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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2002-07, Collections de BAnQ.

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Poste-publication - Convention 749990-PAP.Enregistrement no 08866.Le Bulletin des agriculteurs, 4380, Garand, Saint-Laurent QC H4R 2A3 =Bulletin des agriculteurs :T AOÛT 2002 Branché sur le mnnrlp fu/ww.lphiilletin mml JUILLET-AOÛT 2002 Branché sur le monde (www.lebulletin.com) Il était une fois dans l’Ouest Il cultive 1600 hectares, mais n'en possède que 160, Le reste, il le repère, le loue 10 ans et le valorise.Où s'arrêtera donc le jeune producteur Steven Lagrange ?DOSSIER MACHINES DE RECOLTE Puissantes et perfectionnées, les moissonneuses, fourragères et presses à foin JOHN DEERE VIE RURALE * La vie après le feu I Ht 3ZH 30 1V3U1N0H llOH 3fiti S1ZZ 30 no 31VN0UVN 3no3Hionaia 1V931 10d30/S3n0I00I«3d "d30 COZOOZti I0ZI600Z i3 09C9S00Z OB (A)Zxx U 1/86 QUATRE NOUVELLES MXM MAXXUM pour UNE PUISSANCE AU MAXIMU MXM155 Moteur turbo de 7,5 litres Deux portes sur la cabine Suspension de la cabine optionnelle Transmission entièrement powershift 18 rapports disponible sur tous les modèles Suspension sur essieu avant disponible 160 HP 145 HP 130 HP 115 HP 105 HP 95 HP 240 hp 215 hp 190 hp 170 hp CCDICC I 18 modèles de 42 JCnlCj ï à 240 hp à la PdF ! taste MAXXIMA POUR UNE POLYVALENCE MAXIMALE! Disponibles en versions 2RM ou 4RM, avec ou sans cabine (JX + JXU) Deux modèles de transmission : 12x12 ou 20 x12 avec vitesse rampante (JX) Inverseur mécanique situé à gauche du siège (JX) Relevage hydraulique allant de 6 615 livres à 7 718 livres (JX) Excellente relevée de couple qui peut atteindre 39 % (JXU) Trois transmissions disponibles dont une de 24 x 24 avec un inverseur électro-hydraulique (JXU) JX75 JX85 JX80U JX90U JX100U Visitez-nous sur internet : www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case. L'événement à St-Hyacinthe Bienvenue jeunes agriculteurs d'élite » LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET AOÛT 2002 (21 La JAGUAR DE CLAAS gagne un record Guinness Le 26 avril 2001, Claas établissait un nouveau record mondial en matière de récolte de foin haché grâce à sa fourragère Jaguar 900.Equipée d’un ramasseur d’andain de 3,8 mètres de largeur, cette machine a récolté en moyenne 170 tonnes d’ensilage de foin à basse humidité à l’heure.Après 12 heures de travail sans relâche, la Jaguar 900 amassait 2058 tonnes d’ensilage par une température extérieure de 35 °C.Sur cette machine, la puissance moteur de 605 ch est directement transmise au tambour hacheur par des courroies, ce qui en augmente l’efficacité mécanique.La nouvelle transmission hydrostatique rétrograde automatiquement la boîte mécanique pour maintenir constamment le couple maximum en traction.Le châssis de la nouvelle Jaguar a été allongé pour mieux en équilibrer le poids, surtout lorsqu’elle utilise des unités de récolte plus larges et plus lourdes.L’essieu avant, plus fort, peut supporter jusqu’à 12 tonnes de charge.La récolte passe dans la machine sans changement de direction à partir des rouleaux d’alimentation jusqu’au projecteur.Les rouleaux craqueurs sont facilement remis en fonction selon les besoins de la récolte.Les 24 couteaux du tambour hacheur sont disposés en chevrons de façon à pousser la récolte vers le centre plutôt que sur les côtés.L’aiguisage des couteaux et le réglage des contre-couteaux se font automatiquement à partir de la cabine.L’hiver dernier, New Holland annonçait que ses fourragères automotrices construites dans les usines de Zedelgem en Belgique seraient équipées de plus gros moteurs.Le plus puissant modèle de la gamme, la FX 58, par exemple, reste motorisé par un Caterpillar, mais sa puissance est portée de 526 à 570 ch.Cette fourragère peut récolter le maïs avec un nez meilleur de 6 ou 8 rangs, et le foin l’est avec des ramasseurs variant de 2,6 à 4,4 mètres.La principale nouveauté de New Holland nous arrivera plus tard.En effet, ce constructeur est en train de mettre au point une nouvelle fourragère aux lignes fluides s’inspirant des moissonneuses CX.Le moteur et les autres éléments mécaniques seraient placés assez bas pour laisser prédominer la cabine.Cette dernière serait complètement vitrée sur toutes ses faces, laissant un champ de vision de 360° à l’opérateur.New Holland reste toutefois très discrète à ce sujet.De grosses balles signées Case IH entre sur le marché américain appuyée de deux nouvelles presses à balles rectangulaires.Les modèles LBX 331 (80 x 90) et LBX 431 (120 x 90 cm) sont fabriqués sur une plate-forme commune avec New Holland, déjà bien renommée en matière de presses à haute densité.En Europe, un modèle intermédiaire LBX 421 (120 x 70) vient s’intercaler.Notons que ces presses sont équipées d’une chambre de précompression qui retient le foin jusqu’à ce que le volume de la galette soit uniforme avant de l’injecter devant le piston compresseur.La longueur des balles varie entre 1,2 et La presse à haute densité BB940 de New Holland produit des balles de 90 cm x 80 cm d’une longueur pouvant aller jusqu’à 2,5 m.Son ramasseur d’andain de deux mètres de largeur permet de ramasser les andains doubles.Le mécanisme de précompression du foin assure l’uniformité des galettes de la balle.Le système de lubrification automatique voit au bon fonctionnement de Parracheur à doubles nœuds.En option, un système de recoupe réduit la longueur des brins de foin.La dernière balle peut être éjectée du compartiment de compression à la fin d’un champ.De son côté, la BB960 produit des balles de 90 cm x 120 cm d’une longueur pouvant aller jusqu’à 2,5 m.La largeur de son ramasseur atteint 2,2 m.Elle possède en plus des roues tandem directionnelles pour réduire la compaction et faciliter les virages.Le modèle le plus petit exige une puissance minimum à la prise de force de 120 ch tandis que l’autre en demande au moins 145.Enfin, du côté européen, on peut compter sur un nouveau modèle intermédiaire, la BB 950 produisant des balles de 70 x 120.>» 2,5 mètres.La régularité du volume des galettes améliore l’uniformité de la balle et facilite l’alimentation des animaux.Un boîtier électronique commande la densité des balles à partir de la cabine.Le modèle LBX 331 possède quatre noueurs à doubles nœuds, tandis que le modèle LBX 431 en possède cinq; des ventilateurs leur permettent de rester propres.Pour augmenter la densité des balles et faciliter la fermentation de l’ensilage, on peut installer un système de bachage qui réduit la longueur des brins.Le foin est alors plus facile à distribuer aux animaux.« Super conventionnelles » de NEW HOLLAND Trois nouveaux modèles et six configurations, voilà ce qui caractérise les moissonneuses New Holland CX840, CX860 et CX880, plus voraces et plus puissantes que jamais.Elles possèdent respectivement des moteurs de 295 ch, 330 ch et 370 ch.Elles sont munies d’un système de battage unique à la série CX, qui leur vaut la nomination de « super conventionnelles ».La récolte provenant du convoyeur d’alimentation est battue dans un premier temps par un batteur (cylindre) plus gros et plus large que celui de la TX.Par la suite, la récolte traverse successivement deux cylindres séparateurs réglables à deux positions et à deux vitesses.Lorsque la paille est projetée par le tire-paille sur les secoueurs, 90 % des grains ont déjà été séparés de la paille.En réduisant le travail des secoueurs, le mécanisme de cette « super conventionnelle » améliore la capacité de la machine.Le système de nettoyage autoniveleur capable d’affronter des pentes de 17 % assure une répartition uniforme des grains sur les tamis.Enfin, la balle provenant du tamis supérieur est soufflée dans le hache-paille.Par ailleurs, New Holland lancera sous peu les modèles CR, en remplacement des TR actuels.La seule information disponible pour l’instant indique qu’ils emprunteront les mêmes lignes fluides que les modèles CX.LBX de Case IH Hiyrov Balles HESSTON : juste assez grosses TAARUP fauche large En juin dernier, le groupe Kvemeland présentait ses nouveautés en matière de fenaison à la Ferme-école Lapokita de PITA de La Pocatière.On pouvait y voir à l’œuvre plusieurs nouveaux outils comme la faucheuse-conditionneuse 4040 C à timon central donnant une largeur de travail de 4 mètres, le râteau latéral 9077S et la faneuse 8083T de 8,3 mètres de largeur.Après Krone et Claas, voici que le groupe Kvemeland se lance dans les grandes largeurs en proposant la faucheuse conditionneuse Butterfly.Montée en trois sections avec au centre la faucheuse frontale 3532F et deux faucheuses conditionneuses de 3,2 mètres portées de chaque côté du tracteur, cette machine produit une largeur de travail totale de neuf mètres.Elle peut être équipée en option du regroupeur d’andains Bx donnant la possibilité de former trois formats d’andain.Dans un premier cas, chacune des trois faucheuses produit son propre andain.En combinant les passages consécutifs, il est aussi possible de former des andains recevant six mètres de coupe.Enfin, en ramenant le foin de toute la largeur de coupe au centre de la machine, on obtenait un andain triple.Cette machine, toute commandée à partir de la cabine du tracteur, se replie sur 3 mètres de largeur avant de prendre la route et exige autour de 220 ch à la prise de force lorsqu’elle est éq Lancée en fin d’année 2001,1a presse Hesston 4760 produit des balles de foin sec ou d’ensilage de 80 cm x 88 cm par 2,5 mètres de longueur pesant de 450 à 680 kg.Son ramassent mesure près de deux mètres de largeur.Son système de précompression assure des dimensions de galette uniformes et adaptées aux besoins de l’utilisateur, quels que soient le volume de l’andain et la vitesse de travail au champ.Un boîtier installé dans la cabine du tracteur affiche les différentes fonctions de la presse, commande l’accumulateur de balles et assure les réglages de densité des balles.Alimentés à partir d’une réserve de 20 ballots de cordes, les quatre arracheurs à doubles nœuds sont ventilés pour assurer un fonctionnement dans un environnement propre.La plupart des éléments mécaniques tels que les chaînes, les roulements et le limiteur de couple ont été renforcés.Le système central de lubrification peut contenir une cartouche de graisse pour traiter automatiquement tous les points importants, y compris l’attacheur.Parmi les options, Hesston offre des pneus à haute flottaison, un accumulateur de une à cinq balles, un éjecteur pour vider le compartiment de compression et un applicateur d’agent de conservation.Cette presse convient aux tracteurs d’au moins 90 ch à la pdf.te ' ' .- ' ' % ' " % ' , " ' ' , 24 LE BULLETINOES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Vous n’avez pas besoin d’une machine à remonter le temps pour entrevoir l’avenir.Essayez plutôt le nouveau tracteur de la série MT 700 de Challenger.Disponible en quatre modèles de 185 à 225 chevaux à la PdF, le tout nouveau Challenger de la série MT 700 a été construit du début à la fin pour bénéficier d’une efficacité et d'une durabilité robustes.Le Challenger est équipé du senseur IntellitronicsMC qui coordonne les composantes du tracteur pour une performance optimale.Sa toute nouvelle suspension Opti-Ride MC procure au conducteur un déplacement tout en douceur dans les champs et sur la route.Son tout nouveau moteur Cat-9 fournit une performance incomparable et la cabine luxueuse offre un confort inégalé.Ajoutez à cela le soutien sans pareil que vous recevez du personnel de vente et de service chez votre concessionnaire Caterpillar et il est maintenant simple de voir pourquoi vous n'avez pas besoin d’une machine à remonter le temps ! AGCO Corporation.4205 River Green Parkway.Duluth.GA 30096.www.agcocorp.com.AGCO® and Challenger® are Reg.TMs of AGCO Corporation.Caterpillar® is a Reg.TM of Caterpillar Corporation.©2002 AGCO Corporation.CH02 2204 "6y LÇflUUfflNDi PHOTOS: DOMINIC GRÉGOIRE ETCHICAGO BOARD OF TRADE BOURSE démythifiée 14, Jackson Drive, Chicago, Illinois.Le Bulletin des agriculteurs y était en avril pour assister à une séance du Chicago Board of Trade (CBOT), communément appelé « la Bourse des grains » par les agriculteurs.La fascination du CBOT est commune à tous les producteurs de grains, qu’ils soient québécois ou américains.C’est que la Bourse des grains est une énigme perpétuelle pour tous ceux qui veulent la résoudre.Chaque jour, le producteur moyen de grandes cultures se demande : « Qu’est-ce ce que la Bourse va faire ?» C’est à ce moment que son imaginaire crée un monde virtuel dont dépendent non seulement les prix du grain, mais le revenu agricole de l’année en cours.Cessons d’imaginer et voyons en quoi consiste au juste cette Bourse.A l’origine, la production de grains du Midwest américain s’exportait via le port de New York.Cependant, la métropole est loin du centre de production de céréales, et le transport rendait les livraisons sur la côte Est difficiles à l’époque.Les marchands se tournèrent donc vers Chicago, alors centre névralgique du Midwest.Tout ce beau monde se retrouvait quotidiennement au marché de la ville : les produc- Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympacico.ca,).a R3 C teurs avec leurs charrettes de grains et les acheteurs avec leurs billets verts.Cependant, tout ce monde avait d’importants problèmes d’entreposage, de transport et de gestion de l’offre et de la demande.Beaucoup de grains étaient offerts à la récolte et très peu en d’autres saisons.Afin de remédier à cette situation plutôt chaotique, 82 marchands de grains fondèrent le Chicago Board of 7We(CBOT)en 1848.Ce n’est cependant qu’en 1855 que Chicago gagna ses lettres de noblesse comme plaque tournante du marché mondial des grains.Des représentants du gouvernement français se rendirent alors au CBOT pour y acheter du blé.C’était la première fois qu’un pays européen effectuait un achat ailleurs qu’à New York.Après la construction d’un site d’entreposage de 250 000 tonnes en 1864, il ne fit aucun doute que le CBOT, en plus d’être l’institution établissant les normes de qualité des grains, était devenu la référence du marché des grains au niveau mondial, ce qu’il est toujours aujourd’hui.L’entrée des spéculateurs multiplia le nombre de transactions.Maintenant, il se signe tellement de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 {27) Grande^ggggg contrats qu’il suffit de deux semaines pour acheter et revendre l’équivalent de la récolte de mais des États-Unis.Il faut voir pour comprendre Plusieurs personnes appelées à faire la commercialisation de leurs grains ont connu quelques frustrations devant les fluctuations imprévisibles du CBOT.Une vente hâtive peut faire rater une hausse de 0,10 $ du boisseau; une attente d’une montée des contrats peut entraîner une vente bien en deçà des espérances.Nos frustrations ne seraient pas moins grandes si nous comprenions mieux le fonctionnement de la fixation des prix du grain, mais nous pourrions au moins savoir à quoi elles tiennent ! Essentiellement, le CBOT est un parquet de Bourse tout à fait comme les autres.Plein de gens y crient sans cesse en agitant les bras et les mains.Pour un néophyte, tous ces gestes et ces cris sont incompréhensibles.Le parquet est divisé en zones bien précises de forme hexagonale que l’on appelle « corbeilles », car elles sont surélevées.Chaque corbeille représente un type de grain, et chaque subdivision correspond à un mois en cours sur le marché.Prenant place dans une corbeille, les courtiers achètent et revendent tant que le marché est ouvert.Près des corbeilles se trouve une estrade où prennent place les courtiers attitrés aux options offertes {put et call) pour le type de grain traité dans cette dernière.Tout autour de la salle, on peut facilement suivre le cours des grains, affiché sur d’énormes tableaux mettant sans cesse leurs données à jour.De plus, un écran géant donne continuellement les derniers bulletins de météo du monde entier.Il faut vivre absolument au moins une fois dans sa vie la frénésie de l’ouverture du marché.Lorsque sonne la cloche annonçant le début des transactions, les 1500 courtiers autorisés à négocier se lancent immédiatement corps et âme, ceci dit sans exagération, dans une multitude de transactions qui, à la fin de la journée, composent le prix des grains.Qu’est-ce qui influence leurs décisions ?La météo, le marché des exportations de grains, les reports de stocks et les offres et demandes de leurs clients.Par exemple, le jour même de notre présence au CBOT, la Chine annonçait ses intentions face aux grains génétiquement modifiés.Une telle nouvelle influence les ventes partout sur la planète et change par ricochet la donne des courtiers debout sur le parquet.Ville à voir On ne peut pas parler du CBOT sans parler de sa ville.Ses sept millions d’habitants font de Chicago la troisième concentration urbaine en importance aux États-Unis.La « ville des vents » est parsemée de gratte-ciel tout aussi époustouflants les uns que les autres.L’architecture de Chicago a beaucoup à offrir au visiteur.Une promenade en ville fait voir une architecture diversifiée qui va de l’élégance recherchée à une impressionnante simplicité.Le trajet à partir du Québec n’est pas si pénible qu’on pourrait le croire.Le voyage nécessite deux heures d’avion ou 15 heures de route via l’Ontario ou les États-Unis.Les heures passées sur la route offrent la traversée de grandes villes comme Toronto, Cleveland ou Détroit.De plus, les inconditionnels d’agriculture pourront profiter du périple pour observer les champs et les installations agricoles.Quelle ne fut pas notre surprise de rencontrer sur le parquet de la Bourse un autre groupe de Québécois en visite eux aussi ! Après avoir fraternisé quelques minutes, on s’aperçoit que le monde est petit — celui de l’agriculture, encore plus ! te 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 >: ANDRÉ PIETTE Faucher le matin °" l'après-midi ?Les fourrages sont plus riches en énergie en après-midi qu'en matinée.Mais on n'a pas nécessairement intérêt à miser sur cette caractéristique.par André Piette Ces dernières années, diverses équipes de recherche ont vérifié si la teneur en sucre des plantes fourragères fluctue durant la journée.De telles recherches visent à déterminer à quel moment de la journée il est préférable de faucher.Les résultats d’essai révèlent clairement un écart entre les récoltes de la matinée et de l’après-midi.En témoignent par exemple des analyses effectuées par une équipe de recherche dirigée par le Dr Mayland en Idaho, dans l’Ouest des États-Unis.Ces chercheurs ont réalisé trois séries d’analyse de la luzerne.Dans une première réalisée un 8 juillet, la luzerne récoltée en après-midi contenait 4,29 % de sucre, alors André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiette@globecrotcer.net).que celle qui avait été prélevée en matinée n’en contenait que 3,49 %.L’équipe a répété l’opération un 14 août.La luzerne récoltée en après-midi s’est avérée encore une fois plus riche en sucre que celle de l’avant-midi : 5,16 % contre seulement 3,97 %.Une troisième vérification effectuée un 22 septembre a donné des résultats semblables : 6,55 % de sucre en après-midi contre 5,46 % en matinée.L’Idaho n’est pas le Québec.Son climat est plus chaud et, surtout, plus sec.Il est prudent de penser que ce qui est vrai là-bas ne l’est pas nécessairement ici.Par contre, Fredericton, au Nouveau-Brunswick, offre des conditions climatiques comparables à celles qui prévalent entre Montréal et Québec.Des chercheurs de cette région ont réalisé une expérience semblable à celle du Dr Mayland.Leurs résultats rejoignent les siens.Par exemple, une fauche réalisée un 5 juillet à 13 h a donné une teneur en sucre de 6,74 %, alors que le fourrage recueilli à 8 h du matin ne dosait qu’à 5,36 %.Dans le fond, ces résultats ne surprennent personne, car ils cadrent avec ce qu’on connaît du métabolisme de la plante.« La plante emmagasine de l’énergie sous forme de sucres durant la journée grâce à la photosynthèse et elle utilise cette énergie la nuit », explique le Dr Gilles Bélanger, du Centre de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sainte-Foy.Serait-il possible de tirer parti de cette caractéristique pour maximiser le taux de sucre de nos fourrages ?Pour le Dr Bélanger, cela ne va pas de soi.Il signale en effet que les résultats de recherche sont pour l’instant contradictoires.L’équipe du Dr Mayland en arrive à la conclusion qu’il est préférable de faucher en après-midi.Elle a obtenu une augmentation de la production de lait de l’ordre de 8 % en coupant de la luzerne l’après-midi plutôt que le matin.Notons que la luzerne était incorporée à une RTM.La même équipe note une préférence nette des animaux (bovins, moutons et chèvres) envers un foin coupé l’après-midi.Une équipe du Wisconsin recommande elle aussi de faucher en après-midi.Elle a réalisé des essais qui « Serait-il sage d'attendre l'après-midi pour faucher quand il est possible de le faire le matin même, surtout si l'on sait que l'on risque ainsi de perdre de précieuses heures de beau temps ?» questionne le Dr Bélanger, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET AOÛT 2002 29 UNE DOSE DE PREVENTION contre les pertes dues à la diarrhée causée par le E.coli.Les veaux peuvent succomber à la diarrhée causée par la maladie E.coli pendant les trois premiers jours de leur vie.Une seringue pré-remplie de COLIMUNE®-ORAL peut protéger contre les pertes dues à la diarrhée causée par la maladie fatale E.coli chez les veaux nouveaux nés.C’est facile ! Injectez simplement le contenu d’une seringue pré-remplie dans la bouche du veau durant les douze premières heures de sa naissance.Demandez à votre vétérinaire.BIONICHE SANTÉ ANIMALE 1-800-265-5464 www.bioniche.com Grandest ilfTTSa indiquent qu’un fourrage de trèfle ou de luzerne coupé en après-midi a de meilleures chances de donner un ensilage de qualité.En effet, son taux de sucre supérieur procure une diminution de pH plus rapide durant le processus de fermentation.Une autre recherche sur la luzerne vient toutefois jeter une ombre au tableau.Elle a été menée par l’Institut Miner, dans l’État de New York, tout près de la frontière québécoise.Les chercheurs ont eux aussi noté une teneur en sucre plus élevée en après-midi qu’en matinée.Par contre, après que la plante ait séché au champ jusqu’à ce que son taux de matière sèche atteigne 40 %, l’écart entre une coupe matinale et une coupe d’après-midi était nul.Les chercheurs l’expliquent par le fait que la luzerne coupée le matin a eu besoin de neuf heures pour atteindre le seuil de 40 % de matière sèche, alors que celle qui a été coupée en après-midi ne l’a atteint que le matin suivant.Cette dernière a donc consacré davantage de sucre à la respiration cellulaire.Le hic, avec l’essai du l’Institut Miner, c’est qu’il n’a porté que sur une année.Le Dr Bélanger souligne qu’un tel essai est trop court pour permettre de tirer une conclusion.Il sème néanmoins un doute qui incite à faire d’autres vérifications.Par ailleurs, le Dr Bélanger soulève une observation pertinente : « Au Québec, il est difficile d’avoir trois jours de beau temps consécutifs.Serait-il sage d’attendre l’après-midi pour faucher quand il est possible de le faire le matin même, surtout si l’on sait que l’on risque ainsi de perdre de précieuses heures de beau temps ?» En somme, attendre l’après-midi est peut-être un luxe que nos conditions climatiques nous empêchent de nous payer.Il appartient à chaque producteur de faire son choix.en attendant les résultats d’autres tests faits sous nos conditions, k COLLMUNE*- ORAL E.coli Polyclonal Antibodies d fiBWftiçpfxjnn po «i For Veterinary Use Only 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 : ANDRÉ METTE Les taures peuvent réaliser des gains de poids très satisfaisants au pâturage.Pour leur permettre d'y arriver, il faut s'en occuper.par Jean Brisson Vous avez déjà entendu parler d’un voisin qui avait rentré ses taures à l’automne au même poids que lorsqu’elles étaient sorties au printemps.Ce n’était pas catastrophique pour les taures non gestantes.Ce l’était pour les taures gestantes, car dans leur cas le compte à rebours était commencé.Elles étaient assurées de vêler à un poids inférieur à l’objectif.Une taure Holstein devrait réaliser un gain de poids d’environ 800 grammes par jour, de sa naissance à son vêlage.Le moindre relâchement obligera soit à retarder le premier vêlage, soit à accepter une taure moins développée à ce stade.Au fil des ans, les éleveurs laitiers québécois ont choisi le moindre de deux maux : ils ont fait des compromis quant à l’âge au vêlage pour garantir un meilleur développement des sujets de remplacement (voir le tableau).Le progrès réalisé du côté des sujets de remplacement est remarquable.Cependant, il y a encore place à amélioration.L’herbe du pâturage est un aliment de grande qualité, riche en protéine et en énergie.Contrairement à ce que l’on peut croire, la qualité de l’herbe consommée est presque la même du début à la fin de la saison.Comment expliquer ça ?C’est pourtant exactement le contraire de ce qu’on observe du côté des foins et des ensilages de foin ! Les taures et les vaches Jean Brisson, agronome, fait partie de l équipé R&D-Nutrition au PATLQ.sont sélectives.Elles ne broutent pas tout ce qui est à leur portée.Mais la qualité de ce qu’elles choisissent de consommer, elle, demeure constante.Quels facteurs font varier la consommation d'herbe par les taures ?Les mouches : Si vous n’avez pas un bon programme de lutte contre les mouches (l’utilisation de boucles d’oreille insecticides, par exemple), l’herbe aura beau être offerte en grande quantité, l’accessibilité y sera limitée par l’inconfort des taures, plus occupées à courir qu’à manger.L’eau : L’herbe a certes une forte teneur en eau, mais elle ne suffit pas, l’été, à satisfaire les besoins des taures.Si elles doivent se rendre à l’autre extrémité de la terre pour boire, la consommation d’herbe sera sûrement réduite.L’ombre : Les ingénieurs vous le diront : l’exposition au soleil entraîne une quantité importante de chaleur à dissiper.Cette activité aura un effet certain sur la consommation.La pluviométrie : Un été pluvieux permet une bonne croissance de l’herbe.Il n’en manque pas.Par contre, lorsque le pâturage occupe un terrain bas, vous devinez le portrait.La consommation est réduite.A l’inverse, quand l’été est trop sec, la croissance de l’herbe est plus limitée.Si les superficies de pâturage ne sont pas modifiées, la consommation sera également réduite.La fertilisation : Dans la plupart des cas, les pacages des taures sont les derniers à recevoir des fertilisants, n’est-ce pas ?>» ÉVOLUTION DE L'ÂGE ET DU POIDS AU VÊLAGE POUR LES TAURES HOLSTEIN DANS LES TROUPEAUX INSCRITS AU CONTRÔLE LAITIER Année Âge au1" vêlage (mois) Poids des taures (kg) Poids du troupeau (kg) 1988 29 518 557 1993 28 539 577 1998 28 559 596 2001 27 582 616 Source : Rapports de production du PATLQ rime avec performance Il est sage d'avoir en tout temps une solution de rechange.Il faut toujours être en mesure de fournir des fourrages d'appoint.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 ^31^ im Il est sage d’avoir en tout temps une solution de rechange, toute prête au cas où.Il faut toujours être en mesure de fournir des fourrages d’appoint.Souvent, le foin sera la solution.Ce pourrait également être de l’ensilage de maïs, de l’ensilage de foin ou de l’ensilage de balles rondes.Si la qualité des fourrages d’appoint est moyenne, il faudra prévoir un peu de concentrés.Par ailleurs, on ne doit pas oublier les suppléments de minéraux.C’est facile grâce aux blocs minéraux offerts dans le commerce.Pour plus d’efficacité, il y a également les facteurs de croissance.Depuis plusieurs années, l’efficacité de ces produits utilisés pour améliorer le gain de poids au pâturage a été démontrée, te Si la qualité des fourrages d'appoint est moyenne, il faudra prévoir un peu de concentrés.recette deChalin Les sujets de remplacement de la ferme Chalin gagnent 870 grammes par jour.par André Piette Certains signes ne trompent pas.Sur un mur du bureau, une plaque honorifique émise par le réseau coopératif atteste que les sujets de remplacement de la ferme Chalin ont maintenu en l’an 2000 un indice de développement total de 106.Pour sa part, le rapport du PATLQ mentionne un gain de 0,87 kilogramme par jour.Voilà qui prouve que Lina Boutin et André Champagne ont leurs génisses et leurs taures à l’œil.Leur vigilance vaut au pâturage aussi bien qu’à l’étable, car de telles performances seraient inatteignables si les animaux ne recevaient André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiecce@globetrotter.netj.parcelle est dotée d’un bassin et d’une mangeoire pouvant recevoir foin et concentrés ainsi que d’un bassin.« On amène les bassins à l’étable pour les laver dès qu’ils se salissent, signale l’éleveur au passage.La qualité de l’eau, c’est important.» Les râteliers sont remplis tout au long de la saison, et pas seulement en juillet quand l’herbe se fait plus rare.L’expérience a montré à ces producteurs que les animaux consomment du foin sec même quand l’herbe fraîche abonde.Particulièrement lorsqu’il pleut.« C’est probablement parce qu’ils manquent de fibres à ce moment-là », croit André.Les concentrés sont servis chaque jour.Dans le cas du plus jeune groupe, on distribue l’équivalent de 2 kilos d’orge et de 400 grammes de supplément par tête.Le second groupe a droit aux mêmes quantités.Aux sujets les plus âgés, on sert entre 2,5 et 3 kilos d’orge et 400 grammes de concentrés par tête.Évidemment, un bloc de minéral accompagne ces aliments.Élément pratique, ces pâturages sont situés juste derrière les bâtiments : pas de longues distances à parcourir et des animaux toujours bien en vue.Les soins des sujets de remplacement demandent moins d’une demi-heure par jour.Un des enfants, Sabrina, se charge de servir les concentrés, et le père distribue le foin.Les producteurs confient qu’ils n’ont pas toujours traité leurs taures et génisses avec autant de rigueur.« Il y a une quinzaine d’années, on les envoyait dans des pacages naturels et, bonjour la visite ! se rappelle André.C’est sûr qu’elles ne se développaient pas comme aujourd’hui.» Leurs taures vêlent maintenant à plus de 600 kilos.Voilà qui vaut bien tous ces efforts ! te pas les meilleurs soins durant les six mois de l’année passés dehors.Ces producteurs de Saint-Honoré-de-Shenley, en Beauce, consacrent 13 de leurs 58 hectares au pâturage.Cette superficie comprend notamment trois sections réservées aux 24 sujets de remplacement.Leurs sujets de remplacement sont répartis en autant de groupes d’âge : de 6 à 10 mois; de 10 à 17 mois; de 17 à 24 mois.Chaque 32 ' LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! kverneland :/ group Kverneland: pour le choix des aciers et de l¡¯expertise mondiale dans la science du labour.?** i—i p* LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Ç37') ", Bovüa par Emmanuelle Ares Il était .une fois dans Patti Scott gère seule un élevage vache-veau de 150 vaches près de Sundre, à l'ouest de Calgary.Elle est venue au Québec faire la promotion du Festival Vignobles & Prairies.Pour moi, participer à ce festival est un honneur : c’est différent et ça brise la routine », commente Parti Scott.Pour les besoins de la promotion de l’événement, elle a effectué Palier-retour Calgary-Montréal en 24 h, en pleine saison de vêlages.Le souper promotionnel, offert par le Centre d’information sur le bœuf, avait lieu à la Taverne Magnan de Montréal, une entreprise familiale qui fête cette année son 70' anniversaire.La Taverne Magnan a fait les manchettes pour avoir été la dernière taverne à permettre l’entrée aux femmes, soit en 1990 ! Le chef et son équipe y découpent et servent plus de 2500 kg de boeuf de l’Alberta chaque semaine.En plus de la taverne Magnan, 70 restaurants de la province participent au Festival Vignobles & Prairies, lancé par la Commission du bœuf de l’Alberta en collaboration avec les Services alimentaires Serca.Femmes à l'honneur La promotion de cette année met les femmes à l’honneur avec, pour la première fois, une équipe Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebuUetin.comj.de porte-parole constituée de trois femmes.Alberta Beef RancHERs est le nom retenu pour désigner ce trio d’éleveuses propriétaires de leur ranch.Ce nom est issu d’un jeu de mots en anglais utilisant les mots « Ranch » et « her », qui signifie « elle ».Le mot rancher désigne quant à lui le propriétaire d’un ranch, tout simplement.Les participantes à la campagne promotionnelle de cette année sont Erin Butters, Patti Scott et Lenore McLean, respectivement âgées de 22, 37 et 61 ans.Des 385 610 exploitants agricoles canadiens, le quart, soit 97 345, sont des femmes.De plus, 5 % des 276 550 fermes du Canada sont dirigées par des femmes, et 30 % le sont par un tandem homme-femme.En Alberta, 29 % des personnes à déclarer l’agriculture comme principale source de revenu sont des femmes.Erin Butters, Patti Scott et Lenore McLean font partie des 35 000 éleveurs de l’Alberta qui consacrent leur existence à l’élevage du cheptel de 4,6 millions de bovins d’une trentaine de races, dont les Herefords, les Angus, les Charolais et les Simmental.« Les femmes contribuent depuis toujours de très près au succès des ranchs », déclare Patti Scott.Son troupeau de 150 vaches est composé à moitié de sujets pur sang Red Angus et à moitié de vaches croisées pour l'élevage commercial.38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Québec étant donné que cette province est son principal client.L’Alberta produit 60 % du bœuf canadien, mais le Québec ne produit que 5 % de sa consommation annuelle.Le CIB, quant à lui, a pour mandat de faire la promotion du bœuf dans son ensemble.« Quel que soit le type de promotion, tous les producteurs de bœuf en profitent, estime Mme Jodoin.L’image positive véhiculée par le trio Alberta BeefRancHERs bénéficie à tous les producteurs de bovins.Une viande de bonne qualité, classée AA ou AAA, a tout pour être recherchée, peu importe sa provenance.» D’ailleurs, à la suite des efforts de sensibilisation déployés par le CIB et la Commission du bœuf auprès des éleveurs, le pourcentage de viande classée AAA est passé de 23 à 45 % en quatre ans seulement.Le pourcentage de A est passé de 24 à 3 %, ce qui représente une nette amélioration, fait remarquer Marty Carpenter, de la Commission du bœuf de l’Alberta.Une passion Patti Scott est « tombée » dans l’élevage vache-veau quand elle était petite, c’est le moins qu’on puisse dire.Elle a été élevée au Glenbow Ranch, dont son père était gérant.«J’ai toujours rêvé d’avoir ma ferme et j’y suis arrivée », déclare-t-elle fièrement.Même s’il lui a parfois été difficile d’obtenir le financement et le soutien nécessaires avec comme seul bagage sa passion et ses connaissances, Parti Scott ne regrette pas le chemin parcouru.Elle souligne cependant qu’il faut vraiment aimer ça pour vouloir continuer d’en vivre.En effet, autant là-bas qu’ici, le bœuf n’est pas une production facile ni très lucrative.«Je crois qu’il faut même être un peu fou pour y croire ! » ajoute-t-elle en riant.Parti Scott aime bien planifier les vêlages de ses vaches de février à avril.La plupart des éleveurs de pur sang préfèrent les vêlages d’hiver de janvier à mars, afin de vendre de plus gros animaux à l’automne.« Mon ranch est situé à 4200 pieds d’altitude, et la température hivernale descend jusqu’à - 46 °C, précise Parti Scott.Nous devons alors entrer les veaux dans la maison et les sécher avant de les ramener à leur mère pour éviter qu’ils ne se gèlent les oreilles.» « Les vaches peuvent facilement pacager sous deux pieds de neige d’épaisseur, précise-t-elle.Cependant, à partir de janvier, lorsque souffle le chinook, un vent chaud et sec des Rocheuses, une croûte de glace peut se former et nuire aux animaux.On doit alors les nourrir de foin sec en balles rondes, k En Alberta, 35 000 éleveurs consacrent leur existence à l'élevage d'un cheptel de 4,6 millions de bovins d'une trentaine de races dont les Hereford, les Angus, les Charolais et les Simmental.Les participantes à la campagne promotionnelle de cette année du Festival Vignobles & Prairies sont Patti Scott, Lenore McLean et Erin Butters, respectivement âgées de 37,61 et 22 ans.Une contribution reconnue « Les femmes contribuent depuis toujours de très près au succès des ranchs », déclare Parti Scott.Son troupeau de 150 vaches est composé à moitié de sujets pur sang Red Angus et à moitié de vaches croisées pour l’élevage commercial.A son avis, l’idée que les gens se font des femmes à la tête d’un ranch constitue leur principal obstacle.Par exemple, si elle appelle un mécanicien afin de faire réparer une pièce d’équipement, celui-ci demande à parler à « l’homme de la maison ».En machinerie agricole, Patti s’y connaît pourtant autant qu’un homme averti.Elle en est finalement arrivée à compter sur ses propres moyens devant les difficultés : « Diriger un ranch, ça veut dire pouvoir être à la fois mécanicienne, soudeuse et technicienne vétérinaire ! » De plus, Patti éduque seule ses deux filles, Casie (7 ans) et Birch (9 ans).Sa collègue Lenore McLean ajoute : « Les femmes réussissent dans de nombreux rôles non traditionnels, et il y en a de plus en plus parmi les éleveurs de bovins de boucherie de l’Alberta.En plus d’exceller dans ce qu’elles font, les Alberta Beef RancHERs ont gagné le respect de leurs collègues.» Le trio a fait diverses apparitions publiques à Calgary, notamment au parc d’exposition du Stampede de Calgary.On l’a vu aussi aux Championnats du monde d’athlétisme, à Edmonton.Une image positive Francine Jodoin, du Centre d’information sur le bœuf (CIB), explique que les producteurs de bœuf de VAlberta ont lancé la présente campagne au LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 39 Le système d attache doit permettre la liberté de mouvement à la vache pour qu'elle se lève facilement.Il faut savoir écouter et observer.Le manque de confort et d'espace est responsable de bon nombre de pathologies.Récemment, j’ai diagnostiqué un déplacement de caillette chez une taure à sa première lactation.C’était le quatrième cas de l’hiver dans cette ferme, toujours chez des taures.Il ne semblait pas être relié à un problème alimentaire.Pendant la chirurgie, j’ai remarqué deux bêtes ayant de la difficulté à se lever.Elles en étaient à leur première lactation.J’ai alors appris que seules les taures venant de l’autre érable montraient ce type de problème.Mal adaptées à leur nouvel | environnement, elles éprouvaient de la | difficulté à se lever.Elles passaient sous I la « pipe » en effectuant des mouvements g brusques et saccadés qui favorisent le § déplacement de caillette sous le rumen et 8 vers la gauche.| Les trayons écrasés, les jarrets et ! « genoux » enflés, différentes blessures, I plaies de lit, abcès et même des déplace- Walter Verhoefest médecin vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Richmond.Il est membre de l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec.vous.com '“¦vie ! par Walter Verhoef mènes de caillette sont souvent causés par le manque de confort et d’espace dans une étable.Les hémorragies et ulcères de sabots peuvent également être la conséquence de la « maladie du béton » qui touche l’animal trop longtemps debout sur du ciment.Divers articles traitent du confort des vaches; de la longueur et de la largeur des stalles comme de la hauteur de la barre d’attache.Pourquoi suivre les recommandations ?Posons la question à l’experte en la matière, la vache elle-même.Observons une vache tout à fait libre, soit au pâturage ou dans une grande stalle.Quand elle se lève, elle commence par monter sur les « genoux » avant.D’un grand mouvement fluide, elle se lance vers l’avant pour transférer son poids sur les « genoux », puis elle soulève le postérieur.Ensuite, le mouvement de balançoire va vers l’arrière pour soulever le devant.Il est essentiel de permettre à la vache entravée d’exécuter ces mouvements naturels.Aujourd’hui, les vaches sont plus performantes, mais aussi plus lourdes.De plus, elles font moins d’exercice.Les entreprises laitières sont en expansion : souvent, les taures et les vaches taries sont gardées dans des érables distinctes, dont le système de stabulation diffère.Malheureusement, le changement d’environnement se fait pendant la période entourant le vêlage, où la vache est particulièrement faible et fragile.Un obstacle qui empêche le mouvement de balancier vers l’avant par une barre d’attache trop basse, une chaîne trop courte ou un système de carcan qui bloque les épaules empêche le transfert du poids sur les « genoux » et, par conséquent, contraint la vache à déployer plus de force pour lever son postérieur.Si le plancher est glissant, les sabots dérapent dans le dalot.La vache se blesse, et le choc ainsi causé peut être assez violent pour provoquer des tendinites et des inflammations des tissus mous.Les membres postérieurs montrent alors de l’enflure et sont plus faibles et douloureux.La vache hésite davantage à se lever et peut même craindre de se recoucher.D’autres vaches avancent trop et sont couchées sous la barre d’attache.Elles sont au bout de leur chaîne quand vient le temps de se balancer vers l’avant.Elles passent alors sous la « pipe » en glissant et se râpent le dos.C’est pourquoi on recommande les mangeoires surélevées et le recours aux garde-manger.Chaque année, plusieurs animaux, surtout les taures à leur première lactation, sont condamnés.Soyez observateur.Prenez une chaise, un beigne et un café et soyez à l’écoute du comportement de vos vaches.Elles vous content leur vie.te (40) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 UaQ « On fane ou on fane pas ?» Le fanage réduit de précieuses heures le temps de séchage, mais il coûte de 3 à 4 $ par tonne de fourrage et il entraîne des pertes de feuilles.Sachez soupeser le pour et le contre de cette opération.par André Piette Imaginez une belle prairie de luzerne et de mil destinée à la production de foin sec.Les premières fleurs commencent tout juste à apparaître, et c’est le stade idéal pour faucher.Cependant, si les deux prochains jours s’annoncent beaux, une pluie menace la troisième journée.« On fauche ou on fauche pas ?» L’agronome et ingénieur Philippe Savoie, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada et professeur associé à l’Université Laval, rappelle que deux principes de base devraient guider toute décision visant la récolte du foin sec : on doit manipuler le fourrage le moins possible, et il faut faucher quand on prévoit au moins trois jours de beau temps.Réduire les manipulations Pas de doute : la faneuse constitue une machine essentielle.Cela ne veut pas dire qu’il faille l’utiliser systématiquement.« Quand on annonce trois ou quatre jours de beau temps, il vaut mieux ne pas faner du tout, conseille M.Savoie.Il suffit d’étaler les andains le plus largement possible derrière la faucheuse et de passer le râteau le troisième jour.» Des producteurs sont tentés de faner quand même pour accélérer les choses.L’objectif est compréhensible, mais André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiette@globetrotter.net).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 OD La manipulation des andains alors qu'ils sont relativement secs — moins de 30 % d'humidité — entraîne des pertes qui peuvent dépasser 10 % en culture de luzerne.l’opération entraîne des coûts.D’abord, un coût direct : le fanage revient entre 3 et 4 $ la tonne de matière sèche.Ensuite, un coût indirect : l’opération entraîne une perte de valeur nutritive, du fait de la chute des feuilles, qui atteint aisément 5 % en culture de luzerne (contre seulement 1 à 2 % en culture de fléole).Il y a bien sûr des circonstances où le fanage s’avère essentiel.Trois jours consécutifs de beau temps, ce n’est pas si courant ! « En juin et en juillet, il y a 30 % de probabilités d’avoir ces trois jours de beau temps, signale le chercheur.Donc, dans un mois complet, il y a en moyenne neuf jours où l’on peut presser.» Le fanage permet de gagner entre 6 et 12 heures de séchage.Des heures précieuses ! Il est préférable d’effectuer le travail dans les heures suivant la fauche.La manipulation des andains alors qu’ils sont relativement secs — moins de 30 % d’humidité — entraîne des pertes qui peuvent dépasser 10 % en culture de la luzerne.Certains choisissent de faner tout de suite après la fauche.Cette pratique a ceci d’avantageux qu’elle procure un séchage plus uniforme.M.Savoie estime toutefois que, en mettant tout dans la balance, une attente de quelques heures reste préférable.« On se laisse ainsi une option, explique-t-il.Après quelques heures d’attente, on est davantage en mesure de juger de l’opportunité du fanage.Par contre, quelqu’un qui voudrait presser à la fin de la deuxième journée, par exemple une récolte de graminée ou de foin mûr, aura intérêt à faner tout de suite.» Dans certains cas, un deuxième fanage peut être requis.C’est le cas, par exemple, si du mauvais temps menace et que ce risque pèse davantage que le coût associé à un deuxième fanage.Rappelons qu’une petite ondée (de 2 à 3 mm) peut causer une perte de valeur nutritive de 5 %.Dans le cas d’une pluie moyenne (de 10 à 15 mm), la perte peut atteindre de 10 à 20 %.Enfin, lorsque survient une forte pluie (de 25 à 30 mm) qui prolonge en plus l’opération de trois ou quatre jours, la perte de valeur nutritive peut dépasser 20 %.« Cela, ce n’est que si l’on tient compte de la protéine et de l’énergie, dit l’agronome.Car comme ce foin risque d’être plus difficile à conserver et moins appé-tant, le producteur le déclassera.» k i: ANDRÉ PIETTE Ofitec Un système de couverture agricole qui a fait ses preuves, par un chef de file à l'échelle mondiale en qui vous pouvez avoir confiance.La solution durable et légère qui a fait ses preuves.Ofitec3200"‘ est un matériau de couverture polyvalent à base de fibres organiques imprégnées de bitume.Les feuilles souples grand-teint forment une surface tenace qui n'exige pratiquement pas d'entretien et qui est facile à manipuler et à couper.En plus de résister à la pourriture et aux champignons, 0fitec3200“' résiste à la plupart des produits chimiques et à la corrosion.Le mélange à base de fibres naturelles peut aussi contribuer à diminuer la condensation et forme une barrière efficace contre la transmission du bruit.Cela crée un espace intérieur au confort accru aidant à garder le bétail tranquille et en bonne santé qui peut éventuellement mener à des augmentations de productivité.0fitec3200“ par OFIC.Le système de couverture que l'on choisit de préférence pour les étables destinées au bétail, aux chevaux, à la volaille, pour les porcheries et les bâtiments de service, du cercle polaire jusqu'à i'équateur.Pour obtenir de plus amples renseignements ou un exposé personnalisé des arguments de vente, contactez : OFIC Limited Téléphone : 519 578-3282 Télécopieur: 519 743-6758 Sans frais : 1-866-821-4570 www.ofidtd.com 0fitec3200 55, rue King Ouest 11e étage, Kitchener (Ontario) Canada N2G4W1 par Emmanuelle Ares En production porcine, le coût relatif à la perte d'un employé et à l'embauche d'un 1 remplaçant peut se ij chiffrer entre 5600 $ I et 48 600 $.ommes On entend souvent les producteurs et gérants dire qu’ils sont plus à l’aise avec les porcs qu’avec les humains, qu’ils n’ont pas les connaissances nécessaires pour bien gérer du personnel, rapporte Dorothy Lecher, directrice des ressources humaines de Prema-Lean Pork et de Corya Pork Farm, dans l’Indiana.Or, les outils sont là : il suffit de les adapter.» Selon elle, les relations employeur-employés représentent un défi important pour l’industrie.Mme Lecher gère 140 employés répartis sur 12 fermes abritant des troupeaux de 1200 à 5200 truies.« Si la rotation des employés est très rapide et de près de 100 % par année, vous avez toujours un nouveau groupe, jeune et inexpérimenté à gérer, explique-t-elle.Il vous faudra une personne expérimentée dans ce groupe, pour bien transmettre les connaissances et interpréter l’information.» Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@Iebulletin.com ).Cet article a été écrit avec la collaboration du National Hog Farmer.Selon Mary Peterson, coordinatrice des programmes de formation au Prairie Swine Centre, le coût relatif à la perte d’un employé et à l’embauche d’un remplaçant peut se chiffrer entre 5600 $ et 48 600 $.La perte de production et d’efficacité ainsi que la recherche de candidats peuvent gruger beaucoup de temps, d’énergie et de bénéfices.Dans cette optique, il peut être crucial de savoir garder les employés compétents qui ont développé un esprit d’appartenance envers l’entreprise.Christian Bouffard, producteur laitier à Saint-Romain, a eu le même employé durant deux ans et demi.« Petit à petit, l’expansion 1" rang: Céline Boulet et son mari Christian Bouffard; 2' rang : Roxanne Bouffard et Francis Lachapelle (employé stagiaire), Marilyn Bouffard et Sylvain Bélanger (employé de la ferme depuis deux ans).M.Bouffard est très engagé dans la Maison familiale rurale, où Marilyn et Francis étudient.Chacun aide à la ferme selon ses compétences et aptitudes.Les connaissances en gestion des ressources humaines, ça s'apprend.comme la régie de troupeau.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 43 Pqfia exemple d’horaire modifié qui peut plaire au personnel : les employés travaillent de 7 h à 16 h du lundi au vendredi, et une demi-journée du samedi ou du dimanche, un week-end sur deux.Selon un tel horaire, les employés travaillant le week-end ont congé un après-midi de semaine, ce qui leur fait en tout 42,5 h de travail.L'expérience beauceronne Vous connaissez les syndicats de gestion, les clubs agro-environnementaux, les clubs d’encadrement technique ?Voici un club nouveau genre : le club de GRH, ou « gestion des ressources humaines ».Son principe est similaire à celui des autres clubs : des producteurs agricoles se regroupent et engagent un professionnel pour les encadrer et les accompagner dans leur démarche.Un tel club a vu le jour en Beauce en 2001.Comme il s’agissait d’un projet pilote, les participants et l’UPA de la Beauce espèrent que le projet fera des petits et qu’il existera de façon permanente.Les besoins sont criants, le contenu des formations est adapté, et les résultats se font plus que positifs ! Le producteur Christian Bouffard fait partie de ce club.« La communication, c’est comme la construction, explique-t-il.On de l’entreprise s’est faite en fonction de sa présence, se rappelle l’éleveur.Lorsqu’il nous a donné sa démission à une semaine d’avis, c’est comme si une partie de l'étable avait brûlé.Nous avons réalisé notre dépendance envers un employé et la nécessité de faire le nécessaire pour le garder.» « Si vous donnez aux membres de votre personnel l’impression qu’ils n’ont rien de plus à attendre de leur emploi qu’un chèque de paie, ils passeront la porte dès que quelqu’un d’autre leur offrira plus d’argent », souligne Mme Peterson.La satisfaction professionnelle, la reconnaissance de l’ouvrage bien fait et l’obtention de conditions de travail agréables peuvent gagner le cœur des candidats contre des salaires plus élevés.Précieux avantages Un employeur qui veut être bon gestionnaire devra bien connaître son personnel et ses besoins.Mme Peterson rappelle que le chèque de paie attire certes l’employé, mais que ce sont les autres attentions qui les retiendront sur place.Parmi ces attentions, Dorothy Lecher relève les besoins courants et futurs des employés.Les besoins courants sont : un programme d’assurances, des vacances rémunérées et des congés de maladie, un programme de retraite ou de cotisation à des REER, le respect de l’ancienneté et des possibilités de développement de carrière.Par « développement de carrière », on entend l’accès à une formation de base par les nouveaux employés et la possibilité de formation continue.Dans les entreprises dont la taille le permet, les possibilités d’avancement et de prise de responsabilités avec le temps sont recherchées.Dans les années à venir, les employés rechercheront la flexibilité d’horaire et une réduction des heures de travail hebdomadaires, particulièrement ceux qui ont une famille.Le travail à temps partiel est aussi très populaire.Mme Lecher encourage les producteurs à reconsidérer les heures demandées à leurs employés et à voir si des changements réduiraient réellement les performances du troupeau.Elle donne un Selon M.Bouffard, on apprend avec le temps à faire confiance, à déléguer et à prendre du recul avant de donner du feedback négatif.« Et surtout, on devient conscient de l'importance d'accorder sur-le-champ un bon mot à chaque bon coup », ajoute-t-il.44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 i: ANDRÉ PIETTE soc GENETIPORC www.genetiporccom ÏJ2Jj/ On s'engage à vous livrer ce qu'il y a de mieux Contactez-nous ! (800) 463-8960 Raa peut savoir planter un clou, mais pas bâtir une maison.Nous savons tous parler, mais nous ne savons pas toujours comment passer un message.La différence, c’est que, en communication, on ne sait pas toujours qu’on n’est pas bon.» Heureusement, ça s’apprend ! « Nous ne sommes pas embarrassés d’appeler un mécanicien quand la machinerie fait défaut.Pourquoi le serions-nous quand vient le moment de faire appel à un consultant ou à un psychologue si les relations interpersonnelles sont déficientes ?» demande-t-il.« Ma participation au club de GRH m’a permis d’apprendre à gérer des conflits, à écouter, à m’exprimer plus clairement, et surtout à motiver mon monde en lui donnant régulièrement du feedback, estime M.Bouffard.J’ai le même employé depuis deux ans et je crois avoir réussi à le garder en cessant d’exiger que tout soit fait à ma manière.» k COMME UNE FEUILLE DE PAPIER Agricultrice et consultante (voir Le Bulletin de mai 2002, page 59), Pierrette Desrosiers a été responsable des formations et du suivi au club de GRH.Les participants devaient suivre quatre jours de formation théorique sur les façons d’écouter, de motiver et de déléguer.Ensuite, elle rencontrait chaque participant à sa ferme durant deux demi-journées où elle vérifiait avec lui ses compétences en communication à l’aide de grilles d’autoévaluation.Puis, huit demi-journées de codéveloppement permettaient aux participants de partager des cas vécus.La formation était adaptée en fonction des besoins.Mme Desrosiers compare un conflit avec un employé ou un collègue de travail au fait de chiffonner une feuille de papier.Après l’avoir chiffonnée, on aura beau faire des efforts, elle ne redeviendra jamais tout à fait comme avant.C’est pareil quand on malmène un employé : toutes nos excuses ne répareront pas le tort causé.Il vaut mieux se calmer, trouver la vraie raison de notre irritation et en discuter posément avec la personne concernée.CHARRUES KONGSKILDE wm.1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 231, chemin Thames E.Exeter (Ontario) NOM 1S3 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 PLUSIEURS MODÈLES OFFERTS CT : porté CX, DX : porté réversible DTL : semi-porté CVL, DVL : semi-porté réversible CXL flexible, série 6000 : traîné MODÈLE DTL Encore plus de dégagement, soit 115 cm entre les versoirs 85 cm de hauteur Disques de 22 po Réglage hydraulique variable Conduite hydraulique Déclenchement facilement réglable selon le type de sol ! 46 ! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Les deux plus importants transformateurs de porc au Canada s'opposent quant à la stratégie de développement de ces marchés spécifiques.Marché de créneau : deux visions s'affrontent Depuis nombre d’années, le secteur agricole québécois se fait rebattre les oreilles avec l’impératif de développer des marchés de créneau.Face au géant américain, le Québec se doit de développer des marchés spécialisés qui offrent de meilleures marges.Bref, il lui faut s’éloigner du marché des produits de base et développer des marchés à valeur ajoutée.Ce constat s’applique certainement à l’industrie porcine canadienne.Toutefois, selon la vision que l’on a du développement de marchés de créneaux, ses conséquences sur le système de mise en marché du porc au Québec peuvent grandement varier.Au Québec, les porcs sont mis en marché par une agence unique.Il n’existe pas de relation directe entre les abattoirs et les producteurs.De même, un producteur transformateur n’a pas nécessairement accès à tous les porcs qu’il produit.Le Québec est actuellement la seule province canadienne dans cette situation.Au producteur.Or, selon Gary Stott, de Maple Leaf Foods, la conquête des marchés de créneau passe par des demandes de production précises.Ainsi, depuis quelques années, Maple Leaf Foods signe des contrats de mise en marché avec certains producteurs de porc des autres provinces.Trois types de contrats existent.Selon le cas, le niveau d’engagement de Maple Leaf peut varier du simple contrat d’un an (avec grille de prix spécifique) au contrat de cinq ans (similaire à celui des intégrateurs privés du Québec).M.Stott annonce d’ailleurs que Maple Maurice Doyon, Ph.D., est professeur et chercheur au GREPA, Université Laval.n Pour les uns, la conquête des marchés de créneau passe nécessairement par des demandes spécifiques au secteur de la production.Pour les autres, la différenciation doit se faire à la transformation.Leaf lançait — en mars en Ontario et à la mi-juillet à l’échelle canadienne — une nouvelle appellation pour certains de ses produits porcins vendus au détail.Cette appellation garantira que les porcs n’ont été nourris que de protéine végétale.Ce type de contrat permet à Maple Leaf d’obtenir un produit spécifique, en plus d’établir une voie de communication entre l’acheteur et le producteur.Selon M.Stott, le développement de marchés de créneau semble peu probable dans un contexte de mise en marché à la québécoise.« Compte tenu des demandes des consommateurs et de la fragmentation des marchés, poursuit-il, l’industrie porcine québécoise peut avoir de graves problèmes si elle n’en vient pas à permettre aux transformateurs de traiter directement avec les producteurs.» .ou au transformateur Toutefois, cette vision ne fait pas l’unanimité.Ainsi, Richard Davis, vice-président d’Olymel, reconnaît certes que les marchés se fragmentent davantage, mais ne croit pas que cette différenciation se fera au niveau de la production.« Certaines caractéristiques de carcasse sont parfois inévitables, dit M.Davis.Toutefois, en fonction des variations de carcasse normales qui existent actuellement, Olymel peut classer les carcasses selon les marchés visés.Une telle classification réduit du coup les besoins de demandes spécifiques au niveau de la production.» M.Davis signale que l’augmentation des demandes précises concernant la carcasse augmente la variance des carcasses, réduisant l’efficience des grands abattoirs.Or, la tendance n’est pas d’avoir plusieurs petits abattoirs, mais bien des abattoirs d’une capacité de 40 000 porcs et plus par semaine.« Il est important d’augmenter la qualité de la carcasse de tous les porcs produits au Québec, sans augmenter pour autant le niveau de variance actuelle », dit-il.Bref M.Davis n’estime pas que le système actuel de mise en marché du porc au Québec freine le développement de l’industrie ni la conquête de marchés de créneau.Ainsi, deux visions différentes opposent les deux plus importants transformateurs de porc au Canada quant à la stratégie de développement de marchés de créneau.Selon la stratégie qui dominera, les pressions sur le système de mise en marché du porc au Québec varieront.Toutefois, peu importe le scénario gagnant, Olymel peut jouer sur tous les tableaux de par sa dominance au Québec et sa forte présence dans l’Ouest canadien, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 (.47) Haute qualité Universel Godro-Fan ventilation naturelle et hybride avec panneaux translucides Ce panneau fabriqué en polycarbonate est très résistant et léger.Il est muni de 5 parois avec 4 chambres d'air, ce qui le rend très isolant et rigide.Les bouts de fermeture ainsi que les pièces en H qui les relient sont en acier inoxydable.Anti-corrosif Tous les accessoires qui s'y rattachent sont en acier inoxydable et plastique.Ce panneau translucide laisse passer la luminosité du jour, ce qui est idéal pour le bloc saillie.De plus, la chaleur du soleil provoque une économie d'énergie Varifan SUPER GREEVI MACHINE mmmm ; mmmm mmmm : HHHHUHir jj Le nouveau «Control Wave» de Varifan Contrôle de ventilation avancé Caractéristiques • Système central pour application multi-chambres • Modulaire • Système de backup • Historique des entrées et sorties • Interface très conviviale • Compatible avec PC • Conçu pour répondre à tous vos besoins de contrôle en ventilation, consommation d'alimentation et eau.Ventilation tunnel avec ventilateur Godro-Fan Dimensions disponibles : • 36" avec moteur variable ou 1 vitesse • 48 " avec moteur 1 vitesse Vitesse de passage d'air égale Même température d'un bout à l'autre du bâtiment Rendement laitier supérieur en période de chaleur Économie d'énergie La série M avec moteur Multifan La série L avec moteur Leeson Facilité de lavage et anti-corrosion Fabriqué de polypropylene traités u.v.Garantie 8 ans 102 5e Rang Milton, Roxton Pond, Québec JOE 1Z0 Tél.: (450) 372-1347 • 1 888 260-7672 Téléc.: (450) 372-8485 Courriel : admin@godro.com Site Web : www.godro.com des agriculteurs SPECIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! OUI ! Je voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Les tarifs d’abonnement sont indiqués au verso.*Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.Oe mois en mois, nous cullivons la même passion I DE : (1" abonnement) _ Province :___________ Tél.: ( )_ Courriel :_______________ À : (2e abonnement) Adresse :________________________________________________________________________________________________________ Ville :____________________________________________________________Province______________________________________:_____________________________________ Code postal :__________________________, Tél.: ( )_____________ Courriel :_______________________________________________________________________________________________________ Durée de l'abonnement : O un an 47,30 $ O deux ans 85,18$ O trois ans 113,60 $ O envoyez-moi la facture O chèque O O No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I I I I II Date d'expiration :l I I /1 I I Signature : Date : _ Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : O r abonnement O 2‘ abonnement N° TVQ1016624728 N0 TPS RI 37813424.Cette offre expire le 30 juin 2003.^304 étagez PARRAINAGE 98,76 $ 74,06 $ 41,12$ 6,91 $ (TPS) 5,18$ (TPS) 2,88 $ (TPS) 7,93 $ (TVQ) 5,94 $ (TVQ) 3,30 $ (TVQ) 113,60$ 85,18 $ 47,30 $ Offre spéciale DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D’UN ABONNEMENT ! ¦ Il des’ agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com 0192817199-H4R2A3-BR01 POSTED MAIL Société canadienne des postes/Canada Post Corporation Port payé si posté au Canada Postage paid if mailed in Canada Réponse d'affaires Business Reply 01928171 99 01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380, RUE GARAND, BUREAU1 SAINT-LAURENT (QUÉBEC) H4R 2Z7 ^304 0192817199H4R2A3BR01 JUELLEARÈS C'est le temps des canicules.Des solutions existent pour maintenir la productivité de votre élevage.Chaud, c'est bien.Trop chaud, Dans le cas des systèmes d'entrée d'air automatiques d'aujourd'hui, il est recommandé de prévoir l'installation face aux vents dominants.c'est bien risqué ! par Emmanuelle Ares Suand il fait chaud, les poulets sont soumis à un stress, et ce sont souvent les plus performants qui écopent les premiers.La clé du succès ?Res-lux de renouvellement d’air par minute.La norme minimale est de 4 CFM par oiseau, mais la plupart des bâtiments sont conçus pour fournir une ventilation de 8 CFM par oiseau à une densité de 0,7 pied carré chacun.Des systèmes d’appoint seront nécessaires en période de canicule extrême, mais ils pourront s’avérer insuffisants malgré tout en fin d’élevage (voir l’encadré à la page 50).Ingénieur et directeur des produits à Thevco Électronique, Bruno Marquis a établi une liste des systèmes d’appoint et des techniques accessibles pour réduire la température des poulaillers.Tuyau de jardinage perforé et posé sur abrivents extérieurs « On a souvent recours au goutte-à-goutte provenant d’un tuyau de jardinage posé à l’extérieur sur les abrivents, mentionne Bruno Marquis.Ce système refroidit la tôle et diminue la température de l’air qui pénètre dans les bâtiments, mais il comporte plusieurs inconvénients : il consomme beaucoup d’eau, cette eau fait rouiller la tôle, et ses effets sont difficilement quanti fiables.» Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste (eares@lebullerin.com ).Ventilation tunnel et trappes doubles Dans le Sud des États-Unis où les températures avoisinent les 38 °C plusieurs mois par année, la ventilation tunnel est très populaire et devient économiquement rentable.« Ce système est avantageux dans les bâtiments très longs, car le même nombre de ventilateurs sera nécessaire pour obtenir la vitesse d’air désirée, peu importe la longueur du poulailler.La variation de température entre les deux extrémités du poulailler peut être de l’ordre de 5 à 6 "C, prévient Bruno Marquis.Il est donc important de ne passer à la ventilation tunnel que lorsqu’il fait vraiment chaud à l’extérieur et que le système ordinaire ne fournit plus.» Pour évaluer la quantité de ventilateurs nécessaire, il suffit d’un simple calcul.Multipliez la hauteur du plafond par la largeur du poulailler (en pieds), puis par la vitesse d’air requise, soit 350 pi/min.Vous obtiendrez un nombre de CFM total.Ensuite, divisez ce nombre par la capacité en CFM des ventilateurs choisis.Par exemple, un poulailler de 10 pieds de plafond sur 40 pieds de largeur nécessite 100 000 CFM.Un ventilateur de 48 pouces de diamètre dégage environ 20 000 CFM.Il en faut donc cinq pour obtenir l’effet visé.Pour diminuer encore la température, on peut ajouter des cellules de refroidissement aux entrées d’air en ventilation tunnel.Ce dispositif rappelle les alvéoles d’un nid d’abeilles, dans lesquelles on ferait couler de l’eau.« Ce système restreint les ventilateurs de 15 à 20 %, mentionne Bruno Marquis.Il nécessite beaucoup d’eau.On doit aussi installer une pompe de recirculation d’eau et protéger le tout l’hiver.Son efficacité dépend du débit de ventilation.» Au Québec, nous disposons d’un compromis entre les prises d’air ordinaires et la ventilation tunnel : les trappes doubles.L’été, ce système assure une meilleure distribution de l’air au niveau des volatiles.L’hiver, l’air est dirigé au plafond afin d’être préchauffé avant de les atteindre.Il s’apparente aux entrées d’air Vblaillia LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 1.49' Vblailia modulaires utilisées dans les porcheries.On peut aussi y ajouter des brumisateurs.Buses à basse pression « Ce système de buses sous les abrivents ou à l’intérieur des bâtiments comporte les mêmes inconvénients que le goutte-à-goutte, estime Bruno Marquis, et on perd environ 50 % de la brume à l’extérieur.Certains installent les gicleurs à l’intérieur; dans ce cas, les gouttelettes sont trop grosses et mouillent les oiseaux, la litière et les équipements.Si la température baisse significativement durant la nuit, on s’expose à d’importants problèmes de santé.» Les brumisateurs Au Couvoir Réal Côté, on a opté pour les brumisateurs, faciles à adapter aux systèmes de ventilation existants.Ils permettent d’humidifier l’air qui entre dans le poulailler et d’abaisser la température de 4 à 5 °C, tout en augmentant l’humidité relative d’environ 15 %.Leur principe est simple : une pompe propulse de l’eau à l’intérieur d’une canalisation munie de buses à haute pression posée près de l’entrée d’air.La différence sur les plans du confort et de l’efficacité de production est significative lorsque la température extérieure dépasse 30 °C.« L’oxygène disponible dans l’air augmente avec la diminution de température, souligne Bruno Marquis.Les brumisateurs peuvent être utiles tout au long de l’année, par exemple pour augmenter l’humidité ambiante en début d’élevage.On favorise ainsi une meilleure respiration en diminuant l’irritation des voies respiratoires des poulets.» Les inconvénients des brumisateurs ?La poussière colle davantage aux matériaux, DIMINUER LA DENSITÉ DES OISEAUX par Ghislaine Roch Effectuée à longueur d’année, une bonne ventilation assure un changement d’air, un apport continu en oxygène et une température constante dans le poulailler.Toutefois, lorsqu’il fait très chaud, ce n’est pas toujours suffisant.Ces dernières années, des améliorations technologiques ayant pour but de baisser la température ont vu le jour, dont les brumisateurs.Toutefois, afin de pleinement bénéficier de ces équipements, on devra viser une densité d’oiseaux (nombre d’oiseaux au m2) et une disponibilité d’eau de qualité optimales (voir l’article Jamais sans leur eau, par Ghislaine Roch et Paul Boisclair, paru dans Le Bulletin des agriculteurs, en juin 2002).Une densité trop élevée durant les deux dernières semaines d’élevage rend difficile la réduction de la température dans le poulailler en cas de grande chaleur, même si on augmente la vitesse d’air et le débit de ventilation.Déjà, en 1983, le chercheur Le Medec avait calculé une réduction de moitié de la perte de chaleur latente lorsque la température et l’humidité dans le poulailler sont élevées (34 °C et 90 % d’humidité relative).En d’autres mots, dans ces conditions, le poulet a beaucoup de mal à se refroidir.Pour le rafraîchir, il faut lui procurer une circulation d’air accrue.Le nombre d’oiseaux au m2 devient donc un facteur déterminant.Plus il est élevé, plus il est difficile de contrôler la température du bâtiment en fin d’élevage.C’est pourquoi il est important de ne pas surcharger le poulailler de la fin juin à la mi-août si on ne dispose pas d’un système d’appoint de refroidissement efficace.Au Couvoir Réal Côté, on a choisi les brumisateurs, faciles à adapter aux systèmes de ventilation existants.Les brumisateurs exigent la présence d'un système de filtration d'eau.50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Schering-Plough Santé Animale Ovteon do SiCHtrmNO canada inc.‘Marque Je Scher ng Canada inc.M.P001-02F-PA Mettez vos porcelets à l'abri d'une invasion à M.hyopneumoniae, en toute situation, grâce à M+Pac* maintenant à dose FLEXIBLE.Les porcelets malades ont un gain pondéral insuffisant et demandent donc plus de temps pour atteindre le marché.M+Pac*, maintenant à dose FLEXIBLE, offre deux modes d’administration dans la même fiole et stimule rapidement l’immunité contre les infections à Mycoplasma hyopneumoniae.Il en résulte donc moins de toux et de lésions pulmonaires.Une dose flexible signifie que vous pouvez choisir ce qui vous convient sans avoir à entreposer plusieurs produits.De plus, le vaccin M+Pac" à dose FLEXIBLE est facile à injecter et vous fait épargner du temps (et de l’énergie).Des porcelets plus rondelets produisent des revenus plus rondelets.Communiquez avec votre vétérinaire dès aujourd’hui pour discuter de la façon dont vous pouvez intégrer M+Pac* à dose FLEXIBLE à votre production.3/ M+Pac' A Dose FLEXIBLE Vaccin contre M.hyo.en I ou 2 doses I MtkSm poutres, plafonds.Le nettoyage est un peu plus ardu.Au couvoir Réal Côté, lors du redémarrage du système au printemps, plusieurs buses ont été obstruées par des résidus de rouille laissés par les vis qui bouchaient les trous l’hiver.« Nous préférons fermer le système l’hiver dans les poulaillers de pondeuses pour effectuer un bon nettoyage des conduites d’eau, explique le vétérinaire du couvoir, François Caya Nous étudions la possibilité d’utiliser des bouchons de caoutchouc ou des dispositifs en acier inoxydable.» L'orientation des bâtiments « L’emplacement des bâtiments par rapport aux vents dominants détermine l’efficacité de la ventilation, souligne Bruno Marquis.Auparavant, on ne bénéficiait pas de systèmes d’entrée d’air automatiques.On positionnait donc les ventilateurs face aux vents dominants, plutôt que du côté opposé.Cette orientation crée cependant ainsi un vide du côté des prises d’air, et les ventilateurs sont moins efficaces, car ils doivent contrer les effets du vent.» Aujourd’hui, ce sont les systèmes d’entrées d’air automatiques que l’on recommande d’installer face aux vents dominants.« Dans un monde idéal, les prises d’air seraient du côté nord pour favoriser l’entrée d’air frais.Dans ce cas, les ventilateurs ne fonctionneraient pas de façon optimale, mentionne M.Marquis.Or, la façade orientée sud-ouest reçoit non seulement les vents dominants, mais aussi la majorité des heures d’ensoleillement.La tôle de couleur foncée, qui réchauffe l’air qui entre, est donc à éviter.» te DEMANDEZ À L'EXPERT : Bruno Marquis Ingénieur agricole Directeur de produits Équipements Victoria inc.Soyez maître de la température grâce au système de pulvérisation d'eau à haute pression.Q : Est-ce que le système mouille les animaux ?R : Non.Lorsque la tuyauterie avec buses est installée à l'endroit approprié, le système de brumisateur ne mouillera pas les animaux, ni la litière, ni l'équipement dans votre bâtiment.La pression dans la tuyauterie est relâchée grâce à une valve de drainage automatique, en prévenant ainsi le dégouttage des buses à l'arrêt du système.Q : La consommation d'eau est-elle importante ?R : Chaque buse débite 1 gallon d'eau à l'heure.A titre d'exemple, l'utilisation d'un système de brumisateur dans un poulailler de 2 étages d'une longueur de 200 pi consommera de 0,75 à 1 gallon d'eau par minute seulement par temps chaud.Victoriaville, QC Tel : (819) 758-0550 Sans frais 1 800 567-0550 www.vicsystems.com Q : Avec l'utilisation du brumisateur, de quel ordre sera la baisse de température dans mon bâtiment ?R : Selon le débit de ventilation de votre poulailler, on peut s'attendre à une baisse de 8 à 10 °F (4,5 à 5,5 °C) lors de chaudes journées d'été.Le taux d'humidité augmentera quant à lui de 15 à 20 %.Cette baisse de température aura un impact important sur la performance de vos oiseaux.Q : Q'en est-il de l'investissement ?R : Si vous possédez un bâtiment de poulets à griller de 2 étages mesurant 200 pi de long, vous devez prévoir un investissement d'environ 6000 $ pour l'achat et l'installation d'un système de brumisateur.Grâce aux nombreux avantages ci-après décrits, vous rentabiliserez votre investissement en moins de 2 ans aux dires des producteurs.- Réduit la mortalité - Les oiseaux continuent de croître même par temps chaud - Permet de maintenir une densité d'élevage élevée par temps chaud C VENTILATION Vous aimeriez avoir plus d'information sur ce sujet ?N'hésitez plus et contactez-nous dès aujourd'hui ! Ferme Berlu • Wickam, QC utilise le brumisateur depuis octobre 2001.( 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 (Fruits^] légumes Traitez,.legumes petits oignons aux Les pertes de légumes en entrepôt coûtent très cher.Pour les réduire, il faut bien en comprendre les causes.Les lourdes pertes de légumes en entrepôt sont fréquentes.Le coupable est souvent la pourriture.Cependant, la régie peut être en cause.Les beaux automnes comme celui de l’an dernier sont désastreux dans les fermes dépourvues de bonne réfrigération mécanique.Lorsqu’il fait beau et chaud, on peut retarder la récolte.Vient néanmoins un moment où il faut récolter si l’on ne veut pas être pris de court par l’hiver.Or, récolter des légumes pour les « faire chauffer » en 3 entrepôt est une entreprise risquée.I Un abaissement rapide de la tempéra-S ture après la récolte permettra de conser-£ ver la qualité des légumes et de prolonger Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture(p.sauriol@sympatico.caJ.leur durée de conservation.Pour être adéquate, la réfrigération doit tenir compte de la nature du légume, de la grandeur de l’entrepôt et de la vitesse de remplissage de la salle réfrigérée.Pour ne pas surcharger le système de réfrigération, il faut ajouter des produits correspondant à tout au plus 10 % de la capacité de la salle par jour.La capacité de réfrigération doit tenir compte de l’humidité requise par les fruits ou les légumes entreposés.Les entrepôts de longue durée sont munis d’évapora-teurs à grande surface.Ceux-ci fonctionnent à une température inférieure de 10 °C à celle de l’air ambiant afin de réduire la formation de glace provoquée par la condensation sur leurs surfaces froides.Plus chères, ces unités de réfrigération munies de grandes surfaces d’évaporation sont rentables.Une réfrigération inadéquate peut entraîner une perte de poids de 10 % dans un entrepôt de 1500 m3 contenant 960 boîtes de 500 kg de carottes.Cela équivaut, après emballage, à une perte de 1920 sacs de 25 kilos ou de 15 360 $ lorsque les sacs se vendent 8 $.Certains producteurs installent des humidificateurs dans leurs entrepôts, pour maintenir l’humidité aussi élevée que possible.Carottes pourries Certaines années, les pertes de carottes dépassent les limites de l’acceptable.À la pourriture en entrepôt s’ajoutent les rejets élevés au classement et à l’emballage, puis la pourriture dans les sacs au magasin.Pourquoi ?Le feuillage abondant des carottes crée un microclimat favorable à la présence des microorganismes du sol comme le champignon Sclerotinia sclerotiorum, principale cause de pourriture en entrepôt.Ce feuillage empêche aussi le fongicide d’atteindre le collet des carottes et les feuilles du bas au moment de sa pulvérisation.Ces vieilles feuilles en contact avec le sol peuvent avoir été infectées par le DU FROID S.V.P.À la récolte, les légumes chauffés au champ réchauffent l’entrepôt.S’ajoute ensuite la chaleur dégagée par leur respiration, qui contribue à augmenter la température de l’entrepôt.Cette augmentation provoque une accélération de la respiration et du brûlage des sucres, d’où une perte de goût et de qualité.De plus, à ces températures élevées, les microorganismes s’en donnent à cœur joie.Cette période est cruciale : on peut y perdre de nombreux jours de conservation, du poids et de la qualité.Une élévation de température favorise aussi l’évaporation de Les blessures infli- l'eau contenue dans les légumes, gées aux racines lors d’où une Perte additionnelle de de la récolte offrent Poids- Cette perte rend les des portes d'entrée aux champignons.legumes moins turgescents, ce qui facilite l’entrée des microorganismes par les stomates.UILLET-AOÛT 2002 53 Fruits iKtniiiiaa En entrepôt, une mauvaise gestion de la température peut être catastrophique.champignon.Elles deviennent ainsi la première source d’infection à attaquer les carottes entreposées.Les conditions de pluviométrie ou de mouillures au champ vers la fin de la saison ont une influence déterminante.Comme les pluies fréquentes gardent le feuillage mouillé, elles favorisent l’infection des vieilles feuilles.Par la suite, des débris de ces feuilles infectées peuvent se mêler aux carottes dans l’entrepôt.Les blessures infligées aux racines lors de la récolte et de la manutention ouvrent aussi la porte aux champignons.Pour réduire les blessures et les bris de carotte, on peut régler les couteaux de la récol-teuse afin de bien couper les queues sans abîmer le collet, et abaisser la hauteur de chute du convoyeur.Une recherche effectuée à Bradford (Ontario) en 2001 a démontré que plusieurs espèces de champignons patho- gènes peuvent survivre sur les surfaces des vieilles boîtes de carottes.Les champignons Sclerotinia sclerotiomm, Rhizoctonia carotae (rhizoctonie de la carotte) et Botrytis cinerea (pourriture grise) ont été isolés sur les boîtes.Ce sont les principaux responsables des pertes de carottes entreposées.Ils sont tous actifs dans un entrepôt froid.Les chercheurs de l’Université de Guelph concluent qu’il faut désinfecter les vieilles boîtes, surtout si des cas de pourriture sont déjà survenus.Pour nettoyer et désinfecter les boîtes et l'équipement, on recommande notamment les produits chlorés, l’ammonium quaternaire et les désinfectants à base de phénols (voir le tableau).Les essais ont démontré que les produits chlorés tels que Bleach sont de bons désinfectants et combattent mieux que d’autres plusieurs pathogènes.Par contre, ils sont persistants et posent un problème environnemental.Les résultats d’essais incitent à considérer des produits tels que Virkon et Chemprocide (un ammonium quaternaire) comme solutions de rechange.Au Québec, un collectif d’auteurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a publié un feuillet qui fait le point sur le sujet.On peut le télécharger en version pdf à partir du site http://res2.agr.gc.ca/stjean (voir section Publications, Postrécolte : Mesure d’hygiène dans les entrepôts à fruits et légumes), te La spécialité KVERNELAND: le traitement de l'acier à chaud Pour des pièces à la fois très dures dans les zones de friction.et flexibles aux points d'ancrage (pour éviter le cisaillement) voilà le raffinement de la métallurgie Kverneland! Et c'est à la flèche -^bien incrustée dans le métal que vous reconnaîtrez la signature Kverneland, qui vous permettra de distancer les besoins de remplacement, et aussi de minimiser vos frais d'opération.Oui, la durabilité est économique! X 1200 Rocheleau, Drummondville, (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 kverneland group http://www.kvernelandgroup.com 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 Désinfectants homologués au Canada pour le nettoyage des entrepôts de fruits et légumes (1999) Composés Activité Inactivé par la matière organique Corrosif Solution Durée d’exposition (minutes) Avantages Inconvénients Bactéricide Fongicide Hypochlorites (eau de Javel 5,25 à 6 % m.a.) + + Oui Oui Très corrosif pour les métaux 101/901 d’eau 10 Action rapide Peu coûteux Décoloration de certains matériaux Présence d’odeurs Irritant Doit être changé souvent Sensible au pH de l’eau Peut laisser une odeur sur le produit Rinçage nécessaire Ammonium quaternaire (10 % m.a.) ++ à + + Légèrement Non De 8 à 24 ml/l d'eau 10 Efficace à basse température Peut être combiné avec des détergents Ne pas mélanger avec d’autres produits Rinçage nécessaire Composés phénoliques (désinfectants d’hôpital) ++ ++ Légèrement Non Voir étiquette 10 Action résiduelle Résidus non volatils Rinçage nécessaire Solution formaline 37 % ++ ± à + Oui Non 41/1001 d’eau 30 Large spectre d’action Nocif pour l’humain Porter un respirateur Irritant Ventiler après traitement Vapeurs toxiques Laisse une odeur désagréable Légende : ++ - très efficace; + - efficace; ± = peu efficace Guide to pest management, 1995-96 Source : Mesure d’hygiène dans les entrepôts à fruits et légumes au Canada, 1999, Toussaint, V.et al, Agriculture et Agroalimentaire Canada Lorsque vous voulez vraiment gagner de l'argent, la meilleure façon est d utiliser le moyen le plus fiable pour le faire fructifier.Ne prenez pas de chance avec la roulette car vous risquerez de tout perdre ! Dans vos champs, c'est le même principe avec la PIERRE À CHAUX NATURELLE.En effet, en utilisant de la pierre à chaux naturelle, vous êtes assuré de faire fructifier vos sols et donc % Cela vaut-il vraiment la peine VL5 de prendre U une chance 1% avec vos fc < champs / de ne pas prendre des risques,vous procurant un produit à efficacité maximale.Celle-ci constitue la meilleure source de carbonate de calcium et de magnésium pour amender les sols et corriger le pH.Elle demeure encore aujourd'hui la solution idéale aux problèmes d'acidité des sols.De plus, un sol en santé donne des récoltes abondantes et de qualité supérieure ! Choisissez la pierre à chaux certifiée par le B.N.Q.sous la norme NO 0419-070/1998.Vendue dans les carrières certifiées ou par les transporteurs-épandeurs Information : (450) 796-3159 LES PRODUCTEURS DE PIERRE À CHAUX EBEC DU QUI TRANSPORTEURS EPANDEURS DE CH4UX AGRICOLE DU QUEBEC LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 \5S^ La relève nous a amenés à bouleverser des traditions, initiés à de nouvelles productions et mis en contact avec des techniques de pointe.Une génération plus tard de cette nouvelle vague d’agriculteurs ne se limitent pas à accroître des surfaces de terre ni à grossir des troupeaux : c’est beaucoup plus que cela.C’est d’une victoire personnelle totale qu’il s’agit.Ils sont là, ces jeunes, présents et bien décidés à faire leur chemin, cherchant à améliorer leurs connaissances, leurs compétences, leur milieu de vie, mais surtout cherchant à s’améliorer eux-mêmes.Ils se préoccupent davantage de l’impact de leurs décisions sur leur entourage, de l’influence qu’ils ont sur leurs proches, de l’importance de leurs actes face à l’environnement et de leur responsabilité de pourvoyeurs alimentaires à l’égard de la population en général.Mais ils savent aussi reconnaître, à ceux qui les ont précédés, compris et aidés, le droit de partager leur fierté et une part de leur réussite.Pleinement conscients que l’avenir appartient à ceux qui ont le souci de bien le préparer, ils se sont ardemment mis à la tâche, et leur fougue ne nous permet pas de penser qu’ils dévieront de la route qu’ils se sont tracée, k Ceux de ma génération auront vu leur fils ou leur fille se préparer à devenir des chefs d’entreprise agricole dont la taille se compare souvent à celle de PME existant dans d’autres secteurs d’activité économique.L’envergure de ces fermes aurait été impensable il y a seulement 10 ou 20 ans.Ceux de ma génération auront soutenu des jeunes gens dans des projets qu’ils n’auraient jamais eux-mêmes osé entreprendre et ils se seront inquiétés des risques liés à de si rapides résultats.Mais en même temps, ceux de ma génération auront vu beaucoup d’hommes et de femmes de leur âge quitter la ferme sans avoir quiconque à qui transmettre leur savoir-faire et leur espoir.Personne non plus à qui confier les défis qu’ils auraient aimé affronter.Ils se seront alarmés devant la diminution constante de la population agricole dans leur milieu, mais leur malaise n’aura pas duré : leurs fils et leurs filles, s’ils étaient faibles en nombre, ne l’étaient pas dans leur volonté de réussir et dans l’enthousiasme qu’ils savaient autant déployer que faire partager.Cette relève nous aura amenés à bouleverser des traditions, initiés à de nouvelles productions, mis en contact avec des techniques de pointe et, dans bien des cas, rendus jaloux d’une expertise souvent plus grande que notre expérience.Rien d'étonnant que ces changements aient provoqué certaines frustrations chez les adeptes du conservatisme à tout prix et amené quelques questionnements chez ceux d’entre nous qui ont vécu et pris part à ce renouveau.L’image matérielle de l’agriculture d’aujourd’hui est impressionnante, mais c’est surtout le portrait idéologique de cette puissante relève qui fascine.Ingénieuses, renseignées, audacieuses, les initiatives Gilles Dansereau est producteur agricole.BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 IW • l 1/LâE viejnnsiia Maurice et Claire ne sont pas des rêveurs qui passent des mois à s'imaginer en forêt ou sur un lac à taquiner le poisson.« Nous nous concentrons sur le travail.Cependant lorsque cette grande fin de semaine arrive, nous décrochons.» Au moment du départ : « Un petit baluchon, le coffre de pêche et les cannes: c'est tout.» bonheur., est dans le IflC « Nous n'avons pas le temps de prendre trois ou quatre semaines de vacances, mais nous nous réservons chaque année trois ou quatre jours de pêche dans la nature.» Combien de barils Maurice Vigneault aura-t-il remplis de sirop cette année ?Au début de juillet, ce sont les truites qu'il comptera! par Lionel Levac Maurice Vigneault et sa femme Claire Thiboutot, de Plessisville, font leur pèlerinage de pêche annuel depuis une douzaine d’années.Lorsque les enfants acceptaient de suivre, ils partaient en famille loin des vaches, des poulets et des champs, même si le poisson n’était généralement pas abondant.Aujourd’hui, les enfants font bande à part, et c’est tout simplement en couple que Claire et Maurice vivent le plus souvent leurs quelques jours en camp de En théorie, depuis que Maurice se réserve à la production acéricole, il devrait avoir le temps d’aller à la pêche plus souvent qu’autrefois.Cependant, les Lionel Levac est journaliste.11 000 entailles de son érablière de Laurierville et des deux autres installées sur le territoire de Plessisville le gardent bien occupé.Son épouse et lui doivent s’y prendre à l’avance pour se trouver un long week-end à deux.Claire est libraire à Plessisville.À compter de la mi-juillet, elle prépare la rentrée scolaire.Après l’automne chargé vient le temps des fêtes.En début d’année, c’est la période des bilans financiers — de la librairie comme de l’exploitation acéricole.Ensuite, on se prépare aux sucres.Avant l’été, il faut tout nettoyer et remettre à l’ordre.Puis, la roue continue de tourner pour Claire et pour Maurice qui, de son côté, a du bois à éclaircir, des tuyauteries à réparer ou modifier, des aménagements à compléter à la cabane ou quelques dossiers syndicaux à régler.« On n’a pas le choix : c’est au début de juillet qu’on va à la pêche », dit Claire.Après avoir eu un troupeau laitier, produit de la volaille et fait de la grande culture, Maurice Vigneault concentre maintenant son énergie dans l’érable.Depuis trois ans, il ne fait que ça.Philosophe, il se demande si les choses finiront par véritablement bien aller un jour.En 2000, il a acquis l’érablière trop tard pour profiter des bonnes coulées de février.En 2001, la production de sirop n’a atteint que les deux tiers de la normale.Bref les débuts dans cette production n’ont guère été faciles pour lui.Maurice répète à qui veut l’entendre ce que son père lui disait : « Pour régler tes problèmes, va travailler ».De nos jours, ça ne suffit plus, précise-t-il : « Aujourd’hui, il faut décrocher régulièrement.Pour nous, c’est en allant à la pêche.» k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET/AOÛT 2002 (57) RechEgiS Plus de la moitié des Canadiens croient que le choix d'aliments joue un rôle important en préven tion de maladies chroniques.Les consommateurs québécois croient aux vertus préventives des aliments fonctionnels et des nutra ceutiques, malgré leur manque de connaissances sur le sujet.par Pascal Bouchard Pascal Bouchard, agronome, est étudiant à la maîtrise en sciences animales à l’Université Laval.La publication de ce texte a été rendue possible grâce au CRSNG, au Bulletin des agriculteurs, à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation et à I ’Ordre des agronomes du Québec.Quelle relation existe-t-il entre les yogourts avec ferments, les jus et le lait enrichis de calcium et les œufs oméga 3 ?Ce sont des aliments fonctionnels qui abondent déjà sur les tablettes des épiceries.Plusieurs consommateurs achètent ces produits, sans toutefois être bien informés des bienfaits qu’ils procurent à leur santé.C’est ce qui ressort d’un sondage effectué en 2001 par des chercheurs du Centre de recherche en économie agroalimentaire (CRÉA) et de l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval.Plus de 1000 consommateurs de par le Canada y ont répondu.Santé Canada reconnaît que les aliments fonctionnels et les nutraceutiques peuvent réduire les risques de développer certaines maladies chroniques.Ces aliments ont été conçus pour apporter — en plus des éléments nutritionnels de base — des éléments supplémentaires visant une meilleure santé.Par exemple, le lait et les yogourts fermentés au Bifidus améliorent le fonctionnement digestif, les œufs riches en oméga 3 réduisent les risques cardiovasculaires, et les pains enrichis d’iso-flavones contribuent à réduire le risque de cancers du sein et de la prostate, ainsi que l’ostéoporose.« Plus de la moitié des Canadiens croient que le choix d’aliments sains joue un rôle important en prévention de maladies chroniques, révèle Gale West, co-chercheure de l’étude.De plus, les résidants du Québec et des Maritimes seraient les premiers intéressés à essayer les nouveaux aliments fonctionnels et les nutraceutiques mis en vente sur le marché.» L’étude démontre aussi qu’environ 44 % des Canadiens sont sceptiques face à la validité de l’information inscrite sur les produits.Pour l’instant, Santé Canada interdit toujours aux fabricants de mentionner sur les étiquettes les propriétés bénéfiques que pourraient apporter les aliments fonctionnels et les nutraceutiques.L’autre segment de l’enquête a démontré que plus de 72 % des répondants sont prêts à débourser davantage pour consommer des produits aux propriétés bénéfiques pour la santé.Enfin, les consommateurs sont davantage intéressés à acheter des aliments fonctionnels et des nutraceutiques plutôt que des produits biologiques ou génétiquement modifiés (OGM).« Par exemple, 83 % des répondants n’achèteraient pas de sauce tomate OGM, et plus de 62 % ne paieraient pas davantage pour obtenir de la sauce tomate biologique », confirme Mme West.Il est aussi important de mentionner que les aliments fonctionnels et les nutraceutiques ne font pas appel à des manipulations génétiques; ils sont donc exempts d’organismes génétiquement modifiés.« Chose certaine, ils pourraient obtenir un succès encore plus important si les consommateurs étaient mieux informés », croit Gale West, te 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 S/ieJgflEiB Jamais trop tard po rs'amuser ! Peu importe la saison, Denis Langlois estime essentiel de se divertir et il apprécie particulièrement le faire en famille.Il y a 168 heures dans une semaine, et Denis Langlois réussit à en réserver une vingtaine à des loisirs.En fait, dit-il, je travaille 60 heures, je dors 60 heures, et environ 25 heures sont consacrées aux repas et à quelques périodes de repos.La vingtaine d’heures qui reste est consacrée systématiquement à des loisirs, seul, en famille ou avec des amis.Denis Langlois est producteur de porcs et de pommes de terre.Il fait aussi de l’orge et du canola, en rotation avec sa culture principale.Il est également maire de la municipalité de Saint-Léonard-de-Portneuf.Naisseur-finisseur, il possède 225 truies.Il cultive 150 hectares, dont une soixantaine en location.Ses | pommes de terre sont vendues à un emballeur et à une | usine de pré-pelage de laMauricie.L’orge qu’il récolte sert à l’alimentation de ses porcs.Le canola, lui, va à une usine de pressage.Lionel Levac est journaliste.>>> Denis Langlois consacre une vingtaine d'heures par semaine à des loisirs, seul ou avec des membres de sa famille.CHÂTELAINE FETE AUSSI ¦Anniversaire du BULLET Offre exclusive d'abonnement réservée aux abonnés du Bulletin Profitez de cette offre dès maintenant : • par Internet à www.chatelaine.qc.ca/lebulletin/ • par téléphone au (514) 843-2552 ou • par télécopieur au (514) 845-6261 • par la poste au 1001, boul.De Maisonneuve Ouest, C.R 848, Succ.B, Montréal (Québec) H3B 3K5 I &XOUI ! Abonnez-moi à Châtelaine pour 12 numéros, à 12,50 $ plus taxes*.?Nouvel abonnement ?Renouvellement (total taxes incluses) 14,38 $ autres yrov 13,38 $ | Code de rés.: P27BUL0G0 ] | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 159 ^ OFFRE EXCLUSIVE 85e anniversaire aux lecteurs du Bulletin des agriculteurs üiOGÜlfW» L'actualité * V.Mffifrmr SOPHltJLjffi L'actuairte mn-iisBK Abonnez-vous à 20 numéros de L'actuali pour 33,95 $* et obtenez 3 numéros additionnels GRATUITS Profitez de cette offre dès maintenant à : www.lactualite.com /lebulletin/ La ferme l’occupe beaucoup, certes.Avec son employé à temps plein et quelques-uns à temps partiel pendant les périodes de pointe, elle crée trois emplois permanents.La gamme d’activités que Denis Lan-glois pratique est si étendue qu’il a peine à tout énumérer.De l’automne au printemps, il suit assidûment le hockey bantam que pratique son fils Mathieu, 15 ans.La belle saison venue, il veille au soccer de ses filles Pascale (12 ans) et Emilie (9 ans).Bientôt, il ira voir le ballet-jazz d’Alexandra, la benjamine (5 ans).Avec sa femme, Hélène Piché, il fait régulièrement de longues promenades, même l’hiver.S’il a l’ambition de trajets plus longs, l’été bien sûr, il part à bicyclette, seul parfois, mais le plus souvent avec les enfants.De retour à la maison, et même si la nuit est tombée, il joue souvent au badminton sur un emplacement éclairé qu’il a aménagé.Dès qu’il le peut en mai, Denis Langlois va à la pêche.Lui et quelques amis ont des « trous » assez prolifiques dont ils ne révéleraient pas l’emplacement même sous la torture.Aussi, au moins une fois par saison, toute la famille se rend au lac des Passes en Haute-Mauricie, pour quelques jours de pêche.Denis Langlois aime bien par ailleurs jouer au golf, et les terrains ne manquent pas dans la région de Québec.L’hiver, il sort raquettes et moto-neige.Question de briser la routine, il lui arrive de rouler 5 ou 10 minutes, d’arrêter, de chausser ses raquettes et de marcher en forêt, dans le calme, durant quelques heures.Il fait aussi des sorties fort appréciées avec les enfants.Il est bon de quitter les bâtiments, le troupeau, les travaux, les tracas ne serait-ce qu'une petite demi-heure, et d'aller sentir le grand vent.En tant que producteur et maire, Denis Langlois doit lire beaucoup de documents.Il aime bien les mettre de côté et se plonger dans un journal ou des magazines.À l’occasion, il s’offre un roman.Pour lui, toutes ces activités sont essentielles, à sa santé physique peut-être, mais surtout à son équilibre mental et à une relation riche avec toute la famille.Qu’il se retrouve à l’hôtel de ville avec des concitoyens, à l’aréna avec la famille ou en pleine forêt à n’entendre que le vent, Denis Langlois trouve chaque fois de quoi se satisfaire, se détendre, s’enrichir et « se rééquilibrer », comme il dit.fe 60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 : LIONEL LEVAC « Je me suis retroussé les manches et j'ai rebâti, tout en étant plus conscient des risques », dit le producteur porcin Eric Gaudreau.B3ZBSBBŒ! Eric Gaudreau devant son nouvel engraissement Au même endroit se trouvait la porcherie en rénovation qui a brûlé en avril 2001.Souvent, la nuit, je me réveille en sursaut et je crois revoir cette lueur jaune à la fenêtre.J’ouvre rapidement le rideau et je constate chaque fois qu’il s’agit de la nouvelle lampe au mercure qui éclaire la cour et les bâtiments.» Eric Gaudreau dort mal depuis l’incendie de sa porcherie principale, à Val-court, le 25 avril 2001.Il revit les événements presque chaque nuit.Vers 4 heures 30, ce mercredi matin-là, des crépitements le réveillent.Avant même d’écar-ter le rideau, il sait qu’il y a le feu.Et alors qu’il chausse ses bottes et se précipite dehors, il sait aussi qu’il n’y a rien à faire pour éviter que tout le bâtiment n’y passe.Quinze minutes plus tard, policiers et pompiers sont là et, vers 6 heures 30, tout le monde est reparti : la porcherie n’est plus qu’un amas de débris fumants.Pour Lionel Levac est journaliste.yeux et j’étais complètement abattu.La famille, les amis sont là A peu près tout le m onde avait un jour ou l’autre donné un coup de main aux travaux parce que nous avions entrepris, trois ans plus tôt, de rénover la ferme.Tout le monde était au moins aussi découragé que moi.Mais je me suis retroussé les manches, et nous avons rebâti.» L’incendie d’origine électrique a pris naissance dans un mur séparant la partie rénovée de celle où devaient se faire des travaux les jours suivants.Normalement, la bâtisse abritait 800 porcs.Au moment de l’incendie, il n’y en avait heureusement que 100 prêts à livrer à l’abattoir et 100 autres, qui avaient été installés dans la partie rénovée.«Je venais de louer un petit engraissement d’une capacité de 300 porcs pour pouvoir y transférer les animaux pendant la rénovation.Or après l’incendie, il m’aurait fallu 800 places.J’ai donc subi des Si les porcs savaient tout le travail qu'Eric a fait depuis un an.d'une certaine manière pour leur sécurité ! Eric Gaudreau commencent alors de longs mois de tracas, de négociations et de travail supplémentaire.Au début, c’est le moral qui est le plus atteint.« Durant trois, quatre jours, j’avais constamment les débris sous les LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 61 Viëjnreia pertes d’exploitation importantes, en plus des 200 têtes qui ont péri dans l’incendie.» La protection des assurances Dès le matin de l’incendie, l’assureur est avisé.«Je me suis rendu compte que Nous avons ajouté une nouvelle option à nos prêts.Lorsque les choses vont bien, le prêt Agri-flex vous permet de prendre une pause et de reporter vos paiements de capital afin d'affecter à l'expansion les fonds ainsi libérés.Vous pouvez aussi prendre une pause lorsqu’il y a un ralentissement, pour vous donner une plus grande marge de manœuvre.Qui offre des prêts flexibles à l’agriculture?Qui d'autre que Financement agricole Canada (PAC) anciennement la Société du crédit agricole car l'agriculture est notre raison d'être.Pour en savoir plus, communiquez avec nous au 1 877 332-3301.Ou visitez notre site Web à l'adresse suivante : www.fac-fcc.ca ^/cc Financement agricole Canada L'agriculture notre raison d'être.Canada Le bâtiment qui était en rénovation aurait eu sensiblement la même allure, et les mêmes équipements s'y seraient retrouvés.La différence, c'est que maintenant, même l'ossature de la porcherie est neuve.j’étais assez bien protégé par ma police et que mon dossier d’assurance avait été bien monté.» Eric Gaudreau aura tout de même de fastidieuses démarches à mener avant de retrouver une porcherie de capacité égale à celle qu’il a perdue.«J’avais déjà l’essentiel des plans, parce que j’étais en rénovation.Il fallait toutefois de nouveaux devis.L’assureur, de son côté, faisait aussi des évaluations.Pas question de valeur à neuf, parce qu’il s’agissait d’un vieux bâtiment en rénovation.Il a fallu que j’argumente pour que l’on paie de nouvelles fondations, les anciennes ayant été rendues inutilisables par le feu.» Tous comptes faits, question construction, les coûts et les emprunts à la Caisse ont été un peu plus élevés que prévus.De plus, Eric Gaudreau se retrouve sans garage et atelier mécanique.Il estime néanmoins s’en être bien tiré.Quant aux pertes d’exploitation, Eric a demandé au Groupe Conseil Agricole, dont il est l’un des administrateurs, d’en faire le calcul.L’assureur a demandé, de son côté, un autre avis.Les chiffres étaient les mêmes.L’assurance a donc essuyé les pertes, c’est-à-dire, pour l’essentiel, la différence entre le prix du porcelet qu’il a fallu vendre pendant plusieurs mois et celui du porc fini qui aurait normalement été livré.À vos marteaux ! Le calendrier de rénovation initial était bien établi.Cependant, l’incendie a tout bousculé.« L’entrepreneur devait venir en mai.Après l’incendie, il était impossible de commencer la reconstruction avant juin.L’entrepreneur avait alors 62/ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 QUELQUES CONSEILS d’autres chantiers.Il est donc venu faire les fondations en juillet, et ce n’est qu’en août que la structure a été montée.» Eric Gaudreau s’empresse d’ajouter : « Normalement, tous nos travaux devaient être terminés avant août : Annie (Richer) et moi allions nous marier.Nous l’avons fait, mais en plein chantier ! » Il reste à réparer l’extérieur de l’ancienne grange.Au lendemain de l’incendie, des experts en sinistres offraient leurs services pour régler le dossier auprès des assurances.« J’ai refusé et j’ai tout fait moi-même.Je suis en quelque sorte devenu expert en sinistres.» Eric Gaudreau en a eu pour quelques mois, à raison d’une quinzaine d’heures par semaine, à tout suivre, calculer, vérifier, contre-vérifier et demander des évaluations pour obtenir une indemnisation.«J’aurais peut-être dû confier cela à un expert en sinistres, même si ses services m’auraient coûté de 4 à 5 % du règlement total.» Nouvelle sentinelle Maintenant, la ferme est équipée d’un système d’alarme qui surveille la température de chaque salle, dans chacun des bâtiments.À la moindre anomalie, il se déclenche.« Avant l’alarme comme telle, il y a l’avertissement : bip, bip.Vous pouvez être sûr que je suis toujours rendu à la boîte de contrôle avant la phase deux ! » précise Eric.Depuis un an, Eric travaille en étroite collaboration avec l’inspecteur de sa compagnie d’assurance.« Dans mes vieilles bâtisses de Sainte-Anne-de-la-Rochelle où se trouve la maternité de 185 truies, j’ai refait le système électrique.Partout, les éleveuses ou les couveuses au gaz sont maintenant retenues par deux chaînes.Même dans la maison, nous nous comportons différemment.Je ne suis pas complètement à l’abri d’un autre incendie, mais un système d’alarme de pointe me rend en mesure d’intervenir très rapidement et, peut-être, d’éviter le pire.» te Armand Gaudreau assiste quotidiennement son fils.Il est d'ailleurs toujours associé d'Eric dans la Porcherie des Montagnes.Ici, il procède à la pesée des porcs.Les moulées sont produites à la ferme même.L’expérience donne de l’assurance, pourrait-on dire.Eric Gaudreau estime que la meilleure façon d’éviter des complications en cas de catastrophe est de bien préparer son dossier d’assurance, avec son assureur.Il faut prendre des photographies de chaque pièce, noter la valeur de chaque appareil, avoir les factures de travaux.Il faut aussi se plier aux exigences de l’assureur.Malgré tout, le plus important est probablement une question d’attitude : être conscient des risques.Dans le décor des pentes douces et allongées typiques à l'Estrie, la ferme d'Eric Gaudreau.À l'emplacement principal, la vieille grange (à gauche) a été transformée en porcherie.À droite, on voit le nouvel engraissement quia remplacé le bâtiment incendié le 25 avril 2001.La maternité de 185 truies, elle, est située à Sainte-Anne de-la Rochelle.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 ( 63' PHOTO : EMMANUELLE ARÈS PHOTO : MARTIN LAPRISE Quand on y élève plus de quelques biquettes, une ferme caprine présente autant d'exigences et de potentiel qu'un autre secteur agricole.Y AURA-T-IL UN JARDIN QUI S'APPELLE LA TERRE ?L'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) sait JÊjÊtœ' , que son suc- *£rr ces passera M par l'innova- W/ * * tion.Ce ne sont donc pas les idées qui lui manquent pour préserver la santé de notre planète.BYE,BYE, MON CHAUFFEUR ! Le GPS prend le volant des tracteurs.Même les tracteurs sur roues profiteront bientôt de l'autoguidage.Sans cabine, le « chauffeur » aura de nouvelles responsabilités.DE MOIS EN MOIS.NOOS COLTIVONS LA MÊME PASSION I ADONNEZ VOOS SANS TARDER.Offre spéciale If Bulletin des agriculteurs .Prénom Ville : Code postal : _ Courriel :_______ „ Province : _ .Tél.: ( Durée de l'abonnement : O un an 40,21 $ O deux ans 72,41 $ O trois ans 96,57 $ O chèque ci-joint Q envoyez-moi la facture Q q No de carte : Mill Mill II II I Mill Date d’expiration : I I I / Signature : ____________________________________________________________________________________ Date :____________________________________________________________________________________________ Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N°TVQ 1016624728 N"TPS R137813424 Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent, Québec H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com ! TARIFS D’ABONNEMENTS Entreprise : Adresse : _ 29 Notre magazine fête bientôt ses 85 ans d’existence et il nous fait toujours aussi plaisir de vous informer et de vous conseiller sur le domaine de l’agriculture.C’est pourquoi nous sommes heureux aujourd’hui de vous proposer la possibilité de choisir entre deux offres : Un anniversaire, ça se fête ensemble ! ?En vous réabonnant, VOUS NE PAIEREZ QUE 85 °/o du tarif régulier de l’abonnement.?En offrant un abonnement, vous savez que celui à qui vous l’offrez pensera à vous chaque mois.DEVENEZ PARRAIN* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! PARRAINE N’HESITEZ DONC PLUS ! Pour vous abonner, il vous suffit de remplir les coupons ci-joints.?Choisissez l’une des deux offres proposées JAMAIS VU \ *Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.Bulletin De mois en mois, nous cultivons la même passion ! VOUS POUVEZ AUSSI RENOUVELER VOTRE ABONNEMENT GRÂCE AUX AGENCES D’ABONNEMENT.Les Éditions du Terroir est l'agence officielle de recrutement des abonnements pour Le Bulletin des agriculteurs.Nos représentants vous solliciteront lors d'une visite ou par téléphone : ÉDITIONS DU RROIR 1 888 321-5558 CENTRE DU QUÉBEC SUD DU QUÉBEC SAGUENAY LAC- SAINT-JEAN Jean-Jacques Lessard Myriam Sainson Roger Barrette Jeanne-D'Arc Gamache LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AUTORISE D'AUTRES AGENCES A VENDRE DES ABONNEMENTS.Club de Revue Moderne Québec, QC (418) 692-0504 Ebsco Canada limitée Saint-Lambert, QC 1 800 361 -7322 Gamma 2000 Montréal, QC 1 866 253-3503 Groupe Somitel Québec, QC 1 800 868-5892 ICLVCCRP Kelowna, C.-B.1 800 665-5133 QSP / Sélection Hull, QC 1 800 667-2536 du Reader’s Digest Rabais Campus Montréal, QC 1 800 265-0180 RoweCom Canada London, ON 1 800 263-2966 (Faxon Canada) Des questions concernant votre abonnement ?Pour toute information concernant votre abonnement ou pour nous faire part d’un changement d’adresse, communiquez avec notre service à la clientèle.Région de Montréal : (514) 333-9145 Extérieur : 1 800 665-5372 par Léon Guertin avoir * l'agrément Faites de votre atelier un endroit où il fait 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 bon travailler.L’équipement des producteurs agricoles change, et les aires de travail évoluent au même rythme.La dimension d’un atelier tient toujours compte de la dimension du plus gros tracteur fixé à la plus grosse machine.Pensez comme il est agréable, l’automne, de pouvoir entrer tracteur et charrue dans un atelier chauffé pour en faire l’entretien.Il en est de même au moment du changement des pointes du vibrocukeur durant les journées pluvieuses du printemps.L’hiver, vient le temps de faire les réparations importantes de grosse machinerie comme la moissonneuse batteuse, qui reste souvent quelques semaines à l’atelier.Il faut aussi prévoir assez d’espace pour pouvoir entrer le tracteur qui déneige ou la camionnette à laver.La ferme Roflamme a choisi une bâtisse de 60 pieds sur 160 pieds présentant 16 pieds de hauteur intérieure et comprenant une section de 55 pieds sur 60 pieds isolée et chauffée.On peut là aussi entrer le tracteur articulé à roues triples fixé au cultivateur par la porte de 25 pieds sur 14 pieds et travailler autour de la machine.La toilette avec douche ainsi que la cuisinette et la salle de réunion rehaussent la qualité de vie au travail de ceux qui passent la journée dans l'atelier.Laurent Leblanc et ses fils Jocelyn et Pierre-Luc ont choisi une structure d'acier de 70 pieds de largeur sur 170 pieds de longueur.La partie chauffée mesure 50 pieds sur 70 pieds et comporte une hauteur de 20 pieds près des murs et 32 pieds au y centre.Les trois portes électriques de 24 pieds sur 15 pieds de î hauteur permettent une circulation facile des tracteurs avec la 5 machinerie.L'aménagement d'un bureau dans un endroit isolé g où l'on peut recevoir les fournisseurs et centraliser la paperasse ï de l'entreprise s'avère un ajout intéressant.Léon Guertin est agronome et ingénieur.La structure de bois est encore très populaire dans le cas de bâtiments faisant jusqu'à 60 pieds de largeur.Les fermes tri-angulées (truss) en bois de 40 pieds et moins sont souvent moins coûteuses que les structures d'acier.Selon les fabricants, certaines structures d'acier permettent de suspendre une moufle à chaîne (chain block) au plafond pour soulever des pièces comme les doubles roues de tracteur.Si la structure est en bois, des colonnes d'acier doivent soutenir la poutre de la moufle à chaîne.Certains producteurs construisent un bâtiment indépendant; d'autres préfèrent jumeler l'atelier à l'entrepôt de machinerie.L'atelier chauffé des fermes Michaudville mesure 40 pieds sur 70 pieds et 14 pieds de hauteur à l'intérieur; on y accède par une porte de 24 pieds sur 14.L'atelier n'est relié à aucune autre bâtisse.On peut fermer la porte même une fois le tracteur articulé avec la charrue de sept versoirs sur place pour leur entretien. Les revêtements intérieurs de contrepiaqué ou de bois aggloméré ont l'avantage de donner de la rigidité à la bâtisse et permettent de fixer facilement différents appareils ou supports au mur.Il est préférable de peindre ces revêtements en blanc pour améliorer la luminosité intérieure.Une surface lisse (glacée) facilitera le lavage.Un revêtement en tôle émaillée blanche reflète bien la lumière et se lave bien.Attention, toutefois, à ne pas bosser la tôle en appuyant des pièces lourdes contre le mur.L'ondulation du métal améliore sa résistance mais complique son entretien.Évitez d'orienter les ondulations de la tôle à l'horizontale, car une telle installation retiendrait inutilement la poussière.Le revêtement de plastique utilisé dans les étables ou les porcheries se nettoie très bien et résiste aux bosses.S'il est préalablement collé à l'usine sur un contre-plaqué, il a moins tendance à onduler.Il faut toutefois le protéger aux endroits où il y aura de la soudure ou du meu-lage.Vérifiez avec votre assureur les distances minimales à observer.Les aérothermes au gaz propane sont assez populaires pour chauffer ce genre de bâtiment.Ils ont l'avantage de réchauffer rapidement l'atmosphère à l'ouverture et la fermeture des portes.De plus, ils sont faciles à installer et ne demandent qu'une petite cheminée horizontale à travers le mur.Le summum du confort serait obtenu par le chauffage du plancher.Les tubes de glycol circulent dans le béton et maintiennent le plancher chaud.En plus d'ajouter au confort du travailleur, cette installation accélère le séchage du plancher après le lavage.Après le coulage du plancher, il faut toutefois s'abstenir de scier ou de perforer le béton.Le glycol est chauffé au propane ou à l'huile.S'il y a beaucoup de va-et-vient et que les portes sont souvent ouvertes l'hiver, l'ajout d'un aérotherme à glycol peut hâter le réchauffement de l'atmosphère.Le fini glacé du plancher de béton facilite le nettoyage.Une légère pente dirige les eaux de lavage ou de la fonte de neige vers un siphon de sol.Ce dernier est muni d'un dessableur (« trappe à sable ») qui retient la boue.Assurez-vous de pouvoir passer une pelle à rigole sur toute la longueur du siphon au moment du récurage.On entrepose les filtres et les lubrifiants nécessaires à l'entretien de la machinerie dans des armoires fermées.D'autres compartiments peuvent servir à ranger peinture et clous à l'abri de la poussière.On peut placer les pièces de rechange sur des étagères.Une mezzanine au-dessus des toilettes ou du bureau sert à l'entreposage de longue durée.Un tel atelier recèle aussi plusieurs milliers de dollars d'outils et d'équipement.Aussi, il faut prévoir fermer toutes les portes à clé et installer un système de sécurité qui éloigne les voleurs.Des prises électriques doubles de 110 volts, provenant de deux circuits indépendants distribués régulièrement autour de la pièce, éliminent les longs fils.Il faut prévoir trois prises de 240 volts pour la soudeuse ou la laveuse à pression disposées stratégiquement, dont une près de l'établi et une autre près de la porte.Les lampes au mercure au plafond assurent un éclairage puissant qui facilite le travail.Il faut aussi un éclairage fluorescent supplémentaire au-dessus de l'établi et un éclairage temporaire incandescent pour les simples va-et-vient, lorsqu'il n'est pas nécessaire d'allumer les grosses lampes, longues à allumer.Il est aussi intéressant d'aménager un circuit d'air comprimé de 3/4 de pouce de diamètre relié au compresseur avec des sorties de 3/4 et 1/2 pouce réparties aux endroits stratégiques autour de la zone de travail.N'oubliez pas l'établi et la porte de sortie.Il en est de même pour la laveuse à pression.Un ventilateur mural élimine les gaz d'échappement et l'humidité produits pendant les lavages.Des ventilateurs de plafond aident à faire descendre la chaleur, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 (67) L E S_G E N S.BONJOUR, JE M'APPELLE JULIEN PELAVILLE! .LE NEVEU PE LA PAME QUI HABITAIT CETTE MAISON.Delav BONJOUR ! VIENS ON VA ALLER RENCONTRER NOS NOUVEAUX VOISINS ! VOICI CHARLES NOTRE GARÇON ET MOI ARIANNE.TOUT LE MONPE PEHORS ON VA SE PROMENER ! f MAU, MAU-AU-RICE MAURICE!!! CHARLES ! 3 ON AURAIT PAS OUBLIE QUELQU'UN PANS LA MAISON.TORPINOUCHE! AIPEZ-MOI QUELQU'UN.68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOOT 2002 Les grosses fermes, ce n’est pas la fin du monde En Amérique du Nord, le nombre de grandes entreprises agricoles change rapidement.Si elles attirent tous les regards, il ne faudrait pas oublier toutes les autres.Dans une réunion d’agriculteurs en juin dernier, le sujet de l’heure tournait encore une fois autour du prix des terres.L’un d’eux lance avec amertume : « Ils ne sont pas nombreux à faire monter le prix des terres.Deux ou trois gros producteurs, peut-être.» Son voisin lui répond : « On ne bâtit pas une route en n’utilisant que des grosses pierres.Elles peuvent servir à faire la fondation tout au plus.» Les dernières statistiques du recensement agricole 2001 arrivées en mai dernier nous apprennent que le revenu brut moyen des fermes québécoises est passé de 140 000 $ à 190 000 $ entre 1995 et 2000.Cependant, ce qui inquiète beaucoup de producteurs, c’est la croissance du nombre des grandes fermes au Québec, qui est passé de 1534 à 2268 en seulement cinq ans.Presque 70 % de notre production agricole sont maintenant concentrés dans 6400 fermes tout au plus.C’est à peine 20 % de l’ensemble de toutes les fermes de notre territoire.La situation est plus marquée en Ontario, où 15 % des entreprises agricoles sont responsables de 68 % de toutes les ventes dans cette province.Aux Etats-Unis, c’est la démesure : 2 % des fermes les plus grosses produisent autant que toutes les autres réunies.C’était suffisant pour faire hurler les économistes américains au lendemain de l’annonce du nouveau Farm Bill et ses 200 milliards de dollars américains réservés à l’agriculture.Au-delà du signal envoyé au reste du monde à l’aube des prochaines négociations de l’OMC, les économistes dénoncent que 150 de ces milliards ou plus iront enrichir une poignée d’agriculteurs déjà très riches, soit 10 % de l’ensemble de la communauté agricole américaine, évalue-t-on.Notre regard est souvent porté vers les grosses fermes.Toutefois, comme l’explique l’Américain Peter Reese, conseiller auprès de la petite ferme, ces grandes entreprises font la plupart du temps le choix du volume au détriment de la marge bénéficiaire.Pour rester en affaires dans des fermes de dimensions plus modestes, il faut faire exactement l’inverse.Dans son livre intitulé New Hope for Family Farms (traduction libre : « Nouvel espoir pour les fermes familiales »), Reese y va de quelques conseils simples comme des rencontres familiales portant sur les perspectives d’avenir et sur le choix d’un objectif commun.Le point le plus important pour lui consiste à se concentrer sur le revenu net plutôt que sur les gros chiffres.Dans cet exercice de projection dans l’avenir, Reese suggère de prévoir ses revenus des cinq ou sept prochaines années.C’est à ce moment que l’on prend la décision de changer ou de garder sa production.Pour changer, il faut essayer de prévoir les besoins à venir des consommateurs et s’éloigner des denrées où le volume fait loi.Pour le conseiller Reese, tout commence autour de soi en redécouvrant sa communauté locale.Pour un plaisir partagé.Parlez-en au petit Roi de la Patate de votre coin qui, sans avoir l’ampleur d’un McDo, sait bien se tirer d’affaire en ne travaillant que l’été.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon@lebulletin.com).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET AOÛT 2002 f 69) Information : Claude Larochelle Tél.: (514) 843-2114 Fax : (514) 845-6261 Mini-remorques M⌠WA£ I Mini-remorques (modèles 854/856) pour tracteurs à pelouse (540 ou 856 tr/min à la prise de force durant la tonte, minimum requis de 13,5 ch à la pdf).Sur attelage trois points.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H Laning & Sons Ltd.Farnham, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 laning@kwic.com www.laning.ca OFFRAGES Mot B 1**»»»••• Bernard Pulfer 645 CARON, WICKHAM, (QUÉBEC) JOC 1SO BUR : (819) 398-6365 FAX : (819) 398-5168 Courriel : coffmb@dr.cgocable.ca Site web : oolfragesmb.qc.ee LA QUALITE A UN NOM DURACOOL• 12a jXIOUV-ELAU réfrigérant écologique de QUALITÉ SUPÉRIEURE, sans CFC, HCFC ni MFC Pour commandes ou information : BERNARD BRUNET Tél.: (450) 688-4818 • 1 866 688-4818 Télécopieur : (450) 419-7918 www.deepcool.ca Le remplacement de choix au R-12 et au R-134a, compatible avec les huiles minérales et synthétiques, y compris les huiles PAG et ESTER ¦ Jusqu’à 30 % plus efficace que le R-134a ¦ Disponible en caisses de 12 canettes de 6 oz, et en bombonnes de 30 et 50 Ib UN TRES BON RAPPORT QUALITE I- PRIX ! 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Les seuls bâtis comme les gros 6 modèles disponibles Profondeur de creusage 6'6" à 12'6" Portée de 9" à 14'6" Bennes 9" à 36" et fourche à fumier Tous s'installent sur l'hydraulique 3 points de votre tracteur Livraison et installation incluses Achetez directement du distributeur et économisez Tél.: (819) 821-2015 Fax : (819) 820-0490 1 888 821-2015 MACHINERIE cUSAGÉE Entreposage ¦ Se plie à n'importe quel terrain ¦ Les ciseaux favorisent un gazon en santé ¦ Tailles de coupe réglables ¦ Largeurs de coupe de 4 pi, 6 pi, 8 1/2 pi facile Marche arrière Très manœuvrable Tonte de niveau professionnel Communiquez avec voire concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H Laning & Sons Ltd.Farnham, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 ROBERT H.LANING & SONS LTD.Ianing@kwic.com www.laning.ca tu9X1X0 Equipement do Distributions CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc., 215, Rapide Plat Nord, St-Hyacinthe, QC.J2S 8B1.Tél.: (450) 799-5170 Télec.: (450) 799-5171 Ajustez facilement votre tamis supérieur ! Les nouveaux tamis supérieurs et inférieurs ajustables de Loewen utilisent un levier à ressort gradué pour un ajustement facile et précis.Les bras d'ajustement en nylon et les coussins dans chaque ouverture réduisent la friction, l'usure et les bris.Les volets de remplacement individuels, les câbles et les pièces en nylon facilitent les réparations.•Faciles à ajuster «Réparables leBulletin des agriculteurs DISTRIBUES PAR www.lebulletin.com Avec Mapleseed, on récolte ce que l’on sème MAPLESEED* Consultez votre marchand local ou téléphonez au I 800 461-7645 MAPLESEED QUÉBEC Ste-Rosalie, Québec I 877 511-4566 Rep.Christian Duchesneau Depuis 118 ans, nous fournissons des semences fourragères aux agriculteurs canadiens.Nous avons toujours répondu aux demandes des agriculteurs, ce qui nous a amenés à développer et à mettre en marché de nouvelles variétés garantes de votre succès.Mapleseed a réussi ceci en se concentrant uniquement sur le marché des semences fourragères.FlÉOLE.MISEZ SUR LE MEILLEUR.FLÉOLE AC ALLIANCE ¦ Le partenaire idéal de la luzerne pour maximiser le rendement en foin et en ensilage à toutes les coupes.¦ Une variété hâtive adaptée pour le Québec.¦ Rendements très élevés (104 % dans les essais du CPVQ).¦ Regain supérieur (I 12 %, le meilleur dans les essais du CPVQ).Luzerne.four la qualité, le rendement et LA RÉSISTANCE à L'HIVER.I_A LUZERNE RENAISSANCE Voilà ce qu’on recherche d’une bonne luzerne.Et c'est ce que Mapleseed offre avec Renaissance, une nouvelle luzerne à haute digestibilité avec une tige très fine et à regain rapide pour plus de qualité et de coupes par année.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 71 1 nouveau LE RECORD DE MICHELIN Dans un concours de labour tenu près de Bordeaux, en France, Michelin a relevé le défi en battant le record du monde de 209 hectares en 24 heures.Chaussé de pneus agricoles MACHXBIB, l’ensemble tracteur-charrue de Michelin a réalisé plus de 251 hectares en 24 heures, à une vitesse moyenne de 10 hectares à l’heure.Les MACHXBIB sont conçus pour les tracteurs de forte puissance.Ses sculptures favorisent une longueur d’empreinte au sol importante qui lui confère une capacité de traction exceptionnelle.Ce pneu a d’ailleurs remporté le prix de l’innovation technique au salon EIMA 2001 de Bologne (Italie).LA DISCRETION EN CHARIOT Les nouveaux chariots LR-20 et LR-30 Lift and Rotate de White ont été conçus pour circuler en toute discrétion sur la route.Ce sont les premiers chariots à permettre le transport de divers types de semoirs en occupant moins de 10 pieds de largeur.Un relevage en trois points et un mécanisme de rotation de position commandé de la-cabine même permettent un passage rapide et aisé du champ à la route.VALTRA MANIABLE Le tracteur de série X Valtra est muni d’une direction à châssis articulé.Ces modèles à quatre cylindres de 100, 110 ou 120 ch à la pdf ont été conçus en fonction de multiples travaux agricoles, forestiers et urbains.L’angle de braquage maximum du joint de 42 degrés et le cercle de braquage de moins de 10 mètres leur confèrent une excellente manœuvrabilité, dans les espaces restreints comme dans les passages étroits, les cultures Interlignes, les sentiers forestiers et les ruelles.Changement de direction et réglage des vitesses s’effectuent aisément grâce à la transmission HiTech pilotée par ordinateur.De plus, les roues arrière suivent le tracé des roues avant, réduisant les dommages aux cultures.Information : www.valtra.com NOUVELLE GENETIQUE PORCINE AU QUÉBEC Mondialement connue, la firme de génétique porcine PIC a maintenant au Québec un multiplicateur qui produit la prolifique truie C22.Dans la ferme assainie de Saint-Michel-de-Napierville, on offrira également la cochette grand-parentale GP 1050 aux éleveurs intéressés à produire leurs propres cochettes de remplacement C22.Les deux types de cochette seront offerts à partir du poids de 5 kgjusqu’à l’âge de 6 mois.PIC offre également la semence du verrat terminal PIC 327MQ, déjà utilisée partout au Canada.Ce verrat négatif aux gènes Hal et Rn est reconnu pour sa faible épaisseur de gras dorsal et sa forte teneur en muscle.Information : (514) 707-4110.DES MAGNUM PLUS PUISSANTS La nouvelle série Magnum se reconnaît-par des extensions aux lettres MX annonçant des gains de 5 à 10 ch à la pdf.Tous construits sur le même empattement, ces tracteurs de 170 à 240 ch à la pdf sont offerts en version 2RM ou 4RM (MX210 et MX230), ou en 4RM seulement dans les autres cas.En plus d’avoir un moteur CNH six cylindres de 8,3 litres, ces tracteurs peuvent recevoir un essieu avant avec suspension et blocage du différentiel à activation hydraulique.La nouvelle transmission powershifi offre des vitesses automatiques en mode de route ou de champ.72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 MAXXUM MXM La nouvelle série Maxxum répondra à une foule de besoins.Ses six modèles proposent de 95 à 160 ch à la pdf.Le nouveau moteur, de 7,6 litres au lieu de 5,9, peut profiter en option d’une transmission entièrement powershift à 18 rapports.La suspension est de série sur les modèles plus puissants.Le circuit hydraulique est alimenté par 26,5 gpm aux prises hydrauliques.Il # CASE IH : ADIEU CX; BONJOURJXU ! Trois modèles de 66 à 82 ch à la pdf composent la nouvelle série MaxximaJXU de Case IH, offerte avec ou sans cabine.Les deux plus gros modèles ont un moteur Iveco de 3,9 litres équipé d’un turbocompresseur, et une relevée de couple qui peut atteindre 39 %.Au choix, on aura trois transmissions : une 24x12 avec T/A et inverseur mécanique synchronisé, une 24 x 24 avec T/A et inverseur électrohydraulique et une 20x12 avec vitesses rampantes et inverseur.Parmi les nouveautés : huit phares à l’avant, feux de freinage à l’arrière, rétroviseurs de série et toit ouvrant.Deux prises hydrauliques viennent de série, et une troisième est offerte en option.COMMANDER PLUS EST LÀ La nouvelle gamme de pulvérisateurs Commander Plus de Hardi mise sur le rendement.Réservoirs de 750 ou 1200 gallons, rampes à repli hydraulique de 80 à 120 pi ou de 45 à 100 pi, barre de traction étroite augmentant sa manœuvrabilité et réduisant les dommages à la récolte, plate-forme de travail sécuritaire et casiers de remisage optionnels en font un véritable allié ambulant.Le ministre Maxime Arseneau, Brigitte Dumont et Robert Verge CERES 2003 Il est temps d’inscrire une ferme au 14' Concours Cérès, organisé pour faire connaître les entreprises agricoles qui se démarquent par leur sens de la gestion et de l’innovation, le tout dans le respect de l’environnement.En plus de gagner divers prix, les parrains et les gagnants jouissent d’une belle couverture médiatique.La Soirée du Cala Cérès 2003 aura lieu dans le cadre du Salon de l’Agriculture, le 15 janvier prochain, à Saint-Hyacinthe.À ce propos, signalons que le Salon de l’Agriculteur s’appelle en effet maintenant le Salon de l’Agriculture.On a simplement inversé quelques voyelles, mais le changement n’en est pas moins significatif.Ainsi, cette activité annuelle démontre qu’elle s'intéresse à l'industrie agricole en tant que telle et non à une clientèle en particulier.si -•i ENTENTE QUINQUENNALE MAPAQ-CRAAQ Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) est de nouveau le diffuseur officiel d’information technique et économique en agriculture et agroalimentaire au Québec.Une aide financière globale de 7 115 000 $ du MAPAQ répartie sur cinq ans lui permettra de planifier et d’assumer pleinement son développement à moyen et à long termes.Le CRAAQ jouera donc un rôle stratégique dans la diffusion du savoir, tout en incitant les autres intervenants du secteur à participer à l’élaboration de contenu pour la clientèle agricole et agroalimentaire.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 GAMME CASE IH ECONOMIQUE Remplaçant la série C, la série JX de Case IH propose cinq modèles dont la puissance à la pdf se situe entre 42 à 80 ch et offerts en versions 2 RM ou 4RM, avec ou sans cabine.Les JX 55 etJX 65 sont équipés d’un moteur Iveco trois cylindres et les trois autres, de moteurs quatre cylindres de la même marque.Fabriquée en Turquie, la sérieJX offre deux modèles de transmission, soit une 12x12 ou une 20x12, toujours dotée d’un inverseur mécanique à gauche du siège.Selon le modèle, le relevage hydraulique développe une force de 6615 à 7718 livres.Enfin, le fabricant de presses à balles rondes norvégien Orkel et l’ou-tilleur suisse Baltensperger développeraient une presse à balles rondes pouvant confectionner des balles d’ensilage de maïs.On l’aurait aperçue fixée à une fourragère automotrice Claas dans un champ en Europe.ELEVATE S’OCCUPE DES MÛRES ET DES FRAMBOISES Le fongicide ELEVATE a reçu l’homologation canadienne pour protéger les petits fruits (framboises rouges et noires, mûres de Logan et mûres sauvages) contre le Botrytis cinerea (moisissure grise), l'une des maladies fongiques les plus dévastatrices en culture des fruits et légumes.Des essais sur les résidus ont été effectués tant au Canada qu’aux États-Unis et soumis simultanément à l’Agence de protection de l'environnement (EPA) des États-Unis et à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire du Canada (l’ARLA).ELEVATE peut être utilisé pour combattre le Botrytis durant toute la saison de croissance, ses applications pouvant aller de la floraison jusqu’à un jour avant la récolte.L’homologation de ce produit signé Arvesta constitue en outre la première étiquette obtenue, pour un groupe de cultures, par les producteurs canadiens de cultures sur surfaces réduites.LA RUMEUR COURT.LOUIS BLAIS CHEZ SCHERING-PLOUGH Schering-Plough Santé Animale a nommé Louis Biais au poste de chef de marketing de la division des produits destinés aux porcs et aux volailles.M.Biais était auparavant à la Coopérative fédérée de Québec.Un Fendt 916 Vario équipé de chenilles aux quatre roues et travaillant sans conducteur a été aperçu en Hollande.Il était dirigé par le système de navigation par satellite Agro-Nav fabriqué par la compagnie allemande GeoTec.La compagnie manitobaine McLeod Harvest met au point un système de battage qui s’inspire des méthodes du début du siècle.En effet, une première machine coupe les tiges de céréales à paille et les mauvaises herbes, avant de les transporter à un endroit central où une batteuse sépare le grain, les mauvaises herbes, la balle et les restes de paille.Lexpérience se poursuivrait durant la saison 2002, et le modèle commercial devrait être prêt en 2003.Le fabricant finlandais Valtra développerait une nouvelle gamme de tracteurs dont les puissances varieraient entre 100 et 180 ch.Cette série T serait appelée à remplacer les actuels tracteurs Hi-Tech.H NOUVELLE GAMME DE PULVERISATEURS Hardi a lancé une toute nouvelle gamme de pulvérisateurs remorqués avec réservoirs de 575 ou 1100 gallons et rampes Eagle (45 à 100 pi) ou Falcon (42 à 50 pi), appelée NEW NAVIGATOR.Ces pulvérisateurs se démarquent par leur rendement sans compromis malgré leur prix abordable.Dotés d’un réservoir nouveau genre combiné à une plate-forme de travail revue et corrigée, la machine s’entretient aisément.Une inclinaison de 15 degrés de tous les côtés vers le grand puisard central assure la vidange complète du réservoir.De plus, toutes les fonctions de pulvérisation, de nettoyage et de service sont reliées à trois soupapes seulement.74 ) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 ~ff ry/foVy/^ rraditionnclle UVELLES.du MARCHE ar Marie-Carole Daigle (mcdaigle@lebulletin.com) EXPLORATION FROMAGES Si la France a ses vins, le Québec a indéniablement ses fromages ! La qualité et la diversité des fromages fins du Québec sont vraiment en train de lui créer une réputation enviable.A l’important concours international World Championship Cheese Contest 2002 tenu au Wisconsin, un cheddar d’Agropur a remporté cette année la médaille d'or du « Meilleur cheddar vieilli au monde ».Plus près de chez nous, au Grand Prix des fromages canadiens organisé par Les Producteurs laitiers du Canada, c’est le Migneron de Charlevoix qui s’est détaché du lot et a séduit le jury.Devant cette avalanche de belles créations, le journaliste-gastronome Richard Bizier et le styliste Roch Nadeau ont fait mieux que nous mettre l’eau à la bouche en lançant Les fromages du Québec.Ils nous y montrent 51 façons de les apprivoiser et nous inculquent le désir de partir à la découverte des Sarah Brizou de Saint-Basile-de-Portneuf et compagnie, ainsi que de les respecter en sachant comment les conserver, les déguster, les présenter et même les découper.(Trécarré, 24,95 $) MON ÇHER CANARD, C'EST A TON TOUR.Puisque le festival Le Canard du Lac Brome en Fête est maintenant devenu une tradition, il célébrera cette année sous le signe de la tradition en faisant belle place à un ancêtre, le canard de Pékin.Ces trois week-ends de fête champêtre automnale seront donc empreints de culture chinoise.Kermesse, activités en plein air pour toute la famille, menus « canard » en restaurant et réjouissances diverses se tiendront ainsi à Knowlton, les 28-29 septembre, 5-6 octobre et 12-13-14 octobre prochains.La Cuisine traditionnelle des Cantons-de-l’Est, pour sa part, propose tout le contraire de l’innovation.Cet ouvrage de la collection Cuisines du Québec est un véritable recueil de comfort food, qui fait appel aux produits régionaux de l’Estrie et au savoir-faire combiné des familles francophones et des Loyalistes qui ont fondé cette région.Il n’y a pas de photos, mais presque chaque recette est commentée de manière à donner envie de la faire ! (Éditions La Bonne Recette, 14,95$) chèvres et de moutons.Finalement, les visites guidées de la bergerie, la production de fromages, la vente de produits du terroir (laine, miels, viandes et confitures) dans la boutique logée à l’avant de la maison, la terrasse de dégustation face au fleuve et le projet de gîte touristique en collaboration avec les parents ont déjà de quoi occuper tout son temps ! « À ma connaissance, nous sommes les seuls au Québec à offrir des fromages combinant les laits de brebis et de chèvre », affirme Line avec fierté.Après quatre semaines d’ouverture seulement, La Bergère et le Chevrier ont déjà des habitués — et beaucoup plus de clientèle locale qu’on ne l’aurait cru.De quoi amener Line à songer à bientôt ouvrir une crémerie où elle servirait des glaces au lait de chèvre.MINIGO : PLUS, PLUS, PLUS ! BOUQUINER POUR LA TABLE Du jardin à votre table est un guide pratique qui intéressera le lecteur qui en est à l’abc du potager.Préparation du sol, fiches de culture de différents fruits et légumes et conseils divers donnent un bon coup de pouce au novice.Une section recettes permet même des découvertes bienvenues, comme une façon de faire ces célèbres Herbes salées du Bas-du-Fleuve ou un Vinaigre aux herbes tout simple.(Trécarré, 14,95 $) it* FROMAGES 'I WW&NJli'' Merc, au Dim.10 h.à 19b.UNE BERGÈRE QUI NE CHOME PAS Comment vivre d’une fermette à Lanoraie ?Line Brunelle se l’est bien demandé lorsqu’elle a décidé de quitter le secrétariat, d’entreprendre des études collégiales en gestion et exploitation d’entreprise agricole et de lancer avec son conjoint La Bergère et le Chevrier, un élevage de Le fromage frais Minigo offre désormais une valeur nutritive accrue qui n’en change nullement le goût, mais l’enrichit de vitamine D.Chaque pot de Minigo contient donc maintenant 7 % de l’apport quotidien recommandé.De plus, Minigo tire désormais son goût sucré du fructose, le sucre naturel des fruits, et de vrai jus de fruits : adieu, recette avec sucre blanc ! Enfin, l’emballage a été revampé.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 : 75) à la compote de fraises Du blé entier, du lait, des baies fraîches : la simplicité est souvent ce qui est le plus séduisant.Pour avoir des recettes de plats principaux, desserts et boissons qui vous permettront de profiter pleinement de ces fruits, consultez le site fraisesetframboisesduquebec.com.On y compile aussi chaque année une liste de producteurs qui offrent l'autocueillette.INGRÉDIENTS Compote de fraises 500 ml (2 tasses) de fraises fraîches Sucre granulé (facultatif) Crêpes 325 ml (1 1/3 tasse) de farine de blé entier 45 ml (3 c.à soupe) de cassonade 15 ml (1 c.à soupe) de levure chimique 5 ml (1 c.à thé) de cannelle 1 ml (1/4 c.à thé) de sel 300 ml ( 1 1/4 tasse) de lait à 2 % 1 œuf battu 45 ml (3 c.à soupe) d’huile végétale 2 ml (1/2 c.à thé) d’extrait de vanille Huile végétale PREPARATION ¦ Laver les fraises et les équeuter.Dans une petite casserole, cuire à feu doux jusqu’à ce qu’elles ramollissent.Refroidir.¦ Au robot culinaire ou au mélangeur, réduire les fraises en purée.Goûter et ajouter du sucre, au goût.¦ Entre-temps, dans un bol, mélanger la farine, la cassonade, la levure chimique, la cannelle et le sel.¦ Dans un autre bol, battre le lait, l’œuf, l'huile et la vanille.Incorporer les ingrédients secs au mélange liquide.Mélanger jusqu’à consistance presque lisse.¦ Huiler un poêlon ou une poêle à crêpes et faire chauffer.(Il n’est pas nécessaire de badigeonner les poêlons à revêtement antiadhésif.) Verser environ 60 ml (1/4 de tasse) de pâte dans la poêle.Cuire jusqu’à ce que le dessous soit doré, de 1,5 à 2 minutes.Tourner la crêpe et cuire l’autre côté jusqu’à ce qu’il soit doré, de 30 à 60 secondes.Servir chaud, nappé de compote chaude.Truc du cuistot RESERVES DU DIMANCHE MATIN On peut congeler ces crêpes en les superposant entre des feuilles de papier ciré.Congelez-les en paquets de 2 ou 4 et utilisez-les selon vos besoins.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 rriispesie (fl Noiiveàii-Bni pint-Jean North Bay Quebec Trois-Rivières • A • Amos Ahitibi-Témiscamingue Ville-Mari e Saguenay 1/ 1-aTuquc* Pembroke ithurst * awa '>T ^ < Monvtob 71 Montreal / Fredericton» & i Fstrie / üiwiii (Météo i i i n J Pluie Températures Averse Températures Abiübi-Témiscamingue Températures inférieures à la normale et précipitations supérieures à la normale.Frais et très ensoleillé du T'au 13, avec averses abondantes vers les 2, 7 et 9.Pluie abondante vers le 14.Sec du 15 au 19.Averses fréquentes du 20 au 23.Beau du 24 au 27.Pluies abondantes les 28 et 29.Sec les 30 et 31.Saguenay-Lac-Salnt-Jean Températures inférieures à la normale et précipitations voisines de la normale.Beau le 1".Averses les 2 et 3.Sec du 4 au 7.Averses les 8 et 9.Beau du 10 au 19, avec averses abondantes vers le 14.Pluies du 20 au 25.Sec les 26 et 27.Pluies abondantes les 28 et 29.Sec les 30 et 31.Montréal-Estrie-Québec Températures voisines de la normale et précipitations supérieures à la normale.Beau du 1er au 6, avec averses vers les 2 et 5.Averses du 7 au 10.Sec du 11 au 13.Averses occasionnelles le 14.Beau du 15 au 19.Précipitations abondantes du 20 au 26.Sec le 27.Averses fréquentes du 28 au 31.Vallée de l’Outaouais Températures voisines de la normale et précipitations supérieures à la normale.Chaud Averses fréquentes du l"au 4.Beau le 5.Averses occasionnelles du 6 au 9.Sec du 10 au 13, avec pluies abondantes vers le 14.Averses le 15.Beau du 16 au 19.Averses fréquentes du 20 au 24.Sec du 25 au 27.Pluies abondantes les 28 et 29.Sec les 30 et 31.Gaspésle et Nouveau-Brunswick Températures et précipitations voisines de la normale.Beau le 1er.Averses les 2 et 3.Sec les 4 et 5.Pluvieux du 6 au 8.Sec du 9 au 14, avec averses vers le 11.Averses occasionnelles le 15.Beau du 16 au 21.Pluvieux du 22 au 26.Sec les 27 et 28.Averses occasionnelles du 29 au 31.TRAITE EN DIRECT ! Venez assister à une traite robotisée à St-Hyacinthe et ce directement aux journées de champs provinciales.Vous pourrez voir en direct la traite robotisée grâce à une camera qui sera placée dans une étable du Québec.De plus, nous serons là pour répondre à toutes vos questions.Venez donc nous rencontrer à notre kiosque les 20, 21 et 22 août 2002.Une expérience exceptionnelle ! Ferme du Rapide-Plat, Rang du Rapide-Plat-Nord, St-Hyacinthe Sortie 133 de la Transcanadienne (route 20) HAUTS TICHNOLOOII EN AGRICULTURE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 l\77'] rWLSpUMV Ct ^ Noiivcaii-Bni • Rimmiski Bathurst Mflnctrtn w Ahitihi-Témiscamingue * Villc-Maric •North Bay jK Pembroke • Amos ( A / Sâguenay^^^int-Jean LaThque* \ Z Québec Trois-Rivières • Ottaw r" V v a"a /Montréal Z Fredericton • Estrie / Météo-— 1 1 1 ' 1 '5! | I ! I l10| l l l i15| l l I i20j i i 1 i25 i11 1 *30 1 - E 4pMfB ie*k E E E I Températures | SB tp b L p m — ¦ _ a a r 2 Températures -J ?1 ¦ I — B ¦ ¦ — — _ _ L Abitibi-Témiscamingue Températures voisines de la normale et précipitations supérieures à la normale.Beau le 1".Averses le 2.Beau et frais le 3.Averses le 4.Beau les 5 et 6.Pluies abondantes les 7 et 8.Clair les 9 et 10.Pluvieux du 11 au 14.Beau et chaud du 15 au 19.Averses vers le 20.Sec du 21 au 25, avec averses vers le 23.Pluies occasionnelles du 26 au 30.Saguenay-Lac-Saint-Jean Températures voisines de la normale et précipitations supérieures à la normale.Averses occasionnelles du 1er au 4.Sec les 5 et 6.Pluvieux les 7 et 8.Beau les 9 et 10.Pluvieux du 11 au 14.Beau et chaud du 15 au 19.Pluie le 20.Sec et frais du 21 au 25.Pluvieux du 26 au 30.Montréal- Estrie-Québec Températures et précipitations voisines de la normale.Sec du 1er au 5, avec averses vers le 2.Pluvieux les 6 et 7.Chaud du 8 au 11.Frais avec pluies du 12 au 14.Beau et chaud du 15 au 19.Pluie le 20.Beau et frais du 21 au 25.Pluie le 26.Sec et frais les 27 et 28.Pluvieux les 29 et 30.Vallée de l’Outaouais Températures et précipitations voisines Pluie H Averse Frais ?Chaud de la normale.Averses les 1er et 2.Beau et frais du 3 au 6.Pluies abondantes les 7 et 8.Beau les 9 et 10.Pluvieux du 11 au 18.Beau le 19.Averses le 20.Sec du 21 au 26.Averses du 27 au 30.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures inférieures à la normale et précipitations supérieures à la normale.Sec le 1".Pluie le 2.Sec du 3 au 5.Pluvieux du 6 au 8.Sec les 9 et 10.Pluvieux et frais du 11 au 13.Beau et chaud du 14 au 19.Pluies abondantes vers le 20.Sec du 21 au 25.Pluvieux du 26 au 30.Un rendez-vous I Venez rencontrer les rédacteurs du Bulletin des agriculteurs lors des Journées de champs provinciales du Salon de l’agriculture les 20, 21 et 22 août 2002.I es rédacteurs seront présents au stand d’information durant ces trois jours pour répondre à toutes vos questions.De plus, l’éditeur du magazine, Simon Guertin animera la démonstration de machinerie.UN ÉVÉNEMENT QUI N’ARRIVE QU’UNE FOIS PAR ANNÉE! Ferme du Rapide-Plat, tRang du Rapide-Plat-Nord, St-Hyacinthe Sortie 133 de la agriculteurs Transcanadienne (route 20) nous cultivons la même passion I 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2002 La 11e édition du « Concours Innovation » s'est tenue le 15 janvier dernier.Ce concours veut souligner et promouvoir les nouveautés présentées au Salon de l'Agriculteur.Pour information : (450) 771-1226.Production spermatique Rythme de collecte Arc ALIMENTATION Poids ^ Variabilité individuelle Variabilité génétique Environnement (bâtiment- logement) Saison SPERMITO POUR UNE MEILLEURE LIBIDO Lyrco Nutrition inc.propels LYMlCO} se SPERMITO pour une M NUTRfrt°Niac- bonne spermatogenèse des verrats.Ceci est un supplément protéique, fibreux et énergétique enrichi en oligo-éléments, minéraux, vitamines, acides aminés et acides gras oméga 3.Il a été conçu pour répondre aux besoins du verrat, c'est-à-dire la libido, la production spermatique et la capacité fécondante des spermatozoïdes.Il est doté de tous les minéraux, oligo-éléments et vitamines nécessaires à la production de semence.Cela procure à l'agriculteur moins de retours en chaleur chez les truies, une meilleure productivité (nombre de porcelets par portée) ainsi qu'une plus grande longévité des verrats.UNE SOUFFLEUSE À NEIGE RÉVOLUTIONNAIRE RAD Technologies inc.a conçu une nouvelle série de souffleuses à neige BER-VAC hydro munies de système d'entraînement V.A.C.qui maximise la puissance hydraulique grâce à l'utilisation de deux moteurs hydrauliques à haut rendement.Celui-ci contrôle la vitesse de la vis de la souffleuse en fonction des conditions de la neige afin de ne pas surcharger le système hydraulique du mini-chargeur frontal.Il permet donc d'éliminer le problème de blocage de la chute caractéristique des souffleuses à neige hydrauliques.La souffleuse à neige BER-VAC hydro procure à l'agriculteur un service de déneigement, une grosse économie de temps grâce à sa haute performance ainsi qu'un temps d'entretien très minime.Elle permet donc aussi de libérer un tracteur pendant la saison hivernale grâce au mini-chargeur frontal.UNE CAGE RÉGLABLE POUR UN CONFORT OPTIMAL Agri Ventes Brome Ltée a créé une cage de mise bas qui s'adapte au poids de la truie pouvant aller de 400 à 700 livres.Les barres anti-roulement de cette cage s'ajustent en largeur et en hauteur sans outils.Ceci permet à l'animal d'avoir un plus grand confort.AGRI VENTES BROME Ltee ® Pour entrer dans la famille des légendaires Challenger MT 700 et MT 800, la barre est haute ! Heureusement, les nouvelles séries de tracteurs sur roues Challenger des séries MT sont à la hauteur.Les tracteurs sont disponibles dans des modèles allant de 55 à 225 chevaux à la PdF.Ceux de 65 à 120 chevaux sont équipés d'un moteur diesel de marque Cat.Ces machines à toutes épreuves font partie des tracteurs sur roues les plus avancés sur la planète.En plus, s’y ajoutent une performance sans pareil, une fiabilité incomparable et un confort inégalé.Et comme tous les membres de la POWERED AGCO Corporation.4205 River Green Parkway.Duluth.GA 30096.www.agcocorp.com.AGCO© and Challenger® are Reg.TMs of AGCO Corporation.Caterpillar® is a Reg.TM famille Challenger, ils sont construits selon les normes de qualité les plus sévères de l’industrie.Bien sûr, un autre facteur essentiel distance ces machines de la compétition; c’est le service et le support au produit de classe mondiale que vous aurez des concessionnaires autorisés Caterpillar.Alors, arrêtez-vous chez votre concessionnaire Cat le plus proche dès aujourd'hui et faites un essai des nouveautés de la gamme grandissante des machines de Challenger.of Caterpillar Corporation.©2002 AGCO Corporation.CH02 2206
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