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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 26 mai 1932
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1932-05, Collections de BAnQ.

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Paction et Administration: I RUE NOTRE-DAME EST, Montreal.Telephone: H Arbour 2830 DES AGRICULTEUR JOURN I COMPA RU Tirage C OUVRIEÎ Qifetfcur et rédacteur agricole: Donat-C.NOISEUX Le sol est notre plus grande force " ,H I w ^ ?^ W> «1 .j-.CJ Q) CT P< £ - m cd o vTAtfATREl UBLICITE TEE 'A.B.C.Soyons forts par l'union des faibles L trayai| est destitution diving MONTREAL, JEUDI 26 MAI 1932 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 17 — No 21 Le retour à la terre La nécessité d'un programme permanent La terre, cette grande nourricière du genre humain, n'a peut-être jamais .Tftecfionnce qu'elle l'est présentement, du moins ici dans notre pro-ti et dans tout le Canada.Jusqu'ici on a bien tiré d'elle tout ce qu'il était V"\'ble "Mil sans beaucoup plus s'en occuper, de même que de ceux qui la '3.,jn.Comme nous ne vivons presque tous que pour l'argent, nous avons ''¦ ru IP'ês des bouts de papier, supposés avoir de la valeur, et pour en avoir rou lu! possible nous avons cru bon de ne pas regarder à la dépense de million: développer d'immenses pouvoirs d'eaux, construire de beaux enemins.îjiflsppcr 'c commerce et l'industrie et l'agriculture a été ce dont on s'est It -o.ns occupé.' , .Aujourd'hui on constate que ceux a qui nous avons livre nos ressource: .^tutelles n'ont que le signe de piastre comme idéal, que les beaux chemins ci je développement de l'industrie ont fait de nos villes des agglomérations de tra-lllleurs d°nt 'c développement du machinisme permet de se dispenser, et qu.«ni ainsi, dans bien des cas, une charge pour les administrateurs.De leur coté, les agriculteurs sont la proie des intermédiaires faute de bonnes coopératives, le •redit agricole n'est pas encore organisé d'une manière satisfaisante, la science i colc produit qu'une faible partie de ce qu'elle aurait pu produire, enfin noui ivons dar-s 1rs villes des ouvriers trop nombreux pour les besoins de l'industrie, jn bon nombre sont dans l'impossibilité de gagner leur vie, ce qui a fait baisseï it! pri> des produits agricoles d'une manière qui ne permet plus aux cultivateurs it rencontrer leurs obligations.Cependant en face de ces difficultés tous reconnaissent le retour à la terre .^rrc le remède le plus efficace contre les misères des gens des villes.Pou' •-ire part malgré les dangers et les difficultés qu'ii comporte nous reconnaissons «retour a la terre comme le plus prompt et le moins coûteux des remèdes conta t crise actuelle.II nr faudrait pas tout de même se lancer dans un tel mouvement sans un jlin bien déterminé, car du retour à la terre mal fait pourrait faire beaucoup .¦.;.- • ¦• que de bien.On soulagera les villes en les décongestionnant, mais ¦ i ¦ lu rail pas ainsi créer de nouvelles charges pour les campagnes.Il est -r- malheureux d'avoir à réorganiser l'agriculture et la colonisation pour diminuer rrjs misères, et cela dans un temps de crise terrible, mais nous devons le! ) prendre notre part de responsabilité car ceux qui pourraient dire: '"ce n'est su de-ma faute" seraient obligés de dire: "C'est de ma faute" si leurs amis poli-ICfi/es eussent été au pouvoir.III ne faudrait pas croire que le retour à la terre peut être organisé avec des jné'cs ou même en comptant sur la charité publique.Nous le croyons impossi-jlc si les gouvernements ne consentent pas à y coopérer.Comment faire le retour à la terre, voilà ce que nous voulons maintenant ¦«amincr.Nous avons cent qu'il ne faudrait pas créer de nouvelles charges aux cultivateurs.Il ne faudrait pas diriger des gens dans les vieilles paroisses, les y ioutenir une année et les laisser ensuite sans moyens de subsistance et à la ".hjrgc des municipalités.Il faudrait donc amender la loi de manière à ce que 1rs personnes ayant bénéficie des avantages du système de retour à la terre ne puissent pas se prévaloir du devoir des municipalités de soutenir les nécessiteux Svant au moms deux ou trois ans de sé|Our.De plus si nous ne sommes pas décidés à aider l'agriculture ce serait inutile de dinger des anciens cultivateurs sur des terres.Si nous augmentons le nombre des cultivateurs, nous leur créons de nouveaux concurrents dans un temps où ils ont dé|à de grandes difficultés.Que feraient les manufacturiers et les ouvriers I dans la chaussure si le gouvernement décidait d'employer tous les chômeurs à I manufacturer des chaussures?Bâtir des manufactures, fournir la matière première gratuitement aux chômeurs serait le moyen le pius certain pour ruiner tous ceux ; qui vivent rie l'industrie de la chaussure.Le même danger se présente chez les agriculteurs, mais si le besoin de décongestionner les villes amène les gouverne- i menu ,i donner .1 l'agriculture l'attention qu'elle mérite, la crise nous aura été) utile.; • /usou'/ci l'agriculture a été laissée à elle-même, on a plutôt favorisé le com- i rwe cl l'industrie; et si les villes ont besoin de demander aux campagnes de «revoir leur trop-plein, les cultivateurs doivent accepter ce nouveau sacrifice qui 1 Bt une nécessite pour les villes, mais ils ont droit d'exiger que l'on se décide à: (fur donner la protection dont :1s ont besoin.Il serait possible, si on le veut, de faire du retour à la terre qui serait pro-f.table à tous.Il faut à tout prix établir sur des terres tous les gens des villes qui ont des :wnssanccs et des dispositions pour la culture.Ils sont nombreux ceux qui i Mirent retourner à la campagne, si cela est possible.Il va falloir de l'argent, i"i! ces- 1 dépense la plus pratiqua contre le chômage.D'ailleurs, si nous avons îtpsnsé compter dans le temps de la guerre pour aller nous entre-tuer dans M conflit où aucun de nos intérêts était en jeu.pouvons-nous lésiner aujour-INli lorsqu'il s'agit de la subsistance d'un grand nombre des nôtres.^ Voici de quelle manière nous croyons que devrait se pratiquer le retour à 1 terre pour qu'il soit avantageux à tous.D'abord il faudrait diriger les gens rtrs les terres neuves et les terres des vieilles paroisses suivant leurs aptitudes.Au lieu de donner, on devrait prêter les fonds néessaircs; on établirait ainsi un f?nds de roulement qui permettrait de continuer en permanence un travail dOMl nous avons .îhsolument besoin pour l'établissement des familles.Il serait actuellement possible de placer un grand nombre de familles à loyer sur des terres des vieilles paroisses si on leur prêtait .disons SI,500 pour s'acheter un roulant, payer le loyer et les intérêts au moins la première année et mtt en attendant un peu de récolte.L'argent ainsi prêté servirait par ricochet aux cultivateurs chez qui seraient achetés des vaches, des chevaux, etc.Dans bien des paroisses où il serait possible de placer ainsi dix nouveaux venus, ce serait ' de mille piastres répandues dans les environs.Il y a un grand nombre de propriétaires de terres qui n'en retirent rien et à qui, pour la première année, des ameliorations aux bâtisses et à la terre seraient suffisantes comrne over.Tous ceux ainsi places devraient s'engager d'avance à mettre leur explosion sîus |j (i.recfjon ac l'agronome.Ce -es dans les paroisses, et les aiderait ainsi à rencontrer leurs obligations diverses Moni l80™"™™"' provincial a agi sagement en légiférant pour n'avoir à i ! "",n seul bon bureau de placement.N'aurions-nous pas aussi dix mm.dl"1 l)urcau d'établissement des familles?Ce serait là un travail tenement ""portant qu'il nous semble Les prix du beurre, du fromage et des oeufs depuis 50 ans Chiffres compiles par le secrétaire du Conseil Canadien d'Industrie laitière du Canada Fromnc Cru chiffrer* sont ce qu! porte le plus ^locjitemment sur ln situation rt»s cultivateurs.SI on considère In housse continuelle du prix des services :nrtt-.p«nsnblcs dont !e cultivateur n besoin, de mfmi- que celle des machines aratoires et des autres achats nécessaires à la \-le et a l'exploitation nurlcole.on doit -, retarder * -f convaincre de la nécessité de la rénrcanlsatlon de notre nirr"i!ture.pare* que les cultivateurs ne pourront pas tenir lonKtemps dans ces conditions, et ec sera des chômeurs de plus en ville.Beurre Ann6e 1R80 , IRAI .1RR2 , 1RR.1., 1R84 , 1RRS .îsse, .1RR7 .lflRfl , IBM) ÎRPO 1891 1R!>2 1R93 IR94 18PS lRPfl 1897 1898 1899 1900 1901 1902 190.1 1904 1903 190(1 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1018 WH7 1918 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1920 1927 1928 1920 1930 1931 1932 Juin DiV.Juin D*r.lutn 15 15 1S 15 15 15 c.c.c.1 c.c.c.21.50 26 75 10.75 12.75 11 25 21.25 25.75 9.25 12.25 14 25 23.00 24.00 10.75 12.75 14 25 2(1.50 26.75 10.25 11.75 16 30 20 00 23.75 9.25 11.75 16 21 20.50 1R.75 11.25 9 00 20 22 17.00 24.00 7.00 12.00 12 26 18 75 22 25 9 00 10.75 13 20 71 50 25.75 9 00 11.75 14 21 19.75 23 00 9 25 1075 13 23 1 1R 75 22.75 8 75 9.75 13 25 IB 75 23.50 9.00 11 00 12 20 17.7S 23 25 8.73 1P.75 10 17 18.75 23.25 9.25 10.75 11 21 1R 25 21.25 9.00 10 25 9 14 1525 19 25 7 25 8 75 10 15 18.2S 18 75 7 00 P.25 10 21 17.75 19.75 R.S0 1075 10 21 16.75 20.25 7.2S 9.75 12 23 17.00 21.50 8.30 12 00 13 7.3 19 25 21.25 9.75 11 7.5 13 20 19 25 70.25 8.73 10 00 12 26 19.75 22.75 10.00 12.25 14 23 18.50 21.25 10.50 10.75 14 28 16 75 20.75 8.25 10.25 15 23 18.75 23.50 9.30 12 '.0 17 27 21 00 25.23 11.00 12 30 17 25 20 75 27.75 11.75 12.75 18 28 22 25 27 25 11.25 12 25 19 32 22 25 26 25 11.50 11.73 21 30 23 25 25 73 11.50 1200 21 35 22.00 30.75 11 25 14.50 72 37 24 75 31 00 11.00 12 01) 23 32 25.25 M 75 11.73 13.50 22 38 24 75 27.25 13.00 15 50 76 45 27.25 33 50 16.75 17.50 21 48 28.75 42.75 16 50 25 00 26 60 38 2.5 42.25 21.75 21 25 35 54 44 25 50.50 22.75 24 50 42 64 52.75 6R.00 29.50 30 00 48 80 58 25 52.75 28.75 26.25 5« 85 29.50 40.50 13.50 19 23 38 55 33.25 37.25 16 25 19 50 34 45 32.23 42.00 16 25 18.75 33 50 33.25 34.75 10.73 1PO0 31 46 33.30 42.50 19 SO Jtiï3 34 43 37.00 40 7.3 19.73 18 50 36 46 34.50 37.75 18.00 70.73 33 46 35 25 40.75 20 00 20 75 34 58 37.50 40.75 19.00 18 75 38 62 27.50 29.25 16 25 11.50 37 45 70 50 22.00 11 25 11 00 22 40 Mal Mat Mal 15 15 13 16 ets - - 17 40 une seule année.en 1R95.qi te le prix du b«urre a été conférence nui serait toute à lire et à relire, mais nous conseillons a ceux qui veillent bénéficier d'une eon f éren ec utile d'inviter M.le notaire Ileseliènes.La résolution suivante, qui -se passe de commentaires, fui ndop* ter: "On demande an Conseil Central île faire nue pression auprès en a-t-il qui.nu lieu de le reconnaître l'ont injurié par des blasphèmes, pur la violation de sou saint jour du dimanche el par d'innombrables crimes de toute espèce?Il n'est pus surprenant alors de voir le mauvais étal des affaires el soyons certains «pie cet état ne s'améliorera pas lanl «pie le monde ne répoudra à l'nppel de Dieu, car la crise «pie nous traversons n'est-elle pas un moyen par lequel Dieu nous appelle n Lui ?Mais prenons garde, car si nous ni- répondons pas à l'appel Divin, Dieu pourra se faire justice puisqu'il esl le Mailre de toute chose lanl au ciel que sur In terre.Lui seul est le Mailre «le la situation.Lui seul peut nous ramener à la prospérité.Mais à condition que nous le priions."Demandez el vous recevrez", nous «lit Noire Seigneur «lans son Evangile.Alors commençons par rendre hommage à Dieu pour lous les biens qu'il nous a accordés «d demandons-Lui lout ce dont nous avons besoin.Et c'est dans ce but «pie je viens vous'faire une proposition.Je demande à tous les lecteurs do bonne foi qui me liront, de demander à leur curé «.'.e faire une heure sainte spéciale pour ramener le mauvais étal des affaires actuel à ln normale, el cela à tous les dimanches soir de onze heure a nii-I nuit, suivie d'une communion générale.El cela non seulement dans ! les endroits ou ln crise se fait le ' plus sentir, mais dans loules paroisses de In province sens exception, j 11 faudra de la part «le la population beaucoup de sacrifices pour y assister, mais Notre Seigneur en a i beaucoup fail pour nous racheter de l'enfer.Ne serait-il pns juste «pie le monde en fasse linéiques pelils en reloue?Car, d'ailleurs, ce serait à no-Ire plus grand avantage et soyez certains que Dieu ne pourrait rester indifférent devant toute la population à genoux devant ses autels implorant son pardon el le suppliant «le répandre sur elle ses bienfaits.Là nous pourrions le prier d'éclairer nos gouvernants, de les inspirer à prendre les moyens efficaces de remédier n In crise.Availl de terminer, je demande de nouveau à lous les lecteurs de bonne foi d'en faire la demande à leur curé, ou «le la faire faire par d'autres, car personne ne doit rester indifférent à celle demande, il y va de l'inlérèl de chacun en particulier el de la province el du pays, el soyez certains que le ciel vous en bénira.u- demande pxcusc à M.le rédacteur d'avoir élé un peu long, cl je vous demande aussi de bien vouloir corriger les fautes de grammaire, que vous apporte cet écrit, vu que je ne suis pas instruit, .le dois vous féliciter du travail accompli envers les classes ouvrières el agricoles.Merci pour votre grande hospitalité.Ephrcm DOSTIE, eulli valeur.'Tout frais des plantations' Colonisation Je viens «lonc, chers compatriotes, vous parler encore ce soir du projet que vous avez manifesté de vous établir le plus toi possible sur De partout les cultivateurs sentent le besoin de se défendre Chambly.IS mai lO.VJ.M.l)onal-C.Noiseux.I.e liullelin îles Agriculteurs, Montréal.Cher M.Noiseux, Je vous adresse une nouvelle listes de signatures en vous demandant de la publier comme les précédentes.Cette fois ce sont les cultivateurs de la paroisse de Samt-\,|olphe.comté (le Wolfe, qui sen-lent le besoins de réclamer, parce qu'aux prix ou s,- vendent actuellement les produits laitiers, les cultivateurs sont incapables diirrivei et personne ne semble disposé a L,,,'.;lider C'est M.h H.Nadeau „„i s'est chargé de fan'' ^'"''' W concitoyens, dont vous trouverez les noms plus bas.I.e lait esl la base de la vie; I m-dnsirie laitière, la base de I agriculture; le cultivateur, a base de 1.1 société, l'aire dispara.Ire le ail.ce serait condamner nos enfants a In mort: faisons disparaître les vaches el l'agriculture disparaîtra; en rninnnl le cultivateur, on ruinera loules les classes «le la société oui homme libre cl de bon sens esl bien obligé d'admettre la logique «le cette thèse tant les preuves en sonl claires el convaincantes.Depuis des années nos dirigeants ont cru pouvoir délaisser l'agricullure.nous avons ta crise.Faisons disparaître les trusts dont d'existence esl une preuve du peu de souci qu'on a eu liour I agriculture.Plusieurs mêmes sont tentés (le dire: faisons aussi disparai- ire bureaux sanitaires, bureaux d'hygiène, agronomes, fermes dr démonstration, pane «pie ces choses, bonnes en elles-tnènies.ont Irop servi les Irusls OU comme moyen d'exploitation de* cultivateurs.Et les gens se disent: loalea ces inventions n'onl pas toujours existé; nos ancêtres ne les ont pas connues, ils oui vécu des jours heu-r.iix et en liberie avec leurs grosses familles «•! personne ne" se couchai! sans souper.Plusieurs ont pu quand Mième placer leurs fils sur de belles terres.L'agriculture est aussi vieille «pie le monde, l'utilité du eulli valeur parmi les classes de la société esl bien an-dessus de toutes ees institutions.Pour nia pari, je ne voudrais pas tomber dons l'rx-I renie en conseillant de loules les faire disparaître; mais il serait peut-être plus sage d'imiter ces cultivateurs qui, quand vient le temps de tailler leurs pommiers, coupent loules h • branches inutiles qui se nourrissent rie sève pour ne rien produire.Les pommiers, Inul en ayant moins de branches, rapporle-roni bien autant, «i de plus beaux fruits.Les Irusls sonl «les combines de snéctilaleurs malhonnêtes tour la pluoarl, qui, pour s'enrichir, ex-i ploient loules sortes de moyens pour détruire ceux qui leur font concurrence.Dans celle catégorie nous pouvons coiujjlcr ceux qui pendant la finer-1 le faisaient geler des «dinrs de pa-lalcs, faisaient brûler des récolles de colon pour tenir le contrôle «le la marchandise el le peuple leur esclave, se souciant peu de répandre autour d'eux «pie misère cl désolation.I«c pire des trusts pour nous cultivateurs, r'est le trust du lait, parce qu'il attaque l'agricullure n sa base.Après avoir employé Ions les | moyens malhonnêtes que l'imagination peul produire, on a réussi, sous prétexte «h- santé publique, à se débarrasser de toute concurrence.Aujourd'hui une ce trust possède la puissance de tenir dans ses griffes, «l'une main le consommateur et de l'autre le producteur, cil lui payant son lait ,03 cents la pinte pour le revendre aux consommateurs an prix de .111 cents la pinte, ils n'oublient pas de penser au profil, ces Messieurs, «lui.voilà quelques années, parlaient de santé publique.Le prixluclcur, pour avoir la chance «le vendre son lail .03 cents la pinte, esl obligé de se conformer aux inspecteurs et à leurs exigences quelquefois injustes et ridicules.Les autres cultiva-leurs «pii vendent à la fromagerie on à la beurrerie ne reliront que .01 'y cent la pinie.Tout administrateur libre el de bon sens ne peut s'empêcher d'admettre «pie ce partage esl injuste: Irop de profil pour les trusts, pas as.se/.de revenus pour le cultivateur, Cultivateurs, si nous voulons conquérir nos libertés, sortir des griffes du irnsi, continuons plu:; nombreux à faire signer nos requêtes, afin d'éveiller l'attention publique.Il est évident «nie notre cause est juste.Celle arme seule nous suffit pour marcher avec confiance, .le répète mon appel aux homines «le bonne volonté.Voilà le Iroisièmc lour de roue qui s'est accompli par lui-même.Adressez-vous à .1.-13.Hoiidrenu.Cliambk Canton.V- * * Voici les noms «les cultivateurs de Saint-Adolphe de Wolfc, qui n -clamenl l'augmcnlation des prix «lu lail : Messieurs .1.-11.Nadeau.Aimé lrorlier.Irénéc Doyon, Ernest Doy-on.Placide Doyon.Cédéon llodri-gue.Jos.Grenier, Théodore Paré, Dominique l'oulin.Alfred Grenier, .l.-A.Lessard, l'A?.Derhamplain, Adélard Gravel, Evangélislc Tur-niel.J.-F.Dcchamplain, Dominique Gossclin, l'hilias Morcnu, Joseph Boucher, Martin Lessard, Maurice Tunnel.I.-A.Ringucl, Charles Cos sel In', Joseph Lessard, l'hilias Du-charme, Lucien Gossclin, R.De-ehamplain, l'.sdras Coulure fils.Alfred Bernard, Arthur Lcmicux, Johnny lîélnnd.Jean-Paul Ouellel-lc, Erncsl Lcmicux, Georges Moufette.Mme Jos.Oucllcttc, Ollva l'oulin.l-'erdina Monfelle, Louis-P.oiiellette, Edouard Labonté, Del-phia Plante, Narcisse Durocher, Napoléon Labonté, Alphonse Carotte, Louis Hébert, François l'o-meiicau, Maurice Carelle.Rodrigue Hébert, Joseph Nadeau.Armand Bcaudoin, Jean Veilleux, Alfred Gravel, Louis Champagne.P.Po-merleau, Erncsl Gravel, Jos.Sainl-llilaire.Jacques Beaudoin, Léo Hernnrd.Arthur Brousscau, Erncsl Poulin, Anatole Cosselin, Liguori Lajoie, Antonio Douché, Ovila Côté.Il.-.l.Watier, .los.-V.Breton, Wellie Boisvcrt, Joseph Bcaulé, Vénérand Brolon, Joseph Jacques, Jean Audit, Irénéc Carotte, Wllbrod .Inclines, F.ugène Beauregard, Joseph Bollard, Bornéo Bougie, Archélas Grenier, Frs Leniieux, Irénéc Lali-berté, Jos.Ppmcrlcau, John Moindre, Pierre Gravel, Charles Boilard.Irénéc Pcrrenull, Gérard Grenier, [renée Gravai, L.IL Bishops.Il.-S.Gilbcrtj Arthur Lnbbé.Gérard Tur-mel, Arsène Morcnu, Albert Nadeau, L.-P.Nadeau, Arsène Audit.des lerres.Nous nous sommes arrêtés la dernière fois à l'endroit «pie vous avez choisi pour aller vous établir.C'est à Laildrlrnne qui' vous avez décidé de vous choisir chacun un lot avancé, prêl à mettre en culture.Les quelques cents dollars que vous possèdes vous per-niettroni d'acheter des lerres.Des la première année vous aurez une récolle de foin, de grain, et aussi vos légumes, vous garderez des vaches.Voils ferez là un bon choix.Land rien ne est appelé à devenir avant longtemps un centre de grande valeur au point de vue agricole.Vous y ferez lous de la bonne culture mixte; vous serez proche d'une ville.Dans celle ville vous aurez un marché pour tous vos produits agricoles.Remarquez ceci: Landriennc es| divisé par des rangs doubles, ce qui fera quo chacun île vous pourra se bàlir proche de .son voisin.Il vous sera facile de vous aiidcr dans les gros travaux el au.ssi d'entretenir cette belle vie de famille qui fail la force de la vie paroissiale.Ce sera surtout durant les grandes soirées 'l'hiver que vous aurez de belles réunions.Ensemble vous fumerez la pipe en faisant des projets pour l'avenir.Vous partirez donc, .tous pour aller visiter Landrlenne.cor il ne faul pas retarder.Le vieux dicton de nos pères que vous avez entendu connue moi souvent : "Mon fils, ne remets pas à demain ce que lu ;peux faiire aujourd'hui" esl toujours vrai.H faut se hAter pour profiler de tous les avantages «pie nous offre iLaindrienne.Demain il serait peut-être Irop tard.Pour information: s'adresser Comité de Colonisation Paroissiale.Land ri en ne, Abitibi, Oué.Le conseil d'un ami Monsieur F.Braucok, de Begins, Sask., écrit ; "Pendant deux ans j'd souffert «le désordres de l'estomne.Je n'avais pas d'appel il el ma ili-geslion était si mauvaise que m.m estomac ne pouvait pas même supporter le lail- D'après le conseil d'un ami.je fis l'emploi du No.voro du Dr Pierre et après en avoir seulement pris une bouteille, je n)0 sentis de nouveau capable de manger cl de travailler.Celte préparation faite de piaules, bien connue, stimule les fonctions «le l'es-lomac el facilite le procédé de digestion; son effet rapide a étonné bien «les gens.Elle est vendiii directement el pas dans le commerce de droguerie.Pour renseignements, écrire au Dr Peler Knhrnev and Sons, Co.2501 Washington Blvd.Chicago, III.Livré exempl de douane au Canada.On vnil toujours tous les désagréments de l'étal OÙ l'on est, et aucun de ceux de l'étal «pie l'on souhaite.STENDHAL Tribunes Libres non signées Nous répétons de nouvc.iu que nous ne publions aucune Tribune Libre, don! nous ne connaissons p.lJ I'.Tuteur, Actuellement, nous Avons cinq de ces tribunes libres qui ne seront p.is publiées h moins que l'jutcur de chacune, nous fasse connaître son nom véritable.Deux de ces tribunes libres non signées, viennent de Stanstcad.une autre de Stc-Hcncdinc, comte de Dorchester, et la quatrième do St-Ludgcr de Frontenac.D.-C.N.JEAN THODEL ETjriENE 5imard Truôel & Simard AVOCATS Immeuble La Sauvegarde 152 Esl, rue Notre-Dame Montréal.Cr Journal est imprimé au No 4.10.rue Notre-Dame Est.a Montréal, par l'I.MPRI-MERIK POPULAIRE ia ri'«poi.«iiblllté limited, "eortes Pelletier, tiuminlslrnteur.Toiture métallique Toiture Economie galvanisée, toiture ooduli*c, tole unie galvanisée, clous "Led Hcd" pour toiture, Canada plates, bardeaux métalliques, lambris métalliques en imitation de brique et pierre, dalle, dallot, latte métallique, coin d'angle, ventilateurs, puits de lumière, réservoirs, ponceaux, etc., .Ecrivez pour prix et circulaire*.Envoyez-nous les dimensions de votre couverture pour estimé.Nos prix ont été réduits.EASTERN STEEL PRODUCTS LIMITED.1 335 Ave Dc'orimier.Mnntrc.it, Que.POUR LES CHEVAUX Contre: TOUX, GOURME, BRONCHITE, et SOUFFLE Excellentes lussl peur clonnor l'apis*''', rrnforcir, purifier le sang et fairs muer.Elles débarrassent aussi des vers.Envoyées franco par la poste sur réception du prix: 50c la bouteille.Agent pour le Canada.ST.BARTHELEMY, 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Demandez nos catalogues, nos prix et les conditions à: palemenli.Tous renseignements demandés seront fournis avec empressement.B.TRUDEL & CIE Case Postais 484 304, PLACE D'YOUVILLB Montréal Tél.MArquetle 8067 26 MAIJ932_ i LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ET DES OUVRIERS PACE TROIS La Il faut former des chefs L'ère de l'individualisme est close.Inutile de discuter; qui rirait y demeurer est condamné à être écrasé par la machine ¦me des intérêts ligués.On dit que nous vivons à l'âge du en°hinisme.C'est bien plus vrai qu'on ne le pense.Non seu-[naC Lt l'outil primitif fait place à la savante raboteuse, non seule-t la charrue à un soc disparaît devant le tracteur, mais dans r^dre des activités proprement humaines la même loi joue.Le le cordonnier disparaissent devant le grand magasin ou la mercier de usine, machines savantes et compliquées qui triomphent § | 5imple boutique.Mais allons plus loin.Les syndicats d'ou-rs assurent le triomphe de revendications que l'individu ne buvait faire aboutir depuis des sicècles, les syndicats ou cartels des '"tkistriels d'une région, d'une industrie s'imposent pour lutter vic-?ieusement contre les concurrences.Bref, la profession s'orga-¦tp en une puissante machine, c'est-à-dire qu'au lieu d'une dis-n'rsion d'individus, agissant tous à leur caprice, se fait une hiérar-hie Qui gr0UPe en soc'^tes élémentaires, puis en fédérations, en - nfédérations ceux qui précédemment étaient chacun leurs mails' c'est dire que partout DES CHEFS ont été constitués.Il faut une FORMER des chefs.Gouverner est une science et un art, on les acquiert.On dit hien qu'on naît chef et l'histoire contient des noms qui symbolisent l'éclosion de maîtres dans tous les domaines.Quoi qu'il n soit de la spontanéité de ces génies, le problème demeure.Non au'il s'agisse, par ailleurs, d'arracher à la nature son secret et de nroduire artificiellement des Alexandres ou des Napoléons.Ces eens se classent parmi les exceptions.La société réclame une foule de chefs pour tous les degrés de l'échelle sociale.C'est un fait qu'elle ne les reçoit pas tout faits, mais que d'une pâte incertaine elle les tire avec art.Non pas que l'art suffise.De qualités qui font les chefs, le grand chef surtout, combien naissent irrémédiablement dépourvus, et tous les pédagogues épuiseront en vain leur méthode pour y suppléer.On ne conteste pas davantage que rien ne vaut l'expérience de la vie pour faire éclore les germes qu'elle seule dépose.Former de vrais chefs à qui l'on apprend la nécessaire subordination des forces sociales, c'est façonner les meilleurs sujets.Rien ne convainc du bienfait de l'obéissance comme l'exercice du pouvoir, et les hommes les plus disciplinés prennent le sens de l'ordre à mesure que l'autorité passe en leurs mains.Pour donner satisfaction aux besoins de l'heure, il faut préparer les chefs de demain par une formation quadruple: religieuse, sociale, civique et professionnelle.Sans doute, la première formation à leur donner est la formation religieuse.Leur donner seulement une culture profane serait s'exposer à de graves déceptions.Pour ne pas prolonger inutilement cette étude, nous donnerons une attention spéciale à la formation sociale seulement.Nous reviendrons plus tard sur les autres formations; d'ailleurs nous espérons bien que des amis charitables se feront un devoir de discuter ces différents aspects de la formation d'un chef.Il a la formation sociale celui qui possède des idées justes et précises sur les questions dites sociales et conforme sa conduite à ses idées.On appelle questions sociales celles dont la solution intéresse à des degrés divers la vie, la paix, le progrès de la société.Sont éminemments sociales les questions religieuses: sociales aussi les questions économiques, mais l'expression sociale est réservée par l'usage à des questions dont le champ s'étend des questions purement économiques jusqu'au domaine des questions strictement religieuses.Sont des questions sociales proprement dites: la question de la natalité, la question de l'habitation populaire, la question fie la tuberculose, la question de l'alcoolisme, la question du dépeuplement dos campagnes et du retour à la terre, la question du travail féminin, la question du travail à domicile, des retraites ouvrières, etc .Il y en a ainsi des quantités, mais la plus importante de toutes, c'est certainement, comme le dit un sociologue, "la question sociale au singulier".La question sociale, c'est la question des rapports entre employeurs et employés, ou en d'autres termes entre le capital et le travail, entre patrons et ouvriers.Pourquoi avons-nous dit que LA question sociale dépasse toutes les autres ques-e que de sa solution dépendent le sort de millions :le salariés, la situation de milliers de patrons, et, en fin de compte, L'ordre public, la paix, la sécurité, la tranquillité du pays.Que les contrats de travail, réglant les conditions de service et la rémunération des salariés ne soient pas ou ne paraissent pas, à un moment donné, conformes à la justice, c'est le mécontentement qui gronde, la colère qui s'allume, parfois la grève qui éclate avec tout son cortège de misères.Les socialismes de tous les temps et la plupart des mouvements révolutionnaires sont nés de ce mécontentement et de cette colère.Il est facile de démontrer que la solution de la question sociale intéresse des millions et des millions de personnes.Calculons un peu: elle intéresse directement patrons et ouvriers de l'industrie: directement patrons et employés de tous les commerces et des banques, directement employés et compagnies de chemin de fer, directement sociétés minières et mineurs, agriculteurs et ouvriers agricoles, etc., l'Etat même, espèce de patron, et ses fonctionnaires, ses agents salariés à tous les degrés.A part le paysan qui cultive seul sa petite propriété sans recourir au service d'autrui, toute la population, peut-on dire, vit sous le régime du contrat de travail.Il importe donc souverainement qu'il soit établi selon les règles de la justice, de l'équité, de l'honnêteté.Le contrat de travail qui s'appelle aussi contrat de louage d'ouvrage, contrat de salariat, res- j semble par bien des côtés aux autres contrats.Il comporte des engagements ou obligations réciproques: l'ouvrier, l'employé fournit son travail, et, en échange, l'employeur, le patron paie la rémunération convenue.Une bonne formation sociale exige, outre les connaissances théoriques, des notions précises relativement à l'histoire des organisations professionnelles, en France, aux Etats-Unis, en Angleterre, pays du trade-unionisme, en Belgique où sont bien organisés les syndicats chrétiens.Le capitalisme, son grand rôle dans l'économie moderne et ses abus déplorables, etc.Il est nécessaire en outre de connaître les différentes écoles, libérales, socialistes et catholiques et de les distinguer nettement.Ce point est plus important qu'on pourrait le penser.Par ignorance de la doctrine sociale, de bons catholiques soutiennent parfois des thèses de l'école libérale ou de l'école socialiste.Une bonne formation exige des connaissances sur la législation sociale, cet ensemble de lois et décrets, qui marquent l'intervention de l'Etat dans les relations de l'employeur et de l'employé en vue de protéger ce dernier.Enfin la pierre de touche d'une bonne formation sociale sera le sens social.Ce serait allonger inutilement cet article que de développer ce dernier point.Ce qui précède prouve que le vrai chef doit être un homme d'étude; étude pour l'action.Regardons autour de nous; combien de nos chefs possèdent cette formation essentielle?Philippe-J.LACANIERE En dix lignes Tout- le monde peur et doit étudier Economisez de l'argent EN VOUS ABONNANT AU "BULLETIN DES AGRICULTEURS ET DES OUVRIERS" Pour $1.50 par année, vous recevrez le journal toutes les semaines et vous aurez droit à dos prix do faveur sur l'achat de diverses nécessités de la vie; pain, lait, bourre, offrons à rtos abonnes de Montréal: Voici ces avantages d'achats coopératifs que nous affrons à nos abonnes de Montréal: PAIN— La Boulangerie Mont-Royal.4175 rue De Bullion, vous vendra le pain de votre choix à .05 Vi du pain, sur achat de bons.LAIT ET CREME— La Laiterie des Cultivateurs du Nord, 4305 ruo Orléans, fournira le lait à nos abonnés à .07 lo pinte; la crème de 10% à 25c la pinte; la crème do 35%, à 50c la pinte.• Uno réduction d'au moins le la douzaine sera aussi accordée sur les oeufs, et au moins le la livre sur le beurre de choix.CHARBON— En s'adressant au bureau du journal, à 3 rue Notre-Dame Est, nos abonnes peuvent placer leurs commandes de charbon, quelle que soit la variété requise, à des prix qui défient toute compétition.GLACE— Nous serons en mesure sous pou do fournir aussi le glaco à nos abonnés à raison do 9c lo morceau.PROFITEZ DE CES AVANTAGES ET ECONOMISEZ 510.00 OU $15.00 OU MEME PLUS PAR ANNEE, EN VOUS ABONNANT AU BULLETIN DES AGRICULTEURS ET DES OUVRIERS 3 ruo Notre-Dame-Est, Tél.HArb.2830 Montréal Montréal, le 14 niai 1032 M.Philippe-J.Lagnniére.rédacteur.Le Bulletin des AiiricuUeurs et des Ouvriers, 3, rue Notre-Dame est, Monsieur le.Rédacteur, Veuillez m'accorder un court espace dans le BnllcUn pour saluer Iles agriculteurs et les nouveaux 'adhérents des corps ouvriers de | l'industrie.(Juoique je ne possède ! rien de supérieur n la niovenne des pens, je désire quand même collaborer, île toutes mes forces aux activités de ce journal dans cette nouvelle et heureuse campagne d'éducation Inaugurée ces temps derniers.Je suis persuadé à l'avance que, si tout adhérent y allait de sa contribution, si humble qu'elle pourrait être, flans cette campagne d'étude, les résultats seraient tous il notre avantage comme au bénéfice de tout le monde.Présentement les esprits sont agités par le travail de nos législateurs à Ottawa, cl tous sont anxieux de savoir ce qui sern fait pour améliorer la situation économique cl sociale du peuple canadien.Cependant, il ne faudrait pas être optimistes outre mesure en face d'une crise mondiale comme celle que nous avons à affronter, car tout le monde souffre de la même maladie et avec les Représentants que nous avons dans nos différents gouverne-ments.pouvons-nous rester convaincus qu'ils sont bien qualifiés pour remplir la tache qui leur incombe â l'instant même?Si on s'en rapporte h l'expression de notre illustre défunt sir Wilfrid Laurier, lorsqu'il exprimait ses sentiments politiques devant un grand auditoire qui excédait de beaucoup l'espace du théâtre Saint-Denis de Montréal, il y a déjà plusieurs années, nos parlements ne .seraient pas composés de représentant qualifiés pour gouverner un pays comme le nôtre.Il disait: "Je voudrais que nos gouvernements soient le miroir de (ouïes les classes de la société: libéraux, conservateurs, agriculteurs, ouvriers, professionnels, socialistes et autres." II va sans dire que nous sommes encore à bonne distance de ce système de représentation proportionnelle, et dire qu'ils peuvent tous légiférer en connaissance de cause.Mais tout le mal ne réside pas chez les législateurs, car.si nous sommes inquels sur l'avenir, nous (levons en prendre notre bonne part de responsabilité pour ne pas avoir appris à étudier et h penser par nous-mêmes dans le passé.Tout récemment je lisais avec une vive satisfaction les quelques observations qu'on faisait dans le Ilul-',-f';i du 27 avril dernier sous la signature de 0.G.relativement aux questions étudiées par les membres du Club Ouvrier Saint-Jean au cours de la nié.mc semaine.Si O.Ci.a été impressionné par la discussion en connaissance de cause de certaines questions importantes, il n'y n qu'une seule et simple raison logique à l'appui de cet état de choses: c'est que.les participants s'étaient dévoués à l'étude de ces sujets dans le passé.Je n'hésite pas à dire que nous ne protégerons nos meilleurs intérêts avec efficacité et sucrés que lorsque nous aurons appris à sacri.fier un peu de notre temps à l'élude des nombreux problèmes qui attendent une solution.Il ne faut pas attendre que le besoin soit urgent pour ngir ainsi; au contraire, il faut se tenir sur la brèche en tout temps et, non seulement nue infinie minorité des travailleurs de toutes les classes de la société doivent montrer de la bonne volonté, mais tous en commun devraient marcher d'accord dans cette direction afin de trouver la meilleure solution possible à tous nos problèmes et rendre la vie un plus agréable pour la masse.Tout le monde peut disposer de quelques heures ou d'une veillée, de temps h autre, et c'est tout ce qui est nécessaire, pourvu que chacun y apporte sa part pour atteindre nu succès.Pourquoi donc ne pus arranger ses affaires de manière à pouvoir disposer de ce temps poiir faire ce travail si utile: l'étude des .problèmes du jour?J'espère que l'avenir sera plus agréable sous tous rapports et c'est nvec cet espoir que je vous dis, Monsieur le Rédacteur, grand merci pour l'hospitalité "de votre journal.Croyez-moi, votre tout dévoué, Chas MASSE, 502, rue Bélanger est.Erncjt Benoit, St-Naxairc d'Acton— .Oui nous voulons une émigration saine de "familles qui ont déjà habité la terre, des garçons qui connaissent la culture de la terre", nous ne voulons pas d'une "émigration de débarras".Octavo Delislc, Dcschambault— Oui, "nous souffrons "tous" par notre faute".Vous écrivez: "Viendrons-nous à comprendre, une bonne fois, que si le cultivateur et l'ouvrier n'ont pas la protection .'> laquelle ils ont droit, c'est un peu de leur faute?" Oui, si on veut: lo dire, "Dehors la politique; 2o s'organiser "dans la profession"; 3o former des chefs, dans toutes les classes de notre société".Hector Hamclin, Montréal— Nous reproduisons en '"Tribune Libre" le projet de loi que vous avez bien voulu nous faire tenir.Nous comptons sur votre collaboration, et avec notre |Ournal.Charles Massé, 502 est rue Bélanger— Un fâcheux contretemps nous a empoché de reproduire votre intéressante lettre dans notre dernier numéro.Nous sommes heureux do l'offrir à nos lecteurs cette semaine.La mission des jeunes Le voyez-vous monter dans le bleu crépuscule.Ce jeune homme au front pur, à l'oeil vif et ardent.Dans la brise du soir son oriflamme ondule Empourpré des derniers rayons de l'Occident.On lui disait: "Craignez l'orage et l'avalanche, Le torrent qui mugit au fond du noir ravin".Mais lui, répond: "Je veux que ma bannière blancho Là-haut, sur les sommets, flotte demain matin.Il monte, répétant son étrange devise; Aux échos de la nuit, il la redit encor; Même lorsque la mort l'étreint, qu'il agonise, Il dit toujours son mot sublime: EXCELSIOR! On le trouve au matin, serrant son oriflamme En ses mains que la mort a crispées pour jamais! Son oeil fixe le ciel dont avait soif son âme: Il dort; mais son drapeau flotte sur les sommets.CE QUI S'ETUDIE PAR NOS OUVRIERS Extrait des minutes d'une assemblée générale de l'Association ouvrière Sociale Progressive de la province de Québec Incorporée tenue le 12 de janvier au No 1585 de la rue Ontario Est.Salle Lavoic, en I 932.Les bureaux de placements gratuits Une commission spéciale qui serait nommée par le gouvernement provincial de Québec, pour contrôler l'amploi des ouvriers, leurs salaires et la distri- I bution du travail, dans toute la provin- ! ce: voilà les principaux moyens que sou- | met sous la forme d'un projet de loi, l'Association ouvrière, sociale et progressive de la province de Québec, à l'attention du ministre du travail et du gouvernement de notre province.Ce projet avait été étudié et finalement approuvé, en principe, par l'Association, en sa séance du 12 janvier courant, puis, renvoyé à unet commission d'étude.Cette commission était composée de MM.Hector Hamclin.président de l'Association; H.Lavoic, A.Rousseau, |.Nolet, J.-A.Labrcche, |.Pichette et A.Saint-Charles, secrétaire.Des copies du projet revu et corrigé ont été transmises à l'honorable C.-J.Arcand, ministre du travail à Québec, lequel en a accusé réception hier soir, ainsi qu'au premier ministre, et au chef de l'opposition conservatrice."Considérant, déclarent les proposcurs de ce projet dans leur exposé de motifs, que la province de Québec doit faire face à une crise de chômage sans précédent, qu'il est du devoir de tous les citoyens, quels qu'ils soient, employeurs ou employés, de mettre l'épaule à la roue pour aider à améliorer une station pleine de misère apparente ou cachée : Considérant que nous, officiers et membres de l'Association ouvrière sociale et progressive de la province do Québec, nous nous croyons justifiables do faire des suggestions à nos administrateurs qui ont entre leurs mains les intérêts des travailleurs, en général; Pour ces considérations, il est résolu de soumettre à nous gouvernants un projet de loi qui, nous le croyons, ren- contrera les vues des ouvriers de notre province, en général; Ce projet pourra être désigné sous le nom de "Bill de la Commission de contrôle des salaires et de la distribution du travail aux salariés tant masculins que féminins, de la province de Québec".Ce bill est proposé par MM.Hector Hamclin, président, secondé par L.-S.Trudel, directeur.Economie du projet Art.1.—Par décret du ministre du travail, de concert avec le premier ministre et le ministre des finances, il sera institué des bureaux de placements gratuits pour les chômeurs et les ouvriers ou ouvrières, ainsi qu'une Commission de contrôle des salaires et do la distribution du travail aux salariés, tant masculins que féminins de la province de Québec.Art.2.—Cette Commission aura son siège sociel à Montréal, avec droit d'établir des succursales si nécessaire.Art.3.—La Commission sera formée de sept membres, le secrétaire du ministre du travail en sera le président; trois représentants des employeurs et trois représentants des associations du travail.Art.4.—Cette Commission aura juridiction sur toutes les succursales ou sous-bureaux et sera nommée le "Bureau Central".Les représentants Art.5.—Les représentants des employeurs seront ainsi nommés: un par le "Board of Trade", un par la Chambre de Commerce; le troisième par le "Builders Exchange".Les représentants des travailleurs seront ainsi choisis: un par l'Association' ouvrière sociale et progressive de la pro- ! vinec de Québec et les deux autres par I le ministère du travail, avec ratifications | de corporations compétentes, lorsqu'elles existeront.Pouvoirs de la Commission Art.6.— Il appartiendra à la Commission, prévue à l'article précédent, d'o- I rienter l'activité du Bureau principal et | des sous-burcaux et d'en contrôler le j fonctionnement, en conformité avec les prescriptions ministérielles et avec colles | de la section du travail et de la Pré- ; Jeunes gens, dans ces jours de molle indifférence, Vous vous êtes levés, bataillon valeureux.Pour montrer que les fils de la Nouvelle-France; N'ont pas dégénéré de leurs mâles aïeux.Eh bien! serrez vos rangs; la foule qui chancelle; Interrogeant l'espace et cherchant un drapeau.Voyant de vos coeurs purs l'ctreintc fraternelle.Sentira dans son sang comme un printemps nouveau.Oui, dites-la bien haut, votre noble devise; On vous méconnaîtra: vous cherchez les sommets.N'importe, vous servez la patrie et l'Eglise; Toujours, toujours plus haut; ne descendez jamais.Soyez les vigilants gardiens de notre gloire; Ce trésor-là nous fut légué par nos aïeux; Leur bravoure et leur foi brillent dans notre histoire! Vous serez fiers et grands, et vrais chrétiens comme eux.En avant! frappez dur sur le lâche et le treitre.Sur l'apostat haineux à l'ooil cerclé de noir; Sur l'immonde écrivain qui bave sur le prêtre Et voudrait lui jeter sa fange chaque soir.Soufflez aux Canadiens l'estime de leur race; De nos bravos aicux n'avons-nous plus le sang?tic sommes-nous qu'un peuple amoindri, sans audace.Un peuple d'ignorants, do sots et d'impuissants?Et depuis quand la fol profonde amoindrit-elle?Un peuple est toujours grand quand il plie lo genou.Le Canada fut grand, car il y fut fidèle; Jadis quand Dieu soûlait agir, c'était par nous.Soyez toujours unis sous la noble bannière Où dans des plis d'azur trône le divin Coeur; C'est dans notre ciel noir notre ardente lumière, C'est sur nos ennemis un labarum vainqueur.Votre cause est bénie, glorieuse phalange; Vivez touiours debout; montez toujours plus haut: Tant d'autres vont en bas et glissent dans la fange| Pour le Christ, en avant! .et mourez s'il le faut.voyance sociale du Conseil provincial: de | donner leurs avis aux ministres compe- j tents, sur les questions relatives au mar- ; ché du travail, et do remplir les autres attributions qui leur sont référées par le 1 règlement, le bill do la Commission de j contrôle des salaires et de la distribu- j tion du travail aux salariés tant mascu- \ lins que féminins de la province dp i Québec, et des secours directs aux chô- ! meurs trouves au préalable en grande nécessité et dignes de recevoir des secours.Fonctionnement du système Art.7.—Le ministre du Travail au- j ra le pouvoir de surveiller le bon fonctionnement de la Commission.a.—Le quorum de l'assemblée de la-dite Commisison sera de cinq membres;! b.—Une assemblée sera tenue deux | fois par mois; c.—Deux membres de la Commission pourront demander une assemblée d'urgence; d.—Le secrétaire-trésorier et le secrétaire-archiviste devront être engagés par la Commission et n'auront ni droit I de vote, ni droit aux discussions aux assemblées de la commission; c.-—Ladite Commission devra former et établir des sous-bureaux dans les localités de la provtnce.de Québec où clic le jugera nécessaire, et elle aura entière lundiction sur losditj bureaux; —Ladite Commission aura droit d'établir une échelle des salaires raisonnables, pour tous les genres do travail; g.—Elle aura lo devoir de faire respecter la loi et do faire rapport au ministre du travail, pour touto infraction ; «.;—Ladite Commission »ura le droit de s'attacher le personnel nécessaire au bon fonctionnement de son travail; '•'—En aucun temps, un ou plusieurs membres de la Commission auront le droit de visiter les chantiers, usines, magasins et tous autres endroits où il y aura des employés, et do reviser au besoin les salaires payés pour travaux, aux fins de s'assurer s'ils sont en conformité avec l'échelle de salaire acceptée.En cas de délit, elle, en fera rapport au ministre du travail, qui pourra imposer une amende de $5.00 à $100.00 pour chaque infraction.Dcmando d'offre d'emploi Art.8.—Par décret du ministre du travail, de concert avec le premier mi- (Suite dites simplement 6& S'V'p' */ PACE QUATRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ET DES OUVRIERS 26 MAI 1932 Nouvelles des marchés Marche aux bestiaux Semaine finissant le 19 mai 193 2 Il a été offert en vente durant la semaine, sur les deux marches de Montreal.1274 bètes à cornes.3.956 veaux.467 moutons et 5,446 porcs.Il y a eu de plus 341 bûtes à cornes et 5,027 porcs qui sont passés par les cours à bestiaux expédiés directement aux abattoirs, et 42 bêtes à cornes et 988 porcs dirigés sur d'autres centres canadiens.Il a été reçu 663 bètes à cornes pour exportation en Grande-Bretagne par le Manchester Citizen, quittant le port Jeudi, le 19, et 408 autres ont été reçues, faisant partie d'une consignation devant partir samedi le 21 par le SS.Concordia.Les veaux étaient de 25 à 50 contins meilleur marché lundi et mardi et gagnèrent ensuite une partie de cette perte.Les veaux de bonne qualité rappor- ¦ térent S3.75 et le choix S4.00.Ceux de qualité moyenne furent vendus entre ; S2.50 et S3.50.les communs descen-j dirent lusqu'à S2.00 et environ 200 des | plus maigres furent vendus de $1.50 à S 1.90.' Le marché des porcs était très In-| certain.Les fortes expéditions de 1 l'Ouest, directement aux abattoirs, aussi ! bien que la grande quantité offerte en ' vente, on fait baissé les prix de 25c et .plus.Quelques-uns des meilleurs lots ob-• tinrent difficilement S4.75.Le prix ; général des bons porcs était de $4.50 à j $4.65.Il n'y avait pas de demandes pour les porcs légers ou pesants.Le j prix des truies élait de $2.50.Il restait tous les |ours plusieurs centaines de ' porcs non vendus et jeudi II y avait ' encore en vente 1,600 porcs dont 500 I de la veille.Les bons agneaux ont rapporté de $5.à $6.chacun.Ceux de qualité moyen-i ne environ $4.50 chacun et les agneaux j communs et légers descendirent jusqu'à ; $3.00.Les agneaux vendus a la pesée I rapportèrent do $9.00 à $11.00 par cent livres.Les brebis n'étaient pas beaucoup demandées.Les meilleures furent ven-I ducs de $3.50 à $3.75.et les communes de $2.00 à $2.50, et il était difficile d'obtenir $3.00 pour les lots mélangés.Les betes à cornes étaient 25c et plus, j meilleur marché que la semaine précé-; dente.Les bons beuvillons furent ven-j dus entre $5.50 et $5.75, une expédi-I tion complète rapporta $5.85, et qucl-; ques-unes de choix S6.00.Ceux de qualité moyenne se vendirent de $5.00 ] n $5.25, et les communs do $4.50 à I $4.75, et Ie9 plus communs descendirent à $4.00.Les bonnes taurc9 rapportèrent $5.00 | et celles de qualité moyenne $4.50, Les bonnes vaches furent vendues à $3.75, et le choix jusqu'à $4.15- La plus grande partie étaient des grosses i vaches de race laitière qui furent ven-I ducs entre $3.00 et $3.50, les vaches ' de boucherie communes descendirent jusqu'à $2.50 et celles pour la mise en ! conserve jusqu'à $1.00.Les taureaux ont subi une baisse de ! 50c.La majorité des offres étaient des vieux taureaux de bonne qualité qui furent vendus à environ $3.50.Les i bons taureaux de races laitières rappor-I térent de $2.50 à $3.25, et quelques-uns do choix jusqu'à $4.00.Lundi et mardi Il v ;iv;i|l bcaUCMip tic porcs SUT les marché* cette semaine, mais les prix se son! maintenus.Il y a benu-I coup île porcs de l'Ouest et en gé- NOUVELLES DES PRI CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIX Pasteurisé no I .Non pasteurisé no 1 .18% Pasteurisé no -.16 i'aiiim: a engrais Le ch**.u T>«r;l.en nacs Meule de ."> Ibs.paraffine .0") à .09H Meule de 20 ]|,s.08% sous-PRODUITS du Bl.E dixr.lu tonr.e Son .20.'->.*> (iru rouge .21.28 fini blanc Lauren lia .22.25 Middlings (extra) .'J.'i.L'n MOULEES Union Ci clar.li tonne .2j^:< GRAIN MOULU Le 3»« de 35 livres Blé d'Inde moulu .1.35 Blé d'Inde eusse .1.35 TOURTEAUX DE LIN Ce ctik.', la tonne Première qualité .36.25 j DHECHE DE BRASSERIE I,a tonne lirècho sèche, 21 pour cent .SUCRE «-es 100 llvrei Granulé, sac de jute .4.40 Granulé, sac de coton .t.'iii Cassonade no I .4.20 Cassonade no 2 .4.10 MELASSE (BARBADES) Le (n'.lon So 1.baril de 25 gais.45} No 1, tonneau de 90 Rais.40 j S KL Le sac Sel fin.sacs de 200 lbs.$1.75 Gros sel.sacs de 100 lbs .1.50 Sel en pierre, sacs de 100 lbs LARD SALE Le bar»l ne 700 Urrea (iras de dos (30 n 40 more.) 3!!.DU (iras de dos i 10 n 50 mord .SI.00 (Iras d'épaule (25 à 35 more.) 27.00 SAINDOUX Tinette de fiO lbs Seaux de 20 Ibs .l« livre .OS l-l .08 3-8 PETROLE Le sallon Imperial Roy alite: Barils de.bois de 12 Ral- 17H Imperial Royalite: Darils d'acier de 47 cal.17Vj GAZOLINE Le gallon Imperial Three Star: Barils de 47 «allons.18'i Ethyl .21 Mi ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES La tonne Par chars complets.F.O.R.Québec Superphosphate, 16 t>.C.assimilable.813.00 Muriate de potasse 4S'>, sac de 125 lbs .843.00 Sulfate de potasse 48 p.C.sac de 200 lbs.853.00 Sulfate d'ammoniaque.20 p.c.d'azote, sac de 125 Ibs .834.00 Nitrate de soude.15 p, c.d'azote, sac de 100 lbs .852.00 NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS VENDEZ Prix du gros, net, livre à Montréal — Dernières corrections, mardi, 1 h.BEURRE DE BEURRERDS La "»ro .1 - > * .1 -«•* .1 ' Tasteurisé no 1 .Non pasteurisé no 1 Pasteurisé no 2 .FROMAGES LOCAUX Meule de 5 lbs.oaraffine .09% Meule de 20 lbs.08 1-4 FROMAGE COLORE No 1 .08 5-8 No 2 .07 5-8 FROMAGE BLANC La 11 r re No 1 .08 1-2 No 2.07 1-2 OEUFS i.a do-jz&ine .18 .15 Frais extras .Frais premiers .POULES ABATTUES La livre Qualité A .If Qualité Ii.15 Qualité C .U POULES VIVANTES la livre A, Il à 7 Ibs .,.M 'i .18 B, .'I à 7 Ibs .12 a .14 C, 3 à 7 Ibs .09 à .12 POULETS VIVANTS A, 3 b 7 Ibs .B, 3 a 7 Ibs .Ci 3 à 7 Ibs .POULETS ABATTUS t A, 3 â 7 Ibs .B, 3 a 7 Ibs .C, 3 à 7 lbs .18 .17 DINDES ABATTUS La livre A, i) a 15 lbs .B, 6 à 16 lbs .C, 6 ii 15 Ibs .OIES VIVANTES La livre Bonnes.9 Ibs et plus .Passables .OIES ABATTUES Bonne, 10 Ibs et plus .Moyenne, 8 Ibs et plus .CANARDS ABATTUS La livre La livre A, 5 Ibs et plus .B, 4 Ibs et plus .CANARDS VIVANTS La livre Bon.5 Ibs et plus, jeunes.0.00 Moyen, 4 Ibs el plus .0.00 LAPINS \ IVAN'/ S Lo livre No 1, i lbs et plus.MIEL BLANC La livre Récipients de 30 Ibs .°8 Récipients de 5 lbs.08 1-2 Récipients de 2 1-2 lbs.0H MIEL AMBRE La livre Récipients de 30 Ibs.• • -n" Récipients de 5 Ibs.07 i- Récipients de 2 1-2 lbs.08 MIEL BRUN La livre Récipients rie 30 lbs .06 Recipients de 5 lbs.06 1-2 Récipients de 2 1-2 lbs.0/ SIROP D'ERABLE No 1 No 2 Le pallnn .1.25 SUCRE D'ERABLE No 1 .No 2 La ltv« .08 h .10 BOITILLONS VIVANTS No 2.No 3.6.60 à o.oo 5.00 ù 5.25 4.00 a 4.75 TAURES VI VANTES No 1 .No 2 .No 3.Les iso livrer, , 5.00 à 5.25 .4.00 ii 4.50 .3,75 à 1.25 No 1 No 2 Su 3 VACHES VIVANTES !00 livre» .J.IIO à 4.25 .3.00 à 3.75 .2.50 a 3.1)0 TAUREAUX VIVANTS Co* ion llvrra no i.:t-*" » '-y* N„ 2 .2.00 à 3.00 VEAUX DE LAIT VIVANTS Let.lou livre» No 1 .No 2.No 3.____3.75 n 1.25 .2.50 n 3.50 .2.00 û 2.25 VEAUX ABATTUS La livre Choix .No 1 .07 .06 No 1 No 2 Choix Ko 1 MOUTONS VIVANTS .3.50 n 4.00 .2.50 à 3,00 MOUTONS ABATTUS Lea 100 livrée AGNEAUX DU PRINTEMPS chacun 10 lbs cl plus.5.00 à fi.00 30 Ibs el plus.3.00 a 5.00 AGNEAUX ABATTUS La llvrn Cil OITt » • * - .* ¦» * * ' - • ¦ • - No 1.No 2.PORCS VIVANTS Le» lOii livre» Bouchers el à bacon .4,25 à 4.50 Select .81.U0 en xihis par léte Lourds .4.00 à 4.50 Truies .2.50 à 3.00 PORCS ABATTUS lA04 11.044 Mnra 1,540 47 S3 SOI Jnn fov.mari 4,358 47 101 1.404 ANIMAUX A VENDRE BMall omacllen et Holuleln enregistra rte tous Ages; bien «éluotlonne et accrédité.Avoine AlaaKa.«rallie do mil et ae trèfle No 1.8'ndresoer fc C.-E.Nolseux.8t-Jcan-B»ptl8te.comto Rouvllle, Qu«.Où sont les marchés pour les pommes Les renseignements suivants ont élé lernationalc des expéditeurs do pommes, avril : rocus rie- l'Association semaine finissant le Jn- Au rhnr.la tonne .00 00 La tonne .00 .00 Ko 1, ti'fes molé .No 2 .PATATES \„ 1, Québec, 80 Ibs.FEVES Lo mlnot I No 1 .».0.00 No 2 .0.00 POIS Le mlnot Importés.0.00 Canadiens.0.00 I New-York New-York New-York New-York New-York New-York New-York New-York New-York lio.slon a Baltimore Seul tic à Seidllo h h Liverpool .a Londres .à Glasgow- .en France .h Alexandrie fi Jaffu .à Haifa a Beyrouth .au ilrésiI .Liverpool ,.nu Havre ., .Southampton Hambourg ,, .Seattle a Rotterdam .Seattle en France .Portland ft Southampton Portland ft Hambourg ,, Portland ft Rotterdam ., San Francisco en Orletii Total pour lu se mal no Total pour la saison .Ilnrils Caisses 2,7fi!l 205 232 38,080 750 mil , .200 100 100 1.400 03 100 5,202 080 »••».« 17.370 i.i.• 10,500 ».¦ » 750 .2.208 .0,0.18 750 204 .1.20» 00,805 4,128,300 8,785,515 POUSSINS A VENDRE Nous voua ralaons des l-rlx d'occasion pour do» poussin» approuve* par le gouvernement.Noua n employons quo aen oouta provenant de pondeuse» et reproducteur» approuve».N'oa poutslns sont lasus de pluaieur» géneratlono de pondeuses (i plus de 200 oeuf».Noua vous garantissons 100 p.c.de» poussins vivant» il l'arrivée et ontlère satisfaction.Vous ne prenez paa do rlsquo.Conditional $1.00 par 100 comptant avec ln commande, la balance aur reception.Prix: Rook Burrca ou Rouro», 8 eta; Leghorns 0 et», quollo que aolt la quantité.Vous pouvez commander directement d'apréa cette annonça Nous avons de» écloslons chaque semaine.HILLTOP POULTRY FARMS, Elrnlra, Ont.13-11-15-16-17 Le» poussin» Amotrong sont exactement toi qu'ajinoncé provenant de troupeaux approuvé» depula deux ans.Vous ne pouvez avoir mieux pour le prix, et nous garantissons qu'ils vivront.Rock Rouges.Wyandottea blancs et Rock Blancs.$0.00 par 100.Leghoma, »8.00.Surplus, n.00.Envoyez $1.00 par 100; balance sur réception.Expédition Immédiate.ARMSTRONG CHICKS, 38 Davidson St.Catharines, Ont.18-21 81 c'eit la qualité et lo bon marché que voua chorohoa, les pouselna Bruy sont ce qu'il vous taut.Provenant de troupeaux approuvé» par le Bouvcrncmcnt.ayant bu bl l'épreuve du sung, pur notre bactérie loglBte.Rocks et Rouges, S1U.HS par 1(X Wyundottc» blanc» et Roekx blancs, $11.05, Leghorns.$0.05.Poussins de 10 Joun $14.95; trois- semaines, $10.95.Après le le Juin.1 et.de moins par poussin.lîacompt appréciable par quantité.Envoyez $1.0 par 100 et la balance sur réception.Eclo «ton de 30,000 pur semaine, ce qui vrti dlro que nous donnons «atlBfnctlon.Ap prouvés depul» quatre ons; épreuve di sang fuite depul'î clx nns; 100 pour con de» poussins vivants A l'arrivée.Boite éle vouse gratuite avec chaque commande di 50 ou plus.Prompte livraison.BKAV CHICK HATCHERY, 38 Claybtirn Ave.St.Cai^—rines, ont.21-54 ATTENTION: —Des poussins qui feront de vrais producteurs.Au 100.Leghorn*.$3.90, Rocks et Rouges.$9.90.Croisés grosse race.$7.00.Poussins de 10 Jours.SIXO.i.3 semaines.$18.95.Déposez $1.00 par 101.balanco »ur réception.Ecrivez Immédiatement.LINCOLN POULTRY FARM, St.Catharines, Ont.n.-2i Si vous .îvcx l'intention d'acheter des poussins, laissex-nous vous donner nos cotations à de véritables prix do temps de dépression.CODDARD CHICK HATCHERIES Britannia Heights.Chatham, Ont.gagement de l'ouvrier, donner communication de cet engagement au bureau i où le travailleur était inscrit, en indi- i quant le genre de travail pour lequel il a été engagé.Dans le môme délai, et sous les mêmes formes, l'ouvrier embauché doit donner communication de son engage-ment au bureau où il est inscrit.Avis de congo Art.11.—Les employeurs, à l'exclu-; sion des administrateurs de l'Etat, doivent dans les cinq jours, dénoncer les i ouvriers qui, pour un motif quelconque, ont été renvoyés, ou qui ont donné leur ! démission, au bureau de placement auquel ceux-ci étaient inscrits, en indiquant le genre d'activités auxquelles ils étaient occupés et la durée de leurs services.Sanctions do la loi Art.12.—Quiconque fait acte de médiation, en violation des dispositions du présent décret, est passible d'une amende ne dépassant pas $200.00.Dans les cas plus graves, en cas de i récidive ou lorsque l'acte de médiation a été accompli dans un esprit de lucre, I il y a lieu d'appliquer, outre l'amende, la détention jusqu'à un mois.L'employeur qui engage du personnel en chômage, non inscrit au bureau de placement, ou qui l'engage par des in- j termédiaires, est puni d'une amende de S 100.00 à S250.0O pour chaque travailleur illégalement engagé, avec un maximum de $300.00.Lr chômeur qui accepte du travail sans être préalablement inscrit au bu- ! reau de placement, est puni d'une amende de S25.00 à $50.00.L'employeur qui.dans les délais prescrits, ne dénonce pas les engagements et 1 les renvois effectués, est puni d'une amende de $5.00 à $20.00 avec un i maximum de $100.00 pour chaque tra-i vailleur engagé, et de $10.00 à $25.00 t avec un maximum de S50.00 pour cha- ; que travailleur renvoyé.Le chômeur qui aurait négligé de s'inscrire au bureau de placement est ! puni d'une amende allant jusqu'à $25.00 : et.s'il a omis de notifier de son engagement le bureau où il est inscrit, il est puni d'une amende de $10.00 à 350.00.Conclusion Art.13.—Le contrôle de l'exécution i du présent décret incombe à l'honora- i ble premier ministre et à l'honorabTc ministre du travail, chacun pour la part de leurs responsabilités vis-à-vis des tra- ' vailleurs de la province de Québec.Par décret du Conseil des ministres, le ministre du travail, de concert avec le premier ministre et les autres ministres intéressés, les autres lois de la province pourront être coordonnées avec les dispositions du présent décret.Monsieur le ministrp.Messieurs: Nous espérons que nous aurons le bonheur de voir notre demande prise en sérieuse considération de votre part, pour le bénéfice des travailleurs, en gé néral, de la province de Québec.Et vous remerciant d'avance, nous de meurons vos très dévoués serviteurs.Pour les officiers et les membres l'Association ouvrière, sociale et pro gressive de la province de Québec, in corporée 1 93 t.Signé par le Président et Agent d'Affaires: Hector HAMELIN, 1970 Gilford club, et pour cela il a sorti de sa pochç un rouleau d'argent qui a fait dire à plusieurs que s'il était chômeur, il était un des chanceux.Plusieurs membres et officiers ont fait leur possible pour le tranquilliser et d'autres ont demandé qu'il soit sorti dehors.Nous avons alors vu apparaître un constable et nous avons assisté à la disgrâce d'entendre notre encombrant individu dire au constable qu'il était mieux de faire attention 5 ses actions.qu'il pourrait bien être dehors le lendemain matin.qu'il était peut-etre bon sous l'ancienne administration, mais que ce serait autre chose avec la nouvelle, parce que lui-même était l'ami d'un echevin.Toutes les personnes présentes déploraient la visite de cet individu.Le président évidemment n'a pas donné ordre au constable de sortir ce trop rélé par crainte d'être désagréable à l'échevin.son ami, mais nous aurions préféré avec bien d'autres qu'il le fit expulser.Aucun homme en état d'ébriété no devrait être toléré dans une assemblée.Ce serait un service à lui rendre ainsi qu'aux autres qui pourraient être tentés de se présenter dans un état semblable.L'assemblée du club Delorimicr-St-Denis, sans ce malcommode, aurait été des plus intéressantes et des plus utiles, car les explications entre des échevins et les membres d'un club sont toujours de nature à renseigner les échevins, à améliorer l'esprit qui peut régner chez les chômeurs et à maintenir la bonno entente qui doit nécessairement exister pour le bien général entre les organisations ouvrières et les échevins.O.G.Chance exceptionnelle pour pomlculieurs Doux fermes voisines, 7.50 et 150 acres, bâties.Vendra séparé- , ment si désiré.Bon terrain pour , | verger, déjà 200 pommiers de,; ' plantés.Située entre 2 vergers ! modèles de 3,000 pommiers cha-• cun.Erablières 1600 coulisses, j Conditions faciles, avec ou sans roulant.Ecrire à Casier Postal 5, Frelighshurgh, comté Missisquol, OUVERTES • pendant quo le cheval travaille Le bon vieux remède Absorblne*—I*an-tiseptlquc — cicatrise plains ouvertes, coupures, ^corchurcs, clous.Ne cause Jamais d ampoules,* ne force pas au repos— permet nu cheval de continuer a travailler.Liniment mervelN Irux I Absorblne met fin i\ In bolterle.réduit foulures, êpnrvins.«uros ft nu-très enflures.Economique.Il en faut peu, Oronse bouteille.$2.50.Cher, loti** phnrmariens \V,-f.Yonne.Inc., immeuble I.yrnnn.Montréal.AssembJéc un peu tumultueuse AU CLUB OUVRIER DELORIMIER ST-DENIS Lundi de la semaine dernière, nous assistions a une nombreuse assemblée du club ouvrier Dclorimior-St-Dcnis tenue à la salle Corbcil, sous la présidence de M.D.Mondor.Plusieurs membres des clubs voisins assistaient aussi à cette réunisn.La priscr.ee du Dr Derniers, >\ revenez si on vous en Inisse le temps.Muguet des Près —C'csl loul na- nti s'pas?Puisse cet-durer longtemps, vous que j'aime -— Voudrie7.-\ nus m envoyer vos noms cl adresse'/ .l'ai des lellres ici pour vous cl ne parviens pas n vous découvrir dans nies filières.Reçu voire offrande.Merci.Ame des Unis — Rien des fois j'ai pensé, allez, combien sérail agréable une réunion de ce genre cl peut-être aurions-nous pu déjà lu réaliser sans celle "crise" qui coupe les niles aux plus belles ambitions.Espérons pour bientôt une ère plus heureuse qui nous permet-le d'agir el de vivre ce beau jour.Il tail beau, beau, n'est-ce pas'.' Mon "nid" louche la forêt el l'écoute avec ivresse l'àme des bois qui palpite de bonheur el chante les plus belles espéra lices.Merci pour voire aumône el croyez à ma tendresse toujours heureuse de vous recevoir.Martien émigré Vous avez reçu l'adresse'.' Je souhaite fori vous conduire dans la bonne voie, Km loul cas.vous m'en donnerez, des nouvelles?Bonne chance et amitié ¦ (oujours, Ame expirante Un merci du coeur pour votre aumône.Ileurcu-j se je suis de vous savoir en pleine voie de guéiison, l'ardenl soleil ' vous donnera de nouvelles force: el terminera vile la convalescence vous verrez.l'.sl-il vrai que me: ; hillels oui toute celle valeur pour vous'.1 Mou doux! que j'en suis lieu-! reuse s'il en est vrai men I ainsi! Tant de fois il me semble qu'ils 1 soul "vides" tant j'ai le désir rie ! mettre en eux beaucoup plus cl i beaucoup mieux cl quanti Je dois cire brève comme aujourd'hui, i c'est parfois difficile, allez! Croyez : à toute mon affection el revenez.Violette des prêt Le repos, la liberie, les distractions! Voilà des choses qui comblent ma jolie vjo-1 Idle cl lui donnent un nir heureux I dp vivre plus prononcé que lorsqu'il tn'arrive des grands prés, .le [ m'en réjouis avec vous parce que Je vous edmpronds.Ca fail du bien | rie changer 'la routine" do sn vie.parfois.Ca stimule les ambitions, l'on dirait, loul en reposant l'esprit ' de CC qui nous regarde de trop près, Kt quand l'on retombe dans la paix, la solitude, In douce chaleur de son nid, on l'aime plus, on l'aime mieux, nous semhle-t-il.et i l'on n plus de zèle "à la routine" recommencée jusqu'au jour où un nouveau changement nous semble nécessaire.Allez, venez, retournez, revenez, recommencez encore, l'été vous sera favorable en cela, c'csl bon pour vous qui éles si "raisonnable" en temps nécessaire.I.'histoire de votre "vieille" n'esl pas banale du tout: il cul fallu seulement que la vieille fût un "vieux"' el vous auriez hérité gratuitement de la trouvaille, je gage!!! Je n'ai pas de nouvelles de Sphinx depuis un bon bout de temps.Vraiment, je m'inquiète un peu''d'elle qui m'est une précieuse amie, je : voudrais lanl que tous ces soucis s'éloignent d'elle, enfin! Comme je I m'attarde avec vous alors que Je | suis pressée el que tant d'autres attendent leur lour.N'est-ce pas que ça ressemble un peu au tribunal de la Pénitence, la veille des grandes fêles ici?Au revoir.Vio-lelle.el.que In paix soil avec vous! Poupée d'amour Avec plaisir je vous réenregistre dans mes filières.-L'Ombre mystérieuse el Pensée de Palestine vous seront de véritables amis.'Eli voyez-moi vos premières lellres affranchies.L'abeille en question est toujours nu rucher quoiqu'elle ait changé de pseudo, je crois.Merci pour voire aumône el bienvenue.Jeannan —Quelle lèche est In voire et comme je comprends bien In cause de votre mutisme! Puisse voire maman guérir nvec la bonne saison; cl puis les vacances approchent qui vous permettront un repos bien mérité.En attendant il ne faut pns vous décourager, les épreuves onl toujours une fin, vous savez.Mille tendresses.Francia — Merci pour votre aumône cl voire amitié.La mienne en retour, toujours.Sons le feuillage Vous donnez beaucoup, ma bonne amie, el je vous remercie de tout mon coeur.Notre petite amie vous .sourira du ciel pour cela cl Dieu vous en bénira.Vous éles courageuse en face de la vie difficile, je vois cela; lanl d'autres jeunes filles continuent leur vie tie luxe en dépit de loul mais comprendront trop lard leur erreur, .le vous félicile cl vous assure que j'aurais aimé noter vos succès de l'autre jour.Je ne doute lias que loul fui bien réussi el je me réjouis nvec vous puisqu'il ne pcul m'élrc accordé plus.Merci encore.Petite malade .le publierai tout, chère mignonne.Est-ce que le beau printemps ne vous donnera lias des forces neuves avec son ardent soleilV .le vous le souhaite en vous SOUrianl de loul mon coeur.Fleur laurentienne Comme vous avez su me faire un grand plaisir en m'cnvoynnl le joli souvenir qui m'est bien cher el qui me rappellera toujours l'heureux dénouement de vos difficiles amours.Je vous dis un gros njcrcl dans un sourire où vous verrez toule nia tendre affection.J'ai fail voire envoi à l'administration.Mous jours et soignez bien votre bonheur afin qu'il vive vieux.vieux .Ti-noir L'histoire de prodigue se renouvelle chez nous, vous savez, el fois j'ouvre mes portes.Il donc pour vous comme 1res, vous reprendrez au courrier, dans les 'enfant souvent chaque on sera pour les au-voire place bourdonnements, par lout le rucher; je suis certaine que mes abeilles seronl heureuses,toutes, de vous retrouver loul comme l'est (irande-Soeur, d'ailleurs.Revenez.Alexandra.- - Chère petite, je comprends qu'on ail du chagrin el de l'inquiétude, que l'on pleure dans la solitude de son nid.Aussi combien ma sympathie est profonde pour ma pelile soeur éprouvée.Quand une épreuve nous arrive, l'on dirait qu'elle tend la main à d'autres pour les attirer vers nous: el lout ilhin coup, celle ère malheureuse s'enfuit, c'est le tour d'une période plus heureuse.Esoérez, espérons qu'avec celle rude épreuve vienne la fin de tous vos malheurs, espérons que la "grave affaire" ail une issue bienfaisante, espérons.Il faut loujours marcher BVCC de l'espoir.Demandez l'aide de Dieu.Il n'abandonne [ornais ses enfants el.si tout allait plus mal.dilcs-vous bien qu'il fail bien ce qu'il fail el qu'une vie l.i-haul esl certainement mille fois meilleure qu'une vie longue el toujours maladive sur la terre.Mais, que dis-je, loul ira bien, vous verrez, très bien.Séchez vos pleurs, mignonne, cl venez m'apprciulre de meilleures nouvelles.Fleur Aimée, du S.('.Vous éles Irois à m'écrire rie voire paroisse.Celle abeille était bien la soeur de l'ont d'Avignon, mais non de l'autre mentionnée.Je suis heureuse de savoir voire santé meilleure, pourvu que cela se continue avec un peu de progrès, cisela la perfection bientôt el vous ne verrez plus d'empêchements à vos rêves, .le VOUS souhaile celle heureuse conclusion.An revoir.France-Armand, Ce m'est un bonheur ce rayon de voire vie nouvelle, ma chère pelile.Il esl Irisle un peu.c'csl vrai, mais loul de même il est beau, il est sublime même.Je dis bien, sublime.Une pelile fille qui laisse sa famille, sa liberie, sa vie de plaisir pour aller se pencher sur des petils corps souffrants, sur de jeunes âmes malheureuses, qui accepte sans plainte les fatigues, les heurts, les désillusions d'une réalité qui finit d'être tin rêve.C'est beau cela.France-Armand el |c vous félicile d'accomplir voire nouveau devoir avec toute la compassion de voire ftme.Voire lâche est rude, soil; mais elle donne la plus belle consolation.Sentir que l'on soulage ses semblables, que l'on fail du bien, du bon toujours, sentir le bonheur que l'on donne passer dans les prunelles souffrantes des petils êtres faibles, quelle récompenseI Avez-vous ioul du congé accordé'.' Hon courage, bon espoir, un peu plus d'optimisme, pelile fille chère.el.si VOUS en avez le loisir, une longue lettre pour Grande-Soeur.Tourbillon laurcnticn.—¦ Enfin, vous voici du cercle, ou plutôt, vous voilà bourdon.C.'esl tout à fail gentil à vous cl je suis persuadée qu'on vous fera belle façon.D'ailleurs, jin tourbillon est capable de faire tourner bien des Iêtes .les télés de mes nhcilles.Hum! quel succès! Venez jaser dans les bourdonnements, il doit s'y trouver de jolis pseudos qui vous nlli-renl loul particulièrement?Vous avez reçu les cachets?Affection.Francia.Il ne fnul pas vous désoler ainsi, vous êtes jeune encore et si les choses onl tourné ninsi.c'csl sans doute que votre heure n'est pns venue.Attendez-la tloii-ceinetil, gaiement, elle viendra sûrement; |c prince de vos rêves, il se présentera un jour, ce beau mythe; s'il doit venir.N'allez pas vous rendre malheureuse par l'inconstance de ret ami; le poitrail que vous m'en faites est digne d'intérêt, d'amour peut-être, mnis, si vous alliez le voir seulement Par les [ veux du coeur'.' Cherchez In constance qui esl une si belle qualité, et I vivez gaiement de voire jeunesse }qui ne durera pns toujours.Ron I espoir.Heine Manche.— Un gros merci pour votre aumône n nos messes, el inn nuire non moins sincère pour * voire intérêt n mon égard.Vous êtes une bonne ntnie cl je voudrais vous savoir heureuse comme vous le méritez.Puisse la Vierge de moi exaucer mon souhait et mon sourire vous dire toute mon amitié Pont d'A oignon.— message concernant Cypricn el j'ai goùlé de votre sourire et de pour moi.J'attends mise.A bientôt donc?Seini>er Fidclis.Que diriez-VOUS si je me mettais à l'élevage des pigeons voyageurs?Mimi de Bruyère*."Fuyez la tentation", dil l'Eglise, "Saisissez l'occasion aux cheveux", dit la Sagesse, el j'ai bien peur, Mimi.qu'à force de craindre la tentation vous laissiez, passer l'occasion! Enfin, quand on n'a rien à se reprocher, c'est encore beaucoup, n'est-ce pas?.le suis heureuse que vous ayez fail ce voyage.Vous avez, besoin de distraction et vous vous eu accordez plutôt rarement.L'excès en loul esl un défaut, mais il ne fail jamais bon sp cloîtrer Irop étroitement avec ses pensées! Merci pour voire généreuse contribution.Mon courage el bon espoir! lioselys.— Pauvre chère, comme je comprends votre angoissante solitude.Rrrr! Avec vous el pour vous je frissonne! Que d'ennuis, que d'inquiétudes.que de tourments nièiuc! El celle distance qui vous sépare de tous les èlres aimés! Comme il vous faut de vaillance et que je vous en souhaite! Il nous arrive parfois de trouver les heures longues el les soucis harassants, mais comme ou comprend que c'était secondaire quand l'absence s'installe au foyer, Un lourd souci porté à deux devient plus léger qu'un relativement minime sur nos seules épaules.La vie familiale, à base d'amour el tic dévouement, esl la seule normale, la seule vraiment consolante el les esprits modernes auront beau tenter d'introduire des moeurs nouvelles, ils aboutiront toujours à un désastre.Quand Dieu institua la famille II agit avec son induscniable sagesse el les hommes n'y changeront rien sans gâter l'essence, même de la vie.le me prends à philosopher, (/est qu'avec vous je suis toujours certaine d'entendre un écho à ma voix! Courage, amie! Fosse le ciel que CCI étal de choses s'arrange à l'amiable entre l'intérêt cl le foyci'l Embrassez les petits pour moi cl gardez l'assurance de nia fidèle amitié.GRANDE-SOEUR Condition; A rempnr pour avoir dtoii a une imbrication dans le» rtourdonnr-ni -n i - : Urn—Cl.eu.ue fibrille n'aura droit désormais c,n'a SOIXANTE MOTS pur si-¦naine.Tom mm supplémentaire seia re-trancha: 26me—Les cnmmunlciuès doivent eue écril* mr un seul .-i.tr du feuillet, et disposes rte la num.- raçon que.ix.ii» les publions ri-dessous; >me—Tous reux qui tont paster leui correspnndan.-e par noire huiesu sont prié.- d'affranchir leu.-s lettres it d'écrire le notn du dcstliini.-iue a a rrayoï.dans l'inçle jcancbe d?l'enveloppe; lènie-Tunte lettre •dressée a la directrice doli l'être rnmme suit: Ctundo-Sneur.i rue Notre-Dame Est.Montreal.Tonl en-ri'i i|iil n: icnip'Jra pa» ro>«ditlun» FRISSON.- QU'éeouteS-VOUS.le frl«-son du printemps Q.UI Konfle les bourReoni.lu ebanion du ruisseau jaseu.- qu'on entend dan!" le »olr ou le slmpln RBSOUtlIU itmlt'iil dth Hlipltles.Avec vous.J'écoute naître te printemps.MENDIANTE D'AMOUR Non.vous n'êtes Jamais venue chez nous, ni rencontrée ailleurs Pour me trouver.Il fan: tmveisor la frontlrre même.Mais quanti on a trouvé mon chez-nou* on y trouve de tout bonheur amour - amitié.Mot.Je Mil votre demeure — pour peu que Je vous dirais votre nom sorrelle rie.mystère — Intérêt — que sals-Je?ROSF.I.Yîî MIS3 ANGLAISE- l.e soleil est éblouis.Mint aujourd'hui et vous devez en être loul Irradié*, heureuse amie! FLEUR D'OMBRE.On dit que le monde est t.-mhlalile a une liqueur capiteuse.Il Bilse Des qu'un approche de bps lèvres le le breuvage enivrant, on en veut encore.! A bientôt et douce amitié GISELE .le K»rde douce souvenance de la soirée du.et J'anticipe l'espoir d'un prochain revoir Un bon Jour a la lentille petite amie.Mlle Adrlrnne tic FLEURDALE MARYSE Vous vous trompe/ ma mie Mes Initiales ne son! pas M l'E.le n'ai pas reçu le billet mentionné FLORANDE RIEUSE Mots nul s'pas.Il y en aurait du "fun".PETITE CHARMEUSE Mal"- OUI, C'*»l bien "lui".Que voulez-vous?Nous parions souvent de la page et de ses nom-breusea et nombreux amateurs.PELUCHE Y n-t-11 bien longtemps que "Margot" vous a foil inantcr tic 1 'B-ïotne"?ah! ah! ah! PRINCESSE RIEUSE PAPILLON D AZL'R — Ou'll tiolt être charmant le Joli papillon aux allés ti'azur! Lui.plalralt-II de bourdonner avec une petite fleur aux corolles n-/.urées ' Voyez notre similitude.- Bienvenue.PERLE D'OR.- Voire pseudO me plall.gentille abeille! MENDIANTE D'AMOUR Je vous offre un brin d'amour.lacceplez-vous?CHERCHEUR NOCTURNE Serolent-ce des fleurs que vous cherchez?Prenez donc le sentier qui mené t< O S tilles-lul de VOUS, diriger vers le» côtes beauceronnes, lé.dans un parterre d'un modeste village vous trouverez une petite MOELLE DE HAMAS ABEILLES ET BOURDONS .le viens demander l'hospitalité k votre rucher Une bonne abeille et un gentil bourdon VOUdront-lls rie mol?JEANNE ENJOLEUSE.YOI.AINK DES ORMEAUX.FLEUR LAURENTIENNE, JEANNE QUI RIT.FLEUR D'OMBRE.JE PENSE A VOUS.RAYON DE MIEL.AME DES BOIS.PERLE D'OR, JEANNON — Voua ne me rêve-nez plus?Amitiés quand même SOURIRE DU VAL, PETIT SERIN.— Je vous unis a dessin, vous me connaissez Intimement et bien, revenez-moi dans un billet personnel.SENTINELLE — Vous n'avez rien vu venir?La capitulation date rie Jcuril paf-sé.Tvpo endiablé allas EDDY MOIX BEATRICE DE CHANDOLENT.- M.de Loyses est absent, mais II reviendra.Je vous salue avec affection, soeurette.PAMELA.— Comme on doll être heureux a cette phase de la "lune de mlcl'l Salut-s k M.Narcisse.RENEE ORLIS.JEANNON.Alio Jeannon comment ça va?Vous dites que Je ne suis pas gêné pour un nnuvesu arrivé au rucher: ta.ta.ts.où II y a de la gêne tl n'y a pas de plaisir, mala soyez assurée que si Je vous parle sur ce ton de franche camaraderie c'est que J'ai déjà eu l'occasion de vous rencontrer.L'OMBRE MYSTERIEUSE.MINOU BLANC.— Je vous bonjoure.petit mlnou blanc, dans l'ombre.SENTINELLE.— C'est ça.faites la garde et.quand Je passerai.arrête»-mol.FOROET ME NOT.— Non, Je ne vous oublierai pas.et vous?EDDY MOIX.— Et en quoi vous se-rols-Je utile?Je suis prêt ft tout.FLEURETTE D'ESPOIR.— O ma fleur, vnnez Jeter dans mon coeur cet espoir dont vous disposez.A TOUS.— Je vous souhnlte chance et bonheur.Je voua salue tous el vous aime bien Venez, sous un RAYON D'OMBRE.GLANEUSE DES PRES.— Je vous Invite a venir glaner dans mes prés.LIS DES VALLEES.— Dltcs-mol duns quelle vallée vous résidez, que J'aille cueillir un bouquet pour offrir a ma Margot.PETIT OASPE8IEN.— Dan» votre place de Oaspé mangez-vous bien do la morue, ces temps-ci?FOROET ME NOT.— Votre pseudo demande de ne pas vous oublier mais n'oubliez pas E.A.ni PLUCHE.OONDOLE ESSEULEE.— Est-ce h cause de sa vieillesse que votre gondole est esseulée?MARGOT DES PRES.— Envoyez-mol donc des muguets.Je les aime.OAI PRINTEMPS.— Je vous accueille nvec un sourire.BRISE PARFUMEE.— Quelle est douce la caresse de votre brise.SANS ATOUT.PIERRE DE FALAISE.— J'aimerais me blottir derrière un telue, écoutant les promeneurs de la falaise.OONDOLE ESSEULEE.— Est-ce votre gondole qui portait la belle Margot et non Armand?P.ENJOLEUSE.— Lesquels ont plus d" charmes, les veux noirs ou bleus?OONDOLE DE VENISE.1 1 ?— Quelle espèce de gomme machez-vous.Mnm'selle?COMMIS LABORIEUX MARCHANDE DE BONHEUR.— Que Je suis avide de votre précieuse marchandise! M'en délivrerez-vous quelque peu?Oh! oh! mais quelle en cet la valeur! ! Affirmativement ce n'est pas à prix ri'AR-OENT que Je m'en procurerai.AFFECTUEUSEMENT A TOUS.— S'il ne se présente pas de pierre d'achoppement, vous recevrez chacun, une gerbe de pensée» minutieusement enguirlandée de la fleur du souvenir, exhalation d'une aimante.PENSEE DE PALESTINE A TOUS.— 8ourlre amical.A MES PETITES AMIES.— Affection tendre.Et vous.Yvette, avez-voua reçu mes pauvres fragments de lettres?D'une qui olme beaucoup ses délectables correspondantes.PRINCESSE DESIREE.— Votre affection m'est chère, mon coeur frileux se réchauffe a son contact.Revenez bourdonner de charmantes chose» a mon oreille.Mille amltlécs.JARDIN FLEURI.— Mes sympathies.— Me donnerals-tu le speudo rie ta soeur?— J'ai le plaisir de lui adresser un bonjour ft elle aussi.Amltléea."O.FROID.PICIIE-KETTE — Ca va être Joliment "rigolo".Plehe-Kette.si vous été» découverte! Vous pourriez, faire connaissance avec certains dards d'abeilles et avec certains .yeux verts! Mal» VOUS avez de bons bras pour vous défendre.Je crois!, ah! ah! JEAN D'ESTRELLA - La nièce est-elle aussi Intéressante que l'oncle?Hum! MIMI REVEUSE.— Est-ce la grand» Baie qui met du rêve dans vos veux?MARGUERITE DE LA LANDE KT GRACIEUSE.— Je ne vous connais pas.mats Je vous nul» du coin de l'oeil!.FOROET ME NOT: Pourquoi pan: "Ne m'oubliez pan?." LUTIN DU RUCHER CHATELAINE D'ESPAGNE.— Ecrivez-moi la première, voulez-vous?et mon copur d'or saura répondre A votre rloux sourire tie "Chatelaine".• ALEXANDRA.— Plus chanceuse le Jour des élections, n'est-ce pas?Ah! les beaux petits "maires"!.Mats vous ne venez pas les voir! .CRI-CRI DES BRUYERES— Le mystère est-Il enfin éclairct?Plus c'est clair, plus c'est embrouillé, parfois.dllcs7 MOUETTE.- Que devenez-vous?Le printemps ne vous donnc-t-ll pas de» ailes?FLEUR DE SOLEIL ET FLEUR D'ESPOIR Impossible de vous localiser.et pourtant vous êtes plus que d'autres, mes soeurs! Aldez-mol un brin, voulez-vous?MARGUERITE DE LA LANDE MARCHANDE DE BONHEUR Je frappe ft votre porte, les mains chargées de fleurs, ouvrez, car Je ne vous apporte que de la lole et du bonheur MUSEE DE SOUVENIRS — AU bord rte» flots d'azur où se perd m» pensée, J'ai vu bien des fleurs naître et bien de» fleur» mourir.Mais seule surnageait sur le flot balancée Lti fieur du Kouvenlr.PETITE HIRONDELLE.SI tu pouvais me comprendre Oleeaux des sombres forêt» De ton ramage plus tendre Tu me consolerais.Si dan» l'azur »»n« TOlle Ma plainte allait Jusqu'à toi Du rie!, radieuse étoile.Tu descendrais ver» mol GAI PRINTEMPS TAQUINETTE J'ai cru deviner votre Idéal peut-être vous sulvral-Je un Jour! FLEURDALE Combien devrait eue exquise «elle créature dont le ecul contact rie la moin voua a causé une telle sensation ! ' ' SANS ATOUT Avez-vous In même VOMIS partout qu'au bridge?LOUISON AMOUREUSE Vous avez rte délicieuses mélancolies' I I POSTILLON D'AMOUR Apporter-moi un billet doux! EDDY MOIX Pourquoi n échange- rions-nous pas ri» secours par l'entremise de Oranrto-Soeur?'MYRTO" MIMI REVEUSE.— "Tout est permis quand on rêve" Le savlez-vnu»?CASIMIRIENNE.- J'accepte rie loin roeur votre amitié.Ton», vous êtes si bon« pour mot! CHRYSANTHEME.Est-ce vrai que rest en souffrent qu'on achète le bonheur?LUTIN DU RUCHER - Je n al pn« peur rte» petti-» lutin» mol.l'aurais vite fait de vous mettre » ma rr.r.ln mois san* trop vous gronder.POMME VERTE.— Attention' Mère Eve est au rucher MENDIANTE IT AMOUR COEUR GENEREUX Vont nvler fait erreur dans l'envoie des feuillets Vous aviez, échangé l'un des miens avec celui de C.-C des B.que le vous ni retourné immédtaiement.ne l'gvez-TOUI pa» reçu ainsi que ma lettre explleallvi Depuis quelque temp* Je file Is hlanrhe Inlne pour tisser, mais ces Jours-ci Je vais travailler è.mon parterre afin rte voir hten-toi èclore le» première* fleurs, nh ' qu'il me initie de les contempler, de respirer leur parfum.Et voii«.comment em-plovez-vriu» los loisirs** OONDOLE HE VENISE Du soleil rie la verdure, des fleurs, de» chants dot-seaux- voila ce qui fnlt le clmrme rie l'été Sagweiinven.ce qui me le fait nlmer beaucoup nlus one in frnlfle saison L'OMBRE MYSTERIEUSE — Ma curlo-site est en éveil et Je m'empresse rie me rendre sou» L'Ombre Mystérieuse afin rie connaître le "cros secret", Sernts-Je la première arrivée?NOELLA Dit BAOOKNAT ROSELYNE DE CRESSY Mes affre tueuses et sincères sympathies Je vous aime toujours "tout bas" en vous tlé^l-rnni Ici meilleure» douceurs qui putssenl venir de la rte, Pensez, k mol.Je penserai A von».JEAN DE LA GLEBE I.lt-ll encor» le "Bulletin"?Pourquoi ne rionne-t-ll pas rie ses nouvelles a Grande-Soeur, au moin»?R OR.— Fnli-nn riu rlelvame celte nnné»?nu si l'on rêve .ou si l'on cherche le bel oiseau rie ses rêves?Je sais beaucoup rie choses de vous.mal» ,1e vous en souhnlie plus encore, et tirs belle*, et rie.lionne», et rte» tendres.tendres comme les premières pousses prlnto-n!cre« Me connaissez-vous?Ron'nur! FR1VOLETTE BOUTE- EN -TRAIN Vous été» charmante, ma mie! vous m'avez lu»?Bonjour KFNTINELI.E Une place pour mol aussi?Je veux être du monde de ceux qui feront le bataillon.ETOILE MIRACULEUSE - Je vous souri» et vous?J'attends la réponse hum! bien moderne, hein la soctretle Thé — mal» pa» trop?dite»! MUGUET DES PRES.— lVrlvez-mol si vous le voulez bien?PLUCHE.- Venez! hein?vers mol — Un nourlre.GRETA OARBO.ACTRICE.— Mol! Je nuls k vos ordres! Dites enco-e un mot?ou vous trouver?Est-ce aux Sturilc* Me-tro-Ooltiwvn-Maver.Culver Cltv Cr.llf.Dite»?PAX.FEE MYSTERIEUSE.- Sstf/.-vous que Je suis abeille non pns hourdon?Suls-Je quand même la bienvenue?AMOR VICTTMA.— Cherchez enc.nre — La Reine de» cantons de l'est n'est pas le lieu où Je me enche POSTILLON D'AMOUR.- Quel gentil, quel nmour de postillon! Vou» en avez, donc bien de l'amour pour en distribuer.Et mol qui pensais que c'était rare et précieux! PIERRE DE LA FALAISE.— Un muguet piqué de curiosité peut trê» bien s'Installer dans une falnlse k l'ombre d'une pierre - gnre a vous! Bientôt ma brise parfumée vou» grl»era et vous viendrez respirer du MUGUET DES PRES.AOE MUR.— Bienvenue, consoeur! Vous n'êtes pas de la première Jrune»»e & re qu'il parait?Mol.non plus, alors, fraternisons, voulez-vous?ORAND'MERE ABEILLE.— J'en connais plu» d'une qui »e délecte rie vos charmante» lignes.C'est bon comme du miel, quoi! Je vous tire ma révérence, Grand mère, mal» ne puis m'empêcher embrasser dan» un grand élan tueuse tendresse.SAVOUREUR DE MIEL.— Je ne put» être votre amie plus que votre ami.L'ftge rapproche les distances, mal» les éloigne aussi n'est-ce pus?Et Je ne suis plus Jeune, vous ne savez pas?— Et vous, bon savouretir de ml.non.de tire, plutôt, quel Ago vou» avez?Oh, l'Indiscrète question — que vou» voudrez.bien pardonner, ami! RATON DE MIEL.MERCURE.— Vou» me connaissez bien, n's'pas?Heureux de répondre à votre aimable billet! NI la ehlmla.ni la zoologie, ni la botanique, ni la réputation "de» filles de notre slèele" et ni la physique el ni le physique d • qui que ce aolt avec, exception.J'étudie?Vou».qu'étudtez-vou»?A qui pensez-vou»?Oenlll pour vous de saluer celui qui n'a pas d'autre "occupation que d observer les oeauics U< la nature el rnco:e bien plu» .' " • - ; Mercure doit posséder de; goûts solltali re».hein.' Doux sourire.A TOUS ET TOUTES.— Venez dont* rendre visite nu "Bosquet" de E.S.A Vous v trouverez dc3 charme» oies doux et repos solitaires pour ceux ou «1-les qui aiment la solitude.Que de belle! cho»e» nous aurons a nous dire et si s.oui été» admirateurs ou admiratrices aej beautés esthétiques tic la nature vous J vivrez certainement de» moment» délicieux pour les uns et.pour les autres del heures délicieuses.Elcnvonue, ft bientôt, PIERRE HUS.— Un baiser?Mé! Me! parlez pas si fort! si saint Pierre vous entendait .Qu'il nous volt pas toujours!!! SAVOUREUR DE MIEL.— Les sucre-rie» seule» font vos délices?Pas d autrei désirs?— Heureux mortel! MIOUY.FLEUR LAURENTIENNE.— M« pensée et mon affection vous restent fidèles SOURIRE DU VAL.— Une figure épanouie vaut bien un chant d'oiseau el votre toilette récente chante le p.-lnumpi k sa manière.MARTIEN EMIGRE.— Comptez-vous retourner un Jour dan» votre pays?ANGELICO.COEUR DE CHOCOLAT.— NOUS RVOn' de délicieux petits coeurs, n'esl-ce pas: BUSINESS MAN.— Pas bc.ioln de sucre pour votre "son"?GAI TROUBADOUR.- Mon coeur est de sucre, si vous veniez, me chanter uni tendre sérénade, Je »uls sure qu'il se fon- CHATEAU EN RUINES — Est-Il vrai que l'ex-COCUr rie chocolat voulant »« faire imp petit .e est complètement fondu,?AMQRIS VICTIMA — L'amour vous i fait mal.ces: comme mol avec mon mal heureux coeur de sucre, J'en suis k mi quatrième expérience.FLOTS BLEUS.— L'nzur de votre or.de un clair de lune superbe, le tout p.rrosrf du sucre de' 1 amour, nvec celui qu'or olme! Quel merveilleux roman on pourrait vivre chez voua.COEUR DE SUCRE CHERCHEUR NOCTURNE.— Ce que J< cherche?- Dites plutôt ce que l'on cherche chez.vous, et .Je vou» aiderai .PETITE!.— Je vous nlmc bien quanc même, petite «mie.je vous salue amicalement FRISSON.- Un brin taquin, l'ami.J« rirai .noua rirons s'pas?RAYON C"OMBRE.Et dans l'ombro ma mie, non-, échangerons no; iiencécs Dites, vous voulez?SAVOUREUR DE MIEL.-Merci de vo-Miuhutts, do vos souhaits loltoats.J'e: formule aussi pour vous.Revenez-moi.A TOUS.— Bonjour amical.D'AME SOUFFRANTE.— Je voudrais avoir Ce soir J'Irais trou-: Comment ne rece REVE D'UN SOIR des ailes, ou être fee ver ce Rêveur.Dites vrlez-vous?L1SI1ETH.— Bonsoir chère.Je vou» désire des Joies nombreuses en ces beau: Jour» prlnlanlers.CHATELAINE D'ESPAGNE — Votre pseudo est synonyme de ChAteau en Es pagne.Voudrez-vous remplacer celle qui j'ai perdue.Elle était si gentille.Soi: départ pour l*lu tielft a fait un vide Immense en mn! Venez, me dire oui.Ji vou» attends me.- mou plus gai sourire FRANCIA Je vous offr» mon amltli L'acceptcz-vou»?FLEUR-RITA.L'OMBRE MYSTERIEUSE.- Serol-Je ln première?Quel secret chuchotez-vous dnnn "l'ombre" mauve de» Ulns?LUNE ROUSSE.• Que tie poètes VOUS onl chanté! .A mon mur.J'Invoque lé! Muses: pulssenl-cllc.i Idéaliser mon sourire pour vou»! petit serin Attention.Robinson me piquera! .HHE'I'A OARBO.— Vous Incarnez 13 grâce exotique ti»1 votre pseudo.E S.A.— Ln culture sentimentale!.Est-ce votre Idée?SOURIRE DU VAL O.FROID — SI un peu d'affection enfin pour réchnuffer votre coeur Je su' | bien prèle a vous en donner, mol.l'EU-FOLI.ET Quand J'élnl» Jeune cioynls * ces histoires île feux-follet» e.J'en avals bien peur va.mais Je n'y crol." I plus maintenant.| CAS I MLR! EN NE.Je demeure tout i près de votre gentille correspondante | Vous n-l-elle dll ?L'AME D'UN VIOLON Venez.Jou- | pour mol.quelque chose.de triste, ctli fait si blon rêver.AME ESPERANTE Espérez-vous toujours.MENDIANTE D'AMOUR.Comme vont mendie/ do l'amour Je vous ,-n tion.it quelque* brin».C'est peu dlrez-vous mais il faut faire beaucoup il économ.t et It en passe el souvent tics mentilau a Alor» nous donnons peu ft chacun potl] pouvoir donner un peu a tous.JEANNE QUI RIT.- Rlez-vou» tou Jour»?Et mol Je pleure si couvent.COEUR genereux.Rayon de miel F'iulôf b mort roi d'Espagne s'éliiil sainte religieuse île ili' Saint-Dominique, mu rente vierge cùl M t u il'une if puiirrin • mes ycu\ place île-pluiiio ri • le l'autre, de vou» d'affec- epri! iirilrt Quoique l'iii-répélé mille fuis: "Plutôt la morl un souverain.Craignant donc uni' violence pour cllc-ménin el quelque lâche pour le monastère, après mûre n'-llexinn, cl poussée pur un instinct particulier tic l'ISsprii-Sainl, elle se dit: "l'ii bien! puisque ce prince m'a déclaré que mes yrux sont ses ('tuiles, miii aimant, bien lui faire présent «le sans déplaire ;'i Jésus".l'.n parlant ainsi, elle vanl elle, d'un côté une une feuille île papier; une pelite eiuipe dans laquelle elle voulait envoyer ;iu roi ce funeste présent.Mnis.nvanl île se les arracher elle lui écrivit en ee sens: "Sire refuser loul ;i un monarque, e'esl lui accorder lout; c'est pourquoi ic me suis décidée à vous envoyer ces yeux qui vous oui inni plu.afin que vous veuille/ laisser n mon Jesus le trésor ipie je lui ai consacré depuis si longtemps.Voilà donc ces deux veux rpie vous ,nve7 tant .•limés; prenez-les snns qrainte.; car si île loin ils vous brûlent, rie prés ils éteindront vos ardeurs.Ne me plaignez pns du resle; une religieuse qui perd In vue ne peril rien: ie plairai davantage & mon Epoux crucifié avec ees deux plaies au visage qu'nvcc deux yeux, .le ne vous lemnnde qu'une grâce, prince, en de ees deux yeux: r'esl daigniez voir par eux la passion est aveugle, el vous contentant, n l'avenir) rie posséder mes yeux vous laissiez n Dieu mon coeur", Après avoir écrit ces mots, celle vierge Intrépide, mue pur une inspiration iliviiie.fnil inillir ses deux yeux de son fronl :ui moyen d'un Instrument tranchant el les envoie palpitants cl dégouttants de sung nu mi follement passionné."Ah! que ne snis-je son nom!" s'écrie r.ninl Léonard de Porl Maurice en rapportant l'exemple de celle généreuse héroïne, ".le voudrais qu'il fùl jîrnvé en lellres d'or sur le diamant pour en conserver éternellement le souvenir".—Envoi de Perle d'Or, ce 10 janvier 10-32.ce h nn pique VOUS comliieii Pensées C.e qui esl admirable, ce n'est pas que le champ des étoiles soit si vas-le.c'csl que l'homme l'ait mesuré.A.F.* ~k A I.n science est surtout faite de petils Jugements provisoires; el le point d'interrogation esl le seul signe de ponctuation qu'elle préférera si elle est sage.VARIGNY i PACE SIX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ET DES OUVRIERS A Ottawa Les cultivateurs de Québec ne pourront plus faire faillite L'amendement à cet effet est voté sans discussion à la Chambre des Communes - Les crédits du ministre des Postes - A propos de grains de semence Là Chambre îles Communes n adopté la semaine dernière le bill modifiant la loi des faillites.L'article qui stipule que les cultivateurs de la province de,Québec ne pourront plus faire faillite a été adopté sans discussion.(-.elle recommandation avait été faite à la Chambre par le comité spécial (présidence de M.lohn Hackctt.député conservateur de Stànstcad), qui avait été nommé pour étudier le liill d'abord soumis par M.Gutbrie.L'amendement en question se lit ainsi: "Lorsque le." obligations d'un débiteur insolvable 'nuire qu'un débiteur résidant dans la province de Québec qui se livre exclusivement à l'exploitation d'une terre ou à la culture du soi) envers ses créanciers pouvant cire établies pair licites aux termes de la présente loif dépassent S500, ce débiteur peut en tout lemps.avant qu'une ordonnance de séquestre soit rendue contre lui.faire cession de fous ses biens au profit généra! de ses créanciers." Le bill a non seulement été voté en comité mais il a subi également la formalité de la troisième lecture l'Agriculture, Québec.le 1fi mai 11 est maintenant Les crédits référé au Sénat, des postes 103'J.P.M.Arthur Sauvé, ministre des postes, a finalement fait volés ses crédits la semaine dernière, après plusieurs protestations des députés oppositipnnistcs, concernant la destitution des maîtres de poste.L'incident Lnflcche Le député conservateur de Ri_ch-| toohd-Wolfc n demandé des précisions au ministre de l'agriculture,! M.Weir.au sujet ries graines île se- j menée.Il explique d'abord qu'un très craint nombre de ses électeurs ont sollicité son concours pour obtenir des grains de semence.Il a écril à ce sujet n l'honorable (iod-bout.ministre de l'agriculture à Québec.': M.Godbout a répondu que le gouvernement provincial faisait tout ce qu'il pouvait cl qu'il avait écrit le IG mai à Ottawa pour demander du secours qui lui fut refusé.M.Lafléche pose franchement la question :'i l'honorable M.Weir.L'affirmation de M> Godbout est-ellc exacte, oui on non?Le ministre de l'Agriculture répond que le gouvernement fédéral, celle année, n'a pas acheté de «rains de semence.Toutefois, il est prêt à aider le* provinces qui sollicitent son aide.Quant à la province de Québec, elle n'a jamais demandé de l'aiile à Ottawa pour les grains de semence.M.Oscar Boulanger, député île l'.ellecbasse.psi revenu à la charge.Il a prétendu quC le fédéral avail lionne des crains de semence à l'Ouesl el que la province de Québec devrait cire traitée de la même façon.Le premier ministre Bennett est alors intervenu pour mettre les choses au point.Il a dit à M.Boulanger que ses remarques n'avaient pas d'autre but que de semer la dissension au sein de notre population el de soulever les provinces les unes contre les anlres.l'ai vu, ilil M.Bonnet, des circulaires une i|es députés libéraux ont fail distribuer dans Québec, Il est dil (pie le gouvernement d'OI-lawa favorisai! l'Ouest aux dépens de Québec, .le suis obligé de repondre que les Kens bien pensants réprouvent eetie campagne de préjugés'.Il n'y a pas une province qui soit plus disposée à contribuer au bien général du pays que la province de Québec et le député de Bellcchnssc a grandement tort d'in-Icrprélcr, comme il le fail, les sentiments de Québec à l'endroit de lotit le pays.El M.Bcnncll ajoute, aussitôt pour préciser sa politique: "Si la province de Québec veut un prèi pour les grains de semence comme les autres provinces, ce prêt lui sera accordé demain".Voici le texte rie la déclaration rie M.le docteur Lafléche: Qu'il me soil>perniis de soumettre, à la Chambre la correspondance échangée entre l'honorable A délire) Godbout, ministr< du l'Agriculture de la province de Québec, et moi-même, se rapportant à la distribution des grains de semence dans celle province.Le 10 mai dernier, j'écrivais à l'honorable M.per- Godbout en ces termes: L'honorable Adélnrd Godbout, Ministre de l'Agriculture, Québec.Cher monsieur Godbout.M.Emiliano Simoncau, cultivateur rie Windsor Mills, m'informe qu'il sera dans l'impossibilité d'ensemencer sa terre cette année.Son crédit ne lui permet pas de se procurer les grains de semence nécessaires M.Simoncau e minois d'avoine et 10 ini-nots d'orge.S'il vous était possible de faire quelque chose pour M.Simoncau.vous lui seriez très agré-i able.Veuillez me croire.Votre loul dévoué.(Signé) F.-.l.LAFLECHE, M.P.L'honorable M- Godbout m'a répondu comme suil : Ministère de Province ib Cabinet du ministre Qdébcc, le Monsieur l'.-.l.Lafléche, M.Chambre des Communes, Ottawa.Cher monsieur, .l'ai bien reçu voire lettre snnnelle en dale du lu courant, dans laquelle vous sollicitez, du secours de la part du gouvernement provincial en faveur de monsieur Emiliano Simoncau, cuitivnlcur de Windsor Mills, pour lui permettre de se procurer ses grains de semence.Le gouvernement provincial distribue, en effet, des grains de semence aux cultivateurs nécessiteux dans les endroits les plus pauvres de la province.Celle distribution est faite par l'entremise de comités paroissiaux présidés par le curé de chaque endroit, les membres de ces comités locaux étant en effet plus au courant ries besoins de chacun.Le montant dont le gouvernement provincial dispose en faveur de la classe agricole, celle année, pour procurer des grains de semence aux plus nécessiteux, est plus considérable encore que l'an dernier.Pour voire information, laissez-moi vous dire que nous avons encore renouvelé nos instances celte année auprès des autorités fédérales pour leur demander rie venir en aide aux cultivateurs de Québec, comme il le fait pour d'autres provinces: malheureusement, nous n'avons pu rien obtenir, pas plus que l'année dernière d'ailleurs.Permettez-moi il'ajitflor, pour voire information également, qu'on nous avait aussi répondu l'an dernier que la loi fédérale du chômage ne pouvait pas non plus s'interpréter de façon à ce que l'argent volé pour venir en aide aux nécessiteux soil appliqué à l'achat rie «raius de semence.Vous comprendrez rpie dans cette situation, ils nous soil impossible de faire davantage.Lu effej, malgré qu'elle puisse ne pas parai-Ire 1res considérable pour chaque paroisse, la contribution du seul gouvernement de Québec s'élève celte année à un montant plutôt fabuleux vu le grand nombre île paroisses de la province où nous sommes obligés de contribuer, et cria malgré que l'argent soit plus rare cette année.Nous avons demandé à Ottawa un montant égal à celui que nous appliquons nous-mêmes à ces achats de grains;si les autorités fédérales avalent consenti au moins à fournir une part, ne fût-ce que la moitié rie la noire, ou encore si Oltawa eût élé prêt à garantir le montant nécessaire, je crois que nous aurions probablement pu.dans toute la province, distribuer à tous les cultivateurs nécessiteux la quantité complète rie grains rie semence dont ils avaient besoin.Il esl malheureux, en effet, que la loi fédérale se rapportant a celte question ne s'applique pas de la même façon dans loules les provinces du pays.Avec l'assurance leurs sentiments, ic me croire.i signé) Adélnrd GODBOUT M.Weir a répondu à M.Lafléche que In province rie Québec n'a jamais soumis de demande, semblable 'aux autorités fédérales.la fois, de bien des gens, quand il s'agit ri?bois, soil pour chauffage ou scinge, coupé sur les terrains du gouvernement.Donc malgré mie j'en eus envie bien des fois cet hiver, il m'a fallu attendre « ces jdurs-ci pour recommencer ti vous adresser de temps en temps linéiques tribunes libres.A part de ça, recevant en plus de 1'"Action catholique" et du ''Bulletin", trois autres hebdomadaires, j'avais a peine le lemps d'y jolcr un rapide coup d'oeil, sans pouvoir découper, classer et mettre de côté pour référence ultérieure ec qui méritait d'être conservé; j'ai pris cetle bonne habitude, il y a quelques années, mais en cela j'ai bien de l'arrérage qu'il faudra coûte que coûte rattraper cet été.En attendant d'autres remarques plus tard sur divers sujets, surtout sur les résultats terriblement trom-peurs et désappointants pour la classe agricole de la dernière session du parlement provincial, je veux attirer l'attention de vos lecteurs sur un petit détail, un tout petil amendement aux lois provinciales qui.je crois, a passé inaperçu; du moins, personne, parmi ceux qui en ont subi les effets depuis février dernier, ou qui sont exposés à les subir a l'avenir, n'a signalé la chose dans le "Bulletin des Agriculteurs", .le veux parler de ce petit changement apporté dans les tarifs des shérifs, dans les cas de vente par autorité de justice.A part les autres frais, les shérifs avaient droit, autrefois, a 2 1-2 pour cent sur le produit de la vente, autrement dit.sur la valeur réalisée aux enchères.Ce tarif reste le même (2 1-2 p.c), mais sur la proposition du premier ininislc ''" personne, ce 2 1-2 pour cent sera dorénavant perçu sur le montant de l'évaluation munilipale.fie changement qui n'a l'air de rien, est cependant pour les créanciers, comme pour les débiteurs, assez gros de conséquences, mais surtout démontre à l'évilcnce, quels sont, chez nos minisires provinciaux.leurs vrais et réels sentiments à l'égard de l,t classe agricole cl aussi la paternelle sollicitude du premier pour toutes les classes et professions plus mi moins apparentées, dépendantes ou affiliées en quelque sorte à la sienne propre, celle ries avocats, pour ceux que l'administration de la justice fait vivre aux dépens des autres classes en général et celle des habitants en particulier.Les preuves de celle sollicitude abondent: rappelez-vous seulement, par exemple, que le même pre-I mier ministre qui ne veut pas entendre parler des pensions de vieil age.a fail adopter, il y a plusieurs années déjà, une loi accordant aux veuves des juges r-n retraite la menu- pension, déjà préalablement augmentée, donl leur épouse jouissait de leur vivant.On sait pourtant que les juges en pénéral.grâce à leurs hauts salaires, à leurs larges Indemnités, ont le moyen de prendre, cl prennent pour la plupart, de très fortes assurances sur la vie.dp sorte qu'à leur mort l'avenir de leur épouse survivante esl exempt de toute inquiétude.Pour en revenir à notre question de taux des shérifs, plus ou y réfléchit, plus n:\ trouve que la chose, habilement prévoyante pour ces officiels de la machine judiciaire, esl odieusement injuste pour la classe agricole.Elle dénote aussi, chez ses auteurs, une parfaite connaissance de la situation embarrassée, critique, désespérée, même, d'un très grand nombre de cultivateurs.El ses tartufes oui fait nu feront semblant d'être étonnés quand on leur parlera, en leur, demandant d'y porler remède, de celte même situation lamentable drs campagnes, diront qu'on se trompe, qu'on exagère, qu'après loul elle n'est pas si mauvaise que cela, etc., etc.Ici par exemple, comme notre député-ministre a fait cet hiver, en Chambre, disant qu'à pari Val-Jalberl et Chicoutimi, le reste rie la région ne se .sent pas rie la crise! Tel encore le premier démentant grossièrement I.ebel, quand, ace délégation du bure pri -que de mes moiI-vous prie de Une question qui a passé inaperçue Et qui prouverait de la part des autorités provinciales une connaissance parfaite de la mauvaise situation agricole 'rime.S mai l!),VJ Anricultcurs", Sl- M.D.-C.Noiseu.x.Le "Bulletin dis Montréal, Monsieur le Directeur, Vous voudrez bien, je l'espère, el vos lecteurs avec vous, excuser mon long silence d'au delà de six mois.La raison en es! que.remonté depuis un an du village sur mon an rienne terre, chez le plus jeune de mes garçons (qui venait de tache 1er la pari de son frère), dans le but rie lui exempter certaines nbliga lions (rente) impossibles à acquit' ter par ce temps rie crise e| lui ai der à rencontrer les plus pressante: ries autres, j'ai eu.lout en étant Uli vrai el réel .'".r.uirur depuis jau vie;- 1930.très peu de loisirs.L'hi ver dernier, parce que mon garent' élait parli vers le 15 de décembri pour les chantiers, je suis resté se-u le ses animaux a provision de "'est toute une lu chauffage el îour le ics.ici.niais surtout faire bois pour l'année, question que celle du bois de service renouvellement des bâtis-en bien des endroits du Lac-Saint-Jean, à cause rte nos longs I rigournex hivers et du développe-nenl insuffisant du trop jeune bois musse tlans les vieux "brûlés", ries lomaines de la Couronne.Il fattl se prendre el payer un tennis de roup e| tiller bûcher à 'endroit précis qui nous esl assi-né par le gi'rilefoi'esl ier sur les-diles terres de la Couronne, à six tulles d'ici, dans du jeune taillis l'une trentaine d'années dont presque la moitié doit rester debout quand on veut suivre les règlements tu permis, règlements, soit dil en lassant, raisonnables et nécessaires vendeurs même", vu.la mentalité un peu pil-fossoyeurs, tous les morlicoles en l 'pour faire sa besogne, m'occuper iardc, égoïste et gaspilleuse tout à général, ont fait alors des affaires ministre le li.P.onvpagnanl une m de |'l .C.C.auprès des minisires, l'automne dernier, pour leur transmettre les voeux et résolutions adoptés n l'assemblée générale de novembre, il insistait sur l'urgente nécessité d'un crédil agricole provincial, ajoutait! qu'en bien ries endroits jusqu'à 50 pour cent des cultivateurs, et même plus, ne pourraient rencontrer leurs obligations, échéances mi laxes de fin d'année; M.Tascbc-reau lui répliqua: "Mais, vous ne crouez pas cela.'" Dire ri quelu'un qu il ne croit pas ce qu'il vient d'énoncer, c'est ni plus ni moins le traiter de menteur; noire autocratique et vindicatif premier ministre n était pas pour manquer l'occasion d(- décocher celle amabilité à un eminent religieux.Quelques instants après, comme le H.l'ère revenait là-dessus et réaffirmait qu'au moins all pour cent des cultivateurs ne pourraient traverser la crise, à moins qu'on n'établisse un crédil agricole provincial, Je ministre de l'agriculture déclara que "la chose ne pouf ait pas être vraie el que loul an plus 2ô pour cent lies habitants auraient de la difficulté à faire face ri leurs échéances prochaines".Voyoz-vOus, le "boss" avait parlé et 'notre versa tile ministre de l'agriculture, vrai type d'arriviste, éprouva il le besoin «le surenchérir sur son chef, de le relancer.Quand le maître dit "Tues", le valet répond "Assomme".Le cabinet provincial, quand il a fail ce changement dans In manière de déterminer les honoraire.' des shérifs dans les ventes d'immeubles, savait que la majorité des agriculteurs étaient mal pris el que si un grand nombre, à force de se débattre, à force d'arrangements un de petits acomptes, parvenaient ri faire patienter leurs créanciers (ce qui après loul n'est qu'une façon rie reculer pour mieux saiilet ensuite), lés antres devront liquider ou plutôt le shérif les liquidera.Il n'y a jamais eu de calamité en ce monde, il n'y en aura jamais, qui ne profile pas à quelques classes.Prônez, par exemple, le eus île la grippe espagnole en 1918.Les docteurs, entrepreneurs de pompe-funèbres, les manufacturiers el de cercueils, jusqu'aux CONSULTATIONS LEGALES SERVICE SPECIAL DU BULLETIN DES AGRICULTEURS AVIS AUX CORRESPONDANTS: Les personnes qui veulent profiter de notre service de "consultations légales" doivent observer les règles suivantes: 1) Ce service est établi pour l'avantage exclusif de nos abonnés:] toute demande de renseignement doit donc être signée, afin que nous ! puissions vérifier si le correspondant est un abonné.2) Les questions doivent être adressées directement au journal, 3) Ces questions ne doivent soulever que des points de droit qui se I présentent d'ordinaire au oovrs de la vie rurale, ^.eln: qui voudra obte- ' nir une opinion sur un cas spécial nécessitant des recherches ou une longue étude, devra se eonSormer aux conditions qui pourront cire po-secs par nos avocats consultants.4) Tout correspondant qui désirera une réponse immédiate et per-\ sonnette devra pager l'honoraire qui pourra être exigé par nos avocats.Q—J'ai un voisin à qui je de- la séparation de biens dont il est mande de faire disparaître en en-lier ou en partie le bois qui se trouve le long de la ligne et qui donne trop d'ombrage à ma culture.Ai-je le droit de lui faire couper ce bois ou rie le couper moi-même7 .le lui demande cela depuis trois ans et il me répond toujours affirmativement sans rien faire cependant.I Réponse ri /•'.(t.I En cela un voisin est dans l'obligation de se conformer aux règlements ou aux usages constants et reconnus ou encore à ce qui esl jugé nécessaire à cause de la nature ries lieux.Celui sur la proprié-lé duquel s'étendent les branches des arbres (lu voisin, quoique sillies à la distance voulue, peut contraindre ce dernier à couper ces branches.Q.Il y a linéiques années, ma femme demandait la séparation de biens et.après avoir obtenu jugement, sou avocat lui a dit qu'elle n'avait pas besoin d'acte de partagé parce que je devais lout ce que je possédais.Ma femme avait apporte à son mar-iage environ $500.00 en linge et ménage et ceci_ n'a pas été mentiohiné dans la requête.Voulez-vous me dire si ma femme a droit de posséder tout ce qu'elle a acheté en son nom depuis la séparation de biens?i Réponse
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