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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2002-04, Collections de BAnQ.

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Vos registres d’élevage au bout des doigts ises herbes Il faut bien foire ses devoirs avant de passer à l'action, prévient PierrgThibi producteur aUpton üBf quatrième coup au printemps Les nouveaux VTT vrombissen es agriculteurs Branché sur le monde (www.lebulletin.com) Branché sur le monde (www.lebulletin.com) AVRIL 2002 30 1V3W1NQW 3nti s ni 1V331 îo^SlüQlS^'^a £020020 10216002 :3 09E9G002 08 lis» POUR SUIVRE NOS TRACES ! L’engagement de votre concessionnaire Caterpillar en agriculture continue de prendre de l’ampleur grâce aux nouvelles gammes de tracteurs, batteuses et outils à loin.Les Challenger des séries MT 700 et MT 800, créés et motorisés par Caterpillar, sont les machines les plus avancées sur le marché agricole d’aujourd’hui.Alors, quand votre concessionnaire Caterpillar décide de proposer ces tout nouveaux produits, il le fait dans un but précis : « offrir une gamme complète d’équipement agricole digne du nom de Challenger ».Prenez la nouvelle gamme de tracteurs sur roues, par exemple.Ceux-ci existent en modèles de 25 à 225 chevaux, construits selon les normes de qualité les plus strictes de l’industrie.Ces exigences valent aussi pour les nouvelles batteuses rotatives et faucheuses Challenger.Toutes ces nouvelles machines sont dotées d’une garantie de service technique de haute qualité soutenue par la renommée mondiale du réseau des concessionnaires Caterpillar — le plus compétent et responsable dans le domaine.Pour plus d’information sur la nouvelle gamme de produits Challenger, visitez votre concessionnaire Caterpillar le plus proche ou notre site Web à l’adresse suivante : www.agcocorp.com.AGCO® and Challenger® arc Reg.TMs ol AGCO Corporation.AGCO Corporation, 4205 Green River Parkway.Duluth, GA 30096.www.agcocorp.com Caterpillar® is a Reg.TM of Caterpillar Corporation.© 2002 AGCO Corporation AG02 220/ Votre style de vie ne convient pas aux camions ordinaires.Heureusement, il n’a rien d’ordinaire.Le Dodge Dakota est le seul de son espèce.Avec la meilleure capacité de tractage et de chargement de sa catégorie, l’habitacle le plus spacieux et le plus grand nombre de chevaux, aucun autre camion ne lui arrive à la cheville.Pas surprenant qu’il soit le pick-up le plus vendu de sa catégorie.Allez-y, mettez-le à l’épreuve.Pour plus de détails sur le Dodge Dakota, visitez ou composez le pZ ft ft ft Pour votre tranquillité d'esprit, tous les modèles Dodge 2002 offrent une garantie de CJ IJHJmJ 5 ans/100000 km sur le groupe molopropulseur et une assistance routière de 5 ans/100000 km.MORDEZ DANS LA VIE PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE CHRONIQUES 12 Agenda 84 Apprivoisons le futur 89 C'est nouveau 93 Cuisine 6 De bouche à oreille 94 Météo 82 Onésime 80 Petites annonces 10 Point de vue 12 Point de vue 72 Vie rurale oROGERS Envoi Posce-publicacion - Convention 749990-PAP - No d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresses à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Sainr-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.sommaire www.lebulletin.com DOSSIER MAUVAISES HERBES EN COUVERTURE 14 DOSES RÉDUITES : OUI, MAIS ENCORE ?Connaissez-vous vos champs ?Les mauvaises herbes présences ?Les espèces dominantes ?Il y a un grand pas à franchir avant de réduire les doses.23 DIFFICILES À SUIVRE, CES MAUVAISES HERBES Les pratiques culturales et les stratégies de lutte influencent les espèces présentes dans les champs.24 IDENTIFIEZ-LES À L'ÉCRAN Des outils informatiques aident à identifier les mauvaises herbes et vous suggèrent des stratégies d’intervention.29 LA CLÉ: DÉPISTER Dans les champs de soya destinés à la production de soyas de semence et IP, le dépistage est incontournable.34 VIVE LES RETOURS DE PRAIRIE Sur un retour, 50 unités d’azote suffiront pour qu’une culture de maïs atteigne le rendement économique maximum.GRANDES CULTURES 37 USA CHERCHENT GRAINS A nos portes existe un marché fidèle : le Nord du Vermont et l’État de New York.À nous d’en profiter.ÉLEVAGE 41 UN DEUXIÈME SILO ?45 UNE QUATRIÈME COUPE AU PRINTEMPS 48 DE LA FAMILLE ET DU BŒUF.52 POUR PRÉVENIR LA MAMMITE 54 VOS REGISTRES D'ÉLEVAGE AU BOUT DES DOIGTS 61 LE « COCHON » SOUS PRESSION 65 VERS UNE RECONNAISSANCE HACCP FRUITS ET LEGUMES 67 IRRIGUER : DE PLUS EN PLUS UN PRIVILÈGE Le gouvernement projette de réglementer le pompage des eaux.Ceci augmentera les coûts des horticulteurs.70 DES FRAISES DE JUIN À OCTOBRE Jusque dans la région de Québec, on récolte des fraises d’automne.VIE RURALE 75 LEUR FERME, ILS Y VOIENT L’étable est propre, les vaches sont heureuses, mais les deux propriétaires sont., aveugles ou presque.MACHINERIE 86 LES NOUVEAUX VTT VROMBISSENT Les fabricants présentent leurs modèles de l’année.Puissance, confort et robustesse sont au menu.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2002 CD tiouche 20 PO VERSUS 30 PO Que faire pour augmenter les rendements du maïs ?Passer d’un espacement de 30 po à 20 po entre les rangs.Cependant, certains mettent un bémol à cette suggestion.Il existe peu d’information sur les pratiques culturales à adopter avec un espacement de 20 po.Par exemple, quelle est la population idéale ?Quelle quantité d’azote faut-il apporter à la culture ?Par contre, on reconnaît que le passage de 30 po à 20 po est une façon d’augmenter le rendement.Cependant, avant d'envisager un tel changement, les conditions du champ (chaulage, drainage, nivelage, etc.) doivent être au point; sinon, on n’y verra pas d’avantage.LES FRANÇAIS SONDÉS Les deux tiers des Français sont en faveur des OGM, à certaines conditions.entre autres si les OGM permettent de réduire l’usage des produits phytosanitaires et d’utiliser des pratiques plus respectueuses de l’environnement.83 % des personnes interrogées considèrent la recherche scientifique utile aux producteurs ?2249 IMIS L’OUTAOUAIS VEUT^A PART DU GATEAU HORTICOLE Les responsables du MAPAQ et de la Table de concertation agroalimentaire de l’Outaouais veulent développer l’horticulture dans leur région.Misant sur le bassin de plus d’un million de consommateurs de la grande région Hull-Ottawa, les intervenants locaux veulent que leur région fournisse une part de ce marché.Lors de la récente Semaine horticole, ils recrutaient des producteurs à qui ils offraient de belles terres à des prix de loin inférieurs à ceux de la plaine de Montréal, un marché d’un million de personnes, d’abondantes réserves d’eau de qualité, des types de sol de fort potentiel et des zones climatiques variées qui répondent aux exigences d’un large éventail de cultures.Plusieurs colloques ou journées d'information ont été tenus pour aider les producteurs potentiels ou les producteurs actuels à développer de nouveaux créneaux de marché./ I % préfèrent que la recherche soit supervisée par des organismes publics.: méfiants, et 73 % sont curieux face aux OGM.40 % pensent que les OGM n’ont aucun 75 % des interrogés se disent plutôt mal informés.Les Québécois aussi se sentent mal informés : l’an dernier, ils étaient près de 68 % à avoir répondu vouloir plus d’information sur les OGM.bonnes - faisons (jour pour a cMsiflUiitaoiiais D'AIR PUR ET D'EAU FRAICHE Un nettoyage régulier à grande eau (flushing) des conduites d’eau est crucial, spécialement après une médication ou d’autres interventions qui ont pu toucher le système d’abreuvement.Les résidus laissés derrière lors de ces interventions contribuent à l’accumulation d’un film biologique visqueux sur la paroi intérieure des conduites.Or, comme plusieurs de ces interventions sont riches en nutriments, ce film devient un milieu de culture très fertile pour les microorganismes comme £ coli, Salmonella et Campylobacter.Sans un contrôle rigoureux, ces microorganismes trouvent leur voie jusqu’à l’oiseau et, selon de la durée et le niveau d’exposition, ils peuvent nuire aux performances, mener à la contamination des chaînes d’abattage et à des risques de toxi-infections alimentaires.RENTABLE, LA SOMATOTROPINE ?Interdite d’utilisation au Canada, la somatotropine s’emploie depuis déjà huit ans aux États-Unis.Plusieurs recherches ont démontré que cette hormone permet d’augmenter la production laitière.Son utilisation est-elle pour autant rentable ?Une étude réalisée récemment par un chercheur de l’Université Cornell, Loren W.Tauer, soulève un doute à ce propos.Le chercheur a examiné les données de production des fermes laitières de l’État de New York de 1994 à 1997.La somatotropine était alors utilisée dans environ la moitié de ces élevages.Le chercheur constate que certaines fermes en ont retiré | un avantage financier, § alors que d’autres ont | subi une baisse de bé- § néfices.En moyenne, sur le plan statistique, il constate que l’usage de la somatotropine n’a pas accru la rentabilité des exploitations.Le chercheur termine son étude en se disant surpris que les résultats soient si différents d’une ferme à l’autre.Il invite les éleveurs à voir à ce que l’augmentation de production laitière générée par la somatotropine se traduise bien par un gain financier.POUR LE RETOUR DU TIRE-BOUCHON Les morsures de queues : voilà un problème persistant et dépourvu de solutions concrètes, exception faite de la coupe.Une des origines du problème envisagées par les chercheurs de l’Université de Guelph ?Le stress.En effet, certains animaux stressés ont un besoin accru de sel.Si c’était le cas des porcs, cela pourrait expliquer leur goût du sang, très salé.On a donc administré aux porcs une hormone sécrétée en période de stress intense pour stimuler l’appétit de sel.On a ensuite mis différents dispositifs à leur disposition afin de déterminer si l’appétit en sel était augmenté et si le désir de mastication y était relié.Conclusion : quand ils ont le choix, les porcs préfèrent encore le sang.On cherche donc encore, avec bon espoir de rendre un jour leur queue en tire-bouchon aux cochons.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2002 bouche .oreille • d jû 3# • 0 CI Découvrez no« solutions TOUS BRANCHES ! Avez-vous déjà pensé présenter votre ferme sur Internet ?En France, le site Web-agri a recensé à ce jour plus de 800 fermes ayant leur site.Un concours a même été organisé en février pour souligner les meilleurs sites.Les résultats de ce vote populaire se trouvent à l’adresse www.web-agri.ff/ village/annuaire/concours.À partir de cette page, vous aurez aussi accès à toutes les pages d'agriculteurs répertoriées.Au Québec, le site du Bulletin des agriculteurs classe les sites d'agriculteurs à la rubrique Agriculteurs de son Carnet d’adresses (www.lebulletin.com/adresse).Les visiteurs peuvent même ajouter un site qui n’est pas déjà affiché.Quant aux plus audacieux qui souhaitent créer leur propre page, ils n’ont qu’à remplir un petit formulaire (www.lebulletin.com/utilisateurs) et hop, les voilà présents sur la grande toile ! BOVINS EN CHIFFRES Au Canada, on a engraissé 3,5 millions de bovins en 1999.La taille moyenne d’une ferme bovine est de 45 têtes.70 % des fermes ont 47 vaches et moins et possèdent 29 % des vaches du Canada.23 % des fermes ont entre 47 et 122 vaches et possèdent 38 % des vaches.7 % des fermes ont plus de 122 vaches et possèdent 33 % des vaches.Cette industrie de 6,2 milliards de dollars est la plus importante source de recettes agricoles au pays.Le Canada produit annuellement 3,3 milliards de livres de bœuf.Les Québécois mangent plus de bœuf que les autres Canadiens.Pourtant, le Québec ne compte que 4,8 % du cheptel canadien des vaches de boucherie et 1,5 % des bovins engraissés.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympatico.ca,).Par Dominic Grégoire MARCHE DES G Dans le dernier numéro, nous avons parlé des ventes à terme, c’est-à-dire de ventes de récolte conclues plusieurs mois à l’avance.Cependant, nous avons presque tous tendance à oublier un détail assez important, lorsque nous concluons de tels contrats : quelle sera la qualité de ladite récolte ?Rappelons-nous l’an 2000.Certaines régions récoltaient du mais qui avait peine à atteindre la qualité 3, voire 4.Des producteurs ont alors eu la belle surprise de voir le marchand de grain « escompter » le prix du grain jusqu’à 20 $ la tonne.De telles déceptions pourraient facilement être évitées.Il s’agit de bien négocier sa vente de grain.Lorsque l’on vend du grain à terme, pourquoi ne pas négocier immédiatement un escompte raisonnable, au cas où le grain produit ne répondrait pas aux critères de qualité requis ?Ce faisant, on évite les mauvaises surprises à la livraison.Dans toute cette démarche, il est important de demeurer raisonnable.On ne peut pas vendre du grain de piètre qualité au même prix que du grain d’une meilleure qualité.Votre marchand doit lui aussi être raisonnable.On comprend qu’il faut réduire les prix, mais « réduire » ne veut pas nécessairement dire « saigner l’agriculteur à blanc » ! TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Luc Gagnon, Martine Giguère, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com 8 ) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2002 BASF Votre herbicide pour le soya vous offre-t-il suffisamment de souplesse?LA SOUPLESSE Souplesse de rotation et activité prolongée.MERIDIAN* PLUS offre la combinaison idéale.Avec un seul passage en postlevée, vous profitez d’une maîtrise efficace d’un large spectre de mauvaises herbes, doublée d'une activité prolongée et d’une grande souplesse quant aux cultures de rotation.Pour plus d’informations sur MERIDIAN PLUS, appelez # BASF AgSolutions au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca SANS COMPROMIS. Kyo-quoi ?Attendre 10 ans avant de s’attaquer à ce problème, c’est refiler le problème aux générations à venir.Depuis quelques années, les catastrophes climatiques se multiplient de par le monde.Au Québec, rappelons le déluge du Saguenay, le verglas de 1998 et la sécheresse de plus d’une trentaine de jours de l’été dernier.Dans l’Ouest canadien, on a connu là aussi un été bien sec, et les précipitations attendues au cours de l’hiver se font toujours désirer.De notre côté, nous avons connu un hiver des plus doux.Faut-il craindre un printemps sec ?La vraie question serait plutôt : « Faut-il craindre le réchauffement de la planète ?» Les scientifiques nous annoncent déjà que ce réchauffement aura des effets plus marqués dans les pays nordiques.Écarts de températures, précipitations excessives, sécheresses.Comment renverser la tendance ?En réduisant les émissions de gaz à effet de serre.La question est d’ordre mondial.L’accord de Kyoto ne fait pas 1 unanimité.Certains pays, notamment les États-Unis, hésitent à le ratifier.Nos voisins du sud vont plutôt tenter de réduire l’augmentation de leurs émissions.Représentant 5 % de la population mondiale, les Américains sont pourtant responsables du tiers des émissions.Rappelons que l’accord de Kyoto demande aux pays de ramener leurs émissions à 6 % de moins que le taux de 1990.Malgré cela, des discussions sont en cours : certains pays veulent retarder de 10 ans la mise en place de mesures visant à réduire leurs émissions de gaz nocifs.Pourquoi remettre à dans 10 ans ce que l’on pourrait commencer dès maintenant ?Pour des raisons notamment électoralistes, car la réduction de ces émissions a évidemment des coûts et on anticipe un ralentissement économique.Or, quels seront les effets du réchauffement si on laisse s’écouler une décennie avant de s’y mettre ?Ils se font déjà sentir.L’agriculture québécoise est productive.Vous êtes maîtres de votre réussite jusqu’à un certain point; ce point, c’est le climat.Nos pratiques agricoles sont adaptées à un climat nordique.L’hiver, l’accumulation de neige protège les cultures pérennes, et la fonte regarnit nos réserves d’eau.Ainsi, si l’on doit accepter des écarts de températures excessifs, le réchauffement de la planète devrait peut-être faire partie de la planification à long terme des exploitations agricoles.Pour faire partie de cette planification, le réchauffement de la planète doit tout d’abord préoccuper les agriculteurs.Pour 1 instant, ce sont surtout les groupes environnementalistes qui militent et tentent de faire pression sut nos gouvernements.Pourtant, le revenu de ces derniers ne dépend pas nécessairement du climat ! Attendre 10 ans avant de s’attaquer à ce problème, c’est refiler le problème aux générations à venir.Nos producteurs agricoles ont leur mot à dire, car les conséquences du réchauffement s’annoncent plutôt négatives pour eux.S leBulletin des agriculteurs AVRIL 2002, VOL.85, N° 5 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M B A.simon@lebulletin.corn RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome eares@lebulletin.com Martine Giguère, agronome mgiguere@lebulletin.com Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Albert Chartier, Dominic Grégoire, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol PUBLICITE Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.corn Représentants Kim Lefebvre klefebvre@lebulletin.com Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité.Châtelaine.Le Bulletin des agriculteurs.1001.De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 I Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., contrôleur Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS Martine Giguére, agronome, est journaliste ( mgiguere@lebulletin.com,).' 1 0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2002 Le Canada en tête LE CANADA EN TÊTE Contribuez à faire du secteur agricole et agroalimentaire canadien le chef de file mondial.SALUBRITÉ DES ALIMENTS Nous voulons avoir vos commentaires.Pour prospérer au XXie siècle, l’agriculture canadienne doit devenir le chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, d’innovation et de production respectueuse de l’environnement.De concert avec les agriculteurs, le secteur agroalimentaire dans son ensemble et les consommateurs, les gouvernements travaillent à l’élaboration d’un plan d’action qui aidera l’agriculture canadienne à relever les défis et à saisir les occasions qu’offrira le nouveau siècle.Ce plan fera en sorte que la mention « produit du Canada » soit synonyme d’excellence pour les consommateurs partout dans le monde.Cette nouvelle orientation vous concerne.Pour en savoir davantage et nous faire part de vos commentaires, visitez le site à l'adresse www.agr.gc.ca/canadaentete ou composez le 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) Téléscripteur/ATME 1 800 465-7735 Une initiative fédérale-provinciale-territoriale ____________________________________________________________________ Canada PpiomsXUgài fLe rêveur Par leur expérience et leur vision si particulières, les nouveaux venus finissent par enrichir notre secteur tout entier.Il y a un chemin classique pour s’établir en agriculture : reprendre la ferme de ses parents.Il en existe bien d’autres.L’un d’eux conduit de la ville à la campagne, de l’usine à la ferme.En écoutant ces ex-urbains raconter leur histoire, on réalise que, de l’un à l’autre, le scénario se ressemble.Vous habitez en ville.Vous avez un job.Puis, un jour vient où vous en avez marre.Marre du béton, de l’employeur sans-cœur.Ce n’est pas la vie que vous aviez en tête.Surgit alors une idée folle : déménager en campagne pour cultiver et faire de l’élevage.Bye-bye, boss ! Vous investissez vos économies dans la fermette de vos rêves : une poignée d’animaux, quelques hectares de prairie.Vous cognez aux portes pour obtenir de l’information, pour demander un soutien financier.Or, on vous réserve un accueil glacial.On tique devant le fait que vous n’avez ni formation ni expérience.On trouve vos projets tirés par les cheveux.Vous rentrez chez vous penaud, mais vous vous accrochez à votre projet.Et vous dénichez un emploi pour survivre en attendant.Les années passent.Vous faites des essais, changez de cap plusieurs fois.Petit à petit, votre ferme s’ébauche.À vos modestes moyens, vous associez débrouillardise et imagination.Un jour, vous voilà à la croisée des chemins.Le rêve fou a muté en un projet réaliste : en grossissant encore plus, vous pourriez en vivre.Vous cognez de nouveau aux portes.Cette fois, on vous regarde autrement.Le conseiller financier ne vous aurait pas prêté 1000 dollars autrefois, mais il est prêt à vous en avancer 100 000 aujourd’hui.Vous passez donc à la vitesse grand V.Vous empruntez, construisez, mécanisez.Période intense.Période stressante.Les chiffres vous donnent le vertige.Les dettes troublent votre sommeil.Puis, les choses se placent.La ferme a pris son envol.Vous avez enfin réussi à troquer votre potager urbain de 5 mètres carrés contre une ferme et un mode de vie.Ce n’est pas du tout la vie que vous aviez imaginée au début.Qu’importe : vous aimez cette nouvelle vie ! La plupart d’entre nous avons connu de ces gens.Et trouvé souvent qu’ils démarraient avec des attentes irréalistes.Il n’en reste pas moins que, par leur expérience et leur vision si particulières, ces nouveaux venus finissent par enrichir notre secteur tout entier.Pensons à ces productions qu’on qualifiait autrefois de marginales : chèvre, ovins, etc.À ces fromages fermiers et autres « produits du terroir » dont le Québec s’enorgueillit.À ces produits bio qui ont aujourd’hui le vent dans les voiles.Qui pourrait nier que leur développement a été fortement marqué par ces gens qui ont débarqué un jour dans le rang avec un projet complètement flyé ?La différence est souvent éprouvante.Cependant, elle peut finir aussi par s’avérer enrichissante.SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS : Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal ; (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur ; (514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) :45,96 $ International: 64$ Tarifs en vigueur jusqu'au 31 janvier 2003 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des organismes ou des sociétés sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous inté-resser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone indiqués plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.com.AGENDA 17 avril Assemblée générale annuelle de la Fédération et du Plan conjoint des producteurs de volaille du Québec Hôtel Delta, Sherbrooke Information : (450) 679-0530 22 au 25 avril Expo Printemps Holstein Terrain de l’Exposition, Victoriaville Information : (819) 752-2101 23 au 27 avril Convention Holstein Québec Trois-Rivières Information : (450) 778-9636 26 au 28 avril Festival de la gastronomie de Québec -Coupe des Nations Centre de foires, Expocité, Québec Information : (418) 847-9225 2 mai Colloque sur les services-conseils Hôtel Universel, Drummondville Information : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 9 au 11 mai Conférence nationale sur le transfert de la ferme familiale Hôtel Fairmont, Winnipeg Information : 1 888 232-3262 André Piette, agronome, est journaliste agricole fapiette@globetrotter.net).^12 y LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2002 un gags de qualité associé à une entreprise digne de confiance Lorsqu ’une rampe traditionnelle ne suffit plus, l'ensemble R-TECH d’assistance à l’air prend la relève.Entièrement conçue chez Pulvérisateur MS, cette unité s’ajoute aux rampes hydrauliques MS à repliage latéral La rampe R-TECH utilise le principe d’aspiration des gouttelettes par le vide favorisant une largeur de 4’de pénétration pour plus d’efficacité.j car chaque goutte est fractionnée en 27 micro-gouttelettes.n, la vélocité de l’air entraîne les micro-gouttelettes profondément dans le feuillage.1 Réduction de la dérive, le système de rotation des ballons d’air permet l’aspiration parfaite des microgouttelettes.é, par une diminution de 10 à 40% du taux d’application et de la possibilité de pulvériser même par conditions de vent atteignant 15 km/h.Caractéristiques techniques: • Soufflerie centrale entraînée par moteur hydraulique.• Pulvérisation possible avec un côté de rampe fermé.• Contrôle à distance de la rotation des ballons avec un indicateur de position.• Contrôle à distance de la vitesse de la soufflerie avec un indicateur de révolution."L/ra ban investissement commence par de bannes informations* Consultez le concessionnaire de votre région *Agri-Beauce St-Georges ?Agrlcotech St-Jacques-le-Mineur •¦Agritex Orummondville, Yamaska vAgritlbl tt.H.Inc.Amos, Ste-Rose-de-Paulinaire » Centre Agricole Coop Matapédla Amqui ?Centre Laitier Itée Notre-Dame-du-Nord ?Comax Coopérative Agricole St-Hyacinthe ?Équlp.Daniel Lévesque Pointe-au-Père ?Équipement de Ferme BHH Howick Plaisance ?Équipement Inotrac Iberville ?Équipements RM Nadeau Bromptonville ?Équipements R.P.L Inc.St-Célestin, Cap-de-la-Madeleine (Équip.Nordeer) •¦Équipements et pièces J.C.L Inc.Normandie ?Équipements G.M.D.enr.St-Bruno, Lac-St-Jean ?Équipements Maurox Inc.St-Roch-de-l’Achigan ?Femand Campeau et Fils Inc.Dalhousie Station » Garage Benoit Rouillard inc.Courcelles ?Garage Blgras Tracteur Inc.St-Eustache •¦Garage £ Bolssonneault Inc.Lyster ?Garage Guy Gauthier inc.St-Hilarion ?Garage J.L.Lefrançols Inc.St-Rémi-de-Napierville ?Garage Julien Demers Inc.St-Janvier, Cté Mirabel ?Garage Pierre Dugrè Inc.St-Barthélemy • Groupe Dynaco La Pocatlère, Montmagny, Rivière-du-Loup • Les Équipements Agrlscar Trois-Pistoles •Les Machineries Pont-Rouge Pont-Rouge, Cté Portneuf ?Machineries Forest Inc.L’Épiphanie • S.CA des Bois-Francs Victoriaville, Nicole! (New Holland) ?Service Agr.Orner Madore Inc.Coaticook ?7hidel et Plché (Agri.) Inc.St-Narcisse ?Unicoop Coop Agricole St-Anselme, St-Vallier, St-Agapit, Ste-Marie-de-Beauce PULVERISATEUR MS 4300,rue Vachon Drummondville Qc, Canada J2B 6V4 GRO quates pour corriger le pH du sol seulement aux endroits qui en nécessitent.UN OUVRE-SILLON INVINCIBLE ! Les autres sont loin denière.Toujours à l'écoute.Toujours à ta fine pointe.L'histoire de New Holland dans le domaine de la fenaison a débuté en 1941 avec la première — et révolutionnaire — presse à ficelage automatique.Puis vint le premier râteau à décharge latéral suivi, peu après, par une machine combinant le hachage du foin et de l'ensilage — l'ancêtre de nos fourragères de précision actuelles.De nos jours, New Holland est encore la spécialiste de la fenaison puisqu'elle est à l'écoute des agriculteurs.Quand on lui a demandé une machine alliant coupe et traitement, New Holland a conçu la faucheuseoonditionneuse HaybineMD.Puis la faucheuseconditionneuse à disques DiscbineMD.Notre grosse presse à balles rectangulaires équipée du nouveau système CropCutter^ simplifie la tâche de l'alimentation avec les grosses balles de foin tout en réduisant grandement les pertes.Des petites fermes laitières aux grands exploitations fourragères, New Holland sait répondre aux besoins de tous avec plus de choix et plus de modèles en matière d'équipement de fenaison que tout autre.Passez voir le spécialiste de la fenaison — le concessionnaire New Holland de votre région.Nous sommes à l'écoute.9 l\EWHOLLAI\D Votra Péusstti - Notre s^écMIti 1 888 290-7377 www.newholland.com/na
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