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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 9 août 1934
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1934-08, Collections de BAnQ.

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ir Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.téléphone: H Arbour 283C Abonnement.: «n.$1.00; 3 ans, $2.50 Pays c'tianrcr*.1.50 Montreal .1.50 Le sol est notre plus grande force DES AGRICULTEUR JOURNAL HEBDOMADAIRE 1 publié par lo COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Tirage Certifié par l'A.B.C MONTREAL, 9 AOUT 1934 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 19 — No 32 Une bonne nouvelle pour nos abonnés M.Robert Raynauld, rédacteur en chef du "Bulletin" Nous avons la satisfaction d'annoncer à nos lecteurs une nouvelle qui leur fera grand plaisir, nous en sommes assures.Convaincus de l'importance de l'agriculture chez nous, nous avons voulu placer à la rédaction du "Bulletin des Agriculteurs", un spécialiste en la matière.Notre choix s'est arrêté sur M.Robert Raynauld, gradué de l'institut d'Oka et du collège Macdonald.A compter de la semaine prochaine, il sera le rédacteur en chef du "Bulletin".M.Raynauld n'est certainement pas un inconnu pour la majorité de nos lecteurs.Il a fait les premières armes comme journaliste agricole, il y a déjà plusieurs années, au "Bulletin de la Ferme", alors sous la direction de M.Alphonse Désilets.Lors de la fondation de "La Terre de Chez Nous", M.Raynauld fut chargé de ta rédaction.Il s'occupa en même temps des principales activités du Comptoir Coopératif de l'"U.C.C.: engrais chimiques, engrais alimentaires, etc.Bon nombre de ses articles bien à point méritèrent reproduction dans nos principales revues agricoles.Il collabora à la même époque au "Journal d'Agriculture" à "Scientific Agriculture" (organe officiel desTechniciens Agricoles du Canada), etc.Deux années plus tard, il abandonnait la rédaction de "La Terre de Cher Nous" pour fonder la "Société d'Expertise Agricole".Cet organisme nouveau chez nous s'est signalé à l'attention de tous par la publication de ("'Agenda des cultivateurs de la province de Québec", distribué par milliers d'exemplaires au Canada, aux Etats-Unis et même en Europe.A la même époque, une grande compagnie, ("'imperial Oil Ltd." rédigeait son beau volume, "Les Champs et la Ferme"; c'est à M.Raynauld que furent confiées la rédaction et l'adaptation de cet ouvrage aux besoins du Québec.Enfin, "Canadian Industries Limited" publie chaque année son "Courrier des Engrais Chimiques", M.B.-L.Emslie en est le rédacteur anglais, et c'est M.Raynauld qui s'occupe de la partie française.C'est dire que notre choix ne s'est pas porté sur un novice en matière agricole et journalistique.M.Raynauld prendra la rédaction du "Bulletin" à compter du prochain numéro.Les abonnés du "Bulletin" apprécieront nous l'espérons, le nouveau sacrifice que nous accomplissons avec joie, pour faire du "Bulletin des Agriculteurs" un hebdomadaire agricole tout à fait à sa place dans tous les foyers ruraux les plus progressifs de la province de Québec.LA DIRECTION DU "BULLETIN DES AGRICULTEURS" Une lettre de MM.Noiseux et Gatineau SIMPLE OBSERVATION en aviser les vous pourrez avec tous les vous plaira.Nous recevons de MM.Noiscux et Catineau la lettre suivante: Montreal, Ir t> août 193b.M.Georges l'cllcticr.Le Devoir, Montréal.RE: LE BULL ET IX DES * AGRICULTEURS Cher Monsieur Pelletier, A/très l'éditorial public dans Le Bulletin des Agriculteurs du 26" juillet, éditorial assez extraordinaire pour qui cannait les faits comme nous les connaissons et comme vous-même les connaissez, il semble, que la nouvelle direction du Bulletin soîi /irise de fortes inquiétudes et appréhende même notre, réponse.Nous voulons simplement vous dire ceci: Ne compte: pas sur nous pour mettre de l'intérêt dans Lo Bulletin des Agriculteurs; c'est-à-dire que nous n'utiliserons pas les colonnes du Bulletin des Agricul-Irtirs où la censure d'autrefois pourrait fonctionner encore.Notre réponse, elle viendra en temps et lieu dans {'Action Agricole.Si vous aimez éi lecteurs du Bulletin publier cette lettre commentaires qu'il Nous aurons notre tour, et nous ne redditions pas le jugement de la masse îles cultivateurs lorsqu'ils seroid mis au courant de tout ce qui s'est liasse.Vos tout dévoués, Donat-C.NÔISEUX, Oscar GATINEAU.Nos commentaires seront brefs.Nous ferons simplement observer d'abord que, si MM.Noiscux et Catineau n'exposent pas plus tôt leur point de vue devant le public du "Bulletin", co n'est vraiment pas notre faute: nous le leur avons assez offert: et, deuxièmement, que cet empressement, de notre part, à provoquer leur réponse, ne parait tout de même point, aux gens ordinaires, indiquer tant d'inquiétude et d'appréhension.Avouons tout de même une certaine curiosité: celle de voir comment MM.Noiseux et Catineau ont su s'y prendre pour poser en champions de la liberté do paiolc et des intérêts agricoles, après avoir déclare que.pendant cinq mois, de janvier 1934 à juin 1934.ils ont été 5iix ordres de M.Maurice Duplcssis et, ious les ordres de celui-ci, ont infligé «u "Bulletin" une orientation qui ne fut pas toujours favorable aux intérêts des cultivateurs.Car, il n'y a pas à sortir de là: MM.Noiscux et Catineau, sous leur signa-turc, dans la circulaire qu'ils ont adres-icc à leurs amis, ont carrément affirmé lo — quo "DEPUIS JANVIER 1934" "CE FUT M.MAURICE DUPLESSIS QUI DONNA SES ORDRES AU "BULLETIN DES ACRICULTEURS".et 2o — quo M.Duplcssis.pendant ce temps, impo-,a au "Bulletin" UNE ORIENTATION JUI NE FUT PAS TOUJOURS CONFORME AUX INTERETS AGRICOLES".Et nous sommes encoro curieux de voir comment ils vont expliqué qu'ils aient, pendant tout ce temps, subi en silence un pareil état de choses et l'aient même couvert de leurs noms, en persistant, non seulement à faire le journal jusqu'en juin, mais à y afficher leurs noms comme directeur et redacreur respectivement, jusqu'au 7 juin.Quant au reste, nous ne pouvons que répéter que nous sommes prêts a discuter de long en large, et en travers, où et quand ces messieurs le voudront, toute l'histoire du "Bulletin des Agriculteurs" et de ses relations avec l"'lmpri-merie Populaire, Limitée.La Direction du "BULLETIN DES ACRICULTEURS" Chez les animaux (1 l Reproduction interdite) FAMILLE DES LEPORIDES Le lièvre d'Amérique, Lcpus ameri-canus Erxlebcn.Angl.: Varying Hare.Snowshoc, Rabbit.Long.: 18-19 po.Queue : 1.6 po.Oreilles: 2.5 po.Pied postérieur: 5.3 po.Poids: 3 li.Couleur: brun roussàtrc en été, blanc en hiver.Cet animal, des mieux connus, est répandu d'un océan à l'autre, dans la xonc boisée.C'est le gibier par excellence des enfants et des colons, qui le prennent généralement •>u "collet".Il habite de préférence les forêts de melexes (épinetfes rougcsl et de thuyas i cèdres) dans lesquelles il se taille un domaine relativement restreint qu'il sillonne de pistes bien entretenues.Contrairement au lapin d'Europe, qui se creuse un terrier, le lièvre n'habite jamais sous terre.Pour gîte, il se contente de trois ou quatre creux du sol.Il y dort tout le jour, la couleur de son pelage, qui s'harmonise avec le fond de la forêt, aidant à le protéger.Au réveil, il s'étire, fait sa toilette comme un chat, peigne sa courte queue, nettoie ses ongles, fait quelques petits bonds pour s'assouplir les muscles et va manger.Sa nourriture ordinaire consiste en herbes, plantes sauvages, écorecs et brindilles.Mais, à l'occasion, il mange de la viande, comme tous les rongeurs.Il est même "cannibale", et il arrive que le père dévore ses petits.Les liévreteaux, au nombre de deux à sept, naissent les yeux ouverts et quittent leur mère quand ils ont atteint à peu près la moitié de leur faille.La première mue du lièvre se fait en automne et commence par les pattes.Il devient alors tout blanc, tandis qu'au printemps, la seconde mue, qui se fait en sens inverso, c'est-à-dire commençant par le dos, lui rend sa couleur bru-no.Ces deux colorations saisonnières sont sa protection.Le lièvre en connaît l'importance et les utilise en s'immobili-sant à l'approche d'un danger, en se gelant, comme disent nos chasseurs.Pour échapper à ses nombreux ennemis, petits ou grands, il emploie aussi la fuite et les bonds de cote qu'il exécute à l'aide de ses pattes de derrière, puissants ressorts naturels.En hiver, ses larges pieds poilus font fonction de raquettes sur la neige molle (d'où son nom anglais de Snowshoc rabbit) et lui donnent une autre chance d'échapper au Lynx, pourvu lui aussi do larges pieds.Enfin, les yeux du lièvre sont disposés de façon à lui permettre do voir tout autour de lui.Souvent, à l'approche d'un danger, lo lièvre frappe le sol du pied pour avertir ses congénères de se tapir.Poursuivi par ( 1 I Au livro "Nos animaux chez eux", par Claude Mélançott, librairio du "Devoir".Montréal, 50 sous franco.un chien ou un renard, il essaie de le ; dépister par des défauts et des bonds de coté, en passant à travers des clo-I turcs de fil barbelé ou des fourrés épais ou en se jetant à l'eau.Il nage très bien.Depuis quelques années, la province de Québec est envahie par un autre animal venu du sud que les Américains appellent le cottontail (Sylvilagus florida-nus).M ressemble beaucoup à notre lièvre, mais il est plus petit, et sa queue, blanche en dessous, est brune en dessus au lieu d'être noire.Elle est aussi plus longue (1.8 po.) Cet animal tient plus du lapin que du lièvre, mais il ne se creuse pas de terrier.Il gitc dans des abris à double issue.On le rencontre en bordure des champs cultivés, sur les fermes incultes, dans les bois de jeunes pins et les fourrés.Il est facile à tuer et meurt souvent de peur en entendant un coup de fusil.Dans l'Ouest vit le lièvre des prairies I Lcpus townsendii) appelé vulgairement Jack Rabbitt, animal plus gros que notre lièvre et le plus rapide après l'Antilope, il peut faire des bonds de 1 2 à 20 pieds.Au Canada, le plus gros représentant de la famille est le lièvre arctique (Lcpus arcticus) qui pèse jusqu'à 15 livres ! et conserve la plus grande partie de l'année son pelage blanc.Les lièvres sont sujets à des maladies epidemiques rares, et les animaux à fourrure qui s'en nourrissent principalement sont aussi moins abondants.Mais comme le lièvre a de trois à quatre litières par année, il se multiplie très vite et regagne son nombre primitif en : quelques années.Outre sa valeur aljmcntairo et spor-| tive, le lièvre a une grande importance : économique, tant au point de vue de la chasse aux animaux à fourrure que pour la conservation des tribus indigènes, qui I s'en nourrissent en temps de disette et | tressent des couvertures très chaudes avec sa peau.Le lièvre ne se domestique pas.Radio-causeries agricoles Pour vos imprimés Qu'il s'agisse de papeterie de sociétés ou d'association*, de ecus, do programmes, de circulaires, grandes ou petites, etc.L'" I mprimeric Populaire Limitée" exécute tour les travaux d'impression.Obtenez ses prix en écrivant au "Bulletin do Agriculteur.*", a acJu rua Notre-Dame, Montréal.Voici le programme des prochaines causeries agricoles données sous les auspices de l'U.C.C: Postes CKAC.à 1 ft.1n p.m.: Lundi, 13 noùl: M.Pcllerin La-gloirc, B.S.A.: "La pyralc du maïs".Mercredi, 15 noùl: M.B.M.Pu-ect: "Ce que peut faire un cercle de l'U.C.C".Vendredi, 17 août: notaire Paul fiuillct: "La question de l'électricité".Samedi, 18 août: M.J.E.Enforce: "L'avenir de la colonisation".Postes CRCM, à S A./;> p.m.: Mardi, 11 août: M.Georges Ma-heux, entomologiste de la province: "L'importance économique de l'entomologie".Jeudi, l(i août: M.Auguste Scott, professeur à l'Ecole d'Agriculture, de Ste-Annc de la Pocatièrc.Société de colonisation de Nicolet iLc diocèse de Nicolcf a lui aussi sa Société de Colonisation.Mgr Camirand, vicaire-général, n été choisi comme président.11 aura comme vice-président, M.IL X.Ri-ron, maire de Nicolet.M.l'abbé Oscar Morin a aceplé le poste de secrétaire-trésorier.Les autres membres du conseil d'administration sont MM.Arthur Martin, l'abbé Edgar Laforcst.Josaphat .loyal, Pierre Boy.Louis-Philippe Dcsrosicrs cl (îeorges St-Cyr.Comme on le voit, le mouvement lancé par S.B.le cardinal en faveur de la Colonisation prend de l'envergure.Déjà les diocèses de Québec, Chicoutimi, Biinouski, Sherbrooke, Nicole.1, etc., ont' leur société diocésaine de colonisation Le livre de l'agriculture L'eau du sol Il y a trois espèces d'eau différentes - L'eau hygroscopique - L'eau de gravitation ou eau libre — L'eau capillaire — Caractéristiques propres à chaque sorte (Extrait du volume "Les Champs", publié par 1rs professeurs de.l'Ecole Su périeure d'Agriculture de.Sainte-A nne-d e-la-l'ocatièrc).La plante a absolument besoin d'eau pour se développer et elle puise cette eau dans le sol.Cependant certains sols peuvent contenir de l'eau qui est nuisible à la croissance normale des plantes, ("est donc dire qu'il existe dans le sol plusieurs espèces d'eau, pouvant être plus ou moins utiles à la plante.Espèces d'eau du sol Il existe dans le sol trois espèces d'eau totalement différentes, dont chacune a son influence propre sur la croissance de la plante.1.—EAU HYGROSCOPIQUE.• C'est l'eau qui existe encore dans le sol, quand celui-ci semble complètement sec.("cite eau fait pour ainsi dire partie de la matière or-ganique et minérale- du sol.Elle n'a aucune utilité pour la plante mais elle ne lui est pas nuisible.2.—EAU DE GBAYITATION OU EAU LIBRE.— C'est l'eau qui séjourne ou coule, à la surface du sol au printemps ou après de grosses pluies.C'est l'eau qu'il y a dans le sol quand celui-ci est mal égout-lé.Cette eau cherche toujours à descendre dans le sol; elle est sou mise à la loi de la gravitation, de là son nom.Non seulement clic est inutilisable par la plante, mais elle lui est très nuisible.C'est elle qui arrête la croissance des plantes dans les sols qui sont mal égout-tés.c'est-à-dire qui contiennent de l'eau (ie gravitation.Lorsque cette eau descend dans le sol.elle s'arrête à un certain niveau, ce niveau (où s'arrête l'eau) s'appelle le niveau d'eau ou table d'eau.Dans un même sol, plus il fait sec.plus le niveau est bas: plus il pleut, plus le niveau se rapproche de la surface.Si le niveau d'eau est à la surface ou au-dessus, on dit que le terrain baigne dans l'eau.Le niveau d'eau a beaucoup d'influence sur la végétation: si celui-ci est trop près de la surface, il y a trop d'eau libre, et le sol est mal égoutté; s'il est trop bas, il ne peut pas fournir l'eau capillaire nécessaire à la croissance de la plante.3.—L'EAU CAPILLAIRE.—C'est l'eau qu'il y a dans un sol.quand il est humide, mais ne contient pas d'eau libre.Cette eau est animer d'un mouvement capillaire: le mouvement capillaire est celui qui fait monter le pétrole dans une mèche de lampe.C'est la seule espèce d'eau utile à la croissance de la plante; sans elle la plante est vouée à mourir de soif.Elle vient du niveau d'eau, c'est pourquoi celui-ci joue un certain rôle sur la quantité d'eau utile à la plante.Les sols sablonneux souffrent souvent de la sécheresse parce que le niveau d'eau est trop bas et que l'eau capillaire monte plus difficilement à travers des grosses particules qu'à travers des fines.Conservation de l'eau capillaire Puisque l'eau capillaire est si utile, le cultivateur devra tâcher d'en laisser perdre le moins possible dans le sol.Tour pouvoir mieux la conserver, il faudra qu'il sache que l'eau capillaire se perd surtout : 1.—PAR LUS MAUVAISES HER RES.— Ces plantes nuisibles utilisent l'eau capillaire pour leur développement.Si un sol contient beaucoup de mauvaises herbes, il pourra arriver que les bonnes plantes souffriront d'un manque d'eau utilisable, narre que ces plantes nuisibles leur en auront enlevé une bonne partie.Il faut donc détruire les mauvaises herbes, pour permettre aux plantes de trouver plus d'eau utile dans le sol.2.—DANS LES SOI.S DEPOURVUS DE VEGETATION.— Les sols dépourvus de végétation se dessèchent beaucoup plus vite que les autres.Quand un sol devient trop sec, c'est qu'il contient peu ou pas d'eau capillaire.Les travaux du sol que l'on conseille dans les cultures sarclées, ou les jachères ont pour but de conserver l'eau capillaire du sol.tout en détruisant les mauvaises herbes.La semaine prochaine, nous parlerons des elements fertilisants du sol.(Cet article est dû à la plume de M.le professeur Auguste Scott).Le programme du parti conservateur provincial sur l'électricité M.Lafleur, député de Verdun, l'expose, hier après-midi, à une assemblée de M.Maurice Duplessis, à Acton-Vale — Le problème le plus urgent, déclare le chef de l'opposition, est le maintien du cultivateur sur la terre et le placement de ses fils - Nécessité d'un crédit rural - M.Nicol s'est reposé LE CONSEIL LEGISLATIF DEVRA ETRE REFORME M.parti Maurice Du- .ni ère à conservateur ble, un tenu une grande as- (ion sur après-midi, à Acton vigueur rio." plcssis, Léon député député Au congres agraire de Comment les agriculteurs pourraient profiter du nouvel organisme fédéral pour la vente de leurs produits — Un bureau central pour la vente du tabac — Coopération, electrification des campagnes, caisses rurales L'Union catholique des cultivateurs a tenu à .loliette.mardi, le premier de ses congrès diocésains, pour l'année.Plus de SOI) cultivateurs, ayant à leur tète, leurs curés, ont assisté aux séances du congrès.Ces séances ont eu lieu an Séminaire de .loliette, sur les bor.ds de la rivière l'Assomption.Son Excellence Mgr .1.Arthur Papineau, évoque de .loliette.assista à toutes les séances et prit une part active à la discussion.Le congrès était présidé conjointement par M.Albert Rioux, président général de PU.G.C, et par M.1.Marion, président diocésain.Au début de la journée.S.E.Mgr Papineau, célébra la messe à la cathédrale, «assisté par M.le chanoine Louis-Philippe Lamarchc et par M.l'abbé Julien Riopcl.Le sermon fut fait par le B.P.Alphonse Deguire, S.J., aumônier général de l'U.C.C, qui développa ce texte: "Seigneur, vous êtes mon espérance".La séance du matin fut consacrée à l'élude de la nouvelle loi fédérale, connue sous le nom de 51; pourvoyant à l'organisation la vente des divers produits a coles.M.Albert Rioux fit voir avantages de la nouvelle loi et montra l'usage que pourraient en faire, par exemple, les producteurs de tabac, ceux des cultivateurs qui sont les plus prêts à s'organiser et à profiter de la loi des marchés.A la seconde séance les membres de PU.G.C; adoptèrent une résolution demandant que les producteurs de tabac des différents cercles agricoles du diocèse de .loliette soient appelés à signer une requête demandant l'organisation d'un bureau central chargé de la mise du tabac sur le marché.A cette séance, le B.P.Léon Le-bel, S.1.ancien aumônier général de l'U.C.C.a dit "au revoir" et non adieu aux gens de l'U.C.C.Il leur a demandé de pratiquer l'économie la plus stricte et de s'enrôler dans les Caisses populaires, Cette question des Caisses populaires fut l'un rjos principaux problèmes traités au congrès.Le R.P.Alphonse Deguire, S.L, nouvel aumônier général, après avoir assuré les cultivateurs de son dévouement inaltérable à leur cause, leur a demandé de cultiver en eux l'esprit de coopération qu'ils ¦ont absolument besoin de posséder, s'ils veulent se défendre contre les associations et monopoles organisés contre eux.Le Dr Philippe Ilainel.de Québec, a prononcé un discours que nous reproduisons largement ailleurs sur Velectrification des campagnes.Enfin, Son Excellence Mgr l'évoque de .loliette tira les conclusions de la journée.On voyait autour de Mgr Papineau.sur l'estrade d'honneur, aux séances d'étude: M.Albert Rioux.président général de l'U.C.C.; M.1.Marion, président diocésain; le R.P.Léon Lebel.S.J., ancien aumônier général; le R.P.Alphonse Deguire, S.!., aumônier général actuel; Mgr .1.Alphonse Piette, chanoine, curé de la cathédrale; M.le chanoine Louis-Philippe Lamarchc; Mgr Eustachc Dugas.vicaire général, curé de St-Lin; M.le chanoine Moïse Clermont, curé de St-Rarthélemy.aumônier diocésain de l'U.C.C; MM.les abbés Donat Renault.A.Lafortunc, Ferdinand Mousscaù.Mil (In [riles Activités de l'U.C.C.Il nous fait plaisir de faire savoir aux membres de l'U.C.C.intéressés (pie le 14 août se tiendra, à St-Ephrcm, le congrès régional poulies comtés de Reauce et Frontenac, Le 15 août, les membres du Té-miscamingue se réuniront en congrès diocésain à Ville-Marie pour étudier les problèmes qui sollicitent leur attention.Enfin, les l(i et 17 août, les membres de l'Abitibi tiendront leur congrès diocésain à Amos.Bravo, mes amis de l'U.C.C, nos voeux vous accompagnent pour un plein succès dans vos diverses délibérations! Ar,ton-Vale.f>.plcssis, chef du provincial, a ¦.emblée hier Yale.Après une courte visite nu Club conservateur de Saint-Hyacinthe, M.Duplcssis s'est rendu à Acton-Vale où il a été reçu par un groupe important de citoyens, fanfare en tête.Le chef 'le l'opposition a remporté un vif succès.Les orateurs étaient MM.Du-Lucien Gcndron, c.r.Dr Gauthier.P.-A.Lafleur, de Verdun: Antonio Elie.d'Yamaska: M.Louis Marcotte, maire de St-Slmon; Paul La-fontaine.Joseph Marier, Aimé Chassé.MM.Philippe Adam, maire d'Ac-ton-Vale.et Henri Lavallée.maire de la paroisse, ont présidé conjointement l'assemblée.M.P.-A.Lafleur Au début de l'assemblée, M.La; fleur, député de Verdun, a expos.' la politique du parti conservateur provincial sur la question de l'électricité.En 1022.dit M.Lafleur.nous trouvons l'article suivant dans le programme adopte a la convention conservatrice tenue en 1922: "Faciliter, aider l'organisation et l'exploitation de nos pouvoirs d'c.iu en vue de fournir l'électricité à meilleur marché aux villages et aux campagnes." A la convention conservatrice provinciale de 1929, voici l'article qui a été inséré dans notre programme : "Développement méthodique de nos forces hydrauliques, au bénéfice de la province cl de lation, de façon à assurer pagnes comme aux villes l'électricité à des taux bles.sans préjudice aux gitimenient acquis et sans paralyser l'initiative privée".La convention de Sherbrooke La convention de Sherbrooke qui a élu M.Duplessis a adopté aussi l'article suivant : "L—Attendu que notre province esl 1res riche en électricité: 2.—Attendu que l'électricité est devenue aujourd'hui une des premières nécessités à la ville el à la campagne: 3.—Attendu que les taux payés par les consommateurs sont exorbitants; •1—Attendu que l'électricité n'est pas vulgarisée dans toutes les paroisses de la province: "Celte convention inscrit au programme- du parti conservateur provincial sa résolution de faire voter une législation qui aura pour effet de faire baisser radicalement les taux et de vulgariser l'électricité dans toutes les campagnes".Une hydro québécoise "Le parti conservateur demande la création d'une commission hy-dro-électrique provinciale et la ré-, serve de tous les pouvoirs d'eau qui ne sont pas encore aliénés, pour lui en confier l'exploitation': le droit: aux municipalités qui le jugeront à propos d'aménager et d'exploiter I des services d'utilité publique, si.après un referendum, la majorité! propriétaires en a ainsi déci- La motion Sauvé-Fishcr établir, autant que p os si-système de muniripolisn-les bases du système en dans la province d'Onta- sa popu-aux cam-l'usage de raisonna-droits lé- Présidcnt du "Marketing Board Ottawa, 8.(s.p.c: — que le Dr C.S.H.Barton tro de l'agriculture scrj lo "Marketing Board' liminaire do cette quemort terminée et Or, annonce sous-minis-president du , L'organisation pré-institution est prati-scra soumise au Le 1S avril 1934, M.Paul Sauvé secondé par M.Martin B.Fisher, député de Huntingdon, proposait I amendement suivant : Cette Chambre exprime l'avis que la loi proposée par le gouvernement, el intitulée: "Loi concernant la munieipalisalion de l'élee-tricilé".entraverait et paralyserait la niunicipolisation de l'électricité en cette province et favoriserait l'augmentation des taux; (pie cette Chambre estime que les droits accordés à la très grande majorité des municipalités de la province par les lois générales se rapportant à la munieipalisalion de l'électricité ne devraient pas être restreints, mais au contraire devraient être augmentés de façon à s'appliquer à toutes les municipalités de celle province, nonobstant toute loi à ce contraire, cl de ma- M.Maurice Duplessis M.Duplessis tient le gouvernement Taschereau largement responsable de la situation actuelle de l'agriculture dans noire province.Le gouvernement a négligé de mettre en pratique le principe vital qu'il faut assurer avant tout le succès de l'agriculture si l'on veut assurer à la race, son progrès cl sa grandeur.Au point de vue économique, et dans une large mesure, au point de vue national, le problème le j> 1 ns vital de l'heure, c'est le problème agricole qui comporte et le main-lien des cultivateurs sur la terre, et rétablissement des fils de cultivateurs.Car la classe agricole est la grande réserve de forces morales el physiques de notre province, et l'industrie du sol offre des éléments incomparables de stabilité cl de progrès.El quand le parti conservateur provincial vient devant les électeurs avec l'agriculture el le placement des fils de cultivateurs comme base fondamentale de son programme de restauration économique, il ne présente pas des idées nouvelles; il sa présente avec le même programma préconisé depuis de nombreuse» années.Quoi qu'on en dise loin les nouveaux mouvements politiques qui pointent à l'horizon sont des craquements à la muraille à l'abri de laquelle le gouvernement a protégé certains intérêls particuliers au détriment de la masse, a aliéné nos ressources naturelles pour en faire un instrument d'oppression contre notre population.Le grand problème de l'heure est le maintien sur la terre, de nos cultivateurs et le pl.-jccmenl do leurs fils.II est toujours plus facile et plus profitable, moins coûteux et moins laborieux, d'assurer la vie de l'arbre avant le déracinement.Le gouvernement Taschereau a été un régime déracinateur.Il a favorisé le dépeuplement des campagnes, le congestionnemenl des villes, augmentant ainsi le chômage.En favorisant l'exode vers les villes, le malaise Agricole aggrave le chômage, source de misères, d'angoisse et de dangers, e qui menace de ruiner les munici palilés.Depuis plusieurs années, il faut j el nous le réclamons, l'établisse ment d'un crédit rural provincial | Ce crédit rural allégera d'abord 1; crise en facilitant la circulatior de l'argent; il procurera aux cul tivnteurs le moyen d'amélioré: leurs fermes et d'établir leurs fils Un crédit rural provincial est un des besoins les plus urgents du cul tivateur.Afin d'assurer à In classe agricole le crédit dont elle a besoin nous avons réclamé et nous réclamons l'établissement d'un organisme responsable au peuple, possédant toutes les garanties de compétence, d'impartialité et de diligence.Cet organisme émettra des debentures garanties par la province, afin d'avoir les fonds nécessaires pour prêter aux cultivateurs qui pourront donner des garanties raisonnables, les argents dont ils auront besoin à un taux n'excédant pas le taux d'intérêt payé par la Commission sur les debentures émises par elle.Nous disons "une commission impartiale" car il y a trop longtemps que l'on fait de l'agriculture et des octrois à l'agriculture un instrument de petite politique mesquine, de politicailleric odieuse, par lequel on sacrifie l'intérêt général de la population aux intérêts de parti.La cause agricole est plus grande, plus noble que les préoccupations partisanes.Nous disons "diligente" parce qu'il faut à cette commission des hommes actifs, consciencieux et qui aient le pouvoir et la capacité de décider et d'agir promptenient.On a prétendu, en certains mi- (Suitc à la page 2) ministère federal, cotte semaine.M.Bartoi: rester: sous-ministre.Il a été nommé en 1932 et venait de l'Université McCill.Le "Bulletin" commence, sous la direction de M.Armand Taillon.une nouvelle campagne d'annonces.Rappelons simplement à tous ceux qui vendent des choses dont les cultivateurs et leurs familles ont besoin que le "Bulletin" atteint une clientèle considérable, homogène, et qui leui est donc particulièrement favorable.Qu'ils sachent en profiter. PACE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 AOUT ivs-* Le tissage domestique Les différentes sortes de textiles Le chanvre, la ramie d'origine chinoise, le coton, la soie naturelle ou artificielle - Les textiles minéraux - Le Canada et l'amiante (Extrait du linrr "Tissage domestique'' par M.Oscar-A.Bériau, directeur des Arts domestiques pour la province de Québec).Le chanvre Le chanvre a beaucoup d'analogie avec le lin, mais ses filaments sont plus longs et plus grossiers.Il peut être cultivé dans la province.Les principaux pays producteurs sont la France.l'Italie, la Hussie et l'Allemagne.Ce que nous avons dit concernant les manipulations premières du lin s'applique également au chanvre.La ramie La ramie est une herbe originaire de la Chine.Cette plante est vivace; elle atteint une hauteur ilc 5 à S pieds dans les pays chauds où elle donne annuellement deux nu trois récoltes.Ses liges pour fournir la filasse, subissent la decortication (enlever l'écorce), opération délicate et qui doit se faire «-l-» r_V> rJN r?* p "V* "7- *T- *T- *v* *T- r£ cl la 1b., 160 à 230 lbs„ 58.00.Porcs légers cl à engrais, coupe de Vi et la lb., 120 à 160, $8.00.Pores lourds, coube rie '/j cts la lb.240 à 270 lbs $8.00.270 lbs et plus $7.50.Truies, $5.50 à $6.50.VEAUX DE LAIT: — Choix VA à 4% cts la lb.Bon.3*i à 4 cts la lb.Moyen, 3VI à 314 cts la lb.Commun: 2Vi cts à 3 cts la lb.VEAU DES CHAMPS: — Bon, 2 à 2Y< cls la lb.Commun, 1% à 2 cts la lb.iAGNEAUX: Bon, 5'/i à hVi cts la lb.Moyens, 5 à 5Vi cls la lb, Commun, 3 à ZVi.MOUTONS: — Bon, 2'^ à 2% rts la lb; commun, 1 « 1 Va cts la lb.BOUVILLONS.— .Choix, 5 à 5% cls la lb; bon iV* à 4Và cts la lb.; Moyen: 3 à .VA cts; Communs, 214 à 2% cts; Commun léger.Pi à 1% cls.VACHES: — Choix: 21.; à 21i cls la lb.; bonne 2 à 2Vi c.moyenne.l-"i à 2 c; commune.Pi à Pi cts; très commune, à 1 et.TAURES.— Bonne, 3 à 3 1-2 cls la lb: moyenne.2 1-4 à 2 3-4 cts; commune.2 à 2 1-4; très commune.I 1-2 à 1 3-4 cts.TAUREAUX.— Bon 2 à 2V» cts la livre; moyen, 1 % à 2 cts la lb; commun.P/2 à 104 cts; très commun, 114 à 1 1-2 et.PRIX DE REMISE Coopérative Fédérée de Québec A QUEBEC OEUFS A gros .A moyens C .24 22 .20 LARD No 1, 90 à 140 lbs .No 2, 140 à 175 lbs .No 3, 170 à 175 lbs .VEAUX ABATTUS ENGRAISSES AU LAIT Bon .12 .11 .10 09 Moyen .08 Commun .05 AGNEAUX ABATTUS No 1.35 à 45 lbs.No 2, 30 à 35 Mis .No 3, 25 à 30 lbs.MOUTONS ABATTUS No 1 No 2 No 3 .11 .10 .09 .06 .05 .01 PRIX DE REMISE Coopérative Fédérée de Québec 130 rue St-Paul est, Montréal.(De la semaine finissant le 31 juillet 1934* BEURRE FRAIS No 1, pasteurisé No 1, non pasteurisé No 2 .19', .18% .181.1 FROMAGE BLANC No 1 No 2 .09 13-16 .08 13-16 FROMAGE COLORE No 1 .•.09 13-16 No 2 .08 13-16 Très important: aucune commission ou frnis d'emmagasinage à déduire de nos prix de remise de beurre et (le fromage.* * * (Prix de remise de la semaine finissant le 4 août, ci-dessous): POULES VIVANTES A B .15 .13 C .Coqs .11 .08 JEUNES CANARDS VIVANTS .16 .14 .12 VIEUX CANARDS VIVANTS Sulfate d'ammoniaque, 20% d'azote, sac de 200 lbs .$34.50 Nitrate de soude, 15% d'azote, sac de 100 lbs .$46.50 LAPINS VIVANTS Doivent peser au moins 5 livres.8c à 10c la lb.OEUFS A (gros) .23 A (moyen) .21 B .20 C .18 Pigtons vivants, le couple.25c PORCS ABATTUS No 1 .12 No 2 .10 No 3 .11 VEAUX ABATTUS engraissés au lait Bon .08 Moyen .06 Commun .04 PEAUX VERTES Prix fournis par la maison Martin & Stewart Hides, 845, rue Saint-Paul ouest.De boeuf, moins de 48 lbs.04 1 s De boeuf, plus de 4 lbs.03Vi De taureau .0214 De veau engraisse, la lb.06Va Peaux de chevaux .1.40 LAINE Lavée .16 Non lavée .H Le marché des animaux vivants Les ventes des animaux vivants aux deux marchés des bestiaux de Montréal durant les premiers jours de cette semaine se totalisèrent à 1723 bètes à cornes.2202 veaux, 2468 agneaux cl moutons cl 21S4 porcs.Il y avait le plus grand nombre de hèles à cornes de l'ouest offertes en vente pour cette année jusqu'à adle, 460 bêtes à cornes rete-mes de la semaine dernière et un bon nombre d'arrivages locaux, faisant en tout plus de 1700 têtes.Les prix, particulièrement des catégories inférieures, étaient plus faibles, mais les ventes étaient as-sex actives.Les bouvillons se vendaient de $1.50 pour les uns, d'un an.légers et inaigres, à $5.75 pour les bouvillons bien finis et bien élevés.La plupart des bons bouvillons rapportaient autour de $5.00, les moyens variaient de §3.50 à $4.50 et la plupart des communs de $2.00 à $3.25.Les vaches grasses, venant de l'ouest et d'élevage à boeuf, rapportaient de $2.50 à $2.75.Les vaches de qualité moyenne et d'origine locale se vendaient pour la plupart de $2.00 à $2.25 cl celles de boucherie maigres aussi bas que 81.50.Les vaches pour la mise en conserve rapportaient de $0.75 à et les taureaux de $1.25 à la plupart autour de $1.25 $2.00, avec $1.50.Les prix des veaux étaient presque les mêmes que la semaine dernière.Les veaux d'herbe variaient île $1.75 à $2.50, avec, la plupart de $2.00 à $2.25, les veaux maigres au biberon cl les veaux communs de $2.75 à $3.25, les veaux de qualité moyenne autour de $4.00 et les bons veaux de $4.25 à .$4.75.avec quelques hauts à $5.50.Les agneaux offerts en vente ont compris 1000 retenus de la semaine dernière.Près d'une moitié des agneaux offerts fut vendue sur une base de $5.50 pour les bons agneaux avec les sujets très communs à $3.50.La balance des agneaux furent vendus pour In plupart de $1.00 à $4.75 selon la qualité moyenne.Les moutons rapportaient de $1.50 à $2.75.prix des porcs étaient en Les bacons rapportaient nourris et abreuvés.Les obtenaient $1.00 de prime .es lourds, les légers cl fie boucherie donnaient Les baisse.$8.50 eboix par tète, les porcs $8.00 cl les extra lourds $7.50.Les truies réalisaient de $5.00 à $6.75.Les ventes des porcs à engrais furent lentes à $8.25.Chaux hydratée (pour saupoudrer) Sacs en papier de 50 lbs., par 2,000 lbs .30 le sac: Sacs en papier île 50 lbs.par 500 lbs.35 le sac.Bouillie bordelaise ordinaire Paquets de 4 lbs.6 par M lbs), $3.15 le carton.Ipoudre) carton Casscaux à fraises et paniers à tomates Casseaux à fraises: Chopine, paquet de 500, 5,000 ou plus, $4.25 le mille; 1.000.$4.50; I paquet.$2.50.Enchères de PU.C.C.1934 MARDI, 7 AOUT BEURRE Pasteurisé Pasteurisé no no 880 Mes 18 7 blcs .18 1- 3-4.4.FROMAGE la ferme expérimentale centrale l'hydrangelle arborescente est coupée jusqu'à terre tous les ans.Elle fait une nouvelle pousse et fleurit abondamment toute la saison.Pour beaucoup d'espèces de rosiers, d'épines-vinettes et de chèvrefeuilles, il suffit d'enlever le bois mort.Pour les vieux pieds de rosier rugueux, il faut sectionner le bois mort près de la base, de façon à provoquer la pousse de nouvelles tiges, qui renouvellent et rajeunissent la plante.Isabella PRESTON, Ferme expérimentale centrale.Ottawa.Ont.Le 18 juillet t£34.Le framboisier au Canada 485 Mes.blanc no 1 .09 13-16.25 Mes, blanc no 2 .08 13-16.1 .09 13-16.08 13-16.250 Mes.coloré no 36 btes, coloré no "J Os ventes l'U.C.C, sous sont organisées par la direction de M.Ln framboise est aisément un des petits fruits dont la culture a le plus d'importance au Canada.Elle ne le cède sous ce rapport qu'à la fraise.En dehors des framboisiers cultivés dans les terrains de ville et îles jardins, l'étendue en plantations | commerciales est évaluée à environ 2,500 acres.La Colombie canadienne vient en léte pour la cul-! turc du framboisier, l'Ontario vient I deuxième.Ce fruit ne se produit Clinton Henderson, gérant de ces j pns sur une échelle commerciale en ventes pour le Comptoir coopératif de l'U.C.C.limitée.La taille des arbustes florifères .12 .10 .08 POULETS A GRILLER 'VIVANTS* (comprenant ceux blancs et de couleur) A—2Vj lbs .17 B—2 Mis .14 C-P/4 lbs .12 POULETS VIVANTS lbs .-4 3V4 lbs -3 lbs .21 .19 .15 Contre les insectes et les champignons Insecticides et fongicides Liste de prix pour 1934 de la Coopérative fédérée de Québec, 130 est rue Saint-Paul.Montréal, Harbour 4111.Arscniatc de plomb Paquets de 5 Mis., G par carton (30 livres): Quantité de 2,000 lbs, SI 1.45 le 100 lbs; Quantité de 500 lbs, $12.75 le 100 Mis; Quantité de 30 Mis.$4.15 le carton; Paquets d'une livre (24 par carton), S4.15 le carton.Ànéniatc de chaux Paquets de 5 Mis.6 par carton (30 livres): Quantité île 2,000 lbs, $7.95 le 100 livres; Quantité de 500 lbs, S8.80 le 100 Mis; Quantité de 30 lbs.$3.00 le carton; Paquets d'une livre (24 par carton), $3.30 le carton.Vert de Paria Baril d'acier de 25 lbs (21c la lb), $5.25 le baril; Caisse de 100 paquets d'une livre (24c la lb), $24.00 la caisse.Sulfate de cuivre (petit» cristaux) Sacs de jute de 112 Mis.Quantité de 5 sacs (4 l-2c la lb), $5.00 le sac; Quantité d'un sac (4 3-4c la lb), $5.30 le sac; Quantité moindre qu'un sac, .05 1-4 la lb; sacs de jute de 112 lbs (neige), (4 3-4 la lb), 5.30 le sac.(Notes des fermes expérimentales) On taille les arbustes pour faciliter la formation de branches fortes et d'un bon feuillage.On enlève le I vieux bois et le bois mort, surtout | au centre de l'arbuste, pour assurer I la libre circulation de la lumière ! et de l'air.Si la nouvelle pousse est trop scr^ ! rée.trop épaisse, il faut aussi ; Péclaireir.Il n'est pas lion de rogner un arbuste tout autour; celte opération tend à rendre la végétation plus épaisse et l'arbuste perd son | port gracieux.On peut naturelle-1 nient raccourcir les branches qui | sont devenues trop longues, mais en général il faut couper ras-terre à quelques pouces de terre pousses que l'on veut enlever.Les arbustes qui fleurissent au printemps forment leurs boutons au commencement de l'été, pour la floraison de la saison suivante.Il faut donc les tailler immédiatement après que la floraison est terminée, "i l'on différait la taille Jusqu'à Nouvelle-Ecosse ni dans les pro-I vinces du Manitoba, de l'Alberta ou ] de la Saskatchewan, et cependant, j le framboisier est cultivé plus ou ! moins dans toutes les provinces du i Canada: il pousse à l'état sauvage sous une forme ou sous une autre d'un littoral à l'autre et vers le nord jusqu'au delta de la rivière Mackenzie.11 n'y a donc pas à s'étonner, dil l'Horticulteur du Dominion, si la framboise est devenue un fruit tant apprécié cl si important.Sa production commerciale ne peut qu'augmenter et il ne semble y avoir aucune bonne raison pour que ces provinces, qui ne produisent pas actuellement des framboises pour la vente, n'aient pas avantage à le faire avant peu.La saison d'exportation de pommes en 1933-34 l'hiver, beaucoup des boutons de fleurs seraient détruits et la floraison serait maigre l'année suivante.Parmi les arbustes qui demandent à être traités de cette façon, il y a les lilas.seringa commun, spirée et viorne.Une règle assez sure est d'enlever un cinquième des vieilles tiges chaque année.Dans les lilas, il y a tant de différence dans la grosseur des fleurs entre le vieux bois et les branches plus jeunes qu'il est difficile de croire que ces fleurs sont portées par le même arbuste.Les arbustes qui fleurissent en été et qui forment leurs fleurs sur les tiges de la végétation de la saison courante, doivent être taillés avant que la végétation ait commencé, pour quune pousse nouvelle et vigoureuse puisse se former au printemps.Les bydrangelle panieulée.rosier, thé hybride, rosier hybride remontant et tamaris Le contrôle des exportations de oui pommes, limitant l'expédition petites dant la saison à des variétés dési-I rées et non concurrentes, bien supérieures aux conditions minimums posées par les catégories, sera un facteur d'importance primordiale pour l'avenir.La saison d'exportation de pommes canadiennes de 1933-34 a été unique sous bien des rapports, dit un rapport de la Division fédérale des Fruits, mais un ensemble de circonstances, dont quelques-unes échappent au contrôle a fait que les marchés du Royaume-Uni sont restés en état peu satisfaisant pendant la plus grande partie de la saison.Les importations au Royaume-Uni ont commencé avec la récolte australienne, qui s'étend normalement d'avril à juillet inclusivement, mais en raison d'une forte production la saison dernière, il s'eyt expédié quelque (i.000,000 de caisses, dont un grand nombre sont restées en entrepot pendant le mois d'août.La récolle anglaise a mûri trois à quatre semaines plus tot que d'habitude; clic est entrée ainsi en concurrence sur le marché avec les pommes australiennes, conservées au froid.A ce moment, les premières expéditions canadiennes ont issent dans celte catégorie.A fait leur apparition; les prix obte- nus étaient passables, mais le marché n'était pas prêt pour de si gros approvisionnements et les prix sonl tombés ù un niveau encore plus bas.Les expéditions anormales venues de Nouvelle-Ecosse, qui doit compter presque entièrement sur le marché d'exportation, et l'expédition des pommes de l'Ontario et de la Colombie canadienne, ont encombré le marché pendant la plus grande partie, de la saison et l'ont empêché de se remettre.L'expédition de variétés en dehors de la saison a fait également tort à la vente, surtout à cause de l'abondance de pommes locales.Le seul trait encourageant de la saison a été le taux favorable du chance qui a permis de faire un léger bénéfice sur un prix qui n'aurait pas même couvert les frais d'expédition IfëVdanl la saison de 1932-33.(Publié par le Service des renseignements, Bureau des Publications, ministère de l'Agriculture, Ottawa, Ont.).culture SUPERBES BAS DE SOIE gratis contre "MAINS DE POKER" les pommes Elle s'annonce en-dessous de la moyenne dans toute la province — Seules les espèces Duchesse et Jaune transparente donneront un rendement moy- en La section de la statistique agricole publie son deuxième rapport de la saison sur la récolte des petits fruits et l'élat des vergers la province.Fraises de Lb cueillette des fraises est à peu près terminée.La récolle est estimée à 4,710,000 pintes comparativement à 4,485,000 pintes l'an dernier.Framboises La récolte de framboises est provisoirement estimée à 2,544.000 pintes comparativement à 2.625,-000 pintes en 1933.Pommes On nous rapporte peu de dommages aux vergers de la mi-juin à la mi-juillet.Les insectes sont sous contrôle dans les régions de production commerciale.Le développement des fruits est satisfaisant et la température est généralement favorable.Récolte de pommes Les pronostics de la récolte de pommes, basés sur les conditions actuelles sont comme suit : Production commerciale : 162.000 barils comparativement à 306.500 barils en 1933; Vergers ilr famille: 112.000 barils comparativement à 224.000 barils en 1933.Le département de la statistique publie ensuite deux tableaux pour indiquer les conditions numériques des vergers, au 15 juillet, tant par région que par variété.De façon générale, les condition», sont inférieures à la moyenne, dans toute la province, sans exception rie district, sauf dans la région du bas Saint-Laurent où les conditions sont meilleures qu'ailleurs sans équivaloir cependant à la moyenne.La région des Cantons de l'Est est la plus affectée.En prenant le chiffre index 2 comme équivalent à "inférieure à la moyenne", et le chiffre 1 comme médiocre, nous avons la situation suivante: Province, 1.77; Bas Saint-Laurent.2.5; Québec, 1.72: Trois-Ri-vières, 1.7; Cantons de l'Est.1.4; Sud-est de Montréal.1.S9: lie de Montreal el Vallée de l'Outaouais, 1.75.Les récoltes de la pomme Duchesse et de la Jaune Transparente, donneront Je meilleur rendement.Elles sont suivant la moyenne ordinaire dans toute la provin-| ce, sauf dans le district de Québec ou elles promettent une légère di-; minution.Les espères les plus affectées sont la Fameuse et la Mclntosb dans une proportion à peu près égale.Choix de chiffon mat, ioic jusqu' haut, fini Inde maillable, ou service moyen d'excellente qualité, contre leulcment 5 lérlct complètei de "Main» de Poker".Les "Maim de Poker" sontempaqueilat avec Tabar i pipe Rex Gxareœj Winchester Cisareuc* Guinea Gold Cigarettes Milibiak Tabac a pipe Turret Tabac à dfaretxes Turret Fine Cut CHd Chum Fine Cut Dominion Fine Cut Osdco'j Fine Cut Sweet Caporal Fine Cut Ci «Tirette* Sweet Caporal Tabac à pipe Old Chum Tabac i cigarettes Bull Durban) Tabac i cigarettes Duke's Mixture Cigarettes Turret Pour Haie complets de* Cadeaux écrire *I IMPERIAL TOBACCO COMPANY OF CANADA, LIMITED Ça» !>«t.iU 1380, Montreal, P.Q.Indices des prix de gros L'indice général des prix de gros calculé par le Bureau fédéral de la statistique (base 1926-100) ressort à 71.0 la semaine terminée le 13 juillet et n'accuse ainsi aucun changement sur la semaine précédente.La hausse des grains a été aceentuée; les prix du bétail ont haussé également, tandis que la farine, les peaux, les oeufs et le cuivre ont baissé.Depuis le 1er juin, on constate tint- tendance stationnai re.Les fluctuations au cours des dernières six semaines étaient peu accentuées.A part le renchérissement du -rain et la baisse des métaux autres que le fer, les changements ont été lieu importants.Les substances végétales sont passées de 67.1 à 67.1, les hausses du grain, de l'avoine roulée et du malt faisant plus que contrebalancer les baisses de la farine et des pommes fie terre.Les produits animaux ont baissé de 66.5 à 66.4.— les peaux, les produits laitiers cl les viandes fraîches ont baissé tandis que le bétail a renchéri quelque peu.Les baisses du cuivre, du plomb et tin zinc ont fait baisser l'indice fies métaux autres que le fer de 63.7 à 63.'i, en dépit des hausses île l'antimoine et de l'étain.Les indices suivants sont demeurés stationna ires: textiles 74.3, applications du bois, 66.0.fer et ouvrages 87.4, métalloides 86.0, produits chimiques S2.0.Les hausses des grains et du bétail ont fait monter l'indice des produits agricoles du pays de 58.8 à 50.0, maximum de l'année en cours.Petites annonces TAB]F: 50 nous par inse.rtlou d# 25 mot» ou tnoljis; 2 laiu, par tcot nddltlonneL HOMMES DEMANDES Apent» aemanlé pour vendre des cravates en polo pour nous.Nous voua Tendons à des prix vous ;crm«tïant de fuir» 100 p.c.do commission.Ecrivez Immédiatement, pour échantillons GRATUITS et détails.Ontario Neckwear Co.Dept.SSI.loruuto-S, Ont.11-13-2J Les écailles de pommes de terre Pour voir.si les écailles de pommes de terre (potato flakes) peuvent servir pour l'alimentation des bestiaux, des recbcrclies ont été conduites en Allemagne où ce produit se fabrique depuis un certain nombre d'années.On a abouti à la conclusion qu'elles peuvent donner des résultats satisfaisants.On dit qu'elles conviennent également pour les porcs et les volailles lorsqu'elles sont mélangées avec d'autres aliments.TABLETTES TOUSS1NE POUR LES CHEVAUX Contre: Toux, Gourme.Bronchite et Souffle.Excellentes aussi pour donner l'appétit, reniorclr.purifier le sang et faire muer Elles débarrassent aussi de» vers Pourquoi vous exposer a perdre votre cheval pour la modique somme de 50c?Uno bouteille de Tousslne prise le printemps et a l'automi.o assure Li santé do votre cheval.Expédiées î'HANCC sur réreptlon du prix: $0.50 la bouteille.E.1 vente cussl à Québec, a ta Phumacle Brunet, rue St-Jopeph.Dr JOS.COMTOIS, St-Barthélemy, P.Q.Feuilleton du Bulletin ******* ******* *i La douloureuse victoire .par DELLY S ************************** —Que vcux-lu dire?_('/est toi nui recules, toi qui descends.Florianc est restée telle que tu l'as épousée.Toi, tu as changé -Tu rêves ! dit Bruno avec un peu d'irritation.Floriane n a pas encore la foi, en effet, mais ce n est pas à moi de l'apprendre quelle prudence exige un travail de conversion.Je lui narlc très peu a ce sujet; j'aime mieux laisser le temps et la réflexion agir en elle.Il se lev*, fit quelques pas vers la fenêtre cl se détourna' en demandant d'un ton un peu sec: —Est-ce pour me dire cela que tu m'as fait venir?—Cela et autre chose.Se levant à son tour, l'abbé vint n Bruno.Il vit se fixer sur lui un regard assombri qu'il ne connaissait pas jusqu'Ici._.Peux-tu m'assurer, en tou- ja ffineirUé oil* U .vie chrétienne n'a subi aucune atteinlc?Bruno eut un mouvement d'épaules, en rinostant avec froideur: —J'ai conserve ma foi tout entière, j'accomplis ce qui est d'obligation stricte.Quant au reste, j'ai cru sage d'y renoncer pour le moment, afin de ménager les idées de Floriane, que trou de dévotion risquerait d'effaroucher.—Le reste.c'est-à-dire ce qui soutenait ta faiblesse.Pauvre enfant! La voix de l'abbé tremblait.Quelque chose se détendit sur la physionomie de Bruno.Il prit la main de son cousin et l'étrcignit avec force.—Jacques, que vas-tu t'imagincr7 Mon Ame n'est pas en danger.Je ne puis dire que Je possède toute la ferveur d'avant mon mariage — non, ce n'est plus la même chose.Mais je suis un chrétien pratiquant.—Jusqu'à quand?—Mais toujours! Voyons.Jac-cucs, que le prend: il?Tu es prévenu contre Floriane, je le sais, tu te figures que je vais perdre mon time près d'elle.C'est une folie! C'est une injure que tu lui fais! —Mon cher enfant, laisse-moi te demander simplement ceci: ne sens-tu >ins un trouble dans ta vie morale?N'as-tu pas conscience que tu admets, en toi et autour de toi, ce que tu aurais réprouvé il y u peu de temps encore?11 y eut un assez long silence.Bruno serrait les lèvres en détournant son rcard hésitant.—Oue prouverait cela?dit-il enfin.Ouc j'étais un scrupuleux et eue je ne le suis plus, voilà tout.—Un scrupuleux?répéta l'abbé.Un léger sursaut le secoua.Sa physionomie témoignait d'une stupéfaction douloureuse.—.Un scrupuleux, parce que lu t'éloignais de tout ce qui attaquait la morale et que tu veillais sur ton âme pour la préserver du mal! Ah! mon -itivre enfant, mon pauvre enfant, quelle parole tu viens de prononcer là! Une émotion subite bouleversa la physionomie de Bruno.Il se pencha vers son cousin, en posant son liras sur son épaule, dans l'attitude qui lui était familière lorsqu'il était enfant et voulait demander un conseil à Jacques, son aîné.—Mon ami, mon cher Jacques, je ne veux pas que tu croies.Je conserve tous mes bons principes, je suis touiotii'i le même que naguè- re.Mais je ne puis vivre en anachorète.Ce n'est pas une raison pour que j'approuve ce qui est mauvais.Je t'en prie, ne conserve pas de pareilles idées, Jacques, et ne pense pas mal de Florianc! Tu me ferais beaucoup de peine! —Mon pauvre enfant! redit l'abbé.Son regard affectueux, d'où l'angoisse ne s'effarait pas.considérait le jeune visage tout proche du sien, les yeux si beaux, que l'émotion faisait briller et dans lesquels, comme Mme Fervièrés, il cherchait vainement un reflet de l'expression d'autrefois.Mlle Célestine appela du dehors: -Monsieur l'abbé, on vient vous demander pour le père Holiu! —Bien, Mademoiselle, j'y vais.Et le prêtre ajouta, en s'adressant à Bruno: —C'est le vieillard que lu allais voir comme visiteur de la Conférence.Tu le souviens?—Mais oui! Crois-tu donc que j'aie oublié tout cela?Il est malade?—Mourant.Je vais l'administrer.Il me parle toujours de toi et me demande s'il ne le verra pas.— Pauvre vieux! Cétalt un brave homme, surtout depuis que je l'avais persuadé de ne plus boire.J'irai demain matin, Jacques, tu peux le lui annoncer.Ce soir, c'est impossible, car Floriane m'attend pour faire une promenade avant le diner.'> — Tu le trouveras encore en vie demain, 1res probablcmcpt.Ta vi- site sera une dernière joie pour lui.El la joie des autres, vois-tu, cela vaut encore mieux que la notre.L'abbé s'interrompit un instant, puis demanda: — Tu reviendras me voir?— Mais oui, dès que je le pourrai.Floriane est un peu exigeante.je ne puis m'en plaindre, puisque c'est par affection pour moi.L'abbé, sans mot dire, prit son chapeau et se dirigea vers la porte.Arrivé là, il posa la main sur le bouton et se détourna pour regarder son cousin qui l'avait suivi.— Es-tu heureux d'être bientôt père?— Très heureux, naturellement.En outre, je dois l'avouer que je compte beaucoup sur ce petit être pour incliner davantage l'Ioriane vers nos croyances.— Certainement, ce sera un bienfait pour elle.et pour toi.En devenant mère, elle ne sera plus occupée exclusivement de son mari et tu te trouveras plus libre, plus toi-même.Bruno eut un mouvement d'amour-propre froissé.— Je ne sais vraiment ce que tu l'imagines! Aucune femme, mieux que Florianc.ne sait respecter la liberté de son mari.Si je cède à ses désirs, c'est parce qu'il me plait de le faire, c'est parce que je l'aime.La venue de notre enfant ne changera rien à cela.Ma femme, demeurera toujours ma première préoccupation, mon premier amour.— C'est très louable.Mais il y a lant de manières d'aimer! — Je n'en connais qu'une, dit brièvement Bruno.L'abbé ouvrit la porte.Tous deux descendirent l'escalier sombre.Dans le vestibule, le curé causait avec un vieil infirme.Il s'interrompit et vint à Bruno.— Eh bien, mon petit, c'est comme cela que tu fais faux-bond à ton vieux curé?C'est gentil! _ — Monsieur le curé, j'étais désolé.Mais ma femme.— Oui.oui, je sais.Tu es.un mari modèle et je l'en félicite.Mais enfin, il ne faut pas délaisser tes vieux amis, vois-tu.car c'est ce qu'il y a de meilleur, dans certaines circonstances de la vie.Viens me voir un de ces jours, mon petit enfant.— Je tâcherai.Monsieur le curé.Bruno serra la main tordue par les rhumatismes.Un peu d'émotion l'étreignait à la gorge.Il regarda le bon visage aux yeux doux et graves et dil très bas : — Je vous aime bien toujours.Vous êtes mon meilleur ami.Il sortit suivi de l'abbé.Celui-ci prit congé de lui sur la place.A un df ces jours, n'est-ce pas?Bruno répondit affirmativement et reprit le chemin de la Hcrmel-lièrc.Au passage, 11 saluait d'un geste machinal les visages de connaissance.Il se sentait las d'esprit, gêné, mécontent de lui-même et de son cousin.Des pensées engourdies, qui avaient toute l'apparence du remords, semblaient prêtes à renaître.Des émotions oubliées surgissaient.Les paroles de l'abbé, l'anxiété et le grave reproche qui s'exprimaient dans le regard ferme si connu de lui venaient de bouleverser son âme.U songea: "Jacques a peut-être raison, pour certaines choses, .le cède trop facilement.et je laisse un peu trop Floriane à elle-même, au point de vue religieux.'' En entrant dans le petit salon de la Hermelliôre, il trouva sa femme assise sur le canapé, travaillant à une broderie.Elle sourit en le voyant et ses yeux, dans l'ombre où elle se trouvait, étincelèrent d'ironie douce.— Eh bien, lu as reçu ton sermon, mon pauvre chéri?Je vois cela à ta figure.Avais-jc raison de te le prédire?Il vint s'asseoir près d'elle et baisa les doigts qu'elle lui tendait.— Un très excellent sermon.Florianc.— Vraiment?C'cst-à-dirc des choses très noires contre ta pauvre Flory?— Oh ! mon amie! Elle secoua la tète.Un léger pli de raillerie soulevait sa lèvre.D'un joli geste souple, elle mit son bras autour du cou de Bruno.— Tu crois que je ne sais pas ce qu'il en est?Parce que je suis une Incroyante, je leur fais peur.IIS se figurent que je cherche à te détourner de leur religion.— Non, Floriane, ils s'inquiètent seulement de voir que tu restes éloignée de cette religion qui n'est pas seulement la leur, mais la mienne, qui sera celle de notre enfant.Dis-Suite à la page 4. r AGE QUATRfc LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 AOUT 1934 Texte de la loi du prêt agricole canadien Nous donnons ci-après le texte de la loi modifiant la loi du prêt agricole canadien adoptée lors de la dernière session fédérale - Cette loi a été passée pour permettre à la Commission de prêter sur le roulant de la ferme et non pas seulmcnt sur la terre même - La Commission pourra aussi prêter aux emprunteurs en plus du prêt consenti, ce qu'il faut pour semailles, ré'coltes, etc.Nos lecteurs trouveront profit à lire attentivement le texte rie cette loi passée par le gouvernement d'Ottawa pour permettre à la Commission du prêt agricole de prêter environ sur 75 pour cent de la valeur totale de.la ferme, au lieu de 50 pour cent seulement.L'ancienne loi ne permettait le prêt que sur la valeur du sol et non du roulant.Cela faisait l'affaire de l'Ouest, où les fermiers ont peu d'animaux, presque pas de roulant.Mais dans l'Est, c'était le contraire.La loi remédie à cette injustice en autorisant les prêts sur la valeur du roulant, et un second prêt sur la seconde hypothèque.La Commission aura droit aussi de prêter à un débiteur d'autres sommes supplémentaires, le cas échéant pour lui permettre de semer, récolter, etc.La Commission aura S40.000.000 à sa disposition, et elle empruntera au taux du gouvernement fédéral.En somme, la loi.telle qu'amendée, supprime une foule de restrictions légales ou législatives qui empêchaient les Commissions du prêt agricole de prêter.La loi permet aussi à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le prêt consenti ne .soit pas gâché, faute de quelque crédit supplémentaire.C'est à tout point de vue une I énorme amélioration en faveur des cultivateurs.Avec la loi le cul-1 tivateur peut emprunter pour se: libérer de ses créanciers; la Coin-, mission peut rembourser le créancier en 1ère hypothèque et devenir le seul créancier du cultivateur emprunteur, etc.Cil Al'.46 Loi modifiant la loi du prêt agricole canadien.(Sanctionnée le 3 juillet 1034).Sa Majesté, sur l'avis et du consentement du Sénat et de la Chambre des Communes du Canada, décrète : présente loi peut être citée titre: Loi modificatrice sur agricole canadien, 1.La sous le le prc( PARTIE I 2.Est abrogé l'alinéa ci de l'article quatre de la Loi du prêt agri- cole canadien, chapitre soixante-six des Statuts révisés du Canada, 1927; et remplacé par la suivant: "c) De posséder des biens-fonds qui, ayant été hypothéqués en sa faveur, ont été par elle acquis en vue de la protection d'un prêt, et de les vendre, hypothéquer, affermer.' ou d'en disposer autrement; et de payer annuellement, aux pouvoirs I taxateurs locaux, des montants jusqu'à concurrence des taxes qui au-1 raient été dues sur ces biens-fonds si ces derniers eussent été cotés et une levée faite à leur égard dans le' courant de l'année.Cependant, il: doit être disposé de tout pareil bien-fonds dans les trois ans de la date de son acquisition, ou dans tout autre délai supplémentaire, n'excédant pas deux ans.que le gouverneur en son conseil peut fixer et déterminer." 3.Est en outre modifié l'article quatre de ladite loi par l'addition des alinéas suivants: "fl D'accepter et de détenir, pour des emprunts, les garanties additionnelles et accessoires que la Commission peut jucer utiles: g) De conclure avec tout emprunteur, sur son emprunt, le concordat, la prorogation de délai ou le projet de traité que la Commission juge opportun: ht Postérieurement au consentement d'un prêt, faire des avances aux emprunteurs pour crains de semences, fourrage, engrais chimiques ou trais de récolte." t.Ksi abrogé le paragraphe cinq de l'article six de ladite loi.et remplacé par la suivant: "(â) Charpie obligation de prêt agricole est signée par le commissaire, ou par un membre spécialement autorisé à cette fin par la Commission, et par le secrétaire ou ' le trésorier rie la Commission.11 y est imprimé un certificat du commissaire attestant qu'elle est émise sous l'autorité de la présente loi.et qu'à l'époque rie l'émission la Commission détieni des hypothèques ou charges sur des terres à culture cl des biens mobiliers représentant au moins le montant total des obligations émises sous le régime de la présente loi." 5.Est abrogé l'alinéa a) de l'article sept de ladite loi.et remplacé par le suivant: "a) Les prêts ne sont consentis que sur la garantie de premières hypothèques sur les terres à eultu-; rc jusqu'à concurrence de cinquan-! le pour cent de la valeur de ces ! terres à l'estimation rie la Commission cl de vingt pour cent des améliorations permanentes et assurées qui s'y trouvent; cependant, une seule personne.cl deux ou plusieurs personnes solidairement pro-: priétaires de la terre à hypothéquer, ] ne peuvent obtenir par- voie d'emprunt, à aucun moment, plus de seul mille cinq cents dollars au to-| lai;" lî.Est abrogé l'alinéa h) de Par-' tide sept de ladite loi, et remplacé par le suivant : "h) Sauf les dispositions de la présente loi et subordoiinément aux règlements que la Commission ' peut établir et qui ne sont pas incompatibles avec les dispositions île la Loi de l'intérêt, un emprunteur peut à son gré rembourser tout ou partie rie son emprunt à la date d'une échéance de versement.Ce remboursement doit être crédité à l'emprunteur de la manière que la Commission peut prescrire par règlement.Ici que ci-après prévu; mais ce remboursement ne soustrait lias l'emprunteur à l'obligation rie satisfaire ponctuellement à tous les paiements subséquents lors de leur échéance" 7.Est abrogé le paragraphe cinq de l'article neuf de ladite loi.e! remplacé par le suivant: "15) Si.à cause de poursuites intentées pour réaliser l'hypothèque,! ,lc litre de propriété qui est le sujet de cette hypothèque est Irans-| porté à la Commission, ou s'il est i réalisé un montant qui ne suffit! lias à acquitter la rlette garantie.! !/s actions de la Commission, détenues par l'emprunteur, doivent être annulées, et les versements que i l'emprunteur a faits sur ces actions I doivent être confisqués au profil de la Commission.'" 8.Esl abrogé l'article dix-huit de : ladie loi.et remplacé par le suivant: "1S.M) Au besoin, le ministre peut acheter de la Commission.1 pour le compte riu Dominion du! Canada, ries obligations par elle émises.Ces obligations sont, à la demande du ministre, rachetées par la Commission au prix qui en a été payé en premier lieu quand des fonds destinés à cette fin deviennent disponibles par suite rie la vente publique d'obligations de prêt agricole.Toutefois, le montant des obligations détenues par le ministre ne doit pas dépasser, à quelque époque que ce soit, la somme de quarante millions de dollars.I première hypotbèhque.consentir \ un nouveau prêt pour une période d'au plus six ans, remboursable aux 'conditions que la Commission peut déterminer, moyennant la garantie d'une deuxième hypothèque sur les terres à culture cl d'une charge sur le bétail cl autres biens meubles.(2) Le montant global des prêts consentis à n'importe quel emprunteur en vertu ries dispositions de la présente loi et rie la Loi du prêt agricole canadien ne doit pas excéder les deux tiers de la valeur estimée de la terre et des bâtiments à l'égard desquels est prise une garantie, el il ne doit pas dépasser, à quelque époque que ce soit.In somme de sept mille cinq cent dollars.Le montant avancé sous le régime du présent article ne doit pas excéder la moitié rlu montant avancé sur la garantie de la première hypothèque.(3) Les prêts consentis en exé (2) Le gouverneur en son conseil peut autoriser la Garantie ries principal et intérêt .des obligations de prêt agricole jusqu'à concurrence de trente millions de dollars.i3) La ou les garanties peuvent être signées par le ministre au nom rie Sa Majesté, et cette signature constitue une preuve pérrmptoire.à lotîtes fins, de la validité rie la gara nhe position cl r de 'observation ries dis-présente loi." •ARTIE II AY ANC LS SUPPLEMENTAIRES AH LA COMMISSION DL" PRET AGRICOLE eulion rie servir aux seules fins suivantes: a) A permettre au débiteur d'acquitter des engagements existants; h) A l'achat rlu bétail, des outils, des instruments et de L'outillage nécessaires à l'exploitation régulière de la ferme hypothéquée; c) A ériger des dépendances de ferme ou à défricher, à drainer, à clôturer ou à apporter toute autre amélioration permanente tendant à accroître la valeur productive de la terre: (/) Aux autres fins, relatives à la mise en valeur et à l'exploitation de la ferme, qui sont approuvées par la Commission.(4) Le taux d'intérêt sur des prêts consentis en conformité du présent article ne doit pas être supérieur de plus d'un pour cent l'an au taiu courant prélevé à l'égard des prêts sur première hypothèque prévus par la présente loi.10.(Il La Commission peut en outre, sous réserve ries conditions ci-après prévues, prêter à un créancier hypothécaire sur la garantie de la cession pu rlu nantissement d'une première hypothèque sur ries terres à culture situées dans quelque province où la Commission est autorisée à consentir des prêts en exécution rie In Loi tin prêt agricole canadien.(2) Quand a été dûment approuvé une proposition de concordat, une prorogation rlc délai ou un projet rie traité, conclu sous le régime rie la /-"(' d'arrangement entre cultivateurs et créanciers, 1931.le créancier hypothécaire est habile ii contracter un emprunt, qui rloil être déboursé au cultivateur pour telles fins relatives à l'exploitation régulière des terres à culture grevées de la première hypothèque et eu tels versements que la Commission peut agréer.(3) Nul prêt consenti sous lc_régime des présentes ne rloit être d'un montant supérieur au quart rlu principal dû en raison rlc l'hypothèque cédée ou nantie.(4) Chaque prêt doit porter intérêt au taux exigé par la Commission sur des prêts consentis en conformité rie la Loi du prêt agricole canadien, et il rloit être fait pour une période d'au plus un an; mais ce prêt rloil toujours être remboursable, avec intérêt, à même les premières sommes d'argent reçues par le créancier hypothécaire ou la Commission du fait rie l'hypothèque cédée ou nantie.(ôi La Commission peut, à la requête rlu créancier hypothécaire, proroger, pour une période supplémentaire d'au plus un an.le délai dans lequel l'emprunt rloit être remboursé.(li) Nul prêt ne doit être consenti à un créancier hypothécaire à moins que le créancier hypothécaire ne convienne que le taux d'intérêt payable, par le débiteur hypothécaire au créancier hypothécaire, sur les avances faites à même le produit rie ce prêt, ne soit pas supérieur au taux d'intérêt pa-yable sur l'hypothèque cédée ou nantie et ne dépasse jamais de plus d'un pour cent le taux exigé du créancier hypothécaire par la Commission.(7) Si le produit d'un emprunt n'est pas dépensé de la manière prévue par le présent article, cet emprunt devient, à la discrétion de la Commission, immédiatement pavable en entier.(Si Les dispositions de l'article cinq rlc la Loi du prêt agricole canadien sur l'émission de capital-actions et les souscriptions audit capital-actions ne s'appliquent pas » l'égard de prêts consentis sous le régime du présent article.(9) Le gouverneur en son conseil peut consentir des avances à la Commission, à même les deniers non attribués du Fonds rlu revenu consolidé, pour les fins rlu pr article; et la Commission est repu comporte le contraire, l'expression a) "première hypothèque", et "hypothèque", comprend un contrat de vente garantissant le prix d'achat de terres à culture auxquelles le créancier hypothécaire possède un titre; /)) "créancier hypothécaire" signifie toute compagnie de prêts, de fiducie ou d'assurances constituée en corporation sous le régime rie lois Fédérales ou provinciales, cl peut être étendue rie manière à inclure les autres corporations ou personnes, ou catégories de corporations ou personnes, qui peuvent être désignées par le gouverneur en son conseil.11.(1) La Commission doit tenir des comptes distincts louchant les prêts consentis en vertu des dispositions de la présente partie.Si ces comptes indiquent que des pertes mt été subies, le montant de^ ces ¦îertes doit être avancé à la Com-i mission, lors rie l'expiration de eha- a présente loi doivent I que année financière, à même les deniers non attribués du Fonds du revenu consolidé.Le remboursement des montants ainsi avancés à même le fonds du revenu consolidé constitue une première charge sûr tous profits futurs résultant d'opérations prévues par la présente partie.(2) En vue de constater s'il a élé subi ou non des pertes, le gouverneur en son conseil peut édicter des règlements déterminant quels frais rlc la Commission doivent être assignés aux opérations prévues par la présente partie.(3) Si, à cause de poursuites intentées pour réaliser une garantie détenue par la Commission, le titre de propriété qui est le sujet de cette garantie est transféré à la Commission, ou s'il est réalisé un montant qui ne suffit pas à acquitter la dette garantie.les actions de la Commission souscrites par le gouvernement fédéral et le gouvernement de la province où est siluée ladite propriété, à l'égard du prel consenti sous le régime rie la présente partie, doivent être annulées, et la somme versée sur ces actions doit être transférée au -compte de réserve.(Il Les dividendes sur le capital-actions émis par la Commission relativement aux prêts consentis en vertu de la présente partie ne doivent être déclarés qu'à même ries profils provenant des opérations de la Commission prévues par la présente partie.Nul semblable dividende ne doit être déclaré avant qu'aient été remboursées toutes les avances faites sous le régime rlu paragraphe premier du présenl article.12.Les dispositions rie la Loi du prêt agricole canadien.\e\\c que modifiée par la présente loi, s'appliquent, mutatis mutandis, dans le cas de prêts consentis en vertu rie la présente partie, sauf dans la mesure où les dispositions de la présente partie sont incompatibles avec les susdites.Lettres au "Bulletin des Agriculteurs" Comment détruire les mauvaises herbes NOTES DES MENTALES FERMES EXPERI- La jachère d'été, qui fail perdre toute une année de récolte, n'esl assurément pas un moyen économique de combattre les mauvaises herbes.Le moyen suivant, beaucoup moins coûteux, donne de très bons résultats: déterminez l'étendue qui peut être travaillée à fond, donnez un labour peu profond im-médialcment après l'enlèvement de la première coupe de foin; quelques jours plus tarrl.disquez pour faciliter la pourriture du gazon, et répétez cette opération une fois par semaine jusqu'à ce qu'il soit possible de se servir du cultivateur oui de la herse à ressorts.Binez ou scarifiez la terre toutes les semaines ou assez souvent pour empêcher la pousse des mauvaises herbes, el pour ramener à la surface autant de racines que possible; celles-ci mourront au bout de quelques jours d'exposition.Vers la fin rie l'automne, labourez la terre à nouveau et laissez-la en tranches pendant l'hiver.Le printemps suivant ameublissez et semez une récolte binée ou une récolte étouffante.Avez soin de sarcler In récolte binée assez souvent pour empêcher les mauvaises herbes rie pousser.Au lieu des récoltes qui précédent, ou peut semer un grain à maturation hâtive, et cultiver la terre comme précédemment, après avoir fait la récolte du grain.La destruction ries mauvaises herbes est une question qui inté-•ésenl''' resse tout le groupement, cl pour réussir il faudrait que tous bien les 9.M) Nonobstant toute disposition de la Loi du prêt agricole canadien, la Commission peut, lorsqu'elle prête sur la garantie d'une Ice, pour ces fins, l'agent de la Couronne, et tous titres pris par ln ) ^orT^erl cultivateurs d s'entendent une même papou r agir de Commission devront être ainsi pris I pour le compte de la Couronne.(10) Dans le présent article, à; moins que le contexte n'exige ou np Fr.-X.ROBITAILLE, Station expérimentale fédérale du Cap Rouge.La situation agricole Dcschambaûït, 30 juillet 1034.La direction du Bulletin, Messieurs, Dans un de vos derniers numéros rlu Bulletin, vous nous demandez notre avis au sujet rlc la crise et des besoins agricoles.Répondre à loul cela demande-rail beaucoup de travail, tant il y aurait de nombreuses réformes à accomplir.Mais comme modeste cultivateur je me permets de venir vous exprimer quelques-uns ries besoins de notre classe.Le plus grand et aussi le premier des maux dont souffre la classe agricole, c'est la rareté de l'argent qui nous empêche de mettre en pratique des conseils de nos agronomes, que nous reconnaissons ries plus utiles.Ainsi le printemps dernier j'ai entendu dire bien .souvent: "Si j'avais de l'argent, je m'achèterais de meilleures semences: je sèmerais plus de graines, mais je n'ai pas d'argent el je crains de m'endetter".J'ajouterai que bien souvent on nous traite d'arriérés, l'on nous accuse de ne pas mettre en pratique les conseils rlc nos agronomes.Or, si ceux qui nous traitent ainsi nous connaissaient mieux, ils ne diraient pas de telles choses, à moins d'être préjugés contre nous.11 f au d rail que tous se donnent la main pour sauver l'agriculteur, lui donner un crédit acceptable, à un intérêt le plus bas possible.Il faudra un crédit à long terme pour les gros emprunts, un crédit à court terme pour les petits emprunts.De telles mesures nous aideraient beaucoup pour améliorer les cultures; mais, malheureusement, on a l'air d'être tout à fait opposé à tout crédit agraire dans cette province, si nous en jugeons d'après les agissements rie nos dirigeants je veux dire nos gouvernants au provincial.Nous sommes exploités par le commerce.A l'heure actuelle.on paie le beurre à raison de Ifl cents la livre, en moyenne, ce qui représente de 05 à 7.") cents rlu cent livres de lait payé par nos beurre-ries, ce qui est un prix trop bas pour ce produit.L'an dernier le commerce achetait du beurre à raison de 17 à 18 cents la livre, poulie revendre ensuite rie 25" à 30 cents la livre quelques mois plus tard.Ne devrait-on pas s'organiser pour que pareille exploitation de la classe laborieuse cesse au plus lot?Nos habitants ries campagnes souffrent rlc tous ceux qui les exploitent.S'ils ne le crient pas plus fort, cela ne veul pas rlire qu'ils seront toujours prêts à loul endurer.Tous ceux qui ont à coeur" la paix sociale devraient travailler à donner une meilleure organisation à nos cultivateurs, Je viens justement de lire un grand programme économique et politique lancé par des jeunes ci-toy en s de cette province, sous le nom de l'Action Libérale Nationale, programme de justice et de saine politirpie.Si ceux rpii lancent ce programme sont sincères, nous pouvons rlire que c'est ce qu'il y a rie mieux de tous les programmes politiques el économiques actuels, surtout en ce qui regardé l'agriculture, la colonisation, les réformes électorales.Ces dernières réformes nous donneraient des élections plus honnêtes; et des élections plus honnêtes nous donneraient en retour rlc meilleurs hommes publics cl par suite, un meilleur gouvernement.Surveillons les activités de ce nouveau mouvement.C'est un des meilleurs programmes que nous ayons eus.Nous ne pouvons que féliciter ces gens qui travaillent à nous sortir rlu bourbier où le pays s'enfonce davantage de jour en jour.Avant de terminer celte lettre me permeltrez-vous de signaler la curieuse manière d'agir de nos hommes publics?Nous voyons d'anciens ministres fédéraux être on ne peut plus patriotes quand ils sont dans l'opposition, alors que leur patriotisme semble figé quand ils sont au pouvoir.Nous les voyons également venir devant la Législature dénoncer les trus'ts cl peu après, aller bras-dessus, bras-dessous avec ces hommes publics qui protègenl ces trusts el même nous demander rie voter en faveur de ces gens amis des trusts.On voil aussi des députés cl d'anciens députés venir dénoncer un gouvernement qu'ils ont appuvé depuis qu ils sont dans la politique.Ils trouvaient parfait loul cc que ce gouvcrnemenl faisait, et ils traînaient dans la bouc ceux qui lui reprochaient exactement ce que ces députés reprochent maintenant à ce même gouvernement.Néanmoins nous devons nous réjouir de cc que ces hommes aient ouvert les yeux.Souhaitons que tous se donnent la main pour faire triompher des idées saines comme celles qu'expose M.Paul Gouin.Ces idées sont préférables de beaucoup à celles des C.C.F.; et si les idées de M.Gouin venaient à triompher cela serait le meilleur paravent contre le communisme qui, il ne faut pas se le dissimuler, commence à pénétrer dans nos campagnes; la politique de protection pour les capitalistes rpii nous gouvernent aide beaucoup les agents qui propagent l'erreur.(signé) Octave DELISLE Préparation à fa réJcolte de miel de Tannée prochaine Une opinion Victoriaville, 1er août 1934 Le Bulletin des agriculteurs, Montréal.Monsieu r.Vous demandez aux cultivateurs de donner leur opinion que vous voulez bien publier dans voire jou rnnl.Je m'empresse de vous écrire au sujet d'une assemblée qui s'est tenue à Victoriaville, le 22 juillet dernier.Celle assemblée a élé tenue par MM.Barré, Aimé Gucrtin el R.-L.Calder.Ils travaillent à former un parti appelé "Le Franc Parti" ou le "Parti Blanc".Voici leur programme: lo Prime sur le beurre el le fromage et moins de dépenses dans les chemins pour paver cette prime; 2o Crédit agricole au taux que le gouvcrnemenl pourra emprunter, cl beaucoup d'autres améliorations pour la classe agricole réclamées en différentes circonstances par M.Laurent Barré; je ne parle que des cultivateurs, car c'est la principale question pour restaurer la province: car quand le cultivateur fait de l'argent, tout le monde en fait.Si j'écris cet article, c'est pour avertir les cultivateurs que s'ils volent pour les autres partis, ils pourront être certains (pie personne à l'avenir ne s'occupera de prendre leurs intérêts et ils continueront à être exploités par les autres partis cl ils mériteront d'avoir de la misère puisqu'ils aimeront mieux voler contre leurs intérêts el voler pour l'intérêt d'un parti par esprit de parti.La définition de l'esprit de parti, la voici : 1 Si vous perdez un bras, vous ave/, un bras de parti.Si vous perdez une jambe, vous avez une jambe, de partie el si vous perdez l'esprit, vous avez l'esprit de parti.Il n'y a rien à faire avec un homme qui a perdu l'esprit.Les cultivateurs ont une chance de se rendre plus prospères quand viendront les élections.Qu'ils votent pour ceux qui sont pour eux.M.Taschereau aime que les cultivateurs vendent leurs produits à bas prix el soient pauvres.Quand viendront les élections si les cultivateurs ont faim ,ils mordront à l'appàl d'un bout de chemin, quelques journées d'ouvrage ou quelques piastres.S'ils étaient à l'aise, ils voteraient suivant leurs intérêts.Votre tout dévoué.(Signé) L.-P.de COURVAL (Notes des fermes expérimentales) L'objet que tout bon apiculteur doit s'efforcer d'atteindre est d'avoir, au commencement de la récolle principale de nectar, de gros bataillons d'abeilles très actives.Ceci oblige à faire des préparatifs soigneux pendant les onz?mois precedents.L'année apicole, commence en effet vers le 1er août.C'est à cc moment que l'apiculteur doit commencer à stimuler la multiplication des abeilles pour la récolte de l'été suivant.Les abeilles d'une année ne prennent aucune part dans le ramassage de la récolte de l'année suivante, mais elles jouent un role important, quoique indirect, dans le succès ou l'insuccès de cette récolte.Pour montrer les rapports rpii existent entre le mois d'août el la rêi'oltè de l'année suivante, onze mois plus tard, il csl plus facile de procéder à reculons qu'en allant de l'avant.Une force puissante d'abeilles, prêtes pour la récolte, ne peut s'obtenir que si nulles bien- peuplée*, reine, des provisions de nourriture et une pendant le les premier0 l'on a des une bonne suffisantes bonne direction printemps et mois rie l'été.Les trois premiers fadeurs de cette, combinaison dépendent à leur tour de li présence, de ces mêmes conditions l'automne précédent.La reine est la mere rie toutes les abeilles de In colonie; elle est donc responsable rlc la population de la ruche.Pour produire une colonie forte, il faut qu'elle soit jeune et féconde, el l'apiculteur doit lui venir en aide pour qu'elle puisse remplir sa tâche.Au Service de l'Apiculture de la Ferme expérimentale centrale, à Ottawa, on a constaté qu'il faut au moins deux mois pour développer une force de jeunes abeilles qui puissent supporter d'une façon satisfaisante les rigueurs de l'hiver.Comme l'élevage rlu couvain cesse généralement vers la fin de septembre ou le commencement d'octobre il s'ensuit que la production rie cette force d'abeilles doit commencer vers le 1er août.On pose les fondations pour la récolte rie mic| l'année suivante en veillant à cc que charpie colonie soit pourvue d'une reine jeune et vigoureuse au commencement d'août, pour qu'elle ait suffisamment de temps pour produire, une nombreuse population d'abeilles avant la fin de.la saison d'élevage, rlu couvain.Pour que la reine puisse remplir la tache, qui lui est assignée, il faut qu'elle ait toute la place voulue pour pondre ses oeufs.Il faut également qu'elle ait une provision suffisante rlc nourriture pour le couvain qu'elle produit.Lorsque toutes les autres conditions sont satisfaisantes, les ruches bien peuplées en automne et ayant à leur tête de jeunes reines vigoureuses, sont la meilleure garantie que l'on puisse avoir de nombreuses colonies et de gros bataillons d'abeilles butineuses, à temps pour la récolte C.B.GOODERHAM, Apiculteur rlu Dominion.O Journal Mt tmpriroê bu 7So «0.ru» Notre-Dame Eat.a Montréal, par l'IMPRI-MERIE POPULAIRE (a responsabilité limitée).Georres P*n*Mer.administrateur.INVENTIONS DamajvUs 1a MarWiï traitant 6*t E-.-«-,'>-.'.'.marques da eommtroj, etc.^ _ MARION & MARION _ (tnit* *• IBM f 1260 \ rua UnJwalU.Mtmtf*afc BUVEZ OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITÉ r'etiiiieiijfl du Bu r9n r*s f&n fjrt ^T-, -c -.- v -7- *?- -T- r' ) La douloureuse victoire | par DELLY r V f£a f9g\ r-f-) *V r-)r\ r-\-> «m ^'ir'i r*-* *Xr* fJ*s r^*> ri^ fâft flfifl ^A"* r-5"i ftfi -, ' -v- -r- "t- »»- -t.„,*„ jft v7* »t* "t- -r* "T- *t- *r moi.ma chère femme, ne me donneras-tu pas bientôt le bonheur le te voir penser comme moi, comme tous les miens?Elle secoua doucement la tôle._ Non.c'est impossible.Il ne faut pas me demander cela, voulu, mon ami.Tu dois le contenter de ta Floriane telle ((u'clle.est.Nile suffit-elle pas ainsi?_ Tu sais bien qu'il est affreux pour moi de penser oup nous pourrions être séparés plus tarrl.dan^ l'éternité?Et même en ce monde, c'est une ombre entre nous, un point où nous ne nous rencontrons pas.Elle appuya son front contre la joue de Bruno en murmurant: — Qu'est-ce que cela?Nous nous fumons, voilà le principal.Nous deux, Bruno.nous deux seuls sur la terre! — Floriane! Cela ne rloil pas être! — Cela est.S.Art amour nous suffit, Je ne veux pas que personne vienne se mettre entre nous, sous prétexte rlc religion.—- Personne n'en a l'idée.Flory.le l'assure que Jacques m'a dit r^ choses très raisonnables.Elle eut un léger rire moqueur.— Oh! je m'en doute! Cela se voil à la physionomie, à ton attitude gênée.Tu voudrais, toi aussi, me sermonner.Tout à coup, parce que.ton cousin a effrayé ton âme timorée, lu t'avises de trouver que je te fais oublier bien des choses, et en particulier le soin de ma conversion.Dis, n'est-ce pas vrai?— Un peu, oui.J'ai perdu rie bonnes habitudes.et nous ne parlons plus bien souvent de la question religieuse, ma chérie.— Il n'en est pas besoin.Nous avons notre amour.J'avoue que tout est là pour moi.F.l loi?— Oh! je ne puis rlire cela, mon amie! loi-même, i! ne faut pas.C'esl une offense à Dieu.Ma Floria- ne.es-tu donc encore si loin de Lui?Il essayait rie lire dans les yeux brillants qui s'attachaient à lui, qui le pénétraient d'une joie éblouie.— Je crois que oui.Tu vois, je suis franche?M'en garderas-tu rancune?— Rancune?,» à loi?Oh! non! Mais^-'est une souffrance pour moi, Floriane.J'cspér,a,is tant le ramener à Dieu ! — Mon pauvre ami! Je suis désolée.Ainsi, toute ma tendresse ne te suffit pas?File prononça ces mots d'une Voix très basse qui tremblait.Des larmes vinrent à ses yeux et Bruno la sentit frissonner contre lui.D'un geste ardent, il la serra dans ses bras.Que dis-lu?Que vas-tu penser la?Toi, mon bonheur! Toi, ma vie! Oh! 'lis encore cela! Dis que je suis la vie et que tn m'aimes.que lu m'aimes plus que tout?— Oui, lu es ma vie.el je t'aime! Plus que loul?Des larmes légères Rlissaienl le long des joues, tremblaient au bord ries cils.Bruno baisa longuement les yeux humides el dit sans hésiter: Oui, plus que tout.H- H- * Lorsque, le dimanche suivant, Bruno e! Floriane vinrent diner à la maison Fervièrcs.ils y trouvèrent l'abbé Rivors invité par sa tante.Le prêtre, après les premiers mots échangés, demanda à Bru n r»: mourir: oublié." lege Mai; son Lu n'as donc pu aller voir le vieux Bolin?Bruno répondit avec un léger embarras qui ne put échapper à son cousin : Non, cela m'a clé impossible.Quand esl-il mort?Dans la journée.Il avait gardé sa connaissance entière el l'a alien riu Jusqu'au dernier moment, loul heureux, le pauvre, à l'idée de celle joie promise.Je l'ai enlenrlu qui disait, un peu avant rie "Il ne viendra pas.Il m'a El il pleurait.Le visage rlc Bruno frémil rem enl.Je regrette vraiment.je n'ai pu.Sa voix n'était pas assurée regard se troublait un peu.Mme Fervièrcs, qui entrait au salon en revenant de donner un ordre à la cuisine, demanda, s'adres-sanl à la fois à son fils el à l-'lo-rianc : Nous aver, donc élé ce malin à une messe matinale?Je vous ai en vain guettés à la sortie de celle 'le dix heures.En effet, nous n'y étions pas.maman.Floriane ne se trouvait pas prêle, je l'ai attendue, mais au moment de partir, nous no":i sommes' aperçus que même en nous pressant, nous arriverions tout juste pour la sortie - Comment, vous n'avez pas eu rie messe?Floriane dit avec son calme gracieux : — Non.ma mère.C'était impos- sible.Est-ce un 1res grave péché mon cousin?Elle s'adressait à l'abbé Rivors.Un sourire enlr'ouvrail ses lèvres.Il fallait l'attention aiguisée rlu prêtre pour découvrir toute l'ironie triomphante contenue dans ces paroles cl ce sourire.Il répondit avec une froide tranquillité: Oui.lorsque l'abstention est volontaire, sans raisons sérieuses.Oh! nous ne l'avons pas fail exprès! Nous causions, il a oublié l'heure el moi aussi.Nous oublions toujours l'heure, quand nous causons.Kllc rit gaiement, en regardant son mari, l'n peu d'embarras se discernait sur In physionomie de Bruno.Il avail conscience de la surprise de tous, devant celle négligence extraordinaire chez lui, tellement strict auparavant pour ses pratiques religieuses le.plus strict de la famille, même.J'en ai élé fort contrarié.mais il était impossible de réparer cela.Le prêtre cl la mère sentirent In gêne dans l'acceul.Ils comprirent jau^ Floriane avait pris sa revanche sur I abbé Rivors et que Bruno ,pay-il d'une nouvelle capitulation rlc conscience ses velléités de remords.Quinze jours plus tard, les deux jeunes gens quittèrent la Hermelliè-re Ils allaient s'installer pour le reste de l'été sur une plage de Bre-lagnc, le climat d'Anjou ne convenant pas à Floriane.assurèrent-ils.Mme Fervièrcs ne put voir son fils seul qu'un court instant.Il se nionlra affectueux, mais sans rien de l'expansion d'autrefois qui l'unissait si bien à l'âme de sa mère.Mme Fervièrcs lui dit avec une grave tendresse: Je suis triste rie le voir partir si loi.Tu avais besoin de le retremper longuement dans l'atmosphère du pays natal.Paris l'a déjà changé, Bruno.t Elle disait: "Paris", cl c'était un autre nom qui était sur ses lèvres.Bruno eut un geste rlc protesta-lion.— Mais non, maman! Quelle idée! Elle secoua la lêle, en le regardant pensivement.II sourit aver un peu de contrainte el se pencha pour l'embrasser.— Je suis toujours votre Bruno.et je vous aime tant ! Elle, mit son bras autour ries épaules de son fils el l'attira loul contre clic.— N'oublie, jamais ce que je t'ai appris: Dieu doit être servi availI tout et aimé plus que lout.Elle le sentit tressaillir et vit se détourner son regard.Il répéta d'une voix changée: — Plus que tout.Oui, je sais.Puis il se dégagea lentement cl ajouta, sans regarder sa mère: — Ne vous inquiétez pas pour moi: maman.Je suis très heureux.XIV Vers le milieu de.novembre.Floriane mit au monde une netita fil- le Elle n'avait toujours témoigné que d'une satisfaction très modérée à la perspective d'être mère Lo succès rlu nouvel ouvrage de Bruno, paru vers le même temps, sembla lui causer infiniment plus do .'oie que cette naissance.L'enfanl [ut confiée h une excellente nurse; Morianc veilla elle-même, chaque Jour, à la bonne exécution rie tou" devenu loul n coup célèbre Suite n ln page 5 9 AOUT 1934 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CINQ CERCLE LITTERAIRE » « SOUS LA DIRECTION DE L'amour On dit que c'est un feu dont la brûlante flamme Eclaire, vivifie et transfigure l'âme, Que pour l'homme exilé, c'est là le plus grand bien, 'Mais moi.je n'en sais rien! On dit que c'est un phare à la lumière ardente Que dirige le coeur au fort de la tourmenté; Un baume à la souffrance, à l'effort un soutien, Mais moi.je n'en sais rien! On dit que c'est un dieu puissant el magnanime Qui comble les désirs et les reves intimes, Et forge entre les coeurs d'indissolubles liens.Mais moi.je n'en sais rien! On dil que c'est encore une fleur délicate Qui dans tous les pays aisément s'acclimate.Mais qui meurt d'un regard, d'un mot vague, d'un rien.Mais moi.je n'en sais rien! Certains disent que c'est un mal qui nous dévore Mais un mal qu'on appelle et qu'au fond l'on adore.Mal que chacun envie cl voudrait faire sien.Mais moi.je n'en sais rien! L'un médit de l'amour, l'autre en fait les louanges.Un l'appelle démon et l'autre l'appelle ange: Je pense qu'on l'ignore.el pour moi je crois bien Que je n'en saurai jamais rien!.Envoi A't'ne amie de PaulF.Poirier.El sur la lerrc tout entière.Partout je chanterais cela.HélasI point de métamorphose! Ce n'est point la loi d'ici-bas.Mais je puis bien faire autre chose: Travailler, prier pour ceux-là.Sur ton aile, o brise légère.Emporte, mes accents pieux.Echos de ma lyre en prière.Montez, montez jusques aux cieux.() Marie, ô Mère si bonne.Vois les enfants à tes genoux: Demande à Jésus qu'il pardonne Qu'il étende son bras sur nous.Peut-il refuser à sa mère Ce Jésus si tendre et si bon?Prends pitié de noire misère.Daigne implorer notre pardon.Protège notre sainle Eglise, Garde notre cher Canada; Que sur toute la lerrc luise Le doux espoir de l'au-delà! LILAS DE MAI Vacances Sourire Savex-vous pourquoi Dieu mit lur voi lèvres cette chose délicieuse qui s'appelle un sourire?.C'est que, dans son infinie bonté, Il savait la nécessité très grande qu'en aurait l'âme trop sérieuse et sombre de ceux vrs qui vont ces sourires.N'avez-vous jamais songé a tout ce qu'un sourire peut renfermer da force consolatrice, d'amicale approbation ou de douce protection?.Le sourire prend à l'âme ce qu'elle a de meilleur, de plus vrai .Sourire d'amour qui laissa aux lèvres un pli gracieux et jeune et s'éternis» en un* expression de joie immense: Sourire qui se prolonge indéfiniment et contient plus de signification ardente que des mots touchants.Sourire d'amitié qui dit m bien la tendresse émue, dévouée d'un coeur sincère.Sourire de pitié qui met un baume sur la blessure Ouverte.Qui de nous, à certain moment de la vie, ne s'est senti plus fort au souvenir de cette expression caressante, pleine d'encourageante approbation qu'eit le sourire d'une mère?.Le martyr sourit à la mort cruelle qui l'attend; le soldat garde pour l'instant supreme son plus glorieux sourira.Ne me demander jamais pourquoi la souris, même aux heures tristes; vous jvji compris .que mon sourire est ma force; sourire en attendant l'Instant meilleur, c'est déjà souffrir moins.le souris quand je suis lasse, |e «our.s peur cacher mes larmes, je souris afin qu'autour de moi nul no souffre do ma douleur.Mais je souris surtout puree 3ue j'attends d'être aimée et de faire slaisir a tous.à la ruche!'! Pierrette l'HEUREUSE Encor toute petite enfant Bégayant mon humble prière.Tu me parlas du Christ mourant Sur llunomlnleux calvaire.J'appris de toi ce grand mystère.Petite enfant.A l'école, tous les matins.Je parti» d'allures rapide».Prenant parfois des air» mutin».Je revenais les yeux avide» Embracer ton front plein de rire».Tous les matins.Un Jour, Il fallut repartir.M'arracher a l'étreinte lente Avec espoir en l'avenir.Au bra» d'un époux, tout aimante.Je vins tromper ta longue attente 8an» repartir.Déclin du »olr.tes cheveux blanc» Couronnent ton front angéllque: Te» membre», héla», tout tremblant» Dan» une pose séraphlque.Se tournent ver» le Saint Portique.O cheveux blancs! • Adieu.Je t* bénis, la mort S'en vient, J'entrevois l'agonir.Je m'achemine vara le Port.Ferme-mol le» yeux, Virginie.Ma longue carrlérr est finie" —Cruelle mort! I.'oube grt»e.ceinte de noir.Se lève comme un voile austère.Dan» mon ftme le désespoir 8e traniforme en tristesse amére En regardant ma tendre mere Ceinte de noir! Sur le tertre.Je vlen» pleurer Mo ndeull.ma sombre solitude.Avec toi.Je vlen» m'isoler.Prier encor sans lassitude.Sur ton tombeau par habitude Je viens pleurer! Virginia petosa Qulfuea, irr mal 1S>3< A mon père Pe deuce mémoire Din» r»mertume d'un aOUplr, L» douleur en mon oo*ut riper» Ton è'.ocahl»! «ou-.enlr.Pour calmer ma peine.J'espère.Résumer mon tmotir.6 père, Dans un »ouplr.I.nnKM.Tlp» penrhé tnn mon bare**!*.Apparition lumineuse.Ton cher visage était »l beau, Ta longue barbn »'.aoyeusel Comme J'élal» alor» heuraura Dan» mon berceaul Et.que de fol», sur tel arnnux, Déjà petite Demoiselle, Tu me disais de» mou • douxi Tour toulour» Je me les rappelle.Je Mutai» comme une gazelle Sur tes genoux.Toui les loirs venvi».dim te» pra», Confiant» en ton patron»*».Je saral» ou pu'.der me» pa>.Et dan» c» pieux ermltego Je réral» d'un long babillage La.dans tes bras A ceux qui souffrent de ia crise Je voudrais bien être In brise F.l parcourir le Canada.• A ceux qui souffrent de la crise Ohl ie murmurerais tout bas: En vain la sagesse des hommes Se prête à guérir tous nos maux.Voyez dans quel état nous sommes Itegardez donc enfin, là-haut! Il faut souffrir sur cette lerre.Mais ne nous décourageons pas: Au ciel nous avons un bon Père.Regardons là-haut, il csi là.Et puis, par delà la souffrance Se trouve un bonheur éternel.Vivons dans la sainle espérance.La vie est lu rançon du ciel.Ainsi, laissons passer l'orage.Tenons toujours, bien haut nos f coeurs1.Luttons el reprenons courage.Avec Dieu nous serons vainqueurs.Je traverserais la frontière.J'irais souffler dans chnque Etal Dédie à la famille Guinard", avec un iou-rire de franche amitié Prendre une vacance, c'est partir, s'extérioriser physiquement et moralement de tout ce qui fait le cours ordinaire de la vie.C'est changer de décor, c'est se griser de vie nouvelle, c'est vivre à l'aventure, sans soucis et sans crainte.Cela revient une fois l'an; el chaque année, quand vous sentez venir cette ère de repos et de liberté, mille projets se partagent vos pensées, se disputent la partie, veulent vous gagner à leur aven-turc ! Pour moi.la plus belle vacance est i celle que l'on se garde bien d'organiser, celle qui, par surprise, nous pousse dan; un endroit ignoré.On nous a dit, tout à coup, à ma compagne et à moi, alors que nos projets premiers sombraient sous des difficultés insoupçonnées: "Venez avec moi! Je connais un endroit délicieux pour une vacance calme et reposante!"! Et nous sommes parties, suivant nos pen- I secs qu'emportaient déjà le mystère et I l'imprévu.A quelque vingt-cinq milles de Montréal, nous avons trouvé, pour faire nos vacances aussi heureuse que paisibles une riante campagne encadrant l'immense bleu d'un lac berecur; une pension tranquille au sein d'une fa-mille sympathique; des amis aussi agréa- ] bles qu'hospitaliers.Une semaine durant : nous avons flâné tout à notre aise, nous nous sommes grisées de soleil et d'air pur; nous avons donné la clef des champs à la liberté, ce petit oiseau de bonheur ; qui nous venait chanter à l'oreille mille cantilènes.Au bord des flots berceuts où.sous les étoiles, dans la nuit brune, mille rêves fous ont pris nos pensées.I Loin de nous la hantise du labeur quotidien avec son devoir, sa lassitude de | tous les soirs, sa minutie, son emprise! C'est la vacance, c'est le repos, c'est la folle gaieté, c'est toute la nature quiète, , enveloppante qui s'imprègne dans nos i coeurs en joies pures et sereines! Une belle vacance devrait durer tou-|Ours.mais, elle ne serait plus vacance, , elle perdrait vite, sans doute, toute sa grâce reposante d'ivresse et de fraicheur.i Donc, nous sommes revenues.Dans la pénombre, après le labeur, c'est le souvenir maintenant qui nous berce et nous enchante! Cher souvenir! Abeilles, mes soeurs, qui lirez ces lignes, s'il vous est donné de prendre une vacance, a mon tour, je vous dis: "Allez à elle-Plage.où nous sommes allés.Le ! lac des Deux-Montagnes gagnera vite ! votre sympathie par la caresse prenante de ses ondincs.Er, s'il vous est donné de connaître nos amis Cuinard, dites-leur la joie que nous donne encore le souvenir que nous leur conservons HENRIETTE Mairie Manche - Vous me faites un plaisir immense en m'annonça ni ce gros progrès de votre vue.N'avais-je pas raison de vous chanter l'espoir?Il me reste maintenant à vous souhaiter que ce mieux se continue jusqu'à la par- , faite guérison afin une ic ne vois plus oueiuic ombre en voire ciel.Je vous aime gros, comme vous sa- I vez.c'csi pourquoi je suis toujours anxieuse de vous relire et que je .voudrais tant voir |r bonheur vous accompagner fidèlement, toujours.| Vous me reviendrez bientôt?Abeille Inconnue Pour faire partie de noire cercle, il s'agil d'é-Irr abonnée ou fille d'abonnée au ' i Bulletin afin de suivre nos activités, fie se choisir un pseudo el de I donnr noms et adresse à la direc- ; trice.Après quoi vous n'avez qu'à vous mêler à nos bourdonnements, à écrire à Grande-Soeur pour lire votre réponse dans son courrier et à faire bénéficier nos Hayons de Miel du talent de votre plume, ("est facile, n'est-ce pas?Envoyez- i moi une note désignant quelle sor-te de correspondant vous désirez.I ainsi que votre adresse.Je publierai dans les bourdonnements.Bicn- I venue! Follette — Pourquoi se casser la I tête en quête de phrases enruban-! nées pour me dire votre joie et votre affection?C'est si facile de 'dire: "firnndc-Soeur.je vous aime cl vous remercie!" Rien pour moi n'esl plus cloquent que ces simples mots qui percent si bien la since-rite et l'ardeur de vos sentiments, i C.Drôle.Soleil prinlanier.Benjamin du Bûcher.Petite Bleue.Gas-1 pésien.Postillon d'amour sont des amis avec qui vous sympathiseriez certainement.Lancez-leur un premier appel dans nos bnurdnnne-I menls.Je vous aime bien aussi, ma i ; petite Follette, revenez me causer.Lilu de Volga — C'csl ça, il fuit- ! ! (Ira me confesser ce gros chagrin | (pie je tacherai de consoler avec tout mon coeur.Je vous attends ' bientôt en vous souhaitant ioics et bonheur pour endormir tout ce qui sanglot te sous votre front souffreteux.Je publie votre appel.Bonne chance et merci de votre franche affection qui n'esl pas sans me réjouir grandement.Souvenez-vous que la mienne vous demeure accueillante toujours.Petite Malade - Je suis peinée de toutes ces mauvaises nouvelles contenues en votre lettre, moi qui.connaissant votre nature avide d'idéal et tie dévouement, vous désire avec tant d'ardeur une vie paisible et agraéble.Pauvre petitI Tout cela est bien pénible mais Dieu a certainement des vues sublimes sur vous puisque constamment il alimente votre ftme par l'épreuve.Il est certain qu'une récompense indescriptible vous attend en revanche de tout ce nue vous supportez avec résignation.Confiance donc toujours en Celui qui permet tout pour le salul de voire Âme et ferme espoir en un lendemain meilleur.- Je fais de nouveau un envoi de timbres.Vous l'aurez reçu quand vous me lirez.Tendresse et affections.MugUel d'or.- Puisque m'éorirc vous est une aussi grande joie, il ne faudra pas manquer de la renouveler plus fréquemment, celle joie, qui trouve bien son écho d:uis mon coeur, allez! C'est ça, reposez-vous de vas labeurs en prenant toute» les saines joies qui s'offrent à votre jeunesse.La jeunesse s'harum-nisant si bien avec la folle gaieté, il faut s'en priser avant que l'expérience, la sagesse acquise des années mettent un frein à nos ardeurs pour tout ce qui fait l'attrait de la jeunsse.Si je passe à l'administration du journal, je leur parlerai en ce qui concerne votre abonnement.Mais il y a peut-être erreur au bureau de poste où vous pourriez vous informer.Bonne chance, gentil Muguet! Tsigane Meuse.- Une nocMlisle.Semeuse canadienne, désirerait ardemment lier correspondance avec vous.M'en verrez-vous pour elle une première lettre affranchie?Un bon sourire en passant el prière de m'écrirc aussi, si vous en avez le loisir.Semeuse canadienne_____Si je vous accepte?Mais oui.et de tout mon coeur aussi! Votre lettre parle bien, je sens que je vous aimerai et.si cela vous plaît, nous aurons tôt fail de devenir une vraie paire d'amies.Pour cela, il ne faudra pas manquer de m'écrirc souvent, n'sctce pas?J'ai lu vnlre article qui figurera très bien en nos colonnes.J ni noté ln dédicace cl publierai son tour venu, mais il faut être patiente, tant d'attirés attendent, aussi! La prochaine fois que vous enverrez un rayon rie miel, il faudra l'écrire nu reclo des feuilles seulement, compris?Voyez.| déjà j'ai parlé de vous à Tzigane : Rieuse qui ne lardera pas à créer des liens de franche amitié avec vous.Puisse notre cercle vous plaire el mon courrier contenir souvent des billets à votre nom joli, Semeuse canadienne.Vieux Frirol.— Bon jour ami fidèle! Je ne vous ai pas oublié, je n'oublie personn.c mais je nie disais parfois, avec un soupir, que la vie vous avait pris à notre cercle comme elle en prend bien d'autres, el voilà que vous me causez l'heureuse surprise de me revenir loul comme autrefois! C'csl très gentil à vous el je vous remercie sincèrement de ecl intérêt fidèle que vous nous conserviez, en silence.Je vois çà, vous niellez le culte 'le la fidélilé dans tous vos sentiments el, je vous l'assure, cela vous vaudra h; bonheur .avec l'amour.Un vieux frérol peut-il en douter?On ne parle jamais irop ici; mon courrier sait cire discret là l'occasion, vous savez el.si vous le vouliez, je pourrais fort bien vous en donner la preuve.Je publierai.Et.je vous relirai aussi.Orpheline.Voire tendre affection est une belle récompense aux joies que je vous accorde, Je vous I en remercie, en espérant longtemps la conserver.Je publierai.Souri- ! rcs.Lune Housse.Enfin, vous voilà! Je l'attendais depuis le début des vacances, voire lettre, mais, rie vous lire enfin, de vous retrouver toujours la même, affectueuse el fidèle, m'a fait oublier la longue attente el vous libérera de la semonce que je vous préparais! Je vous avise cependant (pie ce n'esl pas impunément que vous recommencerez.Vous me laissez Irop deviner du charme de voire camp "Bel Air"; voilà qu'il me prend un désir fou d'en vivre avec vous la douce Intimité que l'on pourrait goûter en sa paisible retraite.Kl puisque là vous relisez tous mes billets, il me semble qu'on me reconnaîtrai! comme une amie et qu'on me fcraii douce infiniment l'ambiance paisible el parfumée! Oh! que je me sens loin de vous! Diles-moi si, pour vous, le plaisir serait agréablement partagé! Si vous voyez mes amies, Marguerite el Grand'Mêre Abeille.il faudra leur redire ma tendresse si vous allez jusqu'à parler de moi! Il faudra redire mon souvenir à Amur Pidelis, aussi.Ce que vous me I dites concernant la famille de mon : amie Marguerite n'est pas sans ' m'intéresser.Quoique lui donnant une certaine somme de bonheur, j'imagine que le dépari de son frère el de sa soeur l'attristera cl comme j'aimerais la voir afin d'en causer avec elle! Avez-vous des nouvelles île notre amie Annette?L'automne lui vaudra sans doute de grands événements! cance passe vite, si vite devoir vous rappellera, vous songez à déserter rier, seul endroit où nous pouvons nous rencontrer, il me vient l'immense désir de vous lire plus fréquemment.Et si vous pouviez répondre à mon désir el nous demeurer, comme vous me rendriez heureuse! Union de pensées tendre-ment affectueuses.mais quanti il vous supplie d'être j peur que je n'ose franchir les distances, fidèle el sage, d'être à lui unique- ces temps vont changer, ment, pourquoi ne pas vous ren- Le fil est cassé ! Pas vrai ?tire en un témoignage d'amoureuse I simplement c'est comme un bas de soie.tendresse?Voire bonheur ne sera parfait que si vous avez la certitude de faire le sien; une femme de coeur et d'intelligence ne peut être vraiment heureuse qu'en procurant le bonheur de son mari.c'est un brin échappé.c'est tout.Petit sphinx —Où sont vos sourires' hum.Je vous ai découverte, n'en soiyer pas fâchée hem?Aux Institutrices— Avant la fin de votre repos, belles vacances, tard vaut mieux qu'en faisant de son rover un nid I que jamais.Car déjà plus de la moitice d* coquet de fidèle tendresse.Vous ; passée.Amit.e.scunres, ^ux'frerOT serez celte epouse-la.J er.suis cer-laine, mais pour préparer votre bonheur, pour l'atteindre, niellez plus de soin.car."il" est un bel oiseau qui nous fuit parfois, au moment même de l'atteindre.Ne boudez plus votre fiancé qui montre plus d'amour que de jalousie.Trêve de flirts qui ne vous donnent rien, en somme; soyez une fiancée tendre et clairvovante.un peu plus sérieuse: affermissez voire àme afin qu'elle soit digne du grand devoir qui l'attend.Une femme avertie en vaut deux et, consciente (file votre tâche à vous Jean qui rit — Vous qui aimez tant i rire, avcz-vcus l'intention de nre de moi en me disant que vous me connaissez?Vite dites-le moi.J'ai hâte de savoir! Violette des prés — Non je ne savai-pas qu'une gentille viole'te me donnait ses préférences.J'en suis heureuse.L'homme qui rit - Etes-vous frèrç avec Jean qui rit?Muguot d'argent — Vous souvient-il des heures lovcuses passées avec MUGUET D'OR Rose des Alpes — En effet petite amie il faut être philosophe afin de bien com- sera plus délicate infiniment que prendre notre vie dans le vrai sens.Je celle des épouses ordinaires, appli- | crois que pnur votre part vous agissez de quez-vous dès maintenant au tact, la sorte.Continuez selon les idées que à la prudence, à la clairvoyance vous possédez, qu'elle exigera de vous.Allons, vous savez bien que je n'ai pas mauvoi.se opinion de vous; je regrette seulement qu'on vous aie gâtée au point de vous faire oublier que.dans l'amour, on doit gâter autant le coeur de l'autre des douceurs que l'on désire ou commande pour le nôtre.Je vous aime.Myjtcria — Scutcvera-t-elle un léger com du voile qui l'enveloppe?J'aimerais connaitre davantage cette nouvelle abeille.Vous acquiesecrer à mon désir, n'est- ce pas LS DES PRAIRIES A tous — Qui désirerait correspondre avec moi?Bienvenue à tous! Adressez à: Yvonne Lcgaré, Fugoreville, Co.Témiscaminguc, P.Que.A tous — Qui d'entre vous aimerait exchanger des billets avec une jeune abeille.Adressez une première à "Lily de de Volga" Poste-Restante St-Alban P.Q.Ancclico — Est-ce que vous trouvez plaisant votre séjour "près d'un beau lac des Laurcntides?" Je vous y ai transportée en juin 'sur demande spéciale) sur les ailes de l'imagination.Jacasse — Pas de briques! Mais des fleurs pour votre vers, lequel m'a fait sourire.Soleil printanicr — je fais bien attention Puis-je rester toujours sous vos doux rayons?Si c'est le printemps de la nature et de la vie que vous préférer, me direz- vous pourquoi?Coeur de roc —Ce n'est pas moi qui aurait change ce coeur, puisqu'il n'était |a-mais de "rcc".Dites-moi, plutôt, pourquoi vous avez choisi un pseudo qui est tant mensonger?A foui — Ne me tenez pas rigueur de mon silence.Les yeux qui me faisaient défaut se remettent, MAC IE BLANCHE A NOTER : Chaque Abeille el Bourdon n'a droit dans ces colon- I '•> ¦•• Qui est avide de rorre^pon-nes qu'à In publication de soixante dance?Vous trouverez, une diheente a- Mario — Vous reconnailrez-vous ici?Lirez-vous seulement ce billet que je vous dédie avec des pensées toute du souvenir de vous et des vôtres'.' Peut-être pas! Ici nous sommes au devoir pendant que vous êtes encore en vacances: une pensée a plus de chance de se faufiler entre deux labeurs qu'entre deux plaisirs, n'est-ce pas?Alors, il faut conclure que notre pensée cherchera In vôtre T>his souvent que vous chercherez la noire.Votre frère, en vacance aussi, a du vous faire le message que nous lui avons communiqué pour vous?Si vous me lisez et.si vous me comprenez, je le renouvelle pour vous.pour les autres qui le dé-cireronl.Soyez, fidèle au régime et.bons jours! GRANDE SOEUR La va-, bientôt je Alors que mon cuur- Giroflie des Alpes Je publierai.Votre opinion ressemble bien à la mienne el j'aime la rencontrer en mon courrier.Cependant, il faut faire pour plaire à tous les membres en autant que possible, ce qui n'est pus toujours facile.Vous êtes encore une jeune fille.1res jeune.Aujourd'hui, ce n'est plus comme autrefois où l'on se faisait presque une obligation de se marier à dix-huil et vingt ans.Soyez jeune de coeur el d'esprit, soyez gaie, lendrc et câline, c'est l'âge du coeur qui compte le plus.Bons sourires! Princesse Inconnue Je vous ai fail parvenir les renseignements qu'on me communiqua pour vous.Vous les avez reçus?Vous êtes gentille de me remercier avec autant de chaleur; moi qui suis ici pour vous aider autant que je le puis, je me sens récompensée grandement quand il m'est donné de rencontrer des petites soeurs expansives et charmantes comme vous, lionne chance cl donnez-moi des nouvelles.Fanchette — "L'occasion fuit le larron", ma petite amie, el puis, souvent on se brille à jouer avec le feu.Si i'ai souri de tout ce que vous m'écrivez, je suis demeurée songeuse, me demandant si vraiment vous étiez capable d'un sentiment fori et durable.El puis, je n'ai pas été sans approuver votre fiancé, ne vous déplaise! L'amour vrai, unissant pour toujours deux âmes et deux vies, dnil être plus généreux que le vôtre: s'il esl né grand et fort en votre coeur, il esl ] jeune encore, il a besoin que vous lui donniez plus de soin afin de le faire beau autant qu'ardent, de le rendre sublime afin qu'il ignore les défaillances.Soyez reconnaissante à voire fiancé de ce due sa délicatesse n'exige rien de vous.mots par semaine.Les eotnmuni qi és doivent être écrits à l'encre, ai recto et dans l'ordre habituel.i,0Çé du coût total de 4,909 milles de lignes de transmission, soit 84,-000,000.00.Avec ce montant, il avail fait pénétrer le bien-être de la modernisation dans .37.310 foyers.N'est-ce pas infiniment supérieur à notre organisation où nos compagnies s'occupent surtout de desservir les centres rémunérateurs, les centres à population dense?Nous ne saurions les en blâmer trop fortement.Avec l'entreprise privée, détenant un monopole, ce serail One utopie (pie d'espérer, sans l'aide du gouvernement, la distribution intensifiée de l'énergie électrique dans nos campagnes.De lu philanthropie, il n'en faut pas attendre à ce degré des entreprises privées et nul ne pourrait leur reprocher avec sévérité de ne pas se substituer à l'Etal dans ce domaine peu lucratif.I>;ins nue société, ne sommes-nous pas tous solidaires?Craindre le contrôle partiel ou total de l'électricité par l'Etat, en raison du bénéfice quo certains cultivateurs, disséminés hors des villages, en pourraient retirer au dé- ' pens du reste de la population, ne parait pas un argument inspiré par la recherche du bien général.La ! prospérité du cultivateur nuit-elle ;à celle du citadin?Assurément non! Pour quelle raison alors se | tant méfier du contrôle par l'Etat, le seul système qui apportera aux districts ruraux les bienfaits de l'électricité, le seul système qui donnera aux villes el villages du kilowatt-heure à une cote en proportion de son coût de production?Quel inconvénient y aurait-il à créer chez nous une commission centrale chargée de produire, d'acheter, de distribuer de l'électricité aux municipalités qui, après un referendum, en auraient fail la demande Les populations qui se croiraient bien servies par les utilités électriques privées resteraient ainsi libres de leur continuer confiance." L'exemple ontarien Voici.Messieurs, ce que nous pensions en 1930.C'est vous dire que dans notre élude du problème de l'électricité, nous n'avons pas omis la question de ^electrification de nos compagnes.Ontario est certes l'endroit au monde où les fermes ont été le plus rapidement électri-fiées.Nous n'avons rien à inventer.Nous n'avons qu'à bénéficier d'une expérience vieille déjà d'un quart de siècle.Nous trouvons dans la province-soeur la plus merveilleuse organisation hydro-électrique au monde.Elle fait l'étonncmcnl de tous les pays.C'est pour cette raison qu'en cette province on en entend dire tant de mal.Vous avez même entendu le premier ministre dire (pie le résultat des élections en Ontario signifiait une condamnation de PHydro-Onta-rienne.C'était une fausseté.L'hon.M.Mouchard l'a dénoncée à la radio et M.Eugène L'Heureux a fait île même dans l'Action Catholique.M.Hepburn a clé élu en Ontario en criant partout (pie le régime de M.Henry avait voulu saboter le service hydro-électrique étatisé.Si M.Hepburn s'était montré hostile au régime ontarien d'électricité, il aurait, certes, subi une défaite écrasante.Tous, sans distinction de couleurs politiques, en Ontario, sont satisfaits de la régie publique de l'électricité.De quelque parti (pie vous soyez, je vous en conjure, exigez de votre député qu'il prenne une altitude claire et nette sur la question de l'électricité.Ne croyez-vous pas un candidat hostile au trust de l'électricité, parce qu'il préconisera de surveiller ce trust au moyen d'une commission spéciale?La concurrence d'Etat Messieurs, le Irust de l'électricité est plus puissant qu'un gouvernement.On ne saurait le contrôler au moyen d'une commission; autant vaudrai! la garde d'un loup par un mouton.Un trust lié à nos compagnies d'assurance, à la grande industrie, à nos banques, un trust souscripteur à toutes les cais- T Pour empêcher les réclamer un régime semblable leur disail citadins de d'électricité celui de l'Ontario, on "En Ontario, les cila- ses électorales, corrupteur de nos administrations publiques, municipales el provinciales, un trust de cette envergure ne se contrôle pas au moyen d'une commission.H faut le désarticuler, le mettre, hors de service et le seul moyen d'atteindre ce but c'est par la concurrence d'Etat.Roosevelt a eu recours à ce moyen: il.a aménagé de puissantes sources d'énergie hydro-électrique et offre déjà l'électricité à toutes les villes el villages qui en font la demande dans la vallée du Tennessee.Il est même en mesure de livrer de l'électricité aux portes d'une ville ou d'une municipalité à 3-10 de sou le kilowatt-heure.Comparez ceci au prix que la Sha-winigan vend l'électricité dans les 250 municipalités qu'elle dessert.M.Massue, expert de la Shawinigan, a dit lui-même dans une conférence, "que la moyenne des taux pour "le service domestique dans les 250 "municipalités desservies par la 'Shaivinigan était de .07 sou le "kilowatt".Comparez ceci, Messieurs, à 3-10 de sou.Exigez des garanties Ne donnez votre appui à aucun candidat qui voudra des demi-mesures avec les trusts.Nous en avons assez de ces timorés, de ces adorateurs du veau d'or, de ces po-liticaillcurs qui plient l'échinc devant les puissants.Exigez des garanties des candidats, de quelque couleur qu'ils soient.Méfiez-vous surtout de ces vieux politiciens orthodoxes, férus des principes politiques qUi ne riment à rien.Méfiez-vous de ceux qui vous diront qu'il faut se garder de verser dans le socialisme et (pie l'Etal ne doit pas concurrencer l'entreprise privée.Qu'ils lisent donc, ceux-là.l'Encyclique Quadragesinio Anno, et ils verront (pie S.S.Pie XI recommande le contrôle par l'Ktal de certaines en Ire prises quand elles viennent à conférer à des particuliers un pouvoir discrétionnaire tel qu'il devient une menace pour la société.Si vous voulez favoriser l'enIreprise privée, vous voyez à'ce (pie nous devenions maîtres de la génération de l'électricité, car en fin de compte, vous pouvez attirer ou éloigner des industries, en baissant ou en haussant le tarif de la force motrice.C'est ce à quoi s'applique le trust de l'électricité étroitement lié à tous les autres trusts.Nos Iruslards n'accorderont jamais un tarif de faveur à une nouvelle industrie qui viendrait concurrencer une entreprise dans laqucl-! le ils sont déjà intéressés.Kl pour celte raison, ils feront, au contraire, tout leur possible pour l'éloi-I gner de celte province.L'initiative privée L'initiative privée, aujourd'hui, n'existe à peu près plus dans certains domaines.Tout se limite à l'initiative de quelques-uns qui con-trôleiit tout: ressources naturelles; maisons bancaires, administrations publiques, etc.Les politiciens qui s'opposent à la destruction (les Irusls, sous prétexte de favoriser l'initiative privée, ce sont des gens qui n'ont pas lu ce qui s'est écrit sur ces questions depuis quatre ou cinq ans, ou bien qui manquent de sincérité.Redevenons maîtres de j nos ressources naturelles, c'est le moyen de redevenir maîtres chez nous el d'en finir avec ce régime j de servage (pie nous subissons.Ap-j puyez des candidats qui vous donneront une politique bien définie pour mettre fin à la dictature économique et pour cela il faut, de toute nécessité, maîtriser le trust de l'électricité en commençant par lui ôler l'en I reprise de la Beau harnais dont il vient de s'emparer par le moyen le plus révoltant.Pas de dc-j mi-mesures.Mort aux trusts.Moulons dehors les Iruslards, laissons enfin le peuple de celle province respirer, permettons-lui de bénéficier des immenses richesses (pie la l'rovidence a mises à sa disposition, richesses (pie des politiciens sans vergogne ont cédées à des étrangers pour des plats de lentilles.(fyndanl 116 années—facteur de stabilité dans l'économie canadienne.Sitp mist- MnitUl L'ACTIF DÉPASSE $700,000,000 BANQUE DE MONTRÉAL fondée en 1817 Notre poisson ci- notre gibier IL FAUT LES CONSERVER pulairc afin d'obtenir la protection de l'une de nos grandes richesses nationales.Conservons le capital qui est notre, jouissons de l'usufruit, puis transincllons-le intact à nos descendants." Nous détachons d'une causerie prononcée à la radio par M.Charles Fremont, président de la Société Zoologique de Québec ces passages qui feront réfléchir tous ceux qui ont à coeur les meilleurs intérêts de la province de Québec."Nous pouvons el devons conserver pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui viendront après nous el à qui nous sommes responsables, noire richesse nationale qui constituent les êtres vivants de nos forêts, de nos lacs el de nos rivières, de la nier qui horde les cotes de notre grand pays."Il nous faut prouver que l'avancement de la civilisation autour de nous dans les coins les plus reculés ; de notre province ne causera pas la | destruction totale de la vie dans la j nature, mais que.dans son vérila- ! ble sens, la civilisation veut dire 1 l'élimination de l'esprit barbare el | l'introduction d'une nouvelle altitude bien éclairée.".Notre héritage national (gi-j hier cl poisson) a pour nous une; valeur économique Cl récréative.; Ainsi, par exemple, quel soulage-monl cl réconfort ont pu apporter j à nos pauvres colons el sans-travail l'invasion des gelinottes à queue aiguë dans les régions du Té- j miskaïuiugue el de l'Abilibi.l'année dernière.El si notre gibier avail été plus abondant encore, combien il eûl élé facile pour tant des noires de passer les durs temps de celle crise mondiale." Après avoir décrit les richesses 1 du Canada en gibier et en poissons ' au temps de Champlain, M.Ere- ! mont conclut en disant: "Il reste j aux Klals-1'nis de 2 à f>r/r seule- ! nient de celle richesse naturelle, tandis (pie nous, au Canada, plus fortunés parce (pie moins nom-breux, un tiers environ.N'esl-il I pas grand temps de nous demander; ou nous allons cl de prendre les mesures voulues pour ne pas iépé-| ter la grande erreur des autres pays?"Mais noire faune, nos oiseaux et notre poisson sont-ils réellement menacés de destruction totale on partielle?Il faut l'admettre, hélas!, el plus toi qu'on le pense générale- j ment pour plusieurs espèces.Nous avons constaté la disparition totale du canard du Labrador, pour cause inconnue, mais la lourtre el le j grand pingouin furent exterminés par l'homme.Le saumon recule rapidement vers le golfe Saint-Laurent.La bernache commune est en danger."Des efforts sont faits partout pour la conservation du poisson el du gibier, mais ce qu'il faut obtenir surtout c'est un public averti qui donnera de plus eu plus un loyal appui à lous ceux qui travaillent à la cause de la conserva lion.Nous faisons aussi appel aux belles sociétés de Jeunes naturalistes pour qu'elles sèment la bonne doctrine.A vous et à nous, il incombe de diffuser les moyens d'éducalioil po- Avis aux maraîchers LES CULTIVATEURS DE TOMATES LOCAUX NU.POURRONT PLUS SE SERVIR DE MOITES DE GENIEVRE POUR L'EMPAQUETAGE DES TOMATES Les cultivateurs de tomates locaux apprendront avec intérêt, de la part de M.R.E, Robinson, inspecteur de District du bureau fédéral de l'Agriculture, à Montréal, département des fruits, que les boites de genièvre el autres récipients semblables ne sont nlus permis pour l'empaquetage des fruits, d'après la loi conernant les fruits et le miel.Cette loi est particulièrement importante pour les cultivateurs de lo province, puisque c'est l'habitude, depuis longtemps, ici, dp mettre en vente et de vendre les tomates empaquetées dans des boites de genièvre ou autres boites de bois contenant environ un iniiiot.On doit maintenant se servir d'un des modèles prescrits par les règlements de la loi des fruits, mais les cultivateurs locaux semblent préférer les paniers de six ou onze pintes, qui sont déjà très en usage pour empaqueter les fruits.De plus, lorsque des tomates sont empaquetées dans des boites fermées, elles doivent être clnssifiécs.Il est aussi à remarquer que d'après les stipulations de la loi des fruits, une tomate est considérée comme un fruit.D'après les nouveaux règlements, la boite de genièvre est dc-fiuiliveinent prohibée pour la vente des tomates depuis que les sections 3 el t des lois de l'emballage onl arrêté qu'aucune sorte de fruits devant être vendus ne devront être empaquetés dans d'outrés récipients que ceux prescrits par la loi.et aucun emballage pouvant endommager les fruits et par suite diminuer leur valeur marchande ne devra être employé.La deuxième section des règlements généraux défend en plus l'usage de la boite de genièvre pour l'emballage des tomates el autres fruits en exigeant que les fruits expédiés ou transportés en quantité soient empaquetés dans des récipients découverts, tel (pie prescrit par la loi.Alimentation Les recherches agricoles onl démon I ré que la jeune herbe qui est riche en protéine, en sucre, en fécule et eu principes minéraux, contient aussi de.la Caroline qui, dans le corps de l'animal, produit la vitamine A.Cette vitamine stimule la croissance des animaux de la ferme, aussi bien que celle de l'homme, et augmente la résistance aux maladies.Rien de change En 1934, il n'y eut rien de changé.Le public n'était pas plus satisfait des taux qu'auparavant.Mien au contraire, s'il faut en juger par l'opinion publique, particulièrement dans la ville de Québec (pic l'on vient de soumettre à des taux exorbitants pour dix ans.Que signifient loules ces promesses, si ce n'est pour endormir le peuple?En admettant même (pic lu Commission des services publics fut le mieux composée du monde, com- Idins liaient pour les cultivateurs".Comme les citadins ne se sont pas laissé influencer par cet argu-; ment perfide, ne se rclourne-t-on i ! pas aujourd'hui vers le cultivateur j pour lui dire: "Si les villes muni-' ripaliscnt, nos campagnes ne pourront pas être électrifiécs." A la page 50 de notre rapport de la Commission d'enquête nommée par le conseil de la ville de Québec, publié en décembre 1030, nous parlions de la contribution faite par le gouvenmment ontarien en faveur de la construction des lignes pour rélectrificalion des campagnes el voici ce que nous écrivions: "Cette contribution gratuite faite par le gonveriiemenl de 509î du coût de la construction d'une ligne de distribution pour les cultivateurs épars sert d'argument, en no- menl voudriez-vous qu'une petite Ire province, contre le contrôle par municipalité pût établir une preuve |l'Etal el c'est pour celle raison (pic ce tribunal contre ces gi devant gantesques monopoles?Le président de la Commission des services publics lui-même, dans une entrevue donnée au Star le 14 juin 1033, disait que c'était aux plaignants à établir la preuve bien que parfois celte preuve fût très coûteuse.Comment voulez-vous qu'une petite municipalité de mille ou deux mille âmes prouve nue la Montreal Primer OU la Quebec Power ou la Shawini-gan leur chargent trop cher pour l'électricité?Comment voulez-vous établir le prix coûtant, le prix del afin d'éviter, en In revient de l'éleclricié pour un vil-1 crises de chômage lage?Comment voulez-vous établir la part des lignes de Iransmission et de l'usine centrale utilisée pour le service de tel ou tel village?Ce travail peut s'accomplir mais en retenait I les services d'experts payés nous nous y arrêtons un moment.L'on objecte que, dans le système ontarien.le consommateur de la ville pair indirectement pour l'abonné de la campagne.N'est-ce pas le revenu provenant des villes qui sert à l'encouragcmenl de l'agriculture?Or, travailler à enrayer l'émigration des fils de nos cultivateurs vers les centres où la vie s'offre apparemment plus facile, n'csl-cc pas un but vers lequel nos villes devraient tendre sans parcimonie et avec, empressement, autres maux, les qui s'accentuent de par le monde?Electrificr nos campagnes, n'est-ce pas y rendre la vie moins pénible", n'est-ce pas inviter le jeune homme à ne pas déserter la terre qui lui réserve, contrairement :i ce (pie souvent il ALLIOUE F •4Ês% Incorpore toutes les améliorations les plus modernes en fait de construction de batteuses et décortiqueuscs.Elle a donne des preuves évidentes d'une grande supériorité, qu'il s'agisse de battage de grain ou de trèfle, sur ses plus proches concurrentes, sans exception aucune.C'est le produit de 62 années d'expérience comme techniciens, fondeurs et mécaniciens.Construite en vue d'un service constanl cl d'une longue durée, elle constitué un placement de tout repos.22 coussinets a rouleaux Timkcn, système de graissage Alemile Zerk.Engrcneur Automatique Ilart, reconnu dans le inonde enlier comme ce qu'il y a de mieux.Les lin lieuses Fora no el Québec, munies de nos Appareils Décorliqueurs, brevetés, font un aussi bon travail (|iie les meilleures marques de décortiqueuscs.Elles son! aussi vendues pour le battage du grain seulement, lorsque désiré.Nos batteuses Champion el Québec, en Mois, n'onl pas d'égale sur le marché cl leur réputation s'nccroil avec, cliuque nouvelle machine vendue Toutes nos batteuses sonl idéales pour le batteur ambulant.Elles lui permotlenl de donner entière satisfaction aux clients les plus exigeants, augmentant sa clientèle cl ses profils.Le moteur Niagara s'est «acquis une reputation enviable par ses qualités de facilité d'opération, d'économie et de longue durée.TOUTES CES MACHINES VOUS SONT VENDUES AVEC UNE GARANTI E ECRITE DE CINQ ANS.No?prix défient touto compétition.Noj.62 années d'expérience sont a votre service.• Demandez circulaire sur la machine qu: vour intéresse.LA FONDERIE de PLESSISVILLE Dcpt E PLESSISVILLE QUE.soixante-quinze à cent piastres par croit, plus de bonheur (pie les cen-
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