Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1990, mars
) NORTHLAND INC.IÊTÉ DE SES EMPLOYÉS Le meilleure façon de choisir une nouvelle désileuse est encore de les examiner toutes.Quand vous comparez à ses rivales la Frostbuster de Badger, elle est manifestement la meilleure.Badger a consacré plus de 40 années d'expérience face à la grosseur accrue des désileuses et à l'évolution des conditions de la nourriture pour en arriver à une désileuse à couronne motrice d'une incroyable durabilité.Au premier coup d'oeil, vous voyez que la Frostbuster a tous les atouts dont vous avez besoin: * construction robuste d'acier en tous points, gage de duré et de capacité ' solide vis sans fin de 10" pourvue de couteaux au dichromate de zinc à traitement thermique pour déplacer facilement la nourriture gelée et bien tassée ¦ souffleuse au centre permettant un déplacement accru entre les changements de portes.L'installation rapide de la Frostbuster, son coût modique et sa garantie sans limites de trois ans en font la machine de remplacement idéale.Sans tarder donc, avant de tenter d'acheminer l'ensilage tassé dur ou gelé et avant d'entreprendre un autre long hiver de froid avec un déchargeur de silo inférieur, soyez judicieux et procurez-vous une désileuse Frostbuster, fabrication exclusive de Badger Northland.I OFFERTE MAINTENANT AVEC RENONCIATION AUX INTÉRÊTS OU FINANCEMENT À BAS TAUX.idger Badger Northland Inc.1315, Hyland Avenue Kaukauna, Wl 54130-7015 Tél.: (414) 766-4603 Outillage Badger axé sur l'élevage: fourragères et souffleuses à fourrages, trains de roulement, systèmes complets pour fumier solide et liquide, outillage de manutention des aliments, désileuses et autre équipement de ferme. Sommaire Lait Les kystes ovariens sont-ils 8 fréquents?Ce sont les vaches attachées V hiver et celles qui ont souffert d'anomalies au vêlage qui sont les plus frappées.Les meilleures productrices 11 Quota produit ou non produit?14 Le quota non produit rapporte l'année de son achat, d'où son prix plus élevé.Mais une partie de l'écart entre les deux reste inexpliquée.Animaux Des animaux bien logés 16 // est inutile d'isoler les bâtisses pour bovins de boucherie.On recommande de garder la température près du point de congélation.Animal heureux S.V.P.21 //faut s'attendre à voir le mouvement de défense des animaux modifier les pratiques d'élevage d'ici peu.C'est déjà fait en Europe.Végétaux Foin veut dire argent plus que 23 jamais De plus en plus, les fourrages ont la cote: jusqu'à 12 dollars US la balle.Prêt à produire du foin commercial?Pour satisfaire ses clients, Pierre Bercier produit le meilleur foin possible dans des balles le plus dense possible.Les recommandations d'hybrides 30 de maïs pour 1990 Une revue des caractéristiques des 15 nouveaux venus, dont certains ne sont pas encore disponibles.Cultivars 1990: le soya prend son 33 envol Pour choisir, voici quelques critères: précocité, rendement, tige, nombre de grains par kilo, pourcentage d'huile et de protéine.Des pommes qui résistent à la 34 tavelure Par sélection génétique on en viendra à éliminer presque tous les arrosages de fongicides.Deux cultivars sont à l'essai.Machinerie 28 Economie Trouver chaussure à son pied Les pneus avant d'un tracteur à quatre roues motrices doivent être en aussi bonne condition que les pneus arrière.Quelques critères pour faire un bon choix.49 Une taxe contestée La TPS ne s'applique pas aux aliments de base.Mais lesquels?Les agriculteurs ont intérêt à ce que la définition soit la plus large possible.39 60 La CEE écrase les éleveurs africains Les viandes subventionnées importées d'Europe menacent les producteurs africains.Vie rurale L'agriculture de l'avenir, en France 43 Pour se préparer au marché unique, l'hexagone est en train de perfectionner son système de formation agricole.Mon royaume pour une carotte 57 La troupe de théâtre Parminou jette un pont entre les producteurs et les consommateurs.Chroniques Actualité agricole Artisanat Autour de la ferme Cuisine Éditorial Forêt privée Météo Nouveaux produits Onésime Viens Jaser 6 73 78 77 5 47 70 75 66 64 KHUIO COUVERTURE: JEAN-MARC CHARRON CONSEIL CONSULTATIF AUPRÈS DE LA RÉDACTION Donald Côté, directeur régional des ventes pour le Québec.Clba-Gelgy Pierre Courteau, conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture, vice-doyen.Collège Macdonald Denis Désllets, vice-doyen à la recherche.Faculté d'agriculture, Université Laval Pierre Doyon, consultant en publicité agricole Yvon Dumoulin, agronome.Banque de Nouvelle-Ecosse Louis-R.Joyal, producteur de céréales, Yamaska Jean-Marie Proulx, producteur de lait.Oka Lise Sarrazln, productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Le Bulletin des agriculteurs /mars 1990 3 L'herbicide haute performance Eradicane Eradicane.pour détruire 25 mauvaises herbes au lieu de 10! Eradicane augmente la performance de vos arrosages.Vous détruisez mieux les graminées annuelles tenaces, et vous vous débarrassez bien des mauvaises herbes à feuilles larges.un traitement en début de saison qui améliore votre programme sans atrazine et assure à votre rotation une meilleure performance.Cette année, choisissez un herbicide éprouvé par excellence.Eradicane l'emporte 25 à 10 sur son plus proche rival.et vous donne l'avantage du nombre! La liste de performance de TEradicane Graminées annuelles Pied-de-coq Sétaire verte Sétaire glauque Digitaire Panic d'automne Panic capillaire Orge spontanée Avoine spontanée Blé spontané Pâturin annuel Ray-grass annuel Eleusine de l'Inde Folle avoine Mauvaises herbes vivaces Chiendent Souchet Mauvaises herbes à feuilles larges Chénopode blanc Amarante à racine rouge Amarante fausse-blite Pourpier potager Stellaire Amarante blanche Chénopode glauque Spargoute des champs Lamier amplexicaule Morelle velue (dans l'Ouest canadien uniquement) L HERBICIDE SÉLECTIF ERADICANE Homologué comme herbicide sélectif pour le maïs.ERADICANE est un marque déposée de ICI Americas Inc.Lisez toujours les instructions de l'étiquette et suivez-les attentivement.(juiSj) Chipman Stoney Creek, Ontario L8G 3Z1 Longueuil, Québec J4G 1R9 Éditorial Bulletin des agriculteurs Mars 1990 Vol.73, No 3 Editeur: Suzanne Lamouche c.a.REDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Slmon-M.Guertin.ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murlelle Marineau ADMINISTRATION ET PUBLICITE Bureau de Montréal: (514) 382-4350 Suzanne Lamouche directrice de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle GRAPHISME Design Express TIRAGE Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43,95$ 59,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Le Bulletin des agriculteurs est publié et imprimé par les Éditions Maclean Hunter Canada Limitée 110, bout Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 Vice-président, Publications du Québec: Jean Paré_ Président, Éditions canadiennes: James K.Warrlllow Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Tous droits réservés Maclean Hunter 1989 Courrier de 2° catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Commercialisation du foin: s'organiser ou se faire organiser Le Québec reste toujours le leader, mais sa part du marché des exportations canadiennes de foin a dégringolé considérablement.par Marc-Alain Soucy Vers la fin des années 70, le Québec exportait à chaque année, près de 100 000 tonnes de foin vers les USA.Cependant de 1980 à 1989, ce volume est passé à 30 000 tonnes.Alerté par ces chiffres, le Conseil des productions végétales du Québec (CPVQ) a formé, il y a quelques années, un comité chargé d'étudier la question de la commercialisation du foin.Avant même de s'intéresser à l'aspect économique de la question, on a reconnu l'intérêt que présentait la commercialisation au niveau de la conservation des sols.La production commerciale de foin ne pourrait-elle pas être utilisée en rotation avec le maïs, par exemple, pour contribuer à réduire les problèmes d'érosion?Pour cela, il faudrait cependant assurer la rentabilité de cette production.On s'est également rendu compte que le marché potentiel du foin était énorme.En plus des Etats-Unis, notre principal marché, le Japon achète 750 000 tonnes par année.Il importe également 300 000 tonnes de luzerne déshydratée.Il est devenu clair pour le CPVQ qu'avec un petit coup de pouce les 3,4 millions de dollars d'exportations annuelles du Québec pourraient grimper.Un colloque D'étape en étape, les travaux du CPVQ ont débouché sur la préparation d'un colloque provincial sur la commercialisation du foin, qui se tiendra à Drummondville.le 5 avril prochain.L'objectif du colloque est, entre autres, de donner le coup d'envoi afin que le Québec s'organise et reprenne sa part du marché.Il faudra que notre province se donne un minimum de structure pour organiser sa commercial isation.Al'heure actuelle, à part quelques commerçants, personne au Québec ne connaît les marchés et leurs exigences, donc on n'avance pas.Pour comprendre ce qui pourrait se passer si on s'organisait, je vous invite à lire dans ce numéro, deux articles de Simon-M.Guertin qui a rencontré des agriculteurs de l'est de l'Ontario qui exportent du foin aux Etats-Unis.Comme vous pourrez le lire, nos voisins ont trouvé une formule originale pour réduire leurs coûts de transport.En effet, les transporteurs de fruits et de légumes, en provenance de la Floride, leur consentent des rabais afin de ne pas retourner chez eux avec des remorques vides.Comme le rapporte Simon-M.Guertin, le foin voyage en première classe à bord de camions isolés.Rendue à destination, la cargaison est livrée, le camion reçoit un coup de balai et le tour est joué.Cette solution est d'autant plus intéressante que les coûts de transport sont un obstacle majeur au commerce du foin.Avec un minimum d'organisation, il est possible de trouver des solutions originales à des problèmes en apparence insurmontables.Si des groupes de producteurs du Québec, l'UPA, le MAPAQ.ou tous ensemble réussissaient à s'entendre sur une stratégie pour redonner de la vigueur à cette industrie, nul doute qu'ils y parviendraient.¦ Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 5 L'actualité agricole Les céréales tardives ont souffert La sécheresse de la mi-été et le temps pluvieux lors de la moisson dans plusieurs régions ont affecté la qualité des céréales à maturation tardive, qui est inférieure à la normale selon la Commission canadienne des grains.Par contre, la majeure partie du grain récolté avant septembre est classée parmi les grades supérieurs.Les oléagineux, quant à eux, n'ont pas souffert du climat; leur teneur en protéine est supérieure à la moyenne tandis que leur teneur en huile est inférieure à la normale.Pes vidéos sur les jugements Le Centre de documentation multimédia de l'Université Laval offre une série de documents vidéo portant sur tous les aspects des jugements d'animaux.De la description de la race aux critères utilisés par les juges en passant par la préparation des animaux, tout y est.Actuellement, sept vidéos sont disponibles.Ils traitent de Holstein, Hereford, Simmental, Landrace, Yorkshire, Duroc, Hampshire et de chevaux d'attelage.Leur prix: 29,95 $.Une piste d'entraînement à La Pocatière Les travaux de construction d'une piste d'entraînement dans le domaine des courses sous harnais sont actuellement en cours à l'Institut de technologie agro-alimentaire de La Pocatière.Cet ajout aux installations du Centre équestre permettra de compléter le programme de technologie équine déjà existant à 1T.T.A.de La Pocatière.Les agriculteurs moins endettés Le niveau d'endettement agricole a diminué depuis trois ans, révèle Agriculture Canada.Les producteurs remboursent leurs emprunts et n'en contractent pas de nouveaux inconsidérément.Les créances arriérées ont ainsi diminué de 2 % en 1989 et les institutions financières signalent que les arriérés totaux (capital et intérêt) ont diminué de 30 %.Normalisation des grains Deux comités ont été formés pour concevoir de nouvelles méthodes d'évaluation de la qualité des grains.L'un, composé de membres de 1 'industrie du canola, devrait proposer un classement de ce grain basé sur sa teneur en huile, en protéine et en chlorophylle.L'autre, un sous-comité du Comité de normalisation des grains de l'Ouest, étudie la possibilité d'évaluer le blé, et peut-être l'orge, en fonction d'une teneur en eau constante.Le prix correspondrait mieux à la valeur de la matière sèche du grain.Pas d'abeilles américaines L'importation d'abeilles en provenance des États-Unis restera interdite jusqu'à la fin de l'année 1991.Agriculture Canada a en effet décidé de prolonger cette mesure imposée en octobre 1987 pour empêcher l'introduction d'un acarien s'attaquant aux abeilles, le var-roa.Par ailleurs, le ministre de l'Agriculture a annoncé qu'il accordera 200 000 $ au secteur du miel pour contribuer à son développement.Leblanc et Lafrance inc.reçoit 2 millions La Société québécoise d'initiatives agro-alimentaires (SOQUIA) investira deux millions de dollars dans l'entreprise de grains et d'intrants agricoles Leblanc et Lafrance inc.Ce montant permettra à cette dernière de s'associer à Semico, de Sainte-Rosalie, et à Nutrite.Forêt: concertation contre surexploitation Des représentants du ministère de l'Énergie et des Ressources, de la forêt privée, des producteurs indépendants de copeaux et des industries de pâte et papier ont mis sur pied une table de concertation permanente visant à éviter toute surexploitation de la forêt.Le groupe tentera de coordonner les efforts des différents secteurs de 1 ' industrie pour en venir à une utilisation optimale de la matière ligneuse.Le ministre Albert Côté veut faire adopter un projet de loi pour favoriser l'utilisation de produits tels les copeaux, les sciures et la pâte de papier recyclé.AGENDA 22 au 25 mars Salon international de la machine agricole (SIMA) Montréal 22 mars Colloque sur le bleuet ITA de Saint-Hyacinthe 30 mars Vente provinciale Ayrshire Victoriaville 5 avril Colloque sur le foin Auberge Universel de Drummondville 5 avril Colloque sur l'asperge Université du Québec Trois-Rivières 10 et 11 avril Symposium international sur l'ensilage d'herbe Rouyn-Noranda 28 avril Colloque sur le cheval Auberge Universel de Drummondville 28 avril Expo-printemps Ayrshire Victoriaville 30-31 mai Congrès du porc Saint-Hyacinthe Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Deux choses sur lesquelles vous pouvez compter: la loi de Murphy et Marksman.«Tout ce qui peut aller de travers ira forcément de travers, et ce, au moment le plus inopportun .» Ça, c'est la célèbre Loi de Murphy.Un exemple de ceci : «averses dispersées» qui rendent les labours printaniers particulièrement intéressants.Vous me direz : «La Loi de Murphy s'applique également au temps qu'il fait quand on applique les herbicides» et vous avez probablement raison.Après l'arrosage, le temps est généralement trop chaud ou trop froid.Trop sec ou trop mouilleux.S'il fallait attendre les bonnes conditions, on se retrouverait à la fin de la saison.Heureusement, il y a autre chose d'aussi faible que la Loi de Murphy : l'herbicide Marksman.Marksman élimine les mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces du maïs et vous pouvez vraiment compter sur lui pour des résultats, peu importe ce que Murphy fera avec le temps ! D'une façon fiable, Marksman contrôle les feuilles larges coriaces comme l'abutilon et les choux gras et amarantes résistants aux triazines.Avec Marksman, vous pouvez agir tôt en saison et avoir un contrôle durable qui protégera vos rendements de maïs tout au long de la saison, sans déranger vos rotations.Pour ce qui est de la météo, vous pouvez vous fier à Murphy.Mais quand il est question du contrôle de vos feuilles larges dans le mais, c'est sur Marksman qu'il vous faut compter.Fiable toute la saison.Chaque saison.Un contrôle des feuilles larges sur lequel vous pouvez compter.SANDOZ AGRO CANADAJNC.Bureau 302, plaza 4,2000.rue Argentia Mississauga (Ontario) L5N1W1416-821-7850 Lait Les kystes ovariens sont-ils si fréquents?Les vaches qui ont souffert d'anomalies au vêlage sont plus sujettes à développer des kystes sur les ovaires.par Gilles Rivard On remarque plus souvent des problèmes chez les animaux attachés durant l'hiver.Lors de discussions avec des producteurs laitiers ou lors de cours ou conférences touchant la reproduction et l'infertilité, les questions sur les kystes ovariens sont probablement les plus fréquentes.En effet, les kystes sur les ovaires sont des problèmes fréquemment diagnostiqués chez les vaches laitières en production.Les pathologies du follicule ovarien peuvent survenir à n'importe quel temps en période péri-partum (autour du vêlage).Toutefois, 71 % des kystes ovariens se développent durant les premières semaines qui suivent la mise bas.Leur fréquence serait de 15 à 20 %.On remarque cependant qu'environ 20 à 30 % de ces kystes guérissent spontanément sans aucune intervention.Notons que l'incidence est plus élevée chez les vaches âgées entre deux et quatre ans, bien que les vaches de tout âge peuvent être affectées.Toutes les races laitières peuvent également souffrir de ces anomalies, mais les races de boucherie en sont rarement atteintes.De plus, on a remarqué que ces problèmes seraient identifiés plus fréquemment chez les animaux en stabulation attachée et durant l'hiver.Dans la plupart des cas, les vaches atteintes de kystes ovariens n'avaient pas des cycles oestraux normaux auparavant.Cependant, certaines vaches développeront des kystes après avoir eu un ou plusieurs cycles normaux.Qu'en est-il du dépistage?Le comportement typique de la vache affectée de kyste ovarien est l'anoestrus (absence de chaleur).On a souvent associé la nymphomanie (signes de chaleur fréquents ou continus) aux kystes ovariens, alors que les nouvelles études ont permis de constater que la nymphomanie est plutôt rare et survient lors de conditions chroniques.Bien que certaines vaches ayant des kystes sur les ovaires montreront des signes de chaleur à de courts intervalles, la plupart (plus de 80 %) ne montreront aucun signe de cha- Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ à Rock Forest.leur durant des semaines ou même des mois.Quoi qu'il en soit, le seul moyen de diagnostiquer efficacement les kystes ovariens est l'examen transrectal du tractus génital de chaque vache un mois après la mise bas et de toutes celles qui ne sont pas venues en chaleur au cours du mois suivant cet examen.Sélection et prévention Dans un autre ordre d'idées, chez les vaches kystiques, une perturbation ou un débalancement du système hormonal amène une diminution de relâchement normal de l'hormone LH ou hormone lutéinisante.Par conséquent, le follicule continue à se développer sans qu'il y ait ovulation et sans transformation en corps jaune.A vrai dire, plusieurs facteurs semblent avoir une incidence sur les kystes ovariens.Cependant, les mécanismes d'action de ceux-ci ne sont pas encore connus.En plus des facteurs déjà vus plus haut, on a constaté que le kyste ovarien survient plus fréquemment chez les vaches ayant souffert d'anomalies au vêlage telles que la gémellité et la rétention placentaire de même que chez celles affectées de maladies telles que la fièvre vitulaire, la métrite et le déplacement de caillette.Quant à la relation entre la production laitière et l'incidence des kystes ovariens, elle n'est pas encore établie.D'ailleurs, des études récentes prouveraient qu'il n'y a aucune relation entre une production laitière supérieure à la moyenne et le kyste ovarien.Toutefois, les filles des vaches ayant souffert de kystes sur les ovaires sont plus susceptibles d'en être aussi affectées.Il s'avère donc utile d'opérer une sélection des reproducteurs.C'est d'ailleurs ce qu'a fait la Suède en sélectionnant les taureaux.Cette longue expérience lui a permis de réduire le taux de kystes ovariens de 10,8 % ( 1954) à 5,1 % ( 1964) et à 3,3 % ( 1974) au sein 8 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Figure 1 le cycle de la reproduction de la vache Les hormones sécrétées par la glande hypophyse et les ovaires contrôlent le cycle des chaleurs.Environ dix jours après la chaleur, le processus commence avec la FSH (follicle stimulating hormone) provenant de l'hypophyse.Cela entraîne la croissance du follicule porteur de l'ovule sur l'ovaire.Puis le follicule sécrète l'hormone sexuelle femelle (folliculine), laquelle finalement (en 10 à 11 jours) produit les signes de chaleur et stoppe la FSH.L'hypophyse sécrète alors la LH (luteinizing hormone), qui provoque la rupture du follicule, libérant l'ovule environ 10 à 16 heures après la chaleur.Ensuite la LH provoque également le développement du corps jaune devant remplacer le follicule.Le corps jaune produit l'hormone de la gestation.Si l'ovule n'est pas fécondé, la sécrétion de LH cesse, et le cycle oestral recommence.Source : Dairy Cattle Fertility & Infertility, Hoard's Dairyman, 1981.de son cheptel laitier.Il n'y a pas de relation directe entre ce que la vache mange et le développement de kystes ovariens.Certaines recherches suggèrent que, chez les vaches souffrant de déficience en B-carotène ou en vitamine A, il y aurait une plus forte incidence de kystes ovariens.D'autres chercheurs attribueraient le même rôle aux déficiences minérales.Nous pouvons toutefois penser que les kystes des ovaires apparaissent plus fréquemment chez les vaches recevant une ration déficiente en quelques éléments, ce qui les soumettrait à plus de stress.Peut-on prévenir les kystes ovariens?On peut répondre oui, jusqu'à un certain point, c'est-à-dire en réduisant au minimum les facteurs énumérés plus haut : les maladies survenant avant ou après la mise bas, la sélection des mères et des taureaux, l'alimentation.Par surcroît, une bonne régie des vaches taries et de bons soins au vêlage peuvent certainement abaisser le taux de kystes ovariens en favorisant l'apparition des cycles sexuels plus tôt suite au vêlage.Balancez toute la ration, spécialement en énergie et en protéines, sans oublier les minéraux et vitamines qui ne sont pas toujours servis aux vaches taries.Surveillez le niveau du calcium avant le vêlage; gardez-le bas.Après la mise bas, augmentez le calcium immédiatement.Surveillez les niveaux de la vitamine E et du sélénium.Des hormones peuvent aussi être prescrites afin de déclencher les cycles sexuels après la mise bas.Quels sont les meilleurs traitements?Il est très difficile par palpation rectale de différencier un kyste folliculaire qui ne produit pas de progestérone et un kyste lutéinique qui, lui, en produit.Il sera donc souvent nécessaire de se servir d'un test de dosage de la progestérone avant d'établir un traitement.En effet, les traitements de ces deux pathologies n'étant pas les mêmes, il est alors important de pouvoir les différencier rapidement.En plus, des tests rapides du dosage de la progestérone pourront servir à évaluer le traitement d'un kyste folliculaire, car cette hormone devrait augmenter après sept à dix jours de traitement.Si le niveau de la progestérone augmente, on peut alors traiter la vache avec des prostaglandines et l'inséminer au moment où elle viendra en chaleur.Par contre, si ce niveau n'augmente pas, il serait important de réexaminer l'animal.Les traitements doivent être choisis et administrés par le vétérinaire au moment de la période d'ovulation.Il pourra alors décider, suite à ses examens et diagnostics, quelles hormones em- ployer (prostaglandine, gonadotropic chorionique, gonadolibérine, hormone lutéinisante, progestérone,.), à quelle dose et quel moment il les utilisera.Depuis quelques années, les traitements pour cette condition pathologique se sont améliorés.Pour le futur, nous espérons avoir à notre disposition des médicaments encore plus efficaces.A cause de la complexité du problème Kyste lutéinique Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 toutefois, le contrôle efficace de cette maladie dépendra beaucoup du système de régie médicale de troupeau mis en place et sera basé sur les registres de reproduction du troupeau.A l'intérieur d'un tel programme de médecine préventive, les kystes ovariens peuvent être diagnostiqués tôt et traités au moment où ils répondront le mieux aux traitements mis en place.kyste folliculaire 9 Les différents types de corps jaunes (Les parties en couleur représentent le tissu lutéinique) paroi mince C'est à nouveau l'heure des JOURNÉES DEKALB Du 19 au 23 mars 1990 si UN RABAIS DE 5 % sur vos achats de semences de maïs et de luzerne, en réglant votre compte avant la fin des JOURNÉES DEKALB, le 23 mars 1990.RECEVREZ UNE MONTRE.GRATUIT! 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De plus gros voyages.C'est notre façon d'aller plus loin sur la voie du succès.Dekalb Canada Inc.1969 Haut Rivière Sud.St-Pie, Québec JOH 1W0 (514) 772-5750 Qu'est-ce qu'un kyste ovarien?On peut définir cette condition par la persistance (habituellement plus de dix jours) d'une structure folliculaire ovarienne ordinairement plus grosse que le follicule normal rendu à maturité (plus de 2,5 cm de diamètre) en l'absence d'un corps jaune.On décrit habituellement deux types de kystes ovariens : le kyste folliculaire et le kyste lutéinique.Ces deux types de kystes sont généralement considérés comme pathologiques.Le (ou les) follicule(s) sur l'ovaire contient les ovules.Normalement, à chaque cycle, un seul follicule grossit jusqu'à se rompre et libère alors un ovule.Le follicule rompu se transforme ensuite en corps jaune; on dit qu'il se lutéinise.Ce corps jaune agit alors comme une glande et sécrète une hormone appelée progestérone qui aidera à maintenir la gestation (figure 1).Dans un cas de kyste folliculaire, un ou plusieurs follicules à paroi mince se développent pour atteindre une dimension anormale (trop grande) et l'ovule n'est pas relâché.Ces gros follicules peuvent apparaître sur les deux ovaires.Habituellement, ils ont un diamètre supérieur à 2,5 cm et il y a absence d'un corps jaune palpable (figure 2).En fait, ces kystes folliculaires peuvent demeurer sur les ovaires durant quelques jours ou plusieurs semaines, s'il n'y a pas de traitements appliqués.Notons que ce genre de kyste (folliculaire) est beaucoup plus fréquent (80 %) que le kyste lutéinique (20 %).Le second type de kyste ovarien est le kyste lutéinique.L'ovule n'est par relâché dans ce cas non plus, mais la paroi du follicule s'épaissit alors aux dépens des cellules qui normalement formeraient le corps jaune (figure 2).Il peut y avoir cycle oestral s'il reste assez de cellules lutéiniques sécrétant de la progestérone dans la paroi du follicule.Cependant, en plusieurs cas, le kyste lutéinique demeurera pendant plusieurs semaines si la vache n'est pas traitée.Cliniquement, les kystes folliculaires sont rarement différenciés des kystes lutéiniques et sont souvent traités de la même manière, si des tests de dosage de la progestérone ne sont pas faits.¦ 10 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Lait Les meilleures productrices du PATLQ - Officiel • Productions acceptées en octobre 1989 ayant une MCR cumulative de 741 et plus • Lactation sur une base de 305 jours • Le nom du taureau (père de l'animal) est généralement inscrit entre parenthèses à la suite du nom de la vache Nom de la vache No d'enr.ou NIP Date de vêlage Âge Lait (kg) %de gras %de prot.MCR lait MCR gras MCR prot.Ayrshire - Classe adulte - S ans et plus Granbyenne Madge Varice (TB) (Mar-Ral Madge's Boy) A.et J.L.Carrier, Granby 0675115 08-88 7-01 12 640 3,35 3,09 329 272 310 Granbyenne Glorieuse 40N (B) (Granbyenne Clovis) A.etJl.Carrier, Granby 0675132 08-88 6-09 10798 3,48 3,17 282 241 271 Franc-Gero M/a (BP) (Ronde Vag Picollo 18M) Raymond Martel, St-Prime, Roberval 0824409-B 09-88 5-11 10 329 4,09 3,23 265 263 261 Ayrwick Intense Anne (EX) (St-Martin Intense 16K) Florent Foley, Piopolis, Compton Les Beaux Lieux Mimi (B) (Meridith Liberator) Ferme Hector Claveau Inc., Les Hauteurs 0668514 07-88 7-04 9475 4,38 3,46 248 268 260 0694906 09-88 8-06 9 334 4,79 3,58 236 278 257 St-Médard Boy Tortue (EX) (Mar-Ral Madge's Boy) Benoît Desrochers, Arthabaska 0672985 12-88 7-02 10799 3,59 3,33 258 231 261 Ayrshire - Classe senior • 4ans Smithburn Caria (Villeneuve King Cardinal) Ross W.Peddie, Howick 0701840 09-88 4-07 9 729 4,00 3,32 261 253 263 Ayrshire- Classe junior - 4 ans MacDonald Madge's Lovel (TB) (Mar-Ral Madge's Boy) MacDonald College Farm 0706317 12-88 4-05 10142 4,41 3,14 261 282 249 Turcoval Commit Coeur (B) (Granbyenne Royal Command) Marc A.Turcotte, Val Brillant, Matapédia 1122113-C 11-88 4-00 9 537 3,90 3,46 253 239 266 Ayrshire - Classe senior - 3 ans DAIbanel Tina (TB) (Melody Lane Evremonde) Raymond Martel, St-Prime, Roberval 0714377 11-88 3-09 10 229 4,07 3,59 276 272 301 Ayrshire - Classejunjor - 3 ans Du Lac Vert Tige (BP) (Etoile d'Or Libertin) Damien Lemire, Notre-Dame-du-Bon-Conseil 0720809 12-88 3-00 8 754 3,99 3,19 252 244 245 Ayrshire - Classesenior-2 ans Claveau-Rallonge-Umole (Raltonge Liberace 35K) Ferme Hector Claveau Inc., Les Hauteurs 0731275 08-88 2-06 8 027 4,51 3,55 265 285 285 Ferval Rebel Cora (Des Peupliers Rebel) Lome McNaughton, Huntingdon 0740278 11-88 2-07 8 558 4,14 3,58 261 259 284 Etoile D'Or Tn Clara 5 Et (B) (Woodlands Bluebell's Triumph) Marcellin Therrien, Arthabaska 0724695 10-88 2-07 7615 4,90 4,00 234 275 284 Boldayr Rebel Ubel 30 (BP) (Des Peupliers Rebel) Réal Rousseau, Lingwick, Compton 1128683-C 10-88 2-06 7 969 4,03 3,40 247 238 256 Ayrshire- Classe junior - 2 ans Kîldare Rebel Jinny (B) (Des Peupliers Rebel) Céline et Léo Simard, St-Ambroise, Juliette 1126988-B 09-88 2-03 7971 4,10 3,43 262 257 274 Mont-Comi Johnny Unita (B) (St-Césaire Johnny) Ferme Robichaud et Fils, St-Damase, Matapédia 0726139 09-88 2-03 7 917 4,11 3,39 261 256 268 Des Prairies Lisse (Des Peupliers Rebel) Charles-Antoine Girard, St-Bruno, Lac St-Jean 0728128 10-88 2-03 8177 3,97 3,32 263 250 266 St-Clément Magine (B) (Des Peupliers Rebel) Jacques et Bernard Daoust, Beauharnois 0732804 10-88 2-01 8 493 3,62 2,90 281 242 246 Canadienne-Classe junior-2 ans Montmigny Brio Mimi (Montagne Performer Brio 1S 50) Clément et Alfred Edoin, St-Armand Ouest, Missisquoi 0062866 09-88 2-00 5 663 4,77 3,82 236 246 261 Holstein - Classe adulte - 5 ans et plus Sieanol Jade HylitelBP) (Mount Airy Hylite) Jean Siegenthaler, Ste-Sophie de Lévrard, Nicolet 0978854-A 10-88 5-09 14612 3,67 3,26 272 267 285 Crancfate Sheik Blackie (BP) (A Puget-Soun Sheik) Les Hectares Verts, Roxton Pond 3524126 11-88 8-01 14318 3,89 3,31 261 275 284 Trois-B Royalstar Dede (TB) (Bond Haven Royalstar) René Blanchette, St-Pierre les Becquets, Nicolet 3341151 11-88 9-08 13 773 3,91 3,06 258 275 260 Chartreuse Champion Nicole (B) (Maridon Citation Champion) Ferme Chartreuse Enr., St-Louis de Blandford 0355297-A 02-88 12-01 13618 3,28 3,04 275 248 262 Célise Premier Bobinette (TB) (A Robthom Premier) Jacques et H.Ferron, St-Léon, Maskinongé 38699414 10-88 5-05 15 063 3,04 2,94 282 229 267 Lauduc Courier Melissa (TB) (A Marlu Courier Et) Germain Leduc, Beauharnois 3920892 11-88 5-0313 627 3,75 3,28 253 254 269 Jacy Make Rite Andrée (BP) (Inglwae Make Rite) Alain et Jean-Yves Délisle, St-Ubald, Portneuf 3387124 10-88 9-01 13725 3,28 3,17 259 230 268 A Uncas Apostle Hickory (TB) (Simpsons Apostle) Ferme Langevin Eng., Coaticook 3868667 06-88 10-09 11 406 3,96 3,36 239 260 250 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 11 N„m h» i„ v»,!,» Nod'enr.Date de Âge Lait %de %de MCR MCR MCR Nom de la vache Qu N|p vê)age » (kg) gras pr0, |aj, gras pr0, Glenfore Majesty Kim (TB) (A Clinton Camp Majesty) Germain Leduc, Beauharnois 3428006 11-88 8-09 14 328 3,19 2,91 264 228 253 Plaisante Premier Bichete (B) (A Robmom Premier) Ferme Plaisante Enr., Montée Papineau, Plaisance 3770280 06-88 5-09 13009 3,27 3,22 257 228 258 Holstein - Classe senior - 4 ans Delaberge Premier Alia (TB) (A Robthom Premier) Ferme Bergelait 87L Inc., St-Louis de Gonzague, Beauharnois 3979236 10-88 4-08 15 600 4,17 2,83 298 332 273 Sunior Enhancer Bev (TB) (Glenafton Enhancer) Fred Dundborg Jr, Ormstown 3930801 04-88 4-07 14 220 3,24 2,92 282 247 258 Holstein - Classe junior - 4 ans A Odyssey Mars Tony Sprite (BP) (Marshfield Elevation Tony) Jacques et H.Ferron, St-Léon, Maskinongé 4543589 10-88 4-05 15 484 3,75 3,33 299 299 320 Bilorard Carl Maria (BP) (A Prairie-Isle Carl) Guy et Gilles Bilodeau, Ste-Marguerite, Dorchester 4028847 09-88 4-02 15366 3,09 3,18 313 259 312 Showline Carmen Et-Red (EX) (Hanover-Hill Triple Threat-Red) Ferme Filiate Inc., St-Ludger, Beauce-Sud 4047046 08-88 4-04 13 934 4,06 3,07 288 314 276 Bozen Skylark Malisa (BP) (Oak Ridges Skylark) Josef Arnold, Danville, Richmond A Anitas Pete Apache (TB) (Straight-Pine Elevation Pete) Frank Cook et Sons, St-Anicet 1280320-B 11-88 4-03 13421 3,55 2,97 260 248 249 4601039 10-88 4-03 12 679 3,56 3,22 248 236 257 Holstein - Classe senior - 3 ans Fatxlon Fasan Telstar (BP) (A Skokie Elevation Telstar) Rudolf Binggeli, St-Bonaventure, Yamaska 1368293-C 12-88 3-09 12 575 3,99 3,10 255 276 251 Holstein - Classe junior - 3 ans Celise Starbuck Neige (TB) (Hanoverhill Starbuck) Jacques et H.Ferron, St-Léon, Maskinongé 4208524 10-88 3-00 12 936 3,80 3,43 281 288 304 Sieanol Simie Major (B) (A Doorco Elevation Major) Jean Siegenthaler, Ste-Sophie de Lévrard, Nicolet 4142185 07-88 3-03 12170 3,69 3,17 276 276 266 Apolo Starbuck Gigi (TB) (Hanoverhill Starbuck) Jacques et H.Ferron, St-Léon, Maskinongé 4243009 12-88 3-00 11 982 3,78 3,40 258 265 277 Latulipe Cane Demolition (BP) (A Lekker Demolition Et) Paul-Henri Labbé, St-Georges 4199394 11-88 3-02 11 487 3,92 3,43 244 257 265 Duregat Flow Starbuck (B) (Hanoverhill Starbuck) Ferme Val Rémi Inc., St-Cuthbert 4156324 09-88 3-05 11 440 3,74 3,47 248 249 267 Dubeau Starbuck Magnum (BP) (Hanoverhill Starbuck) Pierre et Gérard Dubeau, Ste-Elizabeth Grenardi Belinda (BP) (A Beecher Valerian Et) Ferme Grenardi Inc., Ste-Christine, Johnson 1567367-B 1446460-E 09-88 12-88 3-00 3-03 11369 12 272 3,53 3,04 3,23 3,31 254 260 242 214 255 273 Holstein - Classe junior - 2 ans Rontin Mélodie Ken (BP) (A Robthom De Kol Ken) Jacques et H.Ferron, St-Léon, Maskinongé 4314640 10-88 2-05 14141 3,30 3,15 325 291 325 Grenardi Lana (BP) (Cedarwal Enchantment Et) Ferme Grenardi, Ste-Christine, Johnson 1488351-E 09-88 2-01 11 769 3,19 3,24 292 254 300 Cliff Starbuck Kiwi (Hanoverhill Starbuck) L-Gilles Cliche, Ayei^s Cliff, Stanstead 4375001 10-88 2-00 11378 3,29 3,17 279 250 282 Lauduc Starbuck Jennifer (BP) (Hannoverhill Starbuck) Germain Leduc, Beauharnois 4291039 09-88 2-05 11 046 3,37 3,28 261 238 270 Tolhurst Starbuck Alana (BP) (Hanoverhill Starbuck) Lome McNaughton, Huntingdon 4336077 09-88 2-03 10419 3,61 3,42 251 246 271 Fertile Valley Star Inez (B) (Hanoverhill Starbuck) Lorne McNaughton, Huntingdon 4348733 12-88 2-03 9 991 4,29 3,51 232 273 262 Dubeau Don Jane (BP) (Evesville Don) Pierre et Gérard Dubeau, Ste-Elizabeth 4290212 08-88 2-05 10 673 3,45 3,07 259 242 248 SULTAN 73 AY 235 Lagacé SULTAN ET, Ex.FULTAN, nouveau taureau éprouvé à l'automne 1989 se distingue par son profil quadruple.Il améliore donc à la fois conformation, lait, taux de gras et taux de protéine.On reconnaît ses filles par leur pis de très bonne qualité.Cl AO PROD.MAC (08/89) Lait + 10 Rép.90% Gras + 12 (+,05%) Prot.+11 (+,02%) CONFORMATION MAC (08/89) Cote + 3 Rép.74% Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) Inc.OP.518, 3450, rue Sicotte, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 7B8 Tél.: (514) 774-1141 Télécopieur: (514) 774-9318 12 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Une autre journée au bureau Le financement agricole est notre seule raison d'être.Nous travaillons avec les agriculteurs sur leur ferme.C'est là qu'est notre bureau.Nos conseillers sont choisis pour leurs connaissances pratiques de l'agriculture.Ce sont des spécialistes du financement agricole capables d'analyser rapidement vos projets.Vous projetez l'achat de terre, d'animaux, d'équipement, de quota?Vous pensez à construire ou à rénover une maison, une grange, une remise à machinerie?Peu importe que vous commenciez ou que vous soyez déjà bien établi, la Société du crédit agricole est là pour vous aider à réaliser vos projets.Par exemple, avec l'hypothèque à risque partagé, un produit unique conçu spécialement pour les agriculteurs.L'équipe de la Société du crédit agricole ne s'occupe que d'agriculture.Nous sommes donc tout aussi intéressés que vous à la réussite de votre entreprise.Invitez-nous à passer chez vous: nous parlerons affaires.Investir dans une bonne affaire.l'agriculture canadienne.1^1 Société du crédit agricole Farm Credit Corporation I Canada Canada Édifice Champlain, Bureau 2000, 2700, boul.Laurier, CP.3600.Ste-Foy (Québec) G1V 4C7 (418) 648-3993 Économie Quota produit ou non produit?L'analyse du prix des quotas produit et non produit démontre qu'une partie de l'écart relève d'un calcul économique et l'autre du cycle du prix des quotas.par Daniel Hamel Expliquer un écart d'une dizaine de dollars entre le prix du quota de transformation produit et le quota non produit amènera certains producteurs à modifier leur façon d'acheter ou de vendre du quota de transformation.Les agriculteurs qui planifient leur production et qui font des budgets l'ont déjà compris.L ' achat de quota produit est une bonne affaire et particulièrement en début d'année laitière, alors que l'écart de prix ne s'explique pas par la pénalité et le subside.Mais pour se permettre un tel achat, un producteur doit planifier sa production annuellement et prévoir l'expansion de son entreprise au moins une année d'avance.Celui-là seulement n'hésitera pas à acheter dès le début de l'année pour réaliser une bonne affaire.Les données compilées depuis septembre 1985 par le Système centralisé de vente de quotas (S.C.V.Q.) et pu-Daniel Hamel, agronome, enseigne à l'ITA de Sai nt-Hyacinthe et est étudiant gradué au Département d'économie rurale de l'Université Laval.Pour acheter du quota produit en début d'année laitière, le producteur doit planifier sa production annuellement.bliées par la Fédération des producteurs de lait du Québec permettent d'analyser l'écart des prix payés pour chacun des quotas chaque mois où il y a eu.des transactions pour les deux quotas.Le quota non produit rend la production possible dès l'année de son achat, c'est ce qui le distingue et justifierait son prix plus élevé.Le quota produit ne peut être utilisé que dans la campagne laitière Graphique 1 - Écart de prix des quotas produit et non produit 000 -500 -1000 -1500 Prix ($/kg.M.G.) JFMAMJJASONDJFMAMJJASONDJFMAMJJASONDJFMA Graphique 2 - Écart de prix des quotas moins pénalité hors quota et subside 400 000 -400 -800 Prix ($/kg.M.G.) D XT a JFMAMJJASONDJFMAMJJASONDJFMAMJJASONOJ F M A 1986 1987 1988 1989 Graphique 3 - Prix des quotas de consommation "Prix ($/kg.M.G Prix ($ /Litre) — Prix Prod.— Prix N.Prod.— Prix Cons.410 310 210 110 10 (FPLO, 1989) 1986 1987 1988 1989 14 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 suivant l'achat.Le graphique 1 illustre l'écart de prix chaque mois où des ventes sur les deux marchés ont eu lieu.On constate que les écarts les plus importants se sont produits entre les mois de février et juin.C'est vers la fin de l'année laitière qu'on trouve l'écart de prix le plus important, en juin 1987, cet écart a atteint 11,10$.Il représentait à ce moment une différence de 30 à 50 % entre le prix du quota non produit et celui du quota produit.Avec le même montant, on aurait pu alors acheter 47 % de plus de quota produit que de quota non produit.Il s'agit là d'un écart qui porte à réfléchir.Un raisonnement économique simple explique une partie de l'écart de prix.Ainsi acheter du quota non produit plutôt que du quota produit permet de récupérer immédiatement le subside (6,03 $/hl), qui serait perdu en situation de surproduction.De plus, l'achat de quota non produit évite de payer la pénalité hors quota.Ce calcul doit aussi tenir compte du coût de l'argent emprunté pour F achat du quota.Sous sa forme mathématique, l'écart «normal» des prix se présente comme suit : Prix quota non produit - Remboursement de la pénalité - Subside + Intérêts payés pour financer le quota non produit = Prix du quota produit + intérêts payés pour financer le quota produit.Le coût des intérêts équivaut aux intérêts sur l'écart des prix des quotas et varie en fonction du moment de l'année où est effectué l'achat de quota.Dans le cas de l'écart maximal de 11,10 $ à un taux de 12 % l'an, cela correspondrait à un montant de 1,33 $ en intérêt.Cette évaluation rapide du coût des intérêts nous permet de les extraire momentanément de la formule et d'obtenir une nouvelle équation simplifiée.Prix du quota non produit - Prix du quota produit - Pénalité - Subside = 0 L'évolution de l'écart des prix en considérant la pénalité et le subside est illustrée dans le graphique 2.D'importants écarts de prix persistent; à titre d'exemple, en juin 1987, l'écart est passé de 1 l,10$àenviron6$.Pendant plusieurs mois, même en appliquant le raisonnement économique, les écarts demeurent significativement importants.Ils le demeurent encore quand on les réduit du coût des intérêts ( 1,32 $).On constate en comparant les deux pre- miers graphiques que les écarts importants se déplacent dans l'année laitière.Les plus grands écarts se déplacent des mois de fin d'année laitière aux mois de début d'année.Cela signifie que le calcul économique explique très bien les écarts de fin d'année laitière, mais pas ceux du début.De plus, on voit qu'il est intéressant d'acheter du quota produit quand l'écart des prix est très grand, c'est-à-dire en début d'année laitière.Les conclusions formulées peuvent éclairer sur les décisions à prendre dans votre entreprise.Une bonne partie de l'écart des prix reste tout de même inexpliqué.Un phénomène particulier se produit en 1989 alors que l'écart des prix devient positif.Une situation analogue s'est produite en juin 1987, mais avec beaucoup moins d'amplitude.Il s'agit d'un renversement curieux qui oblige à pousser l'analyse plus à fond.En comparant l'évolution du prix des quotas à l'évolution des écarts l'on constate des cycles réguliers et synchronisés.Ceci se vérifie en comparant le premier graphique et le graphique 3.¦ Agriculteurs, confiez-nous vos récoltes.i Augmentez votre volume.et vos profits.en utilisant la machinerie ultra-rapide ¦ *»> #Jk CERTIFIÉE sous un stress proche du maximum supportable.Qu'un seul nouvel élément énervant survienne et les problèmes de santé commencent, avec les frais supplémentaires qu'ils impliquent.Le simple fait d'amoindrir quelque peu le stress peut donc s'avérer rentable.L'élevage de poules pondeuses en volière coûte pour l'instant plus cher que l'élevage en cage, parce que des oeufs se perdent sur le sol et que les oiseaux sont sujets au cannibalisme.Mais par sélection génétique et en cherchant quels sont les critères d'un bon nid de poule, on espère éliminer ces deux problèmes.On éviterait du même coup les pertes dues aux os rendus trop fragiles par l'entassement des oiseaux dans les cages.«L'Europe semble s'orienter vers l'usage des volières», estime Anne-Marie de Passillé.L'élevage des truies en groupe, avec de la paille, semble déjà donner des résultats prometteurs.«Les Européens disent qu'ils obtiennent de bons taux de survie et moins de maladie», dit la chercheuse.Sans compter qu'ils réussissent ainsi à diminuer la charge de travail.«Quand on voit les truies faire leur nid dans la paille, ajoute Anne-Marie de Passillé, on ne peut que constater qu'elles aiment ça.» Mettre la charrue devant les boeufs?De toute façon et quoiqu'on en pense, le mouvement est déjà amorcé.L'Amérique du Nord ne pourra demeurer indéfiniment en dehors du débat.En Californie et dans l'État de New York, des lois interdisant l'élevage de veaux de lait ont déjà failli être adoptées.Au Massachussets, des groupes de pression ont recueilli assez de signatures pour exiger la tenue d'un référendum sur le sujet.Même les sénateurs de Washington se sont penchés sur un tel projet de loi.Mais pour Anne-Marie de Passillé, légiférer tout de suite sur un sujet aussi peu documenté, c 'est mettre la charrue avant les boeufs.«Je comprends ceux qui croient à l'importance de diminuer le stress des animaux, dit-elle, mais, avant de faire des lois là-dessus, il faudrait avoir plus d'information.On ne peut se lancer là-dedans avant d'avoir trouvé des solutions économiquement viables.» Tant qu'on n'en aura pas trouvé, scientifiquement, les législateurs s'arracheront les cheveux à essayer de construire des règlements mal étayés.S'ils réussissent, de toute façon, leurs lois risquent de ne pas résister longtemps aux attaques des éleveurs.Un règlement sans assise économique est difficile à défendre et une loi trop imprécise est difficile à appliquer.Les éleveurs et les législateurs hollandais ne le savent que trop bien.Les membres du comité tripartite chargé d'établir des règlements (chercheurs, producteurs et groupes de défense des animaux) n 'arrivent pas à s'entendre, et l'espoir de voir ces travaux aboutir à une loi efficace paraît bien faible, selon Anne-Marie de Passillé.Autre problème: pour donner des dents à une loi de ce genre, il faut y mettre le prix.Comme n ' importe quel contrôle, celui des conditions d'élevage risque de coûter cher.En Suède, d'après Anne-Marie de Passillé, le système est relativement efficace, car ce sont les vétérinaires, employés de l'Etat, qui sont les inspecteurs.Avant de changer quoi que ce soit à son système de production, chaque éleveur doit d'abord en aviser un vétérinaire pour obtenir son accord.En Suisse, par contre, le contrôle est plus dispendieux : c 'est le gouvernement qui teste les nouvelles techniques proposées par l'industrie.Au lieu de risquer de créer des conflits en établissant des lois coercitives, il vaudrait peut-être mieux trouver des mesures incitatives.Peut-être la solution consisterait-elle à créer un canal de commercialisation destiné aux produits venant d'animaux bien traités?On pourrait, par exemple, les identifier sur les rayons des supermarchés comme on le fait déjà avec les tomates biologiques.¦ 22 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Mise en marché foin veut dire argent plus que jamais En Floride, les propriétaires de chevaux de course paient jusqu'à 12 dollars américains pour une balle de foin, par Simon-M.Guertin Qui aurait pu imaginer que le succès économique des grands pays industrialisés pouvait faire gonfler le prix du foin au point de détrôner celui du maïs?En effet, les surplus monétaires de ces pays sont dirigés, dans une généreuse mesure, vers les loisirs, et le cheval devient vite la priorité des gens riches.Et ceux qui n 'ont pas les moyens d'en acheter se rendent aux hippodromes, là où tous les espoirs semblent permis.En fait, la Côte Est américaine, à cause de sa forte densité de population et en raison de l'argent qui y circule, abrite un nombre impressionnant de chevaux de course.Des bêtes évaluées à 200 000 ou même 300 000 dollars ne sont pas l'exception.Ces petits bijoux ont droit à une foule d'avantages dont un fourrage de toute première qualité qui commande des prix deux fois plus élevés que celui du maïs.A l'image d'une vache qui produirait des centaines de milliers de dollars de lait par année, le prix du foin devient relativement peu important dans le tableau.En pratique, le prix du foin est très variable; dans ces écuries, on peut entendre des chiffres comme 200 ou même 350 dollars la tonne courte, et en argent américain s'il vous plaît.En Floride, par contre, on préfère rapetisser le format et parler de 9 à 12 dollars US la balle.Mais dans tous les cas, il s'agit d'un foin d'excellente qualité.En fait, les chevaux, et sans doute davantage leur propriétaire, raffolent d'un mélange composé de 50 à 60 % de luzerne et de fléole, sans aucune poussière et vert comme dans le champ.Toutefois les commerçants, autant en Ontario qu'au Québec, rapportent qu'il leur est très difficile de trouver du foin répondant aux exigences de ces bêtes plutôt capricieuses.C'est pourquoi le foin d'ici est dirigé dans une large mesure vers des marchés moins lucratifs.Rien de plus naturel! Les éleveurs ont tendance, avec raison, à conserver le bon foin pour leurs vaches et à laisser aller le surplus.Or ce foin se qualifie généralement pour satisfaire les Pierre Bercier, Marcel Bisson et André Quirouette, membres de la Coop Saint-Laurent inc., portent trois balles de foin qui seront comprimées en une seule de 20 pouces de longueur.exigences des vaches laitières, sinon il aboutit dans une champignonnière et son prix de vente peut à peine défrayer les coûts du transport.L'union fait la qualité Devant un tel constat, des agriculteurs de l'est de l'Ontario ont réuni leurs efforts afin de profiter au mieux de ces marchés intéressants.Dès 1985, ils formaient l'Association des «Producteurs» de foin dont la mission était d'encourager, de promouvoir et de développer l'industrie du foin.Leur première démarche a donc consisté à construire un inventaire des réserves de foin susceptibles d'être écoulées sur le marché américain.De plus, l'association s'était fixé comme objectif de tenir les membres bien informés sur la situation des marchés afin qu'ils reçoivent un prix juste pour leur produit.L'association, qui compte mainte- nant 400 membres, tient l'inventaire à jour grâce à un ordinateur central: elle est donc en mesure d'offrir un service de courtage à tous les commerçants qui en font la demande.Habituellement, pour une quinzaine de dollars l'acheteur peut avoir accès à l'information qu'il désire.S'il veut prendre connaissance de l'inventaire complet, il doit cependant s'attendre à des frais qui sont à la mesure du service demandé.En plus des volumes susceptibles d'être vendus et des coordonnées du propriétaire, la fiche signalétique contient un ensemble d'informations qui établissent la description exacte du produit en inventaire.A titre d'exemple, elle précise la date de la récolte, le stade de maturité, l'espèce de foin en précisant les pourcentages de chacune dans la composition du mélange et enfin le type d'entrepôt utilisé.Sept techniciens parcourent les rangs et inscrivent les diffé- Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 23 rents points sur une feuille de description type préparée à cet effet.On en profite également pour noter le poids et la dimension des balles, la teneur en eau et enfin le type d'attache.La qualité y est aussi enregistrée, sans toutefois recourir de façon systématique à l'analyse chimique.Les techniciens s'intéressent plus particulièrement à la couleur, à l'odeur, à l'allure des feuilles et des tiges, à la présence de moisissures ou de matériel étranger (de la mauvaise herbe ou des pierres), à l'utilisation d'un séchoir ou d'agents dessiccatifs, etc.Lorsqu'ils sont disponibles, on ajoute d'autres renseignements, tels les contenus en fibres et en protéines.«On n'est pas contre l'analyse du foin pour en déterminer la qualité, dit Pierre Bercier, producteur et directeur de l'association, mais on ne veut pas qu'elle devienne obligatoire dans le commerce du foin.Pour mes stocks personnels, je fournis toujours ces renseignements et le prix obtenu est en conséquence.» Vive l'intégration En 1988, les administrateurs ont commandé une étude dont l'objectif était de préciser les besoins et la localisation des marchés ainsi que le mode de mise en marché le mieux adapté.Le rapport a fait l'inventaire des différents marchés à travers le monde et a mis en lumière qu'il en existait un autour de New York et de Boston.Compte tenu des caractéristique de ce marché pour le moins capricieux, l'étude recommandait d'intégrer les opérations et de contrôler la qualité tout au long de la chaîne.On suggérait aux producteurs de former une coopérative et de commercialiser eux-mêmes leur produit.«C'était tout un changement qu'on nous demandait, commente Pierre Bercier.Néanmoins, dès cette assemblée d'information, trois directeurs décidaient d'émettre chacun un chèque de 5 000 dollars afin de manifester leur confiance en ce projet et d'accumuler du capital de démarrage.» Le 26 novembre de la même année, la Coopérative Saint-Laurent inc.tenait sa première assemblée officielle; neuf membres en règle formaient l'ensemble des sociétaires.Au cours de la réunion, on s'entendit pour porter le coût de la part sociale à 250 dollars tandis que des parts privilégiées seraient aussi émises à 5 000 dollars l'unité afin d'amasser du capital.Celles-ci rapporteront un dividende à partir de 1992.La Coopérative Saint-Laurent inc.regroupe maintenant 50 sociétaires réguliers et 30 parts privilégiées ont été vendues.Contrairement aux premières, il n'est pas nécessaire d'être producteur de foin pour pouvoir en acquérir.D'ailleurs, la Société d'expertise et de financement de Presscott-Russell et quelques commerçants et hommes d'affaires en possèdent.En plus d'accroître le capital de la coopérative, les sociétaires privilégiés fournissent une expertise à bon compte, puisqu'on y retrouve avocat, gérant et président de coopérative locale, maire, comptable, vendeur de semences et agriculteur.A peine une année après sa formation, Coopérative Saint-Laurent inc.a de grandes ambitions.«Nous prévoyons commercialiser 5 000 tonnes de foin dès l'an prochain et visons 8 000 tonnes pour 1992-1993», dit Pierre Bercier, ce sociétaire de la première heure.En fait, l'entreprise possède maintenant un entrepôt capable de recevoir 20 000 balles.Le bureau emploie une secrétaire et un contremaître à plein temps.Dès la première année, la coopérative a fait l'acquisition de trois remorques que trois camionneurs indépendants déplacent.Grâce au travail de l'association en ce qui concerne la production, la Coop est en mesure de commercialiser un foin dont la qualité est nettement améliorée, si bien que le volume est dirigé vers les chevaux dans une proportion de 75 %.Le reste du foin est écoulé aux éleveurs laitiers et aux producteurs de champignons.Les États les plus fréquentés sont le Maryland, le Massachusetts, New York, la Pennsylvanie, le New Hampshire et la Floride.Bien que situé à plusieurs kilomètres de l'entrepôt, ce dernier État devient intéressant en raison des prix alléchants reçus et des coûts de transport abordables.En effet, les transporteurs de fruits et de légumes en provenance de la Floride sont d'accord à consentir des rabais afin de ne pas retourner avec des remorques vides.Le foin voyage donc en première classe à bord de camions isolés.Rendue à destination, la cargaison est livrée à un magasin spécialisé dans la nourriture pour chevaux; le camion reçoit un coup de balai et le tour est joué.Ën fait, le coût du transport est sans contredit l'obstacle majeur au commerce du foin.Dans l'intention de diminuer ces coûts, la coopérative a construit un surcompresseur qui réduit deux ou trois balles de 40 pouces de longueur en une seule de 20 pouces.Le résultat, un petit cube de 14 po.x 18 po.x 20 po.qui pèse autour de 125 livres.On espère donc faire passer la masse des cargaisons de 10 à 26 tonnes, selon Renseignez-vous auprès d'un des concessionnaires suivants sur les TAUX DE FINANCEMENT PEU ÉLEVÉS pour la machinerie de Ford New Holland.Alma Black Lake Cap Santé Caplan Chicoutimi Dalhousie Sta Drummondville Granby Huntingdon Iberville Lachute Lennoxville Maskinongé Montmagny Napierville Pike River Équipements JMAR Inc.G.Guillemette", Inc.R.P.M.Tech., Inc.M J Brière, Inc.Gobeil Équipement Limitée Fernand Campeau & Fils Machinerie Simard, Inc.Aubin & St-Pierre, Inc.Les Équipements Bonenberg, Inc.Guillet & Robert, Inc.B.Lussier Inc.Équipement B.Morin, Inc.Équipement G.Gagnon, Inc.Équipement Bolduc, Inc.S.C.A.Du Sud de Montréal Guillet & Robert, Inc.Pointe au Père Gar.Daniel Lévesque, Inc.Rivière-dU-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy, Inc.St-Célestil) C.Lafond & Fils, Inc.St-Eustache Garage Bigras Tracteur, Inc.St-GervaiS FRS Goulet et Fils, Inc.St-Guillaume Machinerie St-Guillaume St-Hyacinthe Aubin & St-Pierre.Inc.St-Jacques Les Équipements Bruno Roy, inc.St-LouiS-Degonz Les Équipements St-Pierre, inc.St-Remi Garage J.L.LeFrançois, Inc.St-Thomas Joli Raymond LaSalle, Inc.St-Victor Les Équipements Ag L.Boucher, Inc.St-NarciSSe Trudel & Piché (AG), Inc.Ste-Foy Les Équipements Manutech, Inc.Ste-Hénédine J.Dubreuil & Fils Limitée Varennes Équipements Inotrac, Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page, Inc.Wotton Équipement Proulx & Raiche, Inc.FORD l\EWHOLLA!\D 24 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 a vos mesures: Avant de construire ses petits diesels, Ford a tout d'abord étudié la construction du corps humain.LA TÊTE.Oubliez vos idées préconçues et essayez un de nos tracteurs de moins de 40 HP.Les petits diesels Ford ont été pensés, et construits, en fonction de vos besoins et de votre anatomie.C'est ça la qualité Ford! Ils se conduisent tout seuls.vous pouvez donc en faire.beaucoup plus! LE DOS.Le siège rembourré et enveloppant, garni de bourrelets latéraux, assure le maintien nécessaire à votre confort et à votre sécurité.Sans compter que des blocs d'isolation exclusifs amortissent les vibrations de la plate-forme.LES OREILLES.Dans un milieu moins bruyant, vous êtes moins stressé, donc plus productif.Sur les modèles 1120 à 1720, nous avons réussi à réduire le bruit de quelque 33% par rapport aux modèles antérieurs.LES YEUX.Grâce aux commandes à l'avant et aux panneaux de contrôle faciles à lire, vous voyez en tout temps ce que vous faites et où vous allez.LES BRAS.Nous avons également facilité la conduite du tracteur en plaçant toutes les commandes à portée de la main.Par exemple, le levier de vitesse principal et l'accélérateur se trouvent tout près du volant.Vous n'avez plus ni à vous étirer, ni à vous baisser, ni à vous retourner.LE SIÈGE.La glissière du siège est légèrement inclinée; un peu plus haute à l'arrière qu'à l'avant, elle vous permet de trouver la position idéale pour que vos pieds touchent aisément les pédales sans que vous soyez trop près du volant.LES JAMBES.La plate-forme est complètement dégagée.Ni tunnel de transmission, ni levier de vitesse ni commande ne gênent l'entrée, la sortie ou l'accès au siège.Hâtez-vous, allez essayer un petit diesel Ford dès aujourd'hui.Vous constaterez vite pourquoi on les appelle «les petits tracteurs grand confort»! les règlements en force dans chacun des États.Même le transport sur des distances plus courtes en profitera.Du reste, mentionnons que les commerçants s'approvisionnent dans l'est de l'Ontario à des prix qui varient entre 40 et 130 dollars la tonne, prix influencés surtout par la qualité.Le transport vient ajouter entre 20 et 50 dollars la tonne selon la destination et le poids du chargement, ce qui porte le coût du foin autour de 150 dollars la tonne rendu à destination.Pour ce qui est du prix obtenu, il faut sans doute être commerçant pour le connaître précisément! ! ! Le marché outre-mer Avec ses 30 000 tonnes de foin mises en marché à chaque année, le Québec accapare plus de la moitié des exportations canadiennes qui se chiffrent à 55 000 tonnes.Les sommes d'argent ainsi générées sont de l'ordre de 3,4 millions de dollars, soit l'équivalent de 112 dollars la tonne.Actuellement, ce sont les Américains qui achètent presque exclusivement notre foin; en 1987, moins de 300 tonnes ont traversé les océans dont 265 tonnes en direction du Japon et une vingtaine vers l'Angleterre.La croissance économique qui caractérise les pays asiatiques vient grossir la demande pour des aliments tels que le lait et la viande.C'est pourquoi le Japon, par exemple, veut accroître sa production.Or ce petit pays n'a pas les ressources nécessaires pour produire son propre fourrage; il se tourne donc vers les grands espaces américains pour en obtenir.Ce nouveau marché, qui n'est sûrement pas à la portée de tous, intéresse déjà certains entrepreneurs qui ont une connaissance du milieu.En fait, c 'est ce qui a contribué à rapprocher Gilles Prince et Alain Caron respectivement de Marieville et de Saint-Rosaire dans les Bois-Francs.Ce tamdem est on ne peut plus prometteur.Gilles Prince fait le commerce du foin depuis une douzaine d'années, mais profite également des 30 années de métier de son père dans le même domaine.Quant à Alain Caron, il est courtier en transport; il connaît bien le domaine international.Un peu à l'instar du commerce du grain, leur projet consiste à signer des contrats d'achat avec des producteurs de foin afin de s'entendre sur les dates de livraison et sur la qualité; puis ils se tournent vers les acheteurs d'outremer.Ils espèrent également être en mesure de constituer des réserves pour mieux faire face aux années de pénurie et ainsi garantir les approvisionnements.Tout concourt à leur succès.Le marché japonais, évalué actuellement à 750 000 tonnes, est appelé à atteindre le million de tonnes très rapidement.Les fournitures actuelles proviennent presque exclusivement des États-Unis, puisque le Canada n'a livré que 6 000 tonnes de foin en 1988.Ce sont principalement les États du sud-ouest qui produisent sous irrigation les énormes quantités de foin dont les Japonais ont un grand besoin.Or la compétition qui existe pour l'eau aux États-Unis viendra mettre du plomb dans l'aile à leurs exportations de foin, si bien que le Canada aura sur ce point un avantage.«Ce marché arrive à point, prétend Gilles Prince, les producteurs de maïs ont besoin d'une culture pour sauver leur sol et le foin est la solution par excellence.» Toutefois, une objection veut que les producteurs de maïs soient des adeptes de cultures complètement mécanisées.Qu'à cela ne tienne! Gilles Prince suggère, entre autres, la récolte avec presses à balles rondes et le séchage artificiel du foin dans un séchoir indépendant de l'entrepôt.«Des régions comme le Lac-Saint-Jean, le Bas du Fleuve et l'Abitibi seraient en mesure de fournir d'énormes quantités de foin, si on réussissait à accélérer le séchage et à réduire les coûts de transport», lance Gilles Prince, avec toute la vigueur d'un entrepreneur.Il reste cependant deux points épineux à résoudre en ce qui concerne la qualité du produit et son transport.D'une part, la qualité est l'arme incontestée de la compétition et elle le restera.Les Japonais y sont habitués, d'autant plus que les États du sud des États-Unis produisent de la qualité.Pour le Japon, comme pour les pays situés autour, par exemple la Corée, la qualité est conditionnée par les besoins des bovins laitiers.Cette définition est familière à tous les éleveurs et s'exprime en termes de couleur, saveur, teneur en protéine et énergie.Et dans ce cas aussi la luzerne est l'espèce recherchée.D'autre part, le coût prohibitif du transport, rappelons-le, est un problème vécu par l'ensemble des commerçants de foin; il vient imposer une ponction importante dans sa valeur commerciale.«Tout ce qui doit être transbordé l'est selon un format standard, qui est celui des palettes.Pourquoi pas le foin?», propose le courtier Alain Caron.Il est vrai que le système de manutention en général repose sur des palettes de 4 pi.x 4 pi.x 4 pi.dont le poids est variable.Réussir à produire des balles selon ce format permettrait d'utiliser toutes les infrastructures existantes dont les chariots élévateurs; charger une remorque en moins de deux heures, voilà de quoi faire rêver tous les commerçants! A vrai dire, il convient de déployer tous les efforts possible; les enjeux sont importants.Parmi les autres marchés convoités, on pense à l'Amérique du Sud, aux Caraïbes, à l'Europe et au Moyen-Orient qui sont actuellement importateurs de foin.Quoi qu'il en soit, la tournure des événements incite ces deux entrepreneurs à penser que, durant la prochaine décennie, les agriculteurs d'ici s'illustreront encore une fois par leur courage pour relever des défis pour le moins ambitieux.¦ 26 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 A un prix reduit.en poussière! Primextra Primextra " permet une excellente répression des mauvaises herbes à un prix tout simplement irrésistible.Et si vous v utilisez Primextra cette année, non seulement profiterez-vous d'un excellent prix, mais vous obtiendrez 1 S de rabais l'acre de la part de CIBA-GEIGY.Primextra réprime la plupart des graminées annuelles y compris les mauvaises herbes coriaces telles que le soucnet comestible?la sétaire géante, la digitaire et 15 autres mauvaises herbes pendant une période allant jusqu à 14 semaines.,.Primextra est pratique parce qu'il est prémélangé et vous offre toute la souplesse d application voulue : sur les sols secs ou humides, en prélevée, tôt après la levée ou en incorporation en présemis.N Consultez le détaillant de votre region dès aujourd'hui pour avoir tous ¦5ff!ff99l5m *Doit ètre incorpore les détails.^^saiBÊM ^ en presemis.Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.Primextra est une marque déposée de CIBA-GEIGY CANADA LTÉE. Mise en marché Prêt à produire du foin commercial?«Il importe de produire des balles de longueur et de densité uniformes.» —Pierre Bercier par Simon-M.Guertin La commercialisation du foin ne diffère en rien de la production habituelle, si ce n'est qu'il faut satisfaire le client en ce qui concerne la qualité.Si, sur une ferme laitière on trie les balles pour choisir les meilleures, c'est précisément ce lot qui intéresse l'acheteur.Forte de quelque quatre années d'expérience, l'association des «Producteurs» de foin de l'est de l'Ontario a toutefois identifié des points qui permettent de mieux répondre à la demande.C'est dans cette optique que Pierre Bercier, agriculteur à Saint-Isidore en Ontario et directeur de l'association, réalise le ratissage complet de ses champs de foin à chaque printemps.Il favorise ainsi la repousse.Pour ce faire, il utilise un genre de herse à pacage dont les dents sont rigides.«Tout est nivelé, les mauvaises herbes arrachées, et les prairies profitent de ce coup de fouet», résume-t-il.Avant de faucher une parcelle, Pierre Bercier vérifie les conditions atmosphériques.Il s'assure que les possibilités de précipitation sont inférieures à" 50 % pendant quatre jours consécutifs.«L'indice d'assèchement pourra influencer ma décision, dit-il, mais pas de façon importante.» En fait, comme c 'est le cas au Québec, Environnement Canada offre à la classe agricole, un service spécifique, la prévision agricole, qui aide à mieux planifier la fenaison.Les agriculteurs ont accès à des lignes téléphoniques pour obtenir les informations pertinentes.Des vérifications constantes Pierre Bercier considère que le fauchage et le conditionnement du foin sont parmi les étapes les plus importantes de la fenaison.Parce qu'il produit surtout de la luzerne, en mélange ou en semis pur, il préfère les conditionneurs à rouleaux de caoutchouc avec chevrons.Pour s'assurer de la qualité du travail, il ramasse souvent dix tiges de foin au hasard.«Si l'échantillon compte au moins neuf tiges qui ont été écrasées par I_:__ Le râteau doit former un andain bien aéré pour profiter de l'effet combiné du soleil et du vent.les rouleaux et pas plus d'une feuille qui a été blessée, je considère le travail satisfaisant, explique-t-il.Sinon, je modifie la pression sur les rouleaux.» Il trouve aussi très important de ne pas circuler plus vite que huit kilomètres à l'heure afin de laisser le temps aux rouleaux conditionneurs de bien faire leur travail.Enfin puisqu'il utilise une faucheuse traditionnelle, il rappelle qu'il est important de s'assurer de la bonne condition des couteaux afin qu'ils produisent une coupe nette.A son avis, cette attention s'avère primordiale, car la maladie s'infiltre souvent par les blessures laissées aux tiges.Par ailleurs, il nous met en garde contre une mauvaise utilisation de la faneuse.«À mon sens, c'est un outil très délicat à maîtriser, car elle peut rapidement se transformer en effeuilleuse.» En fait, il ne l'utilise que sur du foin humide soit tôt après le fauchage ou le matin entre 6 h et 9 h afin de soulever le foin et d'accélérer le séchage.«Dans ces conditions, ajoute-t-il, j'obtiens satisfaction sans encourir de pertes importantes, mais la voie de tous mes tracteurs est suffisamment écartée de sorte que jamais les roues n'auront àcirculer sur le foin.» Même sa presse a subi des modifications afin de lui permettre de produire des balles plus denses.En fait, il a ajouté des coins dans la chambre de compression afin de limiter le recul du foin avec 28 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Des balles courtes et de faible densité font gonfler les coûts du transport le mouvement du piston plongeur.«Pour le commerce, il importe de produire des balles de longueur et de densité uniformes», insiste-t-il.L'association a d'ailleurs établi des normes concernant une balle standard qui ira au commerce; la longueur doit varier entre 38 et 40 pouces, tandis que le poids peut osciller entre 50 et 70 livres.Parce qu'il vise le marché des chevaux de courses, seul le foin exempt de poussière peut être commercialisé.Le mélange qui semble rencontrer le mieux la demande doit contenir de la luzerne et de la fléole dans un pourcentage de 60/40.On comprend rapidement qu'un tel type de foin dans des balles aussi denses comporte des risques à la conservation.«Un humidimètre dans la main, l'autre installé dans la chambre de compression de la presse, on ajuste continuellement la tension des balles et modifie la dose d'acide propionique au besoin», rapporte Pierre Bercier.Même si la littérature affirme que les chevaux ne mangent pas de foin traité à l'acide propionique, il semble qu'ils préfèrent ce goût de marinade à celui de la poussière.Toutefois, la littérature mentionne aussi que, s'ils avaient le choix, leur préférence irait vers un foin de qualité égale mais exempt d'agents de conservation.«L'acheteur est tellement emballé par l'apparence du foin qu'il en oublie le goût des marinades et veut absolument offrir ce délice visuel à son cheval», commente-t-il d'un air amusé.Évidemment, le traitement avec un agent de conservation n'est pas une panacée; cependant, il convient tout à fait lorsque le foin est trop humide.En revanche, le coût du traitement atteint rapidement huit à dix dollars la tonne et monte en flèche dès que le foin dépasse les 25 % de teneur en eau.En ce qui a trait à l'entreposage, Pierre Bercier conseille de placer la face tranchée de la balle vers le haut.On facilite ainsi la circulation de l'air et le séchage rapide des balles.«Malheureusement, dit-il, le lance balle et le foin pêle-mêle correspondent mal au besoin du marché.» Én effet, les balles courtes et de faible densité font gonfler les coûts du transport, sans parler des problèmes de stabilité du chargement.¦ te ocaq office du crédit agricole du québec L'Office L'Office du crédit agricole du Québec a pour mission de promouvoir le développement des entreprises agricoles et l'exploitation rationnelle des forêts privées.Avec un peu plus de 400 employés et un budget annuel de 154 millions$, l'Office détient présentement 57% du marché du financement agricole.Plus de 20 000 agriculteurs en sont actuellement clients.Son programme Au fil des ans, le programme de financement agricole de l'Office, instauré en 1936.a été modifié à maintes reprises, au rythme de révolution des besoins du monde agricole.La dernière réforme majeure du programme de financement agricole a eu lieu en août 1988.Le programme, tout en étant mieux articulé, y a gagné en souplesse car une seule loi a remplacé les huit lois alors en vigueur.Le nouveau programme de financement agricole cherche à soutenir les producteurs et productrices au moment où ils en ont le plus besoin, soit lorsqu'ils s'établissent en agriculture ou lors d'investissements majeurs.Il apporte notamment un soutien accru à la relève du milieu agricole et aux aspirants agriculteurs car ces derniers peuvent désormais recevoir des primes à l'établissement et bénéficier de prêts subventionnés.Par ailleurs, il incite lesjeunes à accroître leur formation par l'octroi d'une subvention spéciale au paiement de l'intérêt qui varie selon l'expérience et la scolarité.Le programme de financement agricole PRÊT MAXIMUM.800 000$ PRÊT SUBVENTIONNÉ.Maximum 200 000 $ subvention de 50% de l'excédent du taux d'intérêt de 4% PRIME À L'ÉTABLISSEMENT subvention de capital pour un jeune de 18 à 40 ans.15 000 $ subention de capital maximum (pour quatre jeunes de 18 à 40 ans).60 000 $ PRIME À LA FORMATION rabais d'intérêt pour les jeunes de 18 à 40 ans qui ont un DEC ou un BAC: 4% de l'intérêt la 1re année 3% de l'intérêt la 2e année 2% de l'intérêt la 3e année 1 % de l'intérêt la 4e année rabais d'intérêt pour les jeunes de 18 à 40 ans qui ont une neuvième année et plus: 2% de l'intérêt la Ve année 1,5% de l'intérêt la 2e année 1 % de l'intérêt la 3e année 0,5% de l'intérêt la 4e année OUVERTURE DE CRÉDIT maximum pour l'ensemble des productions.200 000 $ maximum pour les entreprises de productions céréalière et d'élevage bovin.500 000 $ Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 29 Céréales Les recommandations d'hybrides de maïs pour 1990 Cette année, on compte 15 nouveaux hybrides.La semence de certains n'est cependant pas encore disponible.par Serge Lussier L'hiver, comme la nuit, porte conseil.Cette période plus tranquille pour les agriculteurs permet de revoir ses plans de cultures et de préparer la saison qui vient.Afin d'aider durant cette période de réflexion, le Comité du maïs du Conseil des productions végétales du Québec a préparé de nouvelles listes d'hybrides recommandés.Ces listes offrent une synthèse d'essais effectués de 1987 à 1989 dans les régions productrices de maïs du Québec.Plusieurs hybrides s'ajoutent aux recommandations, cette année.La zone de 2500 à 2700 UTM produit de plus en plus de maïs-grain et ceci se reflète dans le nombre d'hybrides recommandés, qui passe à 25 cette année, dont sept nouveaux.Voici donc ces derniers arrivants, par ordre croissant d'humidité à la récolte.• Pride K140 : un hybride de 2625 UTM, issu d ' un croisement simple, dont le rendement est moyen et qui possède une bonne résistance à la verse.Il est de hauteur courte à moyenne.Il y a peu de semence disponible en 1990.• Jacques 2650 : un croisement- simple de 2550 UTM, qui rend plus que la moyenne et dont la tenue est très bonne.Il produit des grains dentés et jaunes.La quantité de semence disponible est faible en 1990, mais sera bonne en 1991.• Pioneer 3949 : un croisement simple de 2650 UTM, à rendement et résistance à la verse moyen, il est de hauteur moyenne à élevée.Il produit un grain jaune et denté.• NK N2001 : un croisement simple modifié, requérant 2650 UTM et dont le rendement est élevé.Sa tenue est moyenne et ses plants hauts.Ses grains sont jaunes et de type denté.• Jacques X7082 : un croisement simple de 2600 UTM, dont le rendement est supérieur à la moyenne et la tenue très bonne.Les épis portent des grains dentés et jaunes.Les plants sont de hauteur moyenne à élevée.Il n'y a pas de semence disponible en 1990.• Jacques X8080 : un hybride issu d'un Serge Lussier est agronome, membre du Comité du maïs du C.P.V.Q.Les sites d'essais de maïs demandent beaucoup de soins et de précision pour produire des informations valables.croisement simple et offrant au producteur un rendement moyen et une excellente résistance à la verse.Il demande 2575 UTM pour arriver à maturité et produit des grains dentés et jaunes sur des plants de hauteur moyenne à élevée.Cet hybride n'est pas disponible en 1990.• Cargill 2127 : ce croisement simple requiert 2650 UTM pour arriver à maturité.Son rendement et sa tenue sont un peu au-dessus de la moyenne.Il produit des plants de hauteur moyenne, portant des grains jaunes et dentés.La zone recevant de 2400 à 2500 UTM compte trois nouveaux hybrides recommandés, cette année, pour la production du maïs-grain.• NK N0565 : il s'agit d'un croisement triple, très hâtif (2300 UTM), dont le rendement et la résistance à la verse sont au-dessus de la moyenne.C'est un hybride corné-denté, à grains jaune orangé.Les plants sont moyens à longs et restent verts à maturité.• Dekalb DK235 : un hybride très hâtif, issu d'un croisement simple modifié, sa maturité s'établit à 2250 UTM.Son rendement et sa tenue sont moyens.Ses plants sont courts et produisent des grains de type corné.• Pioneer 3954 : il s'agit d'un croisement simple, denté, à grains jaunes.Il atteint la maturité en 2450 UTM.Son rendement est très élevé et sa tenue moyenne.Ses plants atteignent une hauteur moyenne.Les recommandations pour le maïs-fourrage comptent aussi de nouvelles recrues puisque cinq nouveaux hybrides y sont inscrits.• Hyland LG 2281 : ce croisement triple (2550 UTM) offre un rendement légèrement au-dessus de la moyenne et une bonne contribution de l'épi au rendement total.Il produit un grain corné-denté jaune sur des plants de hauteur moyenne à haute.• Coop 6342 : il s'agit d'un hybride de 2600 UTM, à grain pâle et denté.Il provient d'un croisement simple.Son rendement en fourrage est légèrement su- 30 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 périeur à la moyenne alors que la contribution des épis au rendement est bonne.Cet hybride ne sera pas vendu en 1990, car la disponibilité de semence est trop faible.• Coop 6352 : voici un hybride de 2650 UTM, provenant d'un croisement simple.Son rendement est égal à la moyenne et la contribution des épis se situe un peu dessouse.Ses plants sont de hauteur moyenne et produisent des grains foncés sur un épi retombant à maturité.• Cargill 2127 : cet hybride, décrit plus haut, produit des rendements en fourrage et une contribution des épis moyens.• Agri 322 : ce croisement simple, de 2650 UTM, donne un rendement en fourrage élevé et affiche une contribution des épis plus faible que la moyenne.Ce rendement est le fruit de plants hauts qui produisent des grains semi-dentés et de couleur jaune orangé.Ces nouveaux hybrides s'ajoutent à ceux déjà recommandés en 1989 pour offrir un vaste choix aux producteurs qui sauront en tirer tous les avantages durant la saison qui vient.Depuis vingt ans, les hybrides de maïs se sont beaucoup améliorés et la procédure de recommandation permet de suivre ces changements de près.Il faut cependant éviter de stagner dans un système, même s'il est bon.Les méthodes d'essai et de recommandation sont donc revues régulièrement et ajustées au besoin.Les listes fournissent des informations régionales sur des hybrides qui ont été présentés par les maisons de semence.Etant donné la limite imposée concernant le nombre d'hybrides par maison, il est possible qu'un hybride qui est vendu au Québec n'apparaisse pas dans les essais.Cette limite est nécessaire pour garder les essais à des grandeurs raisonnables.Il est également possible qu'un hybride soit mis en marché alors qu'il est en période d'essai et donc, non recom- Tableau II Sites d'essai de maïs du Conseil des productions végétales du Québec en 1989 Zone Sites Maïs-grain Plus de 2700 UTM St-Hyacinthe, Lacadie, Ste-Martine, Ste-Anne-de-Bellevue 2500 à 2700 UTM L'Assomption, Joliette, Baie-du-Fèbvre, St-Pie-de-Guire 200 à 2500 UTM Deschambault, St-Anselme, Lennoxville Maïs-fourrage 2300 à 2500 UTM Deschambault, St-Anselme, Lennoxville Tableau I Maïs-grain - zone de 2500 à 2700 UTM Hybrides recommandés en 1990 (Les résultats sont présentés par ordre croissant d'humidité du grain à la récolte).Nom de l'hybride type de croisemen Humidité du grain à la récolte % Rendement en % par rapport à la moyenne1'1 Verse % 1988 1989 1988-89 1988 1989 1988-89 1988 1989 1988-89 PIONEER 3929 es 27,1 25,6 26,6 93 100 95 3,5 14,9 7,3 PIONEER 3953 CS 27,2 25,5 26,6 90 107 96 4,1 5,6 4,6 PICKSEED 2600 es 27,4 26,2 27,0 99 104 101 10,0 37,8 19,3 PRIDEK127 CS 28,9 26,0 27,9 101 102 101 3,5 3,1 3,4 PIONEER 3851 CSm 28,8 26,6 28,1 90 93 91 5,7 15,5 9,0 FUNK'S G-4010 CS 28,5 27,2 28,1 97 91 95 8,1 25,0 13,7 PRIDEK167 CT 28,8 27,5 28,4 92 103 96 6,2 3,3 5,2 PRIDE K140121 CS 30,0 26,3 28,7 97 102 99 6,2 2,7 5,1 JACQUES 2650 CS 30,1 27,5 29,2 105 100 103 4,6 2,7 4,0 JACQUES 2750 CS 30,1 28,0 29,5 102 98 100 4,4 6,7 5,1 PIONEER 3949 CS 30,4 27,7 29,5 103 94 100 5,3 15,2 8,6 NK N2001 CSm 30,9 26,8 29,5 107 108 107 5,5 13,9 8,3 CARGILL 1120 CSm 30,8 27,6 29,8 100 112 104 4,8 27,4 12,3 CARGILL SX108 CS 30,4 28,6 29,8 107 95 103 4,4 12,5 7,1 PRIDE K148 CS 29,7 30,2 29,8 98 100 98 8,2 3,1 6,6 DEKALB DK362 CSm 30,9 28,4 30,0 98 89 95 6,7 15,6 9,6 JACQUES X7082'!> CS 31,1 27,9 30,0 105 102 104 4,7 4,1 4,5 HYLAND HL2260 CS 30,3 29,6 30,1 96 88 93 5,1 22,6 10,9 PIONEER 3902 CS 30,7 29,4 30,3 107 107 107 2,5 24,7 9,9 PIONEER 3950 CSm 31,0 28,9 30,3 98 100 98 5,5 5,2 5,6 JACQUES X8080» CS 31,2 28,7 30,4 101 103 102 3,0 2,4 2,8 CARGILL 2127 CS 31,0 29,7 30,5 99 105 101 5,9 3,8 5,2 HYLAND LG2273 CSm 30,9 29,8 30,7 98 102 98 5,9 5,5 5,8 CARGILL SX123 CSm 31,7 29,8 31,1 108 112 109 8,0 23,1 13,0 COOP 2645 CS 32,0 29,7 31,2 104 110 106 8,7 19,0 12,1 (1) Rendement moyen en kg-ha à 15% d'humidité (100%) 8 562 9 118 8 742 (2) En date du 3 décembre 1989, cet hybride n'était pas encore enregistré par Agriculture Canada CS: Croisement simple CSm: Croisement simple modifié Source: Conseil des productions végétales du Québec mandé.La vie utile d'un hybride de maïs étant courte, le producteur avisé devrait essayer de nouveaux hybrides, sur sa ferme, à petite échelle.Ce conseil est d'autant plus pertinent que les recommandations du CP.V.Q.sont basées sur un nombre assez limité de sites.Le producteur peut alors mieux choisir parmi la panoplie d'hybrides recommandés.Les lecteurs assidus des recommandations-maïs auront remarqué certaines modifications dans la présentation au cours des deux dernières années.Les rendements sont maintenant exprimés en pourcentage par rapport à la moyenne.Ceci facilite la comparaison des hybrides puisque la moyenne s'établit toujours à 100.Le rendement moyen est indiqué au bas du tableau, en kilogrammes par hectare.Le Comité n'effectue plus d'essais de maïs-fourrage dans la zone recevant plus de 2500 UTM et n'y fait donc plus de recommandations pour cette production.De plus, à cause de problèmes incontrôlables, les essais de maïs-grain 1989 de la zone de 2700 UTM et plus ont été annulés.Les recommandations demeurent donc les mêmes que l'année précédente.Les hybrides présentés dans les listes sont classés par ordre croissant d'humidité (grain ou plant entier, selon le cas) à la récolte.Cette dernière s'effectue la même journée pour tous les hybrides.Le tableau I, inclus à titre d'exemple, représente bien la méthode utilisée.À chaque année, le Comité du maïs coordonne et sanctionne des essais de maïs-grain et de maïs-fourrage dans les régions agricoles 2,4,5,6,7 et 10.Vous trouverez la liste des sites au tableau II.Ces essais sont effectués selon une méthode scientifique qui permet de comparer un nombre imposant d'hybrides avec un minimum d'erreurs.En 1989, par exemple, l'essai de maïs-grain de la zone de plus de 2 700 unités thermiques-maïs (UTM) comportait 105 hybrides enregistrés et expérimentaux.Chaque hybride est représenté quatre fois dans chaque essai.Chaque parcelle compte deux rangs de six mètres de longueur et espacés de 75 centimètres.Les rangs sont semés perpendiculairement aux opérations culturales afin d'assurer un traitement uniforme pour tous les hybrides.Après la levée, un démariage standardise la population à Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 31 Sortons des sentiers battus Le Programme canadien de réorientation des agriculteurs Les familles qui doivent abandonner l'agriculture pour des motifs financiers peuvent obtenir de l'aide en vertu du Programme canadien de réorientation des agriculteurs.Grâce à ce programme fédéral, nous pouvons vous aider à planifier votre avenir de diverses façons.?Aide financière provisoire.?Aide à la formation ou au recyclage.?Soutien au lancement d'une nouvelle entreprise non agricole.?Présentation de votre candidature à des employeurs.?Remboursement salarial pour encourager un employeur à vous embaucher.Pour de plus amples renseignements, adressez-vous au Centre d'Emploi du Canada le plus près, ou postez le coupon ci-dessous à : Programme canadien de réorientation des agriculteurs Bureau régional, 6e étage Emploi et Immigration Canada CP.7500 Montréal (Québec) H3C 3L4 Veuillez me faire parvenir plus de renseignements sur le Programme canadien de réorientation des agriculteurs Nom : Adresse .Ville : Code postal : _ Province :_ Téléphone du Canada of Canada Canada 65 000 plants à l'hectare pour le maïs-grain et 75 000 plants à l'hectare pour le maïs-fourrage.Lors de la récolte, les techniciens recueillent des données concernant le rendement en grain, le taux d'humidité du grain et la verse pour le maïs-grain.Les essais de maïs-ensilage fournissent des données précieuses sur le rendement total en matière sèche, le taux d'humidité du plant à la récolte et la contribution de l'épi au rendement.Ces résultats sont alors analysés selon une méthode statistique reconnue qui permet d'évaluer la validité des essais.Un essai qui montre trop de variabilité inexplicable doit être rejeté puisque ses données ne sont pas fiables.Les résultats acceptables passent alors par une série de calculs qui déterminent un indice de productivité pour chacun des hybrides de l'essai.Pour le maïs-grain, cet indice s'établit comme suit : Indice = (Rendement relatif* X 50) + (% de matière sèche X 35) + (% de plants non-versés X 15) *Rendement relatif = Rendement de l'hybride à un site Rendement moyen de tous les hybrides à ce site L'indice du maïs-fourrage est différent puisque les données recueillies ne sont pas les mêmes.Le calcul s'effectue donc selon l'équation suivante : Indice = Rendement en kg + (% de matière sèche X 250) + (% de contribution de l'épi X 50) Ces indices servent à caractériser un hybride, non seulement par son rendement, mais aussi à l'aide d'autres données importantes pour les producteurs.Les facteurs de multiplication utilisés dans les calculs indiquent l'importance relative des diverses caractéristiques.Ceci reflète la situation au champ, où le rendement final et la rentabilité de la production dépendent de plusieurs éléments y compris le rendement théorique de l'hybride.Une fois les indices calculés, l'ordinateur effectue une comparaison entre chacun des hybrides et la moyenne des indices des hybrides déjà recommandés et qui font encore partie de l'essai.Les nouveaux hybrides dont l'indice est supérieur à cette moyenne après un minimum de deux ans d'essai sont recommandés.On enlève de la liste des hybrides recommandés ceux dont l'indice tombe à moins de 95 % de la moyenne.Cette façon de procéder amène une augmentation constante de la moyenne et donc une amélioration des hybrides recommandés.¦ 32 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Production végétale Le soya prend son envol Pour choisir le meilleur cultivar, il convient de suivre le guide des recommandations disponible aux bureaux du MAPAQ.par Camille Femet, agronome La fève soya a un passé récent au Québec et sa culture a connu un succès plutôt ordinaire jusqu'au début des années 1980.Depuis, la superficie consacrée à cette culture n'a cessé de grandir pour atteindre près de 20 000 hectares en 1989.La vitesse de croisière n'est certainement pas encore atteinte.Ce renouveau d'intérêt pour cette plante riche en huile et protéines est principalement dû aux facteurs suivants: une meilleure maîtrise de la régie de cette espèce, l'ouverture de centres de traitement de la récolte, la présence de cultivars mieux adaptés.Servie crue, la fève soya contient certaines substances qui diminuent son utilisation.D'une part, il y a l'uréase, un enzyme qui transforme l'urée en ammoniac; d'autre part, il existe un facteur anti-trypsique qui inhibe la digestion des protéines les rendant moins disponibles.Maintenant, on peut compterplus facilement sur un traitement à haute température qui freine l'effet de ces enzymes indésirables et favorise ainsi une plus grande flexibilité d'utilisation de la fève soya dans la ration alimentaire du bétail.Les centres de traitement (micronisation, torréfaction et extrusion) se multiplient au rythme actuel de la production de la fève soya.Un choix plus complet de cultivars s'offre aux utilisateurs permettant ainsi d'accroître l'aire de distribution et d'implantation de cette espèce, principalement en région de 2 500 unités thermiques maïs (U.T.M.) et plus, ainsi qu'en région inférieure à 2 500 U.T.M.Des équipes de recherches formées en amélioration génétique du secteur public, telles les universités et les ministères de l'agriculture, unissent leurs efforts avec ceux des compagnies privées tant au Canada qu'aux Etats-Unis pour développer du matériel plus performant, plus précoce, donc potentiellement mieux adaptable à nos diverses régions du Québec.Parallèlement, un réseau d'évaluation en parcelles mieux étoffé est en place, et ce, à plusieurs sites d'études à travers la province.En 1989, on pouvait compter // vaut mieux sacrifier un peu les rendements et choisir un cultivar qui aura le temps de mûrir.sur les sites suivants : • Plus de 2 500 U.T.M.: Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Saint-Césaire, Sain-te-Anne-de-Bellevue et Baieville.• Moins de 2 500 U.T.M.: Lennoxville et La Pocatière.Recommandations Le choix d'un cultivar recommandé représente, pour le producteur, la meilleure garantie de succès, car ces cultivars ont été sous étude pendant plusieurs saisons.Pour être ajouté à la liste de recommandations, un nouveau cultivar doit présenter une fiche d ' aptitude supérieure au groupe-témoin déjà recommandé.En premier lieu, on doit considérer la précocité d'un cultivar avant de faire son choix, c'est-à-dire le nombre de jours nécessaires à un cultivar pour atteindre la pleine maturité de ses graines.Il est préférable de sacrifier un peu sur la productivité et être certain qu ' il va mûrir.On doit ensuite tenir compte du rendement total à l'hectare.La force de la tige (verse) est également un critère intéressant, surtout en région plus chaude où la taille des plants est souvent plus élevée.La récolte sera facilitée et les pertes diminuées en optant pour un cultivar ayant ses premières gousses à 12 cm du sol plutôt qu'à 9 cm.De plus, le nombre de graines par kilogramme est important lorsqu'on calcule la quantité de semence nécessaire lors du semis.Cette quantité peut varier de 25 % entre deux cultivars dont le nombre de graines par kilogramme varie entre 6 000 et 4 500.Le guide des recommandations nous informe également sur le pourcentage de protéines, le pourcentage d'huile, la taille des plants, la couleur du hile, etc.Il fournit aussi la liste des principaux distributeurs de ces semences au Québec.Du reste, les chercheurs persévèrent dans l'amélioration de cette espèce.Ils cherchent à accroître la précocité, la teneur en protéines et le rendement total.Ils tentent aussi d'augmenter la hauteur des premières gousses et la résistance à la verse.Cette légumineuse se prête bien à une mécanisation de pointe.Sa culture s'intercale bien avec celle du maïs et des autres céréales qui empruntent souvent le même corridor de production.¦ Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 33 Pomiculture Des pommes qui résistent à la tavelure Grâce à des nouveaux cultivars, on pourra éliminer presque totalement l'utilisation des fongicides dans les vergers, par Régis Charbonneau La grande majorité des vergers de pommiers standards qui sont exploités actuellement ont été plantés au cours des années 30 et jusqu'en 1945.Le cultivar Mcintosh a été largement utilisé de sorte que, dans ces types de pommeraie, on retrouve une proportion atteignant 80 % des arbres de ce cultivar.Celui-ci possède en effet de grandes qualités: excellente saveur des fruits, coloration rouge remarquable favorisée par les conditions climatiques de nuits fraîches en septembre, arbre productif, suffisamment rustique, etc.De plus, la pomme Mcintosh est connue et appréciée des consommateurs.Malheureusement ce cultivar possède deux défauts importants: sa grande sensibilité à la tavelure et le manque de fermeté des fruits après une longue période d'entreposage.Il faut noter que dans le cas des nouvelles pommeraies à forte densité de pommiers nains et semi-nains, la proportion de cultivar Mcintosh a diminué à près de 50 %, au profit d'autres cultivars: Spartan, Empire, Paulared, etc.Dans tous les pays où on cultive le pommier, des travaux de croisement génétique ont été entrepris depuis au moins une quarantaine d'années, dans le but de créer de nouveaux cultivars de pommes résistants à la tavelure.La principale difficulté est d'obtenir des cultivars qui possèdent des qualités comparables aux cultivars commerciaux.Liberty Aux Etats-Unis, le cultivar Liberty résistant à la tavelure, issu de la Station de recherches de Geneva N.Y., est maintenant recommandé à une grande échelle.Ce cultivar est également très prometteur au Québec.Bien que son degré de rusticité extrême n'a pas été déterminé, il se comporte très bien dans les deux parcelles d'essais de cultivars résistants à la tavelure situées dans des vergers commerciaux à Rougemont.Ces pommiers sont rendus à leur sixième feuillaison en 1990.Ils ont été établis avec les porte-greffes M-26 et M-106.Régis Charbonneau, agronome, est conseiller en pomiculture au MAPAQ.En plus de résister à la tavelure, le cultivar Liberty produit un fruit ferme et délicieux.Leur mise à fruit a débuté l'an dernier à la cinquième feuillaison.Ce cultivar révèle donc un caractère productif, se comparant avantageusement à Mcintosh et Empire.D'après les données recueillies, le cultivar Liberty possède approximativement la même date de maturité que Empire.Sa coloration est semblable.Son degré de fermeté se révèle supérieur aux trois principaux cultivars tardifs Mcintosh, Spartan et Empire.Non seulement les fruits sont plus fermes au moment de la cueillette mais également après trois mois d'entreposage réfrigéré avec atmosphère contrôlée (AC), en comparant des pommiers nains du même âge (tableau 1).La qualité de conservation en entrepôt des fruits des jeunes pommiers qui entrent en production n 'est pas optimale, car ces arbres n'ont pas encore atteint leur équilibre mise à fruit/ vigueur.Un panel de dégustation dans l'Etat de New York conduit par Bob Lamb, chercheur à Geneva, a classé Liberty entre Empire et Mcintosh (tableau 2).Novamac, un cultivar prometteur, est à son tout début d'implantation dans les vergers commerciaux.Il provient de la Station de recherches d'Agriculture Canada de Kentville en Nouvelle-Ecosse.Un clone résistant à la tavelure, très prometteur également, provient de la ferme expérimentale de Frélighsburg.Ce dernier n'est pas encore nommé.Il est connu sous le numéro 75-03-06 et origine d'un croisement entre Mcintosh et Tient.Ce croisement a été effectué par Dr Gilles Rouselle, anciennement de la Station de recherches de Saint-Jean-sur-Richelieu d'Agriculture Cana- 34 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Plus vous en savez sur la luzerne, mieux nous paraissons.W-L a toujours mis l'accent sur la qualité.Les améliorateurs ont intégré la qualité à toute variété WL par une sélection axée sur le caractère feuillu, l'excellence des tiges, la résistance aux insectes et maladies.À l'heure actuelle, grâce aux scanographes NIR dernier cri, il peuvent recueillir des données précieuses qui les aident à évaluer et à raffiner toute variété WL pour lui donner la valeur alimentaire maximale.Le choix des variétés au potentiel le plus riche assure aux meilleurs producteurs une nourriture de haute qualité à coût peu élevé.Vous pouvez obtenir plus de lait à l'acre avec WL 225.21,07% de protéine brute 10 461 lb de lait à l'acre Les producteurs de lait et de boeuf sérieux de tout le pays exigent que leur foin soit de qualité fourragère supérieure.Chaque balle doit être riche en protéine et savoureuse.C'est une façon d'assurer un rendement élevé de la mise de fonds.Voilà pourquoi les variétés de luzerne WL sont soumises à plusieurs années d'épreuves et contre-épreuves fouillées.Les variétés WL ont démontré leur aptitude à survivre dans le champ et à produire sans cesse des tonnages élevés à l'acre, coupe après coupe, pendant des années.Et voici que la création des variétés WL met à concours la scano- Données de 3 ans à 9 endroits.Échantillons répétés analysés selon la technique d'analyse NIR.graphie NIR, qui isole certaines qualités héréditaires, de sorte que W-L peut produire des plants plus en santé encore et plus productifs, aux tiges meilleures, au feuillage plus noumssant, à teneur plus élevée en protéine brute.Le producteur en retirera de meilleures valeurs alimentaires relatives et plus de profits.En optant pour une variété de luzerne, vous investissez dans l'avenir.La luzerne WL vous rapporte en rendement, en qualité et en permanence.W-L Research, Inc.2000 Oak St.• Bakersfield, CA 93301 IC9 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Votre paiement sera encaissé après livraison.ECRIVEZ A: METHODE WEIDER Dép.B.A.2875, rue Bates Montréal, Que.H3S 1B7 Veuillez écrire en LETTRES MOULEES NOM:_ ADRESSE: VILLE: PROV.: CODE POSTAL: Mesdames, attention! Vous pouvez gagner ou perdre du poids, raffermir votre poitrine, amincir votre taille, muscler élégammentvos jambes.Bref, embellir votre corps.Envoyez vos nom et adresse avec 1,50$ en indiquant: «POUR DAMES».Vous recevrez avec mon COURS GRATUIT complet le magazine «SANTÉ et FORCE» plus circulaires et renseignements.Vous vous féliciterez de l'avoir demandé! Tableau 1 Comparaison entre la fermeté des fruits de 4 cultivars récoltés en 1989 dans les parcelles d'essais à Rougemont, sur des pommiers nains à leur 5* feuillaison Cultivars Date de cueillette Indice de maturité: test d'iode Fermeté des fruits en Lb (kg) à la après 3 mois cueillette d'entreposage ref + ac McINTOSH 12/09 3,0 16,1 10,5 (7,4) (4,8) SPARTAN 22/09 4,7 16,7 13,0 (7,7) (6,0) EMPIRE 22/09 4,7 18,2 13,7 (8,4) (6,3) LIBERTY 22/09 4,6 19,5 14,6 (9,0) (6,7) Tableau 2 Résultats d'un panel de dégustation de pommes dans l'état de New York Évaluation organoleptique en pourcentage Cultivars Pauvre Passable Bon EMPIRE 0 17 83 74840-1 17 33 50 75413-30 17 17 67 liberty 0 33 67 75413-96 0 50 50 McINTOSH (Marshal) 17 33 50 MUTSU 17 50 17 75441-67 0 83 17 FLORINA 0 100 0 75414-1 50 33 17 da.D'après l'évaluation préliminaire faite par D Raymond Granger, ce dernier possède les principales qualités de la pomme Mcintosh mais sans montrer ses défauts.La qualité des fruits des cultivars résistants à la tavelure rivalise avec celle des cultivars commerciaux actuels.Ils permettent de diminuer les intrans en éliminant presque totalement les traitements de fongicides dans les vergers.Ces cultivars possèdent un grand avenir non seulement à cause du contexte économique mais aussi à cause du souci des consommateurs pour les questions d'environnement, d'innocuité des aliments et de santé.Grâce à eux, il sera possible de mettre au point les nouvelles techniques de régie intégrée.Celles-ci visent aussi l'utilisation minimale des insecticides dans les pommeraies.Qu'est-ce que la tavelure La tavelure est une maladie naturelle du pommier.Elle est causée par un champignon microscopique «Ven-turia inaequalis».La précipitation et la température de l'air ambiant sont les rouages principaux du mécanisme des infections de tavelure.La période des infections primaires au printemps dure de six à huit semaines, soit de la fin d'avril jusqu'à la fin de juin.Pendant cette période, chacune des précipitations déclencle l'éjection d'ascospores du champignon dans l'atmosphère, provenant des vieilles feuilles infectées qui jonchent le sol.Ces ascospores sont transportées par le vent et elles se déposent sur les feuilles et sur les fruits s'ils sont présents.Lorsque la période de mouillure est suffisamment longue (de 9 à 15 heures), en fonction de la température de l'air ambiant, les ascospores germent sur les tissus de l'épiderme des feuilles ou des fruits.Le champignon commence alors son processus de parasitisme qui se manifestera par l'apparition de taches brunâtres sur la surface des feuilles et des fruits.Ces taches, à leur tour, libèrent des conidies ou spores d'été qui infesteront d'autres portions des tissus de l'épiderme à presque chacune des précipitations.De cette façon, les infections secondaires peuvent se perpétuer durant tout l'été.Les fruits affectés par la tavelure ne peuvent pas être commercialisés à l'état frais.Les producteurs doivent effectuer plusieurs traitements antiparasitaires pour réprimer la tavelure à chaque printemps.Les coûts relatifs à la répression de cette maladie représentent près de 16 % des coûts de production de la pomme.¦ 36 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 VOICI LE MEILLEUR CONSEIL QUE PEUVENT DONNER LES PRODUCTEURS DE MAÏS AUX PRODUCTEURS « " » Producteurs de maïs et producteurs de soja sont souvent une seule et même personne.Le premier sait déjà depuis longtemps que DUALMC protège efficacement son maïs contre les mauvaises herbes, du semis jusqu'à la récolte.Le second devrait savoir qu'il en va de même pour le soja : DUAL protège le soja jusqu'à 14 semaines, vous préservant ainsi des mauvaises herbes à germination tardive.DUAL détruit même les mauvaises herbes coriaces dont le souchet comestible! la morelle et la sétaire géante.Applicable en prélevée ou encore par incorporation en présemis, DUAL pourrait faire toute la différence entre une récolte de soja ordinaire et une récolte exceptionnelle.CIBA-GEIGY DualMC est une marque de commerce de CiBA-GElGY CANADA LTÉE.Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.'Incorporé en présemis. Une productivité hors pair Quel que soit votre choix, vous pouvez compter sur un rendement exceptionnel! La Capital surpasse en rendement la plupart des variétés d'avoine recommandées au Québec.Elle possède une tige courte et rigide et une balle réduite, et présente une excellente résistance à la verse et à l'égrenage spontané.La Capital offre une résistance moyenne au virus de la jaunisse nanissante de l'orge (BYDV) et au charbon nu.Mise au point à la Station de recherche dAgricul-ture Canada, à Sainte-Foy.La Baldwin offre un meilleur rendement que bien d'autres variétés et arrive à maturité trois jours avant la Manie.Elle se distingue en outre par la taille supérieure de son grain et son poids au boisseau plus élevé.Sa maturité hâtive et sa tige plus longue que celle de la Manie permet une meilleure récolte de paille.Mise au point au Collège MacDonald.résistance à la verse, à l'égrenage spontané et au virus de la jaunisse nanissante de l'orge (BYDV).Son grain, gros et gonflé, et son faible pourcentage de balle la rendent particulièrement intéressante pour les éleveurs.De plus, la Nova arrive à maturité deux jours avant la Manie.Mise au point à la Station de recherche dAgriculture Canada, à Sainte-Foy.Outre sa grande productivité, la Nova se distingue par son poids spécifique supérieur et sa Variété à haute productivité, la Manie a une tige rigide plus courte que toutes les autres variétés recommandées.Elle présente une tolérance moyenne au BYDV et se distingue par l'excellent poids de ses grains, son faible pourcentage de balle et sa bonne résistance à l'égrenage spontané.Mise au point à la Station de recherche dAgriculture Canada, à Sainte-Foy.Cette avoine de taille moyenne offre une excellente productivité surpassant à ce chapitre la plupart des autres variétés.Elle est comparable à la Manie en termes de poids au boisseau, mais elle arrive à maturité deux jours plus tôt.Mise au point au Collège MacDonald.Commandez l'une de ces variétés certifiées SeCan sans plus attendre! Communiquez avec un membre de SeCan ou consultez les reommandations gouvernementales pour obtenir les cotes de productivité particulières à votre région.L'Association SeCan Partenaires dans la recherche de meilleures récoltes 512 - 885 Meadowlands Dr., Ottawa, K2C 3N2 Économie Une taxe contestée Avec la T.P.S.les agriculteurs auront intérêt à ce que la définition d'aliments de base soit aussi large que possible.par Robert Saint-Louis Le projet de loi instituant une taxe sur les produits et les services (T.P.S.) modifie radicalement le contexte fiscal de tous les contribuables canadiens.Cette idée consiste à remplacer l'actuelle taxe sur les ventes des fabricants (dont 60 % des entrées fiscales de 18 milliards proviennent présentement de six produits manufacturés seulement) par une autre taxe beaucoup plus large dans l'étendue de sa couverture.Cette taxe grève, en effet, la valeur ajoutée de presque tous les biens et les services produits et consommés par les Canadiens.Il est très évident qu'une telle proposition ne pourra jamais être populaire, ni en ce moment ni plus tard, même si on nous répète que c'est la meilleure façon de nous soutirer ce dont l'État fédéral a «vraiment» besoin.Bien sûr, le ministre Michael Wilson ne fait pas une telle proposition de gaieté de coeur mais bien plutôt parce que, bon an mal an, il manque de recettes pour payer les comptes de ses collègues ministres de l'État fédéral et ses engagements vis-à-vis les provinces.Cette idée paraît très simple en principe, mais pourrait s'avérer très complexe en pratique.Ce qui intéresse le plus le milieu agro-alimentaire, c'est de savoir quelles en seront les conséquences dans ce secteur.Exclusion de l'aliment de base comme objet de la T.P.S.Il semble bien que les aliments dits «de base» ne seront pas assujettis à la T.P.S.Mais qu'est-ce qu'un aliment de base?En simplifiant au maximum, on pourrait dire que seraient exclus de la T.P.S.tous les aliments achetés par les consommateurs canadiens pour préparer eux-mêmes à la maison leurs repas.Si on prend l'année 1988 comme point de référence, la facture totale que les consommateurs canadiens ont payée pour ces aliments de base fut de 39,8 milliards de dollars (voir tableau I).Il ne s'agit pas là de la valeur des Robert Saint-Louis est professeur au Département d'économie rurale de l'Université Laval.Les aliments achetés pour préparer les repas à la maison seraient exclus de la T.P.S.produits agricoles bruts et des produits de la pêche qui entrent dans le coût au détail de ces aliments.En fait, la part des recettes agricoles et des recettes des pêcheurs dans ces ventes d'aliments dits de base est d'au plus 20 %, c'est-à-dire qu'elle équivaut à environ huit milliards de dollars.Les recettes totales touchées par les agriculteurs et agricultrices, en 1988, sont de l'ordre de 21,9 milliards de dollars.On pourrait donc déduire que la différence entre ces recettes et le huit milliards initial, soit 13,9 milliards de dollars, regroupe grosso modo tous les autres produits et services; c'est-à-dire ceux que l'agriculture canadienne et que le secteur canadien des pêcheries fournissent à l'économie et aux pays étrangers.Cela comprend des choses aussi diverses que les produits agricoles «non alimentaires» (fleurs, tabac, bois, etc.), les produits agricoles exportés sous forme brute, les recettes perçues par l'agriculteur des vacanciers «urbains» sur la ferme.On y retrouve bien sûr les produits agricoles qui sont contenus dans les aliments offerts aux Canadiens par l'industrie de la restauration et par des institutions publiques ou privées.Cela comprend aussi les produits que les agriculteurs se vendent entre eux à titre d'intrants agricoles, comme les céréales fourragères incorporées dans les moulées pour animaux de ferme.Ces intrants agricoles ne seraient pas taxés.Il est assez facile d'illustrer le principe de taxation qui est à la base de la T.P.S., à savoir la taxe sur la valeur ajoutée.Prenons l'exemple d'une douzaine de roses et calculons combien de taxes seront perçues par le gouvernement fédéral chez l'horticulteur, le grossiste en fleurs et le fleuriste, sur chaque douzaine de roses vendues (voir tableau II).La différence fondamentale entre la T.P.S.et le système actuel c'est que l'actuelle taxe sur les roses (9 %) est ex-clusivementperçue chez le fleuriste alors qu'avec la T.P.S.chaque niveau de la filière sera taxé en fonction de la valeur Le Bulletin des agriculteurs /mars 1990 39 que son activité propre «ajoute» à la douzaine de roses.Et l'horticulteur qui a cultivé les roses hérite d'un nouveau rôle pas très romantique, celui de percepteur de taxes pour l'État.Mais il s'avère difficile de déterminer, par exemple, si la T.P.S.affectera significativement le revenu net des agriculteurs canadiens, par voie de conséquences indirectes, c'est-à-dire par son impact sur la consommation des produits d'origine agricole mais non exemptés de la T.P.S.Les agriculteurs et les pêcheurs devront être très vigilants.Ils auront intérêt à ce que la définition «d'aliments de base» soit aussi large que possible.En fait, le ministre Wilson risque de passer à l'histoire si son projet original est accepté à la Chambre des Communes.Il faut souligner, à sa décharge, qu'il aurait ainsi scellé, au vu et au su de tous ses collègues ministres, l'espèce de statut économique et social spécial que l'économie canadienne a toujours accepté d'accorder aux aliments, et donc aux matières premières et aux produits de la pêche.On peut ajouter qu'il continue de faire face à de fortes résistances pour préserver ce statut spécial aux aliments de base dans la T.P.S.Pas d'exclusion des ménages agricoles Les agriculteurs sont aussi des consommateurs à part entière.Donc, si la T.P.S.fait monter le coût de la vie de tous les Canadiens durant les premières années de son implantation, les ménages agricoles seraient sûrement touchés parce qu'ils consomment eux aussi des'pro-duits et des services qui seront taxés.Cependant, le système fiscal de laT.P.S., tel que le propose le ministre Wilson dans sa version originale, adoucirait les effets de cette taxe pour les moins nantis en offrant des crédits fiscaux appropriés aux personnes à faible revenu.Sans entrer vraiment dans les détails, on peut donc prévoir que beaucoup de Tableau I Dépenses personnelles en biens et services de consommation Ensemble du Canada 1988 (en milliards de dollards) A.Biens durables 54,7$ B.Biens semi-durables 35,6$ C.Biens non durables 95,0$ • aliments préparés à la maison 39,8$ • autres biens non durables 55,2$ O.Services 165,0$ • repas pris à l'extérieur 23,1 $ • autres services 141,9$ Dépenses personnelles totales 350,3$ Source: Statistique Canada, Comptes nationaux des revenus et des dépenses, N° 13-001 au catalogue, publication trimestrielle.familles agricoles seront placées devant la réalité de justifier leurs crédits fiscaux sous l'empire de la T.P.S.Cette tâche demeure complexe quand le ménage agricole et l'exploitation agricole sont intimement liés, particulièrement sur la ferme dite familiale.Les agriculteurs doivent donc s'attendre à ce que l'arrivée de la T.P.S.contribue à mettre encore plus qu'avant l'exploitation agricole et les ménages agricoles sous la loupe du fisc fédéral et provincial.Donc, beaucoup de boulot en perspective pour les spécialistes du conseil fiscal en agriculture.Il se pourrait même que chaque individu qui est une source de revenu dans un ménage agricole trouve intérêt à séparer complètement sa situation fiscale individuelle de celle de l'exploitation agricole elle-même, pour tirer le maximum d'avantages des crédits fiscaux alloués.Les ménages agricoles devraient aussi rester vigilants par rapport à tous ces aspects de la T.P.S.Et comme tous les autres contribuables canadiens, on ne peut empêcher les agriculteurs et les agricultrices de se dire : «Qu'est-ce que ça va me coûter de plus ou m'apporter de plus à moi, tout compte fait?» Personne ne peut vraiment répondre clairement car les détails ne sont pas encore établis de manière définitive.¦ Tableau II La T.P.S.[7%) appliquée à la culture et au commerce des roses: exemple fictif Achat de la Prix de vente Taxe Prix de vente Crédit de Taxe matière première avant taxe 7% après taxe TPS nette 1,00$ par douzaine de roses Horticulteur sans incidence 10,00 0,70 10,70 sans incidence 0,70 Grossiste (fleurs) 10,70 15,00 1,05 16,55 0,70 0,35 Fleuriste(détail) 16,55 40,00 2,80 42,80 1,05 1,75 Taxe totale perçue par le gouvernement fédéral (T.P.S.) par douzaine de roses 2,80$ Prix de vente final payé par le consommateur 42,80$ (40,00$ + 7%) LES PRODUITS NEW HOLLAND SONT OFFERTS CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS: Aima Équipements JMAR, Inc.Black Lake G.Guillemette, Inc.Cap Santé R.P.M.Tech., Inc.Caplan M J Brière, Inc.Chicoutimi Gobeil Équipement Limitée Dalhousie Sta Fernand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard, Inc.Granby Aubin & St Pierre.Inc.Huntingdon Les Équipements Bonenberg, Inc, Iberville Guillet & Robert.Inc.Lachute B.Lussier, Inc.Lennoxville Équipement B.Morin, Inc.Maskinongé Équipement G.Gagnon, Inc.Montmagny Équipement Bolduc, Inc.Napierville S C A Ou Sud de Montréal Pike River Guillet & Robert, Inc.Pointe au Père Garage Daniel Lévesque, Inc.Rivière-du-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy, Inc.St-Célestin C.Lafond & Fils, Inc.St-Eustache Garage Bigras Tracteur, Inc.St-Gervais FRS Goulet et Fils, Inc.St-Guillaume Machinerie St.Guillaume St-Hyacinthe Aubin & St Pierre, Inc.St-Jacques Les Équipements Bruno Roy, Inc.St-Louis-Degonz Les Équipements St Pierre, Inc.St-Narcisse Trudel & Piché (AG).Inc.St-Rémi Garage J.L.LeFrançois, Inc.St-Thomas Joli Raymond LaSalle, Inc.St-Victor Les Équipements Ag L.Boucher, Inc.Sle-Foy Les Équipements Manutech, Inc.Ste-Hénédine J.Dubreuil & Fils Limitée Varennes Équipements Inotrac, Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page, Inc.Wotton Équipements Proulx & Raiche, Inc.FORD l\EW HOLLAND 40 Le Bulletin des agriculteurs /mars 1990 DISCBINE : Pas d'engorgement, séchage rapide dans les récoltes difficiles.Même dans les conditions les plus difficiles, la faucheuse-conditionneuse à disques Discbine® modèle 411 accomplit le travail rapidement.Six disques font une coupe de 10 pieds—' fauchent facilement les récoltes couchées et emmêlées, touffues et mouillées.Performance exceptionnelle! 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Le pick-up ordinaire ne suffit plus à la tâche.Les temps ont changé.Les camions aussi.Voilà pourquoi les pick-up Chevrolet et GMC représentent pour plusieurs raisons le meilleur choix sur terre.agricole ou d'élevage.Voici quelques-unes des caractéristiques qui rendent les camions GM fidèles comme vous aimez: • V6 Vortec de 4,3 L et 160 ch—la plus grande puissance standard offerte pour un grand pick-up • Compartiment moteur non encombré facilitant et accélérant les travaux d'entretien courant • Système d'injection de carburant dans le corps d'admission, fiable et efficace • Boîte manuelle 4 vitesses à forte démultiplication en basse vitesse, standard pour les modèles d'une tonne et livrable pour la plupart des modèles d'une demi-tonne et de trois quarts de tonne; boîte manuelle 5 vitesses à surmultipliée, standard pour les modèles d'une demi- tonne; boîtes automatiques à 3 rapports ou à 4 rapports avec surmultipliée, livrables; système Insta-Trac, standard pour tous les modèles 4x4 • Trois V8 et deux moteurs diesel, également livrables • PNBV s'échelonnant de 2 540 kg (5 600 lb) à 4 536 kg (10 000 lb) • Avec l'équipement approprié, capacité de traction de remorque pouvant atteindre 6 075 kg (13 5001b) «Garantie GM TotalMC couvrant maintenant les pneus* • Traitements anticorrosion les plus complets jamais offerts par GM • Caractéristiques de sécurité incluant feux de jour • Freins antiblocage assortis au PNBV De plus, les pick-up GM sont confortables de bien des façons.Le roulement est étonnamment doux et ce, que le véhicule soit chargé ou non.La cabine est particulièrement spacieuse et offre un roulement des plus silencieux.Le volant et les pédales sont placés pour que des conducteurs de taille différente soient confortables.Les larges portes et le plancher bas facilitent l'entrée et la sortie.La visibilité est exceptionnelle grâce aux grandes glaces qui sont toutes teintées.Oui, nous disons que nous fabriquons un meilleur grand pick-up.les données et les caractéristiques appuient nos dires.Pour obtenir un catalogue de camions GM ou des renseignements sur la Location PlusMC, téléphonez au 1800 465-3273.ÎTOTÂT GARANTIE DE 3 A N S / 80 000 KM 'Voir le concessionnaire pour les détails.FIDELES COMME J'AIME! Formation agricole L'agriculture de l'avenir, en France En 1997, tous les jeunes qui s'installeront en agriculture devront détenir un brevet de technicien agricole.Par Anne-Marie Judéaux Europe 1993, le grand marché unique européen est la perspective à laquelle se préparent tous les secteurs économiques des douze pays partenaires.Les agriculteurs ont une bonne longueur d'avance : l'Europe agricole et la politique commune agricole n'ont-elles pas sonné les trente ans?Enfin la politique agricole ne sera plus la seule politique commune! Mais, en agriculture aussi, on affûte ses armes, on se prépare à être les meilleurs.La France, premier pays agricole de la communauté, mise tout particulièrement sur les ressources de ses hommes et de ses femmes.«Allo Marie-Hélène?Je n'ai pas eu de nouvelles de toi depuis le stage de l'an dernier! Es-tu installée?» Jacques a connu Marie-Hélène au stage préparatoire à l'installation, organisé pour les jeunes agriculteurs qui ont un projet en agriculture.Lors de ce stage (5 à 8 journées), ils ont approfondi leur projet, ils en ont éprouvé la validité, et l'ont peut-être révisé.Ce fut aussi l'occasion de rencontrer techniciens, conseillers, agriculteurs responsables des organisations professionnelles avec lesquelles ils devront entrer en relation.Gratuit mais non rémunéré, ce stage est une initiative du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJ A).Il est devenu obligatoire pour tout jeune agriculteur qui sollicite les aides de l'Etat pour son installation : prêts bonifiés à 4 %, dotation pour jeunes agriculteurs et toute subvention d'origine publique.S'engager dans une installation où l'on doit investir 150 000 ou 200 000 dollars, cela mérite bien quelques jours pour y réfléchir! Il arrive qu'après ces journées, des jeunes renoncent à leur projet, ou prennent un délai de réflexion supplémentaire.«Vraiment, dit Marie-Hélène, dans ce stage, on ne nous cache rien des réalités du métier! Mais il le faut, car il y en a qui rêvent.Certains veulent s'installer contre vents et marées, et ce Anne-Marie Judéaux est directrice du Service de la formation à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, en France.Le stage obligatoire d'une semaine permet au projet d'établissement.n'est pas là le langage qu'ils veulent entendre.Ils se disent qu'ils se serreront la ceinture, sans se rendre compte qu'avec un projet qui ne tient pas la route, ils se mettent en situation de faillite dès le départ.» Oui, Marie-Hélène est installée depuis septembre.Elle a repris 21 hectares en location avec un quota de 82 000 litres de lait.Pas suffisant, ce quota.Alors, elle complète avec des pensions de chevaux de course, activité dans la grande tradition normande.La réforme Elle avait préparé son coup de longue date.Elle a d'abord travaillé quelques années comme lad dans des haras et chez des entraîneurs.Quand elle rencontre Alain, éleveur laitier dans la Manche, elle décide de s'installer aussi et trouve cette terre à trois kilomètres de la ferme de celui-ci.Mais il lui faudra faire preuve de capacité professionnelle pour demander prêts et subvention.Cette capacité professionnelle est la définition d'un niveau de formation qui garantit une jeune d'approfondir et même de réviser son compétence minimum pour exercer le métier d'agriculteur.Cette définition a évolué avec les années.On a d'abord admis cinq années d'expérience professionnelle (le plus souvent comme aide familial à la ferme des parents), complété par un stage rémunéré de 200 heures, en continu ou étalé sur un hiver.Puis ce niveau a été hissé à l'obtention d'un diplôme scolaire : le BEPA (Brevet d'études professionnelles agricoles), obtenu après 10 ans de scolarité, ou pour ceux qui ont quitté l'école sans avoir obtenu ce diplôme, le BPA (Brevet professionnel agricole).Le BPA est un stage rémunéré de 800 heures décomposé en trois certificats : l'un de comptabilité gestion commun à tous les BPA, les deux autres offrant le choix des techniques agricoles.C'est cette formule qu'a adoptée Marie-Hélène.Titulaire d'un diplôme de fin d'études secondaires (baccalauréat), elle n'avait aucune formation agricole.Elle s'est inscrite au BPA, option agriculture — élevage équin.Cette option n'est proposée que dans Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 43 trois centres en France.Il y avait donc des jeunes qui venaient de Bretagne, d'Anjou, de Picardie ou de plus loin encore.La rémunération mensuelle de 600 dollars était vite avalée par les frais de séjour et de déplacement! Mais avant de faire le stage installation, il faut pouvoir justifier sacapacité professionnelle, alors elle dut persévérer.Jacques", lui, avait suivi au lycée agricole des études secondaires et obtenu le Brevet de technicien agricole (BTA) option jardins — espaces verts.Il a décidé de développer la pépinière de l'exploitation paternelle.Jacques est aujourd'hui au niveau de formation qui deviendra d'ici 1997 le minimum requis pour l'installation.Si les agriculteurs français veulent arriver au niveau de performance de leurs homologues du nord de l'Europe, il leur faut devenir excellents techniciens.Donc pour tous, BTA au minimum.Cette mesure s'inscrit dans un objectif d'ensemble que s'est donné la France : amener 80 % des jeunes au niveau du baccalauréat (fin d'études secondaires) d'ici l'an 2000.Objectif qu'a fait sien l'ensemble de la profession agricole et le minitère de l'Agriculture.L'enseignement agricole, rattaché au ministère de l'Agriculture, et non à l'Éducation nationale, engage des réformes hardies pour hisser le niveau de formation et préparer les jeunes à vivre dans un monde aux frontières élargies : plus de culture générale, apprentissage des langues étrangères, réforme des modalités d'examen et d'évaluation, prise en considération des spécificités régionales et des évolutions professionnelles dans les programmes.Dès lors, s'ouvrent des classes avec options nouvelles : Tourisme en milieu rural, Distribution et commercialisation des produits agricoles, Aquaculture, Environnement.Un vent de changements dans l'enseignement agricole mobilise les enseignants et les organisations professionnelles.Le rapport qu'a remis Henri Jouve, le président du Centre national des jeunes agriculteurs, au ministre de F Agriculture sur l'avenir de l'enseignement agricole porte un titre qui résume l'esprit de ce qui est entrepris: «Le pari de l'intelligence».En 1988, un jeune agriculteur sur cinq bénéficiaires des aides à l'installation a le niveau BPA : voyez le chemin à faire! Quelle que soit la qualité de l'enseignement dispensé et le diplôme obtenu, certaines aptitudes ne se développent pas à l'école.Aussi les organisa- tions agricoles ont proposé au Ministre d'inscrire, pour l'obtention de la capacité professionnelle, un stage de six mois hors de l'exploitation des parents; de préférence dans une autre région, voire à l'étranger.Aussi, à partir de 1992, la capacité professionnelle se définira selon trois critères : un niveau de formation, une expérience professionnelle et un projet économique.Reste la mise en oeuvre! «Jeune agriculteur français recherche stage six mois chez éleveur bovin au Québec.S'adresser à.«Considérant que bon an mal an 10 000 jeunes s'installent en France, ça fait quelques maîtres de stages à trouver.Et quel sera le statut de ces stagiaires?Quelles modalités de rémunération?Autant de questions que des expérimentations en cours tentent de cerner.Une formation continue La formation profesionnelle n 'est pas en reste.Prenons l'exemple de Jacques: «Moi?Eh bien, figure-toi que mes plants de pommiers à cidre arrivent la semaine prochaine.Le Centre de formation du Calvados m'a proposé de faire le certificat de spécialisation.J'ai tout de même hésité, parce que je dois aller là-bas une semaine par mois, durant tout l'hiver!» Les agricultrices et agriculteurs peuvent 44 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 bénéficier, tout au long de leur vie active, de formations de durée variable : des formations longues comme les certificats de spécialisation (120 h) sur les questions techniques les plus diverses, ces BPA de 800 heures pour la capacité professionnelle.Elles sont généralement assurées par des centres de formation rattachés à l'enseignement agricole.Les conseils régionaux sont chargés, depuis la décentralisation de l'État français, de répartir les enveloppes de financement de la Formation professionnelle : pour les formations agricoles de plus de 120 heures., et pour les formations des autres secteurs d'activité ! Le poids économique de l'agriculture influence la répartition politique des crédits.Les agriculteurs des régions industrielles sont de ce point de vue défavorisés parrapportàd'autres.Les rémunérations versées aux agriculteurs, comme il en est versé aux salariés en formation, sont minimes, quand elles ne sont pas remises en question! Bref, face au pouvoir politique les porte-parole des agriculteurs ont intérêt à se serrer les coudes.Les formations de moins de 120 heures relèvent de la profession elle-même.Un financement par les taxes sur les produits agricoles, décidé en 1974, alimente le FAFEA (Fond d'assurance formation des exploitants agricoles, conjoints et aides familiaux).Cette cagnotte, gérée par la profession, permet à tout groupe professionnel de proposer les stages les plus proches possible des préoccupations et des projets des agriculteurs : le syndicat local, le groupement de développement agricole, la section ovine de la coopérative, le groupement des producteurs de porcs, la commission des agricultrices, le centre de gestion, etc.Tous peuvent recevoir une aide financière pour leurs actions de formation.«Marie-Hélène, tu te souviens de Gilles?Figure-toi que je l'ai croisé l'autre jour à la Maison du Paysan.Il m'a présenté son futur associé.Ils étaient à une session de formation qu'a montée la Commission agriculture de groupe.Avant de faire une société, on propose aux futurs associés d'étudier tous les détails juridiques, fiscaux, financiers de chaque type de société et aussi de parler de l'organisation du travail, des décisions, du partage des tâches, des relations entre eux quoi! Ça leur permet de voir des questions auxquelles ils n'ont pas pensé.» Constitution d'une société, décision d'investissement, changement de production, changement de régime fiscal, les situations de changement personnel ou professionnel sont les moments les plus propices à la formation.Les stages sont un moyen qui prépare à faire ces changements au mieux, car «un homme averti en vaut deux.».L'accessibilité Les agricultrices, les salariés des exploitations agricoles, les responsables professionnels bénéficient aussi de programmes et de financements spécifiques.L'offre de formation pour les agriculteurs est abondante.Cependant, elle est parfois dispersée quand il n'y a pas une politique de formation qui détermine les priorités, coordonne moyens et actions.Des efforts sont entrepris sur la qualité pédagogique à travers la formation des animateurs et techniciens chargés de la mise en oeuvre des stages.Des services de remplacement offrent, aux agriculteurs désireux de se former, un moyen de se libérer; un agent de remplacement vient assurer le travail quotidien en leur absence, pour un coût de 20 à 65 dollars par journée selon les départements.Les stages, s'ils ne sont pas rémunérés, coûtent une somme généralement modique vu les circuits de financement mis en place.¦ Quand vous labourez vos champs, vous voulez des pneus performants.General Tire offre des pneus agricoles qui se frayent un chemin dans les champs et qui travaillent aussi dur que vous.Le pneu General Farm Grip donne une traction supérieure.Son secret c'est la façon spéciale dont il est conçu.Ce pneu à rainures profondes possède une empreinte large qui assure une meilleure portance et qui tasse moins le soL Grâce à son adhérence qui réduit le dérapage, il permet de se déplacer plus facilement sur les sols mous ou les terrains détrempés.Le pneu Farm Grip transmet efficacement la puissance de votre véhicule au sol.Cette meilleure traction augmente la productivité et améliore l'économie de carburant Les pneus General.Plus de 70 années d'expérience sur le terrain, à votre service.EENERALTIRE Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 45 À SAINT-DENIS, QUÉBEC IL FAUT UN VTT POUR POUVOIR TRAVAILLER DU LEVER AU COUCHER DU SOLEIL "Ma famille cultive cette terre depuis près d'un siècle.Mon grand-père l'a léguée à mon père et mes deux frères et moi en avons hérité de mon père."Nous sommes propriétaires de mille acres et nous avons dix-neuf produits Honda pour nous aider à travailler.Nos VTT sont probablement notre équipement le plus important.Le mien est un TRX 350 4X4.Il est plus facile à utiliser qu'un tracteur.Il peut rouler là où aucun camion ne pourrait se rendre et il est beaucoup plus efficace qu'un cheval pour rassembler les vaches."Nous avons une cabane à sucre à l'autre bout du terrain.Dans ce coin-là, les arbres sont aussi tassés que la neige est épaisse Mais le VTT arrive quand même à s'y faufiler comme un lièvre."Le printemps dernier, il fallait qu'on transporte une pile de seaux jusqu'à la cabane.Nous les avons empilés sur un vieux traîneau qu'on a ensuite attelé au Honda.D'habitude ce traîneau-là est tiré par deux gros chevaux.Nous ne savions pas si le VTT pourrait le remorquer, surtout dans une neige aussi épaisse II nous a surpris.Il a remorqué le traîneau jusqu'à la cabane à sucre sans aucune difficulté."La terre est si grande qu'il faut qu'on puisse se déplacer facilement à tout moment.J'ai essayé des VTT d'autres marques, mais ils ne se comparent pas à un Honda.Et ça m'étonnerait qu'ils arrivent iarnaic à l,o faW /> JT u c c ^ rs -u Honda offre une gamme complète de Jdllldlb d le ldlIC.Armand Leboeuf, Saint-Denis.Quebec.pp VTT d'une puissance allant de 200 ce à 350 ce.â 2 et à 4 roues motrices.Rhonda Je pars avec toi.Pour le concessionnaire le plus près, composez le 1-800-263-2866. Forêt privée Un répulsif systémique de brouteurs Il semble qu'une seule application pourrait protéger les semis en plantations forestières pendant au moins cinq ans.par Robert Jobidon Les plantations forestières réalisées au Québec, tant avec des espèces conifériennes que décidues, requièrent un certain niveau de protection et d'entretien.La majorité de ces plantations demandent, d'abord et avant tout, qu'on les entretienne; il faut les débarrasser des espèces qui entrent en compétition indue avec les semis reboisés.Un nombre beaucoup plus restreint de plantations font face à une autre menace : les brouteurs.Que ce soit le cheveuil, l'orignal ou encore le lièvre, ces animaux herbivores broutent parfois la flèche terminale ou la pousse annuelle des semis.Chez les conifères, le cèdre, le pin blanc, l'épinette blanche et le sapin baumier sont appréciés de ces animaux, et la majorité des feuillus plantés sont exposés au broutage.Les dommages ainsi causés aux plantations peuvent être mineurs ou de grande importance, au point de compromettre la survie d'un nombre appréciable de semis.Les plantations les plus à risque exigent donc qu'on les protège, au moins durant les premières années de croissance.De cette manière, les semis pourront atteindre une taille qui les soustrait au broutage.Le Service de l'amélioration des arbres du ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec pourrait bien avoir trouvé la solution idéale.Il effectue, depuis un peu plus d'un an, une recherche sur l'efficacité d'un répulsif systémique de brouteurs: le sélénium.Le sélénium utilisé est «enrobé» de manière à assurer une lente dissolution dans le sol et partant, un effet à long terme.Placé dans une enveloppe biodégradable près du système racinaire du semis, le sélénium est lentement absorbé par celui-ci, au même titre que d'autres éléments minéraux (par exemple le calcium, le magnésium, le phosphore, etc.).Toutefois, la comparaison s'arrête là.En effet, une fois absorbé, le sélénium est légèrement transformé dans le feuillage puis il est volatilisé (ce qui, Robert Jobidon, ing.f.Ph.D., est chercheur scientifique au Service de l'amélioration des arbres du M.E.R.Une enveloppe biodégradable, renfermant du du système racinaire du semis à protéger.bien entendu, n'arrive pas aux autres éléments minéraux).C'est alors que le semis dégage une odeur désagréable pour les brouteurs qui, nous l'espérons, éviteront ainsi de visiter ces semis.Les résultats obtenus jusqu'à maintenant, tant avec des conifères que des feuillus, sont très encourageants; il semble qu'une seule application pourrait protéger les semis pendant au moins cinq ans.soit le temps nécessaire pour soustraire les semis au broutage sévère.Recherche Ces recherches n'en sont évidemment qu'à leur début et plusieurs questions restent en suspens.Mais peut-être serons-nous à même de suggérer dans quelque temps une nouvelle technique de protection des conifères et feuillus en plantations contre les effets souvent néfastes des brouteurs.La protection mécanique et les répulsifs chimiques sont des systèmes utilisés normalement.Cependant, ils comportent des lacunes importantes.La plantation forestière susceptible d'être broutée peut être entièrement clôturée.On évite sélénium, est enfouie dans le sol, à proximité ainsi que les grands herbivores (chevreuil ou orignal) ne viennent se repaître des jeunes semis qui s'y trouvent.Une telle protection n'est cependant pas efficace à l'endroit de petits brouteurs comme le lièvre.Dans ce dernier cas, il est suggéré de protéger individuellement chaque semis de la plantation par un grillage ou un filet de nylon.Les techniques mécaniques, largement utilisées en Europe (France.Suisse, Autriche, Allemagne), ne sont pas très en vogue chez nous à cause de leur coût très élevé à la pose et à l'entretien.Par ailleurs, ces protections nuisent le plus souvent à la croissance de sorte que le bénéfice devient mitigé.D'autre part, il existe, sur le marché commercial, des répulsifs chimiques de brouteurs.Ceux-ci sont vaporisés sur le feuillage du semis à protéger.Généralement, les résultats sont intéressants, mais cette approche a ses limites.La protection ne dure qu'un temps limité, en général de six à huit semaines.Le feuillage qui se développe après le traitement n'est pas protégé.Il devient nécessaire de répéter l'opération.¦ Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 47 LA MARGE DE CRÉDIT AGRICOLE DESJARDINS entreprise agricole bien gérée a tout intérêt à choisir la bonne marge de crédit.Votre caisse Desjardins vous offre une marge de crédit souple et facile à utiliser, à un coût défiant toute concurrence.Avec des avances et des remboursements qui s'effectuent automatiquement, elle comble vraiment vos besoins.Un appel ou une visite à votre caisse Desjardins, et on répondra à toutes vos questions sur cet outil de gestion indispensable.VOUS ET DESJARDINS, UNE ASSOCIATION PRODUCTIVE La caisse populaire Des jardins Machinerie Trouver chaussure à son pied Le choix des pneus repose sur des critères aussi importants que l'adhérence, la motricité, la longévité, le respect des sols, et le confort du conducteur.par Simon-M.Guertin On choisit rarement un tracteur en fonction de ses pneus.Le véhicule est habituellement livré avec plus ou moins d'accessoires et chaussé de pneus qui répondent à l'ensemble des besoins.Parfois même, pour affronter la concurrence et diminuer ses prix, un fabricant peut être tenté d'équiper ses tracteurs des pneus les moins chers.Le pneu joue pourtant un rôle très important; en plus de servir à la traction, il doit supporter la charge.On lui en impose beaucoup et souvent 1 ' utilisateur le réalise seulement lorsque déchirements et arrachements se produisent ou qu'une usure trop rapide apparaît.C'est un fait, les pneus coûtent cher et le fabricant comme l'utilisateur essaient d'économiser sur ce point.On accuse souvent le tracteur et les autres machines agricoles d'être trop lourds pour nos sols.Ils produiront inévitablement du tassement.Mais il faut faire attention.Cela dépend des sols et de leur humidité.En sol sec, ce n'est pas grave et les précautions sont peut-être inutiles.En sol très humide, il y a déplacement des éléments sans tassement.Les sols les plus délicats sont ceux qui vont de frais à humides, ceux sur lesquels nous repassons le plus souvent au moment des travaux.Choix d'un pneu Fort heureusement, il est possible de résoudre partiellement ce problème en choisissant des pneus de bonne dimension et en réglant la pression de gonflage.Pour une même charge, un pneu étroit a une surface de contact deux à trois fois plus faible qu'un pneu classique.Il est généralement admis que, mis à part la rigidité du pneu qui pertube légèrement les choses, la pression exercée sur le sol est voisine, sinon égale, à la pression de gonflage.Cela s'entend pour la moyenne de la surface, car sous la barrette, cette pression est plus importante.Ces raisons nous engagent donc à rechercher des pneus acceptant des pressions aussi faibles que possible, autour de 15 livres par pouce carré par exemple.Il ne faut cependant pas sous-es- Le choix du bon pneu se fait en fonction du travail à effectuer et de la machine à chausser.timer la charge que devra supporter le pneu, cause de détérioration.En outre, si on désire jumeler pour certains travaux, il ne faut pas perdre de vue que cela se fait avec des pneus identiques et que la pression de gonflage doit alors être abaissée à 10 ou 12 livres par pouce carré.Sans cela, sous la même charge, les pneus étant doublés, ils s'écraseraient moins, le contact au sol diminuerait et les pressions resteraient élevées.Les tonnes à lisier ont toujours posé de gros problèmes.Depuis quelques années, des progrès ont été accomplis grâce aux pneus de grandes dimensions qui acceptent les charges sous des pressions limitées.On en est plus aux 100 livres par pouce carré des pneus de camions.Toutefois, les conditions dans lesquelles le sol doit les supporter viennent souvent annuler les progrès réalisés.Au printemps et à l'automne, les sols sont particulièrement vulnérables.Lorsqu'on réunit pression de gonflage, rigidité de carcasse et humidité du sol, on a tous les ingrédients nécessaires pour favoriser les accidents de structure.Pour les éviter, il serait souhaitable de circuler sur un sol gelé, mais il est interdit d'épandre à ce moment.Les ventes de tracteurs neufs à quatre roues motrices sont toujours en progression.Plusieurs fabricants proposent maintenant des pneus spécialement conçus pour les ponts avant moteurs.Dans ce cas, l'acheteur doit choisir le bon pneu.En premier lieu pensez au confort et à l'adhérence; il n'est pas avantageux de choisir un pneu d'une Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 49 Charge maximum admissible par pneu Montage en simple Montage en Jumelage pression livres par pouce carré pression livres par pouce carré Dimension Plis 14 16 18 20 22 24 26 9 12 15 17 20 11.2-24 4 1600 1740 1860(4) 11,2-28 4 1710 1850 1980(4) 12,4-24 4,6,8 1920 2080(4) 2230 2370 2510 2640(6) 2760 12,4-28 4 2050 2220 13,6-24 " 4 2270(4) 13,6-28 4,6 2420(4) 2620 2810 2980 3160(6) 13,6-38 4,6 2810(4) 3040 3250 3460 3660(6) -1980 2380 2770 3080 3410 13,9-36 6 2730 2960 3170 3370 14,9-24 6 2700 2920 3130 3330(6) 14,9-26 6,8 2790 3020 3230 3440(6) 3640 3830 4010(8) 14,9-28 6 2880 3120 3340 3550(6) 14,9-30 6 2980 3220 3450 3670(6) 15,5-38 6,8 3160 3410 3660 3890(6) 4110 4330 4540(8) -2290 2770 3190 3610 4000 16,9-24 6,8 3540 3800(6) 4040 4270 4490(8) 16,9-26 6,8 3660 3920(6) 4170 4410 4640(8) 16,9-28 6,8 3780 4050(6) 43Î0 4560 4790(8) 16,9-30 6 3900 4180(6) -2330 2860 3590 3870 4360 16,9-34 6 4140 4440(6) -2510 3080 3560 4070 4510 16,9-38 6,8 4380 4700(6) 5000 5280 5560(8) -2460 3080 3670 4180 4730 18,4-26 6,8,10 4390(6) 4700 5000(8) 5290 5560 5830(10) 18,4-28 6 4530(6) 18,4-30 6,8,10 4680(6) 5010 5330(8) 5630 5930 6210(10) 18,4-34 6,8,10 4970(6) 5320 5660(8) 5980 6290 6600(10) -2070 2770 3480 4220 4950 18,4-38 8,10,12 5250(6) 5630 5990(8) 6330 6660 6980(10) -3170 3870 4510 5060 5650 20,8-34 8 6010 6440(8) 20,8-38 8,10 6360 6820(8) 7250 7670(10) -3590 4440 5280 6050 6710 Sources: - Yearbook ASAE (American Society of Agricultural Engineering) - Cultivar mars 1988 AGRO-I INDEX ARTISANAT Le Bulletin des agriculteurs/tricots voir pages 68-72 La caisse pop.Desjardins voir page 48 ICI Chipman voir page 4 DeKalb Canada Inc.voir page 10 Office du crédit agricole du Québec voir page 29 Sandoz Agro-Canada, Inc.voir pages 7-70 L'Association SeCan voir page 38 BÂTIMENTS J.Houle & Fils voir page 79 ÉQUIPEMENTS Firestone Canada inc.voir page 74 Général Tire voir pages 44-45 Pioneer Hi-Bred Limitée voir page 80 MACHINERIE SANTÉ ANIMALE CaselH voir pages 17-18-67 Ford New Holland inc.voir pages 24-25-40-41-58-59 John Deere voir page 71 G.Paquette Agriculture inc.voir page 15 Solvay Animal Health, Inc.voir page 63 W.L.Research voir page 35 SERVICES VÉHICULES Centre d'insémination artificielle du Québec inc.voir page 12 Chrysler Canada Ltd voir page 52 Emploi et Immigration Canada voir page 31 General Motors Canada Ltd voir page 42 Goodyear Canada inc.voir page 61 OUTILLAGE Badger Northland Inc.voir page 2 PESTICIDES Ciba-Geigy Canada Ltd / ltée voir pages 13-27-37 Institut de culture physique Weider Ltée voir page 36 SEMENCES Honda Canada inc.Voir page 46 INSTITUTION FINANCIÈRE Polaris Industries Inc.voir page 65 GC.Société crédit agricole voir page 20 Canadian Seed Growers' Association voir page 22 .m un ««mu» uium.»'" M 59 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 J Il faut rechercher des pneus acceptant la pression la plus faible possible.capacité de charge trop importante par rapport aux besoins, car alors, on ne profitera pas de la souplesse de la carcasse.On peut toujours choisir trop gros ou trop petit, mais il est nécessaire de respecter les contraintes imposées par la jante et le sol.Sur le pont avant on peut augmenter la largeur du pneu mais il faut absolument respecter le rapport de ce pont avec celui de l'arrière.A partir des informations techniques du constructeur apparaissant dans le livret d'entretien, il est facile de faire le meilleur choix.Puisque le pont avant est commandé selon un rapport qui est légèrement supérieur à celui de l'arrière, les pneus avant auront tendance à s'user plus rapidement.Par contre, cette différence de rapport de vitesse s'atténuera avec l'usure, pouvant même provoquer un effet de freinage de la part du pont avant.Aussi, est-il préférable de conserver les pneus avant dans une condition égale, sinon supérieure, à celle des pneus arrière.On devrait toujours penser à la capacité de charge autant à l'avant qu'à l'arrière lorsqu'on monte un chargeur à l'avant du tracteur.Il faut s'interroger sur la pression maximale et la charge admissible sur chaque roue.Certains ont tendance à monter les pneus avant des quatre roues motrices en les retournant.Cette pratique est catastrophique pour l'adhérence du pont avant sauf en marche arrière.On améliore la longévité de ces pneus sur route, mais il serait préférable d'utiliser un deux roues motrices pour la circulation routière.Il existe une relation à respecter entre la charge maximale que peut supporter un pneu et sa pression de gonflage.L'association américaine des ingénieurs agricoles (ASAE) a dressé un tableau qui indique ce rapport pour un pneu agricole non jumelé roulant à une vitesse égale ou inférieure à 32 kilomètres à l'heure.Ce tableau présente certaines dimensions de pneus montées en jumelage.Les chiffres apparaissant entre parenthèses précisent le nombre minimum de plis nécessaire pour supporter la charge indiquée.Les valeurs du tableau sont valables pour les tracteurs agricoles et tous les équipements de ferme automoteurs à l'exception de la moissonneuse-batteuse dont les charges peuvent être accrues, car elle se déplace plus lentement.De la même façon, lorsque la vitesse du tracteur ne dépasse pas 16 kilomètres à l'heure, les chiffres apparaissant au tableau peuvent être majorés de 20 % en prenant soin de respecter les recommandations quant aux pressions de gonflage.Habituellement, les pneus équipant les tracteurs respectent ces recommandations, mais les facteurs de sécurité sont souvent minces et entraînent parfois certains dommages au pneu et surtout au sol.À d'autres occasions la dimension des pneus dépasse largement les normes, mais, par habitude, on continue à les gonfler à des pressions trop élevées et encore là, on provoque le tassement du sol.Lors du choix des pneus, il faut s'assurer qu'ils seront en mesure de supporter la charge du tracteur et celle d'un instrument sans se déformer et ce, à des pressions de gonflage variant de 15 à 22 livres par pouce carré.Transmettre au sol la plus faible pression possible, voilà le point le plus important à considérer dans le choix des pneus.¦ Pour mieux vous servir LES REPRÉSENTANTS D'ABONNEMENT Accueillez avec confiance un de nos agents.Vous pouvez exiger qu'il vous montre sa carte d'identification portant sa photo et signée par les autorités du Bulletin des Agriculteurs.Robert Paré Responsable de secteur Marcel Gingras Paul Bourgoin Réjane G.Labrie Le Bulletin des agriculteurs 110 boul.Crémazie ouest Bureau 422 Montréal (QC) H2P 1B9 tél.: (514) 382-4350 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 51 Bon d'accord, vous avez le droit de nous en vouloir.Déjà, dans le passé, on vous compliquait la vie.Vous aviez le choix entre le camion pleine grandeur ou le compact.C'est alors que nous étions arrivés avec le premier pick-up intermédiaire: le Dakota.Avec le temps, vous nous aviez pardonné cet écart de conduite puisque plusieurs LE DAKOTA: UN CAMION ROBUSTE QUI BRISE LES NORMES ! d'entre vous ont trouvé que le Dakota était un excellent choix, fait sur mesure pour vos besoins.Vous pensez qu'on va en rester là?Hé bien non, nous revenons à la charge: voici le Dakota cabine Club! Avec sa nouvelle cabine allongée, le Dakota possède autant d'espace intérieur et d'espace de chargement que la plupart ~ ^ DODGE M DAKOTA des camions pleine grandeur.On s'excuse de vous compliquer la vie à nouveau mais, comme vous le savez, lorsqu'on a une idée en tête, on n'y va pas par quatre chemins.on la réalise! GARANTIE Garantie limitée Détails chez le concessionnaire 7/Œ PRENEZ DE L'AVANCE M£ CHRYSLER PARTICIPEZ AU GRAND CONCOURS Bulletin A MITSUBISHI ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER Le rédacteur en chef du Bulletin, Marc-Alain Soucy, vous invite à compléter la carte-sondage ci-jointe pour avoir une chance de gagner ce magnifique tracteur d'une valeur de 14137 $ .Participez.c'est si facile.Pour devenir admissible à gagner, faites simplement ce qui suit : ¦ remplissez le questionnaire ci-joint (carte-sondage).Vos réponses sont confidentielles et ne servent qu'à des fins statistiques pour mieux orienter le contenu du Bulletin en fonction de vos besoins.¦ prenez soin d'indiquer vos nom, adresse, numéro de téléphone dans l'espace réservé à cet effet.¦ insérez dans une enveloppe, affranchissez et postez le tout dès aujourd'hui.Pour devenir admissible, remplissez et postez votre carte-sondage aujourd'hui même! Comment fonctionne le concours Ce concours s'adresse aux abonnés du Bulletin des agriculteurs.Pour être admissible, la «carte-sondage» doit être dûment complétée, postée et reçue au Bulletin des agriculteurs, 110 bout Crémazie ouest, bureau 422, Montréal, Québec H2P 1B9, avant minuit, le 24 mars 1990.Limite d'une seule carte-réponse par abonné.Les fac-similés ne sont pas acceptés.SONT EXCLUS du concours, les employés du Bulletin des agriculteurs, de Maclean Hunter Ltée, de RVI Limitée et leurs familles immédiates.Le prix La personne gagnante recevra un tracteur Mitsubishi d'une valeur de 14 137 $.Le prix doit être accepté tel quel et comprend les éléments décrits ci-dessous mais ne comprend pas la taxe de vente provinciale (si applicable), les frais d'enregistrement et les assurances.Description 1 tracteur Mitsubishi MT 250 CLR Tracteur de 25 H.P., 3 cylindres refroidis à l'eau 2 roues motrices, prise de force continue, régulateur de profondeur, transmission synchronisée 9 vitesses avant, 3 vitesses arrière 2 vitesses sur prise de force 540 et 1 000 tours, prise à 3 points cat.1, blocage du différentiel, pneus et batterie 2 pneus avant 500-15, modèle TA 25/30F 2 pneus arrière 11-2-24, modèle TA 25R 1 barre de protection A-10396 Durée du concours Le concours débutera le 1" octobre 1989 et se terminera le 24 mars 1990 à 23h59.Le tirage Le tirage aura lieu le 25 mars 1990 à midi au kiosque du Bulletin des agriculteurs (#203) sur le site du Salon International de la machinerie agricole (SIMA), au Stade Olympique de Montréal.La «carte-sondage» gagnante sera choisie au hasard, parmi les cartes dûment complétées reçues pendant la durée du concours.La personne gagnante sera avisée par téléphone et par lettre.Elle pourra prendre possession de son prix chez le concessionnaire Mitsubishi le plus près.Litige Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution du prix pourra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.EN COLLABORATION AVEC LES DISTRIBUTIONS RVI LTÉE I T S U B I S H I CARTE-SONDAGE Ne répondez qu'aux questions qui vous concernent.Note : Ces informations sont confidentielles.Elles servent comme statistiques seulement.1.Quelle est votre principale occupation ?(1) agriculteur (trice) ?(7) cadre d'institution ?(17) col blanc, ?(1) ?(2) ?(3) ?(4) ?(6) financière ?(8) autre travail relié à l'agriculture, précisez : ?(16) professionnel fonctionnaire ?(18) ouvrier spécialisé ?(19) commerçant ?(20) autre, précisez : 2.Dans quelle catégorie d'âge vous situez-vous?(70-01) 25-34 ans ?(02) 35-44 ans ?(03) 45-54 ans ?(04) 55-64 ans ?(05) 65 ans et plus 3.AUX AGRICULTEURS SEULEMENT Quelles sont vos productions?CEREALES CULTIVEES Blé (6) Avoine - Grain (7) Orge - Grain (8) Maïs - Grain (9) Seigle - Grain (10) Autres céréales (11) Maïs - humide (62) FOURRAGES Maïs à ensilage (12) Foin à ensilage (13) Avoine à ensilage (14) Orge à ensilage (15) Foin sec (68) Luzerne (17) Autres fourrages (16) nombre d'acres nombre d'acres AUTRES CULTURES Soya (18) Pommes de terre (19) Cultures maraîchères (21) Terre à bois (22) Érables (nombre d'entailles) (23) Pommes (nombres d'arbres) (24) Fraises, framboises, bleuets (61) Horticulture ornementale (63) Autres (20) nombre d'acres À Culture en serre (pieds carrés) (25) CONCOURS LE BULL PRODUCTIONS ANIMALES COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: nombre de têtes Vaches laitières (26) Vaches de boucherie (27) Bouvillon (1 an et +) (28) Porcs d'engraissement (29) Truies de reproduction (30) Poules pondeuses (31) Poulet de gril (32) Chevaux (34) Moutons (64) Agneaux (65) Chèvres (66) Lapins (67) Autres, précisez: Quelle est la superficie de votre ferme?Nombres d'acres (5) _ Quelle catégorie suivante représente le mieux la valeur de vos ventes brutes annuelles?moins de 2 500$ ?2 500$ à 9 999$ ?10 000$ à 49 999 $ ?50 000 $ à 99 999 $ ?100 000 $ à 149 999 $ ?150 000 $ à 199 999$ ?200 000 $ et plus ETIN-MITSUBISHI ÉQUIPEMENTS COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: nombre Tracteur 2 roues motrices (35) Tracteur 4 roues motrices (36) Camionnette (pick up) (37) Camion (38) Auto (39) Moissonneuse-batteuse (40) Andaineuse (41) Presse (balles rondes) (42) Presse à balles carrées (52) Ensacheuse de balles (53) Fourragère (43) Séchoir à grain (44) Faucheuse-conditionneuse (45) VTT (véhicule tout-terrain) (46) Micro-ordinateur (47) Motoneige (48) Scie à chaîne (50) Trayeuses à seau (54) Trayeuses à lactoduc (55) Distributeur automatique de concentré (56) • ¦ BÂTIMENTS LAITIERS Stabulation entravée (57) Stabulation libre (avec étables à salle de traite) (58) CONCOURS LE BULLETIN-MITSUBISHI DERNIERE CHANCE Notre concours prend fin bientôt.Si vous n'avez pas encore participé, il est encore temps! Venez déposer votre bulletin de participation au stand du Bulletin (# 203) au SIMA (Salon International de la Machine agricole) qui aura lieu au Stade olympique du 22 au 25 mars 1990.Le tracteur y sera en montre jusqu'au tirage qui sera effectué à midi le 25 mars 1990 N'oubliez pas d'inscrire vos nom et adresse.Le Bulletin des agriculteurs 110, boul.Crémazie ouest, #422 Montréal (Québec) H2P1B9 Attention! pour être eligible au concours vous devez remplir et retourner les 4 pages.Nom_ Prénom, Adresse, Ville, village.No téléphone- Code postaL No d'abonné.ou collez votre étiquette d'adresse Profitez de l'occasion pour renouveler votre abonnement au Bulletin: Veuillez prolonger mon abonnement de : ?3 ans 59,95$ (agriculteurs : soustrayez 10$ = 49,95$) ?2 ans 43,95 $ (agriculteurs : soustrayez 8 $ = 35,95 $) ?1 an 23,95$ (agriculteurs : soustrayez 4$ =19,95$) ?Je joins un chèque ou mandat-poste ?Facturez-moi M>IK3 UBOfi Ml CULTURE 90 ATTENTION! PRODUCTEUR(TRICE) DE PORC, DE LAIT OU DE VOLAILLES Payez un seul prix et recevez gratuitement les suppléments du Bulletin des agriculteurs.Pour toute information ou pour vous réabonner par téléphone, appelez sans frais : 1-800-361-3877 Vie rurale «Mon royaume pour une carotte» L'agriculture, on erl mange, mais on ne s'en aperçoit pas toujours.La troupe de Théâtre Parminou fait le lien entre la terre et la table.par Sylvie Bouchard Jean Terrien, agriculteur, recherche la compagne idéale qui partagera sa vie à la ferme.Finira-t-il par rencontrer la jolie célibataire habillée de rouge que lui a prédit la diseuse dé bonne aventure?Peut-il se fier à cette voyante qui lui a aussi annoncé de grosses difficultés avec le libre-échange et le Gatt?Non, il ne s'agit pas d'une agence de rencontre ou d'un jeu de devinettes, Jean Terrien est le personnage principal de «Mon royaume pour une carotte», la dernière création du Théâtre Parminou de Victoriaville.L'action du spectacle se déroule sur le terrain d'une exposition agricole.À travers une vingtaine de personnages caricaturés et une série de situations comiques, la pièce veut jeter un pont entre le citadin et le producteur agricole.Elle veut amener les consommateurs au fait que l'agriculture doit rester québécoise.Car lorsqu'on choisit tel produit plutôt qu'un autre et qu'on s'inquiète de la valeur nutritive de la nourriture ou de la qualité de l'environnement, on touche aux grandes questions agricoles de l'heure.Selon Daniel Jean, chargé du projet, «l'agriculture ne concerne plus que les gens de la campagne et il faut créer de nouvelles alliances basées sur une meilleure compréhension commune».Car, dans l'esprit du consommateur, l'agriculteur est souvent perçu comme celui qui épuise les sols pour augmenter ses profits.D'un autre côté, jusqu'où ce consommateur est-il prêt à payer pour s'assurer de l'alimentation saine et respectueuse de l'environnement qu'il demande?La pièce fait intervenir directement le public.A un moment, les acteurs descendent de la scène pour chercher une compagne à notre producteur.Une autre fois, la salle se transforme en marché public et les spectateurs deviennent des poulets du Québec et des États-Unis.À travers le rire, on cherche à faire sortir les arguments justifiant l'achat de produits québécois par les consommateurs.En fait, le Théâtre Parminou offre un service de traiteur théâtral.Le théâtre Comme dans tous les spectacles du Théâtre Parminou.l'humour mène le bal.sur demande veut lancer des débats entre les spectateurs, autant à F intérieur d ' une réunion, d'un atelier de travail que dans le grand public.Du théâtre sur demande «Mon royaume pour une carotte» a été commandée par les Fédérations des syndicats de gestion et de la relève agricole du Québec.Les deux organismes veulent sensibiliser le plus de gens possible sur les enjeux actuels et l'insécurité du monde agricole.«Nous avons voulu rejoindre de façon spéciale une partie de ceux qui ne peuvent être atteints autrement, explique André Beaudoin, président de la Fédération des syndicats de gestion.Nous espérons ainsi détruire une partie des préjugés qu'on retrouve de part et d'autre de la table.» Car, contrairement aux autres pièces agricoles qui s'adressaient à un public de producteurs, «Mon royaume pour une carotte» s'adresse aussi aux consommateurs.En fait, on s'attend à ce que la pièce attire les deux publics dans une proportion égale.C'est pourquoi on projette de la jouer à Montréal et possi- blement dans un théâtre d'été.Mais créer une pièce commandée exige une recherche particulière.«Il faut d'abord défricher le sujet, explique Réjean Bédard.acteur et metteur en scène.Après avoir lu et épluché journaux, livres et vidéos, on passe à la documentation vivante.» En plus des entrevues, cette étape consiste en des ateliers de travail pouvant mettre en présence une douzaine d'agriculteurs et autres experts du domaine.«Racontez-moi votre pire journée d'agriculteur.», s'entend demander un participant d'atelier.Ou bien on joue à improviser une situation : on divise le groupe des participants en deux, d'un côté, on vend des tomates biologiques, de l'autre, des tomates.ordinaires.Les deux groupes doivent convaincre un consommateur (quelqu'un du théâtre) de choisir ses produits plutôt que ceux d'en face! Le théâtre organise aussi des «panels» confrontant des spécialistes d'opinions différentes.La troupe produit ensuite un canevas «fond-forme», texte préliminaire envoyé à l'organisme commandeur qui en véri- Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 57 fie la pertinence et la crédibilité.L'écriture des textes, la fabrication des décors, la mise en scène et l'éclairage donnent un produit fini présenté lors de la générale, à un groupe composé des membres de l'organisme et des participants aux ateliers.«A ce moment, dit Réjean Bédard, on n'apporte que des changements mineurs, puisque la création ^a été suivie de près par l'organisme qui a commandé la pièce : une phrase mal tournée, un mot mal utilisé, un personnage trop ou trop peu caricaturé.» Toute cette préparation a exigé sept semaines de travail, réparti sur quatre mois.Une expérience du milieu agricole Le Théâtre Parminou existe depuis près de 16 ans.L'objectif des membres de la troupe était d'abord de véhiculer un contenu de changement social.Au fil des années, ils se sont rendu compte que d'autres organismes travaillaient déjà dans ce sens et qu'une action commune aurait plus de poids.Depuis 1981, la troupe a déjà créé six pièces dans le domaine agricole.Plusieurs se souviendront de «On l'aime ferme, mais ça prend du foin», «Attention, ça va germer!», ou encore de «Prends ton temps, ça presse», traitant respectivement de la relève agricole sur la ferme familiale, de l'importance de la formation professionnelle et de la prévention en agriculture.«A vous déjouer» et «C 'tu d'même chez vous», commandées par la Coopérative fédérée de Québec, avaient pour thèmes l'importance de la qualité du travail et des produits agricoles et la participation des membres à leur coopérative.Excepté la création «A vous déjouer», commandée pour une seule représentation, les pièces ont été présentées entre 50 et 80 fois devant un public totalisant 68 335 personnes ! «Comme troupe, nous n'évaluons pas l'impact que le spectacle peut avoir sur les spectateurs, dit Réjean Bédard.Souvent la pièce fait partie d'un cheminement de l'organisme commandeur.Mais, puisqu'on continue de nous demander des pièces, nous présumons atteindre une partie des objectifs de l'organisme.» Pour «Mon royaume pour une carotte», la Fédération des syndicats de gestion envisage d'évaluer les répercussions de l'action.«Même si nous n'avons pas encore défini exactement le processus d'évaluation, explique André Beaudoin, les organisateurs de chaque région vont étudier les réactions des spectateurs à la fin des représentations.» Car le Théâtre Parminou a aussi cette particularité de lancer la discussion à la fin d'une représentation.À ce moment, les gens de la salle s'expriment librement sur la pièce ou le thème de celle-ci.Au fil des années, la troupe a développé une certaine expérience du milieu agricole.Et il arrive fréquemment qu'un producteur se reconnaisse sur la scène.«On aime bien travailler avec les agriculteurs, dit Réjean Bédard.Ce sont des gens concrets qui ne se perdent pas en explications théoriques.Si on demande à un producteur la différence entre le foin ensaché et l'ensilage, il te fait toucher les deux.» Il faut dire qu'au Québec, l'agriculture fait partie de notre patrimoine et de notre histoire.Tous les membres de la troupe ont un lien direct ou indirect avec le monde agricole: un oncle, un grand-père ou un ami.Du théâtre engagé En plus de la création de pièces sur demande, le Théâtre Parminou prépare aussi des spectacles «maison».Par exemple, en 1987, la troupe présentait une pièce sur l'impact de la pornographie sur la vie sexuelle des couples.Depuis deux ans, «L'étoffe du pays» ou l'épopée des Patriotes est diffusée dans les écoles secondaires dans le cadre du cours d'histoire du Québec.Cette année, on présente au grand public «Dans de beaux draps», qui traite de la dénatalité au Québec.Le Théâtre Parminou prépare aussi des interventions sous forme de courts sketches à la suite desquels les spectateurs, s'ils sont insatisfaits de la tournure des événements, peuvent monter sur scène pour présenter une nouvelle version qui correspond à leurs valeurs.Tout ceci dans le but évident de créer des discussions et des prises de conscience sur des situations ou des comportements injustes de la société.En effet, dans toutes leurs créations, on retrouve des valeurs morales d'égalité et de respect des autres.«Avant d'accepter un sujet, explique Réjean Bédard, nous devons être d'accord avec l'idéologie de l'organisme commandeur.» Par exemple, la troupe a refusé de développer une pièce pour un parti politique, parce qu'elle n'était pas d'accord avec ses principes! «On a aussi refusé une proposition d'une compagnie privée qui voulait démontrer l'égalité des chances à l'emploi pour les femmes, parce qu'on a senti que l'objectif était seulement d'augmenter la productivité des employées», ajoute Réjean Bédard.Malgré cela, le Théâtre Parminou ne manque pas de travail.En effet, la troupe donne autour de 300 représentations par année, à deux ou trois équipes.Le théâtre emploie l'équivalent de 22,4 personnes par année.¦ LES PRODUITS NEW HOLLAND SONT OFFERTS CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS: Aima Équipements JMAR, Inc.Black Lake G.Gulllemette, Inc.Cap Santé R.P.M.Tech., Inc.Caplan M J Brière, Inc.Chicoutimi Gobeil Équipement Limitée Dalhousie Sta Fernand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard, Inc.Granby Aubin & St Pierre, Inc.Huntingdon Les Équipements Bonenberg, Inc.Iberville Guillet & Robert, Inc.Lachute B.Lussier, Inc.Lennoxvllle Équipement B.Morin, Inc.Maskinongé Équipement G.Gagnon, Inc.Montmagny Équipement Bolduc, Inc.Naplerville S.C.A.Du Sud de Montréal Pike River Guillet & Robert, Inc.Pointe au Pire Garage Daniel Lévesque, Inc.Rivière-du-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapil Machineries Jean Roy, Inc.St-Célestin C.Lafond & Fils, Inc.St-Eustache Garage Bigras Tracteur, Inc.St-Gervais FRS Goulet et Fils, Inc.St-Guillaume Machinerie St.Guillaume Si-Hyacinthe Aubin & St Pierre, Inc.St-Jacques Les Équipements Bruno Roy, Inc.St-Louis-Degonz Les Équipements St Pierre, Inc.Sl-Narcisse Trudel & Piché (AG), Inc.St-Rémi Garage J.L.LeFrançois, Inc.St-Thomas Joli Raymond LaSalle, Inc.St-Victor Les Équipements Ag L.Boucher, Inc.Ste-Foy Les Équipements Manutech, Inc.Ste-Hénédine J.Dubreuil & Fils Limitée Varennes Équipements Inotrac, Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page, Inc.Wotton Équipements Proulx & Raiche, Inc.FORD NEW HOLLAND 58 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Une presse mieux formulée.¦ 575 .NEW HOLLAND '"¦¦¦¦¦¦¦¦¦il R des balles mieux formées! NOUVEAU Fiabilité et capacité inégalées signées New Holland: de nouvelles presses qui produiront des bailes dont la qualité et la forme ont encore été améliorées.En exclusivité sur les nouvelles presses New Holland 570 et 575, un nouveau système d'alimentation rotatif révolutionnaire qui, unique en son genre, forme des balles de 14 po par 18 pouces jour après jour, sans relâche.Autre avantage de ce nouveau système: il protège les feuilles riches en protéines.En effet, contrairement aux systèmes d'alimentation des modèles concurrents équipés de vis et de poussoirs, il est équipé de rotors qui entrent le moins possible en contact avec les fragiles feuilles hautement protéinées de la luzerne.L'alimenteur est un système mécanique très simple composé de deux rotors très résistants et d'une fourche d'alimentation.Le système est conçu de telle façon que lorsque l'un des rotors propulse une charge de foin vers la chambre de compression, l'autre la pousse délicatement par derrière.Contrairement aux systèmes à vis, il s'agit d'un système à haut rendement qui permet de presser de l'herbe glissante sans risque d'obturation.Le modèle 570 est équipé d'un ramasseur particulièrement large de 70 pouces à l'évase-ment: le ramasseur du gros modèle 575 mesure 80 pouces à l'évasement.La vitesse du foulon, sur les deux modèles, est de 93 coups à la minute.Le nouveau modèle 565 est livrable avec un alimenteur Flow-Action® amélioré, le système d'alimentation fiable qui a fait ses preuves au fil des ans.Pour voir ce qui se fait de mieux en fait de capacité, fiabilité et qualité dans l'industrie, allez voir un concessionnaire Ford New Holland dès aujourd'hui.Le système d'alimentation du modèle 575 (illustré) comprend trois jeux de rotors synchronisés; celui du modèle 570 en a deux.FORD tèWHOLLAAD Commerce international La CEE écrase les éleveurs africains L'invasion des viandes exportées par la CEE fait disparaître les éleveurs de poulet et de porc d'Afrique.par Marie-Agnès Leplaideur (SYFIA) Poulets, morceaux de dinde, flanchets de boeuf ou côtes de porc inondent depuis une dizaine d'années les pays africains.Pas un marché dans les grandes capitales comme dans les petites villes où ne s'étalent ces produits congelés importés d'Europe.Pour les consommateurs urbains, ces importations sont une aubaine.Ceux qui ne mangeaient presque jamais de viande peuvent désormais en acheter.Ainsi, le poulet, jusqu'alors réservé aux grandes occasions est devenu un aliment courant.À Brazzaville, pour 800 FCFA (3,00 $), on peut acheter un poulet congelé alors que frais il vaut 1 200 à 1 400 FCFA (5,00 $).Même les plus pauvres peuvent s'en procurer en quartiers.Aussi, malgré la baisse générale des revenus et des salaires depuis quatre ou cinq ans, la consommation de viande, loin de diminuer, augmente.En Côte d'Ivoire, selon les études menées par Jean Sarniguet, spécialiste de l'élevage, elle s'est accrue de 17 % pour la seule année 1987.Une année avant le plus dur de la crise se dessine déjà la tendance générale : plus la vie est dure, plus on trouve tendres les bas morceaux.En effet, si on a la quantité, il ne faut pas être trop regardant sur la qualité.Ce sont essentiellement les bas morceaux dont ne veulent pas les Européens qui sont exportés : ailerons et croupions de dindes, poules pondeuses de réforme rebaptisées «poulets de chair», abats, boeuf désossé laissé pour compte de la restauration rapide, queues de boeuf, pieds de boeuf ou de porc.Faute de moyens, les cuisinières africaines ont appris à accommoder ces viandes.Ainsi, la «sauce à la queue de boeuf» est-elle devenue un plat de choix chez les ménagères congolaises! La consommation des produits congelés présente aussi des risques lorsque la chaîne du froid n'est pas respectée.J.F.Sylvestre Souka, géographe congolais décrit ainsi une situation courante : «le matin, les commerçantes, qui ne Marie-Agnès Leplaideur est coordonnatrice à l'Agence de presse.Système francophone d'information agricole, à Montpellier, France.L'importation de viande européenne avantage les consommateurs des villes au détriment des producteurs.possèdent pas de congélateurs, retirent leur caisse de poulets de la chambre froide où elles louent une place.Dès 11 h du matin, les poulets exposés sur les étalages sont entièrement dégelés.En fin d'après-midi, ils n'ont déjà plus très bonne mine, ce qui n'empêche pas les femmes de recongeler ceux qu'elles n'ont pas vendus et de les ressortir le lendemain matin.» Rien d'étonnant donc si les médecins ont constaté une recrudescence des maladies intestinales dans la population brazzavilloise.Malgré ces dangers, les contrôles sont inexistants et les mises en garde très rares.Les éleveurs locaux étranglés Les histoires de stocks de poulets avariés à l'odeur nauséabonde défraient, cependant, régulièrement la chronique des quotidiens africains.L'approvisionnement à moindre prix des grands marchés urbains prime généralement sur toute autre considération.Puisque les viandes congelées permettent 60 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 C'est le temps des récoltes et vos pneus de tracteur font défaut.Que ferez-vous?Téléphonez au service de dépannage express de Goodyear.Nous nous rendrons chez vous sur-le-champ.Nous réparerons vos pneus sur-le-champ.Vous vous remettrez au travail sur-le-champ.4.GOODWYEAR AMOS (819) 732-5321 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) BEAUHARNOIS (514) 429-4580 Pneus 1X Inc.BEDFORD (514)248-7130 Centre du Pneu Pelletier CHICOUTIMI (418) 549-1210 Service de Pneus Potvin Ltée DRUMMONDVILLE (819) 478-8119 Les Pneus Vanasse Inc.GRANBY (514) 378-7968 Les Pneus Ovila Bernard GRONDINES (418) 268-3587 Faucher et Frères Inc.HUNTINGDON (514) 264-6673 Les Équipements Bonenburg ne.JULIETTE (514) 753-3712 David Lépine Inc.LANORAIE (514) 887-2303 Lanoraie Bandag Inc.LASARRE (819) 333-5567 Pneus Abitibi Inc.(Div Rechapex) ST-HYACINTHE (514) 773-1313 Les Pneus Bernard Ltée MONTMAGNV Pneus Total Inc.(418) 248-7270 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU (514) 658-0312 Les Pneus Robert Bernard Ltée MONT ST-HILAIRE Les Pneus Bernard Ltée (514) 467-3688 ST-JÉRÔME (514) 436-1060 Pneus Mathieu NICOLET Pneus Jutras Enrg (819) 293-8545 ST-PASCAL (418) 492-6035 Pneus F M Inc.PAPINEAUVILLE (819) 427-6494 Les Pneus Robert Bernard Ltée ST-PAUL-ABBOTSFORD (514) 379-5757 Les Pneus Robert Bernard Ltée PLESSISVILLE Les Pneus P R Ltée (819) 362-6319 TRACY (514) 743-2711 Pneudis Inc.SHAWINIGAN Vanasse (Div.Rechapex) (819) 539-2213 TROIS-RIVIÈRES (819) 375-4949 Vanasse (Div.Rechapex) SHERBROOKE Pneudis Inc.(819) 569-9493 VILLEMARIE (819) 629-2515 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) ST-BARNABÉ-SUD (514) 792-3240 Garage Gaston Chartier & Fils Inc.WARWICK (819) 358-2774 STL Centre de Distribution Inc.ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 Pour autres renseignements téléphoner (514) 334-1112 La CEE.de limiter le coût de la vie et d'assurer l'alimentation des citadins touchés par la crise économique, tout le monde apparemment y trouve son compte.Tout le monde, sauf les éleveurs locaux confrontés à une concurrence déloyale.Les pjïx pratiqués par les Européens sont, en effet, dérisoires et sans rapport avec les coûts réels de production puisqu'il s'agit surtout de se débarrasser de morceaux vendables seulement aux conserveries d'aliments pour chiens et chats! Jusqu'en 1980, les seules viandes importées en Afrique étaient des morceaux de qualité en provenance d'Amérique du Sud, et tout particulièrement d'Argentine, qui ne causaient pas de tort aux viandes africaines.Puis, la Communauté européenne est entrée en force sur ce marché en proposant à des tarifs de plus en plus bas les excédents de ses élevages.Ainsi, de 1980 à 1987, les prix n'ont cessé de baisser pour descendre jusqu'à un prix moyen global de 263 FCFA ( 1,00 $) le kilo arrivé au port.La viande de boeuf désossé de basse qualité, qui représente désormais 95 % des importations de viande bovine en Afrique sub-saharienne, atteint des prix parfois inférieurs à 200 FCFA (0,75 $) le kilo! Les tonnages importés ont ainsi été multipliés par sept sur cette période.En Afrique Centrale, ils représentent désormais la moitié de la viande consommée.Pour les producteurs des pays importateurs, cette invasion est une catastrophe.Les élevages de poules et de porcs du Bénin ont pratiquement tous disparu.Pour limiter la concurrence, la Côte d'Ivoire, qui avait fait de gros efforts pour accroître sa production avicole, a interdit l'importation de volailles entières mais celle de volailles découpées prend de plus en plus d'importance.Le Cameroun a attendu 1988 pour mettre en place des mesures de protection douanière et éviter le complet effondrement des élevages locaux.L'élevage bovin a, lui aussi, été profondément touché.Les pays du Sahel, traditionnellement exportateurs, qui avaient développé des circuits modernes de viandes réfrigérées expédiées par avion vers les pays côtiers ont dû tout arrêter.Malgré les pertes occasionnées par la sécheresse des années 1983-1984 qui auraient dû faire monter les prix, les éleveurs doivent faire face à une baisse des prix de vente.En quelques années, au Niger, la production a diminué de 50 % et sa valeur a été réduite de moitié.Même les ! Source: Un monde en développement ACDI.centres d'embouche moderne comme celui de Ferkessedougou en Côte d'Ivoire sont contraints de vendre à perte.Seuls les moutons et les chèvres restent encore l'apanage des élevages locaux et ne subissent pas la dure concurrence des importations.Pas encore ! Mais gare à la Nouvelle-Zélande qui cause déjà bien du souci à l'Europe.L'Afrique commence à se protéger Rares sont les pays qui ont adopté des mesures de protection efficaces et .respectées.Au Bénin, au Congo ou au Gabon, il n'y a aucune taxe sur les viandes bovines importées.Au Cameroun, depuis l'an dernier c'est une taxe fixe de 568 FCFA (2,00 $) le kilo qui est prélevée quel que soit le prix du produit.Ce qui revient à 300 FCFA ( 1,00 $) le kilo au Congo, coûte 868 FCFA (3,00 $) au Cameroun qui espère ainsi réduire brutalement ses importations.Mais les prix plus attractifs des pays voisins réduisent l'efficacité de ces mesures.Depuis la mi-septembre, c'est le Togo qui a pris des mesures radicales en interdisant toute importation de viande pour relancer sa production locale en chute libre.En fait, depuis deux ans là comme dans les autres pays, les exportations de bas morceaux de boeuf ont commencé à baisser.L'instauration de restrictions à la production laitière qui a diminué les élevages bovins dans les pays européens commence à porter fruit.Les quantités disponibles sont moins importantes et les prix ont légèrement augmenté.Cette tendance vient s'ajouter aux mesures de restriction aux importations de plus en plus fréquentes pour soulager les élevages locaux.Mais la crise économique qui frappe de plus en plus durement certains pays risque de remettre en cause ces mesures pour permettre aux habitants des villes de continuer à manger de la viande.¦ 62 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 LES LABORATOIRES SALSBURY LIMITÉE ONT ADOPTÉ LA RAISON SOCIALE SOLVAY ANIMAL HEALTH, INC.LES LABORATOIRES SALSBURY LIMITÉE ONT ADOPTÉ LA RAISON SOCIALE SOLVAY ANIMAL HEALTH, INC.LES LABORATOIRES SALSBURY LIMITÉE ONT ADOPTÉ LA RAISON SOCIALE SOLVAY ANIMAL HEALTH, INC.Il convient de répéter : personnel - témoigne de notre désir d'aller au-delà de l'héritage de Salsbury pour assumer notre nouveau rôle de chef de file.Que l'une des compagnies de produits de santé pour animaux les plus réputées au Canada a connu de grands changements dernièrement.Nous exercerons ce rôle en vous fournissant les produits et services requis pour la santé des volailles et des troupeaux, indispensable en cette période de concurrence.Changements qui sont importants pour vous.Nous sommes maintenant plus gros, avec l'énergie et le savoir-faire nécessaires pour vous fournir des solutions inédites aux problèmes de santé animale.Nous sommes plus jeunes et désirons nous faire un nom au sein de la communauté agricole.Solvay Animal Health, Ina 519748-5473 Notre nouvelle présentation - au niveau des produits de l'emballage et du Viensjaser Une décennie toute neuve Les agriculteurs québécois seront-ils obligés de limiter leur choix à des productions économiquement moins intéressantes?par Maurice Hardy, agronome On ne va jamais assez vite.On en est rendu à se souhaiter une heureuse décennie.Dans le fond, on a peut-être raison de se la souhaiter bonne?Examinons un peu ce qu' on laisse et ce qui s'amène.Les années 70 nous avaient fait choisir des productions; les années 80 nous ont apporté beaucoup au domaine de la technologie permettant plus d'efficacité à nos gestes.On a fait des choix, on a précisé des objectifs, on a perfectionné les outils.On a atteint des plateaux de production où le producteur souhaite s'arrêter pour stabiliser l'entreprise et surtout pour améliorer sa qualité de vie.La décennie qui commence devrait donc voir se continuer la poursuite des objectifs déjà précisés et le raffinement des technologies choisies.Mais le globe terrestre vient de prendre froid et quelques «toussottements» semblent devoir précéder quelque poussée de fièvre.L'Europe entre en ebullition; l'Afrique, depuis toujours oubliée, commence à bouger; l'Asie vient de connaître un bref soubresaut.Au cours des dernières dix ou vingt années, les comptoirs nord-américains de textiles, par exemple, ont vu changer leurs fournisseurs passant de l'Europe centrale au sud-est asiatique; durant le même temps, les petites automobiles européennes ont été à peu près toutes remplacées par les automobiles japonaises et coréennes qui font la pluie et le beau temps sur les marchés nord-américains.En Amérique, un observateur peut remarquer les changements qui se préparent dans presque tous les pays du Sud et du Centre.Ce sera au cours de la prochaine décennie que nous apprendrons où pourront nous mener tous ces gestes qui ressemblent à une flambée de libération, à des ouvertures vers l'extérieur, à un besoin d'émancipation, peut-être aussi de connaissances et de production.Des pays fermés au monde extérieur depuis un demi-siècle, des populations tenues dans la pauvreté la plus humiliante, des politiques aux objectifs depuis longtemps dépassés, tout ça tremble aujourd'hui devant une volonté de changement.Ces soubresauts que nous vivrons au cours des prochaines années toucheront tous nos producteurs, du dernier rang de la paroisse la plus reculée à la ferme la plus impressionnante de la province.Au cours des dernières dix années, la production a été facilitée par l'adoption de technologies nouvelles.Elle a rapidement dépassé la capacité des marchés, mais pas nécessairement la demande ou les besoins.La clientèle n'a pas toujours les moyens de payer.Et devant la peur des surplus, on essaye de contrôler la production pour maintenir des prix intéressants.En agriculture, on a appris à produire, à produire de plus en plus, à dépasser les frontières de la prudence et de l'efficacité économique pour ensuite établir des restrictions dans les productions.Qui seront les gagnants de la prochaine grande guerre économique que se livreront les géants de la production industrielle et agricole au cours des années 90?Géants qu 'on a vu apparaître au cours de la dernière décennie et qui devraient grandir encore davantage d'ici l'an 2000.Qui sera le maître d'oeuvre?Devant les espoirs d'ouverture au monde libre d'importantes populations des pays de l'Est, longtemps cachées derrière le rideau de fer, quelles seront les décisions qui permettront à nos producteurs agricoles de toucher une certaine part de ces marchés?Devant la disparition des frontières au sein de la Communauté Economique Européenne, après l'établissement définitif du libre-échange entre nous et nos voisins du Sud, à quelles conditions pourrons-nous continuer à évoluer?Faudra-t-il faire disparaître nos petits et moyens producteurs?Faudra-t-il multiplier les grandes exploitations?Faudra-t-il développer des entreprises géantes intégrant toutes les étapes d'une spécialité?La dissémination d'à peu près tous les genres de production agricole sur l'ensemble du territoire québécois présentera-t-il des contraintes physiques et économiques obligeant à limiter notre choix à des productions ou à des concentrations économiquement moins intéressantes?Quels seront les rôles des gouvernements dans ces conditions nouvelles où il faudra découvrir et identifier de nouveaux marchés rapidement, d'en connaître toutes les exigences, d'adapter ses propres législations et ses moyens d'action aux réalités changeantes, de diffuser toutes les informations pertinentes pour que l'agriculteur québécois et canadien ne soit pas en reste avec celui de contrées concurrentes?J'ai l'impression qu'au cours de la présente décennie, nos gouvernements devront prendre l'initiative dans ce vaste domaine de la recherche et de l'identification des marchés étrangers.Pour satisfaire ces nouveaux marchés la collaboration la plus soutenue devra être réalisée entre tous les intervenants qui touchent production, transformation et mise en marché.Tout le monde devra changer un peu sa philosophie des années passées.Depuis le début de la révolution verte des années 60, producteurs, transformateurs et gouvernements ont joui de toutes les libertés.Les uns pouvaient développer leurs entreprises dans tous les sens et à tous les niveaux.Chacun était maître chez soi.Mais le changement est à nos portes s'il n'est déjà arrivé : l'agriculteur sera plus difficilement maître de sa destinée.En même temps que des frontières disparaîtront, des pays naîtront à la liberté.Le scandale de la faim réussira à tordre les bras des pays riches et le libre-échange, en nous ouvrant des marchés intéressants, nous apportera aussi une concurrence dure.On voudra encore éviter une surproduction néfaste et des surplus dispendieux.Il y a là suffisamment de points chauds auxquels nous devrons faire face pour obliger tous les agriculteurs à se serrer les coudes, à oublier définitivement les divisions qui nous opposent et ne garder comme outils d'avenir que les éléments qui nous unissent.¦ 64 Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 Une simple démonstration des avantages de nos nouveaux VTT de 350cc refroidis par liquide Avant Depuis que l'homme a domestiqué le cheval il y a 5 000 ans, il a créé une gamme étonnante de races pour répondre à ses fins.Le pas harmonieux du cheval du Tennessee acheminait en douceur les gens du Sud.Et la rapidité et la puissance du Quarterhorse convenaient à merveille aux conditions de l'Ouest américain.De même, depuis leur création en 1985, les VTT Polaris ont été conçus pour combler une gamme étendue de besoins de l'homme.C'est un plaisir de présenter aujourd'hui deux additions à l'écurie Polaris: le Trail Boss de 350L à 2 roues motrices et le quatre-roues motrices Trail Boss de 350L.Au lieu du _ moteur de 244cc de leurs prédécesseurs refroidi par éventail, les VTT Polaris de cette nouvelle génération sont mus par un moteur plus puissant encore, de 350cc, refroidi par liquide et avec soupapes à lame, qui hausse puissance de tout près de 50%.PUISSANCE LE COEUR DE LA BÊTE la TRAIL BOSS 25 TRAIL BOSS 350L Le moteur plus gros et son système de refroidissement augmentent la capacité de tirer de lourdes charges (voitures chargées de pierres, de poteaux pour aplatir les tiges de maïs, et autres) pendant des heures d'affilée sans surchauffer.Toutefois, la puissance, l'endurance et la rapidité ne sont pas les seuls atouts de ces machines.Comme tout VTT Polaris, elles sont C 1919 Polaris Industries L.P.dotées de la transmission variable exclusive de Polaris sans changement de vitesse (PVT).Pas d'engrenage, pas d'embrayage: poussez simplement la manette des gaz et vous filez! (Quiconque a déjà eu à changer de vitesse tout en peinant avec une lourde charge peut vous dire comme la PVT est merveilleuse.) Les repose-pieds entiers sont plus confortables que les simples chevilles de moto des concurrents.Les entretoises MacPherson d'avant adoucissent le déplacement et gardent une maîtrise sûre, tandis que la suspension arrière progressive à 8.5 pouces de course vous garde "au-dessus de la mêlée".La commande électronique des gaz (ETC) restreint la vitesse si jamais la manette bloquait, et vous pouvez y recourir pour aller à régime constant (sorte de contrôle de croisière).Les freins exclusifs Polaris à un seul levier et aux quatre roues évitent que vous ayez à vous inquiéter d'actionner le frein avant ou le frein arrière.Tirez un levier et vous vous arrêtez.Rien de plus simple.A tout prendre, et même les étemels insatisfaits seront d'accord, les nouveaux VTT de 350 ce Polaris refroidis par liquide peuvent influer sur la façon dont les gens travaillent, cultivent, chassent ou tout simplement folâtrent, comme nul autre ne l'a fait depuis que.vous savez quand! Bonne randonnée! COMMENT DEMEURER BIEN EN SELLE Contez-nous j votre histoire j Si vous avez quelque I histoire qui pourrait j nous intéresser, taitev ! nous-ert part a: : Believe it.P.O.j Box 1284.Mpls.I MN 55440'.i Avertissement: Tout VTT peut être dangereux à utiliser.Pour votre sécurité, ne prenez jamais personne à bord et soyez particulièrement prudent sur terrain accidenté.Personne de moins de 18 ans ne doit conduire un VTT Polaris.Polaris recommande à quiconque conduit un VTT de suivre un cours de formation.Pour vous renseigner sur la sécurité et la formation, voyez votre concessionnaire Polaris. RECLAME DU MOIS SUR LES PIÈCES.Achetez maintenant les disques Case IH et économisez! 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John Deere offre un double choix.choix et surchoix La boîte de vitesses Quad-Range John Deere à 16 rapports (et à réduction haute-basse assistée) est non seulement économique, mais aussi l'une des plus fiables sur le marché.Les engrenages hélicoïdaux assurent un fonctionnement doux et silencieux.Et le Perma-ClutchMC John Deere est un véritable embrayage hydraulique refroidi en bain d'huile et lubrifié sous pression.Seize vitesses avant, six arrière.et des années d'utilisation fiable.Pour la productivité, rien ne bat la boîte de vitesses semi-automatique Power Shift John Deere à 15 rapports.Elle favorise le rendement du moteur et les économies de carburant.On peut changer de vitesses et passer en douceur de la marche avant à la marche arrière, sans débrayer - un grand avantage quand on utilise un chargeur.Grâce aux sept vitesses de travail, de 5 à 12 km/h, il est facile d'adapter la PDF aux conditions du terrain.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 UN CHOIX D'ACTUALITE VESTE AU CROCHET (#L-110) Une jolie veste pour celles qui pensent déjà à l'été et qui aiment le crochet.Dans les tons de rose et jaune, elle fait très estivale.Composée de coton (52 %) et de rayonne (48 %), elle est de taille unique.Commandez dès aujourd'hui en complétant le coupon ci-bas.Livré chez vous! Cette sélection «signé Le Bulletin» vous est offerte à prix compétitif et livrée à votre porte! De plus, nous vous offrons un service d'aide gratuit.Pour toute information, appelez sans frais notre service à la clientèle: 1-800-361-3877.^BON DE COMMANDE VESTE AU CROCHET (#L-110) Instructions seulement - Instructions et laine (Petit, Moyen, Grand) # L-110 A 3,00$ # L-110 B 29,00$ Instructions et laine, ajoutez 3,50 $ (non remboursable) pour frais de manutention et d'expédition.TOTAL Envoyez un chèque ou un mandat-poste.Allouez 3 à 4 semaines pour la livraison après réception de la commande.Les retours sont acceptés à moins de 30 jours.Cette offre est valable jusqu'au 31 mal 1990.Nom Prénom Adresse Ville Code postal Postez ce coupon avec votre paiement (pas d'argent comptant s.v.p.) à : Le Bulletin des agriculteurs, 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422, Montréal (Québec) H2P1B9.Pour information : Le Bulletin — Service à la clientèle — 1-800-361-3877._J Artisanat l'affaire est dans le sac Confectionné à partir d'un carré de courtepointe, ce sac à bandoulière peut servir pour les couches ou les courses.par Francine Robichaud Ce sac à multiples usages est en réalité un carré de courtepointe de 30 cm de côté.Ce modèle peut donc être utilisé pour exécuter une grande couverture.Pour obtenir une belle harmonie de couleurs, choisir un tissu à motif délicat, puis harmoniser les bandes de tissu de couleurs unies avec l'imprimé.Préparation Pour chaque carré de courtepointe, préparer : 1 forme A (blanc cassé) 4 formes B (bleu) 2 formes C (imprimé) 2 formes D (imprimé) 4 formes E (rose) Les formes sont dessinées en ajoutant des coutures de 0,5 cm.Préparer deux carrés de courtepointe.Marche à suivre Tailler et assembler les morceaux en suivant cet ordre : à la forme A, ajouter les 4 formes B, puis les 2 formes C et ainsi de suite.Ajouter de chaque côté une bande de 5 cm sur 31 cm, couleur blanc cassé, et une bande bleue de 8 cm sur 39 cm pour le fond.Cette dernière bande est cousue entre les deux carrés.Tailler un morceau de doublure de la même grandeur que les carrés et bandes rassemblés.Placer une entre-doublure de fibre de polyester entre les deux et piquer sur un petit métier à tapisserie.On peut piquer autour des morceaux et ajouter un piquage de fantaisie dans les grands triangles.Assembler les côtés avec des bandes bleues mesurant 8 cm sur 32 cm.Tailler une bandoulière de 8 par 75 cm et coudre sur le sac.Pour fermer, on peut utiliser deux triangles bleus de forme E et coudre un bouton.¦ L'artisane pourra utiliser ce carré de courtepointe pour confectionner d'autres ouvrages.23 cm 5 cm 9.5 cm 5 cm 16cm 17.5 cm Le Bulletin des agriculteurs/mars 1990 73 Sur ce terrain, nous restons imbattables.?«M * I m 9 Il y a plus de 50 ans, Firestone était déjà en tête avec ses premiers pneus pratiques pour les machines agricoles.Nous restons en tête aujourd'hui, en continuant à donner le maximum aux agriculteurs de tout le pays: - Une nouvelle génération de pneus de tracteurs Radial AH Traction 23OMD pour roues arrière et Radial AH Traction FWDMD pour roues avant motrices; -Avec un centre de recherche, de développement et d'essai le plus grand et le plus sophistiqué du monde pour les pneus de tracteurs; - Et des millions de dollars investis tout récemment pour la mise au point et la fabrication des pneus de l'avenir.Bref, tant qu'il y aura des exploitations agricoles, vous pourrez compter sur Firestone pour rester imbattable sur le terrain.La force motrice de l'industrie agricole.Le distributeur le plus près vous renseignera sur les pneus Firestone convenant à vos exigences agricoles.Les Pneus Ovila Bernard GRANBY.Québec (514-378-7968) Les Pneus R.Bernard Ltée SAINT-PAUL D'ABBOTSFORD, Québec (514-379-5757) Les Pneus Bernard Ltée SAINT-HILAIRE, Québec (514-467-3688) Garage Gaston Chartier & Fils Inc.ST-BARNABÉ SUD, Québec (514-792-3240) Pneus Métropolitains Inc.MONTRÉAL, Québec (514-323-4630) Service de Pneus CTR Ltée 48 succursales et Franchises QUEBEC, Québec (418-681-0515) Good-Wear Treaders Lit MONCTON, Nouveau-Brunswick (506-857-2052) Nouveaux produits Ventilation naturelle Poly Ridge offre la possibilité d'adapter la ventilation naturelle à un bâtiment d'élevage existant.Cet event a très peu de pièces mobiles sinon deux petits ventilateurs.Il est actionné grâce à un thermostat situé à l'intérieur.Il est facile à installer et à utiliser et supporte très bien la poussière.Pour plus d'information, contacter JanAire, 7038 East, 125th street, Northfield, MN 55057.tél.: (507) 645-4524.Tuteur Aglok lance une nouvel le attache pour tuteurer les arbres fruitiers et décoratifs.Fait d'un polymère de vinyle, cette attache résiste aux écarts de température ainsi qu'aux rayons ultraviolets et aux produits chimiques.Pour plus d ' i nformation, con tacter Peter Quail, The St-George Company Limited, R.R.#1, St-George, Ontario, NOE 1 NO, tél.: (519) 442-2046.Conservation du sol Farmhand annonce son nouveau Glencoe SF4300 qui pulvérise, incorpore et herse le sol en un seul passage; cet outil a été développé pour satisfaire aux exigences de la conservation du sol.Le groupe de disques tranche les résidus et nivelle la surface du terrain.Quatre rangées de dents, espacées de 75 centimètres, soulèvent et brisent le sol tout en incorporant les pesticides au besoin.Enfin, deux types de herses de finition redistribuent les mottes sur le lit de semence.Différents modèles sont disponibles dans des largeurs variant de 3.7 mètres à 11.6 mètres.Herse à «âge roulante Le nouveau concept de herse de finition offert par Unverferth Mfg.Co.contient une rangée de dents en hérisson pour trier les mottes et niveler le sol.Cette combinaison laisse une surface grossière qui augmente la résistance à l'érosion.Nouvelles de l'industrie Sandoz/Shering Sandoz AG Basel et Schering AG Berlin et Bergkamen ont décidé d'unir leurs efforts dans le secteur de la protection des cultures.Ces deux entreprises consolideront leur activité à l'intérieur d'une coopération qui devrait débuter vers le milieu de cette année.L'objectif poursuivi est de se conformer aux exigences en matière environnementale.Détroit Diesel Corporation Détroit diesel corporation propose sa nouvelle brochure décrivant les moteurs diesels pour les applications industrielles et la construction.On se la procure gratuitement en s'adressant à un agent distributeur ou en écrivant à : Construction and Industrial Power Brochure, Détroit Diesel Corporation, c/o Robot Literature Distribution.25215 Glendale, Redford, MI, 48239.Solution énergétique qui l'environnement Le système de mise en bûches de New Air Technical Services Ltd convertit la paille, les copeaux de bois, la sciure, les tiges de tournesols, le bois cassant ou les vieux papiers en bûches ultra-comprimées pour brûler comme du charbon et avec la même efficacité.Deux à trois kilos de bûches équivalent à un litre de mazout.Les machines peuvent manier les bottes de paille rondes, les meules ou les bottes de taille normale.Les installations de production du Strawlogg de New Air déchiquettent et broient la matière première jusqu'à ce qu'elle ait la consistance fine qui convient au compactage.On comprime ensuite la matière en bûches à très haute densité.Le produit fini est refroidi avant d'être acheminé sur une bande de ne nuit pas à stockage et de pesage, puis emballé automatiquement par thermoscellage.Vous pouvez obtenir d'autres renseignements en communiquant avec Earl Rowe.Agrowe Holdings Ltd, Route rurale 2, Bradford, Ontario.L3Z 2A5, tél.: (705) 458-4297.Le Bulletin des agriculteurs /mars 1990 75 AGRO-FORCE La page Agro-Force: une garantie d'efficacité POUR INFORMATION: Rachelle Meilleur-Leroux (514) 382-4350 1-800-361-3877 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue écrire à : Ranch Cunicole Enrg.162 rue Principale, Courcelles, Cté Beauce-Sud, Que GOM 1C0 Tél.: (418) 483-5467 BLANC BLEU BELGE Sujets Embryons Semences La Gantoise, R.R.#1, Lefaivre KOB 1J0.Tél.: (613) 679-4133.Fax.: (613) 679-4061.TIMBRES DU CANADA SUPERBE - 25 différents anciens timbres du Canada, datant de 35 à 100 ans et plus.LE TOUT GRATUITEMENT.En plus une sélection de timbres pour examen sans obligation.Service rapide.Arpin Philatélie, 240 des Falaises.Philipsburg, J0J 1N0.RETAILLES DE COTON/POLYESTER IDÉAL POUR COURTEPOINTE - COULEURS UNIES VARIÉES.BLANC & JOLIS IMPRIMÉS - 6 livres pour $12.00 port payé - COMMANDE de 12 LIVRES pour $23.00 port payé.LES TISSUS JA-DO ENR., 3211, Chemin Royal, Beauport, Qc.tél.: 1-418-667-5002 G1E 1V7.SEULEMENT 1,00$ 100 TIMBRES GRAND FORMAT DU MONDE Vous recevrez aussi nos approbations de timbres et nos listes de prix.Écrivez maintenant à "Gidax" CP.235 (Bureau # 2) Mtl-Nord, Que.H1H 5L2.FERME A VENDRE St-Agapit.En production.Touteéquipée pour veaux lourds, $450,000.00.Bâtiment, résidence et terre compris.Rentable.Projet Inc, Courtier.(418) 652-7887 Jean Godbout.agent.(418) 833-2237.Bulletin VOUS DÉMÉNAGEZ?des agriculteurs • Collez ici votre étiquette d'adresse • Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-bas et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 110, boul.Crémazie ouest, bureau 422, Montréal, Que.H2P 1B9 ou APPELEZ-NOUS SANS FRAIS 1-800-361-3877 Nom Adresse Ville- Code Postal.Tél.TARIFS 1990 32 mots + en-tête 95$ 80 mots + en-tête 195$ Annonces encadrées 1/15 de page 305$ 1/12 de page 405$ 1/6 de page 895$ ^ATTENTION* Tarif demi prix pour producteurs abonnés CHOIX DE CANEVAS A BRODER (Pointsdecroix etc.) Catalogue no 16, 1989-90, imprimé en couleur, 460 modèles, prix $6.00."36" façons de réaliser vos tapisseries, prix $4.50 Dépositaire de fil et laine à broder "Anchor".Exclusivités peintes à la main sur demande.Vogue B.A., CP.1301.Shawinigan-Sud, Qc G9P 4E8.FUTURS MARIES j^$.fr Demandez notre magnifique CATALOGUE GRATUIT pour avoir les plus chics FAIRE-PART à des prix imbattables.Autre édition disponible pour Anniversaire de Mariage S.V.P.Spécifiez INVITATES, 941, Bernard-Pilon, Betoeil, Oc J3G1V7- Tél.: (514) 467-6509 MARIEES DE 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gélatine gonflée et brasser jusqu'à ce qu'elle soit dissoute.• Refroidir le mélange sur des glaçons jusqu'à ce qu'il soit à demi pris.• Fouetter la crème jusqu'à ce qu'elle forme des pics; l'incorporer délicatement au premier mélange.• Battre les blancs d'oeufs jusqu'à la formation de pics mous; les plier dans le mélange.• Verser dans des coupes individuelles.Refroidir.• Garnir de noix de Grenoble hachées.Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Flash statistique par Claudette Lehouillier Le Bureau de la statistique du Québec a terminé ses compilations et publiera sous peu, les statistiques relatives à la production de sirop d'érable de 1989.En voici un bref aperçu.La production totale a été de 14 005 kilolitres (41,4 M de livres) soit 5,5 % de plusqu'en 1988.Les principales régions productrices sont : Beauce Québec Cantons-de-l'Est Bas-Saint-Laurent-Gaspésie 38,3 % ( 2 % de plus qu'en 1988) 24,9 % ( 4 % de plus qu'en 1988) 11,4% (11 % de plus qu'en 1988) 9,3 % ( 14 % de plus qu'en 1988) Cette production a été écoulée de la façon suivante : 75,8 % en vrac 21,6 % à la ferme 2,6 % en autoconsommation Les ventes en vrac ont diminué de 3,5 % en comparaison avec l'année 1988, au profit des ventes à la ferme.i R,,n,^,„ a.„,r;^.,i.J.,r.mon Autour de la ferme Le geai bleu Mauvais chanteur mais bon imitateur, le geai bleu, à la jolie couleur de son nom, met de la gaieté dans notre hiver.par Alain Demers Les boisés de ferme seraient bien tristes si on ne pouvait voir à l'occasion ce bel oiseau.Son plumage paré de bleu éclatant contraste vivement avec la neige immaculée.Vous ne pouvez le manquer, il ne ressemble à aucun autre représentant de la gent ailée.Il est juste un peu plus gros qu'un merle d'Amérique et une huppe coiffe sa tête.On entend souvent le geai bleu avant de le voir, car il est plutôt tapageur.Son cri rauque et retentissant «Djée-djée», lequel rappelle d'ailleurs son nom, n'est pas une mélodie très douce pour l'oreille.Par contre, ce geai amuse avec ses imitations aussi variées qu'étonnantes.Il peut émettre des caquetages de gelinotte huppée (perdrix), des pépiements de mésange ou des cris stridents de buses, des oiseaux rapaces très répandus.Le répertoire s'étend même jusqu'à des bruits courants de l'activité humaine comme des grincements ressemblant à ceux d'une poulie de corde à linge! Bavard et coloré, le geai bleu anime les environs de la maison si vous avez installé une mangeoire remplie -généreusement de graines de tournesol.Dès qu'il arrive au poste d'alimentation, les becs errants, les roselins et les autres oiseaux plus petits lui cèdent les lieux.C'est une loi de la nature : le plus imposant et le plus agressif a le premier choix.Aussi le geai bleu est-il le roi incontesté des mangeoires.Il acceptera un «invité» à ses côtés, seulement si le coeur lui en dit.Chez cet oiseau, certains comportements fascinent l'observateur.Sa huppe, parexemple, trahit son humeur.Lorsque l'oiseau est choqué, les plumes sur sa tête se redressent et se rabattent vers l'avant.Quand l'oiseau est calme, sa huppe s'aplatit et disparaît presque.A cette période-ci de l'année, on peut, avec un peu de chance, voir un mâle en train de nourrir son éventuelle compagne (de même couleur et plus petite), acceptant graines et autres délices, le bec en l'air.Ce rituel unit le couple en prévision de la saison des amours; le mâle devra nourrir la femelle durant la nidification.On retrouve le geai bleu dans toutes les zones Vous pourriez passer des heures à observer le geai bleu sur la mangeoire à travers votre fenêtre et vous en apprendriez encore.Mais les comportements les plus étonnants se remarquent dans l'ingéniosité de l'oiseau pour arriver à ses fins.En laboratoire, on a déterminé que sa capacité d'apprentissage se compare à celle des mammifères supérieurs comme les chats parexemple.Le naturaliste Candace Savage rapporte une expérience effectuée avec un geai bleu en captivité.L'oiseau en question voyait des boulettes de nourriture s'échapper entre les barreaux de sa cage, hors de sa portée.Par déduction, l'animal a découvert qu'un morceau de papier rigide pouvait lui servir à atteindre les aliments et à les récupérer.Après sa découverte, il s'est mis à utiliser d'autres objets comme des plumes ou des pinces à papier.Assistant aux manoeuvres de leur congénère, d'autres geais captifs dans la même pièce se sont mis à l'imiter! Mais rassurez-vous, le geai bleu met rarement à profit son ingéniosité à notre habitées du Québec, excepté en pleine ville.détriment.Rassurez-vous aussi pour vos récoltes.On ne le retrouve jamais en grand nombre et il mange d'un peu de tout : des fruits, des insectes, des graines.En fait, il risque plus de vous être utile, car ce prédateur naturel se nourrit à l'occasion d'oeufs et d'oisillons contribuant ainsi à régulariser les populations d'espèces trop prolifiques et souvent nuisibles.De la famille des cervidés comprenant aussi d'autres geais, les corneilles et les pies, le geai bleu se retrouve dans presque toutes les zones habitées du Québec sauf en pleine ville.Il vit dans tout le sud du Canada, à l'est de 1'Alberta et jusqu'au Texas et en Floride.Ses boisés favoris comprennent des chênes ou des pins.Peu prolifique, le geai bleu pond de quatre à six oeufs qui prennent environ 18 jours pouréclore.Fort heureusement, cet oiseau étant protégé par la loi, il est interdit de l'abattre.A quoi bon d'ailleurs.Sa présence est un rayon de soleil dans la grisaille des longs hivers québécois.¦ SUPPLÉMENT DU BULLETIN DES AGRICULTEURS MARS 1990 L'actualité agricole Production laitière Depuis le premier février, les producteurs de lait québécois reçoivent 1,79 dollars de plus l'hectolitre pour leur lait.En janvier, la Régie des marchés agricoles du Québec a en effet décidé d'augmenter le prix du lait à la ferme à 54,75 dollars l'hectolitre.Le six février, en conférence de presse, les six plus importantes coopératives laitières du Québec ont annoncé leur intention de regrouper leurs actifs dans la transformation du lait.Le groupe contrôlera 62 % du marché québécois de la transformation, soit 30% du marché canadien de la transformation.Sa structure reste à déterminer.Les six coopératives sont: Agrinove, Agrodor, Agro-pur, Côte-Sud, Nutrinor et Purdel.Le Québec continue donc à mettre beaucoup d'énergie à développer son industrie laitière.Les producteurs de lait québécois sont parmi les plus compétents et les plus avant-gardistes du Canada.Le BULLETIN appuie les initiatives de ces leaders en leur procurant de l'information de pointe sur la gestion de troupeau, la nutrition, les fourrages, la santé du bétail.A chaque parution, 40 % de l'espace rédactionnel du BULLETIN s'adresse directement aux producteurs laitiers.De plus, avec son supplément Le LAIT publié quatre fois par an, Le BULLETIN mettra l'accent sur les deux thèmes qui, selon notre récente enquête, préoccupent le plus les agriculteurs: la santé et la nutrition.Les prochaines parutions du LAIT, en septembre et novembre, traiteront d'alimentation, de santé, d'équipement et de machinerie.Equipement Le Salon international de la machine agricole aura lieu au Stade olympique de Montréal du 22 au 25 mars.Un peu plus tôt, du 13 au 15 mars, l'Université Laval tiendra son Symposium annuel de génie rural.Les lecteurs du BULLETIN savent l'importance qu'on y accorde au SIMA et à tout ce qui touche la machinerie de ferme. Chaque parution contient des articles techniques sur ces thèmes.En mars, LE BULLETIN offrira au moins 12 pages de renseignements sur l'équipement de récolte et de conditionnement des fourrages.En fait, parmi toutes les publications québécoises, Le BULLETIN fait figure de chef de file en matière d'information sur la machinerie agricole grâce à son spécialiste en la matière, Simon Guertin, un agronome et ingénieur bénéficiant d'une excellente réputation chez les agriculteurs.Dans ses prochains numéros, le BULLETIN mettra l'accent sur les tracteurs, l'équipement à ensilage et l'équipement servant aux grandes cultures.Grains et horticulture Au début de février, un groupe d'agronomes qui avait élaboré un plan de lutte intégrée doit présenter ses recommandations au sous-ministre québécois de l'Agriculture.Avec l'appui de l'UPA et d'associations de consommateurs, ce groupe espère obtenir des fonds et l'approbation gou- vernementale pour mettre en branle son plan de lutte dès 1990.Ce sujet sera sûrement à l'ordre du jour de l'assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de fruits et légumes, le 9 mars, comme de celle de la Fédération des producteurs de pommes, le 22 mars.Le BULLETIN s'intéresse depuis des années à ce sujet.Chacune de ses parutions contient de l'information sur les grains et l'horticulture.Dans les prochains numéros on trouvera des articles sur la commercialisation des pommes, les serres, la lutte contre le doryphore dans les champs de pommes de terre, etc.Porc DATES DE TOMBÉE ET DE PARUTION 1990 BULLETIN 1990 Réservation Distribution d'espace Livraison du matériel Depuis déjà plusieurs années, le BULLETIN publie régulièrement un cahier spécial portant sur la production porcine.Ce supplément, qui paraît cinq fois l'an, répond aux aspirations des producteurs, toujours à la recherche d'information sur les techniques nouvelles, la santé, la nutrition et la gestion.Les prochains numéros paraîtront en mai, septembre et novembre.Le 18 janvier, le GREPA lançait son «Annuaire statistique porcin québécois», produit grâce au financement de la Fédération des producteurs de porc.Ce précieux recueil de plus de cent pages contient de l'information statistique détaillée sur tous les aspects de la production porcine au Québec.Si des renseignements supplémentaires vous sont nécessaires, ou si vous désirez discuter de votre campagne publicitaire, vous pouvez communiquer avec Suzanne Lamouche, éditeur, au (514) 382-4350, ou avec Isabelle Poutre, représentante des ventes, au (514) 248-4192 ou (514) 382-4350 MAI + Le Porc 7 mai 22 mars 30 mars JUIN + Aviculture '90 11 juin 26 avril 4 mai JUILLET/AOÛT + Aviculture '90 24 juillet 11 juin 19 juin SEPTEMBRE + Le Lait 4 septembre 20 juillet 30 juillet + Le Porc OCTOBRE + Aviculture '90 2 octobre 21 août 29 août NOVEMBRE + Le Lait 5 novembre 20 septembre 28 septembre + Le Porc DECEMBRE + Aviculture '90 4 décembre 24 octobre 1" novembre ATTENTION: Nouveau: AVICULTURE'90.Voir dates de tombée ci-haut pour parutions en juin, août, octobre et décembre.Le nouveau procédé technique exige à présent une trame de 133 pour les films négatifs 4/C et N/B STRUCTURES D'ACIER LA SOLUTION IDÉALE POUR TOUT GENRE DE BÂTIMENT AGRICOLE ET COMMERCIAL JUSQU'À 70' DE LARGEUR ÉRECTION FACILE ET RAPIDE MEILLEURE RÉSISTANCE AUX INTEMPÉRIES GRANGE-ÉTABLE À COMBLE FRANÇAIS Disponible avec différentes pentes de toit et différentes apparences extérieures selon l'utilisation.CORNICHE CARRÉE CORNICHE STANDARD Nos structures d'acier approuvées sont construites différemment selon les régions climatiques et sont conformes aux normes du Code National du Bâtiment.ÉTABLE AVEC FENIL À FOIN DISPONIBLE AVEC OUVERTURE DE VENTILATION J.HOULE & FILS CP.370, DRUMMONDVILLE, QUE.J2B 6W3 TÉL.: (819) 477-7444 FAX: (819) 477-0486 du 19 au 23 mars Il y a quelque chose de spécial au sujet des Journées Pioneer.La nouvelle gamme de produits.Cette année, Pioneer a ajouté 13 nouveaux hybrides de maïs, une nouvelle variété de luzerne, un nouvel inoculant pour le foin et quatre nouveaux cultivars de soja à son assortiment.Avec nos autres hybrides et variétés populaires, ils forment la meilleure gamme de semences de notre histoire.Escompte de 5% au comptant.Vous bénéficierez d'un escompte de 5% pour paiement hâtif sur tous les produits de marque Pioneer® et les inoculants de marque Sila-bac®, si vous acquittez votre facture le ou avant le 23 mars.Du nouveau! Combinez TOUS les produits de marque Pioneer,, pour prof Her d'économies basées sur la quantité.Vous pouvez grouper tous les produits Pioneer, y compris le soja, et les inoculants Sila-bac pour bénéficier d'escomptes de quantité généreux.Extincteur chimique gratuit! Vous aurez droit à un extincteur chimique gratuit de marque "FLAG" à l'achat de 10 unités ou plus de votre représentant Pioneer participant.PRODUITS DE MARQUE ® &ù PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.«Marque désposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hl-Bred Limitée.
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