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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2003-03, Collections de BAnQ.

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es agriculteurs Nous cultivons la même oassion (www.lebulletin.com) GRUE-DES-ILgS QUÉBEC / Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.com) MI-MARS 2003 JJ bpnnïj :JUJ VujJ IH£ 3ZH 30 1V3U1N0W ÎIOH 300 SiZZ do na 31VN0UVN 3no3Hionaia 1V331 i0d3Q/S3n0ia0IU3d "d3Q 10Z1600Z :3 6GC9S00Z 08 (31ZXX PAS FACILE DE PRODUIRE SUR UNE ÎLE icrobe on Desrosiers ts=billets verts CULTURES FRUITS ET LEGUMES % ¦ i « Idées novatrices.Tracteurs intelligents.VALTRA Partenaire en force www.valtra.ca Les nouveaux tracteurs de série T.Forts, bien tournés.V 1*W Les nouveaux tracteurs Valtra de série T démontrent bien l'avance de Valtra en matière de design, tant par le côté esthétique que pratique.Offerts en sept modèles à moteur six cylindres de 120 à 209 HP, les tracteurs de série T sont élégants et stylisés, en dépit de leur grande taille.Ils se meuvent avec agilité, même en terrain accidenté.Un autre avantage important de la série T est le fait que l'équipement et les caractéristiques peuvent être choisis sur demande pour répondre parfaitement aux besoins précis de l'utilisateur, et ce, jusqu'au niveau de la couleur, qui inclut maintenant les nouvelles teintes or et argent métallisées.Les tracteurs de série T ont un capot aminci et incliné ainsi que de grandes fenêtres incurvées procurant une excellente visibilité dans toutes les directions.Le confort est à l'ordre du jour dans la spacieuse cabine dotée d'un siège orientable, de deux chaufferettes et d'un climatiseur, et de commandes économiquement disposées pour alléger la fatigue des longues journées de travail.Au delà de leurs caractéristiques stylisées, les tracteurs de série T comptent parmi les plus polyvalents et les plus productifs qui soient grâce à la technologie évoluée de leur moteur, au système hydraulique à commande électronique et au système Power Control perfectionné.C'est celui que vous vouliez depuis Valtra Canada Inc.toujours.Pour essayer vous-même un 278 Main st.n„ Suite 6 EEHF293 AMOS Agritibi RH inc.AMQUI Machinerie J.N.G.Theriault inc.BROMRTONVILLE Les Équipements R.M.Nadeau CHICOUTIMI Cam-Trac Sag-Lac inc.HUNTINGTON Les Équipements Colpron inc.LAC MÉGANTIC SCA Lac Mégantic Lambton inc.LAURIER STATION Les Entreprises M.Girouard inc.LORRAINVILLE Garage J.G.Neveu inc.MASKINONGÉ Gagnon Ferme Équipements inc.MATANE Garage Gérard Philibert inc.MONT-LAURIER F.Constantineau & Fils inc.NORMANDIN Service agricole Normandin inc.SABREVOIS Les Équipements Guillet inc.SAINTE-ROSALIE COMAX - Cooperative Agricole ST-ANDRÉ AVELIN Garage André Parisien inc.ST-BENOiT MIRABEL Les Entreprises R.Mainville enr.STE-BRIGITTE Les Entreprises M.Girouard inc.ST-CLET Équipements Séguin & Freres inc.ST-DENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin liée ST-EUGÈNE Machinerie AM ST-GERVAIS Goulet & Fils inc.ST-HILARION Garage Guy Gauthier inc.STE-MARTINE Les Équipements Colpron inc.STE ROSE DE POULARIS Machineries Horticoles d'Abitibi ST THOMAS, CTÉ JOLIETTE Gagnon Ferme Équipements inc.TROIS-PISTOLES Les Équipements Agriscar inc.VICTORIAVILLE Les Entreprises M.Girouard inc.WATERLOO Équipements Agricole Pickens inc.ST.ISIDORE, NB G.G.Haché & Frères Itée www.lebulletin.com SOMMAIRE >» EN COUVERTURE «< DOSSIER SANTÉ ANIMALE 12 MALADIES INTERDITES DE SÉJOUR Dans les fermes qui vendent des sujets à l'étranger, la présence d'une seule pathologie est interdite.17 L'ASSURANCE SANTÉ DU VEAU Le colostrum est le facteur clé du contrôle des maladies et de la mortalité des veaux.20 LA SANTÉ À 110 % Témoignage d'un éleveur qui sèvre plus de veaux qu'il n'obtient de vêlages.25 LA COCCIDIOSE PERSÉVÈRE Impossible à éradiquer, elle est encore très présente dans nos élevages de poulets de chair.ÉLEVAGE 28 UN TOUR DE MANÈGE 31 PSYCHO BOVINE 101 34 LE FUMIER SCRUTÉ AU TAMIS 36 LE POIS : AU-DELÀ DE LA SOUPE ! 49 À LA FOIS COOP ET MULTINATIONALE CULTURES 39 ENGRAIS VERTS = BILLETS VERTS En plus d'augmenter les rendements, ils récupèrent les éléments fertilisants du sol, spécialement l'azote, 42 UN PORTAIL D'EXPORTATION COMPLET Des entreprises comme Grains Patenaude donnent un nouveau souffle à notre marché des grains.45 ENGRAIS LIQUIDE OU GRANULAIRE ?Au Québec, la plupart des producteurs de maïs appliquent leur démarreur sous forme granulaire.Cependant, l'engrais liquide sème la curiosité.46 CONNAÎTRE SES ENNEMIS Portrait et situation de trois ennemis des producteurs de grandes cultures.FRUITS ET LÉGUMES 51 OÙ S'EN VA LE MARCHÉ DES FRUITS ET LÉGUMES ?Les regroupements d'acheteurs continuent à tendre vers une concentration de l'offre.VIE RURALE 56 PRODUIRE DU LAIT À L'ÎLE AUX GRUES: OPÉRATION RÉUSSIE Les producteurs laitiers ont dû ruser d'ingéniosité pour sauver leur industrie.MACHINERIE 60 CHOUCHOUTEZ VOTRE SYSTÈME HYDRAULIQUE Toutes les huiles ne se valent pas.Et une utilisation prolongée en atténue le rendement.CHRONIQUES 10 Agenda 64 Apprivoisons le futur 65 C'est nouveau 69 Cuisine 4 De bouche à oreille 70 Les Delaville 8 Point de vue 10 Point de vue 54 Vie rurale PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE oROGERS Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - N" d'enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresse à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : Send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Le SRRP scruté à la loupe DE BOU La litière apporte plus que du confort Une étude du centre de recherche et de vulgarisation Carrington de l'université d'État du North Dakota démontre que la litière procure non seulement du confort aux bovins, mais aussi une performance accrue, une meilleure qualité de carcasse et un rendement du capital investi intéressant.L'expérience menée dans des parcs du Dakota du Nord durant plusieurs années a évalué l'utilisation de litière de paille en finition de bouvillons et en élevage de génisses.Les sujets disposaient d'un espace soit dépourvu de litière, soit pourvu d'une quantité moyenne de litière, soit pourvu d'une quantité excédentaire.La dépense en litière et en aliments par livre de gain a été de 0,284 $ US en l'absence de litière, comparativement à 0,268 $ US en présence d'une quantité excédentaire de litière.À la fin, si les carcasses étaient classifiées de catégories Choice ou supérieure et Select, elles recevraient 43,42 $ US dans le cas des sujets élevés sans litière, comparativement à 95,69 $ US dans le cas de ceux qui avaient disposé de litière excédentaire.Ajoutons à cela le fait que la présence de litière rend les animaux plus propres et protège l'environnement,et la conclusion s'impose ! Des vaches fromagères Une équipe de chercheurs de Nouvelle-Zélande a réussi à produire neuf vaches clonées qui donnent un lait « amélioré ».Ce lait offre des avantages en fabrication fromagère.Il contient en effet de 8 à 10 % de caséine de plus que le lait ordinaire et deux fois plus de kappa-caséine.Ces teneurs supérieures assurent un meilleur rendement en fabrication fromagère.Ce n'est pas la première fois que l'on clone des bovins.D'ailleurs, Starbuck II est là pour nous le rappeler.Toutefois,jusqu'à maintenant, on n'avait pas réussi à produire des vaches capables de fabriquer un lait amélioré.L'arrivée de telles vaches dans le réseau commercial n'est cependant pas pour demain.Le clonage des bovins affiche en effet un très faible taux de succès.Ainsi, les chercheurs néo-zélandais ont dû réaliser 126 tentatives pour obtenir les 9 vaches clonées.Par ailleurs, si celles-ci sont pour l'instant en bonne santé, il ne serait pas surprenant qu'elles développent plus tard une maladie quelconque, car les sujets clonés présentent souvent une santé fragile.Si ces obstacles sont un jour surmontés, il faudra voir quelle sera la réaction des consommateurs face à des fromages issus de lait OGM.Une équipe de University of Minnesota spécialisée en maladies porcines a évalué le risque de propagation du virus du Syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) d'une ferme à l'autre.Elle s'est intéressée à la séquence d'événements suivante : la contamination du véhicule, puis de la chaussure d'un passager, provoquant un passage du virus de la chaussure sur le plancher de l'aire de réception de la ferme et finalement dans les récipients.L'étude a démontré qu'une telle contamination était probable en saison chaude, mais qu'elle faisait partie des incidents extraordinaires en saison froide.De son côté, un groupe de recherche en sciences vétérinaires et biomédicales de la University of Nebraska-Lincoln a évalué le nombre de porcelets en pouponnière qui souffrent, après l'inoculation, d'une infection persistante au virus du SRRP.L'étude a démontré que la plupart des animaux infectés étaient sains après trois à quatre mois, mais que certains étaient infectés de façon persistante.4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 I Un désherbaee bien ciblé Vous reportez d'une feuille le désherbage du maïs ?Cette décision pourrait vous causer une importante perte de revenus.C'est ce qu'a démontré une étude conjointe du Collège de Ridgetown en Ontario et d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.Idéalement, la pulvérisation en postlevée du maïs se fait au même moment que le semis de soya.Comme certains produits sur le marché permettent de pulvériser plus tard sans risques de dommages à la culture, il peut être tentant de reporter cette étape.Or, les chercheurs ont conclu que,en conditions idéales, le contrôle des mauvaises herbes ne devrait pas se faire après le stade 3 feuilles du maïs.En retardant les traitements jusqu'à 4 feuilles, ils ont observé une chute de rendement de 0,38 t/hectare.Compte tenu d'un prix du maïs à 140 $/tonne, ils voient là une perte de 52 $/hectare.Un peu moins de dindes états-uniennes Le nombre de dindes élevées aux États-Unis en 2002 est demeuré à 272 millions,affichant toutefois une infime diminution.La Caroline du Nord est le premier État producteur (45,5 millions),suivie du Minnesota (44,0 millions),de l'Arkansas (29,5 millions), du Missouri (25,5 millions), de la Virginie (20 millions), de la Californie (17,7 millions) et de l'Indiana (13 millions).En 2002, ces États ont assuré à eux seuls 72 % de la production de dindes aux États-Unis.En 2003, les producteurs de 23 États prévoient diminuer de 2 % le nombre de dindes élevées, comparativement à 2002.Ces États sont responsables de plus de 99 % de la production du pays.Les sept principaux États producteurs prévoient ceci : augmentation de 2 % au Minnesota, diminution de 3 % en Caroline du Nord, diminution de 2 % en Arkansas et au Missouri, diminution de 5 % en Virginie,diminution de 10 % en Californie et stabilisation en Indiana.Ces tendances ne sont évidemment pas coulées dans le béton.Culture compétitive et lutte intégrée La lutte contre les mauvaises herbes ne s'arrête pas aux herbicides et au sarclage.D'autres outils simples sont à la portée des producteurs.Ainsi,on peut utiliser une semence certifiée exempte de graines de mauvaises herbes, nettoyer l'équipement entre le passage d'un champ infesté à un autre, faire des rotations, etc.Cependant,on ne doit pas négliger l'effet de la culture en tant que telle.Tout commence par le choix de variétés plus compétitives.Également, un semis hâtif qui permet une émergence et une couverture rapides peut favoriser la culture au détriment de la mauvaise herbe.L'application de fertilisants en bande a le même effet.Enfin, l'impact de l'espacement entre les rangs sur la compétitivité des cultures est un élément dont les producteurs auraient avantage à tenir compte.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Si L'industrie du cornichon a produit 6,1 millions de dollars en 2001 à partir d'une superficie de 850 hectares.Elle occupait 950 hectares en 1997.De plus, le nombre de producteurs a diminué de 25 % entre 2002 et 2000.D'autres cultures moins exigeantes en main-d'œuvre et offrant un meilleur revenu par hectare attirent assurément les producteurs.L'irrigation devient un outil indispensable au rendement de cette culture, mais les prix payés le justifient-ils ?L'absence d'herbicide efficace impose de coûteux sarclages par une main-d'œuvre difficile à trouver.À la récolte, les coûts élevés de main-d'œuvre diminuent la rentabilité.Faudra-t-il passer à la récolte entièrement mécanisée ?Enfin, les usines de transformation du Québec font face à une forte compétition étrangère qui les empêche de payer plus cher.Un comité d'experts se penche actuellement sur l'avenir de cette production avant qu'il ne soit trop tard.¦ 'Jmni JB ' JOB Canada Co site Web offre un aperçu des programmes tfalde firwvjfcre mix agrimlrmrs, ainsi one des adresses de slleb Web lelléb ou progioiime el des numéros sons frols pour obtenir (feutres renseignements.À l’aide ! Le site Programmes financiers pour l'agriculture d'Agriculture et Agroalimentaire Canada donne plein d'information sur l'aide financière offerte aux agriculteurs.On y trouve un aperçu des programmes, ainsi que leurs adresses Web et numéros de téléphone sans frais.Qu'il s'intéresse à l'assurance-récolte.au PCRA,au PCA ou au FCADR, le visiteur trouvera les coordonnées des organismes responsables.Bien que le site contienne des liens vers les sites provinciaux, les visiteurs québécois auront intérêt à consulter la rubrique Programme d'aides du site du MAPAQ pour avoir un portrait complet, www.agr.gc.ca/ffp et www.agr.gouv.qc.ca Vîfwffll.-.» tnlif.nu-rt '«•“•"I Fo0Ü7m1ï#e*7w €*/ rreftM l/ Into*.Nm (SC5 TEXTES DE : Luc Gagnon, Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Marché DES GRAINS par Dominic Grégoire A la fin de l'année 2002, nous avons connu une période où les prix oscillaient autour de 170 $ la tonne de mais.Par la suite, au début de 2003, les producteurs se voyaient offrir entre 155 $ et 160 $.(Ces prix peuvent varier selon la région.) Il y avait fort longtemps que nous n'avions pas vu le maïs à de tels prix à ces périodes de l'année.Plusieurs en ont profité pour vendre une bonne partie de leur récolte.Comme chaque année, la fin janvier et le début février ont vu une offre supérieure à la demande.De plus, le rapport du USDA faisait passer les stocks au-delà des prévisions.Voilà ce qui explique en grande partie cette baisse d'après les Fêtes.Maintenant, que faire du reste de notre récolte ?À défaut d'avoir une boule de cristal,appuyons-nous sur un indice du marché : les stocks de report.Ils sont relativement bas, ce qui nous permet de voir davantage un potentiel de hausse qu'un potentiel de baisse.Mouillons-nous un peu : le CBOT devrait faire osciller le boisseau de maïs entre 2,20 $ et 3,40 $ d'ici à la fin de l'année ! On s'amuse un peu, mais s'il vous plaît, ne tuez pas le messager s'il s'est trompé ! Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympatico.caj. UN UT DE SEMENCE PARFAIT, L'OUTIL DE PRÉPARATION IDÉAL! IIIIIIIB SYSTÈME S.M.S.(Split in the Middle System) EXCLUSIF ! Disposition unique des dents • Les trois premières rangées travaillent le sol à pleine largeur.• Les deux dernières rangées complètent et raffinent le travail en uniformisant le sol et les résidus.• Moins de stress sur les dents.• Résidus mieux répartis.système yield-tillMD POUR UNE BONNE CROISSANCE DES PLANTES Émergence du soya Sol meuble travaillé Sol humide ferme La texture du sol est l'élément fondamental dans la santé de la terre.Le système yield-tillMD vous permet de l'acquérir en Décompactant de Manière Intelligente.Le cultivateur à déchaumage intensif tiger-mate™ Il travaille les résidus et permet au lit de semence d'y infiltrer de l'air, assurant le réchauffement rapide du sol et une bonne croissance hâtive des racines tout en autorisant une humidité uniforme et suffisante favorisant une germination rapide et uniforme grâce à ses dents décalées sur cinq rangées.Leur force de déclenchement de 150 Ib a un dégagement de 14 po.De plus, leurs douilles métalliques (bushings) doubles sur le pivot vous assurent d'une très longue durée.Son bâti à double poutrelle est sans contredit le plus robuste de l'industrie.I La marque des professionnels VISITEZ L'UN DES CONCESSIONNAIRES CASE IH - SYSTEME YIELD-TILLM BERTHIERVILLE Benoît Bellerose inc.COATICOOK J.M.Chagnon inc.GRANBY Les Équipements Adrien Phaneuf inc.HÉBERTVILLE Centre agricole Saguenay-Lac-Saint-Jean inc.HUNTINGDON Les Équipements Lazure et Riendeau inc.MARIEVILLE Les Équipements Boucher inc.NAPIERVILLE Claude Joyal inc.NICOLET Centre agricole Nicolet-Yamaska inc.SAINT-GUILLAUME Claude Joyal inc.SAINTE-MARTINE Les Équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-MAUR1CE Rolland Clément & Fils inc.SAINT-CLET Les Equipements Lazure et Riendeau inc.LACHUTE Équipements R.Marsan inc.SAINT-DENIS Claude Joyal inc.SAINT-ESPRIT Équipements R.Marsan inc.STANBRIDGE STATION Claude Joyal inc.UPTON Les Équipements Adrien Phaneuf inc.VICTORIAVILLE Garage Maurice Leblanc CASE CREDIT ' Visitez-nous sur internet : www.caseih.com CJ&&IE III Case IH est une marque déposée de la Corporation Case." ID POINT DE VUE par Sylvie Bouchard JOUONS ET TRAVAILLONS PRUDEMMENT Dans le forum de discussion du Bulletin, un internaute signait dernièrement ce message : « Si on regarde en arrière, écrivait-il, c’est dur de croire qu’on ait réussi à vivre si longtemps.Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en auto sans ceinture de sécurité ni coussin gonflable.On pouvait même être passager de la boîte ouverte d’un camion par une belle journée d’été.Il n’y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments.On allait en ville sur le pouce.On se faisait de petites voitures (boîtes à savon) avec de vieux patins à roulettes et on se laissait aller dans les côtes pour s’apercevoir qu’on avait oublié de mettre des freins.Après être entré dans les buissons à quelques reprises, on apprenait à solutionner le problème.» Ça fait drôle de lire cela, maintenant que l’on ne peut pratiquement plus faire de bicyclette sans casque.Parfois, je me demande si on ne va pas trop loin.Si, à force de tout sécuriser et de tout encadrer, on ne finira pas par tuer l’esprit d’initiative de nos enfants.Notre internaute concluait d’ailleurs ainsi son message : « Notre génération a produit les meilleurs preneurs de risque, solutionneurs et inventeurs.Les 50 dernières années ont été une explosion d’innovations et d’idées nouvelles.On avait plus de liberté et Sylvie Bouchard, agronome, est rédactrice en chef du Bulletin des agriculteurs (514-843-2511 ou sbouchard@lebulletin.com).Souvent, il suffit d'une négligence, d'une minute d'inattention ou d'un oubli.À la ferme, le danger est constant.plus de responsabilités vis-à-vis du succès ou de la défaite.» Puis, je me suis rappelé nos retours du champ dans les années 1970, cordés à 10 sur le voyage de foin brinquebalant, pendant que deux ou trois jeunes s’accrochaient aux ailes du tracteur pour sentir l’air leur siffler dans les oreilles.Je me suis rappelé aussi la fois où notre cousin a dégringolé de la charrette, qui lui a ensuite roulé sur les jambes.Et que dire de cette manche arrachée par la prise de force du tracteur, qui avait évidemment perdu sa garde de sécurité ?Plein d’autres incidents encore, heureusement sans gravité, sont survenus à la ferme pendant mon enfance.Or, quand je lis dans un journal qu’un enfant de deux ans qui jouait dans sa cour a été heurté mortellement par un tracteur conduit par sa sœur, ou bien qu’un père et son fils adolescent ont succombé, intoxiqués et noyés dans la fosse à fumier liquide, mon cœur ne fait qu’un bond.Tant pis si l’esprit d’initiative de nos enfants est brimé : jouons et travaillons prudemment ! Peut-être que nos enfants n’apprendront pas à installer des freins sur une boîte à savon, mais au moins ils seront encore en vie, avec tous leurs morceaux, te des agriculteurs MI-MARS 2003, VOL.86, N" 4 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.com Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Nancy Malenfant, agronome nmalenfant@lebulletin.corn Marie-Josée Parent, agronome mjparent@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Patrice Beaudry, Patrick Breton, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Grégory Bronner Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Segal Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré o ROGERS 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 4304 A chaque année, des de litres de lait se perdent.Mettez-y fin 0 % de perte de lait.100 % de tranquillité d'esprit.&4NQ\\\V& Demandez à votre vétérinaire.Pharmacia Animal Health www.PharmaciaAH.com www.excenelrtu.com 1-888-764-9370 POINT DE VUE 'p,, Lionel Levac 'Agenda1 ¦ 21 au 23 mars Congrès du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation Hôtel Lac-Leamy, Gatineau (450) 349-1521 ¦ 28 mars Colloque « Développer une agriculture respectueuse de l'eau » Hôtel Le Dauphin, Drummondville UQCN : (418) 648-2104 ¦ 2 au 4 avril SIAL Montréal Palais des Congrès, Montréal 1 800 363-3923 B 3 avril Conférence des Perspectives agroalimentaires québécoises Hôtel Universel, Drummondville CRAAQ : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 1 9 et 10 avril Colloque sur la gestion participative Hôtel Wyndham, Montréal (514) 286-2866 B 16 et 17 avril Expo-Congrès du Porc Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (418)877-1919 1 y a quelque temps, je posais la question suivante : « Qui mène à Ottawa ?» Je parlais alors de l’entêtement du gouvernement fédéral à maintenir, dans la mise en place d’un nouveau cadre stratégique agricole, des positions inacceptables à l’endroit du Québec.Rien n’a changé, du moins au moment d’écrire ces lignes.Au contraire, ce qui apparaissait comme une erreur, une mauvaise compréhension ou l’initiative farfelue d’un fonctionnaire est maintenant devenu la ligne directrice, la voie officielle par laquelle devront désormais passer les relations fédérales-provinciales en matière d’agriculture.Pourrait-on y voir un calque de la mondialisation sur le plan commercial ?Les conditions et les pratiques en vigueur dans un territoire ne doivent aucunement faire obstruction aux aspirations marchandes d’un autre territoire.Dans ce but, on uniformise les conditions d’exercice dans l’ensemble des territoires.Quoi de plus simple, pour ce faire, que de prendre le plus bas dénominateur commun ?Les conditions minimales s’appliqueront donc partout.Le traitement sera égal et, dans l’esprit de ceux qui mettent le système en place, il sera donc juste.Dans cette logique, il faut que l’argent de chaque territoire contribue à ce plan égalitaire.Si un territoire en veut davantage, pas de problème : qu’il paie ! À condition que ce soit avec du nouvel argent Lionel Levac est journaliste.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS Ce qui apparaissait comme une erreur est devenu la voie officielle par laquelle devront passer les relations fédérales-provinciales.et que les programmes qu’il met en place ne constituent pas un avantage déloyal face à ce qui est offert dans les autres territoires.Donc, en clair, les programmes québécois actuellement gérés par la Financière agricole ne pourraient survivre.Ils devraient s’intégrer à ceux qui visent l’ensemble du pays et être financés en partie par le Québec.Pour le Québec, la seule façon de maintenir les particularités des protections offertes à ses agriculteurs serait de débourser de nouvelles sommes.D’une part, parce que ses budgets initiaux financeront les programmes pancanadiens, et d’autre part, parce qu’Ottawa ne versera pas d’argent pour maintenir les programmes particuliers au Québec.Les agriculteurs de plusieurs régions du pays, particulièrement la Saskatchewan, estiment que le plan pancanadien de protection est très insuffisant.Malgré cela, les ministres provinciaux sont enclins à ratifier le nouveau cadre stratégique agricole.« C’est mieux que rien ! », se disent-ils.Ottawa le répète d’ailleurs : « C’est cela ou rien ! » Cependant, du côté de Québec, tous groupes et partis politiques confondus, on dit plutôt : « Ce sera autre chose ou rien ! » Et cela, peu importe le résultat des élections provinciales, te SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal :(514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1800665-5372 Télécopieur: (514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) :45,96 $ International: 64$ Tarifs en vigueur jusqu'au 30 juin 2003 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés,dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone indiqués plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante :info@lebulletin.com.2003 QUI MÈNE À OTTAWA ?SUITE. VOUS VOULEZ RÉCUPÉRER a u DE VOTRE TEMPS DE TRAVAIL MAINTENANT DISPONIBLE GÉDIS gain temps .JTj sur LA REVOLUTION EN INSEMINATION Avant: .2-3 minutes pour le nettoyage de la vulve •4-5 minutes pour l’acte d’IA + le temps de réchauffement Après: BEAUCE/OUEBEC Saint Lambert © (418)889-9748 El (418) 889-8210 1 800 463-1 140 2 - 3 minutes pour le nettoyage de la vulve 10 secondes pour la pose du Gédis + récupération du temps de réchauffement ISO.09002^ LANAUDIERE Saint-Cuthbert MONTE REGIE/E STRIE Roxton Falls © (450) 888-1968 © (819) 473-3515 El (450) 375-2077 S (450)885-1033 1 800 375-981 1 1 888 608-1 1 1 8 Courriel: cipq@cipq.com Site Internet: www.cipq.com CIPQ est une filiale de SGF SOQUIA OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! DOSSIER SANTE MALADIES INTERDITES «SEJOUR PAR MARIE-JOSÉE PARENT Dans les fermes qui vendent des sujets à l'étranger, la présence d'une seule pathologie importante est tout simplement interdite.Dans un programme de biosécurité, les étapes de nettoyage et de désinfection sont importantes.La ferme Primiporc, à Saint-Gabriel-de-Brandon, dans Lanaudière, se spécialise en vente de cochettes et de verrats à l’étranger.Son propriétaire, Yvon Desrosiers, dénombre une bonne dizaine de pays qui se portent acquéreurs de ses sujets.Des acheteurs sont asiatiques, latino-américains, européens ou tout simplement américains, en plus de provenir d’ailleurs au Canada.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebulletin.com).PHOTOS : MARTIN LAPRISE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 DOSSIER SANTE ANIMALE Pour répondre aux exigences élevées de ses prestigieux clients, la ferme fait partie du Programme vétérinaire de santé porcine (PVSP) du Centre de développement du porc du Québec (CDPQ).De plus, les conditions d’hygiène y sont très élevées et suivies rigoureusement.L’irruption d’une maladie arrive en effet si sournoisement et elle créerait des répercussions si importantes dans un tel élevage qu’il ne peut en être autrement.Yvon Desrosiers en sait quelque chose.C-Prim est peuplé de verrats de son élevage.En fait, jusqu’à tout récemment, la ferme porcine la plus près était à trois kilomètres.Cette dernière a été la proie d’un incendie en janvier dernier.Seuls les camions et les visiteurs autorisés sont admis sur place.« Les camions qui servent à sortir et à livrer les animaux m’appartiennent, précise Yvon Desrosiers.De plus, si nous effectuons une livraison d’animaux dans une ferme au statut sanitaire moins élevé que le nôtre, le camion ne revient à la ferme qu’après une période de retrait de deux jours.» Ces camions de livraison logent dans un garage appartenant à la ferme Primiporc, à 1,5 km de l’élevage.On en lave et en désinfecte l’intérieur après chaque livraison.La semaine débute par les livraisons vers les fermes présentant le meilleur statut sanitaire.Aucun camion de récupération des animaux morts n’entre sur les lieux.Les réfrigérateurs de récupération sont à 1,5 km de l’élevage.Le responsable du transport des animaux morts vers les réfrigérateurs ne vient jamais à l’élevage ni dans aucun autre élevage porcin.En fait, seuls le personnel et les vétérinaires autorisés ont accès aux bâtiments d’élevage.Même les acheteurs potentiels n’y ont pas droit.Une fenêtre séparant deux bâtiments leur permet de choisir leurs animaux.La clientèle est emmenée sur place par un véhicule appartenant à la ferme.Un registre permet de noter les déplacements des visiteurs sur place, même s’ils n’entrent pas dans les bâtiments d’élevage.Les visiteurs étrangers doivent attendre quelques jours après leur arrivée au pays avant de pouvoir mettre les pieds où que ce soit à la ferme.Même les champs sont surveillés : pas question de donner des travaux à contrat ! La ferme possède tout l’équipement nécessaire aux semis, à la récolte et même à l’épandage.Les équipements sont achetés neufs et ne servent jamais ailleurs, biosécurité oblige.La ferme est entourée de deux clôtures.Une première, près de la route, limite l’entrée des véhicules.Une deuxième entoure entièrement les bâtiments et contrôle les piétons en tout temps.Une distance de 30 mètres sépare le complexe de quatre bâtiments des bureaux.Le personnel et les vétérinaires passent y prendre leur douche, des sections distinctes ayant été prévues pour les hommes et les femmes.Même les inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont leur propre douche dans une section réservée pour eux.Après avoir revêtu les SANmURE ASSAINI [uËNTRÉE sans] AUTORISATION est interdite il SOUS PEINE 1 de POURSUITE, En 1996, la détection d’un animal reproducteur porteur du virus du Syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) l’a obligé à liquider son élevage.Il en a ensuite créé un nouveau, en haussant cette fois ses normes de biosécurité.Le résultat est payant, puisque le troupeau est resté négatif depuis ce temps.Cependant, le coût a été très élevé.M.Desrosiers estime à un million de dollars les pertes associées à ce problème.ATTENTION AUX VISITEURS ! N’entre pas qui veut à la ferme Primiporc.« L’entrée sans autorisation est interdite sous peine de poursuites », lit-on sur un panneau accroché à la clôture verrouillée à l’entrée de la ferme.Le complexe de cinq bâtiments est installé au milieu d’une terre appartenant à Yvon Desrosiers.Ainsi, il contrôle la production porcine dans un périmètre de un kilomètre de ses bâtiments.Juste de l’autre côté du chemin Saint-Gabriel, le centre d’insémination C-Prim lui appartient également.ATTESTATION SANITAIRE Dans le cadre du Programme vétérinaire de santé porcine (PVSP), l'élevage est visité par un vétérinaire du Centre de développement du porc (CDPQ), qui accorde une attestation sanitaire à la ferme.Aux fins d'exportation, on évalue la présence de signes cliniques de maladies, et le vétérinaire du CDPQ comme ceux de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) effectuent régulièrement des prélèvements sanguins.Officiellement, la ferme Primiporc affiche un statut négatif face aux maladies suivantes : pneumonie enzootique, gastroentérite transmissible (G.E.T.), pleuropneumonie, dysenterie,gale sarcoptique, rhinite atrophique progressive (RAP), SRRP, brucellose, leptospirose, influenza H1P1, pseudorage et peste porcine.Tout le complexe est entouré d’une clôture qui empêche les intrusions par les piétons.Au chemin, une première clôture contrôle l’entrée des véhicules.- 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Les producteurs prennent bonne note de RespiSure-ONE ÇCt twrcte.\ donut*- oui/ ports.doit s-eu-ltMutt ¦ -f-acjit a administrer; Tas.oU marm* CUL sitC d'in iethzrn- ' Ct'Ol'&tUUjL - Pc5HS CjOJMf, CÜL pbids.Aucurnshne^.finition: Verts.m stitAf jÿrÊÎs à eyp£dier so doses 100 mL Mycoplasma Hyopneumoniae Bacterin for use in swine only for veterinary use only Bactérine de Mycoplasma hyopneumoniae Pour usage chez les porcs seulement Pour usage vétérinaire seulement RespiSure-OINIE' • Une seule dose suffit pour protéger • Facilité d'administration qui les animaux réduit les coûts de main-d'œuvre • Efficacité de 23 semaines qui • Formule non irritante pour les tissus protège le troupeau jusqu'au marché qui atténue le stress pour les porcs Demandez RespiSure-ONEMC.Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire ou contactez le service technique de Pfizer au 1-800-461-0917 RespiSure ONE Quand une dose suffit contre Mycoplasma Santé animale "'Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licenciée. DOSSIER SANTE ANIMALE uniformes réglementaires, les visiteurs franchissent à pied la distance entre ce petit bâtiment et le complexe.Quatre employés oeuvrent dans l’élevage à proprement parler.L’un s’occupe des deux engraissements et du lavage, le deuxième voit à la gestation, un autre est responsable de la maternité, et le dernier est à la pouponnière.Un bain de pieds, changé quotidiennement afin d’assurer un maximum d’efficacité, est installé entre chaque section, c’est-à-dire entre chaque production.« Il n’y a pas beaucoup de gens qui en parlent, mais le bain de pieds est le meilleur gage de sécurité qui soit », justifie Yvon Desrosiers.Ce dernier est chargé d’inspecter et de sélectionner les animaux puis de les préparer à l’expédition.Le complexe de quatre bâtiments regroupe 6500 têtes, dont 600 truies.Ces truies sont des pur-sang Yorkshire, Landrace et Duroc.On a retenu la ventilation naturelle dans tous les bâtiments, sauf à la maternité et à la pouponnière.La moulée est livrée le lundi matin, avant les autres fermes de la région, pour éviter la contamination.Cette moulée est plus énergétique que les moulées habituelles, en raison de la croissance particulièrement rapide que permet le statut sanitaire plus élevé.CONTRÔLE DES ENTRÉES D'ANIMAUX Si les entrées des humains sont contrôlées, celles des animaux le sont tout autant.Lorsqu’il a formé son troupeau après la détection de SRRP en 1996, M.Desrosiers a d’abord fait transiter ses animaux par un petit élevage à Mont-Saint-Hilaire.Il pouvait ainsi intégrer sans risques de nouveaux sujets à son élevage principal.Cependant, cette petite ferme a finalement été fermée, car la protection ainsi offerte ne semblait pas suffisante.Actuellement, il n’entre donc à Pri-miporc absolument pas d’animaux ou de semence de l’extérieur.La semence provient du centre d’insémination de la ferme même.C-Prim suit aussi des règles biosanitaires très strictes.En attendant de trouver une autre petite Un bain de pieds est ferme pour accueillir installé entre chaque des sujets de rem- section de l’élevage.piment, Yvon Desrosiers effectue les croisements à partir de souches de son élevage.Environ 60 % de la production de la ferme est vendue à l’étranger, contre seulement 20 % au Québec et un autre 20 % dans le reste du Canada Selon Yvon Desrosiers, le statut sanitaire est ce qui lui permet de garder sa clientèle.« Ce que je vends, c’est la santé, c’est la sécurité », renchérit-il.Et si la chose vous intrigue, sachez que, malgré toutes les contraintes, non, Yvon Desrosiers ne changerait jamais son élevage contre un élevage commercial traditionnel, te La ferme fonctionne partiellement à l’énergie solaire.Laissez votre marque sur les parasites., pas sur vos porcs.OEETommf" solution Injectable à 1 % de doromectln f Dur pour les parasites.Doux pour les porcs.Pour plus d'information, communiquez Q „„ avec le service technique de Pfizer au l-oUU-4Ôl-U zlZ 'Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc.licenciée.CCPP y 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 DOSSIER SANTE ANIMALE La capacité que possède l’intestin du veau d’absorber les anticorps du colostrum commence à décroître dès sa naissance et devient pratiquement nulle après 24 heures.D’où l’importance de servir le premier repas de colostrum le plus tôt possible après la naissance.« La distribution d'un colostrum de qualité, en quantité voulue et au moment requis, constitue le facteur clé du contrôle des maladies et de la mortalité chez les veaux.» Université de Californie André Piette, agronome, est journaliste agricole (apiette@> apexcommunications.corn).Pourquoi revenir encore sur la question du colostrum ?Bien sûr, plus personne n’ignore son effet sur la santé du jeune veau.Pourtant, certains signes donnent à penser que l’on gagnerait à resserrer davantage la régie du colostrum.Ainsi, au dernier symposium laitier, le Dr Gilles Fecteau mentionnait, en s’appuyant sur des études récentes, qu’au moins 25 % des génisses laitières bénéficieraient d’un meilleur suivi sur ce plan.Ce chercheur de la Faculté de médecine vétérinaire signalait également le point de vue d’un vétérinaire praticien, le Dr Paul Baillargeon.Selon ce dernier, pendant certaines périodes de l’année ou dans un troupeau où la conduite est déficiente, le pourcentage de cas de négligence atteint probablement de 30 à 40 %.Tout producteur laitier le sait : il est facile « d’échapper » un veau.À la naissance, sa résistance immunitaire est nulle.En d’autres termes, il est vulnérable à tout pathogène présent dans son environnement.C’est par le colostrum qu’il se procure sa résistance immunitaire.Le colostrum permet un transfert d’immunité passive.Il contient des anticorps — des immunoglobulines — qui, une fois absorbés par le veau, sont assimilés dans son intestin.« La distribution d’un colostrum de qualité, en quantité voulue et au moment requis, constitue le facteur clé du contrôle des maladies et de la mortalité chez les veaux », signale le Dr John H.Kirk, dans un document de référence accessible par le site Web de l’Université de Californie.QUALITÉ TRÈS VARIABLE La qualité du colostrum varie énormément selon la mère et selon le contexte.Elle repose sur la teneur en immunoglobulines du colostrum.Celle-ci peut varier entre 2 % et 23 %, mais elle se situe en moyenne à 6 %.Plusieurs facteurs influencent ce taux.Des pertes de lait avant le vêlage et un vêlage prématuré LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 17^1 PAR ANDRE PIETTE PHOTOS: ANDRÉ PIETTE DOSSIER SANTE tendent à le faire décroître.Il a aussi tendance à être plus faible chez les grandes productrices.Par contre, il est généralement plus élevé chez la vache adulte que chez la taure.Il l’est aussi davantage du côté des races Ayrshire et Jersey que chez la Holstein.Plus important encore, la qualité du colostrum décroît rapidement à partir de la mise bas : le colostrum de la première traite est meilleur que celui de la seconde, qui est meilleur que celui de la troisième, et ainsi de suite.« En fait, seul le produit de la première traite devrait être considéré comme du colostrum, estime Michel Wattiaux, de l’Université du Wisconsin.De la deuxième traite à la huitième, les sécrétions constituent du lait de transition, et leur composition se rapproche progressivement de celle du lait.» Ces veaux se trouvent en excellente santé, mais c’est loin d’être toujours le cas ! Selon le Dr Gilles Fecteau, au moins 25 % des veaux laitiers québécois profiteraient d’une meilleure régie du colostrum.Pour évaluer avec précision la teneur en immunoglobulines d’un colostrum, il faut recourir à un laboratoire.À la ferme même, il est toutefois possible d’en faire une évaluation approximative.L’apparence du colostrum est déjà révélatrice.Un liquide épais et crémeux est normalement riche en anticorps.A l’inverse, un colostrum d’apparence aqueuse devrait éveiller les soupçons.Pour une évaluation plus sûre, l’agronome Alain Fournier, du bureau régional du MAPAQ à Nicolet, recommande d’employer un colostromètre.Bien qu’un peu imprécis, cet instrument permet de repérer le colostrum de mauvaise qualité.EN VRAC ¦ L'agronome Alain Fournier déconseille de laisser le veau téter sa mère, car il est ainsi difficile d'évaluer la quantité de colostrum qu'il consomme et de savoir quand survient la première tétée.L'utilisation d'un biberon ou d'un seau muni d'une tétine est préférable.¦ Dans le cas où une vache ne pourrait combler les besoins de son veau, la congélation du colostrum en contenants de 1,5 à 2,0 litres demeure une possibilité.Attention toutefois au mode de décongélation retenu.Un excès de chaleur risque de détruire les immunoglobulines.On suggère de plonger le sac étanche de colostrum congelé dans une eau faisant entre 45 et 50 °C.Le colostrum doit être servi à la température corporelle.¦ La vache élevée à la ferme offre le colostrum idéal au veau né à cette même ferme.Inversement, une vache achetée peu avant son vêlage fournit un colostrum dont le potentiel immunitaire pratique est limité.De la même façon, un veau acheté et transporté avant l'âge de 6 à 8 semaines risque de ne pas pouvoir résister aux pathogènes présents dans son nouvel environnement.¦ Outre ses anticorps, le colostrum offre beaucoup de vitamines et d'autres nutriments qui en font l'aliment idéal pour le nouveau-né.I MamiStop F-31 : une solution d'avant-garde pour les producteurs laitiers i DISTRIBUTIONS 1 -877-947-2020 Courriel : lancelotmamistop@hotmail.com 0^ I Traitement externe contre la mammite I Réduit l'inflammation et combat les bactéries associées à la mammite I Biologique I Facile à utiliser (vaporisateur) I Sans retrait de lait En vente partout au Québec dans les bonnes compagnies d'équipement laitier 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 RÉAGIR VITE Le meilleur colostrum au monde ne sera guère utile s’il est servi trop tard.En fait, il n’est jamais trop tôt pour servir le premier repas de colostrum.D’ailleurs, la capacité qu’a l’intestin du veau d’assimiler les anticorps commence à décroître dès sa naissance.« Après 24 heures, les anticorps ne peuvent plus passer dans le sang », souligne le Dr Kirk.Il ajoute que, pendant ce temps, les pathogènes tentent eux aussi de s’infiltrer dans le système sanguin de l’animal.Il est préférable que les anticorps y parviennent en premier ! En pratique, on recommande donc de servir le premier repas de colostrum dans l’heure suivant la naissance.Un volume de deux litres convient.Si le veau pèse plus de 45 kilos ou si la qualité du colostrum n’a pu être vérifiée, on suggère plutôt d’en servir trois.En fait, le premier repas devrait équivaloir à 10 à 15 % du poids du veau.D’un volume identique, le second repas doit être offert 12 heures plus tard.« Si le veau n’est alimenté que six heures après sa naissance, il faut lui donner au moins 3 litres de colostrum au premier repas et 2 litres 12 heures plus tard », mentionne l’agronome Alain Fournier.Il ajoute qu’il ne faut cependant pas arrêter de distribuer le colostrum ou le lait de transition par la suite, car les anticorps présents dans ce liquide imprègnent la paroi intestinale et rendent plus difficile l’attachement des microbes à l’intestin.ÉTABLIR UNE STRATÉGIE À bien y penser, il serait peut-être bénéfique de structurer davantage la régie du colostrum.C’est du moins l’opinion du Dr Fecteau.« Il faut établir une stratégie de suivi des performances de cet aspect de la régie, a-t-il affirmé au symposium laitier.Alors que les indices et les méthodes de suivi de la reproduction abondent dans le monde vétérinaire, bien peu est écrit sur le suivi pratique de la régie du colostrum dans un élevage.Des tests rapides et peu coûteux permettent d’évaluer le résultat du transfert d’immunité passive.» «L’utilisation de ces tests dans un programme de suivi continu du rendement d’un élevage est une étape importante du contrôle des maladies néo-natales, conclut le chercheur.Qui oserait parler de suivi de la reproduction sans disposer de l’information sur chacune des saillies?» LES 3 MIN ETEN PUISSANCE ! MASSEY FERGUSON* Massey Ferguson'"’ est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 19 DOSSIER SANTE ANIMALE PAR MARIE-JOSEE PARENT Durant la saison de vêlage 2001-2002, sur 68 naissances, 71 veaux ont atteint le poids désiré.Pour avoir des veaux en santé, il faut être bien installé et appliquer quelques principes de base.Témoignage d'un éleveur qui sèvre plus de veaux qu'il n'obtient de vêlages.Dans un troupeau de rêve, les veaux naissent et croissent en santé, et tous se rendent à un bon poids de vente.Eh bien, c’est ce qu’on observe à la ferme Le Moulin bleu ! À la saison de vêlage 2001-2002, le troupeau de Robert Blanchard et Madeleine Proulx, situé à Béthanie, aux limites de la Montérégie et de l’Estrie, a en effet donné 71 veaux lourds sur 68 naissances.Avec trois naissances gémellaires, faites le décompte : ils n’ont perdu aucun veau.De surcroît, les veaux étaient tous en santé.Leur vétérinaire Martin Roy, de la Clinique de Richmond, en Estrie, le confirme : les soins apportés par les Blanchard aux jeunes veaux sont exemplaires.« Comme vétérinaire, je rêve que tous les producteurs fassent comme eux, explique le vétérinaire.Ils sont irréprochables non seulement sur le plan des installations, mais aussi sur celui de la Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebulletin.com/ consommation de colostrum : eux, ils en ont compris l’importance ! » Le vétérinaire affirme que 90 % des problèmes de santé des veaux viennent du fait que ceux-ci n’ingèrent pas le colostrum assez tôt.Cette première substance tirée du lait de la mère renferme de précieux anticorps qui fortifient le veau.Les secrets de la santé des veaux sont, selon le vétérinaire, de les garder au sec, de voir à ce que les vaches soient toujours propres et de s’assurer que les veaux consomment rapidement le premier colostrum.Ces principes, M.Blanchard les a très bien compris.BIEN S'INSTALLER Le point fort de la ferme Le Moulin bleu est son installation.En 1992, le quota laitier est vendu.Du coup, M.Blanchard adapte l’étable à l’élevage vache-veau.Le tout se fait petit à petit.Ingénieux, M.Blanchard modifie les enclos de vêlage pour pouvoir immobiliser les vaches.Un des côtés de l’enclos peut se rabattre et immobiliser l’animal, transformant ainsi l’enclos en cage.Une petite porte dans cette paroi mobile permet au veau d’avoir accès au pis de sa génitrice.Cet aménagement est très utile lorsqu’une vache ne laisse pas boire son veau.« Le secret, c’est de donner du colostrum au veau durant sa première heure de vie.Ensuite, il n’a pas de problème de santé », croit M.Blanchard.Cela fonctionne assurément, puisque le vétérinaire visite très peu son élevage, soit environ une fois par année.M.Blanchard s’assure aussi que le veau reste toujours propre et sec.Il signale ne pas procéder à la désinfection du nombril.Son expérience lui a en effet enseigné que, une fois cette précaution prise, la mère est tentée de lécher le nombril du veau et, ce faisant, elle l’infecte.Il préfère plutôt garder le veau au sec dans un environnement propre.Ses résultats lui prouvent qu’il a raison.L’enclos-cage peut aussi servir aux examens par le vétérinaire et il donne 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 3 Pour comprendre la diff utilisez un tracteur de HAUTE performance ! MASSEY FERGUSON Ces tracteurs équipés du moteur SISU possèdent le plus grand cubage allant jusqu'à 513 po3 (8,4 L).Il se vend en moyenne dans le monde un tracteur Massey Ferguson toutes les 3 minutes et 30 secondes.Les tracteurs de série 8200 ne font pas exception à la règle.Ces tracteurs allant de 135 à 225 HP à la PdF présentent de nombreuses caractéristiques exclusives qui les démarquent de la concurrence dont le moteur SISU et le « Powershift ».Le « Powershift » peut être actionné soit sur l'inverseur au volant soit par la commande sur l'appuie-bras du coté droit.Il vous permet donc de faire la même opération des deux mains ! La série 8200 procure à l'usager une plus grande facilité d'utilisation, du confort ainsi qu'une maniabilité accrue.Elle est donc un des nombreux facteurs qui démontrent que Massey Ferguson recherche avant tout la satisfaction de ses clients.Puissance de la série MF 8200 Modèle Cubage (poVL) FIELDSTAI EAOY MF 8220 365/6,0 MF 8240 402/6,6 MF 8245 451/7,4 MF 8250 451/7,4 MF 8260 451/7,4 MF 8270 513/8,4 MF 8280 513/8,4 UNE QUESTION DE FIERTÉ ! MASSEY FERGUSON Massey Ferguson ' est une filiale a part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie. DOSSIER SANTE ANIMALE Pour avoir des veaux en santé, il faut y voir dès la première heure de vie.Robert Blanchard montre l’accès au pis dans l’endos de vêlage modifié en cage.accès à la partie postérieure de l’animal.Il permet aussi à l’éleveur d’apposer les boucles d’identification des vaches en toute sécurité.Les vaches restent une dizaine de jours dans ces quatre enclos de vêlage.Durant cette période, les veaux sont castrés, écornés et étiquetés, en plus de recevoir une injection de sélénium.Puis, les vaches et leurs rejetons sont envoyés dans un plus grand enclos près des autres vaches.Ils y restent 24 heures.Les veaux peuvent ainsi socialiser sans grand stress.« C’est merveilleux : ça se fait tout seul », clame Robert Blanchard.Par la suite, les vaches et leurs veaux rejoignent le groupe principal.Les mères et les petits ont accès à une aire extérieure d’exercice l’hiver, et au pâturage l’été.Les veaux sont alimentés à la dérobée.Dans l’étable est en effet aménagé un enclos, auquel ils ont accès par un passage trop étroit pour les vaches.On y retrouve une moulée complète, du jeune foin de deuxième coupe, un bloc de minéraux et de l’eau.Tout cela est accessible à volonté, jour et nuit.« Ce mode d’alimentation donne des veaux beaucoup plus uniformes », explique M.Blanchard.Les veaux commencent ainsi à manger à deux semaines.Un enclos adjacent est réservé aux veaux plus âgés et sevrés, quand il y en a.Ceux-ci sont vendus, selon la tendance actuelle, à un poids de 775 à 800 livres.La saison des naissances s’étend de la fin octobre à la fin avril.L’éleveur essaie de tout regrouper entre la fin octobre et mars, mais il reste toujours quelques retardataires.Robert Blanchard ne fait pas de synchronisation des chaleurs, mais il s’intéresse à la question.Il préfère les vêlages d’hiver à ceux d’été.Les vaches sont ainsi plus propres.Leurs trayons restent nets, puisqu’il n’y a pas de boue.M.Blanchard précise ne pas avoir de problème de diarrhée dans son élevage.Pour éviter ce problème, il ne donne pas d’ensilage à la mère durant les premiers jours suivant la naissance, et même avant.La moulée et le bloc de minéraux des veaux sont médicamentés contre la diarrhée.L’éleveur doit voir à tout cela, en plus de s’occuper de garder les veaux secs, les mères propres et de faire prendre du colostrum durant la première heure de vie.Pas surprenant qu’il ait autant de succès ! k PAS EVIDENT, LA TRANSITION DE LA PRODUCTION LAITIERE A LA PRODUCTION BOVINE Robert Blanchard ne conseille pas à tous les producteurs laitiers de suivre son exemple et de passer à la production bovine.Sa femme et lui avaient un troupeau vache-veau depuis 22 ans quand il a fait le saut.Ils savaient donc dans quoi ils s'embarquaient.« La plupart de ceux qui font cela abandonnent après deux ans », a-t-il constaté.C'est que les deux productions sont très différentes.Les animaux ne réagissent pas de la même manière et ils nécessitent des soins distincts.Il faut aussi adapter les installations au nouvel élevage.Le choix de M.Blanchard et de sa conjointe a été motivé par la volonté d'avoir une meilleure qualité de vie.Mission accomplie :« Je soigne les animaux le matin, je reviens faire une visite en début d'après-midi et je peux aller faire du ski en soirée si je le veux ! » se réjouit M.Blanchard.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Comment prévenir la mammite à coliformes Discutez avec votre vétérinaire des façons de prévenir la mammite à coliformes.Voici quelques mesures préventives : • Environnement propre et sec • Vaccination contre les coliformes, au tarissement • Gestion de l'alimentation des vaches en transition • Méthode et équipement de traite appropriés • Abreuver et alimenter après la traite afin d’inciter les vaches à rester debout Le saviez-vous ?La bactérie E.coli, la principale cause de la mammite à coliformes, se multiplie rapidement.«Dans un environnement théoriquement parfait», affirme le DrTiemann, «une bactérie E.coli peut se multiplier et atteindre une masse dépassant la masse de la planète en moins de 24 heures.Heureusement, elles manquent de ressources avant d'en arriver là.Mais cet exemple illustre bien la menace que représente cette redoutable bactérie».Mammite à coliformes : une maladie foudroyante I y IL* industrie laitière a fait de grands progrès dans la lutte contre la propagation de la mammite contagieuse.Malgré son avancement, voici qu'un nouveau danger menace : la mammite à coliformes.Cette maladie peut rapidement prendre une forme clinique très sévère pouvant causer la mort de l’animal ou la perte d’un quartier, forçant ainsi une mise à la réforme précoce.L’entretien de l’équipement, les bains de trayons et les traitements intramammaires au tarissement ne préviennent pas adéquatement la mammite à coliformes, contrairement à la mammite contagieuse.«Les bactéries associées à la mammite à coliformes sont différentes de celles de la mammite contagieuse», explique le Dr Martin Tiemann, DMV, Merial Canada.«Escherichia coli est la bactérie la plus fréquemment incriminée dans les cas de mammite à coliformes, mais il existe d’autres agents pathogènes importants».Cette «forme environnementale» de mammite frappe habituellement les vaches les plus productives, et ce, au tout début de leur période de lactation», affirme-t-il.Les vaches sont encore plus vulnérables dans les troupeaux où les comptes somatiques sont inférieurs à 200 000 cellules par millilitre, quantité détectée à l’état de trace seulement, dans le cadre du test californien de dépistage des mammites.Un trayon non protégé représente un milieu idéal pour les bactéries coliformes, lesquelles peuvent se multiplier à un rythme exponentiel si les producteurs ne ripostent pas à l’aide d’un traitement efficace.Voici les principaux signes cliniques : • Fièvre allant jusqu’à 40 °C (104 ° F) • Chaleur, rougeur et enflure au niveau du pis • Diminution soudaine de la production laitière • Inappétence • Déshydratation • Diarrhée Selon les explications du Dr Tiemann, les dommages causés par les bactéries coliformes sont attribuâmes aux endotoxines, un sous-produit chimique du cycle de vie des coliformes, qui tuent les cellules tissulaires et les leucocytes avoisinants.Les antibiotiques ne sont d’aucun secours, puisqu’ils ne font que tuer les bactéries coliformes et libérer encore plus d’endotoxines.Il vaut donc mieux aider les vaches à acquérir une solide immunité contre cette maladie et l’endotoxémie qui s’ensuit.«L’administration du vaccin J-VAC® permet de protéger les vaches contre les endotoxines des bactéries coliformes, ce qui entraîne une diminution des décès et des réformes, augmente la production laitière et réduit les coûts liés aux interventions médicales.' Chaque cas de mammite clinique à coliformes constitue un bond en arrière qui s’avère très coûteux pour le producteur», précise le Dr Tiemann.La vaccination permet de combattre les agents pathogènes et les endotoxines au niveau du pis, ce qui accélère la guérison.2 «Vous pouvez recouvrer les frais liés à la vaccination de l’ensemble de votre troupeau à l’aide de J-VAC, une bactérine-anatoxine, si vous réussissez à prévenir un seul cas clinique au sein d’un troupeau de 100 vaches.1 En outre, puisque le taux d’incidence varie entre 15 et 20 pour cent chez certains troupeaux ayant un faible compte de cellules somatiques, nous incitons les producteurs à avoir une attitude préventive plutôt que passive pour ainsi éviter de perdre une vache3».Le Dr Tiemann incite donc les producteurs à opter pour un protocole incluant J-VAC lors de la période de transition.Administrer la première dose 2 mois avant le vêlage prévu, ensuite vacciner de nouveau deux à trois semaines avant le vêlage, vérifier le pis, évaluer l’état de chair et l’alimentation et préparer la vache pour la lactation.J-VAC peut également être administré à l’ensemble du troupeau.Protocole fiable qui ne requiert que deux doses J-VAC, une bactérine-anatoxine inactivée, est le seul vaccin à deux doses offrant une protection contre la mammite à coliformes attribuable à E.coli et contre l’endotoxémie causée par E.coli et Salmonella typhimurium.La vaccination peut réduire jusqu’à 80 %' le nombre de cas cliniques de mammite à coliformes.Ce vaccin peut aussi aider à prévenir la dégénérescence d’une infection intramammaire en une mammite clinique.Le vaccin J-VAC peut être administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée, et ce, peu importe le stade de lactation, sans qu'aucune période de retrait du lait ne soit nécessaire.Consultez votre vétérinaire au sujet des protocoles destinés aux vaches taries et aux troupeaux en entier.MERIAL I F.J.DeGraves.DMV et J.Fettrow, DMV., MBA., Partial Budget analysis of vaccinating dairy cattle against coliform mastitis with an Escherichia coli J5 vaccine, JAVMA Vol.199, 1991 2.Tomita.G.M.and Nickerson, S.C.Proceed of 2nd International Symposium on Mastitis and Milk Quality, (sept.2001), A comparison of two commercially available Escherichia co/i J5 Vaccines against E.Coli Intramammary Challenge: 34-38.3.Radostits.O., Blood, D.et Gay C.,Veterinary Medicine: A Textbook of The Diseases of Cattle, Sheep, Pigs.Goats and Horses.8e édition.Londres, Angleterre : Ballière Tindall, 1994, 584-594.®J-VAC et le logo TÊTE DE BOVIN sont des marques déposées de Merial.©Merial Canada.2002.JVAC-02-5053-JA-ADV-VF La mammite.et vos vaches laitisres Dolisos Crime 4 SO g Cre*m Dolisos Le gel intramammaire et la crème mammaire Dolisos associent des remèdes homéopathiques de l'inflammation (dont l’échinacée) à un antiseptique, le calendula.L’excipient spécial utilisé assure une bonne diffusion des principes actifs et une parfaite tolérance.Il est éliminé rapidement.L’homéopathie vétérinaire Dolisos est traditionnellement utilisée lors d’affections externes et de traumatismes de la mamelle des bovins, ovins et caprins.Tél: 450.441.2121 ou sans frais au 1.800.461.1400 APPLICATEURS TRAMAMMAIRES Gel intramammaire g de 4 applicateurs de 10 g homéopathie vétérinaire NE LAISSE AUCUN RÉSIDU DANS LE LAIT LA COCCIQIQSE PERSEVERE Impossible à éradiquer, la coccidiose est encore très présente dans nos élevages de poulets de chair.Voici quelques conseils pour PAR MARIE-JOSEE PARENT mieux la combattre.A l’avènement des premiers anticoccidiens, on espérait éliminer la coccidiose des élevages.Le temps a cependant démontré que, loin d’être éliminée, la maladie persistait.Pire, des souches résistantes de cocddies se développaient.Aujourd’hui, éleveurs et vétérinaires ont dû apprendre à côtoyer cette maladie.En conséquence, tout élevage commercial est systématiquement doté de programmes de contrôle de la coccidiose.On tente aussi d’y minimiser le développement de résistance en plus de privilégier la prévention.Effectivement, la maladie a une telle impor-| tance que la quasi-totalité des poulets de chair | élevés commercialement sont touchés par un | programme de prévention de la coccidiose, | explique la vétérinaire Marie-Anne Paradis, de la £ compagnie Elanco.Elle précise que, même si peu de nouveaux moyens de contrôle sont apparus depuis quelques années, cette maladie n’en demeure pas moins toujours très importante en aviculture.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebulletin.cort).SAVOIR, C'EST POUVOIR La maladie est transmise au volatile par un parasite microscopique appelé « coccidie ».Dans l’environnement, cet organisme unicellulaire est appelé « oocyste ».Les oocystes excrétés par les oiseaux sont d’abord inoffensifs.Pour provoquer la maladie, ils doivent effectuer une étape de sporulation d’environ deux jours.Cette sporulation a lieu hors de l’organisme du volatile et elle nécessite de la chaleur, de l’oxygène et de l’humidité.Or, ces conditions sont naturellement présentes dans nos élevages.Une fois ingérés par les oiseaux, ces oocystes sporulés peuvent transmettre la maladie.Dans un bâtiment, ces organismes sont très tenaces : ' * - L 1 Dans un élevage de type commercial, IC il faut absolument un programme de prévention de la coccidiose.NQ6SAGRICULTEURS Ml-**! Mjà'* .liW*'' i est professeur et chercheur au GREPA, Université Laval.En Nouvelle-Zélande, la participation financière des producteurs laitiers membres de Fontera est liée à leur production.PAR MAURICE DOYON toute diminution annuelle de sa production lui permettra d’encaisser ses parts.La valeur des parts sera évaluée annuellement par Standard & Poor’s, un organisme indépendant qui émet des cotes de crédit.Cette valeur proviendra d’une composante « capital » et d’une composante « dividende ».Ainsi, un producteur qui quitte la production laitière ou qui décide de quitter Fontera peut encaisser ses parts sans délai.Dans pareil contexte, la possibilité qu’un très grand nombre de producteurs décident d’encaisser leurs parts la même année crée un important risque de besoin de liquidités pour l’entreprise.Pour remédier à ce problème, Fontera paie les producteurs sous forme d’obligations portant intérêt.Ces obligations peuvent être encaissées à échéance avec intérêt ou écoulées sur le marché obligataire dès leur réception.Rappelons que, à sa création, Fontera a émis 200 millions de dollars d’obligations; elle compte assurer une présence constante sur le marché obligataire.Ce choix de structure coopérative a été motivé par plusieurs aspects.D’abord, il repose sur le désir La façon de faire de Fontera rappelle la mise en place des quotas laitiers au Canada.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 49 INTERNATIONAL des producteurs de garder le contrôle de l’entreprise.En effet, bien que des obligations de Fontera soient en circulation, elles représentent un titre de dette et non un titre de propriété comme une action.De plus, comme Fontera est issue de fusions de coopératives, une formule de ce type allait presque de soi.Quant à la décision de lier la participation financière des producteurs à leur niveau de production, elle répond à plusieurs objectifs.D’abord, elle permet de responsabiliser les producteurs face à leur niveau de production, en différenciant les revenus de production des revenus de transformation.De plus, s’il advient une augmentation moyenne de la production des membres, Fontera accède à du capital, puisque les parts sont payées à leur pleine valeur marchande par les producteurs.POUR ACCÉDER AU CAPITAL Or, l’accès au capital est problématique dans la majorité des coopératives, compte tenu de leur principe même.En effet, le pouvoir coopératif s’exerce selon le principe du « une personne, un vote », contrairement au principe « une action, un vote » de l’entreprise publique ou privée.Autrement dit, chaque membre d’une coopérative est propriétaire à parts égales de l’entreprise, alors que dans une entreprise publique ou privée, le niveau de propriété est déterminé selon l’apport en capital de chacun.Ces règles n’incitent certes pas les investisseurs externes à investir dans les coopératives ni à leur prêter, puisque leur niveau de contrôle de l’entreprise ainsi que la répartition des bénéfices ne sont pas liés au capital investi.Ce problème est à la source du changement de structure de plusieurs coopératives laitières en France, en Allemagne et en Irlande et, plus près de nous dans l’Ouest canadien, du Saskatchewan Wheat Pool.La façon de faire de Fontera, particulièrement dans un contexte de quasi-monopole, rappelle la mise en place des quotas laitiers au Canada.En effet, les membres actuels de Fontera recevront des parts calculées selon leur historique, mais toute augmentation de la production entraînera un déboursé, soit l’achat de parts supplémentaires.De même, tout nouveau membre devra débourser pour acheter des parts de Fontera selon sa production.Tout comme le quota, les parts de Fontera représenteront une prime à la sortie de la production ou, dans ce cas précis, lorsque le producteur quitte Fontera.La création de Fontera aura donc permis de libérer le capital rattaché au New Zealand Dairy Board, tout comme une démutualisation.Elle aura l’avantage de le faire en préservant la structure coopérative, en assurant un meilleur accès au capital et en créant un certain incitatif de contrôle de la production.Les producteurs laitiers néo-zélandais ne sont peut-être pas idéologiquement aussi loin de leurs confrères canadiens, après tout ! k Nouveau programme complet engrais foliaires liquides la nouvelle vague en fertilisation est arrivée Prévenir pour mieux guérir.Les nouveaux engrais foliaires liquides de haute qualité d’Agro-100 permettent à vos cultures de mieux combattre les conditions de stress, augmentant ainsi vos rendements potentiels.Avec sa gamme complète de produits agro-liquides, Agro-100 innove une fois de plus.Naturellement.A9C8 une équipe qui pousse www.agro-100.com 45 1 866 770 8887 45 450 759 8887 Contactez nous 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 PHOTOS : PIERRE SAURKDL Après des années de croissance soutenue, le secteur maraîcher a vu ses recettes passer de 207 millions de dollars en 1997 à 170 millions en 2000.Les superficies en légumes frais n’augmentent plus, alors que la consommation apparente continue d’augmenter.Leur exportation a quant à elle augmenté de 14 % pendant cette période.Par ailleurs, des sources fiables indiquent que le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des institutions s’approvisionne beaucoup auprès des grossistes, qui importent souvent des légumes que nous pourrions leur vendre.Que faire pour traverser cette crise de croissance ?Selon Robert Beauregard, directeur des achats de Sobeys Québec, le marché des fruits et légumes se porte mieux au Québec qu’ailleurs au Canada et aux États-Unis.La moitié des Québécois déclarent consommer des fruits et des légumes frais au moins 12 fois par Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture (p.sauriol@sympatico.caJ.PAR PIERRE SAURIOL Les regroupements d'acheteurs, tant à l'échelle locale que sur les marchés extérieurs, continuent à tendre vers une concentration de l'offre.semaine.De ce nombre, près du tiers le font plusieurs fois par jour.Le consommateur d’aujourd’hui est bien informé.Il fait plus attention à sa santé et passe plus de temps à faire son marché.Les grandes chaînes d’alimentation misent donc sur la qualité et la variété.Par exemple, le consommateur achète de plus en plus de produits biologiques.C’est pourquoi on voit de grandes firmes productrices de légumes aux États-Unis offrir une partie de leurs fruits et légumes sous étiquette bio.Selon M.Beauregard, la vente de produits biologiques en 2001-2002 aura atteint la somme de 1,5 million de dollars, à Sobeys Québec seulement.Une augmentation de plus de 30 % est prévue en 2002-2003.Le souci de salubrité incite à emballer de plus en plus tous les produits alimentaires pour les protéger de la contamination.L’emballage a aussi l’avantage d’offrir un bon support où fournir la provenance des aliments, leur valeur nutritionnelle et des recettes.On voit même de plus en plus d’étiquettes sur les produits vendus en vrac, comme les pommes.Ces étiquettes codées facilitent la gestion des stocks et leur traitement aux caisses enregistreuses.Les achats de fruits et légumes par les grandes chaînes se font auprès d’un nombre de plus en plus restreint de fournisseurs.Ceux-ci doivent fournir les chaînes en quantités de plus en plus importantes, en plus de répondre à leurs xoyaL Rose nom aiNf Heam.v En plus de protéger le produit contre la contamination, l’emballage offre un support où préciser la provenance de l’aliment et sa valeur nutritionnelle.OÙ S'EN VA - MARCHE ?LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 51 FRUITS ET LÉGUMES1 exigences en matière d’emballage, de salubrité et de traçabilité.Ils doivent tout livrer à un entrepôt central, ce qui permet à la chaîne de mieux contrôler la qualité.Les producteurs du Québec doivent tenir compte de la stratégie marketing de Sobeys Québec (voir l’encadré).Elle influence leurs modes de production, d’emballage, d’entreposage et de mise en marché.Anthony Pantin est courtier à VegPro International, un important exportateur vers les États-Unis.Il a donc une bonne idée des tendances des marchés d’exportation.Selon lui, trop de vendeurs du Québec sur les marchés extérieurs se disputent un nombre de plus en plus restreint d’acheteurs.Cette situation crée une pression à la baisse sur les prix.De plus, les fusions de grandes chaînes américaines réduisent le nombre d’acheteurs.Ces mêmes chaînes réduisent leur nombre de fournisseurs et exigent des approvisionnements plus considérables, continus, 12 mois par année, ce que nul au Québec ne peut offrir.Il faut donc continuer à concentrer l’offre du Québec aux mains de gros exportateurs pour pouvoir vendre directement aux chaînes américaines.Celles-ci achètent de moins en moins auprès des grossistes présents sur les terminaux de New York, de Boston ou de Philadelphie.Lorsqu’elles le font, c’est pour se dépanner.Les producteurs de Californie qui approvisionnent régulièrement ces chaînes se font un devoir de ne pas être en rupture de stock.Ils produisent toujours un peu plus que leurs besoins afin La demande en laitues de type mesdun est en croissance accélérée.Il y a là un marché intéressant pour nous.Pour vendre aux chaînes américaines, il faudra bientôt les aider à faire de la gestion par catégorie.La concurrence féroce les oblige à rentabiliser au maximum leur espace d’étalage.Pour ce faire, elles scrutent la rentabilité de chaque produit offert; elles enregistrent les volumes de vente, les marges, les parts de marché, pour savoir quelles variétés et formats offrent les meilleurs bénéfices.Les chaînes achètent de plus en plus des fournisseurs qui leur proposent le programme le plus avantageux.Duda & Sons, grand producteur de légumes américains de Floride, fait de la gestion de catégorie pour Wal-Mart.Par ailleurs, les exportateurs du Québec devraient cibler davantage le marché américain de la transformation primaire, plus facile à pénétrer.Les commandes de fruits coupés et prêts à servir sont données à contrat.Les laitues de type mesclun y affichent une croissance accélérée.Certaines grandes chaînes ont des comptoirs de 10 mètres de longueur où sont offertes toutes sortes de laitues mélangées prêtes à servir.Il y a là une place pour nous.La salubrité entourant la préparation de ces aliments prêts à servir doit être irréprochable.Le fournisseur doit assurer son client que ses travailleurs sont munis de gants et de résilles et que les aides récolteuses ont accès à des toilettes équipées d’eau pour se laver les mains.La traçabilité est aussi un incontournable.Un tel système est déjà implanté chez les producteurs membres de VegPro International.Enfin, en saison de production, nous avons de nouveaux compétiteurs.La région du Midwest (Minnesota et Ohio) se développe en effet et elle commence à nous faire concurrence sur nos marchés de la Nouvelle-Angleterre.k de pouvoir dépanner leur client, quitte à essuyer quelques pertes.Le marché qui s’offre à nous est donc celui des grossistes présents sur les terminaux; c’est du spot market ou le « marché du disponible ».En fait, notre rôle de dépanneur est au service du responsable du contrôle des stocks d’une chaîne.S’il manque de quelque chose, il fait appel à nous.STRATÉGIE DE SOBEYS QUÉBEC ¦ Annoncer des prix semblables à ceux des produits courants ¦ Augmenter la variété, l'espace et le choix de produits ¦ Rendre les produits disponibles à un plus grand nombre de consommateurs ¦ Présenter des thématiques informatives dans la circulaire ¦ Assurer la distribution par un entrepôt central pour mieux contrôler la qualité ¦ Ne pas laisser le leadership aux magasins spécialisés ¦ Augmenter la qualité du produit ¦ Augmenter la durée de vie du produit ¦ Faciliter l'achat du consommateur ¦ Utiliser l'emballage pour informer le consommateur 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 mm Les miracles de la sciencemc Du nouveau.#$!” Les insectes ne seront pas très heureux de vous voir.Mais lorsqu'ils auront pris une dose d'AssailMC, ils ne pourront plus dire grand-chose.Avec sa puissance de nouvelle génération, Assail élimine même les ravageurs les plus coriaces dans vos cultures de fruits et de légumes.Sans danger pour l'utilisateur, Assail n'aura pas non plus d'effets nocifs sur l'environnement et les insectes utiles comme les abeilles.Ça, c'est du nouveau.Des questions?Composez le 1 800 667-3925 ou visitez le site www.dupont.ca/ag L'ovale DuPont* et Les miracles de la science** sont des marque déposée/de commerce de E l.du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada Inc.est un usager licencié.Assail** est une marque de commerce de Nippon Soda Company, Ltd.Membre de Croplife Canada.Comme avec tous les pesticides, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.Assail E C T I C I D E UNE ADDITION RÉVOLUTIONNAIRE AUX PROGRAMMES DE LUTTE INTÉGRÉE I76WP IHIUTICIOI for A| of V'Eg t si«ol ¦ .(FAUSSE)! Offre exclusive d'abonnement réservée aux abonnés du Bulletin Profitez de cette offre dès maintenant : • par Internet à www.chatelaine.qc.ca/lebulletin/ • par téléphone au (514) 843-2552 ou au 1 888 235 3035 e par télécopieur au (514) 845-6261 • par la poste au 1001, boul.De Maisonneuve Ouest, C.P.848, Succ.B, Montréal (Québec) H3B 3K5 Mon numéro d'abonné au Bulletin des agriculteurs %/ OUI ! Abonnez-moi à Châtelaine pour 12 numéros, à 12,50 $ plus taxes*.?Nouvel abonnement ?Renouvellement ?Mme ?M.Prénom Nom Adresse App.Ville 1 i II 1 Province Code postal Mon courriel 14,385 13,38 S (total taxes incluses) juillet 2003 et ne peut être combinée à aucune autre D'autres ! organsmes eu entreprises pourraient demander à Châtelane s'Ss I peinent écrire à certains de ses abonnés pou leur fàeoonretoe ¦ des produits ou services Si vous crefere: que nous ne corn- * manquons pas vos nom et adresse, veuillez cocher ici : | ?$ « | Code de res.: P27Bl'LOGO| MACHINERIE Toutes les huiles ne se valent pas.Et une utilisation trop prolongée en atténue le rendement.PAR PATRICE BEAUDRY Vous vidangez l’huile de vos moteurs de tracteur une fois l’an, voire deux ou trois fois par année si le nombre d’heures d’utilisation le justifie.Et vous changez le filtre par la même occasion.Va pour le moteur.Cependant, vous occupez-vous de votre huile de transmission ou hydraulique ?L’avez-vous remplacée depuis l’achat du tracteur ?Les systèmes hydrauliques d’autrefois étaient beaucoup moins complexes et puissants que ceux d’aujourd’hui.L’état de leur huile avait donc Patrice Beaudry, M.Sc.(génie ag.), G.P.Beaudry inc.moins d’importance, et les utilisateurs ne s’en souciaient guère.Malheureusement, cette tendance s’est maintenue, malgré l’avènement de composantes beaucoup plus perfectionnées, qui nécessitent une meilleure qualité d’huile.De nos jours, la quasi-totalité des tracteurs utilisent généralement une seule et même huile pour la transmission, le système hydraulique, la conduite et les freins.Sa formulation doit lui permettre d’effectuer diverses tâches comme le transfert de puissance, la lubrification et le refroidissement, en plus d’assister le système de Les systèmes hydrauliques d’aujourd’hui sont beaucoup plus complexes et puissants que ceux d’autrefois.commande électronique des différentes fonctions du tracteur.Comme dans le cas du moteur, le bon fonctionnement et la longévité de ces divers mécanismes sont liés à la qualité de l’huile.Or, toutes les huiles sur le marché n’offrent pas le même rendement, et une utilisation trop prolongée nuit à une bonne lubrification.Il faut donc effectuer un entretien régulier de l’huile hydraulique et de ses filtres.SAVOIR CHOISIR La première des précautions peut sembler anodine.Elle consiste à prendre conscience du fait qu’on accole les qualificatifs « hydraulique » ou « à transmission » à plusieurs types d’huile.La gamme va de l’huile à engrenage, qui s’apparente à la graisse, jusqu’à l’huile pour transmission automatique.L’erreur la plus courante consiste à confondre l’huile hydraulique et l’huile à « transmission et système hydraulique ».Bien qu’elle offre les caractéristiques requises par le système hydraulique, l’huile hydraulique ne convient pas à la lubrification et au refroidissement des engrenages, des embrayages et des freins.De même, l’huile à engrenage contient des additifs qui lui permettent de résister à la pression, mais elle est beaucoup trop visqueuse pour convenir à un système hydraulique.Il est donc très important de choisir le bon type d’huile.Comme dans le cas des huiles à moteur, il est préférable d’utiliser une huile plus légère l’hiver, puisque l’indice de viscosité augmente à basse température.PRESSION, CHALEUR ET CONTAMINATION Tels sont les trois ennemis de l’huile et CHOUCHOUTEZ votre SYSTÈME HYDRAULIQUE 60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 m jif-1 SPECIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! OUI ! Je voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Les tarifs d’abonnement sont indiqués au verso.*Le lecteur que vc lit pas être un abonné.Oe mois en mois, noos cultivons la même passion ! des agriculteurs r DE ! (1er abonnement) _ Province : _Tél.: ( À : (2e abonnement) _ Province : Code postal : * Tél.: ( ) _ Courriel :__________________________________________________________________________________ Durée de l'abonnement : O un an 47,30 $ O deux ans 85,18$ O trois ans 113,60 $ O envoyez-moi la facture Q chèque Q IjjjjJ O No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Date d'expiration :l I I /1 I I Signature : Date :_ Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : O 1" abonnement O 2' abonnement N° TVQ 1016624728 N° TPS R137813424.Cette offre expire le 30 juin 2003.^304 36 numéros étagez \e V ,\axsir L PARRAINAGE 98,76 $ 6,91 $ (TPS) 7,93 $ (TVQ) 113,60$ 74,06 $ 41,12$ 5,18$ (TPS) 2,88 $ (TPS) 5,94 $ (TVQ) 3,30 $ (TVQ) 85,18$ 47,30 $ Offre spéciale DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX REGULIER D'UN ABONNEMENT ! Ë Il ¦ ¦ des agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTEE MAIL Société canadienne des postes/Canada Post Corporation Port payé si posté au Canada Réponse d'affaires Postage paid If mailed In Canada Business Reply 01928171 99 01 0192817199-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380, RUE GARAND, BUREAU1 SAINT-LAURENT (QUÉBEC) H4R 2Z7 4304 0192817199H4R2A3BR01 des organes de votre tracteur.Dans le cas d’une utilisation normale, les deux premiers ne sont pas une menace véritable à court terme.Elle le devient si l’utilisation ne respecte pas les recommandations du manufacturier.Si la pression d’opération dépasse continuellement les normes, il y aura davantage de chaleur à dissiper, à un point qui peut excéder la capacité de la réserve d’huile.Celle-ci se dégrade alors plus rapidement.La lubrification des engrenages et le refroidissement des composantes sont moindres, d’où une usure prématurée des pièces mobiles, voire l’apparition immédiate de bris.Il faut donc éviter que la pression d’opération du système hydraulique aille au-delà des recommandations du fabricant.LES AGENTS EXTÉRIEURS.L’ennemi numéro un des systèmes hydrauliques est sans aucun doute la contamination.On retrouve deux types de contamination : celle qui est causée par l’usure des pièces mobiles et celle qui provient de l’extérieur.L’usure est inévitable, mais elle n’est responsable que d’une petite partie des impuretés qui se retrouvent dans l’huile.La majorité proviennent de l’extérieur.La terre est le plus grand contaminant.Elle s’introduit par les couplages hydrauliques et par les cylindres des équipements ou de conduite.Il est donc important de s’assurer que les gratte- L’idéal consiste à changer les filtres une fois par année, qu’il y ait vidange ou non.poussières de cylindre soient bien en place.Comme la contamination s’infiltre essentiellement par les couplages hydrauliques, le meilleur remède demeure la vigilance de l’opérateur.Un autre contaminant plus discret mais non moins dommageable est l’eau.Il est très important qu’il n’y ait pas d’infiltration par des bouchons mal installés ou des joints d’étanchéité défectueux.Par ailleurs, les changements brusques et fréquents de température favorisent l’apparition de condensation dans le carter de transmission, et cette eau peut se retrouver dans l’huile.L’eau a comme effet d’émulsifier l’huile et de lui faire perdre ses propriétés de lubrification et de résistance à la pression.Une huile qui contient beaucoup d’eau devient blanchâtre et sa texture, laiteuse.ENTRETIEN ET FILTRATION Au travail, la composition chimique de l’huile trans-hydraulique est beaucoup plus stable que celle de l’huile moteur.À moins d’être soumise à des températures élevées ou que l’on y retrouve de l’eau, elle garde longtemps ses propriétés.Il est donc important de garder un bon contrôle sur les particules qui se retrouvent dans l’huile.Si la saleté bloque les filtres, un système de dérivation permet à l’huile de les contourner et, dans un tel cas, la pompe aspire les impuretés contenues dans l’huile.Pour garder l’huile propre et le système hydraulique en santé, remplacez régulièrement les filtres.On conseille de changer le filtre moteur chaque fois que l’on effectue une vidange d’huile; cependant, le filtre hydraulique devrait être remplacé plus fréquemment.L’idéal consiste à les changer une fois par année, qu’il y ait vidange ou non.La vidange devrait se faire à des intervalles de 800 à 1000 heures d’utilisation.Ainsi, la capacité de filtration sera adéquate en tout temps, et les différents systèmes fonctionneront longtemps comme il se doit, te L'actualité OFFRE EXCLUSIVE 85e anniversaire aux lecteurs du Bulletin des agriculteurs L'actualité USMSLW-m ir-At» , gLSJÔHS •ÉBEKSSC Vactuaht?.OUTILS DES Abonnez-vous à 20 numéros de L'actuali pour 33,95 $* et obtenez 3 numéros additionnels GRATUITS Profitez de cette offre dès maintenant à : www.lactualite.com /lebulletin/ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 61 L'arrosage en bande, le sarclage mécanique, les doses réduites vous permettent d'y aller « tout doux ».Quand la main gauche sait ce que fait la main droite, tout le monde y gagne ! Chose '' certaine, un groupe SPeîeveu r EMTIC0V croit aux vert Qui a dit que le rôle de la femme à la ferme devait se limiter à certaines tâches ?Pour Julie Carrier, Sylvie Morin et leurs employées, de la Ferme Dugorets, un projet n'attend pas l'autre ABONNEZ-VOUS SANS TARDER ! des agriculteurs Prénom : Entreprise : Adresse :_______ Ville :________ Code postal : _ Courriel :_______ „ Province : .Tél.: ( ).Durée de l’abonnement : O un an 40,21 $ O deux ans 72,41 $ O trois ans 96,57 $ O chèque ci-joint O envoyez-moi la facture O laaS-J O No de carte : Mill Mill II I I I II I I I Date d'expiration : Signature : _______________________________________________________________________________ Date :_____________________________________________________________________________________ Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d’abonnés, cochez ici O.N°TVQ 1016624728 N°TPS R137813424 Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent, Québec H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@1ebulle tin.com www.lebulletin.com ! TARIFS D’ABONNEMENTS Autres pays, 1 an : 64,00 $ Cette offre expire le 30 juin 2003.PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT 4504 INFORMATION : CLAUDE LAROCHELLE TEL : (514) 843-2114 FAX : (514) 845-6261 LA CAGE DE CONTENTION MARTIN, UN NOUVEAU PRODUIT QUÉBÉCOIS ! Martin Bibeau, pareur d'onglons de profession, mais « patenteux » dans l'âme, après avoir expérimenté différents appareils, décide de créer sa propre cage de contention.Sécuritaire et confortable, l'appareil diminue au minimum le stress de l'animal.Dotée d'une unité hydraulique autonome, la cage permet de soulever l'animal pour faciliter la manipulation des pattes.De plus, un treuil hydraulique pratique est utilisé pour permettre de faire entrer la bête calmement.Fermeture et ouverture de la porte avant à commande hydraulique.La cage de contention est équipée de larges courroies de support,de portes avant et arrière ajustables et sécuritaires, de roulements à billes et de tapis de caoutchouc.Elle est aussi munie de 3 roues amovibles pour faciliter ses déplacements.ILBVEUR Terme Sanvagcan Éfeveur Holstein Jean-Pierre, Diane et Tony Sauvageau 480 Principale, St-Thuribe (Québec) GOA 4H0 Tel: (418) 339-2006 Purina et Meunerie Dynamix Portneuf sont fiers de féliciter la Ferme Sauvageau pour leur nomination à titre d'Éleveur Élite Purina! LES HERSES DE DESHERBAGE DR WEEDEH ?Herses à sections « flottantes » qui épousent le terrain.?2 à 8 sections de 1,5 m et de cinq rangées chacune.?Dents jumelées, remplaçables sans outil, à angle ajustable.?Elles sarclent céréales, maïs, haricots, pomme de terre et autres, aèrent les vieilles prairies et incorporent le fumier en sol léger.?Ajustement infini des roues de profondeur.?Modèles de 3 m à 12 m.Mxgmn Equipement do Distributions ROBERT H.LANING & SONS LTD.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H.Laning & Sons Ltd.Farnham, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 ___________laning@kwic.com www.laning.ca________ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 N'hésitez pas à vous renseigner sur de la santé animale.ÉDf (SE CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc., 215, Rapide Plat Nord, St-Hyacinthe, OC.J2S 8B1.Tél.: (450) 799-5170 Télec.: (450) 799-5171 Pour plus d'information, on peut communiquer avec les Industries Renaud Gravel inc.au 1 888 299-1748.Pour les services de Martin Bibeau, pareur de sabots professionnel, composez le (450) 835-1642.1000,40' Rue Ouest St-Georges, Bee, Qc G5Y 6V2 Tél.: (418) 228-1851 / Fax.: (418) 228-1465 Sans frais: 1-888-865-2284 Internet: www.metalsartigan.com KOOLJET Réfrigération Unité de réfrigération et/ou congélation pour entrepôt Portable, installation facile Complètement assemblé en usine Distribué par : Arctic Traveler (Can) Ltée Drummondville, Quebec Tél.: (819) 475-0370 APPRIVOISONS LE FUTUR par Simon-M.Guerti L'agriculture est aussi affaire de rendement financier J’étais au stand du Bulletin des agriculteurs au Salon provincial de la machinerie agricole de Québec, en février dernier, lorsque se sont présentés à moi deux producteurs laitiers affichant un sens des affaires plutôt aiguisé.Ces producteurs m’expliquent qu’ils songent encore à prendre de l’expansion, même s’ils viennent tous deux d’investir des millions dans leur entreprise.La conversation dévie sur le prix du quota de lait.« On vient de recevoir une augmentation de 2,36 $ l’hectolitre, et le prix du kilo de gras a monté dès le lendemain », dénonce le premier pendant que l’autre demande si tout cela va arrêter un jour.« Mais il faut nous comprendre.Il n’y a rien de plus payant que la production laitière.Quel autre placement donne un rendement de 15 % dès le lendemain matin ?Une bonne vache donne au moins 5000 $ par année.C’est un rendement de 15 % si le prix du quota tourne autour de 33 000 $.Le temps qu’il faut pour rembourser n’est pas important ! » Plutôt créatif, me direz-vous.Et risqué, aussi.« C’est une erreur de calculer ainsi ! s’insurge un banquier.Il faut tenir compte des frais supplémentaires comme l’alimentation et l’agrandissement nécessaire.» Ce n’est pas seulement sur ce plan que les choses se passent ainsi.Certains s’interrogent sur la rentabilité de la terre payée 15 000 $ l’hectare même si elle donne un rendement de 12 tonnes de maïs.Or, là encore, on se rapproche du rendement de 15 % avant le calcul des frais supplémentaires.En fait, la faiblesse des taux d’intérêt et la relative sécurité de notre agriculture en poussent plus d’un à prendre toujours plus de risques en s’endettant davantage.Au point de se fragiliser, soutiennent certains analystes.En évaluant leur rendement financier comme on le fait dans la grande entreprise, certaines fermes poussent leurs revenus vers de nouveaux sommets mais augmentent en même temps leur niveau de risque.J’écoutais récemment une journaliste états-unienne qui suggérait à ses compatriotes d’être plus prudents.Selon elle, le Brésil affiche des rendements de maïs semblables à ceux de producteurs de l’oncle Sam.Cependant, au Brésil, la terre ne coûte que 800 $ CAN l’hectare, comparativement à 11 000 $ dans le Midwest américain.De plus, les rancberos peuvent produire deux récoltes par année.S’ils ne réussissent pas encore à battre les prix états-uniens sur le marché mondial, c’est parce que leur système de transport n’est toujours pas adéquat.Or, on l’améliore d’année en année.La journaliste en question voit le Brésil comme un concurrent redoutable, non seulement en production de maïs et de soya, mais aussi en production porcine.De la terre à perte de vue, une main-d’œuvre abondante et à bon marché, des gouvernements qui se mettent à genoux pour attirer les investisseurs, sans parler des chicanes de voisinage qui n’existent pas.Question rendement, cela va être dur à battre.Et dans tous les sens du terme, à part de cela ! te Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon@lebulletin.com).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 C'EST Deux nouvelles marques our allemand E Les chisels PTX de CASE IH veulent faire la norme Le labour primaire exige une machinerie qui offre robustesse et précision.Pour accroître la productivité de ses chisels, Case IH a doté le PTX300 d'un solide châssis tubulaire qui permet de travailler sur 24 à 40 pieds avec des pattes aux 12 pouces.Le châssis flexible du PTX600 travaille sur 26 à 62 pi, et ses étançons peuvent être espacés de 9 à 12 po.Toute la gamme PTX est conçue pour assurer un travail d'une profondeur uniforme.Elle fait aussi une bonne pénétration du sol, défaisant les mottes du sol durci et broyant les résidus de manière à limiter l'érosion.Divers accessoires la complètent, notamment des choix de ressorts permettant d'exercer des pressions de 250 à 295 kilos (550 à 650 livres).Dépisteur électronique La société californienne NTech a mis au point le GreenSeeker Hand Held, un outil qui allégera considérablement la tâches des agriculteurs et des pépiniéristes désireux de suivre l'évolution de leurs plants.L'outil électronique compile des données permettant d'évaluer l'état de la récolte, le profil nutritionnel des plants, leur rendement potentiel et l'effet des ravageurs.A partir de la lumière réfléchie par la plante, le circuit à microprocesseur du GreenSeeker peut fournir des données révélatrices de sa vigueur.Jumelé au nouvel assistant numérique (« PDA ») HP/Compaq iPAO,cet appareil de 5,8 kg (13 Ib) se porte en bandoulière.Il suffit d'une commande pour activer ses capteurs optiques de deuxième génération, qui emmagasineront les données saisies dans une carte mémoire.On peut ainsi suivre de près la réaction d'un champ à l'application d'engrais ou d'inoculants.Information : www.ntechindustries.com La firme canadienne Lallemand a fait l'acquisition des intérêts de la société biopharmaceutique SCOLR (autrefois Nutraceutix) sur le marché agricole.Elle devient du coup propriétaire des produits BioPower et Cobactin.BioPower est un inoculant pour fourrages,et Cobactin est un additif microbien pour les moulées.Ces produits s'ajouteront à la gamme déjà offerte par l'équipe de santé et de nutrition animale de Lallemand.Juste assez cTintrants NTech a mis sur le marché un nouveau mode d'application d'engrais à taux variable,destiné à accroître les rendements et les bénéfices en culture du blé.Le nouveau système élaboré en collaboration avec l'université d'État de l'Oklahoma mise sur un capteur perfectionné et sur un mécanisme de pulvérisation commandé par microprocesseur.Il analyse les besoins du plant avant d'appliquer la quantité exacte d'engrais nécessaire.Il traite les champs par blocs de deux pieds carrés, en temps réel et sans recours au GPS ni à la cartographie, contrairement aux autres systèmes de précision actuels.Le tout permet une utilisation optimale des intrants et la maximisation du potentiel des champs.De plus, comme les capteurs fonctionnent à l'éclairage artificiel, l'application peut se faire de jour comme de nuit.La volatilité des fertilisants et leur dérive étant moindres en soirée, il s'ensuit une réduction des pertes qui a des avantages indéniables.Information : www.ntechindustries.com Épandeurs à caisson L'épandeur à caisson de série 1100 de Kuhn Knight peut contenir jusqu'à 14,25 m3 (500 pi3) de matériel.Son entraînement hydraulique est complété par deux batteurs de 20 po avec des pales remplaçables.La robustesse de sa conception lui confère une grande fiabilité, en plus d'en faciliter l'entretien.Il est aussi facile à charger, grâce à son profil surbaissé.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 65 Certification accordée à Advanta Ad vanta Seeds est le premier semencier au Canada à faire certifier l'ensemble de son système de contrôle de la qualité par l'Institut canadien des semences (ICS).Pour ce faire, l'entreprise a dû subir durant 18 mois une batterie d'inspections touchant la production de semences, leur entreposage, leur traitement, leur conditionnement, leur étiquetage et leur vente.La recherche d'une telle certification, inspirée du programme ISO, vise à rassurer les producteurs agricoles quant à la qualité générale des produits du fabricant qui la reçoit.L’aubergine contre le doryphore Admire,de Bayer CropScience, est approuvé comme outil de lutte contre cet insecte dévastateur dans les cultures d'aubergines.Le produit peut être appliqué en traitement de trempage, au moment de la transplantation ou en traitement foliaire de l'aubergine.Le traitement de trempage,à la transplantation,est le plus efficace.L'imidadopride (groupe 4), matière active d’Admire.est le premier et le plus puissant des membres de la famille chimique des chloro-nicotinyles.Depuis sept ans, cet insecticide a procuré un contrôle à large spectre sans qu'aucun insecte nuisible n'y exprime de résistance.Broyeurs d’accotement Ventec présente une nouvelle génération de membrane gonflable destinée à la ventilation naturelle.Le Ballon Carré est une membrane à cellule carrée très isolante.Sa structure permet une ouverture continue allant jusqu'à 3 m (10 pi) de hauteur.Elle peut servir aux installations nouvelles tout comme aux réparations.Ventilation naturelle Pour entretenir les accotements, les bords de route, les canaux ou fossés, les haies ou les petites surfaces agricoles, Kuhn propose une gamme de broyeurs à bras déportable.Elle offre des largeurs de travail de 1,80 m(TB 181) et de 2,10 m (TB 211 ).Les deux modèles ont une tête de coupe constituée d'une structure renforcée d'une tôle de blindage pouvant être équipée de marteaux cuillères ou couteaux en Y.Un mécanisme de sécurité se déclenche en cas de percussion d'obstacles, permettant le recul du groupe de broyage et son retour automatique.Manutention de grosses balles Le manutentionnaire de balles RBH-4000 de Worksaver peut s'occuper de deux grosses balles rectangulaires de 4 pi X 4 pi X 8 pi ou de trois balles de 3 pi X 3 pi X 8 pi à la fois.Cet accessoire est muni de robustes raccords qui en facilitent l'installation sur le chargeur.Il comporte aussi cinq longues fourches de 26 po,qui supportent le poids des balles en cours de ramassage et de déplacement.De même, ses montants latéraux sont renforcés par six fourches de 18 po.Information : www.worksaver.com 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 Liftguard : deux outils en un Planteurs de précision Dans la foulée de ses planteurs pneumatiques monodisques de série SDX30, Case IH lance la série SDX40,qui offre sensiblement les mêmes avantages aux cultures de plus grande envergure.À ceux-ci s'ajoutent une profondeur de travail et un dépôt de semence encore plus précis, réglables de rang en rang.La profondeur de semis peut en effet être commandée entre zéro et 3,5 pouces.Le tout se fait sans outil,d'un simple mouvement de manette.La profondeur de travail se règle au quart de pouce.Ces machines ne craignent pas les résidus.Bienvenue à la machine qui adapte sa puissance de pulvérisation à sa vitesse d'avancement ! C'est ce que fait le WeedSeeker, destiné aux pulvérisations d'herbicides et de pesticides dans les cultures, les vignobles et les vergers.Ses fonctions optiques et informatiques lui permettent de détecter la présence de mauvaise herbe, puis de commander l'émission d'un jet dirigé et calculé en toute précision.Dirigé par un éclairage intérieur, l'appareil fonctionne même après le coucher du soleil,ce qui permet de profiter de l'absence de vents de fin de soirée.Selon les divers groupes à l'avoir testé, dont des chercheurs universitaires, le WeedSeeker réduit de 80 % la quantité d'herbicides utilisée.www.ntechindustries.com ¦HM Pommes de terre : arrivée d’un nouveau fongicide i Jusqu'à présent, il existait des fongicides efficaces contre l'alternariose, mais aucun n'était | vraiment efficace contre le mildiou.Récemment homologué, le fongicide Headline combat l'alternariose tout en offrant une activi-I té fiable face au mildiou de la pomme de terre.Le produit s'insère dans les programmes de I fongicides de base de marques EBDC et BRAVO, | qu'il complète.Ainsi, les producteurs n'auront plus à se contenter d'un produit qui combat l'alternariose mais a peu d'effet sur le mildiou.L'alternariose est une maladie endémique qu'il faut prévenir.Son incidence peut être très élevée si la récolte est soumise au stress.Une négligence peut entraîner la perte de 60 % de la récolte.Le vire-vent épouvantail Des chercheurs de l'université de Pittsburgh en Pennsylvanie cherchent à éloigner plusieurs espèces d'oiseaux des éoliennes génératrices d'électricité.Ils ont constaté que 51 % de la vision des oiseaux se situe dans la longueur d'onde des ultraviolets.Ils ont donc mis au point une hélice de couleur noire et blanche qui, par sa rotation, crée l'illusion de voir un groupe d'oiseaux effrayés s'envoler.La compagnie JWB Marketing LLC, du New Jersey, a utilisé cette découverte pour mettre au point une hélice à trois pales de trois pieds de diamètre, destinée à apeurer les oiseaux en agriculture.Corneilles, bernaches du Canada, goélands, étourneaux sansonnets, merles d'Amérique et divers autres oiseaux (sauf le pigeon) s'enfuient en effet lorsqu'ils la voient tourner.L’appareil, vendu 69 $ US, peut protéger de un à deux acres de cultures.Information : (201 ) 666-8334 ou www.birddamage.com.Les Liftguards vous offrent du deux-dans-un.Tout d'abord, ils servent de faux oscillantes.On les installe une fois pour toutes, et ils restent en place d'une fois à l'autre.Cependant,ces accessoires nous arrivent en version ultra-robuste, conçue pour affronter les efforts imposés par les moissonneuses performantes des temps modernes.Ensuite,comme les Liftguards sont munis de doigts releveurs, ils servent aussi à relever la récolte.Ils évitent ainsi aux producteurs de la plupart des cultures (sauf le maïs) d'avoir à doter leur équipement d'un deuxième accessoire.Information : www.liftguards.com Pulvérisation à la demande LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2002 67 jàiteiV'WW OUVELLES MARCHÉ par Marie-Carole Daigle (mcdaigle@lebulletin.com) Mars, mois de la nutrition Les Diététistes du Canada profitent du mois de la nutrition 2003 pour annoncer les résultats d'un sondage sur les défis alimentaires de la femme d'aujourd'hui.Fait peu étonnant, on constate que les Canadiennes de 24 à 45 ans manquent de temps pour planifier leurs repas ainsi que pour acheter et pour préparer des aliments sains.Malgré cela, le souci d'offrir des repas équilibrés est réel.Durant tout le mois de mars, des milliers de diététistes au Canada appuieront le thème de la campagne de cette année, « Manger sainement.c'est simple et savoureux ! » en diffusant recettes et conseils.Un exemple des trucs donnés ?« Gardez votre bol à fruits plein.» Comme résolution, on a sûrement déjà vu plus douloureux.L'Érable Tout en érable Au Québec, « printemps » et « érable » vont de pair.Micheline Mongrain-Dontigny.déjà auteure d'une dizaine de livres de recettes, profite du redoux qui s'annonce pour lancer L'érable, son histoire, sa cuisine.Ce livre d'une centaine de pages fait d'abord un survol historique de l'acériculture, puis propose plus de 60 façons de profiter des délices du temps des sucres.On y trouve tant les incontournables comme les oreilles de Christ que des innovations comme les Brochettes de pétoncles à l'érable.Ce livre des Éditions La Bonne Recette (15,95 $) est vendu en librairie et par la poste (livraison en sus).Information :edition.bonnerecette@ sympatico.ca ou 450-349-4841 Oignon chic Qu'est-ce qui peut accompagner un gibier au goût particulièrement relevé, permettre de caraméliser les viandes, garnir une entrée de pâté ou de mousse et servir de base à des sauces savoureuses ?Le confit d'oignons, voyons ! L'Herborerie, située à Lennoxville dans les Cantons de l'Est,en propose un au vin rouge, de fabrication artisanale.L'entreprise utilise des oignons du Québec aussi longtemps que le permettent les approvisionnements.Information : distributionsescalier@bellnet.ca ou (819) 563 2882 L’important, c’est la rose Brunon Girard oeuvrait dans l'alimentation depuis 13 ans.Et il aimait les fleurs.Lorsqu'un ralentissement professionnel s'est fait sentir, il n'a fait ni un ni deux, et s'est lancé dans la production de.douceurs à la rose.Gelée de rose, miel de rose, sirop de rose et vinaigre de rose sont des exemples des créations Rose de Nel.Bruno Girard fait pousser lui-même ses roses, soit 750 plants regroupant une trentaine de variétés.Elles fleurissent en plein champ, de juin à septembre.Il fait de la culture biologique, utilisant de l'émulsion de poisson et des algues marines comme engrais.En compagnonnage, l'ail éloigne les ravageurs comme les pucerons et les scarabées.L'atelier-boutique, situé à Stoke, en Estrie, est ouvert toute l'année, et c'est le seul endroit où l'on peut y déguster la dernière innovation : le chocolat noir au sirop de rose.Un petit kir à la rose avec ça ?Information : 1 866 710 ROSE Rose de Nef Sirop de Rote ' Roxr Sj/rnpjèf ü.ISPl! Confit d oigtions au vin rmÿ Onbn confit with rrd wtru Fraîcheur santé Elles sont jeunes, elles sont travaillantes et elles veulent bien nourrir leur monde.Ce sont les membres de l'équipe de l'Eko-Café, une coopérative de travail en alimentation située au 1800, rue Centre, à Montréal.« Nous avons décidé d'offrir une alimentation naturelle et biologique à notre clientèle, explique la porte-parole, Linda Lajeunesse.Et nous avons constaté que, si nous investissons dans l'assiette plutôt que dans les rideaux et le tapis, personne ne vient nous dire que notre menu coûte cher ! » Le café est jumelé à une boutique d'aliments santé, provenant autant que possible de producteurs québécois.« Un produit local,qui a voyagé moins longtemps,a une qualité nutritive supérieure qui ne se voit pas à l'œil nu, mais qui est bien réelle », poursuit Isabelle Lajeunesse.Cet été, la boutique a aussi servi de point de chute à un producteur ACS (Agriculture soutenue par la communauté) desservant une cinquantaine de familles.Information : 514-934-0666 ou www.ekocafe.ca 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 ET PHOTO :L£ POULET DU QUÉBEC COORDINATION : MARIE- CUISINE La saison des semailles et des gros travaux approche.Il faudra beaucoup d'énergie à tout votre monde.Et chacun aura tant à faire, qu'il restera peu de temps pour cuisiner.Voici un repas complet qui cuit en moins de 30 minutes, juste le temps que chaque membre de la famille se débarbouille ! 4 portions INGRÉDIENTS ¦ 10 ml (2 c.à thé) d'huile végétale ¦ 1 petit oignon, haché ¦ 2 gousses d’ail, hachées finement ¦ 500 g (1 Ib) de demi-poitrines ou de hauts de cuisse de poulet, désossés ¦ 1 boîte de 540 ml (19 oz) de tomates italiennes (étuvées, en dés ou broyées) ¦ 16 olives noires, dénoyautées ¦ 1 5 ml (1 c.à table) de persil frais, haché ¦ Parmesan fraîchement râpé | PRÉPARATION Dans un grand poêlon antiadhésif, chauffer l’huile à feu vif.Y faire cuire l’oignon, l’ail et le poulet environ 4 minutes, jusqu’à ce que l’oignon ait ramolli et que le poulet soit doré de chaque côté.Ajouter les tomates et leur liquide.Couvrir et porter à ébullition.Réduire le feu et laisser mijoter environ 15 minutes, jusqu’à ce que le poulet soit tendre et qu’il ait perdu sa coloration rosée.Remuer et retourner les morceaux de poulet de temps en temps en cours de cuisson.Si la sauce est trop liquide, réserver les morceaux de poulet dans une assiette chaude, augmenter le feu et laisser réduire la sauce à découvert pendant quelques minutes.Ajouter les olives et le persil.Remuer.Pour servir, déposer le poulet dans les assiettes, napper de sauce et saupoudrer de parmesan.Accompagner de penne ou de rotini.Truc du cuistot Vous avez dans votre entourage de jeunes adultes qui s’apprêtent à gérer leur propre cuisine pour la première fois ?En collaboration avec le Service de santé de l’Université de Montréal, Le Poulet du Québec a publié Sainplement bon\, qui s’adresse expressément aux jeunes de 18 à 25 ans.En plus de proposer plus de 230 recettes (dont notre recette du mois), la publication donne des trucs sur la gestion du garde-manger, sur la saine alimentation et sur l’organisation de la cuisine.Pour l’obtenir, participez au tirage offert par Le Bulletin.Les cinq premières personnes à proposer par courriel un sujet de thématique d’une prochaine page Cuisine recevront un exemplaire du livre gracieusement offert par Le Poulet du Québec.Pour participer, écrivez à : infb@lebulletin.com ou télécopiez à : Tirage Érable, Le Bulletin (514 845-6261 ), en précisant votre adresse postale.La chance ne vous favorise pas ?Expédiez un chèque de 16,95 $ (taxe et envoi compris) libellé au Poulet du Québec, à : C.P.21 120, Longueuil (Québec) J4J 5J4.L’ouvrage est également distribué par le réseau des librairies de l’Université de Montréal.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MI-MARS 2003 69 plement bon! JE L'ESPÈRE BIEN !!! COMME ÇA IL VA PLAIRE À NOS VACHES.OUI, OUI PAPA ÇA VA ETRE BEAU !!! EST CE QUE TU VAS EN FAIRE AUTANT?REGARDEZ LE NOUVEAU JULES ! J'AI DÉCIDÉ DE LUI FAIRE DU BODY PERCIN6 ! La formule gagnante en matière de biosécurité DISVAP MEC La mise en oeuvre d’un programme de biosécurité efficace repose sur la qualité des éléments qui le composent.Vous visez un rendement optimal.Nous vous en donnons les moyens.2000, chemin Georges, Lavaltrie (Québec) Canada )0K 1H0 1-800-363-1700 www.vetoquinol.ca Dans toutes les entreprises, quelqu'un doit s'occuper de soulever de lourdes charges.Confiez-en la tâche à la toute nouvelle série Maxxima JXU, un tracteur conçu pour les travaux de chargement épuisants ou de fenaison, mais idéal aussi pour les travaux de tous les jours.Ce tracteur est conçu pour fournir une productivité supérieure avec son moteur développant de 66 à 82 HP à la PdF et deux choix de transmission, la 24 X 12 avec inverseur synchronisé et la 24 X 24 powershift avec inverseur hydraulique au volant.Ajoutez à cela une large cabine spacieuse.Associez le Maxxima à l'un de nos tout nouveaux chargeurs robustes de série LX ou attachez un autre accessoire Case IH de qualité et vous obtiendrez une machine agricole conçue pour les travaux difficiles.N'hésitez pas à mettre un Maxxima à votre service! La marque des professionnels Visitez-nous sur internet: www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.a
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