Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1933, jeudi 17 août 1933
Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement.1 a„, $1.00; 3 «ni, $2.50 P*y» étrangztj.1.50 Montréal .1.50 Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAÎRÎ publié par le COMPAGNIE DE PUBLICUM RURALE LIMITEE Directeur: Donat-C.NOISEUX Rédacteur: Oscar GATINEAU Tirage Certifié par l'A.B.C MONTREAL, 17 AOUT 1933 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 18 — No 32 Les cultivateurs mal pris Ils font mieux de recommencer leur carrière agricole Un grand nombre de gens, dans noire province, croient que la situation des cultivateurs s'améliore parce qu'il n'y a plus de faillites et que les ventes par les shérifs sont relativement peu nombreuses.Ceux qui sont au courant de la situation réelle savent qu'au lieu de s'améliorer, il y en a tous les jours qui s'aperçoivent que, tôt ou tard, ils auront à rencontrer des échéances au delà de leurs capacités.Depuis deux ans, un grand nombre de culLivaleurs ayant été dans l'impossibilité de faire leurs paiements, les échéances se sont accumulées, et les créanciers n'attendent que de pouvoir réaliser leurs créances avec les biens de leurs débiteurs pour les déposséder.Au congrès de l'U.C.C.l'automne dernier.M.Albert Rioux, faisant rapport d'une enquête qui venait d'être conduite, déclarait "(pie 50% des cultivateurs ne sont pas en mesure, de réaliser leur passif.Il y en a donc une très grande proportion qui.tôt ou tard, devront forcément abandonner leur terre.Tous ces cultiva leurs sont cramponnés à cette terre à laquelle ils sont attachés, comme à ce qu'ils ont de plus cher, parce que cette terre, c'els toute leur vie, toutes leurs espérances et tout leur avenir.Si nos dirigeants comprenaient ce que représente la perte d'une terer pour .une famille de cultivateurs, ils trouveraient certainement les moyens d'en exempter un grand nombre.Nous recevions ces jours derniers une lettre qui contenait ceci: "Pcrmcltcz-moi de venir m'entretenir un instant avec vous.C'est pour une c/iose Importante.C'est noire terre qui est en grand danger de nous partir sous tes pieds.Voilà 32 ans que nous l'avons, on l'a tonte faite, on a ôlé le bois pour se bâtir et.ayant été ravagés par le feu, il nous a fallu l'hypothéquer pour ne pas perdre ee que le bon Dieu nous avail donné.On a élevé 19 enfants et.jusqu'à present, nos créanciers nous ord rien fait, parce qu'ils avaient de 1'argcnl.Aujourd'hui, ils nous menacent de nous faire du mal.J'ai encore quatre garçons à établir et je voudrais bien rester sur celle terre que j'ai arrosée de mes sueurs et de celles de ma femme qui a toujours travaillé en dehors avec moi, me suivait toute la journée, lout en élevant sa famille." Ce brave cultiva leur pays demande de lui trouver de l'argent à emprunter, service que malheureusement nous sommes dans l'impossibilité do lui rendre.Est-il possible que, dans nolr.c province, un père et une mère de famille de 1!) enfants soient ainsi privés de toute ressource?Les cas comme celui-là sont 1res nombreux dans nos campagnes et il s'en prépare un grand rrombre d'autres.Nous avions samedi la visite d'un cultivateur qui vient de donner sa terre à ses créanciers.Il avait sur sa propriété une hypothèque de 91.100 et $1,010, d'autres comptes et billets.Un créancier non privilégié, à qui il devait $350.00, a acheté la terre au prix de §1,500.00, et a ainsi donné à chaque créancier non privilégié 25% de sa créance.Après un mois et demi de possession de ia terre, il l'a revendue $1.900.rentrant ainsi dans tout ce qui lui était du.Ce cultivateur, à qui il ne reste qu'une valeur d'un peu plus de $200.00, pour recommencer sa vie avec sa famille de cinq enfants, nous disait que, tel qu'il entrevoit les choses, il est mieux que plusieurs de ses coparoissiens qui n'ont pas été encore dérangés par leurs créanciers, parce que ceux-ci ne pourraient pas réaliser suffisamment en provoquant une vente forcée ou un concordai.11 est certain cependant que dès que la valeur des fermes et des produits agricoles se sera rétablie à un niveau raisonnable, ces créanciers ne manqueront pas rie dépouiller leurs débiteurs.Un grand nombre de ceux-ci travaillent donc actuellement pour leurs créanciers.Us entretiennent leur terre, ils lui donnent de la valeur, dans bien des cas.et dès que cette valeur sera avantageuse pour les créanciers, ceux-ci s'en empareront.C'est un peu comme le cas des anthropophages qui nourrissaient bien leurs prisonniers pour les engraisser et prendre ainsi un meilleur repas plus lard.Nous voulons être utiles à tous ceux qui sont clans ces conditions, en leur conseillant d'abandonner immédiatement leur terre à leurs créanciers, et recommencer au.plus tôt sur une ferme à loyer ou dans un pays de colonisation.Nous comprenons que chacun espère pouvoir surmonter les difficultés.Mais il ne faut pas se faire d'illusions, et puisque les cultivateurs de noire province ne peuvent pas espérer d'aide sous forme de prédit, nous croyons qu'il est plus avantageux pour un grand nombre de familles d'abandonner immédiatement, plu loi que de persister encore quelques années et d'être forcés plus tard de tout perdre.C'est une question aussi triste que sérieuse; niais c'est une nécessité dans un grand nombre de cas.La question de justice qui préoccupe ordinairement les cultivateurs ne peut pas, être mise en cause, car dans des cas comme ceux-là, les créanciers sont encore ceux cpii perdent le moins.La crise a frappé l'argent beaucoup moins que les propriétés.Nous ne voudrions pas conseiller non plus à ceux qui sont dans celte situation de persister à demeurer dans la région ou ils ont vécu.Nous croyons que dans ces cas-là, il est plus avantageux d'aller recommencer sur des terres neuves.C'est un grand sacrifice pour les parents, mais c'est ordinairement plus avantageux pour les enfants.Les difficultés du début seront nombreuses; mais dans 10 ou 15 ans, la situation de la famille sera plus 'avantageuse.Comme nous savons qu'il n'y a pratiquement que l'avenir des enfants qui compte dans la préoccupation des cultivateurs, nous n'hésitons pas à mettre de l'ayant ce qui contribuera le mieux à assurer rétablissement des fils sur des terres.Celui dont nous avions la visite samedi était à Montréal pour essayer de se trouver une position.Nous lui conseillions de se diriger plutôt vers des terres nouvelles, parce que nous considérons qu'un homme robuste qui a l'habitude de travailler ne devrait pas avoir de difficultés à assurer son avenir, à côté d'autres qui parlent des villes faibles et sans expérience de l'agriculture.II admettait que ce serait probablement avantageux polir lui.lorsque tout à coup il lui vint à l'idée que son épouse ne.consentirait pas à s'en aller sur des terres nouvelles.Ceci doit être le cas d'un grand nombre.Nous comprenons qu'une mère qui a peiné et qui a vu peiner son mari pendant 10, 15 ou 20 ans voudrait bien épargner ces mêmes difficultés à ses enfants.C'est une question bien sérieuse cependant.Il y a lieu de croire que 'la vie dans les villes a été plus avantageuse, dans le passé qu'elle le sera dans l'avenir.El.dans les campagnes il faut absolument que nous organisions le contraire.Jusqu'ici les families de.cultivateurs ont émigré, en grand nombre aux Riats-Unis et dans toutes les villes canadiennes.Les portes des Etats-Unis sont maintenant fermées pour bien (longtemps cl il y a lieu de.croire que d'ici h ce Les laiteries se protègent mieux que les producteurs de Quoi qu'on dise, ln question du lait n Montréal csl encore loin d'être réglée; La Commission de l'Industrie Laitière a été organisée pour améliorer le sort des producteurs de lait, niais jusqu'ici les laiteries ont su en tirer parti et tout ce qui a été fait a été beaucoup plus avantageux aux laiteries qu'aux cultivateurs.La première mesure de la Commission a été de faire accepter une hausse do .40 cents le 100 livres de lait aux consommateurs afin d'obtenir un prix .plus élevé aux producteurs de lait.' Ln retour, les laiteries qui payaient un prix moins élevé que celui établi consentirent aux producteurs une hausse d'environ .25 cents par 100 livres de lait.En réalité, les grosses laiteries de Montréal bénéficièrent de la hausse de ¦10 cents par 100 livres de lait payée pnr les consommateurs et continuèrent n payer le même prix aux producteurs.A partir du 115 août les laiteries ont consenti aux producteurs une nouvelle hausse de .15 cents, par 100 livres de lait; mais en retour | ils bénéficient encore d'un nouveau .40 cents par 100 livres qui sera chargé aux consommateurs.Il est donc vrai de dire que ce sont j toujours les laiteries qui empochent; Les cultivateurs ont là une j belle démonstration de ce que peut ! obtenir une organisation bien di-I rifiée.4,500 cultivateurs produisent ] du lait en bas du urix coûtant, la 'Commission de l'Industrie laitière ! ne demande pas mieux que de leur ; aider; mais, malgré tout cela, les 50 à 75 laiteries de Montréal réussissent à tourner à leur avantage toutes les mesures de la Commission de l'Industrie Laitière.On explique ceci en prétendant que les profils réalisés par les laiteries n'étaient pas assez élevés jusqu'ici et qu'il est nécessaire d'en augmenter la marne.Il serait probablement bon de mettre, devant le public les profits que réalisent les cultivateurs.Ceci pourrait être un exemple aux laiteries et à bien d'autres branches de l'industrie et du commerce pour leur enseigner à opérer économiquement.Les chiffres que nous allons citer sont calculés après la dernière hausse de 15 cents en faveur ries producteurs contre 40 cents en faveur des laiteries.Il y a quelques années, le prix de la pasteurisation du lait était établi à 60 cents le 100 livres.Maintenanl que tout est baissé, la pasteurisation ne devrait pas être plus dispendieuse qu'elle l'était.Si on ajoute à SI.40 qui sera le prix moyen retourné aux cultivateurs.00 cents pour la pasteurisation, il restera donc S2.00 pour la distribution.Ainsi le lait rapporte SI.20 le 100 livres pour la production et $2.00 pour la distribution.l'n homme avec un cheval et une voiture, formant ainsi un capital de .«500.00, peut distribuer 80 gallons de lait par jour.Si un nombre considérable de livreurs de lait ne distribuent pas cette quantité, c'est parce que la distribution du lait est mal organisée à Montréal.A 20 cents par gallon, qui est le profit que doit rapporter la distribution du lait, le livreur se trouve ainsi à se faire un salaire de $16.00 par jour, la laiterie qui a fait la pasteurisation touche S4.80 et la compagnie de transport 81.60.La part du producteur, aux prix actuels, bien que plus élevés que ceux qui ont prévalu depuis assez longtemps, n'est que de SO.tîO pour ces 80 gallons de lait.Pour produire 80 gallons de lait il faut deux bons cultivateurs qui gardent, les deux ensemble.45 vaches à lait.Les deux fermes représentent un capital d'au moins S15,-000.00 et la main-d'oeuvre représente deux hommes par ferme et en plus il faut nécessairement l'aide d'une femme ou des enfants pour traire les vaches.Ces 45 va-exigent une dépense neces-d'au moins S4.00 par jour engrais alimentaires.Il reste pour les 4 hommes et 2 feni-ou enfants, qui ont travaille.ches sairc pour donc mes .$5.00.Si on déduit maintenant l'intérêt de *15,00.0 et les autres dépenses qu'occasionne la ferme, on voit ce que paie l'agriculture.Lorsque les laitiers ont accepte de paver $1.35 et vendre $3.20 a S3 00 le cent livres, ils ont soumis à |a Commission que la marge des profits qui leur était alors allouée n'était pas suffisante.C'est pourquoi la dernière hausse du lait augmente leur marge de profits de 2o cts par 100 livres de lait.Il faut que les laitiers vivent, dira-t-on probablement; peu importe si.oui ou non, les cultivateurs peuvent vivre.• i Nos.lecteurs de la ville croiront probablement que nos chiffres ne sont pas exacts, parce que les cultivateurs ne pourraient pas rester sur leur terre avec, de si minimes revenus.D'autre part, les laitiers soutiennent que la production du lait pour la vente à la livre est beaucoup plus payante que pour la fabrication du beurre ou du fromage.Ils ont raison.Si les cultivateurs étaient payés le prix convenu, ce serait plus avantageux, mais vu que les laiteries leur paient une certaine proportion de leur lait a un prix inférieur à ce que rapporte la fabrication du beurre et du fromage, leur surplus est ainsi diminué.C'est par des prodiges de travail et d'économie que les cultivateurs réussissent à se maintenir sur leur terre.Pour y arriver, il faut qu'ils n'aient pas de dettes.Nous avions, mardi, la visite d'un cultivateur du comté de Rouville, qui possède, absolument sans redevances, une terre de 270 acres, ce qui a valu déjà au moins 825,000.-000.et il nous a déclaré qu'il reste bien peu de.profits à la fin de l'année.Voici où en est l'agriculture, malgré toutes les professions d'a- mour et de dévouement à la classe agricole.Il y a du capital mouillé dans les laiteries, il y a des salaires trop élevés qu'il faut maintenir.Les cultivateurs luttent courageusement pour assurer leur subsistance et l'avenir de leurs enfants, ils réussissent difficilement à se maintenir, niais ceci est secondaire.Ce qu'il faut surtout c'est de partager le capital qui est engagé dans l'industrie du lait.Peu importe si le travail des hommes ne rapporte pas, il faut que le capital rapporte.Cf, sfr Il se présente actuellement une difficulté dangereuse pour un | grand nombre de cultivateurs, c'est i celle qui a été fuite par la disposition de la Commission de l'industrie laitière, obligeant les laitiers à faire un dépôt pour garantir le paiement du lait qu'ils reçoivent.Ceci est une excellente chose; mais il y a à craindre que certains cultivateurs soient forcés de faire certaines pertes.Il y a quelques laiteries qui ne sont pas en mesure de faire ce dépôt, et qui ne seront même probablement pas acceptées par les compagnies de garanties.Elles seront donc obligées de fermer leurs portes, et avant d'en venir là,l il y a à craindre, qu'elles ne se fas-1 sent pas scrupule de faire perdre! leurs fournisseurs.On nous informe qu'il y a actuellement quelques i laiteries qui sont arriérées dans) leurs paiements aux cultivateurs.: La Commission devrait, si elle nc| l'a pas fait déjà, voir à ce que ceci ; ne soit pas toléré.Une laiterie qui ! n'est pas en mesure de payer le lait qu'elle reçoit des cultivateurs régulièrement, devrait être fermée; immédiatement.Il est préférable1 que les fournisseurs de ces laite-j ries perdent un petit montant immédiatement qu'un gros plus tard.Il y a beaucoup de fournisseurs de I lait qui voyagent en ville ces jours-' ci, pour avoir des informations sur! la solvabilité de la laiterie qui re-1 ç-oit leur lait.Les laitiers ont tous une histoire; à raconter et ils ne manquent pas i de dire à leurs fournisseurs que: s'ils cessent d'envoyer du lait, par-' ce qu'ils ne sont pas payés régu-: lièrement, ils ne seront jamais repris plus tard.Certains cultiva-, leurs sont ainsi dnns une situation difficile.En ceci, ce sont donc encore les grosses compagnies qui profitent de tout ce qui se fait.S'il y a 4 ou j 5 laiteries qui sont obligées de fer- | mer leurs portes, les grosses laiteries bénéficieront de leurs clients sans débourser un sou.Comme I toujours, les laiteries empochent et! les cultivateurs écopent.Il serait à croire que toutes ces difficultés! porteront les expéditeurs de lait à; s'organiser bientôt une bonne as-' Comment aider Le Bulletin Nous donnons ailleurs le résultat de notre tirage.Les juges de notre Concours-Devinette sont à l'oeuvre pour apprécier les quelques centaines de réponses reçues.La liste des gagnants sera publiée plus tard.I> 0 O Il reste maintenant notre présent Concours de recrutement dont il faut faire un succès.De cela dépend l'aide que le "Bulletin" est appelé à apporter à la classe agricole à l'avenir.Chaque concurrent est assuré d'avance d'obtenir le prix qu'il désirera, pourvu qu'il nous fasse parvenir le nombre d'abonnements requis.(Voir liste Page 6).Chaque abonnement nouveau pour 1 an vaut 50 points; pour 3 ans, 150 points.Chaque renouvellement collecté pour 1 an vaut 25 points; pour 3 ans, 75 points.Ce que vous payez sur votre propre abonnement compte comme un renouvellement collecté.Le premier concurrent dans chaque paroisse recevra une liste lui indiquant les anciens dont l'abonnement est échu, et qu'il pourra collecter.Hâtez-vous de vous inscrire pour bénéficier de cet avantage.Utilisez le coupon à cet effet.Nous comptons sur tous les vrais amis du "Bulletin des Agriculteurs" et de la classe agricole, pour mettre l'épaule à la roue.Si vous pouvez peu, faites peu, mais que chacun fasse quelque chose.Il y a des récompenses pour tous les efforts.Montrez que votre attachement au "Bulletin des Agriculteurs" et à la cause qu'il défend est aussi vivace que jamais.LA DIRECTION sociation pour protéger leurs intérêts.Ceci sera le cas pour un certain nombre, mais pas pour tous.On nous rapporte même que certains prétendus protecteurs des producteurs de lait soutiennent qu'il ne serait pas avantageux qu'ils fassent tous partie d'une même association, parce qu'il est à craindre qu'étant organisés, ils s'emballent et fassent des folies.Les cultivateurs sont depuis longtemps les victimes de gens très bien organisés, qui les exploitent, et il est étonnant qu'il y ait des gens qui craignent que les cultivateurs viennent à exploiter les autres.Nous croyons que ces bonnes âmes pourraient aider aux cultivateurs sans crainte, car avant que I ceux-ci s'organisent assez bien pour j voir cesser l'exploitation dont ils ! sont l'objet et exploiter eux-mêmes les autres, il s'écoulera un temps 1 considérable.Il est même proba-! ble que ceci ne se produira pas.La question esl donc des plus sc-: rieuses, et si on réussissait à organiser les producteurs de lait, ce serait probablement un exemple pour les producteurs d'autres branches de l'agriculture.Mais partout on parle beaucoup plus qu'on n'agit.Il y a assez longtemps qu'on parle de cette question, il nous semble que ! ce devrait être temps d'agir.Et ! ce sont les cultivateurs, les plus in-I téressés.qui doivent en prendre l'initiative.Oscar GATINEAU Résultat de notre tirage que les milliers do chômeurs des villes soient au travail.il s'écoulera un temps considérable.Jusqu'ici toute l'attention des dirigeants a été portée vers les villes et l'agriculture a été laissée à elle-même.11 faudra absolument que tôt ou tard on se décide à traiter les agriculteurs un peu mieux, et si bientôt on cessait de.leur nuire, et si on leur accordait ce qui ne coûte rien ou presque rien, ce serait déjà beaucoup.Il faudra faire plus cependant et on ne pourra pas se dérober à celle obligation.Ln vie des cultivateurs devra être un peu celle de nos grands-pères, mais la vie d'un grand nombre de familles dans les villes est loin d'être aussi avantageuse, que celle qu'ont vécue nos ancêtres.La misère est grande partout, le temps n'est pas aux recriminations.Il faut tirer le meilleur parti possible de notre triste situation; Il faut se cramponner à la terre; il faut organiser la colonisation cl M ne faut pas craindre d'exiger de nos dirigeants qu'ils dépensent les argents nécessaires pour la colonisation.H a clé dépensé dans noire province au delà de lôO millions de dollars depuis 20 ans, pour ila voirie, qui a été la ruine d'un grand nombre de familles.11 ne faut pas craindre maintenait qu'il soit dépensé suffisamment pour organiser la colonisation et l'agriculture et sauver les familles qui sont perdues.La colonisation n'est que la seule issue pour les cultivateurs qui ont perdu le fruit de tout leur labeur, et ils ne doivent pas craindre de s'y engager; on ne (peut pas croire que nous continuerons toujours à agir aussi aveuglément que nous l'avons fait jusqu'ici et que bientôt on ne trouvera pas moyen de favoriser l'agriculture (elle que la nécessité nous v oblige.Oscar GATINEAl' f" I I I I I I î I I I I Coupon de Concours j Mcsiseurs, Je désiré prendre part à votre présent Concours de recrutement et je me propose de vous recruter d'ici le 15 octobre.abonnés nouveaux, Indiauez le nombre / En retour, je désire travailler pour obtenir la prime suivante: .Indiquez ici la prime de votre choix.On trouvera ci-dessous la liste des heureux gagnants de notre tirage entre tous nos abonnés en règle au 7 août 1933: (1) Un crible No 2.fourni par LA FONDERIE DE PLESSISVILLE.Valeur.$55.00.GAGNANT: GEDEON LAFORGE, N.-D.du Nord, comté Témiscamingue.(2) Un superbe radio électrique ou à batteries (selon le choix du gagnant) avec haut-parleur et équipement complet, fourni par PAYETTE & CIE, LTEE, 910 BLEURY, MONTREAL.Valeur 535.00 à $39.00.GAGNANT: Rcv.Léonidas ADAM, Ham Nord, comté de Wolfe.(3) Un sarcleur à jardin, fourni par W.-H.PERRON, LTEE, 929 RUE ST-LAURENT, MONTREAL.Valeur $12.00.GAGNANT: ANTONIO MENARD, Les Cèdres, comté Soulanges.(4) Deux carrés (200 pieds) de tôle galvanisée à couverture, fournis par la MONTREAL ROOFING CO., 4323 RUE MARQUETTE, MONTREAL.Valeur $8.50.GAGNANT: ULDEGE CHAS LES, Wabasse, comté Labelle.(5) Une balance à plateau, pesant jusqu'à 25 livres, fournie par le COMPTOIR POSTAL DUPUIS FRERES, 5005 BLVD ST-LAURENT, MONTREAL.Valeur $6.75.GAGNANT: Jos.MAHEU, fils Vital, St-joseph, comté Beauce.Nom du concurrent.Adresse.(6) Une carabine, calibre 22.fournie également par LE COMPTOIR POSTAL DUPUIS FRERES.Valeur $5.00.GAGNANT: THS-LS BOUCHARD, Dolbeau, Lac St-Jean.gare (7) Un superbe service à fumer, comprenant 2 pipes, porte-cigares, porte-cigarettes et un sac à tabac, fourni par GENIN, TRUDEAU & CIE LTEE, 38 RUE NOTRE-DAME OUEST MONTREAL.Valeur $2.50.GAGNANT: ANTONIO CLOUTIER, Plessisville Sta., comté Mégantic.Les gagnants des prix qui doivent être expédiés par express sont priés de nous indiquer à quelle nous devons faire l'expédition.Prenez part à notre Nouveau Concours %£6) Y PACE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 17 AOUT 193?La "Semaine sociale'1 Déclaration d'ouverture du R.P.Archambaul^SJ Le pourquoi de la "Semaine sociale' forte race de cultivateurs enracinée au sol voilà notre salut'" - Une politique d'estime rurale - "A la gloire de la terre" i n a - scs- Voici lr Ir.rtr mrmr dr la drcla-ratinn d'auvrrturc pronnnrrc ce matin, à ta Semaine sociale ilr Hi-mouslci.par noire distingué collaborateur, lr ft.P.Joscph-Papin Archambaull, S.-t.président des Semaines sociales du Canada.Les Semaines sociales ilu < «la ont consacre leur dernière sion à l'ordre social chrétien.Ce sujet leur élail lonl indiqué.I.n crise ai eue que nous traversons, la magistral* .vi.- relique où le Souverain Pontife indique sa nature oi ses reméfies, les mouvements inquiétants qui se dessinent à Ira-vers noire pays, constitueraient pour nous d'impérieuses directives.D'aucuns ont peut-être trouvé nue nous faisions alors bien mince la plare de la terre, nue dans notre plan de restauration le retour à la vie rurale étail à peine esquissé.Celle question méritait en effet un vaste développement, si vaste qu'il nous parut préférable de l'effleurer simplement pom- la traiter à fond plus lard, de la reprendre alors dans une session entière et dp l'étudier, non comme II h remède passaper.spécifique de la crise actuelle, niais sous ses multiples aspects, comme un des éléments primordiaux d'une grande et saine politique nationale.Dp hautes personnalités nous ont fortement encouragé dans ce dessein.Au premier rang, l'épiscopal et entre tous ses membres le prélat distingué qui nous reçoit aujourd'hui dans sou diocèse.Observateur sagace des réalités de son temps e! de son pays, l'évé-que de Rimouski n'hésite pas à considérer le problème de la terre c'mnie le plus important, à l'heure actuelle, dans l'ordre économique et social.Il l'a déclare nettement en maintes circonstances.De fail, redonner à l'agriculture la primauté qui lui revient dans l'économie de notre pays: telle est.sans conteste; la question vitale de l'heure.Nolo salut v est attaché.Tous les pays, peut-on dire, sonl soumis à celle loi.La terre est la grande richesse des nations.Elle leur fournil les homines, l'.lle les sustente.De cette lâche essentielle les villes sont incapables.Refuge des industries, il leur faut en subir les dures conséquences; L'atmosphère dans laquelle baianent el s'alimentent lis vies des citadins est constamment polluée par les émanations félidés et les fumées délétères des usines.Elle in.loxique ceux qu'elle devrait régénérer.Les habitations ne valent ciièrc mieux, ('(instruites trop souvent sans souci de i'hvgièiie.pour loger le plu* d'habitants possible, elles leur mesurent parcimonieusement l'air et la lumière» si nécessaires a la saule.Ajoutez le bruit, une dangereuse promiscuité, les conditions déprimantes du travail.Comment, en un tel milieu, les vies humaines pourraient-elles èclore.s'épanouir, développer leurs énergies?Celles d'ailleurs oui résistenl à ce régime inhumain, d'où reçoivent-elles leur subsistance?Des produits du sol.C'est la lerre généreuse qui.labourée, ensemencée, cultivée par l'agriculteur, donne le blé nourricier el les autres a!i-men Is que réclament nos corps.Pourvoyeuse de notre vie physique, la terre est aussi la gardienne de noire vie morale.La nalure ran-1 proche de Dieu.Elle lient l'ânif unie au Créateur qu'on seul pré seul partout, dont l'action se manifeste si ouvertement dans la germination des plantes, réclusion des fruits.l'alternance bienfaisante dps saisons.Alors que la ville multiplie lis pièges où sombre la pa an es la protègent l'exercice.Aussi la populalii elle habituellement plus simple population urbaine.Heureux I a la ville, plus facile, les.Les exigences les v poiissenl aussi, grands pays s'en inquiètent.Ecoutez ces paroles de l'ancien premier minisire de l'Angleterre.Stanley Baldwin: "Bien une tardivement.l'Angleterre devra faire de son mieux pour mettre un frein au développement unilateral de ses_ industries, uni a enlevé cinq millions d'individus à la terre cj détruit les saines proportions nui devraient exister entre |a population urbaine el la population rurale." Ces saines proportions.elles n'exislenl plus, même an Canada.Le dernier recensement a révélé qu'elles avaient été rompues au détriment de l'agriculture.Notre pays, notre province s'industrialisent.C'est un malheur blc ralamilé nationale.Réaction nécessaire Ivl nos efforts doivent tendre ii enrayer ce mal.à redonner à cell'-province, ainsi que le demandai! récemment noire minisire de l'Agriculture, l'nç forte enracinée au ( m'est-, e que ment?lo Une population rurale instruite.Que l'instruction ne désaxe pas.mais au contraire fixe, stabilise, al-lache à la terre.Instruction donc qui non seulement fournisse les connaissances générales dont a besoin lout homme de nos jours, mais, en outre, renseigne sur les choses agricoles, en montre la valeur eji apprenne le meilleur rendement.RuraHser notre enseignement, le graduer suivant les nécessités actuelles, pouvoir offrir à loul jeune cultivateur nui veut pousser ;i fond son instruction agricole les facilités requises, c'est un devoir primordial pour les autorités dont relève l'éducation dans cette vince.Jo lue population rurale outillée, .le ne sais si ce mol pnrfaitcmnl ma pensée.Je n'eu pas trouvé «le plus approprié attire les fonde l'industrie Pes chefs de une venta- ,|j penser cl d'agir.El cependant, ils ne parviendront pas à sortir de la situation lamentable, dont ils se plaignent, s'ils ne rejettent cet individualisme.C'esl le boulet qui les mailienl au creux de l'ornière, qui les empêche de se dresser comme lanl d'autres contre les événements adverses cl d'en triompher; I.'association est une des grandes i forces du jour.Là où cent honi-— "Unp mos éparpillés ne peuvent rien, dix 'bien unis el bien disciplinés accomplissent des merveilles.Les autorités religieuses cl les autorités civiles insistent sur celle organisation.Le remarquable article de Mgr Courchesnc dans l'.\r-lion nationale de janvier lui était consacré Cl M.Godboul, dans son grand discours du Club île Réforme, parla dans le même sens.I.'l'nion catholique des cultivateurs offre ses cadres, parfaitement adaptés à la mentalité el à la situation de notre classe agricole, au-dessus des partis politiques, dans l'unique intérêt des agriculteurs mais sans léser ceux des autres professions, li est regrettable nue ses membres ne soient pas encore plus nombreux, Voilà, en effet, un moyen de redressement admis par Ions les hommes sages, dont l'application ne soulève aucun obstacle sérieux el surtout ne dépend pas de telle OU telle mesure extérieure.Elle est entre les mains des cultivateurs eux-mêmes, Si réellement ils veulent le progrès leur classe, sa victoire sur les ifficilltés actuelles, qu'ils en donnent cette preuve facile, qu'ils refoulent leur individualisme cl s'organisent fortement.4o) Enfin, une population rurale attachée à la Irrrr.Celte dernière B notre minisire son cachet rural, race de eullivaleurs sol ; voilà notre salul.cela veut dire, exacte- condition porlance.probien rend a i .le veux dire: une population qui puisse tirer de sou seul travail, grâce aux conditions dans lesquelles il s'accomplit, la subsistance de sa vie familiale.Ces! un des grands problèmes de l'heure, vous le savez.L'agriculture, entend-on de tout côté, ne nourrit plus son homme.Si cela étail vrai, si cela surlonl devait -lurer.ce serait un îles plus grands nalbeiirs qui puissent n'abattre sur noire pa\s.ce serait la ruine de la race canadienne-française.Nous traversons des heures difficiles.La classe agricole s'en res-scnI comme les autres.Mais le devoir s'impose d'étudier sérieusement les conditions dans lesquelles elle vil el travaille actuellement, de saisir les causes véritables de ses difficultés matérielles, d'\ porter remède sans larder.Mesures permanentes ou lempo-¦ nt que l'indiquera la na-du mal, mesures intrin-extrinsèques, laissées à de chaque membre, ou soit par le corps entier dans un mouvement collectif, soil par 1rs autorités obligées île secourir ceux qui souffrent, peu raires mu vt lure même sèipies ou l'initiative entreprises vertu, les cjtin-el en facilitent i terrienne esl-pllls robuste, plus croyante que la urbaine.Heureux pays ou elle domine.Ils sont, hélas, peu nombreux.Car l'existence porte.Le point capital, c'est l'application prompte cl énergique du Mai remède, c'esl le retour de l'agriculture à une situation meilleure, c'esl le maintien, la stabilisation d'une population agricole outillée, pour reprendre mon expression, c'est-à-dire.trouvant dans l'exercice perfectionné, rationalise, de sa profession, une honnête subsistance el même ce degré d'aisance el de culture que Pie XI indique comme l'étal normal annuel une société bien constituée doit permettre à chacun de ses membres de s'élever.'toi Une population rurale organisée.One n'a-l-on dit de l'individualisme des cultivateurs'?Il est chevillé profondément dans leur âme.Il influe sur leur manière de •si d'une suprême ini-On ne reste fidèle, au milieu des difficultés, qu'à ce qu'on aime.El n'est-ce pas dans une désaffection croissante de la terre qu'il faut chercher une des grandes causes de l'exode rural el inènie de la crise agricole qui l'a provoqué?A l'agriculture familiale, aimée en soi.donnant non la richesse mais , une aisance suffisante, s'est subs-liluée presque partout l'agriculture spéculative, aimée pour les gros profils qu'elle rapporte, El dès lors que ces profits diminuent, l'estime [laisse, elle aussi.Ecoule/ celle page suggestive de Lucien Homier: "Comment le prestige de la terre survit-il, en France, aux révolutions économiques qui ont renverse l'échelle des valeurs el des richesses dans le monde ci\ilisé.depuis cent ans'.' Le cas est singulier.Partout ailleurs ou bien l'agriculture s'est, comme on dil.industrialisée, substituant, dans son esprit, la recherche commerciale du rendement comptable et du gain rapide à la satisfaction morale d'un rial qui, par la liberie, se suffit h peu tirés à lui-même; ou bien l'agriculture a perdu son rang dans l'économie el dans l'estime de la société, comme on le voit, depuis longtemps, en Angleterre: ou bien, comme en Russie, en Orient et dans la plupart des pays d'outremer, elle a pris la forme d'une ex-1 ploilation hâtive et aventureuse.SJléculanl tantôt sur l'étendue îles terres neuves el vacantes, tantôt sur l'abondance ou la demi-servitude de la inain-d'oeuvre indigène.En Erance seulement, el peut-être dans linéiques caillons de la Suisse, nous voyons une 'innombrable paysannerie aimer encore la terre pour elle-même, pour l'indépendance el l'orgueil que iloniie sa possession durable, au milieu d'une civilisation qui esl devenue, quant au reste, le reflet de la mobilité industrielle, mercantile el financière.De tous les grands pays, la France est celui où le prestige traditionnel de l'immeuble terrien fait le mieux équilibre à la facilité el à l'atlraii des valeurs mobilières."Le prestige de la terre est lié.dans l'espril des paysans français, im- à une philosophie 1res ancienne el La Batteuse Métallique F O R A N 0 'M mu incorpore toutes les améliorations les plus modernes en fait de construction de Batteuses et Décortiqueuses.Elle a donné des preuves évidentes d'une grande supériorité.qu"il s'agisse de battage de grain ou de trèfie.sur ses plus proches concurrents, sans exception aucune.C'est le produit de 60 années d'expérience comme techniciens, fondeurs, et mécaniciens.Construite en vue d'un service constant et d une longue durée, elle constitue un placement de tout repos.20 coussinets à rouleaux Timken.système de graissage Alenr.ite Zerk.Engreneur Automatique Hart, reconnu dans le monde entier comme ce qu'il y a de mieux GARANTIE POUR 5 ANS — PRIX MODERE AUSSI BATTEUSE EN BOIS — MOTEURS NIAGARA LA FONDERIE DE PLESSÏSVÎLLE 1res noble de la vie." I I i Il devrait en être ainsi au Canada.Notre province de Québec doit ëlrc attachée à la terre par ces liens mystiques, par l'intelligence et l'amour de son rôle.Politique d'estime rurale Il nous faudrait prêcher, me disait récemment un membre eminent de notre episcopal, une politique d'estime rurale.Faire aimer la vie à la campagne, en montrer la noblesse, la douceur, les avantages matériels el spirituels.Celle education doit commencer liés l'enfance, au foyer el à l'école, puis se poursuivre par la presse, la prédication, les cercles, les journées rurales, les congrès agricoles.lue Semaine comme celle-ci lie-viail y contribuer largement.Nous en attendons cependant des résultats plus importants encore.Nous voudrions qu'elle donnai au problème de la lerre.à la question même de l'agriculture un regain d'actualité, qu'elle la replaçât au premier plan de nos préoccupations nationales.Sans doute ce sont îles actes que l'heure réclame.Des mois.des phrases, des discours, nous en mourons, hélas! Encore faul-il dissiper une bonne fois toute équivoque! tracer nettement le programme «pu s'impose, le dégager des contingences politiques, l'offrir sous un haul patronage à Ions les esprits sérieux, lier à sa fortune, à son succès l'éli-le de la nation.Quel endroit pouvait mieux se prêter à ce louable dessein?Loin des grands centres tapageurs oïl la pensée n'esl pas toujours libre de se manifester sans contrainte, où des brnils environnants peuvent en étouffer facilement l'expression, cette gracieuse cl paisible petite ville, où le grand venl du fleuve balaie les nuées aveuglantes, aère les cerveaux cl trempe les volontés, nous offre un site éminemment propice.Son chef spirituel nous y a conviés.Kils lui-même de la terre, attaché par toutes ses fibres au sol d'où ii sort, à sa raie qu'il veut toile, à l'Eglise du Christ, qu'il sert avec .une si haute intelligence el une vertu si fructueuses el l'exercice mailres les a i niable, devenu par de années d'enseignement île sa charge, l'un des plus écoutés de la g«- FONDKF.FN ISTl PLESSISVILLE QUEBEC nération actuelle, nous ne pouvions trouver pour celle Semaine d'élu-des guide plus autorisé, plus clairvoyant, plus sur.I I i Lucien France, p.77.Homier: Plaisir (le Le séminaire de Rimouski s'est I L'agriculture dil honoré et heureux de nous ne-!- cueillir sous son'' toit.Nous le sommes nous-mêmes, • encore plus, de pouvoir nous réunir dans celle maison dont l'atmosphère inlellec-luellc cl les traditions de science el de patriotisme ne seront pas sans influer sur l'espril de nos assises.Pour ce grand bienfait.Excellence, veuille/, recevoir l'hommage de noire bien vive gratitude.Mais plus haul encore monte no-Ire reconnaissance.Elle s'adresse nu rcpréscnlanl même du Souverain Pontife sur la lerre canadienne, à Son Excellence le délégué apostolique.Mgr Cassulo est un ami dévoué des Semaines sociales.''Comment ne le scrais-jc pas.me di-sail-i| un jour, aimablement, puisque je représente le Pape!" Parole délicate et profonde qui atleinl l'àme même de noire oeuvre, fondée pour diffuser les ensei-giiemenls pontificaux, cl atteste qu'elle n'a pas dévié de son but.Plus que jamais.Excellence, en celle période de désarroi intellectuel el de détresse économique, c'esl de l'Eglise que nous alien-dons le salul et c'esl vers son chef, notre bien-ainié Pontife Pie XI el ses représentants dans noire pays, que nous voulons tourner les esprits Cl les coeurs.Leurs paroles, leurs gestes, leurs directives guideront nos pas.ase économique d'une nation en L'agriculture québécoise ne fournit que 19.7 p.c.de la richesse totale de notre province — Elle est plutôt un mode de vie ! qu'une exploitation payante — Coopération — Une Icgisla- j tion plus agricole — L'aide des économistes .1 la filnirc (lr la Irrrr! Sous ce litre un grand s'a van I qui fui aussi un grand catholique, Pierre 'Fermier, a réuni des pages où il exalte la terre."La terre.écril-il dans une vibrante préface, m'est apparue, dès ma jeunesse, comme infiniment belle; digne d'être parcourue, étudiée, expliquée cl chantée; capable de nous consoler dans les pires douleurs et, quoique périssable elle-même, de nous parler d'éternité.Plus lard, quand l'occasion me fui donnée de la mieux coiinailre.quand j'eus visité les montagnes les plus célèbres el les rivages les plus réputés, quand les sciences dont elle est l'objet m'eurent définitive-m en i séduit, enchaîné cl conquis', mon admiration devint une sorte de passion ardente et je lâchai de communiquer celle flamme aux Ames qui s'approchaient de la mienne." l'Jl t Cette passion, si ardente fût-elle, n'embrassait cependant que le squelette, si j'ose dire, l'ossature de la masse terrestre : ses roches, ses minerais, ses strates.Pierre TcrnHer était un géologue.Quelle flamme l'aurait donc animé s'il avait regardé, de son oeil pénétrant, la chair qui recouvre ces os.l'humus fécond dont Dieu d'une parcelle forma le corps de l'homme, et qu'il étendit sur toute la surface du globe afin que l'humanité en fil le lieu de sa demeure, qu'elle en lirai sa subsistance quotidienne, qu'elle y trouvât ces spectacles magnifiques qui réjouissent ses yeux et enchantent son Ame.Et pour qu'avec '.e pnln.iiourrlrlor d> (In chair.' Noms tt o>vion.< le don «eirhumnln Bt ' plus cher De «entlr In Be-HUtC tr«-ssnllllr dan* Iles choses.(3) | Celle épopée que le géologue n'a pas écrite, vous allez la composer vous-mêmes, messieurs, qui nous apportez durant cette semaine voire précieuse collaboration: prêtres el laïques, professeurs, sociologues, hommes publics.El le livre qui contiendra vos travaux pourra s'intituler à bon droit lui aussi: A la gloire de la Terre, de la Terre vivante, de la Terre généreuse et féconde du Canada' Pierre Terniier.1 la gloire dr la 'Irrrr.p.8.Cl' Louis Mercier: A la Trrrc.Etude de M.l'abbé Edouard Bcaudoin à la Semaine sociale de Rimouski Rimouski, lô.— voici le résumé de l'étude présentée hier avant-midi, à la séance de la Semaine sociale, par M.l'abbé Edouard Bcaudoin, professeur à l'Ecole d'agriculture de Snintc-Anne-ilc-ln-Ppc:i-lière.sur l'agriculture, base économique d'une nation : La suprême importance de l'agriculture comme productrice des nécessités de la vie n'est pas à démontrer, mais il est nécessaire de mettre en évidence plus grande majorité es| encore employée sol et qu'il ne peut y périté générale quand les cultivateurs sont réduits à l'extrême détresse.L'agriculture reste l'industrie de base de l'univers, du Canada el de notre province: 1.par le nombre de personnes engagées dans l'agriculture; 2.par le capital engagé dans celte industrie :l e fait que la de l'humanité au travail du ivoir de pros- par la richesse produite.Les personnes 1.A peu près les 2-3 de la population mondiale vivent de l'agriculture.La population des agriculteurs arie beaucoup dans les cinq conli- Irouve engage.La richesse totale du Cannda 1029, se chiffrait à 30 milliards.La richesse brute agricole, évaluée en 1031, comprenait six milliards sept cents millions.La valeur nette de la production agricole comparée a sa valeur totale de 100 étail en 1 vol de 23 pi .r.de la richesse totale.Ce qui fail la valeur inestimable de la richesse agricole, c'esl d'etre le produit d'une industrie qui opère sur les biens essentiels à la vie, d'être répartie assez également entre un grand nombre d'agriculteurs.La richesse produite La valeur nelte de la production agricole totale pour 1929, comparée à toutes les autres production primaires cl secondaires, atteignait 26.2 pour cenl du total 100.Les récolles coniplenl pour une bonne moitié, les produits laitiers pour plus d'un quart.Les capitaux dans l'agriculture du Canada rapportent un profil brul de Lt pour cenl.La valeur de noire agriculture québécoise ne compte que pour l!).7 pour cent de notre richesse totale.Elle occupe la seconde place après l'industrie.La production agricole dans Québec s'élevait en 1931 à 181 millions.Les principalis productions sont l'industrie laitière, les animaux el les produits laitiers, les volailles, fruits el légumes.Les capitaux engagés dans l'agriculture de Québec rapportent 12.3 pour cent.I.'agriculture esl aussi la llHSC économique de noire industrie pour les matières premières qu'elle fournit, par les ouvriers qui tirent d'elles leur .subsistance et par l'apport qu'elle fournil à noire commerce el à nos transports.En 1929.21 pour cenl des matières premières alimentant lotîtes nos industries canadiennes ve- nue la richesse.L'agriculture du (Juébcc .surtout est plutôt un mode le vie qu'une exploitation payante.Les capitaux dans l'agriculturr durent plus que dans l'industrie el dans les temps de crise le petit cul-livaleur peut se replier sur sa ferme et ne compter que sur clic poui mi nourriture, son logement et, en partie, son habillement.Conclusions Lâchai chez nous des produits agricoles québécois.Que l'industrie s'approvisionne en premier lieu de matières premières venant de nôtre province, qu'elle utilise nos ouvriers afin que l'argent économisé reste dans noire province.L'union professionnelle, englobant tous les agriculteurs sur une.hase coopérative, pour In vente el l'achat des produits, pour l'influence nécessaire à contrebalancer les unions syndiquées.Une deputation agricole d'hommes instruits des choses de la terre afin d'obtenir une législation plus agricole.Enfin, nue tous les économistes s'intéressent à l'agriculture, pour la conseiller "I lui venir en aide au 11111111 o n l opportun.Ilents.C'est l'Amérique du Nord qui ] liaient de l'agriculture.le; du :">(i popula-Canada : p.e.ur- j.c.ur- tienl le record du plus faible pourcentage.Seulement 23 p.c.de ses habitants tirent leur subsistance de la terre.Rien de surprenant: toute la politique économique de l'Amérique a tendu depuis un demi-siècle à sacrifier le terrien au citadin.Ce qui a caractérisé le plus le développement du continent nord américain dans les dernières cinquante années, c'est son développement industriel.Comparons cnsembU lions des Etals-Unis et Ktats-Unis: en 1930.bains, 43.8 de ruraux: Canada: en 1931, 14.3 bains, 55.0 de ruraux.Le Canada est donc moins industrialisé que sou voisin du sud.Tout de même, eu 1921, sur toutes les occupations ruiniinérées.seulement 32.8 p.e.étaient des ouvriers de la terré.Le nombre des fermes au Canada augmente encore, mais pas dans la proportion de l'augmentation de In population.En 1931, noire province comptai! (ilt.l p.c, d'urbains, et .'tti.il p, e.de ruraux.Mais lout rural n'est pus eulli valeur.Quel est le nombre exact des cultivateurs'?En admettant que cinq personnes habitent sur chaque ferme recensée, nous arrivons à une moyenne de 21 p.c.de la population totale.Pendant la dernière décade décennale.la population québécoise s'est accrue de 21.7 p.c.mais en prenant la population des 20 comtés les plus ruraux de notre province, on ne trouve une augmentation que de j p.c.Où va le surplus de notre population agricole'.' Dans les chantiers, comme bûcherons, dans les villes comme manoeuvres, el dahs les usines comme ouvriers.Le capital L'agriculture ne lire pas seulement son importance du nombre de gens qu'elle fail vivre, mais elle compte égalemenl dans l'économie ¦ l'un pays par le capital qui s'y Plus du tiers des établissements industriels dépendent de l'agrieul-; turc pour opérer.Dans la grande riliTUSlric canadienne.24.0 pour cenl du personnel à salaire, el 22.1 pour cenl du personnel à gages travaillent des matières premières venant des substances végétales et animales de ' production agricole canadienne.Dans notre province, le nombre • des ouvriers à salaire el des on-! vriers à Rages travaillant sur des matières premières végétales el animales se monte à à 1-5.L'agriculture fail plus; clic fournil du capital à l'exploitation industrielle par les caisses d'épargne des banques qui drainent ces rapi-I taux au profil de l'industrie; par les primes annuelles d'assurance, collectées à la campagne el pla-.cécs, elles aussi, dans la grande industrie: par l'achat d'actions industrielles el de debentures.Ces montants .sont peu considérables el équivalent à à peu prés la moitié des économies failes dans l'agricul-lure.L'agriculture manières à la la moitié fournie par le lilés rurales e| par les taxes ilirec-tes sur les licences el l'essence.En 1930, 2-t pour cent de tout le transport de frel venait des produits agricoles.Dès que l'agriculture est malade, le transport marche au ralenti.La crise L'agriculture a subi plus fortement la crise actuelle que le commerce et l'industrie.Les produits agricoles oui subi une baisse plus considérable (pie les produits manufacturés; les matières premières fournies par l'agriculture onl baissé de HX pour cent quand les produits manufacturés n'ont subi qu'une baisse de 22 pour cent, Ce qui fait tjne l'agriculture ntti-re encore les cultivateurs, e.'csl qu'ils recherchent plus la stabilité a contribué de deux voirie améliorée par par les munlcipii- Le retour à la terre Les grandes villes semblent se désintéresser de l'offre faite par Ottawa et Québec Québec.15.(D.N.C.) — Les grandes villes gardent le mutisme et semblent bouder la politique de retour à In lerre (|ue leur onl of-ftrlc MM.Cordon cl Lal'erlé.A deux reprises, la commission du retour à la lerre les a invitées à se presser, mais sans résultât.Comme on le sail, les gouvernements provincial cl fédéral ont décidé de payer, comme l'an dernier, •¦s'Jimi chacun pour les familles de colons désireuses de s'établir sur des lois, pourvu que les municipalités donnent égalemenl $200.Celle somme de $200 peul clir fournie par une tierce personne on une tierce association ou organisa-lion pouryu que la municipalité conseille à servir d'intermédiaire.La municipalité nui veut profiter de cette politique doit tonner une commission qui fait enquête sur les candidats qui se présentent, les accepter, envoyer leur demande à la Commission du rclour à In lerre, qui décide sur le cas de chacun.Or, à l'heure actuelle, un 1res pclil nombre de municipalités nul agi, soit une quinzaine.Les grandes municipalités comme Québec, cl Montreal n'uni rien fail, pas même formé les commissions qui cri-quélcraicnl pour savoir si des familles veulent s'en aller sur des lois.En écrivant à nos annonceurs — mentionnez le "Bulletin des Agriculteurs".\'i:rc rf.tth] ne perd pu de tempi pep-•lapt la ¦•¦r-r.: arte eel -»-»'¦-¦ Atxuiblne Ne («Il pmt d'ampoule» rl nrn.'cve pu !r poli Réduit Ici foulure! k ral?on an tparTlm.dei bouffW-¦uriii et autre* m.'lammittoiM An'i-leptlqtie pour let lai éeorchurei.coupures et «utret plaies aonlaae.ra-'ralehlt et adourtt Economique: Il (nut »l peu pour produire (ant -reflet Tou-1*1 phnrmucle» Orande bouteille, tl B0 w F.Youpp.ln« .Immaubl» f.rmiin.Moptrcal ou que tu avals surpris les poules du voisin dans ton jardin l'o'pas déj&, et les avortons à $4.La plupart des nouvelles ventes ont été effectuées entre §5.75 et 80 pour les meilleurs.Les avortons (culls) ont subi une réduction de 82 les 100 livres.Les lois mélangés d'agneaux passables à moyens variaient entre 85 et 85.50 et les moutnos, qui n'accusaient aucun changement, entre 81 et 83.Mardi le marché n'accusait aucun changement.Il y avait environ 3,000 porcs à Montréal, dont un gros pourcentage était des porcs d'engrais.Le mar-, chc était plus ferme à l'ouverture.Les ventes étaient lentes, et les porcs à bacon et de boucherie ont fait entre 80.50 et 80.75.Les selects ont obtenu la prime de 81 par tète.Le marché était plus lent mardi à prix variant entre 80.50 et 80.00, nourris et abreuvés.Oeufs Le commerce des oeufs est resté encore en général assez calme cette semaine, niais la légère amélioration qui a été notée à la fin de la semaine dernière s'est continuée quelque peu et une nouvelle amélioration s'est produite vers la fin de cette semaine, t.'activité commerciale a été en général lente, mais il semble que la consommation augmente.Les Premiers et les Seconds se vendent assez bien, mais les Extras sout plutôt rares.Les arrivages de l'Ouest diminuent, mais les stocks en magasins, les oeufs revus de la localité et de l'Ontario sont en excès de la demande Le rapport préliminaire du Bureau federal! de la statistique, publié pendant la semaine et donnant les slocks d'oeufs entreposés au 1er août sur toutes les parties du Canada, montre que la quantité d'oeufs en entrepôt est d'environ trois millions de douzaines supérieure au chiffre du 1er août 1032.Au 1er août celte année, les stocks étaient de 11,221,073 douzaines contre 11,210,788 douzaines au 1er août 1932.Cependant les chiffres pour l'année courante sont inférieurs à la moyenne de cinq ans pour la même date, qui est de 11,710,972 douzaines.Mais si les stocks d'oeufs en entrepot sont plus abondants que l'année dernière, il n'en est pas de même des oeufs gelés.Au 1er août les stocks d'oeufs gelés étaient de 3,322,359 livrs contre 5,158,097 li-i vres au 1er août 1932 et contre une moyenne de cinq ans au 1er août de 1,258,650 livres.En ces deux dernières années, la quantité d'oeufs gelés manufacturés au Canada a dépassé quelque peu la demande pour ce produit: aussi, cette fabrication a diminué celte année.Nous en voyons la preuve dans les stocks du 1er août qui représentent le maximum des entreposages pour la saison, car la fabrication d'oeufs gelés est à peu près terminée I année.Pour les expéditions locales non triées les commerçants cotent les prix suivants aux producteurs cl aux expéditeurs de campagne: Extras 1.8-19, Premiers 14-15 Seconds 11-12 cls livrés, caisses i envoyées.Les expéditions triées venant de l'Ontario se sont vendues sur place aux prix suivants: 18',» Premiers, 15, Seconds 12 cls.maïs à la fin les prix demandé sétnicnt de !4 cl plus élevés pour les Ex- pour NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN La char.le bnrll.tn Première patente .Deuxième patente .Forte à boulanger .2.00 2.30 2.25 FARINE A LNr.r.AIS Le chir.le barl!.en Anes Première patente .2.00 Deuxième patente .1.90 SOUS-PRODU1 i'S DU BLE DRECHE DE Drèchc, 21 pour cent scene BRASSED IE La tonne .21.00 Granulé, sac de Cranulé.sac de Cassonade no 1 Cassonade no 2 jute .coton Lea îoo ibs ____ 0.05 ____ 0 05 ____ 0.30 ____ 0.20 PETROLE imperial Royalife: fîarils de bois de 12 «ni.Imperial Royalite: Barils d'acier de 17 gai,.GAZOLINE t*e KMlon .15 .15 MELASSE (Barbades) bon .Uni rouge Cru blanc Middlings Laurcntia extra .La chir.In tonne .21.50 .22.50 ____ 24.51) ____ 29.50 No No tonneau dp hnril de 2 90 gai.fiHAi •\voine Avoine Avoine Orge C \Y, Blé Northern Mais .no z .C.W.no 3 d'alimentation \V„ no 3 .no 2 llo 1 .43 .11 tu .52 .78 .75 •t gai.SEL Le sillon .4fi .50 Sel fin.sacs de 200 lbs .Cros sel, sacs de 110 lbs .Sel en pisrre.sacs ov 100 Le .2.1.Ibs n h: h tla La de lin i LARD SALC Le baril de 200 livres liras de dos (40 à 50 nïorc.) 31.511 ('•ras dç dos (30 à 40 more.) 31.50 Gras d'épaule (25 n 35 more.) 31.00 SAINDOUX Première dualité la tonne .34.00 Tinette de 00 Ibs Seaux de 20 lbs Ln livre .10 .10'.» Le Ballon Imperial Three Slar: Barils de 4/ gallons .16 .19 Slhyl ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES Par chars cnmriiets.Superphosphate 20 assimilable .Phosphate Thomas Muriate de potasse sac c 200 lbs .F.O.D.n.c 1»7r.Sulfate de potasse S3C de 200 Ibs .48 p.c.L> tonne Ouébec 81 fi.75 .$16.00 .45.25 .855.50 Sulfate d'amnmiiaque, 20 o.c.d'azote, sac de 125 lbs .Ç53.00 Nitrate de scude.1» p.c.d'azote, sac.de 100 lbs .847.00 NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS VENDEZ Prix de gros, net, livre a Montreal — Dernières corrections, mercredi, 1 heure BEURRE DE I BEURRER!! u Pasteurise no Pasteurisé no 2 Non pasteurisé no 1 LltOMAvL.S I Meules (le 5 lbs , , Meule, de 20 livres Vivre .18 1-10 .17 9-10 .17 9-10 MIEL BLANt Récipients de Recipients de Récipients de 30 Ibs .5 lbs .lbs OCA U.N No No No I No 2 Frais Frais [•"HOMAGE color1 FROMAGE iiLANC .10 .09 .09 1.08 : i .09 :« îoo livre* $2.50 il .1.50 $3.00 ii 2.00 VEAUX DE LAIT VIVANTS i.e.s No No No 100 livre» 1 .$4.50 à $5.00 $4.50 $3.00 $3.25 $2.75 VEAUX AMATTtJS La livre Choix.07 No 1 .06 A bncon .De boucherie .Légers .D'engrais.Truies .Les selects oui nie de S 1.00 pai- et extrn lourds 50 cents et $1 pccitvcmcnt.PORCS .$6.50 ù $0.75 .$0.50 à $0.75 - $0.50 à SO.75 .8.50 n $0.75 .$3.50 à $5.00 rapporté une pri-tèle el les lourds une pur diminution de 100 livres rcs- ABATTUS 100 livres 0.00 8.50 0.00 No 1, 00 n 150 lh.s .No 2.160 n 220 lh.s .No 3, 250 Ibs et plus peaux vertes Lit livre De boeuf, moins de 48 lbs 7W n .08 Do taureau .05Mi De veau .80 à .00 De venu engraissé, la lb .12 à .13 De cheval, la peau.1.75 à 2.00 laine t-»t livre Laver .15 Non lavée.ll1^ patates No 1.Québec, nouvelles .75 FROMAGE CLASSIFIE DANS L'ONTARIO HT LE QUEBEC le 12 noùt Ontario 33,- le 13 août boites; Onta- Scmainc finissant 1933: Québec 14,854 5!l>.Le'chef de In grande famille humaine reçoit la terre que le Seigneur lui donne pour la cultiver el la garder, rie même que les fils de cultivateurs reçoivent le patrimoine familial pour le cultiver e! le carrier.C'était au sortir ries mains de son Créateur nue l'homme a reeu ce patrimoine.Mais son innocence et ne perdit pas du possession rie la -ei devint rebelle : "l.n terre poussera des ronces et des épines: ci lu devras les arracher du sol." Au travail imposé d'abord n l'homme s'ajoute l'idée de peine qui est ln suite du péché '•i qui accompagne le travail.Mais l'institution du travail 'le m terre] est divine.Dieu vcul associer l'homme à son oeuvre créatrice: el I quand il donne In vie mix piaules, il demande à l'homme sa collaboration pour faire pousser un épi I quand il perdit son bonheur, il même coup la lerre.Mais relle- grands bienfaiteurs rie l'humanité en faisant pousser un brin d'herbe là où auparavant In terre était nue.Klle a voulu l'agriculture prospère."Les véritables richesses, dit Bossuct, sont celles que nous avons appelées naturelles, à cause qu'elles fournissent à la nature ses vrais besoins, l.n fécondité de la lerre el celle des animaux est une source inépuisable des vrais biens.L'or el l'argent ne sont venus qu'après, pour faciliter les échanges.'' Le rolc des moines anciens Mr cette terre bénie de Dieu et j mise en honneur par le Christ a ; besoin de In main de l'homme pour l se rouvrir des moissons qui nourrissent les humains.Laissée a elle-même, elle dévoile aux regards ries forêts immenses, ries piaules luxuriantes et éparses.qui encombrent le sol el sènent le cours ries eaux.L'homme doil In travailler pour abattre ces arbres r\ détruire les ronces et les épines, y faire croître à In place h' blé el les pinnies utiles.L'Eglise le comprit, quand elle entreprit l'éducation ries peuplades barbares, faisant l'invasion du \ieil empire romain.Klle prit ses moines par la main et les conduisit dnns le sillon, si bien que le "spectacle de plusieurs milliers de religieux cultivant la terri- mina peu a peu les préjugés barbares qui attachaient le mépris à l'art qui nourrit les hommes".(Chateaubriand).Il fut gigantesque ee travail ries moines qui luttèrent contre une nature indomptée et sauvage.Devant eux s'étalaient des forêts aux arbres gigantesques, ries marais inproduetifs.Ils n'avaient pas ies instruments aratoires qui sont aux mains rie nos agriculteurs.M fallait domestiquer les espèces animales.En face d'eux se trouvent des Barbares qui venaient rie dévaster 1rs campagnes restées florissantes, alors que les vieux Humains corrompus agonisent ti présence de ces jeunes races barbares indisciplinées.L'Eglise convertit ces hommes en laboureurs.Elle protège la terre cultivée contre les dévasta- lions de la chasse et du gibier féodal.Voyez-la transformer l'épée du .seigneur en une pacifique charrue.Témoin ce seigneur aquitain nommé Théodulphe.dont parle Monta-lembert.devenu moine agriculteur qui travailla la terre pendant vingt-deux ans.Il avait désiré se livrer aux travaux agricoles du monastère.Ses rudes travaux n'empêchaient pas son assiduité aux offices el aux psalmodies de la nuit.C'est, du reste, ce qui se pratique encore couramment chez les Trappistes, l'n jour il fut élu abbé de sa communauté; puis il mourut.Les habitants du village voisin s'emparèrent de sa charrue après sa mort, la suspendirent dans leur église comme une relique."Noble et sainte relique, dit Montalcmbcrt, que je baiserais aussi volontiers que l'épée de Charlcma; i, ou la plume de Bossuct".L'Eglise n de tout letups reconnu l'agriculteur comme le nourri-eier de l'Etal.Elle s'est efforcée rte l'attacher nu sol, el de favoriser son icecssion à In propriété du sol.Voyez ee que dit Léon XIII: "Que l'on stimule l'industrieuse activité du peuple par In perspective d'une participation à ln propriété du sol.peu se combler 'opulence rie la misère."En outre, c'est XIII qui parle.In toutes (lance .'t l'on verra peu â l'abime qui sépare les sur de procurer, cours de I; principale In bâtisse > maisons d'écoles missionnaires les toujours T.éon lerre produira choses en plus grande abon-Car l'homme est ainsi fait que la pensée de travailler sur un fonds rpii lui est propre, redouble son ardeur et son application.Il en vient même a mettre tout son coeur dnns une terre qu'il n cultivée lui-même, qui lui promet a lui et aux siens non seulement le strict nécessaire, mais encore une ecr-Et nul qui ne voie heureux effets de ce d'activité sur la fé-terrr et In rich laine aisance, sans peine les redoublement condité de la des nations".levé vie de (Mgr Au Canada français An Canada.l'Eglise a .applaudi jl'S efforts de nos premiers colons."C'est la glorieuse épopée de la lerre qui naît, de In civilisation qui [race pied à pied son lumineux sillon à Iravers l'inculte sauvagerie des homines et des bois.Chaque coup de hache est alors une belle el patriotique action; rlmque arbre qui tombe est un ennemi vaincu; chaque sueur qui arrose le sol est une sueur féconde.El comme elle était belle el bonne I ces héroïques pionniers.Paul-Eugène Boy).Les fils s'attachaient à ce sol qui prenait toutes les énergies et où semblaient germer toutes les espérances de leur père.Une sorte de lien physique s'établit entre le colon et celle pari de lui-même qu'il a incorporée au sol sous forme de travail, d'espoirs, de déceptions, de tristesses, de joie.C'est là qu'on retrouve ces familles-souches dont parle Le Play, orgueil el richesse des campagnes.C'est dans ces familles qu'il faul garder l'ancienne vilaljté paysanne.Hélas.' la famille qui.dnns une large mesure, lient préparer dnns l'enfant l'agriculteur futur puisqu'elle le façonne à son image esl souvent In première cause de sa désaffection.El pourtant pour enraciner l'enfant au sol.elle trouverait rte secrètes complicités jusque duns In nature, si elle savait s'en servir.Le petit sympathise avec les animaux, avec les plantes dont le rapproche sa vie.encore n demi vegetative.Il grandit.Une piélé profonde le rattache aux aïeux qui.depuis si longtemps oui vécu, travaillé, souffert sur le domaine, el dont le souvenir revit sans cesse aux veux des survivants.Chaque arbre que piaule, chaque motte de remuée par les aïeux lui crie délité au sol ancestral.El tant, l'on devait connaître un !.ena-terre la ri-pou r-ma- qui abandonnent les bords du Saint-Laurent pour aller chercher fortune el bonheur sous un ciel qu'ils croient plus beau, el sur un sol qu'on leur dit plus fertile." "C'est un mal que nous déplorons tous, que cette emigration continuelle avec ses tristes et inséparables suites." Celle voix fut entendue.L'oeuvre de la colonisation se poursuivit avec vigueur; des associations se formèrent dans les diverses paroisses du diocèse el engagèrent un grand nombre de familles canadiennes à se porter dans In forèl pour la féconder de leurs travaux.A Montréal.Mgr Bourget était également it l'oeuvre.Dans sa lettre pastorale du 17 juin 1848: "Vous verrez, dil le grand évéque de Montréal, (pie cette société vous offre le double avantage de pouvoir vous établir à des conditions très faci-honnes terres el de vous en même temps les se-i religion.Son intention esl même d'appliquer à les églises, presbytères et el nu sou lien' des fonds qui sont mis n sa disposition; car elle esl bien convaincue qu'il faut à nos bons Canadiens des églises el des prêtres: cl que pour eux le plus doux bonheur est de voir le clocher de la paroisse el d'entendre le son harmonieux de la cloche qui appelle p.UX saints offices." Tout le document serait à relire pour comprendre In sollicitude de l'Eglise pour le sol.ICI celle bienveillance se eon-linue.Pus n'est besoin d'aller bien loin pour en trouver de remarquables exemples.Le diocèse de lli-mouski bénéficie de la culture d'un évéque social qui a compris le double problème de In lerre: agriculture et colonisation; clergé et fidèles ne font qu'un coeur el qu'une âme pour répondre à ses mois d'ordre I d'action catholique.Les circulai-I ces de succèdent pour hâter l'organisation qui mènera à bonne fin l'une el l'autre.Il s'agil encore au-i jourd'liui de développer l'agriculture, d'aider le cultivateur à traverser la cr.isCj sans aliéner le sol .ancestral.Il nous faut enraciner j dans ln lerre ceux qui ne l'ont pas quittée depuis trop longtemps.Mais : il y a toujours un grand nombre de fils de cull i valeurs n l'âge de s'établir.Ils doivent aspirer à autre chose qu'à des fonctions de commis ou de journaliers dnns les vil-les.11—Au jourd hui Ce que l'Eglise propose L'homme prédccdpé du bénéfice ou du gain a mis de Pâpreté à satisfaire aux exigences légitimes de sa vie personnelle el familiale.S'il fût resté dnns les bornes, nous n'aurions rien n dire.Car "l'irrésistible aspiration à trouver sur la terre le bonheur convenable, n'a-t-ellc .pas été mise dans le coeur rie l'homme par le Créateur de tontes choses, comme dit Pic XI dans son Encyclique Cnritate comptilsi; et le christianisme n'a-l-il pas toujours reconnu et favorisé Ions les justes efforts de |n vraie civilisation el du progrès bien compris dans le perfectionnement et le développement ! de l'humanité?" Mais dans In poursuite légitime des biens de ee monde, il faut tenir compté des fins supérieures et d'un ordre plus élevé; il faul également considérer l'équilibre à maintenir entre tous les facteurs de l'économie politique et sociale.Il faut la coordination des activités économiques.Or.ces activités économiques sont celles des agriculteurs, ries commerçants, des industriels.Mais toutes doivent être subordonnées au bien commun.Antenne ne snurnil se soustraira à la loi morale.Toutes, pour rester honnêtes doivent se conformer aux régies de la justice et rie la charité.L'Eglise ne saurait donc se désin- menées dans les limites de l'équité el d'une juste répartition." Cet enseignement des Papes s'adresse aux travailleurs du sol comme aux autres.L'association professionnelle catholique s'impose à eux comme un moyen d'échapper à l'individualisme, à la détresse de leur isolement, connue le dit Son Excellence Mgr Cour-ehesne dans sa circulaire no 3.L'Union catholique dos Cultivateurs L'Union catholique des Agriculteurs existe, el les évéque des trois provinces ecclésiastiques de Québec, de Montréal et d'Ottawa uni jugé à propos d'en reconnaître l'existence, d'en approuver les statuts et de donner un aumônier général à l'institution, avec recommandation à chaque évéque (le désigner un aumônier diocésain, qui devra s'aboucher avec l'aumônier général cl trailer ensuite avec les curés.Ce qui nie semble prédominer dans les recommandations de Nos Seigneurs les évéques, c'est le souci d'empêcher l'union de.verser dans l'aigreur de luttes politiques sans résultats heureux pâlir l'orienter plutôt vers une intelligente coopérai ion.Ln vie paroissiale ne peut que gagner à inculquer son espril chrétien à cet organisme, el voilà pourquoi on insiste tellement pour que le curé soit l'aumonier actif de chaque ccrrlc qui se formera.L'Union a d'ailleurs des organisations qui lui ont servi de précurseurs, notamment les Cercles agricoles.Au lieu de voir dans ces créations des oeuvres voyons n les coordonner, ajouter la force que leur grande fédération • créée deux ans.(Cire, no 3, 1028).Notre association professionnelle de cultivateurs ne saurait être neutre.Elle a pour base la paroisse qui est évidemment catholique.Tout ce qui a pour but de combattre l'égoïsme, l'individualisme sous tontes ses formes, d'unir les hommes dans le sentiment de la fraternité relève naturellement de la mission du prêtre; el nulle part plus qu';ï la campagne, le prêtre n'aura l'occasion de développer ce sentiment de fraternité qu'en travaillant nu développement de IT.('.C, qu'en prenant la tête d'un mouvement .syndicaliste veur de In prospérité de turc.Quand saint Pierre le curé de Mnltaincoiirt.Lorrain qui osait chelieu.dotait les rivales, el à leur donne la depuis (i août en fa-l'agrioul-l'ourier.le grand tenir lêle â Ri-Inboureurs de sa paroisse des avantages d'une caisse rurale, il ne devançait pas son temps; il revenait nu pur esprit de l'Evangile qui veut que des frères viennent nu secours de leurs frères.La loi ne paraissait nouvelle qu'à des gens qui avaient oublié la loi d'amour el de secours mutuels.Aujourd'hui, le curé rural qui organise un syndical el une coopérative agricole renoue In tradition interrompue et prêche l'Evangile en action."lue lâche très délicate s'impose dès lors aux prêtres, écrit Pic XI.Que tous ceux (pii grandissent pour le service de l'Eglise s'y préparent par une sérieuse étude des principes qui régissent In chose sociale.Quant n nos chers fils qui sont choisis pour une si grande lâche, Nous les exhorions vivement dnns le Seigneur à se donner lout entiers à ln fonmalion des homines qui leur sont confiés, incitant en oeuvre, pour remplir cet office sacerdotal el apostolique au premier chef, toutes les ressources d'une formation chrétienne: education rie la jeunesse, associations chrétiennes, cercles d'études selon les enseignements de In foi." sousestimer, de dédaigner, de chansonner l'intelligence, le travail, la condition de I habitant.Qu'où ne lui donne pas l'imprcs-son d'être un être inférieur, condamné à un métier de gagne-pelil à une époque où on estime la richesse rapide.Pendons au paysan la fierté de son élal.C'est le service que l'Eglise demande a tous.Sachons répéter au besoin une In vie rurale est plus importante que la culture intellectuelle.Entendez une parole du grand rrcdéric de Prusse: "Si je trouvais un born; me qui produisit deux épis de blç au lieu d'un, je le préférerais a tous les génies politiques." Montalcmbcrl nous montre les moines initiant les populations aux méthodes et aux industries les plus profitables; acclimatant, sous un ciel rigoureux, les fruits utiles.les graines les plus productives, introduisant ici l'élève des bestiaux el des chevaux, là.celle des abeilles, ailleurs la fabrication rte a bière par le houblon; en Sued.", le commerce des grains; en Bourgogne la fécondation artificielle du poisson; en Irlande, les pêcheries de saumon; dans le Parmesan, les fromageries; enfin, favorisant la culture de la vigne el piaillant les vignobles les plus estimes dans In Bourgogne, sur le Bbin.en Auvergne, en Angleterre el dans une foule d'autres pays d'où In vigne a disparu depuis".Les curés colonisateurs Ce n'est pas sans émotion qu'on lit les belles pages de Montalcmbcrl sur les moines agriculteurs.Mais l'héroïsme sous nos yeux cst-U moins admirable?Ayez-vous contemplé.Mesdames el Messieurs, le tpcctaclc de nos curés colonisa?leurs qui s'enfoncent dans la foire t, même à l'heure actuelle, pour donner le courage aux colons d arracher au sol le pain qu'ils ne peu: vent plus gagner ailleurs?Voyez ce jeune prèlrr.Il vit dans la foret I avec quelques colons, 'l'ont est a créer.Il se lève de bonne heure, dil ] sa messe, et son action de grâces terminée, il attaque la forèl.Il construit sa demeure: il édifie son j humble chapelle, où le Christ s'irn- | molern entre ses mains pour donner le courage à tous.Le voici défricheur.L'arbre mutilé tombe sous ses coups de hache redoublés.C'est l'histoire de nos régions de colonisation.Elle s'écrit sous nn-veux dans le diocèse de Rimouski.Si nous voulons qu'elle continue de s'écrire, entrons dans l'esprit de l'Eglise de Kimouski qui prêche la charité aux vieilles paroisses afin qu'elles viennent en aide aux nouvelles; maintenons les vieilles traditions religieuses qui deviennent insupportables à l'orgueil el aux convoitises contemporaines.Rétablissons le sentiment religieux qui était l'apanage de nos pères, el l'on s'attachera davantage à notre terre canadienne qui a bu le sang des martyrs.Elle est tout imbibée des sueurs des bûcherons qui sont devenus colons et ont fait pousser des ! épis rie blé à In place de nos grands érables.Ce qui prépare l'exode rural, c'est l'affaiblissement du sentiment religieux." 1 "no population paysanne qui cesse d'etre religieuse, n dit un nmi des paysans, est •ébranlée sur ses sillons et prête à les quitter au moindre incident"."La religion, ajoutc-t-il, est l'amie de la terre"; cl l'expérience ne l'a que trop démontre.C'est surtout du jour où l'église (lu village est désertée ou fréquentée avec, moins de ferveur, (pie les champs sont plus menacés d'abandon.Mais voici l'Eglise qui vient à notre secours.Elle sait que la croisade rurale la plus nécessaire, c'est de remettre en honneur les vrais biens ipie les homines doivent d'abord aimer; c'est de.ranimer les goûts auxquels la terre donne une réponse meilleure (pie la ville, c'est de faire renaître les vertus d'endurance au travail, la modération dans les plaisirs, l'acceptation religieuse de la vie telle (pie Dieu l'a faite, vertus sans lesquelles l'existence aux champs est trop lourde à porter.Elle promulgue à nouveau la loi de l'Evangile qui rappelle le sacrifice, prélude nécessaire à la véritable allégresse.La ferme chrétienne Due ferme chrétienne, pour peu que les travailleurs s'y prêtent, peut avoir rallie d'un monastère, l.n besogne manuelle s'y oriente, presque sans effort, vers la lounngp divine.L'homme sent qu'il dépend tellement de Dieu.Une vieille règle monastique du temps disait à ces ouvriers agricoles, qui étaient les moines: "Que le laboureur chante l'alleluia en conduisant son araire; que le moissonneur en sueur se stimule au chiint (les psaumes; que le vigneron, en taillant les tendres rameaux, (lise quelque chant de David.Que ce soit là le sifflet du berger el l'instrument dont s'accompagne le cultivateur".L'Eglise nous aide à conserver ses traditions.Elle vcul qu'aujourd'hui l'allégresse de la liturgie rachète l'àpreté du travail.Puis elle travaille sans cesse à maintenir l'indispensable alliance de l'agriculture avec les vertus chrétiennes, en l'absence desquelles la terre est traitée sans respect et sans amour.Ce qu'elle nous apporte, c'est la grâce du Christ, qui scelle ce pacte de la terre et de la religion.Cette premiere union ne lient être «pie le premier pas vers une solidarité plus étroite entre les villes et les campagnes; entre l'industrie, le commerce cl l'agriculture.L'une ne saurait se passer «le l'autre.Le laboureur ne peut dire nu citadin, même en songe: "Fais ton pain! .le ne le nourris plus; gratte la terre et sème!" Mais il demande le respect dans sa profession indispensable.Solidaires les uns des autres Sachons-le bien, tous les hommes sont solidaires les uns des autres.L'union se fait entre eux dans le respect de la hiérarchie providentielle des valeurs.On la trouve dans l'Eglise, dépositaire et interprète de In doctrine du Sauveur.Avant de inarcher à la mort, le Christ nous adresse un appel, sacré comme un testament, émouvant comme une prière supreme.Il vcul que nous soyons unis; il nous donne en exemple l'union la plus absolue qui se puisse concevoir: celle qui l'unit lui-même à son Père.(Suite à In dernière pagel laise qui jclail In perturbation dnns le domaine (le nos activités économiques.L'on courait chercher la prospérité dans la république voisine.Nous n'avions pas alors ces institutions diverses qui.selon h- désir île l'Eglise, "prendraient l'agriculteur à sa naissante, l'aideraient, le suivraient, l'encourageraient, le défendraient, s'efforceraient de rendre sa situation meil- téresser rie ces moral.Il n'y n dé pen da nie.V.ligion.Mais ln christianisme; c'est I cisme.problèmes d'ordre pas de morale in-e relève de In rereligion c'est le le christianisme, catholicisme.Le catholi-est l'Eglise dont le chef ac- Iilel se penche avec tant de sollicitude soi- toutes les misères humaines.La parole des Papes U to'turç "NU-BELL" s'^daptr à tous les genres de couvertures, 'elles que maisons, garages, granges, hangars, patinoires et serf aussi de lambrissas"?.E'Ie oualitc employee et d» 3 est tabi-'aur* supérieure.en tô'e d*» Les feu'Ucs ont 36 pouces de largeur 10 pieds de longueur.Les accessoires.pour ce genre de couverture, tel- que faites, arrêtiez et bouts de murs, peuvent être fournis.En plus d'avoir Inure* les qualités de ses concurrente-, la tôle "NU-BELL" possède au bas de la feu'He.une rainure noriiont.llc qui sert à faire rçtr.rmçr le |Oint nermê-tiquement.Cette rainure horixontale est la dernière amelioration à ce genre de couverture et une nécessité cour un loint rigide et étanehe.Compare» ce* deux joints Dcfici-vous das imitations, car il Y en a.Demandez la tolc, dont la "Cloche" comme marque de commerce, apparait sur toutes los feuilles, ce qui est VOTRE GARANTIE pour une tôle de qualité supérieure.N'acheté» pas de tôle dont aucune marque n'apparait sur chacune des feuilles, car elles sont de qualité nésligeahle.En achetant de nous, vous encourage» une maison Canadienne-française, I» seule > Montréal.Ecrivez à Montreal Roofing Company 4323.roe Marquette, Montréal.f.Q.Mgr Turçcon et Mgr Bourget filiez nous, le problème de la terre se présentait comme iJ se présente encore sous une double forme: le problème de l'agriculture et le problème de In colonisation.Prêcher l'attachement nu sol.In fidélité nu rude labeur quotidien, encourager l'agriculteur dans In voie du progrès, l'Eglise le voulait bien Cl n'a uns failli à sa tâche.Mais nos vieilles paroisses mil un surplus rte population; il veut émigrer ou se réfugier dans les villes pour y augmenter la misère et In pauvreté.C'est alors que nous voyons l'intervention de Mgr Signay (1848.) qui fonde n Québec In société de colonisation directrice.Ceux qui désirent se créer ici des relations épistolairc! devront publier leur adresse dans ces colonnes; nous ne réadresse-fons de lellres à qui que ce soil cl sous aucun prétexte.ses rêves vers un idéal profond el sérieux.Amitié.Marchand du village- A l.i suite de votre 'exquise recette" vous auriez dû prescrire un antidote.BENJAMINE Aux Abeilles — Aimez-vous les pommes?Si oui.c'esl à Rouge-iiiiin| qu'il s'en trouve tic bonnes.Vous trouverez aussi beaucoup d'autres choses, lels que du sirop d'érable, des fleurs.de pas laids garçons, etc., etc.Pour tous rensei-gncmenls s'adresser à L'AMI DE ROUGEMONT.C.112 .1 tous II nous arrive un "Pc- i lit fantôme" à la ruche.Saluez-le bien car il esl très gentil, vous verrez.Mille el une bonnes choses à son adresse cl i'ajoutc: "bienvenue''.Age J///r — Je rends à l'aimable grande amie ]e cordial bonjour.Dites, vous vieillirez nous voir eel élé avec vos filions?Mi non blanc - J'aime toujours à vous lire, grand frérot.Mes ami-liés.Liseron -Ihies.Toujours est un peu piocher de vous car j'ai peur que I votre flèche vienne encore trans-percer mon coeur.Béatrice de ('.hanldolcnl — Je ne t'ai pas oubliée tu sais malgré mon long silence, mais dis.tu vas revenir, hein?Reçu la lettre île Pleur Rlta?Ecris encore si lu penses encore à moi.Je répondrai aussitôt.J'ai bien bâle.Amitiés.COEUR GENEREUX Une caresse — Oh! l'enjôleuse.Ne me tentez pas! Jenc «lis pas non.Ki-Sauris — Alors, je vous marche sur la queue.Amitiés.Liseron - Lue fleur peut-elle avoir un peu de malice.J'en «loutc Alors je ne vous taquinerai pas.Je vous ferai rire.Etès-vous rieuse?l'élite malade Certainement qu'à Carlelon il y a de jolis coins pour les petits êtes frêles.Venez el.en plus tics chauds rayons du soleil, vous aurez aussi la chaleur de mou amitié.It câline Merci bien, avec plaisir je vous taquinerai, mais que I d i re .venez encore.f TAQUI NETTE .1 celles (/ni désirent une récrite pour migraine d'amour chroni- j QUC, Voici: prenez un grand ver-reinplissez-le d'eau, ajoutez Irois FORD ^m:m)T££S.CliolaWaez l'Hôtel I* plut Economique, 750 diuribree.Tarit: $1.25 à $2.00 ¦Impie, pms de prix phi* élevAa Stationnement trê* facile pour autoe.Et aueat antres HoteU à il i! i F ' |i| !!»mÎÎJ Moderne à l'épreuve du hm* Location trea farorable, $1.25 h $2.00 Simple, pa« de prix pku flevftv Radio dans toutes les chmmbrtf Rochester, Buffalo et Erie TORONTO -MONTREAL H.ri grains de sel pour cbassci incur morose, ne pas oublier grains de poivre pour faire 1er les illusions.
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