Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1999-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
, * En suivant le marche, HenriLoisèfle s'assure 'dé-vèndre ses grains saf jurifrm prix.• DOSSIERS 1 mMi .Bulletin des agriculteurs Rranrhé sur le monde fwww.lehulletin.com) OCTOBRE 1999 Nouveaux tracteurs de 165 à 235 HP, série 8 UNE ÉCURIE SURDOUÉE POUR SURALIMENTER LE RENDEMENT Voici les gros tracteurs interlignes les plus évolués et les plus productifs jamais construits.Au toucher d’un bouton, les nouveaux tracteurs de série 8000/8000T DIX peuvent simultanément activer 12 fonctions du tracteur et de l’instrument.Grâce au nouveau système de gestion d’instrument, c’est comme si vous aviez un copilote à bord.Vous pouvez programmer l’extension, le retrait, la flottaison ou l’annulation des vérins hydrauliques ; le soulèvement ou l’abaissement de l’attelage ; le dégagement de la PDF ; le passage ascendant/descendant ou la reprise de la boîte automatique Power Shift.Dans le cas des tracteurs sur pneus, vous pouvez aussi programmer l’engagement et le dégagement du RA M.et du différentiel bloquant.L’automatisme IMS réduit la fatigue de l’opérateur et aide à éliminer les erreurs d’opérations routinières ; il suffit d’appuyer sur un bouton.Venez dès aujourd’hui essayer un tout nouveau tracteur 8000/8000T DIX.• Nouveau système de gestion d’instrument • Nouvelle boîte Power Shift automatique • Nouvelle capacité hydraulique accrue de 11 % • Nouveau régulateur automatique de température • Nouvel embrayage de frein de PDF • Nouveau fauteuil ComfortCommand • Nouvel interrupteur automatique • Nouvel amortisseur d'attelage • Nouvelle commande de glissement d’attelage • Nouveau bras central • Nouveau retardateur d’éclairage • Nouvelle puissance Power Shift automatique exclusive Optimise la puissance.La nouvelle boîte Power Shift automatique assortit l'effort de traction à la charge du moteur, pour utiliser la bonne vitesse en tout temps.C'est la première du genre à utiliser les vitesses dans la gamme de travail et de transport.Le tracteur sélectionne automatiquement la vitesse pour optimiser votre productivité au travail.Automatic PowerShift Implement Management fON / 1 fLEAHN / TRAVAILLEZ MIEUX Nouvelle commande de glissement d’attelage Réglez le degré de réaction voulu.Lorsque le tracteur dépasse le taux de glissement prédéterminé, l’attelage monte ou descend automatiquement pour maintenir le degré approprié.Utilisez-le avec la détection d’effort pour maintenir une profondeur de travail uniforme dans des conditions variables.Nouvel amortisseur d’attelage Transportez avec confiance vos instruments portés avec moins de sautillement.Le nouvel amortisseur d'attelage aide à absorber les charges de choc pour adoucir le roulement et réduire le rebondissement associé avec les gros instruments portés.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Faire de bonnes affaires, c'est de famill Transférez votre ferme en toute quiétude avec le Programme Terre-à-Terre Desjardins.On ne transfère pas son entreprise agricole comme ça, du jour au lendemain, vous le savez très bien.Une opération aussi cruciale mérite qu'on la prépare avec soin.C'est pourquoi nous avons conçu le Programme Terre-à-Terre Desjardins, destiné aux agriculteurs d'expérience comme à la relève.Avec le Programme Terre-à-Terre Desjardins, le futur retraité dispose de tous les outils nécessaires pour s'assurer d'une bonne sécurité financière sans pénaliser la relève, pour conserver son patrimoine et, en fait, pour répondre à tous ses besoins financiers.Le nouvel agriculteur, lui, se donne les moyens d'exploiter sa ferme tout en maintenant une qualité de vie.Futur retraité ou débutant fringant, votre directeur de comptes agricoles Desjardins vous accompagne tout au long de votre démarche pour veiller à vos intérêts ainsi qu'à ceux de votre famille.Passez-lui un coup de fil.Desjardins va de l'avant pour les entreprises en mouvement.'J T-.i Le MF6200 élève les standards de moyenne gamme avec six modèles de tracteurs de 75 à 120 ch.Aucun autre tracteur n'améliorera autant votre productivité.La conduite facile des MF6200 et MF8200 dissimule la construction mécanique robuste de ces tracteurs.Bien que les moteurs de chaque modèle développent beaucoup de puissance, ils sont étonnamment silencieux et à faible consommation de carburant.Les deux séries comportent de nouvelles boîtes de vitesses et de nouveaux composants de pont arrière massifs pour une résistance et une durabilité accrues dans les conditions rigoureuses.LA PUISSANCE EIM TROIS POINTS Les cabines des MF6200 et MF8200 présentent une foule de caractéristiques de confort pour le conducteur ainsi que des centres de commandes bien situés.MASSEY FERGUSON Massey Ferguson™ est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.MASSEY FERGUSON .INNOVATION CONSTANTE, QUALITÉ ASSURÉE LA MISE EN MARCHE DU PORC.SOUS LA LOUPE par Lionel levac L'entreprise F.Ménard veut abattre la totalité de sa production et se retirer du système de mise en marché du porc au Québec.Pour le système, le danger est réel.D’un autre côté, l’entreprise Ménard ne peut effectivement pas aborder les marchés comme elle le souhaite.Les Breton, Brochu et autres n’attendent peut-être qu’un exemple à imiter.Les questions que la situation soulève sont nombreuses et les façons de l’aborder, très diversifiées.Ce retrait souhaité par F.Ménard ne serait-il pas la manifestation de la fragilité du soutien de l'industrie aux systèmes de gestion collective ?L’industrie laitière n’est pas autant marquée par l’intégration, mais combien d’industriels accepteraient volontiers des volumes de lait « hors système » s’ils le pouvaient ?Il ne s’agit pas de faire des procès d’intention, mais de réfléchir à la solidité des consensus entre partenaires.Pour qu’il y ait entente, plutôt que la guerre, il faudrait des concessions.Or, que céder ?C’est ce que le médiateur désigné par le ministre Rémy Trudel, l’avocat Jules Brière, tente de déterminer.Bien sûr, Québec pourrait forcer la main de F.Ménard en rendant 1 ’ Assurance-stabilisation applicable aux porcs produits à forfait conditionnelle au fait que l’entreprise continue de faire transiter sa production par le système collectif de vente.Cependant, un gouvernement qui a répété que tous les producteurs, peu importe la taille de leur entreprise, avaient droit à la stabilisation peut-il se contredire ?Est-il pensable d’en arriver à un système à deux vitesses qui resterait avantageux pour les producteurs ?Un double système de prix serait-il viable ?Dans un tel contexte, pourrait-on parler de concurrence ?Parmi les producteurs, certains disent que la solidarité pourrait être ébranlée.Au moment de l’implantation du nouveau modèle de coût de production, de petits producteurs vont-ils se sentir abandonnés ?Les industriels pourraient-ils trouver là une faille ?Quelles énergies seront consacrées à ce dossier ?Et cela compromet-il les ajustements souhaités par les producteurs à la convention de mise en marché, par exemple une réduction des pré-attributions et des volumes plus importants à l’encan ?Les producteurs peuvent-ils encore penser à la négociation d’un pourcentage de retour sur le prix final de vente de la viande ?Les consommateurs pourraient se sentir encore concernés, eux qui ont été sollicités lors de la mémorable occupation de l’autoroute 20.Bien sûr, ils souhaiteront sûrement encore que les producteurs soient équitablement rémunérés.Mais le débat va probablement s'articuler sur les fondements mêmes de ce que sont la gestion collective d’une part et le libre marché d’autre part.Qui a dit que le cas était simpliste ?Non, il est fondamental.Chose certaine, la partie est commencée.Pour l’instant, seules les premières cartes de deux joueurs sont sur la table.Combien y a-t-il vraiment de joueurs, et qui détient le meilleur jeu ?La partie sera longue.et ne se jouera pas nécessairement en entier devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires.Iepulje,tin des agriculteurs OCTOBRE 1999, VOL.82, N° 10 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Journaliste Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.com Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Jean-Claude Béhar, Albert Chartier, Michel Dostie, Suzanne P.Leclerc, André Piette, Richard Pitre, Pierre Sauriol PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (416) 932-2487 Fax: (416) 932-0294 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@netcom.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de Poste-publications-Enregistrement n° 08866 Convention cadre de service N° 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Jean Paré Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Inc.Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Éditions Rogers Media Président : Brian Sega! Service des abonnements 4380, rue Garand Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Tarif de l'abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 37,50 $ 64,90 $ 84,90 $ TPS 2,63 $ 4,54$ 5,94$ TVQ 3,01 $ 5,21 $ 6,81 $ Total 43,14 $ 74,65 $ 97,65 $ Lionel Levac est journaliste.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 qui vous feront entrer Du mais et du soya usinés ! « La diversification du marché va maintenir l’équilibre entre les prix locaux du maïs en plus d’assurer l’écoulement du produit.» Elle est révolue, l’époque où le maïs et le soya était réservés à l’alimentation humaine et animale.L utilisation industrielle de ces deux cultures est bel et bien à nos portes.Elle fait suite au désir d utiliser des ressources matérielles et énergétiques renouvelables en vue de réduire la dépendance envers celles qui sont non renouvelables.Ces nouvelles utilisations oui en outre Vavantage non négligeable d élargir le marché des producteurs agricoles.Déjà, des compagnies telles que DuPont et Dow Chemical Co.se sont associées pour développer des tissus de polyester tirés de variétés de maïs transgéniques et de la bactérie E.coli.Ce tissu est cinq fois plus résistant que son homologue fait de composés pétrochimiques.On pense pouvoir le commercialiser d’ici trois ans.On parle aussi, depuis quelque temps, d une future moissonneuse-batteuse dont les panneaux seraient faits à partir d une résine de plastique de soya.Moms lourd et aussi résistant que les matériaux courants, ce composé semble prometteur.Eli bien, 30 des nouvelles moissonneuses - b atteuses de la série 50 de John Deere sont désormais munies de tels panneaux ! Ces applications industrielles tout à fait récentes devraient faire des émules du côté de l’huile à moteur et de l'adhésif pour le bois.Plus près de nous, au Québec, des producteurs ont travaillé d arrache-pied pour explorer les débouchés industriels du maïs.Regroupés pour former Pro-Ethanol inc., ces 600 producteurs de maïs sont prêts à devenir actionnaires d une usine de production d éthanol dont ils s’engagent à être les principaux fournisseurs.L’éthanol est un additif qui améliore la combustion de l’essence.Le président du regroupement, Germain Chabot, fait valoir l’une des raisons pour lesquelles il importe de développer ce marché : « La diversification du marché va maintenir I équilibre entre les prix locaux du maïs en plus d assurer l’écoulement du produit.» Les besoins annuels de l’usine seront de 360 000 tonnes, ce qui représente de 15 à 18 % du marché annuel québécois.En Ontario, de 25 à 30 % du maïs est destiné à des fins industrielles.Au cours des dernières années, le développement de cultivais et 1 amélioration des pratiques culturales ont permis d’améliorer les rendements, les superficies en culture n’ayant que peu ou pas augmenté.Pour écouler la production additionnelle, il faut de nouveaux marchés.Par ailleurs, 1 amélioration génétique des animaux devrait permettre de diminuer la consommation animale tout en maintenant d excellents taux de conversion.« Compte tenu des augmentations de rendement et de la diminution de la consommation animale, les superficies de maïs actuellement en culture au Québec suffiront à la demande de l’usine d’éthanol », souligne Germain Chabot.Le développement d utilisations industrielles de maïs et du soya a le vent dans les voiles.Il permet de créer des produits écologiques tout en améliorant la qualité de 1 environnement.Alors, un peu d’huile de soya à votre prochain changement d’huile, suivi d’un plein d essence à 1 éthanol ?PRODUITS DE MARQUE Ib PIONEER® Ijis(>ihI)I(> pour mieux roua informer des agriculteurs www.pioneer.com/canadawww.lebulletin.com DE VUE AGENDA fS UN RISQUE A SOUPESER par André Riette Achetez-vous encore du quota laitier ?Comme son prix demeure à des hauteurs vertigineuses, force est de conclure que plusieurs le font.Rien n’indique, d'ailleurs, que la situation changera à court terme.En fait, les indices pointent en direction contraire.Par exemple, cet important constructeur d’étables, qui nous confiait récemment que son carnet de commandes était rempli et qu'il devait refuser des contrats.Plusieurs, donc, achètent du quota, même si la rentabilité de cet investissement est tout, sauf évidente.À 24 000 $ le kilo, un agroéconomiste situe la période de récupération de l'investissement à 10,5 ans.« Et c’est serré », s'empresse-t-il d’ajouter.Utilisant une méthode de calcul sensiblement différente, un autre en arrive à 11,4 ans si le producteur ne s’accorde pas de revenu sur cet investissement; autrement dit, s’il accepte que sa production de lait additionnelle ne lui procure aucun revenu durant 11,4 ans.Si, par contre, les calculs supposent que le producteur se rémunère, le délai passe à 17 ans ! Pourquoi acheter du quota à 24 000 $ ?Peut-être certains y voient-ils un pari intéressant, comptant sur l'inflation.Après tout, la valeur du quota n’a jamais cessé d'augmenter depuis le Jour 1.Et puis, comme le dit le deuxième économiste, cet achat est quand même moins risqué que celui d'un dépanneur ! Peut-être d’autres se disent-ils que, pour demeurer compétitifs, ils doivent grossir.Quitte à devoir se serrer la ceinture durant plusieurs années.Les mieux nantis y investissent le « vieux gagné », ce qui est moins douloureux que de devoir emprunter.Le hic, c’est que souvent, il n’y a pas que le vieux gagné qui y passe.Il est fréquent que l’on emprunte.Il arrive même que l'on demande un refinancement : on prolonge d'autres prêts pour pouvoir effectuer celui qui permettra d’acquérir du quota.C’est à se demander si, alors, on ne joue pas avec le feu.Quoi qu’il en soit, des signes inquiétants commencent à apparaître dans le paysage.Par exemple, un économiste confie qu’il n’a jamais vu autant de cas de refinancement forcé.Des dossiers qui concernent souvent des grosses fermes.Il prédit que bon nombre de grosses fermes éprouveront des difficultés financières au cours des prochaines années.Raisonnable, acheter du quota à 24 000 $ ?Tout dépend de la ferme, sans doute.Tout dépend aussi de la personne à qui l’on pose la question.La réalité crue, c’est qu’un kilo de matières grasses payé 24 000 $ et financé sur 10 ans fait perdre à l’acquéreur environ 800 $ par an.Si l’on vend le même volume de lait au prix mondial, soit 17 $ l'hectolitre, on perd environ 1200 $ l'an.C’est pire, mais la solution la moins mauvaise est-elle pour autant souhaitable ?Certains vous diront que l’achat de quota se justifie si l’on dispose des liquidités.D’autres affirmeront que, à ce prix, il n’y a rien à faire.Ce qui est clair, c’est qu’il y a un risque et que ce risque doit se calculer.Ceci afin, surtout, de connaître les répercussions de l’achat de quota sur les liquidités de l’entreprise.En industrie laitière, on dit que l’avenir appartient à ceux qui ont un solide fonds de roulement.André Piette, agronome, est journaliste agricole.On peut joindre l’auteur au (514) 634-1113 ou apiette@cam.org.8 et 9 octobre Concours provincial de labour Ferme Me Kinnin, Coaticook Information : (450) 427-3024 21 octobre Symposium sur les bovins laitiers (CPAQ) Hôtel Gouverneur, Saint-Hyacinthe Information : 1 888 535-2537 21 au 24 octobre Coupe des Nations et Salon vins, bières et gastronomie Centre de foires, Québec Information : (418) 683-4150 26 octobre Conférence du Conseil canadien de la distribution alimentaire Information : (514) 982-0272 29 octobre Colloque sur la pomme de terre (CPVQ) Pavillon Alphonse-Desjardins, Université Laval Information : 1 888 535-2537 4 au 7 novembre Salon de la gastronomie Place Bonaventure, Montréal Information : (514) 344-6700 5 et 6 novembre Exposition internationale Holstein Québec Terrains de l'exposition, Saint-Hyacinthe Information : (450) 773-9307 7 au 9 novembre Bio Agro Contact 99 « Le bioalimentaire à l'aube de l'an 2000 » Hôtel Québec Hilton, Québec Information : (418) 681-9700 10 novembre Colloque sur la production porcine (CPAQ) Hôtel Gouverneur, Saint-Hyacinthe Information : 1 888 535-2537 21 au 24 novembre Symposium international sur l'économie des terroirs Hôtel Delta, Trois-Rivières Information : (819) 293-6825 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1999 « Avec la complicité de la SCA, j'ai pu diversifier mon élevage.» « Je planifiais de prendre de l'expansion, mais je ne voyais pas comment y arriver.Mon conseiller de la SCA, un gars passionné d'agriculture, m'a rapidement obtenu un financement qui m'a permis de réaliser mon projet.Aujourd'hui, mon entreprise est plus équilibrée et je peux enfin dire que je suis prête pour affronter les défis de l'an 2000.» Pour tous vos besoins financiers, faites appel à un expert: votre conseiller(ère) de la Socie'te' du crédit agricole.1 877 332-3301 www.sca-fcc.ca Nathalie Malo Réjean Landry, conseiller SCA  FCC Société du crédit agricole BHH Farm Credit Corporation Canada L'agriculture.notre raison d'être. PHOTO : LUC BELZILE 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 GRANDES CULTURES mvwî « Je n’ai jamais recommandé un produit que je n’ai pas tout d’abord testé moi-même.» — Laurent Robert PAR Luc Belzile En 1949, Laurent Robert fait arroser d’herbicide la moitié de l’un de ses champs de céréales.Seulement la moitié, car il doute beaucoup de la nouveauté.Le traitement fonctionne, et cela le convainc de l’efficacité des herbicides.L’année suivante, ce producteur agricole de Saint-Césaire (en Montéré-gie) achète un pulvérisateur de 150 gallons.On est en 1950 et, à cette époque, Laurent Robert est l’un des tout premiers Québécois à faire une telle acquisition.Cet achat va avoir d'importantes conséquences.UNE HISTOIRE AGRICOLE Les producteurs voisins de l’époque s’intéressent, eux aussi, à l’application de pesticides pour protéger leurs cultures.On sollicite M.Robert, seul à posséder et à utiliser un pulvérisateur.Il offre donc l’arrosage à forfait.Or.ce service occupe de plus en plus notre éleveur de 20 vaches laitières et producteur de 25 hectares de culture.Ses cultures comprennent alors du foin, des pâturages, des céréales, du tabac et des tomates.En moins de quelques années, le travail à forfait prend une telle ampleur que M.Robert ne peut plus répçndre à la demande.« Ma santé commençait à s’en ressentir, se souvient-il.J’ai alors averti les producteurs que je ne pourrais plus en faire autant.Un jour, nous avons organisé une rencontre avec des représentants de la compagnie qui Luc Belzile, dta, est journaliste.vendait les pulvérisateurs.Trois producteurs sont repartis avec un contrat d’achat de pulvérisateur en poche.En retour, ils me demandaient de continuer à leur vendre les produits.C’est ainsi que tout a commencé.» En 1962, on agrandit les terres en culture.Les travaux des champs occupent beaucoup Laurent Robert et sa femme, Flore.M.Robert doit donc s’éloigner régulièrement des aires immédiates de la ferme.« Puisqu’il n’y avait pas toujours quelqu’un à la maison, les clients passaient prendre leur produit et revenaient régler facture plus tard.Ils laissaient une note dans la laiterie mentionnant le nom du produit et la quantité prise.» Précisons que M.Robert a alors vendu son troupeau laitier et converti la laiterie désaffectée en entrepôt de produits antiparasitaires.Durant les années 1960 et 1970, M.Robert continue de vendre des pesticides à un nombre croissant de clients.Ceux-ci s’avèrent être, d’abord et avant tout, des voisins et amis.Il se.serait senti mal à l’aise de tirer d’importants profits de ce commerce.« Au début, les bénéfices étaient minimes.Nous faisions affaire avec des proches.Évidemment, nous faisions le maximum afin de leur offrir un service impeccable.Je n’ai jamais recommandé un produit que je n’ai pas tout d’abord moi-même.» M.Robert se rappelle, notamment, l’avènement de l’Embutox (2,4-Db) à une époque où la famille Laurent Robert a etc l’un des tout premiers au Québec à conseiller les producteurs agricoles en matière de pesticides.des herbicides se limitait au MCPA pour les céréales et à l’atrazine pour le mais.« Avant de recommander ce nouvel herbicide, j’ai fait des essais sur plusieurs bandes alternées.Dans les jours suivant le traitement, j’ai constaté que le MCPA avait agi, mais pas l’Embutox.J’ai décidé de porter plainte au représentant d’Embu-tox.Plus tard, j’ai compris que l’effet de l’Embutox était plus lent mais aussi efficace et, de plus, plus doux pour la culture.» Des essais comme ceux-là.Laurent Robert en a fait des centaines.« Même si l’on vante l’efficacité d’un nouveau produit, on ne sait pas comment il agira dans chaque champ.Ici, nous avons toujours réservé une partie de nos terres à l’essai de nouveaux pesticides.» « Une fois que nous connaissions les caractéristiques d’un nouveau produit, nous pouvions mieux conseiller les producteurs.Toutefois, nous ne le recommandions qu’en petite quantité à ceux qui l’utilisaient pour la première fois.Par la suite, l’expérience des producteurs nous en apprenait encore plus sur l’effet du produit dans d'autres conditions.Ainsi, nous améliorions nos recommandations.» RELÈVE FAMILIALE En 1978, Normand, fils de Laurent et Flore, démontre de l’intérêt envers l’entreprise.Son aide est nécessaire, car la liste de clients comporte près de 60 noms.L’entreprise a pris assez d'importance pour que Laurent Robert fonde son entreprise dans ce domaine et bâtisse son premier entrepôt.En 1981, la société Herbic voit le jour.Aujourd’hui, quelque 400 producteurs agricoles ont recours aux services d’Herbic.En plus de vendre des pesticides, l’entreprise offre des semences et des pulvérisateurs.Les Robert ont délaissé, en 1983, les productions de tomates et de tabac.Depuis ce temps, les™ 75 hectares de culture servent aux essais de cultivars, d’hybrides et de traitements de phyto-protection.Après avoir fait des recommandations durant presque un demi-siècle, M.Robert se souvient d’une foule d’anecdotes, qu’il se plaît à raconter.« J’ai déjà vu un producteur utiliser trois sortes de buse sur la même rampe de pulvérisation.Un autre, qui arrosait environ 800 acres (325 hectares) par saison, n’a jamais changé ses buses de laiton en huit ans.J’ai dû lui expliquer que ce genre de buse pouvait effectuer tout au plus 34 ha d’arrosage.» M.Robert signale qu’on ne voit presque plus de tels écarts en matière d’utilisation des pesticides.Selon lui, la réglementation a beaucoup contribué à améliorer les pratiques, mais son application apporte avec elle son lot de complications.Lorsqu’on lui demande si l’usage des pesticides n’est pas encore excessif, sa réponse ne se fait pas attendre : « Personne n’a intérêt à utiliser trop de pesticides.Cela coûte cher aux producteurs, qui cherchent pourtant à réduire leurs coûts.Aussi, il faut que nos clients fassent de bonnes affaires si nous voulons en faire, nous aussi.Si nous recommandons un produit à un producteur qui n’en a pas besoin, nous ne nous aidons pas.» « Pour limiter l’usage des herbicides, nous •'faisons le dépistage des mauvaises herbes chez nos clients.En période d’arrosage, un de nos employés s’y consacre à plein temps.Ainsi, nos clients n'appliquent que les herbicides qui conviennent à leurs champs.» Aujourd’hui.M.Robert déclare être moins actif pour les recommandations.Il y a de plus en plus de produits et il s’y sent moins à l’aise.Néanmoins, l’homme de 78 ans garde un goût du travail extraordinaire.Ses clients ont donc toujours le plaisir dé le fréquenter régulièrement au comptoir d’Herbic.M.Robert a toujours apprécié être présent dans sa collectivité.Il a siégé 23 ans au conseil d’administration de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Césaire et 16 ans en tant qu’administrateur de la Coopérative agricole de la Vallée de la Yamasku.Au moment de le rencontrer, il était très affairé à régler la vente de bois qu’il avait halé lui-même, cette coupe faisant suite aux dégâts du verglas de 1998.te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 15 PREMIER C SES RÉSULTATS 237,5 ch d, puissonce nominal Augmentation de puissance (Capacité de traction) Depuis longtemps, les tracteurs révolutionnaires MX Magnum de Case sont réputés être les meilleurs sur le marché.Aujourd'hui, un test de tracteurs* fait par une équipe indépendante à l'Université du Nebraska le prouve.Le MX270 a non seulement établi 1 1 nouveaux records, mais i s'est classé bon premier dans trois autres catégories.Bref, aucun autre tracteur, pas même les John Deere 8310 et 841 0, n'offre autant de puissance, de performance et de productivité.Le MX270 et ses 237,5 chevaux surpassent tous les tracteurs de la planète de sa catégorie.Inégalé grâce à une augmentation de puissance de 33,4 chevaux, ce bourreau de travail a amplement de puissance pour agir dans les pires conditions.De plus, il développe, maintient et offre toujours la puissance nécessaire pour manier les gros équipements — le tout à un coût de fonctionnement réduit.Les systèmes hydrauliques de série débitant 1 17,7 L/minute ou celui qui est offert en option et qui génère 163,9 L/minute produisent respectivement 46 et Puissance hydraulique (Réponse avec gros equip.43.7 ch JD 8410 63,4 chevaux de puissance utilisable, d'où des performances hydrauliques hors du commun.Vous pourrez utiliser une machinerie plus imposante tout en obtenant une réponse et des performances sans pareilles.Le relevage capable de soulever 6673 kg (ou 7361 kg dans le cas du surclassement en option) *Test OCDE du Nebraska, 1999 http://www.casecorp.com/ Case IH est une marque déposée de la Corporation Case. E CLASSE.LE PROUVENT.luxueuse et la plus spacieuse qui soit.Son niveau de bruit 71,7 décibels, soit près de 5 décibels de moins que le John Deere 8310, en fait le tracteur qu offre actuellement l'envi- Capacité de relevage (Capacité avec gros équip ronnement de travail le plus silencieux.Vous serez bien installé et productif en tout temps, grâce aux commandes ergonomiques, à une visibilité exceptionnelle et à un siège confortable.Plus de 1 200 concessionnaires dans le monde, dont une trentaine au Québec, un service expert de techniciens formés en usine et un programme de crédit rapide et flexible.on peut dire que Case IH fait tout en son pouvoir pour proposer ce a établi un nouveau record dans cette catégorie la plus exigeante des tests.Ce tracteur est si puissant et durable qu'il soulève et déplace la plupart des gros équipements de travail aratoire et d'ensemencement sur le marché.Par ailleurs, les utilisateurs remarquent rapidement la cabine du MX Magnum, la plus qu'il y a de mieux à votre ferme.Alors, passez chez votre concessionnaire ou visitez-nous à www.case-corp.com et évaluez vous-même ce phénomène, le MX Magnum.Niveau de bruit dans la cabine (Confort) 171,7 décibels I 76,5 décibels JD 8410 PHOTOS : LIONEL LEVAC Des qu il peut s asseoir a son bureau, Henri Loiselle consulte les cotes de la Bourse de Chicago, question de voir venir le bon moment de faire une vente.CULTURES MARCHE DES GRAINS En suivant assidûment révolution du marché, Henri Loiselle s’assure de vendre sa récolte à un prix avantageux.par Lionel Levac EBRANCHE Le 4 août dernier, Henri Loiselle a vendu environ 15 % de sa récolte.Il aurait souhaité en vendre un peu plus, mais les acheteurs étaient hésitants.Il a, au préalable, suivi de près l'activité du marché de Chicago.Il a aussi consulté quelques collègues céréaliculteurs et d’autres acheteurs.Ce marché conclu le 4 août s’est avéré, huit jours plus tard, être une excellente affaire.Qu’est-ce qui a amené Henri Loiselle à faire cette vente, précisément le 4 août ?La conjoncture du marché.Il a estimé que les prix à la hausse depuis quelques jours ne pouvaient désormais que baisser.Henri Loiselle est un gars branché.À la fin juillet, il n’avait pas à s’éloigner.Il travaillait surtout dans la cour de sa ferme de Saint-Marc-sur-Richelieu à préparer la batteuse, les remorques et les silos.Plusieurs fois par jour, il allait consulter le marché de Chicago par Internet.On était alors Lionel Levac est journaliste.en pleine canicule.Le Midwest américain et la « Com Belt » subissaient des chaleurs avoisinant les 40 degrés.Les feuilles roulaient littéralement sur les plants de maïs.Et les prix montaient, parce que les rumeurs de dégâts aux plantations s’amplifiaient.Aux tout derniers jours du mois, le mercure redescendait à des températures plus normales.Les prix, eux, continuaient de monter, parce qu’on n’annonçait toujours pas de pluie.En tenant compte de diverses informations, Henri Loiselle a laissé monter les prix.Il surveillait cependant les signes de plafonnement ou d’essoufflement du marché.Il sont devenus évidents le 4 août.Ce matin-là, le marché était plus calme.Ce que l’on appelle open interest (c’est-à-dire le volume des transactions à l’ouverture des marchés) à la Bourse avait diminué.Par ailleurs, l’augmentation du prix du boisseau de maïs, qui avait été de 15 cents l’avant-veille et de 10 cents la veille, n’était plus que de 5 cents.Donc, le marché commençait à plafonner.C’était le temps de vendre, pour profiter de la hausse.Et il fallait le faire avant que le marché fléchisse.Dans les jours qui ont suivi, la pluie a commencé à tomber sur les grandes régions productrices des États-Unis.Les prix des grains ont baissé, mais sobrement.On craignait toujours que la récolte soit moindre que prévu.Le 12 août, la baisse est marquée.Le département américain de l’Agriculture émet des prévisions qui déjouent la plupart des analystes.On affirme que, malgré la sécheresse, les récoltes seront très abondantes dans les principales régions de production.En suivant assidûment l’évolution du marché directement à la Bourse de Chicago, Henri Loiselle s’est donc assuré de vendre une part de sa récolte à un prix très avantageux.Celui qui a acheté 15 % de son grain a-t-il fait une mauvaise affaire ?Pas nécessairement, parce qu’il a sûrement vendu son contrat à terme à la Bourse des grains et qu’il ne le rachètera qu’au 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 Détrompez-vous : Henri Loiselle travaille.Il est dans un décor virtuel de bureau et consulte des collègues producteurs avant de faire une offre à des acheteurs.moment prévu de la livraison, au prix réel du marché.Déjà, au printemps, Henri Loiselle avait réussi une opération semblable relativement à un autre 30 % de sa récolte à venir.Après les semis, les marchés étaient effervescents.On manquait d’eau aux États-Unis, et les prix avaient monté.Au moment d’écrire ces lignes, Henri Loiselle surveillait toujours les marchés.11 lui restait environ 50 % de sa récolte à vendre et il cherchait encore une fois le moment opportun de le faire.Or, cette occasion ne dure parfois que quelques heures, le temps d’une rumeur ou au moment d’une confirmation d’offre de volumes un peu moins importante que prévu.Et si les prix restent bas ?Si le marché stagne sous l’abondance des récoltes et la grande disponibilité de grains de par le monde ?On peut tout de même vendre à des conditions raisonnables, affirme Henri Loiselle.Il suffit d’être prudent, dit-il, et d’utiliser d’autres outils.Par exemple le put (option de vente) et le call (option d’achat), qui assurent que l’on tirera le maximum au moment d’effectuer la vente physique du grain.Lorsque l’on vend des céréales livrées ultérieurement, on peut se procurer un genre d’assurance.Moyennant une somme très modique et déterminée à l’avance, un call permet alors d’obtenir le prix réel du marché s’il est supérieur à celui qui a été établi.Dans le cas de volumes de grains non vendus, non promis, les prix peuvent être plus bas au moment de la transaction.On se procure alors un put, qui garantit que, lorsque l’on effectuera la transaction, on obtiendra au moins le prix affiché du marché au moment de l’achat de l’assurance.Avant de clore un marché, Henri Loiselle s’assure également que seront ajoutées au prix établi les primes équivalant aux coûts du transfert en dollars canadiens et du transport de l’extérieur vers le Québec, dans le cas où l’acheteur est une entreprise québécoise.Le mérite et aussi la responsabilité des transactions reviennent entièrement à Henri Loiselle.C’est lui qui décide.L’ordinateur n’a aucun pouvoir, sinon celui de faciliter la consultation de l'information et de permettre des échanges avec d’autres personnes aussi intéressées aux marchés.Dire qu’Internet allège le travail serait faux.Henri Loiselle trouve au contraire que GRANDES CULTURES Que le soya ou le maïs soient dans les silos ou non, Henri Loiselle conclut des transactions.Il conclut des marchés plusieurs mois à l’avance, parfois même dès les semis.cette technologie lui en donne.Mais ne dit-on pas que « le savoir, c’est le pouvoir » ?En 1996, M.Loiselle veut changer d’ordinateur pour pouvoir se brancher à Internet.Lui et un ami choisissent un vendeur qui affiche être « branché ».Liste d'adresses en main, ils demandent que l’on effectue devant eux une série de branchements, entre autres au marché boursier de Chicago et au site de cartes météorologiques d’Environnement Canada.Le vendeur n’en revient pas de constater que deux agriculteurs puissent trouver des informations si pointues et utiles pour eux.À cette période, Henri Loiselle avait déjà suivi deux séries de cours sur les marchés boursiers.C'est ce qui lui permet aujourd’hui de bien déchiffrer les signaux du marché, de les interpréter, d’argumenter auprès des acheteurs et de décider.Avant d’effectuer une transaction.il suit l’évolution de la Bourse, quotidiennement ou plusieurs fois par jour, selon la situation.Il y trouve une information de base mais insuffisante.Fréquemment, il téléphone à des acheteurs.Il peut s’agir de gros éleveurs comme Ménard, Brochu ou Breton.Les points de vue peuvent être différents chez d’autres acheteurs plus actifs dans les échanges internationaux, comme James Richardson ou Grains Lac Supérieur.Un coup d’œil sur les cartes de prévisions météorologiques fournit d’autres détails.De plus, Henri Loiselle visite le site Axis et est membre du groupe d’échange IMAC (Internet Marketing Agricole Céréales).On enregistre chaque mois plus d’un millier de visites sur ce site où se trouvent une multitude de renseignements sur les marchés et sur les céréales en général.Le site permet aussi la rencontre virtuelle d’un groupe de producteurs, dont Henri Loiselle.Ils font le point entre eux.De temps à autre, les membres d’IMAC échangent aussi en personne.Alors, pourrait-on dire, Henri Loiselle s’intéresse et parle constamment de la pluie et du beau temps.Mais avant de dire quel temps il fera et si le mercure boursier est sur le point de retomber, il doit se fier à autre chose que l’orientation des feuilles au bout du champ, te IMPRÉVISIBLE.La pyrale du mais peut frapper sans avertissement et ne faire qu’une bouchée de votre profit potentiel.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 FORMATION ESSENTIELLE Le secret, selon Henri Loi se lie, est d'en arriver à bien comprendre ce qui compose le prix du grain.Il faut savoir où et comment aller chercher l'information.Le prix du grain tient à l'offre et à ta demande.C'est le jeu des investisseurs qui spéculent sur les stocks et tentent de réaliser un profit rapide sans jamais vraiment acheter le moindre boisseau de céréales.C'est également la décision politique d'un pays de soutenir les prix ou de rendre les importations plus difficiles.Ça peut aussi être la décision d'un gouvernement d'acheter des stocks à des fins d'aide alimentaire.Le prix des grains tient souvent à la capacité d'interpréter à moyen ou long terme différents phénomènes météorologiques, par exemple en évaluant l'impact qu'aura une mauvaise récolte de riz sur le blé et le maïs.Henri Loiselle s'oblige donc, même pendant les périodes de travaux agricoles intenses, à consulter le marché boursier ne serait-ce que quelques minutes par jour, à appeler quelques acheteurs ou même à chatter rapidement sur Internet avec les membres de son groupe de discussion.Pour décider d'une transaction, il faut savoir ce qui se passe dans le monde et ce que les événements ont et auront comme effet sur les marchés.Bien sûr, on peut être autodidacte et apprendre sur le tas, comme on dit.Mais pour se faire la main, il n'y a rien de mieux qu'un bon cours traitant du marché boursier et de ce qui l'influence.PRÉVISIBLE La pyrale du maïs est largement répandue et imprévisible.Protégez-vous contre l’imprévu en semant les hybrides Bt de marque NK1M offerts par Novartis semences.Les gènes KnockOwt® et YieldGard™ intégrés directement aux semences de maïs Bt NK sont deux puissants outils de lutte contre la pyrale.Vous obtenez donc des plants en meilleure santé, des rendements plus élevés et un profit potentiel plus intéressant.N2555Bt 2550 U.T.M.2600 U.T.M.2700 U.T.M.• Très bon potentiel de rendement • Grande capacité d'adaptation • Excellent en semis direct • YieldGard Bt • Excellent potentiel de rendement • Très bon poids spécifique • YieldGard Bt • Facilité de récolte • Produit des rendements élevés de grain de qualité e> NOVARTIS Pour plus d’information sur la gamme complète des hybrides Bt de marque NK, consultez votre détaillant Novartis semences, ou appelez-nous au 1-888-300-0147.Visitez notre site Web à l’adresse www.nkcanada.com Protégez-vous contre l’imprévu.Nouvelles forces pour l'amélioration des semences 2700 U.T.M.2775 U.IM.2850 U.TM.• YieldGard Bt • Performance supérieure dans les milieux à haut rendement • Séchage naturel rapide • Excellent poids spécifique • YieldGard Bt • Excellent rendement en grain de qualité • Très bon séchage naturel • Grande capacité d'adaptation • YieldGard Bt • Un des meilleurs hybrides; remarquable potentiel de rendement • Performance constante dans une grande variété de milieux de production NK est une marque de commerce de Novartis AG.qui a autorisé son utilisation en vertu d'une licence accordée à Novartis Seeds Inc KnockOr/f est une marque déposée de Novartis Seeds Inc.YieldGard est une marque de commerce de Monsanto Company, qui a autonsé son utilisation en vertu d'une licence accordée à Novartis Seeds Inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 21 JONSERED 2041 TURBO CLASSIC 40.2 cc, 2.0 kW, 4.7 kg.JONSERED 2045 TURBO CLASSIC 44.3 cc, 2.2 kW, 4.7 kg.JONSERED 2050 TURBO CLASSIC 48.7 cc, 2.3 kW, 4.7 kg.OFFRE SPECIALE DE JONSERED 569.95$ Si vous n’êtes pas satisfait du rendement dans les sept premiers jours, vous pouvez soit l’échanger pour une autre unité Jonsered ou obtenir un rembourse ment à l’exception des modèles: RS, Moulins à scie, Cheval de fer et tracteurs.JONSERED 2149 TURBO 49.4 cc, 16".549.95$ •lonsered www.jonsered.se JOSA Corporation Ltd/Ltée.Lachute, QUE.Tél.450-562-8872, Moncton, N.B.Tél.506-859-8714 Richmond, B.C.Tél.604-275-6610 • North Bay, ONT.Tél.705-476-8080 JONSERED 2054 TURBO 53.2 cc, 2.3 kW, 5.2 kg.JONSERED 2035 TURBO 36.3 cc, 16".289.95$ JONSERED 2071 W TURBO Poignée chauffante et carburateur, 70.7 cc, 16”.809.95$ Chez les marchands participants, pour un temps limité ou jusqu ’à épuisement des stocks. PHOTOS : MARTINE GIGUÈRE GRANDES CULTURES Lorsque cette annuelle s’implante, difficile de la déloger.Pour s’en débarrasser, on lui déclare parfois une guerre à mains nues.A par Martine Giguère COÛTS DES OPERATIONS CULTURALES (S/HECTARE) Depuis deux ans, Pierre Verly n’utilise aucun herbicide.Ce producteur de l’Ange-Gardien cultive 140 hectares de maïs et de soya.Ses champs sont exempts de mauvaises herbes, à l’exception de quelques hectares, où l’abutilon sévit.En fait, 11 de ses 35 hectares de soya sont infestés à divers degrés.Son moyen de lutte ?Le sarclage manuel.De façon générale, la houe rotative et le sarcleur lourd éliminent assez bien les mauvaises herbes dans l’entre-rang des champs de soya.Sur le rang, l’abutilon est toutefois plus coriace.Au fil des ans, Pierre Verly a remarqué que l’infestation touchait Martine Giguère, agronome, est journaliste.surtout les sols travaillés en profondeur.Il a donc adopté la culture sur billons.En plus de faciliter la lutte contre l’abutilon, cette technique correspond à sa vision d’une agriculture respectueuse de l’environnement.Lors de la visite du Bulletin, six personnes munies d’un sécateur étaient à l’œuvre.L’abutilon est taillé au-dessous de la dernière feuille et laissé dans l’entre-rang.Ainsi, la reprise par enracinement est nulle.On a eu recours à d’autres techniques, dont l’arrachage du plant.Or, comme l’abutilon a de solides racines, cette méthode comporte le risque de déraciner aussi les plants de soya voisins.« Cette année, explique M.Verly, le désherbage s’est amorcé un peu tard, soit à la troisième semaine de juillet.Il aurait fallu commencer au début du mois de juillet.» Ce retard s’explique par l’augmentation des superficies cultivées.En 1999, 140 hectares sont en culture, comparativement à 55 en 1998.La charge de travail a été sous-estimée, et certains plants d'abutilon déjà mûrs au moment de la taille produiront malheureusement des semences.Le GR-MAX : UN OUTIL DE TRAVAIL SI 1 ' i.y-IT ' Pierre Verly et son épouse Isabelle Dion (à droite), et l’équipe d’employés qui travaillaient au champ durant l'été.producteur espère tout de même diminuer la banque de semences de cette mauvaise herbe à moyen terme.Il s’attend également à une baisse de rendement considérable des trois hectares où l’abutilon est très présent.Dans ces champs gravement infestés, le désher-bage a demandé beaucoup de temps : on estime qu'il aura fallu 20 heures par hectare ! Le producteur veut à tout prix éviter cette situation l’année prochaine.Dans les champs où l’infestation d’abutilon est faible, le désherbage ne nécessite que six heures par hectare.Dans ces champs, on ne prévoit nulle baisse de rendement.L’année dernière, le producteur a obtenu en pareille situation des rendements moyens de 3,5 tonnes/hectare.Côté rentabilité, Pierre Verly explique que, si les champs ne sont que légèrement infestés, le désherbage manuel est tout à fait justifié.Le coût de cette opéra- tion : 8 $ de l’heure.On estime que les opérations culturales qui correspondent aux champs de soya coûtent 113 $ l’hectare.Pierre Verly adopte petit à petit des pratiques qui feront bientôt de lui un agriculteur biologique en bonne et due forme.L’an prochain, il obtiendra sa certification d’un organisme accrédité.« Cette année, des producteurs ont conclu des contrats prévoyant des prix de 600 $ à 700 $ la tonne de soya biologique », précise le producteur.Il croit bien qu’il pourra écouler son soya à meilleur prix tout en demeurant compétitif.Pour s’en assurer, il utilise les services de GR-MAX (voir l’encadré GR-MAX : un outil de travail) et est membre du club agroenvironnemental du CDA (Centre de développement d’agrobiologie) et d’un regroupement de producteurs appelé Action billon.Ces associations lui apportent un bon GR-MAX est une banque de données qui permet d'avoir une vue globale de toutes les opérations effectuées au champ.Les opérations culturales sont notées en détail au cours de la saison.Ces données deviennent des outils de travail intéressants pour le producteur, car elles permettent de voir les interactions entre les opérations effectuées au champ et leurs impacts sur le rendement.GR-MAX permet aussi de dégager des tendances.Par exemple, les producteurs de cultures sur billons peuvent comparer leur rendement entre eux et avec tous les autres producteurs, sans distinction des pratiques culturales utilisées.De plus, GR-MAX évalue la valeur économique de chaque opération effectuée.On peut ainsi savoir le coût d'un passage de vibroculteur et de tout autre travail du sol, de fertilisation appliquée, des herbicides.Pour compléter le tout, un classement des producteurs est compilé en fonction du revenu net.Les régions de la Montérégie, de L'Assomption, et des producteurs de Drummondville et de Lotbinière participent à la base de données GR-MAX.Quelques critères d'admission doivent être respectés.Pour plus d'information, on peut appeler Odette Ménard, du bureau régional du MA PAO de Saint-Hyacinthe, au (450) 778-6530.soutien et lui permettent d’échanger avec d’autres producteurs.Le désherbage manuel fait maintenant partie des méthodes de lutte contre l’abutilon chez Pierre Verly.Cependant, le producteur assure que la prévention est primordiale.Pour réduire la dissémination de l’abutilon, on fauche les bordures de champs et les fossés et on prend bien soin de nettoyer la machinerie entre les champs.M.Verly souligne que certains fumiers peuvent devenir une source de contamination, surtout s’ils proviennent d’élevages dont la moulée est faite de grains non criblés.Enfin, Pierre Verly insiste : dès que l’on voit des plants d’abutilon, il faut réagir.L’idéal est de les couper avant leur maturité, te EN AGRICULTURE TRADITIONNELLE AUSSI À Saint-Luc, chez Pierre Alix, on pratique l'agriculture traditionnelle et on commence à faire du no-till.L'année dernière, l'abutilon a été coupé manuellement à 15 centimètres du sol dans 60 hectares de soya en culture.Comme l'abutilon arrivait à maturité, on voulait éviter le réensemencement.Tous les plants ont donc été mis dans des sacs et évacués.Plus tôt en saison, ils auraient été laissés sur place.La population d'abutilon n'étant pas élevée, le producteur a privilégié cette méthode.« Il faut limiter l'envahissement de cette mauvaise herbe et repousser l'utilisation d'herbicide », dit le producteur.Cette année, on a cultivé du maïs dans les champs où l'abutilon a été coupé en 1998.Il faudra voir, à la récolte, si la population d'abutilon a été touchée par cette intervention.24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 Nouveautés Kubota Demandez et vous recevrez.«Dans le catégorie de 88 à 98 ch à la PdF, ces nouveaux tracteurs de la série M sont nez à nez quant au prix et aux caractéristiques avec n’importe quel autre tracteur sur le marché.Le moteur diesel Kubota, le meilleur de l’industrie, déploiera toute la puissance nécessaire au champ.Et puisque les tracteurs usagés Kubota sont très recherchés, je peux offrir un prix d’échange élévé.» En silence et en douceur avec plus de puissance et de manoeuvrabilité.Année après année, nous cherchons à améliorer nos tracteurs qui sont les chefs de file de l’industrie.Et nos nouveaux M-110 et M-120 ne font pas exception.Nos moteurs diesel 5 cylindres, à injection directe avec une course longue, équipés d’un turbo antipollution sont plus puissants et permettent de mieux tirer grâce à leur remontée de couple allant jusqu’a 45 %.Avec notre transmission powershift 8-vitesses à double gamme donnant 16 vitesses avant et 16 vitesses arrière, plus un microprocesseur qui contrôle les changements de vitesses sur simple pression d’un bouton, vous obtenez des changements rapides et en douceur des vitesses dans toutes les conditions de travail.Le système d’engrenage Bevel de Kubota donne une meilleure traction aux roues avant.Et lorsque l’angle de braquage est supérieur à 35 degrés, le système Bi-Speed fait tourner les roues avant deux fois plus vite que les roues arrière pour des virages plus serrés et plus faciles.Ces deux systèmes sont exclusifs à Kubota.À l’intérieur de la cabine, le confort de l’opérateur est accru.La réduction du niveau de bruit et de vibration, l’accroissement de 25 % de la surface vitrée pour une meilleure visibilité et l’agrandissement de la cabine de 20 % y contribuent.Parmi les caractéristiques de série, notons la chaufferette, l’air climatisé, le siège de luxe ajustable qui pivote de 15 degrés vers la droite et de 30 degrés vers la gauche ainsi que la radiocassette stéréo.Nous sommes fières de ce que nous avons accompli.Imaginez maintenant tout ce que vous ferez avec ces tracteurs.Divers plans de location et le fmacement de Kubota sont disponibles.Communiquez avec votre concessionnaire local en appelant : Drummondville (QC) : (819) 478-7151 • Markham (ON) : (905) 475-1090 • C.-B.: (604) 940-6061 Ou visitez notre site web : www.kubota ,ca Pour chaque tracteur vendu en 1999, Kubota Canada fera un don à Jeunesse J’écoute William Deboer Concessionnaire principal Deboer’s Farm Equipment Elora, Ontario CIflflS À travers l’Amérique POUR PLUS D'INFORMATIONS, COMMUNIQUEZ AVEC VOTRE CONCESSIONNAIRE ALMA J.B.Maltais Itée 1315, av.Du Pont Sud 1418)668-5254 BROMPTONVILLE Les Équipements R.M.Nadeau inc.534, chemin du Parc Industriel (8191846-6828 LA GUADELOUPE Garage Oscar Brochu inc.722e, 8e rue Est (418) 459-6405 LORRAINVILLE Garage J.G.Neveu inc.16, St-Jean-Baptiste (819)625-2290 LOUISEVILLE Machinerie Patrice Itée 200, rue Grande Carrière (819)228-9494 MONT-LAURIER Les Entreprises R.Raymond inc.173, chemin de la Lièvre, RR1 (819) 623-1458 MONTMAGNY Groupe Dynaco 280, chemin des Poiriers (418) 248-4757 POULARIES Machineries Horticoles d'Abitibi inc.1047, route 101 (819) 782-5604 ST-ANDRÉ-AVELLIN Garage André Parisien inc.439, St-Joseph Ouest (819) 983-2016 ST-CLÉMENT Service Agro-Mécanique inc.24, rue Principale (418) 963-2844 ST-GUILLAUME Claude Joyal inc.1, rue Principale (819) 396-2161 STE ANNE DES PLAINES Les Équipements Yvon Rivard inc.271, rang Lepage (450)478-2588 VICTORIAVILLE Les Entreprises Michel Girouard inc.339, Grande Ligne (819) 758-9566 WATERLOO Pickens Farm Equipment inc.34, rue Nord (450) 539-1114 L’équipement de qualité de Claas®, gage d’un ensilage nutritif La gamme complète d’équipement Claas retient le maximum de la valeur nutritive de votre ensilage.Nos presses à balles rondes avec chambre fixe ou variable sont fiables, robustes et à l’avant-garde de la technologie pour produire des balles de densité uniforme.Plusieurs modèles sont équipés du système de coupe optionnel ROTO CUT qui hache l’ensilage et favorise une plus grande densité.Choisissez entre l’enrobage avec filet ROLLATEX ou le ficelage.Nos faucheuses-conditionneuses rotatives avec conditionneurs à fléaux ou à rouleaux sont équipées d’une barre de coupe robuste et suivent les contours du sol pour une coupe uniforme et optimale.Accélérez le séchage de votre récolte grâce à nos faneuses robustes et fiables comportant six bras dentelés par rotor.Nos râteaux rotatifs simples ou jumelés, équipés d’essieux en tandem, sont robustes et fiables, et produisent des andains uniformes et aérés.Visitez votre concessionnaire Claas dès aujourd’hui.se termine Faucheuse-condition-neuseà disques Rateau rotatif Système de coupe ROTO CUT BBlSiSï Faneuse Presse à balles rondes à chambre fixe ou variable Répond à tous vos besoins de fenaison ! EMUS À travers l'Amérique duJSxind Visitez notre site à www.claasofamerica.com ou envoyez-nous un courriel à claas@claasofamerica.com * Chez les détaillants participants seulement GRANDES CULTURES Le système Synchro de Capst des buses sans changer la pri w — par Léon Guertin ' '1 - >99 aintenant que les nouvelles variétés de mais et de soya transformées génétiquement résistent à certains herbicides, l’agriculteur doit se méfier davantage de la dérive des herbicides capables de détruire les végétations voisines des champs traités.Aux États-Unis, 85 % du soya ensemencé serait de type Roundup Ready.Comme les dommages aux cultures avoisinantes de ces champs sont à craindre, l’industrie phytosanitaire propose des solutions devant réduire la dérive des herbicides.Quand on utilise des herbicides de contact, on préfère vaporiser la bouillie en petites gouttelettes, ce qui augmente la surface traitée.Or, ce type de vaporisation dérive davantage qu’une pulvérisation ordinaire.On recommande donc de réduire la pression du pulvérisateur afin d’augmenter le diamètre des gouttelettes et de limiter la dérive.Devant cette contradiction, certains fabricants (Hardi et Teejet) ont mis au point la buse à induction d’air.Le jet à induction d'air Hardi forme de grosses gouttelettes qui éclatent au contact des feuilles.BUSE À INDUCTION D’AIR La buse à induction d’air, plus longue que la normale, comporte une cavité où la bouillie calibrée se mélange à l’air avant d’être expulsée par un orifice de deux à trois fois plus grand que l’orifice standard.Les grosses gouttelettes renferment des bulles d'air.Lorsqu’elles frappent la cible, elles se divisent en petites gouttelettes pouvant se répandre sur toute la plante.Du coup, on limite la dérive et, théoriquement, on obtient une bonne dispersion du pesticide sur les plantes.Léon Guertin est agronome et ingénieur.Il faut nécessairement des adjuvants pour former des bulles d’air dans les gouttelettes.Pour augmenter l’induction d’air, il est préférable de conserver une pression supérieure à 210 kPa (30 Ib/po’).Évidemment, ce système ne déjoue la dérive et n’assure une bonne couverture que si l’impact se fait sur les plants.Si la cible est ratée, l’explosion des gouttelettes se fait au mauvais endroit.La compagnie Spraying Systems a mis au point un système qui alimente chaque buse par une conduite d’air sous pression.On peut ainsi adapter la pression au débit et à la pression des jets.Ce système est toutefois complexe et plus coûteux que le précédent, car il implique l’ajout d’une conduite d’air sur les rampes, d'un compresseur et d’une commande sur le pulvérisateur.Les fabricants de pulvérisateurs mettent au point des buses qui limitent la dérive des herbicides.JET TURBO Pour limiter la dérive, Roger Fontaine de la compagnie Gilles Grégoire et fils équipe ses pulvérisateurs de jets de type turbo.De conception particulière, le jet turbo dirige la bouillie dans une chicane avant de la vaporiser en grosses gouttes.Il convient aux porte-buses standards.Dans la plupart des cas, Le jet Turbo Teejet pulvérise de grosses gouttelettes à des pressions variant de 15 à 90 lb/po2.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 27 GRANDES CULTURES il s'adapte aux pulvérisateurs équipés de commande de débit automatique, car il peut fonctionner de 100 à 600 kPa (15 à 90 lb/po2).Les grosses gouttes minimisent les risques de dérive.Doté d’orifices de grand diamètre, le tuyau de jet risque peu de bloquer.Le recours aux grosses gouttes limite la dérive mais réduit aussi la couverture du feuillage par le pesticide.Roger Fontaine propose alors l’utilisation du porte-buse Twin-cap, qui permet d’installer deux jets à angle à partir d’une même sortie de la rampe de pulvérisation, afin d’augmenter la couverture.PULVÉRISATEUR MODULATEUR DE DÉBIT Le système Synchro de Capstan Ag peut faire varier le débit des buses sans modifier la pression d’opération.Généralement, lorsque l’on utilise un pulvérisateur dont le taux d’application est réglé automatiquement par L’accessoire TwinCap permet de fixer deux jets balais à la même sortie de la rampe de pulvérisation.commande électronique, le régulateur de pression tient compte de la vitesse d’avancement et garde constant le taux d’application au sol.Si la vitesse de pulvérisateur augmente, le régula- teur augmente la pression pour hausser le débit aux buses et maintenir le taux d’application.Ce système fonctionne très bien.Cependant, plus on augmente la vitesse, plus on augmente la pression, et plus on diminue le calibre des gouttelettes de la buse, qui deviennent alors plus sensibles à la dérive.Le système Synchro modifie la modulation initiale des buses en fermant momentanément chacune des buses de la rampe.Il fonctionne comme suit : on remplace l’antigoutte de chaque jet par un solénoïde électrique qui peut interrompre le jet jusqu’à 10 fois par seconde.L’opérateur règle la pression du pulvérisateur en vue d’un rendement optimum des jets, et la commande électronique du pulvérisateur modifie l’intervalle d’ouverture des jets plutôt que la pression.Si le pulvérisateur augmente de vitesse, le régulateur de pression n’est pas touché, et la pression reste la même.FARMI- Votre tracteur de ferme + un treuil FARMI = L'ensemble débusqueur/débardeur idéal en forêt privée! • Plusieurs modèles disponibles, avec traction de 6,400 Ib jusqu'à 13,200 Ib, pour tracteurs de 17 à 60 c.v.et plus.• Pratique embrayage actionné de l'intérieur ou l'extérieur de la cabine du tracteur.Attelage près du tracteur pour stabilité et sécurité au débardage.Les produits FARMI sont distribués au Québec par 1 Kverneland FARMI: Le savoir finlandais mondialement reconnu en technologie forestière.DÉPLIANT.TREUILS FARMI ?NOM ADRESSE BA-10-99 NO.TEL.MARQUE DE TRACTEUR Kverneland inc.1 200 Rocheleau, Drummondville Québec, J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 Par contre, les solénoïdes restent ouverts plus longtemps, et vice versa.La fermeture des jets de la rampe alterne entre jets voisins, à des vitesses très rapides.En plus de conserver une grosseur de gouttelette optimum par rapport au jet choisi, le système Synchro offre un temps de réponse très rapide.En une fraction de seconde, le débit des buses est modifié pour maintenir le taux d’application.Le Synchro s’adapte à tout pulvérisateur.On visse les solénoïdes à la place des antigouttes, puis on branche la commande électrique du régulateur de pression à la commande des solénoïdes.Le système peut supporter des pressions de 69 à 690 kPa (de 10 à 100 lb/po’j et est en mesure de faire varier le débit de huit à un.Ce système sera aussi intéressant à utiliser dans le cas d’applications à taux variable, car il peut modifier le taux sans changer de jet ou le calibre des gouttelettes.fE L’écran protecteur monté sur la rampe Flexi-Coil réduit considérablement la dérive.ÉCRAN ANTIVENT Flexi-Coil, une société canadienne dont le siège social se situe en Saskatchewan, équipe ses pulvérisateurs de rampes pouvant aller jusqu’à 130 pieds.Ces rampes ont la particularité de rouler sur le sol.Elles sont en effet montées sur des pneus qui les supportent par l’intermédiaire d’une suspension.N’étant pas limitées par le poids et pouvant conserver une hauteur constante par rapport au sol, elles peuvent être dotées d'un écran antivent.Les essais menés par une maison indépendante montrent que cet écran peut réduire jusqu’à 86 % la dérive des gouttelettes imputable au vent.Fait de matière plastique, l’écran absorbe les chocs et reprend sa forme rapidement.Chacun des écrans avant et arrière de la rampe est perforé pour permettre une infiltration d'air.Kevin Dow, de Flexi-Coil, explique que ce mouvement d’air réduit la turbulence sous l’écran.L’écran antidérive est une option très populaire chez sa clientèle, parce qu’il permet de prolonger la période de pulvérisation.Un bon nettoyage de l’écran s’impose à tout changement de pesticide, te À lire dans notre prochain numéro RENCONTREZ LES MÉDAILLÉS DE L’ORDRE DU MÉRITE AGRICOLE L'Ordre du mérite agricole Des 133 entreprises participantes provenant des régions de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Qué-bec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine, trois seront reconnues.Le Bulletin vous présente ces entreprises méritoires et surtout leurs dévoués propriétaires.Abonnez-vous sons tarder! Bon d'abonnement à la page 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 29 Concours Oublions le bogue de l'an 2000 Recevez Le Bùlletin et embarquez de plain-pied dans le nouveau millénaire UATRE TIRAG C'EST FACILE ! Tout abonné est automatiquement admissible à notre concours.* GRAND PRIX 20 JANVIER 2000 19^^^^^999 19 JÎEti^d999 19 octobre 1999 Un ordinateur IBM Aptiva® Un ordinateur IBM Aptiva (350 Mhz, 64 Mo RAM, disque rigide de 6 Go, CD-ROM 32x, Modem-fax 56k, écran couleur CANON BJC 4400) Une sélection de logiciels SIGA (Sigafinance, Sigalait, Sigachamp, Sigaporc) au choix du gagnant Valeur de 4600 $/imité Ordinateur 2600 $ et logiciel 2000 $ maximum Un VTT TVaxterMC de Bombardier Moteur à quatre temps, monocylindre de 498 cc, refroidi par liquide, sélecteur de vitesses (5) hydraulique à bouton unique, verrouillage bidirectionnel pour une prise 4X4 permanente réelle, accès au moteur sous le siège.BOMBARDIER VALEUR TOTALE DE 10 (Véhicule 8900 $ et accessoires 1100 $) des aqriculteurs Bon d'abonnement Nom : ________ Profession : Adresse : ____ Ville :_______ ________ Si vous êtes déjà abonné, vous n'avez pas à compléter ce coupon I agriculteurs pour participer au tirage, vous êtes inscrit automatiquement.Code postal : ______________________ Durée de l’abonnement : ?un an ?chèque ci-joint __________________ ?VISA ?MASTERCARD Date d’expiration :_________________ .Province : _ .Téléphone : ?deux ans ?trois ans _ ?envoyez-moi la facture N° de carte : _____________Signature Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard de Maisonneuve O.Montréal (Québec) H3A 3E1 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com TARIF D'ABONNEMENTS un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 37,50 $ 64.90 $ 84,90 $ TPS 2,63 $ 4,54$ 5,94$ TVQ 3,01 $ 5,21 $ 6,81 $ Total 43,14 $ 74,65 $ 97,65 $ i PRIX TRIMESTRIELS * Votre abonnement ou renouvellement, accompagné de votre paiement, doit être reçu au service à la clientèle, au plus tard sept jours avant la date des tirages.Pour être admissible lors de la date du tirage, vous n'avez aucun coupon à compléter si vous êtes abonné Note : Les photos des prix sont à titre indicatif seulement.Pour obtenir une copie des règlements du concours, faites parvenir une enveloppe préadressée et affranchie à Concours « Oublions le bogue » , 1001, boul.de Maisonneuve 0„ 10' étage, Montréal (Québec) H3A 3E1.sc Marque de commerce de Bombardier Inc.et/ou de ses filiales.—— ® IBM et Aptiva sont des marques de commerce de International Business Machines Corporation.4304 « Les réseaux resteront distincts, ainsi que les marques.» - Jean-Pierre Rosso, P.-D.G par Simon M.Guertin Au dernier SIMA (Paris), la rumeur courait que Caterpillar courtisait Case.Un peu plus tard, on entendait dire que Volvo faisait de même, pour ne s’approprier que de sa division Construction.Le 10 mai, New Holland annonçait son intention de verser 4,3 milliards de dollars US pour acquérir Case.C’est deux fois sa valeur aux livres, établie à 1,8 milliard de dollars US.Les deux compagnies deviendraient une seule entité, propriété de Fiat à 71 % et cotée à la Bourse de New York.Le siège social logerait dans l’actuel siège social de Case à Racine (Wisconsin), et Jean-Pierre Rosso, actuel P.-D.G de Case, deviendrait celui de la nouvelle entité.Dans tous les échanges avec la presse, Jean-Pierre Rosso se fait très rassurant et précise que les deux compagnies se complètent très bien.Case IH produit de gros tracteurs, et la marque est bien diffusée en Amérique du Nord, présente en Russie, en Australie et en Europe.Par ailleurs, New Holland est forte dans le domaine fourrager et voit ses marques bien diffusées en Europe, présentes en Amérique du Sud, au Pakistan, en Chine, en Inde, etc.Compte tenu d’un chiffre d’affaires combiné de 12 milliards de dollars US, la nouvelle entité se rapproche de John Deere, dont les ventes tournent autour des 16 milliards de dollars US.Même si l’on annonce des économies annuelles de 400 à 500 millions de dollars US, le P.-D.G.est catégorique : « Toutes les marques seront conservées.» M.Rosso Note : Cet article est une synthèse de textes parus dans Farm Journal, Farm Equipment, World Farming News et Matériel agricole.estime que de 15 à 30 % de composantes pourront être communes aux produits du groupe, tout en préservant F identité de chaque marque.Il aime bien reprendre F exemple de la Ford Lincoln et de la Jaguar, qui partagent la même plate-forme tout en étant totalement différentes.Même sur le plan du moteur.Or, le nouveau P.-D.G.voit le plus de possibilités de croissance dans les équipements de construction et les services personnels.Plus concurrentielle, la nouvelle société proposera aux concessionnaires plus de produits, plus de services, mais également plus de compétitivité, laissant entendre qu'un marchand Case pourra aussi vendre des machines New Holland et vice versa, là où l’un ou l’autre est absent.Le vice-président principal, marketing, pour Deere en Amérique du Nord, Bud Porter, indiquait qu’il voyait ce nouveau type de compétition d’un bon œil, tout en demeurant sceptique.Par ailleurs, les analystes financiers notent que ce nouveau partenariat crée une énorme différence entre les deux principaux joueurs et AGCO, dont les ventes tournent autour de 2,94 milliards de dollars US.Ils laissent courir une rumeur voulant que cette énorme transaction doive obtenir l’assentiment des autorités réglementaires aux États-Unis, au Canada, au Mexique et en Europe.Pour Rosso, cette étape semble n'être qu’une simple formalité; il se dit prêt à répondre au marché, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 31 PUBLIREPORTAGE Une heure de travail en moins et 500 kilos de lait en plus Ayant connu par le passé les qualités et les limites d’un système d’alimentation à la RTM fixe, le propriétaire a choisi cette fois-ci le DEC RTM Plus de Rovibec.Les Entreprises G.M.Benoît Inc.affichent une croissance tout à fait remarquable.Par leurs investissements judicieux, les copropriétaires, Martin Benoît et Guylaine Boisvert, ont su en peu de temps se donner une entreprise d'envergure dotée d'installations qui font certainement l’envie de beaucoup de jeunes agriculteurs et agricultrices.Il n'est donc pas étonnant que leur entreprise ait remporté le Concours Jeune agriculteur d’élite, section Québec, en 1998.Assisté de ses sept tracteurs, de sa batteuse, de son camion et de toute la machinerie que l’on retrouve sur une ferme mixte, le couple d’agriculteurs cultive 1675 acres de terre.Le maïs-grain, le soya, le foin et les pois de conserverie font partie de la rotation des cultures planifiée par M.Benoît.Mme Boisvert, de son côté, veille à la préparation du sol au printemps et au transport du grain à 1 automne.Elle s’occupe aussi de la traite des vaches dans les périodes de travail intense, ainsi que de la comptabilité.Il y a deux ans, le couple s’est doté d'une belle étable neuve de 130 attaches.Construit à la fine pointe de la technologie, le bâtiment à ventilation naturelle mesure 40 pieds de largeur sur 315 pieds de longueur.Ayant connu par le passé les qualités et les limites d'un système d alimentation à la RTM fixe, le propriétaire a choisi cette fois-ci le DEC RTM Plus de Rovibec.En plus de bien alimenter ses animaux, ce robot lui fait gagner une heure de travail par traite.Il soigne tous les animaux de l’étable de même que les taures à l’extérieur.Comme par le passé, le propriétaire a divisé ses vaches laitières en deux groupes.Cependant, le DEC RTM Plus de Rovibec lui permet de top dresser ses meilleures productrices selon leurs besoins.Il aime bien utiliser le mode d’alimentation croissant, qui lui permet d'augmenter les rations progressivement.Les trois repas journaliers des vaches laitières sont composés d’ensilage de foin et de maïs, de maïs-grain moulu, de soya torréfié et roulé, d’un Martin Benoit estime que son IiliC RTM Plus est un investissement plus rentable que ses tracteurs : à lui seul le robot travaille 1500 heures par année; à sept, ses tracteurs en cumulent 2500.*ROVIBEC supplément et de deux minéraux.Depuis le déménagement des vaches dans la nouvelle étable et leur adoption de l'alimentation par robot, leur production moyenne a augmenté de 500 kg sans aucune réforme.Du temps de l’ancienne installation, une personne seule prenait 3,5 heures pour traire et alimenter le troupeau qui produisait 1000 litres de lait par jour.Depuis que le DEC RTM fait le travail, cette même personne s’acquitte de la tâche en 2,5 heures, même si la production quotidienne a augmenté à 1500 litres.Dans un proche avenir, les exploitants comptent acheter davantage de quotas et passer plus de temps avec leurs enfants.En plus du robot, ils disposent déjà d'une bonne équipe d'employés fiables, capables de prendre de plus en plus de responsabilités.4ROV1BEC Sainte- Monique (Québec) Tel : (819) 289-2260 Vf Martin Ile mut et Giiylaine Boisvert ainsi que leurs enfants.Stéphanie (Il ans) et Yanick (9 ans).Andréa ne ( I.) ans) était absente an moment de la photo. (ÉQUIPEMENTS^ Les robots sont parmi nous V d’intérieur) Stefan Arkink est le premier producteur laitier d’Amérique du Nord à avoir adopté les robots v de traite.((par André Piette^) A cinq heures, je devais aller cueillir quelqu'un à l’aéroport.J’ai quitté la ferme sans même penser à la traite.Que j'y sois ou non, la traite se fait.» Stefan Arkink raconte cette anecdote pour illustrer comment les robots de traite ont changé sa vie.« Ce n’est pas comparable », assure-t-il.A la ferme que ce producteur et sa femme Esther exploitent à Plattsville, une localité du Sud de l'Ontario, deux robots en activité jour et nuit assurent la traite des 90 vaches (voir l’encadré Quand le vacher est une machine).Les appareils de marque Lely ont été installés en mars dernier.Quelques mois plus tard, le producteur parle d’eux comme il le ferait d’un tracteur : c’est un équipement comme un autre.Le virage est déjà complété.« Plus de André Piette, agronome, est journaliste agricole.i 90 % des vaches se sont habituées aux robots en moins de 14 jours, décrit l’Ontarien.Les plus réticentes ont pris six semaines.» Il faut dire que, pour faciliter l’adaptation des animaux, l’éleveur a mis toutes les chances de son côté.Il a en effet vendu ses vaches et racheté des taures à leur premier veau qui n’avaient encore jamais été traites.Il fallait quand même une bonne dose d’audace pour investir 400 000 $ dans une technologie associée il y a encore peu à la science-fiction.En même temps, il n'est pas étonnant que ce producteur ait été le premier à faire le saut.Il a quitté sa Hollande natale pour s’établir en Ontario il y a quatre ans et il a conservé depuis des liens étroits avec le Vieux Continent.Or, Le bras de traite nettoie les trayons à l’aide de rouleaux, puis les désinfecte au jet.Des rayons laser localisent ensuite les trayons et guident les manchons.c’est en Europe et particulièrement en Hollande que la technologie du robot de traite a été développée.Les producteurs européens possèdent d’ailleurs une solide longueur d'avance sur leurs homologues nord-américains dans ce domaine (voir l’encadré Plusieurs traites d’avance).On se doute bien que l’élimination des deux traites quotidiennes à heure fixe a des répercussions majeures.Comme son anecdote initiale l’illustrait, elle procure à l’éleveur une liberté inconnue jusqu'ici.En outre, elle lui fait gagner quatre heures de travail par jour.« Je consacre une partie de ce temps à d'autres tâches, dit l’éleveur.Ma charge totale de travail s’en trouve somme toute réduite.Je travaille probablement un peu moins que les autres éleveurs.Les tâches reliées à l’alimentation restent, mais celles qui sont rattachées à la préparation de la salle de traite, à la traite et au nettoyage subséquent disparaissent.» La journée type LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z OCTOBRE 1999 33 (ÉQUIPEMENTS^- ( D’INTÉRIEUR PLUSIEURS TRAITES D’AVANCE Les robots de traite sont déjà une réalité.Pas ici en Amérique du Nord, où ils commencent à peine à apparaître, mais en Europe.Une étude récente réalisée par des chercheurs américains et hollandais évalue à 400 le nombre de systèmes robotiques de traite en place sur le Vieux Continent.La Hollande ouvre la marche, en comptant plus de 200 à elle seule.Suivent l'Allemagne, le Danemark et divers autres pays.Autre donnée éloquente : le quart des étables bâties en Hollande en 1998 en étaient équipées.De même, le quart des systèmes de traite installés dans des étables existantes étaient de type robotique.La même étude révèle en outre que la plupart des fabricants d'équipement laitier ont déjà mis en marché un système robotique de traite ou s'apprêtent à le faire.Deux entreprises ouvrent la marche : Lely et Prolion.À Lely s'est associée la société Fullwood, et la firme Manus and Gascoigne a fait de même avec Prolion.Les auteurs de l'étude ont passé en revue les systèmes existants pour en arriver à la conclusion qu'ils fonctionnent bien.Ainsi, ils signalent que, dans 90 % des cas, la griffe s'accroche au pis dès la première tentative.Une deuxième tentative suffit généralement pour les 10 % restants.Ils mentionnent toutefois une autre étude effectuée auprès de fermes commerciales, où l'on a constaté que de 5 à 10 % des vaches devaient être réformées.Divers facteurs sont invoqués, notamment une mauvaise disposition des trayons.Sur le plan de la qualité du lait, le portrait général est également positif.Contrairement à ce que certains appréhendaient, l'implantation de robots n'est pas accompagnée d'un accroissement des cas de mammite contagieuse.Le comptage de cellules somatiques n'est pas non plus touché.Par contre, et il s'agit là d'une des rares réserves que ces chercheurs entretiennent à l'égard des robots, le comptage bactérien tend à se détériorer.Les visites sont fréquentes à la ferme de Stefan Arklnk (à droite), premier éleveur en Amérique du Nord à équiper son étable de robots de traite.de ce producteur s’amorce à 6 h 30 et se termine un peu après 18 h.L’éleveur fait une dernière tournée de l’étable en soirée.Les robots ont également bouleversé la gestion du troupeau.En effet, ces Produits dft,qualité! Technologie avancée Clientèle s$tisfa|te mmm tu vnmumon 75 0550 1-800-567-05550 Q ÉQUIPEMENTS VICTORIA ; -EQUIPMENTS — VENTILATION EQUIPMENT MANUEATURER 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 Au total, les robots ont coûté 400 000 $.Le deuxième robot a coûté moins cher que le premier, car une partie de l’équipement sert aux deux, par exemple I ordinateur.appareils font beaucoup plus que la simple traite.« Nous disposons de plusieurs nouveaux outils de gestion, signale Stefan Arkink.L'ordinateur enregistre beaucoup de données.» Ainsi, celui-ci note l’heure de chaque traite, le volume par quartier et la durée de la traite.Il signale les écarts de production anormaux ainsi que la conductivité du lait, qui constitue un indice hâtif de mammite.Dans un tel cas, l’ordinateur va même jusqu’à identifier le quartier vulnérable.Le coût des deux robots en fera sursauter plusieurs.Stefan Arkink met les choses en perspective.« Si l’on tient compte de l’ensemble des facteurs, ce n’est pas vraiment plus cher qu’une salle de traite », dit le producteur de 32 ans.À l’achat, les robots sont largement plus chers que la salle nécessaire à son étable d’une capacité de 120 vaches.Par contre, ils permettent une économie de main-d’œuvre annuelle évaluée à 40 000 $.D’autre part, le fait que chaque vache soit traite de trois à quatre fois par jour au lieu de deux devrait maximiser leur production.Comme elles en sont toutes à leur première lactation, l’éleveur n’a cependant aucun moyen de confirmer cette hypothèse.Enfin, il prévoit que ses vaches auront une meilleure longévité.« Comme il y a moins de pression sur le pis, leur santé est meilleure », explique-t-il.Puisqu’il s’agit d’une nouvelle technologie, l’éleveur s’attend à ce que le coût des robots diminue progressivement.Il ne regrette néanmoins en rien d’avoir déjà pris le virage robotique.S’ils n’en retirent pas d’avantage financier, sa femme et lui auront tout de même fait un gain important au chapitre de la qualité de vie.k QUAND LE VACHER EST UNE MACHINE Les vaches prennent place dans les stalles de traite robotisées quand bon leur chante.En moyenne, chacune s'y rend trois ou quatre fois par jour.On estime qu'un robot peut traire environ 60 vaches par jour.Dès qu'une vache s'installe, le robot l'identifie.Il tire de sa mémoire l'heure de la traite précédente et la position de ses trayons.Le « bras de traite » nettoie les trayons à l'aide de rouleaux, puis les désinfecte au jet.Des rayons laser repèrent ensuite les trayons et placent les manchons.Pendant la traite, la vache reçoit de la moulée en portions de 50 grammes à la fois.Dès que le premier manchon décroche, l'alimentation cesse de façon à ne pas inciter l'animal à demeurer dans la stalle.Un pipeline souterrain dirige le lait vers un réservoir de 3000 gallons.Comme la traite est continuelle, le système de refroidissement comporte un réservoir-tampon de 600 gallons en usage seulement durant la vidange ou le nettoyage du réservoir principal.Le robot procède à un lavage du système par tranche de 10 traites.De plus, un lavage complet s'effectue aux huit heures.Le système commande également un lavage après avoir trait une vache dont le lait présente un problème (antibiotique, colostrum) qui lui a préalablement été signalé.Ce lait est dirigé vers un réceptacle distinct.Aucun système, aussi perfectionné soit-il, n'est à l'abri de défectuosités.Stefan Arkink reconnaît avoir éprouvé quelques problèmes initiaux mineurs.Des problèmes qui ont toutefois été vite réglés.« En fait, ajoute-t-il, ils sont maintenant si rares que j'ai du mal à me souvenir quand j'en ai eus ! » Le système robotisé est programmé de façon à aviser immédiatement le producteur en cas d'anomalie.Il le fait en déclenchant une alarme installée dans la maison.Au besoin, il joint son « maître » par téléphone cellulaire et téléavertisseur.Toutefois, Stefan Arkink affiche maintenant une confiance telle envers ses robots qu'il ne transporte même plus ces appareils quand il ne s'absente de la ferme que pour quelques heures.Pour parer au pire, il a néanmoins souscrit à un contrat d'entretien auprès de son fournisseur, qui engage ce dernier à envoyer un technicien en moins de 90 minutes en cas de bris.Les 90 vaches en lactation de Stefan Arkink forment deux groupes, chacun disposant d’un robot de traite.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 35 PHOTOS : MARCEL DUSSAULT MENTS* Map • Faites de l’air Ventilation naturelle : quelques écueils à éviter Ç par André Piette La ventilation naturelle a le vent dans les voiles.« Parmi les quelque 200 projets d'agrandissement ou de construction d’étable que nous réalisons cette année, plus de 90 % prévoient une ventilation naturelle », déclare Denis Lacerte, directeur des ventes de Bodco.Les producteurs l'adoptent parce qu’elle est économique.Bien sûr, elle revient plus chère que la ventilation mécanique au moment de la construction : 25 % de plus, selon l’ingénieur Marcel Dussault, du bureau du MAPAQ à Rock Forest.« Cependant, on peut réduire la facture en utilisant des toiles ou des ballons plutôt que des panneaux rigides », signale ce dernier.Par contre, à la différence de la ventilation mécanique, la ventilation naturelle n’entraîne pas de coût d'utilisation.Cette dépense en moins compense aisément les coûts supplémentaires de construction.La ventilation naturelle comporte un second avantage : l’élimination du bruit dans l’étable.Un avantage que les utilisateurs apprécient beaucoup, semble-t-il.« Ça n’a pas de prix », assure Denis Lacerte.Si la ventilation naturelle jouit maintenant d’une telle popularité, c’est aussi parce qu’on la maîtrise bien.Ce n’était pas le cas lorsque les premières étables dotées de ce système ont fait leur apparition.«Il y a eu de la cochonnerie dans le passé, n hésite pas à dire Denis Lacerte.Des systèmes mal conçus.De mauvais équipements.Un manque de suivi.C’est un peu comme dans le cas de la RTM.Elle redevient populaire, mais on la maîtrise maintenant beaucoup mieux.» ICela dit, les producteurs qui choisissent la ventilation naturelle peu-0 vent encore frapper des écueils.Un premier est un volume d’air insuffisant de l’étable.La situation est particulièrement délicate lorsque la ventilation naturelle est associée à un plafond plat.Denis Lacerte s’étonne que des producteurs munissent leur nouvelle étable ventilée naturellement d’un plafond plat.« S’ils comparaient la qualité de l’air d’une étable à plafond plat à une étable à toit cathédrale, ils seraient frappés par la différence.Dans l’étable à plafond bas, on a l’air vicié à la hauteur du visage; si le toit est de type cathédrale, cet air peut monter plus haut », précise-t-il.11 n'existe évidemment pas de norme simple quant au volume d’air requis en ventilation naturelle.Celui-ci dépend de divers facteurs, notamment de la largeur de l’étable.Un entrepreneur spécialisé pourra faire une recommandation.Marcel Dussault signale que les fabricants de fermes de toit font des systèmes triangulaires en ciseau qui assurent un bon dégagement.« Ils sont un peu plus cher, mais ils corrigent le problème, dit-il.On arrive au même résultat en élevant les murs à 10 ou 11 pieds.Il suffit d’allonger les poteaux ou de hausser le muret de béton.» Un autre écueil risque de surgir lorsqu’il s’agit d’un agrandissement d’étable et que la section ajoutée est plus courte que la section existante.« Si l’on installe une ventilation naturelle dans la nouvelle section, explique Denis Lacerte, elle risque d’entrer en conflit avec la ventilation mécanique de l’ancienne section.En fait, il est plutôt difficile d’équilibrer les deux systèmes.Souvent, je préfère recommander de doter la nouvelle section de ventilateurs mécaniques ou alors, d’adopter la ventilation naturelle dans l’ancienne section également.Tout dépend des préférences et des moyens du producteur.» Le constructeur ajoute que F éleveur qui veut marier les deux systèmes de ventilation peut, à la limite, séparer les deux sections d’étable par une toile.La grandeur des ouvertures latérales constitue une autre question délicate.On pourrait être tenté de croire que plus celles-ci sont grandes, meilleure sera la ventilation.Faux, corrige Denis Lacerte, qui juge qu’on a eu tendance ces derniers temps à aménager des ouvertures trop grandes.« Lorsqu’il n’y a pas d’air, dit-il, il n’y en a pas ! Quand il fait très chaud dehors, il vaut mieux garder sa fraîcheur à l’intérieur, ce que permettent davantage des ouvertures plus petites.» [) .vrirv ¦¦¦¦¦¦ VENTEC UN SYSTEME DE VENTILATION EFFICACE, C'EST PRIMORDIAL LE SERVICE DE DISTRIBUTIONS 3D, C’EST INDISPENSABLE ! Ventilation naturelle a ballon jusqu'à 10 pi de haut Ventilateur reeirculateur 360 degrés Ventilateur mural, modèle EF et LA Appelez-nous au (450) 796-5596 pour connaître le distributeur de votre région.Aston VADEX LTÉE GAMME COMPLÈTE DE VENTILATION NATURELLE toile flexible, toile isolée toile rigide, panneau vitré, vitre thermoclaire AINSI QU'UNE GAMME COMPLÈTE DE VENTILATEURS Modèle S.C.Modèle S.R.Contactez-nous au (450) 796-5595 pour plus de renseignements.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 37 n C'est «LAITficacité» BROYEURS ETMOULANGEURS ROBOTS DISTRIBUTEURS MÉLANGEURS DE RTM NOURRISSEURS CONVOYEURS NOURRISSEURS Là où les opinions divergent, c’est à savoir si ces ventilateurs sont nécessaires dans toutes les étables à ventilation naturelle ou seulement certaines.Marcel Dussault croit que tous les bâtiments en requièrent.Denis Lacerte n’est pas de cet avis.« Je suggère l’installation de ventilateurs seulement si le bâtiment a plus de 100 pieds de large ou s’il y a un obstacle à moins de 30 pieds de l’étable.Par obstacle, j’entends un autre bâtiment ou un boisé.C’est du cas par cas.» Cette divergence de points de vue aura au moins le mérite de nous rappeler qu’il est parfois fort utile de solliciter l’avis de plus d'un expert.j*6 HACHE-PAILLE (ÉQUIPEMENTS^ x l d’intérieur; Une dernière question qui semble soulever une controverse est celle des circulateurs d’air.Il s’agit de ces ventilateurs à grand diamètre (48 ou 56 pouces) que certains installent au milieu de l’étable pour assurer une circulation d’air quand la température intérieure devient excessive.« Quand il fait aussi chaud dans l’étable qu'en dehors, on ne peut plus compter sur l’effet du gradient de température.explique Marcel Dussault.Il devient alors nécessaire de faire appel à des ventilateurs pour assurer une circulation d’air.Une étude réalisée à l’Université McGill a montré qu’une température excessive dans l’étable peut faire perdre jusqu’à un litre de lait par jour.» Les ouvertures latérales peuvent être obturées par des panneaux rigides (vitrés ou non), des ballons ou des toiles.Ballons et toiles reviennent moins cher.Leur longévité est toutefois moindre.WIC, 784, rue Principale, Wickham (Québec) JOC 1S0 • Tél.: (819) 398-6822 • Télec : (819) 398-5227 Courriel : info@wicideal.com • Internet : www.wicideal.com • Membre du GROUPE WIOIDEAL EFFICACE Pour une meilleure ventilation VENTILATEUR SÉRIE NORTHWIND DE DEL-AIR DELAIR Équipement F.Broileur Inc.151, rang Saint-Ours Saint-Césaire (Québec) JOL 1T0 Téléphone : (450) 469-311 5 1 800 268-7672 Télécopieur : (450) 469-3116 • Ventilateurs les moins bruyants sur le marché et les plus économes en énergie • Vitesse variable de 0 à 100 % • Boîtier avec chambre d’air pour éviter la condensation l’hiver 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 (ÉQUIPEMENTS^-N ^ pmntérieurJ) Une question de mangeoire Denis Labrecque (au centre), copropriétaire de la ferme Labrecque et frère, ainsi que Alain Leblond (à gauche) et Richard Quirion (à droite), tous deux conseillers en alimentation de la compagnie Vita Distribution inc., ont comparé divers systèmes d'alimentation en fonction des taux de conversion des porcs.ment au-dessus du fond de la trémie pour qu’il s’y accumule une petite quantité d’eau.Mais pas trop, car l’animal refusera la moulée noyée dans l’eau.La suce doit aussi être assez loin du rebord de la trémie pour que le porc puisse la voir et l’actionner facilement.DE LA MOULÉE QUI DESCEND BIEN La plupart des trémies humides sont équipées d’un agitateur qui.après avoir été actionné par le nez du cochon, laisse tomber un peu de moulée.Certains réglages permettent de faire tomber plus ou moins de moulée au moment de l’agitation.L’amplitude du mouvement d’agitation et la quantité de moulée entraînée vers les Les porcheries équipées de trémies humides notent un meilleur taux de conversion.Au-delà de l’équipement, il y a cependant bien des détails à observer.Ç par Léon Guertin ( En comparant le taux de conversion alimentaire des porcs à l’engraissement, des éleveurs de Beauce, assistés de leurs conseillers en alimentation, ont repéré des facteurs qui améliorent ce taux de conversion.À la ferme Labrecque et frère de Saint-Bernard-de-Beauce, on a tout d’abord comparé le rendement des trémies d’alimentation sèches à celui des trémies humides de deux porcheries voisines.Les porcs qui s’alimentent dans des trémies humides ont un taux de conversion alimentaire de 2,5 kg de moulée par kilo de gain de poids contre 2,7 kg/kilo dans le cas des trémies de moulée sèche.Selon les conseillers en alimentation Richard Quirion et Alain Leblond de Vita Distribution inc., certains élevages équipés de trémies humides atteignent des taux aussi faibles que 2,4 kg/kilo.Le rendement varie toutefois d’une ferme à l’autre.En effet, le taux de conversion alimentaire peut varier de Léon Guertin est agronome et ingénieur.2,4 à 3,09 kg/kilo d’une porcherie dotée de trémies humides à l’autre.Bien sûr, le confort de l'animal compte pour beaucoup mais, même si l’environnement est semblable, certaines porcheries s’en tirent mieux que d’autres.Ceci a amené les conseillers en alimentation de la compagnie Vita et leurs clients à étudier de plus près les trémies humides de différents constructeurs.Leur étude a permis d’isoler différents points à observer avant d'acheter des trémies humides.UN APPROVISIONNEMENT EN EAU ABONDANT Communément appelé suces, ces appareils de distribution d’eau pour les porcs n’ont pas tous le même débit.Selon Richard Quirion, l’animal aura de l’eau à volonté si elles fournissent un débit de 4 litres/minute.Dans la journée, le porc doit ingérer 3 kilos d’eau par kilo de moulée.Si le fond de la trémie ne contient pas assez d’eau, la consommation de moulée diminue.La position de la suce est aussi importante.Elle doit être suffisam- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z OCTOBRE 1999 39 1 Certains constructeurs proposent un panier en demi-lune de la même longueur que la trémie, qui bascule pour faire tomber la quantité de moulée nécessaire.2- Les suces doivent posséder un débit suffisant pour que le porc ne manque pas d’eau et être faciles à actionner par ce dernier.3- Le producteur doit vérifier périodiquement le réglage de ses trémies.orifices sont aussi réglables.Ces réglages doivent être refaits au fur et à mesure que le porc se développe pour qu’il ne gaspille pas ni ne manque de moulée.Tous ces mécanismes de distribution de moulée sont valables lorsque le producteur emploie de la moulée en cube.Pour la moulée en farine, Richard Quirion recommande davantage de vigilance aux éleveurs.En effet, la ségrégation survenue lors du remplissage du silo peut modifier la texture de la moulée non comprimée.Si les gros agrégats à la périphérie des silos descendent assez bien, les fines particules ont tendance à faire des ponts ou des puits dans la réserve au-dessus du mécanisme d'agitation de la trémie.La moulée restera coincée tant que la trémie n’aura pas été secouée par un cochon affamé ou par un éleveur bien- veillant.Les angles des côtés de la réserve de moulée doivent être petits et préférablement se limiter aux deux faces opposées et non se trouver sur les quatre faces.Lorsque le mécanisme d’agitation comprend deux plaques de métal qui glissent dans le fond de la trémie, il peut s’accumuler de la farine entre la plaque et le fond, ce qui gêne le mouvement de l’agitateur.Le problème s’accentue si des éclaboussures atteignent les orifices de déchargement de la moulée.Certains constructeurs proposent un panier en demi-lune de la même longueur que la trémie, qui bascule plus ou moins, selon le réglage, pour faire tomber la quantité de moulée nécessaire.Ce système convient généralement bien à la moulée en farine.Selon Denis Labrecque, copropriétaire de la ferme Labrecque et frère, il est préférable d’essayer différents modèles de trémie avant d’équiper toute une porcherie.Quelques mois d’utilisation suffisent pour évaluer si les réglages sont aisés et si les porcs consomment bien leur moulée.Toujours selon M.Labrecque, l’ouverture de certaines trémies humides est insuffisante pour laisser manger deux porcs adultes en même temps.Chaque porc adulte doit disposer d’au moins 12 pouces de largeur sur 8 pouces dans l’autre direction pour manger en toute aisance durant toute sa croissance.Le poids de la trémie est un indice de sa rigidité.L’épaisseur de l’acier inoxydable utilisé pour sa construction est un gage de durabilité.Lorsque Richard Quirion visite une porcherie, il prend une poignée de moulée et la lance sur le plancher.Si les porcs accourent pour en prendre, c’est qu’ils ne mangent pas à leur faim.Faites l’expérience, et vous saurez si vos trémies remplissent bien leur tâche, te CS FAABORG Solutions à l'alimentation FAABORG Le système optimal d’alimentation Tube-O-Mat 3 en 1 FAABORG TUBE 0 MAT 3-EN-1 EST UN SYSTEME D'ALIMENTATION POUR LA NOURRITURE SÈCHE, LA NOURRITURE MOUILLÉE ET L'EAU.Ce système assure la croissance optimale des porcelets pendant les 14 premiers jours de sevrage.Le 3-en-1 est un tout nouveau système d'alimentation pour les porcelets de 7 à 35 kg Le 3-en-1 a été testé avec de la farine et des granules -AUCUN BLOCAGE ! Le 3-en 1 possède un système de clapet dans son réservoir à eau qui prévient tout débordement d'eau.Le 3 en 1 est l'un des meilleurs systèmes d'alimentation sur le marché pour les porcelets.J.O.LÉVESQUE LIMITEE 40, rue Plaisance Bedford (Québec) Canada JOJ 1A0 Tél.: (450) 248-4396 Fax : (450) 248-0323 Sans frais : 1 800 363-9262 SUCCURSALE 4061, rue Principale, CP 479 St-Félix de-Valois (Québec) JOK 2M0 Tél.: (450) 889-4644 Fax : (450) 889-2765 Sans frais : 1 800 363-1767 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 L’ordinateur est le meilleur ami du Un système d’alimentation informatisé permet à Luc Veilleux de suivre chacune de ses truies à la trace.Ç par Léon Guertin ^ Depuis environ un an, la maternité de 96 cages de Luc Veilleux est dotée d’un système d’alimentation commandé par ordinateur.L'ordinateur appuie M.Veilleux d'une façon remarquable, mais ce dernier reste tout à fait maître à bord.Le système Gestal adopté par la ferme porcine L.V.inc.(équipements^ N ^ pmntérieurJ) Le rapport graphique montre la courbe d alimentation prévue (en vert).Les courbes rouge et blanche représentent les quantités journalières minimums et maximums que la truie peut recevoir durant la période de 21 jours qui suit la mise bas.La courbe bleue représente la quantité consommée.Les Industries et Équipements inillMRTÉ Liée Manufacturier et distributeur d'équipements porcins Nos mangeoires et .votre rentabilité Plus le porcelet s'habitue tôt à s'alimenter dans une mangeoire, plus il grossit rapidement et plus vite on le transporte à l'abattoir.Nos trois mangeoires Mini-Plat, Maxi-Plat et Maxi-Tolva sont | conçues pour permettre une alimentation précoce du porcelet.Leur couleur rouge les rend attrayantes et appétissantes pour le jeune animal.Faites d'un plastique résistant, elles se fixent solidement au plancher par un crochet à ressort.De plus, elles sont faciles à nettoyer et très hygiéniques.Le Maxi-Plat peut contenir plus de 9 litres de nourriture et la Maxi-Tolva jusqu'à 22 litres.Mini_plat Maxi-Plat Maxi-Tolva 550, route Bégin Sainte-Claire Québec COR 2V0 Tél.: (418) 883-3338 Ext.: (877) 877-1435 Fax: (418) 883-3999 Pour les porcs à l'engraissement, notre mangeoire à moulée humide (Wet/dry feeder) permet à l'animal de se nourrir et de s'abreuver à volonté.Elle se démarque du marché par ses caractéristiques pratiques, telles que la précision de son système d'ajustement de la quantité de moulée, sa conception bien pensée qui facilite l'accès à la moulée et l'eau par l'animal, et ses trappes d'accès amovibles qui, une fois enlevées, permettent au personnel d'entretien de procéder facilement à un nettoyage complet de la mangeoire.Mangeoire à moulée humide crioduétwa iaJÛSjm! Venez en grand nombre ! mooucnoNi 1AUSOUOVÉ1 20 Colloque sur la production porcine • Détermination des besoins protéiques des porcs du Québec.Conférencier : Joël Rivest • Les lisiers et leur traitement, toujours d'actualité.Conférencier : Gaétan Gingras • L'avenir de l'industrie porcine nord-américaine.Conférencier : Chris Hurt • Le syndrome de dépérissement en postsevrage : une nouvelle maladie mystérieuse 1 Conférencier: André Broes • Données récentes sur le syndrome reproducteur et respiratoire porcin fSRRP).Conférencier : Robert Desrosiers • Le bilan minéral comme outil de gestion pour le producteur de porcs.Conférencier Jacques Nault • Perspectives de développement des produits à valeur ajoutée.Conférencier Jean Dumas • Ferme porcine L.V.: à la recherche de l'innovation.Conférencier : Luc Veilleux Ae mcuuÿu&j, pad ça! Le mercredi 10 novembre 1999 Hôtel Gouverneur Saint-Hyacinthe Pour de plus amples renseignements, Service à la clientèle 523-54 7 7 (Québec et les environs) 7 888 535-2537 (sans frais) OESPAOOUCTIONS ANIMALES OU QUÉBEC ~ L’Institut de biotechnologie vétérinaire et alimentaire (IBVA) est né ! Ce projet, issu du travail concerté de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal (FMV) et du Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA), vient en effet d’obtenir un financement de plus de 10 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation.Essentiellement l’IBVA s’attaquera tout d’abord à deux grands projets.Le premier, associé à un budget de neuf millions de dollars, s’intéresse au transport et à la protection des molécules actives utilisées en production animale ou en technologie alimentaire.Appelé TRANSMOLE, il ouvrira des avenues en médecine vétérinaire, en nutrition et dans le secteur de la conservation et de la transformation des aliments.Le deuxième prévoit la mise sur pied d’un laboratoire de recherche sur le génome et les embryons.Son équipe tentera d’améliorer l’efficacité des méthodes de sélection utilisées par les éleveurs canadiens.La création de l’Institut est particulièrement intéressante du fait qu’elle était conditionnelle à une participation financière du milieu.Des organismes publics et des entreprises en ont en effet financé la réalisation à 20 %.Ainsi, le ministère de l’Éducation du Québec a, notamment, offert son appui financier, tout comme un grand nombre de donateurs privés, dont Ville de Saint-Hyacinthe (où logera l’Institut), Lallemand inc., Barry Callebaut Canada inc.et Aliments Carrière inc.De gauche à droite : Gaétan Lussier, président de la campagne de financement, Robert Lacroix, recteur de l’Université de Montréal, Angèle Saint-Yves, directrice générale du CRDA et le Dr Raymond Roy, doyen de la faculté de médecine vétérinaire 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1999 PORC 1997 des syndicats de gestion, les aliments constituent près de 45 % du coût de production, tant en maternité qu’en engraissement.Il est donc normal de chercher à faire des économies à ce poste budgétaire : recherche d’ingrédients présentant des avantages intéressants, fabrication de moulées à la ferme, utilisation de sous-produits et autres avenues sont explorées.ÉNERGIE DE LA MOULÉE Il est important de revoir certaines notions de nutrition du porc d’engraissement avant de modifier la composition des moulées.En principe, une moulée contenant entre 3000 et 3400 kcal d’énergie digestible (ED) procure des gains de poids identiques, mais la consommation s’ajuste en fonction du taux énergétique de la ration.Quand l’énergie de la moulée augmente, la consommation diminue, ce qui contribue à améliorer le taux de conversion.Une moulée contenant 3200 kcal d’énergie digestible au kilogramme nécessite une consommation moyenne de 2,36 kg par jour pour un porc en croissance de 25 à 107 kg.Cette consommation permet de combler ses besoins énergétiques de 7552 kcal d’ED par jour.À ce niveau de consommation, le taux de conversion est de 3,02 kg de moulée au kg de gain de poids vif.Si la moulée coûte 193 $ la tonne, il en coûte 48 $ le porc pour le rendre au poids d’abattage (voir le tableau 1).Si nous formulons une moulée devant atteindre 3400 kcal d’ED, la consommation diminue à 2,22 kg par jour, et le taux de conversion est de 2,85.Pour maintenir le coût de production à 48 $ le porc, la moulée ne doit pas dépasser 205 $ la tonne.À l’inverse, une ration contenant 3000 kcal d’ED nécessite une consommation de 2,52 kg par jour, et le taux de conversion atteint 3,23.Si nous voulons maintenir le coût de production à 48 $ le porc, le coût de la moulée ne doit pas dépasser 181 $ la tonne.Une variation de 100 kcal d’ED permet une variation de 6 $ la tonne de moulée pour maintenir le même coût de production (voir le tableau 1).Une augmentation de 100 kcal d’ED de la moulée pour un coût additionnel inférieur à 6 $ la tonne permet une réduction du coût de production, alors qu’une diminution de 100 kcal d’ED pour une économie inférieure à 6 $ la tonne n’est pas intéressante.COÛTS À LA TONNE ET AU PORC Dans les conditions actuelles des prix des grains, il n'y a pas d’économie à utiliser une moulée moins énergétique (voir le tableau 2) avec les ingrédients standards comme le maïs et l’orge.Par contre, si un sous-produit moins énergétique est utilisé et que la fabrication de la nouvelle moulée permet d'obtenir un écart supérieur à 6 $ par tonne, il devient intéressant de choisir une moulée moins énergétique.Avec les ingrédients utilisés dans les exemples du tableau 2, la formulation la plus économique par porc se situe à 3300 kcal d’énergie digestible au kilogramme.Entre 3000 et 3300 kcal d’ED, la moulée est au même prix; cependant, compte tenu que la consommation totale est de 241 kg le porc à 3300 kcal, comparativement à 265 kg à 3000 kcal, le coût des aliments est de 46,51 $ le porc au lieu de 50,88 $.L’utilisation d’un ingrédient qui affecte le niveau d’énergie de la ration devra être évaluée en fonction des variations de la consommation et du coût final par porc.Comme vous pouvez le constater, même s’il y a des économie basées sur la tonne de moulée, ce n’est pas nécessairement une économie par porc.Le niveau d’énergie n’est cependant pas le seul facteur pouvant influencer la consommation et le taux de conversion.L’état sanitaire du troupeau, les conditions du milieu ambiant, la distribution de l’aliment au sol ou à la trémie, la qualité génétique des animaux, la granulométrie et l'appétence de la ration sont des éléments à considérer pour réduire le taux de conversion.Attention aux fausses économies : vous pouvez avoir l’impression qu’une moulée moins énergétique vous fait faire des économies importantes, mais est-ce vraiment une économie ?Pour le savoir, il faut faire un suivi de votre engraissement, noter les consommations, la croissance et faire une analyse de ces données.ÉLÉMENTS REJETÉS Par souci de protection de l’environnement et pour réduire les rejets à la source, il faut vérifier la quantité d’éléments rejetés par les porcs, dans le cadre d’un programme d’alimentation donné.Quel que soit le niveau d’énergie, si la protéine et les minéraux sont ajustés en fonction de ce niveau d’énergie, les quantités de protéine et de phosphore consommées sont identiques.Les rejets sont par conséquent identiques, en autant que le porc réalise le même gain quotidien et que le poids d’abattage soit le même (voir le tableau 3).te 2- COUTS ACTUELS DES MOULÉES PAR PORC Prix des ingrédients (S/t) : maïs.130; orge.130; t.soya.260: fève soya.320 Fabrication et transport des ingrédients : 25 Incluant 35 $ pour minéraux, vitamines et acides aminés ES ES H .L'azote rejeté est la quantité retrouvée au moment de' l'épandoge.représentant 71.25 % de l'azote rejeté sous la queue de l'animal.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 1999 59 OLAILLE 4 5ur” Selon Téleveur ^ Calvin McBain, j l’élevage à l’extérieur comporte de nombreux avantages : propreté accrue, meilleure santé et rentabilité supérieure.par Michel Dostie ' i # Jh / OCTOBRE 1999 LES DINDONS « J e préfère le travail à l’extérieur.Il n’y a pas de poussière, et l’air est meilleur.L’hiver, je ne trouve pas très drôle de devoir soigner des dindes de 14 semaines dans le poulailler.» Comme son père et son grand-père avant lui, Calvin McBain installe ses dindes à l’extérieur tout au long de l’été.Seize autres producteurs font comme lui, si bien que cet élevage constitue l’un des traits distinctifs du paysage de Saint-Gabriel-de-Valcartier (voir l’encadré La dinde a sauvé la région).Calvin McBain est propriétaire de la ferme familiale depuis 1985.Il venait alors de terminer ses études en agriculture à l’Université McGill.Il est aussi représentant à temps partiel auprès des producteurs de dindes de son village pour le compte d’une meunerie de Québec.UN SURCROIT DE TRAVAIL BIEN RÉCOMPENSÉ Selon Calvin McBain, les avantages de ce choix sont nombreux.En plus de lui permettre de profiter de la belle saison, il y trouve un intérêt économique.D’abord, les de fumier à manipuler.Celui-ci est d’ailleurs entièrement utilisé comme fertilisant dans des champs de pomme de terre du comté de Portneuf.Pour obtenir la qualité recherchée, M.McBain déplace chaque semaine ses abreuvoirs et ses mangeoires d’une capacité de 500 kilogrammes chacune.L’approvisionnement en eau fraîche se fait par des tuyaux enfouis sous terre.Les oiseaux occupent donc toujours un terrain sec et propre.Le taux de perte, soit de 4 à 5 % des mâles et de 2 à 3 % des femelles, est le même que dans le cas d’un élevage traditionnel.Quoique ce facteur ait peu d’influence sur le prix de revient de chaque kilo produit, précisons en outre que certains frais variables (litière, électricité, etc.) sont considérablement réduits.Même si Calvin McBain est soumis à tous les règlements en matière de quotas, son mode d’élevage le favorise sur le plan des locaux.Pour élever le même nombre de dindes par année en respectant leurs besoins d’un peu plus de 0,4 m2 (4 pi2) de surface l’unité, il lui faudrait en effet oiseaux restent beaucoup plus Chaque semaine, on déplace les mangeoires et les abreuvoirs.Ainsi, les dindons ont toujours accès à un terrain sec et propre.propres qu’à l’intérieur et ils ne sont pas entassés.Ils sont donc en meilleure santé, d’où une réduction des confiscations et un meilleur classement à l’abattoir.De plus, signale M.McBain, les dindes ne souffrent pas de maux de pattes reliés à l’excès d’humidité.Enfin, il y a beaucoup moins Michel Dostie est journaliste.deux autres poulaillers.« Tous ces avantages, souligne-t-il, compensent largement le supplément de travail.» Il y a certes, en théorie, un risque que les dindes laissées à l’air libre contractent des maladies propagées par les oiseaux sauvages.Cependant, remarque M.McBain, « nous n’avons eu aucun problème depuis 25 ans ».60 LE BULLETIN DES AGRI PHOTOS : MICHEL DOSTIE PROFITENT DU SOLEI Les mâles sont gardés environ des oiseaux un peu plus petits, 16 semaines (de 112 à 116 jours) car les pertes en fin d’élevage afin d’atteindre un poids de 13 à sont importantes.» 14 kilos; les femelles atteignent L’hiver, le producteur élève 7 kilos en 82 jours.Le produc- deux lots d’oiseaux.Les dindon-leur préfère les mâles, car ils neaux arrivent du couvoir à un deviennent des oiseaux plus jour.Pour faciliter le démarrage, lourds, ce qui représente un Calvin construit actuellement avantage pour la transformation, une pouponnière.Cet équipées pourraient même atteindre un ment spécialisé permettra d’obte- poids supérieur à 17 kilos s’ils nir de meilleurs résultats à étaient gardés deux semaines de moindre coût.Comme son père et son grand-père plus.« Toutefois, dit M.McBain, La production estivale débute avant luî’ Calvin McBain élève des les éleveurs préfèrent produire à la fin de mars, à l’arrivée des dindes à l’extérieur.LA DINDE A SAUVÉ LA RÉGION Aussi connu pour son Village des Sports, Saint-Gabriel-de-Valcartier est situé au nord de Québec.Il a été essentiellement peuplé par des Irlandais et des Écossais.Les terres sablonneuses de cette région étaient tellement pauvres qu'il était difficile d'obtenir des récoltes convenables, rappelle Brian Paquet, un important producteur de la région.Petit à petit, les troupeaux laitiers ont disparu, et l'idée d'élever des dindes s'est imposée d'elle-même.« La dinde a sauvé la région, souligne Brian Paquet, car nos terres sablonneuses |_’été tout 3U long offraient un excellent drainage naturel qui a permis de réussir cet élevage.» t*e ™ fOUte de Ailleurs, toutes les tentatives d'élever Salüt-Gabrlel-de- t izu « «* Avec le temps, ces terres abondamment ^68 dindes écoulant fertilisées par le fumier sont devenues paisiblement leurs très fertiles.Dans les années 1940, certains restau- •*0UrS P'e*ne rants offraient la Dinde de Vatcartier.nature.Calvin McBain se rappelle même l'avoir vu inscrite au menu d'un restaurant de Vancouver.Aujourd'hui, la région compte 16 producteurs de dindes.L'un d'eux se spécialise en œufs d'incubation.Ils mettent en marché 7 millions de kilos de viande par année, ce qui représente 23 % des 30 millions de kilos que produisent la centaine d'éleveurs du Québec.Malheureusement, cette production ne s'est pas encore taillé un créneau précis.Actuellement, toutes les dindes de Valcartier élevées à l'extérieur se perdent dans l'ensemble de la production.dindonneaux.À l’âge de six ou sept semaines, on les installe au champ.Ainsi, dès la fin de mai, le poulailler peut accueillir un nouveau lot de dindonneaux.Les oiseaux placés au champ à la mi-mai sont abattus vers le 25 juillet.Les dindonneaux nés à la fin de mai, déjà à l’extérieur depuis une dizaine de jours, sont alors placés dans le grand enclos.On les abat à la fin de septembre.Cette façon de faire permet de garder près de 30 000 dindes par année, d'où une production d'environ 400 000 kilos.L’alimentation des dindes est identique, qu’elles soient élevées à l’intérieur ou à l’extérieur.En fait, estime M.McBain, les dindes consomment un peu plus de moulée, car elles font de l’exercice.Le taux de conversion alimentaire est donc légèrement moins intéressant.Évidemment, dame Nature peut mêler les cartes.« Le temps idéal est ni trop chaud, ni trop humide, constate M.McBain.Cet été, à cause du vent, les conditions ont été favorables.À Valcartier, nous avons de la chance, car il vente pratiquement toujours.» te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1999 61 Bartlett lee ! il 3 j) 0 iïl i'll 0 « POUR DONNER DU GOÛT À VOTRE RÉCOLTE » LISTE DE VERIFICATION APRES LA RECOLTE '99 La récolte est hâtive cette année ! Beaucoup de temps pour faire des travaux en préparation pour l'hiver.Traitement « Mouse Bait » ?Appliquer le « Mouse Bait » de Bartlett à raison de 4,5 à 9 kg/ha.Analyse du sol ?Faire analyser vos sols tous les trois ans pour vérifier le niveau de fertilité et les carences.Communiquez avec votre représentant Bartlett pour tous les détails.Nettoyage des arbres ?Enlever tous les fruits de l'arbre.Cela favorise une accumulation d'hydrate de carbone et accroît la récolte de l'année suivante.Application de bore ?Appliquer Bortrac ou Oligo-B à raison de 2 L/ha.Le niveau de bore peut être bas après un été sec et chaud.Application de zinc ?Appliquer Zintrac à raison de 1 L/ha ou Zinc-O-Sol à raison de 5 L/ha.Le zinc accroît la résistance hivernale des pommiers.Application d'urée ?Appliquer l'urée low biuret de Bartlett à raison de 5,5 kg/h.L'urée aide l'arbre à absorber le zinc et le bore et réduit les tâches de tavelure sur les feuilles mortes.BARTUTT, Depuis 1912 r 'INC.4509 Bartlett Rd.Beamsville (Ontario) LOR 1B1 Tél.: (905) 563-8261 1 800 263-1287 Fax : (905) 563-7882 Distributeur dans l’ouest du Québec Brent Waller (450) 827-2462 Distributeur dans l’est du Québec François Jobin (450) 298-5207 SERVICE • FIABILITÉ • QUALITÉ PHOTO : PIERRE SAURIOL FRUITS ET LEGUMES Concurrence oblige, nos pomi-culteurs doivent se renouveler.POMMES à un rythme accéléré.Et nos chercheurs doivent proposer du nouveau avant que leurs variétés actuelles ne déclinent.Selon le Dr Barrit, il faut miser sur l’innovation.Au Canada, nous avons développé des McIntosh améliorées, notamment les Empire et Spartan.Or, les consommateurs ne les distinguent pas vraiment des autres.La Gala, fruit effet quelles pommes conviennent davantage à la consommation fraîche qu’à la confection de tartes, de jus ou de cidre.Les étiquettes du supermarché n’en soufflent mot.Le consommateur achète la McIntosh depuis des années, mais connaît moins les variétés estivales comme Vista Bella, Melba, Jersey Mac et Paulared.Il ne distingue pas vraiment la Lobo.la Dans les supermarchés, la pomme importée occupe la plus grande place de l'espace de comptoir.Les goûts des consommateurs changent.Si bien que Bruce Barritt, du Washington Tree Fruit and Extension Center, affirme que plusieurs variétés de pommes sont dépassées.La célèbre McIntosh, la Golden Delicious, la Granny Smith, la Jonathan et la Red Delicious sont de parfaits exemples de variétés désuètes.Leurs producteurs doivent parfois les vendre à prix vil pour conserver leurs parts de marché.Toute variété a une durée de vie utile prévisible.Après sa sélection ou sa découverte, elle arrive sur le marché.Sa production devient alors intensive.Elle perd ensuite du terrain, pour finalement se faire déloger par une autre.Le passage d’un stade à l’autre se fait plus ou moins rapidement selon les variétés en cause.Il s’est écoulé un demi-siècle entre la découverte et la commercialisation des Red Delicious, Golden Delicious et Granny Smith.De leur côté, les Brœburn, Empire, Jonagold, Gala et Fuji ont mis de 20 à 30 ans pour passer ces étapes.Les dernières arrivées.Pink Lady, Cripps Pink cv, Cameo et Honey crisp ont fait le tout en 10 ans seulement.En Amérique du Nord, elles en sont au stade de mise au point.Les producteurs doivent connaître ces nouvelles venues qui se succèdent Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture.juteux aux rayures bicolores, a toutefois une apparence, un goût et une texture uniques qui ont amené le consommateur à la reconnaître et à accepter de payer un prix supérieur.Au Centre de recherche et développement en horticulture de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’équipe du Dr Sharock Kanizadeh évalue depuis plusieurs années diverses sélections de pommiers.Cette équipe a en main plusieurs sélections prometteuses.D’ici deux ou trois ans, elles seront nommées, et la multiplication des plants commencera.Bien sûr, elles ne produiront pas de fruits avant 10 ans.Cependant, le Dr Sharock ne partage pas les visions pessimistes du Dr Barrit sur l'avenir des cultivars.Ce chercheur recommande d’adopter une campagne d’information sur les caractéristiques de nos variétés.Plusieurs consommateurs ignorent en McIntosh, la Cortland, la Spartan et l'Empire.Les producteurs de fraises ont récemment publié un dépliant sur les caractéristiques et usages de leurs variétés.Un tel outil s’impose en pomiculture.Par ailleurs, chaque cultivar doit être vendu au moment où il présente la meilleure qualité.Consommées au moment opportun, les McIntosh, Jersey Mac, Idared ou Cortland n'ont rien à envier aux cultivars importés.Une bonne stratégie de commercialisation doublée d'un programme de recherche de variétés adaptées à nos conditions et d’un bon soutien au lancement sur le marché assurera l’avenir de notre pomme.Depuis quelques années, les efforts de la Fédération des producteurs de pomme pour faire respecter le calendrier de mise en marché des variétés de pommes au Québec vont dans ce sens, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z OCTOBRE 1999 63 Écartez-vous comme y faut Comment s’y retrouver dans les espacements et les semis à taux variable Colloque du Bulletin des agriculteurs Le 13 janvier 2000 Au Salon de Lagriculteur Auberge des Gouverneurs, Saint-Hyacinthe SOYA ET MAÏS Espacement entre les rangs : 6, 10, 15, 20 et 30 po Rangs simples vs rangs doubles Semis à taux variable GPS Organisé par 1^# Il des agriculteurs agriculteurs et CJpGX • Communications 4304 LÉGUMES L’avenir est à la tomate à croissance déterminée et semi-déterminée, cultivée en pleine terre.par Pierre Sauriol La bonne tomate cultivée en pleine terre du Québec n’a plus sa place dans les grands réseaux de mise en marché.Les acheteurs du Québec lui reprochent sa qualité irrégulière et son manque de volume.Sans marché, cette tomate n’a évidemment pas d’avenir.La tomate de serre du Québec, de l’Ontario et des États-Unis domine les grands réseaux de mise en marché.La tomate cultivée en pleine terre du Québec est reléguée aux kiosques et aux marchés publics.Ses prix trop bas rendent sa production peu rentable.Aux États-Unis, 80 % de la tomate cultivée en pleine terre est tuteurée.Il s’agit de tomates à croissance déterminée ou semi-déterminée.(La tige d’un plant de tomate à croissance déterminée se termine par une grappe de fleurs.La plupart des variétés commerciales sont du type déterminé et semi-déterminé, qui résiste mieux aux maladies.Les plants à croissance indéterminée se terminent par un bourgeon végétatif : ceci assure une croissance continue et exige beaucoup plus de taille.) Au Québec, les quelques producteurs innovateurs qui produisent des tomates tuteurées utilisaient des variétés à croissance indéterminée.Devant une situation similaire, les producteurs du New Jersey ont formé une association, la New Jersey La tomate tuteurée présente une qualité qui n’a rien à envier à celle des tomates de serre.Tomato Association, devant assurer leur relance.La tomate tuteurée à croissance déterminée ou semi-déterminée a fait augmenter les rendements et la qualité.Un plan de mise en marché dynamique a permis à la tomate du New Jersey de se refaire une image et de reconquérir son espace dans les supermarchés.Prenant conscience de cette situation, l’agronome Christine Villeneuve, du MAPAQ de Saint-Rémi, a décidé de secouer les producteurs.Elle a donc organisé un atelier en collaboration avec le directeur général de l’Association des jardiniers maraîchers du Québec, André Turenne.Celui-ci a entamé la journée par un sombre tableau de l’avenir de notre tomate de champ : « La demande en tomate de serre explose : cette production se développe à un rythme fulgurant.Les exportations de tomates de serre vers les États-Unis ont augmenté de 40 %.La tomate nous arrive d’Israël, de Hollande, du Mexique et d’ailleurs.Pendant ce temps, nous ne pouvons pas faire la promotion de notre tomate de champ, par manque de qualité uniforme et à cause de son volume trop restreint pour soutenir une promotion.Pourtant, cette tomate a l’avantage d'avoir meilleur goût.Le marché la désire, cette bonne tomate.À vous de la fournir.» Plus de 75 personnes ont écouté le Dr Stephen A.Garrison de l'Université Rutgers (New Jersey) traiter de fi - $u* Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture.am Aux Etats-Unis, 80 % de la tomate de champ est y-y tuteurée.L importance de "N la taille varie selon les ’variétés et la hâtivité recherchee.TOMATE TUTEUREE FRUITS ET LÉGUMES tous les aspects de la production depuis le choix des variétés, la fertilisation, les espacements, la taille, la récolte, la manutention, le lavage, l’emballage et la mise en marché.DE MULTIPLES AVANTAGES Mme Villeneuve a montré les multiples avantages de la culture avec tuteurs : fruits plus gros, plants plus vigoureux, cueillette plus facile, qualité et rendements supérieurs, classement et emballage plus rapides à cause de la qualité supérieure.Certes, les frais de tuteurs, cordes et main-d'œuvre sont plus élevés.Cependant, une étude du New Jersey en 1994 a montré que cette façon de faire pouvait accroître le revenu net de plus de 5000 $ US à l’hectare.Le conférencier a montré que les producteurs de tous les États de la côte atlantique s’orientent vers cette technique de production.Ainsi, au New Jersey, de 1992 à 1998, la superficie consacrée aux tomates tuteurées est passée de 12 hectares à 600, alors que la superficie consacrée aux tomates sur sol nu est passée de 1800 hectares à 800).De plus, les rendements et la qualité se sont accrus.Ces tomates sont plantées sur paillis plastique avec irrigation goutte à goutte et fertigation.Soutenues par de bons tuteurs et attachées avec des cordes spécialement conçues dans ce but, elles sont taillées afin d’éliminer certains gourmands sous la première grappe de fruits.Un seul trouve grâce : le gourmand vigoureux logé immédiatement sous la première grappe ne doit jamais être enlevé.L’importance de la taille varie selon les variétés et la hâtivité recherchée.Le conférencier a fait une démonstration de taille qui a suscité beaucoup d’intérêt et de questions.111 Dans les jours suivant l’atelier, plusieurs producteurs ont commandé le matériel nécessaire pour produire des tomates tuteurées.Une quinzaine ont pris ce virage.La tomate ne mourra pas.Cependant, il faudra pouvoir prévenir le chancre bactérien, qui peut parfois être très virulent (comme cet été) et causer de lourdes pertes au champ.Un bulletin du Réseau d’avertissement phytosanitaire publié par Mme Villeneuve (N° 1, 16 février 1999) a bien cerné ce problème.Quant au marché, il faut convaincre les acheteurs de l’arrivée d’un produit haut de gamme qui mérite un espace de choix dans les supermarchés.Il faut aussi soutenir la compétition des producteurs de serre de l’Ontario qui défendent âprement leur part de marché, te On peut obtenir un résumé intitulé « Clinique sur une nouvelle technique de tuteurage de la tomate de champ » auprès de Mme Villeneuve, Bureau de renseignements agricoles, 118, rue Lemieux, Saint-Rémi ( Québec) JOL 2L0.Tél.: (450) 454-2210 (231); télec.: (450) 454-7959.Avec ou sans perforation En rouleaux de: 15 - 30 -45 - 75 - 1200 mètres Perforé avec ou sans membrane géotextile Ecoulement maximum grâce à son intérieur lisse et sa forme directionnelle.Diamètre : 100mm.(4") VOUS PENSEZ À DRAINER PENSEZ TOUS LES TUYAUX ET ACCESSOIRES DE DRAINAGE POUR VOS TRAVAUX, POUR VOS AMÉLIORATIONS, EXIGEZ DE VOTRE INSTALLATEUR LES PRODUITS SOLENO.300 - 375 - 450 - 600 - 750 - 900 mm.GRANDE NOUVEAUTÉ SOLIDE ET TRÈS EFFICACE DIAMÈTRES DISPONIBLES: 38 - 50 - 75 - 100 - 150 - 200 - 250 - 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 ' ARCTIC CAT Lorsque vous devrez surmonter un amoncellement de roches, VOUS APPRÉCIEREZ VRAIMENT NOTRE SUSPENSION ARRIÈRE BREVETÉE.Aucun autre V.T.T.ne peut se moquer d'une piste cahoteuse comme le font les V.T.T.Arctic Cat des classes 400 et 500.et nous vous en donnons la preuve.Nos Arctic Cat 500 4x4 automatique et 500 4x4, aussi bien que nos 400 4x4 et 2x4 sont munis de notre suspension arrière semi-indépendante exclusive et de notre débattement de 18,3 cm, le meilleur de sa catégorie.Ajoutez à cela la suspension avant à triangles double totalement Indépendante, et vous obtenez une Une capacité de porte bagages avant et omë'e de 136 kg en tête de sa catégorie, qui vous permet de transporter plus de materiel pour le travail ou pour le sport.Une suspsm on orrie'e semi-lndéperdonie brevetée qu vous procure ie me^le-jr debohement de suspension de so coiégone 18,3 cm pour une conduite tout en douceur meme sur 'es terrains les plus occ der,^ Une garde ou soi de 23.4 cm qui vous permet de surmonter des obstacles aussi imposants qu'un bloc de béton standard meilleure conduite et une tenue de route accrue.De plus, nos 400 et 500 vous procurent une meilleure capacité de traction et de réservoir de carburant.Pour en apprendre encore plus à propos des capacités de nos V.T.T , ou pour connaître le concessionnaire le plus près de chez vous, composez le 1 (800) 3-ARCTIC ou visitez notre site Web à : www.arctic-cat.com.La comparaison est toute simple à faire, vous en obtenez toujours plus avec Arctic Cat.Point final.ARCTIC CAT UN ANIMAL COMPLETEMENT DIFFERENT.Obtenez une trousse de treuil Worn* une frousse Camo, ou une combinaison de conduite en Gore-Tex® et un sac de porte-bagages pour seulement 99 $.Passez voir votre concessionnaire dès maintenant.Tous les V T T son» disponibles en rouge ou en vert tread lightlyl 'L'offre est r tous les .nouveaux modèles de V.T.T Arctic Cat 2000.Les frais relatifs à l'installation de la trousse d< Ixise sut des comparaisons entre les Arctic Cat 500 4*4 Grizzly 600.Polaris Sportsman 500, Hondo Fourtrox Foreman S.et Suzuki Quodrunner 500 Toutes h-, emparais- sont h iw.¦ - , donne¦ -, „ •r:*-,1 disponibles nu moment de Impression II peut s'avérer dangereux de conduire un VÎT.Pour votre sécurité, portez toujours un casque, une protection oculaire et des •*- men's de protection Ne - ond> » i ,nmai - ¦ r e.Nef Evitez les vitesses excessives et soyez 'res vigilant, lors de Ici conduite sur des terrains nr, |.niés Les personnes de moins de 18 ans ne doivent pas conduire les V.T.T.Arctic Cat./ conducteurs de suivre un cours de formation et de lue attentivement le manuel de I utilisateur avant de conduire leur véhiculé Pour obtenir des renseignements o propos de la sécurité ou de cour de fr.-r motion, comme- \uez j * .r,*-.concessionnaire A I instar des partisans de la protection de I environnement.Arctic Cat vous recommande vivement de conduire lentement sur le- terres publiques ou privées Préservez /o-, futur* arcision.,\, ,n,lo.v c E U 1218)681 4999.Warn est une marque de commerce de Warn Industries Gore-T- .est une marque de commerce de W l.Gare Associates les VÎT Arctic Cat sont des prod ,.t de r v,-.,Vv.-,d.ol- a .- ARCTIC CAT I il d \fm ll|i]l|lu|i « Nous espérons que la lumière qui scintille au fond du tunnel ne provient pas d'un train, dit Giovanni Lebel.Sinon, il va falloir penser à vivre d’autre chose que de l'agriculture.» Tout allait bien pour Christine Ouellet et Giovanni Lebel, propriétaires d’une ferme ovine d’une valeur de 350 000 $ située à Saint-Jean-de-Dieu.Leur troupeau de moutons de près de 1000 têtes et leur station d’épreuve se portaient pour le mieux, jusqu’au jour où ils ont fait ce que peu de producteurs ont osé, en 1997.Suivant les recommandations de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, ils ont déclaré avoir remarqué des comportements bizarres chez quelques-uns de leurs sujets.Leur drame a alors commencé.Entre juin 1997 et juin 1998, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a abattu 850 moutons, principalement des Romanov et des hybrides (Romanov-Dorset), à la ferme des Lebel.« Le plus désolant dans tout cela, c’est qu’on a eu les résultats des tests trois mois avant que l’on vienne finalement abattre les bêtes.Il a donc fallu les nourrir tout ce temps en sachant très bien qu’on les abattrait », rappelle avec amertume Giovanni Lebel.Du côté financier, les producteurs y touchés ont eu droit à tout un casse-z tête.Les remises en argent du fédéral | ne furent pas assez élevées pour épon-5 ger les pertes causées par l’abattage.I - £ Jean Guénette est journaliste.par Jean Guénette Et les créanciers, de leur côté, se sont impatientés.Notons que sur les 13 000 moutons abattus au Québec lors de la crise de la tremblante du mouton, 10 000 l’ont été dans le Bas-Saint-Laurent.« Selon moi, raconte Giovanni Lebel, sur la centaine de producteurs du Bas-Saint-Laurent, je suis certain que les trois quarts étaient touchés, mais ils ne le disaient pas tous.Simplement parce que c’était à déclaration volontaire par le passé.» « Cette situation nous a stressés au plus haut point, raconte avec émotion Christine Ouellet.C’était devenu invivable.La tension régnait dans la maison.Mon conjoint et moi devions prendre des somnifères, ce que nous n’avions jamais fait par le passé.Même les enfants s’en ressentaient.Ils s’opposaient à l’abattage du troupeau.Ils étaient tristes et perturbés.Nous sommes attachés à nos animaux.Pour nous, la ferme, c’est une histoire de cœur et d’amour.» Visiblement désespérés après le dernier abattage en 1998, les producteurs ont tout remis en question.Christine Ouellet, qui avait quitté son emploi d’infirmière pour se consacrer à plein temps à la ferme avec son conjoint, avait besoin de prendre du recul avant de s’y remettre.Cependant, le couple était déterminé à vivre de la ferme, par surcroît de la production ovine, en dépit de la tremblante du mouton et des obstacles financiers à surmonter.Un an après le drame, les Lebel ont obtenu un remboursement, à perte, de leur troupeau.Ils n’ont pu acheter que 300 brebis.Dès cet automne, la station d’épreuve reprendra du service et générera quelques revenus.« Comme nous n’avons maintenant que 50 % des revenus de la période précédant l’abattage, il est difficile de voir loin devant nous, dit Giovanni Lebel.Nous espérons que la lumière qui scintille au fond du tunnel ne provient pas d’un train ! Sinon, il va falloir penser à vivre d’autre chose que de l’agriculture.» te tout leur troupeau de moutons abattu par mesure de sécurité.Un drame difficile à surmonter.68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1999 f ¦1 - 1 Communiqué Conseil des productions Gtswn«tamwne«rtcdn végétales du Québec i™ Trois piliers du transfert technologique fusionnent Le Conseil des productions animales du Québec inc.(CPAQ), le Conseil des productions végétales du Québec inc.(CPVQ) et le Groupe GËAGRI fusionnent.Ces organismes à but non lucratif sont voués à la veille et au transfert technologique dans les domaines des productions animales, végétales, et de l'économie agricole.Une partie du financement de ces trois organisations provient du MAPAQ et une des conditions du renouvellement de l’entente consiste en leur regroupement en une seule entité.Afin de mettre en place la structure du regroupement qui devrait être fonctionnelle au printemps 2000, un conseil d'administration provisoire a vu le jour.Celui-ci est formé de deux représentants des groupes suivants : CPAQ, CPVQ, Groupe GËAGRI, UPA et MAPAQ.La fusion des trois organisations représente une occasion unique d'unir des forces et des expertises en vulgarisation scientifique et en transfert technologique pour mieux appuyer le secteur agricole.Les réalisations de ces trois organismes reposent sur les connaissances techniques et scientifiques d'un vaste réseau de collaborateurs volontaires.Ils disposeront avec la fusion d'un soutien égal, sinon meilleur, pour réaliser les projets de diffusion nécessaires à leurs champs d'activité respectifs.Les activités régulières du CPAQ, du CPVQ et du Groupe GËAGRI se poursuivent.Surveillez la tenue d'événements d'envergure de même que la parution, dès cet automne, de nombreuses nouveautés.- DÉJEUNER-CONFÉRENCES EN FLORICULTURE Le}panier} }ufpendu} Vendredi 19 novembre 1999 Hôtel Gouverneur de Saint-Hyacinthe 8 h Inscription 8 h 30 Déjeuner (buffet) 9 h 10 Mot d'ouverture Serge Gagnon 9 h 15 La performance des hydro-rétenteurs pour la production du Surfinia Philippe Jobin 9 h 35 Contrôle de la croissance (pinçage et régulateurs) Jean-Paul Soucy 9 h 55 Potentiel d'exportation des annuelles aux États-Unis Gilbert Gardner 10 h 15 Nouveautés d'annuelles, semences et boutures pour l'utilisation en paniers suspendus Anik Hamel 10 h 30 Arrangements en paniers suspendus Louise Turcotte 10 h 45 Pause 11 h 05 Projets de recherche en cours en horticulture IQDHO, CIDES et SPSQ 11 h 25 Rapport sur la mission exploratoire au Texas du 5 au 9 octobre 1999 -exploration des marchés d'exportation Conférencier à confirmer 11 h 45 Clôture Serge Gagnon INSCRIPTION ET INFORMATION Les frais d'inscription comprennent le droit d'entrée, le déjeuner, le cahier des conférences, ainsi que les taxes.Pour vous assurer une place, veuillez vous préinscrire.Nombre de places limité à 180.INSCRIPTION PAR LA POSTE JUSQU'AU 5 NOVEMBRE 1999 :25 $ APRÈS LE 5 NOVEMBRE 1999:35$.Vous devrez alors vous inscrire par télécopieur au (418) 644-5944 ou 646-1830, par courrier électronique au cpvq@cpvq.qc.ca ou sur place.Dans ces cas, les frais d'inscription devront être payés sur place.Pour obtenir le formulaire d’inscription, de plus amples informations ou des copies supplémentaires du cahier de conférences, veuillez communiquer avec le Service à la clientèle du CPVQ: Téléphone : Québec et les environs : (418)523-5411 Ailleurs au Canada :1 888 535-2537 (sans frais) Courrier électronique : client@cpvq.qc.ca Le programme est également disponible sur notre site Internet : www.cpvq.qc.ca Une initiative de I Atelier floriculture du Comité cultures abritées avec la collaboration du comcii de, production, Syndicat des producteurs en serre végétales du Québec m,.dll Québec ciVq COLLOQUE SUR LA POMME DE TERRE Normes et normes Vendredi 29 octobre 1999 Pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université Laval Modérateur pour l’avant-midi : Rémy Fortin, agr.Direction régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean Côte-Nord, ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ACCUEIL ET INSCRIPTION MOT DE BIENVENUE Bruno Bélanger, agr., M.Sc., chercheur, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement IIROAI, président du Comité organisateur NÉGOCIATIONS 1999 DE L’OMC SUR L’AGRICULTURE : LA POSITION INITIALE DU CANADA Mario Hébert, directeur régional adjoint, Direction générale des services à l'industrie et aux marchés, Agriculture et Agroalimentaire Canada LE DÉFI DE L EXPORTATION : « RÉPONDRE AUX NORMES » Georges Laplante, agronome de secteur (protection des végétaux et pommes de terre de semence), Agence canadienne de l'inspection des aliments, Agriculture et Agroalimentaire Canada et Denis Martin, agronome régional pour les fruits et légumes frais.Agence canadienne de l'inspection des aliments, Agriculture et Agroalimentaire Canada PAUSE LES EXIGENCES DE LA FRITE ET SA SITUATION MONDIALE Danny Berthiaume, agr., directeur des achats, Michel Saint-Arneault inc.BILAN DE LA SAISON DE PRODUCTION 1999 Gilles Hamel, biol., agr., coordonnateur, Institut technique de la pomme de terre du Québec DÎNER Modératrice pour l'après-midi : Marie Bouillé, Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec UN PASSEPORT POUR ACCÉDER AU RÉSEAU DE DISTRIBUTION Robert Cloutier, président et chef de la direction, A.de la Chevrotière /fée, membre du Conseil canadien de la distribution alimentaire LES NOUVELLES EXIGENCES EN MATIÈRE DE SALUBRITÉ : À QUOI FAUT-IL S'ATTENDRE ?Daniel Malenfant, agr, directeur exécutif, Gestion-Qualité : Fruits et Légumes inc.LES NORMES ENVIRONNEMENTALES : QUELLES SONT VOS OBLIGATIONS ?Daniel Bernier, agr, agent de recherche, Union des producteurs agricoles MOT DE CLÔTURE COCKTAIL INSCRIPTION ET INFORMATION Les frais d'inscription comprennent le droit d’entrée aux conférences, la pause, le repas du midi, le cocktail, le cahier des conférences, ainsi que les taxes.Pour vous assurer une place, veuillez vous préinscrire.Nombre de places limité.INSCRIPTION PAR LA POSTE JUSQU’AU 22 OCTOBRE 1999 : 50$ APRÈS LE 22 OCTOBRE 1999 : 55$.Vous devrez alors vous inscrire par télécopieur au (418) 644-5944 ou 646-1830, par courrier électronique au cpvq@cpvq.qc.ca ou sur place.Dans ces cas, les frais d'inscription devront être payés sur place.Pour obtenir le dépliant, de plus amples informations ou pour commander un cahier des conférences supplémentaire, veuillez communiquer avec le Service à la clientèle du CPVQ : Téléphone : Québec et les environs : (418) 523-5411 Ailleurs au Canada : 1 888 535-2537 (sans frais) Télécopieur : (418) 644-5944 ou 646-1830 Courrier électronique : client@cpvq.qc.ca Le programme est également disponible sur notre site Internet : www.cpvq.qc.ca Une initiative du Comité pomme de terre Conseil des productions végétales du Québec i* ciVq PHOTOS : RICHARD PITRE A % ardifls FLEURS ET JARDINS Bassins d’eau, cascades et nymphéas touchent les yeux et le cœur.par Richard Pitre Séduisants! L’idée de posséder un jardin agrémenté d'une petite cascade ou un bassin couvert de nénuphars, de lotus flamboyants ou d’autres plantes aquatiques a sûrement déjà traversé l’esprit de nombreux jardiniers.Tout cela ne relève plus du rêve inaccessible.En effet, depuis plusieurs années, le marché des jardins d’eau s’est considérablement élargi, et l’on trouve désormais des toiles spéciales, des bassins préformés et des pompes à des prix très abordables, ainsi qu’une grande variété de belles plantes aquatiques.La proximité de l’eau procure une sensation de bien-être, de calme et de sérénité.Selon certains, elle contribue même à stimuler la sensibilité et l’imaginaire.Cascades et autres jardins d’eau constituent d’ailleurs des lieux de repos et de plaisance depuis l'époque romaine.On en trouve également depuis plusieurs centaines d’années dans les civilisations chinoise et japonaise.Dans les jardins italiens de la Renaissance, des bassins d’eau et de somptueuses cascades ornaient les demeures des riches propriétaires.Durant Richard Pitre est journaliste pigiste et consultant en communication.les XVIIIe et XIXe siècles en Angleterre, la volonté de respecter les éléments naturels amène aussi une utilisation de l’eau qui ne laisse pas voir la marque des jardiniers.On tente de reproduire la nature aussi parfaitement que possible.De nos jours, la construction d’un bassin et d’une cascade ajoute de la valeur à une propriété.Elle permet en outre de tirer parti d’un coin accidenté du terrain.Selon les spécialistes Robert Lapalme et Danielle Bilodeau du groupe À fleur d’eau, le jardin d’eau serait devenu une composante incontournable des aménagements paysagers, au même titre que la rocaille et la plate-bande.LA CRÉATION D’UN PETIT BASSIN Un petit bassin d’eau peut s’installer assez aisément.La méthode la plus simple et la moins coûteuse s’avère l’utilisation d’une toile de chlorure de polyvinyle souple (ou PVC).Après avoir délimité la surface du bassin en la dessinant au sol, on creuse au moins 70 cm de profondeur si l’on veut y faire hiverner des plantes aquatiques et des poissons.Une partie du bassin peut néanmoins être moins profonde afin de présenter une forme naturelle.On La fleur et les immenses feuilles dAatUs ( Nelumbo) attirent tous les regards.70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 I 1 Les plantes aquatiques permettent la purification de l’eau du bassin.2 Parmi les multiples variétés de nymphéas, le Carolina Sunset présente de belles grosses fleurs d’un joli jaune teinté de rose.3 Un jardin d’eau plus formel convient à certains aménagements.Celui-ci est d’inspiration française.ajoute ensuite de 5 à 10 cm de sable afin de donner la forme finale à la toile et de la protéger des imperfections du sol.On installe une membrane géotextile, la toile de chlorure de polyvinyle et une autre membrane géotextile par-dessus, afin d’éviter toute altération de la toile.Selon le style choisi, des pierres ou des galets peuvent orner le bassin.Il est toutefois préférable d’utiliser des matériaux provenant d’une même source afin de prévenir les combinaisons non esthétiques.La présence d’une cascade demande l’installation d’une pompe et de tuyauterie amenant l’eau à la cascade.Il n’y a pas de règles précises quant à l’emplacement d’un jardin d’eau.Il n'est toutefois pas recommandé de l’installer dans un endroit particulièrement chaud et ensoleillé.Le choix d’un endroit légèrement à moyennement ombragé permet de limiter le réchauffement de l’eau et la prolifération des algues.L’eau du bassin doit également être bien oxygénée, toujours afin d’éviter la multiplication des algues.La circulation de l’eau à l’aide d’une pompe et le ruissellement à travers des plantes aquatiques et des cailloux contribuent à apporter l'oxygène nécessaire à une eau limpide.LE CHARME DES PLANTES AQUATIQUES Non seulement décoratives, les plantes aquatiques ont une grande utilité dans un jardin d’eau.Comme dans la nature, elles permettent de garder l'eau claire et vivante.Très souvent, leur seul pouvoir de filtration suffit à maintenir l’équilibre du bassin.On divise ces plantes en quatre grandes catégories : les plantes flottantes, les plantes submergées, les plantes à feuilles flottantes et celles à feuillage émergeant.Les plus connues sont sans doute les nymphéas, communément appelées nénuphars.Leurs feuilles flottantes diminuent le réchauffement de l’eau, et leurs fleurs ont des coloris éclatants et variés.Un grand nombre de nymphéas sont rustiques, et leur floraison s’étend de juin à octobre.Dans la même famille, les lotus sont sans doute les plus spectaculaires.Ils se distinguent par leurs feuilles et leurs énormes fleurs dressées, qui atteignent près d’un mètre au-dessus de l’eau.Plusieurs variétés de lotus résistent bien à l’hiver, mais elles sont plus difficiles à trouver et coûtent beaucoup plus cher que les nénuphars.Parmi les plantes flottantes, on connaît surtout les laitues d’eau et les jacinthes d’eau.Étrangement, ces végétaux n’ont pas besoin d’être plantés dans des pots.Ils se contentent de flotter à la surface de l’eau.Ils sont saisonniers, mais se reproduisent très rapidement.La laitue d’eau ne fleurit pas, mais son feuillage est d’un beau vert duveteux.La jacinthe d’eau produit de belles fleurs mauves.Les plantes aquatiques servent également à décorer les abords du bassin.Un choix presque infini de formes de feuillage, de hauteur, de floraison et de couleur s’offre aux amateurs.Parmi les plus connues, nommons les iris, les sagittaires, les salicaires, les joncs et diverses graminées.En aménagement paysager, les jardins d’eau représentent un univers particulier.Si l’expérience vous tente, vous devrez sans doute rencontrer des experts et acquérir de nouvelles connaissances avant de vous lancer dans l’aventure.N’hésitez pas à visiter des jardins d'eau et à bien définir votre projet au départ, te Adresse utile : À fleur d'eau, 140, route 202, Stanbridge East (Québec) JOJ 2HO.Téléphone : 450-248-7008; courriel : fleurdo@accès-cible.net.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1999 71 01/ÆS/MË TU FFRAI6 MIEUX DE LA 80WCLER.TU SAIS COMBIEN CE CHEMIN EST DANGEREUX' PANTOUTE! j'ai Pas ENVIE DE Rester pris si JAMAIS ON TOMBAIT/ DANS LA RIVIÈRE.' ^SAUVER SA K PEAU C'EST SIEN OK/ IMPORTANT Ai TU VEUX DANS LA VIE' / ETRE UN HORS-LA-LOI C'ESTTON affaire! C*E5T BIEN BEAU Oe\ PORTER LA CEINTURE DE SECURITE.TU T'ATTACHES K MÊME PAS VOYONS, tu sais bien qu'elle n'est pas ASSEZ LONGUE POUR MOI ! AJ'ENSUIS EXEMPTÉE i PARCE QUE CA 1 m'étouffe ET QUE JE POURRAIS RESTER LÀ!.GNIN-GNIN vA j'SUIè MO\WS> D’AILLEURS, Xk EXPOSÉE J'SUIS PARMI LES X QUE TOI ' PRIVILEGIEES, % MOI! GRASSOtML-, .LiETTgt- y 7 OK, D'ABORD!- ALL0N6-Y POUR LA CEINTURE DE SÉCURITÉ- ATTENTION,) ONÉ5IMEL?REGARDE OÙTUVAS!X M .51 CA PEUT TE RÂ55URER! c 8 % OUF.^.UNE CHANCE 'JE LAI A lu M'AS FAIT BOUCLER ( ECHAPPE 1 MACEINTuRE V BELLE' -7 cm rune mi ZENOIDE M
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.