Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 1936, jeudi 23 juillet 1936
Réaction et Administration: 1010, RUE SAINTE-CATHERINE EST Montréal.> Telephone: HArbour 4747 bonnement t an, $1.00; 3 am, $2.50 Pays étrangers .1.50 Montréal .1.50 Le sol est notre plus grande force MONTREAL, 23 JUILLET 1936 JOURNAL Compag Ri ?, +=> *v.«fj ai to C en f> c.•'*V.n , LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PACE TROIS ! NOS MARCHES CE QUE VOUS ACHETEZ CE QUE VOUS VENDEZ PRIX DU GROS, A MONTREAL „• -rirleusemcnt fournis par la S to Commissaires.Montréal.FARINE A PAIN p.enlicrc pnfçnlç .SS*nw i';',cn,e gte à boulanger .FARINE A ENGRAIS Low Grade Maison E.-W.Caron, 145-149 est, TOURTEAUX 3.05 2.85 2.80 1.85 SOUS-rRODUITS DU BLE —» nau.ItL tonna .$25.25 .$27.25 .$32.25 Son ¦ • • Gru ron«c ; MiddlinH "tra GRAINS .mint de l'Ouest no 1, d'alim.42 de 'Ouest no 3 .60 2rJs d'Ontario (scebe au four) .81 Blé à WW*1* no 6 .82 cm eau.u tenue .$32.00 ____ $36.00 .§23.00 Let 100 lbs ____ 4.80 ____ 4.50 .4.40 De lin .De colon .Drèche de brasserie .SUCRE Granulé, sac de coton Cassonade no 1.Cassonade no 2 .MELASSE (Darbades) til tntlem No t, tonneau de 90 gais .46 1-2 No 1.baril de 25 gais.54 t-2 SEL Sel fin, sacs de 50 lbs en jute.50 Gros sel, sacs de 140 lbs.90 Sel en pierre, bloc de 50 lbs.45 ANIMAUX VIVANTS Prix obtenus sur la Marché de Montréal LUNDI.20 JUILLET 1936 (rir It Coopérative Canadle /m ou «cran de Québec PORCS VIVANTS Porc h bacon iSsloct) 190 à 230 lbs .S0-'-' prime de $1.00 porcs à bacon 180 àï 30 lbs .Porcs à boucherie ' 1611 i 240 lbs.Fores légers cl à engrais 120 à 1«''0 lbs.fjlra lourds 2^0 à 275 lbs.porcs lourds 27fl lbs ou plus.Truies .VACHES 59.75 $9.25 $9.25 i $9.25 $8.75 6—7 VEAUX DE CHAMP Rons .VA- Communs.2V4- AGNEAUX Agneaux du printemps.Choix.Rons .Communs .-3Vj -3 la livre MOUTONS Choix .Bonnes .Moyennes.Communes.îrts communes .VEAUX DE LAI' Choix.Bons.Moyens .Communs.Ib 3'.4— 3?i 3 —3 '/i 2Và—2% 2 —2 « 1%—1% 5'->i— 6 5%—5% 5 —5% .3 Vâ—4 Bons Comm uns BOUSILLONS Choix .Bons .Moyens .Communs.Communs légers TAURES Choix .lionnes .Moyennes .Communes TAUREAUX Choix .Bons .Moyens .Commons 7Vi- 2%-1%- 5%-5 -4«4-3V-j-3 - 4H-4 -3 V»- 2'A- 8 -7:>.i G -5 Mi -5 XA -4% -4 -3 '4 -4% -4 V, -3-y, -l'A -3 Vt -3 -1\ PRIX DE REMISE Coopérative Fédérée de Québec MONTREAL (Prix de remise pour la semaine finissant le H juillet 1930) : BEUime ntAis ,\o 1, pasteurisé .\'o 1.non pasteurisé .No 2 .23 22 1-2 .'" .22 Très important: aucune conimis-Ision ou frais «l'emmagasinage a I déduire de nos prix de remise du iirurre.* * * (Semaine finissant le 18 juil.) : OKU'FS \ frns .A moyens B.C .l'OUCS ABATTUS .25 .23 120 Bon .Moyen .Commun .12 !io la Ib 1-2 .12 1-2 VEAUX ABATTUS engraisse";! au lait Bons .Communs Havens A .I .C .Coqs POl LES VIVANTES POULETS VIVANTS In 11> .09 .07 .015 PRIX DE REMISE A QUEBEC OEUFS A gros .24 a moyens .22 B .:.21 C .20 LAÉ*)S A—Bacon de choix.135-100 .13 B—Bacon, 120-100 .12% Boucher.110-100.12% Lords, 100*00 .10 1-2 Extra lourds, 200-250 .09 1-2 VEAUX ABATTUS (Engraissés au lait)__ La Ib Choix.90 lbs et plus.09 Bon.80 lbs jusqu'à 89 lbs.08 Moyen "Il lbs jusqu'à 79 lbs.07 Common—00 lbs jusqu'à 09 lbs .00 AGNEAUX DU PRINTEMPS (Abattus) Bon.30 lbs et plus.18 Moyens, 25 lbs jusqu'à 30 lbs .16 Communs, 20 lbs jusqu'à 25 lbs .12 POULETS ABATTUS (Lngraissés au lait) .18 .10 .14 .12 (A rôtir) Ji I lbs et plus .8.3 1-2 à I 1|1S .r, 3 lbs à 3 1-2 .lA griller1) vivent poser au moins 2 Ihs cha fun.rendu à Montréal.(Gris) M1-2 à 3 lbs.2 à 1» |.2 i|(s.>>t< L - lbs et moins .(Blanc, Leghorn) M 1-2 à 3 lbs.19 }•« 2 1-2 lbs.If.« ibs et inoins.14 .20 .17 .15 .19 .17 .15 canards vivants DINDES VIVANTES (Mères) .20 .18 .17 (Coqs) .24 .22 .51 " .13 LAPINS VIVANTS Vivent peser au moins 5 Ibs 10c lb P|Rcons vivants, le couple____25c A, 6 lbs et plus .A, 5 lbs, 0 lbs .B, 0 Ibs et plus .B, 5 lbs à 6 lbs .B, 4 lbs à 5 lbs .POULETS ABATTUS 0 lbs el plus 5 lbs à 6 lbs 1 lbs à 5 lbs 0 lbs el plus lbs à 0 lbs 4 lbs à 5 lbs 0 Ibs ct plus 5 Ibs à 6 libs 4 lbs à 5 Ibs .20 .24 .21 .22 .21 .24 .23 .22 .22 .21 .20 .19 •17 .10 POULES ABATTUES (Sélectionnées) .19 .18 .17 .17 .10 A.0 lbs cl plus.A.5 à 0 lbs.A, 4 à 5 lbs.B.0 lbs el plus.B.5 à 0 lbs .B.4 à 5 lbs.J5 C.0 lbs et plus.H C.5 à t) lbs.12 C.4 ft 5 Ibs.5 Coqs .j- Nous ne rrcevows pas de volailles vivantes L notre succursale de Québec.Voir plus haut sur cette page les prix payés à Montréal.Sur les prix ci-haut men lionnes, nous retenons une commission (le 5 pour ectil aux coopératives affiliées ct 8 pour cent aux expéditeurs individuels.Nos lecteurs sont enchantes des offres qui leur sont faites par l'intermédiaire de nos Petites Annonces.Profitcx:en vous aussi.— D«m.ndex lea rations balance» CARONA ¦•ur volailles «t bestiaux Noua ACHETONS lei produits de la forma: CRAINS — poii — Hves FOIN — pailla 145-149 ait, rue des Commissaire» Meunier «t négociant an farina.Crains et Provisions Craina libres — chars assortis._ animaux Coupe sur les agneaux non châtrés chair d'agneau ne peut miiin-sa popularité auprès des concilie les proline ci 11 :i- a moins lui donnent La tenir sommatcurs ducleurs ne lilé el mi fini qui la font apprécier.Les producteurs ont donc intérêts à produire un agneau d'aussi bonne qualité que possible.Il fait plaisir de constater qu'il y a eu progrès réel dans l'amélioration de nos agneaux au cours des dernières années el que l'expédition des agneaux non châtrés a élé réduite dans une large mesure.Les agneaux non châtrés ne peuvent pas donner satisfaction au consommateur parce que leur chair a une saveur particulière qui déplaît; de plus ces sujets ont une tendance à développer les quartiers antérieurs au détriment des quartiers postérieurs dont la valeur est toujours supérieurs aux premiers.En conséquence, les acheteurs ont encore, cette année, l'intention de faire une distinction dans les prix qu'ils paieront pour les agneaux selon qu'ils seront ou non châtrés.A partir du 31 août les expéditeurs d'anneaux devront s'attendre à subir une coupe'd'un sou la livre I pro sur leurs anneaux non châtres, et de deux sous après le 5 octobre.Le poids et la qualité sont les deux facteurs les plus importants dont on doive tenir compte lors de la vente de ses ngneaux.Les agneaux maigres et légers ne peuvent pas donner une chair de lionne qualité.Et, par ailleurs, les agneaux Irop pesants ne sont pas désirés sur le marché.I.e poids idéal pour une carcasse d'agneau va de 38 à 42 livres, avec un maximum de 45 livres.I.e poids eorresponriane pour un agneau vivant va de 75 à 85 livres, avec maximum de 90 livres.Ne pas oublier (pic ces poids s'entendent pour des pesées prises sur le marché ct non pas en campagne.Les agneaux légers sont achetés à un prix inférieur à celui qui se paye pour les sujets plus haul mentionnés ct de bonne qualité; la différence est généralement de deux sous la livre.Les agneaux pesant de 90 à HO livres se vendent un sou de moins la livre: ct ceux qui pèsent plus de 110 livres doivent subir une coupe de deux sous la livre.Il y n plusieurs années que les acheteurs imposent ces différences de prix.Au début, ils eurent à subir de nombreuses objections de toutes sorles de la part (les producteurs et des vendeurs; niais maintenant, dans pratiquement tous les milieux, il est reconnu que les agneaux trop légers, trop lourds ou non châtrés ne valent pas autant itérai que les bons agneaux de 75 à 90 livres ct qu'il est juste que celui qui livre un bon agneau reçoivent plus pour son sujet que le producteur (pli ne livre qu'un animal plus ou moins susceptible de donner une chair de bonne qualité.Celte coupe peut sembler plus ou moins juste.Mais, à y regarder de près, il n'en est rien puisque les producteurs peuvent facilement s'en CXîemniter en prenant les moyens pour faire châtrer leurs sujets en temps et lieu.Ht quant à la question des coupes sur les sujets trop légers ou trop pesants, il est encore là possible de s'en exempter en voyant à mettre ses agneaux sur 'e marché au temps 011 ils onl acquis le poids et le fini désirés.A.S.dant naturellement des conditions qui prévaudront sur le marché d'exportation.Les expéditions ac-IMelius sont plutôt faibles, mais les acheteurs ne se laissent pas influencer par ce motif, car nous sommés à la veille de voir augmenter appréciablemenl les expéditions locales.Les indices actuellement à notre disposition nous portent à croire nue les éleveurs de porcs n'ont pas trop à craindre de voir les prix tomber en bas de niveaux ré numérateurs.Les truies se ven daient de 0 h G-',:î cls et quelque peu plus cher.parfois as Arrivages Chiffres gracieusement fournis par le Hoard of 'J'radc de Montréal.(Ceux par camions non compris) pusse 1.278 1.053 1,572 1.407 400 2,591 Anjou r- Sein, d'hui dcr.15-7-30: Oeufs, caisses 1,823 2,414 Beurre, boites 2 80 Fromage, bles 2,131 ai,000 10-7-30: Oeufs, caisses 1,672 891 Beurre boites 10 0 btes 65,723 c0.922 20-7-36: Oeufs, caisses 797 953 Beurre, boites 312 291 Fromage, btes 2,003 2,267 21-7-30: Oeufs, caisses 952 1.430 Beurre, boites 1,337 2,808 Fromage, bles 2,072 1,700 Note: a—Comprend 07 bles pour export b—Comprend 794 bles pour expor c—Comprend 470 bles pour expor 1 731 421 598 1.27S 748 2,230 Développement des services des tabacs ! Forte C.->B., (Trio de Wyandot tes blanches enregistrées), M.C.Wallace, Iroquois, Ont.(Trio de Brahtnas, légères); M.C.Wallace, Iroquois, Ont., (Trio de Rouges de Rhode Island); L.-A.Poliquin, Trois-Riviè-res.Que.(Trio de Chantcclcrcs blanches); R.YV.Sidwav, Oakville, Ont., W.S.Hall.Port Dover, Ont.(Trio de Leghorns blanches enregistrées el contrôlées); J.E.Wilkinson, Edmonton, Alta.(Trio de Chanteclerc perdrix); Dr.I.-A.Lnm-bertus.Egnnville, Ont., (Trio de Plymouth Rocks Barrées, légères); Tlios.Abrain, Forest Hill Village, Ont., (Trio de Wvandotlcs perdrix; R.B.Millard, Port Dover, Ont., .1.H.Thompson, Port Dover, Ont., C.F.Gunter, Gagetown, N.-B.(Trio de Plymouth Rocks Barrées enregistrées el contrôlées); .las Mi-cbellree.London.Ont.1.S.Philips, Smiths Falls.O^.(Trio de Plymouth Rocks Barrées, foncées); John Drummond, Smiths Falls, Ont.(Trio de Leghorns Blanches à crête simple); C.L.Stirling, Agassiz.C-B.(Trio de Jerseys Géantes Noires); Ralph McCal'l, Midland, Ont.(Trio de Bantams B.C.) ; I).Russell, New Westminster, C.-B.(Trio de Rouges de Rhode Island enregistrées et contrôlées); Don Aida Farms, Todmordcn, Ont.(parquet de Leghorns blanches à crête simple (0K.1 M); W.II.Becker, Waterloo.Ont., (Trio de Leghorns brunes à crèle simple); Jas White, Portsmouth, Ont.(Trio de Wyan-dottes blanches); Hill Bros., Jarvis, Ont., (Paire de dindons bronzées; Richard Doan, Thedford.Ont., (Paire de dindons blancs de Hollande); Ferme expérimentale centrale.Ottawa, (l'aire d'oies du Canada); Ferme expérimentale centrale, Ottawa, (Trio rie canards blancs Muscovy); Ferme expérimentale cen-(Trio de canards Joachim Hunting [il FINANCE Les affaires Commerce du détail.— Les marchands continuent d'être salisfaits de la tenue des affaires.Ou rapporte que les ventes du délai! onl augmenté de.1 à 20 p.e.au cours du mois de mai si on élabllil des coni-j paraisons avec mai 1935.I.e chiffre indice des prix du délai! est à 72.9 contre 08.3.Commerce du pros.- Dans le commerce du gros les chaussures, les épiceries et la quincaillerie continuent d'iilre en lionne demande.Les prix du gros continuent d'être à la hausse.Le chiffre indice a monté encore dernièrement de 0.4 p.c.Les faillites.— Le nombre des faillites dans le district a été de 1 avec un passif de $40,960 contre 8 ct un passif de $33,359 dans la semaine correspondante de 1935, L'immeuble.— En dépit d'un fléchissement dans le nombre des ventes il y a eu une diminution dans la valeur au cours de la dernière semaine.La valeur a fléchi miers mois terminés en mai a été de 1,450,829 onces, soit un gain de 17 p.c.sur l'an dernier.Suit la production en mai par provinces, avec chiffres d'avril entre parenthèses: Ontario, 192,441 (196,415) onces; Québec, 59,170 (50,798); Co- I loiiibie Britannique, 35,345 (30,903) Manitoba et Saskatchewan, 18,471 (11,(140); Nouvelle-Ecosse, 880 (903); Yukon( 2,170 (544).Le prix de l'or a été en moyenne de $35 l'once en mai, en fonds canadien;.A ce prix, le rendement du pays pour le mois a une valeur I de $10,797.220.Le prix moyen i d'avril a été de $35.15 l'once et la valeur estimative du rendement.1 $10.519.305.La bijouterie el les rebuts reçus à lia Monnaie Royale du Canada con-tcnalcnl 2,627 onces d'or en mai contre 3,421 en avril.La production mondiale d'or en 1 mai a atteint 2,712.000 onces contre 2,697,000 en avril.Le Sud-Africain en a produit 938.000, soit 2'v , p.c.de plus qu'en avril.I.e rendement les Etats-Unis, y compris les Philippines, a élé de 339,821 onces- $417.881 tandis que augmenté de 10a à traie, Ottawc Mallard); SI.Club, Québec.Greater Snow).P.Q., (l'aire d'oies Sfr 3£ ARRIVAGES à la Polnfe Sainl-Charlcs.lundi, le 20 juillet 1930: bétail, 707: veaux.1.147; porcs, 1,-208; moulons, 1,470.BETAIL.— Les ventes de bétail se faisaient très lentement quoique à des prix fermes.Les meilleurs bouvillons n'allaient pas au delà de 5Va cts pendant que les communs ct les moyens rapportaient de 3'-.-à 4 cts.Les vaches,'sans être recherchées, se vendaient cependant •J'i à 3'4 el 3Vi et*, ct celles qui étaient destinées à la mise en conserve rapportaient aux alentours de l'a et la livre.Les taureaux étaient difficiles à vendre et les plus communs se vendaient aussi bas que 2M cts la lb.pendant que les meilleurs se payaient aux alentours de 3'i cts la livre.Les sujets pesants sont très peu recherchés el les acheteurs n'en veulent 1 pas.Peu de changements sont pré- J vus pour les quelques semaines à' venir.VEAUX.— Le marche des veaux ne s'est guère amélioré ct le^ acheteurs se montrent toujours très particuliers el même semblent plus ou moins intéressés à faire des achats.Aujourd'hui il n'y a pas eu de vente à prix plus élevé (pie 0 cts, et très peu de sujets ont réalisé ce prix.La majeure partie des ventes onl été faites entre 4% et 5 cls la livre.Les sujets communs rapportaient 3Va cts parmi les veaux de lait.Les veaux de champs se vendaient de 2% cls la livre à 3'.4 cls la livre.Nous sommes portés à croire que le prix des veaux de lait devrait s'améliorer pendant que les veaux des champs pourraient encore fléchir.AGNEAUX, MOUTONS.— Une nouvelle baisse a été imposée dans le cas des agneaux ct nous considérons que le marché de Montréal a élé bon malgré celle baisse d'un demi-sou, car certains antres marchés canadiens onl fléchi beaucoup plus que cela.Le prix général pour les bons agneaux était de 8 cts la livre.La demande pour les bons sujets élail bonne, niais les agneaux légers n'étaient pas désirés du tout.Une bonne proportion des petits agneaux ont été rachetés pour être retournés en campagne pour engrais.On ne devrait pas expédier de sujets de moins que 05 livres el encore faut-il q.u'ils soient gras ct bien finis.On peut s'attendre à de nouvelles baisses.Les moutons ne se vendent que de 2 à 3 cts la livre.PORCS.— Le prix des porcs s'est maintenu ferme à 9% cts la livre.Les ventes de la semaine resteront à ce niveau el nous pensons qu'il y a lieu de s'attendre' n des prix assez fermes pou'- les quelques semaines à venir, lout dépen- 1.'historique de l'origine cl du développement des Services des tabacs du ministère fédéral de l'Agriculture est intéressant.D'après le rcccnscmenl annuel de 1891.la production totale de tabac au Canada était alors de 4,277,930 livres.Quelque quatre-vingt-dix pour cent de Inule la récolte se cultivai! dans la province de Québec, généralement sur de petits champs, cl dans bien des cas pour la consommation domestique.Comme la préparation de la récolle élail assez négligente, il n'y avait guère que vingt pour cent des tabacs marchands qui étaient de qualité suffisante pour I entrer dans la fabrication conimer-Icialc.Cependant, il y avait là une In-I dust rie qui présentait de grandes ressources, ct un Service spécial fé-dc tabac fut établi grâce à la prévoyance et à l'énergie d'un certain nombre de personnes intéressées.La qualité des produits commença immédiatement à s'améliorer.II se cultivait déjà des tabacs à la Ferme expérimentale centrale, Ottawa, à la fin du dernier siècle, el il y avait aussi beaucoup planteurs dans le comté d'Essox tario.En 1897.on estimait qu'un millier d'acres étaient en tabacs dans le comté d'Esscx et quarante wagons de tabacs en feuilles furent expédiés du district de Leamington; mais il n'y avait pas de stations expérimentales, c'était là une lacune qui se faisait grandement sentir parce que beaucoup de méthodes ! rie culture laissaient à désirer.En 1900.un système de parcelles expérimentales pour l'essai des engrais chimiques el l'étude des variétés fut inauguré à St-.lacques l'A-chigan, St-Césaire, Québec et Harrow.Ontario.Ces parcelles furent d'abord sous le contrôle de la Division des Tabacs, dont les bureaux élaienl à Ottawa, mais plus lard, en 1912.celle Division devint le Service des tabacs sous la Division des fermes expérimentales, et les bureaux, les entrepôts et les parcelles se trouvaient à la Ferme expérimentale centrale.Ottawa.Plus tard, des stations expérimentales permanentes furent établies à Harrow.Farnbam et l'Assomption.Les Services actuels qui conduisent des recherches el répandent des renseignements dans l'Ontario, le Québec el la Colombie canadienne, tout en aidant à l'ouverture des marchés du Dominion ct des marchés d'exportation, sont nés de celle, organisation.augmentation de l'impôt sur le revenu Ottawa.— Le ministre du Revenu national annonce ces jours-ci que l'impôt sur le revenu, pendant les trois mois terminés à la fin rie juin, a rapporté $00.131.702.augmentation (le $1 1,570,152 sur Pan dernier, pendant la même période.De cette somme, Montréal a conlri-blé 818,354,841 augmentation rie $1,771:091; Toronto, $22,512.752.augmentation rie $5,221,321; Ottawa, $3,709,905, augmentation rie $1.113.910; Québec, 8804,436, augmentation $343,949; Hamilton, *3.-981.093, diminution rie $38,511.Ce dernier district est le seul au Canada où il y a eu, depuis le commencement de l'année, une diminution dans l'impôt sur le revenu.Les préposés mix travaux de rc cherches à l'Ecole d'agriculture, | rcs de Cambridge, Angleterre, ont imaginé une méthode pratique et sure pour déterminer In densité du sol au moyen de balles de revolver de calibre .45, tirées dans le sol.aj; tf.jf.La Division fédérale des semences vient de permettre l'enregis-ric I Iremenl et In vente d'un nouvel On.engrais chimique appelé "Sulfuro-! phosphate" pour une période d'une année, en attendant les résultais i d'essais faits dans le champ.Pendant les six finissant le 30 juin 1 national canadien ment du bétail a certificats d'enre l'approbation du ministre de l'Agri-I curture.Pendant le mois de juin, il 's'est fait 5,771 enregistrements, i dont 378 chevaux, 3.253 bovins, 198 moutons.784 porcs (637 Yorkshire), 121 renards.099 chiens, 14 volailles, ct 24 chèvres.rie $974,282 à les venlcs ont 119.Le.blé.— Les prix du blé ont continué à monter cette semaine par suite rie la sécheresse dans différents districts de l'ouest.A la Bourse rie Winnipeg il y a eu rie nombreuses prises rie profit mais les prix ont monté tout rie même.L embauchage.Au 1er juin 9,090 employeurs oui rapporté avoir à leur emploi 063,513 personnes, soit une augmentation de 23,-295 sur le 1er mai.Dans la province (1e Québec sur 2,280 firmes qui out fail rapport ou constate 270.235 personnes au travail contre 266,694 au premier mai.Trafic ferroviaire.Les recettes ries chemins rie fer continuent d'être rie nature 1res encourageante.Nos deux principales compagnies rapportent en effet ries augmentations./. Prenez connaissance, en page 6, de notre nouveau concours: $45.00 (en argent s.v.p.) à gagner.Profitez-en ! Diseaux canadiens pour le Congrès d'aviculture La présentation canadienne d'oiseaux vivants pour le Génie Congrès mondial d'aviculture qui doit être tenu à Leipzig, Allemagne, du 24 juillet au 3 août, est maintenant en route.Ces oiseaux ont élé rassemblés à la Ferme expérimentale centrale, Ottawa.Les oiseaux sont sous les soins de Walter T.Scott, aviculteur de la Fermé expérimentale fédérale de Harrow, Ontario, qui les accompagnera jusqu'à Leipzig et en aura soin pendant tout le temps du Congrès.Il v a en tout 09 sujets.Voici la liste des éleveurs qui ont fourni ces oiseaux avec le nom de la race: Station expérimentale de Sidney, MARCHE DE LA SEMAINE ( 15 au 21 juillet 1936) 15 juil.Oué.92's: 23U cts la lb.Que.juin 90's: 22%-22%c.Marché actif.Offres considérables.A Gros: 23Vi-24c.A Moyens 21%-22 cls.C 20Vè-21 cts; Marché peu intéressant.Prix assez fermes.Oué.blanc: 12 1 i¦• la lb.Que.blanc: 12's-13',s cts.Onl.blanc: I3%C Pas de vente à la Bourse des denrées.Stock tout vendu aux enchères de PU.C.C.Marché loin d'être intéressant.Patates nouvelles du Québec à $1.40 le 80 lbs.10 juil.Que.92's: 23U-23s*c la lb.Que.90's: 22M-22 :Ï4 c la lb.Transactions moindres.Demande légère.Un peu de pression pour vendre.A Gros: 23%-24c: A moyens.21Mr-22 cts.C: 20',2-21 cls.Même situation.Les prix se maintiennent.Que.blanc: 12^-12% cls la lb.Que.coloré: 12%-13 cts.Onl.blanc: 13% cts: Ont.coloré: 13% cls.Petit volume.Demande insignifiante.Patates nouvelles aux mêmes prix.Impossible d'obtenir (les cotations pour vieux tubercules.20 juil.Que.92's: 23% cts la lb.Que.90's: 23Vic; Ont.92's: 24 cts.Prix fermes, lionne influence du marché anglais.Ventes encourageantes sur marché domestique.A Gros: 24,%-25c; A Moyens 22'i-23 cts.C 20^-21 cls.Activité relative.Hausse de prix pour oeufs clc première qualité.Que.(juin); •12%->13% cls la lb.l'as de vente à la Bourse des denrées.Activité très très légère.Marché légèrement meilleur.Patates nouvelles du Québec à $1.35-1.15 le SO lbs.Bonne demande pour palates nouvelles.Arrivages pas trop considérables.Aucun surplus de stock.21 juil.Que.: 92's: 23% cts la lb.Que.90's 23-23 V»c; Que.juin: 24 cts.A rin baisse.Moins d'exportation.Prix inchangés.La qualité prime.Aucune cotation.Marché tranquille.Arrivages considérables.A la baisse.Québec à $1.10-1.30 le 80 Ibs suivant la grosseur et la qualité. > PACE QUATRE LE BULLETIN DES ACRICULTEURS ^JUJLLET 1-936 J Club des SBafeillaffds Filles et garçon* Avec Marraine Lise lettre de marraine Mes chéris.Nous vous présentons cette semaine un nouveau concours.J'imagine que vous êtes contenu et qu'il saura plaire à tous.Vous ctes-vous déjà demandé ce que vous jerez, quand vous serez grands'.' Elle est impartante, cette question-là.pour un petit Babillard surtout, qui devra un jour prendre une carrière et la faire fructifier afin de jaircv ivre une femme et de nombreux enfants A moins qu'il se fasse prêtre ou reste "vieux garçon", ce qui demande encore un métier ou une profession.Allons, mes petits amis, qu'aimerez-vous mieux être, quand vous serez grands?Cultivateur, pharmacien, notaire, boulanger, marchand, député peut-être?C'est le même chose pour une petite fille, Elle aimera se faire religieuse, ou prendre un gentil petit mari ou rester 'vieille fille .Mais avant ça, si elle est obligée de gagner son pain, serat-cllc institutrice, commis dans un magasin, couturière, garde-malade, sténo-dactylo ou.rédactrice dans Un journal, comme Marraine Lise?\otie concours vous permet de vous interroger.N'oubliez pas de répondre et de prendre la chance de gagner l'un de nos prix, l'espère que tous les Babillards seront chanceux.MARRAINE LISE Pour vous, mes chers Babil1 ards Par Guv D'EYLIAC i suite ) —Ecoule-moi, Emile.Dans quinze jours, nous serons de retour chez nies parents.Viens nous voir, le jeudi suivant, de bonne heure après je déjeuner, n'est-ce pas?Tu nous expliqueras tous tes projets.Nous verrons, d'après tes goûts, ce que tu peux faire.—Vous.vous n'oublierez pas?balbutia Emile, terriblement impressionné à la pensée de ce rendez-vous.Hélène sourit de nouveau.—Sois tranquil'e.mon petit Emile, je n'ai pas l'habitude d'oublier mes amis.Son mari avait sorti de sa poche un carnet sur lequel il écrivit la ilate du rendez-vous.—Voilà, c'est noté, dit-il à l'enfant.Sois sans crainte.Emile, nous n'oub'ierons pas.—Je.je vous remercie, bégaya Emile qui serra gauchement les deux mains tendues et se sauva Quinze jours plus lard, l'enfant se présenta chez les parents d'Hélène.Il vit avec joie que la jeune femme se trouva seule dans le salon où on l'introduisit.Ce'a lui donna lout de suite du courage.I! savait I que sa grande amie le comprendrait toujours.Hélène sut d'alleurs mettre à l'aise son petit protégé.—Assieds-toi.Emile, et expliqué- i moi ce que tu voudra's faire.— Voilà.Mndemoi.Madame.Depuis l'été que j'étais a'ié à l'En-versin, je n'ai pas oublié la casca-1 de.Alors, souvent, quand je pense' à toute ce le eau qui était tellement belle, je regarde mon cristal de roche et je me dis que j'aimerais ' bien [rava lie- dans quelque chose qui ¦ ressemb'e.—Travailler dans du cristal se roche! Mon pauvre Emile, nous ne sommes p'u* au temps des cristallins d'autrefois.—Mais on peut travailler dans quelque chose comme cela.Madame, peut-être du verre.Je voudrais inventer de belles choses que J'ai dans la tète, des choses qui ressemblent à ça, vous voyez?Et il désignait du doigt sur un guéridon, une coupe de cristal dont le galbe était aussi pur que la matière qui composait l'objet.Ce fut pour Hélène un trait de lumière.Peut-être une vocation d'artisan verrier était-elle née dans l'âme d'Emi'e tandis qu'il contemplait, fasciné, la cascade translucide.C'était cela qui se traduisait chez lui par l'amour de tout ce qui était brillant, transparent et pur comte cristal de roche et l'eau limpide des torrents de l'Oisans.Après quelques minutes de réflexion, la jeune femme conclut: -Je crois que j'ai compris ce que tu veux faire, mon petit.Mais j'ai peur que les débuts rie te pa-raissenl durs.Il faudra sans doute commencer par fabriquer (les bou-oilles et des vitres.—Ca ne fait rien.Madame iprès je peux faire les belles .es que j'ai dans la tête.—Eh bien, c'est promis, j'en lerai à mon mari et nous irons tous les deux décider la chose avec tes •parents.Tu es content.Etni'e?Le regard éloquent dont Emile Gratifia la jeune femme prouvait mieux que n'auraient pu le faire de simples mots la joie qui débordait du coeur du futur verrier.Claude Sauvan parvint à caser Emile dans la verrerie que dirigeait une île ses cousins.L'enfant, chaudement recommandé par Claude et Hélène, se familiarisa peu à peu avec la technique de la fabrication] du verre et du cristal.Son ambition allai: grandissant à mesure que passaient les semaines et 'es idées qui se pressaient dans ; son cerveau devenaient chaque jour plus précises, si bien que l'enfant 1 croyait voir défiler devant ses veux toutes ses futures créations, i si cho-par- Alors, le soir, remonté dans l'étroite chambrelte qu'il occupait sous les toils, Emile dessinait fiévreusement, dans un grand cahier, d'un main maladroite.Il lui arrivait parfois d'arracher six à huit feuilles de suite, parce qu'il ne parvenait pas à matérialiser l'idée jailIic en lui.Enfin, un soir, il crut avoir fixé avec suffisamment de précision, le projet d'un étrange vase de cristal qui évoquait les gerbes d'eau de la cascade se brisant sur 'es arrêtes des rocs et rejaillissant en mille perles.Ce projet-là.Emile désirait ardemment en entreprendre l'exécution.Tout tremblant, il vint sou-niettrc son dessin et sa requête au directeur qui l'accueillit avec une grande bienveillance.-Pas mal, pas mal.approuva-l-il.en tenant le cahier très loin de ses veux pour juger de l'ensemble.Ton dessin esl bourré de fautes, mon ami.mais ton idée me semble bonne.—Alors, Monsieur le directeur, est-ce que vous me permettrez de le fabriquer, à un moment où les ouvriers ne seraient pas là! Comme ca.je ne les gênerais pas! J'aimerais tant essayer ça, rien que pour voir! - Je ne demande pas mieux, mon petit Monbard.Essaye rien que pour voir et je le dirai ensuite ce que l'en pense.Le soir, à six heures, comme les ouvriers quittaient 'a verrerie.Eini-'e.dont le coeur battait à grands coups, se glissa près du four, escorté par un contremaître auquel le directeur l'avait confié.11 saisit une des cannes, l'introduisit par un ouvreau dans le four et 'recueillit un peu de pâte de crista'.Puis il commença à souffler dans la canne tout en la faisant rouler entre ses doigts pour garder une forme sphérique à l'objet qui se gonflait, s'étirait, devenait lentement transparent.—Attention, disait de temps à autres le vieux contremaître qui suivait des yeux chaque mouvement de l'apprenti.Replace ton verre à la chaleur.Si tu le laisses se refroidir, ce sera du travail manqué.Emile introduisait a'ors la canne dans le four pendant quelques secondes sans cesser de la rouler entre ses doigts.Lorsqu'il eut donné à son vase la forme générale qu'il avait indiquée dans son dessin, il en commença la décoration à l'aide de spatules.Il en modela amoureusement les contours tandis que le contre-maître imprimait à la canne le mouvement de rotation indispensable pour la réussite de l'objet.I.e petit artisan travailla longtemps dans la chaleur surchauffée du four où étaient placés les creusets contenant le verre en fusion.II voulait obtenir quelque chose rie très bien pour son premier essai.Il ne s'arrêta que lorsqu'il sentit qu'il ne pourrait pas faire mieux mais il n'était pas satisfait encore.Alors avec l'aide du contremaître, il détacha son oeuvre de la longue canne de fer et la plaça dans un four spécial où elle refroidirait lentement.(à suivre) Concours des babillards Un record de concurrents Cent soixante-cinq cultivateurs de la 2e région provinciale participent au concours du Mérite Agricole CONDITION'S Québec.21.— "Cent soixante-cinq cultivateurs participent au concours du Mérite Agricole cette année", a annoncé M.Oscar Lessard, secrétaire du Conseil d'Agriculture de la province de Québec, dans une entrevue accordée aux journaliste^."C'est un record dans les anna'es du Mérite Agricole.A date du 22 juin, alors que la commission des juges s'apprêtait à commencer l'expertise des fermes des concurrents, nous comptions déjà 150 inscriptions.Quinze entrées nous sont parvenues dans la suite, portant le total à 11!;'».Le record précédent avait été établi en 1933 par les concurrents de la 4e région agricole avec 113 inscriptions.L'an dernier, la première région avait fourni 101 participants".La lutte promet d'être vive celle année entre les concurrents par le fait, selon une remarque de M.Lessard, que 23 des concurrents, déjà décorés de la médaille d'argent dans des concours antérieurs tenus dans leur région, aspirent aujourd'hui à la médaille d'or et au diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel.On compte dans cette classe de concurrents des cultivateurs pratiques, des cultivateurs amateurs et des régisseurs de fermes de démonstration.Les juges ont commencé leur travail en visitant les fermes inscrites dans les comtés de St-Jean et d'iber-viIle.Tout dernièrement ils étaient dans le comté fie Missisquoi.qui vient immédiatement après celui de St-Hyacinthe par le nombre fies concurrents.Le présent concours se tient dans la 2c région agricole provinciale, et les inscriptions se répartissent comme suit par comté: Bagol ., Hrome .Chambly .Compton .Drummond .Iberyillc .Missisquoi .Richelieu .Richmond .Rouville .Shefford .Sherbrooke .Stanstead .St-Hyacinthe St-Jean .Verchèrcs Yamaska .8 H 2 S I I 13 23 Ifi S « fi 1 8 33 I 1 ir,;, Conseils de la saison La mosaïque du tabac Plusieurs planteurs savent ce qu'est la mosaïque.Mais un plus grand nombre encore l'ignore.C'est pourquoi nous croyons utile de consacrer un bref article à cette maladie qui a été appelée à juste litre "la fièvre du tabac".Importance La mosaïque est sans contredit l'une des maladies les plus dangereuses du tabac.Une enquête sommaire faite en 1031 et en 1035 sur quelques fermes à tabac de notre district a montré les progrès étonnants qu'elle esl en train de réaliser chez nous, On la voit dans presque toutes les plantations, y causant des dommages parfois considérables.Il n'est pas exagéré de dire que la moyenne générale d'infection est d'environ i à 5%.Or, une maladie nui affecte une récolte dans de telles proportions doit être considérée comme un danger -c-rieux •unir l'avenir.Le caractère contagieux do la mosaïque nous porte même a croire qu'elle constitue présentement l'un des plus sérieux problèmes de production en matière tabacieolc.Signes extérieurs Celte maladie est très facile n diagnostiquer.C'est le "tabac du diable" dont parlent certains producteurs.On la reconnaît à l'aspect marbré que présentent quelques ou toutes les feuilles des plants malades.Ces marbrures sont dues à la juxtaposition de laches vert clair et de macules vert foncé qui, nar leur groupement composent une sorte de mosaïque.Les taches de couleur foncée affectent en général la forme de boursouflures, indites ou grandes, irré-rjulièrcmenl disposées sur la surface des feuilles.La mosaïque arrête pour ainsi dire le développement des jeunes plants infestés.Si l'infection se produit tard dans la saison, au moment île Pécimage, par exemple, le rendement de la récolte en souffre peu.Dans lous les cas, cependant, la qualité du labàc mosaïque est toujours largement compromise.Des expériences poursuivies en 1935 aux stations expérimentales de l'Assomption dans Québec et de Delhi en Ontario ont montré clairement l'efficacité de ces mesures radicales.bai voici les résultats.On a compté 1G.5% de plants mosaïques à Delhi, et 5.3% à l'Assomp-lion dans les parcelles où les plants malades n'avaient pas été arrachés.Par contre, l'arrachage des plants mosaïques a réduit ces pourcentages à 2.5 et 1% respectivement.Cela montre l'utilité d'un bon nettoyage de la plantation avant chaque opération culturalc.On constate parfois que, arrivé au moment de l'écimage.l'infection est tellement sévère qu'il soit impraticable d'arracher tous les plants atteints.Dans ce cas, on aura recours à l'écimage et à l'é-bourgeonnement alternatifs des plants sains et des plants malades, en commençant parles plants sains.Un essai pratiqué l'an dernier à l'Assomption illustre bien la sagesse de cette précaution.On a remarqué que 7.57o des plants étaient mosaïques dans une parcelle éciméc et ébourgeonnée sans distinction, tandis que l'infection n'était que.de 1% dans la parcelle de comparaison où les plants sains et les plants malades avaient été traités séparément.Comme mesure de prudence on devra aussi éviter l'usage du tabac au cours de l'écimage et de l'ébotir-geonnemenl.Avant chacune de ces opérations, on prendra bien soin de se nettoyer les mains avec eau et savon.Station expérimentale, l'Assomption.Propagation COUPON D'ADHESION Club d:s babillards, "Bulletin des Agriculteurs".1010 est.rue Ste-Cstherine.Montréal.|r dcs'rc être membre de votre club et me soumets aux con-dirions requises.A ze Nom Adresse Répondre à la question suivante: Quelle est ta fonction qu'il vous plairait de remplir une fois grand, et pourquoi?Après avoir interrogé leurs goûts et aptitudes, nos concurrents devront écrire leurs réponses lisiblement, pas plus de cent vingt-cinq mots, genre lettre ou composition et les adresser soigneusement comme suit: Club des Babillards.Bulletin des Agriculteurs, 1010.est, rue Ste-Catherine, Montréal.Puevent prendre part à ce concours tous les enfants de 8 à H ans.déjà enregistrés dans notre Club des Babillards.Ces membres ne devront pas oublier de joindre à leur envoi leurs noms, adresse et numéro d'enregistrement.Peuvent aussi prendre part à ce concours tous les enfants, garçons OU filles, à.'és dp 8 à 14 ans dont les parents sont abonnés au Bulletin des Agriculteurs, qui lisent le coin des Babillards et aimeraient être membres.Ceux-ci devront détacher le coupon d'adhésion contenu dans ces colonnes, le remplir soigneusement et le joindre à leur envoi.En retour, ils recevront la carte et le certificat d'adhésion et seront désormais membres.Les envois qui ne contiendront ni le numéro d'enregistrement ni le coupon d'adhésion n'auront • pas droit au tirage.Tous les envois seront attentivement étudiés cl les meilleures réponses primées.NOS PRIX 1er prix: $1.50.2ème prix: $1.00.3ème prix: .75.4ème prix: .50.Et dix prix de: :25 sous.CE CONCOURS SE TERMINERA LE 20 AOUT En nous disant ce que vous aimerez faire quand vous serez grands, nous apprécierons les réponses simples, nettes et enfantines.Le travail est facile.A l'oeuvre immédiatement et bonne chance à tous nos petits amis.Pour bien comprendre l'étonnante rapidité avec laquelle se propage la mosaïque, il faut se rappeler son caractère contagieux.Il suffit en effet d'un simple contact entre un objet infesté et un plant sain pour reproduire la maladie chez ce dernier.C'est ainsi, par exemple, qu'un planteur infesle son champ au cours des diverses opérations culturales (sarclages, éci-mages, etc.) quand il Iraite les plants malades et les plants sains indistinctement.Pratique-t-on l'écimage en fumant OÙ en "chiquant" du tabac infesté, on a de grandes chances de disséminer le germe contagieux par toute la plantation.L'explication en est bien simple: on s'infecte les mains en bourrant sa pipe ou sa.bouche et on s'en va ensuite transporter le mal d'un | plant à l'autre.Peut-il y avoir con- i tact plus direct entre le germe in- | feCieux el sa proie?Il faul retenir aussi que les in* ' sectes contribuent pour leur part qu'il esl difficile d'évaluer cependant - à répandre la mosaïque dans les plantations.Contrôle II est rare qu'une plantation soit absolument exempte de mosaïque, l'homme n'v élant pas le seul agent disséminaient-.Cela n'empêche que le contrôle du mal soit assez facile, pourvu qu'on s'en donne la peine.Il existe trois grands moyens de combattre la mosaïque dans une plantation: 16 L'arrachage des plants malades avant chaque opération culturalc; 2o L'écin^age cl l'ébourgeonne-ment alternatifs des plants sains e,t 3o L'abstention de faire usage de tabac en pratiquant toute opération qui oblige à loucher les plants, Nouvelle législation touchant le fromage en paquet A la dernière session du Parlement fédéral, la Loi de l'Industrie laitière a été modifiée par l'addition de l'a'inéa (pie voici: "(2) Le et après le premier janvier 1937.nul ne doit fabriquer, importer au Canada, ni vendre, offrir ou avoir en sa possession pour la vente, du fromage en paquet à moins que ledit paquet ne contienne du fromage d'un poids net d'un quart de livre.d'une demi-livre, d'une livre ou de ses multiples, mais le présent paragraphe n'est pas censé s'appliquer au fromage, sans distinction de poids, fabriqué par des cull i valerns particuliers et par eux vendu." La raison de cet amendement, ainsi que l'a expliqué l'honorable .1.C.Gardiner, ministre fédéral de l'Agriculture, à la Chambre des Communes, se trouve flans les recommandations de la Commission des écarts de prix en 1935.L'une de ces propositions qui a été l'objet d'une longue discussion était que les paquets de fromage offerts en vente au public devraient être en fractions d'une livre, plutôt qu'en grosseurs, disons de cinq onces, six onces et demie ou sept onces FAMEUX, TOUT LE MAL EST PARTI ! LeB chevaux na DeuvJS vous dire quel ment Absorbing leurÏÏH -«— ¦— cure; rnuli iir, neunS vous en fournir la preuve par !¦ ,.'2; dont Ils trnvalllont.Rten do m -£35 foulures, cutortes, enflure dea tcrSïïf* «parvins osseux, vexlgons, BTWjlsseméntlS genou et mnux similaires, Ni- ckus.fit mois d-ampoulcs ni ne fuit tomh»lH poil.Et lo cheval peut travailler tome.*' portant lo remède que vous lui a», fil pllqué.Puissant antiseptique contre JS pures, furoncles, plaies.$2.50 lu Sm3S chez tous les pharmaciens.bou% W.F.Yonne, Inc., immeuble LinuH Montréal.'omaiy et demie.La phrase "mais i,, j, sent paragraphe n'es.s ,., S appliquer au fromage.S8ns M linction de poids, fabriqué cultivateurs particuliers ,t „¦,'.M vendu" signifie que cette loiH vise pas le fromage fait .sur lu ferai Ce fromage peut être ,1e ll'impjg quel poids; il n'est pas limité multiples ou aux fractions d'unefilî vre.Il est à noter cepciul;,,,, „.'" ce fromage doit elle fait u° cultivateur et vendu par lui ' figl «11 Ï"' ¦: Une lettre de New-York Mme J.P.Mach, de N'cw-YoS N.-Ï., éÇril: "Je souffrais I, ,nI yai.se digestion el me sentais très faible.Rien ne scmblîiii m'aide jusqu'au jour où je me mis à prèn dre du Novoro.Ma conditii n né liora immédiatement." I.c \ :0n du Dr Pierre esl employa ,vec succès, depuis cinq génération» par les malades.C'est ,ln rmm composé de plantes, feuilles,grain» et racines d'une valeur medicinal reconnue bonne.Il stimuli les sécrétions digestives de 'cstoi ac règle les intestins, élimine du sysS lème les matières impures cl pH§ cure au corps un bon m iiovage Il n'est pas fourni par les ilrogifi| tes et peut seulement être ol '.nu des agents locaux autorisés, lour renseignements, écrire n Dr, IVter l-'abrney & Sons Co.-j.Vi! y.ira ingtoii Blvd., Chicago, 111.Livré exempt île douane nu Ca.j nada.L'agriculture canadienne pt i«j produits agricoles formcnl l'un des pavillons importants de du gouvernement canadien à "Eiîj position des (irands Lacs, à Otffî land, Ohio.L'étalage canadien cupe un endroit bien en vue.le Irijj du grand escalier du bâtiment prisa cipal.Il a un espace de de front dans "l'allée peaux".L'exposition durera jours, du 27 juin au I octobre, •'.edsj des irai' FABRIQUE POUR DURER LA VIE: Ce Chariot à Litière moderne vous donneri plusieurs années de satisfaction.Tout u :.".,ici qui suit le progrés devrait installer cette grande commodité dans sa grange, La boite tout métal de ce chariot est suspende par des chaînes exrra-forrcs et peut se déverser d'un coté ou de l'autre à loisir.Les toulettcs à rails de 5 pouces tournent sur ,; d'acier laminé à froid et des c»;.» inel! i rouleaux d'acier durci à la surface.I rcut facilement faire fonctionner ce roulement doux et silencieux.Nos prix de "vente directe au cultivateur'' voui facilitent l'acquisition de cet si moderne.II est aussi fourni avec un system: de chair.es d'engrenage à mains.DtfUanl illustré el listr de prix sur itnuwi*.The PEDLAR PEOPLE Limited M.rue Nazareth MONTREAL, Que, o a i-1 l lac e fyir n I s cUC n A N G E ; aC ETA B LE".'|T^i»JHL.h I'- Pccroducticn gracieusement permise par i., '.ibrairie Seauchemin, '/loôtréaî.Le Dr Oivard.en apprenant o'uc Pluchon était prisonnier, n'eut dIus tie doute mie ce ne fût lui nui lv'a-vait dénoncé.Pluchon seul connaissait sa culpabilité: aucun autre n'avait de preuves positives eontre lui.Aussi celte nouvelle le frappa-t-ij douloureusement: cependant elle ne l'abattit nos.Il était quatre heures 'le "après-midi quand le doclpur entra dans la prison.Il avait d'abord demandé à rester (luelouc temps dans un salon d'attente, jusqu'à ce que M.Duperreau.son avocat, nui était allé faire préparer les oapiers nécessaires pour le faire admettre à caution, fût arrivé: mais quand il eut appris que Pluchon occupait une des chambres des dolles.il changea d'idée, et demanda à être aussi placé dans les dolles.- .le vais aller voir s'il v en a une de prèle, lui dit un des guichetiers: je crains bien qu'elles ne soient toutes occupées.— Tu n'as pas besoin d'y aller, reprit le geôlier, qui.en entrant, avait entendu: tu sais bien que Ionics les chambres sont prises.Il n'v avait que le no 4.mais elle est un peu petite pour deux; à moins que monsieur ne préfère l'occuper avec celui qui esl venu ce matin- e perdu Un deux d e retro o vées Un lr'-3er mouvement de satisfaction erra sur le front du docteur qui reoril avec Indifférence: .le ne oudrais pas gèner le monsieur: nunnt à moi, je ne refuse pas d'avoir un comoagnon.ie paierai la même ehosc: mais le monsieur v conscnlira-t-ll?Faudra bien qu'il v consente, ou qu'il aille dans la salle commune: d'ailleurs, c'est une chambre à deux lits, c'est la plus mantle des dolles.Ce M.Pluchon n'est pas si ; arand -.cisneur.après lout! Le docteur l'ivard, qui n'avait osé demander le nom de son futur [compagnon de chambre.Quoiqu'il i le supposât d'après ce qu'il avail entendu, eut de la peine à réprimer ila satisfaction que lui causa lu réa-i lisalioii de son espérance.Au moment où le docteur se préparait à monter aux dolles, M.Duperreau entra dans la salle.- J'ai tout préparé pour votre cautionnement, mais ie suis bien ffiché, mon eher docteur, fie vous annoncer nue vous serez forcé d'attendre à demain: Il est trop tard pour aujourd'hui.It; ne pourrai avoir le writ A'hub eus corpus que vers dix heures du malin.- ("est bien.M.Duperreau, c'est bien, lui dit le docteur: j'aime autant que ce soit pour demain.Vous voudrez bien me venir voir, avant de faire si«ner It; writ; j'aurai peut-être quelque chose à vous communiquer.Mais, sans doute; je serai ici demain malin à neuf heures.Ne puis-jc rien faire pour vous, en at- tendant?— Non.merci.On n'avait point annoncé à Hu-ebon qu'il (levait avoir un compagnon de chambre; aussi sa surprise fut-elle grande quand il vit entrer le geôlier suivi du Dr Rivard; cependant il ne se déconcerta pas.Il esterait que le docteur ignorait sa délation.Bonjour, monsieur, lui dit le Dr Rivard; l'espère que ic ne vous incommoderai pas longtemps.J'ai été arrêté par erreur: demain ie dois être admis a caution: ie ne vous aurai déranjzé que pour une nuit.Pluchon baissa d'abord la vue.puis la relevant avec inquiétude sur le docteur, chercha à deviner dans sa physionomie ce que pensait ce dernier.Il ne répondit pas.— Vous pourrez prendre ce lit.M.le docteur, dit le geôlier, dans une couple d'heures nous vous apporterons ii souper.Aussitôt que le geôlier fut parti, le Dr Rivard alla fermer la porte, nuis il prit une chaise et alla s'asseoir en face de Pluchon.— Eh bien! Pluchon.lui dit-il sans préambule, lu sais pourquoi ie suis ici.Mais non, répondit en hésitant Pluchon, qui sentait ses chairs frissonner sous le regard du Dr Hi-vard.Tu ne le sais pas?Éhl Je vais le l'apprendre.Ecoute: ic suis arrêté parce que loi.tu m'a dénoncé.— Moi?— Oui toi I Joscph-JPicrrc-Etiennc Pluchon: Toi.qui pensais me faire condamner, pour obtenir ton pardon en te rendant témoin contre moi.•le vous assure.— Tais-loi.ne dis pas un mol: écoute ce que l'ai à dire, tu parleras après.Tu es un lâche, el lu es aussi bêle que lâche.D'abord, ton témoignage ne suffira pas pour me faire condamner, et il est seul.Ensuite, quand on saura que tu as trempé dans l'assassinat rie Perth do.Docteur! — Silence donc! car la preuve de cet assassinat, je l'ai en ma possession: tu seras arrêté comme félon, et Ion témoignage contre moi ne sera plus d'aucune importance.Tu seras tombé d'un embarras dans un bien plus grand; car au lieu de quelques années de pénitencier, tout au plus, tu vas monter à l'écha-faud.Pluchon était atterré.II fut plusieurs minutes sans pouvoir parle puis' enfin, faisant un effort il s'écria: — Docteur, je vous jure.— Tu mens, misérable! Tu ne mérites pas même que Ton ail pour lo la moindre commisération.Je savais que tu étais ici prisonnier.J'aurais pu me faire admettre à caution dès aujourd'hui, niais je voulais te voir, car j'avais eu un instant pitié de toi.Mais lu mens; el tu me mens à moi qui le connais! - Pilié! pitié! dit Pluchon en tombant à «enoux.—Pitié! util oui, lu la mérite' bien! —J'avais été effrayé par d'affreuses menaces, et ensuite cajolé par ries promesses.Mais je regrette bien vivement ce que j'ai dit.—Allons, PluchonV Je le plains encore plus que je ne le méprise.-Que faire?oh! mon Dieu! -Que faire?Je vais le le dire, ou plutôt, lu vas commencer par me raconter bien en détail, sans oublier aucune circonstance, entends-tu, sans rien omettre, tout ce qui s'est passé, depuis notre dernière entrevue jusqu'à ce moment; et après, je te dirai ce qu'il faudra faire.Relève-toi.Pluchon raconta tout an docteur, sans omettre le moindre détail.Le flotteur avait écouté avec une profonde attention."—Est-ce bien tout?—Oui.—N'as-tu rien d'autre chose flans ta déposition?réfléchis bien, je pourrais le voir demain, el si lu me trompes ! —C'est tout, c'est bien tout; «h! docteur! j'en ai bien du regret.Si je primais réparer.—Tu ne peux pas tout réparer.parce que le scandale esl fail; parce que ma réputation est compromise; mais tu peux réparer jusqu'à un certain paint le mal que lu m'as fait.Ileiireusemenl que tu as donné la déposition sous le coup fie menaces et fie promesses.Ceci est contre la loi; on ne peut .s'en servir devant les tribunaux, à moins que lu ne la corrobores de vive voix à l'audience le jour du procès.—Vrai me ni ?Sans doute.Tu pourras la nier, dire que lu ne savais ce que tu disais; enfin tout ce (pie lu voudras, pourvu que In en détruises l'effet.Si tu me promelscela, je ne te ferai pas arrêter comme assassin.—Je le promets, je le jure.Je ne vous ai jamais voulu rie mal, doc-leur.-Pas de balivernes; je te connais, et si je n'avais pas eu la précaution tie conserver contre loi certaines preuves.Enfin, suffit, l'u promets, c'est tout ce que je veux.Ce n'est point enivorc tant les paroles rpie je crois, c'est parce que c'est ton intérêt qui te fera préférer le pénitencier h la polcn,-ce.Le pénitencier avec des douceurs que je le procurerai.El nui sait, peut-être trou vera-t-on les moyens de te faire è'vnder fie cette prison avant le procès.—Evader?—Eh! oui! S'il faut rie l'artjenl pour payer un îles guichetiers, je l'en donnerai.Si lu ne peux gagner un des gardiens, je le ferai parvenir des limes, des échelles de cordes; j'aurai une voilure prêle à te recevoir et à te conduire en lieu de sûreté, d'où lu pourras gagner quelque pays étranger, Comprcnas-tu ce que je puis faire contre toi, si tu persistes dans la rléposilion?- Ali! tiui! oui! docteur.Je promets, je jure.Croyez-moi quand je vous dis que j'ai regret; ou si vous ne croyez pas en mes regrets,) quand je vous dis que je n'avais' pas envisagé les conséquences de ce rpie je faisais, comme je les vois maintenant; el que je vous disculperai, docteur.Si je ne puis réussir à m'échnppcr de celle prison, avant mon procès, je prendrai tout sur moi.vous verrez.__.le le crois, parce que c'est ton intérêt._Vous êtes bien sur.docteur.que ce n'est que le pénitencier pour trois ans?—Oui.le maximum.—Oh! j'aimerais mieux le maximum dans ce cas-ci; el encore je pourrai peul-èlrc m'échapper de prison ! —Non .seulement c'est possible, c'est presque certain : j'ai des moyens qui ne pourront manquer de réussir, si tu ne fais pas quelque bêtise pour le faire découvrir.—Oh! docteur, je vous remercie.Je ne mérite pas.—Certainement que tu ne mérites rien.Aussi n'est-ce pas par amitié pour loi que je ferai ce que je le propose; c'est parce qu'il m'importe que tu ne déposes pas en cour contre moi.tandis que je ne \ens pas du tout à te faire pendre', Allons, lu connais mes sentiments; ie connais les liens, nous nous entendrons, parlons maintenant de choses indifférentes; aussi bien, voilà quelqu'un qui s'en vient".C'était le souper que l'on apportait.Le lendemain, à dix heures, le docteur Rivard était admis à caution pour comparaître aux assises de la Cour criminelle, qui devaient avoir lieu flans le mois suivant.Pluchon avait pris sa bonne humeur; il avaitviii gngner l'amitié d'un ries guichetiers au bout de quelques jours d'emprisonnement.Il ne paraissait pas avoir la moindre inquiétude sur le résultat de son procès, dont le jour approchait., La veille de la tenue de In Cour criminelle, vers les neuf heures du soir, un steamboat venait d'accos-ler au pied rie la rue du Canal.Le capitaine Pierre arrivait pour les assises criminelles, ayant été retenu sur ses plantations; Trim le su i -volt; portant sur ses épaules la valise de son maître.En ce moment, le vapeur de la ligne Havanaise se préparait, à partir.Une foule assez considérable it ait sur la levée, surveillant les préparatifs du départ du vapeur.Déjà lout le monde était embarqué el l'on détachait les amarres: l'im- mense engin commençait ' *; vements.l'eau biiuillnnn.nl «m l'effort des roues, quand un pep homme, un paquet sous le bras, aj courut, fendit la foule, heurta le pilaine el eut le temps de S.lUter{ bord, avant que le vapeur cul passé le quai.Personne n'avait marqué cet incident.—Mon maître, dit Trim, en moi Irani du doigl le petit Iwinme, î moment ou il saulail à bord, sié Plicho".Le capitaine, qui venait d'aP*L revoir sir Arthur Gosford, savane vers lui, sans avoir fuil ntlcnllony | ce que Trim lui avait dit.; Sir Arthur était venu conduire! bord Miss Sara, qui s'en ni.munit h Matancc, sous la protection dune de ses parentes.Le lendemain, le capitaine s« rendit à la Cour criminelle pmjjj.; assister comme témoin ail pWf du docteur Rivard.La foule occupait les banquell' destinées au public.Dans In boil des prévenus un voyait In me Coco Lelnrd et ses.deux fils- l'ai to; tie ter étr ! Ira tré; (id docteur Rivard était assis près son avocat: mais on ne voyait 1 Pluchon.La mère oeil hardi çois avait sionomie Coco rcgardail d" toute celle foillc! Frit toujours la illèliie indifférente; quanl Léon il prenait la chose sur un W lotit à fail satisfait; il est vrai 'l11 avait la promesse d'une puissan intercession.Le docteur Rivard était liabilj prop'rc'mcnl mais sans rcchcrciu 11 avait un air posé, calme, et ai petit peu pensif.Son avocat v,,1!l de lui annoncer que le prnciireij général allait discontinuer la Pnll1 suite contre lui.Le capitaine Pierre, ignornnlM core l'évasion de Pluchon.et surpris de ne pas le voir.(A suivre) Cn Journal ost pi'bll* Pnr ln '-°,n.',rnîi de IMiblIcntlon lluralc (Limited, «g?% rue Ste-Cathcrlne, Robert IW»™K ducteur en chef, et tmprlnif- f> 1'""-a rie Vap-Jdm Liée.430 est.Notic-D«°H N»puiéon Lnloritmo.gérant tt'lttw" tré: Et tsn d'il dèl ton ie vifUllLET 1936 LE BULLETIN D2S AGRICULTEUR: PAC! CINQ CERCLE UTTERAI«2E SOUS LA DIRECTION DE Billet de Grande-Soeur Il esl des mamans qui se plaignent constamment du trouble des soucis et peines que leur donnent les enfants.Vous en avez rencontré comme moi de ces petites madames qui déplient les misères du mariage, les soulignent par: "Ah! je vous en prie, ne vous mariez jamais! On est si bien quand on est libre!" Et.vous avez remarqué?celles .qui se plaignent ainsi ont presque toutes de bons maris, de jolis enfants pleins de santé et un foyer confortable?Ce sont celles qui; avant d'entreprendre cet état de vie rigoureux qu'est le mariage, ont négligé de penser qu'une fois le grand oui prononcé, elles n'auraient plus aucun droit jl'égoïsme: celles qui auraient voulu s'approprier toutes les douceurs conjugales sans en accepter les sacrifices sérieux et innombrables Car qui pourrait dire la somme de sacrifices d'une maman qui a à coeur que l'éducation morale et physique de ses enfants soit ibsolument soignée.Et quand l'amour lui commande de tout accepter et de remplir les plus rigoureux devoir, l'amour bien compris, l'amour généreux et complet devrait interdire aussi les plaintes et les récriminations.Heureusement que le nombre des maman généreuse et sublimes dans leur tâche est plus grand que celui des mamans jouant à l'éprouvée, à la misérable.Ah! je sais bien que près des consciencieuses, des dévouées et des plûignardes, il y a des déçues, de vraies malheureuses qui sont tombées dans les bras d'un mari insensible, exigeant et brutal, celles qui sont seules pour porter le fardeau de deux responsabilités' Celles-là.comme je les plains et comme je les comprends d'avoir le coeur brisé! Mais au côté des plaignardes, il est une autre sorte de mamans égoïstes: celles qui se déchargèrent très facilement de leur role ce mere Celles dont les enfants vont premièrement à la "bonne", parce que celle-ci est moins exigeante, plus tendre, plus dévouée et qu'il leur semble qu'elle a plus droit à leur confiance et à leurs câlineries.Ces femmes qui s'ennuient à leur foyer vivent plus en dehors qu'en dedans.Et il arrive des jours où, la "bonne" voulant penser à elle, les enfants restent libres, maîtres et.seuls Et quand la mère rentre à son logis, si elle trouve un petit front meurtri, un petit bras brûlé, un vase brisé ou un rideau déchiré, elle disputera la bonne, se lamentera, sans penser que les petits ont souffert moralement surtout, dans leur pauvre petite âme tendre et plus comprenante qu'on croit, et qu'elle devrait Les panser avec des caresses chaudes, des baisers réconfortants, les bercer avec toute la douceur de ses bras maternels pour leur faire oublier tout ce qui arrive et manque d'arriver quand il n'y a pas de vraie maman à la maison.A la tète d'une nation, donnez-nous des femmes qui soient de vraies mères et nous répondrons de cette nation." De- vraies mères!! Ma pensée vous évoque, vous surtout, femmes, mères campagnanrdes à qui les enfants sont l'unique consolation de toute une vie de labeur et d'humilité, et vous mettez en elle toute votre âme.Parce qu'il n'y a rien dans votre vie pour flatter I égoisme, vous savez être des Mères avec un grand M Et c'est toujours vous qui préparez la force de la génération de demain GRANDE-SOEUR demeure loti jours i'i B.el je In con-iinis 1res bien*—Amitiés.Marquise du Soir — Ne puis encore vous envoyer ce que vous demande/.Le ferai dès que possible.Je suis bien contente :1e toutes les joies que vous a données l'été, des joies uniques, que vous avez bien su goûter.Puisse tout cela se continuer de même que votre affection fraternelle pour moi.Klle m'est très douce et croyez bien que je vous paie largement dé retour.Vous me lire/, plus longue» ment bientôt.Mille tendresses.Amoureuse des Fleurs — Vous avez reçu ma lettre personnelle et explicative concernant le projet que vous me soumettiez?Amitiés bien fraternelles.niandinc—Votre décision ne me surprend pns el je vous en félicite très sincèrement, .l'aimerais bien avoir l'occasion de vous voir encore une fois avant l'adieu.lit | la date est proche.Mais d'ici là je | tâcherai de vous écrire personnel-1 lenient.Votre amitié, votre con- i fiance et tout ce que j'ai pu con- | naître de vous là-bas m'a fait vous aimer el savez-vmis que je regrette de vous perdre déjà'.' Mais vous penserez encore fidèlement à moi.n'esl-CC pas, comme on pense à une amie 1res chère qui nous aime à plein coeur el nous souhaite ce qu'il peut y avoir de meilleur.GRANDE SOEUR Marraine Lise — Vous savez si bien vous l'aire aimer des enfants que ie vous envie.Comme vous faillie les enfants au caractère naturel et je déteste les poseurs el les prétentieux.— Mimosa: Moi, je viens causer avec vous, gentille abeille, mais par quel sujet allons-nous commencer?— Avocat sans cotise: Soyez la bienvenue au rucher, s'il survient quelques difficultés entre abeilles el bourdons nous aurons recours à l'avocat pour régler la question.— Anflre-lus de mai: En entendant le son argentin de l'angelus, l'autre jour.serait-ce l'écho de rucher?LIERRE le me disais: l'Angclus du - .Ce mn j •fer des ; Abeilles Fee des Pâquerettes—11 me plairait infiniment de faire votre connaissance, ma chère Pâquerette.Je pi : line qu'à trente milles de la métropole cl vous seriez très charmante de vous rendre me voir.Au cas où vous ne pourriez pus, prévenez-moi de la adte, peut-être » retenir quelque temps ces .'iiiiiiV11^ i dans les quarantaines anglaise, ¦ écossaises ou irlandaises avant «* j les embarquer pour le Canada, restrictions imposées aux tnip0 I Inlions nu Canada ont été o«r^-sionnées pnr une explosion ij: Grande-Bretagne de fièvre apmw M sei survenue il y a quel«|U
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