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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1995-12, Collections de BAnQ.

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j Hjjjj Décembre 1995 Bulletin Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 77 ANS LA PERSONNALITE DU MOIS Madeleine Champagne L'Agricultrice de l'année 1995 Si elle n'a pas changé le monde, elle fait sûrement partie des gens qui l'ont amélioré.AFFAIRES SPÉCIAL GESTION Les meilleurs conseils des personnalités du monde agricole sur la gestion d'une ferme.L'Outaouais-Laurentides, une richesse sous-exploitée Si cette région est au-dessous de son potentiel agricole, c'est à cause de l'attitude trop traditionaliste des agriculteurs.TECHNIQUE Le maïs «bionique» s'en vient Avant la fin du siècle, des hybrides transgéniques donneront jusqu'à 30 % plus de rendement.VIE RURALE Noël, la fête du partage Dans le temps des fêtes, le sous-sol de Denis mai Ml XSH 39 leçUT-iow 0 3vjoo-jqjsqs en-j cz\ 9£XX senbipotja.-i sarj ^uaue^-jsasfj H 981 60/10 £00 BZ.2S800000 Voici le NOUVEAU 5500 À 4 CYLINDRES de 73 HP 5200 5300 5400 6200 f 40 HP 50 HP 60 HP 66 HP i 5500 73 HP \ 6300 6400 J 75 HP 85 HP Le nouveau tracteur 5500 de 73 HP fournit la performance qu'il vous faut pour la fenaison et le chargement - à un prix qui vous plaira.Vous aimerez sa simplicité, sa robustesse et son abondance de puissance motrice et hydraulique.Son moteur John Deere à 4 cylindres fournit amplement de couple pour presser de grosses balles en terrain vallonné ou pour charger 1 epandeur en un rien de temps.La boîte synchronisée optionnelle à 12 rapports est offerte avec un inverseur hydraulique assisté Le 5500 a suffisamment de muscle hydraulique pour manipuler aisément les grosses balles ou pour charger les maténaux - un débit de 88 L/mn est standard.Pour obtenir abondamment de puissance bon marché, voyez dès aujourd'hui le concessionnaire John Deere au sujet du nouveau tracteur 5500.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Bulletin des agriculteurs La personnalité du mois Madeleine Champagne: l'Agricultrice de l'année 1995 Si elle n'a pas changé le monde, elle fait sûrement partie des gens qui l'ont amélioré, p.8 AFFAIRES L'Outaouais-Laurentides, une richesse sous-exploitée 11 Si cette région est au-dessous de son potentiel agricole, c'est à cause de l'attitude trop traditionaliste des agriculteurs.La norme ISO, bientôt à la ferme?16 Nous balbutions dans la mise en place de systèmes de gestion de la qualité.Il serait grand temps de s'y mettre.Démarrage d'entreprise: débutez avec simplicité 18 Prudence, expérience et mise en marché.Mieux vaut commencer petit et développer graduellement.SPÉCIAL GESTION Les meilleurs conseils des personnalités du monde agricole sur la gestion d'une ferme 19 TECHNIQUE Maniaques des beaux animaux 31 «Ici, même le chien est pur sang», dit en souriant Rosaire Mongrain, producteur laitier d'Abitibi.La fièvre du transport s'en prend aussi aux veaux 34 Cette maladie est fréquente au sevrage.Pour la prévenir, il faut limiter les stress liés à cette période.Du lait économique.ça se fait à partir de vos champs! 36 La protéine et l'énergie des grains stabilisés produits à la ferme coûtent moins cher que celles provenant des fourrages.Un nouveau service de contrôle laitier 40 Pour les troupeaux de plus de 38 vaches, Agri-Lab coûte moins cher que le PATLQ régulier abrégé.Prenez grand soin de votre verrat 43 S'il a trop chaud ou s'il est mal alimenté, ses performances reproductives seront affectées.Le compost serait-il la solution?47 Dans le Bas-Saint-Laurent, une recherche vise à composter le lisier de porc.Les résultats sont encourageants.Des résultats spectaculaires avec la production stationnaire 48 Après la production en sites multiples, voici une toute nouvelle façon d'élever les porcs.La biosécurité prévient bien des maladies avicoles 52 La ferme n'est qu'un maillon de la chaîne de transmission d'une infection.La prévention est l'affaire de toute l'industrie.Au service de l'industrie équestre québécoise 55 Pour Pierre Lévesque, les chevaux méritent le même soutien que les autres productions agricoles.Le maïs «bionique» s'en vient 58 Avant la fin du siècle, des hybrides transgéniques donneront jusqu'à 30 % plus de rendement.Le marché central fait peau neuve 60 Les nouveaux aménagements en font un parc agroalimentaire ultramoderne.FAMILLE Noël, la fête du partage 65 Dans le temps des fêtes, le sous-sol de Denis Bouffard se transforme en épicerie.La famille remplit et distribue des paniers de Noël.À la recherche de sa mère biologique 69 Plusieurs enfants retrouvent ceux qui les ont mis au monde.Une expérience qui en vaut la peine, selon l'une d'elles.CHRONIQUES Actualité Agenda Cuisine Éditorial Forêt Météo Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie Onésime Petites annonces 6 7 73 5 57 74 63 64 67 71 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 3 NORSECO ^HortiClub Le catalogue NORSECO est destiné au producteur spécialisé en production ornementale et/ou maraîchère.Vous pouvez dès maintenant vous inscrire pour le recevoir.NORSECO, une entreprise bien de chez-nous.SEMENCES - BOUTURES - Swfirda - SEMOIRS T e catalogue postal 1996 est destiné au jardinier Jwamateur.Vous pouvez dès maintenant vous inscrire pour recevoir votre nouveau catalogue, qui sera rempli encore une fois de nouveautés intéressantes, dont les Siafinias.les TAPllFJH's.!- I i—i Am j Faites-moi parvenir un exemplaire gratuit \ 1—1 UUl du catalogue HORTICLUB Printemps 1996 S.V.P.Ne remplissez pas ce coupon si vous avez acheté chez nous depuis les 2 dernières années.Vous êtes déjà inscrits pour le ?Oui Entreprise: je suis producteur agricole.Faites-moi parvenir un exemplaire du catalogue NORSECO Personne contact: Ville: Code postal: Tél.: ( No.producteur agricole: Spécialité ( ?) Fleurs JZL Légumes Postez ce coupon â: NORSECO.2914, boul.Ubelle, Chomedey.Laval.H7P 5R9 Tél.: (514) 332-2275 Fax:(514)682-4959 recevoir gratuitement.Nom: Adresse: Ville: Province: Code postal: Tél.: ( ) I! Le catalogue sera expédié au mois de décembre 1996 (Postez ce coupon à l'adresse suivante: HORTICLUB, C.P.408 (Suce.St-Martin), Ville de Laval, H7S 2A6 ou par Fax: (514) 682-4959 I BÀ95lJ Bulletin des agriculteur» DECEMBRE 1995 VOL.78, Mo 12 Directeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION .' Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome, Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Johanne Bazinet PUBLICITE Bureau de Montréal: Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 1001, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3A 3E1 Représentants: Claude Larochelle, Thierry-Michel Racicot Bureau de Toronto: Tél.: (416) 486-4446 Fax: (416) 486-6636 501 East Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnateur à la production: Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918.est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées.Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001 de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président: James K.Warrilow Président et chet de la direction: John H.Tory Vice-président circulation: Michael J.Fox EDITORIAL SERVICE DES ABONNEMENTS 25, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park (Québec) J4V 3P1 1-800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ incluses) un an deux ans trois ans 28,44 $ 52,37 $ 74,02 $ À l'extérieur du Canada, un an: 40 $ La compétition et puis après.On ne peut pas ignorer les lois du marché, mais elles ne doivent pas devenir la seule valeur.Marc-Alain Soucy Il y a 20 ans, les futorologues nous enjoignaient de nous préparer à la civilisation des loisirs.Les développements de la technologie allaient réduire le nombre d'heures de travail.Le secteur des loisirs culturels et sportifs allait se développer et créer des milliers et des milliers d'emplois.La vie serait plus facile.Vingt ans plus tard, le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'a pas marché.On constate plutôt qu'il y a un groupe de gens qui travaille de plus en plus fort et un groupe de plus en plus nombreux qui ne travaille plus du tout et qui se retrouve dans la grande catégorie des exclus.C'est qu'à instaurer un système de concurrence excessive, on divise immanquablement la société en gagnants et en perdants.Le Groupe de Lisbonne, qui se veut critique face à la compétitivité en tant que religion universelle, élargit le problème à l'échelle internationale.Le Groupe de Lisbonne compare le nouvel univers économique sans frontières à un pays où règne un capitalisme sauvage.Selon ses membres, toutes les sociétés capitalistes ont adopté depuis le tournant du siècle des mesures pour compenser les abus du capitalisme, comme les lois antitrust, la protection des conditions de travail, les lois de santé et sécurité au travail.Cependant, l'économie globale échappe à tout contrôle au nom de la compétitivité.De crainte de se retrouver parmi les exclus, les pays renoncent à des politi- ques sociales et environnementales qu'ils s'étaient donné.Au Québec, plusieurs sacrifieraient bien les quotas et les plans conjoints pour ne pas déplaire aux Américains ou leur faire concurrence.Le Groupe de Lisbonne croit qu'il faut renverser la vapeur.Si la tendance actuelle se maintient et si on cède à tous les impératifs de la concurrence, le monde sera éventuellement gouverné par un groupe de réseaux privés d'entreprises.Ceux-ci, grâce au credo de la compétitivité, généreront de nouvelles formes d'autorité, de légitimité et de contrôle politique qui auront peu à voir avec la démocratie.Les producteurs agricoles québécois sont déjà conscients de la nécessité d'améliorer leur compétitivité pour affronter la concurrence mondiale.Ils ont déjà investi pour le faire.Mais il y a une limite à ne pas dépasser, c'est celle du choix des conditions de vie et des valeurs que nous désirons conserver.Malgré la concurrence, nous désirons garder notre dignité.Nous désirons décider notre présent et notre avenir.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 5 ACTUALITES Livre de recettes pour le poulet La Fédération des producteurs de volailles du Québec (FPVQ) lançait, le 17 novembre dernier, son premier livre de recettes intitulé «Redécouvrez le poulet.ses nouvelles découpes et plus de 200 recettes pour les savourer!» Pour chaque livre vendu, la FPVQ versera 5 $ à Jeunesse au Soleil, un organisme qui s'occupe des plus défavorisés et qui est devenu au fil des ans un véritable symbole de générosité et d'entraide.La Fédération espère pouvoir offrir une somme importante à Jeunesse au Soleil avant Noël.L'élaboration des recettes a été confiée à Yannick Ouellet.À la fois aguerri et expérimenté en dépit de son âge, ce jeune chef gaspésien a concoc- Tommy Kulczyk, de Jeunesse au Soleil, Valérie Gagné, porte-parole de la Fédération, Yannick Ouellet, chef cuisinier, Luc Lamy, président de la Fédération, et Monique Daigneault, agente de publicité et promotion.té et sélectionné un éventail de recettes délicieuses, simples à préparer, parfois étonnantes, toujours nutritives et de coût abordable.AGENDA 9 au 11 janvier Salon de l'agriculteur Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 10 janvier Conférences en productions animales Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 11 janvier Colloque sur la diversification des grandes cultures Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 24 janvier Colloque sur la fertilisation intégrée des sols Auberge Universel, Drummondville 21 au 28 janvier Semaine de la gestion agricole Nombreuses activités régionales 9 février Canadian International Farm Equipment Show Centre international, 6900 Airport Road, Toronto 21 et 22 février Congrès des aviculteurs Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Les agricultrices à l'honneur Lors de son 8e gala annuel, la Fédération des agricultrices du Québec a décerné le titre de l'Agricultrice de l'année à Madeleine Champagne, de la région de Québec (voir notre reportage en page 8).Deux autres agricultrices ont été honorées lors du gala.Dans la catégorie «Jeune espoir», Hélène Tremblay, du Bas-Saint-Laurent, a reçu la distinction.Arrivée dans le domaine en 1992, Mme Tremblay exploite une ferme agrotouristique, en misant sur la diversité des activités agricoles, forestières et touristiques et sur la qualité des produits offerts.Elle prononce régulièrement des conférences sur le démarrage d'entreprises et sur l'esprit entrepreneurial.De son côté, Ginette Amyot, de Saint-Jean Valleyfield, a obtenu la mention dans la catégorie «Développement agricole».Quand elle a quitté son poste d'enseignante pour seconder son mari dans son entreprise horticole, Mnie Amyot ne se doutait sûrement pas jusqu'où tout cela la mènerait.Un peu plus tard, elle a acheté sa propre entreprise et y a implanté une framboisière.Elle a ensuite convaincu son mari de changer son mode de commercialisation en ouvrant un kiosque de vente à la Hélène Tremblay Ginette Amyot ferme.En six ans, le couple a multiplié par dix le chiffre d'affaires de l'entreprise.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 LETTRES DES LECTEURS Daniel Pinard se met à table Aux journalistes qui me demandent une entrevue, j'ai l'habitude de refuser.J'ai trop souvent été échaudé par ces plumitifs pressés qui se contentent de recueillir bêtement les propos de leurs victimes sans les obliger à s'expliquer.En accueillant chez moi Danielle Dagenais, j'ai dérogé avec plaisir à cette règle du silence que je m'impose d'ordinaire.J'ai accepté avec empressement de lui parler en toute liberté pour l'avoir lue avec assiduité dans Le Devoir.Je ne saurais vous dire tout le plaisir que j'ai de l'avoir fait.Je viens de lire: «Daniel Pinard se met à table» dans Le Bulletin des agriculteurs de novembre.Tout ce que j'ai péniblement voulu lui dire est là.Sauf que c'est mieux dit, sauf que c'est plus clair.Danielle Dagenais est une journaliste hors du commun.Une telle générosité, une telle intelligence et une telle probité méritent d'être soulignés.Si tous les journalistes d'ici étaient à son image, quel pays nous aurions! Ne m'en voulez pas de rêver.Daniel Pinard Une semaine horticole différente C'est maintenant officiel, la semaine horticole revient en 1996.En effet, c'est à l'Auberge des Seigneurs, de Saint-Hyacinthe, les 8 et 9 février prochain, que nous pourrons assister à une nouvelle formule de l'événement.Les organisateurs ont prévu une cinquantaine de conférences ou ateliers thématiques ainsi qu'une pléiade de nouveautés, dont deux dîners-conférences.On profitera de l'occasion pour remettre huit méritas dans les catégories producteurs et intervenants.La Semaine horticole s'annonce bien différente des années passées.Buvez plus de lait Les producteurs de lait seront heureux: une enquête de Santé Québec, dont les résultats ont été connus en novembre dernier, rapporte que les Québécois consomment encore trop peu de lait.Selon la sous-ministre adjointe à la Santé publique, Mme Christine Colin, les Québécois mangent mieux, mais pas encore bien.Même si notre alimentation s'est améliorée à plusieurs points de vue, comme la réduction de sucre et des matières grasses, il reste beaucoup à faire.L'alimentation des femmes, par exemple, est déficiente en calcium, en ter et en fibre.La sous-ministre Colin les invite à boire plus de lait.Selon l'enquête réalisée en 1990 auprès de 2000 Québécois et Québécoises, notre alimentation serait encore déficiente en fruits, légumes et céréales.Les confusions ne mènent à rien J'ai été très étonnée des propos tenus par Daniel Pinard dans le numéro de novembre.M.Pinard n'a certainement pas tort en regrettant que les produits du Québec soient si mal identifiés que rien ne permet de les choisir.[.] Certaines des affirmations de Daniel Pinard sont pour le moins rapides.De toute évidence, il ne connaît pas la production fromagère québécoise.Il semble ignorer que, depuis longtemps et de plus en plus, les fromagers choisissent les animaux et leur alimentation en fonction de la production de fromages.Ce n'est pas très honnête de ne citer que le «premier» Saint-Basile de Portneuf.M.Pinard ne semble pas, non plus, être très renseigné sur l'élevage du poulet, ni sur les définitions québécoises.La France a ses réglementations sur le poulet de grains.Nous avons les nôtres.(Nos poulets sont, eux aussi, nourris aux grains).Cela ne veut pas dire que rien ne soit à améliorer ici.Mais les confusions ne mènent à rien.Plutôt que de poulets «finis» aux grains, Daniel Pinard devrait plutôt insister sur les techniques de refroidissement qui sont en train d'améliorer considérablement la qualité de nos volailles.Quant à l'agneau de Charlevoix.agneau de pré-salé selon Pinard.Il y a bien d'autres choses à améliorer dans l'élevage que de parler de présalé.Il faudrait déjà avoir des abattoirs sur les lieux d'élevage! Tant qu'à parler d'élevage dans Charlevoix, Daniel Pinard aurait pu évoquer le veau de Charlevoix qui est une spécialité québécoise.Mais le New York Times n'en a peut-être pas encore parlé! Prétendre qu'il a entendu parler des «Soba» dans ce journal newyor-kais.et que ces nouilles au sarrasin sont introuvables, est «éfrange» dans la bouche d'un chroniqueur.Les journaux québécois ont parlé de So-baya (le producteur québécois) dès la sortie de ces pâtes sur le marché.C'est-à-dire bien avant qu'elles gagnent un prix à New York.Ces pâtes sont vendues, depuis des années, dans les magasins naturels, dans les rayons d'épiceries et même dans le quartier chinois.Et elles ne sont pas hors de prix! On pourrait dire la même chose des flageolets cultivés depuis longtemps par M.Poussard.que l'on vend en conserve ou en haricots secs, et qui sont distribués dans les magasins.On ne les trouve pas qu'à Saint-Bruno! Françoise Kayler journaliste, La Presse LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 7 personnalite du mois ?Madeleine Champagne Acharnement et conviction L'Agricultrice de l'année 1995 n'a pas changé le monde, mais elle fait sûrement partie des gens qui l'ont amélioré.par Sylvie Bouchard Madeleine Champagne: «Quand les journées ne sont pas assez longues pour faire tout ce qu'on a à faire, on s'en garde un peu pour le lendemain.» Le 26 octobre dernier, quand l'animatrice du Gala des agricultrices a invité Madeleine Champagne à monter sur la scène, celle-ci n'en croyait pas ses oreilles: on venait de la nommer Agricultrice de l'année.«C'était une grande surprise, dit-elle le lendemain, encore sous le coup de l'émotion.Ça ne se dit pas comment j'étais euphorique! Mais il fallait bien que je monte et que j'aille parler au micro.Je n'étais pas du tout préparée à cela.Je m'apprêtais plutôt à en applaudir une autre.» La détentrice du titre de l'année dernière, Lise Goudreault-Nault, était assise près d'elle.«Prends deux bonnes respirations, a-t-elle dit à Madeleine, et tu vas être capable.» Une femme sur qui on peut compter Madeleine Champagne les a prises, ces deux bonnes respirations, pour venir s'adresser à la foule de 350 personnes qui assistaient au gala.Elle en a profité pour remercier son mari, Laurent Lemieux, de lui faire confiance et de l'appuyer dans tous ses projets.«Quand un des deux conjoints s'implique dans toutes sortes d'organisations, dit-elle, c'est l'autre qui, nécessairement, s'occupe de la ferme.» Véritable source d'énergie, Madeleine Champagne est, selon les gens de son milieu, une femme sur qui on 0 peut compter.«Elle a toujours été de 1 celles qui soutiennent, appuient, parti-o ripent et partagent», peut-on lire dans | le texte de présentation préparé par le £ Syndicat des agricultrices de Mégan-° tic-Nord.a.Selon Lise Goudreault-Nault, c'est la participation de Madeleine dans autant d'associations agricoles que sociales et la façon dont elle a su conci-lier travail et famille qui ont influencé les juges.La jeune femme de 38 ans, mère de trois grandes filles, a toujours été très engagée dans son milieu.Membre fondatrice du Syndicat des agricultrices de sa région, elle a été administratrice au Syndicat de gestion agricole Beauriva-ge, présidente de comités d'école, présidente du cercle Châtelaine de Lotbi-nière et conseillère municipale.Elle a même participé à des reportages pour la télé communautaire.Tout au cours de ces années, elle a organisé différentes activités pour améliorer l'image et le statut de l'agricultrice dans son milieu.La liste des postes qu'elle a occupés est longue et variée.D'ailleurs, quand on a monté son dossier de présentation, elle s'est demandé comment elle avait fait.«J'avais l'énergie, la santé, un bon conjoint, dit-elle.Si c'était à refaire, je recommencerais.» Et on se doute un peu que ce n'est pas fini.Fille d'agriculteurs, Madeleine Champagne n'a jamais hésité à mettre la main à la pâte.Sa mère souffrant d'asthme chronique, la jeune fille apprend vite à faire la routine de la maison et des saisons que la vie à la ferme imposait.Elle vient tout juste d'avoir 17 ans qu'elle convole en justes noces avec Laurent Lemieux, un producteur laitier de Sainte-Agathe.En 1978, le couple ajoute une porcherie d'engraissement à l'entreprise laitière.Quatre ans plus tard, les jeunes entrepreneurs deviennent associés à parts égales.Ils partagent le travail auz champs, la traite des vaches, les soins aux porcs, la tenue des livres.Mais les quatre murs des bâtiments et de la maison ne suffisent pas à Madeleine.«Mes filles et mon mari sont bien fins, dit-elle en riant, mais j'avais besoin de voir d'autre monde.» En plus de toutes ses activités sociales, agricoles et familiales, elle s'inscrit à une formation en gestion et exploitation d'entreprise agricole offerte en région par le Cégep de Lévis-Lauzon.Deux hivers durant, elle part, son sac d'école sous le bras, suivre des cours de comptabilité, de gestion des champs, d'alimentation des animaux.«C'était difficile de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 NEW HOLLAND .Un monde de différence Seuls quelques initiés réalisent que notre nouvelle société vend plus de tracteurs et d'équipement de fenaison que tout autre constructeur au monde.En réunissant les produits Fiat et New Holland sous la même bannière, nous disposons en effet des ressources nécessaires pour vous fournir des tracteurs et de l'équipement novateurs, affichant une performance fiable et régulière.Pour avoir accès à un excellent système d'approvisionnement en pièces et à des spécialistes qui ont reçu une formation spéciale en usine sur les produits Ford, New Holland et Fiat au Québec, faites appel à votre concessionnaire New Holland.Il a pris l'engagement de vous assurer le meilleur service après-vente de l'industrie.Des tracteurs, de l'équipement et un nom fiables.Voilà la différence New Holland.l\EW HOLLAND L'engagement de l'industrie de la protection des cultures concernant l'environnement Depuis plus de quarante ans, l'agriculture compte sur divers produits phytosanitaires pour nous assurer des ressources vrvrières peu coûteuses, sûres et abondantes, tout en protégeant l'environnement.Voici quelques exemples d'initiatives de gérance environnementale dont le succès est dû à la collaboration de nombreux partenaires agricoles au Canada.Gestion des contenants • Plus de 14 millions de contenants de pesticides vides retirés de l'environnement canadien depuis 1989 • Plus de 700 lieux de collecte désignés, à travers le pays, pour recevoir les contenants vides, rincés et propres qu'y apportent les agriculteurs canadiens • Les contenants en plastique sont recyclés pour fabriquer des poteaux de clôture utilisés en milieu rural; les contenants en acier deviennent des barres d'armature pour le béton Réduction des déchets d'emballage • Diminution de 50 pour cent des déchets d'emballage réalisée grâce à des innovations portant sur les méthodes de conditionnement et la formulation des produits Normes d'entreposage • Adoptées pour protéger la santé et la sécurité des employés de l'industrie, des collectivités canadiennes et de l'environnement • Plus de 1 500 entrepôts de produits aojochimiques d'un bout à l'autre du Canada ont obtenu leur attestation de conformité aux normes de la Phase III Normes de fabrication • Ces normes améliorent les procédés de fabrication dans quatre secteurs clés : politiques et procédures; sécurité du personnel et prévention des pertes; santé au travail; protection de l'environnement En plus d'être reconnues comme des modèles à suivre par beaucoup d'autres pays, les initiatives de gérance environnementale de l'Institut pour la protection des cultures ont grandement contribué à la réputation de leadership agricole dont jouit maintenant le Canada.Pour plus de renseignements concernant l'Institut pour la protection des cultures et ses activités, veuillez contacter INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES 21, place Four Seasons, bureau 627, Etobicoke (Ontario) M9B 6J8 Téléphone : (416) 622-9771 Télécopieur : (416) 622-6764 L'Institut pour la protection des cultures représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de produits pour la protection des cultures au Canada.concilier tout cela, avoue Madeleine, mais j'ai appris tellement de choses.» Notre agricultrice est avide d'apprendre, avide de connaître le monde.Pour cela, elle n'hésite pas à conseiller aux femmes de sortir, de rencontrer des gens, de se montrer.Selon elle, il y a encore trop peu de femmes siégeant aux conseils d'administration des différents organismes agricoles.«Les femmes n'ont pas la même vision que les hommes, dit-elle.Elles mettent du cœur dans leurs actions.Et c'est très important qu'elles partagent leur façon de voir les choses.Aucune excuse, aucun obstacle ne peut ni ne doit nous arrêter.C'est facile de dire qu'on n'a pas le temps.Moi, je l'ai toujours trouvé le temps.» Pourtant, les journées n'ont que 24 heures.Et notre agricultrice ne semble pas être une femme excessivement stressée.C'est plutôt une femme pour qui la qualité de vie est une priorité.Son secret?S'écouter.Respecter ses états d'âme.Briser la routine.«On pense que la qualité de vie, ça coûte cher et que ça prend du temps, dit-elle.Une petite pause au milieu de la journée pour se changer les idées, ça donne toute une dose d'énergie.Aller marcher une quinzaine de minutes, ce n'est pas ça qui empêche de faire notre boulot.» Le bonheur avec simplicité Quand elle se sent un peu solitaire, Madeleine se rend au village, boire un café, faire quelques courses.Tout simplement.Elle en profite pour jaser avec les gens, pour la plupart ses amis.«Quand les journées ne sont pas assez longues pour faire tout ce qu'on a à faire, dit-elle, on s'en garde un peu pour le lendemain.» Madeleine Champagne trouve le bonheur dans les toutes petites choses de la vie.Les fleurs, un oiseau qui chante, les odeurs de la terre, un bon souper entre amis.Il ne faut pas croire cependant que sa vie a toujours été facile.Quand Laurent est tombé malade pour la deuxième fois, au début des années 90, c'est comme une bombe qui s'est abattu sur le couple.Pendant un an, Madeleine a dû voir seule au bon fonctionnement de l'entreprise.Mais la tâche était trop lourde.«Finalement, on a décidé d'abandonner la production laitière pour se consacrer uniquement à la production porcine», explique Laurent.Quand on demande à Madeleine Champagne ce qui lui est arrivé de plus beau dans la vie, elle n'hésite pas une seconde.«J'ai marié l'homme le plus extraordinaire que la terre ait jamais porté, dit-elle en souriant.Puis, j'ai eu trois merveilleuses filles.Et je crois qu'aujourd'hui je peux ajouter ma nomination au titre d'Agricultrice de l'année.» Ce chapeau qu'on lui offre, Madeleine Champagne voudrait le partager avec toutes les agricultrices du Québec.«Notre métier est le plus beau du monde parce qu'on travaille avec des personnes qu'on aime, dit-elle.Prenez votre chapeau et portez-le avec fierté.» Durant l'année qui s'en vient, l'Agricultrice de l'année compte convaincre le plus de femmes possible d'adhérer à leur syndicat d'agricultrices.«En signe de solidarité, dit-elle, pour tout ce que la Fédération a fait et fera pour les femmes.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 REGIONS L'Outaouais-Laurentides, une richesse sous-exploitée Si cette région est au-dessous de son potentiel agricole, ce n'est pas à cause des sols mais de l'attitude trop traditionaliste de ceux qui les cultivent.par Jackie Navarro La région agricole Outaouais-Lau-rentides (08), ce parc aux portes de Montréal et d'Ottawa, est peu connue du reste de la province.Elle a tous les atouts pour être un des jardins du Québec et c'est pourtant une région agricole qui produit bien au-dessous de son potentiel.Des Laurentides, on ne semble connaître que les fonctions récréatives: villégiature, chasse, pêche, ski.C'est tout ça, mais aussi une belle région agricole parsemée de troupeaux de bovins laitiers et de boucherie.Les Bas-ses-Laurentides sont dotées de très Jackie Navarro est journaliste.La région 08, à proximité des plus importants marchés canadiens, dispose d'excellentes terres.bonnes terres, malheureusement amputées par un aéroport qui paraît égaré dans cet environnement.L'Outaouais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas la région d'Ottawa, c'est la région de Hull.Il faut dire qu'Ottawa s'en accapare un peu plus chaque jour, ce qui tendrait à justifier cette impression.Pour beau- coup de Québécois, il s'agit d'un coin de province totalement inconnu.«L'Outaouais, c'est la terre de villégiature de la fonction publique fédérale», pense-t-on.D'un regard sur la carte, on s'aperçoit vite que les autoroutes qui desservent l'Outaouais ne sont que deux branches d'une autoroute qui sort d'Ottawa; Hull est desservie au pas- L'EVOLUTION DE L'ESPÈCE.riKo Semences Ciba Pour de plus amples renseignements sur les maïs hybrides offerts, communiquez avec votre coopérative locale.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 11 LE NOUVEAU SCANDALE DU SANG 20 numéros pour 24,95 $ ivec l'abonnement-fidélité .'actualité, le magazine l'information en avance sur 'événement, vous présente: i des articles de fond sur la politique, 'économie et la société; i les tendances marquantes dans le lomaine des spectacles, des arts et de la :ulture; i l'actualité sous forme d'enquêtes, de >ortraits et d'interviews de toutes sortes.Les avantages de l'abonnement-fidélité : ¦ Vous économisez! Rabais d'au moins .0% sur l'abonnement courant garanti à vie ! i Simple ! Vous recevrez une facture :haque année, au lieu d'innombrables avis le renouvellement.¦ Aucun risque ! Vous gardez la liberté l'annuler à tout moment.Abonnez-vous maintenant! Poster ce coupon à : L"actualité, 1001, boul.de Maisonneuve Ouest CP.848, succursale B Montréal (Québec) H3B 3K5 ou par télécopieur au (514) 845-6261 -1 ?OUI, je m'abonne à L'actualité pour j 20 numéros.Envoyez-moi une facture de i 24,95 $ (taxes incluses).Avec l'abonnement- j fidélité, j'économise 5 $ maintenant sur 1 l'abonnement courant (et au moins 10 % à ] l'avenir); chaque année, vous m'enverrez une ] facture que je suis libre de faire annuler.NOM adresse app.ville prov code postal < Cette offre est valable au Canada seulement jusqu'au 331/12/95 et ne peut être combinée à aucune autre.L'actualité Pour savoir et pour comprendre La culture fourragère est la principale culture de la région.sage.Ces deux voies rapides servent à amener et emmener les employés vers les tours à bureaux d'Ottawa ou vers ce qui est devenu la périphérie de la capitale nationale.L'Outaouais est la seule région périphérique de Montréal qui n'y est pas rattachée par une autoroute, si ce n'est un embryon de la 13 et un autre de la 50.En fait, sur la carte, l'Outaouais semble plus accroché à Ottawa qu'à Montréal par son réseau routier.Quand on regarde une carte du Québec bien orientée, on s'aperçoit que la partie agricole de l'Outaouais-Lauren-tides est bien plus au sud que la Beauce ou Lanaudière.Il y a donc là un potentiel de cultures maraîchères et fourragères au moins aussi bon sinon supérieur à d'autres régions très productrices.De l'économie à courte vue?On entend souvent dire: «L'Outaouais, c'est une région de producteurs de bœuf.» Restons modestes, plutôt producteurs de veaux, le bœuf étant produit.ailleurs.En 1994, sur une récolte annuelle de 30 000 veaux, 2000 ont été finis et 4500 pré-finis dans la région.Alors que la production de viande de bœuf au Québec est déficitaire, on laisse la plus-value aller se créer ailleurs.Il ne faudrait surtout pas blâmer les institutions gouvernementales.Il y a, en place, une équipe très désireuse de faire avancer les choses.Elle a aidé notamment à implanter des ateliers de finition pour 15 000 têtes de bœuf de boucherie et il ne s'en est même pas produit un quart.Serait-ce la taille des exploitations qui ferait défaut?La finition demande sûrement d'autres compétences de gestion, mais selon un ingénieur agronome au MAPAQ de Buckingham, David Fisk, les conditions sont idéales pour faire de la pré-finition et ajouter de la plus-value au produit régional.«On peut faire de l'engraissement au pâturage, dit-il, ce qui coûte moins cher que de finir le bœuf, et la valeur du pré-fini est sujette à moins de variations que celle du bœuf fini.» Se pourrait-il que nos agriculteurs fassent de l'économie à courte vue, dans cette région?L'Outaouais est une des régions les plus traditionalistes au Québec.On y trouve le plus grand nombre d'exploitants uniques (83 %, moyenne provinciale 65,4 %).Les faiblesses de l'agriculture outaouaise sont: la moyenne d'âge des producteurs, la plus élevée de la province; le manque de relève agricole constaté par le milieu; l'agriculture à temps partiel (c'est aussi un avantage) qui ralentit l'expansion (75 % des fermes); le manque de main-d'œuvre saisonnière chez les horticulteurs et les maraîchers; enfin, la spéculation foncière qui cherche à dézoner les meilleures terres.Si vous parlez aux responsables du MAPAQ, à Buckingham, ils vous diront que dans la région Outaouais-Lau-rentides, il y a plus d'érables que dans la Beauce.Pourtant, seulement 5 % sont entaillés.Là aussi, le potentiel est inouï.Mais le fleuron de l'Outaouais a été et reste la forêt.Les sylviculteurs y font de bien belles choses: il faut prendre la route 301 de Kazabazua à Camp- Pour approfondir leur culture, cinq membres de l'AJRQ et du QYFA se sont lancés à l'aventure.Paul André Beauregard de Valcourt, Catherine Lussier de l'Ange-Gardien, Trudy Beaton de Pierrefonds, Marc Proulx représentant l'Association des Jeunes Ruraux du Québec, Annie Léger de Saint-Anicet, David Bryson de Ormstown, Florent Fortier, agronome conseil à la Banque Royale, Sylvie Mahanah, directrice générale pour le Québec Young Farmer Association Cette année, cinq jeunes Québécois ont pris la clé des champs en participant au programme d'Échange interprovincial 4-H de la Banque Royale.C'est au cours de l'été que les représentants du Québec s'envolaient aux quatre coins du pays.Ils y passèrent 15 jours à côtoyer des familles d'exploitants agricoles.En plus de se familiariser à des cultures et des styles de gestion différents, ces jeunes ont trouvé le temps de visiter les lieux touristiques et de faire connaissance avec les membres du Club 4-H de chaque région.Ce fut véritablement un voyage de découvertes et de surprises.Cette année, une quarantaine de jeunes délégués ont pris part à l'échange, d'un bout à l'autre du pays.Et pour la 33' année consécutive, la Banque Royale en a été le commanditaire.Nous tenons à remercier le Club 4-H pour les projets instructifs qu'il réalise à partir de nos dons.AS BANQUE ROYALE Avec vous. bell's Bay pour voir de vastes forêts aménagées, comme le long de la 148 vers Fort-Coulonges.L'agriculture outaouaise détient d'autre part des forces importantes: d'excellentes terres; une bonne nappe aquifère; un climat doux; des terres à prix abordable; la proximité des plus importants marchés canadiens; un potentiel de production agricole encore disponible; l'agriculture à temps partiel (elle permet le maintien des services dans les communautés agricoles); et l'accroissement de l'achat des produits locaux par les consommateurs de la région.Si cette région est au-dessous de son potentiel ce n'est pas à cause des sols, mais plutôt à cause de l'attitude de ceux qui les cultivent, de la tradition et, il faut le dire, d'un certain manque d'initiative ou d'à-propos (dans certaines productions), qui fait qu'on continue comme on a toujours fait.Ces dernières années, on a pu remarquer un essor de l'horticulture ornementale et maraîchère, mais c'est à peine un peu mieux que marginal.Là, le potentiel de développement est très intéressant, si toutefois on arrive à garder les bonnes terres hors des mains des spéculateurs fonciers.Un peu d'initiative.Voilà une région qui est à 6 heures de Toronto, à 3 heures de Montréal et à la porte d'Ottawa.En tout 8,5 millions de consommateurs, sans compter les états de New York et de la Nouvelle-Angleterre qui sont derrière la porte.Au dire de la responsable au MAPAQ du secteur horticulture, Hélène Bois-vert, la région d'Ottawa-Hull-Gati-neau à elle seule constitue un très bon débouché potentiel pour la production locale de légumes qui, actuellement, ne présente qu'une très faible partie de ce qui se consomme.La majorité de la production est vendue à la ferme.Seuls les producteurs de pommes de terre vendent aux grossistes.Les plantes ornementales, en pots ou en pleine terre, les petits fruits, le maïs sucré sont autant de produits qui pourraient aussi être développés localement car de bonnes terres s'y prêtent.Il ne manquerait peut-être que d'un peu d'initiative.La culture fourragère est la principale culture de la région 08 qui est la 6e région en surface fourragère de la province et la 9e pour la vente de fourrages (par seulement 10 % des exploitations productrices).C'est la 2e région en surface de pâturages naturels et terres à foin non cultivées.La première production agricole de la région 08 est le bovin de boucherie, le vache-veau plus spécialement, sur 1400 fermes (55 % des entreprises agricoles de la région, 45 % de l'activité économique agricole).La production laitière est la deuxième en importance (350 fermes, 35 % de l'activité économique agricole régionale).Un peu plus de 250 fermes (10 % des fermes de la région) se consacrent aux autres productions animales: porcs, volailles, truites de pisciculture, ovins et caprins, équins et grands gibiers domestiques (bisons, wapitis, sangliers.).La production animale totale, qui occupe 2050 entreprises (80 % des fermes), représente un volume de 100 millions de dollars, soit 85 % de l'activité économique agricole de la région.Une progression s'amorce dans la production de truites: elle était de 65 tonnes en 1993.L'édification d'un abattoir à truites à L'Annonciation, concrétisation du rêve d'un ancien fonctionnaire visionnaire, Patrick Rio-pel, va certainement faire augmenter cette production à fort potentiel d'exportation et de consommation locale.Après trois mois d'activité, nous dit le responsable des installations, Michel Deneau, il s'abat déjà 225 kilos/jour de truite vendus en filets.Cet abattoir peut traiter 1800 kilos/jour avec trois équipes.Il traite la production d'une coopérative de cinq piscicultures.«Leur but, à moyen terme, consiste à fournir à l'abattoir 1000 tonnes/an», dit le président de la coopérative, Serge Lafrenière.Sous peu, les Laurentides risquent de devenir la capitale de la truite de table.L'installation d'un fumoir devrait diversifier le marché dans un avenir très rapproché.La production ovine/caprine, après avoir subi un fléchissement, essaie de se réorganiser.Au MAPAQ, depuis peu, une agronome, Louise Slager, consacre trois jours par semaine à épauler les 112 producteurs restants en essayant de grossir les troupeaux.La majorité de ces producteurs travaille à trop petite échelle pour en retirer des bénéfices intéressants.Cependant, la demande locale pour la viande d'agneau commence à croître.Les productions de chevreau, de lait et de fromage de chèvre sont l'objet d'efforts pour unifier les actions individuelles.L'agrotourisme est aussi en train de mettre en place des plans de marketing.Gîtes du passant et tables champêtres poussent un peu partout dans la région.Parmi les Québécois, combien connaissent l'île aux Allumettes et l'île du Grand Calumet, au milieu de la rivière des Outaouais, qui sont aussi grandes et aussi belles que l'île d'Orléans?Elles sont situées au sud-ouest du comté de Pontiac, notre Ouest québécois, qui regorge de rivières poissonneuses et sportives et s'étend jusqu'au Témiscamingue à 400 km plus au nord.Leur latitude est plus sud que celle de Joliette ou Trois-Rivières.Elles font partie de notre province et sont fréquentées en grande majorité par nos compatriotes de l'Ontario.Leur littoral accidenté est un plaisir de l'œil.Toutes deux abritent des agriculteurs qui se sentent bien loin de Québec (une bonne partie d'entre eux est d'expression anglaise).La région 08, terre d'élection des premiers coureurs des bois et des premières grosses entreprises de bois d'œuvre, mérite d'être redécouverte.Dans l'Outaouais, il faut s'écarter des lumières de la ville et côtoyer les lucioles au bord d'un lac.Une bien belle région, malheureusement méconnue.¦ Une des faiblesses de l'agriculture outaouaise est la moyenne d'âge des producteurs, la plus élevée de la province.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 Les tracteurs Zetor se vendaient bien à cause de leur bas prix.Mais la puissance est maintenant leur principal atout.Une mécanique moderne alliée à lui châssis solide en fonte produisent un bon rapport poids/ puissance.Ceci signifie que les tracteurs Zetor font beaucoup plus avec beaucoup moins.Des exemples parfaits de la puissance Zetor sont les modèles 6520 (2RJV1) et 6340 (4RM) qui dégagent 66 chevaux, avec 10 vitesses avant et deux arrière.Et comme tous les tracteurs Zetor, ils s'accompagnent d'une garantie complète de deux ans, La satisfaction du client nous importe plus qu'une vente éclair.Téléphonez-nous et obtenez la vraie puissance Zetor.C'est garanti! LES AGRICULTEURS ACHÈTENT LA PUISSANCE ZETOR, ET NON SEULEMENT DES BAS PRIX.Aima Courcelles Montmagny St-Janvier J.B.Maltais Ltée Benoit Rouillard Inc.Bossé Machinerie Enr.Garage Julien Demers Inc Amos Dunham Napierville Agritibi R.H.Inc.Equipement Service Routier Ste-Marguerite Gilles Boucher Inc.J.C.L.Enr.Dorchester Barnstown Equipement Inc.Picken's Farm Laurier Station St-Anicet Equipment Inc.Les Entreprises J.R.Caza & Frère Inc.St-Polycarpe Michel Girouard Inc.Entreprise Black Lake Ste-Hélène-de-Bagot Sud-Ouest Enr.G.Guillemette Lorrainville Les Equipements & Frère Inc.Garage J.G.Neveu Inc.Ste-Helène Inc.Ste-Rose-de- Poularies Champlain Louiseville St-Jacques Machineries Garage Champoux Machineries Les Equipements Horticoles & Frères Inc.Patrice Ltée Bruno Roy Inc.d'Abitibi Inc.ZETOR UNE DIVISION DE MCI 507, I1UMBERL1NE DRIVE, REXDALE, ONTARIO M9W 5V1 TÉL.: (416) 675-1710 Thurso Hector Labelle Equipement Enr.Trois-Pistoles Equipement Bel-Morin Ltée Victoriaville Les Entreprises Michel Girouard Inc.Waterloo Picken's Farm Equipment Inc.St-Antoine, N.-B.St-Antoine Farm Equipment Ltd.St-lsidore, N.-B.G & G Haché & Frères Limitée COMMERCIALISATION La norme ISO, bientôt à la ferme Ce qui motive à se doter d'une assurance-qualité, c'est trop souvent un événement qui menace l'avenir de l'entreprise.Or, les producteurs agricoles auraient avantage à faire des démarches préventives.Notre secteur agroalimentaire en est à ses premiers balbutiements dans la mise en place de systèmes de gestion de la qualité.Il serait grand temps de s'y mettre.par Andrée Lagacé L'implantation à la ferme d'un système d'assurance-qualité de type ISO, qu'on peut qualifier de nec plus ultra, n'est peut-être pas accessible ni nécessaire à l'heure actuelle.Il n'en est pas moins urgent de se doter de moyens de contrôle simples pour garantir la qualité et l'uniformité des produits issus de la ferme.La Table de concertation agroalimentaire du Centre du Québec, avec le support financier d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, vient de faire paraître un guide intitulé Assurance-qualité à la ferme, un jeu de dominos.Ce document démystifie et vulgarise les concepts de qualité et la démarche d'intégration de F assurance-qualité à la ferme à partir du diagnostic jusqu'à l'implantation.On y explique que les décisions, les pratiques agricoles et de gestion ont des répercussions sur les produits qui sortent de la ferme.A la manière du jeu de dominos, ce qui se passe à toutes les étapes du processus de production se répercute sur la qualité du produit fini.L'instigateur du projet, Alain Roy, voit loin.Le guide, explique-t-il, n'est qu'une première étape.La deuxième prévoit un projet pilote d'implantation de l'assurance-qualité à la ferme, sur mesure, possiblement dans des entreprises laitières et porcines.L'implantation de l'assurance-qualité à la ferme oblige à revoir toutes les étapes de la production afin de mieux maîtriser tous les points critiques et d'éliminer les possibilités de contamination (comp- Andrée Lagacé, agronome, est journaliste.tage leucocytaire en production laitière, par exemple) ou de diminution de revenus (poids inadéquats en production porcine, par exemple).Ce qui motive à se doter d'une assurance-qualité, c'est trop souvent un événement qui menace l'avenir de l'entreprise.Afin de prévenir les coups et d'être à l'avant-garde, les producteurs agricoles auraient avantage à faire des démarches préventives.Selon le conseiller en commercialisation et en développement à la Fédération des producteurs de porcs du Québec, Gilbert Lavoie, il serait bon que les producteurs de porcs prennent le virage rapidement, mais les pressions sont moins fortes ici qu'elles le sont aux États-Unis par exemple.C'est en effet le refus d'un lot de viande de porc américain exporté au Japon, dans lequel on avait détecté des résidus de médicaments, qui a été l'élément déclencheur de la démarche d'assurance-qualité chez eux.«Ici, notre dossier est bon à cet égard», affirme M.Lavoie.Mais la «tolérance zéro» sera bientôt la norme au Japon, avance la res- ponsable du programme d'évaluation des porcs commerciaux du Centre de développement du porc de Québec, Danielle Pettigrew.De retour d'une mission en France, elle a aussi été impressionnée par le progrès de l'industrie française de l'abattage en matière d'installations et de normes de qualité.N'y a-t-il pas lieu de craindre qu'on se fera damer le pion?Et qu'assez rapidement viendra le moment où les abattoirs et les transformateurs d'ici, certifiés ISO ou HACCP (voir la définition dans l'encadré), exigeront des producteurs qu'ils livrent une matière première de qualité certifiée pour répondre à des créneaux de marché haut de gamme ou d'exportation?C'est ce que croit Alain Roy.Il souhaite que les producteurs n'attendent pas trop longtemps pour commencer à penser à l'assurance-qualité à la ferme, le système de base, afin de progresser tranquillement vers l'amélioration continue et la certification de leurs produits.La qualité, c'est le nouveau passeport d'affaires pour la conquête des marchés domestique et internatio- 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 nal.Les producteurs de porcs américains affirment haut et fort que, grâce à un programme de certification d'assurance-qualité en matière de production et d'environnement, le porc deviendra la viande la plus consommée aux États-Unis et qu'ils tripleront leurs exportations.Selon la revue Feedstuff's de juin 1995, déjà plus de 30 000 producteurs de porcs détiennent de ces certificats mis en place par leur association, le National Pork Producers Council.En Europe, les nombreux échanges effectués entre les États membres de la Communauté économique européenne (CEE) leur ont donné une longueur d'avance en matière d'adoption de normes communes de qualité.Et l'intégration, largement pratiquée dans la production porcine danoise par exemple, facilite l'implantation de ces normes certifiées de qualité dans tout le processus de production et de transformation.Les secteurs agroalimentaires québécois et canadien en sont pour leur part à leurs premiers balbutiements Les systèmes d'assurance-qualité ISO (Organisation internationale de normalisation) ou HACCP (Analyse des risques et maîtrise des points critiques), établissent des bases solides pour le développement et la croissance des exportations de produits agricoles.L'usine d'Agropur de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, Nutrinor du Lac-Saint-Jean et la Coopérative des producteurs de sirop d'érable de Plessisville sont quelques exemples d'entreprises certifiées ISO 9002 (chiffre s'appliquant au secteur d'activité et au modèle de système d'assurance-qualité).D'autres grandes entreprises comme Olymel sont en voie de certification de la norme HACCP.Pourquoi se soumettent-elles volontairement à ces exigences?À cause principalement d'un meilleur positionnement sur les marchés d'exportation.ISO est une fédération mondiale d'organismes nationaux de normalisation.Elle définit les éléments que doit contenir un système d'assurance-qualité.Elle s'attarde au processus qui garantit une qualité uniforme.Les principaux aspects de la normalisation ali- dans la mise en place de systèmes de gestion de la qualité.Actuellement, le secteur agricole québécois se soumet à des normes minimales de qualité prescrites par les deux paliers de gouvernement.Elles comprennent les exigences de salubrité des aliments, les règles commerciales et d'étiquetage.Est-ce suffisant pour satisfaire les exigences de plus en plus grandes des marchés d'exportation qu'on tente de conquérir?Comment peut-on s'assurer que la qualité offerte répond aux exigences des acheteurs?Savons-nous seulement de quelle qualité on parle?La qualité peut être définie comme «la satisfaction du besoin de l'utilisateur, en conformité avec les spécifications établies».La fonction qualité se résumait, il n'y a pas si longtemps, à la seule démarche de contrôle du produit fini et le rejet des unités non conformes.Dorénavant, assurer la qualité, c'est prévenir les problèmes et démontrer que les mesures de contrôle sont effica- L'ISO 9002 à la table mentaire sont la terminologie commune, les méthodes d'analyse et d'échantillonnage, la qualité et le calibrage, les exigences de manutention, de transport et de stockage.HACCP est reconnue pour sa part comme la meilleure méthode d'assurance de la salubrité et de l'innocuité des aliments.Elle met l'accent sur la matière première et sur le procédé de transformation pour prévenir la contamination plutôt que de la détecter dans le produit fini.C'est la méthode adoptée par Agriculture et Agroalimentaire Canada.Elle sera implantée graduellement dans le secteur de la transformation agroalimentaire canadien.Le gouvernement fédéral veut remplacer l'inspection par l'introduction de ce système d'autocontrôlé de la qualité dans les entreprises.La démarche d'implantation de la certification ISO ou HACCP commence par l'adoption par la direction de l'entreprise d'une politique de qualité.L'orientation doit être bien justifiée auprès des employés étant donné que ce sont eux les maîtres d'œuvre du système.Le diagnostic de l'entreprise, ef- ces.Selon Pierre L'Espérance, ingénieur chez Qualiso, une firme de consultants impliqués dans l'implantation de programmes d'amélioration continue, on a utilisé à tort et à travers la notion de qualité totale.Ce terme fourre-tout n'a créé que confusion et frustration parce qu'il ne voulait rien dire et tout dire à la fois.Le principal problème, c'est qu'aucune norme précise de contrôle n'encadrait les entreprises qui se prétendaient «qualité totale».L'assurance d'une qualité de produit passe par l'établissement de normes.Celles-ci peuvent être internes à l'entreprise, communes à tout un secteur de production ou encore internationales.Les acheteurs et les vendeurs qui transigent sur les marchés domestique ou international apprécient pouvoir s'appuyer sur des qualités reconnues à large échelle.Devant la multiplication des transactions entre pays, l'adoption d'une norme internationale était devenue incontournable, d'où l'introduction de la norme ISO.¦ fectué par une firme spécialisée, identifie les lacunes et les points critiques à maîtriser dans les procédés.Après la formation des employés et l'implantation d'un système adapté aux besoins de l'exploitation (politiques d'achats, instruments de contrôle, tenue de registres, etc.), un auditeur (inspecteur) d'un organisme accréditeur indépendant (il en existe six au Canada) vient s'assurer de l'efficacité du système qui permettra de respecter les normes établies.La certification ISO n'inclut pas la certification HACCP et inversement.Les exigences et les objectifs de l'une et l'autre sont différents.Compliqué et lourd comme démarche?Peut-être au début.Mais le jeu en vaut la chandelle.Les coûts d'implantation d'un système de certification de la qualité sont largement regagnés par la récupération des coûts de la non-qualité (rejets, retours, diminution de prix par non-conformité aux exigences, etc.), la possibilité de retracer des lots non conformes et les bénéfices de la reconnaissance du produit sur tous les marchés.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DECEMBRE 1995 17 COURRIER DU GESTIONNAIRE Démarrage d'entreprise: débutez avec simplicité Les mots clés sont prudence, expérience et mise en marché.Il vaut mieux commencer petit et développer graduellement.par Gaétan Villeneuve Complexe de serres Je possède une petite terre dans la région de Montréal.Je désire y établir un complexe de huit serres jumelées pour y produire des tomates, des concombres, des caissettes de plants de fleurs et de légumes, des paniers suspendus et des potées fleuries.Qu'en pensez-vous?Votre projet me semble ambitieux.L'implantation d'un complexe serrico-le d'une telle importance demande beaucoup d'expérience et de moyens financiers.U faut une organisation à toute épreuve pour cultiver des légumes, des caissettes., des paniers suspendus et des potées fleuries.On parle bien sûr d'une bonne régie des différentes cultures, d'une bonne organisation du travail et de la main-d'œuvre, d'une bonne gestion financière, d'un bon contrôle technique des installations physiques (ventilation, chauffage, irrigation, fertilisation, etc.).Mais on parle surtout d'une stratégie élaborée de mise en marché.La rentabilité d'un complexe serri-cole repose sur l'organisation de la mise en marché.Les marges de profit dans ces productions sont serrées et la concurrence y est féroce.Pour réussir, on doit privilégier la vente au détail et se monter une bonne clientèle.A mon avis, il serait plus sage de développer graduellement votre entrepri- Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.se en commençant par une ou deux serres et de vous limiter dans le nombre de variétés produites.Avec les années, vous pourrez constituer progressivement votre clientèle tout en acquérant de l'expérience dans la culture.Dans ce secteur, il y a trois mots clés: prudence, expérience et mise en marché.Agrandissement d'étable Je suis un producteur laitier de 46 ans.J'ai 45 vaches et mon étable n 'a que 60 attaches de 3 1/2 pieds avec quelques parcs en surplus.Je dois l'agrandir mais les coûts projetés dépassent 100 000 $.J'hésite beaucoup.Que faire?Vous avez raison d'hésiter.L'agrandissement d'une étable laitière est un investissement improductif: il n'amène pas de revenus additionnels ni de diminution de dépenses.N'oubliez pas que la valeur marchande additionnelle d'un agrandissement qui coûte 100 000 $ est de 30 000 $ tout au plus.Il faut dire cependant qu'un agrandissement améliore le confort des animaux et les conditions de travail.Vous devez considérer votre âge, votre relève et aussi les perspectives économiques qui vont dans le sens d'un léger resserrement des marges de profit à moyen et long termes.L'incertitude des politiques laitières et du maintien des quotas à long terme portent aussi à réfléchir.Avant de prendre votre décision, vous devriez envisager d'autres possibilités.Par exemple, le réaménagement de votre étable avec 45 attaches de 4 1/2 pieds pour les vaches.Vous pourriez alors loger les taures dans un bâti- ment loué ou les faire élever à contrat.Vous pouvez aussi cesser l'élevage d'animaux de remplacement et les acheter au besoin.Vous en êtes à un tournant important.Il s'agit d'une décision difficile ayant plusieurs implications futures.La vision d'un expert indépendant pourrait vous éclairer.Zonage agricole Ma maison de ferme a été construite il y a 50 ans.On m'a dit que cette maison me donnait le droit d'en construire deux autres et même de les vendre à des non-agriculteurs.Est-ce possible?C'est en effet possible mais ce privilège est assez restreint.Comme votre maison de ferme a été construite avant l'entrée en vigueur de la Loi sur la protection du territoire agricole (10 novembre 1978), vous avez un droit acquis de morcellement, de lotissement et d'aliénation d'un terrain de 5000 mètres carrés sur lequel est construit la maison.Si les règlements municipaux le permettent, vous pouvez lotir ce 5000 mètres carrés en trois terrains.Vous devez cependant respecter la superficie minimale de 1500 mètres carrés par terrain et les dimensions minimales de la façade et de la profondeur.De plus, votre maison doit être dans un secteur où passe l'aqueduc.Si vous croyez respecter toutes ces conditions, vous devriez consulter en premier lieu l'inspecteur de votre municipalité.Il pourra vous dire vos droits et obligations concernant ce projet de lotissement.¦ Vous avez des questions p-concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: COURRIER DU GESTIONNAIRE Le Bulletin des agriculteurs 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Montréal: (514) 843-2118 Ext.: 1-800-361-3877 13 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 SPECIAL: GESTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE Ils ont réussi chacun dans leur domaine.À la base de leur succès, un génie de la gestion adapté aux problèmes de leur entreprise ou de leur organisation.Le Bulletin des agriculteurs a demandé à 12 personnalités de l'agroalimentaire de vous donner quelques précieux conseils pour une bonne gestion de vos entreprises agricoles.Des conseils en or.Sophie Beaudoin Michel Chassé Président de la Fédération des syndicats de gestion Michel Chassé prêche pour sa paroisse lorsqu'il conseille aux agriculteurs de faire partie d'un syndicat de gestion.Mais le président de la Fédération des syndicats de gestion croit véritablement à l'adage «L'union fait la force».Ce n'est pas étonnant: Michel Chassé détient un baccalauréat en étude des groupes et un certificat en gestion du personnel.Il connaît les pouvoirs des foules lorsque les forces sont unies et structurées.En tant que producteur laitier, il sait aussi que les agriculteurs peuvent se sentir isolés et désemparés devant leurs livres comptables.Une autre bonne raison, selon lui.pour adhérer à un syndicat de gestion.Après tout, ils existent pour aider les agriculteurs.La Fédération regroupe 48 syndicats au Québec, 3 en Ontario et compte 2300 membres.Ses meilleurs conseils: ¦ Planifiez des objectifs clairs et précis tant sur le plan personnel que sur celui de l'entreprise.Il ne faut surtout pas se laisser influencer par ce que le voisin fait.¦ Ayez une bonne comptabilité de gestion, si possible informatisée.Vous devez pouvoir analyser votre entreprise par des critères précis.Par exemple, l'endettement à l'hectolitre pour une ferme laitière.On ne fait pas seulement une comptabilité pour l'impôt, on la fait d'abord pour son entreprise.¦ Choisissez de bons conseillers.Les syndicats de gestion donnent des conseils fiables et de la formation.Rena Martin Présidente de la Fédération des agricultrices Rena Martin est une agricultrice dans l'âme.La présidente de la Fédération des agricultrices du Québec est née dans une ferme et a toujours voulu exercer ce métier.Son mari et elle exploitent depuis 27 ans une ferme laitière et céréalière qui compte 85 vaches et 120 hectares de terre.L'amour de la terre est si grand chez elle qu'elle l'a transmis dans son code génétique.Ses quatre enfants, trois garçons et une fille, se destinent au monde agricole.L'aîné se prépare d'ailleurs à reprendre la ferme de ses parents.Militante de la première heure, Rena Martin représente depuis un an la Fédération des agricultrices.Le mandat de cet organisme est de veiller aux intérêts socio-économiques de ses 1500 membres.Ses meilleurs conseils: ¦ Définissez vos valeurs et vos priorités.Dressez la liste de ce que vous voulez accomplir à long terme afin de préserver une certaine qualité de vie.¦ Servez-vous de tous les services mis à votre disposition.Les syndicats de gestion, les rencontres entre gens du milieu et les sessions de formation données par divers organismes peuvent vous aider à mieux gérer votre entreprise.Il faut en profiter.¦ Choisissez des investissements financiers et humains rentables, de façon à améliorer la production.Par exemple, investissez dans la prévention vétérinaire ou, tout simplement, prenez une pause à 15 h pour permettre aux employés de réduire leur stress.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 5S SPÉCIAL : GESTION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Robert Reebs Producteur de lait A31 ans, Robert Reebs est peut-être jeune pour servir de modèle, mais l'efficacité de son entreprise fait école.Robert Reebs possède une petite ferme laitière, très prospère, à Saint-Grégoire.Son troupeau n'est pas énorme (24 vaches) et sa terre n'est pas très grande (64 hectares) mais c'est assez pour nourrir ses bêtes.?Ses meilleurs conseils: De toute façon, il ne désire pas altérer sa qualité de vie en s'occupant seul d'un troupeau plus important.Selon lui, mieux vaut améliorer les conditions de vie de ses vaches plutôt qu'acheter des quotas.Cette philosophie va à contre-courant des discours des conseillers des syndicats de gestion.Ce n'est pas la seule de ses théories qui est marginale.Par exemple, Robert Reebs ne croit pas aux prévisions budgétaires et déteste emprunter.Avant de commencer un nouveau projet, il s'assure d'abord d'être capable de l'autofinancer.Sa méthode de travail lui a permis de baisser de 15 $ ses coûts de production qui sont passés de 48 $ à 33 $ l'hectolitre.Ses bénéfices sont supérieurs à la moyenne régionale.¦ Tenez votre comptabilité a jour, a tous les jours.Ça prend moms de temps et les chiffres sont toujours frais en mémoire.¦ Donnez-vous une raison de vous lever à tous les matins en vous fixant un objectif que vous avez envie de réaliser.¦ Établissez des priorités dans votre travail.Entre une vache qui vêle et les labours, le choix est clair: la vache passe en premier, c'est une question d'efficacité.Josée de Grandmont Présidente de l'Ordre des agronomes du Québec Josée de Grandmont est devenue agronome par amour des sciences.Selon elle, l'agronomie est un des rares domaines scientifiques qui allie la science pure et la science appliquée.De plus, cette profession permet un contact constant avec des agriculteurs, des gens réputés pour leur chaleur humaine.Pourtant, Josée de Grandmont a délaissé rapidement le côté scientifique de son métier pour se consacrer à la promotion des produits agricoles.Elle a travaillé pendant quelques années au MAPAQ en communication.Elle poursuit sa carrière en organisant des ?événements agricoles.Elle occupe la présidence de l'Ordre des agronomes du Québec depuis mai 1995.Ses meilleurs conseils: ¦ Développez une vision globale de votre entreprise.Il faut agir et investir selon un plan stratégique ou du moins un plan d'affaires bien établi.¦ Ayez le souci du détail.Chaque opération est importante: si la ventilation d'une bâtisse est mauvaise, le troupeau peut devenir malade et le produit s'en ressentir.¦ Soyez ouverts aux changements.Pour cela, il faut détenir une bonne formation et surtout s'informer.De cette façon, on peut tourner les événements à son avantage.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 Voir le monde agricole de près.et le comprendre.NOTRE OBJECTIF: VOTRE RÉUSSITE! EN MATIERE DE SERVICES FINANCIERS, NOUS POUVONS VOUS AIDER À FAIRE LES BONS CHOIX.Cela fait partie de notre engagement.Nous agissons en répondant efficacement à vos besoins, en vous ouvrant la porte du plus grand réseau de conseillers SERVICES FINANCIERS AGRICOLES DESJARDINS chevronnés et en vous offrant des services financiers variés tels que financement, placements, assurances, services fiduciaires et bien d'autres, tous conçus pour s'adapter parfaitement à votre réalité.Venez rencontrer votre conseiller, il parle de ce qui vous intéresse.votre réussite! Desjai caisse populaire Desjardins () Desjardins pour s'aider soi-même SPÉCIAL: GESTION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Laurent Pellerin Président de l'Union des producteurs agricoles Le cheminement vers l'agriculture de l'actuel président de l'UPA est aussi sinueux qu'une rivière.Natif de la ville, Laurent Pellerin a suivi le mouvement du retour à la terre dans les années 70 après avoir complété un baccalauréat en animation de groupe.Sa femme et lui ont acheté une ferme porcine à Saint-Grégoire.Ils étaient persuadés que 10 ans de scoutisme dans la nature seraient suffisants comme expérience.Les voisins ont bien ri lorsqu'ils ont vu débarquer ce jeune couple aux cheveux longs.Encore aujourd'hui, ils sont considérés comme des nouveaux.Seuls leurs enfants sont de la place comme on dit.Laurent Pellerin ne regrette pas son geste puisque sa ferme occupe une place centrale dans sa vie.Il consacre 30 heures par semaine à son entreprise en plus du temps voué à la présidence de l'UPA.?Ses meilleurs conseils: ¦ Donnez la priorité à la formation, peu importe le domaine, pour l'ouverture d'esprit qu'elle procure.¦ Soyez prêts à travailler.On a beau être un excellent gestionnaire, si le volume de travail n'y est pas, la réussite ne suivra pas.¦ Privilégiez le travail d'équipe.La famille, les confrères de travail sont importants.L'isolement devient une barrière d'autant plus qu'il y a de moins en moins d'agriculteurs.?Ses meilleurs conseils: Michel R.Saint-Pierre Président de la Société de financement agricole La Société de financement agricole du Québec n'a plus besoin d'introduction.Cet organisme, qui existe depuis 60 ans, répond à 50 % de tous les besoins de financement agricole.Son actuel président est tout aussi connu.Michel R.Saint-Pierre a étudié en agronomie à l'Université Laval puis en administration à l'École des Hautes Études Commerciales (HEC).Ce petit gars de la ville passe le plus clair de son temps à la campagne, qu'il adore.Il a débuté sa carrière en 1970 à la Banque fédérale de développement comme analyste de projet.Puis, il a occupé pendant 10 ans le siège de directeur général adjoint à la Société québécoise d'initiatives agroalimentaires (SOQUIA) pour ensuite devenir prési- dent de la Régie des assurances agricoles.Depuis 1988, il assume la présidence de la Société de financement agricole.¦ Connaissez bien votre entreprise, sa situation financière et ses coûts de production.De cette façon, on connaît ses performances et sa marge de manœuvre brute, des données qui sont à la base de toutes décisions.¦ Avant de prendre de l'expansion, maximisez les ressources actuelles.N'achetez pas inutilement des équipements et trouvez des solutions de remplacement, vous empocherez des bénéfices au lieu de vous endetter.¦ Planifiez le transfert de votre entreprise longtemps à l'avance afin d'éviter les conflits et l'endettement.Les entreprises agricoles s'endettent de plus en plus à chaque génération.On peut, au lieu d'emprunter une énorme somme d'argent, augmenter la production pour faire vivre deux familles.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 OCIETE DU CRÉDIT A G R I C On aide vos proches à prendre le relais Lorsque vous déciderez de vous retirer de l'agriculture et de passer le relais à votre fille ou votre fils, à un voisin, un ami ou peut-être même à des employés, le Prêt agricole familial de la Société du crédit agricole pourra faciliter le transfert de votre entreprise.Avec ce prêt, vous obtiendrez environ la moitié de l'argent tout de suite et le solde vous sera payé en quatre versements égaux, le tout réparti sur cinq ans.Ainsi, tout en recevant la juste valeur de votre entreprise, vous pourrez grandement aider la personne qui assurera votre relève.Elle accumulera du capital plus rapidement, paiera moins d'intérêts et n'aura pas à s'endetter outre mesure.Pour connaître les nombreux autres avantages du Prêt agricole farnilial, conimuniquez avec votre conseiller en financement ou composez le 1 800 387-3232.Société d i mHHdH Farm Credit Corporation Canada 5^ SPÉCIAL: G E S T I O N É C O N O M 1 Q U L E T F INAN C I F, R h Léna Rouillard Directrice générale o"Agrinove Originale et déterminée.Ces deux mots décrivent bien la directrice générale d'Agrinove, Léna Rouillard.Elle est entrée en 1969 à la Faculté d'agriculture de l'Université Laval pour ne pas faire comme les autres.Pour en être absolument sûre, elle a choisi l'option Sciences et technologies des aliments.Elle a d'ailleurs été une des dix premières femmes à réussir cette option.Sa carrière reflète aussi ce besoin d'écarter les frontières.Elle fut la première inspectrice en aliments au Québec.Elle a occupé le poste de directrice adjointe au cabinet du ministre Michel Page, puis, celui de directrice de la planification et du développement à la Société québécoise d'initiatives agroalimentaires (SOQUIA).Tous des postes traditionnellement masculins.Depuis trois ans, elle dirige les destinées d'une des plus grandes coopératives agroalimentaires au Québec.?Ses meilleurs conseils: ¦ Prenez la peine de planifier les différentes étapes de croissance de votre exploitation pour mieux contrôler les frais d'exploitation.¦ Privilégiez la qualité du travail, que ce soit en gestion ou en production.¦ Continuez à apprendre votre métier en suivant les cours offerts par les différents organismes en agriculture comme les syndicats de gestion ou le MAPAQ.L'agriculture est en constante évolution et de nouvelles connaissances peuvent vous permettre de vous associer avec des partenaires en dehors du monde agricole.Marcel Couture Vice-doyen au Campus Macdonald de l'Université McGill Selon le vice-doyen au Campus Macdonald, Marcel Couture, le pouvoir de la pensée positive peut déplacer des montagnes.Il en est la preuve vivante.Marcel Couture était un enfant un peu marginal parmi 14 frères et sœurs.A 15 ans, il part explorer le monde.Sans formation, il travaille chez un po-miculteur qui voit en lui de grandes possibilités.Ce bon samaritain l'encourage à terminer son secondaire.Le jeune Marcel, qui n'a jamais apprécié l'école, se découvre la bosse des études.Il fait son baccalauréat, puis sa maîtrise en économie agricole.Pendant ses années universitaires, il s'intéresse particulièrement à la vulgarisation des transferts de technologie ?et à l'économie reliée à l'être humain.Il transmet ses connaissances à travers les conférences qu'il donne aux agriculteurs et aux étudiants.Ses meilleurs conseils: ¦ Définissez vos objectifs d'abord en considérant l'aspect humain.Savoir ce que l'on veut dans la vie règle 95 % des problèmes qui peuvent surgir.Une entreprisé agricole n'a aucune importance en elle-même.Ce qui est important, c'est la qualité de vie, la famille.C'est pour cela que l'on travaille.¦ Utilisez au maximum le financement disponible.L'argent est un outil.Il ne faut donc pas avoir peur d'emprunter pour investir malgré les taux d'intérêts élevés.Il suffit de calculer le risque et de ne pas se laisser impressionner par les chiffres.¦ Ne regrettez jamais ce que vous avez fait, même s'il s'agit d'une erreur.Dites-vous qu'on apprend aussi de ses erreurs.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 Marc Dion Sous-ministre adjoint au MAPAQ Quand on travaille au MAPAQ, on voit les grands paramètres du développement agricole plus clairement.Après tout, c'est là que les politiques agricoles se font et se défont.Économiste de profession et sous-ministre adjoint au MAPAQ, Marc Dion travaille depuis longtemps à l'aménagement du territoire agricole, au développement des marchés et à l'élaboration des politiques agricoles.Son expérience concrète en milieu rural n'est pas négligeable non plus.11 a grandi à la campagne et a travaillé dans des entreprises agricoles du comté de Bellechasse.C'est d'ailleurs ces expériences de travail qui l'ont incité à choisir la spécialité géographie de l'économie lors de sa maîtrise à l'Université Laval.Selon lui, la gestion d'une entreprise agricole n'est pas seulement une question de comptabilité.«Un pilote de 747 doit être aux commandes de son appareil et non pas agir en passager, secoué par les chocs du parcours.» ?Ses meilleurs conseils: ¦ Soyez constamment à l'affût de l'information.Allez chercher des aides en gestion, de la formation continue.Ouvrez-vous sur le monde et sur l'environnement économique.¦ Sachez prévoir les coups.¦ Décidez et agissez.Si on n'agit jamais, on n'arrive à rien.Une tradition d'engrais de haute performance Les Étoiles de la terré"c pourraient-elles faire une différence pour votre entreprise?Ne vous fiez pas uniquement à notre parole pour croire que les engrais 3 et 5 étoiles dépassent effectivement les engrais traditionnels.Nous vous invitons plutôt à étudier les résultats de recherche, à comparer vos propres récoltes à celles des autres producteurs et à lais ser Nutrite vous aider à établir votre propre programme d'essai aux champs.Deux années de développement et d'essais ont permis de lancer une innovation dans A les bases fertilisantes: •Wjffipi La nouvelle génération des Étoiles ^ ^ de la terreMC avec Super 2000 contient encore plus de calcium et de soufre, pour une performance accrue et un profit supplémentaire.NUTRITE Québec (514) 462-2555 Ontario (613) 932-0275 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 25 ANNÉE APRÈS ANNÉE, JOUR APRÈS JOUR, Vf PIONEER HI-BREO LIMITÉE Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux."Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer NOTRE PRÉOCCUPATION PREMIÈRE.|T AOUT SEPTEMBRE »ff O ife.o :' ljj xi m z O < m CD X m O rn O m co X m L MARS FEVRIER JANVIER Vous pouvez compter sur nous pour être là pour vous.Non seulement pour vous offrir les meilleurs inoculants et semences disponibles, mais aussi pour les soutenir avec un service qui n'a son égal nulle part ailleurs.Notre souci de toujours nous dépasser a fait que nous sommes nous-mêmes devenus notre concurrence la plus dure.Cela a aussi fait de vous notre préoccupation première.Alors, année après année, jour après jour, nous travaillons toujours plus dur à vous aider à conserver votre avance.m SEMENCE DE MAÏS DE MARQUE PIONEER.Tm (Ontario) N7M 5L1.©1995, PHIt SPÉCIAL: GESTION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE ?Ses meilleurs conseils: Gaétan Lussier Président-directeur général de Culinar 11 peut sembler singulier de trouver le I président de Culinar parmi un groupe composé de personnalités du monde agricole.Il faut savoir que Gaétan Lussier est agronome et fils d'agriculteur.De plus, à bien y penser, son entreprise transforme les produits de la ferme.Le président de Culinar a été sous-ministre au MAPAQ de 1971 à 1977 pour ensuite devenir sous-ministre de l'Immigration au fédéral jusqu'en 1988.Il a laissé derrière lui une réputation d'homme compétent.Il a quitté la fonction publique pour remettre sur pied l'usine de Weston Québec.Depuis juin 1995, il occupe la présidence de Culinar.¦ Sachez compter sur vos employés.Les employés doivent être responsables et, surtout, avoir un sentiment d'appartenance à l'entreprise.¦ Établissez rigueur et discipline dans l'entreprise afin d'offrir un produit de qualité.¦ Recherchez l'innovation.L'entreprise doit répondre aux besoins des consommateurs qui cherchent des goûts exotiques, des produits moins gras et de qualité.Aussi, cultivez la créativité chez vos employés.Ils détiennent souvent les solutions à nos problèmes.Michel Morisset Directeur et économiste au Groupe de recherche en économie et politique agricoles Le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GRÉPA) fête son dixième anniversaire cette année.Son fondateur et directeur, Michel Mo- risset, est très fier de la réputation respectable acquise par le groupe.Avec raison.Le GREPA regroupe sous un même toit la recherche sur les structures et les coûts de production des fermes, les conséquences des politiques agricoles, le marketing.C'est simple, s'il n'existait pas, on ferait mieux de l'inventer au ?Ses meilleurs conseils: plus vite.En effet, gouvernements et producteurs se fient sur l'organisme pour donner l'heure juste en agriculture.L'équipe actuelle du GRÉPA est formée de 15 chercheurs, techniciens et professionnels.Michel Morisset est, quant à lui, spécialisé dans le domaine des politiques agricoles.¦ Possédez une bonne formation.Les études démontrent qu'un agriculteur bien formé réussit mieux, est moins dépendant des subventions et demeure au courant des derniers événements en agriculture.¦ Restez solidaire.La grande force des agriculteurs, c'est leur solidarité et leur sens de la collectivité.Ils trouvent dans les syndicats de gestion et les coopératives des conditions plus favorables qu'ailleurs.¦ Baissez vos coûts de production.Il faut être conscient que les budgets gouvernementaux ne seront plus jamais aussi gros qu'avant.Il vaut mieux se préparer au pire.za LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 Louis Joyal Producteur céréalier L'entreprise agricole de Louis Joyal et de Thérèse D'Aoust est un modèle de ferme informatisée.Le producteur utilise un système informatique révolutionnaire qui permet de connaître l'état des sols, le rendement et l'humidité de ses terres au mètre carré.Le système informatique de rendement par satellite est utilisé dans seulement 15 fermes au Québec.Cependant, il ne fait aucun doute qu'il deviendra populaire rapidement: ce système permet d'optimiser au maximum les semences, la fertilisation et les herbicides.Un micro-ordinateur est relié à un détecteur installé sur une moissonneuse ou un véhicule tout terrain.Les données sont accumulées afin de bâtir une carte précise des défauts et qualités des champs.Cette méthode pennet à Louis Joyal de surveiller le rendement de ses 725 hectares et de réduire ses frais d'exploitation.La fenne qu'il a visitée en Illinois, afin de mieux connaître ce sys- tème, avait réussi à économiser 37 $ l'hectare.Évidemment, il ne faut pas avoir peur des nouvelles technologies.Louis Joyal a dû étudier attentivement ses manuels même s'il détient un diplôme d'ingénieur électronique et qu'il a enseigné dans ce domaine pendant quelques années.?Ses meilleurs conseils: ¦ Ayez des objectifs précis et bien définis.¦ Soyez très rigoureux dans vos décisions et tenez-vous en à la lettre aux objectifs fixés.Mieux vaut, d'ailleurs, faire une étude technique et financière de ces objectifs.¦ Procurez-vous un système informatique pour la gestion de l'entreprise afin d'avoir rapidement un portrait global de l'entreprise.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 LA VLïZULE II 12 LE LA L-ULSSAWCLt Les nouveaux tracteurs 86 à 180 ch Massey Ferguson des Dynashift, un circuit hydraulique à centre fermé sur la série MF 8100 et séries 6100 et 8100 redéfinissent la mesure de la puissance l'embrayage humide le plus grand de l'industrie produisent parce que mesurer simplement la puissance générée ne suffit cette puissance inégalable.Le contrôle électronique unique plus.^^H^Ï^^B^^ a ^ ams' 1ue 'es rnomteurs el 'es ordinateurs vous Ces nouveaux tracteurs MF® génèrent plus de puissance assurent qu'il n \ a pas une once de perte aux champs.Ça prend jusqu'à 10 à 20 % plus de puissance Montez à bord des nouveaux tracteurs Massey Ferguson® chez nos concurrents pour nous égaler.dès aujourd'hui chez votre détaillant MF; vous verrez, Les moteurs DynaTorque™, les transmission-, MASSEY FERGUSON aucun autre tracteur ne peut les égaler.Msssey Ferguson* est une liliale en propriété exclusive de AGC0 Corporation, Duluth.Géorgie. LAIT Maniaques des beaux animaux «Ici, même le chien est pur sang», souligne en souriant Rosaire Mongrain par Michel Dostie En 1958, avec l'aide de son père, Rosaire Mongrain achète, à Saint-Félix-de-Dalquier, petit village près d'Amos, une ferme de 4 hectares en culture avec un troupeau de 10 vaches et un taureau de race pure Holstein.Le jeune homme a alors 18 ans.Durant l'été, il s'occupe de sa ferme et de son troupeau.Une partie de ses énergies vont au défrichement: entre 1960 et 1970, Rosaire Mongrain a «fait 20 hectares de terre neuve».Durant l'hiver, il travaille dans les chantiers.C'est son père, ses frères et sa sœur, ensuite son épouse Jeanne, qui prennent soin des animaux.L'année 1970 marque un tournant, Rosaire Mongrain abandonne le travail en forêt pour se consacrer uniquement à sa ferme.Des résultats intéressants Jeanne et Rosaire Mongrain possèdent aujourd'hui 540 hectares de terre, dont 175 en culture, et un troupeau de 135 têtes de race pure Holstein comptant 67 vaches laitières.La ferme est inscrite au contrôle laitier régulier depuis 1970 et au contrôle officiel depuis 1987.L'année dernière, avec 55 vaches en production, le troupeau Beau-gain a obtenu une moyenne de 9019 kilogrammes de lait et des M.C.R.de 196-205-203.Cette grande fenne, les Mongrain l'ont montée avec l'aide d'un des frères de Rosaire.En 1974, l'association de Paul-Emile et de Rosaire a donné un essor spécial à la fenne.On a augmenté le troupeau, acheté des vaches de Michel Dostie est journaliste et consultant équin.Rosaire, Jeanne et Christian Mongrain.Les Mongrain ont su transmettre leur passion: leurs cinq enfants ont choisi d'étudier en agriculture.race pure et construit une nouvelle vacherie.Quand Paul-Emile s'est retiré, 12 ans plus tard, Jeanne a acheté ses parts.Outre le fait de devenir propriétaire, il n'y avait rien de nouveau pour elle.Depuis son mariage, en 1967, elle participait aux travaux, particulièrement la traite et la comptabilité.Le troupeau des Mongrain compte cinq vaches étoiles (vaches dont les descendants ont prouvé leur qualité tant en conformation qu'en production) et deux vaches détenant un Certificat de productions supérieures (très grande variation positive par rapport à la moyenne du troupeau et production à vie élevée).Parmi ces dernières, les Mongrain se souviennent particulièrement de Beaugain Oliver Jennifer: cette vache a enregistré une production à vie de 70 000 kilos.La ferme possède des quotas de 18 000 kilos de matières grasses dont 12 % va au marché du lait nature.Du côté de la classification, que l'on pratique depuis 1972, le troupeau compte 9 Très Bonnes, 32 Bonnes Plus, 16 Bonnes et 10 vaches non classées.Les Mongrain participent à l'Ex- position agricole régionale d"Abitibi depuis 1970.En 1986 et 1987, Beau-gain Mandrak Jany y a obtenu la première place de la classe Meilleur pis et a été déclarée Grande Championne.Quelques années plus tard, en 1992, Beaugain Mark Antony Line, une vache qui possédait la meilleure M.C.R.de toutes les productrices présentes à l'exposition, a été jugée première de la classe Beauté-utilité et Championne de réserve.Les Mongrain sont «en amour avec les beaux animaux».C'est en travaillant en forêt que Rosaire Mongrain a développé cet intérêt.Il se souvient que les chevaux Percherons de bonne conformation offraient un meilleur rendement.Cette découverte influencera les choix futurs.«Ici, même le chien est pur sang», souligne en souriant Rosaire Mongrain.Ainsi, dès 1970, Rosaire Mongrain achète cinq vaches de race pure et commence l'utilisation de l'insémination artificielle.Depuis 1985, tous les animaux du troupeau sont de race pure.Aujourd'hui, l'introduction de nouveaux sujets se fait par l'acquisition de quel- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 31 ques vaches, mais aussi par l'achat d'embryons congelés.Les Mongrain cultivent sur une cinquantaine d'hectares un mélange d'orge et d'avoine utilisé pour nourrir le troupeau.Pour compléter la ration de concentrés, les producteurs achètent du maïs et deux suppléments laitiers.Le troupeau est divisé en trois groupes.Un distributeur automatique sert les aliments, quatre fois par jour durant l'été et cinq fois durant l'hiver.La ration est complétée par de l'ensilage d'herbe et de petites quantités de foin, un mélange de mil et de trèfle avec un peu de luzerne.Les Mongrain font de l'ensilage depuis 1963.Au début, la récolte était gardée dans un silo en bois puis, dans un silo-fosse.Les Mongrain ont ensuite fait l'essai des balles rondes enrobées.Ils ont finalement opté pour les balles ensachées.Plusieurs fois par jour, un robot circule devant les vaches en laissant à chacune le temps de s'alimenter.Un tel système d'alimentation exclut l'usage des pâturages, ce qui n'empêche pas les vaches, durant la belle saison, d'aller dehors en avant-midi et durant la nuit.Le goût de l'agriculture, non seulement le couple Mongrain l'avait-il au plus haut degré, mais en plus, il a su le transmettre d'une façon remarquable.En effet, les cinq enfants de Jeanne et Rosaire Mongrain ont toujours participé aux travaux de la ferme.De plus, ils ont tous choisi d'étudier en agriculture.Louise et Steve sont agronomes; Richard est diplômé en gestion et exploitation de ferme; Christian et Eric complètent présentement leur formation agricole.Richard travaille à la ferme où il s'occupe principalement de l'alimentation du troupeau.Christian et lui sont éventuellement intéressés à prendre la relève.Même si leurs parents ne sont pas encore prêts à se retirer, ils ont acheté des quotas supplémentaires depuis que leurs fils ont manifesté leur intérêt.Comme quoi on se prépare à as- surer la relève.La ferme Mongrain compte aussi 360 hectares de forêt.On y prélève «le bois de poêle pour toute la parenté» et une certaine quantité qui est vendue.Au cours des deux dernières années, les Mongrain ont planté 90 000 arbres pour rendre productives les sections de la forêt où la régénération ne s'était pas effectuée d'elle-même.Tout ceci n'a pas empêché Rosaire Mongrain de s*engager activement dans sa communauté.Au cours des années, il a été président de la coopérative d'Amos et a occupé différents postes au sein du syndicalisme agricole régional.Actuellement, il est maire de sa municipalité et président de la Fédération régionale de l'UPA d'Abitibi-Témiscamingue.Ces fonctions l'appellent à siéger au Comité exécutif de la MRC d'Abitibi et au conseil d'administration du Conseil régional de développement de l'Abitibi-Témiscamingue.¦ Salles de traites professionnelles! Un bon système de traite «n'apparaît pas» tout simplement.Il est le résultat d'une consultation approfondie, d'une planification prudente et d'une attention portée aux détails.Il requiert une stratégie solide et une exécution professionnelle du début à la fin.Il relève des professionnels de salles de traites .Alfa Laval Agri.De l'étape de la conception à la planification de l'installation jusqu'au suivi, nous vous offrons une expertise sur une gamme complète de systèmes: parallèles, herringbone et tandem.Nous vous aiderons à concevoir le système le mieux adapté pour subvenir à vos besoins, et notre équipe de professionnels de salles de traites en fera un succès.Mais l'équipement de traite n'est seulement qu'une partie de l'équation.Nous sommes votre fournisseur complet pouvant vous livrer le savoir faire nécessaire ainsi que tout l'équipement pour vos besoins en alimentation, refroidissement, énergie et manutention de fumier.Partenaires du début à la fin .l'approche professionnelle.Mettez nos professionnels de salles de traites au travail dans votre opération.Contactez votre concessionnaire Alfa Laval Agri dès aujourd'hui! HDi £ HlâAWDUTY A' Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 7B7 (705) 741-3100 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 EST-IL SUR VOTRE FERME?< y Servez une tonne d'ensilage de maïs non traité et elle peut vous donner jusqu'à 1030 litres de lait.: Basé sur l'ensilage de maïs.Dans le cas de l'ensilage de luzerne, l'avantage est de 4:> litres, et de 68 Hires dans le cas du mais humide.Servez une tonne d'ensilage de maïs traité à l'inoculant pour ensilage de maïs 1132 de marque Sda-bac® et elle vous donnera jusqu'à 1109* litres de lait, 79 litres déplus la tonne.Nous appelons ça VA.L.S., l'avantage laitier supplémentaire.Vous appellerez ça une vraie valeur ajoutée, là où ça compte.Les inoculants de marque Sila-baC: __Pour chaque tonne que vous servez_ Seule Pioneer peut vous offirr un inoculant pour chaque tonne que vous servez: ensilage de maïs, maïs humide, ensilage de luzerne, de céréale ou de graminées.Communiquez avec votre représentant Pioneer ou téléphonez au 1-800-265-9435.Génétiquement différents.Génétiquement meilleurs.DC MARQUE SILA-BAC.Homologation de qualité ISO 9002 Les inoculants Sila-bac: produits sous un système de qualité rencontrant les exigeants standards de l'homologation ISO 9002.Pioneer.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.® Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario) N7M 5L1.© 1995, PHII COURRIER VÉTÉRINAIRE La fièvre du transport s'en prend aussi aux veaux Il faut limiter les stress liés au sevrage.Un local bien ventilé, avec une litière propre et abondante, facilite l'adaptation des veaux.Cette maladie est fréquente au sevrage, lorsque les animaux sont déplacés.Certaines précautions aident à la prévenir.par Gilles Rivard Fièvre des veaux Nous élevons nos génisses de remplacement à l'extérieur, dans des huches individuelles.Jusqu 'au sevrage, tout va bien.À ce moment, nous les déménageons dans un bâtiment fermé et nous les vaccinons le jour même contre plusieurs agents pathogènes, incluant les pasteurella.Nous en profitons également pour modifier leur alimentation.Après quelques jours, nos veaux montrent des signes de pneumonie.Notre médecin vétérinaire nous dit que ce sont des pneumonies à pasteurella.Comment prévenir de problème?Vous devrez apporter quelques changements à votre régie d'élevage.D'abord, vous devriez vacciner les veaux environ deux semaines avant leur déplacement.On recommande de ne pas administrer tous les vaccins le même jour.Il faudrait aussi vous assurer qu'ils reçoivent les nouveaux vaccins (vivants) contre les pasteurella.Ils sont plus efficaces.Lors du sevrage, les veaux devraient être déplacés en groupes et isolés des autres animaux.Un petit local ouvert ou très bien ventilé, avec une litière propre et abondante, facilitera leur adaptation et diminuera les problèmes de santé.Enfin, on recommande de servir aux veaux la ration à laquelle ils sont habitués pendant deux ou trois semaines après leur déplace- Le Dr Gilles Rivard est médecin vétérinaire au MAPAQ, à Rock Forest.ment.Ceci évitera un autre stress lié au sevrage.Les pneumonies à pasteurella, aussi appelées fièvres du transport, peuvent causer des pertes importantes, particulièrement chez les jeunes veaux.En plus des mortalités assez fréquentes, certains animaux qui ont survécu doivent être réformés à cause de dommages irréversibles à leurs poumons.La fièvre du transport peut survenir en toutes saisons quel que soit l'âge des bovins.Cependant, elle est beaucoup plus fréquente lors du sevrage, lorsque les animaux sont déplacés de leur environnement premier.A ce moment, d'autres changements sont souvent apportés.Cette maladie, causée par une bactérie, est caractérisée par des infections aux poumons, de différentes gravités.La bactérie, souvent isolée des naseaux et voies respiratoires des animaux en santé, provoque l'apparition de symptômes à la suite de stress importants subis par les animaux.Difficile à traiter, cette maladie nécessite souvent l'usage d'antibiotiques spécifiques.Lorsqu'un diagnostic de pasteurellose est posé, le médecin vétérinaire doit traiter tous les animaux ayant de la fièvre dès le début.Abcès aux sites d'infections Une de nos vaches envoyée à l'abattoir a eu une fesse condamnée à cause d'un abcès.Le médecin vétérinaire de l'abattoir nous a expliqué quel 'abcès avait probablement été causé par une injection.Effectivement, cette vache avait été vaccinée 10 jours avant son expédition à l'abattoir.Pourquoi a-ton condamné toute la fesse?Comment peut-on prévenir de tels accidents qui sont très coûteux?Les abcès causés par les injections sont parfois bien circonscrits et entourés d'une capsule étanche.Dans ce cas, ils peuvent être enlevés et le membre entier ne sera pas condamné.Le plus souvent, les abcès ne sont pas encapsulés.A la suite de contractions musculaires, la matière purulente se répand entre les fibres musculaires ou les muscles eux-mêmes.Il peut être impossible de circonscrire les tissus contaminés lors de la préparation de la carcasse.Le membre sera donc complètement condamné.Pire encore, s'il y a des résidus médicamenteux dans le muscle ou dans certaines viscères, toute la carcasse peut être 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 condamnée.Afin de prévenir la formation de tels abcès, on suggère d'injecter les vaccins sous la peau et non dans les muscles lorsque le fabricant recommande l'un ou l'autre mode d'administration.Si on doit utiliser la voie intramusculaire, on recommande de faire l'injection dans la partie latérale du cou, à l'avant de l'épaule, dans la partie la plus épaisse des muscles.On doit désinfecter le site d'injection et utiliser des aiguilles stériles, de longueur et de diamètre adéquats.Enfin, la quantité du médicament injecté au même site ne doit pas dépasser 10 ce ( 10 ml).Les injections supplémentaires doivent être espacées d'au moins 8 cm.Lorsque ces produits sont utilisés par un médecin vétérinaire ou sous sa surveillance, les risques de tels accidents sont minimes.Des trayons «bouchés» Les trayons d'une de nos taures qui a mis bas récemment n 'avaient aucune ouverture pour l'écoulement du lait: impossible de la traire! Nous avons dû la vendre.Cette situation se produit-elle souvent?Quelles en sont les causes?Cette anomalie n'est heureusement pas très fréquente.Selon une étude de l'université de la Floride, on la retrouverait chez environ 1,4 à 5,9 % des taures.Cependant, un grand nombre des taures affectées n'ont qu'un ou deux trayons sans canal.De plus, il y a une grande différence d'incidence selon les races, la race Holstein (et Holstein croisée) étant la plus souvent atteinte.Ce problème peut être héréditaire ou acquis.Dans le premier cas, les tissus formant le canal des trayons ne se seraient pas formés quand la génisse était à l'état embryonnaire.Dans le second cas, la fermeture du canal d'un trayon peut avoir été causée par une infection survenue depuis la naissance, avant la mise bas.Ces infections sont le plus souvent provoquées par le «té-tage» des veaux entre eux, des blessures, surtout des écrasements de trayons, ou de la mammite avant le vêlage.¦ La veritable sensibilité animale au courant électrique i tit uliii Iuut j fa.it spécialiste reconnu internationalement en tensions parasites Malgré des paramètres de gestion habilement contrôlés au chapitre de la génétique, de l'alimentation, des équipements et des soins médicaux, pour plusieurs propriétaires de troupeau laitier, la productivité optimale demeure un casse-tête.Cela s'explique très souvent par la présence de courants électriques indésirables dans l'environnement immédiat du troupeau des fermes.Ces courants peuvent engendrer un stress pour l'animal et anéantir tous les efforts des producteurs qui, comme vous, tentent d'améliorer sans cesse leur production.En effet, depuis 1988, on considérait que la présence d'un courant de 1/2 volt et 5 mA était suffisant pour affecter un troupeau laitier.Or, avec les années, l'expérience nous démontre que des vaches réagissent à des courants aussi faibles que 1 mA.Notre expertise pour neutraliser ces courants, aussi minimes soient-ils, est maintenant reconnue puisque plusieurs centaines de fermes laitières du Québec, de l'Ontario et des provinces atlantiques, ont eu recours avec succès à nos services pour solutionner la production problématique de leur troupeau.Ce fut pour eux une opération totalement rentable.Cette réussite a d'ailleurs intéressé des centres de recherche reconnus qui tentent maintenant, de concert avec nos spécialistes, d'expliquer toutes les raisons de cette extrême sensibilité des bêtes.Pendant ce temps, nous demeurons la dernière pièce manquante à votre casse-tête.Téléphonez-nous maintenant! filtre 0 expert La santé animale avant tout ! 400, rue des Gabarieurs, Lévis (Québec) G6V 7M5 Téléphone: 418 833-0773 Télécopieur: 418 833-4055 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DECEMBRE 1995 35 COMMERCE Du lait économique.ça se fait à partir de vos champs! La protéine et l'énergie des grains produits à la ferme et assurés à l'assurance-stabilisation coûtent moins cher que celles provenant des fourrages.par Guy Beauregard Dans un contexte de diminution des coûts de production, il est important de connaître les sources des éléments nutritifs les moins coûteuses.Ainsi, le prix de revient de la protéine et de l'énergie provenant des grains produits à la ferme est inférieur à celui des grains achetés et même des fourrages.C'est surprenant dans le cas des fourrages, soit.C'est parce que nous parlons de céréales à paille, de maïs ou de fève soya inscrits au régime d'assurance-stabilisation des revenus agricoles.Des grains stabilisés, quoi! Alors que le prix moyen de la protéine provenant de grains achetés revient à 1,51 $ le kilogramme, celui de la protéine qui origine de grains produits à la ferme et stabilisés est de 0,53 $ le kilogramme, soit trois fois moins (voir les tableaux I et II).Même chose pour le prix de la mégacalorie qui coûte 0,12 $ dans le commerce et qui est trois fois moins coûteuse (0,04 $ la mégacalorie) si elle origine de grains stabilisés produits à la ferme.La protéine et la mégacalorie venant de grains produits à la fenne et assurés à l'assurance-stabilisation des revenus sont même moins coûteuses que la protéine et la mégacalorie provenant des fourrages produits à la ferme.Le kilogramme de protéine issu des fourrages produits à la ferme revient à 0,76 $, soit 1,4 fois plus que Guy Beauregard, agronome, est conseiller régional en gestion et économie au MAPAQ de Nicolet.celui qui vient des grains stabilisés et produits à la ferme.Fait identique pour l'énergie, mais en pire.La mégacalorie coûte 0,07 $ dans les fourrages contre 0,04 $ dans les grains stabilisés et produits à la ferme, soit 1,8 fois plus.Grains stabilisés: coûts ridicules Ces faits surprenants s'expliquent en grande partie par la compensation de l'assurance-stabilisation des revenus que nous soustrayons du total des débours (voir le tableau II).Nous soustrayons jusqu'à un maximum de 298 $ l'hectare dans la culture de l'avoine.Le minimum est de 70 $ dans la culture de la fève soya.En plus de la soustraction de la compensation de l'assurance-stabilisation des revenus, on peut aussi retrancher des débours la valeur de la paille dans les cultures de céréales à paille.En effet, cette dernière peut être utilisée comme litière par les producteurs possédant des animaux et ensuite retournée au champ sous forme de fumier.Cette seconde soustraction est de 48 $ ou de 81 $ l'hectare selon que la céréale est engrainée ou non.Dans les céréales grainées, on a supposé un rendement de 74 balles de paille l'hectare.Ce rendement s'accroît jusqu'à 125 balles l'hectare dans les céréales non grainées.Ce sont de petites balles rectangulaires pesant en moyenne 18 kilogrammes chacune.Leur valeur est estimée à 0,65 $ la balle non pressée.Ces deux soustractions diminuent considérablement le coût des céréales à paille produites à la ferme.L'avoine grainée coûte alors aussi peu que 85 $ l'hectare pour atteindre 218 $ l'hectare dans le blé fourrager.La fève soya et le maïs-grain demeurent dans des catégories à part: 477 $ et 815 $ l'hectare respectivement.Ces réductions de coûts à l'hectare se reflètent directement sur les coûts de la protéine et de l'énergie.Ainsi, la protéine venant de l'avoine coûte aussi peu que 0,33 $ et la mégacalorie, 0,03 $.Ces coûts vont en augmentant jusqu'à atteindre 1,35 $ le kilogramme de protéine dans le maïs-grain et 0,09 $ la mégacalorie dans la fève soya.En moyenne, le coût de la protéine est de 0,53 $ dans les cultures étudiées.Le coût moyen de la mégacalorie est de 0,04$.Cette étude, effectuée par le MAPAQ à Nicolet, prend pour hypothèse que l'agriculteur ou l'agricultrice I- Prix de revient des éléments nutritifs Grains achetés (la tonne)*1) Qté protéine (kg/ha) Qté Mcal Prix d'achat Transport Coût/ tonne Coût/ kg prot.Coût/ Mcal Avoine 114 1478 163,60$ 5$ 168,60$ 147$ 0,11 $ Blé four.132 1760 204,00 $ 5$ 209,00 $ 1,58$ 0,12$ Fève soya 380 1896 306,25 $ 5$ 311,25$ 0,82$ 0,16$ Orge four.114 1663 169,50$ 5$ 174,50$ 1,53$ 0,10$ Maïs-grain 86 1677 178,45$ 5$ 183,45$ 2,13$ 0,11 $ Moyenne 1,51 $ 0,12$ (1) Prix au 11 juillet 1995 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 Le kilogramme de protéine issu des fourrages produits à la ferme (aux coûts variables) coûte près de deux fois plus cher que celui qui vient des grains stabilisés produits à la ferme.ments nutritifs puisqu'on ne tient pas compte des amortissements et de la rémunération du travail et du capital de l'exploitant.Il s'agit plutôt d'un coût de production à la marge, dans le cas des grains.Si nous poursuivons l'étude avec les fourrages, nous remarquons que la culture la moins dispendieuse est le pâturage: 313 $ l'hectare (voir le tableau III) Par contre, la culture la plus coûteuse est le maïs fourrager à 1162 S l'hectare.Comme dans les céréales, les gros chantiers tels l'ensilage de foin et de maïs ainsi que les travaux spécialisés tel le semis du maïs sont faits à forfait.Il en résulte que le pâturage four- possède un parc minimum de machinerie.Ce parc de machinerie comprend les machines pour effectuer le semis des céréales et des plantes fourragères ainsi que la fenaison.Le semis, les battages et le séchage du maïs-grain sont cependant effectués à forfait.Il s'agit là d'une hypothèse qui rencontre la situation de bien des agriculteurs du Québec.Cependant, il ne s'agit pas du véritable prix de revient des élé- II- Prix de revient des éléments nutritifs produits à la ferme Grains stabilisés Rendement (kg/ha) Protéine (kg/ha) Mcal Total débours!1) Moins Compensation ASRA Moins Valeur paille Coût ha Coût/ kg protéine Coût/ Mcal Avoine 3000 343 4434 492$ 298$ 81 $ 114$ 0,33$ 0,03$ Avoine grainée 2000 229 2956 431 $ 298 $ 48$ 85$ 0,37$ 0,03$ Blé fourrager 3600 475 6336 559$ 260$ 81 $ 218$ 0,46$ 0,03$ Fève soya 2750 1045 5214 548$ 70$ 0$ 477$ 0,46$ 0,09$ Orge fourragère 4000 458 6640 546$ 282$ 81 $ 183$ 0,40$ 0,03$ Orge grainée 2500 286 4150 428$ 282$ 48$ 98$ 0,34$ 0,02$ Maïs-grain(2) 7000 602 11 739 1077$ 262$ 0$ 815$ 1,35$ 0,07$ Moyenne 0,53$ 0,04$ ( 1) Battage à forfait pour céréales à paille et fève soya (2) Semis, battage et séchage à forfait pour le maïs Source: Budgets de culture 1995, Guy Beauregard et André Brunelle, agronomes Prix de revient des éléments nutritifs produits à la ferme Fourrages Rendement (kg/ha) M.S.Protéine (kg/ha) Qté Mcal Coût total(1) Coût/kg prot.Coût/ Mcal Foin de graminée (3/4+) 5900 88% 630 6282 573$ 0.91 $ 0,09$ Ensilage de graminée (1/2 +) 16 300 40% 1 045 8312 824$ 0,79$ 0,10$ Ensilage maïs fermenté 39 000 34% 1189 20 680 1162$ 0,98$ 0,06$ Pâturage 4500 89% 881 6008 313$ 0,36$ 0,05$ Moyenne 0,76$ 0,07$ ( 1) Ensilage de foin: la fourragère et le soufflage sont à forfait Mais fourrager: le semis, la fourragère et le soufflage sont à forfait Source: Budgets de culture 1995, Guy Beauregard et André Brunelle, agronomes nit la protéine et la mégacalorie à très bas coût: 0,36 $ et 0,05 $ respectivement.Pour ce qui est de la protéine, l'ensilage de foin préfané arrive bon deuxième (0.79 $).Cependant, cette culture a le coût de l'énergie le plus élevé: 0,10 $ la mégacalorie.L'ensilage de maïs a le coût de la protéine le plus élevé (0,98 $), mais un coût d'énergie relativement bas (0,06 $).Quant au foin, il se situe entre l'ensilage de maïs et l'ensilage de foin pour le coût de revient de la protéine (0,91 $) et de la mégacalorie (0,09 $).Le coût moyen de la protéine et de l'énergie de sources fourragères est de 0,76 $ et de 0,07 $ respectivement.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1995 37 As-tu vu les dossiers du Bulletin en 1996?.•?Janvier Les agriculteurs boudent la formation?Faux! Plusieurs sont même prêts à payer cher pour des cours qui répondent à leurs besoins.Mars Phytoprotectlon el environnement: La parole aux fabricants, ce qu'ils veulent vous dire sur leurs produits.Avril Agriculture durable: Ensemencement, pratiques agricoles de conservation et comment les agriculteurs s'adaptent à l'agriculture durable.Juin L'évolution de l'architecture des granges et étables au Québec: Nos granges et étables n'abritent pas que nos animaux et nos fourrages mais aussi une partie de notre histoire.Tout s'apprend bien et se comprend mieux avec Q I an ( 12 numéros) 28,44 $ * Oui, je m'abonne au Bulletin des agriculteurs _l 2 ans (24 numéros) 52,37 $ * des agriculteurs _) 3 ans (36 numéros) 74,02 $ * J par la poste le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3A 3EI ?par téléphone (5 14) 874-4444 I-800-667-4444 (appel gratuit) Nom Profession Adresse _ Ville .Province Code postal Téléphone_ ?chèque ci-joint _ ?envoyez-moi ta facture ?visa ?mastercard N° de carte Signature _ Date d'expiration 5 *TPS et TVQ incluses Février .Nouveautés au SIMA: Les nouvelles machines, leurs caractéristiques, leurs coûts et efficacité.Mi-Mars - Réduit les factures de vétérinaire Fabriqué de: > Tissu synthétique très résistant, bouné de minuscules morceaux de caoutchouc provenant de pneus recyclés » Choix de couvert protecteur tenace > Coutures de nylon extrêmement durables 48" large x 2.5" épais, choix de trois longueurs >s Garantie de trois ans.Pour une vache plus heureuse et productive, exigez l'avantage ijyvfy
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