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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mi-mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1994-03, Collections de BAnQ.

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des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 76 ANS Spécial TRANSFORMATION AG ROALIM ENTAI RE 9EXX t?XT X2H 3D Teaj^uow q a>|oojqj3i)s any çg^ ssnbipoi jaj sarj )uatua) jpaarj XeBa-| >odaQ _mg anbeqiDTiqig LB ï-LQQ 6iSS80 ON Journée Portes ouvertes: le mercredi 6 avril 1994, de 9 h à 17 h Assistez au défilé de nos nouvelles étoiles! Voici un aperçu de ce qui vous attend: ?NOUVEAUX tracteurs Ford GENESIS^c de la série 70, de 145 à 210 chevaux à la PDF.Ils associent une puissance révolutionnaire à un maximum de confort.* NOUVEAUX tracteurs Ford VersatileMC à quatre roues motrices de la série 80, de 250 à 400 chevaux.Ils vous offrent une performance fiable, un confort inégalé et une grande facilité d'entretien.?NOUVELLES MOISSONNEUSES-BATTEUSES New Holland TRmc 87 / TRmc 97.pius de confort et de puissance.et une capacité hors-pair.Salle de montre avec plusieurs tracteurs et moissonneuses Prix défiant toute compétition sur les pièces payées comptant Rafraîchissements et goûter servis toute la journée Machinerie St-Guillaume inc.12, route 122, St-Guillaume (Québec) J0C 1L0 Tél.: (819) 396-3427 sortie 170 (nord) de l'autoroute 20 La vraie force des agriculteurs Machinerie C & H ouvre la saison Journée Portes ouvertes: le mercredi 6 avril 1994, de 9 h à 17 h Toute la gamme Massey-Ferguson yRr • La marque la plus vendue sur le marché occidental depuis 30 ans.• Une technologie au cœur du tracteur, là où ça travaille.• Un souci constant de l'économie.• 30 modèles adaptés à vos besoins.Ça vaut le déplacement! • Gros escomptes sur les pièces payées comptant • Plusieurs marques de tracteurs et de machinerie • Matériel neuf et usagé • Rafraîchissements et goûter sur place MASSEY FERGUSON Productivité • La «Dynashift» révolutionne le passage des vitesses en libérant la main droite pour le contrôle des instruments.• Le relevage électronique Massey Ferguson est le plus complet de l'industrie avec sa commande de descente rapide et son dispositif amortisseur de chocs.L'avantage Quadram: économie et puissance Machinerie C & H 12, Route 122, St-Guillaume (Québec) JOC 1L0 Téléphone: (819) 396-2185 sortie 170 (nord) autoroute 20 La vraie force des agriculteurs Le PHOTO COUVERTURE: JAC MAT Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Joliette Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Réjean Lavallée Producteur de lait, Saint-Marc-sur-le-Rictielieu Philippe Meier Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Direction des services aux agricultrices, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin Affaires «Pellerin» de la décentralisation 8 «L'UPAnechange pas de cap, dit en substance Laurent Pellerin.Elle aborde une nouvelle étape.» Le bien-être des animaux 12 nous touche tous C'est également une façon de gagner la confiance des consommateurs.Des investissements bien ordonnés 17 L'investissement en agriculture doit être rentable et prendre de la valeur.Technique 36 Le comptage leucocytaire n'est jamais trop bas Plus il est bas, meilleure est la santé du pis des vaches.La ferme Henber: 40 une entreprise fructueuse Au cours des dernières années, la superficie de cette ferme bovine a plus que doublé et le nombre d'animaux, presque triplé.Les prolapsus rectaux: 42 un problème agaçant Sans être très important du point de vue économique, ce problème demeure une source de préoccupations pour les producteurs porcins.La pesée rendue facile 44 Faites de la pesée une tâche agréable en vous servant des comportements naturels du porc.Donnez-moi de l'espace! 47 Les oiseaux entassés sont plus légers et s'emplument moins bien.La reproduction vue par la jument 50 L'élevage des chevaux soulève beaucoup d'enthousiasme mais cause quelquefois d'amères déceptions.Quoi de neuf pour récolter le foin?55 Les constructeurs nous offrent une série de nouveautés dans ce domaine.des agriculteurs TRANSFORMATION AGROALIMENTAIRE 19 Viandes: la restructuration fait son œuvre Réduction du nombre d'usines, spécialisation de chacune d'entre elles, le secteur des viandes n'a pas échappé à la vague.Lait: la course contre la montre Les transformateurs doivent offrir meilleurs produits au plus bas prix.23 les Céréales: un remue-ménage réussi 29 L'industrie de la transformation des produits céréaliers au Québec est solide.Fruits et légumes: 31 cap sur les marchés hors Québec Les transformateurs doivent ouvrir de nouveaux marchés pour soutenir leur croissance.Famille 57 Au jardin, les artichauts et les asperges En prenant quelques précautions, vous pourre2 les cultiver avec succès dans votre potager.Les mots qu'on n'a 62 pas pris le temps d'entendre Que diriez-vous d'un week-end de réflexion sur votre vie de couple?Chroniques Actualité Agenda Apprivoisons le futur Cuisine Éditorial Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Petites annonces 6 7 14 66 5 59 60 63 64 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 Bulletin dei agriculteur! I-MARS 1994 VOL 77, No 04 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alàin Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Michel LeFebvre PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Brouillette Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non Incluses) un an deux ans trois ans Régulier 24,95$ 45,95$ 62,95$ Agricole 21,95$ 39,95$ 55,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Répertorié dans "Repère» Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 75.rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée — * Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'Imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Spécial transformation agroalimentaire Les transformateurs s'adaptent eux aussi aux nouvelles règles du jeu.par Marc-Alain Soucy Trois grands secteurs composent l'industrie bioalimentaire dans laquelle nous évoluons: la production, la transformation et le détail.Le Bulletin des agriculteurs s'intéresse évidemment avant tout au secteur de la production.Cependant, depuis le Sommet de 1 ' agriculture de Trois-Rivières en 1992 qui a donné naissance au virage de l'agroalimentaire québécois vers la conquête des marchés, il n'est plus possible de dissocier l'agriculture de ses autres partenaires.Comme on le sait, le sommet de Trois-Rivières fut un point tournant pour tous les intervenants de 1 ' agroalimentaire québécois.Il aura donné le coup d'envoi à une nouvelle ère de collaboration entre tous les maillons de l'industrie.Nous ne croyons évidemment pas au miracle et les décennies de méfiance réciproque entre producteurs, transformateurs et détaillants ne se sont pas évanouies du jour au lendemain.Cependant, tous les membres de l'industrie qui participent aux tables filières vous diront que de grands pas ont souvent été faits grâce à un simple dialogue qui semblait impossible il n'y a pas si longtemps.C'est pourquoi nous vous proposons ce numéro spécial sur la transformation agroalimentaire.Il nous apparaît maintenant essentiel de connaître nos partenaires.Ceux sans qui il n'y aurait pas d'avenir pour les produits agricoles et ceux qui ne peuvent progresser sans un approvisionnement adéquat.Si, comme on le dit, notre avenir dépend maintenant de notre capacité de concertation, aussi bien en profiter tout de suite pour mieux se connaître.C'est ce que vous propose notre dossier.Il ressort de l'enquête menée par notre journaliste Marc Plourde que l'industrie de la transformation au Qué- bec est résolument tournée vers la conquête des marchés.Dans des secteurs comme les fruits et légumes, les transformateurs sentent la nécessité d'ouvrir de nouveaux marchés hors Québec pour soutenir leur croissance.Il en va de même pour les transformateurs de porcs et certains transformateurs laitiers.D'autres ont réalisé qu'ils ont encore beaucoup à faire ici-même, dans notre province.Nos transformateurs n'ont plus le choix.Ils doivent offrir constamment de meilleurs produits à de meilleurs prix.Dans le lait, par exemple, la bataille se fera sur les tablettes des marchés d'alimentation.Autre constante du dossier, la restructuration à laquelle toutes les industries agroalimentaires ont dû procéder.La réduction du nombre d'usines, la spécialisation de chacune d'entre elles, les regroupements, les achats et alliances, autant de grandes manœuvres qui ont tenu bien des conseils d'administration en haleine au cours des dernières années.Une restructuration qui ne s'est pas toujours faite sans pleurs ni grincements de dents.Comme les producteurs agricoles, les industriels de l'agroalimentaire continuent de revoir leur façon de faire dans le contexte mouvant de la mondialisation des marchés.Contexte qu'ils n'ont pas davantage choisi que les agriculteurs.Ils ont fait comme eux contre mauvaise fortune bon cœur et, dans plusieurs cas, ils sont même en train de découvrir un nouveau dynamisme, une nouvelle confiance en l'avenir et surtout de nouveaux marchés.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 5 L'ACTUALITÉ L'encyclopédie du poulet enfin disponible.Compte de stabilisation du revenu net Laurent Pellerin à la FCA: «On ne veut pas remplacer nos programmes de stabilisation par quelque chose qui risque d'être moins efficace.» Le gouvernement fédéral et plusieurs gouvernements provinciaux souhaitent convertir tous les programmes de soutien des revenus agricoles des différentes provinces en un seul programme national.Ce programme d'assurances serait basé non plus sur chaque production prise individuellement mais plutôt sur l'ensemble des revenus de chaque ferme.Ce sujet a été abordé lors de la dernière réunion annuelle de la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) à Edmonton.Les délégués ont demandé à la FCA d'envoyer une lettre au ministre fédéral de l'Agriculture, Ralph Goodale, lui demandant un engagement de son gouvernement pour inclure des agriculteurs dans un comité sur la sécurité du revenu net.Devant être créé le plus tôt possible, ce comité devrait rédiger un rapport et soumettre des propositions pour en venir à la création du nouveau programme dès 1995.La délégation du Québec a suggéré des amendements afin que les propositions du comité sur la sécurité du revenu ne se limitent pas au concept de revenu global de la ferme.Monsieur Pellerin, le président de l'UPA, a soutenu qu'il serait impossible d'en arriver à un seul programme national de stabilisation des revenus parce qu' il y a trop de différences entre les régions et entre chaque production à l'intérieur de ces régions.Il a ajouté que le Québec est très satisfait du fonctionnement de ses programmes de stabilisation des revenus depuis 20 ans.Selon Laurent Pellerin, on ne désire pas, au Québec, remplacer ces programmes par quelque chose qui risquerait d'être moins efficace.Pour sa part, le président de la Fédération canadienne des producteurs de lait, Peter Oosterhoff, a soutenu que les productions contingentées reçoivent leurs revenus du marché.Les producteurs de lait canadiens ne veulent surtout pas que leur appui à l'établissement d'un comité sur la sécurité du revenu net soit interprété comme un désir de mettre fin à la formule basée sur les coûts de production.¦ On sait que la consommation de poulet ne cesse d'augmenter au Québec.Mais cette bonne nouvelle n'empêche pas la Fédération des producteurs de volailles de créer des opportunités pour bien informer les consommateurs sur son produit.C'est dans ce contexte que le président de la FPVQ, Luc Lamy, procédait le 17 mars dernier au lancement de La petite encyclopédie du poulet québécois.Monique Daigneault, qui a supervisé la production du document, affirme que les producteurs de volailles ont enfin un outil efficace pour répondre aux questions que posent les consommateurs, diététistes et médecins sur le poulet, ses méthodes d'élevage, son alimentation et sa valeur nutritive.On y met également fin à des mythes tenaces tel celui de l'utilisation d'hormones dans l'alimentation du poulet.Selon Monique Daigneault, les abattoirs, meuniers, transporteurs, cou-voirs et détaillants voudront se procurer des copies de l'encyclopédie.Chacun y apprendra beaucoup.On peut se procurer l'encyclopédie en écrivant à la Fédération des producteurs de volailles du Québec, 555, boul.Roland-Therrien, Longueuil, J4H 3 Y9.On demande un montant de 2 $ pour couvrir les frais de poste.¦ Monique Daigneault 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 Meilleure performance depuis 1987 Le 9 mars dernier, à Québec, la sous-ministre de l'Agriculture, Diane Vincent, présentait à la presse un bilan positif de l'année 1993.Mme Vincent a souligné que l'industrie bio-alimentaire québécoise a connu sa meilleure performance depuis 1987.Chaque maillon du secteur a contribué à cette performance.Le revenu net des producteurs et des productrices agricoles s'est accru de 7 % en raison essentiellement de meilleurs prix obtenus sur le marché.La valeur des livraisons des entreprises manufacturières d'aliments et de boissons a augmenté de 5 %.Les ventes des détaillants et des restaurateurs ont également connu une croissance de 5 %.Selon le document synthèse présenté à la presse, les recettes monétaires du secteur agricole ont atteint 3,84 milliards de dollars en.1993.Cette croissance est attribuable à de meilleures recettes provenant de la vente de bétail (+6,4 %) et de produits végétaux (+1,9 %).¦ Diane Vincent Jacques Proulx, un pilier du Québec Bravo aux producteurs de lait et de porcs Selon le nouveau président de l'UPA, il vaut la peine de faire des tentatives concrètes pourconquérirdes niches de nouveaux produits à l'étranger.Laurent Pellerin, qui était invité par l'Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française, le 7 mars dernier à Lon-gueuil, croit même que les agriculteurs ont souvent été à l'origine de la conquête des marchés.Il a cité l'exemple de la Fédération des producteurs de lait qui est devenue de plus en plus agressive dans la recherche de nouveaux créneaux pour ses produits.C'est également avec plaisir qu'il a rappelé aux journalistes présents que les producteurs de porcs ont été les premiers à exporter du porc sur le marché japonais et ce, à leurs frais.Plus tard, les transformateurs ont suivi le mouvement.¦ — AGENDA —| 7 avril Assemblée générale de la Fédération des producteurs d'œuts de consommation du Québec Auberge Universel.Drummondville 7 et 8 avril Assemblée générale de la Fédération des producteurs de bovins du Québec Plaza Universel.Sainte-Foy 8 avril Assemblée générale de la Fédération des Syndicats de gestion du Québec Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 8 avril Colloque sur la production ovine (CPAQ) Auberge Universel, Drummondville 10 au 16 avril Semaine nationale sur la conservation des sols 12 et 13 avril Assemblée générale de la Fédération des producteurs de lait du Québec Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe «-__J Il est vingt heures, la tempête fait rage dans l'est du Québec.Jacques Proulx avait accepté l'invitation de l'Association des étudiantes et étudiants des études supérieures de l'Université du Québec à Rimouski et il tient promesse.Il commence sa présentation sur «L'après GATT».(.) Jacques Proulx comprend les enjeux.«Depuis le temps qu'il est là», me direz-vous.Mais pourtant, certains sont sur la scène publique depuis belle lurette et ne semblent pas avoir une telle vision d'ensemble de l'économie agricole québécoise et internationale.Les positions de l'ancien président de l'UPA sont claires, univoques et engagées.Il nous rappelle que même si seulement 8 % de la production agricole planétaire est touchée par le GATT, les grandes puissances ne cessent d'allonger le bras pour avoir la mainmise surtout le commerce tant externe qu' in- terne.Il regrette la perte de l'Article XI comme moyen pour conserver notre pouvoir de gestion.(.) Il ne nie pas l'existence du pouvoir et du jeu des intérêts particuliers dont la tendance mondiale est à la concentration (inévitablement abusive), il déplore plutôt la disparition graduelle de forces de contrepoids qui pourraient jouer le rôle régulateur d ' un pou voir compensateur.Finalement, Jacques Proulx ne se demande pas s'il va y avoir du commerce et comment on va le contrôler, mais il parle de ce qu'il appelle «la vraie question», soit: «Comment va-ton nourrir la planète équitablement?» Il nous décourage d'emprunter certaines voies, nous avertit des dangers, nous conseille des trajets.Il fait son travail d'éclaireur.À nous d'écouter ce «vieux loup».À nous de reconnaître nos piliers.Maryse Chaste Université du Québec à Rimouski LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 7 PERSONNALITÉ DU MOIS «Pellerin» de la décentralisation Laurent Pellerin affirme vouloir donner plus d'autonomie aux fédérations et rapprocher le pouvoir de la base.«L'UPA ne change pas de cap, dit en substance Laurent Pellerin.Elle aborde une nouvelle étape.» par Aubert Tremblay Le nouveau président général de l'UPA, Laurent Pellerin, hésite encore à interpréter le raz-de-marée électoral de décembre dernier.Il faut dire qu'il y ade quoi surprendre: six nouveaux venus parmi les sept membres de l'exécutif, dont la première femme à ce poste de toute l'histoire de l'Union, trois élus provenant des fédérations spécialisées, dont le président lui-même.Du jamais vu! «C'est surprenant, admet l'ancien président de la Fédération des producteurs de porcs, et c'est sûrement le reflet d'une volonté de renouveau.Mais le sens de ce changement reste encore à définir.On ne sait pas exactement ce que les gens veulent.» Une chose semble toutefois claire à ses yeux: il ne s'agit pas d'une révolution, malgré les apparences.L'UPA est simplement en train d'aborder une nouvelle étape.Grâce à l'ancienne administration, l'Union a dorénavant sa place sur la scène politique mondiale, elle peut donc maintenant se concentrer sur la conquête des marchés.Après tout, c'est pendant la présidence de Jacques Proulx qu'a été adoptée l'approche filière.L'arrivée de la nouvelle équipe ne vient que consacrer un «virage commercial» déjà bien amorcé.Et Laurent Pellerin tient à souligner qu'il ne s'agit pas d'un virage à 90 degrés.Il est bien conscient que son image d'homme d'affaires peut donner l'impression que l'UPA mettra dorénavant de côté le «pur» syndicalisme au profit d'une approche plus commerciale.L'impression est aussi renforcée par le nombre important d'élus provenant de fédérations spécialisées.Mais là-dessus, Laurent Aubert Tremblay est journaliste.Pellerin se veut rassurant.Il affirme qu'il continuera à défendre la ferme familiale comme ses prédécesseurs l'ont fait.«La ferme familiale, souligne-t-il, c'est ce qui faitlariches.se de l'agriculture du Québec.Grâce à nos outils collectifs, on est allé chercher les avantages des grosses entreprises tout en gardant une bonne répartition des fermes sur le territoire.» Dans le même esprit, il se défend bien de vouloir abandonner les petites productions.L'UPA est ouverte, affirme-t-il, à «tous ceux qui ont de bons arguments pour démontrer leur légitimité».Il n'a pas non plus l'intention de négliger les dossiers so- ciaux.Enfin, Laurent Pellerin réitère sa profession de foi envers le syndicalisme politique: il a supporté Jacques Proulx et aurait continué à le faire si celui-ci s'était présenté.«Je suis un vrai syndicaliste, affirme le nouveau président, mais il faut que nos actions donnent des résultats, autant financiers qu'humains.On ne va pas se serrer les coudes pour se serrer les coudes! L'UPA ne s'esl d'ailleurs jamais définie comme un mouvement syndicaliste ouvrier, mais comme un syndicalisme d'affaire, quelque part entre le Conseil du patronat el la CSN.C'est un syndicalisme d'action.» Mais Laurent Pellerin B LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 Fixez votre limite de vitesse a tout de même décidé d'éviter, pour l'instant, les prises de décisions politiques que se permettait son prédécesseur.Il croit même que la position résolument souverainiste de l'UPA risque de nuire aux négociations avec Ottawa, ce qui tranche déjà avec la vision de Jacques Proulx.«.On a à travailler avec les deux paliers de gouvernement, explique-t-il.Il faut oarder toutes les portes ouvertes.Je crois que même les producteurs agricoles les plus nationalistes sont d'accord avec le fait que l'UPA ne mette pas trop d'énergie à se prononcer politiquement.» Ce qui ne l'empêche pas d'admettre qu'un jour, la prise de position politique pourra faire partie du mandat de 1 ' UPA.Mais dans la mesure où elle peut servir les intérêts des producteurs.«Si c'était la volonté de l'UPA de se prononcer clairement sur un choix électoral, ça me ferait plaisir de le faire», affirme-t-il.Pour l'instant, il préfère garder ses opinions pour lui.«Après un mois à la présidence de l'UPA, je ne pense pas être dans une position me permettant de faire la promotion de mes choix politiques», opine-t-il.Se rapprocher de la base Le cheval de bataille de Laurent Pellerin est ailleurs.Il a beaucoup axé sa campagne électorale, par exemple, sur la décentralisation du pouvoir au sein de l'UPA.Il affirme vouloir, d'une part, donner plus d'autonomie aux fédérations spécialisées et, d'autre part, permettre aux membres de s'exprimer davantage.Cette démarche, encore une fois, lui paraît être dans la logique même de l'évolution de l'UPA.Il a fallu, par exemple, un pouvoir central assez fort pour bâtir les fédérations spécialisées.Mais aujourd'hui ces fédérations ont acquis assez de maturité pour pouvoir s'éloigner un peu de l'organisation centrale.«L'UPA a toujours eu tendance à maintenir un certain décorum en bon père de famille, souligne Laurent Pellerin.Il faut maintenant que les fédérations prennent leur place.Ce ne sont pas des subordonnées: on est à leur service et on doit respecter leurs décisions.» Dans le même esprit, Laurent Pellerin veut s'attaquer aux paliers qui se sont glissés entre les membres de ' Union et sa tête.«Au comité des structures, précise-t-il, on aimerait que 'es quelque 360 syndicats soient directement représentés au congrès de C'est incroyable à quelle vitesse vous travaillerez le sol quand vous utiliserez l'Auto Guide et le cultivateur pour résidus denses Sukup.Ensemble, ils vous assurent la meilleure combinaison qu'on puisse trouver pour les façons culturales.Cultivez deux fois plus vite Le cultivateur Sukup tranche dans les résidus denses et vous économise du temps, qu'il s'agisse de culture en billons, sans travail du sol ou à façons culturales classiques.Les 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ST-CLET SOULANGES Équipements Séguin & Frères Inc.349, route 201 J0P 1S0 Tél.: (514) 456-3358 ST-DENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin Ltée 576, chemin des Patriotes J0H 1K0 Tél.: (514) 787-2812 ST-ESPRIT, Comté Montcalm Équipements R.Marsan Inc.164, Rivière Nord JOK 2L0 Tél.: (514) 839-6782 ST-GUILLAUME, Comté Yamaska Machinerie C.& H.Inc.12, route 122 J0C 1L0 Tél.: (819) 396-2185 STE-MARTINE Les équipements Colpron Inc.5, rue Beauce, CP.480 J0S 1V0 Tél.: (514) 875-0655 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 9 l'UPA en décembre.» Son équipe conseillera aussi aux fédérations d'élire leurs présidents en assemblée générale au lieu de le faire à l'intérieur de leurs conseils d'administration.Même la composition du conseil général risque d'être changée: Laurent Pellerin voudrait qu'on puisse y accueillir de nouveaux membres sans trop ralentir son fonctionnement.«On s'est dit qu'on allait en faire une assemblée un peu plus large où on admettra tous ceux qui veulent y avoir accès, explique Laurent Pellerin, et on en extraira un conseil d'administration.Ça fera plus de monde, mais on va réunir ces instances-là moins souvent.» Le conseil général, par exemple, se réunirait deux ou trois fois par an pour débattre des grandes orientations.Le conseil exécutif, lui, aurait onze membres au lieu de sept.Tous ces changements à la structure de l'UPA devraient faire l'objet de propositions au prochain congrès général.Pour montrer sa détermination à ne pas perdre contact avec les membres, Laurent Pellerin a affirmé plusieurs fois qu'il allait, chaque semaine, rencontrer une des «unités de base» de l'Union (les syndicats).Il a commencé à le faire et, semble-t-il.il a bon espoir de respecter sa promesse.«C'est une grosse commande pour moi, mais je devrais atteindre mon objectif cette année, avance-t-il.Les gens aiment ça de temps en temps nous avoir entre leurs mains pour nous passer leurs messages!» Quant aux structures administratives de l'UPA (ses employés de Longueuil), Laurent Pellerin n'a pas vraiment l'intention d'y toucher.Il ne croit pas que l'UPA souffre de gigantisme et ne voit pas la nécessité de «dégraisser» sélectÉjel 6 HÔTELS AU QUÉBEC informez-Vous sur nos chambres, jpïP forfaits • congrès, Pl!-'111 colloques, réunions et tout autre service TROIS-RIVIERES LE BARON SAINTE-fOy _ FLEUR DE LYS SAINT-ROMUALD KEBECOIS LÉVIS _ ROND-POINT RIMOUSKI _ NORMANDIE AMQUI VAL-MONI (819) 379.3232 1.800.463.4620 (418) 653.9321 1.800.463.1867 (418) 839.8873 1.800.463.4073 (418) 833.4920 1.800.463.4451 (418) 723.1616 1.800.463.0871 (418) 629.2241 .800.463.0831 Au détenteur de la carte de l'UPA, demandez notre carte Privilège pour bénéficier du tarif préférentiel.travailler sur des fermes de UNE CARRIÈRE COMMENCÉE À LA BLAGUE Né en ville, Laurent Pellerin est venu à F agriculture par la bande, à 1 ' époque «granola», pendant qu ' il terminait un baccalauréat en animation de groupe àTrois-Rivières! Ses premières truies, il les a données à sa femme en 1972.en guise de cadeau d'anniversaire! Un jour, il est entré à la maison avec un sac de jute contenant deux jeunes porcelets: «bonne fête chérie».Il faut croire que la blague était plus sérieuse qu'elle ne paraissait, car la ferme abrite aujourd'hui 120 truies et produit 2000 porcs par an.Pas mal pour un «trip» de retour à la terre! Surtout quand on sait qu'en 1972, la ferme sortait de dix années d'abandon complet.Il a fallu défricher.«On est passé de la colonisation à l'époque moderne en quelques années», dit Laurent Pellerin en souriant.Il faut dire que le nouveau président de l'UPA connaissait déjà les animaux.Il avait passé les étés de son adolescence à Mauricie.Il connaissait aussi le travail de groupe.Par ses études, notamment, mais aussi parce que, plus jeune, il avait été très actif chez les scouts.Il a même déjà travaillé deux ans dans une école pour mésadaptés sociaux (il s'occupait des étudiants dont les autres professeurs ne voulaient pas!).Il paraît qu'il retourne à sa ferme presque tous les soirs.Il affirme même faire son métier de producteur 35 heures par semaine.entre Longueuil, Ottawa et les assemblées des syndicats de base auxquelles il tient à participer! ¦ l'organisation.Déjà, pour en améliorer l'efficacité, les services de l'Union ont été regroupés en unités distinctes, plus autonomes, que le nouveau président appelle des «centres de travail».Le GATT et l'avenir Parmi les autres dossiers auxquels compte s'attaquer prioritairement Laurent Pellerin, il y a évidemment celui du GATT.Son équipe tente actuellement d'en mesurer les impacts, à mesure que se précise la liste des tarifs qui seront appliqués aux frontières.Le nouveau président parle aussi de zonage agricole, de taxation municipale et de révision des programmes de soutien fédéraux.Laurent Pel leri n est assez opti miste face aux changements qui viennent dans le commerce international.«La plus grande menace, c'est sur la solidarité des producteurs qu'elle plane, dit-il.On va devoir faire du vrai syndicalisme.Comment va-t-on contrôler la production avec une police moins forte?On aura besoin de beaucoup de discipline.» À ceux qui reprochent à l'UPA de n'avoir pas su se préparer assez vite à l'orage qui s'en vient, Laurent Pellerin répond que l'Union ne pouvait se permettre d'avoir un double discours.Pendant qu'elle cherchait à préserver l'article XI du GATT, elle ne pouvait dire à ses membres de se préparer à vivre sans lui.«On négocie sur la place publique», précise-t-il.¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 Parler d'hydrostatique, de chambre de compression et 'ectrohydraulique, c'est comme une langue seconde pour lui.Ingénieur?Non pas.C'est un concessionnaire Hesston.Hesston.Le meilleur équipement de fenaison qui soit.avec des concessionaires pour garantir qu'il fonctionne au mieux.Le foin, c'est votre production?Alors, parles-en d ceux qui pour qui le foin, c'est leur vie.A ( AGCOl Personne ne connaît le foin comme HESSTON MISE EN MARCHE sssssssssssss$$$ss$$s$$sss$sssss$sssssss$s$$ssss$$$s$ss$sss$$s Le bien-être des animaux nous touche tous C'est également une façon de gagner la confiance des consommateurs.par Anne Marie de Passillé Au sein des associations et groupements de producteurs, on se pose bien des questions au sujet du bien-être des animaux.Est-ce une mode passagère?Quelles sont les inquiétudes des consommateurs?Que peut-on faire pour améliorer le bien-être de nos animaux de ferme?Que se passe-t-il au Québec et au Canada?Depuis des siècles, les philosophes se questionnent sur les droits des animaux et le public exprime son inquiétude au sujet de leur bien-être.Il faut noter que des lois protégeant le bien-être des animaux existaient déjà au XVIIIe siècle, même aux Etats-Unis ! Ce n'est donc pas un engouement nouveau, ni passager.Les traitements aux animaux qui inquiètent le plus souvent les consommateurs sont les mutilations (coupage de queue, écornage, castration), la restriction d'espace, la privation de contacts sociaux, le manque d'exercice, le transport ainsi qu'une série d'autres stress.Des codes de pratiques à suivre Certaines critiques du public ne sont pas bien fondées.D'ailleurs, lorsqu'on explique les raisons pour lesquelles on utilise ces méthodes, les consommateurs en reconnaissent le bien-fondé.Pour d'autres pratiques, ce n'est pas aussi simple.Parfois, la critique nous fait réaliser que nous pourrions peut-être changer des choses pour améliorer le bien-être de nos animaux d'élevage.La première étape, c'est de respecter les codes canadiens de pratiques d'élevage (voir le tableau).Ces codes de pratiques résultent d'un travail de collaboration entre la Fédération des Anne Marie de Passillé est docteure bn éthologie à la Station de recherches d'Agriculture Canada, à Lennoxville.Les traitements aux animaux qui inquiètent les consommateurs sont la restriction d'espace, les mutilations, le manque d'exercice.sociétés canadiennes d'assistance aux animaux, les représentants du secteur agricole et de ses regroupements, des universités, des associations de zootechnie et des ministères de l'agriculture fédéral et provincial.Les codes de pratiques visent à établir des règles de conduite pour assurer la manutention et des soins acceptables à nos animaux d'élevage.Le Comité expert sur le bien-être et le comportement des animaux de ferme recommande à toutes les institutions d'enseignement et aux associations de producteurs de s'assurer de l'enseignement et de la diffusion des codes aux producteurs et futurs producteurs ainsi qu'à tous ceux qui ont à travailler avec les animaux de la ferme.Le respect des codes de pratiques est une première étape pour maintenir une bonne image auprès des consommateurs tout en respectant les besoins essentiels des animaux.Il faut, en plus, examiner nos pratiques et identifier celles que nous pouvons changer ou ajuster pour améliorer le bien-être des animaux d'élevage.Par exemple, on peut remplacer les cages de gestation pour truies par des systèmes d'élevage en groupe.Certains de ces systèmes permettent un contrôle précis de l'alimentation, plus de liberté aux truies tout en limitant le niveau d'agression.Il y a même des producteurs de porcs qui élèvent leurs truies en lactation en groupe.A la Station de recherches de Lennoxville, des programmes de recherche portent sur le comportement et le bien-être du porc, du veau et de la vache laitière.Ces programmes ont pour objectifs l'étude des réponses comportementales et physiologiques des animaux d'élevage au stress qu'ils subissentet l'identification des facteurs qui causent ce stress.On tente d'identifier les restrictions comportementales qui frustrent les animaux et qui causent des réactions qui peuvent nuire à leur santé, à leur croissance et à leur productivité.Avec ce type d'information, on peut développer des pratiques qui, sans être nécessairement coûteuses et compliquées, profiteront aux animaux et aux producteurs.Par 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 5$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ exemple, on peut offrir aux veaux de lait ou de grain et même aux jeunes génisses une tétine artificielle qui leur permet de satisfaire leur besoin de téter après un repas de lait.On a démontré, à la Station de recherches de Lennox ville, qu'en plus d'améliorer le bien-être du veau, ces tétines enrayaient la tétée entre veaux.On a aussi démontré que l'ajout de fibres à la diète des truies gestantes réduisait les comportements alimentaires anormaux, la consommation excessive d'eau et menait à des améliorations de productivité.Des chercheurs australiens et britanniques ont rapporté que la peur des humains entraîne des pertes de productivité chez les animaux.C'est là l'indice d'un stress important.À Lennoxville, on a déjà commencé à étudier comment les animaux reconnaissent les humains.Si on réussit à mieux comprendre leur façon de nous percevoir, on pourra certainement améliorer leur bien-être ainsi que celui de ceux qui les soignent (réduction de blessures, etc).Les valeurs éthiques de notre société évoluent et le fossé se creuse entre ces $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ Liste des codes de pratiques ESPÈCES ANNÉE DE PUBLICATION Bovins de boucherie 1991 Bovins laitiers 1990 Moutons en préparation Porcs 1992 Renards 1989 Veaux préruminants de boucherie 1988 Visons 1989 Volailles 1989 Note: Ces codes de pratiques sont disponibles à la Division de la santé des animaux, Direction générale de la production et de l'inspection des aliments, 59, Camelot Drive, Napean (Ontario) K1A 0Y9.valeurs et les modes d'élevage employés en production animale.Les consommateurs n'ont pas la réputation d'acheter des denrées dont le mode de production leur semble inacceptable.La première chose à faire pour combler ce fossé, c'est d'informer le public.Les producteurs seraient certainement gagnants si le public connaissait et comprenait les modes de production employés.L'industrie pourrait main- s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s $ s s s $ s tenir ce dialogue avec le public, répondre à ses inquiétudes et, enfin, satisfaire ses clients.Une autre façon de gagner la confiance des consommateurs serait de démontrer le professionnalisme des producteurs.Tout comme les vétérinaires, médecins et autres professionnels, les producteurs peuvent préserver leur crédibilité en se dotant de normes et en veillant à ce qu'elles soient respectées.Le bien-être des animaux est un sujet complexe où des éléments scientifiques, économiques, éthiques, juridiques, émotifs et politiques s'entremêlent.Ce sera toujours une problématique en évolution.Les producteurs doivent se joindre à la discussion.Le premier colloque québécois sur le bien-être des animaux de la ferme, organisé par le Conseil des productions animales du Québec, se tiendra le 20 avril prochain.Les conférenciers y présenteront des informations sur la législation, des résultats de recherche et des recommandations pratiques.Ils discuteront entre autres des aspects éthiques, de l'opinion du public et du rôle des producteurs.¦ Pour plus de précision dans vos applications optez pour ""'^ Ligne complète de pulvérisateurs portés ou traînés Pompe centrifuge ou à piston membrane Contrôle manuel ou électrique Buse anti-dérive «Drift-Guard» Moniteur électronique Micro-Track - Application précise de la bonne quantité de produit.- Lecture rapide des informations: vitesse, superficie couverte, taux, volume total.Pulvérisateur pour arrosage en bande 380-575-765 litres Nouvelle gamme de pulvérisateurs à soufflerie portés ou traînés PULVERISATEUR M-S INC._4300, rue Vachon, Drummondville (Québec) J2B 6V4 Téléphone: (819) 474-1910 Télécopieur: (819) 474-5317 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 13 APPRIVOISONS LE FUTUR Le client est capricieux?Tant mieux! Dans le domaine alimentaire, on assiste actuellement à une véritable révolution qui aura des répercussions chez les transformateurs mais aussi chez les producteurs.Et ce sont les changements dans les habitudes ali- mentaires et les possibilités offertes par la technologie qui en sont le moteur.Aujourd'hui, le consommateur recherche une alimentation variée, saine, nutritive et facile à préparer.Or, le processus est bien enclenché et sans retour, car plus que jamais la technologie mise à la disposition des transformateurs et des producteurs permet de répondre à ses moindres caprices.Prenons par exemple le gruau Quaker Oats.Quand j'étais jeune, il n'y avait qu'une seule variété.Aujourd'hui, nos jeunes ont le choix entre trois types et douze saveurs différentes qui varient d'une province à l'autre.Aux Etats-Unis, on lance au moins 10 000 nouveaux produits chaque année; c'est cinq fois plus qu'il y a dix ans et le processus est toujours en pleine expansion.Toute cette révolution indique que le marché se différencie, se segmente et que, pour faire de l'argent, il faudra choisir des segments de marché payants.Dans cette quête de marchés, la perception du consommateur et l'évolution de son appétit seront déterminants.Par exemple, on sait qu'il fait de plus en plus de place sur sa table aux fruits et aux légumes au détriment des plats riches en protéines ou en gras.En fait, la population est très préoccupée par le cholestérol et les gras saturés.Pour répondre à ces impératifs, la biotechnologie jouera un rôle plus important que ne l'a fait la révolution verte après la deuxième guerre mondiale.En fait, cette science moderne permet d'isoler un gène désirable, de le multiplier à l'infini dans une plante ou un animal et de produire des aliments grandement appréciés par le consommateur à la recherche de qualité et de variété.Par exemple, les scientifiques sont sur le point d'isoler le gène qui contrôle la production de cholestérol dans la viande et les oeufs; je vous laisse imaginer le reste.De la même façon, on pourra aussi introduire un gène qui permettra aux fruits de conserver leur saveur et leur fermeté longtemps après avoirété cueillis.Et il n'est pas loin le jour où on produira des variétés de blé et de maïs qui répondront exactement aux exigences des animaux destinés à des marchés particuliers.Si cette technologie n 'est pas encore commercialisée, elle le sera sûrement bientôt si on en juge par l'avancement des essais aux Etats-Unis.Par exemple, la chaîne McDonald utilise déjà une viande hachée sans gras animal dans laquelle le gras saturé a été remplacé par du gras non saturé.La production de masse de produits non différenciés cède le pas à la production de produits variés et spécifiques.Cette tendance forcera les transformateurs et les producteurs à travailler ensemble comme ils le font dans les produits de conserverie.Dans ce cas, on ne peut que constater que c'est une façon efficace de contrôler le prix et d'ainsi réduire les risques, tant chez les producteurs que chez les transformateurs.Simon M.Guertin Si votre silo avait besoin de roues doubles, Unverferth en fabriquerait.En fait, personne au monde ne fabrique plus qu'Ujnvmlejlh des roues de formats et de types différents pour l'agriculture.Que vous ayez besoin de roues à grand dégagement, de roues étroites pour une culture spécialisée ou encore de plus petites pour l'avant de votre tracteur, Unverferth vous offre plus de choix que quiconque.Nous sommes aussi votre meilleur fournisseur de jantes Terra, d'extensions pour l'avant ou l'arrière, de systèmes d'attaches de roues et de toute autre composante.Et si jamais, en matière de roues, vous pensez avoir besoin de quelque chose dont on n'aurait pas déjà pensé, nous le fabriquerons pour vous.Voyez votre concessionnaire Unverferth ou appelez au 1-800-322-6301 Unverferth Manufacturing Company Inc.P.O.Box 357 • Kalida, Ohio 45853, USA Tél.: (419) 532-3121 • Fax: (419) 532-2458 1-800-322-6301 Votre représentant des ventes: Georges Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 Votre mélanoe avec AAtrex.À la limite, votre mélange d'herbicide pour le maïs est probablement approprié.Nous avons bien dit «à la limite», mais peut-être souhaiteriez-vous lui donner un peu plus de muscle.Ajoutez AAtrex Nine-0® pour accroître l'efficacité des herbicides pour mauvaises herbes à feuilles larges tels que Banvel® et Pardner® ou des herbicides pour graminées comme Dual,® Bladex,® Eradicane® ou Sutan+®.AAtrex Nine-0 renforce aussi les mélanges de deux autres herbicides.L'ajout d'AAtrex Nine-0 à vos herbicides permet d'élargir le spectre de répression des mauvaises herbes.Mais ce n'est pas tout.Il favorise aussi la répression des mauvaises herbes coriaces ou très développées.Et AAtrex Nine-0 est efficace pendant toute la saison.Ce qui est formidable, c'est qu'une petite quantité d'AAtrex Nine-0 suffit pour ajouter du muscle à votre mélange, soit 1 livre d'ingrédient actif à l'acre seulement.Ainsi, vous améliorez l'efficacité et pouvez quand même faire la rotation au soja ou aux céréales.Sans compter qu'AAtrex Nine-0 peut muscler la répression des mauvaises herbes pour la moitié du prix des produits concurrents.C'est peu d'argent pour beaucoup d'efficacité! AAtrex a la réponse.AAtrex : l'herbicide qui a du muscle! ©AAtrex, Nine-0 et Dual sont des marques déposées de Ciba-Geigy Canada Ltée ©Banvel est une marque déposée de Sandoz Crop Protection Corp.®Sutan+ et Eradicane sont des marques déposées de ICI Americas Inc.Rhône-Poulenc ©Bladex est une marque déposée de E.l.duPont de Nemours & CO.est une marque déposée de Voir le monde agricole de près.et le comprendre.Cela fait partie de notre engagement.Nous agissons en répondant efficacement à vos besoins, en vous ouvrant la porte du plus grand réseau de conseillères et de conseillers chevronnés et en vous offrant des SERVICES FINANCIERS AGRICOLES DESJARDINS services financiers variés tels que financement, placements, assurances, services fiduciaires et bien d'autres, tous conçus pour s'adapter parfaitement à votre réalité.La caisse populaire Desjardins ($) Desjardins L'incroyable force de la coopération. çj$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ COURRIER Des investissements bien ordonnés GESTIONNAIRE L'investissement en agriculture doit être rentable et prendre de la valeur.L'agriculteur a tout avantage à diversifier son portefeuille.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard PRIORITÉS D'INVESTISSEMENT Q.! J'ai un gros montant d'argent à investir.J'aimerais m'acheter une ferme et devenir producteur agricole.De quelle façon devrais-je prioriser mes investissements?R.! Un investissement en agriculture diffère quelque peu d'un autre investissement.D'abord, votre investissement tient lieu de résidence et de patrimoine familial.Aussi, vous créez votre propre emploi et votre propre rythme de vie.Il est difficile de donner une valeur à ces deux critères.Cependant, l'investissement en agriculture doit être rentable et prendre de la valeur (plus-value) comme n'importe quel autre investissement.Sur ce point, nous pouvons vous conseiller certaines priorités.A l'achat, gardez-vous suffisamment de liquidités pour financer les opérations (pas de marge de crédit) et vous assurer une bonne marge de manœuvre pour pallier aux imprévus.En même temps, minimisez l'endettement en injectant le plus possible d'argent dans l'entreprise.Pendant les années suivantes, réalisez des investissements productifs qui contribuent à augmenter le revenu net (par exemple des terres ou des animaux de reproduction).Si vous avez à payer de l'impôt, investissez votre maximum annuel en REÉR.Ensuite, remboursez vos dettes à long terme, s'il y a lieu.S'il vous reste encore du capital, investissez-le dans des placements Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est insultant privé en économie agricole, à Saint- conservateurs (obligations et dépôts à terme) pour diversifier votre portefeuille.En effet, l'argent investi dans l'entreprise est considéré comme un placement à risque.GATT ET VALEUR DES FERMES Q.! Je suis inquiète de l'effet des accords du GATT et de l'ALÉNA sur la valeur des fermes laitières.En effet, depuis quelques mois, le prix des quotas a baissé.Quelle sera l'évolution de la valeur des fermes dans les mois à venir?R.! Selon nous, la valeur globale devrait continuer à se maintenir à moyen terme, à moins que l'ALÉNA n'ait préséance sur le GATT.Dans ce cas, les tarifs à l'importation des produits laitiers seraient complètement abolis en 1998, ce qui changerait totalement le portrait.Depuis quelques années, la valeur globale des fermes laitières s'est Prix de vente des quotas laitiers ($/kilo) Lait de consommation octobre 1993 39,50 $ janvier 1 29,00 Lait de transformation novembre 1993 janvier 1 produit 32,05$ 25,16 non produit 37,99 $ 29,80 H yacinthe.peu.En fait, on a plutôt vu des déplacements de valeur entre les catégories d'actifs.Dernièrement, le prix de vente des quotas a baissé (voir le tableau).Pendant ce temps, la valeur des vaches et des taures augmentait.Les accords du GATT et de l'ALÉNA ont été un des facteurs qui ont influencé à la baisse la valeur des quotas.Mais le plus important, c'est qu'actuellement les producteurs sont en sous-production.L'augmentation des quotas de 4 % l'an dernier a créé une demande pour les vaches et les taures et diminué la demande pour les quotas.Il y a donc eu une substitution de valeur des quotas vers les vaches productrices.Il n'y a pas lieu de s'inquiéter puisqu'il s'agit là des caractéristiques d'un marché qui bouge.Dans quelques mois, la situation peut être totalement différente.Au cours des dix dernières années, on a vu un très fort transfert des valeurs des installations laitières (vacherie, grange, silo.) vers les quotas.Aujourd'hui, les installations laitières ont une valeur très faible, loin de leur valeur dépréciée.LA NOUVELLE PHILOSOPHIE DE LA SFAQ Q.! Je veux me construire une deuxième porcherie.Le conseiller de la Société de financement agricole du Québec m'a demandé de lui présenter un plan d'affaires.J'ai déjà présenté des projets à la SFAQ mais on ne m'en a jamais demandé autant.Pourquoi ce revirement?R.! La Société de financement agricole du Québec développe graduellement une philosophie plus entrepreneuriale.On axe de moins en moins les décisions sur la réglementation administrative de l'organisme pour se concentrer sur des critères d'analyse se rapprochant de ceux des institutions financières, c'est-à-dire la qualité du projet et les capacités de gestion de l'agriculteur.Le plan d'affaires (bilan, étude de faisabilité et de rentabilité, estimé très précis des coûts, rapports financiers en comptabilité d'exercice, etc.) sert à convaincre le créancier du bien-fondé du projet.L'agriculteur qui fait cette démarche en tire de son côté bien des bénéfices.L'analyse en profondeur des composantes de son projet permet d'augmenter ses chances de réussite.¦ COURRIER DU GESTIONNAIRE Ec Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mil.: 382-4350 • Extérieur: 1-800-361-3877 994 994 Diminution 36 % 27% 27% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1994 17 PUBLI-REPORTAG Outils efficaces à la disposition des transformateurs Agriculture et Agriculture and Agro-alimentaire Canada Agri-Food Canada Pour mieux répondre aux impératifs de la conquête des marchés Les récents accords du GATT et la mise en place de l'ALENA sont porteurs de nouvelles opportunités et de nouveaux défis.Certainement, il y a là un appel à une compétitivité accrue et une plus grande ouverture sur le monde.Agriculture et Agro-alimentaire Canada s'est positionné pour appuyer les transformateurs alimentaires face aux impératifs de ce nouveau contexte.Il fournit entre autres des outils efficaces pour aider ce secteur à hausser son niveau technologique et à accroître sa part des marchés.À la fine pointe de l'innovation technologique.Le Centre de recherche et de développement sur les aliments, situé à Saint-Hyacinthe, conjugue recherche stratégique, appui industriel et transfert de technologie.Sa formule souple de collaboration avec l'industrie y a attiré plus de 320 clients, dont une très forte majorité de petites et moyennes entreprises.L'expertise scientifique du Centre, concentrée dans quatre sections de recherche, s'étend aux bio-ingrédients, aux produits végétaux, laitiers et carnés, aux produits de boulangerie et de confiserie, aux boissons et aux technologies de conservation des aliments.Les clients du Centre y trouvent entre autres des moyens de diversifier leur mise en marché.Parmi les avenues proposées, on peut penser à la conservation des produits horticoles sous atmosphère modifiée, au développement de produits partiellement ou entièrement transformés (légumes prêts-à-servir, fromages, produits de viande) ou à la valorisation de produits et sous-produits (purification de protéines, fermentation, exfraction de colorants ou d'ingrédients alimentaires, etc.) Les entrepreneurs désireux de développer de nouveaux produits et procédés ont accès aux usines pilotes du Centre via le programme industriel.Dotées d'une vaste gamme d'équipements pilotes de transformation et de conservation des aliments, les usines du Centre englobent les technologies actuelles et d'avant-garde.Les industriels peuvent y travailler seuls ou avec l'appui du personnel scientifique du Centre, si désiré.Le client demeure maître d'oeuvre de son projet et ses travaux sont traités dans la plus stricte confidentialité.Le Centre de recherche et de développement sur les aliments offre un service de veille technologique (information scientifique et technique spécialisée), des cours et des séminaires, autant de moyens d'accéder rapidement à un savoir de pointe, pilier du développement et de la compétitivité.Le Centre de recherche et de développement sur les aliments conjugue recherche stratégique, appui industriel et transfert de technologie.Compétitivité et part accrue des marchés Pour sa part, la nouvelle Direction générale des services à l'industrie et aux marchés (DGSIM) a pour mandat de travailler en étroite collaboration avec l'industrie agro-alimentaire.Sa raison d'être consiste à rehausser la compétitivité globale et à augmenter la part des marchés canadiens et internationaux en ce qui concerne les produits agricoles et agro-alimentaires.Via son service à la clientèle, la DGSIM entend répondre encore plus étroitement aux besoins de l'industrie par des programmes etdiverses initiatives bien ciblées.La prestation rapide d'informations pertinentes, entre autres grâce au Réseau Info Agro-Export d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada, vise à faciliter les prises de décisions du secteur de la transformation dans la recherche d'une sensibilité accrue aux besoins changeants des marchés.Pour l'équipe ministérielle des Services à l'industrie et aux marchés, il est clair que le secteur de la transformation, à l'instar de celui de la production agricole, n'a d'autre alternative que d'agir en partenariat et d'être à l'écoute du consommateur et de ses attentes.Mieux se préparer en fonction des marchés et d'une amélioration de notre compétitivité fa it partie des priorités de la DGSIM.Ainsi, pour ne mentionner qu'un exemple, son Programme de développement de marchés des produits de l'érable a permis diverses interventions stratégiques pour développer de nouveaux produits et organiser d'importantes campagnes de promotion générique, facilitant l'accès à des débouchés lucratifs.Ces actions expliquent dans une large mesure l'accroissement significatif des exportations de sirop et de ses dérivés, ces derniers mois.La DGSIM entend promouvoir tout nouveau partenariat ou opportunité commerciale pouvant contribuer à atteindre l'ambitieux objectif permettant de passer de 13 à 20 milliards de dollars d'exportations canadiennes de produits agroalimentaires d'ici à l'an 2000.Pour de plus amples renseignements sur les activités du Centre de recherche Pour plus de renseignements sur les services à l'industrie et aux marchés, .et de développement sur les aliments, veuillez communiquer avec la section on peut rejoindre: M.Bernard Gravel, Agent de programmes (transformation).Communications et transfert de technologie: Agriculture et Agro-alimentaire Canada Téléphone : (514) 773-1105 Télécopieur: (514) 773.84.61 Téléphone: (514) 283-3815 - poste 506 Télécopieur: (514) 283.31.43 RANShiiii*iJ4 HON AGrwm*.
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