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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 10 mars 1932
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1932-03, Collections de BAnQ.

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Redaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Ab^n, : t $1-00; 3 $2.50.m„i.\ e t P»yi ««nger.$0.50 d« plu.pir Le sol est notre plus grande force MONTREAL, JEUDI 10 MARS 1932 JOURNAL HEBDP*'\PA!RE pi COMPACN RURA LICITE CINQ SOUS LE NUMERO SB "i g £ ca # &ll'|f >ISEUX ^ o q % ses*— Le temps est-il venu ?1^ Bulletin des Agriculteurs vit, par et pour les cultivateurs et n rHerche continuellement à.les aider davantage.Le Bulletin est.arme nécessaire, qui permet aux cultivateurs de se défendre li-FD(L„„i Piiv-mëmcs.comme à tous ceux qui s'intéressent au sort de /aloir les droits de Classe apicole comme facteur social, de faire v * Cl pins .17 "*«¦*.8 lbs M pl.,».V.:.'.U CANARDS ABATTUS \, ,i 11,.„, , I,n Ovre 1 i 'IS rl Plus.tR lhsr>plusiiiî canards vivants Ron ;, il livre Ven ""„" "ll,s- ieunes.0.00 ' 1 ,l,s cl plus .o.OO UpINS MVANTS 1 ' ,b» r| plus.MIEL BLANC La livre Récipients de .'10 Ibs .OS Récipients de "> lbs.08 1-2 Récipients de 2 1-2 Ibs .09 MIEL AMBRE 1* livre Récipients de .10 Ibs.07 Récipients de 5 Ibs.07 1-2 Récipients de 2 1-2 lbs .08 MIEL BRUN La livre Récipients de 30 Ibs.0i> Récipients de T> lbs.00 1-2 Récipients de 2 1-2 Ibs.07 SIROP D'EHABLE No i No 2 No 1 No 2 SUCRE D'ERABLE Le gallon .00 .00 La livre No I No 2 jNo 3 I I BOUVILLONS VIVANTS .5.75 à 0.25 .5.00 n 5.50 .1.00 à 4.75 taures vivantes No I .No 2 ____ No 3 Los îoo livres .4.50 à 5.00 .4.00 à 4.25 .3.00 à 3.75 VACHES VIVANTES No l • No 3 .No 3 .«ich; il.l'ne v.'iconnotte; a trayon; -I.Une .,'interne modique; a magic lantern; •">.Une machine, h vapeur (fixe): « stationary rngine, fi.In moulin à vent: a irinilinill.7.Ine scie circulaire: » circular saw, S.Une automoiblc: an mtlomobile; !'.Une bambine!te: « p"ial bike; 10.Une patinette': a scooter; II.Des chevaux berçants: rocking horses; 12.In aéronef, un dirigeable: on airship, a dirigible; Un excavateur: « stçam shovel; II.Un patin ii roulettes: o rallrr skate; 15.Un aeroplane, un avion: an aeroplane, Kl.Patin tubulairo pour hockey: luhular hockeg skatc; 17.Une dédiai Reuse, un camion à bascule: a dump truck; 18.Une tirelire: i money l>nr: 10.Une auto à pfclacs: Ircndlr car, a pnlnl cari 20.Une pompe a incendie: afire engine; 21, I n xylophone: a rytophniir; '2'2.lies blocs de construction: building block .Questions.I.Que fait Jean ?— Il jonc au grand air avec son CÔTIEK.Q.Pourquoi ce genre de traîneau s'ap-.pellc-l-il l'OTiKli'.' — l'arec que les rnfnnts s'en servent pour descendre les côtes en glissant.3.Qu'ont particulier les roues de la VAfiONNF.ttk de Paul ?Elles sunt :\ disque cl caoutchoutées.Q.Que veut dire "à disque"?— Au lieu d'avoir un moyeu, une jante el des rais, '-i roues sont massives.1.Avec quel mot ne faut-il pas confondre RAIS?— Avec son homonyme ivAIE, qui signifie un trait, une ligne, un sillon, une sorte de.poisson plat.Q.Que veut dire "caoutchouté"?—¦ Qui a un bandage en caoutchouc.1.0.Sur quelle gOTtC de véhicule LOUIS court-il?— Sur une iwtinktte.Q.Pourquoi ce nom'.' - A cause de la ressemblance de ce joue! avec, un pal in à roulettes Oil.12, Quel es! ce jouet mécanique'.' -— Un MHK.K.UU.i:.Q.Que voyez-vous au bout du dirigeable'.' Une'iiKi.iiK.Q, Comment appelez-vous les branches d'une hélice'.' I'w.ks; on donne aussi ce nom à la partie plate d'un avion qui entre duns l'eau.Q Qu'y tt-t-il de suspendu sou» le dirigeable?— lies n Ml,l.t.l:n.lô.Comment SC nomine ce véhicule aérien ?l'n u'aiori.ANK.Q.Qu'ya-l-il à l'avant ?- Trois>hclice9, l'une attachée au fuselage, et les deux autres aux ailes.Q.Qu'est -ce que le resta.mu: d'un aéroplane?- C'est la parue qui contient le moteur, l'équipage, les réservoirs, et à laquelle viennent se fixer les ailes et le train d'atterrissage.I,'.Qui, le premier, a traversé l'Atlantique d'une seule traite?— Charles l.ind-bci'C, en mai 1927, BCUl «laie- son avion, le "Spirit of St.Louis".IS.A quoi sert une Tinr.t.iitE.— A mettre les pièces de monnaie qu'on veut économiser.Q.Y a-l-il un meilleur moyen de ramasser son argent ?- i lui, en le déposant à la banque ou A la Caisse scolaire.Q.Pourquoi?- Parce que l'argent y porte intérêt, et aussi, parce que l'occasion de le dépenser inconsidérément us se présente pas, si souvent.20.Quand les pompier" se servent-ils de la i'ompk a vapeur?- Quand ils sont appelés pour de gros incendies?Q.Comment les fait-on venir?.Au moyen des avertisseurs placés un peu partout dans les grandes villes, et aussi par la téléphone.DEVOIR.Selon le cas, composer une phrase eu anglais ou en français avec chacun de >'C* mots: A) Patin, dirigeable, aéroplane, véhicule, bambinotto, essence, excavateur, vngoniiel te, incendie, extincteur, construction.l!i Truck, coaster, skate, pedal, engine, windmill, scooter, airship, arcoplanc, lantern REDACTION; Raconter les émotions que dut éprouver le jeune Américain l.indberg.le premier qui ail, sans escale parcouru en avion la distance qui sépare NVvv-Ynrk de Paris, lorsqu'il survola I l'Atlantique et la Franco cl atterrit à l'aérodrome du Bourgct.Extrait de l'ouvrage de l'abbé l'.lennc Blanchard: "VOCABULAIRE BILINGUE PAR L'IMAGE".Prix relié: $0.00; franco: $0.68.("liez les libraires ou à l'adresse suivante: I/aiuié Ktievnk Hi.ax- cnAnn,Eglise Notre-Dame, Montreal.'l'ombres acceptés.Demander aussi: lirruril d'idées (.60)', Dictionnaire .¦ ' tourne J POUSSINS Armstrong issus de bonnes pondeuses.Premier choix.Rock.$14.00: Leghorns, $13.00.Qunllté spéciale.$13.00 et $17.00 le 100.Approuvés pnr le gouvernement.Garanti qu'ils vivront.L'crl-vez.a ARMSTRONG CHICKS .1R Davidson, Ste-Catharlnes, Ont.No 1 ANIMAUX A FOURRURE A VENDRE Chats sauvages adultes, le couple S 35.00 Chats sauvages adultes, le trio s 50.on '¦ Visons, le couple S 70.0(1 Visons, le trio .$100.00 Femelles accouplées ichat sauvage) $ 25.00 Femelles accouplées «visons).S 10.oo tous animaux de la province.Elevés i en captivité.1.DESROSIERS, St-Gulllaume, Que.une autre production.Si ¦ ,., „,-; si l"nvlculture.lalssez-noU! u -., '}* notre expérience.Lach.v .' « "Bray est la garantie de su T.3 culture.A la suite de i M de sélection, classification .'• , .',-V, !n* sang de nos troupenux reproducteur sommes en position c .clients des poussin.vlKo-.'.» débuter dans cet élevage.N„„, cVnccllS partout et garantissons 100' des nvM vivants li l'arrivée.Sept rai i Meilleures pondeuses — 0.Notre catalogue 1932 est malnten.m Il donne les prix et autres Inlom.Vous n avez qu'a le demand.- iT ,., ,"kav, chick n vu m rtv "au'^S' iiiin„mJ D'Upton.comté Yamaska Que produits que pur 1rs couvoirs qui sont inscrits sous le système fédéral d'approbation de couvoirs.Ils représentent la masse des poussins de bonne qualité.Non seulement les couvoirs uni fournissent des poussins fonclionncnl sous la surveillance du gouvernement, mais on ne peul mettre couver que les oeufs normaux en ce i|iii concerne la forme, el d'uni' certaine grosseur, lundis que les basses-cours d'où viennent les oeufs sont sélectionnées rigoureusement par les inspecteurs du gouvernement nvaul que les poules ne soient accouplées avec des coqs de qualité approuvée.Les poussins approuvés ne peuvent venir que de couvoirs approuvés.Poussins engendrés pnr un coq cntil irâlé : Une nouvelle sous-division de la catégorie des poussins approuvés i est pourvue pour les poussins en-1 gendres par un coq contrôlé.Ceci 1 signifie que toutes les liasses-cours employées comme source d'oeufs pour le couvoir qui offre : des poussins en vente, ont à leur ' tête des coqs approuvés ci ml rôles.la progéniture de femelles certifiées contrôlées.L'cclaircissagc des pommiers rapporte Les recherches conduites à la ! station expérimentale fédérale de Kentville.\.E., fournissent des preuves bien claires de la valeur de l'"éclaircissagc" pour les pom-mes.L'augmentation de valeur en ce qui concerne la variété Wealthy il élé de $34.70 par acre.Quclques-uns des avantages de l'éclaireissa-ge sonl la diminution des frais de cueillette, de charriage, d'emballage cl de barils.Le coûl de l'éclair-cissagc a élé de 14.6 ccnls par arbre, soil .S7.NK par acre, résultant ' "il une économie directe de ninin-d'oeiivre el de fourniture de 821.-13.L'augmentation tic valeur, qui est de *l.'i.r.:t vienl du prix élevé 1 qu on a reçu pour les fruits de meilleure qualité.GRATIS Madnnie ou MonslnJ Une jolie montre poj vous, vendez no, bon:* graines di et vous in donnen ns o^il tis.Ainsi .)•;•• i autres cadeaux Ecrites nous.Detniindrz 120 pal quêta de graine a ALLEN NOUVEAI 1 i -St-Zarharle, Que SABOURIN & SAEGURiN AVOCATS KL 785 b.T.9(1 25, rue St-Jacqucs.SAINT-JEAN, r.q.Tuyaux de fer Toulcs grosseurs, bons comme neufs; coupes et files oc lonçucw voulue.Aussi fous les accouplements.Toujours on main cf i bas prix.Aussi fournaises, radiateurs, bains, éviers, toilette.Universal Pipe ,t Salvage Co., 874 Wcllinqlon.Montreal.GRATIS Montre c*.nombreu» beaux en-Jean): « »¦ ' que: ustensiles d aluminium, lingerie, «oie.coton.couvre-Ut, rideau, broderie estant->—- pce.article de toiletUL, rte.donnes gratuitement » «g»,% vendront nos graines rie Jinlin a 1 c- 10 Demandez 50 paquets et notre cat* gue.'Union des Jardiniers, i:nr;.i.évls, P.Q.Conservez la santé à vos animaux En leur donnant les poudres "Complex" Si vous n'avez pas un distributeur de nos produits dans voS^p localité, écrivez-nous directement et vous recevrez not! 1 meilleure attention.Profiter de la qualité de nos oroduits pour soulager vos troupeaux el en retirer plus de profit, tout en ne dépensant que quelques dollars.Pourquoi garder des chevaux maigres et au poil hérissé, remplis de chiques ou barbeaux?Notre "Spécifique contre les vers et Purificateur du Sang", leur redonnera leur vigueur naturelle.Pourquoi des vaches amaigries par les poux, affaiblies par une nourriture pauvre qui les rend constipées, les yeux ternes, l'air abattu?Donnez-leur le "Purificateur à Bestiaux Complex", après les avoir débarrassées des poux avec notre Désinfectant.Vous verrez vos vaches revenir à la santé et vous éviterez chez elles la non-délivrance causée oar la fièvre, le chaud et le froid ou la protéine Insuffisante de môme que les sels minéraux; ces deux éléments essentiels que les poudres "Complex" fourniront à vos animaux.Nos clients sont satisfaits L'EpIphnnle.clé L-Assompth'ti- La Cle des Produits Complex Enr., Ste-.lultenne.Que.M.le Ocrant:— Vous trouverez.Inclus mon chèque pour 50 lbs de Purificateur h ncstlaux.le n'ai Jamais acheté d'aussi bon tonique pour mes vaches.Ça les tient en vi-gueur et on volt en entrant dans | retable que le tonique est bon parce qu'elles en demandent.Envoyez-moi cette commande tout de suite, car Je ne veux pas en manquer.Il m'est tris utile au moment de la mlso bas pour éviter ln non-dMIvrance.Plus tard Je ferai venir votre Stimulant pour les porcs, dont mon voisin se dit aussi très satisfait.Votre dévoue.O.CHARPENTIER.ADRESSEZ VOS COMMANDES A La Cie des Produits Complex Enrg.SAINTE-JULIENNE Comté Montcsim Boite d'essai 5 livres.$1.00 port paye Régulateur â chevaux contre la gourme el le souffle .S0.75 port P^V* Remise par mandats ou expédition faite C.O.D.Agent» sérieux demandés partout.i ( 1932 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PACE CINQ J CERCLE LITTERAIRE SOUS LA DIRECTION DE (NOUVELLE) i par Marie-Antoinette Grégoire-Coupal I PREMIERE PARTIE — A VINGT ANS 'suite) lAi"*1 commençait très doucement le Ni l'un ni ogu* à lsçants LiSCS t > livre .de leur existence, r ne s'en dout.nt, peut-être; ils J**.i'i'jge heureux où la vie est fîncpu.sablc corbeille offrant aux fruits savoureux ou fleurs exils trouvaient charmant de se A( se confier des petits secrets «Soortance, de partager à deux des r.ct (jes opinions et leurs ames se itfCftt «Mi à leur insu._ Un lour que R.iymondc revenait s instance sj toile à l'endroit habituel, SjCCOUruI à sa rencontre -Sjvci-vous.sécria-t-il, que je 'BOtrais Plus vou5 apercevoir ici; il y w moins une semaine que vous n'y he vtnuc' eu du travail pour mon cousin Ij ville.— Et cette toile, elle n csl donc pas liimmcc?_0h! non.non! — franchement.Raymonde.vous êtes rtsntcntabte.Elle est parfaite cette ,'{, voyons' Qu'cxigCï-vous donc ente de votre talent?— Parfaite?Examienz-la bien.Le coup d'oeil est satisfaisant, j'en onviens.rrJ'S à l'étudier on la sent in-cmplctc.Il lui manque ce quelque de subtil, de presque insaisissable ji csf p?w •ins! dire la signature du Irj-TC* artiste cente dans la nature.il j minquc le frémissement de vie inné qui agite chaque brin d'herbe, le filiie qui s'jbntc sous les frondaisons, (xcsic qui égrène au fil de l'eau le ¦font de ses vers ct toute cette profiles de lumière, cette richesse des om-e discrètes ou saillantes si je puis cm->,cr ce terme, tout ce poudroiement ;'*.du soleil ct celte bienfaisante sen-?cn de tiédeur qui émane de chaque Ces chose:.-là, le profane ne les lupçonne même pas, mais l'artiste se :io!c souvent parce qu'elles se refusent matérialiser.Un pinceau, des cou-ars, c'esl bien peu ct bien rudimen-jîre pour arriver à copier quelque chose iisi grand.Les yeux de Raymonde étaient perdus 3ns l'infini, ils contemplaient cet im-!pab!c nuisible à l'oeil du profane et cgis sentait s'évcii/cr en lui la réveillon de l'arr U icunc fille continua : La nature, cucllc belle école d'ob-Irvjt/on, de philosophie, d'epurcment '•mus-memes.' Nous sommes si super-i'Xw drait que nous avons toujours «finéfer notre imagination, de rc-rto a de déduire.Lcgoimc nous ,rrTCdans l'enceinte étroite d'un moi » «mb duquel rien n'existe qu'à l'c-if de décor ci nous ncgli-cons d'ap-iP'tndrc que tcut est beau, que tout est M, sauf notre mesquinerie.Il en «ainsi dans le domaine des ornes.Que de heurts seraient évités si nous savions sortir de nous-mêmes pour regarder les ! autres.Ils pensent, ils sentent, ils vi-i vent une vie intérieure, est-ce ouo nous I nous en préoccupons?Les avons-nous ] jamais regardes, analysés, compris?Nous ! voyons bien les couleurs, comme dans | un tableau, mais nous n'apercevons pas les nuances, ce qui est la grande caracté-; ristique d'une oeuvre, le cachet d'une i âme, les nuances si bien fondues les unes dans les autres qu'elles semblent uniformes.Elle se tut, puorsuivant en elle-même le (il de ses pensées, puis revenant à la réalité : — Où suis-jc rendue, s'écria-t-cllc.Vous devez me trouver bien étrange de vous tenir de tels propos! Elle tourna les yeux vers Régis.Le jeune homme la regardait avec une telle j intensité, sa physionomie exprimait à- la fois tant d'admiration et tant de recueillement qu'elle se sentit troublée ct rougit comme une écolière.— Pourquoi me regardez-vous ainsi, demanda-t-el le.— Raymonde, oh! je voudrais penser, sentir, m'exprimer comme vous! Il y a tant de choses en moi que je n'ai jamais pu définir, tandis que vous .! Pourquoi ne suis-je pas un artiste?— Croyez-vous qu'il suffise d'être musicien, poète ou peintre pour l'être?Les plus grands artistes n'ont certes jamais laissé leur nom à la postérité.Ils sentaient leur incapacité tandis que les autres ne sonl peut-être que des téméraires.— Ils révèlent aux mortels le sens de la beauté: sans eux nous resterions si vulgaires.Raymonde, comme je regretterais maintenant de ne vous avoir pas connue! Quand le soir eut succédé aux heures de confidence.Régis sortit dans la campagne.La nuit était superbe ct, dans un firmament d'un indescriptible bleu, ia lune s'élevait au-dessus des dentelures aiguës d'un petit bois de sapin.— Comme c'est beau, s'écria le jeune homme en |oignant les mains.Il lui semblait que chaque chose était pour lui un langage jusqu'alors incompris, que les horizons étaient sans limites, l'air d'une pureté céleste, la nuit d'une paix divine.— Etre artiste, soupira-t-il.Il avait l'impression de posséder des ailes à son coeur ct que celles-ci l'emportaient dans des hauteurs inaccessibles.Et pondant qu'il croyait à la révélation de Il'art cl de l'idéal, il ne se doutait pas que ce qui révolutionnait sa jeune vie n'était pas l'art mais l'artiste, que ce qui le grisait ne résidait pas dans les splendeurs nocturnes mais dans le souffle puissant d'un amour noble ct pur comme celle qui le lui inspirait.là suivrel il plane des essaims d'ailes, de m'yti liques symphonies font entendre le "Gloria in Excclsis Deo".Noël.Noël!,.C'est Noël.Au cahier du souvenir.Marise note avant la messe de minuit.La Ibellc gerbe qu'il m'envoie fleurit mon salon.Les superbes roses m'embaument.Je l'attends, mon cousin.Demain, il sera mon hôte.Il est venu, l'ne aube se lève, radieuse.Mon beau songe se précise, devient réalité, Bernard, mon cousin, est mon fiancé, mon Bernard.Il a mis à mon doigl l'anneau des accordantes pendant que les cloches de Noël, vibrantes, sonores, joyeuses, jetaient dans l'air a tous les échos leur chant de fêle, leur hymne d'allégresse.Je suis heureuse.Petit Jésus de la Crèche, gardez-moi toujours ce bonheur.Entre les doigts de Bernard et de Marise unis .pour la vie, le long rosaire des jours s'égrène dans In méditation des mystères joyeux, mais.quand Noël parait, leur fêle du coeur par excellence, ils prient Jésus, ils déposent une hotte de rc-nicrciemcnls auprès de sa crèche.et du haul des clochers, les chanteuses aériennes disent encore: Noël! Noël! Noël! "Gloria in excclsis Deo." Mice de VALCOUiRT ¦4¥©NS ie MIEL 3 Une histoire Ma chère maman, ma maman '.inl aimée, revient très lentement •1rs lointaines plages, OÙ l'avait rninliiilo une maladie terrible: la paralysie.Maintenant elle cause, elle sourit même malgré la douleur qui lui reste: Scs.pauvres mains a jamais inertes.Faiblement, elle iWanneta,un malin, près d'elle.Désormais, mon entant, il va falloir te charger île heaucoup de choses puisque mes pauvres mains ne poupins reprendre la plume, et, un geste elle the montra, posé sur la cheminée je sa chambre, un coffret.Venx-lu l'ouvrir, dit-elle let répondre ii la lettre mauve'.' Sans 'dente elle s'étonne de mon long si-iwnee, ma jeune épistolierc.Mon Ijjnnd, je ne l'impose pas uni «R Tu v:is y trouver 111 plaisir, j'en suis sûre.et.se peu-r".int vers mon oreille, elle me dit [ia secret dans un baiser: Je ferme " veux, moi je dors.Fais nue Mie missive a nia petite cousine, la tienne consèquemment, niais nui iW'lf pour toi, le charme dt [connu, cor-délicat fin- i«"'aï';(;Xim'' Pendant que écris i- so"m)eillc, je Welëintér.,|0,!Vcrl 1:1 «on,ill< -Ne/ ,-.r "T"?!",e vous des-•i'' 1 ni lue flans sa ma vous épis- l;„!, 1 y;" heure du danger.!'»ts ,,i(,j„ ,.' ""'"' J "vais des lar talion ps |,],,j„ ï,' J "vais îles lar- ilormje l'i'iê'"'1''' Pnis'hlemen| en-un, ,,/ , ,.,'0',';s''.1res pale, mais ^inl,„,'V.' 01,1 ''""sine, la lor-:'"ir nmir rj'i'"'"' du ri™ PO"-b'«'«ffranec h "înmnn- ï""1"' te-1 « Lie cnaillail; être im-,„„,, .«e ce Ml de niou-Niem ', Vlc.ch>remçiilsl Heùreu-lij,.'.""'.""«'-'ux rêve s'ael.è-tion,, „ , écouté mes supplicn-Wsi^'^^n^voulu briser ce Que «'Ire Ider j re et si fori, prière jointe ii la inien- .v vers le ciel en une fer- ,rnti' action île grâces pour îu'ai- l remercier, iflilr correspondante nue le ne Çcmnats ims.venez bientôt me dire '?Jolies choses que vous écrivez Wlrncnl encore.Ç« Inriloz pas, voulez-vous?mettrez un nivon autour no maman, qui Vuttond comme nulrc-°% "vec son beau sourire.««e In brise gaspésienne vous îwtc „v,.r lrs enresscs, do Mere • lS >auttntlona empressées, de ^'otre cousin, ' Chère cousine.Malgré la fée grise de la pluie, malgré ses fines gouttelettes, qui tombent lentes, sur ma vitre, il y a en moi.autour de moi, aujourd'hui île la chaude lumière parce ! que vous êtes venue, répondant à mon appel.Quoique pleine il'affec-; tueuses gâteries votre bonne missive, en sa concision, m'a fait commettre un larcin, .l'ai dévalisé avec i effraction le coffret contenant loti-', les vos lettres, vos délicieuses lel-! très.Je m'en accuse humblement, i sans contrition, ni ferme propos.car les heures coulèrent si vite, en vous lisant que, 1res volontiers, je i recommencerais, .te vous ai avoué ma faille, m'en donnercz-voils l'absolution?Vous hésiterez peut-être a ¦faire ce gesie.Qu'importe'.Je garderai en dépit de la pénitence que vous m'imposerez, mon visage des meilleurs jours.Pourquoi?Vous le dirais-je?.C'esl une trouvaille faile parmi les chers feuillets tout pleins de vous, cousine mienne.Affectueuse ment, BERNARD Fine, spirituelle, enjouée comme en un tournoi ù chacun veut briller mettant le meilleur de soi, la correspondance continuait.Les cpislolcs de Bernard, pareilles à de beaux papillons s'en allaient dans la brise avec un parfum d'amitié cl des parcelles d'amour.Dans l'une, Bernard disait : Vos lellrcs, nu champ de ma tendresse, sonl des semeuses d'espoir.J'y moissonne une belle moisson, la monnaie du bonheur.Ne m'en privez pas! Dans une autre plus tendre, il avait ajouté presque impérieusement dans un ardent désir de sn-voir: Soulevez donc, un peu le coin du voile, De vous je n'ai qu'un portrait trouvé un soir dans ln précieuse cassette de maman.Vous êics exquise, A quinze ans, ma mie, Petile fille à rénlgmutlquc sourire, ie veux vous connaître, piles; le voulez-vous?lin attendant, Je pose la caresse de mon regnrd sur votre Imago et Je répète: Je vous aimé, Qu'avait répondu la petite fille i'i l'énig-matlquo sourire?Ln neige était venue pnriint ln nature de son grnnd deuil blnnc, Iinblllniil jusqu'aux plus polîtes branches d'une belU" ounlc glacée.Ln traditionnelle rl louchiuit'e ifôlo do js'oBl avec toute su splendeur ont arrivée, Dnns ln grande flult blanche, imx voûtes éternelles, LUNE ROUSSE.— C'en est "une bonne", pour sur et vous m'avez full rire, merci de me l'nvoir racontée.Heureusement pour eelul-lfi que l'Evnnr.lle tilt: "Bienheureux les simples d'esprit.I" Je me demande quelles Impressions dut subir ln pnuvre femme en voyant ions ces prc-piirntlfs en son honneur! Elle dut nu moins nvolr i'idf'C que son mnrl avait hftte de Router aux Joie du veuvage.Mariez-vous.m:, chère!!!! — Je crois que vous avez m fil Interprète ce "sous-entendu" de ma se-Cretâlre.En tout cas.si cela arrivait soyez nssur^'e qu'elle aurait une pensée pour vous.— Travaillez bien mais, ne travaillez pas trop, vous connaissez votre santé, et vous savez que mol J'aurais du chagrin de vous savoir malade.Du succès toujours et des amitiés à profusion.RAYON DE MIEL.— Je suis petnée.autant que vous 1» serez de ne pouvoir vous accorder celle réponse personnelle.Mille soucis et autant d'oceupntlons m'ont prise ces derniers temps en me demandant !e sacrifice de faire taire les élans de mon coeur el de refuser un plaisir n un bon ami, ee qui n'est pas facile et ce qui me chaçrlne réellement.Tnnl de choses me réclament.Le cercle de plus en plus nombreux, mon foyer avec les mille nctlts soins que l'on doit donner Ici et la.mes manuscrits, etc.etc.Vous me comprendrez.J'espère, vous qui êtes bon ct qui devez savoir tous les devoirs d'une rnaltresse do maison et qui devez soup-;onncr le travail que nous donne le Cercle.Alors souriez-inol tout comme si J'a-\Ms donné ln rtrruiUc lettre demandée; car ici.vous savez, Je mets autant de fra-ternelle affection que Je saurais en mettre dnns un billet pour "vous tout seul": puis, vous savez que Je vous comprends toujours, que Je me chagrine de vos déboires comme Je me réjouis de vos Joies et que Je vous souhnlte des Jours riches rie consolntlons et de" douceurs pour l'avenir.- Avec vous.Je serais heureuse j .-a l'été nous fnvorlsnlt d'une entrevue; espérons, nous en repnrlerons.PAILLETTE D'OR.— J'envole votre bourdonnement cette scmnlne: J'espère qu'on le publiera et que vous serez contente.Avec vous J'nl hiHc h la belle Balson.Amitiés.PORT A CARPES.— Comme 11 y n longtemps que vous n'êtes venue! Vraiment j'allais croire que vous m'aviez oubliée, muls Je vols que In tâche est formidable pour vous ct Je comprends fncllement que tout votre temps soit pris.Aussi, Je n'exige pas que vous vous fatiguiez pour mol.settlement quand vous aurez la liberté de m'écrlre.Je me réjouirai de vous lire.— A votre ARe II faut aimer la vie, ma pcllte.malcré les petits sacrifices qu'elle vous demande détn.comme II faudra l'aimer encore dans les rudes épreuves qu'elle vous apportera plu.-, tard, elle eu apporte a tous.La vie vaut d'être vécue, puis, elle est un don de Dieu et ce?serait bien mal de ln maudire.— Certes.J'nlmenvls vous surprendre à la mode de Monsieur l'Inspecteur, mais Je suis si loin, si loin de vous! YOLAINE DES ORMEAUX.— Ne soyez pas craintive.Je ne sals pits gronder les bonnes amies comme vous.Je ne sais que les aimer et leur sourire.si cela peut VOUS faire plaisir, vous reviendrez plus fréquemment.J'espère.Je respire avec délices le tendre parfum util monte de votre finie, pour mol.chère Yolnlno.RYSETTE.— Je vous nlmc sous ce pseu-do Joli que Je vous accorde volontlcr.s.Il y n bien, bleu longtemps que Je ne sais rien de relie abeille.Sa tâche d'infirmière l'a prlso tout entière, sans doute: qui sait, elle pense peut-être cncoie à ses amies, en silence, et viendra sans doute nous le dire plus tard.Cette abeille n'est pas celle que vous croyez.— L'ombre n'est pas faite pour vous.Rysettc.soyez heureuse et venez me chanter de nombreuses Joies dans un prochain billet.RENEE ORLIS — Je note votre demande et vous enverrai ce correspondant rêvé qnnnd U se présentera.Vous êtes deux nbcllles de votre paroisse.— Puisse notre corclo longtemps vous plaire, chère Renée, afin que longtemps Je Jouisse de votre amitié qui m'est bonne et fi laquelle Je réponds de tout coeur, lionne snnté VIOLETTE DES PRES.— Je pnrle d'après vos lettres.Violette; nu sont-elles pas le miroir de votre Ame?Et Je vols toujours en elles le sourire franc, qui monte du coeur même, de l'amitié fidèle ; et expansive, ce sont.Kl deux charmes ot | deux grands charmes.N'essayez pas de > me faire dire le contraire, ce serait Inutile.I — On dirait que la crise économique s'auc-mente avec la vitesse en usaRO tie nos Jours.On essaie de mettre les freins, mais l'air d'nller est pris.Il est trop tard.Avec vous Je me demande où cela nous conduira.— Bonjour, amie.PETIT COEUR DE MESANGE.— C'est un trésor, le petit coeur de Mésange et son bonjour me plaît beaucoup.Cîrande-Soour vous caresse bien tendrement.FRANCE ARMAND.— Ce bourdon n'est pas rie votre paroisse.— Et l'on a l'ait le ménage dans votre ftme! Ça fnlt du bien n'est-ce pns?C'est bon.c'est consolant; In route que l'on doit suivre s'ouvre toute grande aux regards de l'Ame et nous la reprenons avec une force Insoupçonnée, un courage nouveau ot des résolutions nul nous donnant des nllos et qui nous font monter avec beaucoup moins de difficultés.N'est-ee pns ce que vous rosnontez, France?— Certes, la ville, en ce que voun dites, n benucoup rie bon; mnls, si vous saviez, mol, combien gros Jo lui préfère la paix des campagnes.Chacun son gofit et sur ce 11 n'y n pas n, discuter, dltos?— Dans quelques Jours vous entreprendrez la tAcho qui vous appelle.Vous l'aimerez.Jo n'en doute pas.et vous ferez M benucoup do bien.Elle fora do vous une toute autre petite fille.J'en ni la conviction ot vous viendrez vous fnlro connaître A mol dan» votrn nouvelle vole, n'est-ce pas, chère France?PAUL D'ARQENCOURT.— Nous avonn nnrtngé votre bonjour et vos amltlén.Nous vous payons du réciproque.Bienvenue toujours.EMILIENNE.— J'enrcrtlitro cette «bnllle que vous me nrésontez.Dltos-lul do venir mo rausor ello-mflmo, quo Jo l'nttends et quo Je lui présenterai cortalnomcnt une nlmnblo correspondante.Merci a vous chat» Emlllenne.Je vous déslrn une snn- té meilleure, vous en avez tellement besoin pour mener toute votre "besogne".Bonnes pensées.L'ANGE DU BONHEUR II faudra m'envover vos noms et adresses nfln que je vous enregistre dans mes filières.— Ce Monsieur, en effet, fnlt pi rtle de notre cercle.— J'ai lu les volumes de M.Barré ct J'admire les talents de i o noble terrien.Ne méprisez pas vos lettres, elles sont gentilles et Je les aime BRISE DU TERROIR.Cest fnlt et sans trop de trouble.Je vous nssuro.Essaierai de répondre t'i tous vos désirs.Sourires.PICIIE-KETTE.— J'accepte mon originale ct nouvelle amie ot Je lui accorde déjà toute mon amlilé.N'avez crainte, le secret professionnel m'obliqc.Cueillez tout le miel qui vous attlri ''.nurdonnez gaiement, allez, venez.Je vous laisse carte blanche pur tout le rucher, A bientôt n'est-ce pas?MUGUET DES PRES.- C'esl bleu ainsi que Je connais notr« Chère Violette, c'est pourquoi Je l'admire ot Je l'aime.Almcz-ln bien vous aussi, elle prise tellement l'nmltlé profonde cl vraie.— Jo note votre désir et vous aurez le correspondant votre tour venu.- Le portrait n'est pas trop mal mais .-lie est grande, votre amie, et elle a le nez droit.Bon-Jour nouvelle amie.PRINCE CHARMANT.- Mr.lettre vous a appris le gros plaisir que vous m'aviez fnlt,?Quel bon ami vous ètesl Surtout n'allez pas trop me gAter.Je ne saurai plus comment vous prouver ma reconnaissance.Vous savez bien comprendre les vrais plaisir.) de la vie.vos goûts ressemblent aux miens et voyez comme il m'est facile de bien sympathiser avec vous.Dans cette nombreuse famille.II doit se trouver des grandes-soeurs qui vous ressemblent?Merci encore, mille fols, et, bonnes pensées.GONDOLE ESSEULEE.— Je vous aime, petite amie, et Je vous comprendrai.La vie vous a-t-elle A ce point blessée que tout vous semble nuages et obscurité «unnd on est Jeune et qu'on n toute la vie devant sol, Il doit toujours y nvolr du soleil quelque part OÙ l'âme et le coeur peuvent se réchauffer.— Il faut écrire vos bourdonnements sur feuillet séparé de votre lettre si vous voulez qu'ils soient publiés.Voyez nos conditions.Je respondant.note votre nom et vous trouverai un cor-PAX.— Ce Monsieur n'est pas venu, mnls Je l'attends et 11 viendra sans doute, comme vous me l'annoncez.— Heureuse le suis que vous aimiez mes billets.Vous êtes une fine mouche et J'aime vous lire Bonjourez votre soeurette pour mol et revenez.JEUNE CAPTIVANTE.— Je vous ni enregistrée dans mes filières re qui vous donne le droit de bourdonner maintenant, '.out .votre aise.Amitié'.AURORE.— Je note votre demandé pour :e correspondant et fais l'envol de votre lettre.Sourires.MERCURE.— Envoyez, avec plnlslr Je me rendrai h vos désirs II me plaît Infiniment de vous "plaire et, qunnd Je fnis un peu de "surplus".Je ne mérite pns que vous me remerciiez nvec tant de chaleur.— Je suis frileuse et J'aime qu'il fasse chaud autour de mol, c'est pourquoi J'nttlsc le feu Elans les coeurs.Au revoir chère Mercure.COEUR GENEREUX.— Je publierai vos bourdonnements sauf celui dedlé A B.B D'abord ce bourdon n'est plus membre de notre cercle, ensuite J'extee bonne entente et redoute les dlsctr-sl «as trop prononcées.Dites que vous me comprenez.chère amie, et que vous ne m'en voulez pas; Il m'en coûte toujou; beaucoup rie refuser mais, quand Je sais : Il faut.J'agis en conséquence tout Comme vous ferlez, vous, si vous étiez mol.— Est-ce que les papillons noirs sont disparus?Je vous attends encore, rèvcucz-mol.AILE DE MOUETTE.J'aime le frôlement de voire aile légère: c'est, une caresse h la fols si douce e; si discrète, elle me va droit au coeur et Je regrette tie ln goûter si peu souvent - - Je vous assure que le plaisir de visiter votre pays, de vous connn'tre serait ;r:::nense pour mol.Mais Je ne suis quand rein sera.Nos désirs les plus chers sont si vile étouffés pnr tant d'autres chosesI En attendant, bonne nmltlé.chère mle.FROU-FROU.— Vous en vouloir rie ce que.très gentiment, -eus me demandiez asile, affections ct sourires?Mais non.Je suis heureuse de vous ru-corder tout cela et vous offrez, tellement en retour.Chère Frou-Frou, soyez chez vous, chez nous, soyez heureuse, fréquente et aimez bien Grnndc-Socur qui VOUS le rendra de tout coeur.C.LE DEVOIR.— le temps pnsse vite, bientôt ce sera le printemps et ensuite les vacances qui vou- permettront un repos bien mérité.Je sais, niiez, pour les nvolr déJA expérimentés, tous les sacrifices des Institutrices, mais les satisfactions sont grandes et les mérites plus encore, ce qu'il fnut toujours compter.— Merci du bon souvenir que vous me conservez.Fraternelles amitiés.CLIO.— Vous êtes-vous donné la main.Port n Carpes et vous, pour me revenir comme deux petites soeurs?Cela nie fait plaisir alors tpie J'allais croire A de l'oubli chez vous.Vous avez de beaux sentiments, vous les dites bien et vos lettres sont Jolies.— Votre tâche égale à peu prés celle de votre soeurette et Je devine que.comme elle, vos soucis doivent être nombreux.C'est la vie.ln vraie vie qui commence nvec ses labeurs ct ln satisfaction du devoir accompli.— Bon courage toujours, beaucoup d'amitiés pour vous et les vôtres.SEMPER FIDELIS.- Rien qu'un bon-Jour aujourd'hui parce que Je ne puis hélas faire mieux.Ln poste nttend ma tArhe hebdomadaire et Je dois y courir.Mais Je vous ferai une surprise avant bien longtemps, consolez-vous! PETITE.— Pauvre petit coeur trop tendre mais si vaillant! Oui, Je vous comprends et Je suis surtout très flère de vous.Le devoir avant tout c'est une ligne rie conduite, un chemin qui mène tris sûrement au bonheur.Laissez faire tes années, mignonnes, elle» vous dédommageront de toutes ces larmes courageusement refoulées.On dit que c'est l'épreuve qui épanouit les Ames.comme la vôtre sera belle ot quel sillon lumineux vous laisserez derrière vous pour avoir appris si Jeune â vous Immoler.— Ayez toute confiance en votre maman; elle a vécu et elle vous aime tant! Je vous approuve de secouer votre torpeur; c'est en se penchant sur les autres que l'on oublie son mal.Le vôtre est bien grand mais II guérira parce que voua êtes Jeune et que vous voulez guérir! J'nl hfito que vous veniez me dire que lu plaie se referme, chère Petite que J'aime si fraternellement.GRANDE-SOEUR.Conditions .1 rempnr pour avoir droit A une publication dans les Unurdonnr-ments: 1ère—Charpie Abeille n'aura droit désormais qu'A SOIXANTE MOTS par semaine.Tout mot supplémentaire sera retranché; 3ème—Les communiqués doivent être écrits sur un seul côlé du feuillet, et disposés de la même façon que nous les punllons el-dcsëous; rjcmc—Tous ceux qui tont passer leur correspondance par notro bureau sont prié", d'affranchir leu.'s lettres pt d'écrire lo nom du destlnaLitrc au crayon dans l'snfile raiicIic de l'enveloppe: lènie—Tonte lettre adressée a la directrice doit l'être comme cult: fJrande-Socur.a rue Notre-Dame Est.Montréal.Tout en-col qui ne remplira 1>3* ic* conditions A TOUS ET A TOUTES — Qui viendra sourire A la plus Jeune abeille tlu rucher.Bonjour A tous.PETIT COEUR D'ANGE — Comme vous Je suis le bébé et 11 m'arrlve de me coucher nvnnt que la visite parte.Maman préfère, que Je me repose, votre maman aussi, Je crois.Qui me l'a dit?devinez.Affectueux bonjour.PETIT COEUH DE MESANGE PAUL D'ARGENCOURT — Salut, Seigneur.Je vous Invite A venir me rendre visite.Il me semble que nous sympathiserons bien ensemble.Qu'en pensez-vous?Je suis pour vous servir: PIERRE DE LA FALAISE AUX AMOUREUX ET AMOUREUSES — Rien n'est plus beau qu'une promenade nu bord do la Falaise, où Je vous Invite A venir.Vous pouvez A votre aise causer de vos projets d'avenir, échanger des secrets amouroux, et même.rlsquor un bnltorl Aine', vous pourrez retourner sans car rien n'est plus discret qu'une PIERRE DE FALAISE AME DES BOIS, PARCELLE D'AZUR —• Ma première penséo est pour vous deux, ce soir, et vous m'avez oubliée?J'espère toujours! BEATRICE DE C.— Merci mille et une fols d'avoir répondu A mon plus cher désir, mignonne.Je suis »l heureuse de vous posséder tous quatre I NOELLA DU S.— Aie, aie.pas si vite, toi.d'abord laisse-mol pousser les dents, après, restera A savoir si les bluets du Sn-guenny voudront de mol.On ne peut pns toutes être chanceuses comme Yves, hein! Tu comprends?IDEAL — Merci du vos voeux, ami.les miens en retour et Je ne vous oublierai pns.tel que demandé.Croyez bleu que c'est avec un très grand regrot que Ju me rends n votre désir, cher Idéal.Amis toujours, s'pas?B.II.SERIEUX — Oui.chère.Je pense I: vous et quelquefois Je me demande pourquoi co B.B.ne voudrait pas me voir par l'entremise de a.S.Je serais si contente.A TOUS ceux qui pensent n mol et qui veulent venir A mol.Je dis une amicale bienvenue, car mol aussi JE PENSE A VOUS FIMOUSSE D'OR - Vous m'nccnblcz de reproches.Injustement.Maintenant, nmle, Jugez de mon étonnement en vous Usant, sur le "Bulletin".Paillette d'or avoir péché si grandement! Paillette d'or Implorer un pardon pour une faute qu'elle n'a pas commise, non Jamais! Vous m'accusez en public.Je vous absous «mis attendre vos Insistances.PAILLETTE D'OR ETOILE MYSTERIEUSE — Je me suis donc trompée, l'autre Jour.Ne croyez-vous pas.vous, petite soeur, qui filez dans le mystère, qu'il soit difficile parfois de deviner Juste'.' l'ourtnnl.si Je voulais.RENEE ORLIS A TOUS ET A TOUTES — Il y a longtemps, bien longtemps tpie Je désirais vents vous saluer sous ce nouveau pseudo.Quelqu'un viendrait-11 causor quelques PAUL D'ARGENCOURT PERLE D'OR — Je ne m'occupe pas beaucoup de charmer tes chevilles et les clous, mats on sait bien quand Ils s'agit d'une pierre précieuse ou d'une Perle d'or.c'c3t autre chose.Et le règne végétal et le régne animal., que peusent-tls de mes corolles?MARGUERITE DE LA LANDE — En effet, mon coeur sait garder un peu de soleil, mais il est quanti même frileux: il lui faudrait.Je crois, une petite chaufferette qui ne s'éteint pns et personne ne l'a encore inventée.C'est dommage, pensez-vous?MUGUET DES PRES — Est-ce triste de ne s'être pns comprises, un Jour?Le compliment qui n failli le fnire pleurer n'allait pas A toi.mal» A plusieurs mitres AME SOUFFRANTE — De qui, de quoi?Pour qui?Pourquoi?Répondez et Je guérirai peut-être VIOLETTE DES PRES PRINCE AMOUREUX — Vous êtes nouvellement Installé nu rucher?Tout nou-venu tout beau, n'est-ce pns?L'opinion durera-t-ellc?Espérons-le! MUGUET DES PRES — Je vous salue, ma nouvelle soeurette; bienvenue auprès des compagnes abeilles.SENTINELLE — Eh bien! mol nussl Je m'enrôle et pas A contre-coeur.Je vous l'assure.MARGUERITE DE LA LANDE — Me VOtlè rendue chez vous ou plutôt dans vos paperasses, Devinez qui Je suis.Bons Jours.COMMIS LABORIEl'X — Je ne suis pas enseignante mais Je fais ries chiffres, s'il me plait, par exemple.Rép.B — 10.Ca?MARYSE ROSELYS — La saute, mn mtc.est.plutôt statlonnnlre: reçu la Jolie causette Sourire.L'OISEAU BLEU — Certes.Je vous accorde une part d'amitié; bien plus.Je vous dis que vous seriez la très bienvenue au foyer postal d' EMILIENNE PETIT POIS VERT — Ah! vous avez lavé et repassé; mol nussl.Je ne fais pas que cela; Je vous bonjoure amicalement.EMILIENNE COMMIS LABORIEUX — Monsieur se specialise sur les devinettes.Puisque VOUS êtes commis, pouvez-vous me dire combien coûte: une tlouznlne et demie fie bnrbotles et riemle n un cent, et demi la bnrbotte et demie?Est-ce aussi facile que la vôtre?Ah! Ah! SENTINELLE — Vous avez pour mission d'enrôler les coeurs.Mol, Je m'y oppose, et Je chante à gorge déployée: Vive la liberté! Alors.A votre tour: Cmre aux espions! L'AME D'UN VIOLON — J'accepte tout de suite votre Invitation.Mnls où sero notre lieu tie rencontre?Dites! MARGUERITE DE LA LANDE — Certes, ,1'lrnl rendre visite a votre petit serin, si vous me promettez d'aussi belles caresses A mol qu'au vôtre! Amitiés.FEU FOLLET — Rrrrr, Rrr.Pslt! PETIT SERIN INCONNU — C'est en vain que J'essaie de deviner qui vous êtes.Venez me le dire vous-même.Voulez-vous?PETITE — Revenez nie Jaser.Petite chérie.Je vous aimerai encore beaucoup, vous verrez comme nous serons heureuses de nouveau.AME DES BOIS — Mon meilleur souvenir pour vous, ma rhère grande! FLEURDALK - A quand la prochaine visite?J'ai si liAtel G A IT A L'INFIRMIERE PETIT POIS VERT — Voulez-vous qu'on fasse des table?aux femmes de la maison?Certainement, oui.mais il me reste nssoz de bols pour vous en faire une nssez grande pour tpie vous puissiez écrire tous vos bons conseils.NEGRILLON BLANC A TOUS — Je suis une nouvelle abeille.Qui le premier ou ln première viendra souhaiter la bienvenue A MUGUET DES PRES PRINCESSE RIEUSE — Que ferlez-vous Si vous étiez mouche?Oh! Je crois deviner.Gnre A vous, les mouches qui entrent chez mol se font tuer.Faites-vous plutôt petit serin.AMORIS VICTIMA — J'aimerais posséder les cahiers tie cette belle poétesse.SYLPHE CHARMANT - Je n'ai pas encore reçu de réponse.Ma lettre .seratt-cllc égarée ou.CHERCHEUR NOCTURNE - Faites attention de tomber dans quoique precipice.A TOUS — Gai bonjour d'un PRINCE CHARMANT SAVOUREUR DE MIEL — Est-ce que Je puis vous sourire?Dues! JEAN D'ESTRELI.A —J'aimerais ça vous lire personnellement t Vlendrez-voua vers mol?J'en serais très contente, vous savezl ROSELYS — Venez A mol.vous.Je suis un peu timide! PAYSAN — Oh' venez et Je vous donnerai ee que vous désirez, n'en doutez pns ! A TOUS — Un affectueux bonjour.rendez-vous1 donc chez PAX CHERCHEUR NOCTURNE — Trouvez-vous tie Jolies choses dans vos courses nocturnes?Venez m'en dire un mot JEUNE SOLITAIRE - Vous êtes solitaire et mol captivante! Je vous attende.A TOUS ET A TOUTES — Bienvenue aux abeilles et aux bourdons qui voudraient correspondre avec JEUNE CAPTIVANTE ALEXANDRA — Surprise pour vous de voir apparaître nu courrier l'originale Pl-che-Kette! Eh! bien, qu'en pensez-vous?Vile, votre Impression' GRACIEUSE — Ne vous moquez pns.Gracieuse, si lo pseudo est un peu comique.Votre voile n'augmente pns vos années et Pichc-Kette est née avant vous, n'est-ce pas vrai?AUX BOURDONS — Que pensez-vous de mol?Serais-je trop vieille pour vous.PICHE-KETTE ANGELICO - Bonjour, chère moqueuse! Venez me raconter votre Mardi grns, maintenant.MAOUERITK DE LA LANDE — Mais non.Je n'nl rien reçu., vous avait-on demandé quelque chose pour mol?Expliquez.En tout cas, je semis charmée d'avoir ln "griffe" gaspésienne.vous sn-vez., sûre tpie Je suis tie mettre dans mon album un Joli feuillet.Bonjour.MIM1 DE BRUYERE — Se souvient-elle encore de t'invltntlon faite 11 y n longtemps, mais toujours gardée en mémoire?Seral-Je encore bien reçue.Amitiés.CRI-CRI DES BRUYERES TI-NOIR.MON PITOU — Hello! les gnrs! Qu'est-ce que vous devenez?DOIGT DE l"EE — Qu'est-ce que vous pensez que Je pense rie votre silence?URSO L'EGYPTIENNE — Qu'est-ce que me réserve l'avenir?PETITE JOYEUSE — Vous devez savoir quelle est mon occupntlon.s'pas?La petite soeur est 1A pour vous le dire.Bonjour aux deux Petites.BERNARD MARTIEN EMIGRE — Vous demeurez A St-R.m., n'est-ce pas?Je vous souris amicalement.Me connaissez-vous?Je demeure A Province du coeur, rue de l'amour, porte fidélité, no.sincérité, télé-phone trois baisers.COEUR GENEREUX — On nous dit: Celui qui veut moissonner les plours doit semer l'amour.Donc attention, rienr.CHATEAU EN ESPAGNE — Il fait noir.Je viens frapper a Votre Chateau.Ouvrl-rez-vous A celle qui vient vous demander un peu d'amitié?FLEUR RITA PAS PLUS CHER TAUX D'ECONOMIE AFFICHES DANS TOUTES LES CHAMBRES POUR VOYAGER ECONOMIQUEMENT.RETIREZ-VOUS AUX MONTREAL, Que.Rue Dorchester prés Bishop 750 CHAMBRES Radio dans chaque chambre.TORONTO, Ont.Angle Bay et Dundaa 750 CHAMBRES Rntllo dnns chaque chnnibre.BUFFALO Ave Dolawnrc prés Chippewa.750 CHAMBRES ERIE.PENN.Rue State, carre Perry 100 CHAMBRES ROCHESTER Angle Elm ot Chestnut 350 CHAMBRES GRACIEUSE — J'ai eu de vos nouvel- , frôler l'indiscrétion les pur quelqu'un vous vous a rencontrée I \li\ll lu' mil A la patinoire un certain dimanche.I ,.i)llM' mu , vous devinez?i (.ri-cri tics hrui/crcs .1 MARGUERITE DE LA LANDE — 1! m.Mille Cll'-cl'l a l'fer III I'll X Cl.j VI' pas vous assez çn.en flchcz- Hcralt encore plus facile de i éciiri' que de vous oublier MISS T.RIEUSE — J'aime Vous rappelez-vous?.Vous vous encore?.ROSELLE - Out.le me rappelle notre veillée., et le beau monsieur, l'uvez-vous revu.demandez donc à Miss T.Rieuse si elle le volt souvent?MICHELINE SENTINELLE — Magicien extraordinaire.Divinateur prodigieuxI .Vous trouverez I'll mol l'incrédulité absolue.Pénétrer le secret des coeurs n'esl plus tlu domaine des humains.Scricz-vous un esprit par hasard?ScrleZ-VOUS Sentinelle qui aspirez conduire vos sujet." A l'amour.BU bonheur, prenez garde de diriger votre bataillon vers un oasis Illusoire.Sans rancune, n'est-ce pas?Je vous souhnlte tout le succès possible, YOLAINE DES ORMEAUX PAUL D'ARG ENCOURT — Bonjour, gai bourdon ! CLIO — Vous penslez-vous au début de mal.le dimanche grns?CHEVALIER DE LA GARDE Un salut en pn-ssnnt vous plnlt-ll encore?SOURIS GASPESIENNE — Je ne vous oublie pns.A TOUS — Souvenez-vous de mol, Im-poslble de vous écrire Je vous bonjoure amicalement.PORT A CARPES MERCURE - Vous avez raison.Mieux vaut ne pas déserter notre "ciel", ear que feraient les "chercheurs" nocturnes et les rêveurs?MARTIEN EMIGRE - Revenez vers notre planète et chemin faisant fnltes une halte chez Lune rousse.Je voudrais tant, connaître ce qui se passe dans votre planète.MARGUERITE DE LA LANDE Croyez-vous que ce soit plus doux?Je I ma nourris un scepticisme profond A ce su- I car le réveil dans l'un ou l'autre décevant parfois.Nos deux expé- ! peuvent être mises A la tllsposi- ; ceux et, celles qui voudraient, les i Jet.ens est.rtences lion de pratiquer.LUNE ROUSSE SOUS LE FEUILLAGE - Vous G tes ni bien caché sous le feuillage que tous mes billets nie reviennent; Voulez-vous revenir?Bienvenue.MARYSE — Je crois vous connaître, puisque dernièrement J'nl reçu de vos nouvelles.Sourire.SANS ATOUT — .Inline heaucoup le Jeu tie Cinq-Cents quand nous prenons sans atout.GONDOLE DE VF.NI i: Quelqu'un m'a dit que Venise était inondée, Est-ce Vrni?GAI PRINTEMPS Oui.Jntentls.nini.s ! en langueur.MINETTE — Jeune aviatrice et.mol accepterons avec plaisir.JEUNE AVIATEUR GONDOLE DE VENISE - Oh! que J'aimerais me litlser bercer sur Ira flous bleus dans une Jolie Gondole de Venise.SANS ATOUT - Malchanceux en atout, chanceux en amour.FEU FOLLET San 'louto.Il existait autrefois des feux follets, nu Sagucnay.car mon grnnd'pérr.pa.-nil-ll.a tleJA été poursuivi par l'un tie ces danseurs nocturnes.Qui snll si re n'était pas vous?Y.P.— Pour remplir ma promesse Je le glisse Ici un affectueux bonjour.NOELLA DU SAGUENAY L'AME D'UN VIOLON — Vlendra-t-elle vorTo Ame me Jouir quelques airs.1 mol qui aime tant ces harmonies.MARCHAND DE BONHEUR - Certes.II m'en fnudr.i un plein grand sac de bonheur! Vous serait-Il possible de m'en expédier quelques livres en attendant que J'aille avec Narcisse visiter votre comptoir?MINOU BLANC — Comme vous me paraissez fin! Il me semble que ce serait facile vous aimer! Voulez-vous m'en ensel-gner l'art?A TOUTES ET A TOUS — Recevez l'a- ! mltlé naissante de Pamela, Qui de vous m'en enverra le premier échanUllon?PAMELA MICHELINE — Ce sont certainement les ! échos de 1 -lias qui vous rendent si nostalgique Pourquoi ne pas luire la sourde oreille Saurlcz-mol un peu Michelle.J'aime assez ça.ROSELLE - Holâ! l'amie, qu'ètes-vous donc devenue?on tilt que le silence est d'or, mais il ne faut pas croire par là A TOUS — Amical bonjour.MISS T, RIEUSE MINOU BLANC - A qui le beau Mine?TI-NOIR — Vous cédez si volontiers vo-sacrlflce.Il est vrai qu'un homme devient parfois un héros pour une minute.FRIMOUSSE D'OR — Pas participé A la tournée des cheminées, celte année, mais J'nl s*u tpie Moqueur conduisait la voiture do livraison du Père Noël, et J'ai élé servie, dame! SANS AMANT.SANS BELLE- Vou.ne souffrez pas trop de cette lacune?ANGELICO Je reviens sans El moi aussi.vous.Petite.-.c'est i mais aurais aune qu'il franchisse ces lignes.7/i./i petite — Du s'oublie entre cousines?Joueuse hirondelle - Voire voile lui le mien el c'esl ce qui me l'ait VOUS sourire leiidrenicnl.Caprice A-l-Oll le caprice d'aimer pour s'oublier ensuite?l'oui-1 tant le sentiment est immortel chez la FLEUR I.MEE.XTIEXSE Marguerite tic lu lande .le n'aime pas passer sous les ponts, je fuis les pas ombreux.Prince hict/unis C'esl ça.ve-iii'V vite vous bercer sur les Ilots, el me chanter: Pilez, filez, é> mon ua vire ! A nu' souffrante t'n bruit de rame endort les souffrances tie l'allie, s'pas?Semeuse de joie Passez sur mou chemin je veux voir germer des joies sans nombre GONDOLE DE VENISE Clairette Ne vous souvenez-vous pas avoir entendu dire: "Quand une femme a le coeur plein, sa langue le relient à peine".'/ El je rends celle pensée véridique quand je m'écrie: oh! qu'elle est gentille.Clairelle! Oaïla l'infirmière Patience, mignonne, tout vient à temps a qui sail attendre! Château en Espagne - - Très jolis, mie, les refrains des oiseaux de vos parages! Ils m'ont donné l'illusion d'un bel canto italien avec toutes ses fioritures.Dommage que voire vois n'ait pu y prendre part! s'pas?lue pensée affectueuse vers If.Arrivera-t-elle à ¦ le \ol rc coeur .?Ami- Migug fait voile la porte liés de MISS ANGLAISE Angelica - - Mel ange des cieux prodiguant les sourires ici-bas.vous me plaisez beaucoup, el pour causes!.Robinson Tu aimes toujours le bridge?.La dernière partie fut "colonne sombre" pour les adversaires.T'en souvient-il?.Qui sait si d'autres réminiscences puis enchanteresses comme les ramages d'un Petit Serein.les mystères d'un Ame des Pois, les tendresses d'un Petit Coeur d'Ange, les scintillements d'une Etoile Miraculeuse, l'évocation d'une Lointaine Soeu-rcllc, sous l'aile île la Pais (Pftx) el l'égitle île la déesse Petile Minerve, qui sait, dis-je.si les nymphes de les lèves ne l'eut rai lient pas loin du Val, dans leurs gondoles mirifiques.Mais l'on m'a dit que lu reviendrais au magasin pour manger des peanuts et attendre la première floraison! .De fait, cueillir une Itose, c'est bien captivant, n'est-ce pas?SOURIRE DU VAL L'Àlmanach de In langue française Du sé le carè- (iftirgc V, — être indiscrète .je travaille pour Ame tics Bois, rieux, nies amies me.Ah!.Semper l'itlelis.1,.n'oserais lever le voile.Ce serait de l'audace.Cependant, il n'est pas opaque et ce que j'y vois à travers! Est-ce de l'imagination?El qu'est-ce tpie l'intrigue?Ah! j'ai peur de Vous êtes vous procuré l'Almannch ri»» la Langue Française, l'avez-VOUS vue chez vos amis?C'est pourtant le plus bel »',-manarh tpie nous ayotU et sans doute le plus Intéressant, surtout si vous êtes sincèrement patriote et si vous avez A coeur le succès de notre littérature nationale.L'olmaiinch est une brochure de faction soignée, comprenant 320 pages de format 5 x 7 1-2 et dont voici le sommaire: 1.—Calendrier ecclésiastique illustré 2.—-Les propos rie Xavier (12 Interviews I originales).3.—Les "Activités" religieuse", natlonn-! les.'sociales.politiques; économiques., scientifiques, artistiques, littéraires, scolaires, féminines et sportives de l'nnnéo 4.—Un roman complet: "Attitudes '.p.ir Rex Desmarcnals; S.—Une série de douze silhouettes, j G.—Un botllii national très utile et très complet 7.—Deux nouvelles rubriques- vie feminine et vie sportive, a.—Une centaine d'illustrations.N'est-ce pas A souhait complet et varié?Et vous qui ne le possédez pas encore mais tpil vous faites portant, une loi d'être A la page, est-re que vous n'allez pn« Immédiatement vous en commnndcr un exemplaire?Oeuvre tie M.Albert Lévesque, que nous félicitons sincèrement.l'Almannch est en vente A la Librairie d'Action canadienne-française.1735 rue St-Denls, MontrénI.pour la somme modique rie 35 sous l'unité, franco.OIIANDE-SOF.UR Pourquoi Souffrez-vous?Les impuretés du système sont la cause de beaucoup de maux communs.Ces impuretés ne peuvent être évacuées que si tes organes d'élimination fonctionnent correctement.Le Du DR.PIERRE n la réputation de stimuler les fonctions de ces organes en les aidant à rejeter les matières empoisonnées et inutiles.La première bouteille prouvera sa valeur.C'est un vieux remède herbeux ne contenant que ce qui fera du bien au système.N* le demandes p«i aux drouuUtet, Il n'est fourni que par de» agents spéciaux.Pour ptua de rentelgnemenli.adreuex-voui à DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.2601 Washington BWd.CHICAGO, ILLINOIS < Délivré libra de tout droit! au Canada,) ?A«B SIX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS La canalisation laine-Laurent Elle s'impose dent de In soutient M.J.-H.Rainville, prési-Commission du port de Montréal, dans une conférence devant la Chambre de commerce, parce que: le commerce canadien s'endigue au pied des grands lacs et menace de se déverser de plus en plus du côte américain, les taux d'assurance sur les navires du Saint-Laurent sont exorbitants, les canaux canadiens existants favorisent plus les Américains que les Canadiens, le port de Montréal et notre province en retireraient de grands avantages Ces canaux, actuellement, ont une longueur totale de 73 milles, cl le nombre de leurs écluses s'élè-ve à 30.Leur construction n roulé environ !?200.n0o.000 au pays, somme assez modique comparée à $1,-200,000,000, versés aux chemins de Ter du Canada, dont 85 pour cent provenaient du trésor public.El cependant n'eut-il pas été plus logique, aux points de vue national et politique, de développer d'abord la voie fluviale?Nous aurions pu nous dispenser d'un second transcontinental et appliquer une faible partie de la somme économisée à améliorer In voie du Saint-Laurent pour permettre aux strands navires des lacs de rejoindre ln mer à Montréal, .le considère que ce sérail une erreur grave de faire peser plus longtemps sur le transport maritime le fardeau d'une politique aussi préjudiciable a l'avancement du pays.Voyons, maintenant, ce qu'est la roule américaine.Le cin.il Eric nevees h t Assemnicc legis- (;-t,S| (.0|,,j (|,.s |;mN d'assurs ! Québec au cours dç la der- ccssifs t.xjpés sur |c Saint-ssion.11 :' «serve le poinl | comparaison aux voies Parce que le commerce canadien s'endigué nu pied des grands lacs "I menace de se déverser «le plus en plus du côté américain, parce :pic les taux d'assurance sur les navires pour In roule du Sainl-Lnu-rent sont exorbitants cl que les canaux canadiens existants favorisent plus les Américains que les Canadiens; parce que le porl de Mont-I réal, le plus rapproché de tous les purls de r.\llnnliquc du grand | pOfl anglais, Liverpool.la pro-j vinec de Québec et le Canada tout' entier en retireraient de grands avantages, la canalisation du Saint-Laurent s'impose, a montré hier après-midi devant les membres de lu Chambre de Commerce de Montréal, M.1.II.Rainville, président de la Commission du porl.Après avoir exposé la nécessité cl les avantages rie la canalisation, M.Rainville n répondu aux objection soulevées à l'Assemblée la live de nicré session du développement hydro-électrique pour une autre conférence qu'il prononcera plus lard.Présenté par M.L.1.Tarie, president de la Chambre de Commerce, le conférencier fut remercié par M.P.du Tremblay.Voici le texte presque au complet de celle importante conférence : A l'heure présente, la roule fluviale telle qu'aménagée n'est plus adapiée au caractère du transport.1.0 problème créé par celle situation est grave parce que l'avenir commercial du Canada en dépend.In projet d'aménagement, d'une envergure proportionnée aux exigences économiques de notre vaste pays, csl à l'élude depuis plusieurs années.Il esl urgent d'eu réaliser l'cxé- cutipit immédiate car le commerce canadien s'endigue au pied des grands lacs cl menace de se déverser de plus eu plus du côté américain.Je n'ai pas l'intention d'analyser l'aspect technique du projet, .le me contenterai de démontrer que l'amena «cm.cn i du fictive sur tout son parcours est absolument essentiel et conforme aux meilleurs intérêts du pays tout entier, de la province, du porl de Montréal.Brièvement, j'exposerai quelques faits susceptibles de poser le problème sous son vrai jour, puis je tenterai de réfuter les objections courantes formulées par ceux qui s'opposent a la réalisation du projet.mcnl après que le Sainl-I.aurenl sera canalisé.Tons-les commissaires qui se sont succédé à III direction du port de Montréal ont compris «pie le Saint-Laurent était le plus puissant lien économique cl national entre l'est cl l'ouest du Canada.De toute leur énergie, ils ont travaillé successivement à améliorer la navigation.La Commission actuelle esl aussi consciente de ses devoirs.Elle se joint à la Shipping Federation of Canada cl à tous ceux qui ont à coeur le progrès du pavs pour prier le gouvernement de Icr-.miner le creusage du chenal du St-| Laurent sans autre délai.et la route américaine Baltimore .Nouvelle-Orléans davclston .- .3,907 4,613 5,490 Au Canada, l'efficacité et le coût modique des transports sont facteurs essentiels de progrès [dus, peut-être, quo partout ailleurs, par siiditc de ln vaste étendue du territoire.L'indépendance économique du pays restera toujours subordonnée à lu dominai ion du rail et du navire.Le jour où le premier navire de 10.000 tonnes aura transporté sa cargaison de la lélc des grands lacs jusqu'à ' Montréal, sans arrêt, marquera l'aurore d'une ère nouvelle de prospérité.Le Canada ne pourra résister n la concurrence étrangère avec des chances de succès, qu'en autant que la canalisation du Saint-Laurent permettra d'abaisser les taux de transport.La canalisation du St-Laurent-est avantageuse pour le Canada Le commerce qui débouche des grands lacs, dans les conditions actuelles, est assujetti aux retards et aux frais onéreux occasionnés par le transbordement à Porl-Colborne, à Buffalo et tous les autres ports 10 MARSlfr,?Le canal Erié s'étend de Buffalo sur le lac Krié jusqu'à Albany sur la rivière Hudson longeant suri une partie de son parcours le Inc Ontario à une distance approxima- canadiens des grands lacs.Le plan live de 25 milles de la berge sud.I d'aménagement du Saint-Laurent Sa longueur est de 303 milles, sa supprimerait ces graves inconvé- grands lacs d'un canal Ontario et Les taux d'assurance la route du sur St-Laurcnr I l'n autre problème vital se gref-| fc intimement sur celui que je t viens d'exposer sommairement: mec ex-Laurenl concur- Le creusage du chenal rentes de navigation.Le taux annuel d'assurance de la coque sur la route du Saint-I.an-1 rent esl égal à ."> pour cent de la ! valeur totale du navire, par année., [pour la période s'étendaill du 1er niai au 30 septembre; de 5.3 pour cent du 1er au :il octobre, et de 5.7 pour cenl du 1er au 12."» novembre, tandis que le tarif est de 2 l-'J pour cent pendant toute la période a New-York.En d'autres termes, les Lloyds reçoivent tous les ans.pour chaque vingt navires circulant sur la mule de Montréal, une somme équivalant au ui'ix d'un navire.C'est tout simplement exorbitant.Le larif équivalent, par jour, en tenant compte rte la période d'inaction, est fit; 873, pour chaque cargo de 8,500 tonnes sur le Saint-Laurent, bu lieu de *:t7 sur la roule de New-York, une différence du double.Sur un voyage de 30 tours, le même navire affrété pour déchargement à Montréal.paie 82,190 en assurance maritime à rapprocher de 81,110 à New-York, soit je double, La différence dans le coût rie l'assurance de ce navire pour la saison entière serait de $7,873 en excès sur New-York.Cet excédent sur New-York s'élève à 878,000 dans le cas d'un océanique de 20,000 tonnes.Bref, la surprime sur la coque seulement nombre des navi-lc port de Mont-annuellement *'.£,-qu'à New-York.autre surin cargai- profondeur atteint 12 pieds, cl le nombre de ses écluses s'élève à 33.I.'ne flottille de petits cargos à moteur de li.linu tonnes, très bien organisée, y fait le service.Le lac Ontario esl relié au canal Erié, d'Oswego à Syracuse, par un embranchement d'une longueur de 23 milles est desservi par 7 écluses.La distance d'Oswego à Albany, par eau, est de 105 milles, et par chemin de fer de 170 milles.La construction du canal YVelland permet, maintenant aux grands navires des lacs de se rendre directement à Oswego au lieu de Buffalo, et réduit de près de moitié le trajet que les j barges onl à parcourir.Bref, la' construction du canal Wetland a donné un avantage considérable aux Américains.Et cet avantage ne tient être amoindri que par la construction de la nouvelle roule du Saint-Lau-reiil qui sera plus courte, plus profonde cl contiendra un nombre inférieur d'écluses.Rétamons ces chiffres: I.IIIIC.Nombre (1rs c;*- ri'ôrlli ii.iu \ sei Prof.| Rouir ru i Iles pirds , ' Américaine, Buffalo 363 34 12 Américaine, OsWPRO 199 ni 12 Canadienne, ancienne 72 30 14 i Canadienne, projetée 55 18 25 (11 est hou d'ajouter que le nouveau canal de Bcauharnois aur.-.3000 pieds de large, et doit Être considéré comme une rivière).Importance la économique de route du St-Lnurcnt répartie sur te res qui visitent réal représente 500,000 de plus A "ceci s'ajoute une charge substantielle sur Permettez-moi d'attirer d'abord votre attention sur un fadeur dont lu police considérable semble avoir etc méconnue.Eil effet, l'on n'a pas réalisé suffisamment, a mon avis, qu'il importe avant tout de moderniser celle section de la route comprise entre U.ueueu c| Montréal par où la circulation des marchandises s'oriente jusqu'à la mer.La canalisation du Saint-Laurent à l'ouest de Montréal est .subordonnée à la nécèsité de compléter le creusage du chenal à .'l.'i pieds à l'csl de la métropole, afin de satisfaire aux exigences de la navigation.Le chenal à :tll pieds ne suffit plus.Il ne permet pas aux navires dépassant 20,(100 tonnes de remonter le fleuve jusqu'à Montréal.L'on sait, cependant, que par raison d'économie, les armateurs utilisent maintenant des navires d'un plus Tort tonnage auxquels la voie du Saiiil-Laurcnl esl fermée dans sa partie la plus importante.'-«s s.nés affectées jusqu'à présent un creusage du chinai à :t."i pieds ne bénéficieront pas nu commerce lanl que les Ira vaux ne scroll! |ias achevés.Le relard esl injustifié, le porl de Montreal d'un lui revient de droit.Le creusage du chenal à 35 nieds esl commencé depuis 1010 à la suite des instances réitérées des compagnies de transport de Montréal.Il lie reste plus qu'une portion comparativement minime à completer.Le travail devait être lernii-né en 1922; j| pourrait l'être pour 1933 d'après les derniers renseignements que j'ai obtenus à bonne source.Le creusage de ce chenal répond 9 un besoin pressant.Tous ceux qui s'intéressent au transport maritime le réclament avec insistance.Récemment, la Shipping Ecdorà-lion of Canada présentait un mémoire nu gouvcrncmcnl recommandant en ces ternies le parachèvement de l'entreprise: "Il esl iniiié-rieux de terminer le chenal sans retard afin d'assurer la suprématie de l'artère du Saint-Laurent.Le président du Pacifique Canadien, M.Bcally, a aussi exprimé son opinion dans drs termes analogues.Réalise-l-on que notre port n'est plus en état de concurrencer les routes mieux favorisées du continent?Il prive fret qui son elle-même.Calculée sur le tonnage moyen des Importations et «les exportations convergeant an port de Montréal, qui est d'environ 7,P0n,0i)0 de tonnes par an, la prime payée par l'expéditeur dépasse «le Çl.lMi.'i.tHIÛ celle qui est exigible par voie de New-York.Ainsi, nous voyons que le refus «les Lloyds à placer la roule de Montréal dans un dominion, sur un pied d'égalité avec New-York, coûte a l'importateur ci à l'cxportà-leur canadiens la somme de 83,-565,000 par année.Cette somme représente un capital immobilisé de SSL000,000 à I pour cenl.on estime qu'une somme de 815,-000,000 serait suffisante pour compléter le chenal à une profondeur ci à une largeur qui amèneraient les assureurs à réduire leurs taux.Celle surprime est l'une îles causes qui empêchent un plus grand nombre de navires de venir s'af-frèler à Montréal.Il esl surprenant qu'en dépit de ces obstacles et de ces faits.le porl (le Montréal ait progressé avec une telle rapidité.Cela est dû surloiil à la position slralégiqiii Suive/ sur la carte le cours du fleuve Saint-Laurent depuis son embouchure, cl pénétrez plus à l'ouest jusqu'aux confins des lacs qui viennent s'y déverser.Lorsque vous Ira verserez, de l'est à l'ouest, les diverses provinces liées par le pacte de la Confédération canadienne, vous réaliserez que le Sailit-Laurent a dû servir à consolider l'unité du Canada beaucoup plus que Us contrats intervenus entre les différentes provinces.A cette époque, les voies de transport du continent dirigeaient le courant économique du nord au sud, alors que la structure physique du territoire canadien tendait plutôt à créer un mouvement d'activité de l'est à l'ouest, De fail, l'union des provinces n'aurait pas été possible si les réseaux rie communication, par eau et par lerre.n'avaient créé une puissante solidarité d'intérêts entre des sections par ailleurs divisées par la divergence de leurs richesses naturelles et nombre d'autres facteurs.Le Saint-Laurerit a clé l'instrument de liaison nécessaire dans le passé.De nos jours, il contribue à resserrer les liens économiques dans l'ensemble du pays.La roule de navigation -projetée décuplera le rendement du transport au profit du Canada tout entier.Le territoire desservi par le Saint-I.jurent comprend deux fertiles régions séparées par une longue lisière de terre inexploitée, toute la légion aride située au nord du lac Supérieur.L'une de ces régions cn-globc 'est cl h- centre de l'Ontario, ci l'autre inclut les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan el une parlic de PAlberta.Ce territoire csl peuplé liar environ 5,000,000 d'habilants.Il renferme îles ressources naturelles rie Imites sortes, forestières, minières cl agricoles, a section américaine, que l'exéeu- iiients.Il relierait les à l'océan au moyen construit entre le lac Montréal, à une profondeur suffi saute pour permettre aux gros navires affectés au transport des grains de continuer leur roule jusqu'à Montréal.Les navires du dernier modèle, en service sur les lacs, ont une capacité de 10.000 tonnes, pouvant contenir jusqu'à 300,000 minois de grain, soit cinq l'ois plus considérable que l'ancien cargo (85.000 à 100,00(1).Leur utilisation esl évidemment plus économique.Le transport du grain de Fort-William à Porl-Colborne coule actuellement 3 c.par boisseau; de l'ort-Colborne a Montréal il est de 0 c.soit 0 c.environ, de la léte des lacs à Montréal.Sur ln I'igne américaine, ce même transport, de Duluth à Buffalo, coule 3c.de Buffalo à New-York 5c, soil Se de ln tête des lacs à New-York, ce qui donne à New-York un avantage d'un sou par boisseau.Oswego se vante (dans la Gazelle du 22 février dernier) de pouvoir transporter le grain de la tête des lacs a Albany pour 5Vie, savoir: 314c de la tète des grands lr.es à Oswego, par le canal Welland, \\c pour transbordement à Oswego et 1 •Ti c d'Oswego à Albany.Voilà la menace la plus considérable contre le porl de Monlrnél.La lutte est-elle possible?Oui.Après la canalisation, les navires pourront transporter le grain directement de Fort-William à Montréal, sans transbordement, pour 5c pu 5'-jc par boisseau.La différence du coût représente une économie de .'('_¦ à -le i>ar boisseau.Vous pouvez juger, par vous-mêmes, à quels fils délicats ticiil le commerce canadien, puisque l'avenir repose sur des fraclions de sou.Celte réduction améliorerai! la situation rie l'exportateur de blé canadien sur les marchés européens.Elle est absolument nécessaire pour compenser les frais plus élevés encourus par le producteur canadien, pour transporter son produit par rails jusqu'aux voies fluviales.Le blé récolté au Canada l'sI transporté par rails sur une dislance moyenne de 000 milles de la ferme nu porl d'expédition, à comparer à 21.0 milles en Argentine, à 215 milles en Australie, à 550 milles aux Indes, et n 350 milles en Russie.A moins de compenser le coût élevé du transport sur rails par une réduction équivalente des Inux fluviaux, l'exportateur canadien est sérieusement, handicappé.iLa solution de celle difficulté réside .dans la caiialisaUon.Le producteur économiserait sur la nouvelle voie fluviale près de fiOTé sur l'ancien Inux.A ces avantages tangibles qui mé-lileul en faveur de la canalisation s'ajoutent d'-uulres avantages non moins réels, nia'is plus difficiles ù apprécier à leur juste valeur.Parmi ces facteurs, je voudrais mentionner l'essor commercial mie ja nouvelle roule canadienne provoquera à coup sur.L'aménagement des forces hydrauliques, résultant du développement de la voie de navigation, va stimuler l'expansion industrielle sur le bassin du Saint-Laurent et créer un marché tic .consommation profitable aux régions agricoles.L'an a estimé que le volume du •fret manipulé sur ln nouvelle route du Saint-Laurent varierai! annuellement entre 11,000,000 et 30,000,-000 de tonnes.La production minérale, pour peu qu'elle continue de s'accroître en proportion des dernières années, est destinée à activer le transport fluvial.Le blé constitue le licle d'exportation à sente, mais, qui nous sera toujours ainsi?A un autre point de principal ar-l'heurc prédit qu'il en vue.la canalisation du Saint-Laurent est devenue nécessaire comme conséquence d'une erreur économique.Ce fui une erreur de construire le nouveau canal* YVelland sans pourvoir à la construction de ln roule entière dont ce canal ne devait être qu'un "tronçon.C'était favoriser, trmporaireiiicn! du moins, le porl d'Alton IW au préjudice de Montréal, et Albany esl disposée à en profiler.Les dangers qui menacent la suprématie du port de Montréal Jusqu'à dernièrement, Montréal a dominé tous les autres ports de l'Amérique du Nord pour le transport du grain.Cependant, si nous examinons le rapport du port de New-York (New York- Port Authorities) pour 1029, nous constatons que plus de S8.; 11(1(1,000 de boisseaux de noire blé canadien ont élé dirigés vers les ports américains pour expedition* dont 50,000,000 de boisseaux au porl de New-York.Dans celle même année, le porl de Montréal n'a expédié que 90,-500,000 boisseaux de grains, et de celle quantité, plus de 20,000,000 de boisseaux étaient des grains américains.Noire grain canadien s'est donc dirigé vers l'esl des Elnls-Unis, dans une proportion de «SX aux Etats-Unis, contre 01 à Montréal.Notons bien un fait intéressant, signalé par les autorités du purl de New-York."Extrait ilu Rapport Annuel tirs \ Autorités du l'oit tic Xcw-York, pour l'année 1920: "L'investigation instituée par les autorités du port de New-York révèle que le grain canadien constituai! 20 pour cenl du tonnage d'exportation du port de New-York."Le volume de ce commerce apporte lin revenu annuel de S'.l.llOO.-000 aux chemins de fer américains cl aux propriétaires de barges desservant les ports américains de l'Atlantique, el en plus, fournit de 20 à 75 pour cent des cargaisons Ce même esprit d'entreprise et cette même vision qui ont permis Vasccn.¦ion du Canada au rang de grande puissance, se retrouvent dans la poli, tique amie du progros qui, pendant plus de 100 ans, a maintenu la Banque de Montréal au premier rang de la finance canadienne.BANQUE DE MONTREAL Fondée m 1S 1 7 L'ACTIP DÉPASSE S730,00n,00O expédiées vers l'est." New-York Baltimore ., Pbl'delpblo noston .Portland M du port de New-York Grain tîr.iin .i :111• i-ici in canadien ToLal boisseaux boisseaux boisseaux 8.239.214 60.056.778 68.895.092 3.098.601 14.501.4-18 17.600.049 2.212,130 7.207.465 9.419,595 332.157 3.772.S22 4.104.479 289,916 2.137.739 2.427.655 14,172.018 88.275,752 102.447.770 26,243,122 64.451,122 90,694.203 Quebec, ne sauraient résister analyse sérieuse.L'on a prétendu: lo Que le projet était reux; à une Montreal Le principal facteur qui détermine le choix de l'expéditeur est évidemment le coût.Nous avons vu comment la construction du canal YVelland favorise la roule américaine nu détriment du principal port canadien.Que ferons-nous pour réparer telle injustice?.le ne vois qu'une mesure efficace et vraiment essentielle: c'est la canalisation cl le creusage du St-Laurenl, qui amélioreront considérablement la route et supprimeront les manutentions.t Objections contre la canalisation L'on a avancé, en certains milieux, que le projet est prématuré.le suis Icnlé de répondre à la première partie de celle objection par celle pensée d'un écrivain français: "Il y a peut-être plus d'hommes qui onl manqué aux occasions qu'il y en a eu à qui les occasions ont manqué." Evidemment, si nos horizons se limitaient aux bornes étroites du présent, il serait toujours trop lot pour pourvoir à l'essor futur, et 1 nous apprendrions vile à nos détiens que des voisins plus agressifs nous ont devancés dans le domaine pratique, La construction dû Pacifique Canadien n'élail-elle pris considérée, dans le letups, par les rétrogrades aux visions courtes comme une absurdité économique Et, cependant, que serait devenue l'unité du Dominion sans ce moyen de liaison?Le projet du Sninl-Laurenl csl amorcé depuis trente-sept nus.trop oné ^20 Qu'il ruinerait Je port de Mont.-"lo Qu'il serait préjudiciable im chemins de fer; •lo Qu'il était'contraire n (Suite n la paac 31 la poli Gagnez $20.00 ET PLUS PAR SEMAINE en cultivant champignons pour nous dans caves et hangars toute l'»nn
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