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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
juillet - août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1991-07, Collections de BAnQ.

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PER 8-208 Bulletin 3,50$ Juillet/août 1991 des agriculteurs LES INSECTES BÉNÉFIQUES, DES ALLIÉS À PRÛTÉGER MÉTÉQ D'AOÛT ET DE SEPTEMBRE SUPPLÉMENT AVICULTURE \ frXT XZ-H "3(10 iy3dl.N0W iS3.no 3;m3oaey3!-is ssï 83001001«3d S3Q iN3W3iyyd3u 3^931 iod30 ana 3no3H.ioiiaia *•** Ï?U T TAAflQA ,'AA A R/7CJ DU 14 AU 25 AOÛT 1991 Éleveurs de petites et de grosses bêtes, ayez Expo Québec bien en tête ! Conservez précieusement cette annonce pour le jugement de près de 2 000 têtes de bétail en 12 jours.Y participer, c'est déjà gagner.! Horaire des jugements d'animaux Mercredi 14 août 10 h 00 Chevaux Percheron Chevaux Belge 14 h 00 Chevaux Clydesdale Jeudi 15 août 8 h 30 Agneaux de marché 9 h 15 Moutons Border Cheviot 10 h 00 Lapins 10 h 15 Moutons Leicester 13 h 00 Moutons N.C.Cheviot 14 h 00 Moutons Dorset 19 h 00 Parade des champions 19 h 15 Spectacles de chevaux attelés Vendredi 16 août 8 h 30 Moutons Shropshire 9 h 00 Bovins Jersey 9 h 45 Moutons Suffolk 11 h 15 Moutons Hampshire 13 h 30 Bovins Shorthorn 14 h 00 Moutons Oxford 18 h 50 Parade des champions 19 h 15 Spectacle de chevaux attelés Samedi 17 août 8 h 30 Bovins Blonde d'Aquitaine 9 h 00 Bovins Limousin 10 h 00 Volailles 12 h 00 Bovins Canadien 12 h 30 Bovins Charolais 19 h 30 Parade des champions 19 h 45 Spectacle de chevaux attelés Dimanche 18 août 8 h 30 Bovins Angus 10 h 00 Bovins Ayrshire 14 h 00 Bovins Suisse Brune 19 h 00 Parade des champions 19 h 15 Spectacle des chevaux attelés Lundi 19 août 12 h 00 Chevaux Arabe Chevaux Morgan Chevaux American Saddle Bred et Hackney Chevaux routiers au licou Poneys Welsh au licou 19 h 15 Spectacle des chevaux attelés Mardi 20 août 19 h 15 Equitation Western Mercredi 21 août 8 h 30 Porcs de marché 9 h 00 Porcs Landrace 10 h 45 Porcs Duroc 14 h 00 Porcs Yorkshire 15 h 15 Porcs Hampshire 19 h 15 Equitation western et spectacle de chevaux attelés Jeudi 22 août 10 h 00 Chevaux Canadien Chèvres Alpine Chèvres Saanen 10 h 00 Chèvres Nubienne Chèvres Toggenburg Chèvres Angora 15 h 00 Poneys Hackney 15 h 30 Poneys Shetland 19 h 15 Equitation Western et spectacle de chevaux attelés Vendredi 23 août 9 h 00 Bovins Holstein 19 h 00 Parade des champions 19 h 15 Equitation Western et spectacle de chevaux attelés Samedi 24 août 8 h 30 Bovins Hereford 12 h 30 Bovins Simmental 19 h 00 Parade des champions 19 h 15 Equitation Western et spectacle de chevaux attelés Dimanche 25 août 9 h 00 13 h 30 Bovins Salers Equitation Western et spectacle de chevaux attelés 19 h 00 Parade des champions 19 h 15 Equitation western et spectacle de chevaux attelés expoQuebec Toute une aventure! Le Bulletin des agriculteurs Technique Supplément aviculture Photo couverture: Service de recherche en phytotechnie du Québec Terre qui brûlait comme l'encens autour des granges pleines.Georges d'Or Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courleau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Victor Girouard Producteur de porcs, St-Valérien Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Des Américains proquotas! 9 Écrasés par des prix trop bas, les producteurs de Nouvelle-Angleterre se mettent à rêver au contingentement.L'assurance santé animale a 20 ans 12 Un des objectifs était de rendre les services vétérinaires accessibles à tous.Mission accomplie! Eastern Breeders lorgne le marché 15 du Québec Il veut maintenant offrir ses taureaux aux éleveurs québécois.Le commerce du foin: 16 une option à privilégier Mais il faudra le compresser pour l'expédier encore plus loin.La plupart des autres provinces le font déjà.De bonnes clôtures que les animaux 18 n'oublient pas Quatre fois moins chères que les carrelées, les clôtures électrifiées à multiples fils sont de plus en plus populaires.Un nouveau virus menace nos 20 exportations de porcs Il ne tue pas et passe le plus souvent inaperçu, mais il ressemble beaucoup au virus de la gastro-entérite.La gestion intégrée des 30 maladies de l'orge Semences certifiées, rotations, cultivars résistants et traitement des semences préviennent en grande partie les maladies.Une excellente source d'azote 34 Semer des légumineuses compagnes avec les céréales, c'est donner jusqu'à 100 kilos d'azote à la culture de l'année suivante.Des insectes bénéfiques 36 s'allient aux producteurs Ils pollinisent les plantes ou s'attaquent aux ravageurs, mais on en retrouve encore peu sur le marché.Au froid les légumes.et vite! 39 Un appareil à air froid, facile à installer, abaisse la température des légumes à 5 °C en moins de deux heures.Le pick-up est chez lui à la ferme 42 On a deux choix de base: les compacts et les grands.Un VTT, c'est sérieux! 45 L'airde rien, enquelques années, ilsont révolutionné le travail agricole.Les masses d'air s'affrontent 49 au-dessus du Québec Notre ciel est un champ de bataille où les armées s'appellent masse polaire continentale et masse tropicale.France: la course à la rentabilité 23 La moitié des poulets vendus à Paris ont pu se dégourdir les pattes au grand air et n'ont jamais goûté une protéine animale! Questions de santé 26 À cause de la surtransformation, l'indice de conversion alimentaire sera un critère de sélection de plus en plus important.Une nouvelle avenue, 28 l'acidification des rations Le pH pourrait un jour remplacer les facteurs de croissance.Finance Le prix de revient mesure 55 votre efficacité Un des outils essentiels pour réussir en affaires, c'est un bon système d'analyse du prix de revient unitaire de production.Vie rurale Le zonage, un frein nécessaire 53 La permanence de la zone verte ne risque-t-elle pas d'étouffer certaines initiatives de développement?Jeunes ruraux à l'école du leadership 56 C'est dans les groupes de jeunes qu'on découvre ses talents d'orateur, de meneur ou d'organisateur.Pas plus d'alcooliques en campagne 64 Contrairement à la croyance populaire, ce sont les villes qui détiennent les records.Chroniques Actualité 8 Agenda 8 Autour de la ferme 66 Cuisine 65 Éditorial 7 Forêt 41 Index des annonceurs 52 Lettres des lecteurs 6 Météo - août 46 Météo - septembre 48 Nouveaux produits 51 Nouvelles de l'industrie 52 Onésime 62 Petites annonces 57 3 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 f4È s^OTaanaiTCtent jamais de travailler.ou presque! .fait, rares sont les personnes Qui Pourraient fournir un effort aus-i constant qu'un Véhicule Tout Terrain ou une génératrice Honda sans prendre une pause de temps en temps.Nos VTT sont construits pour vous donner le maximum.Ils vous conduiront sans problème en pleine forêt et sur les terrains les plus accidentés.En fait, où un camion ne pourrait s'aventurer.De plus, grâce à leurs porte-bagages avant et arrière, vous pourrez transporter tous vos outils.Nos VTT sont propulsés par le légendaire moteur 4 temps Honda, puissant et économique.Nous vous offrons cinq modèles: du 200 au 350 ce avec 2 ou 4 roues motrices.Et ils sont construits pour durer.Ce n'est donc pas surprenant que les VTT Honda soient ceux qui se vendent le mieux au Canada.Les génératrices Honda ne manquent pas d'énergie non plus.Leur fiabilité est telle qu'elles sont le choix préféré des travailleurs.Nos modèles industriels sont alimentés par un robuste et silencieux moteur à arbre à soupapes en tête.Notre gamme de modèles s'étend du 350 au 6 500 watts et plusieurs sont protégés par un | cadre complet.Si vous recherchez des travailleurs acharnés qui n'arrêteront pas à tout bout de champ, arrêtez-vous chez un concessionnaire Honda.Nous vous mettrons au courant des nombreux avantages de nos génératrices.Et vous | serez transporté par les multiples qualités de nos VTT.Pour connaître le concessionnaire le plus près, composez le 1 800 263-2866.CONDUISEZ INTELLIGEMMENT.CONDUISEZ PRUDEMMENT.Assurez-voiis que votre FOURTRAX Honda est en bonne condition de fonctionnement et que vous avez suivi un cours d'apprentissage au préalable.Portez toujours un casque, des vêtements appropriés et des lunettes de sécurité.Ne conduisez jamais en état d'ébriété.N'acceptez aucun passager.Hors route, déplacez vous en groupe et surveillez de près les conducteurs moins expérimentés.Respectez les régies en vigueur sur les pistes que vous parcourez, les droits d'autrui ainsi que l'environnement. CHANGEZ POUR UN MOTEUR DE RECHANGE AST HONDA ET VOUS NE VOUDREZ PLUS LE CHANGER Les moteurs de rechange Honda jouissent d'une réputation légendaire.Nos ingénieurs sont des maniaques du détail et cela, tant au niveau de la conception que de la fabrication.Les Honda ont la couenne dure parce que nous les munissons de segments de piston plaqués chrome, de vilebrequins à roulement à billes et de chemises de cylindre en fonte.Ces avantages incontestables sont une des _____ marques de commerce de Honda.El fcih__JE l'ingéniosité ne s'arrête pas là.La conception spéciale de l'arbre à Produits Mécaniques soupapes en tête (AST) vous procure un débit de puissance plus élevé, une plus grande économie de carburant et une consommation réduite en huile, en comparaison avec les modèles à soupapes latérales.Vous avez en plus un choix de moteurs allant de 3.5 à 13 chevaux, avec axe vertical ou horizontal.Inutile de dire que les Honda ^^^^ pourront redonner vie à n'importe —J quel appareil ou presque.Changez votre vieille réguine pour un Honda et vous ne voudrez plus le changer.Moteurs DISTRIBUTEUR DES MOTEURS HONDA (E.S.F.Ville Vanier (Québec) 418-683-2318 INC.) Acton Vale Lac Etchemin Matane Riviere-du-Loup St-Charles (Bellechasse) Ste-Therese-de-Blainville Laliberté Moto Sport Inc.J.M Jacques Sport Inc.Amable Caron Enr.Scie à Chaine Belzile Inc.Roy Mini Moteur Enr.Reparation R.CIoutier Inc.514.549-4717 418-625-2081 418-562-1108 418-862-4357 418-887-3653 514-430-0303 Ancienne Lorette Lac Megantic Mont-Laurier Roberval St-Felis D'Ottis Valcourt Luc Paquet Enr, Garage Réjean Roy Enr.Location R.Chalifoux Dany Girard Inc.Garage Outillage Valcourt Inc.418-871-3361 819-583-5266 819-623-1341 418-275-0996 Rosaire Tremblay Enr.514-532-3828 Beauport 583-3059 Pabos Ste-Agathe-des-Monts 418-544-7217 Victoriaville Mini Moleuf Hébert Enr.Lévis Abel-Denis Huard Moto Inc.M.Page Inc.St-Gedeon (Beauce-Sud) Location d'Outils S.B.Inc.418-666-5163 Benoit Bilodeau Inc.418-689-6283 819-326-6442 Équip.R.Turgeon Inc.819-752-5510 Breakyville 418-837-3686 Plessisville Sl-Andre Avellin 418-582-3711 Ville Marie Équipement Lavertue Inc.Louiseville Gilles Roberge Inc.Équipement St-André Inc.St-Hyacinthe Centre ATC Inc.418-832-6143 Jacques Sicard Inc.819-362-7164 819-983-2229 Laganière Mini Moteur Enr 819-629-3367 Cap-de-la-Madeleine 819-228-5803 Porlneut-Slation St-Bruno (Lac St-Jean) 514-774-9035 Ville-Vanier (Quebec) Maior Mini Moteur Inc.Luskville Équipement Double "L" Inc.Dallaire Équipement Enr.St-Nicephore Service Bélan Inc.819-372-0399 Yvon Robert 418-286-6248 418-343-3758 Alcide Mini Mécanique Inc.418-687-1612 Cornwall.Ontario 819-455-2497 Rimouski St-Césaire 819-478-4739 West-Brome ifwm Supply (Cornwall) Ltd Maniwaki Rimouski Scie à Chaine Sl-Césaire Moto Sport Inc.St-Sylvère Petits Moteurs de l'Estrie 613-933-4600 Équipements M & R Enr.(1987) Inc.514-469-2733 Atelier M.B.514-263-3047 819-449-3083 418-723-5132 819-285-2038 LETTRES DES LECTEURS Guerre du lait Les relations entre producteurs de lait suscitent tellement de passions actuellement, qu'il faut du courage pour exprimer son opinion sur le sujet.Je vous félicite pour l'excellent éditorial que vous avez écrit dans le numéro d'avril de votre revue.* Le système actuel basé sur la proportion de quotas détenus a pour résultat que tous les producteurs qui détiennent du quota de pool I ont un prix différent.Si on appliquait le même système sur les salaires à l'intérieur d'une entreprise, il y aurait émeute dans la boîte avant six mois.Les agriculteurs n'ont pas moins d'ouverture d'esprit que les autres classes de la société.Le problème vient du fait que les producteurs ont fait le choix d'acheter un quota plus dispendieux avec une rentabilité plus grande, ou un quota moins cher mais qui paie moins.Environ 75 % des quotas ont changé de main depuis qu'ils ont été attribués, dont 12 % en 1990, selon le rapport annuel de la Fédération.Cela s'est fait en fonction des ententes et des règlements en vigueur.Chacun doit aujourd'hui assumer sa dette qui est généralement en fonction de la capacité de remboursement de l'entreprise.On ne peut déposséder quelqu' un, c'est là l'esprit du rapport du comité ad hoc.La lecture attentive de votre article m'a convaincu que vous avez lu attentivement notre rapport, que vous connaissez bien toute la complexité du problème, de même que les conséquences pour l'avenir de l'industrie laitière au Québec.Gilles Bissonnette Saint-Polycarpe Mobilisation au Témiscamingue En débutant votre paragraphe par «L'autre frein, c'est l'esprit de clocher» (Mobiliser, une lourde tâche, avril 91 ), vous laissez supposer que ce problème est aussi présent chez-nous, alors que notre Comité d'aide au développement de la collectivité (C.A.D.C.) du Témiscamingue a formé une table de coordination des intervenants socio-économiques.À cette table, en très bonne santé, l'harmonie et la solidarité régnent en permanence.En plus du bon esprit, des relations très étroites existent et se développent avec les comités locaux de développement et avec leurs agents.Si notre milieu devait faire exception, pourquoi ne pas le dire, aussi simplement que j'ai pu vous le dire au tétéphone: chez-nous, au Témiscamingue, on travaille très bien ensemble.La Corporation de développement, la M.R.C.T., le C.A.E.T., l'Office du tourisme et le C.A.D.C.sont des associés à responsabilités égales et partagées.Nous travaillons ensemble au développement global de notre milieu.Nous le faisons dans un esprit de respect mutuel de la mission et du rôle de chacun.La concertation, la solidarité et le partage des tâches et des responsabilités sont pour nous des gages de réussite.Philippe Boutin Directeur général, C.A.D.C.Au revoir, M.Hardy C'est avec une grande peine et beaucoup d'émotion que j'ai lu votre dernier Viens jaser.Depuis 20 ans, je suis votre lecteur assidu.Dans votre grande simplicité de coeur, vous nous avez si bien raconté tous vos beaux souvenirs d'enfance, vos étés passés chez vos oncles, vos souvenirs de Grondine, qu'àchaque fois quej'y passe, je pense à vous.Je pense à vos merles du printemps, à vos pêches sur le fleuve, à vos cabanes à sucre, à vos hirondelles, à vos temps des foins, à vos printemps à l'étable et à combien d'autres encore.Monsieur Hardy, je m'empressais de vous lire chaque fois que je recevais le Bulletin, combien vous allez me manquer.Merci de nous avoir si bien jaser.Merci de vos belles paroles, de votre profondeur de coeur, de cette si belle amitié développée sans vous connaître personnellement.Mon coeur gardera chacun de vos souvenirs.Je vous souhaite santé et paix de Dieu dans votre retraite.Et si vous passez dans mon coin, s'il vous plaît, venez donc «jaser une minute».Au revoir.Michel Beauchesne Sainte-Mélanie, cté Berthier Des engrais azotés Dans l'article sur les engrais azotés, en page 37 du Bulletin de mars 1991, deux énoncés devraient être corrigés à mon avis.OSEZ DONNER VOTRE OPINION! Nous nous ferons un plaisir de publier vos lettres, surtout si elles concernent un article paru dans nos pages.Le Bulletin se réserve le droit de les abréger.Les lettres doivent être signées et envoyées à: Lettres des lecteurs Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est Bureau 200 Montréal (Québec) J3L 3T1 La solution 41 ne contient pas d'urée contrairement à ce qui est mentionné (11 %).La formule est la suivante: 22 % ammoniaque, 65 % nitrate ammoniaque et 13 % eau.Par ailleurs, les solutions 28 et 32 ne contiennent pas 50 % d'urée, la formule est la suivante: Urée Nitrate d'ammoniaque Eau 28 31 % 39% 30% 32 35% 45% 20% J'espère que ces corrections pourront aider certaines gens à faire un bon choix de leurs engrais.L'article de M.Brunelle est cependant bien fait et les informations sont pertinentes.M.J.Drapeau Directeur du marketing, Nitrochem Gaston Guay, Castonguay, Gastonguay Il y aura un rassemblement des familles Castonguay Gastonguay et alliés (ées) à l'occasion du 320° anniversaire de l'arrivée de nos ancêtres Gaston Guay et Jeanne Prévost.Ce rassemblement aura lieu le 25 août 1991 à la salle la Flèche d'Or, route 122 à Saint-Cyrille, près de Drum-mondville.Vous êtes tous invités à cette journée de rencontre et de fraternité.Il y aura le lancement du dictionnaire généalogique des familles Castonguay Gastonguay comprenant environ 8000 noms.Le coût de cette journée sera de 25 dollars par personne incluant le dîner.Il faudra réserver à l'avance en communiquant avec moi.René Castonguay Tél.: (819) 397-2751 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 Bulletin des agriculteurs JUILLET ET AOUT 1991 VOL.74, No 08 Éditeur: Suzanne Lamouche, c.a.Éditeur adjoint: Simon-M.Guertin, MBA.Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Aubert Tremblay, 6.Se.Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Egllnton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23.95$ 43.95$ 59.95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an).Aviculture (6/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de I imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow Editorial Une deuxième génération d'offices de commercialisation Les rapports des groupes de travail sur la volaille et le lait ont créé des attentes chez les industriels et les consommateurs.par Marc-Alain Soucy Les groupes de travail national sur la volaille et la politique laitière viennent tous deux de remettre leur rapport.La nécessité d'ouvrir les offices de commercialisation au reste de l'industrie et aux consommateurs se reflète dans les deux documents.Même si les résolutions devant faciliter ce rapprochement sont contestées, ce sont elles plus que toutes les autres qui permettront d'assurer la survie des offices de commercialisation.Il faut bien l'admettre, la première génération des offices de commercialisation n'a pas péché par excès de souplesse et de transparence.Elle n'a pas non plus répondu avec une égale satisfaction aux besoins des producteurs, des consommateurs et de l'industrie.Pour les producteurs, la répartition des quotas entre les différentes régions du Canada est d'une rigidité qui, à elle seule, risque de faire craquer tout le système.Plusieurs provinces s'en plaignent depuis des années.Pour l'industrie, la globalisation des marchés à laquelle nous assistons a rendu essentielle la création d'un nouveau partenariat.Les intérêts des producteurs, de l'industrie et des consommateurs sont désormais liés de très près.Les offices de commercialisation doivent donc être plus sensibles aux besoins spécifiques des différents intervenants.Une question de mesure Tout le monde est pour la vertu, c'est bien évident, mais le dilemme des producteurs, c'est de donner voix au chapitre à tous les intervenants sans perdre le contrôle des offices de commercialisation.Ils sont d'accord à répondre aux besoins des consommateurs et de l'industrie, mais pas au risque de voir chambouler un système qui.malgré ses défauts, a relativement bien servi leurs intérêts.D"un autre côté, les producteurs ne peuvent plus reculer.Ils sont prisonniers du processus qui a été enclenché par le gouvernement fédéral et auquel ils ont participé bien malgré eux.De plus toutes les consultations qui ont débouché sur les rapports de la deuxième génération des offices de commercialisation ont ouvert l'appétit de l'industrie et lui ont permis de rêver à des jours meilleurs.L'intransigeance des groupes de producteurs à ce moment-ci aurait un effet désastreux.Elle relancerait une hargneuse contestation des offices de commercialisation déjà perçus comme des monopoles.A moyen terme, ce sont tous les producteurs qui y perdraient.Même s'il ne faut pas céder à la moindre pression, l'heure n'est donc plus à l'intransigeance.Ceux qui profitent du contingentement, depuis près de 20 ans, doivent maintenant assouplir leurs positions et laisser un peu de place à l'industrie et aux consommateurs.Après tout, l'avantage de fonctionnera 1 ' intérieur de ce système comporte aussi des devoirs, dont celui de répondre aux besoins du marché.L ' industrie est bien placée pour connaître ces besoins et a intérêt, tout comme les producteurs et les consommateurs à ce qu'ils soient satisfaits rapidement.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 7 Le Bulletin fait d'autres heureux C est monsieur ViateurFournier de Lyster qui est le grand gagnant du concours «Le Bulletin fait des heureux».Il a remporté un tracteur à pelouse MITSUBISHI.Six autres abonnés du Bulletin ont aussi gagné de magnifiques prix lors de ce tirage.Jean-Guy Dubois (Vincennes), Luc A.Forcier (Yamaska) et Daniel Beauregard (Saint-Eugène) ont chacun reçu une débroussailleuse SACHS-DOLMAR.Pourleurpart, Paul-André Gagné (East Broughton), Gilles Grenier (Acton Vale) et Pierre Tremblay (Sherrington) se sont vu offrir chacun une tronçonneuse SACHS-DOLMAR.Le Bulletin tient à remercier tous ceux et celles qui ont participé au concours, lequel a été rendu possible grâce à la collaboration de «Les Distributions RVI ltée» et de «La Compagnie de moteurs Sachs inc.».On aperçoit sur la photo Viateur Fournier recevant les clés de son tracteur.Il est entouré de : Philippe Séguin, Les Distributions RVI ltée, Normand Thérien, Le Bulletin, Raymond Guillemette, Mint-Moteurs R.G.(Saint-Agapit) qui assurera l'entretien du véhicule, Viateur Fournier, assis sur son tracteur, et son épouse Doris Noël.Stage en Europe Une vingtaine déjeunes gens iront travailler de trois à quatre mois dans des fermes de France, Suisse, Luxembourg ou Hollande en septembre prochain.Il s'agit de stages agricoles offerts par l'UPA et l'Office franco-québécois pour la jeunesse.Les participants, qui ont entre 18 et 35 ans, ont au moins six mois d'expérience de travail sur une ferme.Ils seront logés chez les familles d'accueil et recevront un salaire de 120 dollars par semaine.XXe anniversaire Le Programme d'amélioration de la santé animale au Québec (Program- me A.S.A.Q.) célèbre cette année son 20° anniversaire.Créé le 11 juin 1971, le Pro- XXl gramme a per- RUSSES* mis de rendre d'amélioration de la santc animale les Services Vé- au Québec térinaires plus accessibles et à un coût uniforme pour tous les éleveurs de la province.Le Programme A.S.A.Q.sera mis en valeur lors de la Semaine québécoise de la santé animale, du 21 au 27 octobre prochain.Le Centre de distribution des médicaments vétérinaires (C.D.M.V.) organisera par ailleurs une opération «Portes ouvertes» au cours de l'automne.Du chiendent à récolter Des chercheurs de l'Université du Wisconsin ont sélectionné une variété de chiendent destinée à être cultivée comme plante fourragère.Créée à partir de variétés originaires d'Iran, de Turquie et d'Union soviétique, elle n'aurait pas le système racinaire envahissant du chiendent d'ici.Elle serait tolérante au froid, à la sécheresse et ferait un très bon fourrage.Elle devrait être commercialisée d'ici cinq ou six ans.Table de coordination des producteurs en serre Depuis mars, des groupes de producteurs en serre se sont dotés d'une table de coordination qu'ils ont appelée simplement «le groupe Fruits et légumes de serre du Québec».Sa principale préoccupation est la promotion.Il s'agit en fait d'un regroupement de groupes comprenant au total 160 producteurs et représentant les trois quarts de la production québécoise de tomates de serre.L'Office à Aima L'Office du crédit agricole ouvre un nouveau bureau régional pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Aima.L'OCAQ espère ainsi raccourcir les délais pour l'étude des dossiers, car certains prêts seront accordés directement par le bureau régional.Le Japon s'ouvre au boeuf Le marché japonais du boeuf est en train de se libéraliser, ce qui laisserait plus de place aux exportations canadiennes, affirme un communiqué de la Canada Beef Export Federation.Deux signaux laissent croire à ce changement: quatre grandes chaînes d'alimentation japonaises se sont lancées dans une large campagne de promotion du boeuf, et les grossistes viennent d'inaugurer un marché central informatisé où se feront les échanges de viande, le Chubu Meat Trading Center.Jusqu'à récemment, les importations de boeuf étaient dirigées par un seul organisme, le Livestock Industry Promotion Council, mais il s'est retiré de ce marché.Un labo paysager Les étudiants en horticulture ornementale de l'ITA de Saint-Hyacinthe peuvent enfin faire de l'aménagement paysager en plein hiver.Ils disposent, en effet, d'un vaste local destiné à faire et refaire des jardins.Lors de l'inauguration, en avril, il foisonnait de plantes: rhododendrons, jacinthes, pins.Un ruisseau y coulait sous un petit pont.Le tout devait être défait la semaine suivante pour que les étudiants puissent laisser aller une nouvelle fois leur imagination.Le MAPAQ a donné 225 000 dollars pour ce projet, subvention tirée de son plan triennal d'intervention intégrée en horticulture ornementale.10 au 17 août Congrès international du froid Palais des congrès Montréal 7 septembre Journée provinciale Villes et villages fleuris Kingsey-Falls 26 octobre au 3 novembre Salon agriculture et alimentation Stade olympique Montréal 5 au 16 novembre Royal Agricultural Winter Fair Toronto 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 44 PORTRAIT DE FERME Des Américains proquotas! «Chaque fois qu'on perd un producteur, c'est une partie du Vermont qu'on perd», dit Claude Bourbeau.par Aubert Tremblay Les producteurs des États de la Nouvelle-Angleterre sont en si mauvaise position financière qu'ils sont devenus d'ardents défenseurs sinon des quotas, du moins d'un système de contrôle de la production laitière! «Il y a deux ans, si t'avais parlé de quotas ici, tu n'aurais pas parlé longtemps.Maintenant, les producteurs sont prêts à s'accrocher à n'importe quoi!», dit Claude Bourbeau, éleveur Holstein au Vermont.Ce directeur de coopérative, qui dirige aussi la caisse de crédit agricole de sa région, est de ceux qui voudraient voir plus de discipline dans la production américaine.Il se dit appuyé par les autres directeurs de coop et leurs membres.Il est même allé rencontrer la direction de l'UPA en mai pour étudier notre système de contingentement.Situation critique Car la situation est si critique, et si coûteuse, que Washington a décidé de revoir ses politiques.Les organismes liés à la production laitière ont été invités, comme ici par le fédéral, à proposer des solutions aux problèmes actuels.Selon Claude Bourbeau, 50 des 78 mémoires parvenus au bureau du ministre de l'agriculture proposaient une forme de contrôle de la production.Celui de sa coopérative proposait une solution qui ressemblait fort à un système de quotas.Qu'est-ce qui se passe?Simplement que le prix du lait américain est au plus mal.«Ça peut pas continuer», s'indigne Claude Bourbeau.En trois mois l'hiver dernier, le prix moyen à la coop Saint Albans (toutes classes confondues) est passé de 15,25 dollars américains le 100 livres à 11,80 dol- Jeanne et Claude Bourbeau.En janvier 1991, leur lait s'est vendu quatre dollars de moins le 100 livres que l'année d'avant, à la même date.lars (33,59 dollars US l'hectolitre à 25.99 dollars)! Par la suite, il a continué à descendre, mais plus lentement.Mon fils, qui tire 300 vaches, a produit 15 000 livres de lait de plus en janvier de cette année par rapport à janvier 1990.mais ça lui a rapporté 10 000 dollars de moins! Il avait deux employés, maintenant il n'en a qu'un seul, pour 300 vaches! Ça n'a pas d'allure.» La crise est évidemment plus grave pour les jeunes qui ont encore de gros paiements à faire.«On perd comme ça de bons cultivateurs, s'attriste Claude Bourbeau.Et chaque fois qu'on en perd un.c'est une partie du Vermont qu'on perd.Je reçois trois ou quatre avis d'encan par semaine.» Les chiffres de sa coopérative montrent d'ailleurs l'ampleur du mal.«En avril dernier, 50 de nos membres avaient une balance de zéro sur leur paie de lait, une fois les dépenses de production déduites», affirme-t-il.On se demande comment ces producteurs-là ont fait pour nourrir leurs enfants et payer leur compte d'électricité.La perte de revenu de l'ensemble des 465 membres, rien que pour janvier 1991, a été de 1,375 million de dollars (par rapport au mois de janvier précédent).Chacun a donc perdu en moyenne près de 3000 dollars ce mois-là.Qu'est-ce qui a mis tout le monde dans un tel pétrin selon lui?Un manque de poudre de lait écrémé! Le gouvernement, qui en a besoin pour le distribuer à l'armée et à certains pays en voie de développement, se serait mis à acheter du lait directement sur le marché de transformation, parce que les surplus ne suffisaient plus.Résultat: le prix du lait a monté et.conséquemment.la production s'est mise à gonfler.On en est vite venu à surproduire.Pendant ce temps-là.restrictions budgétaires obligent, le gouvernement a décidé de diminuer ses achats de poudre de lait.Les États superproductifs de l'Ouest américain sont allés déverser leurs excédents jusqu'en Nouvelle-Angleterre.Bref, un cycle qui n'a rien de surprenant dans un pays où la production est entièrement libre.Sauf qu'il a été beaucoup plus rapide que jamais.Les administrateurs de la coop de Saint Albans avaient d'ailleurs prévu le coup, mais ils ont été surpris par sa force.«Avant, ça prenait trois ou quatre ans avant que le prix ne descende au plus bas et encore trois ans pour qu'il remonte.Mais aujourd'hui, parce que les fermes sont plus commerciales, les gros producteurs peuvent réagir beau- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 9 coup plus vite.En Californie, la production augmente de 8 à 9 % par an depuis deux ans.» Pour Claude Bourbeau, le vice du système actuel tient à deux choses: d'abord aux facilités de transport qui font que le lait du centre et de l'ouest du pays vienne couper l'herbe sous le pied aux producteurs du nord.Ensuite au fait que ce soit le gouvernement qui gère les surplus et fixe le prix de base, alors qu'il a besoin lui-même de milliards de livres de lait.Comment exiger un prix raisonnable quand on est en même temps acheteur?«Les quatre milliards de livres de poudre que le gouvernement achète à chaque année pour ses programmes d'aide, ce n'est pas du surplus, s'indigne Claude Bourbeau.Il fait pourtant passer tout ça sur notre dos en présentant cette dépense-là comme un soutien à l'agriculture.C'est plutôt un soutien au tiers monde et à l'armée.» Et pour diminuer ses dépenses, le gouvernement a tendance à faire baisser le prix de base.Cette année, il est à 9,90 dollars le 100 livres alors que, d'après Claude Bourbeau toujours, une étude aurait montré que le coût de Bourbeau Farm Superficie 105 ha Culture maïs ensilage luzerne Animaux 115 vaches Holstein 200 têtes Moyenne 8850 kilos production en Nouvelle-Angleterre est beaucoup plus élevé: 13,94 dollars le 100 livres.Dès qu'il y a des surplus, c'est tout le lait de transformation qui risque de se vendre à ce prix-là.Le prix du lait nature, lui, est fixé par la loi à 2,52 dollars de plus que celui du lait de transformation (la différence varie d'une région à l'autre).On se retrouve donc avec un prix de 12,42 dollars.Selon lui, on éliminerait déjà une bonne part des problèmes en confiant la gestion des surplus à un organisme géré par des producteurs.Le gouvernement achèterait ses quatre milliards de livres de cet organisme, comme n'importe quel acheteur, et le prix de base serait fixé en fonction des coûts de production.Il serait aussi possible de régler une part du problème du transport, à son avis, en segmentant le marché américain en trois grandes zones: l'ouest, l'est et le centre du pays.Il faudrait toutefois que ce découpage soit le plus équilibré possible, c'est-à-dire que la production actuelle de chaque zone corresponde à peu près à la demande.Or le centre du pays comprend des Etats très productifs mais très peu populeux.Et puis l'heure n'est pas tellement à ce genre de cloisonnement.Des disparités On pourrait aussi accorder des primes à ceux qui acceptent de diminuer leur volume de lait.«Mais la production risquerait de se déplacer vers l'ouest», répond Claude Bourbeau.Quant à la solution la plus radicale, celle des quotas, elle mécontenterait beaucoup de producteurs, puisqu'elle obligerait à baisser la production de tout un chacun.«Ceux qui produisent moins d'un million de livres sont d'accord, mais ils se disent que ce n'est pas de leur faute s'il y a des surplus et que c'est de la faute aux gros producteurs.Les gros se disent qu ' avec les coûts de production qu'ils ont, ils ne peuvent pas diminuer leur volume.» Un des éléments du problème, c'est la disparité entre les producteurs.«Quand le Québec a instauré son système de quotas, explique Claude Bourbeau, les producteurs étaient tous à peu près de la même grosseur.Ici, notre plus gros producteur fait 40 millions de livres, alors que la moyenne est d'environ un million.» Et entre les États, les disparités sont encore beaucoup plus criantes.Autre problème: la Nouvelle-Angleterre a un très faible poids politique.Le Vermont, par exemple, n'a qu'un seul représentant au Congrès, alors que la Californie en aurait 50! «Même si on mettait tous nos petits États ensemble, ça ne ferait que 7 ou 8 représentants», se désole Claude Bourbeau.Son seul espoir, c'est le sénateur du Vermont, qui a le grand avantage d'être le président du Comité de l'agriculture du pays.Mais 1 ' avenir ne s'annonce pas rose: le gouvernement impose déjà une taxe de 5 0 le 100 livres, et il risque de l'augmenter à 11,25 0 s'il y a encore trop de surplus.Or Claude Bourbeau est convaincu qu'il y en aura.«On n'a pas le choix, explique-t-il.Moi, si le prix baisse encore, je mets dix vaches de plus dans mon étable.» ¦ LE CONCEPT LE PLUS AVANCÉ AUJOURD'HUI SUR LES CONTRÔLES DE SÉCHOIR À GRAIN.LE TOUT AU BOUT DE VOS DOIGTS! Le système dont vous avez besoin pour avoir le contrôle complet sur le taux d'humidité.FOCUS 1 - c'est la technologie exclusive DIGI-WAVE qui donne au FOCUS I l'information nécessaire sur l'humidité pour contrôler avec efficacité le temps de séchage.La période de retenue du grain est calculée pour vous.L'ordinateur vous donne un accès facile à des statistiques de performance du séchoir.Peut être installé exclusivement sur les séchoirs continus FARM FANS S'ajuste automatiquement selon l'humidité des grains.Distribué par: Les Équipements Dussault S.C.C.410.Route 133, Pike-River.(Qc) J0J IP0 Tél.: (514) 248-3383 LES AVANTAGES: FOCUS I permet à votre séchoir FARM FANS de maximiser sa capacité, son efficacité, la qualité des grains et sa rentabilité.t72 FARM FANS ^^¦1 Division ol ffl ccwownrjN 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 LA FIABILITÉ .LE PRIX! BEAU TEMPS.MAUVAIS TEMPS SANTÉ Le programme a rendu les services vétérinaires disponibles aux éleveurs de toutes les régions de la province.L'assurance santé animale a 20 ans par Gilles Rivard La mise en place en 1971 du programme de l'Assurance santé animale contributoire (A.S.A.C.) par le gouvernement du Québec a certainement marqué la médecine vétérinaire québécoise au cours des 20 dernières années.Mais surtout, tel qu'il fut créé à ses débuts et avec les ajouts qui lui ont été apportés depuis, ce programme, maintenant connu sous le nom d'Amélioration de la santé animale au Québec (A.S.A.Q.), a fortement contribué à la modernisation et à la rentabilité de nos élevages.A la mise en place du programme, un des objectifs importants était de rendre les services vétérinaires disponibles aux éleveurs dans toutes les régions de la province.Après 20 ans d'application, l'atteinte de cet objectif ne peut être vérifiée que de façon subjective en consultant les bénéficiaires.Or, d'après l'opinion de plusieurs intervenants, la très grande majorité se dit très satisfaite des services rendus à l'intérieur du programme A.S.A.Q.On peut en plus constater que les quatre régions, qui en 1971 comptaient le moins grand nombre de visites à la ferme par vache (Bas-Saint-LaurentV Gaspésie, Beauce, Sherbrooke, Québec), se rapprochent sensiblement de la moyenne provinciale de visites effectuées en 1990.Le nombre de médecins vétérinaires et de visites sur les fermes a considérablement augmenté (voir tableau I).Ce sont surtout les éleveurs laitiers qui utilisent le programme A.S.A.Q.En effet, près de 83 % de l'aide financière gouvernementale est versée aux médecins vétérinaires intervenant Gilles Rivard.médecin vétérinaire, est consultant en santé animale, district de l'Estrie, MAPAQ, Rock Forest.Le programme curatif uniformise le coût du service et réduit celui des médicaments.auprès des troupeaux laitiers.Il y a également huit fois plus de visites par 100 bovins qui sont effectuées chez les producteurs laitiers par rapport au secteur des bovins de boucherie.On peut aussi ajouter que la participation financière du gouvernement est passée de 1,5 million de dollars en 1971 à près de 14 millions de dollars en 1990 pendant que le nombre de visites a presque quadruplé.Comme amélioration de la facilité d'accès aux services vétérinaires à l'intérieur du programme, il faut aussi I- Nombre de médecins vétérinaires engagés dans l'A.S.A.Q.et nombre de visites à la ferme Année1 m ii m » m i i- Nombre de Nombre de médecins visites vétérinaires 1971-72 121 138830 1973-74 190 375 899 1975-76 217 430117 1977-78 245 405 139 1979-80 263 460 353 1981-82 321 529 268 1983-84 377 473 844 1985-86 388 456 541 1987-88 421 487 205 1989-90 435 465 370 1 année budgétaire, soit dul" avril au 31 mars mentionner que, depuis la dernière entente, la continuité des services en régions périphériques est assurée durant la période des vacances, de congé de maladie ou de surcroît temporaire de travail.Ce service est rendu possible grâce à la création d'une banque de médecins vétérinaires remplaçants, gérée par l'Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec.Des origines.royales Par ailleurs, on remarque qu'en dépit de l'augmentation de la part du coût de la visite assumée par l'éleveur, la demande de services vétérinaires a également tendance à augmenter.Elle serait donc influencée par des motifs autres que le prix.Ces facteurs pourraient être une satisfaction des éleveurs vis-à-vis des services vétérinaires et l'établissement d'une relation de confiance entre le client et son médecin vétérinaire; une amélioration de l'efficacité ou de la qualité des services qui deviennent de plus en plus rentables pour l'éleveur; une augmentation de la facilité à obtenir les services d'un médecin vétérinaire; une augmentation de la valeur des animaux; et peut-être aussi une augmentation de 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 Augmenter vos rendements de 30% par un drainage souterrain efficace UN CHOIX QUI GARANTIT LE RENDEMENT Confier vos travaux de drainage souterrain à un contracteur.membre de l'Association des Entrepreneurs en Drainage agricole du Québec Inc.et accrédité par le M.A.P.A.Q.GESTION DES RESSOURCES EAU ET SOL Il est prouvé par de nombreuses études, que le drainage souterrain est une des mesures de conservation du sol des plus efficaces.NOUVEAUTÉ Drain 3" (75 mm) accepté par le M.A.P.A.Q.Présenté en collaboration avec l'Association des fabricants de tuyaux de drainage en plastique du Québec Membres de l'Association des Entrepreneurs en Drainage agricole du Québec inc.Albanel Julien Adam et Fils Inc.(418) 279-5825 Beauharnois Drainage Ste-Martine Inc.(514) 691-0792 Cap-de-la-Madeleine Cap Excavation Inc.(819) 376-4681 Charny Les Drainages J.P.R.Inc.(418) 832-2964 Grand-Mère Drainage Belle Terre Inc.(819) 538-5572 Iberville Excavation Poirier-Lazure Inc.(514) 347-8377 Napierville Drainage Fortin et Fils Inc.(514) 245-7083 Ormstown Drainage Champlain (514) 829-3626 St-Benoit St-Jacques et Fils Inc.(514) 258-3172 St-Célestin Drainage St-Célestin Inc.(819) 229-3669 St-Césaire Drainage Ostiguy & Robert Inc.(514)469-3156 St-Liboire Drainage Lazure Inc.(514) 793-4710 Ste-Élizabeth Ent.L.Laporte de Bayonne Inc.(514) 759-2437 Ste-Victoire de Sorel Drainage Richelieu Inc.(514) 782-2242 Shawville B.& H.Farm Drainage Ltd.(819) 647-3892 Valleyfield A.Théoret et Fils Inc.(514) 373-4408 Vaudreuil Pavages Vaudreuil Ltée (514) 455-2153 Tous les membres de l'AEDAQ sont accrédités par le M.A.P.A.Q. Les voyages INTERCONSEIL Argentine Brésil Voyage agricole et touristique du 30 novembre au 14 décembre 1991 Venez découvrir les splendeurs de ces immenses pays.Vous verrez des fermes d'élevage de plus de 5,000 bovins, ainsi que des fermes céréalières dépassant 25,000 acres.AEROUNEASARGENTttVAS Veuillez m'envoyer des renseignements sur: ?Voyage Expo Laitière Mondiale, Madison, Wl ?Voyage Argentine-Brésil Nom- Adresse- Ville- Code postal- Pour informations, contactez 2760 Rte Principale St-Édouard de Lotbinière Québec G0S1Y0 Tél.bur.: (418) 796-3060 Fax: (418) 796-3172 Détenteur d'un permis du Québec l'incidence de certaines maladies liées à la productivité des animaux.Le programme A.S.A.Q.tire ses origines de la Commission royale d'enquête sur l'agriculture au Québec instituée en juillet 1965.La Commission April était chargée de faire enquête sur les moyens à prendre pour que la classe agricole puisse jouir de revenus équilibrés par rapport au reste de la société.Dans leur rapport (1967), les commissaires ont constaté, entre autres, deux carences: le nombre de médecins vétérinaires exerçant en pratique privée était nettement insuffisant, notamment dans les régions périphériques, et le coût des services professionnels était très élevé dans ces mêmes régions par rapport aux grandes concentrations d'élevage.Le programme A.S.A.C.visait à assurer la disponibilité des services vétérinaires curatifs; à uniformiser le coût des services du médecin vétérinaire; et aussi à réduire au minimum le coût des médicaments, tout en favorisant leur usage rationnel.En 1983, un comité mis en place par le MAPAQ fut chargé d'étudier la situation de la santé animale au Québec.En mars 1985, à la suite du rapport, le programme d'assurance santé, désormais désigné sous le nom de l'A.S.A.Q., comprenait un nouveau volet dont l'objectif est d'assurer des mesures préventives aux élevages de bovins laitiers, de bovins de boucherie, de porcs et d'ovins.L'adhésion à ces programmes préventifs est entièrement volontaire et n'a aucune répercussion sur l'admissibilité aux services curatifs.En 1988, le volet préventif s'est II- Nombre de plans de gestion sanitaire (P.G.S.) dans le cadre du programme A.S.A.Q._ Année P.G.S.P.G.S.P.G.S.bovins total bovins boucherie laitiers (vaches/veaux + parcs d'engr.) 1985-86 1774 1411 197 1986-87 2760 2225 307 1987-88 3586 3034 365 1988-89 4177 3468 397 1989-90 4405 3672 404 1990-91 4843 4137 337 agrandi en y ajoutant trois autres plans de gestion sanitaire, soit un pour les élevages caprins et deux destinés aux élevages de chevaux.Un fonctionnement bien rodé Actuellement, les modalités de 1 ' aide financière accordée aux éleveurs pour les soins vétérinaires curatifs ou préventifs sont déterminées par entente négociée entre l'Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec et le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.Depuis la dernière entente (juin 1990), le gouvernement débourse environ 40 % des honoraires du médecin vétérinaire pour la visite effectuée à l'intérieur d'un rayon de 30 km.Une contribution supplémentaire proportionnelle à la distance effectuée lors de chaque visite est allouée pour les distances supérieures (exemple: 54 % pour 30 à 35 km jusqu'à 78 % pour 75 à 80 km).En plus, le programme prévoit une marge de profit fixe sur les médicaments vétérinaires, ce qui permet aux producteurs de se les procurer à des coûts avantageux.¦ Médecine préventive Les éleveurs et les médecins vétérinaires sont de plus en plus conscients de la rentabilité de la médecine préventive.Le nombre de plans de gestion sanitaire (P.G.S.) s'accroît sans cesse.Le programme A.S.A.Q., par son volet préventif, a permis d'intensifier la régie d'élevage et l'hygiène environnementale et de diminuer l'incidence d'affections telles que la mammite et l'acétonémie entre autres.Dans le cadre des plans de gestion sanitaire et de suivi de la reproduction, le diagnostic de gestation est devenu un acte effectué de routine sur chaque vache reproductrice, ce qui permet d'optimiser la productivité du troupeau.Une étude épidémiologique, menée par le Ministère en 1987, a permis de constater qu'après un suivi vétérinaire de deux ans, les troupeaux inscrits au plan de gestion sanitaire du Ministère ont démontré des performances supérieures aux autres troupeaux.Deux critères ont été jugés supérieurs chez ces troupeaux: la quantité de lait produit annuellement par vache et l'âge moyen au vêlage (âge moyen plus bas).G.R.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 GENETIQUE Eastern Breeders lorgne le marché du Québec Ce centre d'insémination ontarien sert 4500 troupeaux laitiers de l'est du pays.par Carole Brodeur Plusieurs producteurs ont connu Eastern Breeders à travers les taureaux «Conquest», «Coun-selor» et «Lincoln».D'autres ont pu voir leur publicité à l'émission «La semaine verte».Si Eastern est si visible tout à coup, c'est que ce centre d'insémination est bien décidé à effectuer une percée dans l'industrie laitière québécoise.Eastern Breeders a vu le jour en 1947.Localisé à Kemptville, Ontario, il sert aujourd'hui 4500 troupeaux laitiers et de bovins de boucherie dans l'est de l'Ontario et au Nouveau-Brunswick, et il offre certains services à l'île-du-Prince-Edouard et à Terre-Neuve.Cinquante taureaux Holstein soni inscrits chaque année au programme d'épreuve; des bêtes choisies à la grandeur de l'Amérique du Nord.Huit des géniteurs Holstein d'Eas-tern Breeders ont un indice de profit à vie parmi les 20 meilleurs au Canada.L'indice de Hanoverhill Lincoln est de 1264.Chez les Ayrshire, Blackaddar Milk Machine a un indice de profit à vie de 1088, le plus haut de sa race au Canada.C'est donc dire que ce centre occupe une place de première importance dans la génétique au Canada.Parmi les moyens employés par EBI pour pénétrer de nouveaux marchés, on note l'embauchage de nombreux employés bilingues dont certains sont bien connus du monde agricole québécois: James Peel, Dominique Pelletier, Anne Brunet et Harvey Nicholson.Ils sont maintenant 20 employés bilingues, dont 12 insé-minateurs, et il semble que cette tendance ne soit pas près de se renverser.Le programme français d'EBI.qui facilite le travail dans certaines ré- Carolc Brodeur est biologiste et journaliste pigiste.Hanoverhill Lincoln est présentement le taureau le plus en demande à Eastern Breeders.gions francophones de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick.ouvre également la voie à l'éventuelle expansion vers la France et la Belgique.Selon le directeur du marketing.Brian O'Connor.Eastern Breeders est le seul, avec le CIAQ.à présenter une publicité presque entièrement bilingue.Leur bulletin d'information est publié dans les deux langues.De vrais vedettes! D'après Brian O'Connor.Eastern se caractérise par ses idées nouvelles.Après Madonna et Rock Voisine, les taureaux d'Eastern ont en effet leurs propres vidéos! «Les producteurs ont déjà les chiffres et les photos pour choisir.Mais voir un taureau autrement qu'avec les pieds sur une butte permet de mieux apprécier les caractéristiques et de faire un choix plus éclairé.si on n'en oublie pas pour autant les chiffres!» La publicité présentée à «La semaine verte» est d'ailleurs constituée de 30 secondes des «meilleurs moments» des taureaux d'élite Lincoln ou Conquest.Et ça semble fonctionner: Hanoverhill Lincoln est le taureau dont la semence est la plus vendue au Canada, présentement.Chaque centre d'insémination au Canada doit légalement servir une région délimitée pour tout ce qui concerne les services techniques.La semence, elle, peut déborder de ce cadre, et les centres se font concurrence pour diffuser le plus possible les gènes de leurs taureaux.Le directeur du marketing du CIAQ, Wilfrid Holtmann, admet que depuis un an, Eastern Breeders est en effet un peu plus agressif.«Ils ont eu de bons résultats d'épreuve même s'ils n'ont pas encore de taureau vedette comme notre Starbuck, ajoute-t-il.Ils ont donc intérêt à publiciser leurs produits.Leur idée de présenter des vidéos est excellente.D'ailleurs, on avait commencé avant eux.Mais on n'avait pas cru bon de les passer en publicité à la télévision.Pendant cinq ans, on a vendu deux ou trois fois plus en Ontario qu'on a acheté.Pour l'instant, c'est l'inverse.» Outre la concurrence, il existe également beaucoup de collaboration.Les centres ontariens se partagent les races les moins utilisées: le CIAQ (Centre d'insémination artificielle du Québec) représente EBI au Québec.Cette relation particulière semble porter fruit, puisque, selon la dernière livraison du «Nouvelles et Perspectives», les éleveurs du Royaume-Uni mettent la plus grande partie de leur confiance dans les épreuves canadiennes qui sont très sévères.Et ce pays représente le marché le plus important en dehors de l'Amérique du Nord, devant l'Allemagne, les pays européens francophones, la Hollande et l'Italie.Selon Brian O'Connor.l'Angleterre importe même plus de semence canadienne que les États-Unis.Mais où se trouve l'intérêt, pour les producteurs, d'aller magasiner ailleurs, quand ils ont ici le gigantesque CIAQ?Brian O'Connor a la réponse toute prête: «Les producteurs québécois sont, sans contredit, les meneurs au pays.Pour le demeurer, ils doivent utiliser les meilleurs taureaux, où qu'ils soient.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 15 PLANTES FOURRAGÈRES Le commerce du foin: une option à privilégier Les autres provinces ~ canadiennes possèdent déjà des surcompresseurs qui réduisent les coûts du transport.par Réal Michaud Avec sa production annuelle de foin de plus de six millions de tonnes répartie sur près d'un million d'hectares, la vocation herbagère du Québec n'est plus à démontrer.Ses sols et son climat sont très propices à cette culture, qui d'ailleurs se main- Réal Michaud est agronome et phytogénéticien à la Station de recherche d'Agriculture Canada de Sainte-Foy.tient, malgré une régression constante du cheptel bovin sur les fermes.En conséquence, le Québec, qui est déjà un exportateur important de foin, risque de se retrouver avec des surplus.Devant cette situation, différentes possibilités s'offrent aux producteurs québécois.Entre autres, ils peuvent diminuer ou discontinuer leur production de foin et s'orienter vers une autre culture pour laquelle ils devront d'abord s'assurer de la rentabilité et de débouchés commerciaux.D'autre part, ils peuvent continuer à cultiver leurs prairies de façon plus ou moins intensive et utiliser leurs surplus en augmentant leur cheptel de bovins et d'ovins ou en les vendant sur les marchés domestiques ou extérieurs.C'est d'ail leurs cette dernière possibilité que privilégie le Conseil québécois des plantes fourragères, un organisme voué à la promotion et au développement de ces plantes.Cette dernière solution représente plusieurs avantages selon Michel Perron, agronome au bureau régional du MAPAQ à Sherbrooke.Elle permet de continuer à cultiver nos prairies et de tirer profit de cette ressource importante en superficie.Les plantes fourragères sont considérées comme un moyen très efficace et peu coûteux pour lutter contre la dégradation des sols.Il est donc pleinement justifié de les maintenir et de les utiliser dans les rotations.Les investissements requis sont généralement faibles, parce que «L'ORIGINALE» La seule et unique fabrication bien identifiée par la flèche Kverneland! 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en effet, elles possèdent déjà des surcompresseurs qui peuvent réduire deux ou trois balles de 40 pouces en une seule de 20 pouces qui pèse, selon le cas.entre 80 et 120 livres.Ainsi, on en retrouve quatre en Alberta et au moins un dans presque chacune des autres provinces.Fait intéressant, le Manitoba a développé un compresseur transportable situé dans l'est de la province dans le but d'exporter vers l'est des États-Unis et sur les marchés européens.Au Québec, on songe à s'équiper de tels compresseurs et déjà un prototype a été mis à l'essai dans la région de l'Estrie.Par ailleurs, la qualité est l'élément clé des ventes à l'étranger.Pour les produits à fibres longues, tels le foin en balles ou les cubes, cette qualité est surtout évaluée à partir de la couleur qui doit être d'un vert céleri résultant du séchage naturel.La valeur nutritive ne joue pas un rôle important en ce moment, mais elle peut le devenir à long terme.La mise en place d'un système canadien de certification du foin, prévue pour cette année, devrait contribuer à établir la confiance de l'acheteur envers le commerçant et la qualité du produit.Ce système volontaire est basé sur l'utilisation d'une combinaison de critères visuels et d'analyses de qualité.¦ Le Québec a traditionnellement été un des plus importants exportateurs canadiens de foin en balles.Vers la fin des années 70 et au tout début des années 80, il comptait pour plus de 70 % des exportations avec des quantités annuelles de plus de 50 000 tonnes.Ces dernières années, sa contribution a chuté de 20 000 tonnes.Les États-Unis demeurent les plus gros clients potentiels pour notre foin.Les États du sud-est, dont la Floride qui importe annuellement près de 450 000 tonnes, sont un marché à développer.Sur les marchés internationaux, le Japon est certainement le plus gros importateur avec environ 700 000 tonnes par année.Le marché européen, le Moyen-Orient et le Venezuela sont d'autres endroits possibles.Dans une étude effectuée pour Agriculture Canada par la compagnie Harvest Foods Ltd de Saskatoon, on signale que les exportations vers la Floride sont limitées par la disponibilité des camions et par la concurrence faite par des fournisseurs américains.Par contre, on souligne que les commerçants de foin du centre et de l'est du Canada ont un potentiel de concurrence dans le marché japonais de produits à fibres longues, à cause de l'accès aux conteneurs et de la proximité des ports.Une des contraintes importantes qui limite le pouvoir compétitif du Québec est le manque de diversité des produits offerts surtout pour ce qui est de l'emballage.Le Québec possède un seul centre de déshydratation pour la production d'agglomérés.Un deuxième centre tente toutefois de démarrer dans la région de La Pérade.Le Québec ne possède pas non plus de centre de cubage de foin.Un projet de cubage a été mis de l'avant dans la région de Maskinongé, mais tout est encore à l'état de projet.Le Manitoba effectue présentement des essais d'ensachage de foin haché compacté avec une presse à tourbe.Cette technique consiste à presser le foin en grosses balles rondes et à l'entreposer jusqu'à la période d'ensachage.La balle est alors déroulée, puis on peut retirer la partie extérieure de moins belle couleur et qualité.Enfin, le foin est haché et ensaché.R.M.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 17 PRODUCTION ANIMALE De bonnes clôtures que les animaux n'oublient pas Les clôtures électrifiées à multiples fils tendus sont de plus en plus populaires.par Mario Quevillon On ne s'inquiète pas de l'installation et de l'entretien des clôtures jusqu' à ce qu' on se fasse réveiller un bon dimanche matin parce que nos taures sont dans le champ de céréales du voisin.Pourtant il vaut mieux s'intéresser à ce sujet avant que les problèmes n'arrivent.Tout d'abord, il faut distinguer les clôtures permanentes, celles implantées pour une dizaine d'années et plus, et les clôtures temporaires utilisées surtout pour les pâturages intensifs ou en rotation.Les clôtures électrifiées à multiples fils tendus («high tensile») remplacent de plus en plus les clôtures à fils barbelés ou les clôtures carrelées, comme clôtures permanentes.Deux fois moins chère que la clôture barbelée et jusqu'à quatre fois moins que la carrelée, cette clôture est aussi plus facile à entretenir.De plus, certains modèles de clôtures électrifiées «high tensile» peuvent protéger les animaux contre les prédateurs.Tension, attention! Résumons les principales caractéristiques des clôtures sous tension.Les fils lisses utilisés sont généralement en acier galvanisé de 2,5 mm (jauge 12 1/2) de haute qualité ou en aluminium.Pour maintenir les fils correctement en place, on applique, à l'aide d'un tendeur, une tension de 90 à 100 kg (200 à 250 lb) par fil; on peut augmen- Mario Quevillon est ingénieur agronome au MAPAQ à Rouyn-Noranda.Figure 1 + 5000 volts Quatre fois moins cher que les clôtures carrelées, les fils electrifies sont plus faciles à entretenir.ter cette tension à 180 kg (400 lb) pour lutter contre les prédateurs.Le nombre de fils peut varier selon les besoins.La clôture à un fil peut être utilisée pour les bovins adultes, lorsque le terrain possède une bonne conductivité électrique, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas trop sec ou gelé.Elle n'est cependant pas recommandée pour contenir les veaux d'un troupeau vaches-veaux, les troupeaux de moutons, ainsi que pour lutter contre les prédateurs.La clôture à trois fils semble un bon compromis pour contenir les troupeaux vaches-veaux et les brebis sans agneaux, peu importe les conditions du terrain.Elle n'est cependant pas efficace pour retenir les agneaux et pour protéger des prédateurs.La clôture à cinq fils est la plus efficace pour contenir les troupeaux de bovins ou d'ovins, peu importe les conditions de sol, en plus d'assurer une protection contre les prédateurs.Le voltage minimum recommandé pour contenir les bovins sur un terrain ayant une bonne conductivité est de 1500 volts.Lorsque le terrain est très sec ou gelé, on doit augmenter ce voltage à 3000 volts.Pour contenir les ovins, un voltage de 3000 volts est nécessaire, tandis que pour lutter contre les prédateurs, il faut 5000 volts au moins.Le générateur d'impulsion (la boîte électrique), qui peut être unipolaire ou bipolaire, doit répondre aux normes ACNOR (CSA).Il ne faut jamais brancher directement une clôture électrique sur le «120 ou le 240 volts».La façon de brancher le générateur à la clôture dépend des conditions d'utilisation.Pour une clôture à un fil, on branche la «boîte» comme indiqué à la figure 1.Pour la clôture à trois fils, on branche un générateur unipolaire (figure 2) si on veut contenir un troupeau vaches-veaux, peu importe les conditions.Pour éviter les pertes de voltage Figure 2 C G h + 5000 volts Mise à la terre + 5000 volts s/ssAr//ssssfsssf/sss///sssss/ssssf/ssst /S/SS/SSSSSSSSSSSfSStSSSSSStSSfSSSSfSSS* SS/S/SS/SSSSSSS/SSSSfSSSSSSSSS*SS?fSSSS.SSSS/S/SSfSSSSSStSS/SSSSSSS/S//SSS/SSS/.Figure 3 + 2500 volts -2500 volts • 2500 volts ¦SSSS>S/SSSSSSSSfSS//?/fSSSSSSSSS//S"" ¦sss////sssssssssssss?ssrssss/ss//sss'" 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 Figure 4 + 2500 volts 'S/SSSSS/S/SS////SSSSSSS.quand les clôtures sont très longues ou lorsque les conditions de mise à la terre sont mauvaises, on peut utiliser un générateur bipolaire (figure 3).Pour les clôtures à cinq fils et plus utilisées pour protéger des prédateurs, les générateurs bipolaires semblent être les plus efficaces( figure 4).Les générateurs d'impulsions à haut voltage sont sécuritaires, autant pour les animaux que pour les humains, parce que la durée du choc, de l'ordre des millisecondes, empêche les risques de brûlures de peau ou d'endom-magement des organes vitaux.À cause de l'intensité du choc dont le souvenir s'inscrit pour longtemps dans la mémoire de l'animal (et de l'humain), plus le voltage généré est élevé, plus la clôture sera efficace.¦ Pour une clôture efficace Voici quelques conseils pour maintenir l'efficacité de votre clôture.Faucher l'herbe ou pulvériser du Roundup ou du gramoxone le long de la clôture évite les chutes de voltage dues aux brins d'herbe.Il faut également installer la mise à la terre.Trois tiges métalliques, plantées à cinq pieds de profondeur et espacées d'environ six pieds, sont recommandées.Les clôtures temporaires pour les pâturages intensifs ou en rotation sont généralement des clôtures électrifiées à un brin, attachées à de petits piquets plantés peu profondément.Le filament en plastique torsadé à un filament métallique devient de plus en plus populaire pour ce genre de clôture à cause de sa légèreté et de sa plus grande visibilité.Pour augmenter la ma-noeuvrabilité de notre clôture, on peut utiliser un modèle à rayons pour supporter le fil (voir photo).Les nouveaux modèles de barrières qui pourraient intéresser les producteurs soucieux de diminuer les délais d'ouverture et de fermeture lorsque la machinerie circule pour les semis ou les récoltes sont les suivants: • la barrière électrifiée à «battants», moins recommandée cependant pour les tracteurs 4 roues motrices sans chargeur qui ont tendance à l'accrocher avec les roues avant; • la barrière du «Texas» mobile, simple plate-forme en tuyaux espacés de 125 mm, suspendue par des ressorts à un petit châssis aisément manoeuvrable peut contenir les animaux tout en permettant la circulation de la machinerie (850$); • la barrière commandée à distance par un module électronique ou simplement par le klaxon du tracteur, d'un coût de 900 à 1200 dollars, utilisée surtout sur les grandes entreprises aux endroits où il y a beaucoup de circulation.M.Q.CLOTURES ELECTRIQUES 345 concessionnaires Demandez notre catalogue Modèles 120V et 12V Technologie à basse impédance Circuit modulaire: service rapide Boîtier plastique étanche et anti-choc| SOUBRY Équipements agricoles professionnels 95 Laroche, Parc Industriel, Repentigny, Québec, J6A 7M5 Tél.: (514) 581-3919 • Fax:(514)581-3916 Indicateur d'humidité automatique de modèle 919® Motomco DICKEY-john Commandes simples à clavier.Son fonctionnement automatique élimine le test manuel d'humidité et les tableaux qui portent à confusion.Une "puce" de l'appareil renferme les données du tableau.Les calculs se font automatiquement et vous faites la lecture numérique de la teneur en eau.L'appareil peut aussi "communiquer" avec une imprimante ou un ordinatuer.DICKEY-john canada inc.700 Campbell Street Cornwall, Ontario K6H 6C9 Canada Tél.: (613) 938-2900 — Télex: 05-811581 TELEFAX: (613) 938-8219 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 19 PORC Un nouveau virus menace nos exportations Le corona virus respiratoire n'est pas à craindre cliniquement.Il pourrait même immuniser le troupeau contre la gastro-entérite transmissible.par Camille Moore Depuis plus d'un an, les producteurs de porcs au Québec ont la hantise de la maladie mystérieuse.Bien que ce syndrome soit très important, cette peur a pour effet de faire oublier les autres problèmes.Au printemps 1990, une autre maladie a fait son apparition dans les troupeaux du Québec.Il s'agit du corona virus respiratoire porcin (CVRP) mieux connu sous son appellation anglaise de PRCV (porcine respiratory corona virus).Bien que le CVRP ne soit pas à craindre cliniquement, son apparition a une importance majeure dans le commerce des animaux reproducteurs.Lors d'interprétation de résultats séro-logiques pour la GET (gastro-entérite transmissible du porc), dès qu'un troupeau cliniquement sain devient positif, on se doit de faire vérifier ces animaux pour le CVRP.Des travaux récents semblent indiquer que lorsqu'un troupeau a été atteint du CVRP, celui-ci serait protégé contre la GET standard.Si une telle hypothèse était confirmée, les pertes annuelles des éleveurs reliées à la GET pourraient être diminuées énormément.Cette maladie est causée par le même virus que la GET.Il s'agit en fait d'un mutant de ce virus, c'est-à-dire que, morphologiquement, il est possible de trouver une faible différence entre les deux virus.Contrairement au virus classique de la GET qui s'attaque au système digestif et entraîne de la diarrhée et une grande mortalité, le virus du CVRP s'attaque au système respiratoire.Habituellement, le virus du CVRP se manifeste cliniquement par de faibles signes respiratoires, et ceux-ci Camille Moore est médecin vétérinaire.L'apparition du CVRP peut nuire au commerce des reproducteurs.Avec un test standard, on ne peut le différencier de la GET.passent le plus souvent inaperçus.Certains auteurs rapportent quelques sillons cicatriciels sur le poumon.Certaines lésions de pneumonie interstitielle peuvent aussi être décelées à l'examen microscopique.Par contre, d'autres auteurs affirment qu'il n'y a aucune lésion caractéristique associée à cette maladie.Jusqu'à présent, il n'y a pas de mortalité importante ni de retard de croissance associés au passage de ce virus dans un troupeau.Cette nouvelle maladie a été rapportée pour la première fois en Belgique en 1986 et très rapidement par la suite dans d'autres pays européens.Certains cas furent rapportés aux Etats- Unis en 1989.Selon l'expérience des Européens, il ne fait pas de doute que ce virus est transmis très rapidement dans l'air.En l'espace de six mois, une grande partie du continent européen s'est trouvé infecté.Mais, puisque ce virus n'entraîne aucune manifestation clinique dans les élevages, pourquoi devrait-on s'en occuper?Impasse sérologique Le principal problème du CVRP est qu'avec le test sérologique standard pour la GET (séroneutralisation), il est impossible de différencier les deux virus.En pratique, ceci signifie qu'un troupeau où il n'y ajamaiseu de manifestation clinique de la GET de- 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 viendra positif (test de GET) après un passage du CVRP.La GET est une maladie qui fait partie du contrôle sanitaire du MAPAQ pour les troupeaux pur sang et hybrideur au Québec.De plus, lorsque l'on veut expédier des animaux reproducteurs à l'extérieur du Canada, la plus grande partie des pays dans le monde exige que ceux-ci soient «sérologiquement» négatifs pour la GET.Enfin, compte tenu des effets dévastateurs de la GET, plusieurs éleveurs au Québec exigent que leurs sujets de remplacement soient sérologiquement négatifs pour la GET.Au printemps de 1990, plusieurs État actuel du CVRP au Québec Régions Nombre Nombre agricoles d'élevages d'élevages % testés positifs Bas Saint-Laurent 1 0 0 Québec 24 2 8,33 % Beauce 19 1 5,26 % Nicolet 9 0 0 Estrie 13 0 0 Saint-Hyacinthe 52 28 53,8 % Nord de Montréal 4 0 0 Saguenay-Lac-Saint-Jean 1 0 0 Total 129 31 24% troupeaux où on n'avait jamais observé de manifestations cliniques de la GET ont séro-converti pour cette maladie.À la suite de ces séro-conver-sions inexpliquées, une équipe de virologistes de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe ont adapté un test permettant de faire la différence entre les deux virus en cause.La mise au point de ce test a permis de classifier les troupeaux.On étudie présentement la possibilité de permettre à nouveau l'exportation de nos géniteurs.Après cette première alerte, 129 élevages ont été échantillonnés au Québec dans les 12 régions agricoles (tableau).De ces 129 élevages, 31 étaient positifs.De ces élevages positifs, 28 se trouvent dans la région agricole 06 (Richelieu-Yamaska), un en Beauce et deux dans la région de Québec.Depuis cette première enquête, plusieurs autres troupeaux dans la région de Saint-Hyacinthe ont été trouvés positifs.En examinant ce qui s'est passé en Europe, on peut penser que très rapidement l'ensemble des élevages de la région de Saint-Hyacinthe et par la suite du Québec seront frappés par le CVRP.¦ Producteurs mexicains au Congrès du porc Une délégation de 75 Mexicains faisait une visite éclair en mai dernier pour évaluer l'opportunité d'importer des porcs québécois, de l'équipement et des technologies nouvelles.C'était la première fois qu'une délégation aussi forte visitait le Québec.La Société des éleveurs de porcs du Québec (SEPQ) prévoit vendre 1500 à 2000 sujets de reproduction mâles et femelles pour l'année 1991-1992.Selon le directeur général de la SEPQ, Clément Lacroix, les Mexicains veulent améliorer la qualité génétique de leurs troupeaux et transformer leurs systèmes d'abattage.Des compagnies québécoises ont déjà des contrats pour la construction de fermes d'abattage.Clément Lacroix voit d'un très bon oeil la vente de sujets au Mexique.«Ce débouché permettra aux éleveurs québécois de se maintenir au sommet de la génétique et d'améliorer leur offre au Québec.» Il souligne toutefois que la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) craint l'exportation d'animaux vers le Mexique à cause d'une éventuelle concurrence sur le marché de la viande.Mais selon le secrétaire de la FPPQ.Jean Larose.Ricardo Salido, représentant d'un groupe d'éleveurs mexicains, remet le prix du grand champion Yorkshire à Daniel Rousseau, de la ferme Rouslay.le problème n'est pas là: «Si le Mexique veut améliorer sa génétique porcine, ça ne peut être que positif.Mais le marché d'exportation est temporaire.Nous souhaitons seulement que l'énergie dépensée pour l'exportation ne nuira pas à la qualité de l'approvisionnement du marché local.» La délégation mexicaine était principalement formée d'éleveurs et de conseillers techniques et industriels.Ils ont visité des fermes d'élevage, le Centre d'insémination porcine du Québec et des abattoirs.La visite était organisée par Génie Caron.un groupe d'exportateurs de porcs et de bovins laitiers, en collaboration avec la SEPQ.S.B.ira Fount L'ABREUVOIR HIVER/ETE SSANS ÉLECTRICITÉS ¦ Aucune énergie requise: sauvez $90 à $120 par hiver ¦ Anti-gel, anti-choc et anti-algues = eau fraîche ¦ Moulé en plastique thermos Rockite incassable + inox 345 concessionnaires ATTENTION! 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Demandez notre catalogue Equipements agricoles professionnels 95 Laroche, Parc Industriel, Repentigny.Québec, J6A 7M5 Tél.: (514) 581-3919 • Fax:(514)581-3916 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 21 Nous travaillons avec vous sur-le-champ.Quand vous achetez des pneus Goodyear pour votre machinerie agricole, les conseils que nous vous donnons ne sont que la première étape de l'engagement du détaillant Goodyear envers vous.Goodyear est avec vous chaque fois que vous travaillez dans les champs.Si quelque chose ne va pas, nous le réparerons sur-le-champ.GOOD f YEAR ALMA Dislr.Centropneus Inc.(4181668-7988 GRONDINES Faucher et Frères Inc.(418) 268-3587 LAVALTRIE Prod.Cenlropneus Inc.(514) 589-6368 RIVIÈRE DU LOUP Distr.Centropneus (418)867-3963 SHERBROOKE Centropneus (1989) Inc.(819) 567-5283 AMOS Pneus Abilibi Inc.(Div.Rechapex) (8191732-5321 HUNTINGDON Les Équip.Bonenberg Inc.(514) 264-6673 MATANE Distr.Centropneus (418)562-4611 ST-ANTOINE Service de Pneu Sarrazin Inc.(514) 438-3730' SHERBROOKE Pneudis (Sherbrooke) Inc.(819) 569-9493 BEAUCEVILLE Distr.Centropneus (418) 774-6279 JULIETTE David Lépine Inc.(514) 753-3712 MONT-JOLI Centropneus (1989) Inc.(418) 775-5322 ST-BARNABE-SUD Garage Gaston Charter & Fils Inc (514) 792-3240 TROIS-RIVIÈRES Vanasse (Div.Rechapex) (819) 375-4949 BEAUHARNOIS Pneus IX Inc.(514)429-4580 L'ANGE GARDIEN Distr.Centropneus Inc.(418) 822-0427 MONTMAGNY Centre D.P Inc.(418)248-7270 ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 VERCHÈRES Distr Centropneus Inc.(514) 583-6163 BEDFORD Centre du Pneu Pelletier (514)248-7130 LA CONCEPTION Pneu Legault (819)686-2522 NICOLET Les Pneus Jutras (819) 293-8545 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Les Pneus Robert Bernard Liée (514) 656-0312 VILLEMARIE Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex (819)629-2515 DRUMMONDVILLE Les Pneus Vanasse Inc.(819)478-8119 LAC MEGANTIC Centropneus (1989) Inc.(819)583-1614 PAPINEAUVILLE Les Pneus Robert Bernard Ltée (819) 427-6494 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Prod.Centropneus Inc.(514) 347-8349 WARWICK STL Centre de distribution (819) 358-2774 GRANBY Les pneus Ovila Bernard (514)378-7968 LASARRE Pneus Abilibi Inc.(Div Rechapex) (819) 333-5567 RIMOUSKI L'As Rechapeur (418)724-4104 ST-PAUL-ABBOTSFORD Les Pneus Robert Bernard Ltée (514) 379-5757 Pour autres renseignements, téléphoner: (514) 334-1112 AVICULTURE France: la course à la rentabilité Marché libre, coûts de production élevés, consommateurs exi- a.géants, les producteurs \ français ont investi dans 1 o la commercialisation pour sauver leur peau.par Pierre Thouin En élevage standard, le poulet français est sensiblement élevé de la même façon qu'ici.On utilise les mêmes races qu'ici avec en plus la Vedette (race de petit poulet non sexable), et les résultats zootechniques français se comparent favorablement aux nôtres.Là où la France se démarque du Québec, c'est au niveau de la production d'autres espèces d'oiseaux : chapons, oies, canards, pintades, cailles, le tout à grande échelle.Autre différence importante, les Européens sont très sensibles au bien-être des animaux élevés par l'homme.Les différents mouvements de protection qui ont pris naissance en Europe en font foi.Ces groupes de pression sont si importants que les gouvernements de divers pays ont dû édicter des normes d'élevage favorisant le bien-être de tout animal élevé en captivité.C'est ainsi que les truies ne peuvent plus être attachées, les poules doivent jouir d'une liberté beaucoup plus Pierre Thouin est médecin vétérinaire, consultant en production aviaire et porcine.Pour arborer l'étiquette Label de Loue sur ses produits, pâturage extérieur de 43 pi2 par tête! éleveur doit fournir à ses oiseaux un grande, les poulets de chair doivent voir le jour et picorer comme leurs ancêtres.Label de Loue L'opinion populaire sensibilisée aux idéologies de ces groupes de pression influence de plus en plus les achats des consommateurs.C'est ainsi qu'à Paris, 50 % des poulets vendus dans les marchés d'alimentation sont des poulets «LABEL».En effet, le gouvernement français a édicté, il y a plusieurs années, des normes auxquelles devaient répondre les manufacturiers afin de fournir différents produits de qualité supérieure sur une base volontaire.En échange, la société était autorisée à apposer la marque «LABEL» sur l'étiquette de son produit.Le consommateur était donc assuré d'acheter un aliment de qualité et souvent plus coûteux.Plus tard, le gouvernement décidait d'inclure la volaille à la liste de ces produits.Ainsi naissait le poulet «LABEL».Le plus populaire des poulets «LABEL» est certainement le poulet de LOUE, une petite ville de la région de Le Mans.Afin d'avoir une idée des standards du poulet «LABEL» de Loue, voici les normes d'élevage auxquelles il doit répondre.Les poussins sont placés dans des bâtiments lavés et désinfectés après chaque lot.On entre 11 oiseaux par mètre carré (10,76 pi2).À l'âge de quatre semaines, les oiseaux doivent avoir accès à un pâturage extérieur (parcours) non clôturé, d'une grandeur minimale de 4 mètres carrés par tête (43 pi:).Les oiseaux entrent dans le bâtiment tous les soirs.L'aliment servi ne contient aucun gras animal ou sous-produit et compte 80 % de blé et de mais.Les oiseaux sont abattus à environ 2,15 kilos de poids vif, à un âge minimal de 91 jours.Tous les oiseaux sont bagués à l'aile à 10 jours d'âge.Cette bague certifie que le poulet est un «LABEL» et de Loue.Un bâtiment produit environ 3,2 lots par année et un vide sanitaire de 3 semaines est exigé entre chaque lot.En contrepartie de ses efforts, le producteur sera rémunéré de meilleure façon et l'abattoir aura, quant à lui, un meilleur rendement: 94 % grade A et LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 23 mfii AUCUNE PÉRIODE DE RETRAIT, PO ,UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITÉ" m: Vous connaissez bien cet état d'esprit: un sentiment de fierté et de satisfaction devant le travail accompli.C'est ce que vous éprouvez en préparant l'expédition de poulets de gril qui sont plus gros, plus uniformes et dont le plumage est plus fourni.Bref, des poulets de gril qui donnent un excellent rendement, grâce à un excellent anticoccidien.À travers le Canada, des centaines d'aviculteurs administrent Coxistac* pour la simple et bonne raison que c'est un anticoccidien remarquable; en effet, M Coxistac* détruit les coccidies en phase précoce, avant que celles-ci ne causent la moindre lésion; U Coxistac* procure une protection optimale contre la coccidi-ose, tout en maintenant le rendement des poulets de gril; ÇCPPl LA SANTÉ ANIMALE 'Marque déposée/Usage autorisé M Coxistac* n'entraîne aucun effet secondaire important tel que le mauvais développement du plumage, la production d'excréments liquides ou les anomalies de comportement.Si vous n'avez pas encore fait l'essai de Coxistac*, vous risquez de rater l'occasion de faire un bon investissement Demandez à votre fournisseur d'aliments d'inclure Coxistac* lors de votre prochaine commande et constatez la différence dans le rendement de votre exploitation.COXISTAC* (Marque de salinomycine) UN BON INVESTISSEMENT 0,3 % de condamnation.Il en va de même pour les autres élevages: • dindes fermières: 150 jours d'élevage 4,5 kiios (poids vif) 1 lot par année (Noël) • poules pondeuses: parcours 10 nf/tête (107,6 piJ) durant la ponte Le consommateur devra payer un supplément pour cette viande de haute qualité.Au marche, le poulet standard se vend 30,68 francs le kilo, alors que le poulet «LABEL» de Loue, lui, vaut 39,86 francs le kilo (1 $ = 5 francs), soit 30 % de plus.Régie très serrée La production de volailles en France n'est pas contingentée comme l'est celle du Québec.Il n'existe donc aucun quota.Le marché étant libre, la rentabilité de laproduction n'est pas assurée.Le coût des aliments est d'environ 400 $/TM, alors qu'un producteur de poulets standard recevra environ 1,09 $/kg vif.Point n'est besoin de calculer longtemps pour se rendre compte que l'éleveur français doit utiliser de très bonnes méthodes d'élevage pour vivre de son métier.C'est d'ailleurs pourquoi les producteurs ont dû se montrer imaginatifs pour satisfaire aux besoins des consommateurs français.Cette faible marge de rentabilité a poussé l'élevage de la volaille vers une intégration quasi totale.Il n'est d'ailleurs pas rare de voir des sociétés, à la fois propriétaires de couvoirs, d'élevages, d'abattoirs et de meuneries.L'éleveur québécois est aussi compétent que l'éleveur français.Mais ce dernier est davantage préoccupé par la commercialisation de son produit.Devant l'absence de quota et des coûts de production élevés, les éleveurs français ont dû être imaginatifs afin de vendre leurs produits.Avec la signature du traité de libre-échange et l'abolition des quotas prévue pour d'ici cinq ans, devra-t-on à l'instar des producteurs français apprendre non pas seulement à produire, mais également à vendre notre produit et surtout à vendre celui que le consommateur exige?Cinq fois la production québécoise La France est un pays beaucoup plus petit que le Québec, mais neuf fois plus populeux.Elle compte une population de 55 millions dans tout le pays, dont 2 millions à Paris même, et 8 millions dans la banlieue proche.Près de 20 % de la population totale vit donc à Paris et sa banlieue.De ces 10 millions de personnes, 50 % vivent seules.Ce type de démographie a donc fortement influencé les fournisseurs de denrées alimentaires.La consommation de volailles par individu est de 19 kilos, faisant de la France un pays qui commercialise plus ou moins cinq fois la production québécoise.A cause du mode de vie du Français moyen, le poulet est en général beaucoup plus petit.On l'abat à un maximum de deux kilos de poids vif, alors que le gros poulet fait souvent moins de trois kilos.¦ ACTUALITÉS Le dindon monte encore Les ventes de dindons au Canada ont progressé de 3 % en 1990.Depuis cinq ans, la hausse moyenne a été de 5 %.La production, elle, a grimpé de 7 % en 1990, dépassant un peu les ventes sur le marché intérieur.Les ventes (et la production) d'oiseaux de plus de 8 kilos ont augmenté beaucoup alors que celles des petits dindons baissaient.Politique avicole Le Groupe de travail sur la politique avicole a publié son rapport final en mars dernier.On y recommande, par exemple, d'augmenter le nombre de non-agriculteurs au sein des offices de commercialisation, d'assouplir la prise de décision concernant les prix et les contingents et de restructurer le Conseil national de commercialisation des produits agricoles.Les p'tits oeufs durs Les consommateurs n' auront même plus à faire cuire leurs oeufs! Biais et Breton leur offre, en effet.«Les p'tits durs».Ce sont des oeufs à la coque déjà prêts à manger, emballés individuellement en boîte de six.ou en paquet de douze."Vous êtes toujours gagnant chez Godro" PLANCHER RED ROOSTER® POUR POULES PONDEUSES ¦ Garantie 3 ans ¦ Conception facilitant l'installation et le nettoyage ¦ 2 modèles: panneaux amovibles plancher permanent ¦ Prix très compétitifs SYSTÈME DE CONTRÔLE DE VENTILATEURS 2 SORTIES ET UNE ALARME ventilation proportionnelle ventilation marche-arrêt ou unité de chauffage CC]^uni,é d'alarme Peut-être relié à un ordinateur Disponible en 4 modèles C.P.280 Roxton Pond, Que.JOE 1Z0 Tél.: (514)372-1347 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 25 REGIE Questions de santé L'indice de conversion alimentaire va devenir un critère de sélection important chez les poulets à griller.par Robert Gauthier Poulets à griller Q.: Depuis plusieurs années, nous assistons à une amélioration fulgurante du gain de poids et de la conversion alimentaire.Ces performances étonnantes entraînent des problèmes.Que nous réserve l'avenir?R.: L'évolution va continuer, mais à un rythme différent.L'amélioration du gain de poids quotidien ne devrait plus faire l'objet de progression.Il pourrait même reculer un peu au profit d'autres caractéristiques.La sélection sur l'indice de conversion alimentaire va devenir un critère primordial, parce qu'elle vise à produire des poulets plus maigres.De plus en plus, les poulets à griller font l'objet de surtransformation, donc le rendement net en viande blanche est crucial.Il existe déjà des lignées ayant un rendement en viande de 2 à 4 % supérieur à ce qu'on trouve habituellement.Par ailleurs, la résistance aux maladies, la solidité des pattes et des os font aussi l'objet d'une forte sélection.Il ne faudra pas oublier les reproductrices dans cet effort de sélection.Le taux de ponte, une bonne conversion alimentaire et une bonne éclosion devraient être maintenus.Actuellement, c'est loin d'être évident pour le taux de ponte.Manque d'équilibre Q.: Lorsqu'on nous livre des dindonneaux, on en remarque souvent qui ne semblent pas avoir d'équili-bre, qui tombent à la renverse et Robert Gauthier, médecin vétérinaire, est vice-président au développement chez Nutribec.La sélection future tiendra compte de la résistance aux maladies et de la solidité des os.meurent.Quelle en est la cause et que peut-on y faire?R.: Ces dindonneaux sont trop faibles pour garder leur équilibre.Ils s'épuisent rapidement et, ne pouvant ni boire ni manger, meurent de déshydratation et de faim.Ce problème est plus fréquent chez les dindonneaux provenant déjeunes troupeaux de reproduction.On peut réduire la mortalité en regroupant tous les dindonneaux affectés dans un enclos en carton.Plusieurs fois par jour, il faut les relever, leur permettant ainsi de boire et de manger.On peut en sauver ainsi de 50 à 70 %.Une fois rétablis, ils performent aussi bien que le reste du troupeau.Oeufs difformes_ Q.: Mon troupeau de pondeuses commerciales âgées de 37 semaines a subi une chute de ponte de 7 % en quelques jours et plusieurs oeufs sont difformes.Après examen, le vétérinaire a déclaré qu'il s'agit de bronchite infectieuse.Je n'ai jamais entendu ni vu de signes respiratoires particuliers chez ces poules.Comment est-ce possible?R.: Même si le nom de bronchite infectieuse aviaire est l'appellation of- ficielle, les différentes souches de virus qui causent la maladie peuvent s'attaquer à d'autres organes cibles, l'oviducte et les reins en particulier.Comme toutes les poulettes de remplacement sont vaccinées en cours d'élevage, une attaque de bronchite durant la ponte peut prendre des formes diverses selon le mode de vaccination, les souches de vaccins utilisées, la fréquence des vaccinations et le virus qui cause la maladie.Par exemple, la vaccination en aérosol fournit une excellente protection des voies respiratoires supérieures.Mais une infection pourrait se manifester sans signes respiratoires par une souche de virus plus attirée vers l'oviducte.Seulement les cellules de la muqueuse de l'oviducte seraient affectées, produisant une baisse de ponte et l'apparition d'oeufs difformes.Pour se prémunir contre un tel problème, il faudra identifier la ou les souches de bronchite en cause.Le programme de vaccination devra être réévalué pour favoriser une meilleure protection du système reproducteur.L'utilisation d'un vaccin inactivé, en injection, quatre à six semaines avant la ponte est excellente.On peut aussi envisager plusieurs vaccinations en aérosol, avec des souches différentes, répétées durant la ponte.¦ 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 Stafac.la puissance de frappe pour un producteur de poulets a griller.Avec STAFAC vous avez tous les atouts en main.Stafac aide à prévenir Ventérite nécrotique.Vous recherchez avant tout la santé de votre élevage.Stafac contient de la virginiamycine, un antibiotique qui aide à prévenir l'entérite nécrotique.Ainsi, vous obtenez un taux de mortalité plus faible, et vos oiseaux présentent moins de lésions intestinales causées par l'entérite nécrotique.Stafac améliore le gain de poids.Bien sûr.l'avantage d'un troupeau en santé se traduit par un portefeuille aussi en santé (une situation financière aussi en santé).Stafac améliore la conversion alimentaire et le gain de poids.Résultat: vous vendez plus de viande, en utilisant moins de nourriture.Aucune période de retrait.Stafac ne requiert aucune période de retrait, vous offrant la flexi- bilité de protéger votre investissement .jusqu'au marché.Profitez de la puissance de frappe de Stafac.vos oiseaux s'envoleront au marché.SB SmithKIme Beecham Santé Animale 3130 Pepper Mill Court.Mississauga.Ontario L5L 4X4 Bureau des commandes: 1-800-387-3218 Service technique: 1-800-668-4022 ALIMENTATION Une nouvelle avenue, l'acidification des rations Les recherches sur l'acidification * des rations offrent des pistes intéressantes pour remplacer les facteurs de croissance.par Ghislaine Roch L'acidification consiste à utiliser des acides organiques ou produits à base d'acides organiques que l'on peut mettre dans la moulée ou l'eau de boisson dans le but de maintenir le pH du système digestif «acide» afin d'améliorer la digestion des aliments, de diminuer les entérites et de réduire la prolifération de certaines bactéries pathogènes (salmonelles, etc.).Fonctionnement Le pH est une mesure qui nous permet de savoir si un milieu donné est acide ou basique.C'est une échelle de 14 unités avec un point central, pH 7, qui signifie que le milieu est neutre, c'est-à-dire qu'il n'est ni acide ni basique.Tout ce qui est inférieur à 7 sera considéré comme étant acide; et plus la valeur est petite, plus ce milieu sera acide.Pour être efficace, le système digestif doit avoir un pH inférieur à 4,5 (acide).Dans ce milieu, les enzymes et les bactéries nécessaires à la digestion Ghislaine Roch.agronome, est adjointe au développement, responsable de la nutrition des monogastriques chez Nutribec ltée.Lorsque le système digestif est moins acide, les bactéries se développent.Vous désirez: ^©©qjj©^^© • Un service personnalisé [p)[~^ [^X^QiJO^tÉ]© • Un bon prix • Un paiement rapide et détaillé • Un acompte avant la sortie de vos poules • Un service de chargement (local) • Un nouveau service pour le transfert de poulettes avec une remorque spécialisée équipée de carrosses sur roues Appeliez: Volatiles Cilles Lafortune Inc.à (514) 754-2835 (frais virés acceptés) Demandez Mario Lafortune travaillent bien.Lors de l'ingestion des aliments, le pH du système digestif a tendance à augmenter et à défavoriser leur digestion.La nourriture en place sert plutôt à la croissance des bactéries pathogènes qui se développent bien dans un milieu moins acide, comme le démontre le tableau L Ce phénomène s'est accentué dans les dernières années avec les rations hautement énergétiques et dont la digestibilité est élevée.Lorsque le pH est moins acide (plus haut), les bactéries pathogènes telles E.coli et les salmonelles se développent à partir des nutriments de la moulée et affectent la santé des oiseaux.Pour prévenir cette augmentation du pH lors de F ingestion des aliments, il est possible d'utiliser certains acides organiques dans les moulées ou l'eau de boisson, qui auront la propriété d'abaisser ou de conserver le pH du système digestif au niveau désiré.Ceci optimisera ainsi la digestion des aliments et limitera la croissance de bactéries indésirables.Les résultats obtenus en élevage sont variables et en fonction des acidifiants utilisés et des conditions d'environnement à l'intérieur de l'élevage (voir tableau II).L'acidification des rations de volailles est relativement nouvelle et présente un intérêt certain.Il reste à identifier les produits ou les combinaisons 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 I- Zones de croissance de différentes bactéries selon le pH Organismes Croissance Minimale Optimale Maximale Clostridium perfringens — 6,0-7,6 8,5 Escherichia coli 4,3-4,4 6,0-8,0 9,0-10,0 Pseudomonas aeruginosa 4,4-5,6 6,6 - 7,0 8,0-9,0 Salmonella 4,0-5,0 6,0-7,5 9,0 Staphylococcus 4,2 6,8-7,5 9,3 Levures 1,5-3,5 4,5-6,5 8,0-8,5 Moisissures 1,5-3,5 4,5-6,8 8,0-11,0 Aspergillus — 3,0-6,8 — Réf.: Banwart I98I de produits qui permettront d'obtenir des résultats constants.Le principe de base de cette technique devrait permettre de réduire certains problèmes de production et demeure une avenue intéressante pour la production dans les prochaines années.Par contre, certains auteurs signalent que l'acidification des rations pourrait augmenter la sévérité des cas de dychon-droplasie du tibia (mal de pattes) chez certaines lignées de poulets à griller plus sensibles.Acidification vs antibiotiques Les consommateurs veulent des produits alimentaires exempts de résidus médicamenteux et de bonne valeur nutritive.Ceci nous a amenés, au cours de la dernière décennie, à modifier notre manière d'élever les volailles.En plus de produire rapide- II- Performances des poulets à griller Résultats positifs Résultats négatifs C A C A Poids total (kg) 1,90 1,94 1,70 1,62 Conversion alimentaire 1,96 1,94 2,02 2,06 Confiscation % 1,06 0,47 — C= groupe contrôle A= groupe acidifié ment et économiquement de la viande de poulet, de dindon, ou des oeufs, s'est ajoutée la nécessité de le faire avec qualité et sans résidus.Mais comment concilier performance, rendements et absence de résidus?La réponse à cette question n'est pas simple.Le consommateur urbain vous répondra d'enlever complètement les facteurs de croissance durant l'élevage.Pour un producteur, cette façon de faire serait catastrophique sur le plan des rendements.Les facteurs de croissance ne sont pas un simple caprice.Avec l'intensification des élevages, certaines pathologies, jusqu'alors peu importantes, ont pris une tout autre dimension.Pour pouvoir offrir un produit de qualité, à bon marché, on a dû avoir recours à certains antibiotiques pour prévenir et enrayer les pertes.Encore plus de recherche À l'heure actuelle, il serait hasardeux de vouloir interdire l'utilisation des facteurs de croissance dans les élevages, parce que nous n'avons pas toutes les solutions en main.De plus, les préoccupations des consommateurs ont amené les professionnels de la santé animale et les fabricants de médicaments à vérifier les différents mécanismes de fonctionnement des antibiotiques, de manière à pouvoir éliminer les résidus dans les produits alimentaires.Des recherches sont actuellement menées pour trouver des solutions de rechange, soit l'acidification des rations.¦ DPÉCCHITC Le nouveau Soigneur r ii CO Cil I C ¦.C-2 pour poulets à griller Les meilleurs éléments des modèles "C" et "2000" ont été réunis en un seul.• Construction lout en plastique • Alimentation surélevée qui attire le poussin • Système qui s'adapte aux exigences variables des oiseaux en croissance • Fond en forme de "V" pour une économie de moulée J.O.LEVESQUE LIMITEE SIÈGE SOCIAL: Dunham, Québec (514) 263-5323 ou 1-800-361-5661 SUCCURSALE: St-Félix-de-Valois, Quebec (514)889-4644 ou 1-800-363-1767 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 29 ORGE La gestion intégrée des maladies de l'orge Semences certifiées, rotations, cultivars résistants et traitement des semences préviennent en grande partie les maladies.par Daniel Dostaler Lorsqu'il planifie la prochaine saison de culture des céréales, le gestionnaire pense rentabilité.L'orge plus hâtive, donc récoltée plus tôt que l'avoine ou le blé, s'avère un choix populaire.Les orges, en général, sont sensibles à l'acidité et au mauvais égouttement du sol, mais tolèrent les sables à faible réserve en eau utile.Il faut tenir compte aussi des mauvaises herbes et de la sensibilité de l'orge au bromoxynil (Pardner), au diclofop-méthyl (Hoe-Grass), et aux résidus d'atrazine.C'est bien connu.Mais attention! Une saine gestion implique aussi la répression des maladies.La gestion signifie l'emploi complémentaire ou intégré de plusieurs mesures préventives contre l'ensemble des maladies.La gestion intégrée des maladies constitue la stratégie la plus intéressante pour la lutte contre les agents pathogènes de l'orge au Québec.Les principales maladies, jaunisse nanisante, rhynchosporiose, rayure réticulée, tache helminthosporienne, blanc, rouilles, ergot et charbons, affectent l'orge à divers stades de son développement; les mesures de lutte sont surtout préventives et impliquent la gestion du sol, l'ensemencement et la fertilisation.Sous nos conditions, les maladies deviennent plus évidentes à partir du stade de l'épiaison.À l'exception de l'ergot et des charbons qui affectent les grains et les épis, les principales maladies atteignent surtout les feuilles et les tiges de l'orge.La jaunisse nanisante ou jaunisse nanifiante est causée par un virus (VJNO).Ce virus est transmis par les Daniel Dostaler est agronome au département de phytologie de la Faculié des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval.Il n'y a pas de recette magique contre la rayure réticulée et la rhynchosporiose.On travaille actuellement sur la résistance à ces taches.pucerons.Il survit dans les repousses des céréales et des graminées, mais les épidémies graves sont généralement associées aux migrations massives de pucerons en provenance de l'extérieur du Québec.Chez l'orge, les feuilles jaunissent; ce symptôme peut être absent, voire confondu avec d'autres phénomènes physiologiques (carences, toxicités).Si l'infection est précoce, les plantes peuvent être rabougries et ne pas épier.Le VJNO rend l'orge plus sensible aux autres maladies.Comme mesures de lutte, il faut choisir un cultivar tolérant, par exemple Sophie, ou encore Chapais, nouveau cultivar recommandé en 1991 ; le semis hâtif permet souvent d'échapper aux migrations massives de pucerons.Des ennemis naturels Les ennemis naturels que sont les coccinelles permettent, généralement, de maintenir la population de pucerons à un niveau acceptable, alors que les insecticides de contact tuent quelquefois plus de coccinelles que de pucerons et sont donc moins utiles chez l'orge.De toute façon, si le virus a déjà été transmis par les pucerons, aucun traitement insecticide n'est rentable.On retrouve surtout deux maladies de taches foliaires causées par des champignons microscopiques assez spécifiques à l'orge: la rhynchosporiose (Rhynchosporium secalis) et la rayure réticulée (Drechslera teres).Une troisième maladie, la tache helminthosporienne, elle aussi causée par un champignon (Bipolaris soro-kiniana), affecte l'orge.On retrouve la tache helminthosporienne chez le blé et, à l'occasion, chez l'avoine; chez l'orge, elle est plus grave à l'ouest de Montréal, et elle est souvent masquée par la rhynchosporiose et la rayure réticulée.La rhynchosporiose (R.secalis) forme des taches pâles, plutôt elliptiques, grises et entourées d'une bordure plus foncée.Le champignon survit principalement dans les débris de culture et sur le chiendent entre autres.Une saison plutôt fraîche et humide favorise son développement.La rayure réticulée (D.teres) est généralement la maladie la plus évidente et souvent la plus importante de 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 l'orge au Québec.Elle se caractérise par des taches brun violacé sur les feuilles, taches plutôt allongées et placées le long des nervures.Le champignon (D.teres) survit sur les résidus de culture et aussi dans les semences.La lutte contre ces trois maladies repose donc sur l'élirnination des résidus de culture, la rotation de préférence avec une non-graminée, l'élimination des mauvaises herbes dans le cas de la rhynchosporiose, le traitement des semences avec un fongicide et l'utilisation de cultivars moins sensibles, par exemple Bedford.On voit donc qu' il n'y a pas de recette magique contre ces taches foliaires.À1 'Université Laval, on travaille sur la résistance à ces taches foliaires.Le blanc (ou oïdium) et les rouilles La maladie du blanc est causée par le champignon spécialisé Erysiphe graminis.La surface des feuilles (et parfois les tiges et les épis) est recouverte d'un feutrage grisâtre parsemé de points noirs (les cléistothèces).La maladie se développe rapidement lors de journées chaudes et sèches suivies de nuits fraîches et humides.Les fortes doses d'azote et les fortes densités de plants favorisent le blanc.Et le champignon survit un an dans les débris de culture.Certaines races de E.graminis sont très agressives sur les cultivars sensibles.La répression consiste donc à éliminer les résidus, éviter les fortes densités de végétation, choisir un cultivar résistant, par exemple Joly.Comme toutes les céréales, l'orge est affectée par la rouille de la tige (Puccinia graminis) et au moins une rouille des feuilles (Puccinia hordei).Ces rouilles se distinguent par de petits points orange qui adhèrent facile- ment aux doigts.À la fin de la saison, les pustules sont noires.Ces champignons ne survivent ni dans le sol, ni sur les débris.Ils sont transportés par le vent, souvent depuis l'extérieur du Québec.Relativement restreintes, on les évite en utilisant des cultivars peu sensibles aux rouilles et en semant tôt.Les rouilles et le blanc sont associés à des races de champignons très spécialisées.Aussi, il vaut mieux utiliser plus d'un cultivar sur une même ferme et diversifier les cultivars dans une région afin de ne pas favoriser toujours les mêmes races.Les maladies de l'épi L'ergot causé par le champignon Claviceps purpurea se caractérise par des masses dures, noirâtres, appelées sclérotes, qui remplacent quelques grains d'un épi.Le champignon survit un an dans le sol sous forme de sclérotes et peut se perpétuer sur le chiendent et d'autres graminées sensibles.Il infecte l'orge à la floraison.La classification des grains est très stricte en ce qui concerne la contamination par ces sclérotes toxiques pour l'homme et les animaux.Les mesures de lutte sont nombreuses et complémentaires: utiliser une semence certifiée (sans sclérote).enfouir les sclérotes tombés de la culture précédente, réprimer les mauvaises herbes, pratiquer une rotation adéquate incluant l'avoine.Aucun de ces moyens n'est suffisant seul.Il faut privilégier la rotation.Les charbons nu ( Ustilago tritici) et couvert (Ustilago hordei) sont causés par des champignons qui transforment les grains et les épis presque entiers en poudre noire.Avec le charbon couvert, les glumes persistent à l'état de fines membranes.La destruction totale est associée au charbon nu.La gestion intégrée L'ensemble des mesures de lutte proposées est essentiellement préventif.Les décisions se prennent avant et au semis: achat de semences certifiées et de cultivars résistants, traitement des semences avec des fongicides efficaces contre les charbons et la rayure réticulée, un semis hâtif pour éviter surtout la jaunisse nanisante et les rouilles, la gestion du sol par la rotation, la répression des mauvaises herbes et l'enfouissement des débris (contre les taches foliaires diverses, le blanc et l'ergot).A ces mesures préventives, on peut ajouter dans certains cas particuliers, par exemple en régie intensive sous fort risque d'infestation du blanc et de la rhynchosporiose, l'utilisation foliaire du fongicide Tilt (propiconazole).seul produit fongicide homologué en végétation chez l'orge de printemps au Canada.Cette dernière mesure chimique est toutefois exceptionnelle; la prévention par la gestion intégrée doit primer.Ces champignons survivent uniquement dans (interne, charbon nu) ou sur (externe, charbon couvert) les graines qui sont infectées à la floraison ou à la récolte.Le champignon ne survit pas dans le sol.La gestion de ces charbons n'en demeure pas moins essentielle.Il faut traiter les semences avec une matière active systémique.la car-bathiine (ex.: carbathiine seule = Vitaflo 250: carbathiine + thirame = Vitaflo 280).pour lutter contre la contamination interne des semences.Une semence certifiée et un cultivar résistant (par exemple.Bedford) sont recommandés.¦ 5 sacs de mélanges fourragers Mapleseed Un blouson d'ete Mapleseed Pour plus de précisions sur cette offre limitée: communiquez avec votre concessionnaire Mapleseed.M APLE©LEIE® * Les semences Mapleseed Inc.Oakwood, Ontario KOM 2M0 (705)786-2020 (514)798-2837 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 31 Yoland Tétreault, Les Équipements LaguëLtée, Ste-Rosalie, Québec, offrait une moissonneuse-batteuse qui donne un bon rendement dans les récoltes humides, difficiles et emmêlées.Une machine sur laquelle vous pouvez compter dans les conditions difficiles.Un grain de meilleure qualité et en plus grande quantité.Un entretien plus rapide et plus facile.Et une cabine qui offre tous les conforts du foyer.Des promesses futiles?Pas pour François Tétreault.Sa moissonneuse-batteuse Maximizermc John Deere lui donne un battage complet, mais Le contre-batteur enveloppe autour du batteur une superficie de battage de 9696 cm2 (modèle 9600).Les fils pleine longueur sur le contre-batteur à maïs (ici montré) assurent un battage complet.doux, avec un batteur lent de 66 cm de diamètre et un contre-batteur de grande superficie.Le système de nettoyage Quadra-Flomc, exclusivité de la Maximizer, met en oeuvre une plus grande capacité de nettoyage grâce aux ventilateurs à haute vélocité et à l'ajout d'un prénettoyeur.Résultat?Une capacité gigantesque.Le batteur de 66 cm de diamètre fonctionne plus lentement pour un battage plus complet, mais plus doux.La commande de vitesse du batteur est placée à portée de la main, dans la cabine spacieuse de la Maximizer.«Je dirais que notre 9600 a jusqu'à 30 % plus de capacité dans le blé.Et elle continue à avancer dans les pires conditions, dit M.Tétreault.Nous avons récolté du maïs par temps humide et nuageux.Personne d'autre ne pouvait récolter.Mais notre 9600 y allait toujours.» L'entretien journalier est minime et la fiabilité est très élevée fait remarquer M.Tétreault.«Tout est facilement oblige accessible.L'entretien est bien moins salissant.Pas besoin de faire d'acrobaties non plus.» Et quant aux commandes et au confort de la cabine.«Nous faisons de longues journées.Voici le coeur du système de nettoyage Quadra-Flo""1 exclusif: quatre ventilateurs de nettoyage à haute vélocité.Ils envoient constamment dans deux directions un jet d'air qui élimine la balle.Le premier à un prénettoyeur, l'autre à la grille supérieure et au cribleur.Parfois jusqu'à 15 ou 16 heures.Mais dans la cabine de la Maximizer, nous pouvons rester à l'ouvrage sans trop nous fatiguer.» Examinez les améliorations : le hache-paille plus fiable, la vis de déchargement ménage-grain et d'autres encore.«Même avec une pluie la nuit d'avant, nous pouvons être dans le champ bien avant les autres moissonneuses-batteuses.' François Tétreault, St-Pie de Bagot, Québec.Bien sûr, M.Tétreault se soucie de la qualité du grain, aussi bien dans ses propres champs qu'à contrat.«Nous voulons avoir du grain propre et de bonne qualité, sans grains cassés.C'est encore plus important lorsqu'on bat à contrat.Certains de mes clients font du blé de semence.«Notre 9600 nous donne la grande capacité et la possibilité de fournir un grain propre pour nos Vous serez impressionné par la puissance et enchanté par l'efficacité énergétique de la Maximizer.clients.» Passez chez le concessionnaire John Deere et voyez comment la Maximizer peut vous livrer une pleine mesure de performance.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Une excellente source d'azote Les légumineuses compagnes équivalent à une fertilisation de 60 à 100 kilos d'azote pour la culture céréalière suivante.par André Brunelle L'utilisation des céréales comme plante-abri pour l'établissement des prairies est bien connue.Ce qui l'est moins, c'est l'usage que l'on peut faire d'une légumineuse compagne une fois la céréale récoltée.En effet, des recherches effectuées sur des fermes d'Ontario ont démontré que les légumineuses qui continuent à pousser après la récolte de la céréale fixent assez d'azote pour équivaloir à une fertilisation de 60 à 100 kilos par hectare d'azote pour la culture suivante.De plus, la légumineuse protège le sol au cours de F automne et fait concurrence aux mauvaises herbes qui autrement pourraient s'installer dans le chaume de céréale.En prime, l'agriculteur obtient, dès le printemps suivant, une amélioration bien réelle de la qualité de la structure.Les quelques agriculteurs québécois qui utilisent cette technique rapportent que cette amélioration de la structure a un effet parfois très visible sur l'apparence des champs de maïs, surtout lorsque le mois de mai est pluvieux et froid.Les conditions de succès On peut utiliser plusieurs espèces, chacune ayant des avantages et des inconvénients.Le trèfle rouge est très utilisé, parce que la semence est généralement peu dispendieuse.La luzerne, qui est plus chère, pourrait être préférée dans certaines occasions.Notons, cependant, que ces deux légumineuses, qui survivent à l'hiver, devraient être détruites chimiquement ou mécaniquement avant la culture suivante.Le trèfle incarnat a, par contre, l'avantage d'être totalement détruit par l'hiver tout en s'établissant généralement André Brunelle.agronome, est conseiller régional en grandes cultures au MAPAQ à Nicolet.Avec cette technique, on obtient une amélioration bien réelle de la structure du sol.mieux que le trèfle rouge au cours des saisons très sèches.Sa destruction par l'hiver le rend plus intéressant pour les agriculteurs qui n'utilisent pas de pesticides.La graine de semence a toutefois l'inconvénient d'être beaucoup plus dispendieuse que celle du trèfle rouge.Finalement, la vesce velue est celle qui fixera le plus d'azote pour la culture suivante.Elle est cependant très compétitive et ne doit pas être semée avant le stade fin tallage, sous peine de la voir envahir la culture et recouvrir les épis.Les trois autres espèces peuvent, par contre, être semées au même moment que la céréale.Du reste, il faut savoir que le passage supplémentaire requis pour l'établissement de la vesce velue est contrebalancé par le surplus de matière sèche et d'azote accumulé par cette espèce.La vesce velue peut donc être semée une fois le désherbage habituel des céréales effectué.Il s'agit alors de la semer à la volée, puis de l'enterrer avec une herse très légère du genre utilisé pour le sarclage des céréales.Il est fortement conseillé d'apprivoiser cette culture en essayant celle-ci sur une surface réduite.Les trèfles rouge et incarnat de même que la luzerne se sèment en même temps que la céréale à l'aide des semoirs traditionnels munis de la boîte à graines fourragères.Là encore, il est sage d'apprivoiser cette technique même si les risques d'étouffer la culture céréalière sont faibles lorsque les champs sont propices à un tel type de culture.À noter que ces cultures compagnes s'établissent aussi sur le blé d'hiver.Dans ce dernier cas, les trèfles et la luzerne pourront être semés par vasage, alors que le semis de la vesce velue ne devra pas se faire avant que le blé n'ait atteint le stade fin tallage.A la récolte, il est conseillé de ne pas faucher la céréale plus bas que nécessaire, 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 afin de s'assurer que la légumineuse repousse rapidement.Si la paille doit être laissée au champ, il s'agira de la hacher et de la distribuer uniformément.Assez d'eau Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la légumineuse ne réduit pas le rendement de la céréale, parce que la compétition pour l'eau ne se manifeste pas de façon importante.En effet, la céréale atteint son maximum de consommation d'eau (montaison) avant que les légumineuses soient assez développées pour entrer en compétition sérieusement.On peut donc retenir que, si le champ est bien égoutté et propice au développement des céréales et si le taux de semis habituel de la céréale est maintenu, le rendement ne sera pas diminué de façon significative.Il est aussi important de maintenir la fertilisation azotée pour s'assurer un bon rendement.En effet, il ne faut pas compter sur un transfert important d'azote à la céréale au cours de la phase d'établissement de la légumineuse.Si ces cultures sont enfouies à la mi-octobre ou laissées en surface (sols sableux), la recherche actuelle indique qu'une belle culture de trèfle ou de luzerne permettra de réduire la fertilisation azotée de la prochaine culture de maïs de 60 à 90 kilos par hectare, selon le volume de matériel produit.Des économies Les frais de fertilisation azotée seront ainsi réduits de 45 dollars à 70 dollars par hectare.La vesce velue permettra, quant à elle, des économies de 50 dollars à 80 dollars.Ces espèces mobilisent aussi des quantités intéressantes de phosphore et évitent ainsi que cet élément soit en partie rétrogradé.Ce meilleur recyclage du phosphore pourra se traduire par une fertilisation moins importante, surtout en sol riche.A ces économies s'ajoutera toujours une meilleure structure qui se traduira par des augmentations de rendement, parfois très substantielles.C'est ainsi que l'agriculteur progressif pourra favoriser la rotation sur sa ferme tout en maintenant une rentabilité acceptable.Il faut y penser, nos concurrents le font.¦ Quelques aspects reliés à l'implantation de cultures Espèce TRÈFLE ROUGE (1 coupe) LUZERNE TRÈFLE INCARNAT VESCE VELUE Taux de semis (kg/ha) $/kg 10 2,00} Remarque: Peu coûteux Date Au semis 10 4,80$ Au semis Remarque: Plus chère que le trèfle rouge 15 5,27$ Au semis Remarque: Détruit totalement par l'hiver 15 3,94$ Fin tallage Remarque: Très compétitive: essayer sur quelques hectares J'ACHÈTE UNE ET JE PARS AVEC POUR SEULEMENT 99,s * Pour un temps limité chez les détaillants participants.Coffret de protection pour le transport de votre scie à chaîne STIHL ' Casquette identifiée aux couleurs STIHL' STIHL LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 35 HORTICULTURE Des insectes bénéfiques s'allient aux producteurs Ils pollinisent les plantes ou s'attaquent aux ravageurs.Mais on en retrouve encore peu sur le marché.par Michel Letendre et Patrice Thibault Certains insectes causent des dégâts importants aux cultures.Mais en général, il y a beaucoup plus d'espèces d'insectes utiles que d'espèces nuisibles dans les cultures.Les pollinisateurs, comme leur nom l'indique, pollinisent les plantes en se déplaçant de l'une à l'autre pour se nourrir; ceci se traduit dans beaucoup de cas (ex.: concombre) par une augmentation importante du rendement.Les abeilles sont certainement les pollinisateurs les plus connus, mais d'autres espèces, comme les bourdons et les mégachiles, peuvent aussi jouer un rôle important.Par ailleurs, les insectes parasites se développent et se nourrissent aux dépens d'un être vivant, sans le tuer immédiatement.La plupart des parasites d'importance agricole appartiennent aux groupes des hyménoptères (guêpes) et des diptères (mouches).Ceux-ci attaquent les insectes nuisibles par l'intérieur et ont en général une action très spécifique.Les prédateurs, contrairement aux parasites, tuent leur proie sur le champ pour s'en nourrir.Ce sont généralement de plus gros insectes qui s'attaquent à tout ce qu'ils rencontrent sur leur passage.Les coccinelles sont un bon exemple de ce type d'insecte bénéfique.Le cas du maïs La présence de la pyrale du maïs entraîne chaque année l'application de quantités importantes d'insecticides dans les cultures de maïs sucré au Québec.Lorsqu'ils sont utilisés de façon rationnelle, ces produits s'avè- Michel Letendre est biologiste et agronome, coordonnateur du Réseau d'avertissements phytosanitaires du MAPAQ, et Patrice Thibault travaille au Réseau de lutte intégrée Orléans." # - On étudie actuellement la possibilité d'utiliser une punaise comme agent de lutte biologique contre le doryphore.rent généralement efficaces et ont peu d'effets secondaires sur les insectes bénéfiques.Par contre, à cause de l'attirance des soies du maïs pour les abeilles, une mauvaise utilisation de ces insecticides peut avoir des conséquences désastreuses sur les ruchers avoisinants, comme ce fut le cas au début des années 80.Les parasites et les prédateurs peuvent aussi être détruits.Dans un document publié en 1990 par le ministère de l'Environnement et le Centre québécois de valorisation de la biomasse, Conrad Cloutier et Madeleine Chagnon rapportent la présence de deux prédateurs importants de la pyrale dans les cultures de maïs du Québec, une coccinelle (Coleo-megilla maculata) et une punaise (Orius insidiosus).Plusieurs espèces de carabes (coléoptères) s'attaquent également aux oeufs et aux larves de la chrysomèle des racines du maïs.En ce qui concerne les parasites, en plus des espèces indigènes au Québec et aux États-Unis, plusieurs guêpes du genre Trichogramma pourraient éventuellement être introduites pour lutter contre la pyrale du maïs.Ces petites guêpes sont déjà utilisées avec succès en Europe, mais leur efficacité sous nos températures reste encore à démontrer.Chez les crucifères Le parasitisme est un facteur de mortalité très important pour la piéride du chou.Conrad Cloutieret Madeleine Chagnon ont identifié quatre espèces de guêpes qui semblent particulièrement prometteuses.L'une d'elles, Cotesia glomeratus, est indigène au Québec; les trois autres (Trichogramma evanescens, Cotesia rubecula et Pteromaluspuparium) sont élevées en laboratoire.Ces parasites sont plus efficaces en fin de saison lorsque les larves de la troisième génération causent le plus de dégâts.Certains prédateurs peuvent également détruire des quantités considérables d'oeufs de 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 S'ils pouvaient voler une idée de notre moissonneuse-batteuse, ce serait les rotors jumelés Pour que les moissonneuses-batteuses des autres fabricants fonctionnent aussi bien que les modèles Twin RotorMD de New Holland, il faudrait qu'elles aient une paire de nos rotors.Car c'est grâce à eux qu'il y a moins de perte de grain, moins de dommages et des échantillons de qualité supérieure avec les machines TRMD.Tout d'abord, parce que les batteuses rotatives sont plus douces et plus efficaces que les batteuses conventionnelles.Mais aussi parce que des rotors jumelés travaillent mieux qu'un rotor unique.Les ingénieurs affirment que nos rotors de petit diamètre génèrent une force centrifuge supérieure à un rotor plus gros.Quant aux propriétaires de moissonneuses-batteuses TRMD, ils se contentent de dire que les machines TRMD traitent la récolte plus délicatement et plus en profondeur que les autres.Terrain Tracer*10 Le dispositif de flottement latéral Terrain TracerMC, en option, contribue lui aussi à la supériorité des moissonneuses-batteuses TRMD.Ses sondes intégrées inclinent le tablier pour qu'il reste parallèle au sol, assurant une coupe plus régulière.Et c'est évident que si vous coupez plus de tiges, il y a plus de grains à séparer.Rendement et côté pratique Et pour d'autres raisons de la supériorité de la supériorité de la moissonneuse-batteuse TRMD, il suffit de se pencher sur les améliorations qui y sont constamment apportées.Les nouvelles vis d'alimentation éliminent quasiment les engorgements.Un dispositif standard fait tourner le tablier en sens inverse pour que vous puissiez dégager les bouchons sans avoir à vous lever.De plus, la nouvelle batte striée augmente le rendement d'environ 25%, ce qui vous permet de récolter plus, plus vite.Faites-en l'essai dès aujourd'hui Demandez à votre concessionnaire Ford New Holland de vous montrer les avantages de la moissonneuse-batteuse TRMD en vous faisant une démonstration sur le terrain.Si possible, demandez-lui d'en faire l'essai en la comparant directement à une machine conventionnelle ou à rotor unique.Vous pourrez alors constater par vous-même l'efficacité des rotors jumelés, ce que personne ne pourra vous enlever.[\EW HOLLAND piéride.Malheureusement, ces parasites et prédateurs sont très sensibles aux insecticides chimiques traditionnels.Jusqu'àmaintenant, selon Madeleine Chagnon, aucune solution biologique efficace n'est disponible pour réprimer la mouche du chou, mais un projet de recherche sera mis en place cette année afin d'évaluer l'impact des parasites naturels sur les pupes et la dynamique des populations de cet insecte.Les pucerons, pour leur part, ne représentent généralement pas un problème majeur dans les cultures de crucifères, car ils sont bien réprimés par les coccinelles et les autres prédateurs, comme les syrphes.Des doryphores résistants La répression du doryphore de la pomme de terre requiert près de 20 % de la quantité totale d'insecticides appliqués dans nos cultures chaque année et le problème ne cesse de s'amplifier.A cela viennent s'ajouter les inquiétudes causées par la pollution des sols et le développement de populations de doryphores résistant à plusieurs des insecticides chimiques couramment utilisés.La disponibilité d'agents de lutte biologique efficaces contre cet insecte est donc une solution de rechange non négligeable.Malheureusement, selon le Dr Sears, DES ALLIÉS À PROTÉGER D'autres insectes, dont une punaise prédateur et un acarien, sont aussi étudiés comme agents dè lutte biologique potentiels pour le doryphore.Avec l'arrivée de nouveaux insecticides biologiques, notamment ceux à base de Bacillus thuringiensis (B.t.), nul doute que 1 ' activité de ces ennemis naturels sera grandement favorisée.On peut favoriser l'action des insectes bénéfiques en protégeant les espèces présentes ou en introduisant des espèces peu abondantes ou absentes.Les mesures pour maintenir les populations d'insectes bénéfiques à un niveau efficace sont souvent très simples.Il faut d'abord respecter les périodes de traitements recommandées et éviter d'appliquer des insecticides chimiques lorsque les insectes bénéfiques sont les plus actifs.Par exemple, en traitant en soirée ou tôt le matin, vous protégerez les pollinisateurs tout en vous assurant d'une meilleure de l'Université de Guelph en Ontario, dans les conditions actuelles de traitement, l'action des ennemis naturels semble mineure.La mouche tachinide, Myiopharus doryphorae, qui parasite les larves, est le seul ennemi naturel indigène notable du doryphore, mais celle-ci semble incapable de réagir rapidement aux fluctuations de son hôte.Des recherches ont été effectuées récemment au Canada et aux États-Unis sur la possibilité de faire des lâchers massifs du parasite Edovum putleri, une petite guêpe originaire d'Amérique du Sud, mais les souches actuelles de cet insecte sont incapables de survivre à nos hivers.Ceci rend nécessaires de nouvelles introductions à chaque année.De plus, comme le souligne le Dr Raymond-Marie Duchesne, entomologiste au MAPAQ, la période d'activité maximum du parasite correspond à la période recommandée pour l'application des insecticides, ce qui diminue encore davantage ses possibilités d'action.Des études sont toutefois en cours pour trouver des souches à'Edovum mieux adaptées à nos conditions.L'introduction d'insectes L'introduction d'insectes bénéfiques peut être, dans certains cas, une efficacité de vos produits.Il faut éviter également les traitements inutiles.Comme les parasites sont souvent plus abondants en fin de saison, il importe d'éviter les applications préventives d'insecticides à ce moment.Des observations effectuées dans des champs de pommes de terre à l'île d'Orléans ont démontré que des traitements insecticides effectués par «précaution» contre le doryphore, après la période de traitement recommandée, avaient entraîné une augmentation de la population de pucerons due à la destruction de leurs ennemis naturels.Les avertissements phytosanitaires et les services de dépistage peuvent vous aider à mieux planifier vos interventions.On recommande aussi d'utiliser des pesticides moins dommageables pour les organismes non visés de même que des produits sélectifs et possédant un faible degré de rémanence.L'utilisation d'insecticides biologiques à base de Bacillus thuringiensis (B.t.) peut, dans le cas des crucifères et de la pomme de terre, s'avérer intéressante, mesure très efficace.On peut penser, par exemple, à l'apport de ruches dans les vergers pour favoriser la pollinisation ou à l'introduction de parasites et de prédateurs pour lutter contre les insectes et les acariens dans les serres.Bien que l'établissement d'ennemis naturels s'avère généralement plus facile en serre que dans la nature, à cause d'un meilleur contrôle des conditions environnantes, la répression de l'agromyze de la luzerne à 1 ' aide du parasite Dacnusa dryas et les récents succès obtenus en verger avec les acariens prédateurs démontrent que l'emploi de ces agents de lutte biologique est également possible en plein champ.Malheureusement, à l'heure actuelle, aucun prédateur ou parasite efficace n'est disponible sur le marché pour lutter contre les insectes des légumes au Québec.Plusieurs travaux de recherche sont en cours sur le sujet et un certain nombre de laboratoires canadiens et américains semblent très intéressés par l'élevage commercial de ces organismes.Cependant, ces efforts de recherche sont encore insuffisants et le transfert de cette technologie demande du temps.Une action trop précipitée risquerait d'avoir des conséquences néfastes.¦ surtout à long terme.Certains pesticides sont également beaucoup moins dommageables pour les abeilles que d'autres; ces différences de toxicité sont indiquées dans plusieurs guides du CPVQ (Conseil des productions végétales du Québec).Par ailleurs, un milieu plus diversifié favorise la survie et l'activité des parasites et des prédateurs en leur offrant une plus grande disponibilité d'hôtes et une meilleure protection contre les éléments climatiques défavorables.Les boisés de ferme, par exemple, représentent un endroit de choix pour l'hibernation de plusieurs espèces de coccinelles.Les brise-vent naturels ou artificiels peuvent favoriser une meilleure pollinisation des concombres par les insectes et empêcher la dissémination de certains insectes et maladies.Toutefois, un mauvais choix d'aménagement ou de brise-vent peut aussi avoir des conséquences néfastes, en favorisant la prolifération de ravageurs et de mauvaises herbes.Il importe donc d'être prudent et de bien planifier son aménagement M.L.et P.L 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 HORTICULTURE Au froid les légumes.et vite! Un appareil peg coûteux abaisse la température à 5 C en moins de deux heures.par Pierre Sauriol Produire des légumes de qualité estunart.Cela exige un refroidissement rapide et efficace au moyen d'appareils adaptés à la physiologie de chaque légume.Il existe un refroidisseur peu coûteux à la portée de tous les producteurs qui possèdent une chambre réfrigérée.Bien sûr, plusieurs méthodes de refroidissement adapté à chaque légume sont disponibles.Les légumes feuilles comme la laitue doivent être refroidis dans des appareils très coûteux tels que des prérefroidisseurs sous vide.Par contre, des légumes comme le céleri, les oignons à botteler, les radis, les carottes en paquets sont mieux refroidis dans des appareils où l'eau glacée circule rapidement et entraîne la chaleur du légume.Une meilleure conservation Ces prérefroidisseurs à l'eau glacée sont munis de systèmes de réfrigération qui maintiennent l'eau froide.Ceux qui n'ont pas de tels systèmes peuvent se rappeler que l'eau de lavage des légumes pompée du puits est à une température de 4 °C.Le trempage ou le lavage prolongé refroidissent un peu le légume.La vitesse de refroidissement des légumes est proportionnelle à la température de l'eau et à son débit.D'autre part, le refroidissement peut être complété par du glaçage dans le cas de légumes tels que les oignons à botteler, les carottes en paquets, le brocoli, etc.La glace peut être achetée chez un fabricant ou manufacturée à domicile.Evidemment, la dimension de la machine à glace est fonction de vos besoins par jour.Du reste, les légumes qui tolèrent mal l'eau comme les haricots, les choux-fleurs et les petits fruits Pierre Sauriol, agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.Refroidisseur de légumes ou de petits fruits pour une chambre réfrigérée Le recouvrement par un film de polyethylene ou par une bâche force l'air à circuler entre les boîtes.(fraises et framboises) doivent être refroidis à l'air forcé.Cet appareil facile à installer doit être placé dans la chambre: le ventilateur force l'air froid de la chambre à circuler rapidement autour des légumes et entre eux, et abaisse leur température à 5 °C en moins de deux heures.Il est possible de refroidir 2,4, ou 6 palettes à la fois.Les débits recommandés varient selon l'espèce de fruits ou légumes et le nombre de palettes refroidies à la fois.Les plans conçus par le personnel de la Direction de l'hydraulique agricole, du machinisme et des constructions rurales du MAPAQ sont offerts dans tous les bureaux de renseignements agricoles, où l'ingénieur agronome pourra vous aider à calculer le débit dont vous avez besoin.Il faut évidemment que la capacité de réfrigération de la chambre soit suffisante pour absorber rapidement la chaleur dégagée par les légumes.Enfin, le refroidissement doit être complété par une chaîne de froid: il ne sert à rien de refroidir les légumes pour les exposer ensuite au soleil! Le camion réfrigéré s'impose donc.Les légumes sont des organismes vivants qui continuent à vivre après la récolte.Cette vie se manifeste par la respiration qui cause le réchauffement du légume et de l'entrepôt, par la transformation des sucres en amidon dans le maïs sucré, par la transpiration, etc.Or ces processus contribuent à diminuer soit la qualité et l'apparence, soit la durée de conservation.D'où l'importance du froid.Il est connu, en effet, que le froid prolonge la durée de conservation des légumes.Par contre, il faut aussi savoir que le temps mis à refroidir le légume après la récolte doit être court afin de diminuer rapidement les processus vitaux à l'intérieur de la plante.Le refroidissement permet donc d'éliminer la chaleur accumulée dans le légume au champ et de réduire la vitesse ou le taux de respiration responsable de l'élévation de température dans entrepôts.En un mot, il ralentit la vie interne du légume et prolonge sa vie en tablette.Ainsi, une laitue non refroidie ne se conserve que deux jours par rapport à plus de quatorze jours pour une laitue refroidie sous vide.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 39 Festival du maïs et machines antiques En octobre 1932, International Harvester présentait son tracteur F-12 au prix, de 500 dollars.Il était équipé d'une prise de force par opposion à la poulie traditionnelle.On le présentait comme un tracteur utilitaire capable de tirer une charrue équipée d'un versoir de 16 pouces et dont l'essieu arrière pouvait être réglé de 44 à 78 pouces.Six ans plus tard, IH produisait VOYEZ VOTRE MEMBRE AFFILIE OU DISTRIBUTEUR AUTORISÉ Farmall: Si la machinerie antique vous intéresse, André Morier, président du Festival du maïs sucré et éclaté, vous invite les 3 et 4 août 1991, au terrain des loisirs de Saint-Damase.une version améliorée et un peu plus puissante, le F-14.Ce dernier était offert sur roues de métal ou de caoutchouc.Mais les débuts réels de la marque de commerce Farmall remonte à 1924, avec la présentation d'un tracteur spécialement conçu pour les cultures en rangées.Celui-ci devait donner naissance, en 1939, au Farmall M qui est devenu le modèle le plus populaire dans cette série.Voici le programme du festival: Samedi le 3 août 13 h 00: Ouverture du terrain 14 h 00: Ouverture officielle 14 h 15: Visite des machineries antiques 15 h 30: Concours d'épluchette de blé d'inde 15 h 45: Tir de tracteur à pédale «enfant et adulte» 17 h 00: Lancée des oeufs '18 h 00: Cocktail *18 h 30: Souper «porc et boeuf braisé» '19 h 30: Tirage optimiste * 21 h 00: Danse avec orchestre Dimanche le 4 août * 10 h 30: Messe sur le terrain * 11 h 15: Remise des prix «VILLAGE ET CAMPAGNE FLEURIS» 11 h 30: Visite des machineries antiques 12 h 30: Concours d'épluchette de blé d'inde * 12 h 30: Démonstration culinaire, dégustation, conférence suivie d'un jeu-concours 13 h 00: Finale de tir de tracteur «enfant et adulte» 15 h 00: Lancée des oeufs 16 h 00: Clôture des festivités par le président ' sous la tente 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 FORET L'industrie et les producteurs s'affrontent Les compagnies papetières veulent que leurs propriétés forestières soient exclues des plans conjoints.Les producteurs de bois ne sont pas d'accord.par Pierre Dubois La mise en marché du bois à pâte provenant des propriétés forestières des compagnies papetières doit-elle être soumise aux plans conjoints?La Cour supérieure avait dit non en décembre 1990, mais la Cour d'appel, à la demande de l'Office des producteurs de bois de Québec et de l'Union des producteurs agricoles, vient d'annuler cette décision.La Cour d'appel dit simplement que la Cour supérieure n'avait pas la compétence pour se prononcer sur cette question.Cette bataille juridique tire son origine d'une modification à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles (la loi 15 ) en 1990.Le bois à pâte provenant de la forêt privée est assujetti à cette loi.Le législateur semblait souhaiter soumettre davantage les producteurs-transformateurs aux plans conjoints, telles les papetières qui sont aussi propriétaires forestiers, les conserveries qui ont leurs propres cultures ou les laiteries avec leur troupeau.Tous égaux devant la loi?En décembre 1990, la décision rendue en Cour supérieure était très surprenante, car elle semblait contraire à la volonté du législateur.Du côté syndical, on avait même argumenté sur l'irrecevabilité de la cause devant cette instance juridique.Le domaine semblait plutôt relever de la compétence de la Régie des marchés agricoles.Afin d'appuyer son jugement, la Cour supérieure a invoqué 1 ' absence de mise en marché des bois, puisque la papetière transforme le bois provenant directement de sa propre propriété.Selon le secrétaire-gérant de FQPBQ, Jean-Marc Drolet, les Pierre Dubois est ingénieur forestier.La Cour d'appel vient d'annuler la décision de la Cour supérieure qui excluait les propriétés forestières des industries papetières des plans conjoints.propriétaire s-transformateurs devraient être soumis aux mêmes règles de mise en marché que les autres producteurs de bois qui doivent, pour leur part, respecter un contingent.«Une exclusion du plan conjoint pourrait encourager les industries qui transforment le bois à acheter davantage de lots boisés», de dire Jean-Marc Drolet.Les grandes forêts privées représentent seulement 3 % du total des forêts privées de la province; la petite forêt privée, que se partagent 120 000 propriétaires, est beaucoup plus importante.Mais dans les régions de Québec et de l'Estrie.la grande industrie forestière possède autour de 25 % du territoire forestier privé.Si les papetières réussissent à écarter leur grande forêt privée de l'application des plans conjoints, cela risque aussi, selon Jean-Marc Drolet.de miner la capacité de négociation des offices et des syndicats pour obtenir de meilleurs prix pour le bois à pâte.Etant donné aussi la prépondérance du bois de la forêt publique dans l'approvisionnement des papetières, la petite forêt privée n'a d'ailleurs pas le gros bout du bâton.La décision de décembre 1990 de la Cour supérieure avait provoqué tout un remous dans le milieu agricole, car d'autres secteurs agricoles connaissent aussi un certain nombre de producteurs-transformateurs qui auraient pu être tentés de s'exclure du système des plans conjoints.Pour cette raison, il ne faut pas se surprendre que 1 ' Office des producteurs de bois de Québec ait reçu l'appui de toute la structure du syndicalisme agricole au Québec.Du côté de l'industrie, le seul commentaire disponible est celui d'André Duchesne.P.-D.G.de l'Association des industries forestières du Québec.Selon lui.l'industrie souhaite plus une concertation qu'une chicane devant les tribunaux.Avec l'arrivée d'une nouvelle loi sur la mise en marché des produits agricoles qui lui semblait plus favorable.l'Office des producteurs de bois de Québec a provoqué l'affrontement.Mais l'OPBQ et l'UPA manifestent 1 ' intention de ne pas lâcher en demandant à nouveau que la Régie des marchés agricoles se prononce sur le fond de la question.Ce printemps, Jean-Marc Drolet de l'OPBQ se faisait aussi plus discret sur l'avancement du dossier.Des discussions hors cours ont eu lieu à la fin avril entre les parties et on pensait même en arriver à une entente.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 41 MACHINERIE Le pick-up est chez lui à la ferme L'acheteur a deux choix de base, les compacts et les grands pick-up.par Richard Deslandes Le pick-up est un véhicule utilisé à toutes les sauces.On le retrouve aussi bien dans les mains du fiston, le samedi soir, que dans la cour de ferme chargé de foin ou de sacs de moulée, quand ce n'est aux encans, pour transporter des animaux.Le pick-up est à l'image de la vie agricole: intense, exigeante, efficace.D'ailleurs, beaucoup d'annonces publicitaires le situent dans le milieu rural.Mais qu'en est-il de nos jours de ce preux compagnon d'allure chevaleresque?En effet, ne dit-on pas «sauter» dans le pick-up, quand on a une commission pressée à faire, comme on ferait sur un cheval, alors qu'on dit simplement «prendre l'auto».Est-il toujours aussi populaire?Est-ce qu'il évolue comme les autres véhicules?Le Bulletin est allé chercher les réponses à la fois chez les agriculteurs et chez les concessionnaires.Beaucoup de choix Il y a vingt ans, un pick-up, c'était un pick-up: une banquette avant, une caisse longue, traction à deux roues.On avait seulement le choix des couleurs et de la capacité de charge.C'est ainsi qu'on retrouvait le 1/2 tonne, le 3/4 de tonne et le 1 tonne.Les choses ont quelque peu changé aujourd'hui.Dans les choix de base apparaissent d'abord deux gammes distinctes: les compacts et les grands pick-up.Les compacts ont des moteurs de 4 ou 6 cylindres, peu gourmands.Leur capacité de charge est de l'ordre de 500 à 600 kilos, avec une force de remorquage de 1500 kilos.Ce sont des camionnettes qui conviennent aux déplacements fréquents avec des charges légères.La cabine peut être Richard Deslandes, agronome et ingénieur, est professeur à l'ITA de Saint-Hyacinthe, Le temps peut rentabiliser une camionnette, d'où l'importance d'en faire un entretien minutieux.classique ou allongée, de même que la caisse dont la longueur maximale est de 2,29 mètres.Les grandes camionnettes sont les traditionnelles 1/2, 3/4 ou 1 tonne.En fait, ces chiffres sont symboliques, puisque la capacité de charge utile d'un 1/2 tonne est de 850 à 1100 kilos, selon les modèles et les options.Le 3/4 soutient une charge de 1200 à 2000 kilos, alors que le 1 tonne atteint les 2400 kilos, dans sa version cabine-caisse, et plus de 4 tonnes dans sa version châssis-cabine.Il est à noter que le fait d'opter pour un quatre roues motrices ne permet pas d'augmenter la charge utile.Au contraire, celle-ci diminue légèrement, car il faut tenir compte du poids de la mécanique additionnelle.Au niveau du remorquage, une camionnette 1/2 tonne peut tirer 3,5 tonnes, alors que le 3/4 peut s'accommoder d'une charge de 3,8 tonnes, et jusqu'à 5,6 tonnes si elle est équipée des options pour service intense, ce qui la mène au même niveau qu'une camionnette 1 tonne.Encore une fois, l'option quatre roues motrices ne permet pas d'augmenter la charge totale remorquée.Elle peut toutefois s'avérer indispensable pour celui qui rencontre des conditions de routes difficiles.Les grands pick-up ont des moteurs puissants.Un 6 cylindres d'environ 150 HP est un modèle de base.Mais l'acheteur se fait très rapidement proposer un 8 cylindres développant de 170 à 230 chevaux.Les fabricants offrent également un moteur diesel de 175 à 180 HP, plus économique et probablement plus durable, mais aussi plus cher.Jusqu'ici, les choix sont relativement faciles.Mais tout se complique devant un vendeur et son gros livre.Les options s'y étalent sur quelques dizaines de pages.On y retrouve d'abord le moteur mentionné précédemment, avec injection électronique et commande électronique 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 Tirez-vous d'affaire achetez un Et recevez GRATIS* un treuil Warn.Nous avons là votre affaire, le V.T.T.à quatre roues motrices le plus populaire au Canada et en prime, vous recevez gratis* un treuil robuste de marque Warn, Charge max 1 500 lb.Le Big Bear, V.T.T.légendaire, doté d'un moteur fiable à quatre temps de 350 crm et dune propulsion à quatre roues motrices à plein temps utilisant le différentiel limiteur de couple d'exclusivité Yamaha.Accompagné du treuil gratuit de marque Warn, Big Bear devient iiTépressible.Allez donc voir votre concessionnaire, il vous montrera le Big Bear, mais faites vite, cette offre prend fin le 31 octobre 1991.Plus amples détails chez votre concessionnaire.YAMAHA.C'est toute la différence.'Achetez un YFM350FW Big Bear de Yamaha, neuf et courant ou neuf et non-courant, et recevez un treuil électrique A1500CL de marque Warn.L'installation du treuil incombe au client.Une installation correcte est cruciale et si le treuil est monté sur un V.T.T., nous recommandons que le travail soit fait par un concessionnaire.En vigueur entre le 1CT août et le 31 octobre 1991 Yamaha recommande que tous les pilotes de VTT.suivent un cours canadien de formation sur les V.T.T.Le port d'un casque, de lunettes protectrices et de vêtements de protection est essentiel à votre sécurité.Ne jamais emprunter de voies publiques ou rouler sur le pavé.Ne jamais emporter de passagers ni conduire en état d'ébrieté.Respecter l'environnement et toujours superviser les jeunes pilotes. d'allumage.Le système de refroidissement, tant pour le moteur que pour l'huile-moteur et l'huile de la transmission, peut être surdimensionné pour un service dur.Le type de suspension avant peut être à ressorts hélicoïdaux ou à barres de torsion, selon la capacité requise, alors que la suspension arrière (à lames de ressorts) peut également être renforcée.La boîte de vitesses se présente en version de quatre ou cinq rapports manuels et en trois rapports au- tomatiques avec en plus F option «Overdrive».Les équipements de remorquage sont intégrés au pare-chocs, pour des charges légères ou moyennes.Ils sont cependant intégrés au châssis pour la capacité maximale.Les freins sont généralement à disques à l'avant et à tambour avec système anti-blocage à l'arrière.En somme, un pick-up, ça se bâtit dans le bureau du vendeur.À moins, bien sûr, de choisir celui qui est dans la cour du concessionnaire.¦ IPL VQUS RELIE A VOTRE PROFIT En tant que spécialistes du système sysvac, nous savons comment faire pour vous faciliter la tâche et la rendre plus rentable.Depuis plusieurs années, nos travaux de recherche et développement ne cessent d'améliorer les composantes pour recueillir l'eau d'érable.Nous visons autant l'augmentation de la productivité que la protection de votre érablière.Les systèmes de tubulure, les chalumeaux et les raccords IPL se distinguent par leur qualité, et ils représentent ce qu'il y a de plus innovateur en fait de 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3000 kilos doivent être soumis à une inspection annuelle.Or nombreux sont les «six-roues» difficilement récupérables et coûteux à entretenir, à immatriculer et à assurer.De là, une nouvelle mode a été créée: celle des pick-up, à quatre roues motrices, de préférence, avec une remorque à essieu double ou triple.En plus de conserver sa vocation normale, où il allie économie et mobilité, ce pick-up empiète sur les tâches de ses grands frères, en remorquant des charges pouvant atteindre les 5 tonnes (bien équipé, évidemment).Le prix des pick-up varie beaucoup.La version de base dépasse un peu les 14 000 dollars (sans taxes).Ajoutons quelques options, tels la cabine allongée, les quatre roues motrices, la cabine climatisée, l'attelage de remorque de service dur, lagrosse transmission automatique, et vous atteignez assez facilement les 25 000 dollars.Le marché d'occasion est assez limité et les aubaines sont très recherchées.Dans bien des cas, les camionnettes offertes présentent tellement d'options que, même si elles sont usagées, leur prix est supérieur à celui d'un modèle de base neuf.Dans le contexte des fermes, la camionnette demeure un outil certes très pratique, mais d'usage limité.Généralement, le temps vient à bout du véhicule avant l'usure mécanique.Un entretien minutieux saura lui conserver une jeunesse sinon éternelle, du moins très longue.Elle est alors facile à rentabiliser, agréable à utiliser et, une fois passées les années de grosse dépréciation, elle conservera une valeur de revente stable.Un petit regard sur les modèles d'il y a dix ans, qui sont bien entretenus, saura vous convaincre qu'ils ne se démodent pas si facilement que cela.R.D.44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 MACHINERIE Un VTT, c'est sérieux! L'air de rien, les petits véhicules tout terrain ont en quelques années révolutionné le travail agricole.par Aubert Tremblay On s'en sert pour aller faire des clôtures, chercher les animaux, voir ses semis, pour éviter d'utiliser un gros tracteur.On s'en sert même pour un travail on ne peut plus agricole: le vasage.Il suffit d'y greffer un semoir électrique.Bref, les véhicules tout terrain ont acquis leurs lettres de noblesse et se sont hissés au rang des véhicules utilitaires.«On s'en sert tous les jours», dit Claude Couture, le gagnant du Mérite agricole de 1990.«La plupart des agriculteurs en ont au moins un» continue le président de la Fédération des clubs de moto associés, André Aussant.Pourtant, à l'origine, ils avaient été conçus pour n'être que des engins de loisir.Et mal conçus à part ça, selon André Aussant.«Ils n'étaient utiles à rien du tout sauf à se casser la figure, lance-t-il, c'était des engins instables et faciles à renverser vers l'arrière.» Aussi, les premiers trois-roues, avec leur petit moteur de 70 ou 90 ce, ne se vendaient pas beaucoup.Mais avec l'avènement des quatre-roues, les fabricants ont compris le potentiel utilitaire de leurs machines et ils ont commencé à les rendre à la fois plus puissantes et plus sécuritaires.Les ventes ont fait un bond.«Quand les premiers trois-roues sont arrivés, vers 1973, pas beaucoup de monde en achetait, se rappelle Diane Laçasse du Moto Centre Honda de Saint-Hyacinthe.Mais au début des années 80, on a commencé à avoir des modèles de 125 et 200 ce avec un porte-bagages et une barre de tire.Les gens se sont mis à les utiliser pour Claude Couture, de Saint-Bernard-de-Lacolle, utilise son VTT pour réensemencer les parties endommagées des luzernières.remplacer un tracteur.Il y en a même qui s'en servaient pour tirer des charrettes de foin!» Au milieu des années 80.elle en vendait jusqu'à 40 par année.Il faut dire qu'à cette époque est arrivé un nouveau modèle avec quatre roues motrices et un moteur de 350 ce.«Presque un tracteur», dit-elle.Les fabricants semblent donc s'être résolument tournés vers la clientèle agricole et forestière.Aujourd'hui, Diane Laçasse estime que 70 % de ses clients sont agriculteurs.«La publicité s'oriente d'ailleurs vers eux, les forestiers et les chasseurs-pêcheurs», souligne-t-elle.Les modèles les plus populaires chez les agriculteurs, semble-t-il, sont ceux à quatre roues motrices.Certains sont dotés d'un moteur à quatre temps et ont une transmission spécialement conçue pour tirer des charges.L'accessoire le plus populaire est évidemment la remorque, dont on se sert pour apporter des outils, du fil de fer, même des balles de foin ou des sacs de moulée.On s'en sert même pour ôter la roche des champs, quand il n'y en a pas trop.On peut aussi leur greffer un semoir électrique, mais il faut alors faire preuve d'un peu de débrouillardise, puisqu'ils ne sont pas toujours conçus pour permettre cette utilisation.C'est le fabricant du semoir, dans ce cas, qui adapte son produit aux VTT, pas l'inverse.Ça oblige, par exemple, à percer les ailes arrière pour installer les barres qui retiennent le semoir.Et la sécurité?En devenant des véhicules utilitaires, les VTT n'ont pas perdu tout à fait leur image d'engin dangereux.Bien sûr, les vendeurs ont accepté de ne plus importer de trois-roues.Ils ont aussi éliminé du marché certains modèles plus conçus pour la compétition que pour le loisir ou le travail.On en a déjà vu un, par exemple, doté d'un moteur de 500 ce.Une vraie bombe.«II y a un consensus parmi les fabricants, dit André Aussant, on est en train de mettre à l'écart certains modèles trop puissants.» Les risques sont donc beaucoup moins importants qu' avant, et les VTT sont de moins en moins considérés comme des dangers publics.Sauf qu'il y a encore des accidents.«Mais il y aura toujours des gens imprudents», répond André Aussant.Le ministère des Transports serait en train d'implanter une réglementation pour assurer la sécurité des usagers.On aurait déjà produit un livre blanc sur le sujet, où on parle d'une limite d'âge de 14 ans par exemple, de l'obligation de porter un casque et d'allumer ses phares.«Le problème, soutient André Aussant, c'est que personne n'est mandaté pour faire respecter le règlement.Les mo-toneigistes ont leurs propres patrouilleurs; nous, on demande la même chose, avec des sentiers reconnus par la loi.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 45 ____L E G E N D NORTHRUP KING Nouvelle Luzerne Multifoliée Météo - Août 1 Précipitations II f||§ H Températures 2 Précipitations m§ i H H i Hit Températures I I I I I I Pluie 'ffffifr, Averse .1 Frais Chaud Abitibi—Témiscamingue Le temps sera plus frais et plus humide que la normale en août.Nébulosité variable et averses occasionnelles du 1er au 7, où la température dépassera la plupart du temps la normale.Temps ensoleillé et températures agréables du 8 au 18, exception faite d'averses autour des 13 et 15.Du 19 au 24 inclusivement, période de nuages et de pluie, suivie de beau temps frais du 25 au 28.On prévoit du temps doux, mais avec averses, du 29 au 31.Vallée de l'Outaouais En août, temps plus frais et plus humide que la normale.Les 2 et 3, averses et température voisine de la normale, puis averses occasionnelles et temps chaud du 4 au 8.Prévision de beau temps doux du 8 au 12, puis d'averses du 13 au 15.Il s'ensuivra une période humide avec températures proches de la normale du 17 au 22.Du 23 au 28, du beau temps, mais avec rafraîchissement vers le 25.Le mois se terminera par un temps plus doux parsemé d'averses, du 29 au 31 et jusqu'au 2 septembre.Montréal et Cantons-de-l'Est Le temps devrait être plus frais et plus humide que la normale.Après un mélange de beau temps et d'averses du 1er au 5, marqué d'un réchauffement, le temps devrait être chaud et parsemé d'averses les 6 et 7, puis beau et chaud le 8.Températures agréables la plupart du temps du 8 au 24, avec d'importantes périodes d'averses autour du 15 puis du 18 au 22.On s'attend à du temps frais et ensoleillé du 24 au 28, suivi d'une période d'averses du 28 jusqu'au 2 septembre.Saguenay—Lac-Saint-Jean Août s'annonce plutôt frais et humide.Temps généralement plus chaud que la normale du 1er au 8, avec d'importantes averses autour des 2,3,6,7 et 8.On prévoit du soleil la plupart du temps avec températures agréables du 9 au 14.On prévoit du temps pluvieux autour du 15, puis presque tous les jours du 17 au 20 ainsi que les 22 et 24.Le temps devrait être beau et frais du 25 au 29, suivi d'averses et de temps plus doux du 30 août au 2 septembre.Gaspésie et Nouveau-Brunswick On s'attend à un mois d'août plus frais et plus humide que la normale.Températures proches de la normale et averses du 1 "au 3, puis temps plus chaud du 4 au 8, accompagné d'averses vers les 6 et 8.De bonnes possibilités de températures proches de la normale la plupart du temps du 9 au 24, accompagnées de plus de soleil que de coutume.Toutefois, on annonce de grosses pluies autour du 15 ainsi que les 21 et 22.Du 25 au 28, du beau temps frais, puis réchauffement et averses vers la fin du mois. Comment la garder en parfaite condition.Tous les producteurs laitiers savent qu'une meilleure alimentation garde leurs vaches en meilleure condition.Ils n'ont qu'à les regarder.L'inoculant d'ensilage de marque Sila-bacs améliore l'ensilage.Ce n'est pas de la vantardise, c'est un fait: 27 essais de performance bien documentés avec des ensilages de maïs, de luzerne, de graminées et de céréales en ont fait la preuve! Un autre test récent au Collège Macdonald a confirmé cette vérité.On a constaté encore une fois qu'un ensilage de luzerne inoculé avec le Sila-bac 1174 aidait les vaches haute productrices à conserver un meilleur état de chair.En fait, durant la période de lactation maximale, leur perte de condition de chair fut 75% moins élevée que celle d'autres vaches semblables mais nourries avec un ensilage non traité.Evidemment, le maintien de l'état de chair est crucial pour assurer la persistance de la production de lait et assurer une bonne reproduction plus tard.Le Sila-bac 1174 améliore le goût et la consommation des aliments, en plus de bonifier la qualité des protéines et la digestibilité des fibres .qui sont tous des facteurs critiques de production.Contactez votre représentant de Pioneer sans délai.Il pourra vous communiquer les résultats complets de cette étude réalisée au Collège Macdonald.Il pourra aussi vous fournir ce que beaucoup de producteurs laitiers progressifs utilisent déjà pour garder leurs vaches en meilleure condition .l'inoculant d'ensilage Sila-bac 1174.Pour une meilleure alimentation, c'est un fait, inoculez avec Sila-bac! ç&S SILA-BAC PIONEER HI-BRED LIMITEE.CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.©Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée. Météo - Septembre 1 Précipitations m mm iimiiii Températures 2 Précipitations Bf ÉÉÉÉ 1 M 1 Températures llllll Pluie Averse 1 Frais Chaud Abitibi—Témiscamingue Températures et pluviosité proches de lanormale en septembre.Probabilité d'averses et de températures voisines de la normale les 1er et 2 du mois, puis temps clair le 3.Du 4 au 6, temps chaud et ensoleillé, suivi de temps plus frais, nuageux et marqué d'averses du 7 au 9.Les nuages et averses domineront la période du 11 au 14, mais la température sera proche de lanormale.Temps surtout nuageux du 15 au 19, mais peu de pluie et températures douces.En revanche, à partir du 20 septembre et au début d'octobre, de la pluie presque tous les jours, avec température assez fraîche autour du 28, peut-être avec un peu de neige.Vallée de POutaouais Températures et pluies proches de la normale.Probabilité d'averses et de températures agréables les 1" et 2, suivies d'une période chaude et ensoleillée du 3 au 6.Du 7 au 9 inclusivement, puis du 11 au 14, températures voisines de la normale et averses.Du beau temps les 15 et 16, mais des averses et de la chaleur les 17 et 18.Averses et temps doux la plupart des jours du 20 septembre au début d'octobre inclusivement, mais rafraîchissement autour du 28 septembre.Montréal et Cantons-de-l'Est Dans l'ensemble, septembre sera plus chaud et plus humide que la moyenne.Températures voisines de la normale du 1er au 3, avec averses le 1er et le 2.On peut s'attendre que les 4,5 et 6 seront en majeure partie chauds et ensoleillés.Période dans l'ensemble proche de la normale comme température du 7 au 16, avec pluies généreuses du 6 au 9 ainsi que les 12 et 13.Probabilité de temps chaud du 17 au 19, avec pluies les 17 et 18.Les températures seront surtout proches de la normale du 20 au 28 et il surviendra des pluies autour des 23, 25 et 26.Du 29 septembre au 7 octobre, temps frais et pluvieux.Saguenay—Lac-Saint-Jean Les températures et les pluies seront voisines de la normale.Du 1er au 3, averses et températures proches de la normale, puis temps chaud et ensoleillé du 4 au 6.Du 7 au 16, températures proches de la normale.Les averses sont surtout prévues autour des 8, 9, 11, 12 et 16.Du beau temps chaud du 17 au 20, puis températures voisines de la normale le plus souvent du 21 au 28, avec averses vers le 21 et du 23 au 26.Temps frais et pluvieux, peut-être avec un peu de neige, du 29 septembre au 7 octobre.Gaspésie et Nouveau-Brunswick En majeure partie, le temps sera plus frais et plus humide que la normale en septembre.Du 1er au 4, températures proches de la normale avec averses occasionnelles, puis temps surtout chaud et ensoleillé du 5 au 7.On prévoit une période humide avec températures modérées du 8 au 13, suivie de temps agréable et ensoleillé du 14 au 16.Probabilité de temps chaud et humide du 17 au 19, puis période douce et ensoleillée du 20 au 28, interrompue par la pluie vers les 22 et les 26 et 27.Du 29 septembre au 8 octobre, temps humide et plus frais.43 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 Les masses d air s affrontent au-dessus du Québec METEOROLOGIE 14 12 10 8 6 4 2 km I Nuages à développement vertical Nimbo-cumulus Nuages stratifiés Front froid Cirrus Cirro-cumulus ««S Alto Stratus bo stratus /////.Front chaud Déplacement des masses d'air et nuages caractéristiques Tout l'art de la météorologie consiste à prévoir les déplacements des fronts chauds et des fronts froids.par Michèle Laframboise Pluie verglaçante, gel hâtif, inondation, écarts de température, les aléas du climat pèsent lourdement sur nos récoltes.L'agriculteur sait qu'il dépend d'un phénomène sur lequel il n'a aucun pouvoir.Alors il s'efforce de prédire le temps qu'il fera.Au Québec, deux grandes masses d'air se disputent annuellement la préséance.Ce sont la masse polaire continentale, froide et plutôt sèche, venant du nord-est, et la masse tropicale, chaude et humide, qui vient du sud-ouest.En hiver, la masse polaire s'étend et la masse tropicale se retire vers le sud.À l'occasion, nous avons une incursion de la masse d'air arctique.On enregistre alors des records de froid.Une question de fronts La rencontre entre deux masses d'air forme un front, souvent très visible, car les masses d'air se mélangent peu.Tout l'art de la prévision météorologique consiste à déterminer leurs déplacements.Lorsqu'un front chaud rencontre une masse d'air froid, il grimpe pardessus, parce que l'air froid est plus dense.En s'élevant, sa température se refroidit et la vapeur d'eau qu'il contient se condense.La venue de ce front est souvent annoncée deux ou trois jours à l'avance par de beaux cirrus effilochés qui s'étirent très haut dans le ciel.Puis leur altitude décroît, les stratus s'assemblent, l'indice d'humidité augmente.Enfin, une pluie monotone tombe d'un ciel gris uniforme, parfois pendant plusieurs jours.Les variations du temps peuvent aussi être brusques.On peut passer du beau temps à l'orage en l'espace de Michèle Laframboise est journaliste-pigiste et étudiante à la Polytechnique.quelques heures.L'avance plus rapide d'un front froid sous une masse d'air chaud produit un changement plus violent.L'air chaud est poussé vers le haut, et des cumulus ouatés croissent en altitude jusqu'à la limite de la troposphère.Ils prennent alors la célèbre forme d'enclume des Nimbo cumulus.Ces nuages contiennent à la fois des cristaux de glace à leur sommet (la température peut atteindre -30 °C, à 10 ou 12 kilomètres, même s'il fait très chaud au sol) et des gouttelettes d'eau à la base.Ces écarts induisent, par effet thermoélectrique, une charge positive au sommet du nuage et négative à sa base.Le sol lui-même devient positif.Lorsque la tension est suffisamment forte, un orage éclate.Les éclairs rétablissent l'équilibre des charges.Quelques heures plus tard, le ciel s'éclaîrcit et il fait plus frais.Certains orages particulièrement violents éclatent lorsqu'un front froid, tournant autour d'un centre de basse pression, rattrape et contourne le front chaud qui le précède.Le front froid coince ainsi l'air chaud en altitude.L'orage du 14 juillet 1987, sur la région de Montréal, est une illustration de ce phénomène.U a causé des inondations mémorables.Chez nos voisins du Sud, des tornades s'ajoutent à ces tempêtes.Notre climat plus frais ne fournit pas les conditions requises pour créer des tornades, bien que le sud de l'Ontario ait déjà été atteint.Le fleuve est un autre facteur important dans notre climat.L'énorme masse d'eau de l'estuaire, qui ne gèle jamais, humidifie l'air de la Côte-Nord et de la Gaspésie.C'est pourquoi on y enregistre les plus importantes chutes de neige.La vallée du Saint-Laurent, encadrée par les Laurentides et les Appalaches, reçoit également cette humidité.Des nuages à l'envers Grêles et verglas préoccupent aussi les cultivateurs, à cause des dommages qu'ils causent aux arbres et aux cultures.La prévision des tempêtes de grêle pose des difficultés, car la durée de vie des nuages d'orage est très courte et il faut prévoir leurs déplacements.Environnement Canada utilise certaines formules pour évaluer la probabilité de nuages ayant une forte inversion de température.C'est-à-dire que contrairement à l'habitude, l'air est plus froid au bas du nuage qu'au milieu (nuages convectifs).Le verglas, quant à lui.est également causé par une inversion de température du nuage, mais à basse altitude, alors que la température au sol est sous le point de congélation.Le grésil, qui peut se produire durant LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 49 l'été, résulte d'une inversion de température plus élevée dans le nuage.La pluie formée en altitude gèle en traversant une couche d'air froid.Plus cette couche est épaisse, plus les grêlons seront gros.Un grêlon de 766 grammes est tombé au Kansas en 1970.Ici, ils dépassent rarement quelques grammes.- COURBEDE TEMPÉRATURE )°c 10-8-fi- y cristaux ***** J\ A- déglace '**.*X\ (A A ,, ,, A A A A \ m (s.gouttes "VVVVN \ 0 4- \"\ d'eau liquide WW I \ ( ^surgelée ,WVW > 2km- XiXXXXXXX f nrûlû r J X J X j- .SOUS 1 x qrsie x x x x x x no.\ ¦ _ X X X X X X u C \ xxxxxxxxi ¦ Grêle ou grésil .10o De bonnes prévisions météorologiques ne sont pas tout.Le relief, la présence ou l'absence d'une forêt induisent des microclimats particuliers.Ainsi, le versant sud d'une montagne est plus ensoleillé et accueillera des espèces d'arbres moins résistantes au froid, tandis que des bancs de neige persévèrent sur sa face nord.Un champ protégé du vent par un épais rideau d'arbres aura une température plus élevée.Une dépression très humide, comme une tourbière, induit un microclimat plus frais.Enfin, les constructions humaines, les autoroutes à forte densité de circulation peuvent affecter la croissance des plantes situées à proximité.Indice d'assèchement L'indice d'assèchement est utile à connaître pour ceux qui veulent faire sécher les foins.Il est établi par Environnement Canada à partir de la température observée, du nombre d'heures d'ensoleillement, de la vitesse du vent et de la présence ou l'absence de précipitations.L'indice varie entre 20 et 70, maximum rarement rencontré au Québec.Un indice sous 20 indique une forte humidité; de 20 à 40, l'indice est modéré.Au-dessus de 40, le temps est très sec.Des régions telles la Gaspésie et la Côte-Nord, recevant l'humidité du fleuve, ont des indices d'assèchement plus faibles que la vallée du Saint-Laurent ou l'Outaouais.Culture et climat Le succès des cultures est étroitement lié au nombre de jours sans gel.Montréal peut compter 154 jours sans gel.Les gels tardifs et hâtifs sont relativement prévisibles.Des Pluie verglaçante années d'observations ont permis d'établir qu'entre le 3 mai et le 6 octobre, le risque de gel à Dorval est quasi nul.Il se produirait une exception par 20 ans.Autre instrument dans la main des météorologues: les degrés-jours de croissance.Chaque degré au-dessus du minimum de 5 °C lors d'une journée est un degré-jour.La région de Montréal reçoit en moyenne 2112 degrés-jours.Ce nombre tombe à 1690degrés-jours à Québec, 1391 en Abitibi (Val-d'Or), 1338 en Gaspésie (Gaspé).Les moyennes de degrés-jours d'une région permettent d'évaluer quelles cultures s'y adapteront le mieux.L'unité thermique (U.T.) est aussi employée.¦ La pluie, le beau temps et l'atmosphère! La troposphère, qui renferme 80 % de 1 ' atmosphère, est une mince couche où se forment les nuages et rugissent les vents.La température diminue avec l'altitude, et même s'il fait doux au sol, le point de congélation est atteint à 3 km d'altitude.Les longs «cheveux» blancs (cirrus) qui se forment à cette hauteur sont entièrement constitués de cristaux de glace.Par contre, les nimbostratus, formés sous 2 km, donnent un ciel gris uniforme et.pluvieux.À 12 km d'altitude commence la stratosphère, où les couches d'air moins denses, intouchées par les tempêtes, se mélangent peu entre elles.Ça n'empêche pas les gaz formés en surface (comme les CFC) de l'atteindre par diffusion, au bout de sept ou huit ans, et d'y demeurer des siècles.Les cendres émises lors de l'éruption du Krakatoa en 1883 s'y promènent encore.C'est dans la stratosphère que s'étend, entre 15 et 35 km, la célèbre couche d'ozone, qui absorbe une grande partie des ultraviolets.Son épaisseur atteint un maximum à 20 km, altitude à laquelle voyagent beaucoup d'avions.La troposphère ne connaît pas de repos.La rotation de la terre, son axe incliné créent des inégalités dans son épaisseur.On peut les voir comme les bosses et les creux d'une couverture qui suivrait la hauteur de pression de 20 kPa.Ces inégalités entraînent la formation des systèmes de haute et basse pressions dont les mouvements font la joie des météorologues.Les vents soufflent d'une région de haute pression vers une de basse pression, mais pas en ligne droite! La rotation de la terre leur imprime une trajectoire courbe.C'est pourquoi les vents tournent en sens horaire autour des zones de haute pression (appelées anticyclones) et inversement autour des zones de basse pression.En météo, il n'y a pas de ligne droite.Une masse d'air possède une température et un degré d'humidité particulier, selon son origine et sa latitude.Une masse d'air formée au-dessus d'un océan sera très humide, et apportera un air frais aux côtes.On distingue quatre types de masses d'air selon les latitudes: la masse arctique, froide et sèche, au-dessus des pôles; la polaire continentale, qui vient du nord du Canada; la tropicale, venant du sud des Etats-Unis; et l'équatoriale qui n'affecte pas nos régions.M.L.50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 NOUVEAUX PRODUITS Système d'épandage Faucheuse-conditionneuse La compagnie Kuhn lance une nouvelle faucheuse-conditionneuse pour couper de 8 à 10 acres en seulement une heure.Le Super-sized FC350 coupe sur une largeur de 11 piedsôpoucesàchaque passage.Kuhn assure à ses clients que le modèle proposé donne une récolte d'excellente qualité et une plus grande valeur nutritive au foin récolté.Le conditionneur peut être arrêté si l'utilisateur désire passer au fauchage traditionnel.Ce modèle peut être utilisé à des vitesses de 7 à 9 milles à l'heure avec 90 chevaux de puissance.Il donne d'excellents résultats en terrains plats ou accidentés grâce à une très bonne suspension.Pour plus d'information, communiquer avec Kuhn Farm Machinery inc., P.O.Box 224, Vernon, New York 13476, tél.: (315) 829-2620.Plus de puissance John Deere lance une nouvelle moissonneuse-batteuse à entraînement hydrostatique, la 4435.Elle possède 21 chevaux de plus que le même modèle à boîte de vitesses mécaniques qu'elle remplace.John Deere prévoit qu'elle offrira une plus grande facilité d'utilisation surtout quand il faut régler la vitesse de déplacement selon les conditions de la récolte et du champ.Ce nouveau modèle comprend un batteur de 24 po de diamètre par 41 po de large et un contre-batteur de 23,2 po fournissant une grande surface de battage avec trois barres striées en contact avec le contre-batteur pour un battage complet.Cette nouvelle conception permet également à l'opérateur de choisir des vitesses du batteur plus lentes afin d'obtenir une grande qualité du grain.Wic vient tout juste de lancer la rampe d'épandage EcoloWIC.Cette dernière est spécialement conçue pour épandre le lisier sur les cultures en période de postlevée.Adaptable à plusieurs marques d'épandeurs à fumier liquide, elle recouvre le lisier de terre et prévient la pollution par le vent et le ruissellement.Un ordinateur et une pompe doseuse optionnels assurent un dosage agronomique précis en fonction des besoins et de la capacité d'absorption du sol.Pour informations supplémentaires, s'adresser à Wic inc., 784, rue Principale.Wickham (Québec), JOC ISO, tél.: (819) 398-6822.Bêcheuse rotative John Buhler vient tout juste de lancer une nouvelle bêcheuse à attache trois points pour compléter sa Epandeur à fumier Ford New Holland propose maintenant six nouvelles boîtes pour ses épandeurs à fumier.Les nouveaux modèles de la série-100 offrent des planchers de polyethylene de haute densité, très résistants aux coups et aux acides.Les côtés des boîtes sont montés en acier renforcé et conçus pour résister à la corrosion.Le responsable des épandeurs chez Ford New Holland.John Oehler, est très fier du plancher en polyethylene, puisque ce dernier, tout en étant plus résistant que le bois, est fabriqué à partir de contenants de lait de plastique recyclés.Comme nos clients, nous pensons à l'environnement, souligne-t-il.gamme de produits agricoles Farm King.La nouvelle bêcheuse sera offerte en deux modèles, dont un de 48 ou 60 pouces pour les sols légers.L'autre de 60, 72 ou 84 pouces sera destiné à répondre aux besoins des agriculteurs.U sera plus performant dans les sols lourds recouverts de végétation.Pour plus d'information, communiquer avec Larry Schroeder, téléphone: (204) 822-4467.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 51 INDEX DES ANNONCEURS ACÉRICULTURE IPL Inc.p.44 ALIMENTATION Pioneer Hi-Bred Limitée p.47 DIVERS Koltec Élec.Fencing Systems Newmac Mfg.Inc.p.19 p.61 ÉQUIPEMENT Dickey-john Canada Inc.Équip.Dussault Inc.Godro Inc.J.O.Lévesque Limitée Soubry Dist.Ltée p.19 p.10 p.25 p.29 p.21 EXPOSITIONS Expo-Québec P-2 MACHINERIE Deere & Company Ford New-Holland Inc.Kverneland Inc.White-New Idea p.32-33 p.37 p.63 p.68 PESTICIDES Agro-100 Ltée Monsanto Canada Inc.p.40 p.67 PIÈCES Équip.Sportifs & Forestiers J.G.Inc.Kverneland Inc.p.5 p.16 PNEUS Goodyear Canada Inc.Services de Pneus C.T.R.p.22 p.11 SANTÉ ANIMALE Smithkline Beecham Pfizer Canada Inc.p.27-54 p.24 SCIE À CHAÎNE Stihl Canada de l'Est Ltée p.35 SEMENCES Maple Seed Inc.Northrup King Ltée p.31 p.46 SERVICES Ass.des Entrepreneurs en Drainage agri.du Québec Volailles Gilles Lafortune p.13 p.28 VOYAGES Voyages Constellation Ltée p.14 VTT Honda Canada Inc.Yamaha Motors of Canada Ltd.p.4 p.43 Engrais à base de crevettes Un engrais 100 % naturel à base de produits marins, le HUMIX, vient d'être lancé par Aquaterre inc., une filiale de Purdel.Ce nouveau produit est composé de tourbe de sphaigne et de résidus de crevettes et autres produits marins, tels poissons et algues marines.Il est inodore, ne contient aucun additif chimique, offre, en plus d'une grande capacité de rétention d'eau, une grande diversité d'éléments fertilisants naturels.Il confère au sol une fertilité prolongée.On le recommande particulièrement pour les pelouses, potagers, fleurs et arbres ou arbustes.NOUVELLES DE L'INDUSTRIE BOVITEQ Ann Louise Carson, anciennement membre du cabinet du ministre de l'Agriculture Michel Page, vient d'être nommée directrice générale de BOVITEQ, une filiale du CIAQ.BOVITEQ est en activité depuis 1986 et a été mis sur pied pour compléter le mandat du CIAQ de pourvoir à l'amélioration génétique du cheptel bovin.Les principales activités de ce service demeurent les mêmes aujourd'hui: la recherche, l'accueil de vaches donneuses ainsi que la commercialisation d'embryons québécois à l'étranger.Case IH Dennis E.Schwieger a été récemment nommé vice-président de la gestion des équipements agricoles chez Case IH.Ralston Purina Karen Sample, bien connue des producteurs de lait et de porcs de l'Ontario pour avoir longtemps été responsable des revues «Ontario Milk Producer» et «Swine».vient d'être nommée gérante des communications chez Ralston Purina.Karen Sample s'exprime dans un excellent français.Hoechst Gordon Roger vient d'être nommé directeur national des ventes chez Hoechst.Il dirigera une équipe de commercialisation qui offre la gamme complète de produits vétérinaires et d'additifs Hoechst pour les moulées destinées aux élevages de bestiaux et de volailles à travers tout le pays.Le CIPQ s'agrandit Centre d'insémination porcine du Québec inc.Le Centre d'insémination porcine du Québec vient d'agrandir ses installations à Saint-Lambert.Le ministre Picotte a procédé à l'inauguration des nouveaux locaux en mai dernier.Le CIPQ comptera maintenant 80 verrats de plus.On a profité de l'occasion pour annoncer l'embauche d'un représentant pour faire la promotion des services du Centre et assurer le suivi auprès de la clientèle.52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 ÉTATS GÉNÉRAUX Le zonage, un frein nécessaire On pourrait appliquer des critères différents selon les régions, mais on risquerait des excès.La CPTAQ a créé une zone verte «permanente».Cette rigidité risque-t-elle d'étouffer dans l'oeuf des initiatives de développement?par Aubert Tremblay Le zonage agricole est un frein au développement des régions», disent les uns.«Au contraire, il a permis d'éviter des développements anarchiques et coûteux», répondent les autres.Le moins que l'on puisse dire, c'est que la protection du territoire agricole est encore loin de faire l'unanimité.Pourtant, la révision de la zone verte qui s'achève n' a pas fait trop de remous.Il faut dire qu'elle s'est faite en consultant les intéressés: les MRC et l'UPA.Les responsables de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), du moins, ont l'air très satisfaits de leur travail.Ils affirment que les MRC ont dorénavant tout l'espace qu'il leur faut pour se développer et qu ' il n ' y a pas eu d'empiétement injustifié sur la zone agricole.«Nous pouvons expliquer et motiver chacun des hectares que nous avons sortis de la zone verte», soutient le responsable de la révision, Bernard Ouimet.Préparé pour la révision Il faut dire que, contrairement aux premiers temps du zonage agricole, les MRC étaient mieux préparées qu'auparavant pour faire la révision.Elles avaient déjà fait l'exercice de préparer un plan d'aménagement, alors que, la première fois, elles ne connaissaient pas le zonage et n'avaient pas l'expertise qu'elles ont maintenant.De la même manière, la CPTAQ avait elle aussi acquis douze ans d'expérience depuis les premiers décrets.«La première fois, on s'était simplement dit: mettons le Québec pas mal vert, on s'adaptera ensuite, dit Bernard Ouimet.Maintenant, la loi ne prévoit pas d'autre révision.» Mais c'est justement ce caractère rigide de la Commission qui est le plus souvent critiqué.«Une MRC ne peut pas prévoir son développement futur lot par lot.c'est impossible, surtout là où actuellement il n'y a aucun développement», objecte le professeur Bernard Vachon.de l'UQAM.Selon lui.la situation actuelle crée un climat d'immobilité.«Si les investisseurs voient le zonage comme intouchable, ils ne feront pas de demande de dézonage», dit-il.Il vaudrait mieux, à son avis, créer au contraire un climat d'ouverture aux initiatives nouvelles.Du moins dans les zones en perte de vitesse.C'est toujours le même problème, selon lui: si tout le monde s'en va, les agriculteurs s'en iront aussi.«Comment sauver l'agriculture s'il n'y a pas de communauté locale?», demande-t-il.«Il n'y a pas une MRC qui peut dire qu'elle n'a pas l'espace pour son développement à long terme, lui répond Bernard Ouimet.Et on a toujours dit oui aux demandes de dézonage quand il s'agissait d'enjeux économiques majeurs.Vous ne pourriez pas m'aligner dix cas d'industrie qu'on a empêchée de s'implanter.» Tout ce que veut la Commission, en fait, c'est créer le réflexe de penser d'abord à construire en zone blanche.Si c'est impossible, le promoteur doit en faire la preuve.«Et nous convaincre ensuite que l'endroit qu'il a choisi est celui qui a le moins d'impact sur l'agriculture», poursuit Bernard Ouimet.Mais c'est justement contre ce genre de complication que s'insurge Bernard Vachon.Si la CPTAQ n'a pas eu à refuser beaucoup de demandes de dézonage, c'est que plusieurs demandes n'ont tout simplement pas été faites, par peur de ces complications-là.Et il ne faut pas croire non plus que toutes les municipalités ont de l'espace pour se développer.Les MRC, oui, mais pas toutes les municipalités.C'est d'ailleurs un principe de base de la réforme.«On a signé des ententes avec les MRC, explique Bernard Ouimet.pas avec les municipalités.» À elles de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 53 s'entendre.«Il serait ridicule que chaque municipalité ait son parc industriel!» De toute manière, c'était clair depuis le départ: la loi a créé les MRC pour obliger les villes à planifier ensemble leur développement.C'est donc aux MRC que la Commission devait s'adresser.Et puis, elle doit absolument présenter une image de rigidité et de permanence.«Le pire qu'on pourrait fajre, soutient Bernard Ouimet, c'est laisser planer une incertitude sur le long terme.» Ce serait ouvrir la porte Les affaires sont les affaires, et la seule mesure de succès de votre entreprise est le bénéfice net, c'est-à-dire si vous pouvez ou non obtenir un bon rendement de vos investissements.Pour un producteur porcin, un des facteurs de réussite les plus importants demeure la protection de ses investissements.Et c'est précisément le rôle de FarrowSure B.FarrowSure B aide à protéger les truies et les cochettes contre les maladies de la reproduction souvent fort coûteuses: parvovirus, rouget et six souches de leptospires.incluant L.bratisiava.Cette protection se traduit non seulement par un meilleur état de santé de votre troupeau, mais aussi par l'augmentation du nombre de porcelets par portée.Il s'agit là d'un gain tangible, qui s'inscrit directement à la colonne des bénéfices nets.aux excès dans les régions fertiles, et convoitées, de la plaine du Saint-Laurent.Ne pourrait-on pas alors séparer le territoire en deux zones: là où le développement prime et là où c'est la protection des terres?Bernard Vachon semble pour ce genre de découpage.«Il faudrait que pour les régions en danger le critère de la viabilité économique devienne le critère principal, explique-t-il.Mais il est toujours mal vu d'utiliser un argument de deux poids deux mesures.» FarrowSure B est un nom reconnu par l'industrie porcine.Les producteurs savent qu'il est sûr et facile d'emploi, puisqu'il ne requiert aucun mélange.Et maintenant, avec un surcroît de protection contre L.bratisiava, FarrowSure B représente un investissement judicieux.Pratique, efficace et sûr, FarrowSure B n'est disponible que chez votre vétérinaire.SmithKIme Beecham Santé Animale 3130 Pepper Mill Court, Mississauga, Ontario L5L 4X4 Bureau des commandes: 1-800-387-8218 Service technique: 1-800-668-4622 Et là, c'est l'UPA qui s'inquiéterait.Le président de la Fédération du Bas-du-Fleuve, Gratien D'Amours, pourrait être d'accord avec ce principe, à la limite.«Mais si on assouplit les règles à un endroit, avance-t-il, d'autres vont vouloir les mêmes possibilités.Ce serait comme une fissure dans un barrage: elle n'a l'air de rien, mais les conséquences peuvent être graves.» Souplesse égale danger Déjà qu'un peu tout le monde a tendance à sourire quand on leur parle de la «permanence» du zonage actuel.«J'y crois et je n'y crois pas, avoue Gratien D'Amours.Vous savez, avec une loi spéciale, il est toujours possible de ne pas passer par les mécanismes de la CPTAQ.» «Je ne sais pas combien de temps il va se passer avant qu'on ne recommence à donner des autorisations dans la plaine de Montréal», poursuit Bernard Vachon.On n'en sort pas.Tout est entre les mains des commissaires de la CPTAQ, qui doivent choisir parmi ces critères lequel est le plus important dans chaque cas.Heureusement pour Bernard Vachon et les autres défenseurs des régions éloignées, depuis 1985, la loi leur permet effectivement de baser leur argumentation sur la faible densité de population et l'éloignement.Quant à l'Union des municipalités régionales de comté, curieusement, elle ne se prononce pas.A son bureau de Sainte-Foy, on avoue être trop préoccupés par la réforme Ryan pour s'attarder à faire le bilan de la révision du zonage.«Autrefois, le ministre Garon disait que le zonage était un préalable au développement, résume Bernard Vachon, ce n'est pas comme ça qu'il faut le voir maintenant.Ce n'est pas une fin en soi mais un bon outil, qui va dans deux sens.» Pour la CPTAQ, c'est même une condition essentielle au développement.«Je soutiens que son rôle a été plus positif que négatif dans le développement, avance Bernard Ouimet.Ça a contribué à faire un aménagement moins écartelé.» Il avoue cependant que tout aurait été beaucoup mieux si l'Assemblée nationale avait d'abord voté une loi générale sur l'aménagement, comme celle qui a créé les MRC, avant de faire des lois ponctuelles pour protéger 1 ' un et l'autre des secteurs d'activité.«Le Québec est la seule province où la loi d'aménagement est arrivée après les autres», fait-il remarquer.¦ 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 FINANCE Le prix de revient mesure votre efficacité Un bon système permet de mesurer l'impact financier des actions entreprises sur la ferme.par Daniel Girard S'il y a un outil de gestion dont toute entreprise sérieuse a besoin pour réussiren affaires, c'est bien d'un système fiable et ponctuel d'analyse du prix de revient unitaire de production.L'agriculture n'échappe pas à cette réalité.En effet, les programmes de stabilisation ou les offices de mise en marché utilisent des modèles de calculs théoriques du prix de revient unitaire pour déterminer les niveaux des prix de soutien ou pour justifier les augmentations de prix de vente des produits agricoles.On calcule le prix de revient unitaire en additionnant les coûts totaux de production et en les divisant par le nombre total d'unités de production correspondantes, telles que le nombre de litres de lait produits, les tonnes de maïs produites, etc.Cette information situe chaque ferme en haut ou en bas des coûts de production moyens.Mais elle s'avère insuffisante lorsque l'on veut savoir à quel endroit on doit faire porter nos efforts pour améliorer l'efficacité et la situation financière à long terme de notre entreprise.En effet, une analyse plus approfondie nous permettra de décelerqu'une entreprise ayant un coût d'alimentation en bas de la moyenne verra ses efforts annulés à cause du coût de machinerie trop élevé.Par contre, une autre entreprise ayant le même coût de production que la première peut avoir des frais de médicaments vétérinaires trop élevés qui absorbent les économies réalisées par la machinerie.Bien sûr, chaque entreprise a ses particularités.Mais un prix de revient unitaire bien réparti permettra d'identifier ses forces et ses faiblesses.Daniel Girard, CM.A., est président d'Agio Gestion LGL inc.et producteur de céréales.Pour installer un bon système de prix de revient, on doit premièrement identifier les secteurs névralgiques de production.Par exemple, les coûts à î'étable, les coûts des cultures importantes, fourrages, céréales, etc.Ensuite, on doit identifier les frais propres à chaque poste à l'intérieur d'un secteur, par exemple les frais d'alimentation, les frais de santé animale, les frais d'insémination, etc.En fait, le nombre de secteurs et de postes bien identifiés nous permettra d'augmenter d'autant la précision des calculs effectués.Ensuite, il faut identifier les frais communs à plusieurs secteurs et déterminer une base de répartition la plus juste possible.Par exemple, pour répartir le coût des machineries entre les différentes cultures, on pourra utiliser les superficies cultivées.Pour les frais de financement, on pourra utiliser le capital investi dans chaque secteur.Finalement, il faut utiliser la comptabilité d'exercice qui tient compte des variations d'inventaires, de comptes à recevoir et de comptes à payer au cours de la période étudiée.Une fois que l'on a déterminé nos secteurs importants, les frais propres à chaque secteur et la base de répartition des frais communs, on est prêt à procéder à la comptabilisation des coûts et au cumul du nombre d'unités de production.Par la suite, on pourra déterminer notre prix de revient unitaire en divisant les coûts par les quantités.Afin que cet exercice soit efficace, il est très important de le garder à jour périodiquement.Idéalement au trois mois pour les productions continues comme le lait et une fois par cycle de production pour les productions saisonnières ou les lots d'élevages.De cette façon, on pourra mesurer l'impact de nos décisions sur les coûts de production et vérifier si elles contribuent à améliorer l'efficacité de la ferme.Un autre avantage du prix de revient, c'est qu'il nous permet d'analyser les suggestions ou recommandations faites par certains fournisseurs ou intervenants en fonction de notre propre situation.Bien sûr, tous les calculs imposés par la méthode peuvent s'avérer fastidieux.Mais, avec le concours de l'informatique, il est maintenant possible d'obtenir une information fiable et de qualité en temps opportun, sans avoir à y consacrer trop de temps.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOUT 1991 55 Jeunes ruraux à l'école du leadership «C'est d'abord dans mon cercle -local que j'ai appris que j'avais du potentiel.J'y ai découvert tout mon sens de l'organisation.» par Sylvie Bouchard Francine Camiré a bien su profiter de son expérience acquise à l'intérieur des cercles et des associations des jeunes ruraux.Membre à 16 ans, c'est là qu'elle s'est rendu compte de toutes les capacités et les ressources dont elle disposait.«J'ai appris à me connaître, explique aujourd'hui la jeune femme de 29 ans.Je me suis aperçue que j'avais des raisonnements sensés et que quand je parlais devant une assemblée, les autres m'écoutaient.» Depuis sa participation à son cercle local, Francine Camiré a fait un bon bout de chemin.Elle a été pendant trois ans directrice adjointe de l'Association de la jeunesse rurale du Québec ( AJRQ) et a même travaillé en politique.Et elle est convaincue que ce sont les jeunes ruraux qui l'y ont conduite.Le besoin de se regrouper Mais il existe d'autres organismes qui regroupent les jeunes.Alors pourquoi les jeunes ruraux en particulier?«Au Québec, il existe peu d'endroits qui rassemblent les jeunes du milieu rural, dit-elle.Il y a aussi le Québec Young Farmers, qui est l'équivalent des jeunes ruraux anglophones.Et les jeunes ont besoin de se regrouper.En campagne, on n'a pas perdu cette mentalité de collectivité.On a besoin de s'identifier à du monde qui nous ressemble.» Selon elle, les jeunes ruraux, c'est comme faire son école primaire avant son secondaire.C'est vraiment là qu'on apprend à organiser des activités, à parler en public et à se créer plein de contacts.C'est aussi là qu'on apprend à reconnaître les futurs leaders.D'ailleurs, plusieurs personnalités du monde agricole y ont fait leurs premières armes.Encore aujourd'hui, on rencontre Francine Camiré dans les activités provinciales ou régionales.Qu'on pense à Pierre Gaudet, premier vice-président de l'UPA ou à Paul Massicotte, premier vice-président à la Coopérative fédérée de Québec.Francine Camiré a toujours été attirée par l'agriculture.Élevée sur une ferme laitière de Princeville, elle s'est inscrite à l'ITA de Saint-Hyacinthe en même temps que ses parents décidaient de vendre leur entreprise.En quittant 1 ' ITA, Francine a commencé à travailler sur une ferme laitière de Saint-Valère.«C'est là que j'ai décidé de m'engager à fond dans mon cercle déjeunes ruraux, raconte-t-elle.Avant, j'y étais plutôt à temps partiel.J'ai commencé à organiser des voyages, l'exposition locale, le concours de génisses.Je ne me couchais jamais avant deux heures du matin.Et on avait tellement de plaisir ensemble.On avait hâte de se retrouver.» A 20 ans, Francine était vice- présidente de l'association régionale.Trois ans plus tard, elle quittait ferme et jeunes ruraux pour devenir attachée politique de Jacques Baril, député d'Arthabaska.«J'avaisdéveloppé mon sens du leadership, dit-elle, mais j'avais besoin d'une valorisation différente, de vivre encore plus en société.» Quand le Parti québécois a perdu ses élections en 1985, Francine est revenue à ses anciennes amours, mais au niveau provincial.«C'était une véritable passion pour moi, dit-elle.Mon travail de permanente à l'AJRQ était toute ma vie.J'avais plein d'idées à apporter.Mais après trois ans et demi, je ne sentais plus que je faisais avancer le mouvement.J'ai eu l'impression de m'arracher à mes racines vieilles de 10 ans en quittant "mes" jeunes ruraux.» Le mouvement des jeunes ruraux remonte à 1913, alors que l'agronome Jean-Charles Magnan fondait le pre- 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET ET AOÛT 1991 LES PETITES ANNONCES Appelez sans frais Région de Montréal: ^ /% s -4 / w m Extérieur du Québec: (514)382-4350 (Kl II II in! -iX 77 (416)486-4446 Contactez Claude Larochelle ou Isabelle Poutre A \ vJvrvF / %^vFX %SVJ i / Contactez Heather Hambleton ARTISANAT BATIMENTS PHILATELIE SERVICES
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