Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1993, mi-mars
pER Il 1 1 B-208 Spécial 75e anniversaire L'agriculture québécoise à l'aube du 3e millénaire La passion de la terr Plus que jamais, vous avez besoin d'un partenaire financier qui connaît l'agriculture et qui peut vous fournir les moyens de relever le défi du changement tout en gérant le présent de manière efficace.Vos besoins évoluent à un rythme de plus en plus rapide.Nos services suivent, et souvent même précèdent, cette évolution.Parlez-en à l'un de nos conseillers agricoles.C'est un passionné d'agriculture qui prendra vos projets à coeur et qui fera tout pour vous permettre de les concrétiser.BANQUE NATIONALE Notre banque nationale Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Joliette Victor Girouard Producteur de porcs, Saint-Valérlen Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Réjean Lavallée Producteur de lait, Saint-Marc-sur-le-Richelleu Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Direction des services aux agricultrices, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin des agriculteurs Affaires Le «Land-art» au secours des régions 11 Des dessins artistiques formés par des plantes.De quoi attirer les touristes dans des régions agricoles qui se dépeuplent.Plus de commerce, 19 plus de concurrence Augmentation des échanges, élargissement des marchés et accroissement de la concurrence, voilà comment les experts conçoivent les années à venir.Des babyboomers aux babybusters 23 La nouvelle génération de consommateurs sera moins fortunée et moins gourmande.Consommateur de demain, qui es-tu?25 Ses comportements alimentaires ont changé et changeront encore.La population vieillit, on ne fait plus d'enfants et on est pressé.Les Américains donneront le ton 26 La technologie et la politique seront les deux éléments majeurs qui influenceront l'agriculture au cours des prochaines années.La restructuration laitière 28 exige une action ferme La restructuration vise à mettre en meilleure position face à leurs compétiteurs les entreprises qui entendent rester dans l'industrie.Elle est presque toujours accompagnée d'une réduction du nombre de fermes.Boeuf 2000: une viande sous label 39 Grâce aux labels, le consommateur choisira sa viande selon divers critères: couleur, conditions de production, de transformation.L'industrie porcine devra 44 satisfaire le consommateur Toute orientation du secteur qui ne tiendrait pas compte des exigences des clients est vouée à l'échec.Les grands gibiers: 47 une chasse au trésor?Il y a un avenir pour ces productions dans la mesure où les futurs éleveurs se préoccuperont avant tout de mise en marché.Les plants transgéniques 50 s'en viennent De la luzerne qui résiste au gel, des tomates mûries sur le plant qui restent fraîches en entrepôt.Le rêve devient réalité.Le secteur maraîcher 54 sera au rendez-vous Son développement futur dépend de sa capacité à pénétrer le marché américain.Et c'est déjà commencé! Que sera l'avenir de la forêt privée?77 Il se dessine autour de l'environnement, de la production de bois de qualité et du désengagement de l'État.Technique Des machines informatisées 58 et moins polluantes Les moteurs seront plus légers et plus puissants et le tracteur donnera lui-même son diagnostic s'il y a un problème.Bien-être des animaux 61 et automatisation, des «must» L'informatique, la robotique et les biotechnologies s'uniront pour améliorer le bien-être des animaux et des éleveurs.Famille Ils auront 20 ans en l'an 2000 69 Un pied dans l'enfance, l'autre dans l'âge adulte, les ados ont peur de ce qui les attend quand ils seront plus grands.Marc-André Coallier: 74 un optimiste Incorrigible! L'animateur du Club des 100 Watts est convaincu qu'on va toujours vivre de la Terre.«Mais pour cela, il faut la respecter.» Chroniques Editorial Onésime Petites annonces Petite histoire du Bulletin 5 67 81 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 3 .- .\ 13^ La fin d'un siècle Seule la formation permettra d'affronter les défis d'un monde qui se rebâtira sur la compétence.par Maurice Hardy, agronome Depuis la fin des années 70, notre agriculture s'est enrichie de tout ce que les sciences agronomiques offrent pour contrôler et réussir les productions agricoles végétales ou animales.Les années 80 ont connu l'expérimentation des techniques les plus sophistiquées et leur adoption.Dans presque toutes les productions, on connaît les contrôles à établir pour mieux profiter des technologies et des marchés.La gestion de l'entreprise agricole, même la plus complexe ou la plus spécialisée, n'a plus de secrets.La relève agricole peut profiter d'un système scolaire en effervescence.Nos fermes sont belles, grandes, mécanisées, capitalisées, modernes.Comme cette fin de siècle serait intéressante si son ciel n'était pas lourd de nuages.L'opération d'une ferme atteint aujourd'hui des coûts très élevés.Mais on peut se demander si la relève, sur qui reposent toutes les structures de notre agriculture, croit vraiment en une formation académique solide.Elle seule pourtant permettra d'affronter les nouveaux défis d'un monde qui se rebâtira sur la compétence et où la compétition sera farouche.Depuis 30 ans, nos agriculteurs ont acquis une position avantageuse auprès des gouvernements.Mais seront-ils en mesure de la tenir devant les pressions de plus en plus sévères des consommateurs, devant la forte tentation de céder le domaine arable aux spéculateurs, devant l'instabilité de la famille, devant la fatigue de la constestation, des remises en question et des interminables discussions qui, en remettant à plus loin des solutions urgentes, désespèrent les plus optimistes?L'homme est allé sur la lune, il se déplace à des vitesses supersoniques, sa voix est entendue simultanément partout dans le monde, les technologies les plus avancées sont à la portée de tous.Partout des marchés s'ouvrent, des techniques font oublier les saisons, des frontières disparaissent.Pourtant, les famines se répètent en changeant de pays, on s'entretue pour une poignée de riz, une croix ou une pincée de poudre blanche.Les haines, les vengeances, les violences éclatent de tous côtés.On veut à tout prix la richesse, la puissance, le pouvoir, et, pour ça, on détruit des pays.Et les victimes sont partout les malades, les vieillards, les pauvres, les affamés, les petits.L'explosion incontrôlable de certaines populations oblige à des migrations déjà refusées par des pays.Chaque jour, l'écologie fragile qui nous entoure est menacée, agressée.Bien triste portrait que celui de notre pauvre humanité en cette fin de siècle alors que l'homme a poussé si loin ses connaissances.Chez nous, depuis plus de 20 ans, on a traversé toutes sortes de situations, notre société a évolué, notre agriculture a mis tous ses atouts au jeu pour se hisser parmi les plus productives et les plus intéressantes au monde.Pour ça, il a fallu tenir la tête haute, observer, écouter, regarder, analyser et se forger un jugement à toute épreuve.Nous avons toujours eu des périodes difficiles à traverser dont nous sommes sortis grandis; on a modifié, on a adopté, on a refusé, on a évolué.C'est ainsi que se traduit la discipline qui a été notre force depuis toujours dans notre agriculture québécoise.Demain, nous ouvrirons toutes grandes nos portes.Avec des yeux nouveaux, nous devrons alors voir un monde nouveau, forgé par cette fin de siècle.Fin d'un siècle qui, même s'il a été dur pour beaucoup, nous aura tout de même bien servis, nous autres, en agriculture, au Québec.¦ L'ère technique du Bulletin par Aubert Tremblay Depuis les années 70, le Bulletin a suivi le courant qui a transformé tout le monde agricole: il s'est «professionnalisé».Les contes, les nouvelles, le père Bougonneux, Séraphin, même le tricot, toutes ces pages sont disparues une à une.Fini le divertissement et les pages d'actualités internationales, le Bulletin n'allait plus se consacrer qu'à l'agriculture, au sens strict.Même les rubriques intitulées «vierurale», «famille» ou «mieux-être» ont maintenant un caractère professionnel: vaincre le stress, éviter les accidents, concilier les contraintes de la ferme et celles de la famille.Il y a bien eu quelques mécontents, principalement parmi les anciens agriculteurs restés fidèles lecteurs après avoir vendu leur ferme.Mais le changement était inévitable: le Québec n'était plus majoritairement agricole depuis belle lurette.Il fallait se convaincre que le Bulletin n'était pas un média de masse, mais un organe spécialisé.Pour le divertissement, ses lecteurs pouvaient se tourner vers des publications plus générales auxquelles ils avaient facilement accès.La spécialisation était tellement nécessaire qu'on est même allé plus loin: le Bulletin s'est divisé en quatre! On a d'abord fait des cahiers spéciaux, pour les producteurs de porcs, de volailles et de lait.Puis, techniques d'impression aidant, on a commencé à publier plusieurs versions du Bulletin.Si vous êtes producteur de porcs, vous recevez un magazine dont le contenu est différent de celui que reçoit votre voisin qui produit du lait.Une seule page continue contre vents et marées à nous rattacher au passé: celle d'Onésime.Cinquante ans après sa première apparition, notre grand timide continue à faire des siennes, en se permettant toutefois quelques allusions à la modernité.¦ Aubert Tremblay est journaliste pigiste.4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Bulletin des agriculteurs l-MARS 1993 VOL.76, No 04 Éditeur: Simon-M.Gueriin, MBA.Secrétaire à la direction: Christiane Martin RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Gueriin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Pierre Larosée, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East.Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1 N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an deux ans trois ans Régulier 23.95$ 43,95$ 59.95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL 75 ans, et ce n'est qu'un début! C'est dans le sillon de la mondialisation des marchés, de la haute technologie et en harmonie avec la nature que se déploiera l'agriculture québécoise du 3e millénaire.par Marc-Alain Soucy Un anniversaire, ça se fête.Surtout quand on a trois quarts de siècle.Alors ce numéro, c'est un cadeau que nous avons décidé de partager avec vous tous, chères lectrices et chers lecteurs.Nous y avons mis le paquet, comme on dit.Quoi de plus électrisant à 75 ans que de faire des projets d'avenir, de se projeter dans le futur.Rassurez-vous, nous ne sommes tombés ni dans la science-fiction ni dans la rêverie.Nous avons demandé à nos collaborateurs de faire de la prévision dans chacun de leur secteur.Leur mandat: se baser sur les grands axes qui influencent déjà le monde et prévoir leurs impacts sur l'agriculture du 3e millénaire.Mondialisation des marchés C'est sûrement le courant de fond le plus dérangeant de la fin de ce deuxième millénaire.Partout à travers le monde, on se regroupe, on abolit les frontières, on libéralise le commerce.En Europe, on a créé un gouvernement supranational, la CEE, et en Amérique, F ALEN A.Plus de doute, du mouvement actuel sortira bientôt le concept que les utopistes à la mode, il y a quelques années, décrivaient comme «gouvernement mondial».Rêverie, utopie ou destin de l'humanité?Sur le plancher des vaches, plus rien n'est pareil.La compétition internationale frappe dur.Subventions, quotas, prix, tout est remis en question.L'agriculteur, comme son confrère citadin, voit glisser la pelouse sous ses pieds.Il se voit, bien malgré lui, obligé de renoncer à une part de ce qu'il a si difficilement acquis.Car la mondialisation transporte dans son sillage une concurrence accrue et la nécessité d'être plus souple, plus productif, plus compétitif.Sans compter le retrait progressif du soutien de 1 ' État à l'agriculture.Si, par le passé, l'agriculture s'est développée en vase clos un peu à F abri des vents et marées qui ont secoué périodiquement les grandes villes, l'avenir s'annonce différent.D'abord, les préoccupations environnementales orientent déjà le développement de notre agriculture.Certains y voient même un heureux frein à la prolifération anticipée de mégaentreprises agricoles, particulièrement en production animale.Verra-t-on l'environnement s'ériger en protecteur d'un certain type d'agriculture familiale à cause de la nécessité de gérer écologiquement les déjections animales?Le Québec n'a pas encore connu les raids des groupes de protection des droits des animaux.A moyen terme, cependant, ces mouvements dicteront la régie de nos productions animales.Des bâtiments à l'alimentation, en passant par la mise en marché, le consommateur sera toujours roi.Sa Majesté ne daignera acheter que ce qui a été élevé «humainement» et écologiquement.L'agriculture québécoise ne sera plus jamais ce qu'elle a été.mais elle sera, et pourquoi pas bien plus.Les agriculteurs et agricultrices qui la feront sont parmi nous, ils sont en train de s'affranchir du passé, de la rhétorique et, surtout, ils sont prêts à se battre.Vive l'agriculture québécoise! Vive Le Bulletin des agriculteurs! ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 5 PETITE HISTOIRE DU BULLETIN «C'est un tribun, un susciteur d'énergie!» 1915 ¦ Joseph-Noé Ponton donne un cours de génie rural à l'Institut agricole d'Oka.Parmi ses élèves, il y a le futur journaliste Armand Létourneau qui écrira de son professeur, plus tard: «Par-dessus la vingtaine d'élèves qui l'écoutent, il a l'impression de parler à toute la classe agricole.C'est un tribun, un homme constamment en sentinelle, un éveilleur, un susciteur d'énergie.» Joseph-Noé Ponton, 29 ans, est en effet promis à une grande destinée.Dans quelques années, c'est lui qui mènera les agriculteurs à la création de l'Union catholique des cultivateurs.Pour l'instant, ce qu'on en sait c'est qu'il a étudié l'agriculture à Guelph, en Ontario, où il a vu naître le parti des Fermiers-Unis.On devine aussi que ses vues progressistes inquiètent les bons pères d'Oka, qui ne veulent pas se mettre le gouvernement à dos.Joseph-Noé Ponton attendra son heure pendant cinq ans.En 1919, enfin, on lui offre la tribune dont il rêvait: il devient rédacteur en chef de l'organe de la Coopérative centrale des agriculteurs, le Bulletin des agriculteurs.«Attention aux coups de pied au.» 1921 La température vient de monter dans le bureau du ministre de l'agriculture Joseph-Edouard Caron, qui règne sur les campagnes du Québec depuis déjà 12 ans.Devant lui se tient le rédacteuren chef du Bulletin, Joseph-Noé Ponton, qui a eu l'audace d'écrire qu'on avait jusqu'ici «trop négligé l'organisation sociale et économique agricole».Ça tombait mal: la semaine précédente, le ministre avait justement déclaré que les agriculteurs n'avaient pas besoin de s'instruire.Les deux hom- mes s'injurient vertement.S'échangent presque des coups.Avant de claquer la porte au nez du ministre, Ponton lui lance: «Tu devras sauter très haut si tu veux m'enjamber, parce que tu risques de recevoir un coup de pied au cul!» «La poésie, ça ne fait pas vivre le cultivateur!» 1924 ¦ Le curé Labelle est en verve.Devant lui, ses ouailles préférées: les agriculteurs.C'est la messe du congrès de fondation de l'Union catholique des cultivateurs.Le sermon est fleuri.«Agriculteurs, votre état, malgré ses lacunes et ses sacrifices, est éminemment désirable.Vous êtes des rois dans votre domaine.Vous respirez l'airpuret limpide des champs fertilisés par vos labeurs.» Exactement le genre de sermon que Joseph-Noé Ponton ne peut pas supporter.Pour lui, l'agriculture c'est une affaire de marché, pas de tradition.Il a déjà écrit dans un éditorial: «La poésie fait vivre le poète mais pas le cultivateur moderne.Quand les poètes remiseront leurs automobiles et accepteront de revenir au XIXe siècle, alors les cultivateurs songeront à revenir eux aussi en arrière!» Et c'est justement grâce à ses vues progressistes qu'il a réussi à convaincre les agriculteurs de se réunir ce jour-là.Plus de 2400 ont répondu à l'appel lancé dans le Bulletin en mai.L'objectif de Joseph-Noé Ponton était de proposer au gouvernement un plan de relance pour «augmenter les revenus des cultivateurs».L'assemblée décidera d'aller plus loin et de créer une association professionnelle.Textes: Aubert Tremblay Illustrations: Anne Villeneuve 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 «Débarrassez-vous du Bulletin» C'est le deuxième jour du troisième congrès de I'UCC.Joseph-Noé Ponton s'adresse aux participants avec beaucoup d'émotion: «Je déclare ici solennellement que, demain matin, vous aurez à vous choisir un autre journal pour votre association.» Si l'UCC a vu le jour, c'était en grande partie grâce au Bulletin.Voilà qu'elle le perd! Pire: le même jour, le dynamique président des débuts de l'Union, Laurent Barré, donne lui aussi sa démission.Pourquoi?Parce que les deux hommes sont trop associés au parti fermier-progressiste.L'Église et le gouvernement se sont mis d'accord pour les écarter.Le Bulletin n'a pourtant jamais été l'organe officiel de l'UCC, mais l'as- sociation s'en est servi allègrement depuis ses débuts.Et le ministre Caron l'avait vivement attaqué, la veille, sous les huées: «Dans votre union, il y a des gens qui font de la politique, qui prennent fait et cause pour un parti par l'entremise de votre organe!» L'archevêque de Québec, le cardinal Raymond-Marie Rouleau, avait renchéri en conseillant aux congressistes de rester «en dehors de toute politique».Le digne ecclésiastique avait même, ce soir-là, affirmé en privé aux dirigeants de l'UCC que l'Église ne bénirait jamais une association dont le porte-parole est en lutte contre le ministre de l'agriculture.En quittant le groupe, comme s'il craignait d'avoir été mal compris, il avait lancé: «Dé- barrassez-vous du Bulletin!» Après le départ du tandem qui l'avait mis au monde, 1 'UCC change de cap.On parlait de commerce, de crédit, de revenu, on parlera dorénavant d'aumoniers, de colonisation, de tradition.1941 Le décor d'un grand roman «La ville appelle le commerce de toutes ses forces.Encore une fois, elle sera tentée de s'enrichir rapidement.L'usine, l'abattoir, les parcs à bestiaux, les tas de charbon prennent quelques-uns de ses plus beaux sites.La nature d'une industrie avoisinante pollue tel quartier; la pauvreté, l'absence d'hygiène, la vermine en rongent rapidement d'autres.» Gabrielle Roy s'arrête.Ses doigts quittent la machine à écrire.Les mots qui lui sont venus à propos de Montréal ne sont pas comme les autres.Pourtant, ce n'est qu'un nouveau texte pour le Bulletin des agriculteurs.Le douzième déjà.Mais ce nou-mit, i e.s'étourdit.Rien à voir avec les autres articles, pleins d'espoir.Toutes ces régions qu'elle a visitées pour le compte du Bulletin, elle les a décrites en soulignant la vigueur des habitants, leurs réalisations, leur recherche du bonheur.Son optimisme l'a toujours poussée à vanter le progrès agricole pendant qu'autour d'elle on se cantonnait dans un sentimental attachement aux valeurs traditionnelles.Voilà que son texte sur Montréal donne une impression de course sans but.d'anonymat.Dans la tête de la journaliste, un projet prend forme.Ces faubourgs enfumés, elle veut en faire un décor de drame.Elle y place déjà des personnages attachants: l'infatigable Rose-Anna, toujours en quête d'un logement pour sa famille, son mari Azarius, rêveuret insouciant, leur fille Florentine qui travaille au restaurant, Daniel, le petit dernier frappé par la leucémie.Quatre ans plus tard, ces gens et ce décor deviendront l'un des romans les plus marquants de la littérature canadienne française: Bonheur d'occasion.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 7 La première bévue d'Onésime 1943 i m Albert Chartier est à sa table à dessin.Le Bulletin lui a demandé de créer une bande dessinée originale pour agrémenter ses pages.«Vous voulez une B.D.bien québécoise?, se dit-il, pas de problème! Je vais m'inspirer de mon cousin Onésime, un maigrichon que tout le monde appelle «Zizime».Il suffira de le mettre à côté de la tante Eléonore, 300 livres, pour faire un couple comique.Ce serait encore plus drôle si elle s'appelait, euh.Zénoïde!» Pour la première planche, l'action se passera la nuit.Onésime tombera d'une passerelle et s'y accrochera désespérément, au prix d'atroces souffrances.jusqu'à ce que, le jour venu, il se rende compte qu'il n'était qu'à six pouces du sol! De toute évidence, du haut de ses 30 ans, Albert Chartier ne manque pas d'assurance.Il a déjà roulé sa bosse: plus de dix ans aux Beaux-Arts, trois ans à faire une «B.D.» pour le journal La Patrie, deux ans à dessiner des «comics» à New-York.Bref, le dessin, c'est sa vie.Depuis son retour à Montréal, les contrats lui tombent dessus.Il dessine pour le Bulletin, pour la revue Le Samedi, pour la sérieuse Revue populaire, sans compter une foule de collaborations moins régulières.Pourtant, malgré sa belle ambition juvénile, Albert Chartier ne voit encore dans son Onésime qu 'un contrat comme les autres.Comment pouvait-il deviner, en 1943, que son sympathique personnage allait vivre plus de 50 ans sans manquer une planche, que lui, Albert Chartier allait devenir le patriarche de la B.D.québécoise et qu'on allait même donner son nom à un concours de dessinateurs?1975, En avant le modernisme Réunion au sommet.Tous ceux qui écrivent assez régulièrement dans le Bulletin sont réunis dans un hôtel pendant deux jours.Ce-lui qui préside la réunion, c'est Claude Choquette, le rédacteuren chef.Autour de lui il y a Moïse Cossettë, Maurice Hardy, Jean-Baptiste Roy.On discute politiques et nouvelles technologies.On est là pour ajuster ses violons, se partager le travail, définir comment on abordera l'actualité agricole durant l'année.Ces réunions annuelles sont un des moyens qu 'a adopté Claude Choquette pour remplir le mandat que son patron lui a confié: réformeren profondeur le Bulletin pour le mettre au goût du jour, c'est-à-dire la productivité.Fini le temps où le Bulletin était un divertissement, il devait devenir un outil de progrès.Le jeune rédacteuren chef, qui avait grandi sur l'asphalte de la grande ville, était allé chercher un rédacteur bien enraciné dans la terre.Il avait choisi son collègue de classe, enfant de plusieurs générations d'agriculteurs, Moïse Cossette.Ce dernier n'avait d'ailleurs pas hésité à abandonner ses études de maîtrise pour se lancer dans l'aventure du Bulletin.C'était à la fin des années 40.Le tandem Choquette-Cossette fonctionnera pendant 40 ans.Il fera plonger le Bulletin dans les grandes révolutions agricoles de l'époque: insémination artificielle, maïs-grain, opération-luzerne.Moïse Cossette parlait le langage des agriculteurs et parcourait la province à la recherche d'innovateurs.Claude Choquette tenait le gouvernail et toute l'équipe savait où le navire s'en allait.Chacun sa spécialité, le Bulletin était divisé en sections.Alice Ber s'occupait de son courrier et des femmes.Le décès de Moïse Cossette, en 1981, a dû être une rude épreuve pour Claude Choquette.Le rédacteur en chef ne perdait pas qu'un employé, mais un compagnon de 40 ans de travail.La solide équipe perdait un de ses piliers.Le Bulletin, lui, a continué à viser avenir.8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MAI et le comprendre.Cela fait partie de notre engagement.Nous agissons en répondant efficacement à vos besoins, en vous ouvrant la porte du plus grand réseau de conseillères et de conseillers chevronnés et en vous offrant des SERVICES FINANCIERS AGRICOLES DESJARDINS services financiers variés tels que financement, placements, assurances, services fiduciaires et bien d'autres, tous conçus pour s'adapter parfaitement à votre réalité.La caisse populaire Desjardins (^] Desjardins L'incroyable force de la coopération. SYSTÈMES VITAUX Votre véhicule n'a pas de problèmes actuellement ?Les pièces AC-Delco peuvent l'aider à continuer de bien démarrer et de tourner rond pendant longtemps.Parce que les pièces de rechange AC-Delco sont conçues pour les performances et la fiabilité qu'il exige.Faites faire des mises au point régulières et demandez des pièces AC-Delco de qualité.Pour durer longtemps et vous éviter des problèmes, c'est ce genre d'entretien qu'il faut à votre véhicule.Une qualité distinctive. «Le produit régional»: champ dessiné et ensemencé pour présenter les principaux produits régionaux: la bouteille de lait, le maïs, le pain de ménage, les pommes.Création d'une immense image de marque pour la mise en valeur d'une région des États-Unis.Des dessins artistiques formés par des plantes.De quoi attirer les touristes dans des régions agricoles qui se dépeuplent.par Jean-Claude Jay-Rayon et Brigitte Morneau En l'an 2001, plusieurs milliers d'hectares de terres cultivables seront abandonnés et retourneront en friche.Actuellement, on estime à environ 350 000 hectares la surface des terres en friche au Québec.On s'attend à la disparition de nom- Jcan-Claude Jay-Rayon est concepteur, chercheur et maître de conférence et Brigitte Morneau est rccréologue associée au sein de la firme Écart-Tangram.breuses fermes et même à la déstructuration de villages entiers.La raison d'un tel changement est attribuable à la mondialisation des marchés mais aussi au fait que les méthodes de production agro-alimentaire et la gestion des exploitations sont devenues très performantes.Actuellement, on produit infiniment plus, sur beaucoup moins de surface! Devant une telle situation, il est possible de réagir pour générer des projets de qualité.En d'autres mots, on peut essayer de maintenir en place une exploitation familiale ou un village, si ceux-ci se situent déjà dans un environnement naturellement exceptionnel.En fait, il s'agit de redessiner ses champs, de leur donner un aspect culturel grandiose pour les mettre sur le marché touristique interrégional ou même international.Un produit encore très rare et peu connu au Québec: l'agriculture artistique de paysage.L'esthétique environnementale Dans le monde entier, le tourisme régional dépend en grande partie de la qualité esthétique, donc de la beauté et de l'harmonie des champs.L'abandon des terres agraires au Québec portera atteinte, dans une certaine et large mesure, aux attraits des régions touristiques.En fait, la beauté du paysage représente de 70 à 80 % de tout l'attrait d'une région pour le touriste.Pour les années 2000, l'esthétique environnementale sera une exigence incontournable.Ce qui a fait de la France LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 11 PUBLI REPORTAGE a Hydro-Québec PROGRAMME D'ECLAIRAGE EFFICACE POUR LES MARCHES C.I.I.VERSION AMELIOREE CLAIRAGE EFFICACE, .UNE IDÉE LUMINEUSE.cole our bien des entreprises, incluant celles du milieu agri-les frais reliés à l'éclairage représentent une partie importante de la facture d'électricité.Toutefois, il existe sur le marché des produits d'éclairage qui consomment peu d'énergie et qui offrent un rendement facilement comparable ou même supérieur aux luminaires conventionnels.Pour faire connaître ces produits à haut rendement énergétique et aider les entreprises à en faire l'acquisition, Hydro-Québec a mis sur pied un Programme d'éclairage efficace (version améliorée), destiné aux marchés commercial, institutionnel et industriel.L'AIDE FINANCIÈRE D' HYDRO-QUÉBEC En plus de bénéficier d'une contribution financière allant de 0,25 $ à 60 $ par produit, les entreprises peuvent également se prévaloir d'une prime pour l'achat de combinaisons de certains produits d'éclairage efficace.En somme, cette aide financière permet de réduire consi-/ / dérablement l'investissement nécessaire pour il r'mal fié Procéder aux change *y / ments et, surtout, de raccourcir de façon significative le délai de récupé-ration de l'investissement.Fluorescents compacts DES PRODUITS D'ÉCLAIRAGE EFFICACE INGÉNIEUX.Ce programme comporte notamment une aide financière offerte pour l'achat de certains produits d'éclairage efficace.Au total, sept types distincts de produits ont été sélectionnés en fonction de leur efficacité et de leur fiabilité.Il s'agit des fluorescents efficaces, des fluorescents compacts, des lampes à incandescence efficaces, des lampes aux halogénures métalliques, des lampes à vapeur de sodium, des ballasts et des indicateurs de sortie.LES FLUORESCENTS COMPACTS Les fluorescents compacts sont au nombre des produits d'éclairage efficace les plus demandés, notamment parce qu'ils offrent un rendement lumineux beaucoup plus élevé que la plupart des autres sources d'éclairage qu'ils remplacent.Par exemple, un fluorescent compact de 15 watts procurera autant de lumière qu'une ampoule à incandescence ordinaire de 60 watts.De plus, comme la puissance est moindre, ils consomment moins d'énergie et permettent de réaliser des économies appréciables.Ainsi, en remplaçant 10 lampes à incandescence ordinaires de 60 watts par 10 fluorescents compacts de 15 watts, on économise alors 450 watts, sans compter les économies d'argent qui s'y rattachent.LES LAMPES À VAPEUR DE SODIUM Les lampes à vapeur de sodium constituent un autre choix fort avantageux en matière d'efficacité énergétique.D'une part, elles offrent un rendement lumineux très élevé et, d'autre part, elles sont tout à fait adéquates pour les applications de longue durée.Pour ces raisons, ces lampes sont parfaitement indiquées pour l'éclairage de grandes surfaces, tant pour l'intérieur que pour l'extérieur.Que ce soit pour une nouvelle installation ou pour le remplacement des lampes «sentinelles» conventionnelles au mercure, les lampes à vapeur de sodium représentent un investissement très intéressant.Par exemple, avec une lampe à vapeur de sodium il est possible d'utiliser une ampoule de 100 watts plutôt qu'une ampoule de 250 watts.Si l'on considère une utilisation d'environ 4000 heures, on réalise des économies annuelles de 600 kilowattheures.Au tarif actuel de l'électricité, cela représente une économie de près de 36 $ et ce, sans compter la contribution financière d'Hydro-Québec qui, dans ce cas, est de 25 $.D POURQUOI UN PROGRAMME D'ÉCLAIRAGE EFFICACE ?epuis le lancement du Programme d'éclairage efficace, en septembre 1991, les gestionnaires du milieu agricole se sont montrés fort intéressés à y participer.Non seulement ce programme permet de réaliser des économies d'argent et d'énergie électrique fort importantes, mais aussi il permet aux entreprises de se doter de produits efficaces et modernes.POUR VOUS ÉCLAIRCIR.Pour en savoir davantage au sujet du Programme d'éclairage efficace, renseignez-vous auprès d'un distributeur participant ou d'un maître électricien, ou composez le 1 800 ÉNERGIE.Nous nous ferons un plaisir de vous informer sur la façon dont, vous aussi, vous pouvez profiter du Programme d'éclairage efficace C.l.l.pour mieux rentabiliser vos investissements.DmzDm ÉVITONS LE GASPILLAGE «Les tournesols de Van Gogh»: à l'origine, il s'agit d'un des tableaux les plus célèbres et coûteux au monde.Appartenant à l'univers culturel et muséologique, il fut reproduit au Kansas et devint une attraction majeure du «Land-art».la première destination touristique mondiale en 1992, ce n'est pas exclusivement la culture urbaine de la Ville lumière.C'est principalement la culture qui émane des campagnes et la beauté des espaces cultivés et humanisés, comme la vallée de la Loire, la campagne provençale ou les vignobles du Bordelais ou de la Bourgogne.Le jardin de France, c'est avant tout le paysage agraire français — le terroir — civilisé et hautement organisé depuis 1000 ans.Il en est de même de la verte Irlande, de la Grèce, de l'Italie ou de la Suisse.Plus près de nous, aux États-Unis, c'est le Vermont, terre du «Folk-art», qui attire les touristes, et les prairies du Kansas qui font rêver et entretiennent le mythe des grands espaces.Au Québec, ce sont les prés des Cantons de l'Est, les champs de Charlevoix, la plaine lacustre du lac Saint-Jean qui constituent le paysage agraire à conserver et à entretenir.Devant tous ces faits, l'idée qui domine est que non seulement il faut continuer à entretenir le paysage agricole dans des zones stratégiques, mais qu'il faudrait même le reconstruire à certains endroits pour l'amener à produire une nouvelle «denrée»: de l'art agraire ou «Land-art».On a déjà expérimenté cet art aux États-Unis avec un certain succès économique.L'agro-tourisme: une ressource à exploiter Il faut en convenir, l'agro-tourisme qui découle en grande partie d'une agriculture de paysage bien comprise en est à ses débuts.Une poussée vers le futur s'impose donc pour en faire un volet à la fois économique, écologique et culturel d'avant-garde.C'est au prix Les tournesols de Van Gogh Ce champ inspiré du célèbre tableau mesure 8 hectares (20 acres) et sa composition s'est effectuée à partir de deux éléments techniques distincts.Le dessin général a été fait à l'aide d'un tracteur et d'une herse qui ont tracé les grandes lignes de l'oeuvre.Ensuite, l'implantation de milliers de tournesols a donné un réalisme aux trois fleurs qui, au fur et à mesure de la pousse, deviendront jaunes et brunes.En général, l'image de base est composée à l'aide d'un ordinateur, puis elle est balisée sur le terrain, dessinée et implantée.On fait ainsi appel à l'informatique, au design, à l'arpentage, à la géométrie, à l'agriculture et à l'horticulture de paysage.Comme on peut le constater, l'oeuvre une fois construite ne peut être attribuée à la seule inspiration du moment! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 13 Jamais ne laisseriez-vous Sutan l'emporte sur Dual 7 fois sur 10*.Quand il vous faut un herbicide pour protéger votre maïs, vous vous devez de profiter du plein potentiel de rendement de votre culture.Mettez les chances de votre côté — choisissez Sutan+.AVEC PHYTOPROTECTEUR * Cette donnée — la moyenne de 110 essais réalisés en milieu réel sur une période de 5 ans — est représentative, selon ICI Chipman, des conditions normales au champ.Sutan* est une marque déposée d'ICI Americas Inc.Dual est une marque déposée de Ciba-Geigy Canada liée. «L'Amérindien»: portrait réalisé au Kansas, en l'honneur de la culture autochtone.Ce tableau fait environ 400 mètres de côté.À remarquer: le tracteur, au centre de l'étoile, proche de l'oreille.autres.On ne sauvera pas toutes les sauverparmi les plus belles.Pour cela, terres en friche par l'agriculture de il vaut la peine qu'on s'y intéresse dès paysage.Mais on peut sûrement en maintenant pour le futur immédiat.Agriculture de paysage et «Land-art» de cette volonté, créatrice de «nouveaux environnements», que l'on pourra intéresser une société urbanisée à un aller à la campagne d'un tout nouveau genre.Un produit utilitaire et spectaculaire Il revient à l'agro-tourisme de prendre en main son devenir et d'intégrer à l'horizontale ses jardins, cueillettes, centres de recherches, vergers, fermes, villages et régions agricoles de vacances.Il y a là de quoi innover poulies dix prochaines années et créer un produit à la fois utilitaire, beau et spectaculaire.Car il faut comprendre que cette approche ne se limite pas seulement à dessiner des champs! Elle va beaucoup plus loin! Derrière l'image-spectacle se trouvent des formes de rentabilité financière, de valeur ajoutée et de mise en marché unique de certaines régions.Et en définitive, de création d'emplois et de relance de certaines zones agraires à l'environnement privilégié qui, pour l'instant, se dépeuplent comme les Ces deux types de développement/aménagement ne se limitent pas seulement à «dessiner» des champs.Ils s'occupent par exemple de rentabiliser le tourisme aérien et les événements avec des montgolfières.Ils participent à mettre en valeur des belvédères, haltes routières et routes panoramiques.Ils transforment l'aspect esthétique de collines exposées à la vue des touristes.Ils créent des images uniques pour des rassemblements ou des festivals, à l'intérieur des foires agraires.Ils interviennent aussi dans la fabrication et l'exposition de grands marchés saisonniers de denrées alimentaires.Ils peuvent aussi servir d'éléments marketing régionaux et relancer publicitairement une ferme ou un village.Ils sont, en général, l'expression même du couple «nature-culture» original et recherché par le touriste.Ils donnent à l'agriculture un tout nouvel élan vers l'an 2000 et une image avantageuse tournée vers le futur.Bien utilisés, ils pourraient même transformer la perception du milieu agricole actuel et lui insuffler une nouvelle dynamique.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 15 Pour ramasser toute la récolte Les faucheuses-conditionneuses à disques DiscbineMD de New Holland possèdent la téte flottante la plus sensible de l'industrie; épousant mieux les contours du terrain, elles ramassent toutes les précieuses feuilles, sans toutefois erafler le terrain.N'oublions pas l'option de réglage hydraulique de l'angle du dispositif de coupe : exclusive à Ford New Holland, elle vous permet de modifier l'inclinaison des couteaux en marche, sans quitter votre siège, en fonction de l'état du terrain.Vous pouvez pencher les disques vers l'avant pour atteindre les récoltes abattues ou emmêlées, ou les mettre à plat pour passer au-dessus de pierres ou d'ornières.Quatre modèles Sélectionnez le format qui vous convient le mieux.Le modèle 408 produit une fauchée de 8 pi 3 po, les versions 411 et 412 coupent 9 pi 9 po de large, tandis que la faucheuse 415 avale une bande de 11,5 pi.Les quatre modèles sont en mesure de faucher des récoltes denses, mouillées et emmêlées, à peu près à la vitesse à laquelle vous voulez conduire votre tracteur.Séchage rapide Les modèles 408,411 et 415 disposent de rouleaux à motif en chevrons qui s'imbriquent les uns dans les autres ainsi que d'un système de pression par rouleau de à barre de torsion pour assurer un traitement de la récolte en profondeur et sans engorgement.Quant à la faucheuse 412, elle possède un système de traitement économique à fléaux qui écrase les tiges pour en accélérer le séchage.Quel que soit le système de traitement choisi, vous pouvez facilement en régler l'intensité, sans outils—Une autre exclusivité Ford New Holland.Vous constaterez que les faucheuses-conditionneuses à disques Discbine ramassent plus de récolte, ce qui améliore votre rendement.Consultez votre concessionnaire Ford New Holland et ne tardez pas à mettre la productivité Discbine à votre service.FORO l\EWHOLLAI\D «Les branches empilées»: à partir d'une coupe à blanc, les branches ou souches abandonnées peuvent être dressées et assemblées pour donner cet aspect de sentinelles fantastiques.Quelque chose d'un peu semblable aux épouvantails dans les champs et aux géants des légendes.Ceci n'étant qu'une possibilité parmi d'autres! Ici, la forme évocatrice «humanise» le site.Une politique de conservation et de valorisation des terres agraires en friche pourrait même être envisagée à court terme, relançant une dynamique qui s'affaisse de jour en jour.Le boisé culturel: une attraction rentable Nombreux sont les agriculteurs qui possèdent un boisé privé — érablière, cédrière, sapinière — et qui souhaiteraient, au-delà des activités de plein air qu'on retrouve partout, donner un caractère distinctif à ces lieux.Dans ce cas précis, une branche du «Land-art» peut intervenir au même titre que pour les champs et introduire des éléments indispensables de culture et d'art au sein du milieu naturel.Le boisé, peu signifiant en lui-même, pourra alors contenir une caractéristique unique et attractive.L'environnement deviendra ainsi plus performant à cause de sa valeur ajoutée d'ordre culturel.A cet effet, il générera donc plus d'intérêt pour les clientèles et sera ainsi plus rentable, écologiquement et économiquement.AVOINES À RENDEMENT Capital Marion Nova Plus faible teneur en balle et rendement supérieur à toute autre variété d'avoine recommandée.Plante à tige courte dotée d'une bonne résistance à la verse et à l'égrenage spontané.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Maturité hâtive et bonne résistance à la verse, rendement élevé et très gros grains.Pourcentage de balle plus faible que la plupart des autres variétés.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Résistance supérieure à la verse.Bonne résistance à l'égrenage spontané â la jaunisse nanissante de l'orge (BYDV).Grain gros et gonflé.Faible teneur en balle et poids spécifique élevé.Rendement excellent.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.SEMENCE CERTIFIÉE Informez-vous auprès de votre fournisseur SeCan sur la productivité de ces variétés dans votre région, et consultez les recommandations gouvernementales.L'Association SeCan Partenaires dans la '4^ recherche de meilleures récoltes 200-57 Auriga Drive, Nepean, Ontario K2E 8B2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 17 «La femme de la terre»: cette sculpture primitive, représentant la fécondité, est inspirée de statuettes qui remontent à 30 000 ans.Celle-ci mesure plus de 10 mètres de long par environ 1,5 mètre de haut.Elle appartient donc au «macro-art» et vise à introduire un élément culturel dans une nature champêtre sans caractère particulier.Il en est de même pour certaines «coupes à blanc», tant décriées globalement par l'écologisme radical, et qui peuvent malgré tout, dans certains cas, revêtir un aspect inusité et attirant par l'utilisation par exemple des souches laissées-pour-compte.Comme quoi, il est souvent possible de s'appuyer sur un «environnement négatif» et de le rendre curieusement intéressant.Sculpture de champ.ou l'environnement «renaturé» Un autre courant de pensée, apparenté cette fois aux formes primitives développées par le «Earth-works», s'avère aussi intéressant à exploiter dans ses approches.Il s'agit ici d'intégrer au paysage d'un champ quelconque, des formes humaines et évocatri-ces.Dans ce cas, les techniques de réalisation sont relativement simples.Il s'agit de construire un monticule ou de creuser le sol, dessiner un objet «culturel» et réaliser une sculpture qui retiendra l'attention de l'agro-touriste.¦ «Le serpent de bois»: l'idée de cette sculpture a été empruntée à la forme fondamentale de la nature, la sinusoïde.Celle-ci a été construite en opposition avec la verticalité des arbres.De plus, elle rappelle les fardiers qui passent sur la route.Dans ce cas, on a jardiné la forêt, la nettoyant du bois mort, pour en faire une oeuvre intéressante.18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Plus de commerce, plus de concurrence Augmentation des échanges, élargissement des marchés et accroissement de la concurrence, voilà comment les experts conçoivent les années à venir.par Danielle Dagenais Depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale, la valeur des échanges internationaux de produits agricoles a crû sans cesse.«Une tendance «lourde»», souligne le secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, Mario Dumais.Entre 1980 et 1990, par exemple, la valeur des produits alimentaires échangés sur les marchés internationaux est passée de 234 à 324 milliards de dollars U.S., selon les données de la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture), une augmentation de 39 %.Et Mario Dumais.tout comme Marc Dion de la Direction des études économiques du MAPAQ, anticipe que cette tendance se maintiendra.Selon une étude du journal américain Agricultural Trade Highlights, et marché» Publiée en février 1992, cet essor du commerce international agricole est dû principalement aux produits de consommation ou produits à forte valeur ajoutée tels que la viande, les boissons, les produits de boulangerie, les produits laitiers et les fruits et légumes.Quant aux céréales, au tabac, aux oléagineux en vrac et aux produits dits intermédiaires (bétail surpied, aliments pour le bétail, huiles, etc.), leurs marchés tendent à s'amenuiser.Entre 1995 et 1998, on s ' attend à ce que plus de la moitié des exportations agro-alimentaires soit constituée de produits destinés à la consommation alors qu'en 1983, ces produits ne représentaient que le tiers des produits échangés sur le marché international.Les progrès réalisés récemment par la CEE au chapitre des exportations (16 milliards de dollars U.S.entre 1983 et 1992) sont attribuables aux trois quarts aux exportations de produits de consommation.En contrepartie, près du tiers des exportations canadiennes se retrouvent dans la catégorie des produits visant le marché de consommation, le cinquième dans celle des produits intermédiaires et près de la moitié dans celle des produits en vrac.Au Québec, environ les trois quarts des exportations se situent dans la première catégorie, 18 % dans la deuxième et 5 % dans la troisième, ce qui devrait, en théorie, servir le Québec dans la conquête de nouveaux marchés.On peut néanmoins s'interroger sur les performances canadiennes et québécoises à long terme sur ces marchés internationaux en mutation.Si le Canada et le Québec ont obtenu des gains sur le marché américain ces dernières années (augmentation de près de 10 % de la valeur des exportations agro-alimentaires canadiennes par année entre 1988 et 1991, augmentation des exportations québécoises de 12 % par année environ), en revanche, la valeur des expéditions canadiennes de produits alimentaires vers le Japon, le reste de l'Asie, la CEE et l'Amérique du Sud a sensiblement diminué entre 1988 et 1991.Le Québec, quant à lui, a enregistré des baisses substantielles de ses ventes sur les marchés mexicains et japonais.On assiste donc à une concentration de nos exportations vers les Etats-Unis et, par conséquent, à un accroissement de notre vulnérabilité vis-à-vis les sautes d'humeurs de nos voisins du Sud.Partout, une concurrence féroce «Le marché américain n'est pas un marché acquis», prévient Jacques Pomerleau.directeur exécutif de Canada Porc International, l'agence de promotion des exportations de porc à l'étranger.Les producteurs américains lorgnent vers les parts de marché détenues par les éleveurs canadiens.Les Etats-Unis, le plus gros importateur net de porc au monde, entend devenir exportateur net dans les années à venir.La hausse de la production américaine de 7 % l'an dernier et les droits compensatoires ne laissent aucun répit aux producteurs canadiens.La récente incursion agressive des Taiwanais sur le marché japonais, deuxième marché pour le porc québécois, illustre bien le climat de compétition, voire de guerre, qui prévaut.Des volumes importants de porc taiwanais ont été importés au Japon à des prix inférieurs au prix plancher exigé par les autorités commerciales japonaises.Cette pratique illégale était l'oeuvre d'un groupe organisé qu'on a baptisé par la suite la «Nagoya Connection».Ces procédés douteux mais aussi la nature des coupes de porcs, mieux adaptées aux goûts japonais, ont permis aux éleveurs de Danielle Dagenais, agronome, est journaliste à la pige.19 PUBLICITE L'alimentation des vaches laitières, selon LE GROUPE 'OVIBEC INC.Pour l'agriculture des années 2000.La nécessité est mère de l'invention, dit-on.Victor Rousseau, président et fondateur de Rovibec inc., de Sainte-Monique, en sait quelque chose.En 1973, alors producteur laitier, il fabrique pour son propre usage un chariot motorisé pour la distribution d'ensilage.C'est que les rares modèles de l'époque, importés et peu adaptés à nos conditions, se brisaient souvent.Après en avoir fabriqué un pour un voisin, puis un autre et encore un autre, son «passe-temps» d'hiver devient vite une occupation à temps plein.Ses machines sont appréciées des producteurs Le distributeur d'ensilage et de concentrés DECROV-TRONIC, une conception exclusive et révolutionnaire de Rovibec.s'ajoutent à la gamme des produits Rovibec: équipement stationnaire ou motorisé de ration totale mélangée (R.T.M.), rouleusesàgrain, convoyeurs, panneaux de contrôle, balances électroniques et autres.Déjà 20 ans que Rovibec innove et manufacture des équipements et machines agricoles! Son équipe dynamique à la fine pointe de la technologie s'est mise à l'écoute du milieu agricole pour vous apporter des produits de qualité, à prix plus qu'abordable.L'équipement de production de Rovibec est des plus actuels: une poinçonneuse numérique permet la fabrication très précise de pièces de tailles diverses.laitiers, à cause de la rapidité et de la facilité avec lesquelles on pouvait maintenant distribuer l'ensilage.La fabrication en série débute en 1974.Au même moment, l'entreprise commence à fabriquer des pompes et épandeurs de fumier liquide, un concept nouveau et audacieux à cette époque.Au fil des ans, de nouveaux produits Du DAC au DEC L'évolution récente des techniques d'alimentation a donné une nouvelle orientation à la compagnie.En effet, Rovibec a été un des pionniers dans la fabrication des distributeurs automatiques de concentrés (DAC).Par la suite, Rovibec ajoute à son DAC d'autres composantes informatisées et un distributeur d'ensilage pour en faire un distributeur d'ensilage et de concen- trés (DEC), un produit aux caractéristiques encore inégalées aujourd'hui sur le marché.Rovibec ne fait pas que se démarquer dans la conception de base: les détails sont tout aussi étudiés.À preuve, la conception tubulaire du rail de son DEC qui permet une circulation aisée de l'appareil partout dans l'étable, même en présence de dénivellations, ce dont la compétition ne peut se vanter.Avec le DEC, un rêve devenait réalité: avoir la R.T.M.entièrement automatisée et mobile! Chez Rovibec, nous sommes confiants que ce rêve n'est pas un luxe pour toute ferme laitière prospère et moderne.Un tel équipement facilite le travail de l'agriculteur, tout en contribuant à la qualité de l'alimentation des animaux.C'est à la fois un gage d'efficacité et de rentabilité.L'équipe Rovibec est fière de donner accès aux producteurs à la technologie de demain et ce, dès aujourd'hui.Rovibec le fait grâce à la conception assistée par ordinateur et des appareils de production avant-gardistes comme la poinçonneuse numérique.Tous ces atouts, alliés à 20 ans de recherche et développement, ont produit ROVIBEC 591, Route 259 Ste-Monique (Québec) JOG 11 Tél.: (819) 289-2260 Fax: (819) 289-2757 îm- 1200$ 1000$ - 800 $ 600 $ 400 $ 200$ 0 $ Taiwan, jadis portateurs de génétique porcine canadienne, de se tailler une place de choix sur le lucratif marché japonais.Les producteurs canadiens se doivent donc d'explorer d'autres marchés.Jacques Pomerleau cite le Mexique, l'Australie, la Corée, la Russie, la Pologne et Cuba.Là comme aux Etats-Unis, la lutte entre exportateurs et entre exportateurs et producteurs locaux est féroce.Les éleveurs de porcs australiens, par exemple, tentent de bloquer l'importation de porcs canadiens par tous les moyens: accusation de «dumping» (récemment déclarée sans motif par l'Administration anti-dumping et le Service des douanes australiens), mesures sanitaires et même intimidation aux importateurs de porcs canadiens.Mario Dumais et Marc Dion restent cependant optimistes quant à la compétitivité de l'agriculture québécoise.Le premier rappelle que l'agriculture nord-américaine jouit d'avantages comparatifs importants par rapport aux agricultures européenne ou japonaise: abondance de terres productives bon marché et ressources en eau importantes.D'ailleurs, une récente étude du Tribunal canadien de la concurrence sur la compétitivité du secteur des fruits et légumes dans le cadre de l'Accord de libre-échange nord-américain ( ALENA) conclut aux chances de cette industrie de tirer son épingle du jeu de la concurrence.L'étude soulignait -que les conditions de croissance canadiennes étaient aussi propices à la culture des fruits et légumes que celles des États américains du Nord et que les rendements obtenus pouvaient rivaliser avec ceux des principaux États producteurs.De plus, la proximité des principaux marchés de consommation canadiens et américains constituent un avantage sur les États du sud-ouest.Cependant, le Tribunal insiste sur la collaboration qui devra s'instaurer entre tous les maillons de la chaîne du producteur au consommateur.De nouvelles technologies de conservation ou de transport, de nouvelles Valeur des exportations québécoises avec nos partenaires commerciaux Etats-Unis Mexique Autres 1989 1990 1991 1992-oct.utilisations, davantage de surtransformation et un abaissement des coûts de production de la ferme au consommateur d'ici ou d'ailleurs resteront les fers de lance de cette percée des marchés.«Prix et qualité», insiste Marc Dion, détermineront ultimement notre capacité à percer ou même à conserver des marchés.Ce but exigera une cohésion sociale, une concertation de tous les participants du domaine agro-alimentaire québécois et une formation adéquate des travailleurs et professionnels du secteur.La formation de tables de concertation demeure un exemple du nouveau climat qui devra prévaloir dans notre industrie.¦ ORGE SOPHIE* Sophie réagit à une régie intensive BLÉ MONDOR Blé semi-dur accepté pour le gluten LUZERNE ECHO Contenu élevé de protéine et faible en fibres MIL TILLER La fléole des prés la plus hâtive et d'appétence supérieure qui: r \\\ augmente le rendement des prairies augmente la teneur en protéine du foin augmente l'énergie du foin conduit à une diminution de l'achat de concentrés contribue à une baisse probable des coûts de production Demandez les semences Labon chez votre marchand ou consultez: L4BON 1350, Newton, Boucherville (Québec) J4B 5H2 - Tél.: (514) 641-1050 981, Commerciale, C.P.148, St-Jean Chrysostôme, Cté Lévis (Québec) G6Z 2L4«Tél.: (418) 839-8877 SEMENCES EN GROS ET DÉTAIL * PRODUIT DU DÉPARTEMENT DE PHYT0L0GIE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL EN COLLABORATION AVEC LE CENTRE DE RECHERCHE DE SAINTE-F0Y.AGRICULTURE CANADA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 21 PUBLICITE Les défis de vos partenaires de l'industrie bioalimenfaire ^ 'est devenu un cliché de parler de la mondialisation des marchés.Cependant, wj malgré l'usure de l'expression, elle n'en recouvre pas moins une réalité tangible et im-médiatequi modifiera profondément l'économie mondiale.Chacun de nous risque d'être affecté par les nouvelles règles du jeu.À partirdu 1er janvier 1994, l'Accord de libre-échange nord-américain (États-Unis, Mexique, Canada) sera en vigueur.Et si le GATT piétine présentement, notamment sur les politiques agricoles, on peut être sûr que ce n'est qu'une question de temps avant qu'on en arrive à une entente impliquant la diminution des quotas d'importation, la suppression des subventions à l'exportation et l'élimination graduelle des tarifs douaniers.Ces modifications créent des remous auprès des manufacturiers québécois (agro-alimentaires et autres) qui auront à traverser une période d'adaptation.Si l'envergure des marchés nouveaux peut faire rêver, le grand nombre de concurrents qui s'y trouvent peut aussi faire frémir.L'industrie manufacturière devra être concurrentiel le sur le plan mondial, parce que ce sont les normes internationales qui seront la règle de l'avenir.Elle devra mettre au point une stratégie basée sur les éléments suivants: • l'information sur les marchés et les coûts d'opération devra être immédiate.Il faut mesurer tout ce qui est mesurable pour que le processus de prise de décision soit rapide et rationnel; • les coûts devront être gardés à leur plus bas en utilisant la meilleure technologie.Dans un même temps, les processus de transformation devront produire du premier coup la meilleure qualité, c'est-à-dire celle qui est requise par le marché international; • le processus de formation de la main-d'oeuvre devra être continu.Il faut faire disparaître le paradoxed'un pays ayantuntaux de chômage élevé d'un côté et manquant de main-d'oeuvre spécialisée, de l'autre; • la structure financière des entreprises devra être solide pour qu'elles puissent résister aux secousses qui se produiront et assurer leur autonomie de gestion; • il faut inventer de nouvelles méthodes de collaboration entre fournisseurs, transformateurs et distributeurs.La Société québécoise d'initiatives agro-alimentaires s'inscrit dans cette stratégie et propose sa collaboration à l'industrie québécoise de fabrication d'aliments et boissons.SOQUIA est prête à s'associer aux entreprises dynamiques et bien gé- rées qui ont besoin de capital pour réaliser des projets d'acquisition de technologie nouvelle, de développement de nouveaux marchés et de regroupement.La Société dispose d'une expérience de 15 ans dans le secteur et elle est en mesure d'offrir un support financier et de gestion complémentaire à celui de ses partenaires.Le défi d'adaptation posé aux manufacturiers est grand et il n'y a qu'une seule méthode pour y faire face: la confiance en nos possibilités.La morosité doit faire place à la confianceen l'avenir.Nous n'avons pas le monopole des problèmes d'adaptation, la Communauté économique européenne et l'Europe de l'Est ont les leurs, sans parler de la situation sociale qui prévaut aux États-Unis.Si les problèmes des autres ne règlent pas les nôtres, ils démontrent au moins qu'il ne faut pas consacrer trop de temps à s'apitoyer sur notre sort et que nous devons être créatifs et prêts à «relever nos manches».Richard Gagnon Directeur des filiales et du développement SOQUIA Partenaire de croissance ¦mil.¦.i.mrnmmm SOQUIA • Parc Samuel-Holland • 1275, chemin Sainte-Foy, bureau 284 • Québec (Québec) • G1S4S5 Des babyboomers aux babybusters La nouvelle génération de consommateurs sera moins fortunée et moins gourmande.par Marius Marin L'époque où les consommateurs profitaient sans retenue de leur pouvoir de dépenser tire à sa fin.Les babyboomers, qui ont consacré des fortunes à l'achat de beaux vêtements et d'objets excentriques, sans compter les sorties gastronomiques à répétition, sont en voie de changer leurs habitudes de consommation.Ils entrent lentement dans une période de réflexion qui les conduira, au tournant du siècle (du millénaire!), vers l'épargne.Les consommateurs des années 80 feront alors place à ceux des années 2000.C'est du moins ce que prédisent la plupart des économistes qui s'intéressent, avec raison, aux dollars des consommateurs.Les babyboomers, qui sont nés entre 1945 et 1960, représentent aujourd'hui le tiers de la population totale et ils constituent, à n'en pas douter, un groupe encore très influent.En fait, aucun autre groupe ne se compare aux babyboomers en termes de pouvoir de dépenser et rien ne laisse prévoir qu'un autre groupe d'âge sera aussi influent.C'est pourquoi tout changement est scruté à la loupe et décortiqué.Les regards qui se posent au jourd'hui laissent entrevoir des transformations importantes dans les habitudes de consommation de la génération d'après-guerre.Les babyboomers, ayant acquis la plupart des biens durables dont ils avaient besoin, entrent maintenant dans une période de leur vie où l'épargne est primordiale.La priorité est maintenant accordée aux entants et à la retraite éventuelle, que l'on veut dorée autant que possible.Ce changement de consommation, tout à fait normal, ne se traduit plus par des Marius Marin est journaliste pigiste.Si les babyboomers ont consacré des fortunes en biens de consommation, leurs enfants seront des consommateurs plus réfléchis.dépenses mais par des économies.Avec le résultat que d'ici 10 ans, les nouveaux consommateurs auront pris la place des anciens.Des revenus inférieurs à ceux de leurs parents La nouvelle génération de consommateurs n'aura sûrement pas l'aisance de la génération précédente.Les babybusters, comme on les appelle, ne dépasseront probablement jamais leurs aînés dans le domaine des revenus et, par conséquent, des dépenses.Pour Henri Goulet, de l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) du nord de Montréal, ils auront de toute façon un comportement bien différent de leurs aînés.«Il serait surprenant que la nouvelle génération de consommateurs, celle qui sera dominante en l'an 2000, soit aussi fortunée que les babyboomers des années 80», estime Henri Goulet, qui travaille à la défense des consommateurs depuis une vingtaine d'années.«Et même si c'était le cas, leur consommation serait différente, prend-il soin d'ajouter.Pour toutes sortes de raisons.Des raisons économiques, sociales et aussi politiques.» Henri Goulet est loin d'être convaincu que la croissance économique des années 80 se répétera à court terme.Il s'agissait, selon M.Goulet, d'une croissance tout à fait exceptionnelle qui n'aura profité qu'aux babyboomers.D'ailleurs, les plus jeunes sont convaincus que les années à venir seront plus difficiles et que leur groupe d'âge, moins nombreux, sera aussi moins dérangeant.Ils connaissent déjà un important recul en termes de revenus par rapport aux plux vieux.«Chacun sait qu'il est plus difficile de trouver du travail ces dernières an- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 1993 23 On prévoiïquelque chose de spécial pour les producteurs de maïs.UN CHEQUE POUR AVOIR utilise eradicane; SUTAN+ OU SUTAZINE+ Obtenez un remboursement allant jusqu'à 2,00 $ par acre En 1993, traitez 50 acres ou plus de mais avec Eradicane"1, Sutan"1^ ou Sutazine"+, et ICI Chipman vous récompensera d'un chèque allant jusqu'à 2,00 $ par acre traité.Plus vous traiterez de mais, plus votre récompense sera grosse.Pour vous assurer qu'un chèque d'ICI Chipman fasse partie de vos prévisions cette année, renseignez-vous auprès de votre fournisseur.Nombre d'acres traités Taux de remboursement 150+ $2.00/ACRE 50-149 $1 .OO/ACRE Eradicane Sutan* Sutazine* Eradicane, Sutan et Sutazine sont des marques déposées d'ICI Americas Inc.© Chipman nées.Un travail intéressant, permanent et bien rémunéré, explique M.Goulet.Vous n'avez qu'à demander aux moins de 30 ans.D'ailleurs, à ce sujet, une récente étude publiée dans le très sérieux Business Week faisait état de chiffres assez renversants.Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, les moins de 30 ans avaient des revenus inférieurs à ceux de leurs parents.En moyenne, et tenant compte du taux d'inflation, les adultes américains de sexe masculin (entre 18 et 30 ans) gagnent actuellement 17 % de moins aujourd'hui que leurs aînés en 1973.«Même la crise des années 30 n'a pas affecté une génération entière de façon aussi radicale, estime M.Goulet.L'écart n'est pas seulement de 2 ou 3 % mais de 17 %.Il ne faudrait donc pas se surprendre de voir de nouveaux comportements.Non seulement les habybusters font-ils partie d'une autre génération, mais, en plus, leurs revenus sont et seront nettement inférieurs.» Comment, dans ces circonstances, peut-on imaginer les comportements des consommateurs de demain?«C'est difficile à dire, fait remarquer M.Goulet.On peut probablement avancer sans trop se tromper que les nouveaux consommateurs seront moins gourmands.Considérant qu'ils auront moins d'argent, ils seront sûrement plus sélectifs que les babyboomers.Il faut aussi tenir compte de leur background.Les habybusters sont nettement plus conscients de l'aspect environnemental que leurs aînés et cette vision devrait aussi freiner la consommation tous azimuts: le «consommer pour consommer» des babyboomers.Une foule de réglementations touchant l'environnement, le recyclage et l'économie d'énergie (recyclage des pièces d'auto, disparition des CFC.) devrait influencer le comportement des consommateurs de l'an 2000.Peut-être consommeront-ils plus consciemment que les babyboomers! Henri Goulet admet lui-même que sa vision de la consommation de l'an 2000 est peut-être optimiste.Mais il reste convaincu que l'abondance généralisée des années 80 ne se représentera pas de sitôt.Évidemment, la façon de consommer ne sera pas la même: il y aura les multiples technologies, la mondialisation des marchés.Il sera probablement plus facile de consommer qu'auparavant, mais il n'est pas dit que ce sera la consommation aveugle des années 80.¦ 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Consommateur de demain, qui es-tu?Ses comportements alimentaires ont changé et changeront encore.La population vieillit, on ne fait plus d'enfants et on est pressé.par Annie Lachaud Depuis quelques années, le con-sommateurest au coeur de changements économiques, démographiques et sociétaires importants qui ont façonné en profondeur ses comportements alimentaires.Selon les principaux constats.• Il est plus âgé Le vieillissement de la population est commun à l'échelle planétaire.Cette situation se traduit par une clientèle de troisième âge aux exigences très spécifiques.• Il est célibataire.ou presque! On dénombre une forte augmentation des familles monoparentales et des personnes vivant seules.Fait de société qui crée une forte demande pour les produits et conditionnements individualisés.• Il mange souvent seul Les repas traditionnels pris en famille sont de moins en moins fréquents.Le grignotage et le «prêt-à-emporter» se généralisent.• Il est écolo S'il est une préoccupation qui ne se soucie pas des frontières, c'est bien l'environnement.1993 sera l'année des «écoprocluits».On verra des produits «bio» dans des emballages «bio».Santé et respect de l'environnement, sont des termes à retenir.• Il est pressé D'où la recherche d'aliments individualisés cl faciles à préparer.Ce qui explique la popularité croissante des surgelés et des plats cuisinés destinés aux fours à micro-ondes.Annie Lachaud est rédactrice en chef de l'Épicier.• Il est gourmand L'impact de la crise économique se traduit par la recherche de petits plaisirs encore abordables.Les produits de luxe connaissent un regain d'intérêt.On s'intéresse aussi aux spécialités étrangères, aux plats et produits exotiques.L'attrait de la nouveauté et de saveurs nouvelles guide de plus en plus les comportements.UN RETOUR AU NATUREL Règle générale, on sent nettement un retour.au naturel.Certes, de nombreux produits continueront d'être allégés en graisse et en sucre.Mais le message pour les vanter se fait plus mesuré: on parle d'équilibre, de forme.• Les produits laitiers.allégés! Les nouvelles préoccupations diététiques se sont traduites par un déclin de la consommation de beurre.On observe aussi un recul pour le lait entier au profit du partiellement écrémé.Par contre, on note une forte popularité de boissons lactées et laits aromatisés qui font surtout la joie des enfants et adolescents.Le secteur des yogourts est le plus actif.• La volaille.découpée! La consommation de la volaille est en pleine ascension et elle est en voie de supplanter le boeuf.Mais les volailles entières bouderont les étalages pour laisser la place aux croquettes, bâtonnets, pépites panées, filets de blanc de poulet (ou de dinde qui devient de plus en plus populaire), escalopes, produits en pâte et en croûte.• Les légumes.miniaturisés! La consommation des légumes frais s'accentuera avec l'avènement de classes d'âge plus élevé (50 ans et plus).Point intéressant: l'intérêt à l'égard des légumes miniatures connaîtra un essor considérable.Pois, mange-tout, mini-courgettes, mini-mais, mini-carottes.Particulièrement aimés des partisans de la nouvelle cuisine, ils requièrent très peu de préparation.• La viande rouge.préparée! Les résultats d'une étude de Frost & Sullivan, un cabinet anglais faisant autorité dans l'observation des marchés internationaux, sont irréfutables: les viandes rouges subissent des attaques diverses (graisse, cholestérol, écologie.) qui affectent tous les types de produits carnés.Du côté des viandes de boucherie, la tendance ira de plus en plus vers les morceaux vendus assaisonnés, prêts à cuire.Les fournisseurs multiplieront les types de viandes vendus en portions préparées.¦ NOMINATION DANIEL BOYAUD Nap.Breton Ltée.une entreprise spécialisée en nutrition animale, est heureuse d'annoncer la nomination de monsieur Daniel Boyaud, agr., M.Se, au poste de directeur nutrition et développement.Diplômé de l'Université Laval, monsieur Boyaud jouit d'une solide expérience au sein de l'industrie de l'alimentation animale canadienne.La tâche de monsieur Boyaud est de mettre au point des produits et des programmes d'alimentation de haute qualité, avant-gardistes et performants.Monsieur Boyaud mettra à profit une expérience acquise au cours des 18 dernières années pour vous faire bénéficier de performances zootechniques accrues et de résultats améliorés.Vous pouvez joindre monsieur Boyaud au (418) 475-6601 H NAP.M BRETOn LTEE 1312.rue St-Georges St-Bernard (Québec) GOS 2G0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 25 Les Américains donneront le ton La mécanisation agricole à l'Université Laval Le vingtième siècle aété témoin de l'introduction de la puissance mécanique à grande échelle sur les fermes.L'agriculture mécanisée a permis d'accroître la productivité des agriculteurs et des travailleurs agricoles ainsi que d'améliorer leurs conditions de travail, tout en permettant de procéder aux diverses opérations culturales de façon plus efficace.Alors que la population mondiale augmente de plus en plus rapidement, le nombre de personnes directement impliquées en production agricole diminue constamment, non seulement dans les pays industrialisés mais également dans plusieurs pays en développement.On demande aujourd'hui à ces gens de produire davantage de produits agricoles, tout en rencontrant des standards de qualité toujours croissants, et ce afin de répondre aux exigences et aux besoins des consommateurs.Il y a donc encore plus que jamais place à des augmentations de productivité des activités agricoles en termes de quantité et de qualité.Plusieurs professeurs-chercheurs du Département de génie rural de l'Université Laval poursuivent activement des travaux de recherche et de développement en mécanisation agricole afin de répondre à ces nouveaux besoins.Parmi ces projets susceptibles d'élargir le domaine des connaissances en mécanisation agricole et de déboucher sur des applications pratiques, mentionnons seulement le surconditionnement des fourrages, le semis direct, la mise au point de nouveaux équipements adaptés aux pratiques réduites de travail du sol, l'optimisation des systèmes porteurs des équipements agricoles lourds afin de réduire le compactage des sols, l'épandage des lisiers par une rampe automotrice, le contrôle pneumatique des insectes nuisibles, le désherbage thermique, la circulation contrôlée, la sécurité des équipements agricoles, la mécanisation des opérations dans les serres, l'optimisationde la pulvérisation des pesticides, etc.Plusieurs de ces travaux sont effectués en collaboration avec divers intervenants du milieu: entreprises manufacturières, MAPAQ, Agriculture Canada, MENVIQ, producteurs agricoles et bien d'autres.FACULTÉ DES SCIENCES DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION UNIVERSITÉ m LAVAL Tél.: (418) 656-3272 Fax: (418) 656-7821 La technologie et la politique seront les deux éléments majeurs qui influenceront l'agriculture au cours des prochaines années.par Simon M.Guertin En dépit du poids politique qui ne cesse de diminuer, l'Amérique agricole représente tout de même un sixième des emplois, 18 % de l'économie et 80 % du territoire.Il n'est donc pas surprenant que les agriculteurs occupent autant de place dans le discours politique.Et parmi les principaux débats qui occuperont la place publique au cours des prochaines années, la conservation des sols sera un élément très populaire.En effet, les superficies cultivées selon des pratiques «no-till», qui ont atteint les 11 millions d'hectares (27 millions d'acres) aux États-Unis l'an dernier, devraient doubler d'ici 1995.En fait, les technocrates se sont approprié une préoccupation naturelle des agriculteurs et les orientent maintenant dans différentes solutions à grands coups de subventions.De leur côté, les commerçants américains de machinerie, sans contester les bienfaits de la conservation des sols, prétendent que le gouvernement va trop loin et cède au lobby exercé par les compagnies de produits phyto-sanitaires.Ils affirment que la mise au rancart des charrues favorise le désherbage chimique et n'améliore en rien la qualité des cours d'eau.Selon les fabricants de produits phytosanitaires, avec la biotechnologie, on est sur le point de voir des plantes qui sécréteront leurs propres herbicides.Ces plantes permettront l'utilisation des produits phytosanitaires les moins chers, les plus sécuritaires, très bénins pour l'environnement et, surtout, sans effet secondaire sur les cultures.Au-delà du discours politique, les Américains savent bien qu'ils doivent améliorer leur productivité, et l'agri- culture n'y échappe pas.Or les règles économiques pousseront la dimension moyenne des fermes américaines de 180 à 200 hectares (450 à 500 acres).En conséquence, le nombre de fermes reculera de 10 à 20 % d'ici l'an 2000 pour atteindre les 1,7 million; il tourne autour de 2,1 millions actuellement.À titre d'exemple, le nombre de producteurs de porcs a décliné de 60 % durant les années 80 et on s'attend d'en perdre encore la moitié au cours de la présente décennie.Tout ce discours remet en cause la ferme familiale.Pourtant, les Américains n'y voient aucune menace pour la prochaine décennie.En fait, ils prétendent que le niveau technologique sera plus déterminant que la dimension des fermes.Par exemple, on explique qu'un tiers des agriculteurs de l'État de l'Illinois, produisant efficacement 240 hectares (600 acres) de maïs et de soya, peuvent dégager un bénéfice de 48 271 $ sur des ventes de 201 696 $, soit une marge de 24 %.Par contre, à l'autre extrémité, l'autre tiers des producteurs, qui cultivent en moyenne 400 hectares (1000 acres), dégagent une mince marge de 12 % sur des ventes de 330 720 $.Et habituellement, sur ces fermes plus grandes, on compte deux familles, ce qui laisse moins de 20 000 $ à chacune d'elles.Enfin, on s'attend à ce que les agriculteurs américains passent du statut de propriétaires à celui de locataires afin de limiter les risques financiers.En effet, on prétend qu'une ferme peut générer en moyenne un rendement sur l'investissement de l'ordre de 8 à 9 %.Or, selon des études effectuées en Illinois, les agriculteurs qui possèdent aussi peu que 10 % des terres qu'ils cultivent peuvent tirer un rendement qui approche les 18 %.Un peu à l'exemple de la crise immobilière qui sévit actuellement, les agriculteurs américains ne veulent plus engager des montants phénoménaux dont la valeur est influencée par l'incurie des gouvernements du monde entier, en raison des subventions qu'ils versent à l'interne mais surtout à l'exportation.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 26 Notre nouvelle balle nen mene pas large Nouvelle rotopresse 385 VN CHOIX D'ACTUALITE ENFIN! Un problème de taille a été résolu.Vous pouvez maintenant VéF**'''3 obtenir des balles rondes de qualité John Deere dans un format parfaitement adapté à votre entreprise : 1,20 mètre de largeur, 1,50 mètre de hauteur, une demi-tonne.La nouvelle rotopresse 385 fait des balles tout aussi faciles à servir qu'à produire.Des balles moins larges que vous pourrez transporter côte à côte et dérouler facilement dans votre étable.Puisqu'il s'agit d'une John Deere, vous obtenez des balles solides contenant encore plus de foin, et toute la qualité que vous attendez de nos rotopresses.Faites un saut chez le concessionnaire John Deere et voyez comment la nouvelle rotopresse 385 peut faciliter le déroulement de votre exploitation laitière.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 La restructuration laitière exige une action ferme par Michel Morisset Le phénomène de la restructuration n'est ni nouveau ni étranger aux producteurs de lait du Québec.Collectivement, ils ont pris en main leur destinée et n'ont pas hésité à procéder à la restructuration du secteur au fur et à mesure que le besoin se faisait sentir.Depuis trois ans, la production laitière a connu une situation exceptionnelle alors que 14,5 % du quota était coupé.Par l'effet qu'elle a sur la santé financière et sur les coûts de production des exploitations laitières, cette situation exige une action ferme.Les producteurs sont depuis déjà un long moment sous la loupe de tous ceux qui remettent en question les plans conjoints, la gestion de l'offre et, finalement, la gestion que les principaux intéressés ont fait de leur secteur.Une politique de restructuration a tout avantage pour la classe agricole à être entreprise sous son propre contrôle et son leadership plutôt que d'être imposée par d'autres agents économiques.La restructuration est presque toujours accompagnée d'une réduction du nombre de fermes.Le secteur laitier québécois a entamé au cours des derniers mois une sérieuse discussion sur sa situation et son avenir dans le cadre des grands bouleversements qui s'annoncent autant sur la scène nationale qu'internationale.C'est dans ce cadre que se place la discussion encore récente sur le phénomène de la restructuration.Le terme en lui-même a déjà été passablement galvaudé et il apparaît pour plusieurs producteurs comme une façon élégante et nouvelle de prononcer la condamnation de larges groupes de producteurs de lait au Québec.Pourtant, le phénomène de la restructuration n'est que le processus par lequel le secteur se renouvelle dans ses structures de production d'année en année depuis que l'agriculture existe au Québec.De génération en génération, les producteurs ne travaillent pas de la même façon, sur des exploitations de taille similaire, ayant une organisation du travail identique et entretenant des relations d'affaires com- L'auleur est directeur du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) de l'Université Laval.parables à celles qui existaient antérieurement.Un mouvement de renouvellement La restructuration n'est donc pas un phénomène nouveau, mais bien un phénomène permanent et continu.Il s'agit d'un mouvement qui est à la base du dynamisme et du renouvellement d'une industrie, d'un secteur.La transformation des structures de production, car c'est de cela qu'il s'agit, peut être mesurée par plusieurs indicateurs.Le nombre d'exploitations, leur taille, leur statut juridique, leur niveau de spécialisation, la concentration de la production, leur niveau technologique, ladivision du travail, laformation de la main-d'oeuvre sont tous des indices qui permettent de caractériser la structure d'un secteur de production.Il n'est sûrement pas nécessaire de donner de longs exemples pour saisir l'ampleur de la restructuration qu'a connue le secteur laitierquébécois au cours des dernières décennies.Comme on le sait, le nombre de 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Les Jours DeKalb Nouvelles dates.22 au 26 mars, 1993 Vous avez maintenant plus de temps pour choisir vos hybrides DeKalb.Quand vous recherchez de la performance, les hybrides haute performance de DeKalbNl" vous couvre et cela au bon moment.Escompte de 50/0 Vous obtenez un escompte de 5% sur toute la semence de maïs et luzerne achetée et payée avant le 26 mars, 1993.Un Jacket Gratuit Si vous achetez 10 unités ou plus et les payez avant la fin des jours DeKalb, vous recevrez un jacket DeKalb spécial édition gratuit.Voyez votre agent DeKalb durant les jours DeKalb.22 au 26 mars, 1993.DeKalb Canada Inc.3825 Chemin Giard St.Hyacinthe, Québec J2S8B1 514-799-5228 PUBLICITE Les défis de l'amélioration génétique, où en sommes-nous au Québec?Les troupeaux laitiers du Québec se sont grandement améliorés au cours des dix dernières années.Les conseillers agricoles qui sillonnent nos campagnes et qui entrent dans les étables québécoises font souvent cette observation confirmée, du côté génétique, par des études scientifiques.Le Québec est en effet la région du Canada où l'amélioration génétique a été la plus élevée récemment.Par contre, on sait qu'il y a encore place à amélioration et qu'une plus grande importance doit aussi être accordée à la régie et à l'alimentation.Les défis à venir sont H grands dans un contexte économique encore difficile à l'heure actuelle.Le choix de taureaux à utiliser dans le troupeau demeure la voie d'amélioration génétique la plus importante.Certains producteurs remettent toutefois cette question au hasard en coupant les frais d'insémination pour utiliser les services d'un taureau d'étable, une pratique qui a de grandes conséquences quand on sait que l'amélioration génétique (ou la régression) est un héritage pour les générations à venir.L'insémination artificielle, avec la possibilité qu'elle offre d'utiliser des taureaux de grande valeur génétique, représente un faible investissement (0,73 $ par hectolitre de lait) par rapport à toutes les dépenses de la ferme.De plus, elle peut se comparer à une "assurance" que le producteur prend pour les années à venir.La qualité génétique du produit offert par le CIAQ ne fait aucun doute.Le CIAQ a conclu des ententes (Genexcel, entente pancanadienne Holstein et Programme national Ayrshire, Jersey et Guernsey) avec les cinq principaux autres centres au Canada afin de mettre à la disposition des éleveurs la semence des meilleurs taureaux éprouvés et ce, à des prix très avanteugeux.Ce regroupement permet donc aux producteurs d'avoir accès à un bassin de testage de jeunes taureaux très élargi en ayant la possibilité d'utiliser les meilleurs taureaux résultant de ce testage.Mais qu'en est-il du testage des jeunes taureaux, la base de tout notre système d'évaluation génétique?Les éleveurs du Québec ont de longue date été de bons collaborateurs pour utiliser les jeunes taureaux offerts par le CIAQ.Toutefois, la tendance a voulu qu'au cours des dernières années, certains délaissent cette pratique en espérant que d'autres prendraient leur place.On a alors oublié que chaque génisse, chaque vache, chaque troupeau fait partie d'un tout, de toute une population bovine qui doit compter sur sélectionner des taureaux qui améliorent rendement en protéine, soit ceux doi l'indice en protéine est élevé.Ainsi, \¡ taureau Holstein avec un indice de +13 p exemple, se situe dans le meilleur 10% i la race pour améliorer ce caractère.Un autre outil qui peut grandement aider producteur dans cette même visée et qui été développé récemment est l'indice i profit à vie (IPV).Cet indice ci calculé selon une formule qui doni une grande importance à la protéii tout en considérant aussi l'indice f gras et les critères de conformatk suivants : cote finale, systèn mammaire, pieds & membres capacité.L'IPV permet de connaître I taureaux susceptibles d'engendrer 1 vaches les plus profitables au coi d'une vie productive de cinq lactation Dupierre LYNX (73H01363) est l'un des taureaux offerts par le CIAQ aux producteurs du Québec et qui améliore grandement le rendement en protéine du lait.Sa généalogie différente (un fils de Marv) lui confère aussi un attrait particulier.chaque élément pour réussir dans le système de l'élevage canadien.De plus, le nombre de vaches laitières au Canada est relativement faible quand on le compare à toute la population bovine mondiale.Il va sans dire que les taureaux éprouvés doivent répondre aux besoins des producteurs et en suivant la filière, aux besoins des consommateurs! On parle énormément de protéine aujourd'hui, surtout depuis l'instauration du paiement du lait selon les composants.Le producteur cherche à produire moins de gras et plus de protéine.Cette préoccupation est présente au CIAQ depuis nombre d'années et la meilleure façon pour le producteur de rencontrer cette exigence est bien de Le défi de la protéine peut facilemf être relevé au Québec par l'utilisati des taureaux disponibles qui ont indice en protéine élevé accompag d'un IPV parmi les meilleurs au Canai tels que dans la race Holstein : Prot.IPV Prot.JE Aerostar +23 + 1742 Stardom +16 +1Í Grand +20 +1746 Jackpot +16 +13 Bionic +18 + 1468 Lindy +16 +1Í Lynx +18 +1194 Supreme +16 +1Í Astre +17 + 1390 Laurent +16 +111 Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) inc.C.P.518, Saint-Hyacinthe, Québec Tel.(514) 774-1141 Fax (514) 774-9318 Le transfert d'embryons, quoique cou depuis plusieurs années, demeure technique d'avenir pour apporter accélération du progrès génétique pat voie femelle.Boviteq, une filiale: CIAQ, a développé au fil des ans de veaux marchés pour les embryons congel produits au Québec résultant en des vei» importantes dans près de 20 pays, recherche et le développement qui y si faits ont aussi permis d'étendre les servis offerts aux éleveurs du Québec.Comme en bien des domaines, le travail concertation entre tous les organismes I à la production laitière et entre I producteurs eux-mêmes est l'une des cl qui conduira à une meilleure réussite, travail est enclenché et il faut mainteni passer à l'action car tous les outils et ton les personnes ressources sont là en éleva au Québec pour permettre d'avanc "Ensemble sur la route du succès".¦ La restructuration est un processus essentiel qui doit permettre de repositionner le secteur laitier dans son ensemble par rapport à ses concurrents et de consolider les exploitations qui demeurent en activité.producteurs de lait est passé de 32 868 en 1972 à moins de 13 000 au mois de juin dernier.Durant la même période, la production moyenne des exploitations passait d'environ 630 à 2000 hl.Au niveau canadien, pour les mêmes années, on voyait le nombre de producteurs passer de 105 000 à 35 000, soit une baisse de 66 %.Le phénomène n'est pas particulier au Québec, on le retrouve partout à l'échelle mondiale.En technologie, le système de traite revêt une importance fondamentale dans la mesure où 80 % du travail d'une exploitation laitière se fait à l'étable.Si on distingue trois niveaux technologiques, la chaudière, le lactoduc et le salon de traite, on sait que le Québec a opté massivement pour le second au fur et à mesure qu'augmentait la taille des troupeaux.Le passage au salon de traite ne semble toutefois pas avoir suivi son cours alors qu'un grand nombre de nos troupeaux dépassent maintenant la taille qui rend intéressant ce niveau technologique, qui peut réduire jusqu'à 50 % le temps de travail à l'étable.Derrière ces quelques données, se cachent beaucoup d'autres phénomènes, comme le changement de statut juridique des exploitations, la transformation de l'organisation du travail, le chambardement de la mise en marché du lait et bien d'autres situations qui sont apparues récemment.La restructuration vise donc essentiellement à mettre en meilleure position face à leurs compétiteurs les exploitations ou les entreprises qui entendent demeurerdans l'industrie.Elle est presque toujours accompagnée d'une réduction du nombre de fermes.Si le phénomène de la restructuration est continu et permanent, on sait aussi qu'il est stimulé par un certain nombre de facteurs.Les premiers relèvent globalement des forces du marché, les autres de l'intervention politique ou réglementaire.Les facteurs de restructuration On range dans les forces du marché tous les mécanismes qui interviennent directement sur le prix de la marchandise vendue, le lait, ou sur le prix des intrants servant à sa production qu ' s'agisse de la terre, des animaux, de l'alimentation animale, du taux d'intérêt ou encore des salaires.Les forces du marché, par le phénomène de la concurrence, obligent les producteurs à performer mieux que leurs compétiteurs immédiats.Ceux qui n'y parviennent pas sont lentement éliminés du secteur.Ce phénomène peut être atténué par divers mécanismes institutionnels tels les plans conjoints ou les assurances diverses, mais il continue tout de même à fonctionner et à opérer un «élagage» parmi les exploitations.Le meilleur exemple d'une politique de marché appliquée au secteur laitier est certes la politique américaine qui a misé sur un élément, la diminution régulière et importante du prix du lait pour provoquer une restructuration massive.Les producteurs agricoles québécois ont réussi avec les décennies à encadrer les forces du marché et à parer aux brusques fluctuations que leurs collègues des autres pays ont souvent à subir.Ce faisant, ils sont intervenus sur le rythme de restructuration, à certains moments pour le ralentir, à d'autres pour l'accélérer.Ils se sont même occasionnellement servi du mécanisme des prix dans ce but.Le meilleur exemple d'intervention des pro- ducteurs canadiens par le mécanisme de prix dans le secteur laitier est certes le pourcentage d'exclusion de 30 % des producteurs moins efficaces dans le calcul du coût de production servant à déterminer le prix du lait.Les producteurs ont ainsi accepté de hausser la barre (en baissant le prix) que doit franchir celui qui veut rester en production.Ce choix a alors fait l'objet de discussions et les producteurs se sont sentis pleinement justifiés de procéder de cette façon.Hormis le prix, plusieurs autres mesures permettent d'intervenir sur le rythme de restructuration.Au fil des ans, les producteurs, par l'intermédiaire de leur Fédération, en ont développées qui s'appuient sur les normes d'équipement et de qualité.C'est sur cette base que la plus grande opération de restructuration de 1 ' industrie laitière québécoise fut initiée durant les années 60.Elle reposait sur des mesures ncitatives et coercitives.La mise en place des quotas comme barrière à l'entrée du lait d'autres pays était une première mesure permettant d'initier une restructuration massive.La politique de la Commission canadienne du lait favorisant le retrait des petits livreurs donnait un premier coup de barre vers une structure renouvelée.Une attitude active présente au fil des ans Mais une des mesures les plus efficaces fut assurément le passage du bidon au vrac.Cette norme d'équipement dont se dotèrent les producteurs a accéléré le rythme des départs à la retraite et.à cette époque, la spécialisation en industrie laitière.Par la suite, les normes d'installation furent utilisées pour l'accès au marché du lait de consommation.Cette norme est en train de devenir universelle.Les nonnes bactériologiques furent aussi de puissants outils stimulant la restructuration.En moins de 10 ans, durant les années 80, la norme passait pour le lait de transformation d'un million de bactéries par ce à 100 000 bactéries.On sait pertinemment l'effet de pareil ressenement sur l'accélération de la prise de retraite.L'application incessante des normes du lait de consommation à toutes les exploitations va LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ; MI-MARS 1993 31 Les exploitations qui n'ont pas de relève ou la taille ou encore le niveau technologique requis risquent d'être fusionnées ou vendues dans le cadre d'un processus de restructuration bien planifié.dans le même sens.Et on voit maintenant poindre, avec le paiement du lait selon ses composants, la norme leucocytaire qui remplacera celle des bactéries dans ce rôle d'aiguillon de la restructuration.En plus des normes de qualité et des pénalités qui y sont attachées, les normes de régularité vont dans le même sens.On sait bien qu'en obligeant les producteurs à produire l'automne et l'hiver une partie importante de leur lait, plusieurs préféreront quitter la production.Comme on le voit, la question d'agir ou de ne pas agir par rapport à la restructuration a été réglée, il y a déjà longtemps, au sein de la Fédération des producteurs de lait.Une attitude active a toujours été présente au fil des ans.Les producteurs ont choisi collectivement de ne pas laisser les forces du marché les dominer totalement et, en conséquence, ils ont préféré agir sur leur structure de production pour aménager le départ de collègues qui, de toute façon, avaient entrepris un processus de désinvestissement ou de préretraite.La restructuration a été vécue et comprise comme l'aménagement des conditions de production pour la génération suivante de producteurs.Il faut ajouter que le dynamisme de la structure laitière est aussi une responsabilité collective des producteurs dans la mesure où l'Etat leur a confié des mandats étendus de gestion.Peu d'autres groupes de producteurs laitiers au monde ont autant de responsabilités et d'avantages que ceux du Québec et du Canada dans la gestion de leur secteur.Or, de la même façon que le gouvernement doit répondre des gestes qu'il pose, ceux et celles qui ont reçu des mandats par délégation se doivent de rendre des comptes.Ceci implique naturellement de prendre des décisions qui peuvent en mécontenter quelques-uns à court terme pour le bien de la collectivité.Or la collectivité, dans le cas des producteurs laitiers, est constituée de ceux et celles qui assureront demain l'approvisionnement laitier dont auront besoin les consommateurs du Québec et du Canada.Les impacts d'une politique de restructuration Dans une politique de restructuration, les politiques de prix ne touchent pas les mêmes producteurs que les mesures de qualité ou de régularité.C'est probablement une des raisons qui a fait préférer ce dernier genre d'interventions aux producteurs depuis de nombreuses années.Les politiques de prix risquent en effet de toucher plus sévèrement les nouveaux producteurs et ceux qui ont consenti des investissements importants au cours des dernières années.Ces deux groupes sont souvent caractérisés par des charges monétaires plus importantes qui permettent d'économiser du travail, mais qui exigent un paiement comptant et régulier.Leur meilleure efficacité technique leur permet éventuellement de réduire leur coût total de production, mais au prix d'obligations monétaires supérieures.Or les jeunes producteurs et ceux qui investissent sont considérés comme ceux qui vont assurer l'avenir et l'approvisionnement laitier.Les frapper de plein fouet par des gels ou des baisses de prix peut s'avérer catastrophique pour l'avenir d'un secteur.Il faut aussi dire qu'on voit mal le syndicalisme agricole prôner des baisses de prix.Les normes de qualité et de régularité plus sévères ont plutôt tendance à viser les producteurs qui ont peu investi personnellement et financièrement au cours des ans.C'est le fait de producteurs peu soucieux de l'avenir et de la qualité de leurs produits.Leur situation, si elle a un caractère permanent, correspond souvent à un processus de préretraite ou de désintéressement de la production.Or on sait que les facteurs tels que la qualité et la régularité sont très impor- -> r NOUVELLES s EXPBESS m r GOOGÛ EJi DIRECT I Nous vous offrons un contrôle électronique pouvant régir le chauffage, la ventilation, les entrées d'air et la température de votre bâtiment de ferme ou des entrepôts, avec une ou plusieurs sondes.Varifan ECS-4 est le seul contrôle fabriqué au Canada pour répondre à tous ces besoins.JJ peut fonctionner par lui-même, ou à l'aide d'un ordinateur.Le seul muni de micro-possesseur interchangeable, donc il ne sera jamais désuet.CP.280, Roxton Pond (Québec) JOE IZO Tél.: (514) 372-1347/(418)424-3827 • Fax (514)372-8485 GODRO ine 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 L'agriculture, c'est pas pareil! tants pour l'obtention de meilleurs prix et la réduction des frais de mise en marché du lait.Ces deux exemples illustrent comment des outils différents inciteront des exploitations différentes à prendre des décisions qu'on retardait.Ces quelques explications permettent de répondre partiellement à la question: quelles sont les exploitations qui risquent d'être fusionnées ou vendues dans le cadre d'un processus de restructuration bien planifié?Une réponse courte pourrait être: celles qui, de toute façon, ne passeront pas le seuil de la génération.Ce sont donc les exploitations qui n'ont pas de relève Dans toute restructuration, les politiques de prix ne touchent pas les mêmes producteurs que les mesures de qualité ou de régularité.ou celles qui n'ont pas la taille ou, encore, le niveau technologique requis pour produire selon les conditions qui prévaudront à l'avenir.Le seuil de démantèlement: 200 000 litres de lait On sait que la taille de l'exploitation détermine largement les possibilités de revenus dans un contexte donné.Depuis plusieurs années, de nombreux calculs ont été faits et mis à jour régulièrement pour déterminer ce qu'il est maintenant convenu d'appeler le seuil de démantèlement.Ce seuil s'exprime en hectolitres de lait (à un prix donné) et il indique la taille qu'une exploitation doit au minimum avoir pour assurer la retraite des parents et payer les intérêts et le capital de la dette liée à son transfert.On calculait ainsi en 1984 que 150 000 litres était le seuil critique.En 1990, on avançait un seuil approchant beaucoup plus de 200 000 litres de lait.Ceci signifie clairement que seules des exploitations ayant des conditions bien particulières pourront passer le seuil de la génération si elles se situent sous cette taille.La majorité sont destinées à disparaître ou à changer leur structure pour atteindre une taille supérieure assurant un revenu décent et des possibilités de retraite.¦ Les mécanismes du marché qui obligent l'industrie et le commerce à fusionner, à grossir ou à fermer, ne fonctionnent qu'à retardement en agriculture.par Michel Morisse! Quand on regarde 1 ' industrie ou le commerce, on voit bien par quels rachats, fusions, absorptions ou faillites passent les entreprises des secteurs en restructuration.Prenons le cas des pâtes et papiers, celui de l'ingénierie ou, encore, celui de la distribution alimentaire; de beaux exemples de restructuration qui illustrent bien le phénomène dans ses bons et mauvais côtés.On sait tous que la situation difficile d'un secteur industriel et celle encore pire de quelques-unes des entreprises du secteur favorisent la diminution du nombre de joueurs pour qu'un assainissement se produise.Après les vagues de concentration successives qui n'ont souvent laissé que quelques firmes dans l'industrie, les services ou le commerce, ce sont souvent les difficultés financières ou la faillite anticipée qui précipitent les choses et désignent les candidats à la restructuration.Il faut toutefois se rappelerqu'avant d'en ani ver à ces extrêmes, ces secteurs ont connu au cours des dernières décennies un grand nombre de rachats et de fusions volontaires qui ont servi à assainir le milieu et à créer des entreprises mieux à même d'affronter la concurrence, qu'elle soit domestique, nationale ou internationale.Il s'agit d'un phénomène de défense quasi instinctif qui amène d'anciens compétiteurs à se liguer pour affronter plus menaçant qu'eux.La transformation laitière a fait de même au cours des deux dernières années au Québec.11 faut toutefois admettre que l'agri-culture se différencie de l'industrie et du commerce du point de vue de la restructuration autant que dans ses structures.C'est une caractéristique de la production laitière (et de l'agri- culture) d'être pratiquée par un très grand nombre d'exploitations.La production laitière ne connaît pas de concentration équivalente à celle de l'industrie, même si plusieurs producteurs pensent que les exploitations ont tendance à grossir trop vite.La restructuration est donc encore un phénomène qui a «de la place» pour opérer, si on peut employer cette expression.C'est une première caractéristique qui distingue l'agriculture.Une seconde est aussi à retenir; le mode de sortie de l'agriculture n'est pas le même que dans les autres secteurs plus soumis aux règles immédiates de la concurrence.On ne fait que peu ou pas faillite en production laitière.La sortie correspond le plus souvent à la retraite de l'exploitant et, si aucune relève ne peut ou ne veut reprendre l'exploitation, elle sera vendue en pièces détachées.Cette retraite peut de plus être retardée longtemps, même si les strictes conditions économiques et les conditions financières de l'exploitation justifieraient son abandon.En effet, un couple âgé peut «vivre de ses amortissements» durant une longue période, ce qui est une façon de liquider ses actifs, et il peut exiger une rémunération extrêmement réduite de son travail pour «rester dans sa maison».Voilà qui illustre le besoin d'intervention pour favoriser et, éventuellement, planifier la restructuration en production laitière.Les mécanismes du marché qui fonctionnent rapidement dans l'industrie et le commerce et obligent les entreprises à fusionner, à grossir ou à fermer, ne fonctionnent qu'à retardement en agriculture.Ce retard peut être très long et atteindre le changement de génération.Cette situation motive la mise en place de mesures et définit, par le fait même, qui sont les candidats visés par la restructuration laitière.Ce sont ceux et celles qui seront amenés de toute façon à prendre leur retraite au cours des prochaines années et particulièrement ceux et celles qui n'ont pas de relève ou qui possèdent une exploitation difficilement transférable.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 33 PUB LI-REPORTAGE L'Office du crédit agricole du Québec OCAQ Soucieux de répondre aux besoins du secteur 70000 60000 50000 40000 30000 20000 10000 L'Office du crédit agricole du Québec détient 52 % de l'encours des prêts agricoles au Québec.Il occupe donc une place de choix pour détecter très tôt les difficultés du milieu.Ses activités quotidiennes de financement l'obligent à suivre de près les changements qui affectent le secteur agricole et elles lui fournissent une source inestimable de renseignements sur la santé financière du domaine.À la lumière de l'information recueillie, l'Office du crédit agricole du Québec a entrepris, il y a maintenant plus de deux ans, une réflexion plus en profondeur qui s'inscrit dans un processus constant d'adaptation aux besoins du secteur agricole.L'analyse de l'évolution de ce secteur a permis de dégager certaines problématiques.Sa faible croissance, la concentration de la production dans de plus grosses entreprises, la mondialisation des marchés et la libéralisation des échanges sont autant de facteurs qui modifieront dorénavant les besoins en financement agricole.De plus, tout indique que les changements qui marquent l'agriculture québécoise depuis un certain temps sont loin d'être terminés et il semble que les années 90 s'annoncent encore plus déterminantes.Une remise en question fructueuse C'est donc à partir de cette toile de fond que l'Office a réévalué son rôle et son mode de fonctionnement afin de trouver des avenues de solutions qui répondraient aux nouvelles problématiques de financement agricole.De cette réflexion, est notamment ressortie la nécessité de donner beaucoup plus de souplesse au système de financement agricole québécois.Des priorités ont été identifiées : un fonctionnement simplifié, une plus grande flexibilité quant à l'adaptation du programme de financement aux besoins futurs du secteur et une latitude suffisante pour intervenir rapidement dans des situations d'urgence.Evolution du nombre de fermes au Québec selon le niveau de revenus bruts -de 50 000$ 50 000$ et h 1971 1976 1981 1986 1991 Comme les fermes québécoises ne correspondent plus à un modèle unique, l'Office est sensible aux besoins financiers diversifiés de ses différentes clientèles.Enfin, l'Office a adopté, il y a quelques années, une approche dite globale de financement, basée davantage sur les facteurs de réussite des entreprises agricoles que sur la valeur de leur actif.Comme les fermes québécoises ne correspondent plus à un modèle unique, l'Office est sensible aux besoins financiers diversifiés de ses différentes clientèles.Il compte donc adapter son programme de financement en misant davantage sur les capacités des productrices et producteurs à accroître la compétitivité de leur entreprise agricole, pour ainsi faire face aux nouveaux défis de l'agriculture, sans pour autant négliger les entreprises de petite taille qui assurent la pérennité des villages et des campagnes.Le client : une préoccupation constante.L'Office a pour mission de favoriser le développement des entreprises agricoles.Pour permettre l'atteinte des objectifs qu'il s'est fixés à cet égard, l'organisme s'est doté, il y a maintenant quatre ans, d'un projet collectif de service à la clientèle qui met le client au centre de ses préoccupations.Au cours des dernières années, ce projet, dont le but est d'assurer l'amélioration constante des services offerts aux clients, a notamment amené l'Office à réviser son processus administratif afin de l'alléger et de devenir plus efficient.Parallèlement à ces efforts, l'Office s'est lancé dans un programme de formation continue de ses conseillers en financement, puisque c'est la façon la plus sûre d'assurer un service-conseil à la fine pointe de l'évolution du financement agricole.L'agriculture à l'heure des choix Le Sommet sur l'agriculture de juin 1992 a confirmé les tendances qui se sont dégagées de l'analyse de l'Office.En outre, le Sommet a permis d'établir collectivement les orientations prioritaires pour assurer le développement et la pérennité de l'agriculture québécoise.Au cours de l'année, fidèle aux engagements pris lors du Sommet, l'Office continuera donc à adapter son programme de financement et à se distinguer comme l'un des principaux instruments de la politique agricole du Québec.Il pourra ainsi répondre aux nouveaux besoins exprimés par l'ensemble du secteur agricole, dont notamment ceux qui sont ressortis du Sommet sur l'agriculture québécoise. Des changements pour ceux qui restent en production La restructuration vise finalement l'amélioration des revenus et des chances de survie de ceux qui gagneront leur vie à produire du lait.par Michel Morisset Un plan de restructuration est un ensemble cohérent de mesures qui suit une logique, qui répond à un ou des objectifs quant à la structure à privilégier.Il doit avoir un certain caractère de permanence dans le temps pour gagner la crédibilité nécessaire à sa réalisation.S'il peut être ajusté en cours de route, il doit néanmoins garder sa cohérence.Voici une proposition de plan de restructuration qui pourrait être soumis pour discussion aux producteurs de lait du Québec.RESSERREMENT DES NORMES DE QUALITÉ ET DE RÉGULARITÉ Il est bien évident que tout resserrement des normes de qualité a pour effet d ' inciter les producteurs non conformes à s'ajuster ou à quitter la production, il s'agit de l'outil de restructuration utilisé depuis le plus longtemps au Québec.Il offre l'avantage d'être en continuité avec ce qui a été fait antérieurement et d'améliorer les conditions générales de mise en marché du lait.Si la norme bactériologique avant pasteurisation a déjà atteint le seuil idéal, celle après pasteurisation peut être encore améliorée.La norme leucocytaire sera toutefois le fer de lance de ce processus au cours des prochaines années.Un plan de resserrement pourrait déjà être prévu.AUGMENTATION SIGNIFICATIVE DES PÉNALITÉS Les normes n'ont un sens que si elles sont mises en force par une vérification constante et par des pénalités éventuelles.Leur niveau est certes déterminant dans le processus menant à leur respect.Le relèvement des pénalités pour les mettre en rapport avec L'esprit d'entreprise et de coopération des producteurs permettra sûrement de trouver des solutions sortant des sentiers battus.le coût réel associé au problème détecté peut s'avérer justifié par mesure d'équité tout en servant la restructuration.COUPURES DE QUOTA Le marché des quotas est certes l'outil privilégié de restructuration dans le cadre réglementaire actuel au Canada et au Québec.La littérature économique a identifié depuis longtemps le prix du quota comme une prime à la sortie.Àl'appui de cette thèse, l'exemple européen.Depuis qu'ils ont mis en place leur système de quota en 1984, plusieurs pays européens ont procédé à des restructurations massives de leur secteur primaire de production grâce au rachat des quotas de groupes bien cernés de producteurs.Deux pays ont excellé dans ce domaine, la France et le Danemark.Avant que le quota ne soit transigé entre producteurs sur un marché officiel à un prix élevé, les autorités nationales ont consenti des sommes très importantes pour racheter le quota qui devait être coupé et même pour effectuer des redistributions à des groupes prioritaires.Ils ont toutefois mis en place ces mesures avant que les producteurs ne puissent vendre eux-mêmes leur quota au plus offrant.L'État s'est en fait érigé en acheteur le plus offrant, le seul pour ainsi dire, à l'exception des ventes de ferme entière.Les producteurs visés l'ont été LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 35 Au prix où les producteurs paient le quota, ils ne recevront probablement pas beaucoup plus que le prix américain pour le lait qu'ils produiront.en fonction de la taille et de l'âge.En France, le nombre de producteurs est ainsi passé de plus de 400000 en 1983, à environ 200 000 en 1992 alors que la taille moyenne des fermes doublait.Il est certain que l'on pourrait penser au Québec à des programmes du même genre où les gouvernements rachèteraient le quota de groupes de producteurs bien identifiés.À 40 $ le kilo de matière grasse, on conçoit que les sommes qui devraient être consenties deviendraient vite astronomiques avant qu'un résultat ne puisse être obtenu: une coupure-rachat de seulement 1 % du quota québécois coûterait environ 28 millions $.Si l'intervention sous forme de rachat s'avère plus difficile à mettre en place, ce n'est pas le seul moyen à la disposition des producteurs.Les coupures de quotas sont un élément important qui peut servir à stimuler temporairement la restructuration.Une politique claire de trois ou de cinq ans par rapport aux coupures pourrait inciter sérieusement les producteurs à accélérer leur processus de retraite.Ainsi la levée temporaire des coupures de quota à l'encan et lors de vente de ferme entière pour trois ans pour les petits livreurs et les producteurs âgés de plus de 55 ans, suivie de l'établissement des coupures à 50 %, pourrait amener sur le marché une quantité plus importante de quota pour stabiliser la production d'un plus grand nombre.Pour faire suite à la période initiale de trois ans, il faudra s'interroger sérieusement sur le niveau de la coupure et le faire passer éventuellement à un niveau beaucoup plus élevé, si on ne veut pas que les producteurs qui sortent partent avec les avantages capitalisés du système actuel.Une coupure de 50 % redistribuée régulièrement entre ceux qui restent, serait un choix clair pour le futur de la production laitière plutôt que pour la spéculation et la constitution d'une rente de situation pour un groupe restreint d'individus qui risquent d'hypothéquer le système à jamais.N'oublions pas que la meilleure façon de faire descendre le prix cana- dien du lait vers le prix américain est probablement de continuer à faire ce que l'on fait actuellement.Au prix où les producteurs paient le quota, ils ne reçoivent probablement pas beaucoup plus que le prix américain pour le lait produit grâce à ce droit qu'ils achètent.Est-ce l'objectif de la politique laitière nationale défendue ardemment depuis de longues décennies?En suspendant la coupure durant un certain laps de temps, on donnera aux producteurs le temps de décider s'ils veulent être producteurs de lait à l'avenir ou s'ils préfèrent s'en aller et empocher leur rente immédiatement.Il deviendra clair pour ceux qui désireront rester qu'ils devront gagner leur vie à produire du lait et non à cumuler une rente de quota.PROGRAMME GOUVERNEMENTAL DE RABAIS SPÉCIAL D'INTÉRÊT POUR ACHAT DE QUOTA JUSQU'À CONCURRENCE DES COUPURES RÉCENTES Comme on le sait, les quelque 14,5 % de quotas qui ont dû être coupés au cours des trois dernières années ont obligé les producteurs à se présenter à l'encan pour maintenir leur volume et leur revenu brut.Il en résulte un endettement supplémentaire qui mériterait possiblement une attention particulière de l'Office du crédit agricole.Une bonification spéciale d'intérêt Une filière plus efficace Il faut se rappeler que la restructuration n 'est pas un exercice futile, mais bien un processus fondamental et essentiel qui doit permettre de repositionner le secteur dans son ensemble par rapport à ses concurrents et de consolider les exploitations qui demeurent en activité.Il faudra avoir cet objectif en tête pour discuter des mesures de restructuration et évaluer leur mérite relatif.Le redessinage du secteur devrait permettre à ceux qui restent d'avoir des meilleurs revenus grâce à l'augmentation de leur revenu brut, la diminution de leur charge, l'amélioration et la réduction des coûts de mise en marché du lait ou tout autre facteur pertinent.Ainsi, l'augmentation ou le maintien de la taille des exploitations restantes devra être pris en considération.Ladiminution des coûts grâce à l'introduction de technologies plus performantes et de nouvelles pratiques ou, encore, les économies de taille seront aussi des critères d'évaluation tout comme la baisse des coûts de transport et les facteurs permettant à la filière d'être plus efficace.Les mesures de restruc- turation peuvent être nombreuses, une liste partielle inclut certainement les suivantes: LES NORMES: • la qualité bactériologique et leucocytaire • la régularité • le volume minimal de ramassage • les équipements et installations LES PRIX: • le facteur d'exclusion du coût de production • les pénalités de qualité et régularité • les coûts de transport, coût d'arrêt + volume LE DROIT DE PRODUIRE: • le prix du quota • le rachat des quotas à l'européenne • la coupure et les achats de fermes entières • les règles de vente LES FAÇONS DE PRODUIRE: • les systèmes de traite • l'alimentation et son entreposage • la production fourragère • les outils de contrôle technique et comptable • la division du travail, lait, élevage, récolte • la diversification 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 UN PNEU DE TRACTEUR "GRANDE VITESSE" LE DT 71 ODE GOODYEAR Aucun pneu n'a jamais travaillé si vite, tant dans les champs labourés que non labourés.Il est difficile de vanter un avantage plus qu'un autre d'un pneu aussi polyvalent.La capacité du pneu DT 710 de mettre fin à la vibration de la cabine sur la route est l'une de ses caractéristiques remarquables.L'efficacité du nouveau motif de la bande de roulement et de la carcasse dans les champs est toutefois encore plus remarquable.Des tests exhaustifs ont démontré : Jusqu'à 38% d'augmentation de la traction Cela veut dire que le DT 710 travaille plus vite.Vous passez donc moins de temps dans les champs.Le DT 710 travaille 9% plus vite dans un champ labouré et 10% plus vite dans un champ non labouré.Vous gagnez ainsi un grand nombre d'heures chaque année.III Le DT 710 est 9% plus économique de carburant.Donc, en plus de gagner du temps, vous pouvez économiser de l'argent.Des tests prouvent aussi que la bande de roulement dure plus longtemps.Pour utilisation sur route et hors route, le moment est venu d'adopter un pneu radial : le nouveau DT 710 de Goodyear.Offre sans risque de 90 jours.Nous sommes persuadés que le DT 710 vous donnera entière satisfaction.C'est pourquoi nous vous proposons cette garantie simple et absolue.Faites l'essai de ces nouveaux pneus pendant 90 jours sur votre ferme et sur votre tracteur.Si vous n'êtes pas satisfait, nous reprendrons les DT 710, nous les remplacerons par des pneus diagonaux neufs et nous vous rembourserons la différence.Rendez-vous chez le détaillant de pneus agricoles Goodyear aujourd'hui pour en savoir plus.Ils ont été comparés aux meilleurs pneus diagonaux agricoles de Goodyear pour tracteur., Service de DEPANNAGE RAPIDE À LA FERME GOOD/YEAR Détails chez le détaillant Goodyear participant. pourrait être étudiée jusqu'à concurrence du recouvrement.Elle risque toutefois de faire encore augmenter le prix du quota et sa compatibilité avec un marché national des quotas est certes discutable.MODIFICATION DE LA TARIFICATION DU TRANSPORT POUR INTRODUIRE UNE CHARGE FIXE D'ARRÊT Tous les mécanismes qui permettent aux producteurs de payer le prix réel du bien ou du service qu'ils obtiennent sont des facteurs à envisager.Or, on sait qu'actuellement, les gros livreurs subventionnent les petits à cause de l'absence de charge fixe d'arrêt pour le ramassage.Pareille charge fixe pourrait donc être introduite.PROGRAMME INCITATIF À LA MISE EN PLACE PAR LES PRODUCTEURS D'OUTILS DE CONTRÔLE TECHNIQUE ET COMPTABLE SUR LES FERMES ÉVENTUELLEMENT DANS LE CADRE DU PROGRAMME NATIONAL DE GESTION La restructuration vise finalement l'amélioraton des revenus et des chan- E LAINICO L^CLDlM][1[R£I POUR LES VEAUX LAI" TAURES R umensin est approuvé pour aider à prévenir la coccidiose chez les veaux laitiers et les taures.La coccidiose est une maladie parasitaire répandue qui peut causer de la diarrhée, de la déshydratation et une perte de poids chez les jeunes bovins et qui peut même leur être fatale.Le micro-organisme responsable de cette maladie peut aussi causer des dommages invisibles: réduction de la capacité d'absorption de l'intestin et ralentissement de la croissance des animaux de remplacement.Rumensin maîtrise efficacement la coccidiose en empêchant ces dommages invisibles et permet la pleine croissance de vos animaux de remplacement.Pour plus d'informations sur l'ajout de Rumensin dans les ration des veaux et des taures consulter votre vétérinaire.E [ANCO Rumensin CCPP LASANTE ANIMALE Elanco Division Eli Lilly Canada Inc.Calgary, London, Brassard.©Rumensin est une marque déposée de Eli Lilly and Company.Elanco® Division Eli Lilly Canada Inc.est un usager inscrit.ces de survie du plus grand nombre.Or, parmi les éléments de structure sur lesquels on peut intervenir, il y a les outils de contrôle dont se dotent les producteurs.Certains de ceux-ci sont très connus et universellement considérés comme bénéfiques.Un système comptable pour fins de gestion et le contrôle laitier en sont deux exemples.On peut se demander pourquoi leur taux de pénétration est encore aujourd'hui si faible relativement.Des incitatifs, de la promotion et un programme de formation devraient impérativement être mis de l'avant pour atteindre l'objectif de doter 90 % des exploitations d'un système comptable efficace et de «contrôler» 90 % des vaches du Québec dans un délai court.Les effets à court terme de pareilles mesures sur les coûts de production sont indéniables.On peut songer à établir d'autres mesures du même genre.Elles devront faire l'objet d'un intérêt nouveau au sein du syndicalisme agricole autant que le calcul des coûts de production l'a fait depuis 20 ans.Elles seront le nouveau fondement de la recherche d'un meilleur revenu net et d'un maintien éventuel des prix en fonction des coûts de production.PROGRAMME SPÉCIAL D'ACCÈS À DU CAPITAL POUR DES INVESTISSEMENTS STRUCTURANTS Dans la même veine, il serait important d'identifier pour les exploitations québécoises ce qui serait des investissements structurants qui auraient un effet bénéfique pour la santé du secteur.On peut penser, par exemple, à la fusion d'exploitations de taille moyenne qui pourraient être opérées par deux familles; l'ajout de salon de traite performant permettant de réduire radicalement le temps de travail à ce poste; le développement du travail à forfait grâce à des contrats-types renouvelables et à des banques de producteurs-contractants; la mise en commun de machineries déjà en possession des exploitations pour en augmenter leur utilisation; le développement d'un système de classement contrôlé des fourrages pour en favoriser la production marchande.Cette liste pourrait sûrement s'allonger et l'esprit d'entreprise et de coopération des producteurs permettra certainement de trouver de nouvelles solutions sortant des sentiers battus.¦ 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Boeuf 2000: une viande sous «label» Grâce aux labels, le consommateur choisira sa viande selon divers critères de qualité: couleur, conditions de production, de transformation.par Brigitte Saint-Vincent L'avenir du boeuf au Québec passe par la performance et la production d'une viande de qualité.Or la nécessité de disposer d'animaux performants implique des contrôles réguliers de la production.La traduction chiffrée des performances permettra d'évaluer les efforts d'amélioration génétique des bovins de boucherie.De plus, l'attribution à la viande du logo Québec Vrai, appi qué dans toute sa force et suivi par un cahier de charge rigoureux, offrirait la garantie d'un pro duit de qualité.En fait, pour corriger les lacunes de l'in dustrie québécoise de la viande bovine, il faut améliorer la production et la mise en marché.La qualité signée D'abord, les marques proposeront au consommateur une viande sélectionnée à l'abattoir selon certains critères tels l'état d'engraissement, la conformation, la couleur.Le «label» définit en outre les conditions de production, de transformation et de commercialisation.Pour cela, la sélection et le contrôle devront être opérés sur toute.la chaîne, de la fourche jusqu'à la fourchette.Puisque tout le monde se bat sur les prix, présentons la qualité de notre viande.Les consommateurs soucieux de leur santé achèteront cette viande de qualité si-Brigitte Saint-Vinccnl est secrétaire de l'Association des éleveurs de bovins Charoláis du Québec.gnée.Au fil des ans, les hommes ont été amenés à utiliser et à améliorer les éléments les plus performants de la nature.Ainsi en est-il des races pures, premier maillon de la grande filière bovine.Dans l'avenir, l'amélioration génétique devrait se pratiquer au sein de tout élevage.L'utilisation de bons reproducteurs mâles et le renouvellement du cheptel de souche par les meilleures génisses issues du troupeau seront des démarches suivies par chaque éleveur.On n'obtient rien sans peine.Un programme de sélection et d'amélioration généti- L'évolution génétique sera mesurée et on pourra choisir les reproducteurs par une évaluation fiable provenant de contrôles individuels et sur la descendance.que s'impose.Un programme dans lequel la collecte de données (pesées, pointages, etc.) serait faite quatre fois par année par un technicien agricole.Certes, l'application d'un tel programme est contraignante et exigeante, mais il permettra d'obtenir des garanties, des preuves scientifiques indéniables d'une production de haut niveau.Pour apporter aux éleveurs un progrès génétique, on développera les systèmes de qualification des stations de testage et d'évaluation du cheptel bovin viande (éleveur vache-veau commercial).Le soutien technique à l'éleveur prendra de plus en plus de place.On renforcera le service technique à la production et à la commercialisation des bovins par un programme d'information et de consultation technique où agronomes et techniciens agricoles pourront interpréter pour l'éleveur les données recueillies.Car, pour aller quelque part, il faut d'abord savoir où l'on est! Donc, les objectifs de sélection devront être déterminés: peu nombreux, reliés entre eux et stables dans le temps, pour redéfinir les caractéristiques disparues de nos races pures.Ainsi, l'évolution génétique sera mesurée et on pourra choisir les reproducteurs par une évaluation fiable provenant d'un contrôle individuel et sur la descendance.L'utilisation des taureaux supérieurs, ayant les meilleures valeurs génétiques, sera faite en fonction des besoins des élevages et des finalités de production (animaux de remplacement ou bovins destinés à la boucherie).Pour contrer l'énorme réputation de l'Ouest canadien comme producteurde viande bovine ainsi que l'envahissement des viandes américaines et d'ailleurs, le Québec n'ad'autre choix que de miser sur une production d'excellente qualité.Sélectif dans sa génétique et dans ses qualités d'élevage, l'éleveur sera aussi distingué dans sa finalité (carcasse de viande).En effet, un cahier de charge rigoureux, composé de règles à suivre, signalera les qualités d'élevage requises comme des conditions de production supérieure (bâtiments, nourriture, hygiène, etc.).¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 39 Publicité J.Houle et Fils inc.L'expansion tranquille D'une petite entreprise artisanale ayant vu le jour sur la ferme familiale en 1958, J.Houle et Fils inc.est devenu le plus important fabricant canadien de matériel agricole relié à la manutention des fumiers.A la fin des années 50, sur sa ferme de Wickham, Jérôme Houle bricole son premier nettoyeur d'éta-ble.qu'il décide par la suite de fabriquer en série.Le produit connaît un succès tel qu'en 1963, il procède à la construction d'une usine de 6 000 pi2, toujours à Wickham, et incorpore l'entreprise sous le nom de J.Houle et Fils inc.Après trois agrandissements successifs de l'usine qui porteront la superficie totale à 30 000 pi2, la décision est prise en 1979 de déménager pour que la production suive l'expansion des ventes.«En achetant l'usine actuelle de Saint-Nicéphore, explique Michel Houle, président de J.Houle et Fils inc.L'usine de J.Houle et Fils compte plusieurs machines ultra-modernes, comme cet appareil de coupe informatisé, de très grande précision.Le dernier-né de la gamme des épandeurs de fumier liquide Houle: trois essieux, conduite sur les essieux avant et arrière.et fils du fondateur, nous savions alors qu'il nous fallait grossir rapidement.Passer de 30 à 90 000 pi2 d'usine n'était pas évident à ce moment-là!» Mais le défi sera relevé par les quatre frères Houle, Michel, président et responsable de recherche et développement, Gaston, directeur du service, André, directeur de la production, Martin, actionnaire et le cousin Jacques, contrôleur, devenus propriétaires de l'entreprise en 1978.Depuis ce temps, on a dû procéder à six reprises à des agrandissements de l'usine, pour atteindre les 150 000 pi2 en 1993.Entreprise familiale, gestion moderne Pour faire face à l'expansion rapide des opé- rations, les membres de la famille Houle ont eu recours à du personnel spécialisé, que ce soit aux ventes ou à la recherche et au développement.Après tout, I ' idée n 'était pas nécessairement de garder le contrôle de l'entreprise entre les mains de la famille, mais de donner un service à la hauteur de la réputation de J.Houle et Fils.Dans le même ordre d'idées, plus de la moitié des employés détiennent des actions de la compagnie (7 % du total) et quatre d'entre eux siègent au conseil d'administration, assurant ainsi une bonne communication entre la direction et les employés.L'usine fonctionne présentement à pleine capacité avec de 100 à 125 employés, selon la période de l'année.Annuellement, on y utilise quelque 4 500 tonnes d'acier, dont près des deux tiers viennent du Québec.Quant à la gestion de la production, elle est tout à fait avant-gardiste.On fonctionne selon le principe des cellules de fabrication, au nombre de 10.Chacune est spécialisée dans la fabrication d'un produit ou dans un domaine particulier: les employés d'une même cellule s'occupent toujours des mêmes produits et les connaissent à fond, une assurance additionnelle pour la qualité des produits Houle.Jusqu'à la fin des années 60, Jérôme Houle s'est occupé seul des ventes.Au cours de la décennie suivante, un réseau d'une douzaine de dépositaires se crée naturellement au Québec.On entrevoit alors des débouchés aux États-Unis pour les pompes à fumier liquide.L'embauche d'un gérant des ventes au début des années 80 permet de consolider davantage le réseau des concessionnaires, présentement au nombre de 150.L'entreprise allait alors connaître une croissance soutenue: en 10 ans, le volume des ventes doublera.De nouveaux marchéss'ou-vrent en Ontario, dans les Maritimes et l'Ouest canadien.L'entreprise connaît une stabilité remarquable, en dépit de la récession et de la diminution du nombre de fermes. Dans les ateliers de dessin, les plans sont reproduits et modifiés par ordinateur.Aujourd'hui, J.Houle et Fils réalise 45 % de son chiffre d'affaires au Québec et 25 % dans le reste du Canada.Les 30 % restants vont aux États-Unis, dans une vingtaine d'États du Nord-Est.«Une clientèle somme toute assez constante», de dire Michel Houle.Même si l'aventure américaine a commencé il y a seulement 10 ans, on peut constater l'ampleur qu'elle a atteinte depuis.Ajout après ajout, une vaste gamme de produits voit le jour Si.au départ, Jérôme Houle ne fabriquait que des Les maillons des chaînes des nettoyeurs d'étable sont encore fabriqués un à un à l'usine de Saint-Nicéphore.nettoyeurs d'étable, la diversification des produits s'est rapidement effectuée.L'année de l'in- corporation de la compagnie, on commence à fabriquer des stalles pour étables, Puis, ce sera au tour de l'équipement pour les élevages porcins, dont on abandonnera toutefois la fabrication en 1980, pour se concentrer sur les produits destinés aux élevages laitiers.Peu après, on ajoute à la ligne de produits des structures en acier pour bâtiments de ferme, faites sur mesure.À partir de ces structures, on peut ériger des bâtisses jusqu'à 80 pieds de largeur avec toit en pente, sans aucun soutien au centre.Leur polyvalence fait en sorte que plusieurs sont maintenant vendues pour édifier toutes sortes de bâtiments commerciaux, Les évacuateurs souterrains Houle, fabriqués depuis la fin des années 70, ont connu une grande popularité sur le marché, Très appréciés des producteurs agricoles, on estime que 90 % des évacuateurs hydrauliques vendus à l'heure actuelle sont de fabrication Houle.La gamme des produits comprend aussi une série de pompes à fumier liquide pour réservoirs hors terre, souterrains ou lagunes.Enfin, les épandeurs à fumier liquide, combinant diverses options pour incorporer ou épandre le purin de façon écologique, complètent l'ensemble des produits offerts par l'entreprise.L'entreprise ne cesse d'innover.Le dernier-né est un épandeur de fumier liquide de grande capacité, à trois essieux avec conduite sur essieux avant et arrière.Cette dernière caractéristique lui per-met de se faufiler à peu près-partout à la ferme, aussi faci-I e m e n t qu'un modèle de dimensions plus restreintes ne le ferait.À l'écoute de la clientèle Le succès de l'entreprise tient en un principe fort sim-ple: être d'abord et avant tout à l'écoute du client.ChezHoule, on n'hésite pas à mettre en application les suggestions des producteurs agricoles.Nombre de perfectionnements de leurs machines ont d'ailleurs vu le jourà la suitede demandes de clients.«Il n'est pas facile d'atteindre la plus haute marche du podium, de dire Michel Houle.Il est encore plus difficile d'y demeurer.Une entreprise aura beau avoir les meilleurs vendeurs, les meilleurs employés de production, le meilleur comptable, si elle n'a pas ce qu'il faut pour satisfaire ses clients, son succès ris-qued'être bien éphémère.Notre marque de commerce a toujours été d'avoir un peu plus d'imagination que la compéti- Découpe de pièces d'acier à l'aide d'un chalumeau à tête multiple, muni d'un lecteur de dessin.tion pour créer un produit plus performant.» Les projets d'avenir?Michel Houle n'entrevoit rien de vraiment précis pour l'instant.On tentera plutôt de maintenir une certaine expansion en complétant les lignes actuelles de produits.Même si lesplansd'avenirnesont pas tirés à la ligne, il n'y a nullement lieu d'être inquiet pour eux.Le passé étant garant de l'avenir, le soleil luit certainement à l'horizon pour J.Houle et Fils inc.J.Houle et Fils inc.• 4591, Route 143, CP.370 Drummondville (Québec) J2B 6W3 Tél.: (819)477-7444 • Fax: (819)477-0486 En route vers l'avenir La nouvelle Loi de la Société du crédit agricole Cette nouvelle loi proposée par le gouvernement fédéral répondra aux attentes du secteur en modernisant la Loi sur le crédit agricole.Voici comment : / La Société du crédit agricole (SCA) sera autorisée à consentir des prêts aux agriculteurs à temps plein ou à temps partiel./ La SCA continuera de promouvoir la diversification à valeur ajoutée sur la ferme et son mandat sera élargi pour englober les entreprises para-agricoles à l'extérieur de la ferme./ La nouvelle loi élargit la gamme d'instruments utilisés pour garantir les prêts et n'exigera plus la prise d'une hypothèque immobilière.La Société offrira des services et des produits financiers aux agriculteurs afin qu'ils puissent diversifier leurs activités et développer de nouveaux marchés.La loi favorisera la production à valeur ajoutée (transformation des produits agricoles) tout en permettant à la Société de participer à des programmes financiers avec les provinces, d'autres organismes fédéraux et le secteur privé.La nouvelle loi permettra à la Société de consentir des prêts à terme pour des activités de nature agricole et des activités de transformation et de commercialisation liées aux exploitations agricoles afin d'augmenter la rentabilité du secteur.La SCA aura le droit de prendre n'importe quel type de sûreté qu'elle jugera approprié pour ses prêts et ses garanties de prêt et elle ne sera plus tenue de prendre principalement comme garantie des hypothèques immobilières.La loi reconnaîtra Vimportance de l'apport du revenu non-agricole pour la ferme familiale.Les plafonds de prêt actuels pour un particulier, une société agricole ou une coopérative agricole seront éliminés.¦ ^ ¦ Société du crédit agricole Farm Credit Corporation Canada Canada Canada Patrimoine et progrès Les 75 ans du bulletin des agriculteurs «Jamais plus les cultivateurs ne retomberont dans le mutisme d'autrefois! Toujours ils auront, comme les autres classes de la société, leur propre journal pour se protéger, pour se défendre et pour servir en tout et partout leur cause.» Ces mots rédigés en 1924 par J.-N.Ponton, le premier rédacteur en chef du Bulletin des agriculteurs, sont devenus au cours des années la devise d'une publication qui a dès le début, avec audace, proposé aux agriculteurs québécois de «marcher à la conquête économique».Pierre Biais Aujourd'hui, le secteur agro-alimentaire québécois entreprend une nouvelle conquête de marchés en voie de mondialisation.Dans cette démarche, les agriculteurs pourront sûrement compter sur un appui ferme et constant du Bulletin, dont les 75 ans témoignent de son enracinement et de sa vision.Agriculture Canada, comme le Bulletin des agriculteurs, envisage avec optimisme les défis du 21e siècle.Nous sommes, tous deux, de la race des pionniers.Félicitations et longue vie! Pierre Biais Ministre d'État à l'Agriculture 1^1 Canada Canada L'industrie porcine devra satisfaire le consommateur Toute orientation du secteur qui ne tiendrait pas compte des exigences des clients est vouée à l'échec.par Robert Desrosiers L'élevage du porc et toute l'indus-trie qui y est rattachée ne dépendent, à toutes fins pratiques, que du désir ou du besoin qu'ont les humains de consommer cette viande.Il est donc primordial de s'assurer que l'on sache vraiment ce que veut le consommateur.Sans être expert en la matière, on peut supposerqu'il recherche une viande nutritive, saine, tendre et savoureuse.Elle doit être produite dans le respect des normes environnementales et de celles relatives au bien-être des animaux.Enfin, son prix doit être compétitif.Le deuxième palier décisionnel appartient aux abattoirs.Leurs besoins comprennent, entre autres, la constance ou la fiabilité des approvisionnements, de même que leur homogénéité en regard de certains critères de qualité et de rendement.Toute orientation qui ne prendrait pas en considération les exigences de ces paliers supérieurs est vouée à l'échec.Expansion de l'insémination artificielle Du point de vue génétique, mise à part la prise de marché par les compagnies qui continuera à s'accentuer, on peut prévoir qu'on dépensera des efforts importants pour réduire au minimum les pertes associées au syndrome PSS (Porcine Stress Syndrome) — PSE (Pale-Soft Exudative).La détection des porteurs, aussi bien homozygotes que hétérozygotes, que l'on peut maintenant obtenir par une simple prise de sang, devrait accélérer le processus d'élimination de ce défaut héréditaire.Robert Desrosiers, médecin vétérinaire, est responsable de la formation continue chez Nutribec liée.Le phénomène de concentration de la production devrait se poursuivre malgré les contraintes environnementales.L'utilisation de l'insémination artificielle, aussi bien celle qui fait suite à la récolte à la ferme que celle provenant des centres, devrait, pour sa part, connaître une très forte expansion.Non seulement les résultats zootechniques obtenus par insémination sont-ils de plus en plus près, et parfois supérieurs, à ceux obtenus par saillie naturelle, mais l'avantage génétique qu'elle confère ne fait pas de doute.Des pays comme la Hollande et le Danemark l'ont compris depuis longtemps et il est grand temps qu'il en soit de même chez nous.Economiquement, on s'attendrait à ce que le nombre de producteurs continue à diminuer et la taille des fermes à augmenter.Il devient toutefois de plus en plus difficile pour des projets d'envergure de répondre aux critères d'admissibilité du ministère de l'En- vironnement.De plus, certaines localités voient d'un très mauvais oeil l'implantation de grosses fermes porcines dans leur région.Ces entreprises sont aussi perçues par plusieurs comme étant des usines où les droits des animaux à une vie normale ne sont pas respectés.Ces contraintes sont là pour rester et elles devront être prises en considération plus que jamais.Malgré tout, le phénomène de concentration de la production devrait se poursuivre.Parlant de contraintes, il est probable que, d'ici quelques années, une solution acceptable au problème des castrations ait été trouvée.Cette opération, considérée par plusieurs comme étant plutôt une mutilation, ne va pas sans désavantages.En plus d'indisposer les mouvements de protection des animaux, elle réduit de façon importante la performance zootechnique du 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 PUBLICITÉ LE CIPQ INC., PARTENAIRE DE PREMIER PLAN DE L'INDUSTRIE PORCINE QUÉBÉCOISE Le groupe de concertation de l'industrie porcine du Québec, dont un des mandats était de définir un plan stratégique de développement de cette industrie, a identifié l'insémination comme un outil de reproduction à privilégierdans les troupeaux porcins.À cet égard, une des recommandations de ce plan de développement mentionne que plus de 100,000 inséminations par année Centre d devront être pratiquées au porcine du Québec d'ici 1997, cette (¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡1 technique permettant d'accélérer le progrès zootechnique et sanitaire du cheptel porcin.Le CIPQ inc.est à l'avant-garde des besoins de l'industrie porcine québécoise: ¦ Disponibilité de 110 verrats de haut niveau génétique dès avril 1993.¦ Livraison de semence directement à la ferme via notre propre réseau de distribution partout au Québec.La réception de la semence s'effectue tôt en matinée.¦ Encadrement technique.¦ Hébergement de verrats sous contrat de location.insémination Québec inc.INC.¦ Disponibilité de matériel et d'instruments d'insémination.Mise sur pied d'un second complexe, d'ici quelques mois.Le conseil d'administration du CIPQ inc.qui en définit les orientations est composé de représentants de l'Association professionnelle des Meuniers du Québec (APMQ), de la Coopérative fédérée de Québec (CFQ), de la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FFPQ), du ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPA), de la Société des éleveurs de porcs du Québec (SEPQ) et de la Société québécoise d'initiatives agro-alimentaires (SOQUIA), ce qui est un gage de la volonté de l'entreprise d'être à l'écoute des besoins de l'industrie porcine.Cette direction dynamique et toute l'équipe en place au CIPQ inc.ne ménagent aucun effort afin d'accélérer le taux de pénétration de l'insémination porcine.Le CIPQ inc., un partenaire de choix pour relever les défis des prochaines années.Centre d'insémination porcine du Québec Inc.i486, rangSt-Aimé, C.P.220 • Saint-Lambert, Beauce-Nord (Québec) • G0S2W0 • Tél.: (418) 889-9748 • Télécopieur: (418) 889-8210 9999955 sujet castré et augmente l'adiposité de sa carcasse.L'odeur sexuelle des mâles entiers apparaît principalement dans la viande après l'âge de cinq mois.Différentes possibilités se présentent déjà et leur mise en place ne saurait être reportée indéfiniment.D'autre part, le Québec est l'un des seuls endroits au monde où un fort pourcentage de porcelets sont introduits dans les unités d'engraissement au poids d'environ 14 kilos.Ailleurs, la norme est beaucoup plus de 20 à 25 kilos et parfois davantage.Notre province fait également exception pour le nombre de producteurs qui nourrissent leurs porcs d'engraissement sur le plancher de façon restreinte plutôt que de les nourrir à volonté en utilisant des auges.Dans les deux cas, il serait surprenant que nous fassions exception à la règle encore bien longtemps.Évidemment, les mesures pour améliorer le statut sanitaire des troupeaux vont se poursuivre: dépopulation-repopulation, procédures d'éradication de certaines maladies, sevrage précoce médicamenté, tout plein — tout vide par chambre, par bâtiment ou par site, limite du nombre de fournisseurs, etc.La production en sites multiples, en particulier, nous apparaît intéressante à plus d'un point de vue.Ces mesures vont être rendues nécessaires non seulement en raison de leur impact sur les performances zootechniques et économiques, mais aussi du fait de leur relation avec la présence de résidus indésirables dans les carcasses.Saveur et tendreté On devrait aussi s'attendre à ce qu'on mette plus d'emphase sur les qualités organoleptiques (saveur, tendreté) de la viande de porc.En effet, si l'amélioration des carcasses en ce qui concerne le pourcentage de gras se poursuit, on en arrivera éventuellement à un stade où la tendreté et la succulence de la viande vont en souffrir.Dans le même ordre d'idées, il serait très positif d'éliminer tout soupçon quant à la présence possible de Trichinella spiralis dans la viande de nos porcs.Ce parasite microscopique constitue toujours une crainte dans l'esprit de bien des consommateurs et la raison principale pour laquelle cette viande est souvent cuite à outrance.Les informations indiquent que la présence de Trichinella dans les muscles des porcs québécois est excessivement rare, voire inexistante.Pourquoi ne pas commercialiser alors, comme les Danois, une viande qui en serait certifiée exempte?Une des initiatives les plus intéressantes, au cours des dernières années, a été prise par un groupe de Hollandais incluant des environnementalistes, des membres de mouvements pour la protection des animaux et des consommateurs.Ce regroupement supervise la production de porcs qui sont élevés en tenant compte des nonnes jugées acceptables par ces mouvements.Le tout se fait, semble-t-il, avec le support des gouvernements de ce pays.En cinq ans, le nombre de porcs produits de cette façon est passé de 4000 à 60 000.Bien que le prix payé par les consommateurs soit de 10 % plus élevé, la demande continuerait d'augmenter.Souhaitons-leur la meilleure des chances.Pour survivre, l'industrie porcine devra, comme d'autres, apprendre à se développer en étant davantage en harmonie avec la nature et le respect du bien-être des animaux.¦ N'ENTERREZ PLUS VOS PROFITS Ménagez ce sol qui vous nourrit.Fort d'une expérience de plus de six décennies, Yetter présente le gestionnaire de résidu 2960 qui produit un lit idéal pour la semence.Le nouveau modèle 2960 allie coutre et chasse-résidu dans un seul équipement.Ne prenez pas de risques, fiez-vous à un professionnel.L'assemblage de coutres montés sur la barre porte-outil équipée d'un mécanisme de transfert de poids, permet de convertir des semoirs traditionnels en modèle pour semi direct.Préparez un lit de semence parfait tout en vous préocuppant de la gestion des résidus.Le gestionnaire de résidu Yetter prépare un lit de semence idéal, exempt de résidu sans perturber le sol.Yetter Yetter Manufacturing Co.Colchester, IL 62326-0358 800-447-5777 • FAX: 309-776-3222 Distribué au Québec par: ITjTTTTTuTl 5' rue Beauce.cp- 480 rMiilLWlVn Ste-Martine (Québec) 1 L-JL-JU:Lr'UJ-JUJ | JOS 1V0 ks («juments c01w0m mc Tél.: (514) 427-2339 Mtl: (514) 875-0655 Fax: (514) 427-3487 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Les grands gibiers: une chasse au trésor?Il y a un avenir pour ces productions dans la mesure où les futurs éleveurs se préoccuperont avant tout de mise en marché.par Charles Cantin Aimez-vous la chasse?Cela importe peu puisque le safari qui vous est proposé se veut de nature économique seulement, avec votre calculatrice comme arme privilégiée.On vous invite à traquer cinq grands gibiers pour y découvrir leur potentiel économique.La véritable question consiste à se demander s'il est rentable d'élever des grands gibiers et quels en sont les risques?Vous risquez toutefois d'avoir autant de réponses qu'il y a d'entrepreneurs.Au menu, on vous propose plutôt un indicateur, le rendement sur le capital, mets privilégié des banquiers.Au Québec, les productions alternatives attirent de plus en plus d'adeptes.Parmi les grands gibiers, le bison, le sanglier, le cerf de Virginie, le cerf rouge et le wapiti sont les productions les plus populaires.L'utilisation pour ces espèces animales indigènes de terres en friche et de sols à faible potentiel agricole représente une source d'espoir et de relance pour des communautés qui vivent une déstructuration rurale.C'est d'ailleurs dans l'optique de diversifier l'industrie agro-alimentaire régionale qu'Agriculture Canada a supporté les essais et l'expérimentation d'une vingtaine de projets d'élevage de grands gibiers, dans les régions périphériques du Québec, pour une somme totale de 1,6 M $.L'engouement pour une alimentation de haute qualité biologique et diététique permet d'entrevoir également de belles possibilités pour la venaison, une viande riche en protéines et faible en gras.En fait, il existe un avenir pour ces Charles Cantin est économiste principal au Développement agro-alimentaire d'Agriculture Canada, à Québec.Cela peut prendre jusqu'à huit ans avant que l'éleveur de bisons puisse éponger le déficit accumulé au cours des premières années.nouvelles productions au Québec dans la mesure où les futurs producteurs se préoccuperont avant tout de mise en marché.Établir le potentiel de ces productions principalement sur la base des revenus provenant de la vente de sujets reproducteurs serait une grave erreur.Tôt ou tard, le prix des reproducteurs devra s'ajuster au marché de la viande, lequel doit s'ajuster à son tour aux forces du marché national et, surtout, international.D'où proviendront les revenus?Imaginons un producteur agricole qui possède l'équipement nécessaire à ce type d'élevage, qui dispose de 800 heures par année et qui se demande dans quelle production il devrait investir.Il prévoit opérer sa nouvelle entreprise à l'automne 1993 en se procurant d'abord le cheptel requis (femelles gestantes) et en investissant dans la terre, les clôtures et les bâtiments.Cet investissement varie énormément d'un élevage à l'autre.C'est ainsi qu'un entrepreneur attiré par la production de sangliers devra investir initialement 67 000 $ comparativement à 491 000 $ pour l'élevage du wapiti.Cette exigence en capital de départ, reliée en partie aux coûts d'achat des reproducteurs, limite déjà le choix de l'entrepreneur.Et celui-ci n'en est qu'à l'étape des préparatifs.Vient maintenant le temps de déterminer d'où proviendra la principale source de revenus: de la viande ou de la reproduction, des sujets adultes ou juvéniles, de la chasse ou des velours (dans le cas du wapiti et du cerf rouge).Autant de décisions qui auront des répercussions sur la rentabilité et la trésorerie de l'entreprise.En s'appuyant sur une simulation des revenus pour différents élevages, on obtient une représentation approximative de la situation actuelle au Québec.C'est ainsi qu'à l'examen des portraits économiques (voir le tableau), on constate que le producteur de sangliers tirerait ses revenus principalement de la viande.La moitié des revenus de l'éleveur de bisons proviendrait de la vente de viande de mâles adultes, alors que l'autre moitié serait tirée de la vente de femelles gestantes.Dans le cas du cerf de Virginie, les mâles seraient vendus à des fins de chasse et les femelles, pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 47 Le rugissement des premiers moteurs Dodge Magnum a sonné le réveil de toute l'industrie O Véritables bourreaux de travail, les moteurs Magnum se jouent de tous les obstacles et ne s'attirent que des éloges O Des tests indépendants le prouvent : "Un camion Dodge Ram équipé d'un moteur diesel Magnum Cummins offre plus de force de couple, plus de puissance de traction et tout simplement plus de performance que les camions Ford et Chevy à moteur diesel O De la même façon, une camionnette Dodge Dakota équipée d'un moteur V8 de 230 chevaux en option va jusqu'à surpasser des camionnettes Ford et Chevy équipées d'un moteur V8 de 5 litres*» O Les camions Camions Oodqc w Dodge à moteur Magnum.La gamme CHEZ u0s concessionnaires chrysler dodge plymouth de camions la plus puissante qui soit, m~—mmmmt—i^—^~^^ "Selon des tests indépendants certifiés par Score International."1 Portraits économiques de cinq grands gibiers Sanglier Bison Cerf de Virginie Cerf rouge Wapiti Nombre d'unités 20 laies 30 femelles 45 biches 45 femelles 45 femelles Total des investissements ($) 67 000 236 500 127300 218 500 491 000 Fonds de terre et bâtiment 9 685 ' (23 ha) 52 280 (66 ha) 29 225 (35 ha) 27 505 (37 ha) 33 505 (37 ha) Clôture + équipement ($) 45 275 66 455 56 850 53 500 54 500 Animaux reproducteurs ($) 12 000 117750 41 250 137 400 403 500 Revenu total ($) 40 600 79 200 41 500 65 500 131 200 Provenance du revenu Chasse .(550 $/téte) 43% 23% .Chair (prix carcasse $/kg) 97% (8,65) 50% (8,46) 29% (15,00) 3% (15,00) Reproduction 3% 50% 57% 46% 94 % vendu Velours Rendement sur le capital* Rendement sur le capital (venaison seul.) Nombre d'années avant d'avoir une trésorerie positive 9,4 % 9,4% 2 ans - Marge de crédit maximum nécessaire ($) 15 000 14,7% 10% 8 ans 130 000 7,3 % 0,5 % 2 ans + 50 000 à 6 mois (3 500 $/téte) 2 % (225 $/kg) 3 % (225 $/kg) 13,7% 16,3% 2,2 % 6,3 % 2 ans - 86 000 1 an + 105 000 ' Pour les fins du calcul de cet indicateur, un salaire horaire de 12 $ a été alloué pour rémunérer le travail estimé à 800 heures.la reproduction.Le producteur de cerfs rouges, quant à lui, tirerait profit à la fois de la viande, de la chasse, de la vente de femelles gestantes et de la vente des velours.En dernier lieu, l'élevage du wapiti, bien qu'embryonnaire au Québec, pourrait générer des revenus à partir de la vente de sujets reproducteurs, vendus à six mois.Un producteur de sangliers possédant 20 laies peut donc espérer des revenus bruts de 40 600 $, tandis que l'éleveur de bisons peut s'attendre à des revenus annuels bruts de 79 200 $.Pour les producteurs de cervidés possédant 45 femelles, les revenus bruts varieraient de 41 500 $ pour le cerf de Virginie à 131 200 $ pour le wapiti.En tenant compte des dépenses et des investissements reliés à ces différentes productions, sur la base du rendement en capital, il pourrait être payant d'investir dans l'élevage du wapiti plus que dans toute autre production.Ainsi, l'éleveur de wapitis obtient un rendement sur le capital de 16,3 %, comparativement à un rende- ment de 13,7 % pour le cerf rouge, de 14,7 % pour l'éleveur de bisons et de 9,4 % et 7,3 % respectivement pour le sanglier et le cerf de Virginie.Il faut néanmoins se méfier des indicateurs statiques.Le choix du producteur, qui consiste à vendre des sujets adultes plutôt que des sujets juvéniles, a une influence considérable sur ces rendements.Rendement élevé en capital ne veut pas dire «Klondike» L'analyse d'un élevage de bisons démontre qu'en dépit d'un rendement en capital intéressant lorsque l'entreprise atteint sa vitesse de croisière, la trésorerie demeure négative pendant plusieurs années, nécessitant une marge de crédit allant parfois jusqu'à 130 000 $.Il s'écoule en effet près de trois ans entre le moment où la femelle bison devient gestante et la vente d'un sujet adulte.Cela peut donc prendre jusqu'à huit ans avant que l'entrepreneur puisse éponger le déficit accumulé et disposer des liquidités néces- saires pour rémunérer son travail.Cette analyse est applicable également au wapiti lorsque les sujets sont vendus adultes.Plus le rendement varie, plus grand est le risque.C'est un vieux principe du marché boursier.Il faut aussi envisager des fluctuations de prix avec les grands gibiers.Par exemple, que se passerait-il si le marché de la reproduction s'effondrait ou devenait saturé, ne laissant pour seule vente possible que la viande?Le rendement en capital pourrait diminuer drasti-quement pour les productions dont les revenus proviennent surtout de la vente de sujets reproducteurs.Ainsi, pour les producteurs de cerfs rouges, le rendement initial de 13,7 % pourrait chuter à 2,2 %.D'autre part, dans un contexte de mondialisation des échanges, l'analyse de marché doit nécessairement déborder les frontières québécoises.A quel niveau se situe la production mondiale?Sommes-nous dans un contexte d'augmentation ou de diminution de l'offre?Quels sont les principaux pays producteurs?Comment évolue la demande?Quels sont les effets de ces variables sur les prix?Quel est l'impact économique du taux de change sur les marchés étrangers?Malheureusement, les données manquent.Le producteur doit répondre lui-même à ces interrogations pour être en mesure d'établir un budget conforme à la réalité et pour évaluer les risques.Si on prend l'exemple du cerf rouge, l'accroissement considérable de cet élevage en Nouvelle-Zélande induit le prix international à la baisse.De 5,04 $/kg en 1989, le marché n'offrait plus que 2.75 $/kg en 1991 aux producteurs néo-zélandais.Les prévisions à moyen terme indiquent que la production néo-zélandaise pourrait atteindre 20 000 tonnes métriques en 1995 contre 4500 tm en 1990.Quelle influence cela aurait-il sur les prix au Québec?Budgéter à 15 $/kg demeure-t-il réaliste dans le contexte où l'un des plus importants exportateurs voit son prix baisser?Selon nos estimations, à 11 $/kg, le rendement sur le capital serait négatif.A quel prix le cerf rouge de la Nouvelle-Zélande peut-il être importé au Québec?Le différentiel de prix sera-t-il aussi important que pour l'agneau du Québec vis-à-vis celui de la Nouvelle-Zélande?Autant d'interrogations sur lesquelles l'éleveur potentiel de grands gibiers doit se pencher avant de prendre une décision.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 49 Les plants transgéniques s'en viennent De la luzerne qui résiste au gel, des tomates mûries sur le plant qui restent traîches en entrepôt.Le rêve devient réalité.par Louis-P.Vézina Ce qui était un rêve en 1980 est maintenant une réalité.Durant l'été 1991, des plants transgéniques de pomme de terre Russett Burbank ont résisté aux attaques du doryphore, et ce, sans pesticide.Dans un peu plus d'une année, on trouvera sur le marché des tomates qu'on pourra laisser mûrir sur le plant et qui ne perdront pas leur fraîcheur durant l'entreposage.En utilisant des techniques empruntées au génie génétique bactérien et en développant une méthode expérimentale adaptée aux végétaux, les biotechnologistes en sont arrivés à transférer aux plantes des fragments spécifiques de matériel génétique provenant de divers organismes.Ces plantes issues du génie génétique sont appelées «plantes transgéniques».C'est en 1980 que le premier gène étranger aété transféré dans une plante.A cette époque, il était difficile de prévoir si cette réalisation technique aurait des répercussions réelles sur l'agriculture.Il faut maintenant se rendre à l'évidence: non seulement la biotechnologie a résolu des problèmes que l'amélioration traditionnelle était impuissante à régler, mais elle a aussi ouvert de nouvelles voies à l'amélioration génétique.En effet, cette technologie permet à l'améliorateur de surmonter les barrières naturelles de la fécondation entre espèces de plantes différentes.De plus, elle permet d'introduire dans les cultivars à fort potentiel agronomique des caractéristiques qu'il peut puiser dans le bagage génétique d'une grande variété d'organismes, à l'intérieur et à l'extérieur du monde végétal.Elle re- Louis-P.Vézina est chercheur à lu Station de recherche d'Agriculture Canada à Sainle-Foy.La résistance au doryphore transmise par génie génétique est montrée par cette photographie aérienne à l'infrarouge d'un champ infesté à Herminston en Oregon.Les insectes ont complètement défolié les parcelles de pommes de terre «ordinaires», laissant le sol à découvert (en vert).Par contre, ils ont ignoré le feuillage des plants transgéniques qui produisent leur propre insecticide (en rouge).Les plaques blanchâtres sont des parcelles de blé qui servent à une expérience différente.présente aussi le moyen le plus efficace (en temps et en argent) de transférer un caractère spécifique utile, sans introduire en même temps d'autres caractères moins désirables.Par exemple, des résultats exceptionnels ont été obtenus dans la création de plants résistant aux virus.En s'inspirant d'un principe utilisé chez les mammifères, les biotechnologistes ont réussi à «immuniser» plusieurs plantes agricoles contre les infections virales.Cette réalisation technique pourrait bien fournir aux producteurs le seul moyen efficace de lutter contre ce type de pathogène.Le même principe a aussi été utilisé pour produire des lignées de plantes résistant aux insectes, aux bactéries et aux changements de température.En fait, à ce jour, la biotechnologie s'est attaquée avec succès à des problèmes qui couvrent tous les aspects de la production végétale, du semis à la transformation.Et pour obtenir de tels résultats, les biotechnologistes sont allés puiser dans le code génétique d'organismes très éloignés du monde végétal, tels que les poissons, les insectes et les bactéries.A la Station de recherche de Sainte-Foy, une équipe de chercheurs d'Agriculture Canada utilise, en ce moment, le génie génétique pour améliorer la qualité protéique et la tolérance au gel de la luzerne.Cette même technologie est aussi uti- 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 TOUT PARLE D'AVENIR.par Guy Blanchet, président et directeur général de la Régie des assurances agricoles du Québec Nous pourrions encore parler de la morosité du climat économique malgré les faibles signes de reprise.Nous pourrions parler du chômage, du manque de formation, des années difficiles qui attendent le secteur agricole à l'heure de l'économie mondiale, de la rationalisation, à l'heure des choix.Pourtant, le Sommet sur l'agriculture québécoise qui s'est tenu à Trois-Rivières en juin 1992 et les suites qu'il a engendrées, ne peuvent que nous inciter à parler d'avenir à ce moment-ci.Nous avons tous les éléments de solution en mains actuellement pour consolider une agriculture dont l'objectif premier est d'offrir aux consommatrices et aux consommateurs, des produits de qualité, en quantité et à un coût concurrentiel.Ces démarches déjà amorcées nous mèneront à une agriculture que nous voulons structurée, concurrentielle et apte à reconnaître les signaux du marché.C'est par des démarches concertées, exploitant la «filière agricole» dans son entier, que nous modèlerons l'agriculture de demain.Félicitations au Bulletin des agriculteurs pour ses 75 ans d'excellence La Régie des assurances agricoles du Québec, un des organismes gouvernementaux de la filière agricole, est associée directement, tout comme ses partenaires, dans le virage amorcé en agriculture.Si le soutien en matière agricole est nécessaire en période de crise, il doit lui aussi s'adapter aux changements qui interviennent en agriculture ainsi qu'aux nouvelles règles qui régissent le commerce international.Optimiste direz-vous?Je ne crois pas l'être à outrance.Nous possédons l'expertise nécessaire pour développer une agriculture durable qui permet à ceux et à celles qui la font d'en vivre convenablement.Nous avons tout ce qu'il faut : un potentiel humain doté d'une solide expertise, mobilisé et intéressé au développement du milieu; la volonté de concertation du milieu agricole; l'ouverture et l'écoute des pouvoirs publics reliés au secteur.Comment cela peut-il se concrétiser?Nous avons déjà amorcé une démarche intéressante, suite au Sommet, avec la formation de tables de concertation portant sur des thématiques bien précises.Ces tables de concertation réunissent, par sujet, les intervenants majeurs de la chaîne bioalimentaire et ont pour objet de rechercher des solutions applicables le plus tôt possible.Nous devons également, chacune et chacun dans nos sphères d'activités, de la production à la mise en marché, du soutien agricole en passant par la vulgarisation et la formation, poursuivre nos recherches d'améliorations et surtout de solutions.Par ailleurs, c'est non seulement au chapitre de la définition de ses programmes d'appui financier mais aussi dans la qualité de ses prestations professionnelles auprès de la clientèle, que la Régie trouve aujourd'hui ses plus grands défis.L'exigence de la concurrence ne touche pas seulement les entreprises et les partenaires du secteur privé mais soumet plus que jamais les pouvoirs publics à une excellence qui se doit de se manifester auprès de la clientèle agricole et des contribuables, de manière plus large.C'est pour nous aussi par la capacité d'innover, de gérer avec toute la rigueur qui s'impose et de travailler de concert avec nos partenaires que nous comptons mettre au service des productrices et producteurs agricoles du Québec, notre expertise et une expérience de plus de 25 ans.«L'avenir appartient aux audacieux.» Reste à nous maintenant du secteur agricole de le prouver! Régie des assurances agricoles du Québec Québec cs D PUBLICITE .g WsÊmm 1 ^ > ' mm m attere a réflexion Notre abondante production alimentaire Grâce à la technologie moderne et à l'apparition des pesticides, les maladies et les parasites n'ont plus la partie facile dans la lutte qui oppose, depuis des siècles, l'homme aux éléments.Les technologues des cultures sont à l'avant-plan de la recherche de solutions; au fil des ans, ils ont mis au point des techniques pour que les Canadiens continuent de bénéficier d'une production alimentaire abondante à laquelle ils sont habitués.En contribuant de façon importante à façonner l'avenir de l'industrie, le Canada assure une meilleure qualité de vie à l'ensemble de la population mondiale.La technologie de la protection des cultures a joué un rôle essentiel pour assurer la subsistance des milliards d'habitants qui se sont ajoutés à la population du globe depuis le début du siècle.La population mondiale était alors de 1,8 milliard.Aujourd'hui, elle atteint 5 milliards et l'on s'attend à ce qu'elle passe à 7,7 milliards au cours des 20 à 30 prochaines années.En nous ouvrant davantage à la nouvelle technologie, nous nous préparons un meilleur avenir.Les régulateurs de l'industrie de la protection des cultures Les Canadiens jouissent de la douce tranquillité que leur procure le fait de susciter l'envie du monde entier quant à la sécurité et à l'abondance de leurs ressources alimentaires.Avant qu'un produit pour la protection des cultures ne soit homologué, trois ministères fédéraux doivent avoir la certitude qu'il répond à toutes les conditions en matière de santé et de sécurité.Il s'agit de Santé et Bien-être social Canada, d'Environnement Canada et d'Agriculture Canada.C'est là un système de sécurité imposant qui assure la santé et la sécurité de tous les Canadiens.Il coûte entre 50 et 100 millions de dollars à une société pour élaborer un nouveau produit et il faut environ 10 ans et 10 millions de dollars supplémentaires pour le processus d'homologation permettant la mise en marché d'un seul produit pour la protection des cultures.Au Canada seulement, une société doit investir plus de 2 millions de dollars en recherche et développement et il faut plus de cinq ans aux toxicologues des trois ministères mentionnés précédemment pour approuver le produit.Quel rôle l'Institut pour la protection des cultures peut-il jouer?L'Institut pour la protection des cultures, qui représente les sociétés membres de tout le Canada, pour lesquelles travaillent plus de 3 400 personnes, est en mesure d'offrir de nombreuses publications et bandes vidéo sur différents sujets relatifs à l'utilisation des pesticides au Canada.L'Institut est une association commerciale à but non lucratif regroupant les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de produits pour la protection des cultures et antiparasitaires du Canada.Il participe à tout ce qui touche l'industrie et le grand public en matière d'éducation, de communication, de législation et de réglementation relativement à la protection des cultures du Canada.L'Institut pour la protection des cultures veut que les Canadiens soient bien informés, et pour cela ils doivent connaître tous les faits.L'Institut s'est engagé à fabriquer, transporter, entreposer et utiliser sans risque les produits chimiques agricoles et à assurer une gestion responsable, sur le plan de l'environnement, des contenants vides de pesticide.Quand vous achetez des aliments canadiens, vous obtenez ce qui se fait de mieux! INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES 21 Four Seasons Place, Suite 627 Etobicoke, Ontario, Canada M9B 6)8 Tél.: (416) 622-9771 Télécopieur: (416) 622-6764 Usée pour amener la luzerne à produire des protéines qui pourraient être utilisées à des fins médicales.Il a fallu dix ans à la biotechnologie pour arriver à franchir des barrières techniques que l'on croyait insurmontables.Le développement des produits agricoles transgéniques a nécessité des ¦investissements importants de la part des compagnies privées et des gouvernements.Mais pas en vain.Car il est probable que, d'ici 1995, aux États-Unis, les agriculteurs puissent choisir entre des variétés issues de la biotechnologie végétale ou des variétés produites par l'amélioration génétique classique.Il faut comprendre, toutefois, que la plupart des variétés transgéniques qui seront offertes sur le marché sont, en fait, des variétés produites par l'amélioration traditionnelle, auxquel- Qu'est-ce que la biotechnologie?La biotechnologie est l'utilisation d'organismes vivants, de leurs produits ou éléments pour produire des biens et services.Il s'agit d'une «technologie de développement», c'est-à-dire d'un ensemble de techniques qui peuvent être utilisées au profit des consommateurs, des producteurs et de l'environnement.L'homme utilise la biotechnologie depuis des siècles, notamment lorsqu'il recourt à la fermentation pour produire de la bière, du yogourt et du pain.Les outils plus récents, tels que le génie génétique, accroissent la précision des programmes d'amélioration génétique en permettant le transfert de gènes entre individus de même espèce ou d'espèces différentes.En dehors de l'intervention humaine, les plantes, les animaux et les microbes subissent des modifications évolutives sous l'effet d'altérations génétiques, telles que les mutations et les recombinaisons génétiques.Les techniques qui constituent la base du génie génétique sont les mêmes que celles qui régissent l'évolution biologique.les on a conféré une nouvelle caractéristique par génie génétique.Pour tout dire, l'amélioration traditionnelle est et restera probablement le seul moyen de transférer et de stabiliser des caractéristiques plurigéniques (déterminées par plusieurs gènes) comme le rendement ou la précocité.Néanmoins, ce qui rend la biotechnologie végétale attrayante, c'est qu'elle fournira aux agriculteurs l'accès aux techniques de pointe sous une forme on ne peut plus traditionnelle, la graine de semence.Elle permettra aussi aux nations les plus pauvres d'utiliser les produits d'une recherche d'avant-garde, sans matériel sophistiqué et sans dépendre d'approvisionnements coûteux.Si l'utilisation du matériel transgénique est bien acceptée, l'ensemble de la production végétale sera modifié.Il faudra, bien sûr, adapter graduellement nos méthodes de culture, d'entreposage, de transport et de transformation.Mais, comme ces nouvelles techniques peuvent régler des problèmes de production importants, l'agriculture canadienne pourrait devenir plus compétitive.¦ DEUX NOMS A RETENIR DANS LE DOMAINE DE L'ARROSAGE & Sélectionnez vos buses de pulvérisation aussi soigneusement que vos produits phytosanitaires.Spraying Systems Company a la buse qui convient exactement pour toutes les applications quels que soient les produits phytosanitaires que vous employiez.Les buses Teejet sont disponibles en différents matériaux: céramique, acier inoxydable ou polymères.Produit d'une technologie très avancée, chaque buse est brevetée et conçue pour générer avec précision un débit une répartition et une granulometrie.Vous maîtrisez ainsi l'efficacité de l'application et la dérive.Avec la large gamme de buses Teejet de qualité, pourquoi choisir autre chose?Teejet é Que ce soit pour des pompes à rouleaux, des pompes centrifuges, des pompes à diaphragme ou des pompes à pistons, aucune compagnie ne peut vous offrir plus de qualité et un choix plus grand que Hypro Plusieurs concepts, plusieurs modèles el qui plus est, plus de 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américains constituent un défi sérieux pour l'avenir.Déjà, des emballeurs du Québec se sont intégrés aux grands circuits de mise en marché: on emballe des carottes sous marque Le développement futur du secteur maraîcher québécois dépend de sa capacité à pénétrer le marché américain.PULVÉRISATEUR POUR PLUS DE PRECISIONS DANS VOS APPLICATIONS — Ligne complète de pulvérisateur portée ou traînée — Choix de pompes — Contrôle manuel ou électrique avec système «D.P.M.' (Débit proportionnel au moteur) — Compensateur de rampe — Moniteur de précision - RAVEN - BEE — Rampes manuelles ot hydrauliques Pulvérisateur pour application en bande 3 modèles (380-575-765 litres) — Pompe a rouleaux sur PT.O.ou sur 12 volts électrique — Ensemble d'application pour sarcleur planteur, etc — Moniteur -RED BALLS- N'hésitez pas à demander un produit M-S à un de nos concessionnaires dans votre région 4300 Vachon.Drummondville (Québec) J2B 6V4 Tél.: (819) 474-1910 PULVÉRISATEUR M-S INC.Harmony Unité de traite / Un tout nouveau concept dans la traite! • Légère, unité à grande capacité avec vide positif pour une meilleure adhérence.• Griffe à écoulement libre pour une traite sans effort et rapide.• Dessin de sortie du lait par dessus gardant le niveau du lait au minimum dans la griffe; volume du vide au maximum.• Doublures en caoutchouc dynasoft à longue durée de vie et grande capacité, donnant une performance supérieure pour votre dollar.OC ALFA-LAVAL Alfa-Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 privée américaine et on s'assure ainsi une présence dans leurs supermarchés.Ces emballeurs ont compris que l'avenir du secteur maraîcher dépend de sa capacité à exporter.D'autres approvisionnent des grossistes du Québec 12 mois par année: ils écoulent leurs produits en été et importent des produits américains hors saison.Mais conserver notre position commerciale enviée par nos compétiteurs exigera d'être à la fine pointe de l'information commerciale et technique.Déjà, des producteurs voyagent régulièrement à l'étranger et lisent des revues techniques et commerciales américaines; ils s'abonnent à des réseaux d'information sur les prix et les conditions de cultures dans les régions compétitrices.La promotion s ' impose auprès des décideurs du secteur par le biais de foires, de journaux ou de magazines spécialisés.Comme on sait que des individus seuls ne pourront pas faire face aux grands organismes internationaux de commercialisation, des groupes de producteurs se sont déjà formés pour Pierre Sauriol.agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.organiser leur mise en marché.D'autres vendent à des expéditeurs qui offrent des services de conditionnement et de vente.Le téléphone cellulaire et le télécopieur ont conquis les producteurs depuis deux ans.La transmission des prix et arrivages par informatique s'imposera bientôt.Les producteurs soutiendront de plus en plus de recherche appliquée pour suppléer au retrait de l'Etat.Le maintien de notre position commerciale exige de bien connaître les forces et les faiblesses des compétiteurs; il exigera aussi d'être attentifs aux nouveaux besoins de nos clients locaux et étrangers.Il impose de se tenir à jour sur les réglementations étrangères relatives à l'usage des pesticides et de leurs résidus.Il faudra exploiter des niches de marché comme celle de certains légumes exotiques favorisés par notre climat.La consommation de légumes de- vrait augmenter à la suite du programme de promotion «5-A-Day» qui incite les Américains à consommer cinq portions de fruits ou légumes par jour.La popularité des légumes frais préparés d'avance accroîtra aussi la demande.Les pressions des groupes écologiques se poursuivront de même que la demande d'aliments sans résidus de pesticides.Les efforts actuels porteront vraiment leur fruit vers l'an 2000.En phytoprotection, les méthodes culturales préventives, les modèles de prévision, le dépistage, l'utilisation de parasites et de prédateurs, les pesticides biologiques sélectifs et les pesticides à micro-dosage auront permis de réduire de beaucoup la quantité de matière active utilisée.Un usage plus rationnel réduira la pollution causée par les fertilisants.De plus, la rentabilité des méthodes culturales plus écologiques permettra de réduire la pollution agricole diffuse.L'irrigation goutte à goutte sera la norme dans les cultures sous pail-lis.Elle s'imposera ailleurs, non seulement à cause des effets bénéfiques sur les rendements et sur la qualité, ROTOCULTEUR MULTI-LAMES COBRA • Des bêcheuses et herses mécaniques pour toutes les grandeurs d'exploitati* • Construction robuste, fabrication soignée.• Maschio, la bêcheuse la plus vendue mondialement • Idéale pour sarclage et rénovation de fraisières.Distribué au Québec patJ^ Kverneland Pour dépliants, S.V.P.Remplir et nous retourner ce coupon.j£l Kvf>rn«*lAnH ' Rocheleau.Drummondville MCiiiCMiiu (Qc) J2C5Y3.tél.: (819)477-2055 HERSE ?NOM BÊCHEUSE ?BÊCHEUSE MODÈLE K ?COBRA ?ADRESSE TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR j LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 55 mais comme solution à la rareté de l'eau.Quant aux semences, qui sont déjà vendues avec des valeurs ajoutées comme la pellicule, l'enrobage ou l'activation, elles seront bientôt inoculées avec des bactéries ou des champignons utiles comme les mycorhyzes.De plus en plus, elles sont adaptées à des conditions de germination très précises (chaud et sec, froid et humide).Ces avantages compenseront leur coût supérieur.De plus, les compagnies sélectionnent maintenant pour le goût: la beauté plastique des légumes devra s'accompagner de goût! Les terreaux horticoles offriront aussi des valeurs ajoutées: fertilisants, activateurs et bactéries utiles seront ajoutés selon les besoins du client.Des nouveaux contenants D'autre part, les coûts prohibitifs de la destruction des déchets forcent déjà l'industrie horticole à revoir les techniques de manutention et d'emballage.Diminuer le nombre de contenants en carton ciré et peut-être même les réutiliser sont des avenues sérieuses.La technique d'entourer les boîtes empi lées sur une palette avec un film de polyéthylène coûteux et polluant est déjà mise au ban.Certains producteurs de Floride utilisent des pastilles de colle qui, après un chauffage rapide, sont appliquées entre chaque boîte avec un pinceau.Un coup sec les décolle.Ça tient, ça diminue la pollution par le plastique et c'est moins cher.En outre, des efforts seront faits pour standardiser les palettes à une seule dimension mondiale ( 100 cm x 120 cm).En effet, elles devront pouvoir voyager d'un continent à l'autre; des compagnies de location vont gérer le parc de palettes à l'échelle du continent, avec un système de consignes.Les coûts de destruction et le gaspillage de bois qu'elles entraînent incitent à les construire de meilleure qualité et à les réparer.En ce qui a trait à la recherche, les producteurs soutiendront de plus en plus de recherche appliquée et de vulgarisation pour suppléer au retrait de l'Etat.Des producteurs d'oignons ont financé dernièrement des essais d'herbicides.D'autres paient en partie les coûts du dépistage et du conseil agronomique dans des clubs d'enca- drement technique.L'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec (AMPAQ) soutient, quant à elle, un important programme de recherche appliquée pour réduire l'utilisation des pesticides.Le retrait de l'État dans la diffusion des prix obligera de plus en plus les producteurs à payer pour la collecte et la diffusion d'information sur les prix et les marchés.Ainsi, les producteurs de céleri ont formé un groupe qui collige l'information et la diffuse par téléphone ou télécopieur.De même, le Syndicat des producteurs de légumes en serre paie pour colliger l'information sur les volumes et les prix.Ces informations sont ensuite diffusées par lettre hebdomadaire.Le désengagement de l'État de son rôle de gardien de la loyauté des ventes force les producteurs à s'autodiscipliner.Le marché les oblige à respecter les standards sous peine de perdre des ventes.Enfin, on peut prévoir que la dimension moyenne des fermes grandira pour soutenir la concurrence des grands réseaux.Ces fermes vont se regrouper pour leur mise en marché.¦ r Nous remercions le Bulletin pour l'excellence de son travail en information agricole.ASSOCIATION DES LAITERIES DU QUÉBEC ?Conseil de l'industrie laitière du Québec ine m ONGUENT POUR PIS du Dr Naylor EN CAS DE TRAYONS ENDOLORIS, DE COUPURES, DE CONTUSIONS ET DE BRÛLURES L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé clans notre boîte traditionnelle de 9 on ou dans notre seau pratique de 32 on tout nouveau.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 50 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada: SANOFI Santé animale CANADA INC., Victoriaville (Qc) G6P 1B1.56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 Marksman par tous les temps La température change, mais elle ne change pas l'efficacité de Marksman.Qu'il fasse chaud, froid, humide ou sec.Marksman exerce un contrôle durable sur les mauvaises herbes à feuilles larges, y compris l'abutilon, le chou gras et l'amarante.Quelles que soient les conditions météorologiques, II.Marksman élimine les mauvaises herbes tôt et les contrôle tout au long de la saison, sans déranger les rotations.Ce printemps, pour un contrôle des mauvaises herbes à feuilles larges sur lequel vous pouvez compter, fiez-vous à Marksman.PAR TOUS LES TEMPS UN CONTRÔLE DES MAUVAISES HERBES À FEUILLES LARGES DANS LE MAIS Maintenant disponible en contenants retournables SANDOZ AGRO CANADA, INC.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS COMPOSEZ LE NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-263-5969 Des machines informatisées et moins polluantes Les moteurs seront plus légers et plus puissants et le tracteur donnera lui-même son diagnostic s'il y a un problème.par Léon Guertin L'an 2000 est à notre porte.Les hypothèses lancées par les futurologues des années 60 se réalisent une à une.Les machines agricoles n'échappent pas à l'envahissement de l'électronique et de l'informatique.Voici quelques nouveautés que vous pourrez observer sur la machinerie au cours des prochaines années.Aux États-Unis, on prévoit que, en 1996, la réglementation régissant les moteurs hors route comme les tracteurs sera semblable à celle qui régit les moteurs de voitures et de camions.Même si les tracteurs contribuent peu à la pollution de notre environnement, on demande que chacun fasse sa part pour réduire ce fléau.Une meilleure combustion Or les fabricants de tracteurs se sont déjà attaqué à ce problème.Pour éliminer les émissions nocives, lacom-pagnie John Deere a décidé de combattre la source du problème.En améliorant la combustion du carburant dans le moteur, elle est en mesure de réduire à un degré acceptable l'émission de pol 1 uant.En changeant les proportions de carburant et d'air, le point de combustion et la configuration de la chambre de combustion, on peut réduire la présence d'oxydes azotés, de mo-noxyde de carbone et d'oxydes de soufre, des gaz qui nuisent à l'environnement.Par contre, ces modifications se font au détriment de la performance du moteur.Aussi, pour augmenter la puissance, on augmente la cylindrée, on ajoute un turbocompresseur ou un Léon Guerlin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de I ' Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.La moissonneuse-batteuse communique à chaque instant sa position à un satellite qui retransmet à l'ordinateur de bord les coordonnées sur la carte du champ.refroidisseur intermédiaire de l'admission.Le défi des constructeurs sera donc de fournir à l'agriculteur un tracteur aussi puissant et moins polluant, tout en minimisant les coûts.A puissance égale, nous verrons des moteurs plus légers et moins encombrants.On y trouvera moins de pièces en mouvement, ce qui réduira les coûts de fabrication et le nombre de pièces en inventaire.Le choix de nouveaux matériaux de construction associé à un design calculé nous fera connaître des tracteurs avec des réserves de couple accrues.Ces tracteurs pourront soutenir une charge de travail même à basse révolution.L'introduction de l'électronique dans le système d'injection se traduira par une plus grande précision des mélanges et de la combustion favorisant l'économie d'énergie.Le tracteur de l'an 2000 aura plus de composantes électroniques.Aussi, le mécanicien qui assure le service devra posséder une formation accrue et des outils spécialisés pour dépister les problèmes.On retrouve de plus en plus chez les concessionnaires de machines agricoles des équipements hautement scientifiques qui, après avoir pris différentes lectures de tension et de pression, donnent un diagnostic au mécanicien.En fait, il lui indique quelle est la pièce à changer ou l'ajustement à apporter.On verra de plus en plus des systèmes d'auto-diagnostic incorporés au tracteur.Us renseigneront l'opérateur par voyant lumineux, timbre sonore ou tout autre affichage facile à décoder sur les problèmes potentiels.L'ordinateur dans la moissonneuse-batteuse Pour l'opérateur de moissonneuse-batteuse, ce n'est pas nouveau de travailler avec la complicité de nombreux moniteurs.Ces moniteurs le renseignent sur différents facteurs primordiaux pour assurer un travail efficace.Mais l'ordinateur viendra compléter le travail de l'agriculteur et peut-être même le remplacer.Dans peu de temps, nous verrons des moissonneuses-batteuses équipées d'instruments qui mesureront le ren- 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 dément de la récolte en tout point du champ.Un moniteur évalue le débit du convoyeur remplissant la trémie conjugué à la vitesse d'avancement et le tour est joué.Ces renseignements seront enregistrés sur un ordinateur qui les affichera sur une carte décrivant le champ.Riche de ces informations, l'agriculteur sera en mesure de fertiliser, d'ajuster son taux de semis et d'adapter sa régie pour chacune des caractéristiques du champ, optimisant ainsi les rendements en fonction des intrants.La compagnie Massey-Ferguson a présenté au SIMA 92 un prototype de moissonneuse-batteuse guidée par satellite.Même si le procédé manque encore de précision et que l'opérateur demeure pour le moment indispensable, on réalise que, dans un avenir rapproché, il sera possible de localiser un instrument à n'importe quel point du champ à partir d'information transmise par satellite.Qui aurait dit, dans les années 60, que des draineuses pourraient avancer en conservant une profondeur de travail au millimètre près grâce à un rayon laser?La cartographie des champs en fonction des sols, r du drainage et des rendements sera un outil indispensable pour assurer le maximum de productivité des fermes.L'arrosage sélectif des mauvaises herbes D'autre part, les soucis environnementaux et la gestion serrée des intrants seront sûrement des préoccupations dominantes pour les prochaines années.Aussi, le contrôle des mauvaises herbes deviendra de plus en plus raffiné.Le travail réduit du sol et les pratiques de conservation imposent à l'agriculteur des techniques de plus en plus perfectionnées pour venir à bout des plantes nuisibles.Il n'est plus question d'utiliser des doses massives de produits phytosanitaires et d'arroser les coins qui n'en ont pas besoin.Idéalement, on devrait asperger uniquement les plantes nuisibles et arrêter les jets aux endroits où il n'y a pas de mauvaises herbes.Or un groupe de chercheurs australiens a développé un pulvérisateur qui n'actionne que les jets passant au-dessus des mauvaises herbes.L'instrument compare la radiation solaire avec la réflection du sol.En FARMI effet, les plantes vertes ne réfléchissent pas la radiation solaire avec la même longueur d'onde que les plants morts ou le sol.En comparant ces informations, le détecteur actionne une valve électrique qui ouvre le jet lorsqu'un plant vert est détecté.Chaque jet de la rampe possède son capteur et fonctionne individuellement.Les capteurs fouillent la surface du sol 300 fois par seconde, ce qui se traduit par une distance de 18,5 mm à une vitesse de 20 km/h (3/4 po à 12 mph).Si une mauvaise herbe est détectée, le jet est actionné pendant 0,15 seconde, soit sur une distance de 0,5 mètre pour la même vitesse d'avancement.L'instrument réussit aussi à reconnaître les plants plus développés qui nécessitent une dose supplémentaire d'herbicide.Cette technique réduit le volume et la facture des herbicides, fait sauver du temps pour les remplissages, réduit le volume d'eau à transporter, cause moins de compaction et lutte mieux contre les plants résistants.Le pulvérisateur sélectif sera commercialisé en Amérique du Nord par Concord inc., 2800, 7e avenue, Fargo ND 58102, téléphone (701 ) 280-1260.¦ Les déchiqueteuses (chippers) FARMI à haut rendement: Une nouvelle dimensions d'outils forestiers adaptés aux exigences écologiques modernes.- 2 modèles disponibles: Pour branches et billes jusqu'à 6" et 10" de diamètre.- Alimentation manuelle ou hydraulique, au choix.- Bâti ultra robuste, pour tracteurs de 25 cv @ 100 cv.- Grand diamètre du rotor (flywheel): 26", à 2 couteaux, modèle 150 41 ", à 3 couteaux, modèle 250 FARMI: le savoir-faire scandinave à votre service Les produits FARMI sont distribués au Québec par Kverneland Accessoires pour déchiquetage de papier, carton, ou contenants en matière plastique, pour fin de R*E-C*Y«C-L-A«G*E DÉPLIANT DÉCHIQUETEUSE FARMI ?NOM ADRESSE NO.TEL.MARQUE DE TRACTEUR BA-03-93 Kverneland inc.1200 Rocheleau, Drummondville Québec, J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 59 El ej Gouvernement Q El du Québec H me fait plaisir, à titre de ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, de souligner le 75e anniversaire du Bulletin des agriculteurs.Depuis la tenue du Sommet sur ragriculture québécoise en juin 1992, tous les partenaires de la chaîne bioalimentaire se sont résolument mis à l'oeuvre pour nous assurer une place de leader dans cet important secteur économique, à la fois chez nous et à l'échelle mondiale.Une publication comme le Bulletin des agriculteurs a un important rôle à jouer dans la diffusion d'information.Elle permet aux productrices et producteurs agricoles du Québec de profiter pleinement des nouvelles possibilités qui leur sont offertes et leur fournit ainsi des moyens de relever avec confiance les nouveaux défis de la mondialisation des marchés. Bien-être des animaux et automatisation, des «must» L'informatique, la robotique et les biotechnologies s'uniront pour améliorer le bien-être des animaux et des éleveurs.par Pierre Lévesque De toutes les facettes de l'agriculture, les bâtiments d'élevage sont parmi ceux qui influencent le plus le paysage rural.Les complexes porcins ou avicoles d'aujourd'hui font en sorte que certains rangs ont une allure très différente d'il y a 50 ans.Qu'en sera-t-il dans 50 ans?On ne doit pas s ' attendre à ce qu ' une porcherie du 21° siècle ressemble à l'usine GM de Sainte-Thérèse ou à l'aluminerie de Bécancour.Par contre, la grange-étable à comble français campée fièrement à côté de la maison ancestrale fera partie du folklore.Au 21c siècle, trois grandes tendances devraient se poursuivre.La protection de l'environnement sera toujours une priorité et c'est ce qui limitera le plus la concentration des élevages.A l'intérieur des bâtiments, c'est Pierre Lévesque.ingénieur, est professeur à 1TTA de La Pocatière.Robot de traite expérimental développé aux Pays-Bas: on s'attend à ce qu'il soit implanté presque partout.l'automatisation et la préoccupation pour le bien-être des animaux qui provoqueront les plus grands changements.Ces changements seront très variables selon le type de production.Transportons-nous au milieu du 21e siècle pour voir ce à quoi pourraient Une plus grande liberté de mouvement pour la truie et ses porcelets améliorera leur bien-être.alors ressembler les bâtiments d'élevage.En production laitière, les applications du génie génétique et de la biotechnologie ont rendu les vaches encore plus productives et plus exigeantes.Le troupeau moyen compte environ 100 vaches pour une production annuelle qui dépasse le million de litres.Pour des raisons ayant trait à la santé et au bien-être de la vache, la stabulation entravée est pratiquement disparue.Les spécialistes proposent deux modes d'élevage: l'étable à logettes utilisant peu de litière ou l'élevage sur litière accumulée, lorsque celle-ci est disponible.Grâce aux progrès réalisés par la biotechnologie, cette litière reste chaude et sèche de sorte que le bâtiment ne requiert presque plus d'isolation.La puce électronique qu'on injecte à l'animal dès sa naissance est le premier maillon d'un vaste système d'information.Cet implant donne à l'animal un code d'identification unique au monde qu'il conservera jusqu'à l'abattoir.À ce système d'information se- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 61 ront reliés d'autres capteurs mesurant la température de la vache, son taux d'activité, la conductivité électrique du lait, etc., de sorte qu'on a un portrait réel de chaque animal.La quantité d'informations qu'on peut recueillir étant phénoménale, elle est prédigérée par le système expert qui ne fournit à l'éleveur que les informations pertinentes.Tous les équipements de l'éta-ble sont reliés au système informatisé.Chaque équipement peut donc reconnaître à quel animal il a affaire et exécute sa tâche en conséquence.Après 50 années de perfectionnement, le robot de traite a finalement réussi à s'implanter presque partout.En plus de l'économie de main-d'oeuvre, c'est la hausse de production de lait et l'amélioration de la santé du pis qui ont finalement convaincu l'éleveur.Selon leur niveau de production, les vaches vont s'y faire traire de deux à cinq fois par jour.En production porcine, les bâtiments d'engraissement n'ont, à pre- mière vue, pas beaucoup évolué.Par souci de protéger l'environnement, l'éleveur préfère garder ses porcs sur litière lorsqu'on ne retrouve pas toutes les conditions qui permettent d'utiliser le lisier sans aucune pollution.Les maternités, par Contre, ont connu une transformation plus radicale.On y retrouve le même système d'implant électronique qu'en production laitière.Les cages de gestation et de mise bas ont disparu depuis belle lurette et les truies se promènent librement.Ça ne veut pas dire que tout le monde peut aller n'importe où.Les truies à la veille de mettre bas se voient ouvrir l'accès aux loges de mise bas où elles iront préparer leur nid.Après la mise bas, elles pourront revenir voir leurs anciennes compagnes entre deux tétées.Même si les truies semblent vivre dans une commune, le suivi individuel est rigoureux grâce à l'information que nous fournissent les différents capteurs.On peut ainsi contrôler l'ambiance des bâtiments en fonction des animaux qui s'y trouvent.En aviculture, les bâtiments d'élevage du poulet et du dindon possèdent déjà, en 1993, les caractéristiques souhaitées en 2053.L'élevage sur litière permet de bien contrôler la pollution et les poulets ont la liberté de se promener où bon leur semble.En 2053, on tente de leur rendre la vie plus agréable en améliorant l'ambiance du bâtiment.Des pondeuses enfin libres Les poulai llers pour pondeuses ont, par contre, subi de profondes transformations.On a finalement réussi à garder la même efficacité de main-d'oeuvre tout en se débarrassant des cages qui ont longtemps été la cible favorite des mouvements pour le bien-être des animaux.Les poules se promènent librement entre l'aire de récréation sur litière, la cafétéria, le nid et le perchoir.Ici encore la biotechnologie a permis d'améliorer l'ambiance du bâtiment en diminuant les émanations d'ammoniac de la litière et en évitant la propagation de certaines maladies.L'informatisation, la robotisation et les biotechologies s'uniront pour améliorer le bien-être des animaux et des éleveurs.Évidemment, elles ne régleront pas tous les problèmes d'élevage.Au siècle prochain, comme il en a toujours été, dès qu'on réglera un problème, un autre viendra prendre sa place.¦ Conditionnez le sol selon vos préférences.Le conditionneur de sol Rolling Harrow*d'Unverferth est l'outil de finition idéal pour préparer le lit de semences.Sa barre de nivellement à ressort, ses rouleaux avant dynamiques et ses rouleaux arrière passifs laissent le sol ferme et bien de niveau, avec de la terre résistante à l'encroûtement au-dessus et de la terre fine et réceptive en dessous.Les modèles remorqués, offerts jusqu'à 37' de largeur, peuvent être traînés en tandem avec votre outil de travail primaire du sol.Les sections portées peuvent être rattachées directement à presque n'importe quel accessoire.Les modèles tant remorqués que portés sont offerts avec rouleau double ou rouleau simple (rouleau dynamique seulement).En somme, vous pouvez obtenir le modèle qui répond à vos besoins particuliers.Autres renseignements sur les conditionneurs de so Rolling Harrow ' ou sur tout autre équipement agricole de la gamme complète Unverferth -composez dès aujourd'hui, sans frais: 1-800-322-6301 horsdcsÉ.-U.: 419-532-3121) Rolling Harrow" II remorqué Rolling Harrow' I porté Rolling Harrow' II porté Unverferth Manufacturing Co., Inc.P.O.Box 357.Kalida.OH 45853 1-800-322-6301 aux E.-U, • (419)532-3121 Fax: (419)532-2468 Entrepots en Ohio, en Iowa, au Kansas, en Géorgie el en Saskatchewan.Votre représentant des ventes: (îeorge Kremmel .?486.j\.( onnaught, Montréal IQc) H4B 1X3 Tél.: (514)486-9170 Fax: (514)486-0718 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ' MI-MARS 1993 PUBLI-REPORTAGE BIOTECHNOLOGIES à l'ordre du jour Guy Babineau Probiotech Inc., Agent exclusif Centre de biotechnologie ALLTECH Nul ne peut désormais ignorer les biotechnologies et négliger leur impact actuel et surtout futur.De Singapour, où la production porcine est interdite, à la Floride, où l'on subventionne la réduction des troupeaux laitiers, la tendance évidente est à l'interdiction ou à la réduction de la production.La production animale est perçue comme un polluant urbain et rural majeur.A l'avenir, les producteurs et l'industrie devront se rendre compte de la signification de cette perspective et devront réagir en Le succès d'ALLTECH repose sur des solutions qui aident et améliorent les processus biologiques normaux.Le Centre de Bioscience Européen, construit sur la propriété de l'Université Nationale d'Irlande à Gal way, offre un laboratoire où huit scientifiques travaillent sur des projets de recherche fondamentale financés par ALLTECH.Ces projets vont, de certaines activités enzymatiques, à la production synthétique d'agent d'absorption utile en contrôle des odeurs.conséquence.Même si, scientifiquement, ces changements ne sont pas justifiés, les fabricants d'aliments du bétail doivent être prêts à opérer au sein de ces nouvelles restrictions.En Grande-Bretagne, B.P.Nutrition a lancé «Total Cycle Nutrition».Ce programme démontre le souci de l'entreprise concernant la composition et la quantité des déchets animaux, par un choix particulier dans la formulation de leurs aliments.Dans la même optique, Dalgety a introduit sa «chaîne qualité», en soulignant que les excréments produits par ces aliments produiront moins d'odeurs et seront censés êtrebiologiquement dégradables, alors que la compagnie québécoise NUTRIBEC souligne que les produits de la ligne «HARMONIE» sont en harmonie avec l'environnement.En réponse aux exigences environnementales, ALLTECH a développé le concept du Centre de Bioscience.Le concept du Centre de Bioscience met en oeuvre l'industrie construisant un laboratoire sur son propre terrain ou adjacent à une université.ALLTECH a deux Centres de Bioscience en opération et un troisième à l'échelle de projet.Le Centre de Bioscience Nord-Américain est situé sur la propriété d'ALLTECH, adjacent à son siège central.Dans un laboratoire de 4000 pieds carrés, les étudiants ont accès aux techniques de fermentation à petites et grandes échelles et ils participent à la sélection de microorganismes basée sur leurs activités biologiques.Parmi les autres universités participant à l'initiative du Centre Européen de Bioscience, on compte l'Université de Bologne et l'Université de Notfingham.De plus, d'autres projets sont directement en cours avec ALLTECH, en conjonction avec les Universités de Horide et des États d'Oregon et de Géorgie.Le monde de la biotechnologie est d'une portée considérable et continue à engendrer de nouvelles idées et de nouveaux produits.Avec la demande toujours croissante pour des aliments naturels et la prise de conscience face à la protection de l'environnement, les débouchés et les défis qui s'offrent à ceux qui veulent travailler avec la nature, au moyen de la biotechnologie, sont immenses.Parmi la gamme de produits qui font le succès d'ALLTECH, deux se distinguent particulièrement: il s'agit de YEA-SACC et de DEODORASE.YEA-SACC contient une souche spéciale de levure vivante, qui favorise la digestihilité des nutriments et assure une excellente fermentation au niveau du système digestif.Quant à DEODORASE, il réduit le taux d'ammoniac et le taux de gaz nocifs dans les bâtiments d'élevage et les fosses à lisier pour une meilleure santé des animaux et des éleveurs.ROBIOTECH 1-800-267-7252 A'Itech PUBLICITÉ LE PLAN GLOBAL DE FERTILISATION INTÉGRÉE La fertilisation vue sous l'angle du développement durable de l'agriculture.L'Ordre des agronomes du Québec considère que le développement durable de l'agriculture doit s'effectuer à partir d'une agriculture respectueuse de l'environnement, qui produit de façon sécuritaire des aliments sains et nutritifs tout en maintenant le secteur économiquement viable, concurrentiel et en harmonie avec les industries et les secteurs connexes.Fermement engagé sur cette voie, l'O.A.Q.propose maintenant un outil concret pour appuyer le développement durable de l'agriculture au chapitre de la fertilisation: le Plan Global de Fertilisation Intégrée.Le Plan Global de Fertilisation Intégrée, ou PGFI, est une stratégie de gestion des ressources d'un agroécosystème qui favorise l'utilisation optimale de toutes les sources d'éléments fertilisants en recherchant l'obtention de résultats optimaux, tant au point de vue agricole et économique qu'environnemental.Un PGFI se préoccupe non seulement de l'utilisation des éléments fertilisants, mais également de leur transformation et de leur retour dans l'environnement.Il constitue donc un moyen privilégié pour améliorer et conserver la qualité du sol, de l'air et de l'eau en milieu rural et contribuer à la cohabitation harmonieuse du secteur agricole avec les autres activités du territoire.Discutez-en avec votre agronome.ORDRE DES AGRONOMES DU QUEBEC 3 200 PROFESSIONNELS AU SERVICE DE l'AGRICULTURE QUÉBÉCOISE CONSEIL DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES CPVO DU QUÉBEC COLLOQUE SUR «LA GESTION DE L'EAU EN MILIEU RURAL» Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe • les 20 et 21 avril 1993 MARDI, LE 20 AVRIL 8 h 00 Inscription 8 h 45 Mot de bienvenue Paul Sauvé, MAPAQ 08 h 55 Mot du président du Comité organisateur Yvon Brochu, MAPAQ NOTIONS ET CONCEPTS_ Modérateur: Yves Grimard, MENVIQ 9 h 00 Lebassindedrainage,unité naturelle de gestion pour la quantitéet la qualité de l'eau Daniel Cluis, INRS-EAU 9 h 30 Notions sur la pollution des eaux de surface en milieu agricole au Québec Sylvain Primeau, MENVIQ 10 h 00 La santé de nos cours d eau Yvon Richard, MENVIQ 11 h 00 La gestion de l'eau dans trois bassins: a) la Rivière Richelieu, Marc Simoneau, MENVIQ b) te Ruisseau Norton, Robert Beaulieu, MAPAQ c) la Rivière Boyer, Guy Trencia, MLCP 12 h 00 Dîner Visite des stands ETAT DE LA SITUATION Modérateur: Denis Naud, MAPAQ 14 h 00 Histoire d'eau Paul Sauvé, MAPAQ 14 h 30 Bilan des charges de polluants à l'échelle du bassin versant Georges Gangbazo, MENVIQ 15 h 00 Contamination récente de l'eau potable au Québec D'Michel Savard, DSC, Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme 16 h 00 Programme d'assainisse- ment des eaux au Québec (PAEQ) — Bilan et perspectives: a) Industriel, Yves Dansereau, MENVIQ b) Urbain, Jacques Simon, MENVIQ c) Agricole, Carol Emond, MENVIQ 17 h 00 Résumé de la journée, Yvon Brochu, MAPAQ Visite des stands, cocktail MERCREDI, LE 21 AVRIL INTERVENTIONS ET PROSPECTIVES Modératrice: Guylaine Dubé, MENVIQ 8 h 30 La fertilisation raisonnée des cultures Marcel Giroux, MAPAQ 9 h 00 Pratiques agricoles de conservation Sylvie Thibaudeau, agronome-conseil Odette Ménard, MAPAQ 9 h 30 Phytoprotection et milieu Raymond-Marie Duchesne, MAPAQ 10 h 00 Les développements en matière d'aménagement hydro-agricole Jacques Gallichand, Université Laval 11 h 00 La gestion des eaux pluviales Jean-François Cyr et Pierre Baril, Asseau inc.11 h 30 Projet pilote d'un mode de gestion intégrée.Marie Meunier, présidente de l'AQTE 12 h 00 Dîner, visite des stands FORUM_ Modérateur: Claude Bernard, MAPAQ 14 h 00 Nouvelles approches de gestion de l'eau par bassin versant et conciliation des divers usages de l'eau Animatrice: Angèle Saint-Yves, Agriculture Canada Participants à l'atelier: Richard Châtelain, MLCP • Arthur Dubé, À court d'eau • Denys Jean, MENVIQ • Robert Lemieux, MAPAQ • Ralph Mercier, UMQ • Jacques Proulx, UPA • Christian Simard, UQCN 16 h 30 Synthèse du colloque: Maurice Demers, MAPAQ 16 h 50 Clôture du colloque •Denys Jean, MENVIQ ¦ Robert Lemieux, MAPAQ INSCRIPTION: Pourvous inscrire, envoyez vos nom, adresse, numéro de téléphone (avec te code régional) et profession avant le 6 avril à l'adresse suivante: Colloque sur lagestionde l'eau, CP.V.Q.200-A, chemin Sainte-Foy, 11?étage, Québec (Québec) G1R 4X6 Veuillez accompagner votre inscription d'un chèque émis à l'ordre du Ministre des Finances du Québec.Les frais d'inscription comprennent le droit d'entrée, le ou les repas du midi, tes pauses, le cahier de conférences et les taxes.Avant te 6 avril, une journée: 50 $; tes deux jours: 70 $ Après le 6 avril, une journée: 60 $: les deux jours: 80 $.MATIERE A REFLEXION Est-ce que " le labour conventionnel" et "la conservation des sols" sont compatibles au Québec?Nous le croyons fermement.La nature des sols québécois (argile prépondérant), la nécessité de décompacter la couche de sol de surface, d'effectuer un apprêt d'automne qui favorise le drainage adéquat pour un semis hâtif au printemps, tout en enfouissant détritus de récolte et insectes ravageurs (ex: pyrale du maïs) justifient largement la pratique du labour.De plus, le retournement du sol à intervalles réguliers s'avère primordial pour mélanger et homogénéiser fertilisants et résidus chimiques, dont le niveau d'utilisation croît avec les pratiques culturales dites "minimales" et "sans labour".En conséquence, KVERNELAND, le plus grand fabricant mondial de charrues à versoirs, poursuit son engagement envers l'agriculture évolutive d'ici et d'ailleurs, en perfectionnant sans relâche la technologie du bon labour, consciente que "si on traite bien la terre, elle nous le rendra.pendant des générations à venir"! Yvan Laliberté, président-directeur général Jfi Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire Drummondvllle, Qc Tél.: (819) 477-2055 PUBLICITÉ OLYMEL OLYMEL fi LE DÉFI DE BÂTIR è TOUS LES JOURS Il y a plus d'un an, Olymel faisait son apparition en tantque nouvelle entreprise, suite à la fusion du Groupe Olympia et de Turcotte & Turmel.Dans un contexte de compétition très vive, tant sur les marchés locaux qu'internationaux, le regroupement des deux entités québécoises était pour ainsi dire naturel.Ensemble nous pouvions relever le DEFI de taille de bâtir une entreprise pouvant rivaliser avantageusement avec les géants américains sur leur propre terrain et prendre une part de plus en plus importante du marché mondial des viandes rouges.Les défis de demain sontà la mesure des capacités et des compéten- ces d'Olymel et des producteurs québécois décidés de saisir toutes les occasions qui se présenteront.Aujourd'hui, seuls les produits qui offrent un bon ratio qualité/ prix trouveront preneurs.Les entreprises devront répondre adéquatement avec excellence et ce, dans un contexte en constante évolution.Nous nous devons, tous et chacun, de prendre rapidement le virage de la qualité et de la productivité.Nous devons décider de notre orientation agricole en tenant compte de notre contexte et de celui du nouvel ordre mondial et toujours garder en mémoire que le consommateur a le dernier mot et qu'il n'a que l'embarras du choix.Olymel croit fermement que les membres du maillon de l'industrie agro-alimentaire du Québec ont toutes les aptitudes pour relever ces défis que sont la qualité et la productivité.Mais ces aptitudes doivent obligatoi-rementêtre accompagnées d'une attitude de vouloir réussir et de bâtir son avenir à tous les jours.Les défis sont à notre mesure et nous sommes persuadés que ces grands enjeux seront relevés par tous nos partenaires québécois.Chef de file de l'industrie du porc «fi le goût frais» Siège social 2200, avenue Léon-Pratte, Bureau 400 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 4B6 Tél.: (514) 771-0400 Fax:(514) 771-0519 Bureaux des ventes 7800, Grenache Anjou (Québec) H1J1C3 Tél.: (514) 353-9353 Fax:(514) 355-7418 171, Saint-Edouard Saint-Simon (Québec) J0H 1Y0 Tél.: (514) 798-2121 Fax:(514) 798-2369 7755, Grenache Anjou (Québec) H1J1C4 Tél.: (514) 352-7730 Fax: (514) 352-0848 9JV£fiM£ TORPINOUCHE! DEPUIS QU'ON EST ARRIVE QU'ON NIAISE AU GRAND SOLEIL.'.J'COMMENCE # À ÊTRE TANNÉE i BON DÉMÉNAGEONS À l'OMBRE OES PALMIERS LÀ-8AS-ON VA PEUT-ÊTRE ÊTRE MIEUX! ' OBBEJOö |Aais-tu que ca fait ou bien se degourdir! TU L'AS DIT! 1 J'COMMENCAIS À ÊTRE CRAMPÉE ! J£2_' fcZ TORPINOUCHE! 'est pas p DRÔLE IC BONYEUÎ que c'est PLATTEN OUAI5.CRE BATEAU! UNE GRANDE FÊTE!!.', FAUT PAS manquer ca! v ^ TEMPS; y/i MERC/ MON DIEU! ) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 67 PUBLICITE les semoirs «no-till» Par Jean Bourque, agent de développement et de formation technique au Service des machines agricoles de la Coopérative fédérée de Québec.Les mécanismes de placement de la semence dans le sol diffèrent d'un semoir «no-till» à l'autre.Lors du choix d'un semoir «no-till», il est très important de bien comprendre comment se fait le travail afin de s'assurer des résultats optimums.Plusieurs possibilités vous sont offertes: • des ouvre-sillons à double disques; • des ouvre-sillons à sabot; • des ouvre-sillons à simple disque; • des ouvre-sillons à double disques précédés de coutres à ressort pivotant; • des ouvre-sillons à double disques précédés de coutres à ressort fixe.Les modèles équipés de coutres sont généralement plus légers.Ils ont moins de difficulté à pénétrer dans le sol et permettent plus aisément de semer en conventionnel, à la condition d'avoir une roue tasseuse d'au moins 2 po de large.Les coutres à ressort fixe guident le semoir et empêchent les ouvre-sillons d'être affectés par la poussée latérale lors de travaux en pente.L'emploi de coutres à l'avant des ouvre-sillons, que l'on fait travailler plus creux que la profondeur désirée de semis, nous assure que tous les résidus sont coupés, c'est-à-dire qu'il n'y en a pas de plies au fond du sillon qui nuiraient à la germination.Le fait de travailler plus profondément rend le travail des ouvre-sillons plus facile.En effet, ils n'ont qu'à suivre et semer dans la bande de sol travaillé mécaniquement.Le développement des premières racines en profondeur en est favorisé.Les coutres sont généralement rainures à 5/16 po d'épaisseur.On conseille de les utiliser dans les endroits où il y a beaucoup de résidus.Les ondulés «wavy» de 3/4 po sont conseillés là où il y a moins de résidus.Ils travaillent une bande de sol plus large, soit 1 po à 1 1/2 po.Les ouvre-sillons à double disques garantissent une ouverture nette du sol même en effectuant des virages.Ils sont montés en quinconce «off-set» pour faciliter la pénétration dans le sol.Certains sont même équipés de chutes en plastique pour forcer la semence à se rendre au fond du sillon sans être relevée par le contact des disques en rotation.Une petite roue peut être installée immédiatement à la sortie des ouvre-sillons pour assurer une plus grande régularité de la profondeur.Ainsi, tous les grains sont sur le sol humide au fond du sillon avant que du sol sec ne retombe dessus.Ensuite, la roue tasseuse, généralement de 2 po de large pour les semoirs «no-till», complète l'enterrage, assure un bon contact du sol sur la semence et contrôle la profondeur.Cette position de la roue tasseuse pour le contrôle de la profondeur de l'ouvre-sillon la rend plus précise puisqu'elle roule sur du terrain préalablement nettoyé par le passage du coutre et de l'ouvre-sillons.BON SEMIS! UN «NO-TILL» ULTRA ROBUSTE pour les conditions de sol les plus sévères SEMOIR CONVENTIONNEL i LES RÉSULTATS (QUI COMPTENT Renseignez-vous auprès de vos concessionnaires «9fiaxagri sur les avantages des semoirs Great Plains W Distribua p.ir: coopérative fédérée de québec SERVICE OFS MACHINES AGRICOLES 42U5.boni St-.ïo.sepli, TlIllÉ lïllflftl Wl (Québec) G9A 5L9 Tél.: (819) Pnx (819) 379-6912 ¦ Ils auront 20 ans en l'an 2000 «Si ça continue comme ça avec les guerres et la pollution, on n'aura pas le temps d'avoir 30 ans.» par Sylvie Bouchard I lsadorentMetallica,GunsN'Roses I et François Pérusse, mais ils I redécouvrent aussi avec plaisir, parmi les vieux disques et les vieilles cassettes de leurs parents, The Beatles et The Doors.Et ils arborent avec fierté le signe «Peace and love» des années 60.Retour en arrière?Peut-être.Les adolescents voient l'avenir d'un oeil plutôt sombre: «On est en train de se détruire.Si ça continue comme ça avec les guerres et la pollution, on n'aura pas le temps d'avoir 30 ans.» Karine, Mélanie, Mathieu et Simon ont des idées bien arrêtées sur tout.A 13 ans, un pied dans l'enfance, l'autre dans l'âge adulte, tiraillés entre la naïveté et la rationalité, ces filles et fils de producteurs agricoles sont en train de se forger une personnalité propre et de s'ouvrir sur le monde extérieur.Et ils ont peur.Peur de la violence, de la guerre, de la pollution, de la drogue, du racisme, de la mécanisation, de l'argent.et du mariage.À leurfaçon, ils contestent.Ils portent des jeans percés, se rasent les cheveux ou les teignent en vert.Ils ont le jugement cinglant, rapide et dur.Si un de leurs professeurs n'est pas drôle ou qu'il raconte sa vie, c'est un «tetteux», qui n'a «pas rapport».Mais si le professeur d'anglais les fait rire, la langue seconde devient leur matière préférée.Pourtant, aux portes de l'adolescence, nos jeunes adorent encore l'école.«A la polyvalente, il y a beaucoup de monde, on bouge tout le temps et on n'a pas le même prof devant nous à longueur de journée, remarque Karine.Quand c'est trop tranquille, c'est plate.» Simon avoue de son côté qu'il a hâte de retourner à l'école après un long congé.pied dans l'enfance, l'autre dans l'âge adulte, les ados ont peur de ce qui les attend.Et ce n'est pas nécessairement parce que nos quatre jeunes s'embêtent chez eux.Au contraire! La fin de semaine ou durant les grandes vacances, ils aiment bien aller donner un coup de main à leurs parents dans l'étable ou dans les champs.Même que, plus tard, ils voudraient tous travailler dans un domaine connexe de l'agriculture, en tous cas, près des animaux et de la terre.Et parce qu 'il y aura de moins en moins de fermes et qu'elles seront de plus en plus mécanisées et sophistiquées, ils sont convaincus qu'il leur faudra pousser leurs études, se spécialiser.«Ça prend de plus en plus d'études pour devenir producteur agricole», pense Simon.«Il va falloir être aussi instruit qu'un médecin», ajoute Karine.Dangereux, les robots Mais si, au premier abord, la robotisation leur paraît avantageuse, c'est sans compter les pertes d'emplois qu'elle va entraîner avec elle.«Les robots vont nous faciliter la vie, avance Mathieu.On va pouvoir prendre plus de congés.Mais c 'est dangereux, parce qu'ils risquent de nous remplacer.Dans les usines, par exemple.» On serait porté à condamner cette belle jeunesse, qui ne sait pas apprécier tout le confort, les facilités et la technologie que nous leur laissons.C'est vrai qu'ils sont ingrats, ces jeunes.Tellement que nos quatre compères aimeraient revenir en arrière, avant les moteurs, peut-être même avant l'électricité.«Parce que les gens étaient moins stressés, qu'ils avaient une meilleure qualité de vie.» Ils rêvent de revenir à l'époque du troc, quand l'argent ne créait pas d'aussi grandes inégalités.«Il y a des gens qui traînent dans la vie sans job, d'autres qui meurent de faim, s'exclame Karine, alors que les joueurs de baseball gagnent trois millions de dollars pour deux ans.C'est décourageant!» Parce que l'argent, pour eux, est encore un moyen, avant d'être une fin.S'ils en veulent assez pour vivre confortablement et s'accorder quelques petits plaisirs, ils ne rêvent pas d'être riches, loin de là.Car s'il est important d'avoir assez d'argent pour chasser les soucis, il est encore plus important d'avoir des amis.«En haut de l'argent, déclare Karine, il y a l'amour et la famille.» En fait, ilsespè- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 69 PUBLICITE CORPORATION PROFESSIONNELLE DES MÉDECINS VÉTÉRINAIRES DU QUÉBEC la médecine vétérinaire en agriculture: une vision de l'avenir Cette fin de siècle se présente sous le signe d'une mutation économique sans précédent depuis la révolution industrielle de la fin du siècle dernier.L'heure est à la restructuration, à la rationalisation des entreprises, et le secteur des productions agricoles ne fait pas exception à la règle commune.Les bouleversements profonds que nous connaissons vont exiger de l'agriculture québécoise et des productions animales en particulier, plus de productivité, une meilleure qualité encore et une innocuité totale.Ce n'est qu'en comblant ces exigences que nous pourrons atteindre notre objectif de conquête des marchés domestiques et extérieurs.Les médecins vétérinaires du Québec sont conscients de l'importance de leur rôle de partenaire dans l'atteinte des objectifs communs.L'immense majorité d'entre eux ont été formés à l'unique faculté de médecine vétérinaire du Québec, celle de l'Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe.C'est là qu'ils ont pu acquérir une formation exclusive en biologie, en pathologie et en médecine qui leur permet de voir autant chaque animal que le troupeau ou l'ensemble de l'écosystème.Cette vision simultanée de l'animal et de l'ensemble du troupeau et du milieu va permettre aux médecins vétérinaires du Québec de continuer à relever les normes de production.De plus en plus, le médecin vétérinaire sera un gestionnaire de la santé et de la vie animale; de plus en plus, le traitement de la maladie deviendra l'exception.Des animaux et des troupeaux sains donnent des produits de qualité; des animaux et des troupeaux en bonne santé minimisent les pertes économiques dues à la maladie et rendent nos produits concurrentiels sur les marchés.Grâce aux programmes de formation continue nombreux et variés qui leur sont offerts par leur Corporation, leurs associations et leur Faculté, les médecins vétérinaires du Québec vont continuer à se tenir à la fine pointe des connaissances dans chacun de leurs domaines et resteront ainsi en mesure de promouvoir les nouvelles et meilleures façons de faire.En deux mots, l'avenir verra les médecins vétérinaires québécois s'impliquer toujours davantage comme partenaires essentiels de l'amélioration de la qualité et de la rentabilité de nos productions animales.795, Avenue du Palais, Bureau 200 • Saint-Hyacinthe, Québec • J2S 5C6 Tél.: (514) 774-1427 • Fax:(514)774-7635 rent bâtir un monde où les gens seraient égaux et où il n'y aurait plus de violence.Pourtant, direz-vous, ces jeunes bouffent de la violence et de l'hor-reur à la télévision.C'est vrai, vous répondront-ils, mais la violence de la télévision est le plus souvent fausse, sans rapport avec la violence réelle.Et quand il s'agit d'un film plus réaliste, eh bien, ça leur montre le monde tel qu'il est! Car cette jeunesse qu'on accuse d'être violente, de se droguer, de décrocher et de ne plus avoir de valeurs condamne elle-même sans recours la violence et le racisme.«C'est con, tout le monde est égal», clame Mélanie.«On n'achète pas quelqu'un comme on achète un livre», ajoute Mathieu en parlant de l'esclavage.Ils condamnent aussi la drogue.«A l'école, avoue Simon, il y en a beaucoup qui se droguent.Mais ça ne sert à rien.C'est parce qu'ils n'ont rien à faire et qu'ils veulent se croire meilleurs que les autres.S'ils avaient une ferme pour les désennuyer.» Mais avant de se marier.Ils s'ennuient les ados?Peut-être.Ils font bien sûr un peu de sport.Et à cet âge, ils se permettent encore de jouer dehors quand la température le permet.De plus, nos quatre «privilégiés» dépensent une partie de leur temps dans la ferme.Mais ils passent en moyenne trois heures par jour collés devant leur télé, passifs.Il faut dire que le temps des grandes familles est révolu.Finies, les grosses corvées familiales, finis aussi, les jeux de groupes et les complicités entre frères et soeurs.Ces enfants de familles réduites, souvent éclatées, souhaitent, là aussi, revenir en arrière.Ils croient aux familles unies, avec quatre ou cinq enfants, «pour faire de grandes réunions familiales».Pourtant, ils entrevoient la vie de couple avec appréhension.«On pense surtout à nos enfants, dit Mathieu.Les enfants des couples séparés peuvent être marqués psychologiquement toute leur vie.» Karine, Mélanie et Simon pensent qu'ils se marieront plus tard, mais ils veulent être sûrs de leur coup avant de prendre des engagements.De son côté, Mathieu ne croit pas qu'il posera ce geste.«J'ai trop peur que ça marche mal», dit-il.Bien sûr, ils n'en veulent pas nécessairement aux couples qui se séparent.Mélanie, dont les parents sont séparés, apprécie beaucoup qu'ils con- tinuent à se parler et à se voir quand même.A l'occasion, sa mère vient jouer aux cartes ou prendre un café avec son père.«Quand les parents restent amis, dit-elle, c'est moins dur pour les enfants.Mais si un des deux parle toujours en mal de l'autre, c'est difficile de rester neutre.» Mathieu, lui, pense que lorsque les parents, séparés ou non, n'arrêtent pas de se chicaner, leurs enfants «sacrent leur camp» et lâchent l'école.Il n'y a pas que les effets des éven- tuels divorces qui inquiètent nos ados pour leurs futurs enfants.L'environnement les préoccupe aussi beaucoup.«Nos enfants n'auront peut-être plus la chance de jouer partout», suppose Mathieu, effrayé par la pollution, le gaspillage et la coupe des forêts amazoniennes.«On va peut-être tous crever d'asphyxie.» Pour nos quatre jeunes, il est grand temps que tout le monde fasse sa part pour sauver la planète.De la pollution, bien sûr, mais aussi de la violence et des inégalités.¦ Un débouché naturel pour les coopératives laitières du Québec La plupart des producteurs laitiers du Québec sont membres d'une coopérative.En s'associant ainsi, ils ont tissé des réseaux régionaux de collecte, de transformation et de distribution qui leur ont toujours garanti un marché tout en assurant aux consommateurs des produits laitiers de qualité.Alors, quand ces entreprises coopératives solidement implantées dans leur milieu ont voulu que leurs 4 500 membres accèdent à de plus vastes horizons, il était naturel qu'elles aussi suivent la voie de l'association pour mieux réussir.La voie Lactel, c'est la nouvelle voie de la transformation et de la commercialisation des produits laitiers grâce au partenariat de six entreprises coopératives.GROUPE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 71 tout simplement II n'y a pas d'autre mot pour décrire les opérations de la aivision commerciale de W.H.Perron.Que ce soit pour la vente de semences aux producteurs commerciaux, une commande postale pour le jardinier amateur ou la production de transplants en multicellules, l'organisation W.H.Perron est tout simplement renversante! D'un début modeste en 1 928, W.H.Perron & Cie Itée s'est rapidement imposé comme le leader québécois de l'horticulture par ses activités de grainetier et de pépiniériste.Au fil des ans, l'entreprise a connu une croissance soutenue, tout en s'adaptant aux multiples changements d'un marché en développement rapide.Fidèle à sa tradition de chef de file, l'entreprise s'est donné comme mission de développer le secteur des semences au Québec et au Canada par l'entremise de ses programmes de recherche, sélection et contrôle de qualité.Le but: offrir nouveauté et performance, tout en conservant les standards de qualité qui ont fait la réputation du semencier depuis plus de 60 ans.Maintenant relocalisée dans de nouveaux locaux depuis 1990, l'entreprise continue de donner un service hors pair aux jardiniers amateurs et aux professionnels pour tout ce qui touche à l'horticulture, que ce soit pour des semences, des plants ou autres fournitures horticoles.L'entreprise opère deux divisions: la première, la Division détail, est composée de trois centres-jardins ultra-modernes (Boucherville, Laval et Boisbriand); l'autre, la Division commerciale, moins connue du grand public, occupe quelque 20 000 pi2 du siège social de Laval.Par sa division commerciale, W.H.Perron est impliqué à toutes les étapes du marché des semences, de l'achat à la revente, en passant par Chaque lot de semence fait l'objet de tests de germination. m m le conditionnement, le contrôle de la qualité, l'emballage et la distribution.Cette dernière s'effectue par catalogue postal, directement aux producteurs de fleurs et aux maraîchers et par l'approvisionnement des trois centres-jardins du groupe W.H.Perron.W.H.Perron: recherche et qualité au rendez-vous ToutestmisenoeuvrechezW.H.Perron pour vous offrir des semences de qualité supérieure.L'entreprise possède son propre laboratoire, accrédité par Agriculture Canada, où sont effectués tous les tests de germination.Ainsi, chaque lot de semence est testé afin que tous les sachets, paquets et contenants de semences vendus rencontrent les normes de qualité.Et ce n'est pas peu dire quand on transige quelque 1 500 espèces pour plus de 10 000 formats et produits! Chaque été, les producteurs commerciaux sont invités à visiter les parcelles d'essais de W.H.Perron pour voir les variétés prometteuses.Le suivi très rigoureux des lots de semence est la base même du système de contrôle de qualité institué afin d'éviter des surprises désagréables à la clientèle.Selon Robert Dumoulin, vice-président, Division commerciale, «le succès d'une opération comme la nôtre repose sur la confiance de la clientèle envers nos produits.Chez Perron, le client sait qu'il a l'assurance d'obtenir une semence de qualité et dont le contenu de l'emballage correspondra vraiment à l'étiquette».Mais la qualité commence d'abord par la recherche des variétés les plus performantes et W.H.Perron le sait.Sa division Recherche et développement coordonne un réseau privé d'essais pour les légumes de plein champ, en terre minérale et en terre noire, dans le but de dénicher les variétés les mieux adaptées aux conditions québécoises.D'abord évaluées pour la production commerciale en terme de résistance aux maladies et productivité, les variétés supérieures sont aussi mises à la disposition de l'amateur par le truchement du catalogue postal.Le comptoir de vente pour producteurs commerciaux L'équipe de représentants de W.H.Perron.De g.à d.: Michel Harnois, Yves Thibault et Michel Gratton (debout).L'entreprise coordonne également à Boisbriand un réseau d'essais de fleurs annuelles.Les variétés de fleurs ne sont pas seulement évaluées en serre, mais également au champ, un précieux avantage quand on veut s'assurer de la qualité fournie à ses clients.Dans un même ordre d'idées, l'entreprise est juge accrédité des sélections All-America pour les fleurs annuelles et les légumes et ce, depuis une dizaine d'années.Même si ce réseau évalue surtout des variétés pour les jardiniers amateurs, il permet à l'équipe W.H.Perron d'être à l'affût des nouveautés et de variétés qui passent parfois au marché commercial.Cette recherche des meilleures variétés a permis à W.H.Perron de devenir distributeur exclusif pour le Canada du grainetier européen Bejo depuis plus de 15 ans.Cette entente a permis aux producteurs québécois d'avoir accès à des variétés intéressantes dont la carotte Berlanda et le chou d'hiver Bartolo, un chou d'excellente conservation en entrepôt, devenu depuis un standard dans l'industrie.W.H.Perron est également distributeur exclusif des variétés de haricots et de maïs sucré Asgrow.Un service rapide et complet Pour les maraîchers et serriculteurs et les horticulteurs amateurs, W.H.Perron produit annuellement trois catalogues contenant tous les renseignements utiles pour passer une commande.Les producteurs commerciaux peuvent aussi commander par téléphone ou le faire directement au comptoir de vente de Laval où ils recevront sur place leurs semences et fournitures.Une équipe de trois représentants sillonnent aussi le Québec et les Maritimes afin d'assister les producteurs commerciaux dans le choix de leurs variétés.L'informatisation des ventes, par commande postale ou au comptoir, permet un service rapide et efficace.A titre d'exemple, une commande postale est généralement traitée en 5 jours chez W.H.Perron.Difficile de faire mieux! Annuellement, ce sont plus de 50 000 commandes postales qui ont droit à ce service haut de gamme.Pour des produits de qualité WHPEERfN 2914, boulevard Labelle Chomedey, Laval (Québec) H7P 5R9 Téléphone: (514) 332-2275 Télécopieur: (514) 682-4959 Un optimiste incorrigible! Marc-André Coallier est convaincu qu'on va toujours vivre de la Terre.«Mais pour cela, il faut la respecter.» par Mireille Soucy Je suis très content que l'avenir de la planète soit entre les mains des 100 Watts parce que je sais qu'ils ont peur.Ils ont peur de ce que la terre va devenir si la négligence de leurs aînés continue.Et quand on a peur de perdre quelque chose, on en prend soin.» Votre animateur préféré, Marc-André Coallier, est très optimiste face à notre monde futur.Pour lui, la dépollution est déjà commencée parce qu'on est de plus en plus conscients.«Je ne crois pas à un monde totalement artificiel où tout serait synthétique et où on ne mangerait que des pilules.Je crois qu'on va toujours vivre de la planète, mais il faut savoir la respecter.» Marc-André Coallier est né dans le quartier Rosemont, à Montréal.Il se qualifie lui-même de petit rat de ville.Quand il était petit, son père, Jean-Pierre, lui lui a enseigné le nom des différentes races de vaches qu'ils voyaient dans les champs, pendant les balades du dimanche.«Même si je n'ai plus en tête que les noms de Holstein et de Jersey, avoue Marc-André, il me reste de cette époque un grand respect de la nature.» Pourtant, Marc-André Coallier n'a ni chien ni chat.Et si jamais il va à votre ferme, il ne restera probablement pas longtemps et ne mettra sûrement pas le nez dans l'étable.Hé oui! À son grand désespoir, Marc-André Coallier est allergique aux animaux.Adieu veaux, vaches, cochons, poulets, chevaux, pour ce Sagittaire ascendant lion (ça fait beaucoup de poils) que l'ironie du sort a de surcroît fait naître sous le signe chinois du chat, histoire de le faire éternuer davantage.Mireille Soucy est recherchiste à Radio-Québec, pour l'émission Le Club des 100 Walts.Marc-André Coallier: «Je suis très content que l'avenir de la planète soit entre les mains des 100 Watts parce qu'ils ont peur.Et quand on a peur de perdre quelque chose, on en prend soin.» Mais il faut connaître la tête de cochon de Marc-André, pour savoir qu'il n'en resterait pas là.Prenant énergiquement le taureau par les cornes et n'écoutant que sa volonté de se rapprocher de la nature, il a adopté Picotte.Le voilà donc en ménage, depuis trois ans, avec un joli petit serpent de compagnie, dont la plus grande qualité est de ne pas causer d'allergies.Avec Picotte, 74 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 pas de picotements dans la gorge, pas de nez qui coule, pas d'yeux qui rougissent et pas tellement de travail.Pas de travail, parce que Picotte ne mange qu'une fois par semaine et que son menu se résume à une souris congelée.En guise de remerciement, le serpent offre à son maître le spectacle du boa constrictor qui a avalé un boeuf, en miniature évidemment.«Après un bon repas, raconte Marc-André, on s'installe tous les deux devant la télévision et on regarde nos émissions préférées.Quand je m'installe à ma table de travail pour étudier mes textes des 100 Watts, Picotte se promène sur mes feuilles de papier.C'est sûr que ce n'est pas comme avoir un chien ou un chat à la maison, mais je lui suis très attaché.» Un vrai 100 Watts Marc-André aime beaucoup la vie et, vivre pour lui, comme pour tous les 100 Watts, ça veut dire bouger, courir, danser, rire, flâner.Il se décrit d'ailleurs comme un petit singe: curieux, indiscipliné, moqueur et vif, qui bouge tout le temps.«Mais j'ai aussi parfois le caractère du lion, paresseux, têtu, qui écoute mais qui finalement n'en fait qu'à sa tête, avoue-t-il.Et physiquement, je me fais penser à un oiseau, parce que je suis petit avec une tête fouineuse.» Avec toutes ces caractéristiques animales, Marc-André ne peut être autre chose qu'un amateur de plein air.Dès qu'il en a la chance, il court jouer dehors.Golf, voile, tennis, ski, randonnées, natation, il pratique tous les sports.Mais son activité favorite, entre toutes, c'est la traîne sauvage.Si jamais il avait l'occasion de vous offrir un cadeau, c'est une traîne sauvage que vous recevriez, même en plein mois d'août.Une autre de ces marottes: les bon-hommes de neige.Les gros, les beaux, les grands, avec un nez en carotte, qu'on fait en gang tout de suite après une grosse bordée de neige.Alors imaginez son plaisir quand, malgré son horaire super-débile-écoeurant, il réussit à se sauver quelques jours à la campagne.«A la campagne, dit-il, je me transforme complètement.Autant je suis toujours en activité à la ville, autant la campagne me calme.Je fais quand même beaucoup de choses.Je bricole par exemple.J'adore travailler de mes mains.Mais je le fais à un autre rythme.Et là-bas, je mange.Je me fais des filets mignons et d'énormes hamburgers sur le BBQ.» ¦ I 1 ] 1 c 1 1 1 :-• 1 Chapais est une orge à six rangs d'un rendement très élevé.Grâce à sa tige courte et forte, elle résiste bien à la verse.Sa résistance aux maladies est également excellente.Un produit développé par Agriculture Canada, Ste-Foy.SEMENCE CERTIFIÉE Demandez à votre fournisseur de semences SeCan si cette variété convient à votre région et suivez les recommandations provinciales L'Association SeCan Partenaires dans la recherche de meilleures récoltes 200-57 Aunga Dr., Nepean, Ontario.K2E 8B2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 75 Une inquiétude de moins rHiiilillil?UN CHOIX D'ACTUALITÉ Les vitesses de travail rapides font ressortir une réalité implacable.Une réalité qui joue de vilains tours aux autres faucheuses-conditionneuses rotatives.Tout spécialement au niveau des roulements.En effet, John Deere est la seule à monter la barre de coupe rotative directement au bâti.au lieu de la suspendre à l'arbre de transmission.Les contraintes exercées par la coupe rapide et le choc des obstacle sont absorbées par le bâti.et non pas par les roulements.De plus, la barre de coupe John Deere repose sur un bâti de transport auxiliaire.Cela met plus de fer prè: du sol, là où la robustesse est de rigueur.Ainsi, l'entretien de la barre de coupe est beaucoup plus facile car il n'est pas nécessaire de l'enlever pour avoir accès aux disques externes.Cela fait gagner du temps et évite des ennuis.Recherchez la tranquillité d'esprit à l'achat de votre nouvel!1 faucheuse-conditionneuse rotative.John Deere vous fournit le robuste bâti dont vous avez besoin et la fiabilité que vous exigez.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M4H II Les coupes partielles et le jardinage forestier ont beaucoup d'avenir.D'un côté, l'industrie a besoin de gros arbres, de l'autre, la population veut conserver les forêts.Il se dessine autour de l'environnement, de la production de bois de qualité et du désengagement de l'État.par Pierre Dubois Qui aurait dit, il y a cinq ans par exemple, que l'industrie des pâtes et papiers traverserait aujourd'hui une importante crise?Dans sa boule de cristal, la forêt privée se dessine selon plusieurs paramètres: environnement, production de bois de qualité et retrait de l'État dans le financement de la sylviculture.Depuis quelques années, les subventions du gouvernement pour les travaux sylvicoles, tels le reboisement ou les éclaircies, ne couvrent plus totalement les frais encourus, se limitant à 85 % du coût total.Le reste est à la charge du propriétaire.Il y a aussi quelques années, à la faveur d'un remaniement interne au ministère des Forêts, la Direction des forêts privées et des coopératives est disparue, laissant place à un simple service.Le ministère des Forêts du Québec a aussi confié à une firme comptable le soin d'examiner d'éventuelles mesures fiscales incitatives qui pourraient prendre le pas sur le financement gouvernemental de la sylviculture.Pourtant, selon le sous-ministre adjoint au ministère des Forêts, Jacques Robitaille, l'engagement de son ministère en forêt privée devrait rester sensiblement le même d'ici 1996.Après cette date, cependant, des changements pourraient survenir.Un nouveau mode de financement de la sylviculture pourrait rendre alors plus autonomes les propriétaires forestiers.C'est à des incitatifs fiscaux que l'on pense.Pierre Dubois esi ingénieur forestier.SILVA-SAW® SCIERIE À RUBAN MOBILE Construit pour la production É Épargnez temps et coût de transport * Sciez vos billes sur place ^ Cinq choix de modèles É Sciez pour client ou soi-même ^ Un seul opérateur suffit Suva-saw Enercraft Contactez: André L.Chénier Représentant au Québec 19 St.George Est Alexandria (Ontario) KOC 1A0 Tél.: (613) 525-1807 525-3728 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 77 Fixez votre limite de vitesse C'est incroyable à quelle vitesse vous travaillerez le sol quand vous utiliserez l'Auto Guide et le cultivateur pour résidus denses Sukup.Ensemble, ils vous assurent la meilleure combinaison qu'on puisse trouver pour les façons culturales.Cultivez deux fois plus vite Le cultivateur Sukup tranche dans les résidus denses et vous économise du temps, qu'il s'agisse de culture en billons, sans travail du sol ou à façons culturales classiques.Les écrans à sommet ouvert protègent les récoltes de toutes tailles, et les disques réglables crénelés tuent net les mauvaises herbes.Cultiver n'est plus une corvée Le système Auto Guide Sukup, grâce à la détection électronique et à la technologie hydraulique, vous tient droit dans le rang tout en évitant les dommages à la culture.La fatigue est moindre pour le conducteur car les commandes Auto Guide placées dans la cabine et pourvues d'un moniteur à aiguille facilitent la tâche.De plus, seul l'Auto Guide vous permet de régler l'angle et la profondeur du cultivateur en cours de travail avec une tringlerie supérieure mécanique exclusive.Pour cultiver plus vite et plus aisément cet été, voyez votre concessionnaire Sukup ou communiquez avec nous dès aujourd'hui.Cultivez vite et sans fatigue avec l'Auto Guide et le cultivateur Sukup SABREVOIS Équipements Guillet Inc.1153, route 133 JOJ 2G0 Tél.: (514) 346-6663 ST-CLET SOULANGES Équipements Séguin & Frères Inc.349.route 201 JOP 1S0 Tél.: (514) 456-3358 ST-DENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin Ltée 576, chemin des Patriotes JOH 1 KO Tél.: (514)787-2812 ST-ESPRIT, Comté Montcalm Équipements R.Marsan Inc.164, Rivière Nord JOK 2L0 Tél.: (800) 363-1712 ST GUILLAUME, Comté Yamaska Machinerie C.& H.Inc.12, route 122 JOC 1LO Tél.: (819) 396-2185 (819) 396-2245 ST-HERMAS, MIRABEL J.René Lafond Inc.3203, route 148 JOV 1Z0 Tél.: (514) 258-2448 STE-MARTINE Les équipements Colpron Inc.5, rue Beauce, CP, 480 J0S 1V0 Tél.: (514) 427-2339 Selon Richard Savard, du Syndicat des producteurs de bois du Bas Saint-Laurent, ce retrait de l'État pourrait avoir plusieurs conséquences.M.Savard craint qu'on délaisse ainsi le rôle de développement économique et de création d'emplois.Les subventions en forêt privée ont toujours contribué à l'essor du milieu rural québécois.Jacques Robitaille explique toutefois que son ministère conservera son objectif de chercher à rendre plus dynamique la forêt privée québécoise.Richard Savard est cependant d'avis que le financement provenant de la fiscalité défavorisera les propriétaires forestiers moins nantis du milieu rural.Il fonde son jugement sur ce qu'il observe actuellement.Si les cols blancs et les gens plus scolarisés peuvent facilement tirer profit des avantages fiscaux, c'est moins vrai pour le reste de la population.Pour obtenir des avantages fiscaux, il faut d'abord de bons revenus totaux et ensuite s'y retrouver dans des formules d ' impôt qui deviennent de plus en plus complexes.D'autre part, la forêt privée devra composer avec les préoccupations environnementales.Et avec elles, les contraintes sur les coupes forestières ne cesseront de s'additionner.Plusieurs municipalités ont déjà une réglementation limitant la superficie des coupes.Par ailleurs, la forêt privée est prise au piège par la faible valeur des bois qu'elle produit.La taille des arbres est de plus en plus petite, ce qui rend encore plus difficile la transition actuelle du marché du bois de la forêt privée.D'ici quelques années, les producteurs de forêt privée vendront leur bois davantage à l'industrie du sciage qu'aux pâtes et papiers.Mais les petits arbres de la forêt privée québécoise sont moins intéressants pour l'industrie du sciage et cela transparaîtra sûrement dans les prix.La forêt privée pourrait donc subir une pression industrielle pour produire des arbres de forts diamètres en même temps qu'une pression populaire pour restreindre les coupes.Dans ce contexte, si la coupe à blanc a moins d'avenir, il n'en va pas de même pour les coupes partielles ou pour le jardinage forestier.Dans ce dernier système, des arbres de toutes les grosseurs sont encouragés à se développer en même temps dans la forêt.Théoriquement, il est possible ainsi de produire du bois de meilleure qualité.Et un boisde meilleure qualité se vend à meilleur prix.¦ 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 La mémoire est dans la pierre L'âge des roches qu'on arrache du sol le printemps peut atteindre trois milliards d'années.Beaucoup plus que l'âge du Bulletin! par Michèle Laframboise Les roches qui, poussées par le gel, remontent régulièrement à la surface de certains champs obligent 1 ' agriculteur à une besogne printanière.Or cette roche grise, sale, qu'on arrache de mauvaise grâce au sol, mérite une attention: son âge vénérable peut atteindre trois milliards d'années! La roche porte en elle la mémoire de sa naissance.Cette pierre blanche Michèle Laframboise est journaliste.ou grise, formée de strates sur lesquelles vous apercevez de minuscules fossiles, remonte à l'ère paléozoïque, entre 570 et 220 millions d'années.La vie sous-marine était déjà abondante, et de nombreux coquillages se déposèrent au fond de la mer pour former les couches de calcaire et de dolomie caractéristiques de la vallée du Saint-Laurent.A cette époque, les continents n'existaient pas: ils étaient réunis en un seul supercontinent, le Pangée,qui flottait dans l'hémisphère sud il y a 400 millions d'années.On retrouve aussi dans les champs des roches plus vivement colorées qui ont subi l'érosion et des transports par les glaciers.Les roches ignées du Bouclier canadien comptent parmi les plus vieilles au Canada: de deux à trois milliards d'années! Ce sont les granités, aux grains noirs, blancs et roses, et des roches sombres à gros grains appelées gabbro.Ces roches proviennent du refroidissement du magma dans les entrailles de la terre, à des pressions et des températures insoutenables.Enfin, certaines roches peuvent perdre leur mémoire, comme une bande magnétique qu'on efface, lorsqu'elles sont retransformées de leur état original à un autre.Ce sont les roches métamorphiques, dont on peut parfois retracer l'origine.Ainsi le calcaire, bien comprimé en profondeur, forme le marbre si convoité.Les roches vertes sont d'anciennes roches ignées ou volcaniques.Elles datent souvent de l'époque des grands mouvements de la croûte terrestre qui forme les chaînes de montagnes.On en rencontre beaucoup autour des Appalaches.Vous pouvez aussi trouver des cailloux bien ronds enfermés dans une roche: ce sont des conglomérats.Les cailloux émoussés ont roulé au fond d'une rivière, il y a des millions d'années, se sont déposés et ont été cimentés par des grains plus fins.Peut-être ces quelques informations suffiront-elles à rendre votre corvée moins fastidieuse.Grand bien vous fasse! Mais dites-vous que ce ne sont que quelques exemples des longues histoires qui ont amené ces roches à visiter vos champs.¦ Fiez-vous à la puissance d'un Honda.Il est logique de choisir un moteur Honda quand il faut une puis sance fiable.Honda offre des moteurs allant de 2,2 ch à 13 ch pour une grande variété d'exigences.Construits conformément aux normes sévères de qualité, de fiabilité et de dura- 'i bilité Honda, ils profitent de l'appui de ' notre réseau solide de concessionnaires et de distributeurs.S'il vous faut un moteur pour un outillage neuf ou pour améliorer l'outillage, Honda Moteurs vous offre toute la puissance nécessaire.HONDA.Produits Mécaniques ©1993, Honda Canada Irti, fbvr un rrndtmmi et tau vaaitr Aon pair, ü es! rKvmmimdè tir Ortie marmeJ du prvpneiam avant if unhser twr moina Honda LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1993 79 Natrel est reconnue comrm chef de file dans le sectew laitier offrant qualité et diversité de produite • ••••••••••a Natrel inc.101, boulevard Roland-Therrien bureau 600 Longueuil (Québec) J4H 4B9 Téléphone : (514) 646-1010 Télécopieur : (514) 646-4778 AHREL LES PETITES ANNONCES légion de Montréal: ¡514) 382-4350 Contactez Claude Larochelle ou Isabelle Poutre Appelez sans frais 1 (800) 361-3877 Extérieur du Québec: (416) 486-4446 Contactez Heather Hambleton AGRONOME CONSULTANT PHILATELIE ANIMAUX A VENDRE SERVICES Bur.: (514) 771-6800 Rés.: (514) 796-1821 GAÉTAN VILLENEUVE Agronome et économiste Saint-Hyacinthe (QC) Négociation de financement, subventions Restructuration financière Transfert de ferme Étude de projet, rentabilité Évaluation agricole Zonage agricole CONSULTANT EN ECONOMIE AGRICOLE 11 ans d'expérience à votre service 127 timbres différents SEULEMENT $1-00 Vous recevrez aussi nos listes de prix et une sélection de timbres pour examen.CIE DE TIMBRES DU QUÉBEC LTÉE C.P.7300, CHARLESBOURG (QUÉBEC) G1G 5E7 CHIOTS BORDER COLLIE 3 grandes lignées (Angleterre, N.Ecosse, U.S.A.) 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