Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1992, novembre
PER ' B-208 */afy Novembre 1992 ¿ulletin Production laitière des agriculteurs L'ARGENT A LA FERME BELLE-CHASSE Les Laliberté de Honfleur ont mérité leur médaille.Ce sont des éleveurs avant-gardistes.p.21 Pour voir large: le foin comprimé! Le voilà enfin, le «surcompacteur»! Le foin du Québec pourra aller nourrir les troupeaux du Japon et du Moyen-Orient, p.12 Le système d'alimentation qui se paie le plus vite L'investissement sur le système silo à grain et rouleuse se récupère en 3,6 ans.p.23e Pour une vaccination efficace La nature des vaccins et la réponse de l'animal influencent leur efficacité, p.23b Une inattention, et SPECIAL PRODUCTIONS VÉGÉTALES Des nouvelles variétés de céréales à paille, le réseau d'évaluation du maïs maintenant bien d'aplomb, les sélectionneurs s'affairent à contrer la verse.p.25 Les secrets de la négociation En négociant systématiquement, on peut économiser entre 5 et 10 % de son chiffre d'affaires, p.8 Laissez les enfants dessiner! Par le dessin, ils se relient au monde extérieur et racontent leurs propres expériences, p.52 c'e En quelque volé une n devenir pre ¦ j m_ Cuisine Météo * trX t X2H .=» .w w is3ra 3MOu«ay3HS sst * S3nOIûOïW3d 33Q JJM3W3LLttid3a * lygai lOdm ans smanionaia **** X5H 3 106096 LOùLO 8Í.EQI p.57 p.54 p.61 p.56 p.58 La nouvelle génération Pride Une Force en Puissance Goûtez la nouvelle cuvée Pride spécialement sélectionnée pour la culture québécoise.Nous créons le futur.maintenant.Dites oui à un grand nom.K123 K129 K210 K393 2500 UTM 2600 UTM 2750 UTM 2900 UTM Commande hâtive Profitez de nos escomptes spéciaux d'automne 2,00$ jusqu'au 27 novembre Semences Pride CP 26085 Montréal H3M 3E8 Téléphone: (514)334-2835 Télécopie: (514)334-6486 King Agro est l'utilisateur de la marque déposée de Kingroup Inc. Les années 30 Elles furent marquées par la grande crise.Personne n'osait montrer sa misère.par Maurice Hardy, agronome Les années 30 furent marquées et identifiées par la «grande crise» économique mondiale.Épreuve incroyablement difficile pour l'Amérique, pas encore habituée aux grands dérangements.Le Québec, lui, ne s'en est sorti, à vrai dire, qu'après la deuxième guerre.Pas d'assurance-chômage, pas d'assistance sociale, pas de grandes campagnes de charité.Chacun, enveloppé dans sa fierté, n'osait pas montrer sa misère, chaque jour plus cruelle.J'ai vécu les années 30 pensionnaire au Séminaire de Québec, bien protégé «contre les dangers du monde».Les lettres de ma mère me disaient le désarroi des familles.Le gouvernement canadien avait décidé, pour se donner bonne conscience, de réparer les anciennes fortifications qui ceinturent la haute ville du «Vieux-Québec» et, pour ce faire, de loger les travailleurs au camp militaire de Valcartier.Ces hommes, heureux tout de même de leur sort dans ces conditions adverses, étaient logés, nour-riset habillés «aux fraisdelareine», tout en touchant 20 cents par jour.C'était le «régiment des vingt cennes».Dans les campagnes, les récoltes ne trouvaient preneur qu'à des prix ridicules.Les agriculteurs hésitaient à opérer des changements, attendant des signes de ce qu'on appelle aujourd'hui «une reprise».Les améliorations étaient remises à plus tard.C'est la main-d'oeuvre familiale qui a permis à un grand nombre d'agriculteurs de stabiliser leurs fermes et leurs productions en attendant des jours meilleurs.L'agriculteur est conservateur par nature, prudent, lent à décider des chan-gements.Certains observateurs n'aiment pas cette lenteur.Toutefois, c'est une des belles qualités de l'homme de la terre, habitué à obéir au rythme des saisons qui, d'une année à l'autre, reviennent chacune leur tour, avec les mêmes changements et les mêmes exigences.La lente dépression faisait naître des aventuriers de tout acabit qui parcouraient les campagnes en essayant de soutirer quelque avantage pécunier sur des promesses de mines riches à découvrir ou de placements monétaires à rendements extraordinaires.On vit même des «spécialistes» parcourir les régions reculées pour «recharger» les paratonnerres.La dépression finit par toucher à tout: commerces, industries, villages, agriculteurs.La terrible débâcle financière de 1929.et cette crise universelle qui suivit, devait se terminer dans les éclats d'obus.En une saison, la guerre éclate en Europe.Un affrontement qui devait durer cinq ans et demi, alors qu'on nous avait prédit une guerre rapide comme l'éclair.Nos politiciens, eux, parlaient du beurre de la Nouvelle-Zélande et en firent même le sujet principal d'une élection nationale.Pour dire combien les appréhensions et les intérêts changent de place selon qu'on est au haut ou au bas des échelles.L'agriculteur n'avait pas évolué, échaudé qu'il avait souvent été par des promesses sans suite, fraudé par des aventuriers sans scrupule; il s'était recroquevillé sur lui-même en refusant le progrès.Pour faire accepter les changements techniques et faire évoluer les méthodes, l'agronome devait lui-même baigner les moutons, castrer les agneaux, tailler les pommiers, couper les cornes et tailler les sabots.¦ Le Bulletin était là! par Aubert Tremblay Saviez-vous qu'à l'origine, en 1918, le Bulletin appartenait à l'ancêtre de la Coopérative fédérée, la Coopérative centrale des agriculteurs du Québec?Le Bulletin des agriculteurs était dans la résistance, contribuant à rassembler les producteurs menacés de découragement.On ne s'en souvient pas toujours, mais c'est un peu grâce au Bulletin qu'a été créée l'Union catholique des cultivateurs (U.C.C.).Son problème, c'était l'ingérence gouvernementale.La coop avait été créée en 1910 grâce à l'appui du ministre de l'Agriculture, Joseph-Edouard Caron.Ce dernier s'était même donné, par la loi, des pouvoirs de surveillance et de direction.Exaspéré par cette mainmise, le gérant de la coop, Auguste Trudel, a alors pris une grave décision: vendre son Bulletin à celui qui s'en était occupé jusque-là, Noé Ponton.C'était en 1921.Le Bulletin commençait sa vie indépendante par une sorte de crise d'adolescence.Indépendante.pas tout à fait, puisque d'emblée le Bulletin s'est affiché comme un journal d'opposition, tirant à boulets rouges sur le gouvernement libéral.Il était devenu le porte-parole d'un parti naissant, le Parti fermier progressiste.Même Auguste Trudel a quitté sa coopérative pour rallier les rangs de cette nouvelle force politique.L'aventure politique ne durera pas.Les candidats sont tous battus en décembre.Noé Ponton décide d'oublier la politique pour se lancer dans l'action syndicale et assurer la survie du Bulletin des agriculteurs.¦ Aubert Tremblay est journaliste-pigiste.CONSEIL CONSULTATIF: Pierre Courteau, conseiller en communications, Agriculture Canada, Marcel Couture, vice-doyen, Campus Macdonald, Pierre Doyon, consultant en publicité agricole, Michel Forest.Association des marchands de machines aratoires du Quebec, Nathalie Gauvln, conseillère en gestion, Joliette, Victor Girouard, producteur de porcs.St-Valérien,Louis-R.Joyal.producteur de céréales, Yamaska, Réjean Lavallée, producteur de lait, Saint-Marc-sur-Richelieu, Serge Lebeau, directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval, Stéphane Mailloux, Association de la |eunesse rurale du Québec.Jocelyne Martel-Parisé, répondante à la condition léminine, MAPAQ, Gilbert Mathieu, producteur de lait, La Plaine, Louise Telller, productrice de poulets de gril, Saint-Félix.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 3 Le rugissement des premiers moteurs Dodge Magnum a sonné le réveil de toute l'industrie O Véritables bourreaux de travail, les moteurs Magnum se jouent de tous les obstacles et ne s'attirent que des éloges O Des tests indépendants le prouvent : "Un camion Dodge Ram équipé d'un moteur diesel Magnum Cummins offre plus de force de couple, plus de puissance de traction et tout simplement plus de performance que les camions Ford et Chevy à moteur diesel O De la même façon, une camionnette Dodge Dakota équipée d'un moteur V8 de 230 chevaux en option va jusqu'à surpasser des camionnettes Ford et Chevy équipées d'un moteur V8 de 5 litres*» O Les camions Camions Dodge w Dodge à moteur Magnum.La gamme rjHEZ V0S CONCESSIONNAIRES CHRYSLER DODGE PLYMOUTH de camions la plus puissante qui soit.™^—»««—.™»««^— *Selon des tests indépendants certifiés par Score International. Bulletin des agriculteurs NOVEMBRE 1992 VOL.75, No 11 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.Secrétaire à la direction: Christiane Martin RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1 N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Malsonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré' Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'Imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrllow EDITORIAL Notre mise en marché est trop rigide A long terme, aucune loi ne nous protégera contre les bas prix américains.par Marc-Alain Soucy I 1 faut regarder la réalité en face, I l'agriculture du Québec recule.De I plus, malgré les discours, elle tarde à prendre les décisions nécessaires pour faire face à la réalité commerciale des années 90.Le virage de l'UPA — à la conquête des marchés — est survenu très tard, peut-être trop tard, dans certaines productions.Combien d'agriculteurs qui se disent d'accord avec le concept d'une agriculture orientée vers les marchés croient encore que nos vieux systèmes sont à la hauteur.Il faut les comprendre.Depuis 30 ans, on leur dit que notre organisation est la meilleure au monde! Personne n'ose leur dire qu'une récente analyse du libre-échange de l'Institut C.D.Howe dévoile que les Etats-Unis ont envahi le Canada avec leurs viandes et leurs produits laitiers.Ces importations américaines ont augmenté de 86,2 % entre 1988 et 1991.Pour ajouter l'insulte à l'injure, le rapport qualifie de «secteurs mous» ces deux productions agricoles canadiennes.Bref, le meilleur système au monde gère des secteurs mous.Peut-être vaudrait-il mieux avoir un système moins parfait, mais capable de conquérir des marchés.Une lueur d'espoir cependant, le discours change.La Fédération des producteurs de lait discute de planification stratégique.On a entrepris une vaste consultation canadienne.Ces travaux sont, à notre avis, trop orientés sur l'organisation de la production: pool de lait unique au Canada, système centralisé d'achat de quota entre les provinces, le rôle du Bureau laitier, etc.On ne discute malheureusement pas assez de mise en marché.On a peur des exportations, on se replie sur soi, on applique les règlements.L'exemple de la Fromagerie Cayer illustre bien cette paralysie du lait au Canada.Cette entreprise, pour toutes sortes de bonnes raisons avec lesquelles seront sûrement d'accord les producteurs de lait, ne peut pas importer le lait américain — moins cher—pour produire un fromage qu'elle vend aux États-Unis.La Fédération refuse.La solution n'est pas compliquée.L'entreprise n'a qu'à se soumettre.Elle peut aussi remercier ses 60 employés et déménager aux États-Unis.Qui gagne à ce jeu?Réponse, le système.Le meilleur au monde, celui qui gère des secteurs mous.Il n'y a aucun doute dans notre esprit que si cette histoire s'était passée aux États-Unis, il y a longtemps que Cayer aurait obtenu du lait, et des producteurs américains à part ça! Ce n'est pas une loi, un règlement ou un plan conjoint qui vont empêcher les Américains de conquérir des marchés, c'est une question de mentalité.Ils ne méprisent aucun marché et ne reculent devant rien.La production laitière qui était une locomotive de l'agriculture canadienne est empêtrée dans sa structure syndicale, ses lois, ses coûts de production et ses quotas.L'outil collectif qu 'est le plan conjoint pourrait être un puissant moyen de conquérir des marchés, mais le manque de souplesse, la rigidité et la lourdeur dans lesquels se sont emprisonnés les producteurs de lait menacent à moyen terme la survie de leurs entreprises.N 'ayez aucun doute, pendant qu'on palabre ici dans de grands hôtels, quelqu'un aux États-Unis est en train de conquérir une part de nos marchés.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 5 L'ACTUALITÉ Prix Moïse-Cossette Andrée Lagacé, agroéconomiste à la Direction recherches et politiques de l'UPA, peut être fière de son talent de rédactrice: il vient de lui mériter un beau voyage à Vienne! Elle a, en effet, gagné le prix Moïse-Cossette de journalisme agricole décerné par l'Association canadienne des rédacteurs agricoles (ACRA).C'est un article paru en juin 1991 dans le magazine les Affaires agricoles qui lui a valu cette récompense.Intitulé «Ne sous-estimez pas la sous-traitance», il vantait les mérites du travail à forfait dans un langage particulièrement clair.Andrée Lagacé a reçu son prix lors du congrès annuel de l'ACRA, qui avait lieu au Lac-Delage en septembre.Elle collabore au magazine Andrée Lagacé reçoit son prix des mains d'Yvon Therrien de la compagnie Ciba-Geigy.les Affaires agricoles depuis le tout début de la publication.Elle fait partie de son conseil d'administration et y signe au moins un article par parution.Depuis l'an dernier, grâce à une commandite de la compagnie Ciba-Geigy, le gagnant du concours Moïse-Cossette a le privilège d'aller participer au congrès de la Fédération internationale des journalistes agricoles.Cette année, l'événement se déroule à Vienne.Décès d'un grand rédacteur agricole Le monde de l'information agricole perdait en octobre un de ses plus illustres représentants.Celui qui aura été aux commandes du Bulletin des agriculteurs pendant quel- Claude Choquette que 40 ans à titre de rédacteur en chef, l'agronome Claude Choquette, est décédé le 12 octobre à 1 ' âge de 68 ans des suites d'un cancer.Cofondateur de l'Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française (ACRA), il en fut secrétaire et trois fois président.Son professionnalisme et ses compétences furent reconnus à plusieurs reprises.En 1985, l'Ordre des agronomes du Québec le faisait commandeur de l'Ordre du mérite agronomique.Quatre ans plus tard, il était fait commandeur de l'Ordre du mérite agricole (Très grand mérite spécial) par le gouvernement du Québec pour son apport exceptionnel à l'agriculture de la province.Claude Choquette avait pris une retraite bien méritée en 1986.Lettre^ dc4 ¿cctu^4 Les cultivateurs sont des machos J'ai trouvé votre article (Les agriculteurs préfèrent les femmes parfaites, septembre 1992) tout simplement ridicule! Les cultivateurs sont justement de grands machos, je suis certaine que c'est chez nous qu'on en rencontre le plus.On le voit facilement au grand nombre de qualités qu'ils demandent à leur femme.(.) À ce que je vois, les jeunes sont pires que leurs pères.Au moins eux se contentaient qu'on élève nos enfants et qu'on donne un coup de main à l'occasion.(.) Cet article est rempli de mensonges du commencement à la fin.Ce que je trouve de plus comique, c'est que les cultivateurs veulent que leurs femmes soient coquettes.Savez-vous ce que ça coûte une femme coquette et à la mode?Et vous êtes-vous regardés dans un miroir?La plupart d'entre vous ont une propreté plus que douteuse.Eh bien, messieurs, avec des idées pareilles, vous n'avez pas fini de rester sur le carreau.Ce n'est pas une femme que ça vous prend, mais une sainte.( ) Nulle part ailleurs, on en demande autant à une femme.Dommage, messieurs, mais vous risquez d'être déçus.Une lectrice de Sainte-Jeanne-D'Arc, Lac-Saint-Jean, femme d'agriculteur 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 Un seul pool de lait au Canada?Le biologique et les Anglais Il y a de grands changements dans l'air en ce qui concerne l'industrie laitière canadienne.Guylaine Gosselin de la Fédération des producteurs de lait nous prévient que rien n'est coulé dans le béton et qu ' i 1 reste encore beaucoup de chemin à faire.On parle cependant de créer un pool de lait unique au Canada, tant pour le lait de transformation que de consommation.Des avant-gardistes rêvent déjà d'un système centralisé canadien de vente des quotas.Un producteur de lait du Québec pourrait ainsi acheter du quota de l'Ontario ou de l'Alberta et vice versa.L'objectif?Former une industrie plus unie pour affronter la mondialisation des marchés.On prépare également une fusion entre la Fédération canadienne des producteurs de lait (FCPL) et le Bureau laitier du Canada.La forme que prendra la nouvelle entité reste encore à déterminer.On recherche une formule qui permettra à l'organisme d'assurer tant la promotion des produits laitiers qu'un lobbying efficace auprès des instances gouvernementales.Des tournées de consultations se tiennent présentement au Canada et au Québec pour sonder les reins et les coeurs des producteurs de lait sur ces sujets.L'assemblée annuelle de janvier 1993 de la FCPL devrait nous en dire plus long sur les attentes des producteurs de lait.Trop autoritaire, la France?Vous avez déjà entendu parler de «remembrement»?Imaginez-vous propriétaire de bouts de tene disséminés à travers la paroisse.Vos lopins préférés sont loin de chez vous.Un jour quelqu'un propose à la mairie de mettre de l'ordre dans tout ça.Une commission se met à la tâche et finit par vous obliger à céder vos terrains éloignés contre d'autres, plus près, que le voisin a entretenus vous ne savez trop comment.Et cette commission peut obliger tous les producteurs du coin à le faire même si une majorité d'entre eux est contre! Tout le monde devra payer une part de la facture! C'est ça, le remembrement.Une mesure particulièrement autoritaire prise par le gouvernement français dans les années cinquante (et toujours en vigueur) pour adapter l'agriculture aux exigences modernes.Dans son édition de juillet dernier, le magazine Science et vie la dénonce vertement: en plus d'être antidémocratique, elle aurait provoqué d'énormes problèmes d'érosion.Car les producteurs en profiteraient pour abattre les arbres brise-vent qui dessinent les anciennes limites de terres, de peur de perdre leur bois.Aujourd'hui, on revient lentement en arrière en plantant de nouvelles haies.Mais les gagnants dans tout ça auront probablement été les ingénieurs qui ont redessiné les terres, creusé d'immenses fossés, pour ensuite réparer leurs erreurs.à grands frais.Les agriculteurs biologiques anglais sont en mauvaise posture.Une étude aurait conclu qu'ils font peu d'argent sinon pas du tout.Évidemment, ils ont vivement réagi à la parution de l'étude, alléguant qu'elle était désuète, puisqu' elle était basée sur des données de 1989 et 1990.Mais les mouvements biologiques n'ont pas pu prouver le contraire.Même au Danemark, les produits biologiques n'auraient pas encore réussi à atteindre une vraie popularité, malgré l'aide gouvernementale.Contrairement à ce qu'on avait prévu, la demande aurait décliné, faisant chuter les prix.Seuls le lait et les oeufs auraient obtenu un certain succès.Porcs québécois au Mexique Génétiporc, une entreprise québécoise, a récemment conclu une entente de production de cochettes parentales avec un important éleveur de porcs de l'État de Veracruz au Mexique.Un troupeau de multiplication de 500 têtes y sera bientôt établi.Selon Germain Camiré de Génétiporc, le Québec a supplanté les grosses entreprises de reproduction des États-Unis comme P.I.C.et Bacon Maker à cause de la bonne génétique de ses sujets.«Les Américains se sont concentrés sur le volume pendant que nous développions la qualité de nos reproducteurs.C'est ainsi que nous offrons aujourd' hui des porcs plus maigres avec une meilleure prolificité, dit-t-il.» 10 au 21 novembre Foire agricole royale d'hiver Toronto, Ontario 18 novembre Colloque sur les productions avicoles Motel Universel, Drummondville 20 au 22 novembre Conférence nationale sur les agricultrices et l'emploi agricole Château Mont-Sainte-Anne (participation sur invitation seulement) 25 au 27 novembre 8e exposition commerciale de l'horticulture ornementale Palais des Congrès, Montréal LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 7 24 Un bon acheteur ne doit jamais être pressé.Les urgences, ça coûte cher.En négociant systématiquement avec tous ses fournisseurs, un producteur peut économiser entre 5 et 10 % de son chiffre d'affaires.par Gaétan Villeneuve De nos jours, les fermes sont de véritables PME.Les agriculteurs font des chiffres d'affaires importants, mais les marges de profit sont faibles.Pour épargner de l'argent, l'agriculteur doit constamment négocier.Sur un chiffre d'affaires annuel de 200 000 $, un bon gestionnaire peut en économiser jusqu'à 10 % en négociant systématiquement avec tous ses partenaires d'affaires.Toutefois, pour réussir une bonne négociation, vous devez être bien préparé.Pour chacun des achats importants, déterminez vos besoins précis.Par exemple, pour l'achat d'un tracteur, vous devez connaître la puis- Gaélan Villeneuve, agronome el économiste, est constant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.sance requise, les équipements qui vous sont indispensables, les garanties et le service après vente désiré.Bien sûr, le vendeur peut vous conseiller dans la détermination de vos besoins, mais c'est vous qui devez évaluer et décider.Ensuite, définissez des objectifs à atteindre.Il s'agit de décider combien vous voulez payer et quels avantages ou rabais vous visez à obtenir.Ces objectifs doivent être réalistes et souples.Dès ce moment, fixez-vous une certaine marge de négociation.Se préparer une stratégie À ce stade, préparez votre stratégie de négociation.Réunissez tous les points forts d'argumentation qui vous donneront du poids, qui augmenteront votre force de négociation.Par exemple, faites valoir votre volume annuel de moulées requis, ou encore votre influence dans le milieu et les clients éventuels que vous pourrez lui envoyer.Parlez de vos projets d'expansion et de l'augmentation future du volume d'affaires impliqué.Vous pou- vez aussi organiser des regroupements d'acheteurs qui augmenteront votre pou voir d'achat et votre force de négociation.Lorsque vous serez prêt, passez à l'action, négociez.Rencontrez deux ou trois fournisseurs du produit recherché.Faites-leur valoir vos besoins, vos objectifs et vos points forts d'argumentation.Demandez des offres précises qui ne portent pas à confusion et donnez-vous du temps pour négocier.Un bon acheteur ne doit jamais être pressé.Les urgences, ça coûte toujours plus cher.Après réception des offres, procédez à la négociation finale avec celui qui vous fait la meilleure offre.Choisissez le moment et l'endroit opportuns: prenez un rendez-vous sur votre ferme, si possible, vous serez plus à l'aise.Négociez avec une personne qui a le pouvoir de décider des concessions ou des rabais que vous demandez.Enfin, établissez une relation de confiance avec votre vis-à-vis et négociez.Ne vous laissez pas trop influencer par les argumentations savantes du vendeur, à savoir, par 8 Lt" BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 ;SS$$$SS$ exemple, que son produit est supérieur ou je ne sais quoi d'autre! Écoutez-le, notez ses arguments, acquiescez tout au plus, mais gardez vos positions le plus possible.S'il y a refus ou bris de négociation, mettez fin à la rencontre.Ensuite réajustez vos objectifs et votre stratégie de négociation.Revenez à la charge quelques jours plus tard ou négociez avec un autre fournisseur.Un bon plan d'affaires Certaines situations sont plus difficiles que d'autres, par exemple, négocier avec son banquier.Même si les banquiers refusent fréquemment de prêter à des clients éventuels, vous devez vous rappeler qu'ils ont besoin de vous.Ils sont en concurrence avec d'autres institutions pour l'obtention de vos affaires.Vous devez donc intéresser le banquier à faire affaire avec vous en lui démontrant que vous avez une bonne situation financière, que vous êtes un bon emprunteur et que votre projet est bon.Pour cela, préparez un bon plan d'affaires ou un bon dossier de financement qui démontre les points forts de votre entreprise.Vous verrez que, une fois intéressés, les banquiers sont ouverts à la négociation et très souples.En négociant avec deux ou trois institutions financières, vous pourrez obtenir des conditions de financement très avantageuses.Mais la situation la plus délicate, c'est quand arrive le temps de négocier avec son assureur.Lors d'un sinistre, d'un incendie ou d'un accident, ne paniquez pas.Avant de tout réparer ou de reconstruire, préparez votre demande de règlement.Ne laissez pas votre assureur décider quelle est votre perte et quelle compensation il vous versera.Faites par écrit l'inventaire de vos dommages et prenez des photos.Engagez un expert agricole qui fera l'évaluation précise de vos pertes.Enfin, présentez votre demande de règlement et négociez.Vous verrez, les résultats sont surprenants.A l'occasion, nous devons aussi négocier avec des entrepreneurs.Il peut s'agir d'entrepreneurs électriciens, de construction, de plomberie ou autres.Ne faites jamais d'affaires avec eux sans un contrat écrit, peu importe la loyauté passée qu'ils évo- quent ou les avantages qu'ils offrent.Demandez-leur d'être très précis dans leur soumission en décrivant bien les travaux à faire, les délais de réalisation et le prix.Exigez des prix fixes.Si c'est impossible, exigez une clause qui précise le montant maximum de la facture.Si l'entrepreneur refuse, ne lui confiez pas les travaux à moins que vous ne soyez prêt à courir vers la faillite.Enfin, nous devons négocier avec des gens de profession libérale, par exemple un notaire, un avocat ou un comptable.Analysez bien le problème ou le projet concerné, inventoriez vos besoins et préparez vos questions.Lors de la rencontre, faites une présentation directe de votre projet et de vos besoins.Exigez un mandat précis et clair et négociez à l'avance une entente sur les honoraires.Même si la négociation demande des efforts et prend de votre temps, c'est une activité très rentable à laquelle il faut accorder beaucoup d'importance.Comme le dit le proverbe: «Le temps, c'est de l'argent.» En négociation, «un peu de temps, c'est beaucoup d'argent».¦ -FARMI- Pour "sortir du bois", ça prend beaucoup de muscles, ou un treuil FARMI! Gamme variée d'accessoires pour vous faciliter la tâche.- Plusieurs modèles disponibles, capacité de traction de 7,700 Ib jusqu'à 13,200 Ib.CARACTÉRISTIQUES PARTICULIÈRES 1) Embrayage du tambour actionné par câble tant de l'intérieur de la cabine du tracteur que de l'extérieur: commode et pratique.2) L'attelage du treuil très près du tracteur améliore la stabilité de l'ensemble, tout en permettant un chargement optimum et sécuritaire.Les produits FARMI sont distribués au Québec par ^) Kverneland DÉPLIANT, TREUILS FARMI ?NOM ADRESSE MARQUE DETRACTEUR C.V.Kverneland inc.1200 Rocheleau, Drummondville Qébec, )2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 BA-H-92 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 9 ÉCONOMIE Une formule gagnante.le financement par le vendeur L'engagement financier du vendeur a permis à Madeleine Coulombe et Émilio Tremblay de s'établir.Cela aurait été impossible autrement.par Raynald Lapointe Pour de nombreux jeunes, l'établissement sur une ferme serait possible si le vendeur acceptait de participer au financement de la transaction.Financer une partie de la vente pourrait résoudre les problèmes de garanties insuffisantes, de rentabilité trop serrée et même de confiance envers le jeune.Les propriétaires de Fermagroupe Sinaï inc.de Saint-Gédéon au Lac-Saint-Jean ont décidé, au printemps 1991, de s'engager financièrement dans la vente d'une partie de leur entreprise horticole à un de leurs employés.Un an plus tard, ils ne regrettent pas leur décision comme en témoigne Raymond Rouleau, un des actionnaires de l'entreprise.«Nous avons accepté de nous engager financièrement pour une raison toute simple, cela faisait notre affaire; c'était une façon de bien vendre.C'était avant tout une décision financière.Cette entreprise, on l'avait montée, on n'était pas intéressé de s'en débarrasser.» Raymond Rouleau voulait aussi récupérer l'argent investi dans cette entreprise et continuer à la voir prospérer.«Pour nous également, permettre à un jeune de s'établir, c'était un objectif valorisant.On n'a pas fait de cadeaux, mais on savait que la transaction ne pouvait se réaliser si on ne participait pas.» Les vendeurs étaient conscients qu'ils prenaient un certain risque, mais il était bien calculé.Ils ont même aidé l'employé à monter son dossier et tous savaient dans quoi ils s'embarquaient.De plus, les Rouleau ont exigé un droit de regard sur les Raynaid Lapointe, agronome, est conseiller régional en gestion et en économie, à la Direction régionale Saguenay—Lac-Saint-Jean—Côte-Nord.Emilio Tremblay, l'acheteur, et Raymond Rouleau, le vendeur, se félicitent tous les deux d'être sortis des sentiers battus.états financiers en tout temps.Cette condition est même écrite dans le contrat notarié.«On connaissait le jeune et son épouse et on avait confiance», précise Raymond Rouleau.La participation de Fermagroupe Sinaï inc.a été relativement importante avec un emprunt de 60 000 $ et une garantie hypothécaire d'accommodement de 20 000 $ sur l'emprunt à long terme et une autre de 40 000 $ sur la marge d'opération.Cette dernière garantie hypothécaire sera retirée lorsque le principal prêteur jugera qu'elle n'est plus nécessaire.Emilio Tremblay qui a fait l'achat de la ferme avec son épouse, Madeleine Coulombe, parle en ces termes de cette expérience: «La participation financière du vendeur m'a permis d'acheter.Sinon, cela aurait été impossible de m'établir.De plus, quand j'ai besoin de conseils, il ne peut refuser de m'aider, car il est lié financièrement.» Emilio Tremblay avait déjà pensé s'établir, mais à près de 30 ans, avec peu d'argent, il avait un peu oublié son rêve.«J'ai été chanceux de trouver un vendeur qui ait confiance en nous et qui veuille aider les jeunes.Il devrait y avoir plus d'agriculteurs établis qui acceptent de donner ainsi un soutien financier.Je serai toujours reconnais- sant envers les propriétaires de Fermagroupe Sinaï inc.» «D'ailleurs, je vais souvent les consulter pour mes projets», tient-il à préciser.Un transfert réussi Emilio travaillait sur l'entreprise depuis trois ans.Le projet d'achat de la ferme lui a été présenté à l'automne 1990.Les propriétaires désiraient se départir de la production de légumes de plein champ en raison du peu de temps disponible pour cette activité.Ils préféraient consolider leurs activités dans la production de plantes vertes et potées fleuries en serres.Tout au long du processus, Émilio et son épouse ont été appuyés dans leurs démarches par les vendeurs, autant lors des rencontres chez le conseiller en gestion que chez le conseiller en financement.Un an plus tard, tout va bien.Le projet s'est réalisé tel que prévu.Un entrepôt a été construit et les montants prévus ont été bien respectés.«J'ai augmenté la superficie en légumes de 18 à 25 hectares et j'entreprends cette année une petite production de fraises.Financièrement, je crois que nous réussirons.Les anciens propriétaires n'ont pas à craindre pour la confiance qu'ils nous ont accordée», affirme Émilio Tremblay.¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/NOVEMBRE 1992 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$S$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$S$$$$$$S$$5$S$$$$$$$$$$$$$S$$$$$$$$$$«$$$S$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$«$$$$$$$$S$$$$$$$$S^ Vendre sans démanteler Le vendeur évite ainsi de voir disparaître l'entreprise qu'il a mis tant d'années à construire.par Raynald Lapointe La formule de financement par le vendeur était plus répandue dans le passé, principalement en raison d'une présence moins grande des organismes de crédit dans le financement agricole.Le vendeur a tendance aujourd'hui à se retirer complètement de l'entreprise qu'il vend.C'est là une voie qui apparaît facile, mais elle empêche plusieurs jeunes de s'établir.La participation financière du vendeur aurait, dans certains cas, avantage à être explorée.L'acheteur est bien entendu le premier à bénéficier de la participation financière du vendeur, puisque cela peut être essentiel à la réalisation de la transaction.Dans bien des cas, le principal prêteur ne peut offrir un montant d'emprunt suffisant, notamment en raison de garanties insuffisantes.La participation financière du vendeur peut aussi faire bénéficier l'acheteur d'un financement à un taux plus avantageux que le marché, surtout lorsque les limites du crédit subventionné sont atteintes.Ainsi, le financement par le vendeur d'un montant de 100 000 $ à 3 % d'intérêt de moins que le marché permettra une économie annuelle de 3000 $ d'intérêts la première année.Un autre grand avantage pour le jeune, c'est de s'assurer d'une certaine présence de l'ancien propriétaire.En effet, celui-ci, s'il est encore lié financièrement à l'acheteur, aura tout intérêt à suivre de près l'évolution de l'entreprise.Or son expérience peut être profitable au jeune.De plus, la présence de l'ancien propriétaire comme partenaire financier sera vue comme sécurisante par les autres prêteurs, car ils auront là le candidat idéal pour suivre l'entreprise de près.Pour le vendeur, le fait de s'engager financièrement dans la transaction permettra souvent de vendre l'entreprise en une seule unité plutôt que de devoir la démanteler.Pour plusieurs, la poursuite des opérations d'une entreprise où l'on a mis beaucoup d'efforts pour la développer est «valorisante».Le vendeur pourra aussi tirer profit en vendant un meilleur prix.Dans certains secteurs de la province, il est actuellement difficile de retrouver le coût des investissements faits dans une bâtisse ou un fonds de terre.Il est évident, cependant, que le vendeur ne doit pas se lancer dans une telle aventure sans en mesurer les conséquences.¦ DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.le topique du genre qui se vend le plus en Industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire praticien pour servir dans son propre exercice professionnel et dans sa propre ferme d'élevage.Comme tous les produits du Dr Naylor, les DILATATEURS DE TRAYONS sont vendus par les magasins de fournitures agricoles, d'aliments et de médicaments de votre région et vous pouvez les commander par la poste port payé: The H.W.Naylor Company, Mo New York 1 U.S.A.ACHETEZ shlndinvi 3 b t e GRATUITEMENT mez CENTRE DE DISTRIBUTION 575, rue Marais, Vanier (Québec) Canada G1M 2Y2 Tél.: (418) 683-2952 equip(e)mentinc.Fax: (418) 687-3172 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 11 COMMERCIALISATION Pour voir large: le foin comprimé! Le voilà enfin, le «surcompacteur»! Le foin du Québec pourra aller nourrir les troupeaux du Japon et du Moyen-Orient.par Aubert Tremblay Il y aurait un million de tonnes de surplus de foin au Québec», lançait l'agronome Pierre Fournier, de Nutrite, lors des journées de démonstration organisées par le Conseil québécois des plantes fourragères à Lennoxville, début septembre.Derrière lui trônait l'impressionnant engin qui allait permettre de transformer ces surplus fourragers en surplus financiers: le fameux «surcompacteur».Grâce à cette superpresse, le transport du foin va coûter deux fois moins cher qu'avant.On pourra, pour la première fois, vendre du foin jusqu'au Moyen-Orient et au Japon, le plus gros importateur mondial.Le marché est très prometteur, c'est connu.Les besoins sont énormes.«Donnez-moi des centaines de milliers de tonnes de foin demain, je suis certain de pouvoir le vendre», affirme, confiant, le président de l'Agence coopérative de commercialisation du foin, Gaétan Brouillard.Le vice-président de l'UPA, Pierre Gaudet, qui assistait à la démonstration, affirmait même que le foin pourrait sauver certaines régions rurales menacées de fermeture.Une machine albertaine Quoi qu'il en soit, pour trouver leur surcompacteur, les représentants de l'Agence sont allés virer jusqu'en Nouvelle-Angleterre, au Nouveau-Brunswick et en Alberta.C'est dans cette dernière province qu'ils ont trouvé celui qui leur convenait le mieux.Il a coûté 230 000 dollars, dont un montant de 110 000 dollars offert par le MAPAQ.«C'était la seule machine qui per- Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Le surcompacteur prend deux balles pour en faire une seule.deux fois plus petite.mettait de faire entrer 28 tonnes de foin dans une boîte de camion», dit Gaétan Brouillard, pour expliquer son choix.Un avantage surtout utile pour le transport par bateau, car aux États-Unis les camions ne peuvent contenir plus de 23 tonnes.Par contre, avec des balles ordinaires, un camion ne peut contenir qu'une dizaine de tonnes! Le surcompresseur albertain était aussi le plus rapide, avec une vitesse de sept tonnes à l'heure (350 balles).Et puis, surtout, il s'accompagnait d'un système permettant de remplir presque automatiquement les boîtes de camion: une sorte d'élévateur hydraulique situé au bout de la chaîne entraînant les balles.Commandé par un seul opérateur, il prend les balles par groupe, les monte au niveau désiré, et les pousse dans le camion.Un autre avantage de cet engin, c'est qu'il pouvait être mis sur une remorque.Cela permettra à l'Agence de couvrir un plus grand territoire sans être obligée d'acheter des entrepôts.Les producteurs intéressés n'ont qu'à faire venir le surcompacteur.À en croire les quelques hésitations des opérateurs, lors de la journée de démonstration, un certain rodage reste à faire avant que le monstre ne soit vraiment dompté.Le concepteur lui-même, un Albertain ingénieux, s'agi- tait d'ailleurs ce jour-là d'un bout à l'autre de sa machine pour s'assurer que tout allait bien.Des balles, parfois, se cabraient à l'entrée comme si elles refusaient d'aller se faire aplatir.On les comprend: les trois pistons qui forment le coeur de l'engin réussissent à transformer deux d'entre elles en une seule balle compacte, deux fois plus petite qu'une balle ordinaire! «Il y a encore un peu de soudure à faire», explique le directeur général de l'Agence, Stéphane Dufresne.Les balles albertaines, paraît-il, sont plus lourdes que les nôtres.Au début, l'engin nécessitera trois opérateurs, mais on pense pouvoir le faire fonctionner à deux.Les pièces de rechange, d'après Gaétan Brouillard, ne seront pas difficiles à obtenir: l'informatique et l'hydraulique seraient fabriquées au Québec.Des machines comme celle-là, il y en a déjà plusieurs en opération dans le reste de l'Amérique du Nord.Il était grandement temps que l'on se décide à en faire venir une au Québec.Gaétan Brouillard, par exemple, est allé visiter un entrepôt de 60 sur 180 mètres en Alberta: il appartenait à des Californiens qui s'y sont installés quand ils ont vu fondre leurs subventions pour l'irrigation! L'exportation devait commencer 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 $$$$$$$S$$$$$$$$$S$$$$$S$$$$S$$$$$$$$$$$S$$$$SS$$$S$$$$$$$$$$$$$^^ en octobre.Déjà, des acheteurs se sont montrés intéressés.En Floride, on pourrait écouler demain 2000 tonnes.En Europe, 1000 tonnes.«Le problème sera de trouver la qualité dont les acheteurs ont besoin», fait toutefois remarquer Stéphane Dufresne.Car ces acheteurs ne veulent pas n'importe quel foin.Ils ont des exigences bien spécifiques.Les producteurs de chevaux, par exemple, (les clients qui paient le plus cher) ne peuvent tolérer de la poussière dans le foin et sont très sévères sur les mauvaises herbes.Les producteurs de moutons, eux, auraient moins peur de la poussière, mais voudraient un foin plus court.D'après Stéphane Dufresne, il y a encore beaucoup de travail à faire pour en venir à répondre à ces besoins.Le Québec produit beaucoup de foin, mais pas toujours d'assez bonne qualité.Surtout qu'en général les producteurs de lait préfèrent garder leur bon foin pour leurs vaches.«Il y a beaucoup de gens intéressés qui m'appellent, souligne-t-il, mais ça ne se concrétise pas toujours.Souvent, ils ne sont pas certains de la qualité de leur foin.» Le système de classement L'Agence a mis au point un système assez précis de classement.C'était nécessaire pour offrir le bon foin aux bonnes personnes.On ne pouvait pas, par exemple, se contenter de classes simples de type «A», «B», et «C».Celui adopté par l'Agence est inspiré du projet de classement qui avait été mis de l'avant (puis oublié, semble-til.) par le fédéral.C'est, en fait, plus un rapport qu'une classification.Il permet, grâce à une foule de critères comme l'humidité, le taux de protéines et de fibres, de juger dans quel marché chaque lot peut obtenir un meilleur prix.L'Agence dispose déjà d'une équipe de plus de 10 inspecteurs.Des agronomes ou même des producteurs, de plusieurs endroits de la province.Le MAPAQ s'est offert pour s'occuper de leur formation.Malgré ces problèmes de qualité et de recrutement, Stéphane Dufresne croit qu'il sera possible d'exporter jusqu'à 25 000 tonnes de foin, d'ici trois ou quatre ans.«Le temps de convaincre les gens», précise-t-il.Il faudra toutefois prêcher la bonne parole en dehors de 1'Estrié.Déjà une coopérative de Nicolet s'est dite intéressée à collaborer.Elle recenserait le foin disponible jusqu'à ce qu'elle en ait assez pour faire venir le surcompresseur.De la même manière, l'Agence est ouverte aux collaborations avec les marchands privés.«On est prêt à louer les services de notre machine», dit Stéphane Dufresne.Il y aurait aussi de bons noyaux de producteurs intéressés dans les régions de Rimouski et de Trois-Rivières.Pour faciliter encore le recrutement, l'Agence a décidé d'offrir ses services aux non-membres.Ainsi, ils pourront avoir une idée du fonctionnement sans trop investir.Évidemment, dans ces cas, l'Agence se gardera un plus fort pourcentage du prix de la vente, et fera payer les services qu'elle offre, comme le classement.Certains producteurs intéressés se désistent quand ils s'aperçoivent qu'ils doivent entreposer eux-mêmes leur foin.Surtout ceux qui appellent parce qu'ils manquent de place chez eux.L'Agence ne résoudra pas leur problème, parce qu'elle n'a pas encore d'entrepôt.Elle en achètera probablement plus tard, mais, de toute façon, elle n'achètera jamais un foin qui n'a pas été entreposé pendant au moins un mois.Elle s'assure ainsi de ne pas se retrouver avec du foin mal récolté qui chauffera en entrepôt.Le but de l'Agence, c'est évidemment de vendre le meilleur foin possible, au meilleur prix.Mais elle s'occupera quand même de trouver des débouchés pour les fourrages de moins bonne qualité, puisqu'il y en aura toujours.Ça ne semble pas trop problématique: on peut l'écouler dans les champignonnières, par exemple.Cette année, l'Agence espère pouvoir vendre 4000 tonnes, dont la moitié à l'extérieur du pays.«On pourra obtenir plus de 100 dollars la tonne», espère Stéphane Dufresne.On ne vendra pas tout de suite au Japon, à cause des normes qui sont assez sévères dans ce pays et qu'il faudra mieux comprendre.«Le problème, c'est le chiendent, explique-t-il.Il abrite parfois un insecte qui peut détruire les rizières.Mais on sait que l'Alberta exporte au Japon.Ça me surprendrait beaucoup qu'il n'y ait pas de chiendent du tout dans leur foin.» Pour devenir membre, il faut acheter une action de 500 dollars.Ensuite, l'Agence se prend un pourcentage du prix de vente du foin.¦ Llonsered Avec tout achat d'un modèle Jonsered Turbo 2036' - 2040* ou 2054* obtenez gratuitement un étui, une chaîne, une casquette et une cannette d'huile Duramax d'une valeur de 80$.'2036 = 36cc / 2040 = 40cc / 2054 = 54cc t3 CORPORATION LTDVLTEE 200, Hamford Lachute (Québec) J8H 4L2 Tél.: (514) 562-8872 Fax: (514) 562-6067 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 13 INTERNATIONAL Ça se gâte en France pour le GATT La majorité des agriculteurs français a voté non à Maastricht.Le GATT leur permettra de dire aux politiciens un autre non.par André Magny La Canebière était aux aguets.La rue la plus achalandée de Marseille redoutait, en cette première semaine de septembre, le passage de 1500 agriculteurs de la région provençale, inquiets de F avenir de leur métier face au GATT.Et ça a chauffé.On a saccagé un bureau marseillais des douanes.L'un des dirigeants de ce bureau a même été séquestré.Au lendemain du timide oui à Maastricht qui a vu les zones rurales françaises voter à majorité contre le projet européen, la poursuite des négociations du GATT permettra aux agriculteurs français de dire un autre non aux politiciens.En France, l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce est mal vu.Face à une France qui, contrairement à l'Allemagne, est aux André Magny est journaliste.prises avec de larges excédents agricoles, le GATT est considéré comme une machine au service des États-Unis.Normal quand on sait que, dans l'esprit des Américains, les négociations du GATT — via Y Uruguay Round — ont pour objectif principal de couper les ailes à la politique agricole de la communauté européenne.Depuis cinq ans et demi, l'affrontement agricole domine l'ensemble des négociations et empêche sa conclusion prévue, à l'origine, pour 1990.La rage contre les Américains Sur le terrain, quand on interroge des agriculteurs français, c'est la rage contre les «gentlemen-farmers» de l'oncle Sam.«Pour rien au monde, comme le confie un producteur maraîcher de la région de Marseille, Jérôme Laplane, on ne voudrait que l'Amérique impose son point de vue, c'est-à-dire faire pression pour que la France produise et exporte moins, alors que, de l'autre côté, les Américains ne seraient soumis à aucune contrainte.» Un peu comme leurs cousins québécois, les producteurs français, notamment les céréaliers et les laitiers, craignent la fin des subventions de leur pays.Un membre du bureau du syndicat Fédération départementale des jeunes exploitants agricoles, Marcel Collomb, explique que le blé vendu actuellement à 1,15 $ le kilo dégringolerait à 0,585 $ si les négociations du GATT aboutissaient.Un revenu à diviser par deux pour les agriculteurs de la France Reste à savoir si les politiciens français continueront à être pratiquement les seuls à se battre en Europe contre la puissance américaine.Devant les micros, ils semblent inflexibles.La ministre française des Affaires européennes, Élizabeth Guigou, déclarait, deux jours après le référendum de Maastricht, que le gouvernement français n'avait pas «l'intention de se laisser dicter sa conduite par les autres» dans le dossier du GATT.Peut-être.Mais les Américains feront tout pour envahir certains domaines français.On les soupçonne notamment de vouloir pénétrer le marché du soya, histoire d'acheter par la suite beaucoup plus de vin français.Ce dernier serait moins cher en raison de tarifs douaniers moins importants, advenant une entente autour de la table de l'Uruguay Round.¦ Poulcin PRO "Mo/, ma scie à chaîne fia fais travailler dur et c'est pour ça que f choisis Poulan PRO".- Ron Hartill, bûcheron professionnel et sept fois champion du monde des coupeurs de bois."J'comptc vraiment sur Poulan PRO et dans mon travail de bûcheron professionnel, j'utilise des scies Poulan PRO depuis des années.Quand on est là pour couper du bois, si la scie tombe en panne, on peut pas travailler et ¡1 faut donc une scie très fiable.Pour la durabilité à un bon prix, je 3 recommande Poulan PRO" Dès la première minute d'utilisation d'une scie à chaîne Poulan PRO, vous savez que c'est la meilleure scie possible pour son prix.C'est vraiment la durabilité et la puissance maximum à un bon prix.Pour trouver quel est le concessionnaire le plus proche, appelez au (514) 628-0440 ou, sans frais, au 1-800-363-2393.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 Laclé des champs SERVICE DE CONSULTATION EN TRANSFERT DE FERME Le transfert de votre ferme à l'un de vos enfants est une opération qui exige beaucoup de préparation.C'est pourquoi la banque Nationale lance "LA CLÉ DES CHAMPS", un service de consultation tout à fait nouveau dont le rôle est de vous aider à planifier et à préparer le transfert de votre exploitation à l'un de vos enfants."LA CLÉ DES CHAMPS" vous permettra de trouver les meilleurs moyens pour que tout le travail que vous avez investi dans votre ferme porte fruit.Elle vous aidera à faire en sorte qu'une fois le transfert effectué, votre retraite soit assurée et que votre ferme puisse non seulement rester dans la famille mais prospérer.LA CLÉ DES CHAMPS.Pour que votre ferme reste dans la famille! Pour en savoir plus, composez sans frais le numéro suivant: 1-800-668-3876 BANQUE NATIONALE Notre banque nationale MAIS Les essais de maïs «Qualité-Québec» Après quelques années de chamaillerie et de désordre, le réseau d'évaluation du maïs est maintenant bien d'aplomb.par Simon M.Guertin Les essais de maïs du CPVQ étaient, jusqu'à tout récemment, la cible de critiques virulentes, car, à tout bout de champ, des parcelles d'essais étaient manquées.On ne se gênait pas pour dire qu'en Ontario c'était mieux.Mais c'est maintenant chose du passé.La cuvée 1993 vous sera livrée dans l'édition de janvier prochain du Bulletin des agriculteurs.«On n'a plus rien à envier à l'Ontario, c'est plutôt eux qui devraient venir nous voir», lance le président du Comité maïs au CPVQ, Dominique Ca- dotte.Sauf un ou deux sites qui n'ont pas été choyés par la température, toutes les parcelles d'essais ont fourni les renseignements attendus.Dominique Cadotte attribue ce changement de cap à une plus grande solidarité entre tous les responsables des sites.La nouvelle façon de procéder crée un esprit de compétition saine entre les stations qui se voient remettre des récompenses lorsqu'elles se démarquent.Auparavant, c'était la densité de semis qui causait le plus de problèmes aux analystes, rappelle Dominique Cadotte.«En plus de s'être entendu sur la façon de semer, le Comité a fait l'acquisition de quatre semoirs et de quatre égreneuses», dit-il fièrement.On utilise bien sûr des herbicides et des engrais minéraux, mais selon les doses recommandées par le CPVQ.Tous les hybrides font l'objet d'au moins six essais dans des conditions identiques avant de recevoir l'assentiment du groupe.Or ce groupe formé de semenciers en concurrence, surveillés à la fois par deux universités et deux paliers de gouvernement, se déclare comblé par le virage du Comité maïs.Selon Ghislain Gendron, professeur à l'Université Laval et coor-donnateur du Réseau d'évaluation maïs pour le CPVQ, il en coûterait 150 000 dollars annuellement pour soutenir financièrement les essais répartis sur 13 stations localisées un peu partout dans la province.Cette année, le MAPAQ a contribué pour 34 000 dollars, Agriculture Canada a versé 15 000 dollars et les universités et les stations de recherches ont partagé une partie du reste de la facture.¦ Maturité Maturité Maturité Lorsque vous avez seulement 80 à 86 jours de croissance, les hybrides haute performance de DeKalb* sont le bon choix.DK302, DK352 et DK363 sont les hybrides dont vous avez besoin.Des hybrides hâtifs avec des rendements supérieurs - c'est ce que vous obtenez avec DeKalb.Il n'est jamais Irop tôt pour commander les hybrides haute performance de DeKalb.Contactez votre agent DeKalb dès maintenant pour ne pas être pris à court, ou appelez au 1-514-799-5228.Les hybrides haute performance de DeKalb"" Marque déposée de DeKalb Canada lue 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 ss$$ss$s$s$$$$sss$$ss$$s$ssss$$$ssss$s$s$$s$s$$$$s$$sssss$ss$s$ss$s$s$ssss$$$$sss$ssss$$ss$$sssssss$s$s APPRIVOISONS LE FUTUR Le beau risque des Russes Le passage à l'économie de marché semble lent, mais attention, les Russes pourraient devenir nos prochains concurrents.par Simon M.Guertin En 1974, la Russie était un exportateur net de grain.Aujourd'hui, elle n'arrive plus à s'en payer.Mais imaginez ce qu'un apport de technologie américaine, combiné à un peu de savoir-faire, pourrait produire.On assisterait au développement d'un géant agricole à proximité d'un immense marché, les «É.-U.de l'Europe» ! Tout n'est qu'une question de temps, pense un économiste d'une importante université américaine; il prétend que ça prendra autour de 10 ans avant que l'Allemagne de l'Est soit complètement intégrée à celle de I ' Ouest.Or cet économiste prévoit que, au tournant du siècle, l'Europe de l'Est et la majorité de la Russie auront formé une économie commune avec l'Europe de l'Ouest aussi puissante sinon plus que celle des États-Unis et du Japon.«Contrairement à ce qui se passe ici, cette ex-économie communiste recèle une main-d'oeuvre bien formée et à bon marché.En plus, elle est située à proximité du plus grand marché du monde, précise-t-il.Tout ce qui reste à bâtir, c'est une structure capitaliste.» Cette dernière composante du rêve russe demandera du temps.En effet, l'inflation gruge la valeur du rouble continuellement.Par exemple, un travailleur gagne entre 2500 et 4000 roubles par mois et le rouble vaut à peine quelques sous.Les fermes qui, jusqu'à maintenant, étaient exploitées sous forme collective se retrouvent dans les mains d'individus.En effet, par décret, Yeltsin remet, à quiconque en fait la demande, une parcelle de 5,25 hectares ( 13 acres).Un autre décret mis de l'avant par le numéro un soviétique permet d'emprunter à un taux de 8 %.comparativement à 14 %.La principale difficulté à surmonter réside dans le passage d'une économie totalitaire à une économie de marché.Les nouveaux agriculteurs doivent apprendre à choisir et à acheter seuls afin de mieux réussir que la moyenne.En fin de course, ils doivent se débrouiller pour bien vendre leurs produits, car le mode de mise en marché commun n'existe plus.Ceci amène un changement de mentalité profond qui dicte que dorénavant tout le monde ne sera plus traité sur un pied d'égalité.Il y aura nécessairement, comme dans toute course, des gagnants et des perdants.En Ukraine, on a déjà une longueur d'avance.Certaines fermes collectives regroupent 2430 hectares (6000 acres) cultivés à la façon de l'Ouest canadien.D'ailleurs, il semble que cette méthode soit un moyen naturel de modifier le statut d'économie totalitaire en une économie de marché.Auparavant, les travailleurs devaient donner 10 heures par jour sans aucun intérêt pour leur tâche, et le gouvernement leur fournissait le logement et la nourriture.A l'âge de la retraite, ils erraient dans les rues les deux mains dans des poches vides.Selon la nouvelle structure, tous les employés sont actionnaires de la ferme, et, s'ils la quittent, ils reçoivent leur quote-part.Par ailleurs, on leur prépare des budgets afin de les motiver à respecter les bonnes pratiques agricoles.Cette façon de procéder produit des résultats positifs, car certains exploitants tirent des rendements de 15 à 20 % supérieurs au reste de la ferme.Petit à petit, on s'intègre dans l'économie de marché, car on croit qu'il y a moyen d'améliorer son sort.¦ ©Husqvarna FORET & JARDIN A L'ACHAT D'UNE SCIE HUSQVARNA MODÈLE 36 - 45 OU 51 Recevez Gratuitement* un coffre puni voire si le Disiril )iK:|)i« Industries Buccaneer Ltée 200, Hamford Lachute (Québec) J8H 4L2 Tél.: (514) 562-8551 Fax: (514) 562-6067 une I usquetli Husqvarna et une cannelle d'huile Husqvarna 2 temps 250 I11L * Pour un remps limile chez les (k'taìlltìiva ntiriit ìihiiìis !©H usa varna! ¦_I SUEDE_ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 17 Des vaches productives et payantes On croit souvent que plus la production moyenne par vache est élevée, meilleure est la rentabilité.Ce n'est pas toujours vrai.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard LA PRODUCTIVITÉ PAR VACHE Q.: J'ai un quota me permettant de mettre en marché 230 000 litres de lait par année.Est-il plus rentable de produire mon quota avec 39 vaches qui ont une moyenne annuelle de 6000 litres ou avec 29 vaches à 8000 litres?R.: La productivité par vache est un moyen très populaire pour mesurer l'efficacité d'une entreprise.La plupart des agriculteurs croient que plus la production moyenne par vache est élevée, meilleure est la rentabilité.Pourtant, ce n'est pas toujours vrai.La rentabilité optimum, c'est-à-dire là où la marge nette est la plus élevée, est atteinte entre 7000 et 8000 litres par vache (pour un troupeau Holstein).A 6000 litres par vache, il y a de fortes chances que la rentabilité optimum ne soit pas atteinte.Il vaut mieux alors augmenter la production par vache au-dessus de 7000.Mais, si la moyenne de production de votre troupeau est de 8000 litres, ce serait probablement une erreur de reculer, car vous vous trouvez dans la fourchette de la rentabilité optimum.Le premier moyen à utiliser pour augmenter la moyenne de production par vache est l'amélioration de la qualité des fourrages et de la régie de l'alimentation.Avec le contrôle laitier, vous pouvez faire un meilleur calcul des besoins en concentrés pour chaque groupe de vaches.Vous pouvez aussi distribuer plus souvent les fourrages au cours de la journée (3 ou 4 services).L'amélioration de la qualité génétique du troupeau peut aussi contribuer à augmenter la moyenne par vache.Mais c'est une solution qui donnera des résultats à long terme.LES VEAUX ET L'ASRA Q.: Je possède une étable inoccupée.Je voudrais faire du veau de grain ou du veau de lait.Quelles sont les modalités du programme d'assurance stabilisation dans ces deux productions?R.: Pour ces deux productions, il existe un seul programme appelé programme de veaux lourds.Sauf pour quelques points, plusieurs modalités sont les mêmes.Il faut dire d'abord que le minimum assurable est de 25 veaux lourds par année.La production maximum couverte est de 1000 veaux lourds.En outre, vous devez payer 65 % des frais de cotisation lors de l'adhésion, le reste au plus tard le 30 avril de l'année suivante.Dans la production du veau de grain, vous pouvez adhérer en tout temps.Pour le veau de lait, l'adhésion est trimestrielle, soit les 1er janvier, 1er avril, 1er juillet et 1er octobre de l'année.La cotisation pour 1992 est de 3 $ par veau de grain et de 36 $ par veau de lait.L'an dernier, les producteurs de veaux de grain ont obtenu de F ASRA une compensation de 56 $ par veau.Quant aux producteurs de veaux de lait, ils ont obtenu 134 $ par veau (voir le tableau).L'évaluation de la protection pour le veau de lait est faite par quatre inventaires à la ferme pendant 1 ' année.Si vous produisez du veau de grain, elle sera faite par le système de vente aux enchères électronique.Compensation de l'ASRA en 1991 Prix Prix de Compen- Coti- stabilisé vente sation sation ($/lb de ($/lb de ($/ ($/ carcasse) carcasse) veau) veau) VG* 1,74 1,57 56 17 VL' 2,69 2,23 134 35 * VG: veau de grain * VL: veau de lait DROITS ACQUIS ET ENVIRONNEMENT Q.: Je suis producteur laitier.J'ai reçu dernièrement la visite d'un inspecteur du ministère de l'Environnement du Québec qui m'a souligné que mes installations n'étaient pas conformes et que je devais régulariser la situation.Ça fait 20 ans que je fonctionne ainsi et je n'ai jamais eu de problèmes.J'ai des droits acquis, peut-on m'obliger à changer?R.: Depuis une dizaine d'années, les normes environnementales et leurs applications sont de plus en plus strictes.Elles augmentent graduellement et on peut s'attendre que, dans le futur, elles soient encore plus exigeantes.Depuis 1991, les règlements en matière d'environnement agricole ont été renforcés.Ainsi, il n'existe plus de droits acquis en matière de pollution agricole.Personne n'a le droit de polluer même s'il le fait depuis 20 ans.Il faut dire que, par contre, le MENVIQ (ministère de l'Environnement du Québec) reconnaît les droits acquis de production.Souvent, les fermes laitières n'ont pas de permis d'exploitation du MENVIQ, mais fonctionnent en vertu de leurs droits acquis.Cependant, à la suite d'une plainte ou d'une visite, on peut vous obligera vous conformer aux normes actuelles d'entreposage et de manutention du fumier.¦ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.Vous avez des questions concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: Courrier du gestionnaire Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mtl: 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 13 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 D'une saison à l'autre MERITE AGRICOLE Médaille d'or Comme on le sait, depuis le 23 septembre, c'est une entreprise laitière de Honfleur, la Ferme Berthely inc., qui a remporté cette année la médaille d'or.Dans le sillage de son père qui fut aussi décoré de la médaille d'or en 1962, Jean-Marie Laliberté ne manqua pas d'attirer F attention sur l'étroite collaboration de son épouse dans leur entreprise familiale, lors de la soirée de remise des prix.«Cette médaille, je la dois à mon épouse Céline qui m'a continuellement appuyé dans mon travail et aussi à mon père présent dans la salle», dit-il.Maurice empoigna aussitôt sa canne pour se dresser, puis saluer la foule comme s'il revivait ce moment d'intenses émotions, 30 ans plus tard.Le courage et la détermination qui caractérisent la famille Laliberté furent ressentis par toute la salle.¦ Jean-Marie Laliberté n'a pas manqué d'attirer l'attention sur la collaboration de son épouse lors de la soirée de remise des prix.-79-—- x^hez Desjardins, nous voulons témoigner notre fierté de compter parmi nos membres les 3 grands gagnants du prestigieux concours de l'Ordre du Mérite agricole.1 Nous voulons rendre hommage aux familh Laliberté de Honfleur avec qui nous entretenons di relations de confiance depuis des générations.En effet, Maurice Laliberté, médaillé d'or en 191 a été pendant trente ans dirigeant de la caisse i Honfleur.Aujourd'hui, l'histoire se répète.Ses fils Je< Marie, président actuel de cette même cais et Gérard ont vu leurs efforts, leurdétermin tion ainsi que ceux de leur famille reconnu leurs entreprises se sont vu décerner re pectivement la médaille d'or et la pi mi ère médaille d'argent.ï 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 Médaille d'argent à la Ferme Belle-Chasse Cette ferme de Honfleur est une des perles de l'agriculture québécoise.par Denis Y.Charlebois Gérard Laliberté, Rose Laçasse et leurs fils Marc et Éric, gagnants de la médaille d'argent du Mérite agricole 1992, peuvent maintenant admirer le fruit de leur travail.Gérard Laliberté est né d'une famille d'éleveurs avant-gardistes.Il a investi très tôt dans l'amélioration génétique de son troupeau.Le troupeau Belle-Chasse en fait foi d'ailleurs; il comprend 1 vache «excellente», 28 Denis Y.Charlebois est agronome et juge de l'édition 1992 du concours.La famille Laliberté a obtenu une réputation d'éleveurs avant-gardistes.Vous désirons féliciter aussi Claude Gagnon et son épouse Marielle de St-Michel de Bel léchasse qui ont 'emporté la première médaille de bronze.Tout comme ces producteurs dont l'engagement, non seulement en agriculture mais Bussi dans leur milieu de vie, ne fait aucun tioute, Desjardins est fier de partager ces mêmes valeurs d'excellence, de continuité 3t de confiance dans l'avenir.Desjardins L'incroyable force de la coopération.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEM8RE 1992 21 «très bonnes», 30 «bonnes plus» et 3 «bonnes».Quatre vaches classées «excellentes» ont déjà porté le préfixe de la ferme.Ses indices M.C.R.sont de 177,184 et 182 respectivement pour le lait, les matières grasses et les protéines^ Évidemment, ce ne peut être l'oeuvre d'une seule personne.S'in-téressant au troupeau depuis 1982, Éric en est devenu le spécialiste.C'est lui qui s'occupe notamment des activités de croisement.De son côté, le principal responsable de la gestion des champs, Marc, voit à ce que tout soit impeccable.D'ailleurs, la qualité des cultures céréalières est à son mieux à la Ferme Belle-Chasse.L'orge Maskot, produite pour la semence, subit des contrôles très serrés.Taux de semis précis, traitements phytosanitaires rigoureux et conditionnement du produit à la ferme sont quelques-unes des étapes du cheminement de l'orge.Les 144 hectares del'entreprise sont entièrement drainés souterrainement.Une abondante production fourragère occupe 96 hectares et les 48 autres sont dévolus aux céréales.La qualité du sol est observée et améliorée constamment.Travaux mécanisés, nivellement Quatre vaches classées «excellentes» ont déjà porté le préfixe de la ferme.et drainage sont exécutés en priorité.Une attention particulière est portée à la prévention du compactage et à la conservation de la madère organique.Ces deux facteurs contribuent ainsi à garder une excellente fertilité aux sols.Une érablière de 2800 entailles, soigneusement aménagée, fournit aux exploitants l'occasion de se mettre en forme pour les travaux du printemps.Et on retrouve ce même soin à la grandeur de la ferme.Ainsi, les installations à l'étable sont largement adéquates.Le logement des animaux est spacieux et très propre.Bureau, laiterie et pièces utilitaires à 1 ' avenant sont sécuritaires et fonctionnels.Au fenil, les propriétaires ont même installé un système pour élever et abaisser le convoyeur à foin, de façon à porter le fourrage à la hauteur désirée.Les médicaments sont rangés sous verrou.Le fumier est entreposé sur une plateforme bétonnée et les eaux de laiterie sont dirigées vers deux réservoirs sep-tiques.Finalement, l'ardeur des Laliberté et Laçasse se reflète dans leurs engagements.Président de la Société d'agriculture de Bellechassede 1975 à 1985, Gérard Laliberté participe à la fondation de l'Exposition agricole de Bellechasse-Dorchester.Membre du premier conseil d'administration pendant quatre ans, il a présidé aux destinées de cette exposition pendant trois autres années.Il a contribué au développement du Club Holstein Lévis-Bellechasse comme président pendant neuf ans.Il occupe aussi le poste de directeur provincial du Club Holstein depuis janvier 1992.Rose, quant à elle, s'est largement dévouée à son Cercle de fermières comme présidente et secrétaire.Elle a également trouvé du temps à consacrer à la fabrique paroissiale.A la ferme, elle s'occupe particulièrement des registres comptables.¦ Médaille de bronze à la Ferme CM.Gagnon Cette ferme porcine de Saint-Michel-de-Bellechasse connaît des succès bien mérités.par Éphrem Melançon Incorporée en 1986, la Ferme CM.Gagnon de Saint-Michel-de-Bel-lechasse est la propriété de Claude Gagnon et de Marielle Beaudoin.Ils exploitent cette entreprise depuis ses débuts en 1977.Modeste au départ, la Ferme CM.Gagnon a progressé pour devenir une importante entreprise qui met 4000 porcs sur le marché annuellement et abrite 210 truies.Ce succès est la conséquence logique d'une saine gestion, Éphrem Melançon est agronome et juge de l'édition 1992 du concours.Marielle Beaudoin, Claude Gagnon et leurs enfants ont développé une entreprise caractérisée par l'efficacité technique de l'élevage.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 de beaucoup de travail, de savoir-faire et d'un sens naturel des affaires appuyé par une comptabilité bien tenue.Marielle s'occupe surtout d'activités spécifiques comme la comptabilité, la tenue de registres et les saillies; pour sa part, Claude assure le suivi quotidien de l'élevage en plus de s'occuper des achats, de la sélection des truies, de la mise en marché et de l'entretien mécanique de l'exploitation.Son sens développé de minutie découle sans doute de sa formation comme technicien en électronique.Son passe-temps: le bricolage, mais pas n'importe lequel! Il a construit la pouponnière de l'entreprise, après avoir agrandi la maternité, et il vient de terminer la porcherie d'engraissement, d'une capacité de 960 porcs.En 1992, chaque reproductrice a sevré en moyenne 23,4 porcelets.Claude et Marielle sont propriétaires du troupeau depuis 1982, alors qu'ils ont mis fin à un contrat d'intégration.Ils continuent cependant de s'approvisionner en moulée chez le même fournisseur qui leur donne aussi les services techniques.D'une façon générale, après 10 mises bas, Claude réforme les truies qu'il remplace par des truies assainies.Il s'assure ainsi de la qualité de ces hybrides et de leur santé.Dès son entrée, chaque reproductrice reçoit une fiche individuelle qui la suivra jusqu'à son départ.Depuis qu'il a suivi un cours d'inséminateur, le centre de Saint-Lambert lui fournit la semence pour 40 % des saillies.Le reste est réalisé par des verrats pur sang, sous supervision.En 1982, les propriétaires ont adhéré aux programmes d'analyse des troupeaux porcins et d'assurance-stabilisation des revenus agricoles.Le premier programme fournit à Claude les coefficients techniques indispensables pour établir l'efficacité de son entreprise.Ainsi, il a constaté que les porcs qu'il a livrés à l'abattoiren 1992 ont conservé un indice de 105, que chaque reproductrice a sevré en moyenne 23,4 porcelets, que la durée moyenne de la période d'engraissement est de 163 jours et, finalement, que son taux de conversion alimentaire est de 2,2.L'assurance-stabilisation des revenus agricoles lui garantit, par ailleurs, un prix stabilisé pour ses porcelets et ses porcs engraissés.Bien entendu, une exploitation aussi intensive demande des citernes pour conserver le purin.Les deux immenses réservoirs en béton que l'on retrouve sur les lieux sont à la fois conformes aux normes de l'environnement et très sécuritaires.Et qui plus est, des ententes d'épandage sur les terres avoisinantes qui appartiennent à son frère lui permettent de se défaire du purin sans problème.Il en manque même pour répondre à la demande.¦ Votre cordo en Floride.Un placement florissant! ' «Nous ne voulions pas nous établir plus au sud pour des raisons de sécurité.Etre près de West Palm Beach nous convenait mieux.Nous apprécions la qualité de la construction pour l'aménagement de ses unités.Nous ne voulions pas nous retrouver dans un bloc de plusieurs étages» Alice Levesque et Jules Martineau^ Les Entreprises Blonest Inc.Saint-Laurent, Ile d'Orléans lT "Nous avons choisi notre condo \ pour la sécurité du site, pour le style méditerranéen qui se marie bien à notre tempérament latin, pour le milieu francophone et pour le système de location qui nous donne entière satisfaction.•> Ginette et Pierre Marchand Montréal-Nord Déjà plus de 360 québécois ont pris racine à Waterside Village.Plusieurs raisons ont influencé leur décision d'achat.Mais il y en a une plus que tout autre qui revient constamment en plus de la valeur sûre d'un tel placement.Soit celle de se retrouver dans un milieu québécois, avec de: québécois au soleil dans un emplacement couvert de verdure et de fleurs WEST PALM BEACH - FLORIDE 1 Pour informations: Québec: (418) 626-2314 où Montréal: (514) 385*1992 "Nous avons plusieurs amis qui ' possèdent leur condo à Waterside Village \Nous recherchions le calme et la sécurité.Nous aimons beaucoup l'aménagement paysage et l'atmosphère du village.» Colette et Jean-Paul Hamelin Trois-Rivières Comme tous ces québécois, nous pouvons vous aider vous aussi à venir planter votre fleur de lys en Floride et faire n sorte que votre rêve d'un ondo en Floride devienne réalité florissante.Vous n'avez qu'à assister à une de nos soirées d'information la plus près de chez vous où nous tenterons de répondre à toutes vos interrogations afin de vous aider à prendre une décision plus éclairée.Du solide en Floride! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 23 NETTOYANT POUR LE PIS AVANT LA TRAITE Avec les programmes de pénalités basés sur le comptage des cellules somatiques (CCS) vous avez besoin de désinfectants qui travaillent aussi fort que vous.Commencez avec le nettoyant pour le pis Hibitane.Il est efficace contre les bactéries qu'on retrouve souvent sur le pis au moment de la traite et qui causent la mammite.Lavez les pis tous les jours avec le nettoyant pour le pis Hibitane et le risque de mammite sera grandement réduit.Faites échec au spectre du comptage des cellules somatiques.Fiez-vous au désinfectant pour le pis auquel les producteurs de lait canadiens font confiance depuis des années.Avant la traite.le nettoyant pour le pis Hibitane.BAIN DE TRAYONS APRÈS LA TRAITE Complétez votre programme d'hygiène du pis avec le bain de trayons Hibitane.Les bactéries causant la mammite peuvent remonter le canal du trayon et entraîner une infection du pis coûteuse.L'usage régulier du bain de trayons Hibitane permet d'éliminer les bactéries au niveau des trayons avant qu'elles ne pénètrent dans le pis.Par conséquent, moins il y aura de bactéries dans le pis, moins il y aura de risque que la mammite n'éclate.La prolifération anarchique des cellules somatiques peut menacer la santé du troupeau et vos profits.Voilà pourquoi les 20 années d'expérience d'Hibitane sont indispensables à votre troupeau.Après la traite.le bain de trayons Hibitane.Marques déposées - Usagers inscrits F-488/1/91 (acétate de (hlorhexidine) Ayerst Laboratoires Ayerst Division de Ayerst, McKenna & Harrison, Inc.Montréal, Canada LA SANTE ©ANIMALE Fait la différence LAIT Pour une vaccination efficace Les vaccins n'assurent pas une protection complète.Leur nature, leur mode d'emploi et la réponse de l'animal influencent leur efficacité.par Gilles Rivard LES BENEFICES DE LA VACCINATION Q.Chaque automne, nous faisons vacciner nos vaches et taures contre les principales maladies respiratoires des bovins.Pourtant, notre médecin vétérinaire nous dit d'être prudents, de surveiller les visiteurs et de ne pas acheter d'animaux de l'extérieur.Jusqu'à quel point nos animaux sont-ils protégés?Pouvons-nous augmenter l'efficacité des vaccins de quelque manière?R.: ¡Bien qu'un vaccin augmente le niveau d'immunité d'un animal, il ne peut assurer une protection complète.Cette variation dans la réponse immunitaire dépend de plusieurs facteurs, dont la nature du vaccin lui-même et son mode d'emploi ou bien de la réponse individuelle des animaux.Voici quelques-uns des facteurs qui, suivant le vaccin utilisé, peuvent être à l'origine de cette variation: Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ, à Rock Forest.On doit choisir l'endroit de l'injection pour éviter l'entrée des débris présents sur la peau et les poils.• la sorte de vaccins: les vaccins vivants sont généralement plus efficaces que les vaccins tués; • la présence et la capacité d'agents immunostimulants: ils amplifient la réponse immunitaire en stimulant les lymphocytes (globules blancs du sang); • la présence de contaminants dans les bouteilles; • le dosage du vaccin selon le poids ou l'espèce animale; • l'entreposage des produits: en général, tous les vaccins doivent être gardés réfrigérés; • la préparation du produit avant injection: le mélange doit être bien agité pour avoir une suspension uniforme; • la propreté des seringues et des aiguilles: des traces de désinfectants peuvent altérer le produit; • l'endroit de l'injection: il doit être choisi de manière à prévenir l'entrée MAPLESEEŒT* UN CHOIX EVIDENT Pour vos troupeaux laitiers - Pour vos prairies Trèfle rouge WALTER Veuillez consulter votre détaillant local Fléole RICHMOND Luzerne APOLLO SUPRÊME Variétés exclusives de: NIAPLEÍ Les Semences MAPLESEED Inc.Oakwood, Ont.1 -800-461 -7645 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 des débris présents sur la peau et les poils; • la capacité de l'antigène (micro-organisme) à stimuler la fabrication d'anticorps (immunoglobulines); cette possibilité varie avec chaque virus ou bactérie utilisée pour fabriquer un vaccin.La réponse immunitaire individuelle des animaux peut aussi varier naturellement ou encore selon la présence d'autres facteurs: • l'état de santé de l'individu au moment de la vaccination: en principe, on ne vaccine pas des animaux malades; • le moment et la répétition du dosage: dans la plupart des cas, deux vaccinations sont nécessaires et un animal est considéré comme étant immunisé une semaine ou deux après la dose de rappel; • un programme de vaccination devrait donc être complété une semaine ou deux avant l'exposition prévue à un agent pathogène (bactéries, virus.); • la présence de facteurs stressants (transport, refroidissement, jeûne, fatigue .) au moment de la vaccination affaiblira aussi la réponse immunitaire et l'efficacité des vaccins; • l'âge des animaux peut également influencer le développement de l'immunité: des animaux trop jeunes sont parfois incapables de fabriquer des anticorps en réponse à tel vaccin ou bien les anticorps fournis par la mère à travers le colostrum peuvent interférer ou même annuler les effets du vaccin.En général, pour maximiser les bénéfices de la" vaccination, il faut avant tout consulter un médecin vétérinaire.Il pourra vous conseiller selon les maladies présentes dans la région et aussi prévoir les périodes de l'année où les menaces sont les plus importantes.En fait, c'est lui qui connaît le mieux l'environnement de votre trou- peau et le système de régie que vous appliquez.Enfin, pour compléter ces recommandations, ajoutons qu'une bonne alimentation, de 1 ' eau en quantité et en qualité adéquates, une ventilation adaptée aux besoins de vos animaux et aux conditions atmosphériques, un environnement hygiénique et l'absence d'une ou plusieurs maladies concurrentielles aideront à renforcer la réponse immunitaire.LA TEIGNE (DARTRES) Q.: Au cours de chaque hiver, plusieurs de nos veaux et taures ont des lésions de teigne.Ces lésions sont localisées surtout à la tête, autour des yeux, de chaque côté du cou ou sur la croupe, près de la base de la queue.Vu que les animaux ne semblent pas en souffrir, doit-on traiter les cas individuels?Comment peut-on prévenir ces lésions?R.: En effet, ces infections nuisent très peu aux animaux.Ils semblent souffrir très peu de démangeaisons, d'inappétence et d'amaigrissement.Mais bien que la teigne disparaisse parfois sans que nous ayons besoin d'intervenir, on recommande fortement de traiter les cas apparents et de mettre en place certaines précautions afin de prévenir l'apparition de nouveaux cas.C'est que la présence des lésions de teigne sur la peau des animaux diminue leur valeur marchande et, surtout, constitue un danger pour la santé des humains.De fait, la teigne peut être transmise aux humains venant en contact avec les animaux atteints et leur causer des démangeaisons désagréables.Mais il y a pis: ces lésions serviront parfois de portes d'entrée pour des infections bactériennes plus graves.La teigne est causée par un fungus ou dermatophyte (Trie hop hyton verrucosum chez les bovins) qui est très commun et qui peut vivre en dehors de la peau des animaux, sur les murs, les mangeoires et autres endroits où les animaux peuvent se frotter.On remarque l'incidence de la teigne est plus forte chez les jeunes animaux gardés à l'intérieur, surtout lorsqu'il y a des problèmes de ventilation et d'humidité.Évidemment, F entassement des animaux facilite la propagation de la maladie, de même que l'infestation par les poux.En outre, les déficiences alimentaires, surtout en vitamine A, seraient aussi en cause.Maintenant, les échecs que l'on connaît parfois dans la lutte contre la teigne sont habituellement dus à la contamination de l'environnement avant le début des traitements.Ainsi, les animaux en voie de guérison se recontamineraient en venant en contact avec des locaux ou des instruments contaminés.C'est pourquoi, en plus de traiter les animaux, il est très important de «traiter» l'environnement des animaux atteints.Cela consistera à déménager les animaux en un endroit non contaminé, à laver et désinfecter les murs, les planchers et tous les instruments ou vêtements ayant été en contact avec ces animaux, en n'oubliant pas de brûler la litière souillée.Les locaux seront d'abord nettoyés et lavés avec un bon détergent fort et ensuite désinfectés avec du formaldéhyde en solution à 4 % pour avoir une action fongicide forte.Avant d'appliquer tout traitement topique pour la teigne, il faut d'abord enlever les croûtes grises à la surface des lésions.Cette opération peut se faire avec une brosse douce et du savon.A noter qu'il est très important de AqmqARD SERVIETTES À PIS NOS FORÊTS VOUS TIENNENT ELLES A COEUR?LE RECYCLAGE CONSTITUE UN FREIN À LA DÉFORESTATION TOUT EN OFFRANT UNE MEILLEURE GESTION DE NOS DÉCHETS.AqRiqARD DISPONIBLE CHEZ LES CONCESSIONNAIRES ALFA-LAVAL AGRI.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 Semer la bonne luzerne, c'est rentable.si vous recherchez une résistance éprouvée à l'hiver PIONEER i La bonne luzerne i ¦ ! ALFALFA SEED SEMENCE DE 1 LUZERNE | Semez la bonne luzerne, c'est rentable Comme le cultivar de luzerne 5262 de marque Pioneer®.Vous obtiendrez une luzerne à haut rendement aux plants feuillus, %tvÊ^^ dont la résistance innée à l'hiver est éprouvée.Le 5262 offre une gamme Jf fc» .complète de résistance aux différentes et possède un regain rapide après la coupe.Ou encore le maladies cultivar éprouvé de luzerne 526 de marqui P neei ( PIONEER/ cultivar est reconnu pour sa résistance exceptionnelle à l'hiver ainsi que pour sa persistance.La 526 est une variété à dormance automnale hâtive.Son rendement tout autant exceptionnel que la qualité de son fourrage 'a placée, depuis déjà longtemps au sommet des essais de rendement du comité des production végétales du Québec.Communiquez avec votre représentant Pioneer afin de choisir les bonnes luzernes.PIONEER i Pioneer.f .\ SEMENCES DE MARQUE ofoj PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.®, MC Marque de commerce dont l'usager autorise est Pioneer Hi-Bred Limitée.© 1992 PHII Imprime aux Etats-Unis. bien ramasser ces débris et de les brûler.Pour les animaux fortement atteints, on recommande d'appliquer le traitement sur tout le corps.Des solutions d'iode-povidone à 1 % ou d'hypochlorite de sodium à 0,5 % ou bien de chlorexidine à 0,5 % peuvent être préparées à cet usage.Pour des cas moins étendus, des traitements locaux limités aux lésions peuvent être suffisants après avoir brossé les croûtes.Des produits commerciaux, offerts chez votre médecin vétérinaire (Kopertox, Copperlan, Teignon solution .), peuvent être utilisés de même que des solutions d'iode à 5 %.Ces traitements doivent généralement être répétés à 3 ou 4 jours d'intervalle.LES CONDAMNATIONS AUX ABATTOIRS Q.: Nous sommes parfois obligés d'envoyer à l'abattoir des animaux blessés ou qui ont été malades; même s'ils nous semblent guéris avant leur départ, leurs carcasses, en totalité ou en partie, sont souvent condamnées.Comment pourrions-nous savoir avant leur départ si les carcasses de nos animaux seront approuvées ou non pour consommation humaine?R.: Il est parfois difficile pour un médecin vétérinaire de décider s'il convient d'entreprendre un traitement chez un animal malade ou blessé.Sa décision peut avoir une conséquence sur la santé publique, sur l'économie de la ferme et même sur le bien-être des animaux.En effet, l'animal, après avoir reçu des traitements, même s'il guérit parfaitement, peut encore avoir des lésions à des organes internes, invisibles de l'extérieur, ne pouvant être perçues de son vivant.De plus, sa chair ou certaines de ces parties (reins, foie.) peuvent garder pendant plusieurs jours des traces de médicaments qui peuvent être détectées à l'abattoir ou au laboratoire et qui entraîneront la condamnation de la carcasse.La décision de traiter un animal alors que le pronostic (guérison ou non) n'est pas certain peut signifier de longues souffrances pour lui et peut-être une condamnation à l'abattoir.Ainsi, la possibilité de sa guérison et son retour en production, le coût des services vété-rinaires, la valeur de la chair de l'animal et la présence de résidus médicamenteux sont tous des facteurs qu'il faut considérer avant de prendre la décision de traiter ou non un animal.Dans un court article, on ne peut donner toute l'information sur le sort possible des carcasses des animaux envoyés à l'abattoir.Il y a des conditions qui requièrent des condamnations automatiques et d'autres où la décision dépendra des causes de la maladie, des complications survenues et de l'étendue des lésions.On peut cependant énumérer un groupe de maladies ou conditions pathologiques qui peuvent entraîner des condamnations aux abattoirs: une température LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 corporelle élevée, les tumeurs malignes, l'immaturité (veau ou tout animal «naissant»), l'émaciation (maigreur extrême), l'ictère (jaunisse), la polyarthrite, l'oedème, les plaies purulentes, la diarrhée, le tympanisme (ballonnement), l'acétonémie, les rétentions placentaires et les métrites, les complications au vêlage, les prolapsus utérins (renversements de matrice), les mammites aiguës, certaines vieilles blessures (plus de 24 heures), les infections généralisées, etc.¦ E LANCO POUR LES VEAUX LAITIERS ET LES TAURES Rumensin est approuvé pour aider à prévenir la coccidiose chez les veaux laitiers et les taures.La coccidiose est une maladie parasitaire répandue qui peut causer de la diarrhée, de la déshydratation et une perte de poids chez les jeunes bovins et qui peut même leur être fatale.Le micro-organisme responsable de cette maladie peut aussi causer des dommages invisibles: réduction de la capacité d'absorption de l'intestin et ralentissement de la croissance des animaux de remplacement.Rumensin maîtrise efficacement la coccidiose en empêchant ces dommages invisibles et permet la pleine croissance de vos animaux de remplacement.Pour plus d'informations sur l'ajout de Rumensin dans les ration des veaux et des taures consulter votre vétérinaire.Rumensin CCPP LA SANTÉ ANIMALE Elanco Division Eli Lilly Canada Inc.Calgary, London.Brassard.©Rumensin est une marque déposée de Eli Lilly and Company.Elanco® Division Eli Lilly Canada Inc.est un usager inscrit. ÉCONOMIE Le système d'alimentation qui se paie le plus vite Le silo à grain et une rouleuse est le système qui se paie le plus rapidement: l'investissement se récupère en 3,6 ans.par Guy Beauregard Pour un agriculteur qui ne possède aucune structure d'entreposage et qui songe à produire et à traiter ses grains à la ferme, un choix s'impose: un silo à grain et une rouleuse.C'est le système de stockage et de traitement qui se paie le plus rapidement.Il existe plusieurs façons d'entreposer les grains.D'abord, ils peuvent être entreposés secs ou humides.Ces dernières années, les agriculteurs ont eu tendance à les entreposer humides.Certains ont même poussé l'audace jusqu'à stocker du maïs humide dans un silo à grain traditionnel équipé d'un plancher perforé et à le faire sécher à l'air ambiant.En fait, c'est compter sur le froid pour le faire geler et le temps sec des mois d'hiver pour le Guy Beauregard.agronome, est conseiller régional en gestion et économie au MAPAQ de Nicolet.Analyse de différents systèmes alimentaires L'AGRICULTEUR NE POSSEDE AUCUN SILO A GRAIN ET CULTIVE SON MAÏS Investissement Coût d'acquisition Revenu additionnel avant intérêt sur emprunt Intérêt moyen sur emprunt (par année) Revenu additionnel après intérêt sur emprunt Délai de récupération Silo à grain, maïs séché à troid et rouleuse 11 000$ 2573,31 $ 495,00$ 3068,31 $ -3,6 ans Silo à grain, acide pro-pionique et rouleuse 11,000$ 2227,57 $ 495,00 $ 1732,57$ 6,3 ans Crib et broyeur mobile 17 980$ 3151,91 $ 809,08$ 2342,83 $ 7,7 ans Silo-tour et maïs-épi humide 24 700 $ 2914,65$ 1111,59$ 1803,06$ 13,7 ans Silo à atmosphère contrôlée 43 500 $ 3027,25 $ 1957,50$ 1069,75 $ 40,5 ans 2 silos à grain, rouleuse-mé-langeuse et séchage du maïs 26 900 $ 1764,63$ 1120,50$ 644,13$ 41,8 ans 2 silos à grain, rouleuse, distributeur auto, de concentrés 45 200$ 1042,68$ 2034,00 $ (991,32$) aucun faire sécher.Et la clé du succès, en pareil cas, consiste à en prélever chaque jour.Cette option élimine les agents de conservation et le séchage du grain et se paie très rapidement: 3,6 ans (voir le tableau).Par ailleurs, le fait d'ajouter de l'acide propionique élimine complètement les risques de pertes de grains, mais accroît le coût d'environ 1500 $ (pour 89 tonnes de grain).Ainsi, le système silo à grain-rouleuse prend 1,75 fois plus de temps à se payer, soit 6,3 ans.Puis il y a l'utilisation du crib à maïs et du broyeur tracté.C'est une option qui a été en vogue, il y a plusieurs années.Elle demeure financièrement intéressante pour celui qui ne craint ni le froid ni la glace, car l'investissement se récupère en 7,7 ans.Puis on passe à des techniques plus Consultez votre vétérinaire sMicotil ruwsnW* 300 mg/"11 USAGE v£l( seueewent sMicotil TlLffiCOSIHIïA 300 mg/fnL 100 mL W«5- BMicotii : MOS»!«*' • 300 mg/"11 ""»"SS* i SEMEME"1 SMicotil' TILW1C0SINIÄ \ TILMICOSiNEItUECTUlt j 300 mg/n11- J vetewnwISSS« \ seulement 100 mL sMicotil' ; HIMIC0SIIIW*L 300mg/mL usftoevETt*"'*1' SEULEMENT PROTEI fpnpp MicotiK® est une marque déposée de Eli Lilly and Company.ProvelMD Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.I 23 e LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1992 Quand le système peut être réalisé par étapes, l'investissement se rentabilise plus facilement.modernes, mais aussi plus dispendieuses, soit un silo-tour pour entreposer du maïs-épi humide.L'investissement s'élève à 24 700 $, soit 13 700 $ pour le silo-tour, 8000 $ pour la désileuse et 3000 $ pour l'abri reliant le silo à î'étable.Certains agriculteurs réussissent très bien avec ce système.Ils obtiennent de bons rendements techniques de leurs vaches et d'excellents résultats économiques.Ils prennent soin d'incorporer de l'acide propionique au haut et au bas du silo: un baril en haut et un autre baril en bas.Celui du haut empêche le maïs de se détériorer parce qu'il n'est pas assez tassé, et celui du bas évite les pertes l'été lorsque les prélèvements sont insuffisants pour assurer la conservation.Même en comptant les coûts annuels de ces deux barils d'acide (600 $), le système de maïs-épi humide en silo-tour traditionnel se rembourse en 13,7 ans.Suit une technique qui vient des États-Unis et qui demande un investissement majeur, soit un silo à atmosphère contrôlée.Cette technique élimine tous les risques de pertes dues à la mauvaise conservation.Le diamètre du silo n'a pas à être ajusté avec la taille du troupeau, car il n'y a pas de quantité minimale à prélever chaque jour.Aussi, le diamètre de ces silos est généralement plus grand que celui des silos-tours classiques.Cependant, l'investissement l'est aussi avec ses 43 500 $.Il se répartit ainsi: le coût du silo en béton coulé (30 000 $), la désileuse (7000 $), l'abri à silo (3000 $) et l'achat d'une rouleuse et son installation (3500 $).L'investissement est supérieur de 1,8 fois au silo-tour traditionnel, et il faut aussi 1,8 fois plus de temps à le payer, soit 40 ans.L'investissement suivant est l'achat de deux silos à grain et d'une rouleuse-mélangeuse.Dans ce cas, nous faisons sécher le maïs-grain à forfait.L'investissement se compose de plusieurs éléments moyennement dispendieux, dont les deux silos à grain (6500 $ chacun) et la rouleuse-mélangeuse (6300 $).Mais, une fois le projet réalisé, il coûte quand même 26 900 $.L'investissement n'est pas beaucoup plus important que celui du silo-tour classique, mais son délai de récupération est de beaucoup plus grand (42 ans).C'est que les coûts annuels de transport et de séchage du maïs-grain s'élèvent à 1558 $.Le dernier investissement étudié est un système alimentaire qui inclut un distributeur automatique de concentrés.Ce distributeur est un investissement important en soi (22 800 $), auquel se greffent d'autres investissements: deux silos à grain, une rouleuse à grain, trois vis et un abri.L'ensemble finit par coûter 45 200 $.D'autre part, le transport et le séchage du maïs pénalisent le projet comme l'investissement précédent, de sorte que l'investissement ne se paie pas par le seul fait de fabriquer la moulée à la ferme.Pour rentabiliser un distributeur automatique de concentrés, il faut en plus d'autres justifications, telles une diminution importante du coût de la main-d'oeuvre salariée ou une augmentation importante de la production laitière du troupeau ou les deux à la fois.Précisons que les calculs ont été faits avec des coûts de fabrication de 85 tonnes de moulée.Or les trois derniers systèmes seraient sûrement avantagés si des volumes plus grands de grains étaient traités.De plus, certains investissements auraient été plus faciles à rentabiliser s'il y avait déjà eu des investissements d'effectués auparavant.¦ OC ALFA-LAVAL Alfa-Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 Harmony Unité de traite tuerez v-otr-e, A^a-íav-a^ aboard ¡tu.// Un tout nouveau concept dans la traite! • Légère, unité à grande capacité avec vide positif pour une meilleure adhérence.• Griffe à écoulement libre pour une traite sans effort et rapide.• Dessin de sortie du lait par dessus gardant le niveau du lait au minimum dans la griffe; 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