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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 1 mai 1943
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1943-05, Collections de BAnQ.

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J.Ii II I c t i m des A k r i c il 1 t e u r s Ma 1943 proJWwii be Jin ÔSOtlB avons foi ôans le Qanaôa.rDous avons foi ôans 5011 passé^rOous croyons que le courage ôes pionniers et l'esprit qui a inspire la Qonféôération ont unifie le continent grace a un vaste réseau ôe rubans ô'acier et ont posé les base?ôe lagranôeur et ôe lasoliôarité nationales.I^IOUS ayons foi bans son preseut^Ér L^iJôûns le role qu'il joue pour soustraire le monôe à la tyrannie, ôans ses jeunes gens qui le servent ôans les trois armes, ôans ses travailleurs qui recherchent pour leur labeur une autre récompense que leur salaire, ôans toute la nation qui aspire à la Victoire.OUS avons foi ôans son avenir Hous sommes persuaôés qu'il evercera une influence croissante et qu'il aiôera à façonner le monôe ôe ôemain.0n tournant leurs u/ux vers lui, les hommes trouveront ôe nouvelles raisons ôe confiance et ô espoir.[F^OTl^'foi M repose pas unique-tSjment sur les statistiques ôe ses opérations bancaires etôe ses chargements ôe fret, ni sur l'ampleur ôe ses richesses JOttS avons foi ôans le Cfûnaôa.Conque obligation oe la victoire que vous achetés est un acte ôe foi ôans le Qanaôa inexploitées, ni même sur l'oeuvre ôe guerre, immense et glorieuse, ôe ses quelque ôouze millions ô'habitants.PgnOTJG,0 fox se nourrit ôu sol LSamême où nous vivons librement, ôe cette terre a laquelle nous somme»?attachés par toutes les fibres ôe notre être.Xîotre foi est née ôe la splenôeur ôes lâcheuses au soleil couchant, 6e l'azur mustérieux ôes aubes lauren-tiennes, oe la quiétuôe ô'un sous-bois ôe l'Ontario, ôe l'appel lointain ôes horizons ôes jQrairies, ôu concert ôe la vague sur la côte ôe l'2ltlantique et ôu murmure ôes marées sur les plages ôu fîaci-ftque.J^otrc foi chante tous les jours ôans les épopées ôe nos trois armes.FgptTL, notre foi, c'est la foi ôans un tEipeuple, ôans les millions 6'êtres obscurs ou connus que nous croisons tous les jours et qui, par un effort commun, par un esprit ôe renoncement et une ferveur unanimes, moulent aujourd'hui les traits ôe la granôe nation qui émergera ôe laK/frtoire.PACIFIQUE CANADIEN CANADIEN NATIONAL Mai l(->+3 Volume XXXIX - No 5 Mai 1943 ROMANS ET NOUVELLES Page Le Pire Bougonneux .4 Par C.'audoHor.ii Gri'jnon I.'Or-Jonnance 108 .6 Par Reno ïurar.çon ARTICLES Coupez.Ramassez et Empilez rotre Bois de Chaufiage .8 Vergers de Frélighsburo .9 Par J.B.Hoy Les gens de CheiNous .10 Par Gabriello Pcy A toi.mon cher Habitant .1 1 Abbé Arthur MoheuV Le troupeau laitioi au pâturage 13 Par J.-H.Proulx Considérations sur la main d oeuvre agricole .'° Par Lucien Arsonault Comment remédier à la rareté des protéines .I" Par Aboi Rayriiond Nouvelles du iront agricole mondial 7.0 Par Georges Mahoux VOTRE DOMAINE.MADAME Patrons.53 Elégance à peu de Irais.' 54 Par Simone d'Alençon Catalogne ou couvre-pieds .Par Claudo Paysan Choix et variété .Par lo Dr Adrion Plouîfo Chandail .57 Par Liso Printemps Mangeons bien .Pour les jeunes .Le Courrier d'Alice Ber .Demandes de nos abonnés .b5 56 58 61 62 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS fondé en 1918 UN MAGAZINE MENSUEL public pour les rnniîllctt rurale» le premier mardi du mois.Lu Compagnie «le Publication Rurale In.-, délient des droits nWrvi'-s but le jlullctin dis Agriculteurs.Os droits réaer-IntcrdiBent* n moins d'autorisation spéciale, toute reproduction totale ou partielle de ce oui y est publié.It.SOULAUD, lï.MOISAN, Chef de la rédaction Gérant Je la publicité A BONNEMENT : Canada et Grandc-BreUirne.1 d centà la copie, $1.00 pour un an, $1.5" pom* 2 ans, $2.00 pour a ans, payable* (1'n.vance.Ile de Montréal et pays oiranKOr* $1.26 pour un an, Î2.0Û pour 2 ans, Î2.7.".pour 3 ans, payables d'avance.Les reuou vcllementa doivent être signés du nom et de« mêmes initiales apparaissant sur la band'* d'adresse, afin de prévenir In duplication L^ abonnés, en donnant leur chanirernrnt d'adresse, devront aussi mentionner leur adresse précédente et l'adresse du nouveau bureau «le poste.l'ARIP D'ANNONCE: 60 cents in ligne agate.I •en avis d'annulation ou de changement BUr la copie doivent parvenir vingt et jours avant la ilate de publication.Itullelin des Agriculteurs est membre "Aitdït DÙreau of Circulation**.Copie rapport A.U.C.sur demande.PETITES ANNONCES: 10 ccnU le mot: Titre en lettres capitales limité à une lurne.$1.00.Chaque annonce est payable d'avance.Nous portons une attention particulière aux petites annonces.Cependant, nous ne pouvons nous tenir responsables des erreurs nui nous échapperaient.COIffiESPONDANCB: Nous répondrons dans la mesure du possible aux questions de nos abonnés sur lea su jeta agricoles.Toute lettre qui nous est adressée doit porter le nom et l'adresse de l'abonné.Si In lettre exige une réponse personnelle l'abonné doll y insérer »*n timbre-poste.LA COMPAGNIE DE PUBLICATION RURALE INCORPOREE 1117 ouest, rue Sto-Catherino Montréal Le Bulletin des Agriculteurs POUR VOUS AIDER À PROTÉGER VOS VALEURS DE GUERRE Vous avez fait un placement patriotique en achetant des Obligations de la Victoire .des Obligations de l'Emprunt de Guerre .des Certificats d'Epargne de Guerre .ou même ces trois catégories de valeurs.Vous avez voulu venir en aide à votre pays, à l'heure du danger, tout en assurant votre sécurité financière après la guerre.Pour vous aider a protéger vos valeurs de guerre contre les risques de perte, d'incendie et de vol, les banques à charte du Canada vous offrent un service de protection au sujet duquel nous vous donnons les renseignements suivants: OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE et de l'EMPRUNT DE GUERRE — Apportez-les à votre banque .à n'importe quelle succursale .et la banque les gardera en lieu sûr, détachera les coupons à l'échéance des intérêts et déposera l'argent à votre compte personnel.Si vous n'avez pas de compte d'épargne, demandez à la banque de vous en ouvrir un.Le coût total de ce service, avec la mite en lieu sûr des valeurs, n'est que de 25 cents par année pour les obligations (quelqu'en soil le nombre) dont le montant ne dépasse pas $250.00 .et un dixième d'un pour cent sur les montants dépassant $250.00.CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE —Vous pouvez aussi les déposer à votre banque .qui, moyennant un honoraire modique, les gardera en lieu sûr pendant toute la période (ou seulement une partie) allant de l'achat à l'échéance.Voici ce que cela vous coûte—non pas seulement pour une année—mais pour sept ans et demi: Pour un certificat de $ 5.00.$0.10 Pour un certificat de $ 10.00.15 Pour un certificat de $ 25.00.20 Pour un certificat de $ 50.00., .25 Pour un certificat de $100.00.50 Pour un certificat de $500.00.1.00 • LES BANQUES À CHARTE DU CANADA Souscrivez (généreusement à l'Emprunt de la Victoire e*est un placement de tout repos Conserve Linoleum! temps, argent et sauve du travail que de fraUt fiai ùiï-*tê*He est une protection contre l'usure.Appliquer et laisser sécher sans polir.Reluit-par lui-même.S.C.Johnson & Son, Ltée.• Brantford, Can.Semeg l&i qicùneà STEELE BRIGGS Sélectionnée* pour leur Pureté et pour leur Germination plut abondante "La plu» Important* Malton do Groinet du Canada'* STEELE, BRIGGS SEED CO.TORONTO WINNIPEG REG INA EDMONTON 33F VENDUES PAR LES MEILLEURS MARCHANDS 4 Le Bulletin des Agriculteurs Mai 1942 Sédatif uîtra-prompt des MAUX DE TÊTE! Guettez lu pendule et vous verrez que l'Iiistautine, ton.me une ordonnance spécialement rédigée pour vous seule, aura ri.ison de la dou-leui en un tournemain.Trois ingrédients actifs ont trois effets dis-tincts, qui trous aident uu bon moment : /.Sedation rapide; 2.toulagemeni prolongé; 3.bannit ta dépression et vous ramené "en forme" sur-le-champ.L'instantine soulage bien d'autres douleurs et malaises — ceux de la névralgie, de la névrite, du rhumatisme, de la céphalalgie.I! y a de l'instantine à n'importe quel magasin.12 COMPRIMES 25c SEULEMENT Une carte postale, adressée à la Cie Bayer, Ltce.service .'î.">.'î, Windsor, Ontario, vous apportera un échantillon gratuit et franco.Montre pour Djuici OU M« Minn i.,¦( plu, de 100 Pritnea à votre choix.Dcmandci noire nouveau Catalogue.Pour la vente de quelques bouteille» de parfum Vienna de 5 ¦ 20c.Nccciaaire de vente fourni gratuitement.Cadeau de motitude, B, H ERMINE ST.^PHOTOGRAVURE NATIONAL LIMITER QÔ2 RUE ONTARIO OUEST (PRÈS BLCURY MONTREAL ' OUS allez bon vous demander comme ça, comme on s'tourne du bord de l'horizon pour voir si i va faire beau ou bon si les cluies vont prendre une fois pour toutes: vous allez ben vous demande' comment ça s'iY.it que ie r'viens jaser avec vnis autres au coin du feu.les deux pattes sus la bavette du poêle, moi, qui a été si longtemps sans venir vous voir?— Un sans-coeur, le père Bougon-n eux.— Non que je réponds avec tout le respect que je vous dois, non, pas un sans-coeur, ni un malvat, mais un malchanceux, par exemple.Pour ça, oui.Si je regarde ma barloque, je m'aperçois que le temps court plus vite que moi.On est rendu au boutte de sa terre ou ben des semences ou ben des récoltes qui faut se coucher pour mourir.J'ai été ben proche de trépasser comme tout l'inonde.Malade-'.' Oui.monsieur.Malade.Quand on dit: malade, I a des grosses têtes dans le village qui prétendaient sus monsieur le notaire pis sus le marchand géné-ral que j'étais frappé du mal imaginaire.J'ai jamais eu assez d'imagination pour ça.J'ai pas assez de jarnigosne pour mourir de la tète.C'est pas ça qui- j'ai eu.Si je vous disais drette en face, par rapport que j'ai jamais parlé d'autre allure; si je vous disais que j'ai été frappé de paralysie.Du côté drette, par exemple.Si ça l'avait été à gauche, j'mourais là comme Ajrlaé, la fille au père Mathias de si douce et drôle mémoire.J'ai été frappé à drette.J'sus venu toute la main paralysée.Pas la tête.Pas plus capable d'écrire pareil.Pis si vous voulez le savoir, j'ai prié le bon Yeu, j'ai prié ben fort pis le mal est parti comme i était venu.J'étais pas gros.Des promesses, j'en ai faites.Oui, monsieur, oui, madame.Une affaire ben drôle, j'ai pas eu besoin de barouche pour me rendre sus le marchand général, par rapport que mes jambes marchaient de première classe aussi :>'mi et alarto que du temps de ma réjouissante jeunesse quand j'faisais danser les belles filles au son du violon pis de l'accor-dion.J'avais rien que la main drette de paralysée.Peu assez! Pus moyen de vous écrire comme j'faisais tous les mois.C'est ben ça qui me causait des crevasses pis qui me pinçait l'eoeur.Quoi faire?J'ai passé mes veillées au magasin à raconter des histoires pis à écouter des histoires.J'étais pas finjolant.J'a'iuais mieux écouter, par rapport qu'or, apprend plusse.J'vieillis tous les jours, j'sus pas mal vieux.Quand i me voyent venir .sus l'trottoir i en a qui disent (si i l'disent pas, i l'pcnsent) : "Quiens! le père Pougonncux s'en va!" C'est vrai que j'men vas.J'ai pas encore levé les pattes uu pays, par fin» BOUGOMIUX Par CUuuUi-Mienri Grit/noBs exemple.J'fais comme tous vous autres: j'attends.J'sus vieux pareil pis j'fais rien que de m'apercevoir qu'on fait mieux d'écouter que de parler dans la vie.C'est ben connue ça sans faire exprès que j'ai entendu une histoire que j'peux pas désoblier.La ••'là icitte.• • * Une fois, i avait un coion, le père Mathias, pas le père Mathias que j'vous ai déjà présenté dans d'autres papiers, i a déjà une bon:1.'.' escousse, un autre père Mathias aussi bon, aussi ben défrichant .I a eu dix enfants comme on fait ses dents.Neuf garçons pis une fille qui s'appelait Aglaé pis qui portait lien son nom.Les garçons qui s'pensaient plus smart es que vous pis moi gagnèrent à chacun leur tour le bord des Etats, Une vraie épidémie.Un matin, la mère Mathias se levait avec la barre du jour.I surprenait son garçon Evangel iste, assis sus sa valise qu'attendait le postillon.— Où c'est que tu vas, demandait le père Mathias?— J'ir.'cn vas, répondait tranquillement Evangéli8te.Pis i s'en allait.I voulait r'iu-quer d'autres pays.On le r'voyait pus.Un autre matin, c'était ie tour d'un autre garçon.Ça l'a duré connue ça jusqu'à temps qui en reste pus un seul sus la terre.Le père Mathias braillait.I se lamentait.Des fois, on le trouvait accoté sus une pagée de cèdre, au boutte de sa terre pis qui appelait ses garçons: "Viens t'en don Evangel is te, viens t'en Raoul, viens t'en Oscor, viens t'en Jérémie".Pis comme ça à coeur de jour.I les r'passait toutes.Comme j'vous disais t'a l'heure i sont jamais r'venus! Le pore Mathias avait beau s'appeler le père Mathias; avoil défriché deux terres; se trouver un beau joui-un gros cultivateur à force de mé-nager pis de trimer, I avait beau avoir faite des miracles, i a fini par mourir comme tout l'inonde.Avant de rendre le dernier soupir, i a faite venir Aglaé, la seule fille (pli avait pis la seule qui était restée sus la terre, au ras les labours, au ras la grosse ouvrage pis au ras son père.I l'a faite approcher pis i a dit comme ça : — Aglaé, t'as été correct, toi.T'as pas voulu te marier pour rester avec moi, pour soulager mes bras pis mes jambes.T'as sauvé la terre.J't'la donne asthoure.Toute est a toi.Mes garçons ont voulu partir.J'vas mourir sans les voir.C'est ben d'va-leur.Ça m'erève le coeur.De quoi c'est que tu veux que j'fasse?Toi.t'es ma fille.Tu vas garder la terre.Aglaé répondait pas.— J'ai passé mon testament, continuait le vieux, en r'gardant le nord, comme i avait coutume de voir d'où venait le vent.J'vas mourir.Tu farineras ma bouche comme i faut pis t'ouvriras mon testament.Tout est à toi.C'étaient ben là ses dernières paroles.Le vieux, qui approchait de soixante-quinze comme i faut, demanda une dernière goutte d'eau, de c't'eau-là de la belle r'source qui avait trouvée dans la montagne.Aglaé '.montra le goblet.Le père Mutina.- fit signe (pie non pis i lâcha le dernier soupir*.* # • La vieille fille qui avait ben quarante-sept ans bon sonnés se trouva sculctte dans la maison, une fois le vieux enterré.Quoi faire?Toute une grosse terre à avoir soin.Dix bêtes à cornes.Des cochon?, des moutons, des chevaux, des poule.-, dis lapins, des canards pis j'saia pus l'yablc quoi.Prcsquemcnt le monde entier.Pauvre Aglaé, plus maigrichonne (pie la dernière épinette que le dernier feu de forêt avait dévorée, coq-l'oeil avec ça pis presque pus de dents, elle avait jamais connu ça; être courtisée; avoir des prétendants.Elle : peiioait pas non plus.Elle travaillait.1 faut bûcher pour vivre.— J'en fais pas plusse que les antres, qu'elle se disait de menu- en se faisant mourir sus l'ouvrage.Mais i fallait engager de.- hommes La terre était trop grande pour elle.Ça l'avait pas de bon san.Bon Veu (pii en a passe du monde sus c'te terre-là! Des vieux, des jeunes, des flancs-mous, des durs à cuire.Un beau matin de printemps comme les corneilles criaient par-dessus la grange, i se présente t'y pas un beau Mars le vingt ans.I s'appelait Méo l>is i ai rivait tout drette de la drave.Aula - l'engagea.Une piaase par jour, nourri, blanchi pis couché.Méo était un sacré beau garçon! Pen planté, fort pis ave.- ça qui contait des histoires qui faisaient rire Aglaé, elle qui avail jamais ri de sn vie.Pendant des lunes pis des soleils, la vieille fille regardait trimer Méo.I en avr.it pas comme lui pour tirer un sillon drette ou ben pour sumer d'une main ronde pis régulière comme un battant de pendule.Un bon homme.— I connaît l'ouvrage correct, pen- Mai 19+3 Le B ii I I e r i n d c s A a r i c u 11 c u r s 5 sait Aglaé.1 va sauver nia terre, l'as sacreur avec ça! Savez-vous ce qui est arrivé?* • • __j'vcux te marier, «lit la vieille tille à Méo un soir qui mouillait à boire deboutte.— Vous venez pas folle, mnn'zellc Aglaé?— J'vcux te marier.C'est toute.Si vous pensez que ça !'n pas surplis «lu monde quand i ont vu la fille au père Malliias qui s'en allait tout ilrette à la balustrade donner sa main ii Méo.Si i s'en est faite des bavasse-ments! — Ça n'a pas d'allure qu'on disait de même: Une fille de son âge: marier un jeune homme.Un vrai péché! I avait pas de péchés panloute.Aglaé vécut juste un an avec Méo.A sa mort, i trouva en d'sour d'ia paillasse un bout de papier.C'était écrit dessus: "Pauvre .Méo.J't'ai jamais aimé.Si j't'ai marié c'est par rapport que t'étais fort, qui en avait lias comme toi pour tirer un sillon dretto pis pour BUmer.T'as sauvé la terre du père.(înrdc-la astheure!" en riioiiiKMir do M.CE Benoit IE premier avril, M.C.-E.Benoit, ¦* U.S.A.aviculteur en chef de la N'oiiv.'lle-Ecossc jusqu'à cette date, as-suniait les fonctions de chef de la «livi-, n avicole du service provincial de l'Industrie animale.Comité des Industries avicoles du ,•.organisme groupant toutes les I.ranches de l'industrie, a fait un bril-: ccueil à cette nomination île M.Adélard Godbout, premier i.i ministre de l'Agriculture .iirovincc de Québec.Un lunch .:i l'honneur «lu nouvel aviculteur provincial fut servi à l'hôtel Mont* i.le 11' avril, sous la présidence i.te .!«• MM.W.-A.Maw, pro-il'nviculturc à Macdonald, et i «iraiton, aviculteur profes-uiuiel, respectivement président des .lion- anglaise et française du Co- M, ,I.-G.Davidson, régisseur des 11 moulées à la Commission des ¦ i ¦ 1 u Commerce en temps de i M.P.-E.Bernier, professeur '• le Supérieure d'Agriculture Aune, ont présenté i"hotc d'honneur, M.r -E.Hennit a fait une revue «le lion avicole «lu Québec, au mo-où il prend la direction «le cette branche «le l'Agriculture qui rapporte revenu global approximatif «le 10 liions «le dollars à la province «le Québec.Québec est dotée de la plus belle organisation coopérative avicole .'¦ imites les provinces canadiennes, a déclaré le conférencier.Les couvoirs ratifs constituent une organisation modèle à la base «lu développement de l'industrie avicole.L'orateur a rappelé «pie les producteurs sont confrontés avec la tâche énorme de produire suffisamment d'oeufs et de de volaille pour satisfaire aux maieliés domestiques et extérieurs en ce moment où tout un monde a les tournés sur les producteurs canadiens pour le ravitailler.Ce n'est qu'en augmentant la production tie par troupeau, qui implique rellcment l'améliorât ion des li-de pondeuses, et en abaissant I' taux de mortalité chez les poussins nous parviendrons à satisfaire adéquatement aux besoins de la consommation, M.Benoît a rendu hommage à l'esprit «le solidarité et de coopération qui anime tous les éléments de l'industrie avicole québécoise.Kares sont les industries qui présentent un front ausis uni, situation de fails qui augure u'cn | our l'avenir de l'aviculture."""i «lu ministère fédéral de l'Agriculture, M.W.-A.Brown, chef «e la division avicole à Ottawa, a fait l'éloge de M.Benoît, qui compte au delà de 20 Minées au service des aviculteurs canadien» et spécialement •les éleveurs île volailles des provinces • le l'Est où il a fait l'inspection des troupeaux R.O.P.M.Brown a exposé la politique fédérale en renard des moyens adoptés pour permettre au pays de remplir ses obligations envers les pays alliés, notamment les exportations d'oeufs en poudre au lioyaunic-Uni.L'industrie avicole est la seule qui se soit maintenue et ail même accru sa production sans le secours de subsides d'Etat jusqu'à ce moment.Cela est dû à l'excellence de ces produits.Par suite du rationnement des viandes et autres pl-oduifs comestibles, «le la demande toujours croissante de la défense nationale et du commerce d'exportation, il y a lieu «le prévoir une forte augmentation de la consommation «les produits avicoles, de sorte qu'il est absolument nécessaire de mettre tout en oeuvre pour maintenir les troupeaux en ponte et plus longtemps possible.Les aviculteurs qui se tiendront à la hauteur de cette tâche auront admirablement rempli leurs devoirs envers la patrie, alors «pie la production intensive de denrées agricoles est extrêmement urgente et indispensable à la victoire.Ont aussi adressé la parole MM.Fis.Pleury, du Service de l'Information et des recherches, au nom de M.Adrien Morin, sous-ministre adjoint de l'Agriculture, retenu à Québec au congrès des agronomes régionaux; F.Henderson, de l'Université de l'Etat du Vermont; Norman Shulty, «lu Comité des Industries avicoles d'Ontario et M.l'opeck également de Toronto.FUS FLEUltY Aussi bien élever cet enfant en serre-chaude!" 1.Le jour même où naquit notre fils, mon mari commença à se monter la tête avec ce qu'il ferait de cet enfant—un sportif, un joueur de football, un véritable athlète, quoi! Aussi s'inquiéta-t-il lorsqu'il vil.avec (piels soins j'élevais notre petit Hob.H se tut d'abord mais, un jour, n'y tenant plus, il explosa: 2."Margot!", dit-il, tu vas faire un efféminé de cet enfant ! Je n'ai jamais entendu parler de pareilles gâteries: jouets .spinaux, savon spécial .même un laxatif spéciaU Aussi bien l'élevor en serre-chaude!'' 3.Loin de me blesser, m'amusèrent.car je savais que je pourrais changer son opinion."Ecoute un peu, mon lis-je, "le docteur m'a dit «pie notre bébé, comme tous le besoin «le soins spéciaux.autres bébés, a 4."C'est pourquoi notre médecin approuve le laxatif préparé spécialement pour les enfants — le Castoria.H dit qu'il est bénin, sur et efficace.Et, cependant, il ne contient aucun ingrédient violent susceptible de déranger l'estomac ou d'occasionner des coliques." 5.Je vantai de mon mieux les mérites du Castoria à mon mari et, plus tard, le pharmacien acheva de le convaincre."Oui"', dit ce dernier, "je le recommande toujours pour les bébés, de même que pour tous les enfants jusqu'à l'âge de dix ans.C'est un excellent laxatif." 6.J'achetai donc la grosse bouteille de famille «'conomique et, lorsque Bébé eut besoin d'un laxatif, je lui offris du Castoria, qu'il prit avec une satisfaction évidente.Quant à mon mari .il continue de voir dans notre fils un futur champion de football! CASTORIA le laxatif SUR préparé spécialement pour les entants ; La profession môdicnle reconnaît «pie le séné — l'ingrédient principal dans le Castoria — possède des propriétés vraiment efficaces.L'expérience a démontré que le séné produit surtout son effet dans le gros intestin, «le sorte qu'il dérange rarement l'appétit ou la digestion.Do
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