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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mardi 1 décembre 1942
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1942-12, Collections de BAnQ.

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L c Bulletin d c s A g r i c u 11 e u r s Decern b EH OUI • • .IL N'Y A PAS DE CADEAU PLUS APPROPRIÉ QUE LES CERTIFICATS ei?LES TIMBRES j DE GUERRE Le bon sens, l'instinct de conservation, le souci d'un avenir meilleur, l'affection que chacun porte aux siens, le désir de plaire à ses amis: tout nous commande de donner, aux Fêtes, des Certificats d'Épargne.Au Premier de l'An L943, ce sera le cadeau le mieux accueilli.Les Certificats d'Epargne de guerre profiteront à tout le monde, aux particuliers comme à la nation, puisqu'ils hâteront le retour de la Paix,qui ramènera dans leurs foyers nos valeureux combattants.Inscrivez en tête de votre liste de cadeaux du Jour de l'An les Certificats d'Epargne, qui constituent tie bons petits placements.Au lieu tie donner, comme l'an dernier, un chèque ou de l'argent, offrez cette année des Certificats.Que toutes les familles canadiennes échangent de préférence ce genre de présent.Aux enfants, donnons des Timbres d'Épargne, c'est un bon moyen de leur enseigner l'économie et de leur/aire prendre l'habitude d'en acheter régulièrement.Ce ne sont sans doute que des gouttes d'eau, mais leur multitude formera une vague qui finira par engloutir l'ennemi.Vous pouvez vous procurer des Timbres d'Epargne de guerre de 2 5e aux banques, aux bureaux de poste et dans plusieurs magasins de détail.Cartes de souhoi.samoyan.es.0orte quelle banale ou a n"importe q« bureau de poste binées à renfermer les Timbre , e, ,„ Certificats quo vous offre* en ca deau.On achèfc dos Certificats d'Epargne de guerre, pour livraison immédiate, aux banques ou aux bureaux de posta de la façon suivante: $4 achètent un Certificat de $5, $8 achètent un Certificat de $ 10, $20 achètent un Certificat de $25.C'est .si commode! Rendez-vous à la banque ou au bureau de poste-le plus proche et achetez des Certificats d'Epargne de guerre qu'on nous remettra immédiatement.II yen a pour tout le monde.Inutile de commander d'avance, faites inscrire sur les Certificats le nom du bénéficiaire qui sera enchanté de ce cadeau.CosdnÀbueg, a n&tablisi la fiato la Te/iAe.LE COMITÉ NATIONAL DES 1-,'JANCES DE GUERRE. ccmbrc 1942 Le Bulletin des Agriculteur WHIM, B7 fàv.i^* A* — ' VOLUME XXXVIII No 12 ROMANS ET NOUVELLES Décembre 1942 Paqe Le six-pailles .La loi du pardon Le Nobl de M.cl Mme Adam Flora ndeau .Donat Coste .René Jurançon ARTICLES D'INTERET GENERAL A loi.mon cher habitant Turbulents chercheurs de paix Le chaulaqo peut conduire au succès Toujours d'actualité Abbé Aithur Maheux Gabiiollo Roy .I.B.Roy .Dr Aciiicn Plouife .ARTICLES AGRICOLES 9 10 11 51 12 Abataqo ot préparation des dindons Considérations sur le lumicr do lormo FRUITS ET LEGUMES L'horliculture-Protection des pommiers con-tro les mulots.— Il laul produire plus économiquement .¦¦•.A TOUS LES COLONS Réflexions do iin d'année — Les impressions d'une fermière Les agriculteurs létent le tricontenaire do Montréal -•¦.Paul Robert François Floury 15 17 16 25 CHRONIQUES MENSUELLES D'un Iront à l'autre La médecine vétérinaire Le travail du bûcheron Prix du marché Les jeunes éleveurs Pierre Gciron VOTRE DOMAINE.MADAME Bibelots et jouets canadiens Robe do Noël Patrons Tentures tissées Motif à répétitions pou Autre tâche Pieds au chaud, coeur léqcr Pour quo Noél soit gai ''our los jeunes Le courrier d'Alice Ber Demandes de nos abonnés Alice Bcr 5 20 21 22 23 •15 46 47 48 à la main .¦ Claude Paysan .„ „nn™ .Simone d Alençon .;„ 8 pour napr».aju» Bor.Lise Printemps .50 51 52 54 56 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS tonde en 1918 AMÉLIOREZ LA QUALITÉ DE VOS PRODUITS CETTE ANNÉE AVEC ON Evaporateur "JUTRAS" La machine la plus moderne et la plus perfectionnée, celle qui évapore la sève le plus rapt-dement qui économise le combustible et çxice la plus minime mise de fonds - 14 çrandeurs à votre choix 25 à 2fifi calions^ a_ _____J— l'heure n'employons SS.— -r blanc onU'", special double êlnmé ,,, 22 et nos tm„in8 soudés a l'euro P»r intérieur.KurIinti!t 1 épreuve du plomb et.,.;, prouves pnr les oulor'1 6 nP" .'/.1MU/.I.-fliricrJ d' Installation» d'étnblc — crt-mrnt» — éPundcu LA COMPAGNIE JUTRAS LIMITÉE VI CTO RI AVI LLE, QUE.Ch.iprau du II Gcn Brûleur H .Vfllvc D'AUmcnuiion Obturatcn: LES NOUVELLES LAiMPES SONT RARES.Conservez votre lampe Coleman aC" tuelle en bonne condition ON MAOAMNB MWWBLt£*H pwrje.'."'"'"connminio ifc l&lffi" Rurale Ln corripaïuiç .,, réserve» sut le ,,,c'.Airicnllc" s.Ce» droit» rc»cr- Bulletin ^ Af™^" „„„, d'autorisation ïS.'!nC toute' reprû ès les premières heures, il fut évident (pie l'expédition américaine avait été géniale.nt organisée par le grand _ état-major allié et qu'elle allait pleinement réussir.Alger, la principale ville de l'Afrique du nord, n'offrit pas de résistance armée aux "envahisseurs" amis el les Américains s'y installaient, quelques heures après avoir débarqué sur le rivage et avoir occupé le plus important aéroport de la région.Il en fut ainsi pour l'occupation «le toute l'Algérie.Au Maroc, cependant, la garnison française offrit tout de suite une vive résistance.Les navires de guerre français mouillés dans le port de Casablanca, ouvrirent le feu sur les Américains et la lutte fut acharnée durant plusieurs heures.Il était évident, cependant, que les Alliés avaient une supériorité écrasante en fait d'hommes et d'armements et l'issue du combat ne l'ut jamais douteuse.Heureusement, les Américains n'eurent pas à vaincre par les armes, ce qui aurait évidemment eut rainé de nombreuses pertes de vie parmi la garnison française.Un ordre venu (l'Alger commanda de cesser le feu et les défenseurs de Casablanca, après avoir rempli leur devoir de soldats, laissèrent le champ libre aux forces alliées.Cette expédition d'Afrique oyait été organisée de longue main à Washington et à Londres, dans un esprit d'étroite collaboration entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne, M.Churchill a déclaré que ce magnifique coup de stratégie avait été l'oeuvre de M.Roosevelt et que lui-même s'était fait l'ardent lieutenant du président des Etats-Unis dans l'exécution de cette entreprise difficile.N'otis ne savons pas quel est le nombre des troupes alliées ainsi envoyées en Afrique, mais la rumeur le fixe eu environ 200,000 combattants pourvus des armes les plus modernes soutenus par une puissante aviation.L'expédition fut conduite vers l'Afrique par deux immenses convois partis des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.Elle se Composait surtout, de soldats américains mais comprenait aussi la Premiere Armée britannique, celle-là même qui avait déjà combattu en France en juin 1940 et (pli avait été évacuée de façon sensationnelle à Dùnkerque.L'ORIENTATION DE LA GUERRE CHANGE Pour donner une idée de la perfection de l'organisation de cette immense expédition, il suffit de dire que pas un seul des 7011 navires (transports et vaisseaux de guerre) qui y ont participé n'a été coulé par l'ennemi avant d'avoir atteint le littoral africain.Le secret avait été si bien gardé que l'ennemi fut pris complètement au dépourvu et ne put intercepter l'expédition.Le génie organisateur des Nations Unies s'est ainsi affirmé de façon éclatante, donnant le démenti au dernier discours oil le Fuehrer avait déclaré songeait même pas à s'in-des projets stratégiques des d'Hitler, (pi'il ne quieter Alliés.Ce qui vient de se produire en Afrique du nord change toute l'orientation de la guerre et lui donne une tournure nettement favorable aux Nations Unies.Aux efforts désespérés que fera l'ennemi pour reprendre le terrain qu'il vient de perdre en Afrique on peut juger de l'importance stratégique qui se livre là présentement.L'occupation de l'Algérie et du Maroc n'était qu'une phase du plan stratégique des Allias.L'autre phase, c'était la libération «le l'Egypte et la complète de la Libye italienne, le maréchal Rommel disposait do forces considérables et était fortement retranché.Deux semaines avant l'arrivée de l'expédition américaine, on apprit que la Huitième Armée britannique d'Egypte avait pris l'offensive, qu'elle avait défoncé le front de l'ennemi el mis en déroute les armées allemandes et italiennes.Depuis près d'un mois, cette déroute se poursuit et l'armée du général Montgomery est entrée profondément en territoire libyen.Et c'est au moment où l'ennemi, poursuivi à l'est, recule vers la Libye, qu'il voit s'avancer contre lui à l'ouest une autre armée britannique débarquée en Algérie avec les Américains.Le maréchal Rommel est pris entre deux feux et il n'est pas improbable qu'il soit attaqué aussi par le sud par une troisième armée de la France Combattante venue du territoire du Tchad, en Afrique Eqùatorinlc française.Au moment où s'écrivent ces lignes, une grande bataille se prépare qui aura pour théâtre la Tunisie française, où l'Allemagne a envoyé une dizaine de milliers de soldats dans l'espoir d'empêcher les Alliés de pénétrci en Libye.L'issue de cette bataille ne fait pas de doute, car les Nations Unies ont une supériorité militaire écrasante.L'ATTAQUE DE L'EUROPE PAR L'AFRIQUE L'orientation de la guerre se trouve désormais changée, parce que I occupation du nord de l'Afrique va donner aux Nations Unies le moyen (le préparer l'invasion du continent européen sur ses points les plus faibles.M.Churchill a prédit (pie l'Italie va maintenant subir des bombardements massifs.En effet, une fois en possession de la base navale el.aérienne de Bizcrte, en Tunisie, l'aviation alliée n'est plus qu'à une centaine de milles de la Sicile.L'Afrique du nord est "le boulevard incomparable (pie donne à l'immense puissance américaine la possibilité de se rapprocher de l'Europe et de se déployer.Par l'Afrique du nord est résolue la plus grande difficulté stratégique de cette guerre: trouver un point d'application pour la force américaine, pour sa force navale, pour sa force aérienne.Des rivages d'Algérie, du Maroc et de Tunisie son aviation petit frapper sur tous les points vitaux de l'Allemagne et de son F.m- pire des Esclaves.De ces rivages seuls elle peut ouvrir avec succès, en une ou plusieurs opérations, ce fameux "second front" qui ouvrira la phase décisive et terminale de la victoire." On peut dire en effet que se trouve dès maintenant créé le second fronl (pli devait soulager la Russie.Dans une déclaration officielle, AL Staline il prédit (pie les événements d'Afrique préparent la défaite de l'Allemagne.De son côté le premier ministre de l'Afrique du Sud.le maréchal .Lui Smuts, vient de dire (pie si les Alliés peuvent multiplier leurs attaques contre l'Allemagne durant tout l'hiver il n'est pas impossible (pie les Nations Unies remportent la victoire en 1044.Déjà les dépêches annoncent qu'Hitler retire du front de Russie plus de quarante divisions de troupes pour les diriger vers le sud.La Russie se trouve ainsi soulagé" d'autant et l'on peut compter qu'elle profitera du moindre affaiblissement des effectifs ennemis sur son front pour lancer une contre-offensive comme celle qui a dégagée Moscou au cours de l'hiver dernier.En attendant, l'ennemi n'est pas plus avancé qu'il ne l'était devant Stalingrad ou dans la région du Caucase.L'hiver y fait déjà sentir son huit., 'ce paralysante.Mais contrairement à ce (pli s'est passé l'hiver dernier, l'armée allemande ne pourra pas se donner du répit en préparant sa campagne du printemps.La nécessité l'appelle d'urgence sur un second front, chose (pie le grand état-major nazi redoutait par dessus tout.PROFONDES POl REPERCUSSIONS ITIQUES Cette tournure nouvelle des opérations militaires n'a pas été sans déterminer de profondes répercussions politiques en Europe et en Amérique, lui dépit de l'appel de M.Roosevelt, le gouvernement français de Vichy a rompu ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis, il en a été de même pour le Canada.Le gouvernement de Washington a fait connaître cinq motifs d'opportunité politique et militaire qui avaient dicté l'attitude passé des Etats-Unis à l'égard du gouvernement de Vichy.Ces motifs valaient également pour le Canada, qui en avait aussi un autre: ménager les sentiments des 3,500,000 Canadiens d'origine française.Mais cette considération d'ordre sentimental ne devait passer qu'en dernier lieu et ne pouvait seule justifier la -prolongation d'un état de choses devenu indéfendable du point de vue politique et militaire.11 n'y a plus de relations diplomatiques entre la France métropolitaine et l'Amérique du nord, niais il y a mieux: il y a le grand geste de solidarité qui se traduit par la présence sur le sol de l'Afrique française «le milliers de soldats des Etats-(lin: In.suite à la page 36) Le VICTOIRE n'ellendrj pes le nation en retard BIG B EN Notre fabrication de précision travaille pour la iÉIl m ¦ WESTCLOX WESTERN ClOCK COMPANY IIMITED, PETERBOROUGH, ONT. G Le Bulletin des Agriculteurs Décembre 1942 S our revoir leur famille à l'occasion des fêtes de fin d'année, quelques bûcherons de Chénicr sont revenus des chantiers îles Cèdres, du Caya-niant, de l'Aigle et de la Picanoc où leurs équipes travaillaient depuis le début de l'automne.Par une température normale, ils entreprennent d'un pas allègre une marche de dix à vingt milles pour se désennuyer au village, assister à une partie de plaisir ou veiller avec leurs blondes.Mais, le trajet devient périlleux lorsque les bordées de neige abolissent les routes; à moins d'occasions imprévues qui leur permettent de trouver une voiture, les engagés des postes plus éloignés se résignent à fêter dans le bois, sans espérer d'autre visite que celle du prêtre missionnaire (pli par chance passera de leur coté, dans sa tournée des camps forestiers.I.a veille du jour de l'an.Charlotte Binnrd, avec son fila de neuf ans qui prenait soin des animaux et ses ileux filles plus jeunes qui aidaient leur maman au ménage, attendait son mari (pli lui avait bien promis de re-l'cnir avant la fin de l'année.I.a grand-route, que tous nos campagnards appellent encore le chemin du roi, traverse le lot d'Olivier liinard ipii aboutit au lae des Ile.-, a quatre milles au nord de Chénicr; niais il faut bien compter encore trois bonnes lieues entre ce village et le lac Caya-inant où le mari de Charlotte, dès sa nmigre moisson rentrée, s'était loué avec son cheval pour les road-wayt, c'est-à-dire pour trainer et empiler, sur les bords des ruisseaux, les billots qu'abattaient par centaines les bûcherons do la concerne de l'Aigle.En attendant, la femme avait fait un grand ménage de la maison et s'était particulièrement appliquée, depuis quelques jours, à la cuisine.Gros travailleur, liinard mettait autant d'ardeur à manger, et son toit se trouvait abondamment pourvu, pour sa visite, de tourtières et rillons ou erotons, de saucisses et de boudin, de graisse de rôti, de marinades de truite et d'achignn, de confitures de framboises et de bluets, de fromage, et Dieu sait de quelles fines victuailles encore! Pour le bouquet, dans le four du gros poêle de fonte achevait de se croustiller un six-pailles dont le nom seul attendrissait ce gourmand de Billard et lui faisait monter (les larmes aux yeux.Native de Paspébiac d'où ses parents étaient venus ouvrir une terre neuve dans les arrière-cou-cessions désertes du canton Boùchctte, Charlotte pratiquait maintes recettes gaspesiennes qui lui procurèrent vite une réputation do cordon bleu chez les colons où l'on ne fignole guère sur la cnnqnerie.Toutefois, l'économie domestique et les soins du ménage l'obligeaient à réserver poulies grandes circonstances les véritables manifestations de ses talents culinaires, notamment la délicate confection de ce six-pailles qui exige •l'abord une grande variété de viandes.puis une longue attention savante et compliquée.Ce plat, c'est la gloire des ménagères de la Qaspésie.Les vicissitudes de notre parler franco-canadien en ont l'ait ici un cipare et là un cipâte.Par une malencontreuse analogie de prononciation il est même devenu, parmi nos populations rurales (pli n'entendent pas dix mots d'anglais, un "Hen l'ii" (pâté d(: mer), encore qu'aucun élément de marée n'entre dans sa composition.Au fait, le nom caractérise ce mets formé de cinq ou six couches de viandes différentes, de boucherie, de basse-cour et de venaison, séparées l'une de l'autre par autant d'abaissés de feuilletage.Au beau milieu s'ouvre une petite cheminée dont un tuyau de papier assure le dégagement jusqu'au moment de la cuisson, et (pie l'on retire d'heure en heure pour inonder les étages d'un bouillon gélatineux ou d'une béehamelle grasse qui, en refroidissant, liera tout l'intérieur en une succulente gelée.C'est le thème traditionnel et classique du six-pailles, (pie chaque cuisinière harmonise et varie selon ses goûts, ses ressources et son génie—de même que le choft-KHcy des Chinois établis comme restaurateurs en Amérique diffère d'une céleste gargote à une autre céleste gargote.Charlotte avail donc mis au four le six-pailles dont le l'umet seul devait, a distance, mettre du coeur au ventre do son liinard et.de la vigueur à ses jambes.Les ustensiles lavés et remis en place, elle s'était débarbouillée, satins manquer de se badigeonner d'une goutte de patchouli le pavillon de l'oreille, et pour finir elle avait passé une gentille robe de sergette orange à pois blancs.Rondelette et potelée comme une caille, Charlotte restait encore toute fraîche, avec son fin museau qui découvrait à tout propos une denture brillante et aiguisée de vison.Les travaux de la ferme la maintenaient alerte et vive, rayonnante de santé.C'est à bien peu de frais qu'elle redevenait pimpante et aussi jolie que n'importe quelle autre créature du pays.Mais la nuit tombait et le mari ne paraissait toujours pas.Les enfants avaient depuis deux heures terminé leur souper avec leur mère, et jouaient maintenant nu casino pour se tenir éveillés.Charlotte allait de temps à autre entrouvrir la pmte pour voir si personne venait.Du haut de la tour de Barbe-Bleue.Soeur Anne voyait au moins le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie! La femme de liinard n'apercevait rien de rien, puisque la neige affolée recouvrait sa maison et toute la forêt environnante d'un brouillard glacial et dansant (pli rendait plus lourde la noirceur de la nuit et donnait à la malheureuse le pressentiment qu'elle passerait toute seule le jour de l'an.Depuis trois mois (pie son homme était parti pour les chantiers, elle s'ennuyait ferme du- • Tiens: fit Charlotte, en lui versant une lasse de thé bouillant, avale ça pour te dégourdir les pattes!" rant ces longues soirées d'hiver sans visites, et cette expérience de veuvage lui pesait douloureusement, surtout ii l'approche des fêtes et des réjouissantes rétiniens de parents et d'amis.Des jappements lu chien annoncèrent enfin un passant, et les enfants jetèrent leurs cartes pour courir à la fenêtre.Un homme venait, en effet, mais du côté du lac des Cèdres, et il s'arrêta bientôt devant la maison.Chargé d'un paqueton sur les épaules et tellement chenu de givre que personne n'aurait pu le reconnaître à vingt pas, il semblait hésiter à ouvrir le portillon de la clôture.Charlotte sortit, et bien qu'elle attendît son mari du côté opposé, elle cria: — C'est-y toé, LivierV — Non, répondit le passant, c'est Exnvier.Et sans plus d'invitation, Xavier Clou in poussa la barrière, traversa l'espace du jardin, entra en secouant la neige qui l'engonçait de la tête aux pieds, lança son fardeau dans un coin et s'affala dans une berceuse: — Saloperie de temps! fit-il.pour toute salutation.Me v'ià époumonne et à moitié gelé.le pensais rester en chemin, ma foi de gUCUXl — D'où que tu viens, comme ça?demanda Charlotte.T'as pas vu LivierV C'est lui qu'on attend.Clouin descendait du lac des Cèdres.Il s'était mis en marche de bonne heure, l'après-midi, comptant bien rejoindre une voiture sur lu grand-route du lac Long à Chénicr; mais il avait marché toutes ces quatre lieues sans apercevoir ni un homme ni un traîneau.La route du lac Cayamant est, certain, surneigée comme les autres, et ce gros Iftchc de Li-vier n'a pas osé entreprendre un trajet de huit milles pour se rendre au village et remonter chez lui.Clouin ne manquait pas une occasion de picocher liinard (pli lui avait soufflé la belle Charlotte.Il était pourtant plus joyeux et plus plaisant que son heureux rival, et plus déluré, plus hardi et même plus capable.Grand diable mince et sec, avec de beaux grands yeux noirs et la bouche pleine d'histoires drôles, personne autant (pie lui n'avait fait rire Charlotte et ne l'avait fait autant danser.Tout au contraire, Liinard était boulot, am-(lire la suite à In fiayr ;M) 8 mm m m Sy fi .1 Décembre 1942 Le Bulletin il c s A g r i C U 1 t e n r s 7 LA LOI K*j L s'en va ilix heures.C'est, une -MB.veillée de Noël, une veillée dans laquelle tombent lentement de lourds floeons serrés, qui feutrent les perspectives.Sur le mur de l'horizon, clignotent des lumières entourées des halos valseurs que leur communique ht jonchée neigeuse.A ce point du boulevard 1.abolie, la grosse carapace crise; d'un automobile de tourisme fonce dans la nuit.La double phosphorescence des yeux Immobiles balaie la route devant l'nuto, et.tout autour se tisse la gaze des cristaux innombrables.Deux personnes occupent cette voiture: le chauffeur glabre, impersonnel, rivé au volant, hanté par l'unique souci de conduire impeccablement.Sur le velours du compartiment arrière, se prélasse une petite dame en grand manteau de chinchilla.Elle fume.Elle est jolie.Des frisons blonds s'échappent de son capuchon.C'est la toute jeune, la toute fine madame Moirant, dont le mari, architecte té- léphonerons à la police; si c'est un blessé, vous le transporterez, et nous le déposerons à ia première maison i-enue.— Bien, madame.Le domestique, autour do sou cou.assujettit sou cache-nez.enfonça son chapeau sur ses oreilles, ouvrit la portière et fit face au maelstrom des flocons.Mais, à peine était-il en bas du marche-pied, qu'il vit à deux pieds de lui et à hauteur de sou front, la petite gueule menaçante d'un Cuit.— Lève-les les pattes, mon pigeon! Plus haut que en, voyons, e'esl pas pour te ensser les articulations! Et toi.la papaye qu'est dans la machine, qu'est-ce que t'attends pour descendre?Si tu m'attends pour te débarquer, je te garantis que ça va aller mal dans le pays.Descends, ou je — Mais, intervint la jeune femme, on ne brutalise pas les gens de cette façon.— T'as qu'à voir, ricana le voyou, va donc chanter ça à Hitler.— Vous êtes un démon.Ce pauvre homme, là, en travers de la route.— Ce pauvre homme, en travers de la route, c'est un mannequin placé là par les soins de bibi, pour attirer les poissons: y en tll.ru toujours des poissons, c'est ben pour dire.Tenant Cil respect la petite dame cl le chauffeur, il s'approcha de la voiture, en enjamba le marchepied.A ce moment, une masse s'abattit sur ses épaides.Le malandrin jura, e/lis-sn; un foudroyant "direct" à la mâchoire acheva son écroulement, .e revolver .aboya deux fois, mais le tir n'eu était pas sciemment dirigé et les deux petites bâtes homicides allèrent griffer In neige à quelque pas.Charles désarma le videur, qui, mâté.s'es-suyatlt du revers de sa manche, le sane- qui dégoulinai! de sa bouche tuméfiée, détaillai! rC8pcctUCUSCinCi l'impressionnante stature de son antagoniste.— T'es tout un homme, bltlblltia-t-il.C'était tout un homme de t tinte ans environ, imberbe.Il por.nil l'uniforme du fantassin canadien.Il regardait avec une pitié nuancée de dédain le pauvre diable effondré sur le sol.— Relève-toi, dit-il.puis, se tournant vers le chauffeur: suis tellement énervée que je ne retrouve plus mes mois.Vous venez de rendre un incommensurable service à la femme de l'architecte Moirant.ICI moi, à qui i-jo l'honneurV — Vous êtes madame comme enrouée, je suis le militaire, d'une voix h vous connaître.le suis, servir, madame Moirant.dit de Moirant, enchanté lente, basse, vous suis pour .Je llauihier, du dou- puté, abordant aux laine, a décroché la tune.rives K'hiil la pet au intention d'être à No- î re-Dame pour demain [ latin.N'ayez pas peur / Voici que d a .n e s'adr chauffeur: — Charles.dit-elle, vous ne trouvez pas ça lugubre, de demeurer dans cette solitude oppressante V Qu'on en sorte au plus vite, pour l'amour! Je n'ai par l'intention d'être à N li ni d'appuyer sur l'accélérateur, Charles.— Bien, madame.Le véhicule bondit.Le chemin était long et désert.Les arbres sqito-lettiques qui balisaient le boulevard, recevaient en gémissant, les morsures de la bise septentrionale dont la démoniaque hurlcrie lacérait le silence.La voiture roulait, ainsi entourée de cette profonde désolation.Tout à coup, h' chauffeur appliqua les freins et, tourné du coté de sa passagère, il «lit: — On dirait un homme couché en travers de la voûte, madame.— Un homme?— On dirait bien.Regardez dame.Ayant examiné la forme sombre devant, l'auto, la petite dame cria: -Charles, quelle aventure.C'est un homme, en effet! Allez vite voir s'est un cadavre, nous té h' soldat.Joseph zièine Voltigeur.— Ah! monsieur Gauthier, ce que vous venez de faire là!.Comment pourrais-je jamais vous témoigner ma reconnaissance! .— Ce n'est pas un acte à dramatiser, fit le soldat un peu rudement.Mes supérieurs m'ont accorde un congé de cinq jours voyez-vous, et je passe ce congé chez mes vieux parents qui restent pas bien loin d'ici.Je m'en allais chercher un copain pour la messe de minuit et le réveillon, quand ça c'est adonné que j'ai remarque votre voiture arrêtée sur le bord île la route et que — je.suis tombé juste à point pour empêcher que quelque chose de vilain se commette; c'est pas plus long que ça.N'importe qui à nia place en aurait fait autant.— Quel simple crire un trail d'ht la petite daine.11 rut une mOUC excédée.— Voyons, madame, faut pas pren-cille manière, je vous le st un hasard; si ce n'avait nngage •roïsme ! pour dé-s'cNclaina moi, ç m'en vas le descendre.Lève tes mams, toi a\.Bon.connue ça.Tiens-toi tranquille à côté de ton larbin.Le détrousseur était, grand et tout vêtu de noir.De su figure, masquée par un tranche-montagne, ne se voyaient, que ses petits yeux, qui, méchamment, luisaient comme des es-carboules.— Il y a un poste de police, pas bien loin d'ici.Nous allons y conduire cette épave, si toutefois, madame, vous n'avez pas d'objection?La petite dame se rapprocha, ci voluhile: — AH! monsieur, excusez-moi, ne sais comment vous remercier .Ii Je titrait ete un autre, t'ni.hit un aurait attendu une mèche avant de rencontrer un homme brave tel que vous.le ne suis pas porté à penser que ce soit de la bravoure, madame, .le me l'imagine connue une nuire histoire, la bravoure, ("est plutôt du cran, comme mi dit dans l'année.Eli fait de cran, ça n'es! tout un, ronchonna le malandrin.Ferme-la, intima le permissionnaire, on • t'a pas demandé l'heure.Monte.Tu vas t'as-! seoir ii coté de moi.Essaye pas de finasser, c'est mieux.Chauffeur, vous êtes prêt?Et vous, madame?- Allons-y, Charles; je suis maintenant com-p è t e m e n t rassurée; avec un si vaillant garde corps, il ne peut rien nous arriver de fâcheux.Monsieur Gauthier, lorsque nous aurons remis ce triste sire ii la police, je vous invite.Lia messe de minuit à Notre-Dame j'aurai le plaisir de vous faire connaître mon mari.Le réveillon à mon Duplex de N.D.C., et.11 l'interrompit : .le vous demande pardon, madame Moirant, .le ne puis accepter votre invitation.— Oh! Monsieur Gauthier! Vous ne parlez pas sérieusement! — Très sérieusement, madame.Vous ne trouvez pas que j'ai perdu asset de temps comme ça?Je pense à mon copain à qui il y a une heure à peine, j'ai téléphoné de in'attendre.C'est tin ami d'école; on a lliniigc de la misère, ensemble, .le ne vois pas pour quel motif je le délaisserais.Et mes {lii< /e unite à lu pat/c 37) Le Bulletin d c s Agriculteurs Décembre 1942 F JgtuA VIDEMMENT, à première vue cela i>eut paraître étrange qu'Adam et Eve soient ainsi revenus passer un Noël ici-bas.Cependant, si vous y réfléchissez, vous conviendrez qu'il se pusse sur terre bien des choses nier-veilleuses cette nuit-là: Des miracles se réalisent.Au ciel ii ne s'en produit pas.naturellement, mais en ce jour do grâce, les bienheureux qui chantent les louanges du Seigneur obtiennent des faveurs spéciales.Quelques-uns ont même la faveur rarissime de revenir sur terre.Or donc, notre mère Eve, i|lii depuis longtemps déjà est de retour au l'a-radis, s'en fut ce soir-là trouver l'Enfant-Jésus et lui tint CO discours.— Voici des siècles.Seigneur, que vous nous avez rachetés.Adam, moi et noire progéniture.Depuis ce temps, nous chantons avec les anges (les hymnes et (les cantiques.Puisque le temps est venu où nos petits enfants, ceux «pli sont encore sur la terre, s'apprêtent à honorer le souvenir de votre naissance, permettez.Seigneur, que pour cette année, Adam et moi nous nous joignions à eux.Pensez que jamais nous n'eûmes cette joie sur terre! .Sans vous offenser, notre bonheur ici sera plus complet si nous pouvons participer une fois à un Noël terrestre et chanter "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".Adam lui-même est anxieux de se joindre à eux.— N'en croyez rien! Ne l'écoutez pas, Seigneur! Si nous n'étions au ciel, je dirais «pie le démon de la curiosité la tente encore, .le me souviens et redoute les initiatives de nia femme! L'Enfant-Jésus se taisait et souriait.Adam revenant à la charge multipliait les objections: "Nous ne connaissons personne; nous ne saurons où aller! Ensuite, ta réputation, ma chère, laisse à désirer.Crois-tu que nos petits fils ont oublié ta faute originelle?.Les malheureux en subissent, encore les conséquences! Autre chose, LCve, tu ne pourrais te présenter dans ce costume et avec ton auréole !" — Mon pauvre Adam, tu es toujours aussi simple! Nous voyagerons incognito (je crois que c'est comme cela que cela se dit).L'auréole?.le la laisserai au vestiaire.l'y prendrai en échange une robe et tout ce qu'il faut pour un tel voyage.Pour ce qui est de la faute?Si nous ne l'avions pas commise, il n'y aurait pas même de Noël.Enfin, tu n'es pas curieux.Chaque nouvel élu nous apporte les échos des inventions récentes, extraordinaires, merveilleuses, que font tes petits enfants et dont tu n'es même pas lier.Tout de même, ça doit mériter d'être vu.Ca ne t'intéresse pas, les chemins de fer.les avions, le poker, la radio et le crédit social, sans compter la guerre.— La guerre, je ne tiens pas à voir ça, c'est trop horrible, et puis la guerre un jour de Noël?-Fe suis bien de ton avis, mais rien nous oblige d'aller là où l'on se bat.au contraire nous trouverons un coin tranquille, sans obus, sans mitraille où nous pourrons fêter Noël à notre aise.Allons.Adam, ne reste pas préhistorique, joins tes efforts aux miens.Eve, à bout de salive, se tut.Adam poussa un soupir.Alors l'Enfant Divin, dont les desseins sont inconnus, leur dit: "—Allez, mais soyez de retour avant que sur terre ne pâlissent les premières étoiles".Pleurant de joie et rendant grâce, Eve, traînant Adam, s'en fut faire ses préparatifs.Se précipitant dans le vestiaire, là où les défroques des élus La descente fui vertigineuse el.comme les derniers coups de cloche annonçaient la messe de minuit, le rayon les déposa mm loin (le la basilique.#*«#• Bleue -Biiruiii'oia sont gardées depuis des siècles, bousculant les cottes et les justaucorps, sautant par-dessus les crinolines, Eve cherchait la robe idéale pour ce grand soi r.Interpellant l'Ange-gardien du vestiaire, elle lui dit: "—.le veux une robe, une belle robe.D'abord, du moderne, ensuite quelque chose de chic, assez jeune, pas trop! Bien qu'étant la grand'mère du genre humain, inutile d'avouer mon âge! —¦ D'ailleurs, je ne le parais pas.Acquiesçant d'un sourire, l'ange annonça: "—Voilà, année 1942, robes du soir.J'ai ici des modèles exclusifs des grands couturiers.Faites votre choix.A côté vous trouverez des chaussures, des bas, enfin tout ce que la femme moderne emploie pour s'embellir!" D'une main experte Eve palpe les tissus, compare les teintes, prend des robes et fait des mines en les tenant sur sa poitrine.Finalement, elle se décide.— Oui, celle-ci.C'est nettement celle qUi lui convient.Sa couleur "Vert Veronese" met en valeur son teint de blonde.La robe est décolletée, mais pas trop.Quand on descend du ciel, on connaît la bienséance.— Maintenant, les bas.Voyons ceux-ci?Ah non, pas assez lins.Ceux-là?Non.Il y a un accroc.Dame, celle qui les portait a passé brusquement (le l'avion au Paradis du même coup d'aile! Voilà.Ceux-ci sont parfaits, de vrais bas de Noël.— Chaussures.Voici le dernier chic.Talons hauts .jamais je ne pourrai marcher sur ces échàsses! En peu de temps la voici vêtue, parée.— Oh, il me manque des gants — et une bourse garnie.— Les voici.— Vous êtes étonnante, vous connaissez tout! — Bien, voilà, c'est qu'avant d'être ange, j'étais habilleuse dans un théâtre.Puis, revenant d'un coup d'aile.—l'ai mis dans le sac de la poudre et du rouge, niais ne dites pas (pie c'est moi.— Merci.— Madame n'oubliera pas mon petit pourboire?Oh.pardon! C'est l'habitude, je me croyais revenue sur terre.C'est si rare (pie j'habille.En etfet.maintenant c'est plutôt le contraire! — .Mais je bavarde et le temps précieux court.J'espère qu'Adam esi prêt.Pendant ce temps, celui-ci que l'en-thousiasme avait gagné feuilletait fébrilement les indicateurs qui d'habitude ne servaient que pour un sens unique.Saluant machinalement d'un coup d'auréole la belle dame qui le regarde, il ne se rend pas compte que c'est la sienne.Eve, amusée, lui dit: "—Comment! tu n'es pas prêt?" — Oh.c'est toi! Comme la toilette t'avantage! Tu es méconnaissable.— Merci pour la toilette! Dépêche-toi, voyons, j'ai hâte de partir.— Partir — partir, sais-tu seulement où?As-tu choisi l'endroit où nous irons?— Mais en Amérique d'abord, ensuite dans une ville intéressante.— Madame voudrait peut-être aller à Hollywood voir les stars! Moi, j'aurais voulu aller à Paris.C'est la ville lumière.— Par le temps qui passe.Le Noël de ces pauvres gens sera pénible et pour une fois que je veux point m'attrister, mais rire.Allons à Hollywood.— Non! J'entends rester le maître.J'ai cédé une fois à ton caprice et l'humanité tout entière en a pâti! Allons, sois raisonnable.Le temps passe.Tu veux aller en Amérique! Soit, nous irons dans la province de Québec, et (Ihr lu suite à lit inif/e 38) Décembre l'J42 Le Bulletin il c s A g r i c u 11 c u r s 0 E*tBB' i'aaSaBaé Art h ear Sluhunx Secrétaire de l'Université Laval de Québec OUI, c'est à toi que je veux parler.C'est toujours à toi qu'il faut revenir, car lu tiens en tes mains la maîtresse clef de notre existence.Cela, on le dit, on le répète, et c'est une vue assez égoïste.Si je viens à toi, mon habitant, ce n'est pas parce que lu nie fournis «le quoi manger.Non.je sens bien, en mon coeur, que c'est par est mie et par affection, pour la fonction, pour la dignité, pour tes mérites.Mon père fut habitant ; nia mère est fille d'habitants; leurs parents et grands-parents et leurs aïeux le furent aussi, pendant trois cents ans, de la Côte Beaupré à la Bcaucc, et de là aux Bois-Francs.Les premiers qui vinrent du Perche, province de France, n'étaient, pas des cultivateurs; mou ancêtre était, en France, un tisserand, et il épousa ici la fille d'un briqueticr.Mais, connue les autres, ils devinrent ici des "habitants".Disons bien ce mot-là, car il a de la noblesse.11 y avait en France des gens qui cultivaient la terre; on les appelait des "paysans"; ils vivaient dan.- une grande misère et dans une situation très humble, peut-être humiliée, souvent humiliante.; mais très peu de ces paysans vinrent en Canada; on peut même se demander s'il en vint.A côte d'eux il y avait, les hommes de métier, et ce sont eux surtout qui vinrent en notre pays, la Nouvelle-France; ils avaient de l'instruction, si on les compare aux paysans.Avec eux s'établirent, encore des soldats et des officiers de l'armée, qui avaient, eux aussi, plus d'instruction que les paysans.Ces premiers colons, qui n'étaient pas des paysans, on ne voulut pas les appeler des cultivateurs, ce qu'ils n'étaient vraiment pas à leur arrivée en Amérique.On ne les appela pas, non plus, des hommes de métier, car la plupart des métiers qu'ils exerçaient en France, ils ne pouvaient plus les pratiquer ici.Comment donc les nommerait-on?Eh! bien, on les nomma "habitants", ce qui signifiait tout simplement "ceux qui demeurent", ceux qui "restent." dans le pays, et c'est déjà un éloge: en effet, ils étaient venus de France pour "rester" ici; ils ne songeaient pas à retourner en France; la traversée de la nier était très pénible, en ces temps-là, et mémo très dangereuse, car les naufrages étaient fréquents, les pirates circulaient sur la mer et s'emparaient des navires avec leurs équipages et leurs passagers.Quand donc on avait vendu le peu de bien qu'on possédait en France, quand on avait pris le risque d'une périlleuse traversée, on savait (pie ce serait pour longtemps.Une fois rendus ici on se trouvait, en face d'une nature si belle, si grande, si riche, qu'on l'aimait tout de suite; on ne voulait plus seulement "passer" ici, mais on voulait y rester, y demeurer, y linhi-ter; Ion devenait habitant, même si on ne cultivait pas la terre.L'ensemble des gens île métier, des gens de terre, des officiers établis, ries seigneurs formait le groupe des habitants, l'eu à peu, cependant.]•• nombre s'accrut de ceux qui cultivaient la terre, et c'est pourquoi les cultivateurs accaparèrent le titre d'habitants.Ce litre a une noblesse certaine; il dépasse de beaucoup celui de paysan.Aussi, toi, mon habitant, tu as ta noblesse, et c'esl ce que j'aime beaucoup dans ta situation.Tu n'es pas comme les autres, comme les paysans d'Europe, par exemple, surtout comme les parias de l'Asie, comme les peons du Mexique.Ton domaine est d'ordinaire assez grand pour qu'on l'estime un Seigneur.Je n'exagère pas.Je ne veux pas dire que tu vis comme un Seigneur, certes.Tu as tes difficultés; ton travail est dur, et tu penses, en toi-même, que ce n'est pas là le lot d'un seigneur, en quoi tu pourrais bien taire erreur, car les seigneurs, autrefois, n'avaient pas la vie aussi belle que ne l'ont les gros bourgeois d'aujourd'hui.N'oublie pas que même des rois et des reines, jadis, avaient la peau des mains calleuses! Catherine, l'impératrice de Russie, à ce qu'on dit, ne se lavait les mains qu'une fois par année; toi, tu fais certainement mieux que ça.Aussi, je n'ai aucune hésitation à serrer la main forte et calleuse; j'aime bien, moi aussi, à travailler de mes mains et à recevoir ma part d'ampoules et de durillons.C'est un exemple que mon père m'a donné toute sa vie et que je considère comme le plus sérieux héritage qu'il m'ait laissé.Tu te souviens, sans doute, mon cher habitant, qu'autrefois, — il n'y a pas si longtemps — on se moquait de ta peau brunie au grand soleil; pour certains citadins mal informés, c'était la marque d'infériorité! Comme ils ont changé d'idée! Aujourd'hui les citadins ont honte de leur peau blanche; ils se mettent en quatre pour la faire brunir; ils l'exposent — et combien! — au grand soleil des pla- ges; ils ne portent plus de chapeau, pour ne rien perdre «les l'ayons brunissants du soleil; ils aident même le soleil, en se couvrant d'huiles et de liâtes! Tu n'as donc rien à leur envier sous ce rapport.Si d'avoir la peau brune est un signe de supériorité, il y a belle lurette que tu possèdes ce signe, et de bien meilleurs encore! Kl puis, je voudrais bien que lu aimes ton travail.Je vomirais même que tu ne t'en plaignes pas.Sais-tu, par exemple, que le travail n'esl pas nécessairement une punition?Quand Dieu créa le premier homme, il le mit dans un beau jardin, je dirais volontiers sur une belle terre, et il l'y mil pour travailler, cela bien avant qu'il fût question du péché originel.Et h' premier homme travailla; il prenait sa joie dans son travail: ses outils étaient bien rudiinontaires.et le travail devait être rude, mais ce rude travail était source de bonheur.Il en est.de même pour toi.mon cher habitant.Si tu as des épreuves et des tristesses, ce n'est pas à cause de ion travail même; il y a tant de choses, à côté, qui peuvent gaspiller le bonheur! Et songe, aussi, que tant d'autres ont leurs longues heures de travail.Aimerais-tu mieux peiner dans des mines de charbon, à mille pieds sons terre?Aimerais-tu mieux le travail de nuit dans une usine?Croirais-tu préférable d'absorber ce qu'on appelle les poussières industrielles et d'en gâter les poumons jusqu'au point d'attraper la maladie et la mort?As-tu pensé q1" .des directeurs d'entreprise sont obligés de travailler, non seulement le jour, mais encore la nuit, pour répondre à des besoins pressants, pour organiser le travail des autres, pour prévenir des catastrophes financières?Les longues heures de travail se trouvent dans d'autres professions que la tienne, et peut-être y prélèvent-elles plus île force nerveuse, plus de santé, plus de paix, plus de bonheur.Cependant, je ne dis pas cela pour diminuer ton mérite.Bien au contraire.Je m'adresse à ton solide bon sens, qui ne fait jamais défaut.Je crois à ta grande capacité de sacrifice, à ta longue patience, à ton goût inné de vaincre obstacles et difficultés.Et en cela aussi tu possèdes une noblesse qui devient rare dans les milieux autres (pic le tien.Le bon sens?Comme on s'en moque?I,'esprit de sacrifice?Comme on le rejette! Les longues patiences?Comme on les méprise! Le goût de vaincre les difficultés?Comme il s'est perdu! Pourtant oc sont là des valeurs morales, valeurs qui dépassent infiniment la peau blanche, les mains fines, les collets blancs et les Souliers cirés, le pantalon au pli bien marqué! ("est ici, surtout, (pie l'habit ne l'ait pas le moine, (pie les belles apparences sonnent le creux.Mon cher habitant, garde le;' valeurs à toi: elles sont les meilleures entre toutes.Je reviendrai encore, ces mois-ci, causer avec loi, si lu le veux bien.Ce sera un si bon délassement pour moi.El peut-être pourrui-jc t'élre utile?Elevé dans un milieu d'habitants, ma vocation m'en a tiré, pour cultiver d'autres champs; mais si je pouvais suivre les désirs de mon coeur, je retournerais volontiers à la bonne terre, notre mère nourricière à tous.En ce moment la terre est couverte de son blanc manteau d'hiver.Elle attend que ta main robuste la prépare à donner de nouveau ses fruits.l.e firmament a ses clartés si belles, quo ce soient les changeantes, marionnettes des aurores boréales on le clair d'étoiles encore plus doux que les clairs de lune.Bientôt ce sera Noël, dont les joies simples seront assombries, encore celle année, par les bruits d'une guerre horrible qui se rapproche sans cesse de nos rivages, et peut-être de nos champs.Ensemble nous prierons pour que l'Enfant-llieu, le Prince de la Paix, nous épargne, sur ce sol nôtre, (les horreurs qui ont cvcnlré le sol de l'Europe, de l'Afrique, de l'Asie, (le l'Océanic.Il nous reste encore ici un peu du bon soleil, un peu de la bonne vie.Ensemble, remercions Dieu de nous avoir tant épargnés.Nous croyons l'avoir bien servi, mais sommes-nous, sans faute?El si sa main, souverainement juste, nous prépare notre pari du châtiment, nos coeurs sont-ils préparés à la recevoir?Demandons doue d'avoir le memo courage, la même foi, le même sourire qu'ont eus nos vaillants gars dans l'attaque de Dieppe, comme ce fut toujours le cas de nos jeunes gens dans toute la durée de notre glorieux passé! ARTHUR MAHEUX, prêtre 10 PEUPLES DU CANADA Le B u 11 et i n d c s A g r i c u 11 e u r i Décembre 1942 Ayaii l parcouru «les milles cl «les milles pour découvrir la "terre promise", les Doukhobors onfc-ils trouvé sur la terre canadienne la réponse à leurs rêves?I i ORSQl'K le m.it "doukhobor" JL!*) I.e p.ivs (inukhnhor Décembre l!M2 Le Bulletin cl e s A g r i c u 11 c u r s 11 Le troupeau au pâturage Le Chaulasse Peu! Conduire an Succès l.a récolte d'avoine chesi M.Nailcau a A chaux, employée en quanti-A-.|,.S rationnelles, pur une fer-mc cultivée en rotation et ruinée périodiquement, est évidemment propre à augmenter la fertilité «lu sol.Telle est l'une .du chemin île fer.WILFRID LEFEBVRE 2025 RUE AMHERST MONTREAL.LE ROLE DES TOXIQUES Au cours île l'hiver, les chevaux et les autres animaux souffrent «le malaises, tels que la constipation, l'absence d'appétit et la perte de poids.Lorsqu'un cultivateur observe l'un de ces symptômes, sa première pensée est que l'animal a besoin d'un tonique.Il a probablement raison dans la plupart des cas et parce qu'il a raison, nous devons étudier soigneusement la question des toniques.Le dictionnaire dit qu'un tonique est une substance médicale qui sert à fortifier le corps; certains toniques servent surtout à fortifier les organes digestifs tandis que d'autres aident à enrichir le sang.Les anciens toniques contenaient des substances amèies coaVme de la racine de gentiane pour stimuler le travail de l'estomac.Ils contenaient aussi des laxatifs comme du sel d'Ep-som et de l'aloine ainsi que des composés de fer pour le sang.Dans plusieurs cas, de tels composés sont très précieux.Cependant, s'ils sont employés pour remplacer les services du médecin vétérinaire quand l'animal est gravement malade ils peuvent causer beaucoup plus de mal que de bien.Les spécialistes en nutrition animale ont si bien démontré les effets de certains aliments qu'il est nécessaire pour nous de modifier nos opinions sur les toniques.On a dit qu'un animal qui reçoit une ration balancée a rarement, si jamais, besoin d'un tonique; nous partageons cette opinion.Toutefois, dans beaucoup de circons-ces, il est impossible de fournir aux animaux des rations parfaitement balancées et c'est alors que les débilités ordinaires se produisent.S'il est vrai que les substances alimentaires appropriées préviennent l'emploi des toniques, nous devrons alors classifier et employer des aliments accessoires pour corriger certaine.- débilités; de cette façon, nous commençons à eni ployer des toniques «plus spécifiques.On doit se rappeler toutefois que les maladies chroniques, les maladies contagieuses et l'empoisonnement ne seront aucunement guéris par des remèdes domestiques sans en appeler à la science vétérinaire bien que plusieurs petits malaises peuvent être corrigés par des substances ajoutées à la ration.Certaines substances ordinaires qu'il est facile de se procurer sont souvent employées comme tonique pour les animaux et quelquefois ils donnent des résultats surprenants.Les carottes, l'huile de l'oie de morue, la levure desséchée, le stdl'ate de fer, le sel iodé, un composé de son de blé et de sel, la farine d'os, la pierre à chaux moulue, le sel d'Epsom, le gingembre et la mélasse sont des substances très utiles pour les animaux de la ferme.Les autres toniques tels que lis composés à base d'arsenic et de strychnine ne devraient jamais être employés sauf sur recommandation du vétérinaire.Les caiottes sont particulièrement bonnes pour les chevaux que l'on nourrit au foin long, pas très vert.Elles ailleront en outre à prévenir ou à enrayer les maladies des yeux, de même (pie certaines infirmités et certaines maladies des organes respiratoires.La levure est très efficace comme tonique pour les chiens et les renards.Plusieurs éleveurs l'emploient aussi comme tonique pour la peau et poulies organes digestifs des chevaux.La levure irradiée est bonne pour les veaux au cours de l'hiver.La farine d'os et la pierre à chaux sont maintenant les constituants les plus essentiels des composés.On peut cependant en ajouter à l'huile de foie de morue contre l'arthrite, l'appétit dépravé et contre certaines formes d'infirmités.Si on donne un comprimé minéral tout le temps, comme on doit le faire, il est alors inutile (le donner des toniques qui contiennent ces substances.Le sulfate de fer est souvent utile pour aider â faire du sang dans les cas d'anémie.Des quantités couvrant une pièce de dix sous, données une fois par semaine, quériront l'anémie ordinaire des jeunes porcs.Des doses d'une cuillerée à thé données chaque jour aideront quelquefois à rétablir un cheval (pli souffre d'une maladie qui a attaqué son sang.Le sel d'Epsom est utile en petites doses comme moyen d'enrayer la constipation.Toutefois, les cas graves de constipation devraient, être traités par un vétérinaire.La mélasse et le gingembre sont des remèdes domestiques très utiles pour les cas d'indigestion ordinaire chez les bêtes ù cornes.La perle totale de l'appétit et l'arrêt des mouvements de l'estomac exigent les soins d'un vétérinaire.Ces toniques sont très utiles pour corriger des malaises.Ils ne guériront pas les maladies contagieuses et ils ne remplaceront pas les rations balancées.Toutefois, les substances que l'on vient de décrire ont vraiment leur place sur un grand nombre de fermes.CON S EI LS SA ISONNI ERS L'erreur la plus commune des cultivateurs, pendant l'hiver, est d'oublier de donner à leurs animaux de l'eau potable en quantité suffisante.Les animaux qui doivent compter sur la neige ou sur de l'eau presque gelée ne boiront que pour satisfaire leur plus grande soif.La quantité d'eau qu'ils absorbent de cette façon est malheureusement insuffisante pour assurer la protection de leur corps et pour les aider à se développer; les rognons, par exemple, peuvent subir des blessures graves par une disette d'eau.Il est maintenant reconnu que les veaux se développeront plus rapidement si on leur donne de l'eau, outre leur plein repas de lait.Nous croyons que c'est un excellent placement que de fournir aux animaux de l'eau propre, pas trop froide, à de fréquents intervalles.Les chevaux qui souffrent du souffle ont besoin de bons soins durant l'hiver.On doit leur donner de petites quantités de foin propre exempt de poussière.On doit asperger le foin d'eau avant de le leur donner.La ration de grain devrait être augmentée et on devrait leur donner autant d'ali- ments succulents que possible.On doit leur donner de l'eau avant les repas et non après et on ne devrait pas les forcer à travailler pendant les deux heures qui suivent les repas.Les exercices violents ou des travaux durs sont dangereux pour ces animaux.Tout animal qui attrape un rhume parce qu'il a été exposé au froid devrait être mis au repos complet dans une établc confortable et bien aérée.On ne doit pas lui donner de purgatif ou d'autre médecine liquide.Si la température de l'animal montait, il faudrait appeler le médecin vétérinaire immédiatement.Surveillez vos chevaux et vos bêtes à cornes car les poux peuvent, devenir très nombreux au cours du mois de décembre.On peut se servir d'huile de lin crue pour détruire les poux: on l'applique doucement avec un linge.On peut aussi se servir d'une solution d'une cuillerée à thé de sulfate de nicotine dans un gallon d'eau; ce traitement ne devrait être donné aux animaux que par une journée chaude afin (pie les animaux ne subissent pas de refroidissement. Décembre 1942 Le Bulletin des A g r i c u 11 e u r s Le travail du bûcheroin /Te: M'A •xlur\ lltlicilllC 23.Muntréal.KOCPIi:.KIICMLS.CATARHIIE Ne leur cou|m k pas le cou, donni*s*leur qucl-quen rouîtes «le ZKV.le remède vétéritiniro it-uuirquable, fabrique par les manufncturien «lu mélange Duckley, Un fameux aviculteur dit : "C'eut h* remède le plus net if que j'aie encore employé." .50*; et $1.0(1 à la pharmacie ou de W.K, Duckley Limited, Toronto; l«educ ci Leduc: Montréal; Au Hun Secours, Iti-nit.uslii; Gannon Pharmacie, Matane; W.Brunei et Cic, Québec.20 VERGES D'ETOFFE a ROUE $2.«jh 40 verj/es, J5.7!) spun crépi- rayon : imprimé voile ; broadcloth.Vente à"écoulement.Longueurs de 2 a "• verges, nouveaux rlciislnsa nuances à la mode valant jusqu'A $1.00 In verge* Envoyé C.O.D.plus quelques dentins pour frais de poste.Garantie de remboursement Wards, G.Hox 2523 Montréal.Echant il Ion de lnl»ac en feuilles à ctgarettcti .20 cts.; ou n pipo.Liste de pris gratuite.J.-A.Pilon, St-Rach de l/Achlgan, Cté PAi-somptiun, P.tL 20 verges d'étoffe ii robe $2.80, Imprimé, tweed, crêpe unifiai», soi«% satin, serge «lu laine, hroadcloth, -m et :p; pouces «le largeur* Vente d'eeoiilemetil.Nouveaux dessins, COI fleura n ht mode, valant jusqu'à $1.00 lu vi-rj**'.Envoyé CO.D.plus quelques cent ins pour f rais de poste.Garantie de rcndiour-ene-nt .Demande'/.doue notre catalogue «le 1,000 aubaines.Allnirt-Niuivenulés, (iis'ut 29, S»int-/,acharir, — 17 Vieux coqs.i Ins.tous pnills.IK —'-Il Canetons 5 lbs et plut.22 —2;» Vieux canards .n.b.—Les prix payés aux expéditeur! 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de septembre au mois de décembre inclusivement, pour les dindes, cette période comprend les mois de novembre et de décembre, pour les poulets pour la cuisson sur le grill cette période va du mois d'avril au mois de septembre, pour les poules, du mois de juin au mois de septembre.A titre d'exemple, voici le tableau des prix maxima de gros des poulets de qualité spéciale nourris au lait durant la période d'empaquetage: 34c en Ontario et dans la province de Québec.Pour les dindes de qualité spéciale, jeunes poules et dindonneaux: 371&C dans les provinces Maritimes, et 157c en Ontario et dans la province de Québec.Le bénéfice brut des détaillants ne doit pas dépasser 9 cents la livre.Renseignez-vous sur le REFROIDISSEUR A LAIT "NADEAU" Il solutionne pour les cultivateurs le problème iln refroidissement du lait.Il est indispensable mit la ferme bien organisée.Ha construction est «ie première qualité et il refroidit le lait a une température «te .10 sous zéro on moins d'une heure.Il vous est offert dan* lea cnpa-rités de I.li.H.10 ou 12 bidons.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE ET NOS PRIX LA MAISON J.A.NADEAU 4831 Avr.Papineau — Montréal.PURIFICATEUR ET RECONSTITUANT DU SANG Affeciioni de l.i peau: ECZEMA.Unitaire.DemanKBBB4>Btt t$v.S tsiss "Mon Missel Dominical" est un livre de messe de 360 pages, abondamment illustré en couleurs.Il contient le calendrier de îa messe; il enseigne une méthode simplifiée de se servir du missel; il donne des explications de chaque thème de la messe et des explications liturgiques populaires des prières et des acîions de la messe; ii possède aussi une courte revision du catéchisme et une messe dialoguée en latin et en français.Ce misse! compte en outre 33 pages d'instructions liturgiques sur les vêtements du prêtre et sur les ornements de l'autel ainsi que 23 pages de prières quotidiennes.Un abonnement de 3 ans vous donne aussi le droit de participer à ce concours V 'Si tmsm WÉm ' •-¦ - ¦ - KM, I-—« ¦ '.int l'Iluile tir Germe de Itlê lté*.Drnunder-ru un cvempljirc .m.f .ut jourtl'hiii.VIOBIN (CANADA) LIMITIiD, MV-nt.H* oursi riir Craî**.Mottrê.i!.Contre-Bracelet I Pour I.yente de quelques bouteilles de Parfum de 5' à 30' exactement ce que vous desirez f RIEN A DEBOURSER L Caralr^ue et necostaire de vente envoyés sur demande.NATIONAL PREMIUM CO.-I227 isr IDE Dorchutii mnrrnXi:/Annonci PRIX du GROS PEINTURE B E L N O R (garantie) 3.25 Peinture VALDOR .2.75 Peinture en Pàtc .3.35 VERNIS .2.90 Demandez notre liste de prix BELNOR INDUSTRIES INC.27 5 ouest Sr-Zotiquc — Montréol.HARASSE, FOURBU Nul goût pour le travail, le jeu 'toS'oVÊ LAXATIF & AMERS Va* d'ftppétlt?Maux de tetr.bilieux.-.•• Imn' Si cause par constipation, ayez confiance, prenez 1rs Hctl»c indi«è nv^ «le Dtiss Toni 29 GRATIS À ceux qui souffrent des HEMORROÏDES SI vous ¦ouffrex des bérnorridos noua quelfiue forme t\uv ce soit — m voua on svso aases d'endurer ron douleurs.uemanKeaisotis et -nu:-itftm-uis, noun désirons que voua cttRnycz le t r;ti teint-ut combina Interne il"- Putco koiii forme do comprimé.Nous HoronH heufeux île vous envoyer un échantillon d'essai h iii ru l'rutiiil.Vouh n'tivex qu'il inscrire votre nom et adresse Bur une cartu iHwtale ot vouh recevrez ret échantillon pur retour du courrier.Hommes et femmes, partout nu juiys l'un t rouvé tout simplement merveilleux.Même des cas des plus r raven »mt éié traitai avec satisfaction par cette méthode.Demandez votre échantillon icratult aujourd'hui même et apprenez, par vous-mêmes comment il houIorg et que cela fait toute la différenew au mon du iki ne plus avoir à souffrir de ces douleurs ot de cos démangeaisons qui vous prennent généralement à l'heure du coucher.Ne retardes pas un jour do phis.Demandes votre échantillon gratuit dès maintenant, AUJOURD'HUI.K.It.Pave Co., Dept.3IA2, Toronto, Ont.GRATIS Montre.Nécessaire de toilette.Projecteur.( 'out cl le rie.a lu minium.Couverture* Robe» tablier! jupon* Canif.Chapelet* etc.PLUS DE 200 PRIMES données GRATUITEMENT aux personnes qui vendront $5.00 et plus de nus cartes de Noël et lionne Année Demande/.S'i.Oll île cartes et notre CatalORUO de beau v cadeaux (JU AT IS.ALLEN NOUVEAUTES Dept.B — ST-ZACHARIE, P.Q.G R A T I s tuic bouteille de parfum "GARDENIA" d'une valeur de* .t>o donnée irratuRement coin nie annonce à tous ceux qui l'ii font la demande.En* voyez.AU venant «le rausi-s exténua, appliquez lu Prescription liquide, rafraîchissante, aiitl-eplliuie 1>.|).|>.Non graWeuse.non tacliante. écritures au secrétariat de la Société cl chaque mois il en reçoit de ce dernier.C'est surtout dans cette cor respondanec régulière que directeurs et dirigés ont trouvé jusqu'ici l'ail ment nourricier qui a vivifié leur Société.M'appuyant sur les rapports annuels de la Société, rapports faits, de statistiques récueillies depuis seize ans, je crois que je puis affirmer que les résultats ont dépassé ses espérances.Le programme d'action de la Société s'inspire de cette doctrine zootechni que qui vise à rendre les productions animales plus payantes en augmentant le pouvoir d achat des diverses machines animales et en diminuant le coût de production.Pour atteindre cette fin, iïletUeursf Au cours des années de difficultés que nous traversons, même si pour plusieurs ce sont matériellement des années d'abondance, la pensée qu'un grand nombre de nôtres sont morts et qu'un nombre encore plus grand souffre pour conserver la liberté dont nous jouissons, nous pouvons difficilement demander le bonheur; mais nous vous souhaitons une bonne santé cl un grand esprit d'économie afin de gagner la guerre et d'être prêts à faire face aux problèmes d'après guerre.Les directeurs et le personnel de LA FONDERIE DE PLESSISVILLE Manufacturiers des produits Depuis 1873 BATTEUSES EPANDEURS D'ENGRAIS MOTEURS A GASOLINE HACHE-LEGUMES CRIBLES SEPARATEURS BANCS DE SCIE, etc.LA FONDERIE DE PLESSISVILLE PLESSISSYILLE, QUE. 30 Le Bulletin des Agriculteurs Décembre 1942 L'ESPRIT D'ENTBEPBISE Eî La.amfllcwxjL sut.AoL AVANT la guerre, deux jeunes diplômés en chimie industrielle débutaient dans la vie sans autre actif que des connaissances techniques et la confiance en soi la plus absolue.Ils projetaient de tirer parti de leur savoir en fabriquant un certain produit chimique."Mais, songèrent-ils, pour fonder notre entreprise, il va nous falloir de l'argent .Si nous nous adressions à la banque?." Leur banquier estima que leur honorabilité, leur compétence et leur énergie justifiaient la confiance qu'ils avaient en eux-mêmes.''Nous vous financerons si vous voulez commencer sur une petite échelle, leur dit-il.Faites d'abord un essai sur le marché local.'' Ce produit ne tarda pas à se vendre dans tout le Canada et même à s'exporter aux Etats-Unis et outremer.II répond maintenant aux besoins d'une industrie de guerre.L'entreprise qui le fabrique emploie un grand nombre de personnes.Cet exemple, tiré de la vie réelle, montre comment, sous le régime démocratique de libre entreprise, les banques à charte du Canada, en sccondaiit les personnes dignes de confiance, leur permettent de réaliser leurs projets, pour le plus grand avantage de leurs concitoyens et de leur pays.Lus banques, comme toute outre entreprise, justifient leur raison d'être par les services qu'elles rendent au public, et celui-ci est tout dispose à les en rémunérer à des tarifs comportant des bénéfices raisonnables.Les bénéfices des banques à charte sont, en moyenne, inférieurs à un demi pour cent par an de leur actif total.Bien peu d'entreprises, s'il en est, ont une aussi faible marge de profit.LES B A N Q U E S À C HA R T E; D U C A N AD A : , La Banque de Montréal .La Banque de Nova Scotia .La Banque de Toronto .La Banque Provinciale du Canada .La Banque Canadienne de Commerce .La Banque Royale du Canada .La Banque Dominion .La Banque Canadienne Nationale .La Banque Impériale du Canada .La Banque Barclays (Canada).la memo doctrine onsoiirne encore, le perfectionnement des qualités administratives et l'obtention de justes prix pour les produits animaux; tout cela, par des moyens précis, qui ont subi l'épreuve do l'expérimentation soit chez nous ou en pays étrangers.En in2(i, lors de l'inauguration de la section de production laitière, la Société, après des journées d'étude, s'est donnée comme objectif, une production moyenne, par vache, de 8000 livres de lait et de 1100 livres de gras.A la fin de sa première année d'opération, le rapport du contrôle laitier signalait les faits suivants: 527 vaches inscrites au contrôle; :M%, à lactation complète, c'est-à-dire de S mois ou plus; '16%, à lactation anormale et incomplète et 20% à lactation non terminée.La moyenne générale Se chiffrait alors à 5140 livres de lait et à 187.5 livres de Tas, par vache.En 1930, quatre années plus tard, le nombre de vaches à lactation incomplète est réduit île moitié et la moyenne générale s'élève déjà à 6987 livres de lait et à 244 livres île gras.Dix ans après la fondation de la Société, en 1936, 13% seulement do 533 vaches inscrites font une lactation anormale et la moyenne géné-ralc dépasse l'objectif prévu, soit 8663 livres de lait et .'Î12 livres de gras.La moyenne générale s'est maintenue approximativement à ce niveau depuis; le rapport de 1942 indique une moyenne générale de 8574 livres de lait et de :!li!.17 livres de gras, pour 469 vaches ayant terminé leur production.Mais, il y a davantage encore.Sept troupeaux, de 15 vaches ou plus, contrôlés pendant douze ans, ont vu leur moyenne de production passer de 1918 livres de lait à 9185 livres, et leur rendement en feras s'élever de 177 livres à 340 livres.Cinq troupeaux de 20 vaches ou plus, contrôlés pendant quinze ans.ont touché les 12000 livres de lait.Vingt-deux établissements d'élevage «le pur-sang, dont les noms sont enregistrés au Bureau des Annales du Bétail à Ottawa, comptent parmi les meilleurs de la Province et constituent des sources d'amélioration du cheptel dans leur région.Le principal objectif de la Société de Production Animale du comté des Deux-Montagnes u été atteint.Que l'on nie permette de rendre ici un hommage d'admiration à tous ces vaillants éleveurs du Comté des Deux-Montagnes, dont les progrès réalisés, pourraient constituer la matière de quelques-unes des plus intéressantes de l'histoire des productions animales de chez nous depuis quinze ans.La Société de Production Animale du comté îles Deux-Montagnes, généreusement aidée par l'Etat et l'Institut Agricole d'OI a, a éprouvé une doctrine d'enseignement en production animale.Par les résultats obtenus, elle la croit bonne et à la portée de la masse, pourvu qu'elle soit solidement appuyée sur des organismes d'éducation, qui instruisent et préparent les éleveurs de demain, pratiquée dans les cadres d'organismes de production, bien dirigés et bien surveillés, secondés par des organismes de crédit et de vente.Les membres de la Société de Production Animale du comté des Deux-Montagnes, qui l'ont réalisée, comme d'autres d'ailleurs, travaillent isolément ou au sein d'organisations similaires, peuvent envisager les pires conditions d'après-guerre avec un esprit serein.GUSTAVE TOUPIN cigarettes " La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être jumé MERES Ne loisscx pas les RHUMES Menacer vos enfants NOUVEAU LINIMENT RAPIDE Soulage Je 3 façons — dégage la tête, détache la toux, décongestionne en une nuit._ Lorsque votre enfant prend un rlmme, mettez-le mms mni rôle plus rapidement avec ce Uniment différent - meilleur — et hautement médlcamonté, fabriqué pur lea manufacturier;! du mélange Buckley.Krottei lu poitrine, le dos et lu fforxe avec le Uniment blanc de Buckley.S«»n action rapide adouclti libère In lête; décongestionne, détache la toux opiniâtre, facilite la n spirution : et adoucit le** Kur^e* rudea el Irritées.I.e Uniment blanc tie Buckley doit apporter un soulagement plus rapide que n'Importa Quel autre Uniment déjà utilisé ou votre anient voua est rembounjé.Prix UOc et fine.TimèteA d'SpaAcjrue, de.CJu£AAj& Mouvement* Coranllf, chf&mcv •tOSl AUTRES FRIMES ':- Adresse.FRED-W.BRAY, LIMITEE 144 JOHN STREET NORTH HAMILTON, ONTARIO Noua extrayons du .Journal de Grande Prairie, Riviôrc-la-Paix, les deux passades suivants: John MacNicol, député à la Chambre des communes pour Toronto-Davenport, eu visite dans la région dit: "J'ai voyagé par tout le Canada et je n'ai jamais vu un pays agricole aussi magnifique que celui (pie vous ave/.ici3.Glen McCurdy cl sa famille d'Ingcr-soll, Ontario, visitait des amis à la Rivicrc-la-Paix, voici son témoignage: "Vous avez un merveilleux district agricole avec les meilleurs récoltes que nous avons vues dans tout l'ouest".Et il ajoute: "Si je voulais cultiver, je viendrais certainement le faire dans votre région".Pourquoi nos cultivateurs ne vien- draient pas s'établir dans la région do la Kivière-la-Paix.Qu'ils se renseignent auprès du missionnaire-colonisateur «le la région qui tient bureau à Montréal, Nouveau Palais de Justice, chambre 212, les premiers et troisièmes mardis du nuns, et à Québec, presbytère St-Sauveur, tous les jeudis.' Et les nôtres trouveront dans cette légion de la Uivièrc-la-Paix des paroisses peuplées des noires avec église, écoles, des institutions de "chez-nous" et le sol et climat font de la région une des meilleures régions agricoles de tout le pays.Et n'oubliez pas que c'est encore un coin de "chez-nous".Les canadiens du Québec sont partout chez-eux dans le Canada qu'ils ont ouvert à la civilisation.Cessons de "dire" cette vérité, pratiquons là! FRUITS ET LEGUMES (lire ici la unite de l'i page 17) est certain que les frais encourus pour l'exploitation d'une certaine étendue de terre seraient diminués de beaucoup si les charges fixes de l'exploitation et de l'outillage étaient réparties sur une plus grande étendue en culture.Le même but pourrait être .atteint par la pratique d'une étroite coopération dans la production, le transport et la vente «les pro Il'iiii front ;b Faiilrc» (lire ici lu suite (/c In page 5) Uni accourus avec désintéressement au secours de la France enchaînée.Autre répercussion politique: l'Allemagne a rempli l'armistice accordé à la Franco en juin 1!M et les troupes nazies occupent maintenant tout le territoire français et sont particulièrement massées dans le sud, face û l'Afrique.Le gouvernement de Vichy perd ainsi le peu de liberté qui lui restait.I.c maréchal l'étain a fait entendre une protestation contre .elle violation de l'armistice, mais elle a été vite étouffée.C'est maintenant l'Allemagne qui commande dans toute la France et lu première conséquence de cet état de choses a été la publication d'un décret de Vichy qui annonce que désormais c'est M, Pierre Laval qui est le chef de l'Etat, avec des pouvoirs dictatoriaux illimités.Le maréchal Pétain n'est plus qu'un svm-bole.La politique s'est aussi mêlée aux événements militaires de l'Afrique du nord.Lors de son entrée à Alger, le général américain Eisenhower y a trouvé l'amiral Darlan jusque là commandant de toutes les forces armées de la France, nul lui a offert sa collaboration, laquelle a été acceptée.C'est l'amiral Darlan (pli a ordonné HUX garnisons françaises de l'Alnérie et du Maroc de cesser le feu.Il a été répudié pour cela par le maréchal Pétain.Ainsi se sont créées entre l'autorité militaire américaine en A- friaue et l'amiral Darlan îles relations qui ont pu paraître à certains comme une collaboration étroite entre les Etats-Unis et le gouvernement de Vichy.Cil état de choses émut vivement les milieux de la France Combattante.LA FIJANCK HKNTUK HANS LA GUERRE Une déclaration de .M.Roosevelt est cependant venue à point dissiper toutes les inquiétudes.Ce qui se pusse en Afrique présentement, dims le domaine politique, est uniquement dicté par les exigences militaires de l'heure.Les arrangements conclus par le Relierai Eisenhower sont provisoires et ne signifient pas que les Etats-Unis entendent confier dans l'avenir l'administration politique et civile de l'Afrique du nord au groupe que représenta l'amiral Darlan.Lu collaboration de ce dernier a été acceptée pour ce qu'elle vaut dans le présent immédiat.A côté de l'amiral Darlan, une autre figure SC dresse aujourd'hui en Afrique du nord.C'est celle du général Giraudi évadé d'un camp de prisonniers d'Allemagne, et qui a pris en mains l'organisation et le commandement d'une armée française d'Afrique qui combat actuellement aux CÔtCS des troupes américaines et britanniques en Tunisie Le général Ci-raud symbolise l'esprit de résistance de lu France et sa présence à la tète des troupes françaises qui aident les Américains à chasser l'ennemi île l'Afrique marque la rentrée de In France dans la guerre.Celte revue des événements sensationnels du mois ne serait pas complète sans une mention de la grande victoire navale des Ktals-Unis dans les iles Salomons.La flotte japonaise y a perdu trente navires de guerre et y a subi sa pire défaite de toute la guerre.Ainsi, moins d'un au après leur entrée dans la guerre les Etats-Unis affirment sur les deux errands fronts de combat, celui de l'Europe et celui de l'Extrême-Orient, leur puissance militaire et la valeur de leurs soldats et de leurs marins.— Je vous ai déjà dit de ne lias fl âner ici.Maintenant il manque trois bâtons de dynamite! L'ISOLANT "à PROTEGE LA FERME DE LES EXPERTS en agriculture oui su prouver que les bestiaux et les volailles lo^és dans les bâtisses parfaitement isolées peuvent assurer une.bien meilleure production et se garder en meilleure santé durant l'année entière.C'est pourquoi la planche isolante "à triple fin" Ten/Test constitue jourd'hui votre première ligne de défense sur le front agricole.ati- ELLE ISOLE! La planche isolante Tkn/Tkst protège les animaux contre les intempéries durant les douze mois de l'année .éloigne le froid, le vent, la pluie cl la chaleur .et conserve la chaleur animale.Des animaux logés confortablement sont plus faciles à nourrir.Avec cette planche isolante rigide, établcs et poulaillers sont plus chauds en hiver et plus frais en été.la planche isolante rigide ELLE CONTROLE LA TEMPERATURE! Elle .assure une meilleur iteration et empêche la chaleur de se perdre a travers les murs.Avec Tkn/Tkst, les ventilateurs fonctionnent mieux, les planchers Bâchent plus vite et les et ailles ont mie senteur plus propre.Bestiaux et volailles se gardent on meilleure santé - et, la production de lait et d'oeufs est supérieure, de même que celle des poussins et des porcelets.ELLE EST PERMANENTE! La planche Ten/Test donne plus de solidité aux murs et plafonds .elle empêche l'humidité de se former et élimine les frais de réparation.Elle vous assure un isolement, pour ht vie au coût, approximatif de ô sous par pied carré.Et, dernier avantage, elle est très facile à poser I VOTRE MARCHAND VOUS RENSEIGNERA SUR TEN/TEST isole mieux et accroit la production 1 .1 grand y " >f lernci! polrelel.s mil.llCMlill île la plus undo protection assurée par Itao-1 li'iui'iit Tkn/Tkst.I>''s porcherie chaudes, sÊohcs et bien aérées permettent de sauver et d'élever tous les porcelets do iliaque portée,.|iii veux dire plus de profits pour 1>' cultivateur.Dans les cIcvciims bien isolées, les cliaiigctncntssublUidc tempérai lire craatcnl d'être un danger pour 1rs poussins.Tbn/Tkht garde la clin-leur à l'Intérieur et empêche le froid dcpi'ni'irer.Kllc contribues maintenir la ponte l'ii nssuranl aux poules plu* de confort et en les gardant en bonne santé.Tkn/Tkst rend le- étabjeg, oil neuves, plu.-.cl lau-ilil.i .-.elles.K||e Mialll- producUon du lait .un plus haut niveau, plus longtemps, en assurant des —' conditions sanitaires nltM avantageuses dans les étal des et en protégeant la santé dos vaches.TOUS ces avantages, résultant de l'emploi do la planche Tkn/Tkst sur la ferme, se traduisent, par une produel ion accrue cl des prolits phm nubstanHclu.Tkn/'I'k- .- -2T-Vl.llhs o *» " I* k Jf lient la t Q à un plu INTERNATIONAL FIBRE BOARD LIMITED, GATINEAU, P.O.DEPT.D-206 J'ninvKii* rircvnir — CKATITI KMKN'T — il* nia,,.-,, derfa et UfttM il„ nuilériatti inmr In ou I».httïwCM i :, ¦ i i ¦, ¦ j .ci-dt-ttiou».Povlolllw .Psir^'n Elabl* .Malion d* tmtmm ., .nom .______.__________ ADRESSE.LOCALITE PROVINCE 36 Le Bulletin «.1 e s A g r i c u 1 t.c u r s Décembre 1942 Le six-pailles (lire iei la suite de la page '>) hiticux à l'ouvrage et peu amusard — le Chien «le la fable, qui tient à sa pitance régulière et à son confort, même au prix du lien matrimonial.Xavier, lui.représentait le Loup, qui préfère l'aventure et la liberté, même au prix île la faim.Mais Olivier avait le premier demandé Charlotte en mariage, tout juste comme elle prenait ses vingt ans, et lui offrait une terre toute bâtie, au lac des Iles, alors que l'autre ne pensait encore qu'à luthier les filles, ne travaillait que lorsque ça lui ilisait, aimant mieux courir les bois à sa guise et n'ayant peur de rien que de se faire encotillonner.— Sacré couriiilleux d'Exavier! lui dit Charlotte, quand il eut repris son souffle.Approclie-loé du poêle pour te dégeler.le vais te faire une tasse de thé.— (."est ÎH1H île refus! soupira le réfugié.Il enleva son pesant mackinaw, tout aise d'avoir atteint une confortable étape sur ce chemin désolé où les toits sont aussi rares que les visites du député.Mais les odeurs de cuisine qui remplissaient encore la maison ne tardèrent pas à lui titiller les narines.— Cristi que ça sent bon chez vous! J'gage que c'est pour ce gourmand de Livicr que t'as encore fricassé un tas de bonnes choses! I.a jeune femme lui décocha un bel éclat de rire : — C'est pas pour toê, j'comple bon! Oui, c'est pour Livicr qu'a une maison à lui, avec une femme et des enfants (pii l'attendent, T'avais beau l'aire pareil au lieu de courir la gali-pote et de jamais t'occuper de personne.— Ob! y a pas de soins! répliqua Xavier, faisant le détaché.' Ma vieille mère m'attend au village, et j'y apporte la moitié de mes gages pour ses étrennes.J'y apporte même un jeune porte-épie et une perdrix que j'ai ca-bochés avec des glaçons dans les petits merisiers, à la première montée «lu lac Long.— Amont, la côte à Soulune?C'est la vraie place pour la perdrix.— Oui.Mais j'ai encore quatre gros milles à marcher pour arriver au village, si seulement c'te tempête décesse un peu ! — Tiens! fit Charlotte en lui versant une tasse de tlié bouillant.Avale ça pour te dégourdir les pattes! — Grand merci! T'es une brave fille, Charlotte, et je me disais que je serais bien reçu chez vous.( "est même rien que ça qui m'a empêché de périr, quand la nuit m'a gagné, dans ce chemin sans maism s.sans un brin de boucane nulle part.Il avala, après avoir soufflé dessus, quelques gorgées de thé noir, qui lu ravigotèrent pour de bon, puis reprit: — Oui, on peut le dire que t'es une brave fille, Charlotte; et même que si t'avais pas été si pressée de te marier, si t'avais voulu attendre que j'soyo établi.Charlotte se moqua de lui: — Toé, établi! Tu sais bien que tu le seras jamais.T'es bon trop galvaudcux ! Il protesta: — Moé, galvaudcux ! Sais-tu pas (pie j'ai monté aux Cèdres depuis trois mois et que j'ai seulement pas perdu une journée?— C'est pas croyable! fit Charlotte, toujours riotcusc.— Trois mois à bûcher steady, sans voir le bout du net d'une créature! C'est pas croyable, mais c'est comme ça ! — Tu finiras peut-être ben pal-devenir raisonnable, toé aussi.Veux-tu encore du thé?— -Non, merci.Mais j'ai faim sans bon sens, depuis quasiment cinq heures (pie je marche, et j'ai tant seulement pas emporté une beurrée, puisque je comptais arriver chez nous pour souper, .l'y penserais peut-être oen pas si je reniflais pas ta couque-rie.Ça sent si bon que ça me donne encore plus faim! Voyant sourire leur mère, flattée des compliments que lui attirait la seule odeur de sa cuisine, les enfants s'empressèrent d'ouvrir le four où se dorait la croûte du six-pailles, pour en faire au moins respirer le parfum au visiteur.— C'est-y Dieu possible, s'éeria-t-il, de cuisiner d'aussi lionnes choses pour un gars qui se dérange même pas pour en profiter! — Crains-pas! répondit Charlotte; i! en profitera aujourd'hui ou demain.Il m'a promis de venir passer le jour de l'an avec nous autres, et si le temps est trop méchant pour qu'il arrive à soir, il arrivera bon sûr demain matin, et le six-pailles l'attendra, tout chaud.Comme pour aguicher son bote inattendu, Charlotte retira du four le chaudron croustillant et le lui passa sous le nez avant de le remettre dans le réchaud.Xavier fit une grimace gloutonne qui amusa fort les enfants et proposa, pour aminoucher la cuisinière : — Pour être arrangeant, je te laisserais mon porte-épic et ma perdrix, si tu voulais, et on en mangerait un petit morceau, rien qu'un petit morceau, de ton pâté, puisque le v'ià tout cuit, pour y goûter seulement.D'un haussement d'épaule, Charlotte refusa net : — Compte pas là-dessus, Exavier! Qu'est-ce que Livicr dirait si on l'entamait sans lui?— Je meurs de faim, que je te dis, et ce maudit temps m'empêche d'aller manger chez nous!.Vas-tu m'obliger à dévorer tout crus le porte-épic et la perdrix (pie j'ai fourrés dans mon sac?Les enfants avaient repris leur partie de casino et riaient de reluquer Clouin qui faisait sa lippe et criait la faim, pendant que Charlotte persistait à le plaisanter: — Si tu veux y arracher les pi- eplants à ton porte-épic, je vais te le faire cuire, lui dit-elle.—¦ Il est jrelé dur, à coté de ma perdrix qui, ben sûr, ne l'a pas réchauffé, puisqu'elle a l'roidi la première!.Mais faut-il donc que Livicr t'ait arraché le coeur que l'avais quand t'étais fille?Tu m'aurais donné ta dernière galette dans ce temps-là.Moé itou, je me serais passé «le manger pour toé! Celle évocation d'un passé déjà lointain, où vraiment l'un ne pensait qu'à l'autre, ne manqua point d'inspirer quelque commisération à Charlotte dont l'âme restait pleine «le tendresse: — Tâche «le comprendre, mon pauvre Clouin.(pie je peux pas entamer notre six-pailles avant que Livicr arrive.Mais je vais te donner une bouchée de fromage.Tu sais que je crains personne dans toute la Gati-neau pour le fromage.J'en ai justement rentré un pour les fêtes, et je vais t'en donner un morceau, à condition (pie tu partes tout de suite après.Comme en toute autre composition culinaire, Charlotte excellait à fabriquer ce fromage de lait caillé longuement égoutté et qui, après plusieurs semaines «le lente fermentation à la chaleur de Pétable, prend une saveur de camenbert à réveiller l'appétit d'un mourant.Elle en beurra une épaisse tranche de pain bis.Dans l'atmosphère surchauffée «le la maison, l'aronie du fromage atteignit vile l'odorat des enfants qui en réclamèrent leur part, connue s'ils n'avaient pas soupe deux heures auparavant.— Tu vois ce «pie c'est, fit-elle remarquer à l'importun.La moitié «le mon fromage va y passer, pour te l'aire plaisir.Xavier s'en pourléchait les lèvres: — Pour du bon fromage, c'est «lu bon fromage, on peut le dire! Mais ça donne la faim plus (pie ça l'amortit! Batêchc, «pie ça fait du bien! La ménagère s'empressa «le serrer le reste «lu fromage dans la dépense, après en avoir servi une tartine aux enfants, et Xavier alluma une pipe pour étouffer sa fringale que sa portion de camembert n'avait fait qu'exciter davantage.Cependant, la poudrerie soufflait (le plus en plus, et, pour faire couler le temps, Xavier se joignit aux enfants «pli jouaient aux cartes.Il trichait si effrontément que ses par- tenaires se mirent à crier, et leur mère les envoya tous les trois se coucher.L'un après l'autre ils montèrent l'étroit escalier qui menait aux deux chambres sous les combles et, au bout de dix minutes, on les entendit ronfler.Charlotte dissimulait mal l'embarras qu'elle éprouvait tout à coup «le cette visite intempestive de son ancien amoureux, et Xavier s'efforça de la rassurer, avec toute la gaucherie «pie lui causait un subit accès de timidité: — Ça me fait ben «le la peine pour toé, Charlotte; mais faut pas compter (pie Livier arrivera à c't'heure! S'il n'a pas pu partir de jour, c'est pas en pleine nuit qu'il laissera le Caya-niant pour marcher une dizaine de milles.Ça se l'ait pas.Espérons «pie le temps sera calmi, demain, que les chemins seront, allables.Loin de la rassurer, les paroles de Clouin agacèrent la jeune femme.— Veux-tu ben te taire, espèce de j'teux de sorts! En tout cas.je suis fatiguée et je m'endors.L'homme se leva comme un condamné et entr'ouvrit la porte pour voir si le temps lui permettait de détaler.Avec un intake de neige, une rafale s'engouffra dans la maison et éteignit la lampe.Après un moment de stupeur, ''ballotte se prit à rire de l'accident qui rendait notre Clouin encore plus penaud, et alla chercher dans le tiroir du buffet une allumette pour rallumer la suspension qui se balançait sous la secousse «lu vent.Elle lui dit, goguenarde: — Un vrai temps pour un courailleux comme toé.J'espère au moins que tu vas rencontrer quelques belles filles en t'en allant.Comme ces chevaux auxquels la névrose de la faim-valle interdit «le faire un pas de plus avant qu'on leur donne un picotin d'avoine, ce piteux de Clouin se sentait les jambes paralysées, et aucun coup de fouet à sa réputation de beau courailleur ne pouvait le décider à se remettre en route.Il restait planté, comme un sapin, devant la fenêtre, pendant «pie Charlotte, avant d'aller se coucher, rangeait les meubles en faisant exprès un bruit de couvre-feu qui pousse les invités à déguerpir.— Non de non! murmurait Xavier, il n'y a pas de quoi rire! Un chrétien se risque pas sur le chemin en pleine nuit et en plein bois par un temps pareil! — Tu prétends toujours pas coucher icite! lui remontra Charlotte.Livier aurait qu'à ressoudre, «pte l'aurais l'air fin ! — C'est un vieux jaloux! — Livier est pas jaloux, pantoute ! Tout de même, il n'oublie pas que, toé pis moé, on sortait ensemble, avant.— Il aurait toujours pas le coeur de mettre un homme dehors par un temps comme à soir! — Ah! tu le connais pas! El quant à moé, j'voux pas prendre de risques.D'abord, je n'ai pas de lit à te donner.— C'est bon, c'est bon! fit Clouin.résigné.Je vais attendre encore une petite escousse, (pie cette sacrée tempête se radoue, et pis je m'en irai sans déranger personne.Va te coucher, Charlotte, et encore ben merci pour le bon morceau de fromage.Il faisait vraiment pitié, contraint qu'il se sentait, à retourner dans la nuit glaciale et périlleuse.Aussi la brave Charlotte lui servit-elle une Décembre 1942 Le Bulletin des Agriculteurs 37 autre tasse de thé, pour lui redonner un peu de courage, et lui dit bonsoir avant de se retirer dans sa chambre dont la portière de cretonne, qu'une embrasse de velours retenait relevée, laissait voir la tête du grand lit des maîtres.— Bonsoir, Exavicr.— Bonsoir, Charlotte.Mais tu pourrais, autant dire, me souhaiter la bonne année, puisque me v'Ià quasiment obligé d'attendre le jour de l'an chez vous.Il est vrai que les heures passaient.— C'est-y possible, pensa tout haut Charlotte, qu'à force d'attendre et de jaser, on va entendre sonner minuit de la nouvelle année! — Et qu'il va falloir s'embrasser par-dessus le marché, pour faire comme il faut! renchérit Clouin qui saisit le prétexte de ramener un peu de gaieté dans l'entretien.— Veux-tu te taire, que je te dis! lui commanda la femme.Et Livier qui pourrait arriver tout juste comme on serait en train île s'embrasser.Manquerait plus que ça! — Je t'ai expliqué, reprit bien vite l'homme, que Livier peut pas arriver avant demain, à e'te heure.T'auras même de la chance s'i'.se montre pour le jour de l'an.Mais Charlotte insistait: — Il me l'a promis, que je te dis! — Promis, promis; mais la tempête y a changé les idées.Moé itou, j'avais promis à nioumau d'arriver à Noël, et v'Ià que je te souhaiterai la bonne année avant elle, puisque c'aura donc été pour moé que t'auras mis ta belle robe.Charlotte rougit un peu de consta- ter qu'en effet elle n'aurait fait un brin de toilette que pour un passant, encore que Clouin ait été son premier cavalier et qu'elle s'appliquât à bien paraître lorsqu'il la fréquentait de lires.Bien que feinte et seulement taquine, la présomption de Xavier la vexa : — T'es pas gêné de croire que c'est pour toé que j'ai mis une robe propre ! Il s'efforça de réparer l'offense: — Tu sais, moé, la toilette, ça nie tente pas beaucoup, et je te vois toujours pareille au temps qu'on sortait ensemble.Dans l'inquiétant silence de cette nuit d'hiver qu'aggravaient par moments les sursauts de la poudrerie hululant au dehors, dans l'accablante solitude où Charlotte se sentait, à plusieurs milles de tout voisin, le rappel de sa jeunesse insouciante, parmi ses parents de ("dénier, lui pinça le coeur.Aussi prit-elle un ton plus grave pour recommander à son réfugié de mettre une bûche dans le poêle et de souffler la lampe avant de partir, et surtout de bien refermer la porte.Puis elle se retira vivement dans sa chambre en décrochant derrière elle la portière.— N'aie pas peur, lui assura Clouin.je fermerai la porte.Bonsoir et ben des souhaits pour l'année qui vient! A ce souhait qu'elle n'avait pas pressenti et qui lui rappelait les joyeuses traditions de nos campagnes.Charlotte hésita un moment, puis reparut sur le seuil de sn chambre: — Bonne année, à toé itou, beau couraillcux; et viens m'embrasser pour le jour de l'an ! Ils s'embrassèrent bruyamment sur les lieux joues, comme font les paysans réunis pour la nouvelle année, et Charlotte rentra dans sa chambre avec une grosse envie de pleurer.Xavier s'encanta dans la berceuse et ralluma sa pipe.La femme marchait nerveusement, et son ombre glissait dans les replis de la cretonne.Après quelques minutes, elle souffla sa chandelle et se mit au lit, et Clouin n'entendit plus que de légers soupirs, entrecoupés des petits hoquets d'une inallieureu.se qui dévore ses larmes.Le veilleur se demandait s'il ne devait pas, par politesse, aller consoler cette pauvre Charlotte que le dépit chagrinait.Il n'osait, et l'aiguillon de la faim tenait son regard et toute sa pensée fixés au réchaud où mijotait le fameux six-pailles.Hélas! ventre affamé n'a pas d'oreilles et guère plus de pitié.Ce terrible besoin «le manger refoule les sentiments les plus tenaces et les plus impérieux; il domine jusqu'à l'amour qui, s'il faut en croire les poètes, est plus fort (pie la mort.Notre ehemiiieau ne songeait qu'à étourdir sa grosse faim, et ses pipes répétées ne produisaient aucune sedation appréciable.D'ailleurs, Charlotte s'était calmée en s'endormant.Le silence de la maison et la fatigue de sa pénible randonnée auraient aussi vile assoupi Clouin si l'estomac ne l'eût cruellement tiraillé, si la hantise du pâté ne l'eût empêché de fermer les yeux pour se reposer.Si seulement il pouvait retrouver le reste du fromage que Charlotte lui avait fait goûter! Il bourra une autre pipe pour se tromper l'appétit.Histoire de se dégourdir un peu, il se leva et alla mettre une bûche dans le poêle dont le feu baissait.Comme la porte du réchaud se trouvait tout juste à portée de sa main, il ne se retint pas de l'ouvrir, line bouffée de vapeur ensorcelante lui sauta au visage, la buée du pâté! Il referma le réchaud et retourna s'asseoir dans sa berceuse, humant encore le fumet qui exaspérait sa fringale.Minuit sonna à l'horloge accrochée au-dessus du buffet.Minuit! Le jour de l'an! Il appelle, à demi-voix: — Charlotte, dors-tu'.' Elle ne répondit pas.Sur la pointe de ses bottes molles, il alla jusqu'à la chambre, souleva la portière et put voir que Charlotte dormait bien.Alors il s'approcha du buffet, y prit tout doucement une assiette et un couteau, et puis, croyez-le ou ne le croyez pas, il retira du réchaud le six-pailles et, saf renient, il en mangea tout son content, il en mangea à sa faim, sans mentir il eu dévora quasi la moitié.Pour un bon pâté, c'est un bon pâté, on peut le dire! Enfin gavé jusqu'aux oreilles, il éprouva le besoin de respirer quelques bouffées d'air froid.La poudrerie cessait: connue un réflecteur de locomotive, un radieux croissant de lune éclairait toute la route.Xavier ralluma encore une fois sa pipe, reprit son mackinnw et sou paqueton, et partit en sifflant, après avoir bien tiré la porte.Mais il avait oublié de souffler la lampe et même de refermer le réchaud.Dans ces pays de bûcherons, toni-ni ¦ du reste en ville et à la campagne, il v a des gens peu soigneux et même fort impolis.KLOItANDEAU.(Reproduction interdite) LLsb \kt>ïi don pardon (Hit ici hi suite de le pnyr 7) vieux parents, vous n'y pensez pas.— Oui, oui, oui.La petite dame était mal à l'aise.A ce brave garçon, qui venait de risquer sa vie, pour sauver la précieuse existence de madame Moirant, qu'eut-il été séant d'offrir?Ne serait-il pas froissé, si elle parlait d'une récompense en argent?Son langage était faubourien, à tout prendre, mais il y avait une étrange noblesse dans certains de ses gestes.Offrir de l'argent à ce grand garçon-là, c'aurait à peu près produit le même effet (pie proposer le siège du maire de Terre-bonne au roi d'Angleterre.Et puis.Il avait une façon à lui de regarder.Ces yeux-là étaient intimidants et fiers.Ils ne s'abaissaient pas.On aurait dit qu'ils vous toisaient tou-jours, comme si vous n'étiez pour eux que des serfs.Où donc la petite dame avait-elle été enveloppée par l'impérieuse lumière de ces yeux-là?Tout à l'heure, lorsqu'il l'avait envisagée, c'avait été fugitif mais elle avait eu une impression de déjà vu; un fluide oublié, l'espace d'un éclair, avait afflué à son coeur.Mais où, mais quand était-il déjà venu dans sa vie, s'il y était venu.et la petite dame était bien mal à l'aise, elle qui ne pouvait replacer dans son souvenir, le grand garçon à l'énigmalique regard.Au bout d'un instant, elle dit: — Si vous voulez fumer.II y a des cigarettes, dans la pochette de la portière, justement à côté de vous, monsieur.— C'est pas de refus, madame.La petite dame ne vit pas qu'il dissimulait un sourire railleur.Dans la voiture, le militaire était perdu dans une longue rêverie.Il devait y en avoir en niasse, à .Montréal, des particuliers qui s'appelaient Joseph Gauthier, ('"était comme Durand à Paris, ou Smith, à Londres.Ce n'était guère compromettant.Et il avait feint un enrouement subit pour prononcer ce nom-là.Et il avait imité l'accent traînant et le grasseyement des gars du faubourg.Madame Moirant, à cine, ans de distance, n'avait pas reconnu Hubert Duchesneau, un de ses anciens soupirants; non, elle ne l'avait pas reconnu, car si cela avait été, elle n'aurait pas manqué, expansive connue il la savait, de donner libre cours à sa surprise.Le destin lui avait fait, jadis, rencontrer cette femme au temps où elle était Lucy — jeune — fille — à —marier, au temps où le jeune Duchesneau portait moustaches et illusions.Cela changeait beaucoup un homme de ne plus avoir de moustaches et de ne plus avoir d'illusions.Et puis, le feu de la vie avait durci son visage, l'avait rendu très différent de ce qu'il était à vingt-cinq ans.Qu'elle est drôle la vie, tout de même.On dirait qu'elle se plaît à créer des situations invraisemblables.Si jamais il s'attendait à retrouver par ce Noël bouré de neige, l'élégante Lucy du temps jadis.Bile n'avait pas changé.Si, elle avait changé, elle semblait plus belle, plus épanouie.Les ans n'avaient fait qu'ajouter à sa splendeur.C'est qu'il l'avait aimée comme un fou, la petite Lucy de ses rêves! .Hélas! Il n'était qu'un rond-de-cuir destiné à stagner au sein de la médiocrité.Elle était d'une famille "très bien" .Elle pouvait aspirer à mieux .Ce n'est pas pour rien que le bon Dieu vous a si gentiment tournée, et qu'il vous a créée toute belle.Faut savoir ne pas négliger les atouts qui sont dans notre jeu.("'est pas drôle île se serrer la ceinture, jusqu'au dernier soupir.Et, dans son petit cerveau d'harmonieuse oiscllc.ces calculs prosaïques avaient ainsi germé.Elle lui avait laissé crûment entendre qu"ils ne pourraient pousser le flirt plus loin et sans inconvénient.Il avait souvenance d'avoir crié celte véhémente protestation: — Mais, il ne s'agit pas d'un simple flirt! Je t'aime vraiment, Lucy, et cela, tu le sais! Je t'aime pour faire de toi la compagne de nia vie! Bile avait haussé les épaules.Quel grand mot.Un mot qui la dépassait.Elle aussi, l'aimait.Bile le considérait comme un ami de tout premier ordre.Mais, de là au mariage.On ne vivait pas d'amour et d'eau fraîche.Comment ferait-il pour la bien faire vivre, car jamais elle ne consentirait à des privations, dans son ménage.Elle n'avait pas été élevée comme cela.De plus, ses parents ne verraient pas ça d'un bon oeil.Ivre de douleur, il s'était retiré, le jeune homme aux moustaches et aux illusions.Quelque temps après, il avait appris, les fiançailles de Lucy et de l'architecte Moirant.Il aurait voulu mourir; maintenant, que Lucy ne serait plus dans son horizon, à quoi lui servait de traîner après lui sa vie, telle une chose encombrante?Mais la mort décréta qu'il vivrait.11 avait signé un engagement avec l'armée territoriale.On l'avait expédié là-bas, en pleine zone «le Tenter, mais il en était revenu indemne, car la mort l'avait décrété qu'il vivrait, en dépit de tout.Et, maintenant.Qu'il était heureux de savourer ces précieux instants où, il lui était de nouveau, donné de respirer la même atmosphère que Lucy.Qu'elle était belle!.Bile étail plus belle aujourd'hui, qu'autrefois! Il la voyait de dos à deux pas de lui.Un désir violent lui venait de se rapprocher d'elle, de l'é-treindre comme autrefois, de lui murmurer des mots passionnés, «le lui rappeler le TEMPS; tout cela était bien présent à l'esprit du soldat, et elle, Lucy, ne pouvait avoir oublié, non plus.t'a ne s'oublie pas si facilement les serments, les ballad' : au clair de lune, une voix aux accents voluptueux qui n'en finit, plus de répéter "je l'aime".Non, elle ne pouvait avoir oublié, Lucy.Il suffirait d'une parole, d'un geste pour remettre en mouvement les tendres souvenirs.Mais voilà, ci: n'était plus Lucy.I.a fortune en avait fait madame Moirant.Alors, Hubert apporterait ainsi délibérément, la perturbation dans le ménage?Dame! Ça valait bien ça, après tout! La petite madame Moirant paierait.Elle lui avait fait au coeur une blessure que les ans ne parvenaient point à cicatriser.N'était-il pas juste qu'elle payât?.Mais, cela ne serait-il pas aussi reprehensible que l'attentat de ce voyou, qui tassé dans un angle de la voiture ruminait des pensées sordides?.Mais ce n'était pas la même chose.Hubert n'agirait pas connue un bandit.Or, il y a ce que les français appellent "des bandits d'honneur" .Cependant.Ils approchaient du pont de Car-lierville.Le chemin commença à se truffer d'animation.Les foules commençaient à déferler vers les temples. 38 Le Bulletin des Agriculteurs Décembre 1942 Elles se mirent en branle, les cloches de Laval, de- Bordeaux, de Montréal, les cloches qui annonçaient ln messe de minuit.Le soldai tendit l'oreille à la réjouissante harmonie ot un frémissement courut sur son faciès.Dans l'automobile, sa voix sonna, haute et claire, dépourvue de tout enrouement et de l'accent faubourien: — Madame Moîrant, je ne vais pas plus loin.Voulez-vous dire à voile chauffeur d'arrêter ici?— Charles, commanda la petite dame, gagnez le côté de la route et freinez.— Bien, madame.Lorsque la voiture se fut immobili- sée.Hubert Duchcsneau parla: — Madame, dit-il, vous entendez ces cloches-là?.fi- vous apprends rien cri vous disant qu'elles sonnent pour l'anniversaire de naissance de Celui qui apporta la loi du pardon, sur la terre.Moi, je les entends, les cloches, et par elles, la voix du bon Dieu, Et moi.Joseph Gauthier, je pardonne.Je passe l'éponge, comme on dit.Vous êtes sensée l'entendre vous aussi, cette voix, madame Moirant.Tenez, je vais vous suggérer quelque chose, pour faire voir que la voix du bon Dieu a un écho dans votre âme; VOUS allez pardonner à votre assaillant, ne pas porter plainte contre lui; le congédier tout de suite en lui con- seillant d'aller se faire pendre ailleurs.Voulez-vous?Subjuguée, la petite dame acquiesça: — Moi.après tout.je veux bien.Alors, le soldat se pencha, ouvrit la portière du côté du malandrin.— Sors.L'autre grogna "hein?" et no bougea point.— Va-t-il falloir que je te garro-che dans la neige?Tu es libre, espèce d'abruti.Le vagabond dit '"hein?" encore une fois, puis, après un coup d'oeil méfiant et circulaire, il se décida à sauter sur la chaussée.Le militaire le suivit.— Adieu, madame Moirant et bonne chance.Bouche bée, elle le regardait s'éloigner, déchirant île sa 1.s achats ù l'extérieur.Aussi s'npplique-t-on à intensifier la culture du foin.Since rapport, une jeune luzernière donne de belles espérances.On tentera également d'engranger deux récoltes de trèfle, dès la saison prochaine.Quarante-cinq arpents sont consacrés à la culture des céréales, avoine et orge.On enregistre mu rendement de '10 minots à l'arpent et même jusqu'à 52 minots.On complète h' ration de concentrés par l'achat d'engrais alimentaires, des supplements protéiques surtout.Connue succulents, on sert des choux-do-Suun et 330,575 en 1939, 524,498 en 1940 et 450,840 en 1941.Ces expéditions ne représentent pas tout notre production, car bon nombre de sujets soin écoulés pour satisfaire la demande locale sans passer par les cours à bestiaux.On estime même que plus de 100,000 porcs sont ainsi écoulés chaque année dans la seule ville de Montréal.Quoique les arrivages sur le marche en 1941 soient inférieurs a ceux de l'année précédente, ils sont encore de 59% plus élevés qu'en 1938, l'année qui a précédé la déclaration de lu Décembre 1942 Le Bulletin des Agriculteurs 43 guerre.Ce fléchissement momentané est attribuable à la rareté des mains, résultat dune année de sé-cheresse, et à leurs prix élevés par rapport à ceux du bacon, ce qui incita plusieurs producteurs à se défaire, mais à tort, de leurs truies d'élevage.Ce contretemps prolonge ses effets sur les expéditions de l'année 1942.C'est pourquoi le ministère de l'agriculture a tenté de repeupler certaines fermes de lu province en offrant un mode d'assistance pratique aux cultivateurs qui consentiraient l'achat d'une ou plusieurs truies d'élevage choisies sur les marchés publics par les spécialistes du Service de l'industrie animale.Bon nombre de cultivateurs se sont prévalus de cette offre.Le recencement de 11)31 rapportait pour la province de Québec une imputation ovine de 73U,(iS4 sujets; celui de 1941 n'en rapporte que 527,479.A l'heure actuelle il y a cependant un regain d'intérêt pour cet élevage étant donné le prix élevé des viandes en général et le besoin urgent de laine au pays.11 i.'y a dans la province que 51,537 termes ou l'on garde des moutons.Afin d'augmenter le nombre des éleveurs, le ministère de l'agriculture a offert l'an dernier et cette année aux nouveaux éleveurs de leur procurer a prix réduit de bonnes agnelles sélectionnées sur nos grands marchés.I.e transport était aux frais du gouvernement fédéral.Ce mode d'assistance a été grandement apprécié par la classe agricole au point que cette année on n'a pu trouver assez d'a-guellcs pour remplir toutes les commandes.Les volailles sui les fermes du Qué-inr représentaient une valeur de 4% millions de dollars d'après le recencement de 1941, et notre production globale d'oeufs atteint quelque 3C millions de douzaines annuellement, ce i|tii n'est pas suffisant pour satisfaire i la demande du marché.Cependant, comme leur prix se maintient à un niveau élevé, le nombre de nos basses-cours a une tendance à s'accroître.Les couvoirs coopératifs certifiés de la province de Québec ont produit quoique I millions de poussins au cours 'lit printemps dernier.Leur succès a été cité non seulement au Canada, mais aussi en pays étrangers.La volaille constitue un précieux substitut aux autres viandes qui sont devenues plus rares et plusieurs régions qui autrefois achetaient des quantités considérables de volailles abattues en dehors de la province sont en voie de se suffire à elles-mêmes.Ajoutons en term intuit (pie la compréhension de l'idée coopérative tend à se généraliser dans la province de Québec et les cultivateurs trouvent dç nombreuses adaptations nouvelles à cette formule.Des coopératives d'achat, de vente et de crédit ont surgi un peu partout.Elles travaillent au perfectionnement des méthodes d'achat, de production, de transformation et de mise sur le marché.En l'espace de six ans nos sociétés coopératives agricoles se sont accrues dans la proportion de 250%.Leurs membres, au nombre de 32,384, représentaient 2.'5';é de la population rurale en 1941.L'an dernier, le montant des ventes de la Coopérative Fédérale s'élevait à $17,-750,000 et le nombre des sociétés affiliées qui était de 40 en 19111 est passé à 241 en 1941.Cet exposé forcément incomplet de la situation agricole du Québec nous a permis de jeter un coup d'oeil sur nos principales productions agricoles de guerre.Tout contribue à l'heure actuelle à inciter la classe des cultivateurs à redoubler d'effort dans le but tie hâter la victoire tout en profilant de l'excellent marché dont dispose le Canada, surtout depuis qu'il est devenu la principale source de ravitaillement de l'Angleterre J.R.PItOULX Recherchez les Marques auxquelles vous pouvez VOUS FIER • Les acheteurs économes recherchent les marques de commerce qui ont fait leurs preuves.Penmans a toujours eu soin de préserver les prototypes supérieurs qui ont fait de sa marque de commerce—illustrée ci-dessus—un guide pour l'achat de vêtements tricotés de qualité.Aujourd'hui, c'est le devoir de chacun de prendre un soin exceptionnel de tout ce qu'il achète* Faites ces deux choses: Acheté: de la bonne qualité.Ménage: ce que vous acheter.Vous trouvère: probablement que la quantité, les dessins et les modèles de vêtements tricotés Penmans sont limités, dans un but d'économie de temps de guerre.Cependant, la répartition des articles disponibles sera maintenue d'une façon aussi équitable que possible par l'intermédiaire des marchands.SOUS-VETEMENTS • .• BAS • * .VETEMENTS QtHLVlt [^Céréale Chaude donf TOUS RAFFOIENT au Déjeuner.et tenement /Voi/rnfcsimfe/ OCItVIE FLOUR MILL! Le Bulletin des A g r i c u 11 e u r s Décembre 1942 La guerre, aujourd'hui, est une besogne sinisf re.Les combattants s'en vont, mais sans fanfare.sans tambours et sans drapeaux.Ils passent en véhicules blindés.Ils évoluent bruyamment dans dés tanks.Ils fendent les nues dans des avions.De grandes industries doivent fonctionner à plein rendement pour assurer leur transport.pour les protéger.pour leur donner la puissance d'attaque.Les hommes et les femmes CENEKAL MO TO% S O'iV-.-.v-'-,-.:;,,'.- .î ').'/, ' : .¦ *., ¦ V de General Motors au Canada sont animés d'un esprit combattif dans leur travail.Leur adresse, leur énergie, leur endurance entrent dans le combat.car la victoire est leur affaire.Des produits de guerre G M de fabrication canadienne servent déjà sur tous les théâtres de guerre.Il y en aura encore davantage, jusqu'à ce que cette lutte acharnée soit finie et que la paix se rétablisse en vertu d'un nouveau titre à la liberté.GENERAL MOTORS OF CANADA, LIMITED Décembre 1942 Le Bulletin des Agriculteurs 4J 0 _/" L y a beaucoup de familles canadiennes-françaises intéressantes; il s'agit de les découvrir, de pénétrer un peu leur intimité, de les voir à l'oeuvre quand parents et enfants se donnent la main pour des travaux d'art, ou d'industrie familiale.Ces jours derniers, j'étais franchement impressionnée en franchissant une haute grille de fer forgé qui, par une cour dallée, nous conduit tout droit aux ateliers de céramique des frères Hutchison.Los frères Hutchison.C'est bien le propre des mamans de s'effacer quand le succès arrive, coiffé des premières réussites.Car, c'est bien clic la maman blonde, grande et mince, toujours jeune au point de paraître la soeur aînée de ses grands fils, qui fut l'inspiratrice et .qui reste l'âme active et vivante de cette entreprise.En voyant s'accroître la famille et grandir garçons et filles, elle rêva d'une ruche qui les grouperait tous et dont elle resterait, comme au foyer, la reine, toujours occupée.A force de travail et d'intelligente initiative, ce beau rêve qu'une mère canadienne se réalisa, il prit corps, il déploya ses ailes et planait comme un oiseau prometteur de tous les succès, quand le conflit actuel vint brusquement ralentir son vol en prenant dans l'armée deux des fils Hutchison, abus qu'un troisième se dirigeait vers les industries de guerre.Mais l'oeuvre se maintient, grâce au labeur incessant et presque prodigieux de ceux qui restent.A celte heure où nous sommes privés de toutes les jolies choses qui franchissaient les mers pour venir composer les étalages des vitrines et des magasins, à l'époque des fêtes, nous trouvons chez nous, une rare variété de bibelots et d'objets utiles, fabriqués par les nôtres, avec un art et une perfection qui ne nous permettent pas de rien regretter.Avant de pénétrer dans les vastes ateliers où deux fours importants cuisent à 2000 degrés et au-delà, on traverse un petit magasin orné de vitrines claires dans lesquelles s'entassent des articles de toutes les formes et de toutes les couleurs.La céramique ouvre toutes les possibilités à des artistes ingénieux, épris de leur travail, et c'est bien ce que nous trouvons chez Georges Hutchison après l'avoir deviné chez la mère dont l'imagination est toujours en éveil.l'as une industrie ne peut être plus sincèrement canadienne, la terre niaise servant au modelage des céramiques Hutchison étant prise à Montréal même.Et les dessins, aussi bien que la décoration se font dans leurs ateliers de la rue Montana.11 va s'en dire que l'on cherche surtout à créer des styles canadiens, et que tous les dessins sont origi naux; on n'exécute des copies que sur demande du client et ces pièces n sont jamais répétées pour le commer ce.Tout ce qui nous entoure est tel Ai et fouieiô canadiens (pah Ûlksz (Boa lenient artistique qu'on n'a pas l'idée de se croire dans un atelier commercial.On ne se sont pas non plus dans un banal magasin de nouveautés, car l'odeur do la terre glaise, du sable fin, de la cuisson, de tous ces produits vivants qui entrent dans la confection de ce que l'on voit, de ce que l'on touche, se répand dans l'atmosphère et lui communique une chaleur particulière.Ce sera bientôt Noël, et malgré la guerre, on échangera des souvenirs d'amitié, certains devoirs de reconnaissance se traduiront par dos cadeaux.Rien de mieux à offrir que des choses de chez nous, des objets canadiens.Le choix est vaste et si l'on ne veut pas s'attarder aux bibelots à cette époque tourmentée où l'on sacrifie môme certains plaisirs légitimes, la satisfaction d'orner son home pour la joie de toute la famille, on n'aura qu'à fermer les yeux alors sur les jolis vases aux formes et aux coloris divers, sur les statues ravissantes parmi lesquelle il y en a toute une série qui idéalise la paysanne canadienne portant le tablier et le fichu d'autrefois, sans parler de Mademoiselle Montréal qui souligne le grand événement historique du troisième centenaire de la fondation de Ville-Marie.Los plaques murales, les appuis-livres, les bases de lampes.les cendriers affectant tous des formes modernes inspirées par le goût le plus sûr et des coloris vraiment harmonieux, sont-ils des objets de luxe.On ne peut nier qu'ils ont une certaine utilité et que le fait de s'en procurer, malgré la guerre, ne ressemble en rien à un péché de lèse-patriotisme, surtout si on se proposé de les offrir en cadeaux à des personnes chères, à des gens do qui l'on a reçu aide ou faveur.Mais à côté de ces articles mentionnés qui ne représentent qu'une partie de la collection Hutchison, il y a dos objets vraiment utiles.Par exemple, j'ai été émerveillée par une tasse et une soucoupe de céramique faisant partie d'un service de vaisselle canadien qui sera peut-être le premier du genre.J'imaginais le voir étalé en entier sur une belie happe de toile du pays qui s'harmoniserait de couleur à ses chaudes teintes de terre cuite, aux lumières de sa laque si réjouissante à l'oeil.Toute une table canadienne, voyez-vous cela?Quel admirable cadeau à étrenner pour le réveillon ou pour le dîner do Noël! Avec les mois, avec les années, fini-ra-t-on par en trouver dans tous les foyers canadiens de cette vaisselle de chez nous, fabriquée par les nôtres, à notre intention?Parmi les nouveautés suscitées par les besoins de l'heure actuelle où les choses utiles doivent primer les choses d'agrément, je me suis fort intéressée, en visitant les ateliers des Frères Hutchison, à un brûleur à gaz en céramique qui n'était pas simplement à l'état d'essai, mais de réussite complète.Et j'ai aperçu do jolis boutons, des boutons merveilleux qui auraient leur place sur une robe de lin du pays, sur un costume ou un manteau tissé et compléteraient ainsi un ensemble au-thentiquoment canadien.Des boutons en céramique.Il fallait y penser.Dessins, couleurs, fini sont de belles surprises.Je suppose que des boucles de ceinture et divers ornements tolérés par les restrictions qu'impose la loi de l'épargne sur le vêtement, s'harmoniseront à ces parures simples et de bon goût que les femmes pourront cueillir aux champs mêmes du travail et de l'industrie canadienne.Les couleurs sont restreintes, il est vrai, toujours à cause do cette affreuse guerre qui se prolonge.Mais les teintes de brun, de bleu, de vert semblent pouvoir être obtenues dans toute la gamme de ces tons.Ce sont de belles teintes riches, brillantes, dont le fini glacé s'obtient par un sablo-crystal transparent, cuit à 2000 do-grés.A part ces poteries, les boutons, les brûleurs à gaz, Madame Hutchison dont l'esprit inventif n'est jamais en repos, a trouvé autre chose: elle a créé des poupées canadiennes! Les poupées Hutchison sont de vraies petites filles, des garçonnets, des soldats ayant do belles têtes de céramique et des costumes d'étoffe du pays.Il y a tout un assortiment de ce petit monde, dont les cheveux lisses ou bouclés sont faits de belle laine blonde, brune, noire, ou aux reflets châtains.Les coiffures sont presque toutes différentes, ainsi Mademoiselle Montréal, et Paysanette portent dos tresses; lo Petit Chaperon rouge cache sous ie capuchon de sa mante tissée, une toison fauve; tout en blanc, Pierrot laisse apercevoir sous son bonnet pointu, des mèches sombres comme une nuit sans lune.Ce n'est pas tout.II y a des amours de petits jumeaux portant chandails et bérets tricotés assortis à la jupe et à la culotte de lainage à carreaux écossais.Une belle brunette est toute fièro de sa robe de lin et de son bonnet hollandais comme en portent actuellement fillettes et jeunes filles de chez nous.Il y a des robes à bretelles avec blouse paysanne, des jupes et des tabliers de l'époque de nos grand'mèros, des costumes plus modernes.Et ces bébés joufflus ont tous une expression différente, car leurs visages sont peints à la main et non pas confectionnés en série.Leurs membres de fine sutinette couleur de chair sont ainsi faits que îles petites filles peuvent les asseoir aussi aisément quo do vrais enfants.Et ce qu'il y a de beau, c'est qu'elles ne sont pas fragiles.' {tournez) 4É 46 Le Bulletin des Agriculteurs Décembre 1942 Avis Spécial Au Sujet Des Rhumes Il existe maintenant une méthode Vieks perfectionnée, meilleure, pour soulager les souffrance que causent les rhumes, telles que toux, irritation ou constriction des muscles.Ce traitement ne demande que 3 minutes, et en réalité, il rend le bon vieux Vicks VapoRub, si sûr, encore plus precieux—plus efficace ! Des Résultats Meilleurs Que Jamais Auparavant! ilacit de 2 façons à la fois pour soulager .il penetre dans la partie supérieure des bronches irritées, grâce à ses vapeurs médicamenteuses adoucissantes .il stimule la surface de la poitrine et du dos, comme un cataplasme réchauffant .et il acit pendant des heures pour apaiser les souffrances que cause le rhume.Pour jouir de ce traitement Vicks perfectionné, et bénéficier de tout le soulagement qu'il apporte, frictionnez-vous pendant 3 minutes avec du VapoRub, le DOS ainsi que la gorge et la poitrine: puis mettez-en une » , , couche épaisse sur >^°™" la poitrine et recouvrez d'un linge chaud.Faites-en VapoRub l'essai! Millleurs rtsultits n gâteau additionnel dans chaque cartonnage! Que vous ne trouvez p.n d 1:1.le* empaquetage* ordinairet.Le fc.itcau additionnel — veul dire économie* additionnelles! 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Elle savait bien qu'il faudrait un jour trouver du travail à ses enfants, et comme elle ne voulait pas les voir s'éloigner, incapable de soupçonner alors (pie sonnerait le tocsin de la guerre, elle chercha dans leurs goûts naissants, l'orientation qui répondrait à la foi son idéal et il leurs propres ini: ves.C'est ainsi qu'elle dirigea fils vers l'Ecole des Beaux-AnAujourd'hui, même en l'absence de i i qui sont partis, tout porte l'empn de la famille.Les dessins, le modelage, la cuite, la décoration des céri miques qui se font dans les at' Hutchison sont tous signés d'un même nom.Voilà la récompense et la gloire de cette mère canadienne, ALICE BER GAGNANTS DU CONCOURS Le Concours .uonnements lancé dans l'édition de novembre du Bulletin des Agriculteurs s'est terminé le 27 du mois dernier.Il s'agissait de compter le nombre exact de points dans une citrouille.Il y avait dans ce dessin 1,444 points.Les réponses ont été jugées sur leur exactitude, leur présentation et leur propreté Voici 1er, noms des 15 gagnants.1er Prix: $15.00 M.Gérard Pelletier, St-Alexandre, rang St-Clovis.Comté Kamotiraska, P.II.2e Prix: $10.00 Monsieur Hervé Bellemare.501 B.Brock, Drummondville, P.Q.Monsieur Maurice Labrie, Pouliot.Comté Témiscouata.P.Q.:je Prix: $8.00 Monsieur Jean-Marie Dcvcault, St-Joan des Piles, Comté Champlain, P.Q.Monsieur Arthur Léonard, Moonbeam, Hie.-12, Ont.Monsieur Félix Dion.Ste-Marguerite, Comté Dorchester, P.Q.5e Prix: $5.00 Mme Jean-Thomas Paré.East Broughton, Comté Bcaucc, 1'.Q.Monsieur Joseph Nolet, Sacré-Coeur de Marie.Comté Mégantic, P.Q.Monsieur Horace Coté (fils) St-Gédéon, Lac St-Jean, P.Q.Mme Théotimc B.Albert, 828 George Street, Frédéricton, N.B.Monsieur Rolland Michaud, Normandin, Comté Roberval, P.Qf.•1 Prix de $4.00 Mlle Adricnnc Martin, North Stukoly, Comté Shcfford, P.Q.Monsieur Arthur Gohicr, St-Hippolyte, Comté Terrebonne, P.Q.Mlle Jacqueline Itucl, lion fleur, Comté Bellcchasse, P.Q.Monsieur Alphonse Dallaire, St-Hénédino, Comté Dorchester, P.Q.LE CONCOURS D'OCTOBRE Par erreur le nombre de points du II y avait dans la feuille d'érable grand concours de $300 lancé au mois 2,95-1 points.Nous prions nos lecteurs d octobre a été oublié dans le rapport d'excuser cette erreur aujourd'hui reparu dans notre édition de novembre.purée. Décembre 1942 Le Bulletin des Agriculteu our Patron 331*7.— Pour le velonn de coton, il pratique rl '.i I le men : don» la note îles fétr».rien de mieux que CC modèle princesse; un petit col de lingerie claire lui donnera un air juvénile.Tallin; 12-40.Patron Z&90.— On dirait une blouse tailleur armni-paunanl une jupe nouvi'lle.et c'est une robe Complète, d'une .seule pièce.I:n gilet jumper peul la réchauffer.Tailles: 12-20.l'a Iron 2673.— l.e deu\-ptèces se porte aussi hicu en hiver Qtt*en été.c'est le choix de plus d'une mariée de la saison qui le fait con fee lio nner en velours transparent ou en beau crêpe.Tailles: 12-20.Patron 3089* — Elégance et confort se trouvent réunis dans cette rohe de lainage quadrillé illustrant la nouvelle ligne ries épaules et lu jupe rarrée froncée au has du corsaire.Tailles: 12-20.Patron 3379.— Pour les soirée» de famille, les sorties, les réceptions, cette toilette a quelque chose de chic dans «a simplicité, qu'elle Boit de crêpe ra«on ou de taffetas.Tailles; :|6-:.0.Patron 2920.— Corsage long moulant la taille convient nux jeunes fille» minces, ce modèle est combiné pour donner Pilliiftlon d'un ensemble tro IB-pieces.Fermeture nur le côté.Tall-let! 12-20.Patron 2616.— Tout ce qu'on aime dans les ligne» actuelles se rencontre dans le même modèle: coupe princesse, boutonnage soutane, grande» poches, jumper, complété d'une jolie blouse écossaise.Tailles: 12-48.Toute demande doit être odres«ée comme suit: Service de» patrons — Le Bulletin de» Agriculteurs — Kdiflce Drummond — Montréal.Ces patrons »e vendent 19 cent» chacun.Il fnut Ajouter 1 cent n ce montant pour défrayer le coût de la taxe de vente provinciale.Prière de rédiger le bon de ponte nu le mandat d'express a l'ordre du "Bulletin des Agriculteurs".Seul» les patrons annoncés dans cette page sont en Tente à nos bureaus.Patron 2630.— Une flanelle légère habillera si bien la fillette, et ce patron serait idéal, qu'il s'agisse d'une robe pour la clnsse ou les jour» de congé.Tailles: 8-11.Patron 3193.¦ — La version deux-pièce» si populaire, n blouse Ion-cue pour affiner In taille, plnit aux femmes de tous le» âges, on peut ù son goût, en varier les détails.Tailles: 12-12.Patron 3560.— Pour la maison, il faut de» robe» gaie»; ce modèle est vraiment le préféré di toute le» ménagère», on t)imit un joli mnn-teau léger et hier, féminin.Taille» : 16-52.r ' 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 No «H Mesure Nom patron désirée Adresse 12-42 Patron 2020.— Ce large bandeau servant de ceinture et retenant le» pli» de la jupe t-t«n '«-oncéc but le devant, l'am> p eu .cor»age, est flatteur pour la taille.Tailles: 10-20.Patron 3552.— Mnman portera une robe toute sem-hlahle à celle» de se» fille».Pourquoi pas?C'est un modèle de guerre, vite passé, nécessitant peu d'étnffc et pratique en toute» occasions.Tailles: 11-16.On est prié: lo d'écrire li»iblement 2o de mentionner exactement Is grandeur du patron désire 3o mentionner le numéro du modèle choisi 1" de ne pas demander d'autre» mesure» que celles qui sont spécifiées .'m d'affranchir sa lettre d'un timbre de 3 cents. 48 Le Bulletin des Agriculteurs Décembre 1942 Pour 11 vente de quelques bouteilles de pJffum de 5'à30< .RIEN A DEBOURSER UNIVERSAL PREMIUM CO 1227 01.rw Dotcktiiei - KOVTREAl COUPON.NICIMAIH 01 VINTI IOUINI CKATI} t Nom .Adresse.MACHINE A CARDER Des milliers de ces cordes sont en usage ou Canada, à Terre-Neuve, ou Labrador oux Etats-Unis, en Islande et dons beaucoup d'autres poys, économisant et gagnant de l'orgent à leurs propriétaires.DEMANDEZ NOTRE NOUVELLE CIRCULAIRE COTON A TISSER L'Art Paysan Du Vieux Guébcc Enr.31 rue McMohon — Québec MONTRE GRATIS J,- -.0.Montres-flrarrlcts pour Dames et Me*.-.leurs el prim* de promptitude.Pour la vente de 21 bouteille* de parfum de haute qualité de .10 à rent5.Aussi: (.':: 1'¦'.]'-rii- de morreaui, 1 paire de ('ouverte*.Ijrapf, Kodak.Couverte en Kdredon, Rôtissoire, Dc7timidrz notre catalogue.DOMINION NOVELTY Co.124 J Boul.Char-it, Québec.ce soir 1 une ou deux R O B Ofl la • mil] At I ^il 11M RESULTAT .DEMAIN MATIN 2 5 cf 1 a boite MONTRE - BRACELE1 pour Da.nci et Mciiicum ItoUf la Tt-nte 2U Uititt lllfx "¦•¦i||i-ril«T;f tjt «.irlimi "VIK.NNA" .!• Iilr \ .[Or.A mil COU I KI.I.KItlK VU llorcx.Servie* (k ra|«M*|le 1 'miih.ra.etc.Demander notre CATALOGUE DE PRIMES ¦>ARFUMIRIE SOU VENIR 2SÎ p ¦ A.p (JFhlSON-Cf FP£ c*: Donnée pour ln vente fii-rîlf uV 24 I.ttc de la lentille en uni.2 - 1; fil naturel 12/4 3 - H- h n 12/4 1 - 3 11 rouille 3 - h naturel 12/4 1 - 3 n rcuille v« 3 - k n naturel 12/4 2 - ^ 11 naturel 12/11 Seconde partie: 2 - 1 - 3 3 - * 1 - 3 2 - 3 2 - k 2-3 1 7 3 3 - * 1 - 3 3 - 4 fil bleu royal 12/4 " rouille h/i " bleu royal 12/4 " rouille K/é " bleu royal 12/4 " bleu royal 12/4 " bleu royal 12/4 " rouille 4/6" " bleu royol 12/4 " rouille 4/61 n bleu royal 12/4 Uni: 1 - 3 et 2 aveo fil rouille U/d Décembre 1942 Le Bulletin des Agriculteur 49 (paA- ShrwnsL (D'ÛkruprL OUS présentons à nos lectrices, dans le présent numéro, un motif à répétitions pour la broderie d'une nappe de toutes dimensions.11 s'agit (le répéter le motif autant de fois que requis pour faire le tour de la nappe.Ce motif peut aussi servir de modèle pour des tentures alors que l'on brode, soit une simple bande au bas de chaque tenture, ou encore une bande montante sur un des bords de chaque tenture, ou encore trois séries de bandes montantes au centre de chaque tenture.Faire bouillir la toile dans une eau savonneuse et la presser avant échage complet.Tracer le modèle sur la toile et broder par-dessus le papier.Quand la broderie est terminée, enlever le papier.Nos artisanes sauront, j'en suis sûr trouver ce motif utile à de nombreuses adaptations.Nos bonnes voisines de l'Etat d'Ala-bama se font une robe de maison qu'elles appellent la robe "sans le sou".Les campagnardes conservent les sacs vides de moulée et de jrrai-: es, les lavent à fond dans une riche mousse de savon qui dissout la grais- e, les blanchissent et en prennent deux ou trois pour confectionner une robe bien unie,garnie à tout venant ¦ Ion le goût de chacune.Comme ornement le long du devant, de simples boutons —ceux que l'Etat d'Alabama remet pour acquit de la taxe de ventes — recouverts d'imprimés tirés du sac a chiffons.Il paraît que l'une de ces braves femmes se fit en outre nu chapeau — pour la garantir contre l'ardeur du soleil l'été — et une paire île pantoufles, avec ce qui lui restait après avoir taillé sa robe.* * # Quand vient le temps de rafraîchir la vieille peinture à l'huile du salon, vous sentez-vous le coeur serré?Ne vous en faites lias, allez.Les peintures à l'huile se nettoient en toute sécurité à l'eau tiède et au savon absolument pur.Ne lavez qu'une petite portion du canevas à la fois et asséchez à mesure.La surface entière une fois nettoyée, passez un lin^e imbibé d'huile de lin pour prévenir le fendillement.» * * On a fait dernièrement des expériences sur le lavage des chemises d'hommes et on en est venu à une découverte.économique.Avant de plonger la chemise dans la riche mousse île savon qui rend le linge ultra-blanc, relevez-en le collet.Ainsi se trouvera réduite l'usure causée par le frottage au pli du collet — c'est là le point vulnérable des chemises, n'est-ce pas?Vous verrez que les chemises lavées le collet relevé dureront plus longtemps que celles que vous laverez le collet rabattu.Les X représentent les points de croix avec fil vieux rose; Les — " " " lancés avec fil vert olive; Les ¦ " " " lancés avec fil jaune clair; Les V " " " lancés avec fil vieux rose; Les o " " ".de croix avec fil vert olive; Les Beurriers Expérimentés Ajoutent du Colorant DANDELION à leurs Barattages.• Le beurre ne peut paraître à son mieux à moins d'avoir une couleur jaune ou uniforme.Pour donner au beurre d'hiver une "teinte de juin" let beurriers expérimentés ajoutent à la crème du Colorant à Beurre marque Dandelion.L'expérience leur a appris que ce colorant fur, essentiellement végétal, donne au beurre toute ' l'année durant une teinte de juin.Essayez ce procédé de fabrication du beurre.Procurez-vous une bouteille de 35c de la marque Dandelion.La prochaine fois que vous ferez du beurre ajoutez-en quelques gouttes.Constatez comme il est facile de faire du beurre d'une belle couleur jaune or et d'une apparence réellement appétissante.COLORANT À BEURRE MARQUE DAXOELIOX Fabriqué au Canada • Conforme à toutes les lois régissant la pureté des aliments.Si vous vous levez la nuit aidez vos reins Vous sentez-vous plus vieux que vous ne l'êtes ?ou devez-vous vous lever la nutt ?Souffrex-vous tic maux de dos, nervosité, douleurs dans les jambes, douleurs rhumat Nina les, échauf-faisons, cystite ou incontinente d'urine?S'il en est ainsi, rappelez-vous que vos reins sont des organes vitaux pour votre santé et que CCS symptômes sont dus nu mauvais fonctionnement du rein ou de lu vessie — dans un eas semblable Cystçx apporte généralement un prompt et agréable soulagement en permettant aux reins d'éliminer les poisons et l'excès des acides dans votre Banff* Vous avez tout à gagner, rien à perdre en essayant Cystcx.La garantie rigide de remboursement vous assure le retour de votre argent sur réception du paquet vide, si vous n'êtes pas entièrement satisfait Ne tardez pas.Procurez-vous Cyslex (Sïss-tcx) chez votre pharmacien aujourd'hui.Seulement .:15e.ii eies pus entièrement Cystex «riiiii nut mini MONTRES-BRACELETS GRATIS Pour Dames et Messieurs et prime spéciale de promptitude.Pour la vente de 25 bouteilles de parfum de luxe de .05 à AUSSI : 25 cents.Coutellerie de 2ti morceaux, 1 Paire de Couvertes.Lampe, Couverte en Ktlrcdon, Kodak, Kobe de chambre.Parapluie, Etc.Dcinandcz notre catalogue.AMERICAN' MAIL DEALERS 122D ltoulcvard Cfaarcst, Québec.OEUFS! 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Ce sont les femmes qui se chargent de cette corvée importante sur les fermes canadiennes ¦— Fournir des oeufs à la Grande-Bretagne, et des oeufs et des volailles au marché local.C'est là leur tâche, leur contribution à la Victoire.Personne ne fait un travail de guerre plus utile que nos fermières canadiennes.Tout en s'évertuant à envoyer des vivres en quantité toujours plus grande à nos soldats outre-mer, elles cherchent constamment à relever la qualité de ces produits pour que la demande se maintienne après la guerre.Toutes les fermières canadiennes peuvent aider à l'effort de guerre en augmentant la production agricole.Leur devise est la même que celle de tous nos ouvriers de guerre "Continuons jusqu'au bout".Elles continuent, soutenues par la pensée que leur travail est indispensable et qu'il le restera jusqu'à la fin du conflit.OFFICE AGRICOLE DU RAVITAILLEMENT Ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa I.'Ilon.James G.Gardiner, Ministre Une tâche de guerre sur toutes les fermes canadiennes DES VIVRES POUR LA VICTOIRE! A,4 tasse de jus de tomates froid.Faire chauffer le reste du jus de tomates avec le catsup.Verser sur la gélatine.Remuer jusqu'à ce que ce soit dissous.Ajouter le céleri et le fromage.Verser dans un moule humide.Refroidir.Démouler pour servir.Salade écume de mer 2 tannes rie fromage Mnnr.1 paquet rir gelée en poudre aromatisée a la limelte.1-1 la*».e d'eau.1 tn-c de ju- rie pommes* Faire chauffer l'eau et le jus de pommes jusqu'au point d'ébullition.Ajouter la gélatine.Remuer jusqu'à ce que ce soit dissous.Ajouter le fromage blanc.Verser dans des moules séparés.Refroidir.Servir sur de la laitue.Oignons à la crème Les oignons à la crème ont un goût spécial pour la Noël si l'on ajoute 2 c.à soupe de pimento haché et 2 c.à soupe de piment vert ou de persil à 2 tasses de sauce à la crème avant de verser lit crème sur les oignons cuits.» » * Betteraves Harvard 6 betteraves cuite»-, coupées en déa, 2-3 tnnse de huere, 2-3 tnf.se de vinaigre, 2 r.à tlié de ïéeule île mai-, 1 r.à Miupe de beurre.11' cloua île girofle entiers* i'iuree rie poivre* 1-H r.à thé rie «cl.Mettre le sucre, le vinaigre, la fécule de miiïs, le beurre, les clous de girofle, le jus de citron, le poivre et le sel dans une casserole.Bien mélanger et mener an point d'ébullition.Laisser bouillir pendant environ six minutes et ajouter les betteraves.Lorsque les betteraves sont parfaitement chauffées, elles sont prêtes à servir.* + • Farce à la sarriette fi lanhes de chapelure (miettea de pain mou) 2 ruilkrer» à thé de ael, Vi: cuillerée a thé de poivre, 2 cuillerée* à thé de sarriette, 1-3 de tas»c de beurre fondu, nu de itrninie de haeon, 1 tanne de pomme- hachée** de céleri, MU-eliHon de porc haché nu bacon haché.Mélanger tous les ingrédients ensemble.Cette recette tait suffisamment (le farce pour un dindon de 10 à 12 livres.Si l'on désire avoir une farce moins sèche, on pourra verser une tasse d'eau bouillante sur Ut chapelure et ajouter un oeuf 'oit't'j a la graisse fondue.Sauce attv aliati- Faire mijoter les abatis, (foie, sier et coeur) ainsi (pie le cou dans une pinte d'eau pendant une ou jusqu'à ce qu'ils soient ten Egoutter et hacher la viande fine-ment.Laisser environ une tasse de graisse dans la casserole après avoir ôté le poulet ou le dindon rôti.Ajouter 2-3 d'une tasse de farine en remuant.Ajouter graduellement du bouillon frais et suffisamment d'eau froide pour faire une sauce claire, lisse.Faire cuire pendant f< minutes, en remuant constamment.Ajouter les abatis hachés.Saler et poivrer au goût.Poulets rôtis sur le jjril Choisir des poulets (le 1% à 2 livres.Fendre le dos, nettoyer* vider poudrer de sel.Paire chauffer le gril 10 minutes, le graisser puis J déposer les poulets, le côté de la peau tourné vers le bas, à environ 3 pouces du feu.Beurrer les poulets et laisser griller de lô à 20 minutes.Tourner.Beurrer lit peau et griller encore environ lf> minutes, ou jusqu'à ce que les poulets soient dorés et tendres.Fèves au poulet 4 tannes (le fève*.H tannea d'eau frnide, V-lî livre de lord aalé.1 e.n talile de moutarde, 1 e.h Inlile de «cl.Ici table de mélasse* 2 lasses d'eau bouillante, 1 poulet.Faire tremper les fèves avec une cuillerée à thé de soda à pâte, laisser tremper toute la nuit, jeter Peau te Décembre 1942 Le Bullet de gnculccurs matin.Ajouter 8 tasses d'eau froide, faire mijoter jusqu'à ce que la peau s'enlève seule.Mettre dans un pot avec tous les Ingrédients, ajouter assez d'eau pour couvrir, faire cuire au four, mettre un rang de fèves, un de lard salé, couper le poulet en quatre parties, ajouter au milieu, remplir le pot rie fèves.Laisser cuire six heu- Langue ou gelée Faire tremper la latiguç de boeuf saumurée dans de l'eau froide pendant au moins deux heures.Mettre dans une chaudière d'eau froide et amener lentement nu point d'ebullition.Ecumer, réduire la chaleur et l'aire cuire au-dessous du point d'é-hullilion, en allouant 30 minutes par livre.Oter de l'eau, enlever la peau, les os, ainsi que lu graisse du gros bout de la langue.Dans l'intervalle, faire bouillir le bouillon jusqu'à ce qu'il soit réduit à 1 'i tasse.Façonner la langue en un cercle et la presser dans un bol où elle s'ajuste étroitement.Verser le bouillon pardessus la langue, recouvrir d'une Miuoupe ou d'une assiette et mettre un gros poids par-dessus.Quand le tout est pris et bien refroidi, couper en tranches minces.NOTE: Servir avec une salade de choux et des pommes de terre en la-.ou des boules de pommes de terre chaudes.Courue dorée (duper en travers et enlever les bres et les graines, en frottant la cavité parfaitement.Couper en morceaux pour servir.Mettre la courge dans une poêle, la peau en-dessous; ajouter une petite quantité d'eau chaude.Faire cuire dans un four a feu modéré (.'175° F.) pendant environ 40 minutes, ou jusqu'à ce qu'elle soit molle.Saupoudrer de sel, de poivre et de sucre brun ou de miel, Parsemer de morceaux de beurre et faire dorer sous le gril; Pâte No 1 a lasers dr farine a pfttiwicrle.m mil.à llir dr acl.Vi Inmr dr Itrurrr.lilii dr Hntitdtiux, Rnvliwn t.i-,r d'oau f/rnidr.Tamiser la farine et le sel.Incorporer le beurre et le saindoux avec deux couteaux ou un pétrisseur.Humecter d'eau froide, on ajoutant juste assez d'eau pour combler les ingrédients.Donner la forme voulue, en tapotant.Refroidir parfaitement avant de rouler.Faire cuire dans un four chaud (400° F.) Fait trois croûtes.l'aie No 2 3-1 IllH.tr dr ulndolIX, InNNf d'rim liiiuillnntc.CUll.Il llir dr Ht), 3 InssrH dr furinr ù pâtisserie.Défaire le saindoux en crème.Remuer dans l'eau bouillante.Ajouter la farine et le sel, et les mélanger rapidement en vous servant d'un couteau.Refroidir parfaitement avant de rouler.Faire cuire dans un four chaud (100' F.).Fait trois croûtes.* • * Sauce à la gelée fouettée \'z Insse de Rclcc pure — raisin*, pommelles lit) l'.ulrl], .M,n:;.Pincée de «cl, 1 lilanr d'oeuf nun battu.Faire fondre la gelée dans un pot par-dessus de l'eau chaude.Ajouter le blanc d'oeuf et le sel, puis battre avec une batteuse à oeufs rotatoire jusqu'à ce «pie ce soit en neige épaisse.Laisser refroidir.Beignc léser à la bavaroise Laisser amollir une cuillerée à thé de gelatine dans \'z tasse d'eau froide et faire fondre dans ',i tasse d'eau bouillante.Ajouter .1 cuillerées à table de sucre et quelques grains de sel.Laisser refroidir jusqu'à ce que partiellement pris et battre ensuite jusqu'à ce (pie le tout devienne léger et vaporeux.Ajouter à ce mélange 2 tasses de crème bien fouettée; 1 tasse de beignes "Qualité Kprouvée" endettés et -•"> de cuillerée à thé de vanille.Verser dans les moules.Refroidir.Sert de 8 à VI.' TOUJOURS D'ACTUA LITE (Hit ici lu suite de la jWffe 51) un moment donné, s'aperçoit qu'elle a G eruption cutanée ou des ulcérations dans la bouche, sur la langue, à l'intérieur des joues, doit s'adresser immédiatement au médecin autrement, ¦lie risquerait de se trouver, un peu plus tard, en face de manifestations beaucoup plus graves.La réponse à la question suivante expliquera une de ces manifestations."Pourquoi dit-on que la syphilis est une tueuse d'enfants?" Pourquoi?Tout simplement parce que c'est la vérité.Lue femme mariée qui a eu le malheur de contracter la syphilis peut avoir des enfants en santé et nor-maux, si elle est soumise au traitement.Si elle ne se fait pas traiter ou : elle se fait traiter insuffisamment, '•i si elle devient enceinte, elle peut donner naissance à des bébés qui ne vivent que quelques jours ou, le plus -ouvent, il y a arrêt de la grossesse a deux, trois ou quatre mois, parfois plus tard.Voilà pourquoi la syphilis est une tueuse d'enfants.L'observation qu'on va lire illustre cette vérité.C'est un grand médecin français, le professeur Founder, qui nous la fournit: "Une femme, grande, vigoureuse, bien portante, se marie à 10 ans.Elle commence par avoir trois superbes enfants.Après sa troisième grossesse, cette femme reçoit la syphilis de son mari lequel venait de la contracter dans une escapade amoureuse.Depuis lors, elle est devenue enceinte sept fois.1ère grossesse (après la sv-uiulis): avortement au 5o mois; 2e grossesse: accouchement prématuré à 7 mois Yt\ enfant chétif, rabougri, mourant le 15e jour; 3e grossesse: accouchement presque à terme, enfant mort-né; -le grossesse: accouchement prématuré, enfant mort-né; 5e grossesse: accouchement prématuré, enfant mort-né; Ge grossesse: avortement à .'! mois et J-i; 7e grossesse: avortement à six semaines.Résumé: 10 grossesses, dont .'! antérieures à la syphilis amenant des enfants à terme bien portants; et 7 postérieures à la syphilis aboutissant à 1 accouchements prématurés et li avorte-monts".En somme, à partir du moment où cette femme a contracté la syphilis, elle est devenue enceinte sept fois, et aucun bébé n'a vu le jour, sauf un (pli a vécu deux semaines.Si cette femme avait été traitée convenablement, elle aurait pu avoir des enfants normaux.Comprend-on maintenant pourquoi nous disons que la syphilis est une tueuse d'enfants?Nous sommes à la disposition des lecteurs et des lectrices qui désireraient être éclairés sur d'autres points.Nous nous efforcerons de leur répondre le plus tot possible par l'entremise de cette revue, ou par lettre si cela est nécessaire.En attendant, pour finir par une note consolante, rappelons encore une fois que le traitement précoce, intensif, continu et prolongé guérit la syphilis., .Que tous comprennent cette vente et que les intéressés la mettent en pratique.VOTRE LINGE EN TEMPS DE GUERRE! 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Reposez*voua bien, fuyez les cournnu d'uir et mangez sensément.Et quand vous nurez besoin d'un laxatif, prônez Ex-La.\ 1 En-Lux est brnin mais parfaitement efficace* 11 favorise le fonction-nement dos intestins sans effort ni malaise.Ex-Lnx a bon goût, comme le chocolat.Excellent pour les jeunes comme pour les adultes.Dans toutes les pharmacies, ù, 15c et 35C.EX-LAX Le laxatif original au chocolat PISTOLET-LUMIERE DE POCHE GRATIS Garçon?! voici une nouveauté épatantel Appuyez le doiKt sur la détente, et le pis-trlet jettera une abondante lumière] Deux batteries "comprises.Donné GRATIS et expédié PORT PAYE en vendant pour $2.50 de cartes de Noël et du jour de l'An.Ecrivez aujourd'hui.N'envoyez pas cl'arûcnt.Les GENS de la MEOAI LLEiPOR, Dept.F 5 14-10 rue Stc Catherine Ouest, Montréal.POUR SEULEMENT 2$ ,?,R»0Ë LEVURE VOUS OBTENEZ DU PAIN DÉLICIEUX PAIHS LEVURE ROYAL' PLEINE ACTIVITE .FIABLE DANS L'ENVELOPPE HERMÉTIQUE Pc ou?leô jeunes LETTRE DE MARRAINE Mes chers tilleuls.Il n'y a pas de lettre de Noël sans souhaits.Je vous apporte les miens, aussi nombreux que vos désirs, aussi beaux que les lumières qui brilleront autour de la Crèche du Divin Entant Jésus.Marraine a le coeur rempli pour chacun de vous, des plus douces choses.Vos petites lettres, tout le lone; de l'année, lui font tant plaisir, surtout quand elles sont écrites les jouis de congé ou durant les vacances.Alors, ce sont des miettes de vos récréations que vous lui apportez, des minutes que vous pourriez passer à jouer dehors au brillant soleil d'été ou dans la belle neige.Il y a des surprises toujours nouvelles aussi pour le coeur de votre Marraine; C'est quand toute une classe lui apporte en bloc sa contribution au concours du mois, avec, parfois, un mot aimable de la maîtresse.Il me semble alors que je par- ticipe un peu avec elle dans cette noble tâche de vous instruire, de vous guider vers l'avenir par des sentiers choisis OÙ la réflexion, le bon jugement, l'application poussent comme des plantes vivaees qui se développeront en beauté, de plus en plus.Pour les images, les photographies, les petites surprises gentilles connue celles que me faisaient il y a quelques semaines Marguerite Chénier et Marie Poirier, je vous remercie de tout mon coeur.Ce n'est pas nécessaire du tout d'essayer de gâter Marraine, de gagner son effect ion par des amabilités, ce qui compte pour vous attacher son coeur, c'est votre désir de bien faire, d'étudier comme il faut, de chercher à faire des progrès chaque jour en classe et à la maison.Voilà ce que je voulais vous dire à la veille de Noël et d'une année nouvelle, en vous apportant mes souhaits et mes baisers.Marraine CONCOURS DU MOIS Répondez à ces questions, en quelques lignes: 1° Qu'aimericz-vous recevoir comme cadeau de Noël, un objet utile ou un jouet?2° Donnez les raisons de cette preference.3e Les objets fabriqués au Canada vous plaisent-ils autant que ceux qui étaient importés des autres pays avant la guerre'! 1 Pourquoi?Toute participation à ce concours doit être adressée à: Marraine, Le Bulletin des Agriculteurs.Edifice Druinmond, 1117 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, P.Q.Hâtez-vous.Bonne chance à tous.TABLEAU D'HONNEUR Voici les noms des gagnants dans le dernier concours: Françoise Barré, 11 ans, St-Mathias de Rouville, et Jean-nine L.Auger, St-Léon, comté Maski-nongé., Mentions spéciales et félicitations pour les beaux dessins aux filleuls dont les noms suivent: Victoire Landry, Roger Houle, Françoise Daniel, Damien Thibault, Ghislaine Caron, Pierrette Caron, Desneiges Guérette, Pauline Deniers, Simonne Dernier, Laurette Turnbull, Germaine Larose, Fernande Gaudreau, Madeleine Gilbert, Rita Tremblay, Solange Lestage, Thérèse Gilbert, Cécile et Ernestine Poirier, Carmella Tardif, Jeannette Leclair, List' Fortin, Jeannine Grenier, Pierrette Thibodeau, Monique Pain-chaud, Madeleine Grammond, Pauline Gauthier.André Gauthier, Latbé Du-rone, Rolande Arsenault, Léonie Au-thier, Lucie Huot, Léonie Huot, Gaé-tane Fortier, Lucienne Lemelin, Ro-sianne Gaudreault, Joseph-Elie Gau-dreault, Aline Grammond, Gabriella Poirier, Claude Fontaine, Aline Benoit, Rita Bouchard, Yolande Ahern, Yolande Tousignant, Denise Jolin, Rita Darnal, Marie-Marthe Chartrarid, Edna Ratté, Marguerite Lacroix, Car-melle Patry, Noëlla Dion, Gisèle Ouel-let, Jeannine Turcotte, Ghislaine Cha-rest, Florence Laliberté, Jeannine Smith, Catherine Denis, Micheline Girard, Rolande Jubinville, Marie-Claire Labrecque, Pauline Noury, Laurence Stc-Marie, Léonard St-Lau-rent, Robert Deniers, Armando Au-thier, Thérèse Tunnel, Marie-Ange Audet, Rita Fautcux, Fernande Chevalier, Madeleine Ladouceur, Il u-guette Trépanier, Carmella Tardif, Thérèse Boyce, Alice Bouchard, Marie-Anne Bcrtin, Thérèse Caya, Rose-Amande Murois, Marcel Pearson, Yolande Parent, Thérèse Beauchesnc, Huguctte Audet, Gisèle Jodoin, Lucie Huot, Thérèse Thibault, Colette Fontaine, René Robillard, Gilles Bédard, Alberte Tardif, Jean-Paul Robillard, Robert Robillard, Léo Gravel.Noëlla Ouiniet, Lucille Dupéré, Lydia Dubé, Denise Jolin.Cécile Bcaudoin, Marie-Marthe Chartrand, Geamma Lnngjois, Pauline Deniers, Catherine Denis, Fabienne Barré.Le.naine Gravel, Damien Thibault, Irène Lanteigne, Pierrette et Ghislaine Caron, Marie-I'aulc Turcotte, Suzanne Mareot, Denise Lal-lemarid, Joseph Borduas, Jeannine Gauthier, Marie-Bcrthe Robichaud, Thérèse Lévesque, Guby Tremblay, Rose-Aimé Cloutier, Angèle Leblond, Marcelle Descoteaux, Ephrem Chabot, Jean Bérubé, Pbilias Desmarais, An-nette Hébert, Jean-Paul Gingrus, El-phège Noël, Alexandre Lafleur, Olivette Sénécal, Fernande Boulanger, Gilberte Rondeau, Marie-Claire Du-gas, Jeannine Lavoie, Suzanne Per-rier, Georges Cardinal, René Gravel, Colette Brassard.Ida Maher, Rita La-rouche, Ludger Boudrcau, Fernand Noury, Annette Clermont, Gertrude Séguin, Rita Papineau, Claire Planchette, Louis Lachancc, Marc Denon-court, Jacques Valade, Marie Bou-chard, Mariette Fortin, Pauline Cor-beil, Maurice Goupille, Jacqueline Audet, Adrienne Desbiens, Emilienne Côté, Anita Belhumeur, Aline Denis, Thérèse Lecours.Ludger Sévigny, Albert Gingras, Egide L'Heureux, Cécile Paquelte, Laurette Robillard, Mar-guérite Hubert, Jeannine Sabourin, Claire ('hoquette, Pierrette Gigiiac, Collette Sinioneau, Thérèse Bélanger, Marie Sabourin, Marcelle Fortin, Antoinette Poirier, Eugène Sayant, Rol-lande Guérette, Jeanne d'Arc Couture, Ange-Marie Loiselle, Alida Mé-lançon, Denise Jodoin.Monique Dai-gle, Bertrand Audet, Georgette Rochon, Adrienne Pinard, Jean-Marie Laplante, Aline Boudreau, Mariette Bertrand, Yvette Larue, Ida Déry, Thérèse Carignan, Albert.ine Bélanger, Georges Guay, Marie-Marthe Thé-riault, Thérèse Ledoux, Laurette Plourde, Emilienne Charlebois, Jeannette Letcllicr, Monique Jacob.DIRECTEMENT DANS LE TRANSMETTEÙ Dégagez les lignes de téléphone pour faciliter la PRODUCTION DE GUERRE Le téléphone est nécessaire :'i l.i production de guerre.Toutes les lignes téléphoniques dépendent L-unes des antres: ne permette»! 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