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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1989-10, Collections de BAnQ.

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un nouvel hybride plein d'avenir Un vent de changement souffle de plus en plus fort à travers le pays.Il balaie les vieilles habitudes et force les agriculteurs à suivre le courant.Certains résistent au changement et se fient à ce qu'ils connaissent bien.Mais l'avenir appartient - et a toujours appartenu à ceux qui savent saisir les occasions et passer à l'action.Dans le domaine de la production de maïs, cela signifie être à l'affût des derniers développements dans les hybrides et savoir en tirer les meilleurs rendements.Le nouveau N2001 à 2650 U.T.M.Cette année, Northrup King présente l'hybride N2001 aux producteurs de maïs qui se trouvent en zone de maturité de 2650 U.T.M.Le N2001 a un avenir prometteur, un avenir à partager avec les producteurs qui ne craignent pas d'essayer quelque chose de nouveau.Lors des essais officiels pour son enregistrement, tant au Québec qu'en Ontario, le N2001 a largement surpassé les hybrides-témoins et fut rapidement recommandé.Par la suite, le N2001 a continué à surclasser ses compétiteurs lors de deux années d'évaluation en champ, dans des conditions très variées.Demandez les données à votre détaillant NK.Trois nouveaux hybrides NK Le N2001 est l'un des trois nouveaux hybrides de Northrup King pour cette saison.En effet, nous introduisons également un hybride appartenant à la classe de maturité de 2900 U.T.M.qui promet, le N3624, ainsi qu'un hybride super-hâtif à double usage, le N0565.Ces nouveautés succèdent à d'autres hybrides développés au Canada, qui ont fait doubler les ventes de maïs de NK en cinq ans.Chacun sait que les nouveaux hybrides de mais s'améliorent chaque année.Chez Northrup King, ils s'améliorent.plus vite.Essayez-en l'équivalent d'un semoir et constatez-le par vous-même.S'il-vous-plait, téléphonez ou écrivez pour obtenir plus d'informations sur les hybrides NK et le détaillant NK le plus près de chez vous.NORTHRUP KING Semences Northrup King Ltée., 1250 boul.Franklin, Cambridge, Ont., N1R 6C9 (519) 621-0890 (Service en Français disponible) Bulletin Dieu a fait la campagne, l'homme la ville.William Cowper Sommaire Médaille d'or 1989 Quand famille égale efficacité 12 Les Paquet élèvent leurs Holstein au coeur de la Matapédia.Ils ne se sentent pas isolés pour autant, bien au contraire! Médaille d'argent 17 Médaille de bronze 18 Production laitière et animale Les meilleures productrices 19 du PATLQ Donnez-vous assez de foin 21 à vos vaches?Une alimentation équilibrée contient au moins 40 % de bon fourrage.Du bouvillon à la farine de poisson 24 La farine de poisson peut accroître les revenus de 130 $ par bouvillon! Production végétale_ Bien conserver le capricieux soya 32 Le soya est un grain fragile qu'il faut manutentionner et entreposer avec soin.ta^urii^d^tâHnfoa^rtaJe^ Les origines de l'Ordre du Mérite 35 agricole C'est au retour d'un voyage en France qu'Honoré Mercier a décidé de créer un concours agricole.Entrevue avec Honoré Mercier 36 Qu'aurait dit le célèbre premier ministre si le Bulletin était allé le rencontrer ?Point de vue du ministre 37 Michel Page Le gouvernement provincial garde son mot à dire dans le choix des politiques agricoles canadiennes.L'évolution champignon 38 de l'agriculture québécoise Le grand boom s'est produit dans les années cinquante.Viens jaser.avec les médaillés 42 Une entrevue avec trois gagnants de la médaille d'or qui ne sont pas restés assis sur leurs lauriers.La révolution agronomique 49 par les agronomes En 1913 les agronomes commençaient à envahir nos campagnes.Médecins des animaux au service 50 de l'humanité On n'en est plus aux «soigneurs» des villages de 1860! Il y a maintenant 1 350 vétérinaires au Québec et nos programmes de santé sont des modèles du genre.Technique_ R comme radial 52 Les pneus radiaux permettent de diminuer la compaction et augmentent la traction.Entrevue_ Brigid Pyke, leader 58 et communicatrice La dame defer du syndicalisme agricole ontarien impose le respect par sa franchise et son intégrité.Vie rurale Une table rentable 64 Les tables champêtres ne sont pas que des festins pour citadins.Elles permettent aussi d'écouler les produits de la ferme.Chroniques Actualité agricole Agenda Autour de la ferme Cuisine Droit rural Editorial Forêt privée Météo Nouveaux produits Onésime Sécurité 10 10 74 72 28 9 60 70 67 57 31 PHOTO COUVERTURE : CHARLES VALLÉE CONSEIL CONSULTATIF AUPRÈS DE LA RÉDACTION Donald Côté, directeur régional des ventes pour le Québec.Ciba-Geigy Pierre Courteau, conseiller en communications.Agriculture Canada Marcel Couture, vice-doyen, Collège Macdonald Denis Désilets, vice-doyen à la recherche.Faculté d'agriculture, Université Laval Pierre Doyon, consultant en publicité agricole Yvon Dumoulin, directeur des services agricoles, Samson Bélair Louis-R.Joyal, producteur de céréales, Yamaska Jean-Marie Proulx, producteur de lait.Oka Lise Sarrazin, productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 7 Bulletin des agriculteurs Octobre 1989 Vol.72, No 10 Éditeur: Suzanne Lamouche RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Slmon-M.Guertin.ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION Présidente et directrice du marketing: Lucille Fontaine Secrétaire: Sylvie Dugas PUBLICITÉ Bureau de Montréal: (514) 382-4350 Suzanne Lamouche directeur de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Egllnton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Coordonnatrice: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle GRAPHISME Design Express TIRAGE Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarit de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43.95$ 59,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Le Bulletin des agriculteurs est publié 12 fols l'an par Maclean Hunter Limitée 110, boul.Crémazie ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 Vice-président, Publications du Québec: Jean Paré_ Président, Éditions canadiennes: James K.Warrlllow Impression: Maclean Hunter Limitée Tous droits réservés Maclean Hunter" 1989 Courrier de 2" catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 _ Editorial Cent ans.et siègent à la Chambre d'agriculture, moussent l'organisation d'expositions agricoles, donnent des conférences, des démonstrations, publient des traités, font aussi du journalisme agricole.Ils tentent de sensibiliser directement les agriculteurs par la formation, par l'information.Toutefois, au début du XXe siècle, force est d'admettre la nécessité d'un encadrement supplémentaire.Le ministre de l'Agriculture, J.-E.Caron, déclare : «Trop peu de cultivateurs se déplacent pour assister aux expositions, aux démonstrations, aux conférences.Nous avons décidé d'aller au-devant d'eux, sur leurs fermes, afin qu'aucun ne puisse avoir le moindre prétexte pour ne pas faire de progrès et ne pas adopter les meilleures méthodes de culture.» L'École d'agriculture d'Oka met alors au programme un cours d'agronomie.Les cinq premiers diplômés entrent au Service agronomique du ministère de l'Agriculture en 1913.Rappelons leurs noms : Henri Cloutier (Rouville et Iberville), Jean-Charles Magnan (Portneuf et Champlain), Abel Raymond (Bellechasse et Dorchester), Raphaël Rousseau (Bagot et Drummond) et Alphonse Roy (Montmorency et Québec).Commence alors la véritable modernisation de l'agriculture québécoise, «le grand travail agronomique», comme l'écrit Firmin Létourneau en 1950.Pendant 60 ans, les agronomes sont partout, donnant des conférences dans les paroisses, faisant des démonstrations publiques, organisant des expositions, des concours, rédigeant des bulletins, des articles de journaux, se rendant à domicile (pour certains, jusqu'à 400 visites par année).Sur la ferme, ils travaillent à la formation de meilleurs pâturages, à l'amendement des sols, donnent des conseils sur le drainage ou l'irrigation, voient à l'amélioration du fourrage et des plantes racines, à la ventilation et à la propreté des étables et des autres bâtiments, dressent même les plans et devis des nouvelles constructions, incitent à l'amélioration du bétail, du troupeau laitier, des porcs à bacon et des poulets.Aujourd'hui, on retrouve les agronomes aux postes clés de F administration publique, des coopératives agricoles, des syndicats, des compagnies privées.Ils sont plus de 3 000, dont 600 femmes, faisant partie de l'Ordre des agronomes du Québec.Ils font de la gestion financière, de la représentation, de la recherche, de l'enseignement, de l'agro-conseil et sont impliqués dans le financement agricole.La profession est fort jeune : 50 % des agronomes du Québec ont moins de 35 ans.Leur devise ?«Servir».¦ 49 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 100 ans du Mérite agricole Médecins des animaux.au service de l'humanité Après des débuts difficiles au Québec la médecine vétérinaire est aujourd'hui en pleine expansion.par Jean Provencher, historien-écrivain | ous sommes au début des années 1860.Malheur de malheur, votre I cheval a attrapé la gourme! Que faire?Vos voisins vous disent de recourir au «soigneur» du village, généralement le forgeron, ou d'aller chercher le médecin le plus proche.Mais personne ne vous parle du vétérinaire.Pourtant il s'entrouvedéjàquelques-uns.Dès 1857, Félix Vogeli, un médecin vétérinaire français émigré au Québec, signe des articles consacrés aux soins des animaux dans L'Agriculteur, le journal de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada.«Isolez le cheval gourmeux des autres chevaux, car ils pourraient à leur tour attraper ce rhume.Mettez-le à la diète et aux boissons tièdes.Donnez-lui deux fois par jour des bains de vapeur.Et faites-lui porter des cravates chaudes, ordinairement des peaux de mouton ou plus simplement des étoffes de laine.» Duncan McEachran, lui-même diplômé de l'Université d'Edimbourg, en Ecosse, fonde en 1866 le premier collège vétérinaire du Québec, affilié à l'université McGill.En 20 ans, trois autres écoles vétérinaires ouvrent leurs portes à Montréal et à Québec.Des médecins vétérinaires trouvent à s'employer tant à la ville qu'à la campagne, car les chevaux constituent le mode de traction le plus répandu.Sans compter que l'introduction croissante de nouvelles races bovines et chevalines, de même que le souci d'améliorer sur une base scientifique laproductivité des races laitières, amènent les médecins vétérinaires à agir comme conseillers auprès des éleveurs.C'est d'ailleurs durant les années 1880 que sont institués les premiers livres de généalogie des différentes races de bétail, véritables registres des souches et des descendants de pur-sang.En 1893, les deux écoles vétérinaires françaises de Montréal se fusionnent et prennent le nom d'Ecole vétérinaire française de Montréal, rattachée à l'Université Laval à Montréal.Par la suite, celle-ci n 'attire jamais moins d ' une soixantaine de nouveaux étudiants par année.L'Ecole vétérinaire de Québec, La profession attire de plus en plus de femmes.A la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, il y a maintenant plus d'étudiantes que d'étudiants.elle, ferme ses portes à la fin de 1893, faute de subventions, alors que le Montreal Veterinary College, devenu la Faculty of Comparative Medicine and Veterinary Science, toujours affilié à l'université McGill, disparaît en 1902.A vrai dire, les débuts de la médecine vétérinaire sont difficiles.Certains agriculteurs, par exemple, continuent de faire confiance aux charlatans plutôt qu'aux vétérinaires.D'autres s'en remettent encore au «Pain Killer», un remède de cheval, qui, dilué dans de l'eau, est même administré aux humains.Dans certains villages, des vétérinaires doivent fermer boutique après quelques années, faute de clientèle.Toutefois, le Gouvernement du Québec croit à l'avenir de la science vétérinaire, puisqu'il organise en 1910, au sein même du ministère de l'Agriculture, un service de médecine vétérinaire.En 1922, l'Ecole vétérinaire, affiliée maintenant à l'Université de Montréal, ne recrute plus qu'une douzaine d'étudiants par année.La profession est en crise.Les progrès rapides de la mécanisation et l'augmentation constante du nombre de véhicules à moteur (automobiles, tramways électriques, premiers camions, etc.) amènent la fermeture de grandes écuries dans les villes et entraînent des bouleversements de fond qui affectent l'avenir de la science vétérinaire.Les jeunes candidats arrivent mal à trouver ieur place dans ce monde en transformation.En 1928, l'Ecole vétérinaire est transférée à l'Institut agricole d'Oka.En 1937, le service de médecine vétérinaire du ministère de l'Agriculture se voit précisément affecté au contrôle des maladies infectieuses et parasitaires.En 1947, l'Ecole vétérinaire passe d'Oka à Saint-Hyacinthe.Elle s'affilie en 1969 à l'Université de Montréal et prend le nom de Faculté de médecine vétérinaire.En 1985, on fête le centenaire de l'enseignement vétérinaire français au Québec, la faculté de Saint-Hyacinthe étant la seule d'expression française en Amérique.En 1989, la médecine vétérinaire est en pleine expansion.La Faculté de médecine vétérinaire, toujours logée à Saint-Hyacinthe, accueille plus de 350 étudiants et étudiantes, tant au premier cycle qu'au second.La profession elle-même compte 1 350 membres qui mènent les travaux les plus divers : pratique privée, pratique à contrat pour de grandes compagnies, pharmacologie, recherche fondamentale (génie génétique, clonage, biotechnologie, etc.) et appliquée, santé animale, epidemiologic et diagnostics de laboratoire pour les pouvoirs publics.¦ 50 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 Si tu veux relever les défis de la planète bleue en l'an 2000 UNIVERSITÉ LAVAL O O o c ** i- C "O Is s s - CD CO LL 2 co en ^ CD D_ m CD __J I _ /• /-\ =3 Q_ CD CD o O) > CO ro — CL i- CD CD .Q — > -CD JJ c J5 ^CD Z> O H Si fu veux des cours d'eau propres de l'eau potable en quantité des ressources aquatiques abondantes des sols fertiles pour nourrir les générations futures des aliments sains et de qualité la santé par de bonnes habitudes alimentaires une société de consommation raisonnée L'Université Laval te propose une formation à la hauteur de ces défis qui requièrent les compétences d'agronomes d'ingénieurs(es) en génie rural de chimistes de l'alimentation de diététistes de conseillers(ères) en consommation Machinerie R comme radial Plus adhérent et moins cher qu'avant, le pneu radial est en train d'envahir le marché.par Simon-M.Guertin Les principaux fabricants américains livreront bientôt tous leurs gros tracteurs sur des pneus à carcasse radiale; cette tendance déjà amorcée s'accentuera aux cours des prochaines années.Bien des avantages font préférer le pneu radial : il réduit le glissement de 5 à 10 %, permet d'économiser 13 % du carburant; il accroît la traction de 45 %, et, par suite, la productivité de 15 %.Cette efficacité permet de compenser rapidement son prix, supérieur de 10 % à celui du pneu conventionnel.À l'Université de l'Ohio, on a démontré qu'il suffit de 700 heures d'utilisation pour annuler la différence de prix.L'expérience a été faite avec un tracteur de 150 cv avec deux pneus à carcasse radiale coûtant en tout 500 dollars de plus.Le prix du litre de diesel utilisé était de 30 cents.On a évalué à 6 % les économies de carburant at-tribuables aux pneus.Il faut compter 667 heures avant de récupérer son argent, mais le pneu radial peut durer 3 250 heures plutôt que 2 500.Cet avantage en faveur des pneus à carcasse radiale dépendra, bien entendu, du prix exigé pour la conversion et de l'évolution du prix du carburant.Il y a dix ans, le pneu radial pourtant fort populaire dans l'industrie automobile coûtait trop cher pour en équiper les tracteurs.Ensuite, la baisse du prix du pétrole est venue mouiller la mèche et empêcher la tendance qui s'amorçait.Comme dans la vraie vie, le temps a eu raison des pneus.Mais depuis quelques années, la demande pour des tracteurs plus confortables et plus forts s'est accrue, aussi les constructeurs ont-ils dû revoir le choix de leurs pneus.En même temps, les fabricants de pneumatiques ont cherché de nouvelles solutions.Ils ont mis au point de nouveaux types de pneus à carcasse radiale moins chers et qui éliminent virtuellement la vibration due au roulement.Ce qu'on demande au pneu La roue motrice, placée entre le moteur et l'outil à traîner, conditionne dans une large mesure le rendement du Les fabricants de pneus soutiennent qu'il ne faut pas s'attendre à un produit plus révolutionnaire que les pneus à carcasse radiale d'ici les 10 prochaines années.tracteur.Le pneu doit transmettre avec efficacité toute la puissance du moteur pour la transformer en effort de traction sur toutes sortes de surface, sans perte d'adhérence, ni de rendement.Il doit réduire les vibrations sur les surfaces dures.D'autre part, le pneu travaille toujours en supportant de lourdes charges.Sa structure doit être étudiée en conséquence afin de recevoir et de maintenir des pressions de gonflage adaptées à chaque utilisation sans nuire à sa souplesse.Enfin, le pneu doit bien adhérer au sol, mais on lui demande aussi un bon débourrage de la terre qui se colle entre les crampons.Sur tous ces points le pneu à carcasse radiale paraît bien pourvu.En effet, plus souple, il offre une plus grande surface de contact avec le sol, donc il a théoriquement une meilleure adhérence.La durée d'un pneu est forcément limitée.En moyenne, le radial peut durer 3 000 heures, suivant l'utilisation et le type de surface sur laquelle il circule.Facteur souvent négligé, la pression de gonflage fera souvent varier la vie utile du pneu, car elle conditionne étroitement l'adhérence et l'usure plus ou moins rapide des crampons.L'usure anormale des roues motrices est due à deux excès: surgonflage et sous gonflage.Le labour 52 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 C'est le temps des récoltes et vos pneus de tracteur font défaut.Que ferez-vous?Téléphonez au service de dépannage express de Goodyear Nous nous rendrons chez vous sur-le-champ.Nous réparerons vos pne sur-le-champ.Vous vous remettrez au travail sur-le-champ 4 us = G O O Dit YEA R AMOS (819) 732-5321 LASARRE (819) 333-5567 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) BEAUHARNOIS (514) 429-4580 MONTMAGNY (418) 248-7270 Pneus 1X Inc.Pneus Total Inc.BEDFORD (514)248-7130 MONT ST-HILA1RE (514) 467-3688 Centre du Pneu Pelletier Les Pneus Bernard Ltée CHICOUTIMI (418) 549-1210 NICOLET (819) 293-8545 Service de Pneus Potvin Ltée Pneus Jutras Enrg.DRUMMONDVILLE (819) 478-8119 PAPINEAUVILLE (819) 427-6494 Les Pneus Vanasse Inc.Les Pneus Robert Bernard Ltée GRANBY (514) 378-7968 PLESSISVILLE (819) 362-6319 Les Pneus Ovila Bernard Les Pneus P R Ltee GRONDINES (418) 268-3587 SHAWINIGAN (819) 539-2213 Faucher et Frères Inc.Vanasse (Div.Rechapex) HUNTINGDON (514) 264-6673 SHERBROOKE (819) 569-9493 Les Équipements Bonenburg Inc.Pneudis Inc.JULIETTE (514) 753-3712 ST-BARNABÉ-SUD (514) 792-3240 David Lépine Inc.Garage Gaston Chartier & Fils Inc.LANORAIE Lanoraie Bandag Inc.(514) 887-2303 ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 ST-HYACINTHE Les Pneus Bernard Ltée (514) 773-1313 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU (514) 658-0312 Les Pneus Robert Bernard Ltée _ ST-JÉRÔME (514) 436-1060 Pneus Mathieu __ ST-PASCAL Pneus F M Inc.____ ST-PAUL-ABBOTSFORD (514) 379-5757 Les Pneus Robert Bernard Ltée (418) 492-6035 TRACY Pneudis Inc.(514) 743-2711 (819) 375-4949 TROIS-RIVIERES Vanasse (Div.Rechapex) VILLEMARIE (819) 629-2515 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) WARWICK STL Centre de Distribution Inc.(819) 358-2774 Pour autres renseignements téléphoner (514) 334-1112 et le transport sur route exigent des pressions différentes dans les pneus.Pour le labour, on a besoin d'un maximum d'adhérence donc on abaissera la pression vers le minimum autorisé.Par contre, pour les déplacements sur route, on augmentera la pression vers le maximum permis.Si on augmente la charge sur le tracteur, il faut également penser à la capacité de charge du pneu.Dans ce cas, il est plus prudent de conserver la pression près du maximum autorisé.S'il y a excès de patinage ou d'usure au centre, on pourra abaisser cette pression et la carcasse n'aura pas été malmenée.Tassement du sol Sous le pied d'un homme moyen, la pression au pouce carré est de 2,6 livres.La surface portante du pneu sur le sol varie selon le gonflage et son état d'usure.La pression au sol peut varier de 10 à 40 livres par pouce carré selon la composition du sol et sa teneur en eau.Ainsi, pour limiter le tassement, on augmente la surface du pneu en contact avec le sol, mais il faut aussi conserver la bonne adhérence, c'est-à-dire le pouvoir de traction.Avant de commencer un chantier, on doit penser à la pression dans les pneus.La capacité de charge d'un pneu est en relation directe avec le degré de résistance de la carcasse, et donc avec son épaisseur et sa rigidité.Pour une même dimension, une même charge supportée et une même pression de gonflage, le pneu, dont l'indice de charge est le plus élevé, présentera un écrasement plus réduit et donc une surface de contact avec le sol plus faible.Ce pneu risque alors de moins adhérer au sol et de le tasser plus fortement.La pression au sol correspond, en effet, à la pression de gonflage augmentée de la rigidité de la carcasse.Compte tenu du changement très fréquent de la charge sur les essieux et de l'impossibilité matérielle de la connaître à chaque instant ou pour tous les travaux , F agriculteur doit se contenter d ' un à-peu-près.Il faut suivre le plus possible les recommandations du fabricant pour améliorer le rendement global du pneu et prolonger sa vie.Il est très difficile d'établir le coût d'utilisation d'un pneu à l'heure.En divisant son prix d'achat par le nombre d'heures effectivement comptabilisées, le calcul serait faux.On ne doit pas s'arrêter là, car si le rendement est mauvais, alors le coût d'utilisation par hectare augmentera.Pour réduire le tassement des sols et maintenir l'efficacité, certains fabricants ont choisi le pneumatique basse pression.La technique de construction du pneu radial permet de dissocier les nappes qui constituent la bande de roulement de celles de l'enveloppe.Ainsi, les flancs de l'enveloppe peuvent se déformer sans engendrer de réaction sur la bande de roulement.Le contact au sol est alors indépendant des déformations prises par les flancs et occasionnées par la charge.Le pneu peut épouser parfaitement les irrégularités du sol même lorsqu'elles sont très prononcées, ce qui permettrait d'envisager son utilisation pour des labours conventionnels où la roue passe dans la raie.Normalement, la largeur des sillons varie de 14 à 16 pouces — elle va rarement à 18 pouces — alors que la largeur des pneus couramment utilisés est de 16,9 - 18,4 - 20,8 et 24,5 pouces.Ceci signifie qu'une partie du pneu s'appuie à la fois sur le muret et sur une partie de la terre labourée.Dans le meilleur des cas, où l'on a pris soin d'associer la largeur du pneu avec celle de la charrue, il y aura tassement de la partie labourée aussi faible soit elle.De plus en plus de producteurs de mais obtienneè dk403 Regardez autour de vous lorsque vous êtes à l'élévateur à grain cet automne.Vous verrez que de plus en plus de producteurs de mais obtiennent de plus gros voyages avec DK 403 de DeKalb.DK 403 vous assure tout le rendement, la robustesse de tige exceptionnelle et la qualité de grain que vous vous attendez d'un produit DeKalb.Avec une performance farouche sur laquelle vous pouvez compter.Communiquez avec votre vendeur DeKalb.Ou encore mieux, cherchez des yeux quelqu'un qui le cultive.Avec des voyages comme ça, ils sont faciles à repérer même dans une foule.De plus gros voyages.C'est notre façon d'aller plus loin sur la voie du succès.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 Puissance Dimension minimale recommandée pour une traction maximale motrice de la 3 mil / h 4 mil/h 5 mil / h barre de tirage* pneu simple pneu jumelé pneu simple pneu jumelé pneu simple pneu jumelé 65 16.9-38 6PR Pneus jumek S Exigences de pneus Pneus jumelés Exigences de pneus Pneus jumelés nécessaires seule- déterminées par le nécessaires seule- déterminées par le nécessaires 70 18.4-38 6PR ment aux fins de poids de l'essieu ment aux fins de poids de l'essieu seulement aux fins 80 18.4-34 8PR flottement à cette arrière flottement à cette arrière de flottement < » cette 85 18.4-38 8PR vitesse 16.9-34 6PR vitesse vitesse 90 20.8-34 8PR 16.9-38 6PR 95 20.8-38 8PR 18.4-38 6PR 100 20.8-38 10PR 18.4 6PR 16.9-34 6PR 110 24.5-32 10PR 16.9-34 6PR 18.4-38 8PR 16.9-38 6PR 120 30.5L-32 10PR 16.9-38 6PR 20.8-38 8PR 18.4-38 6PR 130 18.4-38 6PR 23.1-34 8PR 18.4-34 8PR 140 18.4-34 8PR 20.8-38 10PR 18.4-38 8PR 150 Pneus jumelé s 18.4-38 8PR 24.5-32 10PR 16.9-34 6PR 20.8-38 8PR 160 recommandés une efficacité pour 20.8-38 8PR 30.5L-32 10PR 16.9-34 6PR 23.1-34 8PR 170 maximale à cette 23.1-34 8PR 18.4-38 6PR 20.8-38 10PR 180 vitesse 20.8-38 10PR 20.8-34 6PR 24.5-32 10PR 16.9-34 6PR 190 20.8-38 10PR Pneus jumelé s 18.4-38 8PR 24.5-32 10PR 16.9-38 6PR 200 24.5-32 10PR recommandé; une efficacité pour 18.4-38 8PR 30.5L-32 10PR 16.9-38 6PR 210 30.5L-32 10PR maximale à cette 20.8-34 8PR 18.4-38 6PR 220 Vitesse accrue et pneus plus petit recommandés vitesse 20.8-38 8PR 20.8-34 6PR 230 (voir colonne "junelé", 4 23.1-34 8PR 18.4-34 8PR mil/h * La puissance de la barre de tirage est de 85 à 90 % de la puissance annoncée.NOTA: plus la vitesse d'exploitation est élevée plus les pneus exigés sont petits à la plupart des taux de puissance de la barre de tirage.plus gros voyages grâce à DeKalb.DeKalb Canada Inc.C.P.180 Ste- Rosalie JOH 1X0 Denis Giard (514)799-3494 _ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 55 Nous avons appliqué la même idée à nos prix.Économisez jusqu'à 70 $, peut-être même davantage, sur un choix de modèles de tronçonneuses Husqvarna, par exemple le modèle 50 Spécial.Cette tronçonneuse a plus de puissance et un silencieux plus gros qui contribue à diminuer la chaleur el le bruit pour rendre la coupe plus facile.Ne manquez pas non plus de vous renseigner auprès du concessionnaire Husqvarna sur les économies à réaliser sur d'autres modèles Husky comme les 45, 268XP el 288XP.Il vous offre même des aubaines sur les souffleuses Husqvarna.Donc, pour faire une meilleur affaire, rendez-vous chez le concessionnaire Husqvarna participant.Comme vous le savez, l'argent ne pousse pas dans les arbres! Le numéro un au Canada HUSOTÂRNA'î Husqui Canada, div.Buccaneer Industries Ltd.Corner Brook, T.-N.Lachute, Oc Moncton, N.-B.(709) 639-8119 (514) 562-8551 (506) 857-8461 Améliorations à venir Les fabricants de pneus soutiennent qu'il ne faut pas s'attendre à un produit plus révolutionnaire que les pneus à carcasse radiale dans les dix prochaines années.Les efforts vont davantage porter sur une amélioration des produits existants.Ils prédisent que les pneus seront éventuellement fabriqués pour s'adapter à des jantes dont le diamètre sera plus grand.On ne parle plus seulement de 42 pouces, mais aussi de 46,48, 50 voire jusqu'à 54 pouces sur la jante.Déjà certains pneus de grand diamètre, mais de petite largeur, circulent dans les champs des horticulteurs.On considère qu'un pneu étroit mais de grand diamètre offre de meilleures performances.La surface de sol subissant la compaction est moindre et ils présentent moins de résistance au roulement.Les ingénieurs s'inquiètent toutefois de la modification que ces pneus pourraient entraîner sur la géométrie du tracteur et le déplacement possible des lignes de force.Les moissonneuses sont les premières machines à être équipées de tels pneus puisque déjà les fabricants remplacent chacune des roues de traction par deux plus étroites mais au diamètre beaucoup plus grand.Porter et traîner sans tasser est un idéal à atteindre, mais aussi un équilibre difficile à obtenir.Pour aider l'agriculteur dans son choix de pneus, Good Year publie un tableau permettant de déterminer quels pneus conviennent le mieux suivant les circonstances.Ce dernier, reproduit ci-dessus, est construit en fonction de la puissance à la barre de tirage et de la vitesse d'avancement.Les recommandations sont formulées pour que soient transmis au mieux les efforts de traction exigés par les tracteurs dont la puissance peut atteindre 270 cv.On s'aperçoit que les pneus jumelés deviennent nécessaires seulement pour satisfaire les basses vitesses ou les très grandes puissances.Cependant, il arrive souvent que les pneus jumelés soient utilisés pour augmenter la flottaison et ainsi diminuer le tassement du sol; dans ce cas, il ne faut pas oublier de réduire la pression de gonflage dans les pneus, sinon l'effet recherché sera beaucoup moins important.En effet, en maintenant la pression de gonflage à 20 livres par pouce carré, par exemple, le sol subira toujours un tassement comparable à celui produit par une roue simple.Par contre, si en doublant la surface des pneus, on prend la précaution de réduire la pression à la moitié de sa valeur originale, le sol sera soulagé d'autant.¦ 56 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 57 Entrevue Brigid Pyke, leader et communicatrice En Ontario, une femme peu ordinaire défend les intérêts des agriculteurs et agricultrices.Brigitte Pike force le respect par son honnêteté et son intégrité.On ne lui fait pas dire ce qu'elle ne pense pas.par Suzanne Dion Brigid Pyke dirige depuis deux ans l'Ontario Federation of Agriculture (OFA), l'équivalent de l'Union des producteurs agricoles chez notre prospère voisine.Son homologue québécois, Jacques Proulx, voit en elle un vrai leader.«On dit souvent, ex-plique-t-il, que pour faire sa place, une femme doit être deux fois meilleure qu'un homme.Brigid Pyke a fait ses preuves.Je n'ai jamais vu d'animosité chez les hommes à son égard.Pour ma part, j'ai beaucoup de respect pour elle.» Des journalistes qui l'ont vue intervenir à la Fédération canadienne d'agriculture, dont elle a été vice-présidente, ont été impressionnés par l'habileté avec laquelle elle réussit à mettre tout le monde d'accord.Sa crédibilité n'est pas sans fondements : quand elle aborde un dossier, elle l'étudié à fond.«A quoi sert de lancer que le traité de libre-échange est imparfait?demande-t-elle.Il est bien plus important de savoir comment tel secteur et tel secteur seront touchés, qui en veut et qui n'en veut pas.» Brigid Pyke force le respect par son honnêteté et son intégrité.On ne lui fera pas dire ce qu'elle ne pense pas.«Les gens m'ont élue pour que je dise ce que je pense.Ils ne s'attendent pas à ce que je règle tout, mais ils exigent que je les représente honnêtement.Si je ne suis pas réélue, je reviendrai à la ferme avec plaisir.Alors personne ne peut me forcer à faire quelque chose que je ne veux pas faire.» On comprend qu'elle serait heureuse de revenir à une vie moins trépidante quand on visite Pyke Farms.Située au bout de l'île Wolfe, dans la région de Kingston, Pyke Farms longe la voie maritime du Saint-Laurent.Dans la chaleureuse maison où elle nous accueille, de larges fenêtres s'ouvrent sur le lac Ontario et sur les rivages de l'État de New York.Pyke Farms appartient à la famille de son mari, Bob, depuis des générations et est aujourd'hui la propriété de ce dernier, de Brigid ainsi que de son beau-frère Grant et de sa belle-soeur Margaret.La ferme compte 1 300 acres et on y élève plus de 200 Holstein.L'aîné des enfants du couple Pyke, Duncan, est en voie de s'y établir à son Brigitte Pyke considère le Québec comme un allié.Elle se tient au courant de tout ce qui s'y passe tour.Leur deuxième fils, Steve, et leur fille Brigid sont encore étudiants.Tout ce beau monde respire la confiance, l'ou-verture, la simplicité.Fille unique d'un père médecin et d'une mère infirmière, ce n'est pas en agriculture que ses parents la voyaient.«Mon père souhaitait que je devienne infirmière, mais je n'aurais pas été une bonne infirmière.C'est une bonne chose pour l'Ontario que j ' aie rencontré Bob», dit-elle en éclatant de son rire enthousiaste.Après son mariage, à 19 ans, son beau-père lui demande si elle sait faire la traite.Elle répond : «Non, mais je peux apprendre.» «J'avais seulement, dit-elle, le goût de travailler sur la ferme et le désir de faire du mieux que je pouvais.» La famille Pyke lui permet d'abord d'apprendre le travail à l'extérieur et ensuite la tenue de livre qu'elle considère encore aujourd'hui comme un excellent apprentissage.«La réalité de l'entreprise, on la voit au bureau», af-firme-t-elle.A 26 ans, elle est le plus jeune membre d'une commission sur la classification des fermes qui l'amène partout à travers l'Ontario et lui permet de prendre contact avec tous les milieux 58 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 agricoles, de connaître toutes les productions.En 1978, elle est élue pour la première fois à l'OFA où elle représente le comté de Frontenac.Elle y maintient son engagement depuis 11 ans.«Nous partageons la même vision, indique Jacques Proulx, en parlant de sa collègue ontarienne, nous défendons de part et d'autre la ferme familiale, le soutien des prix à la production, etc.Nous nous entendons assez régulièrement dans certains dossiers sur des stratégies communes et des moyens d'action.» Brigid Pyke considère aussi le Québec comme un allié.Elle se tient au courant de tout ce qui s'y passe.L'OFA s'intéresse actuellement à l'élaboration d'une nouvelle loi sur la protection du territoire.«Je ne sais pas jusqu'où nous serons prêts à aller, mais la loi du Québec représente un sujet d ' intérêt pour nous», confie la présidente.Là où les comparaisons l'intéressent au plus haut point, c'est lorsqu'elle discute des pouvoirs respectifs de l'UPA et de l'OFA.«Notre budget s'élève à 2,9 millions, celui de l'UPA à 17 millions.» L'OFA est actuellement la plus grande organisation agricole volontaire au Canada.Chaque année, volontairement, les agriculteurs doivent donner 125 dollars pour en être membres.Ces cotisations représentent 90 % du budget de l'organisme.Il est très exigeant d'avoir à maintenir ainsi l'adhésion des membres.D'autre part, les organismes de mise en marché ne sont pas obligés de donner leur support à l'OFA.«Nous devons rencontrer leurs directeurs et les convaincre de devenir membres.Dans un cas comme celui du libre-échange par exemple, il n'est pas facile de concilier la position des producteurs de boeufs, celle des producteurs de légumes et celle de tous les autres.» Les organismes spécialisés ont beaucoup de pouvoir, comme c'est de plus en plus le cas au Québec.Parfois les intérêts de certaines organisations entrent en conflit avec ceux de l'OFA.Il faut constamment renégocier les ententes.Aussi, beaucoup de gens regardent le Québec avec envie.Mais le même type d'organisation n'est pas possible en Ontario.«Pour ma part je vois l'UPA comme une organisation fantastique que j'aimerais connaître davantage.La barrière de la langue est une barrière réelle.Je crois que l'UPA, qui a des ressources immenses, a aussi la responsabilité d'employer certaines de ces ressources pour travailler à comprendre les soucis des agriculteurs du reste du Canada et contribuer ainsi à l'union de tous.L'UPA peut faire ça.Vous savez, ce que le Québec veut, c 'est ce qui se réalise.Le Québec est ferme dans les négociations, il ne pense pas d'abord aux compromis.» Dans le contexte particulier de l'OFA, où la cohésion demande une attention de tous les instants, quelle est la qualité la plus précieuse pour la personne qui en assure la présidence?«Probablement la capacité de se lever tôt, de lire une carte routière et de parcourir un grand territoire», dit-elle avec ironie.Plus sérieusement, elle parle de talents de négociateur.«Vous devez prendre les problèmes des agriculteurs et les exprimer aux gouvernements .Vous devez aussi expliquer aux agriculteurs ce qui arrive, ce que vous essayez de faire.» Il n'y a aucun doute, Brigid Pyke sait parler aux gens, elle sait expliquer.Elle sait aussi écouter et respecter ses interlocuteurs.Une vraie communicatrice quoi ! Le milieu agricole ontarien peut s'estimer chanceux qu'elle ne soit pas devenue infirmière! ¦ EFFICACITÉ, DURABILITÉ ET ÉCONOMIE! Que vous choisissiez le modèle NEWMAC WB-100 ou WG-100, vous obtiendrez la fournaise mixte idéale! Les fournaises Newmac peuvent fournir de 80 000 à 100 000 BTU, au bois ou au charbon, et chacune peut être utilisée seule ou avec une section à l'électricité placée au-dessus, pour obtenir le maximum de rendement et d'économie.Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à: Agence Paul Seiler Inc.5711, avenue Whitehorne, Montréal, Québec H4W2A1 (514)489-6660 Bâtiments d'acier préfabriqués VENTE & SERVICE Adaptés à vos besoins Dépositaire m.Installation si désirée Construction Nauva Inc.Lucien Azzuolo 186, rue St-Zotique est, Montréal, Qc, H2S 1K8 Tél.: (514) 495-2520 Fax.: (514) 495-9419 -Établie depuis 25 ans- Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 59 Forêt privée L'allélopathie ou la guerre des espèces Pour éliminer les espèces envahissantes dans les jeunes plantations d'arbres, on se tourne vers de nouvelles méthodes.très anciennes, par Robert Jobidon et Réal Cadieux Après une coupe forestière, le propriétaire qui replante est toujours ennuyé par les espèces opportunistes qui ont tôt fait d'envahir le sol.Certes, le framboisier, l'épilobe et certains feuillus intolérants (peuplier, cerisier, érable à épis, etc.) jouent un rôle écologique de succession végétale avant qu ' un peuplement de conifère ne refasse son apparition.Mais cela prend du temps, souvent trop pour le producteur forestier qui désire remettre en valeur sa terre forestière par une plantation.Les jeunes semis forestiers plantés parmi les envahisseurs manquent de lumière (souvent moins de 5 % de la pleine lumière solaire les atteint).Ils ALLIED Vous avez le choix parmi 5 modèles, de 50 a 96 po.Chaqutfmodèle est muni d'une ouverture avis sans fin rainures permettant au dispositif de soufflerie de faire passer encore plus de neige.Solide.Fiable.Reconnu.FARM KING ALLIED INC.Une compagnie John Buhler Pre-Ver Inc., C.P.277 Dorion-Vaudreuil, Que J7V 7J6 Vue aérienne de 5 hectares où l'on exploite les propriétés herbicides naturelles de diverses espèces (pailles d'avoine, de blé et d'orge) en vue de réprimer la venue du framboisier après la coupe.doivent aussi se battre pour l'eau et les éléments nutritifs.Pour empêcher la compétition des espèces opportunistes et permettre une meilleure survie des arbres plantés, tout en leur assurant une bonne croissance, diverses solutions s'offrent à nous.On peut d'abord employer des herbicides ou dégager le terrain avec la débroussailleuse.On peut aussi avoir recours à l'allélopathie.Un important projet de recherche est présentement en cours au Service de l'amélioration des arbres du ministère de 1 ' Énergie et des Ressources du Québec (M.E.R.).On cherche à déterminer comment l'allélopathie peut nous aider à combattre les espèces forestières indésirables.Malgré son grand nom, l'allélopathie est une technique assez simple par laquelle on utilise les propriétés herbicides naturelles d'une plante pour contrer la venue d'espèces indésirables.En étudiant les propriétés des plantes, on peut donc mettre au point une méthode pour empêcher la venue des espèces de compétition qui ne sont pas désirables et ainsi assurer un milieu adéquat à la croissance de la plantation forestière.Les recherches effectuées au M.E.R.ont démontré que les pailles d'avoine, de blé et d'orge libèrent des substances qui inhibent la venue d'espèces oppor- 60 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 Le leadership.une récompense en soi! Consciente du fait que la jeunesse d'aujourd'hui fournira au Canada ses leaders de demain, Petro-Canada a voulu que l'on accorde plus de considération, d'appui et d'encouragement au sens du leadership chez les jeunes.De là sont nés les prix leadership-jeunesse 4-H de Petro-Canada.Conçus pour aider les étudiants membres des 4-H partout au Canada, 25 prix de 1 000 $ seront décernés à des jeunes qui auront participé de façon importante à l'amélioration de leur milieu.Les prix aident à payer les frais de scolarité, les livres et l'hébergement au cours de la première année au collège ou à l'université.Pour savoir comment poser votre candidature, communiquez avec le bureau local des 4-H ou avec un établissement local de vente en vrac de Petro-Canada.Petro-Canada est fière d'appuyer la plus riche ressource du Canada : notre jeunesse.Les prix leadership-jeunesse 4-H 1989 de Petro-Canada F* PETRO-CANADA® Un programme d'aide à l'éducation pour stimuler le sens du leadership chez les jeunes Canadiens ¦ Marque de commerce de Petro-Canada Inc.- ThxJemart, tunistes, dont le framboisier, sans pour autant nuire à la plantation.Ces pailles l'allelopathie est une technique assez simple par laquelle on utilise les propriétés herbicides naturelles d'une plante pour contrer la venue d'espèces indésirables sont appliquées sur le sol immédiatement après la coupe forestière et la préparation du terrain.En se décomposant, elles libèrent diverses substances qui empêchent la germination et la croissance du framboisier.La compétition est alors abaissée à un point tel que les semis forestiers jouissent des bonnes conditions de croissance.Il importe de préciser qu ' il s'agit de la recherche d ' une méthode pour prévenir la venue d'espèces indésirables.On ne pourrait donc pas proposer une telle solution à un propriétaire d'une terre forestière aux prises avec une végétation indésirable déjà installée.Les résultats de ces recherches devraient d'abord intéresser les agriculteurs propriétaires de terrains forestiers.Ceux-ci ont facilement à leur disposition la matière première, soit les pailles des espèces mentionnées.De plus, ils ont généralement de petites superficies de coupe forestière lesquelles permettent d ' appliquer facilement une telle méthode allélopathique.Les recherches en allélopathie En allélopathie, on étudie tous les effets, directs ou indirects, qu 'une plante peut avoir sur une autre en libérant des substances dans l'environnement.Ces substances sont le résultat direct de l'activité physiologique de la plante.Une fois dans l'environnement, elles peuvent être détoxifiées ou encore agir sur d'autres végétaux, empêcher la germination de semences ou la croissance de même que d'autres processus physiologiques.Quoique la majorité des travaux de recherche en allélopathie aient été effectués au cours des 40 dernières années, des écrits historiques nous rapportent des cas de manifestations allélopathiques observés il y a plus de 2 000 ans.C'est évidemment en agriculture que la majeure partie des travaux de recherche ont été orientés pour mieux comprendre les effets allélopathiques de mauvaises herbes sur des espèces cultivées et vice-versa, tout comme les effets allélopathiques d'espèces cultivées sur d'autres espèces cultivées.Récemment, plusieurs chercheurs américains se sont tournés vers l'allelopathie pour réduire l'utilisation d'herbicides chimiques en agriculture.Les travaux que nous réalisons depuis quelques années au ministère de l'Energie et des Ressources du Québec vont dans le même sens, mais pour le domaine forestier, public ou privé.Compte tenu de l'évolution des travaux dans ce domaine, il est raisonnable d ' avancer que d ' ici une dizaine d ' années, les utilisateurs d'herbicides chimiques en foresterie auront d'autres outils à leur disposition pour combattre les espèces indésirables.Ces outils, nous l'espérons, répondront toujours mieux aux critères de respect de l'environnement et permettront ainsi de réaliser un aménagement forestier à la fois adéquat et en harmonie avec l'écosystème.¦ Robert Jobidon, ing.f., Ph.D., et Réal Cadieux, tech.for., travaillent au Service de l'amélioration des arbres du ministère de l'Énergie et des Ressources (Québec).OPTEZ POUR.PROMUTUEL i Société mutuelle de votre région est membre de Promutuel, l'un des plus important assureurs au Québec.L'ASSURANCE La Société mutuelle vous propose une gamme complète de services en assurance de dommages et en assurance-vie.LE SERVICE La Société mutuelle vous offre un service personnalisé, basé sur le professionnalisme et l'expertise d'une équipe gagnante.LA SÉCURITÉ La Société mutuelle membre du Groupe Promutuel, est partenaire d'un fonds de garantie, unique au Québec, de plus de 4 millions $.FAITES LE BON CHOIX ! OPTEZ POUR.Mil PROMUTUEL 62 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 Le Quadrunner LT-F4WD Suzuki Le premierVTTà suspension indépendante aux 4 roues, amortie à l'huile, avec double cadre en A à l'avant et bras oscillants obliques à l'arrière.Le Quadrunner Suzuki peut affronter avec aisance les terrains les plus difficiles, grâce à sa suspension exclusive complètement indépendante aux 4 roues.Le Quadrunner est équipé d'un réservoir à essence et de porte-bagages de grande capacité.De plus, son sélecteur de vitesse est bien placé.Il est taillé pour les longues randonnées et les gros travaux.L'indicateur de vitesse et l'attelage de remorque sont offerts en équipement standard.Vous ferez votre chemin confortablement grâce à une garde au sol plus haute et une selle plus basse.Le Quadrunner Suzuki est doté d'un moteur puissant à 4 temps à double chambre de combustion qui assure un dosage air/es sence parfait et un couple plus élevé à rapports bas et moyen.Il comprend aussi un régulateur de chaîne qui ne demande pas d'entretien.De plus, grâce à un système de volet de départ double et à un carburateur amélioré, vous êtes sûr de démarrer à tout coup par temps froid.L'arbre de transmission à 15 vitesses (5 vitesses avec une boîte secondaire à 3 rapports) ne nécessite pas d'entretien.Vous pouvez choisir de rouler à 2 ou 4 roues motrices, ou encore de bloquer le différentiel pour obtenir une puissance de traction maximale.Soyez professionnel.Suivez un cours de formation CATV.Consultez votre concessionnaire Suzuki.LES QUADRUNNERS SUZUKI Vie rurale Une table rentable Les tables d'hôte champêtres sont une façon pour le moins originale d'écouler les produits de la ferme.par Sylvie Bouchard Iepuis 6 heures du matin, Ray monde Chartrand, productrice agricole de Saint-Placide, s'affaire à la cuisine.A13 heures, elle recevra pour dîner un groupe de 14 personnes.Les convives, enseignants d'une école de Montréal, ont l'habitude de fêter la fin de l'année scolaire dans un restaurant de la ville.Cette année, ils ont décider d'aller un peu plus loin afin de changer d'air et de «se déniaiser», comme l'affirme une des membres du groupe.Car ces citadins n'ont pas souvent l'occasion de se retrouver dans un cadre champêtre et de côtoyer ceux qui y vivent.«Lorsqu'on est propriétaire unique de son entreprise agricole, affirme Ray-monde, surtout dans une production où la mise en marché n'est pas officiellement organisée, il faut savoir effectuer une panoplie de tâches variées reliées à la production.» Pour faire l'élevage des chèvres jusqu'à la livraison du produit fini, en passant par la traite, la transformation du lait et la mise sur pied d'un réseau de distribution, Raymonde Chartrand a dû investir beaucoup d'énergie et Avant de passer à table, Raymonde sert le cocktail de bienvenue.La Premièreavec un TUR 2051 TURBO •lonsered Proline Communiquez avec JoNa Corporation Ltée.: // y a Jonsered.et les autres RICHMOND (C.-B.(604) 273-0835 NORTH BAY (ONT.; (705) 476-8080 LACHUTE (QC) (514)562-8872 MONCTON (N.-B: (506) 859-8714 CORNERBROOK (T.-N.(709) 634-7843 64 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 de savoir-faire.Aujourd'hui, elle offre des repas gastronomiques chez elle, préparés à partir des ressources mêmes de l'entreprise.La table champêtre est devenue pour elle une façon privilégiée et originale d'écouler une partie de sa production agricole tout en demeurant sur place.Car elle est convaincue que pour rentabiliser son entreprise, elle doit voir à son affaire de près.Et cette façon d'augmenter ses revenus lui a permis de laisser son travail à l'extérieur pour se consacrer uniquement à sa ferme.Membre de la Fédération des Agri-cotours depuis un peu plus d'un an, Ray monde Chartrand reçoit des groupes en provenance de toutes les régions du Québec et des environs.Cela lui a permis de rencontrer des gens de la Côte-Nord, de la Gaspésie, de la Mauricie, de l'Outaouais, des groupes de la Nouvelle-Ecosse, de l'Ontario, des États-Unis et même des délégations d'outremer.Mais la majorité de la clientèle se compose surtout de Montréalais curieux, trop heureux de quitter la fébrilité de la ville pour partager une aventure culinaire particulière.Plus qu'un simple repas On dénombre 27 tables champêtres dans la province.Regroupés à l'intérieur de la Fédération des Agricotours du ' Québec, les membres-hôtes offrent leurs menus à des groupes de 6 à 20 personnes.Les produits de la ferme doivent entrer dans la préparation des repas dans une proportion d'au moins 70 %.Le reste provient en général des spécialités de la région selon les saisons.Les membres produisent lait et boeuf mais surtout chèvre, mouton, lapin, volaille, légumes et produits transformés.Les repas sont servis dans la maison de ferme et les invités peuvent arpenter le domaine, aller voir les animaux tout en profitant d'un menu gastronomique composé d'aliments on ne peut plus frais.Chaque repas compte de cinq à sept services tous plus alléchants les uns que les autres.Par exemple, on trouve sur les menus des mousses de foie de volaille, rôtis de veau à l'ancienne ou d ' agneau au parfum des bois, carottes au miel, fromage de chèvre, gâteau à la rhubarbe, crème glacée maison et bien d'autres plats tous préparés et pensés par ceux qui reçoivent.Selon Odette Chaput, directrice de la Fédération des Agricotours, en ouvrant leur salle à manger, les producteurs agricoles veulent surtout partager une expérience unique avec des citadins, faire déguster les spécialités de la ferme et bien sûr valoriser le travail agricole.D'ailleurs, les tables champêtres sont Entre l'assiette de fromage et le dessert, les convives vont se gégourdir les jambes et observer les animaux de la ferme.nées en 1984 de l'initiative d'un groupe de producteurs agricoles, appuyés par l'UPA et le MAPAQ.L'offre est donc venue avant la demande.Demande qui n'a pas tardé à suivre très rapidement.Même si on ne tient pas de statistiques précises depuis le début, la Fédération des Agricotours estime que 13 000 repas ont été servis en 1986 et 22 000 en 1988, augmentation plus que satisfaisante selon la directrice.Bien plus que la quantité des tables, on recherche surtout la qualité de l'accueil et du service.C'est pour cette raison que les normes de la fédération sont très strictes : pas plus de trois repas servis par semaine par ferme pour un maximum de 20 convives à la fois.«Il faut garder à l'esprit que ça reste un à-côté pour les producteurs, et que les tables champêtres doivent garder le cachet particulier les distinguant des restaurants», explique Odette Chaput.Il faut dire que les tables champêtres jouissent actuellement d'un statut particulier au Québec et sont tolérées plus qu'acceptées officiellement.La fédération tente d'éviter le plus possible les pressions qui pourraient provenir, par exemple, de restaurateurs y voyant une trop grande concurrence.Des clients curieux à l'affût d'expériences nouvelles Une table d ' hôte coûte de 20 à 25 $ le couvert.Si l'on ajoute le prix du trajet pour se rendre à la campagne, l'expérience peut sembler coûteuse au premier abord.Cependant, selon les fiches d'appréciation retournées par les clients à la fédération, le prix est très raisonnable par rapport au menu et au service obtenu.Raymonde Chartrand fait remarquer que certains groupes louent autobus ou minibus pour faciliter le transport.Et les moins fortunés peuvent bénéficier d'une visite à la ferme accompagnée d'une dégustation de spécialités pour un montant minime.Si on rencontre beaucoup de groupes de travail parmi la clientèle, plusieurs familles ou amis s'y réunissent aussi pour fêter un événement heureux, anniversaire ou mariage.Des chefs d'entreprise récompensent ainsi le travail de leurs employés.Et depuis un peu plus d'un an que Raymonde Chartrand reçoit à sa table, elle a accueilli cinq groupes de .producteurs agricoles.Une femme impliquée et disponible En 1983, Madame Chartrand achetait une ferme de 105 arpents en piteux état pour s'y établir définitivement et donner à ses deux enfants la sécurité qui leur manquait à la suite du divorce de leurs parents.Mais depuis longtemps, elle avait décidé de retourner vivre sur une ferme, convaincue qu'elle s'assurerait ainsi une qualité de vie enviable.Aujourd'hui, son élevage se compose surtout de chèvres laitières et angoras, de lapins, de poulets, de canards de Barbarie et de quelques poules pondeuses.Le sol fournit fraises, framboises et légumes en plus des aliments destinés aux animaux.Cette diversité permet d'offrir un choix intéressant de menus.Infirmière de profession, ensuite spécialisée dans la thérapie de relaxation, Raymonde Chartrand met à profit ses expériences passées en partageant son énergie et sa force avec ses clients.Assistée de sa voisine et grande amie Liliane, les deux femmes créent un climat de confiance et de détente.«Les gens qui nous v isitent repartent heureux, dit-elle, et ils emmènent avec eux des petits secrets, culinaires ou autres.Il faut pour cela une grande disponibilité d'écoute verbale et non verbale.» ¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1989 65 AGRO/FORCE Les petites annonces du Bulletin des agriculteurs Rachelle Meilleur Leroux Une garantie d'efficacité (514) 382-4350 MARIEES! DE 1989! Magnifique catalogue contenant 45 modèles des plus nouveaux taire-part, napperons, allumettes, menus, coupes à Champagne, cartes de remerciements.AUSSI: Pour Noces d'Or et d'Argent autre catalogue â votre disposition.IMPRIMERIE G.DESUETS INC.CP.910-B—ACTON VALE, QUE.JOH 1A0 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue écrire à: Ranch Cunicole Enrg.162 rue Principale, Courcelles, Cté.Beauce-Sud, Que.GOM 1C0.Tél.: (418) 483-5467.BARILS DE PLASTIQUE Pour entreposer les grains, céréales, huile, ensilage, calcium etc.de différente grandeur, aussi en bois et métal.Chaudières de plastique industrielles pour veaux, poches de jute, manne à pommes etc.Daniel Lépine, 1181 Grand Rang St-François est, St-Pie-de-Bagot (Québec).Tél.: (514) 772-5273.FUTURS MARIES Demandez notre magnifique CATALOGUE GRATUIT our avoir les plus chics FAIRE-PART :>c •*\ des prix imbattables "f "«Autre édition disponible pour Anniversaire de Mariage S.V.P.Spécifiez INVITAT^ 941, Bernard-Pilon, Beloell, Qc J3G 1V7 " Tél"
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