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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1994-12, Collections de BAnQ.

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^ 0 Décembre 1994 Bulletin des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 76 ANS ^agricultrice ;de l'année: Lise Goudreault-Naud Splendeurs et misères de l'élevage des grands gibiers ; frXï X3H 30 leajiuow 0 aïioojqjaqs any c3t 9EXX sanbipoijad sag luauia^-iedaQ ¦_¦'¦! 5 be dmflbue PIONEER Picoeei Source de fourrages de qualités PIONEER HI-BRED LIMITEE ISO 9000 Homologation de qualité Inoculants de marque Sila-bao: les seuls inoculants produits sous un système de qualité rencontrant les exigeants standards de qualité de l'homologation ISO 9000.usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario).© 1994 PHII LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 23 SONOMA HIGH RIDER 1995 Le premier jour, les ingénieurs de GMC créèrent un intérieur plus confortable.Le deuxième jour, ils créèrent des lignes aérodynamiques Les troisième et quatrième jours, un puissant V6 de 191 chevaux et des freins ABS aux quatre roues, (livrables en option Le cinquième jour, un tableau de bord ergonomique et un sac gonflable côté conducteur.Le sixième jour, beaucoup plus d'espace.Et le septième jour.GARANTIE Total Assistance CAMIDN LA FORCE DE L'EXPÉRIENCE ROUTIERE™' *L Assistance routière et la Garantie CM Total™ sont offertes sur tous les camions CMC neufs pour une durée de 3 ans ou 60 000 kilomètres selon la première éventualité. BŒUF Un producteur de bovins efficace sur toute la ligne Jean-Paul Palardy a su s'adapter aux nouvelles méthodes d'exploitation tout en scrutant à la loupe chaque dépense et chaque investissement.par Nathalie Beaulieu Je suis un "trafiqueux".Je sais faire durer les choses.Je crois même que c'est cela qui me permet de survivre.» Inventif et créateur, Jean-Paul Palardy opère depuis près de 25 ans une ferme bovine située à Sainte-Madeleine, près de Saint-Hyacinthe.Son exploitation produit du bœuf d'engraissement.El le compte aujourd'hui autour de 620 têtes.Comme gestionnaire, Jean-Paul Palardy poursuit deux objectifs principaux: tirer le meilleur parti possible de ses bâtiments et réduire au minimum ses investissements en machinerie.En respectant ces principes, au cours des cinq dernières années il a même réussi à enregistrer une hausse de 40 % de son chiffre d'affaires.Un «trafiqueux» A la Ferme Jean-Paul Palardy, on ne retrouve aucun équipement neuf et coûteux.A titre d'exemple, pour les travaux des champs et l'ensilage, ce «producteur bricoleur» utilise des camions des Forces armées canadiennes acquis dans des magasins de surplus.Il a également remis en état un vieux tracteur datant de 1956.L'équipement est tellement efficace que ses voisins lui demandent même, à l'occasion, un coup de main pour effectuer certains travaux de nivellement de terrain.«Il s'agit d'un producteur très débrouillard qui s'organise avec peu.Il est efficace à peu près sur toute la ligne et il obtient des rendements exceptionnels», soutient Charles Bachand, agronome et conseiller en production animale au bureau du MAPAQ de Saint-Hyacinthe.Incorporée en 1987, la Nathalie Beaulieu est journaliste.«Le grain de maïs, c'est comme de l'or», soutient Jean-Paul Palardy, qui produit du maïs sur une centaine d'hectares.Ferme Jean-Paul Palardy est dotée d'une étable à lattes de 17 mètres sur 61 mètres ainsi que d'un parc extérieur de 12 sur 61 mètres.L'étable a été construite en 1979 puis agrandie en 1982.«C'est certain qu'une étable à lattes coûte plus cher à construire, mais le nettoyage y est plus facile», dit M.Palardy.L'entreprise a été obligée de procéder à cette nouvelle construction à la suite d'un incendie qui avait complètement ravagé l'ancienne bâtisse.Enfin, en 1985, il aménage un parc extérieur pour répondre à la croissance du troupeau.Les animaux, trop nombreux dans l'étable.souffraient de maux de pattes et de paralysies.Après six ans et près de 100 000 $ d'investissements, Jean-Paul Palardy dispose d'infrastructures fonctionnelles répondant aux besoins de l'entreprise.Aujourd'hui, le nombre de blessures et le taux de mortalité au sein du troupeau sont très bas.En ce qui concerne la prévention des maladies, l'éleveur travaille en collaboration avec l'école de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.Au cours du premier mois suivant l'arrivée des animaux, il accorde une attention particulière à la santé des bœufs, à l'alimentation et à la qualité de l'animal en général.Tous les sujets sont identifiés et M.Palardy conserve dans ses dossiers les gains de poids, le prix payé à l'achat et le prix obtenu à la vente.Il a également recours à des nutritionnistes pour assurer un suivi adéquat de l'alimentation des sujets.Alimentation: maïs et sous-produits La Ferme Jean-Paul Palardy exploite une centaine d'hectares de terrain et ne cultive que du maïs.La totalité de la production est destinée au 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 troupeau.L'entreprise produit annuellement au moins 13 tonnes à l'hectare de grains de maïs humide et 60 tonnes à l'hectare de maïs-ensilage conservé dans un silo-fosse.«Le grain de maïs, c'est comme de l'or», soutient le propriétaire, qui précise toutefois que sa ferme n'est pas'autosuffisante.Chaque année, il achète à l'extérieur un peu de foin de luzerne ainsi que différents sous-produits qui permettent de réduire les coûts reliés à l'alimentation.Selon ce qui est offert sur le marché et à quel prix, M.Palardy utilise notamment les rejets de pommes de terre, de la drêche de brasserie et de la pulpe de pommes provenant de différentes industries de transformation de la région.«Sans être très nutritive, la pulpe de pommes a l'avantage de donner de la saveur aux autres aliments», précise M.Palardy.Le producteur utilise aussi ce sous-produit pour assurer la conservation de l'ensilage de maïs.«Une couche d'un pied de pulpe de pommes sur l'ensilage est aussi efficace que le plastique et c'est moins coûteux», dit-il.Jean-Paul Palardy épand le fumier une fois par année, au mois de juin.Un épandeur liquide incorpore le fumier dans le sol, entre les rangs.Cela permet de conserver l'azote qui se retrouve dans la terre au moment où la plante en a le plus besoin.Ce système permet de diminuer les coûts d'achat d'engrais chimiques, d'ailleurs utilisés au minimum.«Et le maïs pousse bien», dit le producteur.Pour conserver les fumiers, l'entreprise dispose de deux fosses.La plus récente date de 1990 et elle a entraîné des investissements d'environ 35 000 $.Rendements et mise en marché En plus de ses 620 têtes, la Ferme Jean-Paul Palardy confie également, à forfait, environ 500 sujets à un producteur du Lac-Saint-Jean.Tout au long de l'année, Jean-Paul Palardy achète des veaux dans des encans spécialisés, sauf durant la saison estivale.«Les bâtiments sont donc pleins sept jours sur sept, 12 mois par année, dit-il.Et je planifie mes ventes en fonction des fluctuations du marché».A l'achat, les animaux pèsent entre 225 et 270 kilos.Environ huit à dix mois plus tard, au moment de la vente, ils atteignent entre 545 et 590 kilos.La plupart du temps, Jean-Paul Palardy opte pour des veaux à prédominance Charolais ou S immental croisés avec du Hereford, quelques fois avec du Limousin.«Les veaux sont de grosseur acceptable et représentent un bon rendement en viande, dit le producteur.Leur gain de poids quotidien dépasse 1,3 kilogramme.» La ferme écoule actuellement la totalité de sa production à l'encan électronique.«Les frais sont les mêmes que si je vendais directement à l'abat-toir et ça me permet d'aller chercher le maximum», dit M.Palardy.Grâce à une gestion serrée où cha- que dépense et chaque investissement sont analysés avec soin, grâce aussi à sa capacité de s'adapter aux nouvelles méthodes d'exploitation, Jean-Paul Palardy a réussi à faire fructifier son entreprise et à répondre aux exigences du marché.Aujourd'hui, à l'aube de la cinquantaine, il prépare la relève.En effet, Patrick, son fils de 28 ans, travaille depuis toujours dans l'entreprise.«Et il participe aux travaux autant que je le fais», conclut le producteur.¦ L^PERT • Supplément de couverture pour vaches laitières à haute performance • Contient 33% de protéine et 20% de gras • Apporte à la vache les acides aminés essentiels et l'énergie nécessaires pour atteindre son plein potentiel laitier • Conserve une bonne reproduction à la vache L^XPERT doit être servi: •Aux vaches en début de lactation • Aux vaches produisant plus de 35 kg de lait 1 JÊÊ^ Informez-vous auprès de nos experts pour un programme qui rapporte PLU$ ydtxPERT [MJ Nut ri bec L'ALIMENTATION EN PREMIER 1-800-667-5921 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 27 la puissance d'B^ffîfâS est dans le sac! (ivermectin) y Profitez de tous les avantages du Prémélange IVOMEC Un traitement pratique pour la maîtrise des mites de la gale, des poux et des vers chez les porcs en croissance Moins de manipulation, moins de travail, moins de stress Un seul traitement pour la maîtrise des parasites internes et externes L'efficacité reconnue d'IVOMEC Demandez à votre vétérinaire, à votre marchand de moulée ou à votre fournisseur de prémélange sur ordonnance du vétérinaire d'incorporer le prémélange IVOMEC dans la moulée que vous achetez pour les porcs en croissance.Prémélange iOhJ pour les porcs {ivermectin) Notre réputation est dans le sac A MERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec LA SANTÉ ANIMALE ©Marque déposée de Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, N.J., É.-U./ Merck Frosst Canada Inc., U.l.©Copyright Merck & Co., Inc., 1993, Whitehouse Station, N.J., É.-U.WMX-3-12 GESTION Le sevrage précoce: une technique pour tous Il n'y a pas que les intégrateurs qui sèvrent au quinzième jour.Quelques gros producteurs le font aussi.par Aubert Tremblay En février 1993, je ne savais pas ce que c 'était, le sevrage précoce», se souvient Michel Messier.Aujourd'hui, il en fait! En septembre dernier, il ouvrait une «super-pouponnière» avec son épouse Anne-Marie Vogel, son frère Jacques et sa belle-sœur Francine Tanguay.Le bâtiment accueillera des porcelets âgés d'environ 15 jours, au rythme de 240 par semaine.De quoi absorber toute la production des 530 truies de l'entreprise.De toute évidence, le sevrage précoce n'est plus l'affaire uniquement des intégrateurs.Car les Messier ne sont pas les seuls à s'être lancés dans l'aventure, d'autres producteurs l'ont fait, comme Réjean Vermette, de Saint-Simon (ferme La Porchetek).Même des fermes de 200 truies seraient aujourd'hui gérées selon cette technique.Et des compagnies, comme Marcel Bérard ltée, de Yamachiche (Shurgain), offrent aux petits produc-teurs-naisseurs d'acheter leurs porcelets de 15 jours pour les placer en super-pouponnière.Les naisseurs aussi D'après Michel Messier, le coup d'envoi de cette nouvelle vague a été une conférence donnée lors du congrès du porc de 1993.On avait déjà entendu parler de sevrage précoce avant cette date, et on savait que la technique était pratiquée par certains intégrateurs.Mais on la croyait inaccessible au commun des mortels.«Même pendant le congrès, souligne-t-il, on se faisait dire que ça prenait 1000 truies, une installation en trois sues!» Peu de temps après, pourtant, quelques producteurs entreprenants Aubert Tremblay est journaliste.Michel Messier, Anne-Marie Vogel et Francine Tanguay, trois des quatre actionnaires qui se sont lancés dans l'aventure.décidaient d'adapter leur pouponnière et leur maternité pour sevrer leurs porcelets plus jeunes.Les avantages sont aujourd'hui connus: à l'âge de 15 jours, le porcelet bénéficie encore de l'immunité de la mère.Plus tard, et notamment à l'âge habituel de 28 jours, il est dans une sorte de trou immunitaire, car il n'a plus les anticorps de la mère, et pas encore les siens.«A cet âge, fait remarquer le vétérinaire Alain Ricard, de Marcel Bérard ltée, il est le vecteur de toutes les maladies.» En le sevrant plus jeune, on coupe le cycle de plusieurs maladies, ce qui facilite le travail d'assainissement, advenant un coup dur.Il ne faut toutefois pas sevrer trop tôt.D'abord parce que le porcelet doit être capable de manger un aliment sec.Ensuite parce que la productivité de la truie risque d'en souffrir.Selon le vétérinaire Raymond Ethier, du Centre de développement du porc du Québec, quand l'utérus n'a pas terminé son cycle normal, la truie risque de devoir «sauter» une période de chaleur.Cela arriverait lorsqu'on fait le sevrage avant le dixième jour, par exemple.Le sevrage précoce raccourcirait sensiblement la durée totale de l'élevage.On ne s'entend toutefois pas trop sur les chiffres.Certains parlent de deux semaines, d'autres de trois.Le problème, d'après Raymond Ethier, c'est que la plupart des producteurs qui passent au sevrage précoce passent en même temps à l'élevage en chambres.Comment savoir si l'amélioration des performances vient du changement de date de sevrage ou de la compartimentation?Bien entendu, le sevrage précoce bénéficie surtout à LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 29 ceux qui engraissent leurs porcs.Mais les naisscurs peuvent quand même y trouver leur compte, selon plusieurs, puisque la technique leur permet de transformer leur pouponnière en salle de mise has.Ils se spécialisent, en quelque sorte.«Et comme le taux de roulement des truies est plus grand, explique Alain Ricard, ils rentabilisent davantage leurs cages de mise bas.qui sont les éléments les plus coûteux d'une maternité.» Avec le même investissement, selon lui, ils peut garder 20 à 25 % de truies de plus.c'est pour mieux oublier la seringue par après.La santé du troupeau étant meilleure, on serait moins obligé de traiter les animaux à l'engraissement.«L'objectif, c'est tic ne donner aucun médicament entre 60 livres et l'abattage, explique Alain Ricard.Comme ça on est plus sûr d'obtenir une viande saine.» Le débat reste ouvert, car la technique est encore trop récente.L'autre grande question c'est: a partir île combien de truies cela se justifie-t-il?Car les pouponnières pour le sevrage précoce coûtent cher.Elles doivent, notamment, être équipées de Jacques Messier, lors de la journée portes ouvertes que ses partenaires et lui ont organisée en septembre.Mais ceux qui en retirent le plus grand profit, cesont peut-être les entreprises qui achètent des porcelets de plusieurs producteurs.Alain Ricard, en 17 ans de travail pour Marcel Bé-rard ltée, en a vu des problèmes de santé dus au mélange de porcelets! Le sevrage précoce lui permet de mêler les animaux avec moins de risques puisqu'ils sont tous d'un statut sanitaire similaire.Ma is qu'en est-il des médicaments?L'expression «sevrage précoce médicamenté», souvent utilisée, laisse croire en effet que la technique fait beaucoupappel aux antibiotiques.«On est loin du concept bio», résume le conseiller Karl Hébert, du Syndicat de gestion agricole des producteurs de porcelets du I Iaut-Yamaska.Eh bien, d'après plusieurs vétérinaires, ce serait une fausse image.L'expression reflète pourtant bien la réalité puisqu'il faut donner des médicaments au porcelet récemment sevré.Mais tapis chauffants.Et il faut donner successivement quatre sortes de moulée, dont certaines coûtent très cher.Les Messier, eux, sont convaincus d'avoir résolu plusieurs de ces problèmes.D'abord, ils ont construit un engraissement attenant à la super-pouponnière d'où ils puiseront une bonne part ie de la chaleur nécessaire au chauffage des chambres, grâce à une pompe à chaleur comme celles que l'on installe dans les maisons.Ils onl aussi acheté un brûleur au propane pour les jours de grand froid.La chaleur des gros animaux réchauffe l'eau qui passe ensuite dans les tapis sous les porcelets.Le contrôle de la température se fait par le débit: si les porcelets ont froid, on ouvre un peu plus la valve.Quand aux tapis chauffants eux-mêmes, ils sont faits d'une sorte de béton compressé qui a l'avantage de mieux conserver la chaleur que les plaques métalliques.Et les tuyaux, dans les tapis, sont en cuivre.Ce sont donc de meilleurs conducteurs que les tuyaux de plastique.Ces tapis vendus par la firme Excel coûtent cher, mais on y gagne par la suite, selon les Messier.Autre façon d'économiser: la porcherie d'engraissement sera ventilée naturellement.Les murs sont en effet percés sur toute leur longueur et ont des ballons de plastique transparent en guise de fenêtre.Ces ballons ressemblent, en l'ait, à des matelas pneumatiques transparents, faits d'un alignement de boudins horizontaux.Quand il fait assez.Irais, un petit ventilateur s'assure qu'ils sont bien gonflés et bouchent complètement les fenêtres.S'il vient à faire chaud, le boudin du haut se dégonfle pour laisser passer l'air.Les trappes au plafond sont contrôlées de la même manière, mais par des ballons ronds.L'argument de la santé C'est surtout l'argument de la santé qui a convaincu les frères Messier de tenter l'aventure du sevrage précoce.L'an dernier, l'une de leurs porcheries d'engraissement a brûlé.Jusque-là, comme ils n'avaient qu'une maternité de 240 truies, ils devaient acheter la moitié de leurs porcelets pour remplir leurs doux porcheries.et luttaient contre de sérieux problèmes de maladies.Tant qu'à rebâtir, ils voulaient faire en sorte de fonctionner en circuit fermé.Une maternité était justement à vendre à Sainte-Angèle, pas loin de là.Elle allait l'aire pencher la balance: avec le sevrage précoce, les Messier pouvaient ajouter 70 mères dans leur ancienne maternité et en installer 220 dans la nouvelle.Total: 530 truies.Avec une telle production, le sevrage précoce se justifiait.Il se justifiait aussi par l'alimentation, car les Messiers nourrissent leurs porcs avec une «soupe» faite de pétillait el d'amidon (l'eau ayant servi à laver le blé des meuneries; les Messiers sont distributeurs d'Ogilvie pour ce produit dans leur région).Or l'alimentation liquide est plus appropriée pour des porcs pesant plus de 50 livres que pour des animaux plus jeunes, selon eux.Avec le sevrage précoce, c'est parlait puisque les porcs arrivent dans l'engraissement à un poids d'au moins 60 livres.I .'objectif des Messier est de produire leurs porcs en 150 jours.Avant cette année, ils mettaient 185 jours.¦ 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 PORC Une porcherie «high tech» Élevage sur trois sites, ventilation par extraction basse, sevrage hâtif.Les Vermette ne lésinent pas pour atteindre des performances zootechniques exceptionnelles et protéger le statut sanitaire des animaux.par Leon Guertin Du nord au sud de la province, les porcheries poussent comme des champignons au milieu de nos champs.A première vue, elles se ressemblent toutes.En regardant de plus près, on constate toutefois que les nouveaux bâtiments sont plus larges et plus hauts.A l'intérieur, seul un guide averti peut expliquer toutes les nouveautés technologiques qui s'y cachent.La Ferme J.P.Vermette et la Porchetek sont bien connues des producteurs de porc.La grosseur de cette entreprise familiale de Saint-Simon et la qualité des sujets qu'elle met sur le marché font la renommée des Vermette.Jean-Paul Vermette, son épouse Germaine et quatre de leurs fils (Yvon, Michel, Réjean et Denis) ont toujours misé sur la nouvelle technologie pour améliorer les performances de leur entreprise.L'été dernier, ils ont inauguré deux nouvelles porcheries.Depuis plusieurs années, les Vermclle produisent des sujets hybrides el pur sang de haute qualité.Pour meure en valeur le potentiel génétique de leurs sujets, ils ont décidé rie répartir leur élevage sur trois siles, ce qui coupe les cycles de maladie et assure une production plus saine.Dans le premier site, les 800 truies gestantes sont logées en cage et trans-Icrecs par groupe tie I 2 dans ries salles une semaine avant de mettre bas.La répartition en salles permet d'avoir des porcelets homogènes.Le sevrage es) effectué deux lois par semaine ries que les porcelets onl atteint 15 jours.P&Wr/ La pouponnière contient 222 parquets de 15 porcelets chacun.lcon Guertin, ingénieur et agronome, est professeur ¦m département de Génie rural de l'ITA de Saint-Hyacinthe.On préconise le sevrage hâtif parce que le lait maternel protège les nouveau-nés contre les infections.De plus, en devançant de 10 jours la date du sevrage, le nombre de mises bas annuelles par truie passera de 2,2 à 2,5.Oie/ les Vermette.on atteindra ainsi une production de 23 porcelets/truie/ année au lieu de 20,5 porcelets lorsqu'on sevrait à 26 jours.Après le sevrage, les salles sont lavées et désinfectées.Au moment du sevrage, les jeunes porcelets sont transférés par camion chauffé dans une pouponnière située à quelques kilomètres du premier site.Ils sont alors regroupés par groupe de 15 dans 222 parquets.Ils y resteront dînant 55 jours.Au moment de partir pour l'engraissement, ils auront 70 jours et pèseront 32 kilos.A la sortie des porcelets, les parquets sont lavés et désinfectés.les porcelets sont engraissés dans les autres porcheries de la ferme Vermette rénovées en 1991 el 1992.Ils sont alors transférés dans des salles rie 120 porcs.Chaque semaine, on remplit trois salles de 120 porcs.Les porcs sonl regroupés dans des bâtiments différents selon leur catégorie: hybrides, pur sang et porcs d'abattage.Les Vermette prévoient faire 4 lots de porcs à l'engrais par année.Puis- qu'il la sortie de la pouponnière les porcelets pèsent déjà 32 kilos, bon nombre de porcs auront atteint 100 kilos à l'âge de 130 jours.Chauffage à l'eau chaude Pour arriver à de telles performances, il faut apporter une attention particulière au confort des animaux.Les nouvelles porcheries offrent donc des conditions de chauffage et de ventilation soigneusement calculées.Les cages de mise bas munies de barres anti-écrasement et anti-recul sont installées sur un plancher latte nommé «Tribar».Ce plancher permet au fumier el à l'urine de s'infiltrer aisément entre des barres d'acier galvanisé de forme triangulaire.Les jeunes porcelets circulent sur des planchers de métal antidérapant chauffés à l'eau chaude.La température des planchers de chaque salle est maintenue à 30 °C (85 °F) par des contrôles individuels.Cependant, la température de l'air est réglée à 21 °C pour assurer le confort des truies.On a choisi l'eau chaude comme moyen de chauffage à cause de sa régularité ci île sa douceur.Contrairement au chauffage au propane, le chauffage à l'eau chaude ne dégage pas d'humidité ni de COi et ne brûle pas l'oxygène.Le chauffage à l'eau LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 31 chaude réduit donc les besoins de ventilation et de chauffage.Chaque truie est alimentée à volonté à partird'une mangeoire de type «Wet Feeder».La truie actionne elle-même la distribution de moulée sèche et humidifie son repas à l'aide du pouce-tube.Les truies produisent plus de lait et les porcelets engraissent plus vite.Les bonnes laitières mangent jusqu'à 9 kilos de moulée par jour.Le lisier est accumulé dans des bains localisés sous les cages.Après 20 jours d'accumulation et lorsque les salles sont vides, le lisier est évacué.Jusqu'à 40 % de l'air chaud est aspiré sous les lattes pour évacuer les gaz ammoniacaux.Durant les périodes chaudes, des ventilateurs muraux viennent prêter main forte aux ventilateurs d'extraction basse.Les entrées d'air situées au centre de chaque salle sont indépendantes.La vitesse d'entrée d'airest contrôlée par l'ouverture des entrées.Un système de recirculation situé sous les entrées d'air tient en suspension l'air frais jusqu'à ce qu'il soit complètement mélangé avec l'air ambiant.Au besoin, un radiateur à l'eau Les nouvelles porcheries offrent des conditions de chauffage et de ventilation soigneusement calculées.chaude conserve l'air ambiant à la bonne température.L'extraction d'air sous les lattes permet de réduire les odeurs à un tel point que, dans la porcherie, l'odeur de la moulée lemporte sur celle du lisier.On retrouve un système semblable de ventilation dans la gestation.Dans la pouponnière, durant l'été, les entrées d'air individuelles s'alimentent directement de l'extérieur.L'hiver, elles récupèrent l'air chaud de l'entretoit.Quant à l'air extérieur, il est préchauffé à -5 °C au moyen de radiateurs à eau chaude avant d'entrer dans la pouponnière.Durant les trois premières semaines, des planchers chauffants assurent aux porcelets ce même confort qu' ils ont connu à la mise bas.La ventilation est assurée de la même façon que dans la maternité.Côté alimentation, les porcelets reçoivent de la moulée premier âge durant la première semaine.Lamou-lée est servie dans des mangeoires à 15 compartiments.Ensuite, un système d'alimentation mécanisé alimente à volonté les porcelets.Enfin, les Vermette pratiquent le prélèvement des verrats à la ferme poui l'insémination artificielle de leurs truies.Cette technique permet de diminuer le nombre de verrats et d'exploiter au maximum les meilleurs géniteurs de l'élevage.Quand il s'agit d'entrer de nouvelles lignées, les Vermette achètent de la semence au centre d'insémination artificielle.¦ 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 19 Les truies en lactation doivent manger.à volonté La quantité de moulée ingérée par la truie en lactation est l'un des facteurs qui a le plus d'influence sur l'intervalle sevrage/saillie.par Camille Moore Pour maximiser le nombre de porcelets sevrés par truie en inventaire par an, il faut maximiser le nombre total de porcelets nés et le pourcentage de conception dans son élevage.Or, il semble bien que c'est en nourissant à volonté les truies en lactation qu'on peut y arriver.Outre la génétique, le nombre total de porcelets Camille Moore est médecin vétérinaire.Si on veut maximiser les performances reproductrices des truies, il faut régler les problèmes de mammite et de diarrhée autrement qu'en restreignant l'alimentation.Faites appel au nouveau service Affaires Amigo de Cartel.CARTEL.seulement par mots L'ensemble Affaires Amigo comprend : • 1 téléphone portatif Motorola '2 piles et 1 chargeur rapide • 1 adaptateur pour allume-cigarette •Nombre ILLIMITE d'appels locaux, le week-end et les soirs de semaine •Appels locaux à 55 Froncer Boutonnage Devant robe Jupe : 2 fois 25 cm x 50 cm (large) Vêtements de Florentine et d'Augustin Plier en deux Manches-robe 2 fois Dos veston Plier en deux Manches-veston 2 fois Pantalon 2 fois Fourche Boucle D HL 2298 Uniformité Hyland Seeds est une division de W.G.Thompson te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1994 61 Tête de Florentine et d'Augustin :
de

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