Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 2000, mars
" Bulletin oes agriculteurs i 2000 Rranrhp sur Ip mnnrip f www.lphnllptin.rnm) MARS 2000 Entre charrue, chisel Toujours à l’avant-scène.Toujours à ravant-garde.Les caractéristiques de pointe des nouveaux modèles 6000 TEN augmentent votre rendement, Quand ces tracteurs 65-90 hp sont entrés en scène, ils ont éclipsé la concurrence.Cette année, avec leurs nouvelles caractéristiques, alliées au sens de 1 innovation de John Deere, on ne voit plus qu eux! Nouvelles caractéristiques Innovations de John Deere Cabine Sprav-Readv™ Respirez à fond ! Des filtres spéciaux et la pressurisation PTO avant Le PTO avant fonctionne avec l'attelage trois points avant LaForge pour activer les outils de travail avant, tels les souffleuses à neige.Le levier de transmission est actionné par une pompe hydraulique indépendante du système hydraulique principal du tracteur.Siège d’instructeur Enseignez à vos opérateurs en tout confort.Permet aussi d'établir des diagnostics.Peut se replier entièrement quand vous ne l'utilisez pas.Les autres passagers n'ont pas accès au tracteur et à l'équipement.Attachez toujours votre ceinture de sécurité.Robuste.Stable.Toujours John Deere.map SÉB9X hermétique de la cabine éliminent pratiquement toutes les odeurs, la poussière, la moisissure, la silice et les pesticides.Dépasse la norme ASAE 5525 pour les cabines qui doivent être utilisées au lieu d'un équipement de protection personnel, tel un respirateur.Suspension triple liaison (US) Roulez en douceur dans les champs les plus accidentés.Augmentez la force de traction grâce au contact accru des pneus avant avec le sol.La suspension TLS en option permet même de réduire les fuites d'ensilage, de fumier ou d'autre matériau libre dans la benne chargeuse.Éclairage programmable Sélectionnez le type d'éclairage qui convient le mieux à vos applications grâce à des interrupteurs d'éclairage séparés.Il suffit d'actionner un seul interrupteur pour activer ou désactiver les réglages d'éclairage que vous avez programmés.Un gain de temps réel ! Boite de rangement Field Office"6 Économisez encore plus de temps dans votre cabine en y rangeant votre téléphone cellulaire, votre ordinateur portatif, votre calculatrice, vos stylos, vos papiers ou d'autres accessoires dans cette boîte de rangement pratique.Mieux encore, vous pouvez fermer cette boîte et la prendre avec vous quand vous quittez la cabine.Les tracteurs de la série 6000 TEN offrent plus encore.Voyez votre dépositaire John Deere dès aujoud’hui ! Transmission flutoQuad II"6 Les modes Auto et Eco automatisent la transmission à l'intérieur des portées fondées sur le régime et la charge du moteur, ce qui diminue votre travail de transmission.Le mode Manuel vous permet de passer la transmission à l'aide des boutons-poussoirs installés sur le levier de portée.Vous bénéficiez aussi de la commande moteur FieldCruiseMC pour maintenir une vitesse d'avancement ou PTO constante, ainsi que d'un inverseur assisté main gauche pour alterner sans levier. sommaire MARS 2000 45 Trois armes contre les mauvaises herbes 12 Une agricultrice au cheminement fascinant GRANDES CULTURES PORTRAIT \> Engrais verts, rotation et semis des cultures sont trois alliés importants dans cette lutte.47 Luzerne : bon cultivar et bonne régie En développement de nouveaux cultivars, la persistance à l'hiver est le facteur prioritaire.ACERICULTURE 43 Mettre du sirop d'érable dans son vin Des boissons alcoolisées de qualité, des propriétaires dynamiques et passionnés.voici Friand-Érable Lanaudière.77 Une autre idée qui nous vient d'Europe 90 La mémoire des tracteurs VIE RURALE 80 Dur, dur, d'être ouvrier ! Le travail d'ouvrier agricole demande un investissement personnel hors du commun.10 Agenda 96 Apprivoisons le futur 84 C'est nouveau 94 Cuisine 4 De bouche à oreille 98 Météo avril 89 Onésime 95 Petites annonces 8 Point de vue 10 Point de vue 75 Vie rurale Photo de la page couverture : Martin Laprise Ariane Olivier Ouellet a créé à son image le métier dont elle vit.Portrait de l'Agricultrice de l'année.DOSSIER SEMIS 16 Une technique à essayer : le semis direct Le soya, qui pousse bien à travers les résidus, est facile à réaliser en semis direct.22 Entre charrue, chisel, off-set et compagnie Quel instrument convient le mieux à une situation donnée ?Ça dépend de la texture du sol et de bien d'autres critères.30 Quand on varie l'espacement Trois producteurs font part de leur expérience d'espacements variables des rangs de maïs.ANIMAUX 32 Au firmament de la Holstein Comestar Holstein brille de tous ses feux, ici comme à l'étranger.39 De plus en plus de bœufs Entouré de ses 1800 bovins et 400 hectares, Michel Daigle voit l'avenir avec optimisme.50 Une démarche agroenvironnementale raisonnable et raisonnée La Ferme C.G.Wolfe démontre que production porcine d'envergure et agriculture durable sont compatibles.55 Alerte « permanente » aux salmonelles Il n'y a pas de meilleur combat que d'empêcher qu'il se déclare.FRUITS ET LEGUMES E'b- CCAMJtAXwit 60 Dans les pommes ! 40 hectares, 18 000 pommiers, 10 variétés, des techniques de pointe : voici le verger modèle de Gérald et Paul Lussier.69 Le calcium est paresseux La carence en calcium cause de lourdes pertes aux producteurs de légumes.Elle survient parfois même après des traitements.71 Un peu de théorie avant la pratique ! L'industrie des fongicides a beaucoup fait pour alléger la tâche des pomiculteurs.Reste à utiliser ces produits avec soin. PHOTO : PIERRE SAURIOL PHOTO : LIONEL LEVAC bouche à oreille CHAMP ÉLECTROMAGNÉTIQUE DE CONSOMMATEURS?« La directive européenne 1999/74/CE du 19 juillet dernier sonne le glas des cages de pondeuses utilisées actuellement.Dès le l6'janvier 2003, elle impose une surface de 550 cm carrés par poule au lieu des 450 actuels.En 2012, les cages devront également comprendre un nid, une zone de litière et offrir 750 cm carrés à chaque oiseau », pouvait-on lire dans la rétrospective du journal La France Agricole en janvier dernier.D'après le futurologue danois Rolf Jensen, cette modification des méthodes d'élevage s'inscrit dans une tendance où les gens sont séduits par l'image romantique et éthique de l'élevage en liberté.« Ce sont les entreprises qui sauront le mieux exciter l'imagination, celles qui parviendront à faire rêver les consommateurs qui emporteront le morceau », explique-t-il.Il ajoute que, au Danemark, les œufs provenant des poules en liberté occupent plus de la moitié du marché même s'ils coûtent plus cher.Saviez-vous qu'autrefois, les hommes aussi devaient courir pour trouver leur nourriture.?Une récente étude britannique démontre qu'on ne peut établir de lien entre le développement de cancers et de leucémies chez les enfants et l'exposition à des champs électromagnétiques de 0,2 microTesla.L'étude, qui a débuté en 1991-1992, regroupait 2226 enfants atteints de lésions malignes et autant d'enfants exposés à des champs électromagnétiques.On a mesuré le degré et la durée d'exposition aux champs à la maison et à l'école, chez des enfants exposés pendant au moins un an.Cette étude ne tient pas compte de l'utilisation d'appareils électroniques ou de champ électromagnétique plus élevé.Aucun lien n'a été établi entre l'apparition de leucémies et de cancers chez les enfants à des expositions de 0,2 microTesla; cependant, les champs électromagnétiques sont très souvent plus élevés au Québec.Par exemple, à 100 mètres du centre d'une ligne de 735 kV, | on estime que le champ 5 électromagnétique est de 0,3 microTesla; à 40 mètres du centre, soit à la limite g de l'emprise, il serait de 2,7 microTesla.ONE LUZERNE FILTRANTE Un plant de luzerne fixant plus d'azote du sol que d'azote de l'air, voilà ce que des chercheurs américains ont développé.Ces variétés de luzerne ne fixent pas l'azote atmosphérique de façon efficace.Par contre, elles fixent de 30 à 40 % plus d'azote du sol.Leur utilité ?Semées en bandes, elles pourront fixer les nitrates des nappes phréatiques peu profondes et les empêcher de se retrouver dans les cours d'eau.4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 ÇA BOUGE, EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Une récente visite en Colombie-Britannique a permis de constater La construction de plusieurs mégacomplexes de serres.Favorisées par un climat plus clément que le nôtre, ces nouvelles serres annoncent une compétition accrue pour les serriculteurs d'ici.Lors d'une réunion tenue à Cloverdale, les maraîchers du secteur ont été surpris par ce que la plasti-culture pouvait leur apporter.Au départ, ils croyaient que cette nouvelle technique n'était pas pour eux, compte tenu de leur beau climat.Cependant, ils ont regardé le tout d'un autre œil en apprenant que la plasticulture avait permis aux Québécois de développer des cultures nouvelles comme le melon, ou de hâter la récolte et d'augmenter les rendements de tomates ou de piments, même au Mexique.Chose certaine, les maraîchers du Québec ont une longueur d'avance sur eux.2 Textes de : Sylvie Bouchard, Marie-Carole Daigle, Luc Gagnon, Martine Giguère, Simon M.Guertin, André Piette et Pierre Sauriol MOTEURS DE RECHERCHE SPECIALISES EN AGRICULTURE Trouver précisément ce qu'on cherche dans Internet est parfois un exercice fastidieux.Certains moteurs de recherche se consacrent aux secteurs agricole et agroalimentaire.Si vous cherchez un site en français, consultez le moteur de recherche Âgrimonde (www.agrimonde.com).Pour les sites en anglais, le répertoire Eharvest (www.eharvest.com) est fort utile.Les deux sites permettent une recherche par mot clé ou une consultation d'adresses par catégorie.En plus de répertorier la page principale des sites, Agrimonde publie également des liens vers certaines pages traitant de sujets précis.Le site Eharvest offre d'autres services, notamment un chat, des actualités et des petites annonces.Les deux sites offrent un nombre important de liens.Cependant, un certain nombre de liens du site Agrimonde ne fonctionnaient pas lors de notre visite.PETITE BIBJTTE, GROS DEGAT.À l'instar des humains, Les poux aiment bien s'offrir un bon bifteck ! Or, on a constaté qu'une infestation de poux pouvait réduire la productivité d'un troupeau bovin.Deux types de pou s'attaquent aux troupeaux bovins : le pou suceur aime bien le sang de bœuf, tandis que le pou broyeur se nourrit des cellules mortes emprisonnées dans son pelage.On ne dispose pas de chiffres sur la baisse de productivité que la présence de ces indésirables peut causer.Néanmoins, on sait qu'un animal qui passe son temps à se débattre contre les démangeaisons ou à se lécher pour s'en débarrasser n'est pas en train de s'alimenter et de prendre du poids ! « De plus, il arrive fréquemment que les sujets infestés brisent les poteaux, les clôtures ou tout autre objet mis à contribution durant leurs séances d'épouiliage », signale Doug Colwell, du Centre de recherche d'Agroalimentaire Canada à Lethbridge.Pour faire fuir les vilains, les produits antiparasitaires ne suffisent plus, estime l'équipe de chercheurs.Un bon programme de gestion intégrée de la vermine doit respecter également des critères de régie et d'alimentation qui s'attardent au problème.L'épaississement du pelage entre novembre et mars est un grand coupable de l'accroissement de l'infestation des troupeaux canadiens durant l'hiver.Les chercheurs tentent actuellement d'établir un seuil économique d'intervention, qui permettrait de décider à quel moment le coût d'un traitement est rentable.Ils proposent d'ores et déjà une technique très facile : l'inspection visuelle pure et simple.En s'assurant de disposer d'un bon éclairage et d'un peigne, on inspecte cinq sections de trois à quatre pouces de longueur du pelage afin d'en évaluer le taux d'infes-tation.Ainsi, la présence de 10 poux ou moins signale une infestation minime; entre 10 et 50 poux, l'infestation est moyenne; à plus de 51, elle est sévère.La poitrine, le tour des yeux, le long du museau et le long du dos constituent les zones de prédilection de ce parasite.Aw*#* HARn«5=:rr:.FcudMi 3 I Am / S*9*| Touu» cHtflsnai EnBrP BE LA LUZERNE AMÉLIORÉE Eh oui, la luzerne n'est pas laissée pour compte ! Elle subit elle aussi des modifications génétiques.La luzerne modifiée génétiquement aura comme avantages de procurer des augmentations de rendement de l'ordre de 30 % et de mieux survivre à l'hiver.Des essais sont actuellement en cours à l'Université de Guelph.Les résultats obtenus depuis deux ans sont encourageants.La luzerne modifiée a un taux de survie à l'hiver de 100 %, comparativement à 50 % dans le cas des variétés traditionnelles.Les modifications génétiques ont été effectuées à l'aide de fragments d'ADN provenant du canola et du tabac.En fait, la luzerne modifiée a un plus gros système racinaire, qui lui permet d'absorber plus d'éléments nutritifs et d'emmagasiner plus d'hydrates de carbone entre les cycles de croissance.Patience, car elle ne sera au Canada que dans cinq ans.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 5 PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR de bouche a oreille Commentaires ou suggestions ?1 800 361-3877 info@lebulletin.com imr.LES PORCS ÉLEVÉS EN FAMILLE ET LES AUTRES « D'ici 10 ans, Les transformateurs américains contrôleront un fort pourcentage de la production de porcs, prévoit l'économiste agricole John Lawrence, de l'Université de l'Iowa; en fait, moins de 20 % des porcs se retrouveront sur le marché libre.» Déjà, 63 % de la production, soit au bas mot 63 millions de porcs, provient des 6685 principales fermes d'élevage, faisant craindre aux producteurs indépendants une intégration semblable à celle qui a touché le poulet à griller.Or, Chris Hurt, économiste agricole attaché à l'Université de Purdue, ne craint pas la disparition de la ferme familiale, contrairement à ce qui s'est passé dans l'industrie de la volaille.À son avis, les fermes de moindre envergure adoptent la nouvelle technologie au même rythme que les autres, ce qui leur permet de dégager des marges raisonnables.« On se rapprochera du modèle qui caractérise l'industrie de la volaille, mais la ferme familiale fera partie du mix », rassure l'économiste.Même son de cloche de ce côté-ci de la frontière, apprend-on, mais pas de répit dans les investissements qui font augmenter la productivité, prévient-on.« Si GM avait accru son efficacité autant que nous, les producteurs avicoles, une Cadillac flambant neuve ne coûterait que 5000 dollars, aujourd'hui.» Dan Smalley, producteur de poulets en Alabama Une visite de courtoisie « Dès que l'on met le pied dans la batteuse, les vendeurs de semences et d'engrais se mettent après nous autres pour conclure leurs contrats.Ça nous laisse plus de temps pour visiter les salons pendant l'hiver ! » Denis, céréaliculteur en Montérégie Qui protéger, les blanchons ou les pêcheurs ?« Si on n'abat pas la moitié des phoques, nous assisterons à la disparition d'une espèce humaine : les pêcheurs de morues de l'Atlantique.» Nouvelle à SRC (Il y a une vingtaine d'années, toutes les caméras du monde étaient pointées sur nous pour que l'on cesse la chasse au blanchon.Filmeront-elles la mort de la pêche à la morue ?) VOS VACHES PARESSENT-ELLES ASSEZ?Vos vaches vous semblent paresseuses, passant le plus clair du temps couchées ?Réjouissez-vous, car c'est dans cette position qu'elles produisent le plus de lait ! C'est une question d'afflux de sang au pis.Des études démontrent en effet que l'afflux de sang dans la glande mammaire est nettement plus considérable lorsque l'animal est couché que lorsqu'il se tient debout.Quand une vache est debout, environ 60 gallons de sang circulent dans son pis en l'espace d'une heure; lorsqu'elle est couchée, ce chiffre grimpe à 90.On estime qu'une vache devrait passer une quinzaine d'heures couchée chaque jour.Certains facteurs peuvent cependant l'en empêcher, notamment une stalle inconfortable.Ainsi, une étude signalée par l'ingénieur Yves Choinière lors du dernier Symposium laitier démontre que la nature de la surface de la stalle est un facteur important.Dans le cadre de cette étude, les vaches ont passé plus de 14 heures couchées lorsque la stalle était recouverte de 5 cm de paille ou d'un matelas.Sur le béton nu, elles sont restées étendues à peine 7 heures.Remettons les pendules à l'heure NOUVELLE REPRESENTANTE L'équipe du Bulletin accueille avec plaisir Geneviève Paquette, qui agit désormais comme représentante auprès des annonceurs.À ce titre, elle relève du directeur du marketing, Thierry-Michel Racicot.Geneviève Paquette connaît bien la réalité des producteurs agricoles pour les avoir côtoyés durant près de deux ans, à titre de représentante en machinerie agricole des Équipements Lagüe, à l'Ange-Gardien.Auparavant, elle avait également été à l'emploi des Équipements Ba-raby, à Saint-Ignace.Geneviève Paquette est en outre titulaire d'un diplôme en technique du génie rural de l'ITA (Saint-Hyacinthe).Les annonceurs de petites et moyennes entreprises auront sûrement l'occasion de s'entretenir avec elle bientôt.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 M'X'2f7i0i Les tracteurs MX Magnum de Case IH ont été rendus encore plus confortables et plus productifs.Leurs puissants moteurs de 145 à 235 ch, économes en carburant, travaillent plus de 20 heures sans relâche grâce au réservoir de 160 gallons.Le 3-points arrière relève jusqu'à 16 000 Ib et sa conception favorise une meilleure stabilité du tracteur sans avoir à ajouter de poids à l'avant.Enfin, le MX Magnum est le seul tracteur de sa catégorie avec inverseur au volant.CABINE LUXUEUSE • La plus silencieuse et la plus spacieuse de sa catégorie • Fenêtre arrière fumée pour bloquer les rayons du soleil • Fauteuil chauffé, accoudoirs et volant recouverts de cuir, en option • Équipement stéréo sophistiqué VIRAGE SERRE • Le châssis Surrond permet le rayon de braquage le plus court de l'industrie.• • Le tracteur est mieux balancé, ce qui requiert moins de pesée.• Le châssis permet l'ajout de réservoirs ou d'un chargeur avant sans surtaxer le moteur.Votre productivité passe par nos innovations http://www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE UNE BOUFFEE D’AIN FRAIS par André Piette Je visitais récemment une étable à ventilation naturelle.« As-tu remarqué comme c'est silencieux ?», m’a demandé le propriétaire.Effectivement, l'environnement sonore était différent de celui auquel nous a habitués la ventilation mécanique.Tout à coup, le tshik tsliik du pulsateur des unités de traite résonnait comme les cloches d’une église.Le seul moteur qu’on pouvait entendre était celui du système d’évacuation du fumier, placé tout au bout de l’étable.Quand nous sommes passés à côté, son ronron nous est paru agressant, dans le bâtiment tranquille.Bon nombre des porcheries et des étables laitières qui se sont construites ces derniers temps sont équipées d’un système de ventilation naturelle.Charmé, je le suis tout autant que le producteur.Mais je suis également fasciné.Fasciné par la simplicité du concept.Par le fait que l’on arrive à ventiler adéquatement un bâtiment en mettant à profit ce principe de physique qui veut que l’air chaud monte, créant ainsi un appel d’air frais.En somme, on laisse la nature faire le travail, on canalise ses forces plutôt que d'employer des ventilateurs mécaniques gourmands d’énergie pour forcer le déplacement de l’air.Et un déplacement d’air, il en faut tout un pour combler les besoins de 1000 porcs ou de 200 bovins ! Un consultant en productions animales me faisait remarquer que l ’on n’a rien inventé en adoptant des systèmes de ventilation naturelle : c’est ce qu’employaient nos grands-parents, à l’époque d’avant les ventilateurs mécaniques, quand les portes, les fenêtres et les fentes entre les planches assuraient la circulation d’air.En témoignent les vieilles étables équipées de cheminées qu’on retrouve encore ici et là dans nos campagnes.Ironique, non, qu’une technologie à la fine pointe reprenne un principe ancestral ?Nos grands-parents seraient toutefois éblouis par la science qui se dissimule derrière ces grandes ouvertures latérales et ces cheminées.Car il en a fallu, des calculs et des tests, pour établir le design qui assure la meilleure circulation d’air.Et surtout, il fallait le secours de la technologie et plus particulièrement de l’informatique pour développer ces boîtiers de commande et ces senseurs qui contrôlent les conditions ambiantes de température et d’humidité, assurant une stabilité d’ambiance essentielle aux bovins et plus encore aux porcs.En somme, avec la ventilation naturelle, on troque la force brute des moteurs par le savoir.On souhaiterait trouver une solution aussi élégante pour tous les défis que pose une entreprise agricole.N’est-ce pas la voie qu’on a prise, d’ailleurs, avec les plans agroenvironnementaux de fertilisation et la lutte intégrée contre les ravageurs et les maladies ?André Piette, agronome, est journaliste agricole.On peut joindre l'auteur au (514) 634-1113 ou apiette@cam.org.8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 Avec la ventilation naturelle, on troque la force brute des moteurs par le savoir.Une solution élégante pour relever un défi.leBulletin des agriculteurs MARS 2000, VOL.83, N" 3 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M B.A.simon@lebulletin.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Journaliste Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.com Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Jean-Claude Béhar, Albert Chartier, Michel Dostie, Suzanne P.Leclerc, André Piette, Richard Pitre, Pierre Sauriol PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentants Geneviève Paquette Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax: (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@netcom.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de Poste-publications-Enregistrement n" 08866 Convention cadre de service N° 1952706-00 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Jean Paré Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-président : Terry Malden Service des abonnements 4380, rue Garanti Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 37,50 S 64,90 $ 84,90 $ TPS 2,63 $ 4,54$ 5,94$ TVQ 3,01 $ 5,21 $ 6,81 $ Total 43,14 $ 74,65 $ 97,65 $ Extérieur du Canada, un an : 60 $ La performance sans compromis COMMANDER Nouvelle buse INJE 750, 875 ET 1200 RAMPES JUSQU'À Agitation, vidange et nettoyage optimaux Le Commander possède un centre de gravité très bas et une excellente répartition du poids.La conception du réservoir favorise une agitation et une vidange optimales Relevage rapide de la rampe Le mécanisme de relevage sur parallélogramme, appelé le Paralift, peut s'ajuster de 16 à 88 pouces pour moins de dommages aux plantes.Pulvérisation précise Lors d'un traitement, le Hardi Pilot vérifie continuellement le volume hectare et le réajuste en fonction du débit programmé.Élimination des problèmes de contamination Les vannes de contrôle Manifold sont toutes regroupées sur le côté gauche pour en faciliter l'utilisation.Elles éliminent les problèmes de contamination lors d'un changement de produit.Quand vous penserez pulvérisation, pensez Hardi Commander.Visitez votre concessionnaire Hardi J.N.G.Thériault Coaticook J.M.Chagnon Granby Equip.A.Phaneuf inc.Hébertville Anlonelli Villeneuve Huntingdon Equip.Colpron Lac Mégantic SCA Lac Mégantic La Durantaye Jean-Guy & Denis Bolduc inc.Lennoxville Georges Delisle inc Maskinongé Equip.G.Gagnon inc.Mirabel Jean-René Lafond inc.Mont-Joli Garage Paul-Émile Anctil liée Napierville Equip.Prairie inc.Nicolet Centre Agricole Nicolet Yamaska inc.Parisville C A R.Parisville Rougemont Equip.Agri-Mont inc.Sabrevois Equip.Guillet inc St-André-Avellin Garage André Parisien Ste-Annc-de-la-Pcradc Lafreniere Tracteur inc.Ste-Anne-des-Plaines Equip.Yvon Rivard inc.St-Clet Equip.Seguin & F rères St-Denis-sur-Richelieii Garage Bonift liée St-Guillaume Machinerie C & H inc.Si Isidore A.G.R.Larochelle Ste-Martine Equip.Colpron inc.St-Maurice Rolland Clément & Fils inc.St-Pascal Équipement Laplante inc.St-Roch-de l'Achigan A.Henri & Fils inc §t-Tbomas-de-Joliette Equip.G.Gagnon inc.Upton Equip.A.Phaneuf inc.Varennes René Riendeau inc.Victoriaville Garage Maurice Leblanc Wotton Equip.Proulx & Raîche Pour plus d'informations sur ces produits, communiquez avec : #232^ AG PRO INC 1308.route 137 Sle-Cécile-dc-Milton (Quebec)JOE2C0 Tél.: 1450) 778 0444 Voyez votre concessionnaire Hardi dès aujourd'hui www.hardi-international.com LES PRODUCTIONS DE CRENEAUX.PAS DE TOUT REPOS par Lionel Levac 0 n pourrait tirer de véritables scénarios des péripéties de ceux et celles qui ont voulu se lancer dans des productions de créneaux.Il faudrait plusieurs numéros du magazine pour relater toutes les histoires, les aventures, les déceptions et les colères des gens qui ont élaboré des projets de créneaux ou de niche.C’est vrai que ce n’est pas chose facile, même si les débouchés pour des produits aux caractéristiques particulières existent ou ne demandent qu’à être développés.Par automatisme, on dit souvent que les lois et règlements sont devenus si pointus qu’il faut une énergie disproportionnée et des démarches interminables pour réaliser un projet.À y regarder de plus près, la réglementation « étatique » n’est pas la seule responsable de cette « lourdeur ».Il y a aussi les mécanismes mis en place et gérés par les producteurs eux-mêmes.Pour du lait, de la volaille et des œufs.il faut du quota.Pour de l’engraissement de porc, de bovin ou de mouton.il y a l’environnement.Pour des préparations de pe-Même si l6S démSrCnGS, tits fruits ou des marinades.les règles et les contrôles 11 faut un atelier corresP°n- 0 .dant aux normes.Il faut un SOnt contraignants, permis pour ci, un permis il faut les accepter.p0" ?a- Un Préle\vé p‘,ur tel produit, un cahier de charges pour les programmes de certification.Un plan de gestion et de disposition des résidus, etc.N’oublions pas que les contraintes sont semblables pour les productions standards, à gros volume.On se décourage tout simplement plus vite lorsqu’il s’agit de productions de créneaux.Pourquoi ?Parce qu’on ne réalise pas l’apport réel qu elles peuvent avoir sur la dynamique agricole et rurale, malgré leur « modestie » apparente.Et les événements qui se succèdent le confirment de plus en plus.Il y a place pour des productions à valeur ajoutée, à caractéristiques spéciales et à clientèles ciblées.On en tire au moins deux grands avantages.Premièrement, à défaut de gros volumes de vente, les marges bénéficiaires sont en général intéressantes.Deuxièmement, il faudra souvent de nouveaux fournisseurs, de la main-d’œuvre, des équipements.et tout ça, c’est de l’activité économique.Qui veut que la vie rurale soit dynamique ne peut s’opposer au développement des produits de créneaux.Même si les démarches, les règles et les contrôles sont contraignants, il faut les accepter.Ne s’agit-il pas dans la grande majorité des cas de la garantie de qualité.si utile au moment de la vente des produits ?Et n’oublions pas que les produits de créneaux, du terroir, d’appellation régionale ou contrôlée ne sont plus l’apanage de quelques rares paysans en salopette à bretelles, mais bien le lot d’entrepreneurs qui y voient maintenant les avantages pour eux-mêmes et pour la collectivité rurale.Et si entrepreneurs soient-ils, ces gens n’en sont pas moins paysans et fiers de l’être.___________________________________________ Lionel Levac est journaliste.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 AGENDA 10 mars Concours de vins Sélections mondiales Palais des congrès, Montréal Information : (514) 871-3170 10 mars Colloque en gestion durable de l'environnement Hôtel Chéribourg, Orford Information : 1 800 267-8337 16 et 17 mars Colloque sur les biosolides (CPVQ) Château Montebello, Montebello Information : 1 888 535-2537 16 au 19 mars Congrès annuel de l’Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec et du Conseil de la Boulangerie du Québec Château Mont-Tremblant Information : (450) 349-1521 16 au 20 mars Salon des vins, bières et spiritueux Palais des congrès, Montréal Information : (514) 639-6806 23 et 24 mars Colloque sur l'agriculture de précision et de géomatique (CPVQ) Hôtel Gouverneur, Saint-Hyacinthe Information : 1 888 535-2537 27 au 30 mars Conférence rurale nationale Magog-Orford Information : 1 888 781-2222 29 mars Colloque sur les bâtiments porcins (CPAQ) Hôtel Universel, Drummondville Information : 1 888 535-2537 29 mars Assemblée annuelle de l'Office canadien de commercialisation du dindon Château Laurier, Ottawa Information : (905) 564-3100 29 au 31 mars Salon des technologies environnementales du Québec Centre des congrès et d'exposition, Saint-Hyacinthe Information : (514) 289-8688 mm Pour un PEAKPlus est l’herbicide de postlevée contre les mauvaises herbes à feuilles larges qui vous offre une répression des mauvaises herbes, une sécurité de la culture et une commodité inégalées dans le maïs.Avec chaque bidon intégré PEAKPlus, vous mettez dans votre réservoir deux modes d’action qui vous permettront de maîtriser un plus large éventail de mauvaises herbes tout en réduisant le risque de résistance.Même les mauvaises herbes coriaces comme l’abutilon, l'amarante et la moutarde succomberont sous l’action de PEAKPlus.Force inégalée contre les mauvaises herbes, douceur inégalée pour la culture.Si vous considérez la sécurité de la culture comme une priorité, PEAKPlus est fait pour vous.Il contient une quantité considérablement réduite de dicamba et vous offre une fenêtre d’application plus large (stades de 2 à 7 feuilles du maïs) que tout autre herbicide contre les mauvaises herbes à feuilles larges.En fait, c’est le choix idéal pour réprimer les feuilles larges en postlevée après un traitement en début de saison avec un antigraminées tel que Primextra® 11 Magnum"' ou Dual4" II.Cette année, visez plus haut avec PEAKPlus.Un nouveau sommet dans la répression en postlevée des mauvaises herbes à feuilles larges dans le maïs : performance améliorée, sécurité améliorée, choix optimal I désherbage et une sécurité culture sans compromis, visez le sommet avec le nouveau PEAKPlus.La performance PEAK se fait PLUS pratique encore ! Si vous attendiez l’arrivée d’un herbicide à utiliser en complément de votre désherbage antigraminées de prélevée, ne cherchez plus : vous l'avez maintenant avec le nouveau PEAKPlus.Chaque bidon PEAKPlus contient 4 sacs hydrosolublcs de PEAK et 1,25 lit)t de Dicamba 4H0.NOVARTIS Pour de plus amples renseignements, composez le 1 800 850-4685, ou visitez notre site Internet au www.cp.ca.novartis.com 0 PEAK, Dual ut Primextra sont des marques déposées de Novartis Protection des Cultures Canada Inc.“c Magnum est une marque de commerce de Novartis Protection des Cultures Canada Inc.Marque déposée du Conseil des 4-H du Canada.Toujours lire l'étiquette et s'y conformer.L'étiquetage du contenant pourrait différer en vertu de la réglementation oe l'ARLA. line amcuNnce au them Mme Ouellet et ses animaux de type Limousin.Le 23 octobre dernier, lors de la 4e Soirée Saturne, Ariane Olivier Ouellet a été couronnée Agricultrice de l’année.Parmi tous ceux qui ont vivement applaudi à cette annonce, peu ont perçu l’hésitation que vivait la récipiendaire.« On m’accordait un honneur, mais j’y voyais davantage un gros mandat exigeant une disponibilité que je n’avais pas, explique la principale intéressée.C’est en effet une grande responsabilité et un défi que d’être l’ambassadrice de toutes celles qui, encore trop souvent, travaillent dans l’ombre.» Louise Thériault, agronome, est journaliste.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 QUE FAIRE DES FEMMES ?Au Comité des femmes en agriculture puis au Syndicat des agricultrices, Ariane Olivier Ouellet s’est battue pour améliorer la condition des agricultrices Ariane Olivier Ouellet a créé à son image le métier dont elle vit : agricultrice.par Louise Thériault Ariane Olivier Ouellet a 55 ans.Elle exploite avec son conjoint, Benoît Deschênes, et leur fils Bruno la Ferme des Peupliers enr., à Saint-Gabriel-de-Rimouski.Le début de son parcours ressemble à celui de plusieurs femmes de sa génération.Alors qu’elle rêve de devenir écrivaine, elle doit abandonner l'école à 14 ans.Elle se marie à 20 ans avec un fils de cultivateur de sa paroisse et emménage sur la terre paternelle de ce dernier.À 29 ans, elle est mère de cinq enfants.Elle s’affaire, entourée de la marmaille, tantôt dans la cuisine, tantôt aux champs ou dans l’étable.L’itinéraire devient moins classique lorsque l’agricultrice de 30 ans part en voyage d’échange en France, récidive au Sénégal, change son prénom pour celui d’Ariane Olivier auquel elle accole son nom de jeune fille (Ouellet), préside le Syndicat des agricultrices du Bas-Saint-Laurent de 1988 à 1990 et retourne aux études à temps plein durant cinq ans afin d’obtenir un baccalauréat et une maîtrise en études littéraires.L’agricultrice de l’année aime par-dessus tout entrer en relation avec les gens.Dans sa ferme comme dans sa communauté, les liens qu’elle tisse sont le moteur de son engagement.Comme conseillère municipale, elle n’hésite pas à affecter des bénévoles aux dossiers qui lui tiennent particulièrement à cœur comme l’embellissement, le développement d’un parc municipal avec sentiers pédestres et le tourisme. I s A w La Ferme des Peupliers est un milieu de vie que les propriétaires veulent agréable pour la famille et les nombreux visiteurs. PORTRAIT et défendre leur place dans l’appareil syndical.Encore aujourd’hui, elle n’hésite pas à dénoncer le peu de représentation des femmes au sein de l’Union des producteurs agricoles (UPA).« Il faut mettre fin au ghetto, affirme-t-elle.Les agricultrices vivent en parallèle du mouvement syndical.Tout a été mis sur la table, mais le malaise persiste.Il y a 75 ans, on se demandait que faire des femmes; on se le demande encore.Il faut trouver une façon de s’intégrer pleinement pour travailler ensemble.Les femmes sont très sensibles à certaines questions comme la vie familiale, la conservation de la nature, la sécurité et la relève.Alors, il faut trouver la place pour parler d’autre chose que de coûts de production et BanveTH L’herbicide BanvelMD H assure un contrôle fiable et résiduel des mauvaises herbes coriaces dans le maïs.Voilà pourquoi il est le chef de file des herbicides et la pierre angulaire d’un bon désherbage dans le maïs.Mais il y a encore plus.Banvel H Ariane Olivier Quelle* et son conjoint, Benoît Deschênes.de gros chiffres.J’aimerais demander aux 8000 agricultrices du Québec de se manifester pour montrer à l’UPA qu’elles veulent faire partie intégrante de leur structure.» Les centrales syndicales tout comme les conseils municipaux demeurent un fief masculin que peu de femmes sont prêtes à investir, parce qu’il s’agit de lieux fort peu dynamiques, estime Mme Ouellet.Tout en revendiquant plus d’équilibre au sein du pouvoir, elle croit que les femmes ont encore besoin de lieux exclusifs pour parler entre elles des sujets qui les touchent.Le syndicat des agricultrices est un milieu social, un lieu de formation et de militantisme, dit-elle.« Beaucoup de femmes ont encore peur de s’engager, parce qu’elles manquent de confiance et ne veulent pas de confrontation.Quand elles le font, elles se découvrent des talents insoupçonnés et s’enrichissent pour longtemps.La relève féminine fournit d’ailleurs des idées précieuses.» Madame Ouellet n’a jamais craint 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 de participer à changer les choses.En 1975, de retour d’un séjour dans la région française du Limousin, elle convainc son mari de délaisser la production de veaux d’embouche pour l’élevage du Limousin pur sang.« Benoît est devenu un excellent éleveur.Nous avons une petite ferme de 160 têtes, mais notre génétique et notre réputation nous permettent d’en vivre.» Dans le bureau, des plaques murales gravées « Éleveur Élite » ou « Meilleur indice de la race » côtoient une photo de Hulk, un de leurs taureaux acheté par le CIAQ.L’an dernier, les propriétaires ont mérité une médaille de bronze au volet régional du concours de l’Ordre du mérite agricole.Beaucoup de gens passent à la Ferme des Peupliers : des éleveurs de Limousin en pique-nique annuel, des stagiaires, des groupes d’étudiants en agriculture, de jeunes agriculteurs français ou de vétérinaires, etc.Après son voyage d’échange au Sénégal en 1986, Mme Ouellet a reçu plusieurs groupes de divers pays d’Afrique pour leur parler de l’entreprise familiale et de l’historique du mouvement des femmes en agriculture.À la ferme, entre la comptabilité, le suivi des clients et le reste, elle consacre beaucoup de temps à ses trois petits-enfants qui habitent tout près.Elle les initie aux rudiments du jardinage, les amène visiter le troupeau ou faire des promenades à travers champs et forêt.« C’est très tôt que l’on doit préparer la relève, dit-elle.Il faut être près des enfants et partager avec eux le bonheur d’habiter de grands espaces pour leur donner le goût de la terre et des choses bien faites.» Les années d’efforts fournis pour réussir ses études de maîtrise demeurent l’une des grandes fiertés d'Ariane Olivier Ouellet.Son mémoire traite des rapports hommes-femmes sur près de 200 pages.Après avoir terminé sa maîtrise en 1996, elle a écrit un recueil intitulé D'hier à aujourd’hui en passant par elle, en hommage aux agricultrices à l’occasion du 10e anniversaire de fondation du Syndicat des agricultrices du Bas-Saint-Laurent.Et ses rêves d’adolescente tiennent la route : « J’espère un jour, à la retraite peut-être, écrire ce livre que je porte en moi depuis longtemps.» Un peu à la manière de Jeanne Bourin, elle aimerait romancer une fresque historique avec, en toile de fond, la vie des femmes aux IIIe et IV' siècles.D’ici là, comme toujours, les défis qu’elle entend relever sont multiples, te Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l'étiquette des produits utilisés.Banvel II et Frontier sont des marques déposé* ,/r":A I'0UB les autres herbicides rni-riiionucs sont NVA 00-1 '63-1001 CULTURE DU SOYA EN SEMIS DIRECT : CONDITIONS DE REUSSITE Avoir un bon égouttement de surface Bien répartir les résidus de récolte Utiliser un semoir adapté Éviter de tracer des ornières Effectuer le semis sur un sol réchauffé et sec Prévoir une bonne rotation de cultures Faire le brûlage des mauvaises herbes avant le semis Planifier une bonne gestion des herbicides Choix des variétés : aucune restriction Marline Giguère, agronome, est journaliste.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 17 DOSS IE EMIS LA ROTATION : ÉLÉMENT ESSENTIEL DE RÉUSSITE Le choix des cultures tient compte des besoins alimentaires du troupeau.Les 100 hectares de l’entreprise, soit 20 en luzerne pure, 40 en maïs et 40 en soya, font tous l'objet de semis direct.François Maher précise qu’il est important d’établir une bonne rotation des cultures pour réussir le semis direct.En général, la rotation est répartie sur trois ans : maïs-soya-luzeme.Eh oui, seulement une année de luzerne, puisque l'hiver rend sa survie difficile dans la région.Si dame Nature est clémente, on conserve la luzerne; sinon, on recommence les semis.De façon générale, le semis du soya s’effectue après une récolte de maïs.En fait, le soya s’adapte aux conditions difficiles et pousse facilement à travers les résidus.Il faut cependant bien disperser les résidus de maïs à l’automne.Le maïs, pour sa part, est semé sur un retour de soya ou de luzerne.Un brûlage printanier élimine la luzerne ayant résisté à la rigueur de l’hiver.Le semis de maïs convient parfaitement après une récolte de soya, car le sol s’asséche rapidement, le soya laissant moins de résidus à la surface.François Maher choisit des hybrides de maïs dont la levée est vigoureuse.La réussite tient également à une bonne gestion des mauvaises herbes.« Il n’y a pas plus ni moins de mauvaises herbes, mais un changement dans le type de mauvaises herbes présentes », explique le producteur.Le programme de lutte nécessite des modifications.UNE ÉCONOMIE DE TEMPS « Si l’on pèse le pour et le contre, le semis direct offre beaucoup plus d’avantages que la culture traditionnelle », explique François Maher.En 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 QUELQUES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG DÉTAILS DES COÛTS DE PRODUCTION POUR CHAQUE GROUPE ($/HA) Source : MAPAQ Saint-Hyacinthe COMPARAISON DU TEMPS PASSÉ AU CHAMP (MINUTES/HA) Source : MAPAQ Saint-Hyacinthe Il faut bien répartir les résidus afin de permettre un réchauffement rapide du sol au printemps.iIas hallps Quand les presses à balles rondes sont arrivées dans les champs en Amérique du Nord, les éleveurs étaient sceptiques.Ils s'inquiétaient de la densité des balles, du gaspillage, de la valeur nutritive, de la facilité de transport, de l’entreposage, etc.Aujourd'hui, ces mêmes sceptiques ont des presses à balles rondes.et ils y croient.Ils font confiance à New Holland, le leader de l'industrie, pour ^§$ Wcsses à balles rondes fiables et productives qui font partie d un système de gestion complet de la fenaison et du fourrage complet.Avec huit modèles (dont deux conçus exclusivement pour 1 ensilage) et des caractéristiques novatrices comme les concepts *Belt«c, Bale Command Plusse, Bale Sliced Auto-WrapMc et Fastnet^, il Y a sûrement une presses à balles rondes @ @ P Holland qui répond à vos besoins en matière de fenaison et de fourrage.Les presses à balles rondes Roll-Belt.une Wsolutinn New Holland nm ir i m monde en évolution.«5 solution New Holland pour un www.newholland.com/na LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 19 28 DOSSIER SEMIS CLUB ACTION SEMIS DIRECT impact économique sur l’entreprise », précise François Maher.Par ailleurs, la structure générale du sol (capillarité, vie microbienne et capacité portante) s’est améliorée.De plus, les résidus couvrent en permanence le sol, ce qui diminue les érosions tant éolienne qu'hydrique.La quantité de sédiments qui migre vers les fossés et cours d’eau est réduite, ce qui constitue un avantage environnemental.À ces avantages s’ajoute le fait que le rendement des cultures est excellent, te fait, cette façon de cultiver lui permet d’effectuer tous les travaux de l’entreprise avec sa conjointe.À eux seuls, ils cultivent 100 hectares en plus de soigner un cheptel laitier de 80 têtes, dont 40 vaches en lactation.L’économie de temps se fait principalement à l’étape de la préparation de la couche de semis et du labour à l’automne.Le nombre de passages au champ de la machinerie est réduit au minimum.En tout, on effectue trois opérations : semis, application d’herbicide et récolte.La technique offre en outre un délai d’intervention plus large au printemps, si bien que le semis se fait dans des conditions plus favorables.L’étape du semis est importante : pour obtenir un semis uniforme, il faut un semoir adapté et bien réglé.François Maher utilise un semoir de maïs huit rangs muni de « tasse-résidus ».Cette pièce de machinerie fait aussi le semis de soya.La technique de semis direct permet donc aussi de réduire le parc de machinerie.Autre facteur à considérer : la diminution des heures de travail du tracteur.Malheureusement, explique le producteur, on ne tient pas toujours I compte de ce facteur dans les calculs comparatifs du semis direct et de la culture traditionnelle.« La planification du renouvellement de la machinerie est différente.La durée de vie d’un tracteur est prolongée, ce qui a un Le Club Action semis direct regroupe près d'une centaine de producteurs d'un peu partout au Québec.La promotion du semis direct et de ses avantages constitue évidemment l'un des objectifs du Club.De plus, il donne un encadrement aux producteurs qui amorcent cette technique en offrant formation et conférences, le tout afin de les aider à partir du bon pied.Information : François Maher, secrétaire, (450) 373-9014.20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 Grande nouvelle pour les producteurs de maïs La meilleure chose qui soil arrivée au maïs depuis le^beürre.CONVERGE".L’herbicide en une seule application qui dure.PERSONNE NE PEUT RÉSISTER à un épi de maïs garni de beurre.Les producteurs de maïs auront toutefois encore plus de mal à résister à CONVERGE.Car CONVERGE est le dernier-né des herbicides monoapplication pour la culture du maïs.Il s’attaque à un large éventail de mauvaises herbes.pendant toute la saison.en une seule application.CONVERGE est un herbicide de prélevée à absorption radiculaire qui dure.UN NOUVEAU PRODUIT CHIMIQUE lui confère cette durabilité.CONVERGE est le seul herbicide pour la culture du maïs à contenir de I isoxaflutole (IFT), un produit chimique révolutionnaire qui élimine les graminées annuelles et les feuilles larges, y compris les espèces qui résistent au Groupe 2 et les espèces qui résistent à la triazine.Vous pouvez appliquer CONVERGE en toute sécurité.Maintenant homologué 1 -888-AVENTIS www.convergeforcorn.com Aventis et CONVERGE sont des marques de commerce du Groupe Aventis.COMPAREZ.Voyez tout ce que vous obtenez en une seule application de CONVERGE.Vous n’avez pour ainsi dire pas besoin d’une seconde application.Son action résiduelle élimine les mauvaises herbes à levée tardive.De plus, il suffit d’un peu plus d’un centimètre de pluie pour le réactiver et lui permettre d’éliminer des mauvaises herbes mesurant jusqu’à 5 cm, même après une longue période de sécheresse.FIEZ VOUS à CONVERGE.Parce que les mauvaises herbes ne méritent pas de deuxième chance.CONVERGE L'herbicide en une seule application qui DURE. PHOTO ANDRE BRUNELLE La charrue est généralement supérieure a tout autre instrument pour travailler les sols humides ou très EMIS Entre chamie.chisel ?w,"vv' 9f FIATAGRI Quel instrument convient le mieux à une situation donnée ?Le choix doit tenir compte de la texture du sol et de bien d’autres critères.André Brunette, agronome, est conseiller régional en grondes cultures au MAPAQ, Direction régionale du Centre-du-Québec.par André Brunelle Malgré l'intérêt grandissant que suscite le semis direct, une grande partie du sol québécois doit toujours être travaillée, puisque notre machinerie de plus en plus lourde cause assez souvent un tassement de la couche de surface.Ce tassement superficiel réduit généralement le rendement s'il n’est pas éliminé par le travail primaire.Les champs récoltés tardivement sont ceux qui risquent le plus de subir un tassement superficiel, car les machines lourdes circulent alors sur des sols humides, voire détrempés.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 off-set Au moment de choisir un outil de travail primaire, il faut se rappeler que le travail des sols argileux se fait à l’automne et que celui des sols sableux peut très bien attendre au printemps.La texture du sol n’est pas l’unique critère de choix.Les cultures envisagées ont aussi une grande importance puisqu’elles déterminent la date des derniers travaux, donc l’humidité du sol au moment où ils seront effectués.Depuis 15 ans, la charrue jusqu’alors maîtresse des champs a vu apparaître de très nombreux concurrents.En observant le travail réalisé par tous ces instruments, on constate que certains peuvent réussir mieux que la charrue traditionnelle dans certains cas et moins bien dans d'autres.Il faut donc apprendre à reconnaître les instruments qui conviennent le mieux à une situation donnée.LA CHARRUE La charrue est le plus ancien outil de travail de sol contemporain.Elle est généralement supérieure à tout autre pour travailler les sols argileux humides ou très humides.Puisque le travail des sols argileux doit préféra-blement se faire à l’automne, la charrue sera souvent la seule solution du producteur de maïs-grain qui aura effectué tard à l’automne la récolte d’un champ dont les sols sont de texture moyenne ou argileuse.Toutefois, la charrue convient beaucoup moins aux sols sableux sensibles à l'érosion éolienne, puisqu’elle ne laisse généralement pas assez de débris en surface pour protéger le sol des vents forts de l’automne et du printemps.Les charrues récentes dont la largeur du sillon est réglable jusqu’à plus de 50 cm (22 po) peuvent effectuer un labour beaucoup trop plat.et compagnie Les débris végétaux sont alors emprisonnés au fond du sillon et se décomposent mal en raison du manque d’oxygène.Pour éviter ce problème, il faut que la largeur du sillon fasse tout au plus le double de la profondeur de travail.Autrement dit, une largeur de sillon égale ou inférieure à 40 cm (16 po) doit correspondre à un labour de 20 cm (8 po) de profon- deur, de façon à obtenir un labour dressé mieux aéré.LE CHISEL Le chisel a l’avantage d'effectuer un travail assez profond (25 cm) sans diluer la matière organique et surtout en laissant assez de débris en surface pour assurer une protection contre l’action érosive de l’eau et du vent.Le chisel est un instrument de premier choix dans le cas des sols légers, où il s'avère souvent préférable à la charrue.La Roto-beche, instrument similaire à l’off-set mais de facture plus lourde, excelle dans les sols sableux très perméables.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 23 PHOTO : ANDRÉ BRUNELLE PHOTO : SIMON M.GUERTIN UN BON LIT DE SEMENCE Le travail primaire n'est que le fondement d'une culture rentable.La préparation du lit de semence est elle aussi importante.Or, certaines lacunes apparaissent fréquemment à ce chapitre.LE SOYA Le soya germe très mal en conditions de sécheresse élevée.Il est donc fort avantageux de préparer le lit de semence à l'aide d'un vibroculteur plutôt qu'au cultivateur lourd, puisque le premier favorise la descente de matériel fin à quelques centimètres de profondeur tout en laissant des mottes à la surface.La graine de soya est mieux enrobée, germe plus uniformément et peut émerger plus facilement dans un sol moins encroûté en surface.LES CÉRÉALES Les céréales devraient être semées peu profondément afin d'obtenir une levée rapide et un tallage important.Le travail primaire doit donc être bien fait, de façon à ce que le sol puisse être aplani sans requérir un travail trop profond.En effet, il est très difficile de réaliser un semis uniforme dans un sol travaillé trop profondément.Très souvent, le producteur sèmera trop profondément pour être en mesure de recouvrir la semence qui tombe dans la trace du semoir.En Europe, on contourne ce problème en utilisant un équipement qui « rappuie » le sol avant le passage du semoir.LE MAÏS-GRAIN Il serait intéressant de mesurer dans un même champ le rendement des plants semés trop superficiellement (1 po ou 2,5 cm) par rapport à celui d'un semis effectué à la profondeur recommandée (2 po ou 5 cm).Plusieurs décideraient alors de préparer un bon lit de semence et de semer à une profondeur uniforme, puisque les épis des plants de maïs semés à 1 po (2,5 cm) sont toujours plus petits que ceux qui le sont à 2 po (5 cm).I SSIE EMIS C’est donc un instrument de premier choix dans le cas de sols légers, où il s’avère souvent préférable à la charrue.Il convient aussi aux sols de texture moyenne ou lourde, pourvu qu'ils soient alors relativement secs.Le travail du chisel est en effet insatisfaisant en sol lourd et humide.11 ne convient donc pas aux champs de maïs-grain travaillés l'automne.Au printemps et sur sol sableux, le chisel convient cependant très bien à l’enfouissement des résidus de maïs-grain, pourvu que la profondeur de travail soit suffisante (25 cm).À faible profondeur (15 cm et moins), le chisel ne fera que recouvrir les résidus de quelques centimètres de terre.Il se formera alors un matelas qui ralentira l’établissement des racines, en particulier celles du maïs dont la semence se situerait presque immédiatement au-dessus de cette couche.Finalement, il faut utiliser le chisel à une vitesse suffisante pour permettre la dislocation du sol qui glisse entre les dents.V OFFSET Cet appareil comporte deux trains de disque.L’off-set excelle dans les sols sableux très perméables, où il ne fait pas de lissage tout en laissant une certaine quantité de débris en surface.Plus l’appareil est gros, moins il laisse de débris.L'off-set convient moins bien aux sols de texture moyenne ou lourde puisqu’il tend à effectuer un lissage du sol en Avant de semer, vous pouvez compter sur l'herbicide non sélectif TOUCHDOWN™ pour faire «fumer» les mauvaises herbes annuelles.Et quand il s’agit de combattre le chiendent, les tests" montrent qu’aucun autre glyphosate ne surpasse le TOUCHDOWN.Ni le Roundup Transorb™, ni quoi que ce soit d’autre.Quand vous verrez jusqu’à quel point le TOUCHDOWN contrôle mieux le chiendent dans vos champs, vous conviendrez qu’il est votre choix le plus puissant pour affronter les vivaces «à problème».Pour plus de renseignements, composez la Ligne-info Zeneca des producteurs: 1-800-980-6980.HERBICIDE NON SELECTIF LE POUVOIR.LE .TOUCHDOWN-0 est une marque déposée d'une compagnie de Zeneca.Roundup Transorb est une marque de commerce de Monsanto Canada Inc., concessionnaire de Monsanto Company.Lire et suivre attentivement le mode d'emploi de l'étiquette." D'après des essais côte à côte chez des producteurs.Le TOUCHDOWN est appliqué à raison de 1.0 L/acre.91 O KONGSKILDE L'ÉQUIPEMENT DE L'A VENIR Un outil.moins de passages.plusieurs tâches Pour de plus amples informations et une démonstration gratuite, contactez : 1308, route 137 ^AG-PRO) Sainte Cécile-de Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 KOHGSKII.DE 231 Thames Road East Exeter (Ontario) NOM 1S3 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 Kongskilde est réputée depuis des années pour ses cultivateurs avec dents en S Triple K qui préparent le sol pour maximiser la germination, la croissance des plantes et les rendements.Le nouveau cultivateur de la série 3800 allie ces caractéristiques à la capacité, à la gestion des résidus et à la durabilité requises dans le travail minimum du sol au Québec.VALEUR AGRONOMIQUE Le 3800 est équipé de nouvelles dents en « S » de 15X65 (24 po) conçu pour durer plus longtemps en travail minimum du sol à un ou deux passages.Les dents vibrantes préparent uniformément le sol permettant un meilleur contact sol/semence et une excellente conservation de l'humidité.Le résultat.de meilleurs rendements.CONSERVATION DU SOL Les dents vibrantes en « S » intègrent la matière organique dans la zone de semis favorisant une structure de sol équilibrée, une plus grande stabilité et un échange positif des cations dans les sols légers.Les résidus sont intégrés à la structure du sol diminuant l'érosion.DURABILITÉ Le châssis avec 5 barres d'acier tubulaire est doté d'amortisseur pour le transport routier.Les dents ont deux pièces 650 Conser-tine éliminant les ressorts conventionnels pour un entretien réduit.Espacées aux 4 pouces, elles nivellent le sol pour les céréales, le soya et le maïs.Qualité et service sont associés à Kongskilde depuis des années.Tous les modèles de la série 3800 ont une garantie limitée de 3 ans sur les dents.Modèle jusqu'à 58 pieds. PRINCIPALES OUTIL OU TECHNIQUE DOSS Bs EMIS présence d'humidité (ce qui est généralement le cas l’automne).Ce type d'équipement n’est pas toujours en mesure de travailler à une profondeur suffisante pour reprendre la totalité du sol tassé dans le cours normal des travaux de l'année.Si la zone tassée n’est pas reprise à son entière profondeur, le sol aura tendance à s'assécher moins rapidement, l’eau de pluie étant retenue par cette couche non ameublie.On s’expose ainsi à la création d’îlots de compaction superficielle qui s’agrandiront progressivement.Ce phénomène peut expliquer partiellement la baisse progressive de rendement parfois observée après quelques années d’utilisation continue de cet équipement.Le marché offre actuellement, sous le nom commercial de Roto-bêche, un équipement similaire à Yoff-set traditionnel mais de facture plus lourde et comportant un ensemble de disques profondément crénelés.L’échancrure accrue du pourtour du disque favorise une meilleure rotation de celui-ci et lui permet de mieux trancher et pénétrer le sol tout en causant moins de lissage que le disque de Yoff-set.Toutefois, seuls des suivis au champ durant au moins quelques années permettront de dire si ces modifications lui permettent de travailler assez profondément pour reprendre le sol tassé au cours des passages en conditions d'humidité élevée tout en ne créant pas de lissage excessif.sur bÏllons Ce type de culture comporte plusieurs avantages, dont l’élimination du travail des sols à l’automne, le maintien des voies de passage hors des zones d’enracinement et la préservation de résidus sur le sol.l) Charrue à versoir Chisel Billons Trans Till Combinés Aventis L’IMPOSANT Pour un contrôle fiable des mauvaises herbes à feuilles larges en postlevée dans le maïs PARDNER procure un contrôle efficace de plus de 15 mauvaises herbes à feuilles larges incluant l’abutilon, le chénopode blanc, l'herbe à poux et l’amarante (incluant les espèces résistant à la triazines).Former une équipe gagnante Plusieurs possibilités de mélange en réservoir qui s’adaptent à votre charge de travail tôt au printemps • Mélange en réservoir avec l’Atrazine ou le BanveP" pour contrôler les mauvaises herbes à feuilles larges à des stades de croissance plus avancés.• Choisissez entre un mélange en réservoir avec Accent1"1, UltinT ou la faible dose de PARDNER/ Atrazine/Ultim pour un contrôle supérieur des feuilles larges et des graminées en un seul passage.Toujours lire l’étiquette avant l’emploi.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 CARACTERISTIQUES DE QUELQUES OUTILS OU TECHNIQUES DE TRAVAIL PRIMAIRE POINTS FORTS POINTS FAIBLES REMARQUES Est polyvalente, sûrement le meilleur outil de travail des sols lourds et humides.¦ Ne laisse pas assez de résidus en surface.Ne pas faire un labour plat.Peut travailler assez profondément.Laisse des résidus en surface et dilue peu la matière organique.¦ Ne convient pas aux sols lourds et moyens en conditions d'humidité élevée.¦ Eviter la formation de matelas par un travail trop superficiel.¦ Est rapide et économique en sol sableux perméable.Effectue un lissage en sol humide et de textures moyenne et lourde.Offre une profondeur de travail parfois insuffisante.¦ Attention au lissage.Attention aux champs de texture variable.Élimine le travail de sol à l'automne, assure une couverture du sol et une zone d'enracinement non tassée.Permet le sarclage mécanique et réduit les herbicides.Exige un travail soigné.Limite la rotation aux cultures en rangée.¦ Technique sous-utilisée malgré ses avantages.Assure la couverture de sol et réduit les besoins énergétiques.Ne convient pas aux sols argileux humides.¦ Bon potentiel à développer.¦ Travaillent de façon rapide et très efficace dans certaines conditions.Travaille en conditions non idéales.¦ A essayer et comparer.Prudence.¦ Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire La robustesse et le souci du BÊCHEUSES (1.3 m à 4 m) Pour tracteurs jusqu'à 250 c.v.FAUCHEUSES À FLÉAUX ( broyeurs Plusieurs largeurs convenant aux petits et moyens tracteurs (1.2 m à 2.25 m) s DÉPLIANT: BÊCHEUSES ?FAUCHEUSES À FLÉAUX ?BA-03-2000 NOM ADRESSE CODE POSTAL TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR C.V.Jp Kverneland 1200 Rocheleau, Drummondville (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 http://www.kverneland.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 27 PHOTOS : ANDRÉ BRUNELLE EMIS Le Trans Till fait une bonne préparation de tous les sols en condition d'humidité normale.La culture sur billons ne convient qu’à l’agriculteur soigneux et disposé à modifier son équipement de façon à ce que les roues passent entre les billons.Le maïs et le soya semés à 75 cm conviennent à ce mode de culture.Dans ces conditions, les variétés de soya peu exigeantes en unités thermiques (moins de 2500 UTM) voient généralement leur rendement diminué par rapport à celui qui est obtenu à partir d’un semis plein champ.Par contre, l’écartement des rangs permet le sarclage mécanique et une meilleure aération qui amènent respectivement une réduction possible des quantités d’herbicides utilisées, de même qu’une pression réduite des maladies fongiques.LE TRANS TILL Le Trans Till travaille le sol en largeurs d'environ 20 cm (8 po) tout en laissant intact le reste de la surface du champ.Cet équipement comporte un coutre qui coupe les résidus, suivi de disques cannelés qui travaillent le sol et déchiquettent les résidus.Une dent entre les deux disques se règle à une profondeur variable de façon à reprendre le sol qui aurait pu se tasser au cours des opérations de culture.Le Les combines visent a prepa rer un lit de semence en un nombre limité de passages.Trans Till fait une bonne préparation de tous les sols en conditions d’humidité normale et s’avère même satisfaisant en sol sableux humide.Par contre, il ne convient pas aux sols argileux et humides.Les suivis réalisés jusqu’à présent indiquent qu’il ne convient pas très bien à la préparation des chaumes de maïs-grain, même si le travail se fait entre les rangs de la culture précédente.En définitive, cet instrument permet de produire un lit de semence acceptable s’il est réservé à des sols en conditions d’humidité ou de sécheresse non excessive.Il a l’avantage de conserver la couverture de résidus dans une grande partie du champ.11 exige par contre une modification du protocole de désherbage, puisqu’une partie de la surface n’est pas travaillée.Les lisières travaillées à l’automne peuvent faire l'objet d’une érosion hydrique importante dans les champs dont la pente longitudinale est importante.LES COMBINÉS Ces nouveaux équipements comportent généralement un train de disques à l’avant suivi de « dents de profondeur », pour se terminer par un module de finition (peigne ou rouleaux émotteurs).Ces instruments visent à préparer un lit de semence en un nombre limité de passages, sinon un seul.Au premier abord, ils peuvent y parvenir dans un sol friable et sec.Très souvent, cependant, le train de disque avant ne parvient pas à reprendre le sol sur toute la profondeur tassée au cours de l’année.De plus, les dents défonceuses généralement placées au centre risquent de provoquer du lissage si elles sont enfoncées trop profondément dans un sol à la fois argileux et humide.Dans les sols secs, l’écartement de ces dents défonceuses est parfois trop grand pour assurer une fracturation du sol sur toute la largeur de travail.11 y a donc risque que, sous une surface de quelques centimètres de sol bien émietté, on trouve un sol non fracturé ou des zones de lissage qui favorisent l’accumulation de l’eau au bas des pentes (même faibles) et dans les dépressions.Avant de prendre une décision définitive, il faut donc évaluer les outils en regard des conditions prévalant à la ferme.Le choix des équipements de travail exige une connaissance des sols et de l’interaction des cultures sur les conditions de travail de ceux-ci.La meilleure politique à suivre consiste à s’informer, à observer chez les voisins et ailleurs et surtout à tester ces nouveaux équipements chez soi avant d’effectuer des changements généralement onéreux et dont l’impact sur les rendements est incertain, te 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 •NOUVELLE PUISSANCE CONCENTRÉE La nouvelle formule plus concentrée de Dual II Magnum réduit de près de 40 % la dose d'herbicide nécessaire pour éliminer de vos champs des mauvaises herbes tenaces comme le souchet comestible*.Vous épargnez donc sur toute la ligne! •SÉCURITÉ POUR VOS CULTURES Le nouveau Dual II Magnum contient aussi du bénoxacor, un additif dont l'action éprouvée élimine virtuellement le risque de dommage à votre maïs et vous permet de désherber en toute confiance.• EFFICACITÉ DURABLE Une application réprime les mauvaises herbes pendant près de 14 semaines.Vous pouvez donc l'appliquer plus tôt sans craindre les repousses.Dual' II MAGIMUM- espphw avec-" mein#.Toujours lire l'étiquette avant utilisation MEMES PERFORMANCES DE DÉSHERBAGE PHOTO : MARTINE GIGUÈRE DOSSIER SEMIS Au Québec, on effectue depuis peu l’espacement variable des rangs de maïs.Trois producteurs font part de leur expérience.par Martine Giguère Différentes raisons ont poussé ces producteurs de maïs à changer leur façon de faire, à modifier V écartement entre les rangs ou à ensemencer en rangs jumelés.ÉCARTEMENT DE 28 POUCES Pour Sylvain Raynault, de la Ferme Bonneterre (Saint-Paul-de-Joliette), l’expansion de l’entreprise par l'achat de terre était impensable, à cause des prix trop élevés.« Il fallait trouver un moyen d’agrandir de l’intérieur », raconte-t-il.En ensemençant le maïs à 28 pouces, le producteur augmente sa superficie de 6 %, soit l'équivalent d'une quarantaine d’hectares.Cet ajout est non négligeable, car Sylvain Raynault cultive avec son frère 697 hectares de maïs sur une superficie totale de 952 hectares.En réduisant F écartement entre les rangs de 30 à 28 pouces, Sylvain Raynault vise à augmenter la population de maïs à l’hectare sans pour autant augmenter celle du rang.De cette façon, il augmente son potentiel de rendement de 6 %, ce qui justifie tout à fait les investissements inhérents aux modifications du semoir et à l’achat d'un nez de batteuse de 28 pouces.Sylvain Raynault arrose en bande pour lutter contre les mauvaises herbes.De plus, il effectue un passage au sarcloir lourd; au même moment, il applique l’azote en postlevée.Le coût rattaché aux intrants est maintenant plus élevé, car il en applique plus que dans le cas d’un semis aux 30 pouces.Malgré cela, le tout demeure rentable.Martine Giguère, agronome, est journaliste.30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 Ce texte est un résumé de la conférence sur « L’espacement variable » donnée au Salon de l’Agriculteur de Saint-Hyacinthe, le 13 janvier dernier. Pour un travail efficace du sol : Yetter ÉCARTEMENT DE 20 POUCES À la Ferme M & M Julien (Saint-Stanislas-de-Kostka), on ensemence le maïs à 20 pouces d’écartement.Maurice Julien et son frère cultivent 620 hectares, presque uniquement de maïs.« En 1996, les rendements plafonnent.Certains vendeurs de semences recommandent alors d’augmenter la population de maïs à 35 000-40 000 l’acre, mais il est difficile d’y arriver en maintenant l’écartement à 30 pouces », explique Maurice Julien.Dès lors, le producteur s’informe sur l’espacement de 20 pouces et visite une entreprise agricole adepte de cette méthode, en Ontario.« Les producteurs ontariens sèment des populations de 38 000 pour qu’il y en reste environ 36 000, dit Maurice Julien.De plus, ils obtiennent des augmentations de rendement de 5 à 12 %.» À son retour, les frères Julien calculent le coût d’achat d’un semoir.L’investissement est important, mais s’ils obtiennent l’augmentation de rendement estimée à 8 %, tous les frais seront couverts.Depuis 1997, le semis est effectué à un écartement de 20 pouces.« Les rendements sont très bons, soit de 5 à 10 % d’augmentation », précise Maurice Julien.De plus, F écartement de 20 pouces donne une couverture végétale rapide de l’entre-rangs, ce qui facilite la lutte contre les mauvaises herbes.RANGS JUMELÉS À 6 POUCES À Mont-Saint-Grégoire, Paul-André Boucher et ses quatre frères exploitent une ferme de 694 hectares, la Ferme de la Pampa.En 1995-1996, les rendements de maïs tournent autour de 8 à 10 tonnes l’hectare.L’état des sols est excellent, et le producteur se demande que faire pour augmenter ses rendements.Paul-André Boucher entend parler des rangs jumelés et rassemble les résultats d’essais et de recherches sur le sujet.Des études américaines démontrent que Vécartement de 20 pouces ou en rangs jumelés à 6 à 7 pouces permet un rendement de 5 à 10 % supérieur à celui de l'écartement de 30 pouces.Paul-André Boucher calcule qu'il lui faut des augmentations de rendement de 2,5 % pour couvrir les dépenses occasionnées par l’acquisition et la modification des semoirs, l’achat de pneus de tracteur étroits et les frais d’entretien supplémentaires de l’équipement.« Un investissement d’environ 40 000 $ reste minime, compte tenu des superficies en culture en cause », précise-t-il.Le producteur effectue ses premiers essais en 1997.Ils sont concluants.En 1999, tout le maïs et le soya sont semés en rangs jumelés, à 6 pouces et 8 pouces respectivement.Les augmentations de rendement varient entre 4 et 10 %.Mais attention, pour que les rangs jumelés remplissent leur promesse, il faut d’abord un sol profond, fertile, ayant une bonne structure et une capacité de rétention de l’eau.Le choix des cultivars est aussi important.« Le choix des cultivars de maïs est basé sur deux critères : la résistance à la sécheresse et la capacité d’adaptation aux populations élevées.Du côté du soya, notre choix s'arrête sur des variétés buissonnantes », explique M.Boucher, k TASSEZ LES RÉSIDUS Le chasse-résidus tasse les débris devant votre planteur • S’installe sur la plupart des planteurs les plus populaires • Profondeur d’ensemencement plus uniforme • Favorise le travail des roues de plombage • Crée un lit de semence idéal • Favorise le réchauffement du sol pour une meilleure levée • Ressorts de pressions disponibles Chasse-résidus à dents m Chasse-résidus à disques Aère le sol—arrache LES MAUVAISES HERBES HOUE ROTATIVE YETTER Déracine vigoureusement les mauvaises herbes Incorpore l’herbicide Aère le sol avant le semis Suit les dénivellations du sol Favorise le passage des résidus entre les dents rrÀ Pour les gros volumes, PAS DE PROBLÈME AVENGER SERIE 2986.LE SYSTEME D’INJECTION EN PROFONDEUR DES LISIERS YETTER Large tube de descente de 3 po - aucune obstruction Disques de 25 po à angle pour creuser les sillons profondément Disques de fermeture optionnels Pour le lisier, les boues, la chaux, les fertilisants granulaires ou liquides Plaques protectrices pour une longue durée Yetter Des gens de Solutions 1 800 477-5777 Distribués au Québec par : ÉQUIPEMENT C0LPR0N 5, rue de la Beauce Sainte-Martine (Québec) JOS 1V0 Téléphone : (450) 427-2339 Télécopieur : (450) 427-3487 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 31 PHOTOS : ANDRÉ PIETTE Comestar Holstein brille de tous ses feux, ici comme à l’étranger.par André Piette André Piette, agronome, est journaliste agricole.Quel incroyable bureau de ferme ! Quatre postes de travail.Une panoplie d’équipements : ordinateurs, imprimante, télécopieur.Et le téléphone qui sonne à tout bout de champ.Le genre de bureau qu’on s’attend à découvrir quand s’ouvrent les portes de l’ascenseur d’une tour du centre-ville de Montréal plutôt que lorsqu’on franchit le seuil d’une étable ! 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 À la vue de ce bureau, on comprend instantanément que la ferme Comestar Holstein est une entreprise laitière très particulière.Mais ça, quel éleveur ne s’en doute pas déjà ?Le troupeau Comestar est sans conteste le plus connu du cheptel québécois.Celui, aussi, qui rayonne le plus à l’étranger.En fait, bon nombre de spécialistes de l’élevage Holstein le classent parmi les meilleurs au monde.Un des meilleurs troupeaux au " le vends toujours à l’éleveur ce qu’il peut avoir, déclare Marc Comtois.Quand j’ai parcouru 50 pieds de l’allée centrale de mon étable avec un client, je sais dans quelle situation il est chez lui, dans quelle sorte d étable il garde ses vaches, s’il a la passion des animaux.le pose les questions qu’il faut.Il faut que je sache à qui j'ai affaire.» monde ?Marc Comtois grimace quand on lui fait part de cette évaluation.Il déteste le « pétage de bretelles ».Pas son genre.Même s’il n’y a pas de doute qu’il connaît exactement la valeur génétique du troupeau qu’il développe avec l’aide de ses trois partenaires : France Lemieux, son épouse, et le couple auquel ils se sont associés en 1993, Freddy et Nicole Steen.Au sein de cette équipe qu’il qualifie de formidable, Marc Comtois est responsable de tout ce qui regarde la génétique et l’élevage.Son genre à lui ?Simple.« Je suis un gars très ordinaire, dit-il.Je ne suis pas un monsieur.» Et chaleureux.« Quand je t’ai accueilli, je t’ai fait un sourire et je t’ai regardé droit dans les yeux.C’est ainsi que je gagne ma vie.Il est important d’être capable d’aller voir les gens et de dire : Salut, comment ça va ?» Il reste que le troupeau Comestar affiche un profil impressionnant.En 1999, sa production moyenne par vache a atteint 11 116 kilos de lait à 3,8 % de gras et 3,3 % de protéine, jumelée à des MCR de 272 (L), 279 (G) et 283 (P).La production de lait projetée des 12 prochains mois s’élève pour sa part à 13 527 kilos.Selon France Lemieux, ce bond s’explique, par le transfert du troupeau dans une nouvelle étable, un système d’alimentation renouvelé et le progrès génétique.Le troupeau brille tout autant au chapitre de la conformation.Il compte 8 vaches classifiées Excellente, 45 Très Bonne, 48 Bonne plus et 1 Bonne.Dans les arènes d’exposition, Comestar a reçu tant de titres de Grande Championne et de bannières au fil des ans que ses propriétaires seraient bien en peine d’en préciser le nombre.r*s MM Comestar Holstein a reçu des visiteurs d'une cinquantaine de pays.Il en vient tous les jours sauf le dimanche, que les propriétaires se réservent pour reprendre leur souffle.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 33 vache.Laurie Sheik jouit d une retraite bien méritée dans un enclos.Pas moins de 85 sujets présents dans l'étable descendent de cette vache exceptionnelle qui y est pour beaucoup dans la renommée du préfixe Comestar.> Pourtant, dit Marc Comtois, quand j'ai sailli sa mère avec Sheik, c'était presque affreux.C'était carrément contre les index.Sheik était un taureau vieux de 12 ans.Mais c'est ce qui convenait à cette LAIT E D’UN MARCHE étonnera certains, lui aussi : Comestar Holstein vend de la semence de taureau ! Ses propriétaires ont décidé de commercialiser eux-mêmes la semence de certains de leurs taureaux.Comestar Buck a été le premier.Comestar Manager et Comestar Bruce Lee arrivent.Ils imitent en cela quelques éleveurs d'élite qui, par le passé, ont voulu maximiser les retombées de leur élevage.Comestar a conclu une entente de distribution avec l'Alliance Semex.« Semex assure la distribution et la vente de la semence conjointement avec nous, signale Marc Comtois.Beaucoup de centres s'intéressaient à nous.» Avec tout cela, on comprend mieux pourquoi le bureau de ferme est si vaste.Le marché génétique de Comestar Holstein compte six segments.Le plus important est celui de la génisse de reproduction, soit le sujet qui vient avec un solide pedigree, mais que son bas âge rend plus abordable.Vient ensuite celui de la vache de haute génétique, le sujet qui a effectué une ou deux lactations et qui a démontré son potentiel.Dans les encans, ces sujets reçoivent souvent les plus fortes mises.Les embryons constituent le troisième segment.La ferme en vend beaucoup, comme en J témoigne la présence de 200 à 250 porteuses dans l'étable.Les acheteurs proviennent pour M la plupart de l'étranger.Les embryons voyagent plus facilement que les sujets vivants ! Les taureaux - quatrième segment - courent le monde, eux aussi.Onze taureaux Comestar ont été mis en service dans un centre d'insémination artificielle.L'entreprise en a vendu à des éleveurs ou des centres d'insémination d'une demi-douzaine de pays.Son plus gros client reste toutefois l'Alliance Semex.« Ma priorité a toujours été Semex », déclare Marc Comtois.Le cinquième segment en surprendra certains.Il s'agit du marché des porteuses d'embryons.« On achète beaucoup de porteuses avec des critères précis : bons membres, bonne charpente, croupe inclinée », mentionne l'éleveur.Au fil des ans, une clientèle s'est bâtie autour de ces porteuses dont Comestar peut se départir après leur mise bas.« Ce sont de bons sujets commerciaux, que recherchent des éleveurs qui veulent avant tout du lait », explique Marc Comtois.Le sixième et dernier segment de marché en EVACUAiR eiq i sap ALIMENTATION ET ROBOTIQUE Mélangeurs distributeurs de RTM Robots distributeurs de balles rondes GESTION DES FUMIERS Épandeurs de fumier liquide Nettoyeur d'allée à raclette hydraulique Stall 4 es Carcans Logettes Évacuateur de fumier souterrain avec guillotine Rompes agitatrices à fumier liquide pour fosses et étangs Courriel : info@wicideal.com • Internet : www.wicideal.com 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 Réduisez la charge parasitaire et améliorez la productivité quotidienne grâce à IVOMEC EPRINEX (eprinomectln Différence IVOMEC'EPRINEX" Variable Témoins Résultats d'études sur la production laitière' 0,420 L Lait quotidien CL) (p< 0,05) 19,28 79,9 L Lait total (L) J# dire adieu à lafEavelure.^* [Reste à utilisei^ces Nul doute que l’industrie des fongicides a beaucoup fait pour alléger la tâche des pomiculteurs.Cependant, ces produits ne resteront nos alliés que si nous les utilisons à bon escient.par Gregg Thompson Vous profitez de la fin de l’hiver pour faire votre taille, votre comptabilité ou un brin de formation ?Vous avez tellement de boulot qu’il semble beaucoup trop tôt pour songer à votre prochain programme de lutte contre la tavelure ?Pourtant, c’est bel et bien le moment de vous y mettre ! Les outils à notre portée pour le contrôle des maladies sont de plus en plus complexes, si bien qu’il nous faut absolument en avoir une bonne connaissance technique pour en tirer parti.C’est dès maintenant que nous devons commencer à planifier notre stratégie de lutte contre les maladies.Il y a quelques années, Nova est arrivé, s’ajoutant à la panoplie de fongicides existants.Une vraie merveille ! Une véritable révolution ! C’était ce qu’on nous avait affirmé, et, sincèrement, c’était le cas.Le produit avait un pouvoir d’éradication de 96 heures, voire davantage.Par ailleurs, en le mélangeant avec un protectant, nous pouvions même espacer les traitements de 8 à 12 jours, et même plus.Bref, la nouvelle famille chimique des inhibiteurs de Gregg Thomson est pomiculteur et directeur technique de Recherche Trifolium inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 71 biosynthèse de stérols honorait ses promesses.Des recherches au Québec l’ont confirmé : c’était une percée importante, mais non sans risques.Récemment, nous avons vu arriver Vangard, un fongicide innovateur issu d'une nouvelle famille chimique tout à fait distincte de la précédente, les ani-linopyrimidines.Son action préventive est très bonne et il agit de façon curative durant 48 heures.Est ensuite arrivé un deuxième inhibiteur de stérols tout aussi efficace, Nustar.Cette année, nous accueillerons Sovran, appartenant lui aussi à une toute nouvelle famille chimique de fongicides, les strobilurines.Il offre tous les avantages d’éradication des inhibiteurs de stérols et a un bon pouvoir protectant, tant pour les feuilles que pour les fruits.Sovran est en outre doté d’une caractéristique nouvelle, mais complexe : son effet antisporu-lant signifie que les lésions traitées pourront difficilement produire les conidiospores, sources potentielles d'infections secondaires.Les pomiculteurs ont maintenant tout ce qu’il leur faut pour dire adieu à la tavelure : une gamme complète d’outils grâce auxquels nous pourrons faire face à toutes les intempéries, et qui offrent une souplesse d'utilisation permettant à chaque producteur, gros ou petit, de choisir le programme lui convenant le mieux.Tout cela est peut-être vrai, mais ce n’est pas sans risque et sans peur de commettre des erreurs.LA PRUDENCE RAPPORTE Nous devons apprendre à utiliser ces nouveaux outils de façon appropriée, et surtout comprendre le concept de résistance aux fongicides, afin de ne pas répéter les erreurs d’un passé pas si lointain.Si les nouveaux fongicides sont mal utilisés, la tavelure risque à nouveau de développer une résistance, et nous perdrons des outils fort utiles.Eh bien, entre les belles journées pour tailler, que devons-nous faire ?Chacun de nous se doit d'étudier les fongicides sur le marché.Ensuite, il faut se poser les questions suivantes : À quelle famille chimique chaque produit appartient-il ?Quel est son mode d’action ?Quels sont les autres membres de sa famille chimique ?Comment la résistance se développe-t-elle ?Quelles rotations de fongicides permettent de réduire les risques de résistance ?Quel volume de pulvérisation correspond à chaque type d’application ?Le pulvérisateur peut-il produire ce volume ?Dans quelle mesure les conditions climatiques affectent-elles l'effet du produit (aucun n’est parfait sous toutes conditions) ?À quel intervalle se font les applications ?Le produit doit-il être associé à un autre dans un mélange en réservoir ?Faut-il ce deuxième produit en tout temps ou seulement à certains stades de croissance ?Comment se Le leader sur te terrain! Vaste choix d'épandeurs de fumier liquide avec châssis porteur régulier ou directionnel mécanique, sur 4 ou 6 roues.Réservoir surbaissé d'une capacité de 2 000 à 5 900 gallons (8 855 à 26 820 litres) avec turbine ouvrante à verrouillage rapide Modèles montés sur camion disponibles.Choix de pneus et ligne complète de rampes d’épandage pour diverses applications 4 ÿ 4.^ Rampe avec Rampe avec Rampe avec Rampe sarcloirs disques gicleurs avec (postlevée) (postlevée) pour prairies pendillards ROTOCULTEUR HOWARD « LE STANDARD DANS L’INDUSTRIE » • Que vous soyez agriculteur, pépiniériste, paysagiste ou jardinier, vous pouvez compter sur les bêcheuses Howard pour un travail efficace.• Disponibles en largeur de 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100, 120 et 160 pouces, elles s’adaptent aux tracteurs de 12 à 250 ch.• Howard est un pionnier dans le domaine des bêcheuses et demeure le chef de file depuis 1922.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H.Laning & Sons Ltd.Waterloo, Québec Sans frais : 1 800 363-3292 MXMN4Ï lorm onuipmeni dislnbulois lorm equipment dlslfibuiors ROBERT H.LANING & SONS LTD.Impossible d Rompe agitatrice P-300 avec spirale, turbine déchiqueteuse et châssis porteur sur 2 ou 4 roues Agite fosses et étangs en un temps record Idéale pour le fumier très épais.Pompe agitatrice P-200/3 idéale pour le fumier de porcs.am La plus puissante Pompe P-300/4 Pompe P-200/3 sur le marche! 784, rue Principale, Wickham (Québec) Canada JOC ISO • Tél.: (819) 398-6822 • Télec.: (819) 398-5227 Courriel info@wicideal.com • Internet www.wicideal.com • Membre du GROUPE WIOIDEAL 72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 prépare le mélange en question ?Combien d’applications doit-on faire, et à quels taux ?Jusqu’à combien de jours avant la récolte l’application est-elle permise ?Quelles sont les caractéristiques de protection, d’éradication, de redistribution, de rétention et de résidualité du fongicide ?Et, bien sûr, combien coûte chaque produit ?Il s’agit d’une liste de questions plutôt corsées.Et nous sommes d’accord que la dernière intéresse tout le monde.Rappelons-nous, toutefois, que chacune des autres questions a son prix et peut nous coûter cher si on la néglige.Il est indispensable de s’informer.Pour cela, il nous faut lire et comprendre ce que disent les fabricants, les conseillers et les chercheurs.Puis, nous devons poser à nos conseillers et à nos détaillants les questions qui demeurent sans réponse.Il est de leur responsabilité de nous prêter assistance, et s’ils ne peuvent nous éclairer, nous devrons chercher ailleurs.Une fois en main l’information nécessaire, nous pouvons créer le programme de fongicides répondant le mieux à notre situation personnelle, en employant chaque produit de la façon la plus efficace possible.Il faut garder à l’esprit que la flexibilité est importante et qu’une modification des conditions climatiques peut nous contraindre à adapter le programme retenu, d’où l’importance de bien connaître nos outils.J’ai décrit la situation comme étant complexe parce qu’elle l’est.Nous devons faire de notre mieux afin d’utiliser les fongicides d’une façon prudente et appropriée, mais également afin d’améliorer notre rentabilité dans un marché de la pomme difficile.Depuis longtemps, nous demandons de compétitionner à armes égales avec la concurrence.Maintenant que nous avons accès aux nouveaux fongicides, apprenons à bien les utiliser.Les diverses stratégies disponibles correspondent à différents niveaux de « difficulté technique ».Tout comme les skieurs acrobatiques choisissent certains sauts pour leur programme selon leur habileté et ce qu’ils croient nécessaire pour devancer leurs concurrents, nous devons nous fier à nos habiletés, et il est crucial de connaître lesquelles nous possédons.Nous ne pouvons prendre de risques si nous ne connaissons pas nos chances de gagner.Comme dans tout sport, nous devons nous entraîner progressivement, pour ensuite être capables d’affronter les grands défis.En fait, en apprennant à connaître et à maîtriser les nouvelles technologies, nous nous préparons à affronter ces grands défis.D'ici là, restons dans notre « zone de confort » et recherchons de l’aide si elle est requise.11 existe encore de bons fongicides à action préventive, et nous devrions continuer d’en faire la pierre d’assise de nos programmes de contrôle de la tavelure.Nous serons prêts à intégrer les nouveaux fongicides lorsque nous saurons comment le faire et pourquoi.D’ici là, soyons prudents et évitons de nous créer inutilement des problèmes évitables, te iSl o u s en prenons Une gestion responsable pour protéger les gens Q Pesticides : le rôle des étiquettes En suivant les modes d'emploi stipulés sur les étiquettes de pesticides, les agriculteurs canadiens acceptent de bon gré leurs responsabilités comme producteurs d’aliments salubres et nourrissants.L’étiquette d’un pesticide a pour fonction de protéger non seulement la personne qui manipule et qui applique le produit, mais aussi la culture et l’environnement.Le texte de l’étiquette provient des renseignements que doit fournir le fabricant lorsqu’il demande, par l’intermédiaire de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, l’homologation de son produit au Canada.En effet, il est alors tenu de soumettre des études toxicologiques, des données sur les propriétés physiques, chimiques et environnementales, la quantité, l’efficacité, la fréquence et les périodes d’application, de même que des renseignements sur les résidus qui pourraient demeurer sur les cultures vivrières.Le résultat, une fois que le produit a été homologué, est une étiquette qui permet à l’utilisateur de se familiariser avec l’ingrédient actif, les cultures approuvées, les doses de traitement, les ravageurs visés et la manutention sécuritaire du produit.Pour favoriser encore plus l’utilisation prudente des produits, il existe divers programmes provinciaux qui offrent aux producteurs canadiens une excellente formation pour leur aider à éviter des problèmes comme ceux qui sont énumérés ci-dessous : • dommages causés aux cultures et à l’environnement si la dose utilisée est excessive; • élimination insuffisante des ennemis des cultures, accumulation de graines de mauvaises herbes et développement de populations résistantes, si la dose utilisée est inférieure à celle qu’on recommande sur l’étiquette; • risques pour l’utilisateur, la culture et l’environnement si l’on pulvérise un mélange en réservoir qui n’a pas été approuvé; • risques pour la santé de l’utilisateur à cause d’une manipulation incorrecte des pesticides; • dommages causés à la culture suivante traitée, si le pulvérisateur n’a pas été nettoyé conformément aux instructions.En participant au programme Nous en prenons soin, les agriculteurs canadiens font leur part pour préserver notre environnement et pour assurer un bon approvisionnement d’aliments salubres aux consommateurs du Canada et du reste du monde.zÉÜà INSTITUT POUR (mm)LA protection DES CULTURES 21, place Four Seasons, bureau 627 Etobicoke (Ontario) Canada M9B 6J8 Tél.: (416) 622-9771 Téléc.: (416) 622-6764 Internet : http://www.cropro.org LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 73 Faites de beaux rêves.Fini le cauchemar du Intégrez Curzate""1 à votre programme de prévention et vous aurez l’esprit tranquille en sachant que le mildiou de la pomme de terre sera éliminé.CurzatemJ est un nouveau fongicide très efficace ayant un effet préventif et curatif sur le mildiou de la pomme de terre.Son mode d’action est unique en son genre par rapport aux autres fongicides présentement offerts sur le marché! Grâce à Curzate,nJ, vous pouvez dire adieu au cauchemar du mildiou et faire de beaux rêves, (fAppelez le 1 800 667-3925 pour de plus amples renseignements ou visitez notre site Web au www.dupont.ca/ag Curzate' Une exclusivité de DuPont se conformer aux directives et aux restrictions Indiquées sur l'étiquette ®/mo Marque déposée de E l, du Pool de Nemours and Company, deal DuPonl Canada Inc, es! un usager licencié.Membre de l'Institut pour la protection des cultures.A7B ¦ ¦ VIE RURALE L’attachement que le cultivateur porte à son métier est le fait d’une capitalisation d expériences accumulées depuis qu’un homme a un jour laissé tomber un noyau ou un pépin et que celui-ci a germé, puis poussé.Le VT3IPHX de la richesse direct privilégié le remplit de satisfaction.Machinalement, il se penche au-dessus d’un grain mal recouvert.Voici qu’une minuscule graine de semence, source de vie perdue parmi des milliers sinon des millions de même substance, a attiré l’attention de l’homme qui l’enterre avant de reprendre le rythme de son inspection.Cette prière muette, exemple parmi tant d’autres constamment répétées, permet de saisir le lien tacite qui lie le cultivateur à la terre, à la vie, qu’il sait devoir protéger.Ce geste anodin nous invite, cependant, à nous interroger sur certaines tendances influençant déjà grandement différentes autres sphères économiques.Uniformisation, standardisation, fusion et mondialisation sont des mots souvent employés pour décrire des mesures modernes évolutives, auxquelles l’agriculture ne peut se soustraire.Il faut être conscient qu’elles risquent, en atteignant un domaine particulier comme le nôtre, de toucher un secteur où l’expertise de l’homme résulte autant de son instinct ou même de ses états d’âme que de ses efforts physiques et cérébraux.L’attachement que le cultivateur porte à son métier est le fait d'une capitalisation d'expériences accumulées depuis qu’un homme a un jour laissé tomber un noyau ou un pépin et que celui-ci a germé, puis poussé.Advienne que l’agriculteur soit contraint de s’adapter à une situation, où obligation prime sur libre choix, et il reniera bien involontairement un pan de sa compétence.Forcé, par un moyen légal, de renoncer à un certain type d’élevage ou à une méthode culturale quelconque, il se verra obligé de laisser une partie de sa liberté à ceux qui ont promulgué la loi qui maintenant le restreint.Si son voisinage le contraint à abandonner des activités jugées trop bruyantes, dérangeantes ou malodorantes, il devra, pour éviter d’inutiles affrontements, céder un autre morceau de son autonomie.Il modifiera ainsi, au fil du temps qui passe, peu à peu, et trop souvent inconsciemment, la philosophie qui le caractérise.Au risque de devenir, comme tant d’autres autour de lui, un simple pourvoyeur de biens de consommation, il verra dorénavant ses préoccupations premières dictées uniquement par l’efficacité et le rendement.Les valeurs humaines ainsi perdues priveront d'une déjà fragile relation avec l’univers, autant celui qui tantôt marchait dans son champ que celui qui lui enviait sa liberté, te Gilles Dansereau est producteur agricole.par Gilles dansereau La seule vraie richesse est celle que procure la liberté.Liberté de faire, de penser, de choisir et, surtout, liberté d’agir.S’il existait un titre s’associant à cette image, l’homme de la terre pourrait facilement le revendiquer.Depuis toujours, considéré comme seul maître du plan orga-nisationnel de son travail, le cultivateur porte en lui la fierté des hommes qui produisent et qui créent.Bien peu nombreuses aujourd'hui sont les professions offrant à ceux qui les pratiquent une telle source de contentement.C’est le printemps, un homme marche à travers ses cultures.Ce pourrait être vous, lui, toi ou moi, qu’importe.Il a depuis peu fini ses semis, et déjà son imagination lui permet de voir des champs pleins de promesses.Il prend plaisir à fouler un sol qu’il a appris à bien connaître, et ce contact LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MARS 2000 75 VALEUR TOTALE DES PRIX TRIMESTRIELS DE 9990 S Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard De Maisonneuve O.Montréal (Québec) H3A 3E1 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com TARIF D'ABONNEMENTS deux ans (24 numéros) 64.90 $ 4,54 S 5,21 $ 74,65 $ trois ans (36 numéros) 84,90 $ 5,94$ 6,81 $ 97,65 $ un an (12 numéros) 37,50 $ 2,63 $ 3,01 $ 43,14 $ CONCOURS GRAND PRIX TIRAGE FÉVRIER 2001 BOMBARDIER BOMBARDIER PRODUITS RÉCRÉATIFS Une motoneige Ski-doo, modèle Grand Touring 600 Moteur deux cylindres Rotax® Série 3 de 597 cc à admission par capelets dans les cylindres et refroidissement par liquide Châssis ZX plus léger et plus petit pour une maniabilité et une performance générales supérieures Suspension avant ADSA perfectionnée Grands appuis-pieds et poignées chauffantes pour passagers Le gagnant pourra opter pour un VTT Bombardier, modèle Traxter"0, de valeur équivalente.VALEUR TOTALE DU GRAND PRIX DE 10 000 $ — * Votre abonnement ou renouvellement, accompagné de votre paiement, doit être reçu au service à la clientèle, au plus tard sept jours avant la date des tirages.Pour être admissible lors de la date du tirage, vous n'avez aucun coupon à compléter si vous êtes abonné.Note : Les photos des prix sont à titre indicatif seulement.Pour obtenir une copie des règlements du concours, faites parvenir une enveloppe préadressée et affranchie à Concours « Vous méritez bien ça », 1001, boul.De Maisonneuve O., 10' étage, Montréal (Québec) H3A 3E1.® w Marques de commerce de Bombardier Inc.et/ou de ses filiales.® Marque de commerce de Cub Cadet.¦ ## H ¦ ~ 3ës agriculteurs Bon d'abonnement Si vous êtes déjà abonné, vous n'avez pas à compléter ce coupon agriculteurs pour participer au tirage, vous êtes inscrit automatiquement Nom : Profession : Adresse : _ Ville : Province : Code postal : .Téléphone : Durée de l'abonnement: ?un an ?deux ans ?trois ans ?chèque ci-joint ?envoyez-moi la facture ?VISA ?MASTERCARD N° de carte : Date d’expiration :__________________________Signature - PRIX TRIMESTRIELS TIRAGE EN AVRIL, JUILLET ET OCTOBRE Équipement pour Ventretien de la pelouse deCüb Cadet TONDEUSE AUTOMOTRICE CUB CADET SC 621E Moteur Briggs & Stratton Intek de 6,5 ch à soupapes en tête Démarrage électrique à clé, plateau de coupe profond et arrondi de 21 po Trois fonctions - déchiquetage, éjection latérale, mise en sac Transmission à 6 vitesses variables ^ M «ne autre idée fi mus rient (TEurODe par Simon M.Guertin Déjà bien connus dans l’industrie de la construction, les chargeurs télescopiques font leur apparition à la ferme.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs.Lorsqu’est venu le moment de changer son tracteur traditionnel équipé d’un chargeur avant, Claude Brodeur, de la Ferme avicole Claude Brodeur (Granby), a choisi un chargeur télescopique JCB 520 à profil surbaissé.« Je voulais assurer plus de confort à mon employé, dit-il.Quand on voyage continuellement de l’extérieur à l'intérieur des poulaillers, il faut une cabine.» Il a choisi un modèle d’une hauteur hors tout de six pieds, huit pouces, bien en deçà de la hauteur du plafond du bâtiment.La flèche télescopique permet de charger des camions même s’ils sont équipés d’une benne à neige.Après les faucheuses à disques, les râteaux faneurs, les presses à balles rondes et les tracteurs à quatre roues motrices, les Européens pourraient bien nous faire adopter les chargeurs télescopiques.Déjà bien connus dans l’industrie de la construction, ces chargeurs commencent à faire leur apparition ici et là, à la ferme.Les avantages marqués qu’ils offrent aux élevages laitiers ou de bovins de boucherie font oublier qu’ils ne servent qu’à une chose.Cependant, tous comptes faits, ils excellent dans ce travail, confient les adeptes.C’est ce qui explique que, en Angleterre, sur un territoire grand comme le Québec, on en Le système hydraulique est jusqu'à trois fois plus puissant que celui d’un chargeur traditionnel.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MARS 2000 77 «OU* MACHINERIE vende 3000 par année, alors qu’ils sont presque absents de l’Amérique du Nord — du moins pour l’instant, disent d’emblée ceux qui veulent attaquer ce nouveau marché.Les utilisateurs apprécient particulièrement le profil surbaissé de ces chargeurs qui leur donnent un accès facile à l’intérieur des bâtiments.Par ailleurs, grâce à sa flèche télescopique, ce type de chargeur permet d’empiler des balles de foin ou de paille jusqu’à sept mètres de hauteur, voire plus.Cette même flèche s’allonge au point d’at- teindre les mangeoires les plus reculées des étables à logettes.Comme cet élément de machinerie est réservé au chargement, son système hydraulique est conçu en conséquence, procurant une force de levage de deux à trois fois supérieure à celle des chargeurs agricoles traditionnels, sans réduire la vitesse d’élévation.Par ailleurs, la très grande manœuvrabilité des téléchargeurs séduit incontestablement les opérateurs.Avec quatre roues à direction indépendante, ils pivotent presque aussi aisément Depuis une douzaine d'années, le marché français du chargeur téléscopique est en constante évolution.Aujourd'hui, il représente environ 10 % du marché du tracteur, soit 3500 unités par année.En élevage, ce sont surtout la maniabilité et le dégagement qui séduisent nos cousins, la puissance du moteur et les performances de levage étant des éléments secondaires.Ceux qui en sont à leur premier achat ont tendance à choisir une hauteur de dégagement de 5,5 mètres et une force de levage de 2,5 tonnes.Dans le marché du renouvellement, la demande se porte sur les modèles pouvant grimper une charge de 3 tonnes jusqu'à 7 mètres de hauteur.En grandes cultures, les Français privilégient surtout la promptitude des manoeuvres permettant le chargement rapide des céréales dans un camion.Pour ce qui est des producteurs de pommes de terre, ils choisissent les modèles plus petits pour manœuvrer dans les chambres froides et les entrepôts.Le siège est disposé de façon à ce que le conducteur puisse scruter les alentours.qu’une vache dans les allées des étables à logettes ou peuvent longer un mur ou une clôture de très près, les quatre roues orientées dans la même direction.Afin d’assurer une bonne visibilité, le siège est disposé pour que le conducteur puisse scruter les alentours.Pour obtenir les performances souhaitées, les concepteurs choisissent généralement une transmission à convertisseur de couple et une boîte de vitesses à quatre rapports.De cette façon, le convertisseur adapte le couple et la vitesse de déplacement à l’effort à produire.Quelques marques sont actuellement en vente ici, et quelques autres pourraient nous arriver sous peu.L’anglaise JCB, déjà bien connue du monde de la construction, propose neuf modèles dont deux ou trois sont adaptés aux besoins agricoles.New Holland en offre deux, dont un convient à la ferme.Des cinq téléchargeurs construits par Caterpillar, un seul est à l’aise dans les bâtiments d’élevage.La française Manitou vend trois modèles de téléchargeur sur le territoire nord-américain.Elle fait ainsi concurrence aux modèles de New Holland, entre autres, dont elle est le fabricant.Enfin, Buhler, un distributeur de Winnipeg, commence à offrir le modèle allemand Weidemann.Parmi les marques qui pourraient faire leur apparition à plus ou moins long terme, il y a John Deere, qui a acheté les droits de fabrication de Matbro (un fabricant anglais de téléporteurs) et Claas, qui s’est portée acquéreure de Sanderson Teleporters il y a deux ans.te Ce type de chargeur permet d’empiler des balles de foin jusqu’à sept mètres de hauteur.78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 Résistance à l'herbicide **r,Aventis Moins de stress, champs propres, plus de rendements VIE RURALE Dur, dur, d’être ouvrier ! Le travail d’ouvrier agricole demande un investissement personnel hors du commun.par Dominic Grégoire e me présente tôt au travail, à 4 h 45, et je ne compte pas mes heures de boulot.C’est difficile, mais j’aime ce que je fais.» Stéphane Poirier, 33 ans, savait dans quoi il s’embarquait il y a 10 ans en acceptant le travail d’aide-fermier chez un producteur laitier de Saint-Blaise-sur-Richelieu.« Je travaille dur, mais je vois le lever du soleil chaque jour.Peu de gens peuvent en dire autant ! » Les agriculteurs d’aujourd’hui dirigent de grosses entreprises.Ils travaillent donc beaucoup, souvent trop.Ils ne sont pas les seuls : leur personnel trime dur, lui aussi.La difficile gestion des ressources humaines s’ajoute à la tâche du propriétaire agricole.Or, elle est souvent négligée (voir Pas facile de gérer du personnel, mi-mars 99).Comment les ouvriers se sentent-ils, dans un tel environnement ?Dominic Grégoire est agriculteur et journaliste.« Je travaille 12 jours sur 14.J’imagine difficilement concilier une vie familiale avec un tel horaire.» Frédéric Bolduc, ouvrier aux Distributeurs de légumes du Québec ' -/ gi i ' 80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 j L .à.üît- • 4 % a' 4 - PHOTOS : ALAIN FOURNIER COMMENT SE MOTIVER ?Le travail d’ouvrier agricole demande un investissement personnel hors du commun.Trop souvent, la vie familiale est laissée de côté en faveur des gros travaux exigeant de longues heures de travail.« L’été, il n’est pas facile d’avoir congé : il y a trop à faire, dit Stéphane Poirier.Comme les foins se font souvent le 24 juin, je reprends mon congé plus tard.Je m’estime quand même chanceux, car j’ai une semaine de vacances estivales entre les périodes des gros travaux.» De son côté, Frédéric Bolduc, responsable de la production de transplants aux Distributeurs de légumes du Québec, doit se rendre passablement disponible.« Je travaille de 50 à 60 heures par semaine, 12 jours sur 14.Un week-end sur deux, je vois au bon fonctionnement des serres.Comme je suis célibataire, cette situation n’est pas trop contraignante, mais j’imagine difficilement concilier une vie familiale avec un tel horaire.» Devant ce grand nombre d’heures à la disponibilité de l’employeur, une question surgit : comment se motiver pour travailler tant ?La paie a-t-elle un effet ?Yann Salou, pulvérisateur aux Distributeurs de légumes du Québec, affirme que son salaire le satisfait plus ou moins.« Recevoir 400 $ par semaine après avoir travaillé jusqu’à 70 heures certaines semaines, c’est insuffisant ! J’aimerais au moins avoir un salaire hebdomadaire de base et des heures supplémentaires rémunérées.Je crois aussi à la formule des primes établies selon le rendement de la récolte.Ainsi, je serais plus motivé.» Selon Louise Manuri, enseignante en gestion du personnel, un salaire, même concurrentiel, ne suffit pas nécessairement.Si la personne n’a pas de sentiment d’appartenance, de possibilité d’avancement ou de responsabilité ou qu elle n obtient pas de reconnaissance de sa valeur, elle ne retirera pas de satisfaction professionnelle.Encore aujourd’hui, plusieurs fermes offrent un salaire hebdomadaire fixe, peu importe les heures supplémentaires.Un ouvrier aura pourtant du mal à se motiver à effectuer du surtemps qui ne profitera qu’au patron.De plus, dans plusieurs entreprises agricoles ne comptant qu’un ouvrier, celui-ci n’a pas de possibilités d’avancement.Dès son arrivée, on lui confie en effet le maximum de responsabilités qu’il pourra espérer obtenir.L opinion de Stéphane Poirier confirme ce qui précède : « Je suis satisfait de mes 30 000 $ par année, parce que je m’entends très bien avec mes patrons.On organise nos week-ends de travail selon les besoins de chacun, ils viennent déneiger mon entrée.Ces bonnes relations de travail ont une valeur.» « Je travaille dur\ mais je vois le lever du soleil chaque jour: Peu de gens peuvent en dire autant ! Stéphane Poirier, ouvrier d’une ferme laitière REGROUPEMENT ?Au moment de la négociation salariale, un ouvrier agricole est souvent seul et vulnérable devant son employeur.Le travailleur ne peut, sinon difficilement, se comparer à d’autres ouvriers.Presque partout ailleurs sur le marché du travail, les ouvriers sont syndiqués et protégés.Un regroupement des ouvriers agricoles représenterait-il une solution ?« J’apprécierais l’existence d’un regroupement de travailleurs œuvrant dans le milieu laitier comme moi.Pas nécessairement pour amorcer des revendications salariales, mais plutôt pour obtenir un régime d’assurances commun, car une assurance-invalidité individuelle, par exemple, coûte très cher, mentionne Stéphane Poirier.Aujourd’hui, je suis jeune et en forme, mais je m'inquiète de ma santé dans 20 ans.» Pour qu’un ouvrier soit heureux au travail, il n’y a souvent qu'un petit pas à franchir.Un pas qui doit venir des deux côtés, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 81 IL Y A POUR LA FERME UNE RESSOURCE PLUS PUISSANTE.PLUS RAPIDE.PLUS EFFICACE.PLUS PROMETTEUSE QUE N’IMPORTE QUOI D’AUTRE : L’HERBICIDE ROUNDUP TRANSORB"0.LE SEUL QUI POSSÈDE LA TECHNOLOGIE TRANSORB.LE SEUL QUI SOIT ASSEZ PUISSANT POUR VOUS DONNER UNE PERFORMANCE ÉLEVÉE À TOUT COUP.ROUNDUP TRANSORB MET LA PUISSANCE ENTRE VOS MAINS.-A ÆÊËito Roundup TRANSORB - ole Nicolet YSamflsfc LE NOUVEAU MANZATE, * Manzate a annoncé l'homologation du 75DF, un fongicide en granules qui se veut d'application ultra-simple.Initialement mis au point par DuPont, Manzate a profité de la fusion de cette entreprise avec Griffin pour voir sa formulation améliorée.Le nouveau Manzate 75DF permettra donc aux producteurs de pommes de terre, de pommes et de légumes d'accéder à une formule qui se mélange aisément et qui cause peu de problèmes de poussière et de mousse.Précisons que, jusqu'à présent, c'est plutôt l'étiquette Kocide qui fait la notoriété de Griffin au Canada.KWS ET LIMAGRAIN Deux sociétés européennes, soit Groupe Limagrain (France) et KWS SAAT AG (Allemagne), ont décidé d'unir leurs efforts afin d'investir le marché nord-américain du maïs et du soya.Ce faisant, elles combineront leurs équipes de recherche en hybridation du maïs, ce qui leur permettra de figurer parmi les cinq grands noms du domaine, en Amérique du Nord.Les bureaux canadiens de la nouvelle entité seront à Chatham (Ontario).UNE AMÉLIORATION N’ATTEND PAS L’AUTRE ! Le nouveau pulvérisateur Eagle 8500 de Willmar s'est refait une beauté.Le tout a été réalisé dans un seul but : l'accroissement de la productivité.Jumelé à une transmission hydrostatique, son moteur diesel turbo de 200 ch de marque Cummings augmente sa puissance et sa traction.Sa rampe de 80 ou 90 pieds à réglage automatique réduit le temps d'attente.Sa vitesse maximale de 32 m/h le conduit plus rapidement au travail, et son réservoir de 1000 gallons de produit permet d'abattre plus de boulot à chaque chargement.FINIS LES CAILLOUX ET LES ROCHES Kongskilde a mis au point une pièce de machinerie qui peut andai-ner, ramasser et entreposer des pierres de divers types et formats, en une seule et même opération.Son mécanisme de ramassage et de poussée lui confère une capacité étonnante, puisqu'elle traite tant les cailloux de 3 cm que les grosses roches de 45 cm.La mécanisation de cette tâche enlèvera un poids sur les épaules des producteurs appelés à utiliser des machines qui travaillent au ras du sol.La machine convient également à la préparation de terrains résidentiels, de plages et d'espaces récréatifs.Michel et Jean-Guy Rheault ont fait des heureux en offrant par tirage au sort un VTT Yamaha d'une valeur de 8700 $.Ce concours s'adressait aux clients de Centre Agricole Nicolet Yamaska et de Rolland Clément Inc.ayant acheté un tracteur ou une moissonneuse-batteuse Case IH neuve entre le 1" septembre et le 31 décembre 1999.Éric Neault (assis) et Sébastien Neault (au centre) des Engrais Neault en sont les heureux récipiendaires.Michel Rheault est entouré des gagnants ainsi que de Jean-Guy Rheault et de Gaétan Lahaie, représentant des ventes.84 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 CULTIVER DU PLASTIQUE Dow Chemicals et le géant de l'alimentation Cargill ont annoncé en janvier dernier qu'ils allaient joindre leurs efforts afin de trouver une façon de produire un plastique biodégradable et « naturel » à partir du blé et du maïs.Le polymère ainsi obtenu sera destiné à la fabrication de vêtements, de couches, de bouteilles de boisson gazeuse et de mobilier.La première usine devrait ouvrir en janvier prochain, au Nebraska.Les agriculteurs auront-ils enfin une façon de prendre leur revanche sur les vendeurs de pétrole !?Gehl a mis sur le marché deux nouvelles faucheuses-conditionneuses à disques qui ont du cœur au ventre.Équipées d'une largeur de travail de 15 ou de 18 pieds, elles coupent parfaitement la récolte, même si les tiges sont emmêlées ou humides.Le nombre limité de pièces en facilite l'entretien.Elles peuvent travailler d'un côté ou l'autre du tracteur.CONDITIONNEES GEHL TONDEUSES COMPACTES New Holland a lancé en février la série MC, qui comprend trois modèles de tondeuses compactes.Ils comportent tous un moteur diesel se situant entre 22 et 35 ch, une transmission hydrostatique deux gammes, un embrayage PTO indépendant multidisques et des freins à disque humides.Le fabricant a particulièrement soigné la stabilité ainsi que le taux de vibration et de bruit de ces tondeuses.De plus, l'entretien du moteur et de la lame est aisé.NETTOYAGE PAYANT Le nettoyage du pulvérisateur est une excellente arme contre la contamination croisée par herbicides ou produits chimiques comme les sulfonylu-rées.Un tel nettoyage protège aussi la machinerie contre la corrosion et l'usure.Clean-Out, de Nora Concepts, est un produit spécialement conçu pour nettoyer les pulvérisateurs et en neutraliser les résidus de produits chimiques.Ce produit qui contient ni ammoniac ni substance caustique s'ajoute tout simplement à l'eau.Pour préserver la longévité du pulvérisateur, Nora Concept recommande de calculer la quantité de produit pulvérisé aussi exactement que possible, afin que le réservoir soit vide à la fin de la journée.Ensuite, il importe de rincer parfaitement le réservoir et l'extérieur du pulvérisateur avec une eau propre, même si l'on compte utiliser le même produit le lendemain.En tout temps, il faut éviter de contaminer les plans d'eau ou d'arroser inutilement des plantes ou des animaux.Clean-Out se vend en bidons de 4 litres.Information : (613) 841-2907; télécopieur : (613) 841-2908 ENTREPRISES PRIMÉES Dans le cadre du Salon de l'Agriculteur, le concours Cérès a mis au tableau d'honneur les exploitations agricoles suivantes : Ferme Janibert (L'Ange-Gardien), Ferme Goulaise (Saint-Bernard-de-Dorchester), Ferme de la Pampa (Mont-Saint-Grégoire) et Canard du Lac Brome (Knowlton).Le trophée Cérès est accordé aux entreprises qui se démarquent par leur réussite, leur dynamisme, leur efficacité et leur esprit novateur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 85 NATIONAL PLOWING MATCH & FARM MACHINERY SHOW September l! Centuries À VOS MARQUES Cette année, Le concours international de labours (International Plowing Match & Farm Machinery Show) aura lieu du 19 au 23 septembre à Flora, dans le comté de Wellington (à quelques kilomètres de Guelph).Organisée par une association de fermiers de l'Ontario, l'exposition annuelle constitue la plus grande foire extérieure de machinerie aratoire au Canada.Plus de 150 concurrents de par le Canada participeront à la compétition au programme et se partageront les quelque 35 000 $ de prix.Cette année, on a réservé un espace pour les vieilles machines.On présentera aussi des produits du terroir.Information : (519) 846-2113, info@ipm2000.on.ca ou www.ipm2000.on.ca.TRACTEUR FUTURISTE?Dès l'an 2001, les sociétés Ford et General Motors comptent transformer certaines voitures en postes Internet.De sa voiture, on pourra recevoir et expédier du courrier, vérifier les cours de la Bourse, consulter l'horaire du cinéma le plus proche ou réserver une table au restaurant, grâce à un système intégré.Le tout devrait pouvoir se faire sans danger grâce à la technologie mains libres, activée par la voix.Les fabricants assurent d'ailleurs que la nouvelle installation ne distraira pas davantage le conducteur que la présence d'un passager bavard ! À quand le tracteur branché sur Internet ?PRATICO-PRATIQUE ! L'herbicide Champs propres est maintenant offert dans une boîte unique qui renferme deux contenants jumelés de Pursuit et Basagran Porté.Ce nouveau contenant permet d'utiliser, sans devoir la calculer au préalable, la dose optimale de Basagran Porté.La rentabilité du produit s'en trouve accrue.Le nouveau format permet de traiter 10 acres.ON A PARLÉ « BŒUF ¦¦¦ » Les producteurs bovins intéressés à prendre connaissance des propos échangés lors du National Beef Science Seminar, tenu en janvier dernier à Lethbridge, peuvent commander une copie (sur CD-Rom ou imprimé en anglais seulement) du compte-rendu (20 $).Un aperçu des sujets traités : Survol critique des effets du fumier sur la qualité de l'air et la santé humaine; Parcs d'engraissement et qualité de l'eau; Réduction des risques de contamination; Utilisation des hormones par l'industrie; Sélection génétique et efficacité alimentaire.Information : Dr Sylvie Bilodeau-Goeseels, tél.: (403) 317-2290; télécopieur : (403) 382-3156; courriel : goeseelss@em.agr.ca HERBICIDE POUR LESOVA Meridian Plus est un nouveau programme herbicide de postlevée pour le soya de Cyanamid Protection des cultures.Meridian combine un nouvel herbicide du groupe 2 (imazamox) et un herbicide du groupe 6 (bentazone), si bien que l'on obtient deux modes d'action contre de nombreuses mauvaises herbes annuelles : abutilon, morelle noire, petite herbe à poux, chénopode blanc, lampourde glouteron, moutarde des champs, amarante à racine rouge, renouée persicaire, pied-de-coq, sétaires verte et glauque et panic d'automne.Les travaux permettant de déterminer son efficacité contre d'autres mauvaises herbes, dont la bourse-à-pasteur et le chiendent, sont en cours.Un seul passage en postlevée, nombreuses possibilités de cultures de rotation, activité au sol.Meridian Plus cherche à offrir souplesse et efficacité.86 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 par Luc Gagné, rédacteur en chef d'Auto Journal 1.Chevrolet SSR 2.Chevrolet Avalanche 3.Volkswagen AAC 4.Acura MD-X 5.Pontiac Aztek Un tour d'horizon du Salon de l'auto de Détroit suffit à montrer que l'auto du futur est un.camion.Le président de la division Ford de Ford Motor Company, Jim O'Connor, nous a rappelé que, depuis 1991, une quarantaine de véhicules utilitaires de tous genres ont été lancés, et qu'une dizaine d'autres sont attendus d'ici deux à trois ans.« Tout le monde veut sa part du gâteau », a-t-il ajouté.Facile à comprendre.L'an dernier, 58 % des 11,6 millions de véhicules vendus aux États-Unis étaient des camions.Au Canada, nous sommes plus près des 50 %.La demande croissante pour les camions a engendré une segmentation de ce marché.À preuve, la Pontiac Aztek, lancée à Détroit, est un hybride, mi-fourgonnette, mi-utilitaire, qu'on pourra obtenir avec un rouage intégral.Les temps changent.Comme nous le disait le guru du style chez Ford, J.Mays : « Un camion n'est plus simplement un camion; c'est un style dé vie sur quatre roues ! » BIENTÔT DANS VOTRE GARAGE.Plusieurs des primeurs de Détroit se retrouveront bientôt dans votre garage.Outre l'Aztek, GM a montré l'Avalanche, sorte de Silverado jazzé à quatre portes.Comme les Nissan Frontier Crew Cab, Dodge Dakota Quad Cab et Ford Sport Irak, elle aura un habitacle spacieux et une caisse courte capable de transporter une moto.De son côté, Toyota a lancé le Sequoia, un utilitaire gros comme un Chevrolet Tahoe, avec V8 de 4,7 L et construit sur le châssis du Tundra.Honda, pour sa part, a présenté le MD-X, le « prototype » de l'utilitaire destiné à la marque Acura et qui sera monté à Alliston (Ontario).Ce véhicule à rouage intégral qui reprend le châssis et le V6 de 3,5 L de la Honda Odyssey sera en vente d'ici la fin de l'année.Ford, enfin, a complété son éventail d'utilitaires par l'Escape, un petit véhicule à quatre roues motrices du gabarit du Nissan Xterra.Comme son jumeau, le LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 87 auto passion 1.Dodge MAXXcab 2.Jeep Varsity 3.CMC Terradyne 4.Toyota Sequoia 5.Ford Escape 88 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 LA PART DU RÊVE Plusieurs véhicules-concepts avaient de quoi faire titiller les 800 000 visiteurs du salon de Détroit ! La petite Jeep Varsity, entre autres, rappelait l'Aztek.Comme si Daimler Chrysler s'apprêtait à lancer une Jeep civilisée, avec V6 de 3,5 L et 300 chevaux.et les attributs propres à cette marque.Du côté de GM, la SSR brillait de tous ses feux.Imaginez une camionnette sport à l'allure rétro, de la taille d'une Chevrolet S10, dotée d'un puissant V8 de 6,0 L et d'un toit rigide escamotable.Il y avait aussi le « mini Hummer » HZ (GM a acheté les droits de commercialisation de la marque en 1999).Reprenant l'esthétique du célèbre tout-terrain de la guerre du Golfe, il utilisera le châssis d'un Chevrolet Tahoe jumelé à une suspension arrière indépendante.Dans un autre registre, l'imposant GMC Terradyne plairait au personnage de Terminator ! Ses quatre portes coulissantes donnent accès à un grand habitacle « avancé », et sa caisse courte a une doublure qui permet de l'allonger.Le Dodge MAXXcab, aussi, a un habitacle avancé, quatre portes et une caisse courte, Mazda Tribute, I'Escape sera offert en versions quatre cylindres ou V6.et l'équipe de DaimlerChrysler dit, à mots couverts, que c'est le prochain Dakota ! Volkswagen, enfin, en a surpris plus d'un avec sa grosse camionnette AAC à quatre portes (deux qui ouvrent à contresens).Elle offre le rouage intégral, un VIO turbo de 330 chevaux et une boîte semi-automatique Tiptronic à six rapports.Oh ! j'oubliais.À Détroit, il y avait aussi des autos. N0TPA5 UN CHAR! &/pQUR ^'Y PENSE!?* n;URPRISE.PARTY%^%% .C'FST UNE fAWfr k SURPRISE! Â?^%Êê&&' TORBRULE!x DE TORBRULE! T'AURAIS PAS PU Y PENSER AVANT , DE PARTIR?a ON EST PARTI TROP VITE! C'EST JEUDI PROCHAIN SA fête!.PAS CETTE SEMAINE! ON EST ARRIVE AH BEN! \ J1 COM PRENDS PAS ÇA!?rj ENCORE PLW51AW EH BEN! on va CONTINUER EN „ MOTONEIGE.ON EST BLOQUÉ! ON N'A PLUS DE GAZOLINE! , EH BEN! on va CONTINUER EN .RAQUETTES! r ouf!,, r QUE C'EST LOIN CHEZ LA COUSINE ENCORE UN P'TIT L'MONDE! VOYONS! SOUVENIR 1 PENSE À LA LONGTEMPS I SURPRISE DE CETTE i Qu'ON VA FAIRE FETE-LA! Bv À EMILIE ÇA PREND DES MORDUS COMME NOUS AUTRES POUR S'BALADER PAR UN TEMPS PAREIL! ^Æ% TU LE - REGRETTERAS PAS! [.TU VAS VOIR COMME ON VA S'AMUSER! PERSONNE! < EFFORT! PENSE À SA SURPRISE QUAND ELLE VA VOIR TOUT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 89 PHOTOS : MICHEL DOSTIE MACHINERIE j/* ¦;» Reginald Ricliard et sa femme Ironique devant la i^ la cond leur à vapéii du tracteur àvapéiir dont ils sont particulièrement fiers.Réginald Richard a choisi une façon bien particulière de vivre le retour à la ferme.En cinq ans, il a monté, à Saint-Romain, une impressionnante collection de tracteurs antiques.\„ des tract par Michel Dostie a passion de Réginald Richard s’est imposée à l’été 1993 pendant le Festival du blé d’Inde de Saint-Damase.Aîné des six fils d’une I famille de Lambton, Réginald n’avait pu prendre la relève de la ferme familiale.Mais ce jour-là, quand il a vu un vieux Massey-Harris, il s’est souvenu du modèle 81 que son père avait acheté en 1947.Sa décision était prise : il deviendrait collectionneur de tracteurs antiques.Son fils Claude et son gendre, Daniel Breton, ont décidé de partager l’expérience avec lui.Le premier achat sera un modèle 55 de Massey-Harris, se disait alors Réginald Richard : « J’ai tout de suite eu le kick pour ce modèle », explique-t-il.Michel Dostie est journaliste.90 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! MARS 2000 7471 Tracteur à vapeur de la compagnie Georges White & Sons construit en 1917.C'est un tracteur à un seul cylindre qui pèse 7730 kilos (17 000 livres).La bouilloire contient 250 gallons d'eau, et la réserve en compte 45.Les roues de fer originales ont été recouvertes de caoutchouc afin de pouvoir circuler sur les routes d'aujourd'hui.Il faut faire chauffer l'eau pendant 90 minutes avant de partir.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 91 du Québec.Propriétaire d’une entreprise de camionnage spécialisée dans le transport de bois d’œuvre, Réginald Richard envoie régulièrement des camions aux États-Unis.« J’avais pour objectif, se rappelle-t-il, de faire au moins un voyage de tracteurs par mois.» De 1994 à 1996, le collectionneur profite d’un programme de création d’emplois et embauche chaque année deux ouvriers pendant 26 semaines.Ceux-ci ont pour tâche de démonter les tracteurs et de tout nettoyer au jet de sable.À ce jour, cette opération a exigé 1000 sacs de 40 kilos, et le sable a été utilisé plus d’une fois ! Les moteurs vraiment défectueux sont confiés à l’École 24-Juin de Sherbrooke, où des jeunes se spécialisent en mécanique diesel.[) Les connaisseurs le mettent pourtant en garde.« Il est presque impossible de trouver de vieux tracteurs au Québec », argumentent-ils.Qu’à cela ne tienne ! Son frère Jacques, qui demeure à Duluth (Minnesota), lui offre un abonnement à un magazine spécialisé sur le sujet.Quinze mois plus tard, Réginald Richard a déniché 85 tracteurs en provenance de divers États américains, de l’Ouest canadien, de l’Ontario et 1- Modèle 101 Junior 1939 de Massey Harris : doté de roues de fer, ce tracteur était très utile pour faire de la terre neuve.2- Super 95, 1958 de Massey Ferguson acheté au Dakota du Sud.Il est actionné par un moteur diesel 6 cylindres de 454 po3.Reginald Richard l’a utilisé pour participer à quelques concours de traction (tir) de tracteurs antiques.3- WD9 1949, de McCormick : tracteur diesel muni d'un petit moteur à essence pour le démarrage.4- Modèle 55 de 1952 de Massey Harris.Doté de pneus larges, ce tracteur servait à la culture Les autres travaux de mécanique et la peinture ont été effectués par le personnel du garage de M.Richard.Évidemment, tous les tracteurs ont retrouvé leurs apparence et couleur originales, et tous les moteurs « tournent comme des neufs ».M.Richard a trouvé des fournisseurs de pièces originales, comme la compagnie Continental Engineering de Chicago, de même que la majorité des manuels de l’utilisateur.Ceux-ci sont particulièrement utiles pour connaître les caractéristiques techniques et faire des ajustements.L’idée d’ouvrir un centre d’interprétation TOUT UN SPECTACLE ! Lors de l'ouverture officielle du Centre d'interprétation, le 30 août 1994, une surprise de taille attendait tout le monde.Reginald Richard avait acquis un tracteur à vapeur 1917 de marque Georges White & Sons entièrement remis à neuf.Depuis, cet engin fait fureur chaque fois qu'il prend la route.Chaque année, à l'occasion d'expositions agricoles ou d'anniversaires de paroisse, quelques tracteurs antiques de M.Richard participent à la fête.En 1998, à Saint-Agapit, il en a présenté 14.Le modèle à vapeur, qui se déplace à 4,5 km/h et derrière lequel on fait monter les visiteurs, constitue toujours le clou de l'événement.Réginald Richard se souvient d'un défilé assez long au cours duquel les pompiers locaux ont dû s'approcher à deux reprises du tracteur pour en faire le plein.d'eau.Tout un spectacle ! lui est venue en même temps que la passion de la collection.Ainsi, dès l’automne 1993, il s’inscrit à un programme de création d’attraits touristiques dans les paroisses riveraines du lac Saint-François.Il profite ainsi d’une subvention de 38 % des coûts de construction de son centre.Aujourd’hui, Réginald Richard possède 90 tracteurs dont 42 rénovés et 32 en présentation dans le centre.Les visiteurs peuvent découvrir différents modèles, tous plus impressionnants les uns que les autres.A pneus larges pour la culture du riz, avec roues de fer pour préparer de la terre neuve, au gaz propane, ou encore quelques diesels munis d’un moteur à essence pour le démarrage.Il y a même un gros Massey Ferguson Super 95, moteur 6 cylindres de 454 po', long commmmmme.ça, avec lequel M.Richard a déjà participé à quelques concours de traction (tir) pour tracteurs antiques.Réginald Richard a su partager sa passion.À l’aide du catalogue, sa petite-fille décrit toutes les caractéristiques de chaque tracteur en montre.Et sa femme Monique, qui connaît maintenant les détails de plusieurs modèles, avoue, en regardant son mari d’un œil complice, qu’il « n’y a pas vraiment d’âge pour devenir fou ».te 92 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 Uiv BON DEPART pour une récolte abondante et de haute qualité Pour produire une récolte de haut rendement et de haute qualité, il faut des semences de haute qualité.L’état des plantons au semis constitue un aspect important pour le rendement de la récolte.Maintenant vous avez un choix TUBERSEAL avec l'écorce de sapin de Douglas ou le nouveau MANCOPLllS avec une formulation qui coule facilement.TUBERSEAL et le nouveau MANCOPLUS contiennent 16% de MANCOZÈBE.MANCOZÈBE est un fongicide très efficace contre le mildiou.Il protège aussi contre le fusarium qui cause la pourriture des plantons.MANCOZÈBE est un fongicide à site multiple qui réduit les risques de résistance contre les maladies.Il offre une alternative aux fongicides à site unique qui deviennent moins efficaces après l'usage répété.lUBEBSEÊL * I ii bon déport pour mu- molle abondante el de houle qualité J contient 16% de mancozèbe • Protège la récolte durant les premières semaines de croissance • Prévient la pourriture fusarienne des plantons • Guérit les surfaces coupées • Sèche rapidement les plantons coupés • Important outil de gestion de la résistance • Coule facilement pour faciliter le semis Tuberseol et MoncoPlus sont des morques de commerce de Noroc Concepts Inc.www.noracconcepts.com CONCEPTS INC. RECETTE ET PHOTO : © RECETTES GOURMANDES A LÊRABLE.CHEF LOUIS TREMBLAY, LES ÉDITIONS MONTCALM, 2000 CUISINE Gâteau au frOlW, 0 TRUC DU CUISTOT aimeriez donner un goût d’érable à vos recettes préférées ?Remplacez tout simplement le volume de sucre demandé par le même volume de sirop et réduisez la quantité de liquide (lait, crème, eau) d’environ 60 ml (1/4 tasse) par 250 ml (1 tasse) de sirop.Si le sirop d’érable remplace un sucre liquide (sirop de maïs, mélasse), ne réduisez pas la quantité de liquide.3 ne serait pas vraiment québécois sans le temps des sucres.Et le sirop d’érable sait être un délice non seulement à la cabane, mais aussi de plus en plus souvent à la table des grands jours INGRÉDIENTS Abaisse 250 ml ( 1 tasse) chapelure Graham 100 ml (3/8 tasse) beurre, fondu .Sirop d’érable, pour napper chaque 60 ml (1/4 tasse) sucre granulé portion Garniture 4 blancs d’œufs, montés en neige 500 ml (2 tasses) pommes, en tranches très fines 30 ml (2 c.à table) jus de citron 250 ml (1 tasse) fromage à la crème, ramolli 30 ml (2 c.à table) sucre granulé 5 ml (le.à thé) farine tout-usage 2 jaunes d’œufs 125 ml (1/2 tasse) sirop d’érable 100 ml (3/8 tasse) crème à 35 % PREPARATION » Mélanger la chapelure, le beurre et le sucre.Étendre dans le fond d’un moule de 23 cm (9 po) graissé.» Faire cuire au four à 180 °C (350 "F), 10 minutes.I Dans un grand bol, battre le fromage à la crème.Ajouter le sucre et la farine.Incorporer les jaunes d’œufs et le sirop d’érable.Bien mélanger.Ajouter petit à petit la crème et les blancs d’œufs montés en neige.Verser la préparation dans le moule.Cuire une heure dans un bain-marie, au four à 160 "C (310 °F).Entre-temps, faire pocher les tranches de pommes dans de l’eau bouillante additionnée du jus de citron.En décorer le gâteau.Napper chaque portion de sirop d’érable avant de servir.Le recueil Recettes gourmandes à l'érable a été rédigé par le chef Louis Tremblay.Cette plaquette de 48 pages se vend 2,95 $ dans la plupart des librairies.94 LE bulletin des AGRICULTEURS / MARS 2000 Excavateurs Kelley I a* Distributions • Les seuls bâtis comme les gros • 6 modèles disponibles • Profondeur de creusage 6 6' à 12 6 • Portée de 9" à 14'6" • Bennes 9 a 36" et fourche a fumier • Tous s'installent sur l'hydraulique 3 points de votre tracteur • Livraison et installation incluses Achetez directement du distributeur et économisez Tél.: (819) 821-2015 Fax : (819) 820-0490 1 888 821-2015 matlon : Claude Lai ïTél.: (514) 843-21 Fà* : (514) 845-62 Catalogue gratuit par la posté sur demande Venez voir notre superbe collection de -^aire-fart de mariage 15% d’escompte sur gros albums 941, Bernard-Pilon, Beloeil (Québec) J3G IV7 (450) 4*7-6509 BÂTI-KIT ® Bâtiment d’acier préfabriqué Entièrement en acier.Standardisé pour un rapport qualité prix incomparable.N'Iiêsitez pas a nous contacter pour connaître le coût de votre nouveau liatiment.Installation partout au Québec, Ontario et Provinces atlantiques.1 888 865-2284 ill METAL SARTIGAN 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marché des semences fourragères.Fléole.misez sur le meilleur.fléole AC Alliance ¦ Le partenaire idéal de la luzerne pour maximiser le rendement en foin à toutes les coupes.¦ Une variété à maturité moyenne ¦ Rendement élevé (104 % dans les essais du CPVQ) ¦ Regain supérieur (112% dans les esais du CPVQ) Luzerne.pour le rendement et LA RÉSISTANCE À L'HIVER.LUZERNE CLASS La luzerne Class est performante aux champs en raison de sa persistance reconnue et de ses rendements supérieurs (104 % dans les essais du CPVQ) et aussi dans l’étable puisqu’elle fournit un aliment de haute qualité.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 95 Cette année, ma famille a fêté l'arrivée du Nouvel An le cinq février.Tout simplement parce que deux personnes ne pouvaient pas venir au réveillon.L’aîné, directeur du Centre canadien de télédétection, a passé la nuit du jour de l'An à Ottawa, à surveiller si les satellites canadiens continuaient à émettre des signaux après les 12 coups de minuit.A minuit vingt, il nous expédiait un courrier électronique disant que tout semblait fonctionner normalement.Si la transgénie est entourée d’autant de prudence et de précaution que le bogue de l’an 2000, il y a tout lieu de croire que l’on se demandera un jour pourquoi on a tant parlé de catastrophes qui ne sont jamais survenues.L’autre personne, ma belle-sœur, regardait bien sagement Tarrivée du millénaire un peu partout dans le monde à la télé.Le CLSC où elle travaille lui avait demandé d’être en mesure de répondre en moins de 20 minutes à tout appel.À la réception du courrier électronique rassurant d’Ottawa, elle décida d’aller rejoindre son mari (mon autre frère) au lit, se disant que si quelque chose survenait, un des nombreux téléphones de la maison allait bien la réveiller.À part ce bébé né en Scandinavie auquel l’ordinateur de l’hôpital a donné le premier janvier 1900 comme date de naissance et cette dame retraitée dans un autre coin du monde qui s’est vu créditer un montant équivalent à environ deux milliards de dollars canadiens dans son compte bancaire (montant qui lui fut malheureusement retiré dans les heures qui ont suivi), aucune des catastrophes anticipées ne s’est produite.Bien du monde en a conclu que le bogue de l'an 2000 avait probablement été l’arnaque du XXe siècle.Pourtant, le risque était réel.Mais on a pris une foule de précautions pour éviter le pire, préférant mettre ceinture et bretelles plutôt que de se faire prendre les culottes baissées.Tous ces événements m’amènent naturellement à faire un parallèle avec les OGM.Dans ce dossier, ceux qui nous dirigent dans le monde adoptent tranquillement une approche très prudente plutôt que pas assez.Parce que les risques sont réels.Même les tenants de cette nouvelle technologie le concèdent.Mais ils ajoutent qu'ils ne sont pas nécessairement probables.Plusieurs agriculteurs dans le monde souhaitent cette seconde révolution verte.Mais pas à n’importe quel prix.Ces fils et filles de la terre ne veulent tout simplement pas aller plus vite que le violon.Pendant que les politiciens parlent, parlent, jasent, jasent et que la population en général se demande si l’on n’est pas en train de fabriquer une nouvelle bombe atomique, les chercheurs en transgénisme raffinent la méthode pour la rendre encore plus sûre.Voilà déjà 17 ans qu’ils la peaufinent.Aussi bien pour eux aussi de porter ceinture et bretelles plutôt que de se faire prendre le génome à découvert.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs.LE FUTUR Les bogues se suivent.et se ressemblent peut-être par Simon M.Guertin 96 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MARS 2000 NOS V.T.T.SONT SI DURABLES QU'lLS LE SONT PLUS QUE TOUT.PLUS QUE VOUS.Ne soyez pas tristes.Les V.T.T.de nos compétiteurs ne peu- permettant ainsi à votre véhicule de vous donner de vent pas, eux non plus, rivaliser avec un V.T.T.Arctic Cat.Nos meilleures performances et d'avoir une plus grande durée de V.T.T.sont en mesure de soulever des charges supérieures grâce vie.Le fait qu'aucun autre V.T.T ne soit capable de rivaliser à leur plaque de protection en polyéthylène haute densité.Ceux avec le débattement de suspension, la force de traction ou le de nos concurrents ne le peuvent pas.La magnéto et le moteur niveau des Arctic Cat ne surprend personne.Pour en savoir d un Arctic Cat sont totalement scellés pour les protéger contre plus, ou pour connaître le concessionnaire Arctic Cat le plus I humidité et la salete.Nos V.T.T.possèdent des joints homociné- près de chez vous, téléphonez au 1 (800) 3-ARCTIC ou visitez tiques et des coussinets de suspension qui ^notre site Web à : www.arctic-cat.com.ne nécessitent aucun entretien, en plus des | Tout compte fait, on en a toujours soufflets qui évacuent les gaz du différentiel un animal complètement différent.plus avec un Arctic Cat.Point final.^Achet^unnouveau véhicule tout-terrain Arctic Cot 4x4 et obtenez un treuil Warn» pour 99 $.* Visitez votre concessionnaire dès maintenant.Tous les V.T.T.sont disponibles en rouge ou en vert. - Précipitations Précipitations d’escompte sur pièces payées comptant ou par carte de crédit du 27 mars au 1" avril Prix de presence f§ - vim.s y # v Ahitihi-Témiscamingue / e y Æ (Tîispêsie et \ ille-Mariv SaguvnaY-[.ac-S;tml-Jvaii Nonveaii-HnifHÿ lat Tuque • \ *)T*Rimouski •North Bay / Quebec • Trois-Kit ières \ Bathurst Ottawa .S < ' Montreal / I rcdcricton • ICslrie / Moncton • C.S H.inc.louwi.PORTES OUVERTES JEUDI 30 MARS 2000 de 9 h à 17 h 12, route 122, Saint-Guillaume Tél.: 18131 396-2185 MÉTÉO AVRIL Neige ®E Averse Pluie ?H Doux Froid Abitibi-Témiscamingue Températures inférieures à la normale et précipitations supérieures à la normale.Frais et sec du 1er au 7.Neige occasionnelle du 8 au 10.Beau le 11.Neige abondante les 12 et 13.Beau et froid les 14 et 15.Pluie abondante les 16 et 17.Régime généralement sec du 18 au 29, avec temps chaud du 25 au 30.Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures et précipitations voisines de la normale.Sec et frais du 1" au 7.Averses et chutes de neige occasionnelles du 8 au 11.Beau le 12.Neige abondante vers le 13.Beau et frais les 14 et 15.Précipitations abondantes du 16 au 18.Averses les 19 et 20.Beau du 21 au 25.Averses vers le 26.Beau et chaud du 27 au 30.Montréal-Estrie-Québec Températures et précipitations voisines de la normale.Averses le 1er.Frais avec quelques précipitations du 2 au 7.Averses et chutes de neige occasionnelles du 8 au 12.Neige abondante vers le 13.Beau et frais les 14 et 15.Pluie abondante les 16 et 17.Averses les 18 et 19.Beau du 20 au 23.Averses les 24 et 25.Beau et chaud du 26 au 30.Vallée de TOutaouais Températures inférieures à la normale et précipitations supérieures à la normale.Neige modérée du 1er au 3.Froid et sec du 3 au 7.Chutes de neige occasionnelles du 8 au 11.Neige abondante les 12 et 13.Beau et frais les 14 et 15.Pluie abondante les 16 et 17.Pluies légères et occasionnelles du 18 au 23.Régime chaud avec quelques précipitations du 24 au 30.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures supérieures à la normale et précipitations inférieures à la normale.Précipitations abondantes du 1erau 3.Beau vers le 4.Averses du 5 au 10.Sec et frais du 11 au 16.Probabilité de précipitations abondantes du 17 au 20.Beau et frais du 21 au 23.Pluie les 24 et 25.Beau et chaud du 26 au 30.ZENECA REFLEX'est maintenant homologué pour usage avec PURSUIT' Pour un contrôle inégalable des feuilles larges et des graminées les plus rebelles dans votre soya.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec la LIGNE-INFO Zeneca des Producteurs : 1-800-980-6980 D'attaque avec PURSUIT.Exceptionnel dans vos champs.REFLEX" ml une marque déposée d'une compagnie de Zeneca.PURSUIT est une marque de commerce déposée de American Cyanamid Company.98 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MARS 2000 - DIEPLACIï LIES IVIOMTAGNIES Véritable colosse, le Silverado peut tirer sans peine 10500 livres*.Pas surprenant, notre nouveau V8 Vortec 6000 de 300 HPt est le moteur le plus puissant qu'on puisse trouver sur un pick-up 4x4.Deux autres V8 améliorés, offerts en option, sont également très bien armés côté puissance.Besoin d'un coup de pouce supplémentaire?Un bouton et vous enclenchez le mode remorquage.En espaçant la distance entre les rapports, la transmission force moins, ce qui ménage l'essence.Toutes ces innovations contribuent à faire du Silverado de Chevrolet l'un des camions les plus fiables et les plus durables.Peu importe la hauteur de la tâche, il n'en fera pas une montagne.Le Silverado de Chevrolet Connu pour en prendre.Reconnu pour en donner.JAZZ DE MONTREAL mi il mi i||!!!|H Pour plus d'information, composez sans frais le 1 800 463-7483 ou visitez le www.gmcanada.com Toutes les déclarations excluent les autres véhicules GM.*La capacité de remorquage maximale inclut le conducteur, un passager et tout l'équipement de remorquage requis.Consultez le Guide de remorquage Chevrolet pour plus de détails.'Disponible sur les 3/4 de tonne seulement. 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