Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1991, mi-mars
Tracteurs John Deere de 65 à 95 HP Un rendement exœptionnel Ces tracteurs sont doués d'une étonnante force de traction.Dans les endroits difficiles, un John Deere ne flanche pas.Vous apprécierez jour après jour leurs nombreuses caractéristiques performantes.—Fiabilité.Les tracteurs John Deere sont construits pour durer.L'embrayage, la boîte de vitesses, les réductions finales et les freins sont éprouvés.—Confort.Le poste de conduite est spacieux et offre beaucoup de place pour les jambes.Les leviers de vitesse sont commodément situés et le siège assure un bon soutien toute la journée durant.I— Puissance.Le moteur à couple élevé fournit une force de traction exceptionnelle sur une grande gamme de régimes, et son rendement énergétique est très élevé.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 UN CHOIX D'ACTUALITÉ g Photo couverture; Huguette Leduc Ferme Maurice Desoultels, Ste-Posalle C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n 'écoute pas Victor Hugo Sommaire mi-mars 1991 Technique Les sucres au Nouveau-Brunswick 8 Une émblière de 37000 entailles où l'eau voyage par camion! Réforme-t-on nos vaches trop vite?10 Seuls les animaux réellement incurables devraient être éliminés.Des compagnes variées pour la luzerne 13 À part l'éternelle fléole, il y a aussi le dactyle, le brome, le ray-grass.Beauté et qualité vont de pair 19 La beauté d'une vache, c'est aussi un indice de productivité.Construire un corral, 22 c'est plus que rentable Pour faciliter les manoeuvres, rien de tel que les enclos et les barrières, à condition qu'ils soient bien conçus.Des maladies qui volent 24 Les virus et les bactéries voyagent dans l'air.parfois sur les oiseaux et les mouches.Compost: encore beaucoup 31 d'interrogations SPÉCIAL SEMOIRS Economie Difficile à réformer, cette Europe! 37 Un marché de dépanneurs 40 Les exportations du Québec comblent les «trous» delà Nouvelle-Angleterre, une position plutôt inconfortable.La conservation de l'énergie 47 pour une agriculture durable En brûlant moins d'énergie, les producteurs protégeraient l'en vironnement tout en augmentant leur rentabilité.Oui, on peut corriger les 49 tensions parasites! Pour protéger ses animaux, trois principaux outils: le filtre Hammond et les Systèmes STD et EGS.L'U.R.S.S., pays de contradictions 51 Malgré leurs ressources agraires extraordinaires, les Ukrainiens font la queue pour obtenir des aliments de base L'école et le champ.en même temps! 53 La formation «en parallèle» pourrait résoudre les problèmes de main-d'oeuvre, si les programmes d'aides étaient adéquats! Fonds agro-forestier: faites vos jeux! 55 Le petit frère du Fonds de solidarité est promis à un bel avenir, à condition que les producteurs s'y mettent.Le semis direct, une solution sage 26 Des producteurs ontariens l'ont essayé avec succès.Famille Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Collège Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Victor Girouard Producteur de porcs, St-Valérien Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Le Québec a les moyens 28 de son agriculture Le programme de soutien des prix ne nous appauvrit pas.bien au contraire.Les céréales profitent de la précision 29 En Europe, on essaie de greffer les qualités des planteurs à mais sur les semoirs à céréales.Les planteurs s'adaptent 30 aux nouvelles exigences L es nouvelles machines font un semis uniforme même à travers un généreux tapis de résidus.Le blé peut prendre congé du labour Pas de problèmes avec le semis direct.si on change de champ chaque année.33 Entretien manquant, semis manqué 36 Démonter les pièces du semoir, ce n 'est pas une perte de temps.Faut-il reprendre vos semis?38 En juin, on risque de n 'obtenir qu 'un rendement de 75%.Contre la déprime de mars.61 cultivez vos champs.d'intérêt Les depressions saisonnières se traversent mieux quand on s'adonne à des loisirs réguliers.Chroniques Actualité 7 Agenda 7 Autour de la ferme 66 Cuisine 65 Éditorial 5 Index des annonceurs 42 Nouveaux produits 41 Nouvelles de l'industrie 42 Onésime 64 Petites annonces 57 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 3 w PARDNER PABDNER problèmes mauvaises hei en post-levée us réprime pi importJI^p tauyc it I'abutilon mauvaises herbes résistantes à la lénopade blanc, ioux m post-levée • cité et derfoûts moii is le saTS nielles itrazine dans le 1er les graminées est beaocc Bins coûteux fenc Canada Inc.1 Artjentia Road, Plaza 3, Missjssauga, ON eril une marque déposée de Rhône-f>oulOf1r?Agrochimie, Lyon -r autoriïé Rhône-Poulenc Canada Inc.tP RHÔNE-POULENCj " Éditorial Bulletin États généraux: les ruraux ne sont pas des quêteux! des agriculteurs Mi-mars 1991 Vol.74, No 04 Éditeur: Suzanne Lamouche, c.a.Éditeur adjoint: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION , • Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Suzanne Lamouche directrice de la publicité Isabelle Poutre, représentante Claude Larochelle, représentant Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax: (416) 486-6636 Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express DIFFUSION Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43.95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (6/an).Tous droits réserves 1990 Courrier de 2° catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 ft Le Bulletin des agriculteurs est publié par les Éditions Maclean Hunter Québec, 1001.boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal H3A3E1 Président: Jean Paré Ad|olnte au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée ^™ Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie au Canada: Matthew B.Fyte Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow C'est une grave erreur de croire que les régions éloignées ne contribuent pas à la richesse collective.par Marc-Alain Soucy Les États généraux du monde rural ont été un événement médiatique majeur.Ils ont mis à la face du Québec la situation de son milieu rural.Les québécois ont appris, étonnés, qu'ils sont à mettre en place un projet de société qui favorise les grandes régions en expansion économique et démographique, et qui laisse les autres tomber en chute libre.D'autres organismes ont pourtant essayé, à maintes reprises, de sensibiliser population et gouvernements à cette réalité.A chaque fois, leurs rapports sont venus grossir les rayons empoussiérés des bibliothèques des fonctionnaires.Déjà en 1986.le Conseil des affaires sociales et de la famille décrivait deux types de population: celle qui est en croissance et celle, située dans plusieurs régions rurales éloignées, qui connaît des problèmes de sous-développement économique et social.Les opérations dignité ne datent pas d'hier et, ici et là.se multiplient depuis quelques années les efforts des régions éloignées pour faire entendre leur désespoir.Les États généraux de l'UPA fournissent enfin une tribune aux intervenants du développement régional.Sauver quoi?Mais pourquoi sauver les régions éloignées?Voilà la brutale mais inévitable question qu'il faut se poser, parce que d'autres vont la poser.Ne risque-ton pas de reproduire en l'an 2000 les erreurs de la colonisation?Nos dirigeants se laissent davantage convaincre par des chiffres que par les impératifs de la justice sociale.Combien ça coûte.combien ça rapporte?Ce qu'ils oublient trop souvent, c'est que les régions en difficulté continuent de Le Bulletin des agriculteurs mi-mars 1990 contribuer, à leurs dépens, à l'enrichissement des plus favorisées.Les citoyens autonomes et productifs des petites municipalités paient des impôts qui vont à Québec et Ottawa, mais ne leur reviendront jamais sous forme d'investissements gouvernementaux.Petit à petit, c'est la population qui s'en va, et c'est la richesse collective qui s'en va avec elle.On devra bientôt fermer les écoles au profit de la capitale régionale.Ceux qui restent continuent de payer pour que ceux qui sont partis puissent profiter de bons services.dans les villes.Les régions en difficulté ont donc droit à un support économique gouvernemental plus productif que l'aide sociale et l'assurance-chômage.Mais l'argent ne suffit pas.Il faut surtout redonner aux gens des régions éloignées, le dynamisme, la fierté et les moyens pour qu'ils assurent eux-mêmes le développement de leur région, s'ils le désirent.C'est là le défi de taille qui attend le Comité de survie nationale formé par l'UPA pour donner suite aux États généraux.Les forces qui ont amené le déclin de plusieurs régions rurales sont encore bien enracinées.La volonté du monde rural de s'en sortir est.quant à elle, encore fragile.La partie n'est pas gagnée.L'UPA devra viser juste et éviter le piège des idéologies à la mode qui n"ont pas de résonnance dans les régions aux prises avec de réels problèmes de survie.Un discours coupé de la réalité aurait pour effet de démobiliser les énergies naissantes.¦ 5 sHondanaifŒnt jamais de travailler.ou presque! i fait, rares sont les personnes ^ qui pourraient fournir un effort aus-i constant qu'un Véhicule Tout Terrain ou une génératrice Honda sans prendre une pause de temps en temps.Nos VTT sont construits pour vous donner le maximum.Ils vous conduiront sans problème en pleine forêt et sur les terrains les plus accidentés.En fait, où un camion ne pourrait s'aventurer.De plus, grâce à leurs porte-bagages avant et arrière, vous pourrez transporter tous vos outils.Nos VTT sont propulsés par le légendaire moteur 4 temps Honda, puissant et économique.Nous vous offrons cinq modèles: du 200 au 350 ce avec 2 ou 4 roues motrices.Et ils sont construits pour durer.Ce n'est donc pas surprenant que les VTT Honda soient ceux qui se vendent le mieux au Canada.Les génératrices Honda ne manquent pas d'énergie non plus.Leur fiabilité est telle qu'elles sont le choix préféré des travailleurs.Nos modèles industriels sont alimentés par un robuste et silencieux moteur à arbre à soupapes en tête.Notre gamme de modèles s'étend du 350 au 6 500 watts et plusieurs sont protégés par un cadre complet.Si vous recherchez des travailleurs acharnés qui n'arrêteront pas à tout bout de champ, arrêtez-vous chez un concessionnaire Honda.Nous vous mettrons au courant des nombreux avantages de nos génératrices.Et vous serez transporté par les multiples qualités de nos VTT.Pour connaître le concessionnaire le plus près, composez le 1 800 263-2866 CONDUISEZ INTELLIGEMMENT.CONDUISEZ PRUDEMMENT.Assurez-voiis que votre FOURTRAX Honda est en bonne condition de fonctionnement et que vous avez suivi un cours d'apprentissage au préalable.Portez toujours un casque, des vêtements appropriés et des lunettes de sécurité.Ne conduisez jamais en état d'ébriété.N'acceptez aucun passager.Hors route, déplacez vous en groupe et surveillez de près les conducteurs moins expérimentés.Respectez les règles en vigueur sur les pistes que vous parcourez, les droits d'autrui ainsi que l'environnement. L'actualité Centre de développement d'agrobiologie Publication: Le compostage au Québec Le compostage au Québec Problématique Le Centre québécois de valorisation de la biomasse vient de publier un livre qui fait le point sur le compostage au Québec.Les auteurs y dressent un bilan de la situation, présentent les différents procédés utilisés et font l'inventaire des matériaux disponibles.Plus payant, le bio?Dans certaines productions, l'agriculture biologique procurerait un revenu deux fois supérieure l'agriculture traditionnelle! C'est du moins la conclusion préliminaire d'une étude menée conjointement par le Conseil de recherche de la Saskatchewan et l'Organic Crop Improvement Association, avec l'aide financière d'Agriculture Canada (60 000 dollars).Il s'agit d'une recherche de trois ans qui en est à sa première année.On n'aurait étudié, semble-t-il, que les produits pour lesquels l'appellation «biologique» permet d'obtenir un prix supérieur.Nouvelle pomme Une nouvelle variété de pomme résistante à la tavelure vient d'être lancée par Agriculture Canada: la Richelieu.Elle est issue de lignées aussi connues que la Mcintosh et la Jonathan.Le Centre de développement d'agrobiologie du Québec s'est installé dans de nouveaux locaux en janvier dernier.Le Centre a en effet acheté une maison à Sainte-Elisabeth-de-Warwick, qui abrite ses bureaux, la librairie, la bibliothèque et un petit laboratoire d'analyse de sol.Créé il y a deux ans, le Fini la vomitoxine?Un chercheur de l'institut Armand-Frappier a trouvé un moyen de bloquer la formation de vomitoxine par les champignons de type Fusarium.En se penchant sur les étapes du processus, ils ont réussi à identifier des inhibiteurs efficaces et non toxiques pour les humains.Ces inhibiteurs bloqueraient en même temps la formation d'autres toxines.Le chercheur, L.O.Zamir, spécialiste des mycotoxines.semble convaincu qu'on pourra «très bientôt» empêcher la formation de vomitoxine dans les grains.Télésérie sur l'agriculture Radio-Québec diffusera en mai une série de 13 émissions sur l'agriculture québécoise.Animées par Jacques Thisdale, elles présenteront le passé et le futur de l'agriculture: son histoire et ses perspectives.Les thèmes seront: la production laitière, porcine, forestière, la relève, les coopératives, les femmes, la «nouvelle agriculture», le syndicalisme.l'État, la technologie, l'internationalisation, les nouveaux défis et la diversification.SSA international 1991 Cette année, le Super salon de l'alimentation international devrait accueillit-plus de 400 compagnies reliées à la distribution.Il aura lieu du 21 au 23 avril, à la Place Bonaventure.Un secteur regroupera les nouveautés, le Carrefour des produits nouveaux, et on organisera un colloque pour les exportateurs: Agro-Export 91.Le SSA n'est pas destiné au grand public, les frais d'inscription sont de 8 ou 12 dollars.CDAQ vise à faciliter l'adoption de pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement.Très orienté vers le travail auprès des agriculteurs, il parraine des projets de recherche appliquée à la ferme et organise des rencontres et des colloques.Ses 350 membres sont presque tous agriculteurs.Nomination à l'Office des provendes L'Office des provendes du Canada a un nouveau président, depuis janvier.Il s'agit de Tom Meredith, qui remplace Guy René de Cotret.Tom Meredith est aussi président de la commission d'appel de la Société du crédit agricole de la Nouvelle-Ecosse.Il est agriculteur à Great Village, dans cette même province.AGENDA 27 mars Journée du Centre d'agrobiologie sur la gestion des mauvaises herbes Salle municipale de Ste-Élisabeth-de-Warwick 16 avril Journée d'échange: sol et agrobiologie Hôtel-restaurant Le Madrid Saint-Léonard d'Aston.16 et 17 avril Assemblée annuelle.Fédération des producteurs de lait Auberge des Seigneurs, St-Hyacinthe 21 au 23 avril Super salon de l'alimentation international (SSA) Place Bonaventure.Montréal 27 avril Expo-printemps Ayrshire et vente Élite Victoriaville Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 7 Portrait de ferme Les sucres au Nouveau-Brunswick Gérald Turcotte transporte l'eau de 37 000 entailles d'une de ses érablières par camion jusqu'à sa cabane.par Pierre Dubois Si tout continue à bien aller, j'atteindrai 75 000 entailles d'ici quelques années», affirme sans le moindre doute Gérald Turcotte de Saint-Quentin, au nord-ouest du Nouveau-Brunswick.Ce printemps, l'acériculteur fait bouillir l'eau provenant de quelque 44 000 entailles de deux érablières.L'une, située sur les terres publiques de sa province, en a 37 000.Dans les années à venir, il compte y ajouter de 10 000 à 12 000 nouvelles entailles chaque année.Gérald Turcotte a décidément confiance en l'avenir.Selon lui, ses clients américains de la Nouvelle-Angleterre, où il écoule la grande part de sa production, veulent en acheter davantage.Pour Gérald Turcotte, l'aventure acéricole a débuté dans les années 70 avec son père.«Au tout début, on avait installé quelques centaines de chaudières qu'on ramassait à la main.C'était avant tout pour s'amuser», confie-t-il.Avec l'arrivée de la technologie des tubulures, il a entaillé toute l'érablière de sa terre pour un total de 7000 entailles.En 1986, à la suite de l'obtention d'une érablière en forêt publique au Nouveau-Brunswick, à 20 kilomètres de sa première érablière et de sa cabane, il a ajouté d'un coup 10 000 nouvelles entailles à son entreprise.Par camion Il a opté pour le transport par camion de l'eau, après que celle-ci ait subi une opération d'osmose inversée, vers sa cabane existante.Au printemps dernier, un camion de 2200 gallons faisait de trois à quatre fois la navette pour acheminer le résultat de la coulée de ses 37 000 entailles.Le camion est équipé d'un réservoir conçu pour transporter le Pierre Dubois est ingénieur forestier.Gérald Turcotte a confiance en l'avenir du sirop.La croissance de son entreprise en témoigne.lait.Lors des meilleures journées de la coulée en forêt publique, plus de 150 hectares (375 acres) d'érablière déversent un total journalier de 36 000 gallons d'eau d'érable dans les tubulures vers les trois stations de pompage.Récemment, M.Turcotte a obtenu les droits d'exploitation pour la sève sur un territoire contigu au sien, ce qui permettra bientôt de presque doubler son nombre d'entailles.Parce qu'il avait déjà investi dans des installations d'evaporation sur sa terre et parce que l'électricité ne se rend pas à l'érablière en forêt publique, M.Turcotte a retenu la solution du transport.L'osmose lui facilite la tâche en lui permettant d'éliminer beaucoup d'eau avant le transport.Pour effectuer l'opération d'osmose et le pompage en forêt publique, il doit cependant produire de l'électricité à l'aide de génératrices.Le réseau de distribution électrique de la province ne se rend qu'à une bonne dizaine de kilomètres.L'une des génératrices, qui fournit l'énergie pour l'osmose, a une capacité de 100 kilowatts.Deux plus petites alimentent les stations de pompage.M.Turcotte avoue être satisfait de ses ins- tallations.Mais, au début de son entreprise en forêt publique, il ne pensait pas que son érablière atteindrait ce haut niveau de production.Il aurait alors peut-être choisi de construire une cabane à son érablière de la forêt publique pour y faire bouillir l'eau.Sur le mur extérieur de sa cabane, située sur sa plus petite érablière, on peut voir le tuyau dans lequel le camion vient déverser l'eau concentrée.À l'intérieur, deux étages de grands réservoirs servent à l'entreposer temporairement.Sa cabane compte deux évaporateurs fonctionnant tous deux à l'huile.Gérald Turcotte est catégorique.Selon lui, il est plus économique de se servir de l'huile, parce que cela permet un meilleur contrôle de la qualité.Il y a seulement quelques années, un de ses évaporateurs fonctionnait encore grâce à la combustion du bois.Il observait toujours que le sirop produit avec cet évaporateur était d'une plus faible qualité.Un sirop de meilleure qualité se vend mieux et à meilleur prix sur le marché.Pour la seule production de sirop, Gérald Turcotte emploie une dizaine de personnes pour réaliser l'entaille en fé- Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 vrier.Pendant la coulée, cinq ou six personnes s'occupent de faire bouillir l'eau.Le camionneur local, qui transporte l'eau concentrée d'un endroit à l'autre, travaille à forfait.Pour faciliter la gestion de son érablière, M.Turcotte a fondé la compagnie: Les érablières du nord-ouest inc.Lors de la dernière saison des sucres, l'érablière de Gérald Turcotte a produit quelque 80 000 livres de sirop; et l'année aurait été très ordinaire, voire mauvaise.En 1989, sa production a atteint le record de 106 000 livres.Dans les bonnes journées, son érablière produit jusqu'à 33 barils de sirop de 26 gallons.À vrai dire, son érablière produit environ le cinquième de la production du nord-ouest du Nouveau-Brunswick.Vers le marché américain Avec un tel volume de production, il doit vendre son sirop à plusieurs endroits.Les ventes sont partagées entre la Coopérative de Plessisville, l'Etat de New York et l'État du Vermont.Ses acheteurs du Vermont en demandent même beaucoup plus en autant qu'aucun moyen chimique n'entre dans la production, telles les pastilles antidesséchantes de paraformaldehyde mises dans l'entaille ou la fertilisation aérienne des érablières.En 1988, il avait acheminé une partie de sa production à la Banque de sirop d'érable.Selon Gérald Turcotte, la production de sirop suit un cycle d'environ huit ans, où se succèdent les bonnes et les mauvaises années en passant par celles des productions moyennes.Lorsqu'on lui parle de la saturation actuelle du marché du sirop, il répond que les dernières années ont été au Québec des années records de production, parce que Les deux érablières comptent 44 000 entailles.la saison était tout simplement favorable.Selon lui.les vaches maigres viendront et stabiliseront le marché.Même s'il ne demeure pas au Québec, le producteur de Saint-Quentin suit ce qui s'y passe.Selon lui.le plan conjoint est une bonne chose.Et si jamais les acériculteurs du Québec se donnaient une formule de contingentement de la production pour soutenir le marché, il est d'avis que cela ne peut qu'être bénéfique à son entreprise.Il confie que le poids des producteurs québécois, sur le marché du sirop d'érable, est déterminant.Il sourit lorsqu'on lui mentionne qu'avec un éventuel contingentement de la production de sirop au Québec, il profiterait d'une meilleure situation du marché sans être touché par aucune restriction.¦ Une convention entre producteurs et acheteurs Le sirop en vrac produit au Québec se vendra ce printemps par l'intermédiaire d'une même convention entre producteurs et acheteurs.Concrètement, cela signifie qu'il existe dorénavant un seul prix de base ou prix plancher pour le sirop d'érable en vrac au Québec, avec bien sûr une variation selon les classes de qualité (AA, A, B et autres).Il s'agit du résultat de deux rencontres de négociation qui ont eu lieu à la fin de l'année 1990, entre les principaux acheteurs et la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).Des personnes de la Régie des marchés agricoles du Québec ont participé à ces rencontres à titre d'observateurs.La régie a, par ailleurs, nommé Christian Danneau comme médiateur dans ce dossier.On se dirige donc vers un renforcement des mesures destinées à soutenir la production du sirop d'érable en vrac au Québec.A la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, on demeure cependant conscient que certains producteurs et acheteurs passent à côté des mécanismes prévus.On estime qu'en 1990, autour de 40 % des producteurs ont contourné les nouvelles règles du jeu.Selon Sylvain Dufour, secrétaire adjoint de la Fédération, cette situation est bien réelle, «même plus que partout ailleurs».Il affirme que cette situation est dommageable pour la majorité qui respecte les conventions entre producteurs et acheteurs.En plus de cette convention unique, les autres mécanismes continueront de s'appliquer.On parle de l'agence de vente obligatoire et centralisée, fonctionnant grâce à un ramassage de la production de sirop en vrac et l'entreposage régional par la FPAQ.L'action collective des producteurs de sirop d'érable ne concerne cependant que la production en vrac, le sirop mis en barils.La vente au détail des produits de l'érable n'est régie par aucune règle précise.Au début de 1991, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec dénombrait 11 845 personnes inscrites dans cette production, mettant en marché tous les types de produits de l'érable.Le Bulletin des aariculteurs/mi-mars 1990 9 Santé Réf orme-t-on nos vaches trop vite?Dans les domaines de reproduction et de santé, seuls les cas réellement incurables devraient être éliminés.par Gilles Rivard En consultant le rapport de production du P.A.T.L.Q.(Programme d'analyse des .troupeaux laitiers du Québec), on constate que la moyenne d'âge des vaches laitières qui y sont inscrites est de 4 ans et 3 mois.C'est-à-dire que l'ensemble des troupeaux a un âge moyen au vêlage de 4 ans et 3 mois.Or on sait que l'âge de réforme se rapproche de l'âge moyen au vêlage.On peut donc facilement conclure que cette moyenne est très basse et, comme conséquence, on doit dépenser des sommes d'argent et des efforts considérables pour remplacer les vaches qui sont réformées.Car si l'on veut maintenir notre niveau de production, on doit remplacer les vaches qui «sortent», soit en élevant des génisses ou bien en achetant des animaux.On doit donc se demander périodiquement si nos vaches sont réformées réellement trop tôt et si elles sont éliminées pour des raisons valables.Des frais de remplacement élevés Si l'âge moyen au vêlage dans nos troupeaux laitiers est de 4 ans et 3 mois, cela peut vouloir dire que les vaches vêlent en moyenne trois fois, en admettant un intervalle de mise bas de 13 mois et un premier vêlage à 25 mois.Cependant, pour les troupeaux où les taures vêlent à 30 mois, la situation peut être très différente.Dans ce cas, si la moyenne d'âge au vêlage demeure la même, cela signifierait qu'une vache vêle seulement deux fois avant sa réforme.Les frais de remplacement sont très élevés pour cette entreprise.Pour un troupeau de 40 vaches, dont l'âge au vêlage est de 4 ans et 3 mois, il faudrait 12,3 taures qui vêlent à deux ans pour remplacer les vaches qui «sor- Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale, district de l'Estrie, MAPAQ.Rock Forest.On peut augmenter ses gains de 1500 dollars par année (50 vaches) en baissant le remplacement de 15%.tent» (pertes et départs prévus) et pour maintenir cet âge moyen au vêlage.Si les taures vêlent à 2 ans et 3 mois, il en faudrait 13,3.Pour un troupeau où l'âge au premier vêlage est de 30 mois, ce chiffre monte à 14,5.Pour les troupeaux inscrits au P.A.T.L.Q., c'est une sortie relativement rapide, soit de l'ordre de 31,4 % par an.Et rien ne laisse supposer que la situation soit meilleure chez les autres troupeaux qui ne font pas de contrôle laitier; au contraire.Pourtant, on sait que plus une vache demeure longtemps dans un troupeau et plus les taures vêlent jeunes, moins on aura besoin de remplacement et plus on économisera de l'argent, du temps, de l'espace.Cependant, ce n'est pas toujours aussi simple, car les raisons pour éliminer les vaches sont multiples; si l'on se rapporte au rapport de production du P.A.T.L.Q.( 1989), on peut diviser les «sorties» des vaches en deux tableaux (I et II).Comme on peut le constater, les mortalités dans les troupeaux laitiers ne comptent pas pour beaucoup dans les raisons d'élimination des vaches.En effet, un total de 4816 têtes sur 337 947 vaches inscrites au P.A.T.L.Q.ne constitue qu'un pourcentage de 1,4 %.Si on reporte cette même proportion sur l'ensemble des troupeaux laitiers du Québec, cela donnerait 8210 morts pour 576138 vaches.Donc, lorsqu'on veut étudier les causes les plus importantes de l'élimination des vaches laitières, on doit regarder ailleurs.À l'examen du tableau II, on constate que la vente ou la location d'animaux compte relativement peu (environ 10 %) parmi les raisons invoquées pour réformer des vaches.Et, dans ce cas-ci, si les mêmes statistiques étaient disponibles pour les troupeaux qui ne sont pas inscrits au P.A.T.L.Q., ces chiffres seraient fort probablement moins élevés.En effet, on admet généralement que les animaux vendus pour la production proviennent habituellement des meilleurs troupeaux.Or ces troupeaux, en grande majorité, sont inscrits au contrôle laitier.La cause de réforme la plus souvent évoquée est la faible production de lait et de matières grasses qui représente plus de 28 % des réformes.Comme la plupart des éleveurs sont convaincus que la fille sera toujours meilleure productrice que sa mère, il ne faut pas se surprendre de ce chiffre.Mais, dans un troupeau de haute production laitière et génétiquement supérieur, il n'est pas aussi évident que remplacer une vache par sa fille augmentera la production laitière.Par contre, chez des troupeaux 10 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 Tableau II Causes de mortalité des vaches dans les troupeaux du P.A.T.L.Q.(1989) Code explicatif Nombre de vaches % de vaches p Aucune raison mentionnée(11 9 820 Vendue pour exportation 120 0,13 Vendue pour production de lait 8 686 9,49 Vache louée 257 0,28 Faible en lait 25 024 27,35 Faible en matières grasses 627 0,69 Mauvais tempérament 1 008 1,10 Lente à traire 1 115 1,22 Problèmes de reproduction 19 309 21,10 Mammite 9 279 10,14 Pis descendu et problèmes de trayon 9 010 9,85 Problèmes: pieds et membres 5 756 6,29 Maladie 2 472 2,70 Blessure 1 473 1,61 Vieillesse 2 668 2,92 Autres 3 399 3,71 Fièvre vitulaire 533 0,58 Problèmes de caillette 760 0,83 101 316 "' Inclut possiblement des vaches éliminées ou mortes qui ne sont pas considérées dans le calcul des pourcentages.avec faible production laitière, n'ayant à peu près pas utilisé l'insémination artificielle, on peut faire des progrès rapides en remplaçant de faibles productrices par des filles de taureaux renommés pour leur efficacité à transmettre ce caractère laitier.Aussi, dans ces derniers troupeaux, il sera encore plus important de bien maîtriser les problèmes de mammite et de reproduction.Lorsque ces causes importantes de réformes sont bien maîtrisées, on augmente ses chances d'éliminer les faibles productrices tout en ayant un taux de remplacement inférieur à 30 %.Comme autres causes importantes d'élimination des vaches viennent ensuite les problèmes de santé, surtout ceux reliés au pis et au système reproducteur.Si on additionne les quatre groupes de problèmes reliés à la glande mammaire, soit la lenteur de traite, les mammites, les pis descendus et les problèmes de trayons, on arrive à un total de 19 404 vaches pour 21,2 %.Ce sont donc des raisons très importantes de réforme des vaches laitières.Sans aucun doute, la réforme est un moyen efficace pour éliminer les infections, c'est même un moyen infaillible si les vaches infectées sont correctement identifiées (numération cellulaire, CM.T., identification bactérienne.).Cependant, ne retenir que cette mesure comme moyen de lutter contre la mammite, c'est s'exposer à deux inconvénients majeurs.D'une part, la multiplication des réformes coûte cher et son efficacité est variable selon le type des infections dominantes dans le troupeau.D'autre part, si les mesures de prévention sont insuffisantes, de nouvelles infections apparaîtront chez les autres vaches et la situation se dégradera à nouveau dès que le taux des réformes dans le troupeau baissera.En fait, la réforme ne devrait servir qu'à éliminer les cas de mammite incurable, soit moins de 20 % des cas environ.Donc, si vous pratiquez une traite hygiénique, il y aura Tableau I Causes de mortalité des vaches dans les troupeaux du P.A.T.L.Q.(1989) Code explicatif Nombre % de vaches de vaches par code Maladie 1 188 24.67 Météorisation 108 2,24 Blessure 439 9,12 Empoisonnement 209 4,34 Vieillesse 105 2,18 Electrocution 38 0,79 Autres 1 613 33,49 Fièvre vitulaire 860 V 17,86 Problèmes de caillette 256 5,32 4816 moins de mammites dans votre troupeau; et il y aura, par conséquent, moins de cas incurables.Les problèmes de reproduction constituent une autre cause tout aussi importante.Mais ici aussi, il ne faut pas considérer la réforme comme le seul moyen de régler ou de prévenir ces problèmes.En effet, une mauvaise régie et une alimentation inadéquate sont les causes des trois quarts des problèmes de reproduction.Une mauvaise régie Une grande partie des problèmes de reproduction peut être prévenue.Les fautes relevées sur les fermes ayant une mauvaise régie des chaleurs peuvent se grouper autour des trois facteurs suivants: • incapacité de détecter les chaleurs (négligence ou inhabilité); • insémination au mauvais moment (ovule ou spermatozoïdes non vivants); • saillies trop hâtives ou trop tardives après la mise bas.Dans une ferme où il y a des problèmes de reproduction, il est rare qu'on ne puisse améliorer un ou plusieurs de ces facteurs et ainsi augmenter les chances de fécondation chez les vaches du troupeau.En ce qui concerne l'alimentation, c'est souvent plus difficile de bien identifier les problèmes ou les déficiences.Mais les programmes alimentaires, basés sur des analyses répétées et bien planifiées des aliments, devraient répondre aux besoins de chaque groupe d'animaux laitiers.Par ailleurs, les diverses pathologies du système reproducteur apparaissent souvent à la suite de négligences ou d'erreurs de régie dans la période entourant la mise bas.Les metrites, principales causes des problèmes d'infertilité chez la vache, font souvent suite à des négligences dans les mesures d'hygiène prises lors des interventions au cours du vêlage.Les rétentions placentaires non suivies de traitements adéquats et l'hygiène déficiente de l'environnement des vaches lors de la mise bas sont aussi des causes importantes des infections utérines.Quant aux kystes ovariens, à l'origine de beaucoup de réformes de vaches laitières, on doit se rappeler que les moyens modernes de diagnostic (dosage de la progestérone) et les traitements hormonaux divers sont maintenant à la disposition des médecins vétérinaires.Ainsi, à l'intérieur d'un programme de médecine vétérinaire préventive, où un bon système de registre des chaleurs et saillies est utilisé, le médecin vétérinaire pourra aider à garder les «vaches problèmes» plus longtemps dans les troupeaux.Par conséquent, dans le domaine de la reproduction comme pour les autres problèmes de santé, il faut se demander si tous les moyens préventifs ou correctifs ont été appliqués pour que seuls les cas réellement incurables soient éliminés du troupeau.Selon B.J.Conlin, de l'Université de Minnesota, «il en coûterait 20 cents de moins par 45,3 kilos (de lait) pour produire du lait lorsque le taux de remplacement est de 30 % comparativement à 45 %.Ces économies signifient une différence d'environ 1500 dollars par année de gain, sur la gestion et la main-d'oeuvre, s'il s'agit d'un troupeau de 50 vaches avec une moyenne de 7711 kilos par vache par année».¦ Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 11 Pourquoi être démonté quand tout pourrait baigne dans l'huile ?Démonte, répare, remonte, redémonte.voilà un exercice coûteux auquel vous devez vous livrer trop souvent.C'est pourquoi Shell a mis au point Rotella* T, l'huile moteur multigrade de haute tenue la plus vendue en Amérique 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Fourrages Des compagnes variées pour la luzerne On reproche au dactyle son pouvoir envahissant.Mais il s'associe très bien à la luzerne pour l'ensilage.Fléole, dactyle, brome et ray-grass permettent de diversifier la production herbagère.par François Canivet La popularité de la luzerne ne doit pas nous faire oublier qu'il existe d'autres espèces fourragères — en particulier des graminées — qui offrent de nombreux avantages aux producteurs désireux de varier leur production herbagère.Citons évidemment en premier lieu la fléole (mil), dont l'existence est loin d'être mise en doute, puisqu'elle est utilisée au Québec dans une proportion qui représente 90 % du volume total des ventes de semences de graminées fourragères.Facile à implanter, possédant une excellente résistance au froid et à un enneigement important, elle demande néanmoins des sols ayant une capacité en eau élevée, bien pourvus en éléments nutritifs minéraux.La fléole doit sa popularité à la qualité du fourrage qu'elle produit et à sa grande faculté d'adaptation; mais elle la doit aussi à la faveur des sociétés semencières et de celle de la plupart des vulgarisateurs, qui la considèrent, à tort ou à raison, comme la graminée par excellence.D'autre part, une caractéristique non négligeable, et sans doute primordiale pour de nombreux utilisateurs, est la grosseur et la forme de ses graines, qui facilitent considérablement le mélange avec une légumineuse et les opérations de semis.Néanmoins, il faut bien admettre que luzerne et fléole ne font pas toujours bon ménage.Et le «combat» inégal que se livrent ces deux espèces semées côte à côte tourne invariablement à l'avantage de la première.À l'exception de la coupe initiale où la fléole arrive parfois à rivaliser avec sa concurrente, il est quasi impossible de retrouver sa trace après plusieurs récoltes successives.La fléole, ayant un regain très lent, sup-porte mal les fauchages fréquents qui François Canivel est directeur chez Semences Pride.sont imposés à la luzerne, et disparaît alors très rapidement.11 y a actuellement, au Québec, une douzaine de cultivars recommandés dont les dates de maturité s'échelonnent sur une période de deux semaines environ: les producteurs ont donc intérêt à choisir parmi les cultivars les plus précoces lorsque la fléole est utilisée en combinaison avec la luzerne.Des solutions de rechange Le brome se compare avantageusement à la fléole pour les producteurs qui désirent produire un foin plus équilibré, car il persistera plus facilement lorsqu'il est semé en mélange avec la luzerne.Sa teneur en protéines est en moyenne légèrement supérieure à celle de la fléole et, malgré la croyance générale, il conserve très bien sa digestibilité, même après avoir atteint sa maturité.Son feuillage abondant reste vert tout au long de sa croissance et produit un fourrage de très grande valeur alimentaire, même en cas de récolte tardive.Son développement racinaire s'effectue sous forme de rhizomes et lui permet ainsi de combler les espaces li- bres laissés par une disparition éventuelle de la luzerne; sa bonne rusticité lui donne une pérennité qui assure une production satisfaisante pendant une période de quatre ou cinq ans.Malgré toutes ses qualités, le brome n'occupe pas le rang qui lui est dû sur le marché québécois ( seulement 6 à 7 % du volume des graminées).La réticence des producteurs à semer les graines de brome est sûrement la raison majeure de cette faible utilisation.et pourtant l'obstacle du semis difficile causé par la légèreté et la grosseur des graines peut être facilement contourné, en utilisant un semoir approprié, ou même, avec un peu de patience, en les mélangeant avec la céréale plante-abri.Contrairement à la fléole, il y a peu ou pas d'écart, ni en maturité ni en rendement, entre les cinq cultivars recommandés au Québec et en Ontario.Il est donc à souhaiter que d'autres cultivars fassent leur apparition dans un avenir rapproché.Le dactyle est encore moins utilisé que le brome, et il ne représente qu'environ 3 à 4 % des ventes de graminées.Cette désaffection résulte probablement Le Bulletin des aqriculteurs/mi-mars 1990 13 de la mauvaise publicité et des nombreuses critiques dont il a été victime par le passé.On lui reproche surtout son pouvoir envahissant, la diminution rapide de sa valeur alimentaire après épiaison et sa faible rusticité.Mais il apparaît de plus en plus évident que le dactyle a sa place sur bon nombre d'exploitations agricoles québécoises.En effet, il s'associe très bien à la luzerne, particulièrement pour la production d'ensilage.Et s'il est vrai qu'il la domine parfois dans certains sols trop riches en matières organiques, il est tout aussi Vrai de dire que le dactyle favorise la production de fourrages dont l'équilibre légumineuse/graminée reste sensiblement le même coupe après coupe.Le dactyle donne un fourrage très digestible, riche en protéines, qui garde son appétence.Mais son exploitation est souvent considérée comme délicate, car l'intervalle entre le début de la montaison et l'épiaison est assez court; il est donc parfois difficile, à cause de mauvaises conditions climatiques, de le couper au bon moment pour éviter la présence de tiges.En ensilage à la première coupe, cette présence n'est pas grave, car même à l'épiaison, la digestibilité reste de bon niveau.Le dactyle supporte plutôt mal les hivers rigoureux, suivant en cela l'exemple de la luzerne.Il faut toutefois ajouter que seule la formation d'une couche de glace à la surface du sol cause la perte totale du dactyle, et que, dans de nombreux cas, sa moyenne de survie est aussi bonne que celle du brome.En contrepartie, il offre une résistance à la sécheresse bien supérieure à celle de la fléole.Le dactyle n'est pas mieux loti que le brome en ce qui concerne les cultivars recommandés au Québec, puisque leur nombre se résume à quatre.Il faut se reporter à la liste de l'Ontario pour y trouver un choix de sept cultivars dont les écarts de maturités sont d'environ une dizaine de jours.A l'opposé de la fléole, il est préférable de sélectionner un cultivar tardif, afin de l'associer à une luzerne de précocité voisine.La dernière venue dans la famille des graminées est le ray-grass vivace.Contrairement au ray-grass annuel dont la persistance ne dépasse guère l'année du semis, ce type de ray-grass, qui a été introduit très récemment au Canada en provenance d'Europe, semble pouvoir rivaliser dans le futur avec les autres graminées.Espèce fourragère à haute teneur en protéines, offrant à la fois un rendement élevé, un fourrage de qualité supérieure, ainsi qu'une croissance printanière et des regains rapides, cette plante pourrait devenir la compagne idéale de la luzerne dans les prochaines années.Malheureusement, un point d'interrogation subsiste, précisément en ce qui concerne sa longévité sous nos climats rigoureux.C'est pourquoi des essais de plusieurs cultivars sont effectués simultanément au Québec et en Ontario, afin de sélectionner ceux qui pourraient offrir la meilleure assurance de rusticité et de pérennité.Toutefois, aucun de ces cultivars n'est présentement recommandé officiellement par l'une ou l'autre de ces deux provinces, bien qu'une dizaine d'entre eux soient présentement enregistrés.Par ailleurs, il y aurait avantage, surtout dans le cas du brome, du dactyle et du ray-grass, à pratiquer le semis en rangs alternés, afin d'obtenir un meilleur maintien des associations et de conserver ainsi une bonne homogénéité aux mélanges.Il est regrettable que les semoirs destinés à de tels semis ne soient pas encore offerts chez nos distributeurs d'équipement agricole.¦ MASCHK) • Fabrication soignée -Largeurs disponibles: 99" et 118" • Ameublit au printemps un labour d'automne, pour un lit de semence aéré • Extirpe les racines de chiendent, selon la profondeur de travail • La bêcheuse la plus vendue, mondialement - Plusieurs modèles, et largeurs disponibles - Construction qui allie solidité et durabilité lit de semence préparé avec MASCHIO: presqu'une rotoculteur multi-lames cobra - Nouvel appareil très robuste, pour émietter le labour, et transformer la couche de surface en lit de semence dans un passage ¦ Rouleau de finition (cagel avec pression de travail variable par vérin hydraulique -Disponible en largeurs de 100" et 120" _j£l KvprnplanH 1200 Rocheleau, Drummondville nvciiicmmi (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 HERSE ?NOM BÊCHEUSE ?COBRA ?MARQUE DE TRACTEUR B/A 3-91 14 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 14 935751?495 John Deere aide à valoriser vos cultures commerciales Système exclusif de fauchage et conditionnement Un meilleur foin par un meilleur conditionnement.C'est ce que vous obtenez avec les rouleaux en uré-thane, exclusivité de John Deere.L'uréthane moulé garde les rouleaux bien droits et le conditionnement est uniforme sur toute leur largeur.Les barrettes intermittentes ont des rainures spéciales qui augmentent de 21 % les rebords conditionneurs.Les rouleaux des faucheuses-conditionneuses John Deere ont non seulement plus de rebords de conditionnement, mais peuvent être réglés en fonction de tout genre de récolte pour en accélérer le séchage.Meilleur fauchage.meilleur conditionnement.c'est promis, avec les faucheuses-conditionneuses John Deere.Des balles aux flancs bien droits, qui s'empilent comme des briques Les ramasseuses-presses John Deere ont un système de contrôle éprouvé qui fait des balles solides, aux flancs bien droits.Des balles qui se tiennent, et qui maintiennent la qualité du foin.Ce système comprend un large ramasseur ayant jusqu'à 156 dents, une vis flottante, une chambre de précompression, des ameneurs à dents et un piston fonctionnant à haute vitesse.Le noueur John Deere entraîné par engrenages attache solidement la balle, à tout coup.Le pince-ficelle se règle facilement pour le sisal ou le plastique.Vous ne pouvez pas toujours contrôler les conditions de pressage, mais avec une John Deere, vous mettez toutes les chances de votre côté.Des balles rondes qui préservent la qualité du foin Faites des balles de première qualité, coup sur coup, avec une rotopresse John Deere.Le large ramasseur placé tout près du sol ramasse tout votre foin, même les petites feuilles riches en protéine.Les courroies losangées, exclusives à John Deere, sont décalées pour que rien ne se perde de votre précieuse récolte.Utilisez le système d'enveloppement IJohn Deere et conservez toute la qualité de votre foin.L'enveloppe agit à la manière d'un parapluie et aide à prévenir le gaspillage.Et comme elle couvre toute la largeur de la balle, celle-ci se manipule plus facilement (option sur la 435 et la 535).Il est facile de faire des balles rondes de première qualité si l'on utilise une rotopresse John Deere. La qualité de la fenaison est une tradition chez John Deere qui remonte au tout début du siècle, alors que Dain Manufacturing of Ottumwa, Iowa, a été fusionnée à Deere & Company.À l'époque, tout comme aujourd'hui, l'une des premières fonctions de John Deere et de ses concessionnaires était de fournir aux agriculteurs un choix de machines fiables pour produire du foin de première qualité.Nos machines de fenaison arrivent de l'usine, prêtes à récolter le foin de la façon la plus efficace possible.Et les concessionnaires John Deere sont prêts à vous aider à garder vos machines en parfait état de fonctionnement.Lorsqu'il s'agit de fenaison, le concessionnaire John Deere a le matériel qui vous convient.Passez le voir pour une démonstration. Génétique Beauté et qualité vont de pair Ce sont pratiquement les mêmes gènes qui caractérisent l'apparence et la production.La beauté d'une vache, c'est donc bien plus qu'esthétique.par Carole Brodeur Une grande productrice laitière, ça peut s'évaluer à l'oeil, et c'est grâce à la génétique.En effet, plusieurs caractères visibles sont produits par des gènes situés très près de ceux qui codent pour la production laitière.Ils se transmettent habituellement en même temps.Une belle vache sera donc très souvent une bonne productrice.Mais encore faut-il savoir ce que les classificateurs entendent par «belle vache»! En gros, la vache que tout producteur rêve d'avoir est grande et grosse sans avoir de surplus de graisse.Elle présente, de plus, une forme très angulaire.Enfin, elle est élégante, et c'est ici que le tout se corse: comment juger objectivement de l'élégance?Les classificateurs qui donnent leur cote aux vaches observent des critères bien précis pour diminuer le plus possible le côté arbitraire de la note.Dans la classification de l'Association Holstein, 4 caractéristiques générales et 14 caractéristiques descriptives, entre autres, sont décrites selon le système linéaire.Le système linéaire D'un extrême à l'autre, de grand à petit ou de bas à haut, le système linéaire permet au juge, qui connaît les caractéristiques de la race, d'évaluer les différentes caractéristiques de l'animal sur une échelle de 1 à 9.Selon le caractère évalué, la cote «désirable» est située au bas, en haut ou au milieu de l'échelle.L'évaluation effectuée selon le système linéaire est beaucoup moins subjective que l'appréciation globale et les goûts personnels des juges.Tellement, en fait, qu'à la fin Carole Brodeur est biologiste.L'auteur tient à remercier Gordon Beaulieu de la terme du Collège Macdonald.Rochalain Première Enhancer T.B.née: 02-09-84 .Indice génétique: + 15 lait + 9 gras +13 prot.+ 7 conf.2-3 12 550 kg 3,2% 3,15% (231) (198) (233) de l'évaluation, des juges sont parfois surpris du résultat d'une vache pour laquelle la première impression n'était pas trop favorable.Plusieurs caractères sont considérés uniquement s'ils sont défectueux.Leur évaluation n'est pas linéaire, mais le juge leur attribue un crochet si le défaut est léger, deux s'il est prononcé.C'est le cas notamment pour l'épaule, le cou et l'attache de la queue.On évalue les vaches sur 100 points.Sur la carte de pointage.30 % de la note accordée par le classificateur va au système mammaire; 20 % à l'apparence générale; 14 % au caractère laitier; 14 % à la capacité, la corpulence; 12 % aux pieds et aux membres; et 10 % à la croupe.Les classificateurs attribuent évidemment une importance capitale au pis.Un bon pis sera bien attaché, et porté en haut des jarrets pour éviter les blessures lorsque la vache se relève.Il sera également bien irrigué: les veines seront longues, tortueuses et ramifiées parce que plus il y a de circulation dans le pis, plus la production de lait se fait facilement.Un pis charnu ou «viandeux» qui reste pareil avant et après la traite fait perdre des points de classification.La suspension médiane doit être très bonne, avec un ligament long, qui sépare bien les deux parties du pis: c'est ce qui permet que les trayons soient orientés vers le bas.La disposition des trayons, en plus de donner d'excellents indices sur la productivité du pis, importe également pour une raison plus terre à terre: la trayeuse.Les trayons doivent être situés exactement sous le pis; s'ils sont égaux, c'est que le pis est bien balancé.Les trayons doivent enfin être très bien délimités: ceux en entonnoir font perdre des points.Plus que la beauté Un dos très droit avec une queue bien attachée indiquent qu'une vache n'aura pas de problèmes avec son système reproducteur.Des ischions larges (des os du bassin) laissent présager des parturitions faciles.Lorsque les reins sont faibles et cambrés, l'utérus se vide mal après la mise bas.La position de la queue donne aussi des indices sur le rectum dont la mauvaise situation peut occasionner des infections vaginales.Ce qui est intéressant à noter, c'est que la beauté tient bien souvent un rôle plus important que le simple fait de plaire à l'oeil du producteur.Par Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 19 exemple, la grâce de la démarche et d'un membre effilé se justifie par le fait qu'un membre grossier sera plus sujet à développer de l'arthrite.De même, l'élégance et la finesse du cou, au contraire d'un cou engorgé, dénotent que l'animal a une bonne digestion, donc une bonne production.Et une vache trop enveloppée démontre qu'elle prend plus soin d'elle que de la chaudière! Évidemment, les critères d'évaluation n'ont pas tous la même valeur.Par exemple, un classificateur évaluera avec indulgence une vache dont le pis est encore enflé en raison d'un vêlage récent.Il ne portera que peu d'importance à une blessure temporaire qui, de toute façon, n'affecte pas l'animal en permanence.Par contre, les points s'envoleront rapidement pour des vaches présentant un ou des quartiers improductifs, un trayon double, ou encore une distorsion faciale.Ces deux derniers caractères étant hautement transmissibles, les juges attribuent à la vache une cote très basse de façon à ce qu'aucun de ses fils ne risque de se reproduire et ainsi propager le gène défectueux.Des classif icateurs et des vaches Six ou sept juges de l'Association Holstein patrouillent le Québec et essaient de passer en revue tous les troupeaux à tous les neuf mois afin de voir les vaches sous leur plus beau jour au moins une fois.Les vaches sont effectivement à leur meilleur après 90 jours de lactation.De plus, elles auront le meilleur pointage possible après leur troisième vêlage.D'ailleurs, une vache ne peut être admissible au rang d'excellente que si elle a eu au minimum 1 trois vêlages normaux.On évalue toujours les vaches en comparaison avec une vache idéale.Les classes Médiocre, Passable, Bonne, Bonne Plus, Très Bonne et Excellente sont elles-mêmes subdivisées en trois catégories numérotées; ainsi, des vaches sont classées Gl (pour Good 1), G2, G3.Parmi les Bonnes, G3 est la catégorie la plus élevée.Toute cette classification vise à évaluer où se trouvent les meilleurs gènes; une vache ne peut donc pas descendre de rang, même si elle est moins belle que dans sa jeunesse.Ainsi, si une vache a été classée excellente, elle le restera toute sa vie.Après huit vêlages, elle peut avoir un pis très bas; il demeure que cette vache a déjà été classée parmi les meilleures, donc que son potentiel génétique est là pour ses filles.Les gênes ne vieillissent pas, heureusement! L'avantage des humains La classification ne se fait pas encore par des ordinateurs, chaque juge a donc ses goûts et peut trouver un critère plus important qu'un autre.Mais les classificateurs humains ont l'avantage de pouvoir évaluer l'apparence générale de l'animal qui compte pour le cinquième des points, ce qu'une machine ne pourrait jamais faire.Tout de même, la classification la plus exacte possible offre de nombreux avantages.A court terme, elle permet de considérer les choix les plus avantageux lors d'une transaction.Le producteur peut juger de la valeur d'un animal à l'achat et même prévoir son rendement lorsqu'il sera âgé.À plus long terme, une classification très rigoureuse constitue la condition essentielle pour soutenir un progrès génétique rapide.¦ Deux grands gages de profit du Culti-Planter®II Unverferth Tout d'abord, avec le Culti Planter® II, vous avez une barre de nivellement à dents droites, des dents en S dynamiques et un rouleau directement en avant de votre semoir ordinaire ou en lignes, standard ou en trois points.Votre semis se fait dans un sol meuble, bien de niveau, fraîchement travaillé, gage de performance idéale de la culture.Par surcroît, le Culti-Planter® II vous économise du temps, du carburant et de l'argent en supprimant un dernier passage au moment du semis.Votre représentant des ventes: George Kremmei, 3486 ave.Connaught,- Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 20 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 lAIôus'vous venons en aide 8uit-Qe-cnaitnp C'est le temps des récoltes et vos pneus de tracteur font défaut.Que ferez-vous?Téléphonez au service de dépannage express de Goodyear.Nous nous rendrons chez vous sur-le-champ.Nous réparerons vos pneus sur-le-champ.Vous vous remettrez au travail sur-le-champ.GOOD/YEAR ALMA Distr.Centropneus Inc.(418) 668-7988 AMOS Pneus Abilibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 732-5321 BEAUCEVILLE Distr.Cenlropneus (418) 774-6279 BEAUHARNOIS Pneus IX Inc.(514)429-4580 BEDFORD Centre du Pneu Pelletier (514) 248-7130 DRUMMONDVILLE Les Pneus Vanasse Inc.(819)478-8119 GRANBY Les pneus Ovila Bernard (514)378-7968 GRONDINES Faucher et Frères Inc.(418) 268-3587 HUNTINGDON Les Equip Bonenberg Inc.(514) 264-6673 JULIETTE David Lépine Inc.(514)753-3712 L'ANGE GARDIEN Distr.Centropneus Inc.(418) 822-0427 LA CONCEPTION Pneu Legault (819) 686-2522 LAC MEGANTIC Cenlropneus (1989) Inc.(819) 583-1614 LASARRE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex) (819) 333-5567 LAVALTRIE Prod.Centropneus Inc.(514) 589-6368 RIVIÈRE DU LOUP Distr.Centropneus (418)867-3963 SHERBROOKE Centropneus (1989) Inc.(819) 567-5283 MATANE Distr.Centropneus (418) 562-4611 ST-ANTOINE Service de Pneu Sarrazin Inc.(514)438-3730 SHERBROOKE Pneudis (Sherbrooke) Inc.(819) 569-9493 MONT-JOLI Centropneus (1989) Inc.(418) 775-5322 ST-SARNABE-SUD Garage Gaston Charte & Fils Inc (514) 792-3240 TROIS-RIVIÉRES Vanasse (Div.Rechapex) (819) 375-4949 MONTMAGNY Centre D.P.Inc.(418) 248-7270 ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 VERCHERES Distr.Centropneus Inc.(514) 583-6163 NICOLET Les Pneus Jutras (819) 293-8545 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Les Pneus Robert Bernard Ltée (514)656-0312 VILLEMARIE Pneus Abitibi Inc.(Div, Rechapex (819) 629-2515 PAPINEAUVILLE Les Pneus Robert Bernard Ltée (819) 427-6494 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Prod.Cenlropneus Inc.(514)347-8349 WARWICK STL Centre de distribution (819) 358-2774 RIMOUSKI L'As Rechapeur (418) 724-4104 ST-PAUL-ABBOTSFORD Les Pneus Robert Bernard Ltée (514) 379-5757 Pour autres renseignements, téléphoner: (514) 334-1112 Bovins Construire un corral, c'est plus que rentable Il faut tenir compte des instincts et des peurs des animaux dans l'aménagement du corral.Les enclos, barrières et couloirs facilitent bien des manipulations avec les animaux.Mais ils doivent être bien organisés.par Mario Quevillon Un corral bien organisé facilite plusieurs traitements curatifs et préventifs, tout en améliorant la sécurité des travailleurs.Il permet aussi de réduire la main-d'oeuvre requise pour la manutention du troupeau.Selon le vétérinaire Raymond Major, c'est sans doute un des investissements les plus rentables à faire dans une entreprise de bovins de boucherie.D'après lui, un dollar investi dans les traitements de prévention rapporte au moins dix dollars en revenus supplémentaires ou en pertes évitées.Avec un tel rendement sur l'investissement, qui peut s'en passer! Le corral facilite le préconditionnement des veaux (écornage, castration), les vaccinations, les traitements vermifuges et antiparasitaires, la taille des sabots, les diagnostics de gestation et l'application d'implants.Composition du corral Le corral est l'ensemble des enclos, barrières, couloirs de circulation et l'équipement de contention, servant à la manipulation des animaux.Plus spécifiquement, on pourrait le décrire Mario Quevillon est ingénieur agronome au MAPAQ à Rouyn-Noranda.Prix approximatif de l'équipement comme étant l'agencement des composantes suivantes: une allée d'accès de 3,6 à 4,8 mètres (12 pi à 16 pi) de largeur, servant à diriger les animaux en provenance du pâturage ou des enclos de séjour vers le lieu de traitement choisi, un entonnoir pour regrouper les bêtes et les faire entrer en file indienne dans un couloir de contention où la largeur et la forme des parois sont importantes.Pour les animaux adultes (540 kilos), des parois opaques (non ajourées) verticales et espacées de 70 centimètres (28 po) sont recommandées.L'utilisation d'une paroi amovible pour rapetisser le couloir est suggérée pour la manipulation des animaux plus petits.Les couloirs avec parois inclinées conçus pour les petits et les gros animaux causent des problèmes lorsqu'un animal trébuche et reste coincé.D'une longueur d'environ sept mètres (20 pi), ce couloir sert à diriger les animaux vers une rampe de chargement, vers une balance ou vers une cage de contention.Le plancher de la rampe de chargement est réglable selon la hauteur du camion et rainure pour faciliter la montée des bêtes.La balance, outil indispensable, peut être électronique, à ressort, hydraulique ou à contre-pieds.La cage de contention sert à immobiliser l'animal lorsqu'il faut effectuer des traitements.Cette cage est offerte en plusieurs modèles, à partir d'une boîte en bois munie d'un carcan, en passant par la cage métallique avec barrière de tête automatique (modèle le plus fréquent), jusqu'à la cage avec système hydraulique.Pour faciliter le travail de l'opérateur et éviter d'enjamber les clôtures ou couloirs, on doit prévoir des passages de 30 à 40 cm aux endroits BARRIÈRE DE TÊTE (AUTOMATIQUE): 500 $ CAGE DE CONTENTION (BARRIÈRE INCLUSE): - côté fixe 1200$ - 1500$ - côté réglable 1800$ - 2000 $ BALANCE: - plate-forme (seulement) 1700$ - 2000$ - plate-forme + barrière 2000$ - 2500 $ CORRAL PORTATIF: (CAGE ET BALANCE NON INCLUSES) - entonnoir 2100$ - couloir courbe de 18 pi 1800$ - barrière anti-recul 480$ - passage d'homme 300$ TOTAL 4680$ 22 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 stratégiques près de la cage de contention et de la balance.Enfin, des enclos de triage, reliés à l'allée d'accès et à la sortie de la cage de contention, permettent de mieux séparer le troupeau avant ou après les traitements.Pour planifier l'agencement de ces composantes et faciliter la manipulation des animaux, il faut tenir compte de quelques principes de psychologie animale.D'abord, le bruit énerve les animaux et les rend plus difficiles à manipuler.Des morceaux de caoutchouc placés sur les barrières métalliques peuvent éviter des inconvénients.Barrières opaques Par ailleurs, les ombres, les reflets et les contrastes de lumière inquiètent les bêtes déjà stressées par l'environnement non familier du corral et peuvent ralentir le processus de manipulation.Un simple rayon de soleil provenant d'un trou dans la couverture d'un toit, les ombres zébrées d'une clôture ajourée ou les variations d'éclairage trop brusques sont autant d'exemples de ces sources de distraction.On peut éviter ces inconvénients en construisant des barrières et des parois opaques dans l'entonnoir et le couloir de contention.Si on décide d'installer l'équipement sous abri, on peut allonger le couloir.Ainsi, on évite que la jonction entonnoir-couloir se fasse vis-à-vis d'une zone de contraste de lumière.L'instinct grégaire, qui pousse les bêtes à suivre les leaders, augmente le «stress» des animaux isolés du groupe et doit Dimensions des composantes - de 275 kg 275 à 550 kg + de 550 kg ENTONNOIR Rampe de chargement Balance être aussi considéré dans l'agencement du couloir et des enclos de triage.D'autres distractions causées par des changements de niveau de plancher, par la vue d'une sortie sans issue sont à éviter.Enfin, on ne doit jamais placer la cage de contention en droite ligne avec l'entrée du couloir; la peur causée par la vue d"un congénère subissant un traitement empêchera les animaux d'avancer.Il faut plutôt la placer en biais, ou mieux, construire le couloir en demi-cercle.¦ SPÉCIAL MARS-AVRIL 91 Superficie / tête 1,4 m2 (14 pi2) 1,6 m2 (16 pi2) 1,9 m2(19pi2) Hauteur de clôture 2100 mm (7 pi) 2100 mm (7 pi) 2100 mm (7 pi) Hauteur de la paroi opaque 1500 mm (5 pi) 1500 mm (5 pi) 1500 mm (5 pi) Profondeur des poteaux 1200 mm (4 pi) 1200 mm (4 pi) 1200 mm (4 pi) Espacement des poteaux 1800 mm (6 pi) 1800 mm (6 pi) 1800 mm (6 pi) COULOIR DE CONTENTION Largeur 450 mm (18 po) 550-625 mm 700 mm (28 po) (22-24 po) Hauteur hors tout 2100 mm (7 pi) 2100 mm (7 pi) 2100 mm (7 pi) Hauteur de la paroi opaque 1500 mm (5 pi) 1500 mm (5 pi) 1500 mm (5 pi) Longueur (environ) 7 m (20 pi) 7 m (20 pi) 7 m (20 pi) Espacement des poteaux 1800 mm (6 pi) 1800 mm (6 pi) 1800 mm (6 pi) Profondeur des poteaux 1200 mm (4 pi) 1200 mm (4 pi) 1200 mm (4 pi) Hauteur de la passerelle 600 mm (2 pi) 600 mm (2 pi) 600 mm (2 pi) Rayon de courbure minimale 4 m (13 pi) 4 m (13 pi) 4 m (13 pi) Virage maximum permis par section de 1800 mm (6 pi) 50° 50° 50° RAMPE DE CHARGEMENT Largeur 650 mm (26 po) 700 mm (28 po) 750 - 875 mm (30 po - 35 po) Longueur 3,6 m (12 pi) 3,6 m (12 pi) 3,6 m (12 pi) Pente 1 :4 1:4 1 :4 Profitez de notre offre et achetez directement de votre importateur "Les Distributions A&R Payeur Inc'.toujours en tête.Nous sommes les spécialistes de la "pépine" au Québec.Peu importe votre région, nous livrons et installons sans frais, sur votre tracteur, un de nos six modèles des incomparables excavateurs KELLEY bâtis comme les gros, ayant des profondeurs de creusage variant de 6'6" à 12'6".des portées de 9' à 14'6" et une capacité d'arrachage jusqu'à 12500 lbs.IMPORTANT: La rotation du bras est actionnée par 2 cylindres doubles actions.Nécessite seulement un attelage 3 points et une sortie hydraulique double, c'est simple, solide et rapide.Mieux encore.Achetez ou louez votre excavateur neuf KELLEY.à partir de $4,995.00 jusqu'à $9,995.00.livraison et installation incluses, en mars ou avril 1991.ne donnez qu'un léger acompte et payez la balance en mai 1991.De plus, sur tout achat ou location effectués en mars 1991, il vous sera crédité 2% de votre achat afin de nous permettre de planifier nos inventaires et livraisons.11 ne vous reste plus qu'à ajouter la benne de 9" à 36".Nous acceptons les échanges.Les Distributions ' Inc.5379 Est.rue King Ascot Comer Sherbrooke.Québec JOB 1A0 Tél.: (819) 821-2015 Fax: (819) 820-0490 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 23 Porc Des maladies qui volent Les virus et les bactéries voyagent dans l'air.parfois sur les oiseaux et les mouches.par Camille Moore Plusieurs études cherchent à expliquer pourquoi certains des élevages assainis ont perdu leur statut sanitaire.Lors d'une conférence, au dernier colloque sur la production porcine, le docteur Alexander, spécialiste d'Angleterre, a remis en question plusieurs de nos vieux principes sur la transmission des maladies à l'intérieur d'un élevage et principalement sur la transmission entre les élevages.Ce pionnier dans le développement des techniques de l'élevage assaini a souligné qu'il n'y avait pas beaucoup de connaissances scientifiques sur la transmission des maladies.Des travaux ont été réalisés sur certaines maladies, mais on ne peut pas extrapoler en appliquant les résultats à toutes les pathologies.Il est bien évident que le mode de transmission le plus important des maladies est le contact direct entre deux porcs.Mais d'autres modes de transmission sont souvent négligés.Il s'agit principalement du vent et des autres animaux.Des distances impressionnantes Il faut bien comprendre que la facilité de transmission sera différente s'il s'agit d'un virus ou d'une bactérie.Un virus étant un agent pathogène beaucoup plus petit qu'une bactérie, il est donc généralement beaucoup plus facile de le transmettre par des moyens autres que les contacts entre animaux.Rappelons qu'une maladie causée par un virus, par exemple la gastro-entérite transmissible, ne peut être traitée par antibiothérapie.Par contre, une maladie bactérienne, par exemple la pleuropneumonie à Actinobacillus pleuropneumoniae, peut se traiter par des antibiotiques.On a tendance à croire que les bacté- Camille Moore est médecin vétérinaire.La bactérie causant la pneumonie enzootique peut voyager sur une distance de trois kilomètres.ries et les virus ne peuvent être transmis par l'air.Lors de l'épidémie importante de pleuropneumonie en 1980 et 1981, nous avons vu des porcheries à 12 mètres de distance entre lesquelles la maladie ne s'est pas propagée.Cependant, grâce aux travaux réalisés en Angleterre sur une maladie appelée la fièvre aphteuse, on s'est rendu compte que des virus pouvaient être transmis sur de grandes distances par l'air.Une telle transmission arrive en présence de certaines conditions particulières.Un vent faible et constant, un terrain plat, une humidité relativement élevée, une assez grande concentration animale sur le parcours des vents favorisent la transmission.On a pu constater une transmission de la fièvre aphteuse sur une distance aussi grande que 300 kilomètres au-dessus de la mer et 20 kilomètres au-dessus de la terre.Grâce à ces études, un modèle informatisé a été créé, et on a même pu prédire, en fonction toujours de conditions climatiques particulières, l'eclosion de nouvelles épidémies.Même si cette maladie n'est pas présente chez nous, nous pouvons utiliser cette pathologie comme modèle et regarder de plus près quelles autres maladies pourraient être transmises de cette façon.Par ailleurs, la pseudo-rage, une autre maladie virale, a aussi fait l'objet d'études.On est maintenant persuadé que ce virus peut être transmis par voie aérogène sur une distance allant de 25 à 40 kilomètres.Bien que cette maladie soit aussi inexistante au Canada, elle est très présente aux États-Unis.La transmission pourrait donc être possible.Dans nos élevages, les maladies virales que nous rencontrons régulièrement sont la gastro-entérite transmissible, l'influenza et la parvovirose.Il semble que la parvovirose ne puisse pas se transmettre facilement par l'air.Par contre, il est reconnu que l'influenza est facilement transmissible par l'air; et l'on pense de plus en plus que le virus de la gastro-entérite transmissible pourrait facilement être transmis sur une certaine distance par l'air.La transmission par voie aérogène des maladies bactériennes est probablement beaucoup plus intéressante pour nous.Il semble, en effet, que la pneumonie enzootique causée par Mycoplasma hyopneumoniae peut être transmise par l'air sur une distance d'au 24 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 moins 3,2 kilomètres.Cette maladie est omniprésente au Québec et plusieurs des efforts mis dans l'assainissement des troupeaux porcins au Québec visent son élimination.D'autre part, selon le docteur Alexander, la rhinite atrophique causée par Pasteurella niultocida, type D, et la pleuropneumonie à Actinobacillus pleuropneumoniae peuvent être transmises d'une bâtisse à l'autre.Il a avancé une distance probable de 450 à 600 mètres.D'autres véhicules Par ailleurs, d'autres animaux peuvent agir comme vecteurs de maladies des porcs.Il s'agit des oiseaux, des mouches, des rats, des souris, des animaux sauvages et des autres animaux domestiques.Les oiseaux peuvent transmettre la gastro-entérite transmissible sur une distance de 40 kilomètres.Ils peuvent aussi facilement transmettre la tuberculose.Bien qu'elle ne présente aucun symptôme dans l'élevage, cette maladie entraîne un taux élevé de condamnation à l'abattoir.Dans un cas particulier, la bactérie de la tuberculose avait été transmise par des pigeons.La réserve de grain à la ferme avait été infectée par les déjections des oiseaux.Les mouches peuvent transmettre facilement des maladies comme la dysenterie porcine et les problèmes reliés à Strep, suis.Elles peuvent transporter des maladies sur des distances de deux à trois kilomètres.Quant aux souris, elles peuvent demeurer porteuses de Treponema et Hyodysenteriae, bactéries causant le dysenterie, sur une période de 200 jours.Elles peuvent donc facilement transmettre cette maladie à l'intérieur d'un élevage.Les véhicules servant au transport des animaux peuvent aussi transmettre des maladies.De plus, il est très important de ne jamais transporter d'aliments ou de grains destinés à l'alimentation des porcs dans des camions servant à l'occasion au transport d'animaux.Du reste, il est très difficile de déterminer si les humains peuvent servir de vecteurs pour certaines maladies.Selon le docteur Alexander, il est clair que la gastro-entérite transmissible et la fièvre aphteuse peuvent facilement être transmises par les humains.Il faut contrôler strictement l'entrée des visiteurs dans les porcheries de type assaini.La douche ajoute un facteur de sécurité important.Le docteur Alexander recommande deux jours sans contact avec des porcs avant d'entrer dans une unité de type assaini.Il est bien entendu que le docteur Alexander parlait d'expériences faites au Danemark et aux Pays-Bas, où il y a une très forte densité de production porcine.Le Québec ne rejoint en rien, du point de vue de la densité de production, ces pays.Il ne faut cependant pas oublier que la production porcine est très dense dans la Beauce et autour de Saint-Hyacinthe.De plus, au printemps et en automne, la température, l'humidité et les vents donnent des conditions très semblables à celles rencontrées en Europe.Même si nos efforts d'assainissement ne doivent pas être remis en question, on doit être plus réservé quant au taux de succès complet de ceux-ci.Il est évident que l'on ne peut pas envisager l'élimination d'une maladie comme la pneumonie enzootique dans nos régions à forte densité de production porcine.Cependant, lors de l'élaboration de programmes visant l'implantation de bâtisses de production de tête de pyramide, on devrait viser des régions où habituellement il n'y avait pas de production porcine.En plus d'assurer le maintien du statut sanitaire dans ces troupeaux, cela aiderait aussi à minimiser les problèmes reliés à l'environnement.¦ Une association de qualité HARDYimss Les Équipements Hardy fabriqueront et distribueront dorénavant ces produits déjà reconnus comme étant les meilleurs sur le marché.Pompes préfosse Hardy Dm • Rapport qualité/prix élevé Epandeurs Hardy Dm • Épandage latéral et en parapluie offert standard Remorques chargeuses de balles rondes (brevetée) Hardy Dm Pompes Lagoon à principe brevetée Hardy Dm • La plus efficace sur le marché ÉGALEMENT DISPONIBLES: • pompe agitatrice verticale • boîtes basculantes • tablier d'alimentation BIENTÔT UN CONCESSIONNAIRE DANS VOTRE RÉGION (TERRITOIRES DISPONIBLES) Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 25 Le semis direct, une solution sage Des producteurs ontariens ont réduit certains frais de production de moitié sans nuire aux rendements.par Odette Ménard Toute pratique agricole de conservation bien adaptée à la gestion de l'entreprise agricole offre un éventail d'avantages autant du point de vue agricole qu'environnemental et économique.Une protection maximale adaptée au type de sol et à sa topographie, à la culture et au climat.Bien adaptée, c'est la clé du succès dans la mise en place de toute nouvelle pratique.Et les Rigby de Blenheim (région de Chatham en Ontario) l'ont bien compris.Ils cultivent 365 hectares (900 acres) et ont mis une dizaine d'années pour se convertir complètement au semis direct.Les parcelles qu'ils louent sont les seules qu'ils cultivent d'une manière traditionnelle.Leur première ambition était la conservation des sols.Chez eux, l'eau était plus souvent une ennemie qu'une alliée.Au début des années 80, ils ont formé un groupe d'une dizaine de producteurs agricoles du même bassin versant et ont ensemble examiné les solutions qui s'offraient à eux pour diminuer l'érosion et aussi augmenter leur rendement économique maximum.A travers des rencontres men- suelles, ils se soutiennent mutuellement.Leur stratégie consiste à combiner le plus d'opérations possible et à établir des combinaisons d'opérations les plus efficaces possible.Les résultats sont convaincants: lutte efficace contre l'érosion et diminution colossale des frais: 50 % moins de carburant à l'acre, 50 % moins de main-d'oeuvre, 50 % moins de temps passé aux champs, ce qui leur a donc permis d'augmenter leur surface cultivée.11 faut cependant mettre les choses au clair: l'élimination.totale de la charrue ou de tout autre instrument du sol est une solution draconienne peu souhaitable.Cependant, il est très important, voire même impératif, de diminuer le «brassage» d'une ressource naturelle fragile et susceptible d'érosion.Des combinaisons d'opérations Les Rigby ont d'abord dû trouver une combinaison de travail qui leur permettrait à la fois d'assurer un milieu de croissance optimal, une couverture adéquate du sol et une lutte efficace contre les mauvaises herbes.Solution: élimination du travail du sol à l'automne, pulvérisation en bandes d'herbicides au moment du semis, sarclage (un ou deux passages selon le climat) et meilleure rotation de cultures.L'élimination du travail du sol à l'automne a amené une réduction importante du parc de machinerie.Les Rigby se sont départis de leur charrue et des outils de reprise du printemps.Après la récolte, les résidus de culture ne sont pas hachés.Ça permet ainsi une meilleure protection contre l'érosion et les résidus se décomposent plus facilement.Le réchauffement du sol au printemps est adéquat et le semis facilité.Puis les Rigby ont adapté leur semoir pour combiner trois opérations au moment du semis: semis, fertilisation et pulvérisation d'herbicides (en bandes dans le cas du maïs-grain, sur toute la surface dans le cas du soya et des céréales à paille).Dans le cas du maïs, en pulvérisant les herbicides sur une largeur de 25 centimètres (10 po), ils économisent 65 % des frais d'herbicides; et avec le ou les sarclages subséquents, ils parviennent à lutter efficacement contre les mauvaises herbes.Au moment du semis, ils utilisent du Round-up et du 2-4D pour lutter contre le chiendent, le chardon des champs et l'asclépiade.L'herbicide est pulvérisé à l'aide d'une rampe fixée à l'avant du tracteur.La lertilisation est bien sûr dépendante des cultures.Dans le cas du maïs-grain: Odette Ménard, ingénieurc et agronome, est conseillère régionale en conservation de l'eau et du sol au MAPAQ.Jack Rigby évite de semer du maïs deux années de suite.De plus, les rangs de maïs sont intercalés.avant le semis, 224 kilos à l'hectare (200 lb à l'acre) de potasse à la volée, non incorporée parce qu'il n'y a pas de travail du sol entre la récolte et le semis; au semis, 335 kilos à l'hectare (300 lb à l'acre) de 18-18-0 sous forme liquide à quatre pouces du rang.Le reste, 135 kilos à l'hectare ( 120 lb à l'acre) d'azote liquide 28 %, sera appliqué au moment du sarclage.Dans la mesure du possible, ils évitent deux années consécutives en maïs.Mais, quoi qu'il en soit, les rangs de maïs sont intercalés, ils ne sèment pas le maïs sur le même rang que la saison précédente.Ils préfèrent le semer à mi-rang.Les Rigby n'utilisent pas de fertilisants pour le soya, excepté la potasse.Les rangs de soya sont espacés de 43 centimètres (17 po) pour permettre une meilleure couverture du sol plus rapidement.Rotation des cultures Par ailleurs, différentes opérations peuvent être combinées au sarclage.Le sarclage permet une certaine aération du sol et s'ajoute à la lutte contre les mauvaises herbes de deux façons: d'abord, mécaniquement; ensuite, en pulvérisant des herbicides au besoin.Les Rigby en profitent aussi pour compléter la fertilisation.Le sarcleur a aussi été adapté pour bien fonctionner dans la quantité, parfois importante, des résidus des cultures précédentes.Un disque a été ajouté en avant des dents pour couper les résidus et éviter le bourrage et pour stabiliser l'unité.Cette modification est peu coûteuse, il existe même des sarcleurs neufs déjà adaptés à cette nouvelle réalité.Autre modification apportée au sarcleur: l'ajout d'un système de jets dirigés pour pulvériser localement et au besoin un herbicide.La rotation des cultures leur permet aussi un meilleur rendement économique.Différentes variétés de fèves, le soya, le blé d'hiver, le maïs-grain et le maïs-grain pour la semence font partie de la rotation.Bien sûr, ces différentes cultures laissent différents types et différentes quantités de résidus sur le sol.Aucun ne présente de problèmes au printemps suivant.Les Rigby n'ont noté aucune diminution de rendement significative depuis qu'ils ont adapté leur nouveau style de culture.Ils ont même convaincu les compagnies pour lesquelles ils font du maïs pour la semence d'utiliser le semis direct.Ils récoltent en moyenne 2,7 tonnes/ha (1,1 tonne/acre) de soya, 6,2 tonnes/ha (2.5 tonnes/acre) de blé et 8 tonnes/ha (3,3 tonnes/acre) de maïs.Et quand on compare leurs champs à ceux de leurs voisins, on note une différence: meilleure levée, meilleure uniformité des plants principalement due à l'uniformité de la qualité des sols de leurs champs.Le vent et l'eau ayant moins d'emprise sur le sol, ils ne peuvent donc plus appauvrir certaines parties pour en trop enrichir d'autres.Un autre fait important à souligner, c'est la participation active des Rigby à différents programmes de recherche et d'expérimentation en collaboration avec leurs agronomes et parfois avec des chercheurs.L'été dernier, ils expérimentaient différents herbicides et différentes doses d'application pour accroître encore l'efficacité de ces produits.Cet exercice permet aux Rigby de rester à l'avant-garde, de favoriser une gestion dynamique de leur entreprise.Le semis direct, c'est pas sorcier.Il faut simplement avoir la sagesse de l'adapter à nos terres.¦ Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 27 Bulletin des agriculteurs Vos représentants d'abonnement Denise H.Paré responsable de secteur Céline Vincent-Lebel Noël Rose et Georgette Trudel-Veillette Nos représentants sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trice), assurez-vous qu'ils notent les informations reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '90.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1-800-361-3877 Point de vue Le Québec a les moyens de son agriculture En plus de faire l'envie du reste de l'Amérique du Nord, le programme québécois garantissant les prix des denrées ne nous appauvrit pas.par Simon-M.Guertin Pour grand nombre de producteurs de cultures commerciales, la planification des semis revêt un caractère spéculatif.Or il faut s'attendre que, dans les vingt prochaines années, la plupart des pays actuellement importateurs de denrées agricoles tendront vers une autosuffisance.Le commerce agricole existera toujours, en particulier pour les produits qui ne peuvent être cultivés localement ou encore pour combler des pénuries accidentelles ou structurelles.Donc, les pays qui exportent beaucoup de denrées agricoles devront se réajuster s'ils ne veulent pas se saigner dans une guerre de subventions à l'exportation.A cet égard, le Québec possède un avantage sur le reste de l'Amérique du Nord, car un très grand volume de sa production répond à un besoin intérieur.Ceci revient à dire que les subventions versées à nos agriculteurs, en plus de rester ici, limitent nos sorties d'argent vers l'extérieur.Pour les prochaines années, les Américains prévoient verser une dizaine de milliards de dollars par année, exprimés en devises canadiennes, pour supporter les productions de blé et de maïs.Pour ces deux productions seulement, l'Assurance-stabilisation du Québec verse actuellement autour de 50 millions de dollars.Habituellement, on avance le facteur 40 pour comparer le Québec avec les États-Unis; dans ce cas-ci, la générosité de l'oncle Sam fait en sorte qu'un facteur 200 existe entre nous deux.Il faut aussi garder en tête que nos subventions restent ici, tandis que celles des Américains servent aux pays acheteurs qui payent moins cher.C'est peut-être un juste retour des choses! Par ailleurs, pour avoir droit à leurs subventions, les agriculteurs américains doivent se soumettre à une série de conditions visant à réduire les volumes mis en marché et à enrayer la dégradation de l'environnement.Or de tels programmes incitent des agriculteurs comme Vernon Davis, considéré comme le producteur de maïs le plus efficace de l'Amérique, à tourner le dos au gouvernement pour produire ce qui les tente; d'ailleurs, à 100 dollars la tonne, celui-ci fait encore de l'argent.Grand gagnant d'un concours tenu au Wisconsin, il récolte en moyenne quatre tonnes de maïs à l'acre et son coût de production tourne autour de 60 dollars canadiens la tonne.Dans son cas, un prix garanti de 125 dollars canadiens la tonne ne réussit pas à le convaincre de retrancher 15 % de sa superficie de base pour le maïs.Si on jette un regard sur le récent régime d'assurance du revenu brut mis de l'avant par Ottawa, il se dégage que la mécanique aura tendance, à long terme, à décourager les productions présentant des surplus mondiaux.En effet, le régime garantit un revenu brut dont le montant sera fonction de la moyenne des prix des quinze dernières années indexée aux coûts des intrants.La moyenne des prix d'une culture dont les marchés sont engorgés aura nécessairement tendance à fléchir, ce qui incitera les agriculteurs à regarder ailleurs.Un système pareil installé à travers le monde aurait sûrement des effets bénéfiques.Par ailleurs, il faut s'attendre que les Européens résisteront longtemps avant de mettre la hache dans leurs programmes agricoles encore considérés comme une réussite.En fait, les programmes Européens offrent un prix garanti élevé sans imposer une limite de production.Pas étonnant que les hangars se remplissent à craquer.Mais en agissant ainsi, ils affaiblissent leur économie nationale dans la mesure où leurs subventions permettent aux pays acheteurs de payer moins cher qu'eux pour s'alimenter.D'autre part, ces mêmes européens reluquent le marché de l'Europe de l'Est comme leur appartenant; ce n'est donc pas le temps de réduire la production et de laisser pénétrer les Américains chez eux.¦ 28 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 Les céréales profitent de la précision En Europe, on travaille pour greffer les qualités des planteurs à maïs sur les semoirs à céréales.par Simon-M.Guertin Longtemps considéré comme immortel, le semoir à céréales commence à recevoir les assauts des modèles conçus pour les pratiques de conservation des sols.Et en Europe, le planteur à maïs tente de lui ravir sa place.Il résiste toutefois énergiquement en raison des améliorations constantes dont il a pu profiter au cours des dernières années.Les constructeurs ont en effet perfectionné les ouvre-sillons pour qu'ils puissent pénétrer dans les sols durs, affronter de généreux tapis de résidus de maïs et placer les grains à une profondeur plus précise et plus uniforme.Comme dans le cas du maïs, la profondeur du semis est l'élément clé pour réussir un bon taux d'émergence.La graine de céréale, qui doit être placée en contact étroit avec le sol humide, tolère mal un poids de sol trop grand au-dessus de sa tête.Placées trop profondément, les graines pourriront.Fort heureusement, les guides de profondeur offrent une solution pratique en permettant de mettre suffisamment de pression sur les ouvre-sillons pour que les disques coupent les résidus sans toutefois que la semence soit enfouie trop profondément.Plus en douceur Il va sans dire que les ouvre-sillons à double disque tranchent mieux dans un épais tapis de résidus et coupent le sol plus facilement.Aujourd'hui, certains fabricants décalent légèrement les deux disques, un par rapport à l'autre, afin de favoriser leur pénétration et ainsi réduire la pression nécessaire pour maintenir l'ouvre-sillon en place.Cette technique permet aussi de rapprocher davantage les deux disques et limite le déplacement du sol à un minimum.Depuis plusieurs années, c'est la distribution à cannelures qui assure le dosage de la semence, parce qu'elle est Le resserrement des lignes sur semoir de précision permet de tout semer avec un seul outil.simple, satisfaisante et peu coûteuse.On se fonde sur le fait que les plants de céréales peuvent s'accommoder aux variations dans leurs écartements sans que le rendement ne soit diminué.A ce jour, la recherche donne encore raison à cette philosophie, si bien que les constructeurs américains ne jugent pas urgent d'investir dans de nouvelles techniques.Par ailleurs, ils s'entendent pour dire qu'il serait temps de développer un autre mécanisme de dosage offrant plus de douceur.En fait, la recherche démontre que seulement 75 à 80 % des grains de blé donnent naissance à un plant viable.En Europe, c'est la distribution à ergots, sorte de roue garnie de pointes, qui est la plus répandue.Elle a l'avantage d'être utilisable pour plusieurs types de graines et d'être assez douce pour la semence.Les rouleaux de distribution comportent en général deux rangées de pointes qui poussent les graines vers le tube de descente, sans les forcer.Cette technique ouvre la porte aux semis de précision.En effet, des constructeurs européens proposent déjà un système de commande électronique de distribution.Dans cette conception, le mécanisme n'est plus entraîné par les roues du semoir, mais par un moteur électrique dont la vitesse de rotation est transmise à un calculateur.Enfin, un dernier dispositif enregistre aussi le nombre de grains distribués par un des rouleaux à ergots et le débit est ajusté par un vérin électrique agissant sur un variateur.Le développement, en Europe, de certaines cultures comme le pois protéagineux ou le soya, ainsi que l'intérêt économique d'un semoir capable de servir à un plus large éventail de semences ont engagé certains constructeurs à fabriquer ou à adapter de nouveaux semoirs.Ainsi, avec des écartements minimums récemment abaissés à 20 ou 25 cm (8 ou 10 pouces), le semoir de précision a parfois remplacé le semoir à céréales pour l'implantation du pois, de la féverole.du canola ou du soya.Cette utilisation conduit à des économies sensibles de semence, pour des résultats au moins équivalents.Par ailleurs, le développement de variétés de blé hybrides réellement performantes pourrait déboucher sur la distribution de semences coûteuses; une réduction des doses s'avérerait alors rentable.Pour cela, on peut utiliser des systèmes de précision à condition de pouvoir disposer d'écartements encore plus réduits entre les lignes.Déjà on entrevoit la possibilité de les resserrer jusqu'à 12,5 cm (5 pouces).¦ Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 29 Maïs Les planteurs s'adaptent aux nouvelles exigences Les conceptions récentes peuvent semer uniformément malgré de généreux tapis de résidus.par Simon-M.Guertin Il n'est pas étonnant que les planteurs à maïs fabriqués au sud de la frontière soient largement influencés par la mode de conservation des sols.En effet, les agriculteurs américains sont actuellement forcés par le gouvernement à se soumettre à des règles plutôt musclées; c'est ainsi que la majorité des ventes de planteurs portent maintenant sur des modèles conçus pour le travail minimum du sol.Il faut dire que les superficies en maïs aux États-Unis tournent autour de 75 millions d'acres, comparativement à 0,7 million d'acres ici et un peu plus de 2 millions en Ontario.La disposition des roues de profondeur de chaque côté des ouvre-sillons a amélioré sensiblement l'uniformité du semis, mais les nouvelles conditions de terrain fortement inégales viennent annuler une partie de l'effet.Pour redonner au sol un profil plus égal, on propose des chasse-mottes qui ont aussi pour fonction de déblayer une bande de terre devant les unités de semis et ainsi fournir une surface favorisant un meilleur contrôle de la profondeur.Habituellement, les conditions d'humidité au moment des semis permettent une germination rapide et l'émergence hâtive des plants.Toutefois, en raison des risques reliés à un manque d'eau, les agriculteurs ont tendance à semer le maïs à plus grande profondeur que le grain ne l'exige en condition idéale.En réponse à cet impératif, les constructeurs fabriquent des machines capables de placer la semence à grande profondeur.Les spécialistes prétendent toutefois que, dans les meilleures conditions, une couverture de sol variant entre un et deux centimètres (0,5 et 0,75 pouce) produirait une émergence plus rapide et des rendements supérieurs.Les planteurs de conception récente Fertiliser avec précision et enfouir la semence au bon endroit préoccupent de plus en plus les fabricants.accordent aussi plus d'importance à la disposition des engrais de démarrage.Sur les derniers modèles, il est également plus facile d'ajouter de l'azote pendant la période de végétation.Les concepteurs apportent donc une attention particulière aux applicateurs d'engrais afin qu'ils soient en mesure de placer les éléments fertilisants de façon très précise par rapport au cordon de semence.Le billon est prometteur L'intérêt des agriculteurs américains pour la culture sur billons a grandi au cours des dernières années.En effet, on a enregistré une croissance continue pendant neuf années consécutives, portant les superficies à presque deux millions d'acres.C'est l'État du Nebraska qui mène le bal avec 12 % de ses superficies en culture sur billons.On se rappellera que les chercheurs de l'Université de l'Iowa s'adonnent à cette technique depuis 1950 et que les producteurs ont commencé lentement à leur emboî- ter le pas à partir des années 60.Mais, au dire des chercheurs, il reste encore quelques problèmes à résoudre avant que cette méthode ne connaisse le succès souhaité.Parmi ceux-ci, on souligne la difficulté de maintenir le semoir, le sarcleur et la moissonneuse parfaitement sur les rangs.Par ailleurs, les pneus larges équipant souvent les moissonneuses et les chariots pour le transport du grain écrasent les billons lors de leur passage ou les déplacent.Ceci force le remodelage fréquent du terrain.Autant les chercheurs que les agriculteurs s'accordent cependant pour dire que même si la culture sur billons offre beaucoup de potentiel pour l'avenir, il est nécessaire d'effectuer davantage de recherches en matière de fertilisation.En effet, certaines études démontrent que le lessivage de l'azote y serait moins important; on s'interroge donc sur les quantités idéales d'engrais à utiliser.En Europe, le semoir de précision est principalement utilisé pour le maïs et la betterave sucrière, mais il s'adapte 30 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 Amendements Compost: encore beaucoup d'interrogations facilement au tournesol, au pois, au soya et au colza.Aussi les écartements entre rangs doivent-ils pouvoir être réduits jusqu'à 25 cm (10 pouces).Cela suppose des unités moins encombrantes, des transmissions ne faisant pas obstacle à leur rapprochement et souvent des trémies plus petites.Ces semoirs offrent aussi un large choix1 de vitesses de distribution pour des espacements sur le rang pouvant varier de 3 à 30 cm ( 1 à 12 pouces); certains semoirs possèdent 30 rapports de distribution.Les semoirs mécaniques ont pratiquement été abandonnés au profit des appareils pneumatiques.Ces derniers permettent des vitesses de travail plus élevées, de l'ordre de 6 à 8 km/h.La dualité persiste cependant quant au mode d'action par pression ou par aspiration, mais la majorité des appareils utilise l'aspiration.Planteurs européens Sur la plupart des semoirs construits en Europe, l'ouverture du sillon est assurée par des socs longs pour que le profil du sillon soit constant.Les disques sont plus rarement utilisés, mais ils permettent d'obtenir un bon sillon dans les terres résistantes.Quelquefois, un disque ouvreur peut être placé devant le soc pour faciliter la pénétration de celui-ci dans les terres difficiles.Ce montage est surtout utilisé pour le semis de maïs.Sur les planteurs construits en Europe, le contrôle de la profondeur de semis est déterminé par la roue plombeuse qui se présente sous deux grands types.Pour les conditions de terres sèches, on recommande deux roues en fonte formant un «V» qui exercent un tassement plus élevé sur la semence.Pour les terres plus humides, on conseille cependant des roues montées avec des bandes de caoutchouc.Par ailleurs, la roue plate très large munie d'une bande de caoutchouc est réservée aux terres très meubles.En fait, tel qu'il existe aujourd'hui, le semoir de précision européen est presque prêt pour le semis des céréales à paille.Il reste cependant à justifier son avantage économique.En raison d'une moins grande spécialisation, mais aussi des petites surfaces caractéristiques des fermes européennes, la tendance là-bas est nettement aux semoirs polyvalents capables d'accommoder un large éventail de semences.On s'attend que dans une dizaine d'années le même semoir servira aussi bien au maïs qu'au blé, tout en respectant les exigences de chacune des graines.¦ On n'a même pas de données statistiques sérieuses.par Aubert Tremblay Dans le domaine du compostage, il y a plus d'interrogations que de solutions.Le colloque sur le compostage, organisé par le Centre québécois de valorisation de la biomasse fin janvier, le démontrait bien.Encore une fois, les gens des villes sont servis avant les ruraux.Pendant que les ingénieurs développent des procédés pour transformer l'herbe coupée et les feuilles mortes en terreau à fleurs, du côté agricole, on en est encore à se demander s'il vaut la peine de faire du compost.11 faut dire que la réponse à cette question semble loin d'être évidente.Le fumier de ferme, par exemple, est déjà un bon amendement au sol.Doit-on vraiment le composter?Est-ce que ça vaut la peine de le faire sur la ferme?Dans quelles conditions cela devient-il une alternative intéressante à l'application de fumier frais?Ne devrait-on pas réserver ce procédé de transformation aux endroits où il y a des surplus de fumier?Et même là, est-ce que le coût du compostage est vraiment justifié?Un conférencier soulignait qu'il n'existe pas de données statistiques fiables sur le compost au Québec.Rien que des estimations très approximatives.Difficile, dans ces conditions, d'avoir une idée juste de la situation.Pas surprenant, donc, qu'il y ait de bonnes différences de vues entre les intéressés.Un débat, pendant le colloque, montrait bien que tous ne voient pas le compost du même oeil.Pour certains, il est un moyen de refaire une santé aux sols; pour d'autres, il est d'abord une solution aux problèmes de pollution par les surplus de fumier.D'autres, enfin, y voient surtout un substrat utilisable en horticulture, principalement ornementale.L'ingénieur Camil Dutil, de la firme BPR, faisait remarquer qu'un des grands avantages du compost, c'est qu'il se «vend» mieux que le fumier frais.En compostant, on augmente donc le nombre potentiel d'intéressés.Mais on augmente aussi les frais.L'un compense-t-il pour l'autre?Avant de s'attarder à développer une technologie sophistiquée, soulignait l'ingénieur, il faudrait d'abord chiffrer la valeur de cette augmentation des débouchés.Il faudrait aussi, selon lui, créer un organisme de coordination qui chercherait des solutions simples aux disparités régionales.Il y a sûrement moyen, soit de transférer du fumier vers les régions de grande culture, ou, inversement, transporter la paille excédentaire jusqu'aux régions productrices de lisier, par exemple.«Ensuite, la technologie s'y greffera», dit-il.Un discours d'autant plus intéressant qu'il vient d'un ingénieur travaillant, entre autres, à développer de la technologie.L'agronome Denis Potvin, du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ).est même allé plus loin.«Vaut-il vraiment la peine de composter sur la ferme?», a-t-il demandé.Un doute qui n'a pas eu l'heur de plaire au directeur du centre de développement d'agrobiologie.Denis Lafrance.Pour lui, le compost sert surtout à redonner au sol.ou lui conserver, un humus «de bonne qualité».Une agricultrice, Jocelyne Bergeron, est venu ajouter Une touche de réalisme à la discussion: la principale limite au compostage, pour elle, c'est la surcharge de travail qu'il occasionne.Elle a été la seule agricultrice à prendre la parole dans le débat, malgré qu'il y ait eu de nombreux agriculteurs parmi les 400 participants au colloque.Pourtant, les besoins en compost, du moins en matière organique, sont importants dans certaines régions agricoles.Les producteurs de céréales, par exemple, pourraient se sentir concernés.«Il apparait important d'identifier les moyens pour transformer les besoins théoriques en demande réelle», disait Denis Potvin dans sa conférence.¦ Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1990 31 Nos experts et vous, pour un rendement supérieur Une nouvelle compagnie de fertilisants grandit au Québec! AGRO-100 a fait naître au Québec une nouvelle bannière avec le regroupement de plusieurs postes de mélange d'engrais minéraux.S'appuyant sur plus de 50 années d'expérience dans les fertilisants, AGRO-100 réunit à sa base, la famille Verdonck de Ste-Marthe et la famille Harnois de St-Thomas.AGRO-100 permet à ses membres affiliés de bénéficier de produits de base de très haute qualité et d'une source d'approvisionnement fiable et durable.Son objectif est d'offrir aux producteurs agricoles les meilleurs programmes de fertilisation et les meilleurs produits adaptés à l'agriculture moderne.AGRO-100 supporte les nombreuses recherches commandées sur le Tubrex car l'utilisation de ce produit aide les producteurs agricoles à réduire leurs coûts de production en diminuant les besoins de fertilisants.AGRO-100 offre, à travers ses membres affiliés, le révolutionnaire Tubrex, les engrais minéraux (sacs ou vrac), les pesticides, les semences.en plus d'un service d'analyse de sol pour le pH de 48 heures.AGRO-100 .nouvelle équipe dynamique en matière de fertilisation au Québec.MEMBRES AFFILIES Meunerie Gérard Soucy Ste-Croix de Lotbinière Prop.: Gérard Soucy Tél.: (418) 926-2424 Agro-100 / Division Batiscan Batiscan Rep.: Roger Desgagné Tél.: (418) 362-3255 Bourassa Agro-Service Inc.St-Barnabé Prop.: Louis Bourassa Tél.: (819) 264-5581 Fertinor Inc.Roger Rivest & Frts Ste-Anne-des-Plaines Co-prop.: Jean-Marie Rivest, Fermin Joubert Tél.: (514) 478-2041 Agrocentre Belcan Inc.Ste-Marthe, Cté Vaudreuil Prop.: Jean, Luc et Ronald Verdonck Tél.: (514) 459-4288 Bainsville Fertilizers Bainsville, Ontario Rep.: Charles Sancsters Greg Haney Tel.: (613) 347-2554 Semis direct Le blé peut prendre congé du labour Les céréales réagissent bien au semis sans préparation de sol à condition de changer de champ à chaque année.par Simon-M.Guertin «A quoi bon dépenser autant d'argent et de temps pour retourner la terre, avance Georges Ashby de Saint-Jean-Baptiste de Rouville, si j'obtiens 1,8 tonne de blé à l'acre avec un semis direct.» En fait, Georges Ashby ne laboure plus sa terre depuis 1976, mais il continuait toujours à faire une préparation grossière du sol.Voilà qu'au printemps 1989, après avoir perdu son blé par le gel, il se lance dans son champ pour réensemencer directement sur le chaume.«Il est beaucoup plus important de semer tôt au printemps que de fertiliser hâtivement», explique Georges Ashby.Après l'ensemencement, il a maintenu une régie traditionnelle.A l'automne 1989, il vendait 237 tonnes de blé récoltées sur 130 acres.Satisfait des résultats, le 24 septembre 1989, il ensemençait sa terre au complet avec du blé Karat.Cette fois, il a dû louer un semoir pour semis direct, car le sien n'arrivait pas à pénétrer dans le sol.Malheureusement, le blé n'a pas survécu à l'hiver, si bien que.le 24 avril 1990, il reprenait patiemment le semis pendant que ses voisins attendaient que la terre sèche.L'automne dernier, il récoltait une tonne de blé Roblin à l'acre.«Il n'est pas recommandé de produire du blé sur blé, en semis direct», prévient Gérard Lavoie, agronome local dans le comté de Rouville.Celui-ci suit les adeptes de cette régie dans son comté depuis quelques années; les superficies qui y sont consacrées totalisent maintenant 300 arpents.«Par ailleurs, Jean-François Boulay a récolté 1,1 tonne à l'acre avec du blé Katepwa semé directement dans un chaume de maïs», reprend Gérad Lavoie.En fait, Jean-François Boulay de la Ferme M.I.Boulay avait effectué un semis direct immédiatement après la Le semis direct permet aussi de sauver du temps.récolte de maïs à l'automne 1989.mais le blé a partiellement gelé au cours de l'hiver.Le 27 avril 1990, il reprenait le semis au complet.«Jean-François pouvait semer sans endommager son champ.Le semis direct fait gagner du temps», signale Gérard Lavoie.Plus fort et plus agressif Avec les pressions que subissent les agriculteurs américains à l'égard de la conservation des sols, nul doute que le semis direct dans les céréales est appelé à prendre de l'expansion.Déjà l'influence se fait sentir dans tout l'est du Canada, si bien que bon nombre de concessionnaires québécois proposent des modèles de semoirs adaptés au semis direct.Par ailleurs, en France, on rapporte que 450 000 hectares sont ensemencés selon cette technique simplifiée.Les motivations se résument en un désir de réduire les frais de la mécanisation, un effort pour augmenter la productivité du travail et aussi un respect grandissant pour l'environnement.En fait, la simplification du travail du sol réduirait la libération des nitrates provenant de la matière organique, principale source des fuites d'azote.Un semoir à céréales pour semis direct possède habituellement une structure plus imposante que le modèle traditionnel.En effet, la résistance qu'oppose le sol à la pénétration oblige une pression plus élevée sur chacun des disques, ce qui entraîne des efforts en traction plus grands.Sur ces semoirs, le poids est un facteur critique.Il faut compter sur un minimum de 600 kilos par mètre linéaire (400 livres par pied) pour assurer la pénétration dans un sol sec et durci.Par ailleurs, il peut arriver, dans certaines conditions, qu'on soit Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 33 Du nouveau dans le conditionnement des produits agrochimiques Depuis plusieurs années, la plupart des produits agrochimiques sont conditionnés dans des bidons ou des seaux de 10 à 20 litres, en plastique ou en métal.Bien que ce type de conditionnement était économique et pratique, il a créé un problème d'élimination des contenants vides.L'industrie agrochimique, comme plusieurs autres, prend conscience de la nécessité de réduire, à long terme, les volumes de contenants vides.C'est pourquoi une résolution a été adoptée lors de la réunion annuelle de l'Institut canadien pour la protection des cultures, visant à réduire de 50 % la quantité de contenants vides d'ici 1995.Cet objectif deviendra réalité grâce aux innovations dans le domaine du conditionnement et de la formulation.Déjà, certaines de ces innovations font leur apparition chez les producteurs canadiens.Sur le plan du conditionnement, notons que plusieurs produits dans l'est et dans l'ouest du pays sont maintenant offerts en minisystèmes de vrac ou réservoirs consignés.Ces réservoirs scellés contiennent généralement de 400 à 800 litres de produit et peuvent être retournés au fabricant.Bien qu'ils nécessitent un investissement de départ important, ils éliminent complètement les contenants vides en plus d'offrir certains avantages pour les producteurs sur le plan de la manutention.Les nouveaux produits des années 1990 seront sans aucun doute conditionnés de façon à permettre une meilleure gestion des contenants vides.Les produits issus de nouvelles technologies sont actifs à de très faibles volumes, ce qui se traduit par un contenant beaucoup plus petit pour traiter une superficie donnée.Question entreposage et transport, ces petits réservoirs sont économiques.Les produits qui étaient formulés en liquides sont maintenant offerts en granulés diluables ou en concentrés dispersables.Les formules granulées se dissolvent rapidement lorsque versées dans un réservoir de pulvérisation.Cette nouvelle technologie a permis d'éliminer le recours aux solvants et de réduire les contenants vides.Les granulés offrent également l'avantage de l'emballage soluble, petit sac de plastique contenant l'herbicide, qui se dissout avec son contenu dans le réservoir de pulvérisation.Cet emballage «hydrosoluble» règle le problème d'élimination des contenants; les produits ainsi conditionnés ne laissent derrière eux qu'un carton extérieur qui n'a jamais été contaminé par le produit agrochimique.Quant aux produits conditionnés de la façon classique, les producteurs doivent suivre les directives appropriées de rinçage et d'élimination des contenants vides afin de s'assurer qu'ils ne présentent aucun risque pour l'environnement.À cette fin, l'Institut canadien pour la protection des cultures a mis sur pied un programme d'information sur l'élimination des contenants ainsi qu'un projet de ramassage et de recyclage des contenants vides dans les trois provinces des Prairies.Ce texte fait partie d'une série consacrée à la technologie en production des cultures.Les questions peuvent être communiquées à l'Institut canadien pour la protection des cultures, 21 Four Seasons Place, bureau 627, Etobicoke f *\ (Ontario) M9B 6J8.Institut canadien pour la protection des cultures obligé de lester le semoir davantage, imposant des contraintes supplémentaires à la structure.On comprend, dès lors, l'intérêt de protéger les coutres au moyen de ressorts, mais ceux-ci doivent offrir suffisamment de pression pour enfoncer les disques dans le sol et les maintenir à une profondeur uniforme.En semis direct, les coutres exécutent le travail normalement effectué par la charrue et deux ou trois passages de herses.En plus d'ouvrir un sillon, ils doivent préparer un lit de semence favorisant la germination rapide de la graine.Il existe un vaste choix de coutres dont les différences portent principalement sur le diamètre et la largeur de travail.Le diamètre des coutres doit osciller entre 35 et 45 cm ( 14 et 18 pouces), sinon ils auront tendance à amasser les résidus, à se bourrer ou à enfoncer des débris dans le sillon.Quant à la largeur de travail, les disques préparant une bande de 5 cm (2 pouces) ou plus fonctionnent mal dans des conditions humides.Par ailleurs, dans les terres sèches, on doit rouler à plus basse vitesse, car ils ont tendance à déplacer beaucoup trop de terre.Trois modèles d'ouvre-sillons Le choix des ouvre-sillons porte sur trois modèles, bien que la tendance semble favoriser un double disque ou un soc installé habituellement derrière un coutre au profil ridé.En fait, le coutre tranche un chemin au travers des résidus et prépare une étroite bande de terre en prévision du travail de î'ouvre-sillon.Même si l'ouvre-sillon peut être du même type que ceux sur les semoirs traditionnels, les ressorts de pression sont, par contre, beaucoup plus puissants.Certains fabricants offrent des ouvre-sillons dont les disques sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre.Cette construction améliore la pénétration dans les sols résistants.Enfin, l'angle entre les deux disques peut varier d'une compagnie à l'autre; l'expérience démontre toutefois qu'un angle plus fermé facilite la pénétration dans le sol.Sur certains modèles, l'ouvre-sillon à disques est remplacé par un soc.Dans ce cas, le coutre a pour fonction de trancher les résidus et d'ouvrir un sillon capable de recevoir la semence.Refermer le sillon Si l'usage des roues plombeuses est facultatif sur les semoirs traditionnels, il est déterminant dans le semis direct.En effet, la roue plombeuse referme le sillon après le passage des disques, favorise un bon contact de la semence avec le sol et règle la profondeur de semis.On se souviendra qu'en semis direct le sol est beaucoup plus résistant, et les risques de mauvaise germination sont accrus.Enfin, parce qu'il faut augmenter la pression sur les ouvre-sillons, les roues plombeuses offrent une protection contre les semis trop profonds dans les sols à texture variable.A certains égards, un semoir pour semis direct ressemble à un semoir traditionnel, si bien qu'on essaye souvent de les adapter.Il est possible de se procurer un outil équipé d'une rangée de coutres dont l'objectif est d'ouvrir des sillons devant un semoir traditionnel accroché à celui-ci.Cette solution comporte toutefois certains inconvénients.En premier lieu, le semoir n'a pas toujours le poids suffisant pour assurer un bon travail des ouvre-sillons.Une fois cette correction apportée, ce sont souvent les ressorts qui plient sous l'effort, car l'alignement de l'outil et du semoir n'est pas facile à réaliser.Enfin, lorsque le tapis de résidus est trop abondant, il y a risque de bourrage entre les ouvre-sillons.En effet, sur les semoirs pour semis direct, l'écartement entre les lignes varie de 18 à 25 cm (7 à 10 pouces) selon les constructeurs.Une distance plus faible favorise l'accumulation des résidus entre les ouvre-sillons.¦ 34 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 QUE PORTE LE BÉTAIL PAISIBLE CETTE ANNÉE CEST GARANTI! Bovaid* est la seule boucle d'oreille que devrait porter votre bétail cette saison.Pourquoi?Parce que Bovaid est la boucle d'oreille qui est garantie.Ainsi, si vous n'êtes pas satisfait du rendement de Bovaid, nous remplacerons les boucles ou vous rembourserons votre argent.Bovaid permet la destruction de la mouche des cornes et la réduction de la mouche faciale pendant toute la saison.Ce qui signifie un bétail paisible.et se traduit donc par une productivité accrue et par un meilleur rendement sur votre investissement.Voila qui reste tou- jours à la mode ! CIBA-GEIGY Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.•Marque déposée de CIBA-GEIGY CANADA LTÉE. Semoir Entretien manquant, semis manqué Le démontage des unités de semis permet d'enlever la poussière et met souvent en évidence des pièces à remplacer.par Simon-M.Guertin On a trop souvent tendance à tolérer des variations de densité et de rendement croyant qu'elles sont normales.Sans sous-estimer les écarts naturels, le fait d'astiquer son semoir contribue à atténuer ces variations et évite d'accuser à tort la semence ou les engrais.«Les problèmes rencontrés en saison proviennent souvent d'erreurs commises au moment du semis», rappelle Dominique Cadotte, représentant pour Pioneer.Il soutient que l'usure normale des pièces entraîne des écarts de population pouvant atteindre 20 %.«Connaissant les superficies que les agriculteurs ensemencent aujourd'hui, cette dépense inutile atteint rapidement des sommes colossales», constate-t-il.Il répète donc qu'un entretien préventif n'est pas une perte de temps.Avant tout, Dominique Cadotte recommande d'utiliser des gants de caoutchouc afin de se protéger contre les résidus de pesticides qui restent collés sur les parois.Sa première vérification porte sur les ouvre-sillons.«Dès que les disques ont perdu un pouce sur leur diamètre, précise-t-il, c'est le temps de les changer.Par exemple, si le planteur avait des disques de 15 pouces à l'origine, un disque de 14 pouces ne peut plus faire un aussi bon travail.» Entretien des disques Des disques usés, qui ne se touchent plus à l'avant, ne peuvent produire un sillon en forme de V.Celui-ci aura plutôt la forme d'un W.Or un tel profil favorise l'emprisonnement de poches d'air et la présence de mottes qui nuisent au contact de la semence avec le sol humide.Il peut arriver qu'un planteur fabrique des sillons en forme de W malgré que les ouvre-sillons soient neufs.Il faut alors tenter de rapprocher les dis- On doit conserver un jeu de 0,005 pouce entre la couronne garnie de doigts et la plaque d'appui.ques en enlevant des rondelles d'espacement situées sur l'essieu du disque près des roulements à billes.Dominique Cadotte accorde un grand intérêt aux ouvre-sillons qui combinent socs et disques.«Je crois qu'un soc situé au fond du sillon complète le travail des disques et favorise la formation d'un lit de semence idéal», explique-t-il.En fait, la compagnie Acra Plant Sales offre des prêts-à-monter qui s'installent sur la plupart des planteurs américains équipés d'ouvre-sillons à disques.Ces socs permettent de produire un sillon de profil constant sans briser la structure du sol.Mais Dominique Cadotte déplore que trop souvent les agriculteurs négligent l'entretien de ces socs et n'en retirent pas tous les bénéfices.Trop souvent négligé, l'ouvre-sillon pour l'engrais peut aussi affecter la qualité de l'émergence.L'expérience démontre que, pour donner de bons résultats, le ruban d'engrais doit être placé à deux pouces du cordon de semence.Un ouvre-sillon qui produit des zigzags risque de brûler la semence par endroits alors qu'elle sera sous-alimentée à d'autres.À cause de l'importance de son action, le mécanisme de distribution de la semence devrait faire l'objet d'un examen en détail à chaque année.Il est vrai que les semoirs pneumatiques demandent moins d'entretien, comparativement aux modèles à plaques, mais il n'y a aucun mal à les démonter pour enlever la poussière accumulée et vérifier l'état des pièces.Ils peuvent, en effet, être la cause d'incidents de semis qui ont intérêt à être identifiés et corrigés rapidement.Par exemple, un disque déformé ou ayant des trous trop petits ou bouchés ne sera pas en mesure de se garnir complètement de grains.Si le système pneumatique ne produit pas un vide adéquat ou une pression suffisamment élevée, il sera la cause de manques.Pour les ventilateurs entraînés par la prise de force, il est recommandé de tendre les courroies à chaque année, car leur glissement entraîne aussi des manques.Sur les planteurs équipés d'une soufflerie centrale, il faut s'assurer que les tubulures sont en parfait état.Dominique Cadotte signale qu'on 36 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 n'accorde pas assez d'importance au parfait alignement de la trémie de semence sur son support.«Chaque trémie doit être fixée en place sans effort, rap-pelle-t-il.Si on se contente de la placer sans prendre de précautions, le couvercle protégeant le mécanisme de distribution se brise.» Sur les planteurs à doigts, plus précisément, il est recommandé de procéder avec précaution lorsqu'on enlève ce,couvercle.Les agriculteurs soigneux vous diront de toujours tourner les boulons en retenant les écrous et non l'inverse.Une fois le couvercle enlevé, il faut le débarrasser des poussières et des insecticides qui ont pu s'y accumuler.On est alors prêt pour l'inspection du mécanisme de distribution.Dans son fonctionnement normal, la couronne de doigts maintient, entre chaque doigt et une plaque d'appui, un grain qu'elle transfère à une courroie servant de convoyeur.Lorsqu'un doigt cueille deux grains à la fois, les petites bosses présentes sur la plaque d'appui ont pour fonction d'éliminer le grain en trop.Si les bosses deviennent usées, elles ne peuvent plus accomplir leur fonction.Le petit balai placé vers le haut de la plaque a aussi pour fonction de dégager les grains en surplus.S'il est usé, la densité peut facilement augmenter de 5 %.Pour vérifier son état, il ne faut pas se contenter de regarder les soies extérieures, car ce sont celles situées à l'intérieur qui s'usent le plus rapidement.«Un nouveau balai coûte environ deux dollars», indique Dominique Cadotte.Une poudre lubrifiante Pour obtenir de bons résultats, on recommande d'enlever la couronne de doigts et la plaque d'appui à chaque année après les travaux d'ensemencement, et de les entreposer dans un endroit sec.En effet, ce mécanisme est sensible à la condensation et à la rouille qui s'ensuit.En prenant cette habitude, il devient alors routinier de vérifier l'état des mécanismes avant leur mise en place.Mais attention, le serrage des boulons est crucial.S'ils sont trop serrés, les doigts frotteront trop fort contre la plaque d'appui et l'useront très rapidement, ce qui entraînera un semis irrégulier.On propose différentes méthodes pour assurer la bonne pression de serrage; toutefois, le Service technique de Pioneer recommande un écartement de 0,005 pouce entre la couronne de doigts et la plaque d'appui.En lait, il suggère de serrer l'écrou en utilisant des jauges à fil de plastique malléable placées à deux ou trois endroits.Enfin, il recommande de changer les courroies qui servent à transporter la semence vers le tube de descente à tous les deux ou trois ans, car, avec le temps, elles s'étirent et se raidissent.Le meilleur et le seul moyen de lubrifier ces mécanismes consiste à saupoudrer du graphite sur les pièces en mouvement et aussi sur la courroie.L'huile a l'inconvénient de retenir la poussière et la terre.Le fait d'ajouter à la semence une cuillère à soupe de graphite, dans la trémie, et ce, deux fois par jour durant toute la période d'ensemencement, facilite le mouvement des pièces et en réduit l'usure.Même après toutes ces précautions, l'attitude au champ peut encore influencer la qualité du travail.Par exem- Attention aux vitesses excessives.pie, un semis irrégulier est souvent attribuable à une vitesse excessive.«Normalement, on devrait maintenir une vitesse autour de 7 à 9 km/h», conseille Dominique Cadotte.Une vitesse plus rapide accroît les variations d'écarte-ment sur le rang et accentue les irrégularités de profondeur principalement avec des semoirs légers.De plus, une vitesse rapide augmente les chances de semer des doubles surtout avec de petits grains.Par ailleurs, avec des grains plus gros, il y a plus de risques que le mécanisme de distribution n'ait pas le temps d'attraper la semence, créant ainsi des manques.«Et la pression dans les pneus est une grande oubliée», signale Dominique Cadotte.En effet, les pneus ont tendance à se dégonfler durant l'hiver.Or un pneu mou produit un diamètre de roue plus petit, ce qui a pour effet d'accroître la densité par rapport aux chiffres indiqués dans le livret d'entretien.La pression recommandée se situe autour de 35 livres par pouce carré.Enfin, Dominique Cadotte rappelle la nécessité de toujours laisser le couvercle sur les trémies durant le travail d'ensemencement.¦ Difficile à réformer, cette Europe! L'Europe voudrait bien alléger le fardeau de sa politique agricole commune (PAC), qui ronge bon an mal an plus de la moitié de son budget, mais rien n'est simple quand il faut s'entendre à douze.D'après la revue The Economist, le commissaire à l'agriculture, Ray MacShary (un Irlandais), tente de faire adopter une réforme visant à réduire le soutien des prix pour augmenter celui du revenu des agriculteurs.Le consommateur paierait moins pour ses denrées mais ses taxes et impôts serviraient davantage à soutenir l'agriculture.Les ministres de l'agriculture ne sont pas tous d'accord avec les changements proposés par Ray MacShary.D'abord, la réduction des prix de soutien en fait tiquer plusieurs.Les pays où le lobbying agricole est fort, comme 1 ' Allemagne par exemple, ne veulent rien entendre.Cette dernière propose que l'on essaie plutôt de diminuer la production en élargissant l'utilisation des quotas.Actuellement, malgré le contingentement du lait.l'Europe doit composer avec des surplus laitiers de plus de 500 000 tonnes.Dans le boeuf, où il n'y a pas de quotas, c'est pire: 700 000 tonnes de viande invendue.La réforme MacShary propose de diminuer les quotas laitiers, mais dans le boeuf et les céréales, elle ne ferait que diminuer les prix de soutien.Sauf qu'elle propose de compenser ces coupures en augmentant le soutien du revenu, particulièrement celui des petits producteurs.On s'en doute, cette discrimination en faveur des petits est un autre point de discorde entre les douze.Certains pays l'appuient: ceux où les dimensions des fermes sont plus réduites, comme l'Irlande (par hasard?) et ceux du Sud de l'Europe.Mais la Grande-Bretagne, la Hollande et le Danemark trouvent cette orientation inacceptable.La France, déchirée entre les intérêts de ses petits producteurs du Sud et de ses gros du Nord, reste indécise.Curieusement, affirme The Economist, le passage du soutien des prix à celui du revenu risque de faire augmenter les coûts totaux de la PAC.(A.T.) Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 37 Maïs Faut-il reprendre vos semis?Une densité de 20 000 plants à l'acre peut encore produire 90 % du rendement prévu.Un réensemencement en juin a un potentiel de 75 %.par Simon-M.Guertin Dans le maïs, le nombre de grains par mètre carré en absence d'échaudage et d'attaques parasitaires est un élément déterminant du rendement.Mais le nombre de plants au mètre carré dépend directement de la qualité de la levée.Par ailleurs, le poids des grains va dépendre du climat pendant la phase floraison-maturité, mais aussi des opérations de désherbage, de la fertilisation ainsi que de la qualité et du fonctionnement du système racinaire.En revanche, la profondeur et la répartition du système racinaire dépendent, en grande partie, des conditions d'implantation de la culture.Au moment du semis, plutôt que de s'en remettre totalement au moniteur, il faut se donner la peine de vérifier la répartition des graines.Pour ce faire, on découvre sur chaque rang un certain nombre de grains consécutifs, comme il est spécifié dans le livret d'entretien.Il faut semer entre 5 et 15 % de plus que la densité recherchée à la récolte.Cette vérification permet de détecter rapidement les déficiences et favorise des rendements maximums.Vérification de la densité Après de telles précautions, il reste encore à vérifier la densité d'implantation au cours des semaines suivantes.Tant mieux si tout est bien.Mais si ça tourne mal, l'envie de reprendre le semis devient pressante.Selon les recommandations préparées par l'Université du Minnesota, la décision repose sur plusieurs facteurs.Il faut, en premier lieu, essayer de déterminer ce qui a affecté la levée.Si ça dépend du gel, il reste peut-être des chances, puisque le point de croissance a pu être épargné.Par ailleurs, si les dommages proviennent d'insectes, tout repose sur leur comportement et la pé- La décision quant à la reprise du semis repose sur un comptage très précis de la densité.riode de l'année.Avant de sauter aux conclusions hâtives, il faut déterminer la population exacte par un comptage précis à la grandeur du champ.La méthode la plus pratique consiste à compter les tiges sur une longueur de rang de 17 pieds 5 pouces et à multiplier le résultat par 1000.En effet, cette longueur représente 1/1000 d'acre pour un semis réalisé à 30 pouces d'écartement.Il ne faut pas se gêner pour effectuer plusieurs comptages à des endroits représentatifs du champ.Certains hybrides sont moins affectés que d'autres par des variations de densité.D'après l'Université du Minnesota, un champ de maïs possédant encore une population de 20 000 plants à l'acre ne devrait pas subir une perte supérieure à 10 % par rapport à une densité cible de 26 000 tiges.Par ailleurs, s'il ne reste que 14 000 plants, il faut plutôt s'attendre à une réduction potentielle de rendement de l'ordre de 30 %.Ces résultats sont basés sur une population homogène.S'il y a beaucoup de manques par plaques, le potentiel pourra être réduit d'un autre 2 à 5 %.Refaire un semis en juin comporte habituellement un potentiel de rendement de l'ordre de 75 % par rapport au début mai.La décision devient donc très spéculative, puisqu'une forte partie du pari est conditionnée par le climat.Il est habituellement plus facile de se décider devant une feuille de papier, car, lorsque le champ se présente sous les yeux à chaque matin, ça fait mal.Toutefois, l'expérience enseigne qu'il est souvent préférable de conserver le champ déjà établi.«Une petit oiseau dans la main vaut mieux que deux petits oiseaux dans le bois», répètent les agriculteurs sages.¦ 38 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 TÊTES DE MULE ET FIERS DE L'ETRE.Il y a de nombreux véhicules utilitaires sur le marché, mais aucun ne se compare aux Mule Kawasaki.Les Mule livrent puissance, maniabilité et fiabilité.Il vous en donnent pour votre argent et bien davantage.Ce sont des acharnés à l'ouvrage.Notre pionnier, le Mule 1000 est propulsé par un costaud moteur de 454 ce.Pour maîtriser toutes les conditions notre Mule 2010 4x4 est dur à battre, et d'une robustesse à toute épreuve.Côté jardin, le Mule 2020 est déjà considéré comme le meilleur véhicule d'entretien paysager qui soit Emmenez-en de l'ouvrage.Notre nouveau modèle 1991 est carrément génial.Pratique, polyvalent et fiable tout comme les autres Mule, le 500 a du coeur au ventre avec son monocylindre de 300 ce Construits ici même en Amérique du Nord, les Mule Kawasaki ont tous une chose en commun.une technologie de pointe appuyée par des armées et des années de savoir-faire.Ils sont construits pour travailler.et être plus que rentable Pour vous renseigner sur les Mule ou simplement pour commander celui qui vous convient composez le 1-416-445-7775, ou rendez-vous sans plus tarder chez le concessionnaire Kawasaki de votre localité.Kawasaki Ça-ça marche en grand.Chez Kawasaki, votre sécurité nous tient à coeur. Légumes Un marché de dépanneurs Combler les trous des offres américaines ne saurait être profitable indéfiniment.par Pierre Sauriol La Nouvelle-Angleterre, l'Ontario et les Maritimes sont nos marchés privilégiés d'exportation.Mais les expéditions vers les Etats-Unis sont en baisse.La poursuite du développement du secteur maraîcher du Québec exige pourtant de conserver le marché américain.Seule une étude de leur marché avec ses multiples facettes, ses contraintes et ses implications peut nous permettre de leur faire concurrence à armes égales.La concurrence rencontrée en Nouvelle-Angleterre pour ce qui est de la carotte vient de nos voisins du Michigan et du Wisconsin.Les producteurs de Floride, du Texas et de Californie offrent des légumes tels que la laitue, le céleri, les carottes, les radis et les piments.Les producteurs locaux des Etats de la Nouvelle-Angleterre essaient aussi de conserver leur place au soleil.Les producteurs de carottes d'Ontario et plusieurs vendeurs ou courtiers du Québec qui offrent une gamme complète de légumes font aussi partie de la-concurrence.D'ailleurs, la guerre de prix que se sont livrée récemment les expéditeurs de Californie sur les marchés de la côte Est nous a presque sortis du marché: aussi nos exportations ont diminué et ces volumes ont perturbé nos marchés locaux.Un marché moins stable Nous avons des avantages certains sur les expéditeurs éloignés: nos frais de transport sont moindres.A ce titre, nous jouons souvent un rôle de dépanneur: les acheteurs américains de la côte Est ont des ententes formelles avec leurs fournisseurs réguliers de Californie, de Floride, du Texas ou d'ailleurs.Les manques de produits sont comblés au Pierre Sauriol, agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.Un marché écologique, la laitue sans résidus.Québec, en Ontario ou au Michigan.La majorité des légumes du Québec est vendue à des grossistes, des courtiers ou sur les terminaux.Ce marché est moins stable et moins payant que celui des grandes chaînes d'alimentation.Ces intermédiaires revendent à des kiosques, à des chaînes et à d'autres grossistes.Ils fournissent aux chaînes, à des prix inférieurs, les volumes qui leur manquent dans leur promotion.Ces derniers acheteurs connaissent peu le Québec, sa production, son potentiel, ses producteurs.Dès qu'il y a problème, ils n'ont aucun scrupule à acheter ailleurs.Il faut donc définir les marchés visés afin de répondre à leurs besoins spécifiques.Le marché des secteurs riches de Boston est différent de celui de New York.La présentation du produit a autant d'importance que sa qualité.Il faut présenter le produit selon les goûts des acheteurs ou des consommateurs: ainsi, la laitue et le céleri enveloppés individuellement sont la norme là-bas, alors que nous n'en expédions pas.La grosseur du produit a aussi son importance: les choux et la laitue du Québec sont souvent trop gros pour répondre aux besoins des consommateurs.Et malheureusement, la qualité des produits québécois laisse à désirer.Les commentaires recueillis sur place ne sont pas toujours élogieux: laitue sale, de durée de conservation courte.C'est pourquoi les acheteurs américains en achètent pour satisfaire aux besoins non comblés par les fournisseurs réguliers, et les prix sont bas.Nous jouons alors un rôle de dépanneur.Par contre, dans la carotte, le chou et le brocoli, nous jouons un rôle plus dominant qui attire généralement de meilleurs prix.Jusqu'à présent, les exportateurs du Québec ont bâti un marché d'exportation malgré la faiblesse dé leurs moyens; ils l'ont fait à un moment où la concurrence était moins vive.La situation actuelle exige maintenant plus d'informations sur les marchés qui évoluent.Par exemple, il se mange beaucoup plus de laitue romaine.Et les légumes exotiques pour les communautés culturelles prennent de l'importance.Une niche écologique a peut-être sa place sur ces marchés si des légumes testés sans résidus trouvent preneurs.Par ailleurs, la croissance rapide du marché institutionnel (restaurants, hôpitaux, écoles) exige de réviser nos méthodes de production et de mise en marché.L'information quotidienne sur les prix, les quantités disponibles, les cataclysmes qui affectent une région productrice doit parvenir rapidement aux expéditeurs.L'information sur les exigences relatives aux résidus de pesticides de chaque État devrait être disponible au début de chaque saison.Certains producteurs veulent former un consortium d'exportation: ce groupement volontaire de producteurs-emballeurs du Québec permettrait de diminuer le nombre de vendeurs à l'étranger et d'exercer un meilleur contrôle de qualité.Une autre avenue à ne pas négliger consiste à signer des ententes avec des acheteurs ou courtiers américains qui fournissent des clients sur une base annuelle: à titre d'exemple, ils font emballer de la carotte durant la saison de production en Floride et la vendent sous leur marque.Dès que la production de Floride prend fin, la carotte du Québec prend la relève: elle est emballée sous une marque américaine, avec une discrète mention, «Produit du Québec».Ce courtier devient un allié et non un concurrent.¦ 40 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 Nouveaux produits Spécial tracteurs: une précision Dans les essais du Nebraska, on enregistre deux puissances maximales; celle lorsque la prise de force tourne à 1000 tours par minute et une autre indiquant vraiment la puissance maximale.Dans les tableaux publiés en février dernier, c'est la première information qui apparaissait sauf dans le cas des Magnum Case IH pour lesquels les données ont été involontairement interverties.Le tableau suivant rétablit la situation et met en évidence les petites différences.Nous regrettons tout embarras qu'aurait pu causer cette confusion.Tracteur compact La compagnie Case International lance la série 1100 de tracteurs compacts destinés aux travaux de la ferme, des parcs publics, des terrains de golf, Tracteurs Puissance (Pdf 1000 tours/min.) Puissance maximum Régime chevaux chevaux par gallon/heure Régime chevaux chevaux par gallon/heure CASE IH 7110 2200 132 16,54 2050 132 17,25 7120 2200 152 16,92 1850 155 18,35 7130 2200 173 17,71 1850 179 18,91 7140 2200 198 17,67 2000 209 18,46 JOHN DEERE 4055 2200 109 16,43 1950 112 17,46 (Powershift) 4255 2200 123 16,81 2000 127 17.51 4455 2200 142 16,89 1850 147 18,24 4555 2200 157 17,55 1900 162 18,64 4755 2200 177 18,20 2050 179 18.62 4955 2200 203 18,39 1950 210 19,18 Souplesse dans l'excavation La compagnie Kelley ajoute deux modèles à son parc d'excavatrices.Les machines B-10 et B-15 atteignent respectivement des profondeurs de creusage de 6 pieds 6 pouces et 8 pieds.Leur force en arrachement s'établit à 6076 livres et 6970 livres.On peut les installer sur une camionnette ou sur le relevage Alignement plus facile En révisant la conception des nez à maïs pour ses fourragères, Ford New Holland a choisi un profil plus bas afin de diminuer la sensibilité de la récolteuse à l'écartement entre les rangs.Par ailleurs, le mécanisme de préhension retient fermement les tiges pour les transférer aux rouleaux d'alimentation.Enfin, cette fourragère est munie d'une faux à autoaffûtage.L'attachement à maïs 360N3, conçu pour la fourragère modèle 900.peut convenir aux rangs espacés de 28 à 32 pouces.Cette version comporte environ 30 % moins de pièces comparativement aux autres modèles.etc.Les puissances offertes se situent dans la gamme de 19 à 27 chevaux, avec moteur diesel à 3 cylindres.En équipement standard, on retrouve une direction assistée, un volant réglable et un cadre de sécurité repliable.Case IH offre aussi une série d'équipements adaptés à ces petits tracteurs, dont deux modèles de tondeuses pour installation sous le tracteur ou à l'arrière; deux chargeurs frontaux sont offerts.La hydraulique d'un tracteur.Les bennes compagnie propose aussi deux modèles sont offertes dans les dimensions de 9 à de rétrocaveuses ayant 180° de jeu.18 pouces.Grand dégagement L'entreprise Flexi-coil lance un pulvérisateur permettant le traitement à différents stades de croissance.Le nouveau modèle 65 offre 21 pouces de dégagement sous le bâti et 32 pouces sous la rampe.Par ailleurs, la rampe peut être abaissée jusqu'à 12 pouces du sol.La compagnie offre des rampes pouvant atteindre 130 pieds de largeur.La voie est réglable afin de s'agencer à l'écartement des roues du tracteur.Assaut à la semelle de labour La Coopérative fédérée de Québec offre maintenant une sous-soleuse, le «V-Ripper» de Wil-Rich.Cette machine pennet de défoncer la semelle de labour et favorise le développement des racines en profondeur.Des disques droits ou concaves montés à l'avant sont optionnels.Cette machine est offerte en version 3 points avec 3 ou 5 étançons.La version traînée offre le choix entre 4, 5 ou 7 étançons.Le Bulletin des agricùlteurs/mi-mars 1991 41 INDEX DES ANNONCEURS MACHINERIE Distributions Payeur Inc.(Les) p.23 Équipements Hardy (Les) p.25 John Deere P.2-15-16-17-18 Kverneland Inc.p.14 Unverferth Manufacturing Co.p.20 PESTICIDES & FERTILISANTS Agro-100Ltée p.32 Ciba-Geigy Canada Ltd/Ltée p.35-67 ICPC p.34 Rhône-Poulenc Canada Inc.p.4 PNEUS Goodyear Canada Inc.p.21 PRODUITS PETROLIERS Petro-Canada Inc.Shell Canada Ltd SEMENCES Canadian Seed Growers Association Pioneer Hi-Bred Limitée SERVICES FINANCIERS VTT p.62-63 p.12 p.50 p.68 GC Société du crédit agricole p.54-55 Canadian Kawasaki Motors Inc.p.39 Honda Canada Inc.p.6 Chauffage au maïs La compagnie Dovetec Canada ltée a lancé sur le marché trois appareils de chauffage utilisant du maïs égrené.Ils ont une puissance maximale variant de 34 000 à 93 000 BTU/heure avec un rapport air-combustible de 69 à 1.Ces appareils ne nécessitent pas l'installation de cheminées, de murs ou de planchers de protection.Pour plus d'information, communiquer avec Gilles Soucy, (819)647-2474.Recyclage du plastique Le polyreas est une machine qui permet le recyclage des films plastiques agricoles d'une largeur maximale de 1,40 m.Elle repousse les restes de terre et de végétaux puis décolle les films plastiques qui doivent avoir une épaisseur minimum de 17 microns et être en bon état de conservation.Cette machine enroule les films sur des moyeux de récupération dont le poids atteint 60 kilos lorsque remplis.Pour plus d'information, communiquer avec Plasti-Tech, 136, rue de la Gare, Saint-Rémi, Québec, J0L 2L0, tél.: (514) 454-3961.Pour tous les pieux La tarière 906 de Ford New Holland est maintenant offerte en trois modèles pour s'adapter aux tracteurs dont la puissance atteint 88 chevaux.Le plus petit modèle peut creuser des trous de 6 et 9 pouces de diamètre jusqu'à 56 pouces de profondeur.Le modèle intermédiaire offre la possibilité de fabriquer des trous de 6,9 et 12 pouces de diamètre, tandis que le plus gros modèle peut creuser des trous de 9, 12, 18 ou 24 pouces de diamètre jusqu'à 42 pouces de profondeur.Nouvelles de l'industrie Gamme plus large Aux termes d'une entente intervenue en janvier, Les Équipements Hardy inc.assumeront, dorénavant, la commercialisation de l'ensemble des produits développés par Machinerie DM pour tout l'est du Canada.De plus, Les Équipements Hardy inc.fabriqueront sous licence, à leur usine de Portneuf, les épandeurs à fumier liquide et les pompes agitatrices «Lagoon» qui seront commercialisés sous le nom «Hardy DM».Acquisition La compagnie Gehl vient d'acquérir la gamme complète de chariots élévateurs de même que les inventaires de Champ corporation.Cette acquisition s'inscrit dans les intentions de Gèhl d'élargir sa gamme de chargeurs pour offrir des modèles tout terrain avec flèche télescopique, des minichargeurs, des niveleuses et des mini-excavatrices.Par ailleurs, Gehl vient d'annoncer la parution d'un bulletin illustrant leurs équipements offerts en 1991.Cette brochure en couleur, de huit pages contient des informations sur la gamme complète d'équipements pour ensilage, notamment les fourragères, les souffleurs et les wagons.On y retrouve également faucheuses, rotopresses, râteaux, mélangeurs de ration, épandeurs à fumier.42 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 Bulletin dés agriculteurs FAIT HEUREUX! i » \ tracteur à pelouse MITSUBISHI Valeur de 10 814$ débroussailleuses SACHS-DOLMAR Valeur de 650$ chacune tronçonneuses SACHS-DOLMAR Valeur de 629$ chacune PARTICIPEZ AU SUPER TIRAGE DU BULLETIN Tous les détails au verso Ce concours est organisé en collaboration avec: Les Distributions RVI et la Compagnie de Moteurs SACHS Inc. PARTICIPEZ.C'EST SI FACILE! PARTICIPEZ AU NOUVEAU SUPER TIRAGE DU BULLETIN Courez la chance de gagner l'un de ces magnifiques prix: 1 tracteur à pelouse MITSUBISHI, équipé d'une tondeuse! 3 débroussailleuses SACHS-DOLMAR 3 tronçonneuses SACHS-DOLMAR Bulletin A DÉJÀ FAIT DES HEUREUX! M.Serge Choinière de Granby a gagné un tracteur MITSUBISHI de 14 000$ en mars 1990.Pierrette et Luc Huppé, de St-EIzéar de Beauce (ci-contre) ainsi que Jocelyne Caron et Réjean Carrier, de St-Ferdinand, ont gagné des voyages pour le SIMA de Paris en mars 1991.POURQUOI PAS VOUS ! À vous déjouer! Pour devenir admissible à gagner, vous n'avez qu'à: • vous abonner (ou réabonner) au Bulletin et • compléter le sondage ci-joint REGLEMENTS Pour devenir admissible à ce concours, faites simplement ce qui suit: Maclean Hunter Ltée, de Les Distributions RVI Ltée, de la Compagnie de moteurs Sachs inc.et leurs familles immédiates.• Abonnez-vous ou réabonnez-vous au Bulletin des agriculteurs.• Remplissezlequestionnaireci-joint.Vosréponsessontconfidentielles et ne servent qu'à des fins statistiques pour mieux orienter le contenu du Bulletin en fonction de vos besoins.• Prenez soin d'indiquer vos nom, adresse, numéro de téléphone dans l'espace réservé à cet effet.• Insérez dans une enveloppe, affranchissez et postez le tout dès aujourd'hui.Comment fonctionne le concours Ce concours s'adresse aux abonnés du Bulletin des agriculteurs.Pour être admissible, il faut s'abonner ou se réabonner au Bulletin pendant la durée du concours et le questionnaire doit être dûment complété, posté et reçu au Bulletin des agriculteurs, 75 rue de Port-Roya! Est, bureau 200, Montréal.Québec H3L 3T1, avant minuit, le 30 mai 1991.Sont exclus du concours, les employés du Bulletin des agriculteurs, de Litige Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution des prix pourra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.Les prix Les 1*™, 2° et 3e personnes gagnantes se verront chacune offrir une tronçonneuse SACHS-DOLMAR, modèle 115 d'une valeur de 629$ chacune.Les 4e, 5f et 6e personnes gagnantes se verront chacune offrir une débroussailleuse SACHS-DOLMAR, modèle BC-330 d'une valeur de 650$ chacune.La 7e personne gagnante se verra offrir un tracteuràpelouse MITSUBISHI, modèle MT160 CE, de 16.5 H.P.diesel, avec pneus à pelouse, tondeuse 48" (MTM 48 V8C) et barre protectrice, d'une valeur de 10 814$.Les prix devront être acceptés tels quels.Ils ne comprennent pas les assurances et frais d'enregistrement, s'il y a lieu.Les prix devront être réclamés avant le 30 juin 1991.Durée du concours Le concours débutera le 20 mars 1991 et se terminera le 30 mai 1991, à 23:59 heures.Le tirage Le tirage aura lieu le 31 mai 1991, à midi (12:00 heures), aux bureaux du Bulletin des agriculteurs, 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Québec.Les personnesgagnantesserontchoisiesauhasard,parmi les abonnements et réabonnements au Bulletin des agriculteurs, accompagnés des questionnaires dûment complétés et reçus pendant la durée du concours.Les personnes gagnantes seront avisées par téléphone et par lettre. CERTIFICAT D'ABONNEMENT • SUPER TIRAGE DU BULLETIN Pour participer, vous devez vous abonner et compléter le questionnaire ' I J Je désire m'abonner Il J Je désire me réabonner _l Et j'ai complété le questionnaire ci-joint.Cochez la durée d'abonnement choisie: Tarifs réguliers Tarifs spéciaux aux agriculteurs ?3 ans • 59,95$ + 4,20$ (TPS) = 64,15$ ?3 ans • 49,95$ + 3,50$ (TPS) = 53,45$ ?2 ans • 43,95$ + 3,08$ (TPS) = 47,03$ ?2 ans • 35,95$ + 2,52$ (TPS) = 38,47$ ?1 an • 23,95$ + 1,68$ (TPS) = 25,63$ ?1 an • 19,95$ + 1,40$ (TPS) = 21,35$ ?.Pays.étranger -1 an 35$ Nom _ .Prénom Adresse_ Tél.: ( Code postal.007-_ NUMÉRO D'ABONNÉ (1 lettre et 4 chiffres) MODE DE PAIEMENT: ?Je joins un chèque ou mandat-poste à l'ordre du Bulletin des agriculteurs ?Veuillez porter le montant de mon abonnement au compte de ma carte: ?VISA ?MASTERCARD ?AMERICAN EXPRESS No du compte_ Date d'expiralion_ Signature X _ no tél.(nécessaire a la validation) Retournez le tout à: Super tirage Le Bulletin 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal, (Qc) H3L3T1 SONDAGE Note: Ces informations sont confidentielles.Elles servent comme statistiques seulement.Quelle est votre principale occupation ?agriculteur (trice) agronome vétérinaire meunier cadre de Coop cadre d'institution financière autre travail relié à l'agriculture, précisez :_ 16) professionnel 17) col blanc.fonctionnaire 18) ouvrier spécialisé 19) commerçant 20) autre, précisez :_ Dans quelle catégorie d'âge vous situez-vous?25-34 ans ?35-44 ans ?45-54 ans (70-01) (02) (03) ?55-64 ans (04) ?65 ans et + (05) Quelle est la superficie totale de votre ferme?(acres) 1-9 10-69 70-129 130-179 (D (2) (3) 180-239 240-399 400-559 560 et + (acres) (5) (6) (7) (8) CEREALES CULTIVEES nombre d'acres Blé (6) Avoine - Grain (7) Orge - Grain (8) Maïs - Grain (9) Seigle - Grain (10) Autres céréales (11) Maïs - humide (62) FOURRAGES Maïs à ensilage (12) Foin à ensilage (13) Avoine à ensilage (14) Orge à ensilage (15) Foin sec (68) Luzerne (17) Autres fourrages (16) AUTRES CULTURES Soya (18) Pommes de terre (19) Cultures maraîchères (21) Terre à bois (22) Érables (nombre d'entailles) (23) Pommes (nombre d'arbres) (24) Fraises, framboises.bleuets (61) Horticulture ornementale (63) Autres (20) précisez Culture en serre (pieds carrés) (25) nombre d'acres nombre d'acres PRODUCTIONS ANIMALES ÉQUIPEMENTS COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: nombre de têtes Vaches laitières (26) Tracteur 2 roues motrices (35) Moyenne de production Tracteur 4 roues motrices (36) par vache(en kg par an) (74) Camionnette (pick up) (37) Vaches de boucherie (27) Camion (38) Bouvillons (1 an et +) (28) Auto compacte (71) Porcs d'engraissement (29) intermédiaire (72) Truies de reproduction (30) grosse (73) Poules pondeuses (31) Moissonneuse-batteuse (40) Poulets de gril (32) Andaineuse (41) Chevaux (34) Presse (balles rondes) (42) Moutons (64) Presse à balles carrées (52) Ensacheuse de balles (53) (43) Agneaux (65) Fourragère Chèvres (66) Séchoir à grain (44) Lapins (67) Faucheuse-conditionneuse (45) Autres, précisez: VTT (véhicule tout-terrain) (46) Micro-ordinateur (47) Motoneige (48) Scie à chaîne (50) Quelle catégorie suivante représente le mieux Trayeuses à seau (54) la valeur de vos ventes brutes annuelles?Trayeuses à lactoduc (55) ?moins de Distributeur automatique 2 500$ (60) de concentré (56) ?2 500 $ à 9 999$ ?10 000$ à 49 999 $ BÂTIMENTS LAITIERS ?50 000 $ à 99 999 $ ?100 000$ à 149 999$ Stabulation entravée (57) ?150 000$ à 199 999$ Stabulation libre ?200 000$ et plus (avec étables à salle de traite) (58) nombre 1 N'oubliez pas de compléter votre certificat d'abonnement avec votre nom et adresse.Bonne chance! Environnement La conservation de l'énergie pour une agriculture durable L'agriculture durable vise la conservation des facteurs de production dont l'énergie.Pour augmenter la rentabilité et protéger l'environnement, les producteurs devront réduire leurs besoins énergétiques.par Camille Desmarais L'agriculture est largement dépendante de l'énergie pétrolière nécessaire à la production et à la transformation des denrées alimentaires.En plus d'une utilisation croissante du pétrole, l'augmentation rapide du prix rend difficile l'établissement d'un coût de production stable.Quoi qu'il en soit, pour produire d'une façon plus rentable et diminuer les effets sur l'environnement, les agriculteurs devront réduire les besoins en énergie et remplacer une partie du pétrole par de l'énergie plus disponible.La conservation de l'énergie s'inscrit a dans l'optique d'une agriculture durable.| Cette dernière se traduit, sur une ferme, o par la conservation des principaux fac- 2 teurs de production, dont l'énergie, le sol, l'eau, les fertilisants et les pesticides.L'agriculture durable se définit comme une agriculture permettant l'utilisation actuelle des ressources et de l'environnement et le maintien de la qualité de ces ressources pour les générations futures.C'est aussi l'exploitation et la gestion des ressources agricoles de la façon la plus rentable possible et d'une manière à les conserver et à ne Camille Desmarais, géographe, est conseiller régional en aménagement au MAPAQ.Tableau 1 Liste des achats d'énergie (exemple) Date Electricité (kw) Essence (L) 7 jan.20 jan.1124 13 fév.1096 4938 10 mars 26 mars 1385 2650 2632 1194 16 avril 1614 1700 20 mai 1312 14 juin 1415 2780 pas dégrader l'environnement.Toutes les personnes engagées en agriculture s'accordent pour dire qu'il faut cesser de gaspiller nos ressources, sol et eau, et réduire l'impact négatif de l'exploitation de ces ressources sur l'ensemble de l'environnement.Cette réduction des effets négatifs sur l'environnement est réalisable en modifiant nos habitudes de travail, en adoptant des techniques de production Mazout (L) Propane (L) Gaz naturel 954 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 non polluantes ou, tout simplement, en utilisant au mieux les techniques actuelles.Sur une ferme laitière, l'énergie est utilisée pour labourer le sol, traire les vaches, refroidir le lait, manipuler les fumiers, sécher les grains, transporter les produits et pour bien d'autres activités secondaires.En 20 ans, le volume de combustibles achetés par ferme au Canada a été multiplié par cinq (voir graphique).Mais on a aussi besoin d'énergie à l'extérieur de la ferme pour manufacturer et transporter les fertilisants, les pesticides, la machinerie et les équipements agricoles.Des pratiques de conservation Concrètement, pour conserver l'énergie, le producteur peut se tourner vers de nouvelles techniques de production, comme le travail minimal du sol, l'utilisation plus efficace des fertilisants et des pesticides, le choix de cultures moins énergivores et l'adoption de techniques qui utilisent l'éner- 47 Diesel (L) gie solaire, éolienne ou de la biomasse.Le choix d'un tracteur et son utilisation influencent la consommation d'énergie.On peut réduire considérablement l'achat de pétrole par la sélection d'un tracteur adapté aux besoins, un programme d'entretien régulier et complet, le choix des instruments aratoires en fonction de la capacité du tracteur et des tâches à accomplir et enfin la réduction du patinage par l'ajout de poids appropriés aux roues de traction.Le choix, l'ajustement et l'entretien de l'outillage destiné au travail du sol réduisent aussi la consommation d'essence.Le type de labour et les conditions du sol influencent aussi grandement les dépenses d'énergie.D'autre part, on doit porter une attention particulière aux récoltes et au transport.Il faut choisir des équipements bien dimensionnés, conduits à des vitesses appropriées.Les couteaux doivent être toujours bien affûtés et ajustés.Il faut aussi vérifier et lubrifier l'outillage à intervalles réguliers.L'entreposage et la manutention de l'essence doivent être adéquats afin d'éviter l'évaporation, la contamination ou le vandalisme.On peut éviter une perte de plus de 30 litres par mois par evaporation en utilisant un réservoir blanc à l'ombre, équipé d'une soupape, plutôt qu'un réservoir rouge exposé au soleil (figure).Quant au séchage du grain, c'est le plus gros consommateur d'énergie de toute la saison.Le producteur doit d'abord privilégier le grain humide au grain sec.Quand la température le permet, le grain peut sécher en partie au champ.Pour le reste, il faut privilégier Tableau II Carburant utilisé par les tracteurs pour les travaux aux champs (exemple) Tâches effectuées Date Tracteur utilisé Heures Carburant (L) Labour 17 avril no.1 8,0 137 Labour 18 avril no.1 7,5 132 Labour 19 avril no.1 9,5 171 Disque 22 avril no.1 6,5 122 Hersage 22 avril no.2 6,5 81 Semences 14 mai no.2 8,0 96 Semences 15 mai no.2 4,5 53 Combustible acheté par ferme, Canada, 1960-1985 rS f~î r" r\ l~\_______.-.— ¦ $ 3500 3000 2500 2000 1500 1000 500 0 1960 1965 1970 1975 1980 1985 Années un séchoir très efficace.Mais efficacité n'égale pas nécessairement rapidité.Souvent un séchage rapide utilise plus d'énergie qu'un séchage lent.Aujourd'hui, chaque ferme nourrit près de 165 personnes et la tendance ira en augmentant.D'où l'importance d'une agriculture durable.Elle le sera, en fait, lorsque nous adopterons les technologies favorisant la conservation de l'énergie tout en maintenant la productivité.¦ Réservoir d'essence • Pertes par mois (Litres) Réservoir rouge exposé au soleil Réservoir blanc exposé au soleil Réservoirblanc à l'ombre Réservoir blanc à l'ombre équipé d'une soupape à pression Un plan détaillé en 5 étapes • Le bilan de l'utilisation de l'énergie (tableaux I et II) permettra de bien comprendre les dépenses d'énergie et de mieux planifier son utilisation rationnelle et efficace.Tous les prix, les quantités et les sortes d'énergie doivent être enregistrés en prenant bien soin d'identifier les opérations pour lesquelles la dépense a été faite.• Le programme de conservation consiste à identifier et à planifier les actions sur les opérations qui utilisent le plus d'énergie; dès lors, on peut les repenser de manière à ce qu'elles répondent mieux aux efforts de conservation.• L'application du plan nécessite des modifications de la routine établie depuis plusieurs années.Évidemment, cette troisième étape ne sera pas de tout repos.• L'évaluation de l'efficacité du plan à intervalles réguliers est nécessaire.Une réduction de la consommation de l'énergie indiquera le bon choix des cibles.• La répétition des quatre premières étapes sera plus facile et permettra d'augmenter les économies d'énergie.48 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 Bâtiments Oui, on peut corriger les tensions parasites ! Il existe trois systèmes principaux pour corriger les problèmes, soit le filtre Hammond et les systèmes STD et EGS.par Michel Fortier et Régis Boily I 1 existe trois principales méthodes I de correction des tensions parasi-I tes.Il est toutefois essentiel que tous les équipements électriques de la ferme, incluant ceux de la résidence et des autres bâtiments, soient en bon état.Sinon les systèmes de correction peuvent être court-circuités et rendus inefficaces.Le filtre Hammond est le système installé le plus fréquemment, car c'est celui qui est apparu sur le marché québécois le premier.De plus, c'est le moins coûteux, et ce, même si les prix des filtres ont plus que doublé depuis quelques années.Le filtre Hammond résout seulement les problèmes de tensions parasites qui proviennent de l'extérieur de la ferme, c'est-à-dire du neutre primaire de la ligne électrique du fournisseur d'électricité.Il ne traite pas les courants qui proviennent d'ailleurs.Le filtre Hammond résout plus de 90 % des cas de tensions parasites.Le coût moyen d'installation d'un système Hammond se situe entre 1500 et 1800 dollars pour une entrée de 200 ampères et entre 2000 et 2400 dollars pour une entrée de 400 ampères (deux filtres).Ces montants incluent les travaux requis, tels que la réfection du réseau de mise à la terre de la ferme, l'isolation du neutre dans le mât de l'entrée électrique, etc.Le système STD vient d'être créé par une compagnie québécoise de la Beauce.Comparativement au filtre précédent, ce système travaille directement dans l'environnement de l'animal.Il a pour principe de créer un plan équipotentiel dans cet environnement, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de différence de voltage significative entre le Michel Fortier est ingénieur au Bureau régional de Charny, MAPAQ, et Régis Boily, ingénieur, est professeur-chercheur a l'Université Laval.plancher du bâtiment et les diverses pièces métalliques.Selon les informations actuelles, ce système est très efficace dans la majorité des cas.Le coût du système installé est d'environ 4000 dollars pour une vacherie et de 5000 dollars pour une porcherie.La Cadillac des systèmes Le système EGS est la «Cadillac» des systèmes.Actuellement, nous le recommandons là où les autres systèmes ne réussissent pas à corriger les problèmes de tensions parasites.C'est actuellement l'une des rares méthodes «pratiques» pour neutraliser les courants de sol.Il comprend un amplificateur électronique et un réseau auxiliaire de mise à la terre.Il injecte un courant pouvant aller jusqu'à 30 ampères, déphasé de 180 degrés par rapport au courant en provenance du réseau d'Hydro-Québec.De cette façon, la tension parasite est annulée.C'est le système le plus coûteux, soit de 10 000 à 15 000 dollars, selon la complexité de la grille de mise à la terre.De plus, il consomme du courant, ce qui représente une facture annuelle non négligeable.On pense à tort que les nouveaux équipements offerts sur le marché sont toujours des améliorations pour l'agriculture.Certains équipements créent des problèmes directs ou similaires aux tensions parasites: une filerie inadéquate, des dresseurs électriques, certains régulateurs de vitesse de ventilateurs à vitesse variable, certains systèmes de chauffage et des fluorescents défectueux ou mal nettoyés.Certaines mesures peuvent prévenir l'apparition de tensions parasites ou bien réduire les frais pour les faire disparaître.Par exemple, lors d'une réfection globale du système électrique ou d'une nouvelle construction, il vaut mieux installer l'entrée électrique principale de la ferme ailleurs que dans un bâtiment abritant les animaux.Par ailleurs, les tiges de mise à la terre de la ferme doivent être vérifiées à chaque année de même que tout le système électrique.De plus, les coffrets électriques, les boîtiers des démarreurs et les appareils d'éclairage doivent être nettoyés à tous les deux ans.Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 49 Au Québec, ce n'est que depuis 10 ans que les tensions parasites ont été abordées, identifiées et connues.Selon nos premières évaluations, on considérait que 20 à 30 % des fermes québécoises pouvaient être aux prises avec des problèmes de tensions parasites.Ce phénomène est sournois et il peut apparaître n'importe quand, surtout si un équipement électrique devient défectueux, aussi bien à la ferme que sur les lignes d'alimentation du fournisseur d'électricité.Tout équipement défectueux causera des tensions parasites; aucune ferme n'est à l'abri de tels problèmes.La tension parasite est une tension qui cause la circulation de courant électrique à l'intérieur des bâtiments d'élevage et ensuite,dans le corps des animaux.On la mesure par une différence de voltage entre deux points que l'animal touche ou peut toucher en même temps.S'il y a une différence de voltage significative entre les abreuvoirs et le plancher, les séparations de stalles et le plancher, les attaches et le plancher ou tout autre point, il y aura tensions parasites.Les seuils de sensibilité reconnus sont de 0,5 volt pour les bovins, 0,25 volt pour les porcs et 0,1 volt pour les lapins.Pour les autres espèces animales, ils ne sont pas encore connus.Les tensions parasites peuvent provenir aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur de la ferme.La principale source extérieure à la ferme est le réseau de distribution électrique du fournisseur d'électricité.Une circulation de courant dans le sol en provenance d'un équipement défectueux chez un voisin ou sur une ligne élec- trique du fournisseur d'électricité est une autre source extérieure; cette cause est cependant moins fréquente mais plus difficile à identifier et à traiter.Il faut savoir cependant que les courants qui circulent dans le sol ont souvent peu de «force» et n'affectent pas l'animal normalement.La méthode de mesure des tensions parasites reconnue mondialement consiste à enregistrer la tension parasite à l'aide d'appareils à haute précision, auxquels on a greffé aux bornes une résistance de 10 000 ohms.L'opération consiste à mesurer la tension entre la mise à la terre de l'entrée électrique du bâtiment et une tige de référence extérieure en acier ou en cuivre enfoncée dans le sol à une distance de 50 pieds ( 15 mètres) de toute autre mise à la terre, d'une canalisation d'eau ou d'un puits.La résistance recommandée pour cette tige de référence est de 80 à 120 ohms.Chez les vaches, les principaux symptômes de tensions parasites sont l'augmentation du comptage leucocytaire, la diminution de la production laitière, la nervosité et la mammite.Ces symptômes n'indiquent cependant pas nécessairement la présence de tensions parasites.Néanmoins, en leur présence, il importe qu'un bon diagnostic soit fait en même temps qu'une expertise sur la santé animale (profil métabolique), sur les équipements de traite, sur la ventilation, sur la qualité de l'eau et la gestion du troupeau.Dans les vacheries, les équipements de traite sont souvent la cause de problèmes similaires aux tensions parasites.Quand un diagnostic sérieux ne révèle pas la présence de tensions parasites, il importe de passer à autre chose et d'orienter les investigations sur d'autres sources potentielles des problèmes.Souvenez-vous que les effets des tensions parasites sur les animaux ne disparaissent pas instantanément après correction.En effet, les animaux présentent des séquelles résiduelles qui s'atténuent avec le temps.Ces séquelles peuvent, dans certains cas, subsister jusqu'à deux ans après la correction des tensions parasites.Programme d'aide Même si un bâtiment a déjà un système de correction installé avant la mise en place du programme d'aide, vous êtes quand même admissible à la subvention pour le diagnostic.La subvention accordée par Hydro-Québec touche le diagnostic; celle-ci correspond à 75 % des frais jusqu'à concurrence de 250 dollars.La provenance et le niveau de tensions parasites originant du réseau du fournisseur d'électricité doivent y être indiqués.Les causes directes de tensions parasites originant des équipements défectueux de la ferme doivent aussi être identifiées.La subvention accordée par le MAPAQ pour l'achat et l'installation de systèmes de correction reconnus est de 50 % des frais admissibles jusqu'à concurrence de 1500 dollars, et ce, à condition qu'un diagnostic préalable démontre que les tensions parasites mesurées originant du réseau électrique du fournisseur d'électricité atteignent ou dépassent les seuils de sensibilité connus.Préalablement, il est nécessaire que le producteur fasse corriger par un maître-électricien agréé les défectuosités électriques de la ferme, identifiées comme cause directe lors du diagnostic.L'installation des systèmes de correction doit aussi être faite par un électricien agréé, formé spécialement pour traiter les problèmes de tensions parasites.¦ Une assurance qui rapporte.chaque année Communiquez avec votre détaillant de semences pour obtenir une garantie complète.• pureté • propreté • germination • potentiel de plein rendement ACPS 50 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 International L'U.R.S.S., pays de contradictions L'Ukraine possède des ressources agraires extraordinaires.Pourtant on fait la queue pour obtenir des aliments de base.par Hugh Maynard «P lantez un bâton dans le sol et dans un an vous aurez un arbre.» Ce dicton ukrainien décrit bien l'abondance apportée par sa plus grande ressource, la terre, qui a permis à cette région d'atteindre la réputation d'être «le panier à pain» de l'Union soviétique.S'étendant sur plus de mille kilomètres d'est en ouest, dont les trois quarts du nord au sud, le paysage montre d'immenses champs l'un après l'autre, chacun marqué de façon distincte par une grande rangée de peupliers qui croissent rapidement et facilement dans cette terre riche et sombre.L'Union soviétique est une nation de contrastes et de contradictions, l'agriculture n'y fait pas exception.Personne n'a pu résoudre la contradiction de l'Ukraine qui, ainsi que plusieurs autres républiques, possède des ressources agraires fabuleuses.Pourtant, les citoyens soviétiques doivent faire la queue pendant de longues heures pour obtenir des aliments de base, quand ils sont offerts.Jusqu'à 40 % des produits de la ferme ne se rendent jamais au marché, soit qu'ils pourrissent dans les champs ou qu'ils se détériorent en route.La résolution de cette contradiction particulière représente l'espoir d'un avenir prospère.Un tracteur articulé à quatre roues tire un ensemble de herses de différentes grandeurs, aplanissant le sol ukrainien pour l'ensemencement du blé d'hiver.Cette scène ressemble à une scène québécoise.Mais à l'orée du même champ non clôturé, une paysanne surveille un couple bovin.Trop vieille pour continuer à travailler à la ferme, son travail quotidien consiste maintenant à conduire les vaches vers les minces pâturages s'étendant jusqu'à la ran- Hugh Maynard est rédacteur en chef du journal mensuel «Québec Farmers' Advocate».Alexander Pritkov, chef de troupeau, a prouvé que la Holstein pouvait produire plus de lait que la vache à double fin ukrainienne.gée d'arbres de séparation.La vache blanche et rouge ukrainienne est la principale source de produits laitiers et de viande pour sa famille.Pas de système de commercialisation Presque toute l'agriculture russe se faisait de façon similaire par des paysans (fermiers indépendants).Jusqu'à ce que Staline applique des mesures communistes et crée le kolkhoze ou ferme collective, à même les possessions du paysan, et le sovkhoze ou ferme d'État, qui provenait de la saisie des biens de grands propriétaires.Maintenant ces deux types d'organisations agricoles fournissent la plupart des aliments de l'Union soviétique.Le paysan a été limité à louer la quantité de terre suffisante pour nourrir sa famille immédiate.Il peut vendre tous les produits excédentaires à ses propres besoins.Mais comme il n'a aucune méthode pour mettre ses produits sur le marché, il est restreint à vendre aux voisins.En dépit de ce que l'on pense, ce n'est pas nécessairement la ferme soviétique qui n'est pas productive, du moins en ce qui concerne la production de l'Ukraine.Dans quelques endroits, le sol cultivable atteint une profondeur de 80 centimètres, et il peut produire une récolte d'une qualité sans pareille, tout en utilisant le minimum de fertilisants.Les fermes de la région mélangent le fumier à la tourbe et obtiennent jusqu'à 90 °Jc de leurs besoins en fertilisants.L'irrigation des récoltes de céréales et de fourrage est de pratique courante même dans des champs dont l'étendue se compare à celles des fermes des Prairies.Ce qui arrive au produit durant et après sa récolte est une tout autre histoire.Toutes les fermes ont un quota à respecter et à délivrer à l'État.Les fermes collectives peuvent vendre leur surplus, principalement en l'envoyant aux marchés des fermiers situés dans des centres régionaux.Ces marchés offrent généralement une meilleure qualité mais à des prix plus élevés, souvent trop pour le citoyen moyen.Un kilo de beurre vendu dans le magasin de l'État vaut cinq roubles (5 RBL = 1 $ CAN).Au marché des fermiers, on le paie deux fois plus.Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 51 Le salaire mensuel moyen étant de 200 roubles, chaque dépense faite au marché doit être étroitement surveillée.Les prix du marché sont plus élevés parce que la quantité de produits offerts par l'État n'est jamais suffisante.«L'Etat commande une quantité fixe de tomates, par exemple, et paiera quelle que soit la condition du produit à la livraison.Voilà pourquoi l'État est si pauvre et que le peuple a si faim», dit Irina Konovalova, journaliste au service du journal «La vie agricole», qui a un tirage de sept millions d'exemplaires.Cette année il y a eu pénurie d'ouvriers agricoles dans quelques régions.D'autres manquaient d'essence.Conséquemment, le grain a pourri dans les champs.Même si l'approvisionnement d'essence avait été adéquat, leurs camions et leurs wagons ont environ la moitié de la capacité de ceux du Québec.Deux voyages sont donc nécessaires pour transporter la même quantité, ce qui implique aussi deux fois la main-d'oeuvre et les ressources.En cas de mauvais temps, de tels délais sont désastreux et le cycle des pénuries s'étend à toute l'économie soviétique.Deux hommes pour une pelle est souvent la règle en Union soviétique, et cela représente un fait de la vie courante pour Irina Volenko, directrice de «Ukraine Central Breeding Entreprise».Le centre principal d'insémination artificielle de la république fournit 10 millions de doses de sperme provenant de 250 taureaux.Ce centre exploite un troupeau de 120 vaches laitières sur 1000 hectares de terre et emploie 400 personnes.Autre exemple.La ferme Pereyaslavi n'est pas une organisation typique.Elle produit une moyenne de 8000 kilos de lait par vache par année, avec des vaches Holstein canadiennes importées, soit trois fois la moyenne soviétique.Et le troupeau moyen en Ukraine est de 2000 vaches! En fait, Irina Volenko croit qu'il existe des points positifs à exploiter une grande ferme, spécialement si les personnes possèdent une bonne attitude et sont bien qualifiées.Mais elle a visité le Canada et les États-Unis et reconnaît les avantages d'une plus petite exploitation.«Au Canada, dit-elle, la reproduction animale est considérée comme un art.Le fermier donne un traitement individuel à son troupeau.L'animal devient le partenaire du fermier dans ce procédé.» En Ukraine, plusieurs personnes s'occupent de la même tâche.Trois travailleurs prennent soin du veau et plus de dix personnes s'occupent de la vache qui commence à donner du lait.Irina Volenko remarque que les fermiers soviétiques considèrent un troupeau comme un nombre de vaches et non comme une collectivité (ensemble d'individus groupés).Irina Volenko croit que l'amélioration de la productivité agricole viendra de l'adoption de l'attitude canadienne, mais pas nécessairement en basant la «perestroïka agricole» (la réforme des lois sur la location et la propriété des terres) sur le modèle de la ferme familiale canadienne.«Lorsqu'il s'agira de fermes privées, elles s'établiront d'elles-mêmes.Mais en ce qui a trait aux grandes fermes collectives, ce serait une perte de temps et de matériel que de commencer à diviser un grand troupeau en petits groupes et de vendre la terre», ajoute-t-elle.Une approche différente Alexander Pritkov est bien conscient de ce qui peut être accompli par l'utilisation d'une approche différente dans la régie d'un troupeau.Comme chef de troupeau au Ukraine Central Breeding Entreprise, il est responsable de l'augmentation de la production du troupeau reproducteur.Il poursuit deux objectifs, d'abord fournir un meilleur produit génétique pour le troupeau de taureaux et augmenter l'intérêt des fermiers laitiers de l'Ukraine à améliorer leurs troupeaux.«Notre but est d'atteindre une production moyenne de 10 000 kilos par vache par année.Les meilleurs animaux devront produire de 14 000 à 15 000 kilos», dit-il.Alexander Pritkov a étudié et adopté les techniques de direction des troupeaux laitiers de l'Ouest, ce qui a permis à la ferme d'atteindre la plus haute moyenne de production de l'Ukraine.Il a augmenté le taux de croissance des génisses de 0,9 kilo par jour pour qu'elles soient plus lourdes (650 kilos) à leur premier accouplement.Résultat, une augmentation de 40 % par rapport aux 5000 kilos de moyenne obtenue précédemment.Il a ainsi prouvé que la vache Holstein pouvait produire plus de lait que la grosse vache traditionnelle à double utilisation de l'Ukraine! La ferme a aussi acheté du matériel pour le fourrage aux États-Unis.Le fourrage haché plus fin fournit une plus grande valeur nutritive aux vaches.On a aussi acheté un moulin à grains, une balance et commandé un lactoduc.Alexander Pritkov admet que les conditions de l'Ukrainian Central Breeding Entreprise sont spéciales.«Nous ne pouvons être comparés à la ferme moyenne», dit-il.En dépit du nombre important de travailleurs sur la ferme, comparativement à ce qu'on retrouve au Québec, ils sont plus productifs et mieux rémunérés que ceux d'autres fermes.Enfin, il croit que l'augmentation de l'efficacité dans la production d'aliments sera le meilleur catalyseur pour le changement économique et politique de l'Union soviétique.¦ 52 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 Gestion L'école et le champ.en même temps! Contre le manque de main-d'oeuvre, on a la formation «en parallèle».Mais les programmes d'aide sont encore inadaptés.par Aubert Tremblay "m.Aen croire ceux qui se penchent sur le problème de la main-d'oeuvre, on a enfin trouvé la formule idéale pour former de parfaits employés: la formation en parallèle.C'est-à-dire l'alternance entre les bancs d'école et le champ: deux jours ici, trois jours là.«Les employés, ensuite, vont comme un gant à l'entreprise qui les embauche», dit, enthousiaste, le responsable de la main-d'oeuvre à la Fédération régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Robert Savard.Dans son coin de pays, un projet de ce type a fonctionné comme sur des roulettes l'an dernier.Des 15 candidats inscrits, 13 ont été engagés par un producteur après une formation d'une vingtaine de semaines.Mais ce qui fait suer sang et eau les promoteurs de tels projets, ce sont les conditions d'admission aux programmes fédéraux d'aide à l'emploi.Car il faut bien les financer, ces projets.La plupart des intéressés font appel à un Programme de développement de l'emploi (PDE), ce qui les oblige à n'accepter que des candidats ayant passé un certain nombre de semaines «sur le chômage».Généralement 24 semaines.«L'an dernier, ce critère-là nous a fait perdre de la clientèle et on n'a, finalement, pas eu assez de financement», explique le répondant à la formation agricole de Gaspésie, Charles-Edmond Landry, un spécialiste de la question.Dans la Beauce, selon lui, un autre projet aurait échoué pour les mêmes raisons.Le taux de chômage n'y étant pas très élevé, le choix des candidats était d'autant plus restreint.Les jeunes choisis n'auraient, au bout du compte, pas fait l'affaire.«Si le critère des 24 semaines ne s'appliquait pas, on pourrait plus facilement choisir les candidats en fonction de leur motivation, ce qui augmenterait Deux jours à l'école, trois sur la ferme.selon plusieurs, c'est la meilleure formule qu'on ait trouvée.les chances de succès», précise un autre répondant à la main-d'oeuvre agricole.Martin Villeneuve, de Châteauguay.Chez lui, on a dû engager une majorité de gens qui ne connaissaient rien à la production agricole.«Il y avait plus d'employeurs potentiels que de candidats», se souvient-il.Une réforme?«Tout le monde l'a reconnu, il faudrait changer les contraintes du programme», renchérit le responsable du dossier au Service de main-d'oeuvre de l'UPA, Robert Dagenais.Au fédéral, on parle d'une réforme des programmes, qui éliminerait les critères d'admission basés sur le nombre de semaines d'assurance chômage.Mais les intéressés restent sceptiques.«Ça fait presque deux ans que j'entends ça», s'indigne Martin Villeneuve.En attendant, les différents projets essaient de se maintenir à flots.Si celui du Lac-Saint-Jean a bien fonctionné, c'est en grande partie parce que ses promoteurs n'ont pas fait appel au même programme de subventions que la plupart des autres.Au lieu de faire appel à un PDE.ils sont allés chercher leurs fonds dans un programme qui n'avait aucune exigence pour ce qui est du nombre de semaines d'assurance chômage: le volet «intégration professionnelle».Pour être admissible, il suffisait d'avoir reçu des prestations soit d'assurance chômage, soit d'aide sociale.«Un des candidats avait même déjà épuisé ses semaines d'assurance chômage avant le début du projet», explique la responsable du dossier à la commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Diane Forget.Malgré cette souplesse, les jeunes Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 53 qui se sont présentés n'avaient pas tous déjà travaillé pour un agriculteur, même si les responsables privilégiaient ceux qui avaient une certaine expérience.S'il leur avait fallu respecter le critère des 24 semaines, ils auraient peut-être manqué de candidats.Diane Forget se félicite doublement du choix qu'elle, et les autres promoteurs du projet, ont fait: le programme d'intégration professionnelle est plus approprié, selon elle, à la formation d'employés agricoles que les PDE.Il imposerait, en quelque sorte, la concertation entre des professionnels de différents milieux: scolaire, agricole et gouvernemental.«Il favorise un encadrement qu'on ne retrouve pas nécessairement dans les PDE, juge-telle.Dans les autres projets, ce travail est plus laissé au bon vouloir des organisateurs.» Au Lac-Saint-Jean, on n'a pas lésiné: les producteurs intéressés ont été pressentis, et «formés», un an à l'avance, et ce sont eux qui ont choisi leurs candidats.Par contre, le programme d'intégration professionnelle a un inconvénient majeur: le salaire.Les PDE offrent aux candidats un revenu de 350 dollars par semaine alors que le programme d'intégration professionnelle, selon elle, ne peut donner qu'environ quatre dollars l'heure.Charles-Edmond Landry, lui, garde sa foi dans les PDE.Il a été parmi les premiers à les utiliser et, aujourd'hui, les projets semblables aux siens fleurissent.«Celui de Châteauguay a très bien fonctionné, même s'il a fallu se contenter de dix clients, dit-il.Il y en a un qui vient de démarrer dans l'Outaouais et je crois qu'il roule rondement.» Dans sa région, la Gaspésie, deux projets sont actuellement en cours, à Cabano et dans la Matapédia.Il y en a, en fait, à chaque année depuis trois ans.L'idée de génie Si ces projets risquent toujours de faillir sur le plan financier, ils ont une bien meilleure cote sur le plan de la formation.Car l'idée de génie à l'origine de toutes ces initiatives, celle de former les jeunes à l'école et à la ferme en même temps, semble faire le bonheur de tout le monde.«On ne forme pas des ouvriers pour faire les foins.À la fin du cours, ils peuvent prendre des décisions sur la gestion du troupeau», dit Diane Forget.«On avait déjà essayé les deux: la formation théorique seulement, et la formation pratique seulement, mais ça ne donnait pas de résultats», dit Robert Dagenais.Mais pour que la formation en alternance puisse fonctionner il faut bien former les instructeurs eux-mêmes, c'est-à-dire les agriculteurs.«Chez nous, ils ont eu environ une journée de préparation, dit Martin Villeneuve, avec tous les préliminaires ça équivaut à une vingtaine d'heures de formation.On veut leur donner une meilleur préparation la prochaine fois.» Mais, en agriculture, on ne peut espérer que les candidats se trouvent tous des emplois permanents, douze mois par année.Au Lac-Saint-Jean, bien peu ont eu cette chance.«Pour nous, avoue Robert Savard, six à huit mois d'embauché, c'est un succès.» Pour les jeunes eux-mêmes, cette période d'embauché peut leur donner droit à recevoir des prestations d'assurance chômage.Certains, plus chanceux, ont quand même obtenu beaucoup plus: leur employeur projette de les associer à son entreprise.¦ «Nos deux silos ont pousi affaires avec la Société: Pouliot, de Compton.We gauche à droite: Vaniel, Emmanuel et Alain.Le conseiller en financement de la Société: Louis Payette Mise en marché Fonds agro-forestier: faites vos jeux! Le petit frère du Fonds de solidarité est promis à un bel avenir.à condition que les producteurs s'y mettent.par Aubert Tremblay Depuis 1990, les producteurs et forestiers du Québec, particulièrement ceux des régions éloignées, disposent d'un nouvel outil pour faire avancer leur industrie: le Fonds agro-forestier, né d'une entente entre l'UPA et la FTQ.C'est un peu le petit frère du Fonds de solidarité de la FTQ, un outil qui a déjà fait ses preuves, avec brio! En sept ans, ce Fonds destiné à la création d'emploi s'est forgé un actif de 330 millions, en attirant près de 100 000 actionnaires et en créant plus de 18 000 emplois.L'année dernière, récession ou pas, a été son année record: un bénéfice net de 14,7 millions, soit près de 50 % supérieur à l'année précédente.Avec un tel outil, l'agro-alimentaire aurait le vent dans les voiles! C'est un peu l'objectif que visent les promoteurs du Fonds agro-forestier.Pour qu'ils l'atteignent, il suffit que les producteurs participent.Les deux fonds, en effet, sont exactement de la même nature: ce sont des sociétés en commandite investissant dans les entreprises créatrices d'emploi.Celui de l'UPA, évidemment, investira dans l'agro-forestier, mais pas dans la production.Plutôt dans la transformation, l'approvisionnement ou les services.Les actionnaires du Fonds, ce seront les producteurs agricoles.En achetant des actions, ils sont assurés que leur argent ira dans l'agro-alimentaire ou la forêt.Ils sont aussi certains qu'ils auront l'appui du Fonds de solidarité, qui s'est engagé à doubler la mise.Pour chaque dollar investi par un producteur, le Fonds en offre un autre.Les promoteurs du projet sont optimistes: il n'y a aucune raison que les agriculteurs les boudent, parce que le produit offert est alléchant.L'investisseur qui choisit le Fonds agro-forestier bénéficie des avantages fiscaux exclu- lans le temps de le dire, grâce à la Société du crédit agricol * ' mmanuel Pouliot.Maître Eleveur de 1 Association Holstein du Canada en 1984, * gère, avec ses fils Daniel et Alain, une ferme laitère et d'élevage de 364 acres à Compton, Québec: la «Ferme Séjour Inc.» Lorsqu'est venu le temps d'ériger des silos, ils ont fait appel à la Société du crédit agricole pour le financement.Le représentant de la Société leur a rendu visite, et leur a consenti «sur le champ» le montant dont ils axaient besoin.Une partie de la somme provient d'une hypothèque à risque partagé.L'autre, d'un prêt à taux fixe pour dix ans.Grâce à ces deux prêts, les Pouliot ont maintenant un 18/55 de 320 tonnes pour du maïs humide et un 24/92 de 750 tonnes pour le foin semi-sec.«Nous avons gardé notre prêt subventionné par la province, déclare Emmanuel Pouliot.et la Société s'est occupée de nos silos.Ils connaissent bien l'agriculture, leur service est rapide et leurs taux sont très compétitifs.J'aime surtout leur hypothèque à risque partagé.Quand le taux baisse, c'est à notre avantage.Quand il monte, on partage la hausse.C'est un produit qui est offert uniquement par la Société.C'est merveilleux.» Les Pouliot.qui produisent environ 1,5(XUXX1 livres de lait par année, sont des agriculteurs progressifs qui savent où ils vont.Nous sommes heureux, à la Société, de les avoir comme clients.Notre raison d'être: satisfaire les agriculteurs.Que pouvons-nous faire pour VOUS?Pour savoir comment la Société peut vous aider, appelez sans frais notre service de nouveaux prêts au numéro 1-800-387-3232.¦ Société du crédit agricole Farm Credit Corporation It| Canada Canada Investir dans une bonne affaire.l'agriculture canadienne.Prêts à long terme ^ Prêts aux groupements agricoles ^jj Hypothèques à risque partagé sifs au Fonds de solidarité, c'est-à-dire qu'il peut déduire de ses impôts environ 80 % de ce que les actions lui ont coûté.Un investissement de 1000 dollars ne lui coûte donc, à la fin de l'année, que 200 dollars.«L'UPA, seule, ne pouvait pas obtenir les mêmes avantages fiscaux», explique le responsable du Fonds agro-forestier à l'UPA, Denis Roy.Ces avantages, en fait, le gouvernement provincial les a accordés au Fonds de solidarité en 1983 par une loi spéciale.Chaque palier de gouvernement accorde 20 %-de déduction fiscale.Comme le Fonds est aussi un REER, l'investisseur a droit, en plus, aux 40 %.Un produit alléchant Pour aider son petit frère à faire ses débuts, le Fonds de solidarité lui a déjà fourni 2,5 millions de dollars en avance.Il s'est engagé à investir dix millions, à la condition que les producteurs participent.«Avant de donner une deuxième tranche de 2,5 millions, on attendra que les producteurs aient fourni eux-mêmes 2,5 millions dans le fonds, ou que les 2,5 millions aient été investis dans l'industrie», dit le coordonnateur aux souscriptions, André Fortin.Le premier critère de choix des investissements, à part la création d'emploi, sera la viabilité économique.Le Fonds ne veut pas créer d'éléphants blancs.Il n'accordera ses faveurs qu'aux entreprises dont l'actif est inférieur à 50 millions de dollars ou dont l'avoir net ne dépasse pas 20 millions de dollars.Il s'agira exclusivement d'entreprises dont la majorité des employés vivent au Québec.Le Fonds compte aider aussi les entreprises québécoises qui veulent acheter d'autres compagnies à l'extérieur du Québec ou développer un réseau de distribution à l'étranger.Évidemment, pour chaque projet d'envergure, le Fonds cherchera des partenaires.On songe, par exemple, à des investisseurs potentiels comme SOQUIA.Le Fonds agro-forestier ne sera jamais majoritaire dans une entreprise.Il cherche plutôt à donner un élan Le Fonds investira surtout dans laconsolidation d'entreprises de transformation, d'approvisionnement et de services.mes investies.Tout le reste irait aux agrandissements et aux fusions d'entreprises.Par contre, un de ses objectifs est de «contribuer à des projets viables dans les zones rurales en développement».On peut en déduire que les promoteurs du Fonds y voient aussi un outil de lutte contre la dégradation des régions éloignées.Les actions sont vendues aux bureaux de l'UPA.Pour l'instant, seuls les producteurs peuvent y participer.La porte est fermée pour les autres investisseurs potentiels.«S'il y avait vraiment une demande de ce côté-là, propose Denis Roy, il faudrait négocier une nouvelle entente avec le Fonds de solidarité».¦ à des investissements plus substantiels.«C'est souvent le premier investisseur qui est difficile à trouver», explique Denis Roy.Quand la glace est brisée, d'autres candidats apparaissent.A moyen terme, on compte engager des analystes qui pourront orienter l'investissement.Mais la décision finale restera entre les mains du conseil d'administration, où siège le président de l'UPA, Jacques Proulx.Les autres membres de ce conseil sont le président de la FTQ, Louis Laberge, et le P.-D.G.du Fonds de solidarité, Claude Blanchet.Le conseil d'administration est aidé d'un comité consultatif, formé de trois représentants de l'UPA et de deux représentants du Fonds de solidarité.Le gros des investissements devrait servir à l'expansion ou la rationalisation d'entreprises.La composition du portefeuille n'est pas encore officiellement connue, mais le Fonds agro-forestier semble s'orienter vers les entreprises déjà lancées plutôt que vers celles qui démarrent.Le développement et la commercialisation de produits ne devraient recevoir que le quart des som- Aperçu de la composition du portefeuille* Type d'activité % du total investi millions $ Démarrage (développement d'une idée) Développement d'un produit Commercialisation d'un produit Expansions subséquences internes Rationalisations sectorielles (fusions, acquisitions) 0 5 20 45 30 0,0 0,5 2,0 4,5 3,0 100 10,0 ?Préliminaire Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation La semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation aura lieu du 18 au 25 mars 1991 à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation sur le campus de l'Université Laval.Cette activité éducative, qui donne aux étudiants de la faculté l'occasion de vulgariser les connaissances acquises, se déroulera sous le thème "D'un même pas, assurons notre croissance.".Pour plus d'information, on peut communiquer avec le Bureau de l'extension de la faculté en composant le (418) 656-5693.56 Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 LES FEUTES AININOiNCËS Appelez sans frais 1 (800) 361-3877 Région de Montréal: / Villi 1 iAl ZVHH Extérieur du Québec: (514)382-4350 1 I O VU I JU1 " JO / / (416)486-4446 Contactez Claude Larochelle ou Isabelle Poutre_^_ ' Contactez Heather Hambleton ARTISANAT o RAOUL VENNAT, ENR.Tout pour la broderie • nappes, taies, tabliers, centres étampés, prêts à broder.Toile blanche, écrue, coton, toile Aida pour concours Artisanal Textile du Québec.Ciseau a broderie de qualité supérieure Marque 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1/2 70 x 5 350 5" x 7 1/4" 1750,00 1470,00 1171 1/3 47 x 5 235 3 3/8" x 7 1/4" 1175,00 987,00 78! 1/3 78 X 3 235 5 3/8" X 4 1/4" 1175,00 987,00 78! 1/4 35 X 5 175 2 1/2" X 7 1/4" 875,00 735,00 58 1/5 140 X 1 140 10" X 1 3/8" 700,00 585,00 47 1/5 28 X 5 140 2" X 7 1/4" 700,00 585,00 47 1/5 70 X 2 140 5" X 2 3/4" 700,00 585,00 471 1/5 35 X 4 140 2 1/2" X 5 3/4" 700,00 585,00 47i 1/10 70 X 1 70 5" X 1 3/8" 350,00 295,00 23 1/10 35 X 2 70 2 1/2" X 2 3/4" 350,00 295,00 23 1/15 47 X 1 47 3 3/8" X 1 3/8" 235,00 195,00 15 1/20 35 X 1 35 2 1/2" X 1 3/8" 175,00 145,00 11 1/25 28 X 1 28 2" X 1 3/8" 140,00 115,00 0 1/30 24 X 1 24 1 3/4" X 1 3/8" 120,00 100,00 ï 1/50 14 X 1 14 1" X 1 3/8" 70,00 55,00 4 DATES DE FERMETURE MAI JUIN JUILLET/AOÛT SEPTEMBRE Avec épreuve 3 avril 1er mai 17 juin 29 juillet Sans épreuve 8 avril 6 mai 20 juin 2 août OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE Avec épreuve 28 août 2 octobre 29 octobre Sans épreJ 3 septembre| 7 octobre 4 novembre! VOUS DÉMÉNAGEZ?Bulletin Nom Adresse LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Que.H3L 3T1 ou APPELEZ- NOUS SANS FRAIS 1-800-361-3877 extérieur de Montréal ou (514) 382-4350 Ville Code Postal.Tél.Collez ici votre étiquette d'adresse Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-contre et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance 58 Le Bulletin des Agriculteurs/mi-mars 1991 ELEVEUR MACHINERIE SILOS COLDSTREAM DEER GROUP • L'élevage du cerf commun devient une solution enlevante en remplacement des pratiques agricoles actuelles.• LA CHAIR du cerf commun est pauvre en matière grasse et en cholestérol, riche en protéine.• La demande de cette venaison dépasse présentement l'approvisionnement.•Il y a une bonne demande pour les sous-produits.• À l'achat de cerfs communs, Coldstream Deer Group offre des services-conseils.• Nous offrons des femelles saillies qui doivent mettre bas au printemps de 1991.Autres renseignements: Vittorio Chiapputo et Herbert Loe'tfler 1069 Autoroute Laval Ouest (440) Laval (Québec) H7L 3W3 Téléphone: (514)967-7327 Télécopieur: (514) 629 9876 Coldstream Deer Group, Division du Québec ou Coldtream Deer Group R.R.4, Coldwater (Ont.) L0K1E0 Téléphone: (705)835-7514 Télécopieur: (705) 835-2829 ATTACHEMENT NEUF RAMASSEUR DANDAINS PRIX DE DÉTAIL 1000$ Quantité limitée pour FOURRAGÈRES 50, 7SO ET 850 Pour de plus amples renseignements.Tél.: (514) 430 1022 DEPOSITAIRE D'EQUIPEMENTS "Buffalo' POUR CULTURES SUR BILLONS Buffalo EQUIP.CONSERVA-SOL INC.327, Route 133 Pike-River, Qc.JOJ1P0 Tél.: (514)248-3652 Pulvérisateurs HARDI Vous pourriez obtenir cet espace pour seulement 45«00$ la parution pour 12 parutions TRACTEURS NEUFS ZETOR (en stock) Demandez nos meilleurs prix PRESSES ET RATEAUX NEUFS CLAAS {en stock) TRACTEURS USAGES •Zetor5211 -cabale et chargeur 43 hp 14 500.00$ •Cockshutl 1365-chargeur-1 «4 7 900,00$ • Tracteur industriel MF 35 - chargeur Transmsson à navette 900 heures, original 6 900 00$ • Chargeur Hough HA 2 500,00$ MACHINES USAGEES DE FENAISON • Presse Claas 66 avec enrobage defdet- Un and usage 14 500,00$ • Presse M4W 4x5' 6 900.00$ ZION VALLEY FARM EQUIPMENT n.R.I.Beachburg, Ont Téléphone' à James: (613) 582-3564 Plus de précision.Éprouvés à la ferme Robustesse de conception alliée à une technologie d'avant-garde dans notre gamme la plus populaire de pulvérisateurs.• Réservoirs offerts: de 300 à 1000 gallons US; commandes manuelles ou électriques, • Rampe à autonivellement, de 35' à 82'.Toutes à relevage hydraulique à titre standard.(Certaines rampes sont entièrement hydrauliques).Bertrand et Bertrand Inc.CP.432.Sl-Eustache, ÛC.J7R4Z1 Tél.: (514) 473-1401 Fax:(514)472-8271 Pre-Ver inc.vous présente le semoir Le semoir TYE est disponible de 10 pieds à 30 pieds de largeur.3 modèles de roues plombeuses 2"x13",2"x13"V, 4"x12" DC Le semoir TYE peut être transformé en semoir "No-Till".Pre-Ver inc.Case Postale 277 869, bout Harwood Dorion (Québec) J7V7J6 Les boîtes à mil et engrais sont aussi disponibles.L'espacement des disques de semence varie de 4" à 10" (10 à 25 cm).La capacité des coffres est de 2.4 boisseaux/ pied sur les semoirs de plus de 10 pieds.Fax:(514) 455-3503 s (514)455-7946 s (514)424-9477 SILO SUPÉRIEUR INC.VOUS OFFRE: • Silos en douves de béton préfabriqué pourfoin et maïs d'ensilage, maïs, grain et orge humide.• Videur de silo "VALAC".système de suspension à 3 points, entraînement indépendant, gardes et soudeuses 28" en acier inoxydable a 4 aubes pivotantes.Achat, vente, réparation, déménagement, extension et entretient de silos usagés.• CITERNE A PURIN, en béton armé, coulé sur place en seul bloc.PLATE-FORMES à fumier, descente adapté selon vos besoins.i SILO SUPERIEUR inc.CP.2199, St-Romuald Cté Lévis (Québec) G6W 5M5 (418} 839-8808 H Les Systèmes Sa HARVESTORE de l'Estrie Inc.Le Seul, le Vrai, l'Original LE SYSTÈME HARVESTORE • Structures pour grain humide • Structure pour haylage • Ligne complete d'équipement automatisé (Structures neuves et usagées d LE SYSTEME SLURRYSTORE • Fosse à purin • Préfosse • Système complet de pompes LE SERVICE HARVESTORE • Service de pièces • Service d'entretien • Service de programme alimentaire et financement Tél.: (514) 375-5153 999, rue Marcoux, Granby J2G 8C8 Une information sur votre abonnement?Une annonce classée à passer?Un changement d'adresse?•S1 Un seul numéro, sans frais 1-800-361-3877 Le Bulletin des Agriculteurs/mi-mars 1991 59 Pourquoi Bulletin est-il le meilleur magazine agricole?Parce qu'il a les meilleurs journalistes! Prix Moïse Cossette 1990 Décerné par l'association canadienne des rédacteurs agricoles (ACRA) pour le meilleur article de l'année.Deux prix 1er prix pour le meilleur article court de lAssociation des journalistes de la presse spécialisée (AJPS) et 2° prix dans la catégorie: article long.Simon M.Guertin Aubert Tremblay Simon, Aubert et 24 autres journalistes ou collaborateurs travaillent pour vous, à tous les mois.Ils recherchent, consultent, analysent des tonnes d'informations pour vous offrir le meilleur produit qui soit.C'est pour ça que votre Bulletin est le meilleur sur des sujets qui vous concernent.Pour aussi peu que 1,39 $ par mois*, c'est un outil indispensable à tous les producteurs.Alors n'hésitez pas.Abonnez-vous, abonnez un (e) parent (e), un (e) ami (e), producteur (trice).Appelez-nous, sans frais, au 1-800-361-3877 ou complétez le certificat d'abonnement.Bulletin votre meilleur conseiller.Basé sur le tarif 3 ans - 49,95 S Certificat d'abonnement Bulletin OUI ! Je désire profiter de cette offre avantageuse.Ci-joint, mon chèque ou mandat poste ?Nouvel abonnement Tarifs réguliers 3 ans + TPS 2 ans + TPS 1 an + TPS 59.95$ 4,20$ 64,15$ 43,95 $ 3,08$ 47,03 $ 23,95 $ 1,68$ 25,63 $ ?Réabonnement Tarifs agricoles ?3 ans + TPS 2 ans + TPS 1 an + TPS 49.95 $ 3,50$ 53,45 $ 35,95 $ 2,52$ 38,47 $ 19,95$ 1,40$ 21,35$ Nom Prénom Adresse Code postal Téléphone No.Abonné Postez à: Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, Bureau 200, Montréal (Québec) H3L 3T1 Note aux producteurs: vous pouvez réclamer la TPS payée.Notre no de TPS: R 103439444 Vie rurale Contre la déprime de mars, cultivez vos champs.d'intérêt Ceux qui peuvent s'adonner à des loisirs ou activités régulières traversent mieux les petites dépressions saisonnières.par Jean-Guy Lavoie aurice éprouve une grande lassitude, comme si ses énergies allaient en s'épuisant.L'enthousiasme manque de vigueur.Les tâches les plus simples lui paraissent lourdes, abaissent sa motivation.Ces symptômes sont accompagnés d'un manque d'intérêt pour les activités de la ferme.On comprendrait qu'il en soit ainsi chez ceux qui ont mauvais caractère, se lèvent régulièrement du mauvais pied, sont portés à se faire de la bile ou du mauvais sang.Ce n'est pourtant pas le cas de Maurice qui a généralement plaisir à vivre.Ceux qui sont atteints de la déprime de la fin de l'hiver ne peuvent pas tous être rangés dans la catégorie des mauvais caractères, ni même des caractères «dépressifs».Il faut évidemment distinguer cet état que l'on pourrait qualifier de «déprime de mars» et la dépression vraie, typique.La dépression est une des variantes des maladies affectives qui touchent 6 à 7 % de la population générale, dont 1,9 % sous la forme maniaco-dépressive (celle qui répond généralement si bien au traitement au lithium).Jusqu'à 20 % de la population peut présenter des symptômes dépressifs sans avoir tout le tableau des symptômes de la dépression majeure.Selon les études épidémiologiques, deux fois plus de femmes que d'hommes présentent des symptômes dépressifs.La vraie dépression L'état dépressif aigu est assez facile a identifier.Les troubles de sommeil sont de rigueur: l'individu dort trop ou perd le sommeil.L'appétit diminue.Le sujet perd du poids.Il n'a plus de plaisir aux activités courantes.Il perd égale-Ujent l'intérêt dans ses activités.Jean-Guy Lavoie est praticien en santé mentale.Socialement, il est porté à s'isoler; il n'a plus le goût de voir personne.Son estime de soi diminue; il ne se sent plus à la hauteur de sa tâche.Il peut même se reprocher son comportement fautif avec beaucoup de véhémence.Le symptôme principal, qui a donné son nom à la maladie, est évidemment une «dépression» de l'humeur.L'individu est triste sans explication rationnelle.Parfois la tristesse est remplacée par de l'irritabilité, une grande facilité à se mettre en colère.Il est généralement nécessaire de recourir à des soins médicaux pour traiter cette condition.Plusieurs théoriciens ont tenté d'expliquer la dépression par les facteurs sociaux.Ainsi un taux de chômage élevé serait généralement accompagné de maladies dépressives.L'isolement précipiterait également le sujet dans une humeur morose.Tout le monde connaît les réactions dépressives qui suivent les coups du sort: mort d'un être cher, faillite, divorce, incendie de la ferme, etc.La question est de savoir si un élément extérieur peut être suffisant pour causer un effondrement de l'humeur.Des gens ont pourtant traversé des épreuves qui semblaient surhumaines sans que leur moral ne fût réellement affecté: bombardements, tortures, sévices graves, etc.C'est surtout depuis Freud que les facteurs psychologiques ont été identifiés comme jouant un rôle capital dans la dépression.En fait, c'est dans l'enfance que la vulnérabilité à la dépression s'établit.Dans les circonstances favorables, l'enfant développe une personnalité qui le rendra capable d'affronter les pertes et les atteintes sans s'effondrer.D'autres développeront une certaine propension à réagir avec des difficultés psychologiques suffisantes pour réduire leur rendement.Quant aux dépressions saisonnières, elles peuvent être liées à la réduction de notre exposition à la lumière du jour durant l'hiver.Les vacances au soleil si populaires en cette saison auraient donc des propriétés thérapeutiques! A chaque changement de saison, les variations climatiques imposent un stress à l'organisme.De plus, les modifications de saison imposent des bouleversements sur le style de vie.Au printemps, par exemple, les activités de l'hiver cessent assez brusquement sans être encore remplacées par les travaux et loisirs en plein air.L'intérêt et la motivation risquent de tomber.Ceux qui peuvent s'adonner à des loisirs non interrompus par les saisons pourraient bien s'en tirer mieux que les autres entre deux saisons.Pour eux, la vie continue au même rythme.Considérant que les liens affectifs sont d'incontestables stimulants, il serait judicieux de les cultiver durant la saison morte, moment où ils sont plus difficiles à entretenir.La possibilité de les maintenir permettrait alors de lutter contre l'isolement affectif.Le moral, nourri d'échanges interpersonnels, connaîtrait sans doute moins de soubresauts lors du changement de saison.En fait, on connaît encore assez peu la nature de ce mal saisonnier que l'on associe volontiers à la fin de l'hiver.Maurice est d'accord avec cette explication.Il sait que son état se replacera à mesure que le printemps s'affirmera.Cet été, rien n'y paraîtra plus.Il faudra des recherches spécifiques pour délimiter la nature et identifier les causes de ce mal de saison.Pour le moment, il convient de se préparer à «garder le moral» en cultivant ses champs d'intérêt et en luttant contre l'isolement social par des relations sociales suivies ¦ Le Bulletin des agriculteurs/mi-mars 1991 61 Quand votre matériel tourne rond.vos aflaires tournent rond! Votre fournisseur de carburants et de lubrifiants Petro-Canada comprend les besoins de votre entreprise agricole.Il sait que lorsque votre matériel est soumis à un service rigoureux, il vous faut des lubrifiants capables de dépasser les dures exigences de celui-ci.Des lubrifiants tels que l'huile moteur Super Plus 15W40, le fluide hydraulique et pour transmission Duratran, l'huile Gearlube TOS, le fluide pour PETRO CANADA transmission automatique et l'huile Harmony HVI 36, sans oublier notre graisse Précision EP2, le dernier mot en matière de protection efficace.Demandez à votre fournisseur de produits Petro-Canada ce qu'il y a de mieux.Demandez les lubrifiants Petro-Canada.Ils font partie de notre engagement à l'égard de votre entreprise, du bon fonctionnement de votre matériel et de votre réussite personnelle.Au service des gens d'ici ® Marque de commerce de Petro-Canada Inc.- Trademark C'est plus qu'une simple garantie.c'est un engagement.
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