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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
juillet - août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1995-07, Collections de BAnQ.

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Juillet /août 1995 des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 77 ANS AFFAIRES LA PERSONNALITÉ DU MOIS: Joanne Pellerin, une grande femme auprès d'un grand homme p.8 Guylaine Nadeau, chef d'entreprise c VIE RURALE Détruisez les insectes.naturellement - Une bonne raison de se coucher tard L'observation des étoiles est une activité captivante, toujours différente et peu coûteuse, p.54 TECHNIQUE SPECIAL MOISSONS • Tendances des marchés • Nouvelles technologies p.15 9EXX (W) HI X2H 30 ie#J^uow 0 avioojqjgqg and q?t s|nbipoT*iûts et augmentent la valeur de vos récoltes.Nos I 'Cherches connaissent du succès parce que notre * iule priorité c'est vous.'rtnrup King Seed Ltd e! [de Park, Ontario NOM 1Z0 • Tél.: (519) 657-4205 Betterave à sucre à travers le monde Maïs, oléagineux et autres cultures à travers le monde SEMENCES SANDOZ Légumes en Europe, Afrique et Asie, fleurs et jeunes plantes à travers le monde Légumes à travers les trois Amériques SEMENCES SANDOZ FONDEES SUR LA CONFIANCE Bulletin JUILLET ET AOÛT 1995 VOL.78, No 08 Directeur: Simon-M.Guertin, MB.A.RÉDACTION Rédacteur en che(: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Johanne Bazinet PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)845-5141 Fax: (514)845-6261 1001, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3A 3E1 Représentants: Claude Larochelle.Isabelle Poutre.Thierry-Michel Racicot Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnateur à la production: Claude Larochelle GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, L'Actualité médicale, L'Actualité pharmaceutique 1001 de Maisonneuve O.Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron.c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président: James K.Warrilow Président et chef de la direction: John H.Tory Vice-président circulation: Michael J.Fox SERVICE DES ABONNEMENTS 25, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park (Québec) J4V 3P1 1 -800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ incluses) un an 26,44$ deux ans 52,37$ trois ans 74,02$ A l'extérieur du Canada, un an: 40$ Le lait Nature-Sak Le secteur du lait de consommation, longtemps considéré comme tradition-naliste, fait maintenant mentir ses détracteurs en innovant.Cette fois, c'est au tour de la Laiterie Château d'annoncer l'introduction sur le marché de nouveaux sachets de lait en plastique, en formats de un et deux litres vendus à l'unité et désignés sous l'appellation «Nature-Sak».La Laiterie Château devient ainsi la première à mettre en marché ce type d'emballage au Québec et en Ontario.L'emballage dans des sachets de plastique réduit les déchets solides jusqu'à 75 % en poids et jusqu'à 95 % en volume.Des marchés publics dynamiques Grâce à la collaboration de la Fédération des producteurs de lait du Québec et des producteurs de fraises des marchés publics, les Montréalais qui fréquentent les marchés cet été pourront se régaler de belles coupes de fraises garnies de crème fraîche ou de crème glacée.Tout cela pour aussi peu que 0,99 $.Les fonds recueillis contribueront à financer les activités de la Jou-jouthèque, un organisme sans but lucratif qui vient en aide aux jeunes.C'est à la Corporation de gestion des marchés publics que les Montréalais doivent cette initiative.Une initiative qui s'inscrit bien dans la mission de la Corporation qui compte quelque 200 membres, producteurs et commerçants.Selon le directeur général, Denis Brassard, tous veillent à se démarquer de la concurrence en maintenant leur positionnement unique.C'est-à-dire des producteurs agricoles offrant directement des aliments frais et à bons prix et des commerçants-artisans de compétence supérieure proposant des services recherchés (boucherie, fromagerie, poissonnerie, boulangerie, etc.).Michèle Bousquet, directrice des communications de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal, Denis Brassard, directeur général, et Irène Racine, productrice de fraises.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 Festival du patrimoine agricole Les 11,12 et 13 août aura lieu cette année le 4e Festival du patrimoine agricole à Saint-Étienne-de-Beauharnois.Selon l'organisateur Michel Myre, les machines agricoles antiques en action seront à l'honneur.Des artisans de la région représenteront différents métiers anciens: forgerons, menuisiers, scieurs de long et coupeurs de bois à la sciotte.On prévoit également beaucoup d ' intérêt pour divers exposants d'«engins stationnaires», vieux tracteurs et autres machines antiques.Pendant deux jours, les samedi et dimanche après-midi, toutes les machines seront en opération au champ et on nous promet que les démonstrations respecteront chaque étape de la production (des semences aux récoltes).Le but du Festival du patrimoine agricole est de faire revivre les machines d'antan, les tracteurs et le beau travail fait par les chevaux.f Les chevaux joueront un grand rôle durant la fin de semaine.Veut-on encore de l'agriculture?Le Québec est plus affecté que la moyenne nationale (23 %vs 19 %) par les récentes coupures fédérales.Les fermetures de la Ferme de La Pocatière et celles des programmes de plantes fourragères aux stations de Frédéricton et d*Ottawa, sans compter la réduction des effectifs en plantes fourragères dans certains autres centres du Québec, vont avoir un impact important sur le développement de cette culture qui couvre plus de 60 % de nos sols au Québec et sur laquelle repose notre industrie laitière et bovine.Qui effectuera le travail de recherche et de développement dans ce secteur?Au nom de l'industrie, des producteurs, des transformateurs et des consommateurs, le Conseil québécois des plantes fourragères demande qu 'on laisse au Québec le droit de produire et d'améliorer ce qui est le plus naturel chez nous.les plantes fourragères.L'industrie laitière n'est-elle pas la première en importance au Québec?Si oui, réagissons vivement à certaines décisions politiques qui coûteront très cher, à moyen et long termes.Germain Lefebvre Président du Conseil québécois des plantes fourragères Deuxième Congrès des aviculteurs, c'est officiel Selon la promotrice, Isabelle Poutre, il est maintenant assuré que le Congrès des aviculteurs, qui s'est tenu en mars dernier, reviendra en 1996.Les dates ont même déjà été retenues, soit les 21 et 22 février, à l'Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe.Isabelle Poutre a recueilli de nombreux commentaires à la suite du premier congrès.Ils lui ont confirmé le besoin d'un tel événement annuel.L'inévitable partage d'un territoire L'article Ces étranges citadins qui envahissent nos campagnes (juin 1995) est fort intéressant, dans une perspective de la cohabitation du territoire que l'on connaît aujourd'hui.(.) L'agriculture a mal à vivre en sa propre demeure.Quelle désolation de voir le cultivateur, mis au pilori, se débattre afin de justifier sa production et sa profession.D'actualité, invoquer le «droit de produire» incarne le désarroi et la peine d'une classe qui, à bon droit, réclame en réalité dans son milieu la continuité de faire ce que ses grands-pères faisaient.La disposition commune du territoire est faisable en autant que les parties impliquées consentent à renoncer à certains acquis et privilèges que la vie campagnarde offre.Pour les uns, ce sera de persévérer dans l'application de solutions environnementales, continuer à laisser une place à la diversité.Pour les autres, cela se traduira concrètement par la compréhension, le respect et l'adoption de la réalité agricole.Luc Bouchard Avocat et technologiste agricole - AGENDA-.22 au 28 juillet Congrès annuel de la Société canadienne des sciences du sol Sainte-Foy 30 juillet au 3 août Congrès des sociétés américaines et canadiennes pour la science horticole Palais des congrès.Montréal 30 juillet au 3 août Congrès de l'Association de l'hortithérapie d'Amérique Palais des congrès, Montréal 10 au 12 août Congrès de l'Ordre des agronomes du Québec Hôtel Rimouski, Rimouski 11 au 13 août Festival du patrimoine agricole Saint-Étienne-de-Beauharnois 15 au 17 août Outdoor Farm Show Burtord, Ontario 16 au 27 août Exposition provinciale de Québec Québec 18 août Colloque bovins de boucherie (CPAQ) Hôtel Rond-Point, Lévis 10 au 17 septembre 7e Semaine québécoise de la conservation des ressources LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 7 PERSONNALITE DU MOIS Joanne Pellerin Une grande femme auprès d'un grand homme marient alors qu'ils On dit que derrière tout grand homme, il y a une femme.Dans ce cas-ci, il serait plus juste de dire qu'aux côtés de Laurent Pellerin, il y a une grande femme.par Emilie Falcon Ala ferme familiale de Saint-Grégoire, près de Trois-Rivières, Joanne Pellerin m'a accueillie avec beaucoup de simplicité et de chaleur.Elle avait «cueilli» des œufs pour me laisser un souvenir tout frais de ma visite.Vêtue simplement d'un jean et d'un t-shirt, sans maquillage, on l'aurait presque prise pour une adolescente, débordante d'une jeunesse rieuse et fougueuse.Notre citadine d'origine — «j'ai été élevée en robes à crinoline et souliers de cuir verni» — s'éprend très jeune de la nature à laquelle elle s'initie via le scoutisme.«Plus tu te rapproches de la nature, plus tu en as besoin», dit-elle.Au sein des guides de Trois-Rivières, Joanne exerce rapidement un leadership qui devient en quelque sorte sa marque de commerce.Son désir, à l'époque, est de faire du scoutisme, du vrai, plutôt que le «guidisme» réservé aux filles et beaucoup plus pantouflard.Un rêve de jeunesse C'est ainsi que vers l'âge de 15 ans, elle rejoint le Camp Jeune Route— filles qui s'implante dans sa région.Elle n'a pas l'âge requis mais n'hésite pas à faire un mensonge blanc pour être admise dans le groupe.Lorsqu'on découvre le pot aux roses, la future agricultrice est déjà acceptée du groupe qui choisit de la garder dans ses rangs.«C'est lors d'une expédition des Jeune Route à l'Ile-aux-Coudres que j'ai décidé que je vivrais à la campagne, raconte-t-elle.Je me souviendrai toujours du moment où mon choix s'est fait.Nous devions rencontrer les Emilie Falcon est journaliste.Joanne Pellerin est particulièrement fière de sa toute nouvelle acquisition: une ferme de 70 hectares, un troupeau de 50 vaches de boucherie et une cinquantaine de veaux.familles locales pour offrir nos services en échange de la nourriture et du gîte; j'avais été accueillie par les Pednault, une famille de fermiers fort sympathiques.Pendant le dîner, j'étais assise face à la fenêtre et la beauté du paysage m'a tellement touchée que je me suis dit "c'est ça que je veux vivre plus tard".Je ne voulais plus jamais voir de maisons et de béton par la fenêtre.» Le choix était fait et plus jamais elle ne l'a remis en question.Ce qu'on n*a pas dit, c'est que le «hasard» a fait que Joanne avait déjà, sans le savoir, trouvé le partenaire idéal pour réaliser son rêve de jeunesse.Laurent Pellerin et elle faisaient partie du même groupe d'amis et ils partagaient déjà la passion du scoutisme et de la vie dans la nature.C'est ainsi que les amis d'enfance deviennent un couple partageant un idéal commun: vivre à la campagne et poursuivre l'engagement social qui avait tissé leur vie d'étudiants.Ils se marient alors qu'ils sont encore aux études, elle, en techniques infirmières, lui, en animation de groupe à l'Université du Québec à Trois-Rivières, et ils achètent, à Saint-Grégoire, une ferme abandonnée depuis une quinzaine d'années.C'était au début des années 70.A l'époque, les vieilles fermes se donnaient presque.«Nous n'avons pas payé cette terre très cher, dit Joanne Pellerin, mais il a fallu beaucoup de travail pour la retaper.Il a fallu labourer tous les champs, rénover la maison et les bâtiments.» À l'anniversaire de Joanne, Laurent lui offre ses deux premiers porcelets.C'est le début d'une histoire dont elle ne soupçonne pas l'ampleur.Un peu plus de 20 ans plus tard, non seulement les Pellerin exploitent-ils une production de 120 truies et de 2000 porcs à l'engrais par année, mais Joanne vient en plus de faire l'acquisition d'une production bovine d'une centaine de têtes.Et elle n'en est pas peu fière.«Celle-là, c'est ma ferme à moi toute seule, dit-elle.J'ai monté mon dossier moi-même et j'ai fait toutes les démarches».Pour le reste, Laurent, Joanne et les enfants se partagent les tâches sur les deux fermes.On comprendra que l'épouse du président de l'UPA n'en était pas à ses premières armes.Après tout, depuis 1985, c'est elle qui doit prendre les plus grosses responsabilités à la ferme commune puisque c'est à cette époque que Laurent devient président de la Fédération des producteurs de porcs, poste qu'il quitte ensuite pour devenir 3 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 SOCIÉTÉ DU CRÉDIT AGRICO Des idées pour tirer profit de vos temps libres?Au Pôle Nord ou ailleurs, de plus en plus de gens tirent leurs revenus de plusieurs sources.Vous êtes propriétaire d'une ferme, d'une terre à bois ou d'une érablière dont vous tirez un revenu tout en ayant un autre emploi?Ou encore, vous avez le goût de changer d'air, de quitter la ville pour la campagne et d'exploiter une petite ferme tout en conservant votre occupation actuelle?Vous êtes probablement admissible à un prêt de la Société du crédit agricole.Pour parler à un conseiller en financement de votre région, composez le 1 800 387-3232.SCA A FCC Société du credit agricole ^BHfl Farm Credit Corporation Canada «En venant de l'extérieur, nous portions un regard différent sur la condition des producteurs agricoles.Nous ne pouvions pas ne rien faire.» président de l'UPA.Si toute l'histoire des Pellerin est marquée par l'amour de la nature, elle l'est également par l'engagement social, d'abord exprimé à travers le scoutisme, puis poursuivi dans le syndicalisme agricole.Si les agriculteurs connaissent surtout Laurent Pellerin, parce que c'est lui qui est à l'avant-scène, son engagement est partagé à 100 % par sa partenaire.«D'ailleurs, précise-t-elle, c'aurait pu être moi qui m'implique dans la structure syndicale lorsque Laurent l'a fait, en 1985.Nous avons décidé ensemble que c 'était mieux que ce soit lui parce que nos enfants étaient encore petits à ce moment.Je tenais à leur assurer ma présence.» Les Pellerin ont commencé à s'impliquer dans le syndicalisme agricole dans les années 79-80 à l'occasion de la désormais fameuse «crise du porc».La plupart se souviendront que les prix du porc étaient alors dérisoires.Les producteurs porcins envoyaient leurs animaux à l'abattoir sans savoir combien ils en obtiendraient.«En venant de l'extérieur, nous portions un regard différent sur la condition des producteurs agricoles, dit Joanne Pellerin.Nous trouvions qu'ils n'étaient pas respectés, qu'ils ne recevaient pas leur dû.L'agriculture, c'est un fichu de beau métier, ça demande de la passion, de la détermination, de la ténacité.Après tout, nous apportons la nourriture, nous sommes le premier maillon de la chaîne.Être agriculteur, Si toute l'histoire des Pellerin est marquée par l'amour de la nature, elle l'est également par l'engagement social.ce n'est pas seulement produire.Il faut s'occuper également de tout ce qui suit: mise en marché, distribution, transformation, etc.En étant nous-mêmes confrontés aux problèmes des producteurs, nous ne pouvions pas ne rien faire, on s'est fait un devoir de s'impliquer parce qu'au fond, nous sommes des gens de devoir.» Évidemment, la perspective pour Laurent de devenir président de l'UPA n'était pas sans conséquences pour la vie de la famille — les Pellerin ont trois enfants, deux garçons et une fille.Joanne Pellerin a alors dit à son mari: «Tu vas y aller, mais à une condition: ce que tu feras doit donner des résultats.Sinon, tu abandonneras.» Au début, Joanne suivait tous les dossiers de près, elle voulait tout savoir et avoir son mot à dire.«Mais on ne peut pas être deux à s'impliquer dans la structure quand on a une ferme et des enfants, dit-elle.Et je connais assez l'orientation, la détermination et les capacités de Laurent pour lui faire pleinement confiance.De toute façon, il est entouré d'excellents collaborateurs.» Plus j'entends parler Joanne Pellerin, plus je commence à penser que c'est une sainte et je m'en inquiète vaguement.je me méfie de la trop grande grandeur d'âme! Mais elle me rassure aussitôt.«Le bénévolat, l'engagement social, ce n'est pas un mouvement à sens unique.Laurent et moi avons retiré énormément de notre implication syndicale, dit-elle.Nos horizons se sont élargis.Nous avons rencontré des gens extraordinaires qu'on n'aurait pas connus autrement.Nous avons travaillé sur de grands dossiers.Il ne faut pas oublier qu'on a affaire à un marché d'exportation international.Et puis, le travail d'agriculteur en est un de solitaire.Or, moi, tout m'intéresse: je lis le journal tous les jours, j'écoute le téléjournal, je suis branchée sur la planète.J'aime le monde et c'est peut-être ce qui me manque le plus ici.» Joanne Pellerin voyage-t-elle beaucoup avec son mari?«C'est curieux, mais de nous deux, c'est moi qui aime le plus voyager.Pourtant, c'est Laurent qui voyage.Il m'arrive de l'accompagner, lorsque je peux quitter la ferme et que la destination est à ma portée.Souvent, les voyages qu'il est appelé à faire coûtent trop cher pour moi.» S'il est vrai qu'avec les deux importantes productions dont l'agricultrice est responsable, «les journées sont toujours trop courtes», on doit dire qu'elle et son mari communi- quent fréquemment et se retrouvent peut-être davantage que d'autres couples placés dans les mêmes conditions de travail.Saint-Grégoire est situé à mi-chemin entre Montréal et Québec et ce n'est pas la route qui fait peur à Laurent Pellerin.«Il n'y a pratiquement pas de semaines qui s'écoulent sans que Laurent ne revienne à la maison.Cela nous donne l'occasion de nous retrouver tous les deux le soir et de prendre le petit déjeuner en famille.Et puis nous nous parlons souvent au téléphone, ce qui fait que je ne me sens jamais seule pour prendre les décisions importantes.» a décidé de ne plus voir de maisons et de béton par sa fenêtre.Jamais elle n'a remis ce choix en question.Il n 'en reste pas moins que c'est elle qui tient le cap au quotidien, avec l'aide de ses enfants, bien sûr.Quant à Laurent, «un véritable bourreau de travail», insiste-t-elle, il met la main à la pâte les fins de semaine.C'est lui, d'ailleurs, qui a construit de ses mains la nouvelle maison familiale, avec l'aide de son père, un bâtisseur de longue date.C'est lui aussi qui a remonté la porcherie détruite par le feu en 1988.Je suis revenue de Saint-Grégoire avec l'impression d'être régénérée par l'enthousiasme débordant de Joanne Pellerin.Voilà une femme qui n'a manifestement pas fini de relever de nouveaux défis.Après l'acquisition de sa ferme bovine, qu'elle montre avec une fierté bien légitime, quel sera donc le prochain défi?Cela reste un mystère, pour l'instant.En tout cas, j'ai compris que la retraite de Mmt Pellerin ne se passerait pas au coin du feu.¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 MISE EN MARCHÉ La controverse entoure Qualité-Québec La Société de promotion Qualité-Québec regroupe aujourd'hui plus de 900 entreprises.Le secteur agroalimentaire à lui seul compte 175 membres.S'il est clair qu'un produit Qualité-Québec est d'origine québécoise, le mot qualité, lui, laisse de plus en plus songeur.par Manon Richard Qualité-Québec a trois ans.Lancé à grand renfort de publicité en 1992, le programme avance que si tous les ménages québécois remplacent chaque semaine 20 $ d'achats de biens et services de provenance extérieure par des biens et services provenant du Québec, cette demande additionnelle entraînerait la création de 100 000 nouveaux emplois au Québec.Le calcul est simple: 20 $/sem.x 52 sem.x 2,7 M de ménages = 2,8 milliards de dollars/an = 100 000 emplois.Intéressant.La Société de promotion Qualité-Québec regroupe aujourd'hui plus de Manon Richard est journaliste.900 entreprises dans les secteurs du vêtement, du meuble, des métiers d'art, de l'habitat-construction, des centres commerciaux, des produits de santé, du tourisme et de l'agroalimentaire.Ce dernier secteur compte 175 membres.L'UPA est dans le dossier depuis le début.«On se disait: si on augmente la consommation de produits québécois, on va nécessairement augmenter la consommation de produits transformés et de produits non transformés», explique un conseiller en marketing de l'UPA, Clément Lalancette.Pas assez de budgets pour la pub Après trois ans, on ne peut dire si le pari des emplois a été gagné dans l'agroalimentaire.On ne peut pas dire non plus si les ventes ont augmenté chez tous ceux qui ont décidé d'opter pour le petit logo bleu.«On ne peut pas mesurer la création d'emplois ni l'augmentation des ventes, dit Clément Lalancette.Depuis trois ans, le secteur de la pomme est passé de 35 % à environ 65 % de l'espace tablette dans les supermarchés mais on ne sait pas si c'est juste à cause de Qualité-Québec.» Selon le conseiller de l'UPA, si les résultats prennent du temps à se faire sentir, c'est notamment à cause des budgets publicitaires.«Ils n'étaient pas énormes, dit-il.Plus il y aura de monde pour embarquer dans Qualité-Québec, plus il y aura des budgets pour la publicité.C'est l'effet boule de neige.» Depuis 1992, l'équation de la rentabilité pour ceux qui font partie de Qualité-Québec n'a pas toujours été évidente.Chez les Biscuits Leclerc, à Québec, on a misé sur le logo parce qu'on trouvait important de promouvoir l'achat chez nous.Mais, après avoir arboré l'étiquette pendant un moment, ils ont décidé de ne pas renouveler leur adhésion.«Il fallait payer pour être membre et à chaque fois que l'on voulait utiliser le logo, explique le directeur du LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 11 marketing des Biscuits Leclerc, Frédéric Langlois.Ça n'avait plus de fin.On devait retirer des avantages au chapitre des frais pour la publicité, radio ou télé.Mais on était capable d'avoir le même prix en négociant nous-mêmes.» Selon lui, le logo Qualité-Québec ne semble pas avoir eu plus d'impact sur leurs ventes qu'une affiche indiquant la marque de leurproduit sur les tablettes des supermarchés.Interrogé au chapitre des frais, Jeremy Richman des Aliments Ault réagit aussi vivement.«Moi aussi je suis tanné de payer chaque fois qu'il faut utiliser le logo, dit-il.Depuis 1926, nos cartons de lait sont marqués "fait au Québec" et ça ne me coûte rien.Il faut être prudent avec les budgets qu'on doit gérer.Quand les bénéfices ne sont pas assez évidents on remet en question ces dépenses-là.» A ces bémols non équivoques, Clément Lalancette répond que la restructuration récente au sein de Qualité-Québec entraînera une nouvelle grille tarifaire pour les membres, plus avantageuse et moins compliquée.Mais le bât ne blesse pas seulement dans les frais parmi les membres.Certains se plaignent de rencontrer des problèmes lorsque vient le temps d'exporter leur produit dans l'Ouest canadien.Le Québec n'a pas bonne presse ces jours-ci.La firme Prolimer, qui se spécialise dans les mousses et tartinades de fruits de mer, a renoncé au logo lorsqu'elle s'est rendu compte que la gymnastique de l'étiquette se complexifiait au-delà de ses moyens.Pas nécessairement un atout ailleurs qu'au Québec Selon que ses produits étaient destinés au marché du Québec, de l'Ontario ou des États-Unis, il lui fallait constamment changer d'emballage.«Pour le Québec, c'était un atout d'apposer Qualité-Québec mais pas en Ontario ni en Colombie-Britannique.Pour nous, ça devenait trop complexe», explique le président, Michel Saint-Supery.Pour sa part, Clément Lalancette pense qu'il s'agit là d'un faux débat.«Il se peut que des Ontariens perçoivent mal un produit étiqueté Québec, dit-il.Mais on retrouve de plus en plus de produits ontariens ici.A ce que je sache, ça ne dérange pas trop.En plus, ce genre de problème est facilement surmontable si on étiquette sur la tablette plutôt que sur le produit.» Le président de la Fédération des «Le seul critère qui s'applique présentement c'est celui de la provenance, explique Clément Lalancette, conseiller en marketing à l'UPA.Mais c'est une évolution qui va se faire.» producteurs de pommes, Robert Allard, estime qu'il ne faut pas avoir peur d'inscrire Québec sur nos produits.«On vend notre veau en Ontario où il est très recherché, dit-il.Or, les Ontariens savent bien qu'il est du Québec.Les pommes de la Colombie-Britannique identifiées "pommes BC", représentent un gage de qualité sur le marché.Il faut arrêter d'avoir peur de dire qu'on est Québécois.» Jusqu'à présent, le logo sert à faire reconnaître la provenance du produit.Cet atout a fort bien servi des membres comme les Aliments Ault.Cette firme voulait faire cesser la confusion entourant le produit Sealtest perçu, par plusieurs consommateurs, comme un produit américain.S'il est clair qu'un produit Qualité-Québec est d'origine québécoise, le mot qualité, lui, laisse de plus en plus songeur.Quelle qualité?Qui la contrôle?Peut-on dire qu'un produit québécois est automatiquement de qualité?Parmi les membres de Qualité-Québec, ou ceux qui en faisaient partie, plusieurs s'interrogent à ce sujet.«Quelqu'un peut se partir une petite fabrique de biscuits dans sa cave et adhérer à Qualité-Québec.Mais produit-il vraiment de la qualité?» demande Frédéric Langlois.Pour le secteur de la pomme, qui constitue un succès en termes de contrôle de qualité et une réussite dans les supermarchés, la qualité est un enjeu important pour les joueurs de Qualité-Québec.«On est condamné à l'excel- lence et à la performance au Québec parce qu'on n'a pas le volume pour être les faiseurs de prix, dit le président de la Fédération.Pour le devenir, il faut se différencier et la seule manière de le faire aux yeux des consommateurs c'est la qualité du produit.Dans certaines lignes, on n'a pas de problèmes mais dans d'autres, comme les fruits et légumes, c'est différent.» À l'UPA, Clément Lalancette affirme que tous les membres de Qualité-Québec sont solides à ce chapitre.«Mais il est vrai que l'on ne pourrait refuser quelqu'un qui n'a pas de critères de qualité pour sa production, dit-il.Le seul critère qui s'applique présentement c 'est celui de la provenance.C'est une évolution qui va se faire parce qu'un logo de provenance seulement ne peut pas vivre à long terme.» En attendant d'allerplus avant dans la qualité, Clément Lalancette rêve d'un Foodland Ontario pour Qualité-Québec.Le programme de nos voisins, qui existe depuis 13 ans et dans lequel le gouvernement injecte des millions pour la publicité, fait mouche auprès du consommateur.«Dans un sondage mené auprès des consommateurs l'année dernière, dit-il, 83 % des Ontariens se sont dit influencés dans l'achat de fruits et légumes par Foodland.C'est énorme.Si on pouvait arriver à un 10 % dans les prochains deux ans sans l'aide du gouvernement, ce serait bien.» Pour Clément Lalancette, Qualité-Québec entame maintenant son deuxième souffle.Les défis sur lesquels il travaille tendent à augmenter le membership et la visibilité de Qualité-Québec.Pour rencontrer ses objectifs, il compte notamment sur un projet promotionnel d'envergure.«Le Centre de promotion de l'industrie agroalimentaire du Québec, qui gérait les salons de l'agriculture, a dégagé des surplus dont un million devrait servir à faire la promotion des produits du Québec y compris ceux de Qualité-Québec.» Avec ce programme conjugué aux actions menées dans d'autres secteurs comme la mode, le conseiller estime que la visibilité du logo a de bonne chance de s'inscrire pour de bon dans les habitudes d'achat du consommateur.«On va voir ce que ça va donner.Si dans deux ans, on plafonne encore à 170 membres, ça ne nous donnera plus grand chose de continuer.Mais on n'est pas encore rendu là .», conclut le conseiller.¦ 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 POLITIQUE Les Services d'emploi agricole menacés C'est avec une débusqueuse que le ministre Axworthy, d'Emploi et Immigration Canada, a sabré dans le programme de financement des Services d'emploi agricole (SEA).Le budget des SEA à travers le Canada était d'environ 10,7 millions en 1994-1995.Une amputation de 42 % est en vigueur depuis le 1er avril 1995.Certains bureaux ont fermé leur porte le 31 mars; d ' autres continueront d'offrir leurs services jusqu'en octobre.À toutes fins utiles, fin mars 1996, le réseau pancanadien tel qu'on le connaît depuis 20 ans aura cessé d'exister.Au Québec, grâce à l'intervention de la direction régionale de DRHC (Développement des ressources humaines Canada), l'agonie se prolongera un peu plus longtemps.On a annoncé une coupure de 20 % cette année et une coupure additionnelle de 40 % en 1996-1997, conditionnelle à la prise en main des SEA par les producteurs et productrices agricoles.En 1997-1998, le gouvernement fédéral se désengagera totalement du financement des SEA.Ceux-ci devront alors s'autofinancer.Un programme majeur, celui du transport des travailleurs horticoles, est actuellement financé à 60 % par le MAPAQ et à 40 % par DRHC.Le fédéral financera sa part tel que prévu cette année.Toutefois, il se désengagera totalement l'an prochain.Ce programme coûte environ 830 000$ annuellement.En 1996, le MAPAQ soutiendra-t-il ce programme?Partout au Canada, sauf au Québec, les SEA étaient gérés par des contracteurs individuels qui signaient des ententes avec Emploi et Immigration Canada.On peut toujours mettre la clé dans la porte.Au Québec, les SEA font partie intégrante des fédérations régionales de l'UPA et chaque service est à la taille des besoins des producteurs de sa fédération.Il faut cependant se rendre à l'évidence: les plus belles terres horticoles sont autour de Montréal.Les bassins de main-d'œuvre locale sont insuffisants et la banlieue regorge d'une main-d'œuvre abondante et disponible.Toutefois, cette main-d'œuvre n'a pas toujours les moyens physiques et financiers de se véhiculer.Qui héritera de la note?Le producteur, les travailleurs, les parents des jeunes travailleurs?Il est clair cependant que les dépenses du service devront être revues et les services non essentiels éliminés.Dans le territoire de la Fédération de l'UPA de Saint-Hyacinthe, le manque à gagner pour les producteurs cette année est d'environ 40 000$.On l'évalue à près de 100 000 $ l'an prochain et 200 000 $ en 1997-1998.Les producteurs devront quand même récolter coûte que coûte et en payer le prix.«L'an prochain, on verra», disent-ils.Plusieurs risquent d'être acculés à la faillite à l'automne.On risque aussi de ne plus revoir dans nos marchés de la laitue à 39 çt et des oignons verts à quatre pour 99 0.¦ p"™ Desgranges, directeur des Services d'emploi agricole de la Fédération de 1 UPAdc Saint-Hyacinthe.PROFIT $ $ $ .grâce aux économies et à la qualité que procurent le nouveau modèle de nettoyeur DPC «Dual Cleaner» de Kongskilde.plus qu'un autre nettoyeur de grains .c'est un «Dual Cleaner» .le nettoyage sur trois niveaux combine un tamis rotatif avec un courant d'air pour donner une meilleure séparation.RESULTATS: Qualité supérieure - Coûts réduits - La meilleure séparation débarrasse le grain des fines particules.Le courant d'air enlève les grains de mauvaises herbes, les écailles et autres poussières.La qualité pour la meunerie s'en trouve améliorée.Les coûts de séchage diminuent, les points chauds en entrepôt sont réduits et le bon grain est séparé du reste.Cette nouvelle technologie procure des résultats avantageux.Cet équipement est Idéal pour les céréaliculteurs, les producteurs de semences ou même les éleveurs.POUR PLUS D'INFORMATION SUR LE DPC 40 OU TOUT AUTRE SYSTÈME DE MANUTENTION DU GRAIN KONGSKILDE.COMMUNIQUEZ AVEC: Votre spécialiste en manutention des grains au service des agriculteurs dans plus de 60 pays à travers le monde 00 KONGSKILDE 231 Thames Rd.E„ Exeter.Ontario, NOM 1S3 Tél.: (519) 235-0840/ Fax: (519) 235-2931 AG-PR0 INC.1308, route 137 Ste-Cécilede Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (514) 778-0444 Equipement Dussault Pike River Labrie Équipement Napierville Rod.Letendre Ste-Madeleine LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 13 Le transfert, plus qu'un simple contrat Certains transferts réussissent, d'autres échouent.Certains s'en sortent heureux, d'autres moins.Y a-t-il un secret pour réussir cette étape cruciale dans la vie d'une entreprise et de ses propriétaires?par Joanne Lagacé Q.: Nous avons entrepris de transférer notre ferme à notre fils aîné.A notre première visite chez le notaire, nous nous sommes disputés.Pourquoi est-ce si difficile de transférer notre ferme?N'est-ce pas une transaction comme une autre?R.! Si l'on ne s'arrête qu'à l'étape des contrats, du passage chez le notaire, le transfert est une transaction comme une autre.Il s'agit alors d'un contrat entre associés ou entre actionnaires, ou encore d'un contrat d'achat-vente sans association.Mais, avant cette étape contractuelle, le transfert est une étape cruciale dans la vie d'une entreprise et, surtout, dans celle des propriétaires, présents et à venir! En agriculture, c'est le patrimoine, la fierté, un nom, un savoir-faire authentique et unique construit pendant une vie, voire des générations, que l'on transfère.Le transfert, c'est la passation de la terre ancestrale, travaillée, améliorée.C'est une étape forcément associée à la préretraite.En fait, beaucoup plus qu'une transaction, le transfert d'une ferme est une affaire de cœur et de tripes.Une foule d'aspects, d'intervenants, de scénarios peuvent être considérés.Il s'agit de trouver la place et l'importance à accorder à chacun.Que le transfert aboutisse à une vente en bloc ou à un transfert graduel, il représente une longue période de Joanne Lagacé, agronome et économiste, est consultante privée en gestion de l'entreprise agricole.réflexion.Cette période doit vous aider à savoir si vous pourrez travailler ensemble, parents et enfant(s), à identifier votre capacité de partager un projet, de gérer une entreprise, d'identifier des objectifs, maintenant et ensemble.Avant d'aller chez le notaire, vous devez répondre à toutes ces questions, qu'il s'agisse de votre vision de l'entreprise, de vos communications interpersonnelles ou du financement du projet.Q.! Qui peut nous aider dans le processus de transfert?R.: Le secteur agricole québécois a développé tout un réseau d'intervenants qui peuvent vous aider à réussir votre transfert.Le notaire et le comptable de la ferme en sont deux exemples.Le consultant en gestion agricole, du secteur public, privé ou d'un syndicat de gestion agricole, vous informera sur toutes les étapes du transfert et pourra s'occuper de l'analyse de faisabilité du projet.Certains vous accompagneront dans les échanges ou vous aideront à trouver quelqu'un en mesure de le faire.Par ailleurs, dans certaines régions, des Centres régionaux d'établissement en agriculture fournissent aux familles un accompagnement, de l'information, et même des heures de formation, le tout lié strictement au transfert de ferme.On y considère deux grands volets: d'une part, les objectifs et la communication, d'autre part, la gestion du projet qui considère, en regard des objectifs, les moyens financiers et techniques de la ferme.En fait, trois raisons justifient le recours à de l'aide extérieure lors d'un transfert.D'abord, le recul.Les premiers concernés dans une telle transaction, où sentiments et émotions sont très présents, n'ont pas toujours le recul nécessaire pour entreprendre et faire cheminer le projet.Ensuite, toutes les informations de base: les sources de financement, les programmes d'aide à la relève, les aspects légaux, l'environnement, la fiscalité.Finalement, la communication dans l'équipe de transfert.Moins technique, cet aspect est quand même fondamental.La clarté et la facilité de communication dans le groupe est en quelque sorte le passeport pour la réussite du projet.D'ailleurs, les spécialistes du transfert, en agriculture comme dans les autres secteurs d'activité, soulignent clairement que le processus de transfert est plus exigeant dans un cadre familial.L'aide extérieure à laquelle vous aurez recours doit s'inscrire dans une approche que vous aurez décidée.Cette approche doit tenir compte, d ' une part, de tous les aspects — une sorte de vision globale — et, d'autre part, du contexte familial.Q.: Y a-t-il des façons de transférer plus gagnantes que les autres?R.! Il n y a certes pas de recettes miracles.Toutefois, la manière gagnante de transférer sa ferme est sans doute de considérer ce projet comme faisant appel à plusieurs facteurs, tous aussi importants les uns que les autres.Plus les objectifs des personnes et du projet sont clairs et partagés, meilleures seront les chances qu'il chemine sans trop de heurts.C'est dire l'importance que l'on doit accorder à la communication et à l'échange.Le plus important, en fait, c'est de former une équipe.Une équipe qui pense et agit dans la même direction, avec les meilleures informations possibles.En fait, une entreprise ne peut aller plus loin que la capacité et la volonté de son équipe, que ce soit sur le plan du savoir-être que du savoir-faire! ¦ COURRIER DU GESTIONNAIRE Le Bulletin des agriculteurs 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 Montréal: (514)843-2111 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 spécial MOISSONS Quant la pénurie se transforme en surplus La production de céréales des années 90 est loin d'être aussi profitable que le prévoyaient les experts en 1970.par Pierre Aubin La crise alimentaire annoncée au cours des années 70 n'a jamais eu lieu.À ce moment, le mot d'ordre prêché par l'industrie était d'ensemencer d ' une clôture à F autre puisque l'on se dirigeait vers une pénurie alimentaire au niveau mondial.On annonçait aux producteurs que seul le facteur prix allait limiter la consommation.On assurait aux agriculteurs qu'ils vendraient leurs récoltes à profit.Vingt-cinq ans plus tard, ces visions apocalyptiques de pénurie alimentaire s'avèrent non fondées: elles ne tenaient pas compte de la capacité de l'homme de façonner son environnement et de développer des outils pour assurer son évolution.Le développement et l'adaptation de nouvelles techniques de production ont à elles seules effacé les besoins d'augmenter les ensemencements pour répondre aux exigences d'une population mondiale grandissante.En 1966, le rendement mondial moyen de céréales secondaires était de 1,61 tonne/ hectare.En 1976, il dépassait pour la première fois 2 tonnes/hectare.Le rendement s'est maintenu au-dessus de 2,4 tonnes/hectare de 1984 à 1988.Dans les années 90, malgré l'impact des inondations du Midwest en 1993, les rendements moyens n'ont jamais reculé sous la barre de 2,5 tonnes/hectare.En 1994, le rendement mondial moyen de céréales secondaires a atteint le niveau sans précédent de 2,75 tonnes/hectare.La récolte record de 864 millions de tonnes provenait de 314 millions d'hectares.Ce sont les mêmes superficies dont pro- Pierrc Aubin est économiste au Bureau des provendes d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.C'est la demande, et non la production, qui n'a pas été à la hauteur des attentes au cours des deux dernières décennies.venait la récolte mondiale de 509 millions de tonnes de céréales secondaires en 1966.En rétrospective, on peut affirmer que c 'est la demande et non la production qui n'a pas été à la hauteur des attentes au cours des deux dernières décennies.Acheteurs devenant compétiteurs Malgré les bonds majeurs de productivité, nous sommes encore loin d'avoir retiré tout le potentiel de production au niveau mondial.Les deux grandes puissances que sont l'ex-URSS et la Chine ont des techniques de production comparables à celles utilisées en Amérique du Nord dans les années 60 et 70.Le transfert des techniques de production et du savoir-faire nord-américain en agriculture à ces deux grandes puissances aura un impact majeur sur l'activité du marché des céréales et oléagineux au cours des prochaines années.L'ex-URSS perd environ le quart de sa production de grains au moment de la récolte ou durant '.'entreposage.L'élimination de ces pertes et la réduction de sa consommation de grains pourraient transformer l'ex-URSS en exportateur de grains.Par ailleurs, bien que la Chine ait sensiblement augmenté ses rendements au cours des dernières années, l'utilisation des pratiques modernes de culture lui permettra d'augmenter encore plus sa production.Les États-Unis ont instauré une politique de soutien du prix des céréales (taux de prêt) qui remontait d'une année à l'autre durant les années 70.Cette politique envoyait le message aux autres producteurs au niveau mondial qu'ils seraient en mesure de commercialiser leurs récoltes à profit.Ainsi, la production a augmenté à l'extérieur des États-Unis, la compétition s'est intensifiée, les prix ont reculé et les stocks invendus ont atteint des niveaux records en 1986-1987.La demande mondiale de grains n'évoluant pas à la même vitesse que LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 15 rrrrra Impossible d'y résister! LA PLUS PUISSANTE SUR LE MARCHÉ! Pompe agitatrice à fumier liquide P-300 Elle agite les fosses et les étangs en un temps record, sans ajouter d'eau! Sa puissante spirale achemine les corps solides (même les plus gros) vers la turbine déchiqueteuse.Son système hydraulique à haute performance n'interfère aucunement avec le fonctionnement du tracteur.Disponible avec châssis sur 2 ou 4 roues et en modèle porté «3 points».Pompe agitatrice verticale PV/2 Disponible en modèle pour purin de porc ou pour fumier de vache.Remorque hydraulique offerte en option.Choix de système hydraulique alimenté par le tracteur ou intégré à la pompe.Pompe centrifuge pour purot VAC-POMPE Débit de 1500 gallons (6819 litres) à la minute! Disponible en modèle porté ou traîné.Le leader sur le terrain! 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WIC (1993) inc.CP.60, 784 rue Principale Wickham (Québec) JOC 1S0 Tel.: (819) 398-6822 • Téléc.: (819) 398-5227 Membre du GROUPE MACHINERIE IDÉALE l'augmentation de leur production, les États-Unis se sont retrouvés à la fin des années 70 avec des stocks très élevés.Les Américains ont instauré des politiques limitant les ensemencements afin de ramener leurs stocks à des niveaux plus raisonnables et soutenir les prix.Durant les années 70,l'Union européenne a instauré des politiques agraires ayant pour but entre autres d'assurer son autosuffisance en céréales.Les objectifs initiaux ont été largement dépassés.L'Union européenne a également dû réviser ses politiques agricoles, étant à son tour aux prises avec des montagnes de grains dans les années 80 et jusqu'au début des années 90.Aux États-Unis comme dans l'Union européenne, les politiques de soutien qui assuraient des revenus profitables aux producteurs ont eu pour conséquences d'encourager une production plus élevée que la demande.Pour réduire leurs stocks invendus de grains, les États-Unis et l'Union européenne se sont livré une guerre de prix dans les années 80.Bien que moins agressive actuellement, cette guerre se poursuit toujours.Potentiel de production élevé En 1994, on a connu une partie du plein potentiel de production de maïs aux États-Unis lorsque les conditions de croissance sont propices.La récolte a atteint pour la première fois 254 millions de tonnes à la suite d'un rendement record de 7,88 tonnes/hectare ( 138,6 boisseaux/acre) sur une superficie ensemencée de 31,8 millions d'hectares.En 1975-1976, sur une superficie équivalente, on n'en retirait que 148 millions de tonnes avec un rendement moyen de 4,9 tonnes/hectare (86,4 boisseaux/acre).On peut s'attendre à d'autres récoltes de maïs aux États-Unis dépassant 250 millions de tonnes à cause de l'amélioration constante des variétés et des pratiques de culture.L'industrie met à l'essai actuellement une variété résistante à la pyrale du maïs.Bien que ce soit en bout de ligne Mère nature qui détermine les rendements, le potentiel est en place pour que la production dépasse de nouveau les besoins du marché dans les années à venir.Au cours des dernières années, les prix ont augmenté sensiblement uniquement durant les années où les conditions climatiques ont été défavorables dans une des principales régions productrices de grains.Ainsi, à la suite de la récolte désastreuse de 1993 aux États-Unis — les inondations ayant fait chuter la production de maïs à seulement 161 millions de tonnes — le prix moyen du maïs a grimpé à 2,50 $ US/boisseau (98,42 $ US/ tonne).En 1992, avec une production de 241 millions de tonnes, le prix moyen à la ferme aux États-Unis a reculé à 2,07 $ US/boisseau (81,49$ US/tonne).À la mi-juin 1995, l'United States Department of Agriculture (USDA) a révisé à la baisse les prévisions d'ensemencements de maïs à cause des superficies abandonnées à la suite des excès de précipitations ce printemps.On prévoit des rendements plus faibles puisqu'une partie des superficies ont été ensemencées plus tard que les dates où l'on peut espérer obtenir des rendements optimaux.Ainsi, la production américaine sera déficitaire par rapport à la demande.L'USDA prévoit que les stocks de maïs à la fin de la campagne 1995-1996 vont descendre à 19 millions de tonnes, le niveau le plus faible depuis 1975-1976.Une telle annonce dans les années 70 aurait provoqué une flambée des prix puisqu'on prévoyait une pénurie de grains.Aujourd'hui, la réaction du marché à cette production qui s'annonce bien en deçà du potentiel de production a été somme toute mitigée.Ce qui indique que les acheteurs considèrent qu'ils seront en mesure d'obtenir le grain dont ils ont besoin et que la hausse modérée des prix sera suffisante pour rationner la demande.Le marché sait que le potentiel de production est élevé et que, par conséquent, nous ne sommes qu'à une année près d'obtenir une production excédentaire à la demande.Pour 1995-1996, l'USDA prévoit que le prix moyen du maïs s'établira dans une fourchette de 2,45 à 2,85 $ US/boisseau (96,45 à 112,20$ US/ boisseau).Si les conditions sont propices durant le reste de la période de croissance et qu'il n'y a pas de gel hâtif cet automne, les prix moyens seront dans le bas de cette échelle.De 1972-1973 à 1975-1976, le prix moyen du maïs à la ferme aux États-Unis a été de 2,70 $ US/boisseau, ce qui correspond au prix moyen prévu cette année.Si on ajuste ces prix aux taux d'inflation depuis 20 ans, on constate que la production de céréales dans les années 90 est loin d'être aussi profitable qu'on le prévoyait dans les années 70.¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 Du financement à votre mesure.la société de crédit case vous jlel offre des termes flexibles, des v^t^(3^ taux très compétitifs et l'avan- a1lm~,a .tage d'obtenir l'approbation de votre prêt rapidement là où vous achetez votre machinerie—chez votre détaillant case ih.nos programmes financiers, comme leaseriteet buyrite, peuvent s'adapter à vos besoins opérationnels.informez-vous auprès de votre concessionnaire case ih des possibilités de financement personnalisées.Pour mettre les produits à la portée des gens.Les termes et conditions de Crédit Case habituels s'appliquent Le financement est sujet à l'approbation du Crédit Case.1995 Case Credit Corporation NEW HOLLAND .Un monde de différence Seuls quelques initiés réalisent que notre nouvelle société vend plus de tracteurs et d'équipement de fenaison que tout autre constructeur au monde.En réunissant les produits Fiat et New Holland sous la même bannière, nous disposons en effet des ressources nécessaires pour vous fournir des tracteurs et de l'équipement novateurs, affichant une performance fiable et régulière.Pour avoir accès à un excellent système d'approvisionnement en pièces et à des spécialistes qui ont reçu une formation spéciale en usine sur les produits Ford, New Holland et Fiat au Québec, faites appel à votre concessionnaire New Holland.Il a pris l'engagement de vous assurer le meilleur service après-vente de l'industrie.Des tracteurs, de l'équipement et un nom fiables.Voilà la différence New Holland.l\EW HOLLAND spécial MOISSONS Dans les petits champs, les meilleurs rendements L'ordinateur de bord mesure le débit d'épandage en fonction des besoins du sol.L'utilisation des satellites de guerre en agriculture permet d'obtenir l'optimum de rendement de chaque mètre cultivé.par Simon M.Guertin Dès cet automne, John Deere équipera ses nouvelles moissonneuses de la série 9000 d'un capteur de rendements et d'un détecteur d'humidité.De plus, ces moissonneuses seront pourvues d'un équipement de positionnement par satellite (GPS, Global Positioning Systems) avec traceur de plan de fermes.Il s'agit d'un premier pas pour John Deere dans l'agriculture de précision.Et les prochains mois s'annoncent riches en nouveautés, nous dit-on.Tout ce branle-bas s'explique: des compagnies comme Rockwell International, autrefois spécialisées dans la défense, se tournent maintenant vers l'agriculture pour mettre à profit la technologie utilisant les satellites de positionnement.Une technologie qui a servi à retracer les soldats manquants lors du conflit en Bosnie ou à faire échec à Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe.Et ça va se passer plus vite qu'on pense: il ne sera pas nécessaire d'attendre après les Américains ou d'ache- ter des machines neuves pour avoir accès à cette nouvelle technologie.En effet, Innotag de Saint-Mathieu de Belœil vient de signer une entente exclusive avec Ceres 2 d'Angleterre.Cette compagnie anglaise fabrique tout un arsenal d'appareils adaptés à l'agriculture de précision ou la gestion modulée des parcelles.Selon le directeur des ventes d'Innotag, Justin Larouche.d'ici 10 ans, l'agriculture de précision sera aussi présente dans les fermes que la direction assistée sur les tracteurs.L'application la plus connue du GPS est sans contredit l'enregistrement en continu des rendements sur la moissonneuse.Cette application est l'abou-tissement d'une agriculture où les terres sont traitées comme des centaines de petits jardins.La compagnie Innotag s'attaque d'abord au marché de l'épandage des engrais de fermes, de plus en plus réglementé.Suivront les engrais minéraux et les pesticides.Fini les ennuis avec l'Environnement Avec la gestion modulée des parcelles, il sera non seulement possible d'adapter les doses mètre par mètre en fonction des besoins des sols, des cultures ou des infestations de mauvaises herbes, mais l'archivage des données se fera automatiquement.Fini les discussions avec les inspecteurs de l'En- vironnement.Ils pourront obtenir toutes les informations nécessaires en lisant une disquette d'ordinateur.Et personne ne pourra mettre en doute ces informations.De la fiction pensez-vous ?Pas du tout.Quelques agriculteurs, comme Jean-Pierre Vinet de Saint-Louis-de-Gonzague, utilisent cette technologie.John Pickering, de Lewisville en Indiana, cultive 2000 acres (800 ha).Il utilise la gestion modulée des parcelles depuis sept ans.En plus de mesurer le rendement de sa récolte mètre carré par mètre carré directement avec sa moissonneuse, il utilise l'information pour moduler 1 ' application de la chaux, de l'azote, du phosphore et du potassium selon les exigences de chaque acre.Ce producteur d'une cinquantaine d'années semble bien à l'aise, même avec l'ordinateur.En fait, l'agriculture de précision se base sur la prémisse que la qualité des champs varie énormément, explique M.Pickering.«Si nos sols étaient homogènes, ça ne servirait à rien», dit-il.Cette technologie lui fait gagner 54 $ US de plus par acre dans les meilleures parties de sa ferme.D'après un consultant américain en agriculture de précision, Ron Olson, les avantages de cette nouvelle technologie sont à la fois agronomiques, économiques et environnementaux.«Agronomiques parce qu'on peut ob- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 19 tenir des rendements optimaux de chaque pied cultivé, explique-t-il; économiques parce qu'on donne à la culture seulement ce dont elle a besoin; et environnementaux parce que ça permet d'éviter le gaspillage.» D'après ces pionniers dans l'agriculture de précision, il faut entre trois et cinq ans avant d'être vraiment «embarqué».Les premières étapes consistent à compiler sur un plan de ferme les données qui ne changent pas comme la texture du sol, la topographie et les obstacles.Quant aux tests sur la valeur Carte du sol Type de sol PH A (jaune) 7 B (rouge) 6,5 C (vert) 6,2 D (bleu) 5,8 E (violet) 5,5 La carte du pH permet d'amender le sol précisément et d'accroître les rendements.fertilisante des sols, il existe quelques façons de faire, mais diviser les champs en petites surfaces de deux à trois acres (1 ha) semble généralement accepté.Une fois cette étape complétée, la suite consiste à enregistrer les rendements année après année.Même si ces étapes semblent logiques aux yeux d'un consultant, les agriculteurs ont tendance à commencer par la fin.«Lorsqu'on voit que les rendements varient de 2,5 à 5 tonnes à l'acre, on se demande quoi faire pour obtenir 5 tonnes partout, dit M.Pickering, et on trouve bien des réponses avec des tests de fertilité.» L'expertise se développe rapidement et les logiciels se multiplient.Certains logiciels proposent une carte en couleurs de la ferme donnant la fertilité des sols, une carte des rendements et une de gestion des éléments fertilisants.D'autres logiciels plus sophistiqués superposent plusieurs informations pour connaître sa terre dans les moindres détails.On y retrouve une carte complète de texture et de fertilité des sols, une carte topographique et une carte sur les mauvaises herbes.Quelques consultants québécois tra-vaillent dans ce domaine.Certains concessionnaires de machines agricoles devraient emboîter le pas.Enfin, les marchands de produits chimiques seront sûrement intéressés car ils auront là un allié de taille pour les assister dans leurs recommandations.Pour ceux qui s'inquiètent du prix de cette nouvelle technologie, le consultant Oison indique qu'il est possible de s'équiper par étape.« Un indicateur de rendement peut très bien faire l'affaire pour les trois à six premières années, précise-t-il.Ça permet de modifier sa régie en fonction de mesures précises plutôt que d'y aller avec des moyennes.» ¦ La plupart du temps, ce qui manque le plus au moment de la récolte, c'est du temps.Et le temps que vous passez au bout du champ à décharger le réservoir de votre moissonneuse-batteuse, c'est du temps perdu.Que penseriez-vous de pouvoir décharger le grain sans vous arrêter grâce au chariot à grain avec vis de coin Brent qu'offre Unverferth?Pendant que sa vis de coin brevetée décharge le grain dans votre camion, vous faites un tour de plus.C'est vous donner plusieurs heures de plus au moment de la récolte.Voici un autre avantage de votre chariot à grain avec vis de coin Brent: il peut faire office d'entrepôt temporaire pendant que votre camion décharge le grain au village ou au séchoir.Ajoutons que sa capacité varie de 475 à plus de 1000 boisseaux.Demandez donc à votre concessionnaire Unverferth de vous montrer la gamme complète des chariots à grain Brent, de conception brillante et de construction robuste.Ainsi, cet automne, vous ferez de vos champs une aire de travail sans arrêt.Unverferth Manufacturing Company, Inc.P.O.Box 357 • Kalida, Ohio 45853 (419) 532-3121 • FAX (419) 532-2468 1-800-322-6301 Votre représentant des ventes: George Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 sTSÂî MOISSONS Le pain quotidien de l'an 200 Le goût pour la variété et la diversité devrait susciter le développement de nouveaux produits, toujours à base de blé mais agrémentés d'ajouts divers.par Emilie Falcon Quelle direction le marché céréalier prend-il à l'heure de la mondialisation des marchés?Comment les producteurs québécois peuvent-ils tirer parti des grandes tendances à la consommation de la prochaine décennie?En fait, le secteur agroalimentaire devra forcément s'ajuster aux décisions d'achat des consommateurs, sinon les prévoir.Car si on peut prévoir les grandes orientations qui influencent les décisions d'achat de la population, on peut déterminer quoi produire et quand le produire.Ces grandes orientations sont déterminées par de nombreux facteurs tant démographiques que sociologiques, économiques que philosophiques.Pratiquement tout un chacun sait aujourd'hui qu'il vaut mieux manger moins gras, éviter le mauvais cholestérol, faire une place plus importante aux fibres et aux légumes dans notre diète.Même le Guide alimentaire canadien recommande désormais une plus grande ration quotidienne de céréales (surtout fournies par le pain) qu'il ne le faisait il y a 10 ans.De plus, la variété, la diversification et la qualité des produits alimentaires font partie des priorités de nos baby-boomers (voir l'encadré).Or, les experts prévoient que cette tendance devrait se maintenir et s'intensifier au cours de la prochaine décennie.Pour en savoir davantage sur l'influence des nouvelles tendances à la consommation alimentaire sur la production locale de grains et de céréales, nous avons rencontré Jean-Pierre Le consommateur est de plus en plus exigeant et rien n'indique que cette tendance se résorbera: pour le séduire, il faudra non seulement de la qualité, mais aussi de la variété.Emilie Falcon est journaliste.Galardeau, directeur du service marketing de Multi-Marques.Né d'une fusion de six grands boulangers québécois dans les années 80, le groupe Multi-Marques occupe à lui seul 65 % du marché du pain au Québec.Les chiffres concernant la répartition actuelle du marché de la boulangerie et de la pâtisserie sont étonnants.«Actuellement, dit M.Galardeau, le pain blanc (de farine de blé blanchie) compte pour 59 % de tout le pain consommé au Québec, le pain de blé entier, 32 %, et tout ce qu'on appelle les "pains de spécialités" (pains faits d'autres céréales que le blé, pains bio, pains pita, etc.) accapare les 9 % qui restent.Ce dernier segment qu ' on pourrait croire en croissance accélérée depuis 20 ans est en fait un marché relativement stable.» Il y a 20 ans, ce segment de marché n'existait pratiquement pas.A cette époque, le marché se divisait comme suit: pain de farine de blé blanchie, 75 %; pain de farine de blé entier, 25 %.«On (les fabricants de pain) croyait que l'évolution de ce marché se ferait beaucoup plus rapidement el au détriment de celui du pain blanc», dit M.Galardeau.En fait, en partie à cause des deux récessions qu'on a connues, le marché du pain bio à plusieurs grains se maintient autour de 9 % depuis plus d'une dizaine d'années.C'est cependant le secteur où l'on prévoit une croissance accrue au sortir de la dernière récession.Selon Jean-Pierre Galardeau, il va certainement y avoir prolifération de pains de diverses céréales — seigle, maïs, avoine, sarrazin, riz, orge, lin, triticale, etc.— et même de farine de pommes de terre.Ainsi, un producteur de pommes de terre du Nouveau-Brunswick se lance actuellement dans la production de farine de patates, ce qui semble offrir un débouché prometteur pour un marché stagnant.En résumé, les pains à cinq, six, neuf grains, les pains bio, c'est-à-dire à base de céréales biologiques, de- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 21 vraient attirer de plus en plus de consommateurs préoccupés par la santé et le respect de l'environnement, en même temps que par la variété de produits de haute qualité.À cela s'ajoutent l'arrivée des ethnies et l'engouement des soixante-huitards (ceux et celles qui se sont mis à voyager à travers le monde dans les années 70) pour la gastronomie exotique.Qu'on pense seulement à la popularité de la cuisine cajun qui fait une large place au maïs, ou à celle de la cuisine mexicaine et de ses tortillas, au pain pita qui se retrouve maintenant dans les boîtes à lunch de plusieurs.Finalement, le goût pour la variété et la diversité devrait susciter le développement de nouveaux produits, toujours à base de blé mais agrémentés d'ajouts divers: des pains de maïs moulu, de farine de pommes de terre ou enrobés de graines de sésame ou de pavot.Bref, le consommateur est de plus en plus exigeant et rien n'indique que cette tendance se résorbera: pour le séduire, il faudra non seulement de la qualité, mais aussi de la variété.Les débouchés qui s'offrent aux producteurs de céréales locaux ne bougeront donc pas tellement si l'on pense à celui que représentent les grandes minoteries comme Ogilvie ou Robin Hood.Celles-ci continueront vraisemblablement d'offrir principalement de la farine de blé — blé dur, blé mou, gluten — pour la fabrication du pain dont 90 % est encore fait de cette céréale de base.Cependant, on peut s'attendre à la prolifération de nouvelles meuneries plus petites, sans doute, mais spécialisées dans la farine de céréales autres que le blé et, plus particulièrement, de produits biologiques.Actuellement, la plus connue d'entre elles est Farinard, à Drummondville.C'est là que Multi-Marques s'approvisionne en farines bio pour la fabrication de son pain à neuf grains (avoine, blé, lin, maïs, millet, orge, riz, seigle et sarrazin).Bio ou pas, la production de ces céréales devrait s'intensifier au cours de la prochaine décennie.La culture écologique de ces céréales représentera certainement une valeur ajoutée au produit et les premiers producteurs à s'y convertir verront s'ouvrir devant eux un créneau fort prometteur.¦ Un marché d'une grande complexité Les Canadiens actuellement âgés de plus de 50 ans forment à eux seuls 25 % de la population et détiennent 55 % du pouvoir discrétionnaire de dépense.Or, ils sont les acheteurs les plus exigeants.Ayant été élevés dans une période de difficultés économiques, ils ont développé un sens aigu de la valeur des choses.Ils cherchent surtout la qualité et le service personnalisé.En vieillissant, ils se préoccupent davantage de leur santé et sont prêts à payer plus cher des produits de haute qualité.Selon les auteurs de Tendances de consommation alimentaire: que nous réservent les années 1990?, ce n'est que vers la fin des années 90 que la nature des demandes de ce groupe commencera à changer.Une nouvelle génération, celle des baby-boomers, entrera alors dans cette tranche d'âge.Ceux-ci représentent 35 % de la population.C'est cette génération qui a fait de la salade un plat en soi et rompu la relation directe entre revenu et consommation de viande rouge.C'est elle aussi qui a lancé la mode de la bonne forme physique.Ses préférences alimentaires traduisent évidemment cette tendance.Dans le sillage de la génération du baby-boom vient celle, moins favorisée, qui constitue actuellement les derniers 25 % de la population.Quand celle-ci atteindra l'âge mûr, elle sera de plus en plus consciente des dommages causés à l'environnement et provoqués par la soif de richesse de ses prédécesseurs.Elle protestera, par exemple, contre l'utilisation des pesticides.Cette attitude pourrait créer une nouvelle tendance vers les produits locaux naturels.Sur cette toile de fond se conjuguent divers facteurs sociaux qui influencent les habitudes alimentaires de ces groupes.L'apport ethnique, par exemple: il y a 10 ans, le pain pita n'était connu que des fidèles des restaurants grecs authentiques; l'introduction des tortillas nous a fait connaître et apprécier un «pain» à base de maïs.Les exemples sont nombreux.Autre facteur non négligeable: l'information nutritive désormais disponible et de plus en plus accessible au public.Cette information véhicule les nouvelles préoccupations quant à une saine alimentation.¦ Capteur de rendement 2-RDS pour connaître et enregistrer ce que vous récoltez dans chaque champ au moment de la moisson.S'installe sur toutes les marques de batteuses Pour plus d'informations, communiquez avec Justin Larouche INNOTAG INC.(514) 464-7427 Sans frais 1-800-363-8727 3125, Bernard-Pilon, St-Mathieu-de-Beloeil, Québec J3G 4S5 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 OXY-GARD A L'OEUVRE teste nmc, protocoles b et c «Depuis que nous utilisons Oxy-GardMc, |e compte des cellules somatiques a diminué de moitié!» Tom Van Alst'me/Van Acres Farm Cherry Valley, New York «Depuis aue nous utilisons Oxy-GardMC avant et après la traite, le compte des cellules somatiques a diminué de moitié et nous n'avons plus de problème de mammites environnementales.Nous produisons donc plus de lait et de meilleure qualité.«De plus, Oxy-Guard n'irrite pas.En moins d'une semaine d'utilisation, le bout des trayons s'était assoupli.Oxy-Gard tue les germes au contact.Oxy-Gard est pratique, peu coûteux et efficace.» «Oxy-Gard^ aide à éliminer la mammite et améliore la condition des trayons.En seulement deux jours, nous pouvions voir la différence.» Joe Brasil/Herdsman Delta View Dairy Hanford, California «Oxy-GardMC fait un meilleur travail que les autres marques de produits.Oxy-Gard aide à éliminer la mammite et améliore la condition des trayons.Après deux jours d'utilisation seulement, nous pouvions voir la différence sur les trayons de nos vaches.» Pour nlus Demandez Oxy-Gard à votre détaillant Klenzade.Le bain de trayons au peroxyde d'hydrogène activé.LENZâDE Une division de our plus d'informations, appelez sans frais au: 1 -800-361 -5773 Attaquez la mammite sur tous les fronts Pour gagner la guerre, n'agissez pas aveuglément.Prenez le temps d'identifier les véritables causes, puis passez à l'attaque.par Gilles Rivard Ala suite des accords du GATT, on a augmenté les normes de qualité du lait.Ceux qui mettront sur le marché du lait ne répondant pas à ces normes subiront des pénalités.Le producteur aux prises avec ce problème ne peut se contenter de payer l'amende et d'oublier.Tôt ou tard, la santé des pis de ses vaches sera détériorée au point de diminuer fortement la rentabilité de son troupeau.Au pire, son lait sera refusé dans les usines laitières.En procédant promptement et en faisant appel aux bonnes personnes ressources, le producteur pourra s'en sortir plus ou moins rapidement, selon la nature et l'ampleur du problème de mammite.Deux ressources sont essentielles: comptage individuel des cellules somatiques et suivi par un médecin vétérinaire.Évaluez les tendances Le comptage des cellules somatiques est l'outil de base pour identifier les animaux atteints et évaluer l'ampleur des infections dans un troupeau.Pour cela, il faut utiliser les comptages cellulaires de plusieurs mois afin de baser les décisions sur une tendance plutôt que sur un seul comptage élevé.Quand nous parlons de «mammite», il faudrait plutôt dire les «mammites».Une mammite causée par une bactérie de l'environnement est une maladie très différente d'une mammite causée par un Staphylococcus aureus; en plus de ne pas avoir les mêmes causes, elles n'ont pas les mêmes signes cliniques, ni les mêmes pronostics, ni la même évolution, ni les mêmes traitements.Il est donc impensable de régler un problème de mammite sans en identi- Le D' Gilles Rivard est médecin vétérinaire au MAPAQ.à Rock Forest.Comme il est pratiquement impossible d'éliminer d'un coup les vaches incurables, il s'agit d'établir un ordre de traite logique dans le troupeau.fier les causes.Les comptages cellulaires individuels des derniers mois serviront à déterminer les vaches dont le lait sera analysé en laboratoire.Bien sûr, cela peut représenter un certain coût, surtout lors des premières visites du médecin vétérinaire.Mais il faut considérer ces tests comme un «placement».On peut, à ce moment-là, prendre un échantillon «composé» du lait des quatre quartiers, ou bien procéder au CMT (Coliformia mastitis test) sur place et ne prendre que le lait du ou des quartiers qui ont réagi positivement.Si on veut identifier toutes les vaches infectées, il faudra répéter l'échantillonnage.En effet, la situation de la mammite n'est jamais stable dans un troupeau.Pour baisser rapidement le comptage cellulaire d'un trou- peau, la première chose à faire est d'éliminer les vaches infectées de façon chronique et ayant des comptages cellulaires très élevés durant plus de trois mois consécutifs.Très souvent, à la suite du départ de ces vaches «millionnaires», la moyenne des cellules somatiques du troupeau baissera suffisamment pour que le lait soit à nouveau exempt d'amende ou de refus d'achat.Avant d'éliminer ces vaches, il faut cependant évaluer leur rentabilité: production de lait, stade de la lactation, reproduction, résultats de l'analyse bactériologique du lait et réponse aux traitements contre la mammite.D'autre part, l'élimination des vaches avec comptages cellulaires élevés persistants diminuera les risques 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 de propagation de l'infection.Plus il y a de vaches infectées dans un troupeau, plus il est difficile de prévenir de nouvelles infections^ Trayez dans l'ordre Comme il est souvent impossible d'éliminer rapidement toutes les vaches infectées et incurables, il s'agit d'établir un ordre de traite logique dans le troupeau.D'abord, on trait les taures saines avec bas comptage cellulaire (moins de 200 000 es.).Ensuite, les vaches ayant des comptages cellulaires plus élevés mais qui ne sont pas infectées par des bactéries pathogènes majeures.Enfin, on termine avec les vaches infectées par des bactéries pathogènes infectieuses (Streptococcus agalactiae, Staphylococcus aureus et autres).Une ou plusieurs unités de traite doivent être réservées exclusivement à la traite de ces vaches.Il faut rincer et désinfecter ces unités entre chaque vache.Il va sans dire qu'on ne doit pas acheterde vaches sans évaluerd'abord leur état de santé, incluant les résultats de leur comptage cellulaire et des tests CMT.Dans certains cas, le médecin vétérinaire suggérera un examen bactériologique par le laboratoire.Enfin, un éleveur ne devrait jamais acquérir une vache ayant le pis infecté.On ne recommande généralement pas de traiter les vaches en lactation uniquement sur la base des résultats des comptages cellulaires élevés.La plupart des bactéries causant des comptages cellulaires élevés résistent aux traitements.Le coût des traitements, le lait rejeté et le travail supplémentaire sont des pertes monétaires nettes lorsque les vaches ne sont pas guéries.Les traitements et le tarissement Cependant, on traite les mammites causées par les Streptococcus agalactiae, surtout lorsque c'est un problème de troupeau.Ces mammites réagissent généralement bien aux infusions d'antibiotiques dans les quartiers atteints.Si le problème est très répandu dans le troupeau, on constatera rapidement une baisse des comptages cellulaires, à la suite des traitements.Certains médecins vétérinaires recommandent également le traitement des infections mammaires chez les taures en début de lactation lorsque leur comptage cellulaire est élevé et qu'il y a peu de vaches infectées dans le troupeau.Un autre moyen pour abaisser rapidement le comptage cellulaire d'un troupeau est de tarir plus tôt que prévu les vaches gestantes avec hauts comptages cellulaires.Ces vaches ne doivent pas être à plus de 100 jours de leur mise bas.On les traite avec des produits pour vache tarie (infusions mammaires à longue action).Après leur mise bas, l'analyse de leur lait permettra d'évaluer l'état de santé de leur pis.Si elles sont infectées à ce moment, elles doivent être considérées comme chroniques.On recommande les traitements de tarissement pour toutes les vaches et taures du troupeau après leur dernière traite.Les vaches traitées doivent être réévaluées par des analyses bactériologiques de leur lait.Il peut cependant se passer trois à quatre semaines après les traitements avant que les comptages baissent, à cause de l'inflammation persistante et de l'irritation causée par les médicaments.Il faut donc attendre IL N'Y A QU'UNE COMPAGNIE D'INOCULANTS POUR BATTRE PIONEER.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 25 Programme de contrôle de la mammite contagieuse 1.Identifier chaque vache (nom ou numéro) 2.Identifier les vaches dont le pis est infecté - outils nécessaires: CMT (Coliformia mastitis test) et comptage des cellules somatiques (individuel) 3.Soumettre le lait des vaches infectées à un laboratoire pour identifier les microbes en cause 4.Séparer les vaches infectées lors de la traite: - séparer les groupes de vaches - séparer les unités de traite servant à la traite des vaches infectées 5.Évaluer la qualité du lait des vaches (ou taures) fraîches vêlées avec CMT et culture bactérienne si indice d'infection 6.Éliminer les vaches avec mammite chronique qui ne sont pas économiquement rentables 7.Pratiquer le bain de trayons avec un produit efficace et appliquer des méthodes de traite reconnues 8.Appliquer les traitements des vaches au tarissement et vérifier l'efficacité des traitements 9.Garder le troupeau en santé 10.Traiter les cas de mammite clinique en utilisant le moins d'antibiotiques possible pour éviter la présence de résidus de ces produits dans le lait.au moins trois semaines après le dernier traitement avant d'appliquer le test CMT.Les nouvelles infections À la suite des guérisons spontanées, des traitements et de la vente des animaux fortement infectés, le comptage cellulaire moyen du troupeau devrait baisser notablement.Tous ces résultats seront sans effet à long terme si le taux de nouvelles infections est élevé.C'est pourquoi il importe, dès le début, d'identifier les causes favorisantes de mammite dans un troupeau: méthodes de traite, environnement, équipements de traite, courants transitoires, hygiène et santé générale, etc.Il n'est pas toujours facile d'identifier ces causes.L'aide de personnes ressources sera précieuse.Le médecin vétérinaire est la première personne à contacter.Il étudiera les résultats des comptages cellulaires, fera analyser le lait des vaches et évaluera les méthodes et équipements de traite.Il servira également de guide pour les traitements et l'évaluation des résultats.Pour des analyses d'équipements plus poussées, on peut consulter les fournis- seurs d'équipements de traite.Enfin, si des doutes persistent sur la présence de courants transitoires dans la ferme, l'intervention d'électriciens ou d'ingénieurs agricoles pourra être néces- saire.Pour des résultats rapides et persistants, il faut mettre en place simultanément toutes les mesures préconisées et les maintenir de façon rigoureuse.¦ Un produit frais.une offre chaleuresuse Profitez d'une longue brise économique.Les journées chaudes d'été sont arrivées, le moment est donc venu de se procurer un Century-Therm, un Refroidisseur à plaques ou un pré-refroidisseur Alfa-Therm.Nos systèmes de refroidisseurs combattent la chaleur d'été, en réduisant de façon spectaculaire la durée d'opération des unités de condensation tout en gelant radicalement les frais d'électricité.Leur refroidissement plus rapide offre une plus grande qualité de lait, et de l'eau tiède pour l'abreuve-ment des vaches.Ces unités de récupération d'énergie Century-Therm et Alfa-Therm réchauffent votre eau de lavage, avec la chaleur récupérée, de sorte que vous réalisez des économies «nettement» supérieures.A' Alfa Laval Agri Une idée fraîche.Procurez-vous gratuitement ce blouson avec l'achat d'un Alfa-Therm, Century-Therm ou Refroidisseur à plaques acheté entre le 1er juillet et le 1er septembre 1995.Fabriqué en nylon Tactel, ce blouson classique et vert forêt est orné du logo exclusif brodé sur le dos: «Refroidissement et énergie» d'Alfa Laval Agri.D'une valeur de 105 $, cette offre chaleureuse est valide jusqu'à épuisement des stocks, et seulement chez votre concessionnaire Alfa Laval Agri! Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 7B7 (705) 741-3100 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 PIONEER Voici le nouvel 1132 de marque Sila-bac® Technologie révolutionnaire pour l'ensilage de maïs.m 1132 SILÂ-BAC.INOCULANT P ENSILAGE DE 1132 1132 SILA-BAC.SILA-BAC ILAGE DE MAIS ENSILAGE DE MAÏS kiloOTOT rl„„l., J.I.:.S____J>____ rmmes +90 de plus de lait par tonne d'ensilage de maïs servie Jusqu'à 90 kilogrammes de plus de lait par tonne d'ensilage de maïs servie Lait corrigé (3,5 % m.g.) Données: essai Washington State SILA-BAC fourrages de qualité PIONEER HI-BRED LIMITEE ISO 9000 Homologation de qualité Inoculants Sila-bac: produits sous un système de qualité rencontrant les exigeants standards de l'homologation ISO 9000.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.® Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario).© 1995, PHII LAIT Un cocktail d'ensilages comme aliment de base Les Nault offrent à leur troupeau une alimentation à coût minimal.Comme départ, un mélange de deux ensilages (luzerne-mil et maïs) stockés ensemble.par Georges O'Shaughnessy Il n'y a rien de neuf à faire de l'ensilage de luzerne.Encore bien moins de l'ensilage de maïs.Mais que dire du mélange des deux en couches alternées dans un seul et même silo?Inusité?Peut-être, mais pas pour les Nault, de Saint-Marcel (Richelieu-Yamaska).Depuis 10 ans déjà, on emploie cette technique avec succès à leur ferme.Et quand Gérard Nault et Dominique Bousquet, sa conjointe, ont repris en mains les destinées de la ferme Nault, ils ont tout simplement continué dans la même voie.Cette méthode rencontre l'objectif principal du couple Bousquet-Nault: opter pour des techniques peu coûteuses et une alimentation à coût minimal pour le troupeau, de façon à mettre la priorité sur la production de lait et à augmenter l'équité de l'entreprise.Dix ans de mélange d'ensilages Même du temps de Laurent Nault, le père de Gérard qui s'est retiré de l'entreprise il y a trois ans, la production de lait était la priorité.Bien que toutes les bêtes du troupeau soient de race Holstein, Laurent Nault avait choisi de ne pas les enregistrer: les expositions et la vente de sujets de race ne l'intéressaient vraiment pas.Il préférait plutôt se concentrer sur la production de lait.Cela ne l'empêchait toutefois pas de faire de l'amélioration génétique et d'avoir recours à l'insémination artificielle.Aujourd'hui, on continue l'œuvre en choisissant des taureaux ayant avant tout de bons membres, positifs en lait si possible.Le troupeau de la ferme Nault compte 75 têtes, avec une trentaine de Georges O'Shaughnessy, agronome, esl journaliste et rédacteur à la pige.La conservation de l'ensilage est excellente, assure Gérard Nault, les sucres du maïs favorisant une bonne fermentation de la luzerne et du mil.vaches en lactation.Tous les sujets de remplacement sont élevés à la ferme et on vend les animaux excédentaires.Même si le troupeau n 'est pas enregistré, il ne semble pas y avoir de difficulté à vendre des sujets: pour les producteurs voulant des vaches prêtes à donner du lait, la moyenne de production du troupeau de 8 400 kg par an (3,8 % M.G., 3,4 % prot.) sert de garantie! Une des vaches du troupeau a déjà complété une lactation de 14 500 kg (32 0001b) en 11 mois.Inutile de dire qu'on conserve ses filles dans le troupeau et qu'elle sera prochainement candidate à une transplantation embryonnaire! Au départ, on n 'utilisait que de l'ensilage de maïs à la ferme Nault.«Mais on devait compléter les rations avec une moulée plus chère à cause du manque de protéines», explique Gérard.C'est en cherchant une solution de rechange que Laurent Nault s'était converti à l'ensilage de luzerne et mil.Néanmoins, la partie était loin d'être gagnée, car on se retrouvait avec beaucoup de protéines, mais peu d'énergie.Qui plus est, la conservation de cet ensilage était difficile: la fermentation n 'était pas toujours parfaite, et on avait parfois de fortes odeurs à la sortie du silo, quand l'ensilage n'avait pas carrément viré au brun.Résultat: un aliment souvent peu appétent pour les vaches et d'importantes pertes.Les Nault avaient également noté plus de complications à la saillie avec une alimentation basée sur l'ensilage de foin.Pour pallier ces ennuis, on avait bien essayé de commencer le silo avec de l'ensilage de luzerne, puis de finir le remplissage avec de l'ensilage de maïs.Encore là, c'était loin d'être idéal: on commençait alors la saison avec 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 l'ensilage de maïs puis, soudainement, l'alimentation changeait du tout au tout lorsque l'ensilage de luzerne arrivait.C'est alors que l'étincelle a jailli dans la tête de Laurent Nault.Réflexion faite, pourquoi ne pas combiner les deux types d'ensilage et obtenir l'énergie de l'un et la protéine de l'autre?On ensilait toujours la troisième coupe de foin et elle arrivait grosso modo en même temps que l'en-silage de maïs, c'est-à-dire à la fin septembre, après l'endurcissement des plants de luzerne.On a donc décidé de faire un essai en alternant les deux ensilages dans le silo.Les résultats ont convaincu les propriétaires que c'était là un bon choix pour eux.L'organisation de la récolte À la Ferme Gérard Nault inc., les deux premières coupes de luzerne et mil sont récoltées en foin sec.À la troisième, on fauche tôt le matin, puis on laisse sécher un peu au champ avant de mettre un premier chargement dans le silo vertical.On récolte ensuite un chargement de maïs-ensilage, qu'on ajoute par-dessus l'ensilage de luzerne, et on recommence.L'entreprise est maintenant équipée de deux fourragères: une traditionnelle pour la luzerne et une autre munie d'un bec à maïs.Le passage à cette pratique a nécessité l'achat d'une fourragère, mais l'acquisition s'est faite pour une somme modique, la grande popularité des presses à balles rondes reléguant les fourragères aux oubliettes.Selon Gérard Nault, il n'est pas nécessaire d'avoir exactement les mêmes quantités à ensiler des deux ensilages.«Tu t'arranges avec les quantités de foin et de maïs que tu as à ensiler, dit-il.Supposons que c'est 50:50, ça va bien: tu fais un voyage de foin pour un voyage de maïs.Mais si, par exemple, tu sais que tu auras plus de foin que de maïs, alors là tu y vas avec deux voyages de foin pour un voyage de maïs, etc.» Interrogé sur l'homogénéité du mélange dans une telle situation, Gérard ne voit pas de tracas à ce chapitre: quand on emplit le silo, les fourrages s'accumulent en formant un monticule conique au sommet, si bien qu'en prenant une coupe latérale du contenu du silo, on a un ensilage au centre et l'autre sur les côtés.Quand le videur de silo se met en marche, il se trouve à homogénéiser automatiquement toute cette couche.Pour éviter les voyages inutiles lors de la récolte, Gérard Nault prend soin, lors de la planification hivernale, de placer ses champs de maïs à ensiler à côté des champs de luzerne à ensiler.Cela ne représente pas vraiment une contrainte pour ses rotations, tout au plus faut-il le prévoir.Avec ses quelque 50 hectares en culture, il a suffisamment de flexibilité pour pouvoir planifier de la sorte ses 15 hectares en orge, 25 en foin, 5 en maïs-ensilage, et le reste en maïs-grain et en pâturages.«L'avantage de faire de l'ensilage mélangé, dit-il, c'est que tu peux ensiler ton foin tout de suite au sortir de la faucheuse, peu importe le degré d'humidité.Parce qu'il est plus sec, Fensilage de maïs contenu dans le silo imbibera les jus provenant du foin de luzerne.Si je faisais de l'ensilage de foin pur dans mon silo, il faudrait attendre au moins 12 heures de séchage avant de commencer à Disponible chez les marchands suivants COATICOOK SAINT-CASIMIR Service Agricole Équipement de Luke Bélanger ferme Jean-Marie (819) 849-2985 Bélanger inc.(418) 339-2348 METABETCHOUAN Les Équipements SAINT-CÉSAIRE de ferme Les entreprises L.Boudreault inc.Bernard Lebrun inc.(418) 349-2866 (514) 469-5191 NAPIERVILLE SAINT-ESPRIT DE Labrie Équipement enr.MONTCALM (514) 245-3205 Équipement ferme du futur M.J.Enr.NICOLET (514) 839-3143 Hervé Lacharité et fils inc.SAINT-LOUIS (819) 293-8676 DE GONZAGUE RAD Suce.1 ROXTON PONDS M.Claude Legault Les Équipements (514) 377-6114 Weigh-Tronics inc.(514) 777-7734 SAINT-PASCAL Coop, de la SAINT-ALPHONSE Côte-Sud du Québec DEGRANBY (418) 492-6343 Service à la ferme Normand Viens SAINT-POLYCARPE (514) 375-1204 Bruno Campeau ltée (514) 265-3428 SAINT-BENOIT (Ville Mirabel) VICTORIAVILLE Distribution Agrotec JY.Sl-Pierre inc.Bois-Francs inc.(514) 258-2885 Pierre Trépanier (819) 758-0633 Satriez-rous ^que«J Tout ce que vous recherchez dans un séchoir à grains, avec ^/4/fisms4* de Pour seulement 17 900 $ vous pourriez devenir propriétaire d'un AIRSTREAM et sécher jusqu'à 500 TONNES de maïs en 12 jours.(modèle AB 160) Panneau informatisé La sécurité de l'expérience! 400, rue Martineau, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8B1 Tél.: (514) 796-2626 • Fax:(514)796-4256 MJkMH LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET/AOÛT 1995 29 ensiler.Dans un tel cas, les derniers voyages sont presque prêts à presser tellement ils sont secs, et ça ne fait pas du très bon ensilage.» Le mélange des deux ensilages présente plusieurs avantages.D'abord, comme on ajoute un voyage d'ensilage de maïs par-dessus chaque voyage de luzerne, cela aide au compactage de cette dernière, et élimine une bonne partie de l'air accumulé; on obtient ainsi une meilleure fermentation.Ensuite, il est plus facile pour le videur à silo de fonctionner dans un ensilage mélangé que dans un ensilage de foin.Finalement, il n'y a aucun produit à ajouter lors de la récolte pour améliorer la conservation de l'ensilage; tout se fait simplement, sans embûches.Dominique Bousquet explique qu'il leur en coûterait plusieurs milliers de dollars en acides ou autres agents de conservation s'il fallait y recourir pour améliorer la conservation de l'ensilage de luzerne.Pour ce qui est de l'ajout d'acide, les deux propriétaires de la ferme se verraient mal embarquer dans cette galère: en plus de l'achat d'un équipement d'application, il faut composer avec la corrosion accélérée de la machinerie qui en rebute plusieurs.La solution du mélange de deux ensilages reste encore la plus simple pour eux, sans qu'il y ait de coûts particuliers pour cette opération.Certaines personnes leur ont déjà suggéré d'avoir deux silos pour régler leur «problème» des deux ensilages.Gérard Nault se demande encore de quel problème il s'agit.Car s'ils devaient adopter la RTM, il faudrait acheter un mélangeur, des convoyeurs et des moteurs, sans compter l'entretien de tout ce matériel.Ce genre d'achats ne figure pas dans le plan de développement d'entreprise que le couple Bousquet-Nault s'est donné.Une alimentation à coût minimal On l'a dit plus tôt, la mauvaise conservation de l'ensilage de luzerne et mil faisait en sorte que les vaches le consommaient partiellement.Avec l'ensilage mixte, ce n'est pas du tout la même histoire! La conservation est excellente, les sucres du maïs favorisant une bonne fermentation de la luzerne et du mil, et les rations sont faciles à équilibrer.Il n'y a plus de soubresauts de production, puisque l'alimentation est uniforme toute l'année.Pour équilibrer les rations des trois groupes du troupeau, on procède au départ à l'analyse de tous les fourrages.Ainsi, à la récolte 1994, l'ensilage de foin et celui de maïs se retrouvaient dans des proportions de 40:60, donnant ainsi un mélange à 14,9 % de protéines.Pour ce qui est des grains, la ferme était équipée j usqu ' à F été dernier d ' une «moulange» mobile attelée au tracteur.Lorsque cet équipement a fait défaut, Dominique et Gérard ont décidé d'opter pour une rouleuse à grains.On a également fait l'achat d'un chariot compartimenté de distribution des aliments; le modèle le plus simple, non motorisé, convenait parfaitement à leurs besoins.On y met le maïs et l'orge roulés, les minéraux, le tourteau Gérard Nault a installé des rouleaux à orge à écartement variable sur sa rouleuse, pour pouvoir y passer le maïs.Avec ces rouleaux, les grains de maïs prennent une allure de flocons, au lieu d'être complètement broyés, comme ce serait le cas avec des rouleaux à maïs.de soya et les autres ingrédients particuliers à certains groupes.Gérard fait lui-même ses mélanges lors de la distribution des aliments aux vaches.Comme il a un foin et un ensilage de qualité, il limite la quantité de tourteau de soya servie, la protéine venant en bonne partie des fourrages.Peu importe leur stade de lactation, toutes les vaches reçoivent la même quantité d'ensilage, c'est-à-dire de 14 à 16 kg par jour.Sur la rouleuse récemment acquise, Gérard Nault a monté des rouleaux à orge à écartement variable, si bien qu'il peut y passer les grains de maïs.Avec ces rouleaux, les grains de maïs écrasés prennent une allure de flocons, au lieu d'être complètement broyés, comme ce serait le cas avec des rouleaux à maïs.Il faut cependant préciser que le maïs de la ferme n'est pas séché de façon traditionnelle: on le sèche à froid, dans un silo à grains dont on a augmenté le débit de ventilation et auquel on a ajouté des cheminées pour évacuer l'air humide.Ainsi, du maïs à 21 % d'humidité à la récolte se retrouve autour de 14 % à la mi-décembre après avoir été ventilé toute cette période.Gérard croit cependant que s'il utilisait du maïs séché à la chaleur dans sa rouleuse, les grains plus durs éclateraient au lieu de donner des flocons, comme c'est le cas pour le maïs séché à froid.En changeant le maïs broyé à la moulange par les flocons de maïs de la rouleuse, Gérard Nault soutient que la production quotidienne de lait des 27 vaches de la ferme a augmenté de 75 litres.Il attribue cette augmentation au fait que le maïs en flocons est préparé à chaque jour, ce qui en fait un aliment plus frais, que les vaches consomment avec plus d'appétit.Le sorgho ou l'herbe du Soudan à la place du maïs Les producteurs qui ensilent la première ou la seconde coupe de foin ne peuvent évidemment pas faire de mélange avec l'ensilage de maïs! Mais, explique Gérard Nault, d'autres plantes pourraient être utilisées pour obtenir un résultat semblable.Par exemple, son frère a utilisé avec succès le sorgho en conjonction avec la luzerne.On pourrait choisir de les cultiver dans le même champ, mais cette solution ne sera valable que pour l'année du semis, le sorgho n'étant pas vivace.Si, par contre, on décide de cultiver le sorgho dans un champ séparé et de combiner les ensilages au silo, on aura alors besoin d'une boîte à fourrages additionnelle.Il faut rappeler cependant que le sorgho convient généralement aux zones de plus de 2 500 UTM.Un point très important: il faut respecter certains points dans la régie de coupe, pour faire en sorte de minimiser la concentration d'acide prussique (cyan-hydrique) dans le fourrage.L'herbe du Soudan, semblable au sorgho, pourrait également être utilisée.Nul doute que quand on se donne la peine de chercher et de sortir des sentiers battus, on peut trouver des façons économiques d'alimenter son troupeau! ¦ 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 PORC Guylaine Nadeau, chef d'entreprise La plus grande difficulté que cette jeune entrepreneur agricole de 28 ans a dû surmonter?Établir sa crédibilité pour réussir dans un monde d'hommes.par Andrée Lagacé Guylaine Nadeau a toujours voulu avoir sa propre ferme.Elle a d'abord été très active à la ferme laitière et porcine de ses parents, à Saint-Bernard de Beauce.A 16 ans, elle entreprend des études de niveau secondaire en horticulture et travaille dans le domaine pendant deux ans pour ramasser ses sous.Elle poursuit un objectif très précis: revenir à la terre en achetant une porcherie d'engraissement.Elle ne songe pas à prendre la relève de la ferme familiale, ses parents étant loin d'envisager leur retraite.La jeune femme a atteint son objectif.Sa ferme porcine est nichée dans les beaux vallons de Saint-Patrice-de-Beaurivage en Beauce, où de nombreuses entreprises agricoles laitières, porcines, bovines et de volailles se succèdent.Mais le chemin qu'a parcouru l'agricultrice de 28 ans n'a pas toujours été facile.Guylaine occupe plusieurs emplois dans le secteur horticole avant de décrocher un travail à temps plein au Centre Jardin Bourbeau à Charles-bourg.Elle y a l'entière responsabilité de la serre qui abrite les plantes vertes et les fleurs de fêtes spéciales.Son travail consiste à l'entretien des plantes, la vente, la sollicitation par soumission, la promotion, etc.Elle se passionne pour ce domaine et son sens des affaires s'affirme au plus grand profit de l'entreprise.En 1985, le secteur horticole est en pleine ebullition et Guylaine y gagne très bien sa vie.Mais l'appel de la ferme est plus fort et elle quitte le Centre Jardin malgré les offres allé- Guylaine Nadeau n'aime pas être dépendante des autres.Elle fait tout dans sa ferme, du soin des animaux à la gestion, en passant par l'électricité, la plomberie et l'entretien des bâtiments.Andrée Lagacé, agronome, est journaliste.chantes du propriétaire.Entre-temps, les parents de Guylaine ont abandonné leur production laitière pour se consacrer uniquement à la production porcine.Ils possèdent une maternité de 275 truies et un engraissement de 5000 porcs, répartis sur plusieurs fermes.Au début de l'année 1986, ils offrent à Guylaine d'acheter une de leurs fermes située à Saint-Patrice.Cette entreprise comprend un engraissement de 500 porcs, 20 vaches de boucherie et 5 hectares de terre.Guylaine a 20 ans et partage sa vie avec un conjoint.À la fin de l'année, lorsqu'elle accepte l'offre de ses parents, un élément du paysage a changé, son compagnon et elle se sont séparés.Le premier obstacle Dans les circonstances, ses parents manifestent une certaine réticence à lui vendre la ferme.Ils craignent que leur fille, toute menue (Guylaine mesure à peine plus de cinq pieds et ne pèse pas plus que deux poches de patates!), éprouve des difficultés à assumer les tâches de la ferme et la charge financière.Leurs propres débuts en agriculture, à deux, ont été très durs et ils ne souhaitent pas cette mi- sère à leur fille.Mais Guylaine ne lâche pas prise.Elle leur fait comprendre qu'elle possède tous les atouts pour réussir en production agricole.De toute façon, si elle n'achète pas leur ferme, elle en trouvera une autre.Les démarches de transfert sont mises en branle.Ce premier obstacle n'est qu'un avant-goût de tous ceux qui l'attendent.À la Société de financement agricole, le conseiller prend d'innombrables précautions avant de lui consentir un prêt.Il la rencontre plusieurs fois et la soumet à un questionnaire fastidieux pour apprécier ses connaissances techniques, en plus d'évaluer la rentabilité de l'exploitation.Guylaine croit qu'on n'en demande pas tant aux garçons qui prennent la relève.Et à son grand désespoir, le prêteur demande à ses parents de cautionner l'inventaire des bovins de boucherie.Ensuite, ce sont les commerçants qui se méfient de cette petite jeune femme trop sûre d'elle.Ils refusent de lui ouvrir des comptes avant qu'elle ait payé comptant ses premières factures.Lorsqu'elle achète de l'équipement ou des matériaux pour l'entretien de la porcherie, les fournisseurs lui con- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 31 Nouveautés des moissonneuses-batteuses Maximizer pour rendre votre moisson encore plus.(Remplir le blanc) Capacité remarquable.confort exceptionnel.superbe qualité de grain.que pouvez-vous attendre de plus d'une moissonneuse-batteuse Maximizer?Peu importe vos exigences, il est fort probable que nous pouvons les combler, grâce aux travaux laborieux qu'ont effectués les ingénieurs des moissonneuses-batteuses John Deere.Ils ont dressé une longue liste de nouvelles caractéristiques et de nouveaux accessoires.exactement ce que vous aviez demandé : de nouvelles options importantes comme le système de table à inclinaison latérale Contour Master,™ les chenilles en caoutchouc anticompaction, et une vis repliable pour la trémie à grain.Mais ils n'ont pas négligé les détails.Dans la Maximizer 1995, vous trouverez un nouveau coffre à outils de format très respectable et un nouveau réceptacle assez grand pour une grosse tasse.Comme vous pouvez le voir ici, il y a beaucoup plus et le concessionnaire John Deere est prêt à vous aider à remplir les blancs.Rentable ?Votre travail de gestion est plus facile et plus précis grâce au nouveau centre de données qui calcule la superficie et les boisseaux récoltés.Il affiche même les réglages recommandés.Satisfaisante ?Réduisez la compaction et améliorez l'adhérence et la stabilité avec ces nouveaux pneus 68x50x32 à grande portance.Ces pneus ultra-larges ont une surface de contact au sol de 11160 cm* Rafraîchissante A Ce nouveau réceptacle démontre bien que John Deere ne néglige pas les détails.Lucrative ?Avalez vos récoltes abondantes sans abîmer vos terres grâce aux nouvelles chenilles en caoutchouc à construction spéciale à pivot.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Efficace Vous avez maintenant amplement d'espace pour ranger vos plus grosses clés dans ce nouveau coffre en acier épais.U est spécialement aménagé pour en faciliter l'accès.Confortable ?La cabine de moissonneuse-batteuse par excellence est devenue encore meilleure grâce à ce nouveau fauteuil pneumatique Personal-Posture"'Les longues heures de travail passeront inaperçues.Productive ?Récoltez tout le grain de vos terres en pente grâce au nouveau système de table à inclinaison latérale Contour Master.™ // incline automatiquement la table en fonction de la dénivellation du terrain, ce qui contribue à uniformiser la hauteur de coupe. seillent autre chose que ce qu'elle demande, et lui vendent plus cher qu'aux autres agriculteurs.Inutile de dire combien est grande sa frustration! Heureusement, son père et ses collègues masculins sont des alliés précieux pour démontrer à ces gens que Guylaine sait de quoi elle cause! Guylaine n'aime pourtant pas être dépendante des autres.Elle fait tout dans sa ferme, du soin des animaux à la gestion, en passant par la régie du troupeau, l'électricité, la plomberie, l'entretien des bâtiments et la comptabilité.Elle engage parfois des employés, mais seulement lorsqu'elle est surchargée de travail ou qu'une tâche nécessite absolument deux paires de bras.Ce désir d'autonomie lui a fait abandonner la production vache-veau en 1991.L'approvisionnement en foin posait souvent problème, mais surtout, les veaux atteignaient rapidement un poids plus élevé que le sien, l'obligeant à faire appel à de l'aide pour certaines tâches.La production de porcs à l'engrais ne lui impose pas les mêmes contraintes, assure Guylaine.Elle travaille avec des panneaux pour le déménagement de ses animaux d'un parc à l'autre et ne se voit jamais obligée d'utiliser le bâton.Elle croit d'ailleurs que les agricultrices travaillent de manière différente des hommes.Selon elle, les femmes sont plus calmes, plus minutieuses, plus patientes et causent ainsi moins de stress aux animaux.Les techniques de travail sont différentes, mais tout aussi performantes.Le refus de la routine Trois ans après avoir acheté la ferme, Guylaine constate que déjà la routine s'installe.Désormais, sa production annuelle de 1700 porcs roule bien et l'efficacité qu'elle a acquise raccourcit le temps de travail.Pour cette jeune femme dynamique, la solitude commence à peser.Le contact avec le public est pratiquement absent de sa profession d'agricultrice.Lorsque l'épicier Métro de Saint-Bernard, le village voisin, offre un emploi à sa boutique florale, elle pose sa candidature et obtient le poste.Le travail à temps partiel devient une charge à temps plein.Elle persiste à cet emploi pendant un an et demi et le quitte pour des Préparez-vous maintenant pour la Royale 1995 Les inscriptions doivent être reçues au plus tard le 30 septembre Section pur-sang Hampshire • Duroc • Yorkshire • Landrace Verrats Classe 1 Nés 1er avril 95 - 30 avril 95 Classe 2 Nés 1er mai 95 - 30 mai 95 Truies (saillies) Classe 3 Nées 1er janvier 95 - 15 février 95 Classe 5 Nées 16 février 95 - 31 mars 95 (non saillies) Classe 6 Nées 1er avril 95 - 31 mai 95 Section Femelles hybrides F-l - 2 Classes Une femelle saillie (saillie après le 29/07/95) - Groupe de 3 femelles non saillies Section «Grand I alley Fortifiers» Porc de marché Tests de performance (date d'inscription 12 juillet 95) (Dates de pesée 28 août 95 - 27 sept.95) Contactez: Responsable de l'inscription The Royal Agricultural Winter Fair Exhibition Place Toronto, Ontario M6K 3C3 Tél.: (416) 393-6418 Téléc.: (416) 393-6468 Compétitions: 12, 13 novembre 7 au 18 novembre 1995 raisons de santé.Elle fait des bronco-pneumonies à répétition à cause de la température glaciale du lieu de travail.Elle retrouve immédiatement un autre emploi à temps partiel au département de jardinage de la quincaillerie du même village.Elle y travaille encore actuellement.Elle a trouvé l'équilibre qu'elle cherchait entre une vie sociale épanouie et la profession d'agricultrice qu'elle aime par-dessus tout.Pour Guylaine, la qualité de vie, c'est primordial.Elle a eu l'ambition, à une certaine période, d'agrandir son entreprise en y ajoutant une maternité.Mais un accident d'automobile, l'an dernier, l'a sérieusement ébranlée et lui a fait réaliser la nécessité de profiter de la vie et de garder du temps pour soi et pour ses amis.Elle fréquente désormais plus souvent ses amis et se permet davantage de loisirs.La communauté de Saint-Patrice est fière de Guylaine Nadeau, ce petit bout de bonne femme qui en a dedans! Membre de l'Association des femmes entrepreneures du Québec métro, Guylaine a remporté en 1993 le titre de Femme entrepreneure de l'année.Elle a aussi participé activement à l'organisation de la Féerie champêtre de Saint-Patrice à l'été 1994, une activité destinée à faire connaître au grand public le travail à la ferme et les agriculteurs-transformateurs de plusieurs coins du Québec.On la sollicite de toutes parts.Mais actuellement, elle limite son engagement social.La porte n'est cependant pas fermée pour toujours.Guylaine Nadeau ne craint pas les tendances actuelles d'agrandissement et de concentration des entreprises, ni la mondialisation des marchés.Elle croit fermement que sa petite entreprise saura tirer son épingle du jeu.Selon elle, les grosses fermes ont aussi leurs problèmes à surmonter.Ils sont bien entendu de nature différente.«Évidemment, ajoute-t-elle, il ne faut pas se laisser dépasser et toujours gérer efficacement pour demeurer compétitifs.» Lorsque dans quelques années, ses parents quitteront leur ferme, elle garde en réserve l'idée de s'associer avec son frère, Jacklin, déjà impliqué dans l'entreprise familiale.Mais ce qu'elle souhaite par-dessus tout, c 'est une plus grande ouverture pour les agricultrices chefs d'entreprise, afin que les hommes et les femmes travaillent tous ensemble pour le développement de l'agriculture québécoise.¦ 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 ¦ RÉGIE Le déplacement des porcs peut coûter cher Pour diminuer les effets négatifs, on recommande de mélanger les porcs en fin de journée, lorsque l'activité est moins intense.Le regroupement des porcs en cours d'engraissement est parfois inévitable.Mais cette pratique nuit au gain moyen quotidien et à la conversion alimentaire.par Claude Tremblay Les déplacements et regroupements des porcs en engraissement sont chose courante.En rotation, on transfère des porcs d'un enclos à un autre, ou d'une section à une autre.On déplace les animaux jusqu'à deux ou trois fois avant leur envoi à l'abattoir.En système tout plein-tout vide, on place parfois les porcs en surnombre au début de la période d'engraissement, pour ensuite Claude Tremblay, vétérinaire, est conseiller en médecine préventive porcine.reconstituer des groupes moins denses.En fin d'engraissement, on regroupe les porcs qui ne font pas le poids, pour vider rapidement la section et permettre l'entrée d'un nouveau lot de porcelets.Bien que parfois nécessaires, ces pratiques ne sont pas sans conséquences sur les performances zootechniques des porcs que l'on déplace.I- Gain moyen quotidien (kg/jour) selon le type de regroupement des porcs Même source Deux sources Deux sources + tranquillisant Six sources Semaine 1 0,83 0,62 0,63 0,76 Semaine 2 0,96 0,93 0,90 0,82 Semaine 3 0,88 0,88 0,81 0,78 Moyenne 0,89 0,81 0,78 0,79 Source: Ton, Shackleton et Beames.1991 Une équipe de chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique a comparé les rendements des porcs qu'on a déplacés et regroupés de quatre façons différentes.Au total, 210 porcs d'environ 76 kilos ont été soumis, par groupe de six et pendant trois semaines, à l'un des quatre types de regroupement suivants: le premier groupe provenait de la même source; le deuxième, de deux sources différentes; le troisième provenait de deux sources, mais on a injecté aux porcs un tranquillisant avant leur déplacement; enfin, le quatrième groupe provenait de six sources différentes.Les résultats sont concluants.Le gain moyen quotidien (G.M.Q.) des LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 35 FerroForte8 procure deux fois plus de fer en une seule injection.Une seule injection de 1 mL de FerroForte comble tous les besoins en fer des porcelets.En effet, FerroForte fait appel à un complexe macromoléculaire qui procure une concentration de fer élémentaire deux fois plus élevée que les solutions injectables de fer à 10 %.FerroForte élimine les injections ® Marque déposée de M.T.C.Pharmaceuticals à répétition, ce qui réduit le stress imposé aux porcelets et épargne temps et argent.Faites confiance à FerroForte la prochaine j fois qu'une nouvelle portée atteindra l'âge du fer.FerroForte est offert exclusivement par votre vétérinaire.MÏC.0 MTC PHARMACEUTICALS 420 Beaverdale Rd., Cambridge, ON N3C 2W4 llp Fabriqué au Canada Il faut battre | le fer quand | il est chaud | Alors dépêchez-vous de profiter de l'offre de FerroForte* Obtenez gratuitement une seringue automatique à l'achat de 12 flacons de FerroForte.Cette pratique seringue est facile à utiliser pour les injections en série.Un adaptateur est spécialement prévu pour la perforation des j bouteilles de FerroForte ou de toute autre solution injectable.La seringue FerroForte facilite l'étalonnage et l'injection.Faites-nous parvenir une preuve d'achat de 12 flacons (achats cumu- j latifs acceptés) et vous receviez gratuitement une seringue FerroForte.Cette offre est valable jusqu'au 31 octobre 1995 ou jusqu'à épuisement des stocks.Nom_ j Adresse_ Ville_ Prov._ Code postal_ Nb.de truies_ i UUKfl MTC PHARMACEUTICALS 420 Beaverdale Road.Cambridge, Ontario N3C2W4 porcs d'une seule provenance est nettement plus élevé que celui des porcs des autres groupes, formés à partir de plusieurs sources (voir le tableau I).L'effet du regroupement sur le gain et la conversion Sur l'ensemble dès trois semaines suivant le déplacement, des porcs issus d'une même source obtiennent un G.M.Q.supérieur de 14 % à celui du pire groupe.Cet écart est beaucoup plus important durant la première semaine, période où les manifestations d'agressivité sont nombreuses.Les porcs issus d'une même source ont alors un G.M.Q.34 % supérieur à celui des porcs du deuxième groupe.Le simple fait de déplacer les animaux contribue à diminuer les rendements.En effet, le G.M.Q.des porcs qu'on déplace est plus bas durant la semaine suivant leur déplacement que durant les deux dernières semaines de l'expérience.La tendance est un peu la même pour la conversion alimentaire.Dans le pire groupe, elle est 15 % inférieure à celle du groupe de tête (voir le tableau II).Les tranquillisants ne sont pas une panacée Fait à noter, les porcs du troisième groupe offrent des performances médiocres bien qu'ils aient reçu un tranquillisant avant leur regroupement.Ceci confirme certaines hypothèses à l'effet que l'utilisation d'un tranquillisant retarde les manifestations d'agressivité, sans les éliminer.L'ordre social s'impose alors plus lentement et les facteurs de stress reliés à son rétablissement persistent plus longtemps.Il est préférable de regrouper des porcs de poids homogènes plutôt que des porcs de poids hétérogènes: la hiérarchisation est plus rapide et moins dommageable à long terme.Le déplacement et le regroupement des porcs sont des opérations parfois inévitables.Les coûts élevés reliés à la sous-occupation des enclos justifient à eux seuls la nécessité de déplacer des animaux en fin d'engraissement.Pour un troupeau de 1000 porcs en inventaire, on estime les frais fixes d'opération à environ 12 cents par place-porc par jour! Lorsqu'on doit déplacer et regrouper des porcs, il faut prendre certaines précautions.On recommande de mélanger les porcs le plus tard possible en fin de journée, lorsque l'activité est moins intense.Les animaux devraient II- Conversion alimentaire (kg de moulée/kg de gain de poids vif) selon le type de regroupement des porcs Même source Deux sources Deux sources + tranquillisant Six sources Semaine 1 3,47 4,63 4,74 3,72 Semaine 2 3,15 3,25 3,39 3,64 Semaine 3 3,69 3,69 4,03 3,90 Moyenne 3,35 3,74 3,85 3,65 Source: Tan, Shackleton et Beames, 1991 être aussitôt placés à la noirceur.Chacun des porcs est amené dans un enclos différent de son enclos d'origine.L'ajout de paille ou de jouets dans le nouvel enclos et l'utilisation de produits agissant sur l'odorat (huile végétale, hormones sexuelles) facilitent l'adaptation des animaux.¦ Liquidez la gale sarcoptique! TUE-POUX (PHOSMET11.6%) ?Efficace et économique ?Facile à utiliser Peut s'appliquer en lotion ou en vaporisation Contrôle aussi les poux suceurs et mordeurs Consultez votre vétérinaire A.P.A.division de: RHÔNE MÉRIEUX, CANADA, INC.Victoriaville, Qc, G6P 1B1.Canada LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 37 LA PUISSANCE D'taffîfâS* EST DANS LE SAC! (ivermectin) Profitez de tous les avantages du Prémélange ¦ IVOMEC Un traitement pratique pour la maîtrise des mites de la gale, des poux et des vers chez les porcs en croissance Moins de manipulation, moins de travail, moins de stress Un seul traitement pour la maîtrise des parasites internes et externes L'efficacité reconnue dWOMEC Demandez à votre vétérinaire, à votre marchand de moulée ou à votre fournisseur de prémélange sur ordonnance du vétérinaire d'incorporer le prémélange IVOMEC dans la moulée que vous achetez pour les porcs en croissance.pour les porcs (ivermectin) Notre réputation est dans le sac OMERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec LA SANTE ANIMALE ©Marque déposée de Merck 4 Co., Inc.Whitehouse Station, N.J., É.-U./ Merck Frosst Canada Inc., U.l.©Copyright Merck & Co., Inc., 1993, Whitehouse Station, N.J., É.-U.IVWX-3-1. SANTE On peut diminuer les problèmes de constipation S'il est normal qu'une truie soit constipée autour de la mise bas, on peut quand même prévenir le problème par des pratiques d'élevage simples.par Ghislaine Roch I 1 est normal que les déjections des I truies, produites dans les jours qui I entourent la mise bas, soient plus sèches et moins abondantes.Durant cette période, la truie consomme moins d'aliments et d'eau (voir le graphique) à cause des changements hormonaux précédant la mise bas.Pour contrer les effets négatifs de la constipation, une modification de la régie d'élevage est beaucoup plus efficace que n'importe quel produit.La constipation dans les maternités occasionne malgré tout bien des inquiétudes chez les producteurs.Il faut dire que, derrière un cas grave de constipation, se cachent plusieurs complications qui affectent la productivité d'un sujet, voire d'un troupeau entier.Une des premières conséquences de la constipation est la réduction de la consommation de moulée par les truies en début de lactation.D'autre part, les truies constipées à la mise bas sont peu actives et produisent peu de lait.Les porcelets deviennent inégaux.Au sevrage, le nombre et le poids des porcelets sont inférieurs.Des recherches récentes ont démontré que l'augmentation du taux de fibres dans les rations destinées aux truies réduisait la constipation et améliorait la satisfaction et le bien-être des animaux.Plusieurs de ces rations contenaient plus de 10 % de fibres.À la ferme, la réalisation de telles rations est difficile techniquement et économiquement.Les ingrédients riches en fibres sont rares, peu disponibles et généralement coûteux.Une formule de gestation qui contient entre 4 et 6 % de fibres permettrait de répondre adéquatement aux besoins de la truie.taut s'assurer que les truies boivent suffisamment les jours entourant la mise bas.La présence de déjections plus dures ou «en crotte» peut indiquer un problème de consommation d'eau.On a tendance à croire que les truies consomment suffisamment d'eau pour assurer leur besoin.Lorsqu'on effectue des mesures ponctuelles, on s ' aperçoit que la situation est tout autre.En présence de déjections sèches, on a tendance à utiliser des produits laxatifs.Or, les produits à caractère laxatif (son, chlorure de potassium, sulfate de magnésium, psyllium et autres produits naturels) ont peu d'effet sur la prévention de la constipation rencontrée autour de la mise bas.Ghislaine* Roch, agronome, est adjointe au développement chez Nutribec liée.Consommation volontaire d'aliments et d'eau chez les truies en fin de gestation et en lactation Kg d'aliments 10 H 6h Litres d'eau Kg d'aliments o Mise bas 11 17 Jours Pour prévenir la constipation, utilisez des rations de gestation contenant un mimimum de 4 % de fibres.Assurez-vous que les truies boivent suffisamment d'eau.Une truie en gestation doit consommer environ 15 litres d'eau par jour.Dans les gestations où la moulée est servie en un seul repas, servez de l'eau en mi-journée et faites lever les truies afin qu'elles puissent s'abreuver.À l'approche de la mise bas, ne réduisez pas trop la quantité de moulée distribuée quotidiennement.L'utilisation de produits plus fibreux en complément de la ration quotidienne cinq jours avant et après la mise bas peut aussi être efficace.La consommation d'aliments et d'eau étant en étroite relation, il faut donc accorder plus d'attention à la quantité d'eau ingérée en fin de gestation et durant les premiers jours de lactation.Plus la truie boira d'eau, plus elle mangera.¦ H 10 23 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 39 bmd Un antibiotique reconnu pour stimuler la croissance et combattre la maladie BMD pour la croissance L'antibiotique BMD' stimule la croissance : les porcs atteignent le poids du marché plus vite tout en consommant moins.Il agit dans l'intestin et exerce une action destructrice sélective contre les bactéries productrices de toxines qui s'attaquent à la paroi intestinale et l'épaississent, nuisant du même coup à l'absorption des principes nutritifs.BMD agit de façon continue pour débarrasser l'intestin de ces bactéries nuisibles.La paroi intestinale demeure plus fine et plus saine, gage d'une transformation plus efficace en viande des principes nutritifs importants.BMD n'est pas absorbé dans le courant sanguin.Il ne laisse donc pas de résidu dans les tissus et n'exige pas de période de retrait avant la commercialisation.Vos porcs atteignent le poids du marché en moins de temps et vous produisez plus de viande par kilo d'aliment BMD est un méthylène-disalicylate de bacrtraàne BMD contre la maladie L'entérite clostridienne peut causer des ravages rapides chez les porcelets nouveau-nés.L'agent de la maladie est le Clostridium perftingens.Cette bactérie mortelle croît d'abord dans les voies intestinales de la truie, qui la rejette dans son fumier.Les jeunes porcelets peuvent bientôt en être infectés par simple contact avec la mère et avec ses déjections.La diarrhée peut se déclarer dès la première semaine.De plus, il est courant de la confondre avec la diarrhée d'origine virale.Afin de réprimer le mieux l'entérite clostridienne à la ferme, consultez votre vétérinaire pour obtenir un bon diagnostic ainsi que le programme recommandé de vaccination des truies avant la mise bas.Donnez 275 mg de BMD par kilo d'aliment depuis deux semaines et demie avant la mise bas jusqu'à trois semaines après, pour protéger vos porcelets contre cette maladie mortelle.Pour en savoir davantage sur BMD, communiquez bientôt avec votre vétérinaire, votre fournisseur d'aliments ou votre représentant de AL Laboratories, Inc.A.L.Laboratories, Inc.2430 Meadowpines Blvd.Unit 100 Mississauga, Ontario L5N 6S2 ©1993 A.L Laboratories, Inc •Y» A.L.LABORATORIES, INC. AVICULTURE Du poulet «nature» Une observation stricte de l'hygiène peut éviter bien des interventions dans le poulailler.par Georges O'Shaughnessy Personne n'a intérêt à mettre des médicaments pour rien dans la moulée.Que ce soit le meunier ou le producteur, ni l'un ni l'autre n'en tire avantage, soutient Roch Morin, propriétaire d'une ferme avicole en Mauricie.Un meunier n'a pas avantage à ce que son client fasse 20 cents du kilo parce qu'il a utilisé des médicaments ou autres produits si son voisin, avec un meunier compétiteur, en fait 22 ou 23.Les producteurs se parlent entre eux.» C'est en ces mots que Roch Morin aborde toute la question de l'usage des médicaments dans les élevages avicoles.Pour lui, aussitôt qu'on en ajoute un à la moulée ou à l'eau, on voit les profits chuter à cause du prix élevé de ces produits.M.Morin est d'ailleurs convaincu que les producteurs qui utilisent des médicaments le font en toute connaissance de cause: le coût dè ces produits fait en sorte que personne ne les forcera à les utiliser s'ils ne le veulent pas.«Les producteurs savent compter», dit-il.Cet éleveur fait un usage très parcimonieux des médicaments dans ses poulaillers.En fait, on pourrait dire qu'il n'en emploie jamais, sauf en cas d'extrême nécessité.Son approche de la santé animale repose avant tout sur l'hygiène des locaux d'élevage, la régie et le respect des normes d'entassement.Résidant à Saint-Gabriel-de-Bran-don, Roch Morin a fait l'acquisition d'une ferme avicole à Saint-Etienne-des-Grès il y a maintenant cinq ans.Comme la ferme est à quelque 75 kilomètres de son lieu de résidence, son employé, Jacques Lapointe, s'occupe en permanence des installations.Il est relayé à toutes les deux fins de se- Georges O'Shaughnessy, agronome, esl journaliste et rédacteur à la pige.Selon Roch Morin (à droite), la complicité établie entre lui et son employé, Jacques Lapointe, est un gage de succès pour sa production avicole.maine par un autre employé.Le propriétaire se déplace en Mauricie pour les périodes de surplus de travail (les nettoyages, les entrées d'oiseaux, etc.) ou si un problème particulier survient.Le reste du temps est consacré à une autre entreprise à Saint-Gabriel.A l'achat de l'exploitation avicole, en 1990, les résultats de l'élevage étaient plutôt moyens.La ferme avait besoin d'un sérieux coup de barre pour retrouver le chemin de la rentabilité.Il a fallu un travail d'équipe, de la complicité entre tous les intervenants pour redresser la situation.Cinq ans plus tard, Roch Morin estime que les résultats atteints sont à la hauteur de ses attentes.Une intéressante synergie s'est installée entre lui, son employé, sa meunerie et tous ceux qui touchent de près ou de loin à l'entreprise.La constance dans la régie Dans les bâtiments d'élevage de la Ferme Roch Morin inc., on accorde beaucoup d'importance à la ventilation.D'ailleurs, dans le plus récent poulailler, des contrôles électroniques commandent des ventilateurs à vitesse variable.La ventilation s'ajuste en fonction des consignes de tempéra- ture.De tels équipements sont disponibles, alors pourquoi ne pas en profiter, s'est dit ce producteur.Dans son optique, il est primordial d'avoir une bonne régie d'élevage et surtout d'être constant dans son application.L'éleveur estime qu'en évitant de surproduire et d'entasser les animaux au-delà des normes, qu'en faisant le nombre normal de cycles de production dans l'année et qu'en effectuant des vides sanitaires d'au moins 10 jours entre les élevages, un producteur ne devrait pas avoir à acheter pour cinq dollars de produits, car l'état sanitaire des volailles sera excellent.Évidemment, quand les élevages avicoles voisins sont éloignés, comme dans ce cas-ci, c'est toujours plus facile.Dans cette ferme avicole, on n'y va pas de main morte avec les vides sanitaires.Pendant un minimum de 10 jours, tout est enlevé des aires d'élevage.On en profite aussi pour désinfecter les conduites d'eau et faire un ménage de fond en comble.Il ne doit rester de litière nulle part.La moindre fissure dans le plancher est immédiatement obturée.En tout temps, pour les vides sanitaires, on ouvre pour aérer.L'hiver, on garde la température LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 41 intérieure à 1 ou 2 °C lors de cette opération.On ne veut pas se rendre sous zéro, explique Roch Morin, car certains microbes comme celui de la dysenterie sont congelés à ces températures plutôt que d'être éliminés.Le patron: le profit au kilo Aujourd'hui, chacun le sait, les élevages avicoles représentent d'importants investissements.«C'est toujours le profit par kilo de viande produit qui dicte toutes nos actions dans cet élevage, soutient M.Morin.Dans le poulet, on joue avec quelques cents de profit par kilo produit.Un éleveur ne peut pas se permettre d'être inefficace.» Il y a bien toujours quelqu'un, quelque part, pour proposer des solutions miracles.Mais l'éleveur ne voit pas pourquoi il risquerait d'affecter sa rentabilité simplement pour essayer d'atteindre les résultats mirobolants promis par «tous les Jos Bio qui vendent de la poudre et qui veulent te mettre ça dans une moulée à gros prix».La recommandation de limiter au minimum l'emploi de médicaments dans son élevage lui vient d'un vétérinaire avec qui il faisait affaire il y a plusieurs années.Force lui est de constater aujourd'hui que c'était là une voie intéressante, car ce producteur avicole a réalisé que les résultats de tous les gens ayant reçu et suivi les mêmes conseils se sont améliorés et que leurs coûts d'opération ont diminué.C'est sans doute pourquoi il claironne maintenant que la rentabilité d'une ferme avicole peut être directement affectée par l'emploi de médicaments.C'est donc seulement quand un problème n'est pas réglable autrement que les poulets de la ferme Morin reçoivent un traitement médicamenté.Et encore là, on limite l'intervention au minimum.A preuve: la seule fois où on a eu à intervenir dans la dernière année, pour un seul étage d'un poulailler, on a séparé l'alimentation des conduites d'eau pour ne traiter que l'étage concerné.Après trois jours de traitement, tout était revenu à la normale.En matière de santé animale, Roch Morin fait appel aux services du vétérinaire de sa meunerie, chaque fois que cela est nécessaire.On peut dire que le producteur et son vétérinaire sont tout à fait sur la même longueur d'ondes: on corrige d'abord la régie avant d'y aller avec une solution curative.Un problème d'élevage survenu plus tôt cette année a une fois de plus prouvé le bien-fondé de cette démarche.Depuis quelque temps, on n'arrivait pas à obtenir les gains de poids habituels à la fin du cycle d'élevage.Roch Morin et son employé avaient bien fait leur «examen de conscience», en regardant tous les aspects de la régie, mais en vain.C'est finalement le vétérinaire qui a mis le doigt sur redressement de poulaillers et AUTRES BÂTIMENTS HILAIRE GAGNE INC.(819) 397-2333 travaux en toute saison CP.129, 805 St-Louis, St-Cyrille, Que.JOC 1H0 Jean-Paul GAGNE président le bobo: un problème de pompe causait une incorporation excessive de chlore dans les conduites d'eau.En effet, au cours des quatre premières semaines d'élevage, peu importe la quantité de chlore dans l'eau, les poulets en consomment quand même.Ils n'ont apparemment pas le sens du goût très développé, du moins pour le chlore.Mais passé ce point, les poulets goûtent le chlore.En se privant de boire, ils mangeaient moins, d'où la baisse de gain.Le problème a donc été solutionné sans qu'on fasse appel à quelque produit que ce soit.«Le vétérinaire aurait pu prescrire un activant de croissance ou formuler une nouvelle moulée, à quelques dollars de plus la tonne, dit l'éleveur.Mais comme tout fonctionnait bien avant, il n'y avait pour lui aucune raison de changer quoi que ce soit à l'alimentation des volatiles.» Un problème similaire rencontré chez un autre éleveur a mis le vétérinaire sur la piste.Ferme Roch Morin inc.Quelques données de production Période 10-01-94 14-01-94 au 21-02-94 au 25-02-94 Nombre de volailles 17 000 coqs 34 800 coqs Nombre de jours d'élevage 41 41 Poids moyen 2,23 kg 2,31 kg Viabilité 97,8 % 97,2 % Conversion alimentaire 1,93 1,89 Taux de confiscation à l'abattoir 1,45 % 1,85% Coût des médicaments 2,95 $ • 2,95$' * Poudre antifongique pour éliminer les moisissures dans les silos avant de mettre la moulée.C'est d'ailleurs là un des avantages de traiter avec le vétérinaire de sa meunerie, estime Roch Morin.Comme il est au fait des résultats d'autres élevages avicoles, il est à même de préciser les points où on peut envisager des améliorations réalistes dans un élevage donné.Cela permet parfois aussi d'identifier plus facilement la source d'un problème, comme ce fut le cas ici.Productivité et entassement La Ferme Roch Morin compte environ 86 000 pieds carrés de surface de planchers d'élevage.On fonctionne généralement avec environ 100 000 oiseaux par cycle, moitié mâles, moitié femelles.Six cycles d'élevage sont programmés dans l'année.«Je n'ai pas hâte au jour où on va nous demander de faire sept cycles d'élevage par an, dit M.Morin.Nos vides sanitaires vont certainement en souffrir à ce moment-là.Je suis convaincu que cela ne réduira même pas nos coûts de production: tout ce qu 'on fera, c'est travailler plus fort pour retirer le même profit à la fin.» Roch Morin pense effectivement que les risques de maladies augmenteront si on passe à ce nombre de cycles par année.Car en voulant produire plus de poulets ou avant d'agrandir un poulailler, les producteurs seront tentés de faire de l'entassement.Et à toutes les fois où il y a surcapacité dans un poulailler, on sait ce que ça donne.«L'élevage de poulet n'est peut-être pas compliqué, mais chaque détail y est important», dit-il.C'est pourquoi Roch Morin suit constamment les performances de production de chaque cycle d'élevage.Comme les rendements de l'exploitation avicole sont relativement stables d'un cycle à l'autre, on peut donc voir tout de suite à la lecture des résultats si quelque chose cloche et passer immédiatement à l'action! ¦ 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 CHEVAUX Il était une fois dans l'Est René Viel et Ruby Calibar, un jeune cheval de deux ans propriété de Martine Thibeault.Ce cheval a été élevé à la terme et est présentement à l'entraînement pour le Futurité de dressage western de 1996.Comment lui est venue la passion de l'équitation?Mystère.Une chose est sûre: René Viel a toujours su qu'il serait un homme de chevaux.par Michel Dostie Sans vraiment savoir comment lui est venu ce goût, René Viel a le souvenir d'avoir toujours voulu, étant enfant, posséder un poney.Comme pour beaucoup de jeunes, il s'agissait d'un rêve impossible.Mais en 1963, à peine a-t-il commencé à travailler au moulin à papier de Rivière-du-Loup, qu'un voisin lui offre une place dans la petite écurie qu'il vient d'aménager.Sans jamais avoir monté, René Viel achète son premier cheval et se lance dans la grande aventure équestre.Michel Dostie est journaliste et consultant équin.Sur le Chemin des Raymond, à Rivière-du-Loup, René Viel opère aujourd'hui un centre équestre.Vingt-quatre chevaux y sont logés, jusqu'à trente en période de reproduction.De ce nombre, il en possède quatre.Les autres appartiennent à des clients.Certains font de la randonnée, d'autres des compétitions d'équitation western de gymkhana (vitesse), comme la course de barils.D'autres encore préfèrent les épreuves de performance que sont la plaisance ou le dressage western (reining).Enfin, on trouve à la Ferme équestre René Viel des chevaux de selle classique qui participent aux concours pour chevaux chasseurs.Un chemin peu commun La ferme de M.Viel est un lieu où tous les adeptes de sports équestres de Rivière-du-Loup et des environs peuvent se retrouver.Pour assurer la bonne marche de sa ferme, il embauche une employée permanente.Deux adoles- cents s'occupent, à temps partiel, de l'entretien de l'écurie.René Viel, lui, fait de la compétition depuis qu'il est dans les chevaux.Au début, ils' intéressait au gymkhana.Il a gagné plusieurs courses de barils dont celles du Festival western de Saint-Tite.En 1982, il a été nommé l'athlète de l'année en equitation western par la Fédération équestre du Québec.Aujourd'hui, c'est la performance et le dressage western qui l'intéressent.Il a même déjà participé aux épreuves de Columbus, en Ohio, lors de la plus importante compétition organisée par l'American Quarter Horse Association.Pendant la saison 1995, René Viel présente en dressage western un cheval de trois ans dans les épreuves Futurité.Dans les classes ouvertes, il présente un cheval de sept ans avec qui il a fait plusieurs compétitions au cours des dernières années.De plus, il prépare de jeunes chevaux qui devraient LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 43 NOUVEAUX TRACTEURS MF® DES SÉRIES 6100 ET 8100 Les nouveaux tracteurs Massey Ferguson® sont arrivés! Passez dès maintenant chez votre concessionnaire et découvrez les nouveaux tracteurs MF® haute performance des séries 6100 et 8100.Plus faciles à conduire, ils sont synonymes de productivité, de puissance et d'efficacité.Nouveaux tracteurs haute performance MF® MF6I50 MF6I70 MF 6180 MF8I20 MF8I40 MF 8150 MF 8160 À Pavant-garde de Vefficacité • du confort • de la puissance Ch à la p.d.f * 86 97 I 10 130 145 160 180 Massey Ferguson® est une filiale en propriété exclusive de AGCO Corporation, Duluth, Géorgie.*(estjmêe par le fabricant) être présentés en compétition en 1996.Ces chevaux lui sont confiés par différents propriétaires ou bien issus de son élevage.C'est le cas de Fancy Danaka, une jeune pouliche qui, selon M.Viel, fera parler d'elle lors des compétitions de plaisance en 1996.Même si René Viel ne possède pour l'instant qu'une seule poulinière — il en a déjà possédé quatre ou cinq —.il fait de l'élevage en louant, à l'occasion, une jument, le temps de lui faire donner un poulain.A ses débuts, René Viel, comme la majorité des cavaliers western de l'épo-que, montait à cheval sans jamais avoir suivi de leçons d'un instructeur compétent.Ensuite, il a participé, et participe encore, à plusieurs cliniques de perfectionnement.Il en organise d'ailleurs à sa ferme tous les ans.Il faut dire que, depuis 1963, l'équitation western a beaucoup changé.Les connaissances techniques sont maintenant essentielles à quiconque veut réussir en compétition.La Ferme équestre René Viel n'offre pas les services d'un instructeur reconnu par la Fédération équestre du Québec.Ce n'est pas que son propriétaire soit contre — il a d'ailleurs déjà embauché des instructeurs certifiés — mais l'expérience lui a démontré que, dans sa région, à cause du petit bassin de population, il n'est pas rentable d'offrir de tels services.La venue de cliniciens d'expérience répond mieux aux besoins de la clientèle.Et, s'il ne possède pas de certificat d'instructeur, René Viel donne quand même quelques conseils aux cavaliers débutants, surtout à ceux et celles qui viennent d ' acheter un cheval à la ferme.Aussi, il aide ses clients qui veulent aller en compétitions.Une de ses élèves, Manon D'Amours, et son cheval, Shodowns Goldenboy, lui procurent d'ailleurs beaucoup de satisfaction.L'année dernière, la jeune femme a gagné la classe Futurité de course de barils du prestigieux Quarterbec organisé par l'Association québécoise Quarter Horse, a fini troisième pour la même épreuve à Saint-Tite et se prépare pour les courses de barils du World Congress de Columbus.Si les chevaux sont la seule véritable passion de René Viel, ils sont aussi une occasion d'affaires.Même s'il n'a que deux années d'expérience avec les chevaux, il ouvre, en 1965, dans une ferme louée, sa première écurie publique où il garde des chevaux en pension.Plus tard, avec un groupe d'amis, il achète un terrain et y construit une L'Association équestre régionale de l'est du Québec L'Association équestre régionale de l'est du Québec a été fondée en 1970.Dès le début, René Viel y occupe un poste au conseil d'administration.Il en est maintenant le président.Les activités équestres de cette région se tiennent entre La Pocatière et Matane.Il y a des chevaux plus loin en Gaspésie et dans le Bas—Saint-Laurent mais la population chevaline y est plus faible et il n'y a pas d'activités de compétitions.L'association compte 75 membres.En 1995, 11 compétitions seront organisées dans la région.Mais la compétition, ça n'intéresse pas tout le monde.La preuve, le 23 avril dernier, l'association tenait un colloque auquel 80 personnes ont assisté.Et comme René Viel a remarqué plusieurs visages qu'il ne connaissait pas, il s'est dit: «Il y a certainement plus de chevaux que l'on pense sur notre territoire».Effectivement, selon un sondage réalisé par le MAPAQ, le Bas-Saint-Laurent compterait 2435 chevaux dont 1332 servent à l'équitation (randonnée, compétitions et tourisme équestre) et 407 à la course.Les 696 autres sont des chevaux de trait.La région compte pas moins d'une vingtaine d'écuries publiques dont six à Rivière-du-Loup et douze à Rimouski.Plusieurs cavaliers de la région participent à des compétitions provinciales.Une demi-douzaine se retrouvent régulièrement aux prestigieuses épreuves de l'Association québécoise Quarter Horse.Aussi, 15 instructeurs reconnus par la Fédération équestre du Québec offrent leurs services dans la région.Selon René Viel, le seul problème difficile à surmonter dans la région, ce sont les grandes distances.D'une part, elles séparent chacune des écuries du territoire.D'autre part, elles rendent onéreuse la participation aux compétitions d'importance.¦ écurie pour 19 chevaux et un manège intérieur.En 1979.il achète du groupe toutes les installations dont l'écurie nouvellement aménagée pour 24 chevaux.C'est à ce centre que René Viel débute dans le commerce des chevaux.A l'époque, il vend entre 15 et 20 chevaux par année.«Aujourd'hui, c'est beaucoup plus tranquille à cause de la dévaluation de notre dollar», précise ce pionnier de 1 'equitation dans l'est du Québec.Il faut dire que René Viel avait l'habitude d'aller régulièrement aux États-Unis acheter des chevaux.«Maintenant, ajoute-t-il, il faut acheter localement.» Pour créer de l'activité dans sa région, René Viel organise annuellement deux compétitions de gymkhana et de performance et une journée spéciale de randonnée.Ces activités sont réalisées en collaboration avec l'Association équestre régionale de l'est du Québec (voir l'encadré).Autour de 35 personnes s'inscrivent à la randonnée.Elles parcourent 15 kilomètres, participent à un souper champêtre et, en soirée, peuvent s'inscrire à une com- pétition pour débutants.René Viel travaille toujours à temps plein à la papeterie.Il prend des vacances quand il veut aller en compétitions à l'extérieur de sa région.Pour compléter son emploi du temps, outre l'entraînement de chevaux ou le débourrage de poulains, il offre ses services comme forgeron pour les chevaux de son écurie.Il a donc, de belle façon, réalisé son rêve d'enfant.¦ EMPLOI DEMANDÉ A la suite de la fermeture du Centre canadien d'innovation industrielle/ Montréal jCCIIMj, l'ex-responsa-ble du service à la clientèle cherche un emploi dans une compagnie ou un organisme axé sur l'innovation technologique.Dix ans d'expérience en ventes de produits et services professionnels.C.v.expédié sur demande.Richard Barrette: (514) 549-4103 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 45 NOUVELLES PRODUCTIONS Un papier de bonne qualité.agricole Cultivé ici sur plus de 300 000 hectares, le maïs fournirait une matière première abondante.Producteurs de maïs, les tiges que vous enfouissez dans vos champs, à l'automne, pourraient bien servir un jour à produire du papier.par Stéphane Gagné Bien qu'aucun projet concret n'existe encore, certaines papetières québécoises sont très intéressées à produire du papier contenant de la pâte de maïs.Cette pâte réglerait les difficultés d'approvisionnement en bois et en copeaux de bois que rencontrent les papetières depuis quelque temps.Le projet est sérieux.En association avec le Centre québécois de valorisation de la biomasse, le Centre spécialisé en pâtes et papiers (CSPP) du cégep de Trois-Rivières veut démontrer le potentiel du maïs pour la production de papier.Des essais sont en cours depuis l'automne dernier.L'UPA et le MAPAQ sont impliqués dans le projet.Le projet le plus avancé est cependant celui qui s'effectue pour Arbo-kem, une firme de Vancouver.Le CSPP travaille depuis l'année dernière à produire du papier à partir de paille de blé pour cette entreprise.A ce jour, on en a déjà produit une quinzaine de tonnes.Ce papier nouveau genre contient 50 % de paille de blé importée de l'Ouest canadien, 20 % de papier recyclé non désencré, 10 % de pâte chimique traditionnelle et 20 % de polycarbonate de calcium (genre de glaise servant à donner l'opacité et la blancheur au papier).Une pâte écologique Après huit ans de recherche, Arbokem a réussi à concevoir une pâte «écologique» constituée à 50 % de paille de blé.«Les produits utilisés dans la fabrication de cette pâte sont sans danger pour l'environnement, affirme le directeur du CSPP, Pierre Stéphane Gagné est journaliste.Lavoie.Les résidus de fabrication peuvent donc servir comme, engrais liquide ou comme sirop pour améliorer l'ensilage.» Une récupération totale qui n'entraîne aucun déchet.Après avoir produit de façon expérimentale un peu de papier agricole, on l'a testé avec succès chez un imprimeur.«Le papier répond bien à l'impression», soutient M.Lavoie.La prochaine étape du projet consistera à procéder à un essai industriel d'envergure en association avec une papetière québécoise, non déterminée pour l'instant.«Cet essai permettra d'évaluer les coûts de production du papier», explique M.Lavoie.La pâte de paille de blé sera fabriquée par Arbokem à Vulcan, au Manitoba, et le papier sera ensuite fait ici au Québec.L'objectif est de fabriquer du papier avec de la paille de blé et de lin et des fibres de papier recyclé désencré.Si cet essai s'avère concluant, la fabrication de papier agricole sera vouée à un avenir prometteur au Canada.Car on pourrait récupérer une partie des 46 millions de tonnes de paille que génère la production annuelle de blé dans l'Ouest canadien.En ce moment, les trois quarts de cette ressource sont brûlés.«Si on transformait la totalité de cette paille en pâte à papier, on en obtiendrait 20 millions de tonnes.Cela représente plus des deux tiers de la production canadienne annuelle de papiers et de cartons qui se chiffrait à 29 millions de tonnes en 1994», estime M.Lavoie, impressionné par ce potentiel gigantesque.L'autre avantage de cette récupération de paille est de permettre aux producteurs agricoles de hausser leurs revenus.Le CSPP estime que les agriculteurs pourraient obtenir 40 $ la tonne pour leur paille.Avec cet apport économique supplémentaire, ils pourraient se passer des subventions fédérales, évaluées à 30 $ la tonne de blé produit, offertes pour combler leur manque à gagner.Le gouvernement économiserait donc d'importantes sommes d'argent.C'est d'ailleurs le gouvernement fédéral, celui du Manitoba et celui del'Alberta qui financent ces recherches sur la pâte de blé.Le 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 papier agricole est également bénéfique à la protection de l'environnement.L'utilisation d'une part de fibres agricoles dans la fabrication du papier réduit la coupe de conifères servant à cette usage.M.Lavoie croit même que cela serait à l'avantage des papetières qui font face à une pénurie de matières premières.Papier agricole vs papier forestier Le papier agricole sera-t-il en compétition avec le papier traditionnel?«Non, car c'est un papier aux caractéristiques différentes, complémentaires au papier traditionnel, affirme M.Lavoie.Il sera utilisé surtout comme papier d'impression et d'écriture, à haute valeur ajoutée.On pourra également s'en servir comme papier de spécialité et papier artistique.Jamais pour imprimer des journaux.» Le CSPP travaille également au développement de papiers faits à partir de lin et de chanvre.Les fibres longues et souples du lin et du chanvre donnent un papier plus résistant.Les fibres de maïs et de blé, plus courtes, donnent un meilleur fini et améliorent la qualité d'impression.Selon M.Lavoie, le papier de fibres de lin peut avoir un grand avenir au Québec.«Le lin est une culture bien adaptée aux conditions climatiques du Québec, soutient-il.La production de ce type de papier pourrait favoriser la remise en culture de terres marginales en friche.» En Europe, on utilise déjà les fibres de lin dans la confection du papier à cigarette.D'autres plantes offrent également un bon potentiel pour produire du papier.Ici, cependant, la culture qui offre le plus grand potentiel est le maïs, cultivé sur plus de 300 000 hectares.Les tiges de cette plante fourniraient une matière première abondante à la fabrication de papier agricole.Or, en ce moment, elles sont enterrées dans le sol.Les chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada ont démontré que cette pratique n'était pas utile à la stabilisation et à l'alimentation du sol.La souche suffit à remplir cette tâche, selon eux.«Le papier à base de tiges de maïs est d'aussi bonne qualité que le papier de paille de blé», dit M.Lavoie.M.Pellerin prédit même la possibilité d'une association entre agriculteurs et papetières pour combler les besoins en fibres de ces dernières.L'avenir nous dira si ces prédictions étaient bonnes.¦ Délivrez vos bâtiments des rongeurs avec La prévention débute avec un programme efficace de lutte contre les rats et les souris ASSASSIN est un appât économique qui vous aidera à combattre les rongeurs.ASSASSIN porte un coup fatal aux rats et aux souris, incluant les rongeurs résistants à la warfarine.ASSASSIN est offert sous forme de granules pratiques ou de blocs, spécialement conçus pour plaire aux souris et aux rats qui adorent grignoter et ronger.Finissez-en avec les rongeurs grâce à ASSASSIN.Fermez la porte aux rats et aux souris qui dévorent vos profits.i Kills rats and mice I Tue rats et souris RODENTICIDE BAIT PELLETS / APPÂT PELLETS entai citàdel ANIMAL HEALTH Cambridge, Ontario N3C 2W4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 47 HORTICULTURE Les engrais foliaires coûtent cher! Il faut donc les utiliser là où ils sont nécessaires, pour prévenir ou corriger des carences en éléments mineurs.par Pierre Sauriol De plus en plus populaires, les engrais foliaires servent à corriger ou prévenir des carences.Mais attention! Ils ne remplacent pas la fertilisation minérale ou organique.Plusieurs programmes de vente indiquent d'ailleurs que la fertilisation foliaire complémente un bon programme de cultures.Les plantes ne peuvent pas combler tous leurs besoins en azote, en phosphore et en potasse par l'absorption foliaire.A cause de leur couche cireuse appelée cuticule, les feuilles des Pierre Sauriol, agronome, estconseilleren horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.La fertilisation foliaire est un complément au programme de fertilisation minérale.Symptômes et causes des carences en éléments mineurs légumes n'absorbent pas très bien les éléments minéraux.Le phosphore, par exemple, est très peu assimilable par les feuilles.Les Élément Symptômes des carences Causes Calcium (Ca) • cœur noir du céleri • pourriture apicale • brûlure de pointe sur sols très acides ou trop riches en potassium ou très secs Magnésium (Mg) • jaunissement entre nervures des vieilles feuilles sols acides ou riches en potassium Bore(B) • mort du bourgeon terminal • cœur brun • gerçure des pétioles sols à pH élevé surtout cultures exigeantes Cuivre(Cu) • carottes de couleur pâle • oignons dont la pelure tombe • bourgeon terminal fane et meurt sur terre noire Manganese (Mn) • jaunissement entre les nervures des jeunes feuilles sur sol à pH > 6,7 Molybdène (Mo) • feuilles des crucifères en fouet • torsion des jeunes feuilles d'oignons sur sol très acides Zinc (Zn) • jaunissement interveinai sur sols humides, relié au phosphore élevé sur sol à pH élevé éléments majeurs doivent d'abord provenir des engrais minéraux ou organiques.Ces engrais coûtent moins cher que les engrais foliaires et permettent d'obtenir de bons rendements.Un bon programme de cultures Il faut comprendre que les minéraux se comportent différemment dans le sol.Le phosphore est plutôt stable.On peut donc l'appliquer sans risque avant la plantation ou le semis.Les pluies abondantes peuvent délaver un peu de potassium, mais on observe rarement des carences de potassium si la fertilisation minérale aété adéquate.L'azote est l'élément le plus difficile à gérer: il est facilement emporté par les pluies.Il faut en appliquer assez pour subvenir aux besoins de la plante sans polluer les nappes d'eau.D'autre part, plus la plante approche de la maturité, plus elle consomme de minéraux.Pour cela, plusieurs cultures exigent une fertilisation fractionnée d'azote minéral ou liquide au sol.La fertilisation foliaire n'est pas un remède à un mauvais drainage, à une plantation mal faite ou à une mauvaise gestion de la fertilité.Par exemple, les doses excessives de chaux agricoles élèvent le pH à des niveaux où le manganèse est moins soluble; il faut alors un programme de pulvérisation foliaire de manganèse.Il aurait mieux valu appliquer moins de chaux.Les engrais foliaires ne sont pas non plus des remèdes à la grêle, au gel, à la sécheresse, à l'excès d'eau ou à la compaction.Certaines cultures exigent un apport d'éléments mineurs.Or, plusieurs fongicides employés régulièrement contiennent du cuivre, du manganèse et du zinc en quantité suffisante pour des cultures non exigeantes.Certains 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 Plus les choses changent, plus notre engagement envers vous demeure le même.Génération après génération, nous avons construit notre réputation en aidant les producteurs à tirer profit du changement et des nouvelles technologies.Nous sommes fiers de nos producteurs et de la façon qu'ils relèvent les nouveaux défis.Et nous sommes heureux de pouvoir vous aider de toutes les façons possibles.Une compagnie fièrement canadienne.ÊLulàiiHÊMlHC.R.R.1, 4509 Bartlett Rd.Beamsville, Ontario LOR 1B1 Tél.: (905) 563-8261 Téléc.: (905) 563-7882 Le spécialiste canadien des fruits et légumes.QUÉBEC Gérant: André Jobin (514) 298-5207 Ouest du Québec Ent.R & B Waller inc.(514) 827-2462 Est du Québec François Jobin (514) 298-5455 ONTARIO Sud-ouest Brian Sutton (519)652-0469 Centre-ouest Dave Reeves (519) 586-3713 Niagara Warren Utter (905)643-1721 Baie Géorgienne James Visser (905) 459-5299 Centre-est Jack Vanderwindt (905) 753-2597 Sud-est Doug Allen (613)925-4031 NOUVEAU-BRUNSWICK Blair Stirling (506)488-2147 NOUVELLE-ECOSSE Ken Santord (902) 679-3373 COLOMBIE-BRITANNIQUE First Class Ventures Ltd.(604) 768-5355 West Bank, B.C. Mises en garde 1- Ne pulvérisez pas par temps chaud et humide.Il est très rare de retrouver plus d'une carence en oligoélément sur une plante.A cause du danger de brûler le feuillage, n'utilisez pas plus d'un oligo-élément à la fois (à moins d'avoir effectué vos propres tests).; 2- Pulvérisez au moins 200 L de bouillie à l'hectare.! 3- Les oligo-éléments chelates ne sont généralement pas l plus efficaces que les sources minérales lorsqu'on effectue une pulvérisation foliaire.Assurez-vous d'en appliquer assez.Si une grande quantité de chelates est requise, le coût du traitement peut être élevé.producteurs utilisent des solutions d'engrais foliaires contenant plusieurs éléments mineurs.Cependant, celles-ci sont parfois si peu concentrées qu 'elles ne peuvent corriger une carence réelle.Mieux vaut appliquer l'élément qui corrigera ou préviendra une carence spécifique d'une culture très exigeante que s'en remettre à ces solutions.Par exemple, les crucifères exigent beaucoup de bore.Et plusieurs cultures, lorsque la croissance est rapide, ont un besoin spécifique de calcium.Il faut dire, d'autre part, que plusieurs éléments mineurs ne se déplacent pas facilement des vieilles feuilles vers les jeunes.Les jets doivent être dirigés sur les points de croissance, c'est-à-dire sur les jeunes feuilles.Les applica- C'EST QUOI?Le prix de plus de 30 produits maraîchers vendus sur la ligne au Marché Central Métropolitain Ces prix sont relevés entre 4 h 00 et 6 h 00 le matin et diffusés par la ligne Info-prix (fax ou boîte vocale) entre 6 h 45 et 7 h 30 le matin, 5 jours par semaine.EN PLUS: Le prix vendu par les producteurs sur le marché DE TORONTO Le prix vendu par les grossistes au terminal de BOSTON et NEW YORK et plus encore.Le tout recueilli et traité PAR UN CONSULTANT INDÉPENDANT et son équipe: JEAN-CLAUDE TESSIER ET ASS.MÉTROPOLITAIN DE MONTRÉAL Il est encore temps de vous abonner! - Trois types d'abonnements sont disponibles: - mensuel saisonnier - annuel «j'ai récupéré ma cotisaf'f" à|'irrfo-p»*.au cours dW seule vente- (G.Beauregard) POURQUOI?- Pour connaître le vrai prix au bon moment - Pour passer moins de temps à la recherche d'information - Pour la rapidité de la transmission de l'information Pour être satisfait du prix obtenu et/ou de la quantité vendue OBTENEZ GRATUITEMENT LE FEUILLET D'INFORMATION INFO-PRIX, EN TÉLÉPHONANT À LA FÉDÉRATION.Information et inscription: Fédération des producteurs maraîchers du Québec Tél.: (514) 6790530 poste 282 Téléc.(fax): (514) 679-2375 tions aériennes sont donc peu appropriées.Il faut souvent plus d'une pulvérisation.Parce qu'ils coûtent cher, les engrais foliaires devraient servir surtout à des applications d'éléments mineurs ou secondaires.Les faibles quantités requises justifient économiquement une pulvérisation.La réponse des plantes à une fertilisation foliaire est rapide, mais les effets durent moins longtemps qu'avec une fertilisation au sol.Cependant, cette vitesse de réaction permet souvent de corriger un déséquilibre.Ainsi, on applique souvent du calcium sur les fruits et légumes pour prévenir ou corriger des carences: pourriture apicale de la tomate et du piment, cœur noir du céleri, brûlure de pointe de la laitue, du chou et du chou-fleur.Toutefois, l'application de calcium sans une régie adéquate de l'eau ne corrige pas le problème.Pour obtenir de meilleurs résultats, le calcium doit être appliqué lorsque la croissance est rapide, c'est-à-dire quand il fait chaud.Les engrais foliaires sont aussi fort utiles pour corriger les carences de bore.Ces carences causent des désordres comme le cœur brun du rutabaga et les griffes de chat sur le céleri.Sources et taux d'application d'éléments mineurs en pulvérisation foliaire Taux d'application Pulvérisation foliaire Sources Composition Élément Produit (kg/1000 L) (kg/1000 L) Chlorure de calcium 36 % Ca 1,9 5,0 Nitrate de calcium 19%Ca 1,9 10,0 Sels d'Epsom 10,5 %Mg 1,9 18,0 Solubor Voir étiquette — Autres sources 20 % B 0,1-0,3 0,5-1,5 Sulfate de cuivre 25%Cu 0,5-1,5 4,0-12,0 Chelates de cuivre 5 -13 % Cu 0,5-1,5 — Sulfate de manganèse* 28 % Mn 0,5-1,0 1,8-3,6 Chelates de manganèse 5- 12%Mn 0,5-1,0 — Molybdate de sodium 39 % Mo 0,1-0,25 0,25 - 0,6 Sulfate de zinc 36 % Zn 0,6 1,6 Chelates de zinc 9- 14%Zn 0,6 — * pour les oignons, appliquer 0.5 à 2.75 kg par 1000 L L'application d'urée sur les carottes soutient la croissance et rend le feuillage moins sensible aux maladies foliaires.L'ajout d'urée à la bouillie de fongicides a d'ailleurs contribué à populariser la fertilisation foliaire.Pas surprenant que certains producteurs en appliquent de plus glandes doses afin de prévenir le moindre arrêt de croissance.Mais des plants plus verts ne sont pas toujours synonymes de rendements accrus dans toutes les cultures.L'aspect économique entre alors en jeu.Enfin, il faut appliquer les engrais foliaires au moment opportun selon la culture, la température ou le stade physiologique.Par exemple, certaines cultures ont une croissance rapide après un stress comme une carence d'eau suivie d'un apport d'eau et d'une température chaude.Elles ont alors un besoin urgent de calcium qui se déplace lentement et se rend mal aux points de croissance.Un temps nuageux, la soirée ou la fin de l'après-midi sont plus favorables aux applications d'engrais foliaires.A ce moment, les températures plus basses, les vents généralement plus faibles et l'humidité de l'air plus élevée favorisent leur absorption.¦ 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOUT 1995 TUBREX Description Le TUBREX " est composé des poussières et de gaz obtenus de la combustion à hautes températures des roches calcaires naturelles.Composition Carbonate de calcium Sulfate de calcium Hydrate de calcium Sulfate de potassium Sulfate de magnésium (Il y a une faible partie de potassium sous forme de muriate) Valeur chaulante 100 Pouvoir Efficacité Indice de valeur neutralisant {325 mallles=9v.5%) agricole (Calculé sur une base de matière sèche) Le TUBREX @ est conforme à la norme (Produites!.Joliette) Valeur fertilisante 19 CO .6 Potassium Calcium Soufre Magnésium (Mg) Manganèse Zinc 12 ^^^^^ Cuivre Molybdène (Mo) 15% (Calculé sur une base de matériel vendu à : d'humidité) Caractéristiques physiques Le TUBREX® se vend sous forme de mélange hétérogène composé de granules agglomérés et de fines particules.Son poids au pied cube à 15% d'humidité varie de 50 à 55 livres non tassé et de 60 à 70 livres compacté.BNQ #NQ 0419-075 flfO •£> Chaulez, fertilisez, économisez avec le TUBREX® Améliorez la qualité de vos récoltes et.augmentez vos rendements Résultats obtenus dans l'utilisation du TUBREX' comme fertilisant en 1994 Culture Endroit Rendement (kg/ha) Poids spécifique (kg/hl) Protéines disponibles (%) Témoin Témoin TUBREX Témoin TUBREX MAÏS Batiscan 8715 9817 67.0 69.0 9.2 Ste-Perpétue 4011 5538 65.5 66.1 8.0 9.0 Ste-Marthe 8124 8419 67.9 67.9 8.9 9.5 St-Jacques (Mont) 7278 7648 67.9 68.5 8.4 8.4 SOYA St-Bernard 3373 3571 64.1 68.2 Compton 3167 3173 - .41.9 42.3 LUZERNE Ste-Marthe 10769 13354 18.2 21.9 Ste-Louise 18501 22500 22.4 26.0 POMMES Nouveau Brunswick 22628 23929 DE TERRE Péribonka 37545 45251 Kamouraska 30595 36934 -D'UN SEUL COUP- CHAULEZ et FERTILISEZ TUBREX = ÉCONOMIE = $ PROFITS $ Distributeurs autorisés: Pour de plus hauts rendements, une .meilleure qualité des récoltes et des profits accrus, demandez TUBREX® ^fToo Tél.: (514) 759-8887 Fax: (514) 759-0223 AGRO-100 Clarenceville AGROCENTRE St-Pie Engrais DUCHARME CLARENCEVILLE ST-PIE ST-ALBERT (514) 294-1070 (514) 772-5140 (819)353-2392 AGRO-100 Coaticook AGROCENTRE St-Rémi FERTIBEC COATICOOK ST-RÉMI (Napierville) STE-MARTINE (819) 849-9483 (514) 454-3112 (514)427-2132 AGRO-100 Div.Batiscan AGROCENTRE Vinisol Meunerie Gérard Soucy BATISCAN NICOLET STE-CROIX (418) 362-3255 (819) 293-5851 (418) 926-2424 AGRO-100 St-Thomas Bainsville Fertilizers Meunerie Plessis ST-THOMAS (Juliette) BAINSVILLE PLESSISVILLE (514) 752-4100 (613) 347-2554 (819) 362-7331 AGROCENTRE Belcan Bourassa AGROSERVICES Nutrinor STE-MARTHE ST-BARNABÉ ST-BRUNO (Vaudreuil) (819) 264-5581 (Lac St-Jean) (514) 459-4288 (418) 345-2514 CARGILL L'Assomption AGROCENTRE Farnham L'ASSOMPTION PURDELCoop Agroalimentaire FARNHAM (514) 589-4717 BIC (514) 296-8205 (418) 736-4445 CARGILL Ste-Rosalie AGROCENTRE STE-ROSALIE SCA Lac Mégantic- St-Hyacinthe (514) 799-3245 Lambton ST-THOMAS D'AOUIN LAC MÉGANTIC (514) 796-3360 COOP Agricole Côte-Sud (819) 583-4444 ST-PHILIPPE-DE-NERI (418) 498-2366 Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire Voici à quoi ressemble.'usine de charrues la plus moderne sur la planète, dont le début (1879) était une modeste boutique de forge.Chez KVERNELAND, on croit toujours que la charrue a sa place chez "ceux qui prennent soin de leur terre"., par une méthode qui a fait ses preuves.|i 1986, KVERNELAND augurait son Centre de stribution et de Services à fummondville, pour appuyer présence au Québec et x Maritimes.Jusieurs "innovations" et captations" aux conditions îrticulières des cultures du Québec ont larqué l'évolution de la charrue v'ERNELAND, ici même.; à preuve, Production en 1995 du COUTRE À ISQUES le plus perfectionné et le plus distant de l'industrie: À voir absolument liez votre concessionnaire, 'us en serez ravi! Kverneland '200 Rocheleau.Drummondville f (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 catalogue charrues ?NOM__ ADRESSE_ TÉLÉPHONE MARQUE DE TRACTEUR BA-07 Les écrits, c'est bien! La vigilance, c'est mieux! aujourd'hui, je vous présente le cas d'un producteur qui veut acheter un tracteur.Chez un concessionnaire autorisé, il trouve un «bon» usagé.En négociateur prudent, il demande une garantie contractuelle de 30 jours comportant une responsabilité partagée moitié-moitié entre le vendeur et lui.Cette annotation est inscrite au contrat d'achat.Avant la fin de la période de garantie, la traction avant du tracteur cède.Le producteur avise le concessionnaire.Le tracteur est rappelé en atelier pour réparation.Comme le bris du tracteur s'est produit pendant la période de la garantie, notre producteur ne s'inquiète pas trop.A la réception de la facture, le nombre d'heures facturées attire son attention.Voulant en avoir le cœur net, le producteur se rend chez un autre concessionnaire de même marque de la région voisine.Celui-ci, sans se douter un instant du motif recherché, fait une estimation de la «job».Surprise! Le nombre d'heures est diminué de moitié.Le producteur porte plainte.Confronté aux chiffres du concessionnaire-estimateur, le concessionnaire-réparateur prétend qu'une erreur de poinçon sur la carte de temps- est la cause du problème.Je l'ai cru, «errare humanum es» comme disait mon ami, le curé.Le concessionnaire-réparateur accepte donc ma recommandation de réduire le nombre d'heures de la facture pour le ramener à celui de l'estimation, une réduction d'environ 500 $.La morale de cette histoire: bravo au producteur pour son sens critique d'observation; attention monsieur le concessionnaire, tout se sait, mieux vaut être net et précis que flou et louvoyant.Un client c'est précieux, il faut le garder.Le médiateur de plaintes en machinisme agricole a/s M.Jean-Guy Choinière, MAPAQ Direction du développement régional 200-A, chemin Sainte-Foy, 9e étage Québec (Québec) G1R 4X6 Tél.: (418)644-6967 Téléc.: (418) 528-0405 .PRODUITS Tracteurs utilitaires Kubota lance une gamme de tracteurs utilitaires de la série M, conçus pour les applications de ferme et d'entretien des pelouses.Leur puissance varie de 42 à 50 ch.Le modèle M4700 est disponible en versions 2RM et 4RM, le modèle M5400 étant disponible en version 4RM seulement.Les deux tracteurs sont équipés de la servodirection hydrostatique, de la PdF hydraulique indépendante et de la transmission à inverseur synchronisé en équipement standard.Herbicide non sélectif Zeneca Agro annonce l'homologation à l'échelle nationale d'un nouvel herbicide non sélectif contre le chiendent, les mauvaises herbes annuelles, le chardon des champs et d'autres mauvaises herbes vivaces tenaces.Touchdown® est un herbicide systémique de postlevée qui détruit une grande variété de mauvaises herbes annuelles et vivaces.Grâce à cette homologation, les producteurs canadiens pourront désormais choisir un autre herbicide que Roundup®, introduit il y a près de 20 ans.Nomination Le président-directeur général de Mallinckrodt Veterinary, Paul D.Cottone, vient de nommer Ronald Gauthier au poste de directeur général pour le Canada.Avant sa nomination, M.Gauthier occupait le poste de directeur général de la division vétérinaire de Syntex au Canada.Agriculture de précision À la suite d'une entente avec la firme européenne RDS, la compagnie Innotag inc.offre une gamme de capteurs de rendement et de systèmes inhérents à la gestion modulée des parcelles pour les semoirs, les épandeurs d'engrais et les pulvérisateurs.Le Ceres 2 RDS mesure la quantité de grain qui monte dans la trémie, le tonnage à l'hectare, la surface travaillée et le taux d'humidité du grain.Il peut équiper toutes sortes de moison-neuses-batteuses sans modification mécanique.Pour information: (514) 464-7427.Inoculant pour ensilage Agriculture et Agroalimenaire Canada a accordé l'homologation permanente à l'inoculant pour ensilage de maïs 1132 de marque Sila-bac®-de Pioneer Hi-Bred Limitée.Cet inoculant procure les mêmes bénéfices que ceux attendus du 1174 de marque Sila-bac®, avec en plus une amélioration significative de la performance animale.Les producteurs de bovins de boucherie pouvent s'attendre à 9 kilos de plus de bœuf par tonne d'ensilage et les producteurs laitiers à 90 kilos de lait de plus par tonne d'ensilage.Distributeur automatique Agro Contact vient de mettre sur le marché un contrôleur qui peut opérer un distributeur à balle ronde simple, double ou une cuve à ensilage.Muni d'un ordinateur portatif, le STAR permet d'alimenter 4 groupes jusqu'à 8 fois par jour et de déterminer des temps pour chaque groupe ainsi que pour chaque vache.Pour information: (819) 364-7880.52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 De la puissance qui se rend aux roues Alors que normalement 15 à 20 % de la puissance moteur est perdue dans les différents engrenages, les circuits hydrauliques et les transmissions powershift, Massey Ferguson, avec entre autres sa boîte de vitesses Dynashift, a limité cette perte à 10 %.Le gérant de produits rattaché à l'usine de Massey Ferguson à Beau-vais en France, Daniel Depreaux, est venu présenter aux 38 concessionnaires québécois et à leurs employés réunis à Saint-Hyacinthe en juin dernier les nouveautés qui caractérisent les séries 6100 et 8100.Ces sept nouveaux tracteurs dont la puissance s'échelonne de 86 à 180 chevaux remplacent les séries 3000, 3100 et 3600.Les deux séries sont équipées de moteurs Perkins ou Valmet fabriqués aux spécifications de MF pour apporter le couple double zone, baptisé «Dynatorque».Cette caractéristique offre une augmentation très rapide du couple entre 2200 et 1800 tr/min, permettant au moteur de répondre rapidement et de maintenir la vitesse et le taux d'opération constant sous charge variable.Par ailleurs, le couple continue de monter, mais plus progressivement, dansladeuxièmezonejusqu'à 1400 tr/ min, offrant l'économie maximale durant les opérations d'applications moins sévères.Il en résulte moins de changement de rapport et l'utilisation du carburant est portée au maximum.Sur ses gros modèles 8140, 8150 et 8160 de 145, 160 et 180 chevaux, Massey Ferguson installe les moteurs Valmet qui ont la réputation d'être très durables et faciles à entretenir.Ce sont des six cylindres de 6,6 à 7,4 litres avec deux culasses (têtes) séparées.Ces moteurs à flux transversal ont leur admission à gauche et l'échappement a droite.Ainsi, l'entretien journalier est concentré à gauche du tracteur, c°té qui se maintient naturellement Plus froid.Dans tous les nouveaux modèles, la boîte de vitesses est commandée par de nouveaux embrayages humides à disques multiples dont le diamètre est de neuf pouces.Cette caractéristique multipliera la vie des embrayages par cinq sur les gros tracteurs tout en réduisant l'effort à la pédale de moitié, au dire de M.Depreaux.De façon standard, les tracteurs de la série 6100 sont équipés d ' une transmission «Speedshift» qui offre 16 vitesses avant et 16 vitesses arrière.La série 8100 est équipée de la transmission Dynashift avec 32 vitesses avant et 32 vitesses arrière.La transmission Dynashift est offerte en option sur la série 6100.Jusqu'à 21 des 32 vitesses avant de la transmission Dynashift se situent dans la gamme des vitesses de travaux au champ comprises entre 4 et 12 kilomètres par heure.Enfin, un inverseur de marche arrière synchronisé prévoit une vitesse arrière égale à chacune des vitesses avant.Les tracteurs des séries 6100 et 8100 sont munis d'un nouveau système digital MF qui répond plus rapidement aux conditions changeantes pour un contrôle plus précis des instruments.Des fonctions entièrement intégrées et automatiques sont prévues pour l'en- gagement rapide dans le sol avec une charrue par exemple, le réglage de la sensibilité et la vitesse de descente.Un nouveau circuit hydraulique à centre fermé, compensateur de pression, est installé en équipement standard avec la série 8100 et sera bientôt offert en option avec la série 6100.Le débit maximal est de 29 gallons par minute avec un réglage de pression maximale de 2900 livres par pouce carré.Enfin, la série 8100 est équipée de trois distributeurs hydrauliques avec levier de branchement et débranchement en plus du réglage de débit par manette.L'ordinateur de bord Le système Autotronique, en équipement standard avec tous les modèles, offre le contrôle automatique des fonctions variées de la transmission, des quatre roues motrices, du verrouillage du différentiel et de la prise de force indépendante.Par ailleurs, le nouveau système de surveillance et d'information Data-tronique II introduit plusieurs nouvelles caractéristiques, incluant la détermination des coûts d'opération des tracteurs.Les utilisateurs peuvent entrer des données telles que le montant payé pour le carburant, en litre ou en gallon, et le coût horaire de l'utilisation du tracteur incluant la main-d'œuvre, le service et l'amortissement.Ces données sont alors utilisées par le système Datatronique II pour calculer le coût à l'acre.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 53 Une bonne raison de se coucher tard Après une bonne journée de travail aux champs, quoi de mieux que de participer, en famille, à une activité captivante, toujours différente et peu coûteuse: l'observation du ciel.par Kristine Chainé La nuit s'annonce chaude, les grillons chantent.Une à une, les étoiles s'allument.Le spectacle commence.À première vue, on a l'impression que la voûte céleste est immuable.Quand on l'observe souvent, on s'aperçoit que planètes, constellations et Lune n'interrompent jamais leur ballet céleste.Au clair de la Lune Bien qu'elle surplombe nos têtes nuit après nuit, on s'arrête rarement à examiner la surface de la Lune.Pourtant, elle est loin d'être lisse.Ses régions claires sont composées de montagnes et de cratères.Ces derniers auraient été formés à la suite de collisions entre des météorites ou des comètes et la surface de la Lune.Certains de ces cratères ont plus de 300 km de diamètre! Les chaînés de montagnes, elles, projettent à la surface de la Lune des ombres intéressantes à regarder.Même si les phases de la Lune changent au fil des jours (premier croissant, etc.), c'est toujours la même face que nous pouvons apercevoir.La raison?La Lune tourne sur elle-même dans le même sens et dans le même temps qu'elle tourne autour de la Terre.Seules les sondes spatiales lancées en orbite autour de l'astre lunaire permettent de savoir ce qui se cache de l'autre côté! Étoiles et constellations Le ciel semble un incroyable fouillis d'étoiles?Pas étonnant, il y en a des milliards! Quand nos yeux se sont habitués à l'obscurité, on commence à distinguer la couleur des étoiles: rouge, Kristine Chainé est journaliste.Photo prise pendant 5 minutes en direction du centre de notre galaxie vers la constellation du Sagittaire.Notre système solaire (Soleil et ses planètes) est situé en bordure de la galaxie, soit à 30 000 années-lumière de son centre.Notre galaxie renferme 100 millions d'étoiles semblables à notre Soleil.À cause du long temps de pause nécessaire, les arbres au bas de la photo ont pris des allures psychédéliques.orange, jaune, bleue ou blanche.Pour s'y retrouver, nos lointains ancêtres ont relié, en imagination, les étoiles les plus brillantes d'une portion de ciel pour former des figures, des animaux, etc.On trouve ainsi la constellation du Cygne, de la Lyre, du Scorpion et des autres signes du zodiaque.En tout, on en compte 88! Il faut parfois une bonne dose d'imagination pour reconnaître les formes des constellations.La plus célèbre est sûrement la Grande Ourse, que plusieurs personnes apparentent plutôt à une casserole.La Petite Ourse, semblable à sa grande sœur, se termine par l'étoile Polaire.Comme son nom le dit, cette étoile indique le Nord.Cas- siopée, qui adopte la forme d'un M ou d'un W selon les saisons, est une autre constellation bien connue et facile à repérer.Un bon truc pour les débutants: on commence à observer le ciel avant qu'il ne fasse complètement noir.Comme les étoiles s'allument une à une, on a ainsi le temps de découvrir le ciel petit à petit.Un cherche-étoiles (ou un agenda astronomique) est des plus utiles pour repérer les différentes constellations.Grâce à son système rotatif, il reproduit les modifications que subit le ciel au fil des saisons.(Les constellations semblent se déplacer mais dans les faits, c'est la terre qui tourne.) On peut 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 se procurer un cherche-étoiles dans certaines librairies et boutiques spécialisées (9 à 20 $).La nuit des Perséides Le mois d'août approche.Tant mieux! C'est le moment idéal pour observer la plus impressionnante pluie d'étoiles filantes: les Perséides.Bien qu'elles visitent l'atmosphère terrestre du 10 au 14 août, c'est dans la nuit du 12 au 13, à 2 h précise, qu'on court le plus de chances d'en apercevoir.Mais comme le fait remarquer un astronome au Planétarium de Montréal, André Grandchamps: «Normalement on peut voir une cinquantaine d'étoiles filantes à l'heure.Cet été, en raison de la présence de la pleine lune, on parle plutôt de 20 à 30.» Contrairement à ce que son nom laisse croire, une étoile filante n'est pas une étoile.C'est un caillou minuscule (souvent de la grosseur d'un petit pois!) provenant des débris des comètes.Il pénétre dans l'atmosphère de la Terre à une telle vitesse que le contact de l'air le fait brûler.On dit que les étoiles filantes peuvent ainsi parcourir 20 à 30 km en moins d'une seconde! Pour les observer, on choisira un site bien dégagé, loin de toute lumière qui pourrait gêner la vue.Ce n'est généralement pas un problème en campagne.On s'habille chaudement, on s'équipe d'une bonne chaise longue et Les bibliothèques municipales et scolaires possèdent d ' intéressants livres d'initiation à l'astronomie.Pour se tenir au fait de tout ce qui concerne l'astronomie,—actualités scientifiques, événements, festivals, clubs d'astronomes amateurs — les mordus liront le magazine Astronomie-Québec, publié six fois l'an et disponible dans les kiosques à journaux ou par abonnement.Les jeunes de 8 à 12 ans apprécieront le livre J'obsen>e le ciel de Gilles Brillon, publié aux Éditions Michel Quintin.Ce volume propose plusieurs activités et expériences scientifiques telles que la fabrication d'une lunette astronomique, la simulation d'une éclipse de lune, etc.Dans la même foulée, les Éditions astronomiques publient chaque année un guide intitulé J'observe le ciel étoile.Chaque mois, d'une couverture, et on s'installe confortablement.Pour se donner toutes les chances de voir des étoiles filantes, on conseille d'observer le ciel à environ 50° au-dessus de l'horizon, en direction Nord-Est.Maintenant, patience! La légende raconte qu'à chaque fois qu ' une âme monte au ciel, une étoile filante traverse le firmament.Qu'on y croit ou pas, on n'a rien à perdre à faire un vœu! Les planètes Contrairement aux étoiles qui sont immobiles, les planètes, elles, bougent réellement.Elles changent de position de jour en jour.Très brillante, Jupiter sera assurément la plus belle à observer cet été.On pourra la voir toute la nuit en regardant en direction Sud-Est, juste un peu au-dessus de l'horizon.Ce sera sans doute la première «étoile» à apparaître dans le ciel.Tôt le matin, avant d'aller faire le train, jetez un coup d'œil direction plein Sud.Vous y apercevrez peut-être Saturne, qui veille encore.Pour connaître la position des autres planètes, il suffit de consulter une revue d'astronomie ou un agenda astronomique.Pas besoin de se ruiner pour observer le ciel.Bien avant l'apparition des premiers télescopes (17e siècle), les savants scrutaient le ciel à l'œil nu.une carte du ciel permet d'identifier clairement les étoiles, les constellations et les planètes du système solaire.Présenté dans une pratique reliure spirale, ce guide vous suivra partout, lors de vos sorties nocturnes.Pour partager sa passion avec d'autres personnes, rien de mieux que de se joindre à un club d'astronomes amateurs.On en trouve près d'une quarantaine répartis aux quatre coins de la province, de Dolbeau à Gatineau, de Gaspé à Rouyn-Noranda.Pour en obtenir la liste, il suffit de communiquer avec la Fédération des astronomes amateurs du Québec au (514) 252-3038.Et puis, pourquoi ne pas profiter d'un passage à Montréal cet été, pour visiter le Planétarium et étan-cher sa soif de découvertes.du moins, pour un temps! ¦ C'est ainsi qu'ils ont commencé à comprendre l'univers.Faisons de même! Sans autre instrument que les yeux, on peut apercevoir le Soleil (on évite cependant de le regarder directement!), la Lune, des quantités d'étoiles, certaines planètes, la voie lactée et la galaxie d'Andromède.Pas mal, hein?A cela, ajoutons les étoiles filantes, certaines comètes, les aurores boréales et des satellites artificiels! Lorsqu'on sait reconnaître les principales constellations, il devient intéressant d'observer le firmament à travers des jumelles.Non seulement les jumelles grossissent ce qu'on observe, mais elles concentrent sur la rétine de l'œil plus de lumière.Les objets semblent donc plus gros et plus brillants à la fois.C'est pour cette même raison qu'il ne faut jamais pointer ses jumelles en direction du Soleil.On désigne les jumelles par deux nombres: 7 X 35, 5 X 50 ou 11 X 80.Le premier fait référence au grossissement, et le second, au diamètre des objectifs (apport de lumière).Plus ces chiffres sont élevés, plus le montant de la facture l'est aussi! Les jumelles de type 7 X 50 ou 10 X 50 représentent un compromis intéressant, tant en matière de prix que d'efficacité.Pour un outil de qualité, il faut prévoir au moins 125 $.Sans quoi, on aura du mal à ajuster sa vision et on risque des maux de tête.Il est aussi très important de maintenir ses jumelles en position fixe.Un petit truc?Il s'agit de les fixer à un trépied d'appareil photographique au moyen d'un adapteur.Finis les bras ankyloses! Avec les années, les gens qui développent une réelle passion pour l'astronomie souhaitent acquérir leur propre télescope.Mais attention! Les amateurs trop pressés sont souvent déçus par le peu de résultats obtenus.Les images spectaculaires que nous présentent les livres sont généralement captées avec des appareils valant plusieurs millions de dollars! Avant d'investir une somme importante, discutez-en avec d'autres astronomes amateurs.D'ici là, une bonne paire d'yeux, c'est encore ce qu'il y a de mieux Comme ceux-ci mettent un certain temps à s'adapter à l'obscurité et à percevoir les faibles étoiles, on évitera de lire son cherche-étoiles avec une lumière vive.Pour contourner le problème, il suffit de recouvrir une lampe de poche d'un tissu rouge maintenu en place par un élastique.C'est tout! ¦ Pour en savoir davantage LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET/AOÛT 1995 55 0V£S/M£ j'CONNAlé Pa4 TORPINOUCWEÏVE QUARTIER! j'ME SUIS TROMPEE DE DIRECTION!! AÏE.MADAME!.APPELEZ POUCE-SECOURS au
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