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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1993-09, Collections de BAnQ.

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PORCHERIE Des chambres pour un meilleur contrôle Quelques événements, dont un début d'incendie, ont permis à Isidore Roy de constater l'utilité de la division en chambres de sa section de mise bas.par Georges O'Shaughnessy Dès la construction de sa porcherie, en 1979, Isidore Roy, naisseur-finisseuràSaint-Malo, en Estrie, adopte le principe de la division en chambres de sa section de mise bas.C'est à la suite d'une visite effectuée dans des exploitations porcines ontariennes que l'idée lui est venue, ce concept en étant alors à ses premiers balbutiements au Québec, sinon inexistant.Malgré les coûts de construction plus élevés pour ce type d'installation, il décide quand même d'aller de l'avant, car les avenues qu'offre le système sont prometteuses.Dès lors, sa mise bas est divisée en sept chambres de huit cages chacune.Le contrôle de température et de ventilation est indépendant pour chaque chambre.C'est cette séparation en chambres et le contrôle indépendant de la ventilation qui ont permis à Isidore Roy de limiter grandement les dégâts lors d'un début d'incendie dans sa porcherie, en février 1988.Au cours de l'après-midi fatidique, un incendie prend naissance dans un mur de la section de mise bas à cause d'une prise défectueuse.Heureusement, les pompiers interviennent à temps, percent le toit et réussissent à éteindre le foyer d'incendie.La fumée s'étant répandue dans une seule des chambres, les pertes se limitèrent donc au contenu de celle-ci: huit truies et près de 80 porcelets.Sans la division en chambres et la ventilation indépendante de chacune, il y a fort à parier que tous les animaux de la mise bas auraient succombé par asphyxie.Après l'incendie, Isidore Roy a fait installer un mur coupe-feu (en parpaings de béton) au centre de la Georges O'Shaughnessy, agronome, est journaliste.Si Isidore Roy avait à reconstruire une porcherie, toutes les sections seraient divisées en unités pour lui permettre une conduite en bandes et un système de «tout plein-tout vide».porcherie, à titre de précaution dans l'éventualité d'un autre incendie.«De cette façon, explique-t-il, on pourrait limiter les dommages à une moitié de la porcherie.» Sila construction l'avait permis, il aurait installé un tel mur entre chacune des sections de pouponnière, de maternité, de mise bas et d'engraissement.Avec quelque 190 truies en production, Isidore Roy finit annuellement plus de 3750 porcs dont l'indice, pour l'année 1992, atteignait 108,5 pour un poids moyen de 80 kilos.Ses truies génèrent environ 2,2 portées par année, avec une moyenne de 21,7 porcelets par an par truie en inventaire.Une hygiène améliorée La séparation en chambres permet également un meilleur contrôle de l'état sanitaire du troupeau et des opérations de nettoyage.Hiver comme été, quand vient le temps de nettoyer une chambre récemment vidée, aucune truie n'est dérangée par les opérations de nettoyage.On fait alors un ménage à fond de la chambre à l'aide d'un jet LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20-1 d'eau sous pression.Une conduite spécialement aménagée alimente toute la porcherie.Bien que n'étant pas une panacée, la séparation en chambres a déjà permis à Isidore Roy de contrer une maladie qui avait fait son entrée dans le troupeau.En effet, à la suite d'une éclosion de gastro-entérite transmis-sible dans une chambre de mise bas, la décision a été prise de vider complètement la chambre, de se débarrasser des porcelets et de désinfecter à fond.Le problème s'est arrêté là sans qu'on ait à se ruineren médicaments coûteux.Evidemment, sans chambres indi- viduelles, il aurait fallu déployer un arsenal de moyens drôlement plus imposant! Un autre incident, survenu en 1989 celui-là, a incité ce producteur à être beaucoup plus strict au plan sanitaire.Ayant acheté des truies, il s'est peu de temps après retrouvé avec d'importants problèmes de dysenterie.Peu méfiant alors parce qu'il n'avait jamais eu de problèmes sanitaires particuliers, il constate aujourd'hui que «ces truies-là lui ont coûté fort cher».Comme sa maternité n'est pas divisée en chambres, il n'a pu éliminer complètement cette maladie de son troupeau, si bien que son élevage connaît encore à l'occasion quelques petits épisodes de la maladie.Depuis, la construction d'une quarantaine dans un bâtiment séparé permet l'observation des sujets nouvellement acquis, avant que ceux-ci ne se joignent au troupeau.Elle sert maintenant presque exclusivement aux verrats nouvellement acquis, les achats de truies ayant cessé.Isidore Roy produit ses propres truies de race depuis 1991.L'éleveur préfère en effet fonctionner de cette façon plutôt que d'avoir régulièrement des truies en quarantaine: à cette étape, elles ne sont pas productives, on doit les nourrir et si un pépin se déclare, il faut les éliminer.Résultat: de l'argent jeté à l'eau et une perte de temps qu'on ne peut se permettre.Mais, plus importantencore, il y a toujours un risque d'importer de nouvelles maladies.Isidore Roy fait plus spécialement allusion à la «maladie mystérieuse» qu'il ne voudrait pas voir intégrer son troupeau.La ferme compte maintenant près de 40 femelles pur sang qui servent à produire les cochettes de remplacement.On conserve les meilleures, tandis que les autres sont envoyées à l'abattoir.Sept verrats sont en service, dont deux affectés à la production des femelles de race et hybrides.Isidore Roy songe évidemment à l'insémination artificielle pour réduire le nombre de verrats afin, encore là, de diminuer les risques d'introduction de maladies.Pour une meilleure efficacité du travail La séparation en chambres permet également une meilleure planification du travail, estime Isidore Roy.Chez lui, toutes les opérations sont effectuées selon un horaire fixe.Ainsi, les sevrages et déplacements de porcelets se font le samedi, alors qu'il peut compter sur l'aide des jeunes: Aimé, Simon, Benoit, Matthieu et Eric.On procède également au lavage et aux injections la fin de semaine, de sorte qu'il peut suffire seul à la tâche le reste du temps avec l'alimentation et la surveillance de l'élevage.Finalement, l'expédition des cochons vers l'abattoir est effectuée le lundi.Afin d'éviter un refoulement entre les différentes opérations de l'entreprise, on essaie de ne pas trop charger les parcs et de ne pas produire en surcapacité dans la section de mise bas.C'est pourquoi une des chambres de mise bas a été convertie en «prépouponnière», une étape intermédiaire entre la mise bas et la vraie pouponnière.Depuis, la mortalité postsevrage a beaucoup diminué.Quand les porcelets arrivent dans la section engraissement, ils sont moins perdus ou énervés, habitués qu'ils sont à déjà vivre en groupe.Cette expérience tentée par l'éleveur lui fait dire que s'il avait à reconstruire, il intégrerait cette étape additionnelle dans son élevage.Il faut aussi dire qu'on a pris l'habitude, pour chaque paire de cages de mise bas, d'enlever la séparation entre les cages quand les porcelets ont quatre jours.Ainsi, ils circulent librement d'une cage à l'autre et apprennent à se connaître «depuis leur tendre enfance».Tous les porcelets passent par cette étape de pré-pouponnière et ils y restent deux à trois semaines, jusqu'àce qu'ils atteignent 7 ou 9 kilos ( 15 ou 20 livres), selon leur condition et le degré de remplissage de la section réservée à l'engraissement.Isidore Roy estime qu'il est plus facile de ventiler de petites chambres qu'une grande section de bâtiment.Aussi, attribue-t-il à ce facteur une partie du succès obtenu.«Le seul défaut du système de séparation en chambres, c'est que ce n'est pas très bon pour les compagnies qui vendent des médicaments», conclut Isidore Roy.Pour sa part, il emploie peu de médicaments pour le troupeau, seulement lorsque c'est nécessaire.Si c'était à refaire, explique Isidore Roy, toutes les sections de la porcherie seraient séparées en chambres permettant un système «tout plein-tout vide» et la conduite en bandes du troupeau.Dans quelques années, si un de ses fils se montre intéressé par l'entreprise, il entrevoit la possibilité de faire la conversion.¦ Des céréales au wagon I sidore Roy déteste avoir à faire I face à des fluctuations de prix des céréales qui peuvent affecter son coût de production.Il aime bien pouvoir se garantir un prix à l'avance en signant des contrats d'achat fermes, à prix fixe.Ainsi, l'an dernier, pour remplacer le maïs local de piètre qualité, il a commandé cinq wagons de train de blé de l'Ouest de 90 tonnes chacun pour remplacer le maïs normalement acheté au Québec.Les wagons ont été livrés à proximité de Saint-Malo, à intervalles réguliers, puis le grain a fait le reste du chemin en camion, jusqu'à la ferme.Isidore Roy fabrique lui-même ses moulées à partir de l'avoine produite sur sa ferme et de blé ou de maïs acheté.Ses besoins annuels sont de l'ordre de 1200 à 1300 tonnes.Sa capacité d'entreprosage étant de 600 tonnes, cela ne lui permet pas de stocker en une seule fois assez de grains pour couvrir ses besoins annuels.Il espère donc pouvoir prochainement porter sa capacité d'entreposage à 1000 tonnes afin de profiter au maximum des prix avantageux à la récolte ou de commander en grandes quantités, comme il le fait maintenant.Il faut par contre apporter un soin minutieux aux conditions d'entreposage, en particulier à la ventilation et au degré d'humidité, si on ne veut pas que le tout se transforme en cauchemar, précise-t-il.¦ 20-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 PORC Produire ses F1: un défi qui rapporte Il n'y a pas de différence monétaire entre l'élevage et l'achat de ses truies.Mais c'est la première étape vers la fermeture du troupeau.par Daniel Ducharme L'apparition de nouvelles maladies nous amène de plus en plus vers l'opération en troupeau fermé.On n'achète aucun sujet de remplacement et on utilise un peu d'insémination artificielle pour renouveler le sang du troupeau.Or, une première étape vers la fermeture du troupeau consiste à réduire les achats de sujets à l'extérieuren produisant soi-même ses truies hybrides (F 1 ).Il s'agit d'acheter un certain nombre de truies pur-sang pour produire ces hybrides.La production de ses propres cochettes Fl représente un défi relativement facile et très peu coûteux pour celui qui a déjà un espace d'engraissement suffisant.Cependant, ce choix nécessite un peu plus de régie: les saillies ne se font plus automatiquement.En effet, certaines truies doivent être inséminées par un verrat particulier.S'il n'est pas en forme, il faudra inséminer artificiellement ces truies.D'autre part, il faut prévoir longtemps à l'avance ses besoins en truies de remplacement.Prenons un exemple.Supposons un troupeau de 160 truies et un taux de remplacement de 50 %.Ce taux est plus élevé que celui recommandé (35 à 40 %) parce que 10 % des cochettes ne cochonneront jamais et que la tentation est forte d'avoir une politique de remplacement plus sévère lorsqu'on élève ses propres truies.On sait d'autre part qu'une jeune truie pur-sang donne huit cochettes par année, dont quatre bonnes.Pour un remplacement de 80 truies par année, il suffira donc de 20 truies pur-sang dans le troupeau.Nous aurons besoin d'acheter 10 truies pur-sang par année (50% de rempla- Daniel Ducharme.ingénieur industriel, esl consultant en production porcine et producteur de porc.La production de ses propres cochettes F1 représente un défi relativement facile et très peu coûteux pour celui qui a déjà un espace d'engraissement suffisant.cernent).Les achats de truies d'élevage pour le troupeau passeraient donc de 16 000 $(80 truies F1 à200 $chacune) à 3500 $ (10 truies de race à 350 S).Il ne faut pas oublier, cependant, les coûts d'élevage de ces sujets Fl.Au fait, il n'y a pas de différence monétaire importante entre l'achat et l'élevage de ses truies (voirie tableau).I- Méthode de calcul du prix de revient d'une cochette F1 élevée à la ferme • Prix d'une jeune truie stabilisée d'indice 110 à l'abattoir -1,63 $/kg X 80 kg X 1,10.143,50$ • Coût rattaché à la mère de race pure - Achat de la mère (350 $-200 $)-8.18,80$ - Intérêt sur la mère [(350 $- 200 S) : 8|X 10%.2,00$ - Assurance sur Inventaire supplémentaire 18,80 $X 5,00 $ + 1000$.0,10$ • Coût pour la moulée spéciale (facultatif) - jusqu'à 20,00 $ / tonne X 0,251.5,00 $ • Coût du travail supplémentaire - variable, de l'ordre de.10,00 $ • Perte en productivité - truies trop maigres, poids de la portée, etc.20,60 $ • Espace supplémentaire - (déjà inclus dans la jeune truie stabilisée).0 $ • Coût total (approximatif):.200,00 $ Certains éléments de coût vont varier d'une ferme à l'autre: la moulée spéciale, le travail supplémentaire et la perte en productivité de la portée (moins d'hétérose pour la portée Fl que pour la portée F2, truies pur-sang trop maigres, poids de la portée plus faible, gain journalier plus faible en engraissement, etc.) Un élément clé du calcul est la valeur d'une jeune cochette de 100 kg depoidsvifetd'indice 1 lOàl'abattage: le prix de cette cochette doit inclure la tripartite et l'assurance-stabilisation.Cette façon de calculer est une sorte de raccourci.On suppose qu'une truie d'élevage est élevée dans la porcherie d'engraissement.Elle réduit donc le nombre de porcs envoyés à l'abattage.Cependant, on ne compte pas d'espace supplémentaire pour la cochette gardée entre la semaine où elle atteint ses 100 kg et le jour où elle est saillie.On considère que cet espace est disponible dans la quarantaine.Ceux qui opèrent présentement sans quarantaine doivent prévoir un espace et un coût supplémentaires.il y a d'autres avantages à élever ses propres hybrides, notamment au niveau de la quarantaine, de la qualité des truies de remplacement, etc.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20-3 Truies hybrides et triples croisements L'amélioration des résultats zootechniques due à la vigueur hybride est évidente dans la porcherie.Lorsqu'on croise des animaux de races pures différentes, on profite de l'hétérose, ou vigueur hybride.On obtient alors des résultats zootechniques supérieurs à la moyenne des deux parents.Cette vigueur est particulièrement évidente pour les paramètres suivants: le nombre de porcelets et le poids de la portée à la naissance, le nombre de porcelets et leur poids au sevrage, le taux de croissance après sevrage, la conversion alimentaire et, enfin, le gain journalier en engraissement.Les valeurs d'hétérose ne sont pas que des résultats sur papier.Elles sont suffisamment importantes pour être appréciées sur le plancher.Il suffit d'avoir un troupeau où l'on fait soi-même de l'élevage pur-sang, de l'hybridation et du deuxième croisement pour être à même de constater les améliorations dues aux croisements.Les porcelets Fl (issus de parents pur-sang de races différentes) sont beaucoup plus vigoureux et plus gros que ceux issus du croisement d'un père et d'une mère de même race.De même, les porcelets F2 (issus de mère Fl et de père pur-sang ou Fl) sont encore plus gros et présentent un meilleur gain journalier en engraissement.L'hybridation consiste à effectuer le ou les croisements qui seront les plus rentables.Au Québec, le croisement le plus populaire est celui qui donne le porc (F2) issu d'un double Pourcentages d'amélioration de l'hybridation par rapport aux races pures Caractéristiques Croisement Croisement simple triple Nombre de porcelets à la naissance 0 à 7 % 5 à 16% Nombre de porcelets au sevrage Oà 18 % 10 à 29% Poids au sevrage 4 à 6 % 6 à 13% Taux de croissance après sevrage 4 à 10% 6 à 13% Conversion alimentaire 0 à 5 % 0 à 5 % Âge à l'abattage 4 à 8 % 4 à 12% Classification 0% 0% Note: compilation des résultats de trois études différentes.croisement père Duroc / mère York-shire-Landrace ou mère Landrace-Yorkshire, soit deux mères (Fl ) issues de deux races laitières.D'autres croisements sont aussi répandus.Par exemple, on peut remplacer le verrat Duroc par un verrat hybride de père Hampshire et de mère Duroc.Une autre hybridation possible est celle-ci: la truie Fl peut être une truie issue d'un père Hampshire et d'une mère Landrace ou Yorkshire; cette truie HN ou HY sera croisée en deuxième lieu avec un verrat Duroc.Certains éleveurs, par crainte de la rhinite atrophiante qui touche particulièrement les porcs à croissance rapide, tels que les Duroc ou leurs descendants, remplaceront le verrat Duroc par un verrat Hampshire et croiseront celui-ci avec une truie Fl classique NY ou YN.¦ par Daniel Ducharme Apralan, la fin justifie les moyens Des études l'ont démontré : quand la diarrhée frappe, les porcs sevrés traités à l'Apralan récupèrent plus vite que les porcs non traités.En réprimant efficacement E.coli, Apralan les remet vite sur pied et sur la voie de la croissance.En bout de ligne, les résultats sont tangibles Apralan I Quand la diarrhée frappe! Apralan soluble dans l'eau est pratique.Sa solubilité élevée minimise l'agglutination dans l'équipement de médication et le stress parfois occasionné par une injection.Quand la diarrhée frappe, demandez Apralan (sulfate d'apramycine) à votre vétérinaire.PROTEL Apralan» est une marque déposé de Eli Lilly and Company.Provelw Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.20-4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 REGIE Quinze façons de réduire le gras des carcasses de porc L'industrie porcine américaine met beaucoup d'efforts pour obtenir des carcasses de meilleure qualité.par Ghislaine Roch En 1992, une revue américaine connue, spécialisée dans le secteurporcin, publiait un article qui donnait 15 façons de réduire le gras dans les carcasses de porc américain.On mettait l'emphase sur l'importance de répondre aux besoins des transformateurs et surtout des consommateurs américains.En effet, les transformateurs sont prêts à débourser une prime pour les carcasses maigres.Même si le porc canadien est reconnu pour être beaucoup moins gras que celui de nos voisins du Sud, plusieurs des conseils prescrits dans cet article peuvent être appliqués ici.Il reste un fait indéniable: l'industrie porcine américaine met, à l'heure actuelle, beaucoup d'efforts pour obtenir des carcasses de meilleure qualité.Et elle le fait au détriment du porc canadien.Voici donc ces quelques règles suggérées chez nos voisins du Sud.Améliorer le poids d'abattage des porcs Un changement rapide peut être fait par l'éleveur américain.Il s'agit de réduire le poids des carcasses, à l'abattage, de manière à faire abattre ses porcs à 104 kg (230 livres) au lieu de 118 kg (260 livres).Selon Bill Ahlschwede de l'Université du Nebraska, chaque 4,54 kg (10 livres) de moins sur le poids d'abattage permet de réduire le gras dorsal de 2,5 mm (0,1 pouce).Sélectionner les abattoirs Certains abattoirs américains semblent encore ne pas tenir compte Ghislaine Roch.agronome, est adjointe au développement et responsable de la nutrition des monogastriques chez Nutribec ltée.Dans la course contre les Américains, nous sommes en train de perdre de l'avance sur un de nos principaux avantages: des carcasses maigres.de la qualité des carcasses, mais plutôt prendre en considération seulement le poids à l'abattage.Ce sont des acheteurs de porcs de 118 kg (260 livres), en général.Cette catégorie est en voie de disparition aux États-Unis.Améliorer les prochains élevages 11 est possible de modifier la sélection des sujets de remplacement et d'évaluer leur qualité génétique.Il suffit de mesurer l'épaisseur du gras dorsal à l'aide d'une sonde ultrasonique pour sélectionner les cochettes de remplacement et vérifier le classement d'abattage des porcs.Dans plusieurs états américains, il n'y a pas de système d'évaluation des sujets reproducteurs.Par contre, on note de ce côté, un changement de cap important depuis quelques années.Alimenter les porcs selon leur potentiel à produire des tissus maigres Les porcs abattus au poids de 104 kg (230 livres) peuvent être classés, selon leur épaisseur de gras dorsal, en trois catégories distinctes, qui feront référence à leur valeur génétique (Dr Wayne Johnson, Illinois).Valeur génétique A- Maigre: porcs ayant moins de 20 mm (0,8 po) de gras dorsal B- Moyen: porcs ayant 20 à 25 mm (0,8 à 1,0 po) de gras dorsal C- Gras: porcs ayant plus de 25 mm (0,1 po) de gras dorsal Les porcs ainsi classés doivent être alimentés selon leur potentiel génétique à produire une carcasse maigre (voir le tableau 1).Alimenter les mâles et les femelles séparément Les femelles ont une vitesse de croissance plus lente.Elles consomment donc quotidiennement moins de moulée et sont plus maigres, à l'abattage, que les mâles castrés.Elles ont des besoins nutritifs différents (voir le tableau II).^ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20-5 Restreindre l'alimentation des porcs Il est possible de réduire l'épaisseur de gras dorsal, en période de finition, en effectuant une restriction alimentaire.Cette pratique sera plus efficace si le type génétique est gras.Naturellement, la restriction alimentaire doit être pratiquée avec discernement afin de ne pas réduire les autres performances zootechniques, comme la vitesse de croissance.I- Besoins en lysine des porcs selon le poids et le type génétique Potentiel génétique Poids (kg) Maigre Moyen Gras Besoin en lysine (%) 23-45 45-68 68-91 91-plus 0,91 0,88 0,85 0,85 0,82 0,79 0,79 0,76 0,73 0,73 0,70 0,67 Ration ayant 3% de matière grasse Améliorer les générations futures L'amélioration génétique, par une sélection des sujets en fonction de leur potentiel à produire une carcasse maigre, semble être la voie de l'avenir.D'autant plus qu'en effectuant ce genre de sélection, on obtient souvent des améliorations sur la conversion alimentaire des porcs.Identifier et choisir des sélectionneurs sérieux Un bon fournisseur de porcelets se préoccupe de bien choisir ses sujets de remplacement.Si vous êtes naisseur-finisseur, votre fournisseur de sujets de remplacement devrait pouvoir fournir des renseignements précis sur la valeur génétique de son troupeau.Le programme STAGES (américain) permet de classifier les sujets de reproduction.En 1992, seulement les éleveurs Yorkshire utilisaient régulièrement ce programme.Depuis, il semble que les éleveurs Duroc et Hampshire aient rejoint le groupe.Adopter des croisements terminaux appropriés On doit sélectionner les verrats pour la vitesse de croissance et la qualité des carcasses, et les cochettes pour leurs qualités maternelles.Selon le National Pork Producers Council, seulement 28 % des producteurs américains utilisent un croisement terminal dans leur programme gé- nétique et 16 % des producteurs font l'achat de truies de remplacement provenant de troupeaux de sélection.Sélectionner les femelles de remplacement à même son engraissement est parfois tentant, mais, chose certaine, on y perd beaucoup.Choisir des verrats terminaux de qualité Les verrats ont un effet rapide et à plus grande diffusion sur la composition des carcasses, dans une entreprise.En moins de 10 mois, il est possible de modifier le résultat final par l'utilisation de verrats appropriés.Le choix des verrats terminaux doit se faire en fonction de la vitesse de croissance et des caractéristiques de la carcasse.Comparez le verrat que vous désirez acheter avec ses contemporains et sélectionnez vos futurs sujets en fonction du gain journalier, de l'efficacité alimentaire et de l'épaisseur du gras dorsal.Effectuer une bonne réforme des verrats Les verrats qui n'offrent pas des performances acceptables doivent être réformés rapidement.Il est inutile d'acquérir des jeunes sujets de qualité si, dans votre troupeau, vous conservez des verrats de faible qualité génétique.Le progrès génétique dans un troupeau s'effectue en réformant rapidement les sujets de mauvaise qualité et en les remplaçant par des sujets de génétique supérieure.Sélectionner des femelles de qualité Les femelles contribuent à 50 % de la génétique et les truies de type maigre aideront à produire des porcs ayant une carcasse maigre.L'évaluation de l'épaisseur du gras dorsal des sujets en place est un bon moyen de faire le point dans votre troupeau.Selon le Dr Wayne Johnson (Illinois), des femelles ayant 15 à 22 mm de gras dorsal, à 104 kg, devraient être un objectif de sélection.Effectuer une réforme accélérée des truies Pour faire un changement rapide dans la génétique, il faut effectuer une réforme accélérée à l'intérieur du troupeau.Cependant, il faut savoir qu'une pression de sélection importante peut réduire provisoirement la productivité du troupeau.Les cochettes à la première mise bas produisent, en moyenne, un porcelet de moins par portée qu ' une truie ayant plus de trois portées à son actif.Utiliser la dépopulation / repopulation La dépopulation / repopulation est souvent utilisée pour modifier la valeur génétique et sanitaire d'un troupeau.Selon le National Pork Producers Council, 49 % des producteurs interrogés en début 1992 désiraient utiliser cette voie pour améliorer la qualité génétique de leur troupeau.Si vous avez des porcs ayant 33 mm ( 1,3 po) de gras dorsal et que l'abattoir désire acheter des porcs ayant 20 à 22 mm (0,8 à 0,9 po) de gras dorsal, vous n'avez pas le choix.Selon des producteurs de la Caroline du Nord, il faut passer par la dépopulation pour y arriver rapidement.La volonté de produire une carcasse de porc plus maigre est donc engagée aux États-Unis.Plusieurs entreprises de grande envergure ont opté pour la dépopulation et la repopulation avec des animaux de potentiel génétique Il ¦ Résultats zootechniques selon la composition de la ration et le sexe Mâles castrés Femelles Protéine (%) 16 13 16 13 Lysine (%) 0,8 0,58 0,8 0,58 Oeil longe (po2) 5,0 5,0 5,7 5,2 Épaisseur du gras (po) 1,13 1,16 0,9 0,99 Muscle (%) 52,9 52,6 55,8 54,4 (Résumé d'une étude menée par 9 universités américaines sur plus de 1088 porcs d'engraissement, en période de finition.) supérieur afin d'obtenir des résultats plus rapidement.Le visage de la production porcine américaine change rapidement.Dans la course contre les Américains, on perd petit à petit un de nos principaux avantages.Il faudra être plus créatif, développer des nouvelles avenues et, surtout, continuer à offrir un produit de qualité pour rester dans la course.Choisir un bon consultant dans le domaine de la génétique La génétique est un facteur d'amélioration des rendements de première importance.Il ne faut pas négliger de choisir les consultants avec qui on fait affaire et s'assurer de leur compétence.¦ 20-6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 / _ j affini 1 V 1 \mh 1 Iwi 1 1! Vf H^JT 1 Ì^HU m 1 «H .>a H 1 iL \ ralMk L ÌLI I^Bm ì f* I i /f IflBL / X 1 Itili li'r ¦r donne aux sains accès a un niveau de rendement supérieur.Lorsque votre troupeau est en santé, c'est que votre bonne gestion a permis à vos porcs d'atteindre leur potentiel de croissance.Posistac vous aidera maintenant à leur donner accès à un niveau de rendement supérieur.Le mode d'action unique de Posistac améliore le gain moyen quotidien Posistac fait partie d'une nouvelle génération d'additifs alimentaires.C'est un autre choix, après les promoteurs de croissance antibiotiques traditionnels.Utilisant un mode d'action unique qui est à son maximum même lorsque le troupeau est en santé, Posistac augmente l'énergie disponible en augmentant dans le gros intestin la production des acides gras volatiles bénéfiques (AGV).En d'autres termes, Posistac "surcharge" le système digestif de vos porcs, leur permettant de tirer plus d'énergie de leur nourriture.Résultat: une réduction des coûts d'alimentation et une croissance accélérée.Une croissance plus rapide avec une alimentation moindre.Une combinaison gagnante! Vous diminuez vos frais d'opération et votre troupeau atteint de nouveaux sommets de rendement.Posistac Nous ajoutons à votre bonne gestion.Sauté animale ce 1*1» * Posistac est une marque déposée de Pfizer Inc.Pfizer Canada Inc.est un usager inscrit. PERFORMANCES TESTS EN STATION (Mâles) Mâles évalués à la station de Saint-Cyrille d'indice XXX et plus et acceptés à l'inspection morphologique, ayant terminé le test en XXX et XXX 1993.Appréciation Cain Valeurs yonetiques phénol y piq ut Date de Âge (iras jour.Con ver.Gras Arc ¦ ¦¦¦ 1.?1?1.l'.iM-itb sur 60 naissance (jrs) (mm) (kg/jr) alimen.(mm) 0") REP IPG DUROC RECH-581?P: LEMIEUX MONS MASSIF 471A 42 92-11-27 152 9,5 0,94 2,15 -2,9 -9,9 55 175 - Ferme Rechamakayajoenr., St-JacquesM: MANDEVILLE VAD 515A LEF-521C P: LEMIEUX MONS MASSIF 452A 48 93-01-03 145 10,4 1,02 2,11 -2,4 -10,7 56 169 Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FORGET 536B LEF-931B P: LEMIEUX MONS MASSIF 452A 30 92-12-06 155 9,0 0,89 2,32 -2,4 -8,3 55 162 Ferme Luc & Estelle Forget.St-Jacques M: FORGET 688B LEF-930B P: LEMIEUX MONS MASSIF 452A 38 92-12-06 137 12,9 1,03 2,32 -0,7 -14,4 55 156 Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FORGET 688B HAMPSHIRE FDVA-665B P: RALHEN TRAPP 2481A 46 92-10-30 162 9,1 0,95 2,43 -1,8 -5,2 45 156 Ferme Denis Vadnais inc., M: VADNAIS PROLIFIQUE 184A Drummondville ARIS-586B P: SYLBEC DBSB132A 38 92-12-10 163 10,2 0,85 2,76 -1,2 -7,5 54 151 E.Cécile & S.Gaudreau inc., Farnham M: SYLBEC DUKE 396Z ARIS-523B P: SYLBEC BOOM 403A 46 92-10-30 145 12,5 0,94 2,31 -0,1 -8,7 52 134 E.Cécile & S.Gaudreau inc., Farnham M: SYLBEC CADEAU 527Z FDVA-663B P: RALHEN TRAPP 2481A 46 92-10-30 163 11,9 0.87 2,43 -0,8 -2,6 45 125 Ferme Denis Vadnais inc., M: VADNAIS PROLIFIQUE 184A Drummondville LANDRACE BEND-1374B P: DU PAQUETTE SYLBEC 443A 30 92-12-17 138 10,2 1,02 2,27 -2,0 -8,6 55 159 Bernard Paquette Inc., M: DU PAQUETTE QUÉBÉCOIS 328A Saint-Paul D'Abbotsford ASAX-40C P:BICOTET-AMES841Z 38 93-01-04 147 9,1 0.93 2,36 -2,6 -5,5 59 154 J.et R.Perreault Inc., Saint-Patrice M: DUKEBECOIS SYL 624A FDVA-2016C P: VADNAIS RANK 235A 36 93-01-03 151 11,5 1,05 2,27 -1,0 -10,2 56 152 Ferme Denis Vadnais inc., M: VADNAIS HARDI 444A Drummondville FDVA-2474B P: VADNAIS HARDI MINA 468A 36 92-11-01 158 11,9 0,91 2,47 -1,4 -6,4 55 143 Ferme Denis Vadnais inc., M: VADNAIS LARAT LADY 560A Drummondville YORKSHIRE LEF-482B P: BEAU PORC HAMSIELD 790A 44 92-11-10 146 8,4 1,00 2,07 -2,4 -6,6 50 160 Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FORGET 200Z LEF-480B P: BEAU PORC HAMSIELD 790A 42 92-11-10 140 11,7 1,06 2,07 -1,1 -8,1 50 146 Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FORGET 200Z AMGV-710B P: GAUTHIER R 741A 46 92-11-20 154 8,8 0,98 2,24 -1,5 -6,5 45 147 Porchene Roger Gauthier, Saint-lrénée M: GAUTHIER R 1623Y FRC-642B P: COUTU 484Y 46 92-11-14 145 9,5 1,01 2,07 -1,4 -4,2 53 136 F.Raymond Coutu & Fils, Saint-Thomas M: COUTU BEL 60A Statistiques fournies par Agriculture Canada, Développement agricole (Québec) (418) 648-4775 Centre d'insémination porcine du Québec me PERFORMANCES: IPG GRAS IPG AGE INDICE (mm) (jours) IPG -2,7 -6,3 155 GRAS AJUSTE (mm) 38 AGE AJUSTE (jours) DES REPRODUCTEURS DE QUALITE Nom: MANDEVILLE 564A RECH-564A Naissance: 14 décembre 1991 Race: DUROC • Tête excellente • Très bon aplomb • Développement et longe très bonne CIPQ Inc.1486, rang St-Aimé, CP.220 Saint-Lambert.Beauce-Nord (Québec) GOS 2W0 Téléphone: (418) 889-9748 Télécopieur: (418) 889-8210 20-8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 JT%V ^ A Septembre 1993 julletin productions mixtes des agriculteurs AFFAIRES Le secteur laitier québécois subit de fortes pressions On s'inquiète des négociations multilatérales.Mais les pressions internes sont autant, sinon plus importantes, p.20d SPÉCIAL FEMMES EN AGRICULTURE Situer l'engagement réel des temmes sur la ferme permettra de mieux répondre à leurs besoins, p.21 FAMILLE Montréal vue par de jeunes ruraux "Après 2 coins de rue, je suis complètement perdu p.48 H faut aimer sans tout permettre Une discipline positive et intelligente aide les enfants, p.55 frXT XSH *3nD * IteGUlNOW * ±S3nO 3»00UaU3HS 93 T * S3nOIdOIU3d S3Q ±N3W3±btfd3d * ~i«93n lOcoa «na 3no3H±onais * »** X3H N 1060T0 ¿01780 6^.351 ** LA NOUVELLE FORCE TECHNOLOGIQUE a deux nouvelles recrues Les nouveaux tracteurs 7200 (02 HP) et 7400 (100 HP) Moteur 6 cylindres à turbocompresseur.Le nouveau tracteur 7200 est équipé d'un moteur John Deere de 5,9 L (92 HP) et le nouveau 7400 est muni du robuste moteur John Deere de 6,8 L (100 HP).Vous obtenez jusqu'à 34 % d'élévation de couple.Cela signifie une excellente force de traction et une puissance soutenue pour les travaux à la PDF, les labours et les travaux au chargeur.Choix de deux boites de vitesses.La SyncroPlusMC économique à 12 rapports est standard sur ces nouveaux tracteurs.Cette boîte entièrement synchronisée et à capacité de changement en marche facilite les opérations de transport et de chargement.Ou optez pour la grande productivité de la boîte PowrQuadm (montrée) à 16 rapports.Vous obtenez 4 vitesses assistées dans chacune des quatre gammes entièrement synchronisées pour adapter instantanément la puissance aux conditions.Et ces deux boîtes offrent notre embrayage PermaClutchMC 2 à disques humides pour un embrayage doux et une longue durée.Système hydraulique haute pression, de grande capacité.Les nouveaux tracteurs 7200 et 7400 ont un système hydraulique à haute pression et de grande capacité.Leur pompe de 1 L/s (1,64 L/s en option) peut livrer une pression de 203 kg/cm- pour une réaction rapide des instruments et des fonctions multiples.L'attelage 3 points a une capacité de 3350 kg (3800 kg en option avec P.A.M.Caster/ActionMC).Passez chez le concessionnaire John Deere pour une démonstration de ces nouveaux tracteurs 6 cylindres à boîte de vitesses docile et performance hydraulique remarquable.Découvrez la NOUVELLE FORCE TECHNOLOGIQUE.Modèle Puissance P0F Regime Cylindrée Cylindres Elevation de coople 6200 66 2300 3.9 L 4 35 % 6300 75 2300 3,9 L 4 35% 6400 85 2: ;(io 4,5 L 4 38% NOUVEAU 7200 92 2100 5,9 L li 30 •.NOUVEAU 7400 100 2100 6,81.6 34% 7600 110 2100 6,8 L 6 38 % 7700 125 2100 7.6 L 6 38% 7800 145 2100 7,6 L i.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Le financement, c'est plus que du crédit.Le monde agricole est en affaires.Ce que nous appelions du crédit il n'y a pas si longtemps a cédé sa place au financement.L'Office du crédit agricole du Québec, premier partenaire des agriculteurs québécois depuis des générations, traduit bien cette nouvelle réalité.En changeant de nom pour la "Société de financement agricole", l'Office réaffirme sa volonté de répondre aux nouveaux besoins du milieu agricole.Un champ de financement plus vaste La Société pourra financer de nouvelles productions ou activités et offrir de nouvelles modalités de financement : choix du terme, taux fixe, etc.Une plus grande souplesse Cette nouvelle vision des affaires agricoles se traduit également par plus de souplesse dans les conditions d'admissibilité et quant à la prise de garanties.Plus que jamais, la décision d'accorder du financement sera basée sur la qualité du projet.La Société de financement agricole, parce que le financement, c'est beaucoup plus que du crédit.SOCIETE DE FINANCEMENT AGRICOLE Québec ss ILLUSTRATION , Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Joliette Victor Girouard Producteur de porcs, Samt-Valerien Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Rejean Lavallée Producteur de lait, Saint-Marc-sur-le-Richelieu Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Philippe Meier Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Direction des services aux agricultrices, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin SPECIAL FEMMES EN AGRICULTURE 21 Beaucoup moins impliquées que leur mari Les femmes demeurent presque exclusivement attachées au travail clérical.Agricultrice.mais femme d'abord! 26 Situer l'engagement réel des femmes sur la ferme permettra de répondre à leurs besoins.D'où viens-tu bergère?29 Desneiges Pépin a troqué sa toge d'avocate.Aujourd'hui, elle élève 400 brebis.Pour un service de garde adapté au milieu rural 31 La route est longue vers la pleine reconnaissance professionnelle.Affaires 10 Une formule qui touche tous les aspects du transfert de ferme Le Centre régional d'établissement en agricul ture de l'Estrie encadre 25 familles.Des bisons québécois 13 au pays du Limousin Jacques de Lasalle et Gervais Bisson ont mis à profit un partenariat franco-québécois .Somalie: l'agriculture oubliée 15 Les paysans ne peuvent vendre leurs produits.Les ministres de l'Agriculture 16 s'attaquent à la tripartite Les jours du programme tripartite de stabilisation du revenu sont comptés.Difficile de morceler une terre 19 Surtout si la principale occupation de l'acheteur n'est pas l'agriculture.Technique Dindon le cap des 4 kilos est franchi 34 Depuis cinq ans, laconsommation québécoise a augmenté de plus de 1/2 kilo par personne.des agriculteurs La pesée des poulets: un outil pratique 35 Les balances automatiques donnent des résultats parfois trompeurs.Le semis direct: 37 une technique vraiment séduisante Si le labour est difficile, on recommande d'utiliser la technique du semis direct.Comment évaluer la 39 maturité d'un hybride de maïs Il faut que vos champs aient atteint leur maturité physiologique avant la fin de septembre.Orge humide: doit-on 42 utiliser ses propres grains?Assurez-vous d'abord que ça vous coûtera moins cher que l'approvisionnement à l'extérieur.Une forêt modèle créée 44 dans le Bas-Saint-Laurent On veut consolider les propriétés en place et développer une formule de métayage forestier.Famille Montréal vue par de jeunes ruraux 48 «Après deux coins de rue.je suis complètement perdu.Et puis il n'y a même pas de cour pour jouer au ballon!» Oui aux tulipes.51 mais à d'autres espèces aussi! Les jardins du printemps se préparent à l'automne.Ils sont de plus en plus exotiques.Il faut aimer sans tout permettre 55 Une discipline positive et intelligente aide les enfants.Chroniques Actualité 8 Agenda 9 Apprivoisons le futur 12 Cuisine 57 Éditorial 7 Lettres des lecteurs 9 Météo 58 Nouveaux produits 45 Nouvelles de l'industrie 46 Onésime 50 Petites annonces 53 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 5 et le comprendre.Cela fait partie de notre engagement.Nous agissons en répondant efficacement à vos besoins, en vous ouvrant la porte du plus grand réseau de conseillères et de conseillers chevronnés et en vous offrant des SERVICES FINANCIERS AGRICOLES DESJARDINS services financiers variés tels que financement, placements, assurances, services fiduciaires et bien d'autres, tous conçus pour s'adapter parfaitement à votre réalité.fOxTl La caisse l^yj Desjardii populaire ms (^] Desjardins L'incroyable force de la coopération. Bulletin des agriculteurs SEPTEMBRE 1993 VOL.76, No 09 Editeur: Slmon-M.Guertln.MBA.REDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITE Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3TI Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Egllnton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1 N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrlce à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Brouillette Tarit de l'abonnement: (TPS et TVQ non Incluses) un an deux ans trois ans Régulier 24,95$ 45.95$ 62.95$ Agricole 20,95$ 37,95$ 52,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Agricultrices, qui êtes-vous?Vivre dans une exploitation agricole ne fait pas de toutes les femmes des agricultrices.par Marc-Alain Soucy Parler du rôle des femmes en agriculture est une expédition hasardeuse, surtout quand on n'a rien à vendre, sinon la réalité et des faits.Le risque est grand que toute information nouvelle soit «récupérée» par ceux et celles qui défendent leurs points de vue respectifs.En politique -au sens large du terme - on a le loisir de jeter un éclairage cru sur ce qui fait notre affaire et de laisser dans l'ombre ce qui nuit à notre cause.On dit que c'est de bonne guerre! Cependant, le dossier que vous présente le Bulletin, grâce à la collaboration du Groupe de recherche en économie et politique agricole (GRÉPA) et de la Direction des services aux agricultrices du MAPAQ, ne fait la promotion d'aucune cause.Il en surprendra plusieurs, tout simplement parce qu'il jette enfin la lumière sur l'implication réelle des agricultrices.Cette enquête menée par le GRÉPA visait à définir ce que les femmes font réellement dans les exploitations agricoles du Québec, quelles tâches elles privilégient, où elles se sentent le plus utiles et comment elles partagent le travail avec leur conjoint ou associé.A la lecture de l'article «Agricultrice, mais femme d'abord», il se dégage de l'analyse du travail et de la formation des répondantes que le fait de vivre dans une exploitation agricole ne signifie pas qu'elles sont toutes intéressées à l'agriculture.Cette situation n'a pas à être déplorée, mais devrait plutôt orienter le discours et le travail fait avec les femmes vivant dans des exploitations agricoles.Autre thème abordé dans ce dossier, la nécessité d'instaurer un service de garde des enfants adapté au milieu rural.C'est la grande bataille de la Fédération des agricultrices de l'UPA.On aurait enfin réussi à faire comprendre au gouvernement fédéral que les politiques actuelles de garde répondent à des besoins urbains.La présidente, Raymonde Chartrand, a bien l'intention d'aller chercher quelques promesses aux prochaines élections.Mais, en agriculture comme ailleurs, hommes ou femmes se butent tous et toutes à la difficulté de travailler ensemble à la cause commune.Les mouvements féminins agricoles ne font pas exception.Et même si Lise Dufort, de la Fédération des agricultrices, nous assure que les organisations de femmes en agriculture ont renoncé au «guichet unique» et qu'il n'y a pas de conflit, nos journalistes et collaborateurs ont bien senti au fil des entrevues que la vie n'est pas toute rose entre les organisations qui militent chacune de leur côté pour l'amélioration de la condition des femmes en agriculture.Nous souhaitons que ce dossier et les nouvelles données rapportées par le GRÉPA apporte aux intervenantes une vision plus précise de la segmentation de leur clientèle, de la diversité de leur engagement, de leurs besoins et de leurs objectifs.Dorénavant, ceux et celles qui tenteront de classer toutes les femmes du milieu agricole dans le même panier se condamnent à tenir un discours creux.Bonne lecture.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 7 L'ACTUALITÉ «Agronome, d'abord et avant tout» Lors de leur congrès annuel tenu en août dernier, les agronomes ont tenu à questionner par ce slogan leur position face aux débouchés traditionnels qui se referment peu à peu.Il n'y a pas si longtemps, on comptait un agronome pour 800 fermes alors qu'on en compte aujourd'hui un pour 12 fermes.Angele Saint-Yves, agronome et ingénieure, directrice de la Station de recherche d'Agriculture Canada à Sainte-Foy, prétend même qu'on atteindra bientôt le ratio d'un pour cinq.Devant cette réalité, les plus optimistes affirment que l'agronome deviendra entrepreneur et qu'il prendra une part de plus en plus active dans tous les mécanismes de l'industrie agro-alimentaire, de la production agricole à la consultation privée, la gestion financière, la mise en marché ou la technologie des aliments.En effet, l'agriculture atteint un tel niveau de complexité que la formation d'agronome deviendra omniprésente à toutes les étapes de la production.À ce propos, le Dr Jacques Rolland, agronome et directeur de la recherche et du développement chez Saputo, soulignait devant les congressistes l'absence des agronomes dans les entreprises de transformation où, justement, leurs compétences seraient les bienvenues.!" 1 «r .lu .jj i Claude Marchand, Rémi Fortin et Angele St-Yves.Paul Couture au Temple de la renommée de l'agriculture ¦HUB Depuis le 19 août, le Temple de la renommée de l'agriculture du Québec compte trois nouveaux membres: Paul Couture, ancien président de l'UPA, Alphonse Desjardins, fondateur des Caisses populaires, et Clément Létourneau, ancien président du Syndicat des producteurs de lait industriel de Saint-Hyacinthe.Cha-cund'euxaeu une influence marquante sur l'agriculture québécoise.Monsieur Couture, le plus connu de l'ensemble des agriculteurs, fut président de l'UPA de 1973 à 1979.C'est surtout à ce titre qu'il est reconnu à travers le Québec comme le grand défenseur de la classe agricole.Mais pour Denise Arsenault, qui fut sa secrétaire à l'UPA, monsieur Couture reste avant tout un homme qui savait écouter.«On n'avait jamais l'impression de le déranger quand on entrait dans son bureau, sa porte était ouverte à tout le monde», se souvient-elle.Il semble que cet homme se soit attiré non seulement l'admiration mais aussi l'affection de son entourage.«C'était un homme qui aimait beaucoup sa famille, son épouse et ses enfants.Je suis bien heureuse qu'il soit intronisé au Temple de la renommée, mais, en même temps, je suis désolée qu'il soit actuellement si malade», conclut celle qui est devenue secrétaire executive de l'UPA.Paul Couture Ça vit là-dessous Les membres de la Table de concertation sur la conservation des ressources: Anne Légère, d'Agriculture Canada, Rock Chabot, de l'Université Laval, Pierre Gaudet, de l'UPA, André Brunelle, du MAPAQ, Jacques Nault, de l'Ordre des agronomes, Wendel Joyce, du Campus Macdonald.Pierre Gaudet, de l'UPA, s'implique à fond dans la 5° Semaine québécoise de la conservation des ressources qui se tient du 12 au 19 septembre.«En tant qu'agriculteurs, nous sommes souvent devenus des applicateurs de recettes, déplore-t-il.Nous sommes maintenant en train de nous réapproprier nos sols.».Et c'est justement là le but de cette Semaine.Les différentes activités mettront en relief des pratiques agricoles qui stimulent l'activité biologique et la fertilité du sol.notamment la fertilisation, le travail du sol, l'utilisation d'engrais verts et la gestion des fumiers.Lors de la conférence de presse qui annonçait l'événement, André Brunelle, du MAPAQ, s'est compromis en critiquant la grille de fertilisation actuellement proposée par le CPVQ qu'il juge «relativement généreuse», en particulier pour le maïs dans les sols riches.Selon lui, l'exagé- ration serait moins importante pour le soya et les céréales.«De toute façon, le Québec met actuellement plus d'engrais que ses compétiteurs de l'Ontario et des États-Unis», conclut-il.8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 Beau temps pour le lait! Porcs: Lanaudière reste frustrée .éf% n n'aborde pas le fond du " \3 problème», se plaint l'ex-vice-présidente de la Fédération des producteurs de Porcs, Lise Sarrazin.Elle juge avoir été écartée de son poste parce qu'elle votait trop souvent «non» aux réunions.D'une part, elle affirme que, si on avait décomposé le problème du nouveau système de fixation des prix, Lanaudière aurait peut-être pu se rallier.Ses producteurs, en effet, acceptent le principe de la parité avec le prix américain et même (à reculons.) celui des pré attributions: «on était prêt à se rendre à une proportion de 50-50», affirme-t-elle.Mais Lise Sarrazin est convaincue que le vrai objectif de la Fédération, c'est de mettre en place au plus tôt une «superstructure d'abattage».Une résolution a d ' ailleurs déjà été acceptée dans ce sens.Mais Lanaudière, qui est bien avancée dans la réouverture de l'abattoir Laurentide, est évidemment contre.Entre «ses» producteurs et la Fédération, Lise Sarrazin a choisi les premiers./-AGENDA —n.Jusqu'au 26 septembre Grande récolte Jardin botanique, Montréal 15 au 19 septembre Championnat provincial et canadien de labours Sainte-Anne-de-la-Pérade et Sainte-Geneviève-de-Batiscan 16 au 19 septembre Congrès de l'Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française (ACRA) Auberge Bromont, Bromont 18 septembre Colloque sur la production vache-veau Collège de l'Outaouais, Hull 25 septembre Colloque sur la production vache-veau Hôtel Lévesque, Rivière-du-Loup 28 octobre Symposium bovins laitiers Saint-Hyacinthe V__J Début août, la Commission canadienne du lait, en accord avec les provinces, décidait d'augmenter de 2 % les quotas de lait de transformation.Révolution ! On n'avait pas vu ça depuis 1988.Assisterait-on à une reprise?«Les indicateurs portent à le croire», répond Michel Beauséjour, de la Fédération des producteurs de lait du Québec.Mais il ne faut pas trop s'échauffer, surtout ne pas laisser grimper la mousse.Les provinces, Cette réaction fait suite à l'article «On ne fera pas la conquête pour la conquête» paru dans le Bulletin de juillet et août 93 (.) Pour Jacques Proulx, il faut que l'opinion, surtout si elle est dissidente, s'exprime dans le cadre de l'UPA.Il peut alors mieux la contrôler, l'isoler, la bâillonner, grâce à la structure à trois niveaux par laquelle il place, avec la connivence de ses gros bras, les pantins qui diront «oui» aux propositions présentées lors des différentes assemblées paquetees d'avance par la kyrielle de fédérations de l'UPA.Il a appris comment les instances de la FTQ sont manipulées et il s'en inspire largement pour asseoir l'autorité absolue et indélogeable de l'UPA.Il a le culot de dire que le fait de vouloir exprimer des idées ailleurs que dans sa chapelle n'est pas de la démocratie! Il faut le faire.Quelle mentalité communiste! Le pire, c'est que ce refus systématique de la démocratie est protégé par les lois québécoise et canadienne relatives à l'agriculture, lois qui rendent lettre morte la notion de 1 iberté d ' assoc i at i on e n n ' accord arvt droit de vie, via l'accréditation obligatoire, qu'à la seule association bien incrustée dans le régime, l'UPA.Comme si le chiffre «1» signifiait la diversité, la multiplicité.(.) Mais là où le bât blesse dans l'organisation du monde agricole pronée et soutenue par l'UPA el son paraît-il, auraient d'ailleurs pris «un certain temps d'analyse» avant de se convaincre qu'il fallait renverser la vapeur.«Trop beau pour être vrai», devait-on se dire.On attend déjà la prochaine révision, dans six mois.Pendant ce temps, la consommation de lait nature, elle, semble baisser (la compilation des données n'était pas terminée au moment d'écrire ces lignes).Pour l'instant, donc, le lait reste froid.président, c'est lorsque le système qui a mis en place l'UPA applique cette conception de monopole syndical à des agriculteurs qui sont, en fait, des entrepreneurs dont le capital investi dépasse souvent le million de dollars! On leur applique candidement une structure monopolistique syndicale comme celle que l'on impose à des travailleurs qui vont travailler à l'usine avec leur boîte à lunch et qui n'investissent rien d'autre que leur temps.Nous n'avons rien contre ces derniers, mais il nous paraît insensé d'appliquer ce genre de structure collectiviste, déjà plus ou moins justifiable dans une usine, à des entrepreneurs agricoles.Ceci n'entraînera à long terme que l'amincissement et l'appauvrissement du tissu socio-économique agricole au Québec.D'ailleurs, n'est-ce pas ce qui se produit déjà?L'esprit d'entreprise ne peut survivre dans une pareille structure monopolistique socialisante.Les entreprises nécessitent une démocratie réelle, la liberté, la vraie, celle qui responsabilise et qui fait que les entrepreneurs se disciplinent eux-mêmes sans attendre un syndicat, un cartel, un gouvernement ou des ministères qui coûtent à tous une fortune tout en ne réglant rien.(.) Michel Champagne, agriculteur Luc Racicot, avocat Lettre* A¿4> lector Le RPA réagit aux propos de Jacques Proulx LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 9 TRANSFERT DE FERME s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s S S S S S S S S S S $ S 5 $ Une formule qui touche tous les aspects du transfert Souple et polyvalent, le Centre régional d'établissement en agriculture de l'Estrie encadre efficacement 25 familles.par Aubert Tremblay Il y a deux ans, on pensait plutôt à une vente directe», dit Gaétan Lavigne, jeune agriculteur de 25 ans intéressé à acheter la ferme paternelle.«Mais ça nous aurait obligé à attendre huit ans peut-être, continue son père.Gaétan veut s'impliquerplus vite que ça!» L'an dernier encore, les Lavigne ne connaissaient pas grand-chose aux subtilités des transferts de ferme.Aujourd'hui, ce sont presque des experts en la matière.Et ils savent que leur modeste ferme de 30 vaches, bien campée près de l'église de Paquette au fin fond de l'Estrie, restera vivante: dès l'an prochain, ils achèteront du quota et fonderont une société.Ce qui les a fait changer d'optique?Le Centre régional d'établissement en agriculture de l'Estrie, un organisme qui prépare des rencontres et des activités pour faciliter les transferts de ferme.Car on a beau dire que tous les renseignements sur le sujet sont disponibles, il faut encore aller les cueillir.Une formule souple Les Lavigne, par exemple, se posaient beaucoup de questions du genre: comment rendre notre ferme plus rentable pour que notre fils et nous puissions en vivre?Comment intégrer juridiquement notre bru?Pourquoi et comment faire un transfert graduel?Notre fils partage-t-il la même vision que nous de l'avenir de la ferme?«Dans la vraie vie, tu ne prends pas le temps de t'arrêter pour réfléchir à tout ça», fait remarquer Roland Lavigne, le père.Le CREA leur a donné l'occasion de le faire.Il y a actuel lement trois CREA dans la province.L'idée est venue de la Aubert Tremblay est journaliste Gaétan Lavigne, Pauline Lemieux et Roland Lavigne feront un transfert de ferme graduel, en toute connaissance de cause.Direction de la formation et de la main-d'œuvre du MAPAQ.Elle répondait à un des objectifs de la politique élaborée en 1991, celui de «créer un environnement favorable à l'établissement».«Au début on voulait faire ce qu'on appelait des incubateurs d'entreprises agricoles», dit la directrice de la formation et de la main-d'œuvre au MAPAQ, Nadine Girardville.Mais l'appellation a été mal accueillie.Il fallait quelque chose de plus souple, qui toucherait tous les aspects du transfert de ferme.«Il était évident dans notre esprit, poursuit-elle, que c'était aux régions à monter de toutes pièces la structure.» Le ministère a donc décidé de payer le salaire de quelques coordonnateurs et de les envoyer fonder ce qu'on allait dorénavant appeler les CREA.A eux de réunir les intéressés et de trouver la formule pour remplir leur mandat.Il y a d'abord eu le CREA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, puis celui de 1 ' Estrie et, tout récemment, celui de l'Outaouais.D'après Nadine Girardville, c'est celui de l'Estrie qui ressemble le plus, jusqu'à présent, à l'idée originale: une formule polyvalente comprenant des cours de formation en gestion, des ateliers avec des conseillers en relations humaines, en fiscalité, en droit, le tout enrobé de plusieurs rencontres individuelles avec la conseillère, Huguette Veillette.Un organisme piloté, comme il se doit, par les gens de la place.En avril prochain, le CREA-Estrie aura terminé sa deuxième année d'opération.Comme pour les autres CREA, le salaire de la conseillère a été payé jusqu'ici par le ministère.Depuis cette année et pour trois ans, le MAPAQ paiera annuellement un maximum de 60 000 dollars.Le CREA-Estrie a toutefois prévu un budget de 85 000 l'an prochain.Il compte sur les membres et sur des commanditaires pour combler la différence.Les services ne seront donc plus gratuits, chaque nouvelle famille membre devra dorénavant débourser un certain montant (on prévoit entre 200 et 300 dollars).Quant aux commanditaires, ça ne devrait pas poser trop de problèmes.D'après Huguette Veillette, le CREA-Estrie a reçu un bon accueil des commerçants et des gens d'affaires du coin.Plusieurs se sont montres intéressés à investir soit du temps, soit de l'argent dans l'aventure.Après tout, faciliter le transfert des fermes est un 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 $ssssss$sss$$$sss$ss$$sssssss$sssss$$s$ss$ssssssssssss$$sssssssssssssssss$$ssssssss xième année au CREA, les familles peuvent (ou pourront, puisqu 'elle est en cours) assister àdes journées d'information sur les différentes manières de transférer une ferme et sur les programmes gouvernementaux.Ils suivent aussi un cours de 80 heures intitulé «Gestion de l'entreprise agricole en situation de transfert», organisé avec l'aide d'Emploi et Immigration Canada et de l'Université de Sherbrooke.Ils rencontreront aussi un notaire qui leur parlera de régimes matrimoniaux, de loi du patrimoine et de conventions achat-vente.A travers tout ça, dans la deuxième année toujours, les membres auront droit à trois visites d'un conseiller en gestion que Huguette Veillette veut engager bientôt.Ils iront aussi visiter une entreprise déjà transférée et une industrie, pour pouvoir comparer leurs pratiques de gestion à celles d'un autre domaine.Pour la troisième année, les thèmes des journées d'information seront: les assurances, la planification de portefeuille et la préparation à la retraite.Huguette Veillette songe même à organiser un voyage en Europe, histoire d'élargir les horizons des futurs gestionnaires.Les Lavigne n'ont pas assisté à toutes les rencontres.Comme les autres familles, ils choisissent celles qui leur conviennent.Ça a quand même été suffisant, semble-t-il, pour leur faire voir 1 ' avenir d'un autre œil.Et pour s'assurer que les parents, comme le fils, voient les choses de la même manière.«Je connais des fermes, souligne Roland Lavigne, qui ne sont pas transférables parce que les parents ont refait la grange!» ¦ moyen de lutter contre la déstructuration de la région.Tout le monde y trouve son compte.Jusqu'à présent, le CREA-Estrie a aidé 25 familles à cheminer sur cette difficile voie.Une dizaine d'autres seraient intéressées à devenir membres, d'après Huguette Veillette.Elle a l'intention d'«ouvrir» un autre groupe de 20 familles dès l'an prochain.Pour rejoindre tout le monde Les familles ne partaient pas toutes du même pied.Dans certains cas, les futurs propriétaires n 'avaient pas encore de responsabilités dans la ferme.Dans d'autres, comme celui des Lavigne, le fils faisait déjà toute la comptabilité de la ferme et participait à bien des décisions.Heureusement, la formule est assez souple pour rejoindre tout le monde et tous les intérêts.Roland Lavigne, par exemple, a surtout été attiré par la possibilité de rencontrer des fiscalistes, des conseillers en gestion, des notaires.«Ce qui m'intéressait le plus, dit-il, c'était la possibilité de calculer la capacité de remboursement de ma ferme.» Depuis son passage au CREA, d'ailleurs, il songe sérieusement à adhérer à un syndicat de gestion.Son épouse, Pauline Lemieux, a vu un autre avantage aux rencontres du CREA: elles ont permis d'améliorer la communication dans la famille.«On communiquait déjà», s'empresse-t-elle de souligner, mais elle avoue qu'elle se tient plus au courant maintenant de ce qui se passe à la ferme.Elle remarque aussi que son mari et son fils prennent dorénavant plus de temps pour planifier leur semaine.Le processus a été le même pour toutes les familles et il devrait rester sensiblement pareil pour les groupes futurs.La première année sert surtout à préciser les objectifs de chacun, à évaluer et à élaborer un plan d'action.Le CREA organise d'abord une rencontre de sensibilisation, où chacun parle de ses problèmes.pour se rendre compte que son voisin vit à peu près les mêmes.Puis, la coordonnatrice demande aux jeunes de préparer un historique de la ferme: c'est déjà une occasion pour eux de poser des questions à leurs parents.Huguette Veillette va ensuite les rencontrer, eux et leurs parents, pour discuter de leurs objectifs et voir où ils se rejoignent et où ils divergent.Par la suite, elle demande (encore aux jeunes) de préparer un dossier d'établissement.Cela permet d'évaluer, dans une deuxième rencontre, la faisabilité du transfert de ferme, et de voir les points qu'il faut améliorer pour atteindre les objectifs déjà fixés.On fait alors un plan d'action.Environ la moitié des familles membres ont franchi cette étape.Pendant ce processus, les intéressés participent à des journées d'information et de formation.Ils ont droit, par exemple, à une journée où on parle d'impôt.Huguette Veillette avait constaté que les gens avaient très peur du fisc, elle a donc invité un fiscaliste et des producteurs qui ont déjà vécu un transfert.Leur mandat: briser les mythes.Les membres ont aussi pu assister à une journée sur l'intégration graduelle: quels sont ses avantages par rapport à la vente directe?Parmi les personnes ressources, il y avait cette fois encore un fiscaliste, plus un représentant de l'Office du crédit agricole.«Ça a été très intéressant, commente Roland Lavigne, on nous a expliqué comment préparer nos dossiers pour l'Office.» A la plupart des rencontres, on aborde aussi des sujets plus humains, comme la cogestion et la communication.La formule est très participative, semble-t-il, les ateliers ne manquent pas et les conférenciers puisent leurs exemples parmi les suggestions des participants.Pendant leur deu- CABINES LAURIN Une cabine Laurin avec ses deux portes, essuie-glace, pantographe avant, chaufferette, air pressurisé, vous gardera au chaud l'hiver et à l'abri de la poussière l'été.Voyez le concessionnaire le plus près de chez vous.WURIN MACHINERIE LAURIN INC.LAVAL, QUE.CANADA ï LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 11 APPRIVOISONS LE FUTUR s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s $ s s s s s s s s Au tour du consommateur de stimuler la reprise Dès que les consommateurs recommenceront à acheter des maisons ou à changer de voiture, la récession sera chose du passé.par Simon M.Guertin La vraie reprise économique repose sur le comportement des consommateurs.Depuis le début de l'année, ce sont les exportations en progression de 7 % qui ont été le moteur de la reprise.Les dépenses des gouvernements, les investissements et les dépenses de consommation se font toujours attendre.Il faut se rappeler que, dans notre économie, les dépenses des consommateurs comptent pour Avec des inventaires en baisse, la reprise n'attend plus que le consommateur.environ 60 % du Produit national brut (PNB); c'est donc en grande partie sur eux que repose la vraie reprise.En effet, on ne peut plus compter sur le gouvernement pour stimuler la demande et seuls les achats de biens de consommation pourraient insuffler une croissance de 3 à4 % à notre économie.Llonsered Avec tout achat d'un modèle Jonsered 2045' -2050' ou 2054' obtenez gratuitement un étui, une chaîne, une casquette et une cannette d'huile Duramax d'une valeur de 80$.= 45cc / "2050 = 50cc / "2054 = 54cc Chez les détailants participants du 1er août au 30 novembre 1993 Pour de plus amples information Contactez votre dépositaire Jonsered ou CORPORATION LTO/LTÉE 200 rue Hamford, Lachute (Québec) J8H 4L2 Tel.: (514) 562-8872 Fax: (514) 562-6067 Il faut dire qu'on s'attend à une progression de plus de 10 % de nos exportations.Cependant, cette performance sera partiellement annulée par les importations nécessaires à la restructuration de l'économie nord-américaine.En conséquence, notre surplus commercial ne sera pas mirobolant l'an prochain, d'autant plus qu'on a encore en mémoire les lourds inventaires vendus à perte.On ne produira donc plus, comme par le passé, pour accumuler des stocks invendables.Il ne reste plus que les consommateurs pour assurer la reprise.Fort heureusement, ils recommencent àacheter des maisons et regardent les nouvelles voitures.Depuis le printemps 1991, la contribution des consommateurs à la croissance économique n'a été que de 0,8 % et elle stagne encore.Les exportations, elles, ont été constantes.Il en ressort que ce sont les achats de biens durables par les consommateurs, comme tout ce qui se rattache à l'achat d'une maison, qui assureront la reprise.Les économistes s'accordent pour dire que le secteur automobile a été absent de l'économie ces dernières années.Par ailleurs, nous sommes tous affectés par un surplus d'impôt àpayer suite au dernier budget Lévesque.En raison de la rétroactivité de la taxe imposée en juillet dernier, ce surplus est étalé sur les six derniers mois de l'année.Nous espérons tous que les ventes au détail, qui commençaient à prendre un peu d'élan, ne seront pas freinées dans cette seconde moitié de l'année.En ce qui a trait à la construction résidentielle, on prévoit terminer l'année avec 38 000 mises en chantier.On s'attend à ce qu'elle atteigne 42 000 unités l'an prochain.Le taux d'inflation demeure toujours sous la barre des 2 %, mais les spéculateurs se protègent, comme si la Bourse pouvait se réveiller prochainement.En attendant, il ne reste plus qu'à rassurer les consommateurs.La reprise n'attend plus qu'eux.¦ 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 s $ s s $ $ s $ s s $ s $ s s $ $ $ s s $ s s s $ s $ s $ s s s s s $ s s s s s s s s s s COMMERCE INTERNATIONAL Des bisons québécois au pays du Limousin Jacques de Lasalle et Gervais Bisson ont mis à profit un partenariat franco-québécois pour faire entrer les premiers bisons québécois en France.par André Magny Puisqu'après tout, Gervais Bisson a réussi à exporter du bison dans 40 pays, dont Hawaï, la Tunisie, et la Roumanie, il n'est finalement pas si surprenant de constater la présence en France de 450 têtes de ces bovidés, si renommés au temps du mythique «Far West».Il fallait néanmoins une solide collaboration franco-québécoise pour réussir à convaincre les fonctionnaires français du bien-fondé d'un tel commerce.C'est ainsi que le président de l'Association québécoise du bison et directeur du Consortium Bison Plus, dont la mission est d'améliorer la génétique du bison d'élevage, de commercialiser la viande et les géniteurs de ses membres, est venu en contact avec Jacques de Lasalle, producteur dans le Limousin (centre de la France, près de Limoges).Ce dernier a mis deux ans et demi et d'innombrables voyages à Paris et au Québec pour faire entrer des carcasses en 1989.Un an plus tard, grâce à la collaboration de la Délégation générale du Québec à Paris et de l'Ambassade du Canada, les premières têtes pénètrent le marché français.Non sans que les producteurs français - près d'une vingtaine, dont certains en Bretagne et dans le Gard, au sud - n'aient réussi à obtenir un certificat de capacité délivré par la France, prouvant ainsi leur connaissance de l'élevage du bison.«Il n'y a aucune raison pour que ça ne marche pas en France», déclare sans ambages Jacques de Lasalle, qui possède un troupeau de 40 têtes.Cependant, il est vrai que les bisons importés ont un problème d'adaptation.Les animaux du Québec sont sensibles André Magny est journaliste, correspondant à Paris pour le Bulletin des agriculteurs.C'est en 1990 que les premiers bisons québécois sont entrés en France.On en compte aujourd'hui 450.au parasitisme, notamment intestinal.L'hiver, il n'y a pas de problème au Québec, puisque tous les œufs des parasites sont gelés.Mais en France, comme le sol ne gèle pas pendant la saison morte, les bisons en viennent à manger ces œufs.Jacques de Lasalle est quand même optimiste: «Quand nous allons travailler sur la deuxième génération, ça devrait aller mieux.D ' ici là, ils se seront habitués à un nouveau cycle de rut et d'accouplement, compte tenu du changement de température.» Principal exportateur de bisons québécois (originaires au départ de l'Ouest canadien) en France, Gervais Bisson, discret lorsqu'il s'agit d'avancer un prix de vente, préfère plutôt parler de qualité.«Au Consortium Bison Plus, nous avons produit un cahier de charges sur la façon de nourrir le bison, de l'entretenir et de l'abattre.On ne vend pas simplement un animal, nous offrons plutôt le côté génétique de labête.D'ailleurs, tout notre cheptel est nourri de façon biologique pour assurer un meilleur rendement.» Présent pour une quatrième fois à Paris au Salon de 1 ' Agriculture, Gervais Bisson parle du futur au présent: «D'ici deux ans, notre objectif c'est de doubler notre production et nos exportations en France.En fait, le seul regret que nous ayons cette année, c'est de n'avoir pu amener un mâle pour le montrer à Paris.Avec ses 1000 kilos, il a refusé, pendant plus de deux heures, de monter dans l'avion à Mirabel!» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 13 Vu ses conceptions de la nouvelle génération et ses méthodes de production de pointe, on a plus de raisons que jamais de s'attendre à voir monter encore la popularité de Zetor.ZETOR Une aubaine.MEILLEURE ENCORE! Vérifiez auprès de votre concessionnaire Zetor les caractéristiques de chaque modèle.Il vous parlera d'une aubaine sérieuse.Gamme complète db 23 à 140 hp Financement à partir de 0% Pour information demandez à votre concessionnaire.Zetor compact - 4 roues motrices à diesel Perkins de 23 hp zetor division de Motokov Canada Inc.7600.boulevard Trans-Canada St-Laurent (Québec) H4T1A5 (514) 739-2224 Zetor 7245 de 70 hp à 4 roues motrices Liste de concessionnaires Aima J.B.Mallais Ltée (418) 668-5254 Amos Agritibi R.H.Inc.(819) 732-6296 Barnstown Picken's Farm Equipment Inc.(819) 849-2534 Black Lake G.Cuillemctle & Frère Inc.(418) 423-5500 Champlain Garage Champoux & Frères Inc.(819)295-3225 Courcelles Benoit K.mill.ml Inc.(418) 483-5321 Dunham Équipement Gilles Boucher Inc.(514)295-2636 Laurier Station Les Entreprises Michel Girouard Inc.(418)728-4535 Lorrainville Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 Louiseville Machineries Patrice Ltée (819)228-9494 Montmagny Bossé Machinerie Enr.(418)248-0955 St-Anicet J.R.Caza & Frère Inc.(514) 264-2300 Ste-Hélène-de-Bagot Les Équipements Ste-Hélène Inc.(514)791-2435 St-Janvier Garage Julien Demers Inc.(514)435-1357 Ste-Marguerite Dorchester Équipement Inc.(418)935-3336 Ste-Rose-de-Poularies Machineries Horticoles d'Abitibi Inc.(819)782-5604 Thurso Hector Labelle Équipement Enr.(819) 986-7783 Trois-Pistoles Équipement d'Auteuil Enr.(418) 851-3772 Victoriaville Les Entreprises Michel Girouard Inc.(819)758-9566 Waterloo Picken's Farm Equipment Inc.(514)539-1114 Nouveau-Brunswick St-Antoine St-Antoine Farm Equipment Ltd.(506) 525-2510 St-Isidore G & G Haché & Frères Limitée (506) 358-2203 s $ S 5 s s s s s s s s $ s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s $ COMMERCE INTERNATIONAL Somalie: l'agriculture oubliée Les paysans ne peuvent vendre leurs produits: les gens sont trop pauvres et les routes trop dangereuses.par Marion Urban En Somalie, il n'y a pas que la famine.Il y a aussi des paysans qui produisent de la viande, des céréales, des légumes.Mais ils ne peuvent pas les vendre: les gens sont trop pauvres et les routes trop dangereuses.Ces agriculteurs ne comprennent pas que les 35 organisations d'aide présentes en Somalie n'achètent pas les produits locaux pour nourrir ceux qui n'ont plus rien.«La famine qui s'étale dans les journaux occidentaux ne concerne que 30 % de la population somalienne.Que fait-on des autres, de ceux qui, malgré la guerre, préservent le patrimoine économique?», se plaint l'agronome Mohamed Ware.«Nous avons tous les légumes et les fruits, sans compter les céréales.Pourquoi ne pas se contenter d'importer des aliments que nous ne cultivons pas, comme le riz?Les prix remonteraient, nous pourrions faire des stocks.» La Somalie est pourtant verte et luxuriante à quelques centaines de kilomètres à peine des silhouettes faméliques de la ville-mouroir de Maïdoa.Les cultures de bananes, pamplemousses, mangues, papayes et melons alternent avec le maïs, le sésame et les oignons.Certes, en 1991, la guerre civile y a fait des ravages.Mais l'année suivante, les cultures avaient déjà repris leurs droits.Même là où les combats n'ont pas cessé, à l'ouest, dans la région de Baïoda, les agriculteurs n'ont toujours pas baissé les bras.Dans cette zone de savane, ils ont pu mettre en terre les semences distribuées par la Croix-Rouge internationale.Hassan Bilal, un cultivateur «bio» a récolté 300 tonnes de maïs.il le donne aux villageois des environs qui l'utilisent comme semence.La production de ses 42 hectares de bananiers est invendable (même pas 10 cents le kilo à Mogadiscio alors que lekjlode sucre vaut plus d'un dollar): Marion Urban est journaliste pour SYFIA.il la donne à ses employés.Avec la guerre, Hassan Bilal a perdu tous ses débouchés à l'exportation et le marché local ne peut rien lui acheter.L'entraide est devenue la règle: les riches prêtent ou louent leurs tracteurs.Mais le découragement gagne du terrain et on sous-exploite les terres.Pendant ce temps, la plupart des organismes d'aide internationale préfèrent s'approvisionner auprès de la Croix-Rouge ou du Programme alimentaire mondial, craignant de ne pouvoir assurer le transport des denrées et de subir la pression des clans rivaux désireux de s'assurer le marché.¦ achei™ 7hÊO fURGEON CENTRE DE DISTRIBUTION 575, rue Marais, Vanier (Québec) G1M 2Y2 Tél.: (418) 6S3-29S2 Fax: (418) 687-3172 ÉQUIPEMENT INC.Promotion du 23 août au 30 novembre 1993 chez tous les marchands participants.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 15 POLITIQUE LES NOUVELLES CHARRUES KONGSKILDE CONÇUES ICI POUR LES FERMES D'ICI Les ministres de l'Agriculture s'attaquent à la tripartite Les jours du programme tripartite de stabilisation du revenu sont comptés.Dès la fin 1993, le programme canadien applicable au secteur bovin pourrait bien être la première victime.par Hugh Maynard Lors de leur réunion annuelle, en juillet dernier, à Charlottetown, les ministres de l'Agriculture du Canada ont entériné les recommandations de la Canadian Cattlemen's Association (CCA) qui souhaite l'abolition du programme de stabilisation du revenu.En effet, elle craint que les Etats-Unis ne s'en servent bientôt comme prétexte pour bloquer les exportations de bœuf canadien en imposant desdroits compensatoires.De plus, le Manitoba, la Sasketchewan et l'Alberta, trois provinces qui dépendent fortement de leurs exportations agroalimentaires vers les États-Unis, réclament le même type de modifications pour le secteur du porc.La fin du programme national de stabilisation du revenu pour les éleveurs de bœuf, en décembre 1993, est toutefois conditionnelle à l'instauration, dès 1994, d'un programme de substitution.Les ministres de l'Agriculture du Canada devraient prendre connaissance cet automne des détails de ce nouveau contrat social.Toutefois, le remplacement de ce filet de sécurité pour les éleveurs risque de n'être qu'un ballon d'essai pour 1 ' implantation de la nouvelle Politique de protection globale du revenu agricole suggérée par le ministre fédéral de l'Agriculture, Charles Mayer.Selon lui, il importe de modifier les programmes d'aide aux fermiers pour les rendre acceptables aux yeux du GATT.Selon cette approche, tous les revenus de la ferme doivent entrer dans le calcul des allocations, qu'ils proviennent de la valeur ajoutée, de la production comme telle ou de la vente directe de produits au consommateur.Cette nouvelle méthode de calcul ferait en sorte qu'un producteur laitier disposant de revenus de la culture du maïs, par exemple, ne recevrait pas nécessairement la même aide que celui qui cultive le maïs et la fève soya.Peut-être même ne recevrait-il rien du tout.L'aide financière de chacun serait déterminée selon le revenu global provenant de la vente de tous les produits, et non plus d'un seul.Une entente conditionnelle L'accord unanime des dix ministres provinciaux autour de cette approche globale du calcul des revenus agricoles n'a pu se faire qu'en témoignant d'une certaine flexibilité Hugh Maynard est rédacteur en chef du Quebec Farmers' Advócate.NOUVEAU - charrue variable - conduite hydraulique - versoirs XL grand dégagement PERFORMANCE Les charrues Kongskilde fonctionnent dans toutes sortes de conditions.La largeur de la raie s'ajuste facilement entre 1 2 et 20 pouces; les coutres et le dégagement en font de même pour accommoder les résidus.FACILE À TIRER Le dessein des versoirs facilite le travail et permet à la charrue Kongskilde de tirer un versoir de plus avec un même tracteur.PÉNÈTRE DANS LES SOLS DURS La conception avancée de la pointe et du couteau procure une pénétration facile dans les conditions de sols difficiles.00 KONGSKILDE ^AG-PRO, 354, Raygo, La Présentation (Québec) JOH 1 B0 Tél.: (514) 796-2633 • Fax: (514) 796-2635 Agent KONGSKILDE 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 L'abolition de la tripartite dans le boeuf est conditionnelle à l'instauration, dès 1994, d'un programme de substitution.devant les sempiternelles perspectives régionales.Les divers programmes provinciaux et l'incapacité des provinces de payer sur une base uniforme ont toujours été, dans le passé, la pierre d'achoppement à la mise en place d'un programme national d'aide aux producteurs agricoles canadiens.Ainsi, le principe selon lequel les régions pourraient adopter leurs propres programmes de sécurité du revenu, tout en maintenant leurs contributions au système fédéral, assurerait la conclusion d'une entente assez rapidement.De cette façon, la province de Québec pourrait continuer de majorer l'allocation minimale par son propre programme de stabilisation pour le bœuf basé selon la formule actuelle des coûts de production.Toutefois, Québec devrait respecter certaines balises pour «éviter une distorsion du marché».Si on en croit le ministre de 1 ' Agriculture du Québec, Y von Picotte, aussi longtemps que les régions respecteront les normes et qu'elles ne créeront pas de compétiton injustifiée entre les provinces, le programme canadien s'ajustera aux besoins régionaux.De plus, pour les provinces qui ne se sentent pas prêtes à adopter le Compte de stabilisation du revenu net (CSRN), les formes d'aide actuelles pourront continuer.Diane Vincent, sous-ministre adjointe aux affaires économiques du M APAQ, soulignait, à Charlottetown, que l'approche globale propose certes une solution à long terme.Par contre, disait-elle, le Québec pourrait difficilement fonctionner avec un seul programme: «Nous ne sommes pas prêts à adopter un programme unique de protection des revenus agricoles.Nous prévoyons autre chose pour les producteurs qui ne veulent pas adhérer au CSRN.» Finalement, elle soulignait aussi la nécessité pour le ministère d'examiner de quelle façon pourraient s'intégrer les programmes de stabilisation du revenu québécois dans le cadre d'une politique globale et comment une telle transition pourrait s'effectuer.Il y a fort à parier que ces modifications aux programmes de soutien agricoles figureront à l'ordre du jour des prochaines discussions entre l'UPA et Agriculture Canada.¦ Cesi pas pour rien pue le Honda est plus léger que ses concurrents.Plus léger, mais certainement pas un poids plume.En vérité, la technologie Honda permet au FOURTRAX 300 4 X 4 d'avoir un avantage de poids de plus de 75 lb et le meilleur ratio poids/puissance de sa catégorie.Avec toute la puissance nécessaire pour les dures journées de travail, et l'agilité et la maniabilité pour s'amuser le week-end.Ajoutez à cela la fiabilité légendaire de Honda, et le nouveau FOURTRAX 300 vous donnera plusieurs ^HOItfDA kilomètres d'avance.Je pars avec toi.m SEMENCE DE MAIS \ oe marque «&) PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.OMarque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario) N7M 5L1.©1993, PHII $$$$$$$$$$$$$$;$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ COURRIER DU GESTIONNAIRE Difficile de morceler une terre Si l'acheteur n'est pas occupé principalement en agriculture, il y a peu de chances que la Commission de protection du territoire agricole autorise la vente.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard ZONAGE AGRICOLE Q.: Je possède une ferme de 108 arpents en bloc.Je veux vendre un lot de 36 arpents sur lequel se trouve la maison et les bâtiments.Puis-je réaliser cette vente tout en gardant la maison?R.I Pour réaliser une telle transaction, vous devez obtenir une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).Il s'agit de morceler le lot de 36 arpents du reste de la terre.Or le morcellement ne doit pas avoir d'impact négatif sur le territoire agricole, c'est-à-dire qu'il ne doit pas créer d'entreprises non viables.Et la municipalité, la MRC et le syndicat de base de 1 ' UPA peu vent intervenir dans tous les cas.Si l'acheteur de la parcelle est un agriculteur qui possède déjà une entreprise agricole, et que l'ajout de cette terre contribue à améliorer son entreprise, les chances d'obtenir une autorisation sont bonnes.En autant que la viabilité économique de l'entreprise résiduelle (72 arpents) ne soit pas menacée.Cependant, si l'acheteur n'est pas occupé principalement en agriculture ou s'il veut acheter un bout de terre dans le but de l'exploiter à temps partiel, il y a peu de chances que la CPTAQ autorise la vente.Quant à la maison, il s'agit de lotir la résidence avec un terrain convenable.Dans ce cas, il faut une autorisation de la CPTAQ seulement si la maison a été construite après l'entrée en vigueur de la Loi de protection du territoire agricole, en novembre 1978.Si votre terre est en zone exclusive, vous devrez démontrer à la CPTAQ qu'il n'existe pas d'autres emplacements dans la municipalité ou vous pourriez établir votre résidence.Pour toute demande d'autorisation à la CPTAQ, il vaut mieux se faire assister par un agronome-conseil en matière de zonage agricole.DES SUBVENTIONS POUR LA CREATION D'EMPLOIS Q.! Est-il vrai que le gouvernement fédéral offre aux P.M.E.de payer les cotisations patronales d'assurance-chômage pour les nouveaux employés?R.I Oui.Il s'agit du Programme d'allégement des primes d'assurance-chômage pour créer des emplois supplémentaires.Ce programme d'un an réduit le coût de l'embauche des nouveaux employés pour les petites entreprises.Le gouvernement prend en charge la différence des cotisations patronales d'assurance-chômage de l'entreprise entre 1993 et 1992, à concurrence d'un montant maximal.L'entreprise n'aura donc pas à payer plus en 1993 qu'en 1992.Les cotisations des employés ne sont pas touchées par ce programme.Les économies d'argent peuvent être assez importantes pour l'employeur.Par exemple, si vous avez embauché un nouvel employé cette année au salaire de 25 000 $, l'économie sera de 1050 $.Une entreprise peut bénéficier de l'allégement de plusieurs façons.D'abord, elle peut payer la totalité de ses cotisations patronales d'assurance-chômage en 1993 et recevoir un remboursement au début de 1994.Il s'agit de se procurer un formulaire à Revenu Canada et de l'expédier avec votre rapport d'impôt.L'entreprise peut aussi payer ses cotisations patronales en 1993 jusqu'à ce qu'elles soient égales au montant payé en 1992.A ce moment-là, l'entreprise peut cesser de verser ses cotisations patronales.Enfin, l'entreprise peut bénéficier d'une partie de l'allégement à l'occasion de chaque versement en payant ses cotisations patronales de la période de versement correspondante en 1992.Toutefois, comme l'année est déjà pas mal avancée, la méthode du remboursement par la voie du rapport d'impôt semble la plus appropriée.ANIMAUX DE REMPLACEMENT Q.: Est-il plus avantageux d'acheter ses vaches de remplacement ou de les élever?R.I Au Québec, la plupart des producteurs laitiers produisent leurs sujets de remplacement.Pourtant, d'un point de vue strictement économique, les résultats seront pratiquement les mêmes, qu'on élève ses animaux ou qu'on les achète à l'extérieur.En effet, le coût de production d'une taure prête au vêlage est sensiblement égal au prix moyen d'achat d'une bonne taure sur le marché (autour de 1200 $).Cependant, si vous êtes obligé d'acheter des fourrages chaque année ou encore si votre étable est trop petite, il peut être avantageux pour vous d'acheter vos animaux de remplacement.Mais il ne faut pas oublier que l'introduction d'animaux de l'extérieur augmente les risques de contamination.¦ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.Vous avez des questions concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: COURRIER DU GESTIONNAIRE Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mtl.: 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 19 Un seul mouton peut-il produire autant?Si c'était vrai, on vous en parlerait.Pour tout savoir, rumeurs ou réalités, sur les dessous de votre environnement.Agronomie, élevage.Faune, flore.Pêches et forêts.Des dossiers d'actualité, des reportages scientifiques.Voyez la face cachée des choses.Prenez le pouls de la terre.Deux émissions, essentiellement pour vous, maintenant réalisées à Québec: LA SEMAINE VERTE D'UN SOLEIL À L'AUTRE Avec Yvon Leblanc Avec Hélène Raymond Dimanche à 12 h 05* Du lundi au vendredi à 18 h 40* A la télé de la SRC Reprise le lendemain à 5 h 40* À la radio de la SRC 'Diffusion une heure plus tard dans les Maritimes.«if»» SRC Radio et télévision PORTRAIT «Pour progresser, ça prend des passionnés!» Louis-Joseph Jean assure depuis janvier la présidence de l'Association Holstein du Québec.Et il aime ça! par Aubert Tremblay Le président de la section Québec de l'Association Holstein, Louis-Joseph Jean, est un grand voyageur devant l'Éternel.Normal, me direz-vous: il habite Chicoutimi! «L'éloignement, avoue-t-il lui-même, je le vis.Aux réunions, j'ai toujours 200 kilomètres de différence avec les autres.» D'autant plus que, pour reprendre son expression, le Sague-nay-Lac-Saint-Jean, ce n'est pas particulièrement le «château fort» de la Holstein! Mais les voyages du volubile Louis-Joseph ne se limitent pas à des réunions ici et là dans la province.En tant que représentant des éleveurs Holstein du Québec, il a visité le Brésil, le Venezuela, la France, le Portugal, même Taïwan.Pas des voyages techniques, non.Bien mieux: des voyages diplomatiques.Sa fonction, bien sûr, touche plus les relations humaines et la promotion que la technologie et les lourdes négociations.Ce qui ne gâche rien.Bien sûr, notre président revient de ses voyages avec des impressions plein la tête.Le Brésil, par exemple, l'a beaucoup impressionné par son climat exceptionnel.Il paraît que là-bas, certains producteurs font huit coupes de luzerne par année et deux récoltes de maïs! «La meilleure génétique au monde» Mais l'impression que Louis-Joseph Jean retire le plus souvent de ses voyages, semble-t-il, c'est la fierté.Il répète à qui veut l'entendre que la génétique Holstein canadienne est la meilleure au monde.Discours de promoteur?Peut-être.Mais à l'exposition de Sao Paulo, au Brésil, la Auberl Tremblay esl journaliste.Même s'il s'occupe beaucoup de haute génétique, Louis-Joseph Jean se définit comme un «éleveur modéré».grande championne était issue de la génétique canadienne, assure-t-il.Et ce n'est pas par hasard, selon lui, que son association a réussi à garder le nombre de ses membres assez stable, autour de 6000, alors que le nombre de fermes, lui, décroît sans cesse.À quoi attribue-t-il ce succès?À la solidarité.«En France, ils s'éparpillent trop, opine Louis-Joseph Jean.Si les éleveurs canadiens sont aussi forts, c'est qu'ils se sont concentrés sur une race et qu'ils l'ont développée.» Ils ont aussi mis en commun leurs efforts de sélection.La création du Centre d'insémination artificielle de Saint-Hyacinthe a été, selon lui, «le meilleur coup que le gouvernement a pu faire».«Si on avait eu quatre ou cinq centres, continue-t-il, on aurait été moins efficace.» C'est pour cette raison que Louis-Joseph Jean s'inquiète un peu de l'actuelle mode de la saillie naturelle.Il est bien conscient qu'on entend de plus en plus parler de producteurs qui, pour diminuer leurs frais, recommencent à utiliser un taureau.«C'est un recul génétique, prévient-il.Ça fait diminuer le nombre d'éleveurs parti- cipant à la sélection.» Mais il se fait vite plus rassurant: «On ne peut pas dire, actuellement, que c'est une menace.sérieuse.Ceux qui ont des taureaux, ce ne sont pas des sélectionneurs.Par contre, on aurait aussi besoin d'eux.L'élevage, c'est un tout.» S'il faut quand même prendre ce début de menace au sérieux, à son avis, c'est qu'elle risque d'affecter la base de ce qui a fait la renommée du Canada en matière génétique.«Notre développement s'est fait sur trois piliers, rappelle Louis-Joseph Jean: le CIAQ, le PATLQ et l'enregistrement.Si tu entres des taureaux dans les étables, le premier pilier s'affaiblit.Et si les grosses fermes commencent à faire leur propre contrôle, ce sont les deux autres piliers qui tombent.» C'est un peu pour ça, aussi, qu'il croit tellement à la ferme familiale.«C'est ce qui a fait la force du Québec, affirme-t-il.Ça prend un groupe d'éleveurs spécialisés dans le développement de la génétique.Or, pour bien le faire, ça prend une ferme de grosseur moyenne.» 11 ne croit pas, non plus, que les fermes d'ici vont se séparer en deux groupes: les grosses LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20a productrices de lait, et les petites productrices de génétique.Pas plus qu'il ne croit que le Québec se spécialisera dans la génétique.Même s'il avoue que la province est un peu le berceau de la génétique nord-américaine, il garde à l'esprit que «le principal revenu c'est toujours la production laitière».Et il est convaincu qu'il sera toujours plus rentable «d'avoirdix éleveurs québécois plutôt qu'une seule grosse ferme avec dix employés mexicains».Pour garder notre longueurd'avance en matière de génétique, prévient-il toutefois, il ne faudrait pas commettre l'erreur de fermer nos frontières à l'importation d'embryons ou d'animaux.Car c'est plutôt en combinant les gènes qu'on peut s'assurer de produire des championnes encore longtemps.«J'ai toujours dit aux éleveurs du Québec: je ne vous en voudrai pas si vous allez chercher de la meilleure génétique ailleurs, rappelle-t-il.Mais je vous en voudrais si vous alliez acheter des taureaux qui ont une génétique que vous pourriez avoir au Québec.» Des menaces internes Il n'y a pas que les menaces étrangères.Il y a aussi celles d'ici.La mode anti-gras, par exemple.Notre président ne croit-il pas que la Holstein risque de perdre du poil de la bête dans cette bataille pour un marché écrémé?«Non, répond-il sans hésiter.Avec le volume d'élevage qu'on a, on est capable de freiner ce phénomène-là.Le grand nombre de taureaux va permettre de corriger le tir assez rapidement.» Mais encore, il y a aussi l'autre menace interne, plus embarassante à ses yeux, semble-t-il: celle des lourdeurs administratives.«C'est le raffinement de la politique laitière canadienne qui a fait que l'industrie ne s'est pas modernisée aussi vite qu'elle aurait dû, avance-t-il.C'est paradoxal de voir qu'on n'a toujours pas trouvé le moyen de faire de l'argent en produisant moins de gras ! » Avec toute l'énergie que ça a pris pour en produire plus.Dire que le petit lait, autrefois, on le jetait! Et puis, Louis-Joseph croit aussi que le Québec a encore du travail à faire pour assurer sa place dans la grande famille de Holstein Canada.Il avoue toutefois qu'un bon bout a déjà été fait: «On commence à avoir le tour.» Une autre menace interne qui le préoccupe, c'est celle qui plane sur sa région.«Actuellement, on achète moins de quotas qu'on en vend, constate-t-il.Ça m'inquiète.» Il croit que la raison principale c'est le prix du quota, mais il voit mal pourquoi ce problème affecte plus particulièrement le Saguenay-Lac-Saint-Jean.Dans son rang, il y a déjà eu 35 producteurs.Il n'y en a plus que deux.Heureusement, ils produisent encore, semble-t-il, la même quantité de lait que les 35 d'antan.Il se console d'ailleurs en soulignant que la diminution n'est pas énorme, et qu'elle a commencé il y a à peine deux ans.Malgré qu'il s'occupe du commer- ce international d'animaux et d'embryons, Louis-Joseph Jean n'est pas lui-même un producteur de très haute génétique.Il se définit plutôt comme un éleveur «modéré».Sa ferme de 175 hectares fait vivre un troupeau de 90 têtes, tout au foin sec et à la moulée.La moyenne de production est de 8000 kilos et la MCR de 173-176-176.Pendant 15 ans, Louis-Joseph Jean a produit du foin pour les chevaux de la piste de course de Jonquière, fermée dernièrement.C'était beaucoup de travail, mais le revenu d'appoint était intéressant.D'autant plus que ça permettait d'étaler les coupes: les chevaux ont besoin d'un foin plus mûr, avec plus de fibres, que les vaches.Aujourd'hui, Louis-Joseph Jean a converti quelques terres en champs de grains et il continue à vendre un peu de foin sur le marché local.Il aime bien le travail qu'il fait à la présidence de la section Québec de l'Association Holstein depuis janvier dernier.À cause des membres, surtout.«C'est très agréable, explique-t-il, d'être à la tête d'un groupe de gens ambitieux et passionnés comme ceux-là, qui travaillent de façon incalculable avec leurs bêtes.» Il aime bien dire que ce sont eux qui ont tiré la charette de l'élevage Holstein.Et, depuis les neuf ans qu'il siège au conseil d'administration de son association, il a eu le temps de constater que les éleveurs ne sont pas poussés uniquement par des motivations économiques, mais aussi par la fierté.«Aucun domaine ne peut se développer, conclut-il, sans des gens passionnés!» ¦ Consultez votre vétérinaire PROTEL Micotil® est une marque déposée de Eli Lilly and Company.ProvelMD Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.CCPP 20b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 vmwmPHosA LPOMON/I L.HARDJO VRSB nous avons mis au point un vaccin à 10 antigènes à large spectre pour maîtriser les affections respiratoires et reproductives chez les bovins laitiers.Sentry"c9/Somnugen"c offre plus de composantes reproductives et respiratoires que tout autre vaccin présentement sur le marché.Sentry 9/Somnugen favorise la protection des animaux en santé contre l'IBR, le DVB, le Pl3, le VSRB, cinq (5) souches de Lepto, plus le virus Haemophilus somnus.Tout cela dans un seul vaccin.Sentry 9/Somnugen peut être administré en toute sécurité à tous les types de bovins laitiers et de boucherie, y compris les vaches gravides et les veaux.Consultez votre vétérinaire en vue d'inclure Sentry 9/Somnugen dans le plan de vaccination de votre troupeau.Boehringer Ingelheim Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd./Ltée Burlington, Ontario La recherche avant tout COMMERCIALISATION Le secteur laitier québécois subit de fortes pressions À première vue, on s'inquiète des négociations multilatérales.Mais les pressions internes sont autant, sinon plus, alarmantes.par Daniel-M.Gouin Le secteur laitierquébécois traverse depuis quelques années une forte zone de turbulences.Ces turbulences sont provoquées par des pressions autant externes qu'internes.A terme, elles risquent de lui faire perdre sa stabilité et même de remettre en question l'ensemble de l'équilibre du secteur.Les pressions les plus inquiétantes, à première vue, proviennent des négociations multilatérales en cours.Un élément fondamental du maintien de la gestion de l'offre au Canada est l'Article XI de l'Accord du Gatt.Selon cet article, le contrôle des importations est en général interdit, sauf en ce qui concerne les productions agricoles contingentées, comme les productions laitière et avicole au Canada.Cet article spécifie aussi dans quelles conditions ce contrôle des importations peut s'exercer.Les produits doivent être à un stade prél iminaire de transformation et encore périssables.Ils doivent concurrencer directement le produit frais contingenté.De plus, s'ils étaient importés librement, ils tendraient à rendre sans effet le contingentement du produit frais.Or.un tribunal du GATT a statué que le yogourt et la crème glacée ne répondaient pas à ces quatre conditions, qui doivent d'ailleurs être respectées en même temps.Par conséquent, le libellé actuel de l'Article XI ne protège plus efficacement le secteur laitier canadien des importations en provenance des États-Unis.Qu'en sera-t-il le jour où les États-Unis décideront de contester la validité de cet article pour contrôler l'importation de fromage fondu?On peut déjà présumer Daniel-M.Gouin est chercheur au GREPA et professeur au Département d'économie rurale de i'Université Laval.Dans la situation actuelle de décroissance du marché, un achat de quota permet de maintenir le revenu brut, au détriment d'un revenu net qui ne s'améliore plus.de la réponse, le fromage fondu étant aussi loin, sinon plus, que le yogourt, du produit frais qu'est le lait.Bref, sans renforcement de l'Article XI, le contrôle des importations ne tient pratiquement plus.La gestion de l'offre non plus.Faut-il appuyer pour autant sur le bouton de panique?Probablement pas.En effet, les négociations du GATT traînent en longueur et leur résolution éventuelle n'amènerait pas, de l'avis de plusieurs analystes du secteur, un démantèlement brutal du contrôle des importations ou du Plan national de commercialisation du lait.Des pressions internes Ce qui est tout aussi inquiétant, sinon plus, ce sont les pressions internes qui s'exercent sur le secteur et qui risquent de le déstabiliser.La préoccupation incontournable des dernières années est la baisse rapide de la consommation canadienne de matière grasse laitière.Le quota de mise en marché du Québec a diminué de plus de 13% entre 1988 et 1993.Cette diminution s'est répercutée en grande partie sur les exploitations individuel les, bien qu 'elle affecte aussi les entreprises de transformation laitière.La baisse de la consommation de matière grasse laitière s'est répercutée sur les fabricants de beurre du Québec.De plus, une part croissante du beurre nécessaire pour approvisionner le marché est maintenant obtenue à partir de l'écrémage de produits allégés (lait 2 %, fromages allégés, etc.).Ce double phénomène a entraîné une baisse drastique de la fabrication de beurre à partir de lait entier.Et cette baisse a diminué proportionnellement plus que la baisse du quota global.Au Québec, la production de beurre à partir de lait entier a chuté d'environ 31 000 à 12 000 tonnes entre 1988 et 1992.Pour 1993, on prévoit la fabrication de seulement 6 000 tonnes.Ce phénomène conduit à une restructuration accélérée de l'industrie de la transformation laitière et, en particulier, du secteur coopératif qui, traditionnellement, utilise le lait entier pour la fabrication du beurre.Le Groupe Lactel, par exemple, ne fabrique pratiquement plus de beurre à partir de lait entier.Globalement, cette entreprise a diminué de 40 % sa production, soit une baisse de 230 millions de litres.Ceci dit, il n'est pas 20d LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 surprenant que le Groupe Lactel traverse de grandes difficultés financières.Et alors, dirons-nous, c'est la loi du marché qui s'applique à un groupe qui n'a pas réussi à réorienter sa capacité de production assez rapidement en fonction des besoins.De toute façon, la capacité industrielle restante au Québec est à même de transformer sans problème les quelque 300 millions de litres de lait qui sont encore dirigés chez Lactel.Cependant, il faut se demander quelles seraient les incidences sur les partenaires de cette entreprise.La Fédérée, pour une, a plus de 25 millions de dollars d'actifs investis dans Lactel.La faillite de cette dernière donnerait un coup sérieux au niveau d'équité déjà jugé insuffisant de la Fédérée.Et pour les coopératives régionales, la situation ne serait pas plus reluisante: Purdel et les autres survivraient-elles à un tel coup dur?Pressions sur les quotas Le facteur de production le plus rare au Québec en production laitière étant le quota, c'est bien entendu sur ce marché que se sont répercutées les tensions causées par la baisse de la demande.L'augmentation rapide du prix des quotas qu 'on vient de connaître en est le principal symptôme.Il ne s'agit pas d'une première, le prix du quota ayant déjà augmenté rapidement dans le passé.Mais le problème, c'est que la logique de croissance est modifiée par cette situation.Auparavant, un achat de quota devait conduire à terme à une amélioration du revenu net.Or, dans la situation actuelle de décroissance du marché, un achat de quota permet de maintenir le revenu brut, au détriment d'un revenu net qui ne s'améliore plus.En fait, il est rare de voir une filière prospérer sur un marché en décroissance.Dans un tel contexte, la remise en question du système commence à se manifester.Depuis peu, les ventes de lait au noir sont sévèrement punies et les coupables d'infractions sont pénalisés et leur condamnation largement publicisée.D'autre part, le règlement sur le quota a dû être resserré pour empêcher le détournement du marché centralisé et éviter la coupure de 20 % sur les transferts de quota.Le débat sur la fusion des deux laits, dramatisé par les coupures de quota, va dans le même sens.Et les affrontements récents sur la question du renouvellement des conventions de vente sont issus de la même problématique.Les diverses tentatives régionales faites par des regroupements volontaires de producteurs pour assurer une transformation du lait en région sont du même ordre (la fromagerie de Plaisance, la laiterie de Mont-Laurier, etc.).Enfin, le Regroupement des producteurs agricoles, bien que sans pouvoir, regroupe des dissidents de toutes tendances et remet en question le système en place.Ces divers éléments, qui peuvent sembler disparates, sont tout de même symptomatiques des pressions internes que subit le système et ils pourraient mener à terme à son éclatement.Sans prédire l'effet final de l'ensemble des pressions qui s'exercent sur la stabilité et la pérennité du système, une seule solution demeure valable dans tous les scénarios: travailler encore plus à améliorer la productivité afin de réduire les coûts de production.C'est la seule façon de se préparer à la sortie incertaine de la zone de turbulences.¦ PIONEER HI-BRED LIMITÉE VOUS donne une amélioratio de 46 % de la stabilité aérobiqi (durée utile)* Vous savez déjà que l'utilisation des semences de maïs de marque Pioneer® vous procure plus de tonnes de maïs humide de qualité.Mais nos inoculants font aussi toute une différence.Différent & meilleur Plus de recherche, plus d'efficacité des souches de bactéries, plus de tests, plus de choix de formulation.Les tests ont prouvé que l'inoculation à l'aide du 1189 améliore de façon significative la valeur nutritive de l'ensilage.Utilisez les inoculants qui ont subi le plus de tests.Les véritables inoculants pour mais humide de marque S1LA-BAC®.* Moyenne de six épreuves effectuées par le Centre de recherche de Micro-génétique, Durant, Iowa.Composez le 1-800-265-9435 pour de plus amples renseignements.®, MS Marque de commerce et marque de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham, Ontario.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.© 1993, PHII LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20e COURRIER DU VETERINAIRE Comment se débarrasser des verrues sur les trayons Comme elles sont contagieuses, il vaut mieux les geler à l'azote liquide que les couper.par Gilles Rivard LES VERRUES SUR LES TRAYONS Q.! Plusieurs vaches de notre troupeau ont de petites verrues autour de l'orifice du trayon.Ces verrues rendent délicat le lavage des trayons et saignent parfois lors de la traite, ce qui la rend plus longue et difficile.Peut-on se débarrasser de ce problème?R.I Les verrues qui se développent à l'orifice des trayons nuisent considérablement à l'éjection du lait.Si elles se développent sur le côté des trayons, elles favorisent les entrées d'air dans le système de traite.Causées par des virus, ces petites tumeurs, ou papillomes, sont contagieuses.Sur les trayons, elles peuvent être transmises par les mains des trayeurs, par les manchons-trayeurs, par le bain de trayons ou encore par Jes mouches.Afin de prévenir la contagion, il faut prendre certaines précautions: traire les vaches infectées après les vaches saines, ne jamais toucher ces verrues avec les mains, utiliser des serviettes de papier individuelles et appliquer un bain de trayons en pulvérisateur.Bien que la papillomatose soit une maladie qui se limite elle-même, c'est-à-dire qu'elle a une durée limitée, il est parfois nécessaire d'intervenir afin de faciliter la traite des animaux atteints.L'application d'huile d'olive ou d'huile de castor facilitera la traite et évitera les arrachements et les hémorragies.Ces tumeurs peuvent être excisées facilement.Cependant, le sang contenant les virus peut contaminer d'autres trayons.Il vaut mieux faire appel à votre médecin vétérinaire qui gèlera les verrues à l'a/ote liquide plutôt que de les couper.Gilles Rivard.médecin vélérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ, à Rock Forest.Les verrues qui se développent sur les trayons nuisent considérablement à la traite.L'ACIDOSE CHEZ LA VACHE Q.! Au cours de la dernière année, nousavons noté plusieursproblèmes de santé chez nos vaches.A quelques reprises, notre médecin vétérinaire a utilisé le nom d'acidose pour décrire des problèmes pourtant très différents.Qu'en est-il au juste?Quels sont les principaux problèmes causés par cet état?R.I Les médecins vétérinaires utilisent le mot «acidose» pour décrire la cause de plusieurs conditions pathologiques chez la vache.Ces problèmes varient beaucoup, allant d'une ingestion aiguë (surcharge du rumen) à une inflammation interne des onglons connue sous le nom de fourbure, ou laminite.Au fait, l'acidose résulte d'un déséquilibre entre les acides et les bases de l'organisme.L'acidose se produit à la suite de l'ingestion en peu de temps d'une grande quantité de grains ou de concentrés, par exemple lorsqu'un animal se détache et accède aux stocks de grains ou de moulée.Elle peut aussi se produire suite à une alimentation continue avec une ration riche en grains (plus de concentrés que de fourrages) sur une longue période de temps.Les différentes conditions pathologiques dues à l'acidose sont le ballonnement aigu, l'indigestion, les ulcères et les déplacements de la caillette, la torsion de l'intestin, les abcès au foie et la rupture de la veine cave, qui peut causer des mortalités subites.L'acidose peut aussi occasionner des baisses de gras du lait et des conditions pathologiques complexes, comme la fourbure aiguë.L'acidose chronique, due à une légère augmentation des acides gras volatils dans le rumen, cause d'autres 201 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 problèmes de santé tels la fourbure, ou laminite chronique, des désordres de la caillette, de l'acétonémie et des abcès chroniques au foie.Tous ces problèmes peuvent généralement être prévenus par une alimentation balancée (fourrages-concentrés) et par une régie de l'alimentation adaptée àchaquegroupe de vaches dans le troupeau.Par exemple, la vache tarie doit être préparée à la ration qu'elle recevra en lactation.Trois semaines avant le vêlage, on doit lui fournir des concentrés en augmentant la quantité graduellement sans jamais dépasser 1 % de son poids.Après la mise bas, on augmentera les quantités de concentrés graduellement d'environ 2 kilos par semaine.Il faut aussi considérer la qualité du fourrage, sa longueur, son contenu en fibres.Les grains doivent être offerts immédiatement après les fourrages, en plusieurs repas par jour.Comme il est très long et difficile de corriger ces problèmes, il faut plutôt mettre les efforts sur leur prévention.TEMPS DE TRAITE Q.: Nous avons constaté que, depuis quelques années, le temps de traite de nos vaches a augmenté, malgré l'amélioration de notre équipement et de nos méthodes.Est-ce normal?R.! L'allongement de la durée de la traite est une conséquence logique de l'amélioration de la productivité laitière des troupeaux.Alors que la moyenne de production dans un bon troupeau était d'environ 6 à 7 000 kilos, il y a quelques années, elle peut atteindre aujourd'hui 9 ou 10 000 kilos pour le même troupeau.Le temps de traite, qui pouvait être de 3 à 5 minutes par vache, est aujourd'hui plus près de 7 minutes.En effet, il faut plus de temps pour faire passer 20 kilos de lait plutôt que 10 kilos par une ouverture (sphincter des trayons) de même diamètre (voir le tableau).Cependant, il faut tout faire pour ne pas rallonger indûment la traite.Afin d'améliorer ou de maintenir son efficacité, il conviendrait d'observer quelques consignes: • effectuer la traite dans une ambiance Temps de traite selon la quantité de lait produit Lait produit par traite (kilos) Temps moyen pour extraire ce lait (minutes) 6,8 5,4 11,3 6,6 17,0 8,1 27,7 9,6 Source: Graeme Mein, Université du Wisconsin calme, sans dérangement ni bruits inhabituels; • laver et masser le pis des vaches avant la traite en utilisant des serviettes de papier individuelles trempées dans une solution d'eau chaude (50°C) et un désinfectant; • assécher les trayons avec une serviette propre et sèche (individuelle); • installer correctement les man-chons-trayeurs sur les trayons une minute après le début du massage; • Corriger au besoin la position des manchons-trayeurs pour prévenir les entrées d'air; • détacher les manchons dès qu'il ne vient plus de lait.¦ 85 kg de plus de lait par tonne de mais humide VOUS donne servie Vous savez déjà que l'utilisation des semences de mais de marque Pioneer® vous procure plus de tonnes de mais humide de qualité.Mais nos inoculants font aussi toute une différence.Différent & meilleur Plus de recherche, plus d'efficacité des souches de bactéries, plus de tests, plus de choix de formulation.Les tests ont prouvé que l'inoculation à l'aide du 1189 améliore de façon significative la valeur nutritive de l'ensilage.Utilisez les inoculants qui ont subi le plus de tests.Les véritables inoculants pour mais humide de marque SILA-BAC®.•Données extrapolées à partir de la moyenne de deux épreuves de bovins de boucherie en utilisant le facteur de conversion établi dan l'industrie qui équivaut un kilogramme de gain d'un bouvillon à huit kilogrammes de lait d'une vache laitière.Composez le 1-800-265-9435 pour de plus amples renseignements.PIONEER, w -m Pioneer.gin The Wê\ Quality Mgn Forage Source., PIONEER HI-BRED LIMITEE ®, MS Marque de commerce et marque de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham, Ontario.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.© 1993, PHII LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 20g • À chaque saison, sa raison En tant qu'éleveur de bovins laitiers, vous reconnaissez certainement la nécessité d'une maîtrise efficace des parasites.Les larves des vers peuvent survivre à l'hiver soit dans le pâturage soit à l'état latent chez les bovins pour resurgir au printemps.Il est important d'administrer à certains moments opportuns un traitement saisonnier contre les parasites infectant vos génisses.Ainsi, une administration de la solution à verser IVOMEC (ivermectin) au printemps et une autre au milieu de l'été contribuent à détruire les endoparasites provenant du pâturage.1 Un traitement lors de la rentrée à l'étable à l'automne permet d'éliminer les vers et agit en plus contre les hypodermes, les poux suceurs et les poux broyeurs ainsi que les mites de la gale (sarcoptique et chorioptique).Le traitement avec la solution à verser IVOMEC constitue un moyen facile de débarrasser vos animaux des parasites internes et externes et de réduire la contamination du pâturage.Les génisses protégées contre les effets nuisibles des parasites ont plus de chance d'atteindre leur plein potentiel génétique.1.La période de retrait du lait n'a pas encore été établie.Par conséquent, ne pas administrer aux génisses et aux vaches laitières en âge de se reproduire.Solution à verser La NORME D'EXCELLENCE pour la maîtrise des parasites.LASANTE ANIMALE IVM0-3-0S1-JA-F ©Marque déposée de Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, N.J., É.-U./ Merck Frosst Canada Inc., ni © Copyright Merck & Co.Inc., 1993.Whitehouse Station, N.J., É.-U.MERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland.Québec En général, ce sont les hommes qui sont beaucoup plus présents que leur femme auprès des animaux et aux champs.Beaucoup moins impliquées que leur mari Les femmes demeurent presqu'exclusivement attachées au travail clérical.par Michel Morisset et Thérèse Hamel Malgré les débats de la dernière décennie, quand les femmes travaillent en agriculture, elles occupent encore en moyenne une place minoritaire par rapport à leur conjoint ou associé.En fait, elles sont peu présentes au champ et auprès des animaux, deux domaines qui requièrent une grande quantité de travail.Plusieurs porte-parole ont cru qu'elles pouvaient compenser cette absence Michel Morisset est directeur du GREPA, à l'Université Laval, cl Thérèse Hamel est prolesseure-chercheurc au Département de politiques et administration scolaires de la Faculté d'éducation de l'Université Laval.relative en se consacrant aux tâches reliées à la gestion de l'exploitation.Or, de ce côté, on observe qu'elles passent beaucoup plus de temps aux tâches comptables qu'à la gestion proprement dite de l'exploitation.C'est du moins ce qui ressort d'une recherche effectuée par le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) et menée grâce à l'appui de la Direction des services aux agricultrices du MAPAQ.Cette étude visait à définir ce que les femmes font réellement dans les exploitations du Québec, quelles tâches elles privilégient, où elles se sentent le plus utiles et comment elles partagent le travail avec leur conjoint ou associé.Au total, 900 femmes vivant dans des exploitations agricoles et recensées au fichier du MAPAQ ont répondu à un questionnaire sur leurs activités.Le travail accompli par les femmes, en heures et en minutes, étant dif- ficilement quantifiable, le Grepa a plutôt choisi de demander qui jouait le rôle le plus important entre nos répondanteset leur conjoint ou associé dans l'exécution de certaines tâches.Leurs réponses donnent donc une mesure relative de leur travail.Les répondantes avaient quatre choix: elle est la seule responsable pour cette tâche, elle est principalement responsable ou, à F inverse, le conjoint ou I.Tâches où la femme se sent le plus utile % TÂCHES DE GESTION 12 PRODUCTION AUX CHAMPS 8 PRODUCTION ANIMALE 22 TÂCHES CLÉRICALES 54 PLUS D'UNE TÂCHE 4 TOTAL 100 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 21 MACHINERIE IDÉALE achète WIC CHE L'acquisition de WIC par MACHINERIE IDEALE, c'est la plus belle chose qui pouvait arriver à la vache.ET C'EST POUR ÇA QU'ELLE RIT! Elle riait déjà, tellement elle était bien soignée avec tous les équipements d'IDÉAL.Mais maintenant, elle rit encore plus.Elle rit parce quelle sait très bien qu'avec IDÉAL comme patron, WIC sera encore meilleure et qu'elle sera littéralement entourée de qualité.Devant, derrière, dessous, sur les côtés.partout! C est une bonne nouvelle pour vous, bien sûr.Mais parlez-en à vos vaches.Et même à vos porcs! Regardez-les bien attentivement Tout le monde a le sourire IDEAL EPANDEURS REMORQUES ET CHARRIOTS MONTE-BALLES MONTÉES D'ÉCUREURS CHAÎNES D'ÉCUREURS FORCE II STALLES, CARCANS ET ENCLOS! STRUCTURES D'ACIER aux lèvres! WIC EPANDEURS HACHE-PAILLE BROYEURS MOULANGEURS NOURRISSEURS SYSTÈMES INFORMATIQUES EVACUAIR SYSTEMES DE MANUTENTION DU FUMIER COMPRESSEURS ^^K^ ^^^fcfc-^ RESERVOIRS -{~ ^\T~-^i TUYAUX /^>^ "\ D'ÉVACUATION Machinerie Idéale Cie Ltée 110 rue Leclaire, CP.360, St-Césaire.Qc, JOL 1T0 Tél.: (514) 469-3133 Fax: (514) 469-3320 Wic inc.Wickham, Qc.JOC ISO Tél.: (819) 398-6822 Fax: (819) 398-5227 TRAVAIL AVEC LES ANIMAUX 60 50 -40 30 -20 10 0 Répondante seulement Répondante principalement I Conjoint principalement Conjoint seulement associé est seul ou principal responsable de cette tâche.Lorsque l'un ou l'autre est seul responsable, la situation est claire.Lorsque les deux se partagent le travail, l'enquête nous indique qui en fait le plus, bien qu'on ne sache pas s'il s'agit d'un rapport de 900 à 100 heures ou de 600 à 400 heures.Telle est la limite de cette mesure.Treize tâches ont étét retenues pour bien couvrir le travail de tous les types d'exploitation (voir les graphiques).Première constatation, deux tâches occupent majoritairement les femmes: la comptabilité et la gestion des salariés.Dans toutes les autres fonctions, ce sont les conjoints ou associés qui travaillent le plus.Évidemment, ça ne signifie pas que les femmes ne passent aucune heure à accomplir ces tâches, mais bien que les conjoints et associés en font plus qu'elles.Le travail avec les animaux, le travail au champ et la récolte sont des activités plutôt manuelles et celles qui nécessitent le plus d'heures de travail.Elles peuvent en effet facilement accaparer 85 % de l'horaire de travail.Or, on voit que la participation des femmes y est très faible.Le travail avec les animaux et encore plus le travail aux champs relèvent d'abord et avant tout des nommes.La croyance populaire veut que les femmes compensent cette absence relative des travaux manuels par la gestion ou la tenue de livres.On retrouve souvent amalgamées sous le vocable «administration» toutes sortes de fonctions qui vont de la tenue de livres et de registres à la prise de décisions.Nous avons séparé les tâches cléricales de la gestion comme telle pour bien faire ressortir la spécificité de chacune des fonctions.L'information recueillie indique que les femmes font la comptabilité et la tenue de livres dans une forte proportion.Plus de la moitié seraient même les seules à s'y consacrer.Il s'agit de leur principale responsabilité.Dans la gestion du troupeau, la gestion des champs et les décisions d'investissement, l'activité principale du conjoint ressort fortement.Dans la gestion financière, cependant, le partage 6or est presque at- 50 -teint.Les fem- 40 -mes demeurent 30-donc presque 20-exclusivement 10 - attachées au 0- travail clérical.Toutefois, "Répondante , » , seulement toutes les taches n'occupant pas le même temps dans une année, elles n'ont pas la même importance relative.D'autres travaux du GREPA ont déjà démontré que le travail avec les animaux et le travail au champ occupent la majeure partie des heures totales de travail, du moins dans les exploitations laitières et porcines.Si on tente d'isoler le travail des femmes, l'étude de Morisset et Ethier (1985) démontrait que le travail féminin dans les exploitations laitières représentait II.Mode de rémunération Rémunérées 43% Mode % • salaire 19 • participation aux profits 16 • investissements 6 • divers 2 Non rémunérées 48% Raison % • revenus trop bas 21 • réinvestissements 15 • autres raisons non financières 10 • divers 2 Ne travaillent pas suffisamment 9% TOTAL 100% en 1984 environ 11 % du travail total.La répartition était très différente selon les tâches: travail auprès des animaux, 13 %; travail aux champs, 6 %; gestion et comptabilité, 30 %.Encore en 1991, le travail des femmes en production laitière représentait 12 % du travail total, dans des proportions variant selon GESTION DU TROUPEAU I Répondante principalement ! Conjoint principalement Conjoint seulement les secteurs d'activités: travail auprès des animaux, 13%; travail aux champs, 6%; administration, 31%.Les femmes ont assurément des affinités qui expliquent en partie le choix du travail qu'elles effectuent.Lorsqu'on leur demande où elles se sentent le plus utiles, ce sont les tâches cléricales qui remportent la palme avec plus de la moitié des répondantes (voir le tableau I).Elles sont suivies par le travail avec les animaux, la gestion et TRAVAIL AUX CHAMPS 60 r Répondante H Répondante M Conjoint Conjoint seulement principalement principalement seulement RÉCOLTE, ENTREPOSAGE ¦ Répondante B Répondante M Conjoint Conjoint seulement principalement principalement seulement LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/SEPTEMBRE 1993 23 n y a que deux tâches où les femmes déclarent une responsabilité majoritaire: la comptabilité et la gestion des salariés.le travail aux champs.La rémunération est une autre question quia fait couler beaucoup d'encre.Près de la moitié des répondantes (43 %) se déclarent rémunérées (voir le tableau II).Certaines le sont par un salaire régulier (19 %), d'autres par une participation aux profits ( 16 %), par des investissements faits à leur nom (6 %) ou encore par une combinaison de moyens (1 %).Il reste toutefois 48 % des femmes qui ne sont pas rémunérées.Pourquoi?D'abord parce que les revenus de l'exploitation ne le permettent pas (21 %), ensuite parce que l'on réinvestit (15 %).Un dixième des répondantes invoquent des raisons non financières.En outre, 9 % des répondantes déclarent qu'elles ne travaillent pas assez dans l'exploitation.¦ GESTION DES CULTURES 60 p 50 -40 -30 -20 -10 -0 90 -75 -60 -45 — 30 -15 - 0 I—¦ REPARTITION DES TACHES EN PÉRIODE DE POINTE Répondante seulement Répondante principalement Conjoint principalement Conjoint seulement Répondante seulement Répondante principalement Conjoint principalement Conjoint seulement SIX NOUVEAUX MODELES DURS a i ouvrage, FACILES à utiliser Moteur diesel refroidi à l'eau avec une réserve de coupe très élevée éliminant pratiquement le besoin de rétrograder.Boîte de vitesse manuelle à 1 6 rapports avec inverseur synchro ou boîte hydrostatique avec une pédale unique pour la marche avant et arrière selon les modèles.Direction assistée sur les modèles MF 1240-1250-1260 avec un volant Prise de force indépendante standard et une autre ventrale offerte en option selon les modèles.MF 1210-17 cv MASSEYFERGUSON MF 1 220-20 cv • MF 1 230-25 cv • MF 1240-25 cv • MF 1 250-30 cv • MF 1 260-35 cv LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 Les Séries MF 3000 / 3100 / 3600 VOUS EN DONNENT PLUS POUR VOTRE ARGENT 1 Boîte de vitesses semi-automatique avec inverseur synchro.Le Dynashift permet de changer de vitesse sous charge sans débrayer Relevage électronique multifonctions bénéficiant de la maîtrise automatique du patinage et i d'un système d'amortissement anti-choc pour transporter les outils portés à grande vitesse.Enclenchement automatique de la traction avant au freinage ou par engagement du blocage du différentiel.Déclenchement automatique au dessus de 14 km/h CHEZ MASSEY-FERGUSON, ON SE PRÉOCCUPE DE VOS BESOINS Ordinateur de bord qui gère 1 7 fonctions dont le contrôle du patinage, le radar, etc.Cabine grand espace la plus insonorisée i^ de l'industrie, moins de 73 décibels.Nouveaux moteurs Quadram dont le régime est abaissé de 10% et la consommation est réduite de 15%.MASSEY-FERGUSON AIMA GDM Enr.AMQUI Garage Thériault & Coulure Inc.BAIE ST-PAUL Les Équlp.Agricoles Gauthier Inc.C0ATIC00K Service Agricole Orner Madore Inc.COURCELLES Benoit Roulllard Inc.GRANBY R.Viens Équipement Inc.HUNTINGDON STE-MARTINE Les Équipements Colpron Inc.LA SARRE Donia Trudel Inc.LAURIER STATION Les Entreprises Michel Girouard Inc.LÉVIS Benoit Bllodeau Inc.^ LOUISEVILLE Machineries Patrice Ltôe MONT-JOLI Garage Paul-Émlle Anctil Liée MONT-LAURIER F.Constantineau & Fils Inc.MONTMAGNY Bossé S Frère Enr.NAPIERVILLE Équipements Prairie Inc.PRINCEVILLE André Rloux Inc.RIVIÈRE DU LOUP Tardif & Frère Inc.ROUGEMONT Équlp.Agri-Mont Inc.SABREVOIS Équipements Guillet Inc.ST-CASIMIR SCAR St-Caslmlr ST-CYPRIEN Garage Alclde Ouellet & Fils Inc.ST-DENIS SUR RICHELIEU Garage Bonin Ltée ST-FÉLICIEN Équipement M.Potvln Inc.ST-GUILLAUME STE BRIGITTE Machinerie C.& H.Inc.ST-HERMAS J.René Lafond Inc.ST-ROCH L'ACHIGAN A.Henri & Fils Inc.ST THOMAS DE JULIETTE Équipements G.Gagnon Inc.STE-ANNE DES PLAINES Les Équipements Yvon Rivard Inc.ST-ANDRÉ DE KAMOURASKA Garage N.Thlboutot Inc.ST-GERVAIS F.Goulet & Fils Inc.ST GEORGES OUEST Aurélien Lessard Inc.ST MARIE DE BEAUCE Faucher & Faucher Inc.STE-JUSTINE DE NEWTON R.Brisebois & Fils Ltée ST-ANDRÉ AVELLIN Garage André Parisien Inc.VARENNES René Riendeau (1986) Inc.VICTORIAVILLE Les Entreprises Michel Girouard Inc.WARWICK Champoux Machineries Inc. FEMMES EN AGRICULTURE Agricultrice.mais femme d'abord! Le fait qu'elles vivent dans une exploitation agricole ne signifie pas que les femmes sont toutes intéressées à l'agriculture.par Michel Morissel et Thérèse Hamel Pour travailler en agriculture, il faut certes s'y intéresser.Cela requiert aussi des compétences résultant d'une formation académique formelle ou de l'expérience acquise dans la ferme des parents, ou encore d'un métier exercé antérieurement.Or, selon une étude effectuée par le Ciroupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA), 60% des femmes en agriculture sont des tilles Michel Morissel est directeur du (ïRHPA, ¡1 IT 'diversité1 ;iv.il.cl Thérèse I lumcl est profcsseUrC chercheure .m Département de politiques cl administration scolaires de la Faculté d'éducation de l'Université Laval.GESTION DES SALARIES Situer l'engagement des femmes sur la ferme permettra de répondre à leurs besoins de formation.Répondante seulement I Répondante principalement I Conjoint principalement Conjoint seulement I.Niveau de scolarité des répondantes et de leur conjoint Niveau de scolarité Repondantes Conjoints % % Primaire 12 22 Secondaire non terminé 24 34 Secondaire terminé 32 24 Collégial non terminé 7 4 Collégial terminé 14 8 Universitaire non terminé 5 2 Universitaire terminé 7 6 Total 100 100 d'agriculteurs, soit une proportion légèrement moindre que celle des conjoints, qui sont fils d'agriculteurs à 83%.Il n'existe probablement aucun autre métier, aucune autre profession où l'ascendance familiale esl aussi déterminante.On remarque cependant que seulement 6 % tics filles d'agriculteurs ont repris l'exploitation de leurs propres parents par rapport à 52 % qui ont repris celle des parents du conjoint.I .es antres (42 %) ont acquis une antre exploitation.La transmission père-l ils demeure donc dominante.En ce qui concerne le niveau de scolarité, les femmes en agriculture sont divisées en trois groupes (voir le tableau I).Un tiers d'entre elles ont décroché avant de terminer le niveau secondaire.Un autre tiers ont obtenu leur diplôme d'études secondaires.Les autres ont poursuivi des éludes supérieures.On observe d'autre part que les répondantes ont une scolarité supérieure à celle de leur conjoint.Plus de la moitié (56 %) d'entre eux MISE EN MARCHE Répondante seulement I Répondante principalement I Conjoint principalement 1 Conjoint seulement 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 Les Tracteurs Landini ENDURANCE, SIMPLICITE, NOMBREUX TALENTS, PERFORMANCE ANNÉES SUR ANNÉES ¦ Chez Landini Tractors, nous cultivons la qualité.Un siècle d'innovations dans le domaine du tracteur standard ou spécialisé aboutit à de robustes performances et à une endurance mariées à une meilleure économie de fonctionnement et une simplicité d'entretien.Landini offre une gamme de tracteurs de 42 à 125 cv, à 2 ou 4 roues motrices, tous propulsés par les fameux moteurs Diesel Perkins, champions en performance et économie de carburant.La recherche de Landini dans le domaine du train moteur a conduit à des transmissions qui absorbent moins d'énergie et réduisent la consommation de carburant tout en offrant 12 ou 24 vitesses avant et 12 arrière.Landini a tenu compte de l'essentiel comme de l'extra pour procurer au chauffeur un maximum de confort et de sécurité : meilleure insonorisation, leviers de contrôle plus à la main, filtration de l'air à l'intérieur de la cabine, système d'air climatisé poussé et surpuissant.Landini a adopté le système anti-corrosion le meilleur et le plus récent pour que métal et peinture gardent leur éclat original pendant des années.Le souci de Landini de fournir aux clients un produit spécialisé et de qualité qui répond à leurs besoins particuliers a permis de garder le niveau des réclamations de garantie bien en dessous des normes de l'industrie.La gamme complète des tracteurs robustes Landini est protégée par une garantie de deux ans avec des options standard ou uniques qui visent un grand choix de besoins spécifiques.LE MODELE ETROIT Spécial pour vignobles, vergers, bleuets, etc.Modèles surbaissés disponibles pour recolles sons les .h lues et les abris pare-soleil.LE MODELE STANDARD Disponible avec capot standard ou capot grande vision tel que présenté 11 dessus MODELE HAUT Spécial pour maraîchers CHENILLE Special pour compaction minime sur sols delicats et stability dans les pentes M Nous invitons les concessionnaires dans le domaine du matériel agricole, intéressés a grossir leurs commerces, à communiquer avec nous.Les personnes qualifiées seront rapidement contactées.S.V.P.Ecrire, téléphoner ou télécopier.Conception d'avenir Landini Tractors, Inc.499 N.W.70th.Ave./Suite 101-H Plantation, FL 33317 USA (305) 321-9711 • Fax (305) 321-9708 «21993 LANDINI 001R2C 0293 COMPTABILITÉ, TENUE DE LIVRES ACHATS ¦ Répondante ¦ Répondante ¦ Conjoint Conjoint ¦ Répondante ¦ Répondante ¦ Conjoint Conjoint seulement principalement principalement seulement seulement principalement principalement seulement n'ont pas terminé leurs études secondaires.Seulement 20 % ont dépassé ce niveau.Si les répondantes ont poursuivi des études plus longtemps, il faut toutefois admettre que très peu, soit 5%, ont étudié en agriculture.En fait, avant de s'installer en agriculture, une vaste majorité (83 %) ont exercé un autre métier dans un domaine occupé majoritairement par des femmes: secrétariat, enseignement, soins aux malades, etc.On peut en déduire que beaucoup de répondantes ne se destinaient pas à l'agriculture, du moins initialement, mais qu'elles s'y sont intéressées à la suite d'un mariage.Maintenant établies en agriculture, 29 % des femmes sont intéressées à poursuivre une formation pertinente.Les autres (71 %) répondent qu'elles sont trop âgées (19 %), qu'elles n'en voient pas l'utilité (18 %), qu'elles considèrent leur connaissance suf- II.Intérêt pour la formation agricole Intérêt oui 29% non 71 % raisons % trop âgées 19 pas d'utilité 18 connaissance suffisante 16 tâches domestiques 13 pas d'Intérêt pour l'agriculture 13 fisante (16 %), que leurs tâches domestiques les accaparent trop (13 %), ou qu'elles ne s'intéressent pas assez à l'agriculture (13 %).Si on leur demande ce qui faciliterait le plus l'accès à la formation, la moitié répondent qu'elles souhaitent voir des cours pertinents dispensés dans leur milieu.Il se dégage de l'analyse du travail et de la formation des répondantes que le fait de vivre dans une exploitation agricole ne signifie pas qu'elles sont toutes intéressées à l'agriculture.Cette situation n'a pas à être déplorée mais devrait orienter le discours et le travail fait avec les femmes vivant dans des exploitations agricoles.Un nombre important participe aux différentes tâches de l'exploitation.Leur intérêt marqué pour la comptabibilité et la gestion financière, par opposition aux tâches manuelles, laisse apparaître une voie d'avenir pour mieux situer leur engagement sur la ferme ou pour parfaire leur formation.¦ DECISIONS D'INVESTISSEMENT 90 -75 -60 -45 -30 -15 -0 Répondante seulement Répondante principalement Conjoint principalement Conjoint seulement 60 -50 -40 -30 -20 -10 0 RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES GESTION FINANCIERE 60 -50 -40 -30 -20 - 10 -I o Répondante seulement I Répondante principalement Conjoint principalement Conjoint seulement Répondante seulement Répondante principalement Conjoint principalement Conjoint seulement 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 FEMMES EN AGRJCULTURE D'où viens-tu bergère?Desneiges Pépin: «J'ai été longtemps considérée par les producteurs comme une petite citadine.Mais avec les années, on a appris à me faire confiance.» Desneiges Pépin a troqué sa toge d'avocate contre une paire de jeans.Aujourd'hui, elle élève 400 brebis.par Sylvie Bouchard Les animaux sont beaucoup plus prévisibles que les humains.Un bélier, ça peut «toquer» quand on a le dos tourné, mais on le sait et on se méfie.Un humain peut être tout sourire en face de toi et te faire un mauvais coup par en arrière sans qu'on s'en doute.» Non, ce n'est pas parce qu'elle n'avait pas de causes à défendre que Desneiges Pépin a choisi de se lancer dans l'élevage ovin en 1985.C'est plutôt parce que, depuis sa tendre enfance, elle rêvait de posséder sa propre tenne et surtout, que la pratique du droit ne la satisfaisait pas.«L'idée de défendre les gens me plaît, explique-t-elle.Mais les gens se servent du droit pour créer des chicanes.Comme ils ne s'aident pas, je n'avais pas l'impression de les aider.» La jeune femme a donc décidé, après quelques années de pratique dans un bureau d'avocats de Joliette, d'abandonner les chicanes de couples pour se lancer dans l'élevage.Son compagnon Pierre Juillet, qui enseigne la musique dans les écoles primaires, avait les mêmes goûts pour l'agriculture.Mais il fallait trouver une production qui offrait des promesses de rentabilité et qu'on pouvait partir à petite échelle.Pas question de se lancer dans une production contingentée! Les moulons semblaient tout indiqués.Comme l'explique Desneiges Pépin, c'est un animal petit, attirant et qu'elle pouvait manipuler elle-même.«Car ce n'est pas en compulsant des dossiers légaux qu'on acquiert de la force physique.» Faire ce qu'on aime Deux ans après l'achat de la ferme à Saint-Ambroise-de-Kildare, qui comptait alors une cinquantaine de brebis.Desneiges Pépin travaillait encore à mi-temps à l'extérieur.C'était alors la course folle: l'entreprise, le boulot, la garderie.Il fallait faire un autre choix.Plus définitif celui-là.«Je voulais faire ce que j'aimais et avoir le LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 29 temps de m'occuper de mes enfants, explique Desneiges Pépin.C'est beaucoup plus important qu'un gros salaire.» Car la jeune femme savait bien qu'en devenant agricultrice à plein temps, elle gagnerait moins d'argent cl qu'il y aurait bien des difficultés à surmonter.D'abord, il a fallu apprendre les techniques de production.«Au début, raconte en souriant Desneiges Pépin, je croyais qu'on élevait les moutons pour leur laine.J'ai vite compris que la véritable production était celle de l'agneau!» Le métier rentrait petit à petit.Le troupeau grossissait.«Peu d'agronomes dans les bureaux locaux connaissent la production de l'agneau, observe-t-elle.Il faut apprendre de nos erreurs.» Pas de recette d'élevage ni de recette de mise en marché.Desneiges Pépin a développé son marché elle-même.Elle vend ses agneaux directement au consommateur et à quelques boucheries.Les gens viennent à la ferme et profitent d'une petite visite de l'élevage pour réserver leur agneau.Selon elle, seulement I?S des agneaux vendus au Québec le sont de cette façon.En effet, ça prend beaucoup de temps, il faut accueillir les clients, les rappeler régulièrement.Mais notre agricultrice aime beaucoup ces contacts personnels.«Certains de nos clients nous suivent depuis le début», note fièrement la jeune femme.A la Bergerie Desneiges, on vend aussi quelques animaux reproducteurs.«Notre production s'enligne beaucoup là-dessus», souligne Desneiges Pépin.Actuellement, 85 de leurs 400 brebis si ml de race pure, le reste étant composé d'hybrides et de croisées.Le couple compte augmenter le nombre de pur-sang jusqu'à atteindre la moitié du troupeau, et éliminer petit à petit toutes les brebis croisées.Après avoir développé un réseau de mise en marché solide, il fallait agrandir les bâtisses, mal adaptées à l'élevage et pleines à craquer.Pour cela, on avait besoin de crédit.L'Office du crédit agricole a refusé la première demande du couple: on arguait que 200 brebis ce n'était pas assez pour être rentable, et que ni l'un ni l'autre n'avait de diplômes qui conviennent pour se lancer en agriculture.Tenaces, les Pépin-Juillet n'ont pas abandonné.Trois ans plus tard, après une étude «approfondie» de leur dossier, et surtout après s'être rendu compte que nos deux jeunes éleveurs réussissaient relativement bien avec peu de res- sources, on leur accordait un prêt.«C'est quand même décevant, déplore Desneiges Pépin.Comme avocate, j'avais travaillé sur des dossiers difficiles et on ne me faisait pas confiance.Le fait qu'on vienne tous les deux de la ville ne nous a sûrement pas aidés.» «Aujourd'hui, on a confiance en moi.» La ténacité et le goût de la bataille n'ont jamais quitté Desneiges Pépin.N'est-elle pas la présidente de la Fédération des producteurs d'agneaux et de moutons?Elle est d'ailleurs la sixième femme à siéger au Conseil général de l'UPA.«Je suis un peu fière de cette situation, avoue-t-elle.Pas parce que je suis une femme mais parce que je suis une citadine.C'est comme un accomplissement.Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a des gens qui ont confiance en moi.» Car pendant longtemps, Desneiges Pépin a eu l'impression de jouer à la chaise musicale.Les producteurs ne voyaient en elle qu'une fille de la ville, et les citadins, une «habitante».C'est quand même un peu surprenant de voir une femme, qui avoue d'un côté détester les conflits et les chicanes, occuper un poste où il faut se battre continuellement.«C'est sans cloute mon petit côté avocat qui ressort, pense Desneiges Pépin.Dans le fond, j'ai besoin de défendre une cause.Et, en plus, ça permet de faire avancer notre production.» Elle affirme que sa formation en droit l'aide beaucoup clans son rôle de présidente.«C'est une excellente formation pour la recherche, poursuit-elle.Ça m'a donné une certaine facilité pour travail 1er dans des domaines complètement nouveaux et la capacité de m'attaquer à un problème et d'y trouver une solution.» Il faut dire par ailleurs que la vie syndicale est une place privilégiée pour rencontrer d'autres producteurs.En effet, les producteurs d'agneaux et de moutons sont disséminés un peu partout dans le Québec, ce qui ne favorise pas les contacts entre eux.Desneiges Pépin est convaincue que la production d'agneaux est une production d'avenir mais que les producteurs doivent se rapprocher.Ils doivent être innovateurs et apprendre à trouver des solutions nouvelles pour la mise en marché.Desneiges Pépin est une femme sereine, qui semble tout à fait à sa place.Il suffit de la voir avec ses brebis pour être convaincu qu'elle retire beaucoup de satisfactions de sa vie d'agricultrice.D'ailleurs, elle confesse que ses animaux lui manquent quand elle doit s'absenterquelques jours pour une réunion à l'extérieur.Il faut aussi l'entendre parler avec entrain du plaisir qu'ils éprouvent, Pierre et elle, à sillonner le Canada à la recherche de bons reproducteurs.¦ Pierre Juillet, Desneiges Pépin et leurs trois enfants: Vladimir, Johann et Ludovic.30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 FEMMES EN AGRICULTURE Pour un service de garde adapté au milieu rural Les femmes de terre ont tracé de profonds sillons sous la charrue législative.Mais la route est encore longue vers la pleine reconnaissance professionnelle.par Manon Richard Au Québec, les femmes de terre ont longtemps parlé le même langage que leur conjoint sans qu'on ne leur accorde aucune reconnaissance professionnelle.Les choses ont bien changé depuis une vingtaine d'années.Les lois, devrait-on dire.Car ces femmes ont réussi à tracer de profonds sillons sous la charrue législative et à faire germer une nouvelle génération d'agricultrices.A la fin des années 80, la reconnaissance professionnelle de la contribution des agricultrices à la ferme prenait différentes formes.Certaines choisirent de devenir salariées, d'autres profitèrent de l'aide à l'établissement de 15 000 dollars qui leur permettait enfin de posséder des parts dans l'entreprise.Et en 1990 pour les femmes de 40 ans et plus exclues de ce système de primes, un programme spécial d'accès à la propriété, qui se termine cette année, leur ouvrait la porte d'une telle re-' connaissance.Résultat: en 1992, le MAPAQ enregistrait 26 879 agricultrices, parmi lesquelles on comptait 11 23 copropriétaires et 2 07 propriétaires uniques.Une longueur d'avance sur leurs consœurs Le visage de l'agriculture changé, mais ses représentantes sont d'avis qu'il reste beaucoup de Manon Richard esl journaliste.travail à faire.Elles ne se réunissent plus dans les cuisines ou les sous-sols d'églises, comme dans les années 70; elles possèdent maintenant leurs structures et leurs associations, sans compter la Direction des services aux agricultrices du MAPAQ.Chacun de ces organismes a son lot de préoccupations et sa pi le de dossiers.Lorsqu'elles en mesurent la hauteur, les agricultrices comprennent que la route est encore longue vers la pleine reconnaissance professionnelle de l'agricultrice québécoise.Toutes reconnaissent cependant qu'elles ont une longueur d'avance, non seulement sur l'ensemble des nations mais aussi sur leurs collègues canadiennes, grâce notamment à la législation provinciale et à ses effets positifs sur l'accès à la propriété.Au nombre des talons d'Achille qui nuisent à la bonne marche de l'agricultrice vers la reconnaissance et l'autonomie, vient au premier rang le besoin de main-d'œuvre domestique pour garder les enfants et veiller à leur sécurité.«L'allée où les enfants font de la bicyclette est, quelques minutes plus tard, noire de machinerie lourde.Les enfants jouent dans les granges et les dépendances où vivent les animaux, où est entreposée la machinerie et où tournent les vis sans fin», rapportait Donna Dunn lors de la conférence nationale sur les agricultrices et l'emploi agricole tenue à Beaupré, en novembre dernier et regroupant des agricultrices de toutes les provinces canadiennes.Pour illustrer les dangers auxquels sont exposés les enfants en milieu rural et l'importance d'avoir un service de garde adapté, Donna Dunn ajoutait qu'«au Canada, en 1989, 31 enfants de moins de 14 ans sont morts accidentellement à la ferme».Au dire de la Fédération des agricultrices du Québec, les recommandations qui ont clôturé la conférence ont reçu un accueil favorable des gouvernements.En effet, nos LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 gouvernements ont compris que les politiques actuelles de garde répondent à des besoins urbains.Dans les fermes laitières, par exemple, les femmes ont besoin d'une gardienne dès 6 heures du matin.« Il faudrait, entre autres, que soit reconnu le personnel de garde à domicile aux fins de déductions fiscales, comme cela se fait pour d'autres catégories de main-d'œuvre, explique la présidente Raymonde Chartrand.Le gouvernement nous écoute, mais nous avons bien l'intention d'aller chercher quelques promesses aux prochaines élections pour faire avancer le dossier plus rapidement.Cette stratégie a déjà fait ses preuves quand nous avons voulu obtenir le programme d'accès à la propriété pour les femmes de plus de 40 ans.» La vice-présidente de F Association des collaboratrices et partenaires en affaires, Irène Marais, souligne de son côté l'importance de la bataille «jurassique» au sein d'Emploi et Immigration Canada lorsque les agricultrices réclament des prestations d'assurance-chômage.«Les conjointes sont victimes d'une guerre des nerfs, affirme-t-elle.Souvent, leur demande est suspendue le temps d'une longue enquête de Revenu Canada qui déterminera leur rôle d'employée, à défaut de quoi, elles ne peuvent toucher aucune indemnité.Devant de telles embûches, elles abandonnent souvent la lutte.Or, des associations comme la nôtre sont précisément là pour les aider.» Là où le bât blesse Il n'y a pas que dans les structures fédérales que le bât blesse pour reconnaître l'apport professionnel de l'agricultrice à la ferme.A la Direction des services aux agricultrices du MAPAQ, on est aux premières loges pour s'en rendre compte.«Parmi nos priorités, nous voulons faire un gros travail de promotion auprès des intervenants agricoles, assure la directrice, Jocelyne Martel-Parisé.Qu'ils soient vendeurs de moulée ou conseillers en gestion, il faut que tous reconnaissent à la femme sa contribution à la prise de décisions dans l'entreprise.Trop souvent encore, les hommes veulent parler au boss même s'ils savent que c'est la femme qui tient la comptabilité et qu'elle a son mot à dire sur la gestion de la ferme.» Qu'elles soient copropriétaires de l'entreprise ou non, plusieurs agricultrice sont omniprésentes dans son fonctionnement.Pour celles qui donnent sans compter et qui aimeraient bien faire valoir les heures investies pour l'obtention d'un salaire ou de parts dans l'exploitation, la Direction des services aux agricultrices a créé un outil pour comptabiliser les heures travaillées sur la ferme.Cet outil devrait être disponible au début de 1994.«Nous voulons aider les femmes mais aussi les enfants à faire valoir leur contribution lors des transferts de ferme, commente madame Parisé.Les parents ont souvent l'impression de donner la ferme lorsqu'ils la cèdent au fils ou à la fille.Ils oublient que le nombre d'heures que leurs enfants y ont investi vaut un pesant d'or négociable lors de la transaction.» Outil précieux aux yeux du MAPAQ, on souhaite qu'il soit aussi utile pour reconnaître le travail des filles à la ferme.D'autant plus si elles aspirent à prendre la relève.«Les filles constituent une ressource humaine importante mais négligée dans le milieu agricole, poursuit la directrice.Le père a encore trop souvent le réflexe de voir en son fils l'héritier naturel de la ferme.» Au MAPAQ, on se préoccupe de cultiver la relève féminine, mais on cherche aussi à recruter une main-d'œuvre extérieure aux sentiers battus de l'agriculture.A partir de cet automne, le réseau de l'éducation fera la promotion des techniques agricoles, en tant que métiers non traditionnels, auprès des étudiantes des écoles secondaires.D'autre part, Madame Parisé remarque une forte demande des agricultrices pour des cours de perfectionnement, en comptabilité notamment.Quand on sait que ce sont elles qui pianotent les chiffres sur le clavier de l'ordinateur le soir venu, il n'y a là rien d'étonnant.«Nous voulons mettre beaucoup d'efforts de ce côté par le biais du réseau de l'éducation», affirme la directrice.Mais on ne s'arrête pas qu'à la comptabilité.La Fédération des agricultrices du Québec vient de publier une étude sur la situation juridique de l'agricultrice lors de la cessation d'activités agricoles.Cette étude vise à mieux faire connaître les droits et obligations des agricultrices qui quittent leurs activités.«Nous sommes aussi en train d'élaborer une pochette regroupant une série de fascicules explicatifs sur la gestion à la ferme», précise Raymonde Chartrand.¦ ENTREPRISES PERFORT Route 20, sortie 261, Val-Alain GOS 3H0 Tél.: (418) 744-3512 Fax: (418) 744-3441 • Cell.: (418) 654-5452 Jean-Guy Perreault, conseiller VENTE • SERVICE • ACHAT • LOCATION MACHINERIE FORESTIÈRE & INDUSTRIELLE • TRANSPORT PAR FARDIER • Débusqueuses - transporteur à bois sur roues ou chenilles - fardlers -camions - remorques - ébrancheuses - abatteuses - chargeurs à bols de 14 à 35 pi.- chariots élévateurs - excavatrlces - niveleuses - tracteurs 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SNARE à celui de RATAK* SNARE est offert en granules ou sous forme de bloc conçu spécialement pour plaire aux rongeurs.En effet, les rats et les souris adorent grignoter et ronger le bloc SNARE aux multiples faces, plus que tout autre rodenticide.Servez aux rats et aux souris leur dernier repas.Utilisez SNARE.'Marque de commerce de ICI Cfiipman citAdel SANTÉ ANIMALE Cambridge, Ontario N3C 2W4 DINDON Le cap des 4 kilos est franchi Depuis cinq ans, la consommation québécoise a augmenté de plus de 1/2 kilo par personne.par Rosane Viau Traditionnellement, le dindon se consommait entier, une fois Fan pour Noël ou pour une réunion familiale.Les besoins ont changé, les familles sont plus petites et les parents, souvent absents, doivent préparer rapidement les repas à leur retour à la maison.Le dindon d'aujourd'hui,qu'on peut se procureren découpes, se consomme Rosane Viau est conseillère en promotion et en publicité pour les Producteurs de dindons du Québec.Les consommateurs trouvent de plus en plus de découpes de dindon frais dans leurs épiceries traditionnelles.à l'année.Les sondages le prouvent d'ailleurs.Selon les informations recueillies par la firme Réalités canadiennes pour le marché montréalais, le consommateur a mangé en ©Husqvarna FORET & JARDIN A L'ACHAT D'UNE SCIE HUSQVARNA MODÈLE 39-41 - 45 OU 51 Recevez gratuitement une casquette Husqvarna et une cannette d'huile Husqvarna 2 temps 250 ml.Consultez les pages jaunes pour connaître le dépositaire le plus près de chez vous.Distribué par: Les Industries Buccaneer Ltée Lachute (Québec) Tel.:(514) 562-8551 Fax: (514) 562-6067 |(h)H usa varna 1 ¦ SUEDE moyenne 3,8 fois du dindon en morceaux en 1992 alors qu'il en mangeait 2,55 fois en 1989.En ce qui concerne le dindon entier, on en consommait en moyenne 1,8 fois en 1992 et 2,53 fois en 1989.Toujours selon ce même sondage, les consommateurs trouvent de plus en plus de découpes de dindon frais dans leurs épiceries traditionnelles.Par contre, il faudra tenir compte de plus en plus du phénomène des grandes surfaces qui, toutes additionnées, comptent pour 28 % de la superficie totale des commerces d'alimentation.Quant aux boucheries spécialisées, elles comptent pour environ 10 %, ce qui modifie la façon d'acheter des consommateurs par rapport aux années antérieures.Les consommateurs trouveraient facilement certaines découpes telles les cuisses, les poitrines, les ailes, les pilons et les poitrines désossées sans peau.Quant on leur demande ce qu'ils aimeraient trouver, on parle de demi-poitrines, d'escalopes, de brochettes, de languettes, de rôtis et de dindon haché.Consommation de dindon per capita (kilos) Québec Canada 1987 3,52 4,35 1988 3,74 4,49 1989 3,87 4,52 1990 3,93 4,69 1991 4,14 4,71 1992 4,16 4,73 Notre dindon possède les plus faibles valeurs en gras parmi les viandes; il se prépare chaud ou froid, en entrée ou en mets principal, en mets raffiné ou en mets de tous les jours.En outre, il se mijote avec des saveurs sucrées et il se marie aussi aux saveurs salées.Avec toutes ces qualités, il ne faut pas s'étonner que la consommation per capita ait franchi la barre des 4 kilos.¦ 34 LE BULLETIN OES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 AVICULTURE La pesée des poulets: un outil pratique Les balances automatiques donnent des résultats trompeurs, surtout à la fin de la période de croissance.par Pierre Thouin L'obtention quotidienne d'informations concernant le poids, l'uniformité et la croissance des poulets est un outil de régie très important.Il existe sur le marché plusieurs systèmes de balances automatiques couplées à des miniordinateurs.La fiabilité des données obtenues dépend de la précision de la balance et de l'équipement technique, mais surtout de l'utilisation de la balance par les oiseaux.La mesure fiable du poids moyen et de l'uniformité d'un troupeau ne peut être obtenue que si la balance est utilisée par un nombre suffisant d'oiseaux.Or, on a remarqué que l'exactitude des mesures obtenues avec les balances automatiques était douteuse, principalement à la fin de la période de croissance.En effet, plus les oiseaux sont lourds, moins ils sont actifs.C'est pourquoi les résultats obtenus par les balances automatiques sont généralement plus faibles que ceux obtenus par une pesée manuelle.Ceci explique aussi les écarts entre les sexes, Pierre Thouin est médeein vétérinaire, consultant en production aviaire et porcine.La fiabilité des données dépend surtout de l'utilisation de la balance par les oiseaux.Or, plus ils sont lourds, moins ils sont actifs.la fréquence d'utilisation étant en général plus grande chez les femelles, surtout à la sixième semaine.Pour obtenir ces informations sur le comportement des poulets, des études ont été menées sur quatre troupeaux de 600 oiseaux (300 femelles et 300 mâles).On a placé dans un bâtiment les oiseaux au nombre de 20 par mètre carré.On a fourni de l'eau et de la moulée à volonté et mis en place un programme de lumière intermittente (une heure de lumière pour trois heures de noirceur).Une balance électronique était placée dans chaque parquet, entre les mangeoires et les abreuvoirs.Des résultats qui manquent de précision Durant quatre jours consécutifs, à la troisième et à la cinquième semaine d'âge, tout le troupeau a été pesé à la main entre 9 h 00 et 9 h 30.Ces données ont été comparées avec la moyenne des poids obtenus par la balance automatique durant la période "Quoi de n'œuf Godro?" Les systèmes d'alimentation automatique DOS 2000 4 Système d'cdimentation contrôlée O'matic Système d'abreuvement automcrtique Téléphone:(514) 372 1347 / (418) 424 3827, Fax:(514) 372 8485 En plus de ses excellents outils de contrôle de l'environnement ( Varifan +, Multifan etAgrifan), Godro vous propose maintenant les systèmes d'alimentation automatique PAL.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 35 Pourcentage d'oiseaux utilisant les balances et fréquence par oiseau (moyenne de ceux qui utilisaient les balances) de 24 heures avant et après la pesée manuelle.Durant la quatrième et la sixième semaine d'âge, on a filmé et étudié le comportement des oiseaux.Afin de permettre l'observation individuelle.60 mâles et 60 femelles ont été identifiés à l'aide de médaillons numérotés attachés à l'aile des oiseaux.L'étude a été conduite en période de lumière durant quatrejours consécutifs.On a enregistré le nombre de fois que chaque oiseau montait sur la balance.Des observations précédentes rapportaient qu'en période de noirceur, peu Femelles Mâles Troupeau Semaine % utilisation Fréquence % utilisation Fréquence 1 4 76,7 7,2 70,0 7,9 6 41,7 2,4 45,0 2,0 2 4 55,0 8,8 55,0 5,2 6 26,7 3,4 16,7 1,5 3 4 66,7 6,2 53,3 5,3 6 38,3 3,8 20,0 1,6 4 4 63,3 7,1 75,0 7,0 6 25,0 4,7 28,3 3,3 d'oiseaux utilisent labalance.Le poids moyen des oiseaux pesés manuelle- , DEBANTIC DEBARASSE LA VOLAILLE ET LE POULAILLER DES "BIBITES" L'insecticide Debantic 50 WP est le seul produit de sa catégorie à offrir une protection élargie contre la mite nordique et le ténébrion.Son avantage est double : il protège en même temps vos volailles et vos bâtiments.Le Debantic 50 WP s'utilise tout aussi bien en vaporisation ou en poudre.Il est donc facile à appliquer et économique à utiliser.Il y a mieux : le Debantic 50 WP n'entraîne aucune période de retrait.Comparez son spectre de protection et sa facilité d'utilisation aux caractéristiques du produit que vous utilisez présentement.vous serez convaincu.Vous 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tableau).Le fait que, dans certains troupeaux, le système automatique fournisse un estimé plus précis s'explique par la variabilité du comportement des oiseaux envers labalance installée dans le parquet.Par exemple, dans le troupeau 4, l'activité des mâles est relativement élevée, résultant en une estimation du poids réel très réaliste (déviation de 1 % dans la 3e semaine et de 2 % dans la 5e semaine).À cause de cette variation entre les troupeaux, il est impossible d'améliorer, par un facteur de correction constant, l'estimation du poids moyen obtenu par le système de balance automatique.De façon pratique, le système de pesée automatique génère des données qui, combinées à plusieurs autres informations, aideront le producteur à mieux gérer son troupeau.Ce système permet d'obtenir des indications concernant l'évaluation de la courbe de croissance des oiseaux.Toutefois, il faut utiliser ces données avec circonspection.Quant à l'effet du programme de lumière intermittente sur la précision du système, il est difficile à évaluer.D'autres études seront nécessaires à cet égard.¦ 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 FOURRAGES Le semis direct, une technique vraiment séduisante Si le sol est rocailleux ou en pente, le labour est difficile.On recommande alors d'utiliser la technique du semis direct.par Réal Michaud et Jacques Surprenant Traditionnellement, le labour au début de l'automne suivi de la préparation du lit de semence et du semis au printemps était l'unique technique utilisée lors de la rénovation de prairies ou de pâturages.Maintenant, avec la mise au point de nouvelles méthodes, il peut être beaucoup plus pratique d'utiliser la technique du semis direct.En effet, il est possible d'augmenter la production des prairies permanentes et des pâturages en améliorant leur fertilisation et leur mode d'exploitation.Mais cette amélioration a des limites et elle peut rapidement être perdue si on ne maintient pas annuellement un bon programme de fertilisation.En pratique, la valeur fourragère des espèces végétales en place est souvent médiocre.C'est pourquoi la rénovation, effectuée en introduisant par semis des cultivars bien adaptés d'espèces à la fois productives et de bonne qualité, est souvent la solution la plus judicieuse.Dans ce type d'amélioration, l'utilisation des légumineuses, seules ou en mélanges, permet de réduire la dépendance envers les engrais azotés et d'obtenir un rendement élevé.Elles constituent aussi un bon complément aux graminées en assurant une alimentation plus équilibrée et un étalement de la production au cours de la saison de croissance.Dans bien des cas, le labour traditionnel constitue la meilleure solution pour rénover une vieille prairie ou un pâturage.Cependant, il existe des situations où le labour s'avère difficile, voire impossible: sols rocailleux, Réal Michaud est phytogénéticien et agronome et Jacques Surprenant est phytogénéticien à la Station de recherche d'Agriculture Canada à Sainte-Foy.La technique du semis direct permet l'amélioration d'une prairie ou d'un pâturage de façon tout aussi efficace que le semis traditionnel.terrains en pente.Face à ces problèmes, et dans tous les cas où les sols sont particulièrement fragiles, on recommande d'éviter de labourer et d'utiliser plutôt la technique du semis direct.Labourer ou non?En plus d'être plus rapide, plus simple et moins coûteuse que celle passant par un labour classique, la méthode de semis direct comporte plusieurs avantages indéniables: les résidus de récolte subsistent et protègent le sol de l'érosion causée par le vent et l'eau; la structure du sol n'est pas modifiée et la portance reste bonne; la germination des graines d'adventices enfouies dans le sol n'est pas favorisée; la perte de productivité de la prairie ou du pâturage est réduite.La réussite des semis directs demande néanmoins beaucoup de soins et un suivi attentif, car les risques d'échec ne sont pas négligeables.Voici d'ailleurs, à la lumière d'une expérience réalisée au cours des dernières années, les principaux points à considérer pour accroître les chances de réussite.A noter que cette expérience consistait à implanter par semis direct différentes légumineuses dans un pâturage de graminées en utilisant un semoir à céréales à disques et différents traitements d'herbicides.Pour fins de comparaison, il y avait une parcelle n'ayant reçu aucun traitement avant le semis et une parcelle rénovée de façon traditionnelle, c'est-à-dire un labour à l'automne et un semis au printemps.Seuls les résultats obtenus avec le LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 37 trèfle blanc pour l'année d'implantation et la première récolte lors de l'année suivante sont présentés au tableau ci-dessous.Détruire la végétation Avant toute chose, notons que la technique du semis direct impose de détruire ou d'affaiblir la végétation existante au moyen d'un désherbant chimique.De fait, il faut absolument réduire la compétition exercée sur les jeunes plantules.D'ailleurs, un établissement inférieur à 5 % obtenu lors d'une absence de traitement avant le semis ne fait que confirmer cette nécessité.Maintenant, quant à savoir quel herbicide utiliser, mentionnons d'abord que deux herbicides non ré- au printemps.Toutefois, comme au printemps le désherbage est plus difficile, quel que soit le produit utilisé, en raison de la pousse maximale de l'herbe, on recommande de désherber à l'automne en prenant soin d'étendre les bouses avant de traiter, puis de ressemer au printemps.Cela étant dit, les résultats de 1 ' année du semis indiquent que les deux herbicides sont satisfaisants.L'établissement a été meilleur avec le glyphosate qu'avec le paraquat, mais la réduction de rendement a été plus grande sous le traitement avec le glyphosate.Par rapport au rendement de la parcelle non traitée, la production du pâturage après semis direct, quel que soit l'herbicide utilisé, diminue en moyenne de la production d'une Effet de différents traitements sur l'établissement du trèfle blanc, le rendement et la qualité du fourrage récolté (expérience réalisée à Lévis en 1989 et 1990) Traitement Établissement Protéines ADF NDF Rendement (%) (%) (%) (%) (kg/ha) ANNÉE DE L'ÉTABLISSEMENT Aucun traitement* 5 13,9 31,6 56,8 3376 Semis traditionnel 100 22,6 23,8 35,2 1141 Glyphosate + semis 80 20,3 27,4 45,9 2184 Paraquat + semis 50 19,2 28,3 50,3 2757 PREMIÈRE RECOLTE, ANNÉE SUIVANT L'ÉTABLISSEMENT Aucun traitement* 13,4 31,0 56,9 2275 Semis traditionnel 17,1 28,0 47,0 2697 Glyphosate + semis 17,3 27,9 48,4 2688 Paraquat + semis 15,1 29,6 53,6 2677 'Aucun traitement signifie aucun herbicide avant le semis direct.Ce projet a été réalisé grâce à une*ubvention du ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources du Canada.manents ont été comparés.Ce sont le paraquat (Gramoxone) et le glyphosate (Roundup) appliqués aux taux respectifs de 0,7 kg/ha et 1,8 L/ha.Le paraquat est un herbicide de contact non sélectif.Il est rapidement absorbé par le feuillage et provoque une dessiccation rapide des parties aériennes de la végétation.Il n'a cependant qu'un effet de courte durée, car il ne tue pas les vivaces.Le glyphosate agit plus lentement, mais il assure un arrêt de croissance plus prolongé.Avant de pousser plus loin cette comparaison, il convient d'apporter ces quelques précisions.Disons d'abord que, pour éviter qu'il n'y ait trop de résidus à la surface du sol, ce qui réduit l'efficacité des semoirs, il est souhaitable de faire pâturer avant de traiter.Ensuite, dans cette étude, les traitements herbicides ont été appliqués période de pâturage.Après labour, la production diminue de l'équivalent de deux périodes de pâturage l'année du semis.Quant à la qualité de la récolte, elle est grandement fonction du degré de succès de l'implantation de la lé-gumineuse.Le semis traditionnel a produit le fourrage de meilleure qualité, mais en quantité inférieure, puisque toute la végétation antérieure a été détruite et remplacée par des espèces de meilleure qualité.Pour tout dire, le choix de l'herbicide doit être basé sur l'état et la composition du peuplement.Par exemple, là où le pâturin constitue la graminée dominante, il est souhaitable d'arrêter la croissance de cette plante plutôt que de l'éliminer.Par contre, dans les endroits où il est souhaitable de faire disparaître les graminées naturelles et de les remplacer par des espèces plus productives, on peut utiliser le glyphosate à des doses plus élevées.Sans doute faut-il spécifier, par ailleurs, que l'expérience a été faite avec un semoir à grain modifié.Les tubes de descente des graines avaient été reliés aux socs et les disques réglés de façon à déposer les graines à une profondeur moyenne d'environ 1 à 2 cm.En raison de la présence en surface de résidus desséchés ou d'un feutrage épais de racines et de matières organiques mortes, les chances de réussite sont de beaucoup améliorées lorsque le semis peut se faire à l'aide de semoirs spécialement conçus pour le semis direct.Plusieurs de ces appareils sont offerts sur le marché.Du reste, comme la profondeur de semis est importante, le semoir utilisé devrait être équipé de façon à maintenir le plus possible le placement des graines à environ 2 cm de profondeur.Des résultats encourageants Les résultats de cette étude, de même que les travaux de Lucius Belzile d'Agriculture Canada à La Pocatière, démontrent que la technique du semis direct est maîtrisable.Et qu'elle peut permettre l'amélioration d'un pâturage de façon tout aussi efficace que par un semis traditionnel.Les rendements obtenus lors de la première récolte l'année après l'établissement démontrent une amélioration sensible du pâturage en rendement et en qualité par rapport au peuplement original (aucun traitement).Comme pour les semis traditionnels, la réussite du semis direct dépend du temps, favorable ou non à la germination, après le semis.Elle dépend également de la lutte contre la végétation existante et des soins apportés.Une fertilisation appropriée basée sur des analyses de sols, une bonne inoculation et le choix des espèces en fonction des conditions de drainage sont autant de facteurs qui jouent un rôle dans la réussite.Au fait, le réencemensement de prairies et de pâturages est une étape de l'intensification de la production fourragère.Il semble évident que le semis des prairies et des pâturages permanents sans labour préalable, après la destruction de la végétation à l'aide d'herbicides, est une méthode d'avenir.Elle permettra, de pratiquer le réencemensementdans de nombreux endroits où cela est presque impossible avec les méthodes classiques.¦ 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 MAÏS Comment évaluer la maturité d'un hybride Votre choix d'hybrides, en tenant compte de la date de semis, devrait viser à ce que vos champs aient atteint leur maturité physiologique avant la fin de septembre.par Jean-Marc Montpetit Beaucoup d'entre nous ne souhaitent pas revivre une saison de croissance comme celle de 1992.Le manque de chaleur et d'ensoleillement s'est soldé par une maturité retardée dans la culture du maïs.Cependant, on ne peut tout attribuer à la température froide.Certains hybrides de maïs ont eu plus de difficulté à atteindre leur maturité que d'autres.Pour bien choisir vos hybrides et leur ordre de semis, il est essentiel de connaître leur maturité.Or le classement de la maturité des hybrides n'est pas aussi précis qu'on pourrait le croire.En outre, il existe plusieurs façons d'évaluer la maturité d'un hybride de maïs, la plus courante étant basée sur l'humidité à la récolte.La maturité physiologique L'humidité à la récolte étant un facteur important, il n'est pas surprenant que ce soit le critère le plus utilisé pour classer la maturité des hybrides.Cependant, l'humidité à la récolte peut parfois nous tromper puisqu'elle n'est pas nécessairement fonction de la maturité physiologique de l'hybride.Deux stades importants jalonnent le développement du maïs.En premier lieu, la pollinisation initie la période de remplissage du grain.Cette période se prolonge jusqu 'à la deuxième étape, la maturité physiologique, qui correspond à la fin de la croissance du maïs.A ce stade, la plante a accumulé son maximum de matière sèche.Si un gel mortel survenait à ce stade, il n'y aurait ni diminution de rendement ni Jean-Marc Montpetit est agronome chez Pioneer Hi-Bred limitée.La ligne d'amidon se forme par la démarcation entre la partie laiteuse et la partie dure du grain.Lorsqu'elle arrive au bas du grain, il y a formation du point noir.La plante a atteint sa maturité.perte de poids spécifique du grain.Lors de la gelée mortelle du 30 septembre 1991, la majorité des hybrides avaient atteint ce stade de maturité physiologique.Par contre, au 24 septembre 1992, date du premier gel mortel, la plupart des champs de maïs n'avaient pas complété leur développement, d'où la perte de rendement et de qualité du grain.On identifie la maturité physiologique du maïs par l'apparition d'un point noir à la base du grain.Ce point noir indique tout simplement qu'il n'y a plus d'échange de nutriments entre le grain et la rafle, le contact ne se faisant plus.L'apparition du point noir peut aussi être provoqué par une gelée mortelle précoce, même si le grain n'a pas atteint sa maturité complète.On observe alors une interruption prématurée des échanges entre le grain et la plante.Donc, le point noir est un indicateur de maturité seulement s'il se manifeste avant que le plant de maïs ne gèle.Afin de mieux déceler l'apparition du point noir, on suggère de suivre la formation de la ligne d'amidon.Elle se forme par la démarcation entre la partie laiteuse et la partie dure du grain.On peut apercevoir cette ligne au début de septembre, au moment où les spathes (pelures de l'épi) commencent à se dessécher.Elle progresse du haut du grain vers le bas ou, si vous préférez, de l'extérieur vers le centre de l'épi.Si l'on sectionne un épi.la ligne d'amidon sera apparente sur la portion apicale (partie pointue) de l'épi.Il est difficile d'interpréter la position de la ligne d'amidon sur l'autre partie de l'épi puisqu'elle est cachée par l'embryon du grain.Il arrive parfois que chez certains hybrides, ceux à grains cornés, il faille couper le grain transversalement pour mieux observer cette ligne.Lorsque la ligne d'amidon arrive au bas du grain, il y a formation du point noir.La plante a alors atteint sa maturité.Qu'arrive-t-il si un gel mortel survient avant que la ligne ait disparu?La réponse provient de plusieurs études.On a évalué la perte de rendement associée à un gel mortel simulé, par défoliation, survenant à différents stades de la ligne d'amidon.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 39 Le tableau ci-dessous illustre les pertes potentielles de rendement selon une étude du Minnesota.Des résultats semblables ont été obtenus dans le sud-ouest du Québec, au milieu des années 80.On voit facilement qu'un hybride qui atteint son point noir avant la fin de la saison produit un meilleur rendement et un poids à l'hectolitre plus élevé.Le classement des hybrides Votre choix d'hybrides, en tenant compte de la date de semis, devrait donc viser à ce que vos champs se rendent à maturité (point noir) avant la fin de septembre.En fait, plusieurs des grandes régions à maïs du Québec ont un risque de gel mortel à 10 % (une année sur dix) à partir du 30 septembre.Consultez les données météorologiques de votre région pour obtenir cette donnée.La majorité des hybrides sont homologués à partir des essais de maïs de l'Ontario.Leur maturité, mesurée en UTM ( unités-thermiques-maïs), est déterminée par régression en comparant leur humidité à la récolte à celle d'hybrides-témoin de maturité connue.Si cette classification des hybrides permet de prédire leur humidité à la récolte, elle n'indique pas nécessairement la façon dont ils réagiront à un gel précoce.C'est que cette évaluation de la maturité ne peut séparer la maturité physiologique de l'hybride de son taux de séchage.Il arrive parfois que certains hybrides à maturité physiologique tardive se rattrapent en fin de saison par un séchage rapide.Ces hybrides auront tendance à paraître plus hâtifs les saisons chaudes, puisqu'ils auront le temps de baisser en humidité.Ce Humidité du grain et rendement potentiel à différents stades de la ligne d'amidon chez le maïs.Ligne Humidité Rendement 1/4 1/2 3/4 Disparue ±50% ±45% ±40% 30-35% 75-80% 85-90% 95-97% 100% phénomène s'est manifesté chez plusieurs hybrides en I991.On peut regrouper les hybrides en trois catégories, suivant leur développement au cours de la saison de croissance (voir la figure).La croissance du maïs comprend trois étapes qui vont du semis à la pollinisation (stade végétatif), de la pollinisation à la formation du point noir (remplissage du grain) et de l'apparition du point noir à la récolte (séchage naturel).Pour les besoins de l'exemple, on peut supposer que chacun des trois hybrides est classé à 2650 UTM.Le premier type d'hybrides se caractérise par une pollinisation hâtive et par une apparition précoce du point noir.Ce genre d'hybrides est plus hâtif que les deux autres mais demeure classé à 2650 UTM à cause de son taux de séchage plus lent.Il risque d'être moins affecté par un gel hâtif à l'automne puisqu'il est plus avancé dans son développement.Par contre, les années chaudes, ce type d'hybrides se complète un peu trop tôt et n'a pas le potentiel de rendement des hybrides de types 2 ou 3.Le poids à l'hectolitre est souvent plus élevé chez les hybrides de type 1 puisque le remplissage du grain se fait plus hâtivement qu'avec les deux autres types, à une période où les conditions sont plus chaudes et plus propices à la croissance du maïs.Les deux autres types d'hybrides (types 2 et 3) prennent plus de temps à atteindre leur maturité physiologique et comportent plus de risques dans l'éventualité d'un gel précoce à l'automne.Toujours suivant notre exemple, ces hybrides sont classés à 2650 UTM parce qu'ils se rattrapent, si la température le permet, par un séchage naturel rapide.Ces hybrides ont un plus haut potentiel de rendement les années chaudes, car ils utilisent une plus grande partie de la saison de croissance pour accumuler de la matière sèche.L'hybride du type 2 se distingue du type 3 par sa période prolongée de remplissage du grain.Généralement, une période de remplissage du grain prolongée amène une plus grande stabilité chez l'hybride, le grain ayant plus de temps pour bien se remplir.D'autres facteurs, tels la résistance à la sécheresse ou la tolérance aux maladies, vont aussi influencer la stabilité d'un hybride.Des semis stratégiques Le but de cet exercice est de mieux planifier sa stratégie de semis.On doit d'abord choisir l'hybride en fonction de ses exigences en UTM.En second lieu, on se préoccupera de la précocité de l'apparition du point noir afin de déterminer l'ordre de semis des hybrides.La plupart des grainetiers disposent d'informations sur la Durée des stades de trois types d'hybrides de maïs Stade végétatif Stade remplissage Stade séchage 120 160 Jours après le semis précocité des hybrides à atteindre leur maturité physiologique.Il n'est pas nécessaire de savoir le nombre exact d'UTM requises pour atteindre le point noir d'un hybride.Il suffit de connaître lequel, par exemple, de deux hybrides de 2650 UTM, arrivera le premier à maturité.On planifiera de semer le plus tardif de ces deux hybrides en premier.Cette information est surtout utile vers la fin des semis.Il arrive parfois que l'hybride hâtif choisi à la fin des semis ait une maturité aussi tardive que d'autres hybrides semés précédemment.Les risques d'une qualité de grain réduite sont alors plus élevés.Il serait préférable, dans un tel cas, de choisir un hybride qui se complète tôt, même si son taux de séchage au champ est plus lent.Au mois de septembre, marchez vos champs de maïs et suivez la maturité des hybrides.Sectionnez quelques épis de chaque hybride, à intervalles réguliers, et suivez la progression de la ligne de maturité.Vous pourrez mieux connaître les nouveaux hybrides et peut-être éviter des surprises sur le plan de la maturité.Visiter ses champs au mois de septembre est aussi une bonne occasion d'évaluer les succès de son programme de fertilisation, de désherbage, etc.¦ 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 COMMERCE INTERNATIONAL Nos transformat sont d'attaq 'V SS*»** 7 « - » • • Mj^^^^^^ -BQJ - Les efforts actuels de concertation entre les membres de la filière laitière devraient permettre de diminuer l'écart de prix entre la matière première québécoise et américaine.Des ressources de qualité et l'accroissement de l'utilisation de la capacité productive des usines de transformation: un pas essentiel vers la conquête des marchés internationaux.par Rémy Lambert, Robert Romain et Renée Michaud Dans le secteur laitier, les entreprises de transformation du Québec montrent des signes d'un plus haut niveau de compétitivité que les entreprises de l'Ontario, et plusieurs se perçoivent aussi compétitives que les entreprises des États-Unis.La contrainte majeure à la conquête des Rémy Lambcrl et Robert Romain sont professeurs au Département d'économie rurale de l'Université Laval et membres du Groupe de recherche agro-alimentaire (GRAAL).Renée Michaud est professionnelle de recherche au GRAAL.Cette étude aété rendue possible grâce au financement de l'entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement agro-alimentaire.marchés est l'approvisionnement en matière première à un prix plus compétitif.C'est du moins ce qui ressort d'une étude effectuée par le groupe de recherche agro-alimentaire (GRAAL), du Département d'économie rurale de l'Université Laval, au cours de l'année 1991.Cette étude a permis de mesurer plusieurs éléments de compétitivité des entreprises de transformation du Québec et de l'Ontario.Les principaux facteurs retenus pour caractériser les entreprises compétitives ont été suggérés par l'économiste américain Michael Porter dans son étude récente sur la compétitivité des nations.Les ressources humaines Porter mentionne que les caractéristiques de la main-d'oeuvre sont très importantes pour expliquer le niveau compétitif des entreprises.Les résultats obtenus de l'enquête auprès des transformateurs soutiennent cette conclusion puisqu'ils montrent que l'utilisation efficace de ressources de qualité contribue à améliorer la perception des entreprises quant à leur niveau de compétitivité.En effet, les entreprises du Québec qui se considèrent compétitives par rapport àcelles des États-Unis ont des professionnels hautement qualifiés à leur emploi (spécialistes en marketing, ingénieurs, spécialistes en science et technologie des aliments.).De plus, le niveau de scolarité minimum nécessaire pour obtenir un emploi à la production dans ces entreprises est plus élevé que dans les entreprises qui se considèrent moins compétitives.Par ailleurs, la présence d'un syndicat influence négativement la perception des entreprises quant à leur niveau concurrentiel.Des efforts doivent donc être faits pour améliorer les relations employeurs-employés puisque c'est un autre déterminant très important du niveau compétitif des entreprises.Ace sujet, Porter souligne que les entreprises les plus performantes sur les marchés bénéficient, en LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 40a general, de relations de travail privilégiées.On a aussi identifié que, en général, le taux d'absentéisme est significati vement plus élevé en Ontario qu 'au Québec.Comme Porter a observé que les absences occasionnent une diminution du niveau de compétitivité des entreprises, l'industrie québécoise ftirait donc un léger avantage sur celle de l'Ontario à ce sujet.Cependant, le taux d'accident de travail est si-gnificativement plus élevé au Québec.Ceci vient possiblement contrebalancer l'effet d'un plus bas taux d'absentéisme puisqu'un faible taux d'accident de travail est une autre caractéristique des entreprises qui font figure de proue sur les marchés.L'industrie laitière de l'Ontario compte plus de professionnels à l'administration et de techniciens par rapport au nombre total d'employés que les industries du Québec.Il est cependant difficile d'évaluer l'impact d'une proportion plus élevée de professionnels par rapport au total des employés.Cependant, une analyse plus approfondie de la productivité du travail dans l'industrie laitière semble confirmer l'impact négatif de ce ratio en Ontario par rapport au Québec.En effet, le nombre élevé des travailleurs à l'administration par rapport au nombre de travailleurs total en Ontario est près du double de celui observé au Québec et il semble qu'en Ontario, on ait atteint le seuil de saturation.Le suivi des marchés et une technologie de pointe Au Québec, on note que 87 % des entreprises de transformation qui ont répondu au questionnaire effectuent un sui vi de leurs marchés (monitoring) contre seulement 68 % en Ontario.Cette caractéristique des entreprises compétitives est donc à l'avantage de l'industrie du Québec.Une autre conclusion du rapport de Porter est que, si une entreprise fait l'acquisition de technologie de fournisseurs considérés compétitifs au niveau international, ceci aura des effets bénéfiques sur son niveau compétitif.Cette conclusion semble également soutenue dans le secteur laitier québécois puisque les entreprises qui se considèrent les plus compétitives achètent leur technologie d'Europe ou de Nouvelle-Zélande.On sait que l'Europe et la Nouvelle-Zélande sont généralement reconnues pour être les leaders en technologie laitière.Un marché fermé: une limite Le système de contingentement qui a été mis en place il y a plusieurs années a eu pour effet d'éliminer la concurrence provenant des marchés internationaux et même, à un degré moindre, la concurrence entre les provinces au Canada.Or, Porter mentionne que l'absence de compétition sur les marchés ne favorise pas une augmentation de la compétitivité des entreprises puisque celles-ci ont moins d'incitatifs à innover pour demeurer concurrentielles.Selon un représentant de l'industrie, cette conclusion n'est pas tout à fait applicable au secteur laitier du Canada puisque les prix de certains produits de base sont fixés par la Commission canadienne du lait.Selon ce représentant, la seule façon d ' augmenter les profits est de diminuer les coûts en adoptant de nouvelles technologies.Cependant, la convention de mise en marché du lait présentement en vigueur garantit un approvisionnement en lait aux usines selon leur utilisation des années antérieures et les usines les moins efficaces ne sont pas moins pénalisées lors des coupures de quotas, par exemple.Donc, les usines qui acceptent des rendements monétaires plus faibles sur leur investissement peuvent demeurer en production.Ceci contribue cependant à diminuer la compétitivité de toute la filière puisque les usines plus efficaces doivent diminuer leur taux d'utilisation et parfois modifier leur «mix» de produits de façon à s'assurer d'un approvisionnement en matières premières.C'est peut-être d'ailleurs pour cette raison que les résultats du questionnaire montrent que les entreprises qui produisent du fromage, du beurre et de la poudre de lait se perçoivent moins compétitives que les entreprises qui produisent du yogourt et de la crème glacée.Ces dernières font face à une compétition plus sévère puisque le prix de ces produits n'est pas réglementé.Ce résultat doit cependant être pris avec précaution puisqu'il reflète une moyenne arithmétique simple des réponses des entreprises et ne tient pas compte du volume de lait transformé; cette information n'a pas été fournie par un nombre suffisant d'entreprises pour être utilisée dans la compilation.Si le prix du lait était comparable, les industriels du Québec sont d'avis qu'ils auraient de bonnes chances de percer le marché des États-Unis.Par contre, si la différence entre les prix au Québec et aux Etats-Unis demeure au même niveau, ils pensent qu'ils auront très peu de chance de percer ce marché.Le prix du lait et l'ouverture des marchés Selon eux, c'est le facteur le plus important pour expliquer ce qu'ils perçoivent être le faible niveau de compétitivité des entreprises canadiennes par rapport aux entreprises américaines.Les efforts actuels de concertation entre les membres de la filière laitière devraient donc permettre de trouver des solutions pour diminuer cet écart de prix de la matière première, dans l'éventuelle ouverture plus ou moins grande des marchés nord-américains.Il est intéressant de souligner que l'utilisation de la capacité productive des entreprises, qui est similaire pour les deux provinces, n'est que de 60 % alors qu'une étude récente par Price Waterhouse a montré que le taux d'utilisation des usines est beaucoup plus élevé aux États-Unis: il se situerait autour de 75 % à 80 %.Ce taux d'utilisation relativement faible des usines au Québec et en Ontario peut signifier un potentiel intéressant pour améliorer la position compétitive de l'industrie canadienne par rapport à celle de l'industrie américaine.Én effet, une augmentation du taux d'utilisation des usines contribuerait à diminuer le coût unitaire des produits ainsi qu'à améliorer la productivité du travail grâce aux économies de taille.Finalement, une analyse des aspects, qui selon les industriels du Québec pourraient influencer le développement de l'industrie, montre que les éléments clés sont, par ordre d'importance, les marchés d'exportation autres que les États-Unis et le Mexique, le développement de nouveaux produits, la valorisation des sous-produits, la spécialisation des usines, la modification des politiques de contingentement et la modification des normes et de la réglementation au Canada.Il semble donc, malgré tout, que le développement de l'industrie laitière ne repose pas seulement sur la révision des politiques de contingentement, comme plusieurs le laisse entendre actuellement, mais sur un ensemble d'actions concertées qui viseraient à s'accaparer d'une part de marché sur les marchés internationaux, et ce, dans des créneaux particuliers.¦ 40b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/SEPTEMBRE 1993 L'ÉQUILIBRAGE DES RATIONS: POURQUOI LE PAYER QUAND IL PEUT ÊTRE GRATUIT?Vous faites des pieds et des mains pour tirer un profit raisonnable de votre troupeau.Alors, c'est intéressant d'avoir en prime l'équilibrage électronique de la ration qu'offre MAXI-MILK de McNess.Non seulement il est gratuit, mais il hausse le rendement de votre programme d'alimentation.Les producteurs de lait qui emploient déjà MAXI-MILK apprécient l'aide qu'il apporte pour déterminer le juste équilibre de protéines, vitamines et minéraux et d'énergie qui s'impose pour avoir la ration la plus profitable.Votre consultant en alimentation du bétail Miracle peut trouver pour vous comment tirer plus d'efficacité des grains et fourrages produits à la ferme quand on les associe au prémélange McNess et aux sous-produits de Miracle.Il suffit d'un coup de fil, de la ferme même! 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diminuerait de 13%.par Hugues Rinfret La proposition de tarification mise de l'avant sous l'Accord général des tarifs douaniers et du commerce (GATT) suggère des modifications importantes en agriculture, en particulier pour l'industrie laitière canadienne.Le point central de cette proposition convertit les actuels quotas d'importation sur les produits laitiers en tarifs; ce qui implique ladisparition de F Article XI.Cet article accorde actuellement une exemption générale pouvant être utilisée par n'importe quel pays membre du GATT, mais dont le Canada est le principal utilisateur.Par conséquent, les importations peuvent être limitées et le système de gestion de l'offre, tel qu'on le connaît, peut alors exister.Or, au Campus Macdonald, on a étudié les impacts de la tarification sur les producteurs de lait du Québec.Cette étude porte principalement sur les régions laitières dominantes du Canada et des États-Unis: le Québec, l'Ontario, les Grands Lacs, le Nord-Est et le Mid-Est.On a fait l ' hypothèse que les quotas d'importations actuels sont remplacés par des tarifs.Les résultats démontrent que les producteurs du Québec se verraient sensiblement affectés sur le prix du lait et sur la production, mais que les importations américaines vers le Québec demeureraient inchangées.Pour en arriver à cette conclusion, on a supposé, dans un premier temps, l'introductiond'untarifde 11 $/hlpour remplacer les quotas d'importation.Ensuite, ce tarif est réduit de 6 % par année pour un total de 36 % après six ans.Les résultats démontrent que le prix du lait au Québec baisserait de Hugues Rinfrel, agronome, M.Se., est assistant de recherche au Campus Macdonald.49,76 $à44,38 $/hl en six ans.Il s'agit d'une baisse de 11 % par rapport à la première année de mise en application du tarif (voir la figure 1 ).Cette baisse s'explique par le prix de notre lait, qui est plus élevé qu'aux États-Unis.Lorsqu'on baisse le tarif pendant six ans, on diminue la protection des producteurs du Québec face aux Américains; nos prix doivent donc s'ajuster à la baisse.Quant à la production, la quantité de lait produit au Québec baisse aussi, mais de 13 % sur les six ans.Ce deuxième point est lié directement au prix; une baisse de prix influence la production de lait à la baisse.Si on regarde du côté des échanges commerciaux entre le Québec et les régions américaines du Nord-Est, du Mid-Est et des Grands Lacs, on constate que les importations québécoises, déjà minimes en provenance des États-Unis, ne montrent pas d'augmentation.Quant aux exportations du Québec vers les États-Unis, elle demeurent inchangées, comme sous le système actuel de quotas d'importation.Cependant, on peut noter au Québec une augmentation de la quantité de lait écoulée sur les marchés du lait nature et industriel résultant d'une hausse de la con- sommation (voir la figure 2).Cette augmentation de la demande du lait au Québec s'explique par la baisse de prix du lait lorsque la tarification est appliquée.Par contre, le Québec diminuerait ses exportations vers le reste du Canada durant la même période.Ces baisses d'exportations seraient remplacées principalement par des importations des Grands Lacs et un peu de l'Ontario, ce qui ferait perdre aux producteurs québécois une partie du marché pour le lait industriel dans le reste du Canada.La crainte de voir le marché québécois inondé par des importations américaines ne serait donc pas justifiée.Par contre, la production américaine affecterait indirectement les producteurs québécois puisque ces derniers perdent une partie de leurs exportations dans le reste du Canada au profit des producteurs des Grands-Lacs et de ceux de 1 ' Ontario.La baisse de production québécoise résulte de la perte des exportations vers le reste du Canada.Cette perte est plus grande que l'augmentation de la consommation québécoise de lait nature et industriel.Un tarif de 11 $/hl comblant la différence de prix Canada-États-Unis n'est pas assez élevé pour empêcher 40d LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 Prix Canada - Prix États-Unis - Transport = Tarif 52,75 $/hl 39,93 $/hl 1,50 $/hl = 11 $/hl une baisse de prix du lait et de la production au Québec, mais quand même assez élevé pour stopper les importations américaines au Québec.Il est fort probable que des tarifs plus élevés auraient empêché les prix et la production de baisser autant.Au fait, le Canada miserait plutôt sur un tarif initial beaucoup plus élevé pour empêcher le plus possible une baisse de prix ou de la production, même après la réduction de tarif de 36 %.Cependant, l'utilisation de tels tarifs dans cette étude n'aurait pas permis de constater que, même si les prix et les quantités produites au Québec baissent, le commerce avec les États-Unis n'augmente pas.La proposition Dunkel La proposition de tarification est complexe et comprend plusieurs aspects.Plusieurs exceptions ne sont pas encore clarifiées puisque les négociations ne sont pas terminées.Cependant, on sait que la proposition suggère de remplacer les quotas d'importation par des tarifs.Ces tarifs seraient diminués de 6 % par année pendant six ans pour un total de 36 % du tarif initial.Tous les tarifs diminueraient d'en moyenne 36 % et d'au moins 15 % par produit spécifique.Par exemple, le Canada ne pourrait pas baisser les tarifs de 72 % sur un produit moins important et n'accorder aucune baisse de tarifs sur un produit jugé beaucoup plus important, comme le beurre, pour faire la moyenne de 35 %.Concernant le soutien interne, les subventions à la production, comme le subside fédéral pour le lait industriel, seraient abaissées de 20 % sur six ans.Ce pourcentage serait basé sur la moyenne de 1986-1988.Les importations devraient représenter au moins 3 % de la consommation nationale la première année, et 5 % à la fin de la sixième année.Finalement, une clause de sauvegarde serait appliquée dans le cas où un surplus d ' importations affecterait le marché canadien.Concrètement, un tarif très élevé serait appliqué dans le cas où les importations dépassent 125 % de la moyenne des trois dernières années.La proposition Dunkel comprend donc plusieurs aspects qui ne peuvent pas tous être intégrés à un projet de recherche.Dans ce cas, l'attention fut portée sur l'aspect le plus important du GATT: la conversion des quotas d'importation en tarifs.Le tarif de 11 $/hl représente la différence du prix moyen du lait nature entre les États-Unis et le Canada pour la période de référence 1986-1988 (voir l'encadré).Après l'établissement de ce tarif, celui-ci serait réduit de 36 %, résultant en un tarif de 7 $/hectolitre, six ans après l'établissement de la tarification.Destination du lait du Québec 12 10 o 6 o au Québec Itarif initial I tarif réduit de 36% exportation aux U.S.A./ \ nature indust.Nord-E.Mid-E.R.D.C * R.D.C.r reste du Canada.Cette hypothèse de tarifs à 11 $/hl, basé sur le texte de Dunkel, est un scénario simplifié de la proposition de tarification du GATT.Par exemple, le tarif s'applique sur chaque hectolitre, peu importe le volume de lait importé.Dans ce modèle économique, on ne peut pas introduire un tarif à plusieurs paliers, c'est-à-dire un tarif qui augmente lorsque les importations augmentent.Cependant, il est fort PROPOSITION DE TARIFICATION Période d'application de 6 ans avec clause d'extension 1) " ARTICLE XI absent ' Quotas d'importation convertis en tarifs * Réduction de tarifs sur 6 ans 1 ) 36 % globalement 2) 15 % par produit spécifique 2) * Réduction des mesures globales de soutien de 20 % sur 6 ans (subside fédéral) 3) * Accès minimum de 3 % de la consommation doit être porté à 5 % en six ans 4) * Clause de sauvegarde sur l'excédent de 125 % de la quantité moyenne Importée au cours des 3 dernières années probable que des tarifs à paliers seraient fortement favorisés parle Canada.En effet, ils permettraient de limiter fortement ies importations si celles-ci atteignaient un niveau jugé trop élevé.Les conséquences d'un tel scénario ne peuvent donc pas être généralisées à l'ensemble de laproposition Dunkel.Elles sont plutôt un point de référence pour analyser un aspect spécifique du GATT et mesurer ses impacts sur les producteurs de lait.¦ /ALFA ^p^^gy Protège vos planchers et murs! 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A' Alfa Laval Agri / Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 40e JOURNEE,, VOUS SAVEZ QUE VOUS AVEZ FAIT DE VOTRE MIEUX.Il ne vous viendrait pas à l'idée d'agir autrement.Vous vous fiez à la solution à verser 1V0MEC (ivermectin) en raison de son large spectre d'activité contre les parasites internes et externes, y compris les poux et les hypodermes.Administrez un traitement antiparasitaire à vos vaches cet automne - pour une meilleure performance des veaux le printemps prochain.La solution à verser IVOMEC - pour un traitement rapide et adéquat de votre troupeau.et la commodité d'une seule application.VS Solution à verser pOUr bOVinS (iwrmectln) La norme d'excellence dans la maîtrise des parasites chez les bovins nun .; o.-v-.ia i OMERCK AGVET Moick Fiossi Clinici;! Inc., KnKliind.Quebec BOVINS Alimentation: pourquoi choisir l'ensilage d'herbe ?Les bovins alimentés d'ensilage d'herbe digèrent plus efficacement certaines composantes de la fibre et de la protéine.Des études récentes ont démontré que les bovins font une meilleure utilisation digestive de l'ensilage.Par Dany Cinq-Mars Outre les pâturages, les bovins de boucherie peuvent ingérer des fourrages conservés sous forme d'ensilage ou de loin sec.Mais à quantité équivalente, peut on s'attendre à des performances zootechniques similaires en servant l'un* ou l'autre des deux i\ pesde fourrages aux bovins en croissance'.' l'h bien, selon les résultats d'études récentes, les animaux recevant de l'ensilage d'herbe l'ont une meilleure utilisation digestive des aliments ingérés que ceux recevant du loin sec.De façon générale, l'utilisation de loin sec bien conservé conduit à une ingestion volontaire de matière sèche plus cle\ee.comparativement à de l'ensilage d'herbe.Cependant, des éludes effectuées à la Station de recherches de Lennoxville en 1992 oui démontré que les bovins alimentés de foin see digéraient moins effi ( a< eineni certaines composantes de la I ihie ( Al )F) el de la protéine que ceux recevant de l'ensilage d'herbe.Ces résultats soin d'ailleurs corroborés p.ii des éludes effectuées en luirope.Or, en combinant l'ensilage d'herbe avec certains suppléments protéiques, .1 hase de farine de poisson pat exemple, il devient possible d'améliorer davantage la digeslibilitc de cet aliment, l'ai ailleurs, la libre et la protéine sont pénalisées avec le foin se(.m.us également la majorité des autres nutriments contenus dans ce tonnage.Une meilleure conversion alimentaire D'autre part, les bovins rece\ ant de l'ensilage d'herbe convertissent Dany CiiK|-Murs, agronome, Ph.D., travaille » lu Division nutrition cl alimentation au MAPAQ a Québec.généralement mieux les aliments ingérés que ceux consommant du loin see.1 es études menées à l .ennoxville ont conduit à îles valeurs oscillant autour tie 6 kilogrammes de matière sèche ingérée, provenant de l'ensilage, pour effectuer un kilogramme de gain.Or il faut 10 à 1 1 kilogrammes de loin see pour obtenir le même gain.Les bovins doivent donc ingérer près de deux Ibis plus de loin.sec que d'ensilage d'herbe pour obtenir le même gain journalier.I-"il dépit d'une consommation moins élevée, les avantages que comporte l'ensilage d'herbe sur la digestibilité el la conversion alimentaire se traduisent par îles gains au moins équivalents au loin see lorsque l'on vise îles gains d'environ l.l kg par jour.Avec des gains plus, modestes, comme c'est le cas pour la semi finition, des expériences effectuées à Lennoxville el à la Station agio nomique de Deschambault ont de montre que l'ensilage d'herbe servi sans supplément proleique conduit a des gains légèrement inférieurs que le loin see.Cependant.en supplémentant l'ensilage d'herbe avec, p.u exemple, de la latine de poisson, on réussit à surpasser significativemenl les gains obtenus avec le loin see.D'un autre coté, on peut également améliorer le gain effectué par les animaux en semi-finition recevant du foin sec en le eomplémentant avec une source de protéine.Dans ce cas, une combinaison foin sec-tourteau de eanola produit d'aussi bons gains qu'une combinaison loin see latine île poisson.La farine de poisson n'est donc pas un supplément protéique essentiel avec le loin see.Des fourrages de qualité 1 es entreprises ayant le choix entre le loin see et l'ensilage d'herbe, il devrait s'orienlet plutôt vers l'ensilage, lin effet, il faudra généralement moins d'aliments sur une base de matière sèche par kilogramme de gain.( 'e gain, avec un régime équilibré, sera au moins équivalent à celui obtenu avec les animaux consommant du loin see.Mais il ne faut pasoublierqu'en régime semi-finition, on a avantage à stip-plémenter l'ensilage d'herbe avec de la farine de poisson de façon à améliorer les performances de gain.¦ 40h Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire qui d'autre que Kverneland devait réinventer le labour?A VOTRE CHOIX: La technique "G.E.R." * (Labour-type conservation) Enfouissement total (Labour conventionnel) * GESTION DE L'ENFOUISSEMENT DES RESIDUS (G.E.R.) * Le nouueau système G.E.R.* est une technique particulière de labour qui uous permet de "gérer" l'enfouissement partiel des résidus de récoltes en sols érosifs, pouuant laisser jusqu'à 30% de débris en surface, selon le volume de résidus à traiter, la nature et les conditions particulières de uotre sol.* Réalisée à partir de nos charrues uanables hydrauliques "UARIOMAT", et un uersoir (No.8) étudié et performant même en labour mince, la technique G.E.R.* représente une ualeur ajoutée à uotre charrue KVERNELAND qui devient un outil compatible avec les objectifs d'incorporation partielle des résidus.tout en consentant les propriétés essentielles d'un travail primaire de sol réussi: (Décompaction du sol de surface, mélange et bonne répartition des éléments nutritifs du sol.excellent drainage pour un assèchement rapide au printemps.etc.) ' Pour en savoir plus.Assistez à nos nouvelles tournées 1993: "Les Sillons de l'excellence", dont l'itinéaire sera publié à partir du début d'août dans "La terre de Chez Nous".avec Kverneland le labour, ça évolue! Demandez notre prospectus gratuit sur charrues ^çiï Kverneland CMMOCCI C/MK/.VIS ?NOM I ¿00 l\iKlu'k\ui, Oiummondville (QC) |2C 5Y3.Tél.(819) 477-2055 TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR C.V. RECOLTE L'orge humide: doit-on utiliser ses propres grains?Avant de vous lancer dans une telle opération, assurez-vous qu'elle vous coûtera moins cher que l'approvisionnement à l'extérieur.par Gaétan Bonneau et André Langlois Dans des zones climatiques moins clémentes ou dans des conditions climatiques anormales (beaucoup de pluie, temps froid, etc.), récolter du grain humide s'avère une possibilité des plus intéressante.En effet, lorsque les travaux culturaux du Tous deux agronomes au MAPAQ de l'Abitibi-Témiscamingue, Gaélan Bonneau esl conseiller régional en productions animales, el Andre Langlois en grandes cultures.Analyse d'ensilage EPI D'ORGE ORGE-GRAIN SEC Matière sèche 52,7 Matière sèche 89,1 Protéine brute 13,8 Protéine brute 14,6 Protéine digestible 9,5 Protéine digestible 12,1 Fibre brute 16,8 Fibre brute 5,6 Rendement: 7t/ha Rendement: 4 t ha printemps sont retardés, le développement de la culture est déphasé, rendant les conditions de récolte plus difficiles.Or, on peut étaler la récolte du grain humide.De plus, cette façon de faire permet d'obtenir en bout de ligne un produit d'excellente qualité, si on l'a entreposé dans de bonnes conditions.Certaines entreprises optent pour ce choix d'année en année.Par contre, d'autres l'envisagent seulement quand elles y sont contraintes par des conditions climatiques difficiles.Il faut dire que la commercialisation du grain humide est plus difficile que celle du grain sec.Les producteurs qui utilisent du grain dans l'alimentation de leur bétail ont donc plus d'intérêt pour cette technique.Sur un plan purement physiologique, le stade de récolte du grain humide permet d'aller chercher le maximum de rendement en matière sèche.En effet, on évite les pertes qui surviennent lors de la phase de maturation du grain.Idéalement, la récolte peut s'effectuer lorsque la DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.le topique du genre qui se vend le plus en industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire praticien pour servir dans son propre exercice professionnel et dans sa propre ferme d'élevage.Comme tous les produits du Dr Naylor, les DILATATEURS DE TRAYONS sont vendus par les magasins de fournitures agricoles, d'aliments et de médicaments de votre région et vous pouvez les commander par la poste port payé: The H.W.Naylor Company, Mo New York 1 U.S.A.PULVERISATEUR LE PLUS IMPORTANT FABRICANT CANADIEN DE LAVEUSES À PRESSION AGRICOLE • 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(voir l'encadré).Cependant, le choix de cette technique devrait répondre à un souci d'économie en permettant un entreposage à moindre coût comparativement à l'entreposage traditionnel des grains secs.Les grains humides peuvent être entreposés dans des silos-tours à atmosphère contrôlée.Mais cette méthode coûte assez cher.Par contre, l'entreposage dans des sacs de polyéthylène et des sacs semi-vrac (type engrais chimique), constitués d'un extérieur en polypropylèneetd'un intérieur en polyéthylène, coûte beaucoup moins cher.De plus, cette méthode d'entreposage est plus souple.Elle permet au producteur de prendre la décision de récolter du grain humide tout au cours de l'été.Les sacs de polyéthylène contiennent entre 500 et 1000 kg de grain.C'est une formule intéressante, mais il ne faut pas oublier de planifier la manipulation de ces sacs.En effet, un avantage à la récolte peut devenir un problème majeur à la reprise.Les boudins de plastique « Ag-bag», utilisés pour l'entreposage des fourrages ensilés, peuvent aussi servir à l'entreposage de l'orge humide.Cependant, il faut s'assurer que votre troupeau consommera suffisamment d'orge fermentée pour ne pas minimiser les pertes à la reprise.Elle doit être de 5 cm durant l'hiver et de 15 cm durant l'été.Le réglage d'une batteuse pour récolter l'orge humide ne cause pas de problème.On peut aussi utiliser une fourragère si on veut récolter seulement les têtes d'orge avec 10 à 13 cm de paille.On diminue ainsi les pertes par égrenage tout en devançant la récolte d'environ trois semaines.Le rendement peut atteindre 50 à 75 % de plus, ce qui n'est pas négligeable (voir le tableau, page 42).Cependant, les fermes utilisant la paille comme litière doivent effectuer un second passage avec une faucheuse pour la récolter.L'orge humide s'insère bien dans la ration des bovins.Sa couleur à la reprise varie du jaune-brun à brun pâle.Il s'en dégage une odeur caractérisée de malt et d'alcool et les bovins l'apprécient.Les quantités de protéines et d'énergie sont comparables à celles de l'orge sèche.Toutefois, il faut porter une atten- tion particulière à la dégradation de la ration.La fermentation de l'orge transforme la protéine de façon à la rendre disponible rapidement aux bactéries du rumen.Il faut balancer les rations en tenant compte des autres aliments: fourrage (sec ou ensilé), suppléments protéiques, etc.Différentes combinaisons sont possibles.On retrouve sur le marché des suppléments protéiques à faible dégradation permettant de balancer la ration.L'orge roulée avant la mise en silo fermente mieux, exposant l'amidon aux bactéries qui permettent une bonne fermentation.Par contre, l'orge humide entière fermente bien si le système d'entreposage est hermétique.Le problème se pose quand arrive le temps de la servir.Si l'on sert de l'orge humide entière aux animaux.Avantages et inconvénients de la récolte de l'orge sous forme humide Avantages: • possibilité d'étaler la période de récolte; • réduction de la verse et des dommages causés par une récolte plus hâtive; • meilleur établissement des plantes fourragères si la céréale est utilisée comme plante-abri; • rendement supérieur; • allongement des journées de travail; • réduction des contraintes d'uniformité de la maturation; • meilleure lutte contre la folle avoine; • récolte plus facile des orges à pailles courtes; • élimination des coûts de séchage ou d'andainage; • absence de poussière.Inconvénients: • vitesse de battage réduite; • pesanteur des grains; • manutention plus difficile; • conservation plus délicate; • marché plus restreint.l'efficacité est réduite de 15 à 20 %.On a donc tout avantage à servir l'orge humide roulée.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 43 FORET Une forêt modèle créée dans le Bas-Saint-Laurent On veut consolider les propriétés déjà en place et développer une formule de métayage forestier.par Pierre Dubois Dans le Bas Saint-Laurent, on veut pousser plus loin l'expérience des groupements forestiers et développer une formule de métayage forestier.On y a donc mis sur pied un projet de forêt modèle.La compagnie Abitibi-Price louera à des individus des portions de ses grandes terres forestières.Le projet touche trois régions.La première est constituée des petites propriétés privées de l'est du lac Témiscouata, la deuxième est la seigneurie Nicolas Rioux près du Bic, à proximité de Rimouski, et la dernière est la seigneurie Métis au sud-ouest d'Amqui dans la vallée de la Mata-pédia.Ces deux derniers territoires sont des propriétés de la compagnie Pierre Dubois est ingénieur forestier.\i- -y M II * 1^ Selon Forêts Canada, la création de cette forêt modèle témoignera de l'importance stratégique des forêts privées.Tdm inc.SERVICES PROFESSIONNELS DE GENIE FORESTIER ?Plan de gestion de plantation ?Évaluation de plantation d'arbres et boisés ?Valeur marchande ?Financement ?Expropriation ?Évaluation testamentaire ?Taxation lit I 2675, boul.Bécancour, Gentilly Ville de Bécancour, Québec, GOX Tél.: (819) 298-3929 Fax: (819) 298-3933 , minué, n.Abitibi-Price.Le programme des forêts modèles est une initiative de Forêts Canada.Pendant les cinq années du projet, Forêts Canada investira 1,5 million de dollars annuellement.On créera 90 emplois permanents.Une centaine d'autres seront consolidés.Un nouveau souffle au groupement forestier Selon Richard Savard, ingénieur forestier au Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent, la forêt modèle favorisera le remembrement de la forêt privée.De plus grandes superficies rendent les travaux forestiers plus rentables.Sur le territoire du Groupement forestier de l'est du lac Témiscouata, on met sur pied un fonds de remembrement forestier qui achètera les terres forestières mises en vente.Le fonds les revendra ensuite à des producteurs de bois déjà actifs.Le groupement (suite à la page 56) 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 NOUVEAUX PRODUITS Deux herbicides pour le maïs La compagnie Dupont teste un nouvel herbicide, de la famille des sulfonylurées, qui pourrait être homologué pour la culture du maïs dès la saison 1994.ULTIM est révolutionnaire de par son potentiel élevé de répression des graminées dans le maïs-grain lorsqu'on l'applique en post-émergence, même à des taux extrêmement bas.Offert sous forme de granules «dispersibles», ce produit sera recommandé au stade de 3 à 6 feuilles du maïs pour le contrôle du chiendent, des graminées annuelles et de l'amarante.Et, toujours pour le contrôle des graminées annuelles qui infestent les cultures de maïs et de soya, Sandoz Agro Canada teste un nouvel herbicide à large spectre.La compagnie prévoit son homologation d'ici quelques mois.Recommandé pour tous les types de sol, le diméthamide FRONTIER pourra s'appliquer en présemis incorporé, ou en prélevée, dans les cultures de maïs et de soya.On pourra également l'appliquer en postlevée hâtive du maïs.Testé de façon intensive au Québec depuis deux ans, le diméthamide est évalué selon le système fédéral de permis de recherche.Prévenir la condensation Le manufacturier Sukup propose une solution pour corriger les problèmes de condensation à l'intérieur des cellules d'entreposage du grain.Elle consiste en une série de tuyaux perforés, attachés à la paroi du silo, qui évacuent l'humidité en pompant l'air chaud vers le haut.Les tuyaux sont disponibles en longueurs de 10 pieds 6 pouces ou de 12 pieds.Tracteurs de 60 à 85 CV Le réseau des concessionnaires Fiatagri annonce le lancement de sa nouvelle série de tracteurs 1994.Cette série comprend 10 modèles de 60 à 85 CV, à 2 ou 4 roues motrices.Munis d'un inverseur synchronisé, ces tracteurs peuvent aussi être équipés d'un «Hi-Low» ou d'un superréducteur.Différents équipements sont aussi offerts: bloquage de différentiel avant et arrière à commande électro-hydraulique, pont avant à embrayage électro-hydraulique, freins sur les 4 roues motrices, affichage digital de la vitesse d'avancement et de la prise de force.Probiotique pour le porc Intervet Canada annonce fièrement le lancement du probiotique PRO-SUIS développé spécifiquement pour le porc.Sa formulation contient une culture microbienne vivante qui s'avère tolérante aux antibiotiques administrés à des doses préventives.Par ailleurs, le produit est non toxique et ne laisse aucun résidu.Dessicant pour patates Hoechst Canada vient d'obtenir l'homologation d'IGNITEen tant que dessicant pour les pommes de terre et les fèves.Le produit se différencie du fait qu'un seul épandage puisse contrôler en moins de 10 à 14 jours la croissance foliaire et les mauvaises herbes.Son mode d'action accélère la maturité de la plante puis, éventuellement, sa mort.Haute visibilité Toujours à la pointe de l'innovation, Massey Ferguson présente un tracteur avec un capot plongeant qui permet une visibilité accrue de plus de 2 mètres à l'avant.Équipé d'un moteur de 85 CV, il est particulièrement bien adapté pour l'utilisation d'un chargeur frontal, 45 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 UN PNEU DE TRACTEUR "GRANDE VITESSE LE DT 71 ODE GOODYEAR Aucun pneu n'a jamais travaillé si vite, tant dans les champs labourés que non labourés.Il est difficile de vanter un avantage plus qu'un autre d'un pneu aussi polyvalent.La capacité du pneu DT 710 de mettre fin à la vibration de la cabine sur la route est l'une de ses caractéristiques remarquables.L'efficacité du nouveau motif de la bande de roulement et de la carcasse dans les champs est toutefois encore plus remarquable.Des tests exhaustifs ont démontré : Jusqu'à 38% d'augmentation de la traction Cela veut dire que le DT 710 travaille plus vite.Vous passez donc moins de temps dans les champs.Le DT 710 travaille 9% plus vite dans un champ labouré et 10% plus vite dans un champ non labouré.Vous gagnez ainsi un grand nombre d'heures chaque année.Le DT 710 est 9% plus économique de carburant.Donc, en plus de gagner du temps, vous pouvez économiser de l'argent.Des tests prouvent aussi que la bande de roulement dure plus longtemps.Pour utilisation sur route et hors route, le moment est venu d'adopter un pneu radial : le nouveau DT 710 de Goodyear.Offre sans risque de 90 jours.Nous sommes persuadés que le DT 710 vous donnera entière satisfaction.C'est pourquoi nous vous proposons cette garantie simple et absolue.Faites l'essai de ces nouveaux pneus pendant 90 jours sur votre ferme et sur votre tracteur.Si vous n'êtes pas satisfait, nous reprendrons les DT 710, nous les remplacerons par des pneus diagonaux neufs et nous vous rembourserons la différence.Rendez-vous chez le détaillant de pneus agricoles Goodyear aujourd'hui pour en savoir plus.Ils ont été comparés aux meilleurs pneus diagonaux agricoles de Goodyear pour tracteur.m Service de DÉPANNAGE RAPIDE À LA FERME H m GOOD/YEAR Détails chez le détaillant Goodyear participant. À l'heure actuelle, le travail efficace aux champs exige une touche nouvelle.Aussi avons-nous doté notre nouvelle série 9600 de la PowerTECH, la transmission sans débrayage la plus avancée jamais associée à un tracteur agricole.Vous pouvez changer de vitesse d'un simple toucher du doigt.Ou encore programmer les vitesses pour toute tâche particulière que vous ayez en tête.Vous travaillerez plus confortablement aussi car notre supersiège pivotant à air Grammer ""' et notre cabine plus spacieuse dénuent le travail de toute fatigue.Par surcroît, le moteur refroidi par air Deutz à faible besoin d'entretien mène toutes les tâches à bien en un clin d'oeil.Voyez les quatre nouveaux modèles de 135 à 195 hp à la PDF chez votre concessionnaire AGCO Allis, dès aujourd'hui.Vous constarerez comme il devient facile d'avancer aux champs.Mu AGCO I AGCO ALLIS FAMILLE Montréal vue par de jeunes ruraux «Après deux coins de rue, je suis complètement perdu.Et puis il n'y a même pas de cour pour jouer au ballon!» M par Sylvie Bouchard étro, gratte-ciel, foule empressée.Montréal a de quoi impressionner.Surtout quand on a passé sa vie à la ferme, entouré d'animaux, de grands espaces et de sécurité.Dominick Grenier, 13 ans, et Patrick Garand, 10 ans, sont tous les deux fils de producteurs laitiers de la région des Bois-Francs.En juillet dernier, ils vivaient une expérience unique: pendant une semaine, ils ont partagé le logis et les activités de Pierre-Luc et Jonathan Bouchard, respectivement âgés de 14 et de 11 ans, qui habitent en plein coeur de Montréal.La semaine précédente, ce sont les deux jeunes citadins qui goûtaient aux joies et aux labeurs de la campagne.Ces vacances inusitées, les jeunes les ont vécues grâce au programme estival d'échanges pour les enfants des sociétaires et" des employés d'Agropur et de Natrel, programme qui existe depuis cinq ans.Près de 140 jeunes ont à ce jour profité de l'expérience.Garçons et filles sont jumelés selon leur âge, leur sexe et leurs préférences.La Ronde, le Vieux-Montréal, le quartier chinois, le Vieux-Port: les jeunes visiteurs en ont eu plein la vue.Raymonde Bouchard, employée chez Natrel à Saint-Lambert, et son mari Serge, les parents de Pierre-Luc et Jonathan, avaient pour l'occasion préparé un programme chargé.«On voulait leur faire découvrir plein de choses», explique Serge.Le Stade olympique vu de la spirale, un manège tout en hauteurde la Ronde, a particulièrement impressionné Dominick Grenier, de Plessisville.«J'aimerais bien vivre à Montréal, admet-il.Chez nous, le voisin le plus proche est à un demi-mille.Mes parents doivent me conduire chez mes amis.Patrick Garand, de Victoriaville, et Dominick Grenier, de Plessisville, en étaient à leur première visite à Montréal.Le premier contact avec la grande ville les a plutôt impressionnés.Ici, tout est proche.Et puis, il y a moins de travail à faire qu 'à la ferme.» Patrick Garand, de Victoriaville, n'est pas du même avis.«Moi, je n'aimerais pas rester en ville, dit-il.Il n'y a pas assez de place.Les maisons ne sont pas de vraies maisons.Il n'y a même pas de cour pour jouer au ballon!» Le jeune Patrick a quand même eu le souffle coupé quand, du pont Jacques-Cartier, il a aperçu les gratte-ciel du centre-ville.Des vacances inusitées Mais si Montréal a de quoi éblouir les jeunes ruraux, la ferme a, de son côté, séduit nos deux citadins.«J'ai tout aimé, affirme avec enthousiasme Pierre-Luc.Je retournerais n'importe quand.» Habitué à vivre dans une maison à logements, l'adolescent s'est laissé charmer par les grands espaces, les randonnées à cheval et le rythme de vie complètement différent de la campagne.«Chez Dominick, c'est comme un hôtel.Des fois, il y avait tellement de monde qu'on n'était même plus capable de compter les visiteurs.» Pendant son séjour à la ferme, Pierre-Luc s'est familiarisé avec la traite, il a joué des muscles à déplacer du foin dans la grange, il a retapé la clôture et même appris à conduire le tracteur.au grand désespoir de son partenaire Dominick.«A toutes les fois qu'il me disait d'arrêter, raconte en riant Pierre-Luc, je me trompais de pédale et j'avançais.J'ai même failli foncer dans un arbre!» Heureusement, l'aventure s'est terminée dans un grand éclat de rire.Mais ce ne sont ni les tracteurs ni les chevaux qui ont le plus étonné l'adolescent.Ce sont les vaches.Ces grandes bêtes nonchalantes et tranquilles ont déconcerté notre néophyte quand, en entrant dans l'étable pour la traite, chacune s'est rendue directement à sa place respective.Jonathan, le jeune frère de Pierre-Luc, en était, lui aussi, à sa première expérience à la ferme.S'il n'a pas conduit lui-même le tracteur, il en aété qu itte pour accompagner son partenaire Patrick sur des chemins un peu.cahoteux.«Je me cognais la tête partout dans la cabine», dit-il un peu dépité.Et s'il a dépensé beaucoup d'énergie à charger une remorque de bois, il a été plus que déçu quand les taures l'ont déchargée le soir même.Il avait malheureusement oublié de fermer la clôture qui les empêchait de passer.Il LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 a d'ailleurs appris à ses dépens qu'il y avait du courant électrique qui passait dans les broches.Et puis il a découvert que les vaches ne se trayaient plus à la main depuis belle lurette.Mais il n'y a pas que les enfants qui ont découvert quelques mystères de la vie.En allant conduire leurs fils à la ferme, Raymonde et Serge Bouchard ont assisté avec émerveillement à un vêlage au champ.Serge en a profité pour enrichir son vocabulaire.Aujourd'hui, il parle avec fierté de «vêlage», de «pacage» et de «génisse» qui, contrairement à ce qu'il croyait, n'est pas le nom d'une race bovine.À bas les préjugés! Selon l'initiateur du programme et son coordonnateur depuis sa mise sur pied, Gaétan Martineau, directeur des communications chez Agropur, le programme vise bien sûr à offrir aux enfants une formule de vacances originale, financièrement accessible aux parents.«Nous poursuivons surtout un objectif à plus long terme, explique-t-il.Celui-là s'adresse aux parents.Le programme offre l'occasion à l'un et l'autre groupe, qu'il soit celui des employés ou celui des agriculteurs, d'échanger sur les différences inhérentes à leur vie professionnelle et de se découvrir des intérêts communs.» Au fait, on veut créer une certaine synergie entre employés et sociétaires.Selon Gaétan Martineau, nous vivons dans un monde rempli de préjugés.«On entend souvent nos employés dire Raymonde Bouchard et ses deux fils ont voulu faire découvrir les charmes de la ville à leurs jeunes visiteurs que les producteurs profitent de grands espaces et gagnent beaucoup d'argent sans le stress d'avoir à satisfaire un boss, déplore-t-il.De l'autre côté, les producteurs jalousent les bons salaires et les semaines de 40 heures des employés.» Le directeur des communications est convaincu que ce ne sont pas les discours qui changent les mentalités.Et que l'avenir du secteur agro-alimentaire québécois dépend de la synergie développée entre les intervenants.C'est pour cela qu'il est toujours à la recherche de nouveaux moyens pour rapprocher physiquement les deux groupes: pique-niques, portes ouvertes, échanges.«Mettez un couple d'agriculteurs et un couple d'employés de coop en présence, suggère-t-il.En dépit des différences reliées à leur travail et à leur milieu de vie, ils se rendent vite compte qu'ils partagent des intérêts communs: famille, température, entreprise.Par le biais des enfants, les parents n'ont d'autre choix que de se parler et de partager.» Gaétan Martineau voit loin.Selon lui, ce programme d'échanges de jeunes pourrait déborder largement les cadres de la coopérative et s'étendre à l'échelle provinciale.L'UPA serait, d'après lui, l'organisme tout désigné pour piloter un tel dossier.«Les États généraux du monde rural ont mis en lumière la nécessité de rechercher une cohabitation harmonieuse entre ruraux et citadins, explique-t-il.Les agriculteurs doivent valoriser eux-mêmes leur profession auprès des urbains.» D'après lui, il s'agit là d'une occasion en or de marier deux solitudes.En attendant, Agropur compte bien poursuivre son programme d'échanges au cours des prochaines années.«Chaque année, nous avons une vingtaine de nouvelles familles qui s'inscrivent.Et on ne fait pas beaucoup de publicité autour du programme.Tant que ça va fonctionner, on va continuer.Ët si on voit que l'intérêt baisse, on va augmenter la pression», conclut Gaétan Martineau.¦ LA SOLUTION ECONOMIQUE nCUMIAC DE CHAUFFAGE À AIR CHAUD AU BOIS AUTOMATIQUE @ Certifiées par l'ACNOR ECONOMIE du coût de chauffage CHOIX DE MODÈLES • au bois uniquement ou • combiné bois-huile ou bois-électricité (80,000 BTU à 170,000 BTU) ÉCONOMIE d'espace: 2 fournaises dans une Section électrique facultative au-dessus Fournaise -au bois uniquement FOURNAISE BOIS-ELECTRICITE Pour obtenir de plus amples renseignements adressez-vous à: Brûleur à l'huile à l'arrière Porte de chargement de bois à l'avant t-.Agence Paul Seiler Inc.5711, avenue Whitehorne, Montréal, Québec H4W2A1 (514)489-6660 | flCUlflRflC | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 49 0V£f/M£ T0R6RULE! DES VRAIS SAUVAGES.' TORYABLE! YBONYEU!.; POURRA JAMAIS) PIS ZÉNOÏOE QUI NOUS ATTEND À LA PLACE VILLE-MARIE1 OUF LA VILLE C' ^MINUTE!,.J'AI UNE ^ SAPRÉEBONNE IDÉE! /^PASSE-MOI TOH v GROS CRAYON NOIR' llPWllp TT7TÏÏI a.1 nie S5B BONNE SAINTE BENITE î voulez-vous bien me dire ceque vous faites là 1?! neurits ne viSiTe EMPRISONNES POUR TERRORISME! 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 JARDINS Oui aux tulipes.mais à d'autres espèces aussi! Les jardins de printemps se préparent l'automne.Ils prennent des allures de plus en plus exotiques.par Benoit Prieur Les tulipes, les narcisses et les crocus sont les bulbes à fleurs du printemps par excellence, mais d'autres espèces méritent aussi d'être connues.Et si les scilles et les muscaris sont, eux aussi, assez populaires, de nouvelles variétés arrivent sur le marché et surprennent par leur élégance.Bref, les jardins de printemps prennent des allures de plus en plus exotiques.Évidemment, il revient au consommateur de réclamer des nouveautés à ses fournisseurs.Alors, ne vous en privez pas.Drôle d'impératrice Le nom latin de la fritillaire est Fritillaria imperialis.En fait de majesté elle n'a pas beaucoup de concurrence, à part sans doute le lis qui, lui, est tout simplement royal.La particularité de la fritillaire, c 'est d'avoir des fleurs jaunes ou orange Benoit Prieur est journaliste.En fait de majesté, la Fritillaria imperialis n'a pas beaucoup de concurrence.tournées vers le bas et groupées en cercle en haut d ' une tige de presque un mètre de hauteur.Et.comme l'aigrette d'un oiseau ou la rosette d'un ananas, un bouquet de feuilles chapeaute avec fantaisie le cercle de fleurs.La variété originale a des fleurs orange foncé et des feuilles vertes, mais on trouve maintenant plusieurs variations de ce spécimen: fleurs jaunes à feuillage vert, fleurs orange à feuillage vert et jaune, fleurs orange à feuillage vert et blanc.On peut se servir de la fritillaire comme pièce centrale d'une plate-bande de tulipes ou de narcisses, mais plantée au sommet d ' une butte ou d ' une rocaille, elle prend des airs majestueux.Elle est aussi très belle dans une plate-bande de vivaces printanières ou de chaque côté de la porte d'entrée où elle séduira les visiteurs.Petit détail supplémentaire: le bulbe de la fritillaire dégage une odeur qui éloigne les écureuils.Profitez-en.Deux petits mignons L'Anémone Manda, petite fleur qui ressemble à une marguerite, dépasse rarement 8 cm de hauteur.On en trouve des variétés à fleurs blanches, d'autres à fleurs roses ou mauves.Les jardiniers les plus audacieux s'en servent, comme ils se servent des crocus, pour fleurir les pelouses dans les endroits peu fréquentés.L'Anémone blanda est parfaite en groupes de 15 à 25 bulbes Wm) Pasture Pleasers LE MODELE 7' PASTURE PLEASER Pour tous genres de semences.Exige très peu de puissance de votre tracteur.Disponible en 7', 10', 14'.15'.Modèle porté ou traîné.Optionnel: coffre à mil et a engrais.TYE, LES PIONNIERS EN SEMIS DIRECT 1- Contrôle la quantité de semence avec douceur et précision.2- Coutre à tension de ressort pour une bonne pénétration dans le sol.3- Ouvre-sillon avec deux disques en «V».4- Roues plombeuses pour contrôler la profondeur de semence et refermer le sillon.Distribué au Québec par: PrP-X/pD IMO Tél.:(514) 455-7946 TMt VLM IIMO.Fax: (514)455-3503 CP.277,869, boul.Harwood, Dorion (Québec) J7V 7J6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 51 Le système "Virage à deux vitesses" Kubota vous conduira au détour de la grange.du verger.et de la remise à machinerie.laissant la compétition loin en arrière! TERMINEZ VOTRE TRAVAIL RAPIDEMENT ET AYEZ DU TEMPS EN RESERVE.Le système "Virage à deux vitesses", exclusif à Kubota, sauve réellement du temps.En fonction 4 roues motrices, dons les virages, la vitesse des roues avants augmente au moment opportun, tirant alors le devant du tracteur et permettant ainsi un rayon de braguage plus court gue le ferait un tracteur à deux roues motrices comparables.Plus de manoeuvrable signifie un tracteur plus efficace lors des applications avec chargeur frontal M9580avec le système "Virage à deux vitesses" Kubota.et lors de l'utilisation du tracteur dans les cultures en rongées.Le système "Virage à deux vitesses", Kubota est disponible sur le nouveau tracteur étroit pour verger/vigne M7030DTN-B de 68 C.V.à la PDF.et sur le tracteur M9580 de 92 C.V.à la PDF.Contactez votre concessionnaire Kubota local pour planifier une démonstration ou Kubota Canada Ltee.pour plus d'informations: Kubota KUBOTA CANADA LIÉE.Kubota Markham, Ontario, (416) 475-1090; Kubota Rkhmond, Colombic-Britonique, (604) 270-9286; Kubota Drummondville, Québec, (819) 478-7151 On trouve des variétés d'Anémone blanda à fleurs blanches, roses ou mauves.dans les rocailles.Si vous avez un sous-bois pas trop encombré, vous pouvez tapisser les abords du sentier avec quelques groupes de cette délicate anémone.Lemuscari, lui, ne plaît pas à tout le monde.Ses petites clochettes bleues, un peu sombres, ne sont bien visibles que lorsqu'elles contrastent avec de petites fleurs de couleur plus claire.Mais une nouvelle variété, M.plumosa «Blue spike», redonne à cette espèce une place enviable dans les jardins: les clochettes minuscules sont groupées en épis compacts et massifs d'un beau bleu pâle.Pour ajouter du relief Le scille à fleurs de campanules (Scilla campanulatci) et l'ail rose (Al H uni kdrataviense) sont des plantes d'environ 30 cm de hauteur aussi intéressantes pour leurs fleurs que pour leur feuillage.L'effet que ces plantes produisent est très différent.Le scille Les clochettes minuscules du M.plumosa «Blue Spike» sont groupées en épis compacts et massifs d'un beau bleu pâle.met de la légèreté dans les décors massifs.L'ail, quant à lui, remplit rapidement les «trous» de l'aménagement.Tous deux mettent du relief au milieu des tapis de vivaces prin-tanières rampantes (phlox, aubriétia, etc.), mais le premier fleurit en mai tandis que le second s'épanouit plutôt en juin.¦ 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1993 Région de Montréal: (514) 382-4350 LES PETITES ANNONCES Appelez sans frais 1 (800) 361-3877 Extérieur du Québec: (416)486-4446 Contactez Claude Larochelle ou Isabelle Poutre AGRONOME CONSULTANT Contactez Heather Hambleton PHILATELIE BATIMENTS Bur: (514) 771-6800 Rés: (514) 796-1821 GAÉTAN VILLENEUVE Agronome et économiste Saint-Hyacinthe (QC) • Plan de financement ¦ Restructuration financière ¦ Étude économique • Evaluation agricole • Évaluation de dommage • Zonage agricole CONSULTANT EN ECONOMIE AGRICOLE 13 ans d'expérience à votre service AVOCATS DROIT AGRICOLE DROIT MUNICIPAL DROIT DE L'ENVIRONNEMENT 1200 boni.Chomedey,bureau 925 Téléphone: (514) 683-8000 Laval (Quebec) H7V 3Z3 Télécopieur: (514) 682-6099 ARTISANAT CHOIX DE CANEVAS A BRODER, ETC.Catalogue couleur no 20,1993, 460 modèles 6,95 $.(36 laçons de réaliser vos tapisseries 4,95 $).Dépositaire de fil et laine «Anchor».Exclusivités peintes à la main sur demande.Décalques pour broderie.Vogue B.A.CP.1301, Shawlnigan-Sud (Québec) G9P 4E8 _(Taxes en sus) 71, MATERIEL D'ARTISANAT POUR TRAVAUX DE CONFECTION TOILE HARDANGER - Fil à croclieler ¦ III et laine à broder - III retors D.M.C.ANCH0R - laine crocliet -foulard de soie pour Impression - décalque pour Impression de broderie ¦ canevas.349, de la Chapelle imgie du Roi) Québec (Québec) G1K6K5 Tél.: (418)648-1750 RETAILLES OE COTON / POLYESTER IDÉAL POUR COURTEPOINTE-COULEURS UNIES VARIÉES.BLANC & JOLIS IMPRIMÉS ¦ 6 livres pour $ 13.86 port payé, taxes incluses - COMMANDE DE 12 LIVRES pour S 26.57 port payé, taxes incluses.LES TISSUS JA-DO ENR.3211 Chemin Royal, Beauport (Québec) G1E 1V7 Tél.: 1-418-667-5002_ PEINTURES PERMANENTES POOR TISSOS Tubes à bille ou pinceaux.Projets pour Noël.Transferts pour peindre ou broder.Commandes CO.D.Catalogue: 2,00 $ ARTISANAT TRI-CHEM INC.1, Casa Blanca St-Zénon (Québec) J0K 3N0 Tel: (514) 884-5307 TIMBRES DU CANADA SUPERBE - 25 différents anciens timbres du Canada, datant de 35 ans et plus.LE TOUT GRATUITEMENT.En plus une sélection de timbres pour examen sans obligation.Service rapide.ARPIN PHILATÉLIE INC 4,9'" Avenue (BA), Philipsburg JOJ1N0 BATIMENT mmtm^^ Manufacturier de chevrons d acier 1 (514)753-4228 ray m tal joliette lt e JET Vous pensez à construire ou agrandir, Machinerie Idéale Cie Ltée, chef de file des fabricants d'équipements agricoles vous offre ses STRUCTURES D'ACIER approuvées et conformes aux normes du Code National du bâtiment.Que ce soit pour un bâtiment agricole ou commercial, fiez-vous à notre expérience.ON EST SOLIDE Pour plus d'informations: MACHINERIE IDÉALE CIE LTÉE 1100 Leclaire, C.P.360 St-Césaire (Québec) JOL 1TO (514) 469-3133 REVETEMENT MÉTALLIQUE Pour bâtiments agricoles SURPLUS D'INVENTAIRE Le plus grand choix en province Jauges
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