Le bulletin des agriculteurs /, 1 octobre 1940, mardi 1 octobre 1940
MONTREAL OCTOBRE, 1940 S CAHIERS DE GISELE par JEAN DESPREZ 2 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 19+., Complétez votre installation d'étable avec des abreuvoirs automatiques modernes "JUTRAS" Le luit contient ST'Ï- d'eau.Il est donc Important d'assurer it votre troupeau laitier un** jtUwidiinti' provision d'eau fraîche.Lee abreuvoirs nu to* ma tiques 'UUTRAS'1 wnl construits dans ce but.C'est le .système le plus économique et le plus profitable.Avec les abreuvoirs ".! 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Tony.Et la voix s'éteignit.Tony lève la tête, la regarde.Les paupières sont closes de nouveau.Il court vers le couloir.Trois gardes se précipitent à son appel rauquo et bref.— Mais non, monsieur Tretchen, dit l'une d'elle en souriant, mais non, je vous jure.Ne voyez-vous pas qu'elle dort, et ne voyez-vous par qu'elle sourit dans son sommeil.Allez, rentrez chez vous tranquille maintenant.Dans huit jours elle sera sur pieds.Mais un conseil.Si vous ne voulez pas alors prendre sa place ici, mettez-y un peu un vôtre.— Tenez, ajoute une autre en s'ap-prochant de Tony Tretchen, vous allez faire exactement ce que je veux.Vous allez d'abord me suivre.Il y a une chambre de toilette au bout du couloir.Un peu d'eau sur la figure un coup de peigne.Je ne sors qu'avec les beaux garçons, moi, ajouta-t-ellc en riant rie toute sa bouche sans fard de vieille fille pas jolie.Dans dix minutes, je suis libre.Vous allez m'atlen-dre au coin, ce restaurant chinois, vous savez?.C'est tout à fait contre les règlements, ce que je fais là, mais l'hôpital est habitué à mes fantaisies.On ferme les yeux.Allez.— C'est un pauvre diable, dit-elle, cinq minutes plus tard à sa compagne de chambre, tout en mettant sur ses cheveux grisaille ux la canotier vieux de plusieurs saisons.Le coeur me fait mal quand je vois des yeux aussi malin ureux.— Des yeux comme ceux-là, je m'en occuperais bien, moi, remarque l'autre, une petite délurée au nez retroussé, coqueluche des internes aussi bien que des patients en mal de sentiments.— Oui, mais vous ma belle, on vous mettrait à la porte si vous vous en occupiez.Moi, personne ne peut me compromettre et je ne compromets personne.Privilège de femme laide, cons-tate-t-elle simplement.— Voyons, garde! proteste sa compagne sans grande conviction.C'est un Polonais, n'est-ce pas?continuc-t-clle en lançant vers la fenêtre grande ouverte la fumée de la cigarette défendue.— Oui.Tony Tretchen, artiste, dit la fiche.Et comme référence il a donné le nom de son patron, un nommé je ne sais quoi, propriétaire d'une vague boite de nuit rue Saint-Laurent.— Où il joue de la grosse caisse'.' — Non, du violon.Je me suis informée.Garde Vincent qui avait couvé sa Gisèle jour et nuit pendant ces trois) derniers jours, (bien qu'il ne puisse payer une garde de nuit) n'avait donné rendez-vous à Tony quo pour être sûre qu'il prendrait un repas complet Elle avait tant parlé pendant ce relias qu'elle avait même réussi à le faire rire.Et Tony avait avalé son "chop suey" sans presque s'en rendre compte.Les premières bouchées s'étaient bien un peu accrochées dans sa gor-ge, mais elles avaient fini par passer.Il croyait que garde Vincent lui avait donné rendez-vous pour discuter le cas de Gisèle, mnis non.Durant tout le repas, ils avaient parlé de chosos et d'autres.Elle lui avait raconté des blagues d'hôpital.Son répertoire était copieux.Vingt années d ! service l'avaient bien épicé.Pui.-.(lie l'avait quitté sur une poignée do main.Tony poursuivit sa route de son côté tandis que garde Vincent, libre ce soir-là, résolut d'aller au cinéma, seule comme toujours.Et pour la première fois depuis longtemps, elle regretta n'avoir pas été jolie à vingt ans.• * * Tony Tretchen était beau, avec en moins, tout ce que peut renfermer d'idiot cette épithèle appliquée à ur.homme.Grand, mince de hanches, large d'épaules, souple comme un chat, le teint ocre, les cheveux noirs, des Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs 7 yeux d'ardoise, des cils de femme et une mâchoire d'homme.Les reflets nordiques du bleu de ses yeux faisaient révéler ses origines.Tony était un gars «le la rue.Il avait poussé tout seul.Aucun état civil.Voilà ce que ne lui pardonnait surtout pas sa belle famille.Voilà ce qui avait le plus fait crier les Martineau, petits el grands lorsqu'après trois ans de discussions, Gisèle devenue majeure, devint madame Tony Trctchen.Le fait qu'il fut Polonais n'était pas pour les calmer non plus, les Martineau n'ayant jamais eu l'occasion de rencontrer des Polonais de classe, étaient persuadés que lorsqu'on dit Polonais on dit colporteur.Et les Martineau avaient l'orgueil de leur position sous le soleil.Le père, boucher à Rougemoiu avait déjà brigué les suffrages comme échevin.Il n'avait pas été élu, c'est vrai, niais ça ne fait rien, il est "un de la politique".La mère a depuis longtemps oublié qu'elle est fille d'un marchand d'habits, rue Craig.Et les enfants sont si bien établis! .Freddy dans les assurances, Arthur qui a fait des études et qui est vétérinaire, Louis qui aide le père à la boucherie, .Mina et Jacqueline qui ont pris chacune "un si bon parti !" .Pourquoi a-t-il fallu céder à la petite dernière qui s'était éprise de cet étranger?.Et Tony en montant vers la rue Sherbrooke, (Il fallait une adresse oui sonne bien, avait-il expliqué à Gisèle qui lui faisait remarquer que deux coins plus bas, rue de Montigny, le même genre de logement coûterait huit dollars de moins, par mois.Si l'on veut arriver, dans la vie il faut d'abord avoir une bonne adresse.C'était au temps où il avait encore de l'ambition.) Tony revoyait ce malheureux jour de leur mariage.Pourquoi alors, n'avait-il pas fait à sa tète.C'avait ru là le commencement de tous leurs malheurs.Un petit mariage à la sacristie, voilà ce qu'il aurait dû faire.Après tout, il n'était pas riche! Ce n'est pas à jouer du violon dans un cinéma de quartier qu'on ;>eut faire fortune!.Gisèle non plus ne voulait pas d'un "grand" mariage.Mais sa mère était intervenue: — "Qu'est-ce que le monde va dire?On va croire que vous vous êtes mariés en cachette-!.Et puis, ça se fait pas dans notre famille.Et rappelez-vous le manage de Mina et celui de Jacqueline?A quoi sert de marier ses enfants si on ne peut plus aller aux noces?Et puis, faut faire un voyage de noces, vous y pensez pas?Gisèle qui depuis deux ans ramasse son argent pour s'acheter des martres de roche!" Ses pauvres deux cents piastres y sont passées.Eux qui avaient rêvé d'un petit appartement de deux ou trois pièces, qu'on meuble en payant comptant dans des magasins d'occasions, elle qui avait rêvé des petits rideaux qu'on drape avec amour, eux oui avaient fait de si jolis rêves, i's se virent réduits à prendre un meublé: une seule pièce avec divan, une petite cuisine et une salle de bain (pas en tuiles).Ce ne sera que pour un an.on économisera.et plus tard.Huit ans sont passés et toujours ils habitent le même "studio".(Jue de discussions, que de larmes, que de chinoiseries ce studio a pu soulever! C'était ça, la cause de tout.Du moins Tony ne voyait pas autre chose.Il met la clef dans la serrure.Sa belle-mère est là en train de mettre (ni peu d'ordre dans la pièce.— C'est bien cffraynnt de laisser une maison comme ça! Je me demande comment ma pauvre fille a pu vous endurer! .J'ai jamais vu un homme :.ussi "traîneux" ! .Les pantalons d'un bord, le veston de l'autre.Tony ! où mettez-vous vos habits !.Tony?Eh ben, je vous parle! — Qu'est-ce que vous voulez?— Vos habits, où les mettez-vous?— Dans la salle de bain.— Dans la salle de bain! est-ce que c'est une place pour accrocher des habits!.Et ces chemises?.Elles sont sales.Où est votre panier à linge sale?— Au bout du bain.Tony s'est jeté sur le divan, la tête enfouie dans le coussin de soie maintenant déchiré, sur lequel Gisèle avait brodé des pensées et du muguet, il y a huit ans.— Et vos chaussures?.Comment peut-on avoir autant de paires de chaussures qui traînent!.Et elles ne valent rien! Faut jeter ça! — Non.— Alors- où les mettez-vous?— Derrière la porte de la chambre de bain.— On est à la veille de pas pouvoir passer dans votre salle de bain! Tony ne l'écoute plus.Il essaie de mettre les choses bout à bout dans sa pensée.C'est à cause de ce maudit appartement, bien sûr! Est-ce qu'elle ne lui a pas dit qu'elle ne pouvait plus restée enfermée pendant vingt-quatre heures entre ces murs?N'est-ce pas à cause de ça que deux ans à peine après leur mariage elle avait tenu à reprendre son travail de vendeuse au "Magasin de Quinze Cents"?On l'avait reprise immédiatement: c'était une bonne petite vendeuse, la belle Gisèle.Il aurait dû l'empêcher de retourner chez Boswoith! Il aurait dû.Mais il a toujours été lâche.Il n'a jamais su arranger sa vie.— Le lavage est arrivé.Où mettez-vous les draps?— Dans la boite, sous la table.— Même pas une armoire! Je me demande comment ma pauvre fille pouvait endurer cette vie-là! — Mais ne voyez-vous pas qu'elle ne pouvait plus l'endurer, cette vie-là.' crie Tony en se dressant, pâle de rage devant sa belle-mère.Ne trouvez-vous pas que j'en ai assez sur le coeur, du fait de me sentir responsable de tout ce qui arrive, sans que vous veniez y ajouter vos lamentations?Laissez-moi! Allez-vous-en! Allez-vous-en!!! — C'est bon! C'est bon! Je m'en vais! Ah! mon Dieu! je comprends que vous l'ayez conduite à un épuisement nerveux ! Et ce que ça va vous coûter d'hôpital, maintenant! Car elle ne savait pas.Heureusement qu'elle ne savait pas.on avait pu cacher.mais pourrait-on cacher ç,i encore longtemps?La belle-mère indignée de l'accueil Ses yeux parfois se fixaient dans le vague comme pour trouver le joint.fait à sa bonne volonté, quitta son gendre séance tenante.Machinalement, Tony continua de ranger dans la grande boîte les draps et les oreillers.Tout à coup sa main rencontre quelque chose: quatre gros cachiers de cinq sous sont là, ficelés ensemble.C'est le journal de Gisèle qu'il vient de trouver.Depuis huit ans, elle alignait, jour par jour, ses joies et ses misères.Des petites phrases brèves et précises.Aucune recherche, pas de grands mots.Un coeur de vingt ans qui s'épanche, tout simplement.Tony prit les cachiers et vint s'écraser sur le divan.Le jour baissait, il alluma la lampe de chevet.Il parcourait les pages.Ses yeux parfois se fixaient dans le vague comme pour trouver le joint ou se rencontraient sa vie et celle qui s'étalait devant lui, toute nue.".qu'est-ce que ça me fait de "dormir sur un "studio-coach", "si mon Tony dort près de moi?Je "n'ai pas sommeil ce soir.D'ail-"leurs, je voudrais ne jamais dor-"mir, mais passer mes nuits à le "regarder.Quand on pense qu'il "est à moi ! que j'ai pu enfin l'a-"voir à moi!,.Il sourit.Est-"ce à moi qu'il rêve?.Faites, "mon Dieu, que ce soit à moi !" Et des pages et des pages, et c'est le même refrain: "Tony! Tony!" "Un mois que nous sommes ma-"riés.11 me semble que c'est d'hier."Il m'a-acheté un gros bouquet de "roses rouges.Je les ai mises "dans le grand vase que Mina m'a "donné.On ne voit qu'elles dans "la pièce.Je me suis couchée cet '.'après-midi.J'en ai pris une et "l'ai mise près de ma joue.Et c'est "comme si je m'étais endormie ma "joue sur la joue de Tony".Et plus loin : "Il est amusant mon grand mari."C'est comme un petit enfant.Il "faut le suivre partout.Il sème "toutes ses choses.Je passe des "heures à tout ramasser et chaque "morceau que je ramasse c'est "Comme si je le touchais, lui, "avec mes mains.Ses habits sen-"tent lui.¦ ¦ Je l'aime, mon beau "mari.Et j'ai de la chance moi, "comme il ne travaille que l'après-"midi et le soir, je l'ai à moi toute "la matinée.Il joue du violon.Je "pourrais l'entendre des heures et "des heures!" Et les jours et les mois s'écoulent.".alors, n'y tenant plus, je suis "allée voir un médecin.Je voudrais tant avoir un petit Tony "avec des yeux bleus et des cheveux noirs.Lui aussi voudrait, "j'en suis sûre.Il paraît qu'une "légère opération me rendrait la "santé.Je suis sûre, moi.que ça ne "serait pas grand'chose.Je suis "sûre que je suis une femme comme les autres.Seulement il faudrait compter une centaine de "dollars .Tony m'a dit qu'aussitôt que ça serait possible."Tony avait de la peine." Tony se souvient: — Voyons, no pleure pas comme ça, ma pauvre petite chatte! Presque toutes les femmes ont des petites affaires de travers.C'càt une bagatelle.Cent dollars?La belle histoire! Econome comme tu l'es dans un an nous aurons le double! Alors, on déménagera.Na turellemeht qu'on ne peut mettre un berceau ici, à moins de le mettre sur la table, ajnuta-t-il en riant.Et Gisèle fut gagnée par sa bonne humeur.Non, Tony, pour être franc, n'avait pas eu de peine.Qu'un gosse fut venu, il se serait débrouillé, mais il n'était pas fâché d'avoir du répit avant de s'engager dans la paternité.Et la vie lui donna raison II se souvient de cette malheureuse journée oit le propriétaire du cinéma donna congé à l'orchestre.La radio les remplacerait.Et Tony et ses iiuatre copains {•lièrent grossir le nombre des musiciens sans travail.Il fit quelques tentatives auprès des directeurs de programmes, il auditionna à deux ou trois reprises.Peine inutile.Un mois, deux mois, trois mois passèrent.(lire ht suite ù la page 34) 8 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 LE CHRONIQUEUR DE PINARDVILLE L'heureux effet des oignons — Céline voyage en rêve — Une in ven t ion miroholan le Victor veut rêver avec sa femme M bien, Céline, nous core rendu.y voilà 011- — A quoi, Victor?— A l'automne.C'est extraordinaire comme le temps passe vite.Nous pouvons dire une fois de plus: l'été, on ne l'a pas vu.— On ne l'a pas vu, non, niais il nous «¦il a fait voir de toutes les couleurs.Et ces pauvres gens d'Europe doivent souffrir de torticolis à force de se tordre le cou vers le ciel pour se garer des bombes incendiaires, explosives, à retardement, pestilentielles, hurlantes de- ce damné Hitler.— Ah! Céline, ne parlons plus do la guerre! — Comme si l'on pouvait parler d'autre chose.Mais, mon pauvre Victor, la guerre sature tout; on la respire, elle nous entre dans la l'eau, notre haleine sent la poudre.— Moins la tienne qui sent les oignions.Il me semblait pourtant que ton estomac les réprouvait.— De fait, Victor.— Et tu t'en gaves?et au soupei par-dessus le marché.Tu vas bien dormir.— J'en ai mangé autant hier soir.— Et le résultat?— J'ai rêve toute la nuit.— Et tu recommences?c'est intelligent.— Je veux savoir la suite de mon rêve de la nuit dernière.Victor.— Parait! Il ne devait pas être banal pour risquer une indigestion pout en savoir la suite! — C'était un réve magnifique! —le parie, Céline, que tu as rêvé au temps où tu étais jeune et jolie et que je te courtisais.— Va t'asseoir! tu n'étais pas en cause.J'ai rêvé que j'habitais un pays merveilleux.— Seule?— Non, il y avait beaucoup de monde.— Et je n'y étais pas?— Je ne t'ai pas vu.Il y avait tant de monde ! — Et quelle sorte de monde?— Aimable, courtois, scrviablc, et qui filait le parfait bonheur.— Heu! ton pays devait être dans l'autre monde.— Non, c'était sur la terre.— Vite! le moyen de s'y rendre Céline, et nous sommes riches! — J'y ai été transplantée en rêve, alors, tu comprends bien que le parcours n'existait pas.Sans savoir comment la chose s'était produite, je me suis trouvée dans ce pays merveilleux.— Et il y avait beaucoup de monde?— Des foules considérables.— Ce devait être des chômeurs.— Non.Dans ce beau pays il n'y avait pas de chômeurs.— Je vois, tout le monde travaillait, la machinerie n'avait pas pris la place des hommes.— Si, il y avait de la machinerie et beaucoup plus perfectionnée que celle que tu peux voir dans nos usines et sur nos routes.Seulement, un ingénieux dispositif adapté à chaque machine enregistrait l'argent qu'elle gagnait par jour, et le soir, automatiquement, elle le distribuait aux gens de la localité où elle opérait.— Epatant! — On avait compris que la machinerie devait servir à améliorer le sort de l'homme à alléger sa tâche, lui aider, le seconder et non pas l'écrabouil-ler dans une oisiveté désespérante.— Merveilleux ! — A mieux se connaître et à s'estimer davantage.— Parlait-on de la guerre?— On ignorait ce (pie c'était.— Il n'y avait donc pas de radios?de journaux?— Oui niais tout ce qui se rapportait aux chicanes extérieures du pays en était banni.— Le pays devrait être bien défendu?— Je n'ai pas vu un seul fusil.Ceux qui voulaient aller à la chasse se servaient de tire-pois.— Fas de fusil! Et on ne s'armait pas?- Non.— Ah, malheur! et qu'aurait-on fait s'il était survenu un envahisseur?- —^«i _Ji—it, — Tout le monde étant satisfait, il n'y avait pas d'élections, car les élections ça vient toujours du mécontentement populaire.— A qui le dis-tu, Céline! Pas d'élection! Ton rêve me rend rêveur.Alors, il n'y avait pas d'engueulades?— Non.Pour ne pas savoir le langage des hustings, les gens étaient polis, tout naturellement.Comme il n'y avait pas de politiciens pour émoustiller les" citoyens avec des promesses d'octrois pour des bouts de chemins, des ponts et des p'tits boeufs purs sang, on vivait dans l'harmonie.— Mais qui gouvernait le pays?— Le gouvernement, cette demande! Les gouvernants traitaient bien les gouvernés, et ceux-ci, inspirés par les vertus pratiquées en haut lieu, vivaient dans le respect des lois.— Payait-on des pensions?— Ce n'était pas nécessaire! Grâce îi l'ingénieux dispositif attaché aux machineries, et dont je t'ai parlé, tout le monde vivait dans l'aisance.— Que faisait-on de ses loisirs?Cal si la machinerie faisait vivre les gens ceux-ci devaient avoir du temps de libre.A quoi l'employait-on?— Il en vint des envahisseurs.— Pendant que tu étais là?— Bien oui.Un bon jour, sur l'heure du midi, on entendit un tapage infernal.Le ciel se noircit d'avions et des tanks énormes dévalèrent des montagnes.— La population dut être terrifiée?— Non.Comme les ailes des avions cachaient le soleil, les habitants ôtè-rent leurs chapeaux de paille devenus inutiles.Quand les tanks entrèrent dans le village où je me trouvais, leur passage excita la curiosité des enfants qui s'assirent sur le rebord de la piscine où ils se baignaient poulies voir passer.Mais les femmes continuèrent à bavarder sur le pas de leur porte sans seulement se retourner, !c-s hommes ne furent pas distraits de leur occupation et les vieilles qui tricotaient enfilaient paisiblement leurs mailles.— C'est renversant! — Rendus sur la place du village, les tanks s'immobilisèrent et ceux (pu les montaient en descendirent.C'était des hommes à l'allure arrogante, décidée, aux gestes brefs, coupants.— Des Boches! — Je ne puis te le dire parce qu'ils ne se nommèrent pas.— Et que firent-ils?— Celui qui semblait être le chel prononça un long discours.Comme il parlait très fort, on lui demanda poliment de baisser la voix, vu (pie les bébés dormaient.Il resta éborluré, bredouilla, et se tut.— Et ensuite?— On placarda les maisons d'affiches contenant des ordres sévères de soumissions si nous ne voulions pas être tous massacrés.Les gens les lurent avec distraction et haussèrent les épaules.— Formidable! — Les avions ayant atterris dans un champ voisin, leurs ailes ne cachaient plus le soleil.Les habitants remirent leurs chapeaux de paille et entrèrent paisiblement chez eux pour dîner.Comme c'était un samedi, les villageois fermèrent leur boutique.Munis de pa niers de provisions et suivis de leur famille, ils luirent le chemin de la campagne.— Et tu partis avec eux?— Naturellement, c'était notre pique-nique hebdomadaire.— Que firent les envahisseurs?— Victor, je n'ai jamais vu de gens aussi estomaqués de nui vie.Devant notre attitude ils avaient perdu toute leur morgue.Ils se réunirent et se mirent à parler l'air perdu, confondus.Après des pourparlers et des hésitations ils nous suivirent, gênés.Arrivés au lieu du pique-nique ils se tinrent à l'écart.Nous les avons invités à se joindre à nous, ils refusèrent.Nous insistons.Peureux, honteux, ils se décident.Et le pique-nique n'était pas fini qu'ils riaient et chantaient avec nous.— Colossal! Et une fois rassasiés, iis vous ont massacrés! — Ah, non, nous leur avions enseignés le gros bon sens chrétien, ils furent convenables.Le soir, il y nvait concert, ils y assistèrent et manifestèrent leur contentement par des applaudissements frénétiques.— Et après?— Le temps passe vite en rêve, Victor.Des envahisseurs venus pour asservir le pays se soumirent à ses lois.Quand je me suis éveillée, leurs avions et leurs tanks faisaient un tas de ferraille que la rouille rongeait.Et si j'ai mangé des oignons ce soir c'est pour rêver encore et tiller leur dire de s'empresser d'enterrer leurs ferrailles avant qu'elles fassent naître quelque regrattier ra- pace.— Céline, passe-moi les oignons, je veux rêver a-vec toi.«S.— Via le plat, Victor. Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs L'AUTO VOLEE (paJi dùwhi Çabaud Robert Hunier cède à son impulsion qui le conduit .à la fortune " hSoBKRT Hunier débarquait sous un Al clair soleil à la «are de la grande station balnéaire.Il poussa un soupir mélancolique en songeant à d'autres arrivées sur cette plage réputée, dans des circonstances plus heureuses où il avait l'allégresse au coeur, à la perspective «l'un gai séjour, et nul souci en tête.Ah ! certes, il avait alors l'aspect conquérant, le visage resplendissant d'optimisme qu'il voyait avec envie, aujourd'hui, à d'autres jeunes gens de son âge.Il allait à présent lu mine basse et la démarché timide, comme ces vaincus de la vie qui semblent toujours sous la crainte de quelque nouveau coup dont la destinée pourrait les frapper à l'im-proviste.Une mince mallette d'une main, sa boîte à violon de l'autre, il se mit en quête d'une chambre à bas prix.Ce n'était pas du côté de la plage qu'il devait chercher, mois dans les rues étroites, montueuses et sales avoisinant h- peut.Il s'y engagea, tout de suite écœuré par les odeurs de friture et de marée auxquelles son odorat délicat n'était pas accoutumé.* * * D'où venait que ce garçon semblait contraint de se résoudre à une exis-lencc qui ne lui était pas habituelle, et, scion toute apparence, au-dessous ,lc sa condition originelle, et pourquoi malgré sa gêne, avait-il eu l'idée d'un voyage à la mer?C'était une histoire -impie et lamentable, — au surplus, parfaitement honorable.Robert Hunier appartenait à une .xccllente famille.Orphelin, tenant de ses parents quelque fortune, il avait rêvé, après de solides études, de se consacrer à la littérature et il avait pleine connu de petits succès dans cer-tains cénacles.Pendant qu'il accomplissait son service militaire, tout son capital avait été englouti dans une peculation malheureuse par un mandataire à la fois maladroit et peu scru-; ulcux.Rendu à la vie civile, sans ressources, il s'était vu dans la nécessité il.- renoncer à ses ambitions premières .i avait trouvé difficilement un mo-ileste emploi dans une grande banque, laquelle, pour comble de malchance un an plus tard, fermait ses guichets i-, licenciait son personnel.Pendant plusieurs mois, le pauvre garçon avait en vain battu l'asphalte parisien et sonné à maintes portes nans l'espoir de trouver une place, espoir qui se révélait de plus en plus fallacieux à mesure que son maigre pécule s'amenuisait.A la veille d'être réduit à la misère véritable, une idée peut-être saugrenue, mais susceptible ¦ le faire reculer pour un temps la noire détresse, avait germé dans son cerveau, la saison étant venue où tout le inonde partait en congé, sans qu'il i"it davantage trouver, à cette occasion, une occupation dans la capitale.Se rappelant l'époque où, privilégié, il pouvait faire, presque sans compter, d'agréables villégiatures, il 'tait remémoré, par un rapprochement auquel l'incitait su situation ac-Miellcj le spectacle de pauvres cens qui lui faisaient alors un peu pitié, mais dont la présence l'excédait à la terrasse de certains établissements: chanteurs et musiciens ambulants.¦ Il «•vait un jour calculé que ceux-ci de- vaient, en définitive, se faire d'assez bonnes journées.De lù, sa décision apparemment baroque: étant très bon violoniste, prendre, sur les derniers cents francs qui lui restaient, le prix d'un billet pour la mer, essayer résolument de traîner S|)n j)ajn ej] jouant du Beethoven ou du Chopin à de braves baigneurs en train de déguster des moules, d'éplucher des crevettes ou de sucer des pinces de langouste, et très indifférents à l'Art, niais i prédisposés, par l'euphorie des 1 vecances, à faire un geste chari- fi table en laissant tomber une piécette dans ia soucoupe du musicien qui aurait animé leur repas d'un peu de bruit harmonieux.Voilà quels étaient l'origine et le but de son voyage, *• * * Après avoir fait un brin de toilette dans la chambre exiguë, un peu obscure, dont il n'aurait jamais cru, antérieurement, pouvoir se contenter et qui lui semblait encore d'un prix trop élevé, Robert Hunier prit le chemin de la plage pour y flâner, puisqu'il ne pourrait commencer sa profession de musicien ambulant qu'à 'heure du dîner.Certes, il envisageait ce moment avec tristesse et ce n'était pas sans quelque nmertume qu'il pensait ù ses précédents séjours.Damant plus que, voyant, tout en marchant, son image dans les glaces de devantures, il constatait que sa mise ne différait pas de celle d'autrefois et que, n'avait été son attitude de chien battu, nul n'aurait pu soup- - Conner l'éiat existant entre sa situation actuelle et celle du passé.Cela suffit pour que, dans un sursaut d'amour-propre, il redressât la tête, cambrât la taille et retrouvât un air avantageux.Il reprenait ainsi l'aspect d'un baigneur élégant, par ailleurs séduisant, avec son visage à l'ovale très pur.ù la bouche finement dessinée, au regard intelligent et énergique.Et.ouis le soleil radieux qui couvra toutes choses d'un beau voile d'illusion lui réchauffait le coeur d'une lueur d'éphémère optimisme auquel il eût été bien sot de ne point s'abandonner jusqu'au soir.Il atteignit bientôt la plage, se promena sur les planches, huma à pleins poumons le bon air marin, se replongeant avec délices dans l'atmosphère, retrouvée exactement pareille, d'un bonheur périmé.Il s'en lut s'asseoir sur le sable, devant l'ourlet des vagues.Non loin de lui, près d'une tente, un essaim charmant d'adorables jeunes filles.11 écouta comme une suave chanson leurs rires clairs et leurs gais propos.Quelques années plus tôt, il aurait pu être leur compagnon.Une seconde, un regret torturant le rejeta vers ce temps révolu.Comme il avait emporté un livre — un recueil de poésies dédicacé par un ami avant ses revers — il feignit de s'y Il_ allait refermer la portière mais il se raviva, il l'avait trouvée ouverte.plonger pour se donner une contenance.Un quart d'heure après, lès trois jeunes filles, quittant leurs mères, se rendirent au tennis installé sur la plage.Un peu plus tard, Robert, instinctivement, partit à son tour de ce côté.Deux des demoiselles jouaient, la troisième marquant les points.11 ne pouvait paraître indiscret en suivant la partie: il était fréquent que des curieux s'arrêtassent ainsi.Au bout de quelques minutes, l'une des mamans survint, sous prétexte de s'enquérir de la tournure du jeu.— C'est dommage que ni vous ni ma mère ne sachiez jouer, madame, dit celle des jeunes fillesqui regardait les autres; nous aurions fait une partie à quatre! — Oui, dit une autre, nous avons bien une quatrième raquette, mais c'est un partenaire qui nous manque! — C'est regrettable, en effet, mes infants, dit la dame; si je pou.-nis vous en trouver un, je ne demanderais pas mieux ! Ce disant, elle partit à rire et comme elle se tournait par hasard vers Robert Hunier, il put croire que ce rire et ce regard le prenoient à témoin de l'impossibilité où elle se trouvait d'accéder au désir des jeunes filles.Il sourit aimablement, s'inclina cérémonieusement et dit.tout aussitôt confus ue sa propre audace: — Je suis assez bon joueur, madame, et, si vous le permettez,.Souriante aussi, mais un peu gênée, ia maman ne le laissa pas achever: — Mais.je ne sais pas.(lire la suite à la page 42) 10 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1 940 LES ANGLAIS DANS L'EPREUVE (pa Jjoiua Jhanj&suUi Dans cet article le commentateur de la radio décrit les nuances inévitables que provoque parmi nous le siège de Londres IL y a eu, au cours de l'histoire, bon nombre de sièges fameux.Y en eut-il jamais comme celui que Londres est à subir?Siège de forme nouvelle qui se fait uniquement par les airs, et contre lequel on n'a pas encore inventé de défense infaillible et complètement irrésistible.Jour et nuit, depuis des semaines, une énorme population vit sous la menace constante.Elle ne dort plus; elle ne sait jamais, une heure à l'avance, ce qui l'attend.Et malgré cela, elle tient bon, sans donner le moindre signe de lassitude: et cette population voit sa ville souffrir grièvement dans quelques-uns de ses monuments les plus illustres, dans ses industries et dans son port, le premier peut-être de ses sujets de légitime orgueil.Le Canadien français n'est pas rattaché à l'Angleterre par les liens du sang, non plus que par la communauté de la culture.Les hasards de l'histoire l'ont amené à constituer, avec l'Angleterre, une sorte de compagnie dont le composant canadien s'administre lui-même.Cette compagnie, aux ramifications mondiales, groupe, en vertu d'une entente de raison, quelques millions d'Anglais et quelques millions de non-Anglais.De plus, une entreprise analogue, sortie de la compagnie maîtresse, constitue les Etats-Unis d'Amérique.Tous ces millions d'hommes, dont les uns tiennent à l'Angleterre par les fibres les plus sacrées, dont les autres sont associés avec l'Angleterre pour les fins déterminées et d'après un accord accepté des deux parties, tous ces millions d'hommes, disons-nous, éprouvent, ces jours-ci, des sentiment pathétiques et profonds.Le Canadien français notamment n'a pas toujours eu à se louer de l'Angleterre; comme on l'a dit si souvent, il n'est ni Français, ni Anglais, mais Canadien.Comme le Sud-Africain, sa seule patrie eôt celle qu'il habite.Le conflit actuel trouva le Canadien français confiant dans la victoire des Alliés, et prêt à faire sa part pour empêcher la destruction d'un ordre de choses et d'une façon de vivre qui sont les siens à lui.Car le Canadien français présente un étrange phénomène; i! est resté lui-même; il a victorieusement résisté à tous les efforts possibles d'assimilation, quand ces efforts touchaient il sa religion, à sa langui.1, à ses coutumes, à ses traditions de vie et de pensée.Mais il a été complètement assimilé mous un rapport particulier.Pour parler de façon plus précise, il a accepté d'emblée un système d'institutions publiques inventé et élaboré en Angleterre.Et c'est à lui, parfois sans .s'en douter, que le monde contemporain doit l'application stricte du double principe anglais -qui tient dans ces deux axiomes: on ne paye l'impôt que si l'impôt est voté par les élus; les élus du peuple seuls contrôlent la finance publique.Si nous nous arrêtons à regarder les institutions qui nous régissent, nous voyons que toutes sont anglaises: notre régime parlementaire d'abord est la copie exacte du parlement britannique.Et à qui le devons-nous'.' Aux patriotes de '37, tout simplement; ils ne se sont pas battus pour autre chose que pour nous obtenir un parlement sérieux et libre.Notre système judiciaire, avec tous ses enlargements de brefs de prérogative, d'enquête préliminaire, de jury et de toutes les protections dont il entoure la liberté du citoyen, même notre culte du respect pour les institutions et les autorités, c'est anglais.Et cela se comprend très bien.Au temps du régime français, nos pères faisaient du défrichement et de ia terre sous l'oeil paternel du seigneur.Le gouverneur, à Québc, avec ou sans son conseil, n'ennuyait point les populations.Survint la conquête.Ce fut notre éveil collectif; instinctivement, tout le monde se serra.Quelques maladresses, certaines étroitesses d'esprit, nous rendirent conscients de notre existence comme groupe.Nos chefs s'en allèrent trouver les Anglais, et leur tinrent à peu près ce discours: "Nous sommes des gens paisibles; laissez-nous vivre à notre gré, et nous ne serons pas pour vous une cause d'ennui".Par malheur, tout le monde à Québec n'avait pas le tour d'esprit du général Murray.Et l'Angleterre, pas plus qu'aucun autre pays à l'époque, ne s'imaginait ce que pouvait être l'autonomie «les groupes minoritaires.Ce fut assez long.Et les grandes dates de l'Acte de Québec, des 92 Résolutions de la Déclaration de 1837 montrèrent, à tous ceux qui voulurent le voir, que nous ne demandions rien autre que la communauté de droits avec les Anglais et le respect de nos caractères ethniques et historiques.Les Canadiens français ont réussi ce tour de force de rester eux-mêmes en s'emboitant dans le mécanisme politique, judiciaire et administratif de l'Angleterre.C'est qu'avant cela, ils n'avaient rien de fixe, rien d'établi, et que les choses allaient toutes seules.C'est à cela, n'en doutons pas, que s'attribuent les différences de tempérament, les divergences des points de vue entre Canadiens français et Français d'aujourd'hui.Pendant que nous évoluions dans un sens, nos cousins de France évoluaient dans un autre sens.Cent quatre-vingts ans se sont passés bientôt, et personne ne peut manquer de voir que nous sommes devenus Vue d'une rue de Londres après que les avions allemands curent jeté des bombes incendiaires.Des pompiers volontaires sont à l'oeuvre.un peuple distinct, peut-être plus rapproché des Anglo-Canadiens de vieille souche que des Français de vieille souche, à ce point que les Canadiens français sont nombreux qui sont moins déroutés — la question de langue mise à part — de vivre en Angleterre que (le vivre en France.C'est un phénomène de l'histoire aussi indéniable que curieux, qui a passionné des observateurs avisés comme M.Brack et M.Sigf ried.Et c'est cela qui explique une attitude, la nôtre, qui se manifeste aux moments critiques.Nous sommes Canadiens, et notre intérêt premier reste, comme au temps de nos pères, l'intérêt du Canada.Nous sommes du fait de l'histoire, l'un des composants de cette société de nations qu'est le "Commonwealth" britannique, et, comme nos pères, nous sommes loyaux à nos engagements.Nous sommes de sang ¦ lançais et ne pouvons oublier que la France est notre mère, même si des querelles du passé nous font vivre dans la maison d'une tante, où nous avons d'ailleurs notre étage à nous.L'Angleterre, c'est la raison; la France, c'est le sentiment.Nous participons vivement à une victoire de la France, et nous souffrons cruellement de l'épreuve ou du revers qui peuvent i rapper la mère-patrie.Au début du conflit présent, toutes nos sympathies allaient à la France, tous nos souhaits allaient à l'Angleterre, si l'on peut nuancer ainsi une tendance assez complexe, un état d'esprit assez mêlé chez plusieurs.Au point de vue militaire, la France n'est plus; au point de vue militaire, l'Angleterre est encore.Nous savons tous que si elle est défaite, le régime qui l'aura vaincue nous est étranger, aussi étranger (pie le régime de la Perse ou du Siam.Et même si le Canada ne doit pas être affecté par un dénouement au pire, ii n'est personne qui ne formule de voeux à la fois chaleureux et raisonnes pour la survie de l'Angleterre.Aussi, la crânerie, l'acharnement, l'obstination farouche des Britanniques plongent-ils tous les coeurs bien nés dans l'admiration.Pendant longtemps, il a été de mode de blaguer les Anglais, de relever le fait (pie la guerre n'atteignait jamais leur territoire, de laisser entendre, sinon de dire, qu'ils fournissaient l'argent alors que les autres fournissaient les hommes.Aujourd'hui, le cas est réglé.Us ont tenu à travers l'impossible.Ils tiennent encore.Beaucoup pensent qu'ils ne cesseront pas de tenir, même si leurs villes sont démolies et leurs campagnes massacrées.Celui qui résiste à la force, pour ne pas insulter à son bon droit, mé-(lire la unite à In page 30) Octobre 194Û Le Bulletin des Agriculteurs ilEfPETIT} PAS DE Judith avail fui les demandes cri mariage mais elle apprit qu'à trente ans la vie n'est pas finie E jour où elle engagea toutes ses Si économies dans l'achat d'une maison de ferme délabrée quelque paît en Gaspésie, Judith se vanta d'avoir commis sa première bizarrerie de vieille fille.Le monde y vit un acte de démence, et elle comprit qu'on n'entretiendrait guère d'espoir de la voir maintenant songer avec sagesse à l'anneau de mariage et la marche nuptiale de Lohengrin.On dirait désormais d'elle: cette impossible vieille demoiselle, ma chère, qui est allée se terrer dans le coin le plus impossible de la province de Québec.Et on ne s'inquiéterait plus de lui faire rencontrer i'épouscur possible: ce célibataire coulant une manière de vie d'ours dans ses terres ou ce monsieur veuf, (•¦¦cure très passable, ma chère, et distingué, tu sais, avec sa calvitie et son monocle.Judith s'en réjouit démesurément.Apres tout elle avait aspiré au célibat avec autant de ténacité que d'autres :>u mariage, et la consécration ne venait pas trop tôt.Dès l'âge de vingt-cinq ans elle avait abandonné la piste et était rentrée au logis pour y passer le reste de ses jours à tricoter des chaussettes pour ses neveux et écrire des contes pour les plus fous d'entre eux.Ça avait été l'époque des petites calotes ridicules, d'un pauvre turban, toujours le même pendant huit saisons consécutives, puis d'une tentative de" chignon sur la nuque, et, surtout, d'une suite de théories révolutionnaires avec lesquelles elle ne finissait plus d'excéder son entourage.— Mais que voulez-vous, avait-elle objecté à cette époque à ceux qui lui faisaient des petits cours sur l'art de plaire ou lui passait des magazines sur les soins de la beauté, je vieillis; c'est le déclin.Le monde, hélas, n'accepte plus les vieilles filles de vingt-cinq ans, et si les jeunes hommes s'en écartent avec quelque méfiance, les hommes d'âge mûr leur trouvent énormément de piquant et les vraies vieilles filles les regardent avec le dédain qu'on accorde aux falotes imitations.Bon gré, mal gré, en dépit de son chignon et de son tricot, il lui avait donc fallu attendre la trentaine pour recueillir au passage l'épithète convoité et se laisser aller en tout repos à ses actes (l'indépendance.Maintenant, pensait-elle, on ne pouvait plus entretenir de doutes sur sa vieillesse.Et elle quêtait les petites attentions touchantes qu'on a pour les vieilles demoiselles, mais ignorait catégoriquement celles que lui témoignaient quelquefois, par erreur, les jouvenceaux.— Vous ne savez pas comme on est bien, disait-elle, quand on arrive au port de la trentaine.le vomirais bien voir (pli m'arrachera à ce nid douillet; Je n'ai plus maintenant qu'à nvenlou-rcr de chats, de canaris, de médicaments de toute sorte et d'aller griffonner mes mémoires dans ma maison de Gaspésie.Elle disait "ma maison de Gaspésie" comme elle aurait dit: un asile de vieillards, une retraite pour les perclus; "mes mémoires" connue elle aurait dit: des souvenirs préhistoriques., Hélas, Judith ne savait pas encore, qu'avoisinant sa propriété sur la Baie des Chaleurs, une superbe villa abritait un jeune et très romanesque villégia-teur qui, tous les jours, se disait: — Ma petite soeur, Al-berte, ne vois-tu rien venir par cette route, hormis la poussière des voitures américaines et les charrettes à foin?Si seulement il nous arrivait une gentille petite voisine, toute grâce, tout espièglerie, dans cette vieille maison croulante d'à côté .— Tu n'y penses pas, disait sa soeur.Une jeune fille dans cette affreuse grange! — On ne sait jamais, insistait l'incorrigible optimiste.Les plus jolis oiseaux ne se nichent-ils pas souvent dans les demeures abandonnées ?La soeur posait alors un regard légèrement réprobateur sur le fainéant étendu sur un pliant, une cigarette à la bouche, un ivre ouvert sur les genoux. 12 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 SE PEUT-IL QUE LES ETATS-UNIS VEUILLENT ENVAHIR OU ANNEXER LE CANADA ?Le bruit court, même dans les campagnes, que les Etats-Unis envahiront par la force ou annexeront avec son consentement le Dominion du Canada afin île ne former qu'un seul grand pays: l'Amérique du Nord.Cette rumeur n'est pas sans jeter l'anxiété dans le coeur de la population rurale, qui, plus que toute autre classe, hait la guerre et craint les bouleversements.Elle est en outre si répandue, grâce peut-être au zèle des faux patriotes et des agents de l'ennemi, qu'il faut à tout prix faire le point et juger l'importance qu'on doit attacher à ce canard.L'histoire des relations canado-américaincs relate plusieurs tentatives d'invasion du Canada par son puissant voisin.C'était dans les premiers jours de la domination airglaise.Chaque fois cependant les tentatives ont avorté.L'idée d'une invasion ou du moins d'une annexion du Canada fut cultivée pendant longtemps.Des présidents de la République voisine préconisèrent une annexion volontaire ou arbitraire du Canada.D'autres politiques influents des Etats-Unis et même un premier ministre d'Angleterre jugèrent cette union inévitable.Les années ont passé et les prévisions ne se sont pas réalisées.Faut-il croire que l'idée a fait son chemin et que le projet va maintenant se matérialiser?Tout indique le contraire.Il serait presque absurde de croire que les Etats-Unis songent encore à répéter les tentatives de 1775 ou de 1S12 à moins que les paroles et les gestes d'amitié de notre voisin n'aient aucune signification.De plus, par un enchaînement de considérations, il faut en venir à la conclusion que si le Canada était menacé d'une agression américaine les nations du Commonwealth britannique et l'Angleterre en particulier s'en mêleraient.Les Etats-Unis ne peuvent pas, et ils ne montrent aucune velléité de le faire, provoquer l'inimitié anglaise.Les Etats-Unis songent-ils même à une agression du Canada?Il se fait sans aucun doute une grande propagande indirecte en faveur d'une annexion de notre riche pays mais les actes officiels démontrent clairement que les autorités et le peuple cherchent une plus grande collabora-don sans plus.Le pays qu'on est convenu d'appeler la libre Amérique, qui regorge aujourd'hui de réfugiés européens victimes des agressions dictatoriales et qui a manifestement désapprouvé les gestes de Hitler et de Mussolini pourrait-il imiter envers le Canada les gestes de l'Allemagne envers la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Belgique, la Hollande et l'Autriche?Hitler a tout autant révolté les nations libres quand il s'est attaqué au Danemark qu'à l'Autriche bien que les Autrichiens aient été tout aussi intimes avec l'Allemagne que les Canadiens le sont avec les Américains.Il faudrait s'il y avait une invasion projetée que les Etats-Unis soient plus noirs que l'Allemagne nazie.Nous nous refusons à le croire.Car les Etats-Unis ont démontré, depuis quelques années particulièrement, leur amitié envers nous.Il y a même plus.Après la défaite de la France ils ont soudainement compris le danger qui menaçait le monde entier.Ils ont immédiatement pris les mesures nécessaires à la défense de leur pays.Le Canada était tout aussi menacé-car il constitue une belle proie pour les ambitions nazies et il offre des points stratégiques que les Allemands ne négligeraient pas d'attaquer advenant qu'il leur prenne fantaisie de traverser l'Atlantique.Hitler en aurait jugé de même.Au lieu de cette attaque, que des timorés craignaient, les Etats-Unis et le Canada ont formé un comité conjoint de défense.Les Etats-Unis ont ainsi reconnu le Canada comme pays souverain et maître de sa destinée.Ils se sont évité le sort de la France qui n'a jamais pu organiser sa défense du côté de la Belgique par où a commencé sa défaite.Les Etats-Unis traitent avec le Canada sur un pied d'égalité.L'échange de destroyers contre des bases navales, la collaboration étroite pour la défense de l'Amérique du Nord en sont des exemples frappants.Les cultivateurs en trouvent un autre dans la façon dont le problème des importations de bacon américain fut réglé en février dernier.La coopération et la bonne entente entre les deux pays sont évidentes dans tous les domaines.Les Etats-Unis ne semblent entretenir aucun noir dessein envers le Canada et de ce fait la population peut dormir en paix.Cet échange de bons procédés suivant la formule de "bon voisinage" du président Roosevelt pourrait-il conduire cependant à une annexion volontaire, c'est-à-dire à ce que nous consentions de notre propre chef à nous incorporer aux Etats-Unis?Les Canadiens ressemblent peut-être plus que toute autre race aux Américains mais ils pensent différemment.Les antimilitaristes désiraient depuis septembre dernier cette union complète avec les Etats-Unis qui n'étaient pas en guerrc'ct qui ne se préparaient même pas à la guerre.Les événements se sont chargés de donner la réplique à ces pacifistes endormis d'un sommeil de plomb, qui ne voulaient aucune préparation du Canada à la guerre car l'Atlantique constituait |xiur eux un rempart inexpugnable.On en a pensé autant de la ligne Maginot.Les Etats-Unis ont fait les pas doubles pour reprendre le temps perdu.En quelques mois ils ont voté d'immenses crédits militaires pour hâter leurs préparatifs de défense.Et ces crédits, le peuple les paiera par de nouveaux impôts comme au Canada.Ils ont de plus voté une loi de conscription qui, d'ici cinq ans, soumettra plus de seize millions de jeunes gens à l'entraînement militaire comme au Canada.Ils ont accéléré leur réarmement terrestre, naval et aérien comme le Canada s'y était engagé depuis septembre dernier.Aurions-nous d'autres arguments pour réclamer une annexion aux Etats-Unis?La dette publique américaine est plus élevée que la nôtre.Les mêmes problèmes, peut-être plus accentués, les confrontent.Qu'y gagnerions-nous vraiment?Même si notre langue et notre religion étaient sauvegardées, notre incorporation à un peuple de quelque 130,000,000 d'habitants ferait de nous des vassaux.Comme disait judicieusement un bon cultivateur "J'aime mieux être maire de ma petite paroisse que le dernier fonctionnaire d'Ottawa".Les problèmes qui ralentissent le progrès lie l'unité canadienne en soulevant l'Est contre l'Ouest ne seraient pas résolus.D'ailleurs un pays grand comme le serait toute l'Amérique du Nord ne serait pas facile à gouverner.Ottawa n'a pas toujours compris ou réglé d'une manière satisfaisante les problèmes canadiens, pourrions-nous espérer que Washington réussirait mieux?Le Canada est un pays souverain.Pourquoi irait-il vendre son droit d'aînesse pour un plat d'anguilles?D'ailleurs ses relations avec les Etats-Unis sont des plus cordiales et on ne doit entretenir aucune crainte quanta leurs intentions.Les faits le démontrent.Voyons les faits tels qu'ils sont. Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs QUEBEC, PAYS DU LIN (pwi Ûndhè Ûuqsik Notre province prend les devants dans cette industrie qui concurrencera un jour Je coton LA culture du lin dans notre province remonte aux premiers temps de la colonie.La nécessité pour le fermier de se suffire à lui-même à cette époque et les difficultés des échanges commerciaux l'ont en quelque sorte forcé de cultiver cette plante très précieuse qui lui fournissait le vêtement.La culture du lin à ce moment ne pouvait prendre une grande expansion, car le fermier devait faire tous les travaux de culture avec des moyens très rudimentaires; d'autre part, la fermière n'avait à sa disposition pour préparer la filasse que de petites brayeuses à main au rendement très limité, des couteaux "écochoirs" très simples pour faire le nettoyage de la filasse à la façon du couteau flamand, des peignes de la plus grande simplicité, le vieux rouet et enfin le métier à tisser.Avec de tels moyens de travail, nos fermiers ne pouvaient songer à faire de la culture du lin une production de grande envergure; chacun s'efforçait de produire un peu chaque année pour son propre besoin.Il e.ît très heureux do reconnaître que la toile qu'on obtenait du lin avait une très grande résistance à l'usure; c'était une compensation à la production forcément limitée.Petit à petit cependant la culture du lin devait être reléguée au troisième plan.La concurrence faite par les produits du coton et de la soie qui étaient mis sur les marchés à des prix très bas ont poussé nos fermiers à abandonner la culture du lin.Ce n'est qu'en 19:50 réellement que la culture du lin prit un nouvel essor dans Québec; on s'occupait alors tout spécialement de produire le lin pour sa graine et pour l'étoupe à rembourrage.En 193;i, le gouvernement fait venir un expert belge pour donner plus rl'essor à cette culture.Malheureusement celui-ci meurt peu de temps après.Un autre expert le remplace en (935.Déjà en 19:î,'J on commençait à produire de.la filasse à DcBeaujeu où la Coopérative fait l'achat d'une tur-bo-tcillcuse, la première installée au Canada.Disons en passant que la Coopérative des Producteurs de Lin de De Bcaujcu était née en 1929.Dix ans plus tard le seul comté de Soulanges avait une production de (i.000 acres.En 1938 le comté de Kamournskn entre à son tour dans le mouvement.Un syndicat coopératif est formé et, en 19.19, la production du lin s'organise sur quelque 400 acres; une usine se construit au cours de l'été, à l'automne, une turbo-teilleusc est installée pour préparer la filasse.A l'automne 19H9, avec la déclaration de la guerre qui provoque une hausse dans les prix de la filnssc et une demande considérable de ce pro- Lcs nouvelles arracheuscs fabriquées à Plessisville accomplissent un travail supérieur à main de l'homme.Une arracheuse peut faire jusqu'à dix acres par jour.On en voit une e , dans la photo ci-dessus.celui de 1 en mouvemer duit pour fins do guerre, un vaste mouvement se dessine pour la production du lin.Au cours de l'hiver 1940 on assiste à la naissance de trois nouvelles coopératives de producteurs de lin soit celles de Stc-Martine, Louise-ville, Yamachichc.D'autres groupements, veulent se former mais, à cause du manque de semences, doivent abandonner leur projet.Situation actuelle En 1940, la production du lin dans Québec dépasse les 12,000 acres.Evidemment on ne peut compter sur la main de l'homme pour arracher toute cette récolte.II y a bien une quarantaine d'arracheuscs dans le comté de Soulanges, mais ce nombre est tout à fait insuffisant pour venir à bout d'une récolte de 12,000 acres.Impossible de transiger avec la Belgique pour l'achat de nouvelles arracheuscs et de teilleuscs; c'est d'abord l'état de guerre dans ce pays, puis bientôt l'envahissement.Le gouvernement doit faire face à la situation et prendre les moyens pour sauver une récolte aussi précieuse.La fabrication de l'outillage doit se faire au pays, et il n'y a pas de temps à perdre.La Fonderie de Plessisville accepte de fabriquer ces machines suivant les brevets de M.Maurice Soenens et du jour où le contrat est signé c'est une activité fébrile qui règne dans cette usine, une véritable mobilisation.On travaille jour et nuit pour livrer à temps les arracheuscs; près d'une centaine sont construites.C'est un véritable record de construction si on considère la diffi- culté pour obtenir la matière première.A date l'arrachage du lin est terminé.Jamais une quantité aussi considérable n'a été arrachée.Le rouissage s'opère rapidement et au moment où paraîtront ces lignes la plus grande partie de la récolte sera à l'abri, attendant sa transformation à l'usine.La province de Québec est appelée à prendre un essor considérable dans la culture du lin grâce d'abord à son climat qui, au dire de M.Soenens, véritable expert en cette matière, se prête admirablement à la culture du lin; grâce ensuite aux méthodes modernes, à la mécanisation, le lin pourra être produit chez nous à des prix de revient très bas.Nous avons déjà l'arracheuse et la teillcuse; lorsque nous aurons une machine pour ramasser le lin et le lier (ce que nous verrons probablement l'an prochain) le travail manuel sera réduit à sa plus simple expression et.le prix de revient de cette culture sera abaissé d'autant.Les prix actuels ne peuvent durer.Lorsqu'ils reviendront au normal il faudra être organisé pour produire à très bon marché.Toutes les machines qui sont construites actuellement le sont avec l'idée d'augmenter à l'extrême limite le rendement de cette culture.Quiconque a vu fonctionner une turbo-teilleusc se rend parfaitement compte de l'importance qu'il y a de bien faire l'arrachage de la récolte.11 serait trop long (l'expliquer ici le fonctionnement de ces machines; le producteur de lin pourra s'en rendre compte on suivant le travail de l'usine.Photographie prise dans un champ de lin à Stc-Martine.On' voit, de gauche à droite, messieurs lielzile, Auger, Soenens et Forand.Disons en passant que les arrachei ses qui ont été fabriquées cette anni dans Québec font un excellent tri vail, un travail de beaucoup superior, à celui de la main de l'homme.Lei rendement est plus élevé que cell prévu.Plusieurs arracheuses ont fa leurs dix acres par jour.Ces machine sont faites pour être trainees soit p£ des chevaux soit par un tracteur < le travail mieux fait.L'arracheuse du modèle 1940 ava l'inconvénient d'être construite pov opérer sur des terres sans rigole! ses roues étaient trop petites et 1 bâti de la machine en subissait 1 contrecoup.Les nouvelles arracheuse auront des roues plus grandes et ît rigoles ne seront plus un obstacl Déjà un premier modèle a été corn Iruil et essayé; il a donné entière si tisfaction.Conditions de succès Trop de cultivateurs ont ensemenc du lin cette année sur du terrain il suffisamment préparé.Le travail d préparation du sol est un grand fa< tour de succès pour la culture du li comme pour toutes les cultures; so importance est plus grande avec le li à cause du rôle que les machines sor appelées à jouer.Le lin demande une bonne tern bien pourvue des éléments de fertil té.Il demande un sol bien égoutti mais un sol qui ne se dessèche pa trop vite.Les planches rondes fave risent un bon égouttement.Les rig< les doivent être "bien entretenue: Pour le bon fonctionnement de l'ai radieuse, on devrait éviter les rigole à forme carrée; que les rigoles soier plutôt bien évidées afin de facilite le passage de l'arracheuse.Le lin souffre d'un excès d'azote aussi faut-il éviter de semer le li après une culture sarclée, ou sur u retour de trèfle, ou encore sur u vieux pâturage.L'excès d'azote ren le lin grossier, cassant et diminue so rendement en filasse.L'acide phosphorique, fourni sou forme de phosphate Thomas, aid considérablement au développemen du lin.11 est très recommandablc d'em ployer des engrais chimiques sur 1 lin, parce que cette plante est asse exigeante.Lorsqu'on arrache le lin, le sol es débarrassé d'une bonne partie de s matière organique; aussi faut-il re courir aux semis de trèfle après cett culture.Cette culture ne doit jamai être répétée deux années consécutive rur le même sol; il faut attendre cin>! ou six ans avant de revenir sur li même terrain.(lire la suite à la page 2G) 14 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 Cette photo montre les débris d'un bombardier nazi qui fut descendu sur la cote est de l'Angleterre au cours d'un raid.CE qu'on a appelé tout d'abord la bataille de l'Angleterre s'est depuis quelques semaines, depuis le 8 août exactement, pratiquement circonscrit à la capitale du pays.La bataille d'Angleterre est devenue la bataille de Londres.Sans doute parce que malgré sa superficie relativement restreinte la Grande-Bretagne est impossible à dominer d'un seul coup.Le morceau est trop dur pour que l'Allemagne puisse l'avaler d'une seule bouchée comme elle s'était vantée de pouvoir le faire si facilement et si rapidement.Elle doit rester sur son appétit.Même Londres résiste aux rudes coups de bec de l'aigle allemand.Au moment où ces lignes sont écrites, toutes les forces aériennes de l'Allemagne s'acharnent sur ce seul petit point du glob?, vers lequel l'attention et l'admiration du monde entier convergent avec autant de persistance que les bombardiers nazis accourant par vagues presque incessantes de tous les points des littoraux français, belge, hollandais, danois et norvégien où le maréchal Goering a concentré ses troupes allées.L'intensité, la duré» et le nombre des raids aériens qu'a subis Londres depuis près de deux mois sont tels qu'une seule conclusion s'impose: celle d'un échec allemand.L'effort soutenu, l'Allemagne l'a donné presque jusqu'à l'épuisement dans la préparation.Elle ne peut plus le fournir dans la lutte.Une puissance militaire qui a eu raison de tant de pays en «i peu de temps et qui ^'acharne tout entière contre une seule ville pendant près de deux mois sans I ouvoir la réduire, a incontestablement subi un rude échec.Même si à force de revenir à la charge elle parvenait à la fin à faire de Londres un monceau de ruines, la preuve serait faite qu'elle n'est pas invincible, que ie courage et la ténacité finiront païen avoir raison.Pertes inégales Et pendant que dure la bataille de Londres l'aigle allemand use son bec et ses griffes.L'Allemagne a perdu trois fois plus d'avions que l'Angleterre et presque sept fois plus de ses meilleurs aviateurs.Près de 2,000 avions nazis ont été descendus en moins de six semaines, entraînant la perte de 4,000 hommes, tandis que de son côté la Royal Air Force ne perdait que G21 appareils et quelque 000 hommes.Ces ;hiffres de la mi-septembre se'seront sûrement modifiés d'ici la fin du mois si les événements continuent à se dérouler dans le même sens que depuis le 8 août et la disproportion des forces aériennes tendra de plus en plus à disparaître.Car tandis que les Boches s'acharnent contre les populations civiles, les Britanniques s'emploient méthodiquement à détruire les objectifs militaires en Allemagne.Et cela produit de bien plus grands résultats.Car tuer les civils d'Allemagne par simple désir de vengeance ne serait pas seulement inhumain: ce serait un gaspillage de bombes qui n'apporterait aucun avantage stratégique.Sur aucun de ces points les raids nazis au-dessus de Londres et des autres régions de la Grande-Bretagne n'ont atteint leur but.Au contraire l'aviation britannique est chaque joui-plus forte, l'industrie anglaise plus active et la façon dont la population de Londres supporte les raids aériens presque continuels fait l'étonnement et l'admiration du monde entier.Presque chaque jour les dépêches annoncent que le bombardement a été ou plus intense ou plus long que la veille.Et ehaqi'e jour les Londonniens s'enfoncent dans les abris souterrains ou en sortent avec plus de cran, de courage, de détermination.Chaque jour, au risque d'un retour offensif des avions nazis, le roi et la reine vont visiter les sinistrés et les endroits où les bombes ont semé la destruction.Du haut en bas de l'échelle sociale, du souverain au plus humble sujet, les Anglais "font face à la musique" avec une farouche énergie, avec une calme et tenace énergie plutôt, avec cette sorte d'endurance qui ieur est particulière: celle du boeuf capable de soutenir un effort constant et prolongé plutôt que celle du cheval impulsif et nerveux dont le coup de collier est sans persistance.Invasion à retardement Voilà ce qui, avec les exploits de la Royal Air Force, a retardé une invasion depuis longtemps promise et qui, lorsqu'elle se produira, manquera du principal atout sur lequel Hitler r» compté jusqu'ici: la surprise.La surprise, c'est lui nui l'a eue en voyant sa force aérienne, qu'il croyait invincible, tenue en échec pendant des semaines au-dessus d'une Angleterre qu'il tie croyait pas aussi opiniâtre ni peut-être aussi courageuse.Et plu-i'invasion retarde, plus ses chances de succès diminuent.S'il laisse passer l'hiver, ses chances ne seront nas cet loin d'être nulles.C'est pourquoi, après avoir tant tardé, le Fuerhrer tentera peut-être quand même automne, malgré des conditions maritime et atmosphériques moins en moins favorables, de lancer ses troupes terrestres à l'assaut des lies britanniques.Peut-être l'aura-t-il fait avant que ces lignes soient imprimées.Qu'il risque le coup ou qu'il hésite davantage, il trouvera sûrement devant lui une résistance aussi énergique, aussi efficace que celle qu'il rencontre depuis deux mois dans l'air.C'est sans doute ce qui le fait hésiter.Offensive italienne Pendant ce temps-là la guerre se poursuit et se développe sur d'autres théâtres.L'Italie, dont la participation militaire avait été fort peu active depuis que Mussolini s'était officiellement rangé aux côtés d'Hitler, a commencé la poussée longtemps promise contre l'Egypte.Elle n'a pas pris le temps de compléter l'encerclement qu'elle avait commencé à dessiner par ses menaces contre la Grèce, sa propagande en Syrie et ses avances vers le sud de la Mer Rouge.Dans les deux premiers cas, c'est sans doute par crainte de la Turquie qui n'admettrait pas que les dictateurs occupant la force des petits pays neutres pour devenir de trop dangereux voisins.L'indépendance de la Syrie et de la Grèce est précieuse à la Turquie à qui elles servent d'états-tampons.L'Italie n'a pas non plus osé faire manoeuvrer en Mé-diterrannée sa flotte qu'elle n'a pas l'audace d'opposer aux escadres britanniques.Des attaques qu'il devait déclencher simultanément de plusieurs points contre l'Egypte, par l'air, par mer et par terre, Mussolini n'en a tenté qu'une, peut-être à titre d'essai avant de se risquer sur plusieurs fronts à la fois.Pourtant son rôle était bien d'entreprendre sa campagne d'Egypte au moment où Hitler tenterait de son côté d'envahir l'Angleterre afin de dispercer à eux deux les forces britanniques et de se favoriser ainsi réciproquement.Mais, à moins que l'action se développe rapidement et que les événements se précipitent d'ici la fin du mois, il semble bien que les manoeuvres des deux dictateurs aient manqui de coordination.Cela pourrait bien voulcir dire qu'ils vont manquer leut La Roumanie démembrée Le mois de septembre a aussi vu lw I 104* 3 fi p.il fiooa 10 C0W3 • «"-(>•_ i t-rH l-i "il HI 'W—i M '!"-ugc 50) Equipe victorieuse du concours provincial d'expertise sur les races bovines.De gauche à droite: MM.Roland Bécotte, juge; J.P.Fleury, directeur des clubs de Jeunes éleveurs du Québec; Albert Desrosiers, agronome entraîneur et Paul Dubois juge. Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs 23 mJ'jmË NOUVEAUX BULLETINS EN AU MINISTERE DE L'AGRICULTURE QUÉBEC AU BUREAU DE LA PUBLICITE MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE • QUEBEC 24 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 PAS DE TAXE SUR LE VENT GRATUIT waiu obtenez —» tout cola avec VI Wlncharocr ftOTHENTIQUE Régulateur breveté i barro transvorsalo Albert Airfoil silencieux en Hélice Cherchez la marauf de commerce Win-chantât sur ta tf- Engrenage fibre Générateur d'un dessin special Un produit endossé par une compagnie do emu millions de dollars.2^ GEANT UNITE D'ENERGIE POUR LA FERME Le vont est srrntuit.Il souffle eur votre ferme année eprèi année, Eparsrnes de l'essence en convertisMtnt ce vent gratuit en électricité avec un Wlneharger.Jouissez île l'éclairage électrique et de la radio; avec un srros Winchamer, VOUS pouvez égale-mont pomper l'eau—actionner de petits moteurs — lessiveuses*— réfrigérateurs— etc.Le Wlneharger est fabriqué par le plus grand manufacturier nu monde de machineries électriques actionnées par le vent.Le Wlneharger authentique est maintenant en usage dans le monde entier — il est au service de un demi-million de fermiers en Amérique seulement.Son coût initial est étonnamment bas— il est facile à installer.Votre représentant local Wlneharger peut en faire l'installation complète et vous donner le («ervice.Fabriqué en grandeurs, voltaires capacités pour convenir à chaque besoin—du plus grand au plus petit.Ecrivez aujourd'hui pour demander notre dépliant descriptif et les renseignements complets sur ree]*trage ot la force motrice pour In ferme avec un Wlneharger.Vous po u vez voir un \V i n ch a rge r fonctionnant dans votre voisinage.POSTEZ CE COUPON MAINTENANT WINCHARGER CORPORATION I>> plu* crawl fabricant nu monde de rrntralt* électriques actionnées par le rent.Dept.C-BA-10-J0 21S Front St.Ka-t.Torontc Sans oMicatinn os nia part, veuillez m'en* Toycr.l'Ait l'OSTK.le dépliant desrrlp-tif et les renseignement* complots concernant l'éculnge *'t In force motrice pour la ferme arec un Wlneharger.Nom .b.p.n.r.Comté .Prov.Je recels actuellement ma lumicre de .A Capacité Géante, accumulateurs de longue durée PIÈGES éÊL EH! C'EST UN BEAU FUSIL.FRED.m ET IL EST QON AUSSI, JOS.JE LAI ACHETE AVEC LE SUfiPlUS D'ARCENT QUE M'ONT RAPPORTÉ MES FOURRURES L'ANDfDNICH J'AI EMPLOYE LES PIÈGES VICTOR SANS PERTES" ET J'AI CALCULE QUE J'AI PAVE CE FUSIL AVEC LES PEAUX DES RATS MUSQUES QUI N'OHT PU S'ECHAPPER^^tfW DiUrCO ACTIOS! ANIMAL TRAP COMPANY OF AMERICA NIAGARA FALLS, CANADA LA MEDECINE VETERINAIRE MALADIES COMMUNES DU BETAIL LAITIER BIEN quo l'avortement infectieux, la tuberculose et la mammite soient les plus dangereuses maladies du bétail laitier dans cette province, il y en a d'autres moins graves qui sont susceptibles tout de même, de diminuer les profits des cultivateurs, à moins qu'elles ne soient enrayées.La vache laitière a été développée en un producteur très efficace mais quelque peu anormal et la résistance naturelle aux maladies ordinaires des organes responsables de la sécrétion du lait a été diminuée.L'extraction artificielle du lait par la main de l'homme ou par la machine crée aussi des conditions qui peuvent provoquer des maladies graves.Afin de prévenir tout malaise grave aux organes de la production du lait, il est nécessaire de traiter les maladies ordinaires avec promptitude.Les questions que nous posent nos lecteurs indiquent que les maladies des trayons sont communes dans cette province.Bien qu'elles soient ordinairement sans grand danger, elles peuvent conduire à des malaises plus graves qui amoindriront la valeur de la vache.Les blessures des trayons peuvent être la cause de l'infection du pis et elles peuvent rendre la traite difficile.Aussitôt que l'on remarque une blessure, on devrait la nettoyer soigneusement avec une solution chaude d'acide borique.Si la blessure est profonde ot si elle affecte le canal du trayon, il est nécessaire de la suturer après avoir fait l'anesthésie locale.On recommande cependant que cette opération se fasse par un médecin vétérinaire, quand c'est possible.Les blessures superficielles doivent recevoir la même attention.Il î'aut les laver soigneusement avec une A CETTE époque de l'année les animaux sont gras et ils peuvent être envoyés au marché.Nous devons aussi penser à tracer nos plans pour l'an prochain et à choisir nos animaux reproducteurs en conséquence.Les éleveurs de moutons auront besoin d'un bon bélier et quelques éleveurs de bestiaux achèteront un jeune taureau.Il est important de ne choisir que de bons sujets pour l'élevage.La santé des animaux doit être l'un de nos premiers soins.Il ne faut pas permettre aux nouveaux animaux d'introduire les parasites ou les maladies dans le troupeau.Le nouveau bélier doit être exempt de tiques et il doit être traité pour les vers; il doit en plus avoir des poumons normaux, un oeil clair et une bonne peau.On constate l'état des poumons en plaçant une oreille de chaque côté de la poitrine.Dans un poumon normal on peut facilement entendre le bruit de l'aspiration et de l'expiration.En achetant un taureau qui doit être employé dans le troupeau sain, i'.est nécessaire de lui faire subir l'épreuve de l'avortement contagieux et de la tuberculose.solution antiseptique, couper ensuite tout le tissu en mauvais état.On applique ensuite plusieurs pièces de diachylon ndhésit autour du trayon ou on emploie une pièce de gaze trempée dans du collodion.Il faut traire la vache avec soin pendant deux ou trois jours; si c'est absolument nécessaire, il faut employer un tube trayeur que l'on aura stérilisé dans de l'eau bouillante.On se sert ensuite d'un onguent après la traite pour prévenir que le trayon rétrécisse.Cet onguent peut se composer de 2 onces de vaseline, 2 c.à thé d'acide borique et de 20 gouttes d'acide phénique.Une fistule du trayon (cause du pis coulant) est souvent le résultat d'une blessure qu'on a négligée.Le traitement est difficile bien que souvent, une simple opération faite par le vétérinaire puisse réussir.Il est nécessaire dans cette opération de faire une plaie fraîche et de suturer l'ouverture et le canal.Le relâchement du sphincter du trayon n'est pas ordinairement causé par une blessure, mais il provoque une perte de lait.Certains cas guériront sans aucun traitement et d'autres seront guéris par de simples moyens.Immédiatement après la traite, on devrait appliquer une petite quantité de teinture d'iode sur l'orifice du trayon.Par dessus cette application, on place une couche de collodion.En causant une irritation au bout du trayon, plusieurs cas ont pu être guéris mais il est important d ne pas accentuer cette irritation afin de ne pas causer un rétrécissement.Le rétrécissement du bout du trayon peut souvent être corrigé par l'em- CONSEILS SAISONNIERS C'est aussi le temps de vendre au boucher les animaux reproducteurs qui ne sont pas de bonne qualité.Les brebis qui n'étaient pas en bonne santé l'hiver dernier ne seront probablement pas profitables cette année.Examinez le pis pour retracer les blessures et les tumeurs.Un grand nombre de vers dans le rectum indiquent les maladies nodulaires et les brebis gravement atteintes devraient être écartées.Il faut aussi préparer les étables pour l'hiver en employant du désinfectant et de la chaux en même temps il faut aussi réserver un espace dans la vacherie pour y placer les animaux malades.Les poulaillers devraient être soigneusement nettoyés et les fissures des murs devraient être peinturées avec de.la vieille huile à moteur.Ce traitement préviendra les mites de s'attaquer aux oiseaux plus tard.Kappelez-v"us de placer une provision de mottes de terre pour les porcelets.C'est le meilleur moyen de prévenir l'anémie quand les nouvelles portées arriveront.Durant l'hiver nous reparlerons des moyens de prévenir cette maladie commune.ploi des dilatateurs.Il est très important que ce traitement soit donné avec soin afin de prévenir l'introduction de l'infection dans le pis.Des cas trop graves exigent une opération.On voit souvent des verrues ou des petites tumeurs sur les trayons.On ne peut déterminer avec précision quell, est leur origine bien que certaines autorités les disent infectieuses.Il est plus sûr do s'accorder avec cette théorie et de prendre des précautions pour prévenir l'expansion des verrues aux trayons de toutes les vaches de la ferme.Après la traite, le trayeur doit se désinfecter les mains et désinfecter aussi les trayons de la vache.On devrait commencer le traitement lorsque les verrues font leur apparition.Lorsque les verrues sont grosses et nombreuses, les remèdes domestiques ne peuvent plus réussir et il est preferable alors de consulter un médecin vétérinaire qui est outillé pour donner des traitements particuliers.Lorsqu'un premier cas apparaît il est possible de guérir les verrues par de simples applications d'huile de castor chaude.Si ce traitement ne donne pas de bons résultats, les verrues doivent être coupées avec des ciseaux et ensuite cautérisées.La variole est une maladie contagieuse.Elle se caractérise par de petites pustules sur les trayons et sur d'autres parties du corps.On doit prendre des précautions pour prévenir l'expansion de l'infection et on doit laver deux fois par jour les trayons et le pis avec une solution d'hypochlo-rite île soude à 2c/c.On complète le traitement par l'emploi d'un onguent.Ces remèdes réussissent souvent, bien que l'on ne soit pas sûr qu'ils enrayent complètement la variole.Les vers ronds do la volaille causent quelquefois des pertes à l'autom-ne.On peut diagnostiquer cette maladie en ouvrant les intestins d'un oiseau mort.Si on découvre plusieui -vers c'est une sage mesure que de traiter tout le troupeau.Il y a plusieurs remèdes sur le marché mais les tablettes contenant du sulfate de nicotiii" ou de la nicotine sous d'autres forme sont recommandées.Les capsules de tetrachlorethylene sont aussi très efficaces et certaines autorités les trouvent supérieures aux autres.Détruise:1 les rongeurs ce mois-ci afin de prévenir de lourdes pertes durant l'hiver.On doit attacher un-grande importance cependant sur la façon d'employer les poisons.11 vaut mieux toutefois détruire ces rongeurs maintenant que de leur permettre de pénétrer dans la maison et dans loi bâtiments lorsque le froid sera venu.Les animaux de la ferme peuvent avoir besoin de minéraux supplémentaires à la fin de la saison du pâturage, particulièrement dans les régions de l'est de la province.Procurez-leur done un mélange de sel, de farine d'os et de pierre à chaux moulue si vous note-une déficience de minéraux.CONSULTATIONS VETERINAIRES Q.—J'ai fait opérer mon porc de 3'/; ans il y a un mois.Il a le nombril aussi gros qu'une tasse depuis cette opération.Cette bête ne paraît pas souffrir et elle a bon appétit.Quel remède pourrais-jc lui donner pour qu'elle guérisse?Comté de Gaspé R.—Votre porc a dû s'agiter au cours do l'opération; c'est probablement pourquoi il souffre d'une hernie ombilicale.Toutefois, cette maladie ne le fera peut-être pas souffrir.Il arrive pou souvent quo l'on puisse guérir cette difformité sans l'aide de la chirurgie.Cependant, essayez l'ap- plication d'une mouche; vous attacherez ensuite un bandage compressi autour du corps de cet animal.» » * Q.—Mon cheval de 10 ans est gras et bien portant.Il souffre de démnn-geaison à la queue.Il se frotte sur les nrbres et sur les lambris lorsqu'i.' L PIÈGES "VICTOR", Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs entre dans l'écurie.Je vois chez lui aucun symptôme de maladie sauf qu'il a la peau enlevée par les frottements.D( quelle façon procéder pour l'en guérir?Comté de Wolfe |{._Votre cheval souffre probablement des vers (oxyurides).Vous trouverez ces vers dans le rectum de cet animal de très bonne heure le matin, rendant plusieurs jours donnez-lui des lavements le matin.Ce traitement éliminera une grande quantité de ces vers.Nettoyez I'étable avec de l'eau chaude.Afin d'éviter l'irritation, appliquez de l'onguent de soufre sur la queue de votre cheval.* + * Q.—Au temps des mouches mon cheval se gratte au sane; et brise son établi' h se frotter.J'ai employé de l'huile à mouches mais sans résultat.Que me conseillez-vous de faire?(2) J'ai une vache qui ne donne presque pas de lait.Au moment de la traite elle se ratatine.Kst-il préférable de la gar-der ou de la tuer?Dugal H.—L'huile n'est généralement pas suffisante pour détruire les mouches, ("(instruisez des abris pour vos animaux au pâturage et grillagez les fenêtres et les portes de I'étable.(2) Au moment de la traite, essayez de donner de la moulée à votre vache.Que .r soit toujours la même personne qui la traye et que cette personne le fasse délicatement.Si aucun changement ne i! produit, engraissez-la pour la bou-eherie.» * * Q.—J'ai une jument qui toussait déliais deux ans quand, il y a deux mois, je commençai à lui donner de l'huile de foie de morue dans son avoine et une cuillerée à soupe de cendre de bois, i i-tte alimentation a fait cesser la toux niais aujourd'hui, elle recommence à i(Hisser.Cette maladie est-elle contagieuse?St-Cyrille K.— Bile souffre peut-être du souffle.Que cette jument ne travaille que modérément et ne la faites pas boire après les repas.Réduisez son foin et aug-mentez son avoine.Chaque jour, du-runt une semaine, donnez-lui dans sa nourriture deux cuillerées à thé de iqueur arsenicale de Fowler.Nous ni noyons pas qu'elle souffre d'une maladie contagieuse.Toutefois, il est impossible de guérir le souffle complètement.• * » ?Q.—Ma vache a mis bas pour la première fois en avril dernier.Depuis ec temps son lait est sanguinolent.(2) Une autre vache doit mettre bas à l'automne.Quand elle est couchée il lui sort une boule rouge qui semble être enveloppée.Ci) Comment se fait-il qu'une vache donne du lait riche?S.C.R-—Ce peut-être le symptôme de plusieurs maladies.A-t-elle une bosse dans le trayon?L'application de cataplasmes chauds et un massage à l'aide d'un onguent seront de quelque efficacité mais les meilleurs traitements que votre jument peut recevoir sont ceux d'un médecin vétérinaire.(2) Plusieurs vaches ont cette difformité mais n'en souffrent pas.Il est impossible de traiter votre vache.Toutefois, gardez-la si elle est bonne.(3) Le lait riche dépend de l'alimentation, de la race et de la généalogie.L'alimentation peut être améliorée en fournissant à l'animal une ration balancée Q.—Il y a quinze mois, ma jument a donné naissance à un poulain.J'aimerais savoir de quelle façon procéder pour lui enlever son lait.Comte de Sagucnny R.—Réduisez son alimentation et qu'elle fasse plus d'exercice.Que 1?poulain ne tette chaque jour que suffisamment pour enlever la pression.Mettez-le ensuite à l'écart.Si c'est nécessaire, massez le pis avec de l'onguent de belladone.* * * Q.—Mes chevaux et mes porcs ont des poux.De quelle manière les faire disparaître?Un abonné R.—Soignez les porcs avec de l'huile de lin crue.Trempez une poche dans de la vieille huile à moteur et entourez-en un poteau où les porcs pourront se frotter.Les chevaux peuvent aussi recevoir l'application d'huile de lin crue.Durant la saison chaude, on peut laver les chevaux avec une solution composée d'une cuillerée à thé de sul-fale de nicotine et d'un gallon d'eau; il lie faut pas laisser trop de cette solution sur les chevaux.Répétez le même traitement huit ou neuf jours plus tard.CONSERVATION DES LEGUMES (lire ici la unite sphate 20% acide phosphorique.Suix-rpliosphate 16% acide phosphorique.Sulphate d'ammoniaque 2093 azote.Nitralc de soude 15% azote.Acro cyanamide 21 % azote.Ce tableau indique les prix des encrais chimioues payable le premier octobre 1910.Les compagnies remettent un dollar la tonne pour paiement comptant.I-*n sacs de 125 livres 125 livres 125 livres 200 livres 100 livres 100 livres Prix 22.00 la tonne 22.00 la tonne 10.50 la tonne 29.00 la tonne 48.50 la tonne 41.001a tonne 28 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 QUAND FAUT-IL VENDRE LE PORC?Les éleveurs québécois ont l'habitude de vendre leurs sujets quand ils sont trop lourds BflEPUlS un demi-siècle, l'industrie SUt laitière s'est développée rapidement dans la province de Québec.Comme conséquence, l'élevage du porc a fait dos progrès corollaires.Tous les efforts tendent à orienter cette industrie ver?la production de "pores à bacon".Plusieurs initiatives ont été prises pour obtenir ce résultat et pour faire connaître aux producteurs les exigences du marché.Au nombre ¦ le ces initiatives mentionnons l'établissement de types modèles de classement pour la vente des percs vivants, d'après leur valeur en bacon; le système d'enregistrement supérieur, qui consiste à éprouver et à accréditer les sujets reproducteurs d'après leur aptitude à produire du bacon; enfin, les expositions, les concours de cercles de jeunes éleveurs et les démonstrations sur l'appréciation des porcs.Après la dernière guerre, l'Angleterre nous a ouvert largement les portes de son marché.A partir de cett-; époque, la province de Québec a forcément été obligée d'abandonner la production du porc à lard gras pour s'ajuster aux exigences du marché.Bien que lents à saisir cette opportunité, on peut dire que les éleveurs québécois tout définitivement entrés dans la voie an la production d'une viande maigre.Mais il reste encore beaucoup de progrès à accomplir.Trop de cultivateurs expédient encore sur nos marchés des pores qui ne sont pas à point.Do ce fait, ils encourront des pertes considérables dont un grand nombre ne semble pas saisir le pourquoi.Le but de cet article est de rappeler aux éleveurs qu'il y a de leur intérêt à n'expédier sur le marché que des porcs bien finis, ni trop légers ni trop lourds, donnant un produit répondant aux exigences du consommateur locil ou étranger.En présence d'un tel fait, il nous semble alors opportun de faire une analyse du type de porc demandé par le marché et de con-skïèrer un instant la qualité des porcs mis en vente présentement.Nous concluons en donnant les raisons qui militent en donnant de la production d'un porc bien fini.Type de porc demandé par le marché On peut dire que la production domestique du porc a fait place depuis 5t) ans à la production commerciale.En effet, la plupart des provinces expédient aujourd'hui de la viande de porc sur les grands marchés canadiens.Notre production a dû alors s'adapter aux exigences de l'acheteur quant au type d'animal à offrir en vente.Devant les progrès faits par l'industrie porcine au Canada vers 1900, il a fallu chercher des débouchés pour notre surplus de production.Le marché d'Angleterre s'offrait à nous pour une viande maigre spéciale appelée "Wiltshire Bacon".Pour produire cette viande, il fallait un cochon d'un type spécial, d'un poids déterminé et d'un fini convenable.Il fut décidé d'essayer ce marché.L'entreprise fut heureuse.Des porcs de la qualité voulue furent mis en vente ut acceptés par l'Angleterre.Un débouché était trouvé pour la surproduction que ne pouvait absorbée le marché local.Ce n'est pas par caprice qu'on recommande sans cesse aux éleveurs do porcs de produire une viande maigre et d'abandonner la production du lard gi as.C'est que la consommation l'exige.Pour bien comprendre le type de porc demandé aujourd'hui par nos marchés, il faut se rappeler ce fait économique bien établi que le consommateur actuel canadien exige, setit comme viande fraîche, soit comme viande fumée, des morceaux de viande beaucoup moins lourds et moins gras qu'autrefois, et cela par goût et pour des raisons d'économie-.Par ailleurs, étant donné l'importance de notre commerce d'exportation en Angleterre, il faut mettre en vente un porc qui réponde non seulement au goût du consommateur canadien, mais qui conespondo aussi aux exigences (lu marché anglais.Or celui-ci demande une viande de qualité semblable à celle qu'exige le marché local.Raison de plus alors pour ne mettre en vente qu'un produit de qualité, soit un porc pesant en vie de 190 livres à 230 livres, donnant un pourcentage de viande not d'environ 75%.C'est incontestablement le type à produire.Est-il nécessaire de rappeler que les porcs expédiés vivants sont classés par catégories, d'après des règlements légaux et uniformes dans tout le pays?Les porcs rendus sur le marché, l'expéditeur peut exiger qu'ils soient classifies vivants ou seulement après avoir été abattus.L'éleveur doit être en mesure d'apprécier à leur valeur les deux modes de classification.A ce sujet, il trouvera de précieux renseignements dans le bulletin de M.X.-N.Rodrigue sur l'élevage du porc à bacon.(Cette brochure est en distribution gratuite au ministère de l'Agriculture).On ne comprend pas encore assez la raison d'être de ces règlements.Trop de- cultivateurs croient qu'ils n'ont d'autre but que de leur créer des embêtements.Et pourtant, c'est dans l'intérêt du producteur qu'ils ont été institués.Cette classification apporte à l'éleveur un guide efficace de sélection qui lit] permet d'améliorer la qualité de ses porcs; elle a permis d'établir de système de prime qui augmente le prix des porcs de première catégorie et avilit celui des catégories inférieures; enfin, elle assure le développement de l'Angleterre en ne permettant que l'expédition de produits de première et de secor.de catégorie (Select et Bacon).Qualité du porc vendu présentement Est-ce que les porcs expédiés présentement sur nos marchés répondent bien aux exigences du consommateur?.Dans une bonne proportion, oui; mais trop de cultivateurs mettent encore en vente des porcs qui ne sont pas à point.M.C.-E.Desourdy, de la "Quebec Packers Limited", signalait encore le fait récemment aux autorités du ministère.Dans une entrevue qu'il a bien voulu nous accorder, M.Desourdy s'est exprimé à peu près en ces termes: "Une situation grave se présente actuellement dans le district de Québec en ce qui concerne le marché des porcs.Beaucoup de cultivateurs disposent de leurs porcs sans tenir compte du l'ait que ces animaux ne sont pas prêts pour le marché.Faut-il attribuer cette anomalie au coût de production?.Je ne le crois pas, car lu production porcine est plus payan- te présentement qu'elle ne l'était au début de l'été.La situation du producteur de porcs s'est améliorée sous l'influence de trois facteurs: baisse du prix des engrais alimentaires, liquidation du surplus de viande d'entrepôt et augmentation de $0.50 par 100 livres sur les prix fixés précédemment par l'Office du bacon."Méconnaissance alors des exigences du marché ?.Probablemen.Toujours est-il, continue monsieur Desourdy, que durant la semaine finissant le 24 août nous avons payé les porcs sur la base du bacon à 12 cents et avons escompté les "légers" de $1.25.Dans la ville de Québec, à la même époque, il y a eu une grande quantité de porcs qui pesaient en bas de 100 livres, abattus Dans la majorité des cas, ces porcs ont été payés de 9 à 9V4 cents la livre.Durant la semaine finissant le 17 août, d'après les chiffres du "Bacon Board", les arrivages de porcs sur les marchés de Québec ont été de 11,579, tandis que l'estimé fait par Ottawa était de 7.600.Ce qui veut dire qu'il a été expédié sur le -.varché 4,000 porcs de plus que la quantité prévue.Je suis convaincu que ces animaux n'étaient pas finis."La situation est donc grave.Les cultivtacurs subissent des pertes qu'ils pourraient éviter.Si l'on tient compte de la différence entre- le poids chaud que nous payons et le poids froid que l'éleveur reçoit en disposant de ses pores abattus, il y a une différence de plus de deux sous la livre entre le prix de revient d'un porc à l'abattoir et le rendement d'un porc vendu abattu.La différence serait encore plus marquée si l'on tenait compte des primes." Rationne - Poids uvnts Dt mouléc age poids nohmal PAR JOUR M SUIVANT LAOC Et, documents en mains, M.Desourdy prouve son avancé.Il nous met sous les yeux le "retour" fait à un cultivateur de la région du Lac St-Jean qui avait expédié aux abattoirs un lot de 38 porcs vivants.Sur ce nombre, il n'y avait qu'un "select", mais 27 "légers".Ces derniers avaient été escomptés de $1.25 par tête; ce qui représentait une perte totale de $33.75 pour l'expéditeur.Un mois d'engraissement de plus et ces porcs auraient pu être classés "bacons"; plusieurs même seraient tombés dans la catégo- rie des "sélects" et auraient été primés.N'aurait-il pas été payant pour ce cultivateur de garder ses porcs quelques semaines de plus ?Prenons un autre exemple.Un éleveur, non loin de Québec celui-là, expédie 24 cochons vivants dont 1(> sont classés "légers".Plusieurs même pesaient en bas de 100 livres, abattus.I! a fallu faire une coupe de $2.00 par tête.Donc perte nette de $32.50, san* tenir compte de la prime que l'éleveur aurait pu obtenir si ses porcs avaient été classes "sélects".Comment expliquer cet état de cho ses?.Voyons un peu comment on procède souvent à la campagne.Le commerçant se présente chez le cultivateur.Il a tôt fait de le persuader que ses porcs sont prêts pour la vente et qu'il est grand temps qu'il les "passe" s'il veut obtenir le plus haut prix.Et le marché se conciut.Trop souvent l'éleveur fait ainsi à la hâte une transaction qui lui est défavorable.Il consent à expédier sur le marché des animaux qui ne sont pas à point.Sur un lot de quinze à vingt porcs ainsi vendus "à travers", il n'y en a souvent que sept ou huit de prêts pour la vente.Les autres manquent de poids.Us sont escomptés sur le marché et c'est le cultivateur qui perd.Il vaudrait mieux, dans ces cas, ne vendre que les porcs qui ont le poids requis (180 à 230 livres) et continuer à engraisser les autres durant quelques semaines jusqu'à ce qu'ils aient atteint la pesanteur voulue.Ce n'est pas tout de savoir produire du porc d'une manière économique.L'éleveur doit aussi savoir obtenir dises sujts le plus haut prix du marché.Une étude des prix payés chaque mois, chaque semaine même, s'impose donc au producteur progressif.Ainsi, en prenant comme base les prix obtenus sur le marché de Montréal, lundi, le 10 septembre, un calcul bien simple nous permet de réaliser combien rapporterait la vente de trois porcs: un sélect, (225 livres) un lourd (200 livres) et un léger (150 livres).1—Select: 225 livres à $0.095 $22.375.Plus $1.00 de prime, soit $23.375.2—Léger: 150 livres à $0.095 (9 sous et demi) = $14.25.Moins une "coupe" de $1.00 = $13.25.3—Lourd: 200 livres à $0.095 = $24.70.Moins une "coupe" de $2.50 = $22.20.Dans ic cas du porc classé "léger", trois semaines d'engraissement de plu* et l'éleveur aurait réalisé un gain de plus de dix dollars.L'autre cas est encore plus révélateur.Un porc de 2G0 livres rapporte moins au cultivateur qu'un porc de 225 livres.Il perd plus de un dollar sur la vente sans tenir compte de la prime; il perd ensuite ce que l'animal 'ui a coûté en aliments et en travail pour augmenter son poids de 35 livres En juillet dernier sur 21,249 porcs expédiés vivants sur les marchés de la province, il y avait 2,185 "légers", soit environ 10%.On peut se faire une idée n'ois des pertes encourues par les éleveurs québécois du fait qu'ils mettent en vente des porcs trop légers.75% seulement des porcs vendus par les cultivateurs du Québec sont classés "bacons" ou "sélect".Les autre." entrent dans des catégories inférieures, (lire la suite à la page 35) Uctobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs 29 LA MAISON IDÉALE Le chauffage est un grand problème dans nos maisons canadiennes à cause du climat humide et rigoureux S 'ARKIVEE de l'automne canadien, JM avec ses vents et ses frimas, impose à tous les résidents du pays de penser .sérieusement au problème de l'hiverncment et à toutes ses précautions.D'ubord, il faut dans tous les logis "rentrer" la provision de bois ou de charbon, puis faire les stocks d'hiver et enfin les réparations néees-tires en prévision des neiges, des pluies et des froids.Puisque cette année encore, les deux lois fédérales sur la construction: celle de l'Amélioration aux Habitations et ill,' sur le Logement, sont maintenues malgré la guerre, il est possible pour tous les propriétaires de s'en prévaloir avec avantage.Pnr l'entremise «le la banque locale ou de la caisse populaire, dans la plupart des cas, prêts seront consentis en vue de réparations importantes ou de cons-tructions avantageuses.On peut éga-lenient s'adresser directement au ministère des Finances à Ottawa, département des lois fédérales sur le lo-gement, pour obtenir tous les renseignements supplémentaires ou la liste ompagnies qui peuvent faire les transactions envisagées.Dans le domaine do la réparation, !i plus urgent à considérer dans une maison est ordinairement le toit vieilli mi branlant (pli n'offre plus sa sécurité contre les violences de l'hiver il les invasions du froid.En vous adressant à certaines compagnies, dont les annonces paraissent d'ailleurs dans Bulletin, vous obtiendrez des catalogues de produits qui peuvent se po-i ¦ element et à peu de frais pardessus votre vieux toit.Ainsi les bar-d'asphalte de multiples cou-leurs et de variétés innombrables, s'ap-ii rit facilement et rapidement parmi toit défectueux.D'ailleurs, impagnics offrent un service de gnements de tout premier or-dro.Ainsi il suffit de communiquer leur représentant ou agent local pour obtenir qu'un de leurs ins-irs vérifie l'état de votre toiture et vous conseille les réparations à faire, le matériel à choisir ou les chahuts essentiels à effectuer.Un autre facteur d'ennuis sérieux au cours des mois d'automne et d'hiver vient des joints de la maison ou des murs extérieurs qui laissent passer l'air et le froid.Un tour d'inspection vous permettra de déceler les fissures et d'y parer, soit en les remplissant de ciment, de goudron calfeutrant ou d'asphalte.Un autre moyen efficace et très recommandé est de recouvrir totalement ou en partie les murs extérieurs en matériel isolant, imitant la brique ou la pierre.L'insul-brick se pose directement par-dessus le mur actuel que vous n'avez pas à remplacer.Ce matérile se pose facilement et rapidement et sans l'aide d'experts ou d'ouvriers spécialisés.La plus grande source d'ennuis en hiver et en automne vient du chauffage.Nos hivers canadiens sont assez humides et rigoureux qu'ils nous imposent de chauffer nos maisons six mois l'an.Et conséquemment, il est de première importance que votre maison soit bien chauffée et surtout chauffée également, dans toutes les pièces.Le poêle dans la cuisine ou la petite fournaise dans le passage ne sont plus suffisants à tempérer une maison, à la ville ou à la campagne.Cette méthode est aujourd'hui désuète.Il faut un chauffage central, avec distribution de chaleur dans toutes les pièces, par des calorifères ou des bouches d'air chaud.L'Institut de Chauffage et de Plomberie du Canada recommande après une étude sérieuse de ce problème, le système de chauffage par la cave avec distribution partout dans la maison, suivant un plan de chauffage qu'un ingénieur en plomberie ou un plombier d'expérience pourra établir pour votre maison.C'est la meilleure manière et la plus saine.Ainsi au lieu de passer d'une pièce surchauffée à une autre presque froide, parce qu'il n'y a lias de fournaise dans chaque pièce, vous aurez par toute la niai-son une température égale que vous pouvez contrôler par l'ouverture des bouches d'air ou des robinets de calorifères.Avec l'aide de la loi fédérale sur l'Amélioration des maisons vous pour- rez entreprendre cette dépense immédiatement et être prêt pour les premiers froids de la saison.Aujourd'hui, les fournaises modernes sont placées dans la cave, occupent un minimum d'espace, et consument indifféremment, bois, charbon ou huile.Selon que l'un ou l'autre de ces combustibles vous est plus accessible, vous adopterez dans votre installation l'appareil équivalent.Les trois peuvent se contrôler aussi facilement, sans même descendre dans la cave.On emploie pour ce faire un thermostat placé dans la maison.Ce petit appareil, accroché au mur, comme un thermomètre sert à commander le souffleur à l'huile ou au charbon qui attise ou amortit la combustion dans la fournaise.Si vous deviez chauffer au bois, le problème se change un peu, parce qu'alors il faut alimenter directement la fournaise et plus souvent parce que le bois disparaît facilement.Par temps froid, les cendres peuvent se faire tous les deux jours, et par temps modéré, une couple de fois par semaine.Si vous avez déjà l'installation à l'eau chaude dans toutes les pièces, vous feriez une grande amélioration à votre logis en faisant poser par un ferblantier des "humidor" ou minces réceptacles en cuivre, derrière les calorifères où vous versez toutes les semaines une certaine quantité d'eau qui s'évapore graduellement et maintient l'humidité de l'air dans la maison et prévient les rhumes, presque toujours causés par un atmosphère trop sec ou des courants d'air qu'on fait pour changer l'air vicié d'un appartement.A la suite de l'enquête que la Canadian Housing News a entreprise il y a quelques mois à travers le Canada tout entier pour trouver le type idéal de la construction canadienne, il appert d'une façon manifeste que la construction, après la guerre, occupe l'activité du pays cette année.Les chiffres dépassent de beaucoup ceux des meilleures années et il suffit de regarder un peu autour de soi pour se rendre compte de l'essor dans ce domaine.Au sujet de cette enquête, il semble s'être créé un certain malentendu chez Un type de fournaise moderne à lignes simplifiées et à rendement efficace.quelques-uns.La Canadian Housing News n'offre lias de construire pour vous une maison, ni de vous prêter l'argent nécessaire, non plus de vous fournir maintenant des plans pour la construction dont vous rêvez.Ce n'est qu'un organisme qui dessert l'industrie de la construction et fait la liaison entre le constructeur et l'industrie.On y fournit tous les renseignements possibles, on recueille également tous les projets et préférences marquées par le constructeur canadien dans le but d'obtenir d'ici une couple d'année le type parfait de la maison canadienne, la préférence en ce qui concerne la nature, le prix des matériaux et le genre de construction en vogue.Un nouveau questionnaire complet vient d'être émis par la Canadian Housing News et offert gratuitement à tous ceux qui aimeraient se construire une maison.Ce questionnaire, préparé par les architectes de l'organisation, offre un tableau complet de toutes les questions et problèmes que devra résoudre le nouveau constructeur en face de sa nouvelle demeure.Ces questions, les mêmes que vous poserait un architecte, si vous deviez construire, vous permettront d'envisager dans son ensemble lu construction future de votre maison et tous les problèmes qu'elle comporte.Vous pouvez en recevoir une copie en écrivant à la Canadian Housing News, 1122 Beaver Hall Hill, Montréal.L'ELECTRICITE DANS LA MAISON E principal endroit où l'électricité •™ puisse alléger le fardeau de la ménagère est assurément la cuisine, l'atelier de la maison.Ceux qui se servi 1 déjà de l'électricité en connaissent un peu la commodité et savent le temps 'l la fatigue qu'elle épargne.Pour " ¦ qui n'en connaissent pas les bien-ce sera sans doute une vraie '¦' Lion.Même 3Î vous demeurez un endroit, très éloigné des cen-tri .'electlicite vous procurera tous les avantages et les commodités des quartiers plus "fashionables" de la v'lle.La plupart des travaux fati-6»nts du ménage seront faits par une demi douzaine de serviteurs électriques dont les gages additionnés se-îont d'à peine quelques sous par jour.Les communications et le transport sont tellement améliorés qu'un grand changement s'est produit dans la vie du fermier et surtout de la fermière.Ils ne sont plus forcés de vivre isolés et indifférents aux activités villageoises.L'épouse du cultivateur fait partie du "Cercle des Fermières" ou d'autres organisations du même genre et s'occupe d'oeuvres sociales.Des écoles supérieures offrent une meilleure instruction aux enfants.Dans le cas de la fermière, toutes ces acti- vités se sont ajoutées à son travail quotidien pli n'a pas diminué.Conséquemment on doit done tout faire pour alléger les travaux du ménage et lui laisser plus de loisirs pour se récréer en s'intéressant à ces diverses activités.On estime que le nombre de pas faits par une fermière en faisant son ménage égale souvent, s'il n'excède pas le nombre de pas du cultivateur; ceci semble extraordinaire mais il ne faut pas oublier que souvent presque tout le travail de lu ferme est fait par la force motrice, tracteur, camion et automobile.Il n'y a pas de tracteur dans la maison.Des expériences faites dans plusieurs collèges ont établi qu'une femme marche de 7 à 10 milles par jour, même sans quitter la maison.Après l'éclairage électrique, l'amélioration la plus nécessaire et la plus Utile, celle qui épargne le plus de travail, est l'eau courante sous pression.En général c'est ln femme qui doit pomper et transporter l'eau dont on a besoin à la maison.Une pompe électrique fera ce travail pour elle, au coût approximatif de 10 sous par mois, moins d'un tiers de sou par jour.C'esc un mois complet de loisir qu'elle aura chaque année pour faire d'autres ouvrages ou encore pour se reposer. 30 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 LES ÉVÉNEMENT AGRICOLES L'exposition de Québec obtient de nouveau un vif succès malgré les difficultés matérielles — Cinquantenaire de l'Ordre du Mérite agricole EN dépit de temps adverses, l'Exposition de Québec, a ouvert ses portes au début de septembre pour la vingt-neuvième année consécutive.Les visiteurs y ont afflué en plus grand nombre que les années précédentes.Messieurs les Commissaires, par un tour de main qui tient presque du prodige en ont fait un déploiement magnifique de notre avoir provincial.Avec le concours généreux du gouvernement de Québec qui a compris que les bouleversements nés de la guerre ne devaient pas nous faire oublier l'après-guerre, la Commission de l'exposition provinciale a pu poursuivre l'oeuvre éducationnelle commencée: mettre en relief les ressources agricoles, industrielles, commerciales, scientifiques et artistiques de la Province.Fidèle à sa tradition, elle a glorifié la profession agricole.Le cinquantenaire de l'Ordre du Mérite Agricole, institution que l'agriculteur doit à Honoré Mercier et qui date de 1890, a été célébré de brillante façon.On a donné un éclat nouveau à cette fête annuelle de l'aristocratie paysanne.M.Adélard Godbout, premier-ministre, ministre de l'Agriculture et do la Colonisation a décerné, outre les médailles d'or, d'argent et de bronze et diplômes mérités par les 135 concurrents de cette année, le titre de Commandeur de cette chevalerie rurale à plusieurs personnages du monde religieux et laïque qui ont tenu, en diverses sphères de l'activité agricole, un rôle prépondérant dans l'avancement de l'agriculture.Pour la première fois également, dans l'histoire de cette institution du Mérite Agricole, M.Godbout, reconnaissant les multiples mérites de nos fermières, a voulu associer publiquement la femme dans la distribution de ces honneurs.On sait que M.Eusèbe Landry, cultivateur, de St-Lin de l'Assomption a été le vainqueur des quinze concurrents pour la médaille d'or de la classe des cultivateurs professionnels.Il a reçu sa décoration des mains du Premier ministre, ainsi que M.Edouard Landry, titulaire de la médaille d'or de la section des régisseurs de fermes de démonstration et la Ferme St-Charles, de Côte de Liesse à St-Laurent près Montréal, qui dans la catégorie des cultivateurs amateurs a conservé le plus haut nombre de points.M.Oscar Laurin, de St.Hermas de Deux-Montagnes, gagnant de la médaille d'argent, le vainqueur des 70 concurrents qui se disputaient cet honneur, et M.Edmond Lemire, de St-Roch de l'Assomption titulaire de la première médaille de bronze fu-ren décorés par M.Godbout.Voici la liste des personnalités du monde agricole qui ont reçu le titre de Commandeur de l'Ordre du Mérite Agricole: Chez les RR.DD.Religieuses: La révérende Soeur Alphonse d'Avila, directrice des cours d'Arts domestiques, à l'Ecole ménagère de Stc-Mar-tine; la révérende Soeur Marie de St.François-Régis, de la Congrégation des Dames du Rosaire, de Ri-mouski; Révérende Soeur Ste-Louise-Maric, de la Congrégation de Notre-Dame, au couvent de Rellevue, de Montréal; Révérende Soeur Ste-Ma-rie-Césarine, directrice de l'Ecole ménagère des RR.SS.de la Présentation, à Sutton, comté do Brome; Mme Amédée Fournier, de l'Islet, conseillère provinciale des cercles de fermières de l'Islet; Mme Jules Ha-mel, présidente de la fédération des cercles de fermières du Québec, de l'Ancienne-Lorette; Mme Rose Lacroix, directrice de l'Ecole ménagère provinciale, de Montréal et Mlle Anne-Marie Vaillancourt, directrice et secrétaire générale des cercles de fermières de la Province de Québec.M.Adrien Morin, sous-ministre adjoint de l'Agriculture; M.Léo Brown, sous-ministre de la Colonisation; M.Georges Bouchard, sous-ministre adjoint de l'Agriculture à Ottawa; H.C.Bois, secrétaire de la Coopérative Fédérée de Québec et président de la Corporation des Agronomes; M.Charles-Edouard Gagnon, jardinier à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Québec; le Rvd.Père Norbert, directeur de l'Institut Agricole d'Oka; M.l'abbé F.X.Jean, directeur de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Stc-Anne; M.l'abbé Alphone Sirois, directeur de l'Ecole Moyenne d'Agriculture, de Rimouski; M.J.F.Desmarais, gérant-général de la Coopérative Fédérée; le Dr Charles A.Fontaine, professeur à l'Institut Agricole d'Oka et secrétaire de la Commission des juges du concours du Mérite Agricole; le professeur R.Summerby, du Collège Mac-donald; M.J.H.Lavoic, chef du Service de l'Horticulture; Armand Lé-tourneau, directeur de la publicité au ministère de l'Agriculture et M.Abel Marion, président de l'Union Catholique des Cultivateurs ont été faits commandeurs.En présentant la santé des lauréats, au banquet qui a clôturé cette éclatante manifestation, M.Godbout a fort opportunément exprimé cette pensée: "Par l'agriculture, on peut atteindre tous les sommets.Sans elle, on fait fausse route.Si, dans les heures pénibles et inquiétantes que nous vivons, il nous faut aussi compter sur des bataillons de paix, il nous faut avoir des cultivateurs attachés à la terre."Il est nécessaire, sans aucun doute, de créer des richesses surnaturelles et de mériter pour l'Au-delà, mais la richesse matérielle n'est pas moins indispensable pour le peu- ple qui veut vivre et se développer normalement.Or cette richesse, c'est à la terre qu'on la demande, c'est dans la terre que nous allons lu chercher".La tâche est assez rude de réduire pour qu'il s'ajuste dans le cadre quo l'on nous assigne l'imposant tableau que représentait l'ensemble des étalages, concours, exhibits, parades et démonstrations agricoles à l'exposition provinciale.Nous sentons qu'il nous sera impossible de donner justice à l'effort déployé tant par les exposants que par les ministères de l'Agriculture d'Ottawa et de Québec en vue d'intéresser le visiteur, de lui faire constater la beauté et l'excellence de nos produits du sol, de nos productions maraîchères et fruitières; admirer la valeur de nos troupeaux d'élite; voir de plus près ce que l'Etat fait pour aider l'agriculteur en lui fournissant par la parole, la démonstration et l'image, notamment le film animé et sonore, l'enseignement nécessaire à son perfectionnement professionnel.Dans ce domaine, les exhibits des ministères fédéral et provincial de l'Agriculture, ont, semblc-t-il, laissé bonne impression au visiteur, S'il est bon de tenir le producteur au fait de l'évolution commerciale, il n'est pas moins nécessaire d'apprendre au consommateur qu'il existe des règlements auxquels le cultivateur s'astreint pour lui garantir une marchandise de choix, pour le moins bien classé, afin que tout en rétribuant le producteur selon son mérite, l'acheteur obtienne l'article de qualité correspondante à son pouvoir d'achat.Plus de ménagères qu'on le croit ignorent que les fruits et légumes frais ou mis en conserves sont vendus classés, que les emballages sont stardar-disés.La Division des marchés du ministrère fédéral de l'Agriculture a voulu montrer par un superbe étalage de ces produits, que les consommateurs y gagnent à n'acheter que des produits classés.Une autre section du mémo exhibit devait convaincre les éleveurs de porcs qu'il est téméraire d'escompter des profits de la production porcine si l'on n'a le soin d'utiliser de bons reproducteurs.Pourquoi en effet, utiliser de mauvais verrats, des truies non prolifiques et mauvaises élcveu-ses quand il y a tant de bons sujets aujourd'hui?Rappelons ceci: "Même si le bacon est en grande demande < n temps de guerre, seul le produit de qualité est accepté par le marché anglais.Sur nos marchés domestiques, l'acheteur ne préfère pas moins lé premier choix a la médiocrité.Les étalagistes du ministère de l'Agriculture de Québec, sous la .li; tion de M.Jos Morin, préposé à !;i section des expositions et du ci' au service de la Propagande, ont tiré partie de toutes les ressoun • l'art moderne dans la préparation des exhibits de la Division de la Prol tion des Plantes et de la division de l'Aviculture.Au premier comptoir le frappant contraste entre la ferme aux champs infestés de mauvaises herbes et l'exploitation où la vigilance du propriétaire est intervenue à teinp ; pour en enrayer la propagation, devait, semble-l-il, achever dé convaincre, s'il en est encore, les tenants d la loi du moindre effort, qu'il est grand temps do réagir contre un fléau devenu trop menaçant pour professer plus longtemps l'indifférence en cette matière.Il n'est plus d'endroits chez nous, si reculé soit-il, où les agriculteurs souhaitant organiser une basse-* ou perfectionner leur élevage de volailles, ne peuvent bénéficier des services d'instructeurs avicoles compétents pour leur aider à conduire telle entreprise au succès.Par ailleurs l'importante série de couvoirs coopératifs que nous possédons place le cultivateur dans une situation très favorable en ce qui concerne les facilités d'achat de ses poussins.11 peut se procurer ceux-ci presqu'à sa pi : -te.Quel que soit le couvoir qui les fournisse, il peut compter .su: oiseaux issus de troupeaux control'', et parfaitement sains.C'est l'impression que laissait au visiteur, l'imi se carte géographique avicole du il ¦ -bec que représentait cet exhibit.Les exhibits des fermières occupaient encore cette année tout le plancher supérieur du palais de l'Agriculture.72 cercles ont pris part aux concours d'articles confectionnés par les membres de cercles.Dans ces concours la fermière perd son individualité.Les points conservés par chaq exposante sont attribués au group -ment dont elle fait partie.Le prix accordé à la collection de tricots, nrl eles-vêtements, pièces murales, tapis etc., que comprend l'étalage va au cercle.Les prix attribués à ces exhibits ont été de $600.A noter que les 22 premiers concurrents ont obtenu des prix variant de $31.à $10.pour chaque cercle.Les dames fermière du cercle de l'Islet ont remporté le premier prix.Il nous plaît aussi de souligner les succès remportés par les groupes suivants, dans l'ordre qu'il-ont été classés: Ste-Anne de la Poca-tière, St-Valéricn de Rimouski; St-Alexandrc de Kamouraska; St-Ouis de Richelieu; St-Jcan-dc-Dieu, de Rivière du-Loup, St-Arsène, St-Pascal, St-Pierrc, Ile d'Orléans; Rivièro-du-Loup, L'Isle Verte, Plessisvillc, St-Epiphanc, St-Denis de St-Hyacinthc L'Honorable M.Adélard Godbout, premier ministre, décore le lauréat de la Médaille d'Or, du concours du Mérite Agricole 1910, M.D.Landry, de l'Assomption, régisseur d'une ferme de démonstration. Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs .11 NOUVEAU BRILLANT PLYMOUTH^! PLUS HAUTE QUALITÉ ET PLUS GRAND LUXE — MA/5 TOUJOURS UN AUTO DE BAS PRIX! PREPAREZ-VOUS A UNE EMOUVANTE SENSATION —Oui, ei dis que vous vous placerez au volant de ce spacieux et luxueux Plymouth de 1941! Ce fameux moteur Plymouth avec Culasse en L a été porté île ai à 88 CV.—c'est une véritable "usine-génératrice"—avec un engrenage qui vous donne des reprises qui sont une vraie "traite" dans les encombrements .Les Changements de Vitesses s'effectuent sans illorts—les freins sont doux et leur effet positif .la direction est des plus dociles.C'est le sommet de l'agrément dans la conduite! MAIS PLYMOUTH EST TOUJOURS UNE VOITURE BON MARCHÉ—même si c'est le Plymouth le plus luxueux que Chrysler n'a jamais produit.ET ECONOMIQUE! 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de démonstration qui sont sous la surveillance de M.Rosemond Caron et sous la direction du Service des Fermes expérimentales fédérales.J'y allais pour donner un coup de main à ce dernier, plutôt en qualité de spécialiste en prairies et pâturages.C'est aussi comme tel que je rédige ces quelques notes.Nous avons rencontré aussi quelque cent cultivateurs, les uns encore ancrés dans les vieilles pratiques routinières qu'employaient leurs grand-pères dans la culture de la terre; d'autres par contre d'esprit curieux étaient empressés d'apprendre quelques méthodes nouvelles et progressives qu'ils pourraient ajouter à leurs pratiques déjà plus ou moins améliorées, mais tous un peu convaincus de la possibilité de faire beaucoup d'améliorations dans l'économie de leur ferme, à condition qu'on leur apporte l'aide d'un bon crédit agricole; tous aussi dénotaient des convictions à l'effet qu'ils y gagneraient beaucoup à travailler plus en coopération.Trois fermes de démonstration nous intéressent ici particulièrement, d'âges variant entre G et 12 ans; l'une à St-Pierre sur l'Ile d'Orléans avec opérateur M.Adélard Housscau; une deuxième à St-Valier (Bellechasse) cultivée par M.Aubé; la troisième à l'Is-let avec propriétaire M.Jos.C.Le-micux.Celle de l'Ile d'Orléans est établie sur un sol plutôt pauvre, une terre jaune graveleuse; les deux autres sur terre franche-argileuse ou argileuse.C'est une bonne occasion de faire ressortir les principes différents auxquels il a fallu faire appel dans l'amélioration et la culture de ces deux sols.Tout d'abord l'on remarque que dans la généralité des cas, il faut une dizaine d'années de transformation systématique pour faire d'une ferme, où la vieille routine de cultiver la terre est encore à l'honneur, une ferme modèle.Le changement peut se faire beaucoup plus rapidement avec une abondance de moyens financiers.Mais nous parlons ici de la situation financière plutôt pi'écaire de la généralité des cultivateurs, considérant aussi leur mentalité encore routinière qu'il faut changer autant que l'économie de la ferme.Monsieur Caron me disait que c'est peut-être là le coeur du problème.Mais c'est bien le but des fermes de démonstration de créer une mentalité progressive à base d'exemples et de résultats agronomiques irréfutables.Cet esprit ouvert et curieux, secondé par un bon système de crédit agricole et facilité par un réseau d'organisations coopératives, constitue bien les trois lignes d'attaque qui nous mèneront à la formation d'une classe agricole heureuse et prospère.Et nos gouvernements l'ont bien compris.Sur ces fermes de démonstration, la ligne de conduite suivie —et la seule à suivre — par le surveillant en charge, M.Caron, fut encore une' politique qui pourrait se caractériser en trois principes: compléter la nature chimique et physique du sol en relation avec les exigences des plantes que l'on veut récolter; suivre un système de récoltes fourragères de façon à fournir régulièrement et aussi complètement que possible une nourriture dont la valeur nutritive est capable de satisfaire en toute saison les exigences alimentaires des différentes classes d'animaux gardées sur la frime; enfin garder des animaux bien qualifiés au point de vue hérédité.11 y a une relation très étroite de cause à effet entre ces trois facteurs importants de nos fermes au point quo l'on peut dire d'une manière générale , les animaux sont ce que sont les récoltes fourragères et les récoltes fourragères ce que sont les conditions Ju sol.Inutile d'acheter des animaux de race pure enregistrés, si des soins ne sont également prêtés à la nature des récoltes qui fera extérioriser le plein rendement de cette héridité bien quai fiée; il est aussi vain d'ensemencer des récoltes (telles luzerne, bon gazon de pâturage) dans un sol non prêt à les recevoir.Pour les plantes comme pour les animaux, ces êtres vivants sont ce que sont les conditions environnantes.Deux problèmes bien importants dont la solution complète est encore attendue impatiemment, sont d'une part la création "économique" de b pâturages, et d'autre part, l'agi : ment d'un système adéquat de production d'herbages de façon à ce que les pacages temporaires, les récoltes de foin et d'ensilage soient organisé» "comme devant compléter" les pacages permanents.Ce système fourra doit être élastique au point de se plier aux variations dans les récoltes annuelles.Il faut aussi qu'on soit capable de l'appliquer avec plus ou m d'intensité selon les avantages du marché et la fertilité très variable de de chaque région, même de chacune des fermes.La création d'un pâturage permanent sera plus ou moins facile, la nature du sol.Sur la ferme de monstration de l'Ile d'Orléans, chi monsieur Kousseau, nous avions à faire face à une terre jaune graveli pauvre en matière organique, en acidu phosphorique et en chaux.L'application en surface d'engrais commerciaux complets et à fortes doses ne fut pas suffisante pour former un bon gazon.Ii fallut faire beaucoup plus; lal rer, chauler, fumer avec fumier ferme et engrais commerciaux "bien" réensemencer.Tandis que chez, messieurs Aubé et Lemieux à St-Va-licr et l'islet respectivement, sur ten franche-argileuse, une simple application d'engrais chimiques complets ou simplement phosphatés nous ont conduits à un franc succès.Quoiqu'il soit un peu prématuré pour faire des recommandations géni raies à ce sujet, nous avons tout de même des preuves à l'effet que labourer périodiquement un pâturage permanent peut améliorer davantage la production déjà bonne du gazon, mais tout dépendra des circonstances êco-nomiques de chaque ferme.Si elle est .située près d'un très bon marché, si elle est plutôt trop faible en étendue, il peut être payant de remuer périodiquement et sévèrement le sol au moins au début de l'amélioration progressive de ce pâturage permanent.Il pourrait être alors profitable de viser à un idéal plus élevé en fait de gazon.Il serait trop long cependant de donner ici plus de détails sur ce point.Quand il s'agit des moyens de créer un bon Octobre 1940 .Le Bulletin de s Agriculteurs 33 Voici un i>A(urafïe permanent amélioré fournissant une nourriture bien suos-lanlielle qui permet à ce beau troupeau laitier de maintenir une bonne production en lait et de se garder (comme on peut le voir) en bon état de chair.pâturage permanent, tout dépend de la nature du sol et des plantes actuellement présentes, c'est-à-dire des plan-us à l'état de croissance et formant le gazon, et puis des plantes à l'état dormant et formant les graines viables dans le sol.Un dernier point et non le moins important, puisque c'en est un défaut général sur nos fermes québécoises.Il s'agit d'un système pratique et bien équilibré de production d'herbages.Nous avons à faire face à l'alimentation des animaux l'été et à celle de l'hiver.La pièce de résistance dans s de tôIe Ro8CO a poser, elle est plus solide et dure plus longtemps.Pour obtenir de plus amples renseignements sur la toiture Rosco à 7 côtes, 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du Lbie LE MOIS PROCHAIN PRINCESSE ROSEMONDE par 1^.'Doacai-IWaiSiKon Pour satisfaire aux exigences des intérêts de son père Rosemonde Smith-son a accepté d'épouser un prince d'un petit pays où la cour a pour snobisme de croire les tailleurs de Paris les seuls capables d'habiller les grands de ce monde.Les réceptions officielles tiennent les deux fiancés dans une intimité plutôt froide.Quelle n'est pas la surprise de Rosemonde en préparant son trousseau d'apprendre de la bouche d'une soeur jumelle que M.et Mme Smith-son sont ses parents adopt ifs.Son caractère indépendant et enjoué cadre mal avec l'étiquette royale et la ressemblance des deux soeurs est si grande qu'on les prend l'une pour l'autre, même le prince n'y voit goutte.Laquelle aime-t-il?Est-ce Rosemonde ou .Marguerite?Vous l'apprendrez le mois prochain dans ce roman d'amour de Marguerite Toucas-Massillon qui n'en est pas à ses premiers essais.TROIS HEURES .MOINS CINQ par Ç.UrJat Il est courant de dire que si l'on veut semer la discorde au sein d'une famille unie il suffit de lui laisser un héritage à se partager.Le roman policier de G.Verdat nous en donne un autre exemple excitant dans "Trois heures .moins cinq".LA BELLE AVENTURE DE LA GASPESIE par (jabric((o f^oij Après un séjour de plusieurs mois dans la région gaspésienne Mlle Ga-brielle Roy nous apporte un reportage vivant de la renaissance qui lentement s'opère en Gaspésie.L'organisation des pêcheries, le mouvement de la colonisation et l'expansion de l'agriculture sont les principaux facteurs de ce réveil que l'auteur a vu de ses propres yeux et qu'il décrit avec exactitude sans chercher à se leurrer sur les progrès à venir.COURS DE COUPE ET DE COUTURE Dans l'édition de novembre nous commencerons la publication d'un nouveau cours de coupe et de couture.Même une débutante pourra facilement suivre chaque leçon qui sera d'ailleurs aussi pratique et aussi intéressante pour les femmes qui connaissent déjà les notions de la couture.Ne manquez donc pas la première leçon .et les suivantes.L'INDUSTRIE ANIMALE "Le plus grand avenir de l'agriculture canadienne, disait, un jour, une autorité, réside dans la transformation des récoltes en produits animaux, qui est d'ailleurs la transformation la plus payante" Avec cette pensée en tête, "Le Bulletin des Agriculteurs" a tenu, encore cette année, à conserver la tradition d'une édition exclusivement consacrée aux différentes branches de l'industrie animale dans la province de Québec.Les cultivateurs recevront en novembre la plus grosse édition d'industrie animale qu'ils n'auront jamais reçue.Encore dans ce domaine le "Bulletin des Agriculteurs" mène la marche. 36 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 194 Il faut une bonne MOULÉE DE PONTE pour activer la production Peu importe le nombre de poules que vous élevez, ce qui compte c'est le nombre d'oeufs qu'elles pondent.N'oubliez pas que les mois d'automne sont les mois des prix élevés, ceux durant lesquels vous retirerez! le plus de profits.11 faut 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Le talent de Tony était bien particulier.Ses connaissances musicales étaient tort restreintes.A peine s'il déchiffrait la musique.Son art était de prendre une mélodie, de se l'approprier et d'en faire une chose à lui.Et quand il jouait, ceux qui connaissaient la musique disaient qu'il jouait mal, et ceux qui ne la connaissaient pas se pâmaient de plaisir.Ces variantes, ces soupirs, ces silences qu'il intercalait dans une mélodie de Schubert ou autres vous causaient des palpitations.Il tirait des sons d'une pureté, d'une douceur ou d'une ampleui à tenir, à lui seul, l'auditoire en haleine.L'orchestre auquel il appartenait se moquait bien de la copie.On suivait Tony.Tony était la vedette.Mais les directeurs de programmes voulaient du Schubert et non du Tretchen.Et Tony ne pouvait se plier aux exigences des maîtres.".mon Tony m'inquiète.Il perd "courage.J'ai parfois envie de lui "suggérer de faire autre chose, "je n'ose pas.Et puis, quoi?."Naturellement qu'il est capable "de faire n'importe quoi, Tony."Mais quoi, au juste?.Mon "Dieu, je me demande comment "nous allons payer le loyer la "semaine prochaine?" Le salaire peut ne plus rentrer, mais il faut quand même payer le loyer, manger, acheter de la pâte à dent, du savon, de l'eau de javelle! ".et je suis tellement malheureuse, c'est la première fois que "nous nous disputons.Il "est trop renfermé dans la mai-"son mon pauvre Tony.Quatre "murs ce n'est pas fait pour les "hommes.Comment pourrait-il en-"durer ça, quand moi-même ça "me pèse, parfois." Et toujours rien en vue! Mais qu'au-rait-il pu faire?Il n'avait jamais rien fait.Camelot, cireur de bottes puis violoniste, voilà ses belles expériences.On ne se fait pas camelot à vingt-trois ans! .Et sa Gisèle qui essayait ce le persuader que c'est très bon pour la santé, des légumes trois fois par jour! Ça conserve la ligne! ".il s'est encore fâché après "moi.Il aurait bien dû compren-"dre que si je lui proposais de retourner chez Bosworth, c'est uniquement pour le tirer d'affaire! ".Mais il s'est tellement fâché "que j'ai dû sortir.Je suis allée "chez Mina.Elle vient de renou-"veler son mobilier de salon: un "beau "chesterfield" en velours "brun.Elle a remplacé les rideaux "de sa chambre aussi.Comme elle "attend du nouveau, m'a-t-elle expliqué.Ça lui en ferait trois à "Mina.J'espère que cette fois ce "sera un garçon.Moi, à sa place, "je l'appellerais Pierre.Elle vou-"lait me garder à souper.Ça sentait bon.Un gros "bouilli" était "au feu.Mais Tony était seul à la "maison." Tony, sur le canapé, continue de lire Ses yeux piquent.C'est peut-être cette lumière?Il prend dans sa poche, son grand mouchoir à pois et le jette sur l'abat-jour.Puis il reprend les cahiers de Gisèle.".Mon Dieu que je suis heureu-"se! Tony a trouvé du travail."Pauvre Tony! Il était en train de "devenir fou.Il n'aime pas bcau-"coup ce club de la rue Saint-"Laurcnt, mais en attendant de "trouver autre chose.Et ça lui "donne vingt dollars par semaine."Avec les pourboires, il paraît "qu'ils peuvent se faire jusqu'à "trente et même trente-cinq dollars que disent les autres mu-"siciens.Nous aurons bientôt payé "nos dettes, et alors.Mais naturellement que ce n'était pas le "moment de parler de ça." Et ce fut le commencement de cette vie de nuit, de cette vie de club qui devait bientôt mettre définitivement sa griffe sur lui.".Tony veut que je passe toutes "mes soirées avec lui, dans ce club."Je n'aime pas ça beaucoup.Je "m'ennuie toute seule à ma table."C'est long de dix heures à trois "ou quatre heures du matin.Et "la fumée, ça finit par faire mal "aux yeux.Il y a un type, hier, "qui m'a expliqué que si je fumais "moi-même, je ne m'apercevrais "pas de la fumée des autres.11 "m'a donné une cigarette, mais "Tony qui me voyait s'est fâché."Il est venu me dire de ne pas "fumer.J'aurais bien préféré "qu'il me dise ça à moi seule, ici, "en rentrant.Tout le monde s'est "aperçu qu'il était mécontent "après moi.Et le chef d'orchestre "était furieux que Tony quitte l'estrade en plein milieu du morceau.".Mais tout ça, c'est ma faute.J'au-"rais bien dû savoir qu'il n'aime "pas que je fume.Le type était "bien ennuyé aussi, mais moi ça "m'est égal.Ce que j'aurais voulu, "c'est de ne pas fâcher mon Tony." — Si tu ne sais pas te conduire, eh bien, je ne t'amènerai plus au club.— Oh! Tony, je n'ai rien fait de mal.Je n'aurais peut-être pas dû.— Tout !e monde sait que tu es ma femme ! — C'est bien pour ça que personne ne pourrait jamais croire que ce garçon m'intéresse.Il porte des lunettes Tony! .Et il bégaye.— Ce qui ne l'a pas empêché de te parler pendant dix bonnes minutes.—• Tu comprends, mon chéri, c'est assez difficile pour une femme de rester toute seule à une table, dans un club.Je fais ce que je peux, je t'assure! — Tu ne sais pas comment t'y prendre.Ce n'est pas Mina ni Jacqueline qui.Mais Tony se souvient qu'il n'avait pu continuer.Le ridicule de cette comparaison lui avait fermé la bouche.Cette bonne Mina avec ses cent quatre-vingt livres, cette pauvre Jacqueline avec ses yeux rouges et ses fausses dents ne peuvent qu'être de tout repos, et cela par la force des choses.Pas par vertu.".je crois que je ferais mieux de "ne plus aller avec lui, au club."C'est trop difficile d'arranger "les choses.Mais d'un autre côté, "ne pas le voir de toute une soirée! Au moins, Ki, de loin il me "sourit.Je lui fais des petits si-"gnes.Et puis c'est si agréable "d'aller manger un sandwich, le "matin, de rentrer ensemble bras "dessus bras dessous.Je ne vou-"drais pas me coucher avant lui."Est-ce que je pourrais rester "éveillée jusqu'à cette heure, toute "seule dans la maison?Il m'a don- "né dix dollars, aujourd'hui pour "m'acheter une robe.C'est la première depuis que je suis mariée."Je vais l'acheter bleue.Tony ai-"me le bleu." Mais les choses allèrent de mal en pis.Le patron du club fit remarquer h Tony que s'il continuait à s'en prendre à tous ceux qui souriaient à su femme, il ferait fuir la clientèle.Gisèle dut cesser d'y aller.".et je m'ennuie tellement.Le "jour, il faut bien qu'il dorme, mou "pauvre Tony.Moi, j'ai dormi toute la nuit, mais lui a travaillé.Il "est fatigué.Et je n'ose pas sortir.Quand il s'éveille il a faim, "faut que je sois là.Je lis beau-"coup.Mais je ne sais pourquoi, "les histoires d'amours heureuses "me donnent envie de pleurer et "les autres aussi.Je ne dois pas "être très intelligente, je ne sais "quoi faire de mon temps.Je tri-"cote pour le petit bébé de Mina."C'est une autre fille.Je lui fais "des petits bonnets et des gilets."Le soir, je vais au cinéma, niais "ça m'ennuie d'aller au cinéma "toute seule.Je vais chez Mina, "mais après que j'ai bercé la petite et qu'elle dort il n'y a plus "rien d'intéressant à faire chez "elle." Et Tony se souvient comment Gisèle s'étiolait.Il lui disait de sortir, mais elle ne voulait pas.Elle avait laissé tomber ses amies de jeune fille et les femmes mariées qu'elle connaissait sortaient toujours avec leur mari.Elle n'aimait pas beaucoup aller chez sa mère.Elle ne le disait pas, mais il y avait des choses qu'elle n'aimait pas s'entendre répéter.Elle n'aimait surtout pas être plainte.Elle n'était pas à plaindre.Un matin Tony en arrivant, contre son habitude la réveilla: — Gisèle! .Gisèle, tu ne sais pas ce qui m'arrive?J'ai gagné le gros lot! Le gros lot, Gisèle! — Quoi?Quel gros lot?— Je ne t'ai pas dit?Une petite loterie organisée par un habitué du club, oh! pas une grosse machine! Des billets de vingt-cinq sous au profit du club de "base-bail".J'en ai pris un et j'ai gagné.devine.cent dollars, Gisèle! Tiens, regarde, cinq beaux billets de vingt! — Oh! mon Tony.Oh! que je suis contente ! Alors.alors, on déménage?Car c'était ça le projet.On n'en avait pas parlé depuis longtemps, Gisèle ne voulant pas le harceler, mais c'était ça qui était entendu: On déménage d'abord, ensuite on recommence à économiser pour l'opération.et puis après, après l'opération, eh bien on a une dizaine de mois pour accumuler l'argent nécessaire à la venue de celui qu'elle appelait de tout son coeur de femme.— Ecoute Gisèle, cet argent, tu comprends, on ne s'y attendait pas.Supposons que je n'aurais pas gagné, on n'aurait pas tablé dessus, hein?— Non.— Eh bien, je crois que.avec les soixante-quinze que j'ai à la banque.Tu sais Gisèle, j'ai absolument besoin d'un bon violon.Je n'ai jamais eu un vrai bon violon.Et puis, après tout, mon violon, c'est le gagne-pain.Une aubaine merveilleuse, Gisèle.Et le soleil se levait que Tony parlai! encoxe.El.Tony se souvient mainte- nant que Gisèle n'avait pas dit un mot.".j'ai de la peine.mon Dieu "que j'ai de la peine! .Mais je "ne devrais pas, je ne suis pas "raisonnable.C'est lui qui a rai-"son.Comment peut-on être un "bon musicien sans un bon violon."Et il est si content.Il s'est acheté "son violon et il m'a acheté à moi "un gros bouquet de violettes.Il "dit que des violettes, c'est de la ."couleur de mes yeux.Il a acheté "aussi une paire de draps.C'est "embêtant n'avoir que deux paires de draps." Et le printemps suivant ce fut unJ voiture.Une aubaine! Deux cents dollars, si on paie comptant.Un modèle d'il y a six ans, et qui n'avait pas roulé tant que ça! ".il dit que les médecins peu-"vent se tromper comme tout le "monde.Qu'on ferait peut-être "cette dépense inutilement.C'est "gros, cent dollars à jeter par les "fenêtres, qu'il dit.Et puis, il "m'assure que c'est très dangereux ces opérations.Il ne veut "pas que je meure.C'est ce qu'il "dit.Mais moi, des fois, j'aimerais autant mourir." Et à partir de ce moment, Gisèle ne fut plus la Gisèle d'autrefois.Elle devint maussade, l'énerva.Il se prit à la négliger.".notre troisième anniversaire de "mariage, aujourd'hui, et Tony l'a "oublié.Je lui ai acheté un étui "à cigarettes avec briquet.Je n'ose "lui donner, ça va peut-être l'em-"barrasser de voir que j'y ai ponté, moi.Et ses initiales qui sont "dessus.Le marchand ne le reprendra pas maintenant.Je ne "sais qu'en faire.C'est un beau "briquet.Un mois que j'économise sur les sous qu'il me donne "pour mes petites dépenses." Est-ce que Tony se prit à la négliger parce qu'elle pleurait toujours ou si Gisèle se mit à toujours pleurer parce que Tony la négligeait?Il n'entrait plus qu'à six ou sepi heures le matin.II restait avec les au très.Après la fermeture du club, on jouait aux cartes.On payait des tournées.Il ne se levait plus qu'à cinc heures de l'après-midi, et trois foi-sur cinq il rejoignait alors des amis à la taverne de la rue Saint-Denis.".je suis allée voir le gérant "chez Bosworth.Il m'a dit que "jetais un peu pâlotte pour être "sur pieds, derrière un comptoir "neuf heures par jour, mais que "si je voulais essayer, il m'acceptait immédiatement.Je devrais "gagner douze dollars par semai-"ne d'après la loi du minimum de "salaire, mais il m'a prévenu que "je devrais remettre quatre dollars sur le chèque que je toucherais.Huit dollars, mon Dieu, "c'est ce que je gagnais avant de "me marier et je m'arrangerais "très bien.Tony m'a dit de faire "ce que je voulais.Je ne sais plus "ce que je veux." Et Gisèle reprit son travail.Et Gisèle et Tony se virent de moins en moins.Quand il arrivait, elle dormait, quand elle partait, le matin, il était en plein sommeil.Et les mois pas sèruit, lents et monotonnes.".il est bon pour moi le gérant."11 a vieilli ces dernières années, "mais pour un homme de quarante "ans, il est encore bien." Octobre 1940 3?ENCORE PLUS HAUT EN fc» DODGE KINGSWAY! Vdmirez ce splendide nouveau STYLE • .Jouissez du LUXE d'un salon.Filez avee moins de Changements de VITESSES.et avec des REPRISES plus souples.Convainquez-vous définitivement que I >I us que jamais DODGE vous apporte plus de DÉPENDABILITÉ, des PLUS BAS FRAIS D'OPÉRATION et une PLUS LONGUE DURÉE ! 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Li marque d'un ami Quand vous buvez de la Bière Black Horse, vous aidez la Brasserie qui met à la disposition des cultivateurs les services des fameux "Black Horses".Au cours des cinq dernières années, les cultivateurs ont obtenu, par l'intermédiaire de ces "Black Horses", 14,000 poulains plus une somme de $30,000 en prix.La Brasserie Dawes Black Horse, Montréal Octobre i94Ô Le Bulletin des Agriculteurs 45 Les petits pas de Caroline (lire ici la suite de h paye 11) Cii lis trop de romans do celte sentimentale Caroline.Ça te monte la tête, reprochait-elle._l'eu importe, c'est ainsi que j'aime la vie, proclamait paresseusement and garçon liâlé.Qu'elle monte iiisouc dans la stratosphère comme un ballon, ma pauvre tête, c'est tout ce ,.„.j demande.Moi, j'ai horreur n> qui se laissent vieillir et ces- ; rêver.Qu'ils n'en viennent ja- ;.-!!• ici; je les corrigerai ou je nu laisserai mourir ici bien à mon devant un soleil couchant gaspé-sien, car j'aurai raté ma vie.— T'es fou.Ça se peut, mais j'aime va.El tenace comme tous les liseurs de .r,s, le beau Montréalais en va-cuncea regardait le sentier qui con-dt à la propriété voisine.Il imaginai! une jeune fille à ombrelle en .aille robe de mousseline "pa-.liit, avec la grâce d'une libellule habillée de cellophane, sous la feuillée unte de rosée." Après cet effort lire, il ajoutait cependant avec iiip plus de sincérité: — La vérité est que le climat de la : incite à l'amitié.Moi, en ce moment, je me sens capable de devenir amoureux fou de la première une que je verrai; une chèvre, par exemple, une mignonne petite chè- nnchc qui me dirait bê-bê-bè.El puis un jour, revenant du village, a badine avec emportement et criu ù sa soeur d'aussi loin qu'elle pouvait l'entendre: Tu ne sais pas, il nous arrive une ne: mademoiselle Judith Desmarais, .l'ai vu son bagage à la gare; aisses de livres et puis une petite qui doit être une machine à écri-[ m'a l'air d'une personne sé-qui nous arrive, mais qu'impor-:•¦ va changer ici.• • ?I) grand matin, Judith, en pantalon le peinture en jersey outrageu-I éraillé aux coudes, sortit de la vieille maison de ferme.Les goélands qui l'avaient sue déserie depuis longtemps s'enfuirent à coups d'ailes de-lancés, émettant des appel?d'nn-qui se propagèrent en un'lien temps tout au long de la côte.Judith suivit leurs évolutions d'un oeil i xtasié.A grandes gorgées elle nil salin, bien campée sur son Voilà comment elle entendait la vif: du bleu, du blanc ailé, des roui avaient l'air d'avoir au moins dix mille ans, des cris sauvages, un 11.Ire infini, et pas un voisin pour •'1er dans sa méditation.Il n'y avait i|ue le jardin inculte qui ne fût •'¦ son goût d'impressionniste.Munie d'une paire de ciseaux elle allait bra-'¦'¦ vu une jeune fille dans les environs, je m'en allais droit à la neurasthénie.¦—¦ Fichtre! lanca-t-elle sur le même ton, c'est bien déplorable alors que vous m'ayiez pour voisine, parce que moi, je n'ai aucun talent pour le flirt.Clic, elle donna de ses ciseaux dans la masse herbeuse.— Pas de facilité pour le flirt, aucune admiration pour l'espèce masculine, incapacité de m'intéresser à leur manège, enfin un coeur qui refuse de palpiter à leur approche, c'est moi.Et si vous voulez connaître toute l'histoire, je ne crois même plus au clair (le lune, à l'étoile filante, au m'oubliez-pas.— Pas même à la petite fleur bleue?.la columbine, de son gentil nom anglais?Aucunement dérouté, Alain Demontigny la considérait comme une toute jeune fille qu'il allait transportée du coup au pays des lucioles, des fées et des elfes.— Petite fleur bleue, marmota Judith qui prit le temps de se percher sur les talons pour mieux considérer l'espèce rare que présentait son voisin.Qu'est-ce que c'est que ça?En fait de plante je ne connais que celles qui servent à fabriquer des tisanes contre le refroidissement et l'arthri-tisme, car depuis que je vieillis et que je me découvre de la raideur dans les articulations, je m'adonne à l'élude des herbes médicinales.En quoi celle-ci m'intéresserait-elle?Est-elle vraiment utile?Alain se rengorgea.— Et comment! Elle apporte l'amour, dit-on, à celui ou celle qui lu trouve.Judith rejeta son sombrero mexicain d'un rapide coup de tète.— Pas possible.Oh.la brave petite fleur! Et dire que je l'aurais ébouillantée et bue en tisane ! Alain ne perdit rien de sa magnifique indolence.— C'est curieux, rcmarqua-t-il, vous parlez comme un gros livre, et malgré ça, vous êtes naïve, je le parierais, comme on en fait plus.Naïve! Judith, dans son indignation tenta de se relever, manqua d'équilibre et rouln dans l'herbe.Naïve! Elle ignora la main tendue du jeune homme, se redressa dans un bond de félin.— Je vous ai ménagé jusqu'ici, fit-elle, mais faites attention.Je ne ronronne pas toujours.— C'est inexplicable, continua-t-il, ci nime vous êtes restée jeune en dépit de vos études de botanique et ces pauvres membres ankyloses dont vous me parliez tantôt.Tiens, en ce moment, avec votre sourire angélique et la douceur de votre visage vous me faites penser à l'héroïne d'un roman que je viens de lire: "Les Petits Pas" de Caroline.D'une main Judith battit l'air, et son chapeau du brûlant Mexique alla se poser, tache de feu, sur Pénieraude du jardin.— Ah, vous lisez Caroline! — Vous aussi?— Jamais de la vie.Est-ce que j'ai l'air d'un bébé?Je pensais qu'il n'y avait plus que des écoliers à lire Caroline.— Erreur.Je connais des vieillards à barbe longue d'une aune qui en raffolent.— Les pauvres vieux.Quel triste déclin ! — Alors, comme ça, vraiment, vous n'avez pas lu "Les Petits Pas"?— Non et je ne désire pas les lire.En fait de pas, ce sont des gigantesques que je voudrais faire en ce moment.Je dis ça à cause de certaines gens qui ne saisissent pas les allusions les plus claires.Alain hocha la tête avee sympathie.— Oui.j'en connais moi aussi de ce genre-là.Assommants, n'est-ce pas?On voudrait leur lier pieds et mains et les précipiter dans la mer.Mais ce que je voulais dire, moi, c'est qu'entre voisins, on commence toujours par se prêter des livres.Judith eut un sourire de divine compréhension.— Entendu; je vous passerai un manuel de bienséance.Et les cheveux en bataille, un sourire chiche aux lèvres, elle ajouta du seuil de sa maison : — En attendant beaucoup de frissons avec Caroline et les petites joies à votre portée.Moi, j'ai ma soupe à mettre au feu, un gros poisson à attraper, sans quoi je ne mangerai pas à ma faim, et tout mon jardin à tailler.Puis, taquine, elle lança.avant de disparaître dans le creux de verdure qui marquait la porte: — Vous pouvez toujours utiliser nia barrière si vous craignez de rater votre performance acrobatique par-dessus la clôture.C'est un truc qui ne réussit pas toujours.et ce sera moins dangereux pour votre élégant pantalon.Mentalement elle ajouta en faisant claquer la moustiquaire: je ferai planter un rideau d'arbres pour masquer la propriété voisine.La mer, les goélands, l'herbe en friche, voilà ce que je suis venue Contempler; je voudrais bien voir ce qu'un homme ridiculement beau viendrait faire dans mon décor futuriste.Mais en passant près d'une table, elle cueillit un livre tout frais de l'imprimerie et dont les feuillets n'avaient pas encore été coupés.Sur la couverture le nom de Caroline s'y détachait.— 11 faudrait quand même voir ce pl'il peut y avoir ià-dedans, înurmu- ra-t-elle.« » « Judith avait placé son lit de camp près de la fenêtre de sa salle à manger, seule pièce qu'elle eut encore rendue habitable.Elle avait escompté ainsi apercevoir tout de suite en ou- vrant les yeux, un écureuil de ses amis, la pente la plus sauvage de son jardin, le sous-bois qui y attenait et dans l'é-chancrure de la pinède, le rocher des goélands, rougeoyant promontoire tranchant sur la nier bleue.Comme ça, avait-elle décidée, je serai délivrée de tout rappel à la vie des civilisés dès le matin.Mais une fois encore, son réveil fut marqué de déception.Dans la brume du demi-sommeil qui précède l'éveil complet, son jardin lui parut vaguement insolite.Soudain elle se flotta les yeux, se dressa sur les coudes.— Ah, j'y suis! s'écria-t-clle rageusement.On est venu tailler ma pampa alors que je dormais.Ah! Le bandit! Cinq minutes plus tard, vêtue de son accoutrement d'apprenti maçon, les cheveux en nid de cormoran, elle faisait une irruption tapageuse dans le jardin.Le bandit en question y promenait une faucille de paysan, tranquillement, comme si c'était là une cor vée qu'il s'imposait toujours avant le petit déjeuner.Et chose révoltante, il réussissait à conserver dans l'accomplissement de cette besogne, une grâce de dandy jouant au polo.— J'ai essayé la faucheuse que je suis allé emprunter à l'autre voisin, expliqua-t-il, avec son sourire de clown; rien à faire.Il a fallu avoir recours à l'instrument de nos ancêtres.Judith abaissa les paupières et lui coula un long regard de "attends un peu mon petit que mon tour vienne.— Alors, vous croyez vraiment que je ne lieux me passer de vous, fit-elle avec un petit rire cinglant.— Sincèrement, je ne vois pas comment.— Je me sens pourtant aussi adepte que vous à manier cette ridicule faucille, si c'est là le grand service que vous prétendez me rendre.— Je m'y objecterais catégoriquement.Je ne pourrais supporter la vue d'une pauvre petite femme armée d'une faucille.— Mais vous lui enlèveriez sans remords le plaisir de faucher elle-même sur son domaine l'herbe qui lui ap-pa rtient! Ses narines se dilatèrent dans l'anticipation du combat.— Ecoutez, jeune homme.On a trop longtemps répandu dans ce monde la légende qu'une femme ne peut se passer d'un homme pour ouvrir une porte, allumer sa cigarette ou nouer ses lacets de souliers.Moi, je suis venue ici pour prouver le contraire, et vous pensez que vous aller contrecarrer mes projets de réforme sociale.Il lança la faucille contre un avant-garde de marguerites qui frémirent de leurs fines tiges nu contact du fer grossier, oscillèrent dans un abandon touchant.Judith se laissa choir sur les talons.— Mes fleurs! gémit-elle, les recevant à pleins bras, — Pleurer quelques marguerites quand il y en a des milliers par tous les champs de la Gaspésie et que paï ailleurs on ne leur a découvert à date aucune utilité conviendrait mal à une femme telle que vous, remnrqua-t-il avec sa belle nonchalance.D'ailleurs vous n'êtes pas sans savoir qu'on considère tout ça comme du foin par ici.Il fit mine de mastiquer lourdement.— Vous savez; du foin pour les vaches. 46 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre mon nouveau Radio à Batteries à bande élargie capte les postes étrangers aussi bien que les émissions locales Modelé Batterlo B-tl Les Radios Epargne-Batteries RCfl UICTOR 1941, sont nOUUEfiUH .DIFfEREflTS .et plus que jamais .d'opération PEU COUTEUSE! 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Je vois une dactylographe.C'était donc ça que j'entendais hier.Pourtant que je me disais, c'est pas l'écho de l'industrie du pic bois que j'entends, bien que ça lui ressemble.Alors, c'est là que s'assoit l'illustre personnage.Pour écrire une autobiographie, sans doute?Judith croisa les bras.— Non, un traité sur la polissonnerie des hommes.—Mm, fit-il, plongeant le regard pius loin.La salle de direction ressemble plutôt à une mansarde de bohème.sent le moisi, pas trop propre et plein d'araignées à ce que je vois.Besoin d'un coup de main?—Comment voulez-vous que ça soit propre comme le parloir de votre tante Ernestine, rugit tout à coup Judith; je viens d'arriver.Et puis autre chose: je ne vois pas la nécessité de déplacer les araignées.Ces petites bêtes nous rendent service à leur manière.Elles nous débarrassent des mites, des mouches et d'un tas d'insectes nuisibles.Et patati patata, elle se lança dans une longue dissertation avec cet air entendu qu'ont les vieilles filles lorsqu'elles discourent au cercle des tricoteuses sur un de leurs sujets de prédilection, — Ça va, fit-il.J'avais une vieille tante qui me disait la même chose dans le temps.Seulement c'était pas Ernestine qu'on l'appelait; c'était Cu-négonde.Elle est morte l'année dernière, la pauvre vieille; d'une méningite.— Je ne crois pas un mol de tout ce que vous dites.— Moi non plus, mais ce que je voulais vous dire avant de songer à ma tante Cunégonde, qui aurait pu être, c'est qu'il y aura un clair de lune ce soir et que j'ai un voilier.— Et moi, rétorqua Judith du tic au tac, j'ai une vieille barque qui prend l'eau comme une savate, mais elle suffit.Bonjour, monsieur mon vi me • °isin, et pour le reste de la journée hein De la semaine plutôt.JL- n'héb'i .deux jours de suite le même chenu-neau.Il s'éloigna de quelques pas dans un mouvement qui simulait à peine la retraite, cueillit une fleur et en ira si chevelure lustrée.— Alors, je changerai de : and*- organisation du le volume une nous débitons nous permet de vous les vendre ù un prix defiant toute compétition, qualité pour qualité, hlciï eu-tendu.Parce que leur uarantle en protéine.«ras et fibre, eut étroitement surveillée dans notre laboratoire.J.B, RENAUD & CIE.INC.Quebec t aller aux provisions.Et sen café, j'en suis persuadée, vaut bien le mien.Ce que je tiens maintenant à vous dire est très brel.J'ai prié votre soeur de venir prendre- le café dans mon jardin cet après-midi; je ne peux guère faire autrement que' de vous inviter aussi bien que ce soit à contre-coeur.Tenez-vous le donc pour dit: je vous actends vers quatre heures.Et ne soyez pas étonnée si je vous serre la main.Ce sera pour sauver les apparences auprès de votre soeur; ennemis acharné.-;, n'est-ce lias?Alain s'inclina.— Avec plaisir.C'est là le service que vous aviez à me demander?¦— Pas du tout.Je ne peux pas faire du thé avec de l'eau de mer; alors, je vous prie de m'indiquer la source où vous allez puiser votre eau douce.Alain se laissa choir à l'endroit de la pelouse que son corps avait déjà foulé.— Certainement.Vous montez le grand rocher ici, à droite, en vous aidant des ongles et des (lents, vous descendez la pente opposée, vous vous coulez dans une ravine, vous traversez à la nage ou en sautant de roche en roche à votre goût, vous escaladez la prochaine falaise en vous méfiant des éboulis, vous continuez toujours à droite, vous contournez le nid des goélands, vous descendez à la mer.si je ne me trompe pas, il y a là une grosse corde attachée à un sapin qui facilite la descente.vous vous trouvez alors devant une haute paroi complètement nue, vous l'escaladez en disant vos prières, vous arrivez sur une hauteur, vous découvrez un magnifique panorama, mais vous ne vous arrêtez pas car la pente ne se pTête guère au stationnement, vous conti- nuez toujours, vous vous glissez dans un col; c'est là.Il n'y a qu'à avoir de bonnes jambes et se méfier du ver.tige.Judith considéra un temps le profil trop parfait qui s'était abaissé sur le livre ouvert.— Bien, fit-elle, quand ce ne serait que pour vous prouver que je peu me passer de vous, j'y vais.Se retenant des mains aux frêle touffes d'herbe, tâtant du pied les anfracluosités du roc, Judith descendait une pente vertigineuse au bas duquel coulait la source d'eau vive.Elle avait laissé son foulard quelqui part en route, un morceau de son je.!' sey et un bout de son pantalon à uni branche (le sapin, la peau de ses jointures et ses ongles un peu partout.I.maintenant elle disait adieu à sqn grand chapeau de paille qui se balançait là-haut accroché à une patèru naturelle.— Ça y est, vous y êtes presque applaudit son voisin.Bravo! Vous êtes une alpiniste née.Judith écàrqùillà les yeux, cherchant dans la trouée d'azur d'où venait la voix.— Ici, en bas; j'avais oublier de vous dire qu'il y a un sentier très commode de ma maison pour venii à la source.— Oui, le locataire du septième c'est un philatéliste.Ah! je l'aurais bien pris pour un Américain ! Sa voisine glissa de plusieurs pou ces sur le roc aigu, saisit au passage une branche de sapin et, haletante au bout de son précaire soutien, plongea un regard dédaigneux sur la silhouette blanche.Puis calculant la distance-, d'un bond de chèvre montagnarde elle se laissa choir sur une roche plate auprès du jeune homme.— Monstre, fit-elle, et soudain éclata de rire.— Amis?proféra-t-il, lui tendant la main.— Amis, accepta-t-elle, lui abandonnant la sienne.Vous pourrez toujour dire que vous m'aurez eue par la force sinon par l'intelligence.— Plus de révolte?Elle jeta un regard sur ses lambeaux de vêtements et son rire partit en fusée.— Peux plus, fit-elle.Jamais.Je suis l'esclave de la lampe.Commandez, Seigneur Aladin.Que faut-il à votre altesse?Et le seigneur Aladin, décontenancé devant un pareil renversement, resta tout ébaudi, ne sachant encore quel profit en tirer., Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs 49 _Merveilleuse Caroline! murmura- t-il du ton d'un homme qui découvrirait un nouveau continent; elle avait donc raison.Et dire que j'ai failli manquer de eourngc et changer de tactique.• * • Sur la masse paisible des eaux coulait à pleins flots la blancheur lai-;.use de la lune.Un bref clapotement, un éclair jaillissant d'écaillés mordorées au pli des vagues, le vol gris argent d'une tache fugitive sur une fran-d'écume; l'astre indiscret révélait le drame profond de toute vie animale: h: chasse nocturne des insectes, des oiseaux et.des poissons.Mais entre le geste apaisant des sapins sommeillait un coin de la baie, et dans le jardin de Judith, c'était la paik.La lune n'y éclairait que deux ombres rapprochées.A petits pas lents, voisin et voisine cheminaient sur le sentier semé d'aiguilles de pins, accompagnés d'un bruit doux et incessant comme un chant de cigale en sourdine.Ils je-taient par-dessus bord les restes de Kur ancienne vendetta.— Comment voulez-vous (pie je vous .disait Judith.Hier, c'était Cari Une que vous aimiez à la folie; au- rd'hui, c'est moi.Quelle foi vou-¦z-vous que j'attache à un revirement i incompréhensible?Car, entre i itroline et moi, vous avouerez qu'il • :i de la différence.Non, Alain, je peux pas dire oui comme ça.Je de-nde dix ans pour réfléchir.et .:: dix ans, je ne sais pas si je me i i ciderai.Je serai si vieille.— Judith, Judith, supplia le jeune homme, il y a déjà deux semaines je vous aime comme un possédé.Je vous ai aimé dès le premier instant.• Pourquoi?Pouvez-vous le dire au moins?— Non.J'avais aucune raison.Je n'en ai pas encore.Ça doit être par-.que vous étiez tout le contraire de ce que j'attendais.La vie nous joue quelquefois de ces tours-là.- Et Caroline?Qu'est-ce que vous comptez en faire?- Mon Dieu ! Je la mettrai dans un ¦ coin, derrière une vitre grilla- Je ne dis pas que je ne la sortirai pas les jours de pluie, de temps en temps.Kh bien, non; ça no se passera ainsi.Ou vous chassez Caroline, ou je fais mes malles et pars ce soir pour le Congo.— Dieu, que les femmes se haïssent elles, même quand il y en a une t muette et plus petite, tout com-.qu'un sac de voyage, réfléchit nient Alain.Eh bien, parlez, dic-c'est une drôle d'esclave que j'ai.Impitoyable, la voix de Judith perça la douceur de la nuit.-C'est facile.Apportez ici Caroline.— Mais pourquoi faire, petite femme sans compassion?Judith sourit dans un rayon de lune.- Ça, ça me regarde.Quand on veut épouser une vieille fille, on la prend avec ses petites manies et on demande pas trente-six questions.Allez vite la quérir, je veux dire Caroline.Et emmenez votre soeur au cérémonial de la vengeance.J'ai besoin d'un témoin.EH bien, allez.Entrant chez elle, Judith se reconnut à peine dans la réflexion que lui va un petit carré de glace suspendu au-dessus de la cheminée.Elle V vit une jeune if lie qu'elle avait cn- ' e depuis longtemps, une petite folle, les cheveux au vent, le nez retroussé | dont elle avait encore un vague souvenir parce qu'elle lui avait joué tant de tours.— Oh, ma mère! fit-elle, est-ce possible.Et pirouettant devant la ressuscitée, elle lui confia: — T'es revenue?Que t'a donc bien fait, parce que tu sais, je pense qu'on t'aime pour ta laide petite figure, pour tes yeux trop vastes, pour ton petit nez sans proportion, pour ton sale petit caractère, enfin pour toute ton idiote personne.Qui aurait pensé?.* * * Sur un bra?ier de brindilles sèches, Judith jeta une poignée de cônes cueillis dans la pinède.La flamme crépita et une âpre senteur de sous-bois se répandit dans la salle basse.— C'est sur ce beau feu odorant que j'entends brûler les livres de ma rivale, fit-elle.Vous ne direz pas au moins que je ne lui fais pas de belles funérailles.C'est mieux que le bûcher hindou sur lequel on immolait ces pauvres veuves.Alberto Demontigny rit silencieusement, penchée sur son tricot.— Comme vous en voulez à cette malheureuse femme! Moi, j'avoue lui avoil trouvé beaucoup de charme, mais c'était dans ma première jeunesse, alors que j'attendais une manière de prince sur la route qui menait à notre vieille maison perdue et que je guettais les étoiles filantes de notre seuil désert.Chez Alain, l'enchantement a duré plus longtemps.Je ne suis d'ailleurs pas certaine, Judith, qu'il ne nourrisse un amour illicite.— C'est ce que nous allons voir.— Après tout, continua Alberto, cette Caroline est peut-être une pauvro femme privée d'idylle et qui en imagine de touchantes à l'usage de ses soeurs indigentes.Grâce à elle un tas de gens qui n'ont pas eu de grand amour en ont au moins pressenti un dans l'enclos secret de leur pensée.— Litanies, litanies que tout ça, trancha Judith.Cette Caroline m'est fort suspecte.Elle a tracé des poitrails d'hommes bons, discrets, courtois, des hommes comme on en voit plus; des femmes encore plus impossibles, des femmes résignées, je vous le demande, est-ce humain?Et en cherchant dans la vie des types qui leur ressemblent, ses lecteurs égarés ont passé cent fois à côté du banal personnage qui leur aurait donné la petite dosa de bonheur répartie à chacun.Ainsi, Alain, en fouillant le monde pour sa petite madone, aurait bien pu ne jamais voir mes mérites éclatants.Allons, donnez-moi les volumes, Alain.Ils sont au complet?Vous ne m'avez pas trichée et n'en avez pas recelé un sous votre paillasse au moins?Lâchement, Alain tendit les volumes.— Ils y sont tous.— Douze! Oh, ma mère! Cette femme est prolifique.Alain jeta un regard atterré sur le bûcher.— Ne pourrions-nous pas, suggéra-t-il faiblement, les caser plutôt dans le grenier?Ça se voit dans les meilleures familles.— Pour que vous alliez les quérir à la cachette?Non, merei.Au feu les bouquins funestes de Caroline.Alain esquissa une grimace.— Puisque vous y tenez absolument, fit-il en fermant les yeux avec l'appréhension d'une douleur insupportable.— Un, deux, trois; ça y est, annonça Caroline.Vous pouvez ouvrir les yeux, Alain.Vos livres précieux sont.saufs.Tiens, les voici sur la table.Je voulais seulement vous éprouver.— Comment! c'était pour.Judith eut un sourire exquis, le sourire des jeunes filles de Caroline.— Oui.Comment voulez-vous que je me résigne à les brûler?J'ai un faible, moi aussi pour ces enfants rêveurs, ces fantômes de l'imagination, oar.voyez-vous.ce sont les mipns .Caroline.c'est moi ! .Ceci es! Ic princip.il poulailler de L'Hôpital Laval, Chemin Sle-l;oye.Le régisseur, Ropcr Rochon, possède quelques-unes de* plu* belle* pnulelle* Rock Barrées que von* ayiez vue* — pesant jusqu'à 7 Ihs.cl une moyenne do 6'/i lbs à I'.îkc de 6 mois cl 3 semaines.Déjà elles pondent jusqu'à 120 oeufs par jour cl de ces 120, le classement établit que 55 d'entre eux pèsent 24 onces à la douzaine et même plus.Ces poulettes ont reçu du Purins Startcna comme moulée de début, du Growena pour la croissance et elles pondent abondamment avec lo Purina Layena.LES PRIX DES OEUFS SONT ÉLEVÉS EN PROFITEZ-VOUS?NCORE une fois les prix des oeufs sont à leur plus _B_y haut niveau de toute l'année.Encore une fois aussi les gros oeufs valent plus que les petits.Les plus gros profits de l'année sur les oeufs seront encaissés durant les quelques semaines qui suivront par les aviculteurs avertis qui maintiennent chez leurs troupeaux une forte production de gros oeufs et qui également augmentent la production et la grosseur des oeufs chez leurs poulettes.Si vous regardez autour de vous, vous réaliserez que ceux qui réussissent année après année, à faire pondre de gros oeufs à l'automne â leurs poulcttees de l'année, et à amener leurs poulettes à leur pleine production de gros oeufs au temps ou ces derniers se vendent le plus cher, ne sont pas simplement de bons gérants — ils sont surtout des experts en alimentation.Ils savent que l'on ne peut garder une pleine provision de vapeur dans la bouilloire à moins d'avoir un bon feu dans la fournaise.A pleine vapeur! Ainsi, ils alimentent leurs oiseaux avec les moulées de ponte éprouvées Purina — Layena, Family Flock, ou Lay Chow — suivant le grain qu'ils ont en mains et la variété d'oeufs qu'ils vendent.C'est un bon exemple à suivre.Si vous achetez toute votre nourriture ou que vous avez un marché d'oeufs spécial, (ou que vous pouvez en obtenir un) — servez Layena.Si vous n'avez que peu de grain et que vous vendez vos oeufs sur les marches ordinaires — servez Family Flock avec une petite quantité de grain.(Family Flock donne aussi d'excellents résultats sans grain).» Si vous avez beaucoup de grain et que vous vendez vos oeufs sur les marchés ordinaires — servez Lay Chow comme moulée avec du grain soir et matin (en plus grande quantité le soir que le matin).Soyez sûrs que vos oiseaux mangent au moins un sac de Lay Chow pour chaque sac de grain.Ne vous contentez pas d'espérer que vous aurez suffisamment d'oeufs à vendre maintenant que les prix sont élevés cet automne.Soyez-en sûrs en servant l'une de ces nourritures éprouvées Purina — celle qui convient le mieux.GARDEZ VOS LAITIERES EN CONDITION Lei vaches laitière* s'appauvrissent sur le pâturée — soutirant tic leurs propres corps ce qui leur manque dans leur nourriiure.souvent jusqu'à épuisement complet.El lei sont alors dans un état de dépérissement complet et it faut beaucoup de nourriture pour les ramener n leur état normal.Cela coûte meilleur marche et est plus profitable de les nourrir avant qu'elles tombent dans cet état .Servez-leur une ration qui les maintiendra en santé et qui maintiendra également In production laitière.L'une des rations laitières Purina accomplira ce travail.Causer de votre problème d'alimentation et de votre marché avec \otrc marchand l'urina et décider quelle est la meilleure solution.PURINA MILLS, Montréal, P.Q. 50 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1940 'J'EN Al ASSEZ DE FAIRE LE MÉNAGE" .Les obligations de la mère sont lourdes et quelle femme ne connait pas à certains moments ces heures de découragement! Ce n'est pas le coeur qui manque mais quand les forces sont épuisées .Madame, si fatiguée que vous soyez, ne vous découragez pas, prenez plutôt les bonnes PILULES ROUGES, lesquelles vous oideront à remonter votre système épuisé, car les bonnes PILULES ROUGES sont, à proprement parler, du beau song rouge et riche et un sang riche, n'est-ce pas synonyme de force, vigueur, sonté?Depuis près de 50 ans, ce bon tonique a aidé des milliers de femmes dans les cas de: faiblesse, pâleur, manque d'appétit, fatigue, douleurs de dos, de reins, périodes douloureuses ou irrégulières, troubles internes essentiellement féminins (symptômes ou conséquences de l'ANEMIE); pourquoi ne vous aidero't-il pas vous oussi?Par la poste: 50c la boîte ou 3, 51.25.PILULES ROUGES pour les Femmes Pâles et Faibles Cie Chimique FRANCO Américaine Ltcc, 1566, rue S.-Denis, Montréal.t**n ( PAR LA COMPAM/SO/t, C 0 iY DOR POÊLE "CHARBON , ET AU BOIS En deux grandeurs — grande modèle avec fourneau de 18".Modèle com-pact avec fourneau de 15" pour petites cuisines.IL vous suffit de voir le Find-lay "Condor" pour vous rendre compte de ce qu'il vous offre en belle apparence, qualités de cuisson, de chauffage et d'économie.C'est une sensation d'un bout à l'autre du pays.Quand vous le verrez, remarquez particulièrement:— Les supports du cabinet-réchaud et de la tablette qui sont placés en arrière, laissant entièrement libre et disponible pour le travail toute la surface de cuisson.Le foyer extra spacieux, avec grande surface de grille donnant un meilleur chauffage et une cuisson rapide (foyer profond ou foyer régulier au charbon au choix—le grand foyer au bois brûle du bois de 24").Extérieur entièrement en acier, a angles arrondis—aucune saillie, j Adwwe.iiissi facile à nettoyer que la por- ¦ eclaine.!¦."Qualité traditionnelle depuis SO ans" FINDLAYS LIMITED - Caxleton Place - Ontario POELES AU CHARBON ET AU BOIS - POELES ELECTRIQUES ET A GAZ, FOURNAISES A AIR CHAUD, SYSTEME DE CLIMATISATION D AIR.Grand fourneau émaillé porcelaine —toujours brillant et frais.RcscrvoiràchaufTagcrapide(capacité oJ.-> gais.) avec robinet tournant.Poignées tubulaires chromées, restant fraîches même sous le feu le plus ardent.Choix de magnifiques finis entaillés porcelaine, blanc ou ivoire.Tiroir—réchaud spacieux—utile et commode.l'eut être fourni avec accessoire électrique de deux éléments A l(K)() watts chacun au lieu de réservoir, lorsque celui-ci n'est pas requis.-UTILISEZ CE COUPON- FINDLAYS Limited, Carlcton Pince, Ont.Veuillez s'il voua plaît, n'envoyer dea reii-Kignemcntanu sujet du nouveau "Condor".Nom.Chronique des jeunes éleveurs {lire ici la suite de la page 22) jeune animal et l'adresse de l'exposant à la parade.Dans la classe de veaux Ayrshire's, M.C.Lavallée, île Roxton Falls a triomphé' de sas concurrents; Armand Perrcnult de Hampden a triomphé' des exposants de veaux Canadien; Mlle .Marthe Fortier dans la classe de sujets Holstein; R.Kndwl-ton, de Knowlton, arrive premier du groupe d'exposants de veaux Jersey et F.Théroux de Ste-Edwidge obtient le premier prix du groupe Shorthorn.Le concours de licous en corde a i ¦•• gag-né par les jeunes de 14 à 17 ans par MM.Ri Knowlton, de Knowlton et 11.Pelchat, de Gould.Dans la classe (le jeunes de 18 ans et plus les prix d'honneur ont été décernés à MM.C, La vallée de Roxton Falls et F.Théroux de Ste-Edwidge.Les ministères féléral et provincial de l'Agriculture accordent un octroi maximum de $239.00 aux concurrents suivants dans les deux dillérents concours d'< pertise.Maximum Bovins Laitiers 1200 J 1.Bécancour Paul Dubois 553 Rolland liécotte 427 980.5 S15.00 2.Ste-Félicité Victor St-Loûis 512 Alphonse Simard 4SI 966 $14 00 3.Berthier Murielle Lavallée 491 Ninon Lavallée 467 958 $13.00 •1.St-Pie Lionel Chaput 489 Paul Armand Bernard 467 956 S12.O0 5.East-Bolton Allan Channel! 487 Russell Patterson 435 922 si î .(xi 6.St-Augustin Paul Couture 501 Albert Meunier 407 908 $10.00 7.Shawville Ronald McKechnie 496 Irvine Brownlee 393 889 S 9.00 8.St-Eusèbe Emile Deschamps 459 Eudore Deschamps 420 879 S 8.00 9.Isle"-Verte Aurèlë Marquis 457 (Ex-aequo) 1 lervé Filion 413 870 S 7.00 10.St-Adelphe Rosaire Cossette 461 (Ex-aequo) Xavier Cossette 409 870 $ 7 00 11.St-Frédénc Robert Breton 471 Léonard Gravel 378 849 S 6.00 12.Marbleton Fernand Beauté 451 Henri Nil Boulet 393 847 S 5.00 13.Howick Donald McKell 460 Calvin Orr 36S 828 S 5.00 14.Albanel Jean Louis Tremblay 449 1 lenri Paul Lavoie 371 823 S 5.00 15.Tirigwick Wilfrid Fortin ¦159 Gérard Roy 358 817 S 5.00 1G.Vaudreuil Rosaire Vinet 453 Paul Emile Léger 351 804 S 5.00 17.Mont-Laurier Rolland Massé 393 Lucien Raymond 385 778 S 5.00 18.Sacré-Cœur Pierre Laprise 355 Gilbert Du four 170 525 S 5.00 Maximum Porcs 1200 1.St-Alexandre Valier Voyer 419 Régent Landry 391 810 $15.00 2.Ste-Claire René Renauld 373 Joseph Laçasse.315 718 $14.00 3.St-Prime Valère Grenier 357 J.Marie Bergeron 299 656 S13 :i 4.St-Guillaume J.-Paul Bélisle 353 Florian Lavallée 293 646 $12.00 5.St-Léon Philippe Bérubé 363 Alex.Lapointc 2(58 631 SU.00 (5.St-Ambroise Gilles Neveux 30(5 Gérard Grégoire 322 628 S10.00 7.St-Gcorges Dominique Roy 322 Gérard Poulin 295 617 $ 9.00 8.Thurso Victor Duguay 319 Lionel Chénier 241 560 S 8.00 Message mensuel 1° Nous désirons rappeler, pour une dernière fois, aux Jeunes Eleveur qui ont suivi le programme des jeunes, à l'exposition de Sherbrooke, de bien vouloir se hâter à nous envoyer leur impression de voyage.Nous avons hâti de connaître le gagnant de la coupe gracieusement offerte par "Le Bulletin des Agriculteurs".2° Toujours on marge de l'exposition de Sherbrooke, il nous fait plaisir (ie remercier de nouveau, les membres qui s'y sont rendus, de même que leur* dévoués propagandistes et agronomes.D'après le dire de plusieurs autorités, les Jeunes Eleveurs ont encore cette année, fait les choses d'une manière admirable.3° Le Conseil de la Jeunesse agricole du Canada nous apprend défini tivement, par la voix de son secrétaire général, M.A.E.MacLaurin, que les concours d'expertise interprovinciaux de 1940 auront lieu cette année, nu cours de la .semaine du " novembre prochain.Nous souhaitons donc aux champions de l'exposition de Sherbrooke, MM.Dubois et Bécotte, de Bécancour, de même qu'à MM.Valier Voyer et Régent Landry de St-Alexandre de KamoU-raska, un heureux voyage à Toronto et à Ottav.a.La direction 7 de- ci édition.Gare aux imposteurs Voici le fac-similé de la carte d/r.créance que chaque iit/ent de recrutement du "Bulletin des Aj/ricultcurs" doit porter sur lui comme pièce d'identification.La carte d'octobre est bleu poudre.Le Bulletin des Agriculteurs CETTE LETTRE DE CREANCE AUTORISE dont I* signature parait ci-dessous, 1 solliciter des abonnements pour Valable prnd«nl la LE BULLETIN DES AGRICULTEURS moi, d'OCTOBRE 19-10 sculrtnrnl AVIS Le porteur de cette lettre de créance n'a aucune autorité pour solliciter ou accepter des abonnements pour une publication autre que celle mentionnée plus haut.Si une telle tentative en était faite, cette publication ainsi que vos autorités locales devraient en être avisées sur le champ.Il ou clic n'est autorisé ni à encaisser des chèques ni à transiger nu nom de la Compagnie, sauf pour le recrutement d'abonnements.' Signature «lu représentant.Directeur de la Circulation.VALABLE PENDANT LE MOIS D'OCTOBRE 1940 SEULEMENT j xcï^v ¦"MARQUE»^ #- BEMA ME LASSE m B A R BAD ES "UN PRODUIT PUR — SANS MELANGE" L'AUTOMNE EST REVENU Patron 34-12.— Vivent les lai-nages quadrillés pour la petite écolière! Ce genre tailleur est exactement ce qu'il faut, il est d'entretien facile et les filltettes seront toujours bien mises dans une robe comme celle-là.Patron 1980.— Rien de plus confortable que cet ample manteau à capuchon, pour les promenades d'automne, en voiture ou à pieds.Il a beaucoup de chic malgré ses lignes simples, et c'est vraiment ce qu'il y a de plus nouveau.Prix du patron : 25 cents.Patron 3470.— Une jupe écossaise, un gilet bien ajusté orné d'un petit col et de découpes fantai-les en tissu comme la jupe, et l'on est prête à sortir.Le calot qui complète l'ensemble porte le numéro 34G0.Les deux patrons: 15c chacun.Patron 3472.— Une robe aussi jolie que pratique pour la maison.La fermeture sur le côté est line nouveauté de cet automne.On peut étoffer davantage le modèle par un col et des manches longues.1986 25 CENTS Patron 3412.— Une robe princesse, complétée d'un boléro, tout comme maman les aime pour elle-même.La petite fille sera fière de cette augmentation à sa jjarde-robe.Ce modèle est si frais et si pratique.Nous avons en mains des patrons de tous penres.Il vous suffit de nous envoyer les indications nécessaires et la somme de 20c pour recevoir le patron désiré.Les instructions pour la coupe et la couture sont données en français.Le prix de chacun de ces patrons est de 15.Adressez votre commande comme suit: Service des patrons — Le Bulletin des Agriculteurs, 2149 est, rue Ontario, Montréal.;; * Nom.î i -:-| J Adresse.i I.:.:J mille» 12-10 Patron 3438.— Plus sobre que jamais, les petites robes d'après-midi sont pourtant élégantes.Cette période d'entre-saison est favorable au noir d'nilteura si distincué.Patron 3439.— Mademoiselle a quelques soirées en perspective pour cet automne?Que direz-vous alors de cette toilette dont la jupe drapée est l'une des dernières nouveautés?Le corsajre boutonné fait très jeune.Patron 3443.— Plus que jamais les petites robes mnrincs sont en vogue.Celle-ci a quelque chose d'infiniment chic qui plaira aux jeunes filles comme aux fillettes.Patron 340G.— On se permet des dra-nés même sur les robes d'après-midi.Les silhouettes minces en profiteront.Toute l'élépance de cette toilette réside dans la coupe et les plisses de l'encolure retenus par des clips. ^^^THl llctin des Agriculteurs Uctobre îw Parterre de M.Lucien Poliquin qui a Parterre de M.Maioric Poliquin qui Maison de M.Albain I'rovcnchc i' >iiii Résidence de M.Louis Baribeau, l'ani- remporté le premier prix dans le vil- a remporté le troisième prix du villa- a remporté le troisième prix de la pa- mateur du concours d'embellissement lage de Gentilly tfc de Gentilly misse de Gentilly LA RÉCOMPENSE DE L'AUTOMNE flan CUiai (Bsâ Grand concours d'embellissement qui a suscité un vif intérêt à Bi'cancour et à Gentilly B ES beaux épis d'or sont tombés lùS sous la faulx des moissonneurs, ruais il reste encore dans les parterres une moisson qui se meurt lentement, en beauté, comme une récompense.Vous avez travaillé, vous avez consacré vos loisirs à l'entretien des alentours de la maison durant l'été, vous vous sentez fiers maintenant du tableau que dorent les derniers rayons du soleil d'été, et c'est justice.On n'a pas besoin de vous dire de n'être pas négligent, la bonne habitude est prise et c'est plaisir de voir tous les membres de la famille s'appliquer à ramasser sur le gazon les feuilles tombées qui se fanent et se recroquevillent.Les pelouses sont vertes plus longtemps, parce qu'elles ont été entretenues et même en jaunissant, elles ont quelque chose de soigné comme un beau velours que le temps change lentement de couleur, et semble ternir à regret.On les distingue entre les autres les maisons qu'on a choyées.Ce ne sont pas toujours les plus riches, mais elles ont quelque chose de sain comme le visage d'une personne en bonne santé.Elles ont l'air heureux, elles se reposent dans la paix de l'automne tandis que celles qui sont négligées ont l'air plus lamentable que jamais, même si elles ne manquent pas de beauté.Pas Maison de M.J.B.Baril, premier prix de la paroisse de Gentilly Vue de côté de la Maison de M.Albain _ Provcnchcr plus qu'une jolie femme débraillée, une maison bien bâtie ne peut être belle sans propreté.Une promenade intéressante Afin de se renseigner et de constater de visu le succès de notre campagne d'embellissement, nous partions ces jours derniers pour une longue randonnée à travers les villages et les routes rurales.A Gentilly, nous avions le plaisir de saluer M.Baribeau, agronome du district qui nous accueillit dans sa jolie maison blanche, d'une exquise propreté et dotée d'une magnifique parure de fleurs.Comme nous le complimentions sur les allées fleuries et les ronds où s'étageaient des plantes de différentes tailles aux nuances claires ou vives: — Tout cela me coûte moins d'un dollar de graines de semence, nous af-firma-t-il.La conversation s'orienta alors sur le concours d'embellissement qu'il avait organisé au cours des dernières saisons, dans deux paroisses de son comté; Bécancour et Gentilly.Ce n'est peut-être pas exclusivement notre campagne de propagande et nos articles qui l'ont inspiré, mais M.Baribeau avoue avoir suivi notre mouvement avec beaucoup d'intérêt et l'avoir signalé plus d'une fois au cours de ses conférences.Ce qu'on a fait dans le district de Nicolet on peut le faire ailleurs, et il est à souhaiter que toutes les paroisses suivent ce bel exemple d'émulation l'an prochain.A Gentilly et Bécancour, on a d'abord procédé en distribuant des lettres circulaires à tous les gens des villages et des routes rurales les invitant à entrer dans le concours, aussi bien les locataires que les propriétaires.Des conférences pratiques furent données pur l'agronome et le résultat fut magnifique pour une première année, cinquante pour cent des cultivateurs ayant tenu à blanchir à la chaux leurs maisons ou leurs bâtiments, à l'intérieur et à l'extérieur.Avec les recettes et les renseignements donnés, on pouvait accomplir ce travail pour quelques sous en préparant soi-même son lait de chaux.Ce qui compte, c'est la propreté d'a-hord.Quand il n'y a pas de mauvaises herbes autour d'une maison et dans la cour qui avoisine les bâtiments de la ferme, c'est un grand pas vers l'amélioration.Nous avons vu de beaux exemples de ce premier chapitre dans le domaine de l'embellissement.Des maisons modest ci, mais claires se détachaient, naïves et riantes dans leur belle simplicité, sur un gazon frais et vert.Un vrai poème champêtre, un véritable lepos pour les yeux.Et l'an prochain, on inscrira le second chapitre en semant quelques fleurs peu coûteuses et bien choisies.C'est le premier concours régional de ce genre où la propreté et l'embellissement reçurent parts égales de récompenses.A Bécancour et à Gentilly où les premiers pas furent faits, on a remarqué la même amélioration sensible et le contraste frappant qui existait avec d'autres routes rurales et d'autres villages de la Province que nous avons traversées.L'aurons-nous enfin cette campagne québécoise souriante et gaie, qui respire l'aisance dans l'ordre et la propreté?Il est permis de l'espérer.Les Cercles de fermières, la J.A.C.et toutes les organisations de jeunes lurent mêlés à cette campagne de propagande pour l'embellissement dans la région de Nicolet.Il n'y a rien comme l'effort commun pour créer de l'enthousiasme et dans cette merveilleuse ronde, tout le monde doit entrer et se donner la main.M.Baribeau a même voulu intéresser à cet apostolat les enfants des écoles et ses deux petits bonshommes ont déjà leurs carrés à sarcler et à ensemencer dans le jardin, afin de prêcher d'exemple.A cause de la saison avancée, la campagne d'embellissement tire à sa fin, mais les résultats sont magnifiques et prouvent que le souci de la beauté est compris un peu partout.Comme réaction, c'est assez consolant puisque certains cultivateurs à qui l'on demandait: — Aimez-vous mieux votre maison maintenant?répondaient: — Je n'aurais jamais pensé venir à pratiquer et aimer ce sport nouveau de m'atteler sur le moulin à faucher après ma journée de travail, et devenir un amateur de fleurs.C'est reposant et je sens que toute la famille aime mieux la maison.C'est cela, il faut que toute la famille aime mieux la maison.C'est cela, il faut que toute la famille, les jeunes surtout l'aiment lu maison, car c'est ainsi qu'on les gardera, et c'est plus facile de les garder que de les faire revenir si un jour ils nous échappent.A vingt ans, on ai- me le beau, il faut le trouver chez afin de n'être pas tenté de le chercher ailleurs.Une maison propre, une maison jolie sera beaucoup plus chère aux fils et aux filles qui songeront i: à la quitter.L'épreuve a été ti et elle est convaincante.A l'heure des récompenses.c'( dire au couronnement de cette campagne poursuivie cette année pour bellissemcnt, tant ailleurs que le district d'élection, il convient uro des résolutions pour l'an prochain.Si on a des regrets à formuler, qu'i console puisqu'on pourra se reprendre en faisant des projets cet hiver, pi dont on se souviendra dès le retour du printemps.L'ornementation comprend d'abord la propreté, pour arriver h ce b n'y a qu'il vouloir.On a vu comme i' chaulage est une chose facile et peu coûteuse.Quand il ne restera que l'ornementation, avec les bon seils de l'agronome de son district, on choisira les fleurs qui conviennent sa propriété et à sa bourse.Avec I peu, on peut faire des merveilles.Les quelques illustrations distribuées cette page le prouveront et serviront d'exemple.Félicitations donc aux organisateurs, aux titulaires des prix et à tous les concurrents.Vue de face de la maison de M.Honorât Baril, deuxième prix de la paroisse de Gentilly Vue du terrain de M.Joseph Lebleu qui a remporté le cinquième prix de la paroisse de Gentilly VOTRE COEUR EST UN TRESOR (pjdfi Ûlkc (Boa Aussi faut-il savoir en disposer avec sagesse, prudence et circonspection '.i ill ; !•: niciir, chores jeunes amies, u7 est un trésor dont vous ne savez peut-être pns la valeur.Si je vous demandais ce que vous avez de plus précieux, vous me répondriez sans doute, que c'est tel bijou, un petit sac d'économies, des dentelles ou des fourrures.Quelle erreur, mes pauvres amies! Ce que vous avez de plus précieux.• votre coeur et.il ne faut pas le gaspiller ni le donner en vain.C'est • votre jeunesse, prenez garde (.•_• la dilapider.Dans chacun de mes courriers, je ivc des lettres venues de tous les coins de la province, et de toutes les provinces, qui me montrent l'anxiété de certains coeurs qui sont pressés de prendre le vol, de partir vers la vie.Pourquoi cette précipitation?.L'avenir est loue;, le chemin de votre nesso est doux et beau, pourquoi y courir?Quand on marche à pas ¦ .on respire mieux les fleurs, on mieux le paysage, on coûte mieux l'enchantement de l'heure.Si vous courez, vous dépasserez peut-être sans iïi, le prince charmant qui vous te au détour d'une allée.La jeunesse d'aujourd'hui est plus itiente que jamais.On dirait que certaines jeunes filles sont pressées 'le e débarrasser de leur coeur comme d'un fardeau trop lourd, de l'échanger e que coûte contre un autre coeur, quel qu'il soit.Le premier venu qui le leur demandé a tout de suite la permission de l'emporter, d'en disposer à in guise; "ii attend, si on regarde, si on fléchit, on aura la chance do choisir cl de se féliciter ensuite toute la vie du succès de sa conquête.I! ne faut pas vendre son coeur cest-à-dire avoir des nmbitions, faire •a part de l'orgueil, rêver de la fortune cl d'un confort excessif.Sans doute, "' "ni, parmi les douceurs de l'exis- tence, des coupes bien tentantes.Mais il y a tellement de consolations qui valent mieux! Se comprendre, s'aimer pour soi-même, pouvoir s'estimer réciproquement, voilà des garanties plus sûres de bonheur.Ne vendez pas votre coeur, ne l'échangez pas contre- des biens périssables, mais donnez-le simplement, quand viendra l'heure à celui qui aura su le mériter.Ne vous laissez pas trop gagner par le prestige d'un étranger rencontré au cours d'un voyage, vous savez qu'il y a un proverbe qui dit: "A beau mentir qui vient de loin." Garde-toi, tant que tu vivras De juger les gens sur la mine.Un ami d'enfance, un bon bon voisin, un gars de sa paroisse dont on connaît la famille, voilà des prétendants sympathiques qui, presque toujours, lont de bons maris.Il n'est pas nécessaire, vous le voyez de les chercher bien loin, de croire qu'ils tomberont un soir de la lune ou it'espérer qu'ils passeront un jnur sur la route dans un tourbillon de poussière soulevé par une luxueuse automobile; nous n'avons plus le temps d'être romanesques, et ce n'est plus !a mode! Rêver, oui, c'est une chose permise et une chose délicieuse.Penchées sur votre broderie, tout en jardinant ou en vaquant aux travaux de ménage, vous pouvez bien songer h plus tard et voir l'épanouissement do vos désirs dans le halo doré d'une douce lumière.Penser à demain, c'est l'attendre, c'est le préparer.Ne soyez pas trop pressées de donner votre coeur, gardez-le jalousement pour l'élu qui viendra, soyez-en certaines, si vous savez le guetter en souriant et regarder l'avenir avec con fiance.D'une génération à Vautre .Par Tante Henriette Boulanger COMME le temps passe — mes chères amies, Ton a peine à se rendre compte que nous sommes déjà en octobre, tant de choses se sont passées durant ces derniers mois pour nous faire perdre la notion du temps.Naturellement un grand nombre de mes nièces auront beaucoup d'occupation à cause des récoltes et du surplus de travail qu'elles occasionnent — entre autre, la cuisson et la préparation des repas pour une quantité d'ouvriers travaillant fort.Les hommes, que Dieu les bénisse, ont un lourd fardeau sur les bras à faire notre merveilleuse récolte — pour laquelle nous devons certainement une action de grâces.Et en parlant de récoltes, je désire que vous sachiez que tout le blé entrant dans la fabrication de la farine FIVE ROSES est le meilleur que l'argent puisse acheter — les fabricants de ce fameux produit domestique parcourent le pays à la recherche du grain le plus fin et la preuve qu'ils l'obtiennent s'affirme dans la qualité supérieure du produit fini.Vous savez mes amies, qu'il est réellement payant d'acheter la farine FIVE ROSES — elle a tellement de qualités .comme preuve, voici une lettre que j'ai reçue il n'y a pas très longtemps de Mme Alph.Beaulieu, Sayabec.Cté Matapédia, P.Q."Permettez-moi de venir à mon tour vous faire part de mon admiration et vous remercier pour les saçes conseils que vous nous donnez.Je ne pourrais écrire et passer sous silence les lignes qui ont trait aux merveilleux effets de l'excellente farine FIVE ROSES.Chez moi, elle est Tunique, pourquoi ?Inutile de le préciser puis-qu'aucune ne peut l'égaler.Aussi je chante sa valeur à toutes mes amies, quelques-unes l'on déjà essayée et sont enchantées des résultats obtenus.Et maintenant mes chères amies, voici les suggestions primées pour ce mois-ci: i Tie, M me I.«-unitins I-.cvcnn.ue, St.Joaelum de Tourelle* I'.il.— Ne jotas pas vos vieux Knnt* on Manu OU en trient.Ils vous serviront pour foira le menace, non seulement ils protégeront vos mal ni contre la poussière, mais encore 111 VOUI empêcheront de laisser des trace* «le doigta sur les meubles cirés.De, Mlle Yvonne ! Vu 1 m .Ilnjrotville, 1\ Q.— Votre repu -isera facilité si vous avez soin de pincer nu-tlessus (le ilenx chaises.un munehe n datais *»«= .Prov.I_______________B.A.J METIERS À TISSER oppronrefl par les gouvernements provinciaux du Canada Nos métiers et nos Accessoires Bont en usnec dans les écoles du gouvernement et des cercles des fermières des neuf provinces.Catalogue et prix sur Hcmnnde.Ecrive; des aujourd'hui à NILUS LECLERC L-I8LET STATION.P.Q.FIL et COTON POUR TISSAG-i Prix et Echantillon» gratuité ¦ur demanda.L'Art Paysan du Vieux Quebec Enr.il rua McMahon Quebec 58 T^lHr11 e t i n des Agriculteurs Octobre 1940 allégera votre tâcher budget grâce à la lave^*< BLfiCKÎTON A GAZOLINE — EXCLUSIVE A LEGARÏ C'est l'appareil Idéal pour la maison samvj/ électricité fonctionner Economique et facile à fni/pî La seule laveuse possédant un "HYDRACTEUR" C# dispositif qui lave »t tinRe d'une minière Incomparable, «tu êralller lu tissus, mfme le» pin» tr»«ites, es! deux fois plus etfloact que n'importe quel autre roode de lavât,** ERMtS FACILES SI DESIRE °3 '«e " - 4 °rt£ IL Y A UN AGENT LEGARE DANS VOTRE LOCALITE ! 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Si on avoue vingt-cinq ans, par exemple, quanti on en a tiéjà trente, on a chance d'être tandis que prétendre à la fraîcheur tics vingt ans, c'est risquer gros qu'on se moque derrière soi de cette putt ntlue jeunesse.2.—Laissez votre miroir être un am sincère, qu'il vous aide à vou voir, à vous bien connaître.'{.—Si votre amie vous conseille tel maquillage, tel régime, n'acceptez pas cette ligne tie conduite sans étude, afin de bien vous rendre compte si elle n'est pas contraire à votre saute votre beauté personnelles.¦1.—Ne soyez pas l'esclave de la i:.¦ tie.II y a des couleurs, des étoffes, des modèles qui conviennent rhieu> d'autres à votre physique, c'est qu'il faut découvrir.5.—Ne négligez jamais votre tenue, même pour vous seule à la mo Les personnes malveillantes ou les vreurs de glace ou de pain ne pourront pas dire: Mademoiselle Unel si vous la voyiez le matin commi est laide! (J'ai entendu moi-même cette remarque déjà, dans un restaurant, et j'ai été profondément humiliée pat ce qu'on mettait toutes les femmes au même rung.Faites-les mentir ceux qui se permettent de telles réflexions.).G.—Ne lisez pas rien que des mans et des livres de mode.Tenez-' au courant ties choses sérieuses el événements actuels, votre conversation y gagnera.7.—Chassez le plus possible la mauvaise humeur et les vaines querelles.Chaque heure apporte de la Joie, chez la découvrir et lui sourire.Que pensez-vous, chères lectrices, tltr ces conseils venus d'un pays ; leux où toutes les femmes sont reiie I! y en a beaucoup qui ont un eôtj pratique, un côté qui vous fera réfléchir et sera tout un programme si vous voulez y conformer votre conduite.* Octobre 1940 Le Bulletin des Agriculteurs DE LA TETE AUX PIEDS La beauté, la santé et le confort exigent que l'on prenne soin de tous ses membres IjUT compte dans le domaine de la beauté! A, quoi servirait de soi-Hiicr sa chevelure, d'embellir son teint, de rougir ses lèvres, si les regards en abaissant, ne rencontraient que des jambes inélégantes et des pieds grossiers?De belles jambes! C'est tellement lortant avec nos robes courtes.Il ¦.en a qui se sont désolées quand la Mode a soudain fait sauter l'ourlet ,|, nos jupes, mais il faut en prendre - parti même si la Nature ne s'est pas montrée généreuse envers nous.A cela comme à tant d'autres choses, il y a un remède.Un mollet trop lourd peut s'affiner, une cheville peut s'amincir, les jambes arquées peuvent -'améliorer, la démarche surtout doit urveillée constamment.Savez-vous que la couleur des bas a mi rôle à jouer?Kvitez les teintes es si vous avez les jambes fortes recherchez plutôt les tons neutres.Ils ont également l'avantage d'atténuer les défauts.Souvenez-vous aus-que de bons souliers corrigent ou protègent le pied et favorisent la marche.La plupart du temps, ce sont les les qui attirent les regards et sont responsables de l'élégance de la silhouette.Si elle sont belles, soyez-en , mais faites tout pour les con-server telles.Si elles laissent à désirer, .de leur donner le charme qui leur manque.C'est possible, bien sûr.Que vous soyiez assise, couchée ou debout, faites travailler vos muscles, à certains moments, aussi bien du genou, du mollet, de la cheville que du Tendez la jambe le plus possible, rentrez le genou, cambrez le pied cl vous verrez que votre jambe paraî-'allonger.A force d'en prendre l'habitude, elle gardera cette ligne.Est-il besoin de dire qu'il faut soi gner ses pieds et ses jambes autatit que toute autre partie du corps?Cela doit compter parmi les soucis des femmes qui veulent être belles.Non, vraiment, il n'est pas permis d'avoir des chevilles enflées, des jambes lourdes, des pieds échauffés, de vilains ongles.Il est trop facile de remédier à cela et de prévenir des inconvénients qui peuvent devenir graves.Vous n'êtes pas née avec des pieds malades.Voyez comme tous les bébés ont de jolis petons! Vous étiez ainsi, mais par négligence, par manque de soins, vous voilà avec des pieds souffrants.Accusez les chaussures trop étroites ou sans confort.Accusez-vous vous-même, et soignez-vous.Voulez-vous queques petits conseils?Tans mieux s'ils peuvent vous être utiles : Sur un cor enflammé, appliquez un pansement humide.Trempez dans l'eau chaude et bouillie un tampon do gaze stérilisée et collez avec du taffetas gommé.Les ongles incarnés dépendent presque toujours d'une mauvaise coupe de l'ongle.Evitez donc à l'avenir de les couper dans les coins, afin de ne pas laisser des parcelles d'ongle qui peu à peu s'enfoncent douloureusement dans la chair.Massez avec de la crème camphrée le dessous de vos pieds, les talons et les orteils.Après un bain chaud, faites couler de l'eau froide sur vos pieds afin di rendre la chair plus résistante et la marche plus ferme.Il ne s'agit pas uniquement de beauté, mais de santé et de confort.Aussi je vous recommande la marche, pourvu que vous ayiez de bons souliers et que VOUS marchiez posément."n peut se faire aider d'une autre personne pour ces exercices qui font travailler tous le.s muscles' de la jambe, du pied et des genoux.L'idée nous eu est donnée par Janice Locan, de Hollywood.NE BLAMEZ PAS LE FISTON lorsqu'il enlève de son pain les morceaux de pâte mal cuite qui s'y trouvent.Car vraiment, ces morceaux durs ne sont pas bons pour son estomac.Au lieu de vous fâcher, admettez que votre pain sent le sur, qu'il est pâteux, indigeste.Comment se fait-il que les autres femmes font toujours d'aussi bon pain — du pain qui sent bon et dont la mie est fine et légère?LE FISTON A RESOLU LE PROBLEME pour vous.Il a parlé de la chose à la voisine, Mme Toupin, et celle-ci a envoyé une boîte de Gâteaux de Levain Royal.Vous pourriez peut-être en montrer à cette Mme Toupin en fait de chapeaux, mais vous save: que son pain est léger comme la plume, savoureux comme le miel — et si l'usage du Levain Royal est le secret de son succès, vous n'avez sûrement pas d'objection à mettre votre fierté de côté et à l'essayer.7W2 LE ROYAL REMPORTE UN TEL SUCCES que vous en êtes toute fière.Même les petits voisins viennent se régaler chez vous.Vous en profitez pour faire dire à leurs mamans que le Royal est sans pareil — que chaque gâteau conserve toute son activité et sa pureté parce qu'il est enveloppé séparément, hermétiquement.Oui, on ne risque rien avec le Royal — le pain est toujours savoureux, a toujours une mie fine et légère.FARRICATION CANADIENNE SftOCHÙRme GRA1UIÎEI "La Livre de Recettes du Levain Royal" donna dos rocoflos /iprauvSfi do : pâte au Levain Royal pour toute une variété de pains populaire».Achète* dos produits do fabrication canadienne.-.'•"A.10 STANDARD BRANDS LTD.Fraser Ave.& Liberty Sf., Toronto, Ont.Veuillez m'envoyer gratis le Livre de Recettes du Levain Royal.Rue.Localité. LES POMMES DE NOTRE PAYS Voici quelques-xines des nombreuses manières de les présenter; à l'état frais, en conserves ou en gelée ON peut dire qu'octobre est le mois des pommes, et jamais plus que cette année il n'aura d'importance puisqu'il nous fournit l'occasion de répondre à l'appel du gouvernement canadien, qui cherche par tous les moyens à augmenter la consommation des pommes pendant les quelques mois à venir.Les navires de transport sont rares à cause de la guerre et une grosse quantité de pommes qui auraient été exportées dans des circonstances normales, devra être écoulée sur les marchés canadiens.On sait que la fête des pommes se célèbre la veille de la Toussaint.C'est une coutume qui se relie aux célébrations antiques.A l'époque du paganisme, ce fruit jouait déjà un grand rôle et il s'en faisait des distributions.Tout comme aujourd'hui, à la veille de la Toussaint, les enfants allaient d'une maison à l'autre demandant des pommes de Pomone, car on fêtait cette déesse italienne des fruits, spécialement des pommes (poma), et l'on avait déjà l'habitude de célébrer cette fête par le divertissement qui consiste à saisir des pommes avec les dents dans des baquets d'eau.Il en était de même aux fêtes de la moisson que l'on célébrait en Grande-Bretagne et en France, pendant les derniers jours d'octobre.Lorsque le christianisme triompha et que le 31 octobre fut célébré comme veille de la Toussaint, il était naturel que beaucoup des cérémonies païennes qui s'accordaient avec la religion chrétienne, et spécialement les nombreuses coutumes joyeuses qui se rapportent à la pomme, fussent adoptées ou maintenues par les païens devenus chrétiens.Ce fruit fait toujours partie des réjouissances de la Toussaint.Les pommes, cuites ou crues, sont toujours bien accueillies aux rassemblements de ce jour.Ne manquez donc pas de profiter des quelques bonnes recettes que vous trouverez dans cette page.La pomme est une nourriture saine à l'état frais, séché, évaporé ou en conserves.Tout se mange dans une bonne pomme; il n'y a pas de perte.Comme le jus de ce fruit contient beaucoup de pectine, il peut être employé avec d'autres fruits pour donner de la consistance aux confitures et aux marmelades, et même les pelures et les trognons de pommes peuvent être utilisés pour la gelée.Mesdames, si vous voulez faire plaisir à vos maris et régaler vos visiteurs, présentez-leur des tartes aux pommes.C'est peut-être un héritage conservé depuis nos origines humaines, notre mère Eve n'ayant rien trouvé de meilleur au Paradis Terrestre que la pomme.La pomme, surtout en notre pays, est la îeipe des fruits.Elle est un élément de santé et de beauté, car on prétend que ceux Une ménagère est ici en train de placer un plat de pommes au tapioca dans le fourneau qui mangent des pommes régulièrement ont le teint clair, les yeux vifs et bonne mine.C'est le fruit le meilleur marché de tous, celui qui fournit à bas prix la somme la plus considérable d'éléments nutritifs.Tarte aux pommes des fées Videz, coupez en quartiers et faites cuire à la vapeur quatre grosses pommes canadiennes acides, frottez à travers une passoire, sucrez au goût et faites refroidir.Battez les blancs de trois oeufs en neige ferme, ajoutez les pommes, parfumez au goût, battez encore une fois.Mettez dans une croûte de pâte à moitié cuite et finissez la cuisson.Servez chaud avec de la crème naturelle ou fouettée, et du sucre.Pudding aux pommes avec riz 6 pommes sures, 1 tasse de riz bouilli et froid, 1 chopinc de lait, 1 tasse de sucre, le jus et l'écorce d'un citron, les jaunes de '1 oeufs.Enlevez le coeur des pommes, hachez-les, ajoutez le riz et le lait, battez, puis ajoutez les autres ingrédients et faites cuire.Battez les blancs des oeufs avec un peu de sucre Etendez sur le pudding et faites brunir.Pommes épicées Le quart d'une mesure de pommes, 1 tasse de vinaigre, Vi tasse d'eau, 1 tasse de cassonade, de la cannelle, 1 c.à thé de clous, et 1 c.à thé de piment (ces épiées non moulues).Faites bouillir ensemble pendant 10 minutes, l'eau, le vinaigre, le sucre et les épices; lavez et pelez des pommes; enlevez les coeurs, mettez-les dans une casserole et versez le vinaigre dessus; faites bouillir 5 minutes.Enlevez le couvercle et faites bouillir doucement jusqu'à ce que les pommes soient tendres, laissez les épices avec les pommes.Gelée aux pommes sauvages Mettez les pommes sauvages dans un chaudron à confitures, faites bouillir avec presque assez d'eau pour les couvrir; quand elles seront tendres, mettez-les dans un sac pour les couler.Laissez toute une nuit.A chaque chopinc de jus, ajoutez 1 livre de sucre.(Mettez le sucre sur des plats et faites chauffer au fourneau).Faites bouillir le jus pendant 20 minutes, puis ajouter le sucre.Remuez vivement et laissez jeter un bouillon puis retirez du feu et mettez dans des verres.Marmelade aux pommes (Très économique) A chaque écorec d'orange hachée fin, ajoutez 1 chopine d'eau, 1 livre de sucre blanc, 1 chopine de pommes hachées.Faites bouillir en gelée.Pudding "Brown Betty" 1 tasse de miettes de pain, 2 tasses de pommes sures hachées, 'A tasse de sucre, 1 c.à thé de cannelle, Beurrez un plat profond et mettez-y une couche de pommes hachées Saupoudrez de sucre, de cannelle et' de menus morceaux de beurre.Couvrez bien et faites cuire à la vapeur pendant % d'heure dans un fourneau à chaleur modérée, puis découvrez et faites brunir rapidement.Servez avec du sucre et de la crème.Gâteau au caramel 1 cuillerée de beurre, 1 tasse de sucre, 3 oeufs, Vi tasse de lait, 1V» tasse de farine, 2 c.à thé de poudre à pâte.Quand il entre de la poudre à pâte dans une recette, le liquide (eau ou lait) employé dans le mélange doit être aussi froid que possible et la pâte doit être mise au frais si le fourneau n'est pas prêt à la recevoir.Beurre de pommes 3 livre de pulpe de pommes, % de livre de sucre, 1 coing, Jus et écorec râpée d'une orange ou d'un citron.Lavez, pelez et videz des pommes canadiennes et un coing.Recouvrez les épluchurcs avec de l'eau, faites cuire pendant % heure; égouttez et ajoutez ce jus aux pommes et au coing, faites cuire jusqu'à ce que les pommes et le coing soient mous; faites passer à travers un tamis, ajou- tez le sucre, l'écorce râpée du citron (ou de l'orange) et le jus, faites cuire jusqu'à ce que la substance soit épaisse et claire.Tartelettes au butterscotch 1 tasse de sucre brun, :î c.à soupe d'amidon de Blé d'Inde (Corn Starch), Vi c.à thé de sel, 2 tasses de lait chaud, 2 oeufs, 1 c.à thé de vanille, 3 c.à soupe de beurre amolli, croûte de tartelette cuite, crème fouettée et noix (facultatif) Combinez ensemble le sucre brun, l'Amidon de Blé d'Inde et le sel; ajoutez le lait chaud petit à petit.Remuez et fnites cuire au bain-marie jusqu'à ce que le mélange soit épais et lisse.Couvrez et laissez cuire, en remuant de temps à autre jusqu'à ce que la saveur soit développée.Ajoutez aux oeufs légèrement battus, remettez au bain-marie et remuez jusqu'à ce que les oeufs soient épaissis.Retirez du feu et ajoutez la vanille; incorporez le beurre petit à petit; laissez refroidir quelque peu, puis versez dans les croûtes de tartelettes cuites, remettez au froid avant de servir.Garnissez si désiré avec de la crème fouettée et des noix hachées.Pommes-tasses Prenez des pommes rouges.Enlc-vcz une tranche de l'extrémité de la queue.Creusez le centre avec une cuiller à thé.Faites cuire la pulpe en compote, ajoutant un peu d'eau si c'est nécessaire.Pressez dans une pressoire pour enlever le coeur el les pépins.Sucrez au goût, remplisse/, le creux de la pomme et servez.Pommes-figurines Prenez des pommes rouges ou jaunes.Insérez des clous de girofle pour représenter les yeux, une amande blanche pour le nez et coupez une entaille pour la bouche.Les enfants peuvent déployer leur originalité en créant des expressions faciales différentes, en coiffant ces pommes d'un petit cône de papier, en décorant l'assiette d'un collet de clown en papier ou en crème fouettée.Ce sera une note gaie autour de la table. mm La "MAGIC" vous assure Toujours des gâteaux tendres et légers "Aussi vrai que le soleil se lèvera demain matin" .voilà un vieux dicton que l'on applique souvent aux choses sur lesquelles on peut compter.Depuis trois générations, les ménagères canadiennes mettent leur confiance dans la Poudre à Pâte "Magic" pour obtenir des gâteaux légers, tendres et délicieux.Nos mères et leurs mères avant elles apprirent qu'elles pouvaient toujours compter sur les résultats uniformes et certains de la "MAGIC".Elles constatèrent, comme vous le constaterez LIVRE DE CUISINE GRATUITl Si vous cuisez à la maison employez le nouveau Livre de Cuisine "MAGIC", contenant plus de 3,00 recettes.Adresse: Poudre à Pâte "MAGIC", Fraser Ave., Toronto 2.vous-même, que la "MAGIC" aide invariablement à cuire ces gâteaux délicieux dont la maîtresse de maison peut être fière.Il n'est donc pas étonnant que 3 ménagères canadiennes sur 4 préfèrent la "MAGIC".Il n'est pas étonnant que les plus grandes autorités en art culinaire au Canada l'emploient et la recommandent.Evitez les tâtonnements dans la cuisson des eâteaux.Ayez la certitude qu'ils seront toujours parfaitement réussis.Commencez dès demain à employer la "MAGIC", la .poudre à pâte éprouvée par l'expérience.FABRICATION CANADIENNE 62 Le Bulletin des Agriculteurs Octob re 1940 ' ERAAITES PAIN D'EPICE BRIOCHES A LA CANNELLE ANNEAU DIABLE ROUGE FAIN AUX NOIX ET AU CHOCOLAT Ce ne sont que quelquet*unefl «i» -délicieuse* recetta que vous trou* verez du us lu brochurctte que nouï (•ffroiib ci*dessoua.Charnu.' recette a été éprouvée dans notre cuisine-laboratoire, *.*t toute* sont faciles n suivre.Cette Intéressante brochurctte vous révèle le tec ret de faire «If boutiez choses et de mieux les réussir en empluyunt le Soda n l'âte "Cow Brand" comme levain* Envoyai !*¦ coupon einleaaous pour recevoir un exemplaire itratuit.CODA À PATE ToWBRAND Pour l-i vente de 24 bouteille*.de parfum, de luxe de .05 à .20 cents.Aussi ; 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A EAIRE IcrWtl i*-' >/, rang 8, Vilbroc, P.Q.: L'enfant de la misère, Le bonheur est entré dtins mon coeur .— M.Jules Sa-vard, Cap Santé, Co.Porteneuf, P.Q.: Les yeux clos.Le chant du départ.Mlle Lucie Méiiard, 07 rue St-Via-tcur, Juliette, P.Q.: Le bonheur est entré dans mou coeur, Mon coeur en chômage.— Mme E.Godin, (Gardien) Club des Martes, Bouchard de Salles.Co.Charlevoix.P, Q.— Mlle Céline Jutras, St-Zéphirin de Courvr', Co.Yamaska, P.Q.: Maman, Sérénade mexicaine.— Mme Austin Deschamps, r.r.no 1.Boucherville, Co.Chambly, P.Q.: Berceuse de Jocelyn, On ouvre demain.— Mlle Laùrctte Champagne, Beauce Jonction, Co.Bcauce, P.Q.: L'étoile où brille l'amour, Le chemin des amours.- Mlle Jeanne d'Arc Pou-liot, r.r.no 1, St-IIenn, Co.Levis, P.Q.: Au fil de l'eau, Le jour des noces.Mme Alex.Chartrand, St-Emilc de Suffolk, I'.Q.: La valse des lilas, Le jour du mariage.— Mlle Marie-Jeanno Chouinard, L'Ansc-au-Grif-fon; Co.Gaspé, I'.Q.: Au bal de l'amour.— Mlles Marie-Lourdes et Bernadette Bélanger, Stc-Porpétue, Co.L'Islct, P.Q.: L'enfant de la misère, La valse des lilas.Le chemins des amours.— Mlle Augusta Bernier, c.p.52, Matanc, P.Q.: Ne partez pas déjà.— Mlle Gilherte Bolduc, St-Cômc, I'.Q.: Jeunesse, Le bonheur n'est qu'un lève.— Mlle Rita Beaulieu, St-Benoit Abbé, Co.Témiscouata, P.Q.: Bercé par la houle, La valse des lilas.— Mlle Cécile Larose, Hearst, Ont.: Marinel-la, C'est une poupée d'amour.— Mme Florent Lévesque, St-Marcellin, Co.Rimouski, P.Q.: Si tu reviens, Quand je m'endors.— Mlle Yolande Martel, Richelieu, Co.Ron ville, P.Q.: Maman, Le bonheur est entré dans mon coeur.— Mlle Thérèse Giguèrc, Aima-Ville en Haut, Co.St-Maurice, P.(*.: Au grand café, Comme tout le monde.— Mlle Rila G il mette, Artha-bnska, P.0.: Sérénade, Mon Coeur est en chômage.— Mlle Antoinette Bélanger, Sic-Irène, Go.Matapédia, P.Q.: Loin de toi, Réginella.— Mlle Yvonne-Biais, Charelte Mills, Co.Sl-Mau-ricc, P.Q.: Quand on déjeune à deux, Mon coeur a besoin d'aimer.— M.Vic- tor Deniers, St-Etienne de Lau; P.Q.: Le bateau des îles.Il est mon amour.— Mlle Jcanninc Chapde-laine, St-Guillautnc d'Upton.Co.Yamaska, P.Q.: Au grand café.L'ai est comme une chanson.— Mil.rie-Paul Canon, Wickman, P.(.plus beau refrain tie ht vie, Beau tonnier.— Mlle Carmella Goudrcault, Bonne-Nouvelle, Abitibi, P.Q.; bateau des îles, Bohémienne.— Mlle Denise Boucher, Brosscau Station La-prairie, P.Q.: Bohémienne, Je rêve nu fil de l'eau.— Mlle Plorencec Beau Lorrainvillc, P.Q.: Bercé par la i Sérénade sans espoir.— M.Loui grenier, r.r.no 2, Valcourt, Co.lord, P.Q.: H est parti mon so Un coin du ciel bleu.— Mlles Eva seau et Annette Duniont, St-Lai de Levis, P.Q.: Réginella, Viens de moi, Au bal de l'amour.— Mlle Claire Labbé, 105 Caron, Québec, I'.Q.: Le bel amour, Sans vous.— Mile Laurcttc Pradettc, 128 rue St-An-toine, Thetford Mines, P.Q.: Bohémienne, L'enfant de la misère.— Mlle Marietta Plouffe, St-Zénon, Co, thier, P.Q.: Vie de famille, Au fil de l'eau, — Mme Octave Cossette, Si-Narcisse, Co.Champlain, P.Q.: Le petit conscrit.Il est parti mon solda: Mlle Rolande Boisclair, Mont-Carmcl, Co.Champlain, P.Q.: Entcrn dans la prairie, Embrasse-moi .'• ne.— Mlle Àdrienne St-Laurenl Benoit Labre, P.Q.: Au bal di mour.Le bonheur est entré dan coeur.— Mlle Jeanne Bélanger, La Conception, Co.Labclle, P.(,>.: y., Madeleine a des bas de soie.Le plus beau refrain de la vie.— Mlle : Bêlair, St-Cyrille de Wendovt r, Drummond, P.Q.: Tant qu'il y des étoiles, Le plus beau refrain.— M.Marcel Deniers, r.r.no 2, Planta-genct, Ont.: Tant qu'il y aura de les, Mon coeur est en chômage.- Mlle Simonne Madore, Sté-Hcdwidgc, P.Q.: Prenez en pitié ma misère, Femme que vous êtes jolie.— Mlle Rose-Lii; rion, St-Félix de Valois, P.Q.: V Claire, Je n'ai qu'une maman.-Hermine St-.Iules, East Farnhan Brome, P.Q.: J'attendrai, .le vo en snvoir davantage.— M.Gérard Hotte, Ripon, Co.Papineau, I'.(>.: Embrasse-moi Joséphine.— MU monne Raymond, Baie des Sabl< Matahe, P.Q.: Tant qu'il y aura étoiles, Bercé par la houle.-Louis Hébert, r.r.no 1 Coaticook, ''¦>.Stanstcad, P.Q.: Prenez en pit misère, Le bateau des îles.Adrienne Doyon, St-IIonoré Shi r.r.no 2, Co.Beauce, P.Q.: La valse des lilas, Je voudrais un joli bal Mlle Jacqueline Cnrrière, Alfred, Ont., Mon coeur est en chômagi partez pas déjà.— Mlle Cécile i 0070 Lacroix, Ville Eniard Mon P.Q.: Sérénade sans espoir, J'ai ta main.— M.Amédée Dubois.SI Flavian, route no 1, Co.Lotbinière, I'.Q.: Hirondelle, C'est le printemps.— Mlle Bcrthc Bérubé, St-Donat.Rinu P.Q.: Berceuse du rêve bleu, breros et mantilles.— Mlle Liliane Viau, r.r.no 1, Botirget, Ont.: Une guitare, J'attendrai.— Mlle Fcn Boudrias, r.r.no 1, S.t-Albort, Ont.: Le plus beau refrain, Sur le chemin des écoliers.Désirent correspondre M.Gonzaguc Côté, «le rang, Croix, Lac St-Jean, P.Q.: j.f.;^ à 22 ans.— M.Andreas Mazurcck Castagnier, Col.Hi) A.Abitibi, P.Q-: corr.anglaise, :15 à 45 ans.— Mlles Mireille Gilbert et Fleurette Pans, St-Dcnis tie Kamouraska, corr.distingués.—Mlles Irène Smith et Hu She, Poste restante.St-Anselme, Co.Dorchester, P.Q.: corr., rép.assurée.Mlle Julie-Anna Denis, St-Françow Octobre 19+0 Le Bulletin des Agriculteurs 71 d'Assise, Co.Bonavcnture, P.Q.; j.h.do 2
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