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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 19 juillet 1934
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1934-07, Collections de BAnQ.

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Rfcdai.»îon et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement.: «„, $1.00: 3 am.Piyt ititnjm.1.S0 Montrai 1.50 JOURNAL HEBDOMADAIRE publié pur l« COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE e sol est notre plus grande force DES AGRICULTEU Tirage Certifié par TA.B, C MONTREAL.19 JUILLET 1934 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 19 — No 29 nous voudrions in- Dites-nous ce que vous en pensez Une enquête nouvelle L'agriculture, ses intérêts, ses progrès possibles: c'est, naturellement, le principal souci de ce journal.C'est pour assurer le progrès agricole qu'il existe d'abord.Sur les conditions de ce progrès, ?erroger tous ceux qui s'y intéressent.Et voilà pourquoi nous ouvrons aujourd'hui une enquête.Nous demandons à nos amis de nous dire, soit sous leur signature, soit sous un pseudonyme accompagné de signature, ce qui devrait, à leur avis, être fait pour le progrès de l'agriculture, pour le bien-être des "habitants".Entendons-nous bien: il ne s'agit pas de dire simplement que l'agriculture est une chose intéressante, qu'elle mérite la sympathie de tous.Là-dessus nous sommes d'accord, et ce serait perdre notre temps et notre espace que d'imprimer des généralités déjà connues.Ce qu'il nous faut, c'est un ensemble de choses claires, précises, pratiques; c'est que des cultivateurs qui connaissent leur affaire viennent dire à leurs confrères et au public: voici ce qui devrait être fait, voici ce que le gouvernement pourrait faire, voici ce que nous pourrions faire.Ce qu'il nous faut, c'est que ceux qui ont réussi viennent dire: Voici comment je m'y suis pris.Car, rien ne vaut l'exemple d'une bonne réussite.•y- -y- h- Rappelez-vous que ce journal est votre journal, que vous pouvez y échanger vos idées et qu'il sera d'autant plus intéressant, d'autant plus utile, que plus de cultivateurs compétents y mettront la main, feront profiter leurs uonfrercs du fruit de leur travail et de leur expérience.Nous vous attendons.LA DIRECTION DU "BULLETIN DES AGRICULTEURS" Le livre de l'agriculture L'eau est le principal agent d'érosion qui forme le sol Comment la glace désagrège le roc par la congélation — Origine des terrains d'allu-vion — L'action des végétaux — Les sols de Québec ont été formés par les glaciers et l'eau I.OI'S siw la étions glace, rie const i lUCI ilr- la dernière chronique formation du sol.nous eh m chapitre r|c l'action de la eau et îles végétaux pour le sol arable.Nous rap- Le prêt agricole Le licurflnant-gouvcrneur-611-con-icil réduit dci honoraires c» «upprimc divcrsci charge» imposées sur les propriétés, quand il wRit de prêts consentis par la Commission du prêt açricole Lors de l'avant-dcrnicr numéro rlu Uullctin, nous avons fait la rc-\;ic rlc*.activités agricoles île la dernière session de la Législature.Nous avons notamment mentionne tju'a la suite d'une motion de M.Antonio ['.lie.députe cultivateur gouvernement s'ê-demande et avait pour réduire les d'enregistrement et de recherches, pour 1rs prêts consentis par la Commission du prêt agricole.Oans celte loi.le gpuvcrncnicnl de Yamnska; le tail rendu à sa adopté une loi Irais supprimer roils paya-on à d'il il- vr réservait le droit dr ou diminuer certains d Mrs aux protonolaircs 1res officiers.Or le gouvernement provincial, ^'autorisant de cet article, a publie dans la Gazette Officielle.du 7 juillet dernier, un arrêté ministé; riel qui a maintenant force de loi ri qui réduil certains honoraires, rl aussi certains droits.Lorsque la Commission donne un avis faisant connaître le nom de l'emprunteur ci les numéros des immeubles en garantie, à un regis-traleur.à l'effet qu'un prêt est autorisé jusqu'à la date de l'enregis-Iremenl du document complétant la garantir hypothécaire de In Commission, cet avis n'est pas sujet à enregistrement."34.Les rcgislratcurs à traitement fixe nr doivent rirn réclamer rl 1rs autres rcgistralenrs ne doivent charger nue fin pour rent des honoraires déterminés ci-dessus, dans les ras suivants: I) Sur 1rs certificats de recherches demandés et sur les recherches faites ou demandées.'au sujet des lots désignés dans l'avis par où pour l'emprunteur, par le surintendant du conseil provincial du prêt agricole ou par l'officier nommé conformément aux dispositions de l'article 21 de In loi i-olc.tel qu'édicté George V, chap.25, autre personne; 1!) Sur les copies demandées pai nés au sujet de mi pour cent visée par l'article 2 rie la Loi des salaires de certains officiers de justice (chap.155), et nue le droit rie un pour cent visé nàr l'article I ri (le la Loi des palais de justice el prisons (chap.156).he seront pas percevables sur la vente d'un immeuble faite: a) A l'instance de la commission, en vertu de la présente loi ou sur exécution d'un jugement rendu en la manière ordinaire; hi A l'instance d'un tiers, Ims-que l'immeuble garantissait un prêt fait nar la commission; 2) Aucun droit ne sera payable à la Couronne sur l'enregistrement des actes constatant un prêt à un emprunteur, sur les recherches faites dans tes hureaux d'enregistrement et sur les certificats émis pâlies rc"is| râleurs pour le bénéfice d'un cultivateur qui sollicite un prêt à la commission; .'ii Les publications d'avis dans la Gazette officielle dr Québec annonçant la vente d'un immeuble garantissant un prêt fait par la commission, seront gratuites.Certifié.Wm LEA RM» "Mil.Dép.Greffier Conseil exécutif.4085 —0 pelons que celle série de causeries sorti puisées dans le Manuel de l'Agriculture publié par MM.les professeurs de l'Ecole d'Agriç^lfu-le de Sainle-Anne-de-la-l'ocaliére.¥ ¥ * L'eau, en se 'transformant en ; glace, augmente de volume.Si cette congélation se fait dans les fissures des roches, la dilatation aura pour effet de'faire fendre ces roches.Les glissements de roc qui se pro-I duiscnl à peu tirés chaque printemps sur les flancs du Cap Diamant (Québec) sont dus à l'action de la glace formée dans les fissures des chistes (roches constituées de lils" rie différentes épaisseurs i.Toutefois, durant la période gla-ciaire, la glace accomplissait un travail de formation ries sols beaucoup plus important que celui que i l'on peul noter aujourd'hui.Celle i coiii lie énorme de glaoe écrasait et usait nue quantité considérable de ! roches.Tous ces matériaux arrachés aux régions traversées par ces glaciers furent transportés vers le sud.Lorsque le réchauffement du climat fil fondre ces glaciers et ; par conséquent arrêta leur marche.Iles matériaux qu'ils entraînaient restèrent sur place.La plupart ries débris Me roches entraînés par ces glaciers se trouvaient surtout a l'avant: comme la fonte s'est produite, au sud du Québec, dans les Etats-Unis, 1rs sols formés par les glaciers sont rares dans noire province.On leur a donné le nom rie moraine.Ce sonl ries sols constitués rie glaise mélangée à ries cailloux arrondis.l'eau dissolvant de par faire foules corps avec "•: lit-roc naguère les rives de notre valent fleuve Ces cours d'eau loul leur matériel long rie leur parcours, charroyèrenl dans les n'ont pas dépose en suspension le mais ils en lacs qu'ils Action de I.eau est le la nature, elle rire à peu près lesquels exerce i ;ran< finit tous elle vient en e même effet contact, sur le ez les animaux ( Reproduction interdite i LE RENARD ROUX: Vulpes i (Dcsmarcst).Aug.: Red du par nu prêt ngn-l.i Loi 21 par toute de documents les mêmes person: mêmes lois; enregistrements fails de la Commission du canadien, y compris :t) Sur les à la demande nrél agricole .enregistrement rie tous les documents requis pour établir la chaîne ries litres ries lots désignés dans l'avis".Certifié.Wm LKAMMONTII.Député greffier Conseil exécutif 4083—o En plus, lorsque la Commission fait vendre la propriété pour se rembourser du prêt, le shérif ne prendra plus une commission rie '2 1-2 pour cent sur In vente calculée sur In base minima rie lu plus haute éviilualinn municipale, ni une commission «le I pour cent pour le fonds des palais de justice et prisons.Voici la partie de l'arrêté ministériel à cet effet: 1) La commission de deux et dr- Hlack Fox.Long.: 12 1-2 po.Poids: 8 roux, varié rie noir blanc.Le renard est un museau pointu et à fourrée.L'espèce la dans le Québec, une livrée rousse lu Kl rie licit fox po.Queue li.Couleur gris cl di petit chien nu la queue bien plus répandue porte d'habitude mais qui tient rièr beaucoup.Les renards noirs, argentés ou croisés étant tous issus des renards roux et pouvant se trouver dans la même litière.Comme sa couleur, son intelligence varie avec les individus.Tous les renards ne sont lias des prodiges d'astuce, capables de déjouer les trappeurs les plus habiles.Quelques-uns sont presque stupi-des.Certains naturalistes prétendent même que plus ils sonl beaux, plus ils sont bêtes.Mais, en général, le renard fait bon usage des sens subtils et de la faculté d'observation dont la Providence l'a doué.Le renard s'accouple pour In vie.S'il ne revient pas tous les soirs coucher nu terrier commun, il y retourne périodiquement pour aider à nourrir les renardeaux, nu nombre de quatre à neuf.D'habitude, il cache son butin de chasse à quelque distance du terrier, afin d'exercer l'odorat de ses petits.El pour développer leurs instincts de chasseurs.il leur apporte des prides vivantes.Afin que son terrier, creusé à une quinzaine de pieds sous terre dans une levée sablonneuse cl souvent tapissé d'herbes sèches, soil toujours confortable cl propre; il aide la femelle, n transporter à l'extérieur les rié-chels et les excréments des renardeaux.De son céilé.la femelle cs,l un modèle de dévouement pour .ses Délits.S'il arrive qu'un homme les lui enlève, elle risque bravement sn vie pour les délivrer.Mâle et femelle chassent souvent ilr concert, l'un servant dr rabatteur à l'autre.qu'elle tient rencontrer sur son parcours.C'est pourquoi l'eau, qui circule au travers rie la pierre, se charge toujours rie toutes sortes de matières minérales tenu dure, çau minérale) qu'elle leur enlève; c'est dire l'action désagrégeante rie l'eau sur le roc.En réalité elle est le principal agent de décomposition du roc et de la formation (les sols.En plus rie dissoudre certains composés rill roc, l'eau en inouve-meni charroie rie très grandes quantités de grains dr rnclie.C'est l'eau qui a déposé dans les plaines i es couches de lerrr planes qu'on appelle terrain rj'alluvion ou "fond".L'eau résultant de In foule ries glaciers frmoa ries fleuves géants qui sonl pour la plupart disparus aujourd'hui.Tout le long de leur parcours ils laissèrent déposer une certaine quantité ries débris de roches qu'ils contenaient.C'est dans le lil rie ces grands fleuves ' d'autrefois que nous cultivons aujourd'hui nos sols les plus fertiles.Les terres fortes rie la région de Montréal, rie la vallée du Richelieu et ries rives du Sl-Laurcnl ne sont 'ipie des ainns de particules de roc déposés pas l'immense bras rie nier (pi'étail alors le St-I.anient.Les teres plus sablonneuses que nous remarquons à une plus haute altitude nous indiquent oïl se trou- formèrent.Les particules transportées par ces fleuves glaciers finirent par combler ces lacs cl former les grandes étendues rie terrains cultivés du Lac-SI-.lea n.de l'Ahi-libi, d'une partie rie la péninsule de Niagara et des plaines rie l'Ouest.Action des végétaux Les plantes inférieures, comme les lichens, les mousses, en se développant sur le roc.le maintiennent plus humide.Cette eau acidulée par les sécrétions des racines de ces plantes exerce une action dissolvante sur le roc qu'elle «lésa-grège.Lorsque ces plantes meurent, elles pourrissent sur la surface du roc qu'elles recouvrent.Celle décomposition produit différents acides qui contribuent encore à la dissolution du roc.De plus, l'eau de pluie est retenue plus longtemps en contact avec le roc.par ces débris de plantes, ce qui augmente d'autant son action riissol-vanie.Ce role ries végétaux dans la dissolution ries roches est peu impor tant si on le compare si celui joué dans la formation des sols marécageux.Ces sols résultent de l'accumulation des débris de plantes qui poussent dans les endroits imprégnés d'eau.Les générations de végétaux s'enlisent les unes après les autres dans ces lias-fonds.Comme ces terrains sont très peu aérés.» cause de leur grande quantité d'eau, la décomposition est très lente et les plantes s'aceuniulenl sans cesse pour former ries dépôts plus ou moins épais.Ce sonl ries sols 1res jeunes si on les compare nux autres: bon nombre n'existent guère que depuis deux OU trois siècles! Avec le temps, ces plantes finissent par se décomposer plus ou moins complètement: elles forment d'abord rie la tourbe cl si la décomposition est plus avancée, de la terre noire Formation des sols de Québec Pour résumer, on peul dire que presque tous nos sols québécois ont été formés par deux agents principaux : les glaciers cl l'eau.Les glaciers en venant du nord onl traîné dans Québec beaucoup de sols qui avaient été formés dans la région du pole: ils onl de plus écimé toutes nos montagnes et creusé toutes nos vallées.Lorsque la température s'est adoucie et que ces glaciers onl fondu, l'eau n entraîné avec elle tous les débris dans les excavations faites par les glaciers.C'est ainsi que se sont formées toutes les terres rie la vallée du Saint-Laurent et rie ses tributaires, rie l'Abitihi.rlu Témis-cnmingue el du Lac-St-Jcan.Note Celle première partie due à la plume alerte rie M.le fesseur Auguste Scott.est pro- Pour attraper l'écureuil, le renard fail le mort; quand le petit curieux, incapable de résister à la tentation, arrive à sa portée, il le saisit d'un bond.Il chasse aussi à forcer, mais le plus souvent pur surprise.Un cri de souris l'attire invariablement ; car si le poulet, sauvage ou domestique, est son régal, il se nourrit surtout tie petits rongeurs.Il mange aussi ries reptiles, des insectes et des fruits.En temps d'abondance, il conserve le surplus de ses chasses dans un garde-manger, nu fond rie soi) terrier.La belle queue du renard, mieux fournie sous les climats froids, n'est pas un appendice purement ornemental.C'est le manchon de l'animal qui, pour dormir, y cache son ne/, et la plante de ses pieds, particulièrement sensibles au froid.Elle a pour défaut dr s'imbiber d'eau et de relarder sa marche.Il s'arrête alors el In comprime comme nous faisons d'une éponge.La fourrure du renard est précieuse —¦ quoiqu'on l'imite très bien avec ln peau du lièvre arctique, (lu chlil et du chien domestique — et les traoïieurs lui font une guerre continuelle Pour l'attraper, ils mettent quelquefois à profit la répugnance du renard a se mouiller les pnlles.et placent leurs pièges de fer sous une finisse pointe de rocher, dans un ruisseau.(M Du livre: (Vos animaux chc: eux par Claude Melnncon, à la li-hrairir du Devoir, Montréal, 50 sous franco.Mort de M.Elîe Bourbeau Saint-Hyacinthe.IS (D.V.C.I — M.l'.lie Bourbeau.directeur rie l'Ecole rie laiterie rie lo province de Québec, à Saint-Hyacinthe, est décédé ici la nuit dernière vers 2h, Il était âgé rie (if) ans.Le défunt, malade depuis longtemps, avait été alilé ces derniers onze mois.Il était né à Saint-Césaire.comté de Rouvillc, fils de Mngloirc Bourbeau.Outre sa femme, née Duchar-iriè (Amanda), lui survivent: quatre fils el six filles: F.lie.de Montr Heillard, Témiscamingue; Georges, de Montréal; Armand, ingénieur civil, de Saint-Hyacinthe; Paul, également de Saint-Hyacinthe: Anna, en religion soeur Marie du Sl-Sncremcnl des Soeurs de l'Imma-culée-Conception, à Canton, ('bine: Pose, en religion soeur du Sl-T'.nfnnl-.lésus.des Soeurs de la Présentation rie Marie, à Pcnaro-ya.Espagne; Germaine, en religion soeur du Sarré-Corur ries Ses rie la Présentation rie Marie à Bourg Saint-Andéol, France; Una, Cglanline el Cécile, de Saint-Hyacinthe, Le riéfunl avail été professeur à l'Ecole de lailerie.rie 1893 à 1896, inspecteur général des beurreries el fromageries de la province de Québec; de 1896 iï 1023.chef du service de l'Industrie laitière de In province, de 1923 à 1928, alors qu'il avait été nommé directeur rie l'Ecole rie Laiterie II avait été écho vin de Saint-Hyacinthe, de 1907 n 1912.vice-président, de l'Union Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, en 1919.puis président général île la même société, de 192(1 n 1923.Ses funérailles auront lieu vendredi malin à 10 heures à l'église de Notre-Dnnir du Rosaire.Le texte définitif et amendé des deux lois de l'industrie laitière adoptées à la Législature La nouvelle législation ressem ble au bill fédéral du "Marketing Board" quant à l'industrie laitière et au commerce La Commission a commencé ses enquêtes — Bataille possible devant les tribunaux de In ! cori- riiffe- bien que celui ' les revendre pu pour le compte Une 'les lois les plus graves rie conséquences qui aient été adoptées au cours des deux dernières sessions provinciales, c'est la loi ries produits laitiers.Elle est ia résultante d'abus criants dont les cultivateurs-producteurs onl été victimes, el surtout du sabotage du lharché du lait par les magasins à chaîne.Ces derniers vendaient le laii a prix dérisoire pour attirer la clientèle, n litre de "leader", comme on appelle dans le commerce.La nouvelle loi ressemble au bill fédéral du "Marketing Board" quant à l'industrie laitière el au commerce.La Commission de l'industrie laitière, nommée récemment, a commencé ses enquêtes; il se peul rpie nous assistions tout prochainement a une bataille régulière devant les tribunaux sur la légalité de la loi.Aussi nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant le texte définitif el amendé r|es deux lois (le l'industrie lai-liere.La premiere il été adoptée lors rie la session de 1933 el amendée à la session de 1934.La seconde a élé adoptée au cours de la session de 1934.Loi concernant le lait et- les produits laitiers lo La présente loi peut être citée sous le litre de Loi des produits I ailiers.2o Pour l'interprétation présente loi, a moins que I texte ne comporté un sens rent : (li Le mol "acheteur" signifie celui qui achète le lait ou la crème directement aussi qui les revoit potu pour les fabriquer îles producteurs; (2) Le mol "beurre" signifie le produit alimentaire, extrait exclusivement du lail OU de la crème, ou des deux, el additionne ou non d'une matière colorante, de sel ordinaire ou d'autres préservatifs inoffensifs; .(3) Le mol "commission" signifie In Commission de l'industrie laitière de la province de Québec; (4) Le mot "crème" signifie In partie du lait qui monte n In surface lorsqu'il est mis au repos ou qui en est séparée pur la force centrifuge: elle contient le gras du lail el une proportion variable de tous les autres éléments du lail; (dans celle définition, le mol lail a le sens donné dans sa propre définition ) ; (5) Les mots "crème à la glace" signifient le produit congèle fail avec rie In crème el riu sucre (.saccharose), ou avec du lail, de la crème et du sucre (saccharose) ou avec des produits dérivés du lail.cl additionné tic matières colorantes, d'aromates, de fruits, d'amandes, de gélatine, de gomme adraganle.ou rie toute autre substance comestible; (15) Le mot "diplôme" signifie le ecTlifienl de compétence donné par l'Ecole de lailerie de la province rie Québec; i lia i Les mois "distributeur rie produits laitiers" signifient loute personne, société, association, compagnie ou corporation qui vend ou livre du lail, rie In crème, du beurre, du fromage ou de la crème à la glace, achetés d'un marchand rie lait ou d'un autre distributeur, pour les revendre dans l'étal où elle les a reçues ou après transformation ; (6b) Le mot "essayeur" signifie In personne préposée à l'échantillonnage du lail el de la crème afin de déterminer, par l'épreuve au Babcock, In teneur en matière grasse rie ce lail el rie cette crème".(7) Le mol "fabrique" signifie tout établissement qui revoit riu lait ou rie ln crème pour être vendu en nature ou pour être converti, en loul ou eu partie; en beurre, fromage, lail condensé.Inil évaporé, lail en poudre, crème à In glace ou nuire produit du lail.dans l'établissement même ou ailleurs: (S) Le mol "fournissrur-proriue-leur" p.i."producteur-fournisseur) signifie : a) Toute personne, société, association, compagnie ou corporation qui vend ou livre riu lail ou rie la crème provenant rie son troupeau; ou h) Toute société coopérative ou tout syndical coopératif, formés dans le but rie vendre riu Inil ou rie ln crème pour le compte de ses membres et ries autres producteurs agissant par son entremise.(9) Le mot "fromage" signifie le produit sain fabriqué avec du caillé obtenu par In coagulation du lait, de In crème, du Inil écrémé ou de tout mélange de ces produits pur ln présure, l'acide Indique ou mitres agents; le caillé peut être cuit ou non.pressé ou non.et mûri par des ferments; (dans cette défini-lion, le mol Inil n le sens donné • Inns sn propre définition); 'KM Le mol "inspecteur" signifie toute personne nommée comme Ici en vertu de la présente loi ou de ses règlements: (11) Les mots "inspecteur général" signifient l'inspecteur général des produits laitiers nommé en verlu de la présente loi; 1 121 Le mol "lait" signifie le produit obtenu par la traite complète cl ininterrompue d'une ou rie plusieurs vaches saines, convenablement nourries el entretenues, si l'exclusion du lail obtenu pendant les Irenle jours qui précédent el les huit jours qui suivent In parturition, ou pour loule autre période rie temps nécessaire afin rie rendre le Inil exempt rie colostrum; Le lail pour consommation à l'étal nature doil contenir au moins 3.25% rie gras rie lail.el pas moins de >S.;V, de solides non Le lail ne doit conlenii vnIifs, ni antiseptiques, substance étrangère, ni sen 1er aucun caractère anormal et ne doit pas mouillé ni écrémé.Sa gras.ni proserin aucune ¦ doil pré-physique avoir élé saveur el son odeur ne doivent révéler aucune souillure; < 13) Les mots "marchand de lait" signifient loule personne, société, association, compagnie ou corporation achetant ou recevant des cultivateurs ou autres producteurs, du lait ou de In crème soit poulies revendre à l'état nature, soit pour les transformer pour fins commerciales en crème, crème à la glace, beurre, fromage, lail condensé, lail évaporé.Inil en poudre ou nu-Ires produits du lait: (14) Le mol "minisire" le ministre rie l'agriculture province rie Québec; (15) Le mol "règlement" guemenls" signifie loul règlement édicté en vertu rie In présente loi.signifie rie la ou "le- Pc rmis 3.Nul ne peut exploiter une fabrique sans avoir au préalable obtenu un permis d'exploitation rie l'inspecteur général.Ce permis est octroyé gratuitement sur demande écrite, à l'époque et nux conditions exigées en verlu de cette loi ou rie ses règlements.Avant d'émettre ce permis, l'inspecteur général doit s'assurer rie la solvabilité riu requérant, el voir à ce que toutes les conditions requises pour l'obtention rie ce permis aient élé remplies.4.Toute fabrique est tenue de se procurei les services d'un essayeur, porteur d'un diplôme el d'un permis d'essayeur.Toute fabrique rie beurre ou rie fromage doit se procurer, en outre, les services d'un fabricant rie beurre ou rie fromage, selon le cas.qui doit être porteur d'un diplôme cl .d'un permis rie fabricant île beurre ou rie fromage.L'inspecteur général décerne ces perm is.L'inspecteur général peut accorder à une même personne un permis d'essayeur el un permis de fabricant de beurre el de fromage Dans ce cas.celle personne peut remplir seule les deux fondions dans une même lubrique.5.loule fabrique est sujette n l'inspection ordonnée par la présente loi ou ses règlements, 0.M esl loisible à l'inspecteur général ou à son représentant d'examiner la comptabilité rie Ion le fabrique.7.le propriétaire, ou le gérant rie toute fabrique el loul distributeur rie produits laitiers sont tenus de faire, d'après une formule spéciale el dans les délais fixés par l'inspecteur général, tout rapport jugé nécessaire par ce dernier.8.Tout marchand de lait est tenu rie fournir une garantie du paiement ries sommes qu'il doit ou pourra devoir a ses fournisseurs-producteurs.Celle garantie doit être déposée nu bureau rie l'inspecteur général, snns frais.Celle garantie esl fixée à mille dollars pour tout marchand rie lait débutant dans ce commerce; pour les autres, la garantie est fixée par l'inspecteur général, en tenant compte de l'échelle établie par ln commission el de ln moyenne ries opérations effectuées pendant les trois mois qui nul précédé ln dé-innnrie riu permis, qui doit être faite au bureau de l'inspecteur général.La garantie peut prendre la forme d'un dépôt ri'argenl ou d'un dépôt de valeurs: mais dans ce dernier cas.nulles valeurs ne pourront être acceptées autres que celles reconnues par l'article 8 de la loi de.» compagnies de fidéi-commis Ichap.218).La garantie peut aussi être constituée par une police de garantie émanant d'une compagnie approuvée par la commission.Celle garantie peul aussi être fournie par une banque à charte du Canada, suivant la forme et les conditions déterminées par l'inspecteur général.L'inspecteur général peut, quand la chose lui parait raisonnable, ajuster le montant de la garantie aux fluctuations du montant ries opérations rie loute fabrique ou à la solvabilité rie son propriétaire.Ces valeurs doivent être déposées par l'inspecteur général entre les mains du trésorier de la province, sujet aux ordres de lOUl tribunal compétent ou aux dispositions de l'article 10.Dépôt incessible et insaisissable- 0.Si la garantie, faite en vertu rie la présente loi.esl constituée par un dépôt d'argent ou par ries valeurs négociables, ce dépôt est incessible et insaisissable, n moins que le transport n'en soit fait en faveur d'un mi ries producteurs-fournisseurs ou (pie In saisie n'eu soit faite par un ou ries producteurs-fournisseurs pour le paiement de leurs créances.lu.Si un ou ries producteurs-fournisseurs se plaignent par ce ri I a l'inspecteur général riu fail qu'un marchand rie lail est en retard dans ses paiements, l'inspecteur général doit avertir par écrit recommandé le marchand de lail retardataire, et si, après le délai fixé, ce marchand rie Inil n'a pas.n la satisfaction dr l'inspecteur général.effectué les paiements qu'il doit, l'inspecteur général peul déclarer ledit dépôt forfait en faveur rie ions les producteurs-fournisseurs créanciers.Dans ce cas.l'inspecteur général donne avis par écrit si tous les producteurs-fournisseurs créanciers rie ce marchand de lail d'avoir n présenter leurs réclamations dans un délai fixé dans l'avis, el loulcs les créances seront payées à même ledit dépôt.Si le dépôt est insuffisant, les créanciers seront payés au marc la livre.Si le ilépôl est cons-litué par ries valeurs négociables, l'inspecteur général les réalisera en les négociant aux meilleures conditions riu marché.Si la garantie esl constituée par une police rie garantie.l'iuspeclcur général ou son représentant autorisé avisera la compagnie riu défaut rie ce marchand rie lail.Il en esl rie même si la garantie .?clé fournie par une banque à charte du Canada.11.— Les sociétés de fabriques' rie produits laitiers constituées en corporation en verlu de In loi des sociétés de fabrication rie beurre cl rie fromage, (chap.66) et rie la loi ries sociétés rie patrons rie fabriques rie produits laitiers, (chap.67).les sociétés coopératives agricoles formées en verlu de In loi des sociétés coopératives agricoles (chap.57) et les syndicats coopératifs agricoles formés en verlu de la loi des syndicats coopératifs rie Québec (chap.254), pourront, si l'inspecteur général le juge à propos, être exemples de fournir la garantie mentionnée à l'article 8.Tout propriétaire d'une fabrique de beurre ou de fromage, ou de beurre cl rie fromage, qui opère pour le compte de l'une des sociétés ci-dessus énumérées, peut aussi être exempt rie fournir ce dépôt.La Commission 12.- Il esl loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d'instituer une commission sous le nom de "La commission de l'industrie laitière de la province de Québec", formée de pas moins de trois el rie pas plus rie cinq membres.(2) Le lieutenant-gouverneur en conseil nomme les membres rie In commission, lesquels restcnl en (Suite à la dernière page) Pour les annonceurs Le "Bulletin" commence, sous la direction de M.Armand Taillon, une nouvelle campagne d'annonces.Rappelons simplement à fous ceux qui vendent des choses dont les cultivateurs et leurs familles ont besoin que le "Bulletin" atteint une clientèle considérable, homogène, et qui leur est donc particulièrement favorable.Qu'il* sachent en profiter. PACE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 19 JUILLET 1934 Le centenaire de Saint*Jérôme Voiri le programme des Tiles du centenaire de Sainl-Jérômc qui auront lieu les *J et 3 septembre: lo Le dimanche.2 septembre.— Fêle religieuse: a) A 10 h.30 de l'avant-midi, à l'église paroissiale, messe pontificale, adresse à l'archevêque, sermon, programmé musical approprié, h) A 3 heures de l'après-midi, manifestation à "La Chapelle", paroisse de Sainl-.Iérô-riîc, où une plaque commemorative I sera dévoilée.Allocution par M.| le curé, par le maire, de la paroisse, et M.Louvigny de Monligriy.c) Le soir, banquet au couvent aux invités d'honneur et concert public en plein air.2o Le lundi.n septembre.— Fêle civile: a) l.e matin, à S heures, messe au cimetière; h) promenade du "Souvenir", avec chars historiques.A 10 h., réunion au parc l.a-bçllc.au pied du monument du curé l.abelle.Inauguration tic deux petits monuments dans le parc.Allocution du curé et dit maire de la ville.Dévoilement de plaques COlll-rnémoralivcs.en bronze, aux endroits suivants: Au marché.cour-If' allocution: à l'hôtel de ville, courte allocution: à la minoterie Lang-\vcll, (moulin Droùin), courte allocution; arrêt à la maison Scott (maison de Martigny).courte allo- cution; au terrain de l'ancien collège (propriété Vanier).courte allocution: à la vieille école, courte allocution; le cortège de la procession du "Souvenir", se rendra au parc de l'ancien terrain de l'Exposition.Dans l'après-midi: dîner champê-Ire sur le terrain de "La grosse érable", genre pique-nique à la bonne) franquette.Réunion des anciens résidents de Saint-Jérôme, qui signeront leur nom dans un registre.Jeux d'autrefois cl d'aujourd'hui: ) violoneux, danseurs.chanteurs.Récils du bon vieux temps.Concours et jeux divers, pour enfants, etc.Mu fare.l.c soir: concert pùbll d'artifice.Illumination.l.e siège central de l'organisation des fêles est au no 78 ave Legault,I tél.193.On y trouvera tous les renseignements désirés concernant le programme des fêtes, les logements, etc.Tous les anciens de Saint-Jérôme sont priés d'aller s'y inscrire ; dans un registre qui sera conservé' comme souvenir du centenaire.I Les anciens élèves du collège de Saint-Jérôme pourront se retirer! au collège même.La teinturerie domestique Comment blanchir la laine On peut employer cinq procédés efficaces -Les avantages du blanchiment au peroxyde d'hydrogène - Le blanchiment au soufre, aux acides, au carbonate de potasse et à l'ammoniaque Le tissage domestique Les textiles et leur nature Les textiles proviennent de matières animales, végétales et minérales — La laine, sa texture et ses qualités — Tissu extraor-dinaircment résistant Carrousel sique cl fan- ¦eu La Commission de l'industrie laitière applique le principe d3 l'extension juridique du contrat collectif Une entente entre distributeurs de lait et producteurs de la région de Montréal Québec, M (D.N.C.) La Convl mission de l'industrie laitière a dé-1 cidé d'appliquer elle-même le prin- : Hpo de l'extension juridique du | contrai collectif.In premier essai a été fait a j Montréal et l'on espère qu'il sera couronné de succès.On s;iit que le principe de la loi adoptée au cours; de la dernière session par le «ou-vernemcnl est de donner force de j loi aux ententes intervenues entre; associations ouvrières et patrons.| Quand le ministre du Travail et le cabinet jugent opportun d'étendre à toute une industrie les salaires fixés par iK accordent C'est précisément ce que vient le faire la Commission do l'indus-! trie laitière à Montréal.Les distributeurs de lail et les producteurs se ' sont rencontrés, se sont entendus sur le prix à payer aux fournisseurs.Il a été entendu que le prix i de $1.45 serait payé par cent li-I vres dosant :i.â de gras.La Cnm-| mission a trouvé ce prix légitime et a déchue que ce prix serait en | vigueur pour tous les distributeurs I de la région de Montréal.A Québec, on va tenter d'applique!' le même principe.Il est pro-; bable que les distributeurs et les ¦ consommateurs se rencontreront et Le blanchiment de la laine (Extrait du livre La teinturerie domestique, par M.Oscar A.Bé-riau.directeur general des Arts domestiques de la province de Québec)."l.e blanchiment de la laine ou la décoloration, consiste à enlever à ce textile, préalablement dégraissé, s,i coloration jaune naturelle.La laine est décolorée quand elle doit rester blanche nu encore lorsqu'on veut la teindre en nuances claires."Il y a plusieurs manières de blanchir la laine: nous recommandons les suivantes : la) blanchiment au soufre, (bl blanchiment au peroxyde d'hydrogène, ici blanchiment (d) blanchiment potasse.le) blanchiment que.Blanchiment au soufre Le procédé consiste à prendre un récipient en fer dans lequel on dépose des tisons ardents sur lesquels on jette,du soufre.Les éche-veaux sont suspendus au-dessus du soufre brûlant.On continue le traitement jusqu'à ce que la laine devienne complètement blanche.Le blanchiment perd de sa vivacité, à la longue, et tend à jaunir.Ces opérations se font dans une grande boite en métal et en dehors de la maison.Il faut assurer une distance d'au moins deux pieds entre le bas de l'écheveau et le haut gUZ aux acides, au carbonate ¦ 1.a ammonia- ze heures.I.'immersion doit être complète, car l'oxygène perd si propriétés au contact de l'air.La durée du blanchiment varie de quelques heures à plusieurs jours suivant le degré de colora lion de la laine.Quand la hlan clic il r est jugée suffisante, on lave un acidulé avec de deux à cinq pour cent d'acide sulfuriquc, on lave de nouveau et on sèche à l'ail libre.l.e peroxyde rend de très grands services pour la teinture des lai nés naturellement très colorées; i rend possible d'obtenir, outre h blanc, cils nuances tendres, vives et claires, ce que le blanchiment au soufre ne permet pas de faire car les laines mêmes dessoufrée se prêtent très mal à la teinture.Il faut tenir le peroxyde à douze volumes dans un endroit frais.A la chaleur il y aurait danger d'explosion.Blanchiment aux acides Cette manière d'opérer consiste à trcmpler la laine dans une solution d'acide sulfuriquc à 3 pour cent pendant douze heures; à I; passer ensuite dans l'acide chlo rhydique à .'I pour cent et laver : l'eau courante.Pour ce blanchiment il faut évi Ici' dans le bain la présence de mé taux qui décomposeraient en pure perte la solution, et le blanchiment doit se faire dans des bains en bois ou en fer émaillé.Blanchiment au carbonate de potasse du soufre dégagé est en combustion, toxique.('.es patrons ci ouvriers! l'on s'efforcera d'en venir à une l'extension juridique, entente prochainement.Baisse du coût de la vie en juin L'indice général (Tes prix de détail des loyers et du coût des *er-¦wers est passé de 78.7 en mai » 7S.I en juin, la hausse du vêlement étant plus (pie contrebalancée par la baisse des produits alimentaires et du combustible.L'indice des prix de détail a baissé de 7:1.4 à 72.9.mais 'exclusion faite des produits alimentaires, il demeure .stationnait e i, 77.fl.Lorsqu'on analyse l's oscillations de ces deux indices de mois en mois, on voit que les produits alimentaires ont contribué puissamment aux changements récents du niveau des prix de détail; L'indice général «le -4tï produits alimentaires a baissé de 158.6 à (17.7.les hausses des oignons, du thé et de la plupart des viandes étant plus que contrebalancées par' la baisse du beurre, du lail.des pommes de terre et du sucre.L'indice du chauffage et de l'éclairage esi passé de 87,8 à 87.2 en raison de la baisse du charbon et 11 ii bois.Le premier a baissé de 88.8 à S7.7 et le bois de 80.8 à 80.3.L'indice du vêtement ressort i) 70.1 au lieu de 1)9.0.hausse Bttri-buable notamment au renchérissement des vêtements pour hommes et du drap.Quant aux divers, l'indice demeure stationnairc à '.'3.7.la hausse des ustensiles de ménage n'étant pas assez importante pour l'influencer.Blanchiment au peroxyde d'hydrogène l.e peroxyde d'hydrogène se décompose en solution neutre ou lé-gènement alcaline; de l'hydrogène à l'état naissant se fixe alors sur la fibre et brille sa couleur jaune qui disparait pour toujours.L'eau oxygénée est un agent qui détruit sans retour les matières colorantes naturelles de la laine, tandis que traitée au soufre la laine une coloration lande quelque temps, du commerce, à , est employé, élcn-six fois son volume l.c blanchiment de la laine au carbonate peut .s'effectuer de la manière suivante: Carbonate de potasse.1 once.Lan.lu «allons.Faire chauffer lentement, sans faire bouillir: plonger la laine.Laver ensuite dans plusieurs eaux.Le procédé adoucit la laine en la blanchissant.Blanchiment à I prend toujours nàtre.au bout l.e peroxyde douze volumes, du de cinq à Faire tremper l une heure dans une moniaque à .1 pour suite à grande eau.amoniaque a laine durant solution d'ara-cent.Laver en- Remarque d'eau de pluie.Du ajoute à la solution un pou d'ammoniaque pour lui communiquer une réaction alcaline sensible au papier rouge de tournesol, papier qu'on peut se procurer dans une pharmacie.On immerge ensuite la laine, on la chauffe lentement a une température de 80 à '-'(i degrés l'ahr.ou bien on la laisse à la température ordinaire et on la fait séjourner dans le bain, l'espace de dix à don- vue que I apprêts Ne perdons jamais dr toutes les préparations i ne sont (pie des opérations prelim! maires destinées à dépouiller les tissus des substances accidentelles (pii accapareraient la teinture au détriment de la partie fixe et solide.Il est donc très important de mettre bcaiicoun de soin à ces opérations.La semaine prochaine, nous traiterons du lin el de son blanchi ment.Les textiles (Extrait du livre Tissaac domestique de M.Oscar-A, Bériau, directeur général des Arts 'domestiques de la.province de Québec).On appelle textile toute matière pouvant après préparation, fournir un fil assez-fin el usse/.résistant pour former un tissu.Nous classerons les textiles en trois groupes : lo Matières animales] Laine, soie, poil de chèvre, poil de vigo-ghej poil de lama el poil de chameau.2d Matières uègèlulcs'.Lin, coton, chanvre, ramie, jute paille, jonc, osier, roseau et la soie artificielle produite par traitement chimique des fibres du bois cl du colon.3o Matières minérales: Or, argent, cuivre, platine, aluminium, a mi a nie.Pour lous ces textiles, quelques-uns seuls nous intéressent lout particulièrement, tels ipie la laine, le lin el la soie artificielle, produits de noire province, el le colon, pro-j dn.il du sud des Etats-Unis, mais filé chez nous.qu'un fil d'or La lili- le plus durabli ces ont permis d< comparaison, les lion qu'il faut pom laine est le jex-.Des expèrien-démonlrer par temps d'exposi- réduire de moi- divers textile: marquée île 1 La laine .a laine est la partie chevelue, filamenteuse qui recouvre la peau les moulons et de quelques animaux tels que les chèvres, les lamas, les castors.Elle se distingue il poil par sa finesse et les sinuosités qu'elle présente en sa longueur.Les laines se divisent en deux itégorics: les laines de toison qui proviennent de la tonte annuelle des moulons, el les laines mortes qu'on enlève de la peau de ces animaux après l'abatage.es laines sont aussi classées en deux autres catégories: les laines •ourles ou à carde, el les laines ongues ou à peigne.Dans le choix de la laine, il faut enir compte entre autres choses, le sa finesse, de sn longueur, de sa souplesse, de sa force el de sa douceur.Pour passer à l'étal de fil.la laine subil diverses opéra-ions qui sont: le choix, le désuiliage et le lavage, le dégraissage, le lattage, le liage, le graissage, le cordage el h- filage.Le choix est généralement fail e la manière suivante: premier hoix, les épaules, les flancs; leuxième choix, les reins; troisième choix, les cuisses; quatrième hoix.les abats; cinquième choix, s venire, sur lequel on trouve- des parties plus ou_ moins fines ponant être jointes:au premier choix; sixième choix, le derrière; septième choix, les pattes.L'habitude el expérience peuvent seules faire de bons choisisseurs.On observe que côté sur lequel se couche le mou- air La batteuse DION en acier Lcgcrc: 18 x 26.cçu'pcc .ivcc 32 Pesante: 22 x 38.28 1-1 coussinets i roulc.u "Timkcn" 43 La batteuse DION » établi sa rcculat'O" car sen soignage .-necaninu» parfait, sa grande cacacoé d° séparât.on, la netteté de son çram reconnue partout, le peu de pouvoir rcqu'S.sa facilité d'atustcmcni.de même que aïs on» à la portée de tout le monde.VOYEZ NOS AGENTS OU ECRIVEZ DION ft FRERE SAINTE-THERESE — QUF.CAM.Prix de revient du blé Ottawa, le 11 L'organisation des fermes expérimentales du Ministère Inderal de l'Agriculture conduit des expériences et des travaux de démonstration sur un certain nombre de fermes appartenant à des particuliers au Canada, On loue une étendue de terre d'un cultivateur représentatif, qui s'engage à entreprendre les travaux j qu'on lui indique.Les fermes s'ont appelées Stations fédérales de démonstration, On y a déjà recueilli 1 beaucoup de renseignements sur le prix de rcvicnl des différente1, récoltes de la ferme.Par exemple.; sur 3| stations de démonstration dans les trois provinces des Prairies, le prix de revient du hlé, après i la jachère d'été, est en moyennede $14.53 par acre, ce qui le niel à fi.'le i le boisseau, en évaluant le rende- 1 nient moven à 12.1.2 boisseaux à l'acre.Le blé cultivé en deuxième récolle après une jachère d'été en Alberta el en Saskatchewan est re-venu à 812.30 par acre, ce qui le met à "lie le boisseau pour un ren-dcnicnl moyen de 16.2 boisseaux à l'acre.Le prix de la jachère d'élé.qui esl débité aux deux recolles rte 1 blé dans les chiffres qui précè-| dent, a été de 86.97 par acre.Le ! blé d'une deuxième récolte cultivé sur huit stations du Manitoba a routé 814.25 par acre, mais com-i nie le rendement atteignait 21.8 ! boisseaux par acre, le prix de re-i vient n'a été que de 65c le boisseau.Outre ce prix de revient, il v a les frais de charroi du grain j de la ferme à l'élévateur.Les frais sont un peu moins éle-: vés que ceux qui ont été obtenus sur les fermes expérimentales fé-di'-ales (qui sont présentées sur une autre page (lu bulletin 150) OU sur plusieurs fermes particulières, également représentées sur une nuire page.Ce bus prix de revient sur les stations de démonstration s'explique par le fait que la terre esl évaluée à moins élevé, car la plupart des stations sonl établies dans des régions où la terre a moins île valeur.Ainsi, tandis (pie la terre des stations de démonstration étail évaluée à 324 l'acre, la terre des fermes expérimentales était mise à $42.68 l'acre, el celle (les fermes particulières h 844.66 l'acre.Les aulres légères varia-lions s'expliquent par les différences dans le eoul (le la semence, el du battage.el possède de pour la COnfcc-el des sous-vêle- Les herbages I I recherches systématiques, bien conduites, sur les herbages, leur création, leur soin cl leur fertilisation, ont beaucoup ajouté, en ces dernières années, à la somme de connaissances que l'on possède sur celle question cl grossi les bénéfices des cultivateurs.ton.ne fournil pas de laine bonne que le coté' opposé.La laine absorbe à froid 'moitié de son poids d'eau Sans modifier: à chaud.elle absoi beaucoup plus d'eau, s'amollit cl gonfle.Elle conserve avec ténacité les acides étendus el il faut plusieurs lavages pour l'en débarrasser.La laine est un des textiles les plus précieux grands avantages j lion des vêlements men Is.fies principaux avantages sonl les suivants: la laine absorbe l'humidité el par celle absorption dégage de : la chaleur.En versant une ebopi-: ne d'eau froide sur une livre de i laine parfaitement sèche, la température de l'eau s'élève d'environ I 43* l-'ahr.Cet avantage est pré-1 cieux pour les sous-vêtement s, la : laine absorbant la transpiration cl irendant en échange de la bonne I chaleur.La laine est légère en poinds: une 1 Tibre de laine pèse moins que loule autre d'égale dimension.La laine relient la chaleur, les poils de la laine r.iplcnl l'air el l'immobilisent ; or comme l'air est un mauvais conducteur de la chaleur, il s'en suite que le lissu protège contre le froid.La laine esl élastique.Une fibre de laine peut être tendue n plus de la moitié de sa longueur el elle retourne ensuite à sa longueur originale.Les vêlements de laine gardent facilement leurs plis.La laine esl très résistante: un fil de laine pcul porter le même poids lie la resistance de la supériorité bien I laine: Soie naturelle.20(1 heures Soie artificielle.000 heures.Colon.940 heures.Lin, 900 heures.Laine.1200 heures.La laine laisse passer les lavons ultra-violets dans une proportion de 15%.La laine esl douce au toucher, el c'esl le lexlile le plus facile à teindre.Nous recommandons donc à nos fermières d'employer la laine cl surtout la laine canadienne soigneusement préparée pour le lissage des étoffes du pays.La laine esl naturellement enduite d'une graisse appelée Sllilll, contenue dans sa toison et qu'il faut enlever.Pour dégraisser la laine, l'emploi d'un savon neutre ou d'une faible liqueur alcaline esl indispensable, mais comme les alcalis altèrent les fils de la laine, on ne doit s'en servir qu'en faible solution.L'ammoniaque est l'alcali qui cause le moins de dommages à la laine.On trouve dans le commerce un produit de dégraissage appelé Ipc-gon.qui possède de grandes quali-lés de dessuintage.M esl d'une réaction neutre el peut être employé en bain neutre, ce qui en favorise I l'emploi pour les fibres délicates.On peuI l'utiliser d'ailleurs indifféremment avec les eaux douces ou i les eaux dures.C'est un excellent produit de lavage pour la laine.Il convient aussi bien pour le lavage de la-laine en bourre que pour celui | de la laine en filée el des lissus de laine.Le lavage des laines s'opère par bains successifs avec rinçage en eau ; courante.La laine esl d'aulanl mieux disposée à recevoir la Icin- | lure que le dégraissage complet.Pour s'assurer si la laine esl failcmenl dégagée d'il suinl.il fit d'en sécher une petite quantité, de la déposer ensuite entre deux feuilles de papier buvard blanc, de la presser à chaud; si la laine contient encore du suint, elle tachera le buvard.La laine fraîchement tondue, se laisse moins bien dessuinler que celle qui est demeurée emmagasinée pendant quelque temps dans lin endroit sec.Il semble que le suinl devienne soluble à la longue.Avanl d'être mise en armoire, la laine doit toutefois être bien sèche, sans quoi l'oxydation est trop rapide cl la laine peut s'échauffer au poinl de prendre feu.Lorsqu'on veut teindre la laine en couleurs pales, le blanchiment ou la décoloration devient nécessaire.est plus par-su f- Les invasions de sauterelles et leurs cycles Dans une causerie donnée au Club Kinsman, à Brandon, Manitoba, le Dr Bird, de la Division fédérale de l'Entomologie, disait que les périodes d'abondance de sauterelles dans l'Oucs.l sont également celles où l'on voit le plus de poules de Prairie parce que les printemps secs sont favorables aux poussins tandis que les jeunes sau-lerelles trouvent une abondance de liourrillire.L'histoire des invasions de sauterelles montre qifO'ces invasions se produisent par cycles, associés à «les cycles semblables d'années sèches, que ces périodes sèches soient causées oil non par des lachcs.de soleil.Se basant sue ces faits, on estime que l'invasion actuelle de sauterelles se terminera vers l'année prochaine el qu'une autre invasion se produira peut-être en 1943 ou 1944.Le Dr Bird a expliqué comment l'abondance des oeufs sert de guide pour prédire une invasion.Il a donné égale-ménl un Compte rendu des moyens répressifs naturels ainsi que des moyens artificiels pratiqués à l'heure actuelle.Il a rappelé «pie les premiers appâts empoisonnés contre les sauterelles ont été imaginés par feu M.Criddlc, à Trees-bank, en 1012.Depuis celte époque, le mélange Criddlc a clé adopte, après avoir été amélioré, par lollies les provinces el tous les Liais.A l'heure actuelle, il se fait encore, îles essais de nouveaux appâts dans l'espoir d'en augmenter l'efficacité el de ¦ diminuer lès frais de lutte contre les sauterelles.La situation agricole La température sèche cause de nouveau quelque inquiétude dans bon nombre de régions agricoles du pays.En N'ouvcllc-Ecosse et dans i'oucsl du Québec, ainsi que dans un grand nombre de régions dans les provinces d'Ontario.Manitoba.Saskatchewan cl Colombie britannique, les cultures ont déjà souffert, notamment le foin et les grains printanhîers.Les céréales semées en automne ne se sont pas remises de la sécheresse du mois de niai, el le battage ne produira qu'environ la moitié de la normale.Dans d'autres parties du pays, comme an Nouveau-Hruiiswick.l'est et le 'entre du Québec, l'Ontario septentrional el le nord - de l'AIberta.les réserves d'humidité varient d'amples à excessives; il fatil de la chalcstir dans ces districts pour stimuler la croissance.L'azote L'azote qui stimule la végétation des (liantes, perd bientôt sa puissance, s'il n esl fortifié avec de?phosphates el de la potasse, spécialement les premiers.Traitez les muscles malades Tout en tenant le cheval à l'ouvrage Pri.e d'arrêt.HOncJrmt touf tr»l- toz le ohtval ft In bonne vieille Ab-sorblne; pns d'ompoulen ni rhutn rte poil, llcclutt les foulure», fHinrvlnv vesliîonvet enflure* semblable».An- tlseptlqua pour lo traitement de« Bnle».Irritations, coupure» et pluie» ouvertes.AdouctHsnnt.rnfr»1chls-sunt.iipn!- • • Economique, parce qu'il en faut trê» peu pour faire beaucoup do bien.Chez tou» les pharmacien».Grostc bouteille, $2.50.XV.F, Young, Inc., Immeuble I,v-man, Montreal.Faites usage d1 ABSORBINE .m DAWES rjbl e»i eâ* c'a r£-% rfn ^v,.>.y.- Feuilleton du Bulletin à s.~7-« La douloureuse par DELL Y * * VI Avec l'été, les chàlraux el mal-'iiis de campagne des environs de s.o'gé se peuplaient.On se visitait beaucoup, On organisait des saute-: le-: des pique-niques, des prome-•n.-des.Mais les jeunes filles de la lii ruielliére n'v prenaient point part.Isméne élnil malade; Floria-TO refusait les invitations en disant qu'après un hiver trop mondain, clic avail besoin rie calme et de recueillement, Mme de Marges donnait chaque saison deux ou trois réunions, dans lo superbe décor du vieux Vnrlau-uK'iit.Les Jarlier reçurent, vers le milieu d'août, une carie les invi-i :nl h une garden-party pour la f.u du mois.Irez-voilS?demanda l'Iorianc à liruno.'! se promenaient à pas lenls dan1 le jardin de la Hcrmellicrc.ou Mlle .iHrlier «vait emmené le jeune homme afin de lui montrer d'énormes pavots roses d'une particulière beauté.Tous deux ve-naienl de faire de la musique ensemble, pour la quatrième fois depuis le jour où ils s'étaient rencontrés au Prieuré.Bruno demeurait encore sous l'impression produite par le jeu de Fldrîanc, L'archet fie la jeune fille savait tout exprimer, avec des nuances innombrables.Il passait des sonorités douces, tendres, câlines, aux accents de passion ardente.El toujours il caressait, comme les yeux de la musicienne.Quand ils ne jouaient plus.Bruno el FJorianc causaient, Iflorianc laissait entrevoir 'a lassitude du monde, son goùl pour les plaisirs intellectuels el les émotions de l'art.Elle disait: "Parler-moi de vous, de VOS opinions, de la façon donl vous envisager, la vie." Et elle l'ccoutail avec une ferveur sou- riante, en lenanl attachés sur lui ces veux où il croyait revoir l'appel d'une ame cherchant la vérité.11 ne découvrait pas de coquetterie en elle.Son charme lui semblait très naturel cl le fond sérieux de sa nature lui apparaissait chaque fois plus indéniable.Il pensait: "Aurais-je le bonheur d'aider à l'évolution de celte àme?" El une ioie lui venait, en songeant ainsi.Déjà il voyait l-'loriane croyante.Florianc s'agenouillânl pour prier sous les voûtes de Sainte-Cécile.Quelle chrétienne elle ferait, avec cette nature ardente cl réfléchie, celle belle intelligence lucide, ce vérité! à la llermellière avec d'apostolat, cl il s'eni-II ne voulait pas s'ar-•oubl éprouve parfois ni ii celle grise-pénélrail par sa son sourire.Il se jeunesse, Ce n'csl El je fais du bien désir de la Il venu il cette pensée vrai! d'elle, rèler au l près de l'Iorianc, rie donl elle le voix, son regard, disail: "C'esl la rien, .le suis fort à son ame." Deux fois déjà, en dehors des séances à la llermellière, ils s'élairnl rencontrés ou prieuré, à l'heure où le soleil se couche.Leurs entretiens ne s'écartaient jamais de la noie sérieuse, élevée qui avail élé celle de leur première causerie.Mais pu quittant Eloriane.Bruno emportai! dans son regard ébloui un refiel de celle lumière brûlante oui éclairait les yeux de Mlle Jarlier.A la question qu'elle lui posait, aujourd'hui, il répondit: - Oui, je vais toujours aux réunions de Varlatimonl.M.de Marges est pour moi tin ami 1res cher | cl un conseiller.Ohl un conseiller! Vous n'en avez pas besoin, sérieux comme vous l'êtes.Elle riait doucement en le regardant.— Nous en avons tous besoin, à certaines heures.Il esl liés bien, M.de Marges, l'n vrai lype de gentilhomme.Quant à sa femme, elle esl d'une beauté rare.C'est un excellent ménage, dit-on! Admirable.l'Ioriane se pencha, cueillit un iris jaune.De pclils points lumineux, qui perçaient en cet endroit l'ombre de l'allée, dansèrent un instant sur sa nuque cl sur ses cheveux fauves.Il l'a convertie, vraiment?Ohl tout à fait! C'esl très beau.Elle dit ces mots d'un Ion pensif.Son regard devenait clair et rêveur.Un homme doit être fier de celle victoire?N'est-ce pns?dil vivement Bruno.C'est magnifique, de pouvoir se dire qu'en même temps que |le coeur de sa compagne, on a conquis une âme.Henry est un homme heureux.Vous l'envie/.?De cela, oui.De.cela, seulement?Pas d'au-Irc chose?.pas d'avoir une femme charmante, qu'il aime el dont il est aimé?liruno balbutia: •le ne sais.Non.Je ne crois pa*.l-'loriane se lut.Du bout des doigts, elle caressait délicatement la corolle jaune de l'iris.Bruno, un peu oppressé, regardait droit devant lui.Il se demandait avec angoisse pourquoi lahl de trouble l'avait saisi, en répondant.Quelque chose s'élait-il donc, transformé en lui depuis le jour OÙ; sans efforts, sans regrets, il offrait à Dieu son coeur, son être loul entier pour le servir dans la voie du sacerdoce?l-'loriane roprl l : .le crois que nous irons aussi.Isinène va mieux el dans quinze jours elle Sera complètement remise, nous l'espérons.Ils continuèrent de causer, dans une lente flânerie à travers le jardin ombrageux.Des abeilles, ivres du suc des fleurs, bourdonnaient autour d'eux.Bruno les écartait de sa compagne.Dans ce.geste, sa main (rolail sans cesse les cheveux couleur, de vieil or .qui.s'ébouriffaient un peu, el qui sentaient l'ambre mêlé de violcllc.l-'loriane riait, protestait gaiement: Laissez-les, elles ne me feront rien.Ils revinrent s'asseoir dans le petit salon, sur le canapé où élaicnl épars des coussins du soie vieux rose bordés de nuances multicolores.Les stores baissés intercep- taient l'ardeur du jour.Dans la demi-obscurité l-'loriane apparaissait plus blanche el ses yeux avaient un éclat très doux.Sur sa demande, liruno lui parla de son ouvrage en voie d'exécution.Il lui en dévoila le plan, les détails, el lui demanda conseil sur un poinl qui le lais-I sail perplexe.Elle l'interrogeait, l'approuvait, discutait.Lui adnil-ra'il la fermeté de celle Intelligence, sa culture brillante el celle façon d'exprimer les choses qui don-nail au moindre mol un charme expressif très particulier.Comme vous me comprenez! dit-il.Elle sourit.Enlrc ses doigts, elle balançait l'iris jaune.Son regard ne quittait pas Bruno.le suis heureuse de vous l'entendre dire, .le voudrais vous comprendre mieux encore.EHc ajouta, après un court silence; - Un poinl de contact enlrc nous.Bruno dil avec un élan ému: — Il me semble que vous, entrevoyez déjà la lumière! Les cils légers s'abaissèrent.Un éclair de passion fulgura sous leur voile.l-'loriane murmura: — Oui.peut-être.Ses doigts laissèrent échapper la fleur.Bruno se pencha pour la ramasser.Mais elle l'arrêta en posant sa main sur son bras.— Laissez cela.Elle se fane.Je n'aime que les fleurs fraîches, les manque fleurs vivantes.Celle-ci a déjà vécu.Elle (lait superbe.3*rè$ belle.Mais il y en a d'autres.Quoi, vous parlez déjà?Déjà?mais.Mademoiselle, je me suis allardé, très indiscrètement.Oh! indiscret, vous ne le serez jamais I Elle se leva à son tour.Sa robe blanche tomba en long plis moelleux autour d'elle.Vous yerrai-jc demain au prieuré?A mon grand regrel.je no le pourrai.Je inc trouverai retenu par une réunion au sujet de mou patronage.Quel dommage! Tout cela doit bien vous ennuyer?Bruno '.sourit ¦ La tache est un peu aride, parfois.Mais je m'intéresse à ces cn-fauls.à ces jeunes gens, .le suis heureux lorsqu'il m'est possible do leur faire un peu «le bien.Enlrc du bien.- c'est vôtre fonction., .» En doux regard de reconnaissance enveloppa Bruno.Il tressaillit d'une joie secrète, qui rayonna sur sa physionomie.—Est-ce que vraiment, Mademoiselle, je puis penser que vous vous?.Elle fil deux pas cl lui prit la main.Sous son fin soulier blanc, la fleur encore fraîche s'affaissa avec un bruit léger de chose meur-Ine.(Suite à la page trois) 19 JUILLET 1931 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR' PAGE TROIS NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN Premiere patente Deuxième patente Forte ù boulanger '2.0(1 2 :>o FARINE A ENGRAIS Low (ïrade .l«45 SOUS-PRODUITS OU BLE Son .Gru rouge Middling extra >,t enar.!» tonne .2:1.00 .24.00 .•27.00 SUCRE Lcr 100 lbs Granulé, sac en jute.5.30 Granulé, sac de colon .5.30 Cassonade, no 1 .5.00 Cassonade, no 2 .4.00 MELASSE (Barondcs) Le gallon No 1, tonneau fie Oil ga's .10 1-2 No 1.baril dn 25 gais.54 1-2 PETROLE 1* B»llon ! Imperial liovalitc: Barils de bois dt 42 «il.17 imperial Boyallte: Barils d'acier de 47 «al.17 GAZOLINE Imperial Three Star: Barils de '.7 «allons .Ethyl .GRAINS Avoine C.W.no 2 .Avoine.C.W.no 3 .Avoine d'alimentation no 1 .Orge C.W.no 3 .Blé Northern no 2 .Maïs argentin.TOUISTEAUX DE LIN .YS .50 .18 .52 .87 .57 SEL Le sac Sel rin.sacs de 100 lbs .1.75 Gros sel, sacs de 110 lbs'.00 Sel en pierre, sacs de 50 lbs .70 LARD SALE Le baril de 200 livres Gras de dos (50 à 00 more.) 35.00 Gras de dos (00 à 70 more.) 33.00 Gras d'épaule (25 à 35 more.) 32.00 Le Ballon .18 .20 SAINDOUX Le mit:, la tounc I i Première qualité .33.00 I Tinette de 00 lbs Seau de 20 lbs .La llvrr .09 tt .10 A ces prix il faut ajoulcr 6 cls par gallon pour la taxe du gouvernement provinciol.j ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES I _ La tonne ! Par chars complets, F.O.B.Québec | Superphosphate, 10 p.c.assimilable .15.50 Phosphate Thomas f6% ass.$2o!50 Muriate de potasse 48%, sac de 200 lbs .849.50 Sulfate de potasse 48 p.C.sac de 200 lbs .Ç56.00 Sulfate d'ammoniaque.2t> o.c.d'azote, sac de 200 lbs ?34.50 Nitrate de sourir, 15 p.c.d'azote, sac cl?100 |hs .$40.50 ANIMAUX VIVANTS Prix obtenus sur le marché de Montréal Lundi, le 16 juillet 1934 ifêt lé Cooperative Canadienne de Bétail de Quebec.Lfc» > cls; Commun; PORCS VIVANTS: — Porc à bacon, select, 180 à 220 lbs.M 75.Prime de.$1.00.Porc à bacon, 180 à 220 lbs.?0.75.Porc à boucherie, coupe de Vi et la Ib.100 à 230 lbs S0.25.Porcs légers et à engrais, coupe de Vi cl la Ib.120 à 160 lbs: $0.25.Porcs lourds, coupe de \ï cls la Ib.240 à 270 lbs.$0.25.Extra lourds, coupe de 1 et la Ib, 270 lbs et plus.88.75.Truies, $6 à $7.25.Moyen, 0 â fiy2 t'A à 5 cls.MOUTONS: — Bon.2'^ ù '-!'>, cts la Ib; commun, 1 à 1 !; et la Ib.I3ÔUVILLONS.— Choix.1 ai à S cls la Ib: Bon.à 4 cls; VEAUX DE LAIT: — Choix t 1-2 h ôcts la Ib.I>.n.3', à VA cls la 1b.Mo> ni : 3i, à 3', cls ia lb.Commun: 2'v cls à 3 cls la lb VEAU DES CHAMPS: - Bon, 2 1-1 à 2-12 autres marchés canadiens n'aicnl ! pas changé depuis mercredi der-j nier.Ces truies se vendaient bien à 1 des prix allanl de $6.00 à $7.25.I e marché des oeufs et de la volaille à Montréal Tranquille- Le plus grand nombre d'arrivages sont venus de l'Ontario - Les poulets de printemps et les poulets de gril ont légèrement avance Rapport pour la semaine terminée le 13 juillet Voici le rapport sur le marché des oeufs et de la volaille à Montréal.Ici que fourni par le service fédéral/le l'aviculture, division de l'industrie animale, rn dale du 13 juillet 1934: l.e marché des oeufs ici est devenu tranquille durant la présente semaine.Les arrivagrs ont été un mu plus élevés que la demande.Les plus grands arrivages nous viennent de l'Ontario avec quelques chars, ici cl là.des provinces de l'ouest.En ce qui concerne les prix du demi-gros, les prix se sont maintenus comme ceci: Catégorie A-firos, 20c; Catégorie A-Movcns.19e; Catégorie B.ISc; Catégorie C.17- 18c.Ces grossistes cotent les prix suivants aux producteurs ci expéditeurs de la campagne pour les oeufs non triés: Catégorie A-Gros I9-21C, Catégorie A-Moyens 18-10 cls: Catégorie B I7-18c; Catégorie C.15-17c livrés caisses renvoyées.Les prix demandés aux détaillants par les marchands du gros sont Catégorie A-Gros, 24-25c; Catégorie A-Moyens.22-2ôc: Catégorie B 20-22e: Catégorie C 20c cl un centin additionnel pour les oeufs empaquetés dans les cartons d'une douzaine.Prix de détail aux consomma-leurs: Catégorie A-Gros 29-35c; Catégorie B 24-27c; Catégorie C 21-24 c.l.e marché de la volaille vivante se maintient assez, ferme, les arrivages onl dépassé la demande sur-loul pour la poule vivante.I.es poulets du printemps cl les poulets de gril ont légèrement avancé.La volaille vivante se vend eu gros sur le marché comme suit: 5 lbs cl plus 14-I.V: 44-5 lbs I3-14-; 4-4 4 lbs.12-13c; au-dessous de 4 lbs, 10-1 le.Les poulets vivants ,|u printemps se vendent comme suit: 4-5 lbs.18-20; 34-4 lbs I5-I7c; 24-3 lbs 12-14c.I.es poulets de gril vivants 14-2 lbs |0-12c.I.es prix payés aux expéditeurs sont en général de I-2c au-dessous des prix vendants.l.e marché de la volaille abattue, est plutôt tranquille avec un pcft de changement quoique une légère tendance à la baisse se montre, surlout pour la volaille gelée pour eu stimuler la consommation.A.li.HEDGECOE.Inspecteur d'oeufs senior.jachère d'été sur les prairies Ottawa, le 11.— Le conl moyen de la jachère d'été sur huit fermes expérimentales fédérales des provinces des Prairies, à Mordcn.Brandon.Indian Head.Rosthcrn.Senti.Swift Current.Lcthbridgc cl Lacombc, pour les années de 1023 à 1030 inclusivement, a élé de $8.56 par acre: le plus bas était de $6.36 l'acre à Swift Current, cl le plus élevé de $10.62 à Brandon.l.e coul le plus élevé en une année quelconque a élé de $12.60 par acre à Brandon en 1028, le plu s bas de $5.30 par acre .1 Swift Current en 1027.Ces différences s'expliquent par les différents comptes pour l'emploi de la terre, cl par les différences dans la main-d'ocuvre nécessaire.La somme de main-d'ocuvre nécessaire pour entrete- nir la jachère d'été dépend des attelages employés et des pratiques de culture.Sur la même ferme, il n'y a que très peu de différence entre le coût de la jachère d'été [d'une année à l'autre.Si la ferme est très sale cl surtout si certaines ! mauvaises herbes sont présentes, il ! faul beaucoup plus de travail que I si la lerre csl relativement propre, j Le tableau fies frais, discutés en dé-j tail dans le bulletin du ministère ! fédéral de l'Agriculture, comprend I l'emploi de la terre, des machines, de re main-d'ocuvre à 25c par heu- cl de l'énergie chevaline à 8 c.par heure.—- Prix de revient des recolles de la ferme dans les provinces des Prairies.Le chardon La chardon du Canada n'csl pas une plante indigène au Canada.Il est d'origine européenne.La production , avantageuse du grain l.e bulletin du ministère fédéral de l'agriculture sur le prix de revient des récoltes contient un chapitre intitulé "Budget de la ferme pour la production économique du blé".Ce chapitre, basé sur les renseignements flonnés dans d'autres parlies du bulletin, représentant les résultais qu'on tient attendre de différents modes d'exploitation des ; fermes à grain, donne les frais et I les revenus probables de différentes fermes.I.es calculs sont sujets [à des modifications suivant les coo-dilioiis locales que présentent les différents districts mais ils indiquent l'effet de la grandeur de la ferme el du mode d'exploitation sur le prix de revient el le revenu net total.La dimension de la ferme est sans doute un facteur important dans la production avantageuse du grain.I.a ferme d'un quart de section parait beaucoup trop pe-lile pour cela: c'est parce que les frais fixes pour le matériel el la main-d'ocuvre sont beaucoup Irop élevés, tandis que le revenu obtenu est beaucoup trop faible.Sur une ferme de ce genre où la movenne de production du blé est de 18 boisseaux à l'acre, le prix de revient du Mi mm ail de SI.02 le boisseau.La Filosité des pommes de terre (Noies des fermes expérimentales) Il est admis depuis quelque temps que la filosilé du tubercule une maladie de la pomme de lerre csl un fléau dont on doit lenir compte dans la production des pommes de lerre de semence au Canada.Lorsque, par exemple, la filosilé allaque les tubercules de semence, elle provoque la dégénérescence des variétés.I.es symptômes de la filosilé se développent dans les lijjcs cl dans les tubercules: les planions affectés gcrmcnl lentement cl la levée des plantes est, relardée.Les pieds de tubercules filosés ont une apparence dressée, les feuilles sonl plus petiles que d'habitude, elles sonl pointues el poussent eu formant un angle plus aigu que d'habitude avec la tige principale.Au commencement de la saison elles sonl verl foncé et la surface des feuilles csl soulevée ou "gonflée" entre les veines, tuais ce symptôme s'atténue à mesure que la saison s'avance.Les feuilles sonl très raides, elles sonl gondolées aux marges el généralement enroulées vers le- haut à la côte médiane.In observateur superficiel pourrai I croire que cel étal csl causé par l'cnroulurc des feuilles, mais dans cel dernière maladie les feuilles sont d'une rigidité caractéristique, elles sonl parcheminées cl cassantes.Les pieds venant des tubercules filosés produisent des fleurs prématurément cl en grande abondance.Mais la caractère le plus significatif peut-être de celle maladie, c'esl son effet sur les tubercules qui sonl plus longs el plus cylindriques que les tubercules normaux, d'un contour inégal cl effilés vers les extrémités.Les "yeux" sont très apparents; ils sont nombreux el ils onl une tendance à former de petites bosses, spécialement chez les tubercules de la variété Irish Cobbler.Les tuberculosa plus longs el plus cylindriques peuvent développer île fentes de végé-lalion qui se forment lorsque les tubercules sonl petits cl qu'ils poussent rapidement.Les observa-lions faites au laboratoire du service de la botanique de Charlotte-town montrent que la gravité de la filosilé augmente lorsqu'on se sert pour la semence de tubercules ve-nanl de pieds affectés.Voici les moyens préventifs recommandés pour celle maladie: (1) Servez-vous de tubercules de semence certifiée.(2) Ne plantez, que îles tubercules du meilleur type pour la variété en question.(3) Etablissez une parcelle de semence qui doit être éloignée de 2(1(1 pieds au moins du champ de pommes de lerre le plus proche.B.B.Hl'BST.Laboratoire fédéral de pathologie végétale.(Division des fermes expérimentales, Chariottetown, 1.P.-E.).Petites annonces IAM1F: SO .«ous par insr.rtlou d« 25 mot» ou mi>lis; 2 ion* par mot eddttlonnH.HOMMES DEMANDES Avens besoin d'htrauies aerleui.actif» et nmbliieuz pour del ailler 160 Produit, Oinadlens comprenant Articles de Tollett».Médecines.Produits Allmeutatres et Produit": de Ferme.Système Compta"i.No» vendeurs actuels /onl de I2.V00 ^ «35 rm -T- -> Feuilleton (lu Bulletin 5jp * * La douloureuse victoire par DELLY •ilfl ri* rft* Ht* ffln WjV - , - ^Y~y jp» tfft rfJVj rjjp ************************** _ Pouvcr.-rous en douter?Croyez-vous qu'un coeur désillusionné de tout el qui vcul vivre pourtant, n'éprouve pas l'influence bienfaisante d'une àme.telle que la voire?Vous êtes très modeste.Monsieur, niais malgré tout, il faut vous dire que vous êtes d'un immense secours à une àme.lasse, qui .souffre d'un vide que.rien encore n'a pu combler.Sa main brûlante, serrait celle, de, nruno.Il cul un de ces éblouisse-ments qui devenaient de plus en plus fréquents, chaque fois qu'il se trouvait en présence de Florianc._ Vous me donner, là une des pins grandes joies de ma vie! dit-il avec, une chaleur qui fit trembler un voix.— Oh! il fnut espérer que vous en Mirez d'autres, plus belles encore! Le rire de Morinnc résonna, lc-Rcr.aérien, avec des sonorités très douces.Elle s'écarta un peu, en laissant aller la main de Bruno.D'un mouvement disirait, son pied écarta la fleur méconnaissable.Bruno, rn se dirigeant vers la porte, la rencontra sous son talon et l'écrasa.En sortant, il alla saluer M.el Mme Jarlicr el Ismène, installés sous un des tilleuls du jardin.Mais il ne.s'attarda pas prés d'eux.Ces autres membres de la famille ne lui étaient pas.à beaucoup près, aussi sympathiques que Florianc.Il éprouvait même à l'égard des parents une sorte de ressentiment, quand il songeait que cette jeune fille, par ailleurs si bien douce, leur devait le dénuement de son Ame, l'absence de cette incomparable couronne de la femme: la foi, la piété.En quittant la llcrmellicrc.il revint rapidement vers Sargé.Près de Florianc, il oubliait l'heure.L'abbé.Bivors lui avait confié une enquête à faire sur une famille in- digente nouvellement établis dans le pays, et il lui restait à peine le temps nécessaire pour y procéder avant le diner.En traversant la place de l'Eglise, il vit sa mère qui sortait de Sainte-Cécile avec Marthe.I.ohcrcl.la fiancée de Louis.Mme Fcrvièrcs avait une robe gris argent, et elle semblait ainsi très jeune.Mais une brume demeurait sur ses yeux, une pensée absorbante plissait son front.Un sourire s'esquissa sur ses lèvres, comme appelé de très loltv à la vue de Bruno qui venait vers clic.Le jeune homme serra la main de Marthe, échangea quelque-; mois avec elle.Puis Mlle l.obcrcl s'éloigna pour regagner sa demeure.Bruno demande: — Vous rentre/, maman?Oui.El toi?_— Moi, je vais rue des Halles.Une course pour .lacqtics.Je me suis retardé.Ils s'avancèrent sur la place, toute blanche sous la clarté brûlante d'un soleil d'orage.Les maisons avaient des mines grillées.Un rosier, le long d'un mur, laissait pendre ses fleurs jaunes, demi-mortes.Mme Fcrvièrcs ouvrit son ombrelle.— Qu'as-tu fnil cet après-midi, Bruno?— De la musique n la llcrmclliè-rc.Elle dit: — Ah! Ses paupières battirent légèrement.Elle tourna un peu la Iclc el regarda Bruno qui marchait près d'elle.Le fin profil du jeune homme se dessinait très fermement dans la lumière ardente qui dorait la claire mutité de son teint.Le corps svelte avail une allure élégante toute naturelle et les mouvements gardaient toujours une aisance souple, sans recherche.La mère songea: "Il csl charmant".Mais aucun orgueil ne gonfla son coeur.Quelque chose cependant frémit sur sa physionomie.— Qu'avcz-vous joué?— Beethoven et Schumann.Mlle Florianc est décidément une admirable artiste, maman.- Cela doit être, pour que tu te déranges ainsi, toi qui jusqu'ici repoussais toutes relations mondaines.Elle souriait.Lui ne vit pas la contrainte de ce sourire cl ne perçut pas l'anxiété légère de l'accent.— Oui, je l'avoue, c'est un plaisir délicieux de l'accompagner cl de l'entendre, .'c ne connais pas ici de musicienne possédant à ce degré l'art d'exprimer Ions les sentiments.— El vous cause/, aussi?— Oui, de choses très sérieuses, .le la crois attirée vers notre foi, maman.— Elle le l'a dit?— Elle me le laisse entendre.C'est une belle àme sincère.Mme Fcrvièrcs dit avec, un peu d'ironie: — Depuis si lieu que lu la connais, le voilà tléjà fixé là-dessus?I! faul plus de lemps pour juger une ànic, et siiiioul une àme de femme.Bruno murmura pensivement: — C'est vrai.Une àme de femme.oui, c'est toujours un peu d'énigme.Ils passaient du soleil aveuglant dans l'ombre d'une rue.Bruno regardait sa mère el sourit tendrement aux yeux clairs un peu levés sur lui.— .Pas la voire, maman, ,1e crois que les àmes des mères n'ont pas de mystère pour les enfants.Elle eut un léger mouvement de tête: — Si.Mais c'est un autre mystère.Elle laissa passer un silence cl ajouta : — Celui-là ne cache pas de danger.D'autres mots étaient sur ses lèvres.Ils ne les franchirent pas.Mais lout au fond du regard serein, l'inquiétude demeura, comme une lampe voilée que son coeur de mère n'osaiI découvrir encore; mais qui veillait, vu Le vieux pare de Varlaumont s'éyagait de claires toilcllcs, en cette après-midi qui était celle de la garden-party offerte par les châtelains.Des rires s'élevaient sous les épaisses frondaisons qui baignaient dans l'or ardent de la lumière d'été.Hélène de Marges, vêtue de blanc, allait de l'un à l'autre, admirée de tous.Florianc dit à la petite cour masculine très empressée qui l'entourai!; Mme de Marges csl vraiment idéale ! Un jeune officier s'exclama: C'esl admirable d'entendre avouer cela par une jolie femme! Elle riposta: •— 11 a des jolies femmes qui sont sincères, Monsieur.•— Mais je m'en aperçois.Mademoiselle.El c'est pour elles un charme de plus.Elle sourit, en effleurant d'un regard indolent ses admirateurs.Bruno ne se trouvai! point parmi eux.Arrivé un peu en retard, il était venu la saluer, puis, la voyant ainsi entourée, il s'élail écarté.Maintenant, il causait au milieu d'un groupe d'hommes — ou plutôt il jetait çà et là dans l'entretien quelques monosyllables.' Son attention, malgré lui.ne quittait pas I cet autre groupe où.de temps à | autre, cascadail le rire délicieux de Florianc.Une sorte d'irritation montait en lui.Ces Jeunes gens complimenteurs étaient de ceux dont elle lui avait dit naguère qu'ils l'ennuyaient.Cependant, elle ne faisait rien pour se soustraire à leurs hommages.Elle souriait, causait brillamment, les éblouissait tous par son charme subtil.Aujourd'hui sa soeur cl clic avaient quitté le demi-deuil.L'aînée portail une robe de voile blanc à grandes fleurs couleur d'énicraude.Sur ses cheveux ondulés, un petit chapeau de paille verte formait comme deux ailes qui se balançaient à chacun tie ses mouvements.Elle était le point de mire de tous les regards et les invitcc.t tic Mme de Marges ne se faisaient pas faute de critiquer cette toil cl -te — d'au tan I mieux qu'elle seyait admirablement à Florianc.De la voir ainsi l'objet de l'attention générale.Bruno ressentait une souffrance aiguë.Il devinait les réflexions qui se faisaient et dont quelques-unes.d'ailleurs, étaient déjà parvenues à ses oreilles.Sa pensée se reportait vers les quinze jours qui venaient de s'écouler.Cinq fois, il était allé à la 11er-mellièro.trois fois, il avait rencontré Florianc au prieure.Quelles conversations charmantes, si élevées! Quel échange de pensées tout intimes! Il lui semblait voir, chaque jour, celte âme faire un pas vers la vérité.Il lui semblait qu'il la lenait.qu'il allait la conduire à Dieu.Elle lui disait: "Parlez encore! Il m'est si doux de vous entendre!" Elle l'écoutait avec une sorte de ferveur avide, qui éclairait ses yeux comme une flamme brûlante.Et lui sentait le zèle le dévorer, un peu plus chaque jour.Cette âme.il la voulait.Quelle précieuse conquête elle serait! Mais aujourd'hui, celle Floriane-là semblait s'être évanouie.Il n'avait plus devant les yeux qu'une coquette à la mise osée qui.tout à l'heure, l'avait à peine regardé lorsqu'il s'était incliné devant elles.Mensonge, alors sa prétendue lassitude de la vie mondaine?Mensonge, ses Suite à la page i PACK QUAI RE LE SULLETIN DEb AGRICULTEURS 19 JUILLET m+ Une enquête sur Télectrif ication rurale Pourquoi les cultivateurs optent pour la régie publique des pouvoirs hydro-électriques?-Le questionnaire de l'U.C.C.M.T.-D.Bouchard, president de l'Assemblée législative,! vient de tenir, à travers la province, une série d'assemblées pour | démontrer la nécessité de municipalise!- cl d'étatiser nos ressources hydroélectriques.M.Bouchard déplore que nos deux grands partis provin- ; ciaux aient cru jusqu'ici à la supériorité de l'exploitation de nos I pouvoirs d'eau pnr des compagnies privées; niais il y a longtemps que Vl'nion catholique des Cultivateurs réclame la régie publique de la production et de la distribution de l'électricité.I D'ailleurs, dans toutes les provinces, les organisations j d'agriculteurs furent les premières à suggérer cette formule.Ainsi.M.Mei\ille-11.Staples, l'historien des Fermiers-Unis de l'Ontario, raconte que plusieurs associations agricoles préconisèrent, dès les premieres années du siècle, l'étatisation des services électriques dans la province voisine.En ItHIG.des représentants de la classe agricole onlaricnne, réunis en congres à i Toronto, passèrent une résolution demandant au gouvernement provincial que les possibilités hydroélectriques servent au profil de la collectivité el non à l'enrichissement de quelques | particuliers.Le premier ministre Whitney répondit qu'il partageait i l'opinion des associations agricoles et qu'il prendrait leur demande en considération.Pour cette fois, la traditionnelle I "prise en consideration" fui sérieuse et se réalisa dans une] puissante organisation hydroélectrique appartenant au peuple ontarien.Dans les provinces du Manitoba, de la Nouvelle-Hcosse.du .Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan, des commissions hydroélectriques furent aussi établies à la demande des agriculteurs.Depuis sa fondation.VUnion catholique tics Cultivateurs s'est toujours préoccupée de l'électrification des fermes.En 1930, elle consacrait même à celle question toute une demi-journée de son assemblée annuelle.Après discussion sur des conférences prononcées par le Dr Philippe Hamel, MM.Charles Gagné et Adélard Godbout, le congrès adoptait une resolution priant le gouvernement provincial de nommer une commission d'experts — qui ne serait pas celle des Services publics - chargée d'élaborer pour notre province un plan coopératif (l'électrification comme celui de l'Ontario.Depuis ce congrès.IT.C.C.convaincue qu'il est inutile d'attendre des compagnies privées l'électrification des campagnes, a réclamé constamment l'étatisation de la production et de là distribution de l'énergie électrique.Les cultivateurs de la province de Québec sont donc arrivés, un peu en relu ni.à la même conclusion que leurs confrères des autres provinces.* * •* Cette attitude de la classe agricole s'explique facilement.Non seulement les agriculteurs doivent payer des taux prohibitifs pour le courant électrique, mais encore construire à leurs trais les lignes de transmission qui conduisent à leurs fermes.11 faut qu'ils déboursent une moyenne de §500 pour achat de rils.fournitures et moteurs.De plus, selon l'ingénieur Lari-vière.les installations actuelles des compagnies seront à refaire pour distribuer la force motrice dans les campagnes.L'électrification des fermes en dehors des villages est donc pratiquement impossible dans les conditions présentes.Il faut que le problème de l'électrification rurale soil réglé le plus tôt possible en tenant compte de l'industrie fondamentale de notre province.La municipalisation peut être une solution pour les viHes, mais si tous nos centres urbains organisent leur propre système électrique sans fournir l'électricité en dehors de leurs limites, qui se chargera d'électrificr les campagnes?LV.C.C.a donc décidé de faire porter l'enquête annuelle précédant son congres général sur cette question qui s'impose rie plus en plus à l'opinion publique, surtout après les grandes ;ampagnes poursuivies avec tant de succès par le Docteur Phi-inpe Hamel.M.T.-D.Bouchard, président de l'Assemblée législative, le Devoir.YAclion catholique et quelques hebdomadaires indépendants.Qu'on nous permette de transcrire le questionnaire que nous enverrons ces jours-ci â nos 620 cercles disséminés à Ira-vers toute la province et à Ions les dirigeants des paroisses rurales: 1.Votre région est-elle desservie par l'électricité?2.Quelle compagnie fournil le courant électrique dans votre paroisse'?3.Quels taux sont imposés aux consommateurs: a) pour l'éclairage domestique; b) pour l'éclairage commercial; c) pour la force motrice'/ •t.Combien y a-l-il de cultivateurs dans votre paroisse'.' ô.Dans combien de fermes de votre paroisse l'électricité est-elle utilisée: a) pour l'éclairage domestique; b) pour laver; c) pour chauffer ou faire la cuisine; d) pour un Incubateur ou une êleveuse; e) pour une glacière; f) pour la traite des vaches; g) pour scier du bois: b) p.our battre ou cribler le grain: i) pour autres usages, lesquels?I).Pourquoi un plus grand nombre de cultivateurs ne se servent-ils pas de l'électricité?7.Les cultivateurs apprécient-ils les avantagés de l'électricité sur la ferme?S.Se serviraient-ils davantage de l'énergie électrique si les taux étaient baissés des deux tiers?9.Les cultivateurs peuvent-ils compter sur les compagnies privées pour obtenir ("electrification de leurs fermes à des conditions convenables?10.Quelles raisons les compagnies donnent-elles pour refuser de desservir les cultivateurs de votre paroisse ou de votre rang?11.Avez-vous à souffrir de difficultés ou de tracasseries île |a part de la compagnie qui dessert voire région?12.Y a-l-il dans votre légion des cbtiles d'eau qui onl été achetées par des compagnies cl qui ne sont pas aménagées?13.Exisle-t-il.dans votre paroisse ou votre région, de petites industries qui fonctionnent à l'électricité?II.Y aurait-il possibilité de faire surgir des industries locales si l'électricité était fournie à des taux avantageux?15.Comment notre gouvernement provincial pourrait-il favoriser efficacement l'électrification des fermes?lf>.Serait-il possible d'organiser des coopératives de cultivateurs qui achèteraient l'électricité en gros des compagnies ou d'une commission hydroélectrique de l'Etal?17.Pouvez-vous suggérer une autre solution que l'établissement, dans notre province, d'une commission hydroélectrique comme celle de l'Ontario?IS.Auriez-vous l'obligeance de nous adresser des comptes d'électricité, aussi nombreux que possible, de la compagnie qui dessert votre région?Nous avons déjà reçu de nombreuses adhésions à ce projet d'enquête.Nous voulons recueillir la documentation la pins complète possible sur l'électrification des campagnes.Mais il nous faut la collaboration de tous ceux qui sont intéressés au progrès de l'agriculture.Nous prions donc les lecteurs du Devoir de nous faire connaître leurs vues sur ce problème en répondant à ce questionnaire.Le lait et la crème ( Du Devoir.17 juillet 1934.) Albert rioux Les municipalités et leurs créanciers Une nouvelle loi provinciale Une loi très importante, adoptée à la dernière session.se trouve au chapitre lib' (lu nouveau statut.'Jl George V.la b(i concernant les des corporations mu-scolaires avec leurs Toujours à votre service Vous qui êtes intéressés dans l'industrie laitière: Nous vendons toutes les machines et ustensiles servant à traiter le lait che: le cultivateur, le laitier et le fabricant de beurre, de fromage et de crème glacée.Notre service et la qualité supérieure de nos produits sont une garantie de satisfaction.ADRESSEZ VOS DEMANDES A 304 place d'youville Montréal.Tél.MArquette s067 Casier Postal 4s4 Il s agit ( conventions nicipalcs cl créanciers.i'ar cette loi.une corporation municipale ou scolaire qui est embarrassée dans ses finances par Miitc du fait que ses emprunts ont été contractés pour des termes trop courts, peut s'entendre avec ses créanciers pour obtenir d'eux des conditions plus favorables, et échapper ainsi, peut-être, à un désastre.Beaucoup de corporations municipales ou scolaires ont été imprévoyantes, et ont contracté des dettes considérables au moyen d'emprunts sur billets à demande.F.llcc prévoient que leurs créanciers peuvent réclamer, ensemble, le paiement de leurs billets, ceci embarrasserait fort la municipalité, car cela peut arriver à un moment où il serait à peu près impossible pour la municipalité de négocier un emprunt considérable à long terme.Celte nouvelle loi donne a la corporation le pouvoir de s'entendre avec se-, créanciers et pourvu que le règlement effectué avec eux.soit accepté par les deux tiers d'entre eux.et approuvé par la commission municipale de Québec, il lie tous les créanciers intéressés ainsi que la municipalité.Plusieurs municipalités seraient intéressées à se prévaloir des dispositions rie celte nouvelle loi que nous signalons à leur attention.Il serait impossible d'expliquer, ici.toutes les formalités exigées par la loi pour mettre a effet ses dispositions quelque peu compliquées.Nous recommandons donc, aux municipalités qui seraient intéressées, de consulter à ce sujet la Commission municipale de Québec.Ses officiers seront heureux d'examiner l'étal rie leurs finances et de leur donner à ce sujet les conseils qu'il appartiendra.Cette loi a été passée par la Législature afin de permettre à une municipalité de mettre ordre elle-même à ses finances, et d'éviter ainsi des complications qui pourraient la forcer de se déclarer en défaut.Lorsque ce malheur arrive à une municipalité.la Commis-sien municipale fie Québec est obligée de faire avec les créanciers de la municipalité, un tel arrangement, mais la mise en défaut est onéreuse pour les contribuables et le crédit de la municipalité est affecté pour plusieurs années.l.a Commission municipale sait qu'en prêtant son concours à une municipalité qui est assez soucieuse de l'intérêt de ses contribuables, pour vouloir mettre ordre à ses affaires, elle contribue ainsi,au maintien du crédit de cette municipalité et de la province.Donc que l'on s'adresse à la Commission municipale pour se faire guider dans l'exécution de cette loi concernant les conventions des corporations municipales ou scolaires avec leurs créanciers, 24 George V.chap.'MS.I flu Bulletin des affaires municipales».La compressibilité de la laine Une délégation de cultivateurs demande que le règlement municipal ne soit pas modifié lue délégation de l'Union Catholique des Cultivateurs; section de Montréal-Sud, s'est présentée hier auprès du comité exécutif pour protester contre lu demande formulée le 13 juin par une délégation auprès du comité exécutif, pour l'émission de permis de vendre ou livrer de la crème cl du lait au domicile des citadins.M.le Dr A.Pratte, du service de santé, accompagnait la delegation.On a invoqué b's arguments déjà apportes pur rtliéjen:T, P.O.'km 1 Demander la Manuel traitant d«s Brevett, mar^uei de en m mere*., etc., MARION & MARION ¦ t**4u ItH lZli'l rue Uni»erâité, Montrai LA PARADE DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE, Ji MONTREAL "L'AEROPLANE Les Laboratoires Nationaux de Recherches ont entrepris une élu-j de sur la cause de la dureté des j laines par comparaison aux autres i laines de la même finesse, lorsque! celles-ci sont tissées.Les échantillons de fil emploie, représentant ur.c laine dure et une laine relativement molle respectivement, onl été choisis par des tisserands pratiques el dans chaque cas le fil teint éluil un peu plus dur que le fil blanc correspondant.En fait, la dureté paraissait être plus prononcée lorsque la laine était teinte.I.'n appareil a été devisé, permettant de mesurer le degré de comprcssibilité de la laine.Qua-tre échantillons de fil d'une dureté différente ont été essayés au moyen de cet appareil et l'on a constaté que la laine élail d'autant plus compressible qu'elle était moins dure; en d'autres termes, la comprcssibilité diminue à mesure que la dureté augmente; plus la laine est molle plus elle se compresse facilement.On se propose rie continuer ces recherches pour trouver les rapports qui existent entre les résultats donnés par celle méthode el les antres propriétés élastiques de la fibre de laine, et pour déterminer l'effet des différents procédés de fabrication.L un des chars allégoriques les plus intéressants de la parade qui a eu lieu à Montréal, à l'occasion de la Saint-Jcan-Baptisïe, était celui de l'aéroplane: il faisait partie d'une série illustrant les anciens et les nouveaux modes de transport.I.c char allégorique "l'aéroplane" représentait un avion ullra-modcrnc aux lignes élancées, avec moteurs jumeaux, hélices en mouvement, etc.Il a été entièrement construit dans les ateliers de 17m-[irrial Tobacco Company par des Canadiens.Feuilleton du Bu letin ran rZr* 1 •* \ ri * La doiiloureus victoire par DELLY * * wSs •Dr?* moral Aujourd'hui.Avec un Iran-metlait Bruno aspirations vers une existence sérieuse, et son intérêt en apparence chaque jour plus vif pour les questions religieuses?Mensonge aussi, tous ces mots, tous ces soupirs, lo'i'cs ces confidences?.Tout, tout?Elle n'avait vu là qu'un amusement de plus, un pet i l amusement de dilettante elle en était lasse, quille dédain, elle de côté.Il essayait de se dire: "Non.non.,-e n'est pas possible! Hlle était vraiment sérieuse, quand elle me parlait ainsi".Il se remémorait les ncures passées prés d'elle, dans l'intimité du petit salon où flottait le parfum de Florianc.ses jeux de pby sionomie, ses regards, ses sourires.Me tout cela, qui Pcndormail en une lente et processive ivresse à chacune de ses rencontres avec Florianc.il se grisait de nouveau »«r le tnnvp-.nir en la regardant.tandis que tout son élre moral tressaillait sons l'étreinte d'une souffrance inconnue.—Tu inc.parais bien distrait, mon cher ami! lui dit Henry de Marges landis que tous deux, un peu plus lard, se trouvaient un instant seuls.- Non.oui I.c pénétrant l'en veloppa.Qu'as-tu?„ Mais rien.Henry eut un geste qui signifiait: "Je n'en crois pas un mot".Mais il n'insista pas.Bruno s'éloigna, alla errer sur les pelouses, ar-rélé par des amis, causant quelques minutes avec le même air absent et toujours regardant vers ce point où les ailes vertes s'agitaient doucement sur (les cheveux fauves.Il finit par aller s'asseoir prés de.sa mère, au morncnl où les domestiques circulaient avec, les pla- c'csl possible, regard d'Henry leaux garnis de rafraîchissements.| Elle ne lui demanda pas comme Henry de Marges: "Qu'as-tu?" Mais elle le regarda avec un émoi voilé.C'est charmant, toutes ces toilettes élégantes au milieu de celle verdure, dit-elle.Tout à fait charmant.I.e silence tomba entre eux.Trop de pensées occupaient leur coeur; les phrases banales mouraient avant d'avoir élé prononcées.Mme b'er-viercs gardait pourtant son air de sérénité lumineuse.Entre ses doigts, elle froissait doucement un , fin mouchoir brodé.C'était le seul signe de son émotion cachée.Henry venait fie se rapprocher du groupe qui cnlourail Ploriane.Celle-ci l'appela, el ils causèrent pendant quelques instants, l.a physionomie de Mlle .larlier témoignait d'un intérêl liés vif.Elle se leva toul à coup avec un geste qui voulait dire: "Allons".En compagnie du châtelain, elle s'éloigna vers une allée du parc.M.de Marges va sans doute montrer à .Mlle .larlier le petit lac (les l'écs, «lit Mme Fcrvicrcs.Bruno murmura: Sans doute.Il suivait des yeux les deux silhouettes élégantes qui se mouvaient dans la lumière ombrée, l.a robe blanche fleurie de vert ondulait en plis harmonieux, au rythme lent de la marche.Les ailes vertes, à celle dislance, prenaient des Ions plus doux près rie l'or ardent des cheveux.Florianc cl M.de Marges causaient.A tout instant.Henry, plus grand que sa compagne, penchait vers elle sa taille souple.Ou bien la jeune fille levait la tète, cl alors son profil apparaissait pendant quelques secondes, avec, sa bouche attentive et l'ombre des cils autour de l'oeil.Bruno les regardait el ne voyait plus qu'eux.Une amertume irritée s'insinuait en lui.Il songeait: "C'est à moi qu'elle aurait du demander de lui montrer le lac.C'est moi qui lui en ai coulé la légende, l'autre jour.Mais non, clic aime mieux avoir pour cicerone le comte de Marges, ce grand seigneur 1res séduisant." Jamais de loties pensées n'étaient venues à l'esprit de Bruno.Il avail trop l'habitude de surveiller sa | conscience pour ne pas se reprendre aussitôt cl s'émouvoir de pa- I roiI écart.Avec stupéfaction, il se.i demanda: "Pourquoi ce mécontentement contre elle, contre lui?Il I est très naturel qu'Henry, le maître de maison, montre à une invitée son domaine, et Mlle .larlier devait s'adresser à lui plutôt qu'à un autre, sachant qu'un propriétaire, est toujours flatté de l'attention apportée par ses holes à ce qui lui appartient." Sous un bosquet, des musiciens préludaient à un air de danse, line sauterie s'organisait.Louis passa, ayant à son liras sa fiancée.Il souriait.L'a même joie tranquille était sur son front cl dans les yeux de Marthe.Bruno ne dansait pas.D'un regard vague, il suivait les couples qui se formaient.Sa pensée se trouvait ailleurs.Elle cherchait la signification du malaise, dont son âme était atteinte, depuis un moment.M.de Marges cl FlorianCC reparurent dans l'allée.Ils marchaient lentement en causant toujours.La courte promenade avait fait monter une teinte très rose aux joues de Florianc.Henry semblait fort gai.cl il avail ce fin sourire qui charmait sur sa physionomie souvent un peu froide à l'égard des étrangers.En arrivanl près «les autres couples.Florianc pril le bras du jeune châtelain el Ions deux se mêlaient à la danse.Bruno ne les quittai) pas des yeux.Avec une attention avide, il constatait leur grâce, leur souplesse élégante.Jamais les dons physiques d'Henry de Marges ne l'avaient frappé comme aujourd'hui.Evidemment Florianc s'enorgueillissait d'avoir un Ici cavalier.Lui ne pouvait qu'apprécier le charme de celle intelligence féminine, en dépil du genre un peu trop libre de Mlle .larlier qu'il désapprouvait fort.Ils passèrent un moment tout près de Mme Fcrvièrcs et de Bruno.Un rayon de soleil fil étincclcr les opales qui entouraient le cou de Flo-I riane.Bruno ferma un instant les : paupières.I.e doux éclat des pierres l'avait-il ébloui?Ou bien le regard brillant qui s'élail glissé, fugitivement, entre les cils légers?Ou encore, le sourire énigmaliquo des lèvres rouges?Un frémissement courut, en lui.Il se demanda: "Qu'ai-jc donc?" El il se leva, sans s'apercevoir que sa mère le regardait, remuât, qu'il secouât dus.-— Je vais marcher — Oui, c'est cela, fan t.Mme Fcrvièrcs le gner.De multiples formaient autour de étaient tristes et inquiets.L, le Mme Augé, assise près d'e Il fallait qu'il ses nerfs ten- iiil peu, dil-il.Va, mon en- regarda s'éloi-pelils plis se ses yeux, qui vieille, lui parla, el elle répondit d'une voix tranquille, en froissant toujours légèrement le mouchoir brodé.Elle souriait, mais des lèvres seulement, el en s'y obligeant.Toute sa pensée élail ailleurs.Au passage, le docteur Marie pril le bras de Bruno.— Si nous allions faire un tour?.l'en ai assez de voir tourbillonner.El vous?— Moi, j'en ai trop.Le docteur le regarda d'un air amusé.— Vous dites çn avec une conviction! Décidément, vous n'êles pas mondain! — Pas flu tout.C'est slupide, toutes ces fêles, el j'allais précisément m'égarer un peu flans le parc.Eh bien! égarons-nous fie compagnie, voulez-vous?Bruno acquiesça avec empressement.Il aimait mieux ne pas être seul avec ses pensées, s'étourdir dans la conversation, remettre ?plus lard l'examen qu'il savait includable - l'examen de son Ame troublée où laul d'impressions étranges s'élaicnl heurtées cette après-midi.Quand ils revinrent, nprès une longue flânerie sous les futaies caressées par la lumière qui se mourait, les botes de Varlaninoiil commençaient de prendre congé.|"|„-rinne riait au milieu d'un group,.,|(.jeunesse.I21|c offrnil toute la vi- vante blancheur de son vis:.h In cjnrlé du soir cl à la brise rafraîchie qui apportait les parfums des jardins.En apercevant Bruno elle vint a lui.de celle allure à la fois nonchalante cl décidée qui lui était particulière.Vous faites le beau lénébreux?dit-elle avec un léger sourire d'ironie.M se raidit contre l'émotion frémissante qu'il scnlail venir el ri-posta avec un peu de sécheresse: 'Aucunement; Mademoiselle.•Mais les Amusements mondains ne sont guère mon fail cl je leur ai préféré une promenade dans ce parc superbe, dont je ne me.iasse pas.Superbe, en efrel.M.de Marges m'a montré ce lac don! vous m avez coulé la légende.Nous avons beaucoup parlé de'vous.Il m'a appris que vous deviez ce nom de Bruno, qui me semble si déli-clcuscmcnl vieillot, à un frère de Suite a la page fi i f 19 JUILLET 1934 PACE CINQ CERCLE LITTERAIRE SOUS LA DIRECTION DE MA PLUME Ma plume est bien petit*» et pourtant bien gentilk ^ur le papier sans cesse, elle aime à se glisser Légère et sans souci comme In jeune fille Qui, volage parfois, se complaît A danser.A ma main cependant, elle csl bien peu docile-Tandis que je lui parle, elle semble écouler- ' Dans son petit orgueil, lout lui pnrall facile Mais lorsque je le veux ne peut plus répéter.le l'aime bien, pourtant, cette plume trompeuse: Mie esi ma confidente aux grands jours de malheur, fille seule jamais ne se montre motpiou.se Sous les aveux naïfs que lui souille mon cœur.filin ne sourit pas quand je lui dis que j'aime fit (pie je meurs d'ennui loin de l'être adoré Mais b6 penchant vers moi me dit : "Aime quand même' "Donne-moi ion secret et j'irai lui porter".Viendra pourtant un jour où ma plume fanée Sur l'arène des mots ne pouvant plus courir, Tombera de ma main, pleurant sa destinée Et malgré mon amour, je la verrai mourir.[Envoi d'Aurore Prinlanièn UHEURE PRECIEUSE Dand l'infini du ciel, le soleil a sombré; .le l'ai vu disparaître à l'horizon doré.Sa flamme incendiait la nalure en détresse fit la mer appelait sa dernière caresse.Maintenant, l'ombre approche et partout si* répand, fille gagne, les bois, elle couvre l'étang, ("est le soir désolé qui lentement déplie Le voile ténébreux de sa mélancolie.le suis triste et je songe aux soleils disparu» Qui sur nos fronts lassés ne luinmt jamais plu5 .le songe que tout nait.vit, décroit et s'achève: Le jour, la fleur, l'oiseau, l'ambition, le réve.Mais pourquoi pleurons-nous sur tout ce qui finit ?Pourquoi regreitons-iious le soleil qui s'enfuit, La rose qui se fane et le baiser qui passe, L'heure qui vient rie naiire cl qu'une autre heure efface?• Ah! c'e.'.t que d'infini le creur esi assoiffé.'""cet que l'homme ici-bas n'est qu'un pauvre exilé Qui réve à sa patrie en son finie immortelle fit que l'éternité, toute la vie, appelle.Pans l'infini du ciel le soleil a sombré .le l'ai VU disparaître à l'horizon doré Sa flamme incendiait la nature en détresse fil la mer appelait sa dernière caresse.tMILLICENT [Envoi de Tsigane Rieuse).Chaque fois que ses forces diminuent clic prend des PILULES ROUGES et c'est un regain de vie.Ml lletl de M laisser aller nu tl^rouinccmcnt et rtnn-sruvrr ainal Irur Mlualton.1rs Ifliimf» mnliiilr» devraient M îeiisolsnrr Sou» publions aujourd'hui 1» ^mniiiimv île MattalM Joseph narine que nou» rr- .r.i,im»n>¦ rA-> «sV.i>(a rsjfi "in rji M.rerviéres, un Chnrlrcux.ne vous siérait mieux, presque un moine laïque.Elle parlait d'un Ion sérieux.Mais l'éclat de ses veux s'avivait d'une lueur d'ironie 'très douce.Rruno cul un frisson intérieur.Il abaissa un peu ses paupières, comme tout h l'heure, en ripostant d'un ton qu'il essayait de rendre indiffé-rehl: — Vous exagérez.Mais je voudrais que vous disiez, vrai.Elle eut un rire bas et doux, qui enlr'ouvril A peine ses lèvres.Sur la blancheur palpitante de son cou, le reflet bleuAlrc des opales glissa.Elle leva lentement la main cl la posa sur le bras de Bruno.— Moi, je ne le voudrais pas.car vous trouveriez peut-être trop profanes nos charmantes séances de musique el nos causeries.Vous viendrez un de ces jours?Feuilleton flu Bulletin ojt?douloureuse victoire par DELLY - 4 - répondit machinalement: n Je ne sais.Ses paupières se soulevaient malgré lui.Il cul un nouveau frisson en rencontrant le regard brillant tic Floriane.Comment! vous ne savez?Mais je vous veux! Nous avons fies morceaux à,déchiffrer, .le compte sur vous, monsieur Rruno.Su main s'appuyait un peu plus, doucement.Elle était brûlante sous le gant clair ct Bruno cul l'impression que celte chaleur, pénétrant à travers la manche de son vêtement, s'insinuait tlans ses veines, jusqu'à son coeur.Floriane répéta avec un sourire pensif: — Monsieur Bruno.J'aime vous appeler ainsi.J'aime ce nom.Je ne vomirais pas que vous en eussiez un autre.Son regard n'était plus qu'une caresse.Bruno y perdit le sien pcntlanl quelques secondes, avec enivrement, en répondant «l'un ion machinal : - Mais oui, j'irai à la llermel-liére.naturellement.Une pression 1res longue de la main fine le remercia.— Vous êtes le plus charmant des amis.A bientôt.Elle s'éloigna pour rejoindre sa soeur qui, rouge el animée tout a l'heure, semblait maintenant ne plus pouvoir se soutenir.Leurs parents el elles prirent aussitôt congé des châtelains.Bientôt, ceux-ci se trouvèrent seuls avec quelques intimes, parmi les Fervièrcs qu'ils retenaient A dîner.Mme tic Marges se rapprochait de Mme Fervièrcs.elles causèrent ensemble un instant, puis Henry les rejoignit, échangea quelques mots avec elles.Bruno s'était assis près de son frère et fie Marthe Lobe-rcl et les écoulait d'un air distrait, en prenant pari à la conversation seulement par une phrase jetée ça et la.Il essayait de s'intéresser à leurs propos pour ne pas sentir ce malaise qui augmentait, qui faisait battre fébrilement ses artères, comme A la menace d'un péril.Henry se rapprocha el prit une chaise près tics jeunes gens.— Eh bien! était-ce réussi?— Tout a fait, dit Marthe.Mme de Marges et vous, monsieur, avez une si charmante façon de recevoir! Personne ne sait exercer l'hospitalité comme a Vorl.iumont.Louis ajouta: C'est mon avis, c'csl celui tie tous.M.larlicr me le disait aussi tout à l'heure.Voilà des voisins que je me serais dispensé d'inviter, si j'avais pu.Oui, le père est déplaisant et les jeunes filles d'allures Irop libres, fori coquettes en outre, la cadet le surtout.Surtout?Tu crois, mon cher?Oui.elle l'est peut-être davantage en apparence: elle est surtout plus folle, plus inconséquente, très mal élevée en un mol.Mais l'aînée est ; Infiniment! plus dangereuse.J'ai i voulu l'étudier un peu: c'est pourquoi je lui ai offert de la conduire jusqu'au lac.Nous avons causé.! ICIle est fort intelligente, elle doit être sérieuse quand elle le veut, clic a certainement une volonté très fer-i nie.qui sait mettre totil en jeu pour | atteindre son but.Le jour où celle femme-la aura une ambition, ou une passion, rien ne la retiendra.Et elle possède tous les signes de la plus terrible coquetterie — celle qui se coche.Le jour, en mourant, devenait très rose.La robe blonehe de Mine de Marges prenait des Ions d'aurore, le teint mat tic Mme Fervièrcs s'éclairait d'un reflet pourpre.Les yeux couleur de noisette.Inquiets et tendres, revenaient sans cesse k Rruno.La mère n'entendait pas les paroles échangées, mais elle songeait: "Que disent-ils en ce moment?M.de Marges parle-t-il d"'cl-le"?Rruno change de visage.Il regarde M.de Marges.Il va parler.Que dil-il?" Aux derniers mois d'Henry, Bruno avait légèrement rougi.Il riposta avec une sorte tic véhémence: — En vérité, je ne le reconnais plus! Tu n'es pas coulumicr de jugements semblables.Et ici.le fait est d'aniant plus surprenant qu'il s'agit d'une jeune fille fies plus honorables.Rien, dans sa conduite, ne peut autoriser une accusation portée à ce degré.Qu'elle soil un peu coquette, c'csl possible.Son éducation, son milieu seuls doivent en être cause, car par ailleurs sa nature est sérieuse, sincère, très attirée vers les idées nobles el les sentiments élevés.Elle est.de toutes façons, une femme remarquable.Je puis te l'affirmer, car je la connais maintenant.Henry dit tranquillement: — Non.tu ne la connais pas.Il regardait son ami de cet air ferme el réfléchi qui prenait aux heures graves tic la vie.Et il ajouta, prévenant le geste de protestation déjà esquissé par Bruno: — Tu n'es pas fait pour connaître les femmes — ce genre de femmes-là.Un ancien aurait dit d'elles qu'elles sont issues de l'union du sphinx et de la sirène.Cela les dépeindrait assez bien.Toi, tu as toujours fui le monde, tu les ignores.Je crois que ceci est un danger pour qui n'est pas destiné a vivre dans la solitude d'un cloître.H est bon d'être averti du péril, pour s'en défier.Sur le teint tie Bruno, la rougeur s'accenjua pendant quelques secondes, Une poussée d'émotion charria fortement le sang dans ses artères ct fil trembler ses mains.Il dit d'une voix légèrement enrouée: — .le crois que tu te trompes sur elle.Le sang s'était déjà relive de son visage, qui semblait maintenant très pftlr.Il ne se mêla plus à la conversation ct, pendant le tltner, fil effort pour prononcer quelques mots, pour avaler quelques bouchées ties mets présentés par les domestiques.Dès que les châtelains et leurs botes furent passés nu salon ou se furent dispersés sur ht terrasse el aux alentours du château, il se glissa au dehors el se perdit dans une allée.l'n peu de vent s'élevait.Les feuillages s'agitaient avec un bruil léger, comme un froissement de soie.Une lueur incertaine permettait de se diriger dans la nuit mais n'atteignait pas jusqu'au fond des bosquels, qui restaient obscurs.Rruno s'arrêta à un petit rond-point et s'assit sur un des bancs placés là.Il courba son buste, posa ses coudes sur ses genoux et couvrit de ses mains son visage qui bridait.Alors il se mit en face de la vérité entrevue tout a l'heure, quand Henry avait parlé.Un frisson d'ivresse fit vibrer tout son être.Il murmura: — Ce n'est pas possible! Ce n'est pas possible! Et un effroi l'étreignit — l'effroi tie l'amour qu'il avait ignoré jusqu'ici et qu'il découvrait lout à coup dans son coeur vierge, don! il avail fait à Dieu le don implicite.VIII La semaine qui suivit fut particulièrement chaude et belle.Bruno fil deux longues excursions avec les jeunes gens dont il s'occupait ct le reste du temps s'absorba dans le travail, avec une fébrilité jusqu'alors inconnue île lui.II ne voulait pas penser.Son coeur troublé réclamait le silence de la solitude intérieure, où Dieu seul devait avoir accès.Il ne retournait pas à la Hermel-lière el Hvoil décidé tie trouver un prétexte quelconque pour éviter de paraître à la soirée donnée par sa mère, huit jours après la réunion de Varlaumonl.Il ne fallait pas qu'il "la" revit avant que son âme fut affermie, au sortir de cette crise, morale.Mais la vision troublante, chassée presque facilement les premiers jours, revenait plus fréquente.Tel passage de l'oeuvre en voie d'exécution avait été soumis au jugement de Floriane; telle idée avait été discutée avec elle.Quand les senteurs de l'été entraient pas là fenêtre ouverte, il pensait involontairement au parfum pénétrant si souvent respiré près d'elle.Alor.« il revivait les heures douces, occupées à lui parler, à l'entendre, à Suite à la page I PACE SIX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 19 JUILLET 193* Le texte définitif st amendé des deux lois de l'industrie laitière adoptées à la Législature (Suite de la 1ère page) fonction durant bon plaisir: il désigne le président «le la commission el établit le traitement de chacun des titulaires; (3) Celle commission est revêtue de tous les droits et pouvoirs appartenant en général aux corporations: son quorum est de deux membres si elle est composée de trois membres et de trois membres si elle est composée de plus de trois.Elle a son siège social en la cité de Que?"iec.il) Une vacance parmi les membres de la commission n'a pas pour rffet de la dissoudre, el il est loisible au lieutenant-gouverneur en conseil de remplir celte vacance.(."il II est loisible au ministre d'adjoindre à la commission un secrétaire et les autres employés jugés nécessaires.13—Les principaux devoirs cl pouvoirs de la commission sont: (1) De faire des enquêtes et des études sur la situation de l'industrie laitière et sur le commerce des produits laitiers dans la province, nu ailleurs et en faire rapport au ministre; CJi D'établir une échelle de la garantie qui doit être donnée par les marchands de lait en faveur de leurs producteurs.-fournisseurs ; (3) De surveiller, de contrôler et de réglementer dans la province, le mode d'achat, le transport, la manipulation, la transformation, la préparation, l'entreposage, la livraison, le mode de venté, la dis-iribuiiun ou le mode de distribution du lui} el de la crème, el les causés n"i peuvent modifier le contrat mentionné en l'article 23a ci dessous ou y mettre fin: Mi D'approuver, si elle le juge a propos, loulc convention concernant les prix du lait ou de la crème, passée dans la province entre fournisseurs- producteurs.marchands de lait ou distributeurs de produits laitiers; «.'ii De rendre la convention vi- gouverneur en conseil de nommer un inspecteur général, des sous-inspecteurs généraux cl des inspecteurs et ou ministre de nommer des inspecteurs cl tout .officier nécessaire à l'application de la présente loi.Il»—Ces officiers peuvent, aussi fréquemment que le ministre le iuge nécessaire, inspecter toute f/-frique dans le but de constater la manière dont elle est tenue ainsi que la qualité de ses produits.Cette inspection s'étend aux chambres .chap.63) du lail ou de la crème dont ce prix, qu'il ait été payé par un premier acquéreur ou par un acquéreur subséquent, esl inférieur au prix ainsi (Jéterminé par la commission.3.— Tout tel marchand ou dis-Irihutcur qui commet une infraction à la présente loi est passible en sur îles frais: la) Pour une première infraction', d'une amende île pas moins de dix dollars el de pas plus de cenl dollars: (b) Pour une deuxième infrac-lion, d'une amende île pas moins de vingt dollars el de pas plus de deux cents dollars: (c) Pour toute infraction subséquente, d'une amende «le pas moins de vingt-cinq dollars el de pas plus de mille dollars: Pi à défaut du paiement de l'amende et des frais, d'un emprisonnement n'excédani pas quarante loin s.Dans tribuua damner le le cas du paragraphe peut, à sa discrétion, coule délinquant à ces amendes et emprisonnement à la fois.t.Le ministre de l'agriculture est chargé de l'application de la présente loi.à.¦- La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.L'état des cultures DANS LA PROVINCI DE QUEBL'C Ottawa, 11.Voici le rapport de l'étal des cultures pour la province de Québec, en date du Kl juil-let, fourni par le ministère fédéral de l'Agriculture.Végétation quelque peu retardée au début de juin par sécheresse: trois dernières semaines généralement pluvieuses.Abondante humidité a donné regain de vie toutes cultures; cependant en certains endroits de la province pluie venue trop lard el récolte foin sensiblement diminuée.On rapporte que dans terres basses mal égoultées cultures souffrent excès d'eau.Température pluvieuse a retardé travaux eradication.Insectes, particulièrement vers gris, attises, larves de hannetons el doryphores causent dommages locaux.Cultures maraîchères généralement bonne apparence sauf pois à conserve dans SI-,lean Iberville qui sont endommagés.Dommages causés par gelée vers le S juin.Grêle a causé aussi quelque dommage cultures maraîchères flans Ile de Montréal.L'Assomption Pluies presque tous les jours.Quatre averses tic grêle durant dernière quinzaine.Fenaison vient fie commencer.Hécolte abondante de foin dans nouveaux prés, mauvaises dans les vieux.Maïs à ensilage tardif et souffre d'humidité excessive.Avoine 1res inégale.Pommes de terre en très bon état dans terres bien égoultées.Tabac très inégal; endommagé par grêle el tempêtes.Lcnnoxville 'Fenaison bal son plein; récolte inférieure à moyenne à raison de 25%.On prévoit récolle normale de céréales.Il en esl de même pour le maïs, les racines cl les pommes de terre.Pâturages moyens, fraises également.Framboisiers médiocres.Farnham Fenaison en marche; trèfle déficitaire, mais mi! meilleur.Maïs, cultures potagères cl maraîchères poussent bien.Tabac, tout planté; il n'y a plus aucun signe de ravages par les chenilles el les vers gris.Hcmmingford • Céréales variant de médiocres à bonnes.Pâturages gras.Fenaison commencée avec rendements variant de médiocres à bons.Einbla-vurcs de maïs en bon étal, mais il laut de la chaleur.Ou prévoit une bonne récolte de pommes de terre, lîécollc de variétés hâtives commencée la semaine passée.Pommiers produiront environ 40 pour cent de la récolte de 1033.Abondance de pluie.Insectes ravagent jeunes framboisiers.Sre-Annc de la Pocaticre Température 1res favorable la dernière quinzaine.Grandes cultures toutes belle apparence.On a commencé à rentrer le foin, rendement semble excellent.Dans vergers, cerises el prunes renflements médioefes.mais pommes donneront moyenne.Rendement considérable de miel vu l'abondance de trèfle.Cap Rouge Moisson de luzerne el trèfle entourée d'obstacles; (température pluvieuse.Céréales vont bien.Froids nocturnes ne favorisent pas croissance du maïs: besoin de chaleur.Pâturages gras.Cueillette de fraises peu abondante en raison des insectes cl pollination défectueuse.Légumes de la région en veille.Le lait à 9 cents la Ordonnance de la Commisison de l'industrie laitière — Une circulaire de M.Bois — Avertissement aux consommateurs La Gtizelle officielle de Québec du 7 juillet publiait un arrêté ministériel concernant la loi des produits laitiers el réglementant le paiement du lait et de la crème dans les fabriques du district de Montréal; une ordonnance de la Commission de l'industrie laitière de la province (ordonnance no I), rati fioul la convention intervenue entre 'les marchands fie lait fie la région fie Montréal et les producteurs-fournisseurs: un décret du ministère de l'agriculture concernant les rapports que doivent faire à ce ministère les propriétaires ou gérants fie fabriques el les distributeurs de produits laitiers.De plus.M.Henri c.Bols, président de la Commission de l'industrie laitière, a envoyé la circulaire suivante aux livreurs de lait de la région de Montréal: "La Commission Me l'industrie laitière de la province de Québec attire votre attention sur celte partie de son ordonnance publiée sous le numéro I.dans la Gazelle officielle île Quebec flu 7 juillet courant : "11 est résolu à Punannuilc: "Que loute vente el toute livraison de lait ou fie crème, ou de lail el de crème, faite seule ou en combinaison avec un autre article» de commerce, à un prix inférieur au prix courant du lail ou de la crème, ou de la combinaison du lait ou de la crème avec tout autre article sont interdites flans la province."Se basant sur les chiffres fournis par la majorité des marchands de lait de la région de Montréal, la commission estime (pie dans celte région, le prix courant du lait est présentement au détail fie .'i soir, ia chopinc et de 0 sous la pinte."Vous voudrez donc.en conséquence, vous conformer aux dispositions de la loi, ainsi qu'à celles dr ladite ordonnance de la Commission fie l'industrie laitière-Québec, le 7 juillet 1031.(signé) Ilenri-C.BOIS.président".Le deuxième paragraphe de celte lettre est extrait (te l'ordonnance no 1 fie la Commission.Mais le paragraphe où il est question du prix courant flu lait au détail à Montréal ne fait pas partie fie l'ordonnance.Cela revient donc à dire, si nous ne nous trompons, que la Commission n'a pas fait usage du.droit qu'elle a fie fixer le prix de déiail du lait.Cependant, des consommateurs qui ne payaient pas 0 cents la pinte ont été avertis lundi malin que le prix du lail était monté à ce prix par suite d'ordres reçus du gouvernement.BATTEUSES "DESJARDINS" complètes radie a actionner; 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