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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
lundi 1 octobre 1945
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1945-10, Collections de BAnQ.

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e bulletin des A g r 1 c u 11 e u r s Octobre 194 sei's A Demandez nos pamphlets illustrés sur l'élevage et l'alimentation Ceux qui n'ont pas encore rentré leurs volailles dans les quartiers de ponte, pour l'hiver prochain, feront bien de le faire immédiatement, mais avant, il serait bon de leur faire suivre une cure contre les vers intestinaux et de desinfecter l'enclos ou de le labourer.Les remèdes "AVI-TON" et "ROTA-CAP" du Docteur Salsbury sont très efficaces pour ce traitement.Dans les quartiers d'hiver, il faut une bonne Moulée de Ponte et nous vous recommandons "CARONA" pour obtenir un résultat payant.N'hésitez pas à vous servir de "CARONA" pour vos poules, car elle a aidé des milliers d'aviculteurs à établir des records de ponte.Demandez "CARONA" à votre marchand et il se fera un plaisir de vous servir, car lui-même est positif qu'un client qui fait usage des Moulées "CARONA" est un client stable et satisfait.Quant à vos vaches laitières, il y va de vos intérêts de vous servir de notre Moulée Laitière 16% "CARONA", afin de conserver le même rendement de lait et le dosage en gras doit se maintenir.Ceux qui ont du grain à faire moudre pourront se servir de nos suppléments Protéiques Laitiers 24% et 30% pour obtenir un mélange profitable.Les porcelets nourris avec nos Moulées "CARONA" atteindront rapidement 200 lbs, car ils absorberont de nos moulées tous les minéraux et vitamines nécessaires à leur développement.Un porcelet nourri avec "CARONA" peut se classer "select" et paiera davantage le cultivateur."CARONA" se sert sèche, dans une trémie, à discrétion et il faut beaucoup d'ecu claire.C'est une méthode simple et payante.L'éleveur qui veut réussir avec ses animaux fera bien de servir nos Moulées "CARONA" reconnues les plus profitables.Elles sont scientifiquement équilibrées pour satisfaire les plus difficiles.Soyez pratiques servez toujours "CARONA" Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs .3 ^ooooooooooooooooooooeooooooooooooooooooooooooooooonoooooooooooooooooooooooooooooooooofg LE BULLETIN DES AGRICULTEURS p g Arthur Fontaine.-.président | o o o o S René Soulard .chef de !a rédaction | B o a S il G.Moisan.gérant de la publicité I ?, S "oOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOÛOOOOOOOOOOOOOOOOOOOÛOOOOOOOOOOOOOOOOliî IIIP^ Octobre 1945 Î^SCk 7; i Vol.XLI ROMANS ET NOUVELLES le PERE BOUGONNEUX .CLAUDE-HENRI GRIGNON 4 /REPRISE.RENE JURANÇON 6 liONHEUR PERDU (3cmc portic) .XAVIER CHANTEBRUNE 13 ARTICLES ET REPORTAGES la FORET CANADIENNE S'EN VA-T'AUX PRESSES GABRIELLE ROY 8 les CULTIVATEURS HEUREUX SONT DES ECONOMISTES REALISTES.WILFRID LESAGE 12 ie CIDRE A SES SECRETS .J.A.P.HURTUBISE 14 la CONFERENCE FEDERALE PROVINCIALE .FERNAND LACROIX 15 gerbes ET GLANURES .ABBE ARTHUR MAHEUX 18 CHRONIQUES la SANTE DES ANIMAUX.23 PRIX DU MARCHE 24 pour LES JEUNES .72 ONESIME VOTRE DOMAINE, MADAME 77 63 en TOILETTE D'AUTOMNE .ALICE BER POUR LA SAISON DES FEUILLES MORTES.64 TISSU D'AMEUBLEMENT .CLAUDE PAYSAN 65 LES SECRETS DE LA COUTURE (21c leçon) .YVONNE CLOUTIER 66 robe POUR FILLETTE.GERMAINE ROBERT 67 QUE DE VIES A SAUVER .DR ADRIEN PLOUFFE 68 TAPIS CROCHETE ______ .69 gelees, MARMELADES ET CONFITURES .BERTHE MIREPOIX 70 LE COURRIER D'ALICE BER.73 demandes DE NOS ABONNES.78 .-J M.Rcx Desmarchais, l'un des plus versatiles auteurs canadiens-français, qui possède à un rare degré cfr le don de l'intrigue dramatique et le talent du romancier à sensation, publiera en novembre "La vengeance d'Antoine Ste-Croix".C'est l'histoire d'un homme mort, il y a quelques années, d'excès d'alcool et de débouche auxquels il s'était livré après s'être fait justice contre une vieille sorcière de St-Augustin des Deux-Montagnes, qu'ii tenait responsable de la mort de son fils et de la folie de sa femme.Le dernier roman de M.Desmarchais tiendra ses lecteurs en haleine jusqu'à la dernière ligne.C'est un roman à ne pas manquer.* * ¦ ?Un nouvel auteur qui se cache, par gêne ou par modestie, sous le nom de plume de Jacqueline Lenoir nous a adressé dernièrement une élégante petite nouvelle au'elle o coiffée du titre un peu sonore mais très évocateur de "Parfums de luxe et arômes rustiques".Le Bulletin des Agriculteurs sera très heureux de presenter le mois prochain cette nouvelle venue à la littérature.* ?Plus importante aujourd'hui qu'elle ne le fut jamais la production de?legumes le sera davantage demain.Cette opinion pourrait logiquement s'appuyer sur la seule transformation de l'alimentation humaine à laquelle nous assistons présentement, conséquence rigoureuse de la transformation du travail humain.Four retordre aux besoins nouveaux les producteurs devront modifier leurs méthodes au rythme des exigences du consommateur.Dons un grand reportage illustré d'excellentes photographies, J.B.Roy indiquera la voie où les producteurs de légumes devraient s'engager.* ?Qu est-ce qu'une mine d'or?Comment procèdent les chercheurs ° ori Quelle est l'atmosphère d'une ville minière?Quelle est a part des Canadiens-français dans l'exploitation des mines au Nord-ouest du Québec?Gabriellc Roy répondra d'une façon tes charmante à ces questions dans son prochain reportage: PARAGON Lourde hausse pour employés de chemin île fer, style mocassin, bord roulé et lourde doublure de coton, pointures pour hommes seulement.GULL Une autre grande valeur, balmoral tout noir, pointures pour hommes, jeunes gens, garçonnets, femmes et jeunes filles.MATTAWA Une solide botte avec haut de 12 pouces en cuir tout noir, lourde semelle à bord roulé, pointures pour hommes seulement.AUTRE PRODUIT CANADIEN FAVORI PNEUS GUTTA PERCHA II ne se fabrique pas de meilleur pneu aujourd'hui pour automobile ou autocamion, que le nouveau Pneu Synthétique Guttapercha.i ^ibiu/c (tmipctfriîe(aott/c/iou/icîc/)////' 'te leineiildiHtii/if/hw Le Bulletin des A t c ii r s Octobre i'H S »tnl\iSoS "Coupe?plus de bois de pulpe" est le mot d'ordre.II y a grande pénurie et un marché avantageux pour votre coupe.Afin de produire rapidement, gardez vos scie* bien aiguisées — en employant la meilleure lime à scies au monde — la BLACK DIAMOND.Les bûcherons d'expérience prétendent que c'est la lime la plus rapide du genre* Il ne faut que quelques minutes de travail facile pour retoucher les scies avec ces limes.Pour limer en profondeur les dents des godendards, la nouvelle lime ronde Black Diamond n'a pas d'égale.Pour les scies de travers, employez les limes .spéciales Black Diamond; pour les scies n main, employez les limes triangulaires, fines et extra-fines Black Diamond, lin vente chez votre quincaillier.NICHOLSON FILE CO., PORT HOPE, ONT.Ippuyet te 9ème Emprunt de ta Viciait c.LIMES BLACK POUR TOUS LES BESOINS IJOUEZ DE LA GUITARE APPRENEZ A JOUKB ]a Gultnre Hawaïenne pax correspondance.Cours complet, méthode trcB facile.Examens, diplôme, etc.Superbe guitare hawaïenne fournie GRATIS Rrea 1» première leçon.Termes do p&lcmenta faciles.13 nnnôco d'expérience.De» milliers d'élèves diplôuiéa recommandent notre couru.UECONSERVATOIRE DE MUSIQUE HAWAÏENNE KNIt.122-1) Blvd.Charest, Québec BRODERIE COTON A BRODER FIL A COUDRE Dobincs de 200 à 10,000 verges COTON A REPRISER ROUETS et CARDES Dcmondcz liste de prix.L'ART PAYSAN DU VIEUX QUEBEC 'l, rue McMahon — Québec.N a beau dire: les jours s'en vont pis moi itou.Quand In bulle automne se prépare en se parant des plus belles couleurs, ça nie fait un p'tio i]uecque chose.Du plus loin que j'plonge dans mes souvenirs, ça m'attriste de penser, assé presquement trois semaines au lit.J'allais le voir de temps eu temps.I nie parlait d'Ia mort.I disait qui l'avait vue comme i nie voyait; que c'est ben sûr qui mourrait avant le coucher du soleil.Pis d'un air peureux, les yeux grands comme des piasses i r'gardait dehors.-— T'as peur pour rien que j'i disais Ça va ben mieux asthénie.A part de ça que c'était vrai.I avait guéri mais i avait peur plusse quo jamais.Les années passaient, s'en allaient qu'on avait pas le temps de se délivrer.l.e Trembleux avait toujours peur; l.e Trembleux trem blait toujours.I manquait pas un enterrement, pas une veillée nu corps.Toute ce (pli lisait dans les papiers c'était la colonne des décès.A l'entendre i avait connu tout le monde qui mourait pis i pouvait vous dire de quelle maladie pi:; de quoi c'est qui avait, dit avant de trépasser.Un bon jour, i s'est r'mis à travailler comme au temps de sa jeunesse.I paraissait guéri de sa peur, de sa maladie d'Ia peur.I parlait, prcsqucmcnt pus d'Ia mort.Des fois ça i arrivait encore de partir tout seu, de longer comme un voleur la vieille clôture du long du cimetière, d'entrer doucement par la grande porte qui craquait pis de marcher an milieu de: lombes en lisant les inscriptions.1 voulait s'accoutumer à la mort.— J'pense que j'sus guéri pour vrai, ma vieille, qui i (lit d'mème un jour.— Tant mieux pour toi.T'avais ben tort itou d'avoir peur.Tu vus toutes nous enterrer.T'es mieux que t'as jamais été.— J'cré ben que oui, répondit Le Trembleux.— D'abord (pie c'est d'mème lu vas faire ton testament, ajouta-t-cllc.Lu entendant ce mot de "testament", Le Trembleux, qui se trouvait assis sus une chaise, est venu blanc comme un drap pis raide comme une barre.I était mort.iA»> 37 Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs B à 'mm m 1 311 S il fl|! ! m if^i travaux scientifiques remarquables de Lavoisier lui valurent d'être élu, en 1768, à VAcadémie des Sciences de Paris, alors qu'il n'avait que 25 ans.Il consacra la majeure partie de sa fortune à l'équipement d'un laboratoire de recherches et recruta plusieurs jeunes savants émlnents pour l'aider dans ses travaux.Il réfuta les théories erronées des chimistes de son temps et établit les bases de la chimie moderne.Nous lui sommes eu grande partie redevables de la conception moderne de l'élément et d'un grand nombre de termes chl-miques dont l'usage est aujourd'hui universel.Il servit le gouvernement français dans les questions relatives à l'agriculture, l'hygiène, la frappe des monnaies et le moulage des canons.Après la Révolution, il fut accusé à tort par Marat et fut guillotiné en 1794.COMME Lavoisier, qui équipa un laboratoire de recherches afin de pénétrer les secrets de la chimie, l'International Nickel maintient des laboratoires de recherches au Canada, en Angleterre et aux Etats-Unis afin de découvrir de nouveaux usages pour le Nickel.Grâce à ces recherches, les ventes de Nickel Canadien doublèrent puis triplèrent dans les années qui suivirent la première grande guerre.Maintenant, les laboratoires de l'International Nickel, de concert avec d'autres savants, s'emploient à découvrir de nouveaux usages pour le Nickel Canadien.Les renseignements scientifiques et techniques que l'International Nickel a recueillis et qui couvrent tout le domaine des recherches sur les métaux sont à la disposition des ingénieurs, dessinateurs et métallurgistes canadiens.Au fur et à mesure que l'industrie connaîtra mieux le Nickel et ses usages, la demande pour le Nickel Canadien augmentera, avec avantages correspondants pour le Canada et les Canadiens.LE PRO fiR LES RECHERCHES Nickel Canadien ALLIACES DE NICKEL THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADA, LIMITED, 25 KING STREET WEST, TORONTO 6 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 nards; nous y passerons la fin de semaine avec Madeleine.Robert viendra nous retrouver samedi soir.Par RENE JURANÇON I ^ E commence ma garde et je compte instinctivement les lits alignés dans la salle.La pluie cingle les fenêtres avec un bruit monotone; si j'appuie mon visage sur la vitre, je vois les arbres dépouillés tendre désespérément leurs branches sous l'averse.Je suis Françoise Honnefond.infirmière, et j'ai la manie, durant mes heures de veille, d'écrire des histoires sans prétention.Cela fait passer le temps.Cette fois, le récit n'est pas de moi: je transcris ce que l'on m'a confié, ce que j'ai vu, et mon imagination n'ajoutera rien aux faits.Il est huit heures du soir.L'interne vient de quitter la salle.Dans la cour, une ampoule trop grêle dispense une lumière insuffisante; une partie de la bâtisse met un bloc de nuit dans la nuit; une seule fenêtre découpe un carré lumineux, fait luire l'asphalte et permet de deviner l'entrée du jardin, dont le sol est détrempé par la pluie.Je ne me suis jamais sentie aussi triste.D'habitude, l'ambiance des salles d'hôpital me trouve imperméable.pas ce soir, car dans le lit No 1, une jeune femme va mourir.Elle va mourir, puisqu'elle le désire, mais quand?.On ne peut le dire.le médecin-chef espère la sauver.Pas moi! Demain, dans une semaine peut-être, Hélène s'en ira, heureuse que cela soit fini.La présence de cette chère amie, compagne très aimée depuis ma tendre enfance, me bouleverse, accroît mon angoisse, creuse un trou de peur sur lequel je ne puis me pencher sans vertige.Hélène est atteinte d'une pleurésie contre laquelle elle ne se défend pas.Bien au contraire, lorsqu'elle aperçoit sa feuille de température et que celle-ci est mauvaise, elle sourit: "Je sens que je m'en vais petit à petit.Mais je ne veux pas que tu préviennes mon mari, pas tout de suite du moins.Pour le moment, je ne pourrais le supporter".De ce qui s'est passé entre eux, une partie m'est connue, car j'en fus témoin; l'autre, Hélène me l'a racontée.C'est précisément la raison qui lui fait désirer la mort.Son mari, Robert Dufour, lieutenant d'aviation, ignore depuis quatre jours où elle se trouve.Avec ma complicité, elle a donné un faux état civil et occupe un lit dans une salle commune, au lieu d'une chambre seule, comme son rang et ses moyens le lui permettraient.Le début du drame, Hélène n'a pas eu besoin de me le narrer! J'y participais, et hélas, j'assisterai sans doute à son dénouement.— Quelle heure est-il?s'informe-t-elle brusquement.En disant cela, mon amie me surveille, car il est entendu que je dois écrire cette histoire: son histoire."Cela t'en fera une de plus, et tu enverras le manuscrit à mon mari, après que je serai partie".Je le lui ai promis, pour qu'elle repose, et aussi pour lui faire plaisir.Je me suis installée à son chevet, derrière le paravent soigneusement tiré et j'écris sur la petite table où on lui sert ses repas.Elle suit le grincement de ma plume, s'intéres-sant bien davantage à ce que je fais qu'à son état.Parfois, une patiente m'appelle et je dois quitter mes écritures pour lui donner les soins qu'elle réclame.Dans mon dos, je sens que le regard d'Hélène me suit, me presse, car elle n'a de cesse que je reprenne ma tâche.— Ça marche?s'enquiert-elle souvent.Quand tu en seras rendue à.à ce one tu nr.snis n:.s.io te dicrnr.n Pauvre chère amie, elle n'aura que peu de choses à m'apprendre.tan', son histoire, la mienne, sont intimement mêlées.Je vous présenterai d'abord nies amies les mieux aimées, celles qui dans ce récit jouent un rôle plus ou moins heureux.Je vous décrirai leur taille et leur couleur et leurs manières afin que vous les jugiez, en toute connaissance.Les voici toutes trois, en bouquet: Marcelle qui était la plus jolie et qui est morte; Madeleine qui est la plus intelligente et qui fait son droit; Moi, Françoise, devenue infirmière; et enfin.Hélène, que je cite en dernier, parce que, de deux ans notre cadette, nous ne la mettions pas au courant de tous nos secrets.A 19 ans, tout en s'aimant bien, on rie confie pas tout, à une gamine qui n'en compte que dix-sept.En ces temps heureux où commence mon histoire — printemps 1939 — nous finissions nos études au couvent des Soeurs St-Louis de France.Dans ce cher établissement, nous nous efforcions de retenir ce qu'on nous enseignait, et hors de ses murs, nous faisions l'essai de nos charmes sur nos amis qui, eux aussi, se livraient aux mêmes expériences.Age béni où nous étions tout sourires, où nous regardions dans les vitrines, pour savoir si l'on nous suivait.L'avenir était plein de promesses et nous lui accordions notre confiance.Nous jouions aux bonnes mères de petits tours anodins que nous croyions formidables et nous choisissions ostensiblement le plus âgé et le plus accommodant des confesseurs.Mais nos âmes n'avaient nus dp double fond.nos regards ne fuyaient pas en oblique et confesseur et bonnes mères se déclaraient satisfaits.Voilà pour l'ensemble.Pour chacune d'entre nous, voici les particularités: Marcelle était de nous quatre la mieux réussie! Elle illuminait de sa beauté et de sa grâce incomparable.De toutes les élèves, c'était la plus adulée, la plus admirée de ses compagnes.Sa silhouette, sa voix, ses manières, la rendaient irrésistible.Elle était simple, ou du moins 1.; paraissait, mais il était vain d'essayer de l'imiter.Chacun de ses désirs était pour nous un ordre et nous nous précipitions.Cela l'avait rendue autoritaire; parfois, elle semblait céder, mais dès la fin de sa réponse, elle avait repris sa volonté.Elle voulait être préférée rie chacune, et à chacune laissait croire qu'elle la préférait.Madeleine, ma seconde amie dans l'ordre rie mes prédilections, était née le même jour que moi.Notre vie était une sorte rie petit match et chacune s'efforçait rie le gagner en arrivant une seconde avant l'autre au rendez-vous, un quart île point avant l'autre aux examens.Je ne la battais régulièrement qu'à la baignade: elle nageait très mal.Mais pour les trèfles à quatre feuilles, les oiseaux perdus là-haut dans les airs, elle les voyait alors qu'ils étaient invisibles à mes yeux.La nuit, elle reconnaissait chacune d'entre nous à son pas et quanrl elle rlisait: "Tu as raison", on sentait qu'effectivement nous avions raison, car rie chaque chose, rie chaque fait, elle possédait le don d'évaluer avec précision la valeur.Madeleine avait des sourcils abondants et qui se croisaient au-dessus du nez, protégeant bien ries veux hlnna.Tirn- fo-^ds, aux cils très noirs et d'une longueur exagérée.Hélène était la plus vivante, pleine de réflexes inattendus, fa pour la plupart.Lorsqu'elle avail faim,-ses yeux brillaient; elle di huait des bourrades quand elle tendrissait, aboyait lorsqu'elle voyail un chat et si on l'entendait chanter c'est qu'elle avait envie de dormir.De plus, elle se départageait, jugi les choses du double point de moral et physique."Ton ami", disait-elle, "est.conque physiquement; moraleme est parfait".Hélène tour à tour tait ses rêveries éthérées pour s':ii.sorber dans les constatations ph ques les plus banales, et nous l'in'tei pellions par son nom ou son prél.selon qu'il s'agissait rie l'Hélène sique ou rie son double.— Hé, Hélène, à quoi songes-tu?— Elle songeait que $1.25 pour .¦ livres rie pommes de terre, ce n'i vraiment pas cher.— Hé, Chabot, que penses-tu?Elle pensait précisément, que depuis plus rie trois cents ans, il se prodti à Ste-Anne des miracles.Elle ainsi facilement et en quelques coudes, de l'abstrait au concret, du prix des patates à la recherche explication pour un miracle.Toute cette vivacité, toute grâce gisent là, dans ce lit, ave vingt-deux ans, sa joliesse qui.nnns égaler la beauté île Marcelle, csl (mit de même remarquable, ses yeux en flamme de velours et la mass, cheveux un peu gros, qui onduli I sans aucun artifice.Nous habitions toutes quatre dans une petite ville posée sur la gri route Québec-Montréal.L'été, y voyions arriver les touristes qui, presque toujours les menu s, - ins tallaient pour la durée des vacai et les autres, les brûleurs de milles qui ne restaient que du soir au niati plus soucieux de se reposer qui contempler les beautés éparsc Saint-Laurent, des monts, ou le pittoresque rie l'endroit.Pendant cette saison, nous vivions d'une vie plus intense; notre c site s'attisait de chaque nouvelle arrivée et nos promenades s'allongeaient après sou]ier, suivant en cela la progression ries jours.Nous alliens guirlande mouvante, hors de la ville, à travers champs, pour revenir en suivant la plage, ou vice-versa, évil inl la grande route où passaient vrombissantes les autos dévorant la poussii qu'elles laissaient derrière elles retomber en nuage gris.Dans un pré, nous nous étendions sans mot dire, sans un geste, et m 1 ignorant l'une l'autre, chacune livrail aux rêves ses rlésirs incertains.Le cri rlu premier hibou donnait le signal de la retraite.Il faisait nuit: un choeur de grillons et de crapauds sérénadait le beau temps.Sans nous être concertées, nous reformions la guirlande et nous faisions une panse au magasine, lardé de réclames de tôle émaillée, où nous dégustions avec gravité une liqueur, au travers (!•¦ notre chalumeau rie papier.Lorsque la marée le permettait, nous nous reunissions chez Marcelle, dont la maison jouxtait la plage; de rares bateau* passaient sur le fleuve, que la guerr.a rendu désert, et nos voeux les accompagnaient.L'hiver, nous nous livrions à la griserie de la vitesse, nous laissant emporter sur nos skis le_Jonjr_dus_ Octobre 1945 Bulletin des Aericulte u r s pentes, nous appuyant parfois au I,,;,.de l'élu de l'heure.Eté comme hiver, nmis eussions pu, passant devant chaque porte, en nommer l'occupant, décrire le mobilier, la couleur du papier-tenture, pour avoir dans chacune éclier la neige ou la pluie torrentielle de jiénétrer.Le bas do chaque feuille de métal contient neuf perforations pour faciliter la pose des clous.Ces clous spéciaux fo-lideB ont.une force do résistance dix fois plus considerable quo les clous ordinaires généralement employés POUT toitures.11 y a du plomb sous choqua téte de clou, co qui nssuro lo Bcellago do chaquo trou.Eastern Steel Products associée avec /j/nited a:b.ormsby co.ltd.PRESTON TORONTO MONTREAL 20 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 CANADA PACKERS LIMITED RAPPORT SOUMIS AUX ACTIONNAIRES Canada Packers Limited a terminé sa dix-huitième année financière le 29 mars 1915.C'était la sixième année de guerre.L'état de guerre a fortement influencé le volume et le résultat des affaires de l'année.Depuis le début de la guerre, la production animale comme toute la production agricole a connu chaque année des augmentations extraordinaires qui ont grossi dans les mêmes proportions le volume d'affaires des salaisons.Durant l'année revisée, le volume a continué à augmenter mais à ure allure ralentie.Le tableau suivant établit, pour la dernière année d'avant-guerre terminée en mars 1939 et pour la période de guerre, le record des affaires de Canada Packers exprimées par: A.Les ventes en dollars B.Le poids des produits vendus C.Le profit net D.Le profit calculé au pour-cent des ventes E.Le profit par livre Tableau No 1 A li C u Poids des Profit calculé Année terminée en Ventes en dollars produits vendus Profit net au pour-cent Profit par livre des ventes Mars 1939.S77,225.732 800,763,592 lbs.$1,238,736 1.6% l/6c Mars 1940.88.205.u39 913,251,116 1.667,809 1.9% 1/5 Mars 19 11.110,291,839 1,091.263,352 1,555,028 1.4 1/7 Mars 1942.144,509,292 1,228,029,942 1,611,465 1.1 1/8 Mars 19-13.169,141,671 1,328,616,840 1,611,418 .95 1/8 Mars 1944.206,155,933 1,582,932,568 1,687,587 .82 1/9 Mars 1945.228,398,111 1,698.326,055 1,824,811 .30 1/9 augmentation 1945 sur 1939.1945 sur 1944.196% 11% 112% 7% LA RESERVE D'INVENTAIRE DU TEMPS DE GUERRE Après la première guerre niondiale, les pertes subies au cours de la période de déflation ( 1920-21 ) ont effacé les profits de guerre de la plupart des salaisons canadiennes.Ces pertes furent si considérables qu'elles nécessitèrent une réorganisation complète de l'industrie.Grâce aux mesures prises pour maîtriser l'inflation durant la seconde guerre mondiale, on espère que les pertes d'après-guerre seront beaucoup moins grandes.Néanmoins, à une certaine période suivant la guerre, les pertes dues à la déflation semblent inévitables.Les prix des produits du bétail ont monté à des niveaux qu'il semblerait impossible de maintenir d'une façon permanente.Cette opinion s'appuie sur le tableau suivant qui est une comparaison des prix actuels avec ceux de 1939.Tableau No 2 PRIX COMPARATIFS DES PRODUITS DU BETAIL EN 1945 et 1939_ Moyenne Moyenne Mars Mars 1945 1939 Bons bouvillons, vivants, Toronto.$11.54 S 6.78 Porcs, B-l abattus, Toronto.19.42* 12.25 Agneaux, vivants, Toronto.11.95 9.10 Poulets, A, nourris au lait, Toronto____ .35 -24^ Oeufs, "A" gros, Toronto.35 .21 Beurre de crémerie, Toronto.-43H* -21?.i Fromage f.a.b.fromagerie, Ontario.23* .11 •Subsides, fédéraux et provinciaux, inclus dans les prix de 1945— Porcs—$1.62 le 100 lbs Beurre—8Me la lb.Fromage—3c la lb.Pour parer aux pertes anticipées d'inventaire, une somme a été mise de côté à chaque année de guerre comme réserve d'inventaire du temps de 47% 8% guerre.Cette somme pour l'année revisée était de $581,000.00.Le total de la réserve établie durant la période de guerre a été de:— Année terminée en Mars 1940.$ 579.000.00 Mars 1941.380,000.00 Mars 1942.1,310,000.00 Mars 1913 .650,000.00 Mars 1944 .500.000.00 Mars 1945 .581,000.00 TOTAL.4.000.000.(K) Ce total de quatre millions de dollars peut être trop ou pas assez élevé.Personne ne pourrait le dire actuellement.On espère qu'il sera trop élevé.En cette occurrence une partie en sera transportée au compte de Profits et Pertes.Qu'il soit nécessaire de l'employer en entier dépendra des faits suivants:— 1.Pour convertir l'inventaire de cette année (Mars 29, 1945) au prix de base de la dernière année d'avant guerre (30 mars 1939) il faudrait une réserve de-$5,600,000 2.Durant les années de déflation suivant la première guerre mondiale — (1920-21), les quatre compagnies formant maintenant Canada Packers accusèrent une perte de.$5,500,000 La compagnie a payé l'impôt sur le Revenu sur toutes les sommes mises de côté comme réserve d inventaire du temps de guerre et à moins qu'elles ne soient nécessaires pour combler les pertes d'après-guerre, ces sommes peuvent être considérées comme des profits.Si l'on avait agi de cette façon et que l'on ait pas établi de réserve d'inventaire du temps de guerre les colonnes C.D.E, dans le Tableau No 1 auraient été établies comme suit:— Octobre 1945 Le Bulletin d es Agriculteurs 21 Tableau No 3 Année terminée en Profit Profit calculé au pourcent des Ventes Profit par livre Mars Mars Mars Mars Mars Mars Mars 1939 1940 1941 1942 1943 1944 1945 $1,238,736 1.6% l'6c 2,246,809 2.5 1/4 1,935,028 1.8 1/6 2,921,465 2.0 1/4 2,261,418 1.3 1/6 2,187,587 1.1 1/7 2,405,811 1.1 1/7 Tableau No 4 De chaque $1.00 de vente pour ces années respectives, les suivantes furent payées:— Aux producteurs, principalement pour animaux vivants.Aux employés (salaires, Rages et boni).Aux organismes de service.Aux fournisseurs.Aux détenteurs d'obligations.En taxes.Total payé aux personnes autres que les actionnaires.En réserve pour la dépréciation.Résidu—retenu au bénéfice des actionnaires Mis de côté pour la réserve d'inventaire du temps de guerre—.Résidu—Profit net.Payé en dividendes aux actionnaires.Le solde fut retenu comme fonds de roulement pour l'expansion et l'amélioration de l'industrie.1945 82>^c m VA m 985 ^c 99 1 M vie 78 sommes 1939 80-Kc Y* 97},.{c Us 98%c Use l->sc H STRUCTURE FINANCIERE Durant l'année, l'on a exécuté le plan de subdivision des actions, tel qu'annoncé dans le dernier rapport annuel.La structure financière de la Compagnie se présente maintenant comme suit:— Obligations.Aucune Actions "A" avec dividende privilégié, cumulatif de $1.50 par action 400,000 actions Montant du dividende.$600,000 Actions "B" sur lesquelles un dividende de 50c par action est actuellement versé.800,000 actions Montant du dividende.$400,000 Dividende total.$1,000,000 PROGRAMME D'AGRANDISSEMENT DE GUERRE jT D'APRES GUERRE Durant les années de guerre, à cause du volume considérablement augmenté, le rendement exigé de l'outillage des bâtisses a été très grand.L'agrandissement a nécessairement été réduit au minimum mais les dépenses d'entretien ont grandement augmenté.Les sommes déduites du capital immobilisé durant la période de guerre sont dévoilées par les chiffres suivants: Actif immobilisé (bilan de 1945).$23.720,750 Actif immobilisé (bilan de 1939).$21,636,385 Augmentation de l'actif immobilisé durant la période de guerre.$2,084,365 On a déjà élaboré les plans d'un vaste programme de construction et d'agrandissement pour la période d'après-guerre.Autant que possible la construction sera retardée jusqu'à ce qu'il y ait une détente dans l'activité industrielle en général.A la suite de la fin de la guerre en Europe, il convient que ce rapport traite de deux sujets importants:— 1 • Du rendement de l'industrie des salaisons durant la période de guerre.2.Des perspectives de l'industrie animale pour les années d'après-guerre.1.LE RECORD DU TEMPS DE GUERRE DE L'INDUSTRIE DES SALAISONS Le premier et le plus important devoir de l'industrie était de réussir à transformer les arrivages d'animaux vivants considérablement augmentés.Ce n'était pas une mince affaire et la comparaison suivante des abattages inspectés pour les années 1944 et 1939 le démontre:— Tableau No 5 nombre d'animaux prepares, aux abattoirs inspectes Augmen- 1944 1939 tation Porcs.8,766,441 3,628,369 142% Bétail.1,354,104 872,574 55% Moutons & Agneaux.949,096 786,274 21% Veaux.660,556 679,922 —3% Augmentation en poids total de viande produite 113%* "Poids chaud moyen préparé des animaux tués:— 1944 1939 Porcs.165.4 lbs 150*.4 lbs Bétail.502.1 466.2 Moutons & Agneaux.43.5 42.3 Veaux.119.2 106.6 Autorité: L'Ofiice des Viandes, Ottawa.Si l'on considère que la capacité de l'industrie en 1939 était proportionnelle aux arrivages, la tâche de faire face à cette énorme augmentation de volume était difficile.Il fallut naturellement faire subir des améliorations aux bâtisses de l'industrie; mais principalement l'on a eu recours à des 'ajustements', pour prendre soin des livraisons augmentées, spécialement en augmentant le personnel et les heures de travail.Une preuve que le travail fut exécuté avec efficacité se démontre par le fait que seulement durant deux courtes périodes au cours de ôl-o ans, il y eut un ralentissement dans les arrivages d'animaux à cause de la congestion aux abattoirs mêmes.En plus de l'obligation qu'il y avait de préparer un volume très augmenté, il y avait aussi celle d'exécuter le travail à une marge de profit raisonnable.En ce qui concerne le profit, les chiffres ne sont pas disponibles pour l'industrie toute entière.Canada Packers est l'unité la plus considérable et ses résultats démontrent probablement les résultats de l'industrie dans son entier.On a déjà fait une comparaison (Tableau No 4) des années 1939 et 1945.Mais une comparaison de la période des Six ans de guerre avec la période des six ans d'avant guerre en donne une image plus complète.On la représente dans le tableau suivant No 6.Tableau No 6 comparaison du resultat des affaires Période de 6 ans d'avant-guerre, 1934-1939 inclusivement et une période de 6 ans du temps de guerre 1940-1945 inclusivement Période d'à- Période de Pourcentage vant-guerre guerre d'augmen-1934-1939 1940-1945 tation Movenne des ventes.a.$68,057,735 $157,783,748 132% Moyenne du Profit.b.1,696,369 3,857,794 127% (taxes non déduites) Moyenne des taxes.c.379,985 2,198,108 478% Profit net moven (taxes déduites).'.d.1,316,384 1,659,686 26% Profit net moyen calculé au pour cent des ventes "d" par rapport à "a".1.9% 1.05% diminution 45% En résumé, le record est comme suit:— Le travail essentiel de la transformation des arrivages augmentés d'animaux vivants fut accompli sans échec et sans avoir recours à l'aide financier du gouvernement.Plusieurs contrats de guerre ont requis des avances considérables du gouvernement pour la construction des usines et dans la plupart des cas les contrats, assuraient un profit (taxes non déduites) de 5%.Le profit de l'industrie des salaisons (taxes non déduites) fut approximativement de 2.45 pour cent.De ce profit 1.4% fut remis au gouvernement, comme impôts et taxes sur l'excès des profits, laissant un profit net à l'industrie de l.Oo pour cent.2.SITUATION DU BETAIL DANS LES ANNEES D'APRES-GUERRE L'augmentation de la production du bétail canadien a été un facteur vital"dans l'effort de guerre allié.Tout le crédit en est attribuable aux fermiers canadiens.L'industrie des salaisons ne peut en réclamer aucune part.Les salaisons ne représentent que l'outil de transforma- 22 Le Bulletin des Agriculteurs Octobie 194-5 tion dans l'industrie du bétail.Son volume est entièrement déterminé par le nombre de têtes qui arrivent au marché.Les populations bovine et.porcine sont actuellement beaucoup plus considérables qu'à n'importe quelle période d'avant-guerre.Lorsque la demande du temps de guerre aura disparu, le surplus sera tel qu'a moins que l'on ne puisse maintenir des débouchés plus importants que ceux d'avant-guerre, l'augmentation dans la production deviendra une menace pour le niveau des piix du bétail.Quelles sont alors les perspectives pour les prix du bétail pour les années d'après-guerre?En ce qui concerne la période immédiate, il n'existe pas de doute.Les débouchés sont assurés.La Grande-Bretagne a déjà signé des contrats pour l'achat (aux prix actuels) pour tous les produits du bœuf et du porc que le Canada peut expédier, jusqu'à la fin de l'année 19-l(i.Quant à la période à compter de 1917.les problèmes du bétail et du porc doivent être étudiés séparément.BETAIL La production du bétail au Canada a toujours été limitée par le fait que le coût de production est plus élevé que dans les pays du Sud, spécialement l'Argentine, le Brésil et l'Australasie.Le Canada n'a pu dans le passé combattre la concurrence sur les marchés mondiaux du bœuf.Le principal marché a été la Grande-Bretagne.Cependant, quoique exclus des marchés libres, le Canada a joui d'une mesure de préférence dans le principal marché protégé, soit les Etats-Unis.Le Canada a expédié environ 200,000 têtes de bétail chaque année jusqu'à ce que le contrôle du temps de guerre en ait diverti la destination.Et sa production de bétail a été réglée pour rencontrer à peu près la consommation domestique au Canada, plus les 100.000 têtes expédiées aux Etats-Unis.Le 1er juillet 1942.comme mesure de guerre, un embargo fut établi sur l'expédition du bœuf canadien aux Etats-Unis.A ce moment le surplus du bœuf canadien se rendit en Grande-Bretagne.En 1944, les expéditions de bœuf se totalisèrent à 106.000.000 lbs.En 1945, l'on s'attend à ce que les expéditions soient substantiellement plus fortes.Cependant, l'on ne peut compter sur la Grande-Bretagne comme un marché permanent pour le bœuf canadien.Lorsque les approvisionnements commenceront à suffire à la demande mondiale, il semble certain que le Canada se trouvera incapable de faire concurrence au bœuf provenant des pays du Sud.Il est à espérer que le débouché que le Canada possède aux Etats-Unis sera réouvert à ce moment et possiblement augmenté.Ce débouché a toujours été et sera encore d'une importance vitale au producteur de bétail canadien.A la longue il peut devenir nécessaire que le Canada ajuste son cheptel sur la même base que durant la période d'avant-guerre:—c'est-à-dire pour sa consommation domestique, plus les expéditions convenues aux Etats-Unis.Mais cela ne veut pas dire que nous retournerons aux chiffres de 1939.Les besoins domestiques seront beaucoup plus considérables que durant les années d'avant-guerre.La consommation du bœuf a augmenté, par tête, de 53.2 lbs en 1939 à 61.7 lbs en 1944.Si le pouvoir d'achat le permet, la consommation du bœuf au Canada peut facilement atteindre 70 lbs par tête.(En 1943 elle a atteint 69.3 lbs).Au cours de la guerre, l'on s'est fait une nouvelle conception de la valeur nutritive des viandes comme nourriture protectrice, ainsi que de l'importance pour la nation de maintenir son principal eictif, c'est-à-dire la santé de ses citoyens, au plus haut niveau possible.Une politique nationale éclairée devrait voir à ce que l'expérience de la dernière crise ne se répète pas, alors que de grandes quantités de nourriture invendable nuisaient à son agriculture et qu'au même moment une grande partie de la population était sous-alimentée.L'établissement d'un haut standard domestique de nutrition serait en lui-même une sauvegarde importante pour la prospérité de l'agriculture canadienne.PORCS Comme producteur de porc le Canada jouit d'une situation totalement différente que pour celle du bétail.Le Canada peut produire du porc à bacon à aussi bon marché que n'importe quel autre pays et pour cette raison peut faire face à la concurrence sur tous les marchés du monde.Comme pour le bœuf, le principal marché libre est la Grande-Bretagne.A la fin de la guerre, le Canada est le principal producteur de porc à bacon.En 1944, la production canadienne était probablement égale à celle de tous les autres pays combinés.Dans le passé, le Canada tenait le second rang parmi les fournisseurs de bacon à la Grande-Bretagne.Le Danemark venait alors en premier lieu.Dans la période immédiate d'avant-guerre, le Danemark expédiait à la Grande-Bretagne deux fois autant de porcs que le Canada, et il recevait à peu près 8 shillings de plus par 100 lbs.que le bacon canadien.Le Canada était entièrement responsable de cette situation.Le bacon canadien était inférieur en qualité à celui du Danemark.Les expéditions canadiennes étaient irrégulières.Trois conditions sont nécessaires, si le Canada, durant la période d'après-guerre, veut conserver sa position sur le marché britannique.1.Les expéditions doivent être en quantités substantielles,—au moins 400,000,000 lbs par année.2.Ces expéditions doivent être faites en quantité égale chaqus semaine — c'est-à-dire approximativement 8,000,000 lbs par semaine.3.Par-dessous tout le bacon doit être au moins d'une qualité é à celui provenant de toute autre source.Sur le marché britannique du bacon, la guerre a fourni au Canada un avantage qu'il n'avait jamais eu auparavant.lorsque (en (1940) les expéditions danoises et autres expéditions continentales à la Grande-Bretagne furent arrêtées, on fit appel au fermier canadien pour combler la lacune.Sa réponse fut telle que les exportations canadiennes montèrent de 18(5,000,000 lbs en 1939 à — 1940.344,000,000 lbs 1941.461.000,000 lbs 1942.525,000.000 lbs 1943 .560.000,000 lbs 1944 .692,000,000 lbs Aujourd'hui, le Canada est au premier rang comme fournisseur deba m au marché britannique.Mais il ne conservera cette position qu'aux trois conditions mentionnées plus haut.Et il est impérieux que le Canada commence dès maintenant à se préparer pour remplir ces conditions.Heureusement, il peut jouir d'une période de grâce.Le bacon danois n'apparaîtra pas en Grande-Bretagne avant plusieurs mois et on en aura grand besoin sur le continent.Il est malheureux qu'à ce moment les arrivages de porcs au Canada soient faibles.Pour les sept premiers mois de 1945 (janvier à juillet), inclusivement, les porcs préparés et inspectés aux abattoirs su sonl totalisés à.3,624.4W Les chiffres correspondants en 1944 étaient.5,648,956 Une diminution de.2,021.457 ou 35.8 pour cent.Cette diminution est due principalement à la pénurie de main-d'œuvre sur les fermes.Cette pénurie aura apparemment disparu dans les quatre ou cinq mois à venir.Le temps de la saillie pour les porc- est maintenant arrivé.Les fermiers peuvent raisonnablement être sûrs que lorsque les truies saillies actuellement auront leur portée, ils n'auront plus à souffrir du manque de main-d'œuvre.Le Canada ne peut pas exporter 8 millions de livres de bacon chaque semaine à moins de stimuler la reproduction.Dans l'Ontario et le Québec, les perspectives d'élevage sont encourageantes.Dans ces provinces, il semble que la récolte d'aliments sera bonne.Cependant, c'est l'Ouest qui est la clef du problème.Si le Canada doit produire les quantités essentielles de porcs, la plupart d'entre eux doivent venir des provinces de l'Ouest.Malheureusement, la récolte des Prairies n'est pas très encourageante.Certaines régions manqueront de grain.Il est important que les fermiers qui ont des nourritures comprennent l'importance de l'enjeu.L'objectif principal de la politique agricole canadienne est de conserver la première place sur le marche britannique du bacon.L'étude des faits l'établit clairement.Le Canada produit, et doit continuer à produire, un surplus important des produits de la ferme.Ce surplus doit être vendu à l'étranger.Il s'en suit naturellement, que ce surplus devrait être converti en produits avec lesquels le Canada peut combattre la concurrence sur les marchés ouverts du monde.Les deux principaux produits sont le blé et le bacon.En ce qui concerne le blé la position du Canada est assurée.Il produit la plus haute qualité de blé et le coût de production permet la concurrence.Cependant, si le surplus agricole du Canada était représenté en grande partie sous forme de blé, les marchés mondiaux ne pourraient l'absorber-L'année 1929 le démontra.C'est pourquoi, il faut un débouché pout un autre surplus important.Le seul autre produit que le Canada peut offrir en concurrence avec tous les autres pays est le bacon. Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs 23 C'est la première fois dans son histoire que le Canada détient la première position sur le grand marché ouvert du bacon,—c'est-à-dire la Grande-Bretagne.Mais le Canada ne pourra conserver cette position à moins qu'il ne réussisse à expédier approximativement 8 millions de livres de bacon par semaine.S'il réussit à retenir la première place comme exportateur de blé (ce qu'il peut faire) et en même temps conserver sa position actuelle sur le marché britannique du bacon, le Canada sera assuré d'un débouché pour son surplus total de production agticole.* * * Ce sont les faits qui rendent si importante l'augmentation de l'élevage du porc durant les mois a venir,— particulièrement dans les provinces de l'Ouest.Le fait suivant est presque aussi important.Si l'on maintient les expéditions de bacon au taux de 8 millions de livres (par semaine) les prix du bétail en retireront un bénéfice incalculable.Si les exportations de bacon atteignent ces chiffres, il y aura moins de produits de porcs disponibles au Canada et la demande domestique pour le bœuf augmentera d'autant.Dans ce rapport l'on a déjà souligné que la forte demande domestique e.4 la principale raison des prix actuels du bétail au Canada.* * * Les directeurs croient que l'on doit faire allusion dans ce rapport à la récente grève des employés de Canada Packers.Le rapport va sous presse avant que l'on ait reçu les décisions de l'arbitrage.C'est pourquoi, nos commentaires doivent se confiner à des aspects de l'incident (lui ne prêtent pas à controverse.La grève origina à Toronto le 17 juillet alors qu'un groupe, de la division de l'abattage du bétail quitta le travail.Sur un point il n'y a pas de discussion.Cet événement était une contravention à l'entente qui existait entre la compagnie et l'union.Si l'on avait demandé la procédure des griefs immédiatement, le différend se serait réglé sans difficulté.Il arriva que les représentants nationaux de l'union n'étaient pas disponibles immédiatement, et en raison de ce délai il surgit un second point de controverse.Ce point secondaire doit être soumis au tribunal d'arbi-trage et l'on ne peut en discuter ici.C'est sur ce second point que les employés de la compagnie à Toronto quittaient le travail.Plus tard, les employés de Peterborough, Winnipeg, Edmonton et Vancouver déclarèrent la grève par sympathie, Dans chaque cas, la grève par sympathie fut déclarée sans que l'on discutât le bien ou le mal fondé de la déclaration de grève à Toronto.Cette situation menaçait de s'étendre à toutes les industries de salaison du Canada lorsque l'Honorable Charles Daley, Ministre du Travail de l'Ontario, : a un plan d'arbitrage qui fut accepté par l'union et la compagnie.La compagnie concède sans réserve le droit aux employés d'être représentas par l'union de leur choix.Aussi la compagnie prend l'obligation de faire ce qui est nécessaire pour coopérer avec l'union.Lorsqu'une difficulté survient, ce qui est inévitable de temps à autre, la compagnie s'efforce immédiatement de suivre la procédure en ce qui concerne les griefs et de se soumettre promptement aux décisions qui ont été prises.Cette procédure n'évitera pas les éclats soudains à moins chic l'union puisse et veuille suivre la procédure des griefs telle qu'établie et de faire accepter à ses membres les décisions qui ont été prises.Le fait qu'un incident, qui aurait pu être réglé dans une demi-heure, dégénéra en une grève qui a menacé presque toutes les salaisons au Canada, démontre que l'on devrait prendre des précautions pour un règlement rapide et sûr des mésententes.C'est à espérer que les procédés de l'arbitrage en cours permettront l'adoption de telles garanties.La grève a coûté à la compagnie approximativement $300,000.00.La perte en gages des employés fut approximativement $165,000.00.* * * La compagnie a maintenu sa politique de distribuer aux employés de toutes conditions une partie substantielle de ses profits.Le boni distribué pour l'année revisée fut .$1,060,000.00 Les dividendes aux actionnaires furent de.$900,000.00 Le total des bonis distribués durant les dix dernières années ont été de.$6,168,000.00 Les dividendes aux actionnaires pour la même période ont été de.$7,-100,000.00 LA SANTE DES ANIMAUX Toronto, 10 août 1945.J.S.McLean, Président.La pénicilline en médecine EPUTS la découverte de la pénicilline, par le professeur Alexander Fleming, en 1029, les médecins vétérinaires se sont demandé quel effet pourrait avoir ce puissant remède sur les maladies des animaux.Lorsque sa grande valeur comme antiseptique fut reconnue, et à la demande des pays en guerre, la production de la pénicilline fut grandement augmentée jusqu'à ce que les besoins militaires fussent satisfaits, au début de 1945.A cette époque, les vétérinaires purent s'en procurer et aussitôt les demandes de renseignements affluèrent sur la valeur et les usages de ce remède.La pénicilline est très efficace contre certains types d'organismes, mais n'a aucun effet sur certains autres.Les germes qui causent la méningite, la pneumonie, le charbon, la gonor-rhée et l'ostéomyélite chez les humains sont détruits par ce nouveau remède.Toutefois les maladies telles que la tuberculose, la malaria, la poliomyélite, etc., ne sont pas affectées par la pénicilline.Chez les animaux de la ferme, il n'y a que quelques maladies causées par le type de germe promptement détruit par ce remède.Toutefois l'une d'elles a une grande importance: la mammitc dos vaches laitières.C'est la maladie la plus destructive causée par les germes qui réagissent à la pénicilline et c'est sur cette maladie que les vétérinaires ont porté surtout leur attention.Les expériences faites à date sont déjà concluantes.Aux Etats-Unis les premiers travaux d'un médecin ont guéri 21 quartiers de pis sur 2;{ atteints de mammitc causée par le streptocoque.Lorsque la maladie est due à un germe d'une autre espèce, le staphilocoque par exemple, les résultats sont moins bons.16 quartiers seulement sur 27 affectés furent guéris.Dans des travaux plus ré- cents faits avec un produit d'une plus grande pureté, des chercheurs étudièrent les effets de la pénicilline sur 32 vaches atteintes de mammite.Toutes furent guéries, mais 8 d'entre elles exigèrent plus d'un traitement.Il est à noter cependant que tous ces cas étaient causés par streptocoque.Il semble donc que la pénicilline soit un remède fort utile contre la mammite, si elle est employée promptement.Il serait aussi prouvé qu'elle serait efficace contre les infections causées par les blessures et contre les maladies telles que la péritonite et certaines infections des poumons.La pénicilline n'est valable qu'à condition qu'elle soit sous forme de poudre, laquelle sera gardée très froide.On la dissout dans l'eau stérilisée et on l'injecte dans les tissus de l'animal.Introduite dans l'estomac, elle est immédiatement détruite; elle ne peut donc pas être donnée par la bouche.Contre la mammite, on l'injecte directement dans le pis en dilutions déterminées et dans des conditions de grande propreté.Les cas traités sont choisis avec soin.Dans les cas chroniques avancés, lorsque les tissus du pis sont fort avariés, la pénicilline ne fait pas effet.Il est donc très important de laisser ce nou-veau remède entre des mains expertes, comme celles des vétérinaires expérimentés, afin qu'il soit utilisé à bon escient et que de nouvelles infections ne soient pas déterminées dans le pis ou dans d'autres tissus.La pénicilline n'est pas une solution complète au problème de la mammite, mais elle jouera un rôle important dans un programme complet de contrôle.Le traitement du ] is infecté, suivi de mesures hygiéniques rigoureuses, de bonnes méthodes de traite et de la prévention des blessures aux trayons, sauvera quantité de vaches laitières.CONSEILS SAISONNIERS s cnpu\i supplémentaires de ce rapport sont à la disposition du public ' longtemps qu'il y en aura, seront adressées à toute personne qui n fera la.dcnxande.Adressez votre demande à Caiwda Packers Limited, ioronlo, 9, A cette époque de l'année, les problèmes que pose la santé des animaux se rapportent à une température plus froide.L'éleveur se prépare à mettre son cheptel en stabulation où les bêtes seront en contact les unes les autres, privées des rayons bienfaisants du soleil et d'aliments frais.Celui qui a eu la bonne fortune de faire ample provision d'un bon fourrage composé d'herbe jeune, verte et savoureuse possède un aliment préventif de bien des faiblesses.Assurez-vous que vos animaux ne souffrent pas de maladies de la peau.Un animal qui a des dartres et que l'on néglige communiquera le mal à ses voisins.Traitez-le à la teinture d'iode avant de le mettre à l'étable.Les poux du bétail peuvent être détruits par différentes poudres commerciales ou par de légères applications d'huile de lin.Chez les chevaux, le tabac poudré est souvent efficace pour tous ces parasites.L'éleveur qui veut protéger les porcelets qui naîtront le printemps pro- chain, se fora une bonne réserve de mottes de terre propre qu'il utilisera pour prévenir l'anémie plus tard.Les moutons sont actuellement en bonne santé mais les brebis ont besoin d'un supplément de nourriture pour se préparer à la saison d'élevage.Si des moutons ou des agneaux souffren; de diarrhée chronique, les vers en sont probablement la cause.Un traitement à la phénothiazine détruira ces parasites.Procurez-vous d'un vétérinaire ou à la Coopérative Canadienne des Laines, Lennoxville, P.Q., quel ¦ ques tablettes de ce médicament et administrez-en deux ou trois, selon la direction, à chaque mouton ou agneau souffrant de diarrhée.Ce traitement éprouvé est très efficace et ramènera vos animaux à la santé.Si des moutons souffrent de tiques ou de poux et si l'on bénéficie do quelques jours de chaleur, vous pourrez prendre la chance de les baigner.Par contre, par une température froide, il vaut mieux faire usage de poudre, quoique ce ne soit pas aussi efficace.CONSULTATION VETERINAIRE Q.—J'ai un poulain de trois ans qui souffre de gratelle: il achève de muer et il se gratte beaucoup.Cultivateur C.Cté Shefford R.—Nettoyez les plaies au savon et à l'eau puis asséchez soigneu- sement et massez-les avec un onguent de 20 parties de vaseline, 1 partie de soufre et V4 partie d'acide borique.Saupoudrez aussi ses aliments d'une poignée de levure desséchée de brasserie tous les jours. 2+ Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 Prix du M sarelié PRIX DU BEURRE nu pours dos périodes hebdomadaires closes respectivement le MOUTONS No l pasteurise.No 2 pasteurisé.No 3 pasteurisa____ 23 août 33 15/16 32 15/16 31 15/16 1er sept.34 1 Al 33 1 M 32 1 M S sept.31 3 16 33 3/16 32 3/16 15 sept.31 :; n", 33 3/16 32 3,lu la livre la livra la livre PRIX DU FROMAGE nu cours des périodes hebdomadaires closes respectivement lo 5 00 70 70 5, 70 3 80 3 85 b' 80 3 ,80 RCS A.20 00 19 15 19 ,00 18 ,00 •Ill.19 .00 18 .75 18 ,00 18 20 112.1!) 35 18 50 18 ,35 17 95 B3.19 ,35 18 50 18 ,35 17 95 C.18 35 17.50 17 ,35 16 95 D.18 10 17 25 17 ,10 10 ,70 LEGERS.18 10 17 25 17 10 16 70 LOURDS.18 25 17.25 17 10 16 •15 EXTRA-LOURDS.15.75 15 00 15 ,35 15 •10 TRUIES no 1.15 90 16; 00 15 85 15 00 TRUIES no 2.15 •10 15.50 15, 10 15 ,35 par l-'-te pal tcic les I" i llh les 100 lin ICS UM lli, les ion lin les uviliii les 100 IIh les I'M lin les 100 »H les 109 Mi, les II» 111.les 101) Un 25 août 1er sept.8 sept.15 sept.Blanc no 1.20 20 20 20 a ivre Blanc no 2.194 194 19H \iH :1 !vre Blanc no 3.19 19 M 19 "» 1,v™ PRIX DES FARINES ET CONCENTRES au cours des périodes hebdomadaires closes respectivement lo PRIX DES OEUFS au cours dos périodes hebdomadaires closes respectivement la EXPEDITIONS TRIEES 23 août 30 août 6 sept.13 sept.A-gras .¦16—17 45—10 -104—17 46—17 la douzaine A-moven.-11—15 -1.3—14 4 1 4—15 44—15 la douzaine A-poulctte.38—39 37—38 30 —38 30—33 la douzaine U, ____ 32—35 32—33 30}$—33 30—33 la douzaine C.28—29 27—28 25 —27 25—27 la douzaine X—Les itufs vendus en vrac se vendent deux cents moins cher.FARINE DE PAIN Premiere patente.Deuxième patente.ïrnrle a Imiu nneer.FARINE A ENCRAIS Quamil6 inférieure.23 août 2.15 2.20 2.10 2.10 SOUS PRODUITS DU BLE Son.30.00 Cru remue.31.00 Gru blanc.34.00 30 août 2.45 2.20 2.10.[2.10 30.00 31.00 31.00 G rept.2.45 2.20 2.10 2.10' 30.00 31.00 !34.00; 13 sept.2.45 2.20 2.10 2.10' 30.00 31.00 ;3I.00J les les le* !W II* 98 Ibi 98 lin 'les occasion d'aller faire jaser cet humble compagnon de sa jeunesse.Que de fois suis-je allé à travers champs et "talles d'épinettes" avec mon .aïeul, chez ses vieux amis!.Combien des aventures racontées par le Père Nazairc, n'ont pas laissé de traces dans ma mémoire?.Combien y en a-t-il dont je me souvienne plus on moins précisément?Cependant l'une des dernières que j'aie entendues, ne s'est guère effacée.C'était justement au sujet de la fameuse tuque; c'est probablement pourquoi je me la rappelle mieux que les autres.C'est sûr cependant que je ne puis la faire revivre avec toute les pittoresques expressions et la verdeur qu'y avait donné le vieillard.Mais écoutons le Père Nazairc."C'était l'année que Vitaline.notre plus vieille, avait eu les fièvres; on avait pris de l'anguille comme jamais; le blé était mal venu dans la pièce de sable; puis dans le printemps, en labourant, la Noire s'était donné un mauvais tour dans une épaule; une rude jument, Monsieur Louis!.Ça m'avait fait bien de la peine de la voir estropiée.Je lui ai fait toutes sortes de remèdes et de magies: ça s'est jamais guéri complètement.Une si fine bête!.Pas vaillante sur la voiture de promenade! par exemple."Toujours que, cet après-dîner là, Cécile m'avait dit: "Nazaire, tu vas monter au premier rang, chez le marchand, et puis, tu m'emporteras deux aiguilles: une pour ravauder, une autre pour coudre.J'ai une belle motte de beurre frais à te donner.Tu pourras la vendre pas mal cher! Ça fait (pie les aiguilles, ça te coûteras pas rien."Je pense bien que tu vas remporter pas mal de sous.Parce que c'est du rôdeux de bon beurre que je vas te donner." — "Vante-toi pas tant, que je réplique à nui femme.On le sait que tu fais du bon beurre.A preuve que chez Monsieur le Notaire, y veulent pas manger d'autre beurre que celui que tu fais.C'est bon, j'irai tantôt sur le Rang.Je vas faire mon train avant.Je reviendrai pour souper.— "Si tu peux penser de t'en r'vc-nir! t'es pas mal lambineux d'ordinaire, quand tu rentres dans le magasin !." "Jc souffle pas mot, et je m'en vas à mon ouvrage.Vous comprenez, y avait un peu de vrai là-dedans!."Quand je fus paré à partir, il était bien trois heures de relevée.C'était dans le mois de novembre.Y ventait pas mal, la mer faisait un train d'enfer sur les roches.J'aimais mieux être sur la terre qu'en goélette, bateau, oui! "Je montais pas mal vite, j'avais attelé la Noire sur la cliarette, jc voulais revenir avant la brimante, parce que le pont de la Grande Décharge, au frorrter.u de ma terre et celle de Pitre à Clément, était pas mal avarié.C'était quasiment dangereux à passer quand y faisait clair! "Je m'en vais chez Monsieur Dionne.Vous vous rappelez de Monsieur Charles?C'était lui qui tenait commerce dans ce temps-là — Je règle mon affaire, c'est pas bien long, puis j'allume ma pipe.— "Y avait pas mal de monde au magasin, ça fait que je m'amuse à bavasser: de ce qui s'était passé de nouveau dans la paroisse depuis une couple de semaines; fais étriver l'un et l'autre.Toujours que le temps passe.Et jc pense, tout d'un coup que Cécile va encore avoir raison de grogner après moi!."Me voilà parti pour redescendre chez nous.Le grand vent augmentait tout le temps, puis y faisait noir .Bateau! (pie c'était noir!.Je suis pas passé le pont que je me dis dans mon intérieur! Un fanal, ça ferait pas tort.Mais j'étais bien trop ordillcux pour demander à en emprunter un fanal.Pensez-vous, Monsieur Louis, s'ils m'auraient traité de peureux, les autres, si y m'avaient entendu parler de ça?Y auraient été bien excusables.Ce pont, y savaient pas comment y était démantibulé, eux autres! Mais ça me mettait pas mieux pour tout ça.Pis, à part ça, y avaient raconté pas mal d'histoires de chasse-galerie.J'avais pas la frousse.non.mais, j'étais moins hardi que d'ordinaire."Toujours que j'embarque! Je pousse la Noire tant que jc peux.Elle ne demandait pas mieux que de trotter, par adon.Une bonne chance, parce que j'avais plus mon fouet, le vent l'avait emporté pendant que j'étais dans le magasin, probable, parce que je l'avais en montant."Tant que j'ai é-é sur le chemin du Roi.ça allait pas mal.J'avais le vent dans le dos, puis, les lumières des maisons ça me faisait un bout de reconduite, il me semble.Mais en laissant la route du rang, ça bourlinguait rudement! J'avais le vent de côté, ça sifflait, ça hurlait.Mon capot voulait quasiment pas me tenir sur le dos.Y avait plus de lumières, j'étais tout fin seul dans les champs.J'approchais de la mer, je pensais au pont qui avait des madriers de partis.J'étais pas aux noces! "J'essaie de turluter une complainte pour me changer les idées.mais voilà-t'y pas que j'entends un bruit curieux:" Clic.Clac.Cric.Crac." comme si quelqu'un avait couru en arrière de ma cliarette, sur le chemin de terre gelée.C'est le vent, que jc me dis! Je cris: "Marche, la Noire! Descends, ma vieille"."Mais tout le temps: "Clic.Clac.Crac.Cric." Hum! je commençais à trouver que c'était mnlsnin! J'avais souleur.Histoire d'en avoir le coeur net, je me retourne, et je cris: "Haie! le gars, veux-tu embarquer?"Pas de réponse!.Je me revire de bord et je suis pas rassuré en toute! Mais j'entends plus rien.C'était un bout de broche qui était accroché dans une roue, que je me dis.Je me suis fait des émagii.aliens.Mais v'ià que ça commence à me claquer sur l'épaule, tranquillement.des petites tapes.Ça arrête.Puis ça recommence.Il me courait des frissons sur le dos.J'osais pas parler, j'osais pas remuer.Le vent soufflait à jeter le ciel à terre! Moi qui voulais débarquer pour passer le pont!.Je serais jamais assez brave! Et c'est que j'y étais rendu! "Juste comme la Noire met les pattes de devant sur le premier madrier du pont, il s'amène une furieuse bordée de vent, ça me donne une claque à tuer un boeuf, et ça m'arrache ma tuque de sur la tête! Me voilà sur le dos dans la charrette!.La Noire fait un saut de travers et file comme l'épouvante: dans le chemin, à côté du chemin.au hasard! Elle galopait comme si elle avait eu le diable à ses trousses.Je viens à bout de me ra-plomber un peu dans ma voiture, c'était rien que ce que je pouvais faire: j'avais échappé mes cordeaux! "Et encore, à travers les bruits de la tempête, j'entends: "Cric.Crac.Clic.Clac." Ah! je tremblais comme une feuille.je me ratatinais.j'avais peur.Monsieur Louis.Bateau de bonguienne que j'avais peur!.Et, tout le temps: " Cric.Crac.Clic.Clac." "La première chose que j'ai su la Noire était arrêtée devant la grange.Elle tremblait elle aussi! Je saute à terre et je détèle, je sais pas trop comment.J'ouvre la porte de l'écurie, la Noire rentre en poudrerie.Je referme.Je pense pas à aller l'attacher ni à aller la soigner.Je m'en vas à la maison.Je portais plus à terre."Je rentre, essoufflé, blême comme un suaire.Je devais avoir l'air pas mal fou! Ma femme à eu quasiment peur de moi: "Mon doux.Nazaire, qu'est-ce que t'as vu?C'cst'y la chasse-galerie qui t'a couru?"Je lui raconte mon histoire.Puis ça reste de même pour ce soir là.Mais je n'ai pas remis le nez dehors de la veillée."Vous me croirez si vous votilez, Monsieur Louis, mais le lendemain matin, au petit jour, quand je fus à l'ctable, qu'est-ce que j'aperçois?La charette, les timons en l'air.mon fouet arrimé dans la ridelle, et ma tuque.?Ma tuque attachée par le gland, après la mise du fouet!."Hein?si c'était pas un Lutin qui m'avait foutu une peur la veille au soir?.Mais y était toujours bien honnête puisqu'y m'avait rapporté ma tuque."Cécile a toujours voulu me faire accroire que tout ça, c'était rien que mon fouet qui s'était pris dans la ridelle et qui cognait après la roue; la mise me claquait sur l'épaule, et dans le gros coup de vent, quand la Noire avait sauté le pont, c'était la mise qui avait accroché avec le gland de ma tuque."Comme si j'avais pas eu assez peur pour qu'y ait eu quelque chose de sorcier là-dedans!.Les femmes, Monsieur Louis, c'est bien contraîreux, allez !.m Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 Confrontés par les besoins de temps de guerre, les cultivateurs du Canada ont réagi en augmentant la production des aliments.Celle-ci a atteint des proportions considérables qui constituent un record.La contribution de nos cultivateurs à l'effort de guerre du pays a été magnifique.Et maintenant, ils sont confrontés par une tâche de temps de paix qui est encore plus lourde et plus ardue.Cent millions de personnes seront acculées à la famine dans les pays dévastés de î'Iîurope, à moins que les nations plus favorisées ne viennent à leur aide en leur fournissant des aliments.Le Canada a un rôle à remplir dans ce devoir charitable.Les cultivateurs canadiens devront produire plus d'aliments que jamais auparavant.Nous sommes fiers du fait que les cultivateurs pratiques de tout le pays utiliseront l'assortiment de machines agricoles Cockshutt pour entreprendre la tâche qui les confronte en ce moment.Ils savent que les instruments aratoires Cockshutt représentent le maximum sous le rapport de l'efficacité, du fonctionnement économique et de la sûreté.Aucune machine nsncolc n'est soumise à des conditions de travail aussi dures que l'Kpandeur d'Engrais.Le Cockshuit No 5 a toutes les caractéristiques qui assurent la DURADILITIi.Le coffre est en tôle "Armco"—le métal qui résiste à la rouille et aux acides corrosifs.Pour avoir i j Epandeur en Acier—le meilleur et le plus économique .dont le prix convienne à votre budget— achetez le Cockshutt No 5.Avec un Cockshutt, vous obtenez un meilleur rendemeut et des récoltes plus profitables! COCKSHUTT / Voyez Votre MARCHAND COCKSHUTT AUTORISE /It^owid'luu! Chaque-marchand Cockshutt a subi un entraînement spécial pour vous,aulcr ù choisir vos machines agricoles.Voyez U: vôtre d'alxjrd et discutez vos besoins.Au Service des Cultivateurs Canadiens depuis plus de 106 Ans TRURO MONTREAL DDAMTTlDn WINNIPEG REGINA SASKATOON SMITHS FALLS DKMlN I fVJKU CALGARY EDMONTON LES CULTIVATEURS HEUREUX (lire ici la suite de la paye 12) (ludion afin que sa marge de profit lui permette de rétribuer son travail et son capital investi.Le cultivateur, économiste réaliste, oui a fait de l'argent durant la guerre en a profite pour améliorer sa situation financière en payant ses petites dettes courantes et en consolidant celles à long terme.Une fois leur condition financière améliorée, ces cultivateurs ont fait des économies en prévision du temps où la main-d'oeuvre et les matériaux seront moins rares.Ils pourront alors réaliser les plans qu'ils ont dressés au cours des dernières années.Les obligations de la Victoire qu'ils ont acquises, en leur permettant de toucher de l'argent liquide, leur seront d'un précieux concours dans la circonstance.Quand les conditions redeviendront normales, les épargnes accumulées au cours dos dernières années, ajoutées à l'argent liquide qu'ils possèdent, leur seront très utiles.C'est peut-être de la machinerie usée qu'il faudra remplacer ou un instrument plus moderne qu'il faudra acheter pour épargner du temps.Peut-être encore, à i'instar du cultivateur dont nous avons parlé plus haut, il y aura une bâtisse à remodeler ou une construction à ériger.Bien des bâtiments de ferme ont besoin de réparations actuellement pour avoir été négligés durant la guerre faute de matériaux.Des réparations s'imposent donc qu'il aurait été plus économique de faire plus tôt.Le cultivateur prévoyant et bon administrateur a mis de côté durant la guerre l'argent qu'il ne pouvait consacrer à ces réparations ou au rem-placement d'un outillage désuet.Grossi des intérêts rapportés par les Obligations de la Victoire, son capital lui permet aujourd'hui do faire les dépenses qui s'imposent.D'autres améliorations peuvent ans-si être réalisées sur la ferme.i;||,.s porteront sur le fonds de terre, l'enrichissement du sol, l'achat de meilleures semences, l'alimentation du bétail.L'électrification rurale est d'actualité en bien des paroisses.Des pro-vinces l'ont mise au nombre des projets d'après-guerre.Lorsque les lignes transportant le courant seront construites, quantité de cultivateurs voudront profiter de l'électricité.Des modifications peuvent se produire dans la production et le marché.Le cultivateur qui a épargné pourra effectuer rapidement les changements nécessaires et traverser allègrement cette période de transition.Les cultivateurs déterminés à améliorer leur ferme et à vivre une vie plus facile ou à s'assurer le confort et la sécurité pour leurs vieux jours, ont un programme progressif.Mais tout n'est pas de dresser un plan, il faut de l'argent pour le réaliser.La finance est la force qui permettra la réalisation de ces projets.C'est dans l'emploi de ses économies (|u'un cultivateur se révélera ou non un réaliste économiste.W.LESAGE LE CIDRE A SES SECRETS (lire ici la suite de la paye 11) ou de grand vent, on risque de voir le cidre devenir trouble.Le remplissage des bouteilles doit être pratiqué de telle façon que le cidre perde le moins possible de son acide carbonique.Les bouteilles sont remplies complètement, ne laissant pas de chambre à air entre le liquide et le bouchon.Règle générale, les cidres susceptibles de longue et parfaite conservation sont ceux qui sont à lu fois les plus riches en alcool, en matières ta-niques et en acide malique, et les plus pauvres en azote et en microorganis-mes; ceux, en un mot, qui proviennent de jus normalement constitués, soumis à une fermentation rationnelle.Boucliez immédiatement les bouteilles et conservcz-lcs dans une cave fraîche à température constante.La fermentation se fera très lentement dans la bouteille et un sédiment se formera graduellement au fond.Après quatre mois, environ, le continu peut être dégorgé dans des bouteilles propres qui sont ensuite bouchées, ayant soin de laisser le sédiment dans les autres bouteilles.Comme les premières, ces bouteilles de beau cidre clair et mousseux, doivent être conservées dans un endroit fiais.J.A.I*.HURTUHISE LA CONFERENCE FEDERALE-PROVINCIALE (lire ici lu suite de la page 15) rance-cbômage, sur notre commerce d'exportation dont dépend largement notre prospérité, sur les impôts, le financement de maints projets d'ordre national, le gouvernement fédéral a présenté, sans idées préconçues, dans l'intention d'obtenir l'assentiment et les suggestions des provinces, un mémoire détaillé reconnaissant que les intérêts de chaque province sont étroitement liés au bien général de toutes, que le Canada est un pays fédéré où chaque province possède des caractéristiques propres et ses problèmes spéciaux.Comme le disait le premier ministre, M.Mackenzie King, à l'ouverture de la conférence, "les propositions du gouvernement fédéral ont été formulées en vue d'affermir et le gouvernement national et les gouvernements provinciaux dans leur aptitude à exercer les fonctions de leur ressort"."D'une façon générale, disait-il encore, je définirai son objet ainsi: un effort visant à assurer le maximum de collaboration entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux afin que le peuple canadien puisse accomplir à l'unisson les oeu- vres constructive.5; de la paix aussi efficacement qu'il s'est acquitté (les tâches essentielles, bien qu'inévitablement destructives, de la guerre." Interdépendance des problèmes Peut-être n'est-il pas inutile Ai souligner ici l'interdépendance étroite de certains problèmes pour démontrer la nécessité d'un nouveau partage des responsabilités.Par exemple, chacun conviendra que l'embauchage intégral et la sécurité sociale sont parmi les principaux problèmes que l'on devra résoudre pour rétablir la prospérité avec la paix.Mais ces problèmes sont étroitement liés à ceux des impôts, des transports, des dettes provinciales, des tarifs douaniers, des lois du Travail.D'autre part, un projet d'assurance sociale n'exige-t-il pas l'initiative du gouvernement fédéral?Et la crise économique de lO.'IO n'a-t-cllo pas démontré que les provinces ne pouvaient pas toujours s'acquitter de leurs responsabilités, faute d'argent?En réalité on dût alors recourir à l'aide financière de l'autorité centrale pour pallier à la détresse de l'agriculture et de l'embauchage.Seul Ottawa a les ressources et l'autorité nécessaires pour mettre en vigueur la plupart des Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs 27 „«ricts indispensables à la prospérité SoCanada.On peut même poser que fauchage, qui est une question ÏÏnlifMe.dépend lacement de notre c'o'.nme.c- d'exportation, on relevé strictement du pouvoir central.L'attitude des provinces Les délégués provinciaux à la conférence ont tout de suite saisi ^ampleur du problème.Dans un beau '«te ils onl tendu la main a Ottawa, Lmis leur collaboration.Le premier ministre conservateur de J'Onta-jl.George Drew, est allé jusqu a fallait à tout prix que la même s'il succès, une nouvelle con-];i Confédération, que le rio, dire qu'il conférence soit un fallait envisager ceptRHl de la C< Canada n< pouvait plus se payer le luxe d'un échec, comme en 1941.L'attitude de M.Drew, qui est un torv notoire, a immédiatement révélé aux observateurs qu'il ne s'agissait Us, en l'occurrence, loin de là, pour les délégués provinciaux, de s'orienter suivant les lignes ordinaires de la partisannerie politique.En deux jours de délibération à peine, tout le monde avail compris que le gouvernement federal avait placé le problème sur un plan élevé, et que le poids mémo des questions à l'étude écrasait les moindres velléités de partisannerie politique, Ceux qui étaient arrivés à Ottawa dans l'intention de miser sur la conférence pour se hisser dans l'échelle politique comprirent également que l'endroit et le moment étaient mal choisis, que le peuple canadien ne leur pardonnerait pas facilement de galvauder des entretiens qui dessillaient son bonheur et sa prospérité future.C'est peut-être la raison pour la-quelle aucune province n'a fait obstacle aux propositions fédérales.En réalité, deux provinces, par la voix de Ictus premiers ministres, le Manitoba et la Saskatchewan, ont pleinement approuvé le projet! cédant au gouvernement fédéral le prélèvement des impôts sur les revenus des particulier.-, des sociétés anonymes et des successions, qui est l'une des principale?modifications financières suggérées par Ottawa (qui consent en retour à indemniser les provinces par des subsides directs).L'attitude du Québec Le premier ministre de la province de Québec, M.Maurice Duplessis, n félicité les autorités fédérales d'avoir favorisé la discussion, de n'avoir pas présenté leur mémoire en exigeant des décision." définitives des provinces.Mais il n'a pas fait connaître son attitude, même sur les questions très générales qui furent discutées durant les premii rs jours des entretiens.Les seules indices de l'attitude qu'i' leurrait pr< mire sur les propositions fédérales se résument en deux phrases, l'une disant qu'en somme 75 ans "est pas mu si longue période pour one constitution nationale, l'autre qu'il était dispos, ;', étuder les propositions fédérales d'un esprit canadien, d'à cord avec I fédération.Les prochains entretien feulement vinciaux fondements de la Con- réuniront les premiers ministres pro-el M.Mackenzie King, autres entretiens seront peut-être nécessaires pour compléter les arrangements définitifs entre Ottawa et som- » .v.o tm n wiuiv 'J8 Princes.Pour l'instant, il «« que la discussion ne saurait avoir «* "lieux amorcée, n un moment 1 Propice au règlement harmo- "ux d une grande question qui sol-**¦ depuis bien des années l'opinion ««adicnne.Sans vouloir prédire "•«nir, on |)(,ut soullaitcr ,cs n etums d„ 26 novembre soient f crutt en décisions définitives, afin que soa¦ ri» PU'Me joucr Pleinement ; roie.,,, disposant de tous ses finS™' Pérl0dc pballe J-M coûtent peu ]iar année d'usape.car ils durent longtemps, sans entretien périodique.RESISTANTS AU TEMPS: Les bardeaux d'asphalte J-M assurent une protection efficace contre l'usure, le soleil, la pluie, la neige.RESISTANTS AU FEU: Les bardeaux "Flexstone" J-M protègent contre l'im endie grâce à leur base iTaminntc recouverte de granules minéraux.S5t"'.l(' '.JU.«.*.AÏi PAS DE DEGATS A L'INTERIEUR : T7n bon toit de bardeaux d'asphalte J-M préviendra le* avaries aux murs, plafuiids et ameublement.Songez à la valeur de vos bâtiments, machines agricoles, bétail, récoltes: vous comprendrez l'importance de les bien protéger contre les risques d'incendie, contre l'usure et les intempéries.Vous pouvez compter sur les bardeaux d'asphalte Johns-Manville pour des années supplémentaires de protection, et les économies ci-dessus.Renseignez-vous sur les bardeaux d'asphalte "Flexstone" J-M, à base de gros feutre d'amiante incombustible.B.I84F |TTj MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION M JOHNS-MANVILLE BARDEAUX DURABESTOS pour, toiti.BARDEAUX D'AMIANTE MURAUX ÇEDARGRAIN .ISOLANT D'OUATE MINERALE -.- 8ARDEAUX D'ASPHALTE FlEXSTONE — FUXBOARD-AMIANTE - - .'TOITURE.D'AMIANTE «h rouleaux BA 5 5 Canadian Jorins-Manvillc, Dep.BD-43 Edifice Sun Life, Montréal, P.O.Envoyer-moi gratis et sans aucun engagement des notices descriptives des Matériaux J-M pour la Ferme.J'indique ce qui m'intéresse: Toiture Cl.* bardeaux muraux Q; isolation thermique Q; Flcxboard pour doubler laiteries et poulaillers Q.Nom.Aértuo I___: Heureux gagnants du concours d'août L E concours d'observation d'août a pris fin le 10 septembre, dernier.Les concurrents devaient trouver trois erreurs dans un dessin.Le castor avait une patte dépareillée, première erreur; l'arbre qu'il venait de gruger se tenait par miracle dans ies airs, deuxième erreur, et les feuilles du tronc étaient différentes de celles de l'arbre, troisième erreur.Les réponses ont été jugées sur leur exactitude, leur présentation et leur propreté.Suivent les noms des gagnants: Premier prix de $15.00 Mme Arthur Galipcau, 23a rue King Est, Sherbrooke.2c prix de $10.00 M.Odilon Bellcmaro, Ynmnchiche r.r.1, Cté de St-Maurice.7 prix de Sô.00 M.Francois Robert, St-Alexia des Monts r.r.2, Cté de Maskinongé.Mlle Jeannette Trudeau, Ste-.lidie r.r.1, Cté de Verchèrcs.M.\V.Sénécal, Aubrey, Clé de Châ-teauguay.M.Isidore Lamarche, St-Hcnrl Mascouche, Cté de l'Assomption.Cal M.Tanerède Lalande, Springs r.r.1, Ont.M.Ls.-Philippc Vallée, Esprit S Clé de Himouski.ciionta int, Soeurs du la Charité, Hôpital St-Antoine, La Pas, Man.10 prix de S 1.00 M.Georges-Emile Cyr, St-I! ture.("té i.— Habitant.10—Parcourue des veux.— Mot sémitique signifiant fils.— A une grande distance.11 — Terminaison d'infinitif.— Arbre.— Durée limitée.— 12—Situés n gauche.— Fleuve d'Italie.— 13—Mise nu hon air.— Décès, mort.Il—Pincer les chiens dans le relais pour attendre le gibier.— Joindra.— VERTICALEMENT 1—(}ui peuvent être pressés, fnçonnés.— 2—Crampon métallique servant à réunir certains objets.— Toute personne qui a remporté un prix dans un coucour«.— .1—Chef-lieu de canton (Vosges).— Côté d'une pièce de monnaie.— Sans souillure.— ¦i—Associés dans un but commun.— Négation.— Préfixe qui signifie autour.— 5—Souverain pouvoir.—— Pigeon sauvage.— 6—Oui a de gros os, — Joindre avec des dents.— SOLUTION DU PROBLEME PRECEDENT A r ; ME LlElMM\ TÊmWt smmsîî m Si «US m or /y! E m m 1W~ mm ammj umn TEMSMB.mmrmw~ 30! mmmm £00 7—Premier mot de l'hymne de saint Jean Baptiste — Terminaison de verbe.— Ce qui est conforme nu devoir.— S—Epais, touffu.— Caractère de co qui dépasse toute mesure.— 9—Songea.— Affaiblie.— Le vent.— 30—Chaumes qui restent sur place après la moisson.— Ville d'Allemagne.— Petit ruissenn.— 11—Lettre de l'alphabel grec.— De l'Europe.— 12—Déclin d'une maladie.— Planche de bois.— Lettre de l'alphabet grec.— 13—Rorne, lisière.— Délié et menu.— A ( ravers.— XA—Mélanger.— Son ou réunion de 5ons correspondants à une idée.— Plaça dans un endroit.— DEMANDEZ-LEUR CETTE CARTE Le Bulletin des Agriculteurs CETTE LETTRE DE CREANCE AUTORISE dont la signature parait ci-dessous, A solliciter des abonnements pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Vl"^^ JJ*£ " /V \/ I S 1'*"5 "eu'01"1'11' Le porteur de cette lettre de crénnec n'a aucune autorité pour solliciter ou ncccptcr des abonnements pour une publication autre que celle mentionnée plus haut.Si une telle tentative était faite, cette publication ninfii que vos autorites locales devraient en être avisées sur le champ.Il ou elle n'est nutorité ni à encaisser des chèques ni à transiger au nom de la Compagnie, sauf pour le recrutement ri'abonnpmc.nta.Signature du représentant.Directeur V'nfv j i « -IjCIflJ-ip^AÏUSA MOINS DE NOURRITURE A ACHETER — PLUS DE GRAS A VENDRE Peu importe où vous vendez votre lait et votre crème, vous êtes payés suivant le pourcentage de gras de beurre qu'ils contiennent.Les Jerseys sont reconnues pour être les productrices les plus économiques.Obtenez les faits—écrivez à circulation automobile ou même ferroviaire! s'entêta M.de Vérignon.Vraiment, mon cher ami, je vous trouve l'imagination bien sombre.Ne voulez-vous pas admettre qu'un si court trajet peut très bien s'accomplir sans catastrophes?— Eh! je ne demande que cela! répliqua le jeune homme d'un ton pessimiste.Par malheur, les indications météorologiques ne sont guère favorables, et il suffit de lever la tête vers le ciel pour constater qu'un fort vent du Nord-Ouest pousse vers le Sud-Est de lourds paquets de nuages, fort emeombrants pour un voyage aérien.— Allons donc! Vous figurez-vous que la Compagnie des Avions-Sanitaires confie ses appareils à des apprentis ou à des amateurs! Vous finissez par divaguer pour tout de bon, mon çetit!.Votre maman, entourée de sa fille et de son médecin, effectuera, sans ennui, fatigue, ni dégât, ce tout petit voyage.Le plaisir de vous revoir dès l'arrivée, achèvera de la réconforter; et j'ai bonne idée que le professeur Dorval, l'ayant dûment examinée, jugera son cas extrêmement bénin et facilement curable.M.de Vérignon s'exprimait avec une bonhomie si persuasive que Georges de Marsanne en fut heureusement ébranlé.Son visage contracté par l'angoisse, se détendit en un sourire d'espoir.— Sans doute, avez-vous raison, dit-il, et je le souhaite de toute mon âme.Peut-être aussi êtes-vous trop optimiste.— "Il faut" être optimiste! coupa M.de Vérignon d'un ton grave.C'est la meilleure formule pour conserver le courage, et le plus sûr moyen d'écarter le malheur.— Je le crois sincèrement! assura Georges.Mais vous excuserez mes alarmes.On n'a jamais qu'une mère, vous savez.Le vieillard tressaillit; une ombre de tristesse passa sur son vaste front aux tons d'ivoire, et ses yeux, soudain, s'humectèrent.— Oui.approuva-t-il, on n'a jamais qu'une mère.Plus longtemps on l'a conservée et moins on l'oublie.Et quand on l'a perdue trop jeune, c'est un malheur que rien dans lit vie ne peut réparer.ma pauvre Alice n'en fera que trop longuement l'expérience.Puis, avec une émotion croissante: — Voyez-vous, mon ami, c'est une enfant grandie sans une mère pour la guider, l'éclairer, la redresser, à temps et jour par jour.Si riche et choyée que cette enfant puisse être, elle ne sera jamais qu'une déshéritée, vouée aux plus fâcheuses erreurs, peut-être même aux plus dangereux égarements."On lui imputera à faute personnelle ce qui ne sera qu'une conséquence de son malheur immérité; et on lui prodiguera les blâmes les plus sévères, alors qu'elle sera surtout digne de la plus profonde pitié.Puis, saisissant, d'un mouvement impulsif, la main de Georges, qu'il étreignit nerveusement: — Mon cher enfant, rappelez-vous qu'il faut toujours accorder à autrui le bénéfice de l'indulgence.Ce n'est là que justice et prudence.Car on ne peut jamais savoir de façon sûre qui est ou n'est pas vraiment coupable.Le jeune homme pensa bien avoir compris à qui et à quoi son interlocuteur faisait allusion.Mais comme il hésitait sur la réponse à faire, en une matière aussi délicate, il fut très opportunément tiré d'embarras par l'apparition du maître d'hôtel, annonçant que le déjeuner était servi.M.de Vérignon eut un léger sursaut, et jeta un rapide regard à la pendule.— Au fait, prononça-t-il entre haut et bas, c'est l'heure.Je n'aurais pas cru.Comme le temps passe!.Octobre 1945 Puis, le maître d'hôtel s'étant retiré: — Mais que fait donc Alice?Elle doit bien être de retour depuis une heure au moins.D'habitude, il ne lui faut pas si longtemps pour changer de toilette.Déjà il tendait la main vers la sonnerie électrique, pour donner l'ordre que l'on prévint sa fille, lorsque la porte se rouvrit pour livrer passage à la femme de chambre.— Tiens, j'allais précisément vous appeler, Jenny.— Je demande pardon à Monsieur.Je venais lui dire que Mademoiselle avait téléphoné.— Comment, téléphoné?Elle n'est donc pas rentrée, à cette heure-ci?s'exclama M.de Vérignon.— Non, Monsieur.— Mais à qui a-t-elle téléphoné?— A moi, Monsieur, répondit la soubrette dont la gêne devint visible.— Ah! ah!.Et pour quoi?— Mademoiselle m'a chargée d'avertir Monsieur qu'elle ne pouvait pn être ici pour déjeuner.Elle s'en excuse beaucoup, et prie qu'on ne l'attende pas.Elle a ajouté qu'elle comptait bien se trouver à l'aéroport (lu Bourgct, pour l'arrivée de Mme de Marsanne.— Parbleu! gronda sourdement M.de Vérignon.11 ferait beau voir qu'elle y manquât! Puis, tout haut: — A propos, Jenny: d'où Mademoiselle vous a-t-elle téléphoné?— De Chantilly, Monsieur.Le visage du vieillard s'empourpra.— De Chantilly! se récria-t-il.Elle nous a quittés pour aller au Bois île Boulogne.Ce n'est pas tout à fait la même direction, je pense!.La femme de chambre écarta |i : bras et les laissa retomber le long de son corps, dims un grand geste d'ignorance impuissante.— Je ne sais pas du tout, Mademoiselle ne m'en a pas dit davantage.— Bien!.Vous pouvez vous retirer.La pauvre Jenny ne demandait que cela.Quant à Georges, il eût, certes, beaucoup donné pour n'avoir pas été le témoin de cette scène découragi à tant de titres.Il contempla à la dérobée ce père humilié et désolé qui s'astreignait, mm sans effort, à un silence total, pat-crainte de laisser exploser une terrible colère, faite d'une trop juste indignation et d'un trop amer chagrin.Et par pitié pour cette douleur stoïquement refoulée en vue de sauver les apparences, il songea: "Tout à l'heure, cet excellent homme, me voyant déprimé, a tout fait pour me réconforter, me rassurer, calmer mes appréhensions.Je dois lui rendre la pareille.D'autant plus que c'est à cause de moi qu'il prend tellement à coeur l'anodine escapade de cette folle Alice.Aussi, jugea-t-il plus élégant de procéder par une diversion plaisante.Il alla au vieil industriel, et, lui saisissant amicalement l'avant-bras : — Monsieur, dit-il, Mademoiselle votre fille n'a commis aucune incorrection, puisqu'elle vous a fait prévenir en temps utile qu'elle ne rentrerait pas déjeuner et qu'il n'y avail pas à l'attendre."D'autre part, votre maître d'hôtel a ponctuellement rempli ses fonctions, en annonçant, à l'heure précise, que le déjeuner était servi."Par contre, nous manquerions, nous, à toutes les convenances, comme à tous les égards dus à des serviteurs impeccables, si nous laissions refroidir ou trop cuire le succulent repas qu'on nous a préparé.M.de Vérignon comprit l'obligeant subterfuge employé par le jeune homme pour mettre fin à une situation particulièrement pénible; il apprécia L'Association des ELEVEL)RS JER S E Y S> STE-ANNE DE BELLEVUE, QUE. Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs 47 OIT APPORTÉ li'HUIIiE AU CAMADA IMAGINEZ-VOUS que la province de l'Alberta — et de vastes régions de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et des Provinces Maritimes—sont couvertes par de grandes mers peu profondes! C'est précisément ce oui existait il y a 300,000,000 d'années, alors que plus de la moitié du sol canadien était submergé par les anciennes mers "bordières".La carte de géologue qui est illustrée ci-dessus vous indique quel était l'aspect de notre continent à cet époque préhistorique.De longs siècles durant, de vastes quantités de sédiments ainsi que les restes de la faune et de la flore marine furent déposés sur les lits des mers disparues, et, le temps faisant son oeuvre, un miracle s'est produit.Les sédiments se sont transformés en diverses couches rocheuses de schiste, de calcaire et de grès .les matières grasses de In faune et de la flore marine ayant subi une transformation chimique, devinrent la substance que nous appelons maintenant de l'huile brute! A ce moment-là, un autre miracle s'est produit.La croûte terrestre sous les mers commença à se déplacer et à se soulever.Ces convulsions PRODUITS IMPERIAL ?* ?firent reculer les eaux et surgir les couches de roc et d'huile; les collines, les plaines et les montagnes se formèrent—c'est-à-dire que c'est au cours de cette évolution que notre continent a pris sa forme actuelle.Si vous consultez de nouveau la carte, vous verrez comment cette invasion séculaire des continents par les mers nous a laissé des gisements pétrolifèrcs souterrains.La Vallée Turner, si renommée aujourd'hui, le bassin du fleuve Mackenzie, les sables imprégnés d'huile de l'Alberta—faisaient tous partie, jadis, des lits des anciennes mers.Il en était de même des régions pétrolifèrcs près de Petrolia dans l'Ontario ou l'on extrait encore de l'huile.Aujourd'hui, partout où il y a des gisements pétrolifèrcs au Canada, les foreurs de l'Impérial Oil sont au premier rang pour en extraire l'huile et la faire servir aux besoins du pays.Et, d'année en année, les techniciens de l'Impérial Oil consacrent tous leurs efforts ù l'exploration des sites des anciennes mers afin d'y découvrit des gisements nouveaux pour faire face à de nouveaux besoins — et ajouter de nouveaux trésors à la richesse nationale du Canada.niPIRMI.Oïl HiKHITEïd Ce message est le deuxième d'une série; la prochaine annonce racontera comment les géologues fouillent les lits des mers disparues, à la recherche de l'huile que nous utilisons aujourd'hui. Le.Bulletin des Agriculteurs i sa délicatesse et lui en fut reconnaissant.Il fit un effort pour se ressaisir, simula un sourire apaisé, et répondit avec une feinte bonne humeur.— Ma foi, vous avez raison, mon enfant! Ce n'est pas parce que cette fantasque jeûne ou déjeune ailleurs, que nous allons retarder davantage l'heure de notre repas.A table, et plus un mot sur ce stupido incident.Oui!.Seulement, lui, le père, dans le fond de son coeur ulcéré, ne pouvait plus penser à autre chose! Activez la Production des oeufs et encaissez des Profits C'est la saison des gros prix, c'est donc le moment d'activer lo ponte si vous voulez retirer de votre troupeau tous les revenus auxquels vous avez droit.Pour y réussir vous n'avez qu'à servir à vos poules la femeuse MOULÉE de PONTE "CHAMPLAIN" une moulée scientifiquement équilibrée renfermant tous les ingrédients nécessaires à une forte production d'oeufs.Les moulées "CHAMPLAIN" sont fabriquées par des manufacturiers d'expérience possédant un outillage moderne.Exigez-les toujours pour vos volailles, vos porcs et le troupeau laitier.H.DESROStëRS & FILS 204, RUE YOUNG « MONTREAL MAISON FONDEE EN, l?06 Les taureaux Holstein pur sang meilleurs que jamais! Depuis le 1er OCTOBRE 1945, aucun taureau Holstein pur sang ne peut être enregistré à moins que sa mère ne soit de conformation reconnue et qu'elle possède un bon pis.I! y aura exception seulement dans le cas de vaches ayant fait des records exceptionnels.Le taureau HOLSTEIN pur sang a toujours été le grand moyen d'améliorer le troupeau des cultivateurs laitiers.MAINTENANT plus que jamais le taureau HOLSTEIN est le taureau qu'il faut acheter.Ecrivez et demandez-nous le feuillet expliquant cette nouvelle politique.L'Association Holsteôn-Friesiaira du Canada BRANTFORD, ONTARIO.Peu de monde, cet après-midi-là, sur l'aéroport du Bourget.La bataille des vents et des nuages dans les hauteurs de l'atmosphère avait arrêté beaucoup d'avions dès le départ, et, forcément, retardé l'avance des appareils qui avaient pris l'air quand même.Un mécanicien qui s'était arrêté pour examiner l'horizon d'un large regard soupçonneux, répondit à M.de Vérignon, qui le questionnait quant à l'heure d'arrivée probable de l'avion-sanitaire attendu: — Qu'est-ce que je pourrais vous dire, Monsieur?En pareil cas, on ne saurait rien prévoir.Un pilote sérieux ne va pas risquer la grande catastrophe, sous prétexte de se moquer (les caprices du ciel, — La température était donc si défavorable aujourd'hui ?— Ah! mais je le pense! répartit le mécanicien, avec conviction.Ici la dépression atmosphérique est assez sensible, depuis ce matin.Mais, ce n'est encore rien.Dans le Nord-Ouest et le Sud-Est, il y a eu de véritables tempêtes, des bourrasques à ne pas mettre un pijreon dehors.— Vous avez dit: dans le Sud-Est?insista Georges de Marsannc, qui avait écouté anxieusement ce dialogue.— Oui, Monsieur.Dans le Sud-Est comme dans le Nord-Ouest.— On n'a pas signalé d'accident?demanda précipitamment le jeune homme.— Oh! non, Monsieur! répondit aussitôt le mécanicien, qui devinait l'angoisse de son interlocuteur.D'ailleurs, rassurez-vous.Les pilotes sont gens de métier et d'expérience.Ils louvoient quand c'est nécessaire, mais il est bien rare qu'ils se fourvoient.Ayant achevé ces mots encourageants sur un sourire optimiste, il salua d'un mouvement de tête familier, et s'en alla d'un pas balancé.Philippe Charlieu saisit le bras de Georges et le secoua éiiergiquement.— Oh! toi, grogna-t-il à mi-voix, je commence à trouver que le séjour de Paris te rend beaucoup trop nerveux.Car il était là, ce brave Philippe, l'indéfectible ami.Averti, au dernier moment, par un bref coup de téléphone, il avait tout lâché pour accourir au plus vite.Georges de Marsanne affecta un sourire à sa boutade; mais s'étant retourné vers lui, il lui trouva une telle pâleur de visage qu'il en éprouva comme un choc.— Tiens, tiens! fit-il taquin, tu es toujours là pour faire la leçon aux autres.Mais toi-même, dis donc?Tu me parais singulièrement troublé.Sous cette remarque trop directe, Philippe rougit de confusion, tandis que son ami ajoutait avec une tendre cruauté : — Ce n'est pourtant pas ta mère qui est à bord de l'avion menacé.Ainsi bloqué sans échappatoire possible, le pauvre Philippe ne put que se taire, faute de trouver une réplique acceptable.Mais la vraie réponse, la seule pertinente, il la formulait clairement au plus profond de son coeur! Et elle se fût ainsi traduite si la pudeur n'eût interdit au pauvre garçon d'em- Octobrc 1945 ployer de vulgair.es mots à l'expression de cet ineffable mystère: "Non, Georges, cette femme vénérée n'est point ma mère, pas encore, du inoins.Mais elle est accompagnée, dans sa traversée mouvementée, d'une superbe jeune fille, que je connus, autrefois, sous les traits les plus charmants, d'une adorable adolescente.Cette enfant ne m'est rien, certes, mais je n'ai jamais pu l'oublier.El je sais bien, ô mon ami, que si un malheur se produisait, j'éprouverais autant de peine à cause d'elle (pie voua pourriez en avoir à cause de votre mère !" Et, l'appréhension d'un danger pus-siblc torturait tellement ce garçon, sous le eaime fallacieux dont il s'efforçait de donner l'apparence, qu'une prière soudaine jaillit malgré lui du tréfonds de lui-même: — Mon Dieu, prenez pitié de nos deux détresses.Protégez et guidez au port l'humble nef aérienne qui porte notre égal espoir et notre commun amour !.Pendant ce temps, consultant, tour à tour, sa montre, le ciel, et les alentours terrestres, M.de Vérignon dissimulait, à grand'pcinc, les signes di son agitation intérieure.Il attendait Alice, lui! Il guettait l'arrivée de sa fille, ce père abreuvé de déconvenues et d'humiliations l'inconsciente enfant à qui il n'avait pas su mettre la bride ni infliger le dressage.Peut-être, au fond, était-il plus en colère contre lui-même que contre elle.Mais il n'était guère en état de le discerner, et le moment, du reste, : • tait point aux analyses psychi ques.Mais l'exaspérante équivoque j' U le vieillard dans un de ces états de rage froide d'où peuvent sortir U pires résolutions.Il pensa: "L'avion a déjà beaucoup de retard sur l'horaire.Si Alice se permet d'être en retard sur l'atterrissage de l'avion, voilà une chose que je ne lui passerai point.A la fin, je suis las de ses incartades, et je prendrai les mesures les plus rigoureuses peur y mettre bon ordre".Malgré tout, parce qu'il était père, et même papa-gâteau, il s'obstinait à compter qu'Alice surviendrait â temps, fût-ce à la dernière minute, pour assister, à son côté, au débarquement de Mme de Marsanne, de Gisèle et du docteur Fayard.Vainc espérance! Les choses qu'on attend trop n'arrivent jamais à l'heure voulue; et les événements qu'on n'attend plus se hâtent de se, produire, comme pour vous narguer.L'avion-sanitaire parti de l'aéroport de Coudrons (Haute-Loire) fui tout à coup annoncé.Quelques minutes plus tard, il décrivait ses orbes au-dessus du centre d'atterrissage, où il vint, peu après se poser, à la suite d'une descente en vol plané d'un style impeccable que les professionnels présents ne purent qu'admirer.Georges de Marsanne et Philippe Charlieu coururent d'un même élan vers l'appareil.M.de Vérignon et les domestiques qu'il avait amenés, en cas do besoin, leur emboîtèrent aussitôt le pas.La porte de l'avion s'ouvrit, et l'on vit sortir, successivement deux infirmières de blanc vêtues, sous leurs capes sombres, ce qui leur donnait tissez l'allure d'hirondelles tombant dos cieux; puis, un jeune médecin en tenue de clinique, avec la grande blouse et le calot de toile empesé; enfin Mme de Marsanne', pâle et amaigrie, mais souriante, s'appuyant d'un bras sur sa fille, et soutenue, de l'autre côté, par le vaillant et intrépide docteur Fayard, dont le regard triomphant Octobre 1945 LA CONSTIPATION NÉGLIGÉE EST GRAVE FOUR BÉBÉ LES selles quotidiennes de bébé sont quelque chose qu'il faut Burveillcr.S'il manque une ¦elle il faut mîir tout de suite, car la con-sUpation cat grave, chez un bébé.Voici ce que dit Mme John T.Rcid, de lIesiM.ler, Ont.: "Ayant eu sept enfants et ayant employé les Tablettes Baby's Own pour toiiM les sept, je peux dire qu'elles sont meilleur et le plus doux régulateur pour les enfants.Quand ils faisaient leurs dents, je , il.rais les Tablettes liaby's Own comme un bienfait." Egalement efficaces dans les cas de fièvre K-ijèrc, troubles de la dentition, dérangements d'estomac et autres petites nialadiesinfaniiles.Leur effet est rapide.Sucrées — faciles ;\ pulvériser si on le désire.Ne contiennent rien qui endorme.Achetez-en une boite aujour-d'hui, la maladie frappe si souvent la nuit.?5 cents.Vous serez remboursée 6i vous n'êtes pas satisfaite.garçonnets-fillettes primes GRATUITES Voua devriez voir notre nouveau catalogue do primes—Il est rempli de jolies choses que VOUS nve* toujours désirées* Montres* bourses, pou- I iV?, pliiines-rfservoir, couteaux de pocîie, et une Foule d'autres articles, trop nombreux pour ttre i*-mun£irs ici.Peu importe ce que voua i act.voua l'obtiendra Gratuitement.Pas de travail—-un simple jeu.C'est ce "que tout le monde dit.D'autres Borconnets et fillettes le font.Pourquoi pas vous?Il y a un prix .¦ .1 pour la promptitude.Ce nrix spécial va a oui-conque nptKirte une commande de $3.00 ou plus, II est en plus de la prime ordinaire.I ommandes aujourd'hui une \*alcur d'au moins ÎJ.W) eu cartes de Noel et du Nouvel An.Elles K vendent comme des petits pains chauds.Lorsque vouâtes avez touted vendues vous envoyez Par cent et vous dites quelle prime vous désirez.Kllc vous sera adressée immédiatement (irntultement et Port Payé.Comme voua voyez c'est bien simple.Vous recevez le Catalogue de prîmes illustré eu même temps que la marchandise.Ecrivez aujourd'hui.N'envoyez pas d'argent.Nous avons confiance en vous."Dept.A-r".i,cn Gens de la Médaille d'Or, 1440 ouest, rue Ste-Catherlnc, Montréal.Le Bulletin des Agriculteurs 49 les lois sanitaires exigent UN BAS pourcentage de bactéries ii ne pouves obtenir de lait propre d'une t-nche malpropre et vous ne pouvez pjardcr une vache propre si elle a de lonxs poilu sur Km flancs, nous le ventre, sur le pis et A lu queue, l.tti saletés de l'étable s'nt-tachent aux lorurs poilu et tombent ensuite dans le lait.Lorsque le poil est ras il te nettoie rapidement.DOUX disparaissent vite lorsque le poil i : tondu court.Les vaches qui ont du confort donne plus de lait.la TONDEUSE à main STEWART 1 onstruetfon •robuste, simple, fonctionnement facile «ur * "Uminets à billes.Tond rapidement et uniformément.Ënfcrcnage d'aeier machiné Ct durable dans une Imite n ,¦¦ cuve de la poussière.Complète tel qu'Illustrée, Comprend la tête de tondeuse dernier modèle Stew- nrt DI.CL1PMASTER Electrique STEWART : ru- machine n un seul homme.La ton-deuse In plus rapide encore fabriquée.Tuts-sante, moteur h refroidissement à Pair dans j'oie/né»-.Consomme moins «le courant 'it.'une ampoule électrique ordinaire.110-120 volts.CA ou CD.Autres voltaire» moyennant lexer surplus.En vente cher, votre marchand local.FLEXIBLE SHAFT CO.LIMITED Bureau et Usine: 3i!l Weston ltd.S., Toronto.Ont.FRUIT Les Rats Rapidement f>n n'a jam-ii» cunnti rien d'aussi offience pour tuer lc» nus.Loi ralf sont attire, cl ill meurent ,.n muse] jo année, de «uccè».A-i\ pharmacies, ferronnerie, ct mngdsins Krneraiix.Exign RAT-NIP.Liquid Veneer Corp., Pt.Erie Nord.Onl.35c le tube semblait dire: "Vous voyez, j*cns d'ici, qu'un médecin du Velay est encore capable d'amener, de sa campagne lointaine et par avion perfectionné, une malade qu'il veut confier au plus grand chirurgien de Paris".Mais, déjà, Georges saisissait sa mère entre ses bras, et la couvrait de tendres baisers, tandis qu'approchait en ronronnant, la grande ambulance-automobile du professeur Dorval.Frémissant d'indignation et blême de honte.M.do Vérignon, de son regard aigu, ne cessait d'explorer les alentours.— Mais où donc est Alice?Où est cette malheureuse! Ah ! elle ne pensait guère à son père ni à l'aéroport du Bourget.Elle était encore à Chantilly, en train de boire des coktails, avec ses deux flirts, dont la rivalité l'amusait.* » » — Bonsoir, père! prononça de sa voix la plus cristalline, Alice, pénétrant dans le salon, où M.de Vérignon se trouvait seul.Adossé à la cheminée, il parcourait dans un journal les nouvelles politiques.A la voix de sa fille, il leva les yeux, et une froide expression de sévérité passa dans son regard.Alice s'avançait, pimpante et câline, comme chaque fois qu'elle savait avoir quelque chose à se faire pardonner.Mais, comme elle approchait de lui, le vieillard l'arrêta brusquement, d'un geste impérieux.— Ah! ah!.Mademoiselle est donc enfin de retour! fit-il avec une ironie affectée, qui masquait mal la sourde-irritation dont frémissait sa voix.— Oh! papa, se récria-t-clle d'un air faussement scandalisé.Voilà près d'une heure que je suis rentrée.— Vraiment?insista le père, sur un ton de doute qu'il voulait blessant.Alors comment se fait-il que je ne t'ai pas vue plus tôt?La jeune fille blêmit, sous l'affront qu'elle devinait intentionnel.Elle répliqua, non sans vivacité: — Ma foi, père, je ne comprends pas du tout votre observation.Depuis mon retour, j'ai eu tout juste le temps de procéder aux ablutions indispensables pour me débarrasser des poussières du voyage; de faire ma toilette et de passer ma robe, afin d'être prête pour le diner.Et me voilà!.J'ai conscience de ne m'être nullement attardée."D'ailleurs, ajouta-t-elle avec une certaine aigreur, si ma parole ne vous suffit pas, il vous sera loisible de vous informer auprès de la femme de chambre.Elle était présente à mon arrivée, ct ne m'a quittée qu'à mon entrée dans ce salon.Cette dernière impertinence se heurta à un silence si lourd de froideur et de dédain, qu'Alice eut l'impression nette et désagréable que les choses allaient se gâter tout à fait.Elle prit peur, car, au fond, elle ne redoutait rien tant que d'offenser ce père si aveuglément tendre et qui l'avait toujours tellement gâtée.Précisément parce qu'il était exceptionnellement sensible et délicat, elle le devinait capable des réactions les plus extrêmes, si l'on en venait à le pousser à bout et à le faire sortir de son caractère.Elle tentn donc une diversion, et dans l'excès de son trouble, ne réussit qu'à commettre une maladresse de plus.— Est-ce que M.de Marsannc ne dînera pas avec nous, ce soir?dc-manda-t-elle, en prenant sa mine la plus innocente.M.de Vérignon la foudroya littéralement d'un regard où flamboyait une indignation portée au paroxysme.— Georges de Marsannc est- auprès de sa mère, où est sa place! pronon-ça-t-il d'une voix tonnante.Gomme SltS '« 4* pieds chauds et secs .quel bonhour quand il fait froid et humide ! Le cultivateur avisé sait que les chaussures Dominion Rubber, à semelles épaisses ot résistantes, à hausses durables, sont totalement imperméables ot virtuellement inusables.Dominion Rubber fabrique des chaussures do caoutchouc spécialement pour la classo agricole.Comme la "Dory" illustréo ci-contre, elles sont fabriquées d'après un procédé exclusif qui scollo parfaitement la toile au caoutchouc.Elles sont donc sans fissures ni faiblesses qui laisseraient ty oorv Una botte robuste avec semelle A molotaga-et barres transversales pour nssurer meilleure traction.Band* do renfort à dessin en biais et beut ronforc6.Doublure de car,» va*.Botte courte pour hommes (illustrée).La botte de hauteur Stormking (type plus haut) comporte un renfort intérieur au genou.pénétrer l'oau ou les acides.Voilà pourquoi les chaussures Dominion Rubber durent plus longtemps, protègent plus intégralement.Pour avoir toujours les p'ieds secs ct chauds, achetez les chaussures en caoutchouc "Dominion" pour tous les membres do la famillo.Elles résistent à l'eau commo à l'usure.S OMINÏON RUBBER COMPANY LIMITED artisan Epaisse doublure do toile avec bord arrondi, talon «tt semello à dessin alvéolé.Fabriqués-dans les grandeur» pour hommes, garçons et enfants.Rien ne peut remplacer la toiture métallique R0SC0 ÏL n'existe encore aucun matériel de toiture possédant toutes les excellentes qualités de la Toiture Métallique Rosco.Elle prime à tous les points de vue en apparence ct en résistance.Maintenant quo les restrictions de guerre ont disparu vous pouvez obtenir une livraison beaucoup plus rapide de la toiture métallique Rosco.Ainsi, placez votre commande, dès aujourd'hui, même si vous devez attendre quelque temps jusqu'à ce que les approvisionnements puissent satisfaire la demande.N'allez pas iaire l'erreur de renouveler votre toit avec autre chose que la tôle Rosco, vous le regretteriez toujours.Protégez votre toiture actuelle avec l'Enduit à Toitures Rosco.Il y a trois consistances, pour les différents degrés de protection.Voyez votre fournisseur dès aujourd'hui ct vérifiez les qualités protectrices de l'Enduit à Toitures Rosco.the roofers supply co.limited 712 rue St.Maurice 199 LaCanardTerc MONTREAL P.Q.QUEBEC P.Q .' FABRICANTS DES PRODUITS Rosco P0UR LES BATIMENTS DE FERMÉ 50 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre l'M.i D ( ¦ I 0 ( ' c 0 « D e D Dans les rations de votre bétail et volailles est une assurance L'iode est essentiel à la santé du bétail et de In volaille.Là où il y a dti goitre il est très important d'inclure de l'iode dans les rations.Dans les antres régions l'iode est une sage mesure préventive.L'iode est un facteur tellement important à la santé de tous les animaux de la ferme que la plupart des manufacturiers l'incluent dans la formule de leurs nourritures.La nourriture que vous achetez contient probablement de l'iode .mais cela paye de s'en assurer.Iodine Educational Bureau Inc.221 N.La Salle St.Chicago 1.III.120 Broadway, New York 5, N.V.n L.i teinture d*iodc *si eMcntictle sur Q la ferme — c'est un germicide sur et *g fiable* Ayc7-en toujours ,i voire poriev rj Q dans la maison et j l'ètable.''Notre'Régulateur • .de Famille est Lés^PILULES du DR CHASE pour", les Reins et le Foie .GARÇONNETS-FILLETTES BRACELET D'IDENTITÉ «ras ! 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Car il n'était plus maître de sa colère.Il poursuivit, d'un accent accusateur: — Tu t'es rendue, aujourd'hui, coupable d'une inconvenance sans excuse, tant vis-à-vis de ton fiancé et de sa mère que de moi-même.Tu as commis une véritable goujaterie, indigne d'une jeune fille de ton monde, et même de n'importe quelle fille honnête et de moyenne éducation.Oui, une goujaterie, je le répète.Et c'est moi qui en ai subi l'affront!.— Mais puisque je vous assure!.clama Alice, livide de peur et de honte.— Assez!.Ne m'interromps pas quand je parle.Je te le défends!.Ta conduite d'aujourd'hui m'a mieux éclairé sur ta vraie nature que tous les extravagants caprices que j'ai eu le tort de te passer depuis que la parole t'a été accordée pour déraisonner sans trêve."Tu as délibérément déserté un devoir primordial, pour ne pas te priver des sottes distractions où tu dilapides une jeunesse par trop oisive."Eh bien! ce faisant, tu as agi comme une gamine étourdie, et je te préviens qu'un tel comportement m'ôte, à dater de ce jour, toute possibilité de continuer à te traiter en fille sérieuse à qui l'on peut laisser le plein usage de sa liberté.Puis, avec toute la rigueur que le plus implacable des juges peut mettre dans le prononcé d'une condamnation: — Désormais, tu auras à rendre compte, avant et après, de toutes tes sorties, démarches, rencontres et fréquentations.Je prendrai toutes les mesures nécessaires pour qu'une surveillance effective s'exerce sans relâche autour de toi.Les êtres sans raison doivent être tenus en lisière, et je te préviens, du reste, que je ne suis plus d'humeur à tolérer de toi aucun écart."Si tu t'es bien amusée aujourd'hui, tant mieux, en somme.Car c'est la dernière fois que tu l'auras fait dans de pareilles conditions.Ces derniers mots tombèrent avec la lenteur lugubre d'une sentence irrévocable.Et, comme Alice restait là, figée, la tête courbée, blême d'humiliation et de rage contenue, le vieillard conclut, d'un ton sans réplique: — A présent tu peux remonter dans ton appartement.On l'y servira à dîner.Et tu voudras bien n'en pas sortir demain matin, avant que je te fasse appeler, à l'heure qu'il me plaira de fixer.Elle ne souffla mot et quitta le salon d'un pas chancelant.Elle pensait: "Ça y est! Il me met aux arrêts, maintenant! Cette maison va devenir une caserne, avant d'être tout à fait une prison.Voilà où nous en sommes arrivés, grâce à ce charmant Monsieur de Marsanne!" Une fois seule dans sn chambre, Alice se laissa soudain tomber dans un fauteuil, et, s'y renversant, partit d'un brusque éclat de rire, à la fois nerveux et rnuque, par quoi, s'exhalait Tanière ironie qui lui gonflait le coeur.Elle haleta à demi-voix: "Quand je songe que papa a pu me dire: "Si tu t'es bien amusée, aujourd'hui." "Ah! oui, amusée!.C'est un vrai guet-apens qu'ils m'avaient tendu là, ces deux drôlesI" Un éclair de colère flamba dans ses yeux Inimitiés, car elle évoqua en ces termes ses soi-disant "bons camarades", Bernard île Grinaud et Raoul Chanzy, ainsi que le chantage concerté qu'ils s'étaient efforcés d'exercer sur elle, à la faveur de sa surprise et en abusant de sa trop naïve confiance.C'était d'abord Bernard qui l'avait rejointe, attirée à l'écart, bombardée à bout portant tie ses déclarations enflammées, la sollicitant tie la pins indiscrète façon.La pauvre Alice, éberluée par cette attaque soudaine, n'avait pu échapper aux instances tie l'homme île sports que pour se jeter étourdiment dans les rets de l'homme de finance.Raoul Chanzy l'avait abordée ainsi que le bandit aborde le passant au coin d'un bois.Et lui aussi, comme l'autre, il avait fallu l'entendre, lui répondre! Et, lui aussi, il convoitait une rançon, ambitionnait îles gages, réclamait des promesses fermes! Et puis, c'avait été le comble: quelque chose comme l'aveu implicite de la connivence île ces prétendus rivaux, l'action préméditée pour un plan concerté.Alice se trouva brusquement, entre les deux compères, poussée insensiblement à l'écart de la fête, dans un cabinet de verdure à proximité d'un buffet.Là, sous couleur de prendre des rafraîchissements, elle avait dû entendre l'ultimatum arrêté d'un commun accord par ces tristes sires, subir leur mise en demeure d'avoir à choisir entre eux deux dans un délai déterminé.Certes, on ne formulait encore aucune menace, mais sachant désormais, la valeur morale des deux intrigants, Alice avait bien compris qu'elle ne s'arracherait point sans débats, ni peut-être sans dégâts, à leur emprise effrontée.Il lui avait donc fallu user de diplomatie avec ces malotrus à qui, en d'autres circonstances, elle eût coupe-la figure à coups de cravache.Elle avait dû promettre de réfléchir, s'engager à donner une réponse le plus tôt possible.Des larmes brûlantes montèrent aux paupières de la jeune fille — d'acres pleurs de rage et d'humiliation — quand elle évoquait cette scène, à la fois odieuse et ridicule, où elle s'était sentie, tout ensemble, menacée et bafouée.Elle pensait: "Tous les tleux se sont montrés d'une égale muflerie.Ils m'inspirent autant d'horreur, de mépris et de dégoût l'un que l'autre.Ni l'un ni l'autre, en aucun cas, à aucun prix n'aura ma main, j'en fais le serment!! "Mais que puis-je faire?Signaler à mon père les agissements de ces goujats, afin qu'il me mette à l'abri de leurs entreprises?.Non, non, ce serait susciter un scandale énorme dont je serais tenue, en partie, pour responsable."Epouser Georges de Marsanne?Bêlas! il ne me plaît guère; je lui plais encore moins, et je dois même lui déplaire de plus en plus, après l'incident d'aujourd'hui."Alors?.Alors, je suis seule, aussi seule que la plus abandonnée des orphelines.Plus malheureuse qu'une mendiante des faubourgs!" Et ses larmes redoublaient 1 lui un par la rayon- Provi- La porte du salon s'ouvrit brusquement, et M.de Vérignon se prêt vers Georges de Marsanne, qui se retourna, à son entrée.— Ell bien! mon cher ami, quelles nouvelles?questionna avidement 1.grand vieillard, tout frémissant .le curiosité anxieuse.Le jeune homme leva vers visage encore tout pâli et tiré fatigue et les émotions, mais naut d'un ineffable bonheur.— Remerciez avec moi la donee, répondit-il.Ma mère est sauvée!.Elle a été opérée, hier matin, dans les meilleures conditions i bles et le professeur Dorval affirme qu'elle est dès maintenant, hors tic danger.— Dieu soit loué! s'écria M.de V rignon, dans un long soupir de Ingénient.J'ai eu si peur pour i pour vous, pour nous tous enfin.Il attira Georges dans ses lu., l'étreignit sur son coeur, d'un ¦ paternel.— Mon pauvre enfant, reprit-il.quelles heures vous avez vécue, temps derniers! — Certes! acquiesça Georges avec un hochement de tête convaincu.Je puis dire que je viens de passer une semaine de torture."Enfin, conclut-il avec un sourire heureux, j'oublierai facilement affres et nies transes, puisque le ; n : i n disparu, désormais.Tout est bien qui finit bien! Alice, qui entrait à ce moment la pièce, entendit ces derniers mots, et comprit à quoi ils s'appliquaient.Poussant un cri joyeux, elle coui jeune homme: — Monsieur de Marsanne, je devine a'votre air que vous nous apportez de bonnes nouvelles.C'est au sujet de Madame votre mère, n'e pas?— Ma mère est sauvée! répondit Georges, laconiquement.— Oui, intervint M.de Vérignon.le médecin la déclare hors de liai Tu peux te réjouir nvec nous, ma chère Alice! Georges n'attacha pas grande attention à ces derniers mots, mais 1-jeune fille saisit sans peine l'allusion qu'ils renfermaient.Elle pel "Si un malheur était arrivé à ci '¦ pauvre femme, père m'en aurait tenue pour directement responsable! Comment peut-on être injuste à ce point?'' Mais elle n'éprouva aucune peine à se réjouir sincèrement de ce que fût évité un deuil qui l'eût mise, elle-même, en si fâcheuse posture.Et c'est sans feinte ni grimace qu'elle demanda à Georges, en lui adressant son plus câlin sourire: — Puisque l'état de Madame * mère ne donne plus d'inquiétudi médecins qui la soignent, ne puis je espérer que vous voudrez bien nie presenter à elle aussitôt que possibb '.' — Avec-le plus grand plaisir, a ra le jeune homme.Toutefois, il faudra attendre encore quelques j< Opérée d'hier seulement, ma pauvre maman est condamnée pour un i à l'immobilité, au silence et à l'isolement complets."Mais dès que cette consigne si ni levée, croyez bien que vous en serez la première informée.Huit jours après, Mme de Marsanne était autorisée à recevoir dis visites, à raison de trois par après-midi, sous la double condition que ht durée d'aucune n'excédât une demi; heure, et que la convalescente s astreignît a purler le moins possible.Les nouvelles étaient, d'ailleurs, do plus en plus satisfaisantes.On envisageait que dans quinze ou vingt jours, la châtelaine de la Morte-Louve serait en état de quitter la clinique et de retourner chez elle, si tel était son désir. Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs Mme do Marsannc eut donc licence d'accueillir ses amis.Naturellement, les premiers que lui amena son fil» furent M.de Vérignon et Alice.L'impression que lui causa, de prime abord, celle-ci, laissa la vieille dame assez indécise.Alice le comprit bien, et, comme elle ait mise en frais d'amabilité pour reconquérir les bonnes grâces de son pi re, elle demanda, gentiment, à la convalescente du l'autoriser à revenir I,.surlendemain "pour qu'on eût le loisir de faire plus ample connaissance".Mme de Marsannc ne put que dc-férer en souriant à une si charmante ri quête, — d'autant plus qu'elle discerna fort bien quelle importance celle-ci revêtait surtout pour l'excellent M.de Vérignon.Une heure plus tard, quand ils furent de retour à la maison, celui-ci n'eut rien de plus pressé que d'inter-| ger sa fille sur les impressions que lui avait laissées cette première entrevue avec les deux femmes qu'il se plaisait déjà à considérer comme la future famille de son unique enfant.— Dis-moi, Alice.Quel effet t'a produit Mme de Marsannc.— Mais.le meilleur, certes! s'écria ln jeune fille, surprise, semblait-il, qu'on pût lui poser une telle question, il évidemment, une personne tout •i fail sympathique et vénérable, es-scnticllcment bienveillante et maternelle.M.de Vérignon tressaillit, très ému.-Maternelle!.Voilà le mot.Tu as très bien dit, ma chérie.Et ce qui me réjouit et me réconforte le plus c'est de songer que, dans ton futur foyer, tu trouveras, outre l'affcede ton mari, une tendresse qui t'a trop tôt manqué, pauvre enfant! Les larmes montaient aux yeux du père; mais la jeune fille coupa court à cette effusion sentimentale, à la-quelle elle n'était nullement en état de correspondre, — Oh! je vous en prie! fit-elle avec leur.Il y a trop longtemps que j'ai perdu la mienne pour no pas aveir pris l'obligatoire habitude de me passer d'une maman.Suis cette rubrique inattendue, insolite, inconcevable, le père éprouva une d'étourdissement, et resta, quel-secondes, comme frappé d'inhibition.i.'uelle interprétation donner à cette plicablc sortie?Exprimait-elle la sourde rancune d'une enfance orpheline, un chagrin d'autant plus incurable qu'il avait été trop longtemps refoulé?Ou bien la révolte contre le suri et le défi désespéré au destin?eut-être, hélas! le mépris rageur qui, disparu trop vite, ne saurait jamais être remplacé?Ces diverses hypothèses consti-nt un complexe si tragique que M.de Vérignon, bouleversé jusqu'au plus intime de son être, préféra, pour l'instant du moins, s'abstenir d'analyser.L'entant, au contraire, de faire une diversion, il demanda avec un effort pour paraître très calme: — Et ta future belle-soeur?.Qu'en penscs-tu, mon enfant?Cette fois, Alice laissa fuser un petit, rire goguenard.— Gisèle?Elle m'a donné l'impression d'une belle plante rustique, pous- en pleine terre, et fort bien venue, ma foi.Mais, sans doute, pour "apprécier pleinement à sa valeur, m'eût-il fallu la contempler dans son cadre paysan de montagnes boisées.Là, elle doit paraître magnifique! Ces derniers mots se fondirent dans »ii ricanement d'une insolence tellement agressive que l'infortuné M.de "crignon en eut le coeur chaviré jusqu'à la nausée.Pourtant, il n'osa rien dire, sans CONSERVEZ LE MARCHÉ ANGLAIS EN FOURNISSANT 99 BACON 9E PREMIERE m Aillé EN GROSSES QUANTITÉS ET EN QUANTITÉS RÉGULIÈRES La Grande-Bretagne n'avait qu'une source d'approvisionnements de bon bacon pendant la guerre—le Canada.Elle en aura beaucoup d'autres maintenant que la guerre est terminée, car tous les producteurs des pays qui la ravitaillaient autrefois reviendront sur ses marchés et la concurrence recommencera, tout aussi vive qu'autrefois.NOS PRODUCTEURS DE PORCS SAURONT-ILS CONSERVER LEUR MARCHÉ?La qualité du bacon ne dépend pas seulement du type, de l'embonpoint et du poids du porc, mais aussi de la façon dont le lard est préparé, de sa fraîcheur et du degré de salaison.On paie des primes sur les lards (porcs abattus) de la meilleure qualité au Canada, et toutes les phases de la préparation —manutention, salaison, transport et classement du bacon par l'exportation—sont réglementées strictement et de façon uniforme.L'idée de toutes ces mesures était de maintenir au plus haut point possible la qualité de bacon canadien pendant la guerre.Il peut y avoir eu des pertes de fraîcheur pendant la guerre à cause des délais inévitables d'expédition et de la nécessité d'une longue conservation dans les entrepôts anglais, mais ces pertes n'auront plus de raison d'être avec le retour des conditions normales, et nos producteurs peuvent compter que le bacon qu'ils fournissent entrera aussi rapidement dans les voies de la consommation que tout autre bacon, d'où qu'il vienne.Une assurance positive à cet effet a été donnée par le Ministère anglais des Vivres.La régularité des approvisionnements est importante parce que le détaillant anglais préfère, et de beaucoup, des livraisons uniformes et régulières toutes les semaines.On peut maintenir cette régularité dans une certaine mesure en conservant les produits au Canada pendant la saison où les arrivages sont abondants pour les expédier quand ces arrivages diminuent.Mais il serait préférable que les producteurs de porcs échelonnent aussi bien que possible leurs mises bas et leurs envois d'un bout à l'autre de l'année afin d'avoir toujours des produits plus frais à exporter.La quantité de bacon pour l'exportation dépend presque entièrement du producteur.Lui seul peut conserver au Canada, par le volume de sa production, la part qui lui revient du marche anglais.Il importe que la quantité soit forte non seulement à cause du revenu que l'on en tire, mais aussi et surtout, parce que c'est l'une des sources de revenu les plus sûres de toutes pour les cultivateurs.Efforçons-nous donc par tous les moyens de conserver ce vaste débouché que nous avons développé pour nos produits de porcs en Grande-Bretagne, pendant la guerre.Une diminution de production qui entraînerait la perte de ce débouché, aurait des conséquences désastreuses pour notre agriculture.PRODUISEZ DES PORCS DE LA CATEGORIE "A".PRODUISEZ-LES REGULIEREMENT PRODUISEZ-EN LE PLUS POSSIBLE 205P Office du ravitaillement en produits agricoles MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE, OTTAWA Honorable James G.Gardiner; Ministre 52 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 Ce que chacun devrait savoir au sujet des LAXATIFS Ex-Lax est réellement efficace— mais efficace tant violence.Il n'affaiblit pas, n'occasionne aucun dérangement interne ou effet désagréable, —Il n'oit pas trop fortl Vous pouvez prendre Ex-Lax en toute confiance.Bien qu'il ait la saveur d'un bon chocolat, il produit invariablement l'effet désiré.—Il n'e»l pas trop doux! Ex-Lax est un laxatif qui évite les extrêmes.Il agit sans aucune violence, mais avec efficacité.En un mot, Ex-Lax vous offre —lo |usto milieu! EX I A y lo laxatif chocolalo*.' 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Sans cela, l'opération n'eût point été si simple ni si facilement réussie.Mme cle Marsanne n'eût pas été si vite rétablie.Vous n'auriez pas encore été admis à lui rendre visite.Ce qui vous eût, n'est-ce pas, cruellement privé tie revoir enfin notre belle, et douce, et si chère Gisèle.En attendant ce nom.Philippe eut un tressaillement dont il ne fut pas maître.Le docteur lui serra vigoureusement le bras.— Oui, mon petit, car c'est d'elle qu'il s'ae;it, pour l'instant.Et c'est-à propos d'elle que vous me devez le grand merci.— Pour moi, docteur?interrogea Philippe, à la fois égayé et légèrement embarrassé, — Pour la grâce que je vous ai faite, cet après-midi, en vous envoyant, tl'autorité, vous promener tous deux dans le jardin, durant ma visite, que j'ai prolongée d'un quart d'heure, en ma double qualité de médecin ordinaire de la malade et tie.protecteur des amoureux dont je souhaite le bonheur.— Oh! commença Philippe.— Laissez-moi dire! coupa le médecin, qui avait horreur d'être interrompu.Vous êtes restés ensemble quarante-cinq bonnes minutes, et c'est un temps très suffisant pour se mettre au diapason, surtout quand les coeurs y sont préparés depuis toujours.— Mais comment pouvez-vous?.— Assez! Rappelez-vous que je suis un trop vieux papa pour qu'on m'en conte!.Gisèle, je l'ai vue naître.Et vous, je vous connais à fond.Si mon diagnostic médical m'a trompé, une seule fois, — et je m'en félicite! — mon diagnostic psychologique n'a jamais failli."Or, je vous dis que Gisèle vous aime.La preuve, la preuve unique mais péremptoire c'est que, vous ayant vu pendant une seule période de vacances, — à une époque, il est vrai, souvent décisive chez les adolescentes, — elle ne vous a jamais oublié, et que plus de six années de séparation n'ont ni affaibli son souvenir, ni émoussé le sentiment que vous lui aviez inspiré dès le premier jour."Et vous! Allez-vous nie dire que le temps et l'éloignement.— Non, non, docteur! interrompit Philippe avec feu.Pour moi, il n'y a jamais eu de séparation, car, en quittant la Morte-Louve, j'avais emporté Gisèle dans mon coeur!.Deux larmes irrépressibles perlèrent à ses paupières.Fayard le contempla avec attendrissement.— Vous l'aimez donc et vous en convenez?fit-il avec une étrange douceur.— Oui, je l'aime.Et j'en suis sûr, et j'en suis fier, sinon.encore heureux.— Vous pouvez, vous devez l'être! trancha le médecin.Puisqu'elle vous aime, je vous le garantis en toute connaissance de cause.Oh! oui, soyez heureux! avec cette créature d'élite, vous avez choisi la meilleure part.Et il respira longuement pour dissiper l'émotion qu'il sentait envahir son vieux coeur paternel.Dans le beau jardin ombragé qui entourait la clinique du professeur Dorval, à Neuilly-sur-Seine, Georges de Marsanne et sa mère étaient assis sous une tente à rayures vertes et ardoise qui, tout en les abritant du vent des trois côtés, leur permettait tic contempler en face d'eux les splendeurs mouvantes d'un renouveau riche de sève, tie tendres nuances et tie parfums légers.— Un vrai temps de résurrection! prononça Mme de Marsanne, en dédiant un sourire extasié au soleil pimpant dans l'azur rafraîchi du ciel, aux Elias à peine éclos, aux bourgeons frissonnants, à l'herbe rajeunie, à tout ce qui compose la féerie printa-nière, inépuisable joie dont les sens ni l'esprit ne se blasent jamais.— Comment vous trouvez-vous, maman chérie?questionna le jeune homme.— Moi?s'écria-t-elle.Mais je ne me suis jamais mieux portée.Je crois décidément que cette alerte, si tôt passée, n'a eu d'autre résultat que tie me rajeunir de dix ans.C'était bien là, en effet, ce qu'elle éprouvait, dans la pleine euphorie qui succède aux affres brutales d'un péril mortel évité de justesse." Georges sourit, heureux de la revoir si vraiment allègre et joyeuse, après une telle secousse, et il baisa dévotement les tleux belles mains si blanches où il ne trouvait plus aucune fièvre.Elle répondit en appuyant ses lèvres sur la tempe de son fils tant aimé, qu'elle avait eu si peur de ne pas revoir; et, durant quelques minutes, ils restèrent en silence h savourer la tranquillité recouvrée et leur tendresse réciproque.Puis, presque timidement, Georges demanda : — Mère, vous avez revu Alice de Vé-rignon?Mme de Marsanne eut un imperceptible tressaillement, et répondit avec lenteur: — Oui, mon petit.Je l'ai revue.Elle m'avait promis de revenir.j'ai reçu, hier, sa troisième visite.— Alors.puis-je vous demander votre impression?La mère de Georges soupira, et luio ombre passa sur son visage, tout à l'heure si clair et si serein.— Mon enfant, dit-elle, la première fois, Alice est venue entre son père et toi.D'ortlre du médecin, l'entrevue fut très courte, et je ne veux rel de ta fiancée présumée, qu'une chose: c'est qu'elle était d'une beauté impressionnante et d'une élégance souveraine."Comprenant, d'elle-même, qu'une si brève présentation ne pouvait suffire, elle sollicita, pour le surlendemain, un nouvel entretien, que je lui accordai de tout mon coeur.— Oui, mère, je le sais.Et ce second entretien?.— .se trouva malencontreusement coupé par l'arrivée inopinée de ami Philippe Charlieu, qui m'anv sa mère et sn soeur.Et quand je di< "malencontreusement", ce n'est nullement pour regretter la visite de i amis très chers dont la présence m'a comblée île joie.Je pense seulement à Mlle tie Vérignon, qui, fort discrètement, préféra se retirer, avec, peut-être, la déception d'avoir fait, en | perte, le trajet tie Paris à Neuilly.— Oh! fit lo jeune homme avec nie.Cela ne lui coûtait guère!.Elle est encombrée tie loisirs, et son automobile la transporte sans fatigue où il lui plait d'aller."Il faut bien croire, d'ailleurs, que ce contre-temps ne l'a guère affectée, puisqu'elle est revenue, hier, tic son plein gré.— Et de fort bonne grâce, j'en conviens! repartit Mme de Marsanne?Je l'ai retenue une bonne heure.I '< tlirc que nous avons eu le temps tic causer.ù coeur ouvert, tout au moins pour ma part, — Quelle a été votre conclusion, mère?interrogea Georges, avec une curiosité impatiente.Mme tie Marsanne tourna vers lui un regard attristé.— Mon cher enfant, dit-elle, les lettres que tu m'avais écrites à son sujet révélaient ties doutes et des inquiétudes que je persistais à croire exagérées.Tu les exprimais déjà avant de la connaître, et je ne voyais là que préjugés sans fondement et jugements téméraires.Mais, à présent, que je l'ai bien étudiée et que je l'avoir bien comprise.Elle soupira, de nouveau, tristement.— Vous vous voyez forcée d'avouer que mes pressentiments n'étaient que trop justifiés, n'est-ce pas?insista le jeune homme.Mme de Marsanne eut un haussement d'épaules qui exprimait autant d'indulgence que de résignal ion.— Mon cher Georges, répondit-elle, je pense qu'il serait injuste cle jeter la pierre à cette pauvre enfant.Elle était certes, mieux douée physiquement que moralement, mais ce qui lui a le plus manqué, c'est la tendresse vigilante et la direction ;i< live d'une mère.Il n'y a point là (le sa faute.Comment lui reprocher un malheur dont on ne peut que la plaindre?— Malheur sans remède.pom et pour les autres! opina le jeune homme d'un air sombre.— Je le crains, en effet.Cette malheureuse créature m'a donné l'impression d'un esprit vide et d'un coeur sec.Tout en elle n'est qu'apparence extérieure; elle est superficielle et artificielle: de charmants dehors qui no recouvrent aucune réalité, un brillant Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs 53 décor derrière lequel rien ne palpite.— Hélas! murmura le jeune homme, plus je l'étudie et plus j'en arrive à penser comme vous, ma chère maman.Kien ne pourra suppléer à l'éducation morale dont la mort prématurée de sa mère l'a privée.Elle a vingt ans, le pli est pris, les façons ,1, voir, les manières d'agir, les habitudes.Quel mari présomptueux oserait se targuer de convertir sa fem- me, de la recréer pour la rendre conforme à son idéal?— Ce serait de la folie! affirma Mme de Marsanne avec énergie.Et c'est pourquoi, mon pauvre grand, je redoute pour toi l'avenir.A Dieu ne plaise que j'élève la moindre critique contre celui qui fut l'âme de ma vie, ton noble père, si généreux et si bon!.Mais (pie de fois, ces derniers temps, j'ai songé que c'était une témérité étrange que de vouloir devancer les arrêts du Destin, en décidant avant l'heure, l'union de deux êtres qui, mutuellement s'ignorent, à un âge où leur personnalité n'est point encore réalisée.Et, les yeux soudain humides: — Si, de Là-Haut, il te voit, que ne doit-il pas souffrir, n'ayant voulu que ton bonheur, d'avoir peut-être causé le malheur de ta vie entière.Georges se jeta au cou de sa mère, dans un élan quasi enfantin.— Ne vous tourmentez pas ainsi, je vous en prie, chère maman.Rien n'est encore irréparable.Ni mon père ni M.de Vérignon ne pouvaient avoir l'intention d'unir leurs enfants, malgré eux, puisque, moralement, ils n'en avaient pas le droit.(lire la suite le mois prochain) Les hommes qui pensent ù demain préparent des livres à lecture automatique et «les symphonies ininterrompues^ Voire radio-phonn (le demain vous apportera (les symphonies* (les drames cl (les romans complets magnétiquement imprimés sur de petites boitilles de fil d'acier, l'île seule bobine pas plus prnude que la main vous fournira des heures «le divertissement.Sur d'au trcs bobines vierges, vous pourrez faire vos propres enregistrements! VOUS pourrez les garder en permanence OU en effacer l'impression pour les utiliser de nouveau à volonté.Vos obligations do la Victoire voua achèteront demain de nouveaux j>l«aliis dire, Robert et moi.L'officier nous tondit spontanément la main.Pendant qu'il tenait plus longuement celle de Madeleine, mon amie lui demanda à voix basse l'adresse de Louis Lafond.— Vous voulez contrôler la véracité de mon récit?fit-il avec une pointe de malice dans le regard.— Non, Robert, je voudrais lui écrire pour un motif tout différent.fit-elle, rougissant sous sa voilette.— Je m'en doutais! m'écriai-je en riant franchement pour la première fois depuis cinq jours.Mais ceci, comme dit Kipling, sera une autre histoire! RENE JURANÇON ; 1 Bientôt vous pourrez vous divertir à votre foyer de la bonne musique que peut vous offrir un nouveau RCA Victor.Le radio le plus dislinclif au monde, votre nouveau RCA Victor sera encore plus joli d'apparence .plus facile d'opération .et d'une tonalité meilleure que jamais! 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est m beau, ce mois "tout en or" que les femmes, des plus petites aux plus grandes, ont di - il isirs nouveaux.: ine, c'est le beau trait d'union entre septembre qui traîne encore des jours d'été qu'il omme îles fruits savoureux à force d'être mûrs, et novembre avec ses jours déjà froids et tristes.Quand nous n'avions pas une petite maison :i la campagne, je pensais moins à cette coquette-peuvent avoir les choses, comme les êtres.J admirais, certes, les pelouses jaunissantes soigneusement râtissées qui offraient aux regards d lissants leur aspect de velours un peu fané.Je humais avec délices le parfum îles fleurs il arrière-saison quand je passais dans leur cercle odorant.Mais je ne songeais pas à cette mission que nous pouvions avoir de faire de l'automne une saison de lumière et de beauté.L'automne ne peut pas être triste avec l'offrande de ses ors rutilants et de ses joyaux.Pour prolonger cette beauté, il suffirait que chacun pense à la toilette de sa maison et des alcn-tours.C'est un peu notre affaire à nous, les femmes, puisqu'il s'agit de toilette, de beauté.La toilette de la maison, au dehors, comme au-dedans, c'est d'abord la propreté.En cette saison où le vent rôde souvent la nuit, effeuillant res et jonchant les parterres de branches mortes et de feuilles arrachées au tronc familial, il ne faut pas laisser s'accumuler ces débris qui gâtent bientôt l'aspect de la maison la plus jolie.1 tapis tissé par les feuilles où se mêlent les couleurs les plus harmonieuses, qui n'appartiennent qu'à nos érables canadiens, est somptueux quand il est frais, mais sitôt qu'il se fane il com-munique un air négligé à la maison qu'il entoure.H ne faut donc pas laisser s'accumuler les feuilles tombées qui, après la pluie surtout, sont laides M tristes à voir.Prenons cette besogne d'embellissement en mains, nous les maîtresses de maison, car si nous sommes reines à l'intérieur du foyer, au coeur même de la maison, rien ne nous empêche d'étendre notre royauté aux alentours, de désirer "M cadre propre et soigné pour notre bonheur domestique.fflaJt ÛlksL ont en mesure de renseigner cultivateurs ou militaires sur tout problème relatif à ces libérations.Pour plus de renseignements écrivez à votre Comité du Relevé de la main-d'oeuvre agricole au soin du Régistraire de la Mobilisation, à Char-lottetown, Halifax, Saint Jean (N.B.), Québec, Montréal, Kingston, Toronto, London, Port-Arthur, Winnipeg, Régina, Ldmonton ou Vancouver.MINISTÈRE BU TRAVAIL HUMPHREY MITCHELL, Ministre du Travail A.MacNAMARA, Sous-ministre ^GESTION AIGREUR D'ESTOMAC «4.L'action douce, efficace de ces pilules purement végétales aide à tonifier le foie et à régulariser les intestins.Ne causent pas de colique.Ne portent - pas à l'habitude; __ Préparées par les fabricants de Gin ^ Pills et employées avec d'excellents résultats depuis plus de 2 5 ans.Chez m votre pharmacien, ou envoyez 2 5c (en Jj" timbres ou en monnaie) à Dépt.P.A.NATIONAL DRUG & CHEMICAL T CO.OF CANADA, LTD., Montréal.lu ^BILIEUX • CONSTIPATION • LANGUE CHfC^ Lorsque vous écrivez aux annonceurs, veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs jpour leô h euneô LETTRE DE MARRAINE Bonjour mes petits! Tout le monde est bien?C'est beau le mois d'octobre n'est-ce pas?Quand je marche dans les feuilles et que, comme les enfants, comme vous mes chers petits filleuls, je risque un pied en bas du trottoir pour les frôler de plus lires, entendre leur bruissement de taffetas froissé, je pense à vous qui devez jouer les jeux de mon enfance, à vous qui devez fouiller à pleines mains dans l'amoncellement des feuilles sèches, en emplir vos bras étonnés de les sentir si légères.Vous devez aussi, tout comme quand j'étais petite fille, vous en faire des matelas, des linceuls, des draps secs et cassants, vous devez les regarder danser dans l'air quand elles se détachent lentement de leur branche familiale pour venir voir ce qui se passe en bas, sautiller un peu sur le chemin ou les gazons fanés, rouler dans la poussière et lasses, déjà mourantes, s'abandonner au gré du vent, se laisser piétiner, devenir un jouet.L'automne est une bien belle saison.L'aimez-vous?Elle nous donne l'occasion de rêver, de réfléchir.Vous n'avez pas encore l'âpre des grandes méditations, et je ne veux pas vous attrister en vous parlant du deuil prochain de la nature, voua ave* bien le temps de voir un prcsai c tlcj mort dans chaque feuille qui tombe! Je vous engage plutôt à voir.nvc& vos yeux d'enfants, l'immense bonté! et la puissance infinie d'un Dieu qui crée de tels décors et les renouvelle sans cesse, àans que l'homme n'y puis, se rien changer.Admirez ces frondaisons dorées où des feuilles rouges comme des rubis côtoient colli s qui restent d'un vert émeraude, plus longtemps jeunes que les autres, puni- composer un gigantesque bijou.Apprenez à regarder en observant chaque jour un arbre que vous choisirez en particulier pour assister à son lent dépouillement.L'automne nous donne des leçons de toutes sortes.Saisisse/, bien le sens de celles qui sont de votre âge et vous éprouverez un goût nou' >• vivre, parce que vous connaîtrez mieux le bon Dieu à travers In nature, et que vous sentirez le besoin de l'aimer davantage.Bonjour mes filleuls.Je voud de grands bras pour vous eni tous.Je le fais en pensec, it vous garde dans mon coeur de Marraine TA BLE A U D'HONNE UR Les concours de feuilles dessinées d'après nature, ont toujours un grand succès.L'automne en jette de si belles sur votre route, mes petits.Choisissez-en une, reproduisez-la sur une feuille de papier, au crayon, à la plume, en couleurs, au bon plaisir et surtout, aux possibilités de chacun, ear il faut que tous les enfants entrent dims ce grand concours.S'il y a beaucoup, beaucoup de beaux des- sins, il y aura des prix Bupplénv res.N'oubliez pas de mentionner vi âge.Vite, petits garçons et petites filles, mettez-vous à l'oeuvre et ndrei sez votre participation au concours à: Marraine, le Bulletin des Agriculteurs, Edifice Drummond, 11IV rue Sainte-Catherine, Montréal, i' Q.Bonne chance à tous et eh; CONCOURS DU MOIS Voici les noms des gagnantes pour le concours du mois: Marie-Paule Au-mais, Rivière Beaudette, Cté Soulan-ges; et Colette LaKivière, 721G rue Chambord, Montréal.Nos félicitations à ces filleules (pli recevront leurs prix d'ici quelques jours.Nos compliments à tous les filleuls dont les noms suivent pour leurs bonnes réponses et la propreté de leurs copies: Lucile Menard, Jean-Noël Lord, Emma Marcoux, Paul-Emile Marcoux, Pierrette Daudelin, Lilian-ne Matteau, René Dion, Rachel Séguin, Madeleine Bazinet, Madeleine Grammond, Marina Richard, Henriette Boucher, Angéle Lamirande, Vincent Légaré, Jeannine Fecteau, Juliette Lacoste, Anita Vallée, Al-freda Drouin, Pauline Gauthier, Béatrice Fortin, Lucille Meunier, Angèlc Fortin, Isabelle Begin, Laurianne Begin Rita Pelletier, Rita Dubois, Mario Larose, René Pelletier, Raymond Cha rest, Lucille Marcoux, Doris Brisson, Jean-Claude Fotirnier.Jeanne-d'Arc Filiatrault, Marie-Jeanne Desrosiers, Marie-Claire Raquette, Madeleine Bou-rassa.Aline Ethier, Rosa Roussel, Pauline Gagné, Ange-Aiméo Roy, Ronald Simonncau, Lnurent Légaré, Gil-berte Bouchard, Laure-Aimée Malenfant, Doris Audette, Louise Belley, Lucille Savoie, Ghislaine Bergeron, Réjeanne Castonguay, Cécile Couture, Jeannine Millette, Thérèse Proven-cher, Gilbeitc Savoie, Gisèle Duval, Lise Dupont, Estelle Giroux, Marguerite Deschamps Jacqueline Bilodeau, Théodule Blanchette, Céline Gaudrcau, Marie Lespérance, Fleurette Grégoire, Jeanne-d'Arc Boutin, Lise Marsolats, Raoul Morin, Thérèse Fontaine, Gc-rard-Raymond Faucher, Jeannine Denis, Jeanne-d'Arc Boucher, Louise Paradis, Anita Perron, Monique Toussaint, Marie-Paule Légaré.Majclla Chiassén Marie-Claire Roy, Jeanne-Aimée Minville, Monique Pelletier, Laure-Aimée Malenfant, Gisèle Lepage, Thérèse Thibodeau, Marie-Paule Simard, Louise Martin.Marie Ducap, Réjeanne Panneton Cécile Rivard, Pauline Thibault, Marcel Demers, Cécile Boutin, Anita Essiainbre, Mariette Roy, Marcel Roy, Dolores Gossclin Andrée Gosselin, Lucille Deslauriers, Jean-Paul Chouinnrd, Claire Leniay, Ginèle Levert, Céline Jolicoeur, Claudette Roy, Bernadette Audet, Monique Guillemctte, Gilles Plante Cécil.' tonguay, Pauline Senneville, Ploriani PerniK, Jeannine Dion, Pierrette Mo-quin, Bérangère Bélanger Raymond Duinont, Marie-Paule Turgeon.Louise Pinard, Germain Aubut, Marguerite Sansfaçon, Béranger Bélanger, Paul Turcot, Rachel Audette, Madeleine Degrandpré, Jeannine Sirois, Marie-Laure Laplantc, Rosette Dumont, Marceline Lafranee, Pauline Dubois, Pier-rette Snuvagcau, Thérèse Paquin, Germaine Plinneuf, Jeanne Saint-François, Monique Dugrand, Lis* Lambert, Colette Dumont, Joséphine Lavallée, Marguerite Dupré, Madi Ici ne Daniel, Gilberte Meunier, Marie-Thérèse Allard, Géraldine Lnmy, Jeannette Sauvé, Rose-Marie Auclair, Aimée Panneton, Anita Sansfaçon, Eglantine Beauregard, Thérèsa Meunier, Mnrie-Laure Ares, Juliette Pigeon, Ghislnine Brisson, Octobre J945 Le Bulletin des Agriculteurs 73 Jie (Nommer d^s4llce i3er Pour que le mariage soit une réussite il faut s'y préparer longuement Q.—.le suis une jeune fille de 21 ans nui aime la lecture, la mu-siiino et les sports.Actuellement, je travaille pour une couturière ci j'aime beaucoup mon travail.Mais il y a une chose que j'aurais désire par-dessus tout: c'est d'être garde-malade, hélas, je n'ai pas assez d'inslruction.Je vous demande de me donner votre idée sur ceci: pour faire d'un mariage une réussite et non une faillite, comment s'y prendre?Quelles qualités faut-il pour que les conjoints se conviennent, pour qu'ils soient heureux en ménage?Les talents, la richesse, la loyauté et la douceur.est-il essentiel qu'ils soient égaux sur tout?Et que pensez-vous de la vie religieuse?Faut-il avoir joui de sa liberté toute son adolescence pour consentir à renoncer au monde?.le ne les comprends pas.QUI AIM 10 LA VIE IL—Votre lettre n'est pas bien longue, mais elle présente un tas de problèmes.Vous avez des goûts féminins et choisis, La couture est une science agréable et pratique, une vraie femme doit en connaître les secrets.Ces dernières années, il vous eut été facile de suivre votre appel à la vocation de garde-malade, soit comme infirmière dans l'armée, soit comme aide garde-malade dans les hôpitaux, si vous n'aviez pas une instruction suffisante pour suivre tous les cours.Tour réussir dans cette carrière et faire tout le bien que l'on est en droit d'attendre de celles qui la choisissent, il faut non seulement un goût plus ou moins prononcé, mais une véritable vocation.Pour faire d'un mariage une réussite, il faut s'y préparer et ne pas y entrer d'un lu.inl.comme on saute dans un train, accepter le premier billet offert, les yeux fermés.Au point de vue moral, étude de caractère, il y a d'excellents livres, je nommais justement dans un dernier courrier: Comment préparer son mariaue.du l'ère Granger, o.p.et Le l'oint d'interrogation, de l'abbé V.Germain.On s'y prépare en s'exerçant à toutes les qualités domestiques, à la maison même de ses parents, car c'est la seule chance de noviciat dans cette vocation où tout est irrémédiable après le oui sacramentel.On s'y prépare aussi en regardant autour de soi pour prendre des exemples de bonne entente et rie bonheur, et des résolutions pour éviter telle fausse manière dans l'éducation des enfants ou la conduite de son ménage.Il n'y a pas de qualités particulières pour que les conjoints se conviennent, il faut d'abord se plaire, s'assurer qu'il n'y a pas, d'un côté comme de l'autre, de défauts insupportables, et par-dessus tout, il faut s'aimer assez pour (pie tous les angles en soient adoucis, non pas le premier mois ou la première année, mais tout le lone; de la vie.Le bonheur est fait de concessions mutuelles dans un ménage, c'est pourquoi on parle de lune de miel aussi longtemps que n'a pas lieu la première querelle.C'est moins une question d'égalité que «le complément en ce qui regarde les talents et le caractère, il faut pouvoir parler le même langage, c'est-à-dire se comprendre même si l'un est pl«is instruit que I autre, car il y a de la marge entre les illettrés et les '•diplômés".Sauf dans quelques cas, comme par exemple quand une jeune fille tics fortunée épouse un jeune homme n'ayant à offrir qu'un maigre salaire, cette question de richesse n'entre pas en ligne de compte, car normalement, l'homme qui choisit une compagne et désire fonder un foyer doit être en mesure d'en assumer les responsabilités pécuniaires.La vie religieuse est une vocation supérieure à laquelle tous ne sunt pas appelés à la même heure, il y en a qui offrent leur jeunesse entière sans en avoir donné une parcelle au monde, d'autres attendent de choisir en connaissance de cause, car il faut compter avec les aptitudes, l'attrait de ce genre de vie.Il faut y être appelé pour comprendre! Q.J'ai rencontré un garçon de 28 «ns, il m'a fréquentée pendant G mois paraissait maimer.le m'entendais bien avec lui, c'était un bon gar-Çon, mais voilà que depuis un certain temps il ne se montre plus aussi nrcssi de venir me rencontrer.J'ai beaucoup de peine.Un jour je suis allée chez lui, vu qu'il n'était pas venu a ma rencontre, et je l'ai bien regrette.Je l'ai revu el il m'a donné pour raison qu'il travaillait trop tard et ne pouvait pas sortir, alors qu'il ne voulait pas me faire perdre mon temps, .l'ai tellement de chagrin que j ai décidé de quitter cet endroit pour ! oublier.Mais je ne peux cesser de I aimer.Donnez-moi un mot d'encouragement Coeur brisé lî.-Si les jeunes filles pouvaient »e pas laisser trop tôt chanter leur er afin d'avoir le moins possible de temps à penser, rêver et ¦ggretter.Ce m» «mt pas des yeux rouges et cernés par l'insomnie qui attireront un autre prince charmant.Restez gaie, joyeuse, au moins en apparence jusqu'à ce que vraiment l'espoir en l'avenir remette des flammes dans vos yeux et vous gagne une nouvelle conquête.Le meilleur moyen d'oublier, c'est celui-là.* * * Q.—J'ai 10 ans, je mesure 5 pieds, I! pouces, et je pèse 120 livres, est-ce le poids normal?Voulez-vous me donner votre opinion sur ceci: mon père travaille au dehors, il boit beaucoup mais ne traîne pas les chemins, et ma mère, pour se venger, sort avec un vieux garçon de son âge qui a travaillé chez nous durant quelques années, cet homme sacre et l'ait tout pour nous scandaliser.Dans le fond, est-ce mal de l'engager?En peine K—Vous pourriez avoir une livre ou deux de moins, votre poids normal étant 118.Pour votre autre question', je suppose qu'il est question de reprendre à votre service cet ancien homme engage qui malheureusement est resté trop ami avec votre mère.Si vous croyez avoir nssez d'influence, persuadez votre mère qu'elle ne doit pas agir ainsi et qu'elle doit éloigner fi k\: q ins it I Est-ce que votre fille Marie (ou Julie ou Antoinette) ne serait pas ravie, à son retour de l'armée ou de son travail de guerre, de trouver la maison familiale modernisée, clcctrificc?Le travail du ménage plus facile à faire et plus d'agrément dans l'existence quotidienne?Naturellement qu'elle le serait.C'est un projet qui peut être aisément réalisé si vous habitez dans une région desservie par une ligne électrique ou qui le sera bientôt .et vous pouvez vous faire installer les fils dans votre maison dès MAINTENANT.• • • Nombre de cultivateurs prennent déjà les mesures nécessaires pour s'assurer les avantages que leur offriront le courant électrique bon marché et les appareils électriques, une fois la guerre finie.Ils font installer tout de suite, dans leurs maisons et leurs bâti-ments, les fils nécessaires.L'Office fédéral de la Statistique nous apprend que le courant électrique pour l'usage des familles ne coûte pas plus cher qu'avant la guerre, malgré l'augmentation générale du coût de la vie.Il y a sûrement dans votre voisinage un entrepreneur électricien compétent et digne de confiance.Consultez-le sur la signification véritable d'une bonne installation de fils sur la ferme.Demandez-lui ce que cela coûterait — vous rappelant qu'une installation refaite à neuf est souvent plus dispendieuse que l'original.Il importe donc que celle-ci soit bien faite.Pour cela, il importe d'employer des matériaux de qualité comme ceux fournis par la Cic Northern Electric.jo-5-17 1 HorthQM Ekctric COMPANY LIMITED MM*AX 1AJKT JOHN.Nl ovxtJC IkOfl ATYWltl MUnOU MONTUAA OTTAWA VAL CTO* T040M10 HAMKIOH 10*00*4 WIMDtOt KWOAMO LUI TUAMMl MOMMY FOCI A1TWU* IXMHA CAtOAtT BMAOMIOW VOHOH VAMCOUVQ VKTOUA 23 SUCCURSALES A TRAVERS LE CANADA 74 Le Bulletin cl e s A g r i c u 1.te u r s Octobre 1945 Conseils pour les Soins de la Peau Une découverte des gardes-malades qui peut vous aidpr' MAINS GERCEES! Non seulement Noxzema adoucit mais elle hâte Ut guérisonlLès expériences actuelles démontrent qu'il y a eu une amélioration remarquable (/>-."' fini de grandir?Brune H.—Vous pesez une bonne dizninc de livres de trop.Par un rçgjme approprié, vous trouveriez peut-ciii votre poids normal, à moins qU il ne s'agisse d'un cas touchant a la médecine, dans ce cas il vous faudrait consulter un praticien.La marene, un bon mille chaque jour, vous rera» grand bien, tant pour vos jambes que pour votre santé en général.A vout âge, on a ordinairement fini de gran dir mais de bons exercices de W»1"'1»' tique vous feraient sans doute gni^nti Octobre 19+5 ,111 pouce ou deux, si vous les faites réeulièrement.On se tient le corps bien droit et on élève les bras vers un clou planté au mur, que l'on rc-monte légèrement de temps en temps.Bonne chance.^ # n,_SouIagcz-moî de ma peine.Je suis une brunette de 19 ans ayant été courtisée durant 3 ans par un jcunc homme de 27 ans, poli, sobre, travailleur, ayant de l'avenir.Il a du (iiiilter son emploi.Il m'a rendu visite avant de s'en aller travailler ailleurs.Il m'écrivait régulièrement et voilà qu'un beau jour, il m'annonce que tout était fini.J'ai pleuré et pleure encore, il n'y a plus rien de beau pour moi dans la vie.J'aimerais mieux mourir.Je suis toujours triste el découragée.Je n'étais pas la rose de son coeur, j'aimerais mieux ne jamais le revoir.Mes parents ne savent rien de ce qui s'est passé.Il ne me donne aucune raison.La différence d'âge compte-t-elle dans le mariage?Je suis décidée d'aller au couvent me faire religieuse.Kito R.— Cette expérience de l'amour, de In vie.peut vous conduire vers un plus grand bonheur.Ne désespérez pas.Les larmes versées en secret n'ont pas d'autre résultat que d'attrister, d'enlever tout courage et tout espoir, et.d'enlaidir.Oubliez donc et infidèle, et souriez gentiment, c'est le meilleur moyen d'en attirer un autre qui saura vous aimer mieux et plus longtemps, car l'amour se guérit ordinairement par l'amour.L'avenir est beau et long devant vous.Dans la vie.vous savez, c'est beaucoup plus rare que dans les romans cet unique amour dont on vit, ou meurt.Ile-prenez-vous à l'espérance et vous sourire/, sans doute un jour de votre puérile el naïve romance.La différence d'âge entre vous et lui, était un peu grande, mais ça ne compte pas beaucoup quand les caractères s'har-monisoi t.Etudiez bien votre vocation avant de prendre une décision de ce ••lire.L'appel se fait parfois sentir après une déception, si c'est votre cas, demandez les lumières d'un directeur spirituel.La chose est trop sérieuse pour agir à la légère.Couragi el confiance, petite amie.* » • Q.- Nous venons aussi vous demander conseil.Nous sommes deux filles île 1!' et 'JO ans qui aimerions être frcquei es par des garçons de notre habitant la campagne, mais nos luirent s ne veulent pas en entendre purler.Nous travaillons très tort sur la ferme et nous sommes maltraite.- quand même.Nous voulons aller travailler à la ville mais notre père n'accepte pas car il est très paresseux et ne s'intéresse pas aux travail:.: do sa ferme.Nous sommes lien tristes, dans un lieu éloigné, sans ta consolation jamais de toilettes.Notre vie est malheureuse.Coeurs en peine R.—Mes pauvres petites, votre père est-il paresseux au point de ne plus sentir battre son coeur?Et votre marnai ?., Ne peut-elle rien dire, rien faire?Je ne peux pas vous conseiller de vous révolter, mais vous devez penser : votre santé, à votre avenir de femn es.E.^t-ce que personne, dans votre entourage, ne peut s'intéresse! " votre sort?Pariez-en donc à votre cure qui peut discrètement intervenir si voi n'avez pas de parents in-iiuen; un oncle ou une tante qui Proposeraient de vous sortir de ce milieu, Le toit de ses parents est WUjoura le meilleur abri, mais s'il '«vienl impossible d'y .ivre, une jeune •'le pem trouver un bon refuge dans «ne famille, en proposant ses "«es, el hure une vie normale, reuse, où il lui Le Bulletin des Agriculteurs 75 ser-heu- sera permis de songer a son avenir.".' Peu à la toilette et men [les maisons où l'on travaille de-viennenl des seconds foyers.* * ?, Qf- J'ai lu la demande de "Soeur '.e Monique" qui désire acheter les ™qméthodes de Smoll pour piano, je «a ai et pourrais les lui céder, voulez-jouapublier mon offre?Yolande Veil-Sainte-Thérèse, Sainte-Thècle, cté Laviolcttc -J'espère que l'intéressée pren- yl.—Que pensez-vous d'un garçon qui passe son temps à m'embrasser, j'ai beau lui dire que ce n'est pas respectable et que ce n'est pas permis, il me répond que ce n'est pas péché et que si je refuse, c'est parce que je ne l'aime pas.Mimi .IL—Je pense (pie ce garçon en profite, parce que vous ne savez pas et ne voulez pas vous défendre.Il y a des gestes qui comptent plus que'les paroles.Vous auriez tout à gagner en vous montrant plus réservée et si ce garçon vous aime, il ne vous abandonnerait pas à cause de cela, tandis que s'il vous courtise dans cette intention, il vous quittera quand même un jour, quand il en aura assez, pour recommencer ailleurs le même jeu.N'essayez donc pas d'endormir votre conscience.On commence par les baisers, les petites caresses, et l'on glisse.Vous savez tout cela aussi bien que moi.Tâchez d'être sage, vraiment sage, pour vous préparer un bel avenir.* ?• Q.—Je vous soumets mon problème.J'avais des boutons dans la figure et je les ai pinces.Après, il m'est venu des taches rouges qui s'agrandissent.On nie dit que ce sont des dartres.Comment me guérir maintenant?Fille de 11 ans R.—C'est bien malheureux de vous abîmer la peau à votre âge.Ces boutons doivent dépendre de votre alimentation, ou d'une mauvaise circulation du sang, s'ils persistent, voyez un médecin, c'est un mal comme un autre et bien souvent, c'est un avertissement.Les dartres se produisent ordinairement sur les peaux sèches, si c'est votre cas, il faudrait de temps en temps, enduire votre visage d'une légère couche d'huile d'olives le soir, de cold cream, ou de vaseline.Essayez un bon onguent sur ces plaques et quand elles ne seront plus que des cicatrices, mettez des compresses d'eau tiède additionnée de peroxide.Faites un bon nettoyage de votre peau tous les soirs, et vous verrez qu'avant longtemps, si votre santé est bonne, votre peau sera claire et douce.* + • Q.—Comment jugx?r une personne qui se ronge les ongles?Il y en a (lui disent que c'est un signe de jalousie, et d'autres prétendent que cela marque une personne sans capacités.J'aime votre courrier R.—Presque toujours, une personne oui se ronge les ongles est une personne déminéralisée, c'est-à-dire qu'elle manque de calcium, de chaux.Il y a des huiles, des toniques pour enrichir le système, un médecin ou un pharmacien peuvent les prescrire.C'est un dicton que d'apparenter la jalousie à cette manie, encore plus, d'en faire un signe d'incapacité, mais très souvent, c'est un geste nerveux.* * » Q,—J'aime un jeune homme qui a déjà courtisé une jeune fille et qui sort encore avec elle .quelquefois.Il vient depuis un an.Je l'aime beaucoup et lui aussi m'aime.Il a 21 ans et moi j'en ai M.Souvent, il me parle du mariage et fait des projets d'avenir.Croyez-vous qu'il est sincère.Donnez-moi un conseil car je suis découragée.Je pleure R.—Vous ne connaîtrez donc jamais ce que c'est que d'être une petite fille, tout simplement, puisque vous voilà aux prises avec des problèmes amoureux, à M ans?Je ne comprends pas vos parents de laisser courtiser une fillette qui devrait tiller en classe.Vous aviez à peine 11?ans, l'an dernier.Je ne crois pas vraiment que ce garçon puisse être sincère en vous parlant mariage, ou bien, il est d'une naïveté et d'une imprudence sans excuse.Ce sont vos parents surtout qui sont de grands coupables, et si vous ne réagissez pas, ma petite, vous êtes bel et bien en train de gâcher votre avenir, de perdre votre coeur.Intéressez-vous à autre chose, pour un temps, au sport, à la couture, à tous les travaux domestiques et attendez l'heure et l'âge de l'amour.Ce conseil que je vous donne est en ¦p nV votre honhpnr.OUI, vous pouvez compter que les pains de Levure Royal vous assureront invariablement des résultats satisfaisants.La Royal ne fait jamais défaut.7 ménagères canadiennes sur 8 qui achètent de la levure sèche, mettent leur conriance dans la Royal.Elle offre plus de sécurité car, chaque pain étant enveloppé séparément, elle garde sa pureté et toute son activité.Pas de parties pâteuses ou de goût de sur.Chaque pain fait avec la Royal sort du four léger, avec une belle mie fine—cuit à la perfection.Assurez la réussite de vos cuissons en commençant aujourd'hui à employer la Levure Royal—chaque pain est enveloppé séparément.Una texture toujours fine.PAS DE GRANDS YEUX 5# Uno cutison uniforme.PAS D'ENDROITS PÂTEUX FABRICATION CANADIENNE BROCHURETTE GRATUITE Le Livre de Recette» de la Levure Royal contient de» recettet éprouvée»pour une variété 4e paint.Achotex dos produit! fabriqué» au Canada.—•.STANDARD BRANDS LTD.Fraier Ave.& Liberty St., Toionto, Ont.Veuillez m'envoyer «ralii le Livre de Recette» do ta Levure Royal.• Nom—,.',; .;-—-'¦'¦¦";¦;.** - Rue-—„-¦-~ lu i Vllle- -Prov^ 76 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 Q.—J'ai 13 ans et je mesure 3 pieds, 0 pouces, quel est mon poids normal?Comment faire allonger mes ongles?Merci R.—Vous n'êtes vraiment pas bien grande, s'il n'y a pas d'erreur dans votre lettre, ou dans votre mesure.Je suppose que vous pesez une soixantaine de livres, au moins.Si vos ongles refusent d'allonger, c'est que vous manquez de chaux, de vitamines, il faudrait surveiller votre alimentation et demander un tonique à votre médecin.Q.—J'ai un enfant de 2 ans qui se réveille toutes les nuits, demande un verre d'eau, pleure, et cela me rend à bout.Il a toujours été pleurard et sans appétit.Le docteur ne voit rien.Dehors, il mange de la terre, du gravier, du papier à pleine bouche.Je le tape et c'est toujours pareil.11 comprend, niais c'est plus fort que lui.Je trouve ça bien fatigant, c'est mon plus vieux.Marie-Blanche R.—Je serais bien surprise que votre petit ne manque pas de chaux.Lui avez-vous donné et lui donnez-vous encore des huiles vitaminées (Osto-geno, Vigogene, ou quelque chose de semblable)?.A 2 ans, vous pourriez encore le mettre dans un petit parc à bébé, plusieurs heures par jour, pour votre tranquillité.Il serait en sûreté, avec les seuls jouets que vous lui donneriez, ainsi il passerait cette mauvaise habitude de tout manger.Pour qu'il recouvre son appétit, donnez-lui un peu moins de lait et variez beaucoup son alimentation: céréales, légumes de toutes sortes en purées, bacon, steak haché, foie de veau un jour ou deux par semaine, bananes écrasées, compotes, et tout cela à heure fixe.11 faudrait absolument lui donner de l'huile et du jus d'orange ou de tomates, tous les jours.Ne lui donnez pas à boire la nuit.Assurez-vous qu'il est bien couché, que riiMi ne lui fait mal, et ne vous levez pas.11 pleurera encore une nuit, deux, trois peut-être, mais l'habitude passera quand il verra qu'il ne gagne rien.Il devrait faire une sieste encore l'apre -midi et le soir être mis au lit vus 7 heures.C'est le régime normal pour un enfant normal.Bonne chance, petite maman, ne vous découragez pas, mais soyez ferme.lisï ileum m mmm lâïiiiiis Tous les consommateurs qui conservent en entrepôt de la viande rationnée doivent déclarer par écrit, au bureau de rationnement le plus rapproché, la quantité de viande rationnée qu'ils avaient en entrepôt le 10 septembre 1945.Les viandes rationnées sont toutes les viandes "rouges" ou cuites, les viandes en conserve ou de fantaisie.La liste complète des viandes rationnées se trouve au Tableau des valeurs de coupons de viande.On peut s'en procurer des exemplaires à tous les bureaux de rationnement.ON DOIT REMETTRE DES COUPONS POUR LA VIANDE EN ENTREPOT Les consommateurs doivent remettre des coupons, et cela au taux de 2 livres par coupon, pour toute quantité de viande en entrepôt excédant au total 4 livres pour chacune des personnes de la maison.On n'est pas obligé, cependant, de remettre plus de la moitié des coupons "M" des carnets de rationnement des personnes de la maison.SERVEZ-VOUS DE LA FORMULE SUIVANTE RU-218 SERVICE DU RATIONNEMENT —COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE Déclaration de consommateur pour la viande gardée dans un entrepôt frigorifique commercial.Le déclarant doit l'envoyer à la Succursale du rationnement dans les 30 jours de l'introduction du rationnement de la viande.Nombre de personnes dan6 la maison.CARNET DE RATIONNEMENT No 5— Lettres préfixe» et No de série (CarnH du Déclarant) NOM DU DECLARANT.ADRESSE.romnris moi- même, les engages et les pensionnaires Ma ru* ou R.R.Na Villa Ml •llllia IWinra No du lit.1.NUMÉRO DE SÉRIE DU CARNET DE CHAQUE PERSONNE 0 N«a ?Non ?Nom Noor ¦ H ?(Si l'espace est insuffisant, utilisez les earrés «lu verso) 2.Poids total (livres) de toute la viande rationnée en entrepôt au début du rationnement de la viande en 1945 3.Déduction de 4 livres pour chaque personne.X 4 fNaaibra de perionn.») 4.Différence entre les item (2) et (3) pour laquelle il faut remettre des coupons de viande.5.Total des coupons de viande requis pour le total net (item 4) à raisen d'un coupon par 2 livres (poids brut) 6.Total des coupons de viande remis avec la présente (étant le nombre requis), mois ne dépassant pas 50Çr du total des coupons Si des carnets de rationnement des personnes demeurant dans la maison 7.Nom et adresse de l'entrepôt frigorifique Commercial où la viande est entreposée .livres .livres .livres .coupon» .coupons _ # B Adrtlli .Je, le declarant ci-dessus, par la présente certifie que les chiffres donnés ri-dessus sont vrais et exacts et donnent un rapport complet de toute la viande que je possède, contrôle ou garde duns n'importe quel Compartiment d'un édifice commercial ou entrepôt frigorifique au début du rationnement de la viande en 1945.Date.1943 .r}/-»T*r- c • 1.il Sirnitui.du drrliranl REMARQUE: Suivant 1 ordonnance de la Commission, les exploitants de compartiments ou d'entrepôts frigorifiques commerciaux sont tenus de rapporter ù la Commission les noms et adresses fies personnes à qui ils ont loué des compartiments pour l'entreposage de la viande.DECOUPEZ, complétez et adressez cette formule au Bureau de Rationnement le plus rapproché LES PROPRIÉTAIRES D'ENTREPOTS DOIVENT INFORMER LA COMMISSION DES NOMS ET ADRESSES DES PERSONNES AUXQUELLES ILS LOUENT DES COMPARTIMENTS.— ADMINISTRATION DU RATIONNEMENT- LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERR Octobre 1945 Le Bulletin des Agriculteurs 77 78 Le Bulletin des Agriculteurs Octobre 1945 GARDEZ VOS CABINETS LA GILLETT DÉTRUIT COMPLETEMENT LE CONTENU ET LA SENTEUR "^"oS cnbincts extérieurs sont toujours propres et inodores et vous n'en avez pas honte quand vous employez la Lessive Gillett.Il suffit d'en saupoudrer une demi-boite—non diluée—une fois par semaine.Tout disparait — contenu et senteur! La Gillett est aussi très utile comme désinfectant et désodorisant dans les bâtisses de ferme.En solution*, elle constitue un excellent nettoyeur que l'on peut aussi vaporiser.et permet de faire savon de ménage à le pain Vous ne saurez vous passer de la Gillett dans la cuisine quand vous verrez avec quelle facilité elle enlève la saleté et les graisses, dégage les renvois d'eau obstrués un excellent moins de le Achetez-en une ou deux boites aujourd'hui même.Elle épargne du travail et de l'argent."Ne faites jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude.L'action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.VOICI UNE PRECIEUSE BROCHURETTE GRATUITE te Contient d'utiles conseils sur la façon de dégager les renvois obstrués, de faire du savon et de nettoyer facilement et complètement les cabinets extérieurs avec la Lessive Gillett.Explique comment nettoyer et entretenir les bâtisses'de ferme et l'outillage de laiterie.Pour votre exemplaire "GRATUIT, écrivez à Standard Brands Ltd., Fraser Ave.& Liberty St., Toronto, Ontario.2)emanJeâ dé e noâ abonnée L CHJNSONS Mlles Rita Prévost, St-Paul de Montmagny: J'attendrai toujours mon soldat, Mu b< ll« Anita, ang, et fr.Coleltc Laltfvtèro 721fi rue Chnrnhnrd Montréal : Le rôve passe.Berceuse de Jocclyn.Aline Desjardins, Ste-Paula, Cté Matapédlo : On n'n pas tous les jours vingt nns.Le chemin des amours.Marie-Pau le Duchesne, lie rang, Rlmouskl : Mrs derniers nveux, Tico tico.Amour amour amour.Jacqueline Bertrand, L'Orignal, Ont, r.r.nu 2 : L'alouette tlu matin.Chanson «le Ma rie-Au-toi nette.Jeanne-Aimée Desjardins, Ste-Fé-licite, Cté M a tune : Ma blonde «le la vallée.Les rêves sont de plus en plus charmeurs.Jeanne Morissctte, 3U5i) est, rue Ontario, Montréal 4: Reviendras-tu un jour dans la vie, Enterrez-moi dans la prairie.G liberté Beau-Heu, St-Guy, Cté Rlmouskl : Victime de la guerre, Madone écoutez ma prière.Aline Naud, St-Méthodc, Cté Roberval: Ma fiancée s'appelait Marguerite, Je ne connais que ces mot.s.Lu cet te Pou! in, Clayton Lake.Maine : Baisse ton pistolet, Rosalita en fr.Rhéa Lcbcau, St-Lucien, Cté Drummond : L'adieu du marin.Les souvenirs sont des fleurs.Lau-renciu Trudel, r.r.nu 1, St-IIenri «le Mnseourhe.Cté l'Assomption : Faut pas faire son fin fin, D*ont fence me in, en f r.Vic tori ne Picard, St-Aubert de L'Islet: Tu voudrais me voir pleurer.Stella Talltot, Ascot Corner : Baisse ton pistolet.Les cloches sonnent pour notre bonheur.Yolande Lemire, Si-Bruno de Gui-gues, Cté Témtscamlnquc, Run*; :i : Les trois couleurs, Ailitti ma bien aimée.Paulyne Dalglc, Ste-Anne de la I'érade.Clé Champlain: Begin, en fr.Coca-Cola.Gertrude Ouctlettc, St-Adalbert de L'Islet : Le plus beau refrain de la vie.Bury me out in the prairie.Pauline Vachon, PrlnccvIIle, Cté Arthabaska : Quand je suis près de toi, Amour.Clémence Roussy, Si-Félix Dalquicr, Ahilihi: Enterres-moi dans In prairie, Ma fiancée s'appelait Marguerite.Cécile Létourneau, St-Come, Cté Beaucc: Sur deux notes.L'amour d'une brune.Augusta S.D.S.c.p.10f,.Village Huron: Le bonheur est un oiseau, Bégim-lla, Noëlle Bérubé, Ste-Paule, Matapéilia : Tu voudrais HIC voir pleurer.Les trois couleurs.Cécile Bioux, fille de Joseph, St e-Françoise.Cté Rivière du Loup : Ne me méprise pas, Adieu donc chère Léon le.Yvette Plante, Pabre, Cté Témlscamlngue : J'aime mieux mourir que de te voir partir.Good bye little darling, Yvette Ham*, lin.Fab re, Témlscareingue: J'aimerais à être mineur.Pour être adorée comme une fleur.Marguerite Rloux, Ste*Françoise, Cté Rlmous-ki : Valsons donc In belle.Colin et Cécile.Ginette Courchcsnc, Su-Kita, Cté Rivière du Loup: L'himndelle fuit en Angleterre, L'hirondelle du faubourg.Jeanne d'Arc Lnfranco, rang 10, Ha r ran te.Abitibi : Maman je l'aime, Ln mort d'un cowboy.Béatrice h :¦.!.St-Honoré de Beaucc : N'oublie jamais ta prière.Dolores V'enne, Osséo, Ont: Vi.ilâ les voyageurs Bugcnc rêves sont Talbot, »:al. Octobre 1945 Le B u 1 I c t i h des Agriculteurs 19 pmds r*rde »"» >«•"* ,,lru"- *•** '•"•mi H,.rvill.-; I.n mort d'ui cowboy I • Canadien» en Slellc.Andrf Oud-m st-Ulrie.r.r.n" I.Ct* Matant» Un bal- „, , .t.Lettre «Tu.ddnt canadien Mm.s il .m- llaataraebe, Joaroea, Ont: U manu» i < wddat, ehanaon de l'aveu «V F,.r„.Dufreiae.I.ae Castaxnier.Cta Abiti- ll.-im.'n.'-Kil'I.i Doldoc, Malai ti.\y,.: Petite antic il faut que je l oaitte l'ii->i-l- nmi dan» tea bran.John Hubert.rr .i.I.n.hiilc.Ct* Ancentculll Je par pour l'Anidclcrre.You arc my aunahlne.[.«ion i:,.ni ii.Thctford Mine», 1« rue Blnl •i.¦ routerai fidèle, liodl»-mol que ,„•.„.i'.A.arand'Mntaon, Rlvliro du lion: Tleo Ilea, Don't fence me in.en fr., :Ri:sroxn./.\"rs MM,., v tgti La S.D.S.case postale 104 Vfllsec Huron, r»o sns, cultivé et distingue.Kachcl llotiffard, St-Norbcrt, Cté Arthabaska: ! sbleanc LcsMird, Route 4.Autliiei Cl« Abilibl : tr*.'JO ans.Claire Leblanc, 8t-i, Clo tlolleeluuuw: 22-27 «n».Roee- Drnpcnu, Berry, Colonie IS, Abltibl: R| 11,.-ii"|Mi-lr r*->lntile.St-Pierte, ttt- Montmaeny.Fleurette, poste restante, St- Pierre Ct4 Montmnirny.Marguerite, poste St-PIcrre, rite Naùcau, St-Ju-t de Bretinlere* i tny, Germaine Plante, Mont-Joli •¦.'i sas* Dcsnebjrcs Smith.DuKucscHn, Cté «.i :'.ans Line Audit.Bévltfny, Ote-Ju-tin-, Ct« Dorchester : 1H-25 an t.Jeun ni ne A.!:.Snlnte-Pumllle, Ile tTOrteuruii 24*30 an-, Susonne Boldue, Sainte-Famille, II»* d'Or-nmt.Mimi La venture, SA rue Wellincton Sud, Kppt 2, Sherbrooke l 80-40 nu.Ut ml Damlen, Poète restante, St-Fran-{ob crswmiHlotm>nt ct siKnccs tlti nom M Kiirs auteurs.Les lettres qui ne respcçtcronl pas ces conditions Beront mines de côté.Chaque lettre ¦nutd c"nll'nir «"'"ne seule de-LA REDACTION r.Vt y a feùc& cOzvui eut ENTERPRISE cfroce Ca> vue (te %evMe Beaucoup plus en effet; Il y a la compétence des ingénieurs des poêles ENTERPRISE à dessiner ces détails additionnels, sources d'un meilleur rendement.Oui, dans le poêle ENTERPRISE, vous verrez en un coup d'oeil l'élégance de ses lignes, ses commodités modernes.Et pendant /[ WT A AUCUN SUBSTITUT POUR THE ENTERPRISE FOUNDRY CO.LIMITED des années vous jouirez d'une cuisson parfaite et égale.Vous serez émerveillés de ses qualités du bon vieux temps — qualité des matériaux-, excellence du travail de fabrication.Voyez un ENTERPRISE avant de vous décider à l'achat d'un poêle.SACKVILLE, N.B.3» POÊLES • CHAUFFERETTES • FOURNAISES .j, t.1 JEMMM l \: .: : IS SI votre abonnement est échu ou le devient prochainement, ne manquez pas de nous adresser votre renouvellement Beauté et Qualité c'est pourquoi les ménagères préfèrent un oeie II! 1 if— r~ m J âtez-vous de commander VOTRE SYSTÈME DE CHAUFFAGE "L' ISLET" À AIR CLIMATISÉ m L n'y a aucune rarson pour que vous et votre famille ne puissiez jouir d'une température M confcrtablc dans toutes les pièces de la maison en toute saison de l'année.La Fonderie Q de l'Islet met aujourd'hui à votre disposition un système de chauffage qui convient à vos besoins, que ce soit un système avec registre central, un système à air climatisé qui force la circulation de l'oir chaud ou de l'air froid et la filtre en même temps.Ce système vous assurera confort, santé et économie.Il ne vous en coûte rien pour obtenir une estimation de ce que vous coûtera l'un de ces trois systèmes à air climatisé.Vous n'avci qu'à nous foire porverir un plan élémentaire de votre maison.Notre bureau d'experts l'étudicra attentivement rt vous conseillera le système qui convient le mieux.Il n'y a aucune obligation de votre part et nous serons toujours heureux de vous aider à résoudre votre problème de chauffage.T le poêle MONTCALM, illustre ci-contre, est un exemple typique de cotte beauté et de cette qualité.Ce modèle réunit à merveille la distinction du style et le modernisme des lignes.Spacieux, pratique, facile d'entretien, ce mognifique modèle "BUFFET" possède un grand fourneau, un réservoir, un compartiment pour ustensiles et un réchaud élevé.Vous pouvez désormais vous procurer ce modèle; n'oubliez pas de vous rendre à l'un des magasins "L'ISLET" ou chez notre représentant le plus rapproché.Vous y obtiendrez tous les renseignements désirés et vous y verrez également d'autres modèles qui pourraient mieux convenir à vos besoins.•y MA G À S-IN S 1 0 0 0 AGENCES P O U R.V O US S E R V I R
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