Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1994, juin
MISE EN MARCHÉ DU PORC Du plan intégré à la table de concertation Certains intérêts sont plus difficiles à concilier: les éleveurs-reproducteurs exportateurs enlèvent des parts de marché aux producteurs de porcs commerciaux.Pour prospérer, l'industrie porcine québécoise doit miser sur les atouts qui lui restent et oublier ceux qu'elle a perdus.par Andrée Lagacé Il faut demeurer optimiste et s'intéresser plus aux atouts qui nous restent qu'à ceux que nous n'avons plus.» Cette citation de H.Serieyx et G.Archier, des consultants en management, illustre bien la philosophie à la base du plan de redressement et de développement de l'industrie porcine québécoise mis sur papier en février 1992.Depuis le plan intégré, dès les années 1970, à la mise en place d'une table de concertation active, l'industrie porcine a toujours démontré sa volonté de relever les défis de l'avenir.«La compétitivité, ce n'est pas seulement une question de chiffres, affirme le secrétaire-coordonnateur de la filière porcine, Gilles Beaulé.Il faut soutenir la cadence, être innovateur, rechercher l'efficacité à tous les échelons.» La filière poursuit cinq cibles stratégiques par lesquelles tous les intervenants de la filière sont interpellés: l'augmentation de la rentabilité et de la compétitivité des fermes; l'accélération du progrès génétique et sanitaire du cheptel porcin; la restauration de la compétitivité du secteur de la transformation; l'accroissement de la consommation québécoise de viande porcine; l'augmentation des exportations et la segmentation des marchés extérieurs.Des effets positifs Des ateliers de travail permettent de concrétiser les orientations décidées par la filière.Les secteurs de la transformation et de F abattage côtoient aussi bien les agriculteurs, les éleveurs, les syndicats d'employés, les chaînes d'alimentation et les meuniers que les organismes exportateurs et les gouvernements.Andrée I.agacé, agronome, est journaliste.Selon les avis recueillis de quelques-uns des 30 intervenants de la filière, cette initiative de concertation n'a que des effets positifs.La compétitivité de toute l'industrie porcine doit primer sur les intérêts particuliers des participants.La concertation exige évidemment des efforts de compréhension, mais aussi une vision élargie et une responsabilisation face à l'avenir du secteur.La filière tient lieu d'école plutôt que de structure sur laquelle on s'appuie trop facilement.Le simple fait d'exposer les problèmes et d'en discuter fait poindre le germe d'une solution.Bien entendu, ce n'est pas toujours facile.Quelques acteurs se sont montrés sceptiques à l'égard de l'initiative, de crainte de la voir tourner en «comité de cafés», où il se dit tout et rien en même temps.C'était la mise en garde de la Fédération du commerce, qui regroupe les syndicats d'employés du secteur de l'agroalimentaire de la CSN.À son avis, la filière peut être un lieu d'échanges et d'apprivoisement.Toutefois, des réserves sont émises vis-à-vis ces espoirs d'une réelle concertation qui oblige à consulter tous les intéressés avant qu'une décision soit prise.Car trop souvent, concertation signifie aussi soumission.Les syndicats se déclarent néanmoins prêts à participerai "élaboration des orientations avec les producteurs, transformateurs, coopératives et gouvernements.Les dirigeants syndicaux comprennent que le bien-être des travailleurs ne se résume plus à une convention collective blindée.L'évolution de tout le secteur économique agroalimentaire est vital pour l'emploi des travailleurs.Ces derniers ont d'ailleurs utilisé leur expertise pour améliorer les conditions de travail en usine.Dans certaines usines, par exemple, un ajustement des méthodes de découpage sur les chaînes d'abattage a permis d'abais- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 18-1 ser les accidents et le taux d'absentéisme.Ailleurs, on a réajusté à la baisse le salaire des ouvriers d'une entreprise pour rémunérer correctement le secteur de la production.Toutefois, en retour, une participation aux bénéfices a été consentie.On a compris que l'assurance d'un approvisionnement régulier en viande de qualité permettait de rentabiliser l'usine et de conserver les emplois.Tous ressortent gagnants de l'application d'une telle philosophie.Par ailleurs, certains intérêts semblent inconciliables.A titre d'exemple, en bonifiant la qualité génétique des cheptels d'autres pays, à long terme les éleveurs-reproducteurs exportateurs enlèvent des parts de marché aux producteurs de porcs commerciaux.On convient cependant que si les reproducteurs québécois n'occupent pas ce créneau du marché, d'autres pays s'en empareront.Un compromis permet alors aux uns et aux autres de prospérer sans se détruire.Le président d'Olymel, Jean Bienvenue, résume bien l'avis de l'ensemble des membres de la table de concertation.Selon lui, l'approche filière permet d'étaler au grand jour les problèmes et de trouver des solutions ensemble.«Tous les maillons de la chaîne sont présents.On se parle et on tire les choses au clair plutôt que de penser, chacun de son côté, qu'on est victime de ceux qui ne font pas leur travail correctement.» Les résultats de ce travail, à son avis, dépendent de la participation et des efforts de chacun à donner le meilleur de soi.D'ailleurs, aucun des participants n'est payé pour siéger à la table.Chacun assume les frais de cette initiative, ce qui démontre la volonté et 1 ' i ntérêt à ce que la démarche se poursuive.Les défis du secteur de la production La table de concertation de l'industrie porcine existe depuis 1990.Elle a été créée pour solutionner certains problèmes rencontrés par les détaillants en alimentation, les producteurs de porcs et les transformateurs.La morosité rongeait le secteur à cause de faibles prix, d'une diminution des exportations et de la stagnation de la production.L'exemple du Danemark, où la concertation est bien en avance, a stimulé la Fédération des producteurs de porcs à mettre à contribution l'ensemble de Qu'est-ce qui est ||| en 94?La biotine et la riboflavine ont été incluses puisque les symptômes pouvant être associés à une déficience de ces vitamines, chez le porc et la volaille, ont été reconnus.AQUA LYTES contient: 10 vitamines pour aider à prévenir les carences vitamini-ques lorsque les animaux manquent d'appétit • des electrolytes pour aider à corriger la déshydratation et le déséquilibre électrolytique durant les périodes de stress, de diarrhée ou autres maladies qui causent la déshydratation.AQUA-LYTES est formulé sans sucre prévenant l'obstruction des systèmes d'abreuvement.AQUA-LYTES est disponible dans les formats suivants: sachet de 300 g et seau de10 kg.Consultez votre vétérinaire ICCPP | nouveau AQUA- LYTES Poudre hydrosoluble de vitamines et d'électrolytes contenant de la biotine et de la riboflavine sanofi SANTÉ ANIMALE sanofi santé animale, canada, inc.Victoriaville, Qc, g6p 1b1, Canada 18-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 l'industrie.C'est dans ce contexte que le Centre de développement du porc a vu le jour.Il a pour mandat de rendre la production primaire plus compétitive.En termes précis, on s'y préoccupe d'amélioration génétique, de santé animale, de transfert et d'innovation technologique, de formation en gestion des producteurs, de vulgarisation, d'économie de la production et même d'environnement.Tout un mandat! Le directeur du Centre, Serge Le-beau, explique que la clientèle regroupe l'ensemble de la filière, soit les producteurs, les reproducteurs, les fabricants d'aliments et les abattoirs.Tous travaillent en partenariat dans cet organisme impartial, en opération seulement depuis le 1er août 1993.On a déjà procédé à une révision des programmes gouvernementaux reliés spécifiquement à la production porcine.Dorénavant, le Centre administre le programme d'amélioration des troupeaux porcins (PATPQ), le programme d'évaluation génétique (PEG), le programme vétérinaire de santé porcine (PVSP) et le programme d'évaluation des porcs commerciaux (PÉPC).L'identification, par les principaux utilisateurs, des forces et des faiblesses de ces programmes permet de les améliorer et d'en élargir l'utilisation.L'incorporation du Centre de développement du porc du Québec permet de récupérer les sommes provenant des cotisations des producteurs pour les réinvestir selon les orientations privilégiées.Faute de moyens, les programmes avaient été délaissés par les utilisateurs ou bien encore ils vivotaient, tout simplement.Le travail d'amélioration génétique vise à diminuer la teneur en gras et à maximiser le rendement en viande des carcasses.Il se fait en concertation avec la Société des éleveurs de porcs du Québec, la Station d'épreuves de Saint-Cyrille et le Centre d'insémination porcine.Une porcherie expérimentale à Deschambeault, dont la construction doit commencer en mai, assurera la reprise du PÉPC et sera le laboratoire de recherche appliquée en santé animale.Des gains doivent être réalisés dans le contrôle des maladies, telle la maladie mystérieuse.On surveille de plus les résidus de médicaments dans la viande, l'objectif étant 'a tolérance zéro d'ici 5 ans.D'autre part, les lacunes dans la formation des producteurs porcins et le peu d'encadrement en matière de gestion menacent la compétitivité du secteur à long terme.C'est pourquoi le Centre de développement du porc s'intéresse vivement à ces aspects et a effectué une étude sur les besoins en gestion des producteurs.Les résultats, disponibles très bientôt, permettront de cibler les actions à prendre à court et à moyen terme.L'industrie porcine québécoise n'est pas en mauvaise posture, loin de là.Elle est même très vigoureuse et la réputation de sa viande de très haute qualité n'est plus à faire sur les marchés intérieurs et d'exportation.Toutefois, les efforts devraient se concentrer sur la seconde transformation et dans l'approvisionnement aux détaillants en coupes prêtes à servir.On ne peut donc pas s'asseoir sur ses lauriers et contempler le chemin parcouru.Au contraire, il convient de maintenir notre longueur d'avance et même d'augmenter l'écart avec nos compétiteurs.C'est une course continuelle contre la montre.¦ FerroForte Fer injectable 20% (200 mg/mL) Concentration deux fois plus élevée que les solutions — à 10 % de fer.Un volume d'injection réduit de moitié — réduit le stress des porcelets.FerroForte est fourni exclusivement par votre vétérinaire.IvTTEO M.T.C.Pharmaceuticals Cambridee.Ontario LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 18-3 MISE EN MARCHE DE PORC Objectif: hausser les exportations de 20 % Comme le Québec produit au-delà de 50 % de plus que ses besoins en porc, l'accès aux marchés extérieurs est au cœur de l'expansion.Q par Andrée Lagacé uel est le comble du manque de communication?Faire la promotion du porc québécois avec des recettes à base de longe, alors que cette coupe disponible à la consommation québécoise provient du porc d'importation! C'est l'aberration qu'a constatée la Fédération des producteurs de porcs (FPPQ) quand elle s'est assise à la table avec les autres intervenants de l'industrie.Inutile de dire que les campagnes de promotion ont été rapidement harmonisées.Le marketing et la publicité sont d'une très grande importance pour toute industrie digne de ce nom.L'industrie porcine n'y échappe pas et la FPPQ prend cette responsabilité très au sérieux.On connaît le succès de la publicité illustrant le gras du porc comme une pelure de banane qu'on enlève et les «histoires cochonnes» à saveur humoristique de la nouvelle campagne.On vise ainsi à redonner à la viande de porc ses lettres de noblesse mais surtout à hausser la consommation québécoise de cette chair.Comme le Québec produit au-delà de 50 % de plus que ses besoins en porc, l'accès aux marchés extérieurs est au cœur de toute stratégie d'expansion.Les deux tiers de la production québécoise sont écoulés à l'extérieur de la province et 30 % des exportations canadiennes de porc proviennent Andrée Lagacé.agronome, est journaliste.^^^^^^ft/"'' ^béé««miîtui'ilT " mm — ' ' '__.i pi y j ¦taaffij ¦ ftp k- des fermes de la belle province.Après le blé, le porc est le deuxième produit d'exportation agroalimentaire canadien.Il s'en exporte pour 775 millions de dollars.En fait, le Canada est le deuxième exportateur mondial de porc après la CEE et approvisionne 57 pays différents (49 pour le Québec).La Russie représente le troisième plus important marché pour le porc canadien après les États-Unis et le Japon.Nos voisins du sud accaparent 66 % des exportations canadiennes, (62% des exportations québécoises) et représentent le plus gros marché d'exportation de porc au monde.Cette situation préoccupe les Américains.Ils tentent donc d'accroître leur propre production afin de diminuer leur dépendance et pour éventuellement exporter, fort possiblement sur nos marchés traditionnels.C'est une des raisons pour lesquelles le Québec et le Canada tentent dès à présent de diversifier leurs marchés d'exportation.La tâche d'organismes exportateurs, tel Canada Porc International, membre de la filière, consiste à dénicher les marchés prometteurs et à trouver les moyens d'y accéder.De nombreuses barrières, à commencer par celle de la langue, ralentissent les démarches.Mais encore, ce n'est rien, selon le directeur général de Canada Porc International, Jacques Pomerleau, à côté des barrières de type sanitaire qu'imposent certains pays, comme l'Argen- tine, l'Australie et le Venezuela, pour protéger leurs marchés.Le Canada demeure le seul pays, à l'heure actuelle, dont le porc est exempt de trichinose.Malgré cet atout et la qualité sanitaire générale de la viande, il est difficile d'effectuer une percée dans plusieurs pays.Le Canada dispose d'une étude de marché exhaustive couvrant 46 pays, «que nous envient plusieurs partenaires commerciaux», ajoute M.Pomerleau.Cette étude livre à nos exportateurs une mine d'or d'informations sur les occasions d'affaires, les contraintes et les façons d'aborder ces marchés extérieurs.De l'avis de M.Pomerleau, les marchés prometteurs demeurent la Corée et la Chine, cette dernière connaissant actuellement une hausse de consommation phénoménale.Les pays de l'ex-Union soviétique sont un marché potentiel intéressant ainsi que l'Amérique latine, dont la consommation de viande à l'heure actuelle est très faible.Les opportunités sont nombreuses.Le récent accord du GATT offre un accès aux marchés dont il importe de se prévaloir.L'objectif de hausser les exportations de 20 % ne se fera pas à n 'importe quelle condition.Avant tout, la conquête des marchés doit tenir compte de tous les avantages qu'elle procure à l'industrie porcine en termes de retombées positives et lucratives.¦ 18-4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 SOWVAC COMPLET-E dessine l'avenir des troupeaux du Canada.SOWVAC- COMPLET-E offre une solution prête à l'emploi, laite au Canada, pour prévenir les maladies causées par le parvovirus porcin, Erysipelothrix rhusiopathiaetf.6 souches de Ieptospires y incluse celle de L bratislava.Plus de 5 millions de doses ont été utilisées dans les troupeaux de porcs au Canada.^^Lwk^jmk % Casquettes Faites confiance aux vacdns SOWVAC M WfS^^k SOWVAC pour planifier les futures reproductions I IL.f H gratuites.dans vos troupeaux.I» Langford A L'écoute Des Besoins Des Producteurs Canadiens.Voyez votre vétérinaire pour plus d'informations.L'offre se termine le 1 er octobre 1994.100 Michener Rd„ Guelph, Ontario, Canada NIK 1E4 ® Marque déposée. SANTE Vicieux, le cochon?Soumis à différents stress ou changements, les porcs ont tendance à manifester leur inconfort par des vices comme le mordillage de queue.par Robert Desrosiers Le mordillage de queue chez les porcs suscite depuis longtemps toutes sortes d'interrogations.La plupart des éleveurs pensent qu'il s'agit d'un simple débalancement alimentaire et qu'il n'y aurait qu'à augmenter le niveau de tel minéral ou de telle vitamine pour que tout rentre dans l'ordre.Or, plusieurs chercheurs ont tenté de reproduire ce vice en modifiant la ration, en créant des carences ou des surdoses de tel ou tel ingrédient.Le peu de résultats qu'ils ont obtenus indique que l'alimentation, si elle peut parfois jouer un rôle, est loin de tout expliquer.En fait, il semble que les causes, ou plutôt les facteurs favorisants, soient multiples.Insatisfaction et irritation On pense que le mordillage de queue survient parce que le porc est-insatisfait ou irrité par ses conditions d'élevage.Différents éléments de son environnement physique peuvent 1 ' influencer.Ainsi, il est bien connu que les porcs élevés sur de la litière de paille plutôt que sur le ciment se mordent moins la queue.De même, plus le pourcentage de caillebotis (lattes) du plancher est élevé, plus le mordillage le sera aussi.Enfin, la fréquence de ce vice tend à augmenter lorsque le nombre de porcs par enclos est accru.Il est cependant extrêmement difficile de reproduire le mordillage de queue si on ne fait que réduire l'espace alloué par porc.La qualité des conditions climatiques auxquelles l'animal est soumis constitue probablement l'un des facteurs les plus importants.Les varia-Robert Desrosiers, médecin vétérinaire, est responsable de la formation continue chez Nutribec ltée.L'alimentation est loin de tout expliquer.Les conditions environnementales seraient l'un des facteurs les plus importants.tions de température, les courants d'air et l'excès d'humidité ou de gaz comme l'ammoniac (NH,) ou le gaz carbonique (COJ sont tous des facteurs que l'on doit tenter de contrôler au maximum.Une lumière trop vive peut parfois favoriser ce vice.L'activité des porcs élevés à la noirceur est réduite d'environ 20 %.Une diminution de l'intensité lumineuse peut donc être envisagée dans certains cas.Plusieurs facteurs nutritionnels, comme la restriction alimentaire, le manque d'eau, des déficiences en vitamines, fer, cuivre, calcium, phosphore, magnésium, sel et fibre, ont été incriminés à des degrés divers.On pense également que les rations modernes contenant beaucoup d'énergie et peu de fibres feraient en sorte que l'appétit de l'animal ne soit pas complètement satisfait.Ceci entraînerait une certaine irritabilité qui pourraitéventuellement déclencher le problème.Certains experts affirment que, si l'alimentation est en cause, c'est davantage la quantité de moulée disponible, plutôt que la qualité, qui doit être pointée du doigt.Une restriction alimentaire exagérée crée, chez ceux qui ont de la difficulté à combler leurs besoins, un sentiment de frustration susceptible de les inciter à s'en prendre à la queue de leurs voisins.Dans le même ordre d'idée, des auteurs ont rapporté une fréquence accrue du mordillage de queue lorsque l'espace alloué par porc à la trémie n'était pas suffisant.Deux fois plus de mâles (castrés ou non) que de femelles sont victimes de ce vice, même si les mâles et les femelles sont en enclos séparés.On rapporte au Danemark que le problème peut se produire à l'année longue, mais surtout durant les mois d'automne et d'hiver.En Angleterre, les mois les plus critiques seraient plutôt d'avril à 18-6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 «Grâce à Mecadox, on peut prévenir et contrôler la diarrhée chez les porcs, obtient ainsi une croissance plus rapide et une meilleure efficacité alimentaire.» Lorsque Mecadox est ajouté aux aliments de démarrage/croissance (jusqu'à 45 kg de poids vif), soit durant la période où les porcs sont le plus vulnérables, il empêche les pertes de performance dues à la diarrhée^.Mecadox favorise ainsi un démarrage sain et une croissance plus rapide.Division de la santé i Pfizer Cumula Inc.Monln.nl 1I>)H IV2 Mecadox! l'assurance d'une nette amélioration I marque do Carbadox) (^Sh Santé animale Mecadox* élimine le principal organisme [Serpulina / treponemal Hyodysenteriae) responsable de la diarrhée porcine.Marque déposée de ITizer Inc."sager Inscrit, Pfizer Canada inc.tdyseiiterie porcine (diarrhée sanguinolente, dysenterie hémorragique!.CCPP 0713 3536 I- Facteurs pouvant favoriser le mordillage de queue • Beaucoup d'animaux par groupe • Entassement • Faim •Soif • Parasites externes •Bruit • Tensions parasites • Prédisposition génétique • Ennui • Nervosité • Mauvaise ventilation • Humidité élevée • Température élevée • Température trop basse • Courants d'air • Changements de diète • Manque de protéines • Manque de fibres • Débalancement en acides aminés • Déficience en vitamines, fer.cuivre, calcium, phosphore, magnésium et sel • Variations de température • Enclos humides • Enclos mal conçus • Ciment nouveau (irritant et glissant) • Manque d'espace à la trémie • Traumas ou blessures juin.À notre connaissance, de telles données n'ont pas été répertoriées au Québec.Traditionnellement, le mordillage de queue affectait surtout les porcs d'engraissement.C'est maintenant un comportement que l'on retrouve de plus en plus souvent chez les porcelets sevrés, en particulier si le sevrage est précoce et que des cages ou enclos surélevés sont utilisés.L'importance de ce vice vient non seulement du fait qu'il indispose les organismes et individus attentifs au bien-être des ani- maux, mais aussi du fait que la vie de ces animaux peut être enjeu.En effet, bien qu'initialement le sujet qui se fait mordiller la queue ne soit pas incommodé, il le devient éventuellement lorsqu'il y a perte de sang.Le poursuivant devient alors nettement plus obstiné.D'autres peuvent se mettre de la partie et poursuivre la pauvre victime sans arrêt.Les germes responsables de l'infection qui se développe au niveau de la queue peuvent atteindre d'autres tissus en empruntant les voies sanguines ou lymphatiques.Des abcès peuvent ensuite se développer à différents endroits de la carcasse et entraîner la condamnation à l'abattoir.Les abcès sont d'ailleurs, avec l'arthrite, la plus importante cause de confiscation au Québec.Dans les cas graves, les porcs ne se contentent pas d'endommager sérieusement la queue de leur victime.Ils II- Mesures pour réduire l'incidence du mordillage (par ordre d'efficacité) t Augmenter le taux de protéine de 2 %.> Ajouter 0,5 % plus de sel à la diète ou en lancer sur le plancher des enclos.> Remplacer les lumières blanches par des rouges.I Ajouter des jouets dans l'enclos (pneus, chaînes, paille si possible, etc.).t Ajouter du sulfate de cuivre à la ration.I Changer l'additif alimentaire (antibactérien).> Ajouter 1 % de fibre à la diète.I Ajouter 1 kg d'oxyde de magnésium par tonne de ration.> Changer les sources de protéines pour inclure des farines de viande ou de poisson.iront jusqu'à la dévorer complètement et pourront même s'attaquer aux tissus environnants.L'animal affecté peut alors se retrouver complètement paralysé et devient une perte totale.Différentes mesures peuvent être prises pour prévenir le mordillage de queue.En premier lieu, on recommande d'amputer la queue des porcelets dans les 3 ou 4 premiers jours de sa vie.On recommande d'utiliser des pinces ou des ciseaux bien affilés et de ne laisser qu'environ 1,5 à 2 cm de queue.Il faut ensuite tenter de contrôler tout ce qui peut constituer un facteur favorisant (voir le tableau I).On peut prétexter qu'il est difficile, et dans bien des cas impossible, d'éliminer complètement tous ces facteurs de risque.Le regretté Al Léman, vétérinaire américain reconnu mondialement pour la qualité de son jugement, proposait différentes mesures pour réduire l'incidence du mordillage (voir le tableau II).De façon plus générale, il faut rendre le porc heureux.Le mordillage de queue, ne l'oublions pas, est probablement une simple réaction d'insatisfaction de l'animal devant ses conditions d'élevage.Enfin, lorsque le problème survient, il faut avant tout retirer immédiatement de l'enclos l'animal affecté et le placer dans un enclos confortable contenant, si possible, une bonne couche de litière (sciure de bois, paille).On peut aussi administrer, par injection, un antibiotique pour limiter les risques que l'infection se propage ailleurs dans l'animal.¦ INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE VÉTÉRINAIRE AU SUJET D'EXCENEL.— - POUDRE STERILE _ -g Excenel (CEFTIOFUR SODIQUE) Upjohn 18-8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUIN 1994 la puissance d'[taïïïfâS est dans le sac! (ivermectin) w Profitez de tous les avantages du Prémélange IVOMEC Un traitement pratique pour la maîtrise des mites de la gale, des poux et des vers chez les porcs en croissance Moins de manipulation, moins de travail, moins de stress Un seul traitement pour la maîtrise des parasites internes et externes L'efficacité reconnue dWOMEC Demandez à votre vétérinaire, à votre marchand de moulée ou à votre fournisseur de prémélange sur ordonnance du vétérinaire d'incorporer le prémélange IVOMEC dans la moulée que vous achetez pour les porcs en croissance.Çyp Prémélange sJjTnJ pour les porcs (ivermectin) Notre réputation est dans le sac A MERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec lASANTt plMALE f Marque déposée de Merck 8.Co., Inc., ¦Metouse Station, N.J., É.-U./ ¦tick Frosst Canada Inc.U.I.^Copyright Merck & Co.Inc., 1993, ItehousB Station, N.J., É.-U.IVMX-3-127-JA-F PORC Les tests en quarantaine: valables mais limités Cette méthode devrait être utilisée seulement pour vérifier s'il y a eu des problèmes de contamination dans le transport.par Camille Moore Q.: Doit-on constamment faire des examens sérologiques en quarantaine sur les nouveaux reproducteurs que l'on désire introduire dans notre troupeau?R.: Depuis plusieurs années, on recommande de tester les animaux qui entrent en quarantaine.Dès qu'un nouveau test est disponible, on s'empresse de l'utiliser chez les nouveaux animaux entrés.Bien qu'une telle approche soit valable, elle comporte plusieurs limites.En fait, cette méthode devrait être utilisée uniquement pour vérifier s'il y a eu des problèmes de contamination dans le transport, jamais pour connaître le statut du troupeau d'origine.On devrait toujours connaître ce statut sanitaire avant d'introduire des sujets dans son troupeau.La connaissance de ce statut est beaucoup plus importante que le statut sé-rologique d'un animal.Il faut comprendre en quoi consiste un test sérologique.Il s'agit d'un instrument permettant de déterminer si un animal a des anticorps contre un agent infectieux.La présence d'anticorps signifie que l'animal a déjà été en contact avec l'agent mais ne veut pas dire qu'il est encore infecté ni qu' il peut être infectant.De plus, les tests sérologiques ne sont pas des instruments précis à 100 %.Chaque test a sa sensibilité et sa spécificité propre.La spécificité d'un test reflète sa qualité de ne trouver que des sujets positifs.Par exemple, un test dont la spécificité est de 90 % est un test qui, pour chaque dix animaux négatifs, en détecte un faussement positif.Tout test sérologique possède donc des limites pour l'utilisation en quarantaine et on de- Camillc Moore est médecin vétérinaire.On devrait toujours connaître le statut sanitaire du troupeau d'origine avant d'introduire un nouvel animal dans un élevage.vrait toujours se fier au statut du troupeau d'origine.Celui-ci est habituellement déterminé avec, en plus de la sérologie, l'observation clinique des animaux, les contrôles d'abattoir, des necropsies et des tests bactériologiques ou virologiques.La quarantaine devrait être utilisée comme lieu d'observation et d'acclimatation.Q.: En quoi consiste la vaccination sauvage?R.: La vaccination sauvage, souvent appelée «feed-back», consiste à exposer des animaux à différents agents infectieux afin de stimuler une protection.Dans ce cas, aucune méthode n'a été utilisée pour diminuer la virulence de l'agent infectieux.L'utilisation de cette méthode chez des animaux n'ayant aucune protection pour cette maladie les rendront malades.Par contre, après cette phase de maladie, ils seront mieux protégés.Selon les pathologies, ce traitement peut comporter des risques.À chaque fois qu'un animal est malade, il excrète dans l'environnement des micro-organismes qui peuvent contaminer les autres animaux du troupeau.Il peut arriver aussi qu'en sélectionnant certains tissus, ceux-ci contiennent d'autres micro-organismes.Un bon exemple est l'utilisation de diarrhée de porcelets à la mamelle pour la vaccination contre les diarrhées virales.Bien que cette approche puisse être très efficace dans les cas de gastroentérite transmissible, il existe toujours le danger de causer des problèmes de coccidiose plus importants.La plus grande application de la vaccination sauvage et probablement la plus sécuritaire est utilisée chez les cochettes pour stimuler une protection contre les maladies du système reproducteur comme le parvovirus.Pour ce faire, on expose les cochettes à des placentas, des avortons ou des porcelets mort-nés du troupeau.Il est bien important de faire cette exposition deux à trois semaines avant la date prévue de saillie.De plus, idéalement, cette exposition devrait avoir lieu dans la bâtisse d'acclimatation et non dans le troupeau principal.Une telle procédure comporte certains dangers et l'on ne doit jamais transférer d'un troupeau à l'autre des spécimens servant à de la vaccination sauvage.¦ 42-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 donne aux troupeaux sains accès a un niveau de rendement supérieur.Lorsque votre troupeau est en santé, c'est que votre bonne gestion a permis à vos porcs d'atteindre leur potentiel de croissance.Posistac vous aidera maintenant à leur donner accès à un niveau de rendement supérieur.Le mode d'action unique de Posistac améliore le gain moyen quotidien Posistac fait partie d'une nouvelle génération d'additifs alimentaires.C'est un autre choix, après les promoteurs de croissance antibiotiques traditionnels.Utilisant un mode d'action unique qui est à son maximum même lorsque le troupeau est en santé, Posistac augmente l'énergie disponible en augmentant dans le gros intestin la production des acides gras volatiles bénéfiques (AGV).En d'autres termes, Posistac "surcharge" le système digestif de vos porcs, leur permettant de tirer plus d'énergie de leur nourriture.Résultat: une réduction des coûts d'alimentation et une croissance accélérée.Une croissance plus rapide avec une alimentation moindre.Une combinaison gagnante! Vous diminuez vos frais d'opération et votre troupeau atteint de nouveaux sommets de rendement.Posistac Nous ajoutons à votm bonne gestion.Santé animale ICCPPl * Posistac est une marque déposée de Pfizer Inc.Pfizer Canada Inc.est un usager inscrit. BMD1 est un antibiotique économique de qualité alimentaire, qui maintient les poulets de chair en bonne santé et favorise leur croissance, du début à la fin.Par sa présentation en granulés, BMD est facile à manipuler et se mélange plus uniformément à l'alimentation.DES POULETS EN BONNE SANTÉ Une bonne manière de commencer vj.BMD, ajouté à l'alimentation des volailles dès leur entrée en atelier, réduit la mortalité des poussins en augmentant la consommation alimentaire et en supprimant les dangereux Clostridia dans les intestins.Une bonne manière de croître Le risque d'entérite nécrotique des poulets de chair est constant.L'entérite menace les volailles de mortalité, abaisse leur gain pondéral et entraîne une mauvaise conversion alimentaire, favorise la prévention de l'entérite nécrotique et maintient les volailles en bonne santé pendant toute leur croissance, sans délai d'attente nécessaire.ET DE MEILLEURS BENEFICES Une manière efficace d'arriver au stade final Des volailles en bonne santé sont plus aptes à utiliser les éléments nutritifs.Ceci entraîne un gain pondéral amélioré, une conversion alimentaire inférieure et une augmentation des profits2.* 0* Pour savoir pourquoi un plus grand nombre de poulets de chair en Amérique du Nord reçoivent BMD, consultez votre i représentant AI.Laboratories dès maintenant.Il vous démontrera ' comment BMD peut apporter une différence notable dans la santé et 3 performance de vos poulets.AI.Laboratories, Inc.• 2430 Meadowpine Blvd., Suite 100 • Mississauga, Ontario • L5N 6S2 1-800-265-7167 Writ m 'BMD est du méthylène disalicylate de bacitracine.© 1994 A.L.Laboratories, Inc.'Données disponibles sur demande. AVICULTURE Enfin une méthode standard pour évaluer laqualité des poussins Le Df Cervantes propose une évaluation physique, microbiologique et sérologique.Et il insiste sur la qualité de l'éleveur.par Robert Gauthier Nous recommandons toujours aux éleveurs de poulets à griller de se procurer des poussins de qualité.C'est facile à dire mais beaucoup plus difficile à évaluer.Le docteur Hector Cervantes de Peterson Farms propose une formule objective, méthodique el fiable.Il démontre aussi Robert Gauthier, médecin vétérinaire, est vice-President au développement chez Nutribec.que la qualité de l'éleveur est aussi importante que la qualité des poussins.En fait, trois critères servent à définir la qualité d'un poussin.Du point de vue physique, il doit avoir un poids minimum et un nombril normal, être 1- Interprétation des valeurs obtenues (proposée par le Dr Cervantes) Pointage Interprétation 100 excellent 99-95 très bon 94-90 bon 89-80 passable 79-70 médiocre moins de 70 inacceptable bien hydraté et exempt de difformités.Du point de vue microbiologique, le poussin doit être exempt de bactéries ou de fungi pathogènes.Enfin, du point de vue sérologique, le poussin doit avoir reçu de sa mère les anticorps nécessaires pour affronter les agressions virales.Il doit aussi être séro-logiquement négatif à Mg et Ms.La cueillette des données sérologiques ne peut pas faire l'objet de standardisation, étant donné la diversité des programmes de vaccination.Elle sert seulement à évaluer la performance des programmes et des techniques de vaccination.Idéalement, le jour même de réclusion, une même personne procède à l'examen physique, ce qui assure la LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 42-5 bursine-2 lot par lot L'emploi régulier du Bursine-2 aide à améliorer la santé du troupeau Des tests récents, sur le terrain, ont démontré les avantages de l'utilisation du Bursine-2 «lot par lot».Bursine-2 peut aider à transformer la population virale d'un poulailler en rendant moins pathogènes les virus de bursite infectieuse (IBD).Les avantages ont été plus manifestes encore dans un second lot dès qu'on a introduit le Bursine-2 dans les bâtiments infectés.poulets demeurait intacte après la vaccination de plusieurs lots au Bursine-2.Atténuez les risques de bursite Pour vous renseigner davantage sur l'administration du Bursine-2 «lot par lot» afin d'atténuer chez vous les dangers de bursite, communiquez avec votre représentant Solvay.De l'Arkansas au Royaume-Uni, Bursine 2 atténue le danger Selon des recherches effectuées au Royaume-Uni dans des bâtiments préalablement infectés de souches très virulentes du virus de la bursite (wIBVD), Bursine-2 diminue efficacement les pertes de production.SP-2-2 De meilleures performances et une rentabilité accrue du troupeau ont résulté de l'utilisation du Bursine-2 en suivant le programme d'administration «lot par lot».Cette étude confirme que le Bursine-2 atténue les risques et remporte le défi de la pratique.Aussi, l'analyse informatique d'images a permis de constater que, dans les bâtiments infectés, une proportion plus grande du tissu lymphoïde de la bourse des Fruit de la science de Solvay Solvay Animal Health, Inc.209 Manitou Drive ( S ) Kitchener (Ontario) N2C1L4 Tél.: (519) 748-5473 Téléc.: (519) 748-5707 Sans frais: 1 800 265 8226 Ill- Influence de l'éleveur sur la mortalité à 7 jours et les performances finales II- Corrélation entre le score et la mortalité à 7 jours % de mortalité moyen à 7 jours 1 % Score moyen de qualité 96,2 90,9 Mortalité réelle moyenne à 7 jours 0,73 % 2,42 % Source: adapté de Cervantes H., Broiler Industry, 1993 constance des observations.Quant à l'examen microbiologique et sérologique, il se fait trois jours après réclusion.Les poussins sont alors gardés dans un endroit confortable et ils ne reçoivent que de l'eau stérilisée.Si des bactéries sont présentes chez, le poussin, elles seront plus faciles à trouver et les anticorps maternels contenus dans le jaune sont absorbés et seront détectables dans le sang.Fréquence et ampleur de l'échantillonage L'échantillonnage doit se faire idéalement sur dix poussins par troupeau de reproduction, deux fois par mois.On peut se contenter d'une seule fois par mois si on porte plus attention aux troupeaux de reproduction en début ou en fin de ponte, les périodes plus sensibles.Évidemment, chacun des ca- Liste des signes indiquant la piètre qualité des poussins Mortalité élevée, à 7 jours, chez un large éventail d'éleveurs âjknt toute la gamme des compétences.Nombre élevé de poussins avec une infection au nombril.Trop de poussins faibles et apathiques.Trop de poussins démontrant de la difficulté à respirer.ProblèmeSiÉiygattes évidents.Pourcentage élevé de poussins avec le postérieur crotté-Nombre important de poussins déshydratés.Réaction vaccinale forte, après un vaccin au couvoir.Inégalité des poussins, très tôt, avec signes d'entérite et de jaune infecté et non absorbé.ractères physiques évalués est pondéré en fonction de son importance relative.Un défaut au nombril est beaucoup plus important qu'un orteil croche.Ou encore, un état de déshydratation est plus grave qu'un postérieur souillé.Le poids minimum du poussin est aussi un facteur très important.L'examen microbiologique obéit aux mêmes principes.On procède d'abord au comptage total des bactéries.Ensuite, on évalue plus spécifiquement la présence ou l'absence de coliformes, de salmonelles, de staphylocoques ou d'aspergillus.La moyenne des pointages des évaluations physiques et microbiologiques constitue le SCOre final.Le Dr Cervantes propose Source: adapté de Cervantes H., Brailet Industry, 1993 Mise Score Mortalité N" de N° de en de a 7 jours groupe" de groupe place' qualité (%) (ce lot) (6 lots préc.) 1 96,4 0,50 4 4 1 96,4 0,67 2 2 2 92,8 5,17 3 3 2 92,8 0,49 1 1 3 87,2 1,18 2 2 3 87,2 3,07 4 4 * Les mises en place de même numéro indique des poussins identiques en tout point (même lot), mais chez des éleveurs différents *" n° de groupe: les éleveurs sont classés à chaque semaine, en fonction de leur performance globale (le meilleur 25 % et ainsi de suite); le meilleur groupe est 1 et le moins bon est 4.'V:.L'influence de l'éleveur sur la mortalité à sept jours et sur les performances globales est déterminante.une liste de cotes pour interpréter les valeurs obtenues (voir le tableau I).Maintenant, existe-t-il une relation entre le score obtenu et la performance des poulets?Eh bien, on a remarqué que le score est inversement proportionnel à la mortalité à sept jours (voir le tableau II).C'est-à-dire que plus le score est élevé, moins on a de mortalité.Cependant, il ne faut surtout pas oublier l'importance de la qualité de l'éleveur.En fait, l'habileté de l'éleveur influence significativement la mortalité à sept jours et les performances globales de l'élevage (voir le tableau III).Donc, attention! La mortalité à sept jours n'indique pas nécessairement un problème de qualité de poussin.Nous devons conclure que la qualité des poussins est essentielle et doit être évaluée autrement qu'en les regardant dans les yeux.Mais la qualité de l'éleveur est tout aussi importante.Son influence sur la mortalité à sept jours et sur les performances globales du poulet est déterminante.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 42-7 AVICULTURE D'AILLEURS Des bavettes à dindes La nouvelle mode chez les dindons de France, c'est la bavette.Ce ne sont pas les oiseaux qui la portent, mais leurs distributeurs d'aliments.Les éleveurs utilisent en effet des mangeoires pour poulets jusqu'à ce que les dindons aient sept semaines, puis ils y ajoutent une collerette circulaire, qui empêche les miettes de tomber par terre.Elle est en plastique et s'adapte à plusieurs tailles de mangeoires.Des études auraient démontré que pendant les sept premières semaines, le rendement est meilleur avec une assiette à poulets.Par la suite, les oiseaux ayant grandi, ils éparpillent trop la moulée.Au bout du compte, le gain serait de trois francs par dinde (environ 75 cents).Comment garder vos oiseaux au frais Les poulets et les dindes ont besoin d'eau pour maintenir leur température corporelle et survivre quand la température extérieure grimpe.CYGRO' ne réduit pas la consommation d'eau, rninimisant les pertes reliées au stress dû à la chaleur.Aidez vos oiseaux à maintenir leur confort.Exigez CYGRO dans votre moulée.CYGRO Efficace contre la coccidiose ?Consommation d'eau normale ?Performances éprouvées MADURAMICIN AMMONIUM Chaud pas chaud, il faut Cygro! [CCPPl Cyanamid Canada Inc.1-800-265-7200 'Marque déposée L'avenir de l'œuf est sans coquille! L'œuf est en train de se tailler une place en dehors de sa coquille.On l'incorpore de plus en plus dans des produits alimentaires transformés.D'après Morten Ernst, d'Ovotec International, en l'an 2000, 45 % des œufs consommés aux États-Unis le seront sous forme de sous-produits.En Europe de l'Ouest ce sera 35 %, au Japon 30 %.Il a fait cette prédiction au dernier congrès de l'International Egg Commission (IEC) à Saint-Malo, devant plus de 300 spécialistes de l'œuf.Il a aussi prévenu que la Chine et P Inde allaient doubler leur production d'ici le prochain siècle.L'intelligence artificielle au service de la volaille Vous vous imaginez, producteur de poulet, devant un écran d'ordinateur qui vous passerait des commentaires sur votre élevage?Il semble que ce soit pour très bientôt.Une firme française compte mettre sur le marché très bientôt un système expert pour élevages de volaille de chair.C'est-à-dire un programme informatique qui ne se contentera pas d'aligner des chiffres mais qui devrait, théoriquement, faire des liens entre eux auxquels vous n'auriez peut-être pas pensé.Mais pour le faire fonctionner, il faudra être bien équipé en instruments de mesure: balance automatique, système de mesure automatique de laconsommation d'aliment et d'eau.42-8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 76 ANS AFFAIRES Ce n'est pas un jeu d'enfant! Au Québec, entre 1986 et 1992.les VTT ont tué 135 personnes.Et ce sont surtout les enfants qui écopent.P.40 Nouvelle- Zélande: une agriculture qui prend des forces La Fédérée: un plan de match réaliste Porc: du plan intégré à la table de concertation p.18-1 Enfin une méthode standard pour évaluer la qualité des poussins p.42-s Génisses laitières: dans l'étable ou au pâturage?P frXT XSH 30 l*a-nuow 0 a>|OoaqjaLis any ç^2T tr Bfr t-O-i.00 é>i3£800000 :DN Voir le monde agricole de près.et le comprendre.Cela fait partie de notre engagement.Nous agissons en répondant efficacement à vos besoins, en vous ouvrant la porte du plus grand réseau de conseillères et de conseillers chevronnés et en vous offrant des SERVICES FINANCIERS AGRICOLES DESJARDINS services financiers variés tels que financement, placements, assurances, services fiduciaires et bien d'autres, tous conçus pour s'adapter parfaitement à votre réalité.fr&l Lac.ai l^rj Desjai caisse populaire Desjardins @ Desjardins L'incroyable force de la coopération. Bulletin des agriculteurs Nouvelle-Zélande: 12 une agriculture qui prend des forces Ce pays a aboli la plupart des subventions agricoles.Pourtant, son agriculture n'a pas été rayée de la carte.Affaires La Fédérée: un plan de match réaliste 8 Depuis avril 1992, le grand arbre a perdu quelques feuilles.Mais l'entreprise est encore active dans plusieurs secteurs.Des pubs qui accrochent 15 La publicité s'avère une dépense qui rapporte, donc un investissement.Pas de subvention 18 sans diplôme en agriculture Depuis le 1er avril dernier, les exigences pour obtenir la subvention d'établissement ont bien changé.Élargissons la vision 19 de notre entreprise! Quand on regarde l'entreprise dans sa globalité, on prend des décisions plus éclairées.À la conquête de l'Ouest.français 22 Le MAPAQ a décidé de convaincre des agriculteurs français de s'installer au Québec.ITA: le pied dans rétrier 23 de la formation Depuis 20 ans, l'ITA de la Pocatière offre des programmes spécialisés en techniques équi-nes.Technique Si votre maïs ne lève pas 26 C'est rarement dû à la qualité de la semence.Une mauvaise préparation du sol peut être en cause.La qualité du maïs affecte 28 les performances animales Il n'y a pas que le poids spécifique qui affecte la valeur nutritive du maïs.Exporter, la clé du succès 33 au Burkina Faso?Nourrir la population du pays et exporter sont des objectifs audacieux, compte tenu des moyens limités et des marchés imprévisibles.Un show qui en met plein la vue 37 Le National Farm Machinery Show est une des plus grandes expositions intérieures de machines agricoles en Amérique du Nord.Famille Ce n'est pas un jeu d'enfant! 40 À 13 ans, Michel D'Amours s'est tiré d'un accident de VTT qui a failli lui coûter la vie.Une maison dans les fleurs 46 Mariez les essences, colorez votre décor.Votre demeure sera des plus invitantes.Votre enfant est-il hyperactif?51 De 5 à 10 % des enfants seraient atteints de ce syndrome.Des médicaments peuvent toutefois les calmer et les aider à se concentrer.L'iris versicolore: 53 notre emblème floral! Le lis blanc fut officiellement nommé emblème floral du Québec en 1963.par erreur! Chroniques Actualité 6 Agenda 7 Apprivoisons le futur 17 Calendrier des expositions 47 Cuisine 57 Éditorial 5 Forêt 36 Météo 58 Nouveaux produits 43 Nouvelles de l'industrie 44 Onésime 48 Petites annonces 55 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 3 On bou Si vous voulez acheter un tracteur Fiat dans la province de Québec, passez chez votre concessionnaire Ford New Holland.C'est bien ça ! Nous sommes le nouveau canal de distribution exclusif pour l'excellente gamme de tracteurs Fiat.Nous sommes plus efficaces que jamais Nous vous proposons un appui solide au niveau des pièces et des spécialistes de l'entretien compétents pour vous assurer un service après-vente hors pair.Si vous recherchez l'excellence en terme de vente, de pièces et de service pour les tracteurs Fiat vous savez où aller.Passez dès aujourd'hui chez un des concessionnaires Ford j New Holland énumérés ci-dessous.f\EWHOLLA(\D Le NOUVEAU distributeur de tracteurs Fiat Centre Agricole Coopérative de la Matapédia Amqui Coopérative Agricole Régionale de Parisville Parisville O Lafond & Fils inc.St-Célestin Coopérative Agricole de la Côte Sud St-Jean-Port-Joli Équipements Agricoles KRTB inc.Rivière-du-Loup Équipement B.Morin inc.Lennoxville Équipement Bolduc inc.Montmagny Équipements G.Gagnon Maskinongé Équipements R.Viens FN H Ltée Granby Les Équipements Proulx & Raiche inc.Wotton Équipements Inotrac inc.St-Hyacinthe Équipements J.M.A.R.inc.Aima Équipements M.Touchette inc.St-Antoine F.Campeau & Fils inc.Dalhousie Station G.Guillemette & Fils Black Lake Garage Daniel Lévesque inc.Pointe-au-Père Garage Raymond Lasalle inc.St-Thomas-de-Joliette Gobeil Équipement Ltée Chicoutimi Guillet & Robert inc.Iberville Machinerie St-Guillaume St-Guillaume Machineries Jean Roy inc.St-Agapit M.J.Brière inc.Caplan R.P.M.Tech.inc.Cap Santé Socété Coopérative Agricole des Bois Francs Victoriaville Socété Coopérative Agricole du Sud de Montréal Napierville Socété Coopérative Agricole du Sud de Montréal St-Michel Trudel & Piché (AG) inc.St-Narcisse Unicoop, Coopérative Agricole St-Anselme Unicoop, (Satellite) St-Vallier Unicoop, (Satellite) Ste-Marie-de-Beauce ISS Bulletin des agriculteurs JUIN 1994 VOL.77, No 07 1-800-361-3877 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Michel Lefebvre PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514) 382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS 1-800-361-3877 Montréal : 382-4350 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Brouillette Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non Incluses) un an deux ans trois ans Régulier 24,95$ 45.95S 62,95$ Agricole 22,95$ 41,95$ 58,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Les Édition Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'Imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Ltée: James K.Warrilow EDITORIAL Place aux jeunes! Aider l'AJRQ, c'est investir dans l'avenir du monde rural.par Marc-Alain Soucy Un jeune Londonien, à qui on avait offert un lévrier, entreprit de l'entraîner pour en faire un champion.Malheureusement, la bête n'aimait pas courir (phénomène très rare chez ce type de chien).En bon maître, notre homme découvrit que son meilleur ami avait un faible pour les oranges (autre phénomène plutôt rare chez un chien) et qu'il pourrait utiliser sa gourmandise pour le faire courir.Tous les jours, matin et soir, Charles se rendait donc dans un parc voisin et courait à quelques mètres devant Fido, une orange à la main.À chaque tour de parc, il en glissait un morceau dans la gueule du futur champion.Tous deux couraient de plus en plus vite et bientôt de plus en plus longtemps.Les résultats étaient très très encourageants.Malheureusement, après quelques mois de ce régime, notre lévrier rendit l'âme, emporté par un sévère ulcère d'estomac.Le maître triste et déçu sombra dans une profonde mélancolie.Pour le secouer, un ami le força à participer à un marathon local.À la surprise générale et à son grand éton-nement, Charles remporta la course.L'histoire raconte que de fil en aiguille il devint marathonien et champion olympique.A l'Association de la jeunesse rurale du Québec (AJRQ), on sort de la Semaine de la fierté rurale.Des centaines déjeunes se sont investis dans cet événement dans toutes les régions de la province.Plusieurs en ressortent satisfaits, mais beaucoup aussi déçus du manque de participation ou du fatalisme qui s'est installé dans leur milieu.C'est particulièrement à tous ces jeunes que nous proposons l'histoire de Charles en guise d'encouragement.Ceux qui ont œuvré à l'intérieur de l'Association de lajeunesse rurale dans leur «jeune temps» vont sûrement sourire et demeurer songeur face à l'aventure de notre ami londonien.Ils auront certainement retenu après toutes ces années que de tout le travail qu'ils ont accompli au sein de l'AJRQ, ce qui demeure le plus important aujourd'hui, c'est ce qu'ils ont acquis comme habileté, peu importe les résultats de leurs actions de l'époque.Bref, comment l'AJRQ a développé leur personnalité.Les anciens de l'AJRQ sont aujourd'hui des leaders.En agriculture, plusieurs dirigeants de l'UPA, de coopératives et d'entreprises agricoles ont appris très tôt à travailler avec des groupes ou avec des individus aux intérêts divergeants.Ils ont appris, sans s'en rendre compte, des difficultés rencontrées dans la mise en place de projets, des inévitables embûches, de leurs succès et souvent de leurs échecs.Ils se rappellent tous que l'AJRQ leur a apporté le goût d'apprendre.Apprendre en mettant en œuvre, en réalisant des projets.Un des principes de l'AJRQ veut qu'avant de devenir décideur, il est nécessaire d'apprendre à décider et que l'implication sociale précoce favorise l'apprentissage de la défense des intérêts du milieu rural.Nous croyons que le milieu rural doit supporter davantage cette association où tout est toujours à recommencer.Les jeunes passent vite à 1 ' AJRQ, et la moyenne d'âge des membres n'est que de 16 ans.L'AJRQ lance présentement sa campagne de financement.L'argent est ici encore le nerf de la guerre.Mais ce qui compte le plus, c'est le support du milieu car sans l'appui de tout le monde rural, l'Association ne pourrait progresser.On a besoin de comprendre l'apport de cette organisation pour l'avenir du monde rural.L'AJRQ n'est pas une association comme les autres.Aidons les jeunes à nous aider.C'est bien plus qu'un investissement.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 5 France: verrats hyperprolifiques En France.l'Institut national de recherche agronomique a mis au point une lignée de verrats hyperprolifiques.Ce programme de sélection, démarré en 1973, a d'abord consisté à repérer des truies hyperprolifiques (soit 3 à 5 truies pour mille dans la population totale) pour ensuite les valoriser par la voie mâle.Aujourd'hui, 25 verrats Large-White hyperprolifiques sont en service dans les centres d'insémination français.Ils présentent une supériorité génétique de un à deux porcelets à la naissance.De plus, depuis 1990, selon Frantech, des élevages ont été peuplés avec des porcelets assainis issus de truies hyperprolifiques.Impossible de développer sans insémination artificielle, Fhyperprolificité fait l'objet d'une appellation donnée aux verrats dont l'indice est supérieur à 108 en Landrace et à 110 en Large-White.¦ Promotion 33 des légumes du Québec 'Association des jardiniers maraîchers du Québec lance cet été une campagne publici- I taire orientée sur la saveur et la qualité des légumes du Québec.L'Association distribuera 300 000 cartes de prix destinées i aux détaillants pour bien identi-¦ fier les produits du Québec.Elle distribuera aussi des paniers de légumes aux «morning men» de la radio et de la télévision afin qu'ils parlent des produits qué-ois.Jjj Deux pleines pages de publi-é en couleurs paraîtront dans «La Presse», l'une en juillet et l'autre en août.Enfin, disposés dans des endroits stratégiques, 46 panneaux, d'affichage u Montréal et 14 à Québec permettront de rejoindre la population.Décidément, les légumes du Québec seront visibles cet été.¦ Bernard Landry dé se UQAM et agroalimentaire L'Université du Québec à Montréal (UQAM) a fait un grand pas pour se rapprocher de l'agriculture.En mai dernier, elle annonçait la création de la Chaire Philippe Pariseault de formation en mondialisation des marchés de l'agroalimen-taire.C'est Bernard Landry, membre de l'Assemblée nationale de 1976 à 1985, qui dirigera la Chaire.Il est présentement professeur au département de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.Lors de son allocution, Bernard Landry, qui est né sur une ferme, a fait l'éloge de l'agriculture québécoise et surtout de sa prodigieuse capacité d'adaptation.«Montréal est un centre majeur de 1 ' agroalimentaire en Amérique du Nord.Il est important que ce secteur puisse profiter de l'appui d'un centre intellectuel comme l'UQAM», a-t-il déclaré.Le nom de Philippe Pariseault a été associé à la Chaire en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à l'industrie agroalimentaire, notamment au sein des coopératives laitières.Agronome de formation, M.Pariseault est reconnu à l'échelle internationale pour son apport au développement de nouveaux produits et de nouvelles technologies de transformation des produits laitiers.Directeur général d'Agropur de 1955 à 1976, M.Pariseault s'est également distingué dans la mise en place d'ententes commerciales de portée nationale et internationale.M.Pariseault, qui s'est dit très ému et honoré qu'on ait donné son nom à cette nouvelle chaire, a félicité F UQAM pour son initiative.Cela prouve, selon lui, qu'elle est à l'écoute du milieu.¦ L'argent des producteurs dans la recherche Le MAPAQ, la Fédération des producteurs de culture commerciale du Québec et le Syndicat des producteurs de semence pedigree du Québec ont conclu une entente de partenariat en vue de la poursuite des travaux de sélection de lignées de soya adaptées aux conditions québécoises.On tente avec succès de développer des variétés de soya plus hâtif et à haut rendement pour étendre notre capacité de production.Pour Gilles J.Gauthier, directeur du Service de phytotechnie de Saint-Hyacinthe, cette entente est importante parce que c'est la première fois que les producteurs participent financièrement à la recherche.De gauche à droite: Jérôme Letellier (SPSCQ), Denis Couture (FPCCQ), Louis Bernard (MAPAQ), Jean Hébert (MAPAQ).Depuis huit ans, le MAPAQ a investi plus de 1 million de dollars dans un programme d'amélioration génétique.Il s'associe maintenant au secteur privé pour effectuer la sélection des lignées de soya les plus prometteuses, qui pourront être homologuées selon les normes canadiennes en vigueur.Fruits de ces recherches, deux variétés de soya seront bientôt mises en marché, Aquilon et Frisquet.¦ 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 Somatotropine Levée de fonds pour les agricultrices Jean Szkotnicki, directeur de l'Institut canadien de la santé animale, est très déçu de la décision d'Agriculture et Agroalimentaire Canada d'imposer un moratoire sur l'utilisation de la somatotropine au Canada.M.Szkotnicki admet qu'on doit tenir compte de la perception des consommateurs et il recommande à ceux qui développent les produits de la biotechnologie de les informer plus tôt sur la sécurité de leur produit.Selon lui, en recommandant le moratoire sur la somatotropine à cause de la peur de la réaction des consommateurs, le ministère a compromis l'objectivité du système fédéral de réglementation.Il y a introduit un critère non scientifique dans l'évalution des produits soumis à son appréciation.«Ceux qui développent la biotechnologie ont besoin de connaître d'avance toutes les conditions d'acceptation d'un produit», a-t-il prévenu.Il regrette d'autant plus le moratoire que des recherches de marketing indiquent que les consommateurs ne se posent pas vraiment de questions sur une nouvelle technologie tant qu'elle n'est pas disponible sur le marché.Autant de retard dans les discussions qui, selon lui, se seraient terminées par l'accord des consommateurs.¦ AGENDA 16 et 17 juin Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de porcs du Québec Hotel Delta.Saint-Jean-Valleyfield 17 juin Journée d'initiation à la planification stratégique à la ferme Hôtel Universel.Drummondville 17 au 19 juin Congrès annuel de l'Association professionnelle des meuniers du Québec Hôtel Delta.Sherbrooke 22 juin Assemblée générale annuelle du Club-Export agroalimentaire du Québec Centre Sheraton, Montréal 6 au 9 juillet Congrès de la Corporation professionnelle des médecins vétérinaires du Québec Hôtel Hilton, Québec La campagne de levée de fonds entourant le Gala des agriculrices bat son plein.Cette année, elle est présidée par Michel Saint-Pierre, président de la Société de financement agricole.«La campagne revêt un intérêt particulier puisque les sommes versées pour le Gala serviront à financer des recherches relatives aux agricultrices dans les domaines sociologiques, juridiques et financiers, et à assurer leur diffusion», précise son président.En sept années seulement, le Gala des agricultrices du Québec s'est imposé comme un moment unique de rassembler de nombreux décideurs du milieu agricole pour souligner le travail exceptionnel des agricultrices.C'est le 25 octobre au Château Frontenac qu'un jury désignera l'Agricultrice de l'année parmi 14 lauréates régionales.On accordera également une distinction dans la catégorie «Développement agricole» et une autre dans la catégorie «Jeune espoir».¦ Michel Saint-Pierre L'homosexualité a-t-elle sa place en milieu rural?Je vous retourne cette ordure que vous avez osé mettre dans notre Bulletin (L'homosexualité a sa place en milieu rural, mai 1994).C'était un des rares magazines propres, mais vous avez dépassé les limites et moi et mon époux, on est dégoûtés.Vous avez même le culot de coiffer cette photo de la rubrique «famille».C'est une insulte aux vraies familles qui font tout leurpossible pour avoir une vie familiale normale.Avez-vous pensé à l'exemple que vous donnez aux jeunes?Vous allez dire: «C'est la réalité.» Oui.c'est une bien triste réalité.Vous avez manqué de respect à des abonnés de longue date qui avaient confiance en leur magazine agricole.Nous avons décidé de ne plus renouveler notre abonnement.Ce qu'on va regretter le plus, c'est Onésime.Suzanne Corriveau, Sawyerville C'est en ami que j'ai à cœur d'écrire cette lettre.Par votre fonction, vous êtes sûrement soumis à de nombreuses critiques de la part de beaucoup de gens.Je voudrais par cette lettre non pas vous blâmer, mais dans la mesure du possible vous enseigner.L'opinion répandue dans le monde qui tend à montrer l'homosexualité comme étant un comportement normal est à mon avis un grave mensonge.Depuis le début des temps, le but de la sexualité a été d'assurer la continuité des espèces, que ce soit chez les animaux, les plantes, les poissons ou toute autre forme de vie élaborée.La reproduction a toujours été le fait d'une relation hétérosexuelle.Comment pourrait-on considérer comme normal un comportement qui amène tant de déchirements, de peines et de comportements autodestructeurs.Permettez-moi en terminant de vous citer les Saintes Écritures pour vous montrer ce que notre Sauveur Jésus-Christ pense de l'homosexualité, malgré l'amour qu'il a pour les hommes et les femmes, tous et toutes sans exception.«Car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature; pareillement les hommes, délaissant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l'infamie d'homme à homme et recevant en leurs personnes le salaire de leurs égarements.» (Rom 1-26,27) Que la paix du Seigneur Jésus soit avec vous.Jean-Louis Beauchamp, Chrétien-agriculteur Saint-Antoine-sur-Richelieu LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUIN 1994 7 MISE EN MARCHÉ La Fédérée: un plan de match réaliste Depuis avril 1992, le grand arbre a perdu quelques feuilles.Mais l'entreprise est encore dynamique dans plusieurs secteurs.par Danielle Dagenais Pour la Coopérative fédérée de Québec, les rêves de grandeur sont mis en veilleuse.Plus d'acquisitions, plus de fusions.«On devra travailler à l'intérieur de nos clôtures», dit de façon imagée son président.Paul Massicotte.Le directeur général, Jean-Pierre Deschênes, lui fait écho et résume 1 ' avenir par: «Consolidation».La Coopérative fédérée de Québec, la Fédérée comme on l'appelle familièrement, en a fait du chemin depuis 72 ans.En 1922, la Société coopérative fédérée des agriculteurs de la province de Québec naît du regroupement de la Coopérative des fromagers de Québec, du Comptoir coopératif de Montréal et de la Coopérative des producteurs de semences de Montréal.Aujourd'hui, la Coopérative fédérée de Québec chapeaute 99 coopératives agricoles québécoises dont, la toute-puissante Agropur.Elle appartient directement à 1 503 producteurs agricoles et indirectement aux 37 446 sociétaires des coopératives membres.À la fin des années 1980, l'entreprise semblait partie pour la gloire.En 1988, la Coopérative fédérée de Québec termine son exercice financier avec 18,5 millions de dollars d'excédent pour des ventes de plus de 1,2 milliard de dollars.De 1989 à 1991, on assiste aune vague d'acquisitions par la grande coopérative (voir l'encadré).A partir de 1991, on note un essoufflement: l'excédent est réduit à 2,2 millions de dollars malgré des ventes de 1,2 milliard.Le 31 octobre 1992, l'édifice qu'on croyait si solide est secoué.La Coopérative fédérée subit des pertes de 17,3 Danielle Dagenais, agronome, esl journaliste.La Coopérative fédérée et son conseil d'administration: les rêves de grandeur sont mis en veilleuse.millions de dollars, un première depuis 25 ans.A la même période, on accumule les pertes chez Lactel.Les usines de beurre et de poudre de lait du Groupe Lactel ne peuvent fonctionner par manque de lait à cause de la diminution du contingent national et de la convention de mise en marché du lait alors en vigueur.Chez Unival, maintenant Aliments Flamingo, cela ne va guère mieux.On encourt des pertes importantes en 1992.Du côté d'Olymel, on enregistre aussi un déficit.La situation d'Olymel s'est aggravée en 1993, en partie sem-ble-t-il à cause des activités de l'abattoir américain, activités qui ont cessé depuis.A la Fédérée, c'est la douche froide.On se lance dans un programme d'examen des dépenses.Des décisions sont prises: on dispose de certains actifs «non-stratégiques».Des têtes dirigeantes tombent chez Lactel et Unival.Les conseils d'administration changent et la direction de la Coopérative fédérée aussi.De toute évidence, on veut repartir à neuf.Où en est la Coopérative fédérée de Québec aujourd'hui?Entre avril 1992 et aujourd'hui, le grand arbre a perdu quelques feuilles.Par contre, l'entre- prise est encore active dans beaucoup de secteurs: approvisionnement de la ferme, transformation de la volaille (Aliments Flamingo), pétroles (Sonic), abattage et transformation du porc (Olymel), secteur laitier (Groupe Lactel) et secteur horticole (Les Patates Québécoises).Encore présente sur tous les fronts La Fédérée est présente à l'extérieur du Québec, très présente même.Peu de gens savent que la Fédérée est membre de «CF.Industries Inc.» ( Chicago, une coopérative interrégionale détentrice d'usines de production d'azote et de mines de phosphate.Cette mégacoopérative réunit 12 coopératives nord-américaines dont Agway, Land O'Lakes, United Cooperatives of Ontario et la Fédérée.Elle vend des fertilisants dans 46 états américains, au Québec et en Ontario.La Coopérative fédérée participe aussi à la Coopérative interprovinciale limitée (IPCO) de Saint-Boniface au Manitoba.Ce regroupement de coopératives canadiennes œuvre dans la fourniture de médicaments et de produits pour l'alimentation du bétail et pour la protec- 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 «On devra travailler à l'intérieur de nos clôtures», affirme le président de la Coopérative fédérée de Québec, Paul Massicotte.tion des cultures.La Coopérative fédérée participe aussi au financement de fermes de recherche en nutrition et en production animale au Minnesota, en Floride et dans l'état de New York via le réseau Cooperative Research Farms.Ce n'est pas tout.Olymel possède une usine de surtransformation à Saint-lsidore-de-Prescott en Ontario, Aliments Flamingo en a une à Toronto.On retrouve les produits d'Olymel aux États-Unis et au Japon.Les Aliments Flamingo ont des contrats de fourniture avec Burger King et Kentucky Fried Chicken qui dépassent les limites de la belle province.Olymel réalise d'ailleurs 40 % de son chiffre d'affaires à l'extérieur du pays (donnée 1993).Alors, quand on dit que la Fédérée restera dans ses clôtures, il faut admettre que le champ est vaste.Le futur Avec 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires, la Fédérée n'a réussi à dégager en 1993 qu'un maigre profit de 5,3 millions.Cette piètre performance a été relevée par le secrétaire général de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Claude Lafleur, dans un éditorial de la Terre de Chez Nous du 21 février 1994.L'éditorial portait le nom évocateur de: «Le géant aux pieds d'argile».M.Lafleur trouvait que les efforts de redressement avait donné des résultats «modestes» équivalant à un profit de 300 $ pour une ferme dont le chiffre d'affaires serait de 100 000 $.Pas impressionnant.Quand on interroge les dirigeants de la Fédérée sur l'avenir, on sent la prudence de gens qui ne tiennent surtout pas à répéter les erreurs du passé.Pas de grands projets de fusions, de coparticipation, d'accroissement du membership en vue.On reste chez soi.Au point où, en privé, certains observateurs se demandent si la Fédérée aura l'initiative et l'agressivité nécessaires pour résister à la tourmente de l'après-GATT.On est bien loin du discours de certains autres dirigeants coopératifs qui parlent pouvoir politique, alliances stratégiques, etc.Que pensent les dirigeants de la Coopérative fédérée de Québec des grandes questions qui mobilisent le monde agricole?Sur la fusion des coo- pératives laitières, M.Massicotte répond que: «À la Coopérative fédérée, on a toujours été favorable à une forme de rapprochement des forces coopératives dans le secteur laitier.» Un dossier important quand on connaît les tentatives répétées de rapprochement entre Agropur et Lactel.Sur la place de la bouillante Agropur dans la Coopérative fédérée, M.Massicotte rétorque qu' «Agropur a été un membre très important de la Coopérative fédérée.C'est même à sa demande que laCoopérative fédérée s'est impliquée dans le commerce du lait et des produits laitiers sous forme de fromages et dans la commercialisation internationale.Aujourd'hui, Agropur utilise les services des experts de Lactel pour faire du commerce de fromages à l'extérieur.Il y a une collaboration entre Lactel et Agropur pour commercialiser des produits laitiers.» Une collaboration pas très médiatisée par les temps qui courent.L'opposition que l'on fait parfois entre plan conjoint et approvisionnement adéquat des usines de transformation suggère les réflexions suivantes au président Massicotte.Il convient que les plans conjoints ont un rôle à jouer mais ajoute: «Avant qu'il y ait des plans conjoints, il y a eu de la transformation et de la mise en marché de produits laitiers et de volailles.Quarante-huit pour cent du marché national du lait de transformation est occupé par le Québec.Ce ne sont pas les plans conjoints qui ont développé ça: ce sont les coopératives.Un plan conjoint, ça n'administre pas d'usines.Ça ne fait pas de transformation.Ça ne rend pas le produit directement au consommateur.Ce n'est pas juste un plan conjoint qui peut faire que l'agriculture va progresser au Québec.» Pour M.Massicotte, la signature des accords du GATT est «peut-être le temps de voir comment on peut facilement harmoniser les plans conjoints avec les préoccupations des transformateurs et des coopérateurs.» A sa manière tranquille, M.Massicotte semble déterminé à faire comprendre aux producteurs et propriétaires de la coopérative que la survie de la transformation laitière coopérative obéit aux EMEU| AUTRUCHE NANDOU CONFÉRENCE L'INDUSTRIE DES RATI TES UNE OPPORTUNITÉ D'AFFAIRE RENTABLE SAMEDI LE 2 JUILLET 1994 9 Jtres à 16:30 Jtr« ORDRE DU JOUR ° L'investissement et le retour ° Le marché international et local o La mise en marché commerciale ° Le produit et ses dérivés 0 L'acquisition 0 Le matériel requis et à prévoir ° L'incubation et l'éclosion 0 Le succès de l'entreprise Inscription avant le 25 juin 1994 45 $ par personne Après le 25 juin: 65 $ Tps-7% / Tvq-4% en sus LIVRE en français: 36 $ L'ÉLEVAGE DES RATITES LE GUIDE DE L'ÉLEVEUR Inscription et informations (514) 785-ÉMEU Sessions régionales offertes selon le nombre de participants.S.V.P.Inscrivez-vous maintenant.de L'ÉMEU Domaine de l'Émeu 2448 Ruisseau nord St-Ours, Que.]0G 1P0 ^Tél/fax: (514) 785-ÉMEU LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 9 mêmes lois que la survie de l'entreprise privée.De plus, l'entreprise privée a un atout supplémentaire dans son jeu: elle a accès à des facilités de financement interdites aux coopératives.Quant au rôle et aux orientations de l'UPA, M.Massicotte convient qu'il y a un partage des tâches et une entente tacite entre les deux organismes.Chacun chez soi et pas de commentaires.D'ailleurs à l'UPA, et pas davantage au MAPAQ, on n'accorde pas d'entrevue sur la Fédérée.Quoiqu'elle s'en défende, la Fédérée jouit d'un pouvoir politique certain et on entend parfois des commentaires sur le fait que le MAPAQ ne bouge pas le petit doigt sans en demander l'autorisation à la grande Coop.Le développement régional La question du développement régional reste délicate, en particuliercelle des fermetures d'usines.«Ce n'est pas parce qu'on a été de mauvais gestionnaires, c'est la conjoncture qui a entraîné ça.Si vous faites l'inventaire de ce qui a fermé au Québec depuis 10 ans, vous vous rendrez compte que ce n'est pas du côté des coopératives qu'il y en a eu le plus», tient à souligner M.Massicotte.M.Deschênes, le directeur général, met les points sur les «i»: «On ne bâtit pas une usine de transformation en région s'il n'y a pas un volume suffisant.C'est sûr qu'on a une considération régionale, on est nous-mêmes issus des régions.Mais on répond aux mêmes règles économiques que les autres.» C'est là tout le drame des.coopératives, concilier une vocation de service et de rentabilité.Certains observateurs soutiennent que ce déchirement entre développement régional et rentabilité de l'entreprise a souvent nui à la Fédérée.Les fermetures d'usines, à cause de cela, lui auraient coûté trop cher.Comment la Fédérée conciliera-t-elle sa mission de servir les agriculteurs et la nécessité bien terre à terre de faire des profits?Il faudra peut-être revoir les priorités.«Chose certaine, concluait le secrétaire général de 1 ' UPA dans son éditorial, au cours des prochaines années, l'entreprise qui appartient aux agriculteurs et agricultrices du Québec devra faire de l'argent.C'est essentiel si on veut qu'elle garde sa place et se prépare à l'inévitable affrontement avec les Américains».Et il faudra que le message passe.¦ Transactions des cinq dernières années 1989 Mars, acquisition de Galco Food Products en banlieue de Toronto.Octobre, acquisition de Fertibec inc.et Fertipro inc.et prise de participation dans 7 sociétés satellites.1990 Mars, émission d'actions privilégiées.Mai, construction d'une usine pour l'alimentation du bétail à Saint-Romuald, un investissement de 10 M$.Août, hausse de la participation à un niveau majoritaire dans un abattoir de porcs situé à Saint-Isidore-de-Prescott (Ontario).Septembre, acquisition d'un abattoir de porcs en lowa, Western Iowa Pork Co (capacité de 15 000 porcs/semaine) et des Abattoirs R.Roy inc.de Saint-Charles-de-Bellechasse.Acquisition du tiers des actions de Socadia — concept Saladexpress — pour 1 M$.Octobre, formation du Groupe Lactel à partir de la Division de l'industrie laitière de la Coopérative fédérée et de 5 autres coopératives laitières, un transfert pour une considération de 57,6 M$.Novembre, acquisition de 11 stations-service Esso pour 5,3 M$.Décembre, acquisition de «Les Patates Québécoises» pour 7,2 M$.1991 Janvier, acquisition de la moitié d'un centre d'entreposage de grain appartenant à Cargill à Sillery pour 2,3 M$.Avril, regroupement des activités d'abattage de porcs avec Olympia et création d'Olymel.Juin, décision de construire un nouveau siège social au marché central de Montréal, propriété conjointe de la coopérative et d'un groupe immobilier, un investissement de 23,7 M$.Août, acquisition de 10 % de participation dans «Port Colborne Poultry ltd» en Ontario pour 1,5 M$.Octobre, acquisition de Tyson Canada (volaille) pour 55 M$; revente des intérêts dans Socadia; le Centre agricole coop de Saint-Barthélémy devient Agrivert, coopérative régionale; émission de debentures convertibles au montant de 36 M$.1992 Mars, disposition des actifs du Centre agricole coop de l'Estrie à la Société coopérative agricole de Coaticook.Avril, la Fédérée devient actionnaire unique de CFQ Sales lowa Inc., une usine de découpe de porc et d'un abattoir.Western Iowa Pork Co, en lowa.Octobre, l'entreprise se départit de ses actifs dans le Marché central métropolitain; acquisition d'un placement dans un terminal marin par la division des pétroles Sonic.31 octobre, la Coopérative fédérée subit des pertes; instauration d'un programme de redressement.Exercice 1992-1993.disposition d'actifs non-stratégiques (immeuble du Centre de recherche et de développement de Aliments Flamingo, Meunerie Tyson, quotas et fermes avicoles, placement dans Cooperative Energy Corporation).1994 Mars, disposition des intérêts dans «Port Colborne Poultry Ltd».(extrait de la «Notice annuelle» déposée en mars 1994 par la Coopérative fédérée à la Commission des valeurs mobilières du Québec) 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 La clé des champs SERVICE DE CONSULTATION EN TRANSFERT DE FERME Le transfert de votre ferme à l'un de vos enfants est une opération qui exige beaucoup de préparation.C'est pourquoi la banque Nationale offre «LA CLÉ DES CHAMPS», un service de consultation dont le rôle est de vous aider à planifier et à préparer le transfert de votre exploitation à l'un de vos enfants.«LA CLÉ DES CHAMPS» vous permettra de trouver les meilleurs moyens pour que tout le travail que vous avez investi dans votre ferme porte fruit.Elle vous aidera à faire en sorte qu'une fois le transfert effectué, votre retraite soit assurée et que votre ferme puisse non seulement rester dans la famille mais prospérer.LA CLÉ DES CHAMPS.Pour que votre ferme reste dans la famille! 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nécessairement les mêmes résultats au Québec.Il est tout de même intéressant de constater que la réforme de .la politique agricole zéo-zélandaise n'a pas eu d'effets catastrophiques sur le revenu des producteurs.Moins de moutons, plus de vaches et de cerfs En effet, la déréglementation du secteur agricole n'a pas amené la catastrophe appréhendée.C'est du moins ce qui ressort d'un rapport de recherche réalisé par John Fairweather, de l'Université de Lincoln, en Nouvelle-Zélande.D'autres chercheurs néo-zélandais abondent dans le même sens.Tout d'abord, il ne semble pas y avoir eu de concentration massive de la production agricole, bien au contraire.Le nombre global de fermes a même aug- Daniel M.Gouin.chercheur au GREPA el professeur au Département d'économie rurale de l'Université Laval, est présentement chercheur invité à l'Université de Lincoln en Nouvelle-Zélande.Petit pays d'à peine 3,5 millions d'habitants, la Nouvelle-Zélande a basé son développement sur l'exportation de produits agricoles.¦rough 1.Evolution du nombre de fermes, Nouvelle-Zélande, 1984 à 1991 83 000 81 000 79 000 77 000 75 000 TtÊf 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 Source: NZ Department of Statistics, Agricultural Statistics mente de 1984 à 1991 (voir le graphique 1 ).Comment est-ce possible?Entre autres par la division de grandes fermes en unités plus petites utilisant plus intensivement le sol et le capital.En particulier, le nombre de fermes horticoles a augmenté de plus de 20 % pendant cette période, pour atteindre près de 10 000 fermes en 1991.Ceci dit, il y a eu réallocation des ressources.Entre 1984 et 1992, le cheptel ovin a diminué de 24 %, une dimi- _ nution de près de 17 millions de têtes (voir le graphique 2).Il en reste tout de même plus de 53 millions, ce qui fait que la Nouvelle-Zélande demeurera une grande exportatrice de laine et d'agneaux sur les marchés internationaux.Pendant ce temps, le nombre de vaches 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 laitières augmentait de 7,3 % pour atteindre 3,5 millions de têtes (voir le graphique 3).A titre de comparaison, cela fait près de sept fois plus de vaches qu'au Québec pour une population deux fois moindre; cela donne une idée de l'importance des exportations de produits laitiers pour la Nouvelle-Zélande.Le nombre de cerfs rouges est passé d'un peu plus de 250 000 têtes en 1984 à plus de 1,1 million de têtes en 1992.Dans un premier temps, le cheptel de chèvres angoras a affiché une croissance encore plus rapide, du quart de million de têtes en 1984 à un sommet de plus de 1,3 million en 1988.Mais par la suite, les opportunités de marché espérées ne s'étant pas présentées, le nombre de chèvres a diminué pres- ,000 de têtes 70 000 65 000 60 000 55 000 '•¦il, 3.Évolution du nombre de vaches laitières, de cerfs et de chèvres, Nouvelle-Zélande, 1984 à 1992 ,000 de têtes 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 — ~ ¦— — ——e m m Vaches laitières Chèvres Cerfs Source: NZ Department of Statistics.Agricultural Statistics que aussi rapidement qu'il avait augmenté, pour se chiffrer à environ un demi-million de têtes en 1992.De ces quelques données, il apparaît que le secteur ovin semble avoir été le plus touché par la réforme de la politique agricole.Dans sa recherche, John Fair-weather a analysé l'évolution du revenu des fermes ovines.Il est à noter qu'une forte majorité des fermes ovines détiennent également un certain nombre de bovins, la proportion de ces deux cheptels pouvant varier selon la situation des marchés.Première observation: le revenu agricole des fermes ovines a été durement affecté à court terme par la réforme des politiques.Il a diminué de plus de la moitié entre 1985 et 1986.Cependant, le niveau de revenu agricole semble se rétablir progressivement par la suite tout en demeurant relativement variable d'une année à l'autre.Deuxième observation: les dépenses personnelles des agriculteurs ont beaucoup moins varié que le revenu agricole (voir le graphique 4).Ces dépen- 2.Evolution du nombre de moutons, Nouvelle-Zélande, 1984 à 1992 'S -s 50 000 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 Source: NZ Department of Statistics, Agricultural Statistics ses ont diminué de seulement 10 % en 1986 par rapport à 1985 et, par la suite, telles ont été en constante progression, en dollars courants.Comment est-ce possible?Entre autres par l'augmentation des revenus non agricoles provenant en partie du travail hors exploitation, la mobilisation au travail des femmes semblant ici non négligeable.Déréglementation: oui mais.Ces quelques observations, encore très incomplètes, suscitent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses.Tout d'abord, la déréglementation serait-elle la seule cause des variations de revenus observées?Il semble que non, les conditions climatiques (sécheresse notamment) et la valorisation de la viande ovine et de la laine sur les marchés internationaux étant aussi des facteurs à analyser.Il est aussi important de noter que le gouvernement néo-zélandais avait mis en place, dans un premier temps, des mesures transitoires pour faciliter le passage au nouvel environnement économique plus orienté vers les mar- ABATTOIR OU CHARME INC.Vente gros et détail Abattage à forfait «Sous inspection provinciale» E3 • Boeuf • Veau • Porc • Agneau 110, rue Authier, St-Alphonse de Granby (Québec) JOE 2A0 «Abattage de volaille» Poulets Dindes Lapins Tél.: (514) 375-4620 (514) 777-1983 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 13 chés: une partie des dettes des exploitations a tout simplement été rayée, des paiements de reconversion ont été versés à ceux qui étaient acculés à la faillite, etc.Il faudrait analyser l'impact qu'ont eu ces diverses mesures sur les revenus agricoles.Ensuite, on peut se demander si la réforme des politiques est une affaire strictement ovine?La plupart des études existantes se sont concentrées uniquement sur ce secteur, mais il serait aussi intéressant d'analyser comment les autres productions ont été affectées, en particulier le secteur laitier.Des facteurs qui ne se mesurent pas en dollars Enfin, malgré toutes les analyses économiques que l'on peut faire d'une telle réforme de la politique agricole, un certain nombre de facteurs ne se mesurent pas uniquement en dollars.Par exemple, le niveau de stress subi par les agriculteurs et agricultrices et les retombées sociales de ce stress semblent avoir été importants, mais ce genre de résultats est plus difficile à apprécier et à quantifier que la simple évolution des niveaux de revenus.L'expérience néo-zélandaise ne doit pas nécessairement nous amener à faire des prévisions sur ce qui se passerait au dit, les agriculteurs néo-zélandais sont-ils plus pauvres qu'avant la réforme entreprise en 1985?Ce n'est pas aussi évident.Presque 10 ans plus tard, la $ courant NZ 40 000 i 35 000 Québec si une politique similaire, l'abandon des subventions agricoles, était mise en œuvre.Tout ce que l'on peut dire pour le moment, c'est qu'un autre pays développé aux prises avec une crise des finances publiques similaire à la nôtre a choisi de rétablir sa situation financière en coupant drastiquement dans ses dépenses, entre autres dans les dépenses allouées au soutien du secteur agricole.Cette réforme s'est-elle faite aux dépens des agriculteurs ou, autrement Evolution du revenu agricole et des retraits des propriétaires de fermes ovines, Nouvelle-Zélande, 1984/1985 à 1992/1993 30 000 25 000 20 000 15 000 JL 84-85 85-86 86-87 87-88 88-89 89-90 90-91 91-92 92-93 i m m m m m ii Revenu agricole Retraits du propriétaire Sources: Fairweather 1992 et NZ Meat & Wool Board's Economie Service réforme ne semble pas avoir entraîné d'effets désastreux et irréversibles sur le revenu des agriculteurs néo-zélandais.¦ ONGUENT POUR PIS du Dr Nayl EN CAS DE TRAYONS ENDOLORIS.DE COUPURES, DE CONTUSIONS ET DE BRÛLURES l'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé dans notre boîte traditionnelle de 9 on ou dans notre seau pratique de 32 on tout nouveau.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 50 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada: SANOFI Santé animale CANADA INC., Victoriaville (Oc) G6P 1B1.Bulletin des agriculteurs SERVICE DES ABONNEMENTS Veuillez cocher la case appropriée: ?Nouvel abonnement: Inscrire vos nom et adresse ci-dessous.Choisir l'abonnement désiré.Joindre votre chèque à l'envoi.?Réabonnement: Inscrire vos nom et adresse ci-dessous (ou utiliser l'étiquette apposée sur la couverture du magazine) et joindre votre chèque à l'envoi.J Changement d'adresse: Inscrire votre nouvelle adresse ci-dessous et indiquer votre ancienne adresse (ou utiliser l'étiquette de votre ancienne adresse) pour fins d'identification.Prévoir 8 semaines.?Liste d'abonnés: Il nous arrive de mettre notre liste d'abonnés à la disposition d'entreprises et d'organismes de bonne réputation dont les produits ou les services pourraient vous intéresser.Si vous ne voulez pas que votre nom y figure, veuillez inclure votre étiquette adressée et apposer vos initiales ici:- Nom Adresse Ville_ App.Province.Code postal Tarif d'abonnement au Canada: ?1 an pour 28,84 $ (taxes incluses) ?2 ans pour 53,10 $ (taxes incluses) ?3 ans pour 72,75 $ (taxes incluses) Postez à: Le Bulletin des agriculteurs, service des abonnements 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Qc H3L3T1 ou téléphonez sans frais au 1 -800-361 -3877 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 MISE EN MARCHÉ Des pubs qui accrochent La publicité s'avère une dépense qui rapporte, donc un investissement.«M Les par Andrée Lagacé • •—* anquez pas le meilleur.le lait!», « Soyez tendre avec votre cochon!», «Y a rien comme le bœuf!», «Quand je sucre, je miellé!», autant de slogans accrocheurs pour attirer les acheteurs et leur faire adopter le produit annoncé.La publicité-promotion prend parfois l'allure d'une cour aux miracles, considérant l'ampleur des budgets alloués par chacune des productions agricoles.La publicité est-elle incontournable dans le domaine alimentaire?L'alimentation n'est pas, à proprement parler, un choix de consommation, c'est une obligation pour rester en vie.Il y a des préférences personnelles qui orientent les choix, mais jusqu'à quel point la publicité fait-elle augmenter les ventes?Il est pour le moins hasardeux d'apprécier le seul rôle de la publicité sur l'augmentation du chiffre d'affaires de l'industrie agroalimentaire.Trop de facteurs incontrôlables interviennent dans le marché.Étrangement, les modèles économétriques de mesure des effets de la publicité vont à rencontre du sens commun en révélant unediminution d'efficacité avec l'augmentation des sommes investies! Les effets de la publicité Ceux qui investissent dans la publicité croient dur comme fer qu'elle fait augmenter les ventes.Le secrétaire de la Fédération des producteurs de bœuf, Gaétan Bélanger, est convaincu que si le Centre d'information sur le bœuf n avait pas consenti de l'énergie et de 'argent à la publicité, la consommation de bœuf aurait chuté de plus de 5 kg par personne par année.La publi-c'te et la promotion sont nécessaires, décisions d'achat se font fréquemment devant le comptoir du détaillant.C'est pourquoi il faut donner des références aux consommateurs pour qu'ils orientent leur choix.Andrée I ace, agronome, est journaliste.selon lui, pour induire un comportement d'achat chez le consommateur.Les décisions d'achat se font fréquemment devant le comptoir du détaillant.C'est pourquoi il faut donner des références aux consommateurs pour qu ' i ls orientent leurs choix.Cependant, lorsque le consommateur choisit du veau de grain, par exemple, il le fait au détriment du poulet, du porc ou de l'agneau.S'il choisit du brocoli, il passe outre les haricots verts.Demain il variera probablement son menu avec les autres viandes de l'étal et un autre légume.Globalement, il est logique de penser que les revenus de l'ensemble des producteurs agricoles demeurent à peu près les mêmes.Si la publicité des uns déjoue celle des autres, il y aurait peut-être lieu de regrouper les productions pour faire une publicité de l'ensemble des produits agricoles québécois.Le but commun de gagner la bataille de l'envahissement étranger justifierait une publicité conjointe qui décuplerait les effets plutôt que de les fragmenter.Cette dernière option fait montre de vertu syndicale.Mais selon les experts, elle serait totalement inefficace commercialement.Ce serait jeter de l'argent par les fenêtres.Selon le di- recteur du groupe de recherche en économie et politique agricoles, Michel Morisset, la décision pour les producteurs agricoles d'élaborer une stratégie de marketing est une décision d'affaires.Et il est évident, selon lui, que les différents groupes de produi ts agricoles sont en concurrence directe, parce qu'ils se substituent les uns aux autres dans le panier à provisions des consommateurs.Une campagne publicitaire du porc jouait d'ailleurs pleinement avec cet aspect: «Pour un effet bœuf, servez du porc», «Du porc, ça veau le coût» et encore «Arête le poisson, ce soir c'est du porc».Il va sans dire que celle-ci a soulevé de la controverse au sein de l'UPA! Selon le directeur du service de commercialisation de l'UPA, Jean Larose, la publicité vise surtout à améliorer l'image du produit, plutôt que de compétitionner le voisin.La popularité et 1' engouement qu ' on crée autour d'un produit procure une valeur supplémentaire qui se répercute sur le prix.Le porc, par exemple, était, plus souvent qu'à son tour, le «loss leader», ou l'hameçon qui attirait la clientèle dans les chaînes.On a réussi à modifier cette habitude avec un travail sur l'image.Le bœuf, à son tour, est perçu LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 15 comme un produit noble pour lequel on consent à payer un prix plus élevé.En ce qui concerne une publicité conjointe, Jean Larose affirme qu'il est préférable de se limiter à mettre en commun certaines ressources, comme l'expertise et l'information, afin de bonifier le rapport coûts-bénéfices.De façon concrète, les consultants engagés par un groupe de producteurs pour la publicité aux points de vente pourraient facilement effectuer l'étude de l'espace de comptoir, la mise en place d'affiches et de recettes pour plusieurs productions à la fois.À la limite, peut-être verra-t-on un jour les agriculteurs devenir propriétaires d'une boîte de publicité! Publicité ou pas, on pourrait croire que le consommateur en a déjà plein son assiette.La publicité peut-elle faire augmenter la consommation alors que le mode de vie urbanisé et sédentaire, le vieillissement de la population, le faible taux de natalité et la mode minceur représentent un frein important à la croissance?L'éducation du goût Dans ce contexte, il est de mise d'augmenter la visibilité des produits auprès des consommateurs-dégustateurs.L'objectif de la publicité portera davantage sur la composition de l'assiette de la clientèle.Elle aura pour rôle de proposer des produits plus maigres, des modes d'apprêt différents, des nouveautés à essayer.La publicité a réussi à endiguer le déclin de la consommation de viande rouge en faisant valoir ses qualités nutritives et en présentant des nouvelles coupes minceur.Le lait, le bœuf, le porc axent leurs stratégies de marketing sur les qualités nutritives en associant des professionnels de la santé à leurs campagnes.Ils ont aussi initié la formation des bouchers, afin de donner une expertise nouvelle en matière de coupes qui répondent à la nouvelle demande.Les producteurs de chèvre ont, pour leur part, démontré de façon éloquente qu'il est possible de modifier les habitudes de consommation par l'éducation du goût.À coups de promotions et de dégustations, ils sont parvenus à créer une demande pour leurs fromages et produits laitiers, auparavant inexistante.Le revenu des consommateurs Les images léchées et luxueuses des aliments apprêtés dans un décor à faire rêver font-elles fuir le consommateur ordinaire plutôt que de le séduire?Les coupes de viande haut de gamme et les produits fins proposés dans les fiches-recettes ne sont pas nécessairement à la portée de toutes les bourses.Jean Larose prétend que cette recherche esthétique sert bien plus à changer la perception du produit qu'à faire nécessairement adopter ce type de recette dans le menu quotidien.Néanmoins, on le sait, les Canadiens s'appauvrissent.Le revenu limité de la population peut empêcher l'adoption de nouveaux produits.En regard de la consommation courante, cette hypothèse peut s'avérer vraie.Par contre, les occasions spéciales permettent d'explorer les nouveaux horizons proposés.Les gens peuvent couper les sorties au restaurant tout en s'offrant quelques gâteries dans leur propre cuisine.C'est ainsi que des produits fins peuvent entrer dans les chaumières et, à la longue, être intégrés au menu régulier.Considérant, de plus, que moins de 20 % du revenu disponible est consacré à l'alimentation, les produits haut de gamme peuvent agrémenter la vie à un coût encore très raisonnable.En définitive, la publicité s'avère une dépense qui rapporte ou, si on préfère, un investissement.Sans elle, le consommateur, sollicité de toutes parts, «oublie».Il y a néanmoins des moyens de minimiser les coûts rattachés à cet investissement tout en préservant l'efficacité de la démarche.¦ Les techniques de séduction ^ P 'us 'a'1 9ue Ça'tu meurs!>> a eu un effet bœuf! Ce slogan, inspiré d'une expression connue, est maintenant utilisé à toutes les sauces.«Soyez tendre avec votre cochon» a vraiment séduit l'imaginaire des consommateurs.Le conditionnement subliminal de ces publicités révèle tout le pouvoir qu'elles exercent sur la clientèle.Les stratégies de marketing sont savamment étudiées, bien orchestrées.Toute une science est à la base de l'univers de la publicité et de la promotion.On ne pourrait la qualifier de science exacte, mais quelques critères suffisamment précis permettent d'élaborer des tactiques qui influenceront les comportements d'achat des consommateurs.L'objectif ultime: augmenter les ventes de ceux qui payent pour la publicité.Tous achètent des biens pour répondre à des besoins, mais à travers les choix qu'on exerce, on exprime aux autres et à nous-mêmes des valeurs personnelles, en lien avec notre mode de vie.Le véritable défi du marketing est donc de tâter le pouls de la population tout en étant à l'affût des changements dans les modes de vie pour immédiatement les traduire en opportunités.Afin de cibler la clientèle, les stratèges se basent essentiellement sur des profils démographiques (strates d'âge) et des profils «psychographiques» (mode de vie).Ces derniers se caractérisent par le revenu, la scolarité et les groupes d'appartenance comme les traditionalistes (inflexibles, casaniers, conformistes) et les non-traditionalistes (réformistes, arrivistes, hédonistes égocentriques!).Les images s'adapteront aux groupes visés, l'approche et le choix des mots varieront.La perception importe plus que la réalité pour les experts en marketing.L'exemple du pruneau est explicite.Malgré ses qualités gustati-ves, il symbolise le vieillissement (fruit desséché), les problèmes d'élimination (laxatif), l'autorité (obligation par les parents d'en manger), des goûts particuliers (aliment sain) et le peu de prestige (consommation limitée).Une publicité dynamique, associant le fruit à des thèmes favoris des consommateurs, modifiera les comportements d'achat à son égard.Le porc, perçu comme un animal sale, nerveux et puant, a amélioré son image avec une «publicité rose, tendre et savoureuse» et les «histoires cochonnes» humoristiques.Études sérieuses à l'appui, la perception d'une viande à teneur en gras élevée a été réfutée par l'image du gras qu'on enlève comme une pelure de banane.La hausse des ventes de porc a été spectaculaire.L'adage «Une image vaut mille mots» prend ici tout son sens.¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 APPRIVOISONS LE FUTUR Un tracteur neuf ou usagé?Le marché du tracteur usagé est actuellement très florissant.Il y aura toujours des acheteurs de tracteurs neufs et d'autres d'usagés, car l'un ne va pas sans l'autre et on ne voit pas tous les choses de la même façon.par Simon M.Guertin Après avoir bien mangé et bien bu au dernier banquet de l'Ordre du Mérite agricole à Québec, en septembre dernier, un agriculteur et une agricultrice essayaient mutuellement, tantôt par la force, tantôt par la séduction, de convaincre l'adversaire des vertus de leur propre gestion.Une discussion stérile qui n'en finissait plus de tourner en rond, comme s'il fallait absolument démontrer à l'autre qu'il est nécessairement dans l'erreur.Colette D.venait d'acheter un tracteur usagé pour venir en aide à son gros tracteur qui avait accumulé plus de 7 000 heures au compteur; une économie de 25 000 $ par rapport à un neuf, sans compter que, pour elle, un tracteur usagé est aussi bon qu'un neuf.Jacques L.était pour sa part convaincu qu'un tracteur neuf, c'était bien mieux et que ça ne coûtait pas plus cher.Un tel tapage n'a pas manqué de rassembler une foule de curieux autour de la table.«Un tracteur d'une marque majeure avec seulement 2 000 heures au compteur, c'est comme un neuf», répétait inlassablement Collette à son adversaire qui ne voulait rien entendre.En fait, elle gardait le vieux tracteur de 150 chevaux pour se donner plus de flexibilité lors des travaux et s'assurer une certaine garantie au cas où le plus récent manquerait à la tâche.«Je ne peux pas me permettre d'attendre durant les semences ou les récoltes, criait Jacques, le visage tout rouge.J'ai besoin d'un tracteur fiable et d'une garantie.» Colette D.et Jacques L.exploitent chacun leur propre ferme laitière dans la région de Montréal en plus de cultiver 350 hectares de sol; des revenus annuels qui dépassent 500 000 $.Bons gestionnaires, tous les deux sont financièrement au-dessus de leurs affai- res, mais ils ne voient pas les choses de la même façon.Pourquoi se priver.et pourquoi pas?Si les lumières de la salle de banquet ne les avaient pas surpris, je crois bien que nos deux gladiateurs seraient encore là en train de croiser le fer.En fait, c'est difficile de dire qui des deux avait raison.Avec un peu plus d'expérience en tête, la nouvelle génération de conseillers confesse que, souvent, la solution doit dépasser les chiffres affichés sur la calculette.Fort heureusement, cette ouverture d'esprit et cette vision est de plus en plus le lot des prêteurs et des conseillers en économie.Ils sont maintenant capables d'assister les agriculteurs et les agricultrices dans leur prise de décision en présentant plusieurs solutions supportées par des chiffres.En connaissance de la carte du territoire, c'est ensuite au capitaine de prendre la décision pour arriver à bon poil.Maintenant, qu'arrivera-t-il à la vente des tracteurs neufs si on n'a plus le crédit d'impôt à l'investissement?Cette mesure fédérale en a motivé plusieurs à changer de tracteurs avant minuit le 31 décembre dernier.Ceci a bien sûr stimulé les ventes de tracteurs neufs tout en générant un important parc de tracteurs usagés dont il faut disposer.Même si l'avantage fiscal est disparu, il n'a pas emporté avec lui l'ardeur des acheteurs.En fait, ce sont eux les grands gagnants car ils disposent maintenant d'un choix encore plus grand.C'est ce qui explique leur appétit.Le marché se répartit aujourd'hui entre les modèles neufs qui offrent toute une gamme d'accessoires du dernier cri et les modèles usagés qui proposent un vaste choix de durée utile, d'équipements et de prix.Les Québécois n'ont pas la réputation d'user leurs tracteurs.En effet, quand le tracteur arrive à 1000 ou à 1500 heures, le goût de changer les ronge et c'est bien difficile de dépasser le cap des 2000 heures.Les Américains se sont aperçus qu'on jetait nos os gras.Ils viennent maintenant acheter nos tracteurs usagés et font monter les prix.Donc, à court terme, le marché du tracteur usagé sera très florissant.Après cette frénésie, il faut s'attendre à un retour des choses à la normale.Les grosses entreprises seront toujours plus intéressées par du neuf, surtout pour leurs tracteurs qui font beaucoup d'heures, et il est normal pour elles de les changer à intervalles réguliers, qui varient, selon le cas, entre cinq et dix ans.Et les modèles usagés trouveront toujours une place, car les gens ne voient pas tous les choses de la même façon.¦ Des semences bien choisies Dans notre numéro de mai dernier, il était indiqué que le cultivar de luzerne HORIZON est résistant (R) à la verticilliose et au phytophthora («Des semences bien choisies, tableau page 26).Or, on aurait dû lire que ce cultivar est hautement résistant (HR) à ces deux maladies.Toutes nos excuses à nos lecteurs et à la compagnie distributrice pour les inconvénients causés par cette erreur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUIN 1994 17 S S S S S S S S S S S S S S S S S $ $ S S $ S S S S $ S S S S S S S S S S S S S S S $ S S S S $ S S S S $ S $ $ s Pas de subvention sans diplôme en agriculture Depuis le 1er avril dernier, les détenteurs d'un diplôme d'études secondaires sans spécialisation agricole ne sont plus admissibles à la subvention de 15 000 $.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard SUBVENTIONS À L'ÉTABLISSEMENT Q.: Je veux m'associer avec mon mari.J'ai un diplôme d'études secondaires et beaucoup d'expérience en agriculture.Suis-je admissible à la subvention de 15 000 $ de la Société de financement agricole du Québec?R.: Depuis le 1er avril dernier, les détenteurs d'un diplôme d'études secondaires ne sont plus admissibles à cette subvention.En effet, les exigences de formation professionnelle et d'expérience agricole pour être admissible aux subventions d'établissement ont bien changé (voir le tableau).Pour avoir droit à la subvention de capital de 15 000 $, un candidat doit avoir un diplôme d'études collégiales en techniques agricoles ou l'équivalent, plus un an d'expérience agricole.Celui qui détient un diplôme d'études professionnelles agricoles plus un an d'expérience agricole recevra 10000$.Les niveaux de formation et d'expérience exigés pour la subvention d'intérêt sont les mêmes que pour la subvention de capital.INTOXICATION D'UN CHAMP Q.: Mon champ de soya a été intoxiqué par un herbicide que mon voisin a épandu sur son maïs.Que dois-je faire?R.: Vous devez faire le plus rapidement possible une estimation précise des pertes, accompagnée de photos et d'échantillons de sol et de plantes.D'abord, recueillez le plus d'éléments possible pour faire la preuve de la perte et de la provenance du dommage, c'est-à-dire pour démontrer la relation de cause à effet.Par exemple, vous pouvez noter la date et F heure de l'épandage, la sorte d'herbicide, latem-pérature, la force et la direction des vents au cours de cette journée.Après avoir accumulé vos preuves, vous évaluez la perte.Habituellement, Nouvelles exigences de formation professionnelle et d'expérience agricole pour être admissible à la subvention de capital Formation et expérience Subvention de capital 12 déc.1990 1e'juillet 1991 1" avril 1994 1e' niveau D.E.C.en tech.agricoles ou équivalent ' + 1 an d'expérience agricole 15 000$ 15 000$ 15 000$ 2e niveau D.E.P.agricole ou équivalent " + 1 an d'expérience agricole 15 000 $ 15 000$ 10 000$ 3e niveau D.E.S.ou équivalent + 1 an d'expérience agricole 15 000$ 15 000 $ NIL Résumé des équivalences (cette liste n'est pas exhaustive): • Trois A.E.C.dans le secteur de l'agriculture D.E.P.ou D.E.S.dans le secteur de l'agriculture + 2 A.E.C.dans le secteur agricole Bacc.dans une discipline autre que l'agronomie + 20 crédits en agronomie D.E.C autre qu'en techniques agricoles + 20 unités d'ordre collégial en techniques agricoles D.E.C.autre qu'en techniques agricoles D.E.S.avec mention dans le secteur de l'agriculture 1 A.E.C.dans le secteur de l'agriculture D.E.S.+ 20 unités d'ordre collégial en techniques agricoles D.E.C: diplôme d'études collégiales DEP.: diplôme d'études professionnelles D.E.S.: diplôme d'études secondaires A.E.C: attestation d'études collégiales on a recours à un expert-agronome pour le faire.Le plus souvent, cette estimation faite par un expert est même obligatoire.Il ne faut pas oublier que plus elle est faite tard, plus les preuves s'effacent.Enfin, il s'agit de présenter une réclamation à votre compagnie d'assurances et à votre voisin.S'il y a contestation ou indifférence, vous pouvez demander l'aide d'un avocat.ÉVALUATION DES ACTIFS Q.: Mon banquier me demande d'évaluer ma ferme.Comment et qui peut faire une telle évaluation?A quoi peut-elle servir exactement?R.: L'évaluation des actifs agricoles peut être faite par un expert en évaluation agricole.Il s'agit d'agronomes ou d'évaluateurs spécialisés dans cette technique.Cette évaluation consiste à estimer la valeur marchande de tous les actifs, c'est-à-dire le fonds de terre, les bâtiments, la résidence, la machinerie, les animaux et le quota.L'expert se sert de techniques reconnues d'évaluation immobilière basées principalement sur les ventes comparables de terre ou de bâtiments dans le même secteur.Pour les machines et les animaux, il se base aussi sur des ventes réelles comparables, par exemple des ventes à F encan ou encore des reprises et reventes de machines par les concessionnaires.L'évaluation des actifs agricoles est capitale dans tous les cas de financement.Elle permet au créancier d'évaluer sa garantie.On s'en sert aussi pour évaluer les parts de chacun dans les cas d'association, de dissociation ou de divorce.D'autre part, elle peut être fort utile dans les transactions de vente ou d'achat.Dans ce cas, l'évaluation peut servir à fixer le prix d'achat ou de vente et elle facilite la négociation.Enfin, l'évaluation de vos actifs sera bien pratique pour assurer vos biens à leur juste valeur.¦___ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 LAIT Les dix éléments d'un programme de santé Le producteur qui s'engage dans un programme de médecine préventive doit porter une attention continuelle pour en retirer tous les bénéfices.par Gilles Rivard Face à la médecine préventive, les producteurs agricoles adoptent diverses attitudes.Certains y croient sans réserve.D'autres n'y croient pas beaucoup et le médecin vétérinaire doit expliquer longuement, avec chiffres à l'appui, tous les avantages de cette approche médicale.Enfin, un certain nombre de producteurs ne veulent pas en entendre parler.Avant de s'engager dans un tel programme, il faut connaître exactement ce dans quoi on s'embarque.Dix éléments de régie sont prérequis pour la réussite d'un programme préventif.1- Vous devez posséder les installations et les équipements adéquats Dans un programme de santé, le médecin vétérinaire doit souvent examiner un animal de près, que ce soit pour l'ausculter, prendre sa température, pour un diagnostic de gestation ou bien encore pour une prise de sang ou d'un échantillon de lait, etc.Les Le D'Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ.à Rock Forest.Chaque animal mort sans raison apparente doit être autopsié.Les résultats de l'analyse peuvent vous indiquer des changements à apporter pour prévenir des problèmes ultérieurs.équipements et les installations pour manipuler ou contrôler les animaux doivent assurer votre sécurité autant que celle du médecin vétérinaire ou de l'animal.Ces équipements font souvent défaut dans les étables à stabula-tion libre, peu importe le genre d'élevage pratiqué.A cette fin.on conseille de visiter d'autres fermes où ces installations existent, de demander des plans et avis aux conseillers du MAPAQ ou encore à votre vétérinaire.2- Ne confondez pas un programme de santé de troupeau avec un programme de vaccination Un programme de santé de troupeau (ou de médecine préventive) est basé sur la capacité d'identifier, de comprendre et d'évaluer les multiples facteurs qui agissent l'un sur l'autre et qui causent les maladies ou diminuent les performances des animaux.Un programme de santé de troupeau intègre plusieurs programmes distincts: l'alimentation, la reproduction, la santé La vaccination de votre troupeau contre la BVD n'a jamais été aussi importante ! Parlez à votre vétérinaire de l'état de votre troupeau.Ayerst Ayerst Laboratories VACCINS Division de Wyeth-Ayerst Canada Inc.TDIAMf^l I Montreal.Canada TRI-A-102F/94 I Kl AN VU LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUIN 1994 18a de la glande mammaire, le contrôle des parasites, la vaccination, la santé des animaux de remplacement, l'analyse des données.Un programme de vaccination n'est donc qu'un élément parmi d'autres, tous nécessaires pour avoir du succès.3- Concevez votre propre programme de santé de troupeau Il n'y a pas de règles rigides qui réussissent bien pour toutes les fermes.En collaboration avec votre médecin vétérinaire, vous devez bâtir un programme à la fois dynamique et assez flexible pour pouvoir l'adapter rapidement aux besoins changeants du troupeau, aux ressources alimentaires qui varient au cours des saisons ou encore selon le prix des aliments.De plus, si vous élaborez vous-même votre programme, il vous sera plus facile de l'appliquerquotidiennement.4- Conservez et utilisez les données de vos registres Dans un programme de médecine préventive ou de santé de troupeau, l'information est la clef du succès.Il ne faut cependant pas confondre les données avec l'information.Les données deviennent de l'information si elles peuvent être utilisées pour identifier les forces et les faiblesses de vos opérations et pour surveiller les tendances dans la production.Le choix des données à compiler et la manière de les enregistrer demeurent votre choix.Des systèmes informatiques sont cependant plus performants, s'ils sont bien compris et bien utilisés.Le plus important est l'utilisation judicieuse de ces données.5- Ne pensez pas que les vaccins et les médicaments seront efficaces à 100% Le but d'un programme de santé de troupeau est la prévention des maladies en utilisant plusieurs techniques et programmes.Les vaccins et les médicaments sont des outils importants, mais il ne faut pas espérer un succès à 100 % à tout coup.Les réponses aux vaccins et aux médicaments varient énormément selon la situation.C'est bien normal puisqu'on travaille avec des systèmes vivants et non avec des machines.Bien des facteurs interviennent favorablement (ou non) dans la santé des animaux.Pensons à l'efficacité du colostrum fourni aux veaux naissants pour prévenir les diarrhées néonatales, à un système de traite adé- quat et en bonne condition pour prévenir la mammite ou à un bon système de ventilation pour prévenir les problèmes respiratoires.6- Les médicaments doivent être administrés selon les instructions du fabricant ou du médecin vétérinaire Les instructions inscrites par le fabricant sur les contenants de médicaments doivent être suivies rigoureusement, autant pour en maximiser l'efficacité que pour vous protéger légalement.Les dangers reliés à la présence de résidus médicamenteux dans les produits venant des animaux (lait, viande, œuf.) sont toujours présents.Assurez-vous aussi que le médecin vétérinaire qui administre des médicaments à vos animaux ou qui vous en laisse en dépôt vous explique bien comment l'administrer, les doses recommandées ainsi que les temps de retrait nécessaires pour éviter tout danger de résidus.Demandez-lui des instructions écrites afin de ne rien oublier.Lorsque les doses recommandées sont dépassées, les temps de retrait ne sont plus les mêmes.Votre vétérinaire peut vous expliquer ces changements.7- Faites appel à votre médecin vétérinaire d'une façon routinière et régulière Votre médecin vétérinaire est votre meilleure source d'information objective.Il est le mieux formé pour vous indiquer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans la santé ou le niveau de production de vos animaux.D'autres personnes-ressources peuvent aussi être d'un grand secours, comme les nutritionnistes, les ingénieurs agricoles, les concessionnaires en équipement de traite, etc.Des contacts routiniers établiront une relation de confiance entre vous et votre médecin vétérinaire.Cette relation de confiance aidera à bâtir et à maintenir un programme de santé réussi.Rien de plus frustrant que l'apparition de maladies qui auraient pu être prévenues par une meilleure communication et par un peu de prévoyance.8- Chaque animal mort sans raison apparente doit être autopsié Bien qu'il vous en coûte quelques dollars pour les analyses et autopsies faites dans les laboratoires de pathologie, ces interventions doivent être vues comme des investissements et non comme des pertes.Souvent, l'autop- sie fera ressortir la nécessité de modifier vos habitudes de régie pour prévenir de futurs problèmes.Cependant, comme les médicaments et les vaccins, les analyses de laboratoires et les autopsies ne donnent pas toujours des résultats à 100 %.Par contre, si vous ne recherchez pas la cause de vos pertes, vous ne les trouverez certainement pas.Tout comme avec votre vétérinaire praticien, la qualité de votre relation avec les pathologistes des laboratoires augmentera vos chances d'obtenir les meilleurs résultats.9- Continuez à vous perfectionner Presque tous les professionnels sont obligés de compléter annuellement un certain nombre de cours d'éducation continue pour garder leur droit d'exercer.Vous devez aussi, sans y être obligé légalement, continuer à vous perfectionner.Des échanges avec d'autres producteurs et avec des personnes-ressources vous aideront à mieux comprendre et retenir de nouveaux concepts ou de nouvelles techniques.Au Québec, le choix des moyens de formation est très grand.Journaux et périodiques agricoles sont multiples, diversifiés et bon marché.Des émissions de radio et de télévision vous rapportent régulièrement ce qui se passe dans le monde agricole, ici comme à l'étranger.Des cours d'éducation continue reliés à l'élevage, à l'agriculture et à la santé des animaux sont offerts régulièrement par les services d'éducation aux adultes à ceux qui sont intéressés.De multiples colloques, symposiums ou conférences sont organisés dans toutes les régions du Québec et offrent une diversité incroyable de sujets intéressants et à la fine pointe du progrès.10- Produisez des produits sains, de qualité, qui vous rapportent des profits Cette recommandation est à la base d'un programme de santé de troupeau.Sans profit, il y a peu d'intérêt à rester en affaires.Il vous appartient d'améliorer la qualité initiale des aliments que vous mettez en marché, même si des inspections et des analyses ont cours à toutes les étapes de la production et de la livraison de produits agricoles afin de garantir au consommateur la qualité et la sécurité des aliments.Plus les produits que vous produisez seront de qualité, plus vous en vendrez et plus ils rapporteront.¦ 18b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 PORTRAIT Une exploitation laitière à la moderne A la Ferme Boisblanc, on estime qu'une production diversifiée répartit les risques en cas d'imprévus.par Dany Francœur Depuis l'acquisition de l'entreprise paternelle, en 1981, Yves et Yvon Lefebvre de la ferme Boisblanc, à Saint-Justin, ont toujours visé à améliorer l'efficacité et la rentabilité de leur production laitière.Ils ont réussi à faire grimper de 2 425 kilos leur moyenne de production.Elle atteint maintenant 8 425 kilos, avec un taux de gras de 3,56 % et 3,32 % de protéines.Leur MCR s'élève actuellement à 176-170-185.Enfin, sur une base annuelle, chacune des 50 vaches génère en moyenne, moins le coût de l'alimentation, 2 840 $ de revenus.Parce que les frères Lefebvre estiment qu'une production diversifiée répartit les risques en cas de fâcheux imprévus, la ferme Boisblanc abrite aussi un engraissement de 350 porcs qui donne 1000 porcs à chaque année.Et en plus de cet élevage, les frères Lefebvre produisent une trentaine de veaux de grain par année.L'an dernier, ils ont aussi exporté vers des écuries de chevaux de course du Mas- Dany Francœur est journaliste.Selon les frères Lefebvre, 80% de la rentabilité d'une exploitation laitière dépend d'une bonne gestion financière.sachusetts environ 35 % des 32 000 balles de foin qu' ils produisent.Et, par l'intermédiaire du Club Holstein, ils ont vendu deux taures saillies, une au Mexique et l'autre en Russie.Leur entreprise laitière, ils tiennent à l'orienter vers la vente de sujets de remplacement.Parmi les améliorations majeures apportées à la ferme Boisblanc figure l'ajout, en 1986, d'un silo hermétique pour entreposer le maïs humide.Cet achat allait entraîner une réduction d'environ 30 % des coûts de produc- tion.«Cet investissement était nécessaire, nous avons tout de suite remarqué une grande amélioration», confirme Yves Lefebvre, qui a vu la somme de leurs efforts plusieurs fois récompensée.L'an dernier, à l'Exposition de Saint-Barnabé-Nord, les frères Lefebvre ont remporté la deuxième place dans la catégorie «Deux ans» ainsi qu'une cinquième position dans la catégorie «Génisse un an senior».En 1983, l'Ordre du mérite agricole du Québec décernait aux frères Lefebvre un certificat d'excellence et la La vaccination ne protège pas seulement votre troupeau.Elle protège aussi votre «paye de lait».Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire sur un programme de vaccination.Ayèrsl Ayerst Laboratories Division de Wyeth-Ayerst Canada Inc.Montréal; Canada VACCINS TRIANGLE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 18c médaille de bronze avec le titre de Chevalier et la mention «Grand Mérite».Cinq ans plus tard, ils recevaient la médaille d'argent, le titre d'Officier et la mention «Très Grand Mérite».D'autre part, l'Association Holstein leur a aussi décerné de nombreux certificats dans les catégories «Longue production» et «Production supérieure».En plus, leur niveau d'excellence en culture céréalière et en production fourragère a été reconnu par la Société d'Agriculture du comté de Maskinongé, qui leur a d'ailleurs remis plusieurs trophées, hélas perdus lors de l'incendie de la ferme en juin 1991.Cet incendie, qui a rasé l'étable, a emporté une vingtaine des meilleures génisses de remplacement.Heureusement, les vaches étaient au pâturage à ce moment-là.Dans les mois qui ont suivi, les frères Lefebvre ont érigé un bâtiment de 12 par 55 mètres ainsi qu'une grange de 17 par 37 mètres.Pour la construction de 1 ' étable, ils ont eu recours à de nouvelles techniques.Son toit cathédrale repose sur un mur de ciment au centre duquel est inséré une couche d'isolant.«Ce modèle de construction «Acton» nous semblait le meilleur, indique Yvon.Son coût de construction est peut-être un peu plus élevé, mais ce sont des murs qu'on ne touchera jamais.» La ferme Boisblanc a également opté pour un système de ventilation naturelle.Après de nombreuses visites de fermes laitières au Québec et en Ontario, les Lefebvre ont La ferme Boisblanc enr.NATURE JURIDIQUE Société SUPERFICIE 170 ha en culture 16 ha en pâturage CULTURES 40 ha de maïs 20 ha d'orge 110 ha de foin TROUPEAU 50 Holstein, 100 têtes pur sang enregistrées CLASSEMENT 14 TB.26 BP, 6 B QUOTA 13 500 kilos MOYENNE 8 425 kilos 3,56 % de gras et 3,32 % de protéine MCR 176-170-185 ALIMENTATION Foin sec (19 % protéine), maïs humide, suppléments et minéraux Mettez un STOP au bétail en fuite! FENCERS//CLOTURES Nos systèmes de clôtures électriques Alfa Laval Agri sont conçus pour une facilité d'installation qui ne requiert aucun outil.Idéal pour contrôler le broutage et autres applications qui demande à ce que les installations soient déplacées.Toutes les composantes sont construites de matériaux solides et légers, pour une longue durée.L'électrificateur à circuit intégré STOP ajuste la sortie de courant automatiquement selon les changements de conditions, et sont supportés par notre garantie exclusive de deux ans.Conducteurs en alliage d'aluminium renforcés de polymer de vinyle offrant une combinaison imbattable de solidité, conductivité et flexibilité.Choisissez un système de clôture électrique Alfa Laval Agri parfaitement adapté à vos besoins.Voyez votre concessionnaire Alfa Laval Agri dès aujourd'hui! A' Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 constaté l'efficacité de ce principe des plus anciens.Les animaux se sentent très bien car la température se maintient aux alentours de 10 "Cetletauxd'humiditéestpresquenul.De plus, la qualité de l'air s'est améliorée et autant les odeurs que le bruit ont diminué.C'est au cours de la même année que les frères Lefebvre adhèrent au Syndicat de gestion du secteur Champlain-La-violette afin d'identifier leurs forces et leurs faiblesses.En comparaison aux 80 fermes du Syndicat de gestion, leur coût de production et le rendement des champs seraient finalement leurs principales forces.L'alimentation leur coûte actuellement 11 $ par hectolitre de lait et le rendement de leurs champs par hectare atteint 6,9 tonnes de foin.De plus, la production du lait fourrager des Lefebvre se situe bien au-dessus de la moyenne des entreprises agricoles du Syndicat de gestion.Le lait fourrager produit par les protéines représente 5 401 kilos par vache, soit 31 % de plus que la moyenne du groupe.Celui produit par l'énergie équivaut à 3 322 kilos par vache, soit 10 % de plus que la moyenne du Syndicat de gestion.Quant à la production de lait par kilo de concentré, elle atteint 3,7 kilos par vache.Depuis 20 ans, la ferme Boisblanc est enregistrée au C.I.A.Q.Elle utilise les meilleurs taureaux du réseau d'insémination pour 25 % de son troupeau, tandis que 45 % de ses vaches sont inséminées par des taureaux moyens.La ferme profite également des services du Programme d'épreuve de progéniture (PEP) pour 30 % de son cheptel.A tous les ans, la ferme Boisblanc procède à la classification des sujets laitiers.Selon les Lefebvre, c'est la meilleure référence pour améliorer la conformation des vaches.Aujourd'hui, plusieurs de leurs sujets descendent d'une lignée de quatre ou cinq générations de vaches cotées «Très bonnes» ou «Excellentes».D'autre part, la productivité de leur troupeau est suivie attentivement depuis 20 ans par le contrôle laitier officiel du P.A.T.L.Q.D'ici trois ans, les Lefebvre souhaitent améliorer l'intervalle de vêlage en l'abaissant de 390 jours à 375 jours.Un avenir prometteur Optimistes devant l'avenir, les frères Lefebvre estiment que les producteurs laitiers du Québec doivent être solidaires.«Les producteurs des États-Unis détiennent peut-être de plus gros troupeaux que les nôtres, mais ils ne disposent d'aucun plan conjoint ou de programme établi.Il sera donc plus difficile pour eux de négocier», explique Yves.Mais aussi, les frères Lefebvre estiment que la qualité du lait produit au Québec est de loin supérieure à celle des États-Unis.Président de la Société d'agriculture du comté de Maskinongé, Yvon pense qu'il ne faut pas redouter la concurrence.Quant à Yves, vice-président du Club Holstein Saint-Maurice-Maskinongé en 1994 et membre de l'exécutif depuis maintenant 12 ans, il croit que les producteurs laitiers qui font une bonne gestion financière pourront faire face aux changements qu'apportera la nouvelle entente du GATT.¦ 13d LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 GESTION Élargissons la vision de notre entreprise! Quand on regarde l'entreprise dans sa globalité, comme un tout, on prend des décisions plus éclairées.par Jean Philippe Perrier et Doris Pellerin 1.Le système production laitière Alimentation • fourrage • grains t! Tout le monde s'entend pour dire que nous n'avons pas tous la même vision ou compréhension d'une même situation.On peut voir une entreprise agricole de différentes manières.Si, par exemple, j'étais spécialiste en nutrition des bovins laitiers, je m'intéresserais au troupeau et à la production laitière.Si j'étais spécialiste en financement, je m'intéresserais à la rentabilité de l'entreprise et à son endettement.Alors, si je suis producteur agricole, je dois m'intéresser à tout cela et bien plus encore! Face à des situations complexes (la situation des entreprises agricoles s'est fortement complexifiée depuis plusieurs années), nous avons tendance à «démonter», c'est-à-dire faire des sous-ensembles plus simples, plus faciles à comprendre (les productions animales, les productions végétales, .).Pourtant, quand on regarde l'entreprise dans sa globalité, les décisions sont beaucoup plus éclairées.Pour illustrer ce propos, nous allons prendre l'entreprise de M.et Mme Pro et analyser les décisions prises en fonction du point de vue adopté devant un problème.Une vision moins globale M.et Mme Pro sont fiers, à juste titre, de leur troupeau.Ils se demandent comment augmenter la productivité des animaux.À partir du système ou sous-ensemble de la production Jçan-P|iiljppC Perrier est professeur au département J économie rurale de l'Université Laval et Doris Pellerin, chercheur au sein d'Agri-Gestion Laval.Santé Services vétérinaires PRODUCTION LAITIERE Producteurs Remplacement Lait Animaux Services conseils •PATLQ • MAPAQ • Meunerie • etc.Face à des situations complexes, on a tendance à «démonter» l'entreprise pour en faire des sous-ensembles indépendants.laitière (voir la figure 1 ), une solution pour répondre à l'objectif des Pro est d'augmenter le nombre d'animaux de remplacement pour faire une meilleure sélection.En augmentant le taux de renouvellement et le taux de réforme, la qualité génétique du troupeau devrait être améliorée.Evidemment, ce n'est pas la seule solution.L'amélioration de la qualité des fourrages, la rationalisation de la distribution des concentrés, l'insémination artificielle ou la transplantation 2.Le système entreprise agricole En introduisant d'autres dimensions, on élargit notre vision de l'entreprise.embryonnaire pourraient aussi contribuer à augmenter la productivité des animaux.En fait, il n'existe pas de recettes toutes faites, applicables dans tous les cas.Il n'y a que des cas particuliers: chaque entreprise est unique, chaque chef d'entreprise est unique.Les chefs d'entreprise ne perçoivent pas les situations de la même manière et n'appliqueront donc pas nécessairement la même solution.Admettons que, pour M.et Mme Pro, la solution la plus satisfaisante pour améliorer la productivité du troupeau soit d'augmenter le nombre de génisses de remplacement.Maintenant, élargissons notre vision de l'entreprise (voir la figure 2) en introduisant d'autres dimensions (cultures, ressources matériel et travail.).L'objectif de M.et Mme Pro consiste alors à augmenter la productivité du troupeau en considérant l'aspect rentabilité.En augmentant le nombre d'animaux de remplacement, il faut augmenter les quantités de fourrage et les surfaces fourragères, ce qui réduit les surfaces en céréales (ou autre production végétale).De plus grandes surfaces fourragères entraîneront d'autre part une LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 19 utilisation plus intense de la machinerie (faucheuse, presse, fourragère.), donc un remplacement plus fréquent de ces équipements ou l'acquisition d'équipements plus performants.Un roulement plus rapide de la machinerie va augmenter la pression sur les ressources financières de l'entreprise (emprunts, trésorerie).Plus d'animaux et de fourrages entraînent aussi plus de travail (compensé en partie par la réduction des surfaces en céréales).La solution choisie par nos producteurs influence donc le type de travail et la qualité de vie.On constate ici l'interaction entre tous les sous-systèmes de l'entreprise.Le fait d'avoir élargi no- 3.L'entreprise agricole dans son environnement (^Politique) (^Écologique^ i ^Economique) Entreprise (^Technologique^ | Q Social Autres A entreprisesJ L'entreprise est en interaction avec son milieu.tre angle de vision complique sensiblement l'analyse de la situation mais, en même temps, cela la rend plus réaliste.À cause des interactions entre les sous-systèmes, il faut toujours resituer une décision dans le contexte global de l'entreprise.D'autre part, avoir une approche globale n'exclut pas les techniques de mesure quantitatives (budgets, budgets partiels, simulations.).Elles deviennent encore plus indispensables pour éclairer une décision.A partir de l'analyse que nous venons de faire, il est fort possible que M.et Mme Pro concluent qu'augmenter le nombre d'animaux de remplacement détériore la rentabilité de leur entreprise.Cette solution n'est alors plus souhaitable.Changer 1 ' angle d' approche du problème conduit M.et Mme Pro à changer leur décision! On peut alors se demander s'il y a de bonnes et de mauvaises décisions?Ce qui était bon vu sous un certain angle devient mauvais vu sous un autre.En fait, au moment où le décideur prend une décision, il choisit nécessairement la meilleure avenue possible en fonction de l'information dont il dispose, de ses objectifs et de son analyse de la situation.Ce n'est qu'avec le temps que l'on peut dire «si j'avais su!» ou «c'était une bonne décision».Une vision plus globale Maintenant, considérons l'entreprise comme un système ouvert sur son environnement (voir la figure 3).L'entreprise est en interaction avec son milieu: d'autres entreprises, un contexte social, économique, politique.L'analyse de la même problématique se complexifie encore.Le fait de vouloir augmenter la productivité du troupeau peut répondre à des objectifs moins explicitement formulés.Ce peut être un moyen de répondre à certaines pressions sociales.D'une part, la société définit des critères et des normes que 1 ' on essaie de respecter ou d'at-teindre.D'autre part, notre personnalité ou nos valeurs nous amènent à rechercher la reconnaissance de nos pairs.En ajoutant ces éléments, la décision que M.et Mme Pro doivent prendre est basée sur des éléments de plus en plus qualitatifs (donc subjectifs!).Augmenter le taux de remplacement diminue peut-être la rentabilité, mais l'apport génétique peut enrichir l'ensemble des troupeaux tout en assurant aux Pro cette reconnaissance sociale qu'ils recherchent.A travers ces exemples, on pourrait conclure qu'une approche globale ne fait que compliquer les situations et semer la confusion ! Mais n'est-ce pas la réalité?Il est rare qu'une solution s'impose d'elle-même, et nous sommes souvent amenés à faire des compromis.L'approche globale présente plusieurs avantages.Elle nous amène à exercer davantage de contrôle et à mieux comprendre l'entreprise; à s'ouvrir l'esprit et à s'adapter plus facilement aux changements et même à les provoquer; à se rendre plus autonome, maître et responsable de ses décisions en sachant pourquoi et comment on décide; à devenir plus critique face aux solutions proposées.¦ VOYEZ LE CONCESSIONNAIRE LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS Chicoutimi St-Célestin Equipement Les Equipements Agricole Réal Leblanc Inc.du Saguenay Inc.St-Georges de Farnham Beauce Les Equipements Les Equipements Laguë Ltée.Agri-Beauce Enr.Lennoxville St-Gervais Les Equipements Frs.Goulet et Veilleux Inc.Fils Inc.Louiseville St-lsidore Equipement Emile Larochelle Malbeuf Inc.Inc.Matane St-Jacques-le- Théophile Côté & Mineur Fils Incorporée Agricotech Inc.Mirabel Ste-Martine Centre Agricole Equipements J.L.D.Inc.Aganier Ltée Pike River St-Methode Laguë et Fortier Centre Inc.d'équipement Agricole et Proulxville Horticole Equipement Francoeur Inc.St-Pascal Equipement Richmond Laplante Inc.Les Equipements Veilleux Inc.St-Polycarpe St-Onge & Rimouski- Perreault Inc.Pointe- au-Père St-Roch-de- Les Equipements l'Achigan Daniel Lévesque Equipements Inc.Maurox Inc.Rivière-du-Loup Ste-Rosalie Tardif et Frère Les Equipements (1993) Laguë Ltée St-Alban Victoriaville Machineries Vital André Girouard Dolbec Inc.& Fils Inc.St-ESruno de Yamaska-Est Guigues Les Equipements Les Machineries Crépeau & M.Larose Ltée.Durocher Inc.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 Le matériel agricole John Deere est en plein essor au Québec Pourquoi?JOHN DEERE À cause de la qualité inhérente, de la productivité accrue et de l'excellente valeur de revente du matériel vert et jaune.Tout cela couronné par l'appui à long terme du concessionnaire John Deere.Au dire de nos clients, notre service après-vente et notre disponibilité des pièces sont de première classe.Vous pouvez toujours compter sur nous.Lorsqu'il s'agit de matériel agricole, John Deere est au premier plan au Québec.3 INTERNATIONAL À la conquête de l'Ouest.français Au moment où certaines fermes québécoises éprouvent des difficultés à être reprises par de jeunes agriculteurs, le MAPAQ a décidé de convaincre les cultivateurs français de s'installer au Québec.«D par André Magny es voleurs d'hommes?Surtout pas!» C'est l'exclamation poussée par Gabriel Favreau, producteur de maïs et de céréales en Vendée, dans l'ouest de la France, lorsque questionné sur la venue, fin novembre dernier, de deux fonctionnaires québécois dans le cadre d'une «mission de développement en agriculture».Le directeur régional de la région Sud-Ouest de Montréal au MAPAQ, Denys Vinet, et le conseiller au Service Immigration de la Délégation générale du Québec à Paris (D.G.Q.), Jean-Pierre Guay, ont pendant 15 jours silloné la Bretagne, la région de Nantes, la Vendée et l'Auvergne avant de faire une incursion en Belgique, afin d'informer principalement les producteurs francophones sur les opportunités d'implantation au Québec.Des ambassadeurs bénévoles Denys Vinet a tour à tour côtoyé des représentants des chambres agricoles, des producteurs, des syndicalistes et des élèves de lycées agricoles en plus de visiter des entreprises agroalimentaires.Il est revenu ravi de l'accueil qui lui a été réservé.Le MAPAQ bénéficiait de la coopération du réseau de 5 000 membres de l'Association France-Québec, véritables ambassadeurs bénévoles du Québec au sein des 55 associations régionales comme Pays Nantais-Québec et Auvergne-Québec.«Nous sommes venus en France, dit Denys Vinet, non pas tant pour faire du recrutement mais pour s'assurer André Magny est journaliste, correspondant à Paris pour Le Bulletin des agriculteurs.Jean-Pierre Guay et Denys Vinet ont informé les producteurs français sur les opportunités d'implantation au Québec.Au centre, Daniel Tacet, du Figaro, à qui nos représentants ont accordé une entrevue.que les futurs agriculteurs franco-québécois soient bien au courant des modalités d'immigration au Québec et de la situation agricole chez nous.» Immigrer au Québec, ça ne s'improvise pas.Le MAPAQ vient d'ailleurs de produire «S'établir en agriculture au Québec», un document destiné aux futurs néo-Québécois désireux d'œuvrer dans l'industrie agroalimentaire.De son côté, le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration publie «Immigrants, gens d'affaires».Les agriculteurs étant considérés comme des investisseurs — pour être accepté par le service d'Immigration de la D.G.Q., un agriculteur français doit posséder un avoir net de 200 000 $ —, le MAPAQ, grâce à 12 bureaux régionaux québécois, est en mesure de leur organiser des voyages de prospection.A leurs frais, bien sûr! «Attention, nous ne sommes pas des courtiers, précise M.Vinet, mais nous pouvons prendre des rendez-vous pour les gens et leur donner des contacts.» Bien sûr, dans le document «S'établir en agriculture au Québec», les témoignages positifs d'agriculteurs champenois ou du Morvan venus s'établir au Québec ne manquent pas.Mais qu'ont-ils de plus à apporter à l'agriculture québécoise?Sans doute en pensant à tous les cantal, bleu d'Auvergne ou Saint-Nectaire qui lui ont chatouillé les narines et le palais, notre fonctionnaire québécois lance: «Les fromages ! Le Québec est la porte d'entrée pour conquérir les États-Unis, y compris pour les fromages fins.Les Français ont également un savoir-faire dans certaines techniques de mise en marché, telles les salades en sachet prêtes pour la consommation.» On pourrait croire, cependant, que la démarche du gouvernement québécois en matière agricole en France est quelques peu paradoxale: en France comme au Québec, plusieurs agriculteurs se plaignent du manque de relève.«Une telle démarche est plutôt provocatrice, pense Gabriel Favreau, qui est également syndicaliste.L'opération québécoise nous force à nous remettre en cause face à la relève.» Combien d'agriculteurs français feront le grand saut après cette tournée québécoise?Difficile de chiffrer.A court terme, des demandes de stages agricoles au Québec commencent déjà à affluer dans les cercles franco-québécois de Paris et d'ailleurs.Le Québec ayant en ce moment la cote des Français, le gouvernement québécois aurait tort de ne pas miser sur des retombées positives à moyen et long terme.¦ 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 CHEVAUX ITA: Le pied dans rétrier de la formation Les étudiants inscrits au profil Courses attelées doivent obligatoirement suivre un stage dans un hippodrome ou un centre d entraînement.Dans le monde des chevaux, la formation est traditionnellement acquise «sur le tas», même si, depuis 20 ans, IÏTA de La Pocatière offre des programmes spécialisés.par Michel Dostie Pour septembre 1994,86 étudiants ont fait une demande d'admission en techniques équines à l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière.Trente d'entre eux seront admis.Que vont-ils y apprendre?Dans le monde des chevaux, où la formation a longtemps été acquise «sur le tas», 1TTA a développé Michel Dostie est journaliste et consultant équin.un programme de formation qui marie théorie et pratique.L'option Techniques équines, qui compte les profils Equitation western.Equitation classique et Courses attelées, est un des quatre choix qu'offre 1TTA aux étudiants qui veulent obtenir une spécialisation en agriculture.C'est en septembre 1973 que furent admis les premiers étudiants.A ce moment, il n'y avait pas d'écurie à La Pocatière et les étudiants devaient se rendre, tous les vendredis après-midi, à Deschambault, pour y faire une heure d'équitation pratique.Cette façon de procéder n'était pas efficace.Alors, dès septembre 1974, une écurie et un petit manège intérieur ont été aménagés dans un ancien garage de la ferme de La Pocatière.C'est à ce moment qu'a été offerte la première spécialisation, l'étudiant pou- vant choisir, au début de sa deuxième année, entre la selle classique et la selle western.C'est à Grégoire Lajoie, instructeur western engagé en avril 1974, que 1TTA a donné la responsabilité de structurer cette partie du programme.Il se souvient de cette période et constate «qu'aujourd'hui, les élèves sont mieux préparés et le milieu plus réceptif à les accueillir».Comme l'apprentissage se fait traditionnellement à l'écurie, les gens du milieu portaient un regard un peu sceptique face à une formation acquise dans une école d'agriculture.Le milieu est certainement plus réceptif puisque 1 ' ITA compte parmi ses gradués des entraîneurs western de renommée nord-américaine, comme Lise Roy et Alain Allard, mais il y a encore de la résistance comme le souligne Danio Gagnon, finissant du pro- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 23 fil western en 1992.Ce dernier se considère chanceux car il fait surtout de l'entraînement, alors que plusieurs de ses confrères montent peu et font le travail de palefrenier.«Ceux qui sont dans le domaine depuis longtemps ont une certaine crainte du changement», constate-t-il.Chantale Milhome, finissante du profil western en 1993, pense de son côté que la formation de base est excellente mais que trois ans, c'est une période trop courte pour permettre une spécialisation.«J'aurais aimé faire une année de plus afin de connaître tous les détails de l'entraînement de haut niveau», ajoute-t-elle.Le mariage de la théorie et de la pratique Pour atteindre ses objectifs, l'ITA a conçu un programme axé à la fois sur la théorie et la pratique.En première année, les étudiants font 4 heures d'équitation par semaine: 2 heures en western et autant en classique.En deuxième année, ils montent 8 heures, puis 13 heures en troisième année.L'enseignement débute par la mise en selle et la connaissance des aides (mains, jambes et poids du corps) pour se poursuivre jusqu'au débourrage et à l'entraînement d'un jeune cheval.Un des objectifs de ce profil vise à rendre les élèves capables de réussir les examens d'instructeurs de niveau 1 de la Fédération équestre du Québec.La majorité des finissants y parviennent.«Les étudiants reçoivent une formation bien supérieure à celle nécessaire pour réussir ce premier niveau», affirme un enseignant au secteur classique, Dominique Laurent.La pratique comporte aussi les travaux de régie d'écurie, les soins donnés aux chevaux et toutes les opérations d'élevage.Les étudiants doivent manipuler l'étalon, le récolter et faire la préparation de la semence en vue des inséminations.Onze mois plus tard, ils surveilleront la jument lors du poulinage.«Les finissants doivent être capables de déceler les chevaux qui ont besoin de soins, de donner les soins qui ne sont pas du ressort du vétérinaire et d'assister ce dernier dans les autres cas», explique Jean-Henri Côté, professeur et médecin vétérinaire, responsable des soins aux chevaux.En enseignement théorique, les cours portent sur des matières telles que l'anatomie et la physiologie, la génétique et la reproduction, la nutrition, la pathologie, etc.A cela s'ajoute un stage d'observation de deux semaines dans un centre équestre.Les responsables du programme suggèrent fortement aux étudiants de travailler dans le milieu durant l'été.Mais, parce que souvent les stagiaires ne reçoivent pas de salaire en échange de leur travail, mais des compensations sous forme d'apprentissage, certains sont obligés de travailler dans d'autres secteurs.«Pourtant, le travail d'été est vraiment nécessaire pour vérifier si on aime assez ça pour continuer», précise Lise Charette, finissante en equitation classique en 1985.¦ mm: Le travail à la longe fait partie du débourrage des poulains.En fait, comme l'explique Manon Galarneau, vétérinaire et professeure, FIT A offre une approche globale pour former de véritables gens de chevaux.Jean Mercier, professeur en equitation western, précise que les étudiants ont plus d'un choix de carrière et ne sont pas limités à l'entraînement.Selon lui, ils sont aussi bien préparés pour l'enseignement ou la gérance d'un centre équestre ou d'une ferme d'élevage.Un troisième profil Les étudiants inscrits en Courses attelées (programme offert depuis septembre 1990) ont accès aux mêmes cours théoriques et travaux pratiques, mais l'équitation est remplacée par l'entraînement de chevaux de course.L'école dispose d'une vingtaine de poulains de 18 mois qui y sont débourrés et entraînés de septembre à avril.A la fin de cette période, les poulains retournent chez leur propriétaire et les étudiants quittent l'école pour suivre un stage dans un hippodrome ou un centre d'entraînement.Aussi, comme l'école possède toujours deux chevaux de course, les étudiants doivent à tour de rôle se rendre à l'hippodrome avec leur professeur, Maurice Houle, un entraîneur qui compte 25 ans d'expérience.Sur place, ils devront s'occuper de tout, y compris des séances d'échauffement, et ne laisser les guides que pour la course.A la fin de leurs études, les gradués obtiennent leur licence d'entraîneur.Jean-Denis Pelletieret Elizabeth François font partie de ce groupe (décembre 1993) et travaillent présentement à Blue Bonnets.Ils s'étaient inscrits en equitation, mais, contingentement oblige, la direction leur a offert une place dans le profil «courses».Ils ont accepté en pensant pouvoir, plus tard, changer d'orientation, mais ils ont tellement aimé ce qu'ils ont découvert qu'ils ont décidé d'y rester.«C'est probablement, souligne Elizabeth François, à cause du professeur qui a su nous transmettre sa passion.» Pour Jean-Denis Pelletier, l'enseignement qu'il a reçu était près de la réalité «car il y a une bonne intégration de la théorie et de la pratique».Dans le profil «courses», deux stages sont obligatoires et il est plus facile d'y trouver un emploi d'été rémunéré.«Les étudiants sont disciplinés et ils ont reçu une bonne formation de base, affirme l'entraîneur Normand Massé, employeur de M.Pelletier.C'est sûrement mieux que d'apprendre uniquement sur la piste.À condition, bien sûr, qu'ils aiment vraiment ce qu'ils font et qu'ils soient prêts à travailler.» Malgré une formation qui veut couvrir tous les aspects du marché du travail, les finissants doivent gagner la confiance des propriétaires ou entraîneurs de chevaux.Pour cela, ils doivent commencer au bas de l'échelle avec un salaire que plusieurs qualifient «de pas très élevé».Selon Luc Garon, directeur de département à l'ITA, c'est pour cette raison que l'institution a préparé un test d'évaluation de l'intérêt et de la motivation que tous les inscrits doivent passer avant d'être admis.Ainsi, il est plus facile de sélectionner seulement ceux et celles qui veulent vraiment y gagner leur vie.¦ 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 ACTON VALE Laliberté Moto Sport 549-4717 ALMA Relier André Fortin 662-6140 BUCKINGHAM Jacques Poirier & Fils Ltée 986-8794 O CHICOUTIMI Mini-Mécanique Chicoutimi 543-4673 COATICOOK Gagné Lessard Inc.849-4849 COOKSHIHE Scie à Chaîne Claude Carrier 875-3847 DELISLE Atelier Robert Fleury 347-5132 DISRAELI Rouleau & Frères Sport Inc.449-2176 FARNHAM Location Principale Inc.293-3116 HAM NORD Les Équipements Lemay Enr.344-2625 HEMMINGFORD Michel Struthers Enr.247-2648 HOWICK Les Équipements Albert Billette 825-2286 HUNTINGDON H.D.Super Sport Inc.264-6173 IBERVILLE Germain Boucher Sport Inc.347-3457 LA BAIE La Baie Moteur Enr.544-3881 LACHINE Automobile Richard Thibault 634-4161 LACHUTE Les Équipements J.T.S.Enr.562-5430 LAURIERVILLE Petites Mécaniques Enr.365-4660 LAVAL OUEST Beaudoin Équipement Inc.627-0960 LOUISEVILLE Machineries Patrice Ltée 228-4848 PRINCEVILLE Eugène Fortier & Fils 364-5339 ROBERVAL Reùl Boivin & Fils Ltée 275-2502 SHAWINIGAN E.Rosa Inc.539-2144 ST-CHARLES BORROMÉE Garage Madon Inc.753-7858 ST-CUTHBERT J.M.Dubois Enr.836-3626 ST-ÉTIENNE DES GRÈS Garage Bellemare Moto Inc.535-3726 ST-HUGUES Station Service St-Hugues Inc.794-2547 ST-JEAN DE MATH A Garage Champagne & Frères 886-2444 ST-JOSEPH Raymond Brousseau 397-5805 ST-MATHIAS Gar.Raoul Tétrault & Fils 658-1800 ST-PIE DE BAGOT Garage Noël Bernier 772-5308 ST-POLYCARPE Gaétan Desrochers Inc.265-3340 STE-ANGÈLE-DE-MONNOIR Paul Bellavance Sport Inc.460-7759 STE-BRIGIDE Garage Soutière 293-3390 STE-CROIX Les Petits Moteurs 926-3960 STE-ROSALIE Machinerie Y.Cadotte 1988 Enr.773-5631 TRACY Marina Tracy Sport Inc.742-1910 TROIS-RIVIÈRES Machinerie Baron & Tousignant 378-3472 WEST-BROME Petits Moteurs de l'Estrie 263-3047 DISTRIBUÉ AU QUÉBEC PAR: Les distributions RVI Ltée 2955, J.B.Deschamps,.Lachine (Québec) H8T1C5 Tél.: (514) 636-0620 COURRIER Si votre maïs ne lève pas.C'est rarement dû à la qualité de la semence.Une mauvaise préparation du sol peut être en cause.par Jean-Marc Montpetit Q.: La levée de mon maïs est inégale et irrégulière.Souvent, le germe est difforme et recroquevillé.Est-ce que la semence est de mauvaise qualité?R.: Les causes d'une mauvaise levée sont nombreuses.Une mauvaise semence a tendance à ne pas germer ou à faire un petit germe qui pourrira rapidement.La semence de maïs se conserve relativement bien et, à moins qu'il s'agisse d'un vieux lot de semence mal entreposé, ce phénomène est plutôt rare.La présence de grosses mottes provenant d'une mauvaise préparation du sol peut également être en cause.Aussitôt que le germe aperçoit de la lumière, la première feuille se déploie, même si elle n'a pas atteint la surface du sol.Cette première feuille, qui n'a pas tellement de rigidité, essaiera de se frayer un chemin entre les mottes, la plupart du temps sans succès.- Par ailleurs, la battance du sol peut mener à la formation d'une croûte que le germe aura de la difficulté à perforer.Encore là, le germe se recroqueville sous le sol.L'effet salin de l'engrais de démarrage peut aussi nuire à la germination, surtout au niveau de la croissance des radicelles.Toujours dans le domaine de la fertilisation, des fortes doses d'urée, épandues à la volée, peuvent parfois dégager de l'ammoniaque qui intoxiquera la semence.Cela peut se produire là où les épanda-ges se sont croisés.Il arrive aussi que l'herbicide de prélevée affecte la germination lorsque les conditions de croissance sont difficiles.Dans la même veine, on observe quelquefois des dégâts causés par la rémanence d'herbicides utilisés sur la culture pré- Jcan-Marc Montpetit est agronome chez Pioneer Hi-Bred ltée.La présence de grosses mottes ou la formation d'une croûte à la surface du sol empêchent la levée du maïs.cédente.Les insectes peuvent aussi se mettre de la partie et attaquer la semence.Selon la cause de la mauvaise levée, des mesures préventives pourront être adoptées l'année suivante afin de remédier au problème.Les problèmes de battance peuvent être corrigés pendant l'année en cours par l'utilisation de la houe rotative.Q.: Une erreur d'ajustement du semoir a fait que j'ai semé mon maïs à près de 40 000 graines à l'acre.Que dois-je faire pour réduire la densité du peuplement ?R.: La première chose à faire est d'éva-luer le peuplement réel lorsque le maïs a levé de terre.Un peuplement trop dense a souvent moins de conséquences négatives sur le rendement qu'un peuplement trop faible.A densité élevée, le maïs risque de manquer d'eau et de lumière.Cependant, on doit atteindre des peuplements très denses avant de penser à ressemer le champ.Dans ce cas, il faut tenir compte du potentiel de rendement du semis trop dense, du potentiel de rendement du nouveau semis, des coûts supplémentaires de ressemer et des risques de semer tardivement (sécheresse, gel précoce à l'automne, etc.).Les tentatives d'éclaircir les semis trop denses sont déconseillées car les jeunes plantules de maïs sont difficiles à détruire.Selon l'équipement utilisé, on endommage les plantules, sans complètement les détruire, occasionnant ainsi un retard dans leur développement et un manque d'uniformité de la maturité à l'automne.La meilleure décision est souvent de ne rien faire.La décision de reprendre un semis trop faible se base sur les mêmes principes que ceux énumérés plus haut.Selon des études américaines, des réductions de peuplement de l'ordre de 25,50 et 75 % ont occasionné, respectivement, des pertes de rendement de 10, 30 et 50 %.Dans les cas extrêmes, il peut donc être avantageux de 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 ressemer.Les tentatives d'augmenter le peuplement en semant d'autres grains à côté de ceux déjà établis sont presque toujours infructueuses.Le premier semis a tendance à dominer et ombrager le deuxième semis.Or, les plants à l'ombre restent chétifs et produisent rarement un épi.Q.: Mon maïs ne semble pas avoir autant de vigueur de croissance que celui de mes voisins.Dois-je changer ma façon de semer ?R.: Ce qui compte, tôt en saison, c'est d'avoir une levée uniforme, un bon peuplement et un bon désherbage.L'apparence du maïs, au début de juin, n'est pas nécessairement associée à son potentiel de rendement.Certains hybrides ont moins de vigueur ou simplement une apparence plus pâle au printemps.Ces mêmes hybrides donnent pourtant autant de rendement que d ' autres qui semblaient plus vigoureux au départ.D'autre part, la jeune plantule a besoin d'azote.La façon de fertiliser peut mener à une grande disponibilité de l'azote au printemps.Cependant, moins de 5 % des besoins totaux d'azote sont absorbés avant le stade 6 feuilles.Par contre, près de 50 % des besoins seront assimilés par la plante entre le stade 6 feuilles et le début de la Si les tiges de maïs sont très endommagées par une tempête, il faut attendre environ 1 semaine avant de prendre une décision.pollinisation.C'est pendant cette période que la disponibilité de l'azote est importante.Une mauvaise utilisation de l'engrais de démarrage peut aussi diminuer la vigueur des plantules.La bande localisée d'engrais de démarrage devrait être à 6 centimètres à côté de la semence et à 6 centimètres en dessous.Il est important de vérifier l'emplacement des disques à engrais sur le semoir.Une foule de facteurs (présence de résidus de la culture précédente, égouttement naturel, type de sol, etc.) auront un impact sur la vitesse de croissance des plantules au printemps.Q.: Une tempête de grêle a frappé mon champ de maïs.Je n'ai pas pris d'assurance-récolte.Est-il préférable de ressemer le champ avec une plante abri, pour faire un engrais vert, ou faut-il laisser la chance au maïs de se rendre à maturité ?R.: Le maïs peut subir des dégâts importants au stade végétatif, surtout lorsqu'il est petit, sans toutefois voir son rendement significativement affecté.Il est possible d'avoir une bonne récolte si les dégâts surviennent lorsque le point de croissance est encore sous le niveau du sol (moins de 4 ou 5 feuilles).Si le sinistre survient à un stade plus avancé, il faudra attendre environ une semaine pour décider.Lorsque la tige est très endommagée, il est parfois recommandé de la couper juste au-dessus du point de croissance, à F aide d'une faucheuse, afin de libérer les nouvelles feuilles qui seraient emprisonnées par les tissus déchiquetés.On améliore ainsi 1 ' uniformité de la maturité à 1 ' automne.Le maïs est plus sensible aux dégâts causés par la grêle au temps de la pollinisation et dans les deuy semaines qui suivent cette étape cruciale.¦ ML ©1 LE MODELE ETROIT Spécialement pour les vergers, bleuetières, etc.Conçus pour le futur Tracteurs spéciaux 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d'achats — il est toujours préférable de miser sur des valeurs sûres — et de corriger les valeurs alimentaires utilisées pour le calcul des rations.Toutes les caractéristiques de classement du maïs devraient être vérifiées, autant le poids spécifique, l'apparence visuelle, le pourcentage des grains abîmés (chauffés et pourris) que la portion des grains cassés.Il s'agit ensuite d'ajuster les valeurs nutritives en utilisant des données appropriées à la qualité du maïs.Comme le maïs peut être de moindre qualité, sa conservation devient d'autant plus importante.Quant à la présence des mycoto-xines, il ne faut pas paniquer.Il existe des trousses nous permettant de faire des analyses sommaires qui peuvent donner des indications sur leur présence dans les grains.Il faut se rappeler que les mycotoxines ont besoin d'humidité pour se développer.Le maïs humide ou celui gardé en crib est plus susceptible de développer des quantités importantes de mycotoxines après la récolte comparativement au maïs ayant moins de 15 % d'humidité.En cas de doute sur la valeur alimentaire du maïs disponible, il est toujours possible de diminuer sa proportion dans la ration finale en optant pour d'autres céréales comme le blé ou l'orge qui présenteraient une meilleure qualité nutritive, Cette an- Ghislaine Roch, agronome, est adjointe au développement chez Nutribec ltée.née, F utilisation de ces céréales s'avère aussi un choix économique.Certaines précautions devraient toutefois être prises en fonction de l'espèce choisie.La mauvaise qualité du maïs récolté en 1992 et 1993 marquera les annales.Les températures fraîches et les précipitations abondantes de l'été 1992 ont affecté le développement du maïs et sa maturité à l'automne.En août 1993, on se croyait à l'abri d'une seconde récolte de mauvaise qualité, mais les précipitations abondantes de l'automne dernier ont vite fait d'affecter la qualité du maïs récolté (voir le tableau I).L'année 1992 reste la pire année en termes de qualité de maïs depuis les 20 dernières années.Cette situation n'était pas spécifique au Québec mais plutôt commune à une zone relativement importante qui s'étendait jusque dans le Midwest américain.Le maïs récolté en 1992 avait un poids spécifique plus faible (60,5 kg/hectolitre) que le maïs récolté en 1991 (65,6 kg/hectolitre).Sa teneur en protéine était aussi plus basse (8 % vs 8,7 % en 1991 avec des écarts variant entre 6,5 et 9,5 %).De plus, le maïs de 1992 présentait une teneur élevée en humidité et une très grande variabilité de la maturité des grains à la récolte.Le maïs de 1993 a tendance à être légèrement plus dense que celui de l'année dernière (61,5 kg/hectolitre vs 60,5 kg/hectolitre pour 1992) et sa teneur en protéine est légèrement plus élevée (8,2 %).D'autre part, nous observons moins d'écart entre les valeurs extrêmes.L'humidité élevée des grains de la récolte de 1992 et, dans certains cas, de 1993, a entraîné un séchage plus 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 intense, ce qui a eu pour effet d'augmenter la proportion de grains chauffés, brunis et caramélisés.Ces atteintes à l'intégrité du maïs rendent plus difficile l'évaluation de la valeur nutritive.Que faire lorsque le maïs récolté présente autant de différences?À l'automne 1992, plusieurs en perdaient leur latin.La littérature scientifique nous indiquait qu'en 1974 les conditions climatiques ressemblaient à celles de 1992.A cette époque, l'Université de Guelph avait conduit des recherches dont les résultats ont permis de relier directement le niveau énergétique et le poids du maïs avec un certain succès.C'était à ce moment à peu près les seules informations disponibles pour guider les nutritionnistes.L'évaluation de la valeur nutritive Plusieurs ont donc opté pour une réduction de 3 à 5 % de l'énergie du maïs, selon le poids moyen à l'achat à l'automne 1992.Toutefois, des essais conduits plus récemment par l'Université de Guelph et le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario ont démontré que le poids spécifique du maïs n'était pas un critère fondamental.L'analyse de 26 échantillons dont le poids variait entre 62 à 73 kg/hectolitre n'a pas permis d'établir une relation directe et significative entre le poids spécifique et la valeur énergétique du maïs.Cependant, la valeur nutritive du maïs était affectée par d'autres facteurs, comme la teneur en amidon, en protéine, en acides aminés et la disponibilité de ces nutriments.Ainsi, les cultivars, les méthodes culturales, le taux d'humidité à la récolte, le séchage et la conservation affectent de façon significative la valeur nutritive du maïs.Aussi, la disponibilité de l'énergie du maïs, pour un même poids spécifique, était significativement plus faible dans un échantillon ayant un degré de caramélisation plus important.En outre, on a observé que la disponibilité de la lysine variait entre 32 et 108 % (voirie tableau II).Ces variations dans la disponibilité des nutriments expliquent l'échec que certains ont essuyé avec du maïs au poids spécifique élevé pendant l'hiver et le printemps 1993.Il faut se rappeler que les résultats de cette recherche menée en Ontario n'ont été publiés qu'à la fin avril 1993.La récolte de '993, même si elle était légèrement meilleure que celle de 1992, devrait I- Classement du maïs-grain à la récolte (%) Classement Année de la récolte 1991 1992 1993 # 2 et mieux 80,0 4,6 7,9 #3 15,8 21,1 #4 20,0 28,3 32,4 #5 — 32,8 28,5 Échantillon - 18,5 10,1 Volume de récolte millions de tonnes 1,9 1,43 1,87 Source: Statistiques Canada faire l'objet, de tests approfondis.En général, une réévaluation du niveau d'énergie et du contenu en acides aminés est de rigueur lorsque les conditions climatiques affectent la qualité de la récolte.Toutefois, lors de l'achat de maïs classé, assurez-vous qu'il ne contient qu'une faible proportion de grains chauffés, abîmés ou pourris.Cela s'avère plus que souhaitable pour minimiser les mycotoxines s'avèrent souvent décevants et les quantités retrouvées sont minimes.La régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a conduit une évaluation sur la teneur en mycotoxines dans des lots de maïs abîmé.Les résultats confirment la présence de mycotoxines dans les échantillons, mais les dosages retrouvés sont légers et ne devraient pas affecter de façon évidente les performances des animaux.Car enfin, le maïs ne constitue pas 100 % de régime alimentaire.Le FDA (Federal Department of Agriculture) américain révisait, en octobre dernier, les teneurs en vomitoxines contenues dans le blé et les autres aliments pour animaux.Voici ses recommandations: • 1 ppm de vomitoxine pour les produits finis à base de blé destinés aux humains; • 10 ppm de vomitoxine pour les grains et les sous-produits à base de grains destinés aux bouvillons et aux risques et les pertes de performance.De plus, une régie stricte des silos d'entreposage est toujours de rigueur pour assurer la conservation des céréales.Les mycotoxines Il est reconnu que les moisissures et les toxines se développent dans des conditions climatiques où l'humidité est très élevée.Les mycotoxines peuvent provoquer toutes sortes de problèmes: baisse de consommation, vomissements, problèmes de reproduction, diarrhées, saignements de nombril chez les porcelets, mauvais gain de poids, faiblesses aux pattes, une plus grande fragilité des coquilles.Les porcs sont plus sensibles aux mycotoxines que les volailles et les jeunes animaux sont plus affectés que les adultes.Les mycotoxines sont souvent évoquées dans les cas de pertes de performance dans les élevages.A moins de signes cliniques classiques, la recherche et le dosage des II- Evaluation de la valeur nutritive des différents maïs récoltés en 1992 Poids spécifique Énergie Protéine Gras Lysine Disponibilité metabolisable brute brut lysine Lb/minol Kg/hl Kcal/kg (%) (%) % (%) 51,4 63,9 3233 8,2 2,8 0,26 47 51,4 63,9 3259 8,8 2,3 0,26 108 52,3 65,0 3383 8,8 2,6 0,25 40 52,8 65,6 3350 7,5 2,4 0,25 98 53,4 66,3 3363 7,7 2,9 0,24 55 53,5 66,5 3332 8,5 3,0 0,26 92 55,3 68,7 3306 8,9 2,7 0,25 32 55,3 68,7 3046 8,9 2,2 0,27 41 58,5 72,7 3270 9,0 3,2 0,28 80 58,5 72,7 3275 8,8 3,3 0,28 77 Moyenne (26 échantillons) 52,7 65,4 3218 8,04 2,69 0,25 69 Écart ±2,7 3,35 162 0,6 0,4 0,02 22 Source: adapté de Lesson et col, 1993 veaux d'embouche de plus de 4 mois ainsi qu'aux poulets.Ces ingrédients ne doivent pas dépasser 50 % dans la ration destinée aux poulets ou aux bouvillons; • 5 ppm de vomitoxine pour les grains et les sous-produits à base de grains destinés aux porcs.Ces ingrédients ne doivent pas dépasser 20 % dans la ration; • 5 ppm de vomitoxine pour les grains et les sous-produits à base de grains destinés aux autres animaux.Ces ingrédients ne doivent pas dépasser 40 % dans la ration.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 29 Le pickup Chevrolet C/K 1994 0k B S Chez Chevrolet, on sait comment construire des camions qui durent longtemps.Prenez notre nouveau pickup compact Série S.Il a beau être 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HORTICULTURE Exporter, la clé du succès au Burkina Faso?Nourrir la population du pays et exporter sont des objectifs audacieux, compte tenu des moyens limités et des marchés aussi imprévisibles qu'éloignés.par Pierre Sauriol Le Burkina Faso, pays d'Afrique de l'Ouest dont le nom signifie «pays des hommes intègres», compte 9 millions d'habitants.Près de 80 % d'entre eux sont des paysans qui tirent leur subsistance de la production vivrière comme le mil, le sorgho et le maïs.Quelques élevages de pintades, de porcs, de moutons, de chèvres et de bœufs complètent le menu.Petite scène traditionnelle bien connue: des bergers Peulh mènent leurs troupeaux vers les pâturages et les points d'eau qui changent au rythme des saisons.Au Burkina Faso, les productions vivrières de la saison des pluies doivent suffire à nourrir la famille pour l'année.Toutefois, la période de transition entre les deux récoltes est souvent difficile.Aussi les paysans doivent-ils cultiver à contre-saison, c'est-à-dire durant la saison sèche, une période de quatre à cinq mois sans pluie, pours'assurerd'une alimentation plus abondante et variée.En plus, cette activité occupe l'abondante main-d'œuvre et permet de gagner des devises dont le pays a grand besoin.Mais il faut de l'eau! D'où une politique de l'eau qui a permis de construire des barrages dont l'eau irrigue aujourd'hui de grands périmètres.Ainsi, des régions sont devenues plus prospères par la culture en contre-saison: les périmètres irrigués de Guiédougou et de la plaine de Di, du lac de Bam, de Banfora et de Yenderé permettent de produire en saison sèche des haricots exportés à Paris, des oignons pour consommation locale et pour vente au Mali, des mangues appréciées sur les marchés européens, du riz, du blé, de •a canne à sucre, etc.Partout où i Les récoltes sont produites sur des périmètres irrigués pendant la saison sèche.y a ierre Sauriol, agronome, est conseilleren horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.un point d'eau, les paysans construisent de petits périmètres irrigués entourés par une clôture de secko.Ils puisent l'eau et la laissent couler entre les rangs de laitues, de tomates, de piments, de gombo.d'oignons, de bananes ou de mangues cultivés pour leur consommation personnelle ou pour la vente au marché du village.Produire.exporter Le haricot, expédié vers Paris, domine les exportations agricoles.Non sans problème, cependant.Les haricots sont cultivés à contre-saison sur des périmètres irrigués.Récoltés à la main, calibrés et emballés selon les normes françaises, ils sont expédiés par camion vers les chambres frigorifiques situées à plus de 300 km.De là, les avions cargos d'Air Afrique les transportent à Paris.Que de frais! Lorsque les prix tombent sur le marché de Paris à la suite d'une surproduction des pays africains, qui visent tous ce marché, 1 ' Union des coopératives agri- coles et maraîchères du Burkina (UCOB AM) ou la Flex Faso, qui commercialise les fruits et légumes de Fruicema, une unité de production fruitière, céréalière et maraîchère de la région de Banfora.font à peine leurs frais.Aussi, le travail des paysans n'est pas toujours payé.Le paysan africain est finalement bien mal équipé pour faire face à la mondialisation des marchés.C'est ce qui explique pourquoi un périmètre de 300 hectares comme celui de Guiédougou n'est pas cultivé au complet: 463 paysans y cultivent chacun 0,5 hectare.Ils travaillent le sol avec une petite bêche appellee «daba» et obtiennent de très bons rendements.Pourtant, des superficies demeurent inexploitées à cause des marchés incertains, du coût élevé de l'eau d'irrigation, des frais de transport auxquels se sont ajoutés, l'hiver dernier, des pucerons qui menaçaient la récolte.Doit-on traiter?Est-ce rentable?Tout comme au Québec, les limites du mar- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 33 Une agriculture écologique à rendement élevé : la clé des disponibilités alimentaires mondiales Les progrès effectués au vingtième siècle dans tous les domaines de la pratique agricole ont permis aux agricultrices et aux agriculteurs canadiens d'accroître bien des fois leur productivité.Sans ces progrès, il aurait été impossible de nourrir une population mondiale qui est passée de 1,8 à 5,2 milliards en quatre-vingt-dix ans à peine.Aujourd'hui, l'agricultrice ou l'agriculteur canadien moyen nourrit 108 personnes de plus qu'au début du siècle.Les produits phytosanitaires ont joué un rôle important dans cette amélioration de la productivité.En fait, sans les produits phytosanitaires, l'efficacité de la production alimentaire serait grandement réduite tout comme les disponibilités alimentaires.Il en coûterait de 40 à 70 % de plus aux consommateurs canadiens pour s'alimenter.La croissance démographique Devant l'abondance des produits dans nos marchés locaux, il est difficile d'imaginer qu'il existe un problème de faim dans le monde.Néanmoins, celui-ci est très réel et ne cesse de s'aggraver.La population mondiale continue de croître au rythme d'environ 90 millions d'habitants par année, trois fois la population du Canada.C'est dire que dans trente ans, il y aura 2,8 milliards de nouvelles bouches à nourrir! Le défi pour l'agriculture «Le défi que nous devons relever est de mettre au point des pratiques agricoles et des techniques de protection des cultures qui soient à la fois écologiques et qui permettent un rendement élevé pour répondre à la demande croissante pour des aliments», affirme Monsieur Robert McLaughlin, doyen du Ontario Agriculture College à l'Université de Guelph.«Les progrès dans le domaine de l'agriculture, tel que le recours aux produits phytosanitaires et aux engrais et l'amélioration des techniques de production animale et de gestion des sols ont permis aux agriculteurs d'accroître considérablement la production», soutient Monsieur McLaughlin.«Il importe de poursuivre la recherche et le développement dans ces domaines si l'on entend répondre à l'augmentation significative de la demande d'aliments dans les années à venir» Pour plus de renseignements sur 1'Institut pour la protection des cultures et ses réalisation dans les différents secteurs de la protection des cultures, veuillez communiquer avec : INSTITUT POUR 1) LA PROTECTION DES CULTURES 21 Four Seasons Place, Suite 627, Etobicoke (Ontario) M9B6J8 Tél.: (416) 622-9771 Téléc.: (416) 622-6764 L'Institut pour la protection des cultures représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de produits pour la protection des cultures au Canada.ché ou les lacunes de la commercialisation freinent le développement de l'agriculture.Pourtant, des gens ont faim sur le continent africain.Décidément, le «nouvel ordre alimentaire mondial» ne fonctionne pas pleinement.Tout doit être amélioré: la fertilisation organique et minérale, la phytoprotection, les méthodes culturales, l'irrigation, les nouvelles cultures, la mise en marché et la conservation des fruits et légumes après leur récolte.Les coopératives de paysans et les grandes corporations qui cultivent la canne à sucre ou le riz sur des périmètres irrigués sont mieux encadrées techniquement.Mais comment rejoindre ces milliers de paysans, qui ne savent pas lire, dispersés sur un territoire aux routes difficiles, sans téléphone et souvent sans électricité?Les spécialistes en phytoprotection communiquent entre eux à tous les matins par radio.À eux ensuite de diffuser dans leur région les stratégies qui s'imposent! Lorsque la prévention a échoué, il faut recommander un pesticide qui n'est pas nécessairement disponible dans la région.Des contraintes multiples La vulgarisation est une priorité absolue au Burkina Faso.C'est pourquoi l'équipe d'Agriculture et Agroalimentaire Canada de Saint-Jean-sur-Richelieu, après avoir trouvé des solutions à certains des problèmes phytosanitaires du Burkina Faso, pilote un projet parrainé par l'Agence canadienne de développement international.L'équipe publie des guides phytosanitaires à l'intention des vulgarisateurs et des responsables de périmètres irrigués.Ces guides s'ajouteront aux affiches qui vulgarisent déjà le résultat des recherches effectuées par cette équipe.Mais les moyens limités des équipes locales de vulgarisation et les contraintes multiples auquelles font face les paysans remettent en question la capacité du Burkina Faso à se tailler une place sur les marchés mondiaux, face aux géants qui se sont partagé les marchés agricoles.La visite d'un pays comme le Burkina soulève une fois de plus la question du développement et des choix qui se posent non seulement .aux Africains mais aussi aux décideurs du nouvel ordre alimentaire mondial.Vaut-il mieux produire des aliments pour se nourrir et pour fournir les marchés africains ou bien participer à cette course aux devises dans un marché où ils ne contrôlent rien?Feraient-ils mieux de développer des industries alimentaires régionales et une certaine autosuffisance alimentaire?Des choix en vue d'un développement agricole ont déjà été faits il y a plusieurs années.Pourtant, en 1993, le gouvernement a dû mettre en place un vaste programme de privatisation d'entreprises! Comme quoi le discours se ressemble d'un bout à l'autre de la planète.Des compagnies étatiques sont à vendre: Feed Lot (parc d'engraissements); Fruicema (unité de production fruitière, céréalière et maraîchère) dont les produits sont vendus par la Flex Faso (exportation de mangues et de haricots); les Grands Moulins du Burkina qui produisent les céréales qu'il fallait auparavant importer pour faire le pain; le CNEA, un centre national d'équipements agricoles qui fabrique les charrues, semoirs et autres brouettes nécessaires aux paysans.Le gouvernement du Burkina Faso recherche une plus grande efficacité pour faire face à la concurrence mondiale.Sa monnaie, dévaluée de moitié en janvier dernier, rend toutefois les produits d'exportation beaucoup plus concurrentiels.Pour les investisseurs, c'est une invitation à se procurer à bon prix les joyaux de ce pays d'Afrique.¦ 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1994 SO PERFECT- Faucheuse à fléau pour hachage et déchiquetage facile et efficace des émondages, broussailles, tiges.******* 06 9 fco^ co^aWe des1 ou\°uVS du^\a^ceqvjef^eutsco 80^ PERFECT- Large faucheuse rotative déportée, son disque mobile sensible permet de couper l'herbe tout près des troncs, sans les abîmer.i f INC.RR#I, 4509 Bartlett Rd.Beamsville, Ontario L0R1B1 Tél.: (905) 563-8261 Fax: (905) 563-7882 DEPUIS 80 ANS Faucheuse 3-points PERFECT munie de longs patins de chaque côté, ce qui lui donne une bonne adaptation au relief du terrain.Ces modèles se prêtent parfaitement au fauchage des bords de route dans les vergers.AU QUEBEC Gérant André Jobin (514) 298-5207 Distributeur dans l'Ouest du Québec Ent.R&B Waller (514) 827-2462 Distributeur dans l'Est du Québec François Jobin (514)298-5455 FORET Encore des subventions pour reboiser ou éclaircir Mais faites vite! On s'attend à la mort prochaine du programme d'aide.par Pierre Dubois Reboiser votre ancienne terre agricole, éclaircir votre boisé trop dense.Il est encore possible de se prévaloir de l'aide gouvernementale, même si les restrictions budgétaires laissent planer un avenir plus sombre.En effet, toute la forêt privée s'attend à la mort annoncée du programme d'aide à la forêt privée en 1996.Gouvernements et propriétaires étudient en ce moment des solutions de rechange au financement gouvernemental.Si vous avez des travaux forestiers à réaliser, vous pourriez donc profiter du programme pendant qu'il existe encore.La situation varie d'une région à l'autre.Dans le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, selon le gérant de la Société d'exploitation des ressources des Monts de Matane, Serge Malenfant, le programme fédéral d'aménagement de la forêt privée, connu sous le nom de Plan de l'Est, n'accepte plus de nouveaux propriétaires.Par contre, l'aide provinciale est encore disponible.Mais selon M.Malenfant, les sommes consenties sont insuffisantes et ne couvrent pas le coût de réalisation des travaux.Son organisme emploie des travailleurs forestiers qui réalisent les éclaircies et le reboisement.Depuis quelques années, 1 ' Etat demande aux propriétaires d' absorber 15 % du coût des travaux.Comme les propriétaires forestiers de la Gaspésie sont généralement moins bien nantis, étant souvent eux-mêmes travailleurs forestiers, les groupements forestiers absorbent le manque à gagner.Selon M.Malenfant, l'aide gouvernementale en forêt privée devrait tenir compte des difficultés économiques de sa région.Pierre Dubois est ingénieur forestier.' ' fa ; Pour vous abonner, un appel suffit: 1.800.361.3877' Région de Montréal: (514) 382-4350 CubOcudàL laisse la compétition .LOIN DERRIÈRE ûub Cadet Une fois pour toutes.BEAUCEVILLE Station Service RM.Carrier 774-9112 6EAUHARN0IS Alel.Reparation R.Daigneaull 429-6124 BERTHIER Garage A.Garceau 8 Fils 836-3967 BONAVENTURE Ray Mécanique Sport Inc 534-3826 BUCKINGHAM Jacques Poiner 8 Fils 986-8794 CHICOUTIMI Mira-Mécanique Chicoutimi 543-4673 COATICOOK Gagne & Lessard Sport 149 1849 CONTRECOEUR La Perte Marine 746 0058 DRUMMONDVILLE L« Equipements Thiv/ierge 398-7445 GRANBY LÉVIS Les Équipements Pontbriand Benoit Btlodeau Inc.378-0046 837-3686 GRENVILLE LORRAINVILLE Équip.Saisonniers Grenville Garage J.G.Neveu Inc.242-3306 625-2290 HEMMINGFORD LOUISEVILLE Michel Struthers Machmenes Patnce Ltee 247-2648 228-4848 HOWICK MANIWAKI Les Équip.Albert Billette Les Équipements Maniwaki 825-2286 449-1744 HULL MASCOUCHE Atelier des Petits Moteurs Ro-Vo Grand Ligne Moto 777-4369 477-9280 ILE BIZARD NAPIERVILLE Centre du Petit Tracteur D.M.Équipements Pascali 696-1526 245-7532 JULIETTE NICOLET Aux Petits Moteurs C.Charette Les Équip.Agricoles Nicolet 756-8844 293-4441 LAVAL NOTRE-DAME DU LAC Équip.de Sports S Jardin Laval Garage CL.Cloulier 667-4866 899-6781 LENNOXVILLE RICHMOND Georges Delisle Inc.Les Équip David Taylor 569-9821 826-5101 RIGAUD SAINT-DENIS SUR RICHELIEU SAINTE-ROSALIE Le Bricotilleur Inc.Garage Bonin Ltée Mach.Y.Cadotte 1988 Enr.451-0126 787-2812 773-5631 SAINT-AGAPIT SAINT-FELICIEN SAINT-TITE Mini-Moteur R.G.Enr.Équipements M.Potvin J.M.Sport Enr.888-3692 679-1751 365-6370 SAINT-ANDRÉ AVELLIN SAINT-JOVITE TROIS-RIVIÈRES Les Équip.St-André Garage Ubald Prévost Mach.Baron 8 Tousignant 983-2229 425-3279 378-3472 SAINTE-ANGÈLE DE MONNOIR SAINT-MATHIAS UPTON Paul Bellavance Sport Gar.Raoul Tétrault 8 Fils Les Équip.Adnen Phaneuf 460-7759 658-1800 549-5811 SAINT-ANTOINE SAINT-PASCAL VICTORIAVILLE DES LAURENTIDES Jean Morneau Inc.Garage Maunce Leblanc Les Équipements F.L.M.492-3632 752-2594 436-8838 SAINT-PIE DE BAG0T WATERLOO STE-BARBE Garage Noël Bernier André Labrecque Équip.Garage Ste-Barbe 772-5308 de pelouse 8 jardin 373-0601 539-1056 SAINT-PIERRE-LES-BECQUETS SAINTE-BRIGITTE DES SAULTS Reiean Tétreault, Atelier WEST-BR0ME Machinerie Faucher Inc.263-2464 Petits Moteurs de l'Estrie 336-4929 263-3047 SAINT-POLYCARPE SAINT-CONSTANT Gaétan Desrochers Inc.YAMASKA EST Service Petits Mot.St-Constant 265-3340 Clinique de l'auto Yamaska 632-9901 789-2444 DISTRIBUÉ AU QUÉBEC PAR: Les distributions RVÏ Ltée 2955.J.B.Deschamps, Lachine (Québec) H8T1C5 Tél.: (514) 636-0620 Puissance supérieure Rendement supérieur Avec une puissance supérieure, les moissonneuses-batteuses Twin RotorMC de New Holland font un pas de plus vers l'efficacité totale en matière de récolte.L'efficacité totale en matière de récolte.Il s'agit de la mesure la plus exacte de l'efficacité d'une moissonneuse-batteuse, parce qu'elle évalue l'aptitude de la machine à récolter une plus grande quantité de grain de qualité, dans un laps de temps plus court.Ce que les moissonneuses-batteuses Twin Rotor font mieux que toute autre.FORD l\EWHOLLAf\D Moins de pertes, échantillons plus propres L'utilisation de deux rotors pour battre la récolte a toujours donné un grain plus propre.Les graines passent directement des rotors à la table à grain, et non dans un bac muni d'une vis sans fin.En fait, le grain commence à se séparer de la paille avant même d'atteindre les tamis.La présence de deux rotors assure par ailleurs une répartition uniforme du grain, ce qui évite de surcharger les tamis, et minimise les pertes.Puissance supérieure La puissance du modèle TRMC 87 a été accrue à 200 et celle du modèle TRMC 97 à 255, ce qui en augmente le rendement.Parmi les autres améliorations, citons un réservoir de carburant plus gros, de 120 gallons sur le modèle TR 97.Et un siège à suspension pneumatique, offert en option, pour que vous travailliez plus confortablement.Même la peinture a changé ! En revanche, le dispositif de battage à deux rotors est resté le même.Pourquoi essayer de jouer avec un gagnant ?Renseignez-vous auprès de votre concessionnaire de moissonneuses-batteuses New Holland.l\EW HOLLAt\D Léquipe gagnante
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