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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1995-03, Collections de BAnQ.

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La guerre des quotas fait mal Comme prévu, on revoit le système d'allocation: pénalités de surproduction et mesures de sauvegarde.par Aubert Tremblay Et ce qui devait arriver arriva: ça va mal dans le poulet.Même très mal.La production fait des excès de vitesse, les congélateurs débordent, le prix de l'oiseau éviscéré dégringole, les abattoirs mangent leur chemise.Cerise sur le sundae: la surproduction de 1994 permettra aux Américains d'expédier 15 % de plus de poulets de ce côté-ci de la frontière puisqu'ils ont droit à un pourcentage de la production canadienne.En janvier dernier, le Canada avait un stock record de 20 millions de poulets sur les bras.Qu'est-ce que ce sera en juillet?À l'UPA, on s'y attendait.Le système mis en place en 1994 ne pouvait que mener à la surenchère, avertissait-on en septembre dernier, puisqu'il confie aux transformateurs le soin de déterminer la quantité de poulet qui sera produit dans chaque province.Chaque abattoir cherche à agrandir sa part de marché et la même demande est comptabilisée plusieurs fois.Au moment d'écrire ces lignes, c'était surtout les abattoirs qui y goûtaient, car le prix de l'oiseau vivant était maintenu élevé alors que celui de éviscéré s'effondrait.«Ils perdent beaucoup d'argent», avoue le secrétaire de l'Association des abattoirs avicoles du Québec, Claude Gauthier.Mais, tôt ou tard, les éleveurs aussi devront payer la note.«Actuellement, compte tenu du prix éviscéré, on devrait être payé 97 ou 98 cents, pas 1,09 dollar», faisait remarquer le président du Syndicat des producteurs de volaille de Saint-Hyacinthe, Jean-Pierre Lavallée, en janvier.L'Association des abattoirs de-jmande donc aux éleveurs de baisser 1 leurs prix et d'aider à payer l'exporta- I Aubert Tremblay est journaliste.Les stocks de poulet ont atteint un niveau record depuis que le nouveau système d'allocation des quotas est en vigueur.tion des surplus.Pour les surplus, la Fédération avait déjà déboursé.«Une contribution très appréciée», souligne Claude Gauthier.Mais, comme les stocks grimpent toujours, les abattoirs continueront évidemment à demander de l'aide.«La première chose à faire, c'est de dégager une volonté canadienne d'exporter nos surplus», précise Claude Gauthier.Là où ça s'annonce moins simple, c'est sur la question du prix.La Fédération ne veut pas céder sur ce point.«On est prêts à aider les abattoirs, dit Jean-Claude Lavallée, à condition qu'ils s'engagent à obtenir des Onta-riens une diminution de volume.» Le problème, c'est que le prix dans les autres provinces n'est pas particulièrement bas.Si les producteurs du Québec diminuent le leur, ils se feront encore accuser de tuer le marché, comme ils l'ont été en 1994.Et on dira que c'est à cause d'eux qu'il y a trop de poulets au Canada.En tenant ferme, la Fédération espère convaincre les autres provinces (l'Ontario, notamment) à revoir le système d'allocation des quotas.«On veut faire prendre conscience aux gens qu'il faut travailler ensem- ble», explique le président de la Fédération des producteurs de volailles du Québec.Luc Lamy.Sur la nécessité de modifier le système, il semble y avoir consensus au Québec.Mais les solutions proposées varient.D'un côté, il y a ceux qui veulent retourner à la gestion de l'offre comme on la connaissait avant 1994.De l'autre, il y a ceux qui considèrent que c'est impossible.Reculer?Le plus surprenant, c'est que cette diversité se trouve parmi les abattoirs eux-mêmes: T.Lauzon à gauche, l'Association des abattoirs à droite! «Les producteurs doivent reprendre le contrôle de la production», lance le directeur des approvisionnements chez T.Lauzon, Georges Bastin.Pour lui, il est aberrant de voir les abattoirs piloter le navire.«On ne peut plus reculer», lui répond Claude Gauthier.Les membres de son association n'accepteront plus de se faire dicter des volumes par l'Office canadien de commercialisation des poulets (OCCP).Les tenants du système actuel ont un argument en poche: les abattoirs LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 18-1 d'Ontario et du Québec ont réussi à s'entendre sur une baisse des volumes de production de la deuxième période de 1995.Le système peut donc s'ajuster de lui-même.L'Association des abattoirs avicoles du Québec propose d'ailleurs de garder les niveaux des troisième et quatrième périodes là où ils étaient en 1994.Quant aux périodes suivantes, qui ont vu les plus fortes hausses l'an dernier, l'association propose d'en baisser les volumes.«Des vœux pieux», dit Georges Bastin.«Certains se servent de cet argument pour dire que le système se corrige de lui-même, dit le directeur du contingentement à la Fédération des producteurs de volaille du Québec, Sylvain Maher.Mais il ne se corrige qu'après coup.Il n'y a aucune prévention.» Claude Gauthier est conscient de cette faiblesse, mais il estime qu'elle est inévitable.Tant que les abattoirs se rappelleront de la crise actuelle, ils se disciplineront.Quant ils l'auront oubliée, ils risquent de retomber dans une autre période difficile.Il croit toutefois qu'on a besoin de mesures de protection plus efficaces que celles en vigueur jusqu'ici.Selon lui, il suffirait de deux mesures principales.D'abord, diminuer l'actuelle limite de 8 % d'augmentation des allocations et allonger sa période d'application sur deux ans.Ensuite, instaurer des pénalités pour la surproduction et la sousproduction.Sur la question des pénalités, les producteurs se sont entendus sur un mécanisme de ce genre.Quant au reste, c'est l'OCCP qui s'en chargera.Les ministres canadiens de l'agriculture, constatant la gravité de la crise, ont d'ailleurs exigé des mécanismes précis de sauvegarde, d'ici la mi-mars.Parmi ces mécanismes, on s'attend à ce qu'il y ait un «comité de la demande», qui analyserait les statistiques servant à déterminer les allocations de quotas: les prix au producteur ou de gros, et les volumes en stock, par exemple.Pour Luc Lamy, il s'agirait probablement d'un simple comité consultatif chargé de fournir l'information aux provinces.Par contre, Jean-Pierre Lavallée aimerait le voir investi de plus de pouvoir.Qu'il puisse, par exemple, remettre dans le droit chemin une province qui a décidé de s'accorder des allocations irréalistes.Mais ce genre de mesure coercitive risque de ne pas plaire aux transformateurs.Quoi qu'il advienne des quotas, la guerre aura laissé des séquelles.«Ce qui ressort de tout ça, c'est que les producteurs vont faire moins d'argent», résume Georges Bastin.De son côté, Jean-Pierre Lavallée constate que le conflit a fait diminuer la part de marché de l'Ontario et du Québec.«Le Canada central a perdu 2,3 % de sa part de marché», affirme-t-il.Sans compter que les discussions entre les provinces se sont passablement gâtées.Le président de la Fédération des producteurs de volailles du Québec, Luc Lamy, a même démissionné de son poste à l'exécutif de l'OCCP, le 3 janvier dernier.Or, pendant qu'on discute, le temps passe.Combien d'années la digue tarifaire qui sépare le Canada des États-Unis résistera-t-elle?Cinq pour les uns, quinze pour les autres.Sylvain Maher croit même que ce sont les barrières tarifaires qui ont provoqué, en partie, l'effritement du système canadien de gestion de l'offre.Avant elles, il fallait se concerter pour garder les frontières fermées.Maintenant, ce n'est plus nécessaire.¦ PARTENAIRES EN AVICULTURE PROGRAMMES AfMTICOCCIDIEIMS E|ANCO E|ANCO Monteban.EJANCO Maxiban narasin/nicarbazine ban.ELANCO SANTE ANIMALE Division Eli Lilly 1-800-363-0885 CCPP Venez nous rencontrer au Congrès des aviculteurs (kiosques 47-48)! 18-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 L'avenir de la volaille, Nut ri bec y a pensé ! Venez nous rencontrer au Congrès des aviculteurs ! * Nutribec, partenaire avec riders, saura vous faire artager son expertise.Vous pourrez ainsi envisager la rentabilité dans un contexte de mondialisation des marchés.Nutribec L'ALIMENTATION EN PREMIER la recherche l'expertise la rentabilité Aviculteurs ^Pondeuses: indifférentes aux tensions parasites Les poules sont 1 000 fois plus résistantes au passage du courant que les vaches et les porcs.par Roch Joncas, Germain Vidali et Régis Boiiy Les tensions parasites n'ont pas d'effet sur les poules, même avec une différence de potentiel de 18 volts.C'est ce qui ressort d'une recherche réalisée par l'Université Laval et le Centre de recherche avicole de Deschambault (CRAD).Cette recherche avait pour but de déterminer le seuil de sensibilité des poules pondeuses aux tensions parasites ainsi que leurs effets sur la production.Les dispositifs de traitement des tensions parasites ne sont pas nécessaires dans les poulaillers contrairement aux élevages laitiers et porcins.Avant de diagnostiquer les tensions parasites comme cause d'un problème de productivité dans un troupeau, il vaut mieux consulter un médecin vétérinaire et un agronome qui s'assureront de la qualité de la santé et de la régie des animaux.Pour l'élevage de volailles, une installation électrique bien entretenue, réali- Volailles Gilles Lafortune Inc.SAINT-PAUL DE JOLIETTE, QC PME d'Argent régionale ELEVAGE, TRANSPORT ET COMMERCE DE VOLAILLES Tél.: (514) 754-2835 Des tensions aussi élevées que 18 volts n'ont pas eu d'effet sur les poules.sée selon les normes en vigueur, devrait suffire pour prévenir ce problème.Pour les besoins de la recherche, les i conditions électriques les plus susceptibles de se retrouver ! dans les poulaillers commerciaux ont été reproduites dans un poulailler de poules en cages.Les tensions parasites auxquelles les oiseaux ont été soumis résultent de la différence de potentiel électrique entre l'abreuvoir (tétine) et la cage métallique.Le courant passait à travers la poule I chaque fois qu'elle buvait de l'eau (voir la figure).Tensions sinusoïdales normales et hachées Un premier groupe de 120 poules âgées de 23 semaines ont été placées dans des cages individuelles jusqu'à 43 semaines.Des tensions sinusoïdales normales de 0, 1,2 et 3 volts, de 0, 4, 5 et 6 volts et de 0, 7, 8 et 9 volts ont été ! appliquées.Ce type de tension alternative commerciale est celui utilisé dans les fermes.Les poules ont été soumises à des trains d'impulsions de 0,0-3, 0-6 et 0-9 volts produisant une ou deux impulsions I à toutes les dix secondes.Par la suite, des tensions de 0,0-12, 0-15 et 0-18 volts ayant une impulsion électrique à S toutes les dix secondes ont été appliquées.Enfin, les poules j ont été placées par groupe de trois par cage et ont reçu 0 et 0-12 volts avec la même série d'impulsion électrique.Ce type de tension peut être généré par des circuits électroniques numériques utilisés dans les fermes ou par Roch Joncas, ingénieur et agronome, M.Sc., est chercheur au Service de la zootechnie du MAPAQ.Germain Vidali est étudiant gradué au département des sciences animales de l'Université Laval.Régis Boily est ingénieur au département de génie rural de l'Université Laval.F.G.Silversides, Ph.D., de l'Université Laval, et P.Villeneuve, Ph.D., du service de zootechnie du MAPAQ, ont collahoré à la recherche.18-4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 Stafac.la puissance de frappe pour un producteur de poulets a griller.Avec STAFAC vous avez tous les atouts en main.Stafac aide à prévenir l'entérite nécrotique.Vous recherchez avant tout la santé de votre élevage.Stafac contient do la virginiamycine, un antibiotique |ui aide à prévenir l'entérite nécrotique.Ainsi, vous obtenez un taux de mortalité P'lis faible, et vos oiseaux présentent moins de lésions intestinales causées par l'entérite nécrotique.Stafac améliore le gain de poids.Bien sûr.l'avantage d'un troupeau en santé se traduit par un portefeuille aussi en santé (une situation financière aussi en santé).Stafac améliore la conversion alimentaire et le gain de poids.Résultat: vous vendez plus de viande, en utilisant moins de nourriture.Aucune période de retrait.Stafac ne requiert aucune période de retrait, vous offrant la flexi- bilité de protéger votre investissement .jusqu'au marche.Profitez de la puissance de frappe de Stafac.vos oiseaux s'envoleront au marché.SB SmithKhne Beecham Santé Animale 3130 Pepper Mill Court, Mississauga.Ontario L5L 4X4 Bureau des commandes: 1-800-387-3218 Service technique: 1-800-668-4622 des relais ou des moteurs dont les enroulements présentent des troubles d'isolation électrique.Dans un deuxième élevage de 120 poules âgées aussi de 23 semaines, l'effet des tensions d'amplitude aléatoire a été évalué pour une période de 20 semaines.En cages individuelles, les poules ont été soumises à des tensions de 0,3,6 et 9 volts et de 0, 12,15 et 18 volts.Par la suite, les poules ont été placées trois par cage et soumises à des tensions de 0-6, 0-12 et de 0-18 volts.Dans les fermes, la tension sinu- soïdale hachée accompagnée d'impulsions est observée de temps à autres avec certains types de contrôleurs électroniques de ventilateurs à vitesse variable.Elle apparaît sur le réseau de mise à la terre des bâtiments d'élevage.Tous les types de tensions n 'ont pas eu d'effet sur la fréquence d'activité à l'abreuvoir et à la mangeoire.Aucune conséquence non plus sur la durée moyenne des épisodes d ' abreu vement et de repas et la durée moyenne de la posture couchée (repos) ou debout.De Une rotation qui atteint la cible ! Des résultats de tests militent en faveur de la rotation des gertnicides en vue de contrer la résistance et d'améliorer l'élimination des microorganismes '"'"•[ vM tmT mÊÊmm 'àmrS*.ill Il ^ m mmv ¦ m\WW W ^^mW Des microorganismes mortels et responsables de maladies réussissent à développer une résistance même aux germicides les plus puissants.Dans une batterie de tests simulant de nombreux mois d'exposition, deux détergents germicides compatibles-l'un à base acide et l'autre à base alcaline - ont été utilisés en rotation.Aucune résistance n'est apparue.La rotation au hasard de produits n'est pas la solution car tous les produits ne sont pas compatibles entre eux.lit rotation de deux produits compatibles améliorera davantage votre programme de désinfection: 1-STROKE ENVIRON»-à base alcaline-et LpH-à base acide.la salmonella enteritidis au nombre des nouvelles victimes! 1-STROKE ENVIRON® homologué pour son action efficace contre la Salmonella enteritidis reconnue pour être difficile à maîtriser, ainsi que le Pasteurella multocida, le Mycoplasma gallisepticum et le Bordetella avium.sanoFi SANTE ANIMALE sanofi santé animale, canada, inc.Victoriaville, Qc, G6P1 Bl, Canada 1 -Stroke Environ® et LpH® sont offerts par votre distributeur local.1-Stroke Environ' el LpH* sont des marques déposées de Calgon Vestal Laboratories.Application de la tension à la cage Conduite! d'eau Cage Source de tension 1 si 1 J Trajet probable du courant Le courant passait à travers la poule chaque fois qu'elle buvait de l'eau.même, la consommation de moulée et d'eau, le taux de ponte et la qualité interne de l'œuf n'ont pas été affectés.La résistance électrique des poules s'est révélée très différente d'un oiseau à l'autre.La résistance, mesurée entre la langue et les pattes, variait de 18,8 kilo-ohms à 2 041 kilo-ohms.Cette énorme différence de résistance signifie que la poule à basse résistance aura 108 fois plus de courant traversant son corps que celle à haute résistance.La résistance des porcs (789 ohms) et celle des vaches (400 ohms) est beaucoup plus faible que celle des poules.C'est le courant qui affecte l'animal.Les poules sont approximativement 1 000 fois plus résistantes au passage du courant que les vaches et les porcs.Ceci explique l'absence totale de réaction des poules pondeuses aux tensions parasites, même à des tensions aussi élevées que 18 volts.L'addition d'autres stress Cependant, il est possible que les tensions parasites produisent un effet en s'additionnant aux autres stress déjà présents dans un élevage intensif, par exemple les taux d'ammoniac élevés, la grande densité de poules dans la même cage, une ventilation inadéquate, la grande quantité de poussière, le manque de nourriture à certaines périodes de la journée ou sa mauvaise qualité.Mais cela reste à démontrer.Afin de minimiser les risques de problèmes avec les tensions parasites, les producteurs d'oeufs ont tout intérêt à contrôler toutes les sources de stress et à maintenir le système électrique du poulailler en parfaite condition.Un électricien compétent est en mesure d'entretenir le système électrique.¦ 18-6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 9191 CfVIE UC wnillWH WE L EnvinviiiiEiiiEiii Varifan+; ventilateurs Multifan, Agrifan, ventilation naturelle et entrées d'air.OFFRE AUX ÉLEVEURS UNE COMPLÈTE DE PRODUITS ET SERVICES SOUS UN MEME TOIT.SYSTÈME DE CONTRÔLE DE L'ENVIRONNEMENT VARI FAN+ I Système complètement automatique; ¦ Système facilement programmable; [Contrairement aux autres systèmes me contrôle de l'environnement pré-îprogrammés en usine, Varifan + Ise programme sur votre site, selon vos besoins et exigences Le seul à être muni d'une sonde d'humidité vous garantissant une grande précision; Il peut être opéré par le biais d'un ordinateur personnel de façon à centraliser les opérations (au bureau ou à la maison); l II peut vous produire un historique des données (température, consommation, moulée et eau) et ce, à l'heure, à la journée ou à la semaine; l II est offert à un prix très compétitif.Beaucoup de compétiteurs essaient de le copier mais Varifan + offre toujours davantage Produit québécois Applications Poulaillers, porcheries, étables et entrepôts de pommes de terre.Ventilation tunnel Pour les producteurs de volailles qui cherchent à augmenter la densité d'élevage, la ventilation tunnel s'avère indispensable.Varifan+ représente votre meilleure alternative dans ce type de ventilation.Il contrôlera automatiquement la ventilation, les entrées d'air et le chauffage.Varifan+ COMPUTER KffO i s i r- • AUTO !# una | Le plus flexible et le plus complet des systèmes de contrôle sur le marché, à un prix avantageux! 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C'est avec grand plaisir que je vous accueillerai les 22 et 23 mars prochains au premier Congrès des aviculteurs.Un congrès fait pour vous, les producteurs.Je suis passée par toute la gamme des émotions, je dois vous l'avouer, pour vous livrer le congrès de qualité que vous méritez.Je vous encourage à venir écouter les conférences des deux matinées.Je vous garantis que vous en aurez pour votre argent! C'est le vétérinaire Pierre Thouin, spécialiste bien connu du secteur avicole, qui en a bâti le contenu.Un excellent dîner-buffet vous sera servi.Vous pourrez déguster des produits «volaille» de chez nous.Et bien sûr, tous les fournisseurs vous attendent de 12h00 à 18h00 dans leurs stands.Merci à l'avance d'y participer.Sincèrement, Isabelle Poutre Promotrice Coût d'inscription Inscription sur place 95$ pour le forfait 2 jours 75$ pour le forfait d'une journée Le forfait inclut: les conférences, le cahier des conférences, le dîner et l'exposition commerciale.60$/jour pour les conférences seulement (cahier des conférences inclus) 10$/jour pour l'exposition commerciale seulement Lieu Auberge des Seigneurs 1200, rue Johnson Saint-Hyacinthe, (Québec) Pour réservation de chambre, veuillez communiquer avec l'hôtel aux numéros de téléphone suivants: (514) 774 3810 ou 1 800 363 0110 (tarif congrès des aviculteurs: 73$ occupation simple ou double) Liste partielle des exposants Alimentation Bio Agri Mix Cone.Scient.Belisle Coopérative Fédérée de Québecc F.Ménard inc.Jefo Nutrition Nutribec Ltée Probiotech Shur-Gain Équipements C.S.A.Uni-Ferme Distr.A&R Payeur Équip.Avicole Syri Équipements N.Brodeur Équipements Dussault Génératrice Drummond Glass-Pac Canada, K.G.Jonhson Godro J.O.Lévesque Mécaniques Benoît Desroches Génétique Arbor Acres Farm Autruche Royale Avian Farms Babcock Cuddy Farms Hubbard Farms Hybrid Turkeys Peterson Farms Shaver The Fox Co.Santé animale A.L.Laboratories Ayerst-Cyanamid Biosélect Elanco Fermenta Hoechst Hoffmann-La Roche Intervet Mallinckrodt MTC Pfizer Rougier Sanofi santé animate Schering-Plough Selected Bioproducts Solvay Upjohn Vetech Vétoquinol Services Assoc.Couvoiriers Conf.Caisses Populaires Fédération des producteurs de volailles Groupe Investors Le Bulletin des agriculteurs Maheu & Maheu Ordi Service Société du crédit agricole Surtransformation Flamingo Produits Quatre Étoiles Mercredi, le 22 mors Jeudi, le 23 mors Les marchés: de l'Europe à chez nous Rentabilité optimale: comment l'atteindre 8 h 00: Inscription Modérateur: Piètre Thouin, médecin vétérinaire Consultant, production aviaire et porcine foules les conférences sonl données en français 8 h 55: Mot de bienvenue Isabelle Poutre, promotrice 9 h 00: Situation et tendances des marchés européens Jean-Louis Salaun responsable développement Europe Shaver, France 9 h 20: Les tendances nord-américaines du secteur poulet à griller Discussion sur l'augmentation de la consommation, la production et les prix.Mike Donohue, vice-président, marketing Arbor Acres Farm inc., Connecticut, USA.9 h 40: Les attitudes d'aujourd'hui et les demandes de demain.Comment satisfaire les besoins du consommateur de l'an 2000 tout en restant compétitif au sein du marché avicole canadien.Luc Gagnon, directeur - produit de base ALIMENTS FLAMINGO, division de la Coopérative fédérée de Québec.10 h 00: Situation du Québec dans le marché nord-américain de la transformation de la volaille.La transformation et la mise en marché sont des éléments clés pour conquérir notre marché local.Des énergies devront être consacrées à ces niveaux pour combler notre retard.Jean-Gilles Noël, directeur général Produits Quatre-Étoiles inc.10 h 20: Pause santé 10 h 35: Commercialisation des oeufs de consommation Situation actuelle et tendances du marché des oeufs de consommation.Patrice Brochu, directeur des opérations Les oeufs Avibro, division de Agri-Marché inc.10 h 55: L'autruche: de l'illusion au commercial Les espèces, le marché mondial actuel et les possibilités pour un marché viable au Québec.Gilles Bergeron, agronome Producteur d'autruches 11 h 15: La place de la gestion de l'offre Sylvain Maher, directeur du contingentement Fédération des producteurs de volailles du Québec 11 h 35: Vision de l'aviculture québécoise Maurice Giguère, président Association des abattoirs avicoles du Québec.Les conférences de cefîe journée sonl commanditées par Elanco 8h00: Inscription Modérateur: Pierre Thouin, médecin vétérinaire Consultant, production aviaire et porcine foules les conférences sonl données en français 8h55: Mot de bienvenue Isabelle Poutre, promotrice 9 h 00: Mieux se connaître et se mesurer c'est payant! Comment mesurer nos performances, se comparer avec nos voisins américains et les avantages et inconvénients des saisons.Daniel Venne, médecin vétérinaire Shur-Gain 9 h 20: Évolution des produits: le rôle de la génétique Olivier Behaghel, président Shaver, Canada 9 h 35: Qualité du poussin La qualité d'un bon poussin, comment l'éleveur peut évaluer la qualité à l'arrivée, vue de l'oeil de l'éleveur.David Fyfe, responsable du développement Asie Shaver, Angleterre 9 h 55: Bâtiments: innovations et tendances.Un nouveau type de bâtiment, le tapis chauffant et les applications de la ventilation naturelle en poulailler.Yves Choinière, ingénieur agricole Collège de technologie agricole et alimentaire d'Alfred, Ontario 10 h 30: Pause santé 10 h 45: Tirez-vous le maximum (SS) de votre programme alimentaire?Évolution dans l'élevage de la volaille, les objectifs de l'alimentation, maximiser les programmes alimentaires et évaluer le coût d'alimentation.Ghislaine Guay, agronome Meunerie Robitaille inc.11 h 05: La laryngotrachéite?Comment en finir! La situation actuelle de la maladie, d'où vient-elle, les facteurs de risque, comment se protéger, comment reconnaître les signes et surtout comment vaincre la laryngotrachéite.Louise Mercier, médecin vétérinaire Consultante en production avicole 11 h 25: Densité d'élevage, oui, comment?Augmenter la densité d'élevage permet de rentabiliser ses opérations tout en maintenant un produit de qualité.Pierre Genest, agronome Couvoir Scott ltée 11 h 45: C'est vous qui faites la différence! Les comportements et attitudes à adopter face aux changements.Nicole Bronsard, vice-présidente Pro Concept vente inc.12 h 00: Dîner et ouverture du Hall d'exposition 18 h 00: Fermeture du Hall d'expositon Les conférences de cette journée sonf commanditées par Merck flgvet el La Banque Royale 12 h 00: Dîner et ouverture du Hall d'exposition 18 h 00: Fermeture du Hall d'expositon Une première au Québec ?Plus de 150 kiosques Venez entendre des spécialistes provenant des États-Unis, de la France, de l'Angleterre et du Québec Avicidteurs ^ Augmenter la densité ou bâtir.voilà la question Plutôt que de construire, des producteurs entassent les oiseaux dans les poulaillers existants.Il y a quand même des normes à respecter.par Martine Bourgeois Certains producteurs se demandent s'il est préférable de construire un nouveau poulailler ou de placer plus d'oiseaux dans les bâtisses existantes.Tout d'abord, il faut évaluer quelle est la quantité minimale d'espace de plancher à allouer par oiseau pour obtenir le meilleur retour sur l'investissement, en fonction du quota disponible.L'espace de plancher à allouer par oiseau dépend de plusieurs facteurs dont l'âge des oiseaux à l'abattage, le climat (chaud ou tempéré), la saison (été ou hiver), le type de bâtisse (ventilation naturelle ou environnement contrôlé) et les équipements disponibles dans le poulailler.Aux États-Unis, les recommandations de densités pour le poulet de chair varient en fonction du type de bâtisse.Pour un poulailler avec ventilation naturelle et sans isolation, les densités ne devraient pas dépasser 20 à 22 kg par mètre carré.Pour une bâtisse isolée, la recommandation est de 25 kg par mètre carré.S'il s'agit d'un poulailler avec un environnement contrôlé et climatiseur, les densités peuvent être augmentées jusqu 'àenviron 30 kg par mètre carré.L'espace de plancher doit être accru de 25 à 50 % durant les chaleurs de l'été, particulièrement si le poulailler est de type ventilation naturelle.On doit également augmenter de 25 % l'espace aux abreuvoirs en période estivale.Au Royaume-Uni, le ministère du Bien-être recommande d'allouer l'espace de plancher en fonction des poids vifs des poulets en vue d'obtenir un maximum de 34,22 kg par mètre carré.Par exemple, pour des oiseaux de 1,8 kg, il est possible d'en placer 19 par mètre carré.Si les poulets sont expédiés à 2,2 kg de poids vif, 15,6 oiseaux peuvent Martine Bourgeois est agronome en nutrition et développement de la volaille chez Shur-Gain.REDRESSEMENT DE POULAILLERS et AUTRES BÂTIMENTS HILAIRE GAGNE INC.(819) 397-2333 travaux en toute saison CP.129, 805 St-Louis, ¦ St-Cyrille, Que.JOC 1H0 Jean-Paul GAGNE président ri À 20 kg par mètre carré, les performances zootechniques sont excellentes et les poulets de très bonne qualité.être placés dans le même espace (voir le tableau III).Il faut donc penser en kilos produits par pied carré ou par mètre carré.Dans certains pays européens, tel le Danemark, les producteurs augmentent la densité jusqu'à plus de 40 kg par mètre carré.Toutefois, dans plusieurs cas, leur marché désire des poulets plus légers.L'âge moyen est de 36 jours pour des oiseaux de sexes mélangés.Dans de telles conditions d'élevage, les producteurs acceptent des taux de croissance réduits, spécialement dans les derniers jours de l'élevage, une augmentation importante de la mortalité et de sérieux problèmes de litière.De plus, la qualité de la carcasse est nettement détériorée I.Normes d'équipements requis pour différentes densités dans un poulailler de poulets de 929 m2 (10 000 pi2) 20,0 Densité (kg/m2) 22,5 25,0 27,5 3(W( Densité (kg/pi2) 1,86 2,09 2,32 2,56 2,7! 2,25 Poids visé (kg) 2,25 2,25 2,25 2,25 Nombre d'oiseaux de 2,25 kg/pi2 Nombre d'oiseaux/10 000 pi2 Nombre de tuques 0,83 8 267 92 0,93 9 294 103 1,03 10 326 115 1,14 11359 126 123: 13f| Nombre de trémies 184 207 230 252 Nombre de CFM 57 687 65 056 72 284 79 513 86 fixées à 20 kg par mètre carré.Cette densité permet d'obtenir d'excellentes performances zootechniques et de s'assurer de fournir une très bonne qualité de poulets.Un espace de plancher restreint cause une diminution de la consommation alimentaire, du gain de poids et de l'efficacité alimentaire (voir le tableau II).On note aussi une détérioration de la qualité de la carcasse, une augmentation de la mortalité, du cannibalisme et de l'incidence des kystes au bréchet.De plus, un pourcentage plus élevé d'oiseaux auront un emplumement lent.On peut également noter une augmentation des confiscations et des condamnations à l'abattoir.Lorsqu'il y a augmentation de la densité des oiseaux, la disponibilité de l'espace aux abreuvoirs et aux trémies doit être augmentée en proportion de cet accroissement (voir le tableau I).Les besoins de ventilation du poulailler seront également plus grands avec une augmentation de la densité dans le poulailler.Il faut s'assurer que ces besoins sont amplement couverts pour la période estivale.II.Nombre de poulets à placer par mètre carré en fonction de différentes densités Poids vif (kg) 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3)5 DENSITE DES POULETS 20 kg/m2 25 kg/m2 30 kg/m2 35 kg (Nombre d'oiseaux/mètre carré) 20,0 13,3 10,0 8,0 6,7 5,7 25,0 16,7 12,5 10,0 8,3 7,1 30,0 20,0 15,0 12,0 10,0 8,6 L'espace de plancher alloué aux poulets a une influence significative sur le produit fini en termes d'uniformité, de performances et de qualité.L'entassement augmentera les pressions environnementales sur le poulet, ce qui peut affecter grandement la profitabilité du lot.Le suivi, la régie et la vigie des lots entassés doivent donc être excellents.Le programme d'éclairage doit aussi être adapté à la densité d'élevage du poulailler.Il s'agit de minimiser les problèmes d'ordre social rencontrés lors de l'abreuvement et de ne pas trop pénaliser le gain de poids, qui est affecté par l'entassement.¦ 18-12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 Pour les meilleurs éleveurs du monde.La Ferme de recherche Shur-Gain : témoignage de l'engagement de Shur-Gain envers les producteurs.Ce complexe de 7,5 millions $ s'étend sur une superficie de 850 acres.On y élève annuellement à des fins de recherche : • 55 000 poulets à griller ; • 12 000 poules pondeuses ; • 6 000 poulettes de remplacement ; • 6 000 dindes.Cette recherche est appuyée par des tests effectués dans des conditions réelles d'élevage, menés dans nos fermes d'essai situées au Québec.VOTRE OPTION RENTABILITÉ NUTRITION • SANTE Une des meilleures fermes de recherche au monde. Aviculteurs ^M.Dufresne a augmenté la densité de son élevage Dans les poulaillers de Martin Dufresne, les oiseaux disposent de 0,75 pied carré chacun.Pour l'éleveur, c'est plus rentable que de construire de nouvelles bâtisses.par Michel Dostie En élevage de poulet à griller, la norme consiste à accorder un pied carré par oiseau.Certains éleveurs risquent 0,9 pied.D'autres, plus téméraires, réussissent avec seulement 0,75 pied.Martin Dufresne, de Saint-Félix-de-Valois, fait partie de ce groupe.Ses poulaillers ont une superficie totale de 79 000 pieds carrés.L'éleveur y garde 104 500coqs,cequi assure une superficie de 0,75 pied par poulet.Afin d'augmenter son revenu, Martin Dufresne préfère maximiser la capacité de production de ses bâtiments actuels plutôt que de construire de nouveaux poulaillers.Pour lui, l'efficacité se mesure en kilogrammes de poulet produits par pied carré de plancher.Pour rentabiliser une bâtisse, tout en tenant compte de la valeurdu quota, Martin Dufresne a pour objectif de produire 3 kilos de poulet par pied carré.Selon lui, obtenir 2,75 kilos en offrant 0,83 pied à chaque oiseau, c 'est le minimum acceptable.Bien sûr, Martin Dufresne ne sait pas où se situe la limite mais il attend de l'atteindre avant de penser à de nouvelles constructions.Martin Dufresne, administrateur au Syndicat des producteurs de volailles de Lanaudière, est fils d'aviculteur.Dans son rang, tout le monde élève du poulet.«A Saint-Félix, on échange entre nous et on est moins nerveux devant les conseillers, dit le jeune producteur.On peut faire des essais nous-mêmes et comparer entre deux bâtisses.» Et Martin Dufresne affirme qu'il n'est pas le seul à entasser ainsi ses Michel Dostie est journaliste et consultant équin.L'éleveur affirme qu'il obtient toujours les mêmes résultats.poulets.À la ferme paternelle, les coqs étaient élevés sur 0,9 pied carré chacun.Puis, Martin Dufresne a élevé ses oiseaux en leur accordant seulement 0,83 pied carré.«Aujourd'hui, explique l'éleveur, pour répondre à la guerre que nous livre l'Ontario, il nous a fallu augmenter la production.J'ai donc décidé de tasser un peu plus.» Et il affirme qu'il obtient toujours les mêmes résultats.Les conditions de la réussite D'entrée de jeu, Martin Dufresne précise que dans sa ferme, il n'obtient pas de performances records.«Je ne fais pas partie des producteurs élites au point de vue technique, dit-il, mais mes résultats m'assurent une bonne rentabilité.» Le taux de conversion alimentaire calculé à sa ferme est plus élevé de 0,05 à 0,10 kilo d'aliments par kilo de chair que le taux prévu pour une moulée donnée.Il a donc besoin de une à deux journées de plus que les meilleurs producteurs pour rendre ses oiseaux au poids de 2,3 kilogrammes.Pour ce qui est de la qualité des oiseaux abattus, Flamingo lui fournit un rapport des résultats obtenus par tous les éleveurs qui vendent à cette entreprise.La moyenne des troupeaux de Martin Dufresne se situe à 80 % alors que la moyenne générale oscille autour de 75 %.Fort de son expérience et de celle des autres éleveurs de sa région, Martin Dufresne n'hésite pas à dire qu'on retrouve les mêmes problèmes de santé dans les troupeaux entassés que dans ceux élevés selon la norme.Sauf que pour réussir, il faut modifier certains points de régie.D'abord l'eau.Quand les oiseaux sont tassés à ce point, il faut leur assurer un plus grand accès à l'eau.Martin Dufresne a donc augmenté le nombre d'abreuvoirs.Il souligne aussi l'importance de faciliter l'accès à la moulée pour obtenir le gain de poids recherché.Enfin, il faut augmenter le volume d'air, tant aux entrées qu'aux sorties, pour répondre aux exigences d'un plus grand nombre d'oiseaux.Pourtant, affirme Martin Dufresne, les conseillers avicoles ne suggèrent pas une telle pratique.Selon lui, c'est qu'ils espèrent toujours que les éleveurs qui suivent leurs conseils ou utilisent leurs produits vont obtenir des performances dignes de mention.Or, pour atteindre de tels résultats, il faut nécessairement que la régie soit parfaite.«C'est vrai que sur le volume on fait les coins un peu plus ronds», souligne l'éleveur, pour qui la rentabililté de l'entreprise ne repose pas seulement sur la régie.«Je préfère faire de la gestion au lieu de passer mes journées dans les poulaillers.» ¦ 18-14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 PORC Le tout plein-tout vide diminue les troubles respiratoires C'est ce qui explique en grande partie l'amélioration des performances zootechniques.par Camille Moore En engraissement, la popularité du mode d'élevage en tout plein-tout vide augmente continuellement.Il s'agit avant tout d'une stratégie pour améliorer le statut sanitaire des élevages.Elle permet de couper le cycle de plusieurs agents pathogènes.Il s'ensuit une amélioration du rendement zootechnique de l'élevage.L'utilisation du mode d'élevage en tout plein-tout vide améliore le gain moyen quotidien, l'ingéré moyen quotidien et l'efficacité alimentaire (voir le tableau).Par ailleurs, il réduit le pourcentage de mortalité.Différents types de conduite d'élevage en tout plein-tout vide ont été utilisés.Pour le naisseur/finisseur, l'élevage en chambres consiste à diviser un bâtiment existant en différents locaux.On opère chacun de ces locaux en tout plein-tout vide.On peut aussi appliquer le tout plein-tout vide par bâtisse.Dans un tel cas, on remplit un bâtiment au complet sur une courte période puis on le vide complètement avant d'introduire des porcs à nouveau.Enfin, certains appliquent le tout plein-tout vide par site.Tous les bâtiments du site d'engraissement sont remplis au même moment et ils sont tous vidés avant d'introduire de nouveaux porcs.D'où viennent ces améliorations?Bien entendu, lorsqu'on essaie de taire du tout plein-tout vide par bâtisse ou par site, on doit avoir accès à un grand nombre de porcelets.Il faut donc augmenter le nombre de sources (nombre de maternités) pour remplir les bâtiments.Ceci a quelquefois pour effet de diminuer l'amélioration de performances escomptée par le tout plein-tout vide.À l'Université de Camille Moore est médecin vétérinaire.Vfiaîiiii«ifiitHiifiiuwm«iiiL_ mi*' - ¦ Pour être rentable, l'amélioration des performances doit augmenter suffisamment le revenu de l'entreprise pour compenser la diminution de production.Purdue, aux États-Unis, on a mené une étude pour comprendre d'où provenaient les améliorations zootechniques obtenues en tout plein-tout vide.Plus spécifiquement, on a essayé de voir l'effet de ce mode d'élevage sur les pathologies respiratoires.On adonc sélectionné 12 groupes de 33 porcelets provenant d'une même maternité.Six groupes ont été élevés en mode d'élevage tout plein-tout vide par chambre et six groupes en mode d'élevage rotation.On a obtenu une amélioration du gain moyen quotidien de 5 % et une amélioration de l'efficacité alimentaire de 6,5 % pour les porcs élevés en mode tout plein-tout vide.Tous les porcs ont été examinés à l'abattoir pour déterminer la présence de lésions pulmonaires.Près de 95 % des porcs élevés dans le mode rotation présentaient des lésions pulmonaires sur 15,2 % de leur volume pulmonaire.Seulement 41 % des porcs élevés en tout plein-tout vide présentaient ce genre de lésions sur seulement 2,8 % du volume total du pou- mon de ces porcs.Il s'agit d'une réduction de 82 % de la sévérité des lésions pour des porcs élevés en mode tout plein-tout vide.Pour chacun des groupes de 33 porcelets, on a ensuite procédé à des examens plus poussés sur des poumons provenant de 10 porcs.Près de 90 % des porcs provenant du système en rotation ont été trouvés positifs pour la pneumonie enzootique (immuno-florescence positive pour Mycoplasma hyopneumoniae).Seulement 10 %des porcs provenant du système en tout plein-tout vide étaient positifs.On a aussi obtenu des cultures bactériennes d'agents infectieux secondaires sur 40 % des porcs du système en rotation.Aucune culture bactérienne n'a été obtenue chez les porcs élevés en tout plein-tout vide.Durant toute la durée de l'expérience, 85 porcs ont été injectés pour différents problèmes de santé dans l'élevage en rotation.Seulement 14 porcs ont dû être traités individuellement dans le système d'élevage en LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 18-15 tout plein-tout vide.De plus, cinq porcs sont morts au cours de l'élevage dans le système en rotation (2,5 % de mortalité).Aucun porc du système en tout plein-tout vide n'est mort.Les résultats obtenus lors de cette expérience parlent d'eux-mêmes.L'utilisation du mode d'élevage en tout plein-tout vide réduit de façon très significative les problèmes respiratoires.C'est ce qui explique en grande partie l'amélioration des performances zootechniques.Plusieurs producteurs s'opposent à Améliorations obtenues avec différents modes de tout plein-tout vide PAR CHAMBRE PAR BÂTISSE PAR SITE Gain moyen quotidien + 8% +12% + 15% Efficacité alimentaire -8% -10% -13% l'application d'un système en tout plein-tout vide parce que les bâtiments sont utilisés moins efficacement.En effet, selon le nombre de porcelets auxquels on a accès, remplir une section ou un bâtiment d'engraissement peut prendre quelques semaines.De plus, compte tenu de la variabilité nor- male dans la croissance des animaux, tous les porcs n'atteindront pas le poids d'abattage au même moment.Il y aura donc des parcs qui seront en partie vides et on augmentera le nombre de jours non productifs pour l'engraissement.Pour être rentable, l'amélioration des performances doit augmenter suffisamment le revenu de l'entreprise pour compenser la diminution de production.Toutefois, dans bien des cas, l'amélioration du gain compense à elle seule la baisse de production.Chaque situation doit être examinée individuellement.Il faut toujours considérer le type de problèmes que l'on espère contrôler avec l'utilisation de la technique en tout plein-tout vide.Ceci est particulièrement vrai pour un naisseur/finisseur qui a l'intention de transformer des bâtiments déjà existants.Souvent, il est difficile de fabriquer des chambres complètement étanches (chambres où le système d'évacuation du lisier sera complètement séparé d'une chambre à l'autre).Dans de tels cas, on peut espé- rer une certaine amélioration des problèmes respiratoires mais il sera beaucoup plus difficile d'obtenir une amélioration des problèmes entériques (diarrhée ou autres).Il faut aussi examiner le taux de microbisme au départ.Si celui-ci est très élevé, on devra, dans un premier temps, vider le bâtiment d'engraissement avant d'appliquer le système de production en tout plein-tout vide par chambre.¦ Réduction des rejeta ÇA VAUT SON PESANT D'OR ! Résultats comparatifs en engraissement Gain journalier + 10% Conversion alimentaire - 4 % Classement + 1.5 pts Azote Phosphore Oligo-élément 15% - 25% - 25% pour l'engraissement du porc de 15 à 100 kilos, une économie d'environ 3,50 $ par porc.FAITES DE VRAIES ÉCONOMIES AVEC ^MjN Lit H beC L'ALIMENTATION EN PREMIER 1-800-667-5921 18-16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 HBBfek H| WÊÊ 4 9 Mars 1995 Bulletin Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 77 ANS AFFAIRES LE CONGRES DES 'Aviculteurs Le programme officiel du congrès p.18-8 Augmenter la densité ou bâtir.voilà la question P8io La guerre des quotas fait mal P ,8-i Les pondeuses indifférentes aux tensions parasites Pi84 Martin Dufresm a augmenté la densité de son élevage : LA PERSONNALITE DU MOIS: Rena Martin, leader des agricultrices p.8 SPECIAL CONQUÊTE DES MARCHÉS Les filières, une action efficace mais contre nature VIE RURALE De la ferme à la «maison des vieux» p54 frXï XSH 00 leaj^uow 0 a^oajqjaqs a"U SST 9CXX sanbtpotjiad sag ^uauia>je3aa (g) leôai \odaq _mg ar.bam.oi iqtg 9 LO-LOO 8Z.eS800006 :0N UN TRI IMBATTAB Avec l'arrivée du Cab dans son alignement, lance dans la mêlée un trio de pick-ups qu fait l'envie de toutes les autres équipes.En vous offrant I; cabine la plus spacieuse de l'industrie et la meilleure capacité de charge et ( remorquage, Dodge vous permet de passer à l'attaque des travaux les plus exigeants ave un plan de match parfait.Quant au jeu de puissance, Dodge domine toute la ligue avec II gamme la plus puissante de moteurs allant jusqu'au féroce Magnum V-10 de 300 chevau Et pour joindre l'agréable à l'utile, vous ne passez jamais inaperçu derrière la gueul impressionnante d'un Dodge Ram.Une vraie gueule de Tremblay, quoi «4X4 DE L'ANNEE EN 95» 4Wheel &Off-Roa Camions Dodge Une gueule à tout casser! CHRYSLER CANADA fft 1 800 361-3701 Bulletin des agriculteurs Affaires Avec la comptabilité de gestion, 11 on voit plus loin Le total des revenus et des dépenses, ça ne sert que pour l'impôt.Votre ferme ne mérite-telle pas un peu plus?Au pays du libre marché, 15 on réglemente quand même Les Néo-Zélandais réglementent la vente de leur viande sur les marchés internationaux.Repartir à zéro.mais du bon pied 18 Si vous perdez votre ferme, vous pouvez recevoir de l'aide du Programme canadien de réorientation des agriculteurs.SPÉCIAL CONQUÊTE DES MARCHÉS Les filières, une action 19 efficace mais contre nature La concurrence ne disparaît pas entre les intervenantsde l'industriedu moment qu'on parle de concertation.Vie rurale De la ferme à la «maison des vieux» 54 Lorsque les agriculteurs sont retraités, ils cultivent leurs souvenirs.Technique La litière de volaille 31 peut Intoxiquer les bovins La plupart des cas de botulisme sont reliés à son utilisation dans l'alimentation.Percheron gris, Percheron noir, 34 les deux font la paire «J'ai choisi les Percherons parce qu'ils sont plus près de l'homme», dit André Coutu.Donnez à la chaux 36 la place qui lui est due Au cours des dernières années, les producteurs ont un peu néglige le chaulage des sols.Le Mexique veut devenir 43 un concurrent sérieux Malgré ses avantages indéniables, ce pays devra, lui aussi, augmenter sa compétitivité pour rester dans la course.Le «no-till» gagne du terrain 49 aux États-Unis Cette année, on prévoit une augmentation des superficies ensemencées en semis direct et sur billons de 7,5 % et 1,5 % respectivement.Partez vos semis intérieurs 57 de légumes à temps Mieux vaut semer un peu trop tard qu'un peu trop tôt car les jours rallongent et la lumière est meilleure.À qui donner son âme?60 Méditation, visualisation, yoga, thérapies alternatives, il faut distinguer le bon grain de l'ivraie.Chroniques Actualité 6 Agenda 7 Apprivoisons le futur 17 Cuisine 65 Éditorial 5 Finance 14 Météo 66 Nouveaux produits 51 Nouvelles de l'industrie 52 Onésime 59 Petites annonces 63 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 3 Que vous préfériez travailler avec des disques ou avec une bane de faux, vous ne vous trompez pas avec une faucheuse-conditionneuse New Holland.Les modèles Haybinew" et DiscbineWD proposent encore le système de conditionnement le plus perfectionné, le plus fiable et le plus pratique sur le marché.Un réglage à volonté en un tournemain Seule une faucheuse-conditionneuse New Holland vous permet de régler la pression des rouleaux aussi facilement.Aucun outil nécessaire.Quelques secondes et un tour de manivelle suffisent pour ajuster à volonté la pression des rouleaux et obtenir exactement le conditionnement désiré.Vous n'êtes pas limité à quelques réglages, vous seul avez le dernier mot.Discbine/Haybine réglables et régulières, finis les bouchons Une pression constante Une barre de torsion applique une pression pratiquement constante sur les rouleaux, même lorsqu'ils s'écartent, pour permettre le passage de récolte plus dense, assurant ainsi un conditionnement et un séchage uniformes.Autre avantage, les rouleaux à motifs en chevron s'imbriquent les uns dans les autres et agrippent le foin pour le déplacer sans qu'il s'enroule.Déblocage automatique Voici le principal atout du dispositif à barre de torsion.Si la densité de la récolte oblige les rouleaux à atteindre l'écartement maximal, la pression appliquée diminue automatiquement.Les bouchons passent sans problème, vous n'avez pas à arrêter la machine ni à soulever le tablier.Les faucheuses-conditionneuses Discbine sont livrables avec plusieurs largeurs de coupe : 8 pi 3 po, 9 pi 9 po ou 11 pi 4 po.Si vous optez pour une Haybine, vous pouvez choisir entre des largeurs de 7,9,12,14, ou 16 pieds.Peu importe que vous choisissiez les disques ou la barre de coupe, vous obtiendrez le système de conditionnement le plus fiable sur le marché.Passez voir votre concessionnaire New Holland dès aujourd'hui.l\EW HOLLAND MARS 1995 VOL 7B, No 03 Éditeur; Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Johanne Bazinet PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514) 382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Gra(-X Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Répète Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918.est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.A Les Éditions Maclean Hunter Limitée ^ Président du Conseil: Donald G.Campbell ~ résident et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Ltée: James K.Warrilow EDITORIAL SERVICE DES ABONNEMENTS 1-800-361- 3877 Montréal : 382-4350 Use Brouillette Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ incluses) un an deux ans trois ans 2M6$ 47,81$ 67,18$ A l'extérieur du Canada un an; 40$ Les filières: une année déterminante Le ministre Marcel Landry met du temps à imposer son leadership dans ce dossier.par Marc-Alain Soucy Une des meilleures idées de la décennie en agriculture a sans nul doute été la tenue du Sommet sur l'agriculture québécoise à Trois-Rivières en juin 1992.On peut même dire que cela a été «le bon coup» d'Yvon Picotte au cours de son passage comme ministre de l'Agriculture du Québec.En 1992, plusieurs provinces enviaient et craignaient la capacité de concertation de l'agroalimentairequébécois.Bientôt, en juin 1995, les tables filière auront trois ans.C'est pourquoi Le Bulletin des agriculteurs vous présente ce mois-ci un spécial sur les suites de ce Sommet.Notre journaliste Andrée Lagacé a fait le tour des filières et analyse le travail qu'elles ont accompli.Comme vous le verrez, il en va des filières comme des productions, certaines fonctionnent, d'autres pas.Il aura fallu du temps pour donner le coup d'envoi.Elles ne sont pas devenues efficaces du jour au lendemain.Même si chacun voulait se lancer corps et âme à la conquête des marchés, les intervenants se sont d'abord confrontés à des problèmes concrets, souvent liés à la méconnaissance des secteurs.Il a donc été nécessaire de consacrer du temps pour recueillir l'information indispensable à la création de plans de développement.Les activités visant réellement la mise en marché de nos produits n'ont pas toujours pu s'exprimer de façon concrète au cours des première et deuxième années d'existence des filières.A notre avis, il n'y a rien de tragique dans cet état de fait à condition bien entendu de s'assurerque les intervenants ne s'essoufflent pas.Ils sont 400 àêtre impliqués dans les filières et le succès de toute l'opération dépend largement de l'énergie qu'ils sont prêts à y consacrer.Le véritable tour de force des tables filières est là, dans cette capacité de ces individus aux intérêts divergents de se réunir à une même table.Le plus ironique, c'est que l'UPA, les transformateurs, les distributeurs, les détaillants et de nombreux autres intervenants qui se sont fait tirer l'oreille par le MAPAQ en 1992 pour emboîter le pas dans l'aventure des tables filières, doutent aujourd'hui du désir réel de ce même MAPAQ (avec un nouveau ministre) de s'impliquer à fond dans le processus.Malgré les discours du ministre à l'effet que les actions de suivi du Sommet sont encore prioritaires, plusieurs personnes en doutent.En l'occurrence, le secrétaire adjoint de l'UPA, Jean Larose.Celui-ci déplore par exemple qu'aucune réunion de travail ne se soit tenue à la table de suivi du Sommet depuis le changement de gouvernement.Monsieur Landry considère pourtant cette table comme une priorité et aurait même déclaré qu'il allait s'en occuper lui-même.Il semble, encore une fois, qu'il y a loin de la parole au geste.On s'entend pour dire que la troisième année des tables filières sera déterminante.Jusqu'à maintenant, beaucoup de travail a été accompli mais principalement pour préparer le terrain.Nous en sommes à l'heure de vérité pour aboutir à des résultats tangibles.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 ACTUALITÉS Les producteurs laitiers en ont ras le bol 3 JÊ Pour Claude Rivard, il n'y a aucune raison de négocier.nil ne ^°'s ^e P'us< 'es Américains et les Cana-W diens sont en désaccord sur une question d'importation et d'exportation», a déclaré le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.Claude Rivard, au cours d'une conférence de presse tenue à Montréal le 20 février dernier.MM.Rivard et Osterhoff.représentant les producteurs laitiers du Canada, demandaient au premier ministre.Jean Chrétien, d'intervenir fermement en leur faveur auprès du président américain, Bill Clinton, lors de sa visite au Canada les 23 et 24 février dernier.Ils ont demandé au gouvernement canadien d'interrompre immédiatement tout pourparler avec les États-Unis sur les allégations à l'effet que les dispositions de l'ALENA empêchent l'adoption des équivalents tarifaires ayant fait l'objet des annexes commerciales du GATT.Les États-Unis contestent le droit du Canada de convertir ses quotas d'importation en équivalents tarifaires.Ils prétendent que tous les équivalents tarifaires négociés au moment du GATT ne sauraient s'appliquer aux échanges commerciaux bilatéraux aux termes de l'article 401.1 de l'accord de libre échange (ALÉ) qui a été intégré dans l'ALENA.Les producteurs laitiers du Canada ont obtenu une opinion juridique selon laquelle les droits et les obligations du Canada aux termes du GATT sont de fait reconnus dans l'ALÉ et l'ALENA.Avis de recherche à l'ITA de Saint-Hyacinthe L'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hya-cinthe procède actuellement à l'opération mise à jour de sa liste de diplômées et diplômés qui se chiffre à plus de 3 200.Pour ce faire, les gens qui ont obtenu un DEC s l'Institut sont invités à communiquer avec Johanne Loisellt ou Yves Chabot au (514)778-6504 ou par telecopies (514) 778-6536 afin de fournir leurs coordonnées.Cette importante opération servira à lancer une invita tion au début du mois d'avril pour les RETROUVAILLES 1995 qui auront lieu le samedi 3 juin 1995.Merci de votre collaboration.On veut notre porc Le Syndicat des producteurs de porcs de Lanaudièrea émis, en février dernier, un communiqué dans lequel il dénonce la convention de mise en marché du porc établie par la Fédération des producteurs de porcs.Selon le communiqué, cette convention, en vigueur depuis le 1er janvier 1994, accorde des quotas aux abattoirs en opération et ne laisse aucune place à la venue d'un nouvel abattoir ou au redémarrage des opérations de l'abattoir de Saint-Esprit Bref, cet abattoir se voit refuser l'accès à sa matière; première: le porc.On dénonce également l'attitude de la Fédération qui agirait dans ce dossier à rencontre de l'intérêt des producteurs de porcs.Le Syndicat déplore que 250 000 porcs produits dans Lanaudière sont expédiés à l'extérieur de la région, notam ment au Bas-Saint-Laurent, alors qu'ils sont aux portes du L'abattoir de Saint-Esprit au coeur de la polémique.plus grand marché de consommation qu'est Montréal, et à 20 minutes des entrepôts de viandes situés à Laval.Selon le secrétaire de la Fédération des producteurs de porcs.Benoit Désilet, le communiqué émis par le Syndical n'apporte rien de nouveau dans le dossier.M.Désilei souligne que les conditions pour démarrer toute nouvelle entreprise d'abattage étaient très claires et déjà stipulées dans la convention de mise en marché du porc au moment où les gens de Lanaudière ont acquis l'abattoir.«Les gens du Syndicat de Lanaudière ont donc agi en toute connais sance de cause», conclut-il.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 Dindon: brisez la routine Les Producteurs de dindons du Québec mènent une campagne de promotion intitulée «Misez sur le dindon, c'est gagnant!».La po-' pulaire comédienne Louise Laparé, qu'on retrouve chaque semaine dans le téléroman Ent'Cadieûx, est la porte-parole de cette campagne.Les Producteurs de dindons ont entrepris depuis quelques années d'élargir la consommation de leur produit et de ne plus la limiter à la période des fêtes.On fait maintenant la promotion du dindon pour toutes les occasions et à toutes les sauces.Selon Louise Laparé, le dindon est plus qu'un choix santé, c 'est aussi une viande délicieuse et simple à préparer.quand on a le goût de briser la routine.Louise Laparé ^ a le goût de briser la routine.m Séparation du Québec: danger! (.) Il est difficile de prédire quelle sera la viabilité économique du Québec rural en cas d'indépendance.Pour ma part, je pense néanmoins que l'indépendance du Québec risque de placer la viabilité économique des communautés rurales dans une situation très précaire.(.) Si le Québec se sépare du Canada, tien ne pourra plus arrêter les Etats-Unis.Puisque les Américains souhaitent exporter leurs produits au Canada, il ne fait aucun doute que ceux-ci refuseront de maintenir les tarifs douaniers dans le cadre d'un accord qui admettrait le Québec indépendant au sein de V ALÉN A.Cela est évidemment hors de question.Voilà qui portera un rude coup à 'économie rurale du Québec et acculent, au mieux, de nombreuses exploitations laitières à la faillite, avec les dit! icultés économiques que cela suppose pour les exploitants comme pour leurs communautés, et infligera, au pire, des changements majeurs au paysage rural du Québec.Le Québec doit également savoir que sa séparation du reste du Canada compromet 1 ' appartenance tant du Québec que du Canada au Groupe des Sept et se soldera par un recul phénoménal du rayonnement économique des deux pays.Selon moi, la disparition de cette influence économique, alliée à la rupture du front uni que nous avons jusqu'à présent réussi à opposer aux États-Unis, entraîneront l'effrondrement du «reste du Canada» et, partant, son incapacité à défendre ces tarifs douaniers.L'agriculture du Québec en pâtira, au même titre que l'agriculture et les communautés rurales du reste du Canada.Roger B.Buckland, pii.d, agi-., f.a.i.c.Vice-principal de l'Université McGill (campus Macdonald) Envoyez-nous vos opinions sur le référendum, le Bu Ile! in se fera un plaisir d'en publier le plus possible.La Semaine horticole a le pouce vert La Semaine horticole s'est tenue en février dernier à Saint-Hyacinthe.La coordonnatrice de l'événement.Alyne Savary, est très satisfaite du succès remporté.Depuis deux ans, la Semaine horticole regroupe toutes les filières horticoles sauf l'horticulture ornementale.«Nous sommes très heureux d'avoir atteint pour la première fois le chiffre de 1 200 visiteurs.La Fédération des producteurs maraîchers, qui est responsable de la coordination de la semaine, se félicite également de son initiative», a déclaré Mme Savary quelques jours après l'événement.La Semaine horticole s'enorgueillit également d'attirer l'industrie puisqu'un nombre record d'exposants (plus de 90) ont monté des stands et offert leurs produits et services aux visiteurs.La coordonnatrice de la Semaine horticole, Alyne Savary AGENDA 17 mars Colloque en agrométéorologie (CPVQ) Auberge Universel, Drummondville 17 au 19 mars Congrès annuel de l'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec Manoir Saint-Sauveur, Saint-Sauveur-des-Monts 22 et 23 mars Congrès des aviculteurs Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 28 mars Soirée-conférence: Les cultures de biomasse et les marchés industriels Campus du Collège Macdonald, Sainte-Anne-de-Bellevue LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 7 PERSONNALITE DU MOIS Rena Martin Leader des agricultrices «Les objectifs de la Fédération des agricultrices n'ont pas changé, dit la nouvelle présidente, mais on porte maintenant un regard plus large.» par Aubert Tremblay Aentendre la nouvelle présidente de la Fédération des agricultrices du Québec, on mesure le chemin parcouru depuis la création de la Fédération.Il suffit de l'écouter expliquer posément ses dossiers, dans sa maison de Saint-Pie, pour comprendre que les femmes n'en sont plus aux batailles épiques.Prenez les thèmes chers à Rena Martin: la valorisation de la profession et la qualité de vie.Ajoutez-y les deux projets plus immédiats de la Fédération: concevoir un système de garderies enfin adaptées au milieu rural et revitaliser le milieu en appuyant des projets de transformation et de commercialisation.De tout ça, seules les garderies touchent plus particulièrement les femmes.Revirement?Pas vraiment.Continuité, plutôt.Ce n'est pas Rena Martin qui a apporté cette nouvelle vision dans ses bagages, mais elle en est le reflet.Elle et tout son exécutif, qui comporte deux autres nouvelles venues parmi ses cinq membres: Guylaine Leclerc, de la région Gaspé-sie-Iles-de-la-Madeleine, et Rita Tremblay, de la Côte-du-Sud.Une vision globale de la ferme «Les objectifs n'ont pas changé, précise la nouvelle présidente, mais on porte maintenant un regard plus large.» Elle est consciente que le discours des agricultrices a pu brusquer quelques hommes dans le passé.Son mari Robert ne se gêne d'ailleurs pas pour évoquer certains articles donnant l'impression que les femmes étaient seules dans leur ferme.«Plusieurs producteurs étaient mal à l'aise là-dedans, Aubert Tremblay esi journaliste.Robert et Rena Martin ont su transmettre leur amour de la terre à leurs quatre enfants.admet Rena Martin.Je veux revenir à un équilibre.Les femmes ont avancé rapidement depuis que la Fédération a été créée.Maintenant, il faut avoir une vision globale de la ferme.» - Mais il reste encore du chemin à faire, à son avis, pour que la femme prenne la place qui lui revient.Rena Martin déplore notamment l'image que plusieurs ont d'elles-mêmes.«On peut se considérer agricultrice même si on fait seulement de la comptabilité», fait-elle remarquer.Et puis, on voit encore peu de femmes dans les syndicats de base.On sent pourtant qu'il y a une bonne ouverture d'esprit chez les hommes, dit-elle.Il faut motiver les femmes.Leur rappeler que si elles prennent des décisions dans leur ferme, elles sont capables d'en prendre dans les syndicats!» D'ici à ce que les femmes se mettent à entrer massivement à 1 ' UPA par la porte des hommes, la Fédération devra donc continuer à leur faciliter le passage.Reste à trouvercomment faire pour qu'elles aient moins souvent le rôle de secrétaire, dans les assemblées à majorité masculine.Reste aussi à imaginer des services de garde mieux adaptés.Sur ce point, Rena Martin croit que l'on est rendu à une étape1 critique.«Ça démarre ou ça tombe», estime-t-elle.La Fédération cherche actuellemeni à implanter un projet pilote de service de garde dans la Montérégie.On pense utiliser les services de gens résidam dans les rangs, au lieu de demander aux agricultrices d'amener leurs enfants au village.Il faudra aussi imaginer une rotation impliquant des producteurs de plusieurs types de ferme.Les heures critiques d'un producteur de porc n'étant pas les mêmes que celles d'un producteur de lait, la personne en charge de la garde pourrait peut-être ainsi compléter ses journées.Quant au projet de revitalisation du milieu rural, il est peut-être encore plus ambitieux.Il dépendra surtout de l'implication du MAPAQ.Au moment de la rencontre avec le Bulletin, n'avait pas encore été présenté au ministère et on n'avait pas d'idée de l'accueil qui allait lui être réservé.Mais Rena Martin est optimiste.«Ça va exactement dans le sens de la vision du MAPAQ», dit-elle.L'idée, c'est d'aider celles et ceux qui veulent trans- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 former les produits de leur ferme pour les commercialiser eux-mêmes.On pense à de petits projets touchant des produits comme le sirop d'érable ou le lait bio, qui permettraient de créer de l'emploi et de garder des fermes en opération.L'agriculture dans le sang Rena Martin était née pour l'agriculture.Avec son mari, Robert, elle a transmis le goût de la terre à tous ses 'enfants, sans exception! Leurs trois fils travaillent en agriculture.L'aîné, Jean, élève des truies en plus d'être actionnaire de la ferme familiale.Le benjamin, Rémi, espère devenir partenaire bientôt.Celui du milieu, Eric, travaille pour Comax, une coopérative agroalimentaire.Cette année, leur fille Martine a décidé d'aller à l'ITA.Comment les Martin leur ont-ils transmis l'amour de la ferme?Probablement par contagion, tout simplement.«Il ne faut pas trop exiger des enfants», précise Robert.Ce qui est certain, c'est que les Martin en ont eu bien besoin de leur amour des animaux durant la terrible année de 1974, quand une vague de brucellose leur est tombé sur le dos.Mortelle, la vague: ils ont renouvelé tout leur troupeau en moins de quatre ans.L'étable était toute neuve.Sans parler qu'à la même époque on diminuait de 20 % les quotas laitiers! De quoi presque regretter de ne pas avoir vendu plus tôt le troupeau pour se lancer dans l'élevage porcin.Mais Rena et Robert Martin ne se découragent pas facilement.Tant qu'à racheter des bêtes, ils ont opté pour des Holstein pur sang.A part l'agriculture, Rena Martin a aussi le syndicalisme dans les gênes: ses trois sœurs se sont impliquées dans le syndicat des agricultrices de Saint-Hyacinthe, que Rena Martin a présidé de 1991 à l'an dernier.Mais ce deuxième amour entre parfois en conflit avec le premier.Ces temps-ci, elle est absente de la ferme deux jours par semaine.«La semaine passée, je suis revenue à la maison à 10 heures du soir!», souli-gne-t-elle.Ajoutez à ça ses réunions hebdomadaires pour la commission de crédit de la caisse populaire du village.Heureusement, le plus jeune des fils, Rémi, était justement entre deux sessions de l'ITA quand Rena Martin est entrée à la Fédération, l'automne dernier.Et puis, la présidente peut facilement se consoler en se disant qu'elle laisse la ferme entre de bonnes mains.L'entreprise appartient à la famille de la mère de Robert depuis cinq générations.Elle repose sur 80 hectares, plus 17 loués.L'étable abrite 40 Holstein donnant en moyenne 9 000 kilos de lait chacune.Rena Martin s'occupe surtout de la comptabilité et de la gestion informatisée.Elle fait, avec ses deux partenaires, au moins un budget prévisionnel par an.Elle et son mari sont des fidèles de leur syndicat de gestion.Ils ont même participé à une sorte d'analyse de groupe maison il y a quatre ans: les représentants de neuf fermes se réunissaient pour échanger leurs chiffres.Dans ses temps libres, Rena Martin lit.des magazines agricoles surtout.Et, une semaine par an, les Martin font le tour d'une région du Québec.en frappant aux portes d'autres agriculteurs.On est producteur ou on ne l'est pas! ¦ -'?"SILAWRAP" Le choix des connaisseurs MODELE REMORQUE Plusieurs modèles et options disponibles: • Rampe hydraulique de déchargement • Arrimage et coupe automatique du film • Compte-tours, etc.liVArtlPI^lIlH Pour l'agriculteur I\V 'C- E 11 MC\11 %1 créatif et visionnaire Pouvez-vous "prendre des chances" avec des grands sacs (boudins) qui "gonflent".puis se "dégonflent", provoquant des déchirures vulnérables à la battance du vent et de la pluie?La technique SILAWRAP de KVERNELAND: Pour s'assurer que chaque balle est parfaiternent isolée et protégée hermétiquement.Demandez votre copie gratuite d'une documentation très explicite sur " L'ensilage en balles rondes'.(- JEI l/v a r n 1 ja n H 1 ^OO Rocheleau, Drummondville iwerneutna (Qc) |2C 5Y3 té|.(8]9) 477.2055 MODELE PORTÉ (SUR 3 PT.) DOCUMENT 'L ENSILAGE EN BALLES RONDES' ?NOM DÉPUANT ?ADRESSE TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR BA-03-95 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 9 NAVIGATOR 800/1000 gal.TRAÎNÉS avec RAMPE EAGLE Logiciel de gestion financière Les agriculteurs auront bientôt à leur disposition un nouvel outil pour les aider.Grâce à l'entente Québec-Canada sur la gestion agricole, des représentants du campus Macdonald de l'Université McGill et de Solutions en gestion agricole ont travaillé à développer un programme informatisé de gestion financière agricole pour le marché des agriculteurs québécois.Le logiciel calcule le coût de production, effectue une analyse de rentabilité, justifie la participation aux programmes d ' assurance-récolte et de stabilisation du revenu et fournit un taux de risque pour la production en question.Il produit aussi des états actuel et prévisionnel des revenus et dépenses, des bilans actuel et prévisionnel, un rapport sur les mouvements de la trésorerie, un rapport sur la situation financière, une analyse de l'exploitation et un certain nombre d'autres états financiers et feuilles de calculs.Renseignements: Francine Poissant, 1 -800-710-9056.¦ Jean Laberge Peintre en bâtiments 27 ans d'expérience Peinture au fusil.Arrêt des fuites d'eau.Réparation eî vissage de tôle sur toit et clocher d'église, bâtiments de ferme, entrepôt, silos, etc.64, Richardson Beauharnois (Québec) J6N 2T8 Tél.: (514) 429-5369 L'aisance d'un navire à (a mer et ta précision d'un oiseau de proie.Rampe hydraulique EAGLE de 45 à 90 pieds avec suspension brevetée SPA: garantie d'une hauteur de rampe constante de jet à jet.Repli et inclinaison individuels des sections de rampes.Réservoirs arrondis en polyethylene pour un mélange optimum des produits.Puisard le plus profond de l'industrie.Bas de cuve en pente pour une vidange complète.Essieux à grand dégagement (pneus 13.6 x 38) ou tandem (pneus 12.5L x 15) ajustables.Essieu fixe de 120 pouces également disponible.Systèmes de pompes à membrane ou centrifuge avec réglages électriques à vannes motorisées et pression constante.Débit proportionnel HARDIMATIC disponible avec la pompe à membrane.Les concessionnaires HARDI suivants sont parmi les meilleurs du Québec et vous offriront un excellent service.Consultez-les! 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inc.St-Roch-de-l'Achigan A.Henri S Fils inc.St-Thomas-de-Joliette Équip.G.Gagnon inc.Upton Équip, A.Phaneuf inc.Varennes René Riendeau inc.Vicloriaviile Garage Maurice Leblanc Wotton Équip.Proulx S Raîche Voyez votre concessionnaire Hardi dès aujourd'hui 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 s s $ s $ $ S $ î 5 $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ s $ $ $ $ $ $ s $ s $ $ $ s $ $ s $ $ s $ s s $ $ $ $ s $ $ $ s s $ s s s s s $ s GESTION Avec la comptabilité de gestion, on voit plus loin Le total des revenus et des dépenses, ça ne sert que pour l'impôt.Votre ferme ne mérite-t-elle pas un peu plus?par Michel Dostie Al'occasion, quand les travaux de ferme lui en laissent le temps, l'agriculteur fait sa comptabilité.Il sait l'importance de connaître les revenus et les dépenses de l'exploitation.À la fin de l'année, un comptable préparera le rapport d'impôt en s'assurant que l'agriculteur profitera de tous les avantages auxquels il a droit.Mais cette forme de comptabilité peut-elle répondre à des questions comme: Combien coûte un hectolitre de lait?À quel montant se chiffre la culture d'un hectare de maïs?Est-ce plus rentable de faire récolter à forfait plutôt que d'acheter une batteuse?Avons-nous les moyens de prendre des vacances?Si l'agriculteur, en tenant sa comptabilité, ne pense qu'à l'impôt, il a peu de chances de trouver les réponses à ces questions que posent pourtant les conseillers en financement.Une condition de réussite Aujourd'hui, l'agriculteur n'a pas le choix, il doit tenir une comptabilité.Il doit donc prendre le temps d'inscrire d'une façon ou d'une autre tous les revenus et toutes les dépenses de sa ferme.Alors, puisqu'il faut le faire, pourquoi ne pas le faire de façon à mieux connaître son entreprise pour ainsi prendre les meilleures décisions?Selon le Groupe Géagri, un organisme qui vise à favoriser le développement de la gestion agricole, la comptabilité de gestion est une condition de réussite des entreprises agricoles et même, dans certains cas, nécessaire à leur survie.«La comptabilité de gestion, ce n'est pas une forme de comptabilité nouvel-Michel Dostie est journaliste et consultant équin.0 111-> Puisque de toute façon, il faut tenir une comptabilité, mieux vaut le faire de façon à bien connaître son entreprise pour ainsi prendre de meilleures décisions.lement mise au point pour servir les intérêts des agriculteurs.Il s'agit plutôt d'une bonne comptabilité, comme en tiennent tous les comptables des entreprises des autres secteurs de l'activité économique», dit Jules Beaudoin.du service de comptabilité de l'UPA de Saint-Hyacinthe.Il en est de plus en plus question dans le milieu agricole, car les nombreuses difficultés rencontrées pour opérer une ferme rentable exigent beaucoup plus d ' informations.Traditionnellement, les producteurs avaient plutôt tendance à tenir une comptabilité très simple dans laquelle on ne retrouvait que deux informations: le total des revenus encaissés et le total des dépenses payées durant l'année.Ce type de comptabilité à partie simple, servant uniquement aux fins fiscales, peut difficilement être utile à la gestion de la ferme.En plus, si une erreur s'est glissée en cours d'exercice, l'agriculteur ne pourra pas s'en rendre compte car on ne peut pas vraiment faire balancer les chiffres.La comptabilité de gestion se présente plutôt en partie double.Pour chacune des transactions, le montant sera inscrit à deux endroits que l'on nomme débit et crédit.Ceci permet, par exemple, en payant une facture de moulée, d'inscrire qu'il s'agit d'une dépense payée comptant ou par chèque et, le cas échéant, de savoir de quel compte le chèque a été tiré.Comme il y a deux entrées pour chaque transaction, l'agriculteur peut s'assurer que la comptabililté balance car les débits doivent être égaux aux crédits.La comptabilité de gestion se distingue aussi par le fait qu'il s'agit d'une comptabilité d'exercice, c'est-à-dire qu'elle doit tenir compte de toutes les transactions survenues au cours des 12 derniers mois.Ce genre de comptabilité exige que soient comptés tous les revenus et toutes les dépenses réalisés au cours de l'exercice, que ces revenus aient été encaissés ou non et que ces dépenses aient été payées ou non.Imaginons un peu l'effet sur les états financiers d'un agriculteur qui encaisserait, durant une même année, des ventes de céréales de l'année en cours et de l'année précédente.Pour ces deux années, les états financiers LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 11 Changez de direction sans débrayer.Obtenez une boîte à 12 rapports synchronisés et à inverseur hydraulique assisté sur un tracteur de série 5000 Avec un tel équipement, un 5200 (40 HP), un 5300 (50 HP) ou un 5400 (60 HP) est parfait pour les travaux au chargeur.Le levier de l'inverseur intégré au tableau de bord permet de passer de la marche avant à la marche arrière, et vice-versa, sans débrayer.La position de point mort veille à une modulation douce et sans à-coups.Vous obtenez 12 rapports 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compte de ses connaissances, de la complexité qu'aura la comptabilité en fonction des différentes activités de la ferme ou de la quantité d'informations qu'il désire obtenir sur chacune des productions de son entreprise.La comptabilité peut également être tenue par un comptable ou un conseiller mais, selon Gaétan Villeneuve, consultant en économie agricole, il est préférable que la comptabilité soit tenue par l'agriculteur ou un membre de sa famille.Si la comptabi- 1 s s $ s s $ s $ $ s s s s $ $ s $ $ s s s s $ s s $ s lité est tenue par une personne qui n'est pas impliquée dans l'entreprise, les agriculteurs ne s'y retrouvent pas et peuvent difficillement s'en servir pour prendre des décisions.«Des chiffres pour agir» Pour l'équipe du Géagri, c'est par choix que l'agriculteur fait de la comptabilité de gestion, car cet outil doit d'abord servir ses intérêts en faisant «parler les chiffres».Ainsi, l'agriculteur pourra suivre l'évolution de son entreprise année après année, comparer ses résultats avec ceux des autres producteurs, préparer des budgets avec plus de précision et ainsi prendre des décisions plus éclairées.Selon le président de la Société de financement agricole, Michel Saint-Pierre, la comptabilité précise est un outil essentiel à la gestion d'une ferme.Depuis 1991, l'organisme qu'il dirige exige de ses clients des états financiers construits non pas d'une comptabilité de caisse mais plutôt d'une comptabilité d'exercice.Selon M.Saint-Pierre, cette exigence n'a pas vraiment posé de problèmes, les agriculteurs en ayant vite s s s s $ s $ $ $ s s $ s s s s $ s s s $ $ $ $ s $ $ $ saisi les avantages.Parmi ces avantages, le président rappelle que les conseillers en financement de la Société peuvent maintenant autoriser un prêt en fonction des capacités d'une entreprise plutôt que de juger tous les projets en les comparant à la moyenne établie pour cette production.De plus, cette exigence permet à la Société de financement de considérer la capacité de gestion d'un demandeur de prêt et non pas de se fier uniquement à la valeur de sa ferme.De plus, rappelle M.Saint-Pierre, le personnel de la Société de financement, à partir des résultats compilés sur une base d'exercice, peut déceler certains dangers avant qu'ils ne mettent l'entreprise en péril.Les agriculteurs peuvent donc, au bon moment, faire les changements qui s'imposent.Selon Jules Beaudoin, si l'agriculteur préfère tenir une comptabilité de caisse, il est facile pour un comptable, en considérant les comptes à recevoir, les comptes à payer et les inventaires, de produire des états financiers sur une base d'exercice qui présentent fidèlement la situation de la ferme et facilitent la prise de décision.¦ N'oubliez pas LES JOURS DEKALB 20 au 25 MARS.1995 Votre Agent DEKALB tiendra LES JOURS DEKALB du 20 au 25 Mars, 1995.Payez pour votre semence durant LES JOURS DEKALB et obtenez un escompte de 4% sur votre commande.Vous obtiendrez aussi une casquette DEKALB spéciale édition.Ainsi, planifiez visiter votre Agent DEKALB durant LES JOURS DEKALB du 20 au 25 Mars.Prenez avantage des économies et de l'offre spéciale de la casquette DEKALB.DEKALB Canada Inc.1-514-799-5228 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 13 FINANCE s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ Profitez au maximum de vos REÉR Les REER demeurent un excellent abri fiscal et offrent un rendement plus qu'intéressant.par Pierre Piché La dette combinée des gouvernements du Canada dépasse maintenant 661 milliards de dollars.Le gouvernement fédéral envisage donc divers moyens d'augmenter ses revenus et de réduire les abris fiscaux.ESSAYEZ ÇA UN PEU! DE LA DÉLICATESSE Les systèmes de manutention en vrac ont été créés avant tout pour assurer plus d'efficacité dans les grandes exploitations.Hélas! Ils sont parfois synonymes de manutention rude.Voilà pourquoi votre concessionnaire Unverferth doit être votre source unique pour obtenir une gamme complète d'équipement de manutention en vrac capable de traiter avec délicatesse la semence et le grain.Ainsi, notre vis sans pareille avec barrettes à brosse est idéale pour acheminer les semences de haricots et fèves et les autres semences fragiles.Les soies compactes donnent un balayage délicat au rebord des barrettes pour acheminer en douceur la semence au semoir et restreindre la contamination variétale.Les barrettes à brosse existent aussi en option sur les vis de 6" Unverferth pour camions et coffres à grain afin de répondre à vos besoins d'ensemensement et de récolte.De fait, pour tous vos besoins de manutention en vrac, voyez dès aujourd'hui votre concessionnaire Unverferth.En effet, un peu de délicatesse peut vous mener loin.Unverferth Manufacturing Company, Inc.P.O.Box 357 • Kalida, Ohio 45853 (419) 532-3121 • FAX (419) 532-2468 1-800-322-6301 Votre représentant des ventes: Georges Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 S S S S S S S S S S S S S S $ S S S S $ $ $ $ $ % js Il a déjà éliminé l'exemption à vie de 100 000 $ sur les gains en capital et a mis en place des mesures de récupération de la pension de la sécurité de la vieillesse.Même si le ministre des Finances a donné l'assurance, en décembre dernier, qu'il ne touchera pas aux REER, la plupart des gens se de mandent combien de temps cette promesse tiendra.Il vaut donc mieux en profiter pendant qu ' il est encore temps Jeannine est agronome-consultante et voit clair.L'an dernier, elle n'a pas versé la cotisation maximale dans son REER, mais elle ne veut plus courir le risque de perdre des avantages Fis-j eaux.Compte tenu de ses droits de cotisation inutilisés, son plafond REÉR 1994 est rendu à 7 000 $, incluant les cotisations mensuelles déjà versées.Elle a fait un choix judicieux, profitable et très légal.Des économies d'impôt aujourd'hui et demain Son jeune frère, Patrice, gagne un salaire qui le place dans une tranche d'imposition de40 %(30 000$).Cette année, il a 6 000 $ à investir provenant de son «bonus» de 1994.S'il place son argent à l'extérieur de son REER, le montant est imposable en 1994, de sorte qu'il ne lui reste que 3 600 $ à investir.Dans l'hypothèse d'un rendement de 8 %, imposé à 40 %, le placement ne rapporte en réalité que 4,8 %.Compte tenu de ce taux, Patrice aura accumulé seulemenl 9 195 $ en 20 ans.Si Patrice verse 6 000 $ dans son REÉR avant le 28 février 1995, il évitera 2 400 $ en impôt dès cette an née et sa cotisation au complet commencera à fructifier tout de suite.La croissance des fonds dans un REER bénéficie d'un report d'impôt.Après 20 ans de capitalisation, le montant initial de 6 000 $ se sera accru pour passer à 27 996 $, avec un taux de rendement de 8 %.Patrice paiera évidemment des impôts lorsqu'il retirera son argent.Puisque son objectif consistait à avoir à la retraite le même revenu qu'aujourd'hui, son taux d'im position sera probablement de ce qui lui laissera 16 780 $.Patrice n'a donc aucune hésitation.Il décide de cotiser à son REER et prévoit s'enrichir de plus de 7 500$ en 20 ans.à partir de la cotisation d'une seule année! ¦ Pierre Piché est conseiller en planification financière pour le Groupe Investors à Saint-Hyacinthe.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 s s s s s s s s s s $ s S S S S S S $ S S S S S S $ $ S $ $ S S S S S S S S $ S S 5 s s s $ s s s COMMERCE INTERNATIONAL Au pays du libre marché, on réglemente quand même Les Néo-Zélandais ont voulu éviter que les exportateurs ne se retrouvent tous sur les mêmes marchés et ne se coupent les prix.par Noëlla Jean La Nouvelle-Zélande est souvent citée en exemple lorsqu'on parle du retrait de l'intervention de l'État dans le secteur agricole.Ce pays a effectivement coupé tout soutien direct aux producteurs agricoles il y a 10 ans.Il ne faut toutefois pas croire que tout a été laissé aux forces du marché.Au contraire, la mise en marché de plusieurs produits agricoles est restée très organisée ou très réglementée pour employer un terme qu 'on croyait banni du pays.Les Néo-Zélandais réglementent la vente de leur viande sur les marchés internationaux, en utilisant un système de gestion de l'offre qui partage le marché entre les vendeurs.Bien que la Nouvelle-Zélande ne soit responsable que de 0,6 % de la production mondiale de viande, elle demeure un intervenant majeur sur les marchés internationaux.Ce petit pays détient 50 % du commerce mondial de l'agneau.Pour le bœuf, cette part est de 7 %.Plus de 85 % de la production néo-zélandaise d'agneau et de bœuf est exportée.Ces deux productions comptent à elles seules pour plus de 30 % des recettes provenant des exportations de produits agricoles.Un système de gestion sous forme de licence En Nouvelle-Zélande, pour abat-ire, transformer ou exporter la viande, toute entreprise doit posséder une licence d'abattage ou d'exportation de viande.Les licences d'abattage sont délivrées par le Ministry of Agriculture and Fisheries (MAF).Pour les obtenir, le requérant doit satisfaire aux N"clla Jean esl agro-économiste à l'emploi du MAPAQ.Cet article a clé rédigé alors qu'elle était jftercheure autonome à Lincoln University en Nouvelle-Zélande.Les Néo-Zélandais veulent devenir «le fournisseur préféré de viande sur des marchés sélectionnés».nonnes d'hygiène, de construction et d'entreposage.Il doit aussi se doter d'un programme d'assurance de la qualité du produit.De plus, toutes les entreprises de transformation doivent rencontrer les exigences sanitaires des pays de la CEE, des États-Unis et du Canada.Les licences d'exportation sont délivrées par le New Zealand Meat Producers Board (NZMPB) qui couvre les productions d'agneau, de bœuf, de cheval et de chèvre.Les licences sont accordées pour des marchés et des produits spécifiques.Ainsi, une compagnie peut détenir une licence pour vendre des coupes de v iande fraîche sur un marché alors qu'une autre entreprise vend sur le même marché des produits congelés.Toute compagnie qui désire exporter ou étendre ses opérations doit en faire la demande au NZMPB.Pour obtenir une licence, le requérant doit faire preuve de sa compétence en affaires, montrer qu'il va opérer de façon à maintenir la réputation des viandes néo-zélandaises et planifier les innovations qu'il entend réaliser dans les produits et les services à la clientèle.Les Néo-Zélandais n'ont pas jugé utile de déréglementer la mise en marché de leurs exportations agricoles.Au contraire, on a voulu éviter que les exportateurs ne se retrouvent tous sur les mêmes marchés et ne se coupent les prix les uns les autres pour écouler leurs produits.La concurrence avec les autres pays est déjà assez forte dans ce domaine.Le Board préfère donc répartir les marchés entre les différents vendeurs.On limite ainsi l'offre sur chacun des marchés et on maximise les recettes obtenues pour les exportations de viande.Cette gestion de l'offre permet aussi d'exercer un contrôle sur la qualité du produit et de garantir une mise en marché efficace.Le système de licence géré par le Board est basé sur sept grandes régions: l'Afrique, l'Asie, les Caraïbes, le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord, le Pacifique et l'Amérique du Sud.Les licences sont aussi liées aux types de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 15 s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s $ $ s s s produits allant de la carcasse congelée aux produits surtransformés.Les exportateurs peuvent en principe demander une licence à l'exportation vers n'importe quel pays, la plupart des marchés étant ouverts.Pour les nouveaux venus, le Board délivre une licence spéciale qui permet à toute entreprise de tester le marché.Un mécanisme utile puisqu'en 1993, 32 compagnies utilisaient cette licence pour une phase d'essai sur les marchés.Ces compagnies peuvent par la suite obtenir leur propre licence si la période d'essai a donné des résultats concluants.plusieurs compagnies tentent de percer sur un même marché, cela n'aurait pour résultat que de faire diminuer le prix au bénéfice de l'acheteur.Le Canada est aussi un marché à accès limité, seule la New Zealand Lamb Company (North America) détient une licence pour y vendre de l'agneau.Cet accès limité est remis en question avec l'adhésion du Canada à une zone de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.Aux États-Unis, le marché a été limité jusqu'en 1987.Le Board a ensuite ouvert le marché.Plusieurs compagnies ont démontré que ce marché offrait plus d'op- Le Board a donc le pouvoir de répartir les marchés entre les différents vendeurs en exerçant une certaine discrimination.Cette discrimination est fonction des caractéristiques des marchés et des habiletés en marketing des requérants.Le Board n'agit pas seul, toutes les questions de partage des marchés sont discutées par le Meat Planning Council.Cette organisation regroupe tous les hauts dirigeants des grandes compagnies, des représentants du Board et les petits exportateurs.Des marchés protégés Dans certaines circonstances, le Board peut n'autoriser qu'une seule compagnie, ou un seul consortium de compagnies, à vendre sur un marché donné.Dans le cas d'un marché en développement, cela permet à l'exportateur de s'implanter sans avoir à subir la concurrence d'autres exportateurs.Ainsi, les importants investissements consentis par un exportateur pour promouvoir un produit ne peuvent profiter à une autre compagnie néo-zélandaise qui viendrait vendre son produit sur le même marché.Actuellement, le Mexique est un marché en développement, le Board a accordé à un consortium de compagnies une licence d'accès limité à ce marché.La limitation d'accès d'un marché à une seule compagnie est aussi utilisée sur les marchés où.une agence gouvernementale est le seul acheteur.C'est le cas de huit pays du Moyen-Orient.De fait, il ne serait pas utile que portunités que ne pouvait en saisir la New Zealand Lamb Company, alors l'exportateur unique.Il faut toutefois noter que les marchés à accès limité ne sont pas nombreux (environ 12 pays).Le Board réévalue chaque année la pertinence de maintenir ou non un accès limité suivant les conditions du marché.Ce système de gestion de l'offre sur les marchés ne limite en rien la capacité de produire des producteurs agricoles néo-zélandais.Ils peuvent décider eux-mêmes de leur niveau de production.Ils peuvent aussi choisir de vendre à l'abattoir qui leur offrira le plus, sachant toutefois que les prix qu'ils obtiendront sont en lien direct avec ceux prévalant sur le marché international.Les producteurs agricoles sont très impliqués dans les compagnies qui exportent la viande.On estime qu'environ 75 % du volume est transigé via des compagnies où les producteurs détiennent des parts majoritaires.Par ailleurs, en 1993, 18 des 54 compagnies qui détenaient des licences d'exportation transigeaient les trois quarts des volumes exportés.Ces 18 compagnies sont également impliquées dans l'abattage et la transformation.Le partage des marchés ne réduit pas la concurrence interne entre les abattoirs.Depuis 1982, année où le troupeau ovin a atteint un sommet de plus de 70 millions de têtes, le cheptel ovin a décru pour se stabiliser autour de 50 millions de têtes, réduisant de ce S$$SSSSS$$$$$SS$$$$$$$$$$S$s fait le volume à exporter.En situation de surcapacité d'abattage, les trans-i formateurs, pour s'assurer un approvi-sionnement régulier, doivent être en!; mesure de supporter la concurrence des autres compagnies.Cela assure un j certain pouvoir de négociation aux i producteurs.Dans ce contexte de vive concurrence, une importante restructuration du secteur d'abattage est en cours.De nombreuses fusions se font entre compagnies mettant en commun l'exper tise et l'accès à des marchés.Mais! d'autres ne survivent pas à la compé tition.En mars 1994, le Groupe Fortex, j fortement impliqué sur les marchés! européen, asiatique et américain, déclairait faillite entraînant la perte de 1 800 emplois.Ce groupe avait ouved, il y a quelques années, l'usine d'abattage la plus moderne du pays.Les! producteurs en possédaient des parts importantes.Quelques mois plus tard, la compagnie Weddle New Zealand Ltd, la quatrième entreprise d'abattage en importance au pays, fermait toutes ses usines employant au total 3 200 personnes.Cette compagnie privée, fondée en 1911, possédait plusieurs liens d'affaires avec d'autres compagnies et était présente sur tous les marchés desservis par la Nouvelle-Zélande.Gérer d'abord les marchés Malgré la surcapacité d'abattage présente dans le secteur et la forte concurrence entre abattoirs qui en résulte et malgré aussi les nouvelles opportunités de marché que devaient permettre les derniers accords du, GATT, les Néo-Zélandais n'entendent pas augmenter les niveaux actuels dej production.En effet, le plan stratégique de développement de la produc-' tion de viande, lancé en 1993, mentionnait que le concept de marketing: du début des années 80 d'une mise en -marché de masse d'un produit à bas prix est maintenant révolu.Des pressions internes obligeaient à effectuer ce virage.La diversification des activités agricoles a fait en sorte que les] terres disponibles pour la production de viande ont été réduites et le seront probablement encore.Dans cette optique, les Néo-I Zélandais veulent miser sur une aug-| mentation de la valeur du produit des-| tiné à des marchés lucratifs.Autre-| ment dit, ils veulent devenir «le fournisseur préféré de viande sur des marchés sélectionnés».¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 APPRIVOISONS LE FUTUR Les satellites ont l'œil sur vos champs I es satellites m'ont permis de trouver les hybrides de maïs qui conviennent le mieux à mes champs», racontait Peter Murray lors de la dernière conférence sur le «no-till» tenue à Indianapolis en janvier dernier.Il n'en fallait pas plus pour que notre homme devienne la vedette de la journée.L'explication est pourtant simple.Les satellites peuvent épier les machines agricoles à la trace.Par exemple, il suffit de monter un ordinateurde bord dans la cabine de la moissonneuse, de le mettre en relation avec les satellites et voilà qu'il est en mesure d'enregistrer le rendement du champ, mètre par mètre.En fait, cette technologie de pointe est sur le point de révolutionner toute nos façons de cultiver si, évidemment, on peut choisir les hybrides les mieux adaptés aux conditions locales, moduler les taux de semis en fonction du sol, ajuster les doses d'engrais selon les besoins et appliquer les quantités exactes de pesticides là où il en faut.Qui pourra s'offrir une technologie qui coûte actuellement 2 $ par semaine par hectare, prix basé sur une surface minimum de 1 000 hectares?Les entreprises qui fournissent actuellement ce genre de services aux compagnies de camionnage ou aux policiers pour repérer des véhicules volés prétendent qu'elles seront bientôt capables d'offrir des prix concurrentiels pour les besoins agricoles.Les bénéfices attendus du repérage par satellites se mesurent tant du point de vue économique que du point de vue environnemental.Par exemple, les doses d'engrais seront automatiquement ajustées en fonction des besoins du sol.Certains champs en recevront plus, d'autres moins.Les doses de pesticides seront modulées en fonction des infestations et des types de mauvaises herbes.La pulvérisation sera faite à la carte et le pulvérisateur se coupera automatiquement à proximité des cours d'eau ou des puits.Fini le cauchemar des environnementalistes! D'autre part, ce sera beaucoup plus facile de faire ses propres tests de semences.En plus de déterminer les hybrides les mieux adaptés aux conditions locales, cette technologie prendra le contrôle du semoir.Celui-ci augmentera la population là où le sol le permet et réduira le taux de semis dans les parties les plus pauvres.Enfin, il s'agit de la trouvaille du siècle dans les pratiques culturales de conservation des sols.Fini l'à-peu-près.On aura un moyen de contrôler le type et la profondeur de travail les mieux adaptés à chaque type de sols en tenant compte de la pression des mauvaises herbes et de l'économie de carburant.Si vous pensez que tout ceci n'est pas pour vous, tenez-vous bien.Un groupe d'agriculteurs de l'est de l'Ontario utilise déjà cette technologie.Plus près de nous, les Consultants BPR de Québec s'occupent des agriculteurs d'ici pour qu'ils ne soient pas en reste.Les anges gardiens sont de retour.La prochaine génération sera électronique.¦ Simon M.Guertin Jjfl Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire 5 barres porte-dents 3" X3" - dégagement 21"sous bâti Dents en "C" à ressort, espacées aux 7" Herse- "peigne" de finition robuste, avec dents de 3/4" angulaires Choix de roues simples ou tandem (9.5L X 15") au centre ou sur les ailes Disponible de 1511" (27 dents) @ 31'(53 dents) Cultivateur à haut dégagement CO CD CD a 3.5" s-a 00 -d 5 3.S s eu = cd r— ° ffî, IP m S ?m < o (A < > n m (A o o co — § cd' S Z 5- e (A > "D a.=Z ro E s !t C CD TTty ~ CD p CD m 33 O Z (A m TJ Hb 0 0 o c TJ m =^ m* cd.i m 3 g eo g S ™ S Tl » E 3.E s- e m.eo a eo co o eo -a -H S en a, -H J! -ri S 35 â ^ Ci 1 = »IS |3j o -H CO » -h >; e-> S 3 » 3) > CO 0 z co eo 10 c= a o .» 1 ¦ g! "S o = -n eo -H =3§ £ cd 2 r co 2.3 ** 7^ ~"i fr.eo o ^ : s» £ -n eo & E ç^; crt cï -g 1 is-g ^ r" ^ « 3 -gl 9 5.< Q- eo 2.3 5> = ÈSr S " z p= m 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 CHEVAUX Percheron gris, Percheron noir, les deux font la paire Les chevaux d'André Coutu sont présents sur les terrains d'exposition à travers la province.«J'ai choisi les Percherons parce qu'ils sont plus près de l'homme», dit André Coutu.par Michel Dostie Dès l'âge de 12 ans, André Coutu achetait avec ses propres économies son premier cheval.Ses origines auraient dû le conduire aux chevaux Belges ou Canadiens comme ceux de la ferme familiale.Mais le destin lui réservait une surprise.En 1974, André Coutu achète, à Saint-Thomas de Joliette, une ferme qui compte un troupeau de 65 juments, 3 étalons et tout l'équipement nécessaire à la collecte de l'urine.Ces juments, même si elles ne sont pas de race pure, ont les caractéristiques de la race Percheronne.André Coutu découvre alors «des chevaux souples, vigilants et vigoureux mais faciles et pas nerveux.» De plus, aime-t-il à raconter, «les poulains, dès leur naissance, s'approchent sans crainte de l'homme».C'est le coup de foudre.Quatre ans plus tard, l'acheteur d'urine cesse ses approvisionnements au Québec.André Coutu veut quand même poursuivre ses activités d'élevage.Il sélectionne donc les meilleures juments de son troupeau afin d'élever des sujets répondant au nouveau marché qu'il convoite, celui de la vente de sujets d'élevage.Les expositions, un outii de mise en marché André Coutu était un visiteur assidu des expositions agricoles.Il voulait ainsi se faire une idée précise du type de chevaux qu'il devait garder.Il se souvient qu'avant sa première visite à l'Exposition royale d'hiver de Toronto, en 1981, il avait dans son troupeau deux juments dont il voulait se débarrasser.A son retour, il avait une toute autre opinion.Sa visite lui avait permis de «constater» l'évolution de la conformation des chevaux Michel Dostie est journaliste et consultant cquin.de trait.On recherchait désormais des animaux pour les compétitions présentées dans les expositions agricoles.Les deux grandes juments à l'allure raffinée, qui correspondaient peu au type du cheval de travail, devenaient, tout à coup, le type de cheval recherché.En 1984, André Coutu décide de participer à son exposition régionale, celle de Trois-Rivières.Cette année-là, il inscrit deux pouliches de deux ans et deux de trois ans.Dans les deux classes, les sujets d'André Coutu remportent la première et la deuxième places.Il décide donc de se rendre à Expo-Québec avec cinq sujets et y obtient trois premières places.Depuis ce temps, les chevaux d'André Coutu ont toujours été présents sur les terrains d'expositions à travers la province et participent autant aux épreuves de conformation qu'à celles d'attelage.Ils sont aussi présentés à l'Exposition royale d'hiver de Toronto.L'évolution de la qualité de son troupeau, André Coutu l'explique par une grande sélection.À ses débuts, l'éleveur a vendu plusieurs juments croisées pour acquérir des juments pur sang.Les premiers achats n'ont pas été des plus fructueux.Les quatre premiers sujets de race pure qu'il a achetés, des juments poulinières âgées, ne lui ont rien donné de vraiment satisfaisant.André Coutu a ensuite acheté une jeune pouliche d'un an, nommée Dona.Devenue adulte, cette jument lui a donné quatre pouliches avant d'être vendue.André Coutu se souvient aussi du jour où il a acheté Pearl, une jeune pouliche de quatre mois.Cette jument, qui a maintenant 11 ans, est encore dans son troupeau.Elle donnera naissance ce printemps à son septième rejeton.Selon M.Coutu, pour améliorer la valeur génétique d'un troupeau, il ne faut pas avoir peur d'aller à l'extérieur.Pour ses premiers achats et la sélection de plusieurs étalons devant accoupler ses juments, André Coutu est allé en Ontario.Il en a même perdu l'accès à certains programmes d'aide 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 à l'élevage de chevaux du MAPAQ.Seuls les chevaux ayant leurs origines au Québec pouvaient être admis à ces programmes.Dans cet esprit, il a acheté en Ontario, en 1993, un jeune poulain de trois mois pour l'inscrire au Congrès mondial Percheron qui s'est tenu à Saint-Hyacinthe cette même année.Ce jeune étalon noir, Maxdale Classic Duke, un rejeton de Justa Classic, mesurait déjà 17 mains 3 pouces (une main = 4 pouces) à l'âge de 20 mois.En 1994, il a obtenu la première place de même que le Championnat junior partout où il a été présenté.André Coutu possède aussi un étalon gris, Shananagan Dragoneer, qu'il avait remarqué à Expo-Québec en 1993.Le propriétaire a consenti à le céder à M.Coutu en échange de la pouliche Eric Choice Daisy.Cet échange a fait l'affaire des deux parties.A l'Expo-Québec de 1994, la pouliche a reçu le titre de Championne Junior et l'étalon a été nommé Grand Champion.Plus tard, il a aussi obtenu le titre de Champion Senior à l'exposition de Carps en Ontario.Les deux étalons, un noir et un gris, piquent la curiosité.En effet, plusieurs éleveurs Percherons ne gardent que des chevaux d'une couleur, le plus souvent le noir.«La couleur, ce n'est qu'une question de mode, dit André Coutu.Moi, j'aime les deux.Cela augmente les possibilités de sélection.Et puis, le gris revient à la mode.Je pense que je ne serai pas le seul à atteler des chevaux gris en 1995.» André Coutu participe aux expositions agricoles pour comparer ses sujets avec ceux des autres éleveurs, mais aussi pour faire connaître son élevage.Il en donne comme preuve les nombreuses transactions qui ont suivi sa participation au Congrès mondial Percheron en 1993.Lors de ce congrès, il a présenté sept chevaux dont six ont fini quatrième ou mieux.«Ce congrès, dit-il, c'est la meilleure affaire qui pouvait arriver à notre race.» A la suite de cet événement, la demande pour les chevaux a été plus importante qu'au cours des années précédentes, allant jusqu'à représenter plus de la moitié du chiffre d'affaires de son entreprise.Outre la vente des chevaux de son élevage, André Coutu débourre des jeunes chevaux à l'attelage.Chaque année, une vingtaine de sujets lui sont confiés.André Coutu leur accorde 10 heures d'entraînement.«C'est norma- Justin, le fils d'André Coutu, profite des vacances scolaires pour entraîner des chevaux.lement suffisant pour leur enseigner la base» dit-il.Après cette période, le propriétaire vient atteler son cheval afin de vérifier les résultats obtenus.Dans la plupart des cas, il repartira avec son animal.A l'occasion, les propriétaires préfèrent le laisser à la ferme pour une autre période d'entraînement.La ferme Coutu compte 17 chevaux Percherons, dont une dizaine de poulinières.On y cultive du foin, de l'avoine, du blé, du soya et des pommes de terre sur une centaine d'hectares.La ferme possède aussi une érablière de 1 500 entailles.C'est avec ses trois enfants, Justin, 19 ans, Charles, 16 ans et Patricia, 14 ans, qu'André Coutu.qui a été vice-président du Syndicat de l'UPA de Lanaudière, s'occupe de son exploitation.¦ «On roreiè toyiour§ ce qu ©n aime.» Conservez Votre Bulletin des agriculteurs dans une reliure à l'effiaie d'Onésime! Commandes postales: Nom__ Adresse Ville _ Province.Code postal.Bulletin 75.rue Port-Royal Est, Bureau 200, Montréal (Québec) H3L 3T1 Ci-joint un chèque de_ Taxes et frais d'envois compris pour._ reliures x 8,95 $ chacune Chaque reliure peut contenir 12 numéros LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 35 PRODUCTIONS VÉGÉTALES Donnez à la chaux la place qui lui est due Au cours des dernières années, les producteurs ont un peu négligé le chaulage des sols, un facteur de toute première importance dans le rendement des cultures.par André Brunelle Pendant plusieurs années, les producteurs agricoles québécois épandaient annuellement plus de 400 000 tonnes de chaux sur leurs sols.Dernièrement, ces volumes ont diminué pour atteindre environ 250 000 tonnes en 1993.Selon les experts québécois, il faudrait appliquer environ 400 000 tonnes pour, non pas améliorer nos sols agricoles cultivés, mais parvenir tout au plus à éviter l'acidification.Sommes-nous en train de négliger un des premiers facteurs qui affectent le rendement des cultures?Tout indique toutefois que la situation s'est redressée considérablement en 1994 et que le chaulage des sols devrait désormais reprendre la place qui lui est due.Nos sols québécois sont souvent dérivés de matériaux naturellement acides, c'est vrai.Mais les grands responsables de l'acidité du sol sont les organismes vivants qui produisent des acides organiques au cours du cycle normal de leur vie.L'humain, en appliquant des engrais azotés ammoniacaux, contribue lui aussi à l'acidification du milieu agricole.Le fumier ou les engrais azotés utilisés pour obtenir une belle récolte de maïs-grain nécessitent environ 400 kg/ha de chaux annuellement pour neutraliser l'acidité que produit l'azote ammoniacal en se transformant en nitrate.A long terme, toutefois, le fumier a un effet moins acidifiant à cause des autres éléments qu'il contient.Les pluies acides contribuent aussi à l'acidification des sols, mais nous sommes beaucoup trop sévères avec elles.Elles ne «coûtent» qu'environ André Brunelle.agronome, est conseiller régional en grandes cultures au MAPAQ, à Nicolet.Selon les experts québécois, nos sols agricoles ont besoin de 400 000 tonnes de chaux annuellement pour éviter l'acidification.40 kg/ha de chaux annuellement.L'impact environnemental des précipitations acides prend cependant toute son importance du fait que le chaulage des immenses territoires boisés et peu accessibles du Québec coûterait des sommes astronomiques à la société.Le lessivage des sols et le prélèvement des cultures contribuent aussi à réduire la teneur en calcium de nos sols.Présentement, des spécialistes québécois préparent un guide qui indiquera les exigences des principales cultures à l'égard du pH du sol.Chaque culture comporte un pH critique et une zone de pH où l'acidité du sol n'est plus un problème (voir le tableau).Le pH critique est le pH au-dessous duquel la culture risque de ne pas se développer normalement.C'est aussi le pH à partir duquel la culture répondra favorablement à une application de chaux.Pour une même culture, le pH minimal suggéré est souvent un peu plus élevé en sol sableux.Au Québec, beaucoup de sols sableux ont un sous-sol particulièrement acide que l'on tentera de compenser par un pH un peu plus élevé dans l'horizon de labour.Bien entendu, un champ devra être éventuellement chaulé pour atteindre le niveau de la culture la plus exigeante de la rotation envisagée.Par exemple, un champ en rotation maïs-soya sera chaulé au pH requis par le soya.Un petit pourcentage des sols québécois ont naturellement un pH supérieur à celui suggéré.Ces sols étant souvent très productifs à leur pH naturel, il n'est pas obligatoire de tenter d'en réduire le pH.La bonne dose au bon moment Seule l'analyse de sol permet de mesurer l'acidité du sol et la quantité de chaux qu'il faudra appliquer pour corriger la situation.Les recommandations du laboratoire sont basées sur une chaux de valeur neutralisante moyenne et une profondeur de labour de 17 cm en sol minéral.On doit augmenter la dose si, par exemple, on cultive à 25 ou 30 cm de profondeur.Par contre, une chaux à très fort indice de valeur agricole peut être appliquée en moins grande quantité qu ' une chaux d'indice moins élevé.Le Bureau des 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 ill .'¦y^:^'.•; ¦;" -¦.La trifluraline : un véritable gâchis pour les mauvaises herbes, mais pas pour vous! j'1 O % A: u fil des ans, la trifluraline a constitué la norme pour éliminer les graminées et les mauvaises herbes à feuilles larges dans de nombreuses cultures oléagineuses et légumières.Il existe maintenant un moyen facile et pratique de faire profiter vos cultures de l'avantage de la trifluraline.RIVAL DF combine les qualités herbicides exceptionnelles de la trifluraline à la commodité d'une formule pulvérulente dans un emballage facile à utiliser.Rival DF: le choix qui s'impose! (ftj) AgrEvo AgrEvo Canada Inc.295 Henderson Drive Regina, Saskatchewan S4N 6C2 1 800 667 5959 ® Rival* est une marque déposée de Hoechst Schering AgrEvo GmbH.Allemagne pH critique et zones de pH optimal pour quelques grandes cultures au Québec CULTURE pH CRITIQUE ZONES DE pH OPTIMAL Sol sableux Autre Sol sableux Autre Luzerne Graminées fourragères Maïs Orge Soya 6,2 6,0 5,8 5,6 5.7 5,5 5.8 5,6 6,0 6,0 6,5 à 7,0 6,2 à 7,5 6,0 à 7,0 6,0 à 7,0 6,0 à 7,0 5,8 à 7,0 6,0 à 7,0 6,0 à 7,0 6,2 à 7,0 6,2 à 7,0 Source: Conseil des productions végétales du Québec normes du Québec émet une certification aux carrières de pierre à chaux qui produisent un matériel de qualité reconnue pour son pouvoir neutralisant, son efficacité et son innocuité environnementale.A partir de ces données, l'agronome est en mesure de calculer le taux d'application qui convient le mieux à chaque situation.La chaux peut être dm 1er terrm Une tradition d'engrais de haute performance Les Étoiles de la terreMC pourraient-elles faire une différence pour votre entreprise?Ne vous fiez pas uniquement à notre parole pour croire que les engrais 3 et 5 étoiles dépassent effectivement les engrais traditionnels.Nous vous invitons plutôt à étudier les résultats de recherche, à comparer vos propres récoltes à celles des autres producteurs et à lais ser Nutrite vous aider à établir votre propre programme d'essai aux champs.Deux années de développement et d'essais ont permis de lancer une innovation dans A les bases fertilisantes: Vi^-y, La nouvelle génération des Étoiles de la terreMC avec Super 2000 contient encore plus de calcium et de soufre, pour une performance accrue et un profit supplémentaire.NUTRITE Québec (514) 462-2555 Ontario (613) 932-0275 appliquée en tout temps de l'année.Le moment d'application devrait quand même être choisi de façon à limiter la compaction, tout en assurant éventuellement une bonne incorporation sur toute la profondeur de labour.Le contact de la chaux avec le fumier augmente la perte d'azote par volatilisation surtout par temps venteux et sec.Puisque ces conditions sont rares à l'automne, cette pratique peut être envisageable.Le pH du sol mesuré selon les méthodes utilisées par nos laboratoires varie annuellement de 0,5 à 0,7 unité.Souvent le pH est au plus bas après une période sèche et remonte suite à une période plus humide.Ces variations de pH peuvent masquer temporairement l'effet initial de la chaux.Parfois aussi, la mise en culture et le chaulage d'une vieille prairie déclenchent une grande activité biologique.L'acidité qui suit masquera l'effet de la chaux pour une période de durée variable.Si elle a été appliquée en quantité suffisante, la chaux aura éventuellement un effet sur le pH.La vitesse de réaction de la chaux dépend de la finesse du matériel.Les matériaux très fins réagissent dans les quelques semaines suivant leur application et ont complété leur réaction en six mois.A l'inverse, les matériaux grossiers réagissent très lentement et ne permettront pas d'atteindre le pH cible.On doit éviter les chaux grossières puisque leur lente vitesse de réaction ne permet pas de payer 1 ' intérêt de l'argent qui s'accumule sur leur coût d'achat et d'épandage.Enfin, il est faux de prétendre que les chaux très fines ne maintiennent pas leur effet.Une chaux très fine aura fait le même travail mais l'aura terminé plus tôt.Les divers produits offerts Certaines chaux agricoles contiennent du magnésium.Sur un sol à la fois acide et pauvre en magnésium, l'apport de chaux dolomitique ou magnésienne corrigera l'acidité tout en relevant le taux de magnésium assimilable du sol.Dans ces conditions, ces chaux représentent, et de loin, la source la moins coûteuse de magnésium que l'on puisse se procurer.Certaines cimenteries du Québec produisent des poussières de four à ciment.Ces poussières ont une bonne valeur de neutralisation tout en contenant du potassium assimilable par les plantes.Ce produit, offert dans plusieurs localités, est maintenant reconnu 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 par le Bureau des normes du Québec.Des études menées au Québec montrent que ce produit de texture très fine ne réagit pas à une vitesse excessive avec le sol et ne présente pas de risques indus de carence en oligo-éléments pourvu qu'il soit appliqué aux doses recommandées.Les carrières accréditées produisent aussi des matériaux très fins qui ont les mêmes caractéristiques que la chaux agricole.Ces matériaux proviennent de leur système de dépoussiérage.Même si ces produits ne sont pas accrédités par le Bureau des normes du Québec, environ 20 000 tonnes seraient épandues annuellement au Québec.Beaucoup d'utilisateurs apprécient ces produits qui se vendent à bas prix et réagissent rapidement.Le pouvoir neutralisant des poussières peut être très variable puisqu'il reflète les caractéristiques de la roche originale.L'utilisateur a donc intérêt à s ' approvisionner de poussières provenant de carrières accréditées et à faire affaire avec un transporteur-épandeur de confiance qui pourra l'assurer d'un produit sans danger et de qualité.Parfois, l'agriculteur se voit offrir des chaux agricoles granulées à des prix beaucoup plus élevés.La granulation facilite l'uniformité d'épandage, mais n'ajoute pas au pouvoir neutralisant ou à l'efficacité du produit.En grandes cultures, on doit se rappeler que c'est la valeur neutralisante de la chaux qui devrait en déterminer le prix et non pas les caractéristiques physiques somme toute accessoires.La chaux hydratée ou hydroxyde de calcium réagit très rapidement au contact du sol.Idéalement, 1 ' utilisation de ce produit devrait se faire sous la supervision d'un agronome afin d'éviter les accidents possibles de production.La chaux hydratée issue de procédés industriels pourrait éventuellement être proposée en milieu agricole.Ces produits ne sont cependant pas accrédités par le Bureau des normes du Québec et doivent faire l'objet d'une autorisation du ministère de l'Environnement et de la Faune (MEF) à cause des produits dangereux qu'ils pourraient contenir.Finalement, les solutions caustiques a base d'hydroxyde de potassium sont encore disponibles sur le marché.Leur Prix est souvent exorbitant en regard de leur pouvoir neutralisant et des éléments fertilisants qu'ils contiennent.Consultez votre agronome avant de songer à acheter ces produits.¦ Quels que soient vos besoins de récolte.CLAAS vous offre davantage! Découvrez la qualité.découvrez la vraie valeur.Ci.HU' L'EXPERT EN RÉCOLTE AGRITIBI R.H.INC BP.2089-B R.R, #2 AMOS, QUÉBEC J9T 3AI 819-732-6296 CLAUDE JOYAL INC I RUE PRINCIPALE ST-GUILLAUME, QUÉBEC JOC ILO 819-396-2161 EQUIP.BLANEY INC 255 RUE PRINCIPALE ST-NARCISSE NEUBOIS, QUÉBEC GOS IWO 418-475-6704 EQUIP.LAZURE & RIENDEAU CP.370 30 ST-JOSEPH STE-MARTINE.QUÉBEC JOS IV0 514-427-3612 EQUIP.YVON RIVARD INC 271 RANG LEPAGE STE-ANNE DES PLAINES.QUÉBEC JON IH0 514-478-2588 GARAGE ANDRE PARISIEN R.R.#I ST-ANDRE AVELIN.QUÉBEC J0V IW0 819-983-2016 GARAGE J.G.NEVEU INC 16 ST-JEAN-BAPTISTE LORAINVILLE, QUEBEC J0Z 2R0 819-625-2290 GARAGE O.BROCHU INC 722 8E RUE EST.ROUTE 269 LA GUADELOUPE.QUÉBEC G0M IG0 418-459-6405 J.B.MALTAIS LTEE 1315 RUE DUPONT NORD ALMA, QUEBEC G8B 2V6 418-668-5254 LES ENTREP.RAYMOND INC 173 CHEMIN DE LA LIEVRE MONT-LAURIER, QUEBEC J9L 3G3 819-623-1458 MACHI.BENOIT & FRERE INC 1723 ROUTE 122 N-D DU BON-CONSEIL.QUÉBEC JOC IA0 819-336-2130 MACHI.HORTICOLES ABITIBI INC CP.39 1047 ROUTE 101 POULARIES, QUÉBEC J0Z 3E0 819-782-5604 Le coeur de notre assortiment de produits est la gamme de fourragères automotrices la plus vendue au monde : la gamme Jaguar.Ensuite, les rotopresses Rol-lant forment des balles denses, étanches aux intempéries, résistantes à la détérioration, qui se tiennent bien et qui conviennent à tout type d'exploitation.Elles sont disponibles avec le RotoCutMC pour la production d'ensilage.Rien d'étonnantque CLAAS soit le principal importateur de rotopresses en Amérique du Nord! De classe mondiale, nos presses à grosses balles rectangulaires Quadrant et nos presses à balles rectangulaires ordinaires Markant ont tout ce qu'il faut pour former des balles denses, étanches à l'air, qui minimisent les pertes d'éléments nutritifs.Les outils de fenaison CLAASMDcombleront vos besoins et dépasseront vos attentes.Les faneuses rotatives réduisent le séjour dans le champ.Vous pouvez épandre le foin coupé sur une bande allant jusqu'à 24 pieds de large pour en accélérer le séchage, ce qui permet de faire les foins en une seule journée.Quant aux rapides faucheuses à disques, elles font pour toute récolte et pour tout terrain.Les râteaux rotatifs forment délicatement les récoltes en andains pourfaciliter la mise en balles.Les râteaux à rotors jumelés couvrent jusqu'à 24 pieds de large.Davantage, cela veut dire aussi la réputation de CLAAS pour le faible besoin d'entretien, la longue durée et le service après vente.Vous pouvez en attendredavantage de CLAAS parce que nous avons davantage a offrir.Appelez dès maintenant votre concessionnaire et vous verrez que CLAAS peut vous en donner bien davantage.MACHI.J.N.G.THERIAULT 14 RANG SR-GUILLAUME AMQUI, QUÉBEC G0J IB0 418-629-2521 MACHI.PATRICE LTEE 200 RUE GRANDE CARRIERE LOUISEVILLE.QUÉBEC J5V 2J7 819-228-4848 MACHI.PONT-ROUGE INC 126 BOUL NOTRE-DAME PONT-ROUGE.QUÉBEC G0A 2X0 418-873-3232 MACHI.YVON BEAUDOIN INC S 125 DE LA PLAISANCE CHESTERVILLE, QUÉBEC GOP IJ0 819-382-2952 PICKEN'S FARM EQUIPMENT INC 34 RUE NORD WATERLOO.QUEBEC JOE 2N0 514-539-1 114 SERVICE AGROMECANIQUE, INC CP.39 24 RUE PRINCIPALE ST-CLEMENT.QUÉBEC G0L 2N0 418-963-2844 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 1995 39 REPORTAGE - INFORMATION Aux questions posées par Le Service technique Coop Fédérée de Québec les Consultants Legoff répondent Voici quelques années maintenant que l'on peut, soit vous rencontrer au Congrès du porc de Saint-Hyacinthe, soit entendre parler de vous sur le terrain à propos d'une des nombreuses portes ouvertes que vous avez déjà réalisées.Vous venez de France, nous le savons.Pouvez-vous, avant de nous parler économie et technique, nous dire en deux mots comment vous vous êtes décidé à prendre racine au Québec?Depuis 25 années, je travaille dans la production porcine française, dont 10 ans à mon propre compte, pour vendre des conseils en bâtiments d'élevage ainsi qu'en traitement des lisiers.La variation des prix du porc m'a entraîné à me déplacer tant chez nos voisins d'Europe (Suisse et Espagne), jusqu'en Amérique du Sud (Argentine) et du Nord.Le temps passant, je m'apercevais que l'élevage du porc, pour être rentable, devait répondre à des critères finalement très voisins, quel que soit le pays développé concerné.Je pris contact avec le Québec grâce au Congrès du porc, mais à l'inverse de beaucoup de mes compatriotes, cette province me retint et je commençais à y travailler très sérieusement (une semaine par .mois) pendant toute l'année 1992.La suite, vous y assistez en direct.J'ai un bureau au Québec ainsi que ma maison, situés tous les deux à Drummondville.Aujourd'hui, lorsque je retourne en Europe, c'est en partant du Québec.oe proposez-vous donc aux producteurs de chez nous?Nous sommes un bureau d'ingénieurs conseils indépendants en production porcine et plus précisément en bâtiments.Étude de conception rationnelle ou de restructuration d'élevages existants.Construction, ventilation, chauffage, alimentation automatique, traitement des lisiers, stockage, épandage.Nous fournissons au producteur la totalité de son dossier de projet.Depuis l'étude préliminaire destinée à la banque jusqu'aux plans d'exécution pour construction permettant aux entrepreneurs d'établir leurs prix et d'éviter les mauvaises surprises de dépassement des budgets.£)ans la pratique, comment procédez-vous?Lorsqu'un producteur est intéressé, la première visite n'est jamais facturée, elle se déroule autant dans l'élevage que dans la cuisine.Elle dure souvent de 1 à 2 heures.Elle est destinée à cerner les grandes lignes du projet.C'est après celle-ci que l'éleveur décide ou non de faire appel à nos services.Cette façon de faire est inhabituelle! Avez-vous des raisons particulières de la pratiquer?C'est une façon de pénétrer un nouveau marché.De plus, c'est la meilleure façon de faire plus ample connaissance avec le producteur.Beaucoup d'entre eux caressent souveni des projets importants sans notions réelles du montant des travaux et des coûts qui s'y rattachent.^ous êfes sur ce marché depuis maintenant plusieurs années.Pouvez-vous nous dire quels sont les besoins les plus fréquents que vous rencontrez chez nos producteurs?En fait, il semble qu'il n'y ait pas grand-chose à innover au Québec en ce qui concerne la construction elle-même.Les constructeurs et fabricants d'équipements font très bien ce qu'ils font.Les conseils à prodiguer sont plus du ressort de la technique elle-même.ORGANISATION GÉNÉRALE du complexe porcin, proportions des différents bâtiments, des différentes chambres (CI.A.- saillies - gestation - mises bas-pouponnières-finitions.), circulation des animaux, économie | de main-d'œuvre, sol latte ou non, flushing manuel ou| grattes, ventilation conventionnelle ou extraction basse, préchauffage d'air, chambre d'expédition et quai déchargement.[_es services que vous proposez peuvent être méconnus au\ Québec.Comment justifiez-vous vos interventions en] termes de coût chez le producteur?Le coût de prestations ne doit pas être considéré dans l'absolu.I Il faut automatiquement le rapprocher des économies qui découleront de l'application de nos conseils.Ceci nécessite une gymnastique de l'esprit que tout producteur investisseur ne tardera pas à appliquer.Pour mieux comprendre, et comme exemple simple, amusez-l vous à calculer l'incidence d'une erreur d'estimation de coûl j de construction de 10à 20 % dans l'établissement d'un projetj d'un demi-million de dollars! P-4'ÛlTfî) Vue d'une chambre de la ferme Harosem, à Sainte-Malachu PUBLICITÉ On peut considérer que notre travail se déroule en quatre étapes: ÉTUDE DE PRÉ-FAISABILITÉ Le besoin le plus fréquent du producteur consiste à évaluer de façon arbitraire les coûts de construction et leur retour sur investissement.Pour ce faire,.un travail de collaboration est nécessaire entre nous et votre conseiller «coop».Ce dernier fait appel à une banque de données telle votre LOGIPORC, celle-ci nous instruit sur les performances zootechniques à atteindre relatives à tel ou tel mode d'élevage et de bâtiment.À partir de notre propre banque de données «Coûts de construction», nous élaborons ensemble différents scénarios qui vont permettre de déboucher vers un modèle de plans à privilégier.ÉTUDE PRÉLIMINAIRE «ARCHITECTURE» C'est l'évaluation des coûts sommaires de la ou des différentes options choisies par votre client et votre conseiller technique.Pour cela, votre logiciel «OPTIPORC» peut, par exemple, nous permettre de retenir l'option la meilleure dans l'intérêt du client producteur.Ce travail s'effectue en complète collaboration avec votre conseiller technique et financier.Cette étude présente également un descriptif général sommaire du projet envisagé, l'organigramme simplifié de conduite de l'élevage, la vue d'ensemble du ou des bâtiments à construire et/ou rénover, ainsi qu'un compte de «Recettes et Dépenses hors investissement»; ce document est de plus en plus demandé par les futurs créanciers (sociétés de financement, caisses ou banques.) ETUDE DE FAISABILITE «AVANT-PROJET» À partir du type de conduite d'élevage retenu «semaine ou 3 semaines», cette étude sert à élaborer le plan définitif ainsi que les types d'équipements à prévoir (nombre de porcs par chambre, par case., sol latte ou non, acheminement des lisiers, type de ventilation retenu, etc.).Dans ce plan «superstructure», l'éleveur pourra se déplacer mentalement dans son élevage et comprendre le fonctionnement général et futur de celui-ci.De plus, il sera en possession du descriptif détaillé de tous les travaux de construction, d'équipements, d'électricité, de chauffage-ventilation, d'abreuvement, d'alimentation, d'écoulement et de stockage des lisiers.Cette troisième étape est clôturée par la remise du récapitulatif général des prix estimatifs détaillés, établis par notre ordinateur à partir de données en provenance du Québec et régulièrement mises à jour.PLANS POUR CONSTRUCTION ET COORDINATION A partir de l'étude de faisabilité retenue (avant-projet définitif avalisé par le producteur), notre bureau technique (assisté ponctuellement par votre conseiller technique) se charge de préparer tous les plans d'exécution, voire devis d'appel d'offres à la requête du client.Qu'il s'agisse de plans de localisation, de 'apports agronomiques, de plans de réservoir à lisier, de plans de béton avec écoulements des lisiers, de plans de construction des murs, de charpente, de toiture, d'isolation, de ventilation et chauffage, d'électricité et de plomberie, ou bien encore des Procédés de traitement d'épuration des lisiers, nous possédons avec notre partenaire, les Consultants Audet et Associés, de Drummondville, toute l'expertise requise pour la réalisation de ces tâches.À LA DEMANDE DU CLIENT, NOUS ASSURONS LA SURVEILLANCE ET LA COORDINATION DES TRAVAUX.Les Frères Fortier, propriétaires de la Ferme Harosem Inc.«Le confort des porcs est parfait grâce à un sol 100 % latte sec, propre et chaud.L'air y circule de haut en bas par extraction basse bien calibrée, donc pas d'odeur ni d'humidité et très peu de travail, ce qui amène une qualité de vie inestimable.» A NOTER Le coût de notre i ntervention complète (préfa isabi I ité + architecture + avant-projet + plans) correspond au différentiel remboursé entre «capital et intérêts» sur deux années, d'autant plus que nos prévisions correspondent en moyenne à un écart de + ou - 2,5 % du montant investi.Autre avantage: celui d'être en mesure avec tous les éléments voulus, d'exiger des constructeurs et des fournisseurs d'équipements des cotations précises et ce faisant, de faire un meilleur choix.^ vez-vous un exemple de projet réalisé chez un producteur?Oui, parmi nos 70 clients à ce jour, prenons le cas de la Ferme Harosem inc.de Sainte-Malachie (client UNICOOP), les frères Robert et Serge Fortier ont rénové en partie leur porcherie conventionnelle transformée depuis l'automne 1 993 en chambres avec vide sanitaire systématique (lavage-désinfection) après chaque lot.Montant des travaux en accord avec nos évaluations de coût de rénovation; comparaison des résultats 1993/1 994 ci-dessous.Avant-travaux Après-travaux Amélioration en % Gain moyen quotidien 551 g/jour 20^103,7 kg 758 g/jour 21,6^105,9 kg 37,5 % Indice de consom.technique kg moulée/ kg gain poids vif 3,09 alim.au sol 2,62 Wetfeeder 15,2 % Mortalité en % 4% 1 % 75 % 1/ofre conclusion?En tant que bureau d'INGENIEURS CONSEILS INDEPENDANTS et de par notre EXPERTISE NATIONALE, nous affirmons que LE COÛT DE CONCEPTION NE DOIT PLUS ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME un COÛT SUPPLÉMENTAIRE ou un LUXE ÉVITABLE II doit être budgété comme on budgète le coût du béton, de la couverture, ou tout autre coût de construction.C'EST UN DES ÉLÉMENTS À PART ENTIÈRE, SINON LE PLUS IMPORTANT! Yves Legoff Les Consultants Legoff Ltée 1645, rue Sigouin, CP.365, Drummondville (Qc) Canada J2B 6W3.Tél.: (819) 472-3271 Fax: (819) 472-4087.PUBLICITÉ g0 ASS PERFECT- Faucheuse à fléau pour hachage et déchiquetage facile et efficace des émondages, broussailles, tiges.r\0Vis gagera ooosV sor ,\a \esP du 27 au 29.Averses du 30 avril au 3 mai.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Température supérieure à la normale avec précipitation; voisines de la normale.Beau et chaud du 1er au 4.Précipi tations appréciables du 5 au 11.Beau temps doux du 12 ai 14.Averses de neige et pluie du 15 au 17.Beau temps frai! du 18 au 20.Précipitations généreuses les 21 et 22.Beat temps du 23 au 25.Pluie vers le 26.Beau temps chaud do 27 au 29.Averses occasionnelles du 30 avril au 4 mai.MARKSMAN AGIT L'ANNEE DURANT I MAUVAIS TEMP Au printemps, qu'il fasse chaud ou froid, humide ou sec, Marksman est efficace pour le maïs.• Marksman contrôle sans relâche les mauvaises herbes à feuilles larges les plus coriaces, dont l'abulilon ainsi que les chénopodes blancs et les amarantes résistants aux triazines.• Marksman enraye les mauvaises herbes dès le début de la saison et poursuit son action par la suite.• Marksman peut être mélangé en réservoir avec FrontierMD pour vous permettre de contrôler les graminées et les feuilles larges en un seul passage.FIEZ-VOUS À MARKSMAN POUR ACCROÎTRE VOS RÉCOLTES DE MAIS CET AUTOMNE POUR ENRAYER LES FEUILLES LARGES DANS LE MAÏS, BEAU TEMPS MAUVAIS TEMPS POUR INFORMATIONS : A SANDOZ AGRO CANADA, INC.1 514 885-3108 (Province de Québec) Marksman™ et Frontier™ sont des marques déposées de Sandoz Ltd, Bâte, Suisse.MARKSMAN GRATUIT! 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Foin sec ou fourrage vert, la nouvelle presse spécial ensilage confectionne des balles bien denses, parfaitement formées de 4 pieds de large par 5 de diamètre.Des balles de fourrage vert sans souci Voici l'équipement qui permet à la presse 640 spécial ensilage de travailler avec les récoltes à forte teneur en hiunidité : • L'alimenteur grand rendement a deux positions, dont une exprès pour les balles de fourrage vert.Les dents sont en acier, et elles sont soudées pour assurer l'apport régulier des récoltes denses et lourdes.• Le nouveau rouleau pousseur et celui du panneau arrière sont munis de boucles en acier soudé et d'un débourreur en acier bien aiguisé pour éviter l'accumulation de foin et de résidus collants.• Le ramasseur extra-large peut traiter de gros volumes d'andains, et il remplit bien les balles pour en améliorer la densité et la forme.Des balles denses et uniformes Le procédé Roll-BeltMC breveté de New Holland comporte des rouleaux à l'avant et des courroies à l'arrière, ce qui garantit la formation rapide et efficace du coeur, quelle que soit la récolte.C'est grâce à ce dispositif composé de rouleaux et de courroies que vous obtenez les balles les plus denses sur le marché.Et, avec le mécanisme hydraulique pour le réglage de la tension des courroies, vous pouvez contrôler la densité du bout des doigts.Choisissez la presse qui vous donne la performance Roll-Belt, que le foin soit sec ou mouillé.Consultez votre concessionnaire New Holland pour voir comment la presse 640 spécial ensilage pourrait vous être utile.8 r\EWHOLLAI\D|
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