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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1996-07, Collections de BAnQ.

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Bullehn Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 78 ANS TECHNIQUES Ils nourrissent leurs porcs avec des sous-produits Les Cyr-Berthiaume remplacent 80 % de la moulée par une série de sous-produits.Les ulcères d’épaules cachent 'H—*-'s problèmes ie intrigant signale des lacunes quant au ement et de régie des élevages porcins AFFAIRES SPÉCIAL JEUNESSE Le secret d’un transfert réussi en souplesse La relève agricole sera-t-elle X immigrante?FAMILLE La Commune de Berthier maintient une tradition séculaire Depuis 1672, ce pâturage collectif fonctionne selon les mêmes règlements du droit.féodal.sification on y croit "urcotte produisent des poulets et des riller, des poulets de grain, qs et.des pommes.sales voyagent sur Internet les marchés boursiers et réaliser des > financières, rien de mieux que le surf, jeteur de grandes cultures.IrXÎ X2H 00 lefjquow 0 d)joojqudL|g snj 9EXX sanbtpotueg sag queuequedeg (W) l^Gai qodaq ung anbaqqoi\qig I 621 60/10 600 662S800000 POUR VOTRE RECOLTE DE GRAIN INVESTISSEZ DANS QUALITÉ LA > rsr ninuiiiiin 1.i,iv-ixv .iiiniiimiiiili.« » ?pour une meilleure qualité de grain ?pour une plus grande simplicité d’utilisation ?pour une plus grande quantité de récolte ?pour une meilleure valeur de revente PLUS DE QUALITE DE CONTRÔLE AVEC LE NOUVEAU SYSTÈME A.F.S.INFORMATION INSTANTANÉE ?pourcentage d’humidité ?rendement / superficie Une application d engrais à taux variable et un ajustement de la densité de semis peut améliorer l'efficacité Une surveillance de culture au moyen des nouvelles technologies améliore la tenue de livre des champs Un ensemencement à population variable, des changements de variétés et d'engrais de démarrage peuvent s'ajuster en tone tion des sols et de leur productivité L'enregistrement des rendements à la récolte permet de connaître rapidement la variabilité dans les champs Un échantillonnage de sol guidé par GPS donne des informations plus précises ?possibilité de ordinateur16 par UNE AUTRE EXCLUSIVITÉ CASE IH © 1996 CASE CORPORATION Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE# ÉDITORIAL LADURANTAYE jean-Guy & Denis Bolduc inc.LA GUADELOUPE Garage Brochu inc.LACHUTE J.& P.Raymont Ltée.LYSTER Garage E.Boissonneault inc.MARIEVILLE Les équipements Boucher inc.NAPIERVILLE Napierville Auto-Motive inc.NICOLE! Centre Agri Nicolet POINTEAU-PÈRE r Les équipements André Bellevance inc.PONT-ROUGE Les machineries Pont-Rouge inc.SAINT-CLÉMENT Service Agro-Mécanique inc.SAINT-CLET | Les équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU Claude Joyal inc.SAINT-ESPRIT Les équipements R.Marsan inc.SAINT-GUILLAUME Claude Joyal inc.SAINT-MAURICE Rolland Clément & fils inc.SAINT-PASCAL-DE-KAMOURASKA Service Agro-Mécanique inc.SAINTE-MARTINE Les équipements Lazure et Riendeau inc.STANBRIDGE STATION Claude Joyal inc.UPTON Les équipements Adrien Phaneuf inc.VICTORIAVILLE Garage Maurice Leblanc VILLE DE L’ISLET Garage Conrad Lord inc.WOTTON Garage E.Comtois inc.Le silence n’est pas toujours d’or Le mutisme de la Fédération a déjà fait un tort irréparable à la production porcine.Marc-Alain Soucy Bien faire et le dire, c’est ça les relations publiques.Si on applique cet énoncé à la production porcine, on voit tout de suite que quelque chose ne va pas.En ce qui a trait au «bien faire», nous croyons que la majorité des producteurs de porc, petits et gros, sont respectueux de l’environnement.Il reste bien quelques irréductibles qui ne répondent pas aux normes, mais comme ce sont en général de mauvais gestionnaires, avec le temps ils disparaîtront.Mais en ce qui a trait à la deuxième partie de l’énoncé «et le dire» nous croyons que les producteurs de porc doivent faire leur mea culpa.La mauvaise image dont est actuellement affublée la production porcine au Québec s’est fabriqué petit à petit à cause du mutisme des producteurs et de leur Fédération devant les attaques qui ont fusé de toutes parts.La logique cachée derrière ce silence: « Si on répond aux critiques, on jette de l’huile sur le feu et on fait de la publicité à ceux qui nous attaquent.» Ce raisonnement peut sans doute être valable quand on a affaire à des escarmouches sporadiques.Mais à long terme, quand nos détracteurs sont nombreux et acharnés, c’est une stratégie suicidaire.Ne pas rétablir les faits et ne pas affronter nos ennemis jette le doute dans l’esprit du public qui ne voit et n’entend qu’une partie de la réalité.Qui ne dit mot consent, n’est-ce pas?On est en droit de se demander comment il est possible, en 1996, qu’un plan conjoint aussi bien organisé et aussi bien financé que celui du porc ait fait preuve d'un tel niveau d’attentisme et de mutisme devant les attaques répétées des environnementalistes, des municipalités et de citoyens hystériques qui ont traîné l'image de toute la profession dans la boue.À force de silence, le doute s’est installé même chez les producteurs agricoles.C’est un secret de polichinelle qu'ils ne sont pas tous solidaires avec les producteurs de porc.Pourtant ils naviguent dans le même bateau.Le droit de produire que tous attendent ne réglera pas tout, loin de là.Si l’UPA et ses fédérations le voient comme la fin du long calvaire des relations du monde agricole avec le ministère de l’Environnement, les municipalités et les citoyens, on se prépare des lendemains douloureux.Les discussions auxquelles cette loi a donné lieu ont accollé à l’agriculture l’image peu enviable de pollueuse.C’est toute l'agriculture québécoise qui a laissé ternir son image au cours des dernières années.Il ne faut pas croire qu’un petit comité ici ou là va être en mesure de la rebâtir.Il faudra une stratégie globale et sérieuse de reconstruction.Il faudra continuer à bien faire, à ne plus défendre les pollueurs, et., surtout, surtout, le dire haut et fort.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 3 AFFAIRES La Mauricie engagée dans la qualité et l’originalité 11 La vie agricole y est pleine d'imagination mise au service d'une population industrieuse.Oui, notre secteur de la transformation est coincé Selon l'économiste Morisset, on peut changer la politique agricole.en composant avec les résistances au changement.TECHNIQUES Ils nourrissent leurs porcs 16 avec des sous-produits 29 Les ulcères d’épaules des truies cachent d’autres problèmes 32 Aviculture : la diversification on y croit 35 L’Ancêtre, un p’tit goût cru du terroir 39 Investissement quota : un pari réussi 42 Un éleveur de Percherons qui voit grand 46 Qui va payer les codes à barres?49 Les céréales voyagent sur Internet 54 CHRONIQUES Actualité 5 Agenda 6 Apprivoisons le futur 19 Cuisine 61 Éditorial 3 Forêt 56 Météo août 65 Météo septembre 66 Nouveaux produits 51 Nouvelles de l'industrie 52 Onésime 60 Petites annonces 63 Bulletin des agriculteurs La relève agricole sera-t-elle immigrante?26 L’UPA s'est prononcée en faveur de l’immigration.Mais la Fédération de la relève est réticente.FAMILLE La Commune de Berthier maintient une tradition séculaire 58 Depuis 1672, ce pâturage collectif fonctionne selon les mêmes règlements du droit.féodal.PERSONNALITÉ DU MOIS Jeanne Grisé-Allard, la face cachée d’Alice Ber La confidente des familles rurales québécoises avait peur des vaches et des cochons quand elle a commencé à écrire dans Le Bulletin des agriculteurs.8 d’intervention ytUCNpHp SPÉCIAL JEUNESSE Le secret d’un transfert réussi en souplesse La recherche et la mise en place d’outils et de moyens sont sans effet si on ne réussit pas à convaincre les familles de se préparer, le plus rapidement possible, au transfert.4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET1996 Bulletin des agriculteurs JUILLET / AOUT 1996 VOL.79, No 8 Directeur: Simon-M.Guertin, M B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome, Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Johanne Bazinet PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 E-mail: bulletin@maclean-hunter-quebec.qc.ca 1001, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3A 3E1 Représentants: Claude Larochelle, Thierry-Michel Racicot Bureau de Toronto: Tél.: (416) 486-4446 Fax: (416) 486-6636 501 East Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnateur à la production: Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Convention cadre de service No 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées et imprimé par les Imprimeries Québécor.Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001 de Maisonneuve 0., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président: James K.Warrilow Président et chef de la direction: John H.Tory Vice-président circulation: Michael J.Fox ACTUALITE SERVICE DES ABONNEMENTS 2924, boul.Taschereau, bureau 201 Greenfield Park (Québec) J4V 3P1 1-800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ incluses) un an deux ans trois ans 28,44 $ 52,37 $ 74,02 $ À l’extérieur du Canada, un an: 40 $ Des œufs pour les petits bébés Pour vaincre l’insécurité alimentaire L'Ordre professionnel des diététistes du Québec a fait connaître sa position officielle sur la sécurité alimentaire.« Il est essentiel que les gouvernements fédéral et provincial, les organismes communautaires, l’ensemble des décideurs sociaux et économiques, l'industrie alimentaire et les entreprises susceptibles de créer de l'emploi posent sur le champ des actions concrètes et efficaces visant à assurer la sécurité alimentaire.C'est la santé d'un nombre important d'enfants, d'adolescents, d’adultes et d'aînés québécois qui en dépend », a déclaré la présidente de l'Ordre, Micheline Seguin Bernier lors d'une conférence de presse tenue en juin dernier à Montréal.Les diététistes/nutritionnistes ont indiqué lors de cette conférence qu'elles allaient sensibiliser les autres intervenants de leurs milieux de travail à cette problématique.Elles favoriseront le regroupement de professionnels afin d’accroître l'impact de leurs interventions.¦CRAQUf POUR mon cccq\ La Fondation OLO (Œufs, Lait, Oranges) a reçu 10 000 $ lors de l’assemblée annuelle des membres de la Fédération des producteurs d’œufs de consommation du Québec pour une quatrième année consécutive.Cette collaboration permettra à la Fondation OLO d’offrir aux femmes enceintes de milieu défavorisé des coupons échangeables contre des douzaines d’œufs.On veut ainsi augmenter leurs chances de mettre au monde un bébé de poids normal.Les porte-parole de la Fondation OLO, Anne Dorval et Marc-André Coallier, étaient présents à cette rencontre pour la remise du chèque.Jacques Bouchard et François Ménard de la Fédération des producteurs d’œufs de consommation, Marc-André Coaliier, Anne Dorval et Chantai Roy de la Fondation OLO En collaboration avec les CLSC, la Fondation OLO supporte les futures mamans qui risquent de donner naissance à des bébés prématurés ou de petits poids en raison d’une alimentation insuffisante due à des conditions socio-économiques difficiles.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET - AOÛT 1996 5 ACTUALITÉ Produits L.B.remporte le Méritas Export 2000 MERITAS EXPORT 2000 \ 1996 Fernand Robichaud et Jacinthe Brasseur Le Méritas Export 2000 vise à reconnaître et à soutenir concrètement les efforts exceptionnels déployés par une entreprise québécoise afin de s’adapter aux exigences du commerce international et de développer de nouveaux marchés.Les Produits L.B.est une entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d’aliments secs haut de gamme pour chiens et chats.Son chiffre d’affaires actuel s’élève à plus de 20 millions de dollars par année dont 15 % vont à l’exportation.Le Japon est actuellement son plus important marché suivi des États-Unis, de la Suisse, de l’Italie, etc.C’est la directrice de la division exportations, Jacinthe Brasseur, qui a reçu le Méritas des mains de Femand Robichaud, secrétaire d’État (Agricul- ture et Agroalimentaire, Pêches et Océans) au nom du ministre Ralph Goodale.Ce prix a été décerné dans le cadre de la 6e assemblée générale annuelle du Club Export Agroalimentaire du Québec tenue en juin dernier à Montréal.AGENDA 27 juillet au 1er août Congrès international de nutrition (humaine et animale) Palais des Congrès, Montréal Information : (613) 993-7271 8 au 18 août Fêtes gourmandes internationales de Montréal île Notre-Dame, Montréal Information : (514) 861-8241 10 août Journée de démonstration en apiculture (CPVQ) Station de recherche du MAPAQ, Deschambault Information : (418) 523-5411 ou 1-888-535-2537 14 au 25 août Expo-Québec Parc de l’Exposition, Québec Information : (418) 691-7110 16 et 17 août Congrès annuel de l’Ordre des agronomes du Québec Hôtel Georgesville, Saint-Georges de Beauce Information : (514) 844-3833 ou 1-800-361-3833 28 août Gala annuel du concours de l’Ordre du mérite agricole Château Frontenac, Québec Information : (418) 643-1106 7 septembre Colloque sur les grands gibiers domestiques (CPAQ) Drummondville Information : (418) 646-5781 10,11 et 12 septembre Outdoor Farm Show Burford, Ontario Information : (519) 822-2890 LETTRE DES LECTEURS Lettre au ministre Guy" A titre d’agents importants dans l’économie québécoise et à plus forte raison, à titre d’intervenants dans l’industrie de la production porcine, nous souhaitons par cette lettre vous apporter notre appui pour défendre « Le Droit de Produire » des producteurs et productrices de porcs du Québec.[.] Monsieur le Ministre, l’avenir de centaines de milliers de personnes dépend des décisions prises à votre ministère.Au nombre des gens concernés, 365 000 personnes œuvrent dans l’industrie agroalimentaire québécoise, 3929 producteurs et productrices agricoles qui constituent la deuxième plus importante production agricole québécoise sont à chaque jour à la tâche.3000 agronomes y travaillent, 4000 technologistes agricoles apportent leur contribution, 1500 vétérinaires exercent leur profession, 963 entreprises sont impliquées dans la fabrication et la distribution de machinerie, d’équipements et de bâtiments agricoles, 161 meuneries et centres régionaux de moulée rendent disponible l’alimentation animale et des centaines de personnes sont assignées à l’insémination, au transport, dans les abattoirs et combien d’autres.[.] À titre de citoyen corporatif nous avons la responsabilité de sécuriser et d’appuyer les membres de notre grande famille qui croient à un droit tout à fait légitime.[.] Monsieur le Ministre, au nom de nos employés, de nos clients et de nos fournisseurs, nous vous demandons de prendre la décision qui permettra aux producteurs et productrices de porcs du Québec de continuer de « Produire » dès maintenant dans le respect des normes.Jean-Claude Gaudreault Président GODRO inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 ^ Xd> Les tracteurs Landini msTES l'AfA.ENDURANCE, SIMPLICITÉ, NOMBREUX TALENTS, PERFORMANCE, ANNÉE APRÈS ANNÉE ¦ Chez Landini Tractors, nous cultivons la qualité.Un siècle d'innovations dans le domaine du tracteur standard ou spécialisé aboutit à de robustes performances et à une endurance mariées à une meilleure économie de fonctionnement et une simplicité d'entretien.Landini offre une gamme de tracteurs de 47 à 142 ch, à 2 ou 4 roues motrices, tous propulsés par les fameux moteurs Diesel Perkins, champions en performance et économie de carburant.La recherche de Landini dans le domaine du train moteur a conduit à des transmissions qui absorbent moins d'énergie et réduisent la consommation de carburant tout en offrant 12 ou 24 vitesses avant et 12 arrière.Landini a tenu compte de Tessentiel comme de l'extra pour procurer au chauffeur un maximum de confort et de sécurité: meilleure insonorisation, leviers de contrôle plus accessible, filtration de l'air à l'intérieur de la cabine, système d'air climatisé poussé et puissant.Landini a adopté le système anti-corrosion le meilleur et le plus récent pour que métal et peintures gardent leur éclat original pendant des années.Le souci de Landini de fournir aux clients un produit spécialisé et de qualité qui répond à leurs besoins particuliers a permis de garder le niveau des réclamations de garantie bien en dessous des normes de l'industrie.La gamme complète des tracteurs robustes Landini est protégée par une garantie de deux ans avec des options standard ou uniques qui visent un grand choix de besoins spécifiques.LE MODÈLE ÉTROIT Spécial pour vignobles, vergers, bleuets, etc.Modèles surbaissés disponibles pour récoltes sours les arbres et les abris pare-soleil.THE VIEWMASTER Visibilité excellente des instruments montés en avant.Disponible avec ou sans cabine.MODELE HAUT Spécial pour maraîchers CHENILLE Spécial pour compaction minime sur sols délicats et stabilité dans les pentes Tracteurs conçus pour l'avenir Distribué par AGCO CORPORATION Duluth, GA 30136 3 1995 LANDINI 001 R2C0695F PHOTO : SYLVIE BOUCHARD PERSONNALITÉ DU MOIS Jeanne Grisé-Allard La face cachée Avec ses 65 ans de journalisme et les 12 livres qu’elle a publiés, Jeanne Grisé-Allard a laissé une marque profonde dans le monde agricole québécois.Quand elle a commencé à écrire dans Le Bulletin des agriculteurs, elle avait peur des vaches et des cochons.Alice Ber est pourtant devenue la confidente des familles rurales québécoises.par Sylvie Bouchard Pendant 43 ans, Alice Ber a été responsable des pages féminines du Bulletin des agriculteurs, elle a donné des centaines de conférences à travers la province, participé à des émissions de radio et de télé, écrit des reportages importants, répondu à des milliers de lettres.Qui ne se souvient pas du courrier d’Alice Ber, de la chronique « Votre domaine madame »?« Quand Le Bulletin est venu me chercher, j’étais prête, dit Alice Ber.J’avais acquis une bonne expérience et je savais où j’allais.À travers le courrier et les conférences que j’ai données, j’ai appris à connaître les gens des campagnes.J’étais très près d’eux.» Outre le courrier, Alice Ber signait une page éditoriale, une chronique pour les jeunes filles et « La page de marraine », où elle s’adressait particulièrement aux tout-petits.Elle était aussi responsable d’une chronique médicale, de l’artisanat, des recettes.Pendant deux ans, elle a même publié un cours d’anglais en collaboration avec un professeur de langue.Une rencontre avec Jeanne Grisé-Allard, la véritable Alice Ber, nous ramène à l’époque de l’écrit, de la radio, des rencontres conférences, des courriers.Un voyage au pays du souvenir.Selon elle, tout lui est tombé du ciel, comme par hasard.Pourtant, Jeanne Grisé-Allard, aujourd’hui âgée de 94 ans, semble lui avoir donné un petit coup de main, au hasard.Sans l’avouer clairement, elle a toujours su ce qu’elle voulait.À huit ans, la petite Jeanne composait des chansons pour endormir les bébés.Puis, elle les chantait à ses petits frères.« Tu fais de la poésie », lui répétait son père, directeur d’une imprimerie.Jeune fille, elle participait à tous les concours de rédaction des journaux.Et gagnait plus souvent qu’à son tour.Des livres, des cuillères en argent, des ciseaux à broderie.À 22 ans, elle reçoit une lettre : le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Canada français lui propose de devenir rédactrice.La jeune fille hésite.Mais on lui fait une offre qu’elle ne peut refuser : un essai d’une semaine au bout de laquelle on la ramènera chez elle si le travail ne lui convient pas.Le lundi suivant, la jeune journaliste est de retour au poste, emballée.Pendant quatre ans, elle corrige les épreuves, écrit une chronique féminine, rédige le compte-rendu de lancements de livres, de concerts ou d’autres événements.Un jour, Françoise Gaudet lui écrit qu’on a ouvert un poste de rédac- trice à La Patrie, un quotidien important de la métropole.Encore une fois, Jeanne hésite, prend son courage à deux mains et envoie sa lettre.Quelques jours plus tard, elle commence son nouveau travail à Montréal.C’est durant cette période qu’elle a commencé à travailler à la radio.Elle y a créé le courrier des ondes.Puis tout s’est bousculé.Dans la jeune trentaine, alors qu’elle ne songeait plus au mariage, voilà que le prince charmant croise sa route.« Si je dis oui, lui a-t-elle dit, je devrai sacrifier une carrière que j’aime beaucoup.» On est en 1938.À l’époque, la nouvelle épousée devait se consacrer à son foyer.C’était sans compter sur une nouvelle offre « tombée du ciel ».Un certain M.Myer lui passe un coup de fil : voudrait-elle créer une section de pages féminines dans son magazine?Le défi intéresse la future mariée.qui accepte, avec sa petite idée derrière la tête : le travail à domicile.« Je ne savais pas qu’il s’agissait d’un journal rural, dit-elle en riant.Moi qui avait peur des vaches et des cochons, je me suis dit que ça ne marche- ur BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 rait jamais! » Pourtant, l’équipe du Bulletin des agriculteurs est emballée par ses idées et insiste pour la garder malgré le mariage imminent.Jeanne en parle à son fiancé, lui expliquant qu’elle pourra travailler à la maison.Alice Ber - du nom de sa mère Alice Bergeron - venait de prendre son envol.Une fois par semaine, elle se rendait au bureau chercher son courrier, remettre ses articles.Sauf lorsqu’elle était enceinte — son mari faisait alors la navette.Car à travers tout cela, Jeanne Grisé-Allard a mis au monde quatre enfants : une fille, décédée à la naissance, suivie de trois garçons, aujourd’hui dans la cinquantaine.Alice Ber se rappelle qu’à une époque, elle recevait un millier de lettres par mois.« Les gens me considéraient comme une amie, une confidente, dit-elle.Je ne les jugeais pas, ne leur donnais pas de conseils, j’essayais seulement de les amener à réfléchir.» Ce qui la touchait le plus, c’était les mésententes entre mère et fille.Peut-être parce qu’elle-même n’avait pas eu la chance d’élever sa petite fille, « la plus grande peine de ma vie », dit-elle.Certaines personnes lui écrivaient plusieurs fois.Elle se souvient par exemple de ces deux femmes homosexuelles à une époque où l’homosexualité était taboue.Dans ces cas, elle répondait personnellement.Souvent, elle rédigeait ainsi plus de 50 lettres dans la même semaine! Pendant cette période au Bulletin, Alice Ber a publié une douzaine de livres, dont certains en collaboration.Des trucs ménagers, des livres de recettes, des recueils de prénoms, des cours d’anglais.Celui dont elle est la plus fière, c’est un recueil de poèmes, publié alors qu’elle était dans la trentaine.Malheureusement, l’édition est épuisée.Quand elle regarde en arrière, Jeanne Grisé-Allard est satisfaite.En mai dernier, alors qu’elle donnait une conférence dans son village natal, elle a senti la reconnaissance des gens.Elle n’a pu que se rendre à cette évidence : Alice Ber a laissé une marque impérissable dans le monde rural québécois.« Ce que j’ai fait de plus profond, dit-elle, je l’ai fait au Bulletin.» Aujourd’hui, Jeanne Grisé-Allard regarde le monde de son petit appartement de Montréal, au sixième étage d’une résidence pour personnes âgées.D’un côté, la rivière et un parc, de l’autre, la grande ville.Tous les matins, elle marche une heure.Elle lit beaucoup, écrit aussi facilement qu’elle l’a toujours fait, donne encore de temps en temps des conférences et fréquente assidûment la petite chapelle située juste à côté de son logement.Tous les soirs, elle prépare elle-même son souper.Et les dimanches sont consacrés à ses fils et à leurs familles.Mais si elle a toujours quelque chose à faire, la nostalgie la visite parfois.Depuis dix ans que son mari l’a quittée, elle s'ennuie de son grand amour.Quand nous faisions une croisière, mon mari et moi, dit-elle, le dernier soir il me disait : “ Nous avons fait un beau voyage, nous avons vu de belles choses, nous rapportons de beaux souvenirs, mais j’ai donc hâte de rentrer chez nous.» Cette phrase me trotte dans la tête.J’ai hâte de rentrer à la maison.» ¦ VENDEZ VOTRE GRAIN PLUS C GRÂCE AU NETTOYEUR DPC DE KONGSKILDE, VOUS OBTIENDREZ DES GRAINS DE MEILLEURE QUALITÉ ET D'UNE PURETÉ REMARQUABLE.Ce résultat est dû au processus m nettoyage sur trois niveaux combinant un tamis rotatif avec un courant d'air pour donner une meilleure séparation.RÉSULTATS: Qualité supérieure- La meilleure séparation débarrasse le grain des fines particules.Le courant d'air enlève les grains de mauvaises herbes, les écailles et autres poussières.La qualité pour la meunerie s'en trouve améliorée.Coûts réduits- Les coûts de séchage diminuent, les points chauds en entrepôt sont réduits et le bon grain est séparé du reste.Cette nouvelle technologie procure des résultats avantageux.Cet équipement est idéal pour les céréaliculteurs, les producteurs de semences ou même les éleveurs.Pour plus d'information sur le DPC 40 ou tout autre système de manutention du grain Kongskilde, communiquez avec: AG-PRO INC.1308, route 137 Ste-Cécile de Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (514) 778-0444 Votre spécialiste en manutention des grains au service des agriculteurs dans plus de 60 pays à travers le monde KONGSKILDE Équipement Oussault Pike River 231 Thames Rd.E., Exeter, Labrie Équipement Ontario NOM 1 S3 Napierville Tél.: (519) 235-0840 RLM Inc.Fax.:(519)235-2931 Ste-Madeleine LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! JUILLET - AOÛT 1996 9 ^ Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire En dépit de plusieurs méthodes alternatives “expérimentales” à l’essai depuis 15 ans, demeure en PREMIÈRE PLACE pour les sols lourds du Québec.Et avec le développement chez Kverneland de charrues à ajustement variable hydraulique de la largeur de travail (Variomat), ainsi que des dégagements extra-longs entre versoirs, vous disposez d’un choix exceptionnel d’appareils performants, économiques à l’usage, ainsi que de la technologie avancée Kverneland, leader mondial du labour.^51 Kverneland 1200 Rocheleau, Drummondville f (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 CATALOGUE CHARRUES ?NOM_________________________________________________________ ADRESSE__________________________________________________________________________________________________________________________ TÉLÉPHONE__________________________________________________________ MARQUE DE TRACTEUR C.V.BA-07-96 J “Chez Kverneland, on a fait nos preuves et on continue de perfectionner le labour en qualité de méthode culturale fiable et génératrice des meilleurs rendements dans toutes les ; conditions climatiques.” I MISE EN MARCHÉ La Mauricie engagée dans la qualité et l’originalité La vie agricole y est pleine d’imagination mise au service d’une population industrieuse sachant communiquer son désir de bien faire.par Jackie Navarro Bien que très étendue, la région de la Mauricie n’en demeure pas moins une des plus petites de la province en superficie cultivable.C’est aussi celle qui cultive la plus grande proportion de cette surface.Comme on aime à le dire dans la région, elle est située « au cœur du Québec ».S’appuyant sur le Saint-Laurent, elle est coincée entre Lanaudière et la région de Québec.Elle bénéficie d’un climat favorable à l’agriculture : 120 à 130 jours sans gel, 1000 mm de précipitations par an dont près de la moitié pendant la période de croissance qui s’étend de mai à septembre.La population agricole de la Mauricie ne représente qu’un petit 3 % de la population de la région.Elle a pourtant généré un chiffre d’affaires de 353 millions de dollars en 1995.La sagesse paysanne Bien qu’étant au centre d’un bassin de 4 millions de consommateurs dans un rayon de 150 km, les producteurs de la Mauricie semblent ne pas chercher les gros marchés, hormis dans les productions animalières.A priori, cela ressemblerait à un manque d'ambition de ces producteurs.En fait, il n’en est rien.La bonne vieille sagesse paysanne semble ici dicter la voie à suivre : plutôt que d’essayer d’augmenter les productions, l’effort de l’agriculteur de cette région porte sur l’amélioration et Jackie Navarro est journaliste.J Près de la moitié des 1500 entreprises de la Mauricie sont des fermes laitières.Le lait est la première production de la région.la diversification de la production, sur l’accroissement de la valeur ajoutée des produits et sur la diminution des coûts.En matière de pesticides, par exemple, la tendance est à la diminution progressive de leur utilisation jusqu’à.élimination, si possible.Le climat en Mauricie permet une forte activité horticole en serres et en pleine terre.Cette activité se caractérise par une très grande diversité des productions, depuis l’asperge, qui pourrait presque en devenir l’emblème régional, jusqu'à l’hibiscus en passant par les légumes et les petits fruits.Ces productions sont surtout circonscrites autour des agglomérations importantes : la plupart visent le marché local qui en absorbe la plus grande partie.La concentration se fait principalement autour de Trois-Rivières car les terres sablonneuses du delta de la rivière Saint-Maurice se prêtent particulièrement à l’horticulture.Chacun met l’épaule à la roue D’intéressantes initiatives, tant des services gouvernementaux que des particuliers, contribuent à édifier de solides bases pour mettre cette région en valeur.Au début de 1996, une délégation régionale, constituée d’agriculteurs et de fonctionnaires provinciaux, était en tournée en France et en Suisse pour y promouvoir la région et inciter d’éventuels candidats à s’installer en Mauricie.Leurs entretiens sont soutenus par une bande vidéo d'excellente facture, conçue par le Service des communications du MAPAQ à Saint-Louis-de- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 11 France.Le film donne un portrait fidèle de la région, de ses attraits, de ses possibilités et du plaisir que les Mauriciens ont à y vivre.Deux cultivateurs, fils d'immigrants récents, accompagnaient cette délégation pour faire la preuve de leur intégration harmonieuse au Québec.Autre initiative, visant à aider les horticulteurs : le Club de dépistage écologique, un service de phytosur-veillance (la région a été la première à se doter d’un tel outil) qui permet de prévenir les dégâts avant qu’ils ne surviennent.On pourrait dire que ce qui caractérise les producteurs de la Mauricie, c’est la minutie et l’ingéniosité dont ils font preuve pour mettre en valeur tous les aspects de la région.Les mots d’ordre semblent être: originalité et qualité.On peut percevoir, à s’entretenir avec eux, un désir de choses bien faites.Chacun met son épaule à la roue, ministère, associations, syndicats et, bien sûr, les producteurs eux-mêmes.Dans cet effort, les femmes n’en sont pas les moins ardentes.À ce sujet, Johane Germain, du MAPAQ à Saint-Louis-de-Fran-ce, fait ressortir, à juste titre, que la relève agricole féminine en Mauricie est plus importante que dans les autres régions de la Province.L’agrotourisme tend à devenir essentiel pour les producteurs car c’est un de leurs outils de promotion.Ils comptent beaucoup sur le bouche à oreille qui fait ses preuves depuis des temps immémoriaux.Mais fait-il bien son office?Curieusement, les agriculteurs constatent qu’ils reçoivent plus souvent des visiteurs étrangers que des québécois.À les enten- Bisons, autruches, émeus, sangliers, de nouveaux élevages se développent.dre, il semblerait que nous ne soyons pas très intéressés à leurs activités.C’est peut-être la raison pour laquelle la CODA, la Corporation de développement agroalimentaire de la Mauricie, organisait en 1995 un tour d’autobus : « La vraie Nature de la Mauricie », qui consistait à faire visiter trois Une agriculture diversifiée Les 1500 entreprises agricoles de la région produisent sur 125 000 hectares - boisés compris.De celles-ci, 614 (43 %) se consacrent à l’élevage des vaches laitières, le lait étant la première production de la région.La deuxième est celle du porc : 80 entreprises engraissent plus de 180 000 porcs par an.La production avicole est aussi très importante pour la région.Les surfaces productrices de plantes fourragères, principalement situées dans la plaine qui borde le Saint-Laurent, occupent 60 % du territoire voué aux grandes cultures.Le maïs est la première production céréalière.Cependant, on note dans la région un accroissement de la production de protéagineux.Ces grandes cultures sont pratiquées dans le sud du comté de Maskinongé, entre le fleuve et les parties vallonnées, et un peu plus au nord, où l’on retrouve les terres à fourrage et la production laitière.La frange du comté de Maskinongé qui borde le Saint-Laurent est un halte de passage pour oiseaux migrateurs et une aire de nidification pour la sauvagine locale.¦ fermes tous les dimanches des deux mois d’été.L’originalité semble bien être une caractéristique de la Mauricie.On y remarque par exemple une renardière, dans la paroisse de Mont-Carmel, une bisonnière dans la région de Saint-Prosper-de-Champlain, un élevage d’autruches à Hérouxville, un élevage de wapitis à Trois-Rivières, un élevage de sangliers à Saint-Tite, sans compter les divers producteurs de miel.L’un d’eux, Anselme Huot, est devenu l’ambassadeur apicole de la région.Tous ces établissements peuvent être visités, excepté la renardière.On peut aussi faire un arrêt chez des producteurs horticoles.Chez certains, une table champêtre ou une activité parallèle s’ajoute à leur production, comme cet horticulteur de Saint-Paulin.En plus d’offrir toute sa variété de géraniums, il a eu l’idée d’ouvrir un café où le passant peut se désaltérer ou faire un repas à base de produits locaux et bénéficier, au dessert, d’un spectacle donné par les talents de la région D’autres, comme Robert Saint-Arnaud et Danielle Lefebvre de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, ont mis au point un service de paniers de fruits et légumes qu’ils livrent, sur une base régulière, à leur clientèle, aussi loin que Montréal.En personnalisant ainsi leur produit, ils offrent une belle garantie de qualité.Bien entendu, l’idée est bonne, mais elle devient encore plus originale quand ces producteurs invitent toute leur clientèle à une grande fête à la ferme.Une autre belle initiative, qui allie culture et agriculture, a pris la forme d’un camp de vacances dans une ferme laitière de Saint-Tite.On peut enco- 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 TRAVAILLEUR Cabine luxueuse de compagnie (offerte sur tous les modèles) Super économie de carburant ZETCR • Inverseur TVacteur de qualité Valeur excellente de marche (optionnel) • Deux ans de garantie Motokov Canada inc.Division Tracteur, 307 Humberline Drive.Rexdale, Ontario M9W 5V1 Alma J.B.Maltais Itée Amos Agritibi R.H.inc.Barnswtown Picken's Farm Equipment inc.Black Lake G.Guillemette & Frères inc.Champlain Garage Champoux & Frères inc.Courcelles Benoît Rouillard inc.Dunham Équipement Gilles Boucher inc.Laurier Station Les Entreprises Michel Girouard inc.Lorrainville Garage J.G.Neveu inc.Louiseville Machineries Patrice Itée Montmagny Bossé Machinerie enr.Napierville Service routier J.C.L.enr.Saint-Anicet J R.Casa & Frère inc.Sainte-Hélène-de-Bagot Les Équipements Sainte-Hélène inc.Saint-Jacques Les Équipements Bruno Roy inc.Saint-Janvier Garage Julien Demers inc.Sainte-Marguerite Dorchester Équipement inc.Saint-Polycarpe Entreprise Sud-Ouest enr.Sainte-Rose-de-Poularies Machineries horticoles d'Abitibi inc.Thurso Hector Labelle Équipement enr.Trois-Pistoles Équipement Bel-Morin Itée Victoriaville Les Entreprises Michel Girouard inc.Waterloo Picken s Farm Equipment inc.Saint-Antoine, N.-B.Saint-Antoine Farm Equipment ltd Saint-lsidore, N.-B.G & G Haché & Frères Itée re, en passant par Louiseville, rencontrer Gertrude Berger.Cette astucieuse personne a tiré profit d’une erreur de cuisson pour développer une spécialité de confiture et coulis de rose qu’elle a officiellement lancés à la Saint-Valentin 1996.Et puis il y a les scientifiques, car l'agriculture de nos jours, c’est aussi la mise en pratique de la recherche.Dans ce domaine, à Saint-Étienne, trois agronomes se sont unis pour mettre sur pied un laboratoire de clonage, Phytoclone, destiné principalement à la production de plants de petits fruits : fraises, framboises, mûres, bleuets.Ce qui ne les empêche pas de faire de la recherche, pour de la clientèle privée ou à la demande de services officiels.De véritables trésors Monsieur Gauthier, de Sainte-Ursule, un meunier pas comme les autres, vous fera visiter un moulin à sarrasin centenaire.C’est un véritable trésor de connaissances sur l’art et la manière de produire une bonne farine.La région de la Mauricie compte 27 producteurs agricoles qui vendent directement au passant et 11 Gîtes du Passant, tous situés en des endroits stratégiques tels qu’en bordure du parc de la Mauricie, ou voisin du fleuve, ou près d’un terrain de golf.C’est une région où les activités d’hiver ne manquent pas non plus : pêche sous la glace, randonnées à ski ou en traîneau, circuits de moto-neige bien balisés et pourvus de haltes accueillantes.Au cours d’une visite en Mauricie cet été, il ne faudrait pas manquer de passer par le Musée des arts et traditions populaires du Québèc qui a ouvert ses portes le 26 juin 1996.Il est situé au cœur du vieux quartier historique de Trois-Rivières.Ses collections sont consacrées aux traditions populaires du Québec, à l’ethnologie (les métiers, la vie domestique, les équipements agricoles et l’art populaire), l’archéologie préhistorique et amérindienne remontant à 8000 ans dans l’histoire de nos régions.On peut également y visiter la Vieille Prison de Trois-Rivières.¦ Les wagons à grain Brent: CONÇUS INTELLIGEMMENT.CONSTRUITS SOLIDES INTELLIGEMMENT: parce que nous y avons mis beaucoup d’attention et utilisé notre longue expérience qui démarque les wagons à grain Brent du reste de la concurrence.Les roues jumelles offertes en option, de même que le vaste choix de pneus et de roues qui augmentent la flottaison et procurent plus de stabilité, en sont un exemple éloquent.Prêtez attention à la vis en coin brevetée avec son angle caractéristique et au système de sécurisation mécanique pour ajouter à la vidange régulière du grain SOLIDES: du fait de nos hauts standards de qualité.C’est pourquoi les wagons à grain Brent durent plus longtemps et donnent plus de satisfaction que toute autre marque.Pensez seulement à notre boîtier exclusif 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Trois-Rivières, G9A 5L2 Tél.: (819) 372-9907 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 \jt, COfaÛOtoM Trois catégories DE BOURSES • Ferme de trois personnes et moins • Ferme de quatre personnes et plus • Exploitant(e) depuis moins de dix ans VOUS ETES UN CANDIDAT IDEAL POUR LE CONCOURS CÉRÈS SI: • Votre ferme est située au Québec, • Vous êtes un gestionnaire averti, • La rentabilité de votre ferme est enviable, • Vous avez appliqué des idées et des produits novateurs dans l'exploitation de votre ferme En plus du trophée CÉRÈS, le(la) lauréat(e) du prix d'excellence SE MÉRITERA UNE BOURSE DE 1500$ DANS CHACUNE DES TROIS CATÉGORIES La REMISE DE CES PRIX ET BOURSES SE FERA LE 1 5 JANVIER 1997, lors du Gala Gérés du Salon de l’Agriculteur ou Concours Cérès, faites-en la demande à: inthe (Québec) J2S 7B4 Fax.: (514) 771-1226 C (4t WAMIt+J.Al t* pXCtl tyfclpilii Y4.jAitkpu+d ht '^AllA PHOTO GREPA —UNIVERSITÉ LAVAL COMMERCE INTERNATIONAL Oui, notre secteur de la transformation est coinçé Selon l’économiste Morisset, on peut changer bien des choses dans la politique et la structure agricoles québécoises.Mais il faut composer avec les résistances au changement.par Élise Gauthier Il y a plusieurs mois, le directeur du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA), Michel Morisset, s’est retrouvé avec un mandat peu banal : repenser la politique agricole québécoise.Trouver de nouvelles pistes afin que le milieu agroalimentaire s’assure d’utiliser ses ressources le plus efficacement possible.Michel Morisset est de ceux qui croient que le budget du MAPAQ (600 millions de dollars) ira en décroissant dans les années qui viennent.Si on ne fait pas les bons choix, on assistera ni plus ni moins qu’à une décroissance du milieu agroalimentaire.Or, Michel Morisset considère qu’il y a bien des choses qu’on peut changer dans la politique et la structure agricoles québécoises actuelles.Pour y arriver, il faut cependant composer avec les résistances au changement perceptibles ici et là.Perceptibles surtout chez des gens qui détiennent certains pouvoirs.Plus de 700 professionnels de l’agroalimentaire étaient présents au moment où Michel Morisset a livré le fruit de sa réflexion à l’occasion de la 8e Conférence des perspectives agroalimentaires du 2 avril organisée par le Groupe GÉAGRI à Saint-Hyacinthe.Partant de l’idée que la cagnotte Élise Gauthier est journaliste et consultante en communication.gouvernementale va diminuer et que le secteur agroalimentaire est condamné à l’efficacité, Michel Morisset suggère de revoir la façon dont les acteurs de l'agroalimentaire sont interreliés.Là-dessus, le chercheur propose de s’inspirer de l’exemple de la Hollande et de la Scandinavie pour mettre en place une coordination verticale des acteurs.De plus, il propose de remettre en question toute la formule du service-conseil ainsi que la recherche qui la soutient, l’alimente et qui fait qu’on est toujours à l’avant-garde.L’économiste constate que le secteur de la transformation offre de bien maigres marges de profit à ses acteurs, ce qui explique que ce sont particulièrement des coopératives qui occupent ce territoire.« Quel autre type d’entreprises sinon des coopératives peut accepter d’investir des centaines de millions de dollars, pour des profits minuscules?», questionne le chercheur.Le directeur du GREPA poursuit avec l’idée que le secteur de la transformation (usines laitières, abattoirs, conserveries et autres) est coincé entre deux forces, celle des producteurs et celle des distributeurs.D’un côté, les producteurs sont forts de leur formule syndicale, leurs fédérations spécialisées, leurs plans conjoints et leurs agences de vente.De l’autre, les distributeurs « tiennent le gros bout du bâton et peuvent mettre en concurrence les transformateurs québécois les uns avec les autres mais aussi, avec ceux du monde entier ».Michel Morisset propose de remettre en question la formule du service-conseil et la façon dont les acteurs de l’agroalimentaire sont interreliés.Enfin, selon M.Morisset, dans le milieu, le secteur de la transformation est perçu comme étant le maillon faible de la chaîne, particulièrement dans le contexte où on s’attaque aux marchés d’exportation.« Il reste donc la nécessité de revoir les relations entre le primaire et le secondaire, d’étendre le rapport de force que les agriculteurs ont si bien su développer en y englobant le secteur de la transformation, de donner aux agriculteurs québécois une force de frappe qui leur permette de s’exprimer au niveau de la vente des produits transformés avec autant de force que les plans conjoints permettent de le faire au niveau primaire.« Cette coordination verticale est un gage de la capacité de l’agriculture du Québec de se développer en suivant son modèle propre.C’est le dernier rempart de la ferme familiale contre 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 l’intégration verticale, vers l’apparition au sein même de l’agriculture de grandes compagnies occupant le champ de la production.Les compagnies américaines, nos plus sérieux compétiteurs, sont déjà présentes dans la volaille, les œufs, le bœuf.Elles le sont maintenant dans le lait et surtout dans le porc.Est-ce le modèle national du Québec?Celui que nous voulons promouvoir?Si les Danois et les Hollandais sont fortement présents sur le marché américain malgré leurs exploitations encore très familiales, c’est qu’ils ont réussi le pari de la coordination verticale contre l’intégration verticale.» Entre les lignes, il faut lire que les Danois et les Scandinaves travaillent main dans la main depuis longtemps, qu’ils soient du côté de la production ou de la transformation.L’information circule facilement d’un bout à l’autre de la chaîne, ce qui accélère l’ajustement rapide dès qu’un nouveau besoin se présente.Afin de parvenir au même succès qu’ont obtenu Danois et Scandinaves, les acteurs du milieu agroalimentaire québécois ont mis sur pied 24 tables filières depuis quatre ans.A savoir quel a été le succès global de cette formule, on peut récolter toutes sortes de commentaires.On peut cependant constater que beaucoup de choses positives ont été réalisées et plusieurs objectifs atteints.Une douzaine de tables sur 24 se sont dotées d’un plan stratégique et plusieurs montrent des progrès intéressants à la suite de la mise en place de la formule.Finalement, Michel Morisset parle de l’urgence d’amener les tables filières à un nouveau stade de développement.C’est ici qu’entrent en scène les chambres de coordination, une formule définie par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec il y a déjà six ans de cela.Aucune de ces chambres n’a vu le jour jusqu’à au- jourd’hui.Une des raisons c’est que ces chambres auraient plus de pouvoir qu’une table filière.Un pouvoir que craignent les producteurs agricoles peu enclins à vouloir concéder certains avantages au profit du secteur de la transformation.Michel Morisset croit fermement que c’est un sacrifice nécessaire pour la santé globale de l’industrie agroalimentaire.« C’est l’élargissement des perspectives ou des contraintes économiques et commerciales qui risque d’amener un élargissement de la conscience et des perspectives politiques et de là, l’acceptation d’un nouvel ordre politico-économique, conclut le chercheur.La conquête des marchés a motivé la mise sur pied de certaines tables de coordination par filière et explique leur succès relatif; la menace éventuelle de se faire concurrencer par des compétiteurs extérieurs sur le marché intérieur sera un facteur de motivation pour d’autres filières.» ¦ La formule des services-conseils est à revoir.Avant de préciser son plan, le directeur du GREPA, Michel Morisset, rappelle que depuis 30 ans l’agriculteur a procédé à tout un branle-bas à la ferme en ne s’occupant plus désormais que d’une production à la fois.Hors de la spécialisation, point de salut.En plus de ce chambardement à la ferme, l’agriculteur a tiré bon profit de son « union » en développant les plans conjoints.Cet outil lui a permis d’améliorer son sort économique et d’acquérir plus de pouvoir sur les décisions dans le milieu agricole.En 30 ans, le portrait de l’agriculture a ainsi subi un lifting majeur.“ Il faut toutefois se demander si toutes les institutions et surtout celles dont l'existence a précédé le mouvement de spécialisation ont pu faire les changements, ont pu s’ajuster et encore, jusqu’à quel point?, questionne le chercheur.Ainsi, l’agronome de comté, fort de son assise régionale et de ses connaissances générales, apparaît comme un héritage sauvegardé.Malgré des changements, on peut donc se demander si le MAPAQ n’est pas encore doté d’une structure d’intervention auprès des producteurs agricoles encore trop calquée sur une agriculture diversifiée.» Ce que Michel Morisset reproche à la situation de l’agronome de comté actuel, c’est qu’elle ne le relie pas directement à une structure identifiée à une spécialité, ce qui diminue les chances que ce professionnel soit toujours informé des connaissances et des innovations les plus récentes.Michel Morisset déplore également la prolifération de services-conseils dans le milieu, des services qui ne sont guère coordonnés, ni alimentés directement par la recherche la plus à point et la plus ciblée.Gardant toujours à I esprit un souci d’efficacité, on peut se demander si la privatisation de l’ensemble des services constituerait une solution intéressante.Michel Morisset n’est pas très emballé par cette idée parce qu’elle contient certains pièges.La reconfiguration que souhaite le chercheur devra être basée sur la notion de spécialité mais plus encore sur celle de filière de production.Ainsi, pour une production donnée, les spécialistes du service-conseil et ceux de la recherche devront travailler étroitement et faire en sorte que l’information circule dans les deux sens de façon rapide (autant pour livrer les résultats que pour faire part des besoins de recherche).Tout cela à partir d’un plan stratégique dans lequel seront considérés autant les besoins de la production que ceux de la transformation.Au MAPAQ, on travaille depuis l’automne dernier à l’élaboration d’un nouveau plan de distribution de service-conseil.Dorénavant, le MAPAQ offrira des services plus spécialisés mais conservera également des généralistes qui répondront à des missions typiquement gouvernementales telles qu’assurer la diversification et le démarrage d’entreprises.Le plan directeur du MAPAQ concernant le service-conseil entrera en vigueur dans moins d’un an.soit en avril 1997.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET - AOÛT 1996 17 CPVQ 2eColloque sur la gestion de l’eau en milieu rural Vers une vision commune Sainte-Foy, 10 et 11 septembre 1996 10 septembre 1996 Visite du bassin de la rivière Boyer, Une initiative du Groupe d'intervention pour la restauration de la Boyer (GIRB) Exposé de la problématique, objectifs du projet de restauration, présentation de la démarche réalisée et concertation entre les intervenants du milieu.Visite sur le terrain Les réalisations sur le terrain et les projets en cours Activité sociale Visite d'un producteur artisanal de boissons alcoolisées de fraises et framboises.11 septembre 1996 Président du colloque: Guy Demers, MEFQ 1.Échanges de préoccupations - objectifs de concertation En matière de gestion de l’eau, rôle des intervenants de différents milieux: Volet agricole Marcel Chagnon, 1er vice-président général de l'UPA Volet municipal Germain Dodier, maire d'East Broughton Volet environnemental Pierre Jobin, UQCN 2.Problématique: état des connaissances Notions d’hydrologie Richard Laroche, MAPAQ Eaux de surface Jean Painchaud, MEFQ Eaux souterraines Renald McCormack, MEFQ Volet socio-économique Guy Debailleul, Université Laval Volet agronomique Denis Côté, MAPAQ 3.Solutions - expériences de gestion de l’eau par bassin - Modèles de gestion existants Rivière Chaudière Pierre-Maurice Vachon, président du COBARIC Ruisseau Turmel Pierre Baril, Les Consultants BPR Ruisseau Saint-Esprit France Papineau, Collège Macdonald Rivière Boyer Gaétan Patry, MRC Bellechasse 4.Forum Plénière - Vers une vision commune Résumé de la journée et recherche de consensus Pour obtenir un formulaire d'inscription ou pour toute information supplémentaire: Québec et tes environs: (418) 523-5411 Extérieur de Québec: 1-888-535-2537 CPVQ CONSEIL DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES DU QUÉBEC INC.APPRIVOISONS LE FUTUR La relève, ça se prépare Il faut montrer à nos enfants que l’agriculture est un moyen d’atteindre les objectifs familiaux.par Simon M.Guertin Au Québec, le Groupe Jean Coutu accapare 50 % du marché pharmaceutique.Dans le reste du Canada, il occupe 12% du marché.Jean Coutu est fier de sa relève, l’une des plus en vue au Québec.Son fils François-Jean est en poste depuis 1990.Michel, un autre de ses enfants, veille à l’expansion américaine depuis 1986.Un spécialiste américain, Peter Reese, auteur du livre The Agri-preneur’s Prosperity Manual : New Hope for family Farms, soutient que la relève ça se cultive toute la vie en commençant au tout jeune âge.Selon lui, il faut montrer aux enfants que l’agriculture est un moyen d’atteindre des objectifs familiaux.Pour enseigner à un jeune la persévérance, il n’y a rien comme mener à terme de petits projets en commun.Les résultats doivent être mesurables et les objectifs atteints en peu de temps, quelques semaines tout au plus.Gardez l’échéancier des travaux bien en vue sur la porte du frigo et ne vous gênez pas pour fêter la réussite du projet.Plutôt que de vous plaindre de la mauvaise température ou du voisin qui vient encore de changer son tracteur, allez le féliciter avec vos enfants.Invitez-le à venir fêter ça au village devant une bonne crème glacée ou une poutine.Les enfants, qui absorbent tout comme une éponge, associeront votre attitude à une grande confiance en la vie, explique Peter Reese.Mobilisation et engagement Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.En s’efforçant de trouver les forces et les faiblesses de chacun des enfants, on met toutes les chances de son côté pour que les jeunes se mobilisent, s’impliquent davantage et développent une plus grande confiance en eux.Pour exciter leur intérêt, rien de mieux que de les amener à des événements agricoles, par exemple une journée portes ouvertes, une journée de champs ou un pique-nique d’association.Ces activités familiales ouvriront leur horizon, surtout à une époque où les télés par satellites et l’Internet réduisent la distance et le temps.La richesse n’apporte pas le bonheur mais il n’y a rien de noble à vouloir rester pauvre, conclut Peter Reese.Si on veut que les enfants s’intéressent à l’agriculture, il faudrait qu’ils y trouvent un moyen de mener une vie décente.En plus d’être une source de fierté, l’agriculture doit laisser suffisamment d’argent pour vivre comme tout le monde.¦ 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET - AOÛT 1996 POURQUOI ROUNDUP EST SEUL E UNIQUE ferbicide Roundup MD plus efficace que tout tre herbicide non jlectif contre plus de üuvaises herbes, à plus périodes, pour plus cultures et de plus de ;ons.Voici pourquoi: Performance EILLEURE ET PLUS CONSTANTE.Douze années de recherches ; lépendantes confirment ce 1e la plupart des producteurs /ent par expérience: l'herbicide iundupMD l'emporte sans translocation optimale de Roundup transporte davantage de matière ctive aux racines et aux rhizomes, ce qui assure un désherbage meilleur et plus constant.>se en performance sur les très produits contre chiendent.Comme il s'agit du mposant le plus tif et de la meilleure rmulation, c'est :ile de comprendre lurquoi.Partout ns le monde, les Dducteurs apprécient contrôle et la constance tgalables de l'herbicide Jndup contre le chiendent, chardon des champs, (Oh! Oh! le pissenlit et plusieurs autres espèces annuelles et vivaces difficiles à contrôler.Plus de FAÇONS L'UTILISER.Roundup a contribué à implanter plusieurs innovations en matière de désherbage et de production qui ont transformé l’agriculture, notamment le semis direct, la culture sans travail du sol et le traitement au Roundup en pré-récolte.Monsanto a également amené des améliorations de produit qui comblent mieux les besoins.Le Roundup que vous employez aujourd'hui au Canada est d'une formulation unique en son genre qui en améliore la performance sous nos climats nordiques.Le nouvel herbicide RoundupUD Dry répond directement à l'intérêt qu'a manifesté le producteur pour un produit plus facile à manipuler Plus d'expérience SUR LAQUELLE ON PEUT COMPTER.L'herbicide Roundup est beaucoup plus que le liquide de la cruche ou les mini-granules de la boîte.C'est aussi l'étiquette de Roundup, élaborée en tous points pour l'agriculture canadienne, riche en homologations pour plus de mauvaises herbes, de dosages, de mélanges et d'usages afin de combler vos besoins.C'est également notre équipe de service à la clientèle, à la fois expérimentée et bien renseignée.Plus de 2700 directeurs de territoires, spécialistes en produits, applicateurs à forfait et détaillants.Ils en savent plus sur Roundup et sur les besoins de protection des cultures de nos clients que personne d'autre au monde.tflM BRILLANT AVENIR S'OUVRE A vous.Monsanto continue d'être au premier rang pour la technologie de la protection des cultures.À l'heure actuelle, d'importantes homologations nouvelles sont en voie de mise au point.* Un simple coup de fil vous apporte aide ou conseils au sujet de Roundup! En Ontario, au Québec et dans les Maritimes: 1-800-361-2405.Monsanto est également au premier rang dans le domaine éminemment prometteur de la biotechnologie végétale.La première culture vraiment commerciale de canola Roundup ReadyMD sera récoltée cet automne même.Et le soja Roundup ReadyM0 suit de près.La technologie Roundup Ready11 modifiera à jamais la façon de produire le canola.Aussi bouleversants qu'ont pu être depuis vingt ans les changements survenus en agriculture, les années qui viennent promettent d'être encore plus captivantes et plus stimulantes pour nous tous Toutefois, peu importe ce que l'avenir nous réserve, vous pouvez compter que l'herbicide Roundup sera de la partie, à vos côtés.LE SEUL ET UNIQUE •-I w TOUJOURS URE ET RESPECTER LES DIRECTIVES DE L'ÉTIQUETTE D'HERBICIDE ROUNDUP*® Roudup*® est une marque déposée de la Monsanto Company.Titulaire de permis Monsanto Canada Inc.Roundup Ready1® est une marque déposée de la Monsanto Company.©Monsanto Company.1996.RDP-I03-F96-F Le traitement au Roundup en pré-récolte offre au producteur une toute nouvelle possibilité de désherbage. DES PRO DUO'S DES CONCESSIONNAIRES FIABLES ECONOMIQUE MSHMMF MW: lAMmiBKt A VOLONTE PRATIQUE RENTABLE PUISSANT Si vous avez besoin de 17 à 35 ch., de la fiabilité et d'un niveau de performance qui font la renommée de Massey Fergusoni, la gamme 1200 est pour vous.Avec ses nombreux accessoires, aussi robustes que les modèles plus puissants, la gamme 1200 n'offre que des avantages: • confort intégral • pdf indépendante • facilité d'opération • servo-direction • moteurs fiables • attelage 3 points • système hydraulique performant • boîte de vitesse 16 rapports avec inverseur postes d'opérateur à plate-forme et plusieurs autres Massey Ferguson19; LE MEILLEUR INVESTISSEMENT PO MASSEY FERGUSON Massey Ferguson* est une filiale en propriété exclusive de AGCO Corporation, Duluth, Géorgie.DES CLIENTS SATISFA PHOTOS : FRANÇOIS LALIBERTÉ SPÉCIAL JEUNESSE Le secret d’un transfert réussi en souplesse Suzie et Ghislain Pion sont satisfaits : après une crise difficile entre M.Pion père et son fils Ghis-lain, une session de communication a nivelé les oppositions.La recherche et la mise en place d’outils et de moyens d’intervention sont sans effet si on ne réussit pas à convaincre les familles à se préparer, le plus rapidement possible, au transfert.par François Laliberté C’est en terminant son DEC en zootechnologie en 1988 que Ghislain Pion, de Mont-Saint-Hilaire, a fait son choix : il veut retourner chez lui et prendre la relève de son père dans l’entreprise agricole familiale.La question, il est vrai, n’a jamais beaucoup été discutée : jusqu’à tout récemment, le jeune homme n’était pas vraiment fixé.Au printemps 1988, il débarque donc à la ferme de son père, Denis.C’est une ferme laitière avec une centaine de têtes et quelque 274 hectares en culture.Au début, Ghislain travaille comme employé sous les ordres de son père.Rapidement la sauce se gâte : « À un moment donné, raconte Ghislain, je me suis tanné.Mon père ne tenait pas compte de mes idées.Il m’avait quelques fois «menacé«, un peu à la fanfaronnade, de faire venir l’encanteur et de tout vendre.Un bon matin, je lui ai dit : fais venir ton encanteur, je me suis trouvé un travail, je commence en mai! » Et bing! C’était en février 1989.Dans une situation comme celle-là, quelques scénarios sont possibles : ou bien la ferme est vendue et démantelée, ou bien le fils, ou la fille, quitte l’entreprise pour quelques années en espérant que la situation va s’améliorer et qu'il pourra revenir avec des possibilités de François Laliberté est professeur à l’ITA de Saint-Hyacinthe.s’établir.On peut également prendre le taureau par les comes et régler ses problèmes, en commençant par se comprendre.C’est ce qu’ont fait les Pion.Sans se déchirer Communiquer, c’est s’assurer de transmettre ce que l’on pense, ce que l’on désire et de le faire de façon telle que l’on soit bien « reçu ».Sans avoir à provoquer, à chaque fois, une troisième guerre mondiale.Lors du transfert de ferme, la communication s’inscrit dans des états d’âme particuliers : le père, très souvent le propriétaire, doit céder une partie ou la totalité de ce qu'il a mis une vie à construire ou améliorer.Même s’il sait cette coupure normale, il peut avoir de la difficulté à la faire cheminer de l’émotionnel vers le rationnel.Il doit, entre autres, ajuster sa perception de celui qui est de l’autre côté de la table.Celui qu’il a toujours vu comme ce jeune fils qui, il y a peu encore, courait derrière le tracteur ou sous les vaches.Ce jeune est devenu un homme plein d’ambitions qui aspire à prendre « sa place ».Professeur à l’ITA de Saint-Hyacinthe, Germain Pelletier a animé, de 1982 à 1992, une vingtaine de sessions de transfert de ferme.Il a travaillé ainsi avec près de 80 familles impliquées dans des transferts où, souvent, l’aspect communication n’allait pas sans problèmes.« Très souvent, dit-il, les objectifs des futurs associés divergent.C’est assez normal puisque nous sommes devant deux personnes à des stades différents de leur développement personnel et professionnel.Le fils rêve, le père paye! » Inévitablement, le père apparaît comme un frein.Il empêche la réalisation des idées du fils.Il faut l’admettre, les idées en question, si elles sont toujours intéressantes, ne sont pas toujours adaptées à la situation de l'entreprise ou, et c'est plus délicat, aux valeurs du père.Non seulement les idées ne passent pas mais elles se fracassent littéralement sur un mur d’incompréhen- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET - AOÛT 1996 21 Chez les Alix, la communication s’est établie dans le respect et la complicité.sion.D’autres aspects entrent en jeu lors d’un transfert de ferme : l’importance de la transaction financière, les démarches légales, les consultations fiscales, la recherche d’équité pour le reste de la famille.Et tout ça se discute entre un acheteur et un vendeur qui sont aussi parent et enfant! On ne se surprendra donc pas de constater que le transfert est un processus insécurisant à plus d’un titre.Comme, par ailleurs, on ne se donne pas toujours beaucoup de chances dans la communication, les accrochages peuvent rapidement devenir dommageables.Bien sûr, l’encanteur n’est jamais passé à la ferme des Pion.Ils se sont plutôt inscrits à une session de « communication et de transfert de ferme ».Mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux partager ce que l’autre veut, ce que chacun peut.Cela permet de corriger certaines de nos percep- L’acquisition de formation et d’informations font partie des outils disponibles pour amorcer la préparation au transfert.En ce qui concerne la formation, les personnes que nous avons interrogées sont unanimes : il est préférable, et de loin, que les jeunes se donnent une formation qui leur permettra d’acquérir ouverture d’esprit, indépendance, recul critique face aux situations et habileté à chercher et trouver l’information pertinente.Un jeune producteur comme Ghis-lain Pion trouve que certains de ses collègues peu ou pas formés « sont bien dépendants des vendeurs et des conseillers de toutes sortes ».De plus, il considère qu’il est important de continuer à s’informer, une fois les études terminées.« Si tu ne le fais pas, dit-il, tu es vite dépassé par les nouveautés et à la merci de quiconque possède plus d’informations.» La formation, par ailleurs, soulève un questionnement sur les primes à l’établissement.Il est indéniable que ces primes ont constitué un incitatif évident à la formation.Toutefois, il faut se méfier de certains effets « pervers » de la formule.D’abord le risque est réel, et vécu, de se retrouver avec des jeunes pour qui la formation est tions.Ghislain a compris que l’attitude de son père prenait sa source dans les doutes que celui-ci entretenait sur la motivation réelle de son fils.En fait, M.Pion craignait pour l’avenir d’une entreprise à laquelle il avait donné une bonne partie de sa vie.À partir de là, les choses se sont améliorées.« On a établi un partage des d’abord et avant tout un chemin direct à la subvention.Si possible sans trop d’embûches sur le parcours.Certains en viennent à oublier qu’ils sont là pour apprendre.L’autre effet secondaire est souligné par Jean Chouinard du MAPAQ de Saint-Hyacinthe : « La prime à l’établissement et l’achat d’une première tranche de 20 % a conduit plusieurs producteurs à penser que le transfert était fait.Il y a actuellement un grand nombre d’entreprises dont le passage du 20 % à la totalité reste à faire.Ça ne se fait pas nécessairement sans problèmes.» Louis Albert Edger du MAPAQ à Saint-Bruno partage cet avis.Il s’occupe, dans sa région, d’un club de jeunes producteurs.L’objectif est d’accompagner et d’aider les jeunes qui sont établis depuis moins de cinq ans à compléter le transfert.« L’acquisition du premier 20 % ne pose pas trop de problèmes, dit-il.C’est pour compléter à 100% que cela devient plus compliqué.» Selon lui, les clubs de jeunes entrepreneurs sont un autre exemple de la nécessité des formules d’accompagnement qui se développent et qui s’inspirent d’une approche centrée sur une préparation adéquate.responsabilités, dit Ghislain, moi les animaux, lui les cultures.On a pris le temps de discuter et on a arrêté une stratégie : on diminue l’endettement de l’entreprise et, dans trois ans, on commence la vente des parts de façon graduelle.Mon épouse sera associée à l’achat.» Ghislain est content.Il ne veut pas acheter en s’étouffant dans les dettes pour plusieurs années et il désire que son père puisse se retirer décemment et progressivement.« Le transfert, dit-il, cela se prépare longtemps d’avance (on peut parler d’au moins cinq ans).Ainsi, on peut éviter beaucoup de problèmes ou des mauvaises surprises.» Germain Pelletier va dans le même sens : « Il faut absolument que les parents impliquent les enfants le plus rapidement possible.Les faire participer à la discussion, les conscientiser aux impacts que suppose toute prise de décision.» Un processus complexe Agent syndical à l’UPA de Saint-Hyacinthe et secrétaire de l’association pour la relève, André Young insiste sur une bonne préparation au transfert : « Le processus de transfert est devenu plus complexe notamment à cause de la dimension des entreprises, de leur spécialisation et de la variété d’outils légaux et fiscaux qui sont offerts.» Selon M.Young, les jeunes ne sont pas toujours conscients de la galère dans laquelle ils embarquent.« Prendre en main une ferme de cette grosseur demande des compétences et des habiletés plus importantes que celles exigées à leurs parents il y a 20 ou 30 ans.» À la Société de financement agricole, on nous confirme que trop souvent les familles n’arrivent pas La formation : un outil incontournable assez préparées, pressées d’en finir.Cette lacune peut conduire à des surprises décourageantes.Une bonne préparation suppose l’accès à de bonnes informations.Certaines entreprises réalisent bien cette nécessité et n’hésitent pas à faire appel aux ressources et programmes existants.C’est ce qu’a fait la famille Alix de Saint-Jean-Baptiste de Rouville.Micheline et O’neil Alix sont propriétaires d’une ferme céréalière.En 1992, leur fils Stéphane, diplômé en gestion de l’entreprise agricole, se joint à l’entreprise comme employé, tout en louant des terres, histoire de se faire la main sur des responsabilités de gestion et de s’assurer un revenu.Entrer chez les Alix, c’est faire l’expérience d’une communication familiale établie sur le respect et la complicité.En ce qui concerne le transfert, la discussion entre eux s’est amorcée dès « Il faut absolument que les parents impliquent les enfants le plus rapidement possible », explique Germain Pelletier, animateur de sessions de transfert de ferme.que Stéphane s’est montré intéressé à s’établir.D’abord, ils ont adhéré au syndicat de gestion du coin en 1993 puis au Centre régional d’établissement agricole (CRÉA) l’année suivante.Ils sont allés chercher de l’information là où il y en avait.Et ils sont satisfaits de l’encadrement et des informations reçues.Ils ont élaboré une stratégie qui tenait compte de la réalité de leur entreprise.Dans trois ans, Stéphane rachètera la totalité de l’entreprise.Il se prévaudra des prêts auxquels il a droit et ses parents participeront au reste du financement.Pour l’instant, la priorité des Alix est de réduire l’endettement et de rendre l’entreprise transférable.Père, mère et fils s’entendent sur les objectifs à atteindre et la stratégie à suivre.Désormais, toutes les décisions concernant l’entreprise sont discutées par tous et prises en regard de cet objectif.La ferme Alix illustre bien l’approche de plus en plus développée en transfert de ferme.Une approche qui repose sur un encadrement et un accompagnement adaptés aux situations et aux besoins.Une approche souple, globale et concertée Les centres régionaux d’établissement agricole (CRÉA) s’inscrivent dans cette perspective.Actuellement, on en retrouve dans six régions : l’Outaouais, l’Estrie, la Beauce, le Bas Saint-Lau-rent, Laval-Laurentides et Saint-Hyacinthe.Coordonatrice de celui de Saint-Hyacinthe, Marie-Paule Faniel définit le mandat du CRÉA comme en étant un « d ’ accompagnement des familles sur une période de trois ans, de façon à leur permettre d’apprivoiser le transfert dans tous ses aspects.» Les CRÉA offrent de la formation, de la consultation en entreprise, des séances de groupe où les familles peuvent discuter de leur transfert, partager leurs craintes, trouver des appuis et des solutions.Une autre expérience représentative a vu le jour au cours de l’hiver dernier.Il s’agit d’un groupe multidisciplinaire qui réunit des intervenants et spécialistes de divers organismes (MAPAQ, UPA, secteur privé, relève agricole).Le groupe a organisé quatre journées d'information et de sensibilisation sur le transfert de ferme.La démarche se veut réaliste et globale.Le responsable de la relève au MAPAQ de Saint-Hyacinthe, Jean Chouinard, fait partie de ce groupe : « On veut permettre au jeune et à sa famille d’établir un diagnostic de l’entreprise et de bien évaluer la possibilité du transfert, la façon de le faire et sur quelle période.On veut impliquer les familles qui sont à 12 ans du transfert total et à 3 ou 4 ans du transfert initial et partiel.» La Fédération de la relève agricole du Québec n’est pas en reste.À sa dernière assemblée générale, elle a créé L’art d’une bonne communication ¦ S’estimer suffisamment pour croire qu’on peut contribuer positivement au débat; ¦ se respecter au point de s’exprimer sans réserve; ¦ respecter l’autre en l’écoutant, en cherchant à décoder le verbal et le non-verbal; ¦ vérifier la justesse de sa compréhension et de ses perceptions de même que celles de ses interlocuteurs; ¦ résoudre sans tarder toute divergence dans un échange égalitaire, sans perdant; ¦ faire de l’entraide la base de l’action; ¦ effectuer un suivi chaque fois qu’il y a lieu de le faire.Source : Communiquer, une nouvelle mission pour les gestionnaires, revue Commerce, février 1996.un comité d’étude qui va « débroussailler » ce qui se fait ailleurs dans le monde en matière de transfert et dégager ce qui serait adaptable ici.« Le comité visera également à identifier les irritants actuels et les conditions à améliorer, dit le secrétaire de la Fédération, Patrice Dubé.Nous recommanderons des modèles, des façons de faire, tout en sensibilisant les jeunes et leurs parents à ces autres possibilités.» Pour la Fédération, cette démarche est importante.Si ses membres jugent que la communication et la préparation sont essentielles, ces deux aspects ne sont pas pour autant suffisants.M.Dubé fait référence notamment à des problèmes comme la capitalisation, le refinancement d’actifs, l’endettement élevé au départ, les quotas.Finalement, la recherche et la mise en place d’outils et de moyens d’intervention sont sans effet si on ne réussit pas à convaincre les familles à se préparer, le plus rapidement possible, au transfert.Tous le disent, on accorde beaucoup d’importance, dans le milieu agricole, à transférer la ferme à l’intérieur de la famille, à éviter le démantèlement sous toutes ses formes.Pour parvenir à cela, il faut s’y préparer.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOÛT 1996 23 BATTEZ LA CONCURENCE La satisfaction du travail accompli 270 Ch à votre service, pour un travail encore plus PUISSANT Service après-vente à la grandeur du Québec Profitez de notre taux de super-financement % Ie New Holland TR96; 1988; 4 roues 2» New Holland TR96; 1990; 4 roues motrices; roues doubles; 20.8R42; 2300 motrices; roues doubles; 20.8R38; 1800 heures; table à soya 18 pieds.heures; table à soya 18 pieds; nez à mois 8 rangs.3» MF 8570 ROTARY; 1990; 4 roues 4» MF 760; 1979; 4 roues motrices; motrices; 30.5R32; 1050 heures; table à 30.5R32; table à grain 16 pieds; nez à mois, soya 20 pieds; nez à maïs.5* Claas Oominator 112; 1986; 6e MF 850; 1982; 24.5R32; 1700 4 roues motrices; 30.5R32; 1800 heures; heures; table à grain; nez à maïs, table à grain 16 pieds; nez à maïs.7* John Deere 4420; 1981.diesel; 8» Ford 642; diesel; 23.ÎR26; 28126; table à grain 13 pieds; nez à heures; table à grain, maïs 4 rangs.9» New Holland TR85; 1981; trans.hydro.; 10» New Holland TR70; 1978; Irons.30.5R32; 3500 heures; table à grain 15 hydro.; 23.1R26; 3200 heures; table a pieds; nez à maïs.grain 15 pieds; nez à maïs.3 en stock.s» t£W HOLLAN) 12, ROUTE 122, SAINT-GUILLAUME (QUÉBEC) JOC 110 (SORTIE 170 TRANSCANADIENNE) TÉL.: (819) 396-3427/3088 jjj JJjiU/Jj1 NEW HOLLAND IMBATTABLE || l || |||| g Q| GRA S PAR: un battage complet un triage précis P1US VITE une force centrifuge supérieure une plus grande vitesse d'exécution POUR P1US Moissonneuse-batteuse NEW HOLLAND MACHINERIE SAINT-GUILLAUME INC.LA VRAIE FORCE DES AGRICULTEURS POUR TROUVER VOTRE BATTEUSE: 9 l€W HOLLAND SPÉCIAL JEUNESSE La relève agricole sera-t-elle immigrante?L’UPA s’est prononcée en faveur de l’immigration.Mais la Fédération de la relève est réticente.par Serge Beaucher S’il n’en tient qu’au MAPAQ, les agriculteurs venus d’Europe constitueront une partie de la solution au manque de relève identifié dans plusieurs fermes québécoises.Les Européens seront d’autant plus les bienvenus qu’ils s’intégrent bien à la société et qu’ils apportent une contribution positive à l’agriculture.Or, rétorque la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), en période de chômage élevé, les agriculteurs étrangers ne sont pas une solution : on peut trouver ici la relève nécessaire.Du recrutement depuis 1993 L’hiver dernier, le MAPAQ a publié un document d’une centaine de pages, intitulé S’établir en agriculture au Québec, destiné à informer et allécher de potentiels acheteurs européens.En outre, un représentant du MAPAQ s’est rendu en France et en Suisse au mois de février, en compagnie de deux agriculteurs immigrés de longue date, pour rencontrer des gens intéressés à venir acheter une ferme chez nous.Ce voyage et le document de promotion n’étaient pas un précédent.Ils constituaient la suite d’une démarche entreprise en 1993 par le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration d’alors, dans le cadre de sa politique de régionalisation de l’immigration.Avec cette politique, on prévoyait solliciter et encadrer des immigrants Serge Beaucher est journaliste pigiste.ayant des qualifications professionnelles ou des projets d’affaires correspondant aux besoins des régions.Les immigrants recherchés devaient pouvoir participer au redressement démographique, à la prospérité économique, à la pérennité du fait français et à l’ouverture sur le monde.Tout à fait le profil d’éventuels agriculteurs immigrants d’Europe francophone, jugeait-on.Une première version du document S’établir en agriculture au Québec avait donc été publiée.Une mission avait été organisée par le ministère de l’Immigration et le MAPAQ pour aller courtiser des agriculteurs de différentes régions de France et de Belgique.À la suite de cette première mission, une trentaine de candidats étaient venus faire une reconnaissance au Québec, ce qui avait débouché sur une dizaine de transactions.Lors de la tournée du mois de février dernier, quelque 400 agriculteurs français ont participé à huit rencontres dans des régions non visitées en 1993.En Suisse francophone, 130 agriculteurs ont été rencontrés.Dès le mois suivant, 25 demandes d’information parvenaient au bureau de l’immigration de Paris qui a mis à l’étude une dizaine de dossiers.De son côté, le bureau de Bruxelles (responsable de la Suisse) a reçu 23 demandes d’information et ouvert 2 dossiers.Plus de 300 000 $ en poche « La plupart des Suisses étaient surtout intéressés par la production laitière, alors que les Français montraient une curiosité plus diversifiée », dit Alain Tremblay le directeur régional du MAPAQ à Nicolet et représentant du ministère lors de cette tournée.« Pour ma part, ajoute-t-il, j’insistais beaucoup sur l’agriculture non organisée et les possibilités de développement inhérentes, l’agrotourisme entre autres.» Selon les exigences du ministère de l’Immigration, un agriculteur qui vient s’installer au Québec doit avoir au moins 200 000 $ à investir dans son projet.En général, évalue le responsable du pupitre francophone au ministère, Simon Forêt, les nouveaux venus s’amènent avec 300 000 $ à 400 000 $ dans les poches, généralement le produit de la vente de leur ferme là-bas.« Si l’on multiplie cet avoir par deux en tenant compte des crédits qu’ils vont pouvoir obtenir, cela nous donne une bonne idée de leur investissement moyen », ajoute M.Forêt.Les immigrants comptent aujourd’hui pour environ 6 % de tous les agriculteurs du Québec.Ils sont arrivés lors d’une première vague, après la Seconde Guerre mondiale (beaucoup de Hollandais et d’italiens), puis dans les années 70 (des Suisses allemands en bonne partie).La majorité se sont établis dans la production laitière.Mais un certain nombre ont opté pour les productions non contingentées et souvent non traditionnelles, apportant avec eux une expertise acquise dans leur pays d’origine.C’est ainsi par exemple, souligne Alain Tremblay du MAPAQ, qu’ont pu être mises en valeur les fameuses terres noires du sud-ouest du Québec pour la culture intensive des légumes.Avant l’arrivée des Européens, ces sols presque marécageux n’étaient à peu près pas exploités.Une étude publiée en 1994 par une chercheuse de l’Université du Québec à Montréal, Myriam Simard, met en évidence l’esprit d’innovation dont ont fait preuve les immigrants, particulièrement ceux établis dans les productions non contingentées.Ils ont introduit des productions nouvelles, des techniques nouvelles, de la machinerie 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS/JUILLET - AOÛT 1996 ouesec VUtEN£UV£ et de l’appareillage spécialisés.Dans la plupart des cas, leurs innovations ont eu un effet d’entraînement sur les autres producteurs.Les domaines où l’apport des agriculteurs immigrants peut être bénéfique sont nombreux, estime M.Tremblay: « On n’a qu’à penser à tout ce qui est relié aux appellations contrôlées, à la transformation des produits à la ferme et à des productions ici marginales comme le lapin et la vigne.» En outre, comme le révèle l’étude de Myriam Simard, la plupart des agriculteurs européens sont plus instruits et mieux formés que les producteurs québécois.Les immigrants ont donc de meilleures garanties de succès dans le contexte exigeant de la mondialisation des marchés.Enfin, comme ils s’amènent généralement avec conjoints et enfants, ils contribuent au maintien de l’agriculture familiale et de la structure rurale du Québec.De plus, après leur période d’installation, ils s’engagent souvent dans les institutions professionnelles, économiques, sociales et politiques de leur milieu.Pour les non francophones, l’intégration s’avère cependant plus difficile.L’autre côté de la médaille La Fédération de la relève agricole, elle, voit davantage l’autre côté de la médaille.Par exemple, la pression à la hausse sur le prix des terres exercée par des agriculteurs qui s’amènent ici avec de l’argent plein c’était souvent dû à l’ignorance des nouveaux arrivants qui traitaient avec des courtiers d’immeubles peu scrupuleux.« Dans nos tournées d’information en Europe, assure M.Tremblay, nous leur recommandons fortement de visiter plusieurs fermes, de magasiner les prix et d’aller voir des personnes neutres avant de conclure une transaction.» Ce sur quoi rechigne surtout la FRAQ, c’est la question de la relève.C’est d’ailleurs cette question qui a motivé l’adoption d’une résolution en assemblée générale au mois de mars : la Fédération demande au MAPAQ et au ministère de l’Immigration de cesser tout recrutement à l’étranger.La FRAQ fait valoir qu’il y a ici suffisamment de jeunes désireux de s’établir en agriculture, même s’ils ne proviennent pas tous du milieu rural.Le gouvernement devrait d’abord favoriser l’établissement de ces jeunes sur les fermes sans s' \ relève (COU COüjJ fami-lia- vailleurs à l’étranger, dit-il, quand le chômage atteint les 10 % chez nous.» Pour ce qui est de la contribution des immigrants au maintien du tissu social dans certaines régions, il faudrait d’abord voir si les arrivants vont effectivement s’installer dans les zones touchées par le dépeuplement rural, note M.Dubé.Pour Alain Tremblay, le MAPAQ travaille sur tous les fronts à la fois en ce qui a trait à la relève.La filière immigration n’est qu’un élément de solution parmi d’autres.D’ailleurs, l’UPA, à laquelle la FRAQ est affiliée, s’est prononcée depuis longtemps en faveur de l'immigration.Restera à voir si l’Union appuiera la résolution de sa fédération lors de son congrès du mois de dé- les poches rend encore plus difficile l’achat par les jeunes Québécois.Tout le monde admet que, dans le passé, des Européens ont payé des prix exorbitants pour certaines fermes.Selon Alain Tremblay du MAPAQ, le.Le problème, ce sont les conditions d’établissement, l’accès au capital entre autres, soutient le secrétaire de la FRAQ, Patrice Dubé.« Il est illogique d’utiliser des fonds publics pour aller chercher des tra- cembre.D’ici là, l'exhortation de la FRAQ pour l’arrêt du recrutement à l’étranger sera respectée.par défaut: aucune autre démarche du gouvernement n’est de toute façon prévue dans un futur prochain.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET - AOUT 1996 27 à l’origine dei la performance Désormais tous les animaux du troupeau peuvent bénéficier de la puissance d'IVOMEC?(ivermectin) Le prémélange IVOMEC pour les porcs est le moyen le plus commode de traiter tous les animaux du troupeau au moyen de 1’ivermectin.Le seul médicament à ajouter à la moulée pour le traitement et la maîtrise des infestations par les parasites internes et externes, le prémélange IVOMEC est désormais indiqué pour une utilisation dans la ration des truies, des cochettes et des verrats, dans la ration de départ et dans la ration de croissance et de finition.• Les données montrent que les truies traitées au moyen de l’ivermectin consomment moins d'aliment par porcelet sevré par rapport aux truies non traitées.' • Traitez vos animaux reproducteurs avec le médicament qui s’est révélé efficace contre les mites de la gale chez vos porcs à l'engraissement et vos porcs de finition.Consultez votre vétérinaire ou votre fournisseur d’aliments pour les porcs afin d’obtenir de plus amples renseignements sur la posologie et les programmes de lutte contre les parasites les mieux adaptés à votre exploitation., (ivermectin) Premelange pou- »
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