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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1989-11, Collections de BAnQ.

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'BR î-208 Bulletin 3.50$ Novembre 1989 des agriculteurs •'jjfj^timiseï de vos génisses • Le soya s'implante au Québec • Pierre Bouchard, le hockeyeur passe à l'agriculture ASGROW.6 maïs hybrides L J 1 \ ¦ ASGROW mm 9 variétés de soja H Mil I H Luzerne Crown pT, 11 maïs hybrides g ASGROl Luzerne Des enseignes à connaître, gages d'une bonne récolte.Un élément bien spécial est en croissance au Québec : la confiance.Et on le doit à une entreprise qui grandit partout : Cargill.C'est que Cargill se consacre à fournir aux cultivateurs les meilleurs intrants de culture qu'on puisse trouver.Vous pouvez vous fier à nos semences.Pour être certains que vous obteniez de votre marchand Cargill ce qu'il y a de mieux, nous avons associé deux des noms les plus réputés au domaine des semences : Cargill et Asgrow.Que vous cultiviez du maïs Téléphonez-nous à frais virés au 1-519-352-1300 ou du soja, de la luzerne ou des mélanges à ensilage, acheter de Cargill, c'est acheter à tout coup ce qu'il y a de mieux.Votre marchand Cargill a été choisi parce qu'il est un expert dans votre région.Il peut vous dire quel hybride ou quelle variété convient le mieux à votre ferme et pourquoi.Vous aussi, quand vous verrez les enseignes qui sont gages d'une bonne récolte vous verrez croître chez vous cet élément bien spécial qu'est la confiance.SEMENCES Comptez sur Cargill! l SEMEHP^ 2834 Bulletin des agriculteurs Et nous n'avons bien ici-bas sur terre qui ne nous vienne de la terre.Mateo Aleman (1547-1614) Sommaire Production laitière Production animale Machines et bâtiments Des vaches traitées «aux petits 8 oignons» Pour réduire le stress du retour à l'étable, rien de tel qu'un bon ménage d'automne! Les meilleures productrices du 11 PATLQ Pour des génisses productrices 13 Quelle quantité de moulée doit-on servir aux sujets de remplacement de plus de quatre mois?Tout dépend de la qualité des fourrages.Stérilisateur pour contrer 17 la mammite Un appareil réussit à diminuer le nombre de micro-organismes dans les gobelets de traite, mais son coût est prohibitif.Le PATLQ aux producteurs 20 Le Programme d'analyse des troupeaux passe aux mains de la Fédération des producteurs de lait.Avec le libre-échange, l'efficacité 26 est devenue essentielle Le prix du lait industriel risque -t-il de chuter?Vaut-il mieux investir dans le lait nature?Boeuf : un marché qui végète 28 Pour diminuer sa dépendance envers l'Ouest, le Québec doit produire régulièrement toute l'année.L'élevage marin au secours des 54 espèces aquatiques Le dixième des produits marins consommés dans le monde vient de fermes d'élevage.En Gaspésie on élève pétoncles, moules et saumons.Production végétale À quelle longueur faut-il hacher l'herbe pour l'ensilage?22 Dans un silo-meule, le foin haché en brins de 38 mm se conserve tout aussi bien que le foin coupé plus court.Le soya s'implante au Québec 32 La production a passé le cap des 50 000 tonnes et les usines de transformation caressent des projets d'agrandissement.Le maïs à éclater : une idée 34 pas si "sautée" Encore quelques années de recherche et le «pop corn» québécois sautera pour de bon dans nos cuisines.Le semis direct : moins de travail 51 et plus de profits Tout faire en un seul passage permet de diminuer les coûts.41 D'où viennent les tensions parasites?Dans les fermes laitières, le coupable est généralement le fournisseur d'électricité.Dans les porcheries par contre il faut accuser l'équipement.Des machines prêtes à hiverner 48 Métal huilé, surfaces repeintes et ressorts desserrés.la machinerie doit être prête à affronter l'hiver.Vie rurale Pierre Bouchard, le hockeyeur 61 devenu agriculteur La célébrité aura permis à l'ancien défenseur de réaliser un vieux rêve : cultiver ses champs.Chroniques Actualité agricole Agenda Autour de la ferme Cuisine Droit rural Editorial Finance Météo Nouveaux produits Onésime Viens jaser 6 6 73 70 66 5 47 60 74 68 44 PHOTO COUVERTURE : HUGUETTE LEDUC - Ferme Michel et Nicole Raymond, Saint-Hermas.CONSEIL CONSULTATIF AUPRÈS DE LA RÉDACTION Donald Côté, directeur régional des ventes pour le Québec.Ciba-Geigy Pierre Coudeau, conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture, vice-doyen.Collège Macdonald Denis Désilets, vice-doyen à la recherche, Faculté d'agriculture, Université Laval Pierre Doyon, consultant en publicité agricole Yvon Dumoulin, directeur des services agricoles, Samson Bélair Louis-R.Joyal, producteur de céréales, Yamaska Jean-Marie Proulx, producteur de lait.Oka Lise Sarrazin, productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 3 CIRCULE PU/S VITE! Démonstration comparative entre I huile Bssoltibe XD-3 UW30 et une huile I5W40 traditionnelle soumises et une temperature de -2S:C durant 16 heures.CIRCULATION PlUS RAPIDE POUR UNE MEILLEURE PROTECTION DU MOTEUR.Vous pouvez compter sur l'huile Essolube XD3-OW30 qui circule plus rapidement à basse température.Les huiles moteur traditionnelles telles que 15W40 peuvent prendre jusqu'à trois minutes pour atteindre les paliers de l'arbre à cames et les bossages de cames.L'huile Essolube XD3-OW30, partiellement synthétique, commence à Ces huiles Essolube ont toutes été maintenues à une température de -25°C durant 16 heures Après 30 secondes, l'huile Essolube XD3-OW30 a le plus grand volume écoulé.smo mmo lubrifier le moteur plus rapidement.Cela veut dire moins d'usure pour votre moteur.L'huile Essolube XD3-OW30 est aussi efficace à température normale.Dans la Esse» plupart des cas, elle peut être utilisée toute l'année.* Aidez votre moteur à durer plus longtemps.Demandez à votre fournisseur de lubrifiants Esso de vou parler de l'huile à circulation rapide Essolube XD3-OW30 dès aujourd'hui.'Certaines précautions s'imposent lorsque les conditions d'utilisations sont très sévères, moteur très puissant fonctionnant sous fortes charges ou à très haute tempérai TOUJOURS PLUS POUR VOUS Llmpériale Bulletin des agriculteurs Novembre 1989 Vol.72, No 11 Éditeur: Suzanne Lamouche REDACTION Rédacteur en chet: Marc-Alain Soucy Journalistes: Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION Présidente et directrice du marketing: Lucille Fontaine Secrétaire: Sylvie Dugas PUBLICITÉ Bureau de Montréal: (514) 382-4350 Suzanne Lamouche directeur de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Coordonnatrice: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle GRAPHISME Design Express TIRAGE Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23.95$ 43.95$ 59.95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Le Bulletin des agriculteurs est publié 12 fois l'an par Maclean Hunter Limitée 110, boul.Crémazie ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 Vice-président, Publications du Québec: Jean Paré_ Président, Éditions canadiennes: James K.Warrillow Impression: Maclean Hunter Limitée Tous droits réservés Maclean Hunter 1989 Courrier de 2e catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Editorial La mise en marché, l'affaire de tous Chaque producteur agricole doit travailler à la mise en marché de son produit, par Marc-Alain Soucy Etre producteur agricole en 1989, ce n'est plus se consacrer exclusivement aux travaux reliés à sa production.L'implication des producteurs dans la mise en marché de leurs produits est aujourd'hui essentielle.La capacité d'analyser les besoins changeants des consommateurs fait maintenant partie des qualités utiles à tout bon producteur.Même dans une production très structurée comme la production laitière, le producteur est régulièrement appelé à l'intérieur de son syndicat ou de sa coopérative, à prendre position sur la mise en marché de son produit.Il ne peut donc plus négliger de s'intéresser à cet aspect de son métier.En dehors des quelques productions très bien organisées, la mise en marché des produits agricoles fait face à de nombreux défis qui demanderont beaucoup de travail et de talent aux producteurs au cours des prochaines années.Aujourd'hui le consommateur est roi, c'est lui qui fait la loi et pour le satisfaire les grandes chaînes d'alimentation établissent, à leur tour, leurs exigences face aux fourni'seurs.Pour que les produits agricoles se rendent de la ferme à la table du consommateur, les producteurs, individuellement ou en groupe, doivent se plier à ces exigences soit : le volume, la régularité et la qualité.Le volume Aussi nationalistes ou aussi peu nationalistes qu'elles soient, les grandes chaînes d'alimentation recherchent avant tout des fournisseurs qui peuvent leur garantir des volumes suffisants pour répondre à la demande.Elles ne sont pas du tout intéressées à acheter au compte-gouttes.Pour éviter les frais que cela occasionnerait, elles sont prêtes à s'approvisionner en dehors de la province et même plus loin s'il le faut.On peut relever ce défi au Québec, à condition de ne pas céder à l'individualisme et de ne pas craindre de regrouper l'offre quand c 'est nécessaire.La régularité Le manque de régularité des approvisionnements est également un facteur qui nuit à nos produits.À la page 28 de ce numéro, l'exemple de la mise en marché du boeuf décrit bien ce phénomène.Le boeuf vendu en coupe au Québec provient à 85 % de l'Ouest canadien parce que les arrivages irréguliers aux abattoirs québécois vont à l'encontre des pratiques des grands réseaux de commercialisation qui planifient de longue date leurs livraisons.Au Québec, au lieu de répondre aux besoins des distributeurs, on offre nos boeufs quand les producteurs sont prêts.Ces habitudes ne sont pas faciles à changer mais on y travaille.Pour être convaincu de l'importance de la régularité des livraisons, il faut comprendre le fonctionnement des grands réseaux de commercialisation.La qualité Finalement, la qualité du produit vendu est essentielle à sa mise en marché.Cette notion est cependant plus large qu'elle ne l'était.Les exigences du consommateur sont plus grandes et parfois contradictoires.En plus de produits toujours plus frais et mieux présentés, il veut, par exemple, des pommes parfaites tout en interdisant au pomiculteur d'utiliser quelque produit chimique que ce soit.Le défi de la qualité sera difficile à relever dans les prochaines années.Les humeurs changeantes du consommateur et ses perceptions parfois irrationnelles n'ont rien de rassurant.C'est une raison de plus pourétablir au plus tôt un véritable dialogue avec lui.Il faut admettre que c'est lui qui aura le dernier mot.¦ Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 S L'actualité agricole Ordre du Mérite agricole Le ministre de l'Agriculture, monsieur Michel Page, a souligné de façon particulière le Centenaire de l'Ordre du Mérite agricole et les cérémonies de clôture de ce concours annuel en honorant deux femmes et quatre hommes qui ont contribué, par leur apport exceptionnel, à l'avancement de l'agriculture québécoise.Mesdames Rosaline Le-doux et Angèle St-Yves ainsi que Messieurs Claude Choquette, Claude Hayes, Ghislain Leblond et Jean-Pierre Rodier ont reçu la décoration de Commandeur de l'Ordre du Mérite agricole et le diplôme de «Très grand mérite spécial».Monsieur Claude Choquette a été rédacteur en chef du Bulletin des agriculteurs pendant près de 40 ans.Il est reconnu par tous comme l'un Claude Choquette des grands vulgarisateurs du milieu agricole.Son implication à titre de membre fondateur de l'Association canadienne des rédacteurs agricoles (ACRA) et de membre de l'Ordre des agronomes du Québec témoigne de son grand intérêt pour notre agriculture.Madame Rosaline Ledoux a exercé, au cours des 20 dernières années, les fonc- Rosaline Ledoux tions de secrétaire de rédaction, de maquettiste et de journaliste à laTerre de chez nous.Son implication dans l'Union catholique des fermières ainsi que sa participation, en 1980, à une enquête sur la situation des femmes en agriculture et à des centaines de réunions, séminaires et colloques démontrent son intérêt constant pour la cause des femmes en agriculture.ACRA L'Association canadienne des rédacteurs agricoles (ACRA) a décerné cette année le prix Moïse-Cossette à Suzanne Dion pour deux articles portant sur la relève en agriculture.Madame Dion qui se mérite ainsi le titre de journaliste agricole de l'année est une collaboratrice régulière du Bulletin.Elle signera dans notre numéro de décembre un article sur Michel St-Pierre, le nouveau président de l'Office du crédit agricole.Suzanne Dion Blé d'alimentation humaine Les producteurs de blé d'alimentation humaine auront droit à leur propre programme d'assurance-stabilisation.De plus, cette production bénéficiera au cours des trois prochaines années de subventions totalisant 0,8 million $.Ces mesures, annoncées en septembre par le ministre Michel Page, s'inscrivent dans un plan d'intervention intégré visant à améliorer la part des producteurs québécois dans le marché.Actuellement, le Québec ne produit que 14 % des besoins des minoteries.De l'ombre pour vos vaches?Le ROP n'est plus Ça y est, il n'y aura dorénavant qu'un seul programme de contrôle laitier, le PATLQ.Le programme fédéral (ROP) et ses 11 inspecteurs ont en effet été transférés au PATLQ, qui recevra 320 000 $ pour couvrir les frais du transfert.Le ministre canadien de l'agriculture s'est engagé à fournir au PATLQ le même montant d'argent qu'il allouait auparavant au programme fédéral.Le Québec est la huitième province dont le programme de contrôle laitier est ainsi privatisé.Sécurité : nouvelles normes Il faut s'attendre à ce que les normes de sécurités concernant l'équipement agricole et forestier changent d'ici peu.Un comité de normalisation formé par divers organismes canadiens a en effet décidé de mettre le pays à l'heure internationale.Les cabines et les chassis de tracteurs, par exemple, devront se conformer aux normes de l'Organisation internationale de normalisation, un organisme comptant 90 pays membres.Cette harmonisation avec l'étranger facilitera les échanges commerciaux.Les producteurs qui veulent implanter des brise-vent ou des îlots boisés pour ombrager leurs enclos d'exercice et leurs pâturages peuvent obtenir des plants auprès du ministère de l'Energie et des ressources.Cependant ils doivent s'inscrire au programme de reboisement du MER avant le premier décembre 1989.Il suffit de s'adresser à son conseiller local du MAPAQ.AGENDA le 8 novembre Assemblée générale spéciale de la Fédération des producteurs de lait Hôtel Concorde, Québec du 8 au 19 novembre Royal agricultural winter fair Toronto le 9 novembre Colloque du CPVQ sur les brise-vent ITA, Saint-Hyacinthe le 15 novembre Colloque du CPVQ sur la malherbologie Hôtel Universel de Drummondville jusqu'au 17 décembre Exposition sur l'Ordre du mérite agricole Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 janvier, le pays aura les yeux tournés vers MAXXUM.D'abord, MAGNUM.Et maintenant, MAXXUM, une nouvelle gamme révolutionnaire de tracteurs utilitaires de 77 à 94 hp à la prise de force (57 à 70 KW).Offerts chez les concessionnaires Case IH à compter de janvier.JI Case Canada Une Division de Tenneco Canada Inc.3350 S.Service Rd, Burlington, ON L7N 3M6 Production laitière Des vaches traitées aux «petits oignons» Durant l'hiver il est préférable de faire sortir les vaches même si ce n'est que quelques heures, par Gilles Rivard I Ala rentrée d'automne, pour les vaches laitières, l'alimentation et la température ambiante changent radicalement.Tous ont déjà remarqué chez leurs animaux un nombre plus élevé de pneumonies ou d'autres infections pulmonaires.Elles sont dues aux grands écarts de température auxquels les animaux laitiers ne peuvent s'habituer rapidement.Il faut réaliser que la vache est «habillée» de la même façon le jour et la nuit et quand la température varie de 0° à 22° C, comme il arrive parfois en automne.Lors de grands vents ou de jours de pluie froide ou même de brusques chutes de température, il faut garder les ani-mauxàl'intérieuretleur tondre le dos et les flancs.Cette pratique permet une meilleure respiration par la peau, facilite la détection des poux et améliore l'hygiène du pis lors de la traite.Il ne faut cependant pas trop se presser pour entrer les animaux dans l'étable ou la vacherie.En effet, nous avons souvent de très belles journées d'automne et les vaches sont bien mieux à l'extérieur où elles peuvent se délasser tout en mangeant un peu d'herbe.Durant l'hiver, il est d'ailleurs préférable de faire sortir les vaches, même si ce n 'est que quelques heures.On choisira de le faire par des journées douces, sans vents violents ni pluie froide.Cette pratique, de plus en plus répandue, améliore la santé générale des animaux et favorise l'apparition des chaleurs.Une étude américaine a d'ailleurs permis de compiler des observations intéressantes sur ce point : les vaches ne sortant pas du tout ont affiché un taux de fertilité de 64,1 % alors que celles sortant deux fois par jour montraient un taux de 70,4 %.Si vous adoptez cette pratique, il faut alors isoler les veaux afin qu'ils ne soient pas trop exposés aux courants d'air et aux refroidissements provoqués par l'ouverture des portes pour la sortie et la rentrée des vaches.Plusieurs producteurs laitiers ont résolu ce problème en fer-Gilles Rivard, médecin-vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ à Rock Forest.Les soins aux animaux favorisent leur confort et leur rendement.mant complètement une partie de la vacherie où les veaux sont isolés des adultes ou en contruisant une étable à veaux qui leur est réservée.Préparer l'habitat des animaux Lorsque les animaux sont à l'extérieur des bâtiments durant l'été, il faut profiter de cet avantage pour nettoyer à fond et désinfecter les aires de logement des bêtes.Cependant, à l'automne, on rencontre encore de nombreux éleveurs qui ont oublié ces opérations très importantes ou qui les ont repoussées à plus tard.Heureusement, il est possible d'y remédier en profitant des plus beaux jours de la saison.Le nettoyage et la désinfection des logements des animaux sont indispensables pour la protection sanitaire des troupeaux.Tout en préservant la santé des animaux, ces deux mesures favorisent leur confort et leur rendement, donc une meilleure production.Les instruments et produits pour accomplirces tâches doivent être choisis selon leur qualité et les besoins de l'éleveur.Toutefois, ceux-ci ne donneront aucun résultat valable sans le respect de la méthode d'emploi.Même si on fait une bonne désinfection, il faut quand même assurer une hygiène quotidienne permanente durant la période de stabulation pour limiter le niveau du microbisme dans l'élevage.On peut aussi profiter de ces jours d'automne où les travaux dans les champs sont généralement moins pressants pour réparer les accessoires et tout ce qu'il y a de brisé dans l'étable ou même pour y aménager de nouveaux locaux.C'est également une période idéale pour nettoyer à fond tout le système de traite (ligne à air, filtres, régulateurs, trappe à lait, etc.) et pour faire vérifier son fonctionnement par le concessionnaire.Cette vérification complète est généralement faite deux fois par année, durant les opérations de la traite et au repos.Les producteurs laitiers sont généralement tous préoccupés par le contrôle des mouches dans les vacheries et étables à veaux.Tous savent que ces insectes 8 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 transportent des micro-organismes qui peuvent favoriser l'apparition de maladies et contribuer à la contamination des animaux ou des aliments.Les mouches trouvent dans les étables tout ce dont elles ont besoin : une nourriture abondante, une température favorable et des lieux de ponte nombreux.Pour contrôler ces insectes, nous ne pouvons pas jouer beaucoup avec la température sans incommoder les animaux; cependant, le nettoyage et la désinfection peuvent faire diminuer grandement leur taux de reproduction.Evidemment, l'application judicieuse d'insecticides s ' impose, mais, employée seule, cette méthode ne suffit pas à contrôler la population de mouches, car celles-ci peuvent se reproduire plus rapidement qu'on peut les tuer lorsque les conditions favorisant leur reproduction sont en place.C'est le nettoyage à haute pression qui réussira à chasser toutes les souillures (fumier, moulée, ensilage.) qui servent de refuge et de support aux oeufs et aux larves des insectes.De leur côté, les rats, les souris et les oiseaux mangent et contaminent une grande quantité de la nourriture des vaches et détruisent parfois des bâtiments.Par leur déjection sur les aliments des animaux, ils peuvent répandre de nombreuses maladies (leptospirose, salmonellose.).L'automne est peut-être le moment idéal pour vérifier l'efficacité des moyens de contrôle mis en place contre cette vermine.Il faut vérifier nos bâtiments et accessoires servant à l'alimentation.Il est évident qu'il est plus facile de garder les rongeurs à l'extérieur des bâtiments plutôt que d'essayer de les éliminer une fois qu'ils sont installés à l'intérieur.Ce sont les barrières physiques (béton, grillages.) qui constituent ce premier«front».Les autres moyens de contrôle seront l'application de bonnes méthodes de régie et de conservation des aliments pour les animaux et l'usage planifié de raticides.Ne vous fiez pas trop à l'instinct chasseur des chats, car il est reconnu que seulement 20 % des chats capturent régulièrement des souris et des rats.La ventilation des étables a pour but d'assurer la qualité de l'air ambiant en contrôlant la température et en régularisant le taux d'humidité.Il est donc très important de vérifier toutes les entrées d'air, ventilateurs et autres accessoires assurant la ventilation dans les bâtiments où vivent les animaux.La période de rentrée à l'étable est idéale pour effectuer cette tâche.Après avoir vérifié le bon fonctionnement des accessoires, il faut les nettoyer parfaitement afin qu'ils soient pleine- ment efficaces.Des ventilateurs dont les palmes sont encrassées de poussières et d'autres matières peuvent perdre entre 25 et 40 % d'efficacité.Des entrées d'air souillées permettent l'injection de micro-organismes et de poussières irritantes directement dans «l'air neuf» et des thermostats poussiéreux seront moins précis et moins sensibles aux changements de température.Préparation des vaches Le passage de l'alimentation d'été à celle de la période de stabulation se fait habituellement sans heurt, car la plupart des éleveurs servent du foin sec et des concentrés pendant toute l'année à leurs animaux.Il faut cependant compenser parfois la rareté d'herbe à cette époque en augmentant la quantité de concentrés.Cela aidera de toute façon les vaches à mieux accepter la transition entre le pâturage et l'alimentation hivernale.C'est aussi à l'automne qu'il est important de préparer les programmes alimentaires basés sur l'analyse des aliments; ces analyses devront être répétées au cours de l'hiver et les programmes alimentaires ajustés en conséquence.Les vaches devront alors être placées en groupe, ce qui facilitera leur alimentation ainsi que les opérations de traite.Ainsi, les vaches seront placées selon leur niveau de production et celles qui sont taries seront séparées des vaches en lactation.Les traitements antiparasites peuvent aussi être donnés à l'automne s'ils ont été oubliés durant l'été.S'il y a forte infestation, beaucoup de dommages seront sans doute déjà causés, mais un traitement à ce moment pourra au moins les limiter ou les arrêter.L'automne est le moment idéal pour débarrasser les animaux des larves des oestres (hypoder-mes, «chenilles»), qui apparaissent sous forme de bosses sous la peau du dos.Les traitements contre ces larves doivent être administrés avant le 1er décembre, de préférence au début du mois de novembre.Les traitements contre les poux et la gale chorioptique doivent être également appliqués vers cette période si les animaux en sont affectés.Les conseils de votre médecin-vétérinaire vous seront toujours d'un précieux secours pour le choix des produits à employer, leur mode d'administration, les périodes de retrait.L'automne est également une période de l'année où les trayons des vaches exposés à des températures froides et au vent sont portés à gercer.Il faut alors leur appliquer un onguent emollient si les bains de trayons ne suffisent pas à les protéger.Ces crevasses ou gerçures sont très douloureuses pendant la traite et elles servent de porte d'entrée aux micro-organismes causant la mammite.L'automne est aussi le bon moment pour vérifier l'état des onglons des bovins.On en profite pour traiter les cas de piétin et d'ulcère de la sole et les onglons avec aplomb défectueux doivent être parés.Une vache avec de bons aplombs se fatiguera moins, dépensera moins d'énergie et produira plus.Le pansage des vaches, qui consiste à les étriller et à les brosser, améliorera également leur confort.Cette opération devrait être répétée tous les jours durant la période de stabulation.Les programmes de vaccination des divers groupes d'animaux du troupeau devraient être révisés avec le médecin-vétérinaire au cours de l'automne.¦ Étapes d'une dési 1- Nettoyage • Vider totalement le bâtiment de tout le matériel mobile.• Éliminer les matières organiques : - enlever les litières, les déjections, - enlever le fumier, les restants de moulée ou d'ensilage, - dépoussiérer par aspiration les parties hautes des bâtiments.• Effectuer les réparations nécessaires: trous et crevasses dans les murs et planchers, etc.• Détremper les murs, les planchers et le matériel fixe : eau avec détergent pendant 3 à 4 heures.• Décaper avec brosse, racloir ou appareil à pression d'eau froide ou chaude (ou vapeur sous pression).• Rincer avec quantité d'eau nécessaire.• Assécher (si possible) : on obtient ifection complète alors une meilleure concentration, une meilleure fixation du désinfectant et son effet dure plus longtemps.• Remettre en place le matériel bien nettoyé.2- Désinfection • choix du désinfectant, • techniques diverses : - arrosage, pulvérisation (action superficielle), - projection : jet de liquide désinfectant (pouvoir pénétrant et adhérant).3- Vide sanitaire : (quand le bâtiment est vide) • l'efficacité varie en fonction de la durée et de la nature du microbisme (minimum: 10 jours.), •impossible à appliquer en industrie laitière.Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 9 A LA RENCONTRE DE NOTRE EQUIPE.Pourquoi les producteurs de maïs font ils de plus en plus le choix "Pride'?Parce que Pride, c'est non seulement la fiabilité et le rendement de nos hybrides, mais également la compétence de nos agents, au sein d'un nouveau réseau commercial dynamique et ambitieux.Les agents Pride sont triés sur le volet.Le maïs, ils connaissent.Ils vous recommanderont les hybrides qui conviennent le mieux à vos besoins.I N'hésitez pas à consulter l'un des membres de notre équipe le plus proche de chez vous.Vous pouvez bénéficier ce jour d'escomptes de quantité sur les semences de maïs et de fourragères ainsi que sur les inoculats d'ensilage AgMaster.Pour des semences de qualité et un service de premier ordre, faites le choix "Pride".Ronald Daoust Ste Barbe André Forest Saint Ceïestin Gille Desnoyers Pierre Bissonnette Mario Tétreault St Damase St.Potycarpe Mont St.Grégoire .REJOIGNEZ NOS RANGS Vous souhaitez devenir un de nos agents Pride et compléter notre équipe?Ne tardez pas à nous parler dès aujourd'hui.Pour plus de renseignements composez (514)334-2835.Semences Pride C.P.26085 Comptoir postal Normandie Montréal (Québec) H3M 3E8 Production laitière Les meilleures productrices du PATLQ-Officiel • Productions acceptées en juin 1989 ayant une MCR cumulative de 728 et plus • lactation sur une base de 305 jours • Le nom du taureau (père de l'animal) est généralement inscrit entre parenthèses à la suite du nom de la vache Nom de la vache No d'enr.ou NIP Date de vêlage Âge Lait (kg) % de gras % de prot.MCR lait MCR gras MCR prot.Ayrshire - Classe adulte - 5 ans et plus Terrace Bank Misty Vee (TB) (10- Wayside Vagabond) Terrace Bank Farms, Howick Châteauguay 0673638 01-88 6-03 10 286 4,06 3,34 252 253 258 Ferme Guibord Jollie (B) (Lagacé Liberator) Jacques et Bernard Daoust, Beauhamois 0691592 06-88 5-04 9 763 3,88 3,18 259 246 251 Ayrshire - Classe senior - 4 ans Rimouskoise Cea (Granbyenne Jonathan) RR SS du St-Rosaire, Rimouski 0700268 09-88 4-07 8 855 4,28 3,45 237 246 249 Ayrshire - Classe junior - 4 ans Mont Comi Command Sirène (BP) (Granbyenne Royal Command) Marius Fournier, Saint-Donat, Rimouski 0704557 04-88 4-00 9 941 3,86 3,32 274 258 277 Des Prairies Annie (Granbyenne Royal Command) Ferme Des Prairies, Granby 0704741 05-88 4-00 9 254 3,85 3,32 258 241 260 Ayrshire - Classe senior - 3 ans Rimouskoise Cea (BP) (St-Césaire Johnny) RR SS du St-Rosaire, Rimouski 0709041 07-88 3-09 9 310 3,67 3,48 270 240 2S5 Soreloise Suzette (Forever Schoon Golden Boy) Ferme Ja-Mi-Fer Inc., Saint-Ours 0708531 06-88 3-08 8805 4,03 3,49 254 248 269 De Ste-Victoire Mona (Mar-Rat Madge's Boy) Ferme Ste-Victoire Inc., Sainte-Victoire, Richelieu 0709511 08-88 3-08 8397 4,01 3,50 245 237 260 Ayrshire - Classe junior - 3 ans Danayar Princess (BP) (Melody Lane Evermore) Kellcrest Farms Ltd., Howick 0720356 08-88 3-03 8 325 3,90 3,48 252 237 266 Ayrshire - Classe senior - 2 ans Pare Oracle Utile (BP) (Hammonds Oracle) André Paré, Leeds Village, Mégantic 0721541 08-88 2-07 7611 3,93 3,55 248 234 267 Ferme des Coteaux Candy (BP) (De Ayr's V C Terry) Ferme Cajonic Inc., Saint-Ubald 0723518 08-88 2-06 6 950 4,52 3,65 229 247 254 Ayrshire - Classe junior - 2 ans De Ste-Victoire Rebel Metvie (B) (Des Peupliers Rebel) Ferme Ste-Victoire Inc.Sainte-Victoire, Richelieu 0725036 06-88 2-02 8 786 4,02 3.23 304 292 299 Etoile d'Or Type Lizzie 22 (Woodland View True Type 17L) Marcellin Therrien, Arthabaska 0725461 08-88 2-02 7 448 4,05 3,34 255 248 259 Vyna Cornette (Rallonge Liberace 35K) Yvan Maltais.Saint-Isidore, Laterrière 0724795 08-88 2-03 7406 3,82 3.56 253 232 275 Des Rasades Étoile D Lib Ubeda (B) (Étoile d'Or Libertin) Raoul Rioux, Trois-Pistoles 0732264 06-88 2-02 7 678 3,48 3,31 266 221 267 De La Tour Terry Andrée (P) (De Ayr's V C Terry) Ferme de la Tour, Saint-Ulric 0723736 07-88 2-02 6 858 4,42 3.50 239 257 255 Vaucluse Viviane (Des Peupliers Rebel) Ferme Vaucluse Ltée, L'Assomption 0726827 07-88 2-01 6705 4,22 3,56 237 242 257 Lebel Uranus (B) (Hardy Farm Mr B) Huguette et Denis Lebel, Saint-Narcisse, Rimouski 0724263 04-88 2-03 6 969 4,33 3,55 235 243 252 De La Coulée Urfa 4U (B) (Des Peupliers Rebel) F.D.L.C.St-Simon Inc., Saint-Simon, Rimouski 0731450 07-88 2-04 6 896 4,28 3,57 234 242 254 Holstein - Classe adulte - 5 ans et plus Lauduc Unique Elsie (EX) (Agro Acres Unique) Germain Leduc, Beauhamois 3089628 12-87 11-00 13 574 4,25 3,34 263 307 295 Dubourg Rite Câline (BP) (Inglwae Make Rile) F.Joseph Proulx et Fils Inc., Saint-Anaclet.Rimouski 0597360B 08-88 8-08 13 368 3,97 2,98 268 290 255 Canada Elicia Oliva (TB) (Inglwae Make Rile) Claude Couture, Saint-Bernard de Lacolle 3527660 12-87 7-01 15 705 3,50 2.70 286 272 251 Lauduc Majesty Furry (TB) (A Clinton-Camp Majesty) Germain Leduc, Beauhamois 3807404 07-88 5-10 13 228 3,77 3,19 266 271 262 Del Rio Karine Tempo (TB) (Roybrook Tempo) Jacques Jacques.Saint-Eugène de Guigues 3667197 07-88 6-08 12 456 4,57 3,01 248 306 233 Lesnaud Rite Gracia (TB) (Inglwae Make Rite) André poissant, Saint-Biaise 3553137 04-88 7-03 13 895 3,73 3,05 266 268 251 Jacobs Tempo Suzon (TB) (Roybrook Tempo) Ferme Jacobs Inc.Cap Santé, Portneuf 3737043 07-88 6-00 12 980 3,97 3,03 260 278 244 A Illy Century Elevation Blosso (Round Oak Rag Appel Elevation) Hans Liechti, Saint-Sébastien 4711735 07-88 7-09 12644 4,24 2,96 253 291 235 Sebhaven Sheik Fran (TB) (A Puget-SoundShiek) Hans Meir, Granby 3426514 06-88 8-05 11 939 4,31 3,33 237 278 250 Frangivan Mildred M R (11) (Inglwae Make Rite) Gilles et Yvan Meunier, Saint-Paul d'Abbotsford 3544122 08-88 7-06 12 310 3,83 3,25 243 252 251 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 11 Nom de la vache Nod'enr.Date de Age Lait % de % de MCR MCR MCR ou NIP vêlage (kg) gras prot.lait gras prot.Fortale Sonique Blackjack (BP) (Cedelmar Blackjack) Ferme Fortale Enr., Arthabaska 3299120 06-88 8-06 12 839 3,13 3,17 255 218 256 Belleau Rilia (TB) (Inglwae Make Rite) Orner De Serres, Tingwick, Athabaska 3400995 06-88 8-06 12839 3,13 3,17 255 218 256 Holstein - Classe senior - 4 ans Pinedall Enhancer Shirley (BP) (Glenafton Enhancer) Ferme Andréane Inc.Ayer's Cliff 3915834 08-88 4-10 12 289 3,95 3,25 249 264 253 Holstein - Classe junior - 4 ans Vachalè CutlasseLusson (BP) (Cal-Clark Cutlass) Ferme Vachaiê Enr., Sainte-Anne des Plaines, Terrebonne Râtelle Annie Enhancer (B) (Glenafton Enhancer) Yvon Râtelle, Berthier 4036033 3990716 08-88 08-88 4-03 4-05 13 262 12 275 4,04 3,41 3,40 3,22 276 252 301 231 293 253 Holstein - Classe senior - 3 ans Frangivan Monica Enhancer (TB) (Glenafton Enhancer) Gilles et Yvan Meunier, Saint-Paul d'Abbotsford 4085061 06-88 3-06 11 170 3,87 3,61 244 256 271 Phamilou Patro Patri (BP) (A Carnation Patro ET) Ferme Phamilou Inc., Upton, Bagot 1278426D 06-88 3-10 13 226 2,90 2,87 281 221 250 Jacobs Mars Classic ET (AHB A Line-Hollow Elevation MA) Ferme Jacobs Inc., Cap Santé, Portneuf 4082839 05-88 3-07 11 611 3,37 3,28 248 226 254 Holstein - Classe junior - 3 ans Jupiter Enhancer Dixie (Glenafton Enhancer) François Demers, R.R.2, Stanstead 4164437 07-88 3-02 12 848 3,93 3,35 293 312 299 Granduc Tina Midas (BP) (A Walebe Midas ET) Ferme Leduc et Frères Ltée, Beauhamois 1344647E 07-88 3-03 11 768 3,50 3,27 267 252 266 Perio Diane Patriote (B) (La Cantinière Patriote ET) Réal Grenier, Wotton, Wolfe 4073871 04-88 3-05 12 690 3,52 2,93 272 258 250 Detilly Starbuck Géniale (BP) (Hanoverhill Starbuck) École d'Agriculture, Sainte-Croix, Lotbinière 4176577 07-88 3-00 10416 4,50 3,31 241 293 244 Beauxprés Valentin Linette (BP) (Ghielen Valentin) Ferme Pelletier et Fils Inc., Saint-Rock Desaulnets, L'Islet 1310550E 08-88 3-05 11 171 3,73 3,43 249 251 261 Grenardi Karen (B) (Ghielen Valentin) Marcel Grenier, Sainte-Christine, Johnson 1366718C 06-88 3-04 .11 555 3,38 3,36 256 234 263 Lehoux Neige Premier (B) (A Robthom Premier) Ferme B.Lehoux et Fils Inc., Saint-Elzéar, Beauce 4079362 02-88 3-03 11 953 3,37 3,13 255 233 251 Gaylson Corrector Bedaine (B) (Nashwaak Corrector) Nelson Rochon et Fils Enr., Saint-Ubald, Portneuf Dunrik Annie Matinée (TB) (A Higher-View Matinée) Ferme Dohbell Enr., Dundee 1380781C 41194899 03-88 06-88 3-03 3-03 11 925 10 267 3,22 4,06 3,18 3,56 256 229 223 253 254 251 Pichel Starbuck Sheila (B) (Hanoverhill Starbuck) Ferme Pichel et Fils Enr., Saint-Eugène, Rimouski 4137335 07-88 3-03 10013 4,08 3,66 227 251 253 Holstein - Classe senior - 2 ans Sieanol Babilone Warden (Camelot Coucou Warden) Alain et Roger Préfontaine, Saint-Aimé, Richelieu 4266654 05-88 2-04 12 548 3,55 3,29 307 297 315 Helentone TT Sandoree ET (B) (Hanover-Hill Triple Threat-R) Anthony Kilsdonk, Lacolle 4269034 05-88 2-03 11 404 3,79 3,06 282 292 271 Embryobec Liselîe ET (BP) (Hanoverhill Starbuck) Ferme Bergelait 87 Enr., Saint-Louis de Gonzague, Beauhamois 4325992 06-88 2-02 9 730 4,44 3,44 245 296 264 Bourgival-Sabrina (B) (Werrcroft Astrologer) Roger Boutin, Sainte-Hénédine, Dorchester 4306507 07-88 2-03 10 763 3,05 3,11 269 223 261 A Swampy-Hollow Valiant Crysta (BP) (S W D Valiant) Daniel Montpetit, Saint-Louis de Gonzague.Beauhamois 4511569 05-88 2-00 8 835 4,15 3,67 229 258 263 Amicow Starbuck Lietta (B) (Hanoverhill Starbuck) Ferme Amicow Inc., Saint-Henri, Lévis 4330920 07-88 2-02 10 067 3,56 3,12 255 247 247 Richardeau Mentïne (Richardeau Matcheao) Jean Siegenthaler, Sainte-Sophie de Lévrard, Nicolet 4313405 07-88 2-03 9 687 3,81 3,18 242 251 240 Trevertona FANCY MAN ET 73 HO 647 Très Bon Sheik x Arlinda Chief CIAQ Un choix logique pour l'éleveur désirant améliorer la production laitière et le taux de gras.Ses points forts en conformation sont le caractère laitier, les pieds & membres et l'arrière-pis.PROD.MAC (08/89) Lait +9 Rép.94% Gras +15 ( + ,14%) Prot.+9 (,00%) CONF.MAC (08/89) Cote + 3 Rép.76% Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) Inc.3450, rue Sicotte, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 7B8 Tél.: (514) 774-1141 Télécopieur: (514) 774-9318 Alimentation Des génisses plus productrices Dans l'élevage d'une génisse vêlant à 24 mois, les aliments comptent pour 60 % des déboursés.La rentabilité passe par la meilleure croissance possible.par Bertrand Farmer Quand on désire atteindre un niveau élevé de production tel que 9 000 kg par vache par an, on se soucie beaucoup de l'équilibre des rations ainsi que de la régie en général.Fait-on de même pour l'élevage des sujets de remplacement?N'est-il pas important de tâcher d'obtenir la meilleure croissance possible chez les génisses sans toutefois nuire à leur production laitière future?On se pose plusieurs questions quand vient le temps d'équilibrer les rations des sujets d'élevage.Quels types de fourrages doit-on servir?Quels types de concentrés peut-on utiliser?Quelle est la quantité de matière sèche qu'une génisse peut consommer?Que devrait être le rapport fourrages/concentrés de la ration totale?Il ne faut pas oublier que l'élevage des sujets de remplacement représente 15 à 20 % du coût total de production.On arrive aux meilleurs résultats en surveillant de près l'équilibre des rations des génisses laitières tout en prenant soin de bien vérifier ou évaluer la consommation de matière sèche.Pour des raisons d'espace, la phase de croissance de la naissance jusqu'à l'âge de 3 mois ne sera pas traitée ici même si elle est capitale.Cette phase est critique pour le développement optimal du rumen de la génisse et donc sa capacité à consommer des fourrages.Dans la plupart des cas, une génisse âgée de trois à quatre mois consomme un foin feuillu à volonté auquel s'ajoute une ration de début pour génisses, appétente et de texture grossière.C 'est à partir de cet âge qu 'on s'interroge le plus quant à l'alimentation des sujets de remplacement.C'est une taure laitière que l'on veut et non un veau de grain.Les questions importantes à se poser sont les suivantes : Mes génisses de quatre mois ont-elles encore besoin d'une moulée de début?Quelle quantité de moulée dois-je servir?Que devrait être le rapport fourrages/concentrés?La réponse à ces questions dépend énormément de la qualité des fourrages Bertrand Fariner, agronome, est professeur à l'ITA de Saint-Hyacinthe.// est fortement recommandé d'évaluer la con génisses.servis et indirectement de la quantité de matière sèche consommée.En pratique, il n'est pas toujours facile d'évaluer la consommation de matière sèche d'une génisse! Il ne s'agit pas de déterminer si une génisse consomme 5,4 ou 5,45 kilos de matière sèche mais plutôt si elle en consomme 5 ou 7 kilos.Une génisse ne sommation réelle de matière sèche des mange pas de décimales, mais du foin! Le tableau 1 propose des quantités de matière sèche que devraient consommer les sujets de remplacement selon leur poids et le gain moyen quotidien.Ces données ne sont qu'un guide pour formuler des programmes alimentaires pour sujets de remplacement.Tableau 1 Guide de consommation de matière sèche pour les sujets de remplacement Poids GMQ (gain moyen quotidien) Quigley 1986 kilos NRC 1988 kilos 100 700 2,88 2,82 150 700 4,30 3,75 200 700 5,44 4,68 250 700 6,43 5,65 300 800 7,56 7,06 350 800 8,37 8,21 400 800 9,09 9,46 500 800 10,26 12,33 550 800 10.70 14.04 NRC: Conseil national de recherches Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 13 Tracteurs John Deere de 65 à 95 HP Une valeur sûre Les tracteurs John Deere de 65 à 95 HP sont à la fois de prix abordable et d'entretien minime.Peu coûteux à l'achat comme en service, ils sont une valeur sûre à court et à long terme grâce à une foule de caractéristiques favorisant le rendement, la durabi-lité et la productivité.Vous vous proposez d'acheter un nouveau tracteur?N'hésitez pas : choisissez un John Deere.une valeur sûre, à court et à long terme.Un poste de conduite spacieux et confortable Prenez place dans un nouveau John Deere.Aucune confusion possible.tout est facile à repérer car tout est là, au bon endroit, dans un agencement parfait.Le poste de conduite est dégagé pour faciliter l'accès et la sortie; il y a beaucoup d'espace pour les jambes.Vous vous sentirez toujours à l'aise aux commandes d'un John Deere, même les jours où vous le conduisez du matin au soir.Un tracteur à la hauteur de vos exigences Comme le concessionnaire John Deere connaît bien vos besoins, il présente des tracteurs équipés en conséquence.Par exemple, l'équipement standard du 2755 comprend, entre autres, une servo-direction, un siège de luxe, un arceau de sécurité, des roues d'acier à huit positions, un essieu avant réglable de 1,50 à 2 m, une boîte de vitesses synchronisée à huit rapports en marche avant et quatre en marche arrière, des freins en bain d'huile autorégleurs, une PDF indépendante à 540 tr/mn et l'attelage trois points.Un moteur à couple élevé pour ne pas flancher Ces tracteurs sont doués d'une étonnante force de traction.Dans les endroits difficiles, un John Deere ne flanche pas, grâce à une élévation considérable du couple.La puissance nominale reste stable.même sur une grande gamme de régimes.Et le rendement énergétique du moteur est exceptionnel.Le piston à faible friction et à segments surélevés, la pompe à quatre plongeurs et de grand débit du système d'injection, la culasse à flux transversal et la lubrification sous pression contribuent à une performance supérieure.Passez voir les tracteurs 2555 (65 HP), 2755 (75 HP), 2955 (85 HP) et 3155 (95 HP).Des valeurs sûres.John Deere Limitée, 29b, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M4H5 CHOISISSEZ LE MEILLEUR @ Tableau 2 Concentration en énergie de la ration totale — base matière sèche des sujets de remplacement (à partir de Quigley 1986) Le tableau 2 présente des concentrations en énergie nette d'entretien et de gain pour des sujets de remplacement selon leur poids et le gain quotidien désiré.A noter que ces valeurs ont été calculées à partir des consommations de matière sèche proposées par Quigley 1986.Ces valeurs s'avèrent très utiles lorsqu'arrive le temps de déterminer la quantité de fourrages et de concentrés à servir, en d'autres mots, le rapport fourrages/concentrés.Prenons un exemple : - Poids de la génisse : 350 kg - Gain journalier désiré : 800g - Analyse des fourrages base matière sèche ENe : 1,22 Mcal/kg ENg : 0,65 Mcal/kg Selon le tableau 2, si et seulement si la génisse consomme 8,4 kg de matière sèche la concentration en ENe et ENg de la ration totale devrait être de 1,44 Mcal/ kg ENe et de 0,85 Mcal/kg ENg.Supposons que l'éleveur ait de l'orge roulée à sa disposition, le calcul (rapide) suivant peut être effectué.Analyse de l'orge — base matière sèche ENe : 2,06 Mcal/kg ENg : 1,40 Mcal/kg En utilisant l'énergie nette entretien comme paramètre : Fourrage 1,22 ^ 0,62 1,44 Orge 2,06 ^ ^0.22 0,84 0,62/0,84 x 100 = 74 % 0,22/0,84 x 100 = 26% Selon ces calculs, ces taures devraient consommer : 8,4 kg matière sèche x 74 % = 6,2 kg matière sèche fourrage ou par exemple : 7 kg foin 8,4 kg matière sèche x 26 % = 2,2 kg matière sèche orge ou 2,5 kg orge Maintenant que les quantités de fourrages et grains sont calculées, il est essentiel de vérifier si ces taures peuvent réellement les consommer.C'est la différence entre la théorie et la pratique ! Attention, tout bon programme alimentaire doit aussi être équilibré pour les autres nutriments tels que la protéine, le calcium, le phosphore, etc.Le tableau 2 se veut donc un très bon guide pour déterminer la quantité de concentrés à servir.A noterque plus les fourrages sont de bonne qualité, plus ils sont consommés Poids GMQ (gain moyen quotidien) g 100 700 150 700 200 700 250 700 300 800 350 800 400 800 500 800 550 800 en grande quantité.Imaginez la quantité de concentrés à servir si le fourrage de l'exemple précité contenait 1,44 Mcal/ kg de matière sèche d'énergie nette entretien! Le tableau 3 révèle maintenant les besoins journaliers en protéine brute, en calcium et en phosphore des sujets de remplacement.Ces besoins sont tirés du guide NRC 1989.Il est à noter qu'en plus des besoins en protéine brute, des besoins en protéine non dégradable sont présentés.Toutes ces données sont pertinentes lorsqu'on veut établir un programme alimentaire rationnel pour les sujets de remplacement.Il ne faut cependant pas oublier que tout programme alimentaire doit être vérifié dans la pratique.L'état Énergie nette Entretien Mcal/kg Gain Mcal/kg 1,73 1,10 1,52 0,91 1,45 0,85 1,42 0,83 1,44 0,85 1,44 0,85 1,44 0,85 1,49 0,89 1,52 0,91 de chair des animaux est un facteur à ne pas oublier.La méthode d'allocation des aliments en est un autre (nombre de repas).Les valeurs de consommation de matière sèche proposées au tableau 1 (Quigley 1986) sont réelles et vérifiées dans la pratique de tous les jours.Cependant, cette quantité de matière sèche consommée peut varier jusqu'à 15 % en plus ou en moins selon la qualité des fourrages et les conditions d'élevage.Il vous est donc fortement recommandé d'évaluer la consommation réelle de matière sèche de vos sujets de remplacement.Vous pourrez non seulement obtenir la meilleure croissance possible mais aussi maintenir au plus bas niveau les coûts en aliments.¦ Tableau 3 Besoins journaliers en protéine brute, protéine dégradable et non-dégradable en calcium et en phosphore des sujets de remplacement Poids GMQ g Protéine brute Protéine non-dégrad.Protéine dégradable Calcium g Phosph( g 100 700 452 346 75 18 9 150 700 600 307 173 19 12 200 700 686 274 267 21 14 250 700 678 246 359 23 17 300 800 848 236 490 25 19 350 800 985 214 590 26 20 400 800 1135 198 692 26 21 500 800 1480 182 913 29 21 550 800 1685 185 1035 28 20 NRC, 1989 16 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 Santé Stérilisateur pour contrer la mammite Bains de trayons et serviettes individuelles constituent encore le moyen le plus économique de réduire les risques de mammite.par Simon-M.Guertin Bonnes pratiques et traites hygiéniques, voilà en substance la conclusion qui se dégage suite à un projet de recherche visant à vérifier l'efficacité d'un stérilisateur de traite mobile pour abaisser le potentiel de transmission des vecteurs de cette infection.Sous la responsabilité de F.Bernard, consultant en agriculture et financé en vertu du programme d'aide à l'innovation technologique d'Agriculture Canada, le projet voulait déterminer l'influence de la désinfection des gobelets trayeurs entre chaque vache sur le comptage leucocytaire.Les essais furent réalisés sur deux fermes de la région du Richelieu qui comptaient chacune entre 30 et 50 vaches et pour lesquelles le comptage leucocytaire s'était maintenu autour de 600 000 cellules par ml au cours de l'année précédente.Le stérilisateur mobile mis à contribution fonctionnait selon le même principe que les systèmes de désinfection automatiques utilisés dans les salles de traite; il refoulait une solution iodée dans les gobelets trayeurs afin d'éliminer les bactéries responsables de la mammite et de réduire les risques de propagation.Les résultats des comptages ont indiqué que la désinfection effectuée par le stérilisateur mobile éliminait de 90 à 98 % des bactéries qui normalement demeurent à l'intérieur de la trayeuse après la traite.Ces résultats constants ont prouvé que le nombre de bactéries demeure élevé à l'intérieur des gobelets trayeurs non désinfectés.Ils ont démontré clairement que la désinfection des unités de traite contribue à diminuer le danger d'infection de la glande mammaire, à réduire le nombre de bactéries passant directement dans le lait au moment de la traite, et à favoriser la santé de la vache.De grands écarts Un comptage périodique des cellules a permis d'établir l'évolution de ce paramètre pendant les deux années qu'a duré l'essai.Sur la première ferme, ce dernier a varié considérablement au cours du projet; il a en effet évolué entre un Encore au stade de prototype, on évalue le coût d'acquisition du stérilisateur à 6 000 dollars.minimum de 250 000 leucocytes et un maximum de 1 million par ml.Or.pour cette ferme, les résultats du comptage préalable à l'essai se maintenaient autour de 620 000 leucocytes.Pendant les douze premiers mois des essais, il a eu tendance à diminuer jusqu'à environ 320000.Par contre pendant les mois qui ont suivi, le comptage a de nouveau augmenté jusqu'à 530 000 leucocytes par ml.Avant l'introduction du stérilisateur mobile sur cette ferme, le nettoyage des trayons précédant la traite était effectué avec des serviettes en tissu.La même lavette était utilisée pour toutes les vaches alors qu'elle était seulement trempée dans une solution d'iode entre chaque vache.Les trayons n 'étaient pas asséchés avant l'installation de la trayeuse, la trayeuse n'était pas désinfectée entre chaque vache et on n'exécutait pas de bains de trayons.Pendant les 18 premiers mois qu'ont duré les essais, il n'y a eu aucun changement hygiénique important en rapport avec la traite.Cependant pour les six derniers mois, l'agriculteur a adopté l'utilisation des serviettes individuelles en papier.En dépit du changement de régie en cours d'expérimentation, on a essayé de classer les vaches selon leur niveau d'infection, pour s'apercevoir que les animaux avaient tendance à être de moins en moins contaminés.Toutefois, le rapport précise que ces améliorations peu- Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 17 vent aussi bien être attribuables à d ' autres facteurs dont une meilleure hygiène au moment de la traite, un plus grand soin apporté par le personnel affecté à cette tâche et l'élimination des vaches problématiques.Ainsi le stérilisateur de traite serait un parmi plusieurs autres paramètres qui ont contribué à assainir le troupeau.Sur la seconde ferme les résultats du comptage leucocytaire furent aussi grandement variables avec des écarts de l'ordre de 500 000 cellules d'un mois à l'autre.En effet, à cause d'ennuis mécaniques, l'appareil fut hors service pendant six périodes d'une semaine environ chacune et les résultats de comptage ont oscillé entre 220 000 et 900 000 leucocytes par ml.En fait, le comptage leucocytaire du troupeau a semblé suivre un cycle annuel comportant un creux au début de l'été et une pointe à la fin de l'hiver.Dans ce deuxième cas, le rapport précise que l'utilisation du stérilisateur mobile ne semble pas avoir amélioré la santé de la glande mammaire du troupeau.Bien que sur cette seconde ferme, le nettoyage du pis se faisait déjà avec une serviette de papier trempée dans une solution iodée, le comptage des cellules, tel qu'établi par le PATLQ, était généralement supérieur à 600 000 leucocytes par ml au cours de la dernière année précédant les essais.Les trayons n'étaient toutefois pas asséchés avant l'installation de la trayeuse, et ils n'étaient pas baignés après la traite.Rentabilité Puisque le stérilisateur mobile n'était qu'au stade prototype, son prix n'était pas connu; toutefois il a été possible d'en faire une évaluation qui porterait son coût d'acquisition à 6 000 dollars.Basé sur cette facture, son coût d'utilisation unitaire devrait être de l'ordre de 30 dollars par vache par année pour un troupeau d'au moins 50 vaches.En utilisant les résultats de l'expérimentation, on a évalué à 80 dollars par vache, les bénéfices nets annuels espérés attribuables au stérilisateur.Toutefois on précise qu'il y a plusieurs impondérables qui viennent voiler les résultats, ce qui incite à la plus grande prudence.Comme effets directs, on souligne la réduction importante du nombre de bactéries fixées sur la paroi interne des gobelets trayeurs ce qui contribue sans doute à diminuer les risques de contamination dans le réservoir de lait.De plus, le stérilisateur limite la propagation de l'infection d'une vache à l'autre et réduit considérablement les risques de contamination des vaches réputées exemptes de l'infection.On ajoute aussi que cet outil pourrait éliminer en partie la réforme et plus spécifiquement celle attribuable à la mammite.Enfin, on liste une diminution du coût des médicaments, une réduction dans les quantités de lait rejeté et une augmentation de la production laitière comme facteurs contribuant à rentabiliser un stérilisateur mobile de traite.Le rapport indique toutefois dans sa conclusion qu'il est difficile de quantifier les bénéfices attribuables à cet appareil puisque de nombreux autres facteurs ont contribué aux améliorations observées.Lavage et trempage L'hygiène de la traite est capitale pour réduire la fréquence des nouvelles infections par les bactéries dont le réservoir principal est la mamelle.Le nettoyage des trayons avant la traite a une double utilité : il réduit la contamination du lait, et il diminue les risques de pénétration dans la mamelle des bactéries présentes sur les trayons au cours de la PROMUTUEL DUO DE QUALITE Né il y a plus de 135 ans de la détermination et du travail acharné d'un groupe d'agriculteurs, le Groupe Promutuel est aujourd'hui le leader en assurance agricole et l'un des plus importants assureurs de dommages au Québec, en plus d'être actif en assurance-vie.Le Groupe Promutuel est présent dans votre région, grâce à l'une de ses 42 Sociétés mutuelles membres, qui vous offre un service personnalisé et professionnel reposant sur l'expertise de ses employés.Promutuel vous fait également bénéficier d'un fonds de garantie de plus de 4 millions $ unique au Québec.Pour des assurances de qualité, faites comme plus de 200 000 québécois, choisissez Promutuel! ¦¦Mil IPÏili PROMUTUEL 18 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 traite.L'eau de lavage doit être propre, et les trayons doivent être essuyés avant la pose des gobelets trayeurs.Pour accomplir cette double tâche, il est important d'utiliser des lavettes individuelles en papier.La désinfection des trayons immédiatement après la traite, par trempage ou pulvérisation avec une solution antiseptique est la mesure la plus efficace pour réduire la fréquence des nouvelles infections.Cette opération a pour but de réduire la population microbienne de la surface du trayon et de l'extrémité de son canal; en effet ce dernier ne retrouve son efficacité pour bloquer l'entrée des infections que dans les deux heures qui suivent la traite.Le trempage joue également un rôle dans la guérison des petites plaies du trayon, souvent colonisées par des staphylocoques ou des streptocoques qui constituent autant de sources d'infection.La désinfection des trayons peut réduire de plus de 50 % la fréquence de nouvelles infections, mais n'a aucune action sur les infections anciennes.La traite mécanique avec un matériel déréglé peut être traumatisante pour le trayon et particulièrement son canal; ce dernier perd alors beaucoup de son effi- cacité pour bloquer l'entrée des différents agents.Un quartier dont le canal est détérioré est l'objet d'infection à répétitions, conduisant souvent à une réforme prématurée.C'est pour toutes ces raisons qu'il est recommandé de confier le réglage périodique de la machine à traire à une personne qualifiée.Le bon fonctionnement du système de traite assuré, il reste à surveiller les manchons trayeurs.Puisqu'ils sont directement en contact avec les trayons, ils doivent être en parfait état, exempts de craquelures qui constituent autant de réservoirs de bactéries.La durée de vie des manchons trayeurs est très variable selon leur qualité.Il ne faut pas lésiner sur leur remplacement, condition très importante de la santé des mamelles.Attention au bâtiment La prévention des mammites dépend aussi de l'hygiène de l'habitat.Les conditions de logement des vaches laitières déterminent en grande partie la fréquence des blessures des trayons souvent dues au piétinement et l'importance de la contamination de la litière.Presque toujours dans les élevages ayant d'importants problèmes de mammites cliniques, des améliorations peuvent être apportées aux conditions de logement, et seules ces mesures peuvent être suivies d'une amélioration durable.L'entretien des locaux et l'évacuation des déjections doivent être réalisés régulièrement.Une bonne ventilation est capitale pour limiter l'humidité des litières.Les vaches sont particulièrement sensibles aux infections dans la période qui entoure le vêlage.Les conditions d'hygiène du logement sont donc primordiales à ce moment.En particulier il ne faut pas négliger les vaches taries.Comme le précisait l'étude sur le stérilisateur mobile de traite, aucune mesure prise isolément n'est suffisamment efficace pour asurer à elle seule la santé du troupeau.Un plan de lutte combinant un ensemble de mesures complémentaires permet d'améliorer son statut sanitaire.Mais avant de se lancer dans des interventions coûteuses et astreignantes, un spécialiste pourra après avoir examiné en détail la situation et établi un diagnostic d'élevage, faire un bon choix et proposer un plan de lutte adapté à la situation particulière du troupeau.¦ AVEC "EMMENEZ-EN D'LA PITOUNE PIS DES BILLOTS DE 12 PIEDS!" 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prise en charge par les agriculteurs.Alors professeur au département de zootechnie au collège Macdonald, John Moxley considérait cela comme faisant partie de l'ordre naturel des choses.Le rêve de ce visionnaire est en train de se réaliser.D'ici 1994, la FPLQ sera devenue l'actionnaire majoritaire du PATLQ.L'université McGill et la société d'État SOQUIA seront les deux seuls autres détenteurs d'actions.L'évolution du PATLQ La direction du contrôle laitier passera donc de l'institution d'enseignement, qui sent bien que ce n'est pas son rôle, à la Fédération, à qui ces responsabilités conviennent mieux.McGill entend cependant poursuivre son implication pour assurer la pérennité du Programme.Le 22 décembre 1988, une entente a donc été signée par les trois parties.La Société ainsi créée se verra remettre gratuitement et graduellement tous les actifs du PATLQ, sauf les terrains et les immeubles.Ceux-ci seront loués au PATLQ en vertu d'un bail d'une durée de 99 ans.Cette transaction se fera lorsque la quasi-totalité des employés auront été transférés à la nouvelle société.Le PATLQ s'engage à ne jamais déménager son siège social à l'extérieur du collège Macdonald.En retour, Macdonald garantit que les immeubles Chantai Paul est agronome, attachée au Service de l'extension, collège Macdonald.fournis seront adéquats.Pour voir aux affaires courantes du PATLQ ainsi qu'à la bonne marche de la transition, un conseil d'administration provisoire a été formé.Chacune des parties y délègue trois représentants.Un des mandats de ce conseil est de gérer l'immense banque de données que constituent les dossiers du PATLQ.La représentation de McGill et de SOQUIA à ce conseil diminuera au profit de la FPLQ à mesure que celle-ci recevra une plus grande part des actions.Fait à noter, le MAPAQ s'est engagé à maintenir sa participation financière au contrôle laitier pendant les cinq prochaines années.Pour l'usager Les producteurs qui sont déjà inscrits au PATLQ ne verront pas de différence, quelle que soit l'option et leur région.Ils recevront toujours le même service de qualité au moindre coût possible.Pour ceux du ROP qui se voient transférés d'office au PATLQ, c'est un peu différent.Le ROP était un organisme recevant beaucoup de subventions, beaucoup plus que le PATLQ.Avec la décision du gouvernement fédéral de se retirer du contrôle laitier, les anciens usagers du ROP verront leur facture de contrôle laitier augmenter.Le conseil d'administration du nouveau PATLQ est cependant convaincu que ceux à qui cela arrive se rendront vite compte que le PATLQ, c'est plus qu'un contrôle de la production laitière.Quand ils auront réalisé la quantité d'information générée par leur nouveau contrôle laitier et qu'ils auront appris comment l'utiliser à leur avantage, le PATLQ comptera de nouveaux adeptes, tout aussi convaincus que les anciens.Il va de soi que le PATLQ continuera d'investir en recherche et en développement.Étant donné que le nombre de producteurs diminue constamment, le PATLQ devra devenir plus combatif sur le marché québécois.La diversification des activités et des services aidera l'organisme à surmonter cet état de choses et à continuer à se démarquer de tout autre programme.¦ LES PRODUITS NEW HOLLAND SONT OFFERTS CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS: Aima Équipements JMAR Inc.Black Lake G.Guillemette, Inc.Cap Santé Richard Piché, Inc.Caplan M J Brière.Inc.Chicoutimi Gobeil Équipement Limitée Dalhousle Sta Fernand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard, Inc.Granby Aubin & St-Pierre, Inc.Huntingdon Les Équipements FJonenberg, Inc.Iberville Guillet & Robert, Inc.Lachute B.Lussier Inc.Lennoxville Équipement B.Morin, Inc.Maskinongé Équipement G.Gagnon, Inc.Montmagny Équipement Bolduc, Inc.Napierville S.C.A.Du Sud de Montréal Parisville Henri Côté & Fils, Inc.Pike River Guillet & Robert, Inc.Pointe au Père Gar.Daniel Lévesque, Inc.Rivière-du-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy, Inc.St-Célestin C.Lafond & Fils, 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qualité font aussi partie du marché.Allez voir votre concessionnaire Ford New Holland dés aujourd'hui.FORD l\EW HOLLAND 89 Production fourragère  quelle longueur faut-il hacher l'herbe pour l'ensilage?Les résultats de recherche montrent qu'on peut obtenir de bons fourrages de graminées en meule quelle que soit la longueur entre 6 et 38 mm.par Philippe Savoie En général, on recommande de hacher finement le fourrage conservé dans un silo.Une longueur de coupe théorique inférieure à 6 mm (1/4 po) assure un bon tassement dans les silos verticaux et une libération rapide des sucres solubles pour la fermentation.Certains chercheurs ont observé, chez des ruminants, une meilleure consommation de fourrage haché finement que d'ensilage long.Cependant, plusieurs autres recherches ont montré que la longueur de hachage avait peu d'effet sur l'efficacité alimentaire.Par ailleurs, hacher court demande plus d'énergie lors de la récolte.Les couteaux doivent couper plus souvent les tiges et les feuilles durant leurchemi-nement dans la fourragère.Il est toutefois plus facile de souffler des brins courts tant à la récolte au champ qu'au remplissage des silos verticaux.Les silos horizontaux ou meules, de plus en plus utilisés, se prêtent aussi bien à la manutention de brins longs que de brins courts.Quatre longueurs de coupe Les résultats de recherche antérieurs indiquaient que le hachage court était satisfaisant pour les silos-tours.Cependant on ne savait pas si un hachage plus long serait préférable dans les silos horizontaux.C'est pourquoi un projet de recherche a été mis sur pied.On voulait mesurer l'énergie requise pour hacher le fourrage à diverses longueurs, évaluer la qualité de conservation de ces fourrages en silo-meule et comparer la performance de vaches laitières alimentées avec ces fourrages.L'étude a été menée en collaboration par Agriculture Canada et l'université Laval.Le projet a aussi bénéficié de l'aide financière du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.L'expérience a consisté à récolter un fourrage de graminées, principalement Le D'Philippe Savoie est chercheur à la Station de recherches d'Agriculture Canada à Lennoxville et professeur associé à l'université Laval.de fléole, à quatre longueurs de coupe théoriques : 6, 13, 25 et 38 mm (1/4, 1/2, 1 et 1 1/2 po).Une fourragère à tambour hacheur muni de 12 couteaux hélicoïdaux amovibles aété utilisée.Pour la mesure de l'énergie de récolte, des andains de fourrage soit très humides à 80 % de teneur en eau, soit légèrement préfanés à 70 % ont été ramassés.La puissance a été mesurée avec un dynamomètre mobile placé sur la prise de force du tracteur.Seulement le fourrage préfané à 70 % aux quatre longueurs de hachage a servi pour la fabrication de silos-meules.Chaque silo-meule contenait entre 95 et 146 tonnes de fourrage (27 et 46 tonnes de matière sèche) et était recouvert d'un film de polyéthy lène de 150 microns (0,006 po) d'épaisseur, retenu par un système de pneus et cordages.Un groupe de 16 vaches recevait une ration totale mélangée conte- 22 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 un nouvel hybride plein d'avenir Un vent de changement souffle de plus en plus fort à travers le pays.D balaie les vieilles habitudes et force les agriculteurs à suivre le courant.Certains résistent au changement et se fient à ce qu'ils connaissent bien.Mais l'avenir appartient - et a toujours appartenu à ceux qui savent saisir les occasions et passer à l'action.Dans le domaine de la production de maïs, cela signifie être à l'affût des derniers développements dans les hybrides et savoir en tirer les meilleurs rendements.Le nouveau N2001 à 2650 U.T.M.Cette année, Northrup King présente l'hybride N2001 aux producteurs de maïs qui se trouvent en zone de maturité de 2650 U.T.M.Le N2001 a un avenir prometteur, un avenir à partager avec les producteurs qui ne craignent pas d'essayer quelque chose de nouveau.Lors des essais officiels pour son enregistrement, tant au Québec qu'en Ontario, le N2001 a largement surpassé les hybrides-témoins et fut rapidement recommandé.Par la suite, le N2001 a continué à surclasser ses compétiteurs lors de deux années d'évaluation en champ, dans des conditions très variées.Demandez les données à votre détaillant NK.Trots nouveaux hybrides NK Le N2001 est l'un des trois nouveaux hybrides de Northrup King pour cette saison.En effet, nous introduisons également un hybride appartenant à la classe de maturité de 2900 U.T.M.qui promet, le N3624, ainsi qu'un hybride super-hâtif à double usage, le N0565.Ces nouveautés succèdent à d'autres hybrides développés au Canada, qui ont fait doubler les ventes de maïs de NK en cinq ans.Chacun sait que les nouveaux hybrides de maïs s'améliorent chaque année.Chez Northrup King, ils s'améliorent.plus vite.Essayez-en l'équivalent d'un semoir et constatez-le par vous-même.S'il-vous-plait, téléphonez ou écrivez pour obtenir plus d'informations sur les hybrides NK et le détaillant NK le plus près de chez vous.NORTHRUP KING Semences Northrup King Ltée., 1250 boul.Franklin, Cambridge, Ont., NIR 6C9 (519) 621-0890 (Service en Français disponible) Fourragère et instrumentation pour mesurer la puissance lors de la récolte.nant 58 % de fourrage, sur une base sèche, 33 % d'orge humide et 9 % de supplément protéique.On distinguait quatre rations selon la longueur de coupe de l'ensilage.Les vaches recevaient à tour de rôle chacune des quatre rations durant trois semaines.Au cours de la troisième semaine, on mesurait la pro- duction de lait et la consommation alimentaire.La longueur de hachage réelle était plus longue de 4 à 10 mm que la longueur théorique (tableau 1).Ceci s'explique parce que le fourrage passe parfois obliquement entre les couteaux; les brins sont alors plus longs que la longueur théorique.À partir des mesures de puissance sur la prise de force, on a observé que l'énergie de récolte diminuait lorsque le hachage était plus long et lorsque le fourrage était plus sec.Le tableau 1 montre les diverses puissances de tracteur qui seraient nécessaires pour tirer une fourragère à 4 ou 6 km/h selon que le fourrage possède une teneur en eau de 70 ou 80 % et aux quatre longueurs de coupe.Réduction de la puissance En hachantplus long, à 38 mm au lieu de 6 mm, on peut réduire la puissance de 19 % en moyenne.En opérant plus lentement, à 4 km/h au lieu de6 km/h, on réduit la puissance de 31 %.En récoltant le fourrage plus sec, à 70 % de teneur en eau au lieu de 80 %, on réduit la puissance de 17 %.On voit donc que la longueur de hachage, la vitessed'avance-ment et la teneur en eau ont toutes une influence sur la puissance requise d'une fourragère.Dans les silos, on a noté une élévation de la température jusqu'à un maximum de 36 à 38° C.Les pertes par écoulement, respiration et fermentation ont varié de 10 à 14%.On n'a pas remarqué de variations dues à la longueur de coupe.Toutefois, le fourrage coupé à 12,7 mm contenait plus d'acide butyrique que les autres.Cela explique probablement la plus basse production de lait à 12,7 mm (24,2 kg/j) par rapport à 6,3 mm (25,2 kg/j) (voir tableau 2).La consommation était plus basse pour les fourrages à 12,7 et 38,1 mm (16,2 kg/j) par rapport à celle à 25,4 mm (17,0 kg/j).Il y a certainement des facteurs autres que la longueur de hachage qui n ' ont pas été mesurés et qui pourraient expliquer ces différences; par exemple la contamination par le sol ou l'infiltration d'air sous le polyethylene.La grosseur du tracteur attelé à la fourragère peut être réduite considérablement en hachant plus long, en récoltant plus sec ou en avançant plus lentement.On peut récolter adéquatement du fourrage demi-sec même haché court (6 mm) en avançant à 4 km/h avec un tracteur de puissance moyenne (45 kW ou 60 ch).La longueur de hachage ne semble pas influer sur la conservation et la consommation de l'en-silage par des vaches laitières.Les résultats montrent qu'on peut obtenir de bons fourrages de graminées en meule peu importe la longueur de hachage entre 6 et 38 mm.Il suffit de respecter les autres critères pour une bonne conservation, notamment l'absence de contamination du sol et une bonne étanchéité du silo.¦ Tableau 1 Puissance requise pour opérer une fourragère à diverses longueurs de hachage, teneurs en eau et vitesses d'avancement Longueurs de hachage Puissance au tracteur (kW) Théoriques Réelles Teneur en eau 80 % Teneur en eau 70 % (mm) (mm) 4 km/h 6 km/h 4 km/h 6 km/h 6,3 11,0 53 77 45 65 12,7 20,4 47 68 40 57 25,4 35,0 45 65 37 52 38,1 47,9 44 63 36 51 Tableau 2 Consommation de matière sèche et production de lait à partir d'une ration contenant 58 % de fourrage à 70 % de teneur en eau Longueur découpe Consommation Lait théorique (mm) (kg/j) (kg/j) 6,3 16,5 25,2 12,7 16,2 24,2 25,4 17,0 24,7 38,1 16,1 24,5 24 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 PLACEMENT PRÉCIS DE LA SEMENCE ET TOUT UN CHOIX DE MODÈLES La nouvelle gamme de semoirs New Idea comprend des modèles à 4, 6 et 8 rangs.des modèles à bâti simple II Plus (deux tubes de bâti de 5" sur 7") et des modèles portés.tous de robuste construction depuis l'attelage jusqu'au bâti principal et aux traceurs ou jalonneurs.Et tous les modèles de la série 9000 sont offerts avec des accessoires divers qui vous donnent plus de souplesse encore pour les semis.Quels que soient vos besoins d'ensemencement, il existe un semoir New Idea pour les satisfaire.Venez nous voir dès aujourd'hui au sujet de vos besoins en matière de semoir.Grâce à notre choix de modèles, vous pouvez adapter un semoir New Idea non seulement à votre exploitation, mais également à votre budget.NEW IDEA SABREVOIS (514) 346-6663 Équipements Guillet inc.ST-CASIMIR (418) 339-2011 S.C.A.Régionale de St-Casimir ST-CLÉMENT (418) 963-2844 Services Agromécaniques Ltée ST-CULBERT (514) 836-3626 Pierre Aimé Houle inc.st denis SUR RICHELIEU (514) 787-2812 Garage Bonin Limitée ST-GEORGES EST (418) 228-2000 Équipement F.Côté inc.ST-HERMAS (514) 258-2448 J.René Lafond inc.STE-MARIE DE BEAUCE (418) 387-2377 Faucher & Faucher inc.STE-MARTINE/HUNTINGDON (514) 427-2339/(514) 264-6871 Les Équipements Colpron inc.THURSO (819) 986-7783 Hector Labelle Équipement enr VICTORIAVILLE (819) 758-0671 S.C.A.Des Bois-Francs WATERLOO (514) 539-1114 Équipement Agricole Picken GÉRANT DES VENTES Maurice Beaudry Allied Products - New Idea C.P.3100, Cambridge.Ontario N3H 4SI Tél.: (519) 622-3440 Fax.(519) 622-1053 QUÉBEC ACTON VALE (514) 546-3207 Les Équipements Aclon (1986) inc ALMA (418) 668-5254 J.B.Maltais Ltée AMOS (819) 732-6296 Services Agricoles Fortier inc.AMOUI (418) 629-2521 Garage Thériault & Coulure inc.GRANBY (514) 378-9891 R Viens Équipemenl inc.LA POCATIÈRE (418) 856-3807 Co-op de la Côle Sud LORRAINVILLE (819) 625-2290 Garage J.G.Neveu inc.LOUISEVILLE (819) 228-4848 Machineries Patrice Ltée L'EPIPHANIE (514) 588-5553 Les Machineries Forest inc.MONT-LAURIER (819) 623-1458 Entreprises D.Raymond inc.MONTMAGNY (418) 248-1677 Ctre Ag.Coulombe de Montmagny NOTRE-DAME BON CONSEIL (819) 336-2130 Machinerie Benoit & Frère inc.POULARIES (819) 782-2604 Machineries Horticoles D'Abitibi inc. Commerce international Avec le libre-échange, l'efficacité est devenue essentielle Le libre-échange amènera des bouleversements imprévisibles dans l'industrie laitière.par Louise Thériault On peut limiter de trois façons l'échange de biens entre deux pays : soit par des droits de douane, ou par des quotas d'importation, ou encore par des barrières non-tarifaires basées sur des normes techniques.En ce qui concerne les produits laitiers transformés, l'Accord de libre-échange prévoit l'élimination des droits de douane sur une période de dix ans.Ceci annonce un changement majeur dans le secteur laitier québécois.Au Québec, le lait fournit plus du tiers des revenus en Louise Thériault est agronome et agente d'information au Bureau de l'extension de la faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'université Laval.produits agricoles.Tout changement dans ce secteur risque alors de provoquer un bouleversement important de toute l'agriculture québécoise.Dans le but de prévoir, pour le secteur laitier québécois, les effets à court et à long terme de la libéralisation des échanges, deux chercheurs de l'université Laval ont réalisé un projet de recherche qui a duré deux ans.Déjà des études avaient conclu que cette libéralisation n'aurait que peu de répercussions sur le secteur laitier.Aucune étude n'avait toutefois jamais tenu compte des différentes sources de risque que peut apporter le libre-échange.Sous la direction de Peter Calkins, professeur-cher- cheur au département d'économie rurale, Pierre Côté a décidé de se pencher sur la question.Dans un premier temps, la recherche a évalué l'efficacité actuelle des entreprises laitières.Puis, les chercheurs ont essayé de prévoir ce qui pourrait advenir dans le meilleur et dans le pire des cas.Le meilleur des cas étant une situation semblable à celle adoptée lors du Traité, c'est-à-dire une libéralisation partielle des échanges avec le prix du lait garanti.Le pire des cas, lui, suppose une libéralisation internationale accrue à long terme (15 à 20 ans), telle que le propose l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).Quelques hypothèses On peut supposer que l'abolition de certains tarifs ainsi que l'élargissement des quotas d'importation prévus par le Traité, amèneront une uniformisation dans le prix du lait industriel par rapport aux prix américains.La concurrence se faisant plus féroce, le producteur laitier québécois obtiendra un prix possiblement plus bas pour sa production.Cette modification incitera probablement les producteurs à se diriger vers la mise en marché de lait nature.En effet, pour l'agriculteur, la recette miracle, s'il en existe une, paraît être d'augmenter son quota de lait nature jusqu'au maximum permis de 50 %.Le danger c'est que le prix des quotas de lait nature pourrait augmenter en même temps que diminuerait celui des quotas de lait industriel.Si le prix du quota de lait industriel chute de beaucoup, cette production pourrait se révéler un très bon choix.Une variation dans le prix de certains produits nécessaires à la production est aussi présumée.Une diminution de 10 à 20 % du prix du maïs et des céréales est plausible, mais il est quasi impossible de savoir quels produits en particulier seront touchés et, surtout, dans quelle proportion leur prix variera.Cette incertitude représente sans aucun doute une difficulté de plus pour une gestion efficace des fermes.Une révision des réductions des taux PLUS DE TONNES À L'ACRE AVEC UN GAGE DE FORT RENDEMENT: La Tiéok Richmond La Fléole Richmond, largement utilisé dans le Québec, où il a fait ses preuves, est immédiatement disponible jusqu'à épuisement des stocks.Choisissez parmi des mélanges faits des remarquables variétés de luzerne et de trèfle rouge MAPLESEED comme Ambassador, 88, Riel et le trèfle rouge Florex.* INDICES DE RENDEMENT Richmond Total 106% Regain 110% Basho Total 103% Regain 104% Communiquez avec votre concessionnaire MAPLE®ELf®*pour vous renseigner en détail et connaître les rabais pour commande hâtive.¦ Source; Recommandations 1990.Plantes fourragères, CPVQ MAPLES Les Semences MAPLESEED Inc.Oakwood, Ontario KOM 1A0 Tél.: (705) 786-2020 26 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 d'intérêts constitue une autre source de risque.Le désir d'intégrer l'agriculture au reste de l'économie se manifeste déjà et se reflète par une diminution de ces réductions.Les producteurs peuvent alors s'attendre à ce que le taux d'intérêt des prêts agricoles soit augmenté.Pourtant, depuis toujours l'agriculture a été considérée comme essentielle à la survie d'un peuple et comme un secteur beaucoup plus risqué que tout autre.Pour ces raisons, et pour amener une modernisation technologique, un peu partout dans le monde les prêts agricoles sont consentis à des taux réduits.A long terme, advenant une libéralisation telle que le GATT le prévoit, deux autres sources potentielles de risque s'ajoutent.Des changements dans le système de gestion de l'offre se traduiraient par exemple, par la disparition des quotas de production.De plus, des changements pourraient survenir dans les programmes de stabilisation, soit un réajustement dans les politiques de soutien et de stabilisation des prix et revenus agricoles.L'efficacité des entreprises La production laitière canadienne devrait demeurer à peu près stable dans son ensemble selon l'avis de la plupart des experts; le lait nature est très périssable et la Californie ne peut facilement exporter ce produit au Québec.Sauf que certaines entreprises auront tendance à augmenter leur production, ce qui forcément amènera la disparition de certaines autres.L'efficacité des fermes s'est améliorée de beaucoup ces dernières Face au libre-échange, la meilleure assurance c'est l'efficacité de la ferme.années.Toutefois, l'analyse de deux exploitations laitières représentatives, effectuée par l'université Laval, démontre que leur gestion actuelle souffre de lacunes.Leur indice d'efficacité était de 69 etde 77 %.L'une et l'autre de ces fermes augmenteraient leurs revenus si on y investissait où c'est le plus rentable, quitte à laisser tomber certains choix.Pour certaines fermes, la production de céréales s'avère déficitaire tandis que d'autres auraient avantage à produire tous les grains dont elles ont besoin.Ce choix en est un parmi tant d'autres qui contribue à augmenter ou non l'indice d'efficacité.Pour se développer davantage ou même subsister, les producteurs doivent songer maintenant à devenir plus effi- caces, selon les chercheurs Côté et Calkins.L'efficacité est la clé qui permettra de contrer le danger de faillite ou de mauvaise situation financière.Il est difficile de planifier, car l'avenir est incertain et le problème plus complexe qu'il ne le paraît.Avec prudence, des changements devront tout de même être apportés dans le cas de plusieurs entreprises laitières.Les syndicats de gestion, les programmes d'amélioration technique, les conseillers agricoles sont des outils qu'il est possible d'utiliser pour avoir une bonne idée de l'efficacité de sa ferme ou pour l'augmenter.Il est, de toute évidence, important pour l'agriculteur de tenir compte, dans sa planification, des sources de risque ci-haut mentionnées.¦ SHINDAIWA 488 SHINDAIWA 488 SHINDAIWA CONSTRUITE COMME UNE PROFESSIONNELLE! 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il semble opportun de s'y attaquer en premier.Ces entreprises à leur tour s'approvisionnent auprès d'abattoirs ou de salles de découpe de carcasses en morceaux de viande.Il va sans dire que détaillants et grossistes demandent à leurs fournisseurs de les aider à répondre aux besoins de leurs propres clients avec des produits de qualité.Leurs exigences découlent, bien sûr, des obligations que leur imposent les consommateurs.Il n'est pas essentiel qu'un seul abattoir fournisse tous les besoins d'un grossiste ou d'un détaillant, même que ces derniers préfèrent compter sur plus d'un fournisseur afin de profiter d'une certaine concurrence.Toutefois, pour garder leurs clients, les abattoirs doivent être en mesure de garantir à l'avance des quantités données, et ce, sur une base régulière tout au long de l'année.Au Québec, les opérations de ventes au gros et au détail de produits alimentaires sont très bien intégrées les unes aux autres.Ces opérations sont continuellement encadrées par des équipes de spécialistes de la mise en marché, rien n'est improvisé.Les opérations d'une semaine donnée sont pensées et planifiées plusieurs semaines à l'avance.Ces organisations fonctionnent bien avec des fournisseurs disciplinés qui opèrent sur les mêmes bases.La commercialisation des bouvillons du Québec s'effectue dans le cadre d'un plan conjoint.Toutefois, les gestionnaires du plan n'ont pas pour mandat de planifier les arrivages et encore moins d'exiger telle qualité et telles quantités.En conséquence, les abattoirs ne peuvent pas savoir, même une semaine à l'avance, le nombre de bouvillons qu'ils abattront.Ils offrent ce qu'ils ont et ne promettent rien.Les opérations de gros et de détail, planifiées plusieurs semaines à l'avance, doivent donc s'effectuer avec d'autres fournisseurs que ceux du Québec.En fait ce sont de grandes entreprises de l'Ouest canadien, surtout de l'Alberta, qui fournissent les bouvillons aux distributeurs du Québec.Lorsque nos abattoirs offrent nos bouvillons, les distributeurs ont déjà passé leurs commandes depuis trois semaines.Ainsi, à moins de rabais importants, nos produits de même qualité que ceux de l'Ouest ont de la difficulté à trouver des acheteurs.L'offre de nos bouvillons n'est nullement planifiée en fonction des besoins des distributeurs.Au lieu de répondre aux besoins des consommateurs au bon moment, on offre la marchandise quand les producteurs sont prêts.Voilà une raison pour laquelle les prix payés au Québec sont inférieurs à ceux payés ailleurs.Par ailleurs, les coûts que doivent supporter nos abattoirs font aussi baisser les prix.La plupart des abattoirs des bouvillons n'abattent qu'un ou deux jours par semaine.Mais, leurs frais fixes (machinerie, loyer, électricité) sont les mêmes que s'ils abattaient cinq jours par semaine.Le plus important problème, ce sont les arrivages irréguliers aux abattoirs; il semble opportun de s'y attaquer en premier.Il faut que les producteurs s'engagent collectivement et se disciplinent pour travailler de la même manière que les grands réseaux de commercialisation, c 'est-à-dire en planifiant à l'avance.On ne peut plus improviser, il faut pouvoir livrer chaque semaine un volume donné.Ces livraisons de base ne doivent pas être remises en cause de façon brutale, sans avertissement.Un tel geste ébranle pour longtemps une confiance toujours difficile à construire.Bien sûr, la chose est plus facile à dire qu'à réaliser.Nos mécanismes actuels 28 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 Au lieu de répondre aux besoins des distributeurs, on offre la marchandise quand les producteurs sont prêts.sont ancrés dans des habitudes qui remontent au temps où les entreprises agricoles diversifiées répondaient d'abord aux besoins des familles et se présentaient sur les marchés avec les surplus, s'il y en avait.Les oeufs, le poulet, le lait furent les premiers produits ou la gestion de l'offre s'est appliquée.Or, dans ces cas, il fallait autant restreindre les livraisons que les régulariser.Lorsque la demande dépasse l'offre, comme pour le boeuf, on peut croire que la gestion de l'offre n'est pas utile pour effectuer une mise en marché ordonnée.Les différences de prix avec l'Ontario prouvent le contraire.Comment évoluer du système actuel à celui désiré?La Fédération des producteurs de bovins du Québec a mis sur pied récemment une agence de vente centralisée utilisant un système de vente par enchère électronique où le prix est basé sur le poids d'une carcasse chaude de bouvillon.Tous les bouvillons produits au Québec doivent obligatoirement se vendre par cette agence.Ce système constitue certainement un changement dans la bonne direction par rapport aux ventes sur pieds ou aux ventes directes aux abattoirs.Et cela, même pour les abattoirs puisque maintenant, ils savent que tous commencent leur semaine avec des coûts égaux.Il s'agit d'une amélioration, car maintenant un seul organisme contrôle toute l'offre, de plus, le produit est défini de façon sommaire, mais suffisante pour permettre à l'enchère de bien fonctionner avec des lots propres à chaque producteur.Le prix basé sur le poids d'une carcasse enlève le problème d'appréciation du rendement en viande .Le système de vente par enchère électronique a rétréci l'écart de prix qui a existé jusqu'à maintenant entre les ventes au Québec et celles en Ontario.Il est à craindre que ce nouvel équilibre s'avère très fragile.Certes, ce système a augmenté la compétition entre les abattoirs.Toutefois, cela n'a pas amélioré leur efficacité.De plus, ils ne sont pas encore en mesure de garantir à l'avance des livraisons régulières à certains de leurs clients.Pour ce faire, il faudrait fixer le prix également à l'avance.Or, la formule d'enchère ne le permet pas.Il faut donc penser à faire évoluer le système si on veut lui donner de la profondeur.La chose apparaît possible puisqu'un certain nombre de bouvillons sont vendus chaque semaine et ce, même lors de la saison où les arrivages sont les plus faibles.On peut donc compter sur une base pour établir une régularité.De plus, il n'y a pas de doutes que le prix du marché des bouvillons s'établit hors du Québec.Alors, pour ces animaux, le prix de vente peut se négocier à 1 ' avance à partir du pri x de référence ajusté chaque semaine plutôt que par la formule d'enchère.Des changements de systèmes occasionnent chaque fois de grands débats.Il importe d'amorcer celui-ci sans délai.¦ • LE YETI EST UN SYSTÈME NOVATEUR DE CHENILLES ET DE SKI(S) QUI PEUT S'ADAPTER A UN VÉHICULE TOUT-TERRAIN (VTT) DE 3 ou 4 ROUES (MOTRICES OU NON) POURVU QUE CE DERNIER SOIT MUNI D'UNE MARCHE ARRIÈRE.DE CONCEPTION QUÉBÉCOISE, LE YETI PERMET AUX VTT DE FLOTTER SUR LA NEIGE.DE PLUS, LE YETI EST CONSTRUIT EN FONCTION DE PERMETTRE AUX VTT D'EXÉCUTER DE GROS TRAVAUX, TRANSPORTER DU BOIS, ETC.POUR FLOTTER SUR LA NEÈCE! 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échanges entre les différents intervenants du secteur pour écouler normalement la récolte.Les canaux de mise en marché La fève soya du Québec a présentement trois débouchés importants : la semence, l'utilisation à la ferme et la vente pour des fins commerciales.En 1989, on estime que 18 000 tonnes métriques de soya seront dirigées vers les deux premiers marchés.Ces deux circuits de mise en marché ont respectivement 5 500 et 12 500 tonnes métriques.Environ 2 400 hectares sont consacrés à la production de semences pedigrees en 1989.Présentement, on observe que l'utilisation à la ferme de la fève est rencontrée presque exclusivement auprès des entreprises laitières.La majorité de ce volume n'est pas traitée à la chaleur avant d'être donnée à ces animaux.Certains producteurs de porcs et de volailles s'informent des avantages reliés à cette pratique.Ceci nous porte à croire qu'il y aurait des possibilités de développement de ce côté.Le reste de la production, soit environ 35 000 tonnes métriques, pourrait être vendu pour des fins commerciales auprès des acheteurs du Québec (voir tableau).Cette situation ne présente aucun problème car les centres de traitement ont présentement des capacités Denis Dutilly est agro-économiste à la Direction des études économiques.Régie des assurances agricoles.La culture du soya offre des perspectives économiques intéressantes pour le Québec.qu'ils veulent prendre les moyens pour la rendre de plus en plus intéressante.annuelles de transformation d'environ 60 000 tonnes métriques.Alain Létourneau de Prograin nous mentionne que la capacité de traitement de leur usine pourra augmenter de 10 000 à 20 000 tonnes métriques.Il prévoit également des possibilités intéressantes du côté de l'exportation qui répondraient aux exigences de ce marché.Les représentants de la compagnie Bazinet entrevoient d'un bon oeil la récolte 1989.De plus, ces acheteurs soulignent que les producteurs du Québec offrent une qualité comparable à celle provenant de l'extérieur.D'autres projets sont actuellement en voie de réalisation.La coopérative Comax de Sainte-Rosalie prévoit investir dans l'instauration d'une usine qui pourra traiter, dans les années futures, jusqu'à 25 000 tonnes métriques.On remarque que les différents intervenants du milieu croient en cette production et Avantages offerts par cette production De plus en plus de producteurs du Québec s'adonnent à la culture de la fève soya.Ceux-ci découvrent plusieurs avantages reliés à cette spéculation.On pense, entre autres, au potentiel de marché qui existe pour ce produit au Québec.Présentement, le Québec importe au-delà de 600 000 tonnes métriques de tourteaux oléoprotéiques.La valeur de ces arrivages se situe entre 175 et 230 millions de dollars.La balance commerciale de la province s'améliorera au fur et à mesure que l'on augmentera notre production.L'implantation de la culture du soya apporte des effets positifs au point de vue agronomique et environnemental.Cette production améliore la structure 32 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 Tableau Commercialisation de la fève soya au Québec Destination Utililation Ventes pour fins TOTAL Semence à la ferme commerciales Années (D (2) (2) (3) 1987 1 900 8 000 7 900 17 800 1988 3 100 10 300 15 200 28 600 1989* 5 500 (4) 12 500 35 000 53 000 (1) Source : Agriculture Canada fi; Source : B.S.Q.(2) Source : Charles Bachand (4) Source : Richard Morin.MAPAQ * Prévisions des sols impliqués.De par sa nature, cette légumineuse fixe l'azote de l'airet la rend disponible pour la culture suivante.Les besoins de fertilisation azotée de cette production sont peu élevés, réduisant ainsi les risques de pollution des cours d'eau environnants.La production de soya offre également une alternative intéressante aux céréaliculteurs pour diversifier leurs sources de revenus particulièrement depuis que les structures de cette production sont protégées par un régime d'assurance-stabilisation.Discipline collective Par les années passées, les producteurs de fève soya vendaient une forte part de leur production au moment de la récolte.Depuis quelques années, la Régie des assurances agricoles du Québec recueille des informations concernant la commercialisation de ce produit.Ces études nous montrent que 50 % du volume total commercialisé était vendu au moment de la récolte (septembre et octobre).Ce constat résulterait d'un manque d'entreposage à la ferme ou de l'obligation des producteurs à vider leurs silos pour faire place au maïs-grain.En vendant une trop forte quantité de produit, il se crée un déséquilibre entre l'offre et la demande à un moment donné.Dans ce cas, le prix aura tendance à baisser et même être à «rabais» par rapport au prix de Toronto.Pour éviter cette situation, le marché devra se discipliner de façon à observer des ventes régulières jusqu'à la prochaine récolte.¦ La fève soya et le MAPAQ À Québec, le 9 septembre dernier le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, monsieur Michel Page, a annoncé la mise en place d'un programme d'assurance-stabilisation et l'injection au cours des trois prochaines années de 630 000 $ dans le secteur de la fève soya, dont 400 000 $ en 1989-1990.Le Ministre veut, par le biais de son nouveau plan d'interventions intégré, aider ce secteur de production à continuer son développement qui s'est accentué depuis l'avènement des centres de traitement à la chaleur (sans extraction d'huile).Depuis 1985, le MAPAQ a consacré 2 millions de dollars à la fève soya, en plus de ses autres programmes et services.La mise en place du plan, réalisé en collaboration avec les intervenants du milieu, vise : • l'augmentation du rendement de la fève soya de 350 kg/ha et de sa teneur en protéine par un programme de recherche axé sur la physiologie de la croissance des variétés actuelles et la régie de production; • l'amélioration de la qualité et l'utilisation du soya traité en production animale par l'intensification de la recherche sur la performance du soya traité et par une aide financière aux industries de transformation dont 200 000 $ à l'entreprise Comax de Sainte-Rosalie; • l'assurance aux producteurs, d'un revenu adéquat, par l'instauration d'un régime d'assurance-stabilisation des revenus agricoles dans la fève soya; • l'harmonisation des relations entre l'offre et la demande, par la création d'un groupe de liaison et de concertation.¦ Pour mieux vous servir LES REPRÉSENTANTS D'ABONNEMENT Accueillez avec confiance un de nos agents.Vous pouvez exiger qu'il vous montre sa carte d'identification portant sa photo et signée par les autorités du Bulletin des agriculteurs.Denise H.Paré responsable de secteur Céline Lebel VT2J * - I Solange Després Thérèse Hébert Florence Thibeault Suzanne Langevin Le Bulletin des agriculteurs 110 boul.Crémazie ouest Bureau 422 Montréal (QC) H2P 1B9 tél.: (514) 382-4350 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 33 Production végétale Le maïs à éclater : une idée pas si «sautée» Le choix de l'hybride est capital : le grain doit atteindre la maturité complète avant les gelées pour un maximum d'éclatement, par Anne Vanasse Le maïs à éclater, communément appelé pop corn, a toujours eu la faveur des consommateurs.On produit ce maïs surtout en Ontario et aux États-Unis, mais les producteurs de cultures commerciales du Québec commencent à s'y intéresser et à s'informer sur le sujet.Le marché des denrées alimentaires comme le maïs à éclater exige des produits de qualité et les producteurs doivent tout mettre en oeuvre pour obtenir des récoltes de qualité.Le choix de l'hybride Quand on songe à cultiver du maïs à éclater, il faut d'abord choisir la variété qu'on sèmera.Cette dernière doit répondre aux exigences à la fois du producteur et du consommateur.Alors que le producteur recherche un hybride au rendement élevé, résistant à la verse et aux maladies, le consommateur de son côté, désire des grains de maïs qui éclatent bien et donnent des flocons tendres, ayant bon goût et très peu d'écales.Pour arriver à un tel produit, il est certain qu'il faut choisir un hybride pouvant mûrir complètement sous notre climat.En général, les variétés de maïs à éclater cultivées en Ontario ou aux Etats-Unis nécessitent l'équivalent d'environ 3 000 unités thermiques maïs ou plus.Certaines régions du sud du Québec permettraient donc à cette plante de compléter sa maturité avant les premières gelées et de donner ainsi un produit de qualité.Toutefois, il faut reconnaître qu'il existe très peu d'hybrides vendus au Québec et l'information concernant le choix des variétés et la régie de cette culture demeure très restreinte.Les facteurs influençant la qualité Les grossistes ou détaillants qui vendent du maïs éclaté ne veulent pas de grains qui n'éclatent pas.Aussi exige-ton d'une récolte que le pourcentage de grains qui éclatent soit le plus élevé possible.C'est pour cette raison que la plupart des stations de recherche qui Anne Vanasse est agronome-consultante chez Conceptra.Le choix de la variété qu'on sème doit répondre aux exigences du producteur et du consommateur.s'intéressent à la production du maïs à éclater essaient de préciser quelles sont les caractéristiques des variétés et les conditions qui donnent le meilleur volume d'éclatement.Pour ce qui est de l'hybride, la forme, la densité et l'apparence du grain ont leur importance.On trouvera le meilleur volume d'éclatement chez les hybrides dont les grains ont une densité élevée et présentent une forme ronde plutôt qu ' allongée.Si l'on observe les résultats présentés au tableau, on s'aperçoit que plus la densité des grains des différents hybrides est élevée, meilleur est le volume d'éclatement.Il est à noter que ces hybrides et ces lignées expérimentales sont fabriqués aux Etats-Unis.Enfin, les grains brisés ou fissurés lors de la récolte et du séchage donnent en général un volume d'éclatement nettement inférieur.Dans la culture du maïs à éclater, il faut absolument veiller au degré d'humidité du grain, de la récolte à l'entreposage.Il ne faut pas oublier que le potentiel maximum d'éclatement est atteint à la maturité complète de l'hybride.Il est donc important que l'hybride arrive à maturité avant les premières gelées.Si la teneur en humidité des grains est de 30 % ou plus, les gelées pourront réduire de façon significative le volume d'éclatement; elles auront beaucoup moins d'effets sur la récolte si cette dernière présente une teneur en humidité s'approchant de 20 %.Le séchage et le conditionnement doivent amener les grains de maïs à une teneur variant entre 13 et 14,5 % d'humidité.Il est très important d'éviter un surséchage ou un séchage trop rapide, car cela entraîne le fendillement des grains et réduit le volume d'éclatement.La température de séchage devrait se situer entre 32° et 38° C (90°-100° F).Quelques particularités concernant la régie En général, les semences de maïs à éclater germent plus lentement que celles du maïs-grain et les plantules poussent moins rapidement.Le système racinaire est également moins étendu que celui du maïs-grain.Afin de mettre toutes les chances de leur côté, les producteurs ont donc tout intérêt à choisir pour cette culture un sol bien drainé qui se réchauffe 34 Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 rapidement.Bien que tout sol convenable pour la production du maïs-grain l'est aussi pour la culture du maïs à éclater, on préférera des sols de texture moyenne à grossière en évitant les argiles fortes, les sols compactés ou mal drainés qui encourageraient un enracinement peu profond et augmenteraient ainsi les risques de verse.En ce qui concerne ladensité de semis et la fertilisation du maïs à éclater, l'expérience des Américains nous démontre que c'est avec une population d'environ 60 000 plants à l'hectare que leurs hybrides atteignent le rendement le plus élevé.Quant à la fertilisation, les quelques données disponibles à ce sujet montrent que la fertilisation azotée ne nuit pas à l'éclatement ni à l'expansion du grain mais que le rendement augmente considérablement avec l'élévation des quantités d'azote appliquées.Par contre, étant donné que l'on doit éviter le plus possible la verse des plants de maïs à éclater, la fertilisation azotée devrait être moins forte que celle que l'on applique au maïs-grain.On retiendra cependant que la fertilisation de départ demeure la plus importante à considérer vu que les plantules poussent lentement.Enfin, du côté des agents nuisibles, mentionnons que ce sont les mêmes mauvaises herbes, maladies et insectes qui affectent les cultures de maïs-grain et de maïs à éclater.Une première expérience au Québec Intrigués par cette production, M.et Mme McDuff, propriétaires d'une ferme située à Saint-Damase et destinée aux cultures maraîchères et commerciales.décidaient en 1987 de semer du maïs à éclater.Cette première année, qui se voulait expérimentale, a conduit à de très bons résultats même si plusieurs ajustements ont dû être faits au cours de cette saison.Tout d'abord, les McDuff avaient choisi de semer la variété White Cloud, un hybride assez hâtif.Quelle ne fut pas leur surprise de récolter du grain blanc alors qu'ils s'attendaient à obtenir des grains de maïs jaunes.Ils ont dû réajuster leur mise en marché, car ils s'apprêtaient à vendre le premier maïs à éclater à grain jaune produit au Québec.En fait, il faut mentionner que comparés aux grains jaunes, les grains blancs de la variété White Cloud donnent des flocons de maïs un peu plus petits mais plus tendres, ayant bon goût et laissant très peu de résidus d'écales.Seule l'habitude explique la préférence des détaillants et des consommateurs pour le maïs soufflé jaune.Lors de leur deuxième année de production, les McDuff ont ensemencé deux variétés, une à grain blanc (White Cloud) et une à grain jaune (Robust).Cette saison fut moins favorable que la première.Alors que le rendement du White Cloud était de 1,7 tonne à l'acre (4,2 t/ha) après le criblage en 1987, le rendement moyen obtenu pour les deux variétés en 1988 était de 0,85 tonne à l'acre (2,1 t/ha).Plusieurs raisons expliquent ce résultat.Tout d'abord, un semis trop dense et une fertilisation azotée trop élevée ont entraîné la verse d'une bonne partie des plants de maïs.De plus, les mauvaises conditions (vent, orage, grêle) qui ont sévi ont endommagé sérieusement la récolte.Notons cependant que la teneur en humidité des grains des deux variétés était très satis- Tableau Densité et volume d'éclatement des grains (13,0 % d'humidité) de 4 hybrides de maïs à éclater Hybride Densité Volume d'éclatement (kg/m3) (cc/g) Iopop 7 807 35 Robust 41-10 859 38 RB 66 FI 7 861 43 RB 66F14 871 42 Source : Haugh et al., Université de Purdue, 1976.faisante, soit 22 % pour le White Cloud et 25 % pour le Robust.Selon M.et Mme McDuff, il est normal d'avoir ces ennuis lorsqu'on débute dans une production, mais il est bien dommage qu'on ne puisse trouver plus de documentation au Québec sur la régie de cette culture.Le peu d'information que l'on a provient des États-Unis et est difficilement accessible, sans doute parce que ce marché demeure assez lucratif pour les Américains.Bien qu'il y ait des producteurs très intéressés par cette culture, la production du maïs à éclater doit être mise au point et adaptée aux conditions du Québec avant de penser à une commercialisation de grande envergure.La production du maïs à éclater devrait être étudiée par les institutions de recherche et de développement, car pour arriver à implanter une nouvelle production et demeurer compétitif dans celle-ci, il faut non seulement l'intérêt des producteurs mais aussi l'appui des centres de recherche et des entreprises agricoles.¦ Bulletin des agriculteurs ATTENTION! PRODUCTEUR(TRICE) DE PORC OU DE LAIT Payez un seul prix et recevez gratuitement les suppléments du Bulletin des agriculteurs.Tarifs Spéciaux aux Agriculteurs Téléphonez sans frais au : 1-800-361-3877 VOUS DEMENAGEZ?• Collez ici votre étiquette d'adresse • Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-bas et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance Le Bulletin des agriculteurs 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal, Qc, H2P 1B9 I- | Nom _ ! Adresse_ Tarifs ?36 numéros (3 ans) 59,95$ I réguliers ?24 numéros (2 ans) 43,95$ I Ville- ?12 numéros (1 an) 23,95$ i Code Postal_Tél.: Le Bulletin des agriculteurs/novembre 1989 35 Si tu veux relever les défis de la planète bleue en l'an 2000 S£ UNIVERSITE iLAVAL O O o CM C CO c — o
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