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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 1 novembre 1947
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1947-11, Collections de BAnQ.

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Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 à lraccalia^t deA, tyeteâr led, 6&& fît l'DlIflil j -:n\ê\\\£Wm iff FARMALL A : Un tracteur A 1-charrue, 1-rang, avec "cut-ti-vl&ion".Laboure 3 â 7 acres par jour.Cultive de 14 .i 17 nerc* par jour.Aussi le r ARM-ALL AV (hitjh-clcarancci pour travailler sur les rcco.tcs hautes ou les récoltes sur carres hauts.L,E SYSTEME de culture Farmall est d'institution canadienne ayant sa souche dans le sol; sur votre ferme, sur les fermes de vos voisins.Les probabilités sont que votre ferme est l'une de plusieurs milliers d'autres qui jouissent du travail mécanique de la force motrice et des machines Farmall.Alors vous savez comment le Système Farmall a aidé à augmenter la production, à accélérer votre travail dans les champs, et vous a donné plus de loisir et un travail plus économique; et, assure une plus grande économie avec sécurité pour vous et VOtrd famille."L'équipe" qui a permis ces bénéfices à l'agriculture canadienne, se compose de cinq modèles de base de tracteurs Farmall — une grosseur pour chaque ferme — ainsi qu'une sélection sans fin de machines agricoles Farmall conçues spécialement pour chaque région.L'ESPRIT DE SERVICE Les marchands d'outillage agricole- I.H.constituent le point de liaison do notre compagnie avec vous.Il y a un marchand I.H.dans votro voisinage Cost un bon homme à connaître.Il complète les ventes de tracteurs et d'outillage Farmall grace â un assortiment complet de pièces de rechange et â un service adéquat.Les machines Farmall — s'atta-chant vite, du type monté ou tiré — s'adaptent aux fermes de toutes grandeurs et de tous genres, de même qu'à toutes récoltes et conditions du sol.La demande pour les nouveaux Farmalls dépasse encore de beaucoup la production, surtout pour le nouveau Farmall Cub populaire et le robuste Farmall M.Une telle popularité est le résultat de la grande satisfaction obtenue par qui s'en sert.Comme tous les fermiers le savent — LFS FARMALLS VALENT LA PEINE QU'ON LES ATTENDE — De nouveaux perfectionnements se font continuellement dans le Système Farmall—Voyez-les venir ! INTERNATIONAL HARVESTER COMPANY OF CANADA LIMITED Hamilton C n'ar'.o FARMALL B, typc-trlcyc'o (et BN a croissant étroit) pour cultivor 2 rangs.Même fort moteur quo sur sur le FARMALL A.Fonctionne sur 7 â 10 gallons d'essence par jour.-FARMALL est une Marque de Commerce déposée.Rappelez-vous — Seul International Harvester fabrique les tracteurs Farmall FARMALL H ost Ideal poor la fermo moyenne d'un quart do section.Tlro une elinrruo a deux vcrsolrs de 14 pouces sous conditions normales.Cultive jusqu'à 35 acres de blé-d'lndc par jour.— Cinq vltossos avant, sur caout- cho ic.Aussi lo FAR-VIALL HV (hlgh-clcaranco) pour trava I- Icr les récoltes hautes ou récoltes sur carres nauts.FART.ALL M tir une charrue a trois ver-soirs de 14 ou 1G po I-ces; pout t'attache* aux plantours et c Itlvitcurs â 4 rangs o t in arracheur do ule-d'lndo a 2 rangs.Auisi lo FARMALL Mv «high-clcarancol ; FARMALL MO iD.oiel); FARMALL MVD.INTERNATIONAL HARVESTER Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 "CETTE FOIS, Bl f PERD SON LATIN.99 r.i n ''Il y perd son latin, son pari et sa balance .Pauvre ignorant, il ne savait donc pas cju'une poule qui se respecte n'accepte rien d'autre que les nourritures PIONEER .Du même coup, il aurait dû savoir que j'étais trop robuste, trop bien portante, pour me peser sur une balance aussi faible.Il a voulu parier quand même, tant pis pour lui! Personnellement, je suis très fière de mon poids, qui me permet une ponte abondante.Je me félicite d'être assez favorisée pour avoir toujours sous le bec la moulée de ponte PIONEER Big 3." RECONNUES PROFITABLES Pour fous renseignements adressez-vous à PURITY FLOUR MILLS LTD.ÉDIFICE BOARD OF TRADE 300 R'JE ST - S.'.CREIV.ENT _ MONTRÉAL.P.Q.L'usine de la Corr-pannic premier Peat Moss Lid, lie Vcitc, P.O.Sous couvcrtuic, la production s.- poursuit sans arrêt durant douze mois.Avec ses deux autu; touibièrcs de Cacuu.a et Rivière-cu-Loup, la compaçnic produit annuellement 15,000 tonnes de tourbe.DE LA TOURBIERE AU POULAILLER JLJ A méthode do litière permanente, quoique peu généralisée dans le Québec, a consacré la valeur de la tourbe.Jusqu'ici, tous les aviculteurs qui l'ont employée n'ont qu'à se féliciter de cette pratique.Les nombreux avantages à retirer de la tourbe-litière sont corollaires l'u;i de l'autre et conduisent tous à une plus grande chance de succès dans l'élevage des volailles.La tourbe possède un fort pouvoir d'absorption de l'humidité (20 fois son volume) et maintient les poulaillers Ur coin de la tourbière de l'Ile Verte.Les fossés qui sillonnent la tou bière sont gén.-;a!emcnt tracés quelques an'iées l ''avance.A l'arrière plan, les séchoirs à ciair;-v c }es milles de rails permettent d'at-t irdrc .lienurt tous les coins de la t .: b i ère.Les fossés tracés à la machine sont entamés à la pelle.Le travail est plus Ions mai» en obtient des blors de tourbe ayant toujours les mêmes dimensions ou à peu pics. Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 17 plus secs que tout autre litière, enrayant ainsi plusieurs maladies.Son état d'acidité entrave le développement de certains germes pathogènes.Si l'on ajoute à cela une profitable de la tourbe.Il importe d'en connaître l'origine et la formation.La mousse de tourbe fpeat moss) est une végétation particulière aux Le ItàVil Cit méthodiquement organise'.Chacune des opérations est effectuée par des équipes airrerentes.Une fois que la tourbe est extraite, on la transporte sur le lieu du séchage.plus grande chaleur fournie par la tourbe, l'on constatera que cette litière contribue à maintenir les locaux dans l'état le plus sanitaire qui soit, état qui se manifeste dans le rendement des oiseaux : ponte plus forte, diminution de la mortalité, profits plus élevés.En plus de ces avantages qui lui sont exclusifs, la tourbe réduit le travail, n'obligeant pas à de fréquents changements de litière : la tourbe peut durer de six mois à un an.De tous les aviculteurs qui emploient la tourbe comme litière permanente, combien connaissent l'origine de ce produit et les diverses opérations auxquelles on doit le régions plus ou moins froides et résultant de l'accumulation de débris végétaux en profondeur et sur des étendues considérables ; la profondeur peut aller parfois jusqu'à 20 pieds.La tourbe extraite dans le Québec est de toute première qualité, à preuve la forte demande de la part des pays étrangers.La région du bas du fleuve, particulièrement aux environs de Rimouski.est très riche en tourbières.Actuellement, on envisage la possibilité d'exploiter la tourbière de St-Fabien qui, au dire de scientistes de l'Institut Botanique d'Amérique, fournirait un produit de grande valeur.Le séchage sur le champ est une opération importante.La vitesse du séchage dépend du degré d'exposition au soleil de l'état de la tourbe lors de son extraction et de la facilité de circulation de l'air entre les blocs de tourbe.Une exposition prolongée durant l'hiver raffermit la tourbe et l'assèche plus profondément.soumettre depuis son extraction jusqu'à son utilisation dans les poulaillers ?Les sols organiques sont de deux catégories, suivant leur degré de décomposition et la végétation qui y pousse : les terres noires (muck), parfaitement décomposées, et les sols de tourbière (peat) dont les débris végétaux sont encore à l'état brut.Cette dernière catégorie nous intéresse particulièrement mais tous les sols de tourbières ne se prêtent pas également bien à l'extraction L'exploitation de nos tourbières date de quelques années.En 1939, on ne produisait que 900 tonnes de tourbe.Aujourd'hui, cette production se chiflre à plus de 20,000 tonnes d'une valeur de $303,000.Incidemment, Québec vient au second rang des provinces canadiennes pour la production de tourbe, la Colombie Britannique se classant bonne première avec une production double de la nôtre.Ici, il convient de signaler l'impulsion qu'a donnée la Compagnie Protégez votre maison et bâtiments contre le feu avec des bardeaux d'asphalte à surface minérale mmem / £eà m Papiers à Toiture • Papiers à Lambris • Papiers Goudronnés • Papiers Asphaltes • Feutre Isolant • Bardeaux d'Asphalte et Lambris d'Asphalte "Kollbrick".Demandez à votre fournisseur les produits BISHOP ASPHALT PAPERS LIMITED Etablie en 1885 Bureau-Chef! Moulin à papier et Manufacture à Portncuf Station, I*.Q.Succursale, Bureau et Entrepôt à 1G2 rue Saint-Paul, Québec, P.Q.il POUR SB» UNE m gs*aLy HAUTE PRODUCTION ECONOMIQUE m.LES RATIONS LAITIERES "CHAMPLAIN" Il est évident que durant la saison d'hiver le troupeau laitier a besoin d'une alimentation appropriée.C'est le seul moyen de maintenir une production élevée et d'augmenter vos revenus.Pour obtenir ces résultats les éleveurs d'expérience servent à leurs vaches les fameuses rations laitières "CHAMPLAIN".C'est le secret de leur succès.Vous réussirez tout aussi bien si vous adoptez le même programme.Les rations laitières "CHAMPLAIN" sont fabriquées par des manufacturiers de confiance, possédant un outillage moderne.Elles ren-mont tous les ingrédients nécessaires à une haute production.EXIGEZ TOUJOURS LES RATIONS LAITIERES "CHAMPLAIN" MAISON' f.ONOrE.tfV 1906 18 Le Bulletin de s Agriculteurs Novembre, 1947 o o DITES-MM)!.comment pourvoir au temps je ne pourrai plus travai ou Le cultivateur qui entrevoit sans crainte le temps où il lui deviendra impossible de travailler dans les champs est celui qui a su pourvoir à sa vieillesse au moyen de l'assurance-vie.Vous voulez peut-être un revenu suffisant pour vous permettre alors de prendre votre retraite?.Ou désirez-vous simplement engager des hommes et garder l'administration de votre ferme?Quels que soient vos rêves, un représentant de la Mutual Life du Canada peut vous aider à les réaliser au moyen d'une assurance donnant aussi dans l'intervalle toute la protection dont a besoi., votre famille.Permettez-lui aussi de vous indiquer les mille et autres manières dont l'assurance-vie Mutual Life à bas prix peut vous aider, vous et votre famille, à goûter une vie plus tranquille et plus heureuse.Communiquez le plus tôt possible avec le représentant de la Mutual Life du Canada le plus rapproché, par téléphone ou par lettre, ou bien écrivez au siège social, à Waterloo, Ont.MF-7F Assurance-vie à bas prix depuis 1869 SIEGE SOCIAL WATERLOO, ONT.i Premier Peat Moss à l'industrie de la tourbe.A elle seule, cette compagnie en produit annuellement en aviculture la tourbe se recommande aussi pour refaire la coucln; d'humus dans les sols, particuliè- Aptes I exposition à I sir libre, : mauvais résultats, 11 importe de poitrine, une abondance d'eau pro-sulvre à la lettre la proscription pre et de lait, des aliments chauds (i un vétérinaire qualifie.et nutritifs sont essentiels au suc-Une couverture pour le corps, des ces du traitement des animaux af-applications de moutarde sur la fectes.c :).\skï i/s sa ! s* >\ n i ::s{s La transition entre l'herbe et les aliments verts au loin sec et au in produit souvent une consti-n temporaire chez les animaux.A cetie époque de l'année, un éleveur devrait considérer l'emploi d'un laxatif pour le bétail.La : ndance moderne est d'abandonner : mploi des purgatifs violents et chimiques, excepté dans certaines : aillions.Sur les fermes en gérai, mieux vaut utiliser des ali-inents laxatifs aussitôt que les premiers symptômes de constiuation .sont observés.Pour les chevaux, un barbottage de son .ivec une poignée de sel d'Epsom est généralement i iricacc et c'est certainement la méthode la plus sûre.Pour les boas, il vaut mieux servir de la aine de lin deux fols par jour, uinsi qu'une poignée de sel d'Epsom sur les aliments une ou deux fois I«ir jour.Le son de blé remédie aux 'onstipations légères chez les porcs.Des que la température devient très froide, les animaux ont tendance à boire très peu d'eau.Chez les moutons, il s'ensuit quelquefois une agglomération d'aliments clans !e troisième estomac.Il importe donc que l'éleveur voie à ce que tout le troupeau consomme un supplément d'eau pas trop froide.Les barbeaux ou larves des oestres commencent a causer du trouble aux chevaux durant ce mois.Les petits oeufs jaunes que l'on a vus sur les pattes des chevaux en septembre dernier sont devenus des barbeaux dans l'estomac, où ils demeureront jusqu'au printemps prochain à moins qu'on ne les détruise.Malheureusement, ils ne sont pas faciles à tuer.Le seul remède efficace est le sulfure de carbone que l'on administre aux chevaux après un jeûne d'environ 15 heures.Le remède est un liquide chimique fort et il se donne en capsules.Nous conseillons toujours à nos lecteurs de prendre arrangement avec un vétérinaire pour qu'il visite, à une date déterminée, ' un certain district.Du même coup, il traite alors tous les chevaux de la région que l'on a eu soin de réunir sur une même ferme.Par ce moyen, le coût du traitement n'est que de 30 à 50 sous Par animal.C'est plus sûr et moins dispendieux que d'acheter le re- mède et de l'administrer à domicile.Il est reconnu que les chevaux traités sont moins sujets aux coliques et en meilleure santé durant l'hiver.Les éleveurs de dindes devraient se rappeler que les oiseaux qui ne sont pas encore prêts pour le marché, peuvent encore contracter l'en-téro-hépatite ou tète-noire.Nous voyons souvent des cas où des pertes surviennent en juillet et août, puis réapparaissent en novembre alors que tout a été normal en septembre et octobre.Le moyen de prévenir un tel événement fortuit est de garder les jeunes dindons loin des autres dindes et des poulets.La source et la cause de la maladie sont dans le fumier des poulets et il y a un réel danger d.contamination Là où les dindonneaux viennent en contact avec ces déjections.Au début de l'hiver, nous voulon; insister une fois de plus sur le réel besoin de s'approvisionner en vitamines A et D dont les animaux, % compris les volailles, ont besoin.Dès avant février nous recevons de." plaintes au sujet du mal de pattes de la diarrhée, etc., chez les porcs ainsi que sur des maladies variée, chez les bestiaux, les chevaux et le.volailles.Toutefois, ces pertes pourraient être prévenues si l'on servai: de l'huile de poisson aux volaille-: et aux porcs durant l'hiver, ainsi que du bon foin de luzerne vert aux bestiaux.Les chevaux devraient recevoir un supplément de carottes et du bon foin de mil dans lesquels ils trouveront les vitamines nécessaires à la protection de leur santé.En achetant l'huile de poisson, assurez-vous de payer pour un produit qui contient la vitamine garantie.Quelquefois, l'huile la moins coûteuse au gallon est la plus dispendieuse parce qu'elle no contient qu'un faible pourcentage de vitamines.D'ailleurs les bonnes huiles s'emploient en plus petite quantité que les mauvaises.A VOTRE SERVICE Si la p'aladi- attaque l'un rte vos animaux, n'hésitez pas à nous écrire.Le "Bulletin tics Agriculteurs" a retenu les services d'un vétérinaire rt'expe-rience pour répondre à toutes les questions rte ses abonnés.Ce spécialiste vous donnera rtans le plus bref délai possible rte précieux renseignements sur les moyens rte combattre la maladie rtans votre troimcau.Ce service GRATUIT est offert à tous 1rs a-bonnes du "Bulletin des Apri-culîeurs".Il suffit rte décrire aussi complètement que possi-Irc les symptômes rte la maladie, de donner son nom et son adresse et d'inclure un timbre de 4 cents avec la lettre.Notre spécialiste est toujours à votre service.LA REDACTION Faites plus D'ARGENT CET HIVER ! il '~* î COUPZZ PLUS DE BOIS GRACE A la scie-chaîne mécanique qu'un homme tout seul manoeuvre.P.M., la scie-chaîne mécanique qu'un homme tout seul manoeuvre, est une source de PROFITS PLCS ELEVES pour ceux qui coupent billots, "bois rte pulpe", poutres pour mines, ponts et la construction en général, traverses pour rails, po-icaux, piliers, piquets et bois de corde.I—LEGERE — nt pèse que 34 livres, réservoir compris.2—BIEN EQUILIBREE — facile à transpor-t*B iiiiiiTinrii '''" et •' faire fonctionner.AVm'Ji AlirN 3—ECONOMIQUE — 1 gallon de gazuline ni nu i fiuLj su(|U ||ulir s ,„.1|r(.s ta.,ravail.•1—COl'PF.aussi hien bois dur ou mou, bois gelé.5—SE PAIE D'ELLE-MEME.COMMANDEZ DES AUJOURD'HUI UNE P.AI.LA SCIE MECANIQUE QU'UN HOMME TOUT SEUL MANOEUVRE Pour tous renseignements, écrivez à voire distributeur ou adressez-nous le coupon ci-dessous.ONTARIO cl QUEBEC ALBERTA The Blair Equipment Company, Industrial supplies Ltd., 711 rue Wellington, Ottawa, Ont.10771 — lOlcme rue.Edmonton, Alto.SASKATCHEWAN COLOMBIE-BRITANNIQUE Favcrman llros.Ltd., P.M.Products (11147) Ltd.19 est, Sème rue, Prince-Albert, 8IS est.rue Hastings, Sask.VANCOUVER, C.lt.NOUVEAU-BRUNSWICK — NOUVELI B-ECOSSE John Kllburn, 153 rue King.Frcderlcton, N.-ll.I — 1 ~n~ i"T h~î 1ÏÏÏ7 >""t.TT).-(iTËPÎs > " I .US est.rue Hastings, VANCOUVER, C.-B., I Viii'.ll / me fournir tous renseignements sur la srle-ciiain I î ' M., indiquant prix et mentionnant le nom du distributeur I , I il us rapproché de chez moi.' 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Vlllo ou vlllags.j Comté.Province.^ 26 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 ï %,UltfDE PO«E ' - S STLAWRENCE ?^^~-^^^|Pv^ ¦ A*.l*rttviottu' transporte u çuarmt* *.t , t.piiielaud d'Ôha a OULEES DE PONTE Déclaration officielle Voici le record de M.II.//.Pitteloud éleveur R.O.P.il'Oka: 200 poules complétaient ieur année de Contrôle le 7 août dernier, sur une entrée de 250, avec une moyenne de ponte de 256.3 et un lai x de mortalité excessivement bas.soit 5 sujets sur le total de l'entrée.Les 50 autres poulettes terminaient leur contrôle environ un mois plus tard avec une moyenne de 267.5 oeufs.Ce contrôle ét.iit sous la surveillance des inspecteurs du Ministère Fédéral île l'Agriculture.I:n outre M.Pitteloud terminait la saison d'incubation avec une moyenne d'éclosion de 72%.C'est incontestablement un des meilleurs records encore établis.M.Pitteloud réserve tous ses oeufs d'incubation pour le couvoir certifié de M.A.Graton, d'Oka.("es chiffres officiels prouvent que de bons sujets, une sage administration et une ration Station "N", Montréal.Pellicules, spécial de Noël, finie-, a 25 S magnifiques agrandissements 5.1c.F.lco Photo.Markham, Ont.Machines a coudre a vendre et lingerie A la livre dans le neuf.A vendre i'i réduction.Demandez catalogue ;;ratl3.1.Hosario Faucher, st.Zacharlc, Que.CHEVAUX SOU FF I.E V X Nouveau et précieux qui enraye prompte-ment le souffle, la toux et la gourme des chevaux.Satisfaction absolument garantie.Par malle.$1.00.Très Importai)i de spécifier approximativement l'Age et le poids de votre cheval.Agents demandés.Adre ./.vous à T.!.Girard.Spécialiste île Voles Respiratoires, St-Félicien, Ctc Itoberval, ECREMEUSE—La Compagnie Jos.Côté Incorporée, de St.Ephrcm, Beauce.P.Que., la seule manufacture canadienne-française' est maintenant en mesure de fournir en !?~™„,;.r'imle Quantité les écrémeuses COTE d une capacité de 500.750 et 1000 lbs., donnant un écrémage parfait, fonc-tlonnant a la main ou A l'électricité.Cultivateurs Intéressés, écrivez pour pamph- MAGN1FIQUES CHAPELETS S2.30 CH.Valeur réguliers *3 !>3.Grains de COUleu: ronds ou obi m s avec mailles plaquées < ou argent.V hevz-lcs dés mnintena* comme cadeau de Noèl.Expédiés por payée, taxe comprise.Gnranlle de rem bmirsement.Envoyez mandat post TRANS WORLD AGENCIES, luG McGil Montréal, I.AGENTS POUR FAIRE DE L'ARGENT, vendez no: Cartes de Noël personnelles.40 pour ce:,' de profit net.Pour Informations : CARTE-DE NOËL Enrg.30, avenue des Chéni Québec.Poulettes âgées de 14 semaines Jusqu'l l'âge de ponte.Leghorns Blanches.Rock Barrées.New Hampshlres.Rocks Blanche-Sussex Légères, et quelques autres race: populaires.Aussi poussins d'un Jour si:', commande.Catalogue gratuit.Top Notcl Chiekerles, Guelph, Ontario.ATTENTION.Ceux qui souffrent d'eczéma maladie du foie, diabète, rhumastlsmc.épl-lepsle, étourdissement.d'cngourdlssomcn' et de malaise général, prenez un traite ment du fameux tonique "MATANOL" qu est fait d'un procédé spécial d'extraits de racines et d'écorces et vous aurez entière satisfaction.Avons besoin d'agents dan:, roui .1-; partles de I .province Propi sillon • Intéressantes.Ecrire n "MATOL RESEARCH LTD" 19 rue Dickson, Québec.METTEZ FIN A L'HERNIE Confort et soulagement positif.Méthode avancée.Pas d'élastique, pas de courroie centrale ni d'acl-r.Ecrivez, à Smith Manufacturing Co.Dept.C, Preston, Ontario.it HERNIE ?Une nouvelle Invention brevetée soulève et soutient tout comme une main humaine.Ecrivez pour renseignements Hand Lock Products, 116 King St.East Kitchener.Ont.TRAPPEURS, CULTIVATEURS.PrcncsT25 A 50 renards mensuellement.Résultais Immédiats.Secrets, drogues, collets s'obtiennent gratuitement chez l'Associai Ion des Trappeurs, La «aie, Yamaska, Que.4 sets de tcnrlagcs expédiés sur demande.Inclus* 0.25 pour dépenses.(lire ici la suite de la page 13) Une fois stsrilîi* a haute température, le jus est lefroidi puis amené par acs iuy»u; dans la salie a emballage.La mise en boite se fait dans des récipients de 20 onces ou de 105 onces suivant la demande du marché.Chaque boite métallique est revêtue d'une étiquette multicolore portant la marque de commerce "Mort Rouge '.La fabrication du jus de pomme est une industrie prometteuse de la province de Québec et un heureux complément à la pomiculture.Rendons donc hommage aux promoteurs de l'entreprise de Rougemont, la première du genre dans la province, et prenons un verre .de Mont-Rouge leur santé et à leur sucrés.FIN Les boite sont mises dans des caisses de deux douzaines, puis le jus de pomme "Mont-Rouge" est envoyé sur le marché. Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 31 Les Poussins de Qualité Supérieure r Rapportent de plus 18 ans d'expérience 18 ans de progrès 9 « 0° Ptes/ieg, lùztt note de hoA.Q&bartùeâ.Nous garantissons nos poussins mélangés à peu prés 50% poulettes et 50% cochets, si vous n'avez pas au moins 40 poulc'.tcs sir 100 poussins mélangés nous remplacerons la différence par des poulettes d un jeu-.POULETTES D'UN JOUR ET PLUS GAR/4 NTIES 90% POULETTES.— Si vous recevez plus que 10% de cochets, nous ic p'accrons la différence entre le prix des cochets et le prix des poulettes du suip.us de 10% par des poulettes d'un jour.Cependant la réclamation devra être faite avant les huit semaines de la date de la réception, et il faudra produire un certificat fait par un notaire et signé par deux témoins; aussi la garantie que vous n'avez pas acheté d'autres poussins ailleurs durant la saison.Vu 'a difficulté à t'ouver des employés expérimentés dans le moment, des erreurs fervent se produire.Nous ne serons donc pas responsables pour aucun dommage que I.' c'ienl aurait à subir dû à une cireur d'expédition dans le sexage ou dans la race, ou le retard dans l'expédition de la commande, ou aussi dans l'impossibilité de remplir la commande pour une cause eu une aulic.Vu la grande demande de poussins cette année, je vous demande de bien vouloir faire un 2émc et 3émc choix dans la race de poussins et la date de l'Expédition.Si à la date de l'expédition je n'avais pas toute la quantité de poussins dans la race demandée, je compléterai la commande par une autre grosse race de poussins de même valeur, afin de vous donner pleine et entière satisfaction.Nous garantissons nos poussins 100% vivants à votre gare de chemin de fer.Et toutes les pertes durant le transport du chemin de fer seront remplacées.Si une réclamation d Ornent fait nous est parvenue durant les 24 heures après l'arrivée des poussins.Aucune attention sera portée aux réclamations non signées f > I agent de la Cic d'Expresse.Commandez à bonne heure pour éviter tout désappointement.Un dépo de 10% est tout ce qui est nécessaire pour placer votre commande et la balance sur livraison, mais vous pouvez payer en entier si vous le désirez afin d'éviter les frais de collection du C.O.D.du chemin de fer.Je pourrais vous vendre toute la quantité de poussins que vous désirez et vous faire la livraison immédiate ou plus tard, vers la date qui vous conviendra.Nous donnerons 25 poussins GRATIS avec toute commande de chaque 100 poussins d'un jour, mélangés, ou poulettes de Qualité Supérieure Extra Profit, reçue et payée en entier d'ici au 30 novembre 1947.Nous donnerons 10 cochets d'un jour GRATIS avec toute commande de chaque 100 cochets de Qualité Supérieure Extra Profit, reçue et payée en entier d'ici au 30 novembre 1947.Nos poussins sont en bonr.e santé, forts, vigou-gourcux et pleins de vitalité.Les aviculteurs ont obtenu de vrais résultats avec nos poussin; 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j'en ai perdu une dizaine seulement; j'en suis vraiment content.J'ai vendu mes coqs à un bon prix et mes poulettes ont commencé à pondre.Voilà 7 ans que j'achète mes poussins chez vous, ce qui prouve que j'ai toujours eu entière satisfaction.Bien à vous M.C.M.G., St-Jean, Que.DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX 1948 LE PLUS IMPORTANT VENDEUR DE POUSSINS A MONTREAL 32 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 A LA SOCIETE ROYALE CONFORT RÉEL, DURABLE .et SUPPORT PARFAIT •litentui" B.F.GOODRICÏT Botte ANKtEFIT lacée de 12^ o Si vous faitci beaucoup de marche dan» drs endroits où il vous faut une botte imperméable .vnii-i lu bulle que vnu< rln-rrlie/.! 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quinziè-inc anniversaire de son existence, la section française de la Société Royale du Canada admettait dans ses cadres Gabricllc Roy, écrivain de grand renom et Léon Lorrain, auteur cl critique.En plus de "Bonheur d'Occasion," le premier roman du Québec à atteindre le vingtième mille et qui.à New-York, a paru à 700.000 exemplaires pour ' devoir bientôt être porté sur les écrans américains, Mme Roy a signé de nombreuses nouvelles à cachet bien distinct et une série de reportages hors-ligne publics dans le Bulletin des Agriculteurs.Dernièrement, à son arrivée en France, Mme Roy a reçu le plus chaleureux accueil de la gent littéraire."Bonheur d'Occasion," roman désormais célèbre, est édité à Paris par les Editions Flammarion.M.Léon Lorrain, écrivain, puriste, a toujours démontré, tant dans les affaires qu'en littérature, un grand souci de l'expression juste en vue de la conservation de la langue de nos pères, "sujet d'émerveillement pour le Français lettré".Son livre, "Etrangers dans la Cité," a valu à M.Lorrain d'être admis à la Société Royale.SHAWINIGAN, VILLE DE.(lire ici la suite de la page 11) m.rude étape des chutes de Shawinigan.Un an plus tard, lors de sa deuxième expédition dans le haut du Saint Maurice, le Père Butcux tombait dans une embuscade tendue p.;r les Iroquois et perdait la vie sous les balles ennemies.Les coureurs de bois succédèrent au Père Butcux dans la région de Shawinigan.Ils formaient un groupe pittoresque d'aventuriers hardis et débrouillards pour qui l'héroïsme était quotidien et dont les exploits ne se comptent plus.Des Groseilliers, compagnon de Radisson durant une quinzaine d'années dans les pays d'en-Haut fut l'un des plus fameux traitants de la Mauricle.Il passa la première fois par Shawinigan, en 1G57, pour déjouer les Iroquois qui tentaient par tous les moyens de bloquer aux traitants les routes conduisant vers les tribus amies.Plus tard, La Vérendrye reçut du gouverneur de Vaudreuil, en récompense de ses services, le renouvellement du privilège de traite des fourrures qu'avait possédé son père à la Gabelle, soit dans la région du St-Maurice, à partir de Trois-Rivières.Mais La Vévcndryc abandonna bientôt cette exploitation devenue trop onéreuse et Shawinigan retomba dans le silence.Tels furent les débuts de Shawinigan et l'atmosphère générale qui y régnait de 1650 à 1700.Mais ce qui devait faire la fortune de Shawinigan plus tard, beaucoup plus tard, ce sont ses chutes.Dans son livre "L'Epopée de Shawinigan", Gérard Filtcau résume fort bien les conditions existantes dans la province au XIXc siècle.Dans la plupart des pays civilisés, écrit-il, le XIXe siècle fut celui de la vapeur, des grandes inventions mécaniques qui ont révolutionné les méthodes de production et jusqu'au mode de vie.L'Angleterre, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis leur ont dû leur prospérité.La province de Québec et le Canada, malheureusement, n'avaient pu suivre ces pays dans la voie du progrès, car toute cette civilisation industrielle, était basée sur la vapeur, provenait de l'utilisation de la houille, matière première qui faisait totalement défaut dans le Québec.Par suite de cette absence d'un produit si essentiel, on avait dû se limiter a la petite industrie et se rabattre sur l'agriculture et le commerce.Mais là aussi l'horizon était limité.Bien que d'une immense étendue, c'est à peine si notre province peut offrir vin dixième de sa surface à la charrue, et encore une très grande partie de ces terres arables restaient Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs inaccessibles.Le commerce lui-même, assez restreint, n'employait qu'un petit nombre de mains, tout comme les industries forestières qui, faute de pouvoir organiser les moyens de transformation, en étaient réduites à vendre leurs produits à l'étranger et à l'état brut.Le pays était riche à l'infini en forces motrices produites par les (luites du fleuve et des rivières.Mais là encore, nouvelle difficulté : ces pouvoirs d'eau étaient ou trop éloignés des centres pour qu'on put les utiliser avec avantage, ou si puissants qu'ils présentaient comme un défi à la science de l'ingénieur." Et le résultat de tout cela, concluait l'auteur, c'était un pays extrêmement riche, aux neuf dixièmes inexploités, mais impuissant à retenir dans ses limites les énergies nombreuses qui eussent fait sa richesse.Par milliers chaque année, ses fils devaient s'expatrier pour trouver leur pain.Dans ces conditions, il était naturel que quelques hommes d'initiative songent à harnacher nos grandes chutes en énergie électrique pour pouvoir ouvrer au pays même des produits jusque-là exportés à l'état brut.Vers 1880.les Canadiens exécutent leurs premiers pas dans le domaine de la grande industrie dans le Québec.Cinq usines de pulpe existent alors au pays.John Forman en établit une sixième a Grand'Mère ; Alfred Dubuc, qui devait devenir le pionnier du Sa-iruenay et ouvrir cette vaste région à la civilisaf,on.songeait alors à y fonder une pulperie.Cependant la Montreal Cottons, alors présidée par le sénateur J.-L.Forget, s'établit à Valleyfield et les Dominion Cottons Mills à Montréal et à Ma- (TOg.L'élan était donné.Et voici qu'entrent en scène les grands promoteurs de l'électricité: T.-L.Béique, le grand animateur de la Royal Klcctric à Montréal.William Far-well, banquier de Sherbrooke, qui venait de former la North Shore Power, aujourd'hui partie du réseau de la Shawinigan Power, et Edouard Lacroix, alors entrepreneur aux Trois-Hivlères.A Shawinigan.Ul-déric Carignan et Nagégius Mailhot avaient fondé la Shawinigan Electric Light and Power.Us avaient obtenu le contrat d'éclairage de la ville des Trois-Rivièrcs et il ne leur restait qu'à obtenir des autorités le droit de développer les pouvoirs du St-Mauricc et de Shawinigan pour mettre leur entreprise en exploitation.Après maintes contestations entre la compagnie intéressée et à la suite d'un renversement du pouvoir à Québec, MM.Carignan et Mailhot ne purent finalement réunir les capitaux nécessaires à l'exploitation des chutes de Shawinigan.C'était en 1897.Le nouveau gouvernement, ayant pour ministre des Terres et Forêts, de qui relevait la question, l'hon.S.-N.Parent, avait majoré l'adjudication aux enchères des chutes de Shawinigan de $10,000 à $50,000 avec en outre l'obligation pour les acquéreurs de dépenser $2,000.000 dans les dix-huit mois suivant la vente pour l'exploitation du pouvoir et deux autres millions dans les douze mois suivants, sans compter le versement de $200,000 de salaires par année.A défaut de remplir ces conditions, la vente serait annulée et les $50,000 confisqués.Ces termes étaient vraiment trop durs pour le groupe financier de la Shawinigan Electric Light and Power, dont les capitaux étaient en majorité souscrits par de petits actionnaires.Finalement, les chutes furent adjugées, en dépit des conditions exorbitantes posées par le ministère à David Russell, fondé de pouvoir d'un financier américain.John Joyce, alors également secondé par John Edward Aldred, le véritable fondateur de la Shawinigan Water & Power, de la ville, et qui devait se distinguer dans le monde financier canadien.Après de nombreuses démarches aux Etats-Unis pour réunir les capitaux nécessaires à l'exploitation de leur nouvelle entreprise.M.Joyce et surtout M.Aldred eurent recours aux financiers canadiens et réussirent à constituer un groupe financier composé de David Russell, Herbert S.Holt, J.-L.Forget.William Strachan, Charles Archer, William Wainwright, W.B.Stephens, A.F.Gault, J.N.Greenshields.B.Shepherd, de Montréal, et H.H.Melville, de Boston, Thomas McDougall, de Québec, William Mitchell, de Drum-mondville, et William Farwcll, de Sherbrooke.Tous s'étaient déjà affirmés dans les domaines de l'industrie et de la finance et leur influence était considérable.C'est ainsi que la Shawinigan Water & Power fut officiellement constituée en 1898 et le conseil d'administration se composait comme suit : président, A.F.Gault ; vice-président, J.N.Greenshields ; trésorier, J.E.Aldred ; secrétaire, B.Shepherd ; directeurs, L.-J.Forget, John Joyce, Thomas McDougall et H.H.Melville.Après d'inévitables tergiversations, les travaux de construction de l'usine hydroélectrique commencèrent au printemps de 1899.Shawinigan n'était pas encore fondée.A peine y avait-il à cette époque deux résidences, celle du maitre des estacades et du juge Mailhot.Mais bientôt un petit village surgit presque du jour au lendemain, de simples cabanes pour loger les ingénieurs et les ouvriers chargés des travaux.Et aussitôt les ingénieurs établirent un embranchement de voie ferrée avec le réseau du Grand Nord pour relier leurs chantiers à Grand'Mère.Mais le chemin de fer du Grand Nord n'était rien moins, en dépit de son nom, qu'un service fatigué, aux horaires les plus fantaisistes.Ce n'est pas tout.Déjà les ingénieurs de l'entreprise manifestaient des soucis d'urbanisme qui laissaient la plupart des gens sceptiques, car tout était prévu sur une échelle qui semblait fantastique alors.Mais les promoteurs avalent de bonnes raisons de croire aux progrès de la future ville.En réalité, le projet d'urbanisme élaboré en 1900 a été appliqué dans ses grandes lignes et Shawinigan lui est aujourd'hui redevable de la belle ordonnance de ses rues et de l'emplacement logique de la plupart de ses industries.Les terrains de la compagnie furent subdivisés en lots bordant des avec LES ACCESSOIRES DOMESTIQUES Coleman Jouissez de plus de commodités et de confort dans votre intérieur.Coleman vous offre les facilités modernes pour plus de BIEN-ETRE sur la ferme.LAMPES Trois magnifiques nouveaux modèles de lampe viennent d'être créés par Coleman.Votre foyer sera plus brillant, plus clair et plus agréable avec une abondance d'éclairage Coleman.Il en coûte si peu pour tant de lumière ! 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l'un tics promoteurs de ce projeL lllttl il 1 Ç" lïucmm It lllEIC i mm Sûreté • Rendement • Longue Durée.servez a vos veaux fÉMÊÊÊÊë&Ê Elevage Moins Coûteux Novembre, 1947 avec MM.Vivian Burrill et James Mitchell.La ville comprenait alors une population de 3,300 habitants et de 4,500 avec la banlieue.Sis magasins, ses industries, son marché attiraient en fin de semaine 1 .; cultivateurs des villages environnants.La ville possédait en outre des églises, des écoles, un journal "L'Industriel", un bureau de poste, trois grands hôtels, une piste de courses de chevaux, une fanfare, etc.Tels furent les débuts de la ville.Le baromètre était à l'optimismi en 1905, d'autant que rien ne faisait présager la crise financière.' qu'elle traverserait deux ans plus tard.Il s'agissait en réalité d'une crise nationale affectant surtout les industries du pays, sans oublier celles de Shawinigan.Plusieurs réduisirent leur production et quelques-unes fermèrent leurs portes.En quelques mois cependant la situation s'était régularisée.Mais l'alerte avait été rude.La panique s'empara d'un grand nombre, si bien que la population baissa, durant l'année, de 3,300 à 2,000 dans la ville, de 1,300 à 650 à la Baie.Le quart de la population avait vidé les lieux et les propriétaires fonciers offraient leurs maisons au quart de leur valeur sans trouver preneur.A cette époque où les retournements de l'industrie étaient encore inconnus, l'affolement était d'autant plus facile que l'homme n'était pas encore rompu aux fantaisies des mécaniques qu'il avait créées.Aujourd'hui, Shawinigan compte 25,000 habitants et déverse le surplus de population qu'elle ne peut loger dans ses limites, dans les localités voisines : la Baie, Sainte-Flore et Almaville.Du reste, l'annexion d'Almavillc, le plus grand village du Canada avec une population de 5,000 âmes, est presque décidée.Shawinigan compte donc en réalité plus de 30,000 habitants.On y compte également une quinzaine d'industries importantes, notamment, outre la Shawinigan Water & Power, la Shawinigan Chemicals Limited, la Consolidated Paper Corporation, l'Aluminum Company of Canada, la Wabasso Cotton, la Canadian Carborundum, les Canadian Industries, la Canadian Resins & Chemicals, la Shawinigan Stainless Steel, la Shawinigan Foundries, etc.La ville compte quatre paroisses catholiques, deux églises protestantes, sept hôtels, une douzaine d'associations et clubs divers, une Ecole Technique, cinq journaux hebdomadaires dont un en anglais et une revue bi-mcnsuelle.L'activité y est intense dans tous les domaines.En un mot, Shawinigan est prospère.FIN Au Canada, les chiens semblent plus friands des aliments en | conserve que les hommes.Il se vend annuellement 20,000,000 de boites de conserves pour une population canine de 1,500,000.Dans l'Inde, au cours de la lune de miel, le jeune mari lançait pardessus les toits les pantoufles rouges de la mariée pour indiquer aux amis que les visites seraient indiscrètes.De là notre coutume de jeter les vieux souliers après les nouveaux mariés.Moiilèe bu Cubes pour Veaux le substitut parfait de lait entier Bl.itchford Feeds Limited.Toronto Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 35 QUEBEC, LA BELLE INCONNUE (lire ici la suite de la page 14) toutes les provinces du pays possèdent des sites enchanteurs ayant leur cachet particulier.• * * Nous savons maintenant pourquoi les touristes viennent chez nous : l'atmosphère française, les sites pittoresques, le goût du voya-.autant de facteurs dont la coordination et l'agencement sont né-'•r.saires pour augmenter le flot des voyageurs.Le tourisme est le moyen tout indiqué pour effacer les préjugés des visiteurs à notre égard.L'Américain moyen ne connaîtra le Canada français qu'en autant qu'il lui sera possible de vérifier sur place la fausseté de ses opinions.Après une visite de quelques jours dans le Québec, aucun des étrangers ne retournera chez lui convaincu que notre province était telle qu'il l'avait imaginée.Pour cela, il faut que tous, citadins et ruraux, coopèrent pour montrer le vrai visage du Canada français, celui du progrès et du modernisme, mais aussi celui de nos traditions.D'ailleurs, c'est bien ce que veulent les Américains, se tremper dans une atmosphère française.Alors, ils constateront que notre population ne se compose pas que "d'un ensemble bucolique de paysans qui vivent dans une zone arriérée soustraite à l'influence du XXe siècle." Au lieu de 300,000 visiteurs, c'est 1.000.000 que nous devrions avoir annuellement.A ce taux-là, notre province serait vite connue et ne ferait plus partie d'un "monde à part" comme on se plait à le croire en certains milieux.Avons-nous déjà pensé que les mêmes raisons qui amènent les touristes dans le Québec pourraient les inciter à n'y plus revenir et même à nous faire une mauvaise publicité.Ces raisons se rattachent toutes à un seul fait, celui de notre cachet français que l'on s'ingénie par trop de façons à cacher.Imaginez que vous allez séjourner durant quelques jours aux Etats-Unis et que vous vous proposez, tout en vous récréant, d'étudier la mentalité des Américains, de vivre leur vie.Aimeriez-vous que l'on vous reçoive là-bas comme si vous étiez encore dans le Québec ?Aimeriez-vous que l'on vous serve, dans les restaurants, des mets exclusivement canadiens ?Non, vous voulez connaître les moeurs et les habitudes américaines et, conséquemment, vous apprécierez beaucoup mieux l'hospitalité de nos voisins s'ils vous traitent comme l'un des leurs.De notre côté, chez nous, pourquoi ne ferions-nous pas de même à l'égard de nos visiteurs ?Régalons-les de mets typiquement canadiens, invitons-les à vivre notre vie, même si ce n'est que pour quelques jours.Ne craignons pas de les désappointer car c'est ce à quoi ils s'attendent.Le cachet français de notre province, pourquoi le reléguer au second rang sous le prétexte du modernisme ?On déplore généralement une trop grande tendance vers l'américanisation, faite surtout dans le but de plaire aux visiteurs.Maintes fois il nous a été donné d'entendre de la part d'Américains des remarques qui n'étaient pas du tout à notre honneur: on nous blâme de voiler notre réelle identité, notre personnalité canadienne-française.C'est à croire que l'on a peur de paraître Canadiens-français ou de parler de nos origines françaises.De tels faits déplaisent réellement aux touristes qui ne manquent pas de manifester leur surprise: "Why don't they show us their real characteristics" ?ou encore : "We came here to see something about French Canadian people and wherever we go we don't see much about it." •* Inutile de parler de Montréal car là, dans la deuxième ville française du morde, tous savent que l'anglais est quasi de rigueur dans les en-endroits publics.Mais qu'on le veuille ou non, Montréal est encore une ville française .Alors, pourquoi s'efforcer à le cacher ?A Québec, on peut constater la même tendance quoiqu'il soit à peu près impossible de voiler le caractère français.Heureusement ! La même constatation vaut pour les centres de moindre importance.Si la place est quelque peu achalandée et sous prétexte que ça fait plus business, on ne craint pas d'afficher une mentalité qui jette une note fausse dans le cadre de la vie québécoise.Et nos gens agissent ainsi seulement pour plaire aux visiteurs.S'ils savaient combien lit sont loin d'atteindre leur but.Qu< tous comprennent donc que le naturel du Québécois, tant citadin qui rural, attirera phis' de touristes oi du moins les contentera plus que s nous nous efforçons de les imiter Donnons-leur au moins l'impression de se trouver clans une région différente de la leur.Autrement, à quoi leur servirait de parcourir dt grandes distances s'ils ont la sensation d'en être toujours au menu point ?Au cours d'un récent voyage b Rivière-du-Loup, le fait suivan' nous a bien amusé : un américain ne comprenant un seul mot di français, entre dîner à l'hôtel et s'adresse à une serveuse qui, elle, ne connaît rien de l'anglais.Imagine;' la scène ! Notre américain a d'ailleurs très bien pris la chose et en a même ri.Voilà un type qui devait sûrement avoir l'impression de n'être pas dans son pays.Aux yeux de plusieurs, il peut paraître banal d'appuyer si fortement sur le maintien de la couleur locale particulière aux différentes réglons du Québec et à la province tout entière.Mais tant que nous n'en aurons pas compris l'importance, les touristes continueront de maugréer contre l'accueil qui leur est fait et quitteront le Québec bien déterminés à n'y plus revenir.La satisfaction du client est, il nous semble, le principal point à considérer si nous désirons maintenir et même augmenter les millions de revenus que nous procure le tourisme.FIN QUANTITES LIMITÉES UNE NOUVELLE VALEUR SENSATIONNELLE LE MODÈLE CONSOLE PHILCO À BATTERIES MODELE 221 Le gracieux nouveau modèle console Phllco d'un charme exquis.Un vérl-lable chef-d'oeuvre en plis de noyer el de bols dur choisi, d'une riche nuance.Circuit super-hétérodyne à 5 lampes, I}J volt.Haut-parleur dynamique puissant, vous assure une tonalité superbe, clnlre et riche.Grâce a l'amplificateur Push-Pull, vous obtenez une plus grande puissance sans distortion.Batteries dissimulées ; signal Indicateur automatique (fermé-ouvert).C'est le modèle console Phllco d batteries que vous attendiez depuis cl longtemps ! $13950 SANS BATTERIES VISITEZ VOTRE AGENT PHILCO OU ECRIVEZ AU DISTRIBUTEUR PHILCO CI-DESSOUS.DISTRIBUTEURS EN GROS: |_ESfJOMPAGNIE:sJOHNftflLLEN D"t«.Sherbrooke.Ttoii-Ritiim DrvmmoncMIe.Hun.Vil d'Or tl ELECTRIC APPLUNCES UMITEDMontiiil MARITIME ACCESSORIES LIMITED, Halifax, N.E.et Saint Jean N.B.ATTENTION DAMES FERMIERES! 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L'ASSoaÂTfoN des ELEVEURS JERSEYS : S TE-ANNE DE BEI LE VUE, QLLE- 36 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 • Seule la recette secrète Aunt Jemima pouvait donner des gaieties de sarrasin aussi bonnes, aussi légères! El quel temps précieux maman épargne! !.a préparation de ces délicieuses galettes Aunt Jemima si rassasiantes est simple comme bonjour! Pas de flafla, pas d'embarras: il suffit d'ajouter du lait on de l'eau à la farine "Aunt Jemima Ready.Mix", et de verser sur le gril, c'est tout Ft c'est un procédé économique! Essayez "Aunt Jemima Keady.Mix" aujourd'hui! 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C'était sa mère qui la lui avait choisie, et, tant pour faire honneur à saint Guirec que pour assurer les chances de sa hllc, la bonne clame avait pris ce qu'elle avait de mieux dans son arsenal de couture et de lingerie.Cette épingle-là, quand on la lui aurait enfoncée dans le nez, saint Guirec ne pourrait guère en oublier la piqûre, ni souhaiter que l'on recommençât l'opération.En conséquence, il se hâterait d'accorder à Yvonne le mari qu'elle venait lui demander avec un argument si cruellement effilé.Si l'on peut trouver une consolation à voir son malheur partagé, la jeune fille, en arrivant à Plouma-nach, devait bien constater qu'elle n'était pas la seule à soupirer après le mariage.Jamais elle ne se fut doutée qu'elle rencontrerait autour de saint Guirec une telle affluence de célibataires attardées, impatientes de s'évader de la morne solitude où se flétrissait leur jeunesse, et résolues à obtenir par contrainte, de l'infortuné saint, tous les miracles nécessaires pour les tirer d'embarras.C'était donc devant la statue de bois un défilé ininterrompu de pèlerines, avec, par instants, des remous, voire des bousculades, chacune étant pressée d'attirer sur elle l'attention et la bénédiction du merveilleux intercesseur.Et, en réalité, cela composait un bien curieux spectacle, que cette cohue de jeunes filles de toutes les conditions, les unes en costume de ville, les autres dans les atours, et avec la coiffe traditionnelle de la région d'où elles étaient originaires, lesquelles se trouvaient réunies dans un même but, avec une même pensée, une'même foi et un même espoir.Beaucoup d'entre elles n'en étaient pas à leur premier pèlerinage.Trouvant le temps bien long et le fiancé trop Isnt à se mani-: fester, elles venaic.it protester auprès du saint contre ces intolérables retards, et on les reconnaissait à l'air de rageuse rancune avec lequel elles enfonçaient leurs épingles dans le nez de bois.L'une, qui devait friser la trentaine, grommelait en s'en retournant : "Cette fois-ci, j'espère qu'il l'aura sentie passer." Et elle hochait furieusement la tète, pour donner à entendre que si clic n'était promptement pourvue, si on l'obligeait à faire un nouveau voyage, alors, ça tournerait mal pour le nez du pauvre saint Guirec.Les autres, celles qui en étaient, comme Yvonne, à leur premier pèlerinage, avaient toute l'espérance de voir bientôt leurs voeux exaucés.C'était donc avec une conviction attendrie qu'elles enfonçaient leurs épingles dans l'appendice nasal do la statue, les unes d'un petit coup sec, comme une tape presque amicale, les autres en appuyant fortement pour que la pointe pénétrai le plus profondément possible.Quelques-unes, tout en piquant, murmuraient à mi-voix quelque naïve prière ou quelque invocation pressante : "Saint Guirec, ne m'abandonnez pas !" "Saint Guirec, donnez-moi un mari !" "Saint Guirec, ne me laissez pas devenir une vieille fille !." De la place qu'elle avait prise dans les rangs de ses soeurs en célibat, Yvonne Le Gall observait ces petites scènes variées qui dénotaient des traits de caractères si différents.Mais son regard, à tout instant, se reportait sur la face débonnaire de ce pauvre saint de bois, si cruellement tourmenté, d'un bout de l'année à l'autre, par tant de célibataires en révolte, enragées de mariage, et qui venaient, à coup.; d'épingles, lui faire expier leur déception et leur malchance.Pauvre saint ! Combien de milliers de piqûres avait-il essuyéi depuis le temps qu'il était là, exposé aux attaques de ce sexe éternellement mécontent de son sort?En vérité, la jeune fijle éprouvait une impression qui ressemblait pas mal à de la pitié.Que cette statue en bois fût parfaitement insensible, voilà ce qu'elle ne parvenait pas à se figurer.Après tout, qui nous prouve que la matière ne soullïe pas en silence des outrages ou des blessures que lui font des mains humaines?Yvonne pensait seulement: "C'est saint Guirec!.Et pour me marier cette année, je vais être obligée, moi aussi, de lui enfoncer cette énorme épingle dans le nez.C'est affreux!." Et elle sentait son coeur se serrer, car c'était une brave petite créature, tendre, délicate et compatissante, qui souffrait de voir souffrir les autres, et qui, pour rien au monde, n'aurait voulu faire de mal à qui que ce fût.Aussi, à mesure qu'elle se rapprochait de la statue du saint, sentait-elle grandir son angoisse, à la pensée du geste sacrilège qu'elle allait être obligée d'accomplir comme les autres."Mon Dieu!.Elles ne sont plus que sept devant moi.Bientôt, ça va être mon tour.Oh! je crois que je n'aurai jamais le courage.Il le faut pourtant! C'est tout mon avenir qui en dépend!." Et elle frissonnait.• * • Bien qu'il fût natif de Brest, et y résidât la majeure partie de l'année, Jacques Vcrtagne n'était pas un étranger pour la région de Lan-nipri.Sa famille y possédant d'importants intérêts, le jeune homme y faisait de fréquentes randonnées, Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 37 MOFFAT chau]jlf& Veau dans votre grange même, où vous en avez besoin.quand vous en avez besoin pour la nourriture des animaux qui viennent d'être sevrés.Voua pouvez maintenant profiter de la commodité «!«-• ce fameux appareil iimir < li:iuITi-r toute l'eau dont vous BVcz IieMiin .il évite la corvée ennuyeuse qu'est le chauffage île HMtix «l'eau Mir le poêle «le cuisine et le transport .Q ' i'!*'' "'After pour tj.000.00 d autre équipement," '¦ouis J.JankviMe, Cîojjclin N.B.aimerais mieux "7'ieoieT "'".Alberta s adapte à plus 'de' '"•", pl„, (cml ^cl^JeT*'- S" M.Earle Ilrampton, Ont 'Jg ""'"i " dépassé toute, mc, e.péram.;.Elu est plu, 1" un tracteur" utile "arney B.Ilyrne iTtir'* Pourrai, pa, me (Lu*', de ma Jtrp; rjle/ait tant de travaux".Albert Le Lachute, P.Q.'le meilleur ment de ma vie '•'équipement may, place-en/ait ¦•y,ri.RUMraUH 0F CANADA LIMITED Novembre, 1947 Le Bulletin de s Agriculteurs 39 "Voilà cinq ou six ans, se dit-il, qui; je me propose cette excursion et que je ne la fais jamais.Eh bien! c'est assez barguigner.A la fin, cela devient idiot.Demain, dimanche, je saute dans ma conduite intérieure, et, quoi qu'il arrive, je n'en sors qu'à Ploumanach." Et, le lendemain, il fit comme il avait dit.Sitôt arrivé dans cette localité, il remisa son automobile U la première auberge du village, et se renseigna sur le pèlerinage de saint Guirec.Vingt minutes après, il se faufilait, le long de la grève, parmi les rochers, et venait s'embusquer derrière un bloc de porphyre, d'où, .sans être remarqué de l'assistance, il pouvait, tout à loisir, examiner tic profil, et la statue du saint martyrisé, et le lent défilé des célibataires irritéca avides de conquérir un mari à la pointe de leur épingle.Certes, bon nombre d'entre elles avaient apporté des fleurs, voire des cierges, pour en faire un hommage intéressé au bienheureux dont elles voulaient se concilier les bonnes grâces et s'assurer la protection.Mais toutes, sans exception, s'étaient armées d'une épingle bien solide, bien longue, bien pointue, pour lui faire très mal, de manière, .sans doute, qu'il réagit sous le coup de la douleur.Impressionné par l'étrangeté de ce spectacle, Jacques Vertagne regarda passer tour à tour les filles-sans-marl.Celle-ci, d'un blond de paille fraîche, avec des prunelles si claires, .saisit le nez du saint de la main gauche, comme si elle craignait que, d'un mouvement de tête, il n'évitât le coup de pointe qu'elle lui infligea d'un geste prompt.Cette autre, maigre et brune comme une Espagnole, poussa son épingle en plongeant, comme si elle poignardait.Cette troisième, grande rousse aux yeux pers, était certainement plus proche de la trentaine que des vingt-cinq ans.Maladroite à force d'émotion, elle tremblait tellement, que son épingle grilla trois ou quatre fois le nez vénérable du saint avant d'y pénétrer.Et, sans doute, l'intéressée vit-elle là un mauvais présage, car elle s'en retourna tête basse, en poussant de longs soupirs de consternation.La suivante, une petite personne aux cheveux châtains, aux yeux d'un brun doré, s'avança délibérément, fixa le saint une seconde pour mieux viser, et.pan! Un bon coup d'épingle, juste sur la pointe extrême du pauvre nez de bois meurtri.Et d'autres, et d'autres encore, s'avançaient, de toutes tailles, de toutes teintes, de tous galbes et de tous costumes; toutes ayant passé les vingt-cinq ans fatidiques, mais beaucoup ne les accusant pas, tant par des colifichets, des parures, des poudres, des fards, et tous les artifices de toilette, elles arrivaient à se rajeunir.• * * Jacques Vertagne s'intéressait passionnément aux scènes qu'il voyait se dérouler devant lui, sans qu'on pût remarquer sa présence.Il était d'autant plus impressionné par la réunion de toutes ces jeunes filles, que, n'ayant pas jusqu'alors fréquenté les milieux féminins, il éprouvait là des émotions entièrement nouvelles pour lui.Mais il n'était pas encore au bout de ses étonnements.Certes, il avait trouvé fort jolies mainte blonde, mainte brune et mainte rousse, parmi celles qui avaient défilé sous son regard.Il s'était enthousiasmé, à part soi, en contemplant telle nuque d'un blanc nacré, tel retroussis de cheveux qui semblait faire de la lumière, tels yeux plus bleus que des pervenches ou plus glauques que les flots de la mer caressés par les pâles rayons du jour naissant, telle petite bouche dont les lèvres avaient les reflets du corail.Et il admirait la foi et l'énergie avec lesquelles chacune de ces déshéritées de l'amour perçait de l'épingle traditionnelle le nez supplicié du saint de bois, dans l'espoir que ce geste rituel vaudrait d'obtenir la grâce sollicitée.Et il ne pouvait se défendre d'un léger serrement de coeur, en pensant : "Comment tant de charmantes créatures, si capables et si dignes Dans notre édition de septembre, pour illustrer le reportage sur Rimouski, par Fcrnand Lacroix, une malencontreuse erreur dans la manipulation des photos a voulu que nous représentions faussement la rue principale de Rimouski.Nous espérons que la photographie reproduite ci-dessus corrigera cette méprise qu'il nous fut tout-à-fait impossible de contrôler."Préparez-vous une surprise —feuilletez le nouveau Livre de Cuisine Regal et choisissez-y une recette différente, délicieuse, pour votre famille.Pas d'erreur possible, car ce livre est pour ainsi dire un recueil de recettes merveilleuses .pour la préparation de pains et gâteaux délicieux et économiques."Ce livre, qui contient de nombreuses illustrations en couleurs, est très agréable à consulter.Mais vous serez encore plus surprise quand vous servirez le pain ou les gâteaux faits d'après ces recettes, avec la Farine Regal.Toute la famille dira en coeur "H-m-m, que c'est bon! 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Mais quand il vit arriver une flère et pimpante Bretonne, à la carnation laiteuse sous des cheveux de jais, avec de grands yeux couleur de fleur de lin, un galbe pur de madone de vitrail, et la tête adorable couronnée de la coiffe dentelée des filles de Trégastel, Jacques Vertagne eut un brusque tressaillement, et oublia toutes les autres pèlerines pour concentrer son admiration sur celle-là.11 la vit s'avancer vers la statue du saint, d'une démarche un peu hésitante, puis plus ferme, lorsque, ayant vu opérer ses compagnes, elle comprit de quelle façon elle devait s'y prendre à son tour.De fait, elle ouvrit son sac à main et en tira d'un geste résolu la longue épingle dont elle s'était munie pour la circonstance.Elle marcha droit à la statue, grimpa sur le socle, se haussa sur ses pointes, enfonça son épingle dans l'appendice nasal du bon saint Guirec, et l'en retira pour l'y replonger aussitôt avec l'énergie du désespoir.Jacques Vertagne, qui l'observait avec une attention redoublée, ne pouvait manquer d'être frappé d'une insistance si violente de la part d'une jeune fille dont le visage exprimait tant de douceur candide et de fine délicatesse.Mais ce qu'il ne remarqua pas moins, et qui l'impressionna bien davantage, ce fut le brusque changement d'attitude de la jeune fille sitôt après qu'elle eut ainsi maltraité le pauvre saint Guirec.Il était certain qu'elle s'était fait violence à elle-même pour accomplir ce rite brutal, jugé absolument nécessaire, et que, le geste achevé, elle éprouvait un profond regret d'y avoir été contrainte.Cela était sensible à la manière dont elle s'écarta de la statue, les yeux baissés et pâle d'émotion ; puis à la façon dont elle se retourna pour lever vers le saint un regard attendri et implorant.De toute évidence, elle avait du chagrin et du remords pour le mal qu'elle venait de faire à celui dont elle sollicitait l'appui.Or le jeune homme avait vu toutes les autres jeunes filles planter leur épingle dans le nez de saint Guirec.Mais aucune n'avait manifesté comme celle-ci le regret évident du mal qu'elle était censée lui avoir fait.C'est que chacune ne pensait qu'à son intérêt propre, à ses chances personnelles, à la réussite matrimoniale sollicitée et escomptée.Seule, cette gracieuse brunctti au teint si clair et aux yeux :,i bleus.Quant à sa conduite, en apparence contradictoire, Jacques Vertagne eut l'intuition qu'il l'analysait fort bien.Il comprenait, en effet : d'une part, le sincère et impérieux désir de se marier, qui avait poussé la jeune inconnue à requérir la protection de saint Guirec, de la façon traditionnelle et agressive que l'on sait; d'autre part, la tendre bonté de ce brave petit coeur, qui n'aimait pas à faire souffrir, et qui déplorait tout aussitôt le mal causé, même avec l'excuse d'une nécessité pressante, Inéluctable.Et c'est pourquoi, tandis que les autres jeunes filles n'avaient fait que i'amuscr, le distraire ou l'intéresser, celle-ci le toucha jusqu'au plus profond de lame.Jacques Vertagne fut alors si remué, et avec tant de force, que, d'un geste instinctif, il porta la main a son coeur, qui palpitait tumultueusement.Etait-ce là ce qu'on appelle coup de foudre" ?Sans aucun doute ! La preuve en est que Jacques Vertagne, quoique nullement habi tué à affronter les femmes, surtout les jeunes, surtout celles qu'il ne connaissait point, sortit brusquement de la cachette où il s'était, jusque-là, timidement blotti.Et comme la jeune fille s'éloignait d'un pas rapide, à travers la grève, pour regagner la route qui la ramènerait vers Ploumanach, il n'hésita point à lui courir après, sans souci de se compromettre ni de se faire rabrouer.Puis, quand il eut rejoint l'aimable enfant, il ne craignit pas de l'interpeller.—Mademoiselle!.Un mot, je vous prie!.Elle tressaillit, et se retourna, surprise.Lui s'inclina devant elle, profm.dément.SI J'AVAIS SU , "Si j'avais su.", oui, mais il est trop tard pour réparer les dommages faits.Les accidents de la ferme sont souvent dus à de simples négligences: il suffit d'y penser.Vous avez ci-liaut l'illustration de l'une de ces négligences, quelle est-elle ?' * ' s.'op: );i iu,iin;i)!i|iis j.vuviiMp jikkI .mopiM) 3T 'joujBqD un %x> jno-jotuj un isuib JDidnoooB sicuicf »N Novembre, 1947 .-Vous désirez, monsieur?' un peu interdite et rougissante, die contemplait, d'un air indécis, ce beau jeune homme, bien découplé, aux traits nets, au regard franc, de tenue si fière, et de mise si élégante.Et lui l'enveloppait d'un long regard où se lisait une émotion faite d'admiration respectueuse et d'ardente sympathie.—Vous désirez?répéta-t-elle, confuse.Alors, sans plus réfléchir, et comme cédant à une inspiration subite, le jeune homme répondit gravement : —Mademoiselle, j'ai à vous parler de la part de saint Guirec."C'est lui qui m'envoie vers vous.* * * Yvonne Le Gall cut un haut-le-corps, et regarda son interlocuteur avec une stupéfaction inexprimable.Que signifiait un tel langage?Pourtant, ce garçon n'avait l'air ni d'un fou ni d'un mauvais plaisant Son attitude était absolument correcte et respectueuse.Alors?.—Vous venez de la part.balbu-tla-t-elle, éperdue.—De saint Guirec, acheva-t-il.Oui, mademoiselle, comme j'ai leur de vous le dire! - Monsieur, bégaya-t-elle, je.je ne comprends pas.—Souffrez que je m'explique, mademoiselle.Vous cherchez un mari, et vous ne craignez d'ailleurs pas de le faire savoir, puisque, devant tout le monde.Oh ! comme vous l'avez piqué, le pauvre saint!.La jeune fille détourna légère-m • la tête, et une brusque rougeur empourpra son fin visage.—Mais, reprit-il vivement, ce pas parce que vous lui avez fait mal que je viens à vous.C'est, au contraire, parce que vous en avez eu du regret.n'est-ce pas que vous souffrez vous-même d'avoir fait ainsi souffrir ce bon saint?Yvonne secoua affirmativement la lête en se mordant les lèvres et en baissant les paupières, sans doute pour dissimuler que ses yeux s'embuaient à ce pénible souvenir, bien! poursuivit Jacques •.en s'efforçant de dominer son émotion, il y a lieu de cri que saint Guirec a été con-tei • de vous et touché de vos bons sentiments, car c'est lui — n'en doute/, pas ! — qui m'a inspiré de vous et de vous aborder.Vous voulez rire, monsieur!., Non, mademoiselle.Je parle éricusement.Et parce que je comprends que vous appartenez à une honnête famille, que vous êtes aussi bonne que jolie et charmante ; parce que je sens que je vous •lime déjà ; parce que je suis sûr nous pourrions être heureux emble, parce que, enfin, je suis trçon loyal et sans détour.interrompit, un peu essoufflé Par une aussi longue période, n'étant pas habitué aux exercices de ''éloquence.Puis, coupant court, il conclut brièvement: —Les choses étant telles, si vous e "liez, à la prochaine Chandeleur, nous pourrions rious marier.Derechef, la jeune fille sursauta,.e» étouffant une exclamation presque effrayée: —Oh!.Est-ce possible?Mais, Le Bulletin des Agriculteurs - Un parfait cordon bleu 41 IUflltPÊSlSI et msi ENTERPRISE fabrique des poêles avec cinquante ans d'expérience en cuisson.Voilà pourquoi ces poêles l'ont honneur à votre talent! 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In 'c.:i?Ei;f?'H:uB'n' /, v .1 Te cunomle domestique.— Plia de Noé.8.—Abjurerait.— Article renversé.3.—Pronom Indéfini.— Qui est de feu.10.—Qui existe depuis longtemps.11.—Qui ne dure qu'un an.— Qui n'est pas vérldlque.12.—Coupé en pièces.— Lettre de l'alphabet grec.13.—Quatre.— Tellement.— Tuneste.14,—De la race noire.— Chef-lieu de canton.ELEGANCE PRATIQUE Harnais et Selles pour le sport ou la promenads Demandez à voire marchand la marque 'Alligalor" Spécialistes en cuirs depuis 1869 92 «t, rue St-Paul — Montréal —Vous ne me connaissez pas, c'est vrai! Permettez que je me présente.Je m'appelle Jacques Vertagne, et j'ai bientôt vingt-huit ans.Mon père dirige à Brest, une grande teinturerie pour la conduite de laquelle je suis son associé.Ma mère possède une propriété aux environs de Lannion, ce qui me donne l'occasion de venir souvent dans le pays.—Oh! interrompit la jeune fille, votre nom ne m'est pas inconnu, monsieur Vertagne.—Saurai-je le vôtre?demanda-t-il.—Yvonne Le Gall, répondit-elle.Je suis de Tregastel, où ma famille exploite un domaine agricole.De onze à dix-sept ans, j'ai été en pension chez les religieuses de Tré-guier.Depuis, je vis dans ma famille."Et je viens d'avoir vingt-cinq ans! acheva-t-elle, dans un sourire mélancolique.—Mais, s'écria Jacques, avec enthousiasme, c'est justement le bel âge pour se marier.Vous me plaisez infiniment, si je ne déplais pas trop, saint Guirec aidant, qu'est-ce qui pourrait nous empêcher?Rien, ni personne, sans doute, puisque, un mois plus tard, les deux jeunes gens étaient officiellement fiancés.Le 25 novembre, Yvonne était allée remercier sainte Catherine, et la couronner pour la dernière fois.• * * De Lannion où il était venu s'installer pour être plus près de sa fiancée, Jacques Vertagne venait trois fois par semaine à Tregastel, passer quelques heures avec elle.Les deux jeunes gens étaient de plus en plus épris l'un de l'autre, à mesure qu'ils découvraient mieux, elle, la noblesse d'âme, la générosité et la bonté délicate de son futur mari ; lui, la tendresse ingénue, la soif de dévouement, et les profondes qualités de coeur de celle qui serait bientôt sa femme.Chaque fois, d'ailleurs, il la trouvait plus ravissante.Et c'est vrai qu'elle s'épanouissait clans l'espoir du bonheur promis, et que sa joie intérieure illuminait et transfigurait son gracieux visage.Ce jour-là, — c'était dans la semaine qui suivait le jour de l'an, — elle parut à Jacques plus resplendissante que jamais.Au point qu'il ne put s'empêcher de lui demander quel incident nouveau la rendait si visiblement heureuse.—D'abord, répondit-elle, je pense que nous n'avons même plus un mois à attendre pour être mariés.—Croyez-vous donc que je l'ignore, et que vous soyez seule à compter les jours qui nous séparent encore du bonheur ?répliqua-t-il, gentiment taquin.—Non, non, mon bien-aimé.Je me doute bien que vous êtes aussi impatient que moi.Seulement je viens de recevoir une bonne nouvelle qui me rend bien contente.—Laquelle, si ce n'est pas indiscret ?—Il ne saurait y avoir d'indiscrétion entre nous ! Vous savez, mon oncle Yves, dont je vous ai parlé.—Votre parrain, je crois ?—Oui, et que j'aime autant qu'il m'aime, ce qui n'est pas peu dire.,VOUS POUVEZ ELECTRIFIER MAINTENANT! I os UNITES ËLECTKOGENËS ONA.N wiiis fournissent l'électricité réftulie.C.A.la infime, que vous obtenez, des lignes ordinaires.Kn installant une unite dis maintenant, vous pouvez Jouir des bienfaits de l'électricité sans avoir il attendre ! SI vous prenez, l'électricité dci llftti ordinaires.VOUS pouvez, vous servir du m finie H lait g et conserver votre unité Onan pour les cas d'urgence.PLUSIEURS MODELES ET GRANDEURS C.A.350 à 35,000 watts dans taut let frequences et voltages régulière* CD.600 à 10,000 wattt.US et 230 voit: CHAR CLl : h*ACCUMULATEURS: 500 à 3,500 Watt, 6, 12, 24, 32 volts.d.w.onan & sons INC.2920 IloynUtone Ave.MINNEAPOLIS MINN.icriviz pour notii famphut COUTEE! DE POCKE GRATIS! Garçonnet»! 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Vous savez, mon oncle Yves, dont je vous ai parlé.—Votre parrain, je crois ?—Oui, et que j'aime autant qu'il m'aime, ce qui n'est pas peu dire.VOUS POUVEZ ELECTR1FIE MAINTENANl Nf! 1,1: «il .'*' \ éleveuscs.I \ Y»»V\»''".V»-.V »''^-^ J I \^\:^\^^ I I j Adresse.MESDAMES! MESDEMOISELLES! ESSAYEZ CECI SI VOUS ÊTES NERVEUSES, IRRITABLES, FATIGUÉES 'CERTAINS JOURS' Pinkhnm pour soulager ces symp- du mois! tomes.C'est un remède très efficace contre ces malaises! Vos périodes vous rendent-elles Depuis 70 ans, des milliers de chaque mois nerveuses, irritables, jeunes filles et de femmes en ont impatientes, si fatiguées et bénéficié.Voyez si vous aussi n'en traînantes"?Essayez alors le obtiendrez pas d'excellents résul- Composu Végétal de Lydia E.tats! Il mérite un essai! 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Quelques jours après ces pénibles événements, un matin, alors qu'elle venait de se lever, Yvonne reçut une lettre anonyme et dactylographiée, dont la teneur bizarre, à la fois rassurante et menaçante, la plongea dans un abîme de perplexité.Ladite lettre était ainsi conçue : "Mademoiselle, "Contrairement à ce que vous pourriez croire, les Diables Rouges ne sont pas une association de malfaiteurs.Ce ne sont pas même de "mauvais diables"."La preuve, c'est qu'ils se font un vrai plaisir de vous tranquilliser, en vous informant que M.Jacques Vertagne, votre soi-disant fiancé, n'est pas mort et se trouve en excellente santé."Notre société, dont les membres se flattent d'être tous d'une honorabilité parfaite, a pour but de prémunir les jeunes hommes contre les déboires inéluctables du mariage.En principe, nos statuts exigent le serment de célibat, et nos membres sont astreints à respecter ce serment, au besoin par l'emploi de la force.C'est ce qui est arrivé à M.Jacques Vertagne, qui avait eu le tort d'oublier ses engagements."Toutefois, lorsque la vocation est sincère et la volonté de se marier bien établie, l'association rfC s'y oppose pas absolument."Seulement, elle ne permet le mariage qu'après une série d'épreuves toutes plus pénibles les unes que les autres.C'est ainsi que le futur époux doit prouver sa force de caractère par les actes ci-après : "1.Garder le silence pendant une semaine entière ; "2.Se priver de toute nourriture pendant quatre jours consécutifs ; "3.Transporter dix fois d'un lieu à un autre une charge considérable proportionnée à ses forces ; "4.Subir le supplice de l'eau, c'est-à-dire être plongé dans un bassin jusqu'aux lèvres, et risquer d'un moment à l'autre, de se voir submerger ; "5.Subir le supplice du feu, c'est-à-dire être placé dans un four très chaud, et retiré dix fois, après un séjour qui ne peut durer moins de cinq minutes ; "6.Subir le supplice de la pendaison par les pieds, tête en bas, pendant un temps scientifiquement déterminé, suivant la résistance physique présumée du patient ; "7.Enfin, subir le supplice du fouet, véritable torture, où le patient risque de succomber, tant les coups sont nombreux et violents, appliqués sur la chair vive." Ici se développait un tableau effroyable des souffrances que la victime devait endurer.La lettre se terminait ainsi : "Votre fiancé a subi toutes ces épreuves, sauf la dernière, qui peut le libérer, 11 est vrai, de son serment, mais qui met sa vie en danger."Pour que cette épreuve suprême et terrible lui soit imposée, 11 faut, mademoiselle, que vous y donniez votre consentement."Si vous acceptez que le supplice TÔLE Tôle gaufrée à couverture ot n lambris.Fetililcs de 5-6-7-8-9 et 10 pieds de longueur.Unie, gaufrée ou ondulée.„ PAPIER IMITATION DE BRIQUE en rouleau "ALGO-BRIQDE" Couleur: rotufr, vert.cliunoU a»cc joinU noir:, ou blnnctf.l'apier à couverture ruucc ou vert.Uartlt-hu; cl'ajtphaltc router, vert et bleu.Clouit a planche en aluminium et S".Marchandise en m&ln pour expédition Immediate.Prix et échantillons envoyés sur demande A.L.GONNEYILLE Mfg.CHARETTE Co.St-Mauriet Tél.: 23 votre rhum plus vite me Grove Plus tôl vous soienez un rhume, ri"1 tôt vous écartez le danjecr d'ajsKtuw lion.Voilà pourquoi des million*, de cens recourent aux Grove's Cold Tablets- Ces comprimes ;\ l'action rapide aident à combattre voire rhume dans l'organisme .luttent contre les maux de tête, la fièvre et autres douleurs .et soulagent ordinairement du soir au lendemain.Vérifiez la signature Grove sur ta boite blanche *on travail.Sim-II pie.de construction solide.Fonctionnement doux sur cous-sinets a billes.Les engrenages marchent dans l'huile, renfermas et protégea contre la poussière et l'huit i îité.Complet avec arbre de o-pieds.la plus récente IMc Dl et les lames.Attachement de TONDEUSE POUR MOUTONS, pour tondre la laine, peut être raccord.'-aux machines ci-dessus.Voyez votre marchand Sun-jcnm Corporation (Canada) Limited (antérieurement Flexible Shaft Co.Ltd.) Usine : 321 Wwton Rd.S., Toronto 0 vont-ils m'annoncer ?" Elle dut faire un violent effort de volonté pour décacheter la lettre, mais l'ayant dépliée, elle lut ce qui suit avec une stupéfaction croissante : "Mademoiselle, "Soyez désormais rassurée ! "La seule épreuve subie l'a été» par vous."Votre fiancé, voulant à tout prix se marier avec vous, nous avons cru devoir le délier de ses engagements passés."Mais, avant de rendre définitive cette décision, nous avons tenu à vous soumettre vous-même à une expérience concluante."Or, en refusant d'admettre la torture pour votre fiancé, vous avez renoncé du même coup : 1.au mariage auquel vous teniez et que vous assurait sa vie ; 2.à la petite fortune que vous aurait valu sa mort."Ainsi avez-vous prouvé que vous tenez à son bonheur par-dessus tout et que vous êtes vraiment digne de lui."En conséquence, nous levons définitivement l'interdit, et nous nous —Il ne nous reste rien.rien.¦ien.—Comment votre père ne m'en v-t-il rien dit ?Elle le regarda en face, aoulou-.'eusement.—Croyez-vous que ce soit agréa-jle d'avouer ces choses-là ?Paul Corbelier s'empara de la petite main qui pendait sur l'accou-Joir du fauteuil et la baisa avec une respectueuse tendresse.—Chère petite Jeanine, c'est très triste certainement, mais on doit confier ses malheurs à ses vrais amis, encore plus que ses joies ! —Bon-ami, écoutez-moi : j'ai besoin de vous ! Un vif rayon de joie s'alluma dans les noires prunelles de Corbelier.—Usez de moi en tout ; je vous suis totalement dévoué, ma Petite Perle.Depuis l'enfance de Jeanine, il répondait par cette charmante dénomination au terme confiant de Bon-ami, employé par elle, familièrement.—Voilà ! je veux gagner ma vie, c'est absolument nécessaire.Malgré sa tristesse, elle esquissa un mélancolique sourire.—J'ai essayé de trouver une place ! —Toute seule ?sans recommandation ?sans aucune protection ?.—Oui.Et j'ai constaté l'horrible difficulté.je n'ai réussi à rien.échec complet ! —Cela ne m'étonne pas, ma pauvre enfant ! Jeanine devint toute rouge et demanda, confuse : —Vous me trouvez donc totalement sotte que je ne puisse seule me trouver une situation ?Corbelier se mit à rire franchement : —Mais non, vous êtes au contraire fort intelligente, mais si jeune.permettons, mademoiselle, de souhaiter, à vous comme à lui, le bonheur que vous avez tous deux si bien mérité."Les Diables Rouycs." —Mon Dieu ! s'écria Yvonne qui n'en pouvait croire ses yeux.Mais elle sursauta, en entendant, au rez-de-chaussée, un vacarme insolite, un tumulte de cris, d'appels et d'exclamations, puis, tout aussitôt, dans l'escalier, comme le galop d'une charge.Elle s'apprêtait à courir aux nouvelles, quand, la porte de sa chambre s'étant ouverte, suivi de M.Le Gall et du parrain Yves, Jacques Vertagnc y fit irruption.—Yvonne, mon cher amour, enfin me voici ! criait le jeune homme.Rien ne nous séparera plus !.Ils tombèrent aux bras l'un de l'autre.Une fois les premières effusions passées, souriante mais les yeux humides, Yvonne demanda : —Oh ! pourquoi donc a-t-11 fallu que les délices de nos fiançailles fussent traversées par une si terrifiante épreuve ?SUBLIME AMOUR fti're (ci la suite de la page 9) Elle leva vers lui ses yeux bleus désolés.—Je le comprends, Bon-ami ; et c'est tout justement cet appui que je venais chercher.—Comptez sur moi, enfant chérie, je vais m'occuper de vous immédiatement.—Vous allez me dénicher une situation ?Un sourire énigmatique glissa sur les lèvres rasées.—Je souhaite que vous en trouviez une acceptable.Elle fit la moue, gentiment.—Me croiriez-vous paresseuse ?—Oh ! non, pas exactement ! —Ah ! décrivez-moi mes défauts, à votre avis ! —Un tantinet fantaisiste, pas très exacte, beaucoup de goût, un tout petit peu lunatique par moments, mais d'une façon adorable.Elle éclata de rire, oubliant son chagrin.—Vous êtes un curieux homme et un excellent écrivain; aussi, je crois que vous connaissez très bien les femmes, n'est-ce pas ?—C'est mon métier, petite Jeanine.—-Votre métier de romancier ?—Justement.Comment pouvoir écrire un roman sans cette expérience des âmes ?—Vous ne me direz pas à quelle situation vous songez pour moi ?—Non, car je dois y réfléchir.mûrir un projet.qui n'est encore qu'une idée.vague ! —Tant pis ! J'aurais aimé savoir.—Chère petite fille, songez à l'avenir, non comme à un monstre qui va vous dévorer, mais comme à un beau paysage que vous allez découvrir ! En tamponant ses joues humides, elle murmura : —C'est facile à dire.non à faire! Il insista : —Bientôt, votre grand chagrin sera peut-être guéri ! —Sans doute pour que nous goûtions mieux notre bonheur futur répondit Jacques, sagement.Puis, avec une pointe de malice : —Peut-être aussi était-ce une vengeance de saint Guircc ! —Comment cela ?questionna Y-vonne.—Dame ! Vous l'aviez si durement lardé, et à deux reprises ! Cela méritait bien quelques représailles."Seulement, comme il avait vu votre repentir, saint Guirec en a tenu compte, et c'est pourquoi pénitence a été de courte durée,., Ne le croyez-vous pas ?—Ma foi, c'est possible ! fit .ment Yvonne.Nous irons dom deux le remercier.J'en profil pour lui redemander pardon el réconcilier tout à fait avec lui.—Et nous le chargerons de v-.sur notre bonheur ! conclut Jacqu avec émotion.Il est à croire que saint G .les a exaucés, car, de Brest à Ploer mel et de Vannes à Ploumanacli chercherait en vain un couple plu heureux.—Cela ne se peut pas !.Vous me dites.pour me consoler, des roles que vous ne pouvez raisonnablement penser, Paul.Il appuya avec force sur les m< I —Je le pense formellement, Jeanine,.Ayez confiance en l'avenir.Il arrive quelquefois dans la vie d'in-croyables retournements.Ce quand l'orage est crevé que l'on peut admirer un magnifique arc-en-ciel ! Avec ferveur, Jeanine murmura : —Dieu vous entende, cher Paul ! Et elle lui tendit les deux mi dans un élan de confiance : —Merci de votre amitié si parfaite ! Oh ! merci, Bon-ami ! M.Bergemont possédait un t a-ractère essentiellement fantasque.De tout temps, il avait été la du démon de la construction.Depuis plus de vingt ans, i tissait des villas sur la Côte d7 cftmme il en avait édifie auparavant en Syrie, aux environs ci< Bi y routh, jusqu'à son veuvage.Pendant ce temps, ses usines de Tchécoslovaquie couraient à la ruine totale.Edouard Bergemont était un homme d'affaires de grant: vergure, mais il avait trop d'imagination, trop de fantaisie et infiniment trop de confiance dans l'honnêteté des hommes, qu'il jugeait d'après lui, sans se méfier jamais.Paul Corbelier sortit de l'ascenseur, au quatrième étage du Grand Palais et sonna chez son ami Bergemont.Ce fut Jeanine qui lui ouvrit.Les domestiques étaient tous congédies.Une brave femme de journée, une Italienne, recommandée par Mlle Lcclerc, venait le matin assumer le gros ouvrage.Jeanine se chargeait des courses d'alimentation.Ayant introduit M.Corbelier, la jeune fille lui souffla : "Nofre Régulateur de Famille est lés PILULES" du DR CHASE pour les Reins-et le Foie Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 49 __jc vais faire des commissions.Vous serez seul avec papa.Corbelter interrogea rapidement : _Sait-il que je suis au courant de tout ?—Oui.le viens justement de le lui dire.Il en a été soulagé.Au fond, il souffrait de ne pas vous noir confié nos malheurs, mais ne pouvait se décider à cet aveu.Elle sortit après un chaud sourire de confiance affectueuse.—Mou pauvre cher Bergcmont ! répéta Paul ému, à plusieurs reprises.Ils s'assirent côte à côte, près du bureau dont les papiers épars, les dossiers ouverts, les carnets, les fiches et les répertoires, jetés çâ et là, semblaient crier la détresse, l'abandon sans remède.Paul Corbelter posa sur l'épaule du vieil homme accablé sa belle main virile : —Bergcmont, je ne suis pas content de toi, mon bon ami ! Sans remonter ses épaules voù-lirrsîemont répondit, lugubre : En quoi ai-jc pu t'offenser, Cor- beller ?Tu as offensé mon amitié.mon dévouement.pourquoi n'as-tu pas fait appel à moi aussitôt ?i mont repoussa dans le vide une offre imaginaire, inutile : —Tu n'aurais pu me tirer d'un •ime, Paul.Comprends-tu que j'ai tout perdu ?—Oui.je l'ai compris.Et c'est pour cela que je te supplie d'accepter la moitié de ma fortune.—Jamais je ne pourrai te rembourser un prêt aussi considérable, mon pauvre ami ! n'est pas un prêt que je te propose, mais un partage.comme entre deux frères, égaux dans leurs droits.Très ému, Bergcmont secoua sa rise.Il contenait avec peine sa gorge la montée des san-qul l'oppressaient.Il articula: c ne puis accepter un pareil ' Non, Paul, c'est impossible ! -Je te supplie de l'accepter.Edouard ! Tu me rendras si heureux ! non.Tu es admirable.Cor-Mais.n'insiste pas.Je ne pas.Je ne peux pas ! Paul .se leva, fit quelque pas, hésitant devant la chance à courir où ait en enjeu ce qui lui était le plus précieux au monde.vint vers Bergcmont, se ras-lut à coup, brusquement : cher Bergcmont.veux-tu irder ta fille en mariage ?Suffoqué par l'inattendu de la Proposition, Bergcmont sursauta.Il "e répondit pas immédiatement.Angoissé, Paul implora : Tu ne veux donc pas, Berge-mont ?Lentement, le vieil homme articula : : ' ce par dévouement pour file et pour moi que tu veux t'im-poser ce sacrifice ?Corbclier poussa un cri d'indignation éperdue : - Moi ! Un sacrifice ?Mais je l'adore, Bergcmont ! J'adore ta fille! —C'est bien la vérité, dis, cher Paul ?-Si c'est la vérité ! Ah ! Bcrgc- NE vous fie; un taureau d allure pàsifiqu *[3 —•7 FUL-O-PEP c'est la qualité d'abord Les moulées Ful-O-Pep pour bétail et volaille sont actuellement plus rares sur le marché parce que : (a) La demande pour les moulées Ful-O-Pep est beaucoup pins considérable, (h) La production est restreinte afin d'en maintenir la qualité.Oui, actuellement nous réduisons le volume des ventes plutôt que de vous offrir une nourriture inférieure.Ainsi ne vous en prenez pas à votre marchand local Ful-O-Pep si vous ne pouvez obtenir toutes les moulées Ful-O-Pep don: vous avez besoin.Nous devons encourir nous-m'mes le blame parce que nous nous refu-son : à produire une nourriture île qua ité inférieure sous le nom de commerce "Ful-O-Pep".Avec Ful-O-Pep c'est toujours une question de qualité d'abord.MOULÉE»1 POHTt WKODUCTIOH tout taureau est dangereux! Même s'il semble tranquille, on doit se garder d'un taureau.Le taureau apparemment d'allure pacifique est trop souvent celui qui se porte à l'attaque d'une manière inattendue et qui peut causer la mort d'une personne ou lui infliger de graves blessures.Lorsqu'un taureau devient enragé, la corde ou le licou ne sont pratiquement d'aucune utilité.Le seul moyen sûr de maîtriser un taureau est l'emploi d'une barre solide qui s'accroche à l'anneau que le taureau porte au nez.Evitez également de manoeuvrer le taureau sans nécessité.Une stalle robuste avec facilité d'alimentation et abreuvoir, ou l'on n'a pas à pénétrer, réduit^également Le danger.Ne courez pas de risques .ne vous fiez jamais à un taureau, spécialement s'il est d'allure pacifique.La Compagnie Quaker Oats du Canada Limitée MONTREAL, 1.P.Q.Aussi fabriquant de la farine Quaker à fouies fins 50 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 violence de mes sentiments ! —Pourquoi t'être imposé cette souffrance ?—Je savais mon amour sans espoir et sans issue.J'ai le double de l'âge de ta fille.Je ne voulais pas interposer ma maturité entre elle et quelque jeune prétendant assorti à sa jeunesse.Edouard Bergemont soupira : —Tu avais bien tort.Paul ! —Tu m'apprécies en homme, Edouard.Notre Jeanine pensera peut-être autrement ?—Elle ferait preuve de bien peu de gcût ! Quel godelureau peut se mettre en parallèle avec toi.avec ton charme personnel.sans compter ton prestige d'écrivain ?Corbelier qui allait et venait, non sans fébrilité, s'arrêta devant la cheminée, prit son étui à cigarettes et le tendit à Bergemont, pui le refusa du geste : —Non.Je ne fume que la pipe.—Allumes-en une, alors.—Tu vas te faire mal, Paul : tu fumes trop ! observa sagement Bergemont.Repoussant le conseil d'un mouvement impatient.Corbelier demanda : —Edouard, vas-tu transmettre ma demande à ta fille, aujourd'hui ?—Oui ! bien sûr ! —Crois-tu.qu'elle consentira ?—Avec bonheur, à moins qu'elle aime ailleurs ! Qu'en savaient-ils ?Paul Corbelier interrogea douloureusement : —Tu penses, au fond, que je suis beaucoup trop vieux pour elle ?Bergemont eut un cri de négation sincère : —Oh ! Certes pas ! Je viens de te dire mon exacte opinion, au contraire ! Mais.—Mais ?—Sait-on jamais le secret qui peut s.1 1 acher dans le coeur d'une jeune fille ?—Aurait-elle un secret d'amour ?—Tu as bien le tien, cher Paul ! Celui-ci soupira, désolé : —Tu as raison.Edouard.Peut-être que son coeur est déjà pris ! —Si ma fille se refusait à l'amour d'un homme tel que toi, c'est qu'elle serait une enfant bien médiocre, indigne d'un pareil choix ! —Alors, tu crois tout de même que je puis me laisser aller à espérer ?—Je le crois.J'estime trop le coeur et l'âme de ma fille pour en douter.Il prit rapidement congé.Il préférait ne pas se trouver là lorsque Jeanine rentrerait.• • * Après avoir écouté son père en silence, Jeanine resta un moment perplexe.Il lui était impossible de voir clair en elle-même.L'idée ne lui était jamais venue que cet homme-là pût devenir un mari.et surtout le sien, à elle, Jeanine ! Entre elle et lui.il lui semblait qu'il y avait un monde.—Ma chérie, lui dit son père, rien ne t'oblige à consentir.Tu es seule responsable de ton destin.—Papa chéri, pouvez-vous mettre en doute ma réponse, voyons ?Le vieillard la prit aux poignets et la regarda les yeux dans les yeux : —Mon enfant, je ne veux pas que tu te sacrifies pour moi ! —Epouser un homme tel que Paul Corbelier ne peut pas être un sacrifice ! c'est un honneur ! M.Bergemont leva vers son enfant un regard de sollicitude inquiète : —Me promets-tu que tu seras heureuse, ma Jeanine ?Elle l'embrassa tendrement : —Petit père, soyez tranquille.Nous serons parfaitement heureux tous les trois.Pour qu'il ne l'interrogeât pas davantage, elle s'en alla dans sa chambre.Deux larmes perlèrent aux cils de Jeanine.Elle les écrasa du bout du doigt, murmurant, non sans surprise : —Pourquoi ?Il n'y a pourtant aucune raison de pleurer.La sonnerie du téléphone retentit.Il n' yavait personne dans le bureau de M.Bergemont.Jeanine alla répondre.La voix qu'elle entendit résonner au bout du fil amena sur ses joues une délicate raseur.—Alio ! Jeanine ! disait erttc voix, qu'est-ce que vous devi On ne vous voit plus ! Enervée, elle secoua le récepteur: —Ne dites lias d'absurdités, Roger ! —Je vous sens crispée, rien qu'à votre voix, chère amie, mauvais effet de la solitude.Venez donc vous vous détendrez avec moi.—Hum ! mais.j'ai à faire.—Remettez ça à plus tard.—Je.ne.peux pas.—Allons, allons, pas de mauvaise volonté ! Je vous attends chez Vo-gade ; nous prendrons le thé ensemble ; cela vous égaiera.Pour ne pas permettre à la fille de discuter, il raccrocha.Elle eut quelques instant d'I tation, puis se décida à rejoindre Roger.Dans sa dissertation fougui u sur l'art des deux peintres fameux, Roger Dorzan avait peu à peu élevé la voix.Aux petites tables voisines, des jeunes filles et des jeunes hommes le regardaient avec intérêt.Son type mélangé de Mongol Tar-tare et de Français, l'éclat singull de ses yeux pâles, son charme bizarre et inquiétant, toute sa personnalité enfin avait quelque chose qui attirait et qui irritait à la fois.U s'impatienta : —Vous ne m'entendez qu'à demi, Jeanine.Est-ce que je vous ennuie?Elle sourit : —Pouvez-vous dire une chu injuste, méchant garçon ! Roger déclara en baissant la voix: —Patricia est fiancée ; le saviez-VOUS, ma chère Jeanine ?—Non.Avec qui ?—Avec un de mes camarades.Mais, si j'étais lui.—Que feriez-vous ?—Je ne tolérerais à aucun prix que ma fiancée sortit ainsi, avec d'autres que moi ! Levant les yeux, elle rencontra, fixés sur elle, les yeux magnétiques du jeune peintre, qui la fouillait comme pour la dépouiller d'un secret.Cependant, Roger payait la serveuse et se levait : —Où voulez-vous que nous nous promenions ?lui demahda-t-il.—Allons sur le quai du Midi, droit devant nous, au hasard ! dit-elle.Ils longèrent à pas lents, sous les palmiers, la mer éblouissante chaque vague irisée berçait des éclats de soleil brisés.Roger avait pris sous son bras celui de la jeune fille.Elle voulut d'abord l'en empêcher, puis le ! faire.—Si nous allions un peu rrrer dans la vieille ville ?proposa Roger.Avec entrain, Jeanine acquiesça: —Je veux bien.elle a un cachet si intéressant.si vivant ! —Pour un peintre, appuya Roi:er, la vieille ville niçoise est une ressource inépuisable de pittoresque ! —Je crois, en effet, qu'elle vous a inspiré plusieurs tableaux ?^-Seulement des croquis.des esquisses, que je n'ai pas encore mises au point.—Vous êtes un paresseux, Roger, un dilettante.Vous errez à travers ABATTEZ LES ARBRES VITE, À PEU DE FRAIS PROFITS RAPIDES pour cultivateurs, bûcherons MODE DE PAIEMENT FACILE MéCOMiOfjUUZÔ LI] 111 S • La hornet aboi, scie ol ébranche les arbres de toutes sortes et de toutes grosseurs.• Elle travaille vite, pénètre dans les billots comme un couteau dans du bourre.© Facile à manipuler, peut être employée par un seul homme.Elle démarre facilement par tous les temps—sa lame pivote à n'importe quel angle tandis quo le moteur reste droit.Elle ne pèse que 60 livres.• Construite pour faire les plus durs travaux et durer des années.Fait lo travail de bien dos hommes.• Prix cl fonctionnement économiques.Le prix dos billots of du bois do corde osf plus élevé qu'il no l'a jamais été.Vous pouvez gagner beaucoup d'argent avec une scie mécanique Hornot à chainotto.Pour tous les cultivateurs et les bûcherons, les arbres deviennent une source de dollars.Apprenez comme cola est facile.Téléphonez, écrivez ou adressoz-vous à votre marchand le plus proche pour avoir une démonstration.Pour avoir le catalogue illustré, écrivez aujourd'hui à: HORNET INDUSTRIES LIMITED, 152 Surrey St., Guelph, Ontario àCkjOAMjëtijZ, Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 51 l'art sans Jamais vous déterminer, il me semble ?_C'est très juste.Non seulement quand il s'agit de mon art, mais de tous les arts, que je crois préférer tour à tour.—Moi-:, chaque fois qu'une jeune fille différente se trouve auprès de vous, ! ' celle-là que vous croyez adorer.Je suppose ?Aussitôt, elle regretta son imprudence.—Ici.vous vous trompez, ma joli» Jeanine : mon choix est fait.Elle ne répondit pas.Elle tremblait un peu, et s'efforçait de reprendre le contrôle d'elle-même pour qu'il ne vit pas cette émotion.Ils déambulèrent par les rues étroites de la vieille ville.Jeanine désira remonter par la place Saint-François et par le Paillon pour rejoindre le bord de la mer.* * * Penchée sur le gramophone.Jea-nlne mettait en marche un disque qu'elle aimait tout particulièrement ."Danseuses de Delphes" de Debussy.Un avertissement confus de l'instinct lui lit pressentir qu'elle n'était pas seule.Dans l'entrebâillement de la por- te, Paul Corbelier venait d'apparaître ; peut-être était-il là depuis un instant, sans qu'elle le sût.La jeune fille alla vers lui, simple et toute souriante, et lui tendit amicalement les mains.Us s'assirent sur le divan de satin émeraude, près de la mignonne table Louis XV où le gramophone continuait d'épandre les admirables accords du maître français.Quand le morceau fut achevé, Jeanine, avec tact, se tourna vers son fiancé : —En voulez-vous un autre, ou non, Bon-ami ?—Je préfère ce que vous préférez, mon trésor.—Le temps est merveilleux, nous aurions pu aller nous promener.Comprenant qu'aujourd'hui elle préférait une promenade à l'intl-* mité du petit salon, aussitôt il abonda dans son sens.—Je suis venu à pied, dit-il ; je n'ai donc pas ma voiture ; voulez-vous que je téléphone pour que mon chauffeur nous l'amène ?—Pourquoi.Paul ?Il est bien plus simple de nous servir de nos jambes ! —Prenons le tramway de Saint-Sylvestre.Nous pourrons aller au Vallon obscur.—D'autant mieux que je ne le connais pas ! —Je vous le fdrai connaître et apprécier, ma jolie Petite Perle.Après avoir marché longtemps, ils atteignaient l'extrémité du vallon, lorsque des aboiements rauques et furieux retentirent, accompagnés de cris de terreur.Les aboiements sauvages redoublèrent ; un hurlement prolongé glaça de peur l'âme de Jeanine.On criait: "Au chien enragé!" Dans ce môme instant, une bote roula de là-haut, le long de la paroi de granit, dégringola dans le ravin et fonça droit sur les deux promeneurs.Les yeux injectés de sang, la langue baveuse pendant hors de la gueule, l'animal^ affolé se précipita sur Jeanine.Avant que le chien grondant eût effleuré la jeune fille, Paul Corbelier s'était jeté devant elle.D'une main qui- ne tremblait pas, il avait saisi la bote à la gorge.Décuplée par son mal, la force du chien était si grande que, tournant la tète de droite et de gauche, l'animal allait réussir à se dégager et à mordre son adversaire au poignet lorsqu'un coup de feu retentit,.Du haut du chemin, nu-dessus d'eux, muni às son fusil, un hom- me, visant la bête au coeur, l'avait atteinte en plein centre vital.Après plusieurs terribles soubresauts, elle s'immobilisa.Paul Corbelier ne détacha ses doigts de la gorge du chien que lorsque celui-ci fut mort.Jeanine, alors, se jeta sur son fiancé, s'empara de la main courageuse qui venait de la sauver et l'embrassa spontanément à plusieurs reprises.Elle ne se rendit pas compte qu'elle pleurait.—Oh ! Paul chéri, demanda-t-elle d'une voix angoissée, vous n'avez aucun mal, n'est-ce pns ?Un immense b o n h 3 u r emplit l'âme de l'écrivain.Et n'était-ce pas peur lui, déjà, le comble du bonheur d'avoir sauvé la vie de la femme qu'il aimait ?Il se pencha vers l'épaule qui frôlait la sienne pour avouer très doucement : —Je vous adore, Potite Perle ! Roger Dorzan était, retourné plusieurs fois au Casino de Monte-Carlo.Il avait joué et gagné avec la même continuité de veine étourdissante.Extrêmement satisfait d'une si étonnante réussite, le jeune homme vint confer sa chance à son ami Artamaroff."Je ferme la porte aux pertes sur (es bestiak tfX E en même temps, ce cultivateur ouvre ses portes aux rofits élevés, au coût d'un simple travail, peu dispendieux et rapidement exécuté.// isole en permanence ses bâtisses ilt ferme.Voulez-vous accroître vous aussi vos profits?Oui?Alors faites ce premier pas: envoyez le coupon ci joint et vous recevrez GRATIS des plans ËTABIE TT-'-f• conçus scientifiquement, de ses que vous pourrez Ériger aisément avec Ten> Test* et les Prcsdwoods Masonitc*.I es bâtisses parfaitement isolées ¦ rout efficacement vos volailles, is vaches et vos porcs contre le ir et la chaleur .contre l'humidit • murants d'air et les changements • de temperature.Ce genre de protection est un facteur essentiel pour liorcr la santé des troupeaux, activer naturellement, accroître les profits.Iles, .- ?TXK roid #^ hté, %y imm PORCHERIE production et, LA DEMANDE CAUSE LA RARETÉ.COMMANDEZ MAINTENANT ! 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' I ¦ désirée).I l > j Porcheries.Abris.j [ Granges d'utilité générale.:.Knt.rer.ots A grain.( i ~- | i ._.:_:.:::::::_.] 52 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 Michel confia à Roger que M Bergemont était totalement ruiné.Roger fit un bond de surprise : —Ne t'en fais pas, va !.Oh ! Ar-tamarolï.comprends-tu que je puis maintenant la demander en mariage ?—Voudrais-tu marier la faim avec la soif ?—Je suis libre de l'épouser ! Je suis libre de l'épouser ! —Quel détraqué ! soupira l'artiste russe ! Il ne peut rien faire comme tout le monde ! Avant de sauter dans un tramway.Roger s'arrêta devant la vitrine d'un coiffeur de la rue Carnot.Il prit son peigne de poche et lissa avec soin les boucles rebelles de ses exubérants cheveux châtains.Ensuite, il courut, en soufflant, sur la chaussée, il tira les oreilles d'un gamin ahuri et bondit dans un tramway en marche.Il s'attendait à voir le père de Jeanine sombre, morose, amer, peut-être même désespéré.A sa place, il trouvait un monsieur pacifique, bien rasé, au teint reposé, qui ne paraissait pas du tout malheureux.—Monsieur Bergemont, d i t - i 1.j'aime Jeanine ! Elle est tout mon espoir ! Je sais que vous n'avez plus rien, mais justement ce dénuement ms plait.Je vous prie de «n'accorder la main de votre fille.Surpris, M.Bergemont posa ses journaux sur une chaise, à côté du sofa où il se trouvait, étendu, et dirigea sur le jeune homme ses yeux aussi clairs, aussi bleus que ceux de Jeanine : il secoua ses cheveux de neige et dit tranquillement : —Vous faites erreur, mon jeune ami.Primo : nos affaires à Paul Corbeller et â moi, devenues communes, ne vont pas si mal que cela.Secundo, autre erreur : Jeanine n'est plus libre, elle est fiancée.La voix rauque de Roger haleta : —Fiancée ! Avec qui ?—Avec quelqu'un que vous connaissez mieux que quiconque au monde.Il ne vous en a donc pas fait part ?—Avec qui ?hurla Roger, furieux.—Ne criez pas si fort, jeune homme.Avec le meilleur des amis.avec votre bienfaiteur : Paul Corbelier.Assommé, Dorzan, debout depuis un instant, s'effondra sur une chaise : il était devenu d'une pâleur cadavérique.—C'est impossible ! C'est complètement fou ! gémit-il.—Qu'est-ce que ce mariage peut vous représenter de fou ?Je ne comprends vraiment pas du tout votre appréciation.Monsieur Dorzan ! —Excusez-moi, Monsieur Bergemont, j'ai été tellement surpris.Jeanine est si.si jeune pour.un mari aussi mûr ! Sans attendre une réponse qui ne venait pas.Roger se leva et salua d'un geste raide.Dans le vestibule, il s'arrêta.Il reconnaissait out à coup deux voix sortant du petit salon de Jeanine : celle de Mlle Bergemont et celle de Paul Corbelier.Une furie le secoua contre ce dernier.une envie de lui sauter à la gorge.de le traiter de voleur.de l'injurier.Que racontaient-ils tous deux ?De quoi s'entretenaient-ils ?Jeanine pouvait-elle é t r e réellement éprise de cet homme qui avait le double de son age ?Sur la pointe des pieds, il se rapprocha, pris d'un désir effréné d'écouter cette conversation, d'en saisir au moins quelques bribes.Arrivé au seuil du petit salon, il s'enfonça dans l'encoignure d'une double porte, assez profonde et toujours ouverte, que masquait une ample draperie chinoise aux plis épais et y disparut entièrement.Il était temps pour le jeune hom- me de se dissimuler ; les deux fiancés, sortant de la pièce, passaient devant lui.Jeanine reconduisait Paul qui s'en allait.—Ma Petite Perle aimée, cii.sait Corbelier.vous réfléchirez pour la future installation de la villa que je vous offre, au Cap Martin.à moins que vous ne prétérit.Ferret ?—J'aime tellement ces deu> tes.que je ne sais lequel choisi!.Bon-ami.Les fiancés s'en allaient dans le vestibule.Roger écarta le rideau pour donner un coup d'oeil par la fenl l'étoffe.Jeanine levait vers Paul son joli visage paisible, confiant et pur Corbelier se pencha sur le front offert, et Roger, tremblant de passion jalouse, ferma les yeux pour ne pas voir les lèvres de son rival glisser sur les joues de satin.* • • Lorsque Jeanine revint vers le petit salon, elle fut fort surprise d'y trouver Roger, installé sur un fauteuil de cuir bas, dans un angle, à côté du divan de velours vieux rose.Jeanine vint, à petits pas lé| s'asseoir près de lui, au bord du divan.—Offrez-moi donc une de mes cigarettes ! fit-elle.Il lui tendit presque brutalement la boite qui les contenait.Elle en mit une entre ses lèvres et se pencha pour l'allumer à celle de Et Il cogna si brutalement le bout rougeoyant que des étincelles en jaillirent ; un peu de cendre vola même aux yeux de Jeanine.Vexée de cette brusquerie, elle se jeta au fond du divan, loin de lui, et une pointe d'agacement fit vibrer sa voix : —Maladroit ! faites donc un peu attention ! Il referma la boite d'un coup sec et tapota une cigarette nouvelle sur le coin d'une petite table voisine, en grognant : —Qu'est-ce que vous me reprochez ?La jeune fille conserva son air offensé : —Je vous reproche ces allures de rustre et d'énergumène.qui me déplaisent.—Vous préférez sans cloute les façons courtoises et surannées des vieux messieurs ?—Soyez donc plus précis dans vos maladroites injures ! De quel "vieux monsieur" parlez-vous ?Sourcils froncés, la voix dure, il jeta : -De Paul Corbelier, votre aimable fiancé ! Blessée au vif, Jeanine rétorqua : —Paul Corbelier n'est pas un vieux monsieur.Quand vous aurez quarante-deux ans, je suppose que vous vous considérerez comme un homme encore jeune et fort susceptible de plaire ! —Jeanine, ah ! Jeanine ! que vous ai-jc fait pour que vous me trahissiez ainsi ?A ces mots, la jeune fille bondit hors du divan ; elle se planta debout, droit devant Dorzan.1rs bras croisés, très belle dans son émotion contenue : —Moi ! vous trahir ?En vérité, SOUS-VÉTEMENTS MOLLETONNÉS PENMAN S POUR HOMMES ET GARÇONS QUALITÉ eî Valeur intégralement Maintenues L'étiquette Pcnmans signifie que vous êtes assure d'avoir des sous-vétements chauds, confortahles, durables, dont la haute qualité h été maintenue.Trois genres: gilets et calerons, combinaisons, et modèle TENUE Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 53 Roger, y avait-il jamais eu le moindre" engagement entre nous ?—Non.Pas explicitement.Mais ne sentlez-vous pas mon amour Inavoué, qui guettait le moment pour s'offrir à vous ?—Je sentais votre amitié chaude, votre tendre camaraderie.Ce n'est pas exactement la même chose, voyons.Roger ! Ii frappa violemment du plat de sa main sur le rebord verni du divan : * —Il ne fallait pas vous presser ainsi ! Ah ! ce maudit Corbclicr ! 11 est venu avec sa célébrité, ses millions, sa haute situation sociale, ses propriétés Immenses ! tandis que le pauvre peintre, son protégé, ne possédait rien ! Jeanine ajouta : — Quel malheur de le méconnai-[¦:¦¦ ainsi, mon Dieu, et de méconnaître également la droiture, la générosité, la hauteur d'âme d'un homme comme Paul ! r ricana amèrement : -Sa belle âme ?sa droiture ?parlons-en ! Il vous sait ruinée.habilement, il vous propose sa fortune pour sauver votre père.il ule sur votre dévouement filial! us.fille héroïque, vous lui of-.i>!re jeunesse en holocauste ! -Comme vous interprétez vilai-ment les sentiments et les mobiles d'autrui ! —Je les vois dépouillés de leurs aux, dans leur vérité nue.Oh! auc mon fastueux père adoptif vous a re, cela, je n'en doute pas ! Mais.Jeanine n'ayant pas bougé, il acheva .Mon Paul agit en parfait égoïste ! Cette fois, Jeanine, choquée, recula loin du jeune homme, avec un te d'indignation : Comment osez-vous dire cela ?lui qui s'est constamment montré envers vous d'une telle générosité ! d'une bonté si parfaitement désintéressée ! Il sait en prendre les apparents, tout simplement ! -Vous êtes aussi injuste que méchant.Roger ! Crispée, raidie, la figure inondée larmes, Jeanine étendit les ns comme pour repousser ce dément qui criait.Elle gémit : Oh ! Roger ! lui qui vous a com-de ses bienfaits ! Pouvcz-vous d'une si révoltante ingratitude ?Jeanine, je vous aime ! vous m'êtes plus que la vie ! La terre, de vous, me serait un désert inadmissible ! Chaque minute sans est à mes yeux gâchée, per-• ¦ inutile ! Ma seule joie, mon espoir, je ne puis concevoir que l'univers ait du prix hors de votre présence.Roger avait murmuré ces derniers d'un accent si différent, plus lé, si grave, que Jeanine ne 'empocher de trembler.Il avait l'air résolu à tout.Tout ceci n'est pas la faute de mon fiancé ! •si ! Car il s'interpose entre vous et.moi ! Nous avons le droit au bonheur ! Et il vient là, comme "h bonheur, lui.cet homme mûr.Qui ne pout pas vous rendre heureuse, ma Jeanine ! —Qu'en savez-vous, Roger ?—J'en suis sûr ! Moi, je possède ce qu'il faut pour vous créer du bonheur ! J'ai la passion, la fougue, la jeunesse, l'intensité de vie, la chaleur, tout le feu qui doit forcément être éteint en lui ! —Je vous défends de parler ainsi de mon fiancé ! «entendez-vous, je vous le défends.N'avez-vous pas honte d'abimer, d'insulter un homme admirable, qui vous a gratuitement comblé ! et sans lequel vous ne seriez rien ! Roger comprit qu'il avait dépassé toute mesure, et qu'en voulant conquérir Jeanine, il la perdait irrémédiablement.11 s'empara des mains de la jeune fille et l'entraîna sur le divan à ses cotés.Il avait comme elle les nerfs a bout.Subitement, il fondit en larmes sur l'épaule de Jeanine, gémissant : —Je vous adore.je vous aime à la folie ! Oh ! ma Jeanine, je hais mon père adoptif.qui m'arrache la joie de vivre ! —Mon pauvre Roger, calmez-vous.Ce qui est fait, est fait.En acceptant de partager la vie de Paul, j'ai obéi à un ordre visible de la Providence.Et comme il grondait sourdement, elle acheva : —Si vous conservez votre atti- tude rebelle, furieuse, je devrai cesser de vous voir.—Non.non.non.cela me serait impossible ! —Je suis fiancée.Vous devez respecter doublement Paul Corbelier : parce qu'il est mon fiancé.et parce qu'il vous a abreuvé de ses bontés.—Vous me déchirez, méchante Jeanine ! —Tant pis, mon pauvre Roger.J'exige que vous acceptiez mes conditions jusqu'au bout.—Lesquelles ?—Ne plus me considérer que comme une simple amie, une loyale camarade, en quelque sorte une gentille soeur, sinon.—Oh ! Jeanine, taisez-vous ! —Sinon, vous devrez renoncer à jamais me revoir.—C'est un ordre formel ?—Un ordre absolu.—Alors.me voici pieds et poings liés ! Je dois souscrire à vos conditions.—Sincèrement, Roger ?—J'essayerai, je vous le promets.Jeanine.Pardonnez-moi, je vous en prie.J'accepte vos ordres ! Je me contiendrai ! Je me ferai violence par amour pour vous ! Fatiguée par une longue séance de pose, qui devait être l'avant- dernière, Jeanine soupira d'une voix lasse : —J'en ai assez, Michel, je vous assure ! —Vous pouvez laisser la pose, dit-il ; je suis content de mon travail aujourd'hui.Son talent, d'une rare hardiesse de dessin, découvrait, où qu'il fût, le frémissement de la vie, et le délivrait sur la toile avec une étonnante force d'évocation.Il composait ses tableaux avec de la lumière, obtenant par elle une sonorité qui vibrait dans l'orchestration des couleurs.Il avait moins d'impétuosité que Roger, moins de violence, mais une plus pure et une plus parfaite conception de l'art.Dans l'atelier, la sonnerie d'un coucou du Tyrol annonça qu'il était cinq heures.—Vite ! il faut que je me sauve ! cria la jeune fille ; je dois faire une course dans la rue Masséna.A sa façon impulsive, Dorzan, jetant ses pinceaux sur les dalles du balcon, se tourna vers le Russe : —Michel, je planque tout en l'air en désordre.tu le permets ?Sans attendre la réponse sollicitée, il courut vers Jeanine, déjà prête à sortir : —Vous me permettrez bien de vous faire un petit bout d'escorte, chère amie ?mm iiiiin house M H-247F Un Produit do General Foods 54 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 les VOLAILLES Infestées de VERS mangent vos profits Les volailles infestées de vers ne pondent paa—pourtant, elles mangent autant que les pondeuse».S'il vous faut nourrir trois poulettes pour avoii un oeuf, vous perdez de l'argent.JJN TRAITEMENT.CAPSULES VERMIFUGES "Split-Action' DETRUIT LES VERS FAIT MONTER LES PROFITS Il faut trois fubstanew vermifugal différente*, agneset à intervalles différents, pour détruire le?roi du caecum, le ver solitaire et les vers ronds.K MUH1QII1* HAWAÏENNE ENR.122-1) Mvil.aiaresi, Québec.Hosnmes,f emmes, passés 40 ans! Usés, Vieillis?Cherchez-vous uneVilalité Normale?Voua Mnt*s*vous épuisé, fatigué* vieux avant l f.«e?Ks^uycs Ostrci, cnntcirttil •losinnlrjiif» rt yttrmilnnts souvent preclriix entre 30 et 40 ans: fer.calcium, vitamine II*.Vous, nitlcii retrouver Vigueur normale* Obtenei i«i Comprimés Toniques Ottrex.Deux fnrrnniN éoooomlqtifa.Tontes pnsrmsntaa, imrtmit DEMANGEAISON EN UN CLIN D'OEIL OU ARGENT REMIS Tour soulager vlio la démangeaison caiwco pai «vpma.plod d'athlète, gale, pustules, etc., cm-ployez la PRESCRIPTION O.D.D.liquide, mfillcamrntée, pure, rafraîchi Kganto.Non craln-¦eusc, non tachante.Soulage prompicmrnt \n iMmanRcai.vin vivo.No souffrez pion.Dcmnnclcr.à •oiro ulmrmaclcn la PRESCRIPTION D.D.D- ARRETEE Novembre, 1947 —Ma petite Perle, me permettez-vous de vous les offrir ?En prononçant ces mots, il avait pris plusieurs objets des mains dc la jeune femme.—Pas tout cela, Paul ! 1 beaucoup trop, mon cher ami ! Jeanine rougit de plaisir: —Vous les aimez ?Elles vous plaisent ?—Oh ! Je les trouve ravissant —Alors, elles sont à vous.11 attira dans un coin hi .dense, pour lui demander disen ment son prix.Quand l'heureuse marchande fut partie, Jeanine, émue, s'écria: —Vous m'avez vraiment coml cher Paul.Et vous avez ap> une telle joie à cette gentille jeune femme ! Oh ! pour elle et pour moi, je vous remercie dc tout, tout nu .coeur ! —Ne me remerciez pas, pi chérie, puisqu'on acceptant ces quelques babioles, vous avez accompli une bonne action envers ci enfant si malheureuse ! Sans parler, il la contempt: l'enveloppant d'un regard si amoureux, si tendre, si chargé de cup qu'elle en fut remuée.Comme il l'aimait ! —Vous ne m'embrassez pas.bien-aiméc, implora-t-il ?D'un air un peu intimidé, elle lui présenta sa joue rose; puis elle appuya son front sur l'épaule si d< reuse de la protéger.—Je venais vous demander, dit-il si vous voudriez venir avec moi à Laghct, cet après-midi ! Il fait beau temps ! —C'est vrai que la journée magnifique ! .Oui, certainement, je serai très heureuse d'aller vous à Laghet, aujourd'hui.—Bien; c'est tout ce que je dé rais savoir.J'ai rendez-vous a midi, pour déjeuner au Ruhl avi mon éditeur de Paris de passa Nice.—Vous devez lui remettre un nouveau manuscrit, peut-être ?Il sourit, flatté qu'elle s'intéi sait à ses travaux.—Oui.justement, un court manuscrit.Gentiment, elle lui tendit ses deux mains.Il se pencha et mit un long baiser brûlant sur la tempe où frisonnalt, sous la peau, une veine bleue très fine.En se dirigeant vers la porto, il redit: —Au revoir, mon aimée, je vendrai vous prendre à trois h< pour notre promenade à Laghi Toute seule, debout devant la commode en demi-lune, tiroirs ouverts, Jeanine pliait et rangeait les délicates lingeries soyeuses qu'elle devait à la générosité dc son fiancé.La sonnerie du téléphone retentit, Elle courut dans le bureau de son père,—celui-ci était sorti — et saisit le récepteur.Soudain, elle redressa son corps svelte, qui s'était allongé sur le grand bureau dc chêne.Là-bas, au bout du fil, la voix dc Roger Dor-zan lui paraissait singulièrement altérée: —C'est moi, Jeanine.—Oui.Comment allez-vous ?—Très mal, Jeanine, je veux vous parler absolument.—Venez me voir cet après-ml- Novembre, 1947 Le Bulletin de s Agriculteurs 57 MODELE CI-DESSUS $189.00 très noniilairc dans les communautés PIANOS - PIANOS - PIANOS Piano droll acajou .$119.00 Piano .In.ll acajou .$139.00 piano .!r>>it noyer 1X9.09 llariiiinii»>» «conditionné 49.95 piano carra .69.00 Plana nulomatlquc — 40 rouleaux (trolls.269.00 Radio a batteries, neuf .41.00 Grninopiionc cabinet — 26 disques gratis.25.00 Harmonicas, ftrand choix .2.25 s,toi .i,s.violons.Guitares, Banjos, ];.moteur» pour £rnmopbttnes.Kv|.r.i i ions l'Iano*.Harmoniums, Gramophones.200 ACCORDEONS simples, Importés Prix incclal, ch.sis.m E.L.CHOQUETTE K(i8" i ne St-Dcnls, Montreal, Que.RESULTAT de hi GRANDE SOUSCRIPTION ,-iu profit des Missions Oblates de la Balo d'Hudson La il' tribution des prix n en lieu nu Palais Montcalm à Quebec le 16 septembre 1947 1er Prix: Une voiture Dodno 1946, No du bill.: y.CISA.Gannanto: Mme Henri Chandonnit, Sto-Croix, Lotblnlero.< Un* lessiveuse.No du billet 88788, : .l.vliii.iii.274A IJanis, Valley- il,-:.].l'n radio.No du billet 1.1271 A.¦ Clermont Garceau.Utnrentian, Club de IV-, lie.Un poêle électrique, ,N' du billet 1MB.i.i.uii.Raynald (.amoureux, Sicile bvilcconibe Colonie 4.1.rixï Kiiycle jxnir r.arçons OU filles, No '.••7 77.Gagnant, Vasil Gvoleb, Bte : l'Or, Al.itilii.nèine l'rix: liicyclc ikhit ¦¦ filles, Nu ilu billet 7.161.Câlinante: '•! Bacon, 24 rue Franklin, Québec, icrnc l'rix.Montre iicrtir homme ou dame.No 60724.CiKiiant.Gérard Dupuis.896, .Val d'Or.Abitibi.l'rix: Montre nom bomme ou dame.No I7A.Gaitnanlc.Mlle Idurette •GréRoire, Nicolet.12 iiilni tannants.Une lisle complète era postée à quiconque en fera la ilelll.iTl !-.Merci i tous les oénéreux souscripteurs „™ MARCEL Bl RON «309 Eîoulevard Roscmont, Montréal CONSTIPÉ?! Il VOUS FAUT PLUS DE BILE la stienec dit deux rdc à la digestion cl consliluc un laxalif naturel.Un manque de bile cause constipation, mil» Je lolr.inrliseslion cl faiblesse.Pour une sanlé »)onnarilcloni(ietvolicfoicelobleneilabile néecs-Jiire trier aux Fruil-à-lives, les comprimés pour le • me qui onl(ailleurs preuves et qui sont les plus en «mande au Canada.A base d'herbes et de fruils.FMITATIVES Foi'É di .Ah ! non, impossible, cet après-midi.—Pourquoi impossible ?—Ma leçon de piano après le déjeuner.Puis, à trois heures, j'ai promis d'aller à Laghet.L'accent du jeune homme devint amer et d'une impitoyable dureté: —Je veux .j'exige .A ces mots, Jeanine se révolta: —Si vous parlez d'exiger, je ferme la communication mon cher ! Elle allait raccrocher, en effet; mais il le sentit et implora: —Je vous en conjure, c'est très grave, Jeanine, c'est vrai ! J'ai un besoin absolu, entendez-vous bien, d'avoir avec vous un dernier entretien, une suprême explication ! —Je ne comprends vraiment rien à tous ces mystères, Roger, je vous assure.Quel danger vous menace donc ainsi ?—Le pire des maux .et imminent ! —Vous parlez comme un condamné qui fait ses adieux, cela n'a pas de sens, Roger ! —Cela a un sens terrible, au contraire.Jeanine, ii faut à tout prix .comprenez-le, que je vous parle ce soir même ! —A quel moment ?—Après diner, vers dix heures.—Dominica couche chez elle.Je serai seule, je vous ouvrirai donc moi-même.—A ce soir, Jeanine, pour cette dernière explication.J'ai à vous dire des choses si importantes .tellement tragiques .—Vous êtes terrifiant, Roger.Dites-moi de quoi il s'agit ?—De mon sort .je suis pire que malheureux .affolé .traqué .je ne puis subir certaines exigences, tolérer certaines cruautés odieuses .ou alors .—Ou alors ?Oh ! assez de réticences ! Il faudra mieux en finir ! Sans adieu, il avait raccroché le récepteur.Les derniers accords de la sonate de Franck s'éteignirent, puissants, rythmés, rassemblant dans une somme magnifique leurs sonorités géniales.Jeanine repoussa son tabouret loin du piano et étendit sur le clavier ses mains souples aux doigts détendus, en soupirant: —Ah ! mon Dieu ! mou Dieu ! —Vous êtes fatiguée, ma petite Jeanine ?—Fatigué ?Oh ! non, pas du tout.Elle parlait comme dans un rêve, d'une voix monocorde et basse.Mlle Lcclcrc s'accouda sur l'extrémité brillante de son bel Erard, demandant: —Auriez-vous quelque souci, ma petite enfant ?—Un gros souci, ma bonne amie ! —Contez-moi cela, chérie.A nous deux, nous trouverons peut-être une solution ?—Je vous ai souvent parlé de Roger Dorzan, le fils adoptif de Paul Corbelier, n'est-ce pas, ma bonne Moisellc ?—Bien sûr.Je me suis même parfois demandé si .—SI ?.—Eh bien ! si vous n'étiez pas un peu épris l'un de l'autre, mais, CARAPACE E TORTUE! 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Mlle Leclerc haussa les épaules: —Jamais Paul Corbelier ne fuira dans cette évasion, parce qu'il vous aime ! l'amour lui apprendra à vous marquer de son empreinte, et à vous transformer.—Comme vous comprenez l'amour, vous Moiselle ! Sans répondre à la réflexion de son élève, Mlle Leclerc caressa la joue ronde et lisse de Jeanine, qui murmura, inquiète.—Moiselle, je suis très troublée par un insolite coup de téléphone de Roger.Subitement très grave, Mlle Leclerc interrogea: —Maintenant que vous êtes fiancée, j'espère qu'il n'a pas l'audace inconvenante de vous poursuivre de ses déclarations ?—Il ne me déclare rien, fit naïvement Jeanine; ce serait inutile .je comprends si bien ce qu'il ressent, sans ouvertures solennelles ! —C'est mal de sa part, apprécia la pianiste ; il y a là quelque chose de vil.Si je me laissais aller, j'emploierais à son sujet le vilain mot de mufle ! Enervée, Jeanine regimba : —Oh ! vous êtes trop sévère ! —A moins que ce ne soit ma Jeanine qui se montre trop indulgente?La jeune fille baissa la tête ; elle sentit toute la vérité de cette observation.Mlle Leclerc demanda : —Que voulait-il, par cet appel téléphonique insolite ?—Je n'ai pu arriver à le comprendre.—Il vous demandait quelque chose d'indécis ?—Oui.non.Il parlait comme un sphinx.—Pourquoi vous en troubler, ma chérie ?—Parce qu'il exige une chose.bizarre.—Laquelle donc ?—Avoir avec moi ce qu'il appelle "une explication suprême".—A quel sujet, cette explication?—Je l'ignore en fait.mais.je crois la deviner un peu.—Oui.et moi aussi, hélas ! Et.à quand, cet entretien ?—Ce soir, chez moi.vers dix heures .et même peut-être un peu plus tard.—Seul à seule, évidemment ?—Oui.Père, qui est légèrement souffrant, sera déjà couché.Du reste, vous pensez bien que Roger ne consentirait pas à parler devant lui ! —C'est, en effet, bien insolite, bien déraisonnable ! Il aurait tout de même pu attendre à demain ! —C'est bien mon avis.—Le lui avez-vous laissé entendre ?—Oui.Mais il prétend ce retard impossible.—Tout cela me fait un singulier effet ! soupira Mlle Leclerc.—Il a eu, au téléphone, un ton tour à tour soumis, triste, découragé, désespéré, puis, rageur, grondant, presque enragé ! —Quel être impulsif et indompté ! gémit Mlle Leclerc ; il m'a l'air de faire du mauvais travail du vilain travail de sabotage ! —Et qu'en dit M.Corbelier ?—Oh lui ! Moiselle ! Combien vous aviez raison d'avoir une si pleine confiance en mon fiancé.Vous le connaissez mieux que moi ! —Aimez-vous votre nanci ?ce qui s'appelle vraiment "aimer"?Jeanine se mordit les lè et murmura d'un ton incertain : —Je l'admire de toute mon âme.je suis heureuse quand il est là.et peinée quand il s'en va., drais qu'il lise en moi à li\ vert.qu'il sache tout de moi ; je ne voudrais pas qu'il soutire la moindre peine de ma part.mais.je ne sais pas si je l'aime.• * • Peut-être l'amour est-il encore enseveli dans le secret du i Jeanine.mais il semble être né au sein de son âme profonde.Ce point obscur sera sans douti par le prochain épisode de "Sublime amoitr".• TOUS IES JOUEURS DU CANADIEN MANGENT DU GRUAU QUAKER! 6MniHINBffNIHOCKÏÏi PAPA* Qua chc C,ru=u.et let- ••1°V£ la »vo,t, et de 11 pucur et » ¦vie.par l'instructeur DICK Une exce/fenje occasion d'aller a I école dun Professionnel, IRVIN d'un Expert.?Vous pourrez maintenant jouer au hockey mieux que jamais.Grâce à une entente spéciale, l'instructeur Dick Irvin des Canadiens de Montréal a rédigé ce livret superbe intitulé "Comment améliorer votre hockey." Vous trouverez là des conseils et des idées sur la façon de passer, de lancer, de mettre en échec .des renseignements qui vous aideront à mieux jouer .à compter plus de buts! Votre exemplaire vous attend! Il est gr.iliiit, en échange d'un dessus de boîte de Gruau Quaker.Hâtez-vous à remplir le coupon plus bas et préparez-vous pour un bel hiver sur la glace! Procurez-vous dot photos oulographiéfts de vos ctoilos favoritosl La brochure de Dick Irvin vous explique comment obtenir de magnifiques photos aiitographiécs (H* x 10") des étoiles du hockey de cette saison.I-lle contient aussi des nouvelles extraordinaires au sujet des primes toutes récentes de Quaker relatives au hockey.FILLETTEI Vous aurez plus de plaisir aux Ka r t i c .1 de oekey, tous pourrez mieux les suivre après la lecture de II nouvelle brochure passion* nante de Dick Irvin.F'STONJ P>'ck 'rvi'n *n 'orme, ré RUsnhnth ftniiyln.Louise Bastien.Marie-Jeanne Strasbourg, Jacqueline et Mariette Tessier, Ka-chel Caron, Aline Trottier.Rita Girard, Marquise Foucher, Rita Aipin, Ghislaine Drapeau, Rose St-Picrrc, Dclphle Lanthier, Bérangere Oen-dron, Mariette Lebel, Alice Dcspa-rois.Fleurette Begin, Claude Biais, Mary Kelly, Fernande Hamon, Madeleine Lehoux, Patricia Du foui.Gilria Drapeau, Aline Lctouriicau.Jacqueline Belleau.Jeanninc Boy, Renée Tremblay, Claire Meneauit, Alvina Sauvé, Bertrande Houle, ue-nise Blanchettc.Jacqueline Bian-chette.Eliette Laframboise, Leui-selle Boily, Jacqueline Ramou.i.Louise Diottc, Lorraine Plante, ou berte Paris, Léandra ^rlguc.Jeannette Simoncau,.Mariette r» quel.Jacqueline Cote, H*ueue Dubé, Yvette Caron Agathe Iftgaj Gérald Lcclcrc.Juliette Corrivi.au.Carmène Lévcsquç.Estelle M»_ cotte, Dominique Turcotte, Macit lelne Dagenais, Lucienne Novembre, 1947 Le Bulletin des Agriculteurs 73 nrr>oirP Thomas, Laurettc Tur-«ittc Bibiano Lachance, Martine Pniriér Emélla Thomas.Jeanne-,v\rc Giiimoiicl, Annc-Maric Thons Pierrette Guimond, Thérèse finehon.Hose Castonguay, Noël-S tafleur, Eveline Castonguay, Adrlenne Robichaud, Georgette La-combe Madeleine Charles, Miriellc Ouellet, Denise Fournier, Edith I Iremblay, Monique Bouclier.Elisabeth Gauvin, Marguerite Béliveau Denise Béllveau, Marie Labelle.An-nette Génler, Yolande Thibodeau Jcanninc Béllveau, Cécile Denis Jeannlne Aubin, Colline Trahan, Rolande Asselin, Denise Jauvin, Marie-Berthe Tremblay, VARIETES REBUS REPONSE : •jodnos subs si.iua os.10A1U1 ru,p d svtos 001 'I 3sj3a1u!) o DEVINETTES 1.—Quel est le saint le plus solide ?2.—Je ne suis pas celui que je suis, car si j'étais celui que je suis, je ne serais pas celui que je suis.Qui suis-jc ?REPONSES : •o.n -mu nos ims inb anbtysatuop un— z •ojjoicl }ujbs no ipoa }ures—i CHARADE Mon premier se lait en marchant ; mon second est une conjonction ; mon troisième : un poisson plat ; mon quatrième est un pronom personnel, et mon tout est une fleur prin tanière.REPONSE : (Ol-onu-onb-srxl) ono.i3Ubi;cI ABREUVOIR POUR VOLAILLES L'eau que l'on place dans les basses-cours est souvent vite souillée par les volailles qui pataugent dans les récipients.De plus le soleil l'évaporé assez rapidement et on doit la renouveler fréquemment.Installez donc vous-même l'abreuvoir dont vous voyez ci-haut le dessin.Attachez contre un mur une bouteille pleine d'eau et renversée au-dessus du récipient dans lequel boivent les volailles ; le goulot ne devra lias toucher le fond du récipient mais sera un peu au-dessous du niveau de son bord.La bouteille laisse alors échapper une certaine quantité d'eau jusqu'à ce que celle-ci arrive au niveau du goulot ; l'air ne se faisant plus, l'écoulement s'arrête là.Observez maintenant une volaille qui vient boire, elle fera baisser le niveau de l'eau ; quelques bulles d'air entreront dans la bouteille et une certaine quantité d'eau s'en échappera, égale à celle que la volaille vient de boire.Installez à l'ombre autant que possible un ou plusieurs de ces abreuvoirs et vous les apprécierez bien vite.(Extrait de La Science en s'amu-sant, publié par le Centre Familial, 3425, rue Saint-Denis, Montréal 13).PAREOXS MIEUX "MOt/LWÀ SC/£ ^______ Z>/res: a____ V£j>/r£s/>4s: *PA/?QV£M£A/T* 9/Yss: S____________ H '/?£C0tfD D_____ REPONSE : onbsici — .wnoduioo — lunuioiuiomus — osnajog V f/h à / Y Depuis des générations, la marque Baker, pour le chocolat, est synonyme de haute qualité.lit en ce qui concerne le cacao, la marque Baker comporte également une véritable garantie de supériorité qui signifie que c'est toujours le cacao à son mieux! Sa riche couleur brune, son goût de chocolat bien prononcé, son arome alléchant vous invitent à y goûter—du cacao tel qu'il devrait être—riche, tout à fait satisfaisant, à la véritable saveur de cacao parce qu'il provient de cacao pur.Employez du Baker dans les recettes qui demandent du cacao—et pour vous régaler vraiment, buvez du cacao préparé selon les instructions faciles données sur la boite de Cacao Baker.La boite économique de 1 livre fait jusqu'à 90 tasses.CHOCOLATIERE BAKER DIT: Essayez un glaçage à l'orange sur un gâteau fait avec du Cacao Baker — ou du zeste d'orange saupoudré sur un pouding au chocolat, lisse et crémeux.Tant que vous n'y aurez pas goûté, vous ne pourrez jamais vous imaginer comme la saveur d'orange se marie délicieusement au goût de chocolat si riche du Cacao Baker.BAKER Un Produit do General Foods C-96F la PREMIÈRE teinture "TOUS TISSUS" canadienne 74 Le Bulletin des Agriculteurs Novembre, 1947 4 opérations simples pour obtenir un plus beau teint ¦ ¦ ¦ essayez ce nouveau et judicieux traitement de beauté Desircz-yous un teint plus frais — sans avoir à employer le contenu d'innombrables pois et bouteilles?Alors utilisez l'unique crème-
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