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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1991-01, Collections de BAnQ.

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Plus vous en savez sur la luzerne, mieux nous paraissons* IW-L a toujours mis l'accent sur la qualité.Les améliorateurs ont ! intégré la qualité à toute variété WL par une sélection axée sur le caractère feuillu, l'excellence des tiges, la résistance aux insectes et maladies.À l'heure actuelle, grâce aux scanographes NiR dernier cri, il peuvent recueillir des données ¦précieuses qui les aident à évaluer ; et à raffiner toute variété WL pour lui donner la valeur alimentaire I maximale.Le choix des variétés au potentiel le plus riche assure aux meilleurs producteurs une nourri- I ture de haute qualité à coût peu élevé.Vous pouvez obtenir plus de lait à l'acre avec WL 225.Les producteurs de lait et de boeuf sérieux de tout le pays exigent que leur foin soit de qualité fourragère supérieure.Chaque balle doit être riche en protéine et savoureuse.C'est une façon d'assurer un rendement élevé de la mise de fonds.Voilà pourquoi les variétés de luzerne WL sont soumises à plusieurs années d'épreuves et contre-épreuves fouillées.Les variétés WL ont démontré leur aptitude à survivre dans le champ et à produire sans cesse des tonnages élevés à l'acre, coupe après coupe, pendant des années.Et voici que la création des variétés WL met à concours la scano- graphie NIR, qui isole certaines qualités héréditaires, de sorte que W-L peut produire des plants plus en santé encore et plus productifs, aux tiges meilleures, au feuillage plus nourrissant, à teneur plus élevée en protéine brute.Le producteur en retirera de meilleures valeurs alimentaires relatives et plus de profits.En optant pour une variété de luzerne, vous investissez dans l'avenir.La luzerne WL vous rapporte en rendement, en qualité et en permanence.DISTRIBUTION : C.R 150 - Ste-Rosalie, Québec JOH 1X0 (514) 799-3225 Pour la région, nous recommandons la WL225 et la WL316 pour produire une luzerne dont on peut vérifier la richesse en protéine et le rendement supérieur.Produit de W-L Research, Inc.Comme condition de la vente, prenez note de la Déclaration de limite de garantie et de responsabilité sur toute commande et de toute étiqueta Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Paul Verlaine Conseil consultatil auprès de la rédaction Donald Côté Directeur régional des ventes pour le Québec, Ciba-Geigy Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Collège Macdonald Denis Désilets Vice-doyen à la recherche, Faculté d'agnculture, Université Laval Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Jean-Marie Proulx Producteur de lait, Oka Lise Sarrazin Productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Sommaire Technique Un mariage de raison 7 Faire de la bonne viande avec la Holstein?Pourquoi pas.En la croisant avec la Blanc Bleu Belge.Cap sur le maigre 9 Au lieu de se débarasserde leurs génisses laitières, les éleveurs devraient s'attaquer au marché de la viande maigre.Les metrites peuvent causer l'infertilité 10 L'éleveur transmet souvent l'infection lui-même mais la cause principale est la non-délivrance.Une herbe redoutable arrive au Québec 12 On a trouvé du panic millet à graines noires dans trois localités du Québec.Le natto, du soya en gants blants 15 Les japonais l'adorent.Particulièrement quand le natto vient du Canada.Enfin un moulin à gruau au Québec 17 Après avoir laissé l'Ontario prendre tout le marché, le Québec décide de s'y remettre.En 1992.15 000 tonnes seront transformées.Des machines sur mesure 31 Chaque outil doit être adapté aux dimensions de l'entreprise, mais aussi aux autres appareils disponibles sur la ferme.SPECIAL SERRICULTURE Chez Sylvain Cléroux, le client est roi 20 Comment devenir le plus gros producteur d'annuelles du Québec?En gardant un service téléphonique 24 heures sur 24, Jardins en ville 21 Grâce à son agriculture, la ville de Laval réussit à tirer un certain revenu tout en préservant le milieu naturel.L'éclairage artificiel est rentable 22 D'après les chercheurs, la marge de profit augmente dans la plupart des cas.Kiwi du Québec, c'est parti 26 Bientôt Kiwibec, de Saint-Thomas de Juliette, produira 60 000 fruits par année.Finance Assurance: la bourse ou la vie 36 Pour évaluer ses besoins en assurance-vie, il faut tenir compte de la valeur nette de l'entreprise.Les REÉR changent dès janvier 37 On n'aura plus à courir déposer sa cotisation avant la date limite.On aura sept ans pour le faire.Famille-vie rurale Dans les bras de Morphée 40 La deuxième cause d'insomnie, c'est la consommation de somnifères! Les veuves de la politique 42 Les épouses des administrateurs de l'UPA doivent bien souvent se débrouiller seules sur leur ferme.Chroniques Actualité Agenda Autour de la ferme Cuisine Éditorial Finance Forêt Index des annonceurs Météo Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Viens jaser 6 6 46 45 5 33 27 30 28 29 30 44 43 Photo couverture: Serres W.H.Perron.Laval, photographiées par Jacques Matte Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 3 "Ce que j'aime dans mon champ de blé d'inde, c'est le maïs" grâce à l'efficacité constante de Marksman.J'ai beacoup investi de temps et d'argent pour cultiver ma terre et je ne laisserai certainement pas les mauvaises herbes manger les profits ! Plus il y a de mauvaises herbes à feuilles larges dans un champ de maïs, moins il y a de maïs.Comme je préfère le maïs, je règle le cas de façon certaine avec Marksman.L'herbicide Marksman élimine les mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces du maïs, même celles qui résistent aux triazines comme le chou gras et l'amarante.Avec Marksman, je peux agir tôt en saison et avoir un contrôle durable qui protège mes rendements de maïs tout au long de la saison, sans déranger les rotations.Oui c'est certain que je préfère le maïs.C'est pourquoi je préfère Marksman.Marksman Fiable toute la saison.Chaque saison.Un contrôle des feuilles larges sur lequel vous pouvez compter.SANDOZ AGRO CANADA,INC.Bureau 302, Plaza A.2000 Argentla Rd.Mlsslssauga.Ontario L5N 1W1 1-416-821-7850 Bulletin des agriculteurs Janvier 1991 Vol.74, No 01 Editeur: Suzanne Lamouche c.a.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 110.boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Suzanne Lamouche directrice de la publicité Isabelle Poutre, représentante Claude Larochelle, représentant Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express DIFFUSION Montréal : 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: un ci deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49.95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an).Le Porc (5/an), Aviculture (6/an).Tous droits réservés Maclean Hunter 1990 Courrier de 2" catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs est publié et imprimé par les Editions Maclean Hunter Canada.Président: James K.Warrillow Vice-président directeur: Terry L.Maiden Vice-président, Publications du Québec: Jean Paré Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie au Canada: Matthew B.Fyfe Editorial Les absents ont toujours tort! Quoi qu'il arrive de notre avenir constitutionnel, les producteurs québécois devront entretenir des liens étroits avec ceux du reste du Canada.par Marc-Alain Soucy En même temps que le dernier congrès de l'UPA adoptait à la quasi unanimité une résolution favorisant l'accession du Québec à la souveraineté, la rumeur de son retrait de la Fédération canadienne de l'agriculture trouvait échos dans plusieurs quotidiens québécois.Certains, dont le vice-président de l'UPA.Pierre Gaudette.ne cachaient plus leur frustration devant l'approche de la FCA pour défendre les intérêts de la classe agricole canadienne au détriment, semble-t-il.de celle de Québec.Quelques jours plus tard, le président de l'UPA.Jacques Proulx.émettait un communiqué de presse dans lequel il mettait fin à toute spéculation sur le sujet.Le président précisait: «Il n'est pas question que l'UPA quitte la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA).après la décision du congrès, de promouvoir la souveraineté du Québec».Cet incident, en apparence anodin, qui n'est peut-être que le fruit d'un manque de communication entre les membres de l'exécutif de l'UPA.porte à réfléchir.Quelle attitude les agriculteurs québécois doivent-ils adopter face aux autres organismes de producteurs canadiens alors qu'ils ont résolument et démocratiquement opté pour la souveraineté du Québec?Selon nous, la stratégie la plus élémentaire impose de tempérer à tout prix les réactions émotives qui amèneraient les plus radicaux à couper les ponts avec les agriculteurs du reste du pays.11 serait paradoxal que l'UPA qui se félicite de l'avènement d'une nouvelle solidarité internationale entre les producteurs agricoles brise en même temps ses liens avec les producteurs canadiens et les organismes qui les représentent.Ces organismes sont, entre autres, le Comité canadien de gestion des approvisionnements de lait, la Fédération canadienne des producteurs de lait, les Offices de commercialisation du poulet, des oeufs, etc.et bien entendu, la FCA.Les producteurs québécois ont intérêt à être présents dans ces organismes puisque ce sont eux qui encadrent les marchés de plusieurs produits agricoles.Ne serait-ce que pour protéger, dans la mesure du possible, leurs acquis suite à de nombreuses années de travail au sein de ces organismes, les producteurs agricoles du Québec se doivent d'y assurer leur présence avant même de penser stratégies de négociation.Couper les ponts aujourd'hui serait d'autant plus désastreux qu'il faudrait inévitablement les reconstruire advenant la réalisation de la souveraineté.L'expérience montre également qu'il est plus facile de s'entendre entre producteurs, même de langues différentes, qu'entre gouvernements.Ceux qui ont croisé le fer avec l'insatiable gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de ses demandes d'augmentation du quota de lait en témoigneront volontiers.Les provinces sont souvent plus préoccupées par les industries générées en aval et en amont de l'agriculture que par l'agriculture elle-même.Les plans nationaux ne pèsent pas lourds dans leurs préoccupations.La mise au point de Jacques Proulx s'imposait.Espérons maintenant que ceux qu'il représente sont tout aussi convaincus que lui de la nécessité de garder, quoi qu'il arrive, des organismes agricoles conjoints entre le Québec et le reste du Canada.¦ Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 L'actualité Onésime, un trophée! Notre populaire héros est devenu un symbole d'excellence dans le monde de la B.D.: l'Association des créateurs et des intervenants de la bande dessinée (ACIBD) en a fait un f((Y prix destiné à récompenser la meilleure production de l'année! La première plaque honorifique a été décernée, pendant le salon du livre, à Caroline Mérola, pour «Ma Météor bleue», parue aux éditions Kamikaze.Des agronomes «bio» Le MAPAQ vient d'affecter trois agronomes à l'agriculture biologique.Ils agiront à titre de personnes ressource dans leurs bureaux régionaux respectifs, soit ceux de Charny, Granby et L'Assomption.Il s'agit, dans le même ordre, de Marcel Roy, Danielle Breault et Yves Lauzon.Le MAPAQ a 1 ' intention de mettre sur pied une équipe de douze répondants régionaux en agriculture biologique.Plantes médicinales en demande La culture de plantes médicinales risque de connaître un essor prochainement.La firme Marol Botanique International investira en effet un million de dollars en recherche dans ce domaine.L'Université Laval s'est vue confier les études de cultures en serre, tandis que les essais en champs seront faits à la station de Saint-Jean-d'Iberville d'Agriculture Canada.Actuellement, le Québec importe pour 22,6 millions de dollars d'extraits végétaux.Mérite forestier Cette année, les gagnants de la médaille d'or du Mérite forestier pour les régions de Montréal et de l'Outaouais ont été les huit associés de la firme Gestion Vilaflor inc., de Gatineau.Leur entreprise, de plus de 400 hectares, comprend, entre autres, une plantation de 70 000 arbres de Noël.On en coupe 5000 par an, plus 60 m3 de bois pour le déroulage et 960 m1 de bois pour la fabrication de pulpe.La médaille d'argent est allée à Alain Richemond, de Frelighsburg.Celle de bronze a été décernée à André Saulnier, de Lavaltrie.Dans les régions de la Mauricie-Bois-Francs et de l'Estrie, la médaille d'or est allée à Évariste Gagné, de Lingwick.Son exploitation, de 260 hectares, comprend principalement une érablière.Les autres gagnants ont été: Henri Roy, de Piopolis (argent), et Gilles Marchand, de Saint-Louis-de-Blandford.Concours agrojeunesse L'Association de la jeunesse rurale du Québec (AJRQ) est en train d'organiser son septième concours agrojeunesse.La date de préinscription était le 15 décembre dernier, l'inscription finale devrait être complétée d ' ici la fin de janvier.Ce concours vise à susciter auprès des jeunes un intérêt pour le secteur rural par la vulgarisation de technologies bio-alimentaires.Les participants auront à préparer un stand d'information qui sera présenté lors de l'exposition-compétition des 2 et 3 mars prochains, au Cégep de Lévis-Lauzon.On y décernera 3000 dollars en prix.'Tti&t de t éditeur Nomination La direction du Bulletin des agriculteurs est heureuse d'annoncer la nomination de Simon-M.Guertin, agronome et ingénieur, au titre d'éditeur associé.Monsieur Guertin est très bien connu du monde agricole par sa collaboration au Bulletin des agriculteurs depuis 1974, sa présence aux événements agricoles et ses nombreuses conférences prononcées devant les agriculteurs et les professionnels de l'agriculture.Après des études en génie agricole et une maîtrise en drainage agricole à l'Université Laval, MonsieurGuertin est entré au service du MAPAQ en 1973, à titre de conseiller en génie rural.Par la suite, il a travaillé comme consultant en génie agricole et représentant technique pour une entreprise en construction de bâtiments agricoles.Plus récemment, il a été professeur invité à l'Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe.En parallèle avec son travail professionnel, Simon-M.Guertin exploite, avec son frère, l'entreprise parternelle maintenant spécialisée en production de céréales et de légumes de conserverie.Enfin, en novembre dernier, il se voyait honoré du titre de maîtrise en administration des affaires (M.B.A.), décerné par 1 ' Ecole des hautes études commerciales de Montréal.AGENDA CLINIQUES DU MAÏS 15 janvier Auberge Salaberry - Valleyfield 16 janvier Roussillon Saint-Jean-sur-Richelieu 17 janvier Domaine de l'érable - Sainte-Rosalie 22 janvier Motel 4 Saisons Notre-Dame-du-Bon-Conseil 23 janvier Carignan Louiseville 31 janvier Forum québécois sur le compostage Hôtel des gouverneurs, Sainte-Foy 3 au 5 février Les États généraux du monde rural 5 au 8 février Canadian International Farm Equipment Show Toronto International Centre ol Commerce 26 février Colloque sur la gestion des fourrages Kansas City, Missouri 4 mars 38 Conférence annuelle des perspectives agricoles québécoises Château Frontenac 6 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Boeuf Un mariage de raison On peut faire d'excellents veaux de boucherie avec la Holstein.Il suffit de la croiser avec la Blanc Bleu Belge.par Simon-M.Guertin «Li orsque Tom Jackson, éleveur laitier ontarien, expédie ses lanimaux à l'Ontario Livestock Exchange, il reçoit une prime de 20 à 30 cents la livre», affirme Marie Goubau.Cette différence s'explique par le fait que le rendement en viande de ses animaux tourne autour de 65 à 67 %, alors que la moyenne des livraisons s'établit à 54 ou 55 %.«Par exemple, le printemps dernier, alors que le marché offrait 92 ou 93 cents pour un croisement Hereford et 83 ou 84 cents pour un veau Holstein, les animaux issus d'un croisement avec la race Blanc Bleu Belge commandaient 1,10 à 1,15 dollar la livre», ajoute Marie Goubau.Une cohabitation avantageuse Marie Goubau, propriétaire de la ferme La Gantoise située à Lefaivre sur la rive ontarienne de la rivière des Outaouais, trouve plusieurs avantages à la cohabitation des Holstein et de la race Blanc Bleu Belge.Ses premiers croisements avec une Holstein datent de 1985 avec Lupin de l'Abbaye, taureau du CIAQ.Sa décision d'introduire des animaux de boucherie à l'intérieur de son troupeau laitier trouve une explication dans la généralisation des troupeaux Holstein pur sang.«Le rendement laitier du troupeau était très bon.raconte-t-elle, les résultats de MCR me rendaient admissible au Club des 400, mais le prix des génisses Holstein pur sang avait tendance à fléchir.» Elle pensa alors qu'il deviendrait bientôt plus payant d'élever une partie des veaux pour la viande.Elle signale aussitôt que Jackson possède un troupeau de 160 vaches Holstein et, l'an dernier, 100 vaches furent inséminées par de la semence de taureau Blanc Bleu Belge.Au début des années 80, il y avait une très forte demande pour les sujets pur Marie Goubau (en bleu) croit que la race Blanc Bleu Belge fournira la viande du futur.sang, mais cette demande s'est essoufflée, si bien que le prix de vente ne couvre plus les frais de production, nous dit-elle.En pénétrant dans l'étable de Marie Goubau.ça détonne: notre regard est immédiatement attiré vers des bêtes blanches, dont les épaules ont des muscles qui rappellent les inconditionnels du «body building» et dont les fesses nous en mettent plein la vue.De véritables athlètes de l'haltérophilie au côté d'un troupeau de pur-sang Holstein bien élancés comptant 70 vaches.Elle produit des sujets Blanc Bleu Belge pur sang pour les éleveurs désireux de valoriser les veaux issus de l'élevage laitier qui ne serviront pas à la réforme.En fait, deux ans après les premiers croisements, elle importait un premier sujet de race pure d'Angleterre sous forme d'embryon.Vangent Cracker Alphonse devait devenir le premier taureau Blanc Bleu Belge né au Canada et fut placé au centre d'insémination artificielle Eastern Breeders inc.Son troupeau actuel de Blanc Bleu Belge compte six femelles et cinq taureaux, tous de race pure.Avec ces sujets à fort potentiel génétique, La Gantoise s'est lancée dans le commerce des embryons de la race Blanc Bleu Belge en utilisant les vaches Holstein comme hôte.Des vaches qui une fois pleines se vendent autour de 3000 dollars.«On préfère utiliser la technologie de la transplantation embryonnaire afin d'éviter les problèmes au vêlage», indique Marie Goubau.La race Blanc Bleu Belge développe une musculature hors de l'ordinaire, si bien que les sujets pur sang inséminés avec cette même race risquent de devoir subir une césarienne.La double musculature vient réduire le passage pelvien et empêche le veau d'un poids pourtant normal de naître naturellement.Toutefois, ce désavantage n'existe pas chez les receveuses ou même en croisement, puisque le veau naissant pèse autour de 100 livres.C'est seulement après sa naissance qu ' il commence à développer sa super musculature.«Compte tenu des prix supérieurs Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 7 Rendement en viande nette par rapport au poids vif Poids vif (livres) Vache laitière D 5 1 000 Bouvillon laitier 1 000 Bouvillon Her., Ang., Sho.1 000 Taureau Hereford 1 170 Taureau Simmental 1 333 Taureau Maine-Anjou 1 454 Taureau Charolais 1 346 Taureau Limousin 1 238 Taureau Blanc Bleu Belge 1 000 que les éleveurs peuvent tirer de la vente des veaux d'abattage, il n'est pas surprenant que la demande pour de la semence de cette race soit si forte», explique Howard Start, gérant du centre d'insémination ontarien Western Ontario Breeders inc.Il ajoute que, l'an dernier, 2000 animaux autant de race laitière que de race de boucherie furent inséminés par de la semence de taureau Blanc Bleu Belge.«Au train où vont les choses, ajoute-t-il, on doublera ce chiffre cette année.» Potentiel de 250 000 inséminations En fait, l'histoire de cette race au Canada a commencé en 1976, lorsque le Dr Donald Wilson, directeur d'un centre ontarien spécialisé en transfert embryonnaire, vit dans le Blanc Bleu Belge un apport intéressant pour l'industrie bovine canadienne.Au même moment, Claude Hayes, directeur du CIAQ, importa le taureau Lupin de l'Abbaye et un centre d'insémination de l'Ouest canadien en fit autant.Les éleveurs n'y prêtèrent toutefois que peu d'attention.Il a fallu attendre jusqu'en 1980 avant qu'un éleveur de la Colombie-Britannique découvre les mérites de cette race, tandis que c'est seulement en 1987 que les éleveurs ontariens ont vraiment décidé de s'embarquer.La véritable reconnaissance de cette race est sans aucun doute la course au championnat de carcasse à la Royal Winter Fair de Toronto en 1989 où un croisement Blanc Bleu Belge avec Chianina-Angus a remporté le plus haut pointage jamais vu dans cette compétition.C'était la première fois qu'une carcasse Blanc Bleu Belge entrait dans cette compétition.Dans la seule province de l'Ontario, Marie Goubau y voit un potentiel de 250 000 inséminations.Ce chiffre provient de l'hypothèse selon laquelle la Carcasse Viande Rendement (livres) (livres) 400 240 24 % 500 300 30 % 530 330 33 % 667 414 35% 760 517 39% 858 575 40 % 808 573 44% 792 594 49% 680 523 52 % moitié des troupeaux laitiers serait inséminée avec cette race, ce qui laisserait suffisamment d'animaux pour le remplacement normal.«Lorsqu'on sera en mesure d'effectuer le sexage des embryons, dit-elle, ce chiffre pourra grimper à 375 000 veaux d'embouche.» Elle voit là une solution à l'exode des élevages de boucherie de 1 ' Ontario.« Il y a 10 ans, rappelle-t-elle, 675 000 bouvillons de l'Ouest étaient acheminés vers nos parcs d'engraissement à chaque année.» Les conditions économiques ont changé; en effet, on n'en compte plus que 250 000 maintenant.«La nourriture à bon marché est là, mais les étables sont toujours vides», ajoute-t-elle.Marie Goubau voit cependant beaucoup de résistance de la part des éleveurs de pur-sang.Ces derniers considèrent l'introduction d'une race bovine dans leur troupeau laitier comme une sorte de sacrilège.Elle rappelle que l'élevage de sujets pur sang a perdu son attrait au cours des ans, si bien qu'une génisse de deux ans qui se vend 1200 dollars a souvent coûté 1800 et même 2000 dollars à produire.«Par contre, en inséminant les moins bonnes productrices de son troupeau laitier avec du Blanc Bleu Belge, suggère-t-elle, l'éleveur laitier pourrait produire des sujets pour la viande lui rapportant environ 1000 dollars après un an.» Par ailleurs, elle raconte que la race Blanc Bleu Belge a réussi à vaincre le chauvinisme qui caractérise quelques pays d'Europe à l'égard de la Belgique, comme la France et l'Angleterre.Cette victoire est d'autant plus grande qu'elle vient imposer une race provenant de la Wallonie, une petite communauté francophone.«Il fallait que ça soit intéressant, commente Marie Goubau, pour que les Français et les Anglais la choisissent au détriment de leurs races locales.» ¦ Des carcasses hypermusclées déclassées En Angleterre, 70 % de la viande de boeuf provient des troupeaux laitiers.Depuis 1982, le nombre d'inséminations utilisant de la semence Blanc Bleu Belge a littéralement explosé, faisant passer le chiffre de 20OO à 128 000 en 1988.Ces gains ont été réalisés aux dépens des races traditionnelles comme Angus et Hereford.Ironiquement, c'est la Holstein du Canada qui a favorisé ce virage.En effet, au cours des ans, les Anglais ont graduellement remplacé la Friesian locale, une vache à deux fins, par la Holstein en provenance d'ici.Les marchands de viande ont alors commencé à se plaindre des rendements plus faibles en viande et de sa qualité.Les Anglais ont alors dû marcher sur leur orgueil pour délaisser des races anglaises de bovins de boucherie au profit d'une race belge.Ici cette race qui produit une viande plus maigre se bute à un système de classification qui la défavorise.En effet, d'après le professeur Berg de l'Université de 1'Alberta, on devrait non plus payer la carcasse en fonction de la couverture de gras dorsal, mais plutôt en fonction de son rendement en viande.Cette couverture est cependant nécessaire du côté maternel, car cet animal doit souvent affronter des conditions difficiles comme le froid et la sécheresse.Dans le même ordre d'idée, le Dr Dominique Bherer, médecin vétérinaire de Maniwaki, dit qu'il faudrait créer une classe à part et payer au rendement en viande nette les carcasses hypermusclées qui sont déclassées par insuffisance de gras dorsal ou de poids vif (moins de 550 livres).Il livre le tableau afin de démontrer l'anachronisme du système de classification canadien.Il voit dans cette race une solution à notre approvisionnement en viande de boeuf.«L'utilisation de taureaux très musclés permettrait de finir bon nombre de veaux entre 8 et 16 mois directement sur la ferme et ainsi éviter l'étape coûteuse du parc d'engraissement spécialisé», conclut-il.8 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Point de vue Cap sur le maigre! Pour se tailler une place dans une population vieillissante, les producteurs de boeuf doivent se démarquer de la concurrence.par Simon-M.Guertin Lorsqu'est venu le temps de produire de la viande bovine au Québec, le réflexe premier a été d'imiter le reste de l'Amérique du Nord plutôt que de capitaliser sur nos différences; classement oblige.Or l'élevage bovin au Québec comporte ses forces et ses faiblesses qu'il importe de canaliser en fonction des occasions et menaces qui se présentent.Nous possédons la moitié du cheptel laitier canadien qui donne naissance à 500 000 veaux annuellement.De plus, nous disposons d'immenses pâturages de qualité, et du foin à profusion.Enfin, les producteurs de maïs arrivent presque à suffire aux besoins locaux en cette céréale, après quoi ils devront exporter à moins qu'on trouve d'autres bouches à nourrir.Par ailleurs, il y a plus de consommateurs à nos portes que la population totale du Canada.Ils vieillissent et sont hantés par les maladies coronariennes; en conséquence, ils recherchent des quartiers de viande maigre.A l'instar des agriculteurs de la Grande-Bretagne et.dans une moindre mesure, de l'Ontario, il est temps de limiter le gaspillage de veaux Holstein non requis pour la réforme et de penser à les recycler en boeuf maigre.Grâce aux techniques modernes en matière d'insémination artificielle, il est possible de choisir la vocation qu'aura le rejeton sans rien sacrifier de la production laitière.D'après Paola Rozzi, étudiante diplômée de l'Université de Guelph.pour une ferme de 40 vaches laitières, il est possible d'accroître la marge brute de 30 % en produisant du boeuf plutôt que de vendre à rabais les génisses non requises pour la réforme.Ses conclusions vont même jusqu'à suggérer un taux de remplacement de 20 % sans nuire à la performance laitière.Mme Rozzi a comparé la vente d'Holstein pures avec des croisements Hereford.Charolais et Limousin.Elle conclut que la différence entre les races à boeuf influe peu sur les profits, à moins que le marché n'affectionne une race en particulier.Pour les quelques éleveurs laitiers ontariens qui valorisent déjà leurs veaux de cette façon, ils prétendent que les croisements Holstein avec Blanc Bleu Belge ou Piémontaise leur laissent 24 cents la livre en prime.Or ces croisements produisent une viande maigre avec un bon taux de conversion et un rendement en muscle élevé.Par ailleurs, les veaux issus de ces croisements performent particulièrement bien avec des rations à base d'orge, ce qui ouvre la porte aux régions périphériques en mal de vivre.En plus, ces régions sont aussi bien adaptées à l'élevage d'animaux exotiques comme le bison.Or.selon une expérience menée par l'Université du Colorado, un croisement 3/8 bison et 5/8 Blanc Bleu Belge produirait un animal avec les caractéristiques musculaire de la race belge et le phénotype du bison.Les résultats préliminaires donnent un petit veau à la naissance, une bonne conversion alimentaire, un animal capable de valoriser les fourrages, une viande tendre, facile à couper, dont la teneur en calories et en cholestérole est faible.Sous le sceau d'un effort marketing bien orchestré, cette viande se vendra aussi bien qu'un fruit avec ou sans pelure.¦ CONSTELLATION PARIS SALON INTERNATIONAL DE LA MACHINERIE AGRICOLE (SIMA) DU 4 MARS AU 12 MARS 1991 Venez découvrir de nouvelles techniques d'élevage, des machineries perfectionnées.Et joignez l'utile à l'agréable lors de nos nombreuses visites touristiques en région.Pour informations contactez: Voyages Constellation Ltée 222 B, Principale St-Édouard de Lotbinière, Qc GOS 1Y0 Tél.: (418) 796-3060 Veuillez m'envoyer des renseignements sur : Cuba-27 janvier au 10 février 1991 | Sima-Paris Le Bulletin des agriculteurs Nom_ Adresse.Ville_ Code postal.Détenteur d'un permis du Québec Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 9 Santé Les metrites peuvent causer l'infertilité Relations entre infertilité et diverses maladies Non-délivrance Métrite \ t Fièvre vitulaire Non-involution utérine Foie gras Énergie protéine Acétonémie 1 L'éleveur est un vecteur important d'infections.Mais la cause la plus fréquente est la non-délivrance.par Gilles Rivard Parmi les maladies rencontrées dans la période de la mise bas, les metrites apparaissent comme étant les plus fréquentes.Une compilation de données relatives à ces maladies a révélé qu'environ 21 % des vêlages étaient suivis d'infections de l'utérus (voir le tableau).Or il est certain que les metrites ou infections de l'utérus affectent la fertilité ultérieure.Des retards de fécondation de 10 à 12 jours par rapport aux vaches saines ont été constatés chez les animaux souffrant d'infections utérines après la mise bas.Ces retards coûtent cher; une étude menée en Ontario, il y a déjà quelques années, démontrait qu'un éleveur perdait 4,68 dollars par vache et par jour où il n'y avait pas fécondation 85 jours après le vêlage.Une métrite est l'infection de 1 'utérus ou matrice.On peut distinguer les endometrites ne touchant que la muqueuse, partie la plus interne de l'utérus, et les metrites proprement dites qui atteignent à la fois la muqueuse (endomètre) et la couche musculaire de 1 ' utérus (myomètre).Selon Y importance de la réaction inflammatoire et son évolution, on peut classer les metrites en plusieurs catégories: les metrites aiguës, les metrites chroniques et le pyomètre.Un diagnostic exact est important Afin d'établir un traitement adéquat pour l'infection en cause, il est très important de bien diagnostiquer le genre de métrite.Les metrites aiguës sont observées presque toujours au cours des 15 jours suivant la mise bas.Les lésions utérines sont importantes et les symptômes généraux apparaissent: fièvre, baisse d'appétit, faible production de lait, Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ, à Rock Forest.abattement.La vache atteinte de métrite aiguë fait des efforts pour rejeter des sécrétions et déchets provenant de la matrice.Ces écoulements sont généralement brun rougeâtre et contiennent des débris provenant du placenta ou de l'endomètre qui ont une odeur infecte.Il peut y avoir rémission des symptômes, mais il ne s'agira que d'une guérison apparente.Le diagnostic est facile et un traitement vétérinaire précoce est très important afin de remettre la vache en état de reproduction.En plus d'un retard à la fécondation, la métrite aiguë a pour conséquence la dissémination dans l'environnement immédiat d'une grande quantité de bactéries pathogènes (2 à 100 milliards par millilitre de pus).Ces microorganismes risquent d'infecter les autres vaches, surtout celles qui sont en période peri-partum (avant ou après la mise bas).En plus, ces bactéries risquent de causer des mammites ou encore des septicémies chez les jeunes veaux.Du reste, les metrites aiguës qui ne guérissent pas complètement peuvent évoluer vers une forme chronique.Les metrites chroniques apparaissent plus tard, soit de un mois et demi à six mois après le vêlage.Elles font suite généralement à une infection apparente ou passée inaperçue au cours des 15 jours suivant la mise bas.Certains pathologistes en distinguent trois formes ou degrés.Au premier degré, seule la muqueuse de l'utérus ou endomètre est atteinte.Les symptômes sont peu apparents; généralement, lors des chaleurs, on observe un écoulement de mucus à la vulve un peu plus abondant contenant quelques traces de pus.Lors de métrite du deuxième degré, l'écoulement provenant de l'utérus est peu abondant, mais il est franchement purulent et bien apparent sur la face antérieure de la queue.A la palpation rectale, l'utérus apparaît peu hypertrophié ou induré.Au troisième degré, tout l'utérus est atteint et devient volumineux, induré, irrégulier.Du pus s'écoule presque constamment et en grande quantité; le cycle sexuel est allongé ou complètement interrompu avec absence de chaleurs et d'ovulation.Par ailleurs, le pyomètre (rétention de pus dans l'utérus) est parfois une complication d'une métrite du troisième degré lorsque le corps jaune persiste.Le col utérin demeure alors fermé, retenant les sécrétions et le pus à l'intérieur de la matrice.Mais, le plus souvent, c'est une 10 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Incidence des problèmes pathologiques dans la période de la mise-bas Problèmes Moyenne Nbre de vêlages Nbre de troupeaux Metrites 21,3% 15167 60 Infections 17,4% 13 271 137 du tractus reproducteur (vagin, vulve, col) Kystes 12,3% 20 000 196 ovariens Rétentions 9,4 % 55 000 225 placentaires Mammites 6,9 % 28 730 123 Fièvres vitulaires 5,9 % 40 568 161 Dystocies 5,8 % 40 828 218 Anovulations 5,5 % 15918 11 Source: adapté de diverses publications infection se produisant au moment de la fécondation: il y a début de gestation, mais l'embryon ne pouvant survivre en ce milieu infecté meurt, et tout le contenu utérin se transforme en pus.Cependant, il faut toujours un examen approfondi par le vétérinaire lorsqu'il y a écoulement de liquide malodorant à la vulve, car ces symptômes n'indiquent pas nécessairement qu'il y a métrite.Des infections au vagin ou au col utérin, résultant de blessures importantes à ces organes lors de la mise bas, peuvent causer des écoulements vulvaires purulents.D'où proviennent ces infections?Au moment du vêlage et dans la période immédiate qui suit, les voies génitales de la vache sont particulièrement vulnérables aux nouvelles infections.Lors de la mise bas, les enveloppes placentaires procurent une voie d'entrée aux bactéries dans l'utérus.Une fois à l'intérieur, les micro-organismes se multiplient rapidement en se nourrissant des sécrétions utérines.Lorsque le cycle oestral recommence, l'utérus subit plusieurs changements qui favorisent l'expulsion des bactéries.Mais la plupart des vaches ne recommencent pas leur cycle avant trois ou quatre semaines après la mise bas.Alors, si l'utérus est infecté par une forte concentration de bactéries, les moyens de défense naturels ne sont pas capables de combattre l'infection.Ainsi, les metrites sont presque toujours d'origine bactérienne.Les risques d'infection proviennent de leur très grand nombre dans le milieu ou de l'augmentation de leur virulence à partir d'une ou plusieurs vaches précédemment atteintes.Lorsque les vêlages se produisent dans une ou deux stalles réservées à cette fin, et que ces stalles ne sont pas nettoyées et désinfectées entre la sortie d'une vache et l'entrée d'une autre, le risque d'infection est élevé.D'autre part, si une vache vêle attachée en stabulation et qu'elle développe une infection utérine, elle contamine son environnement.Dans ce cas, comme dans la situation précédente, un nettoyage et une désinfection du plancher et des environs de la vache s'imposent et il faut se débarrasser des enveloppes placentaires le plus rapidement possible.Chaque fois que l'éleveur met la main dans les voies génitales de la vache, il introduit des bactéries et irrite le vagin, le col et même parfois l'utérus.Et cela, en dépit de toutes les précautions d'hygiène qu'il peut prendre.Une enquête menée en France, il y a quelques années, a donné des résultats étonnants: si l'éleveur intervient, le taux de metrites est deux fois plus élevé.Néanmoins, la cause la plus évidente et la plus fréquente des infections utérines est encore la non-délivrance, complète ou partielle.Parfois, l'éleveur croit avoir trouvé un placenta complet, alors qu'une petite partie peut s'être déchirée et être restée dans la matrice.Les causes des rétentions placentaires sont mal connues et encore incomplètement élucidées.Mais il est certain qu'elles sont en relation étroite avec toutes les autres maladies pouvant survenir à la période de la mise bas: métrite.mammite.non-invo-lution utérine, non-retour en chaleur 60 jours post-partum.acetonemic fièvre vitulaire.foie gras.Ces affections sont souvent étroitement liées et forment ce que nous appelons le «syndrome du part» (voir la figure).Les causes de ce syndrome sont multiples et souvent mal définies.On peut dire cependant qu'elles tiennent à une hygiène et à une régie défectueuses: hygiène des locaux, hygiène et régie des animaux, régie de l'alimentation, hygiène et régie de la mise bas.Chaque cas de métrite doit être traité par un médecin vétérinaire.Si les infections utérines sont diagnostiquées fréquemment dans un troupeau, il faut suivre avec attention tous les cas, même ceux apparemment bénins.L'éleveur aux prises avec un tel problème établira un inventaire de toutes les autres maladies sévissant dans son troupeau et vérifiera avec son vétérinaire les conditions d'hygiène et de régie de son élevage: analyse et distribution des aliments, suivi de troupeau, hygiène des locaux et des vaches.¦ Les étapes de prévention Avant le vêlage • Bien préparer les vaches taries en les isol ant des autres et en leur fourni ssant une ration appropriée à leur état physiologique et à leurs besoins individuels.• Vaccinations si certaines maladies infectieuses sont apparues dans le troupeau au cours des derniers mois: leptospirose, rhinotrachéite infectieuse, diarrhée à virus (B.V.D.), etc.Au moment du vêlage • Préparer une stalle de mise bas bien nettoyée et désinfectée et y mettre une bonne couche de litière de paille sèche.• Intervenir le moins possible sur la vache au moment du vêlage.• Quelques heures avant la mise bas, laver les parties génitales externes de la vache avec un savon doux, de l'eau tiède; une désinfection peut aussi suivre cette opération en utilisant un désinfectant non irritant pour la peau, tel que ceux utilisés pour la désinfection des trayons avant la traite.• Garder la vache durant au moins un ou deux jours dans cette stalle après la mise bas afin de permettre au contenu utérin de s'éliminer en grande partie à cet endroit.• Si des interventions obstétricales sont nécessaires, elles devront être faites avec le maximum d'asepsie.L'usage de gants uniservices aidera à protéger la vache et l'opérateur.Après le vêlage • Ne pas introduire systématiquement des bolus, pastilles ou infusions d'antibiotiques dans l'utérus.• Si les enveloppes placentaires ne sont pas expulsées 8 à 12 heures après la mise bas, faites intervenir le vétérinaire.• Si les enveloppes ne sont pas expulsées et ne sont pas détachées par le vétérinaire, elles peuvent être sectionnées à environ deux pouces plus bas que la vulve.• Même si tout s'est bien déroulé au moment du vêlage et dans les jours suivants, chaque vache devrait être examinée par un vétérinaire 30 jours après la mise bas.• Les vaches souffrant d'infections utérines et nécessitant des traitements devront être retirées aussitôt de la stalle de mise bas afin d'éviter la contamination de celle-ci; ces vaches devront être isolées.Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 11 Céréales Une herbe redoutable arrive au Québec On a détecté des plants de panic millet à graines noires dans trois localités du Québec.par Claude J.Bouchard, Romain Néron et Dominique Doyon Une nouvelle espèce indésirable s'ajoute à notre flore adventice: le panic millet à graines noires, «black-seeded proso millet» ou «wild proso millet».Presque inconnu en Amérique du Nord avant qu'il n'envahisse, dans les années 70, des milliers d'acres de maïs dans les États du Wisconsin et du Minnesota, le panic millet à graines noires infeste actuellement d'importantes superficies en culture aux États-Unis et en Ontario.Au Québec, entre 1980 et 1985, on a relevé, dans les cultures, des biotypes de panic millet dotés d'un caractère moins envahissant que celui à graines noires.En 1986, une colonie de panic millet à graines noires est signalée près de nos frontières à Glengarry en Ontario.Au mois de septembre 1990, on a trouvé le panic millet à graines noires dans trois champs de maïs de localités différentes: Ormstown (comté de Châteauguay); Saint-Polycarpe (comté de Soulanges) et Saint-Esprit (comté de Montcalm).Un autre cas a été rapporté dans un champ de maïs à l'Acadie (comté de Saint-Jean).Le panic millet à graines noires est une graminée annuelle de grande taille.Elle atteint près de deux mètres dans de bonnes conditions de croissance.Au stade de plantule, son développement est identique à celui du maïs.D'ailleurs, il faut parfois déterrer la jeune plante et vérifier la graine accrochée aux racines pour distinguer les deux espèces.Les feuilles et les graines sont couvertes de poils longs et dressés.Chez les plants adultes, les panicules largement déployées du panic millet à graines noires lui donnent un aspect buissonneux.En comparaison, les biotypes de panic millet les moins envahissants ont une allure en Les auteurs sont agronomes au Service de la phytotechnie de Québec, MAPAQ.Un seul plant de panic millet peut produire des milliers de graines.Et on connaît mal sa biologie.balai avec leurs panicules fermées.Les épillets localisés au bout des branches de la panicule contiennent les graines; elles sont volumineuses et se trouvent exposées à la vue sur des plants à pleine maturité.Une mauvaise herbe qui a du potentiel La couleur véritable de la graine du panic millet à graines noires est vert olive très foncé; sous la loupe, on distingue aussi quatre à sept rayures sur la surface des graines.En fait, on utilise la couleur de la graine pour distinguer les différents biotypes de panic millet.Les autres biotypes que l'on peut rencontrer dans nos régions sont les suivants: biotype à graines orangées, biotype à graines brun-rouge foncé, biotype à graines brun-jaune, biotype à graines vert olive pâle, biotype à graines blanches.Le panic millet à graines noires mûrit ses semences graduellement du haut vers le bas de la panicule et un mécanisme de désarticulation interne les fait tomber de la plante dès qu'elles sont viables.Au temps de la récolte de la culture, les graines sont déjà tombées par terre.Elles sont dormantes et une fois enfouies dans le sol par le labour, elles peuvent y survivre de nombreuses années.Parmi les graines enfouies dans le sol, certaines peuvent entrer en germination lorsqu'elles sont ramenées près de la surface par les travaux culturaux et que les conditions du milieu sont favorables.Le panic millet à graines noires peut donc réapparaître dans la culture sans aucun apport de l'extérieur.Et cela peut prendre de nombreuses années pour épuiser la réserve de graines dans le sol, parce qu'on connaît mal leur biologie et ce qui pourrait forcer leur germination.Un seul plant de panic millet peut produire des milliers de graines.Croissance rapide, résistance aux conditions sèches, taille imposante des plantules, voilà des attributs biologiques 12 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Le panic millet à graines noires envahit le maïs.qui font du panic millet à graines noires un redoutable compétiteur pour une culture.C'est dans le maïs ou le soya qu'il a plus de chances de succès, car, dans ces cultures, les rangs sont espacés et les plantes cultivées sont lentes à occuper l'espace disponible.Comment se débarrasser du panic millet à graines noires Les colonies de panic millet à graines noires que nous avons trouvées sont localisées à l'entrée des champs de maïs, un endroit où s'effectuent des ma- noeuvres lors des travaux culturaux.On peut supposer que la machinerie n'est pas étrangère à l'arrivée du panic millet dans ces champs.Dans l'immédiat, cependant, il importe surtout de ne pas propager l'infestation d'un champ à l'autre, en évitant de circuler avec la machinerie dans les zones infestées, et de ne pas enfouir les graines dans le sol.Il s'agit ici d'arrêter l'infestation, alors que seuls les premiers rangs des champs sont infestés.A cette fin, on devra arracher à la main les plants encore debout et récupérer les graines déjà tombées.Si des graines ont été enfouies dans le sol, le mieux serait d'isoler les zones infestées et de les travailler à part le printemps prochain.A ce moment, on pourra effectuer une répression mécanique, en remuant le sol en surface pour stimuler la germination et en éliminant les plantules qui émergent, ou envisager une répression chimique.Dans le maïs, le SUTAN (butylate) et l'ERADICANE (EPTC+) appliqués en présemis incorporé et aux doses les plus élevées répriment le panic millet en éliminant les plantules avant même leur émergence du sol.L'action de ces herbicides n'est cependant efficace que pour une période de quatre à six semaines.Pour supprimer le panic millet déjà levé.il faut utiliser le linuron (LOROX, AFOLAN F).L'application se fait avec des jets dirigés sous le feuillage du maïs lorsque celui-ci a plus de 30 cm de hauteur.Dans le soya, l'herbicide EDGE (éthalfluraline) appliqué en présemis incorporé empêche la levée du panic millet durant toute la saison de croissance.Autrement, les herbicides POAST (séthoxydine), FUSILADE II (fluazifop-butyl) et EXCEL (fénoxa-prop-éthyl) peuvent être utilisés efficacement en postlevée hâtive du panic millet.¦ Erratum Deux erreurs se sont glissées dans l'article «Les céréales à paille, une culture passe-partout», publié dans notre numéro de novembre 1990.Contrairement à ce qui a été écrit, Colombus n'est pas le seul cultivar de blé de printemps panifiable recommandé par le C.P.V.Q.Katepwa est également recommandé.De plus, il faut lire que les céréales ont leur place dans la rotation mais qu'il ne s'agit pas d'une culture décompactante.Nos excuses à l'auteur et à nos lecteurs.n'ORGE CHAPAIS, POUR UNE PRODUCTIVITE ACCRUE L'orge Chapais est une variété à six rangs qui se distingue par sa haute productivité, sa tige courte et rigide et son rendement supérieur dans les sols à faible pH.Ses grains vol- pour le flaconnage.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Informez-vous auprès de votre fournisseur SeCan sur la productivité de la et consultez les recommendations gouvernementales.L'Association SeCan Partenaires dans la ' ^recherche de meilleures récoltes umineux la rend.Favorable Chapais dans votre région, 512.w5MMdowiandsDi 0^.1»:3n: ¦ il .'!> '11**' U 9 s ' « S, .f\ j • p.; 'Ml Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 13 Funk: le bon choix Le choix des bons hybrides à semer est essentiel aux succès de votre programme de maïs.En vous assurant de remplacer les « vieux » hybrides, vous parviendrez certainement à augmenter vos rendements de maïs.Cette année, examinez les résultats d'essais de Funk dans votre région.Lors des essais, les hybrides Funk donnent toujours des rendements supérieurs à la moyenne, surclassant les hybrides lue vous cultivez peut-être maintenant.L'utilisation de nouveaux hybrides Funk dans /otre programme de maïs peut également élargir a base génétique de votre gamme d'hybrides :t réduit ainsi les risques de production.G.4066 78 jours n hybride de qualité supérieure, à deux sages, avec des feuilles larges et de gros épis.p.4010 ssr- [es rendements supérieurs de grains «sentant un poids à l'hectolitre élevé font le cet hybride de 2600 u.t.un choix par .xcellence pour le grain ou pour le fourrage.G.4023 2700 U.t.-85 jours Tige très résistante et rendements constants font de cet hybride de 2700 u.t.le choix idéal pour le grain ou le fourrage.fc.4148 2875 u.t.93 jours et hybride de 2875 u.t.offre des rendements 'excellents grains se traduisant par un plus •and nombre de boisseaux de qualité jurragère supérieure.bus recherchez un meilleur programme e maïs cette année et des rendements plus 'evés?Communiquez avec votre détaillant unk.Nos hybrides, testés dans toute la rovince, vous procureront des rendements ptimums.De plus, vous bénéficierez de la olitique de Funk relative au remplacement fctal de vos semences.It quand viendra le moment de la récolte, pus conviendrez sans doute que «Funk était :bon choix», emences tink fllBA-GEIGY ANADA LTÉE P#3, Cottam Mario NOR 1B0 800-265-1302 FUNK'S HYBRID ARTENAIRE DES MEILLEURS PRODUCTEURS DE MAÏS I42DF Oléagineux Le natto, du soya en gants blancs •4 Les Japonais recherchent les grains les plus petits, entre 8/64 et 14/64 de pouce.En produisant une qualité supérieure, l'Ontario et le Québec attirent l'attention des Japonais, friands de soya natto.par Simon-M.Guertin La culture du soya de type natto est encore peu répandue au Québec, mais l'Ontario en produit depuis une quinzaine d'années.En fait, le soya natto est utilisé pour la consommation humaine et s'adresse à un marché d'élite.Et les acheteurs sont prêts à payer le prix, à condition de se voir offrir de la qualité.Ce sont les Japonais qui utilisent cette fève comme source de protéines dans leur alimentation.«Actuellement, ils en achètent 78 000 tonnes par année, confie Alain Létourneau de la maison de semences Prograin.La Chine, les États-Unis et le Canada sont les fournisseurs attitrés.» Face à ces géants de la produc- tion et en dépit d'un maigre 15 % des contingents totaux, le Canada fait quand même figure de leader en raison de la qualité supérieure qu'il livre.Les producteurs d'ici décrochent une prime moyenne de 100 dollars la tonne par rapport au prix du soya pour alimentation animale, alors que les agriculteurs américains doivent se contenter de beaucoup moins.Les Asiatiques sont prêts à acheter toute la production canadienne à cause de cette qualité.Nous avons tout de même un avantage sur les Américains.D'abord, nos sols ne sont pas infestés parles maladies spécifiques au soya.De plus, le soya natto est moins frileux.400 dollars la tonne En 1990, une superficie d'environ 400 hectares ( 1000 acres) a été consacrée à cette culture, principalement localisée près de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-Valleyfield.Les conditions climatiques caractérisées par une Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 pluviométrie élevée et peu de chaleur ont favorisé le soya natto.En moyenne, les producteurs ont obtenu un rendement légèrement au-dessus de 2500 kilos par hectare ( 1 tonne/acre) avec un classement avantageux leur laissant 350 dollars la tonne.«La qualité supérieure de quelques champs a même justifié jusqu'à 400 dollars la tonne», rapporte Alain Létourneau.Pendant ce temps, le soya pour alimentation animale était payé autour de 250 dollars la tonne.Le grain de soya natto est plus petit que celui pour l'alimentation animale.Les Japonais recherchent les plus petits, c'est-à-dire ceux dont le diamètre se situe entre 8/64 et 14/64 de pouce.C'est pour ce produit qu'ils offrent une prime par rapport au prix du marché pour alimentation animale qui se traduit en 176 dollars la tonne à la ferme.Il existe toutefois certains contrats qui offrent 180 dollars la tonne pour les grains compris entre 9/64 et 14/64 de pouce.Par ailleurs, les Japonais acceptent les fèves dont le diamètre est compris entre 14/64 et 16/64 de pouce, pour lesquelles les agriculteurs reçoivent une prime oscillant entre 18 dollars et 70 dollars la tonne selon les contrats.Tout le soya natto non conforme à cette consigne reste au pays pour être dirigé vers l'alimentation animale au prix du marché.«En 1990, 80 % du volume total de Tableau I Cultivars de soya natto Variétés UTM Producteur Distributeur Canatto First Line Seed Prograin Nattawa W.G.Thompson Semico Nattoking K86 2 700 King Grain Gripon et Pride Nattosan 2 550 First Line Seed Prograin TNS'1» 2 600 W.G.Thompson Semico "> Nom en voie d'enregistrement soya natto produit pour nous fut classé selon la cote la plus élevée», résume Alain Létourneau.Habituellement, selon les variétés, on parle de 50 à 60 % des grains classés petits et de 35 à 40 % de grains moyens.Cependant, le soya natto produit moins que le soya pour alimentation animale; on s'attend normalement à des rendements de l'ordre de 85 %, comparativement à ce dernier.Deux conditionneurs Les producteurs peuvent compter sur cinq variétés adaptées au Québec et offrant toutes un bon potentiel de rendement (tableau I).Toutes les variétés sont exigeantes en ce qui concerne la régie de production.Par exemple, le sol doit être fertile et exempt de mauvaises herbes.La densité de semis est de 650 000 plants à l'hectare, comparativement à 450 000 plants dans le cas Tableau II Budget de production 1990: soya natto REVENUS 2,5 tonnes/ha X 350 $/t Assurance-stabilisation FRAIS VARIABLES Semences: (70 kg/ha X 29,50 $ 125 kg) Fertilisants: 6-18-18 (350 kg X 218 $ /t) Pesticides: (pré semis incorporé) Inoculant: Opérations culturales Transport hors de la ferme Cotisation à la FPCC Main-d'oeuvre Assurance-récolte (825 $ /ha X 80 % X 5,5 %) Assurance-stabilisation Intérêt sur le financement court terme TOTAL DES FRAIS VARIABLES MARGE BRUTE 875$ 208$ 83$ 76$ 103$ 9$ 77$ 15$ 2$ 32$ 36$ 32$ 35$ 1 083$ 271 $ 94$ 135$ 500$ 583$ Source: Adapté du CREAQ, agdex 141/821 du soya pour alimentation animale.La Régie de l'assurance agricole du Québec accepte de protéger le soya natto au même titre que le soya pour alimentation animale.Toutefois, compte tenu de la productivité moins élevée, le rendement assurable est réduit de 15 %.«Un agriculteur dont le rendement assurable dans le soya pour alimentation animale est de 3200 kilos par hectare verra son rendement assurable baisser à 2720 kilos», explique Gaétan Gagnon, préposé au bureau de Saint-Jean.Cependant, on ne différencie pas les deux produits sur le programme d'assurance-stabilisation.Dans le cas du soya pour alimentation animale, on garantissait cette année un prix de 320 à 340 dollars la tonne sur un rendement moyen de 2600 kilos à l'hectare et la prime coûtait 32 dollars l'hectare.Dans le cas du soya natto, la prime est la même.Tous les producteurs de soya sans différenciation auront droit à une indemnisation de l'ordre de 182 à 234 dollars l'hectare, si le prix au marché demeure à 250 dollars la tonne.«Au prix de marché actuel, prévient Gaétan Gagnon, il ne faut toutefois pas s'attendre à une réduction de la prime en 1991.» Il existe deux circuits de commercialisation au Québec offerts par Semences Prograin de Saint-Césaire et Semences Gripon de Saint-Urbain.A la récolte, tous les grains doivent subir une batterie de tests qui établit la qualité du produit livré.Les acheteurs sont très difficiles: pas de terre, ni d'herbe qui peuvent tacher la fève.La teneur en eau à la récolte doit tourner autour de 14 %, bien qu'il y ait un peu de tolérance.On refuse les lots dont plus de 10 % des grains sont endommagés mécaniquement.Enfin, la teneur en protéines est aussi vérifiée.A première vue, ces conditions paraissent contraignantes, mais, de l'avis de Thierry Gripon de la maison de semences Gripon, «il n'y a pas de risques à prendre si les producteurs du Québec veulent conquérir ce marché de luxe».¦ 16 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Avoine un moulin à gruau au Québec! La transformation locale de l'avoine mettrait les producteurs à l'abri des fluctuations de prix dues aux récoltes américaines.Une nouvelle minoterie, située sur la Rive-Sud, transformera 15 000 tonnes d'avoine dès 1992.par Carole Brodeur Les 15 000 tonnes d'avoine pour consommation humaine que produit le Québec annuellement sont transformées à l'extérieur de la province.Or les grandes minoteries achètent l'avoine suivant leurs besoins très changeants à des prix tout aussi changeants; le prix de l'avoine, environ 100 dollars la tonne en 1989.a chuté à 60 dollars cette année.Les géants de l'Ontario revendent ensuite le gruau aux Québécois 650 dollars la tonne! Désormais, cet argent pourrait bien rester ici, puisqu'un moulin d'avoine devrait voir le jour, au Québec, dès 1992.En effet, malgré de nombreuses mises en garde, Jean Verdonck, président de l'Agrocentre Belcan, a élaboré un projet de minoterie avec l'aide de Richard Morin, coordonnateur du secteur «céréales pour alimentation humaine» au MAPAQ.La construction de la minoterie devrait commencer à l'été, et la mise en opération débuterait l'été suivant.On y transformerait 15 000 tonnes dès la première année.La banque fédérale de développement devrait aider à la réalisation de ce projet de 4,5 millions de dollars.La minoterie serait installée sur la Rive-Sud, soit au centre des régions agricoles, parce qu'on peut y être approvisionné d'un peu partout au Québec.«La région du Lac-Saint-Jean produit une avoine de qualité, mais pas toutes les années.De toute façon, elle doit expédier son avoine au loin, et la Rive-Sud est quand même plus près que l'Ontario», explique Jean Verdonck.Un moulin d'avoine produit, outre la farine, le son: 1 ' idole des bien-mangeants.Ou encore, après avoir tranché les grains et écrasé les minuscules rondelles, du gruau.Au Québec, il existe de petits Carole Brodeur est biologiste.moulins d'avoine (un à Saint-Roch-de-l'Achigan).mais, en pratique, leur production est négligeable.La transformation locale de l'avoine procurerait une grande liberté aux producteurs face aux minoteries étrangères qui favorisent la production de leur région.Elle les mettrait à l'abri des grandes fluctuations de prix, telle la baisse de cette année due surtout à l'excellente récolte aux Etats-Unis.Enfin, il faut considérer le transport, moins coûteux à l'intérieur de la province.Les humains payent mieux! Au Québec, environ 295 000 tonnes d'avoine sont produites annuellement dont seulement 5 % pour consommation humaine.Même si la qualité des grains doit être plus élevée, il s'agit sensiblement des mêmes variétés que pour la nutrition animale.Selon Richard Morin, il serait avantageux de viser ce marché; les producteurs pourraient ainsi obtenir jusqu'à 30 dollars de plus la tonne.Ce qui ne nuit pas non plus, c'est que le marché de l'avoine pour consommation humaine a pris une expansion considérable partout en Amérique du Nord au cours des cinq dernières années, en raison d'études scientifiques qui ont démontré la capacité du son d'avoine à réduire le taux de cholestérol sanguin.Connaissant l'engouement actuel pour les produits «sans cholestérol» — des compagnies l'indiquent même sur des produits qui n'en ont jamais contenu — on peut envisager avec confiance l'avenir de l'avoine dans les épiceries! Même s'il existe également un petit marché du côté de l'agriculture biologique et des chevaux de course, André Comeau, chercheur au MAPAQ.croit que le marché le plus lucratif restera du côté de l'alimentation humaine.En effet, la survie du marché d'exportation aux Etats-Unis est assurée par le «Farm Bill»; cette loi quinquennale incite les producteurs à cultiver du blé plutôt que de l'avoine.La loi sera renégociée cette année, mais on s'attend à peu de changement.La baisse de la production Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 17 d ' avoine aux États-Unis devrait donc se poursuivre une dizaine d'années encore, ce qui ouvre tout grand le marché de l'exportation.«Et l'exportation vers les États-Unis n'est pas la seule possible, ajoute André Comeau; les pays Scandinaves offrent aussi un excellent débouché, de même que l'Allemagne pour qui la consommation d'avoine représente une tradition.Il faut cependant se méfier de l'Australie qui exporte énormément.» Trop peu, trop tard?Jean-Pierre Dubuc, chef du programme céréalier à la Station de recherche d'Agriculture Canada à Sainte-Foy, voit avec pessimisme le retard avec lequel le Québec a réagi à la situation: «On a manqué le bateau.Les consommateurs voulaient de l'avoine, et on n'a rien fait.Pendant ce temps, Quaker Oats a doublé sa production.» André Comeau abonde dans le même sens: «Le marché de l'alimentation humaine aurait dû être visé par les producteurs québécois de façon plus systématique.J'espère seulement qu'il n'est pas trop tard!» C'est que depuis le début des tergiversations concernant la construction d'une minoterie québécoise, il y a eu du mouvement en Ontario.La compagnie Quaker Oats s'est agrandie considérablement pour faire face à la demande, Ogilvie et Robin Hood se sont construit des moulins, le premier près du lac Érié, le second, dans l'ouest de l'Ontario.Et au Canada, la consommation a cessé d'augmenter.Ces changements ont évidemment entraîné des modifications dans les plans de F Agrocentre Belcan.Jean Verdonck a dû se chercher des partenaires, dont le premier en lice est Fernand Defalcke.La localisation de la meunerie a aussi été modifiée.Jean Verdonck visait en premier la région de Vaudreuil-Soulanges, il cherche aujourd'hui un endroit sur la rive sud du Saint-Laurent, où il pourrait disposer de bâtiments préexistants afin de diminuer les coûts.Les nombreux problèmes n'ont donc jamais compromis le projet qui demeure réalisable et hautement souhaitable de l'avis des nombreux intervenants.L'étude de marché, effectuée l'an dernier par la firme de consultants G.T.et Associés, considérait une augmentation de la consommation limitée au Québec alors qu'elle a eu lieu partout en Amérique.De plus, les calculs avaient été effectués sur la base d'un coût d'achat de 170 dollars la tonne (60 à 80 $ en 1990).Enfin, des contrats fermes sont déjà signés avec quelques pays.Non seulement Jean Verdonck est optimiste face au projet, mais il prévoit que le volume initial de transformation s ' accroîtra rapidement.«Toutes les études démontrent l'importance du marché de l'exportation.Et les bâtons dans les roues, c'est bon signe! Si on veut tant nous faire peur avec les géants de l'Ontario, c'est sûrement qu'il y a de l'argent à faire avec ça!» «Produit au Québec» On estime la consommation québécoise de farine d'avoine et de gruau entre 12 000 et 15 000 tonnes annuellement, soit près de deux kilos par personne.Le marché de l'avoine destinée à la consommation humaine a augmenté de 12 % au Canada au cours des cinq dernières années, comparativement à 30,9 % au Québec! Ces chiffres, couplés à l'augmentation fabuleuse du marché de l'exportation (372,5 % pour la farine et les flocons d'avoine), expliquent à eux seuls l'urgence de rapatrier la transformation de l'avoine.Jean Verdonck chérissait ce projet depuis quelques années déjà.Ses parents avaient une meunerie de blé en Belgique.Même si l'équipement n'est pas le même pour les deux types de céréales, la passion semble s'être transmise.Il va sans dire que la mise en marché des produits de cette minoterie portera bien haut la mention «Produit au Québec», ce qui ne nuira sûrement pas à la commercialisation en 1992.¦ MASSE Y- FERGUSON ACTON (514)546-3207 Les Équipements Acton (1986) Inc.ALMA (418)662-6511 Les Équipements Gagnon & Morin Inc.AMQUI (418)629-2521 Garage Thériault & Couture Inc.C0ATIC00K (819)849-4465 (819)849-2151 (819)849-4646 (819)849-3823 Service Agricole Orner Madore Inc.C0URCELLES (418)483-5321 Benoît Rouillard Inc.DESCHAMBAULT (418)286-6628 Machineries L.S.Inc.GRANBY (514) 378-9891 R.Viens Équipement Inc.LA BARRE (819) 333-2481 Donia Trudel Inc.LAURIER STATION (418) 728-4534 Les Entreprises Michel Girouard Inc.LÉVIS (418)837-3686 Benoît Bilodeau Inc.L0UISEVILLE (819)228-9494 Machineries Patrice Ltée MARIEVILLE (514)460-4441 1-800-363-9379 Ostiguy Équipements Inc.M0NT-J0LI (418) 775-3500 Garage Paul-Émile Anctil Ltée MATANE (418)562-0823 E.Desjardins & Fils Inc.M0NTMAGNY (418) 248-0955 Bossé & Frère Enr.NAPIERVILLE (514)245-7990 Équipements Prairie Inc.PRINCEVILLE (819)364-5664 André Rioux Inc.RIVIÈRE DU LOUP (418)862-7273 Tardil & Frère Inc.SABREV0IS (418)346-6663 Équipements Guillet Inc.ST-CYPRIEN (418)963-2647 Garage Alcide Ouellet & Fils Inc.ST-DENIS RIV.RICHELIEU (514) 787-2812 Garage Bonin Ltée ST-FÉLICIEN (418) 679-1751 Équipement M.Potvin Inc.ST-GUILLAUME STE-BRIGITTE (819)396-2185 (819) 336-4922 Machinerie C.& H.Inc.Machinerie Ste-Brigitte Inc.ST-HERMAS (514) 258-2448 J.René Lalond Inc.ST-R0CH L'ACHIGAN (514)588-2055 A.Henri & Fils Inc.ST-TH0MAS DE JULIETTE (514)756-6565 Équipements G.Gagnon Inc.STE-ANNE DES PLAINES (514)478-2588 Les Équipements Yvon Rivard Inc.ST-ANDRÉ DE KAMOURASKA (418)493-2060 Garage N.Thiboutot Inc.ST-GERVAIS (418) 887-3327 F.Goulet & Fils Inc.ST-GE0RGES OUEST (418)228-3622 Aurélien Lessard Inc.STE-MARIE DE BEAUCE (418)387-2377 Faucher & Faucher Inc.STE-JUSTINE DE NEWTON (514) 764-3333 R.Brisebois & Fils Ltée ST-ANDRÉ AVELLIN (819)983-2016 Garage André Parisien Inc.VARENNES (514)652-2552/3604 René Riendeau (1986) Inc.WARWICK (819) 358-2217 Champoux Machineries Inc.18 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 CARACTÉRISTIQUES M-F3120 M-F3140 M-F3660 M-F 3680 Moteur hp à la PDF' 100 115 140 160 Cylindrée (po3) 365 365 365 452 Aspiration naturelle turbo turbo turbo Vitesses 32 16 16 16 Roues motrices 2 ou 4 2 ou 4 2 ou 4 2 ou 4 * Puissance à la PDF estimée par le constructeur.Quelle est la meilleure raison d'acheter un tracteur M-F de 100 hp et plus?Il existe probablement autant de raisons qu'il existe de propriétaires de tracteurs des séries M-F 3100 et 3600.Certains veulent le maximum de puissance et d'efficacité à la barre de traction, le point où ça compte vraiment.D'autres veulent la cabine la plus silencieuse qui soit, sans sacrifier l'espace et la visibilité.Il en est pour qui la facilité d'entretien et de maintenance est l'atout primordial.D'autres sont conquis par les caractéristiques novatrices de performance.Néanmoins, la meilleure raison de choisir un M-F est encore ce qu'il peut faire pour VOUS.C'est pourquoi vous vous devez de demander une démonstration au concessionnaire local M-F.Vous jugerez alors par vous-même si c'est un Massey-Ferguson de la série 3100 ou de la série 3600 qui est le choix logique pour vous.CELUI QU'IL FAUT VOIR MASSE Y- FERGUSON Serriculture Chez Sylvain Cléroux, le client est roi En huit ans, Les Serres Sylvain Cléroux inc.est devenu le plus gros producteur de fleurs annuelles au Québec.par Simon-M.Guertin Rester à l'écoute du client pour satisfaire ses besoins et anticiper ses désirs a permis à Sylvain Cléroux de monter une entreprise serricole dont le chiffre d'affaires atteint les 4,5 millions de dollars après huit années seulement.Ce principe de gestion pourtant simple mais fondamental est trop souvent ignoré par les entreprises.«Chez nous, il y a une oreille attentive au bout du téléphone 24 heures par jour, 7 jours par semaine, résume-t-il.Si un client du Lac-Saint-Jean nous appelle le samedi après-midi à quatre heures pour avoir des fleurs, il peut compter sur nous.Douze heures plus tard, nous serons à sa porte.» Sylvain Cléroux de Sainte-Dorothée de Laval possède et exploite un complexe serricole de 49 000 mètres carrés (525 000 pieds carrés), soit presque cinq hectares.Après des études universitaires en relations industrielles, ce jeune diplômé débordait d'envie de s'établir à son propre compte dans le commerce des fleurs.Tout naturel puisque son grand-père le faisait déjà il y a plusieurs années, traçant la voie à son père et ses oncles qui sont toujours en affaires dans ce domaine.Mais le jeune Sylvain voyait grand et prétendait qu'il n'y avait pas suffisamment de place pour lui dans l'entreprise familiale.Déterminé et grâce à l'aide de son père, il met la main sur une ferme de 25 acres et débute la construction de quelques serres en bois recouvertes de polyethylene afin de produire des fleurs annuelles le plus économiquement possible.«Il faut limiter ses frais de production, signale-t-il, car le marché des fleurs annuelles est hautement concurrentiel.» Encore aujourd'hui, 85 % de la surface abritée utilise ce type de structure, alors qu'on vient de compléter un complexe de serres en similiverre de 7000 mètres - iM i M ¦LJr mt m Sylvain Cléroux (à droite) entretient des relations d'affaires avec François Rocque, commissaire au développement agricole.carrés pour produire des plantes tropicales et des potées fleuries à 1 ' année.Le printemps, les serres de Sylvain Cléroux se transforment en véritable fourmilière, alors que 50 à 150 employés s'affairent à répondre à la demande.En fait, cette entreprise, la plus grosse du genre au Québec, se compare à celles de la concurrence en Ontario.Écouler 700 000 caissettes de fleurs en moins de deux mois dans un contexte où le client est roi, nécessite beaucoup de déplacements.Durant cette période qui se termine vers la fin juin, ce sont pas moins de 40 camions qui circulent en même temps à travers le Québec, l'Ontario et les États-Unis.Allez, grandissez.En raison de la saturation de nos marchés locaux, Sylvain Cléroux doit exporter 40 % de sa production vers les principales villes ontariennes ou américaines les plus près de nos frontières.«On vend sur les marchés à l'extérieur du Québec parce qu'on offre une très grande variété de fleurs et du volume», confie-t-il.En tout, ce sont 500 variétés différentes qui sont offertes à une clientèle d'accord pour délier ses goussets afin de s'offrir du bonheur en pots.Sa stratégie pour rejoindre son marché consiste à miser sur une force de vente imposante afin d'écouler le produit un peu toute l'année.La clé de son succès ne se limite pas à un service sans faille.Il offre une très grande variété de fleurs, en moyenne 10 fois plus importante que celle de la concurrence, de nouveaux produits ainsi que des présentations innovatrices répondant mieux aux besoins du marché, comme les pots de quatre pouces.Aussi, pour étoffer sa production, il ne manque pas de puiser des idées çà et là.Dès lors, on conçoit aisément l'importance que revêtent ses visites périodiques en Hollande.pays fleuri par excellence.Lorsque la saison des fleurs tire à sa fin, Sylvain Cléroux remplit ses serres de tomates dont la récolte est prévue à l'automne.Ces deux cultures consécutives permettent d'occuper les serres et le personnel de février à novembre.«Si tu n'es pas en mesure de garder ta main-d'oeuvre à l'année, tu perds ta ressource première», explique-t-il.En fait, le succès de cette entreprise repose aussi sur une main-d'oeuvre spécialisée qui maîtrise bien toutes les fonctions.L'automne venu, il fait affaires avec les grandes chaînes en alimentation afin d'écouler les 500 000 livres de tomates qui remplissent les serres.¦ 20 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Horticulture Jardins en ville Pour la ville de Laval, la proximité des terres agricoles allie l'équilibre naturel de la vie et un apport économique nécessaire.par Simon-M.Guertin L'île de Laval compte pas moins de 31 % de son territoire en zone verte permanente.Ceci veut dire que 7000 hectares demeureront à l'usage exclusif de l'agriculture, en dépit de la croissance démographique attendue.En fait, les administrateurs de Laval ont pris la décision de conserver le caractère vert de leur ville en fixant le nombre maximum de résidents à 400 000.Ils sont présentement plus de 300 000 à profiter, se plaît-on à dire, du plus beau jardin en ville.Ce mariage avec l'agriculture est sûrement là pour durer, puisqu 'en 1989.la Corporation de développement économique de Laval (CODEL) embauchait François Rocque à titre de commissaire au développement agricole pour intégrer l'agriculture au reste de l'activité économique, sociale et culturelle.Cet ancien attaché politique de Jean Garon, dont les ambitions communes étaient de «Nourrir le monde!», ne tarit pas de preuves pour démontrer que ce coin de pays, le sien par-dessus le marché, contribue à 30 % de la production horticole sous serres au Québec.300 exploitations Pour confirmer le caractère horticole bien implanté de Laval, François Rocque nous livre quelques statistiques fort éloquentes: «Nous comptons chez nous 100 producteurs de fleurs annuelles.175 producteurs de fruits et légumes et 180 serristes.» En raison des antécédents horticoles de Laval, cette ville dispose d'une infrastructure bien développée dans ce secteur.En effet, il y a déjà trois marchés publics auxquels se sont ajouté 30 fruiteries et une trentaine de kiosques de bord de route.Cette ville compte, en plus, 100 entreprises de services horticoles, 40 jardineries et pépinières et 50 fleuristes.Considéré comme un interlocuteur valable, François Rocque s'associe horticulteurs, gens d'affaires, l'Union des producteurs agricoles, la Société d'agriculture de Laval, le MAPAQ dans des programmes de promotion à frais partagés afin de faire connaître les produits et services en horticulture offerts à Laval.À titre d'exemple, CODEL, la Société d'agriculture et l'UPA de Laval distribuent déjà un répertoire des produits et services horticoles.¦ Laval.la capitale de l'horticulture maraîchère de primeurs et environnementale.«Laval.le plus beau jardin - en ville!» - Sol de qualité et climat exceptionnel; 100 producteurs de fleurs annuelles; 175 producteurs de fruits et légumes; 180 serristes; 41 jardineries et pépinières; 3 marchés publics; 100 entreprises de services horticoles; 50 fleuristes; 30 kiosques de bord de route 30 fruiteries; Le centre de la Nature'; 141 parcs urbains; 27 berges aménagées; Le Centre professionnel de formation horticole Vanier; Le laboratoire de physiologie végétale du CRESALA.Corporation de développement économique de Laval 1555,boul.Chomedey, bureau 100 Laval (Québec), H7V 3Z1 Tél.: 662-4393 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 21 Serres L'éclairage artificiel est rentable La recherche démontre que la marge de profit augmente.Mais il faut tenir compte du marché dans l'évaluation de la rentabilité.par Serge Proulx Depuis 1985, les chercheurs du Centre de spécialisation des cultures abritées puis du Centre de recherche en horticulture (CRH) de l'Université Laval ont effectué des recherches surl'utilisationde l'éclairage artificiel pour la production de nombreuses espèces en serre.Ces recherches ont montré qu'il était possible d'augmenter les rendements de plusieurs productions en serre grâce à l'utilisation de l'éclairage artificiel.La recherche que nous vous présentons vise à produire un modèle budgétaire plus précis pour évaluer, pour quatre productions, les effets de l'éclairage artificiel (lampe au Sodium Haute Pression, HPS) sur la marge de profit.Pour la tomate, le poivron et la rose coupée, on a calculé des améliorations significatives de la marge de profit.Cependant, l'éclairage artificiel n'influe pas beaucoup sur la marge de profit du concombre.Des résultats significatifs Dans les complexes serricoles d'au moins un hectare, les rendements obtenus des différentes cultures étudiées augmentent avec le niveau d'éclairage.Il en est de même pour le prix, puisque la qualité et les ventes hors saison, où les prix sont plus élevés, augmentent aussi avec le niveau d'éclairage.Pour la tomate, les rendements de 33 kilos par mètre carré sans aucun éclairage artificiel passent à 39 et 45 kilos par mètre carré avec respectivement 20 et 30 W/m2, soit 18 % et 36 % d'augmentation des rendements annuels.L'étude du CRH propose un prix annuel moyen de référence de 2,20 dollars le kilo sans éclairage Serge Proulx est professionnel de recherche du Centre de recherche en horticulture de l'Université Laval.Pour la tomate, l'utilisation de l'éclairage artificiel peut améliorer la marge de profit de 55 %, mais ne garantit pas la rentabilité de la production.artificiel, qui augmente de 32 et 38 cents le kilo pour les niveaux déjà cités, donc 14.5 % et 17,3 % d'augmentation.Ainsi, les revenus par mètre carré de production augmentent de 35 % et 60 %.Dans les conditions actuelles du marché et selon les contraintes imposées dans ce modèle (ex.: le taux d'intérêt sur emprunt de 12 %), l'utilisation de l'éclairage artificiel améliore la marge de profit de 17 % à 20 W/m2 et de 55 % à 30 W/m2.Pour le concombre, les rendements de sept douzaines par mètre carré sans aucun éclairage artificiel passent à 9,1 et 10.6 dz/m2 avec respectivement 20 et 30 W/m2 comme niveau d'éclairage, soit 30 % et 51,4 % d'augmentation des rendements annuels.De même, l'emploi d'éclairage augmente le prix moyen annuel (8,84$/dz) de 1,31 $ et 1,51 $/dz pour les niveaux déjà cités, soit 15 % et 17 % d'augmentation.Ainsi, les revenus par mètre carré de production augmentent de 49,3 % et 77,3 %.Mais pour cette culture en production annuelle, l'éclairage artificiel n'influe pas significativement sur la marge de profit.En effet, elle passe de -29,10 $ à -29,33 $ et à -26,77 $/m2 pour des niveaux de 0, de 20 et de 30 W/m2.Pour le poivron, les rendements de 16 kilos par mètre carré sans aucun éclairage artificiel passent à 22 kg/m2 avec 20 W/m2 comme niveau d'éclairage, soit 37,5 % d'augmentation des rendements annuels.Ici encore, l'emploi de l'éclairage artificiel permet d'obtenir un meilleur prix annuel moyen; il passe de 3,93 $/kg à 4,23 $/kg avec 20 W/m2, soit 8,9 % d'augmentation.Ainsi, les revenus par mètre carré de production augmentent de 48 %.La marge de profit passe donc de -20,41 $ à -15,30 $/m2 pour des niveaux de 0 et 20 W/m2 respectivement, soit 25 % de variation.22 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Budget annuel de production en fonction du niveau d'éclairage ($/m2) Tomates Concombres Poivrons Roses coupées (photopériode de 17 h) (photopériode de 17 h) (photopériode de 20 h) (photopériode de 24 h) NIVEAU D'ÉCLAIRAGE (VW) 0 20 30 0 20 30 0 20 0 10 15 20 Frais fixes 45,95 59,92 68,02 45,95 59,92 68,02 45,95 61,64 45,95 54,57 59,44 63,00 Frais variables 39,38 48,93 53,65 45,03 61,78 68,46 37,34 46,72 43,93 51,61 54,12 56,29 Total des coûts 85,33 108,85 121,68 90,98 121,70 136,48 83,29 108,36 89,88 106,18 113,56 119,29 Rendements vendables 33,00 kg 39,00 kg 45,00 kg 7,00 dz 9,10 dz 10,60 dz 16,00 kg 22,00 kg 130 tiges 176 tiges 196 tiges 208 tiges prix ($/kg ou dz) 2,20 2,52 2,58 8,84 10,15 10,35 3,93 4,23 0,65 0,65 0,65 0,65 Revenus 72,60 98,30 115,99 61,88 92,37 109,71 62,88 93,06 84,50 114,40 127,40 135,20 Marge de profit ¦12,73$ -10,55$ -5,69 $ -29,10$ -29,33 $ -26,77 $ -20,41 $ -15,30$ -5,38 $ 8,22$ 13,84$ 15,91 $ Pour la rose coupée, les rendements qui sont de 130 tiges par mètre carré sans aucun éclairage artificiel passent à 176, 196 et 208 tiges par mètre carré avec respectivement 10,15 et 20 W/m2 comme niveau d'éclairage, soit 35,4 %, 50,8 % et 60 % d'augmentation des rendements annuels.Même si le niveau d'éclairage augmente, le prix ne varie pas dans le modèle.Ainsi, les revenus par mètre carré de production augmentent de 35,4 %, 50,8 % et 60 %, et la marge de profit passe de -5,38 $ à 8,22 $ puis à 13,84 $ et 15,91 $/m2 pour des niveaux deO, 10, 15 et 20 W/m2 respectivement.Pour les potées fleuries, selon des informations recueillies directement chez certains producteurs, il semblerait que l'utilisation de l'éclairage artificiel serait avantageuse pour certaines variétés.Entre autres choses, il y aurait raccourcissement des cycles de production et une augmentation de la qualité moyenne produite grâce à l'éclairage d'appoint.La variation de qualité et le nombre de productions supplémentaires obtenues annuellement rentabiliseraient avantageusement l'investissement d'éclairage.Il reste à améliorer les techniques de production.¦ Frais fixes et frais variables Le but de cette étude n'était pas de produire un modèle budgétaire complet.Seul l'effet sur la marge a été considéré.Les remboursements de taxes, subventions et autres revenus de ce type ne sont pas considérés.Cette étude préliminaire montre clairement que les rendements des cultures, les prix de vente et le niveau lumineux sont les facteurs les plus importants dans la rentabilité de l'éclairage artificiel.Les autres facteurs, comme la photopériode, le coût des intrants et le coût de l'électricité lié à l'éclairage artificiel (de 5 à 8 % du total des coûts), quoique non négligeables, ont une influence moindre sur la marge de profit.Une marge positive du modèle ne garantit pas nécessairement la rentabilité de la production.L'ajout des frais de commercialisation par exemple et une détérioration des conditions de marché peuvent faire chuter la marge de profit.Seules les variations entre ces marges sont significatives.Tous les résultats sont annuels et calculés par unité de surface d'un mètre carré de serre.Les frais fixes comportent l'évaluation des frais d'investissement d'un complexe serricole d'une superficie d'un hectare.Le coût total des investissements d'infrastructure est évalué à 237,75 $/m2 et sa valeur annuelle amortie linéairement est de 17,23 $/m2.Ces chiffres ne comprennent pas le coût du système d'éclairage qui est évalué spécifiquement.Il varie de 28 $ à 84 $/m2 selon le niveau d'éclairage (de 10 à 30 W/m2) et sa valeur amortie varie de la même façon entre 4 S et 11 $/m2.La structure des investissements de l'hypothèse de calcul considère que deux tiers des investissements totaux sont empruntés à un taux moyen de 12 % sur une période de 20 ans.L'annuité à payer est donc de 21,22 $/m2 à laquelle on ajoute de 2.51 $/m2 à 7.46 $/m2 selon le niveau lumineux, pour l'investissement en éclairage artificiel.Le reste des investissements est le fait des investisseurs-actionnaires et/ou propriétaires.Le paiement de la dette (annuité) représente entre 21 % et 25 % du total des frais (fixes + variables), dont la partie imputable à l'éclairage artificiel représente jusqu'à 6.1 %.Enfin, les frais fixes par mètre carré ne varient que si.la photopériode ou le niveau d'éclairage sont différents, car cela implique une quantité et un entretien variables des lampes.La variation des frais fixes entre photopériodes pour un même niveau d'éclairage est, au maximum, d'environ 2,8 % du total des frais.Elle n'est pas aussi significative que celle entre les niveaux d'éclairage qui s'élève jusqu'à 18 %.Les frais de régie de production (pes- ticides, fertilisants, main-d'oeuvre, etc.), les frais divers tel assurances, taxes et autres, et les frais de chauffage au propane et en éclairage varient en fonction du niveau d'éclairage artificiel.Dans cette étude, le chauffage de la serre est assuré uniquement par un système au propane pour bien cerner l'influence de l'éclairage sur le coût de l'énergie.Le coût du propane était évalué à 0.16 $/l et l'électricité du système d'éclairage à 0,0302$ /kWh.il est à noter que les lampes HPS produisent beaucoup de chaleur.Celle-ci peut combler jusqu'à 45 % des besoins énergétiques en chauffage (photopériode de 24 heures à 20 W/m2).Or les frais énergétiques de chauffage et d'éclairage représentent environ 12 % du total des frais (fixes + variables), peu importe le niveau d'éclairage.L'utilisation de l'éclairage artificiel contribue donc à réduire la facture de chauffage, tout en permettant des conditions lumineuses favorables aux différentes productions en serre.Par contre, il n'y a que très peu de variation du coût de l'énergie en fonction du niveau d'éclairage; tout au plus 4 % du total des frais entre aucun éclairage artificiel et 30 W/m:.La même remarque s'applique pour les frais divers avec une variation maximale de 1,4 % du total des frais.Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 23 Nous avons procédé par élimi Éliminez à jamais vos bidons de 10 litres en commandant Dual® dans le nouveau reservoir pratique Field-Pak"c Contrairement aux mini-systèmes de vrac de plus grande taille, le Field-Pak ne contient qu'un maximum de 200 litres (soit l'équivalent de 20 bidons de 10 litres), ce qui le rend idéal pour les superficies de 100 à 200 acres.Grâce au Field-Pak, vous réduirez dans une grande proportion vos manipulations d'herbicide.Ainsi, au lieu de vous tracasser avec le rinçage et l'élimination des bidons, vous pouvez retourner CIBA-GEIGY ©1991 CIBAGEIGY CANADA LTÉE, Division agriculture, 6860 Century Avenue, Mississauga, Ontario, Canada L5N 2W5. lation.et voilà le résultat! kotre Field-Pak chez le détaillant pour le faire remplir.Équipé d'une pompe p piston et d'un compteur fiables, le Field-Pak respecte les exigences les plus strictes en matière de sécurité des systèmes de vrac.Et il est conçu pour durer des années.Et il est entièrement recyclable.Éliminez donc 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NOUVEAU— FIELD-PAK" INours lire l'étiquette et suivre le mode d'emploi.Dual* est une marque déposée de CIBA-GEIGY CANADA LTÉE.Field-PakMC est une marque de commerce de CIBA-GEIGY CANADA LTÉE. Innovation Kiwi du Québec, c'est parti! Après une deuxième année de récolte, Kiwibec limitée de Saint-Thomas de Joliette investit pour décupler sa production.par Simon-M.Guertin ju'est-ce qui arrive lorsqu'on met ensemble un professeur de conduite \ automobile et un hybrideur de plantes exotiques?Une entreprise agricole révolutionnaire qui produit des kiwis et des plantes de collection! En effet, Serge Fafard (le professeur) et Jacques Dorée (l'hybrideur) ont récolté, le mois dernier, 15 000 kiwis provenant de leur plantation de 50 arbres.«En 1992, nous atteindrons le volume de croisière évalué à 60 000 fruits par année», prévoit Serge Fafard.Le kiwi demande une période d'implantation de sept ans avant d'atteindre sa pleine production.Mais le kiwi seul ne peut rentabiliser la serre.C'est pourquoi ils se sont lancés, en même temps, dans un programme de production de plantes vivaces comme le hosta, l'hémérocalle, l'iris et la pivoine, toutes destinées aux jardins botaniques et aux collectionneurs.«De cette façon, explique Serge Fafard, on obtient des fruits dans les arbres et des plantes au sol.Une occupation double, quoi!» Leur aventure remonte au printemps 1987.Les deux associés ont alors importé une cinquantaine de plants de kiwis de la Nouvelle-Zélande.De quoi remplir deux serres d'une surface totale de 140 sur 43 pieds.Âgés de deux ans déjà, ces plants devaient donner une première récolte en 1989.«L'an dernier, nous avons récolté 4000 fruits», dit Serge Fafard.Contrairement à ce qu'on pense, le kiwi n'est pas une plante tropicale.Même si l'arbre ne tolère pas des températures inférieures à -11 °C, il a besoin d'un repos minimum de 400 heures à -5 °C.Par ailleurs, le mûrissement du fruit est obtenu à une température de 5 °C.A l'opposé, cet arbre supporte mal des températures supérieures à 34 °C.La régie consiste donc à réchauffer les serres à partir du 15 mars pour Les serres projetées de Serge Fafard ne répondront qu'à 0,5 % de la demande québécoise en kiwi.lentement atteindre 20 °C.Puis vers la fin mai arrive la période de la pollinisation.Les serres ne sont remplies que d'arbres femelles, car ils sont seuls à produire des fruits.Le pollen est importé de la Californie.«Au prix auquel on paie le pollen, chaque fleur est minutieusement fertilisée à la main», commente Serge Fafard.Une première taille a lieu en juillet, la seconde en décembre.Aucun agent phytosanitaire Le kiwi n'est pas une culture sensible aux insectes et maladies, si bien qu'on n'utilise aucun agent phytosanitaire.Par ailleurs, la plante a besoin d'azote, mais en petite quantité.C 'est donc une culture idéale pour alimenter le comptoir biologique des supermarchés.«Nous serons bientôt reconnus comme producteurs biologiques», confie Serge Fafard avec satisfaction.En effet, la culture est implantée dans un compost qui lui procure les éléments fertilisants nécessaires.«Par contre, chaque arbre boit 25 gallons d'eau par jour», prévient Serge Fafard.En fait, c'est une plante de sous-bois qui vit de façon naturelle les pieds dans l'eau.Même si le coût de production ne semble pas élevé, il faut compter sept ans avant d'atteindre la pleine production, ce qui prolonge la période de retour sur investissement à 14 ans.Les plants coûtent environ 25 dollars pièce et occupent une centaine de pieds carrés chacun.Le chauffage, réduit en hiver, produit une facture annuelle de 2300 dollars pour les serres actuelles.La quatrième année, on peut compter sur 80 fruits par arbre.Le volume s'accroît par la suite progressivement, pour atteindre 1000 à 1500 fruits la septième année.Le prix au marché de gros oscille, selon le calibre, entre 25 et 70 cents par kiwi, ce qui laisse environ 700 dollars par arbre.Actuellement, la recherche à Agriculture Canada porte sur le développement de cultivars capables de supporter des températures de -25 °C et même -40 °C.Les premiers résultats donnent des fruits dont l'apparence laisse à désirer.En attendant, la culture est polarisée au Québec avec 0,6 hectare et en Colombie-Britannique où on produit 1,2 hectare sous serres et 21 hectares en plein champ.Ensemble ces deux provinces ne produisent pas un million de livres, alors que la demande toujours en expansion atteignait 30 millions de livres en 1990.¦ 26 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Forêt La motoneige sort du bois Avec la même motoneige à deux chenilles, Paul-Etienne Gilbert a transporté 1300 cordes de bois.Un producteur de bois du Saguenay débarde des charges allant jusqu'à 5000 kilos avec sa motoneige.par Pierre Dubois Croyez-le ou non, transporter plus de trois cordes de bois à pâte dans un même voyage au moyen d'une motoneige est tout à fait possible.En effet, c'est l'exploit qu'a réussi Paul-Étienne Gilbert, producteur de bois de La Baie au Saguenay.Il s'agit toutefois de la charge maximale transportée dans les meilleures conditions.En moyenne, M.Gilbert transporte des charges variant d'une à deux cordes.L'utilisation de la motoneige pour transporter du bois de la souche au chemin de camion demeure en vogue d'année en année en forêt privée au Québec.L'enquête du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) de l'Université Laval, portant sur les coûts de production du bois en forêt privée, révélait, l'hiver dernier, qu'environ 8 % des producteurs de bois utilisent ce mode de transport sur neige.Le secret: la «sleigh» Selon Paul-Etienne Gilbert, les gens sont étonnés lorsqu ' ils voient la longueur du traîneau dont il se sert pour sortir le bois.Il s'agit là cependant du secret du transport du bois avec une motoneige.«La plupart des producteurs qui se servent de motoneige ont des «sleigh» qui n'ont pas assez de portée», affirme Paul-Étienne Gilbert.Le traîneau qu'il utilise mesure cinq mètres (16 pieds) de longueur.En-dessous, une paire de skis (appelés aussi patins) à l'avant et une à l'arrière assurent à l'ensemble de la charge le glissement sur la neige.La dimension des patins peut sembler extravagante: deux mètres (6,5 pieds) de longueur à l'avant, 2,5 mètres (8 pieds) à l'arrière, et 25 cm (10 pouces) de largeur.Mais en plus de maximiser la portée sur la neige, le traîneau est assez résistant pour sup- Pierre Dubois est ingénieur forestier.porter de lourdes charges, atteignant jusqu'à 5000 kilos.Afin de réduire au minimum la friction sur la neige, le dessous des patins est recouvert de téflon.Ce traîneau, fabriqué par M.Gilbert, a coûté quelque 2000 dollars de matériaux.Avec sa motoneige, M.Gilbert transporte du sapin, de l'épinette, du tremble et du bois franc, tronçonnés en bouts de quatre pieds.Il lui arrive de transporter également des billots de sciage de 12 pieds.Des chemins planifiés Il faut planifier les chemins de débardage de façon à descendre avec la charge.«On peut monter un peu aussi, explique Paul-Etienne Gilbert, mais on ne peut pas s'arrêter en montant une côte.» Les techniques utilisées sont les mêmes que celles du transport du bois avec les chevaux, méthode très utilisée jadis.Afin de faciliter le halage du bois, le producteur doit s'assurer d'avoir un chemin bien préparé.Le débardage du bois au moyen de la motoneige se fait pendant la période de l'hi ver où la qualité de la neige est à son meilleur.Les chemins sont façonnés à l'aide d'une gratte en janvier et le bois peut être transporté jusqu'à la mi-mars.Il y a toutefois un certain risque associé à ce mode de transport lorsqu 'on descend une pente avec la charge.Le conducteur de la motoneige est en effet mal placé: en bas, en avant de la charge et sans trop de protection.Pour descendre les plus fortes pentes, deux moyens permettent un certain freinage du traîneau.Le plus sécuritaire et le plus efficace, c 'est de laisser traîner un tas de bois à l'arrière de la charge.On peut aussi utiliser des chaînes que l'on fixe sous les patins.M.Gilbert utilise peu cette dernière méthode, parce qu 'elle endommage les patins.Paul-Étienne Gilbert ne doute pas de la rentabilité de son mode de transport.Il y aplusieurs années, il débardait jusqu'à 325 cordes de bois par année sur la neige.Depuis trois ans, il n'en débarde plus cependant que de 50 à 60 cordes.Avec la même motoneige à deux chenilles, il a transporté quelque 1300 cordes de bois.Selon une étude, la productivité de ce mode de débardage peut atteindre 3,8 mètres cubes apparents (1,6 corde) par heure sur quatre kilomètres de distance.D'autre part, la motoneige minimise la perturbation du sol forestier tout en protégeant les jeunes arbres.Il s'agit donc d ' un mode de transport du boi s très «écologique», bien adapté à une sylviculture plus intensive.¦ Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 27 Banvel SANDOZ AGRO CANADAJNC.Météo - Février Rouyn-Noranda i Ville-Marie Roberval LaTuque1 North Bay Pembroke Québec) Trois-Rivières1 Ottawa Montréal Frédéricton I I I I 5 1 1 l l10 1 1 1 1 15 I I I I 20 I I '25 I I I I 30 1 Précipitations Températures 2 Précipitations 1 T Températures Neige Averse Froid Doux Abitibi—Témiscamingue Les températures moyennes seront proches de la normale, mais le mois sera plus sec que de coutume.Neige légère les trois premiers jours du mois.Prévision de chutes de neige plus abondantes dans l'ensemble vers le milieu de la semaine, par averses, puis de nouveau autour des 10, 11 et 12.Période généralement belle depuis le 14 jusqu'au 21.Probabilité de neige les 22 et 28.Temps froid autour des 3 et 4,14 à 18 et 23 à 25, parfois jusqu'à-30 °C vers le milieu du mois.Chutes de neige appréciables prévues pour le début de mars entre le 1er et le 4 puis les 8 et 9.Vallée de l'Outaouais Les températures seront proches de la normale et le mois sera plus sec que la normale.Probabilité de chutes de neige généreuses dans la plupart des secteurs les trois premiers jours du mois.Neige plus légère la plupart des jours entre le 5 et le 12, et chute de neige plus abondante vers le mercredi 13.Temps surtout beau entre le 14 et le 21.Chutes de neige généreuses du 22 au 25.La période la plus froide du mois s'étendra du 14 au 20, parfois autour de -30 °C.Au début de mars, neige importante les premiers jours puis autour des 8 et 9.Montréal et Cantons-de-l'Est Février devrait être plus froid et plus sec que la normale.Probabilité de neige appréciable vers le vendredi 1er février et dans la fin de semaine qui suit.Ciel nuageux dans l'ensemble et neige la plupart des jours, habituellement légère, entre le 5 et la fin de semaine des 9 et 10.Prévision de neige plus abondante autour du 12.Beau temps en majeure partie entre les mercredis 14 et 21.Neige plus abondante autour du 22 et neige plus légère vers le 25.Vers le milieu du mois, on connaîtra les plus grands froids, autour de -25 °C.Au début de mars, chutes de neige appréciables du 1er au 4 puis vers les 8 et 9.Saguenay—Lac-Saint-Jean Février sera plus sec que la normale, avec des températures voisines de la normale.Chute de neige généreuse les trois premiers jours du mois.Précipitations légères et sporadiques entre le 5 et le 10.On peut s'attendre à une chute de neige appréciable autour du 15.Suivra une période de beau temps, depuis la fin de semaine des 16 et 17 jusqu'au 21.Prévision de neige plus généreuse autour du 22 et du 25.Vers le milieu du mois, on peut avoir -35 °C à certains endroits.Au début de mars, des chutes de neige généreuses autour des 1er, 2, 6 et 9.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Conditions plus froides et plus sèches que la normale dans toute la région en février.On prévoit des précipitations généreuses le 1er, puis probablement autour du 5 et du 7 ainsi que durant la fin de semaine des 9 et 10: précipitations globales importantes.On attend d'autres précipitations autour du 15, mais peu, ou pas du tout, entre la fin de semaine des 16 et 17 et le jeudi 21 février.Du 22 au 24, temps nuageux et précipitations généreuses.Du temps froid est prévu, surtout vers le milieu du mois.En mars, temps orageux vers les 1er et 2 du mois, les 6 et 7 ainsi que les 9 et 10. Nouveaux produits TTacteurs gagnants Les nouveaux tracteurs Fiatagri tant attendus par la Coopérative fédérée ont fait leur entrée sur la scène québécoise en décembre dernier.Regroupés sous le nom de gamme «Winner», ils couvrent des puissances comprises entre 98 et 130 chevaux Din.Ces tracteurs sont dotés de nouveaux moteurs Fiat-Iveco à six cylindres de 5420 ce pour le modèle de 98 ch et 5 861 ce pour les puissances supérieures.Le niveau de bruit a été réduit de trois décibels pour répondre aux normes européennes.La majorité des commandes sont électrohydrauliques par simple pression sur des boutons.L'électronique est également utilisée pour le contrôle et les commandes du relevage hydraulique.Cette série est offerte avec la boîte de vitesses de base 16 AV + 16 AR: quatre vitesses que l'on peut sélectionner en quatre gammes, avec inverseur synchronisé.Huit combinaisons sont possibles à partir de la boîte de vitesses de base.Sarcleur pour cultures avec résidus Case IH lance un sarcleur adapté aux cultures avec travail minimum du sol.Plus robuste, il brise le sol entre les rangs.L'étançon unique est solidement attaché au bâti.Le dégagement a été prévu pour affronter les résidus sans risque d'accumulation.La profondeur de travail peut être ajustée à chaque rangée, de même que le coutre situé à l'avant de l'étançon.Le modèle 184 est offert en largeurs de 4 à 12 rangs et pour des relevages hydrauliques de catégories II ou III.Tronçonneuse «turbo» La Corporation Josa, distributeur canadien des tronçonneuses Jonsered, présente quatre nouveaux modèles dont deux, les 2051 et 2094, sont issus de la technologie turbo.Elles sont conçues pour une gamme complète d'utilisations, y compris les plus difficiles opérations d'abattage professionnel.Elles sont les premières tronçonneuses à être dotées d'une puissance turbo qui maximise le rendement.Tracteur utilitaire La compagnie Kubota Canada ltée lance son tracteur utilitaire équipé d'un chargeur et d'une rétrocaveuse sur le marché canadien.Ce véhicule articulé est équipé d'un moteur de 50 chevaux et de la traction aux quatre roues.Il présente une largeur de 6 pieds et sa hauteur hors tout est de 8 pieds et 10 pouces.La rétrocaveuse est en mesure de creuser jusqu'à 9 pieds de profondeur et sa force d'arrachement est de 3780 livres.Additif alimentaire porcin SmithKIine Beecham division Santé animale inc.tenait une réunion d'information en octobre dernier pour présenter l'additif alimentaire porcin Stafac.Le Dr H.Henderickx de Belgique, découvreur de Stafac, y a expliqué comment l'antibiotique virginiamycine permet aux porcs d'atteindre le poids de mise en marché plus rapidement, et comment ce produit est efficace pour la prévention et le traitement de la dysenterie des porcs.Les produits Stafac n'exigent pas de périodes de retrait avant l'abattage, et ils peuvent être administrés dans les moulées de début, de croissance et de finition.Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 29 Nouvelles de l'industrie INDEX DES ANNONCEURS HORTICULTURE Codel p.21 MACHINERIE Case IH p.34-35 John Deere p.47 Ford New Holland Inc.p.39-41 Massey-Ferguson p.18-19 PESTICIDE Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.24-25 ICI Chipman p.48 Sandoz Agro-Canada Inc.p.4-28 SANTÉ ANIMALE International Stock Food Ltd p.32 SEMENCE Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.14-15 L'Association Secan p.12 W.L.Research p.2 VOYAGE Voyages Constellation Ltée p.16 Votre soutien est notre force.Aidez-nous à trouver une cure.Faites un don à l'Association canadienne de la dystrophic musculaire.O I E N N E DE MUSCULAIRE -*- Conseil d'administration Le nouveau bureau de direction de l'Association des fabricants de matériel agricole du Québec pour l'année 1990-1991 se compose des personnes suivantes: président, Victor Rousseau (Rovibec inc.), vice-président, Mario Houle (AgriMétal inc.), secrétaire-trésorier, Denis Laurin (Machinerie Laurin inc.).Les autres membres du C.A.sont Claude Rivard (Wic inc.), Michel Houle (J.Houle et fils inc.), Georges Choinière (B.et R.Choinière ltée) et Yvon Vallières (ValMétal inc.).Honneur La compagnie Ford New Holland a été honorée par 1 ' Association américaine des ingénieurs agricoles qui lui a remis quatre prix concernant le caractère innovateur de ses produits.Les produits qui ont attiré l'attention sont la transmission «Ultra-Command» sur les tracteurs 8630, 8730 et 8830, le système d'enrobage de balles rondes «Fast net», la rotopresse modèle 630 et le système d'éjection «Baie Eject» installé sur la grosse presse européenne modèle D-1000.Association des marchands Lors de leur réunion annuelle en novembre dernier, l'Association des marchands de machines agricoles du Québec a discuté de la TPS et des contraintes que leur impose le ministère des Transports en regard de la circulation sur les routes en fin de semaine.Ils ont également élu leur conseil d'administration pour l'année 1990-1991.Il se compose de Patrick Auger, remplacé sur la photo par le directeur sortant Guy Larose.Ensuite dans l'ordre, Marc-André Dallaire, Michel Girouard, secrétaire, Peter Delisle, 2e vice-président, Gaétan Tremblay, président, Michel Forest, 1er vice-président, Rénald Guillemette, André Parisien, André Coulombe, Pierre Guillet, Réjean Clément et Raymond Brisebois.Acquisition d'actif La compagnie Pioneer Hi-Bred International inc.s'est portée acquéreur des biens de l'entreprise Allelix Crop Technologies de Mississauga, Ontario.Cette dernière est reconnue pour ses travaux dans le secteur de la biotechnologie agricole et, plus spécifiquement, pour sa participation au développement des hybrides de canola.Elle fera désormais partie de la division des produits provenant de plantes spéciales.Cette division développe, produit et met en marché des cultures qui offrent un potentiel pour une utilisation finale ou la transformation.Nomination La compagnie Pickseed Canada inc.annonce la nomination de Daniel Brière au poste de directeur régional des ventes des produits de semences et de l'approvisionnement à la ferme pour le Québec.Il détient un B.Se.en agronomie du Collège Macdonald et est membre de l'Ordre des agronomes du Québec.Alliance compromise Les compagnies Kverneland et Kongskilde n ' ont pas réussi à s ' entendre sur les conditions de la fusion avant la date limite fixée au 29 octobre 1990, si bien qu'elles continueront leurs activités respectives comme auparavant.30 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Machinerie Des machines sur mesure Chaque outil doit être adapté à la dimension de l'entreprise, mais aussi aux autres appareils disponibles sur la ferme.par Simon-M.Guertin Pour obtenir une organisation efficace au moindre coût, il faut d'abord disposer des moyens de travail les mieux adaptés.Or, pour un volume de production donné, il faut connaître le temps dont on dispose.Par exemple, quel est le temps nécessaire pour ensemencer 30 hectares d'orge.Cette recherche permet à la fois de définir approximativement les besoins en heures pour ce qui est de l'uti lisation du tracteur et les besoins en main-d'oeuvre.Cette approche permet aussi de repérer les périodes où il y a surcharge de travail.Une bonne révision et éventuellement le remplacement d'outils avant la prochaine saison de travail peut éviter bien des inconvénients.Dans ce travail, il ne faut pas négliger une part d'imprévus et prévoir une marge de sécurité.L'augmentation inconsidérée de la puissance du tracteur ne résout pas tout.Bien souvent, elle entraîne un accroissement des investissements, car le matériel existant n'est plus adapté.Autrement, le moteur devient mal utilisé.La détermination de la puissance optimale passe par un inventaire complet des travaux à effectuer et des outils existant sur la ferme.Une puissance L'organisation d'un chantier, ça se calcule.élevée permet de travailler dans des conditions extrêmes, ce qui peut produire des effets agronomiques négatifs à long terme.Il existe une relation mathématique entre la puissance et le couple d'un moteur qui représente sa capacité de faire face aux efforts.En pleine charge, le couple est maximal aux environs de 1500 à 1700 tours par minute et la puissance est maximale vers 2200 à 2300 tours par minute.Par ailleurs, la consommation est minimale au couple maximal, puis elle monte rapidement.Il Tableau I Capacité des machines au champ Matériel Vitesse km/h Efficacité Labour (30-40 cm) 7 85% Sous-solage 50 cm 6 85% Sous-solage 1 m 5 85% Chisel 8 85% Vibroculteur 10 85% Cultivateur 10 85% Herbes à disques 9 85% Semoir à céréales 8 75% Semoir à maïs 8 70% Faucheuse rotative 10 85% Source: adapté du MAPAQ est donc toujours préférable de travailler près du couple maximal dans la mesure où le type de travail à effectuer le permet.Les aléas du terrain font que si une difficulté survient, le couple résistant augmente, le tracteur risque de caler (mourir).Un moteur travaillant dans des conditions mal déterminées et très variables a besoin d'une forte réserve de couple pour faire face aux difficultés éventuelles.En revanche, un tracteur travaillant dans des conditions parfaitement définies (entraînement à la prise de force) ne demande pas de réserve de couple importante, mais une puissance maximale à un régime donné.La réserve de couple élevée a tendance à donner une forte consommation à vitesse maximale, il faut donc bien étudier le travail à faire avant de choisir un moteur.Une puissance adaptée En présence des différents travaux à effectuer et des temps disponibles pour les exécuter, il est possible de calculer mathématiquement la dimension qui convient.Il existe une règle simple pour déterminer la capacité des machines.Elle consiste à multiplier la vitesse d'avancement par la largeur de Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 31 Tableau II Puissance nécessaire (chevaux) Matériel 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 Labour (40 cm) 2 socs 3 socs 4 socs 5 socs Sous-solage (50 cm) 1 corps 2 corps 3 corps 4 corps Sous-solage (1 m) 1 corps 2 corps Chisel 5 dents 9 dents 13 dents Vïbroculteur 2 3 4 5 7 9 10 mètres Cultivateur 1,5 2,5 3.5 4,5 6 7,5 9 mètres Herses à disques 1,5 2,5 3,5 4,5 5,5 6,5 m.Semoirs à céréales 2 3 4 5 6 mètres Semoir à maïs 4 6 8 rangs Faucheuse rotative 1,6 2 2,4 3 3,2 m.Fourragère à maïs 1 2 3 rangs Remorque 4 6 10 12 tonnes 160 5 corps 15 dents PjPRE TKODPEM VOGUA [WTERNATIONAt < FOOD CO.fi PAR UNE ALIMENTATION OPTIMUM! Le BUFFERPAC de ISF - Tampon - Un mélange additionné de potassium pour maintenir une haute production et une consommation stable de fourrage lors de stress.Depuis plusieurs années, les producteurs de lait, de boeuf et de porc font confiance aux "PREMIX ISP', vitamines et minéraux ainsi qu'au fourrage traité au "SILO GUARD" pour, atteindre des sommets de production.Le YEASTPRO de ISF contient: - Des cultures de levure vivantes qui augmentent les bactéries du rumen.- De la niacine (vitamine B-3) qui aide à atteindre un sommet plus élevé de production et une meilleure résistance.- Du methionine de zinc qui réduit les problèmes de luccocites et de pattes.Le VITAPRO de ISP contient: - Un mélange de vitamine A,D,E, niacine et sélénium.Le VTTAPAC de ISF - Premix hydro-soluble - Un mélange de vitamine et d'olégo-éléments soigneusement balancé et mélangé pour traiter vos animaux déficients.Le SILO GUARD de ISF peut être employé aussi bien dans les ensilages que dans le foin mis en balle.Si vous 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existe en système impérial; elle fait intervenir la vitesse en mille par heure, la largeur de l'instrument en pieds, le tout divisé par 8,25.Ce résultat est ensuite multiplié par un facteur d'efficacité, et la réponse obtenue est en nombre d'acres par heure.6 mph x 20 pieds x 85 % = 12,4 a/h 8,25 Le tableau I indique les vitesses normales d'utilisation ainsi que l'efficacité caractéristique des opérations de préparation de sol, d'ensemencement et de coupe de foin.Pour ce qui est des machines comme la presse et la fourragère, leurs capacités variables sont normalement spécifiées en tonnes par heure.Toutes ces informations permettent donc de déterminer la dimension des machines pour une ferme en particulier.Lorsque les dimensions des machines sont déterminées, il est possible de se référer au tableau II, afin d'évaluer la puissance nécessaire des différentes opérations.Les valeurs sont bien sûr à moduler selon les terrains.Le résultat dépend de la qualité de l'information.On s'entend, par ailleurs, pour dire que l'organisation du travail et le bon emploi des moyens sont cependant nécessaires pour aboutir à des prix de revient limités.¦ 32 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Finance TPS provinciale: une autre transition délicate Cette année, il faudra vivre avec deux régimes de taxe.par Daniel Girard Une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule.En effet, le 30 août dernier, le ministre des Finances du Québec annonçait la décision du gouvernement d'implanter une TPS provinciale qui serait harmonisée avec laTPS fédérale.Les deux taxes, chacune de 7 %, seront perçues par le ministère du Revenu du Québec à compter du 1er janvier 1992.Il apparaît que la période de transition du l"janvierau31 décembre 1991 nous réserve quelques surprises.À compter du 1er janvier 1991, le gouvernement provincial élargit la portée de sa taxe de vente en incluant les meubles, les vêtements, les textiles, les chaussures, sans oublier les repas de moins de 3,50 $ pris au restaurant.En contrepartie, il réduit le taux général de sa taxe de vente de 9 % à 8 %.Par la suite, le 1er janvier 1992, la portée de la taxe sera élargie au secteur des services et le taux sera ramené à 7 %.De plus, le mécanisme de remboursement des crédits de taxe sur les intrants (C.T.I.) pour les entreprises n'entrera en vigueur que le 1er janvier 1992.Cela signifie que les méthodes actuelles de remboursement de taxe de vente provinciale relative à certaines exemptions spécifiques, parexemple sur l'électricité, seront en vigueur jusqu'au 1er janvier 1992.Pour 1991, nous devrons vivre avec deux régimes de taxe de vente.Dans plusieurs cas, il y aura un traitement différent au fédéral et au provincial.Par contre, et c'est là un point positif, à partir de 1992, le traitement des transactions sera identique aux deux paliers de gouvernement.Les contribuables n'auront à traiter qu'avec un seul organisme de perception, soit le ministère du Revenu du Québec.Cela leur évitera d'avoir à rédiger deux déclarations de taxe.On ne peut que souhaiter que la Daniel Girard.CM.A., est président d'Agro gestion L.G.L.inc.même harmonisation se fasse éventuellement au niveau de l'impôt sur le revenu.Au-delà des beaux discours, cette nouvelle taxe a aussi des conséquences pratiques pour les agriculteurs.Ils doivent modifier leurs livres comptables et leurs méthodes de facturation.Il leur faut obtenir d'abord un numéro d'enregistrement auprès de Revenu Canada taxe d'accise (des formules d'inscription sont offertes dans les bureaux de poste).Il est à noter que.même si en 1992 la taxe sera administrée par le gouvernement provincial, le même numéro d'enregistrement restera en vigueur.Les agriculteurs doivent aussi inscrire leur numéro d'enregistrement sur chaque facture de plus de 30 dollars qu'ils présentent à un client et s'assurer que chaque facture qu'ils acquittent porte bien le numéro de leur fournisseur.S'ils négligent de le faire, leurs demandes de remboursement risquent d'être refusées.Le système comptable doit cumuler séparément la taxe payée et la taxe perçue; il doit aussi cumuler séparément les revenus taxables ou détaxés et les revenus exonérés.Les ventes taxables sont, par exemple, les travaux à forfait, le transport, la vente de chevaux, les animaux de compagnie (chiens, chats.), les fleurs, les arbres de Noël ou le bois, les carcasses d'animaux morts impropres à la consommation.Les ventes détaxées sont, par exemple, le lait, les oeufs, les produits maraîchers et fruitiers, le miel, les animaux de ferme sauf les chevaux, les grains, les engrais, le fumier.Les revenus exonérés sont, entre autres, la vente de quota, les loyers résidentiels, les intérêts, etc.Dans un tel contexte, il est très important de bien effectuer la comptabilisation de vos opérations dès le début.Si vous avez des doutes, il serait tout à fait justifié de consulter votre conseiller financier, de façon à vous assurer de ne pas avoir à refaire le travail au moment de la rédaction de vos demandes de remboursement.Plusieurs intervenants ont fait remarquer à juste titre qu'il aurait été beaucoup plus simple d'exempter à la base les véritables agriculteurs de l'application de la TPS.plutôt que de procéder à l'exemption de certains produits agricoles particuliers.À la lecture des différents documents ministériels publiés jusqu'à maintenant, il faut constater que cette option, fort simple d'application, n'a pas été retenue par les gouvernements.Nous devons donc nous astreindre à produire les réclamations de taxe prévues par la loi.¦ Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 33 Si vous étiez jockey, il s'appellerait Secretariat.«Le concept Twin Spires est une marque déposée de Churchill Downs Incorporated.» Puissance, rapidité, performance.le meilleur de sa catégorie.C'est ce qui vous vient à l'esprit si vous entendez parler d'un pur-sang célèbre comme Secretariat.Et c'est tout à fait la même Une catégorie à part chose pour les tracteurs MAXXUM de Case International de 57, 64 et 70 kW (77,86 et 94 HP à la PDF).Conçu pour des exploitants agricoles comme vous.Les tracteurs MAXXUM sont incomparables et répondent aux exigences des exploitants agricoles tels que vous: beaucoup de vitres afin d'obtenir une meilleure visibilité.Une boîte automatique avec inverseur marche avant/arrière pour augmenter votre productivité.Une option de vitesses rampantes qui rend le tracteur plus polyvalent, des cabines silencieuses et confortables qui font passer le temps plus vite, ainsi qu'une puissance et une traction vous permettant d'effectuer un plus grand nombre de tâches par rapport à un tracteur de la même taille.Mais ce n'est pas tout.Couvert par la meilleure garantie* Grâce à la garantie de 5 ans ou 5000 heures sur les trac-teurs MAXXUM, vous pouvez avoir a vJl ] l'esprit tranquille; cela vous prouve ^m^SmâA^iÉm également que ces tracteurs ont ete bMMH^I conçus de façon parfaite dès le départ.De plus, cette garantie est entièrement cessible si vous décidez d'échanger votre tracteur pendant qu'il est encore couvert, ce qui vous avantage lors de la revente.Rien ne vaut un matériel performant.Vous n'êtes peut-être pas jockey, mais en tant qu'exploitant agricole, il vous faut un tracteur aussi performant qu'un cheval pur-sang, pus après jour, saison après saison.Il vous faut donc un tracteur MAXXUM.Demandez à votre concessionnaire Case IH de vous en faire amener un dans votre ferme afin de voir de quoi il est capable.*À l'exception des pneus qui sont couverts par la garantie du fabricant.Une franchise de 200 $ sera payable pour chaque réparation dès la première année écoulée.J I Case Canada Qomm\ Une division cte Tenneco Canada Inc ^*^^*^, 3350 S.Service Rd., Burlington.ON L7N 3M6 Gestion Assurance: la bourse ou.la vie?Peu d'agriculteurs savent que la valeur nette de leur entreprise peut combler une partie de leurs besoins en assurance-vie.par Pierre Desrosiers et Sylvain Dufour Apeu près tous savent qu'on doit souscrire à une police d'assurance-vie.Mais peu sont capables de déterminer le niveau de protection qu'il faut avoir.Pourtant, lorsqu'on s'y arrête, ce n 'est pas si compliqué.En agriculture, le producteur doit tenir compte de son entreprise.De plus, il doit prendre en considération les diverses possibilités de continuité de l'entreprise après sa disparition.Il doit d'abord déterminer ses besoins.On ne souscrit pas à une assurance-vie pour faire de l'argent.Le premier objectif devrait toujours être de s'assurer que la famille ne manquera de rien après le départ d'un de ses membres.Bien sûr, il faut aussi prévoir une somme pour l'inhumation de la personne disparue.Il est aussi recommandé, en cas de décès, de réduire le ni veau d'endettement de l'entreprise: Car, si le principal gestionnaire disparaissait, que se passerait-il?Celui qui prendrait la relève ne serait peut-être pas apte à gérer l'entreprise de la même manière.Enfin, si on veut être plus précis, pourquoi ne pas inclure aussi, dans sa protection, des montants couvrant l'hospitalisation avant le décès, les frais de notaire (succession) et d'éventuelles sommes pour les études des enfants?La ferme: première assurance-vie?Après le décès d'un des exploitants, il est possible que celui qui reste ne désire plus continuer en agriculture.En vendant l'entreprise, il aura alors des chances d'obtenir un capital suffisant pour couvrir une partie de ses besoins.S'il continue en agriculture, par contre, il devra prévoir des frais supplémentaires Pierre Desrosiers et Sylvain Dufour sont agronomes et conseillers en gestion agricole aux SGA Vaudreuil-Soulanges-Beauhamois et Basses-Laurentides.Exemple de besoins en matière d'assurance-vie 200 175 150 125 100 75 50 25 Montant d assurance nécessaire" je V 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Âge Plus on vieillit, plus nos besoins en assurance diminuent.en main-d'oeuvre et pour la garde des enfants (s'il y a lieu).Le besoin réel de protection pour la vie est donc la différence entre les besoins de la famille après le décès d'un des conjoints (subsistance, dettes, hospitalisation, inhumation, notaire, études) et le capital que l'on possède à ce moment (vente de la ferme ou autre).Les calculs présentés dans le tableau accompagnant cet article montrent quels seraient les besoins d'un agriculteur après le décès de son épouse.Premièrement, on remarque qu'il ne lui serait pas nécessaire d'inclure ses besoins de subsistance dans l'assurance-vie de sa conjointe.En effet, la ferme, s'il la garde, lui apporterait de quoi vivre (15 000 $), de subvenir à la garde de ses enfants (4000 $) et d'avoir un employé pour combler le travail que son épouse accomplissait avant sa mort (5000 $).Ces coûts supplémentaires, faisant suite au décès, seraient compensés par un coût de la vie moindre ( 15 000 $ versus 20 000 $) et par l'ajout d'une prestation donnée à toutes les années par le Régime des rentes du Québec (6960 $).Mais notre agriculteur devra aussi payer l'hospitalisation, l'inhumation et la succession (10 000 $), et prévoir la réduction des dettes de l'entreprise (85 000 $), le paiement de l'impôt sur le revenu ( 1000 $), et les études éventuelles des enfants (montant facultatif de 20 000 $).On voit donc que le total de ses besoins (116 000 $) ne pourrait pas être entièrement couvert par le capital agricole s'il continue à exploiter la ferme.Les seuls montants disponibles à la mort de son épouse seraient quelques économies (5000 $) et la prestation donnée une seule fois au moment du décès par le Régime des rentes du Québec (2890 $).Les besoins d'assurance sont donc de 108 110 $ ( 116 000 $-5000 $-2890$).Mais il faut encore penser à majorer ce montant pour faire face à l'inflation (5 % durant 5 ans).Les besoins en assurance-vie, pour l'épouse, sont donc de 138 381 $(108 110 $x 1,28).Imaginons que celle-ci, après avoir fait tous ces calculs, constate que sa protection n'est que de 50 000 $ et 36 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Calcul des besoins en assurance-vie ($) Cas du décès de l'épouse Placement 1.Coûl de la vie après le décès de la conjointe: 20 000 $X 75% 15 000 2.(¦) Prestation annuelle du survivant (R.R.Q.) 6 960 3.(+) Frais de garde des enfants 4 000 4.(+) Main-d'oeuvre agricole supplémentaire 5 000 5.(=) Revenu nécessaire de la famille après le décès de la conjointe 17 040 6.La ferme pourra-t-elle subvenir au montant calculé en 5?Si non, de combien?0 7 Capital requis pour générer le montant en 6 0 6.Dettes et autres trais: a) hospitalisation, inhumation, succession 10 000 b) réduction des dettes de la ferme 85 000 c) impôt sur le revenu de la personne décédée 1 000 d) éducation (études) des enfants 20 000 e) autres 0 Total: Capital requis pour payer les dettes 116 000 9.Montant brut d'assurance-vie nécessaire (7+8) 116 000 10.L'actif: a) prestation de décès du R.R.Q.2 890 b) vente de voire ferme nette d'impôt 0 c) valeurs mobilières et économies 5 000 d) régime de retraite 0 e) autres biens 0 Total 7 890 11.Montant net d'ass.-vie nécessaire (9-10) 108110 X facteur d'inflation (5%/an durant 5 ans = 1,28) 138 381 12.Police d'assurance-vle actuellement en vigueur a) emprunts: 0$ d)_ b) monsieur: 150 000$ e)_ c) madame: 50 000$ Total 50 000 13 Montant suppl.d'ass.-vie nécessaire (11-12) 88 381 qu'aucun emprunt n 'est assuré.Il lui faut donc une couverture supplémentaire d'approximativement 88 OOO S (138 381 $ -50 000 $) pour éviter que ses survivants aient des problèmes à son décès.Elle pourra le faire soit en souscrivant à une nouvelle police d'assurance-vie ou en assurant les emprunts.Trop ou pas assez de protection?Un autre aspect doit être considéré dans la détermination de ses besoins de protection pour la vie: l'âge de l'agriculteur.C'est lorsque l'on est jeune qu'on a le plus grand besoin d'assurance-vie.Facile à comprendre! En principe, lorsque l'on est jeune, on a peu d'épargne et peu de capital accumulé.La famille d'un jeune agriculteur décédé doit assumer sa subsistance avec le seul capital que lui fournit la compagnie d'assurances.Par contre, si on décède à 50 ans, on laisse généralement une famille moins nombreuse qu'à l'âge de 30 ans.De plus, plusieurs dettes ont déjà été honorées.C'est pourquoi plus notre capital s'accroît, moins on devrait avoir besoin d'assurance-vie.Mais attention, la police qui coûte le plus cher n'est pas nécessairement celle qui correspond le mieux à ses besoins.On l'a vu, le capital que l'on possède doit être considéré dans la planification de ses besoins de protection pour la vie.Ainsi, le producteur qui désire une protection adéquate en payant une prime économique n'a qu'à faire varier son niveau de protection à mesure que son autonomie financière augmente.¦ Les REER changent dès janvier Il ne sera plus nécessaire de courir déposer sa cotisation avant la date limite.On aura sept ans pour le faire.par Daniel Boulanger Depuis plusieurs années déjà, le gouvernement fédéral nous promet une réforme des régimes de retraite.L'objectif de cette réforme est de permettre à tous les Canadiens de se constituer, au cours de leur vie active, une rente suffisante pour couvrir leurs besoins financiers lors de leur retraite.Enfin, après une longue attente, une nouvelle législation s'appliquera à compter de 1991.Elle comporte plusieurs nouvelles règles concernant les régimes de retraite agréée (RPA).les régimes de participation différée aux bénéfices (RPDB ) et les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER).Dans cet article, nous examinerons les nouvelles règles applicables aux REER aussi bien que celles qui continueront de s'appliquer.Pour le particulier qui ne contribue pas à un régime de retraite pour l'année d'imposition 1990.la contribution maximale est le moindre des deux montants suivants: 7500 dollars ou 20 % du revenu gagné en 1990.Elle doit être versée au cours de l'année ou dans les 60 jours suivants, ce qui nous amène habituellement au 1er mars de l'année suivante.Il est à noter qu'il est plus avantageux de contribuer tôt dans l'année, puisque les revenus d'intérêt s'accumulent, libres d'impôt, dans le REER.Autrefois, le revenu gagné utilisé pour le calcul de la contribution maximale comprenait les revenus d'emploi, les revenus d'entreprise, les revenus de location et les revenus de retraite.Mais pour les années d'imposition 1990 et suivantes, les revenus de retraite ne font plus partie de ce calcul.D'ailleurs, ces revenus, qui comprennent notamment la pension de la Sécurité de la vieillesse et les rentes du Québec, ne peuvent plus, depuis 1990, être transférés en franchise d'impôt.En effet, il était possible de transférer la totalité de ces prestations dans un REER.ce qui en retardait l'imposition.Au nom du conjoint La contribution du particulier peut être faite soit en son propre nom, soit au nom de son conjoint, en tout ou en partie.Par exemple, M.Labonté veut faire une contribution de 5000 dollars.Il peut donc inscrire le montant total à son nom ou à celui de sa conjointe, ou il peut verser 3000 dollars à son nom Daniel Boulanger, maître fiscaliste, travaille au Service de la comptabilité et de l'impôt à la Fédération de l'UPA de Nicolet.Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 37 et 2000 dollars au nom de Mme Labonté.Dans tous les cas, c'est lui qui aura droit à la déduction de 5000 dollars.Quant à elle, Mmc Labonté a droit à ses propres limites de contribution et à sa propre déduction.Lorsque le particulier contribue au REER de son conjoint, il doit s'assurer que son conjoint ne retire pas les fonds investis dans le REER à n'importe quel moment, car il doit inclure dans son propre revenu le montant des cotisations déduites dans l'année du retrait et des deux années précédentes.Cette règle ne s'applique toutefois pas dans les cas de rupture de mariage ou de décès.Ainsi, le conjoint ne doit pas retirer ces fonds avant qu'il ne se soit écoulé deux ans sans que le particulier n'y ait contribué.Cela permet d'éviter que le particulier ne contribue pour son conjoint dans le seul dessein de lui faire retirer les fonds à un taux d'impôt inférieur.À partir de 1991, les plafonds de contributions ne seront plus les mêmes.La contribution maximale sera de 18 % du revenu gagné, à condition que ce montant soit inférieur au plafond indiqué au tableau.Sept ans pour payer Mais ce qui semble le plus intéressant dans les nouvelles mesures, c'est la possibilité de reporter pendant sept ans les droits de cotisations à des REER qui n'auront pas été utilisés au cours d'une année donnée.Cette règle contribuera à réduire la fièvre qui s'emparait des investisseurs aux mois de janvier et de février, quand ils s'empressaient de souscrire à un REER avant la date limite.Car cette déduction inutilisée pourra, dorénavant, être utilisée durant n ' importe laquelle des sept années suivantes, ce qui peut s'avérer particulièrement avantageux lors d'une vente d'entreprise qui engendre des revenus additionnels.Le contribuable bénéficiera alors d'une plus grande marge de manoeuvre concernant sa planification fiscale.Une judicieuse contribution aux REER pourra permettre de réduire substantiellement la facture finale d'impôt.Certains éléments n'ont toutefois pas subi de modifications.D'abord l'âge limite pour contribuer, qui reste de 71 ans.Après cet âge, le contribuable devra soit retirer les fonds, acheter une rente ou transférer les montants dans un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).Année Plafond 1991 11 500$ 1992 12 500$ 1993 13 500$ 1994 14 500$ 1995 15 500$ 1996 et suivantes indexé Ensuite, les intérêts payés pour souscrire à un REER ne sont toujours pas déductibles, comme avant.Et puis, il est encore possible de transférer, sans aucun impact fiscal, une partie ou la totalité de votre REER d'une institution financière à l'autre, ou d'un type de REER à l'autre.Des frais d'administration seront cependant facturés.Enfin, comme dans l'ancien régime, la contribution à un REER permet une déduction d'impôt, mais son retrait éventuel sera imposé un jour ou l'autre.Le REER n'est donc pas une économie réelle d'impôt mais plutôt un report d'impôt.D'autres abris fiscaux Pour terminer, mentionnons que d'autres abris fiscaux peuvent se combiner avec un REER pour obtenir des déductions supplémentaires.C'est le cas des parts permanentes des Caisses et du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FSTQ).Ces abris fiscaux sont transférables dans un REER, ce qui, fiscalement parlant, est très avantageux.Par contre, l'utilisation de ces abris s'avère plus risquée et peut procurer un rendement moindre.La situation financière de chacun doit être étudiée minutieusement, et il est fortement recommandé de consulter un professionnel qui saura vous guider à travers cette jungle de lois fiscales.¦ 38 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Tracteurs Ford: Rentabilité supérieure Les agriculteurs, comme tous les hommes d'affaires, surveillent de près la rentabilité de leur entreprise.Ils se sont rendu compte que la fiabilité légendaire des tracteurs Ford de 30 à 90 HP ferait grimper leurs profits.C'est pourquoi de plus en plus d'agriculteurs avisés s'équipent de tracteurs Ford.Plus de travail, moins de temps au garage.Compagnon fidèle, votre tracteur Ford vous mène au champ jour après jour, sans jamais manquer à l'appel.Moins souvent immobilisé que ses concurrents, il exige moins d'entretien et vous permet de tra- vailler encore plus fort! Son robuste moteur super-carré combine un couple maximum à une consommation de carburant étonnamment basse, une conception qui minimise l'usure et l'effort fourni par le moteur.Sans oublier sa boîte de vitesses et sa transmission solides qui résistent sans faillir aux travaux les plus pénibles.Les systèmes hydrauliques Ford ont eux aussi fait leurs preuves—un contrôle précis et sans surprise, au bout des doigts.Ce n'est pas sans raison que lors du concours international de labourage en 1988, un plus grand nombre de participants a choisi un tracteur Ford de préférence à toute autre marque.Un Ford vous en donne vraiment pour votre argent.Asseyez-vous et additionnez prix d'achat, fiabilité, puissance, performance, frugalité, caractéristiques spéciales et valeur de revente.Total : rentabilité supérieure.N'attendez plus.Allez rendre visite à un concessionnaire de tracteurs Ford.Vous en aurez vraiment pour i_i votre argent! FORD NEWHOLLAI\D Mieux-être Dans les bras de Morphée On retrouve à la campagne autant de maladies du sommeil que chez les citadins rongés par le stress.par Carole Brodeur Certaines personnes ont besoin de dix heures de sommeil par nuit, d'autres seulement trois, et c'est tout à fait normal.En fait, on a souvent l'impression que la quantité de sommeil dont on a besoin est toujours une demi-heure de plus! On évalue que 10 à 17 % de la population nord-américaine éprouve des difficultés avec son sommeil: insomnies, hy persomnies (être somnolent durant le jour) et parasomnies (être somnambule, grincer des dents, faire pipi au lit, etc.).Les producteurs agricoles échappent souvent à l'insomnie idiopathi-que (sans cause.connue), parce qu'ils font plus d'exercice que les citadins pousse-crayons rongés par le stress.Mais on retrouve, à la campagne, autant de maladies du sommeil, telles que les apnées.M.Bemier, un bon vivant, producteur de porcs, est somnolent pendant la journée.Il a mal à la tête en se levant, et a des pertes de mémoire.Sa femme se plaint qu'il ronfle plus que jamais.M.Bemier souffre probablement du syndrome des apnées du sommeil, à l'instar d'un pour cent de la population.Cette proportion peut aller jusqu'à 30 % chez les personnes âgées de plus de 60 ans.Le syndrome des apnées, l'une des plus graves maladies du sommeil, se manifeste par l'arrêt de la respiration de 30 secondes à une minute, plusieurs fois durant la nuit.L'apnéique type est un homme de 50 ans et plus, gros ronfleur et plutôt corpulent.M.Bernier devrait consulter son Carole Brodeur est biologiste.médecin parce que, comme l'hypertension, c 'est à long terme que les apnées du sommeil produisent leurs effets négatifs: la dégénérescence des facultés mentales et d'autres troubles de santé dus au manque d'oxygène.Le médecin de famille conseillera sûrement à M.Bemier d'arrêter de fumer, de perdre du poids et de laisser tomber la petite «ponce» qu'il prend pour mieux dormir.Si les symptômes persistent, M.Bemier sera envoyé à une clinique du sommeil où des spécialistes décideront des mesures à prendre.On pourra, par exemple, procéder à l'ablation d'une partie du palais et des tissus adipeux autour pour faciliter l'entrée de l'air et faire cesser les apnées.Une autre des mesures consiste à utiliser pendant la nuit un appareil qui assiste la respiration en poussant l'air dans les poumons.Les résultats sont très concluants, les uti 1 isateurs se sont sentis reposés comme jamais.L'insomnie n'est pas un danger pour la santé comme telle.Pourtant, son incidence sur la qualité de vie est telle qu ' il peut en résulter des désordres comme les ulcères, l'hypertension, etc.Dans bien des cas, changer ses habitudes suffirait à rétablir un bon sommeil.Par exemple, la deuxième cause d'insomnie en Amérique du Nord, après les maladies psychiatriques, vient de la consommation de somnifères.Les pilules créent rapidement l'accoutumance et procurent un sommeil très peu réparateur.Selon le Dr Jacques Montplaisir, du Centre d'étude sur le sommeil à l'hôpital Sacré-Coeur, les somnifères ne devraient être pris que pendant des périodes bien délimitées: trois semaines, à la suite d'un deuil, par exemple, mais jamais pendant dix ans! Quelques «trucs» pourmieux dormir: modérer le café, la cigarette et le chocolat pendant la soirée, se coucher seulement pour aller dormir et se lever toujours vers la même heure.Il ne faut pas trop dormir, car cela détruit l'architecture du sommeil.Et surtout, ne pas trop s'en faire si on dort mal : si on est bien fat igué, on dormira mieux le lendemain! M.Racine, producteur laitier de Bedford, ne s'en fait pas avec son sommeil: «On est assez fatigués! On s'endort!» Le matin, il se lève souvent sans l'aide du réveille-matin.M.Racine est positif au sujet de son sommeil et c'est probablement à cause de son sommeil qu'il est positif tout court! ¦ 40 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Passe dans les récoltes difficiles comme dans du beurre! Rien n'arrête les faucheuses-condition-neuses New Holland DiscbineMD de 2,5 et 3 mètres.Elles travaillent à leur vitesse de croisière, à peu près celle de votre tracteur, même dans les pires conditions! Des disques montés sur une barre de coupe et tournant à haute vitesse fauchent aussi bien les récoltes emmêlées et couchées que les tiges denses et mouillées.Il n'y a rien à leur épreuve, pas même les fourmilières ni les taupinières.En un mot, du rendement! A cette grande capacité de coupe s'ajoute le traitement en douceur de la récolte au moyen de rouleaux en caoutchouc à motif en chevrons.Des rouleaux de gros diamètre qui s'imbriquent les uns dans les autres et sont devenus la norme de l'industrie dans le domaine.Le résultat : séchage plus rapide.La largeur de transport est la même que la largeur de coupe : 8 pi 3 po sur la faucheuse 408 et 9 pi 9 po sur le modèle 411.Tout un avantage sur route et pour passer les portes de clôture! Dans un cas comme dans l'autre, le passage des fauchées aux andains se fait en un clin d'oeil, sans outils.Une caractéristique très pratique.Mettez une faucheuse-conditionneuse Discbine de New Holland à l'épreuve.Elle vous ouvrira une voie dans les conditions les plus difficiles.Le modèle 411 de 3 mètres coupe une fauchée de 9 pi 9 po.FORD l\EW HOLLAND Vie rurale Les veuves de la politique Difficile d'élever 226 brebis quand notre partenaire est déjà bien occupé avec ses 41 786 membres, le libre-échange et le GATT.par Sylvie Bouchard On a souvent entendu dire que derrière tout grand homme se cachait une grande femme.C'est sans doute le cas de Pauline Proulx, effacée derrière Jacques, président de l'Union des producteurs agricoles depuis près de dix ans.Ce petit bout de femme de 50 ans trouve parfois le temps long.En effet, le rôle des dirigeants dans le domaine agricole diffère de celui des autres hommes politiques; ils se doivent de faire partie intégrante du milieu, en l'occurrence posséder une ferme.Toutefois, quand la tâche les oblige à une présence permanente cinq jours par semaine au siège social, il faut bien que quelqu'un s'occupe du reste.Et le reste, dans le cas de Pauline, ce sont les moutons de leur ferme de Saint-Camille.Ce printemps, 226 brebis vont agneler.«M'occuperdes moutons, c'est ce que je fais le mieux, affirme Pauline.Mais surveiller l'agnelage de plus de 200 brebis en quatre mois, c'est beaucoup pour une seule personne.» Peu de temps pour le reste Selon Jacques Proulx, il est très difficile de travailler sur les deux tableaux en même temps.«En politique, dit-il, on se laisse emporter par nos grands problèmes et on prend pour acquis que tout fonctionne bien ailleurs.Ça devient dangereux de laisser de côté des choses qu'on n'a pas le droit de laisser aller.Il faut se donner une discipline sévère pour ne pas devenir étranger à son conjoint.» Pas facile tout ça! Pour Jacques Proulx, tout serait parfait si les deux partenaires étaient des «bêtes politiques».Ce n'est pas le cas de Pauline.Contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord, elle participe peu à la vie syndicale de son mari.«Il ne parle pas beaucoup de ses dossiers ni de ses problèmes à la maison, dit-elle.Les fins La production ovine est celle que Pauline a définitivement choisie lorsque Jacques s'est présenté à la présidence provinciale.de semaine, il s'occupe de la ferme, lit les journaux et reprend du sommeil!» Elle est peu au courant de ses activités hebdomadaires et hésite souvent à lui téléphoner au bureau pour lui demander conseil sur une décision à prendre.«J'ai toujours peur de le déranger dans une réunion ou une discussion importante», ajoute Pauline.Car l'UPA brasse des dossiers importants actuellement.Entre le libre-échange, les accords du GATT et les Etats généraux, son président trouve moins de temps et d'énergie pour les problèmes de brebis.et de couple.L'automne dernier, le couple s'est réservé une semaine sous le soleil de la Floride.Mais leurs dernières vacances remontaient à deux ans et avaient duré deux jours au lieu des deux semaines prévues! «C'est très difficile sur la vie de couple et sur la vie familiale, confie Pauline.On ne sort presque plus ensemble, et si Jacques prend des vacances à la maison, le téléphone ne dérougit pas.» Et ce qui complique encore la communication, c'est la distance entre la ferme et le bureau.«On ne peut régler tous les problèmes par téléphone, explique Jacques Proulx.Certains producteurs refusent des postes de dirigeant, parce que leur ferme est trop éloignée du bureau.Malheureusement, on ne peut pas tous avoir des fermes à Beloeil.Par exemple, Jean-Yves Couillard, deuxième vice-président, exploite une ferme à Saint-Marc.Si un problème survient chez lui, il saute dans son auto et arrive en 15 minutes.» Pourtant, Jacques Proulx est convaincu que les dirigeants doivent continuer à exploiter une ferme.«Il faut être collé à la réalité quotidienne agricole pour être capable de voir les dossiers dans leur ampleur, malgré tout ce que cela implique», ajoute-t-il.En réalité, la production ovine est celle que Pauline adéfinitivement choisie lorsque Jacques s'est présenté à la présidence provinciale.A ce moment, l'entreprise comptait aussi une vingtaine de boeufs de boucherie et quelques truies.Mais devant l'éventualité des absences de plus en plus nombreuses de son mari, 42 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 elle décidait avec lui de vendre tout ce qui n'était pas ovin.Aujourd'hui, les journées de Pauline Proulx ressemblent à celles de plusieurs producteurs.Debout à 5 h 30, elle s'occupe du «train» et de la surveillance des brebis qui doit être constante durant les mois d'agnelage.Elle tient la comptabilité et s'occupe des achats pour l'entreprise.Heureusement, elle peut compter de plus en plus sur la présence et l'appui de son fils Marc, qui semble intéressé à prendre la relève.«J'élève les agneaux, Marc choisit ceux qui iront à l'abattage, dit-elle.Je n'ai pas l'oeil pour évaluer le poids.C'est aussi lui le spécialiste de l'insémination artificielle et de la préparation des aliments.» ¦ Pendant que son mari règle des problèmes provinciaux, Pauline Proulx gère l'entreprise familiale.Sont-ils encore des producteurs?«Quand on s'engage dans la vie syndicale, la première question qu 'on se pose est: "Qui va s'occuper de la ferme?"» Laurent Pellerin est président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec depuis cinq ans.Depuis qu'il s'occupe de politique, sa ferme a continué à évoluer grâce à la participation de son épouse, mais à un rythme plus lent.C'est probablement le cas de tous les dirigeants de l'UPA, condamnés à ne travailler sur la ferme que deux jours sur sept.«C'est pour ça que les carrières au sein du syndicat ne sont pas longues», dit-il.En effet, pour pouvoir continuer à gérer une entreprise malgré un travail à l'extérieur à plein temps, il faut beaucoup de discipline et de disponibilité.Et des partenaires consentants.Mais il reste convaincu que les dirigeants doivent être producteurs.Selon lui, ceux qui possèdent des petites fermes réagissent moins vite et ne parlent pas le même langage que les producteurs de grandes entreprises.C'est aussi l'avis de Germain Simard.président de la Fédération de l'UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean et membre du conseil exécutif de la Confédération de l'UPA.«Il est fondamental que la classe agricole soit représentée par des producteurs, dit-il.Contrairement aux autres syndicats, nous sommes une union de chefs d'entreprise.» Et on imagine mal un producteur quitter sa ferme pour s'engager au sein de son syndicat.Mais les dirigeants sont-ils encore des producteurs agricoles?«Bien sûr.répond Germain Simard.En agriculture, il n'y a pas d'heures.On est producteur la fin de semaine.» Par ailleurs, il faut absolument un accord familial.«C'est le genre de décision qu'on prend ensemble, conclut Germain Simard.Si ça va mal au sein de la famille et dans I entreprise, c'est impossible d'arriveràconcilier les deux.» Viens jaser Il est loin, le village Durant les années 30, les producteurs ne se préoccupaient pas de mondialisation des marchés.par Maurice Hardy, agronome L'observateur moderne trouve que l'agriculture est une entreprise fort complexe.On est en perpétuelle recherche de la voie idéale vers l'avenir.On forme des commissions, des comités, des groupes d'étude qui se penchent sur des problèmes, recherchent et proposent des solutions ou des programmes qui s'empilent à une vitesse folle dans les bureaux gouvernementaux.Et on se questionne toujours sur le libre-échange et ses conséquences sur la production, les stocks et les surplus.On se demande toujours où la guerre internationale des subsides à l'agriculture va bien nous mener.Les délicates structures que nos agriculteurs ont mis sur pied et qu'ils essaient de maintenir sont fortement menacées.Dans les années 30.l'agriculteur québécois était loin de ce genre de préoccupations.On ne parlait pas de mondialisation de l'agriculture.Certains producteurs laitiers, les grands amoureux des bonnes races laitières, expédiaient chaque jour leur lait aux laiteries de Québec.Le petit train du matin se faisait gloire de cueillir, à chaque station et à chaque jour, les «canistres» des producteurs de lait nature et de laisser sur le quai de la gare les «canistres» vides de la veille.Les autres producteurs se groupaient selon le voisinage pour se rendre à la beurrerie ou à la fromagerie chacun leur tour y porter la traite des deux derniers jours.Rares étaient les producteurs qui se doutaient que notre beurre était vendu dans les grandes villes et que notre fromage était expédié en Angleterre.La production agricole de mon patelin était d'abord distribuée localement, qu'il s'agisse de production animale ou maraîchère.Toutes les productions herbagères ou céréalières étaient absorbées en très grande partie par les élevages locaux.Certaines régions fournissaient aux villes les fourrages pour les chevaux.Ceux-ci assuraient le transport des industries.Plusieurs producteurs parcouraient régulièrement les petites villes voisines pour y vendre, de porte en porte, une partie de leur production maraîchère.L'été, le boucher local absorbait aussi sa quantité hebdomadaire de viande que les agriculteurs lui offraient à la porte de l'église chaque dimanche.Puis à l'automne, la fin des récoltes marquait la période où il fallait descendre les légumes «de garde» à Québec, sur les marchés Champlain ou Saint-Pierre.Ce transport s'est effectué longtemps par bateau.Et venait enfin la dernière phase de la mise en marché des produits de la ferme, les boucheries de décembre.Une bonne partie de la viande était conservée pour la consommation de la famille au cours des mois d'hiver.Le reste était dirigé vers les marchés de la ville pour vente directe aux consommateurs ou distribution aux commerçants locaux.On était loin du libre-échange, des contrôles de production et des quotas, des subventions multiples et des accords du GATT.¦ Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 43 hiihIHmW (J'SWS PRETS DAWS^ , \IME MINUTE i y j| C'EST PAS COMPLIQUE, VOUS AUTRES, LES HOMMES -VOUS N 'AVEZ QU'À VOUS METTRE UNE CRAVATE -PIS C'EST TOUT.' 44 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Cuisine Viande rissolée aux légumes ¦ 'invention de la m conserve remonte Êmau début du XIX siècle.Ce procédé de conservation a contribué à prévenir les déficiences nutri-tionnelles dans les armées de Napoléon, puis dans le monde entier.C'est à un confiseur parisien, Nicolas Appert, que l'on doit cette découverte.L'illustre Pasteur a ensuite établi les bases scientifiques du procédé.La méthode ne nécessite aucun ajout d'additifs chimiques.Les légumes de conserve sont des produits de qualité bien de chez nous.Ils représentent un apport tout à fait valable à notre bilan nutritif quotidien.par Suzanne P.Leclerc Ingrédients 1 tasse (250 ml) de mie de pain 1/3 tasse (80 ml) de lait 1 lb (500 g) de viande maigre hachée: boeuf, porc ou veau 2 gousses d'ail hachées 2 c.à soupe (30 ml) de persil haché 1/2 tasse (125 ml) de fromage râpé 2 oeufs Sel, poivre Farine 1/2 tasse (125 d'huile véaétale ml) Légumes 1 boîte de 10 onces (284 ml) de pois 1 boîte de 14 onces (398 ml) de haricots coupés 1 boîte de 10 onces (284 ml) de carottes tranchées Jus d'un demi-citron Préparation • Verser le lait sur la mie de pain, laisser tremper, égoutter.• Mêler la mie, la viande hachée, l'ail, le persil, le fromage, ajouter les oeufs légèrement battus.Saler, poivrer, bien mélanger.Façonner des boulettes de 1 1/2 po (4 cm) de diamètre, les fariner légèrement, les aplatir un peu.• Chauffer l'huile.Dorer les.boulettes cinq minutes de chaque côté, baisser la chaleur et terminer la cuisson, les retirer et les déposer au centre d'un plat de service chaud, garder à la chaleur.• Ajouter un peu d'huile dans la même poêle, égoutter les légumes.Faire sauter les légumes pour les réchauffer, sans les dorer, les placer autour de la viande, les arroser de jus de citron.• Servir ce plat très chaud (4 portions).Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Préparation: Denise Vandal, spécialiste en art culinaire.Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 45 Autour de la ferme L'écureuil gris, familier et méconnu.Même si l'écureuil gris se passe de présentation, cet animal sociable cache bien ses petits secrets.par Alain Demers Qn rencontre fréquemment l'écureuil gris dans les boisés de ferme et les érablières au sud du Québec, de l'Outaouais jusqu'à la Beauce en passant par les Laurentides et l'Estrie.Pourtant, on le connaît mal.L'aspect le plus méconnu est sans doute la variété noire de l'écureuil gris qui se rencontre surtout chez nous à l'ouest ou au nord de son aire de distribution.On en voit beaucoup, entre autres, dans la région d'Oka.Cette variété était apparemment la plus répandue lors de l'arrivée des premiers Français au Québec.Des écureuils au pelage noir peuvent apparaître au sein d'une même portée, mais il s'agit toujours de la même espèce désignée officiellement sous le nom d'écureuil gris.Le caractère enjoué de cet animal attirant la sympathie, on s'amuse souvent à le nourrir, par ignorance.La bête en vient ainsi à associer directement la présence humaine à la nourriture.Résultat?Notre «joyeux compagnon» devient nuisible en rongeant les fils électriques, en saccageant le garde-manger ou en creusant des tunnels dans les matériaux d'isolation.Un compagnon quelquefois nuisible Il vaut donc mieux ne jamais nourrir les écureuils et leur couper tout contact avec les sources de nourriture.Pour empêcher l'accès au grenier et au hangar, on peut fermer les ouvertures avec un grillage fort d'une maille d'un centimètre, en s'assurant bien sûr qu'il n'y a pas d'écureuil à l'intérieur.Si c'est le cas, de l'antimite introduit dans le nouveau repaire de l'animal va l'encourager à quitter les lieux.Pour réduire l'accès aux fils électriques, on peut entourer ceux-ci d'une longueur de tuyau de 60 centi- L'ecureuil gris peut vivre jusqu'à 10 ans en liberté.mètres qui tourne librement.Pour empêcher l'écureuil de grimper aux arbres donnant accès à la maison, il suffit de fixer une feuille de tôle de 60 centimètres de largeur autour du tronc.Ceux qui installent des mangeoires d'oiseaux remplies de graines de tournesol attirent souvent, sans le vouloir, des écureuils gris autour de la maison.On découragera ces pirates en suspendant, par exemple, les plus petites mangeoires sur une corde à linge et en introduisant un vieux microsillon de chaque côté.Dans le cas d'une mangeoire en forme de plateau, un microsillon fixé au centre du poteau de soutien ou une feuille de tôle repliée sous forme d'entonnoir renversé s'avère souvent efficace.Si les problèmes persistent, on peut demander conseil à un biologiste du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche en téléphonant au bureau régional le plus près de chez soi.Actif tout l'hiver, l'écureuil gris varie son menu au fil des saisons: insectes, graines, petits fruits ou noix.Ce rongeur construit souvent son nid avec des feuilles et des brindilles au faîte des grands arbres.La saison froide l'amène toutefois à aller s'installer dans un arbre creux.Le petit animal vit souvent dans une société dominée par un grand mâle âgé.La hiérarchie s'établit à la suite de combats simulés et de folles poursuites.Le rut se produit vers la fin de l'hiver.Après plus de 40 jours de gestation, la femelle donne naissance à une portée de trois à cinq rejetons.Cependant, plus de la moitié des individus meurent au cours de la première année.Notons, par ailleurs, que l'écureuil gris peut vivre jusqu'à 10 ans en liberté et jusqu'à 20 ans en captivité.Du reste, comment passer sous si lence cette place spéciale qu'occuperait l'écureuil gris dans l'histoire des États-Unis?En effet, sa petite taille et son agilité en faisant une cible difficile, on lui attribue le mérite d'avoir fait des premiers colons de francs tireurs, contribuant ainsi à la défaite des Britanniques lors de la guerre de l'Indépendance américaine.Ce n'est pas peu dire.¦ 46 Le Bulletin des agriculteurs/janvier 1991 Si ça ne doit pas traîner, le tracteur doit pouvoir tirer Optez pour un tracteur John Deere de 105 à 200 HP de la série 55.Grâce au moteur de 7,6 L à couple élevé, lorsque vous traversez un bout de terre dure ou sablonneuse, la puissance reste constante sur une vaste plage de régimes pour continuer à avancer comme si de rien n'était.C'est l'un des moteurs diesel les plus perfectionnés sur le marché.La culasse à grands orifices de soupapes facilite la ventilation.Le turbocompresseur (et le refroidisseur secondaire des deux plus gros modèles) admet dans la chambre un volume plus considérable d'air frais et dense.alors quel 'évide-ment refaçonné du piston favorise un mélange carburant plus uniforme.De pair avec le système d'injection à haute pression et la distribution des soupapes ?parfaitement assortie, vous obtenez une combustion plus efficace qui augmente la force de traction.Et pourtant, l'efficacité énergétique est exceptionnelle.En fait, le tracteur 4955 de 200 HP a obtenu la plus haute cote aux essais du Nebraska.De nos jours, cette caractéristique n'est pas à dédaigner.Et, bien sûr, seule John Deere offre le P.A.M.Caster/Actionmc à commande automatique pour les virages serrés; la boîte semi-automatique Power Shift à 15 rapports; le système hydraulique John Deere de grande capacité et la carrosserie Sound Gard® irréprochable.Venez donc voir et essayer un tracteur John Deere de la série 55, de 105 à 200 HP.UN CHOIX D'ACTUALITE John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Un heitiqde de haute erformance PourlaluttecontHi lesgraminées annuelles^les mauvaises herbes àfeuilleslarges, satisrésidu | d'atrazine L'herbicide de haute performance Eradicane, est votre meilleure défense de front, contre les mauvaises herbes du mais.Seul Eradicane offre au maïs une excellente protection contre les graminées annuelles et les mauvaises herbes à feuilles larges pendant ses premières semaines de végétation, jusqu'à ce qu'il recouvre les rangs.Il y a une forte chance qu'Eradicane réponde seul à tous vos besoins.Si l'inspection de votre champ montre que votre culture nécessite une application supplémentaire contre les mauvaises herbes 2 ou 3 semaines après, vous avez à tout moment l'option d'utiliser un herbicide de post-levée, recommandé pour les mauvaises herbes à feuilles larges.Quoiqu'il en soit, vous avez toujours Eradicane qui empêche les graminées annuelles de se développer.De plus, vous n'avez pas de problèmes avec les mauvaises herbes à feuilles larges, et par dessus tout, aucun résidus d'atrazine l'année suivante.Vous obtenez ainsi cette année, une excellente répression des mauvaises herbes, en plus d'une flexibilité au niveau de la culture l'année suivante.Voilà ce que nous entendons par haute performance.Chipman Longueuil, Québec J4G 1R9
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