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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1990-10, Collections de BAnQ.

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ASGROW 10 maïs hybrides 1 (âi 1 1 ASGROW.110 variétés de soja E ASGROI Luzerne EagI » Luzerne Crown i W] 17 maïs hybrides 1 ^é^éiCp^^^B I^^*W**5wSH I^B3^ 4W Des enseignes à connaître, gages d'une bonne récolte Un élément bien spécial est en croissance au Québec : la confiance.Et on le doit à une entreprise qui grandit partout : CargUl.C'est que Cargill se consacre à fournir aux cultivateurs les meilleurs intrants de culture qu'on puisse trouver.Vous pouvez vous fier à nos semences.Pour être certains que vous obteniez de votre marchand Cargill ce qu'il y a de mieux, nous avons associé deux des noms les plus réputés au domaine des semences : Cargill et Asgrow.Que vous cultiviez du maïs Téléphonez-nous à frais virés au 1-519-352-1300 ou du soja, de la luzerne ou des mélanges à ensilage, acheter de Cargill, c'est acheter à tout coup ce qu'il y a de mieux.Votre marchand Cargill a été choisi parce qu'il est un expert dans votre région.Il peut vous dire quel hybride ou quelle variété convient le mieux à votre ferme et pourquoi.Vous aussi, quand vous verrez les enseignes qui sont gages d'une bonne récolte vous verrez croître chez vous cet élément bien spécial qu'est la confiance.HT.SEMENCES Comptez sur Cargill! // n 'est nul art au monde auquel soit requis une plus grande philosophie qu'à l'agriculture.Bernard Palissy (1510-1589) Conseil consultatif auprès de la rédaction Donald Côté Directeur régional des ventes pour le Québec, CibaGeigy Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Collège Macdonald Denis Désilets Vice-doyen à la recherche, Faculté d'agriculture, Université Laval Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Jean-Marie Proulx Producteur de lait, Oka Lise Sarrazin Productnce de porcs, Saint-Jean-de-Matha Sommaire Lait Le retour des Suisses brunes 11 Elle a une santé de fer, elle est docile, vit longtemps.elle a tous les atouts pour devenir une vedette.Le froid peut tuer les veaux 15 Courants d'air troid, humidité élevée, litière humide, et le veau peut mourir gelé.La congélation de l'ensilage: brûlante 18 d'actualité Congeler l'ensilage ne change pas sa teneur en protéines brutes.L'ordinateur: plus simple qu'un vidéo 21 Le plus difficile, ce n'est pas d'apprendre à l'utiliser, c'est de savoir utiliser les messages qu'il peut donner.Les levures augmentent la production de lait En Californie, des vaches ont produit 4,4 % plus de lait grâce aux levures.22 24 Peut-on vivre en produisant des veaux lourds?Oui, mais il faut améliorer les performances techniques.Un veau sain dans un bâtiment sain 52 Les jeunes doivent être mis à part, dans une pouponnière aérée, éclairée et bien isolée.Sommes-nous moins productifs?60 On produit moins de lait par hectare de foin au Québec qu'en Ontario ou qu'aux États-Unis.Le Québec a l'avantage comparatif 61 D'après une théorie, si on partageait les quotas selon les avantages de chaque province, c'est le Québec qui aurait la part du lion.Porc Pourquoi les truies meurent-elles?28 Elles meurent souvent de défaillance cardiaque, surtout pendant la période entourant la mise bas.Pas de camions dans les champs! 30 Un éleveur de Saint-David épand son lisier en juin, avec un sarcleur-épandeur chaussé de pneus ballon.La véritable valeur du lisier de porc 32 En un an.1500 porcs à l'engraissement produisent l'équivalent de 10 000 dollars d'engrais! Commerce_ À l'enseigne de Comax 34 L'ex-Société coopérative agricole régionale de Sainte-Rosalie met l'accent, entre autres, sur les cultures alternatives.L'élaboration d'un nouvel herbicide: un processus long et coûteux 36 Pour mettre un produit sur le marché, ilfaut, enmoyenne.7 années de recherche et 20 millions de dollars.Les grosses machines se vendent bien 58 En 1989, les ventes de tracteurs de 100 chevaux et plus ont grimpé de 26,7 %.La conserve cède le pas au surgelé 62 Les usines rationalisent leurs opérations et s'orientent de plus en plus vers le surgelé.Le marché des céréales est en mutation 69 Pendant que les États-Unis diminuaient leur production, celle de l'Europe, de l'Inde et de la Chine bondissait.Végétaux_ Des méthodes biologiques 38 à la portée de tous La rotation des cultures et la gestion des dates de semis permettent de diminuer l'utilisation de pesticides.Sols sableux et maïs: 56 une combinaison gagnante Les sols sableux conviennent au maïs, quand on leur laisse assez de débris.Vie rurale Le grand bal des citrouilles costumées En octobre, le Jardin botanique est le théâtre d'un concours très coloré.41 74 Quand deux familles exploitent la même ferme L'avenir, c'est la ferme «bi-familiale".Mais il faudra apprendre à travailler, et décider, en groupe.Le pire qui puisse arriver.Mieux vaut toujours prévoir le pire., en espérant qu'il n'arrivera pas! Chroniques 77 Actualité Agenda Agro-force Autour de la ferme Courrier Cuisine Éditorial Finance Forêt Index des annonceurs Météo Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Sécurité Viens jaser 6 6 76 82 9 81 5 58 47 50 44 49 50 79 78 80 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 3 Protection de choc À l'assaut des profits avec les «chasseurs d'élite» de Coopers : COVEXIN-8, TASVAX-7 et 8, JENCINE K99, NASALGEN et les vaccins pour bovins IBR/PI3 de Coopers Les vaccins de Coopers assurent une protection de choc et un bon rapport coût-efficacité au producteur de lait et à l'éleveur de bovins soucieux de rentabilité.'Prenez l'assaut' avec les vaccins de Coopers et l'as des as, votre vétérinaire! Coopers Agropharm Inc.: Ajax, Ontario (416)427-0455 Fart la différence Filiale de Pitman-Moore Bulletin des agriculteurs Octobre 1990 Vol.73, No 10 Éditeur: Suzanne Lamouche c.a.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514)382-4356 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Suzanne Lamouche directrice de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416)486-6636 Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle GRAPHISME Design Express TIRAGE Montréal : 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43,95$ 59,95$ A l'extérieur du Canada, un an: 35$ Tous droits réservés Maclean Hunter 1990 Courrier de 2* catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque notion e du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs est publié et imprimé par les Editions Maclean Hunter Canada .Président: James K.Warrillow Vice-président directeur: Terry L.Maiden Vice-président.Publications du Québec: Jean Paré Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie au Canada: Matthew B.Fyfe Editorial Zonage agricole: du face à face au côte à côte Agriculteurs et municipalités ont besoin les uns des autres pour se développer.par Marc-Alain Soucy Apeine 2 % du territoire agricole du Québec est considéré propice à l'agriculture.Pourtant nous voyons encore trop de terres fertiles transformées en centres d'achat, en immenses stationnements, en développements résidentiels et commerciaux.Il existe bien au Québec une loi de protection du territoire agricole instaurée en 1978, après des décennies de développement anarchique.Entre 1966 et 1971, par exemple, 83 % des terres devenues urbaines étaient des terres agricoles exploitées, des pâturages ou des boisés productifs.La Loi sur la protection du territoire agricole est venue rétablir un certain équilibre, mais il reste encore aujourd'hui beaucoup de tensions entre les municipalités et les agriculteurs.La Commission de protection du territoire agricole reçoit entre 5000 et 8000 demandes de dézonage par année.Tout ne va donc pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.Les municipalités acceptent mal que des zones déclarées agricoles englobent des terres inexploitées et avec moins de potentiel.Pour l'Union des municipalités régionales de comté, les terres en friche constituent une invitation au dézonage.Selon l'organisme, ce n'est que par une occupation tangible, concrète et continue du territoire, que l'agriculture pourra préserver ses acquis et développer son potentiel.Voilà qui laisserait peu de place à l'agriculture et, au contraire, en laisserait beaucoup à l'improvisation de municipalités qui, souvent, attribuent plus de valeur économique et sociale à la création d'un dépotoir municipal qu'au maintien d'une entreprise agricole viable.Ces zones tampons favorisent la coexistence entre agriculteurs et citadins (odeurs, bruits, etc.).Elles permettent également de donner un peu de souplesse dans les cas où le développement urbain le justifierait.Et ce, même si les agriculteurs les plus radicaux voudraient que la Commission de protection du territoire agricole rejette toute demande de dézonage, peu importe les arguments présentés par les municipalités.Face à face Il ne faut pas s'étonner de ce face à face stérile, il découle d'une mentalité générale qui a déprécié le rôle et la valeur de l'agriculture et qui met en opposition le développement agricole et municipal.Beaucoup de municipalités manquent de moyens et d'imagination pour voir à leur propre développement économique et, surtout, très peu d'entre elles ont une volonté politique d'intégrer l'agriculture à ce développement.Il serait pourtant facile d'obtenir plus de coopération des producteurs agricoles au moment du dézonage de parties du territoire, si les agriculteurs avaient l'impression que leur industrie est efficacement intégrée aux projets de développement de leur municipalité.Malheureusement, des municipalités recherchent les gros lots, la multinationale qui va tomber du ciel ou l'industrie qui va créer des centaines d'emplois dans la région.Trop peu, comme l'a fait Ville de Laval, ont un plan de développement agricole et y croient suffisamment pour engager un commissaire à l'agriculture chargé de développer des opportunités dans ce secteur.Laval n'est pas sans péché, mais au moins les producteurs agricoles y ont été consultés.Ils sont considérés comme des citoyens à part entière impliqués dans un plan de développement social et économique global.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 5 L'actualité États-Unis: le prix des terres remonte Pour la troisième année consécutive, le prix des terres aux États-Unis a grimpé en 1989: une hausse de 4 % (693 dollars américains par acre) contre 6 % en 1988 et 6 % en 1987.De 1982 à 1987, le prix n'avait presque pas cessé de chuter.La hausse de 1989 n'a toutefois pas atteint le niveau de l'inflation, qui a été de 5 %.C'est du moins ce qu'affirmait le Service de la recherche économique du ministère américain de l'Agriculture dans sa revue Farmline parue en juillet dernier.Céréales: Ottawa vise la «valeur ajoutée» Un rapport d'Agriculture Canada recommande la formation d'un Conseil commercial agricole visant à élaborer une stratégie de commercialisation basée sur la «valeur ajoutée».Dans l'immédiat, il préconise la formation d'un groupe de chefs d'entreprises pour conseiller le gouvernement, élaborer des programmes, organiser des colloques et favoriser l'échange d'information.C'est ce groupe qui serait chargé de fonder un conseil permanent comprenant des représentants de l'industrie, du gouvernement et des institutions.La révolution verte revue et corrigée Le prochain congrès de l'Ordre des agronomes aura pour thème «La révolution verte, 50 ans après: un héritage ou une dette?» Les membres tenteront de préciser leur position sur les pratiques agricoles utiliséesdepuis un demi-siècle et aujourd'hui de plus en plus contestées.L'événement se tiendra à l'hôtel Sheraton de Laval du 26 au 28 septembre 1991.Notre foin au Japon Un marché de 34 millions de dollars pourrait s'ouvrir aux producteurs canadiens de foin: celui du Japon.Il faut toutefois que les chercheurs canadiens réussissent à prouver qu'il est possible d'éliminer la mouche de Hesse.Les agricuteurs japonais craignent en effet que cette mouche, considérée comme un ravageur mineur ici, ne nuisent aux cultures de riz.Weston devient «granola»! Les boulangeries Weston ont décidé de troquer les habituels additifs chimiques, tels le sorbate de potassium et le propionate de calcium, pour du concentré de pruneaux et du vinaigre blanc! Elles lancent de nouveaux pains «irréprochables» au plan nutritif, dont un pain Budwig.Autre temps, autre mode.Mirabel: enfin fini La Société immobiliaire du Canada a annoncé la fin du processus de rétrocession des terres de Mirabel.Depuis l'expropriation, 21 années se sont écoulées ! Il a fallu rendre à la population 92 000 des 97 000 acres qui lui avait été retirées en 1969.Une petite erreur de 95 %! Le gouvernement fédéral a dû financer un programme de relance, débourser 7,5 millions de dollars pour l'amélioration du fond de terre et aider les industries.Vive la libéralisation! Selon un sondage d'Angus Reid, la majorité des agriculteurs canadiens (59 %) voient d'un bon oeil la libéralisation du commerce international.Ils croient que les consommateurs, comme eux-mêmes, en bénéficieront.Les moins favorables aux négociations du GATT sont les aviculteurs (37 % en faveur) suivis de près par les producteurs laitiers (40 %).Aide à la Colombie-Britannique Les producteurs de céréales de la Colombie-Britannique recevront 4,39 millions de dollars pour compenser les pertes subies en 1990.Les gouvernements fédéral et provincial se partagent également la facture.Ottawa espère ne plus avoir, à l'avenir, à mettre en place de programmes spéciaux de ce genre.On compte sur l'actuel travail de révision des politiques agricoles pour mettre sur pied un programme unique qui comblera tous les besoins.Nouveaux rapports à Ottawa Les comités chargés de revoir les politiques fédérales viennent de remettre cinq nouveaux rapports.Ils portent sur la compétitivité, la protection des revenus, la protection des revenus des producteurs de céréales, l'environnement durable et le transfert technologique.On peut se les procurer à la Direction des communications d'Agriculture Canada, à Ottawa.Succès du symposium sur l'ensilage L'Abitibi-Témiscamingue vient de se mettre sur la carte agricole mondiale.Le symposium international sur l'ensilage d'herbe qui a eu lieu en avril à Rouyn-Noranda semble avoir eu l'heur de plaire aux spécialistes européens, américains et canadiens qui y sont allés: l'un d'eux, le Dr Marshall Me Cullough a écrit un article élogieux dans le Hoard's Dairyman du 25 mai.Agenda 7 au 12 octobre Congrès international de laiterie Palais des congrès, Montréal 22 au 26 octobre Salon international de l'alimentation Paris 27 octobre au 4 novembre Salon agriculture, vin et alimentation Stade Olympique, Montréal 6 au 18 novembre Royal Agriculture Winter Fair Toronto 7 au 11 novembre Salon international de la machinerie agricole (EIMA) Bologne, Italie 13 au 16 novembre Salon international d'élevage intensif Utrecht, Pays-Bas 14 novembre Colloque du CPAQ sur le porc Québec 15 et 16 novembre Colloque biotechnologies et environnement Hôtel Delta, Montréal 6 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Belarus VENTE DE CHEVAUX-VAPEUR!! 74 hp _ 2194100$ m àlap.def.M ¦ —- — Tracteur à 4 ROUES MOTRICES AVEC CABINE OU MOINS MODÈLE Ne donnez pas votre tracteur usagé actuel à un de nos concurrents - pour rien.* * NOUS ACCEPTONS LES REPRISES GARANTIE DE im NOMBRE LIMITÉ DE TRACTEUR NEUF TRACTEURS DISPONIBLES La qualité Belarus - des tracteurs de classe mondiale pour les fermes canadiennes L'économie Belarus - moins chers à l'achat, fonctionnement moins coûteux et moins d'entretien Rapport qualité/prix Belarus - vous en obtenez plus pour votre argent Belarus Belarus Equipment of Canada Ltd., Toronto, Régina, Montréal, Moncton ' Le prix comprend l'équipement de base - barre d'attelage oscillante, masses d'alourdissement avant et un jeu d'alourdissements aux roues arrière.Le prix indiqué est f.à b.(à l'emplacement de la succursale).Fret local et inspection avant la livraison en sus.Les prix sont sujets à changement sans préavis.Le concessionnaire peut vendre le tracteur pour moins cher "Belarus est d'avis que.une lois que vous aurez vérifié ce que la concurrence vous offre, vous déciderez qu'avec l'offre de Belarus vous bénéticiez d'un meilleur prix; il n'y a rien dans cette annonce qui devrait indiquer que la concurrence est incapable de vous offrir un prix plus bas.Pour des détails complets, adressez-vous au concessionnaire participant.QUÉBEC Amos Agritibi R.H.Inc.(619) 732-6296 Boucherville Belarus Equipment of Canada Ltd.(514)871-8261 Fax: (514)871-8036 Caplan M J.Brière Inc.(418) 388-2166 Fax: (416) 386-2366 Demandez les Howlck Équip.Industriels & Agricoles BHR, Henderson Inc.(514) 825-2158 Fax:(514) 825-2946 1-800-363-5183 Lac Mégantlc Garage Réjean Roy Enrg.(819)583-5266 Laurlerville Garage Alfred Charesl Inc.(819) 365-4844 Fax:(819) 365-4877 L'Islet Atelier Mobile Enr.(418) 247-5626 Lorrainville Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 Fax: (819)625-2383 Matane Garage Gérard Philibert Inc.(413) 562-1437 Fax: (418) 562-3547 Notre-Dame du Lac Garage R.Cloutier Enrg (418) 899-6781 (418) 899-6793 (418) 899-2778 H Pont-Rouge Les Machineries Pont-Rouge Inc.(418) 873-3232 Fax: (418) 873-3315 Racine Garage Pierre-Paul Lussier Inc.(514)532-2703 Fax: (514) 532-3103 Si-Bernard de Lacolle M.J.Enrg.(514) 246-3923 (514)246-3708 St-Damase Équipements H.Palardy Inc.(514)797-3325 Fax:(514) 797-2170 Ste-Marguente Dorchester Équipements Inc.(418)935-3336 Fax: (418)935-3616 Ste-Rose de Poularies Machineries Horticoles D'Abitibi Inc.(819) 782-5604 Fax: (819)782-5608 Val David Équipement J.B.Enrg.(819) 322-6881 Fax: (819) 322-6881 Fax:(418) 247-3600 valeurs exceptionnelles sur d'autres modèles de tracteurs! Le secteur agricole est en pleine évolution.compte Investissement?ou encore à des cer- Les ordinateurs remplacent le papier tifïcats de placement garantis?nous pouvons rAià ÛO&fo et les crayons.L'agriculteur moderne doit répondre à vos besoins en matière d'accroisse- /Vr \Jff(££®/A maintenant calculer le coût des fonds ment de capital et de liquidités de façon à " £/iplW' en plus du prix du bétail et du grain.transformer vos projets en réalités Votre centre bancaire CIBC évolue lui Nous évoluons parce que vous évoluez, aussi afin de vous faire bénéficier pleine- Nous exerçons notre activité afin d'assurer ment de son expérience.Vous pouvez tirer l'essor de la vôtre, avantage, entre autres, de notre vaste „„„„ j j.j«i_Ai i 'Offerts par La Société d'Hypothèques CIBC et garantis gamme d instruments de depot.Grace au de f^^^i^^n,, ™ ,a Ba4nque canadienne impériale compte d'épargne à intérêt quotidien, au de Commerce. 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Courrier Quelques consignes sécuritaires À quelques reprises, nous avons pu lire de très intéressants articles sur la prévention dans le Bulletin des agriculteurs, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.A propos de l'article «Ces grains qui tuent» (juillet-août), il aurait été utile d'insister sur ces quelques consignes visant à éviter les accidents: • toujours éviter de se tenir sur le grain à l'intérieur du silo; • toujours s'attacher à une corde ou à un câble solidement fixé à l'extérieur; • ne jamais travailler seul; une deuxième personne à l'extérieur qui surveille les opérations permet une intervention rapide.Yvette Nouail Service de main-d'oeuvre et de prévention, UPA Au sujet du compost de poules Je fus fort surpris d'apprendre que l'on pouvait faire du compost avec des résidus de volailles (Dm compost de poules, Aviculture 90, juin).Pour notre part, nous avons un petit abattoir de volailles et depuis quelques temps, nous devons débourser de l'argent pour faire acheminer nos résidus ailleurs.Jocelyn Giguère Saint-Agapit Des préjugés dans les deux sens J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'éditorial de juillet-août au sujet de la jeunesse rurale.J'y relève particulièrement le passage où l'on souligne les préjugés entretenus par les jeunes de la ville à l'égard des ruraux.J'y ajouterais qu'il y a aussi des préjugés qui circulent dans l'autre sens.Cette réalité m'a amené, il y a deux ans, à proposer que notre Coopérative réalise une activité pour tenter d'amenuiser ces préjugés et de créer une meilleure synergie entre ruraux et citadins.Il s'agitd'un programme estival d'échange entre les enfants des agriculteurs, membres de la Coopérative, et ceux des employés.Nous venons de vivre avec succès la deuxième année de ce programme.Gaétan Martineau Directeur des communications, Agropur Vous avez des commentaires?Ecrivez-nous au 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422, Montréal (Québec) H2P 1B9.Les lettres peuvent être abrégées.Kvernelancfl Rouleau alimenteur (option) â commande hydraulique (déchiqueteuseCH150HF) Déchiqueteuse (Chipper) FARMI-CH150HF- Pour transformer branches et billes jusqu'à 6"diam.en copeaux profitables.Dépliants: Nom Treuils Déchiqueteuses Adresse Tracteur H.P.Kverneland Kverneland Inc.1200 Rocheleau Drummondville, Qc j2c 5y3 (819) 477-2055 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 \bus êtes bien couvert avec la Laurentienne Agricole ! Oui! Vous êtes bien couvert ! La Laurentienne Agricole est le plus important assureur spécialisé en assurance des fermes au Québec.Ses origines remontent aux années quarante et à l'Union Catholique des Cultivateurs.Elle distribue ses produits par l'entremise de courtiers qui sont, comme elle, bien enracinés dans le milieu agricole.Avec la Laurentienne Agricole, vous obtenez plus que de l'assurance.Vous bénéficiez des fruits d'une longue tradition d'engagement, d'écoute et d'innovation au service du milieu agricole! LAURENTIENNE AGRICOLE Portrait Le retour des Suisses brunes Les frères Auclair, de Coaticook, sont persuadés que la Suisse brune est vouée à un grand avenir.par Aubert Tremblay «c; jeux qui disent que la Suisse brune est une race à viande ne 'la connaissent pas, affirme Fabien Auclair.Pendant cent ans, aux États-Unis, elle a été développée comme un bête laitière.» Fabien Auclair, ancien éleveur de Holstein, est aujourd'hui le président de l'Association canadienne des éleveurs de Suisses brunes.Avec son frère Denis, il entretient un troupeau de 45 vaches pur sang.Les Auclair voudraient bien, d'ailleurs, en faire une des sources de diffusion de la race à travers le Québec.Déjà, aiment-ils souligner, une dizaine d'autres fermes de la région ont suivi leur exemple et se sont converties.Les Suisses brunes, pourtant, se vendent plutôt cher à cause de leur rareté.«Elles sont plus chères que les Holstein, si on tient compte de la production en lait», dit Fabien Auclair.Un jeune taureau se vendrait jusqu'à 6 000 dollars et les Auclair affirment que des acheteurs du Royaume-Uni auraient offert 1 000 dollars pour un embryon! Il faut dire qu'à les entendre, on se demande pourquoi c'est la Holstein qui a pris le haut du pavé au Québec et pas la Suisse brune! Elle est plus docile, en meilleure santé, vit plus longtemps.«Avec nos Holstein, dit Fabien Auclair, on avait des problèmes de vêlage, de fièvre du lait, de renversement de caillette.Depuis qu'on ades Suisses brunes, on n'a eu qu'une seule fièvre du lait.» La moyenne d'âge du troupeau est maintenant de six ans.«Selon une étude américaine, les Suisses brunes produisent, en moyenne, six lactations contre trois pour les Holstein», affirme Fabien Auclair.Il avoue toutefois que ces résultats peuvent avoir été influencés par la rareté des Suisses brunes, qui causerait un déséquilibre entre l'offre et la demande de sujets.«Comme il y a un Fabien et Denis Auclair ont choisi la Suisse brune pour sa rusticité, sa longévité et, surtout, le taux de protéines de son lait.gros marché, explique Fabien Auclair, les éleveurs cherchent à garder plus longtemps leurs mères.» Autre avantage: la viande de Suisse brune se vend bien.«Pour les vaches de réforme ou les jeunes veaux, on a toujours de meilleurs prix», dit Denis Auclair.Championne suprême Mais malgré qu'il plaise particulièrement aux bouchers, le troupeau de la ferme Valauclair reste un vrai troupeau laitier, comme le prouve sa moyenne de production: 7 750 kilos.Les vaches ont une conformation et une taille digne des reines Holstein.«En octobre dernier, à la World Dairy Expo de Madison, c'est une Suisse brune qui a décroché le titre de championne suprême toutes races», tient à souligner Fabien Auclair avec fierté.Il garde d'ailleurs chez lui, pour les sceptiques, un document vidéo montrant la championne recevant son prix.Mais de toutes les qualités de la Suisse brune, la plus importante est sans contredit le taux élevé de protéines de son lait.C'est d'ailleurs cette caractéristique qui a décidé les Auclair à modifier la composition de leur troupeau.«On commençait à entendre parler du paie- ment en fonction de la protéine, dit Fabien Auclair.Si ça arrive, on sera prêts!» La Suisse brune était d'autant plus tentante que Denis Auclair, alors inspecteur R.O.P, avait pu constater la productivité respectable de la race.Parmi les éleveurs qu'il rencontrait, certains avaient à la fois des Holstein et des Suisses brunes.Il pouvait comparer à loisir.Le valeur commerciale des sujets a aussi été un facteur déterminant.«Le prix des Holstein avait beaucoup baissé», explique Fabien Auclair.Enfin, l'exotisme de la race a exercé son attraction.«On a voulu relever un défi», avoue-t-il.L'aventure semble avoir bien tourné.Les Auclair veulent, d'ici cinq ans, augmenter leur nombre de vaches à 60 et faire passer leur moyenne à 9 000 kilos.L'an dernier, ils ont acheté pour 50 000 dollars de quotas.Ils se sont mis à vendre des sujets à l'étranger.«Les premières Suisses brunes qui ont foulé le sol d'Angleterre venaient d'ici», explique Fabien Auclair.Cette année, un éleveur brésilien s'est montré intéressé.Déjà, en 1986, des animaux de leur ferme s'étaient envolés pour le Venezuela.L'an dernier, les Auclair se sont Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 11 NOS MOTEURS REFROIDIS PAR AIR INTÉRESSENT LES FERMIERS.LEUR EFFICACITÉ LES CONVAINC.Plus de 40% des pannes de moteurs de tracteurs sont dues à une défectuosité du système de refroidissement par eau.Donc, si on élimine les temps d'arrêt coûteux.C'est ce que Deutz-Allis a fait.Chacun de nos tracteurs est muni d'un moteur Deutz refroidi par air.Le même qui a fait ses preuves partout, dans des conditions les plus difficiles.Si la fiabilité et la durabilité sont importantes, la force de traction brute, elle, est essentielle.C'est celle que l'on trouve sur les modèles de la nouvelle série 9100 - trois tracteurs increvables de 150 et 193 HP à la PDF.Lo gamme complète des tracteurs Deutz-Allis est vaste.Nos tracteurs commencent à 43 HP à la PDF et sont assortis d'une garantie de 4 ans ou 4000 heures.Adressez-vous votre concessionaire pour plus de détails.Pour une démonstration sur le terrain, composez notre numéro sans frais, 24 heures par jour: 1 - 8 0 0 - 8 2 7 - 1 9 9 5 Deutz-Allis Corporation, P.O.Box 13303, Kansas City, MO 64199.DEUTZ ALUS UNECOMPAGNIE ALUS GLEANER 900173 DEUTZ-ALLIS CONCESSIONNAIRES AU QUEBEC ST-IGNACE STATION Les Equipements J.L Thibault HOWICK B.H.R.Inc LAURIER STN Les Entreprises Michel Girouard LAURIERVILLE Garage Alfred Charest Inc L'EPIPHANIE Machineries Forest Inc.MASKINONGE Machineries R.C.Inc.NAPIERVILLE Equipements LeFebvre Et Frères NOTRE-DAME Machineries Benoit et Frères PLAISANCE Garage Leonard Menard Ltd RACINE Garage Pierre-Paul Lussier Inc STEL ANNE PERADE Lafreniere Tracteur SI BENOIT-MIRABEL Equipements St Denis SI DAMASE Equipements H.Paiardï Inc.SI GEORGES Equipements F.Cote Inc.SI IGNACE Les Equipements Baraby Inc SI NARCISSE Equipements Blaney et Charest SI SIMON Roux Machineries Inc VICTORIAVILLE Les Entreprises Michel 418/246-3707 514/825-2158 418/728-4534 819/365-4844 514/588-5553 819/227-2023 514/245-3366 819/336-2130 819/437-4387 514/532-2703 418/325-2446 514/258-2006 514/797-3325 418/228-2000 514/296-4411 418/475-6704 418/738-2868 819/758-9566 Suisses brunes- compte tenu de leur production laitière plus faible, les Suisses brunes se vendent plus cher que les Holstein.mis à la transplantation embryonnaire, histoire de pouvoir offrir plus de sujets à vendre et de grossir leur troupeau rapidement.Les Auclair ont vendu leur dernière Holstein il y a à peine un an, pourtant.Mais ils avaient déjà alors sept années d'expérience dans l'élevage des Suisses brunes.«Au début, on était réticents», avoue Fabien.Leurs trois premières génisses, achetées en 1982, venaient de 1 ' Ile-du-Prince-Edouard.Par la suite, les Auclair se sont principalement approvisionnés aux États-Unis.¦ Ce sont des adeptes du foin de mil.Depuis trois ans, c'est-à-dire depuis qu'ils ont vendu leur ancienne ferme pour acheter celle qu'ils occupent présentement, ils n'ont plus de silo.«On ne s'en est pas ennuyés, disent-ils, sauf cette année à cause du mauvais temps.» Ils comptent le faire transporter jusqu'à leur nouvelle ferme mai s pas cette année.Avec leurs 12 000 balles, quand le temps le leur permet, ils peuvent nourrir leur troupeau.Le reste de l'alimentation est constitué de moulée.¦ Ferme Valauclair nature juridique: Société superficie: 62 ha culture 38 ha de foin 8 ha de grain 16 ha de pâturage animaux 90 têtes - 45 vaches classement 19 EX - 11TB 8 B+ - 1 B MCR 176-171-181 moyenne (305 j): 7750 kg 3,95 % de gras 3,68 % de protéines âge moyen 6 ans alimentation foin sec et moulée UNECOMPAGNIEALLIS GLEANER La protéine, dangereusement négligée?Même à l'origine, dans les Alpes, les Suisses brunes avaient une vocation laitière.On les sélectionnait, en fait, en fonction de leur rendement en fromage.Dans les lentes processions vers les sommets des montagnes, on plaçait les plus grosses productrices en tête, chacune avec sa cloche suspendue au cou.C'est du moins ce que rappelle l'ancien président de l'Association canadienne de la Suisse brune, Alvin Gingerich, dans son éditorial de la revue La Cloche.Pour lui, la Suisse brune est la productrice de fromage «par excellence», grâce aux taux élevés de protéines et de caséine de son lait.En Europe, et même dans certains Etats des Etats-Unis, affirme-t-il, on accorde une prime aux éleveurs qui produisent un lait plus riche en protéines.Certains Américains peuvent ainsi obtenir jusqu'à deux dollars de plus le cent livres, selon lui.Mais au Canada, on n 'en est pas là.Le système de paiement actuel, juge-t-il, «compromet la valeur génétique du bétail laitier» à long terme, en plus d'être injuste à court terme.Le pays risque de perdre sa place dans le marché des animaux reproducteurs, va-t-il jusqu'à affirmer, puisque le mouvement en faveur de la protéine est déjà lancé ailleurs.L'Association canadienne des éleveurs de Suisses brunes compte environ 90 membres au Québec.D'après Fabien Auclair, il y a déjà eu 200 éleveurs dans la province.Aux Etats-Unis, la Suisse brune est beaucoup plus populaire qu'ici, puisqu'il y a à peu près 2 000 producteurs, dont certains possèdent sept ou huit cents bêtes.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 13 Non, vous n'avez pas encore tout vu.Nous vous avons réservé nos meilleurs placements.C'est bien connu, les agriculteurs de chez nous ont toujours été à leur affaire tant au plan professionnel que personnel.C'est pourquoi la Banque Royale vous offre des outils de dépôt fiables qui rencontrent vos moindres exigences.La souplesse.avec le Placement Royal®* i authentique compte d'épargne personnel i accès à votre argent en tout temps i aucun montant limite (intérêt à compter d'un solde minimum de $5,000) i porte la garantie inconditionnelle de La Banque Royale du Canada Le choix du terme.avec les Certificats de Placement* i choix du terme: 1, 2, 3, 4 ou 5 ans i rapportent des intérêts à taux fixe i aucun montant limite (dépôt minimum de $1,000) i portent la garantie inconditionnelle de La Banque Royale du Canada L'économie d'impôt.avec le Régime Enregistré d'Épargne-Retraite ¦ 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leur faible réserve graisseuse sous-cutanée, ils ont moins de surface isolante.Des pertes de chaleur dues à l'évaporation d'eau venant de leur peau humide peut aussi abaisser leur température corporelle.Le froid en lui-même n'est pas nuisible aux veaux.Nous n'avons qu'à observer certains élevages de veaux à l'extérieur dans des niches pour nous en convaincre.Les veaux, dès leur naissance, sont capables de s'adapter rapidement à des conditions d'élevage sévères si certaines précautions sont prises.La combinaison de divers facteurs, tels que l'air froid avec des courants d'air directs et un taux d'humidité élevé de l'air ambiant, peut causer de l'hypothermie (refroidissement du corps).Lorsqu'on ajoute à ces conditions néfastes, l'absence de litière sèche sur l'aire de couche (ciment nu et mouillé ou litière humide, gelée ou glacée), on réunit alors tout ce qu'il faut pour favoriser l'apparition de maladies chez les jeunes animaux.Le poil de l'animal, en devenant mouillé, perd son pouvoir isolant.C'est ainsi que le jeune veau, ne pouvant maintenir un équilibre thermique adéquat, peut mourir de froid à des températures bien au-dessus du point de congélation, après une diminution très prononcée de sa résistance.Ces situations pourront se retrouver dans les étables où les veaux sont entassés dans des enclos localisés le long d'un mur extérieur froid, soit dans la vacherie Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ, Rock Forest.Comparées à une pouponnière, les niches sont une bonne solution de rechange économique.ou soit dans un bâtiment séparé.Dans des locaux où il y a peu ou pas de mouvements d'air frais et sec venant de l'extérieur, on observe une accumulation de condensation sur les murs et le plancher.Attention litière Des courants d'air froid peuvent aussi s'infiltrer par des fissures dans les murs ou autour des fenêtres et portes mal ajustées.Mais, ce que l'on observe le plus souvent et qui est très dommageable pour les veaux, c'est l'absence ou le mauvais état de la litière dans les aires de repos des veaux.Une étude, publiée aux Etats-Unis il y a quelques années déjà, a d'ailleurs démontré qu'il existait une relation étroite entre l'humidité de la litière des veaux et leur mortalité néonatale (voir figure).De plus, il fut démontré que les litières de paille étaient supérieures à toutes les autres sortes, avec le plus faible taux de mortalité.La litière de paille, en agissant comme absorbant, permet de maintenir le taux d'humidité à un niveau acceptable.De plus, elle agit comme isolant entre le plancher et le veau et prévient ainsi les pertes de chaleur corporelle.Chez des veaux «stressés» par le froid, d'importants changements se produisent dans leur sang qui pourront diminuer leur résistance aux maladies.Par Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 15 te fytoxfes de haute gamme Grâce à notre réseau commercial bien implanté au Québec nous pouvons vous offrir un service sur mesure et des hybrides imbattables.Pour obtenir plus d'informations contactez votre agent PRIDE local.SEMENCES PRIDE CP.26085 Comptoir Postal Normandie Montréal, Quebec Canada H3M 3E8 Téléphone (514) 334-2835 Fax (514) 334-6486 Relation entre l'humidité de la litière des veaux et le taux de mortalité néo-natale 30-1 20 40 60 80 % de matière sèche dans l'aire de maternité I I I I I-!-1-1-i- 100 80 60 40 20 % d'eau dans la litière exemple, les veaux peuvent se déshydrater, c'est-à-dire qu'ils perdent une quantité de leurs eaux corporelles.Leur sang devient alors plus épais et circule moins facilement.Il peut aussi survenir une baisse temporaire du nombre de certaines cellules du sang (leucocytes.).Or ces cellules ont un rôle important à jouer dans les mécanismes de défense de l'organisme; elles détruisent certains microorganismes pathogènes.D'autre part, la concentration du sucre sanguin, du Cortisol (hormone) et de certains enzymes augmente de manière significative, ce qui correspond à une réponse typique aux situations de stress.Plus tard, la concentration du sucre sanguin peut devenir dangereusement basse.Les veaux nouveau-nés dépendent presque entièrement de l'ingestion et de l'absorption des anticorps du colostrum pour résister aux maladies de nature infectieuse.Les veaux subissant un fort stress dû au froid peuvent retarder de beaucoup leur première tétée s'ils sont laissés à eux-mêmes.Et l'absorption des anticorps peut être retardée chez des veaux en état d'hypothermie (basse température) durant leurs dix-huit premières heures de vie.Comme conséquence, ces jeunes animaux peuvent être très sujets aux infections, car ils ne sont pas protégés par les anticorps fournis par le colostrum.On reconnaît un veau qui souffre du froid à plusieurs symptômes.D'abord, l'animal présente un état dépressif, un manque de vigueur ou des yeux vitreux.Il montre certains signes de faiblesse physique: le veau demeure couché ou a beaucoup de difficulté à se lever et à se tenir sur ses pattes; il a le dos arqué, les pieds rapprochés et la tête baissée; il a une démarche raide.Aussi, il peut souffrir de tremblements, constants ou par épisodes plus ou moins prolongés.Il manque d'appétit, a de la difficulté à se nourrir par lui-même à la chaudière.Enfin, sa température rectale peut s'abaisser de plusieurs degrés: 3 à 6 °C.Pouponnière et niches Dès qu ' un veau est séparé de sa mère, il devrait être placé dans une loge individuelle, préalablement bien nettoyée et désinfectée.De plus, nous devons insister sur la nécessité de séparer complètement les animaux adultes des jeunes.La pouponnière devient alors nécessaire, autant pour les étables où les animaux sont attachés que pour les stabulations libres.Cette pouponnière peut être aménagée soit dans le même Source: Ferris et Thomas, 1975 bâtiment que la vacherie (avec mur isolé pour séparer et système de ventilation distinct), ou bien dans un autre bâtiment aménagé exclusivement pour les veaux.Le bon fonctionnement de la ventilation dans ces pouponnières est de première importance, de même que le nettoyage et la désinfection répétés.Niches et brise-vent Les niches peuvent être une situation de rechange économique par rapport à une pouponnière à veaux; elles peuvent donner des résultats très satisfaisants, surtout en ce qui concerne la santé des veaux.Cependant, il faut bien comprendre la régie de ce système et prendre certaines précautions.D'abord, l'emplacement et l'orientation des niches sont très importants.Celles-ci doivent être placées sur un terrain bien drainé en orientant la façade (partie ouverte) vers le sud en hiver pour bénéficier des rayons de soleil, et vers l'est en été afin de profiter de l'ombre au cours des après-midi chauds.L'ajout d'un brise-vent (naturel ou construit) donnera une protection supplémentaire contre les vents dominants en hiver.Ensuite, il faut bien espacer les niches afin d'éviter les contacts entre les veaux et les éloigner des ventilateurs de l'étable.En plus, une épaisse couche de litière de paille sèche doit être placée dans la niche et renouvelée dès qu'elle est humide.Par temps froid, toutes les ouvertures sur le mur arrière doivent être fermées pour éviter les courants d'air.On doit aussi veiller à ce que le devant de la niche soit constamment ouvert pour éviter l'accumulation d'humidité à l'intérieur.Afin de favoriser l'adaptation rapide des veaux à leur nouvel environnement, il est important de les sortir à l'extérieur le plus tôt possible.En fait, on doit le faire au cours des 24 premières heures suivant la naissance, dès que le poil et la peau sont bien asséchés.Par temps très froid, le métabolisme du veau augmente afin de maintenir sa température corporelle.Les besoins alimentaires seront donc augmentés en conséquence pour répondre à cette nouvelle demande d'énergie.Par ailleurs, l'eau chaude servant à préparer le lait (présenté à 40 °C en hiver) sera une source de chaleur additionnelle.Au cours des jours chauds de l'été, c'est le risque d'une température trop élevée qu'il faut combattre.En plus de l'ombre dont on a parlé plus haut (orientation vers l'est), on peut fixer une extension au toit, du côté ombragé, et peindre le toit en blanc ou de couleur aluminium.On peut aussi surélever la niche de quelques pouces en plaçant des briques sous les coins, afin de faciliter la circulation de l'air.De plus, le panneau de ventilation sur le mur arrière peut être ouvert.Durant la saison chaude, il ne faut surtout pas oublier de fournir constamment de l'eau fraîche et propre en libre choix en plus du lait, car les besoins hydriques sont alors plus élevés.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 17 Alimentation La congélation de l'ensilage: brûlante d'actualité Des chercheurs du Michigan ont démontré que la congélation d'un échantillon d'ensilage n'a pas d'effet sur la teneur en protéines brutes.par Bertrand Farmer La rencontre annuelle de 1 ' Association américaine en production laitière, en Caroline du Nord, a permis à plusieurs chercheurs de présenter leurs résultats de recherche.Nous avons choisi les sujets se rapportant le plus à l'alimentation des bovins laitiers et pour lesquels il existe souvent beaucoup plus de questions que de réponses.Échantillonnage des fourrages Lors d'un essai à l'Université du Michigan, des chercheurs ont examiné l'effet de la congélation des échantillons de fourrages sur leurs teneurs respectives en protéines et en fibres.Résultat: la congélation d'un échantillon n'a pas eu d'effet sur la teneur en protéines brutes.Différentes fractions de la protéine brute ont cependant été affectées par la congélation.Par exemple, la teneur en protéines brutes insolubles par détergent neutre du brome a fortement augmenté après qu'il a été congelé.Cependant, les teneurs en fibre NDF ont aussi augmenté d'une manière significative à la congélation.Des échantillons de luzerne (à l'état frais et ensilée) et de brome (à l'état frais) ont été analysés immédiatement après l'échantillonnage ou après congélation à - 25 °C pour une journée, un mois ou six mois.Tous les échantillons ont été séchés au four à 55 °C avant de procéder aux différentes analyses.Un deuxième essai a démontré que la luzerne est plus résistante aux effets de température et de temps que la plante entière de maïs.De plus, le produit ensilé est plus stable que le produit frais.Des changements significatifs dans la teneur en fibres des fourrages peuvent donc se produire entre l'échantillonnage et la Bertrand Farmer, agronome, est nutritionniste au PATLQ.dessication au laboratoire.En fait, ces changements semblent particulièrement importants dans le cas des fourrages verts.Lors de cet essai, des échantillons ont subi différents traitements de chaleur pour différentes périodes de temps.C'est ainsi que les auteurs en sont venus à suggérer que les échantillons de fourrages humides soient immédiatement séchés de façon à minimiser ces changements.Le tableau I présente les teneurs initiales en fibres ADF et NDF des échantillons ainsi que leurs variations dues aux traitements.On peut tirer plusieurs conclusions de ces deux essais: • Des échantillons de fourrage (humides) prélevés à la ferme devraient parvenir au laboratoire dans le plus bref délai possible et dans les meilleures conditions possible.• Peut-être devrait-on attendre que l'échantillon soit fermenté et plus stable avant de le faire parvenir au laboratoire! • Peut-être devrait-on considérer des méthodes permettant de sécher rapidement les échantillons de fourrage (humides) prélevés à la ferme.• Ne devrait-on pas reconsidérer la congélation des ensilages?Tableau I Effets des conditions d'entreposage sur les teneurs en fibre d'échantillons de fourrages prélevés à la ferme Fourrage NDF ADF Initiales Écarts Initiales Écarts Luzerne 39,3 36,0-45,6 30,3 27,5-35,6 à l'état frais Ensilée 37,4 36,5-38,3 25,7 25,2-26,0 Plante de maïs 45,7 44,3-55,7 23,9 22,1-33,5 entière à l'état frais Ensilée 45,6 42,3-55,7 25,4 23,3-26,5 Qualité des fourrages et consommation volontaire de matière sèche Un essai de l'Université du Wisconsin a comparé un fourrage de luzerne coupé à deux stades de maturité (1er stade: 24/05/88, 2e: 06/06/88) et entre- LES PRODUITS NEW HOLLAND SONT OFFERTS CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS: Aima Équipements JMAR, Inc.Black Lake G.Guillemette, Inc.Cap Santé R.P.M.Tech., Inc.Caplan M J Brière, Inc.Chicoutimi Gobeil Équipement Limitée Dalhousle Sta Femand Campeau & Fils Drummondville Machinerie Simard, Inc.Granby Aubin &St Pierre, Inc.Huntingdon Les Équipements Bonenberg, Inc.Iberville Guillet & Robert, Inc.Lennoxvllle Équipement B.Morin, Inc.Maskinongé Équipement G.Gagnon, Inc.Montmagny Équipement Bolduc, Inc.Parisville Henri Côté & Fils, Inc.Plke River Guillet & Robert, Inc.Pointe au Père Garage Daniel Lévesque, Inc.Rivière-du-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapit Machineries Jean Roy, Inc.St-Céiestin C.Lafond & Fils, Inc.St-Gervais FRS Goulet et Fils, Inc.St-Guillaume Machinerie St.Guillaume 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Peu importe les matériaux à étendre, un épandeur New Holland à décharge latérale s'en acquittera vite .et bien.Une grande variété de produits Du fumier liquide à celui plus consistant aggloméré de litière, les épan-deurs à décharge latérale New Holland permettent d'étendre une grande variété de matériaux rapidement et proprement, aussi bien le fumier de volailles que celui provenant des évac-uateurs dans les étables! Épandage à commande hydraulique Avec un épandeur à décharge latérale New Holland, vous contrôlerez avec précision la quantité répandue à l'acre puisqu'une commande hydraulique contrôle le taux d'épandage pour en assurer l'uniformité.Que vous souhaitiez étendre une épaisse couche de fumier ou juste un peu, le travail sera fait en quelques minutes.Garantie de dix ans sur le réservoir Le réservoir est garanti dix ans contre la rouille par la garantie Ford New Holland.Il est fabriqué d'un acier anticorrosion très résistant, aussi utilisé dans d'autres parties de l'épandeur, qui optimise la durabilité et la performance de la machine.Les épandeurs New Holland à décharge latérale sont offerts en six versions dont la contenance varie de 1000 à 2400 gallons.Si le chargement présente un problème, vous choisirez les parois la- térales de six pouces; en revanche, si vous souhaitez profiter de la contenance maximale, vous opterez alors pour les rallonges de 11,5 pouces.De plus, des garde-boue avant et arrière en option réduisent les bavures au minimum.Comment s'acquitter sans bavure d'une tâche .dégoulinante?Allez vous renseigner dès aujourd'hui auprès d'un concessionnaire Ford New Holland.FORD l\EW HOLLAND Des chercheurs du Maryland ont observé que des vaches adultes Jersey et Holstein utilisent l'énergie de la ration de façon similaire en début de lactation.posé sous forme de foin ou d'ensilage.Les rations totales étaient composées à 60 % de fourrage de luzerne et à 40 % de grain (base sèche).Les vaches alimentées à l'ensilage de luzerne ont produit plus de lait que celles alimentées au foin de luzerne, même si elles ont consommé une quantité similaire de matière sèche (tableau II).Fait à noter: le fourrage sous forme d'ensilage était légèrement supérieur en protéines brutes et contenait un peu moins de fibre NDF que le fourrage sous forme sèche.Les vaches alimentées d'ensilage de luzerne récoltée au premier stade n'ont consommé que 0,94 % de leur poids vif en fibre NDF, alors que celles alimentées de foin de luzerne au deuxième stade de maturité ont consommé 1,18 % de leur poids vif en NDF (indice d'encombrement).Tableau II Qualité des fourrages et consommation volontaire de matière sèche Ration PB NDF LAIT MSI NDFI produit kg kg/|0ur %p.v.1" stade E 21.8 2° stade E 17,3 1" stade F 20,0 2* stade F 15,2 38,5 45,3 39,7 46,2 38,2 36,8 34,3 35,9 21,7 0,94 22,6 1,16 22,6 1,07 21,9 1,18 Tableau III Dégradabilité de la protéine (%) Taux de matière sèche de 30 à 40% à plus de 39% 49% 50% cri plus de 18% 77 80 76 CL m Co de 15 à 17,9% 70 74 76 fi de 12 à 14,9% 66 74 68 1 Moins de 12% 59 65 40 P.B.: Protéine brute du fourrage NDF: Fibre détergent neutre du fourrage MSi: Matière sèche intégrée NDFI: Ingestion de fibre NDF (% du pokls vil) Des chercheurs d'Ohio ont démontré qu'un ensilage de dactyle, une graminée de haute qualité (52 % de NDF), était égal à un ensilage de luzerne de haute qualité (40 % de NDF).De plus, ils ont observé qu'avec des fourrages de haute qualité, des niveaux de concentrés dépassant 40 % de la matière sèche de la ration totale n'augmentent plus la production laitière des vaches.Dégradabilité de la protéine des fourrages Une étude menée à l'Université de Guelph avait pour but de montrer l'effet de l'humidité d'un ensilage d'herbe et de la teneur en protéines sur la dégradabilité ruminale de la protéine.On a trouvé que plus le taux de protéines brutes est élevé, plus la dégradabilité de la protéine est élevée.En fait, elle est plus élevée pour un taux de matière sèche se situant entre 40 et 49 % (tableau III).Les échantillons d'ensilages d'herbe du sud-ouest de l'Ontario étaient classés selon leur taux de protéines brutes et de matière sèche.¦ 2 O O 0 La haute technologie au service de la forêt Jonsered combine puissance brute technologie de pointe dans sa série 2000 Voici quatre modèles tout nouveaux à haute performance qui sauront répondre à toutes vos exigences en forêt.Du modèle 2045 au géant 2094, la série 2000 offre puissance, performance et maniement série sans pareils.Deux d'entre elles, les 2051 et 2094, sont les premières scies turbo-chargées conçues pour la forêt.Pensez-y.Consultez votre concessionnaire Jonsered aujourd'hui et faites de la technologie une alliée.lonsered Proline RICHMOND, C-B.(604) 273-0835 NORTH BAY, ONT.(705) 476-8080 LACHUTE, QUE.(514) 562-8872 MONCTON, N.-B.(506) 859-8714 CORNERBROOK, T-(709) 785-7557 20 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Régie L'ordinateur: plus simple qu'un vidéo Pour utiliser l'informatique, pas besoin d'être informaticien.Il faut d'abord être bon gestionnaire par Doris Pellerin Bien des gens, et les agriculteurs ne font pas exception, croient qu'il est nécessaire de bien connaître l'informatique pour pouvoir utiliser un ordinateur.En réalité, il est souvent plus facile de se servir d'un ordinateur que de programmer son magnétoscope (vidéo), si on utilise des programmes adaptés à ses besoins.L'ordinateur peut être vu comme une grosse calculatrice qui ne peut absolument rien faire sans programme.Ces programmes informatisés (on dit aussi logiciels), qu'ils soient conçus pour la gestion économique (comptabilité) ou pour la gestion technique (gestion des troupeaux laitiers, des porcs, des champs), servent à faciliter l'utilisation de l'informatique.Les nouveaux utilisateurs sont généralement surpris de la simplicité avec laquelle ils peuvent les utiliser.En effet, une enquête sur l'impact du logiciel de gestion des troupeaux laitiers Agri-Lait, réalisée àl'Université Laval, a montré que 94 % des utilisateurs le considéraient facile ou très facile à utiliser.En fait, pour se servir d'un ordinateur, il importe surtout de bien connaître son propre domaine d'activité.L'ordinateur ne gérera pas la ferme tout seul.Il va seulement aider l'agriculteur à être plus efficace en lui fournissant plus facilement de l'information plus complète.On se rend alors compte rapidement que la limite à une utilisation efficace des ordinateurs n'est pas la connaissance de l'informatique; en fait, une bonne formation technique ou économique en agriculture permet d'utiliser au maximum la quantité de résultats générés.11 n 'est pas nécessaire de se lancer dans des cours de longue durée en informatique (60 à 90 heures) pour faire l'achat d'un ordinateur, si l'utilisation visée est la Doris Pellerin, agronome, est chargé de recherches 61 membre de l'équipe Agri-gestion Laval.On est souvent surpris de la simplicité des programmes informatiques.gestion de votre ferme.Ces cours où on essaie de vous initier à toutes les possibilités d'utilisation des ordinateurs (programmation, traitement de texte, tableur) risquent de vous décourager.Une démarche simple Mieux vaut adopter la démarche suivante: • suivre quelques heures de cours pour démystifier l'ordinateur (deux à trois heures maximum) et avoir un aperçu de ce qu'il peut faire; • définir ses objectifs et ses besoins (Que vais-je faire avec l'ordinateur, de la comptabilité, de la gestion du troupeau?); • déterminer quel logiciel répond à ses besoins, évaluer les programmes disponibles en suivant des sessions de formation et en rencontrant des producteurs qui les utilisent; • acheter l'ordinateur adapté au logiciel choisi (choisir l'ordinateur en fonction du logiciel et non l'inverse); • approfondir ses connaissances du domaine pour lequel servira l'ordinateur (ex.: alimentation pour un logiciel de ges- tion des troupeaux laitiers), afin de mieux comprendre et utiliser ses capacités; • en dernier lieu, approfondir ses connaissances en informatique si désiré; car la crainte de lamachine étant passée, on peut sentir le besoin d'utiliser l'ordinateur à d'autres fins que la gestion (traitement de texte, tableur); on peut alors s'inscrire à d'autres cours.Les syndicats de gestion du Lac-Saint-Jean ont un niveau d'informatisation des plus élevés au Québec.Dans cette région, l'accent a été mis sur l'apprentissage des logiciels et sur le perfectionnement à la gestion pendant la formation précédant l'introduction de l'informatique.Certains membres ont opté pour l'utilisation en groupe d'un même ordinateur, ce qui a permis l'encadrement des nouveaux utilisateurs par les anciens.Après un an d'utilisation, la plupart des utilisateurs du logiciel de gestion des troupeaux laitiers ont décidé de suivre une session de perfectionnement en régie des troupeaux laitiers.C'est ainsi qu'ils ont appris à mieux exploiter les nombreux résultats générés.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 21 Alimentation Les levures augmentent la production de lait Les meilleures performances ont été enregistrées avec des rations riches en aliments fermentescibles.par André Bourdages Depuis quelque temps, un nouvel ingrédient est à la portée des éleveurs: la culture de levures, conçue pour les animaux possédant un système digestif capable de digérer la fibre des fourrages.Les premières utilisations de la levure ont été faites sur les ruminants.Aujourd'hui, son application s'étend à d'autres espèces, comme le cheval et le lapin.Pour faire une culture de levures, on sèche de la levure avec le milieu sur lequel elle a été cultivée, de manière à lui préserver sa capacité fermentaire.Les levures ont la propriété de maintenir un milieu ruminai plus stable.Elles stimulent et augmentent le nombre de bactéries anaérobies du rumen, principalement celles qui participent à la digestion de la fibre.Elles améliorent donc les performances zootechniques des animaux.Les levures qui ont donné les meilleurs résultats sont celles de type Saccharomyces cerevisiae.Pour être efficaces, elles doivent être vivantes.Des études réalisées à l'Université du Kentucky ont en effet démontré que les levures non vivantes ne provoquent aucune réponse dans le rumen.Les cultures de levures doivent être ajoutées quotidiennement à la ration alimentaire pour maintenir un taux suffisamment élevé de levures dans le rumen.Quels sont les résultats?L'utilisation des levures dans un troupeau californien a permis d'améliorer la production de lait de 4,4 % et du gras de 0,08 %.Chez certains troupeaux, les résultats apparaissent en l'espace de quelques jours.Pour d'autres, une période plus longue peut être nécessaire.Au Collège USK de Grande-Bretagne, des vaches André Bourdages travaille au Département de nutrition chez Nutribec ltée.Les levures améliorent les contenus en gras et en protéines du lait.recevant de la levure sur une période de 30 jours n'ont montré aucune amélioration de la production de lait, du gras et de la protéine, mais la condition de chair des animaux s'est améliorée de 0,5 point.Après 60 jours de traitement, les mêmes vaches n'ont pas augmenté leur production de lait, mais ont produit plus de gras et de protéines.C'est seulement après 90 jours de traitement que la production de lait a augmenté (de 1,25 kilo par vache par jour), pendant que les contenus en gras et en protéines continuaient leur courbe ascendante.Conclusion: des vaches ayant une condition physique pauvre répondent à une augmentation de la consommation alimentaire par un dépôt sur leurs tissus avant d ' avoir une réponse sur la production laitière.Les vaches laitières ne sont pas les seules à tirer profit des cultures de levures.Dans l'alimentation des veaux de remplacement, la levure a permis d'augmenter le gain de poids vif de 8,5 kilos et d'améliorer la prise alimentaire de 18 kilos.Chez les bovins de boucherie, Tableau I L'effet de la levure sur les performances des vaches laitières Témoin Levures Lait produit kg/jour 31,60 33,00 % de gras 3,69 3,72 % de protéines 3,26 3,27 Source: Dr.Doug Deldey, Californie, 1986 22 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Tableau III Effets des cultures de levures sur les performances d'engraissement des bouvillons _ Ration témoin Ration -t- Levures Poids de départ (kg) .112,9 113,7 Poids final (kg) 529,5 551,8 Gain total (kg) .• 416,6 438,1 Poids de carcasse (kg) 294,3 311,1 Rendement de carcasse (%) 55,58 56,38 Source: D'.Jérémy Hughes, Centre de recherche Carr's, 1988 DEUX MÉCHANTES Tout achat d'une tronçonneuse STIHL effectué entre le 1fr août et le 30 novembre 1990 donne droit à un coupon de participation au grand tirage STIHL, dont le prix est un GMC Tracker 1991, d'une valeur de 18,500 S ' incluant la taxe de vente, mais excluant les frais d'immatriculation et d'assurances.Les règlements du concours, sont disponible chez tous les détaillants STIHL participants.ACHETEZ UNE TRONÇONNEUSE 'ZZ^Z^' ET COUREZ LA CHANCE DE §) cylindre traité, piston à 2 segments.> Frein de chaîne à inertie hautement sécuritaire.¦ Rapport poids-puissance supérieur.• Système anti-vibrations efficace.STIHL LA PERFORMANCE NOTRE EXIGENCE l'amélioration du poids de carcasse a été de 16,8 kilos et le rendement en viande de 0,8 %.Son mode d'action Le mode d'action de la culture de levures n'est pas encore bien connu, mais l'hypothèse la plus acceptée est celle du Dr P.E.V.Williams de l'Institut de recherche de Rowett en Grande-Bretagne.D'après lui, les levures vivantes se multiplient dans le rumen de l'animal; les sucres simples de leur milieu de culture leurpermettent d'amorcer leurmultiplication.Lorsque les aliments, tels les grains et les fourrages très fermentescibles, sont introduits dans le rumen, une diminution rapide du pH s'amorce.Normalement, les sucres libérés responsables de cette diminution entraînent une augmentation des acides gras volatils et des lactates.Mais les levures, en utilisant ces sucres disponibles, freinent la diminution du pH.De plus, elles font diminuer la production de méthane et d'ammoniaque, ce qui crée un surplus d'énergie disponible pour les bactéries qui autrement n 'auraient pu survivre.A partir d'un pH de 6, les le vures se brisent et libèrent des éléments tel l'acide para-aminobenzoïque qui est Tableau II Performances des veaux de remplacement recevant des cultures de levures dans leur ration Ration Ration + témoin levures Poids de départ (kg) 52,40 52,60 Gain de poids vif (kg) 0-5 semaines 21,50 25,00 0-12 semaines 61,40 69,90 Consommation (kg) 0-5 semaines 26.20 33,00 0-12 semaines 174,50 192,50 Kg d'aliment / kg de gain 2,84 2,75 Source: D', Jeremy Hughes, Centre de recherche Carr's, 1987 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 un facteur de croissance pour de nombreuses bactéries.Il en résulte un plus grand nombre de bactéries cellulolytiques dans le rumen; cela entraîne une augmentation de la dégradabilité des fourrages et, consé-quemment, une consommation alimentaire plus élevée.Cette consommation plus élevée permet à l'animal d'améliorer ses performances.Le Dr Williams a donc remarqué que les meilleures performances ont été enregistrées avec des régimes riches en grains et en fourrages très fermentescibles.¦ Bovin Peut-on vivre en produisant des veaux lourds?L'encadrement technique dont disposent les producteurs fait la différence.par Bertrand Lachance Les producteurs de veaux lourds peuvent atteindre une certaine rentabilité au sein de leur exploitation; mais le choix de produire du veau de grain ou du veau de lait lourd demeure un choix personnel en autant que le marché continue à être équitable.Les producteurs doivent améliorer les performances zootechniques des veaux lourds.L'encadrement technique dont ils disposent est probablement un atout important.Cependant, il semble que les producteurs de veaux de grain ont un plus grand défi à relever.Un marché important Au Québec, l'industrie du veau lourd représente une activité économique de l'ordre de 325 millions de dollars.C'est une jeune industrie qui s'est développée au début des années 80.Le gouvernement du Québec de l'époque, dans le cadre d'une politique d'autosuffisance en viande bovine, lança un programme de promotion de la production du veau lourd, afin de mieux valoriser les veaux mâles et les génisses laitières non utilisées pour l'élevage et d'éliminer les surplus de poudre de lait écrémé.Actuellement, au Québec, on abat environ 325 000 veaux laitiers par an; ces abattages se répartissent comme suit: 65 000 à 75 000 veaux de lait lourds, 40 000 à 50 000 veaux de grain, 50 000 à 75 000 veaux de choix (veaux de lait légers: 70 à 140 kilos) et 75 000 à 125 000 veaux de toutes catégories.La production du veau de grain ne s'est pas développée sans embûches.Il a fallu convaincre le consommateur de la qualité de cette viande de veau de couleur rosée.Il était habitué à consommer une viande de veau de couleur très pâle.Quant à la production du veau de lait Bertrand Lachance, agronome, est consultant en nutrition et production animales.Le taux de mortalité des veaux de grain est plus que le double de celui des veaux de lait.lourd, elle a démarré lentement, mais sa progression a été plus régulière et constante.Les techniques d'élevage étaient mieux maîtrisées grâce à un encadrement technique beaucoup plus adéquat.Selon les statistiques publiées par l'ASRA (Assurance-stabilisation des revenus agricoles), il y a eu, en 1989, 73 363 veaux de lait lourds et 55 835 veaux de grain assurés.Coûts de production Depuis 1980, les producteurs de veaux lourds disposent d'un régime d'assurance-stabilisation des revenus agricoles (ASRA).Ce fut d'abord pour les producteurs de veaux de grain, mais, depuis 1987, il y a un régime distinct pour les producteurs de veaux de lait lourds.A partir des données publiées annuellement par le MAPAQ, il est intéressant de comparer les coûts de production des veaux de grain et des veaux de lait lourds pour l'année 1989 (tableau I).Les données apparaissant dans ce tableau sont exprimées en dollars par veau vendu.En matière de frais variables, c'est le coût d'achat des jeunes veaux et surtout le coût de l'alimentation qui font une différence importante.Les données présentées au tableau II permettent de constater que les producteurs de veaux de grain ont acheté déjeunes veaux plus lourds (59 kilos) à 2,75 dollars le kilo, tandis que les producteurs de veaux de lait lourds ont préféré acheter de jeunes veaux plus légers (51 kilos) à un prix supérieur (3,18 dollars le kilo).D'autre part, le taux de mortalité observé chez les producteurs de veaux de grain ( 10 %) est plus que le double de celui obtenu chez les producteurs de veaux de lait (3,8 %), malgré des frais vétérinaires et de médicaments identiques.C'est difficile à expliquer qu'avec des veaux achetés plus lourds, normalement plus âgés, les producteurs aient eu autant de mortalité.Est-ce un problème au cours du démarrage ou un 24 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 services financiers agricoles desjardins Vous êtes soucieux du bon déroulement des opérations courantes ou de la croissance de votre entreprise agricole?Vous avez des projets d'établissement ou de retraite?Parlez-en aux personnes ressources spécialisées de la caisse Desjardins.Nos experts s'y connaissent en gestion agricole.Le Mouvement Desjardins a grandi avec le secteur agricole et sa compétence dans ce domaine est inégalée.Il prête plus aux entreprises agricoles québécoises que toutes les autres institutions financières réunies.Communiquez dès maintenant avec votre caisse Desjardins: c'est le meilleur moyen d'accès à notre vaste éventail de services financiers.VOUS ET DESJARDINS, UNE ASSOCIATION PRODUCTIVE La caisse populaire Desjardins Tableau I Coût de production et revenu par veau vendu pour 1989|1) Veau de grain Veau de lait FRAIS VARIABLES 474,36$ 693,78$ Achat de veaux, transport, etc.191,56$ 175,61$ Frais de vente, transport, etc.18,61$ 11,52$ Alimentation 182,21$ 435,32$ Salaires payés 20,06$ 18,56$ Frais vétérinaires, méd., etc.22,66$ 23,60$ Litière 9,65$ 1,13$ Èlecticité, chauffage 9,10$ 10,03$ Intérêts (court terme) 17,97$ 15,26$ Divers 2,54$ 2,75$ FRAIS FIXES 13,03$ 13,30$ Entretien et réparations 4,72$ 3,38$ Assurances, taxes 1,46$ 1,03$ Divers 6,85$ 8,89$ COTISATION - ASRA 30,95$ 13,48$ TOTAL 518,34$ 720,55$ REVENU 573,79$ 770,32$ Vente de veaux 522,56$ 682,10$ Compensation - ASRA 47,20$ 85,86$ Vente de veaux rejetés 3,90$ 2,36$ MARGE BRUTE/VEAU|2) 55,45$ 49,75$ MARGE BRUTE/EXPLOITANT(2) 24,453,46$ 29,750,50$ Données obtenues de Lauréat Lepage, agro-économiste, Service de l'économie et de la production.MAPAQ.':' Excédent par veau et par exploitant des recettes sur les déboursés pour payer les intérêts sur les emprunts à moyen et long terme, l'amortissement des bâtisses et des équipements et rémunérer le capital et le travail.Tableau II * Principaux paramètres du coût de production (1) Veau de grain Veau de lait Nombre de veaux achetés 500 630 Nombre de veaux vendus 441 598 Nombre de veaux rejetés 9 8 Pourcentage de veaux rejetés 1,8 1,3 Nombre de veaux morts 50 24 Pourcentage de veaux morts 10,0 3,8 Poids vif des veaux à l'achat (kg) 59,1 50,7 Coût d'achat des veaux (2,75$/kg)121 162,48 (3,18$/kg) 160,92 Poids vif des veaux à la vente (kg) 229,2 187,2 Revenu par veau vendu (2,28$/kg) 522,56 $ (3,64$/kg) 682,10$ Coût des aliments 182,21$ 453,32$ •Lait: 12,4kg x 1,92/kg 23,85$ 230,8kg x 1,89$/kg •Moulée: 52,3kg x 0,32/kg 17,00$ •Maïs: 503,4kg x 0,167/kg 84,38$ •Suppl.: 136,1kg x 0,419/kg 56,98$ Total: 704,2kg Efficacité alimentaire 4,14 1,69 Taux de rotation par an 2,15 2,90 111 Données obtenues de Lauréat Lepage, agro-économiste, Service de l'économie et de la production.MAPAQ.,:!)Coût d'achat des jeunes veaux exprimé en dollars par veau acheté.manque de contrôle des maladies au cours de l'élevage?C'est peut-être une question de qualité des veaux achetés ou d'un manque d'encadrement technique.C'est un fait bien connu que les producteurs de veaux de lait lourds sont mieux encadrés techniquement par la plupart des fabricants d'aliments d'allaitement que les producteurs de veaux de grain.Il serait important pour ces derniers de réduire ce taux de mortalité à un niveau acceptable (2 à 3 %).Une réduction de moitié du taux de mortalité pourrait facilement représenter un profit de 25 dollars de plus par veau vendu; c'est plus que 10 000 dollars par année.A propos de l'alimentation, il n'est pas surprenant de constaterque les veaux de grain coûtent moins cher à nourrir (182 dollars par veau) que les veaux de lait lourds (435 dollars par veau).Ces derniers reçoivent exclusivement des aliments d'allaitement à base de poudre de lait écrémé, dont le prix est tout près de 2000 dollars la tonne métrique.Les veaux de grain ont une efficacité alimentaire de 4,14.C'est une situation qui devrait être améliorée.Au cours des 15 dernières années, il y a eu plusieurs essais de réalisés avec des veaux de grain, à la Station de recherches d'Agriculture Canada de Lennoxville.En moyenne, les résultats observés démontrent qu'il est possible d'obtenir une efficacité alimentaire entre 3 et 3,25 avec des veaux laitiers achetés au poids vif de 50 kilos et abattus entre 220 et 225 kilos.Il serait donc normal d'obtenir une efficacité alimentaire autour de 3,5 dans des élevages commerciaux.Or il y a plusieurs facteurs à surveiller afin d'améliorer ce paramètre: • servir des aliments qui répondent adéquatement aux besoins nutritionnels des veaux au cours de chaque phase: démarrage, croissance et finition; • réduire la mortalité à un taux acceptable (2 à 3 %) par un meilleur contrôle des maladies (troubles respiratoires et autres); • servir un minimum de 20 à 25 kilos d'aliments d'allaitement par veau au cours du démarrage; • acheter des veaux en santé, de qualité et ayant une bonne apparence tout en tenant compte de l'âge par rapport au poids.Il faut éviter d'acheter des veaux trop âgés n'offrant pas un bon potentiel de croissance.Il est très important pour les producteurs de chercher à améliorer l'efficacité alimentaire.Ceci contribue directement à réduire le coût de l'alimentation.Dans l'ensemble, il y a peu de différences entre les deux types de veaux pour ce qui est des autres éléments déterminant le coût de production.La majorité des veaux de grain sont élevés dans un parquet, sur litière, durant la phase croissance et finition.Les frais de litière sont donc beaucoup plus élevés pour les veaux de grain (9,65 dollars) que pour les veaux de lait lourds (1,13 dollar) élevés principalement en cage sur caillebotis.La production de veaux de grain sur caillebotis n'est pas encore une pratique courante, bien que certains producteurs l'utilisent avec succès.Notons, en revanche, que les frais de vente et de transport sont plus élevés pour les veaux de grain (18,61 dollars) que pour les veaux de lait (11,52 dollars).Marge brute L'excédent des recettes sur les débours dont disposent les producteurs de veaux de grain (55,45 dollars par veau) est légèrement supérieur à celui des producteurs de veaux de lait lourds (49,75 dollars par veau).Sur une base annuelle, la marge brute est de 24 453 dollars pour les producteurs de veaux de grain, par comparaison à 29 750 dollars pour ceux produisant des veaux de lait.Du reste, le producteur de veaux de grain travaille annuellement 2300heures, par comparaison à 2800 heures pour celui ayant des veaux de lait.Ainsi, les rémunérations s'avèrent identiques (10,63 $ l'heure).¦ 26 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Ce soir ils sont tranquilles et vont très bien.parce que la semaine dernière ils ont été vaccinés avec PRESPONSE.La fièvre du transport causée par Pasteurella haemolytica peut frapper vite et fort.N'attendez pas d'en voir les symptômes.La vaccination qui induit une immunité contre Pasteurella haemolytica accroît la capacité de l'animal à résister à la maladie lorsqu'il y est exposé.Lors d'études faites au Canada, des veaux vaccinés avec PRESPONSE nécessitèrent moins de traitements de maladies respiratoires, et la mortalité a été réduite de 49%.Les pertes dues à la fièvre du transport causée par Pasteurella haemolytica peuvent être dévastatrices.La vaccination avec PRESPONSE est une assurance qui vaut son investissement! Adressez-vous à votre vétérinaire pour plus d'informations sur l'utilité de PRESPONSE dans votre programme de vaccination.PRESPONSE vaccin compose d'extraits bactériens Langford Inc, 400 Michener Road, Guelph, Ontario, Canada N1K1E4 Marque déposée de Langford Inc., Porc Pourquoi les truies meurent-elles?Près de la moitié des truies meurent dans la période entourant la mise bas.par Robert Oesrosiers Quoi de plus frustrant que d'arriver à la porcherie le matin et de trouver une truie morte.En plus des efforts nécessaires pour sortir l'animal du bâtiment, les pertes financières qui en découlent sont loin d'être négligeables.Evidemment, si le taux de mortalité du troupeau n'est que de 1 ou 2 %, il n'y a pas de quoi en faire un drame.Toutefois, dans bien des cas, ce pourcentage est beaucoup plus élevé et dépasse même à Robert Desrosiers, médecin vétérinaire, est directeur de la production porcine chez Nutribec ltée.l'occasionleslO%.Le problème de v ient alors sérieux et justifie une investigation.Jusqu 'à tout récemment, 1 ' importance des différentes causes de mortalité des truies québécoises était mal connue.Dernièrement, cependant, une équipe formée des docteurs Madeleine Chagnon, Richard Drolet et Sylvie D'Allaire (Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal) s'est penchée sur la question, et les résultats de leur étude jettent une lumière nouvelle sur cet intéressant sujet.Globalement, celle-ci révèle que le pourcentage moyen de mortalité dans les troupeaux évalués est de 3,3 %, allant de 0 à 9,2 %.De plus, on note une fluctuation saisonnière du taux de mortalité.En effet, 46 % des morts surviennent durant les mois d'été.Le rang (numéro) de portée moyen des femelles mortes est de 4,15, avec 59 % d'entre elles qui n 'ont produit que quatre portées ou moins.Le tableau I montre le stade de production des truies au moment de la mort.La courte période entourant la parturi- Tableau I Stade du cycle de reproduction de 133 truies au moment de la mort Stade % Peripartum * 42,1 Lactation " 16,5 Sevrage 6,0 Postsaillie 35,4 * De trois jours avant la date prévue de mise bas à trois jours après la mise bas.** De trois jours après la mise bas jusqu'au sevrage.De plus en plus de producteurs de maïs obtieniK DK403 Regardez autour de vous lorsque vous êtes à l'élévateur à grain cet automne.Vous verrez que de plus en plus de producteurs de maïs obtiennent de plus gros voyages avec DK 403 de DeKalb.DK 403 vous assure tout le rendement, la robustesse de tige exceptionnelle et la qualité de grain que vous vous attendez d'un produit DeKalb.Avec une performance farouche sur laquelle vous pouvez compter.Communiquez avec votre vendeur DeKalb.Ou encore mieux, cherchez des yeux quelqu'un qui le cultive.Avec des voyages comme ça, ils sont faciles à repérer même dans une foule.De plus gros voyages.C'est notre façon d'aller plus loin sur la voie du succès.28 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Tableau II Causes de mortalité, pourcentage et rang de protée moyen des truies mortes % Rang de portée moyen Défaillance cardiaque aiguë 31,4 4,1 Torsion et accident 15,3 5,0 d'organes abdominaux Cystite pyélonéphrite 8,0 5,1 Endométrite 6,6 2,3 Prolapsus utérin 6,6 6,0 Pneumonie 3,6 2,4 Ulcère gastrique 3,6 3,4 Syndrome de la truie couchée 2,2 1,3 Divers 8,0 4,0 Non diagnostiquée 14,6 3,9 tion ressort nettement comme période à risque élevé, avec 42 % des mortalités totales.La plupart des mortalités survenant autour de la mise bas sont causées par des défaillances cardiaques aiguës et des prolapsus utérins.Le tableau II indique la cause de mortalité, le pourcentage et la moyenne du nombre de portées pour l'ensemble des femelles mortes durant l'étude.Pour les besoins de l'étude, 24 producteurs de la région de Saint-Hyacinthe ont été sélectionnés.Les critères pris en Le pourcentage moyen de mortalité des truies dans les troupeaux évalués est de 3,37.considération étaient les suivants: • demeurer à moins de 25 kilomètres du laboratoire; • posséder un troupeau de 100 à 250 truies; • avoir une fiche de production complète pour chaque truie; • pouvoir soumettre chaque truie qui mourait au laboratoire pour une période de 12 mois.Bien que cette étude clarifie grandement l'importance relative des causes de mortalité dans les troupeaux de truies du Québec, d'autres efforts restent à faire.Il faut principalement rechercher des solutions pour prévenir ces mortalités et les pertes qui y sont associées.Toutefois, et c'est déjà beaucoup, on sait maintenant ce sur quoi lesdits efforts doivent être concentrés.¦ de plus gros voyages grâce à DeKalb.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 29 Machines Pas de camions dans les champs! C'est pour corriger les massacres infligés à son sol durant l'automne que Raymond Arel a opté pour l'épandage sur sol sec.par Simon-M.Guertin «E! ipandre du lisier de porc après i la récolte du maïs, ça n'a aucun isens», déclare Raymond Arel.Cet éleveur-naisseur de Saint-David, près de Sorel, possède une ferme partiellement sur argile de 175 hectares et quatre porcheries abritant 360 truies.«Les camions creusent des ornières si profondes que tes champs ressemblent davantage à un chantier de construction, sans parler que le bouillon a tendance à se concentrer dans ces dépressions, explique-t-il.Et quand tu tombes vis-à-vis d'une trace de camion avec la charrue, on dirait que tu viens d'ajouter deux autres versoirs.» Le massacre avait suffisamment duré.En 1988, Raymond Arel rencontrait la compagnie Sarrazin afin de s'entendre sur la construction d'une tonne à lisier équipée d'une rampe d'épandage.«Ils ont accepté de collaborer à mon projet et de partager les frais de développement», raconte Raymond Arel.Des pneus agricoles Raymond Arel a exigé quatre pneus agricoles de 21,5 x 16,1 et une voie large de 90 pouces pour enjamber exactement trois rangs de maïs.«La compagnie fabriquait déjà des épandeurs capables de circuler dans les champs de maïs», commente-t-il.Pour ce qui est des pneus agricoles, ils sont offerts en option, car les pneus de camion coûtent moins cher.«Je ne voulais plus de roues de camion dans mes champs», signale Raymond Arel.En fait, les pneus de camion sont souvent gonflés à des pressions de 100 livres par pouce carré, alors que les pneus ballon qui équipent sa tonne à lisier s'accommodent de 30 livres par pouce carré; le tassement du sol est donc réduit de plus de trois fois.«Le sol ne se Le sarcleur permet l'absorption très rapide du bouillon.déforme plus, et j'ai même de la difficulté à retracer les chemins laissés par la tonne», commente-t-il.Le projet original prévoyait une rampe équipée de six becs verseurs qui étaient alimentés à partir d ' une boîte de transfert montée près du gicleur original.Bien que la première année il n'ait enregistré aucune perte, en 1989, il a noté que certains plants de maïs avaient souffert.«En fait, j'ai remarqué que le bouillon avait tendance à se déplacer pour se concentrer dans les légères dépressions, explique-t-il.Lorsqu'il s'accumule autour d'un plant de maïs, ce dernier en souffre.» Pour corriger cette faiblesse, il a pris sur lui de remplacer la rampe par un sarcleur à six rangs afin de respecter la largeur du semoir.«La patte-d'oie de six 30 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 pouces démêle suffisamment de terre pour favoriser l'absorption du bouillon, rapporte Raymond Arel; il devient même difficile de distinguer les rangs traités des non traités en cours d'épandage.» En fait, il a récupéré un vieux sarcleur à quatre rangs, auquel il a ajouté une rangée de chaque côté.Celles-ci peuvent se replierhydrauliquement pourfaciliter la circulation sur la route.Une nouvelle boîte de transport Enfin, l'addition sur laquelle il veut attirer l'attention concerne la nouvelle boîte de transfert.«Je me creusais la tête pour trouver une façon d'assurer une bonne régularité du débit pour chaque rangée et pendant toute la durée de vidange d'un chargement.La solution m'est venue en voyant une photo dans Le Bulletin des agriculteurs.» Dans son édition de décembre 1989, Le Bulletin avait publié, en page 21, une photo de l'épandeur mis au point par le Service du génie du MAPAQ afin de garantir un apport précis de lisier dans les champs de maïs.La technique consiste à pomper le lisier dans une boîte située au sommet du réservoir.Cette boîte munie d'un trop-plein dirige l'excédent de liquide vers la citerne principale et laisse descendre le lisier sous la force de la gravité.Cet accessoire régularise le débit et facilite grandement le calibrage.Compte tenu du matériel récupéré, l'addition du sarcleur derrière la tonne à lisier lui a coûté 1 200 dollars auxquels on doit ajouter les 11 000 dollars initiaux pour l'achat de l'épandeur.«Si c'était à refaire, confie Raymond Arel, j ' util iserais des conduites de deux pouces plutôt que d'un pouce et demi.» En effet, cette modification permettrait de presque doubler la vitesse d'épandage.En pratique, il doit circuler à trois kilomètres à l'heure s'il veut satisfaire les besoins du sol en éléments fertilisants.«Si le champ est à l'intérieur de deux kilomètres, ça prend environ 18 heures pour vider une fosse de 55 pieds sur 12 pieds», constate-t-il.En fait, ça prend trois minutes de plus par charge, comparativement à l'épandage à la volée.L'épandage en juin Raymond Arel commence habituellement ses épandages lorsque le maïs a atteint quatre ou cinq feuilles.Vers la fin, le maïs est déjà rendu au stade 10 feuilles.Cette année, toutefois, en raison des pluies importantes, le maïs avait atteint 60 cm de hauteur.«Les plants se couchaient pour passer sous la tonne.Le lendemain, il n'y avait plus rien qui paraissait», indique-t-il.D'autre part, dans les parcelles plus longues, il ne se gêne pas pour couper carrément à travers le champ de maïs afin d'aller rejoindre le chemin de ferme.«Ça laisse seulement deux traces à travers la parcelle; c'est bien peu comparativement aux massacres d'avant.» Notons aussi qu'il limite les allées et venues avec sa tonne à lisier à un rayon de deux kilomètres autour des fosses.Pour les parcelles plus éloignées, il utilise un camion qui transborde le lisier de la fosse à la tonne à lisier.«L'entrepreneur a tout simplement ajouté une vanne près du gicleur afin de dévier le débit dans un tuyau qui sert à remplir la tonne, explique Raymond Arel.Nous sommes déjà deux éleveurs dans le coin à nous prévaloir de ce service.Des essais sur la valeur fertilisante Pour ce qui est de la valeur fertilisante des lisiers, Raymond Arel reste sceptique en dépit des efforts répétés de son agronome, Marcel Lavoie.Il a toutefois accepté de poursuivre des essais qui, cette année, couvrent 43 hectares de maïs, soit 30 % de la surface totale en cette culture.«J'ai accepté parce que les teneurs en phosphore et en potasse de mes sols avaient tendance à grimper.J'avais peur de déséquilibrer mon sol», signale-t-il.Soyez assurés qu'entre-temps il surveille rigoureusement l'analyse de ses sols.Au moindre signe de recul, il réagira.Il a laissé les tracasseries reliées à la valeur fertilisante du lisier à son agronome qui a pris le soin de le faire analyser.En présence des résultats, celui-ci a établi un nouveau programme de fertilisation.«Les formulations ont toutes changé, autant pour l'épandage à la volée que pour l'application avec le semoir, signale Raymond Arel.Même si je ne suis pas encore convaincu, je ne m'inquiète pas trop, ajoute-t-il; Marcel Lavoie a tellement mis de temps dans ce projet que les risques d'erreurs sont quand même faibles.» Pour ce qui est du calibrage, on a déterminé la longueur sur laquelle devait être épandu le contenu d'un réservoir de 3 000 gallons.Dans son cas, ça tourne autour de six ou sept arpents de long.Au fait, en dépit des fertilisants économisés, Raymond Arel insiste davantage sur les mauvais traitements évités à ses sols.«Même si les dépenses devaient rester comme avant, je préfère de beaucoup épandre en juin», conclut-il.¦ VOYAGE S À 4 heures de vol de Montréal, la plus grande île des Antilles vous attend! Deux (2) semaines d'agriculture et de soleil en compagnie d'un groupe qui partage les mêmes intérêts que vous.Pour informations contactez: Voyages Constellation Ltée 222 B, Principale St-Édouard de Lotbinière, Qc, GOS 1Y0 Tél.; (418) 796-3060 ou Voyages Constellation le plus près de chez vous.Veuillez m'envoyer des renseignements sur : ?Cuba I I Sima-Paris Le Bulletin des agriculteurs Nom_ Adresse_ Ville- Code postal_ Détenteur d'un permis du Québec BA-10-90 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 31 CONSTELLATION CUBA VOYAGE AGRICOLE ET TOURISTIQUE DU 27 JANVIER 1991 AU 10 FÉVRIER Fertilisation La véritable valeur du lisier de porc Il faut déterminer les doses de lisier de façon à combler 50 % des besoins en azote.par Marcel Lavoie Plusieurs producteurs de porcs épandent les engrais minéraux sans trop considérer la valeur fertilisante des volumes de lisier disponibles.Parfois même, les quantités d'engrais minéraux épandues sont supérieures aux besoins du maïs ou de la céréale.De tous les éléments nutritifs essentiels à la bonne croissance des plantes, l'azote demeure toujours l'élément clef d'un bon programme de fertilisation.Nous devons donc déterminer les doses de lisier en fonction de la quantité d'azote que nous voulons apporter.Le maïs-grain, grand consommateur d'azote, valorise bien une fertilisation à base de lisier.En général, la meilleure stratégie consiste à vouloir combler 50 % des besoins en azote.Une fertilisation minérale apporte les éléments manquants.À titre d'exemple, le" tableau nous indique la fertilisation totale requise en éléments majeurs.Les besoins sont de 200 kilos d'azote, de 80 kilos de phosphore et de 120 kilos de potasse à l'hectare.A l'automne, il faut pratiquement 75 mètres cubes de lisier à 1 ' hectare pour apporter 100 kilos d ' azote, comparativement à près de 50 mètres cubes pour un épandage de printemps.Des économies appréciables À toutes fins utiles, l'épandage du printemps comble les besoins en phosphore et en potasse.Il ne manque plus que 30 à 40 kilos de phosphore au semis pour un démarrage rapide du maïs et 100 kilos d'azote.Par contre, l'épandage d'automne exigerait une dose de 40 % supérieure pour contrer les pertes d'azote entre ce moment et le mois de juillet suivant.Avec une aug- Marcel Lavoie est agronome au Bureau des renseignements agricoles de Pierreville.Maïs-grain Sol moyen à riche kg/ha 200 - 150 100 - 50 M Besoins ?Automne-74m3 ?Printemps - 53 m3 174 100 10Q Source: MAPAQ mentation de la dose à l'automne, les apports en phosphore dépassent les besoins de 45 % avec un léger surplus en potasse.Selon la richesse du sol et du lisier, 50 mètres cubes au printemps ou au début de la croissance du maïs permettent des économies à l'achat des engrais minéraux variant entre 100 dollars et 150 dollars à l'hectare.Alors, si vous connaissez le volume total de lisier produit annuellement sur votre ferme, faites le calcul pour obtenir sa valeur monétaire — équivalence en engrais minéraux.A titre d'exemple, une porcherie d'engraissement d'une capacité de 1500 porcs produit annuellement du lisier pour une valeur équivalente d'engrais minéraux variant entre 9000 dollars et 13 500 dollars.Attention cependant, la teneur en éléments fertilisants du lisier varie d'une porcherie à une autre.Il appartient donc à chacun d'entre vous de le faire analyser.La meilleure saison: le printemps Tous les arguments concordent pour utiliser le maximum de lisier au printemps.Les principaux sont: • Les économies d'engrais minéraux sont plus intéressantes, parce que des doses plus petites nous permettent de couvrir de plus grandes surfaces.• Sur le plan agronomique, les experts en microbiologie des sols disent ne pas craindre d'effet négatif sur la vie microbienne du sol pour des doses allant jusqu'à 50 mètres cubes à l'hectare.• Sur le plan de l'environnement, les risques de contamination par ruissellement ou lessivage sont moindres.• Pour les cultures annuelles comme le maïs, il est plus logique d'épandre les fertilisants juste avant les semis ou au début de la saison de végétation.• Dans le maïs-grain, les épandages en postlevée éliminent les risques de compactage.• L'efficacité de l'azote sera d'autant meilleure que la période de croissance des plantes coïncide avec les apports du lisier.Le maïs-grain demeure sans doute la culture par excellence pour valoriser le lisier de porc.D'autres cultures sarclées, comme le concombre, la pomme de terre, peuvent bénéficier des apports du lisier.Les prairies de graminées sont aussi intéressantes à considérer.Par ailleurs, le cas des céréales est plus délicat, car les excès en fumure azotée peuvent provoquer la verse.¦ 32 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Rattrapez-le.si vous le pouvez! L'évolution du nouveau Workhorse Selon le dicton, si vous ne soulevez pas de poussière, c'est vous qui en avalez.Le nouveau Workhorse de White, véritable bête de somme, combine la puissance à soulever la poussière, la robustesse et la fiabilité.Les concurrents auront fort à faire pour le rattraper.L'équipe de puissance du Workhorse Le Workhorse allie à la puissance d'un diesel Cummins notre transmission à 18 vitesses avec changement de 3 vitesses sans débrayage, qui a fait ses preuves aux champs.Cette équipe fait merveille et donne 42% de couple de plus aux roues motrices des modèles 170 et 195.Au poids d'expédition de base, le Workhorse 145 peut tirer une plus forte proportion du poids, sans fonte supplémentaire.Le tassement du sol en est d'autant allégé.Par surcroît, il donne près de 10% d'économie de carburant de plus que les autres tracteurs de sa catégorie.Vous pouvez économiser jusqu'à un gallon de carburant à l'heure.n Bon d'inscription.Gagnez un Workhorse!-1 Voici la chance de gagner une année d'usage d'un Workhorse.Apportez ce bon chez le plus proche concessionnaire While ou bien au terrain White-New Idea aux expositions agncoles suivantes: Husker Harvest, Farm Science Review, Farm Progress Show, Sunbelt Farm Show, ou bien postez-le à: "Win a Workhorse" 123 W.Sycamore St.Coldwater, OH 45828 U.S.A.Nom_ Adresse_ Ville .Province_ _Code postaL Téléphone: ( 2,1 24 2.8 3,2 3 7 4 3 4 9 5,7 65 75 2.3 29 33 38 4 3 50 57 65 7 5 20 24 32 38 41 4 6 4 9 55 59 67 77 La transmission qui est plus rapide aux champs Avec un nouveau Workhorse, vous pouvez travailler plus vite et plus efficacement puisque vous avez jusqu'à on tiers de vitesses de plus qu'avec les tracteurs concurrents de 3,8 à7,7 m/h, lagamme où sont exécutés les travaux aux champs.Du simple fait de vous déplacer à 1 /3 de m/h de plus en tirant un semoir à 12 rangs, vous pouvez traiter jusqu'à 9 acres de plus dans une journée de 10 heures.Le nouveau Workhorse de White.Ne le manquez pas cet automne à l'une des expositions agricoles ou bien chez le concessionnaire White le plus proche.Nécessaire d'information gratuit sur le Workhorse: composez sans frais le 1-800-767-3221 fa HfitH>4M |_(Nul aux endroits où c'est interdit.Réservé aux 21 ans et plus.Les autres restrictions s'y appliquent.)_| vrvT1- de White-New Idea ©1990 Mise en marché À l'enseigne de Comax En rajeunissant son identité sociale, la Société coopérative agricole régionale de Sainte-Rosalie voulait renforcer le mieux-être économique de ses membres.par Simon-M.Guertin Afin de répondre à une demande généralisée de ses membres, Réal Laflamme, président d'une des plus vieilles coopératives agricoles du Québec, annonçait, l'an dernier, que leur entreprise porterait désormais le nom de COMAX pour «coopérative au maximum».Fier de l'image que projetait ce nom, il déclarait : «Notre rôle fondamental est d'approvisionner nos membres et notre clientèle avec le maximum d'efficacité à un coût minimal.Mais nous avons aussi une responsabilité sociale envers nos membres et le profit, bien que nécessaire, ne peut constituer notre seule mesure d'efficacité.» En accédant au poste de président, Réal Laflamme s'est promis de faciliter l'introduction de cultures alternatives.Il a aussi projeté de donner un second souffle au département de la machinerie; celui-ci avait souffert de ^rationalisation qui affecte les fabricants.Cette mission, il entend l'accomplir avec l'aide conjuguée des membres et des employés de la coopérative sous la gouverne du directeur général, Martial Dansereau.L'entreprise ne veut absolument pas rompre avec son histoire de 46 années.La petite municipalité de Sainte-Rosalie, près de Saint-Hyacinthe, fut en fait un des incubateurs du mouvement coopératif dans cette province.Dès 1916, la Société des producteurs de grains du Québec y tenait un commerce qui devait appartenir à la Coopérative fédérée de Québec six ans plus tard.Il a fallu toutefois attendre jusqu'en 1944 avant que la Coopérative agricole de Sainte-Rosalie ne reprenne officiellement la relève de la Fédérée, suite à un incendie qui avait tout détruit deux ans auparavant.L'an dernier, 45 ans plus tard, le nouveau directeur général soulignait que, grâce à la fidélité des 750 membres et au Martial Dansereau et Réal Laflamme: une équipe qui veut faciliter l'introduction de cultures alternatives.dévouement des 120 employés, Comax montrait des revenus de 51 millions de dollars.Les actifs, qui aujourd'hui dépassent 16 millions de dollars, ont été investis progressivement afin de répondre aux impératifs du moment.Par exemple, une première meunerie fut construite dès la fondation, alors que séchoirs à grains, déshydrateur de luzerne, concession de machines agricoles, entrepôts à céréales, etc., se sont ajoutés au fil des ans et ont contribué au développement de l'agriculture régionale.Et ce n'est pas par hasard que le ministre de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec a versé une contribution de 350 000 $ à Comax afin qu'elle aille de l'avant avec son projet d'usine de traitement du soya évalué à un million de dollars.Le soya L'usine utilise le traitement par extrusion et est en mesure de recevoir 25 000 tonnes annuellement.Depuis longtemps attendue, elle vient combler deux besoins: favoriser le développement de cultures alternatives suite à la disparition de la betterave à sucre, et satisfaire en partie la demande provinciale en protéagineux évaluée à 650 000 tonnes.Puisque l'extrudeur est intégré aux facilités déjà présentes, de conditionnement et d'entreposage des grains, il vient y ajouter de l'achalandage.Enfin, il s'insère naturellement dans les opérations de l'entreprise.La meunerie, dont la capacité annuelle est de 120 000 tonnes, est un gros utilisateur de cette denrée.Détruite à deux reprises par des incendies dont le dernier date d'à peine dix ans, la meunerie possède aujourd'hui des équipements capables de préparer des moulées selon les hauts standards de qualité.La grande polyvalence des machines permet de satisfaire un marché qui se compose d'aliments complets pour le porc et la volaille, et de suppléments variés pour les bovins laitiers.Laclientèle dépasse largement les limites régionales en raison du circuit de distribution de la Fédérée qu'on alimente partiellement.Pour améliorer le mieux-être économique de ses membres, Comax doit réviser continuellement sa stratégie, si 34 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 elle veut maintenir sa compétitivité dans le secteur des moulées.Le volume de ses ventes baisse dans le secteur laitier à cause de l'installation de moulange à la ferme.La coopérative réagit en accueillant de nouveaux membres en production porcine.Cependant, cette industrie est continuellement soumise à des cycles épuisants, en plus d'être confrontée à des mesures de représailles.Ces conditions exigent une très grande efficacité, autant de la part des éleveurs que des fournisseurs d'aliments.En effet, les frais d'alimentation étant une composante importante du coût de production, les fournisseurs de moulées sont souvent les premiers à être affectés par un marché des viandes dépressif.Des éleveurs motivés Comme tous ceux qui pratiquaient l'élevage à forfait, la coopérative a essuyé de lourdes pertes lors du cycle baissier du début des années 1980.Pour l'administration en place, le défi était de taille, puisqu'il fallait de toute évidence sauver la meunerie et les éleveurs.En fait, on voulait conserver ses volumes de moulées sans toutefois encourir des pertes.Il fallait motiver les éleveurs à devenir plus efficaces.On a donc imaginé une solution qui permettait le transfert de propriété des élevages en faveur des éleveurs à forfait.«Ça n'a pas été facile de réaliser de telles prouesses dans un marché dépressif», résume Martial Dansereau.En effet, les prêteurs n'ont pas l'habitude de courir ce genre d'occasions.La coopérative se portait garante du prêt ou le consentait elle-même en échange d'un transfert de créances.En contrepartie, le nouvel entrepreneur devait manifester son appartenance au mouvement coopératif en achetant une part sociale.Cette stratégie a connu un succès retentissant et les performances zootechniques se sont améliorées de façon appréciable.En fait, tout le monde était enchaîné dans le même maillage.Le fournisseur de moulée avait intérêt à procurer des produits et services qui conduiraient aux meilleurs résultats.De son côté, le nouvel entrepreneur, qui devenait son propre patron, était rempli de détermination pour réussir.Cette formule accapare aujourd'hui 50 % des volumes de moulée de porc de la meunerie qui finance les éleveurs pour un montant de 2,5 millions de dollars en crédit à la production.Et comme le rapporte le directeur général : «Cette stratégie élimine des intermédiaires et permet aux éleveurs d'avoir accès à un taux d'intérêt avantageux sans que la coopérative y perde.» Un gros morceau Il faut bien comprendre que la coopérative profite de taux avantageux auprès des institutions financières.D'autre part, elle ne supporte pas le même risque que ces institutions spécialisées en financement lorsqu'elle négocie un crédit avec un éleveur.En cas d'échec, la reprise d'un élevage lui serait beaucoup moins problématique.«Quoi qu'il en soit, ces situations sont plutôt rares», avoue le directeur.De plus, Comax considère qu'il est de sa responsabilité d'aider les aspirants agriculteurs à s'établir à leur propre compte.Dans la mise sur pied de projets pour le moins innovateurs, Comax n'en était pas à ses premières armes; en 1978, la Société coopérative agricole régionale de Sainte-Rosalie construisait le plus gros centre régional des grains de la province, Célubec, tout en béton «comme les grands», le premier du plan Garon qui visait à accroître notre autosuffisance en céréales.Plusieurs s'en souviendront, ce fut une école pour tous les intervenants aux dossiers, car la plupart n'y connaissait pas grand-chose et le compteur baignait dans l'huile.On a tout de même réussi à construire des capacités d ' entreposage de 15 000 tonnes de grains.Aujourd'hui, on y transite 120 000 tonnes par année.En plus des grains traditionnellement cultivés au Québec et l'extrudeur qui voit le jour cette année, Célubec s'est doté l'an dernier d'un laboratoire capable d'évaluer la qualité boulangère des blés.Il s'est aussi enrichi d'un séchoir spécial afin d'assurer une mise en marché plus rigoureuse de cette céréale dont la production est appelée à se développer durant les prochaines années.En fait, on n'a rien ménagé pour avoir accès au marché des céréales pour l'alimentation humaine.Comax s'attaque maintenant de plein fouet à changer 1 ' image de sa division de machines agricoles.Motivée par tous les résultats obtenus malgré des conditions difficiles à certains moments, la jeune équipe se sent prête à affronter les nouvelles règles du jeu qui se dessinent dans le secteur agricole.Elle veut faire de Comax une entreprise de troisième type, c'est-à-dire un modèle où qualité, service et ressources humaines dominent.¦ LA SOLUTION ECONOMIQUE nCWfflAC DE CHAUFFAGE À AIR CHAUD AU BOIS AUTOMATIQUE Certifiées par l'ACNOR ECONOMIE du coût de chauffage CHOIX DE MODÈLES • au bois uniquement ou • combiné bois-huile ou bois-électricité (80,000 BTU à 170,000 BTU) ÉCONOMIE d'espace: 2 fournaises dans une Section électrique facultative au-dessus Fournaise -au bois uniquement FOURNAISE BOIS-ÉLECTRICITÉ Pour obtenir de plus amples renseignements adressez-vous à: > Agence Paul Seiler Inc.| OEWflftflC j 5711.avenue Whitehorne, Montreal.Quebec H4W2A1 (514)489-6660 Brûleur à l'huile à l'arrière Porte de chargement de bois à l'avant vv^.A.v^/ Inaumacl Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 35 Mauvaises herbes L'élaboration d'un nouvel herbicide un processus long et coûteux Sur 10 000 molécules synthétisées, seulement quelques-unes deviendront des herbicides.par René Fréchet N'entre pas n'importe quoi sur le marché lucratif des produits chimiques en agriculture.Le Canada, par l'entremise de la Division des pesticides du ministère de l'Agriculture, est en fait un des pays les plus rigoureux en ce qui concerne les normes d ' acceptation d'unnouveau produit.Les étapes à franchir sont nombreuses et les coûts sont élevés.Une compagnie consacrera 20 millions de dollars et 7 années de recherche en moyenne pour commercialiser un nouvel herbicide d'utilisation agricole.La concurrence entre les compagnies est féroce et les marchés convoités sont à l'échelle de la planète.Gilles Leroux, professeur à la Faculté d'agriculture et d'alimentation de l'Université Laval et expert dans le domaine de la malherbologie au Québec, explique l'ampleur du processus : «Sur 10 000 molécules synthétisées dans les laboratoires d'une grande compagnie, entre 20 et 40 seulement seront sélectionnées pour être testées par diverses instances internationales.De ce nombre, seulement quelques molécules seront éventuellenent enregistrées comme herbicides commerciaux.» Des produits enregistrés L'enregistrement des pesticides, communément appelé homologation, relève de différents ministères du gouvernement fédéra^dont ceux de la Santé et du Bien-Être social, de I ' Environnement et de Pêches et Océans.Mais la responsabilité finale revient à Agriculture Canada qui s'occupe de recueillir toutes les données relatives au produit afin de s'assurer de son innocuité.Quant au ministère de l'Environnement René Fréchet est au Service de l'extension de l'Université Laval.Une compagnie consacre en moyenne 20 millions de dollars pour commercialiser un nouvel herbicide.du Québec, avec la nouvelle loi sur les pesticides, il s'occupe principalement du volet formation-éducation et de la circulation de ces produits dans la province.Les exigences quant à l'efficacité agronomique, à la toxicité sur les plantes cultivées et à la rémanence (persistance de résidus dans le sol pour une période plus ou moins longue) d'un herbicide donné sont de plus en plus strictes.Elles sont, dans la plupart des cas,j>lus sévères que celles en vigueur aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Europe.Un produit peut donc être enregistré aux Etats-Unis, mais ne pas l'être au Canada.Autrefois, on exigeait même qu'il y ait un besoin réel avant de donner le feu vert à un nouveau produit.Ainsi, dans leur soumission globale pour l'enregistrement d'une marque d'herbicide, une compagnie présentera toutes les données recueillies au cours de ses propres recherches et de celles effectuées par d'autres institutions dont l'Université Laval.Un produit est réévalué à tous les 5 ans en moyenne selon les priorités du moment.Il peut alors faire l'objet d'analyses supplémentaires d'ordre toxicologique et en v ironnemental ou être tout simplement réapprouvé sans autres démarches.C'est d'ailleurs l'aspect écotoxicologique, c 'est-à-dire le devenir du produit dans les plantes, les animaux, les humains et dans l'environnement en général, qui représente les plus grosses dépenses de recherche pour le fabricant.Le développement d'un herbicide Pour développer un produit rentable au Canada, une firme doit avant tout viser le marché de l'ouest où les superficies cultivées sont plus importantes que dans l'est.De même, il sera plus profitable à une compagnie de développer un produit s'appliquant à des cultures importantes comme le canola et le blé; cela générera les revenus nécessaires pour poursuivre ensuite les recherches vers d'autres cultures moins importantes en superficie comme le soya, la pomme de terre, la fraise, etc.Les chimistes des grandes firmes synthétisent donc chaque année un grand nombre de nouvelles molécules chimiques qui deviennent les matières actives d'éventuels pesticides.Une molécule est composée de plusieurs 36 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Les règles d'enregistrement sont plus sévères au Canada qu'aux États-Unis.atomes reliés entre eux par des liens chimiques.Bien sûr, plusieurs de ces molécules synthétisées peuvent ne différer que très légèrement; elles se retrouvent alors dans ce que l'on appelle les grandes familles de produits herbicides comme les triazines, les sul-fonylurées, les polycycliques alca-noïques, etc.En fait, ce sont des groupes chimiques dont la molécule de base est la même.Notons qu'il arrive parfois qu'un composé destiné à agir comme herbicide devienne très efficace comme fongicide après expérimentation En plusieurs étapes Cet énorme travail de laboratoire nécessite une armée de chimistes et les quantités de matières actives produites au départ sont de l'ordre de quelques grammes seulement.Ces composés sont d'abord appliqués sur un nombre restreint d'espèces importantes de mauvaises herbes qui affectent une variété de cultures sous différentes latitudes, afin de déterminer leur activité biologique.On parle, par exemple, du chiendent en Amérique du Nord tempérée, du pied-de-coq qui affecte le riz un peu partout dans le monde, du cynodon dactylon dans le sud de l'Amérique du Nord, etc.A cette première étape, les produits sont testés en pré-levée et en post-levée avec des doses très fortes de 4 kg de matière active à l'hectare.Dès lors, 80 à 90 % des quelque 10 000 molécules synthétisées annuellement sont éliminées à cause d'un manque d'activité biologique; c'est-à-dire qu 'elles ne réussissent pas à éliminer les mauvaises herbes touchées.On procède ensuite à une seconde phase expérimentale où les 1 500 à 2 000 molécules restantes sont testées sur 32 espèces de mauvaises herbes.Les doses d'application varient de 0,5 à 4 kg à l'hectare et sont toujours utilisées aux stades de pré-levée et de post-levée.Encore une fois, l'activité des composés ainsi que leur sélectivité sur des plantes spécifiques sont mesurées.On exclut alors 70 à 80 % des composés retenus pour cette étape.La troisième étape d'essais consiste à expérimenter les 100 à 200 molécules ayant passé avec succès les 2 premières phases dans des programmes spéciaux de groupes de cultures associés avec leurs problèmes malherbologiques respectifs.Les cinq groupes principaux en question sont : soya/coton, maïs/ sorgho, céréales, riz et betterave à sucre.Le but de ces essais est de comparer l'efficacité des nouveaux produits par rapport aux herbicides standards disponibles sur le marché.Par exemple, si un de ces produits nécessite un dosage quatre fois plus élevé qu'un herbicide actuellement disponible pour obtenir les mêmes effets, il ne serait pas rentable de le commercialiser.Après ces essais, 60 à 80 % des composés seront encore éliminés du lot.On en arrive donc à l'étape finale qui consiste à tester les 20 à 40 composés sélectionnés et à raffiner le plus possible le dosage, la préparation du produit final ( forme solide, forme liquide, ajout d'adjuvant, etc.), les périodes d'application, etc.Une fois ces recherches complétées, réalisées en serres ou en chambres de croissance, le produit est alors fourni aux diverses instances gouvernementales et universitaires pour être de nouveau testé mais à plus grande échelle cette fois.C'est à ce moment-là que les composés sortent de la maison mère et qu'intervient l'équipe de Gilles Leroux, entre autres, avec des essais en plein champ.Les conditions climatiques fraîches et pluvieuses du Québec et la nature acide de ses sols en font un terrain d'essai différent de celui des prairies canadiennes.C'est pourquoi une firme est souvent intéressée à mener ces études dans diverses régions pour valider ses résultats et «élargir son étiquette», c'est-à-dire étendre la gamme de mauvaises herbes détruites par son produit.«L'Université Laval fournit des résultats et des données très importantes en ce qui a trait au degré d'efficacité, aux doses minimales efficaces, au spectre de mauvaises herbes visées et aux temps d'application du futur produit qu'on retrouvera, une fois enregistré au Canada, dans le Guide de répression des mauvaises herbes publié par le CPVQ.Ce guide est donc fait spécialement pour le territoire québécois et fournit au producteur les recommandations basées sur l'expérimentation locale et adaptées Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 à leurs cultures.La collaboration entre les chercheurs se fait via la Commission de malherbologie du Québec durant la révision annuelle du guide de répression des mauvaises herbes.On se partage alors les responsabilités de revoir les cultures agronomiques incluses dans le guide.La lutte biologique Les agriculteurs recherchent habituellement un herbicide capable d'éliminer à lui seul la majorité des mauvaises herbes présentes dans leurs champs.Les herbicides biologiques ne s'attaquent généralement qu ' à une seule espèce de mauvaise herbe à la fois, ce qui limite leur utilisation.Ils sont composés de champignons qui attaquent la plante indésirée et dont l'efficacité est d'autant plus grande que l'humidité et la température sont élevées dans le champ.C'est pourquoi ils peuvent être particulièrement prometteurs pour les cultures horticoles de faibles superficies où il est possible d'irriguer.Pour en élargir le spectre et être utile en grandes cultures, il faut alors une «soupe» de champignons dont les espèces attaqueront chacune une mauvaise herbe difficile à réprimer.On se dirige vers des herbicides moins préjudiciables à l'environnement, c'est-à-dire moins rémanents dans le sol et actifs à des doses plus faibles.Un produit comme l'atrazine est déjà interdit en Allemagne et pourrait le devenir ici aussi dans un avenir plus ou moins rapproché.Des cultivars résistant aux herbicides deviendront de plus en plus populaires comme, par exemple, le canola résistant au glyphosate.A ce sujet, les compagnies mettent le paquet pour transférer chez des cultivars le ou les gènes donnant la résistance à leurs herbicides.¦ 37 Horticulture Des méthodes biologiques à la portée de tous La rotation des cultures et la gestion des dates de semis restreignent l'utilisation des pesticides.par Pierre Sauriol Les horticulteurs, confrontés aux nouvelles exigences des consommateurs, voient disparaître des pesticides qui les ont bien servis.Ils se sentent démunis, car ils croient que les interventions biologiques ne fonctionnent pas dans une agriculture à grande échelle.Il est vrai que nous avons peu d'exemples locaux d'utilisation massive de tels moyens.L'étude des pratiques de l'agriculture biologique peut fournir des éléments de réponse à nos besoins de lutte contre les ravageurs dans une agriculture plus écologique.La prévention est une approche indispensable dans toute production agricole qui se veut écologique.Négliger cet aspect voue toute tentative de régulation écologique à l'échec.L'agriculture biologique n'est pas un rêve.Certains en vivent.Elle n'est cependant pas accessible à tous les producteurs agricoles, pour le moment du moins.La régulation biologique s'insère dans une stratégie globale de gestion du sol, c 'est-à-dire des cultures et des ravageurs que sont les maladies, les insectes et les mauvaises herbes, de leurs prédateurs et parasites.Aussi, les moyens de prévention que sont les rotations, les cultures intercalaires, les cultures dérobées en font-ils partie.On fait aussi appel à des organismes vivants pour garder la population d'un ravageur dans des limites où les pertes économiques, médicales ou esthétiques sont acceptables autant pour les producteurs que pour les consommateurs.La régulation biologique fait aussi appel à des pesticides biologiques, à la biotechnologie, à des moyens mécaniques, etc.Il faut donc élargir les connaissances des producteurs et de leurs Pierre Sauriol.agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ.à Saint-Rémi.Le déplacement des dates de semis et de récolte permet d'éviter certaines infestations de ravageurs.conseillers.Elle exige aussi d'investir dans l'acquisition et le transfert de connaissances plutôt que dans le développement de nouveaux pesticides.Les limites de la phytoprotection, l'impact de nos façons culturales sur les sols et l'environnement, la nécessité de produire des vivres sans résidus obligent les producteurs à réintroduire des moyens préventifs.Rotation et conservation La rotation des cultures est une technique qui redevient populaire.La rotation avec des céréales et des engrais verts permet de préserver la matière organique du sol; elle permet de régulariser un peu mieux les variations d'humidité du sol et d'améliorer sa structure.Elle entretient une vie microbienne supérieure et favorise l'absorption des minéraux par les plantes.Ces rotations diminuent les problèmes de mauvaises herbes, de maladies et d'insectes.La rotation qui est en réalité une diversification du couvert végétal sur un site précis diminue les possibilités de développement d'un ravageur dont la mobilité est faible.Par contre, pour un insecte volant, la rotation a peu d'effet.D'autre part, elle défavorise la sélection d'une mauvaise herbe spécifique, car l'écosystème change trop rapidement.En revanche, la monoculture sélectionne des mauvaises herbes: les producteurs de maïs-grain aux prises avec du souchet, 38 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Les semis intercalés et les cultures dérobées De nombreuses recherches sont en cours sur l'influence des semis de céréales ou de légumineuses entre les rangs des cultures sarclées.Elles remettent en cause plusieurs pratiques culturales actuelles.En fait, ces semis permettent à des parasites ou à des prédateurs de se développer et nuisent à certains ravageurs.Ils recouvrent le sol et offrent une compétition aux mauvaises herbes.Certaines espèces agissent même comme brise-vent et peuvent fixer de l'azote.Ces nouvelles techniques peuvent sembler farfelues et pourtant les résultats préliminaires méritent qu'on s'y attarde.Les semis de plantes améliorantes avant ou après la culture permettent d'entretenir la vie microbienne du sol et de maintenir la matière organique.Ils jouent un rôle important dans la lutte contre les mauvaises herbes.Ils protègent le sol contre l'érosion éolienne et hydrique : les sols ne doivent pas être laissés dénudés durant 1 'hiver.La rareté de neige les soumet à l'érosion durant presque tout l'hiver.Les neiges noires qui recouvrent les champs en sont des témoins éloquents.Il faut cependant étudier l'impact de ces cultures dérobées ou intercalaires sur les ravageurs, les prédateurs et les parasites.L'impact peut être positif sur un ravageur et négatif sur un autre.Enfin, mentionnons que l'inclusion d'une plante allélopathique, c'est-à-dire qui supprime la croissance des mauvaises herbes, telle que le seigle, est un atout dans une rotation.du chiendent et des graminées annuelles en savent quelque chose.Ainsi, la rotation de la pomme de terre avec des céréales diminue le problème du doryphore.La rotation de céréales avec la carotte dans les terres noires diminue de' beaucoup les problèmes de nematodes cécydogynes responsables de lourdes pertes dans les cultures de carottes.La rotation avec des cultures pièges pour ce nematode, telles que la betterave, la laitue et l'épinard, est aussi un moyen de régulation.La rotation avec une autre culture que le maïs-grain élimine complètement la chrysomèle des racines du maïs et la nécessité d'un traitement insecticide.Mais la rotation comporte parfois des contraintes; ainsi, il ne saurait être question d'introduire des légumineuses dans une rotation où la pomme de terre est présente, surtout si la flétrissure verticillienne a été observée.Des associations mycorhiziennes Disons, d'autre part, que les sols mieux pourvus en matière organique favorisent la présence de champignons mycorhiziens qui jouent un rôle bénéfique en agriculture.La majorité des plantes sont associées par leurs racines aux filaments souterrains de ces champignons.Cette association constitue une symbiose, c'est-à-dire une réunion où chacun des partenaires en retire un bénéfice.Il existe plusieurs formes d'associations mycorhiziennes.La mycorhize est favorable aux plantes de plusieurs façons.D'abord, elle augmente la capacité des plantes d'absorber des éléments minéraux, car la mycorhize accroît considérablement la surface d ' absorption et le volume de sol prospecté.Puis, elle assure une protection contre certains microorganismes pathogènes des racines.Ceci résulte de la production par la mycorhize de substances aux propriétés antibiotiques ou d'une vigueur accrue de la plante suite à une meilleure nutrition minérale.Elle accroît aussi la tolérance des plantes à la sécheresse; en effet, les ramifications des mycorhizes, appelées hyphes, pénètrent plus facilement que les racines entre les interstices du sol pour y puiser l'eau.De plus, elle atténue le choc de la transplantation, car l'anatomie des hyphes contribue à un transport rapide de l'eau du sol vers la plante.Cette association hâte la maturité de certaines plantes, car les plantes «mycorhizées» bénéficient d'un meilleur apport d'eau et de minéraux.Enfin, elle augmente le taux de survie des plantes à l'hiver.Le déplacement de dates de semis ou de récolte est un moyen parfois utile.Ainsi, un semis tardif de carottes permet d'éviter les dégâts causés par le charançon qui s'attaque aux carottes hâtives seulement.Par contre, la mouche de la carotte s'attaque aux semis tardifs surtout.Il est parfois possible de semer en tenant compte de ces contraintes.De même, dans les endroits où la mouche de la carotte a causé des dégâts, il est possible de semer une autre culture ou de récolter avant qu'elle ne cause de dégâts vers le début septembre.Le respect de ces contraintes est toutefois très difficile sur les fermes de grandes superficies.Gestion des cultures et des champs adjacents Le travail du sol peut parfois servir de moyens de régulation.Par exemple, les hersages fréquents d'une vieille prairie ramènent en surface des vers fils de fer, des larves de hannetons ou autres insectes qui seront en partie tués par le soleil ou mangés par les oiseaux.Un récent Bulletin d'information phytosanitaire (avril 90), rédigé par Michel Letendre, recommande la destruction des vieilles tiges de maïs au rotoculteur suivi d'un labour profond; ces travaux sont une mesure efficace pour diminuer les populations de pyrales.La surfertilisation azotée favorise les infestations de pucerons; par contre, des plants sous-fertilisés sont parfois plus sujets aux maladies foliaires.La gestion des champs adjacents à vos cultures est aussi un moyen de régulation ou de prévention d'infestation.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Ainsi, la destruction des plantes hôtes de certains insectes est un moyen très efficace.Il est connu que la mouche de la carotte hiverne dans les terrains vagues où croissent les panais sauvages.Leur destruction aide beaucoup à prévenir les dégâts.Les cultures pratiquées par les voisins ont aussi un impact sur votre gestion des ravageurs; il faudra parfois établir des stratégies avec les producteurs des alentours.Ceci est spécialement vrai pour les producteurs de pommes de terre dans leur lutte contre le doryphore.D'autre part, la destruction ou l'incorporation des déchets de culture diminue les risques d'infestation.Les champs de laitue fraîchement récoltés doivent être «disques» rapidement, car ils sont un réservoir de cicadelles, d'altises, de pucerons, en plus de maladies comme le mildiou, la rhizoctonie, etc.Dans les vergers, il est connu que la présence de pommiers abandonnés est une source de prolifération de tavelure et d'insectes.Quant à l'engouement actuel pour les brise-vent, il s'avère positif; il faut cependant tenir compte de leur influence sur la prolifération de certains ravageurs et, en même temps, sur les prédateurs et parasites.Ainsi, il serait possible de planter du caragan comme brise-vent; il attire un puceron très spécifique au caragan.Ces pucerons attirent les coccinelles.Celles-ci seront donc sur place pour bouffer les pucerons dans la culture commerciale lorsqu'ils arriveront! Par contre, la mouche de la carotte et celle de l'oignon trouveront abri dans les brise-vent.Rien n'est parfait! ¦ 39 Funk: le bon choix 4 |e choix des bons hybrides à semer est sentiel aux succès de votre programme de liais.En vous assurant de remplacer les « vieux » jybrides, vous parviendrez certainement augmenter vos rendements de maïs, ette année, examinez les résultats d'essais e Funk dans votre région.Lors des essais, les brides Funk donnent toujours des rendements Lpérieurs à la moyenne, surclassant les hybrides ]ie vous cultivez peut-être maintenant, utilisation de nouveaux hybrides Funk dans |otre programme de maïs peut également élargir base génétique de votre gamme d'hybrides t réduit ainsi les risques de production.H A C\C^C* 2450 u-t-J.rtUOO 78 jours n hybride de qualité supérieure, à deux pages, avec des feuilles larges et de gros épis.i A(Wf\ 2600 u.t.-|J.t:U1U 81 jours ps rendements supérieurs de grains ésentant un poids à l'hectolitre élevé font : cet hybride de 2600 u.t.un choix par xellence pour le grain ou pour le fourrage.G.4023 2700 u.t.-85 jours ige très résistante et rendements constants |nt de cet hybride de 2700 u.t.le choix idéal pur le grain ou le fourrage.r" A-iAO 2875u.t.-J.4148 93jours^^ it hybride de 2875 u.t.offre des rendements excellents grains se traduisant par un plus and nombre de boisseaux de qualité urragère supérieure.jus recherchez un meilleur programme : maïs cette année et des rendements plus ;vés?Communiquez avec votre détaillant ink.Nos hybrides, testés dans toute la ovince, vous procureront des rendements itimums.De plus, vous bénéficierez de la (litique de Funk relative au remplacement jtal de vos semences.(quand viendra le moment de la récolte, Jus conviendrez sans doute que «Funk était bon choix».menées ink 3A-GEIGY uMADA LTÉE (#3, Cottam tario NOR 1B0 00-265-1302 FUMK'S HYBRID [artenaire des meilleurs producteurs de maïs Horticulture Le grand bal des citrouilles costumées Au Jardin botanique, le concours provincial de citrouilles nous en fait voir de toutes les couleurs, formes et grosseurs.Différentes catégories permettent à tous d'y participer.Ceux et celles qui en font la culture peuvent présenter leurs citrouilles dans les catégories «plus grosse» et «plus bizarre».L'an dernier, une citrouille de 195 kilos de la région d'Hemmingford remportait la palme de la plus grosse citrouille, alors que la citrouille la plus bizarre de l'année était couverte de curieuses excroissances.Vos citrouilles sont trop parfaites?Elles ne font pas le poids?Le concours vous invite à les décorer, au gré de vos fantaisies.Tout est permis, sauf de vider ou de perforer la citrouille.La catégorie des citrouilles décorées s'adresse aux enfants âgés de 6 à 12 ans et de 13 à 17 ans ainsi qu'aux adultes.Le concours de citrouilles, réalisé avec la participation de Culinar inc., offrira aux lauréats de magnifiques prix en argent de 150 à 500 dollars selon les catégories.Pour participer, il suffit d'apporter sa citrouille à l'entrée des serres du Jardin botanique entre le 15 et le 25 octobre, de 9 heures à 18 heures.Le nom des gagnants sera divulgué au cours d'une soirée spéciale le 26 octobre au Jardin botanique.L'habitude de décorer les citrouilles fait partie des sorts réservés à notre citrouille moderne, avec la confection de tartes, de gâteaux et de muffins.Il n'en a pas toujours été ainsi.En effet, l'origine de la citrouille n'est pas d'un passé récent; on l'utilisait déjà au Mexique il y aquelque 7000 ou 9000 ans.C'est d'ailleurs l'une des cultures les plus anciennes de l'hémisphère occidental.Dans ce temps-là, les espèces de citrouilles ne possédaient pas les dimensions d ' aujourd'hui ; la partie charnue tant appréciée était beaucoup moins volumineuse.Les graines étaient consommées rôties et servaient à produire une huile végétale comestible.Les tribus indiennes d'Amérique l'ont aussi intégrée à leur menu régulier.Ce n'est que lorsque des milliers d'immigrants irlandais arrivèrent en Amérique en apportant avec eux leurs joyeuses coutumes de l'halloween que la citrouille acquit une place de choix.Les Irlandais avaient l'habitude de décorer un navet qu'ils utilisaient également comme lanterne au soir de l'halloween.À leur arrivée en Amérique, ils découvrirent la citrouille, grosse et colorée, et s'en servirent volontiers à la place du navet.Depuis, la citrouille est devenue le symbole de l'halloween.Il suffit de se promener dans les rues le 31 octobre au soir pour en apercevoir sur le perron des maisons, esquissant un drôle de sourire.Et si vous souhaitez rencontrer une sorcière, une vieille superstition explique comment faire.Le 31 octobre, enfilez vos vêtements à l'envers (l'intérieur en dehors), marchez à reculons jusqu'à une croisée de chemins, et à minuit, vous serez exaucés.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 41 Continuer À Se Dépasser.La stratégie est simple.hautement qualifiée pour subvenir à tous vos besoins.Combiner trois compagnies de produits de santé Et allouer plus de ressources au développement animale bourrées de talent en une seule.d'armes pour combattre les maladies des animaux.Offrir une vaste gamme de produits.Nous, de SmithKline Beecham Santé Animale, Mettre en place une équipe de vente et de service © 1990, SmithKline Beecham Santé Animale En Partageant La Même Vision.prenons cet engagement.Ensemble, nous souhaitons vous aider à satisfaire vos clients.En partageant la même vision.SB SmithKline Beecham Santé Animale Bureau des commandes: 1-800-387-8218 Service technique 1-800-668-4622 Maïs, Fourragères & Soja northrup king Meilleur Plus Vite Météo - Novembre Rouyn-Noranda » Ville-Marie Roberval LaTuque Gaspé Rimouski North Bay Pembroke Québec Trois-Rivières 111111 Pluie Neige Abitibi—Témiscamingue On prévoit pour novembre des précipitations voisines de la normale à supérieures à la normale.Prévision de pluie les premiers jours du mois, puis de neige entre le 4 et le 6.Pluie autour du 8 et neige vers les 11 et 12 et les 16 et 17.Averses de neige à l'occasion autour du 19.De la neige à quelques reprises les huit derniers jours.Les températures de novembre seront inférieures à la normale.Le temps le plus chaud (12/15 °C) surviendra vers les 7 et 8, et il fera beaucoup plus froid du 12 au 15 et pour quelques jours entre le 23 et le 26.minima de -21/-16 °C.Vallée de i'Outaouais En novembre, les températures seront en moyenne inférieures à la normale et les précipitations seront de voisines de la normale à normales.Quelques jours chauds entre Ie7et 10.maximum de 15/18°C le jour au moins une fois.Pluie autour du 2 et périodes de neige du 4 au 6.Probabilité de pluie vers le 8 et le 11.L'air devrait être très froid du 12 au 15 et on prévoit un mélange de pluie et de neige aussitôt après le milieu du mois.Probabilité de neige plus abondante autour du 22.Quelques-uns des six derniers jours seront très froids.minimum de -15/-10 °C la nuit la plus froide.De la pluie tournant à la neige autour des 24 et 25, puis de la neige vers le 30.Montréal et Cantons-de-l'Est Côté précipitations, novembre sera proche de la normale.Pluie prévue les deux premiers jours et neige vers le 5.De la pluie autour du 8.Retour de la neige autour du 12 puis risque de neige de nouveau vers le 17 et le 19.Du 22 au 25, à quelques occasions, de la pluie passant à la neige.Retour de la neige autour du 30.En moyenne, la température sera inférieure à la normale en novembre.Temps assez froid du 3 au 6 puis quelques jours de temps doux du 7 au 10.maximum de 14/17 °C au moins une fois.Le temps froid reviendra du 13 au 15 et pour plusieurs des dix dernier! jours.minima de -18/-15 °C une fois ou deux.Saguenay—Lac-Saint-Jean Températures moyennes plus froides que la normale eij novembre.Fluctuations de température les dix premiers jours.maxima de 11/15 °C.Temps froid du 13au 15 et poui| plusieurs des dix derniers jours.-23/-18 °C.En novembre, précipitations un peu plus faibles que la normale.Pluie le premiers jours du mois puis neige vers le 5.Probabilité d pluie autour du 8 et de neige vers le 12.Averses de neigi occasionnelles pour quelques jours entre le 16 et le 19.Neig' un jour ou deux du 22 au 25. PRODUITS DE MARQUE AVEC PIONEER Faire le poids, c'est beaucoup plus facile quand vous semez des hybrides de marque Pioneer®.Le calcul est bien simple.Avec nos hybrides, la même superficie produit plus de maïs qui, à la pesée, veut dire plus d'argent dans vos poches à la fin de la saison.Pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté en 1991?Contactez votre représentant de Pioneer et choisissez les hybrides qui vous permettront vraiment de.FAIRE LE POIDS! /-7-V MAÏS DE SEMENCE / -^^^^ \ 0E MARQUE X*3PI0NEER 3929 2600 unités thermiques • Excellente levée de terre au printemps • Rendements élevés pour un grain ou un ensilage de qualité • Bonne tenue dans les champs 3897 2700 unités thermiques • Bonne levée pour donner des champs bien garnis • Tiges supérieures et tolérance au stress • Bon hybride pour le grain ou l'ensilage • Excellents rendements à grande densité 3831 NOUVEAU! 2800 unités thermiques • Tiges et racines robustes • Rendements stables très élevés • Hybride fiable qui tolère le stress • Bonne vigueur des plantules PIONEER HI-BRED LIMITÉE, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.©Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée. .un des trois tracteurs ZETOR 5211 édition du 25ième anniversaire Pour célébrer 25 ans au Canada, ZETOR organise un tirage à l'occasion de nos célébrations d'argent et vous donne la chance de gagner l'un des trois tracteurs de modèle 5211.ZETOR Visitez votre détaillant ZETOR pour plus de détails. Forêt Place à la concertation Le Regroupement des sociétés d'aménagement veut obtenir une entente quinquennale sur le programme d'aide à la forêt privée.par Pierre Dubois ^ 48 i ; Le Regroupement des sociétés d'aménagement (RESAM), organisme regroupant les groupements forestiers du Québec, se donne comme priorité cette année de négocier avec le ministère de l'Énergie et des Ressources (MER), afin que les montants des subventions accordées correspondent bien à ce qu'il en coûte pour réaliser les travaux d'aménagement de la forêt privée.Sans mettre de côté les démonstrations de force, telle la manifestation de mai dernier sur la Colline parlementaire, les dirigeants du RESAM sont d'avis qu'il est temps de s'asseoir et de discuter.En forêt privée, la concertation avec le gouvernement se fait sur deux paliers.Des tables de concertation régionales fonctionnent dans l'ensemble des régions et les groupements forestiers et les syndicats de producteurs de bois y participent au côté des représentants gouvernementaux.Le RESAM et la Fédération des producteurs de bois participent, pour leur part, à une table provinciale de concertation avec le MER.Entente quinquennalle ou triennale?Cette année, le RESAM voudrait bien obtenir du gouvernement une entente quinquennale sur le programme d'aide à laforêtprivée.Selon son président.Gérard Paris, des ententes à plus long terme aideraient les groupements forestiers à être plus efficaces dans leurs travaux d ' aménagement forestier.La question fait l'objet d'une discussion avec le ministre délégué aux Forêts, Albert Côté, et la porte ne semble pas fermée.Le ministère parlait, cet été, d'une entente valide pour trois ans.De concert avec la Fédération des producteurs de bois du Québec, le RESAM poursuit également ses discussions avec le MER sur la question des montants par hectare accordés en subvention aux ft jf V fit s mm if M 1 1 1 0£ > .*rj» S lu •a m I „ iff Le gouvernement serait prêt à réévaluer les subventions pour les travaux d'aménagement.propriétaires de boisés pour effectuer les travaux d'aménagement forestier.Le printemps dernier, les intervenants de la forêt privée avaient manifesté une certaine colère en réaction à une baisse des subventions.Améliorant le climat des discussions, le ministère a laissé entendre qu'on se situait dans une période transitoire.Un irritant demeure: le MER ne veut plus subventionner qu'à 90 % le coût des travaux, le 10 % restant deviendrait l'investissement du propriétaire dans son boisé.Dans les années à venir, le gouvernement veut ramener le niveau du reboisement en forêt privée autour de 50 millions de plants par année, alors qu'il était fixé auparavant à 70 millions.Selon Gérard Paris, l'enveloppe budgétaire totale du programme serait maintenue par le gouvernement, mais en transférant les investissements vers les travaux d'éducation de la régénération naturelle, comme le dégagement ou l'éclaircie précommerciale.Le dirigeant du RESAM est d'accord avec cette nouvelle orientation gouvernementale, mais soupçonne encore le ministère de vouloir favoriser le reboisement en forêt publique.À l'heure actuelle, le RESAM regroupe 43 des 45 groupements forestiers que compte le Québec pour un total de plus de 15 000 membres et de 850 000 hectares de forêt sous aménagement.A l'aube de ses dix années d'existence, le RESAM poursuit son rôle de représentation tout en augmentant les services offerts aux groupements forestiers et aux sociétés sylvicoles membres.Afin de développer de nouvelles sources de financement pour la forêt privée, le RESAM travaille présentement à un projet de fonds de recherche et de développement.Rien n'est encore arrêté, mais on songe à une formule, analogue à celle utilisée par la FTQ, fonctionnant à partir d'avantages fiscaux offerts aux contribuables.Le RESAM supporte seul les frais de démarrage de ce nouveau projet.Selon le directeur général du RESAM, Gérald Beaulieu, les groupements forestiers viennent chercher dans leur association provinciale une meilleure représentation auprès des différents intervenants gouvernementaux et industriels de la forêt au Québec.«Ce fut la mission première du RESAM lors de sa création», dit-il.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 47 C'est le temps des récoltes et vos pneus de tracteur font défaut.Que ferez-vous?Téléphonez au service de dépannage express de Goodyear.Nous nous rendrons chez vous sur-le-champ.Nous réparerons vos pneus sur-le-champ.Vous vous remettrez au travail sur-le-champ.GOODfYEAR ALMA (418) 668-7988 Distr.Centropneus Inc.AMOS (819) 732-5321 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) BEAUCEVILLE (418) 774-6279 Distr.Centropneus BEAUHARNOIS (514) 429-4580 Pneus IX Inc.BEDFORD (514)248-7130 Centre du Pneu Pelletier DRUMMONDVILLE (819) 478-8119 Les Pneus VanasseInc GRANBY (514) 378 7968 Les Pneus Ovila Bernard GRONDINES (418) 268-3587 Faucher et Frères Inc.JOLIETTE (514) 753-3712 David Lépine Inc.L'ANGE GARDIEN (418) 822-0427 Distr.Centropneus Inc.LA CONCEPTION (819) 686-2522 Pneu Legault LACMEGANTIC (819) 583-1614 Centropneus (1989) Inc.LASARRE (819)333-5567 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) LAVALTRIE (514)589-6368 Prod.Centropneus Inc._ MATANE Distr.Centropneus MONT-JOLI Centropneus (1989) Inc.(418) 562-4611 (418) 775-5322 792-3240 472-7506 MONTMAGNY Centre D.P.Inc.(418) 248-7270 NICOLET Les Pneus Jutras (819) 293-8545 PAPINEAUVILLE (819)427 6494 Les Pneus Robert Bernard Ltée RIMOUSKI (418) 724-4104 L'As Rechapeur RIVIÈRE DU LOUP Distr.Centropneus (418) 867-3963 ST-ANTOINE (514)438-3730 Service de Pneu Sarrazin Inc.Pour autres renseignements, téléphoner (514) 334-1112 ST-BARNABÉ-SUD (514) Garage Gaston Chartier & Fils Inc.ST-EUSTACHE (514) Les Pneus Argenteuil Inc.ST-JEAN-SUR-RICHELIEU (514) Les Pneus Robert Bernard Ltée ST-JEAN-SUR-RICHELIEU (514) Prod.Centropneus Inc.ST-PAUL-ABBOTSFORD (514) Les Pneus Robert Bernard Ltée SHERBROOKE (819) Centropneus (1989) Inc.SHERBROOKE (819) Pneudis (Sherbrooke) Inc.TROIS-RIVIÈRES (819) Vanasse (Div.Rechapex) VERCHÈRES (514) Distr.Centropneus Inc.VILLEMARIE (819)629-2515 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) WARWICK (819)358-2774 STL Centre de distribution 656-0312 347-8349 379-5757 567-5283 569-9493 375-4949 583-6163 Nouveaux produits Chisel plus robuste La compagnie DMI inc.vient d'annoncer qu'elle avait renforcé le bâti de son chisel-plow.Cette amélioration s'imposait à cause de l'addition de coutres à l'arrière qui ont pour fonction de briser la couche indurée.Le nouveau chisel est offert avec des disques indépendants positionnés à tous les 24 pouces ou des disques en groupes distancés à 20 pouces.Pour plus d'information, contacter DMI inc., tél.: (309) 965-2233.Tracteurs utilitaires La série de tracteurs 95 de Case International remplace la série 85.Les six modèles 395, 495, 595, 695, 895 et 995 incorporent les accessoires normalement installés sur les modèles plus gros.Ces tracteurs, dont la puissance à la prise de force varie de 35 à 85 chevaux, sont offerts selon différentes configurations.Les améliorations ne se limitent pas à l'apparence extérieure; les leviers d'embrayage ont été changés afin de réduire les efforts de manipulation.Le système hydraulique a été redessiné pour réduire le bruit.Enfin, le modèle 995 est un tracteur nouveau.Ces tracteurs sont aussi offerts en version quatre roues motrices.Pour les modèles 595 et plus gros, il est possible de se prévaloir d ' une option qui permet des écartements jusqu'à 80 pouces.Ouverture mécanisée La cie Unverferth incorpore un nouvel accessoire qui facilite l'ouverture de la toile sur les cargos de grains.Une transmission mécanique réduit les rapports de vitesse de 4 à 1 et facilite le déplacement de la toile.De plus, les surfaces métalliques de la boîte sont maintenant protégées avec un produit résistant à la corrosion et sont revêtues d'une peinture à l'émail de qualité industrielle.Pour plus d'information, contacter Unverferth, (419) 532-3121.Désinfectant anti-virus La compagnie Antec International a retenu les services du groupe Dispar pour la distribution de son produit vétérinaire Virkon.Ce produit est un puissant désinfectant anti-virus qui a la propriété de rendre inoffensifs 17 familles de virus.Pour plus d'information, contacter Monsieur Daniel Richard, (514) 759-0497.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 49 INDEX DES ANNONCEURS DIVERS CSST p.70 Newmac Mfg Inc.p.35 ÉQUIPEMENT ESF Inc.p.72 Ford New Holland Inc.p.62-63 Goodyear Canada Inc.p.48 Honda Canada Inc.p.73 Josa Corp.Ltée p.20 Kverneland Inc.p.9 Stihl Canada de l'Est Ltée p.23 INSTITUTION FINANCIÈRE Banque Impériale de Commerce p.8 Banque Royale du Canada p.14 GC Société du crédit agricole p.57 La caisse populaire Desjardins p.25 Laurentienne Générale p.10 LUBRIFIANT Petro-Canada Inc.p.51 MACHINERIE Belarus Equip.of Canada Ltd P- 7 Deutz-Allis Corporation p.12-13 Ford New Holland Inc.p.18-19 Massey-Ferguson p.52-53 Motokov Canada Inc.p.46-58-59 White-New Idea p.33 RODENTICIDE ICI Chipman p.78 SANTÉ ANIMALE Coopers Agropharm Inc.p.4 Langford Inc.p.27 H.W.Naylor Company p.64 Smith Kline Beecham p.42-43-55 SEMENCE Cargill Semences Hybrides P- 2 Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.40-41 DeKalb Canada Inc.p.28-29 Jacques Canada Inc.p.84 Pioneer Hi-Bred Limitée p.45 Semences Northrup King Ltée p.44 Semences Pride p.16 VÉHICULE Suzuki Canada Ltd p.83 VOYAGE Voyages Constellation Ltée p.31 Épandeur à fumier Badger lance deux nouveaux épandeurs à fumier qui seraient particulièrement efficaces avec du fumier dense et même gelé.La boîte plus glissante, traitée contre l'eau et les acides, procure également plus de durabilité à la machine.Répulsif pour animaux Arcan Security Ltd.souligne les mérites de son répulsif pour animaux, rongeurs et oiseaux, dont la marque de commerce est RoPel.Ce produit est inoffensif et écologique.Il pénètre dans les tissus des plantes et leur donne un goût amer.Pour plus d'information, contacter Arcan Security Ltd, 3, Hamptonbrook Drive, Weston, Ontario, Canada, M9P 1A2, tél.: (416) 249-4010.Du soya résistant à la verse Les producteurs peuvent compter sur un nouveau cultivar de soya, le Clara.Produite par les Semences Pro-Grain inc., grâce à une aide financière accordée dans le cadre de l'entente Canada-Québec.La nouvelle variété offre un grand potentiel de rendement, en plus d'être considérée comme très résistante à la verse.Pour information, contacter Jay Hackney, (514)469-5744.Nouvelles de l'industrie Fusion Kverneland-Kongskilde Kverneland annonçait, en juillet dernier, qu'une entente de principe a été ratifiée par les conseils d'administration respectifs de Kverneland A.S., de Norvège, et les propriétaires de Kongskilde Maskinfabrik du Danemark, «Dania Holding» A.S., en vue d'une entente finale à être entérinée dans les mois suivants.Selon les conditions de cette éventuelle entente, Kverneland A.S.ferait l'acquisition de 34 % du capital-actions de Kongskilde dans l'immédiat, avec option d'achat du reste du capital-actions (66 %) en l'espace de six ans.Traction accrue La compagnie Ford New Holland vient de produire, à l'intention des agriculteurs, une vidéocassette traitant de poids à ajouter aux tracteurs quatre roues motrices pour améliorer leur performance et leur durabilité.D'une durée de 21 minutes, le document peut être obtenu en vous adressant chez votre concessionnaire.Fusion Ford-Fiat En juillet dernier, le groupe Fiat et la compagnie Ford New Holland annonçaient qu'ils venaient de signer une entente concernant les tracteurs ainsi que l'équipement industriel et agricole.La nouvelle compagnie appartiendra à 80 % à Fiat, alors que Ford New Holland conservera le reste des actions.Elle a l'intention de conserver intacts les différents produits déjà offerts.L'objectif poursuivi dans cette acquisition repose sur le désir de pénétrer le marché mondial.Deere distribue ses moteurs John Deere a annoncé la création de la Division des systèmes d'entraînement Deere pour la vente des moteurs, des essieux, des éléments hydrauliques et des treuils aux fabricants d'équipement d'origine (OEM).La Division des systèmes d'entraînement Deere travaillera en collaboration avec Funk Manufacturing Company, une filiale de Deere & Company, lors des possibilités de ventes en commun.Funk produit et vend des transmissions et des pompes.Le concept de la Division des systèmes d'entraînement a débuté au début de 1988, lorsque Deere a décidé de recommencer la distribution directe de ses moteurs et pièces connexes par l'intermédiaire de son propre réseau de distributeurs.50 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Pourquoi votre fournisseur de carburants et de lubrifiants Petro-Canada manifeste-t-il sa joie lorsque vous frappez un grand chelem en neuvième manche?Peut-être êtes-vous incapable d'imaginer votre fournisseur de carburants et de lubrifiants en train d'enseigner la bonne technique au bâton à de jeunes espoirs du baseball?Ou encore en train d'arroser la patinoire locale au beau milieu de la nuit?Ou même de compter le but gagnant pour votre équipe de hockey?Mais votre fournisseur de produits Petro-Canada est différent.Il est vrai qu'il connaît bien vos besoins en matière de lubrifiants et de carburants.Tout aussi vrai qu'il vous fournit des produits Petro-Canada de qualité supérieure.Des produits comme l'huile moteur SUPER PLUS, conçue pour assurer une protection supérieure, prolonger la durée du moteur et fournir un rendement sans problème dans les conditions de service les plus rigoureuses.Et vrai également, bien entendu, qu'il s'est engagé à vous fournir un service impeccable.Cependant, cet engagement ne s'arrête pas à la fin de sa journée de travail.Parce que Petro-Canada parraine de nombreux programmes culturels et sportifs, votre fournisseur de produits Petro-Canada participe activement aux activités qui contribuent tant à améliorer la qualité de vie de votre collectivité.En effet, qu'il dirige une équipe locale, organise des séances d'exercices, parraine un trophée ou encore qu'il encourage de ses applaudissements les exploits de votre équipe, votre fournisseur de produits Petro-Canada vous assure, tout comme la société qu'il représente, de son engagement envers votre entreprise, votre collectivité et.vous même.PETRO-CANADA ' Au service des gens d'ici 'Marque de commerce de Petro-Canada Inc.— Trademark MF Massey Ferguson Bâtiment Un veau sain dans un bâtiment sain Les veaux ont besoin d'espace pour se développer en santé.Les conditions d'ambiance doivent apporter le confort aux petits animaux, mais aussi réduire les causes de contamination.par Simon-M.Guertin Ce n 'est pas parce qu'ils survivent que les veaux sont nécessairement en bonne santé, disent les vieux vétérinaires.On se préoccupe trop souvent de l'apparence extérieure de l'étable, pendant que les veaux se meurent à l'intérieur.» Il faut bien se rappeler que même sans signes évidents, des veaux agressés dès leur tout jeune âge commencent leur vie avec un sérieux handicap.C'est pourquoi certains éleveurs n'hésitent pas à investir des montants considérables pour produire des génisses fortes et en santé.Pendant les tout premiers mois de vie, les risques sanitaires sont nombreux.Ils proviennent des locaux, de l'attitude de l'éleveur, mais aussi des animaux.Par exemple, d'autres espèces, tels les chats ou les chiens, sont souvent vecteurs de maladies.Le contact immédiat des bovins adultes contribue aussi à transmettre des maladies, même si ces bovins ne sont pas malades.D'autre part, il ne faut pas oublier que la concentration des veaux dans un endroit facilite énormément la transmission des maladies.Enfin, le mélange de veaux d'âges différents ouvre la porte au même phénomène.Celui-ci est amplifié par le fait que les jeunes veaux subissent souvent le harcèlement de leurs aînés, ce qui contribue à augmenter leur sensibilité.ACTON (514)546-3207 Les Équipements Acton (1986) Inc.AURA (418)662-6511 Les Équipements Gagnon & Morin Inc.AMQUI (418) 629-2521 Garage Thériault & Couture Inc.BERNIÈRES (418)831-2324 Cam-Trac Bernières Inc.COATICOOK (819)849-4465 (819)849-2151 (819)849-4646 (819)849-3823 Service Agricole Orner Madore Inc.COURCELLES (418)483-5321 Benoît Rouillard Inc.DESCHAMBAULT (418)286-6628 Machineries L.S.Inc.GRANBY (514) 378-9891 R.Viens Équipement Inc.LAURIER STATION (418)728-4534 Les Entreprises Michel Girouard Inc.LÉVIS (418)837-3686 Benoît Bilodeau Inc.LOUISEVILLE (819)228-9494 Machineries Patrice Ltée MARIEVILLE (514) 460-4441 1-800-363-9379 Ostiguy Équipements Inc.MONT-JOLI (418)775-3500 Garage Paul-Émile Anctil Ltée MATANE (418)562-0823 E.Oesjardins & Fils Inc.MONTMAGNY (418)248-0955 Bossé & Frère Enr.NAPIERVILLE (514)245-7990 Équipements Prairie Inc.PRINCE VILLE (819)364-5664 André Rioux Inc.RIVIÈRE DU LOUP (418)862-7273 Tardil & Frère Inc.SABREVOIS (418)346-6663 Équipements Guillet Inc.ST-CYPRIEN (418)963-2647 Garage Alcide Ouellet & Fils Inc.ST-DENIS RIV.RICHELIEU (514)787-2812 Garage Bonin Ltée ST-FÉLICIEN (418) 679-1751 Équipement M.Potvin Inc.ST-GUILLAUME STE-BRIGITTE (819)396-2185 (819) 336-4922 Machinerie CH.Inc.Machinerie Ste-Brigitte Inc.ST-HERMAS (514)258-2448 J.René Lafond Inc.ST-MÉTHODE (418)422-2233 Garage Roland Bolduc ST-ROCH L'ACHIGAN (514)588-2055 A.Henri & Fils Inc.ST-THOMAS DE JULIETTE (514) 756-6565 Équipements G.Gagnon Inc.STE-ANNE DES PLAINES (514)478-2588 Les Équipements Yvon Rivard Inc.ST-ANDRÉ DE KAMOURASKA (418)493-2060 Garage N.Thiboutot Inc.ST-GERVAIS (418)887-3327 F.Goulet & Fils Inc.ST-GEORGES OUEST (418)228-3622 Aurélien Lessard Inc.STE-MARIE DE BEAUCE (418)387-2377 Faucher & Faucher Inc.STE-JUSTINE DE NEWTON (514) 764-3333 R.Brisebois & Fils Ltée ST-ANDRÉ AVELLIN (819)983-2016 Garage André Parisien Inc.VARENNES (514) 652-2552/3604 René Riendeau (1986) Inc.WARWICK (819) 358-2217 Champoux Machineries Inc.52 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Voici la M-F 8570 rotative: LE DERNIER CRI DE LA PERFORMANCE COMME MOISSONNEUSE-BATTEUSE.La moissonneuse-batteuse rotative M-F 8570 devance comme technologie d'avant-garde toutes les autres offertes sur le marché.• Passes multiples, accélération radiale et force centrifuge du rotor rendent de pair plus efficace la séparation du grain et permettent d'en ramasser davantage tout en diminuant les dommages à la récolte.• Le système d'alimentation à rotor exclusif égalise et propulse d'abord la culture pour l'acheminer en spirale jusqu'au terme du battage.• Le déchargement direct breveté élimine le besoin d'un batteur arrière qui consomme de l'énergie.• La simplicité du modèle et le nombre moindre de pièces garantissent plus d'efficacité et de fiabilité, tout en abaissant les coûts d'utilisation et d'entretien.Le moteur diesel Cummins monté à l'arrière, la cabine confortable à environnement contrôlé (placée du côté gauche pour augmenter la visibilité) et les tabliers à grain M-F qui donnent un service fiable pendant des années sont autant d'autres raisons d'opter pour la nouvelle M-F 8570 rotative.Au fil des années, les moissonneuses-batteuses M-F sont devenues les préférées d'acheteurs qui comptent parmi les plus exigeants du monde.Et Massey-Ferguson est maintenant la seule compagnie en Amérique du Nord qui se consacre à vous offrir à la fois la technologie classique et la technologie des rotatives au domaine des moissonneuses-batteuses.Caractéristiques principales Puissance du moteur, est.du constructeur 220 hp Surface de séparation 2 241 po2 (14 460 cm2) Surface du contre-batteur 2 205 po2 (14 227 cm2) Surface de nettoyage 6 425 po2 (41 454 cm2) Capacité du réservoir à grain 227 boiss.(8 000 L) CELUI QU'IL FAUT VOIR.MASSE Y FERGUSON I r Performance des veaux (0 à 4 semaines) ra c 0,50 0,45 0,40 S.0,35 es 0,30 -20 -10 0 10 Température en degré Celcius 20 Source: Université du Dakota du Sud Les jeunes veaux doivent pouvoir être isolés des mères et logés dans une pouponnière indépendante.Dans le cas de vêlages groupés, ou de troupeau à effectif important, il est souvent préférable de prévoir des enclos pouvant accueillir au maximum cinq ou six veaux.Il ne faut pas trop les entasser; on accorde deux mètres carrés par veau et un volume d'air de six mètres cubes.En pratique, on pense à une aire de 25 pieds carrés par bête lorsque le plafond est à au moins huit pieds du sol.De l'air pur et de l'espace Pour assurer un ensoleillement adéquat, les ouvertures doivent représenter au moins 1/15 de la surface du sol.Mais souvent on préférera s'en remettre à l'éclairage artificiel afin de conserver au bâtiment sa valeur isolante.En effet, chaque ouverture, aussi bonne soit-elle, réduit la capacité des murs à contenir la chaleur.Par ailleurs, cette solution permet de prolonger l'éclairage durant la période hivernale.Il est en effet démontré qu'une période d'éclairage continue durant 16 heures par jour permet d'accroître le poids des génisses de 10 à 15%.Sans compter qu 'un bon éclairage diminue les risques d'accidents et favorise une meilleure surveillance des animaux.En pratique, on suggère une ampoule incandescente de 60 watts par 10 mètres carrés (100 pieds carrés).Le renouvellement d'air suffisant limite les risques de poussières et d'humidité.Il est très difficile d'être précis en matière de ventilation de pouponnière, car les besoins de renouvellement d'air pour un veau de 100 kilos varient d'un minimum de quatre changements d'airpar heure en hiver, à 20 et même 30 changements en été.Par ailleurs, il faut veiller à ce que les veaux ne se trouvent pas dans le courant d'air ainsi créé.Les vitesses de circulation d'air recommandées doivent être inférieures à 0,30 mètre par seconde (0,6 mille à l'heure) lorsque la température est inférieure à 10 °C, et supérieures à un mètre par seconde (2 milles à l'heure) pour une température supérieure à 25 °C.Il faut essayer de conserver la température dans une plage acceptable pour les jeunes animaux.A la naissance, l'animal supporte bien des températures variant de 10 à 25 °C, alors que 15 jours plus tard, il acceptera facilement des températures minimales de 5 °C.Un veau peut cependant tolérer des minima de -10 °C peu après sa naissance, et de -18 °C à partir de six semaines.Les murs froids sont souvent négligés.Il est facile de ressentir du froid lorsqu'on est près d'une porte mal isolée, même si la pièce est correctement chauffée.Cette sensation résulte d'un certain rayonnement du froid à partir de la paroi.Or les jeunes veaux sont sensibles à ce phénomène, même lorsqu'ils sont bien logés.Le remède consiste souvent à éloigner les veaux de ce mur, ou mieux encore d'y ajouter de la matière isolante.L'isolement sanitaire Dans le cas de vêlages échelonnés ou de petits troupeaux, il semble préférable de recourir aux niches extérieures.Cette régie ne semble pas recevoir la faveur des agriculteurs québécois; certains éleveurs préfèrent encore les cases individuelles.Pourtant, les niches viennent corriger plusieurs problèmes normalement rencontrés dans les bâtiments d'élevage.En fait, les risques sanitaires liés aux locaux peuvent exister dès la naissance selon les conditions d'hygiène lors du vêlage.Ils subsistent pendant toute la durée de l'élevage jusqu'au sevrage et même souvent après.Dans des conditions d'élevage normales et si l'on dispose d'un bâtiment sain et bien ventilé qui offre la possibilité d'aménager des cases individuelles, il n'est pas nécessaire de loger les veaux dans des niches.Toutefois, la niche permet de pratiquer un isolement sanitaire strict pour éviter le développement d'épidémie.Les observations qui ont été faites sur les niches à veaux démontrent la nécessité de prévoir suffisamment d'espace avec une profondeur minimale de 1,5 mètre pour une bonne protection contre les intempéries.Elles doivent obligatoirement être pourvues d'une ouverture de ventilation avec volet d'obturation.Les matériaux qui servent à la réalisation des niches doivent être légers, faciles à nettoyer et à désinfecter.C 'est pour cette raison que les matériaux à base de plastique sont si populaires.De plus, ce produit offre une très bonne résistance à la pourriture et nécessite peu d'entretien.Une expérience de 15 ans a été menée à l'Université du Dakota du Sud.Sur les 400 veaux qui ont subi l'essai, seulement 34 sont morts (8,6 %).Le même rapport ajoute que 50 % des morts se sont produites durant la première semaine de vie.D'autre part, l'examen des courbes de température a mis en évidence que ce sont les changements brusques de température de l'ordre de 10 °C qui sont les plus néfastes pour les jeunes animaux.Evidemment, on a aussi noté que les pertes sont légèrement plus élevées durant les mois les plus froids de l'hiver.Du reste, le gain journalier est également affecté par le froid et la chaleur, alors que les conditions idéales de croissance se situent entre 0 °C et 16 °C.¦ 54 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Leptospira caracola Leptospira icterohaenioirhagiae \ Leptospira hardk Leptospira grippotyphosa I1RSV ¦ JMitospira pornona II rautpbs dune mainpour œmpter ces maladies Au moins dix maladies du système respiratoire et reproducteur peuvent atteindre vos Troupeaux bovins.Heureusement, nous avons un produit pouvant maîtriser chacune de ces maladies.CattleMaster15, 4 + L5 protège efficacement vos animaux contre la rhinotrachéite bovine, la diarrhée virale bovine, le parainfluenza3, le virus syncitial respiratoire bovin et les cinq souches de leptospirose.Pourquoi CattleMaster est-il le meilleur produit?Chaque antigène est sélectionnépous son efficacité.Nous avons une combinaison unique de virus tues, des bactrins et des souches qui ont subi une transformation chimique.De plus, les vaccins CattleMaster sont ap- prouvés pour la vache gestante.On peut choisir parmi cinq combinaisions différentes: 'CattleMaster 4+VL5', 'CattleMaster 4 + L5' 'CattleMaster 4', 'CattleMaster 3' et 'CattleMaster ffiR-PI3-BRSV.Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire au sujet de CattleMaster.Il peut vous dire comment prendre en main ces dix maladies.CattleMaster 4+L5* 4 IMORDEIM LABORATORIES l9K9Nnrden Laboratories, Inc.5-0292 Végétaux Sols sableux et maïs: une combinaison gagnante Il suffit de laisser des débris pour assurer une couverture d'environ 30 %.par André Brunelle L'érosion éolienne ravage les champs de maïs établis sur sols sableux.Mais en réalité, on peut, en modifiant les pratiques culturales, protéger ces sols, réduire les frais de préparation et maintenir ou augmenter les rendements.C'est ce qui ressort d'une analyse effectuée par les conseillers agricoles de la région des Bois-Francs.Après deux années de suivi d'un réseau de 12 fermes comprenant des sols légers et lourds, ils ont que le maïs et le sol sableux peuvent former une combinaison gagnante.Il faut, toutefois, laisser des débris de façon à assurer environ 30 % de couverture.Dans ces sols qui se drainent rapidement, les débris n'empêchent pas le réchauffement du sol.La germination y est bonne et les jeunes plantules sont protégées de l'effet abrasif des grains de sable lors des tempêtes' de vent.La préparation primaire du sol à la herse à disques se fait beaucoup plus rapidement.Notons que les tiges de maïs deviennent très fragiles au printemps et peuvent être brisées par la plupart des herses à disques de grosseur moyenne.Plus tard en saison, les débris laissés en surface réduisent 1 'evaporation et conservent l'eau du sol; ainsi, les symptômes de sécheresse apparaîtront quatre à cinq jours plus tard.Cela se traduit souvent par une meilleure pollinisation et des rendements supérieurs.Enfin, les tiges laissées sur le sol à l'automne protègent celui-ci des vents desséchants d'automne et de printemps.Et elles réduisent l'érosion hydrique en ralentissant la vitesse de l'eau de ruissellement.L'analyse a montré que la charrue laisse très peu de débris de maïs, soit environ 500 kilos par hectare.Le chisel fait beaucoup mieux avec 2 500 à 3 000 André Brunelle est agronome, conseiller en productions végétales au MAPAQ, à Nicolet.SilaS&vss-cï£*$4g-r .; s.-> Les débris laissés en surface réduisent r evaporation et conservent l'eau du sol.kilos par hectare environ.Et la herse à disques en laisse entre 2 000 et 4 000, selon sa grosseur.En sols sableux, la parcelle labourée était à peine plus chaude (0,5 °C), alors que cette différence était d'environ 1 à 2 °C en sols lourds.Il semble que les différences de température soient davantage reliées à l'eau du sol qu'à l'effet isolant des tiges de maïs laissées en surface.Les sols mal égouttés sont donc à éviter.Les tiges conservent cependant l'eau du sol en diminuant l'évaporation.En juillet, les effets de la sécheresse sont apparus quatre à cinq jours plus tard dans les parcelles qui avaient des résidus en surface.Ce surplus d'eau peut s'avérer très important certaines années.Taux de levée Le nombre de talles de maïs dues à un bourrage des unités de semis n 'augmente pas sensiblement en présence des débris.Par contre, le taux de levée était de 2 à 3 % inférieur en sols sableux et de 5 à 6 % moins grand en sols plus lourds.En augmentant légèrement le taux de semis (2 à 5 %), la population visée sera atteinte.D'un autre côté, les débris de surface n'ont pas fait varier la densité des graminées vivaces et annuelles.Par contre, les parcelles non labourées montraient plus de feuilles larges en sols sableux et considérablement plus en sols lourds.Les amarantes, chénopodes et herbes à poux étaient souvent les plus visibles.Ce problème est facilement résolu en utilisant des herbicides de contact en postlevée hâtive du maïs.Selon la texture du sol, les débris de surface peuvent affecter les rendements et l'humidité du grain à la récolte.Dans les sols très légers, c'est-à-dire ceux contenant plus de 60 % de sable et moins de 15 % d'argile, les débris de surface ont permis des rendements égaux ou supérieurs à ceux obtenus avec la charrue.L'humidité du grain à la récolte était aussi légèrement inférieure dans les champs avec résidus, comparativement à ceux qui avaient été labourés.Dans les terres franches et les sols lourds, les parcelles travaillées à la charrue ont donné, en moyenne, 1 500 kilos par hectare de plus que celles travaillées à la herse à disques, le chisel étant en position intermédiaire.On peut déjà conclure que la herse à disques convient très bien aux sols sableux et pas du tout aux sols plus lourds.Par contre, le chisel convient lui aussi aux sols sableux de même qu'aux sols un peu plus lourds (terre franche sableuse).¦ 56 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Une autre journée aubureai Le financement agricole est notre seule raison d'être.Nous travaillons avec les agriculteurs sur leur ferme.C'est là qu'est notre bureau.Nos conseillers sont choisis pour leurs connaissances pratiques de l'agriculture.Ce sont des spécialistes du financement agricole capables d'analyser rapidement vos projets.Vous projetez l'achat de terre, d'animaux, d'équipement, de quota?Vous pensez à construire ou à rénover une maison, une grange, une remise à machinerie?Peu importe que vous commenciez ou que vous soyez déjà bien établi, la Société du crédit agricole est là pour vous aider à réaliser vos projets.Par exemple, avec l'hypothèque à risque partagé, un produit unique conçu spécialement pour les agriculteurs.L'équipe de la Société du crédit % agricole ne s'occupe que d'agriculture.Nous sommes donc tout aussi intéressés que vous à la réussite de votre entreprise.Invitez-nous à passer chez vous: nous parlerons affaires.Investir dans une bonne affaire.ragriculture canadienne.I & I Société du crédit agricole Farm Credit Corporation I^B Canada Canada Édifice Champlain, Bureau 2000, 2700, boul.Laurier, CP.3600, Ste-Foy (Québec) G1V 4C7 (418) 648-3993 Finance TPS: le compte à rebours est commencé par Robert Longtin On nous a rebattu les oreilles ces derniers temps avec l'entrée en vigueur de la Taxe sur les produits et services (TPS) proposée par le gouvernement canadien.Cet article, le premier d'une série de trois, est conçu pour permettre aux agriculteurs de s'assurer qu'ils n'ont pas oublié de points importants dans leur préparation à la TPS.Taxable à 7 % ou 0 %?La plupart des produits agricoles, le bétail, les poissons et autres produits de la mer, seront taxables à un taux nul (détaxés).Certains produits agricoles seront toutefois taxables au taux de 7 %, comme les fleurs coupées, la tourbe, le bois, les chevaux, etc.• Avez-vous déterminé, parmi les produits agricoles que vous vendez, s'il y avait des produits taxables à 7 %?Droit aux crédits de taxe Les agriculteurs auront droit au remboursement intégral de la taxe qu'ils auront payée sur leurs achats de produits et services.Cependant, pour avoir droit à ce crédit, ils devront être inscrits.• Avez-vous retourné, dûment rempli, le formulaire d'inscription à la TPS reçu il y a quelques mois?Si vous ne l'avez pas reçu, vous en êtes-vous procuré un au bureau de poste le plus près de chez vous?Utilisation des biens achetés • Savez-vous que pour donner droit au plein crédit de taxe sur les intrants, un bien d'équipement doit être utilisé dans l'entreprise agricole à plus de 50%?Autres activités taxables Étant donné que l'agriculture est une activité commerciale, vous devrez aussi percevoir la TPS sur la vente de matériel ou d'équipement, neuf ou usagé, sur les travaux à forfait (neige, battage), etc.• Êtes-vous conscient que la TPS a un champ d'application très large et que vous devrez tenircompte de ce qu'elle affecte toutes vos opérations commerciales en dehors de l'agriculture proprement dite?¦ Robert Longtin, c.a.et fiscaliste, travaille chez Sam-son Bélair/Deloitte & Touche.Les grosses machines se vendent bien par Simon-M.Guertin algré les conditions difficiles, le marché canadien de la machinerie agricole se porte bien dans certains secteurs.C'est du moins ce qui ressort du dernier compte rendu produit par l'Institut canadien de l'équipement de ferme et industriel (CFIEI) l'été dernier.On y mentionne que les tracteurs de 100 chevaux et plus, deux roues motrices, ont vu leurs ventes grimper de 26,7 % en 1989; et cette tendance semble se poursuivre en 1990, mais de façon plus modérée.La demande est encore plus forte pour les tracteurs de plus de 140chevaux dans lacatégorie deux roues motrices.Le phénomène prend des proportions encore plus grandes lorsqu'on considère les gros tracteurs à quatre roues motrices de type articulé.Cette tendance s'expliquerait, selon l'Institut, par l'amélioration qu'a connue le prix des grains en 1989.Par ailleurs, on prévoit une baisse des ventes de l'ordre de 11 % dans la catégorie des tracteurs entre 40 et 99 chevaux.Cette faiblesse proviendrait d ' un marché plus terne dans les secteurs laitier et horticole.Ce dernier est principalement concentré au Québec et en Ontario.Quant au marché des moissonneuses, il continue de s'améliorer depuis 1988.Malgré les taux d'intérêt élevés et la faiblesse des cours boursiers, les agriculteurs semblent prévoir une bonne année fondée sur l'espoir de bons rendements.Il se produit également une rationalisation qui favorise le développement de fermes plus grandes.Celles-ci doivent modifier leurs outils de cultureet renouveler l'équipement sur une base plus régulière.Bien que les ventes de presses à foin traditionnelles subissent les effets d'une demande en légère décroissance, le marché des rotopresses reste ferme.C'est la même situation dans le cas des fourragères et des faucheuses-conditionneuses.Par ailleurs, les prévisions de ventes en ce qui concerne les outils de préparation de sol, les chisels, les semoirs, les épan-deurs de fumier sont en net recul.Par contre, la demande de charrues pourrait connaître une légère augmentation (2%) cette année; il faut toutefois préciser qu'elle avait chuté durant les dernières années.¦ ZETOR Disponible chez: ALMA J.B.Maltais Ltèe.(418) 668-5254 AMOS Agritibi R.H.Inc.(819) 732-6296 BLACK G.Guillemette LAKE & Fils Inc.(418) 423-4737 CHAMPLAIN Garage Champoux & Frères Inc.(819) 295-3225 COURCELLE Benoit Rouillard Inc.(418) 483-5321 DUNHAM Equipements Gilles Boucher Inc.(514) 295-2636 JULIETTE Equipements de Ferme Jean Lavallée inc.(514) 753-7423 LAURIER Les Entreprises STATION Michel Girouard Inc.(418) 728-4534 LORRAINVILLE Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 MASKINONGE Machinerie R.C.Inc.(819) 227-2023 MONTMAGNY Bossé Machinerie Enr.(418) 248-0955 NAPIERVILLE Equipement Lefebvre & Frères Inc.(514) 245-3366 NOTRE DAME Machinerie Benoit DU BON CONSEIL & Frères Inc.(819) 336-2130 STE-HELENE- Les Equipements DE-BAGOT Ste-Hélène Inc.(514) 791-2435 ST-JANVIER Garage Julien Demers Inc.(514) 435-1357 STE- Dorchester MARGUERITE Equipment Inc.(418) 935-3336 STE-ROSE DE Machineries Horticoles POULARIES d'Abitibi inc.(819) 782-5604 THURSO Hector Labelle Equipement Enr.(819) 986-7783 TROIS- Equipement PISTOLES D'Auteuil Enr.(418) 851-3772 VICTORIAVILLE Les Entreprises MichelGirouard Inc.(819) 758-9566 (819) 758-9043 WATERLOO Picken's Farm Equipement Inc.(514) 539-1114 58 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Le Tracteur de classe mondiale.Le Tracteur dont vous avez besoin.Les tracteurs Zétor sont au Canada depuis 25 ans.Durant cette période, Zétor s'est taillé une réputation exceptionnelle chez-nous et à l'étranger.En fait Zétor est l'un des tracteurs le plus vendus mondialement.Les Modèles Zétor de 43 c.v.à 136 c.v.offre une vaste gamme d'attraits de sécurité et de performance.Pas étonnant que Zétor soit un succès dans le monde agricole.Visitez votre concessionnaire Zétor et découvrez pourquoi plus de 800,000 clients ont choisi Zétor.Essayez un Zétor et vous comprendrez son succès.C'est simplement une question de valeur sûre.Zétor offre ce qu'un autre tracteur n'a pas, cette combinaison de construction robuste de puissance digne de confiance et de confort.Tout ça à un prix raisonnable.ZETOR Division de Motokov Canada Inc.Toronto 307 Humberline Drive Rexdale, Ontario M9W5V1 (416)675-1710 Montreal 7600 Boulevard Trans Canada St.Laurent.Québec H4T 1A5 (514)739-2224 Lait Sommes-nous moins productifs?Au Québec, le bas prix des terres permet de faire une culture fourragère plus extensive qu'ailleurs.On produit moins de lait par hectare de foin au Québec qu'en Ontario ou qu'aux États-Unis.par Aubert Tremblay D'après une étude comparative du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA), les producteurs de lait du Québec n'utilisent pas leurs terres à leur plein rendement.Leurs confrères de l'État de New York tirent deux fois et demie plus de lait par hectare de foin qu'eux.Les Anglais en tirent deux fois plus, les Ontariens et les Français une fois et demie.Cette étude complexe, quia nécessité la coopération de l'Institut national de la recherche agronomique de France (INRA), compare la production laitière québécoise avec celle de France, d'Angleterre, d'Ontario et de trois États américains: la Californie, New York et le Minnesota.Dans toutes ces régions, la production laitière est la principale production agricole (en recettes).Le Québec, s'il se situe dans la moyenne en ce qui a trait à la production de lait par vache, n 'en ressort pas gagnant au chapitre de la production fourragère.Il tire quatre tonnes de foin par hectare, alors que l'Ontario en produit près de six, les autres régions en produisant encore davantage.Mais attention avant de jeter la pierre ou faire son mea-culpa! Le climat, le prix des terres et la taille des fermes ont leur part de responsabilité là-dedans.Le problème va beaucoup plus loin que les simples considérations techniques.D'abord, les auteurs de l'étude pointent du doigt le marché foncier.Le prix des terres, particulièrement bas au Québec, permettrait aux producteurs de posséder un peu plus de sol qu'ils n'en nécessitent vraiment.En Ontario, parce qu'on peut y faire des cultures plus lucratives que le foin, les producteurs laitiers seraient plus enclins à céder à gros prix les terres dont ils peuvent se passer.Les comparaisons faites par le GREPA touchent d'autres questions d'actualité: la gestion des approvisionnements a-t-elle réellement freiné l'amélioration de l'efficacité des fermes?Les Canadiens paient-ils leur lait trop cher?Le contingentement De toute évidence, les quotas n'ont pas empêché l'amélioration du rendement en lait par vache.Depuis 1971, le Québec et l'Ontario, alors passablement moins productifs, se sont rapprochés de la moyenne des sept régions étudiées.En France, par contre, l'amélioration des rendements s'est ralentie depuis l'imposition du contingentement en 1984, mais il s'agirait d'un phénomène temporaire, selon les auteurs.Le même phénomène s'est d'ailleurs produit au Québec et en Ontario, entre 1971 et 1976, juste après la mise en place des quotas.D'après les auteurs, le contingentement n'atténuerait pas la concurrence que se livrent les producteurs, bien au contraire! «La concurrence entre exploitations apparaît plus directe dans un contexte de contingentement que dans les autres formes de gestion», vont-ils jusqu'à dire.L'explication est simple: un producteur contingenté qui veut augmenter sa production n'a d'autre choix que de prendre du quota de quelqu'un d'autre.La concurrence est donc, effectivement, très directe.Dans un marché sans contingentement, au contraire, chacun peut augmenter sa production à sa discrétion et n 'en ressent les contrecoups que lorsque le marché réagit au changement, à condition qu'il soit assez important.C'est ce qui expliquerait aussi que, depuis l'imposition des quotas, la taille moyenne des fermes québécoises s'accroît plus rapidement que jamais.En France, c'est la même situation: en trois ans de contingentement (1983 à 1986), le nombre de producteurs de lait a diminué de 24 %, alors qu'il n'avait diminué que de 48 % durant les 12 années précédentes.Quant à savoir si le prix du lait est trop élevé au Canada, la réponse dépend du type d'exploitation qu'on veut voir subsister au pays, semble-t-il.D'après l'analyse des résultats de l'étude, la différence de prix au producteur entre les régions est surtout reliée à la taille des exploitations, pas nécessairement aux coûts de production.Le Québec et l'État de New York, par exemple, ont les coûts les plus élevés, mais le prix reçu par les éleveurs new-yorkais est nettement plus bas (27,5 dollars US 60 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 contre 33).Ceux-ci se rattrapent, en fait, avec leurs volumes de production.De toute façon, augmenter la taille des fermes ne veut pas nécessairement dire abaisser les coûts de production.La Californie (où on élève, en moyenne, plus de 400 vaches par ferme) n'a pas les meilleurs résultats à ce chapitre, loin de là.Elle suit la France, le Minnesota, l'Angleterre et l'Ontario et ne devance que l'Etat de New York et le Québec.L'autre solution pour améliorer la situation, c'est la diminution des coûts à l'hectolitre.De toute évidence, pour que le Québec raffermisse sa position concurrentielle, il faut mettre l'accent sur la production fourragère, puisque c'est sa principale faiblesse.«Il serait primordial que des efforts soient apportés pour qu'il y ait amélioration du "lait fourrager"», disent les auteurs de l'étude.Quant aux rendements laitiers eux-mêmes, le Québec accuse là aussi un certain retard, mais moins évident: 4916 kilos par vache contre 5132 kilos en Ontario.Les écarts sont d'ailleurs beaucoup moins prononcés chez les producteurs inscrits au contrôle laitier.Les données semblent d'ailleurs démontrer que le potentiel génétique des troupeaux est en train de Critère d'intensification fourragère, 1986.Québec Ontario New-York Minnesota France Angleterre Nombre de vaches par hectare 0,47 0,45 0,81 0,42 0,90 0,93 Nombre de vaches par hectare fourrager 0,56 0,92 1,08 n.d.1,03 1,79 Production de lait par hectare fourrager (hl) 30,8 53,3 77,1 n.d.45,0 64,7 Production de foin par hectare (ton.met.) 4,1 5,7 6,1 6,5 n.d.6,8 Évolution du nombre de vaches et de la moyenne par vache Québec Ontario New-York Minnesota Californie France Angleterre Vaches laitière par exploitation 1971 21,6 21,5 n.d.19,3 168,8 8,9 33,0 1986 32,8 33,9 59,9 42,4 417,4 119,9 64,1 Évolution en % 71/86 51,4% 57,3% n.d.119,9% 147,3% 122,6% 94,2% Moyenne de lait par vache 1971 3263 3540 4795 n.d.5524 2825 3755 1986 4916 5132 5529 5247 7505 4354 4930 Sources: Gouin, Hairy, Lebeau et Perraud ( 1989).s'uniformiser en Amérique du Nord.On participation des producteurs québécois peut donc imaginer qu'en augmentant la au contrôle, on rattraperait le retard.¦ Le Québec a «l'avantage comparatif» D'après une étude, si on partageait les quotas de lait selon les avantages de production, c'est le Québec qui aurait la meilleure part.par Aubert Tremblay Doit-on distribuer les quotas de lait canadiens en fonction des «avantages comparatifs» de chaque province?«Pas nécessairement», répondent les auteurs d'un document publié en jan v ier dernier par le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA).De toute manière, si on le faisait, c'est le Québec qui en ressortirait gagnant.Les auteurs de ce document, intitulé «Le partage interprovincial des quotas laitiers», concluent qu'il vaut mieux, soit continuera se diviser le gâteau en fonction des parts historiques de chaque province, soit essayer de s'ajuster en mettant en place un marché libre pancanadien des quotas.Dans cette dernière option, on vendrait tout quota supplémentaire par un encan national, mais les diminutions de quotas seraient, elles, absorbées au prorata de la production actuelle de chaque province.Les auteurs, pourtant, croient que le principe des avantages comparatifs serait, théoriquement, le meilleurcritère de partage.Mais voilà, il est quasi inapplicable.D'abord, les intérêts des producteurs dans chaque province empêchent de l'appliquer réellement.C'est ce qui se passe, par exemple, dans le marché des poulets, où on a conçu une formule de répartition des quotas restée lettre morte.«Les calculs complexes [.] donnent l'illusion d'un processus logique, soulignait la firme Price Waterhouse dans un rapport publié en 1987.[.]Enfait, les formules et les mécanismes de calcul ont été modifiés jusqu'à ce que les résultats conviennent à une majorité des producteurs ayant droit de vote.» L'autre problème, c'est 1 ' impossibilité de mesurer directement ces fameux avantages.Ilfautsecontenterd'examiner le commerce extérieur, en supposant que les régions qui réussissent le mieux à vendre leurs produits sont celles qui ont un avantage comparatif.Mais l'avantage comparatif n'est pas, comme on a tendance à le croire, la capacité de produire quelque chose à moindre coût que son voisin.Ça, c'est plutôt «l'avantage absolu».L'avantage comparatif, lui, découle des avantages qu'il y a, dans une même région, à faire un certain produit plutôt qu ' un autre.Les économistes disent que ce premier produit a un avantage relatif sur le second.La théorie veut qu'on ait alors intérêt à l'exporter vers un pays où il n'a pas cet avantage.Un exemple fictif: le pays A produit du vin à 80 dollars et des oranges à 100 dollars; le pays B produit du vin à 70 dollars et des oranges à 75 dollars.Le coût relatif du vin par rapport aux oranges est de 0,8 (8/10) dans le pays A et de 0,93 dans le pays B.Selon la théorie, le premier devrait vendre son vin au second, même s'il lui coûte plus cher à produire en termes absolus.Parmi une liste de produits agricoles, comparés dans chaque province selon leurs avantages relatifs, c'est au Québec que le lait se retrouve le plus souvent en tête depuis 1958.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 61 Légumes La conserve cède le pas au surgelé Depuis dix ans, la consommation de légumes en conserve baisse en moyenne de 3 % par an.Les conserveries se regroupent et misent de plus en plus sur la congélation.par Françoise Lafleur Dans les années 50, le Québec comptait plus d'une centaine de fabricants de conserves.Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'une douzaine, regroupés au sein de l'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec (AMPAQ).Avec l'engouement des consommateurs pour les produits frais, la traditionnelle boîte en métal est-elle appelée à se classer au rang de dinosaure d'ici l'an 2000?«Non», répond le secrétaire de la Fédération des producteurs de fruits et légumes, Gilles McDuff.Mais la baisse de consommation des légumes de conserve des dix dernières années prouve que producteurs et fabricants devront s'adapter à la nouvelle tendance du marché, qui se déplace vers le surgelé et les marinades.Les membres de la Fédération parlent d'ailleurs de moins en moins de conserves, mais plutôt de «produits destinés à la transformation».Au début des années 80, les légumes de conserve voyaient leur part de marché décroître au rythme annuel de 3 %.Pour renverser la tendance, producteurs et conserveurs ont mis sur pied une campagne de promotion générique annuelle, Pro-Conserve, qui semble avoir réussi après plusieurs années d'efforts à freiner la chute de consommation.Heureusement, la production ne semble pas avoir trop souffert.Chiffres à l'appui, Gilles McDuff soutient même que la production de haricots, de pois et de maïs a augmenté depuis 1982: 9 % dans le cas des pois et 7 % pour les haricots.C'est le maïs qui a remporté la palme avec une augmentation de 39 %.D'après la Direction générale de l'économie du MAPAQ, trois facteurs auraient joué en faveur de la production: un maintien de la popularité des légumes surgelés, une hausse de leurs exportations (de 1100 tonnes en 1982 à 5400 tonnes en 1988) et une augmentation de la population québécoise de 5,6 % (de 1979 à 1989).Ces facteurs ne semblent toutefois pas avoir eu d'effet sur la production de tomates et de pommes de terre qui, elle, a baissé.L'industrie a déjà commencé à LES PRODUITS FORD NEW HOLLAND SONT DISTRIBUES PAR LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS: Aima Black Lake Cap Santé Caplan Chicoutimi Dalhousie Sta Drummondville Granby Équipements JMAR, Inc.G.Guillemette, Inc.R.P.M.Tech., Inc.M.J.Brière, Inc.Gobeil Équipement Limitée Fernand Campeau & Fils Machinerie Simard, Inc.Aubin & St Pierre, Inc.Huntingdon Les Équipements Bonenberg, Inc.Iberville Lennoxville Maskinongé Montmagny Parisville Pike River Pointe au Père Guillet & Robert, Inc.Équipement B.Morin, Inc.Équipement G.Gagnon, Inc.Équipement Bolduc, Inc.Henri Côté & Fils, Inc.Guillet & Robert, Inc.Garage Daniel Lévesque, Inc.Rivière-du-Loup Équipement Agricole KRTB, Inc.St-Agapit St-Célestin St-Gervais St-Guillaume St-Hyacinthe St-Jacques Si-Narcisse St-Rémi St-Thomas Joli Machineries Jean Roy, Inc.C.Lafond & Fils, Inc.FRS Goulet et Fils, Inc.Machinerie St.Guillaume Aubin & St Pierre, Inc.Les Équipements Bruno Roy, Inc.Trudel & Piché (AG), Inc.Garage J.L.LeFrançois, Inc.Raymond LaSalle, Inc.St-Victor Les Équipements Ag L.Boucher, Inc.Ste-Hénédine J Dubreuil & Fils Limitée Varennes Equipments Inotrac, Inc.Victoriaville Maheu & Frères Limitée West Brome Machinerie Agri Page, Inc.Wotton Équipements Proulx & Raiche, Inc.FORD [\EWHOLLAI\D 62 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Les pièces de marques diverses.,.Si vous prenez des chances avec des pièces de rechange de marques diverses, il vous arrive de gagner, mais il vous arrive aussi de perdre! Il y a déjà suffisamment de risques associés à l'agriculture sans en ajouter d'autres en installant des pièces non reconnues sur votre équipement.Testées et garanties Les véritables pièces d'origine Ford New Holland sont spécialement conçues pour votre machinerie.De plus, elles ont fait l'objet de vérifications et elles sont garanties! Vous êtes assuré qu'elles ont été fabriquées selon les mêmes critères et avec le même soin que l'équipement d'origine, avec le même contrôle de la qualité.N'oubliez pas non plus que pour^ vous prévaloir de la garantie Ford New Holland, seules les véritables pièces Ford New Holland sont acceptables.la pièce qu'il vous faut, au moment voulu Que vous désiriez acheter des pièces spécialisées comme des courroies, des pignons, des dispositifs de protection ou des couteaux, ou encore des articles d'entretien courant comme de l'huile, des filtres ou des batteries, c'est à votre concessionnaire Ford New Holland qu'il faut vous adresser.Rappelez-vous que la performance d'une machine est fonction de ses pièces.Assurez-vous de toujours vous procurer des pièces d'origine Ford New Holland.Autrement, vous prenez des chances.FORD I\EWHOLLAI\D Evolution de la production (tonnes) 1979-1982 (moyenne annuelle) 1988-1989 augmentation (%) pois 11 713 12 769 9 haricots 19516 20 987 7 maïs 39 060 54 200 39 Source: Fédération des producteurs de fruits et légumes de transformation s'adapter à la tendance au surgelé.L'un des plus importants conserveurs de légumes au Québec, Les Aliments Carrière, achetait en décembre 1987 l'usine de congélation de Snyder à Bedford.Cette usine, dont la capacité de surgé-lation vient d'être augmentée, était jusqu'à cette année la seule à produire des légumes surgelés.Elle devra désormais compter avec la concurrence de Pittsbury Canada, qui vient d'ajouter un équipement de surgélation à sa conserverie de Sainte-Martine.Mais l'industrie doit aussi sérieusement faire face à la mondialisation des marchés.Pour Gilles McDuff, une des façons de raffermir la compétitivité des usines québécoises serait la mise en place d'un plan d'action concerté, regroupant les gens du milieu à chaque maillon de la chaîne alimentaire.L'autre façon, c'est la rationalisation des entreprises.«Face au libre-échange, souligne le secrétaire de la Fédération, la ONGUENT POUR PIS du Dr Naylor EN CAS DE TRAYONS ENDOLORIS, DE COUPURES DE CONTUSIONS ET DE BRÛLURES L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé dans notre boîte traditionnelle de 9 on ou dans notre seau pratique de 32 on tout nouveau.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 50 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada: SANOFI Santé animale CANADA INC., Victoriaville (Qc) G6P 1B1.Les faillites font mal aux producteurs À cause de la faillite de la conserverie Girard et Beaudin en 1989, 14 producteurs agricoles ont perdu, en tout, 214 000 dollars.Les tomates avaient été livrées, mais le fabricant, pourtant lié par contrat, ne les a pas payées.A l'échéance du premier paiement de 1989 (le premier novembre), il n'avait plus les liquidités nécessaires.les producteurs se sont retrouvés le bec à l'eau! Certains ont ainsi perdu près de 50 000 dollars.La survie de leur entreprise est en danger.La Fédération tente d'obtenir du gouvernement une compensation pour ces pertes et elle tentera désormais d'inclure des garanties de paiement dans la négociation des contrats.Une lettre de créance irrévocable de la part du banquier du fabricant ou une assurance-groupe sont parmi les solutions avancées par la Fédération.On compte bien avoir réglé ce problème avant le premier novembre prochain.Nombre de discussions sont en cours avec les conserveurs pour tenter de ménager la chèvre et le chou.Certains d'entre eux hésitent à offrir de telles garanties, étant donné leur propre vulnérabilité économique.Malgré la signature d'une entente de principe, l'unanimité semblait loin d'être faite au moment de mettre sous presse.De telles garanties de paiement, encadrées par la loi québécoise sur la mise en marché des produits agricoles, existent déjà dans le secteur des viandes et des céréales.Gilles McDuff avance que, si conserveurs et producteurs n'arrivent pas à s'entendre, c'est la Régie des marchés agricoles qui tranchera.concentration des entreprises devient en quelque sorte une question de survie.» Selon le président-directeur général des Aliments Carrière, Marcel Ostiguy, «la nécessité d'acheter du matériel sophistiqué et de s'adapter aux nouvelles technologies rendent les frais de fabrication si élevés que la majorité des petites entreprises ne peuvent plus demeurer en affaires.» Citons, à titre d'exemple, J.A.Ferland et Fils, la plus ancienne conserverie de la province, qui a dû fermer ses portes en janvier dernier.Autre exemple: la conserverie de tomates Girard et Beaudin, de Sainte-Angèle, qui fonctionnait depuis 40 ans, a fait faillite en 1989.Les Aliments Carrière l'ont achetée au printemps dernier.Une étude de marketing sur la compétitivité des usines québécoises est d'ailleurs en cours.Elle vise à mieux cerner la position de l'industrie locale face au libre-échange en comparant les coûts de production dans leur ensemble.Commandée conjointement par la Fédération, l'AMPAQ et le MAPAQ, elle servira à l'élaboration de stratégies d'action et de promotion pour assurer la survie du marché domestique et développer l'exportation.Les résultats devraient être connus vers la fin de l'automne.Un autre défi majeur qu'aura à relever l'industrie est la préservation de l'environnement, tant au palier de la fa-brication et des emballages qu'à celui de la production agricole.Le directeur de l'AMPAQ, André Latour, signale qu'il faut désormais «tenir compte des préoccupations environnementales de la société; cet enjeu devient tout aussi important pour la survie de l'industrie que l'ajustement à la globalisation des marchés».Ceux qui ne sauront s'y conformer pourraient voir leur part de marché décroître.¦ 64 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 S LJ F> ¦NJ Le Bulletin en des agriculteurs O U F=t S 2 VOYAGES POUR 2 PERSONNES À GAGNER Participez au super concours du Bulletin des agriculteurs et courez la chance d'être parmi les heureux qui visiteront la FRANCE GRATUITEMENT pendant une semaine, avec un groupe de producteurs.IMAGINEZ-VOUS À PARIS AUX FRAIS DU BULLETIN À Paris, vous visiterez le SIMA qui, avec plus de 1000 exposants, est le plus important salon de la machine agricole au monde.C'est une occasion unique de voir de nouveaux produits et ce qui se fait ailleurs.Alors, participez.c'est si facile! ET CE NEST PAS TOUT! En plus de visiter Paris et le SIMA, vous aurez aussi droit à une excursion de quelques jours.Vous visiterez les établissements viticoles Moet et Chandon (Epernay), une pépinière à Nancy, des producteurs agricoles à Strasbourg, Colmar et Colombey-Les-Deux-Églises.Dîners et dégustations.Ne ratez pas cette occasion! PARTICIPEZ.CEST SI FACILE! Abonnez-vous ou renouvelez votre abonnement au Bulletin des agriculteurs et complétez le sondage ci-joint (Les règlements et la description détaillée des prix se trouvent au verso).Vous ne serez pas seuls à Paris: le rédacteur en chef du Bulletin, Marc-Alain Soucy, accompagnera les gagnants tout au long du voyage.En collaboration avec les Voyages Constellation, détenteur d'un permis d'agence de voyages du Québec. RÈGLEMENTS Pour devenir admissible à ce concours, faites simplement ce qui suit: • Abonnez-vous ou réabonnez-vous au Bulletin des agriculteurs.• Remplissez le questionnaire ci-joint.Vos réponses sont confidentielles et ne servent qu'à des fins statistiques pour mieux orienter le contenu du Bulletin en fonction de vos besoins.• Prenez soin d'indiquer vos nom, adresse, numéro de téléphone dans l'espace réservé à cet effet.• Insérez dans une enveloppe, affranchissez et postez le tout dès aujourd'hui.Comment fonctionne le concours Ce concours s'adresse aux abonnés du Bulletin des agriculteurs.Pour être admissible, il faut s'abonner ou se réabonner au Bulletin pendant la durée du concours et le questionnaire doit être dûment complété, posté et reçu au Bulletin des agriculteurs, 110 boul.Crémazie ouest, bureau 422, Montréal, Québec H2P 1B9, avant minuit, le 29 novembre 1990.Sont exclus du concours, les employés du Bulletin des agriculteurs, de Maclean Hunter Ltée, de Voyages Constellation Ltée et leurs familles immédiates.Litige Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution des prix pourra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.Les prix Les deux personnes gagnantes se verront chacune offrir un voyage pour deux personnes à Paris d'une durée d'une semaine.Le voyage comprend le transport aérien aller-retour à partir de Mirabel, le transport terrestre en France, les taxes, les entrées au SIMA, les chambres d'hôtel en occupation double, tous les petits déjeuners, la moitié des déjeuners et dîners.De plus, chaque personne gagnante recevra 250$ du Bulletin comme argent de poche.La valeur de chacun des deux prix est de 3,250$.Le voyage s'effectuera du 4 au 11 mars 1991.Deux seuls prix seront attribués et ils devront être acceptés tels que décernés.Durée du concours Le concours débutera le 25 juillet 1990 et se terminera le 29 novembre 1990, à 23:59 heures.Le tirage Le tirage aura lieu le 30 novembre 1990, à midi (12:00 heures), aux bureaux du Bulletin des agriculteurs, 110 boul.Crémazie ouest, bureau 422, Montréal, Québec.Les deux personnes gagnantes seront choisies au hasard, parmi les abonnements et réabonnements au Bulletin des agriculteurs, accompagnés des questionnaires dûment complétés et reçus pendant la durée du concours.Les deux personnes gagnantes seront avisées par téléphone et par lettre.Bulletin Oui! Certificat d'abonnement - Concours "Le Bulletin en France" Pour participer, vous devez vous abonner et compléter le questionnaire Cochez la durée d'abonnement choisie: Q Je désire m'abonner f~J Je désire me réabonner J'ai complété le questionnaire ci-joint.Nom Prénom Nom de la ferme Adresse Code postal 007- Teléphone Numéro d'abonné (1 lettre et 4 chiffres) Tarifs réguliers Tarifs spéciaux aux agriculteurs ?3 ans 59,95$ ?3 ans 49,95$ ?2 ans 43,95$ ?2 ans 35,95$ ?1 an 23,95$ ?1 an 19,95$ ?Pays étranger -1 an 35$ Mode de paiement: Q Je joins un chèque ou mandat-poste à l'ordre du Bulletin des agriculteurs ?Veuillez porter le montant de mon abonnement au compte de ma carte: ?VISA ?MASTERCARD ?AMERICAN EXPRESS No du compte Date _ d'expiration ( ) Signature (nécessaire à la validation) no tél.Retournez le tout à: Concours Le Bulletin en France 110 boul.Crémazie O.#422 Montréal, Québec H2P1B9 'Bulletin en France des agriculteurs Questionnaire Note: Ces informations sont confidentielles.Elles servent comme statistiques seulement.1.Quelle est votre principale occupation ?(1) agriculteur (trice) (2) agronome G (3) vétérinaire Li (4) meunier Q (6) cadre de Coop (7) cadre d'institution financière (8) autre travail relié à l'agriculture, précisez : Q (16) professionnel ?(17) col blanc, fonctionnaire _l (18) ouvrier spécialisé Q (19) commerçant Q (20) autre, précisez : 5.Quelle est la superficie totale de votre ferme?(ACRES) 1-9 10-69 70-129 130-179 180-239 2.Dans quelle catégorie d'âge vous situez-vous?O) (2) (3) (4) (5) 240-399 (6) (70-01) (02) (03) (04) (05) 25-34 ans 35-44 ans 45-54 ans 55-64 ans 65 ans et plus 400-559 (7) 560 et + (8) CEREALES CULTIVEES AUTRES CULTURES Blé (6) Avoine - Grain (7) Orge - Grain (8) Maïs - Grain (9) Seigle - Grain (10) Autres céréales (11) Maïs - humide (62) FOURRAGES Maïs à ensilage (12) Foin à ensilage (13) Avoine à ensilage (14) Orge à ensilage (15) Foin sec (68) Luzerne (17) Autres fourrages (16) nombre d'acres nombre d'acres Soya (18) Pommes de terre (19) Cultures maraîchères (21) Terre à bois (22) Érables (nombre d'entailles) (23) Pommes (nombre d'arbres) (24) Fraises, framboises, bleuets (61) Horticulture ornementale (63) Autres: précisez (20) nombre d'acres Culture en serre (pieds carrés) (25) PRODUCTIONS ANIMALES COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: nombre de têtes Vaches laitières (26) Vaches de boucherie (27) Bouvillons (1 an et +) (28) Porcs d'engraissement (29) Truies de reproduction (30) Poules pondeuses (31) Poulets de gril (32) Chevaux (34) Moutons (64) Agneaux (65) Chèvres (66) Lapins (67) Autres, précisez: Quelle catégorie suivante représente le mieux la valeur de vos ventes brutes annuelles?moins de 2 500 $ (60) ?2 500$ à 9 999$ ?10 000$ à 49 999 $ ?50 000 $ à 99 999 $ ?100 000 $ à 149 999$ ?150 000$ à 199 999$ ?200 000 $ et plus ÉQUIPEMENTS ¦ COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: Tracteur 2 roues motrices (35) Tracteur 4 roues motrices (36) Camionnette (pick up) (37) Camion (38) Auto compacte (71) intermédiaire (72) grosse (73) Moissonneuse-batteuse (40) Andaineuse (41) Presse (balles rondes) (42) Presse à balles carrées (52) Ensacheuse de balles (53) Fourragère (43) Séchoir à grain (44) Faucheuse-conditionneuse (45) VTT (véhicule tout-terrain) (46) Micro-ordinateur (47) Motoneige (48) Scie à chaîne (50) Trayeuses à seau (54) Trayeuses à lactoduc (55) Distributeur automatique de concentré (56) BÂTIMENTS LAITIERS Stabulation entravée (57) Stabulation libre (avec étables à salle de traite) (58) * N'oubliez pas de compléter votre certificat d'abonnement avec votre nom et adresse.Bonne chance! Commerce international Le marché des céréales est en mutation \ PÉKIN mJ Production: { a.M.87,5 millions de tonnes JÊÊk Importations: ^ j 16 millions de tonnes \ .CANTON •S La Chine est maintenant le plus important producteur et le plus gros consommateur de blé au monde.Pendant que les États-Unis diminuaient leur production, celles de l'Europe, de l'Inde et de la Chine ont fait un bond en avant.Par Robert Romain et Marielle Savard Plusieurs changements sont survenus dans l'histoire récente du commerce international des céréales.Le plus frappant a été la percée de la CEE (Communauté économique européenne) sur le marché du blé et des céréales secondaires, percée qui a déclenché la guerre des prix avec les États-Unis.Ensuite, on a vu l'émergence de la Chine sur le marché des exportations de maïs.Finalement, il faut souligner le revirement de l'URSS qui est passée, à la fin des années 60, d'exportateur à importateur de céréales.Même si les pays communistes et les pays en voie de développement ont augmenté sensiblement leurs niveaux de production, ils ont également augmenté leurs importations.En effet, dans ces pays, le taux de croissance de la population a été supérieur à l'accroissement de la production.Si on exclut le commerce interne de la CEE, le Japon est le seul pays industrialisé qui est dépendant des importations de céréales.En moyenne, il importe 13 fois plus de blé et 48 fois plus de céréales secondaires qu'il n'en produit.Au niveau mondial, la production de céréales a beaucoup augmenté entre 1970 et 1988, passant de 750 millions de tonnes à un peu plus d'un milliard de tonnes.L'année 1988, pourtant, fut une année de sécheresse en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.En 1986, la production a atteint un niveau record de plus de 1,15 milliard de tonnes.Fait intéressant, cette augmentation est surtout due à une amélioration des rendements plutôt qu'à une augmentation des superficies ensemencées.Par exemple, augmentation de 36 % de la production Robert Romain est directeur et professeur agrégé au Département d'économie rurale de l'Université Laval et Marielle Savard est professionnelle de recherche au Groupe de recherche agro-alimentaire (GRAAL) au sein du même département.entre 1970et 1988 est due entièrementà une augmentation des rendements, puisque les superficies ensemencées ont diminué de 0,6 %.La production de blé a augmenté plus que celle des céréales secondaires.Entre 1970 et 1988, elle passait de 274,5 à 427,4 millions de tonnes, soit une augmentation de 56 %.La production de céréales secondaires, quant à elle, passait de 474,2 à 588,2 millions de tonnes, soit une augmentation de 24 %.Ces chiffres sur l'augmentation de la production mondiale peuvent cependant être trompeurs, puisqu'ils ne reflètent pas l'accroissement de la population.En effet, entre 1970 et 1988, la production totale per capita a diminué de 1 %, la production de blé ayant augmenté de 14 % et celle des céréales secondaires ayant diminué de 10 %.De 1970 à 1980, les exportations ont presque doublé grâce à une politique mondiale de facilitation du crédit.Par la suite, la situation s'est stabilisée, si bien que le niveau global des échanges de céréales et d'oléagineux a à peine varié en volume dans les années 80, selon les analyses de l'OCDE (1989).En effet, la dernière décennie a vu l'augmentation de la production de la CEE, de l'Inde et de la Chine atténuée par les aléas de la production céréalière en URSS et par le programme de réduction des ensemencements aux États-Unis.Depuis les deux dernières décennies, les exportations constituent entre 13 et 21 % de la production.Le blé est la céréale la plus exportée (49 % des exportations totales en moyenne, entre 1970 et 1988), suivi par le maïs avec le tiers des exportations.Le reste du marché est occupé par les céréales secondaires autres que le maïs, c'est-à-dire l'orge, le sorgho, l'avoine, le seigle, le millet et les céréales mélangées.Les quantités de blé et de maïs exportées représentent respectivement 23 % et 18 % de la production.Exportations de blé De 1970 à 1985, les États-Unis étaient incontestablement le leader mondial sur le marché des exportations de blé, mais, depuis cette date, ils disputent la première place à la CEE.Le Canada a aussi subi les inconvénients de la percée de la CEE, puisqu'il est passé du deuxième au troisième rang en 1978.Il a pu conserver, en moyenne, 19 % de la part du marché des exportateurs de blé depuis 1970.Des cinq principaux exportateurs, le Canada est le plus vulnérable, car il exporte en moyenne 81 % de sa produc- Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 69 SANTÉ, SÉCURITÉ AU TRAVAIL On est tous d'accord, c'est vital.Du 15 au 21 octobre 1990, c'est la 6e Semaine de la santé et de la sécurité du travail.Partout au Québec, dans les entreprises comme sur la place publique, c'est l'occasion de parler de santé et de sécurité du travail et surtout de passer à l'action! Le thème de cette année, un plan d'action en santé et en sécurité du travail, veut sensibiliser les employeurs et les travailleurs à la nécessité de faire de la prévention pour réduire le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles.Pour obtenir de l'information ou du matériel de support afin de réaliser vos activités pendant la Semaine, communiquez avec votre direction régionale de la CSST.cssr Commission delà santé et de la sécurité du travail Du 15 au 21 octobre 1990, c'est la Semaine de la santé et de la sécurité du travail. La production mondiale de céréales est passée de 750 millions de tonnes, en 1970, à plus d'un milliard détonnes en 1988.tion, comparativement à 59 % pour les États-Unis et à 31 % pour la CEE.Le quatrième exportateur est l'Australie.Sa production et ses exportations varient en dents de scie, car, lorsque les prix de la laine se raffermissent, les ensemencements de blé diminuent.L'Argentine, qui occupe la cinquième place, a doublé sa production depuis 1970.Elle est passée, en 1981, d'importateur à exportateur net de blé.Puisque l'Argentine entrepose peu, les exportations varient en fonction de la production.Selon l'économiste américain Alex F.McCalla, de l'Université de la Californie, la production dépend du climat et des prix du maïs, du soya et du boeuf.Les pays développés détiennent donc toujours le marché des exportations de blé.L'URSS, la Chine et l'Inde sont parmi les principaux pays producteurs de blé, mais ils doivent encore importer pour satisfaire la demande de leurs populations respectives.La production en Chine a augmenté de façon spectaculaire, passant de 29 millions de tonnes (MT) en 1970, à 87,5 MT en 1988.La Chine est maintenant le plus important producteur et le plus gros consommateur de blé au monde.Selon les économistes Carter et Fu-Ning Zhong, les principaux facteurs de changement ont été les modifications des politiques de prix domestiques en 1979, l'augmentation des objectifs de superficies ensemencées et les revenus de la ferme familiale sous un système de responsabilité de la famille dès 1982.Les importations ont augmenté jusqu'à 16MT en 1988.Selon Terry Sicular, professeur à l'Université Stanford, le gouvernement chinois importe lorsque la production domestique ne peut satisfaire la demande plutôt que d'investir et d'augmenter la production à long terme.D'après cet auteur, les importations demeureront insensibles aux prix internationaux.Les deux blocs communistes, soit la Chine ainsi que l'URSS et l'Allemagne de l'Est, produisaient séparément plus que le Canada et les Etats-Unis réunis en 1988.Depuis le début des années 80, le bloc de l'Est importe en moyenne 20 MT par année.Douglas Mutch, directeur de la recherche économique à l'Office des provendes du Canada, laisse entendre que le plafond de 28,5 MT en 1984 a empêché la communauté internationale de prendre conscience du degré de surcapacité existant sur les marchés mondiaux.L'Inde produisait 45 MT de blé en 1988, soit presque autant que les Etats-Unis.La production a plus que doublé pendant les deux dernières décennies, principalement grâce à une augmenta- tion des rendements.Le rendement du blé qui était de 1,21 tonne l'hectare en 1970 a atteint deux tonnes l'hectare en 1988.Malgré cela, l'Inde importait 2 MTen 1988.Outre les pays communistes et le Japon, les importateurs sont des pays en voie de développement.L'Asie occidentale, représentée par l'Iran, l'Iraq et la Turquie, produisait en 1984 autant que le Canada, c'est-à-dire 20 MT.Elle importait tout de même environ 5 MT, soit l'équivalent des importations japonaises.Les céréales secondaires Les principaux exportateurs de céréales secondaires étaient, en 1988, les USA, la CEE, l'Argentine, le Canada et la Chine.Les Etats-Unis venaient en tête avec 60 % du marché international.La CEE, suivie de près par l'Argentine dans les années 70, maintenait près de 20 % du marché.Aujourd'hui, la Chine, le Canada et l'Argentine exportent ensemble 10 % du volume des échanges.Lorsque le maïs est considéré séparément, l'Afrique du Sud prend la place du Canada comme principal exportateur.L'accroissement de la production de maïs au Canada, de 2,6 MT à 5,3 MT entre 1970 et 1988, n'a contribué qu'à mieux alimenter l'industrie domestique de l'élevage.Les exportations de maïs sont donc quasi inexistantes.Quant à la production de céréales secondaires, elle est stagnante.Les exportations de céréales secondaires ont même été inférieures, en 1988, au niveau atteint en 1970 (3,3 MT versus 4,3 MT).La situation de la Chine est particuli- èrement intéressante.Alors que certains observateurs croyaient qu'elle importerait des céréales secondaires plutôt que du blé dans le futur, la chine exporte du maïs depuis 1983.Elle a dévalué deux fois sa monnaie ces dernières années pour que les prix intérieurs ne dépassent pas les prix mondiaux.Selon Sicular, professeur à l'Université Stanford, il est cependant improbable que la Chine devienne un exportateur important de céréales.Certaines variétés pourront percer sur le marché, mais, globalement, la Chine demeurera un importateur de céréales.L'Australie ne fait pas partie des principaux exportateurs de céréales secondaires.Même si elle a eu un surplus commercial de 2,35 MT en 1988, la production a beaucoup fluctué depuis le début des années 80, ce qui en fait un fournisseur instable.Les exportations agricoles représentant la moitié des exportations totales, un soutien élevé à l'agriculture n'est pas viable.Les agriculteurs sont donc exposés aux marchés mondiaux.Le Japon est un importateur net de céréales secondaires, comme pour le blé.L'augmentation de la consommation et de la production de viande ont suscité une forte demande en aliments pour le bétail.Sur le marché des importations, on remarqué aussi l'URSS et le Mexique.L'URSS et l'Allemagne de l'Est ont importé 25 MT de céréales secondaires en 1988, soit plus du double par rapport à l'année précédente.Même si le maïs est un aliment de base au Mexique, ce pays n'a pas encore atteint l'autosuffisance.Le Mexique importait 5 MT de céréales secondaires en 1988.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 71 voici un moteur de rechange que vous n'échangerez probablement plus jamais.L coeur de n'importe quelle machine est son moteur.Lorsqu'il s'arrête de battre, c'est la greffe.L'intervention infaillible : un moteur de rechange Honda.Un moteur à soupapes en tête qui démarre facilement, donne plus de puissance, offre une bonne efficacité énergétique et consomme peu d'huile.Offerts dans 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Inc.Rimouski 418-723-7936 Les Équipements Riv.aux Renards Inc.Rivière aux Renards (Gaspé) 418-269-3366 Scie à chaîne Belzile Inc.Rivière du Loup 418-862-4357 Location Biais Inc.Rouyn 819-797-9292 Les Équipements les Chutes Shawinigan-Sud 819-537-5136 Sport Bellevue & Tremblay Inc St-Félicien 418-679-1005 Germain Rodrigue Sport Inc.St-Georges (Beauce) 418-228-6619 G.L Sport Inc St-Gervais (Bellechasse) 418-887-3691 Moto Centre Honda Inc.St-Hyacinthe 514-774-5066 Ubald Prévost Réparation St-Jovite 819-425-2345 Jean Morneau Inc.St-Pascal (Kamouraska) 418-492-3632 Aux Petits Moteurs St-Romuald St-Romuald 418-839-6384 Baron & Tousignant Inc.Trois-Rivières 819-378-3472 Outillage Valcourt Inc.Valcourt 514-532-3828 Lévis Gagné Inc.Victoriaville 819-758-1112 Garage Gyslain St-Pierre Inc.Ville Dégelis 418-853-2310 Moto Sport St-Jérôme Inc.Ville St-Antoine 514-438-1201 Distributeur des Moteurs Honda (E.S.F.Inc.) Ville Vanier (Québec) 418-683-2318 À BERWICK EN NOUVELLE-ECOSSE, IL VOUS FAUT UNE GÉNÉRATRICE QUI NE TOMBERA PAS EN PANNE AU MILIEU DE NULLE PART."J'ai commencé à travailler dans le béton en 75.Les fondations, les planchers, ce genre de boulot.Bien souvent, il n'y a pas de source d'alimentation éectrique sur le site et nous sommes loin de la civilisation.Dans de telles situations, vous vous fiez à votre génératrice."J'ai acheté ma première Honda, une 2500, en 1977.Elle alimente nos scies sur le chantier même et elle alimente les projecteurs pour qu'on puisse travailler le soir.J'ai aussi une 4000 et deux 3500 vu qu'on travaille maintenant près de 40 heures par semaine."La 2500 ?J'ai eu un accident.J'ai stationné ma camionnette Dodge 3/4 tonne sur la génératrice.J'ai remplacé le cadre et le réservoir à essence et elle fonctionne de nouveau à merveille "Plus tard, deux gars revenaient d'un chantier et ils ont oublié d'attacher la 4000.Dans un virage la 4000 a glissé de l'arrière de la camionnette et elle a culbuté le long d'une pente de 200 pieds.Ils l'ont sortie de là et ils sont revenus la tête basse.J'ai examiné la 4000, j'ai tiré sur la corde et elle s'est mise en marche du premier coup.On s'en sert encore aujourd'hui sans ennui."Écoutez.Je n'ai pas les moyens d'être sans électricité sur le chantier.Je me fie à mes Honda.Ujjj_jj^j Et elles ne m'ont jamais désappointé.Jamais." Produits Mécaniques David Kinsman, Berwick, Nouvelle-Ecosse Honda offre 17 génératrices, de 350 à 6500 watts.Nos clients n'en reviennent pas Pour le concessionnaire le plus près, composez le 1-800-263-2866. Vie rurale Quand deux familles exploitent la même ferme La ferme laitière «bi-familiale» semble être la voie de l'avenir.Mais les producteurs devront apprendre à décider collectivement.par Sylvie Bouchard L'exploitation d'une ferme en copropriété comporte de nombreux avantages.Mais il faut nécessairement une bonne entente dès le début.Jean-Guy Lavoie, qui exploite la ferme familiale avec son frère Robert, déplore le fait qu'ils aient négligé de définir de nombreux détails dans leur contrat d'association.Par exemple, ils n'ont jamais prévu ce qui arrive si l'un des deux tombe malade pour une longue période.De plus, la répartition des tâches n'est pas claire et les périodes de vacances ne sont pas définies.Mais pour les deux frères, la gestion à deux demeure la façon idéale de réussir sur une entreprise agricole.«Il reste toujours une personne responsable quand un des deux doit s'absenter, explique Jean-Guy Lavoie.Et quand on a une idée et que l'autrea la même, ça rassure.» Des questions délicates Les Lavoie s'entendent bien quant à la gestion et à l'exploitation de leur entreprise laitière, située à Laterrière, dans la région du Saguenay.Les cas de litiges majeurs touchent des questions d'ordre organisationnel.La différence d'âge de 10 ans entre les deux frères représente pour Jean-Guy presque une génération.Ainsi, il n'apprécie pas devoir demander des congés à la pièce.Robert préfère prendre des vacances selon ses besoins, pas quand c'est défini par une convention.«Si mes beaux-frères préparent une activité de fin de semaine, dit-il, je ne pourrai pas y aller si ce n'est pas mon jour de congé.» Mais Jean-Guy a quand même réussi à faire accepter l'idée de se réserver un dimanche soir de congé sur deux.Malgré tout, les deux frères s'accommodent bien de la situation.Depuis 12 ans qu'ils exploitent la ferme ensemble, Les parents s'entendent bien sur la gestion de l'entreprise.En sera-t-il de même pour les enfants?ment trancher quand les opinions sont carrément opposées.Que faire si les deux compères ont un projet de vacan- leurs grands objectifs vont dans la même direction.Et puis, ils sont quand même plus libres de leurs déplacements que si chacun était propriétaire unique.Jean-Guy, très engagé dans son syndicat de base de l'UPA, peut se rendre à ses réunions la conscience tranquille.Et Robert peut faire des sports d'hi ver à son gré.En s'assurant bien sûr que l'autre sera présent sur la ferme.Mais Jean-Guy rappelle que Robert lui a fait sentir son désaccord quant à sa participation à des organismes extérieurs.En effet, tout ça gruge du temps et de l'énergie et ne rapporte pas nécessairement de résultats significatifs à court terme.Finalement, personne ne peut vrai- ces durant la même période?Il faut apprendre à argumenter et à faire des concessions.Dans le cas de frères, qui ont grandi avec les mêmes valeurs, on peut supposer que les problèmes fondamentaux seront moins importants.Il reste que ceux qui choisissent la production agricole pour être leur propre patron devront réfléchir sérieusement avant de partager à parts égales la gestion d'une entreprise.On a vu des associations prometteuses dégénérer en chicane de familles pour des détails qui semblaient insignifiants au départ.74 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Robert et Jean-Guy Lavoie exploitent ensemble la ferme familiale.Selon eux, être deux est la solution idéale.Lorsqu 'arrive le temps de prendre des décisions d'achat, «il ne faut pas avoir peur de foncer», dit Robert.Et Jean-Guy ajoute qu'il faut aussi savoir mettre de l'eau dans son vin.Membres d'un syndicat de gestion, ils se fient beaucoup sur le conseiller et sur les chiffres pour les appuyer dans leurs choix; Des cas de litiges?«Pas vraiment, dit Robert.On n'a jamais été serrés dans nos finances.Ça nous a aidés, on n'avait pas vraiment besoin de faire attention aux dépenses.» Il faut dire que leur père leur avait presque fait cadeau de la ferme.Ils n'avaient donc pas de remboursements de prêts qui les tenaient à la gorge.Il faut prévoir l'avenir Les responsabilités sont assez bien définies.Robert s'occupe de la machinerie et du suivi du troupeau.Quant à Jean-Guy, c'est lui le «ministre» des finances et le responsable de la moissonneuse-batteuse.Car en plus de leur entreprise, les deux frères effectuent beaucoup de travail à forfait sur les fermes des alentours.Mais Jean-Guy envisage l'avenir avec beaucoup de craintes.«Au début, dit-il, Robert ne voyait pas vraiment l'importance de faire partie du syndicat de gestion et de planifier à long terme.» En effet, celui-ci se sent plus à l'étape de finition et envisage déjà de laisser sa place aux jeunes.Jean-Guy, âgé seulement de 37 ans, ne voit pas les choses de la même façon.Il s'imagine mal gérer l'entreprise avec les deux jeunes si Ro- bert devait leur vendre ses parts avant lui.«Il me semble qu'on ne prévoit pas assez l'avenir, dit-il.J'ai l'impression de m'en aller vers l'inconnu.» Le respect de l'autre Bien entendu, quand deux familles partagent la même cour, il est primordial que chaque membre respecte l'intimité de l'autre.Les familles Lavoie, qui possèdent leurs maisons respectives sur l'emplacement de la ferme, vivent en harmonie.Les femmes travaillent toutes les deux à l'extérieur.L'épouse de Jean-Guy, Anne, travaille dans une boutique de Chicoutimi, et Lorraine cuisine dans une garderie.Le fait d'être deux associés a sans doute contribué à laisser cette liberté à leurs épouses.«On ne les a jamais forcées à venir à l'étable ou à aimer notre métier» explique Jean-Guy.Selon Michel Morisset, «l'importance des exploitantes croît avec l'augmentation de la taille de la ferme monofamiliale et semble chuter radicalement avec l'implantation de l'entreprise incorporant deux familles et deux exploitants masculins».D'autre part, lorsqu'un enfant apporte sa contribution à la ferme, il est rémunéré selon ses capacités et selon son âge.Et en dehors des heures de travail, les deux frères ne se fréquentent pas tellement.«Nous vivons pratiquement toujours ensemble, Robert et moi, avoue Jean-Guy.Je fréquente plus souvent mes autres frères.» En effet, il faut bien parler d'autre.chose de temps en temps! ¦ La voie d Comme l'affirmait Michel Morisset lors d'une conférence en janvier dernier, «le modèle à deux familles est actuellement le plus productif pour ce qui est de l'utilisation de la main-d'oeuvre (.).Il faut aussi sérieusement se demander si, pour des raisons de qualité de vie, le modèle à deux familles n'est pas le seul viable.N'est-ce pas la seule solution pratique au partage de la traite sept jours par semaine, qui réponde au désir d'autonomie professionnelle des producteurs et des productrices et de protection d'une forme familiale de production?» Depuis le début des années 60, on a vu grossir les entreprises et on a assisté à la formation d'un grand nombre de co-exploitations agricoles.Bien qu'on rencontre des associations de couple ou entre le père et le fils, il s'agit le plus souvent de deux frères qui s'unissent pour rentabiliser l'entreprise et s'assurer des heures de travail et des vacances raisonnables.î l'avenir Les six cousins et cousines Lavoie ont grandi ensemble et se connaissent presque comme s'ils étaient frères et soeurs.La deuxième génération s'apprête à prendre la relève.Les deux jeunes qui s'y intéressent actuellement sont les deux fils aînés des deux frères.Mais les deux cousins s'entendront-ils aussi bien que les deux frères?Selon Michel Morisset, du Groupe de recherche en économie et politique agricoles de l'Université Laval, «la structure actuelle des fermes prend une certaine distance par rapport à la famille.Les producteurs devront de plus en plus apprendre à décider collectivement.On le fait dans les autres secteurs de l'industrie, il faudra le faire aussi en agriculture.» Il y voit un peu la fin de la ferme familiale, «si on limite celle-ci à la famille proche».Mais, selon lui, le modèle de fermes à deux familles est la voie de l'avenir au Québec.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 75 AGRO-FORCE Si vous voulez être FORT* MUSCLÉ • ADMIRÉ COURS GRATUIT Pour recevoir GRATUITEMENT mon cours et un exemplaire de la revue «SANTÉ et FORCE avec d'autre documentation, joignez 1,50$ pour les frais d'envoi à : METHODE WEIDER Dép.B.A.2875, rue Bates Montréal, Que.H3S1B7 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue écrire à : Ranch Cunicole Enrg., 162 rue Principale, Courcelles, Cté Beauce-Sud.Que.GOM 1C0 Tél.: (418) 483-5467 POÊLE A BOIS Nouveau! 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faut-il penser à se rendre la vie le plus facile possible et à en profiter pleinement à chaque jour.De plus, le travail de producteur agricole étant parfois un peu solitaire, il est bon même pour les plus indépendants d'entre eux de se retrouver ensemble, de se raconter leurs peurs et leurs espoirs, de sentir qu'ils ont des collègues qui peuvent les supporter et qu'en retour ils pourront aider et stimuler.Rassurer quelqu 'un c 'est souvent rassurant.C 'est comme lorsqu'on berce un enfant.On se berce en même temps.Actuellement, la planification stratégique est très à la mode.On analyse le passé, on scrute le présent et on essaie de prévoir l'avenir.La planification aide certainement à mieux s'organiser, mais il arrive parfois des situations où les variables sont tellement indépendantes de notre volonté et où les phénomènes fluctuent de façon tellement inattendue qu'il vaut mieux apprendre, tout en faisant des prédictions, à vivre avec l'incertitude.Vivre avec l'incertitude, cela ne veut pas dire jouer à l'autruche.Au contraire, cela veut dire être réaliste.D'abord, il faut prendre la vie comme elle est, c'est-à-dire comme un mouvement permanent dont on ne sait pas exactement quand il s'arrêtera.Puis, il faut évaluer le plus justement possible le niveau de risque avec lequel on vit.La stratégie du pire consiste, d'une part, à évaluer la pire chose qui puisse arriver et, d'autre part, à agir en conséquence.Il faut d'abord prévoir tout ce qu'il est possible d'organiser en cas de malheur: prendre des assurances et organiser des plans d'évacuation ou de secours.On doit aussi se donner des Nicole Côté est psychologue consultante, présidente de la firme Psycho-Logic inc.Le producteur doit prévoir tout ce qu'il est possible d'organiser en cas de malheur.règles de conduite très strictes, adopter des contrôles de la machinerie et de l'équipement très sévères, souscrire à des mesures rigoureuses de prévention des accidents.Puis, il faut continuer à vivre au jour le jour en espérant que le pire n'arrivera pas.Un symbole d'incertitude Il existe plusieurs exemples intéressants et concluants de l'efficacité de cette stratégie du pire.Parmi ceux-ci, un des symboles les plus puissants est celui de l'alcoolique réhabilité qui doit apprendre à vivre avec la possibilité constante de faire une rechute.Les alcooliques anonymes ont mis au point une méthode d'intervention très efficace fondée sur la stratégie du pire.Ils proposent aux alcooliques de régler ce qu'il faut régler d'abord, c'est-à-dire de se désintoxiquer.Puis, ils leur inculquent des règles de conduite: » ne jamais prendre de risques, ne jamais boire une goutte d'alcool; • vivre 24 heures à la fois, entreprendre chaque journée comme si c'était la dernière journée de leur vie; • se rencontrer régulièrement pour se raconter leurs exploits, se féliciter de leur persévérance et se dire que le ciel ne leur est pas encore tombé sur la tête; • se supporter mutuellement et se pardonner de ne pas toujours avoir un bon moral; • se parrainer les uns les autres de façon à pouvoir avoir du secours au besoin.Ces règles semblent peut-être un peu simplistes, mais elles ont fait leurs preuves.Elles peuvent facilement être adaptées à toute situation inquiétante, nébuleuse ou stressante.Les producteurs agricoles pour qui l'avenir est toujours incertain auraient avantage à s'en inspirer.Ils pourraient ainsi expérimenter la stratégie du pire en imaginant une fois pour toutes la pire catastrophe qui puisse leur arriver et se donner le meilleur scénario possible pour s'assurer ou se rassurer.Il faudrait en même temps apprendre à vivre au jour le jour et profiter de la vie, des petites et des grandes joies qu'elle apporte.Au fait, le producteur devrait prendre le temps de parler de ses succès, de se féliciter pour ses bons coups et de se réjouir du fait que le pire n'est pas encore arrivé.Et parce que son travail est solitaire, il aurait intérêt à se créer un réseau de support, d'entraide et de communication et à s'en servir durant les périodes difficiles.¦ Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 77 Les marchands recommandent Ratak pour éliminer efficacement les rongeurs.RATAK + se vend plus que toute autre marque de rodenticide sur le marché.Pourquoi?Tout simplement parce que les gens savent qu'ils peuvent s'y fier pour enrayer efficacement les rats et les souris.Et si vous demandez l'avis de votre marchand, il est tout probable qu'il vous recommandera RATAK +.Les rats et les souris trouvent le goût de RATAK + irrésistible.Et ce n'est pas tout: RATAK tue même les rongeurs les plus résistants après UNE SEULE ingestion de son puissant anticoagulant brodifacoum.En fait, on a démontré qu'il était 37 fois plus efficace que le warfarin.Parlez-en à votre marchand.il est tout probable qu'il vous recommandera RATAK +.^^^^ sachets Pjirlrtlri" Kaiakf Rodenticide sous forme de granulés Une ration suffit pour tuer rats et souris AVERTISSEMENT VV POISON LIRE L ETIQUETTE AVANT L'USAGE IBi) Chipman RATAK est une marque déposée d'Imperial Chemical Industries PLC d'Angleterre Lisez toujours l'étiquette et suivez attentivement le mode d'emploi Longueuil, Québec J4G 1R9 Sécurité Décès relevés en agriculture —1989 L'entreprise agricole est une source constante de dangers potentiels.Malheureusement, beaucoup d'accidents sont dus à la négligence et à la méconnaissance de ces dangers.Toutefois, en comprenant les causes des accidents et des maladies, le producteur et sa famille seraient plus en mesure d'appliquer des moyens de prévention adéquats.Il est difficile de recenser les accidents mortels, les blessures et les maladies déplorés sur les fermes.A partir de rapports émanant du bureau du coroner et d'articles de journaux, le Service de main-d'oeuvre et de prévention de l'UPA a préparé une liste des décès relevés en agriculture l'an dernier.Âge Date Circonstances 14 ans juin Asphyxié par des émanations de gaz toxiques dans un silo 32 ans juin Asphyxié par des émanations de gaz toxiques dans un silo 18 ans juin Chute d'un silo, à la suite d'une défaillance d'un échafaudage 57 ans juin Chute d'un silo, à la suite d'une défaillance d'un échafaudage 20 ans juin Chute d'un silo, à la suite d'une défaillance d'un échafaudage 14 ans février Enseveli sous l'ensilage, dans un silo 54 ans juillet Écrasé par son tracteur, renversé dans un fossé, en fauchant du foin 8 ans août Écrasé lors du renversement d'une boîte à ensilage où il était assis lors du virage du tracteur 3 ans sept.Écrasée lors du renversement d'un tracteur, après avoir été éjectée de la «boîte-plateforme» où elle se trouvait 40 ans oct.Déchiqueté dans une ensileuse à maïs 40 ans août Écrasée par un tracteur en tentant de dégager un autre tracteur 42 ans sept.Écrasé par des pommes de terre entassées dans une remorque qui s'est renversée; il constatait la crevaison d'un pneu de cette remorque 33 ans août Broyé par une machine agricole alors qu'il dégageait les rouleaux bloqués qui l'ont entraîné 64 ans sept.Écrasé par une roue du tracteur renversé m 78 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 0MS/ME Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 79 Bulletin Viens jaser La longue journée des battages des agriculteurs Vos représentants d'abonnement Denise H.Paré responsable de secteur Céline Vincent-Lebel Noël Rose Nos représentants sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trice), assurez-vous qu'ils notent les informations reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '90.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1 -800-36 1-3877 On s'arrêtait à peine pour remplir les réservoirs, déblayer la paille accumulée et boire une bonne gorgée d'eau.par Maurice Hardy, agronome Les battages du grain et le sciage du bois étaient les deux corvées saisonnières qui revenaient régulièrement marquer respectivement le milieu de l'automne et du printemps.Le «battage» des grains s'est fait longtemps à l'intérieur de la grange, sur le fenil, après que les labours d'automne étaient terminés et bien avant que ne commencent les saisons de boucheries et du bûchage.Vint un temps où ce battage s'est fait aux champs.Ce fut une dernière étape du progrès avant l'arrivée des premières moissonneuses-batteuses traînées qui devaient, à leur tour, laisser leur place à la «combine» automotrice dont les modèles géants font aujourd'hui l'orgueil des grandes fermes modernes.La coupe des céréales se faisait avec la «moissonneuse-lieuse», cette machine si mystérieuse pour nous, les jeunes.Les céréales récoltées à la lieuse devaient être «stookées» pour leur permettre de terminer leur maturation.La corvée des battages se faisait entre voisins.En fait, les agriculteurs ne possédaient pas tout l'équipement nécessaire à la production.Des machines telles la «moissonneuse-lieuse», le «moulin à battre», les «engins» à gazoline, le «banc de scie» ne se retrouvaient pas sur chaque ferme, loin de là.Les travaux qui nécessitaient ces équipements pouvaient être très facilement retardés sans trop d'inconvénients, en attendant que la machine soit disponible.Pour les battages dans la grange, on pouvait se permettre d'oublier dates et température, et prendre le temps de bien se préparer.Il fallait faire toute la place vou lue sur le fenil, réparer les «poches» à grain, choisir et niveler la tasserie destinée à recevoir la paille.L'installation du «moulin à battre» et de son «engin» se faisait habituellement en fin de journée pour que tout soit fin prêt le lendemain.«Le moulin à battre» avait remplacé le vieux fléau auparavant utilisé pour le battage des grains «à la mitaine» durant une bonne partie des mois d'hiver.Alors, on réservait de temps en temps une journée pour ce travail pénible.Le moteur à gazoline, «l'engin» comme on l'appelait, était une lourde machine à deux temps, à piston unique, à refroidissement à l'eau, à roues d'air et à embrayage à pression.Le grain était habituellement conservé à l'abri des parasites et des intempéries dans les «carrés à grain» au deuxième étage d'une remise ou dans un coin de l'étable.Rappelons que l'avoine était la céréale la plus populaire chez nous avant que ne soient vulgarisées les techniques modernes de production et de protection des blés, orges et maïs.Cette céréale était réservée aux chevaux, solides piliers de nos productions agricoles.La journée des «battages» était longue.Le «train» du matin s'était fait tôt et celui du soir était retardé.A peine, au cours de la journée, quelques arrêts pour remplir les réservoirs d'essence et d'eau, pour déblayer un peu la paille accumulée autour du moulin, pour vérifier le travail qui restait à faire, pour graisser les «aluchons», boire une bonne gorgée et «tirer une bonne pipe».Avant le dîner, on passait par l'étable pour se laver un peu à grande eau froide et au savon du pays.Il était d'usage de faire honneur à la table et ne rien laisser dans son assiette.Il y avait belle lurette que nous, les jeunes, on avait appris qu'il était essentiel de manger «ses croûtes» si on voulait goûter au dessert.On apprenait tôt à ne rien gaspiller, surtout pas du pain.Les battages annonçaient la fin prochaine des travaux aux champs.Seuls les labours pouvaient se continuer parfois assez tard à l'automne si la température avait été maussade trop souvent.¦ 80 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 Cuisine Frittata ou omelette à l'italienne Jf 'oeuf est un des M aliments naturels tmes plus universels, les plus nourrissants.Pour de nombreuses cultures, il joue un rôle religieux et social important.Pour les Ukrainiens, l'oeuf de Pâques est le symbole du renouveau.En Chine, des oeufs colorés en rouge sont remis aux hôtes célébrant le premier mois d'un nouveau-né.L ' oeuf est un véritable chef-d'oeuvre, artistique et technique; mais c'est surtout une importante industrie agricole.Nous vous proposons une omelette délicieuse et originale que vous pourrez servir au dîner ou au souper.par Suzanne P.Leclerc Ingrédients Omelette 8 gros oeufs 1 c.à soupe (15 ml) de beurre 3 c.à soupe (45 ml) de fromage râpé (type gruyère ou cheddar) sel, poivre Farce 1 courgette en rondelles 1 tasse (250 ml) de haricots coupés 8 petites asperges coupées 1 tasse (250 ml) de brocoli en bouquets 3 c.à soupe (45 ml) de persil haché 3 oignons verts hachés 2 c.à soupe (30 ml) de beurre Sauce tomate 1 oignon haché 1 c.à soupe (15 ml) d'huile d'olive 2 livres ( 1 kg) de tomates fraîches pelées et coupées 1/2 tasse ou plus ( 125 ml) de basilic frais haché Pincée de sucre 1/4 tasse (60 ml) de pâte de tomates sel, poivre noir frais moulu (au goût) Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Préparation: Thérèse Gosselin, protesseure en an culinaire.PHOTO: CHRISTIAN LACROIX Préparation de la sauce • Hacher l'oignon et le faire sauter dans /' huile chaude, ajouter les tomates pelées et coupées tout en les remuant.• Ajouter le basilic, le sucre, le sel, le poivre et la pâte de tomates, mêler.• Cuire à feu doux jusqu'à ce que la sauce épaississe, environ 20 minutes, brasser à plusieurs reprises pendant la cuisson.Préparation des légumes • Les nettoyer, les couper, blanchir 2 à 3 minutes les haricots, les brocolis et les asperges.• Faire fondre le beurre, y tourner les légumes égouttés 2 à 3 minutes.• Saler, poivrer, saupoudrer de persil et garder au chaud.Préparation de l'omelette • La cuire doucement, quand elle commence à dorer, la saupoudrer de fromage.• Déposer les légumes au centre, laisser cuire encore quelques minutes, assaisonner légèrement.• Replier les bords vers le centre et glisser l'omelette sur un plat de service chaud.• Servir avec la sauce chaude.Note: on peut préparer des omelettes individuelles.Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 81 Autour de la ferme La petite nyctale, un chasseur nocturne Méconnue, la petite nyctale est le plus beau et le plus petit de nos hiboux.par Alain Demers ¦ I y a quelques années, lors d'une ballade dans un sentier au bord d'une ¦ érablière multicolore, j'entendis un drôle de bruit.Une sorte de hululement rappelant celui du grand duc mais plus étouffé et plus discret.Ma curiosité l'emportant, je m'approchai d'une talle dense de sapins d'où j'avais entendu le cri.Après avoir écarté quelques branches, telle ne fut pas ma surprise d'apercevoir un hibou miniature! Il s'agissait d'une petite nyctale, un oiseau que j'avais pourtant déjà vu en illustrations dans des livres d'identification.D'une longueur d'à peine 20 cm, soit trois fois inférieure à celle d'un grand duc, c'est le plus petit de nos hiboux.La petite nyctale a une bien drôle de tête, un peu démesurée pour son corps et démunie d'aigrettes (faussement appelées oreilles) pourtant courantes chez les autres membres de sa famille.Sous la lumière chaude de cette fin d'après-midi d'automne, son plumage beige et cannelle se teintait de quelques lisières rousses.Je me souviens encore de ses fines rayures blanches sur la tête et du pourtour de son disque facial teinté de chamois.Son bec noir et ses grands yeux jaunes forment un contraste frappant.Un oiseau d'une remarquable beauté! Sa façon de regarder autour de lui en se tournant le cou presque à 360° étonne.Remarquez que tous les hiboux font la même chose.Ils n'ont tout simplement pas le choix, car leurs yeux sont fixes et placés de face! Comme chez les autres hiboux, la petite nyctale est dotée d'un bec et de serres crochus.Son plumage doux et duveteux lui permet de voler silencieusement, à l'insu de ses proies.La petite nyctale est nocturne.Cela ne veut pas dire qu'elle voit clair la nuit et qu'elle ne voit rien le jour.Au con- L'oiseau nocturne se sert beaucoup de son ouïe pour repérer sa proie.traire, sa vue est meilleure en pleine lumière.Cependant, ce hibou, comme les autres membres de sa famille, voit mieux que les autres oiseaux dans la pénombre.La nuit, quand il chasse les petits rongeurs, il se sert aussi beaucoup de son ouïe pour repérer sa proie.A cause de son envergure réduite, la petite nyctale ne serait probablement pas un bon chasseur durant le jour.Les rapaces diurnes doivent leur efficacité à leurs longues ailes leur permettant de planer longtemps en altitude et ainsi, prospecter les champs.Comme quoi les caractéristiques physiques d'un animal et ses habitudes de vie sont intimement liées.La petite nyctale, malgré son nom au féminin n'est pas une chouette.Mais quelle différence y a-t-il, me demanderez-vous, entre une chouette et un hibou?La réponse est simple: la chouette, ou plutôt les chouettes appartiennent à la famille des hiboux, les strigidés.En d'autres mots, les différentes espèces de chouettes, telles la chouette rayée, la chouette éper-vière et la chouette cendrée, sont des hiboux.Le grand duc, le harfang des neiges et enfin la petite nyctale sont aussi des hiboux, même si le nom de l'espèce n'est pas «hibou».En écologie, pour s'y retrouver, il faut davantage se fier aux familles et aux noms véritables, car les noms donnés couramment sont souvent imprécis et induisent en erreur.Au Québec, la famille des hiboux comprend 11 espèces.Au Canada, il y en a 14 et en Amérique du Nord, 17.Chez nous, la petite nyctale se retrouve dans toutes les régions agricoles du Québec, là où des boisés denses peuvent l'abriter.À cause de sa taille réduite, elle niche fréquemment dans des cavités abandonnées par les pics.La femelle pond de quatre à sept oeufs et l'incubation dure environ 26 jours.Comme tous les rapaces, ce merveilleux hibou est très utile, car il contribue à nous débarrasser de nombreux petits rongeurs.¦ 82 Le Bulletin des agriculteurs/octobre 1990 ^S\> DE LA MERVEILLE ^ uCJjT SUZUKI MA lt-f4wd300! uveau en 1991 plus grand moteur et un plus grand cadre classent le nouveau LT-F4WO300 dans une catégorie à part. Les hybrides de maïs Jacques sont arrivés.Ils ne demandent qu' à produire pour vous.Semez les remarquables hybrides Jacques ' dans vos champs! 2650 Nouvelle variété hâtive - hybride vigoureux - potentiel (2550 UT) ^e rendement élevé.2750 Exceptionnelle combinaison de rendement potentiel, (2575 U.T.) de robustesse de la tige et de précocité hâtive.4170 Hybride de haut rendement - plant spectaculaire - tige 12775 U.T.) très forte produisant du grain de haute qualité.Au printemps, semez les produits Jacques pour des ^bénéfices accrus.Pour plus d'information sur les hybrides Jacques à haut renderr voyez votre concessionnaire ou composez le 1-514-427-3516 ' \ N m 1 * ¦ S Sï 1990 Jacques Canada Inc.
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