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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 1998-09, Collections de BAnQ.

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Branché sur le monde (www.lebulletin.com) SEPTEMBRE 1998 PRODUCTIONS MIXTES : pas de limites au transgénisme X # Les biotechnologies au quotidien a ^informatisation au mètre carré et «limité animale IHE DSH DB lefuiuow }l°H anu s/ZZ SXX ie6ÿi IQdfO/sanbtpotJfd "dfa (y) 30 np aieuonew anbsmoiiqig 2 96 60/10 600 6629800000 I75S l\EW HOLLAND La prochaine fois que vous magasinerez pour un tracteur, pensez à New Holland.Choix de 51 modèles fiables de 16 à 425 chevaux à la PDF dont beaucoup présentent des avantages et des exclusivités que la concurrence ne peut pas égaler.Nouveau ! Les tracteurs TNS de 42 à 62 chevaux à la PDF, avec leur essieu avant SuperSteerMC exclusif, ont un rayon de braquage de 76 -, le meilleur de l'industrie.Le système exclusif de gestion de la traction engage les quatre roues motrices automatiquement, mais uniquement au besoin, pour optimiser l'adhérence et le contrôle.J Et ce n'est qu'un début.Faites confiance à New Holland.Elle a sûrement le tracteur dont vous avez besoin.Le tracteur le plus polyvalent au monde ! Le BiDirectionalMC de 105 chevaux à la PDF, avec une PDF de 540/1000 tr/min et un attelage à trois points à l'avant et à l'arrière peut pousser et tirer de l'équipement en même temps.Avec sa direction articulée, il lui suffit de 60 po pour tourner.Le siège et la console pivotent de 180 - pour que vous puissiez faire face aux travaux, à l'avant comme à l'arrière.Sur les tracteurs GeminiMc de 90 à 130 chevaux à la PDF équipés du système de contrôle de la traction exclusif TerralockMC, les quatre roues motrices et le blocage du différentiel avant et arrière s'engagent automatiquement pour vous assurer l'adhérence optimale.Le dispositif exclusif Dynamic Ride ControlMC élimine les secousses quand vous avez de l'équipement lourd attelé à l'attelage à trois points.Les tracteurs TS de 70 à 90 www.newholland.com/na l\EW HOLLAND chevaux à la PDF offrent une visi- bilité inégalée.Ils sont aussi très pratiques et faciles à entretenir.Le capot se relève pour faciliter l'accès au moteur.Les points de vérification quotidienne sont judicieusement placés.L'accès au poste de l'opérateur se fait aussi bien de la droite que de la gauche.Dispositif exclusif Dynamic Ride ControlMC.Blocage du différentiel automatique électro-hydraulique.Les tracteurs Genesis MCde 145 à 210 chevaux à la PDF affichent une augmentation de couple et un débit hydraulique supérieurs à la concurrence.Boîte automatique imbattable.Essieu avant SuperSteerMC exclusif et meilleur rayon de braquage de l'industrie.Les tracteurs Genesis sont incontestablement les champions de leur catégorie. i £ STRUCTUREZ VOTRE PRET HYPOTHECAIRE SELON VOS BESOINS.\ q »«'¦ Dotez-vous d’une souplesse sans précédent pour la planification, l’organisation et l’administration de vos finances avec le nouveau programme Hypothèque AgriRoyal - Option Prêts multiples.Il fonctionne comme suit : Divisez votre hypothèque en prêts séparés - un pour vos terres, un autre pour vos bâtiments neufs, encore un autre pour un quota de production supplémentaire, etc.Choisissez l’amortissement qui convient à chaque élément d’actif.Protégez-vous contre les risques en choisissant des taux d’intérêt et des termes différents pour chacun de vos prêts.Choisissez les modalités de paiement qui conviennent à vos entrées de fonds.Déboursez des sommes de chacun de vos prêts séparément, selon vos besoins, au cours des 18 premiers mois.Réalisez des économies appréciables en ayant recours à seulement une série de documents juridiques.Une nouvelle hypothèque avec Option Prêts multiples est unique, tout comme vous et votre entreprise.Rendez-vous à votre centre agricole de la Banque Royale dès aujourd’hui pour apprendre comment l'Option Prêts multiples peut vous aider à bâtir votre entreprise.Sffi BANQUE ROYALE PHOTO .MAPAO/ALAIN VÉZINA PRODUCTIONS VÉGÉTALES 56 Écologiques et meilleurs pour la santé Les avantages des fruits et légumes modifiés devraient vaincre les résistances des consommateurs.63 La foresterie clonale à votre portée PRODUCTIONS ANIMALES 67 Des animaux modifiés sur mesure La transgénèse s'implante comme une technique puissante pour modifier le phénotype d'un animal.119 Les Québécois disent « oui, mais.» à la biotechnologie Le public serait favorable aux aliments transgéniques.Mais il ne faut pas toucher aux animaux! CHRONIQUES Actualité Agenda 10 Apprivoisons le futur Cuisine 13C Météo octobre Mot de l'éditeur 114 Nouveaux produits Nouvelles de l'industrie 125 Onésime Petites annonces SEPTEMBRE 1998 PHOTO COUVERTURE : GEOFF TOMPKINSON/SCIENCE PHOTO LIBRARY/PUBLIPHOTO 20 24 27 29 32 39 42 69 Plus de laine et moins de moutons 73 Où il y a des gènes, il y a de la vie 78 L'animal au service de la médecine 80 La voie lactée de l'an 2008 95 Le porc, plus de productivité et hyperprolificité 111 La volaille gagnera de la vigueur VIE RURALE 12 HORTICULTURE Bienvenue dans l'ADN On prévoit que d'ici 2008, chaque variété des grandes cultures aux États-Unis contiendra un ou plusieurs transgènes.Pas de limites aux promesses de la transgénie Les bactéries menacent-elles les engrais?| Des végétaux résistant o au froid | Bientôt la « graine » de pomme de terre De la luzerne plus cool La biotechnologie influencera profondément l'agriculture La détection réduira les arrosages Quand on mesure les rendements en continu Remplacer des matériaux par du savoir En 2008, la méfiance aura disparu 47 SO 52 Les tracteurs seront pilotés automatiquement L'opérateur pourra se concentrer sur || l'optimisation, en marche, 3È des réglages des lj| équipements.if AGRICULTURE DE PRÉCISION PHOTO : MANON RICHARD OUVREZ OU TRANSFÉREZ VOTRE CSRN À LA CAISSE DESJARDINS VOUS BÉNÉFICIEREZ DE TOUS LES AVANTAGES DU PROGRAMME FÉDÉRAL DE COMPTE DE STABILISATION DU REVENU NET (CSRN) : CONTRIBUTION GOUVERNEMENTALE POUVANT ATTEINDRE 6 % DE VOS VENTES NETTES ADMISSIBLES, UN BONI D’INTÉRÊT DE 3 %, ETC.LES COMPTES CSRN DESJARDINS SONT MAINTENANT PLUS SOUPLES ET RÉPONDRONT À VOS EXIGENCES D’INVESTISSEMENT.INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE CAISSE DESJARDINS.($) Desjardins pour s'aider soi-même MOT DE L’ÉDITEUR le&getin i agriculteurs SEPTEMBRE 1998, VOL.81, No 9 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 Email: info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.Email: simon@lebulletin.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Rédacteur en chef Marc-Alain Soucy Secrétaire de rédaction Sylvie Bouchard, agronome Journalistes Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Sylvie Bouchard, agronome Coordonnatrice Johanne Bazinet Directrice artistique Sylvie Lévesque PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot Email: tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle Email: clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (416) 932-2487 Fax: (416) 932-0294 Représentante Lillie Ann Morris Email: iamorris@netcom.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication, Enregistrement no 0068 Convention cadre de service No 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001 de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter Rogers Media Inc.Président et chef de la direction: John H.Tory Service des abonnements 525, Louis-Pasteur, Boucherville (Québec) J4B 8E7 1-800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l’abonnement TPS TVQ Total un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29,95 $ 52,49 $ 67,49 $ 2,10$ 3,67 $ 4,72 $ 2,40$ 4,21 $ 5,42 $ 34.45 $ 60,37$ 77.63 $ ir du Canada, un an: 40 $ 16 8À'MF riculteurs par Simon-M Guertin Contrairement à la vôtre et à la mienne, la vie d’un magazine c’est un peu comme une échelle qui s’allonge indéfiniment.Et chacune des années est autant de barreaux franchis qui lui permettent d’être au-dessus de la mêlée.De mieux voir ce qui s’en vient.Tout en bas, il pouvait tout au mieux regarder ce qui se passait autour de lui.Plus haut, il peut mieux comprendre les enjeux qui se dessinent et expliquer pourquoi une erreur de gestion au Japon secoue notre dollar et jette le prix du porc par terre.À peine avait-il appris à marcher, que Le Bulletin assistait déjà à l’arrivée des tracteurs à essence qui, sans scrupule, sortaient les chevaux de nos campagnes.Les agriculteurs de l’époque, même les plus jeunes, se faisaient rassurants et annonçaient que ces engins trop chers et bruyants ne remplaceraient jamais les chevaux.« Ils seront tout au plus une assistance », concluaient-il.Les choses de notre époque prennent tellement d’importance dans nos vies qu elles en viennent à faire partie de nous, ne laissant aucune place pour autre chose.Le Bulletin des agriculteurs en a vu bien d’autres, lui qui était là avant la Coopérative fédérée de Québec et l’UCC, qui devait plus tard céder son nom à l’UPA.Du haut de ses 80 barreaux.Le Bulletin peut prendre ses distances et voir que l’agriculture restera une activité d’hommes, de femmes et d’enfants et que rien n’y changera rien.Nourrir le monde sera toujours une activité de première importance, valorisante et agréable.Bien avant le côté monétaire.Les familles agricoles ont un avantage que bien d’autres envient.Travailler, vivre et s’amuser ensemble.sur la ferme.C’est entre autres ce qui explique le succès entrepreneurial des Beaucerons.La famille, c’est aussi le lieu où commencent les rêves que les enfants portent à leurs lèvres pour les partager avec leurs parents comme s’ils voulaient les vivre le plus tôt possible.« Quand tu veux vraiment quelque chose, l’univers entier conspire pour t’aider », rassure l’écrivain philosophe Paulo Coelho dans son roman L'alcliimiste.À 13 ans, Réal Laflamme rêvait déjà à la belle ferme qu’il posséderait un jour.Aujourd’hui, il peut lui arriver d’emprunter un million de dollars au téléphone dans son auto entre Sainte-Rosalie et le siège social de la Fédérée, dont il est le vice-président, pour agrandir son exploitation.Son père lui a enseigné qu’il faut semer tôt si on veut récolter beaucoup.Et puis après, tout ce que ça prend, c’est une bonne dose de discipline bien assaisonnée d’épargne pour investir dans les changements.Plus ça change plus c’est pareil.Il n’y a qu’une chose qui soit permanente, c’est le changement.Et quand vient le temps de l’envisager, mieux vaut s’en faire un allié plutôt qu’un ennemi.Tout est dans l’attitude.En préparation poulie prochain millénaire qui viendra au monde dans 15 mois, votre Bulletin a cru bon rajeunir son enseigne, sa façade, et rassembler les technologies qui sont susceptibles d’envahir les campagnes.De quoi rêver.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 7 Le retour de 7‘V r TIOIU Le bœuf peut maintenant être irradié aux États-Unis.Cette décision de la FDA (Food and Drug Administration) fait suite au renversement de l'opinion publique américaine qui s'opposait auparavant à l'utilisation de cette technologie.Une série I d'empoisonnements alimen-I taires associés à la consomma-I tion de viande hachée a suffi à | convaincre les Américains de l'utilité de l'irradiation.Ces cas d'intoxication, largement médiatisés, avaient coûté la vie à plusieurs personnes.Les Américains se sont alors mis à douter de la qualité de leurs boulettes.L'industrie alimentaire a bondi sur l'occasion pour proclamer sur toutes les tribunes l'utilité de l'irradiation, notamment avec des slogans comme celui-ci : « Si le produit avait été irradié, ce ne serait pas arrivé.» Isabelle Bérubé V»v La Régie passe le PORC à la loupe La loi prévoit que le système d'attribution et d'abattage du porc doit faire l'objet d'une audience tous les cinq ans.Cette audience statutaire a eu lieu le 9 juillet dernier à Saint-Hyacinthe quand 25 intervenants majeurs de l'industrie ont défendu leurs points de vue devant les représentants de la Régie des marchés agricoles.Les opposants au système actuel y étaient nombreux.L'AQINAC (Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, dont 22 membres élèveraient près de 50 % des porcs au Québec) a réclamé un système mixte où les ventes se feraient soit à l'encan, soit directement à l'abattoir, au choix du producteur.On reproche au système le manque de traçabilité des carcasses, qui nuit à l'émergence de marchés de niche, comme celui du porc biologique.Sons de cloche variés du côté des abattoirs.Les plus petits soutiennent que les pré-attributions et les prix élevés à l'encan les poussent à faire leurs achats en Ontario.Les grands, par contre, sont en faveur du maintien du système.De son côté, la Fédération des producteurs de porc appuie le système sans réserve et critique ceux qui voudraient s'en désolidariser : « Avec un système de primes, on perd toute transparence et plus personne n'est capable de dire qui est payé quoi.» Philippe Gauthier AGENDA 6 au 13 septembre Semaine québécoise de la conservation des ressources Information : (450) 679-0530 12 septembre Journée provinciale des « Villes, villages et campagnes » fleuris, Trois-Rivières Information : (418) 643-2201 19 septembre Pique-nique provincial Charolais Ferme Charolais Odelil, Sainte-Monique de Nicolet Information : (819) 289-2720 23 septembre Gala de l'Exportation Centre de commerce mondial de Montréal Information : (514) 288-3931 23 au 25 septembre Salon international Le Monde des affaires Place Bonaventure, Montréal Information : (514) 288-3931 25 au 27 septembre Salon acéricole Hôtel Le Georgesville, Saint-Georges Information : (418) 397-7825 26 septembre Colloque sur la chèvre (CPAQ) Auberge Universel, Drummondville Information : 1 888 535 2537 ou (418) 523-5411 29 septembre Gala du concours de l'Ordre du mérite agricole Château Frontenac, Québec Information : (418) 643-2201 2 au 31 octobre Festival international du Canard Bromont et Knowlton Information : (514) 671-6666 9 au 11 octobre National annuel des bovins de boucherie Terrain de l'exposition, Victoriaville Information : (514) 836-1992 15 au 18 octobre Symposium international sur l'industrie ovine (CPAQ) Centre des congrès, Québec Information : 1 888-535-2537 ou (418) 523-5411 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 actualités La chair d'agneau ainsi produite aura un goût particulier et sera plus maigre.Cultivé avec With MYCjgRlSE Des essais d'inoculants endomycorhiziens sont étudiés à la Ferme Joseph Rhéaume.Biotechnologie sur le WEB Le site d'Infobiotech Canada (www.cisti.nrc.ca/ibc/index_f.html) vise à offrir un accès de haute qualité à l'information sur la biotechnologie au Canada et à l'étranger.Il constitue un excellent point de départ pour quiconque veut explorer le monde de la biotechnologie.Le visiteur y retrouvera près de 500 adresses de sites d'informations, de compagnies, d'associations, de lois, de règlements ainsi qu'un calendrier des événements.De plus, vous pouvez vous abonner à une liste d'envoi qui vous permettra d'échanger avec d'autres personnes intéressées par les biotechnologies.Pour vous faciliter la tâche, on indique quels sites sont en français.Luc Gagnon 20 $ le kilo d’agneau.de PRÉ SALE Les premiers agneaux du Québec à être considérés comme des agneaux de pré salé broutent actuellement à l'île Verte de la spartine pectinée et étalée de même que la favorite des agneaux le plantain maritime.Ce projet appartient à Mer Bergère, un regroupement des résidants de l'île, de même qu'à Nobl'est, une coopérative de producteurs.En France (mont-Saint-Michel), pour qu'un agneau soit considéré comme de pré salé, il doit séjourner sur le marais au moins 60 jours à raison de 7 heures par jour.À l'île Verte, les mêmes standards, ceux-là même qui ont été établis depuis le Moyen Âge, sont respectés.Le produit sera d'abord offert aux restaurateurs de l'île pour lesquels ce sera un menu réservé dans la région.Plusieurs restaurants de Québec et de Montréal sont également intéressés.L'agneau de pré salé du Québec sera donc offert dès cet automne dans un nombre restreint de bonnes tables.Michel Dostie BIOTECHNOLOGIES : est-ce contre nature?Dès qu’il est question de biotechnologies, tout le monde est d'accord sur un point : ces techniques, qui suscitent de grands espoirs, soulèvent de nombreuses questions éthiques et morales.Des choix de société s'imposent, dit-on.Or, qui tranchera?Le Dr Georges A.Legault, professeur titulaire à l'Université de Sherbrooke en éthique appliquée, suggère que l'État délègue une partie de la responsabilité des décisions à des comités d'éthique de la recherche.Ces comités feraient intervenir tous les partenaires concernés : chercheurs, promoteurs, producteurs, professionnels, sans oublier les moralistes et les éthi-ciens.« Les partenaires devront se mettre d'accord sur les Le Dr Georges A.raisons qui nous font dire : c'est la meilleure solution pour Legault tous », conclut le professeur.Le Dr Legault s'exprimait ainsi lors du congrès de l'Ordre des agronomes du Québec en août dernier.L'association professionnelle avait organisé une journée de formation ayant pour thème : « Les biotechnologies au service de l'agroalimentaire ».Sylvie Bouchard Une fête champêtre RÉUSSIE La culture du maïs blanc destiné à la fabrication de croustilles « nachos » a suscité beaucoup d'intérêt lors de la Journée » Portes ouvertes » de la Ferme Joseph Rhéaume à Sainte-Croix de Lotbinière.Plus de 400 personnes ont pris connaissance de l'évolution de 50 projets de recherche en pommes de terre, légumes, pomiculture, et ginseng cultivé en érablière.L'événement avait lieu en août dernier.La ferme Joseph Rhéaume est devenue un haut lieu de l'horticulture au Québec.On y cherche la « super » pomme de terre résistant au froid, aux pathogènes (mildiou, enroulement, mosaïque), au doryphore et aux herbicides.On porte une attention spéciale à la teneur en amidon et en protéine de même qu'aux aspects pharmacologiques et nutraceutiques.Des essais d'inoculants endomycorhiziens sur asperges, carottes et pommes de terre sont en cours.Et, enfin, on a présenté aux participants de la journée l'asperge Guelph Millenium, la vedette du jour.Pierre Sauriol LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 9 ettre des lecteurs La culture de lin renaît Je ne suis pas tout à fait d'accord avec les commentaires publiés dans l'article sur le lin du numéro de juillet/août (La culture du lin renaît, p.49).Producteur de lin ayant acquis une certaine expérience, je peux vous affirmer que cette culture se compare à bien d'autres.La moyenne à atteindre est de six tonnes à l'hectare.Cette année, il y aura des champs de lin qui produiront sept à huit tonnes à l'hectare.La culture du lin présente plusieurs avantages, pour n'en citer que quelques-uns : 1- Le lin va chercher les fertilisants dans le sous-sol à trois à quatre pieds de profondeur, ce que plusieurs autres cultures sont incapables de faire.2- Cette culture ne requiert que très peu d'investissements en temps et en équipement.En effet, la société Gilflax fournit les semoirs et est responsable de la récolte (main-d'œuvre et équipement).De plus, le producteur n'a aucun frais d'entreposage.3- Le lin propose un choix intéressant pour la rotation des cultures.4- La rentabilité du lin est supérieure à celle des céréales.5- Le contrôle des mauvaises herbes est relativement simple et ne requiert qu'un seul arrosage.6- La mise en marché est assurée par Gilflax qui est une filiale de Gilbert Holding.Cette dernière société transige 40 à 50 % de la totalité des fibres de lin en Europe (production européenne : 70 000 à 80 000 hectares).En 1998, la société Gilflax a construit une nouvelle usine à Valleyfield pour un investissement total de 5 millions de dollars.J.Van Den Dooren, producteur de lin Laculture du lin renaît Nouvelles technologies : on est pour ou contre selon que l'on veut exporter ou pas Modérés face aux nouvelles technologies, les agriculteurs américains sont coincés entre la forteresse européenne très protectionniste et les nouveaux rancheros sud-américains plutôt expansionnistes.CD in C o m O > s_ Cl Cl ru uand tu as accès à de nouvelles technologies et à l'argent pour te les payer, tu fonces », lance sans d'hésitation le gérant d'une ferme de 6000 hectares en Argentine.Cet homme d'affaires au teint cuivré, les yeux cachés derrière de luxueux verres fumés, reflète bien l'attitude de 52 % des agriculteurs argentins qui utilisent déjà des semences modifiées génétiquement d'une façon ou d'une autre.Et en l'an 2000, deux agriculteurs sur trois prévoient en semer.Aux États-Unis, même pas un producteur sur trois en fait usage actuellement.Mais les agriculteurs américains n'aiment pas se faire chauffer les fesses par les rancheros de l'Amérique du Sud, si bien qu'au tournant du siècle au moins 55 % prévoient plonger dans cette nouvelle aven- ture.Ces chiffres proviennent de Rockwood, Klef-mann & Partner, une firme de recherche allemande qui a questionné 2900 agriculteurs provenant de France, d'Allemagne, d'Angleterre, des États-Unis, d'Argentine et du Brésil.De toute évidence, les Américains sont pris au piège entre les Européens très protectionnistes relativement au commerce international et les Sud-Américains plutôt voraces sur les marchés internationaux.En effet, trois tendances distinctes se dessinent vis-à-vis les nouvelles technologies : une vieille garde européenne résistante parce qu'elle a un grand marché domestique capable de bien la faire vivre; des aventuriers sud-américains qui cherchent à séduire le monde avec des prix toujours plus bas; des ambitieux qui veulent dominer partout, plus ou moins le modèle américain.En fait, parmi le tiers des agriculteurs qui composent la vieille garde à l'échelle mondiale, 87 % se retrouve en Europe.En France par exemple, un agriculteur sur trois s'oppose à tout changement, réconforté par un lobby de consommateurs qui préfèrent que les choses restent comme elles sont.Des consommateurs qui choisiront toujours le Camembert coulant plutôt que le fromage en grains, même servi dans une poutine.Par ailleurs, les consommateurs européens, bien informés par le lobby des agriculteurs qui ne veulent ou ne peuvent concurrencer avec les deux Amériques, ne veulent rien savoir de toutes ces bricoles biotechnologiques.En conséquence, seulement 15 % des agriculteurs français se tournent résolument vers les nouvelles technologies et 30 % regardent toujours pour voir.Les autres.ils n'en parlent même pas.En Amérique du Sud, c'est une toute autre histoire.Parmi le tiers des répondants à l'échelle mondiale qui se disent en faveur des nouvelles technologies, 82 % des réponses provenaient du Brésil et de l'Argentine.En plus d'être les plus ouverts aux nouvelles technologies, les agriculteurs de ces pays sont aussi les plus libre-échangistes et les plus piqués par la folie des grandeurs, chose qui ne laisse pas les Américains indifférents.Ceux-ci craignent à tort ou à raison que s'ils ne réagissent pas, ils pourraient être devancés.Pas facile à prendre pour les propagandistes du « Everything is bigger in United States ».Simon M.Guertin 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z SEPTEMBRE 1998 NOTRE PLAQUE DE GLISSEMENT EN PLASTIQUE VOUS FATIGUERA LE BRAS.! PLAQUE DE GL1 Vous croyez pouvoir briser cette plaque de glissement?Pas si vite ! Cette plaque de glissement est plus résistante et plus glissante que l'acier, mais contrairement à l'acier ne se déforme pas, ne croque pas et ne rouille pas.REGARDEZ.À UNE TECHNIQUE INTELLIGENTE POUR LA PLAQUE DE GLISSEMENT S'AJOUTENT D'AUTRES ASTUCES POUR LES GROS TRUCS.SUSPENSION* Arctic Cat (4x4) Arctic Cat (2x4) Yamaha Kodiak 400 Polaris Xplorer 400 Honda 450 Roches, souches d'arbre, racines en surface, peu importe.Les V.T.T.Arctic Cal® 400 4x4 et 2x4 sont équipés de suspension offrant une plus grande maniabilité et le plus grand déplacement possible pour un engin de cette taille.Les V.T.T.Arctic Cal® 400 4x4 ou 2x4 offrent la plus grande garde au sol de sa catégorie.Suffisamment pour passer au-dessus d'un parpaing tout en assurant quelques centimètres de réserve.Malgré cela, le siège de I'Arctic Cat® 400 est étonnamment bas et améliore la manœuvrabilité de la machine.Les Arctic Cat® 400 dépassent toutes les autres marques par la capacité supérieure de leurs porte-bagages.Le 4x4 a une capacité de remorquage de 476 kg, le 2x4 431 kg.Pour obtenir une brochure gratuite et l'adresse du concessionnaire le plus proche, téléphonez au 1 -800-3 ARTIC ou bien visitez notre site web : www.artic-cat.com.I | Suspension arrière semi-indépendante Pneus 25x 10-12 \ 2 pour un meilleur contact ou sol.Capacité porte-bag-I 3 ages la plus grande de sa catégorie Capacité reservoir: 16 | ( 4 litres.La plus grande de sa catégorie Une garde au sol de | 1 23,4 cm, la meilleure de sa catégorie.Une suspension avant entièrement indépen-' ^ dante absorbe les cahots et les bosses.Freins à disques | 3 hydrauliques à l'avant et à l'arrière./Ulllli IHI UN ANIMAL COMPLÈTEMENT DIFFÉRENT.?rûrif"! Ijnhtlx/I® *T°ules les comparaisons sont fondées sur les données disponibles ou moment de l'impression de la brochure Pour votre sécurité, toujours porter un casque de motocyclette approuvé, y* 11 ly .des lunettes de protection, des bottes, des gants, des pantalons longs et une chemise ou une veste à manches longues.Ne jamais conduire un V.T.T.sur les routes publiques ou des leaving a good impression ,m roules goudronnées.Ne jamais transporter de passagers, ne jamais tenter de faire des cascades.Consommer de l'alcool ou des drogues et conduire n'est pas compatible et peut ""traîner des blessures graves ou mortelles.Ne JAMAIS faire d'excès de vitesse.Être prudent tout particulièrement sur les terrains difficiles Ne JAMAIS permettre à une personne âgée de moins de 18 ans de conduire V.T.T.Arctic Cat.* Tous les conducteurs sont encouragés à suivre des cours de formation et à lire attentivement les directives manuel du conducteur avant toute opération.En ce qui concerne les consignes de sécurité el *es cours de formation, consulter le concessionnaire.A l'instar des partisans de la protection de l'environnement, Arctic Cal® vous recommande vivement de conduire lentement sur les terrains publics ou privés.Préservez vos futures occasions de conduite en démontrant par votre conduite votre respect pour l'environnement, les lois locales el les droits des outres personnes.©1998 Arctic Col Sales ne Marques de commerce d'Arclic Col Soles Inc., Thief River Falls, MN 56701 (218)681 -4999.Les V.T.T.Arctic Cat sont des produits de Classe Mondiale" fabriqués par Arctic Cal, Inc ARCTIC CAT PHOTO : MARAO — ALAIN VÉZINA /\griciiltiiro2008 PRODUCTIONS VÉGÉTALES 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 par Thérèse Ouellet, Laurian Robert et Jas Singh On assiste à une révolution dans le domaine de la biologie, comparable à celle qui s’est produite il y a 20 ans avec l’arrivée des ordinateurs.Nous entrons dans le monde de la biotechnologie, dont les produits, en particulier ceux rattachés à la technologie de l’ADN recombinant, sont déjà monnaie courante en médecine.Le projet du « Génome humain » a été entrepris il y a déjà quelques années dans le but d'identifier la structure et la fonction de chaque gène chez l’humain.Ainsi, grâce à la biotechnologie, il sera possible d’identifier et de traiter certaines maladies, ainsi que de produire de meilleurs médicaments et vaccins.Un projet semblable d environ un milliard de dollars, subventionné par des organismes privés et publics, est prévu afin de créer des cartes génomiques de toutes les grandes cultures.Le domaine de l’agriculture profitera grandement de la biotechnologie.Thérèse Ouellet, Laurian Robert et Jas Singh sont chercheurs au Centre de recherche de l’Est sur les céréales et les oléagineux d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Ottawa.Bien que le processus de croisement et de sélection demeure la principale façon de produire des variétés supérieures, il se trouvera grandement facilité par les nouvelles techniques de génétique moléculaire et de biotechnologie.On prévoit que d'ici 2008, chaque variété des grandes cultures aux États-Unis contiendra un ou plusieurs transgènes. Jusqu’à tout récemment, l’amélioration des variétés cultivées se faisait par recombinaison aléatoire des gènes des parents choisis pour le croisement.On procédait ensuite à une sélection des descendants présentant les caractères recherchés, le processus étant répété jusqu’à l’obtention de plantes améliorées pour les caractères sélectionnés.Ce processus a fait ses preuves au Canada avec la production de nombreuses variétés supérieures de grandes cultures et l’adaptation de certaines cultures à des régions où le climat n’avait pas permis leur établissement, telles le soya et le maïs.Cependant, la réussite de ce processus long et laborieux est limitée aux traits reliés à la composition génétique des espèces pouvant être croisées et à notre capacité de mesurer ces traits.Bien que ce processus de croisement et de sélection demeure la principale façon de produire des variétés supérieures, il se trouvera grandement facilité par les nouvelles techniques de génétique moléculaire et de biotechnologie.Le développement de marqueurs génétiques et de cartes de liaisons pour les grandes cultures en est un exemple.Imaginons que l’ADN d’une cellule végétale est une autoroute; les marqueurs génétiques (équivalant à des panneaux de signalisation) identifiant les gènes responsables des caractères voulus sont répartis sur cette autoroute pour créer une « carte routière ».Ces marqueurs génétiques seront alors utilisés par les sélectionneurs pour identifier les plantes dont les caractères sont difficiles à quantifier, éliminant ainsi des années d’essais au champ.De plus, le sélectionneur pourra suivre simultanément les marqueurs de plusieurs gènes correspondant à des caractères désirables à travers les générations.Récemment, de nouvelles techniques ont été développées qui permettent d'identifier ces marqueurs plus rapi- dement.Ceci a incité la formation de consortiums internationaux dans le but de cartographier les caractères agronomiques des génomes du blé, de l’orge, de l’avoine et du riz.L’année 1984 vit la première insertion d’un gène étranger dans un plant de tabac, ce qui représenta un point tournant en biotechnologie végétale.Depuis, ces techniques ont été adaptées à la plupart des grandes cultures.Par exemple, une de ces techniques d’insertion utilise une forme bénigne de la bactérie qui cause la galle chez les plantes, alors qu’une autre approche emploie le bombardement de cellules végétales avec des particules d’or enrobées d'ADN.Une autre étape majeure fut le développement des technologies pour l’isolation et l’épissage des gènes.Ces outils puissants permettent aux scientifiques d’identifier des gènes uniques au niveau de l’ADN, d’isoler ces gènes et de les transférer dans des lignées servant au développement de variétés améliorées.Les gènes peuvent provenir d'espèces de plantes qui ne peuvent être croisées, ou même de bactéries et autres organismes non végétaux.Ces nouvelles technologies peuvent également éliminer l'effet de gènes indésirables en les rendant silencieux.Par ailleurs, les gènes responsables du métabolisme des plantes peuvent être isolés et modifiés de manière à en varier les propriétés telles la tolérance aux stress environnementaux, la composition des graines, le contenu en fibre Résistance à la pourriture sclérotique.Toutes les plantes furent inoculées avec le champignon responsable de la pourriture sclérotique.Les plantes saines, à gauche, sont du soya transformé avec un gène qui confère la résistance à la pourriture sclérotique.Les plantes mourantes, à droite, sont de la même variété de soya, mais ne sont pas transgéniques.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 13 PHOTO : COURTOISIE DE D.SIMMONDS, AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE CANADA Nouveauté Tracteurs de 65 à 90 HP, série 6000 DIX SECURITE UNE AVANCE TOURJOURS PLUS Depuis des années, les propriétaires de tracteurs John Deere de série 6000 mentionnent la cabine ComfortGard comme l’une des caractéristiques qu’ils apprécient le plus sur leur tracteur.Les deux portes, [excellente visibilité.Le niveau sonore d’aussi peu que 73 dB(A).[emplacement pratique des commandes, [impression de solidité et de qualité de toute la cabine.Vous serez heureux de constater que la cabine ComfortGard des tracteurs de la nouvelle série 6000 DIX continue d’offrir toutes ces choses qui font l’envie des autres constructeurs.Et nous y avons greffé des améliorations et des nouveautés qui la rendent encore meilleure.Ainsi, la capacité de refroidissement a été accrue pour assurer votre bien-être sous un soleil de plomb.Un nouveau choix de sièges vous est offert.Le nouveau bureau mobile optionnel procure un espace de rangement pour un ordinateur mallette et un téléphone cellulaire, [éclairage est plus facile à contrôler et le tableau de bord fournit une information plus utile.Voyez votre concessionnaire dès aujourd’hui.Installez-vous confortablement dans la nouvelle cabine ComfortGard.vous verrez que John Deere a amélioré ce qu’elle avait de mieux.VALEUR SUPERIEURE AUJOURD'HUI Valeur supérieure demain John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 VOUS RIMIEZ IA CABINE COMFORJGARD.* NOUS L’AVONS QUAND MÊME AMEUORÊE.Nouveaux sièges - SuperConfort et AirConfort optionnel (montré) à nouveau coussin façonné pour vous fournir un summum de confort.Nouvelles bouches d’air à volets pouvant fournir 45 % plus d’air.La capacité accrue de refroidissement permet d’abaisser de 2 degrés Celsius la température de l’air de refroidissement.Bureau mobile optionnel procurant un espace de rangement pratique pour l’ordinateur mallette, le cellulaire, la paperasse, les crayons, etc.7 Couleurs naturelles donnant un aspect moderne et accueillant à la cabine ComfortGard.La console ergonomique de droite regroupe toutes les commandes.La fenêtre arrière ouvre pour laisser entrer l'air frais.Nouveau tableau d’éclairage regroupant les commandes programmables sur la console de droite.Un schéma lumineux facile à lire identifie les phares en service.Nouveaux filtres de cabine et joints en caoutchouc des portes et des fenêtres améliorant la capacité de purification d’air.L'habitacle demeure sans poussière.Le filtre UllraGardm optionnel procure une protection hypoallergique.Nouveau tableau de bord rétro-éclairé pour éliminer l’éblouissement.Le Dual Gauge Plus (montré) est standard et comporte une horloge et une jauge de PDF analogique.Un système avertisseur et diagnostique à trois niveaux vous renseigne sur les fonctions critiques du tracteur. PHOTO : COURTOISIE DE F.ROBSON ET L.ROBERT.AGRICULTURE ET AGROAUMENTAIRE CANADA ,-v 8i' 2008 PRODUCTIONS VEGETALES et en amidon, l’énergie digestible, ou encore les niveaux de composés anti-nutritionnels.Ceci permet le développement de variétés spéciales répondant aux besoins de marchés spécifiques d'ici et d’outre-mer.Des gènes responsables de la résistance aux maladies et aux insectes nuisibles ont aussi été isolés et seront introduits dans les grandes cultures afin de développer ou d’améliorer leur résistance.On prévoit que, d’ici l’an 2008, chaque variété des grandes cultures aux États-Unis contiendra un ou plusieurs transgènes.Si l’on considère la superficie actuelle consacrée à la culture de plantes transgéniques, cette prédiction est assez réaliste, surtout si à long terme le consommateur accepte bien ces produits.Il y a à peine deux ans, on consacrait moins de deux millions d’hectares à la culture de variétés transgéniques aux États-Unis.Cette année, toujours aux États-Unis, on cultive plus de huit millions d’hectares de soya transgénique et autant de maïs transgénique.Ces chiffres conservateurs représentent au moins 30 % de la superficie totale de maïs et de soya.Au Canada, plus de la moitié des cinq millions d'hectares consacrés à la culture du canola consistent en variétés transgéniques.À l’heure actuelle, dans l’est du Canada, la quantité de maïs Bt et de soya Roundup Ready est limitée seulement par la disponibilité des graines.Çdabn°sU|eeSOYA Comme pour les autres cultures, les améliorations biotechnologiques dans le soya peuvent être classées en deux catégories : l’amélioration des caractères agronomiques incluant le rendement, la résistance aux maladies, aux insectes et aux stress environnementaux, et l’amélioration des caractéristiques qualitatives, principalement la composition de la graine.Selon les caractères et la disponibilité des gènes présents dans l’espèce, de telles améliorations peuvent découler d’une sélection facilitée par des marqueurs génétiques ou de l’insertion directe de gènes produisant des plantes transgéniques, ou encore d'une combinaison de ces deux approches.Le développement des soyas Roundup Ready et Liberty sont des exemples de plantes transgéniques produites par l’insertion directe de gènes spécifiques.Par exemple, le soya Roundup Ready résulte de l’insertion d’un seul gène procurant la tolérance à l’herbicide Roundup.On peut également prévoir l’apparition de soya transgénique dont les gènes lui conféreront la résistance à la pourriture sclérotique, au mildiou du pied et au nématode à kyste de la racine.En outre, des chercheurs du Centre de recherche de l’Est sur les céréales et les oléagineux (CRECO) d’Ottawa ont récemment introduit un gène qui confère la résistance à la pourriture sclérotique dans des variétés canadiennes de soya pour saison courte, qui font actuellement l'objet d’essais au champ dans l’est du Canada.Parallèlement, un gène isolé d’un proche parent de la betterave à sucre et qui procure une résistance au nématode à kyste de la racine a aussi été introduit dans le soya par des chercheurs du CRECO et leurs collègues de l’université de Guelph.La biotechnologie pourrait aussi améliorer la tolérance du soya au gel et au froid.On a identifié des gènes responsables de l’amélioration de la tolérance au froid, au gel et à la sécheresse dans d’autres cultures.D’ici peu, on transférera ces gènes au soya et on évaluera leurs effets sur la tolérance aux stress environnementaux.Une autre façon d’accroître la zone potentielle de croissance du soya dans l'est du Canada serait de devancer le temps de floraison.Or, des gènes qui contrôlent le temps à la floraison d’autres plantes ont déjà été isolés et étudiés.La biotechnologie sera aussi la clé du développement de plusieurs caractéristiques responsables de la qualité et de la valeur ajoutée du soya.Des variétés de soya modifiées génétiquement pour augmenter la quantité d'acide oléique, diminuant ainsi la rance de l’huile, sont déjà disponibles aux États-Unis, tandis qu’un soya à faible niveau d’acide palmitique est actuellement à l’essai au champ.Des lignées de soya transgéniques avec des niveaux modifiés de stachyose et de rafftnose ainsi qu’un taux plus élevé de sucrose devraient être disponibles bientôt.Par ailleurs, un gène codant poui une protéine riche en méthionine Plantes transgéniques d'Arabidopsis (un cousin du colza) contenant un gène du colza qui influence la vitesse de la floraison.De gauche à droite, les plantes contiennent 0,1 ou 2 copies du transgène.La vitesse de floraison est directement reliée à la présence ainsi qu'au nombre de transgènes.16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 PHOTO : COURTOISIE DE L.ROBERT.AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE CANADA Section d'une anthère provenant d'une plante transgénique de colza (Brassica napus cv.Westar).L'activité du transgène est indiquée par la couleur bleu et est strictement limitée aux grains de pollen.Ceci démontre qu'il est possible de diriger l'activité d'un transgène à une partie spécifique de la plante.plantes disponibles au sélectionneur.Des marqueurs pour les résistances à la pourriture sclérotique, au mildiou du pied et au nématode à kyste sont en voie d’être identifiés.Parallèlement, la recherche de marqueurs pour la qualité de fabrication du tofu et du miso est aussi en cours.Ces étiquettes seront employées pour assister les sélectionneurs de soya dans l’identification rapide de génotypes supérieurs dans leurs populations.Du maïs plus VIGOUREUX Jusqu’à récemment, tous les hybrides transgéniques disponibles commercialement contenaient un seul trans- gène.Le maïs Liberty-BT Linked introduit cette année est le premier hybride sur le marché à contenir deux caractères agronomiques encodés par des transgènes différents : la tolérance à l’herbicide Ignite et la résistance à la pyrale du maïs.Les maïs résistants aux champignons microscopiques Aspergillus flavus et Fusarium moniliforme (l'organisme qui produit les mycotoxi-nes de type fumonisine) sont d'autres maïs transgéniques en développement avancé aux États-Unis.Chez Agriculture et Agroalimentaire Canada, un gène qui fournit une résistance à la pourriture fusarienne de l'épi, une maladie majeure causée par Fusarium graminearum (produisant la myco-toxine désoxynivalenol), a été introduit dans des lignées canadiennes possédant une saison de croissance courte.La culture du maïs dans plusieurs grandes régions de l'est du Canada est entravée par des températures peu élevées et des saisons trop courtes.D'ici 10 ans, on peut s’attendre à ce que le maïs soit transformé avec des gènes isolés d’autres espèces de plantes et de bactéries qui amélioreront la vigueur des semis à basse température, la tolérance au gel et la performance du maïs par temps froid.Des gènes responsables de la biosynthèse de la lignine ont été isolés et seront utilisés dans un proche avenir afin de modifier le contenu en lignine du maïs.On pourra produire du maïs avec des tiges plus fortes, du maïs à ensilage plus digestible et du maïs dont les parois cellulaires sont plus fortes et les cires plus épaisses, ce qui aura pour effet de dissuader les insectes et de diminuer les attaques de pathogènes.La capacité de cibler l’expression de gènes de voies métaboliques directement dans l'endosperme de la graine Une image vaut mille plantes! Cette technique moléculaire récente permet d'identifier plusieurs marqueurs génétiques en une seule « photo ».Chaque colonne de bandes représente l'empreinte génétique d'une lignée d'avoine en sélection.Certaines de ces bandes indiquent des gènes associés à des caractères de rendement, de résistance à une maladie ou de qualité de la graine.permettra de modifier l’amidon, les protéines et les lipides de réserve afin de produire du maïs pour des fins spécifiques.Du blé tolérant au ROUNDUP Le blé demeure une des cultures les plus difficiles à transformer et, à l’heure actuelle, il n’existe aucune variété de blé modifiée génétiquement sur le marché, quoique le blé transgénique soit testé au champ depuis plusieurs années.Le Canada est un des chefs de file mondiaux dans le développement de systèmes de transformation du blé; le premier blé transformé fut produit à l’Institut de biotechnologie des plantes de Saskatoon.Le premier blé transgénique à être homologué sera probablement tolérant à l’herbicide Roundup.Le Centre de recherche sur les céréales d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Winnipeg collabore présentement avec la compagnie Monsanto pour introduire le gène de tolérance à Roundup dans des blés roux durs de printemps canadiens.Par ailleurs.l’Institut de biotechnologie des plantes transforme le blé dans le but de produire de l’amidon modifié pour des utilisations spécifiques.Des essais au champ sont aussi effectués par des entreprises privées en Amérique du Nord avec du blé transgénique contenant un gène qui pourrait produire une résistance à spectre large à des pathogènes fongiques.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! SEPTEMBRE 1998 17 développé à Agriculture et Agroalimentaire Canada a été inséré dans le soya et sera évalué au CRECO pour sa capacité à augmenter le contenu en méthionine de la graine.Il serait aussi préférable que la graine de soya soit jaune et qu’elle le demeure face aux intempéries.Les gènes responsables pour la synthèse du pigment ont été isolés.On travaille actuellement à la recherche de marqueurs pour certains caractères dont les gènes responsables ne sont pas identifiés mais dont une variation existe dans la population de PHOTO : COURTOISIE DE C WIGHT.AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE CANADA une nouvelle génération Plus de puissance à la performance mm 95 ch à la prise de force Cabine luxueuse de compagnie mm Transmission électro-hydraulique 45 vitesses avant et 45 vitesses arrière Triomphe sur tous les terrains Motokov Canada inc.15 Industrial Road, Tottenham, ON, LOG 1 WO PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE LAMBORGHINI TROIS PISTOLES Équipement Bel Morin inc.WATERLOO Picken s Farm Equipment in BARNSTON Picken's Farm Equipment LOUISEVILLE Machineries Patrice Itée COURCELLES Benoit Rouillard inc.DORCHESTER Dorchester Équipements inc.SAINT DENIS SUR RICHELIEU Garage Bonin Itée SAINT-JACQUES Les Equipements Bruno Roy inc. Le Centre de recherche sur les céréales de Winnipeg et l’Institut de biotechnologie des plantes de Saskatoon tentent actuellement d’introduire un gène qui pourrait augmenter la résistance à la fusariose de l’épi chez le blé roux dur de printemps et le blé durum, respectivement.Ce gène a été isolé au CRECO d’Ottawa.La modification du blé pour des fins spécifiques représente un domaine particulier où la biotechnologie pourrait avoir des applications futures.Des expériences sont en cours pour modifier les enzymes reliées à la ramification de l’amidon chez le blé, et des études sur le rôle des gluténines et des gliadines entraîneront des modifications génétiques qui permettront de développer des blés contenant des produits pour des applications industrielles spécifiques.À l'heure actuelle, l’utilisation de la biotechnologie pour développer des blés hybrides intéresse grandement l’entreprise privée.En plus de rendements accrus pour le producteur, le blé hybride permettrait aux entreprises de récupérer une partie de leurs frais de recherche en contrôlant l’utilisation des graines transgéniques.Des systèmes de production de blés hybrides créés par modifications génétiques sont actuellement testés par de grandes entreprises à l’échelle du monde.On peut prévoir que le délai entre la recherche et le développement commercial en ce domaine sera court.A court terme, la contribution majeure de la biotechnologie à l’amélioration du blé sera dans le développement de marqueurs génétiques qui permettront aux sélectionneurs du blé d’accéder à des caractères spécifiques présents dans des populations de blé haplodiploï-de.Par exemple, la résistance aux maladies, telles la fusariose de l’épi et le virus de la jaunisse nanisante de I orge, ainsi que la tolérance au gel sont des sujets d’étude.Des marqueurs pour la quantité et la qualité des protéines de la graine, pour des produits de spécialité comme les pâtes panifiables et pastières, seront aussi identifiés.L'orge et l'avoine, aussi MODIFIÉES Il est probable que le progrès majeur pour l’orge viendra du développement de marqueurs génétiques qui aideront les sélectionneurs à évaluer des caractères spécifiques dans leurs populations.De toutes les céréales, les génomes de l’orge et du riz sont les plus cartographiés.Une des priorités porte sur la recherche de marqueurs pour la résistance à la fusariose de l’épi dans les populations d’orge bras-sicole, car la présence de la myco-toxine désoxynivalenol est indésirable pour le brassage.Des marqueurs pour la résistance à la rayure réticulée sont en cours de développement au CRECO.Pour l’alimentation animale, des orges à hauts niveaux de protéines, d’énergie et de digestibilité font également l’objet de priorités.Des expériences fructueuses ont été effectuées en Australie avec la modification génétique d’enzymes liées au procédé de malt, de manière à améliorer la tolérance des enzymes à la chaleur.Le Canada est l’autorité mondiale en matière de développement de la carte génomique de l’avoine et de marqueurs pour l’amélioration de l’avoine.Le CRECO est un partenaire clé d’un consortium financé par Quaker Oats pour développer la carte génomique de l’avoine.Des marqueurs ont été développés pour la rouille couronnée et d’autres caractéristiques telles que la quantité de protéines, la qualité meunière, la nudité et d’autres caractéristiques de santé associées avec l’avoine utilisée comme aliment.La récente transformation de l’avoine a amené la production de plantes transgéniques résistant à un herbicide ou au virus de la jaunisse nanisanté de l’orge.La production de plantes modifiées en qualité pour des applications industrielles spécifiques telles les cosmétiques, les produits anti-allergènes et les produits pour la peau est à prévoir aussitôt que les gènes responsables deviendront disponibles.wm Daniel Lamothe, Montréal Q.: Savez-vous ce qu'est la transgénie?R.: Je ne connais pas du tout.Si on décortique le mot, « trans » pour « à travers de » et « génie » dans le génie.c'est le courant de bonnes idées à travers les civilisations! Q.: Que pensez-vous des transformations génétiques sur les aliments?R.: C'est un sujet délicat.Il peut y avoir du bon pour améliorer certaines choses mais il y a aussi un danger.Certaines transformations ne sont peut-être pas de bonnes idées, l'avenir le dira.Il y a un risque qu'on devra assumer tôt ou tard.On commence par les végétaux, les animaux, à un moment ce sera peut-être chez les êtres humains pour améliorer la race.Où est la frontière à ne pas franchir?Peut-être que ça se fait déjà en cachette et qu'on ne le sait pas.Sans être profondément croyant, je me dis que Dieu a mis dans la nature tout ce qui devait être bon pour les hommes.Pourquoi vouloir modifier ce qu'il a fait sans savoir les conséquences que ça pourrait avoir à long terme.Si on améliore un aliment, qui nous dit qu'il ne deviendra pas néfaste pour l'être humain, les animaux?Q.: Est-ce que la transgénie vous fait peur?R.: Ce qui me fait peur c'est l'ambition de la science.L'homme a déjà entre les mains le potentiel de détruire la race humaine à cause des résultats de la recherche scientifique.Il a perdu le contrôle quelque part.Q.: Auriez-vous des restrictions à manger des aliments transgéniques?R.: Pourquoi manger un aliment transformé si le produit naturel me satisfait, d'autant plus si on ne sait pas jusqu'à quel point il peut y avoir des séquelles à long terme?M.R.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 19 PHOTO : TEK IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARYZPUBUPHOTO Agir ta i It lire 2 PRODUCTIONS VEGETALES Pas de limites aux promei On peut ôter un gène nuisible, ajouter un gène bénéfique.Si, en théorie, tout est possible, en pratique, il existe des plantes plus faciles à modifier que d'autres.par Philippe Gauthier C’est difficile à croire et pourtant, c’est vrai : des millions d’Asiatiques sont allergiques au riz! Imaginez le drame, dans ces pays où cette céréale est à la base de l’alimentation.En fait, ces gens ne sont pas allergiques à toute la plante.Leur organisme réagit à une protéine (et une seule) parmi toutes celles que contient le riz.Cette protéine, à son tour, est produite par un seul gène parmi les milliers que contient la plante.Le génie génétique est maintenant en mesure de retirer ce gène fautif du riz.Bientôt, les allergies au riz seront chose du passé.On pourra faire la même chose avec les arachides, les noix.Ôter un gène nuisible, c’est bien.Ajouter un gène bénéfique, c’est encore mieux.Cela se fait aussi.Le maïs Bt comporte un gène venu d’une Philippe Gauthier est journaliste.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 MICROPROPAGATION.À l'aide d'une seringue hypodermique, on retire un échantillon d'une des éprouvettes contenant des plants cultivés à partir d'une culture tissulaire.Il s'agit ici de clones créés à partir de fragments minuscules ou de cellules uniques d'un plant « père » selon le procédé appelé micropropagation. es de la TRANSGENIE DÇS PLANTES MEDICINALES NOUVEAU GENRE La médecine se sert depuis longtemps de bactéries modifiées pour produire diverses substances utiles.Mais les bactéries sont des organismes très simples, incapables de synthétiser des protéines complexes.Les plantes transgéniques offrent des possibilités plus étendues.Il existe déjà une variété expérimentale de tabac qui produit de l'hémoglobine (une des composantes du sang humain).Détail amusant, ce tabac est 30 % plus productif que le tabac ordinaire.Les chercheurs pensent que l'hémoglobine qui coule dans ses « veines » aide au transport de l'azote et de l'oxygène.bactérie commune.Ce gène produit une protéine inoffensive pour les gens, mais qui paralyse le système digestif des insectes.Les plantes transgéniques sont une idée nouvelle.Le premier article scientifique portant sur le sujet est paru en 1987.Onze ans plus tard, le marché de ces végétaux modifiés est en pleine expansion.Où en serons-nous dans 10 ans?Pas un spécialiste n’ose se prononcer.En théorie, tout est possible.En pratique, il existe des plantes plus faciles à modifier que d’autres.Le tabac est de DES ALIMENTS?POUR QUOI FAIRE?Les plantes transgéniques ne serviront pas qu'à produire des aliments.Des chercheurs américains travaillent actuellement à modifier des oléagineux pour produire.de la résine de plastique! celles-là.La plante accepte bien les nouveaux gènes et, mieux encore, se régénère facilement (on obtient sans mal un plant complet à partir de quelques cellules seulement).Les céréales, par contre, ont besoin de produits chimiques en quantité et d’un environnement de laboratoire contrôlé de très près pour se régénérer.Autre limite : les transferts ne portent que sur un gène à la fois.Les chercheurs ne font donc que des manipulations très simples.Il suffit d’une seule protéine produite par le gène Bt pour tuer les insectes.Mais le goût d'une tomate dépend de l’interaction de nombreux gènes.La science ne permet pas encore d'améliorer d’un coup des choses complexes comme le goût, le rendement, l’apparence.Et tout porte à croire que ce sera tout aussi impossible dans 10 ans.Et puis, un seul gène ne fait pas de miracles.Un plant de tomate ne survivra pas à l'hiver simplement parce qu’il a reçu un gène antigel d’une plante arctique.Au mieux, on aura des tomates capables de résister à de petites gelées.Ce qui ne serait déjà pas mal, notez bien.Le vrai défi consiste à savoir quel gène produit quel effet.Il n’y aurait pas eu de maïs Bt si un chercheur ne s’était pas demandé un jour comment le Bacillus thuringiensis tuait les insectes.Une fois le gène en cause identifié — c’est la partie difficile — son transfert est presque un jeu d’enfant.C’est pourquoi les versions Bt ou Roundup Ready du maïs, du soya, du canola, ou de la pomme de terre apparaissent toutes à un intervalle si rapproché.Dans les 10 prochaines années, dès qu’un gène utile sera trouvé, il sera rapidement ajouté à toutes les cultures pertinentes.¦ LINOLA?SUIUOLA?Chez les oléagineux, l'huile de canola s'impose de plus en plus comme une norme de qualité.D'où l'idée d'en modifier d'autres pour que leur huile soit aussi bonne.À l'essai en ce moment : le linola et le sunola, un lin et un tournesol modifiés.Ces plantes pourraient être utilisées en rotation avec le canola.DES PLAIUTS PERFORMANTS, MAIS STERILES Les compagnies qui investissent des millions pour développer des plantes transgéniques tiennent beaucoup à ce qu'on leur achète ces semences spéciales année après année.Jusqu'ici, certaines faisaient signer aux agriculteurs des contrats où ceux-ci s'engageaient à ne pas conserver de semences d'une année à l'autre.Mais la tentation reste forte.Un groupe de chercheurs américains a breveté il y a six mois une sorte de « cadenas génétique ».Les semences ainsi traitées germent normalement, mais les grains qu'ils produisent sont stériles — ils ne germeront pas.On s'attend à ce que les compagnies de semences ajoutent ces cadenas génétiques à toutes leurs semences transgéniques d'ici quelques années.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS i SEPTEMBRE 1998 21 | Et dire que c’était - pour vous m f- V/, À : -V .»*.> H ¦*5.-*B*Ï •- • . Mais elle a appelé.Comme vous ne pouvez rien refuser à votre petite sœur, vous êtes là au milieu du bois, par un beau samedi matin.Une belle journée se transforme alors en un cauchemar de chaleur et d’humidité.Sans parler des mouches noires qui s’en donnent à cœur joie ! F-1501998.cabine double La nuit tombe à présent et le moment est venu de savourer le fruit de vos efforts.Rien ne vaut la satisfaction de savoir qu 'on a bien travaillé, que c’est du solide et que ça va durer.Série F Super Duty 1999.cabine six places Voilà pourquoi les camions Ford sont capables d’en prendre.Et de durer.Parce que nous les construisons pour que vous puissiez compter sur eux.Parce que.chez Ford, nous comprenons le sens du mot fiabilité.Ranger 1998 4 portes, cabine double La semaine prochaine, une fois le bateau à l'eau, vous irez pêcher.Et les moustiques ne seront plus qu'un lointain souvenir! De cœur et d’acier 1800 561-FORD www.ford.com PHOTO : CRDA — AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE CANADA 2008 PRODUCTIONS VEGETALES elles Les chercheurs espèrent parvenir un jour à un contrôle biologique des maladies, des insectes et des mauvaises herbes basé sur l'usage de bactéries.D’autres équipes de chercheurs, enfin, travaillent sur des bactéries capables de stimuler la croissance des plantes.On connaît déjà la manière dont les bactéries fixent l’azote sur les racines des légumineuses (dont le soya).Certaines souches de bactéries sélectionnées pourraient s’avérer plus efficaces que les bactéries « sauvages » dans ce rôle.Plus surprenant encore, plusieurs L’utilisation rai sonnée des bactéries en agriculture est un domaine de recherche encore plus jeune que celui des plantes transgéniques : on en parle depuis seulement trois ou quatre ans.Selon les rares spécialistes en ce domaine, ce serait une piste aussi prometteuse que celle du transgénisme.Une équipe de l’Ouest canadien, par exemple, serait en train d’isoler des bactéries capables de rendre le phos- phore plus soluble et plus facilement assimilable par les plantes.On travaillerait aussi sur le développement de bactéries parasites spécifiques à certains insectes ou à des maladies.Les résultats seraient peu concluants pour le moment, mais les chercheurs ont bon espoir de parvenir un jour à un contrôle biologique des maladies, des insectes et des mauvaises herbes basé sur l’usage de bactéries.LES BIOTECHNOLOGIES EN SIX DÉFINITIONS AGROBACTERIUM — Ce micro-organisme présent un peu partout dans le sol a la particularité d'échanger naturellement une partie de son matériel génétique avec sa plante hôte.On l'utilise souvent pour réaliser des plants transgéniques.La méthode consiste à retirer (à l'aide de produits chimiques) la séquence de gènes liés à la croissance de la bactérie et à la remplacer par les gènes désirés.Lorsque cette bactérie rencontre sa plante hôte, l'échange se fait normalement et hop! un nouveau cultivar est né.Cette méthode fonctionne bien avec des plantes comme le canola ou la tomate, mais pas avec les céréales.BIOTECHNOLOGIE — Terme générique pour désigner toutes les méthodes d'amélioration génétique.Beaucoup de méthodes remontent à la nuit des temps.Les premiers agriculteurs sélectionnaient les plus beaux grains pour les mettre en terre.Ils ont ensuite croisé ces lignées végétales pour obtenir des plants avec plus de propriétés avantageuses.Dans le domaine animal, mules et mulets sont un exemple d'hybrides stériles.Les croisements végétaux exigent de la patience : il n'est pas rare qu'il faille de 10 à 15 ans pour stabiliser une nouvelle lignée.CANON À GÈNES — Utilisé pour introduire des gènes nouveaux dans les céréales.Le canon est une sorte de seringue reliée à une bouteille d'hélium sous pression.Les gènes sont mélangés à de petites particules d'or ou de tungstène à la sortie du canon.Un court jet d'hélium (50 millisecondes) les propulse vers des cellules sur une lamelle à 10 cm de là.La plupart des cellules sont écrasées ou endommagées au-delà de tout espoir.Mais dans certaines, les particules métalliques ont apporté leurs gènes sans tout casser.Ces cellules pour- suivent leur croissance en incorporant cette nouvelle information génétique.Les laboratoires canadiens possèdent environ 25 canons à gènes en tout.GÉNIE GÉNÉTIQUE — Ensemble de techniques biotechnologiques très raffinées sur le plan scientifique.On s'en sert pour obtenir des croisements impossibles dans la nature et dans les techniques traditionnelles.Le génie génétique accélère aussi les processus traditionnels de croisement : souvent, un an ou deux suffisent à stabiliser les nouvelles lignées.MUTANT — Même dans les cultivars modernes, où tous les plants sont censés être identiques, il survient parfois des erreurs lorsqu'une plante transmet ses gènes à ses descendantes.Ces plantes un peu différentes portent le nom de mutantes.Leurs propriétés les distinguent du reste, parfois en mal, parfois en bien.Les quelques épis qui restent debout dans un champ dévasté sont souvent des mutants dotés d'une tolérance à la maladie.Les croisements traditionnels ont généralement pour but de transmettre les gènes avantageux d'un mutant au reste de la lignée.TRANSGÉNIQUE — Grâce au génie génétique, on peut introduire dans une plante des gènes issus d'une plante complètement différente, ou même d'un animal.Le maïs Bt, par exemple, est transgénique parce qu'il contient un gène extrait d'une bactérie.Bacillus thuringiensis.Cependant, plusieurs des plantes créées par génie génétique ne sont pas transgéniques : le gène ajouté vient simplement d'un plant mutant de la même espèce.Philippe Gauthier !4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 L'utilisation des bactéries fera partie intégrante de l'agriculture de l'avenir.entreprises testent en ce moment des céréales capables de fixer l’azote comme le font les légumineuses.Les promoteurs de ces projets sont très discrets.Il est impossible pour le moment de savoir si ce sont des blés et des maïs transgéniques, modifiés pour se servir des bactéries, ou si ce sont les bactéries qui sont modifiées pour s’implanter sur les racines des graminées.Chose certaine, les producteurs d’engrais chimiques sont inquiets.Les inoculants bactériens pour les champs sont encore exotiques, mais qui sait quel rôle ils joueront dans 10 ans?L'interface bactérie-plante Les bactéries et les légumineuses qui leur servent d’hôte communiquent entre elles par divers signaux biochimiques.En fait, la légumineuse produit des protéines qui signalent sa présence aux bactéries proches.Celles-ci réagissent en venant se fixer sur les racines et en formant des nodules.Or, ces signaux biochimiques sont produits en moins grande quantité et voyagent moins vite par temps froid, ce qui ralentit le processus de nodulation.Des chercheurs de l’Université McGill ont trouvé un moyen de synthétiser ces signaux biochimiques.Le produit est ajouté aux semences de soya ou appliqué comme engrais liquide.Le résultat : une nodulation plus rapide et un début plus hâtif de la fixation azotée.Plus le produit est appliqué tôt le printemps, plus le rendement du soya augmente.Sur des semis tardifs, le gain est de 11 %.Sur des semis très hâtifs, on pense atteindre 20 et peut-être 30 % de gain.Cette technologie est actuellement commercialisée par Bios Agriculture, une entreprise qui dépend de f Université McGill.L’entreprise n’entend pas en rester là.Elle développe actuellement des équivalents de sa technologie soya pour des légumineuses comme les pois, les fèves et le lupin (utilisé pour l'alimentation animale dans certains pays).On songe aussi à des produits basés sur un principe différent, mais également capables d’accélérer la croissance du mais, de la pomme de terre et du coton dans les sols froids du printemps.Plusieurs de ces produits seront peut-être d’usage courant en 2008.¦ Philippe Gauthier Ne cherchez plus, c’est chez Yamaska Ford que vous trouverez votre camion Ford Série F Super Duty Moteurs TritonMC développant 90 % de leur couple à 2000 tr/min ou moins Meilleurs taux de ventes répétées* Plus puissant moteur V6 de série que l’on puisse trouver dans un pick-up grand gabarit Pick-up grand gabarit le mieux construit** ‘Selon un sondage de Ford auprès des propriétaires de véhicules neufs, effectué en 1996 “ D’après les problèmes rapportés par les propriétaires de véhicules neufs selon un sondage sur les modèles de Ford et de ses concurrents, conçus et fabriqués en Amérique du Nord.Champion des camions au Canada FORD Le plus gros vendeur de cam LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 YAMASKA FORD 2000, bout.Casavant, Saint-Hyacinthe (sortie 130, autoroute 20) http://www.autolinq.com/yamaska/ Plus Je 6j ans à votre service.Et ça continue. PRODUCTIONS VÉGÉTALES CULTURE MOLÉCULAIRE.Cotylédons transgéniques d'un plant de colza à huile Brassica napus cultivés dans des boîtes transparentes dans un laboratoire « lumineux » chez Biochem, à Clermont-Ferrand, en France.Ces plants qui ont subi une manipulation génétique sont parmi les premiers à produire une protéine humaine.On cultive les cotylédons dans un milieu de culture nutritif, et on les choisit selon les gènes humains qu'ils contiennent.Mis en pots, ils sont ensuite placés dans une serre.En général cultivé pour ses propriétés oléagineuses, Brassica napus est naturellement un bon producteur de protéines.En recombinant des gènes humains dans son AON, cette plante peut produire des protéines humaines, albumine sérique ou lipase gastrique, par exemple, dont on pourrait se servir pour traiter les personnes atteintes de maladies héréditaires ou autres.CAIUOLA : plus rustique Le canola hybride permettra des augmentations de rendement de 10 à 30 %.Le canola a la réputation d’être l’une des plantes les plus faciles à modifier à l'aide du génie génétique.Malgré tout, les projets de transformation demeurent assez peu nombreux.La résistance aux principaux herbicides est pour bientôt, quand elle n’est pas déjà là.Rien de très surprenant de ce côté.Le canola est assez sujet à certaines maladies.On espère le rendre résistant à l'aide du transgénisme, mais les travaux ne semblent pas très avancés.Ces variétés pourraient tout de même être disponibles en 2008.La plus grande innovation, actuellement en cours d’essai, c’est le canola hybride.Ces hybrides ressemblent en tous points aux hybrides de mais et sont obtenus par les mêmes méthodes traditionnelles.Une seule différence, un gain de rendement un peu moins important : 10 à 30 % au lieu de 50 % et plus dans le mais.On s'attend tout de même à ce que le canola hybride devienne la norme dans les prochaines années.Autre bonne nouvelle : il sera plus rustique que les variétés actuelles, permettant une culture plus nordique.¦ Philippe Gauthier ça pave ! La biomasse : un trésor d'énerqie verte Votre entreprise pourrait recevoir jusqu’à 50 000 $ pour l'achat et l’installation d’un système de chauffage des locaux à l’énergie solaire ou de chauffe-eau solaire, ou d’un système de combustion de la biomasse à haut rendement énergétique et à faible taux d’émission.ÉNERGIES RENOUVELABLES C’est tout naturel Installation de chauffage à l’énergie solaire sur une usine —— Le Programme d’encouragement aux systèmes d’énergies renouvelables (PENSER) offre aux entreprises admissibles un remboursement de 25 % des coûts d’achat et d’installation, jusqu’à concurrence de 50 000 $.Grâce à la technologie des énergies renouvelables, vous pouvez non seulement économiser, mais réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à relever le défi du changement climatique.PENSER est un nouveau programme de trois ans de Ressources naturelles Canada qui vise à encourager le chauffage et le refroidissement à l’aide de sources renouvelables.Mettez vos énergies à la bonne place.Appelez-nous.PENSER pour les entreprises 1-877-722-6600 (sans frais) http://svww.rncan.gc.ca/es/erb/reed ¦ eâel Ressources naturelles Natural Resources ItI Canada Canada Vydl IclVld 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 PHOTO : P.PLAILLY/EURELIOS/SCIENCE PHOTO LIBRARY/PUBLIPHOTO On pourra procéder à des semis hâtifs de maïs, de soya ou de fruits et légumes sachant qu'il ne suffira pas d'une nuit fraîche pour tout gâter.Des végétaux résistant AU ENTREPOSAGE DE GRAINES.Cette chercheuse tient un échantillon de graines de blé (Triticum sp.) entreposé dans un congélateur.Les graines ainsi prélevées seront croisées (hybridées) de façon à réunir les caractéristiques favorables de plusieurs souches.Un grand nombre de souches risquent l'extinction et on doit les préserver si on veut pouvoir les utiliser dans le futur.Photographie prise à la banque Germoplasme, à Bar, en Italie.par François Belzile ui n’a pas rêvé un jour de pou-¦ Avoir s’entourer de plantes tro- picales telles que les palmiers qui longent les plages de Floride?Malheureusement, nos hivers étant ce qu’ils sont, cela demeure un rêve irréalisable sans un très important réchauffement de la planète! Par contre, il existe de nombreuses plantes dont la saison de croissance est écourtée (et la productivité restreinte) au Québec en raison de la possibilité d’un gel tardif au printemps ou hâtif à l'automne.Ces gels, qui prennent ces plantes au dépourvu, peuvent causer d’importants dommages.De récents travaux suggèrent qu’il sera peut-être possible d’améliorer François Belzile est professeur au Département de phytologie de l’Université Laval.considérablement la résistance au froid de nombreuses plantes.Depuis une trentaine d’années, plusieurs groupes de chercheurs à travers le monde se sont intéressés à identifier les gènes qui permettent à certaines plantes d’être résistantes au froid.Ces travaux ont fait ressortir un fait navrant : la résistance au froid n’est pas une chose simple mais nécessite la participation active de nombreux gènes.Pour accroître la résistance au froid, il faudrait pouvoir « activer » tous ces gènes en même temps.C’est un peu comme s’il fallait, pour éclairer une maison et faire fuir un voleur, faire le tour de la maison pour allumer une série de lumières.Si on ne le fait pas assez vite, le voleur peut déjà avoir pénétré dans la maison et nous assommer! Une lueur d'espoir vient d’apparaître sous forme de l’identification d'un « commutateur moléculaire », un gène qui contrôle simultanément plusieurs gènes de résistance au froid.Ainsi, en maintenant allumé ce commutateur (par voie de modification génétique), on s’assure que tous les gènes de résistance au froid seront en fonction en cas de gel soudain.À l’aide d’un tel commutateur, on peut allumer, d'un seul coup, toutes les lumières et prévenir les dommages! Il deviendrait donc moins risqué de procéder à des semis hâtifs le printemps.Plusieurs grandes cultures (maïs, soya) mais également plusieurs productions maraîchères et fruitières (dont les fleurs ou les fruits sont souvent sensibles au froid) pourraient grandement bénéficier d’une telle technologie.Ce ne serait toujours pas la Floride et ses palmiers mais ça serait quand même agréable! ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 27 PHOTO : KLAUS GULDBRANDS EN/SCIENCE PHOTO LIBRARY/PUBLIPHOTO - „ I- M-tnm.Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation Depuis 90 ans au service de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois Région de Québec : 656-3145 1-800-561-0478 poste 3145 Site internet : http://www.fsaa.ulaval.ca leader de la formation, de la recherche et du développement dans le domaine de l’agriculture, de l'agroalimentaire et de la consommation, entend jouer un rôle de premier plan dans l adaptation de l'agriculture et l’agroalimentaire du Québec aux défis et aux opportunités du nouveau millénaire.La FSAA est fière de collaborer à la réalisation de la mission du Bulletin des agriculteurs.Près de 2000 étudiants 25 M $ de R&D annuellement plus de 150 partenaires de recherche 4 pavillons, 5 fermes expérimentales UNIVERSITE LAVAL \ MICROPROPAGATION.Plants de céréale cultivés dans des I éprouvettes à partir d'une culture | tissulaire.Le gel au fond des V éprouvettes est un substitut de I terre stérile contenant les produits • nutritifs dont ont besoin les plants ¦j pour croître.Il s'agit ici de clones [j créés à partir de fragments minuscules ou de cellules uniques B d'un plant « père » selon le B procédé appelé micropropagation.IDans des conditions soigneusement contrôlées, les fragments se g développent pour devenir des ¦ embryons, avec bientôt des tiges I et des racines, comme les pousses | ordinaires.Cette technique permet -* de produire en série, pour l'agriculture, des plants génétiquement identiques.Il s'agit de clonage, qui permet de propager n'importe quel gène introduit dans le plant père.En plus de posséder un bagage génétique favorable, les semences artificielles seraient exemptes de pathogènes.Après les saveurs artificielles et l'intelligence artificielle, voici maintenant que nous entendrons parler de « semences artificielles ».Il s’agit en fait de graines synthétiques qui peuvent être produites en laboratoire et qui seront peut-être produites un jour à grande échelle sur une base commerciale pour des cultures comme la luzerne ou la pomme de terre.En tant que telle, la graine constitue un emballage quasi idéal : elle est à la fois facile à entreposer, à transporter et à semer.Malheureusement, de nombreuses plantes ne peuvent être propagées par voie de graines.La pomme de terre en est un bon exemple.Dans ce cas, le tubercule demeure la meilleure façon que nous ayons de cloner la pomme de terre, c’est-à-dire de la reproduire en maintenant le délicat équilibre génétique (un état hybride) qui la rend si productive.Dans d’autres cas, la luzerne par exemple, il n’est pas possible de reproduire fidèlement les meilleurs clones (des hybrides aussi) par voie de graines.Alors on se contente de les laisser se croiser entre eux pour produire des graines qui donneront une population hétérogène de plantes allant du très bon au nettement moins bon.Une solution possible à ces problèmes?Produire en incubateur des milliards de copies identiques, des clones, de la plante souhaitée sous forme d'embryons somatiques qui seraient ensuite placés dans des billes protectrices pour faciliter leur entreposage et leur manipulation.Un embryon somatique est tout à fait analogue à l’embryon qu’on retrouve dans une graine normale, c’est-à-dire que c’est une jeune plante en puissance.Cependant, sur le plan génétique, elle est une copie conforme de la plante mère alors que la graine normale produite par un hybride ne l’est pas.En plus de posséder un bagage LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 29 PHOTO : ROSENFELD IMAGES LTD/SCIENCE PHOTO LIBRARY/PUBLIPHOTO À lire dans notre prochain numéro Que font nos voisins DU SUD ?L'Institut pour la protection des cultures est heureuse de souligner les 80 ans du Bulletin des agriculteurs au service de l’agriculture du Québec.Il désire également le remercier pour l'importance accordée aux messages de sensibilisation aux risques véhiculés par ses membres.L’Institut encourage l'utilisation sécuritaire et responsable des technologies de la protection des cultures.En favorisant la production efficace et rentable des végétaux, ses membres améliorent la santé et le niveau de vie des Canadiens.L’Institut profite de ce 80e anniversaire pour saluer les réalisations du Bulletin des agriculteurs et le remercier pour son support.INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES Institut pour la protection des cultures 21 Four Seasons Place, Suite 627 Etobicoke, Ontario, Canada M9B 6J8 Tel: (416) 622-9771 Fax:(416) 622-6764 Internet: http://www.cropro.org Pour joindre les deux bouts avec du lait à 38 $ l'hectolitre.Avec le travail minimal du sol et les grandes cultures.Dans les productions avicoles et porcines et la gestion des problèmes environnementaux.Comment se débrouillent les Américains?Peuvent-ils nous servir de modèles?solutions à apporter?Consultez notre numéro d'octobre pour en savoir plus.Pour vous abonner, allez à la page 82 de ce numéro LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 ITîTïlUM Isabelle Burgun Montréal Q.: Que pensez-vous des transformations génétiques sur les aliments?R.: Je suis un peu méfiante comme il faut l'être avec toutes les découvertes scientifiques.Q.: Est-ce que la transgénie vous fait peur?R.: Non, parce que il n'y a pas de raisons pour lesquelles il faut avoir peur des avancées de la science.Il y a peut-être trop de peurs, il faut arrêter de tout freiner mais plutôt avoir une espèce de recul et regarder où s'en vont les choses.Tout ce qui est clonage, comme la brebis Dolly, ça peut être une bonne chose pour assurer des aliments pour tout le monde.Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable et dire qu'on va l'interdire à tout prix.Il y a toujours des endroits où les gens vont se placer hors de la légalité pour le faire quand même.Mieux vaut établir des normes.Q.: Auriez-vous des restrictions à manger des aliments transgéniques?R.: Pourquoi pas.C'est sûr que j'aurais de la misère avec une carotte bleue parce que le bleu ne m'attire pas.Mais si elle est rouge pourpre, ça la rendra séduisante et sexy.Je pense qu'il y a déjà des aliments transgéniques sur le marché et qu'on l'ignore.Si c'est fait dans les normes pour que ce soit comestible, pourquoi pas?On utilise déjà beaucoup de choses pour tuer les insectes par exemple.Les aliments qui arrivent sur la table ont déjà subi beaucoup de transformations.Moi si c'est pour nourrir le maximum de gens, je n'ai aucun problème avec ça mais il faut le faire dans les bonnes conditions.Il faudrait faire un débat public pour que la population prenne la décision en toute connaissance de cause.M.R.génétique favorable, les semences artificielles seraient exemptes de pathogènes (virus, bactéries, champignons) puisque produites en milieu stérile.De plus, le milieu nutritif qui entoure l’embryon somatique dans la semence artificielle pourrait contenir des éléments nutritifs (engrais), des agents antimicrobiens (fongicides) et des micro-organismes bénéfiques (rhizobium, mycorhizes) permettant f émergence de plantes saines.Ainsi, on pourrait voir le jour où la semence de pomme de terre sera vendue au sac de quelques kilogrammes plutôt que livrée à la tonne avec un « dix roues ».¦ François Belzile Groupe llmagraln Notre., sphere recherche Ressources universelles - Membre du Groupe Llmagraln, troisième compagnie semencière mondiale, semences pride a un accès direct aux plus récents développements en recherche végétale de Limagrain Genetics, un des leaders mondiaux en reproduction de plantes et en biotechnologie.Base génétique solide - Limagrain Genetics a développé une importante source de gènes stables et performants de maïs et de soya.Le Groupe Limagrain possède ses propres laboratoires de biotechnologie tout en s'associant à d'autres leaders en biotechnologie.Recherche - un vaste réseau de recherche et d'essais au Québec et en Ontario est basé sur cette importante source de gènes et de technologie pour développer des hybrides et des variétés incorporant les plus récents traits génétiques.mm Semences Pride: 0 1.819.227.4710 www.prideseed.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 31 Met i PRODUCTIONS VEGETALES Des gènes associés à la rusticité de cette plante ont été isolés.Ils permettront de développer des variétés adaptées aux rigueurs de l'hiver.De la LUZE plus cool par les Drs Yves Castonguay et Serge Laberge Des progrès majeurs sont survenus dans la production fourragère au Québec au cours de la seconde moitié du XXe siècle.Les rendements moyens en matière sèche ont progressé de 3,5 t/ha en 1950 à 6,5 t/ha en 1990.Or, des développements encore plus marqués découleront des applications biotechnologiques dans les années à venir.Ces développements, qui ne toucheront pas uniquement la productivité des fourrages, pourraient s’avérer déterminants en ce qui a trait à la compétitivité des productions laitière, bovine et ovine.On peut de plus entrevoir de nouvelles utilisations et le développement de nouveaux débouchés commerciaux jusqu’à maintenant inexploités par les fourrages.Les biotechnologies permettent de modifier certains caractères agronomy Drs Yves Castonguav et Serge Laberge sont respectivement physiologiste et biologiste moléculaire des plantes fourragères au Centre de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada ci Sainte-Foy.iniques difficilement manipulates et de développer de nouvelles utilisations pour les plantes.Ces technologies, de concert avec les approches traditionnelles d’amélioration, ouvrent de nouvelles perspectives pour la sélection génétique chez les espèces fourragères.Par exemple, on peut multiplier des plantes génétiquement identiques par la culture in vitro ou créer de nouvelles combinaisons génétiques par des techniques qui surmontent les barrières à la reproduction (croisements interspécifiques, insertion de gènes étrangers par transgénie).Ceci rend possible des modifications génétiques qui étaient impossibles à réaliser auparavant.Les techniques de biologie moléculaire (clonage et séquençage de gènes, ADN recombinant) et leur utilisation dans l'étude et la manipulation du code génétique s’ajoutent à cette panoplie de techniques et offrent à leur tour de nouvelles possibilités pour l’amélioration des fourrages.Devant les possibilités offertes par la biotechnologie, la luzerne présente de La luzerne se prête bien aux techniques du génie génétique.nombreux avantages avec ses rendements élevés, sa teneur élevée en protéines, sa faible dépendance à l’égard des engrais azotés et des pesticides et sa contribution positive à la structure des sols.Comme elle se prête bien aux techniques du génie génétique, cette espèce constitue une cible privilégiée pour l’application des nouvelles approches moléculaires.Le manque de persistance de la luzerne demeure une contrainte majeure à l’utilisation de cette espèce sous nos conditions climatiques.Des dommages hivernaux récurrents entraînent des pertes économiques importantes pour les agriculteurs.Afin de mieux comprendre les bases génétiques de la persistance de la luzerne, des gènes associés au niveau de rusticité de la luzerne ont été isolés et caractérisés.32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 \ En utilisant ces gènes comme marqueurs pour la sélection de génotypes mieux adaptés ou en les intégrant directement dans le génome de plantes à haute valeur agronomique par E utilisation de la transgénie, on devrait pouvoir commercialiser des variétés à la fois hautement productives et mieux adaptées aux rigueurs de nos hivers.A la suite des efforts de la sélection génétique, les besoins alimentaires des animaux ont considérablement augmenté.En effet, ceux-ci requièrent des fourrages de meilleure qualité pour exprimer leur plein potentiel de production.L’augmentation de la teneur des fourrages en acides aminés essentiels et une hausse de la fraction protéique qui échappe à la dégradation ruminale sont des domaines qui bénéficieront sans aucun doute des possibilités de la biotechnologie.Des stratégies basées sur l'utilisation des biotechnologies sont par ailleurs envisagées afin d'établir une meilleure balance entre l’énergie disponible et la teneur en protéine dans les fourrages de luzerne.Ceci permettra d’accroître l’efficacité de l’utilisation des fourrages et d'ainsi réduire les coûts de production.L’amélioration de la symbiose Rhi-zobium-luzerne sous nos conditions de production est un autre domaine susceptible de profiter de l'utilisation des biotechnologies.La recherche se penche actuellement sur l'augmentation de la fixation symbiotique de l’azote à basse température par le transfert de gènes de nodulation à un Rhizobium arctique capable de croître à basse température.Une plus grande compétitivité des souches commerciales de Rhizobium dans les sols, en améliorant la spécificité entre la plante et la bactérie, fait aussi l'objet de recherches.Grâce aux biotechnologies, la luzerne peut servir de bioréacteur pour la production de protéines à haute valeur commerciale.Des enzymes ayant des applications industrielles, pharmacologiques, cosmétiques ou autres sont déjà produites dans des luzernes transgéniques.La rentabilité économique de ces productions spécialisées dépendra des résultats des recherches présentement en cours sur l'optimisation des systèmes d’expression et de récupération des protéines recombinantes.Les quelques exemples qui précèdent illustrent les efforts de recherche présentement investis au Centre de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sainte-Foy dans l'utilisation des biotechnologies pour l’amélioration de la production fourragère.Des recherches dans d'autres secteurs aussi variés que la tolérance aux maladies, insectes et herbicides, l'amélioration de la tolérance à l’acidité et à la salinité des sols sont présentement en cours dans d'autres laboratoires à travers le monde.Les biotechnologies ont le potentiel de modifier significativement les systèmes de production fourragère dans les années à venir.Si la luzerne est sans contredit l’espèce fourragère où les applications de la biotechnologie sont les plus avancées, des progrès récents ont été accomplis chez le trèfle, le lotier et la fétuque.En raison du haut degré de spécialisation requis dans l'utilisation de ces nouvelles technologies, leur succès dépendra de la disponibilité d'équipes de recherche multidisciplinaires travaillant en étroite collaboration.L’acceptation de ces technologies par le secteur de la production et la population en général sera aussi un élément déterminant du succès commercial des produits issus de la biotechnologie.À cet égard, des efforts de recherche sont également investis dans l'appui à la réglementation de l'utilisation des luzernes transgéniques afin d'assurer une intégration harmonieuse de ces nouveaux produits dans le secteur de la production.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 33 UNE NOUVELLE * Roundup TransorbMC est l’herbicide non-sélectif le plus puissant sur le marché canadien.Il est plus vif et plus fort que tout autre produit du genre.De fait, il s'agit de l'herbicide Roundup™ transformé par la technologie Transorb de Monsanto.Il assure une performance meilleure et plus constante que jamais et il vous permet de lutter contre les mauvaises herbes annuelles et vivaces -dont le chiendent et même les pissenlits -pendant un an ou plus après l'application.Après la récolte, c'est le moment idéal de mettre la puissance de Roundup Transorb à l'oeuvre, et de prendre de l'avance sur vos travaux du printemps.Vous pouvez pulvériser l'herbicide après la récolte du maïs, du soya ou des céréales, ou encore avant de labourer le foin.Vous pouvez même appliquer Roundup Transorb après une gelée légère à une température allant jusqu'à de -6" Celsius, en autant que les mauvaises herbes sont encore en croissance.Roundup Transorb est aussi l'herbicide qui résiste le mieux à la pluie, même s’il pleut 60 minutes après l'application.Avec Roundup Transorb, la puissance est vôtre.même après la récolte ! Si vous avez besoin de renseignements sur la façon d'utiliser Roundup Transorb après la récolte, appelez Monsanto au 1-800-667-4944.USEZ ET SUIVEZ TOUJOURS LE MODE 0 EMPLOI DES HERBICIDES ROUNDUP" Roundup el Roundup Transorb sont des marques déposées de Monsanto Company Monsanto Canada Inc en est l'usager inscrit © Monsanto Canada Inc 1998 100Û-0167-Mag-98-FR :: , V S3 Vous pouvez enfin vous débarrasser du chiendent et des pissenlits E SUR LA TERRE : SIMON FRASER/SCIENCE PHOTO LIBRARY/PUBLIPHOTO JEUNES POUSSES OBTENUES PAR GÉNIE BIOMÉDICAL.Un phytobiologiste moléculaire examine des semis d'Arabidopsis obtenus par génie génétique et qui ont poussé dans un substitut de terre placé dans une boîte de Pétri.On a marqué les jeunes pousses, c'est-à-dire qu'on a introduit au hasard de l'ADN dans leurs génomes.On examine ensuite la capacité des pousses mutantes à absorber les minéraux.Le projet consiste à étudier les gênes qui gèrent la nutrition des plantes en minéraux.Le génie génétique a ouvert une multitude de possibilités en agriculture, rendant, par exemple, un plant à l'épreuve de parasites ou de la pollution ou permettant d'accroître la production.Les PLANTES FOURRAGERES se ressembleront 1 se fait peu de recherche du côté des plantes fourragères et celle qui se fait n’utilise que des moyens traditionnels.Le problème de ces cultures, c’est qu’on ne sème jamais des variétés définies de plantes identiques l’une à l’autre.On cultive plutôt des populations de plante d’une même espèce, mais dont les traits génétiques varient beaucoup d’un plant à l’autre.Bien que ce soit difficile, on peut tout de même parvenir à améliorer une population d’un coup.Une variété de luzerne résistant à la cicadelle de la pomme de terre sera sur le marché dès l’année prochaine.Les plants sont couverts d’un duvet qui décourage les piqûres d’insectes.Le jaunissement est réduit d’autant.D’autres variétés de luzerne en cours de développement vont faire passer la fenêtre de coupe de 3-4 jours à une semaine environ.Pas une révolution, mais une souplesse bienvenue pour les agriculteurs.À part la luzerne, les fourragères de 2008 devraient étrangement ressembler à celles de 1998.¦ Philippe Gauthier Toutes les compagnies de semence cherchent à offrir des variétés uniques dont la performance surpasse celle des variétés de leurs concurrents.Cette performance n’est pas mesurée seulement en termes de rendement, mais aussi en termes de résistance aux ravageurs, de qualités agronomiques et de propriétés uniques.Pour les améliorateurs, l’augmentation des rendements est plus longue et plus difficile à réaliser que la création de nouvelles variétés ayant des gènes faits sur mesure avec les méthodes de génie génétique.Les manipulations génétiques ont permis la mise en marché de moins d’une douzaine de variétés de plantes transgéniques au Québec.Mais les recherches présentement en cours à travers le monde vont faire exploser ce nombre d’ici 10 ans.Les produits de contrôle des ravageurs ont à peu près tous une toxicité envers les humains.Il nous faut créer des plantes qui synthétisent elles-mêmes (sans que nous ayons à faire d'application en champs) des produits sans danger pour la santé humaine et qui protégeront les plantes des ravageurs.Par exemple, le virus de la mosaïque du navet s’attaque au colza et à plusieurs crucifères.Pour que le virus envahisse la g Marc Fortin est professeur et directeur du Département $ de phytotechnie de l’Université McGill.plante et affecte son rendement, il doit arriver à se multiplier, et cette multiplication nécessite 1 ’ utilisation de protéines uniques au virus.Ces protéines ne se retrouvent ni chez les plantes ni chez les humains.Pouvons-nous ar- j river à empêcher cette protéine du virus de fonctionner?Si cela était possible, nous aurions trouvé un moyen de bloquer I le pathogène sans affecter la plante ni le consommateur.Il suffit d’assez bien connaître une protéine pour découvrir ses points faibles.C’est un travail de moine (de laboratoire) qui prend du temps! C’est la même approche utilisée pour la création de nouveaux produits pharmaceutiques faits sur mesure : il faut assez bien connaître la maladie pour I arriver à l’enrayer.Que faire lorsque le ravageur devient résistant à la nouvelle g méthode de contrôle que nous avons bâtie chez la plante (comme il semble être le cas pour la résistance aux insectes avec les plantes qui produisent la toxine du Bacillus)?Dans , le cas des nouvelles générations de molécules faites sur mesure, ces nouvelles méthodes de contrôle seront plus dit- ( ficiles à surmonter.Si ça se produit, il suffit de bâtir une non- = velle molécule de défense (ce qui risque de faire l’affaire des S compagnies de semences et des scientifiques.).L’avenir est i aux créateurs de molécules de défense sur mesure! ¦ MffiMlDER! L'avenir appartient aux créateurs de molécules de défense SUr mesure.par Marc Fortin 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I SEPTEMBRE 1998 ENCORE PLUS DE GRAINS AVEC LES TR 88 ET TR 98.Le syst¨¨me de nivellement lat¨¦ral coupe les tiges tr¨¨s pr¨¨s du sol d'un bout ¨¤ l'autre de la table minimisant les pertes.LE NEZ A MAIS NEW HOLLAND : UNE TECHNOLOGIE AVANCEE POUR UNE MEILLEURE RECOLTE ¡ö Entra?nement par engrenages qui accro?t la fiabilit¨¦ et la durabilit¨¦ ¡ö Les pi¨¨ces baignant dans l'huile augmentent la fiabilit¨¦ ¡ö Les cha?nes avec rivets en chrome prolongent la dur¨¦e de 50 % ¡ö Une vis de 16 pouces peut ¨ºtre plac¨¦e pr¨¨s du tablier r¨¦duisant les dommages aux grains ¡ö L'ajustement hydraulique des plaques am¨¦liore la performance dans toutes les conditions / plus besoin de sortir de la cabine grace ¨¤ l'¨¦jecteur de pierres ¨¦lectroniques exclusif >/ la conception des doubles rotors assure une alimentation ¨¦gale et r¨¦duit le bris de la paille >/ d¨¦bourrez rapidement votre moissonneuse avec le convoyeur d'alimentation ¨¤ marche arri¨¨re y/ cabine plus confortable avec si¨¨ge ¨¤ air DISPONIBLES CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS : dalhousie station saint-guillaume Fernand Campeau & Fils inc.Machinerie C&H (450) 269-2737 (819) 396-2185 ^"VILLE , .SAINT-HYACINTHE o^oMonfr¨¦al Equipement Inotrac inc.(450) 245-3308 (450) 796-3707 NEW HOLLAND www.newholland.com/na Pouvoir le chiendent.Adoptez la formulation unique de l'herbicide non sélectif TOUCHDOWNT Vous obtiendrez le pouvoir_de griller le chiendent et les autres vivaces rebelles comme le pissenlit, le laiteron et le chardon des champs.Voilà à quoi vous pouvez vous attendre de la toute dernière technologie du glyphosate chez Zeneca.Pour plus de renseignements, contactez la LIGNE-INFO Zeneca des Producteurs 1-800-980-6980.ZENECA de «griller» HERBICIDE NON SELECT TOUCHDOWN est une marque de commerce déposée d'une compagnie du Groupe Zeneca.Toujours lire et suivre attentivement tout te mode d'emploi de l'étiquette.Le Pouvoir, PRODUCTIONS VÉGÉTALES La BIOTECHIUOLOGIE influencera profondément l'agriculture On découvre sans cesse de nouveaux micro-organismes qui offrent des performances supérieures.par Brian Driscoll Le futur de la biotechnologie agricole est lié aux progrès de la microbiologie.Plusieurs des techniques biologiques et moléculaires qui y sont développées permettent d’étudier l’écologie, la génétique et la physiologie microbienne, ainsi que d’isoler de l’environnement de nouveaux micro-organismes potentiellement utiles.La biotechnologie influencera profondément l’agriculture de demain.Les inoculants pour légumineuses et d’autres produits contenant des bactéries et des champignons (par exemple les mycorhizes) amélioreront la production végétale en augmentant la fertilité des sols (particulièrement en ce qui concerne les cycles du phosphore et de l’azote) et par l'inhibition des parasites (biocontrôle) et cela, en préservant l’environnement.Les micro-organismes contenus Les champignons mycorhizes amélioreront les productions végétales en augmentant la fertilité des sols.Brian Driscoll est professeur adjoint de Microbiologie au Département des sciences es ressources naturelles du campus Macdonald de l'Université McGill.dans ces produits auront des performances supérieures.D'une part, on découvre constamment de nouveaux organismes.D’autre part, ceux qui nous sont familiers, comme les Rhizobia, peuvent maintenant être modifiés génétiquement soit par des processus naturels ou par des techniques de biologie moléculaire.Enfin, la compréhension de l’effet des plantes, des populations microbiennes indigènes et des conditions du sol sur la performance des inoculants sera accrue.Malheureusement, on reconnaît internationalement que l’investissement dans la recherche fondamentale, le moteur du développement biotechnologique, est inadéquat.Les participants de l’atelier La biotechnologie environnementale dans l’économie canadienne — Consultation, qui s’est déroulé à Montréal en février 1998, s'entendaient à dire que le manque de ressources en recherche menace le développement de biotechnologies canadiennes.Cette consultation était organisée par Industrie Canada, Environnement Canada et par l’Institut de recherche en biotechnologie du Conseil de recherche du Canada.Les délégués de ces organisations ainsi que des représentants de l’industrie et des universités étaient présents à cette réunion.L’utilisation de la biotechnologie dans l’industrie des pâtes et papiers, en exploitation minière et en bioréme-diation, c’est-à-dire la décontamination par les micro-organismes et les plantes (les technologies vertes), étaient au cœur des discussions.D’autres consultations et ateliers semblables, dont certains traitaient plus particulièrement d’agriculture, ont été tenus dans les quatre coins du pays afin que le Canada puisse profiter au mieux de l’avancement de la biotechnologie au cours de la prochaine décennie.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I SEPTEMBRE 1998 39 PHOTO : HUGUETTE LEDUC PRODUCTIONS VEGETALES Les pesticides s'a lieront aux»] N Le développement de nouveaux pesticides ne serait plus soutenable sur le plan financier.Alors, vive la lutte intégrée! Pour rentrer dans son argent, la compagnie qui aura développé un nouveau pesticide devra le vendre très cher.Y aura-t-il de nouveaux pesticides sur les tablettes en 2008?Les spécialistes pensent que non.Au mieux, de vieux pesticides connaîtront une popularité nouvelle grâce aux plantes transgéniques — un peu comme le maïs Roundup Ready a révolutionné l’usage de cet herbicide.« Le développement de nouveaux pesticides n'est simplement plus soutenable sur le plan financier », soutient le malherbologiste Claudel Lemieux, du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, à Sainte-Foy.« Au cours des 20 dernières années, les coûts se sont multipliés par 10 et atteignent plusieurs milliards de dollars.Pour rentrer dans son argent, la compagnie qui en aurait développé un nouveau devrait le vendre très cher, trop cher pour le marché.» Malherbologiste à l’Université Laval, Gilles Leroux croit aussi qu’on ne doit pas s’attendre à de grandes découvertes.« Il n’y a pas tant de mécanismes biologiques sur lesquels un herbicide puisse agir, dit-il.Les approches faciles ont déjà été essayées et les chimistes ne découvrent plus souvent de nouvelles molécules actives sur les plantes.» Les herbicides représentent environ 70 % des ventes totales de pesticides.Des produits anciens comme l’atrazine (développée en 1955) et le glyphosate (1976) seront toujours en vedette en 2008, le plus souvent en combinaison avec des cultivars transgéniques.Les quelques innovations pourraient venir de concurrents de Monsanto voulant proposer des solutions de rechange au duo Roundup-variétés Roundup Ready qui concentre toutes les ventes dans les mains du géant américain.Le gluphosi-nate (Liberty, introduit en 1993) est un exemple de solution de ce genre.Du côté des insecticides, M.Leroux ne voit pas non plus de produit miracle à l’horizon.Si par hasard des produits nouveaux voient le jour d’ici 2008, ils ne seront sans doute pas révolutionnaires.Les normes environnementales sont si serrées qu’il devient difficile de développer de nouveaux produits.Et comme pour les herbicides, tout ce qui était facile a déjà été développé.L’effort de recherche ira sans aucun doute du côté des plantes transgéniques.Les fongicides représentent un tout petit marché, où la recherche se fait rare.Là encore, on espère que les plantes transgéniques apporteront une solution au manque de produits nouveaux.Mais il ne faut pas se faire d’illusions, insiste Gilles Leroux : « Tout le monde parle d’introduire des gènes de résistance aux maladies, mais pas un seul n’a encore été découvert.On peut se demander s’ils existent.» Plantes transgéniques ou pas, mauvaises herbes, insectes et maladies sont tous en train de développer des résistances aux produits censés les combattre.« La vérité, note Claudel Lemieux, c’est que la lutte intégrée va rester à l’ordre du jour et prendre beaucoup d’ampleur.» ¦ Philippe Gauthier 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z SEPTEMBRE 1998 'no 1 s 18 le terrain de tes passions et pars 4 sa conquête en Dakota.Capacité de charge et de remorquage numéro un.Sspace Intérieur Imbattable.Seul V8 de la catégorie Confort et tenue de route étonnants PHOTO : KLAUS GULDBRANDSEN/SCIENCE LI8RARY/PUBLIPHOTO ,'\giioulhii'o2008 PRODUCTIONS VEGETALES HMofes Des techniques prometteuses permettront d'identifier rapidement et précisément un agent pathogène particulier.par Suha Jabaji-Hare La détection des maladies des plantes et la demande pour des semences et des plants exempts de maladie prennent de plus en plus d’importance.Cette situation est le résultat des efforts de réduction des quantités de pesticides utilisés en agriculture et en horticulture ornementale.Jusqu’à tout récemment, la détection et l’identification des maladies faisaient appel à des techniques manuelles durement acquises à force de pratique.L'arrivée de techniques permettant la Suha Jabaji-Hare est professeure au Département de phytologie du campus Macdonald de iUniversité McGill caractérisation des empreintes digitales des anticorps et de l’acide désoxyri-bonucléique (ADN, le matériau des chromosomes), a rendu possible le développement de trousses de diagnostic faciles à utiliser même pour des personnes non spécialisées.Au cours des quatre dernières années, les techniques de typologie immunologique (qui utilisent des anticorps) des maladies bactériennes et fongiques ont avancé à pas de géant.Ces succès sont dus en grande partie aux efforts des chercheurs visant à trouver des méthodes de production d’anticorps spécifiques à une bactérie ou à un champignon et qui n’interagissent pas avec la plante elle-même.Dans un futur assez rapproché, des trousses de diagnostic immunologique seront disponibles sous forme de languettes de papier ou de petits ronds de buvard pour utilisation au champ par le producteur ou le conseiller.De telles trousses existent déjà pour certaines maladies retrouvées dans les gazons.D'autres techniques prometteuses utilisent des méthodes très sensibles de détection d’ADN.Ces méthodes rapides arrivent à détecter précisément un agent pathogène particulier, même lorsqu’il n’existe que quelques cellules de celui-ci sur la plante ou dans le sol.On pourrait les incorporer facilement dans des programmes de diagnostic à grande échelle.Cette technologie n’est cependant pas exempte de problèmes.Elle ne permet pas, par exemple, de distinguer les cellules vivantes des cellules mortes, ce qui pourrait causer des erreurs de diagnostic.Plusieurs laboratoires québécois se penchent actuellement sur cette difficulté.Les personnes qui travaillent dans ce domaine savent que les problèmes scientifiques reliés au diagnostic des maladies des plantes peuvent être résolus, même si les solutions doivent attendre quelques années.Il reste maintenant aux autorités compétentes à stimuler l’adoption de ces techniques plus rapides, sensibles et spécifiques.De tels efforts de recherche et de promotion amèneraient l’incorporation routinière de ces techniques dans des programmes efficaces de gestion intégrée des maladies des plantes.Ceci viendrait en aide aux efforts de réduction de l’utilisation des pesticides, améliorant ainsi l’environnement et la salubrité des aliments.¦ POLLINISATION CROISÉE.Doigts d'un chercheur pratiquant l'hybridation artificielle d'un épi de blé (Triticum sp ).Le chercheur retire l'organe reproducteur de la fleur d'un plant de blé sauvage, auquel on fera subir une pollinisation croisée avec des souches de blé couramment utilisées en agriculture.Cette démarche a pour but de produire de nouvelles souches de blé qui pourraient résister davantage aux maladies et à certains environnements de culture, à certains types de sols ou à certaines températures.42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z SEPTEMBRE 1998 Michel Chouinard (Environnementaliste, Maria, baie des Chaleurs) Q.: Acceptez-vous que des gènes soient transférés entre différentes espèces?R.: Quand on introduit un gène animal à une pomme de terre ou à un autre animal, il y a de quoi se poser de sérieuses questions d'éthique et aussi d'ordre environnemental.Selon moi, ces nouveaux procédés scientifiques servent surtout à augmenter les profits des grandes industries.Si c'était pour combler des besoins véritablement criants, ça pourrait être correct.Ce qui me fait peur, c'est que la science sans conscience n'est que perte de l'âme, comme disait Michel de Montaigne.Je pense qu'il y a beaucoup de problèmes de santé aujourd'hui qui surgissent, des maladies dégénératives notamment, à cause de l'essai de nouveaux procédés douteux, dont le transgénisme.C'est un manque de conscience sociale.Par exemple, on invente une tomate qui ne gèle pas et on l'implante dans l'environnement.Quels seront les effets sur la nature, sur la santé?Il y a de l'apprenti sorcier dans tout ça.En agriculture, on justifie des pratiques non durables, on continue à cultiver sur des immenses surfaces en croyant à la pérennité du sol.On crée des cultivars résistant à des prédateurs et on oublie la nature.Personnellement, je vais payer plus cher pour des aliments qui ne sont pas produits avec l'aide de ces technologies.J.G.La banque la mieux intégrée aux entreprises d'ici.H BANQUE NATIONALE il faut penser autrement LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 4: 1 ILLUSTRATION : CASE IH ¦ SM > / La plupart des systèmes utilisés pour déterminer, de façon continue, la position précise d'un équipement aratoire font appel à des récepteurs capables de recevoir et de traiter les signaux émis par un réseau de satellites.Les tracteurs seront pilotes AUTOMATIQUEMENT L'opérateur pourra concentrer son attention sur l'optimisation, en marche, des réglages des équipements afin d'en accroître la productivité et l'efficacité.Claude Laguë est professeur agrégé en mécanisation agricole au Département des sols et de génie agroalimentaire de la Faculté des sciences de l’agriculture et de Falimentation de l'Université Laval.par Claude Laguë, ing., Ph.D.L’agriculture de précision requiert quatre grandes familles de systèmes : positionnement dans l’espace, mesure des rendements, mesure des propriétés des sols et des cultures, application d’intrants à taux variables.Les développements dans chacun de ces secteurs conditionneront, en grande partie, l’évolution du concept d’agriculture de précision basée sur la connaissance et la gestion de la variabilité, dans l’espace et dans le temps, du potentiel de production agricole des champs.La vaste majorité des systèmes utilisés pour déterminer, de façon continue, la position précise d’un équipement aratoire font appel à des récepteurs capables de recevoir et de traiter les signaux émis par un réseau de satellites (GPS ou DGPS).Les autres systèmes utilisent, au lieu des satellites, des réseaux de balises émettrices fixes locales.La technologie actuelle permet d’obtenir des précisions dans le positionnement inférieures à 1 mètre.L’amélioration prévisible de cette précision permettra l’introduction de systèmes automatisés de pilotage des tracteurs et d’autres équipements agricoles automoteurs.Il suffira d’intégrer des systèmes permettant d’identifier et de numériser les trajectoires optimales d’équipements aratoires à l’intérieur d’un champ donné, selon la géométrie de celui-ci et des caractéristiques propres aux équipements (largeur, longueur, espace requis pour les virages, etc.).De tels systèmes d’identification des trajectoires sont déjà offerts sur le marché.Le pilotage automatique la-cilitera la tâche des opérateurs de machines agricoles et leur permettra de 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 Yvan Charest et Dominic Tessier de Moisson Nord-Sud inc.de Ste-Anne-de-la-Pérade: «Nos trois batteuses sont équipées de GERES 2 avec GPS.Notre clientèle de forfait apprécie la qualité de l'information recueillie et bénéficie du plus vaste réseau en agriculture de précision au Québec.» Normand Gagnon de L’Acadie «J’ai choisi Innotag pour la simplicité et la fiabilité de leur capteur de rendement ainsi que l'excellence de leur service.» Compatible avec SIGA-CHAMPS et AGRI-CHAMPS Des profits au bout I du doigt! C'est ainsi que les agriculteurs québécois définissent les systèmes électroniques de RDS, déjà les plus vendus au Québec.Le support technique personnalisé des spécialistes d Innotag vous simplifie la tâche.Quelques touches et récoltez les informations qui vous aideront à prendre les bonnes décisions pour maximiser vos profits.Une technologie facile, profitable et un service impeccable = une clientèle satisfaite! 100.Système d'application à taux variable Apollo Capteur de rendement Ceres 2 PROPRIÉTAIRES DE SYSTÈME D’APPLICATION À TAUX VARIABLE INNOTAG J Les entreprises St-Ubalde >^1 St-Uhalde (41 RI ?77-?flfin Agro-Sol inc.St-Narcisse (418) 328-4042 Camion (Épandage de chaux et d'engrais) St-Ubalde (418) 277-2060 Camion (Épandage de chaux) Bourassa Agro Service Inc Saint-Barnabé-Nord (819) 264-5581 Épandeur (Épandage d'engrais) Jean-Claude Parr St-Grégolre (81^ 233-2862 Épandeur (Épandage de chaux et d'engrais) Nutrite Hydro-Agri Inc.Brassard (450) 462-2555 .Épandeur (Epandage de chaux et d'engrais) B.R.Grégoire inc.Plessisville (819) 362-8582 Camion (Épandage de chaux et d’engrais) Simon Hélie Liée Berthierville (450) 836-4612 3 camions (Épandage de chaux) Industries Aulari inc.(Manufacturier) St-Barnabé-Sud (450) 792-2126 Applicateurs pneumatiques Aulari 1998 Agrocentre Belcan Ste-Marthe (450) 459-4288 2 camions (Épandage de chaux et d'engrais) Cargill inc.Ste-Rosalie (450) 799-3245 Camion (Épandage de chaux et d’engrais) CONSULTANTS OFFRANT DES SERVICES AGRONOMIQUES EN AGRICULTURE DE PRÉCISION ET UTILISANT LA TECHNOLOGIE INNOTAG Agrocentre St-Hyacinthe inc.St-Thomas D'Aquin (450) 796-3360 Camion (Épandage de chaux) Centre Agricole St-Clet .St-Clet (450) 456-3244 Camion (Épandage de chaux et d'engrais) B.Frégeau & Fils inc.St-Alexandre (450) 346-3487 Camion (Épandage de chaux) J Transport Hanigan inc.St-lgnace de Stanbridge (450) 296-4996 Camion (Épandage de chaux) ]fcnte, service nise en route: INNOTAG inc.Groupe Dynaco, coopérative agroalimentaire (418)498-2366 Nutrite Hydro-Agri Inc.(division SPS) (450) 462-2555 Préci Glob Inc.(450) 584-2151 William Houde Ltée (Système Géotech) (450) 798-2002 Belœil (Québec) 1 800 363 8727 '5' m AGRICULTURE DE PRECISION concentrer leur attention sur l’optimisation en marche des réglages et des ajustements de leurs équipements afin d'en accroître la productivité et l’efficacité.De leur côté, les systèmes de mesure des rendements devraient connaître une expansion considérable au cours des dix prochaines années.En effet, la mesure des rendements constitue habituellement la première étape de l’agriculture de précision.De tels systèmes devraient être développés pour les fourrages (secs et humides) ainsi que pour plusieurs autres cultures récoltées de façon mécanique, notamment pour les productions fruitières et légumières.Plusieurs travaux de recherche et de développement dans ce domaine sont présentement en cours.Les techniques d’échantillonnage des sols seront optimisées.On minimisera le nombre d’échantillons à prélever et à analyser dans chaque champ en fonction de la variabilité spatiale et temporelle des sols qui le composent.On raffinera également les méthodes utilisées (dépistage, télédétection) pour évaluer l’état des cultures et les infestations de mauvaises herbes, d’insectes nuisibles ou de maladies.L’objectif commun sera de rendre ces méthodes plus précises et moins coûteuses.Le développement de systèmes d’application d’intrants à taux variables va se poursuivre afin de les adapter à un plus grand nombre d’intrants différents (par exemple les fumiers et lisiers) et d’en améliorer la précision et le temps de réponse.Dans certains cas, les systèmes d’application à taux variable ne contrôleront pas uniquement les doses de produits appliquées, ils pourront également en modifier la composition (applications de fertilisants ou de produits phytosanitaires).Tous ces développements technologiques vont requérir une évolution correspondante de la part des systèmes d’analyse et de traitement des données.De l’avis de plusieurs spécialistes, les banques de données sur les rendements, les propriétés des sols et des cultures ou les types et les doses d’intrants appliqués issues de l’agriculture de précision constitueront dans l’avenir un nouvel élément d’appréciation du potentiel de production des terres agricoles et donc de leur valeur.Quels seront les propriétaires de ces banques de données?Qui pourra y avoir accès et sous quelles conditions?À ces questions importantes, on se devra de trouver des réponses rapidement.¦ Valmet : au Québec pour y rester Des ventes en croissance De 1996 à 1997, les ventes ont augmenté de 56 % au Québec.Comme quoi nos tracteurs sont de plus en plus appréciés.Une réputation établie Depuis 1913, les tracteurs Valmet travaillent dur dans les champs de par le monde.Des caractéristiques avant gardiste ¦ Sigma Power : de la puissance à la prise de force quand il le faut ¦ Hi Shift : des changements de vitesses rapides et efficaces ¦ Twin Trac : pour passer en conduite inversée instantanément ¦ Moteur au-dessus du pont avant : pour une excellente répartition du poids Au Québec, comme partout ailleurs, les agriculteurs font confiance à Valmet Vos concessionnaires accrédités Valmet Équipements Agricoles Lacroix inc.Amos, Oc Équipements R M Nadeau Bromptonville.Oc Cam-Trac Saguenay-Lac St-Jean inc Chicoutimi.Oc Les Équipements Colpron inc.Huntington, Oc SCA Lac Mégantic Lambton inc.Lac Mégantic.Oc Les Entreprises M.Girouard Laurier Station, Oc Garage J.G.Neveu inc.Lorrainville.Oc Garage Conrad Lord inc.L’Islet, Oc Gagnon Ferme Équipements inc.Maskinongé, Oc F Constantineau & Fils inc.Mont-Laurier, Oc Service agricole Normandin inc.Normandin, Oc Les Équipements Guillet inc.Sabrevois Garage André Parisien Inc St-André Avelin, Oc Les Entreprises R.Mainville enr.St-Benoît Mirabel, Oc Entreprises M.Girouard Ste-Brigitte-de-Dussault, Oc Équipements Séguin & Frères inc.St-Clet, Oc Garage Bonin liée St-Denis-sur-Richelieu, Oc Goulet et Fils inc.St-Gervais, Oc Les Équipements SRB enr.Ste-Germaine Garage Guy Gauthier inc.St-Hllarion Les Équipements Colpron inc.Ste-Martine, Oc Gagnon Ferme Équipements inc.St-Thomas.Clé Joliette.Oc Équipements Agriscar Inc.Trois-Pistoles.Oc Les Entreprises M.Girouard inc.Victoriaville, Qc Pickens Equipment inc.Waterloo Enmmi St-Antolne Farm Equip.Ltd St-Antoine N.-B G.G.Haché & Frères liée St-lsldore N.-B Del Equipment Ltd St-John's, T.-N.46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 Quand on meswH&sri^ulements Plusieurs facteurs réduisent la précision de ces systèmes de mesure.Il s'agira d'interpréter et d'analyser les résultats de façon rigoureuse.Celui qui pratique l’agriculture de précision ne gère plus ses champs comme des entités homogènes, mais plutôt comme des ensembles de zones présentant chacune des propriétés et un potentiel de production variables.L’une des premières étapes à franchir lors d’une transition vers l'agriculture de précision consiste à mesurer les rendements des cultures et leur variabilité.Pour cela, on doit utiliser des techniques et des instruments qui mesurent les rendements de façon continue lors de la récolte.Des systèmes électroniques de mesure ont ainsi été développés pour différents produits agricoles, en particulier les grains.Lorsque l’on considère l’ensemble des facteurs qui ont une influence sur la mesure des rendements en agriculture de précision, il devient utopique de croire que les cartes de rendement puissent toujours et en tous points procurer une représentation fidèle et exacte de la réalité.Les systèmes de mesure continue du rendement utilisés sur les moisson-neuses-batteuses comprennent généralement les éléments suivants : un capteur de débit de grain installé sur l’élévateur de grain propre de la machine; un senseur permettant de déterminer la teneur en eau du grain; un senseur pour la mesure de la vitesse de l’élévateur de grain propre; un senseur Les cartes de rendement géopositionnées permettent d'établir avec précision les pourcentages de parcelles où la production est bonne, moyenne ou négligeable.De telles informations facilitent la planification des travaux et l'établissement des coûts des interventions qui seront nécessaires.j# Fichier Vue Edition £lan de traitement Zoom Qutil Piésentation l I -Jel xi e" y 13 r ^ x «ç «ç «t.s z / «P lû h m h hk & © 10 5 10.0 9 5 T /Hd 0.0 T/Ha T/Ha T/Ha T/Ma T/Ha T/Ha 0.0 I /Ha 0.0 T/Ha 0 0 6.0 6 5 7.0 7 5 8.0 8.5 9.0 9.5 10.0 t £> Numéro de champ Nom du champ Commencé le.Culture/ variété Surface de travail Rendement total Rend.moy.humide Hum.de stockage Humidité moy.26 Bord de l'eau 26.10 1997 Mais 9.51 Ha 101.19T 8.75 T/Ha 14.00% 29.28 % 46 4206" N 73 13V7" W " ;#Déma„e, llssr.nns Pi-n.mn Fa.m.r -LUI.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 47 2008 AGRICULTURE DE PRECISION pour la vitesse d'avancement de la moissonneuse-batteuse; une console de contrôle munie d’un microprocesseur.Les capteurs de débit de grain sont actuellement de deux types ; les capteurs à impact et les capteurs à transmission lumineuse.Les premiers mesurent la force d’impact du grain sur une plaque métallique installée au sommet de l’élévateur.Ceux à transmission lumineuse mesurent le volume occupé par le grain sur chacune des palettes de l’élévateur à grain.Dans les deux cas, il faut calibrer ces capteurs, notamment en fonction du type de grain, de son poids spécifique, de sa teneur en eau et de la vitesse de l’élévateur, afin d’obtenir une mesure précise du débit de grain dans l’élévateur.Le microprocesseur de la console de contrôle intègre les mesures du débit de grain avec celles de la vitesse d’avancement de la machine et de la largeur de récolte afin de déterminer les rendements en grain de façon continue.Pas si précis que ça Bien que les fabricants fassent état d’erreurs n’excédant pas 1 à 5 % dans le cas de systèmes bien conçus et surtout bien calibrés, plusieurs facteurs sont susceptibles de réduire cette précision.Ainsi, une inclinaison pronon- cée de la moissonneuse-batteuse lors d’opérations sur un terrain en pente peut altérer la réponse des capteurs de débit de grain.Il en va de même si la teneur en eau ou le poids spécifique du grain varient, ou encore si le grain contient des impuretés ou si la largeur de récolte n’est pas uniforme.Par exemple, considérons une situation où, à un instant donné, le capteur de débit de grain surestime de 5 % le débit de matériel circulant dans l’élévateur.Au même moment, la teneur en eau (base humide) de ce grain est estimée à 25 % par le senseur du système alors que la teneur en eau réelle du grain est plutôt de 26 %.De plus, le senseur de la vitesse d’avancement de la moissonneuse-batteuse fournit une valeur de vitesse inférieure de 5 % à la vitesse réelle de la machine à ce moment précis et, pour ajouter à notre problème, l’opérateur n’utilise alors que 95 % de la largeur de récolte définie pour sa machine sans avoir corrigé le système de mesure en conséquence.Bien que toutes ces erreurs n’apparaissent pas très importantes séparément, elles se traduisent tout de même par une surestimation du rendement de plus de 15 %.Ce n’est pas tout de bien évaluer le rendement récolté, encore faut-il s’assurer que la moissonneuse-batteuse soit située au bon endroit lorsque la mesure de rendement est enregistrée.Le délai entre le moment où le matériel est récolté et celui où la mesure du débit du grain est effectuée doit être bien estimé et intégré dans la procédure de calcul du microprocesseur de la console.Sinon, la précision du système sera encore abaissée.Si l’on désire ensuite dresser des cartes de rendements, les données locales doivent être jumelées avec les mesures correspondantes de la position de la moissonneuse-batteuse dans le champ.Les systèmes de positionnement introduisent une source additionnelle d’erreur dans l’évaluation du rendement local parce que leur précision est elle aussi influencée par plusieurs facteurs — nombre et répartition spatiale des satellites (GPS) au-dessus de la ligne d’horizon, précision du signal de correction (DGPS), etc.On aborde alors la dernière phase du processus, celle de la représentation cartographique (la fameuse carte de rendements) de l’information brute constituée de données de rendements locaux, chacune jumelée à une position précise (longitude et latitude) à l’intérieur du champ.En fonction des logiciels de cartographie utilisés à cette fin, on pourra obtenir des cartes relativement différentes les unes des autres, simplement en faisant varier le nombre de classes de rendement apparaissant sur la carte par exemple.La plupart des « pionniers » de l’agriculture de précision aux États-Unis s’entendent sur l’importance d’obtenir rapidement les cartes de rendement ou à tout le moins des données cumulatives sur le rendement de chacun des champs.Idéalement, on parle de délais ne devant pas dépasser 24 heures.La raison invoquée est fort simple : ça permet de s’assurer du bon fonctionnement du système de mesure des rendements et de procéder aux ajustements nécessaires en cas de besoin avant que toute la récolte ne soit complétée, ce qui n’est souvent qu’une question de quelques jours.¦ Claude Laguë Ce champ d'oignons montre une bande de très faible rendement, en son centre.Les données de cette carte géopositionnée seront utilisées lors de prochains travaux pour corriger les lacunes sur les zones déficientes.0 17091997 10:26:39 64.33 hrs Onion 22.70 Ha 1037.28 T 45.70 T/Ha ,0b number Start date Start time Duration Crop ,ob area Total yield Average wet yield I 80.0 T/Ha 75.0 T/H a 1 70.0 T/H a .05 .0 T/H a | 60.0 T/H a 1 55 .0 T/H a 60 .0 T/H a 45.0 T/H a 40 .0 T/H a | 35.0 T/H a 1 O.QT/Ha I 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 Le bon outil pour faire la job SÉRIE GLOBUS : tracteur compact de 43 à 58 ch La nouvelle série de tracteurs compacts Globus offre un monde de versatilité et de manœuvrabilité.Trois modèles tous équipés des moteurs évolués Perkins vous donnent les choix avec ou sans la cabine Landini Concept.Ces tracteurs offrent un angle de braquage de 60“ et le système optionel Fast-Run qui accroît la vitesse des roues avant avec l’augmentation de l’angle de braquage.Une pdf électro-hydraulique optionnelle donne deux vitesses et un contrôle de la vitesse au sol.La transmission synchronisée 12 X 12 avec vitesses rampantes optionnelles et le power lift électronique Landtronic poussent l’efficacité à son maximum.Légendaire en Europe pour la performance et la valeur, les tracteurs Landini offrent les mêmes standards élevés en Amérique du Nord.Et tous les tracteurs Landini sont garantis pendant deux ans sans limite d’heures.Découvrez par vous-même la différence qu’un Globus fera chez vous.fkrwr^Hrfi Visitez votre concessionnaire Agco Landini dès aujourd’hui.A Soyez prudent en travaillant Pour plus d'information sur les tracteurs Landini, contactez Agco Corporation - 4205 River Green Pkwy - Duluth, GA 30096 - 1 800 767-3221 - www.agcocorp.com PHOTO: UONEL LEVAC ' < j ." mm \ ?\w \w AGRICULTURE DE PRÉCISIOIM Il n'y a pas de limites aux possibilités.Ici une récolteuse à carottes.Justin Larouche, directeur technique chez Innotag, vérifie le mât de captage du positionnement satellite.Mario Perras, de CAMS Terres Noires, installe les par Lionel Levac consoles dans la cabine.Comme tout sera mieux dosé, la récolte sera meilleure, moins coûteuse et plus écologique.¦ ’agriculture de précision c’est remplacer des matériaux par ¦¦ du savoir.» La phrase est de Brian Morrissey, sous-ministre à la recherche à Agriculture et Agroalimentaire Canada.M.Morrissey voit un brillant avenir à ces systèmes de mesurages, de positionnement géographique, de télédétection et d’application variable.Il ajoute que du fait que tout est mieux dosé, la récolte est meilleure, moins coûteuse et plus écologique.Dans 10 ans, l’agriculture de précision sera beaucoup plus répandue qu’actuellement, certes, mais ce ne sont Lionel Levac est journaliste à Radio-Canada.pas tous les agriculteurs qui en auront vraiment besoin.Selon Brian Morrissey, les propriétaires de petites terres, parce qu’ils connaissent bien leurs sols, leurs lacunes, leurs besoins particuliers, n’ont probablement pas besoin de tels systèmes.Un point de vue que partage le directeur de la recherche au MAPAQ, Daniel Chez, qui se dit plutôt sceptique face à l’agriculture de précision.Il y voit souvent un côté gadget plutôt que pratico-pratique.Selon lui, ces systèmes ont sûrement leur utilité pour les propriétaires de grandes surfaces mais ne servent probablement pas à grand-chose pour de petites fermes familiales.Justement, les fermes n’ont-elles pas tendance à grossir?Les technologies d’agriculture de précision ne vont-elles pas pousser davantage vers la consolidation d’entreprises, vers le regroupement de terres?Probablement, reprend Brian Morrissey qui ne voit rien de surprenant à ce phénomène.« Toutes les technologies qui sont apparues dans le monde agricole ont amené des pressions vers le regroupement des terres », dit-il.Malgré ses réserves, Daniel Chez constate que le milieu agricole est une magnifique chambre d’expérimentation des technologies informatiques qui, en bout de ligne, profiteront surtout à des entreprises de taille industrielle.« Le paysan n’a pas besoin de GPS, dit-il.L’homme d’affaires, propriétaire 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 LEXIQUE AGRICULTURE DE PRÉCISION — Traduction littérale de l'anglais « precision farming ».Consiste en des pratiques agricoles en référence précise avec les besoins des plantes ou du sol, sur un emplacement bien identifié et délimité, comparativement à des traitements ou des applications effectués de façon uniforme sur l'ensemble d'une parcelle.L'agriculture de précision a recours à une gamme d'informations recueillies par la télédétection, la photo-interprétation, et la localisation précise par la géoréférence ou le géo-positionnement.TÉLÉDÉTECTION — Détermination à distance, par satellite ou par avion, de caractéristiques « bio-chimico-physiologiques » des sols ou des plantations.PHOTO-INTERPRÉTATION — Identification des cultures, de carences chimiques, de taux d'humidité, de niveaux de rendements, etc., à partir de captation visuelle, selon des techniques photographiques standard, infrarouge ou hyperspectrale.De plus en plus on procède à la numérisation des données pour leur analyse par ordinateur.GÉO-RÉFÉRENCE - Détermination de points précis au sol pour le découpage des terres, leur repérage, et la réalisation de travaux variables selon les emplacements.Pour la géo-référence, on a recours à la superposition de photographies, de cartes cadastrales et de cartes planimétriques et aussi de plus en plus à des références satellites.L'usage du système GPS (positionnement géographique par satellite) se répand rapidement.de grandes superficies et qui gère à distance, lui, a besoin de tels outils.» Coordonnateur du Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP), Serge Bégin qualifie quant à lui de belles technologies les nouveaux outils de captation et de positionnement.Lui aussi voit surtout leur utilité sur les grandes terres.« Il y a encore actuellement une bonne marge entre la réalité et la fiction », dit-il.Mais puisque l’on va continuer de regrouper des terres, l’agriculture de précision trouvera de plus en plus d’applications, d’autant plus que l’on privilégiera toujours davantage les productions à valeur ajoutée.« La voie est libre pour toutes les innovations, dit le sous-ministre Morrissey.Les satellites, les capteurs et les variateurs d’application ne sont pas seulement des outils utiles, mais des moyens nécessaires à nombre de producteurs.» ¦ d’échantillon Beaucoup c’estbien, tout c’est mieux Caractéristiques de série -souvent offertes en options par nos concurrents ¦ Intérieur très incliné recouvert de graphite ¦ Timon extensible supporté par des ressorts ¦ Fenêtres à l’avant et sur les côtés ¦ Feux clignotants ambre ¦ Porte de prise ¦ Frein d’urgence hydraulique ¦ Échelle à l’avant ¦ Lampe halogène haute intensité pour le déchargement ¦ Attache arrière, prise électrique pour feux arrières et tube central pleine longueur pour attelage à la queue leu leu ¦ Peinture rouge ou vert lustré, avec finition émaillée et soudure étanche au silicone ¦ Barre de torsion, montée au quatre coins du châssis ¦ Déchargement du côté droit ou gauche avec chute centrale Conception brillante robuste Nos options -les plus géniales ¦ Vis de déchargement en plastique ou en acier, hélice de brosse ou acier ¦ Toile déroulante brevetée facile à utiliser ¦ Garde-boue pour modèles à roue simple ou double ¦ Echelle arrière ¦ Roues doubles pour modèles 740 et 640 Votre représentant des ventes : GEORGE KREMMEL 3486, av.Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 BREl I I Le wagon Grain Train® Le plus de caractéristiques de série, les options les plus géniales.Obtenez en plus.Passez chez votre concessionnaire Brent dès aujourd’hui.0Unverferth Manufacturing Company inc.• PO Box 357 Kalida, Ohio 45853 SI.: (419) 532-3121 Fax : (419) 532-2468 www.4unverferth.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 51 PHOTO : LIONEL LE VAC l\ formations géné-|§ tiques sur les ali-U ments?R.: Comme détaillant en alimentation, ma seule préoccupation c'est la santé des consommateurs.Je n'ai pas d'opinion sur ce genre de croise-ments-là.Je pense que si l'on offrait ce genre de produits, on devrait l'étiqueter comme on le fait pour tous les ingrédients.Si un aliment transgénique était accepté par Santé Canada et qu'il était à moindre prix, je l'aurais en magasin.Il reviendrait aux clients de décider de l'acheter ou pas.De mon côté, je me garderais la possibilité de vendre un produit dit « normal » à côté du produit modifié.On le fait présentement pour les tomates biologiques qu'on a en magasin.Heureusement, les clients en achètent.On a déjà essayé d'autres légumes frais biologiques, mais les consommateurs les trouvant trop chers, il n'y avait pas de rotation de produit.Alors, moins les gens achètent un produit, moins le produit se vend; moins il se vend, moins il est beau; moins il est beau, moins les gens l'achètent.Y.C.il VOUS Re vêt e m e^Li nté ri eu r en polyethylene anticorrosif, or^jt en feuilles, feuille^^ laminées ou en rouleau .ivraison sur chantier partout au ^0 kL Quéhec^Ar HABILLEZ-LES EN GRAND, ET POUR LONGTEMPS ! 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infectée de virus révèle la zone (en vert) où sont produites les protéines virales luminescentes.Les protéines de l'enveloppe des virus peuvent servir à des fins thérapeutiques chez l'homme.Dans cette technologie du « pardessus », les virus de végétaux produits par génie génétique transportent sur leur surface de gros peptides (protéines).Inoculés à un plant, ces virus se reproduisent à l'intérieur et produisent de grandes quantités de protéines que l'on peut ensuite recueillir.Parmi les protéines uniques ainsi produites, on compte la glucosyl céramidase utilisée dans le traitement de la maladie de Gaucher (un trouble du métabolisme des graisses causé par l'absence de l'enzyme glucocérébrosidase), et plusieurs types d'enzymes industriels.Cette photographie a été prise à l'Institut de recherche agricole de Dundee, en Écosse.« biotechno » risque de se retrouver dans le panier de provisions du consommateur s’il fait la preuve qu’il a meilleur goût et qu'il est de meilleure qualité.Il ressort aussi que les Québécois ont une grande confiance dans les intervenants qui forment la chaîne entre le champ et le comptoir de l’épicerie selon la professeure.« Les gens se disent que si le produit est rendu sur les tablettes du supermarché ça doit être correct, il a passé les contrôles, les analyses, il a été approuvé par les gouvernements.» Pourtant, lorsqu'on leur demande à quels intervenants ils font le plus confiance pour faire des déclarations publiques sur les produits transgéniques, les répondants relèguent les hommes politiques au dernier rang, tout juste avant les fabricants de produits biotechnologiques.« Les consommateurs ont confiance dans les contrôles établis par le Paul Pomerleau Q.: Croyez-vous que les producteurs laitiers devraient utiliser la somatotrophine?R.: La question de la somatotrophine est complexe et comporte de nombreuses facettes.Mais dans la mesure où il a été prouvé (hors de tout doute?) que le lait ainsi produit n'est pas dangereux pour la santé humaine, comment être contre son utilisation?Des producteurs agricoles n utilisant pas de somatotrophine pourront alors se servir de cela pour différencier leur produit et peut-être en obtenir un prix légèrement supérieur.Cela supposerait alors la mise sur pied de mesures de contrôle.Par ailleurs, j'ai pris connaissance d'une étude américaine récente sur les bénéfices environnementaux de l'utilisation de la somatotrophine.Selon cette étude, comme la somatotrophine augmente la performance de chaque vache et donc que moins de vaches sont nécessaires pour produire la même quantité de lait, il en iesuIte moins d'émission de méthane, moins de fumiers, moins d'eau perdue, moins de pâturages, etc.(voir J.Chen, The American Ideology, 48 Vanderbilt Law Review 809 [1995]).Cela me semble un aspect intéressant dont a été Peu ou pas question dans le débat au Québec, surtout dans le contexte du nouveau Règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole.Voilà le fruit de mes réflexions.J'espère que vous aurez d'autres commentaires.Je suis disposé à changer c °P'nion sur cette question mais il me semble que les opposants ont bien peu d'arguments.[Propos recueillis via le groupe de discussion Internet du u etin des agriculteurs; www.lebulletin.com) L'Union des producteurs agricoles Hommage à des artisans de l'information agricole un élément-clé du développement de l'agriculture LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 121 VOX POPULI gouvernement mais pas dans le discours des politiciens », précise Mme Lachance qui ajoute que les diététistes, les professeurs universitaires, les groupes de protection de l'environnement et les agriculteurs récoltent les plus hauts scores de crédibilité dans les sondages de l'étude.En fait, la confiance des consommateurs est basée sur l'expérience.« Ils peuvent juger quotidiennement des résultats de leurs choix, dit Mme Lachance.11 faut dire aussi que le Québec n'a pas connu beaucoup de scandales relatifs aux aliments.» Cela explique peut-être pourquoi les répondants se sont dit favorables aux aliments transgéniques même si une majorité d’entre eux avouaient ne pas savoir ce que c’est.Les auteurs de l’étude réconcilient cette contradiction en reliant l’attitude positive qu’ont les consommateurs vis-à-vis la science avec Bernard Racine, capian, Gaspésie (conseiller agricole au MAPAQ) Ë Q.: Acceptez-vous que des gènes soient transférés ^ entre différentes espèces?| R.: La venue des nouvelles technologies et du trans-5 génisme a des avantages dont les producteurs de la I région de la Gaspésie pourraient tirer profit.On est maintenant capables de sélectionner certains gènes qui vont améliorer les rendements dans les secteurs qui sont plus limités sur les plans naturels.Par exemple, on pourra transférer les gènes d'une plante adaptée à un climat inclément à une autre qui préfère les longues saisons de culture.Le transgénisme nous permet de sélectionner et de multiplier rapidement les cultivars à fort potentiel dans des régions comme la Gaspésie.Dans la pomme de terre, on a introduit des gènes du Bt et on s'est aperçu qu'il y a de bonnes possibilités.Il faut toutefois une excellente régie des cultures.Ces nouvelles technologies permettent à une région comme la Gaspésie d'envisager l'introduction de nouvelles cultures.On pense au canola, au soya, qui deviennent des cultures de rechange à l'avoine.De plus, on améliore la qualité des rendements avec les nouveaux cultivars qu'on nous propose.« LE STANDARD DANS L’INDUSTRIE» Que vous soyez agriculteur, pépiniériste, paysagiste ou jardinier, vous pouvez compter sur les bêcheuses Howard pour un travail efficace.Disponibles en largeur de 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100, 120 et 160 pouces, elles s’adaptent aux tracteurs de 12 à 250 ch.Howard est un pionnier dans le domaine des bêcheuses et demeure le chef de file depuis 1922.luxffiixc Equlpomonl do Distributions ROBERT H.LANING & SONS LTD.Pour plus d’informations, voyez votre concessionnaire local ou appellez-nous.289 Leamon St., Waterford, Ontario, HOC 1Y0 1 nnn 383-3292 # agropur La Coopérative du 21e siècle Détermination, clairvoyance, dynamisme, innovation.Quatre points forts qui ont marqué le passé.Et qui façonneront l’avenir.Le lait à la source de notre engagement 1938 - 1998 l’opinion, tout aussi favorable, qu’ils ont du système agroalimentaire québécois.« Ils se forgent une attitude dans ce contexte », précise la professeure.Mais cette attitude reste hautement volatile et le moindre vent pourrait facilement la faire basculer selon Marie Lachance.« Le public est peu familier avec les biotechnologies de sorte qu’une information ou un événement, positif ou négatif, qui surviendrait sur le marché pourrait considérablement modifier l'opinion des consommateurs.Il n’y a pas eu de débat public sur cette question.» Le manque d’information est d’ailleurs un des points qui revient souvent dans les commentaires recueillis lors de l’étude.Les consommateurs souhaitent en savoir plus.« Ça pose le problème de l’étiquetage car la réglementation oblige à inscrire les ingrédients mais pas les procédés de transformation, dit Mme Lachance.C’est un élément sur lequel il faudrait s’attarder mais on n’a pas abordé cet aspect dans l’étude.» L’information et l’étiquetage risquent d’ailleurs de jouer un rôle clé quand viendra le temps pour le consommateur d’acheter des produits transgéniques.« Les femmes ont tendance à être moins favorables à ces produits.Or, il ne faut pas oublier que ce sont encore bien souvent elles qui font I épicerie », explique Marie Lachance en précisant que les femmes constituaient 61 % des répondants du sondage téléphonique de l’étude.Les hommes sont plus favorables aux produits transgéniques et les chercheurs ont observé la même tendance chez les personnes plus jeunes et plus scolarisées.Fait intéressant, pour la plupart des tenants des biotechnologies, la religion a peu ou pas d’importance.Les « pro-transgénie » n’ont pas d objections d’ordre éthique ou moral comme pourraient en avoir un Juif ou un végétarien devant une pomme de le,|e qui posséderait un gène du porc.'.Les personnes qui sont réticentes se disent que les humains n'ont pas à jouer a ieu », conclut Marie Lachance.m Gérard Dubois, Plessisville (Producteur de lait biologique et fabricant de fromage) Q.: Que pensez-vous des transformations géné-Iffl tiques sur les aliments?|o R.: Transformer les aliments génétiquement, c'est |8 vouloir jouer à l'apprenti sorcier.Aujourd'hui, ce n'est plus de la science-fiction, mais ça fait partie d'une aberration humaine.Les gens deviennent des cobayes sans le savoir.Je considère que la science a un esprit étroit en ce qui a trait à la recherche.Elle met de côté tout ce qui est inexplicable, tout ce qui est subtil, tous les micro-organismes animaux ou végétaux.Ce qui fait qu'on se dirige souvent vers un système matérialiste.Cela ne donne pas une vision globale pour faire une vraie recherche.J'espère que cette transformation ne sera pas irrécupérable.Par exemple, on a développé une agriculture avec seulement la partie chimique qui nous a causé de gros problèmes de pollution.Les aliments qui en ont découlé ont provoqué des maladies chez les humains.Parallèlement, il y a eu des producteurs agricoles qui ont opté pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement.On a fait tout ça parce qu'on a voulu aller trop vite, et plus vite.Avant de jouer à l'apprenti sorcier, il faut savoir ce qu'on met dans notre programme et où on s'en va.On joue avec quelque chose qu'on ne possède pas.Si c'est pour régler le problème de la faim dans le monde, ça fait longtemps que ça aurait pu être réglé.Mais on n'a jamais voulu s'entendre entre nous pour le régler.Alors, peut-on se permettre de tester notre santé pour une question d'économie?Y.C.CIAIB D NIE Voyez le concessionnaire le plus près de chez vous! mURiN LAVAL (QUÉBEC) CANADA SÉCURITÉ CONFORT AVANTTOUT -Cabine en acier sécuritaire R.O.P.S.-Essuie-glace avant 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droite : Michel Bourgeois, Linda, Raymonde, Willy, Ronald, Louise et Gina Haeck.automatique, tout concourt à une floraison aux parfums variés de plus de 50 espèces de fleurs différentes : 275 000 caissettes de fleurs annuelles, 10 000 paniers suspendus, 350 000 potées fleuries, 900 000 boutures dont 20 000 plants mères produits dans un laboratoire de culture in vitro.La majorité des ventes (75 %) se font Votre histoire nous intéresse au plus haut point.Participez au concours Cérès du Salon de l’agriculteur SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ À PARTICIPER AU CONCOURS CÉRÈS, COMPLÉTEZ LE COUPON.Le Salon de l'agriculteur 2200, Léon Pratte Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 4B6 Téléphone et Fax : (450) 771-1226 Nom de l’entreprise : Adresse : _________________ Ville : ___________________ Province : Code postal Téléphone : au marché Central et au marché Atwater.Quelques contrats de villes et de chaînes ainsi que les livraisons à partir des serres complètent le tout.UNE AFFAIRE DE FAMILLE Les actionnaires, Willy Haeck, son fils Ronald et ses deux filles, Linda et Gina, sont supportés par leurs conjoints impliqués dans l'entreprise.Raymonds, l'épouse de Willy, est là depuis les tout premiers débuts.« L'entreprise ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui sans son apport », dit son mari.Louise, l'épouse de Ronald, planifie les semis et les plantations, s'occupe de la vente des boutures en hiver, puis vend des fleurs au marché Central.Linda, responsable de la régie d'arrosage des multicellules, gère la main-d'œuvre en plus d'être responsable des ventes au marché Atwater.Son mari, Michel Bourgeois, s'occupe de la livraison des boutures aux divers clients, sème les annuelles et la seconde au marché Atwater.Gina est responsable de la comptabilité et de l'administration.Ronald, le mécano, gère la production en serre et améliore ou développe de nouveaux équipements avec l'aide de son père.Willy, le « pouce vert » de l’entreprise, s'occupe des traitements phytosani-taires et supervise.sans trop en avoir 1 air.L'entreprise est membre d'un club d'encadrement technique; une agronome apporte ses conseils pour une gestion plus écologique des ravageurs.Enfin, un laboratoire de culture in vitro, qu un spé cialiste supervise à temps partiel, assure aux serres Willy Haeck et Fils inc.une place de choix parmi les serriculteurs innovateurs. 9N£J/M£ CE5T L'HEURE DE PRATIQUE D'ONÉSIAAE! QU EST-CE QUI S'PASSE EN HAUT!?.1 ^ AIE! ^ ON EST EN TRAIN DE COMMETTRE UN MEURTRE! ON ETRANGLE QUELQU'UN.CERTAIN! An I tr r CA FAIT UN MOIS QUE VOS VOISINS SE N PLAIGNENT-J'SUIS OBLIGÉ DEVENIR VOUS AVERTIR ! SI TU ALLAIS DANS LA CAVE CA DÉRANGERAIT V BEN ! PEUT-ETRE MOINS1 CA N A PAS DE BON SENS GUEULER COMME CA.DEVENIR FOLLE ENCORE UNE SEMAINE.PIS CAVA ETRE FINI.M'SIEUR L'AGENT! CONTINUE C'EST UN A6US DES DROITS DE L'HOMME' APRES DEUX MOIS DE PRATIQUE GRANDJOUR EST ARRIVÉ, ZÉNOÏDE! X' i ENFIN! Y'A ASSEZ LONGTEMPS QUE JE ME PRÉPARE POUR CETTE CHASSE À L'ORIGNAL AU LAC SOLITAIRE,TUVAS , X EN AVOIR POUR TON / V.ARGENT/ WæÆMÆÙÀ T AURAS JAMAIS ENTENDU CÂLLCR UN SUCK COMME CA ! TIENS TOI BEN' J'AI HATE DEVOIR CA! m uAANu € PFumuu PFIII ') PFuuumi LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 1 25 SAPRES BONS RESULTATS POUR UN COURS PAR CORRESPONDANCE, HEIN!?! C A REPONDU ] EN GRAND! /ÆÉPEn ¡ö ?' *'¡ö BB ' Vf! tv ; - Notre engagement envers l¡¯environnement Imprimeries Quebecor Canada est un leader dans l'industrie pour son application de bonnes pratiques environnementales dans sa gestion des affaires.Le programme Imprimeur-Enviromc d'imprimeries Quebecor traduit l'importance accord¨¦e chaque jour de l'ann¨¦e ¨¤ la sauvegarde de l'environnement.Nos employ¨¦s ont le pouvoir de faire une diff¨¦rence et sont encourag¨¦s ¨¤ organiser des ¨¦v¨¦nements dans leurs localit¨¦s, tels que la plantation d'arbres, des corv¨¦es de nettoyage ou des programmes de r¨¦duction des d¨¦chets.Leur engagement repr¨¦sente un apport puissant et positif dans l'application de mesures environnementales.Imprimeries Quebecor Canada, pour le respect de l'environnement.Pour de plus amples informations : 1 800 263-5191 IMPRIMERIES QUEBECOR CANADA Préparation de la sauce • Hacher les légumes en dés, les sauter dans l’huile chaude dans une marmite à fond épais.• Ajouter les tomates, la pâte de tomates et les épices.Saler, poivrer.• Cuire à feu doux à découvert, au moins deux heures, brasser la sauce à plusieurs reprises.Rectifier l’assaisonnement.Note : Cette quantité de sauce suffit pour 2 lasagnes de 20 x 35 cm.On peut congeler le reste de la sauce.Préparation de la lasagne • Cuire les lasagnes, les refroidir, les égoutter.• Huiler un moule rectangulaire de 20 x 35 cm allant au four.Étendre un rang de pâtes, couvrir de sauce.• Étendre les feuilles d'épinards, déposer la moitié du cottage, recommencer les étages, terminer avec de la sauce.• Saupoudrer généreusement de fromage râpé.• Cuire au four à 375 "F ( 190 °C) 40 minutes ou jusqu’à doré.Recette et supervision : Suzanne P.Leclerc, conseillère en alimentation Préparation du plat : Thérèse Gosselin, professeure en art culinaire Accessoire (panier) : Le Coq d'Or.Hudson Ingrédients (6 portions par plat) 4-5 oignons moyens 2 gros piments verts 2 carottes moyennes 1 petit brocoli en bouquet 15 champignons de Paris 4-5 gousses d’ail écrasé 6 branches de céleri 1 aubergine moyenne dégorgée 1 petit chou-fleur en bouquet 3 courgettes moyennes 3 c.à soupe (45 ml) d’huile de tournesol 2 boîtes de 28 onces (796 ml) de tomates italiennes 1 boîte (341 ml) de pâte de tomates 3 feuilles de laurier sel, poivre au goût basilic origan piments pulvérisés Une lasagne Pâtes à lasagne de blé entier 1 sac (10 onces) d’épinards frais déchirés 1 contenant (1 tasse - 250 ml) de fromage cottage ou ricotta 1 1/2 tasse (325 ml) de fromage râpé mozzarella ou suisse LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 127 : CHRISTIAN LACROIX PHOTOS : MARC-ALAIN SOUCY ALIMENTATION %W8ùérisseiut La porte est maintenant ouverte dans le domaine des nutraceutiques.Un vaccin dans la POMME DE Le vaccin de l’avenir sera mangé dans un fruit ou un légume.Le premier essai de vaccin alimentaire chez l’humain a été un franc succès.Des volontaires ont consommé des pommes de terre contenant un vaccin contre la diarrhée des voyageurs.Au bout de trois semaines, ils avaient développé des anticorps sans aucun effet secondaire notable.Des chercheurs de l’Université Cornell ont réussi cette première en implantant un gène antibactérien dans des cellules de pommes de terre.D’autres recherches sont en cours sur la banane.L’Organisation mondiale de la santé, qui finance ces travaux, espère diminuer l’incidence des diarrhées qui causent chaque année près de trois millions de décès chez les enfants.(Nature Medicine) Michel Legault TERRE BERTHIERVILLE Benoit Bellerose inc.C0ATIC00K J.M.Chagnon inc.GRANBY Les équipements Adrien Phaneuf inc.HÉBERTVILLE Antonelli Villeneuve & fils HUNTINGDON Les équipements Lazure et Riendeau inc.LA DURANTAYE Jean-Guy & Denis Bolduc inc.LA GUADELOUPE Garage Brochu inc.LACHUTE J.& P.Raymond Itée.LYSTER Garage E.Boissonneault inc.MARIEVILLE Les équipements Boucher inc.NAPIERVILLE Napierville Automotive inc.NICOLE! Centre Agri Nicolet POINTE AU PERE Les équipements André Bellevance inc.PONT-ROUGE Les machineries Pont-Rouge inc.SAINT-CLÉMENT Service Agro-Mécanique inc.SAINT-CLET Les équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-DENIS SUR RICHELIEU Claude Joyal inc.SAINT-ESPRIT Les équipements R.Marsan inc.SAINT-GUILLAUME Claude Joyal inc.SAINT-MAURICE Rolland Clément & fils inc.SAINT-PASCAL DE KAMOURASKA Service Agro-Mécanique inc.SAINTE-MARTINE Les équipements Lazure et Riendeau inc.STANBRIDGE STATION Claude Joyal inc.UPTON Les équipements Adrien Phaneuf inc.VICTORIAVILLE Garage Maurice Leblanc VILLE DE L’ISLET Garage Conrad Lord inc.WOTTON Garage E.Comtois inc.CASE Des carottes pour des FERMES On sait déjà que les carottes étaient bonnes pour la vue.Voilà qu’elles sont aussi bonnes pour les dents.Pour le compte d'intérêts hollandais, Dominique Michaud, de l’Université Laval, a développé une carotte qui prévient la gingivite.La vente de plantes transgéniques étant interdite en Europe, les Hollandais extraient le principe actif et en font un dentifrice, ce qui contourne la difficulté.« L’idéal serait de manger la carotte telle quelle, affirme le chercheur.C’est un bel exemple de nutraceutique.» Philippe Gauthier LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1998 LA REVOLUTION COMMENCE.Innovation.C'est la clé du succès en agriculture.Et Case IH est en tête.Grâce à vos commentaires et suggestions, ('est une réalité.Ne devriez-vous pas être les premiers à profiter de la révolution?Vous en avez maintenant la chance! Joignez-vous à nous au cours de notre fournée 1998 pour une présentation exclusive de l'incroyable Série X.' Faites l'essai des révolutionnaires tracteurs de la Série X.Constatez vous même leurs puissance, performance et confort sans pareil.1 Parlez directement à un concessionnaire Case IH et un représentant de l'usine.1 Inscrivez-vous au tirage d'un coupe-vent officiel de la Tournée Série X.JOIGNEZ LA (ÉVOLUTION! 5 octobre Saint-Pascal de Kamouraska Service Agro-Mécanique inc.(418) 492-5855 ^septembre 'int-Denis sur Richelieu nude Joyal inc.i!$0) 787-2105 loctobre pierville 'pierville Automotive inc.50) 245-3565 7 octobre Hébertville Antonelli Villeneuve & fils (418) 344-1741 9 octobre La Guadeloupe Garage Brochu inc.(418) 459-6405 'o | V— m II,m z ï' s ^ Si I ! II il m en z O ^ |,:f ü 11 ym ' F'f-îS*'* ;.V’ MH UlBLiJF vri 3! ; ?:i '' tp.//www.casecorp.com/ © 1998 CASE CORPORATION Case IH est une marque déposée de la Corporation Case. North Bay • Amos Ç Ahitihi-Témiscamingue / • OSpBiel Ville-Maric Sapienav-Lac-Saint-JeaiijfP' Nonveaii-Bni f Rimouski Pembroke T J ^ Ottawa Montréal / Fredericton • r Bathurst * Moncton • Fstrie / GÉNÉRATRICE DRUMMOND KOHLER® PTO DRUMMOND Hr/Nco Tél.: (819) 472-4076 1800 567-3835 Fax : (819) 398-7022 MÉTEO OCTOBRE 1 1 • ' • l'il 1 1 1 lio| ! ! 1 I1S| 1 1 T-l 1 20! 1 1 1 1 1 1 130 _ 1 i w r Températures r~ MTT1 ^ X 2 * e Températures 1 B Pluie Averse Abitibi-Témiscamingue Températures supérieures à la normale avec précipitations inférieures à la normale.Beau le 1er, puis averses du 2 au 4.Froid du 5 au 9 avec averses fréquentes.Beau temps doux du 10 au 13.puis réchauffement autour du 14 avec beaucoup de soleil.Averses le 18, pluie abondante le 19, averses de neige le 20.Beau du 21 au 23.Températures modérées du 24 au 31 avec peu de précipitations.Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures supérieures à la normale avec précipitations inférieures à la normale.Pluvieux du T'au 3.Beau les 4 et 5.Pluvieux du 6 au 9, puis beau et sec du 10 au 18.Pluie le 19.Averses de neige le 21.Beau les 22 et 23.Quelques précipitations du 24 au 31.Montréal-Estrie-Québec Températures supérieures à la normale avec précipitations inférieures à la normale.Nébulosités variables du 1er au 8 avec températures douces.Précipitations généreuses les 1", 2, 6 et 7.Beau temps froid du 8 au 11.Ensoleillé et doux du 11 au 18 avec un peu de pluie.Pluies abondantes vers le 19.Beau du 20 au 30, sauf des averses autour des 24 et 25.Averses de neige le 31.Vallée de l'Outaouais Températures supérieures à la normale Froid ?Doux avec précipitations inférieures à la normale.Pluvieux du 1er au 3, puis beau les 4 et 5.Pluies abondantes les 6 et 7, puis averses les 8 et 9.Période de beau temps du 10 au 18.Pluies généreuses les 19 et 20.Sec les 21 et 22.Pluies occasionnelles du 23 au 31.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures supérieures à la normale avec précipitations inférieures à la normale.Un peu de pluie du 1er au 8 avec des températures douces.Beau et froid du 8 au 12.Doux du 13 au 19.Précipitations généreuses vers le 20.Beau les 21 et 22.Averses les 23 et 24.Beau et plus frais du 25 au 30, puis averses de neige le 31.Le Pouvoir, Le Cho EC A TOUCHDOWN »™ marque de commerce déposée d'une compagnie du Groupe Zeneca.Toujours lire el suivre attenlivemenl lout le mode d'emploi de l'étiquette. Tirc$tonc P N i; U S A G RICO I.K S 11$ sortent « rand ! ICS pneus agricoles de Firestone : ils sont au premier rang et toujours le chef de lile dans le domaine des pneus agricoles, grâce à des essais et des améliorations constantes.Firestone se consacre aux besoins des agricul-teurs.La preuve ?Des pneus Firestone d’une grande Habilité et d’une forte fraction et, pour une durée limitée, une remise de 50 $ sur chaque pneu radial que vous achetez.Pour profiter d’années de service sans souci, faites confiance à Firestone, le chef de tile dans le domaine des pneus agricoles.Rendez vous dès aujourd'hui chez votre marchand de pneus FIRESTONE ! Valable jusqu’au 31 août 1998.DE REMISE Ce rabais est offert à l’achat d’un pneu radial agricole Firestone neuf de remplacement suivant : Radial de traction 23-, Radial 6000, Radial 7000, Radial de traction à sculpture de semelle profonde, Radial agrippant « Champion Spade », Radial de traction utilitaire - effectué entre le 1- juillet et le 30 septembre 1998 Pour recevoir la remise, postez ce bon accompagné de l’original ou d'une copie de la facture datée de l’achat de pneu radial Firestone radial agricole neuf de remplacement (le nom et l'adresse du marchand doivent être bien indiqués) avec votre adresse à : Remise sur pneu agricole, B.P.12316, Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), E2L 5E7.La demande de remise doit être postée à l'adresse indiquée et reçue le 30 novembre 1998 au plus tard.Toutes les demandes de remises sont sujettes à vérification.Ce bon est valable pour les pneus applicables indiqués sur la facture qui l'accompagne.Par exemple, si vous achetez 6 pneus radiaux de traction 23' Firestone neufs de remplacement, postez ce bon accompagné de la facture datée pour recevoir un chèque de 300 $ par la poste.Le chèque de remise sera posté dans les 4 à 6 semaines suivant la réception de la demande de rabais valable dûment remplie.L'offre est valable au Québec, en Ontario et dans les provinces atlantiques.Les bons de remise originaux reçus sans la facture d'achat datée seront retournés non payés.Les copies reproduites de ce bon ne sont pas acceptées.Ne peut être combiné avec aucune autre offre, aucun autre bon ni rabais.Bridgestone/Firestone Canada Inc.n'assume aucune responsabilité quant aux bons perdus, mal remplis ou mal adressés.Pour tous renseignements à propos de votre remise, veuillez appeler le 1 800 355-8177., -U Nouvelles forces pour Novartis Semences, chef de file mondial de l amélioration des semences, met tout en oeuvre pour anticiper les besoins des producteurs agricoles, des transformateurs et des consommateurs en leur proposant des produits et services d’avant-garde et de la meilleure qualité qui soit.
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