Le bulletin des agriculteurs /, 1 mai 1933, jeudi 18 mai 1933
'.Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement.I an, $1.00; i am, $2.50 P»y* étrangers.1.50 Montrai .2.00 Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par ic COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Directeur: Donat-C.NOISEUX Rédacteur: Oscar CATINEAU Tirage Certifié par PA.B.C MONTREAL, 18 MAI 1933, CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 18 — No 20 Un scheme ! ! ! Pour tenter de faire mourir les deux seuls journaux agricoles qui défendent les cultivateurs Depuis quelques mois, clans les bureaux du ministère de l'Agriculture à Québec, on ruminerait un plan dont le but inavoué serait de tenter un suprême effort pour faire mourir le "Bulletin des Agriculteurs" et la "Terre de Chez Nous", organe de l'Union Catholique des Cultivateurs, les deux seuls journaux agricoles qui bataillent pour les cultivateurs.Ce plan consisterait simplement, dans l'idée de ceux qui l'ont conçu, à rendre hebdomadaire le "Journal d'Agriculture", jusqu'ici mensuel, et imprimé au journal "Le Canada" au prix de S26.431.83 en 1932.A part de faire tomber dans la caisse du journal ministériel plusieurs milliers de dollars additionnels pris à même les deniers votés pour l'aide à l'agriculture, on espère par cette transformation du "Journal d'Agriculture", tiré à près de 60,000 exemplaires et donné gratuitement comme l'on sait aux membres des sociétés d'agriculture, cercles agricoles, etc.monopoliser l'annonce dont la "Terre de Chez Nous" et le "Bulletin des Agriculteurs" ont grandement besoin ces annéts-ci pour résister à la crise.On tenterait sussi, par un prix d'abonnement réduit et une forte campagne de propagande, de détourner un bon nombre des lecteurs des deux journaux qui ont, paraît-il.le tort de trop dire les besoins de la classe agricole.C'est même à cause de cela qu'on aurait imaginé de profiter des circonstances difficiles actuelles pour essayer de les exterminer.On rapporte que le Premier Ministre a très mal digéré la dernière campagne du "Bulletin des Agriculteurs" en faveur d'un moratoire, surtout le fait de s'être vu forcer la main et obligé par ses propres députés d'accepter le principe d'une mesure préconisée par MM.Barré et Carceau.Et c'est le premier ministre lui-même qui forcerait l'honorable Codbout à tenter un dernier effort pour étouffer ces deux "criards", surtout le "Bulletin des Agriculteurs", qui trouble les ministres dans leur tranquillité en leur rappelant chaque semaine qu'il y a des cultivateurs qui souffrent et que l'intérêt de la nation réclame qu'on leur vienne en aide D'après notre informateur, qui paraît bien renseigné, l'hon.Godbout aurait aussi des raisons personnelles de se plaindre de certaines attitudes de la "Terre de Chez Nous", et pour manifester son mécontentement, il serait déjà décidé que l'octroi de $4,000 jusqu'ici accordé à l'U.C.C pour la publication de ses Cours à Domicile, ne serait pas renouvelé au mois de juin prochain.Comme on voit, l'idée est ingénieuse.On se propose ni plus ni moins de détourner encore une plus large part des subsides votés pour l'agriculture, précisément pour tacher d'étouffer la voix des deux seuls journaux qui réclament pour les cultivateurs.Nous espérons que les cultivateurs ne.se laisseront pas prendre à un piège aussi grossier et qu'ils feront bloc autour des deux seuls journaux sur la brèche pour eux.Voyez-vous le "Bulletin des Agriculteurs", la "Terre de Chez Nous", et avec son organe peut-être, l'Union elle-même disparus, ce ne sera sûrement pas le Journal d'Agriculture devenu hebdomadaire, qui ira réclamer un crédit agricole, un moratoire, etc., quand M.le Premier Ministre aura dit: "Nous n'en donnerons pas!" Ce ne sera pas non plus le "Bulletin de la Ferme", qui actuellement collecte ses arrérages d'abonnement et les renouvellements à 50 cts pour 1 an.Toujours d'après notre informateur, en vue d'assurer la réussi-ie plus complète de ce plan machiavélique dirigé contre nous et contre les cultivateurs en bloc, on serait prêt à indemniser les propriétaires du "Bulletin de la Ferme" pour qu'ils cessent la publication d'ici six mois.On n'est cependant pas certain que M.Henri Cagnon accepte cette proposition, même si on lui représente qu'il est déjà assez bien servi par les quelques $200,000 que le gouvernement provincial verse au "Soleil" chaque année.Le "Bulletin des Agriculteurs", qui ne vit pas à la crèche, n'est pas en mesure actuellement de réduire le prix de l'abonnement de moitié.Nous demandons à nos lecteurs de nous adresser SI.00 toute ronde et même nous insisterons pour que chacun paie son renouvellement dès qu'il est échu.En retour, nous continuerons à les défendre comme par le passé avec toute l'énergie dont nous fommes capables.Si le "Bulletin" venait à disparaitre faute d'appui de la part ans cultivateurs, c'est alors peut-être qu'un grand nombre s'apercevraient que le travail de ce petit journal pauvre valait plus que $1.00 par année, même si cette piastre est terriblement difficile à pincer.Et nous terminerons par ces mots: En garde! Cultivateurs.Serrez les rangs autour de ceux qui se dépensent pour vous.Défiez-vous des coups de mains qui peuvent être tentés contre vos défenseurs par ceux qui seraient trop fiers de profiter du temps que vous êtes absorbés par vos soucis financiers, pour tromper votre vigilance.Il serait bon que les groupements de cultivateurs, cercles de l'U.C.C, etc.fassent savoir au ministre de l'Agriculture, l'hon.Codbout, qu'il ne serait pas opportun de faire de nouvelles dépenses pour rendre le "Journal d'Agriculture" hebdomadaire DONAT-C.NOISEUX Traité franco-canadien Nos lecteurs se réjouiront sans «toute avec nous de la signature du traité négocié avec la France par Mi 0.M.Cuhai) au nom du Canada, lequel traité a été accepté pbiir ainsi dire à l'unanimité par la Chambre des Communes vendredi dernier.Le temps est aux traités de commerce, ci l'administration de M.IL }i.Bennett sera dans notre histoire celle des traités commerciaux négociés sans passer par l'Angleterre, M.Bc'iyictt en a déjà plusieurs à son crédit et tous nous sont très avantageux; il nous est surtout agréable de noter qu'il a été le pre-Iniè'r à penser dans ses négociations aux intérêts agricoles, Jusqu'il M.Rcnneit, les traités étaient faits de façon à ce que les cultivateur à paient pour les faveurs obtenues pour le commerce et l'industrie.Nous devons donc cire fiers de voir notre pays signer ses propres traités avec les grandes puissances «lu monde, et nous devons également nous réjouir d'avoir à In tête de.notre jeune pays un homme qui nous obtient ries avantages tels que ceux déjà obtenus surtout en ce qui concerne 1« classe agricole par le traité avec la Nouvelle-Zélande, ceux d'Ottawa, ei celui dont nous venons de parler.I| v a donc lieu d'espérer qu'avant longtemps nous réussirons à négocier avec nos voir •sins du sud un Iraité qui ajoutera aux avantages obtenus par ceux que nous venons d'énumérer, parce que ces voisins sont ceux avec qui nous devons forcémeni échanger des produits, et jusqu'ici ce fut loin d'être sur un pied d'égalité.Voici maintenant la liste des produits agricoles qui sont favorisés par le nouveau traité Franco-canadien: le blé, les viandes, les conserves, les peaux, les pelleteries, le lait concentré, le beurre, le fromage, le poisson, les pommes et les autres fruits, le sucre et le sirop d'érable, les confitures, le tabac, les légumes el les fourrages._ t).(i.j Un trust sur les peaux brutes?A une réunion de l'Association des Rouchcrs de Montréal, mercredi, le 10, il a été résolu de demander au gouvernement d'Ottawa de se rendre compte s'il n'y a pas à Montréal un trust pour l'achat des peaux brutes.Il n été signalé que dans le cours des derniers mois il y a eu des augmentations des prix aim Etats-Unis et dans les autres provinces du Canada el que ces augmentations n'ont pas été accordées à Montréal.Ceci est une question qui intéresse les cultivateurs autant que les bouchers, cl nous ne sommes lias surpris qu'il y ail là quelque trust, car il y en a partout: et ils ont beau jeu avec les cultivateurs fin i La culture des fruits dans le Québec La culture des fruits est probablement la plus payante actuellement de toutes les cultures.Ce n'est pas encore une industrie, aussi rémunératrice (pie celle des contrats du gouvernement et des trusts sous sa protection, mais ceux qui pratiquent la culture fruitière sont certainement les plus à l'aise de tous nos cultivateurs.La culture de la pomme pour ceux qui sont dans des régions favorables, la culture des petits fruits pour ceux qui demeurent près d'une ville el môme pour ceux qui sont organisés pour la mise en conserve, sont des cultures qu'il faillirait développer surtout pour l'avantage des familles nombreuses.Il nous est agréable de dire que IlOUS sommes dans la voie du progrès sous ce rapport depuis quelques années; nous avons augmente nos récoltes de fruits, mais nous sommes encore bien loin d'en retirer ce que nous devrions.De toutes les provinces du Cana-la.la province de Québec étant celle qui a la plus faible proportion de population rurale, c'est dire que nous avons le meilleur marché.Cependant, la valeur totale de la production commerciale de fruits en 1932 n'a été (pic de $630,250 dans noire province sur une production de $10,077,907 dans tout le Canada.Voici la valeur de la récolte de fruits des trois provinces qui ont su faire mieux que nous avec, entre parenthèses, la valeur de la récolte de 1931: Colombie anglaise, $1,017,057 (St.047.900) : Ontario.$3*194,000 ($5,894,017) ; Nouvelle-Ecosse, $1.47(1,500.Si la province île Québec ne récolle pas pour quelques millions île dollars de fruits, c'est que nous avons manqué de prévoir cette source de revenu.Nous répétons ce (pie nous dc-vrions toujours avoir à l'idée, c'est-à-dire (pie nous avons la plus faible proportion de population rurale, donc nous avons le meilleur marché.Nous ignorons cet avantage parce que nous avons tant entendu nos politiciens nous parler d'ouverture de marchés.Tandis (pie nous cherchions des marchés nouveaux, les autres s'emparaient du nôtre, chez nous.Voici la proportion de population rurale en 1931 dans quelques provinces': Québec'; 30.90 pour cent; Ontario.38.02 pour cent: Colombie britannique, 43.14 pour cent: Manitoba, 54.87 pour cent; Nouvelle-Ecosse, 54.S3 pour cent et les autres provinces, davantage.Comme la culture des pommiers est celle qui nous rapporte le plus, voici le nombre approximatif de barils récoltés en 1932 cl.entre parenthèses, la moyenne de cinq ans: Colombie anglaise.1,472,899 (1.- 240.300); Nouvelle-Ecosse, 1,068,-500 ( 1.'270,400) : Ontario, 680,000 (731,300); Québec.173,000 (115,-500).En Tacc de ces chiffres nous sommes étonné d'avoir entendu, l'année dernière, une personne autorisée dire dans une assemblée qu'il fallait être prudent el ne pas encombrer le marché des pommes.On prétend qu'il a été planté depuis trois ans 200,000 pommiers dans notre province, ce qui est environ autant que ce que nous avions auparavant, mais il ne faillirait pas décourager les cultivateurs et les empêcher de s'organiser des vergers qui pourraient être pour eux plus tard une bonne source de revenus.Lorsque nous avons entendu cette mise en garde, nous nous sommes demandé si cela n'était pas influencé par le désir de protéger les propriétaires de vergers qui ont été organisés récemment dans le comté de Missisquoi.Nous espérons être dans l'erreur complète.Toutes ces considérations sur la culture des fruits nous sont inspirées par la nouvelle qui nous apprend qu'il sera planté celte année environ 30.000 pommiers dans notre province dont 5.000 dans la région de Québec el la balance dans la region de Montréal.Nous nous en réjouissons à condition que la majorité de ces plantations ne soient pas faites dans eetle région de Missisquoi où la plupart des intéressés sont des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture et quelques-uns de leurs amis.Il ne faudrait pas non plus (pie les fonctionnaires du service de l'horticulture donnent trop de tenuis gratuitement dans ces vergers el négligent les autres cultivateurs de fruits.Que dire maintenant de la culture des petits fruits tels (pie fraises, framboises, etc.dont nous pourrions retirer des revenus considérables, si nous cultivions chez nous ce qu'il faut importer des autres provinces el des Etats-Unis?En organisant ces cultures et en même temps l'industrie des conserves domestiques, nous organiserions ainsi chez nous une des industries domestiques des plus pratiques et des plus payantes: Ce serait là un bon moyen d'occuper les membres d'un bon nombre de familles nombreuses.Ce devrait étl'e'là une des lâches de nos agronomes d'ici quelques années.Nous espérons que nous n'entendrons plus jamais dire: Si les cultivateurs étaient plus intelligents ou s'ils nous demandaient d'aller chez eux.Le rôle des agronomes c'est de faire adopter par les cultivateurs des méthodes de culture qu'ils n'adopteraient pas sans eux.Autrement ils seraient inutiles.Oscar GATTNEAU On reconnaît enfin la valeur de l'achat chez nous Au momeiil OÙ dans plusieurs villes de noire province différents groupes se demandent comment promouvoir 'Tachai chez nous", il s'entreprend dans la province de l'Alberla une campagne de six mois pour promouvoir Tachai de pro-j du ils manufacturés pu produits dans la province.Les rues de la ville d'Edmoulon et de plusieurs , autres sont pavoisées de banderoles portant l'inscription: "Buy! Buyl Alberta; Rye-bye unemployment".Ce qui pourrait se traduire par "Achetez des produits de l'Alberla et faites disparaitre le chômage".Nous savons que plusieurs membres de la Société Saint-.lcan-Ilap-tiste de Montréal s'occupent sérieu- : scmenl de cette question et nous i espérons que bientôt ils réussiront à l'aire entrer noire province dans un mouvement semblable à celui que vient d'entreprendre la province de l'Alberla.Il est impossible d'être prospères lorsque les gens (les villes, achètent des produits agricoles produits dans les autres provinces el que les cultivateurs achètent des; produits manufacturés en dehors de notre province.— 0, Ci.Un cultivateur s'enlève la vie après qu'on lui a enlevé sa terre Un cultivateur âgé de 12 ans vivant dans la région de Grimby a été trouvé pendu dans sa cabane a sucre lundi de cette semaine.L'enquête du enrouer a révélé ; (pie ce cultivateur a eu beaucoup ! de trouble depuis quelques mois cl que finalement on lui a enlevé sa terre, ("'est ce qui l'a porté au dé- ; sespoir.Il laisse une femme, on , sail dans quelle situation, et probablement des enfants.Ces victimes du peu d'attention que l'on porte à l'agriculture dans noire province oui tonte notre sympathie.Ceci se passe de commentaires', 0.G.Valeur de l'agriculture au Canada Pour que le "Bulletin" vive ï Il faut: Premièrement.— Que tous ceux dont l'abonnement est échu nous fassent parvenir sans retard un bon ou mandat de poste en renouvellement.Un refus n'aide pas le journal! Qu'on s'abstienne autant que possible de nous adresser des chèques à moins qu'ils ne soient faits PAYABLES AU PAIR et ne portent un timbre de 3 cts quel qu'en soit le montant.C'est pour nous une question d'économie assez importante au cours de l'année.Deuxièmement.—Nous organisons pour la période de juin jusqu'à septembre un grand concours de propagande avec primes ou dédommagement autant que possible pour tous ceux qui travailleront.Et il faut que tous nos amis fassent leur large part pour le "Bulletin des Agriculteurs" au cours de l'été.Nous sollicitons tous ceux qui sont désireux d'aider le "Bulletin" de nous écrire immédiatement pour ncus faire leurs suggestions concernant la propagande à faire dans leur paroisse.Donat-C.NOISEUX, Directeur.La redistribution des comtés Chez les autres Le traité franco-canadien ( De la Pairie.Montréal) Le nouvel accord, outre qu'il doit plaire au peuple canadien parce qu'il constitue un instrument susceptible d'aider puissamment à l.i réhabilitation économique du pays, peut être envisagé avec une vive satisfaction par nos gouvernants fédéraux, à qui il offre une éclatante revanche des attaques auxquelles ils ont été en butte lorsque, l'année dernière, ils ont signifié à Paris leur intention de mettre lin au traité de 1923.Dans son opération, ce traité ne donnait pas les résultais que nous avions lieu d'en attendre, el le gouvernement canadien s'autorisa d'une de ses dispositions expresses pour y mettre un terme.Les adversaires du gouvernement dénoncèrent cette action comme nuisible à l'intérêt national et hostile à la France.Mais la plus dure critique fut formulée par celui qui était alors le représentant officiel de la France au Canada.Ce diplomate déclara en effet à un journal montréalais qu'en dénonçant le traité français.Je Canada tendait à se suicider.C'était une déclaration indiscrète, d'autant plus regrettable (pie le gouvernement du Canada ne pouvait décemment engager de controverse avec le représentant officiel d'un pays étranger — encore moins le réprimander.manquent absolument d'organisa-lion.Nous appuyons la demande de l'Association des Bouchers de Montréal et nous espérons (pie le gouvernement d'Ottawa saisira celle nouvelle occasion — si elle exisle réellement—pour aider de nouveau les cull i valeurs.__ 0.G.Exportation de produits agricoles aux Etats-Unis Les exportations de produils agricoles aux Etats-Unis ont été durant le mois d'avril de 9164.934 comparativement à 9311,557 durant le même mois en 1932, 91.8S0.2S0 en 1931 el 88,328,534 en 1921.Durant les dix mois terminés avec avril, les exportations de produits agricoles aux Etats-Unis ont été de $2.082,03$) comparativement à 9S.043.231 durant la même période en 1932, $40,841.590 en 1931 et i 9102.888,084 en 1021, l.a dénonciation du traité de 1923 n'impliquait aucun mauvais vouloir à l'égard de la France.I.e gouvernement de la République ne pouvait se méprendre sur ce point puisque le Canada manifestait par la même occasion le désir de négocier un autre traité et que des pourparlers à celte fin étaient aussitôt engages à Paris.Ces pourparlers ont été poussés dès l'année dernière par l'hon.C.11.Caban, secrétaire d'Etat canadien, qui a liasse dans ce but plusieurs mois à Paris.Les négociations auraient abouti plus promptemerit si elles n'avaient été partiellement à recommencer par suite d'un changement de ministère en France.Enfin, les derniers détails en ayant été arrêtés ces jours derniers par l'intermédiaire de la mission française à ¦Washington, le traité vient d'être signé par les parties contractantes.C'est un accord dont l'une et l'autre ont lieu d'attendre les résultats les plus féconds.Les deux pays se sont entendus pour favoriser le plus possible un rapide accroissement de leurs échanges.Ils sont allés l'un et l'autre aussi loin (impossible vers les concessions réciproques.Le Canada, sur d'amples listes de produits naturels ou fabriqués, accorde à la France le bénéfice de son tarif intermédiaire, dans certains cas avec un substantiel escompte, et sur un certain nombre d'articles de production française, convient d'appliquer le même tarif qu'aux produits similaires de l'Angleterre sous l'empire du tarif de préférence.D'autre part, la France appliquera à pas moins de cent quatre-vingts articles de production canadienne, produits naturels ou fabriqués, son tarif minimum avec les bénéfices de la nation la plus favorisée.Parmi les produits canadiens .avantagés dans le nouvel accord, sont le froment, les conserves de saumon, des produits de nos mines et de nos forêts, des viandes, le poisson, les laitages, des fruits, etc.Parmi les articles français favorisés figurent les vins'et spiritueux, les soies, velours et dentelles, les livres, imprimés et périodiques, préparations pharmaceutiques, instruments de chirurgie, etc.FI est expressément stipulé que pour bénéficier des avantages énoncés dans le Iraité.les produits (Suite h la page 3) I.e Bureau fédéral des Statistiques estime à 95.009.93(1.(11)0 la valeur de l'industrie agricole au Canada en 1932.Ontario et la Saskatchewan sont les deux provinces où l'agriculture est évaluée à plus d'un milliard, la valeur de l'Ontario agricole étant estimée à 91,330.725.000 el celui de la Saskatchewan à 91.-143,009,000, Ontario tient la tête des provinces dans la valeur d.Bnlte Po-tale m.Québec.'4ii*., Canada.18-19-20-21 'L'avicultune e8l pavante si .Le père Lapointe derant un groupe de ses bons amis .traitait He son sujet iavori .l'aviculture."Ce n'est pas une question d'éle»er 'le beaux sujets." disait-il."Du soin et une bonne pâture y psrTiendront.Le problème c'est de les bien vendre .et c'est la le rôle du téléphone.Régulièrement nous téléphonons aux marchands et aux hôteliers de la ville.Eux aussi nous appellent poui leurs commandes spé ciales et dans les cas pressés.Nous obtenons ainsi le haut prix du marché.L'ariculture.comme une foule d'autres choses, est lucrative si vous vende?pat téléphone.Nous ne pouvons pas nous en passer"."Des millions et des millions l'épargne populaire ont été enlevés dit de M.liennell par les spéculateurs, si,us l'oeil l'a un des hommes bienveillant du gouvernement de la quablcs de la vie province, qui a laissé la spécula-! dienne." lion tenir le haut du pavé" ( Hon.I".Mans une prochaine et dernière Thériault).I.a province paie «'lui- communication, nous verrons un que année, au trust de l'électricité peu le travail accompli depuis son «qui est le pupille du gouverne- accession au pouvoir, par le parti meno un surplus tie quelques mil- conservateur à Ottawa; nous cem-lions, lesquels devraient resterI parerons, avec chiffres a l'appui, dans la bourse des consommateurs, l'administration King, de 1921 à Cette surcharge est autrement plus 1930.avec celle de M.Bennett jus-"infàme" (le mot est de M.I".I.a- qu'à dale.pointe), n'est-il pas vrai, que la I (.lue M.Bellcmare.de .loiieite.se taxe de '1 sous sur le sucre raffiné, donne la peine de suivre mu (1er-qui n'esl qu'une mesure provisoire, nière causerie (je crains furl qu'il laquelle a déjà lait verser des flots j n'ait pas sui\i loils mes articles d'encre, de larmes et de sentjmen-l précédents, puisqu'il ne part., que lalité?Kl.à l'heure même ou nosjde celui du I! avril); alors il aura gens sont acculés à l'insolvabilité, une réponse à sa réponse de la se-où beaucoup ne peuvent payer! leurs intérêts, ni leurs taxes, on leur impose, comme mesure de 1 soulagement.1rs unités sanitaires, lesquelles coûteront désormais, non plus un demi-million, mais un ou deux millions, voire davantage.Puis on persiste a maintenir, au coût de $150,0(1(1 par année, le Conseil législatif, un organisme absolument inutile; '•! cela malgré le désir mm seulement de l'opposition, mais encore de certains députés libéraux qui en demandent l'abolition, 'l'oul rida, sans compter les volumes reines dit gouverne- ment fédéral, pour soulager le chômage, el qui ont été.Imp souvent, distribuées aux amis .lu parti, à des «eus à l'aise, pour fins politiques, I etc.Mais il faut abréger.Et puis, après pela, on se vante qu'on ne taxe pas.on ciailie qu'on : ne veut pas ajouter de nouvelles : taxes; c'est la un attrape-nigauds, tout simplement, Oii ne taxe pas?.Il serait bien désirable que ce fut ' \ vrai, après avoir saigné a blanc no.' Ire province! Pour être moins apparentes quel relies d'Ottawa, les taxes provinciales n'en sont pas mot ILS réelles ni moins lourdes.(On sail que la politique qui prévaut dans Québec depuis trop d'années.h'm-.I qu'un tissu de sournoiseries, dr mensonges et de lactiques méprisables).On ne taxe pas?.t'n bureau de courtier, eu ville.paie annuellement 9500.00 in gouvernement.lue pauvre veuve, au lendemain de la mort de son mari, doil dé- i j bourser Slfi.00 pour faire en régi s-1 I Irer ses litres de possession sur une : I propriété évaluée » $400 un V.Min.I On taxe les repas des ouvriers i i dans les villes, el des voyageurs el j des touristes dans les hôtels.On taxe la gazoliue.On laxe de petites industries; mais on a soin d'exempter les grau-des.I'll permis pour une simple installation électrique coûte les veux de la tête.(Villi qui fait celle installation paie une licence annuelle de 830.00.Les licences d'autos roulent deux ou presque trois fo;s plus cher dans Québec qu'en Ontario.Mais il serait trop long de poursuivre.f.dernière, i A suivre * Louis MORNEAI propos de secours direcr VALLEE 3 mai 19.13 M, ITTlil.A M.WAX Pic Ville.vi„ Béarn.D.-C.Nolseux, Lu Hnllriin tirs Agriculleiirs, Cher Monsieur, Sericz-vous assez bon d'insérer dans voire tribune libre In lettre suivante, peut-être que cela m'aidera à obtenir justice.Voici la deuxième lettre «pie j'adresse à M.| Ivan Vallée, directeur du chômage.Québec : Cher Monsieur.Contrairement à ce que je m'attendais, j'espérais recevoir une réponse à ma lettre de l'autre jour avec tous les affidavits que je vous ! a va i s en voyês.Pensant par là vous prouver le peu d'égards à mon sujet de vos représentants, chargés de distribuer les argents du secours direct, en vous envoyant ces documents.Ma lettre IIP parait |>as avoir eu d'effet puisqu'il n'y u rien de changé.Il est vrai que j'ai bien reçu un bon de 55,00 pour le mois d'avril, el que j'ai été obligé d'aller chercher, ou plutôt envoyer chercher dans la paroisse voisine de Labre, à neuf milles d'ici pour avoir des provisions pour cel ordre île 85.00, ¦ ai nos marchands ne veulent plus pour aucune considérai ion échan-: ger de ces bons de chômage.Depuis le mois de novembre, disent-j ils, ils en fournissent et n'ont encore rien reçu en retour.malgré les promesses qui leur ont été faites.Dans celle distribution, quand on pense que i'ai sept enfants el une épouse à faire vivre, cl que je ne reçois pas autant qu'un homme seul aver son épouse recoil, el cela dans mon voisinage.A part de cela, à plusieurs de nies voisins il ! leur a été ajouté quelques piastres I pour finir le mois de mars, outre ! les rinq piastres pour le mois d'avril comme à moi.sans compter que c'est moi.ici.qui ai le plus grand nombre d'enfants à faire vivre Cl e'esl moi qui ai reçu le moins, néanmoins je suis coulent En garde contre le fléau du communisme rome ou mo.sr.or -catho- LIOUES DE QUEBEC El GENS BIEN PENSANTS DU CANADA, SERRONS NOS RANGS Saint-Denis, ce 10 avril 1933.Monsieur le Directeur.Depuis quelque temps, on entend souvent résonner à nos oreilles certains mots se terminant en isme.Par exemple le mot communisme.nom d'une triste association, ayant pour fondateur un certain Lénine.Mgr d'Herbigny révèle lr plan mondial d'invasion communiste antireligieuse.Le président de la commission pontificale Pro Russio s'est donné pour lâche de déjouer le grand et multiforme péril communiste d'inspiration antireligieuse.Je ne ferai que nommer les pays où les activités moscovites sont le plus répandues.Partout, de par lie monde, il se fait un travail énorme, notamment en Asie, aux Indes, au Pérou, en Bulgarie, en Allemagne, en Belgique et.plus près de nous, dans les deux Amériques, au Canada et au Sud.Voici ce que nous lisons dans la Croix de Paris, concernant le travail fait par les communistes,., "D'actifs noyaux communistes sont déjà formés à Montréal, à Toronto, à Winnipeg, a Sudbury et a Hegina.Le parti declare ouvertement que son ennemi principal, c'est l'Eglise catholique.A Montréal, l'Université populaire a été créée, où fréquentent îles Canadiens, réduits à la misère par la crise mondiale.Ces gens-là ont leurs journaux communistes, distribués à Montréal nls vont se répandre ailleurs, avant peu»; pour vous mettre en garde, lecteurs du Bulletin, je les nommerai d'après la citation du journal ci-dessus: l.r Monde ouvrier.l'Ouvrier canadien, le Peu-seitr, la Vérité, Ceux de langue anglaise sonl les suivants; le Worker, le Labour De-fender.De Moscou viennent le Moscow Daily Sews el le Worker's A cms.La force réelle du parti communiste au Canada?Mgr d'Herbigny, de répondit- quelle ne doit pas se mesurer au nombre des affiliés, encore que le candidat communiste, aux elections municipales de, Toronto, obtenait (i.i)illl voix en 1932 ayanl plus que ilsublé le nombre de ses électeurs cédeute."L'ensemble du public canadien, "'"arque Mgr dllelbignv.sour.t «'"'oie quand o,i parle des elforls de Moscou.Mais.l'Espagne de mars UMI il la Russie de l!IM.île 1 il i T même.avec Kci'cnskv, ue sou-liaienl-elles pas quand on parlai! du petit groupe dirigé par Lénine?Le mot d'ordre au Canada est le suivant : "l'n avenir tout proche nous rendra maîtres du pays".Il faut préparer les ouvriers a un conflit, court mais décisif, pour s emparer du pouvoir.La conquête violente d'un tout petit nombre de points nous assurera la maîtrise de tout le pays." l'.l cette lactique a déjà fait, ' en effet, ses preuves ailleurs.Avant île terminer cet article, voici ce que reproduisait Figaro de I ans.un article intitulé: lu,me en Ime de Moscou, signé par M.Georges Goyau, de l'Académie française.M.l-rancois Coly, directeur de Ft-garo, mettait le monde en garde, il y a déjà sept ans, lui montrant le pen) communiste.On pouvait lire récemment, dans la revue allemande (1st litirona, reçue purement technique; les lignes suivantes: "Home ne dérend pas seulement In chrétienté catholique, mais toute la chrétienté.Sa voix "est pas seulement celle d'une •'.glise.mais .le tout ce qui est sim plctnciil chrétien." Le dernier mol appartiendra certainement a Dieu et à son Eglise, contre laquelle les portes de l'enfer .c prévaudront jamais.Contre un tel danger, il n'y ;, point de place pour la neutralité.Sachons nous unir a l'Eglise el à l'autorité civile pour la défense de notre sainte religion, notre foi.nos moeurs notre langue el nos lois.M.Bennett, premier ministre du Canada, a donné une Hère réponse aux délégués communistes, il y a quelques semaines.Lors de l'cntrc-vue tlu 22 février.M.Bennett a clairement laissé entendre, quand il a pose la question suivante aux délègues communistes; "D'où vient l'argent qui vous permet de poursuivre votre oeuvre?Vous vient-il de Russie?Dites vite et ne cache'! i rien, parce que je suis renseigne .ajoutant qu'il ferait son possible 1 pour faire respecter nos lois par i ces derniers.Bravo! Dans une conférence donnée sur le bulchevisme par M.l'abbé Alphonse Lord, au Conseil des Chevaliers de Colomb, de Giand'Mère el reproduite dans la Pairie de Montréal, le conférencier disait: "La doctrine catholique veut et assure la paix pour tous".Quelle belle thèse à développer.Que le mol d'ordre soit: "Debout.Voilà l'ennemi." Puissent les ouvriers canadiens, el notre population, surtout celle du Québec, entendre le cri d'angoisse pousse imite Souverain Ponlifc, dans sa lettre Quadragesimo Anno, où il indique l'es remèdes aux maux actuels de /a société'.Que le Canada se serre autour de l'Eglise du Christ, car.seule, l'Eglise de Borne est le rempart solide, inexpugnable contre le péril bol-cbe visle.Soyons de vrais défenseurs des: droits de Dieu et des temples, car.depuis quelques .semaines on s'attaque à ces derniers, avec une rage ! vraiment diabolique, pour leur des- : truct ion.Nos deux plus grands amis, sur: cette terre d exil, se trouvent au saint Tabernacle, en la personne adorable du Dieu d'amour, présent dans l'auguste sacrement de l'Eucharistie et en sou représentant, le! prêtre, qui est un autre Christ.S'«-.cerdos aller Christus.Vive le Christ-Roi! Vive lr Pape Pie XI.Pape et Boi ! cl vive notre! saint cierge! Jean-Baptiste BOUCHER \ Les concessions forestières LE THE "SAIAM MÉLANGE ORANGE PEKOE 'Tout frais des plantations» voir la cinquantaine de municipalités sous In tutelle de la Commission provinciale nommée pour admiin.s-trer les municipalités qui sont devenues insolvables?Quel spectacle! Voilà l'aboutissant quand ceux qui auraient pu empêcher l'orgie dans les dettes publiques se ferment les yeux el se bouchent les oreilles pour ne pas déplaire aux preneurs intéressés.Cela n'empêche lias que des viennent d'être amendées de iepills I année pré" Saint-Marc des Carrières.S mai lil.Tt Monsieur le directeur, Il est écrit: '•.Malheur à l'homme par qui le scandale arrive".Celle grande vérité a-t-elle été oubliée?Nous serions portés à le croire d'après ce que nous voyons en regardant les actions de nos dirigeants.l'appellerai un scandai.• la nouvelle parue dans le Devoir cl plus lard dans le Hnllriin des agriculteurs sous le titre "Des concessions forestières de cinquante ans"."Terrains fermés à la colonisation"."Les compagnies se protègent contre le retour à la lerre." Le tout se passerait de commentaires.Le gouvernement vent aug-menter la richesse publique en chômeurs, après avoir laissé noyer les plus belles terres de cette province par les monopoles étrangers, ati Lac Saint-Jean el ailleurs, el cela au mépris du droit et de la justice.Cette barrière à la colonisation n'est rien pour nous étonner.Ne trouvez-vous pas.monsieur le directeur, (pie dans un temps où tous les économistes prétendent que seul le retour à la lerre et la colonisa-lion peuvent sauver notre peuple d'un désastre, que le seul remède possible au chômage actuel es: la mise en valeur de nos terres eolo-nisablcs, ne trouvez-vous pas que le fail de fermer à la colonisation les terres les plus faciles d'accès esl un scandale des plus écoeuranis?.le me demande ce (pie nos hommes publics pourraient faire pour dépasser ce record.'l'oul récemment, j'écoulais à la radio une conférence donnée par M.La force sur la colonisation: ce n'a été qu'un long réquisitoire contre ceux "iii font mine de vouloir faire de la colonisation mais agissent de façon à paralyser le mouvement.Cela m'a rappelé l'histoire d'un Chinois passé maître en chinoiseries: il y avait un (Illinois qui disait toujours comme sa femme même quand il pensait le contraire.Aussi la pauvre se faisait toujours rouler sans trop savoir pourquoi, l'n jour qu'il s'agissait de marier la fille unique, la mère el la fille tombèrent d'accord sur le choix du mari, choix (pli fui ratifié par le Chinois sans contredit, mais avant le mariaçe, pour prouver son amitié, le Chinois ne trouva rien de mieux que de faire un beau cadeau à son futur gendre, en lui donnant une belle Carabine avec une grosse boite de cartouches qui.auparavant, avaient Ionic* clé noyées.Imagiiie/.-vous si le fiancé était heureux d'être si bien vu de son beaii-oèi" i ' de son entourage., Pourquoi faut-il qu'il .v ail des traitées en ce bas monde?Il arriva que.le jeune Chinois voulant étreillier Sa carabine eu allant a la chasse aux bêles féroces, la rencontre fui tragique: il épaula bien sa carabine, le coup rain el il fui dévoré comme les plus forts savent dévorer quand ils trouvent nu plus faible désarmé.La mort constatée, la peine fui grande et il y eut beaucoup de lamentations, mais les plus bruyantes furent celles du vieux Chinois iiislcmrnI parce qu'il avait la voix plus forte el (pie sa position lui permettait de jouer sou role avec une apparence de sincérité, Dans le Quebec il se fait beaucoup de ces chinoiseries: il serait déplacé d'en faire la liste el je me bornerai à dénoncer les les.Chinoiserie de mauvais de promettre des octrois primes de défrichemcnl ger ensuite de les payer quand elles devienneni dues.Il arrive souvent que le colon n'a pas d'autres sources de revenus pour acheter le strict nécessaire.Pourquoi ne pas le payer le premier id lui rendre la vie supportable?Pourquoi faire souffrir injustement le colon?Passés maîtres en chinoiseries les messieurs de tonte profession qui uni obtenu de nos législateurs des lois ou des tarifs plus scandaleux qu'honorables, et qui en profilent pour ruiner l'individu forcé par des lois plus ou moins arbitraires de les employer à temps el à contretemps.Ces gens, après s'être donné un confort qui jure avec In vie de misère vécue dans leur entourage, profilent de l'occasion qu'ils parlent ou écrivent dans des milieux où leurs exploits ne sonl pas connus, pour dénoncer leurs victimes comme des incapables, des paresseux, des bous à rien el devant être réformés.A quand leur tour?Chinoiserie scandaleuse que de pousser le peuple à la sourdine à dépenser pour que ses taxe.1; absorbent la presque totalité de ses revenus, n'est-ce pas humiliant de à ce que duns les milieux aveugles, on contrôle encore comme si un aveugle duire son frère.le termine en espéi qui trouvent que l'on trop crûment, soient coiiime nous l'avons mes.Bien lois façon assez, plus, con- pouvail anl que ceux dit la vérité "en durants" été nous-mé- a vous, Joseph DITRKSNK.cuil.Nous en avons assez de ces farceurs! avril 1933 pri uci oa- goi'il que ou des négli St-Samucl, M.le Directeur.le suis un lecteur assidu de votre tribune libre.Pour la première fois je vous demande un espace dans votre journal où sujet de l'insulte faite à notre ami Barré par le depute du comté de Gotincau.le crois que ce dernier n'a pas pesé ses paroles ou qu'il a obéi à ses chefs quand il a dit: "Je ne crois pas one l'hon.député de Houville soit sincère quand il dit avoir voyagé: je crois qu'il n'a jamais voyagé plus loin qu'autour de sa grange et de ses bâtiments", .Pour ceux qui connaissent Barré, nous savons qu'en 192-1 il a été seulement deux dimanches à Intnessç dans sa paroisse.Il s'est dépense pour organiser les cultivateurs de la province.C'est cette organisation qui suggéra le congrès qui eut lieu les 1er et 2 octobre 1924.Les honorables ministres avaient été invités à assister à la plus grande réunion de cultivateurs qu'il n'y avait jamais eu dans la province de Québec; tous «ut remercie: ils ont préféré faire la grève des boudeurs.Dans les vitrines d'un journal qui chante les louanges du gouvernement, on lisait: Les cultivateurs intelligents sonl à cultiver leur lerre et ont des parts de la Coopérative fédérée.Ces messicurs-!si croyaient que rien ne pouvait se faire sans eux.Le congrès a été une .surprise pour ceux qui l'avaient organisé, ils ont manqué d'insignes pour les délégués.Il y en avait du Lac-Sainl-Jcan-, de Rîmotiski, d'Ar-genlcuil, de Bcauharnois, de l'Ain-tibi.un peu des quatre coins de la province.C'est là qu'a été fondée ri'mon catholique des cultivateurs.M.Barré a été président deux ans.il u ensuite demandé un repos et a proposé son successeur.M.Aidé-rie Lalonde.de P.igaud.M.Barré a d'autres connaissances (pie de sa maison à sa grange.Il a visité le Canada presque d'un ocean à l'autre et a fait plusieurs visages aux Etats-Unis.Depuis qu'il s'occupe de politique, i'ai eu l'occasion de l'entendre parler dans mon comté (Nicole! I à Si-Léonard.N'icolet.Bécancour.Drummondvil-le et Victoria ville, ci par radio à Lachine.Dans toutes ces assemblées, il y avait foide.cl je n'v ai jamais rencontré de jugements sez étroits et de front assez, lia s pour dire qu'il était un Barabbas el un petit Moïse.le reviens é l'incident des instilles faites à M.Barré, .le remercie le chef (le l'opposition de ses paroles: "A l'ordre.\|.le président, il faut Ipul de mè.garder un peu de dignité dans cette Chambre".L'hon.Taschcreau souriait, .le félicite ensuite le vice-president.M.Vautrin d'avoir mis à l'ordre un grossier farceur.M.le député du comté de l'.ati-n en u taquine l'opposition qui prie depuis trente-cinq ans.fait des pèlerinages tous les quatre ans sans être exaucée.le crois que tout cultivateur capable de parler dans une assemblée publique doil se lever pour faire la lutte » ces farceurs, .le %cru\ un de ceux-là.Mberl LAL'ZON Col ontsation Les beaux jours du printemps di Mil.» vonl nous permettre encore, çhers compatriotes, de venir ensemble nue pipée (oui en t encore sur le bon projet du à In terre.Vous n'avez pas oublié u est-ce pas.les belles soirées que nous avons passées eiiscmbh rani cet hiver cl le projet que ave/ décidé de vous établir printemps sur de bonnes delà avancées, prêles à mettre en culture.I n des meilleurs endroits le plus avantageux pour le moment pour vous établir à bien bon ché e'esl sûrement Celle pelile naroissr l'Abilibi offre aujourd'hui plus beaux avantages d'étal ment pour tout cultivateur sérieux.Comme l'an dernier un grand travail de colonisation sera poussé vers ce ccnlre déjà connu, appelé a devenir avant longtemps un centre agricole dans notre empire du nord.Tontes les litres disponibles SOllI en uarlie défrichées, avec bâtisses, elles se vendent avec un peu de comptant à drs conditions des plus faciles.C'est vous dire que les prix sonl à la portée de loutçs les bourses, l'essentiel est de se presser celle année pour profiler d'une de ces merveilleuses occasions d'établissement; vous donc, fumer : cents la livre, plus la taxe de ! 1 pour cent, ad valorem, plus la surtaxe.L'avantage qui nous est accordé n'est donc pas à dédaigner.Les pêcheurs de Colombie-britannique ne s'en plaindront pas en cas.Dans le cas de certaines pulpes de hoi«.yui servent à la fabrication de la soie artificielle, le tarif français est abaissé de I li à l.'t francs le cent kilos.Les métaux Quant aux métaux, c'est sur des produits à demi-ouvrés, que la France nous reconnaît des avantages.Les droits français sur notre plomb seront variables de 7 cents 1-2 à 21 cents par cent livres; sur 13 (S.l'.C.) Kn vertu e commerce signé hier, accorde à la France la hritannique sur sept comprennent notamment certains livres (les romans) et certains périodiques', les instruments de chirurgie, les fournitures d'hôpitaux.De plus, il lui accorde des réductions de 11) à 20 pour i cent au-dessous du tarif intermé-I diairc pour de nombreux produits, et le tarif intermédiaire pour d'autres.lin retour, le Canada obtient le tarif minimum de la France pour 185 postes, qui ont rapport, notamment: aiix viandes, aux cuirs, aux graisses animales, à la margarine, au lait condensé, au poisson, aux os el aux sabots de bestiaux, au blé, aux pommes et aux poires, aux fruits confits ou en conserve, aux tirailles de semence, au sirop et au sucre d'érable, au tabac, au bois, à la ouate, aux légumes, au houblon, au fourrage, au son.aux chiffons d'étoffe, à la pale de bois, aux abrasifs, aux pierres et aux terres pour travaux artistiques et pour l'industrie, à l'argent, au minerai d'aluminium, aux alliages de fer.aux essieux d'automobiles, aux déchets de fer.au ciment, au charbon, au goudron, au cuivre, au zinc, au nickel, au minerai de cobalt, au cadmium et à diverses modifications chimiques de ces métaux; au radium, aux produits résiduels de la paie de papier, aux vernis, aux peintures-vernis, à certains appareils électriques, à la ficelle, aux rubans de dactylotypes, aux tissus de soie et à d'autres tissus: aux plaques el au papier photographiques; aux planches de caisses, à des articles de carton, aux bobines de pellicules cinématographiques, aux Imprimés, aux horloges, aux machines à vapeur, aux tracteurs, aux instruments aratoires, aux machines à coudre: aux moteurs à explosion, aux appareils de télégraphie sans fil.de téléphonie: aux machines de minoterie, aux dactylotypes, aux appareils de réfrigération, aux dynamos, aux outils, aux ebaines.aux ustensiles de ménage, aux orgues d'églises, aux pianos, aux bicyclettes, aux automobiles; aux accessoires d'autôcanots de plaisance: aux pneumatiques, aux articles île caoutchouc; aux slylograpb.es, à diverses formes de pinceaux, aux articles de papeterie; aux skis, à divers appareils de gymnastique; aux corsets, aux ceintures; aux bûchettes à allumettes.De plus la France accorde des tarifs de tu à (ill pour cent inférieurs à son tarif général pour une soixantaine de produits; des tarifs de 71) à 73 pour cent inférieurs à son tarif général pour de nombreux appareils électriques; une réduction de (57 pour cent sur le papier-tenture, de là pour cent sur les g.mis.de 02 pour cent sur les vêtements; de 68 à 73 pour cent sur certaines plaques à cloisonnage; de 67 pour cent sur toute une série de poêles.Les livres et les périodiques l.c même lau.v que lu preference britannique s'applique aux livres, romans, roules, fables on ouvragés analogues imprimés en France -cl en langue française, non reliés, brochés on en feuilles détachées, non compris les éditions amincîtes dites de Noël ou autres publications connues gènir'alcincût comme lit>rcs pour la jeunesse ou l'enfance, lorsque, autorisés par ordre en conseil.Livres, imprimés, publications, périodiques et brochures el leurs parties imprimés en France et en langue française non détachées.Musique reliée ou en feuilles détachées imprimée en France el en luwjne française.Le traité franco-canadien est vote Il serait plus exact de dire que les traités franco-canadiens sont votés, car il s'agit en réalité de deux traités.[,e premier établit un nouveau régime douanier entre le Canada el la France; le second a irait au traitement que la France (but accorder aux ressortissants canadiens -'m se trouvent sur son territoire: au traitement des ressortissants français qui se trouvent en territoire canadien.Les hills pour ratifier les deux traités ont élè vidés en deuxième lecture, étudiés en comité cl volés en Irois'èmc lecture.M.(".-II.Caban, secrétaire d'Etal, etui a négocié les traités en question, a présenté à la Chambre un long exposé historique des relations commerciales de la France el du Canada, depuis 1893.En 1893, sir Charles Tup per était le haut commissaire du Canada à Londres.Il se mil eu relations avec le gouveriienienl français en vue d'un accord commercial.M.Caban mentionne ensuite les Irai-lés de lilP7 el de 11)22.Celui de 1922 n élé dénonce en 1931.Il a pris fin en 1932.M.Caban dit que la France, depuis plus d'un demi-siècle, est farouchement protectionniste.l'Ile se souvient que son sol a été envahi et qu'il lui faul peaser à se suf fire économiquement à elle-même en cas de guerre.C'est ainsi qu'il faut s'expliquer la baille protection douanière dont s'entoure l'industrie agricole de France.Les droits français sur le blé étranger ont.par exemple, élé augmentés quatre rois en dix ans.Le tarif général français sur le blé est acjucllemenl de si.711.Jusqu'à l'entrée en vigueur du nouveau traité (Suite à la page 3) Une coopérative de consommateurs Les producteurs de lait n'obtiennent pas une rémunération suffisante pour leur travail et leur capitaux Les compagnies de distribution fixent- arbitrairement- les prix payés aux producteurs et fonf des bénéfices excessifs — Surcapitalisation — Entre les mains d'un petit nombre de grandes compagnies IL MANQUE UN ROUAGE CN'THK LES COOPEIIATIYKS HI-: PRODUCTEURS.DU GENRE DE LA COOPERATIVE FEDEREE, ET LES CONSOMMATEURS CE Oïl MANQUE DANS LES VILLES, C'EST L'ESPRIT DE CORPS L'AGRICULTURE RECLAME L'AIDE DES CITADINS INTERESSANTE CAUSERIE DE M.!.P.DESLONGCHAMPS \ LA SALLE PAROISSIALE DE LA NATIVITE D'HOCHELAGA La Société Sainl-.Iean-RaplisIc de la paroisse de la Nativité d'HochC-laga.à Montréal, avait organisé, mercredi dernier, à la salle paroissiale, une soirée de famille sous la présidence de Mgr LePailleùr, curé de la paroisse.M.I.P.Dcslong-champs, secrétaire de la Coopérative Fédérée.1 donné une intéressante causerie sur la valeur de nos produits agricoles."[.¦agriculture, a-l-il dit au début de sa causerie, a ceci de bon que toutes les choses qui font son étude nous permettent de perfectionner notre savoir.Malheiireusc'menl, elle a élé si délaissée en ces dernières années qu'elle ne paie plus.C'est pour cette raison que les fils du sol ont émigré versles villes 011 ils sont présentement la principale cause du chômage.La terre, si généreuse à ceux (pli travaillent, demande des bras.Car il y a moyen de gagner honorablement sa vie sur le sol et c'est ce moyen (pie je vous indiquerai loul à l'heure.".le ne veux faire ici ni l'éloge ni le procès de ceux de nos hommes publies qui oui dirigé l'agriculture jusqu'à présent.On pcul dire que la classe agricole n'a' pas eu tout ce qu'elle était en droit d'attendre d'eux.Ce n'est pas une question de politique parce que les rouges n'ont lias fail leur devoir à Québec cl que les bleus n'ont pus mieux agi à Ottawa.Ces deux partis peuvent être placés tous deux dans le même sac."Quand il s'est agi pour eux d'établir les budgets récents, ils oui coupé les allocations a l'agriculture.Ils se sont bien gardés toutefois de loucher à celles de l'administration de la justice.Pourquoi cela?Parce que nous avons des parlements d'avocats.I.'agricullure avait mérité autre chose que la parcelle qu'on lui donne.Ne pouvant avoir ce qu'on désire, il faut bien se contenter de ce qu'on 'nous donne."Aujourd'hui, l'aide que réclame l'agriculture, c'est la votre.Ne vous ètes-vous jamais demandé si vous ne pourriez pas encourager daviin-la les produits de la terre, ceux provenant de la province de Québec?Vous ctes-vous demandé ce (pic vous avez l'ail dans le liasse pour encourager |a consommation de ces produits?",1e crois que c'est dans notre tempérament de manger des toma-les importées au mois de janvier, alors qu'elles 11e sont pas très bon; nés.pour n'en plus vouloir en élé lorsqu'on peut les obtenir à 2,") cents la caisse.Il en esl de même pour le céleri et les patates nouvelles, Cette tendance à acheter des légumes à l'étranger fait que l'argent canadien, voire argent, s'en va aux Etats-Unis."Pourquoi ne pas faire comme nos mères qui mettaient des fruits en conserve en temps d'abondance afin de ne pas avoir à payer 1res cher ces fruits importés?COOPERATIVE DE CONSOMMATEURS "Le moyen pour les gens des villes d'encourager notre agriculture, c'est de consommer nos produits canadiens.Il manque cepen-danl un rouage entre les coopératives de producteurs, du genre de la Coopérative Fédérée.el les consommateurs.Ce rouage, c'est la coopérative des consommateurs.Elle existe déjà dans des pays comme l'Ecosse où l'une de ces coopératives de consommateurs a fail pour 81,500,000,000 d'affaires l'année dernière.Elle a réussi a éliminer les intermédiaires et à l'aire passer presque directement des producteurs aux consommateurs, les produits du sol."Les coopératives de producteurs font leur possible pour classer honnêtement les produits afin de les présenter aux consommateurs tels (pie ceux-ci les veulent.C'est ee que les directeurs des coopérati- ves enseignent aux producteurs.Ce n'est pas tout.11 faudrait créer lo coopérative des consommateurs qui absorberait les produits-recueillis par les coopératives de producteurs."Les économistes, qui poussent comme des crapauds après les orages en ces temps de crise, suggèrent loules sortes de moyens.'pour venir en aide à l'agriculture.Ils ont des programmes très élaborés niais la plupart du temps irréalisables.Us gaspillent leurs efforts en discours aussi longs que filandreux, sans obtenir de résultat."Ce qui manqué ici, dans les villes, c'est l'esprit de corps.On disperse les capitaux de la masse au lieu de les grouper afin de faire face aux capitalistes du genre de M.Moll el l'empêcher de faire payer aux citoyens l'électricité deux fois Irop cher."Sous la direction d'une société comme la Sai11l-.lean-liapli.ste d'IIo-chelaga.il serait relativement facile "de constituer un groupe qui aurait Me l'influence et ' qui pourrait obtenir d'excellents prix pour les produits du sol.En agissant ainsi, vous aiderez considérablement l'agriculture qui est encore el restera toujours la pierre angulaire de la société.Vous manquez peut-être d'esprit de corps mais c'est une chose qui peut s'obtenir quand on consent l'effort nécessaire au groupement."Je compte sur vous, messieurs et mesdames d'Hpclielaga pour lancer le mouvement qui devrait vous permettre de réaliser des économies sensibles d'abord, puis donner à la classe agricole l'cncoura-gcmenl qu'elle est en droit d'attendre de vous." * M.le juge Amédéc Monet avail auparavant donné une causerie sur la langue française.Mgr LePailleùr a remercié les conférenciers.POUSSINS A VENDRE Poussin» d'un Jour.Plymouth P.ock Barrés et Rhode Island rougCB.provenant de troupeaux approuvés du Quebec, ayant sub", l'épreuve contre la dlarrhéo blanche, et contrôlés nu nid-trappe.PouIob a record Jusqu'à 284 oeufs, accouplées a des coqs R.O.P.pedigree et descendants d'enregistrés, avec records de 200 n 284 oeufs de 24 d 29 onces fc In douralne.Tous les coqs reproducteurs utilisés pèsent de 0 A lOVj livres.Prix des poussins: $15.00 Jusqu'au 1er Juin; 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la seconde, les produits canadiens qui bénéficieront d'une réduction définie du tarif douanier général de la France: la troisième, le-; produits français qui entreront au Canada selon notre tarif intermédiaire, moins une réduction spécifiée: la quatrième, les produits français qui bénéficieront de noire tarif intermédiaire tout simple; nient, le tarif de la nation la plus favorisée.Aux termes du traité, le Canada garde son entière liberté de modifier son tarif à son «ré.à la condition toutefois de maintenir la, marge actuelle entre le tarif intermédiaire el le tarif general.D'après Toiture ondulée Marque ••nl'-bli.L" Avrz-vous une ou plusieurs toitures à feire couvrir?Voici une tôle g»l-vanisée ondulée, ciul offre tous les avantages dénlrcs pour faire une couverture pratique et économique.Elle couvre large et les Joints ferment bien.Ecrlve7.-nouf.en mentionnant les dimensions 6 couvrir et un estimé vous sera fourni.Attaches ce coupon a votre lettre.B.A.MONTREAL ROOFING COMPANY 1323 rue .Marquette, Montréal, Que.Nom Adre»f« province Ottawa, |;3.(S.P.C.l — l,a commission parlementaire d'enquête sur l'écart entre les prix payés aux producteurs de laitages cl les prix demandés aux consommateurs a déposé son rapport aux Communes il y a quelques heures.Voici les grandes lignes de ce rapport, qui esl unanime: La commission déclare que les producteurs n'obtiennent pas une cedules1 rémunération suffisante pour leur deux ; travail et pour leurs capitaux: que j les compagnies de distribution des laitages fixent arbitrairement ies prix payés aux producteurs el font i des bénéfices excessifs: que ces i compagnies paieni des traitements I excessifs à leurs principaux fonctionnaires.Elle reproche aux com-I pagnies de distribution leurs remaniements financiers.Elle fait remarquer «pic si.depuis deux ou trois ans.les bénéfices de la plupart des industries ont diminué notablement, il n'en a pas élé de niè-.nie des bénéfices des distributeurs de laitages, bien que les prix payés pour le lait soient tombés à un niveau extrêmement bas.La commission déclare vouloir attirer particulièrement l'attention i sur le fait qu'il y a eu, du côté des ! compagnies de distribution, surcapitalisation au moyen: ai (rémissions d'actions après absorption I d'autres compagnies; lii (rémissions d'actions communes pour l'achalandage de compagnies acquises, lequel achalandage était estimé là une valeur considérable: c) (le division des actions, méthode pratiquée par plusieurs compagnies.Elle souligne que dans maints cas ' les chiffres de dépréciation du ina-; tériel sont excessivement élevés et couvrent des bénéfices secrets; qu'ils en est de même, en une certaine mesure, du poste "créances • douteuses'*.Au sujet des bénéfices cl des dividendes, elle fail remarquer ci 11 c si quelques compagnies ont réduit OU même interrompu leurs dividendes, la plupart de ces compagnies ont continué de constituer d'abondantes réserves.Elle reproche à certaines compagnies dans lesquelles les producteurs sont actionnaires de n'avoir pas payé des dividendes quand elles le pouvaient.Clic déclare à ce su- jet que le non-paTcmenl de dividendes dans ces cas a sûrement eu pour effet de diminuer la valeur des actions aux yeux du public cl a pu porter le producteur-actionnaire à se défaire de ses actions à un prix inférieur a leur valeur.Elle signale que l'enquête a etn- Ibli que la venle cl la distribution du lait sont en train de passer aux mains d'un petit nombre de grandes compagnies.Recommandations Voici les recommandations de Commission : lô Une enquête approfondie sur la production, la fabrication ci la vente des laitages (cette enquête devrait porter sur les méthodes qu'il y aurait lieu d'appliquer à Ja fabrication cl à la venle des laitages; sur l'utilisation des marchés intérieurs et des marchés extérieurs; sur la possibilité d'établir de nouveaux marchés; sur les méthodes de recouvrement, de manipulation et d'entreposage; 2o La substitution de contrats légaux aux ententes inopérantes entre distributeurs et producteurs, en matière de prix el de fourniurc; 3o L'établissement de tribunaux pouf arbitrer les conflits entre producteurs el distributeurs et, au besoin, pour fixer la rémunération des producteurs ainsi que les prix demandés aux consommateurs; Ao Uniformisation des lois cl règlements provinciaux el municipaux sur la pureté el sur la qualité du lait.La commission déclare qu'une rapide augmentation de la population des villes et la volonté du public d'obtenir des produits purs oui abouti à une augmentation du coût de production des laitages, à l'éta-blisscmenl d'un système complique de recouvrement, de manipulation el de distribution.Elle dit que la concurrence des "chaînes" de magasin a bouleversé l'industrie des laitages.Elle affirme que les coopératives des producteurs de l'Ouest ont eu des résultats bienfaisants, notamment la coopérative de Saskatoon^ qui a assuré aux producteurs qui en font partie '1(5 pour cent .de chaque dollar payé par le consommateur.Tipas delà réussi 6 convaincre le'pimsrc" Ou bureau à entrer dons une petite portiecie poker avec les omis, convoincu qu'il ne r^.roit DOS difficile de lui arracher Quelques piastres — •nais dêf) la premiere mam il mel sur lo table un "full house"- a la "seconde, tl exhibe quatre as, et il continue comme cela ô tout rc'ier pendant le.reste de-la soiree.T'a'pas ensuite essayé une BLACK HO^SC ?Ca fait oublier une mauvaise passe! IMF
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