux nouveaux pro-1 '''puis 1920.le législateur français n'a priétuircs.(cessé de poursuivre |e développement de Kn France, c'est pour nkicr les paysans 1*°" ",,lvrc> »" point que, sur bien des non encore pourvus île terres à en aeguérir, ; Points, un remaniement de la codifient ion pour permettre ù ceux qui po-sêdem déjà' 'Icvmndniil nécessaire, le aol de le mettre en valeur, pour aider les '•'"',ot 'es Iota nouvelles ont eu pour pavsans à traverser la criseile mévente que objet de perfectionner des dispositions Nous verrons plus loin que l'activité • de la ( 'aisse et.grftcc à elle, celle des caisses ; régionale-, est considérable aujourd'hui.Il est un fait, particulier que nous voulons souligner à l'attention des lecteurs du Bulletin des Agriculteurs.Lundi de cette semaine, 2S décembre, la Commission d'Industrie laitière siégeant & .Montréal sous la présidence de M.J.-F.Désunirais, président de la Coopérative Fédérée, (M.Klic Bourbcau, président de la Commission étant absent) a entendu l'exposé des griefs de 100 producteurs de lait du comté de Dcux-Montagncs, qiii se réunissaient à St-Hcrmns à la (in tic novembre, it décidèrent de déléguer deux représentants pour présenter à In Coin-mission un mémoire indiquant les griefs des producteurs de lait.Les délégués des producteurs de lait du comté de Deux-Montagnes •l.-lient M.Albert Lu framboise de Sle-Seholastique et .lean Leg.iull de 5t-Hernias, tpii ont soutenu le point de vue des producteurs devant la Commission.•que ins- :ans j l'organisation du crédit agricole ci lit liée et, depuis le détint du siècle.\ cesse perfectionnée, j Elle formeatijourd'lnii un ensemble coin-I plot et solide et dont In dcscripl ion n'est pas I sans intérêt.Nous nous proposons do ; l'esquisser dans les Menés qui suivent.I III j verra que nos institutions «étudies sont le j résultat d'efforts patients et dun programme constamment modelé sur les données do l'expérience.On trouvera ci-après le mémoire des product cuts qui préparé sous forme de questionnaire lors du congrès de St-1 novembre dernier.Chaque point de ce mémoire fui discuté én détail par U .-.•tires et les délégués des producteurs de lait.Au cours de la discussion, MM.La framboise, Cl Lcguull des chiffres quant au cout de production du lait dans leur ont aussi établi, factures en main, que, par avait Crm'af etc , en commis onl iniiiiii region, coupes suite des prix, sous prétexte de lait passé à l'écrémogC, les compagnies distributrices de lait de .Montréal qui étaient supposées payer aux producteurs l'été dernier, .17 sous le gallon de lait ou $1.70 du 100 lbs, avaient en réalité au cours du mois de juillet et août 1031, retourné aux producteurs (déduction faitede .0'Jlj sous de transport) .09 à 13 sous du gallon au lieu de .17 sous.I es chiffres mentionnés pour .".laiteries en particulier et non dans 'es moins importantes, s'établissaient comme suit: .12|.- sous, .103/10 ¦ aïs et .11 0/10, déduction faite de .02'^' sous pour transport de chez le producteur aux laiteries.Voici maintenant le texte du mémoire des producteur.- du comté le Deux-Montagnes: ébauche d'un questionnaire avant tuait a la m:s (luiKi* des producteurs de lait vendant leur lai en NATUtKsrU les grands m a KC ii es de la province: it \lx meilleurs moyl'ns a prendre pl"h redresser ces memes griefs.lu Ô novembre 1S0I, ouvre nui en n constitué les pre iRIEFS Dies PRODUCTEURS - Dans votru opinion-, quels sont les mu«< i-i'acx ohmra drs pro docte una m; lait kn rapport avec le m irchê ai ti i.i.'.' Réponse: I—Absence de contrat liant lçs producteur et les acheteurs, doit le producteur est exposé à perdre son marché d'un jour à l'autre.2 — Instilvubilité d'un certain nombre de distributeurs ou de compagnie! distributrices de lait: d'où perte partielle ou totale de la valeur d'une production durant J ou :, mois (affaire parfois de $200.à V>00.).;> — Fixation des prix du lait considérablement en dessous du eoùt de produc-• ion.Un gallon coûte In moyenne .35 et est payé environ .15 (travail à perte).I — Coupure injustifiée des prix, par l'envoi ù l'écrémagc d'une partie du lait expédié.Q — Absence de contrôle de la part des producteurs sur les épreuves du lait, ti — Paye irrégulière du lait; condition entraînant de sérieux embarras tlUX producteurs.7 — Empêchement de disposer à .-on gré d'un surplus île son lait, même quand l'acheteur dit que le marché à luit est encombré.5i— Refus d'acceptation du lait sans avertissement au préalable et absence de délai laissé au producteur pour remédier i\ certains manquements de sa pari : d'où le producteur perd son marché pour parfois des semaines entières et fait, des pertes d'arpent considérables.il — Fixation des prix du lait sans consultation des producteurs.10 — Absence d'une base satisfaisante dans le paiement des prix du lait.C'est la loi de M.Mélinc mières assise».Elle autorisait les membres des syndicat.- professionnels agricoles à créer les sociétés de crédit agricole ayant pour objet de faciliter cl de gnriuilir les emprunts de leurs sociétaires.Il ne s'agissait là que de prêts à courts terme, destinés à fournir nUX pay.-ans.à conditions raisonnables, leurs fond- île roulement, ftes sociétés ne pouvaient compter que sur leurs propre- capitaux ou sur le- dépôt- qu'on les autorisait à recevoir; mais aucune aide extérieure DO leur était accordée.Ainsi réduites à ces simples moyens, il était évident qu'elles ne pouvaient que végéter.Kourcuscmcnl l'Etal allait bientôt pouvoir disposer en leur faveur d'une petite dotation: en l$0Q, quand fui renouvelé le privilège d'émission de la Banque de Prance, on stipula qu'elle verserait au tré.-or une avance de dix millions de francs sur la redevance annuelle qu'elle lui devait.Une loi du 31 mars IS'.l'.l décida que celte avance serait attribuée aux caisses do crédit agricole qui s'étaient créées depuis (plaire uns.Désormais le crédit agricole était lancé; d'autres Subvontk>IU et dotations allaient le soutenir et des lois multiple.- allaient lui permettre de prendra de nouvelle et d'atteindre des buts variés.Citons seulement la loi du 20 décembre 1000( oui RECHERCHE I institua le crédit ù Long terme 011 faveur des.coopératives agricoles, la loi du 10 mars 1010 qui facilitait l'aCCCSsion à la petite propriété rurale nu moyen de prêts ù Ions; terme h taux réduits, la loi du 0 avril l!MS.qui tendait au même but en faveur des victimes de la guerre.existantes, telles que les lois du .".il décembre 1022, 12 juillet 1923, Il juillet 1020 qui ont remanié le régime des coopérât i ves et caisses de crédit agricoles, ou la loi du lô juillet lO'-'.S qui développe les prêts à long termo, Ou encore la loi du liiavril 1080 qui étend le bénéfice de ces prêts aux chambres d'agriculture, aux syndicats agricoles, etc.Tantôt les lois nouvelles onl réellement innové nolnmment en assignant des buts nouveaux au crédit rural, ("est ainsi que les lois du l!l décembre 1020 cl du 31 juillet lîl'JP ont autorisé les avances faites en vue de créer des habitations pour les travailleurs agricoles, et que la loi du bl juillet I02S a étendu ces facilités n toute construction de logements à l'on marché à la campagne, eu vue de remédier à lu crise de l'habitation.C'est ainsi encore que les communes et syndicats de communes ont été admis, par la loi du 27 décembre 1027, à s'adre.-.-er nu crédit agricole pour leur- travaux d'assainissement et que tout récemment, la loi du 17 mars 10,'!I a étendu aux artisans ruraux afliliéH aux syndicats le bénéfice des prêts à.long terme.Ces diverses extensions du crédit, ainsi que le développement de- besoins à satisfaire, ont exigé oies ressources croissante-.a maintes reprises le législateur y a pourvu: nous le verrons en étudiant le fonctionnement financier de la caisse nntionale.fous ces textes avaient fini par former Les nombreuse- caisses qui existent en Prance sont exclusivement des institutions privées, formées entre agriculteurs le plus souvent par les soins do leurs syndicats; elles ont le caractère juridique de sociétés coopératives.Ce sont les caisses formes I locales qui accordent les prêts aux sulti-vnteurs grâce aux avances que leur font les caisses régionales Les caisses locales, dont le rayon d'action dépasse rarement un canton, se trouvent ainsi en mesure de bien connaître les besoins et la solvabilité des emprunteurs (plant aux caisses régionales qui r">t en général pour circonscription le département, elles reçoivent les demandes d prêts de- groupements et collectivités agricoles et les transmettent n la Cuiss, Nationale, de qui elles reçoivent les uvan-caisses une législation assez complexe et.en nppa-1«s nécessaires pour prêter aux renée, mal coordonnée.Il fallait codifier, locales.simplifier et améliorer; c'est à quoi pourvut , Ce système permet un contrôle sérieux la loi-du ô août 1920, qui constitue au- des demandes de crédit et il donne n lu iourd'hui la charte fondamentale du crédit I caisse nationale, pour tous les prêts indi- agricole en France.Elle résultait d'éti.s viduels.lu triple garantie de 1 emprunteur, approfondies, auxquelles avaient participé i de sa caisse locale et de la caisse régionale des représentants des intéressés, et son — Quels rembdes p-kofosks-vous pour le msorkssk- producteurs, tic le la production REMEDES PROPOSÉS Mr.nt de ces obi eps i Réponse: I - Etablissement d'un contrat bilatéral entre producteurs et acheteurs.2 - Passation d'une loi par In Législature de Québec, pour établir le degré de solvabilité des acheteurs de lait et le montant des garanties financières qu'ils doivent ilTrir.,\ — Fixation des prix du lait par nue Commission composée i listribtltciirs Cl de techniciens, qui devront se baser sur le coût du lait 1 - Prix du lait pavé en rapport avec le ' „ de gras, dont la base moyenne sera 1.3%, IIVCC prime additionnelle de ,'t centins pour chaque dixième de gras au-dessus le :', cl défalcation do :• contins pour chaque dixième de gras au-dessous de .'Mi' , ."> - Prix du lait établi deux fois par année: Le 1er juin (pour I mois d'été) et lu 1er octobre pour 8 mois d'hiver».0 — Paye du lait bi-mensuellcmcnl.7 — Permission laissée au producteur de disposer à son gré de tout le surplus lu luit qu'il .s'est engagé A fournir ù son distributeur.S — Garantie d'un délai de :i semaines donné au producteur pour porter remède t certains manquements de sa part.VENTE DU LAIT PAR CONTRAT.A—Quels sont les points qui devraient paire matiere à un contrat iulatût ai.entre producteurs et acheteurs ?Réponse: i —Quantité de lait (marge de 20%) 0 fournir nu cours des s mois d'hiver, savoir, du 1er octobre inclusivement nu 1er juin exclusivement : et nu cours les -t mois d'été, de juin K octobre.2— Dosnge moyen du lait fixé it .'1.3% de gras.:{ — Paiement du lait d'après sa richesse moyenne en gras, savoir ;l.;i'/(.¦t — Prime additionnelle de ;t centins pour chaque dixième d'augmentation au-dessus de 3.11% dé gras; et défalcation de ,'i centins pour chaque dixième de diminution au-dessous de 3.3% tic gras.I) — Un mois do grneo laissé a un producteur pour s'amender dans le cas do manquement a son contrat.0,— Fixation des prix deux fois p.ir année, au 1er juin et au 1er octobre, par une Commission composée de producteurs, de techniciens cl d'acheteurs.7 — Tout autre remède proposé plus haut.B — Serieï-vous d'oriNioN qu'iL serait opportun pp.demander a la Commission rnoviNciAtr.de rncPAiiun ki.li.-mk.mi; le pormulAiré appropria a ce contrat ou dien, préférez-vous soumettre cettc.question a ont.Commission spéciale, composée de producteurs 'pÈ i.ait, de techniciens et d'acreteors?Réponse — La Commission pourruit.être price de le faire.GARANTIE FINANCIÈRE DONNEE PAR DISTRIBUTEURS DP; LAIT.— s>,ue PENSEî-VÔUfl devoir ETRE la nature des garanties financieres.Que DEVRAIENT pouvoir fournir les niKTRIHUTCURS de lait pour QU'un permis DE faire lé commerce du lait leur soit accordé?Réponse: 1 —7">% payé de In valeur de l'établissement.2 — Une encaisse de 75% de la valeur du lait acheté lii-niensucllemcnl.A la lecture tic ce.mémoire et par ce rpie nous avons dit'précédom-meut, on peut juger de l'importance de.la discussion à cette occasion.Nous n'ajouterons qu'un mot.Los producteurs de lait du comte, de Dfiux-MonlAgnès ont brave' les représailles possibles pour exposer leurs trriefs devant la Commission; les producteurs de lait des autres régions se doivent de suivre, cet exemple.Qu'on organise d'autres assemblées semblables à celle de St-Hcrmas.Les griefs des producteurs dos autres régions sont les mêmes, mais il faut renouveler la pression.Les membres de la Commission d'Industrie Laitière paraissent bien disposés, c'est le temps pour les producteurs d" -nrveiller leurs intérêts; personne :tu(re ne les surveillera pour eux.Dans l'intérêt, mémo des producteurs intéressés, nous souhaitons t|tte notre appel soit, entendu.Oonat-C.NOISEUX.vote était rendu indispensable par lu situation de l'agriculture française au lendemain de la guerre et des besoins immenses et urgents de reconstitution, N'eùt-clle fait que codifier el coordonner les textes antérieurs que la loi de 1020 eut été déjà très bicnfnisante.Mais elle ne s'en tint pas là et contenait des innovations dont l'utilité rie s'est pas démentie, car elles se justifiaient par l'expérience acquise et par les tâches nouvelles à entreprendre.• .De ces innovations l'une des principales consistait dans l'organisation du crédit ù moyen terme, destiné non plus à l'achat de i la terre ou aux besoins de trésorerie courante, mais principalement à l'achat de Imatériel cl de bétail, dont le prix, trop ; lourd pour s'imputer sur le budget d'une I année, exige cependant un amortissement 1 relativement rapide.Les prêts ù moyen i larme ainsi prévus sont remboursables en dix uns au maximum.Eli même temps la limite supérieure des prêts à long ternie était relevée cl (h; nouvelles facilil ésél aient accordées pour les obtenir.L'autre innovation importante de 1920 consistait dans la création d'une caisse nationale de crédit agricole (app "" d'abord ollice national allait devenir le banquier des agriculteurs, de leurs groupements professionnels et de leurs sociétés de crédit ; nut misée à recevoir de ces particuliers et de ces organismes des dépots de fonds, elle allait devenir l'instrument de compensation des besoins et des ressources 00 crédit (le l'agriculture française.D'autre part, la Caisse Nationale se trouvait tome désignée pour gérer les divers fonds, avances ou subventions, des- ; tinés au crédit agricole.La loi de 1920 lui Confiait la gestion des crédits ouverts p:ir une loi du -1 mai PUS pour la mise en culture des terres abandonnées au cours do In guerre: c'était là une première dotation de 100 millions pour ses caisses.Elle Mit obtenir le remboursement des fonds ainsi prêtés.A In fin de 1031, plus de 02 millions avaient été remboursés par les bénéficiaires d'avances; le reste sera sans doute irrécouvrable en grande partie, par suite de la disparition ou de l'insolvabilité de débiteurs trop cruellement éprouvés par la guerre.s, .La création de.la Caisse Nationale s'imposait pour donner une impulsion nouvelle et une orientation commune nuN diverses caisses existantes, ainsi que pou1' utiliser au maximum les sommes.aUjOUr" d'hui considérables, dont dispose |p crédit agricole.Jusqu'en 1920, ce role de distribution générale des fonds de crédit était assumé directement pnr le ministère de l'Agriculture.Insuffisamment outillé pour celte tache, gêne par les règles formalistes (et d'ailleurs salutaires) de notre comptabilité publique, il se trouvait débordé.La C aisso Nationale, organisme nulo-nome, fonctionne comme un véritable établissement bancaire d'initiative privéo.Mais son Conseil d'Administration fonctionne sous le contrôle d'une commission nue préside le ministre de l'Agriculture et dans laquelle siègent, à côté de fonctionnaires el do parlementaires, des délégués élus par les caisses régionales de crédit ngrirole.En outre.In Caisse.Nationale est placée sous le contrôle de l'Inspection des finances et «le In Cour des Comptcsa-t Il existe actuellement une centaine, de caisses régionale-, avec un capital do près de 1Ô0 millions de francs versés et plus de 1211 millions de réserves.Elles groupent près de 0,000 caisses locales qui réunissent, elles-mêmes environ -lôO.OOO chefs de familles agricoles.Ces caisses agissent comme de véritables banques, mais fondées sur le principe coopératif, elles ne recherchent pas le profit.Elles font des prêts à court terme dont le montant, qui n'est pus limité pur la loi, varie selon la solvabilité' de l'emprunteur ei .-es besoins justifiés: leur durée no peut excéder un an: leur taux, qui ne peut s'élever à plu- de 1 pc.de celui des avances de la Banque de Prance, ni descendre au-desSOUS de l'intérêt servi par la caisie prêteuse à ses parts sociales, ne dépasse guère i ou .r> p.c.Les prêts à moyen terme, destinés aux aménagements, à l'achat de gros matériel de bétail, etc.peuvent être consentis pour toute somme, mais pour dix uns nu maximum; leur taux d'intérêt est fixé comme celui de- prêts à OOUrl terme.Des garanties (caution, warrants, etc., dépôt de titres) peuvent être exigées pour les uns Ot les autres.Pour les prêts à long terme, une règle-( Vite' i laisse mentation plus minutieuse était nécessaire ( in a voulu d'abord, grâce à eux, favoriser l'accession à lu propriété et assurer l'exploitation directe du sol pnr les petits agriculteurs.Le montant de ces prêts remboursables en 25 ans nu maximum est (Suite à la page trois) Point de vue Chez le père Mathieu L'intérieur d'un magasin de campagne qui ne semble pas avoir beaucoup évolué ileum's vingt ans.Les marchandises les plus disparates s'u affichent, s'y empilent, s'entassent dans une atmosphère de tabac et rrt: nous avons été élevés ensemble.Et VOUS, M.Mathieu, le commerce, comment va-l-il?— (.'(/ va pas fort el pas vile, mais il g en a d'autres qui sont plus à plaindre.C'est pas comme il g u dix.mi douze uns.C'a presque pas de bon sens.Demande à Albert.les habitants donnent leurs produits.Duns le village il n'g a plus d'ouvrage; le docteur Langlais est l>nrti l'été dernier, il crevait de faim.Le village se vide cl il g a plusieurs maisons condamnées dans les rangs.— C'est vrai, intervient M.Itivard, il g a jusqu'à M.le curé qui se.lamente pour sa dime, et trouve que les grand'mcsses sont clairsemées.— (Vo/l, ça n'a pus de l'on sens\ el ça ne peut pas durer longtemps (•"/note (¦(•/(/, réplique le jeune cultivateur.Vous lisez les journaux et faudra bien qu'ils finissent par nous donner un Crédit agricole raisonnable.— Je l'espère sincèrement, fis-je.Mais, à ce sujet, il parait g avoir un certain nomine de nos députés et conseillers législatifs qui semblent croire que les habitants veir lent emprunter pour faire des dépenses inutiles ou dangereuses : acheter ci, acheter ça.— Ils sont simplement dans les patates, dit Albert; 1rs habitants en général et la plupart undent emprunter pour pager un intérêt moins élevé et diminuer les paiements annuels.Beaucoup aussi en aganl l'argent eu profiteront pour obtenir un rabais des détenteurs d'hypothèques.Préparez-vous, vous autres, les rentiers, poursuit Albert en pointant nn doigt menaçant vers nos deux vieux amis et en éclatant de rire.— Moi.réplique le père Itivard, si j'avais mes $5,000.00 tout de suite, je serais bien prêt à faire une diminution de quelques cents piastres.De la belle argent, c'est rare de nos jours.— Si on vole, un crédit agricole à Québec, interroge Vnuire rentier, ça va-t-y faire baisser le taux de, l'intérêt en général?Vous savez, j'ai $4,OOu.uo en debentures et je compte là-dessus pour mes vieux jours.— iYc VOUS inquiétez pas.M.lia-gnon, répandis-jc.La difficulté pour gnon, répondts-je, La difficulté de l'argent.— L'argent, l'argent, réplique Albert, avec vivacité, tous les délenteurs d'hypothèques qui vont être remboursés, il va falloir qu'il le place quelque pari, leur argent.— En d'antres termes, dis-je, en riant, ce serait simplement un déplacement d'argent .que le crédit agricole.D'une main, le gouvernement prêterait aux cultivateurs, de l'antre il emprunterait le même argent on à peu près des détenteurs remboursés à l'aide il'un emprunt domestique et tout le monde serait content.— Je souhaite bien aussi, intervient Albert, que les conditions d'emprunt soient plus faciles et les formalités moins longues et moins compliquées, four moi, il y u le f>% que garde la commission actuelle que je trouve un peu fataganl.¦le ne m'y entends pas beaucoup, mais il me semble, que les frais d'ad-ministration du crédit agricole pourraient être moins élevés.Prenez les inspecteurs, pourquoi ne pas avoir des inspecteurs sur place?Il y a les notaires qui ne demanderaient pas mieux, eux autres, et qui sont an courant de la valeur des terres et de la situation exacte du cultivateur.Puis on parle des Caisses populaires.Là où il y en a, le.gérant aurait intérêt à faire, un rapport fidèle.— M'est avis, dis-je, que ça un aussi aider beaucoup à ces"Caisses _ populaires, le nouveau crédit agricole.Si je viens jamais à avoir quelques piastres, je les placerai là plutôt que dans les banques qui ne venle.nl pas avancer un sou aux ha-bitanls.A propos de crédit agricole, auez-vons envoyé dans la'paroisse une pétition au ministre, de.l'agriculture?¦t- Oui, répondit Albert, et c'est votre humble serviteur qui l'a fait circuler.Beaucoup signaient sans convictioh, croyant que ça n'aurait pas de résultats.Ça sert à rien de se lamenter, hein; faut faire quelque chose, et sc faire entendre; les journaux comme le Bulletin des agriculteurs tt d'autres qui nous ont appuyés à ce.sujet, méritent d'être encouragés.Il y a aussi l'Union catholique des cultivateurs qui a fait son devoir et les habitants devront le reconnaître.El en attendant, moi.je ne m'ennuie pas avec vous autres, mais je saule dans mon sleigh et je remonte chez nous, lion jour, tout le monde." El tandis que s'éloignait le son des grelots, le père Il finira par faire quelque chose de bien, ce garcon-là." ci: it TRIBUNE l_l Monsieur Bncorc plaît, afin lecteurs doit ' en Ire eux.que Pou s'il VOWi avec vo-ic crois, Pour le cultivateur Nolrc-Dnnic des Pins.:i décembre 1031 titille tin îles Agriculteurs.Montréal, le Rédacteur, un pelil espace, i de ni'cnlrclcnir (l'un Slljcl qui.intéresser plusieurs d'en le veux parler lie l'argent a dépensé un peu partout pour l'élargissement cl le redresse nient des roules nationales afin de procurer du travail mix chômeurs.C'est très bien de donner tic l'ouvrage à ceux qui eu ont besoin, mais est-ce que ecl argent a clé dépense pour le plus grand bien eu général?Non.je ne le crois iuis.car duns plusieurs eus, cet argent, tout en employant les mêmes chômeurs, aurait pu être employé à des endroits beaucoup nlttx néecs-.•aires (pie lù où on l'a eniplové.Cet urgent n'nuruit-il nus été dépensé plus utilement pour l'amélioration de nouvelles poules dans les rangs pour faciliter les communications aux cultivateurs de ces rangs qui soul les plus éloignés des affaires cl qui onl en plus leurs chemins de front cl leurs rouies à leur charge.Non.cet argent on l'a employé duns l'élargissement et le redressement des courbes afin de procurer plus de conforl aux touristes cl aux automobilistes qui Irotivcnl les chemins trop étroits et les courbes trop dangereuses.Je conseillerais à ceux-là de venir conduire une journée dans le> rangs, apprendre à contourner une roche cl une ornière suits tomber duns le fossé et cela dans tut chemin de sept à huit pieds de largeur, .le suis sur que le soir, en pc-tournant chez eux.la route nationale leur paraîtrait large cl les courbes faciles à tourner.En cm-ployant cel argent dans les chemins non améliorés, on aurait évité bien des déboursés que l'on n faits pour achats de terrains el déplacements de bâtisses.Cela aurai) eu pour avantage de donner du travail plus longtemps aux chômeurs, sans compter que les cultivateurs de ces rangs, qui n'ont initiais rien gagné avec la voirie, auraient eu du travail pour leur aider à payer leurs taxes.Ce sont encore les mêmes cultivateurs celle année comme dans le passé, oui ont bénéficié de ces travaux en travail tant, eu vendant du terrain el de la grève, tandis que nous les cultivateurs éloignés, il nous faut nous contenter do mauvais chemins el payer des (axes.Mais il y a un fait pis que cela, c'est que ceux nui possèdent des autos, dans ces rangs, non pus pour se promener, mais pour leur utilité, malgré qu'il leur en coûte beaucoup plus cher pour voyager dans ces chemins, sont obligés de payer le même laux de licence, pour s'en servir dans leurs propres chemins, environ cinq à six mois par année, que ceux qui s'en servent dix et même douze mois el cela toujours sur les chemins entretenus par le gouvernement, Il faut eu toute justice que le gouvernement fasse quelque chose à celte session pour combler celle lacune.On dira pcul-èlrc: des chemins gravclés dans tous le-rangs île la province, vous n'v allez pas, ça coûterai! trop cher! Il est vrai, cela coulerait assez citer, tuais au moins que l'on réduise le taux de licence d'auto afin de ne pas nous faire paver pour les autres.Donc, cultivateurs des rangs el des paroisses éloignés des roules nationales, unissons-nous potil demander à nos gouvernants de nous rendre justice en nous accordant une demi-licence, Je désire rais èlre aidé dans In tribune libre de ce journal chose qui me sonnnblc.Bien à vous.pour réclamer une parait juste et rai' Odilon GILBERT Quand on rejette ce qui est bon Luc aux Sables, 7 dec.10.11 Amis lecteurs.Vous voyez comme moi que 1'in-dignalion csl grande p( générale dans la province au suiel du bill Dillon, bill qui a pour luit de valider les élections du 21 uoôt dernier.Nous lisons dans ITxrilurn sainte: Ne jugez pus et vous ne serez pu>> jugés, mais illgCZ-vous vous-mêmes sévèrement pour que Dieu puisse vous juger dans sa grande miséricorde.Le gouvernement ne veiii pus être jugé; il se iuge lui-iiieinc el il ne se juec pas severe-nient, il sail par l'expérience du passé que le peuple Pu toujour* jugé avec grande miséricorde el il se couijc à lu grande miséricorde du peuple pour l'avenir.Aduni et Eve, dans le paradis Icrrcslrc, aprts leur grande injustice envers leur Créateur, onl reconnu leur nudité, cl ils se sont cachés.Si Adam vivait encore de nos jours, il est probable qu'il commettrait encore lu même faille el, après avoir vécu en COIltacl avec une société dépourvue de loul rrspccl humain, il ne -c cacherait plus.La société actuelle cl moderne s'enorgueillit de sa science cl il faut admettre que la science est rendue au suprême degré; niais co qui est plus regrettable, c'est qua la science du vice a fail autant de progrès par ses ruses et son habileté, jusqu'au point qu'aujourd'hui le vice s'exalte et l'injustice est prônée et tout cela se fail sans scrupule et sans gène.S'il avail été trouvé dix juslcs dans Sodomc, cette malheureuse ville coupable aurai! été épargnée, mais il n'v cil avail que deux.Quand nous aurons dix députés oppositionnislcs à Québec, il n'y aura rien à craindre, niais, connaissant la faible mentalité de l'électoral, au prochain appel au peuple, sans aucun doute, nous en aurons plus que deux.Napoléon 1er, en se servant de tous les moyens, bons comme mauvais, est devenu empereur de tout le globe pendant vingt-quatre heures: quelques jours après, il était exile ù l'Ile Sainte-Hélène, et lu tradition nous dit qu'il ne faut Pits parler de cel homme, parce qu'il a fuit trop de bien el trop de mal.Il sornil bien regrettable que ceux qui viendront après nous soient tenus de garder le .silence sur le gouvernement de Québec.Amis lecteurs, plus haut, j'écris faible mentalité de l'électoral, .le relire celle parole el je vous en demande pardon, mais je suis dans les journaux, avec grande attention, ces délégations toutes récentes qui voul ii Québec pour réclamer les réalisations du programme conservateur.Inutile d'en donner la .substance, vous bi connaissez comme moi.Le gouvernement refuse el ic l'en félicite, parce qu'il a proclamé en face de loulc la province de Québec: volez pour moi.si vous êles satisfait, cl ic ferai de même à l'avenir, el vous .avez vote nonr lui.Puisque le programme conservateur faisaii votre affaire, c'était de l'accepter, le 24 noùl dernier.Ou méprise bien l'ex-cbef de l'opposition, Camillicn Hotidc.Chose remarquable, c'esl que dans son programme, il élail siipulé qu'il doterait la province d'un crédit agricole, d'allocutions familiales, de la pension du vieillard, el qu'il (Suite à la deuxième) sleigh au Mathieu conclut: Pensez au Bulletin et à vous-même en même temps Voulez-vous comme prime un joli razoir de sûreté comme celui représente dans la vignette ci-dessous?Rccrutcz-nous un nouvel abonne au "Bulletin des Agriculteurs", à $1.00 pour 1 an, et vous recevrez un razoir pour vous-même et nous en enverrons un aussi à votre abonne nouveau.Tous nos abonnes peuvent gagner cette jolie prime.Aidez ainsi à augmenter la circulation du "Bulletin des Agriculteurs" et le "Bulletin" continuera à vous aider. PAGE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 DECEMBRE 1931 Un moratoire à nos nécessaire 55 Un mémoire à nos gouvernante, par M.Napoléon Garceau, de Drummondvillc Cotte loi s'impose.-le lisais dans la Presse du 28 novembre, à In page 37.dernière colonne, qur* In Prance avait décrété qu'un père do famille sans ouvrage ne pouvait être expulsé de son loyer.Cette mesure passée par un pays où le nombre des chômeurs est infime relativement, à la population m'a convaincu davantage de ln nécessité d'un moratoire pour les cultivateurs de cette Province.En France les législateurs sont penchés sur le peuple, et au lion d'employer toutes leurs énergies et les ressources de la nation à des dépenses somptuafres, à tenter de maintenir un organisme financier qui croule, ils ont le sens commun d'em ployer ces énergies et une partie de oqç ressource?à soutenir et à rendre productif l'effort du travailleur de la terre et de la ville.Ce souci des masses explique en grande partie pourquoi cette France tant conspuée supporte la crise mondiale plus facilement que tout autre pays.Je sais qu'au lendemain de la guerre il était aussi interdit aux propriétaires, du moins de Paris, de profiter du "boom" du temps pour augmenter leurs loyers.Là-bas.le petit, le faible, a toujours été l'objet de la sollicitude des gouvernants.Pourquoi ne.pas s'inspirer de ce qui se fait là-bas pour accorder ici cette protection à ceux qui ont le plus besoin?Je lisais aussi que lors d'une entrevue avec le Premier Ministre de cette Province, assisté du Ministre de l'Agriculture, du Ministre de la Voirie, flu Ministre de la Colonisation, de représentants de l'Union Catholique des Cultivateurs, que Messieurs les Ministres, tout en admettant qu'au moins 25 pour cent des cultivateurs étaient dans l'impossibilité de rencontrer leurs obligations, se refusaient d'accorder la requête de cette délégation qui demandait, ln création immédiate d'un crédit agricole.Quelle différence de mentalité entre les gouvernants de notre Province et ceux de là-bas! La demande de l'Union Catholique des Cultivateurs était plus que modérée dans les circonstances.Ce qu'il faut, ce n'est pas seulement In création d'une institution financière spéciale aux cultivateurs, mais un MORATOIRE qui interdirait pendant l'espaeed'un an toute poursuite pour le recouvrement de dettes tout occupant de la terre à linéique titre que ce soit, fermier, locataire hypothécaires ou privilégiées contre tout occupant de la terre à quelque titre que ce soit, fermier, locataire ou propriétaire.Je sais par expérience personnelle nue plus d'un tiers des Cultivateurs rie notre région, par l'enquête que j'ai faite, pai la lecture des journaux.Kont en déconfiture et que les conditions sont à peu près les mêmes dans notre Province, sauf dans certains comtés particulièrement favorisés.Le découragement s'est emparé d'eux et si on n'y apporte remède la plupart d'entr'eux abandonneront la terre ou seront forcés de l'abandonner.Les villes sont déjà surpeuplées; les gouvernements sont obligés de îlépenser des millions dans des travaux, la plupart du temps somp-tuaires, pour donner de l'ouvrage bu plus grand nombre, possible.Pourquoi ne prend-on pas les moyens d'empêcher l'augmentation de ces chômeurs des villes?Il n'y en a qu'un à l'heure actuelle qui Ferait efficace: c'est le MORATOIRE en faveur des cultivateurs.Lea millions dépensés: jusqu'à présent ne sont que des palliatifs qui n'ont qu'un effet temporaire, mais n'apporteront jamais remède à la situation, à moins que l'on ne traite le mal dans sa racine.Le remède c'est le retour à.la terre: mais pour provoquer ce retour à la terre, il faut d'abord empêcher l'exode, protéger celui qui cet sur la terre ou celui qui y viendra, prévenir qu'il ne soit lu victime de la convoitise de ses créanciers ou encore à la merci des agents des syndics ou faillites.Si nos gouvernants avaient le souci de s'informer des conditions réelles, des misères, de l'anxiété de nos campagnes, ils com [trend raient qu'à moins dose pencher sur le peuple des campagnes immédiatement ils accentuent la crise et préparent un désastre.Le Premier Ministre, bien qu'il admette que 25 p.c.des cultivateurs sont dans l'impossibilité de faire face à leurs obligations, ne se propose que «l'étudier la création d'un crédit agricole.Quand, il y a dix ans, une crise subite s'est déclarée, il a dans le temps nommé une Commission pour étudier cette question, et après dix ans.après l'envoi d'une autre Commission dans les pays d'Europe, après les promesses faites lors des élections, encore aujourd'hui il ne fait qu'étudier, et pendant ce temps-là.nos campagnes se dépeuplent, notre population se démoralise.Quelles raisons peut-on invoquer contre un MORATOIRE?Qu'il porterait atteinte au crédit de la Province, qu'il constituerait une injustice, vis-à-vis les créancier.-.Comment peut-il porter atteinte au crédit de la Province plus que ne l'a fait cette déclaration du Ministre, des Affaires Municipales: "que nombre de municipalités sont dans l'impossibilité de rencontrer leurs obligations" ?Sur quoi repose le crédit de la Province, si ce n'est sur la prospérité ténéralc ?Comment une mesure qui a pour objet d'empêcher l'avilissement du prix des fermes et de leurs produits peut-elle nuire au crédit de la i-rJvince ?Dans le cas du village de Rouyn et des autres municipalités.In Législature n'cst-ello pas saisie d'un projet do loi qui n'est qu'un moratoire plus ou inoins prononcé?Quand nos campagnes se seront dépeuplées à tel point qu'elles ne pourront rencontrer leurs obligations, la Législature ne sera-t-ellc pns forcée de faire ce qu'elle fait pour Rouyn ?Pourquoi attendre au lieu de prévenir ?Le crédit de la Province, de même que ses ressources, doit être employé à la protection do ses habitants, à assuror sa prospérité.La prospérité ne peut revenir qu'en autant que l'exode rural aura cessé et que les terres abandonnées seront réhabitées, et la chose ne peut se faire qu'on autant qu'un .MORATOIRE protège le eulti-jvatcur actuellement sur sa ferme let ceux qui y reviendront.Quand nos compagnes serotit ro-] peuplées, le nombre des chômeurs dans les villes sera virtuellement ! réduit à zéro ou au nombre habituel dos chômeurs en temps normal.L'activité de nos campagnes retournera à.la Province le crédit dont elle aura disposé en faveur de ses habitants.Et pour les créanciers ou bailleurs de fonds, y aurait-il injustice?Quand le prêteur a consenti i" prêt ou encore quand le vendeur a accepté l'hypothèque de bailleur do fonds pour garantir son prêt, les conditions économiques permettaient à l'acheteur de croire que l'obligation qu'il assumait pouvait être rencontrée, et le prêteur était satisfait de la garantie alors offerte.Aujourd'hui que les condition-économiques sont différentes, que la terre vendue ne représente plus la valeur qu'elle représentait autrefois, pourquoi serait-il injuste que le créancier ne participe pas à une perte indépendante de In volonté de son débiteur, tout comme le débiteur lui-même, non pas parce qu'elle était vendue, mais à cause I de conditions économiques, extraordinaires, il se trouverait alors dans les circonstances de l'acheteur et il subirait la dépréciation du prix et de Ih valeur.Le moratorium ne l'empêche que de poursuivre l'exécution «l'une obligation, mais le laisse créancier quand même.Dans une crise comme celle-ci, il ne serait pas juste qu'il n'y eût que les débiteurs qui en fussent les victimes premières.I! faut que le fardeau soit porté autant que possible par tous, et logiquement il devrait être porté plutôt par le créancier que par le débiteur, qui a déjà payé à ses créanciers daj.^ bien des cas plus que ne.vaut à l'heure actuelle la terre, dont l'achat l'a rendu débiteur.Ce créancier a reçu des fois la moitié de sa créance première, d'autres fois plus, et si on n'impose pas un moratorium, ii reprendra cette terre après avoir reçu «le tels acomptes.Dans ces cas.la perte n'est subie que par le débiteur.Il y a plus: à cause de l'avilissement des prix et des fermes, des produits de la ferme, des denrées de tout genre, la créance représente un capital plus considérable que lovs du contrat, puisque In puissance «l'achat des dollars que représente sa créance a augmenté dans des proportions démesurées.Il y a trois ans.un dollar achetait à peine deux livres et demie do beurre, un peu plus qu'une poche «le patates, etc., et aujourd'hui, le même dollar achète cinq livres «le beurre, deux ou trois poches de patates, etc On pout acquérir aujourd'hui deux, trois fermes, avec le même montant qu'il fallait alors pour en acheter une seule.La somme qui est due aux créancier- représente donc une richesse : foi', trois fois plus grande que lors du contrat.Même, si cette richesse reste improductive pendant un an.et si elle n'est productive qui' d'un revenu diminué de moitié, et pondant cinq ans, ce créancier ne Tait aucune perte; on ne l'empêche de percevoir qu'une partie dos gains ou des profite, qu'il n'espérait même pas lors de la transaction.Dans le cas où ce créancier a reçu la moitié de sa créance, cette moitié lui constitue une richesse lout aussi importante et peut-être plus qu'autrefois, eu égard aux conditions économiques actuelles.Pourquoi son débiteur perdrail-ij son capital, le fruit de ses labeurs, quand un'moratorium et.une diminution «in taux d'intérêt pondant cinq ans peuvent empêcher cette perte, sans rien enlever au créancier «le «•(¦ qui était prévu ?La justice, l'équité imposent ces mesures.Le moratorium s'impose, je le répète, mais il est tout aussi nécessaire «le réduire le taux de l'intérêt sur toute obligation comportant hypothèque ou privilège sur la terre, au moins pour cinq ans, et ce taux «le l'intérêt ne doit pas dépasser 3 p.e.Ceci permettrait au débiteur de se rétablir quelque peu économiquement et lui redonnerait la confiance et le courage dont il a besoin pour s'imposer les nouveaux sacrifices ((n'exigent son état, sa condition.Ses sacrifices seront encore plus lourds que ceux «lu créancier qui ne perdra qu'un gain non PRÉVU et L'SU PAIRE dans \).Jeu de Caries du Bon.Parler (.35), En garde! (.40).Ajouter dix pour cent pour teala dit port. 31 DECEMBRE 1931 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS La session provinciale Le bill de la gazoline, le des fonctionnaires municipaux La Chambre ajourne au 1 1 janvier Apres une courte séance, mardi Jernicr, la Chambre des députés s'est ajournée au 11 janvier.La discussion a clé assez paisible et d'ailleurs les députés avaient plutôt bâte d'eu finir pour retourner vers leurs foyers.Le bill imposant une nouvelle taxe sur la Kazôlinc a clé adopté en troisième lecture, ainsi que le bill pour protéger les fonctionnaires municipaux.La séance terminée, les députés se sont séparés cil se souhaitant joyeux Noël; Le vote des femmes a l'ouverture de la Chambre, It premier ministre appelle le numéro du bill relatif à l'éligibilité de la femme el h son droit de vole.Tout surpris, le Dr Plante, qui est parrain du bill, fail observer: "Je comprends qu'à la veille de Noël, le premier ministre esl désireux de faire un cadeau aux femmes de celte province; je lui demanderais tout de même d'attendre à janvier pour aborder l'élude de cette importante question".Le bill de la gazoline El l'on passe à l'élude du hill de la gazoline, dont M.1.E, Perrault demande l'adoption eh deuxième lecture.La gauche réclame le vole mais comme les députés conservateurs ne sont que quatre, le Dr Plante se lève avec la gauche.Les membres sont appelés et le bill est adopté par un vote de 28 à 4.La Chambre se forme alors en comité des subsides el Je bill esl étudié clause par clause.L'article 7 provoque une discussion.En voici le Icxle: "Toute personne qui, dans la province, achète de la au-zolinc sans payer le droit imposé sur son achat en vertu de.l'article 4, commet une infraction à la présente loi el est passible d'une amende de pas moins de dix dollars et de pas plus de cent dollars, cl, à défaut du paiement de l'amende, des droits el des frais, d'un emprisonnement d'un mois".M.Duplcssis estime que cet article va trop loin ou manque de précision.En effet, dit-il, tout automobiliste qui ira acheter de la gazoline s'expose à élrc pincé s'il ne s'enquiert pas du prix et paie sans savoir s'il a payé la taxe.M.Perrault admet qu'à la rigueur l'incident pourrait se produire mais la loi n'est pas faite dans ce but.On se propose plutôt de prévoir le cas de certains acheteurs de gazoline qui se font des provisions à crédit.Dans l'intervalle, le marchand peut, faillir et la province y perdrai!.M.Barré entre dans la lutte et fait observer à la droite: Il existe actuellement une situation grave dans certaines municipalités.Si on n'y pourvoit pas, plusieurs municipalités devront poursuivre pour NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL 7 l'AP.INE A l'AîN Lo chir.lo baril, en sacs Première patente .$2.45 Deuxième patente .$2.15 i'orte à boulanger .£2.(15 FARINE A ENGRAIS Le char, le baril, en mcs Première patente .S 1.85 Deuxième .$1.75 SOUS-PRÔDUITS l>r BLE Le ch»r.la tonne ,.$21.25 S22.25 .S26.25 .$30.25 .Son.dru rouge .fini blanc I.aurenlia Middlings (extra) .MOULEES 'Success" to chu-, la tonno $29.25 chain molli; ! >¦> >>>>>>>> >-> >¦>¦> > > > .sous votre front afin do mieux vous com-prendre pour mieux vous consoler.Quant à l'amitié que vous réclamez avec autant d'ardeur, soyez assurée que je vous en prodiguerai à profusion aim que vous ne regrettiez jamais d'être venue poser votre tête au profond de mon épaule.—Quand mémo j'aurais écrit personnellement, je n'aurais pu vous donner ces adresses que vous réclamiez; il faut écrire par mon entremise, premièrement, ensuite vos correspondantes vousdéclarent d'elles mêmes, leur incognito.Envoyez-moi une lettre affranchie pour Aim Souffrante, Mercure, Xoella il u Saguenay, Maryse, Petite, Léares Closes, ces amies, j'en suis certaine sympathiseront de cœur avec vous.Quand dos correspondants se présenteront.je me souviendrai de ma chère Brise que j'at- tends encore bientôt, d'ailleurs.Roselyne tie Cressy.—Si la longue lettre se fait attendre, le présent rose que vous destiniez au pauvre m'est parvenu et, je vous remercie, au nom du bébé qui le portera.Vous êtes unique, ma chère, et je vous comprends si hien dans la tourmente qui est voire vie.—Votre lettre nie parviendra celte semaine, sans doute; j'ai hâte de la posséder pour savoir beaucoup de choses de vous: alors je vous faut pour comment, seraient-ol me gâter de votre affection, après, cela, vos lettres ne me es pas précieuses '.' — Quand ectto petite lettre vous parviendra, je SCI'iii ii même de juger des progrès de "Line", de jouir de l'ambiance familiale, (le répondre aux sourires de mes amies de "cliez nous".J'ai l'intuition que mon passage dans ma patrie me réserve dos plaisirs variés comme les pensera de votre lettre et j'en suis heureuse.N'est-ce pas que la vie est bonne?Bonjour, chère vous que j'aime toujours.l'ttili tondrai un hum l.illet où se glissera, tout comme ici, toute ma tendresse pour vous.Des consolations sans nombre pour tous les jours de l'an nouveau, c'est mon souhait pour Roselyne.l'elite Yvette.—Quel chaud petit coeur l'enfant j'ai découvert avec les petits bas moelleux, d'Yvette! Aussi Grando- MTUr aime bien pros cette petite fille-là et lui envoie un tendre bécot pour la remercier.Bonjour, chérie.Colibri—Pourquoi ne pas m'avoir dit comment s'appelait cette cousine-là'.' Il m'eût alors été plus facile do m'inté-resscr à.elle.En tout cas, soyez assurée que jo serai heureuse de la recevoir nu nom do Colibri, si toutefois nous nous rencontrons à N.Dites bien à votre maman combien jr la remercie pour son généreux envoi: dite—lui aussi que mon souvenir lui demeure fidèle et que je lui désire une santé meilleure.Quant :\ vous, votre amitié m'est toujours précieuse, chère petite, ci vos rares lettres me sont une joie.Aussi ne craignes pas de me revenir cl comptez sur mon amitié.Oiroitrtlr.—Tout est fait selon vos désirs.Contente?Vos souhaits sont de toute beautéet s'ils se réalisent .combien heureuse je serai! Merci de tout mon cœur pour eux, et merci plus encore pour VOS étren-ues :V nos pauvres.Vous donnez, beaucoup, Dieu saura bien vous récompenser on retour cl la, VOUS bénir.Au revoir.l'rtil Pois Vert.— dement plaisir en coup nos étrenne: quoi reconnaissant Le tout m'a fait gran-lugmcntanl de beau-aux malheureux et merci jo vous dois.— La part qui revenait à ma cuisine ne m'a pas été moins précieuse et j'ai pensé, avec un sourire, que je ne vous reconnaîtrais plus le jour où vous me cesseriez vos originales surprises.Cette étrenne, pour ma cuisine, s'est déjà, mise à l'o-uvrc.ce (pli fait (pic ma pensée vogue souvent vers vous on môme temps que jo 'brosse mes marmites.N'est-ce pas ce que vous ésiriez?Merci mille fois, amie irès hère; embrassez vos mignons pour moi soyez heureuse pleinement durant toute l'année qui commence.Sous le-feuillage—Votre colis fut reçu ivcc une joie reconnaissante; merci, le ne jugo pas du ctr-ur de mes amies par t fréquence de leurs lettres et jo tue suis bien gardée de douter de votre amitié.¦Sourires.Brise Parfumée^—J'avais mis de côté t vous 'seriez dans votre famille et qu'alora 'Otro lettre, espérant toujours qu'une i mon billet ne passerait pas inaperçu; vencz minute de liberté me permettrait, de vous me dire que je lie mo trompe pas.—Votr^ '••rire la lettre personnelle (pie vous avez | parfum m'enivre, petite, et votre histoir dû attendre, en vain.La relisant, aujour- m'intéresse en m intriguant un peu; j° l'hui, j'ai pensé qu'A l'occasion des fêtes | voudrais savoir tout ce qui sanglot tc _ C ;o>: Dans les Années Avancées Vous pouvez rester vigoureux et en bonne g aanté en faisant usngc du Du DR.PIERRE U donne de la torec A vos organes _ , U a un effet salutaire sur vos rems et votre toi-Il garde votre estomac en ordre Il fortifie et construit votre système Un E.«i Vou.Confiner.Il cat préparé d'herbe, pure, et .aine., et nô contient p».de drogue» nui.ibïe.et cond=tA 1 u£«e continuel de drogue.Ce n'e.t pon une médecine do drogui.te.Elle e»t .upplééc pnr des agent, spéciaux, écrivez A DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.y?—roa Washington Blvd.(Délivré libre de- lou.drolU »u Canndal CHICAGO nx.jj Angclico.—.le ne pourrais vous dire toute la joie que j'éprouve de votre retour, mais jo puis vous nllirmor que, connaissant depuis 9) longtemps votre nature ardente et la fidélité do votre coeur, pas une minute un doute ne vous a effleurée.Connaissant ivusfd votre vaillance aux œuvres do toutes sortes, je trouve que vous donnez beaucoup et je vous romorcio do tout mon cœur.—Vouh nie Bombiez bien bisse et j'insiste pour quo vous preniez un vrai repos; mon amitié vous voudrait en parfaite santé toujours, et heureuse pleinement, pleinement.Alors, «oignez-vous bien et cueillez du bonheur a pleines mains.Grand'mère Abeille,—Tout est bien qui Huit bien.Il n'était pas trop lard, j ai acheté dos lainages nvec ce que vous m'nvoz envoyé ot votre part est largo, chère grand'mère.Réjouissez-vous avec moi qui vous romorcio avec toute mon affection.Et.surtout, n'allez pas croire quo vous êtes on dodo vjji-i\-vifl do moi.Votre affection do grimd'mnmnn, quo vous pnvoz si bion nin redire, n'est, beaucoup, beaucoup coin, vous savez, ni.jn la ro-OUoillo précieusement.l'espère quo vous vous romotf oi lentement mais sûrement do ce grand ohoo ot quo votre santé sera rctlovenuo meilleure pour ces fêtes.Je vous souhaite tout ce qu'il y a de meilleur et je vous souris de tout nion coeur.ContlaneoAubrj/,—J'ai longuement respiré l'amme qui s'exhalait de votre liou-i que* aux mille teintes ot j'en suis dnrnouréo tpuohéo.Vous avoz des mots oAlins d'en- Joycuse.—Votre message parle bien, petite, ot vous n'avez rien à envier à ma plume.J'aime votre gazouillis amical, mais je sais (pie vos occupations sont nombreuses ut je comprends facile-.ment que le temps vous manque souvent, i plu Je suis si souvent prise, moi aussi, au point de devoir arrêter les élans de ma plume (pli aimerait courir longtemps pour vous.Je fais miens vos souhaits pour vous les offrir gentiment comme vous le faites our moi.Riveur.—Alors que tant d'autres se réjouiront de ces fêles qui rassemblent Ici familles, vous serez triste, ami, parce que vous serez seul et que toutes les souffrances de votre récent deuil s'éveilleront aux souvenirs des fêtes dernières.Vous souffrirez, je le suis, et cola m'attriste, moi qui désirerais voir heureux et confiants, tous mes adeptes.Cependant je.crois qu'il est un ange pour les orphelins et je le prie j de vous apporter toutes ses consolât ions.| Je crois aussi que nos disparus nous voient i du haut du ciel et (pie.de là, encore, ils nous enveloppent de leur tendresse.Pourquoi no le oroiriez-vous pas aussi ?Ce vous serait tellement consolant.Jo suis heureuse de cette amitié qui vous unit à notre amie Fleur, et je vous unis, tous deux, pour vous sourire amicalement.Mercure.—Votre lettre mérite certainement eo bon bout de billet quo vous réclamez: vous m'avez fait tellement do plaisir eu me donnant de vos nouvelles, chère silencieuse.— Ainsi vous êtes maintenant seule avec la lut te et vous vous sentez défaillir, parfois! Je comprends parfaitement et je sais (pic rien ne vaut 1 soutien maternel.Mais, par le fait même votre tache n'accumule-t-olle pas uni nombre de mérites, on plus ?Quand vous i P°ur serez trop lasso, lovez les yeux vers le ciel qui vous enverra le meilleur soutien: ensuite, si le cour vous en dit, venez fréquemment vers moi qui vous accueillerai toujours à bras ouverts.Micheline.—Vous avoz des mots de miel pour me dire votre amitié; vous êtes une vraie petite abeille do qui le bourdonnement trouve toujours son écho dans mon cœur.—Je ne m'étonne nullement (pic vous sympathisiez à ce point avec Ame des Bois; jo la connais pour une si délicate amie ot vous vous ressemblez si bien toutes les deux.—Si vous étiez près de moi, nous partagerions nos plaisirs du ski; je pratique et j'aime fort ce sport.Bonjour Micheline: je vous veux des joies sans nombre à l'occasion des fêtes.Jlosclys, -Je suis charmée, que vous m'associiez ainsi dans votre programme hebdomadaire; voyez comme c'est tin.l'amitié.Aucune ligne de douane no peut l'empêcher do passer el do se faufiler un peu partout, on tout, temps comme en tous lieux.El c'est heureux pour nous deux, n'est-ce-pas, qui aimons passer souvent les frontières pour nous rct rouver.en amitié.De notre correspondance comme do celte amitié, jo suis peut-être la plus heureuse des deux cl jo vous prie.de.n'en pas douter.Plus souvent vous m'écrirez, plus souvent ma joie de vous lire se renouvellera.Allons, eraindroz-vous encore d'être égoïste en m'apportent cas petits morceaux de votre vie?— Comme la misère est grande partout! C'est navrant.Et pourtant, l'on se sent mieux véritablement heureux on face do tous ces miséreux qui ignoreront les joies de nos fêtes présentes.—Amical nu revoir, chère mie en exil, mon amitié vous demeure pleine et entière; usez-en et en abusez; j'en demeurerai la plus heureuse.avant, de vous déclarer et d'attendre la lin de la convalescence.Je vous désire heureuse, Jeannot, puisse Dieu vous éclairer.Mis» Anglais?.— J'ai tout reçu et c'était beaucoup, allez! Aussi, c'est un merci du cieur que je vous dis.bon m'a parlé avec enthousiasme de votre passage "chez nous", ce qui m'a fait soupirer, j'aurais tant aimé vous voir, moi aussi.Un autre été me sera peut-être plus favorable?— Un sourire et do bien amicales pensées.Sylvéricnnc.—Nous en avons do tous les âges el pour tous les goûts.Aussi vous I trouverez beaucoup de sympathie à notre i rucher où vous êtes très bienvenue.Vio-lettc Dosprés, K.Minette, Girouette vous | seront d'aimables correspondantes; en-| voyez-moi pour chacune d'elles une pre-I mière lettre que je leur ferai tenir.Quant I au correspondant j'espère vous le dé-j couvrir un peu plus tard si vous voulez jétre patiente.Au revoir.I Alexandra.—Est-ce vous Mlle E.C.?.Votre pseudonyme n'étant pas inscrit sur votre lettre, je m'y perds un pou et j'attendrai plus de certitude pour vous enre-] gistrer.| Ame (/es Bois.—Quel mets exquis, votre i lettre dernièreI Vous savez merveilleuse-; nient bien boulunger de ces petits gâteaux (lui sont un vrai régal pour le cœur el l esprit! —La scène de votre petite nièce est vraiment touchante et je comprends que vous aimiez follement celte enfant.Qui pourrions-nous aimer plus que ces | petits?Ils n'ont rien d'impur, ils ne font de mal à personne, ils aiment avec tellement d'ardeur! El saurait-on trouver I chez nous, les grands, autant d'ingénuité?| — Il no faut pas désespérer d'un avenir heureux, dans un petit foyer bien à vous.Vous êtes encore jeune d'ailleurs et par-! fois l'âme sœur, le soutien de toute la •vie.future se rencontre là où l'on ne l'attendait pas du tout.Ey puis, le temps ' est un grand guérisseur, il ferme souvent la blessure rt l'insu mémo de.la victime qui s'étonne tout à coup de ne plus sentir le mal.Croyez-moi, il faut oublier le passé, vivre le présent, voir du rose dans l'avenir et lutter avec courage quand la tourmente passe.—Vos souhaits me vont au cœur, merci.—Pour vous jo souhaite toute une moisson de joie douce et sereine, de la santé, beaucoup de consolations et.la rencontre du prince de vos rêves pour calmer le regret des amours passées et bercer votre âme souvent agitée comme les frêles rameaux de nos bois.Je vous aime quand vous vous faites petite el tendre; aimez-vous Grande-Sœur quand elle donne tout son cœur dans le grand billet demandé?Gracieuse.—Votre affection me touche et jo me demande ce (pie j'ai fait pour la mériter.Je vous remercie de vous être rendue à notre appel; je vous désire bien des douceurs on retour de.toutes vos tendresses pour moi.comprend, mais de eo train, votre réserve heni bientôt épuisée, s'pas?Alors, moi, au lieu de vous en demander, je vous en offre.Ça va?Il v on a toujours chez moi.plein la maison, i\ pleins jours.Venez vous approvisionner "en gros" quand le cœur vous en dira.Lune Housse.—Je serais l culée de vous taquiner avec Marguerite au sujet de ce nouveau prince dans votre ciel mais, réflexion faite, j'attendrai des nouvelles certaines.—C'est une nouvelle pour moi.ce retour d'Amor Kidelis, chez vous.Vous avez sans doute tué le veau gras pour le retour de celle enfant prodigue et ce dut être une vraie foie, s'pas?— J'inclus, pour vous deux, un; profusion de sourires, pour clore mon billet.Pardonnez-moi d'être aussi brève et venez me dirt' qu'ils furent bien reçus.Ynnllie Délaissée.-Il nie fait plaisir de vous donner asile à la niche et réponse dans mon courrier.Seulement, si vous désirez devenir abeille, pour de bon, il faudra m'envoyer vos noms et adresse, afin que je vous enregistre dans mes j tilières.—Nous ne sommes pas parents de ce Monsieur C.dont vous me parlez.— Les personnes mentionnées dans votre lettre ne font pas partie de notre cercle, sauf Mlle M.maintenant religieuse.Au plaisir de vous relire.Semper FidclisJ—-Mon billet vous arrivera presque en mémo temps que le petit Jésus passant par la cheminée., car j'imagine que chez vous ce n'est pas le Père Noël qui pas^e.Il y a longtemps que vous ne suspendez plus votre bas?Moi aussi, allez, et parfois il ni'arrive d'avoir un peu la nostalgie de ce temps-là et qu'y a-t-il d'étonnant à cela puisque j'ai su garder mon âme d'enfant ! Une partie do cette âme s'en ira.vers vous le matin du j premier janvier; ne la laissez pas passer et faites-moi cadeau d'un peu de la vôtre mes étrennes, voulez-vous?GRANDE SOEUR.Amoureuse .les valeurs de pincement, comprenant les bons et débentures du gouvernement fédéral, des provinces et municipalités, et*., «18.475.413.28.les prêts n demande.$5.801,-872.35 formant un totnl d'actif liquide de $29.817.051.88 compaii n £27.110.273.81 en 1U30.Les prêta aux municipalités ainsi que les prêt» cournnls étalent de $19.-882.809.29.comparé a $21.001.007.05 l'an dernier, représentant une diminution d'environ 8'r facilement explicable par la contraction des affaires résultant de lu continuation de la crise économique.L'assemblée générale des actionnaires est convoquée au bureau chef de la Banque pour mercredi, le 27 Janvier 1932.Le conserve jeune ''Bien que j'aie
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