Le bulletin des agriculteurs /, 1 décembre 2003, décembre
ovNvvcfxnoiN 4UU/OxidO-PAR ENREGISTREMENT Nu 08866.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS, 4380, RUE GARAND, SAINT-LAURENT (QUÉBEC) H4R 2A3 ; Conte de Noël Un chameau dans la neige L'Ordre # national du mérite agricole un jour %.toujours Les gagnants Or, Argent et Bronze C’est Noël thaqgg jour chez Ninon Mongeau f- Réal BelofA, qui cultivent le tffi de nos forêts.% DOSSIER seqgNcgs Bulletin des agriculteurs DÉCEMBRE 2003_ Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.com) PER B-208' BNQ TOUT EN LISANT, RÉPÉTEZ CONSTAMMENT : « C’EST UN CAMION ».UN DUR D'abord, on remarque les sièges en cuir.Des fauteuils Capitaine, bien sur.Puis, le levier sélecteur en acier au plancher, plutôt que sur la colonne de direction.La surpiqûre des sièges est répétée sur le volant gainé de cuir.Des anneaux chromés ornent les cadrans et bouches d’air.Des touches de similibois rehaussent les commandes audio (système audiovisuel) et chauffage/climatisation.Révolutionnaire, la console modulaire au pavillon renferme des modules de rangement et d’accessoires et même un lecteur DVD.Sur la banquette arrière, il y a place pour trois adultes.Et derrière tout ça.tenez-vous bien, un plateau de chargement.F-150 Lariat.ford.ca t f^s méc^més d’or, ^ 0 FrdfVk Zyromski et Louise St-Anraud, des Serres fWPB^rocamski Bulletin volume 86 n° 12 PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE CHRONIQUES 10 Agenda 8 Billet 10 Billet 90 C’est nouveau 88 Coup d’œil 93 Cuisine 4 De bouche à oreille 94 Météo janvier 73 Vie rurale ommain EN COUVERTURE 12 NOËL UN JOUR, NOËL TOUJOURS C’est Noël chaque jour chez Ninon Mongeau et Réal Beloin, qui cultivent le roi de nos forêts.MÉRITE AGRICOLE 18 L’OR AUX SERRES F.ZYROMSKI Louise St-Arnaud et Frank Zyromski ne croyaient sans doute pas que l'idée de produire des boutures de géranium les mènerait un jour aussi loin.22 L’ARGENT À LA FERME JEAN BÉLANGER Entreprise avicole modèle, cette ferme a reçu deux récompenses lors de la remise des prix du mérite agricole.24 LE BRONZE À LA FERME A & R TURCOT Avec leur entrepreneurship, les frères Turcot ont monté une des plus belles fermes maraîchères du Québec.ÉLEVAGE 26 L’EFFICACITÉ FAITE FERME 33 À CHAQUE FERME, SON BILAN 35 DUR, DUR.SANS ANTIBIOTIQUES 38 L’ENVOLÉE DES CANARDS DU LAC BROME DOSSIER SEMENCES OBJECTIF SEMIS DIRECT : TRANSITION RÉUSSIE Les frères Can tin ont toujours été convaincus que cette technique pouvait convenir à leurs terres.46 GARDEZ VOTRE SOYA AU CHAUD La température du sol au semis peut avoir un impact important sur le peuplement et le rendement.48 RÉVOLUTION DANS LES TRAITEMENTS DE SEMENCES Pour les protéger des insectes, on a trouvé de nouveaux produits plus efficaces et sécuritaires.FRUITS ET LEGUMES 74 POMME DE TERRE : METTONS Y DE LA FIERTÉ La ferme C.Isabelle et fils approvisionne sans faille ses clients toute l’année.CONTE DE NOËL 78 UN CHAMEAU DANS LA NEIGE En ces temps-là, bien avant que l’homme n’apprenne à domestiquer l’animal.TECHNOLOGIE 86 ORDINATEUR.EN POCHE ! a « i ¦ Ces nouveaux outils permettent une J collecte et une gestion plus précises.O ROGERS' Envoi Poste-publication Convention 749990-PAP - No d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresses à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canadian Patrimoine ¦ t B Heritage canadien LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 / 3 / de bouche à oreille i Un maïs nain pour plus de gain Des chercheurs américains élaborent actuellement un maïs nain.Ce cultivât nanifié obtiendrait des rendements supérieurs en consacrant davantage d’énergie et de ressources à la croissance du grain qu’à celle de la tige.Il serait aussi moins sensible aux dommages causés par la pluie et le vent.Pour diminuer la croissance de la tige, les chercheurs ont dû s’attarder à une hormone de croissance, l’auxine, qui participe à l’élongation et à la division cellulaire.En modifiant un gène qui joue un rôle dans le transport de l’auxine, ils sont parvenus à réduire la longueur des entrenœuds inférieurs de la tige.Il existe déjà des cultivars nains de riz et de blé, qui sont plus productifs que les cultivars ordinaires.Cependant, ils ont été créés en bloquant l’action ou la production d'une autre hormone, la gibbérelline.Un centre de recherche avicole Un centre de recherche avicole vient d’ouvrir ses portes à la University of New England, à Armidale (Australie).Le Cooperative Research Centre a bénéficié pour l’occasion d’une subvention gouvernementale de 23 millions de dollars australiens qui assurera son fonctionnement.Le nouveau centre veut offrir un soutien à l’expansion rapide qu'ont connue les industries locales d’œufs et de poulet.« Ces secteurs qui ont rapidement progressé depuis 30 ans ont une importance vitale pour l’économie rurale de l'Australie : ils emploient directement ou indirectement quelque 200 000 personnes, explique le ministre des Sciences, Peter McGauran.Cette expansion a posé des défis aux systèmes de production et elle a avivé les préoccupations de la population relativement à l’impact sur la santé et le bien-être des volatiles, à la sécurité alimentaire et à l’environnement.» Le centre élaborera des produits devant réduire la résistance aux antibiotiques, améliorera les conditions d’hébergement des troupeaux, formulera de meilleures pratiques agricoles et verra à faire réagir l’industrie face aux nouvelles exigences des consommateurs.Cela se passe de l’autre côté du globe : pourtant, les préoccupations sont les mêmes.À quel âge un bovin peut-il être atteint par l’ESB ?La découverte récente d’un taureau Holstein japonais atteint d’encé-phalopathie spongiforme bovine (ESB) à l’âge de seulement 21 mois laisse planer la question suivante : « À quel âge un bovin peut-il être atteint d’ESB ?>* Même si, lors de la plus grande infestation connue, la majorité des bovins affectés par la maladie en Grande-Bretagne étaient âgés de plus de 30 mois, un certain nombre de sujets étaient aussi plus jeunes.En 1988, le plus jeune cas avait 24 mois et le deuxième, 27.En 1989, le plus jeune avait 21 mois, et quatre autres cas en avaient 24.En 1992, le plus jeune avait 20 mois seulement ! Entre 1988 et 1996, on a repéré au moins 19 cas âgés de moins de ¦^uHtœÊÊÊ 30 mois.C'est bien peu, compte tenu des quelque 179 000 cas confirmés en Grande-Bretagne jusqu’à ce jour.En 1992, la pire année de toutes, 36 680 cas d’ESB avaient été confirmés en Grande-Bretagne.On est bien loin du seul et unique cas canadien ! 4 i DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS La Suisse s’inquiète pour ses vaches laitières Nulle image ne symbolise mieux l’élevage bovin de la Suisse que de paisibles vaches laitières qui broutent dans des pâturages de montagne accompagnées du tintement de leur cloche.Mais cette image a du plomb dans l’aile.En effet, les éleveurs suisses font de plus en plus souvent saillir leurs vaches laitières par des taureaux de boucherie.Ils vendent les veaux obtenus à des engraisseurs à l'âge de un ou deux mois.Depuis 10 ans, la fréquence de ce type de saillie a doublé, au détriment des races laitières.La tendance est si forte que l’Association suisse pour l’insémination artificielle s’en inquiète.Dans un récent numéro de son journal Torn, elle prévient que cela pourrait mener à la disparition des vaches laitières du pays.Pour leur part, les éleveurs semblent croire que la situation se corrigera petit à petit dans les années à venir.Entre-temps, le prix des animaux laitiers d'élevage a augmenté.La Suisse deviendra-t-elle importatrice de bovins laitiers?Claude Lafleur remporte le prix Moïse-Cossette 2003 L’Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française (ACRA) vient d’attribuer le prix Moïse-Cossette (Communi-cateur agricole de l’année) à Claude Lafleur, agronome et secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec.M.Lafleur reçoit ce prix pour avoir publié une suite de trois éditoriaux sur des thèmes d’actualité dans le magazine Le Coopérateur agricole.Emmanuelle Arès, agronome et journaliste au Bulletin des agriculteurs, et Suzanne Dion, pigiste et consultante en communications, étaient également finalistes.L’élevage du porc vu par les enfants Un centre d’interprétation du porc vient de voir le jour à Edmonton, en Alberta.Douze fenêtres permettent de visionner en direct les salles de mise bas et de pouponnière, la salle de croissance-finition et les deux unités de gestation.Des présentoirs interactifs entre les fenêtres informent les visiteurs sur la production.Les enfants de la quatrième à la sixième année du primaire sont principalement ciblés : on veut leur donner un aperçu de la production alimentaire avant qu’ils ne développent des perceptions négatives.On vise aussi à recréer le lien qui a peu à peu disparu entre les milieux urbain et rural.Le Pork Industry Interpretive Centre est situé en pleine ville, à la University of Alberta’s Swine Research and Technology Centre.Le million de dollars de l’infrastructure a de 1500 pieds carrés provient d’Alberta d Pork, organisation provinciale regrou-2 pant 1800 producteurs de porcs, et de la g fondation Alberta Livestock Industry I Development Fund.Étude sur l’exposition des familles agricoles aux pesticides Les femmes et les enfants qui résident à la ferme ne sont pas plus exposés aux pesticides que les gens qui ne vivent pas en milieu agricole.Ces résultats sont issus d’une étude de biosurveillance menée par l’Université du Minnesota.Cette recherche est la plus complète à ce jour à porter sur l’exposition des membres d'une famille agricole aux produits phyto-sanitaires.En tout, 99 familles agricoles ont fourni des échantillons d’urine avant et après les applications de pesticides à leur ferme.On a étudié trois produits : les herbicides glypho-sate et 2,4-D, et l’insecticide chlorpyrifos.Chez 95% des enfants et conjointes, l’augmentation de la concentration de pesticides dans l’urine après l’application était infime ou non détectable.Dans les cas d’augmentation plus importante, on a pu établir que la personne s’était trouvée dans la zone immédiate d’application ou de mélange des produits.Pour plus de détails, voir www.farmfamilyexposure.org.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z DÉCEMBRE 2003 / 5 PHOTO : LIONEL LEVAC de bouche à oreille Une politique à peaufiner La nouvelle politique nationale de l’eau vise à protéger la qualité et la disponibilité de cette ressource.Elle vise aussi à prévenir les conflits d’usage entre les divers utilisateurs et à faire l’inventaire national des eaux souterraines.Les horticulteurs, dont la survie dépend aussi d’une eau propre et abondante, adhèrent aux objectifs de cette politique.Par contre, par sa conception actuelle, cette politique engendre des coûts prohibitifs pour bien des horticulteurs qui demanderont une autorisation de forer un puits, même dans des secteurs où il n'y a ni pénurie d’eau ni conflits d’usage en vue.Les horticulteurs sont convaincus que l’État peut peaufiner l’approche actuelle afin de lui permettre non seulement l’atteinte de ses objectifs légitimes mais aussi d’augmenter la réserve d’eau à des coûts abordables en milieu agricole.Un coup de pouce Comme on n’a pas tous la chance d’avoir un fiston ou un neveu prêt à dépanner en cas de pépin informatique, il vaut mieux pouvoir compter sur une autre ressource.Avant d’appeler un technicien, consultez le site Technicland.Ce site, en français, permet de trouver les solutions aux problèmes les plus courants.Et comme il vaut mieux prévenir que guérir, consultez aussi la section Patchs pour connaître les mises à jour à installer.Le site donne également quelques trucs pour maximiser l’utilisation des logiciels Internet comme Internet Explorer ou Outlook Express.Enfin, si vous ne trouvez pas de solution, lancez un SOS sur le forum.www.technicland.com TEXTES DE : Luc Gagnon, Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com itechrticlMdi LU lit Adi TSCHIIICLAND tifis™ marché des grains PAR Depuis quelques années, le mois de décembre permet de vendre le maïs à d’excellents prix, exception faite de 2001.Cependant, plusieurs d’entre nous vont attendre la fin janvier pour commencer à le vendre.On se souvient que décembre dernier fut le mois le plus payant de la récolte 2002.Le prix du maïs frôlait alors 180 $ la tonne.Les retardataires ont cependant dû vendre le leur 130 $ en septembre 2003.Qu’en sera-t-il, cette année ?À première vue, le maïs devrait se situer dans une fourchette de prix plutôt basse.L’abondante récolte du Québec empêche la prime de monter.Comme la récolte américaine est abondante elle aussi, le CBOT ne montera pas.De plus, la force de notre dollar nuit à notre prime.Un retour de notre dollar à 0,65 $ US nous aiderait beaucoup.Que faire ?Même si les prix du maïs sont bas, il faudrait vendre une partie de la récolte avant les fêtes.Pourquoi ?Aucun élément positif ne peut faire monter les prix à court terme.Il ne faut quand même pas être dupes des annonciateurs de mauvaises nouvelles : début novembre, certains négociants voyaient les prix de l’hiver prochain osciller autour de 110 $ la tonne, voire encore plus bas.À ce prix, je préfère garder ma récolte dans les silos.Bonnes ventes ! Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.ca).DOMINIC GRÉGOIRE 6 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS .lja _pjjj SANCE LA MARQUE A LLU SERIE a,,; ^ Voici les nouveaux tracteurs utilitaires de la série GT de AGCO; la marque synonyme de puissance, confort et fiabilité.Avec une puissance à la pdf allant de 45 à 73 ch, il y a un modèle qui répondra précisément à vos besoins, que ce soit pour le travail au champ, la récolte du foin ou les travaux de chargement.De plus, tous les modèles sont dotés d’une transmission synchronisée 16F/8R avec inverseur offrant un vaste choix de vitesses de travail.Ils sont disponibles avec ou sans cabine, et avec traction à deux ou quatre roues motrices.Essayez-en un dès aujourd’hui et constatez comment les tracteurs AGCO peuvent contribuer au succès de votre entreprise.>4GCO VOUS DEVEZ L'ESSAYER ACIOZI O WOI par Sylvie Bouchard Le mois des agricultrices des agriculteurs En octobre, les agricultrices célébraient.Pourquoi ne pas faire comme elles et profiter du temps des Fêtes pour célébrer les réalisations de nos proches et la fierté qu’elles nous inspirent ?Le mois d’octobre, c’est l’automne qui commence, le froid qui s’installe, les arbres qui se dénudent, la neige qui se montre en flocons parfois encore timides.Octobre, c’est aussi le mois des agricultrices.Chaque automne, dans chaque région agricole, les agricultrices choisissent celle qui les représentera au gala provincial, celui où l’on nommera l’Agricultrice de l’année, l’Agricultrice de passion, l’Agricultrice entrepreneure et la Jeune agricultrice.La Soirée Saturne, organisée par la Fédération des agricultrices du Québec, se déroule toujours en grande pompe.Les femmes mettent leurs plus beaux atours, leurs maris aussi.C’est la rencontre de gens qui ont réussi et qui sont fiers de ce qu’ils ont bâti.Sur scène, l’émotion est forte.Les femmes parlent de leur entreprise, mais surtout de leur famille, de leurs enfants, de leurs rêves.Certaines pleurent, la plupart rient.Dans la salle, leurs collègues laissent s’exprimer leur joie quand l’une des leurs est appelée.Parmi toutes les soirées agricoles auxquelles j’assiste, c’est celle-là ma préférée, probablement parce que les femmes sont près de leurs émotions et qu’elles ne se gênent pas pour parler de leurs valeurs profondes.La Jeune agricultrice Nathalie Sylvie Bouchard, agronome, est rédactrice en chef du Bulletin des agriculteurs, fsbouchard@lebulletin.comj.Dumais, par exemple, productrice laitière de Sainte-Hélène-de-Kamouraska : à 17 ans, elle rêvait déjà d'avoir son entreprise.« N’arrêtez jamais quelqu’un de rêver, dit-elle : vous l’arrêtez de vivre.» Ou bien l’Agricultrice de passion, Guylaine Bergeron, productrice porcine de Saint-Isidore : en 1995, cette mère de trois jeunes enfants devient veuve.À l’époque, elle décide de continuer le travail commencé avec son mari.« Aujourd'hui, c’est pour moi que je le fais », dit-elle en remerciant ses trois enfants de l’avoir toujours accompagnée et soutenue.Et puis, l’Agricultrice entrepreneure, Denyse Gagnon, productrice laitière et entrepreneure en agrotourisme à Métabetchouan : depuis plusieurs années, elle fait partie du conseil d’administration de diverses organisations agricoles.« Il n’est pas toujours facile d’oser dans un monde d’hommes, dit-elle.Mais n’hésitez pas à le faire : nous avons toutes une place à prendre.» Enfin, l’Agricultrice de l’année, Denise Poirier-Rivard, productrice caprine de Saint-Isidore-de-Laprairie : c’est elle qui, en 1998, a mis en place l'affiliation du syndicat des producteurs de chèvres à l’UPA.Un peu plus tard, elle a implanté un club d’encadrement technique dans le domaine caprin.« Mon souhait le plus cher maintenant, dit-elle, c’est de voir l’un de mes petits-enfants à ma place dans quelques années.» Nous voici arrivés à décembre, le mois des Fêtes.Bientôt, nous commencerons la tournée des réceptions familiales et amicales.Pour moi, cette tournée commence en octobre, par la Soirée Saturne.Nous inspirant des agricultrices, pourquoi ne pas profiter de cette période bénie pour souligner les réalisations de nos proches et la fierté qu’elles nous inspirent ?Je me joins à l’équipe du Bulletin pour vous souhaiter le plus beau temps des Fêtes qui soit, te DÉCEMBRE 2003, VOL.86, N” 12 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.corn REDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulietin.com Journalistes Nancy Malenfant, agronome nmalenfant@lebulletin.corn Marie-Josée Parent, agronome mjparent@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Patrice Beaudry, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L’actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS 8 Z DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 4304 OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! Séparateur rotatif Contre-batteur ,v — apacite^^^H évolutionnaine www.ccnhq.com apacité ¦if s trame Les moissonneuses-batteuses New Holland sont le fruit d'équipes de spécialistes qui ont intégré un nombre impressionnant d’innovations.Elles sont aujourd’hui la réponse à l’agriculture — de demain.Les moissonneuses-batteuses super conventionnelles CX sont dotées d’un séparateur rotatif qui, associé au batteur et à la grande surface du contre-batteur, engendre une performance jusqu’à 15 % supérieure aux machines conventionnelles com-pétitrices.a,, i Batteur SERIE CR (Classes 5, 6, 7 et 8)________________ CR920 CR940 CR960 CR970 255 ch______295 ch_______330 ch 370 ch 205 bo 255 bo 300 bo 330 bo 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec La technologie rotative de la série CR conjugue des performances incroyables avec la qualité de travail traditionnelle des moissonneuses-batteuses New Holland.De faible diamètre, les rotors fournissent une force centrifuge élevée pour une séparation sans égal.SERIE CX (Classes 6, 7 et 8) Modèle________________________ Puissance_____________________ Capacité du réservoir à grains Vitesse de déchargement CX840 CX860 295 ch 330 ch 290 bo 330 bo 3 bo/sec 3 bo/sec CX880 370 ch 330 bo 3 bo/sec Un système électronique de protection exclusif, avec capteurs sous le tambour, détecte la présence de pierres dangereuses pour les rotors et les vidange automatiquement par une trappe.DALHOUSIE STATION IBERVILLE NAPIERVILLE SAINT-GUILLAUME SAINT-HYACINTHE SAINTE-MARTINE Femand Campeau & Fils inc.Équipements Inotrac inc.SCA du Sud de Montréal Machinerie C & H Équipements Inotrac inc.SCA du Sud de Montréal (450) 269-2737 (450) 347-5596 (450) 245-3309 (819) 396-2185 (450) 796-3707 (450) 427-0955 AGENDA par Lionel Levac La plupart des observateurs s’entendent pour dire que les questions, les murmures et même les colères sont très sains, en démocratie.1 y a ceux, très largement majoritaires, qui sont membres de l’UPA et qui jusqu’à maintenant ne remettaient pas en question leur adhésion et son utilité.Certains sont et seront toujours des inconditionnels de l’UPA.Ce qui ne les empêche pas d’évaluer « l’offre de service », comme on dit.Il y a ceux qui se posent une question précise : « Si ce n’est pas l’UPA, qu’est-ce que ce sera ?» Et, pour la plupart d’entre eux, la réponse vient vite.Il n’y a actuellement pas d’organisation qui offre autant que l’UPA.Il y a ceux qui se demandent justement si tout ce qu’offre et défend l’UPA les sert bien.Ce groupe semble grossir constamment.Il y a ceux qui sont nettement insatisfaits de leur syndicat mais pour qui le malaise est question de personnalités et qui pensent donc que les choses se replaceront avec de nouvelles têtes.Il y a ceux qui croient que la force et la solidarité syndicales peuvent encore venir à bout de tout, même de la mondialisation.Pourtant, il y en a d’autres qui tiennent à cette mondialisation qui garantit leurs marchés.Lionel Levac est journaliste.À propos de syndicalisme agricole Il y a ceux qui ne peuvent concevoir que leur syndicat puisse concéder quoi que ce soit à la société ou aux gouvernements et qui voient toutes solutions dans la lutte et la confrontation.Il y a ceux qui voudraient en toute bonne foi essayer autre chose que l’UPA.Il y a ceux qui voudraient un système semblable à celui du secteur de la construction, avec vote d'allégeance périodique.Il y a ceux qui ont déjà opté pour l’Union paysanne parce qu’ils s’y sentiraient plus libres.Il y a ceux qui se demandent où va l’Union paysanne et jusqu’où iront les structures qu elle est à mettre en place.Il y a ceux qui ne veulent tout simplement pas de syndicat et encore moins de quelque intervention que ce soit dans leur production et leur commerce.Et puis, il y a ceux qui observent tout ça.Partisans d’une tendance ou d’une autre, ces observateurs se réconfortent à se répéter que les agriculteurs ont le syndicalisme qu’ils méritent.Ces observateurs, lorsqu’ils sont également politiciens, sont d’autant plus à l’aise qu’ils n’auront pas à changer les règles du jeu tant que les forces en présence ne modifieront pas leur poids d’un côté ou de l’autre de la balance.Enfin, il y a ceux qui disent que les autorités, à plus ou moins long terme, n'auront d’autre choix que de permettre la pluralité.Mais pour l’heure, la plupart des observateurs s’entendent pour dire que les questions, les murmures et même quelques colères sont très sains.en démocratie, te ¦ 13 au 15 janvier Salon de l’agriculture Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450) 771-1226 ¦ 13 janvier Colloque sur la fertilisation Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe AFEQ: (450) 534-1515 ¦ 14 janvier Colloque sur les céréales Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe CRAAQ : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 15 janvier Colloque sur les grandes cultures Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Le Bulletin \ (514) 843-2110 ¦ 23 au 25 janvier Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation Centre de Foires ExpoCité, Québec (418) 656-7777, poste 6767 ¦ 29 au 31 janvier Salon provincial de la machinerie agricole de Québec Centre de Foires ExpoCité, Québec ¦ 3 et 4 février Colloque maïs-soya Hôtel Universel Best Western, Drummondville CRAAQ : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d’un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l’Est) Montréal : (514) 333-9145 De l’extérieur de Montréal, sans frais : 1800 665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D’ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu’au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions en tout ou en partie sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.10 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Solidement implanté chez nous - w ¦ / .y.rt.: Une technologie au service de la terre et des hommes • Engrais minéraux • Engrais * ?et ?•Démarreurs liquides NUTRIMAX •Solution:Azote 32% • Ammoniac Anhydre 82% • Produits phyto-protection • Semences : maïs, céréales, soya, fourragères • Chaux agricoles •Amendements calciques et magnésiens •Agronomiques •G.P.S.•Application à taux variable •Application à forfait •Analyses de laboratoire Analyse foliaires •«N» Sensor •«N» Tester • Nitrachek m www.synagri.ca Région Québec 5649, ave.Maréchal Joffre Charny (418) 832-6196 Région Ste-Rosalie 15095, ave.Guy Sainte-Hyacinthe (450) 799-3245 Région St-Grégoire 22, rue Des Engrais Mont-Saint-Grégoire (450) 346-5384 Région St-Rémi 130, rue De La Gare Saint-Rémi (450) 454-3971 Région Ontario Est 42, rue Frontenac Cornwall (613) 932-0275 Région Rive-Nord 2780, rang Haut-de-la-Rivière Sainte-Élizabeth (450) 752-1081 /en couverture / • # NOEL y un jour, NOEL touj ours C’est Noël chaque jour chez Ninon Mongeau et Réal Beloin, qui cultivent le roi de nos forêts.PAR NANCY MALENFANT e suis un amoureux de la forêt.J’adore les arbres », avoue Réal Beloin, que l’on surnomme Robin des Bois dans sa région.Avec sa conjointe Ninon Mongeau, il exploite une plantation de sapins de Noël de 150 hectares à East Hereford, en Estrie.Tous deux cultivent annuellement 30 000 arbres, en plus de commercialiser la marchandise de plusieurs producteurs des alentours.Ce sont donc 50 000 arbres et 5000 fagots de I branches de sapin que les propriétaires I des Plantations Réal Beloin mettent en g $ marché chaque année.>» Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.comj.Réal Beloin et Ninon Mongeau exploitent 150 hectares d’arbres de Noël à East Hereford.12/ DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 8003 / 1 3 Le sapin de Noël du Québec, c’est : ¦ plus de 300 entreprises se situant principalement dans le Sud-Ouest (région formant un triangle entre Sherbrooke, Thetford-Mines et Lac-Mégantic ¦ plus de 11 000 hectares en culture ¦ 1,8 million d'arbres vendus annuellement ¦ entre 25 et 30 millions de dollars de revenus par année ¦ 1,5 million d’arbres exportés en 2001 (2,65 millions pour le Canada) Sources : Statistique Canada et MAPAQ 1 -2 Arbres en pépinière à des stades différents.Après le semis, les arbres passent cinq ans en pépinière.3-4 À la fin de l’été, on procède à l’application d’un mélange de soufre et de gypse.Le soufre abaisse le pH, et le gypse fournit du calcium qui aide les arbres à mieux affronter les rigueurs de l’hiver.Real Beloin et Ninon Mongeau ont été parmi les premiers entrepreneurs à essayer la culture du sapin Fraser au Québec.Des débuts de l'entreprise en 1981 jusqu’en 1988, ils ne cultivaient que du sapin baumier.« Nous avions entendu dire que le Fraser, une espèce de la Caroline du Nord, débourrait plus tard au printemps », raconte Ninon.Son conjoint explique que ce trait se révélait très intéressant, compte tenu de la situation géographique de la ferme.« Nous nous trouvons dans une vallée, ce qui crée une cuvette d’air froid.Les nouvelles pousses du sapin baumier sortent plus tôt et sont souvent brûlées par les gels printaniers.Résultat : la qualité de l’arbre est atteinte.Par son débourrement tardif, le Fraser souffre rarement de brûlure printanière.» En outre, le sapin Fraser connaît une popularité grandissante auprès des consommateurs, même s’il se vend près du double de son cousin baumier.La principale cause de cet engouement est une meilleure rétention des aiguilles.« Depuis cinq ans, nous ne « Nous sommes avantagés par le taux de change.Un arbre que nous vendons 20 $ US sur les marchés de Boston, de New York ou du New Jersey vaudrait environ 30 $ ici.Les acheteurs canadiens achètent rarement leur sapin de Noël à ce prix », fait remarquer M.Beloin.L’éloignement des grands centres urbains québécois incite également Réal et Ninon à vendre leurs arbres aux États-Unis.En effet, plusieurs autres producteurs dont les plantations se situent plus près des grandes villes approvisionnent déjà ces marchés.Selon M.Beloin, le marché américain des arbres de Noël se porte plus que bien ces années-ci.Plusieurs secteurs de l’économie ont connu de graves problèmes à la suite des événements du 11 septembre.Ce ne fut pas le cas de l’industrie du sapin de Noël.« Les vendeurs ont tous manqué d’arbres en 2001 », se rappelle le producteur.Sa femme explique que ce plantons que du Fraser, affirme Réal.Nous suivons la volonté du marché.» Cependant, le Fraser est plutôt capricieux.Il requiert un pH entre 5,0 et 5,8 et ne supporte pas d’avoir « les pieds dans l’eau ».Il demande donc un sol léger doté d’un bon drainage naturel, soit un sol sableux ou même graveleux.Le Fraser est aussi sensible à la dessiccation hivernale.Celle-ci se manifeste par un rougissement des aiguilles.Avec les années, Réal et Ninon ont appris à contourner ce problème.« Les arbres sont moins touchés depuis que nous enrichissons le sol de calcium sous forme de gypse à la fin de l’été », exposent-ils.Un marché lucratif dans les parages East Hereford étant situé à proximité de la frontière des États-Unis, les producteurs trouvent leur compte à envoyer leurs arbres à nos voisins américains.14/ DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : NANCY MALENFANT Roundup TRANSORB " PIONEER Une Société DuPont - - /#-• Des pistes pour augmenter vos revenus II l I £ £/£_/ef diminuer vos dépenses devenez riche COLLOQUE SUR LES GRANDES CULTURES organise par des agriculteurs le 15 janvier 2004, au Salon de l'agriculture, Saint-Hyacinthe 9 h 00 9 h 05 9h 10 Ouverture Simon M.Guertin, directeur du Bulletin des agriculteurs et animateur du colloque Mot de bienvenue Léon Guertin, président du Salon de l'agriculture Plus de racines pour faire plus de rendements Comment obtenir un sol meuble et profond, incorporant une matière organique abondante, afin de faire échec aux printemps tardifs et froids, mais aussi aux étés chauds et secs ?Travail du sol, fertilisation, rotation des cultures, tout doit être mis à contribution.Conférencier:Jean Caron, agronome, Pioneer Hi-Bred 9 h 40 Autoguidage, GPS, traçabilité : où est la rentabilité dans tout cela ?Comment envisager les prochaines années en termes de contrôles de la qualité, de productions de niche, etc.,dans le secteur des grande cultures ?Conférencier : Daniel Malenfant, directeur général de Vegpro international, une entreprise spécialisée en cultures maraîchères 10 h 55 7 à 8 tonnes de soya à l'hectare, année après année Une recette en 20 points a conduit Ray Rawson, agriculteur au Michigan, vers des sommets de huit tonnes de soya par hectare.En plus d'un travail du sol en profondeur sur chaque rang et une fertilisation fractionnée, il applique une régie réglée au quart de tour.Il effectue pas moins de 20 visites au champ pour voir ce qui se passe et pour intervenir au besoin.Conférencier : Ray Rawson, agriculteur au Michigan 11 h 45 Mot de la fin Simon M.Guertin fi 10 h 10 Les temps sont durs en grandes cultures Des agriculteurs, des commerçants de grain et des fournisseurs d'intrants viendront expliquer comment améliorer son sort.Choix de cultures, fertilisation, mise en marché, rotations, tous les aspects seront questionnés.Table ronde animée par Josée de Grandmont, agronome, Modus Vivendi Communications Obtenez plus de 7 tonnes de soya par^ hectare en suivant la recette de Ra^fciwson COMMANDITE PAR CASE Ml PHOTO : ROLANDE GUILLETTE en couverture drame a changé beaucoup de valeurs et que les Américains fêtent maintenant davantage Noël en famille.Par contre, Réal estime que le marché devrait redescendre vers 2006-2007.« Comme les débouchés actuels sont bons, tout le monde plante des arbres.Ceux-ci vont tous arriver à maturité en même temps, et le marché sera inondé.» Cette perspective n’effraie nullement l’agriculteur, qui s’est bâti un réseau de clients fidèles au fil des ans.Il se fait un point d’honneur d’offrir non seulement un produit de qualité, mais aussi un service impeccable.Quand la coupe et les livraisons sont terminées à la mi-décembre, il fait la tournée de ses acheteurs et s’assure de leur satisfaction.Une année, il va au New Jersey et l’autre, il se rend dans la région de Boston.« C’est important d’avoir de bonnes relations avec ses clients.Il ne suffit pas d’envoyer un produit et de retirer de l’argent », justifie-t-il.Petit sapin va loin Il s’écoule entre 11 et 15 ans entre le moment où la graine de sapin est mise en terre et celui où cet arbre majestueux trône dans un salon familial.Après le semis, les plants passent cinq ans en pépinière.Suit la plantation en plein champ.« Les arbres doivent être distancés d’au moins cinq pieds (1,5 m) pour croître pleinement et pour faciliter la taille », explique Réal.Une analyse de sol est effectuée avant la plantation; on corrige alors le pH, s’il y a lieu.Contrairement aux cultures que l’on connaît, le sapin de Noël exige un sol plutôt acide.La correction du pH se fait donc souvent à la baisse, à l’aide de soufre granulaire.L’application d'herbicides et d’engrais a lieu au mois de mai.L’été est consacré à la taille des arbres.On prépare d’abord le pied de l’arbre, en coupant les branches au sécateur.À partir de juillet, on taille les branches à la machette.Cette tâche s’étale sur environ 10 semaines.Pour la période estivale, l’entreprise embauche plusieurs étudiants en plus de ses huit employés réguliers.« L’été, nous sommes 15 à faire la taille et le repiquage.En septembre, les étudiants retournent à l’école.Pour la coupe de novembre, nous réenga- geons jusqu’à 20 personnes », calcule le producteur.Les arbres qui seront coupés et vendus l’année même sont identifiés pendant l’été.Cette tâche revient à Réal, qui compile soigneusement le nombre d’arbres disponibles et leur classement.Ce classement tient compte de divers critères de qualité, dont la forme, la densité et la couleur.La véritable période de pointe se situe en novembre.« Nous travaillons alors sept jours par semaine pour faire la coupe, l’emballage, le classement et le chargement des arbres », dit Ninon.L’environnement d’abord Le couple Beloin-Mongeau se préoccupe de l’environnement.Pour protéger le ruisseau Buck qui passe à proximité de leurs terres, les producteurs ont conservé une lisière de sapins Des arbres de Noël à perte de vue.C’est le spectacle qu’offrent les Plantations Réal Beloin.Les dessous de l’arbre de Noël À l’été 2004, un Centre d’interprétation de l’arbre de Noël ouvrira ses portes à East Hereford.Ninon Mongeau fait partie de l’équipe qui a contribué à mettre ce projet sur pied.« Les gens pourront découvrir l’historique de la production de ses débuts jusqu’à aujourd’hui et mieux connaître le sapin de Noël », dit-elle.Cette initiative, financée principalement par le ministère des Ressources naturelles et le MAPAQ, a pour but de revitaliser le milieu et d’attirer des touristes dans la région.Toute la famille Beloin : Philippe, Réal, Thierry, Ninon et Marie-Pier 16/ DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS baumiers.Cette bande d’une largeur de 20 mètres permet d’intercepter les différents polluants, tels les herbicides et les insecticides, qui pourraient contaminer le cours d'eau.Les producteurs agissent aussi à titre d’informateurs du Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) relativement à la détection des insectes dans les arbres de Noël.Cette participation au RAP ainsi que le soutien au dépistage qu’ils reçoivent des conseillers du Club agroenvironnemental de l’Estrie les aident à mieux gérer leurs applications d’insecticides.« On a diminué la fréquence des arrosages.Maintenant, on sait à quel moment du cycle de l’insecte il faut agir; on n’arrose plus inutilement », explique Ninon.En outre, ils mettent les herbicides en bande à partir de la plantation.Ils accordent également une grande importance au bon voisinage.Ils appliquent du purin de porc avant la plantation en plein champ, mais pas n'importe où.« Nous n’en épandons que dans nos champs les plus éloignés, souligne Réal.Ainsi, il n’y a pas de risque que les odeurs incommodent les gens du village.Sur les terres plus près des zones habitées, nous appliquons plutôt des boues de papetière compostées.» Enfin, la production de sapins de Noël exige que l’on pense à long terme.Réal et Ninon plantent donc des arbres en pensant à leur relève.Qui sait, peut-être que Philippe, Marie-Pier et Thierry voudront devenir des Robins des Bois, eux aussi ?te Œ I ™ Marques de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.® Marques déposées de la Banque Royale du Canada.1.L'Option de prêts multiples AgriRoyal est offerte par la Banque Royale du Canada.Les hypothèques et les Options de prêts multiples sont assujetties aux critères de prêts de la Banque Royale du Canada.Sous réserve de certaines conditions, restrictions et limites.L'offre peut être modifiée, retirée ou prolongée en tout temps sans préavis.* Jusqu'à concurrence d'un demi de 1 % de la somme du nouveau prêt.Cette offre prend fin le 30 avril 2004.Sous réserve de certaines conditions, restrictions et limites.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 / 1 7 L’Option de prêts multiples AgriRoyal™ : un outil de financement agricole souple et efficace dont vous êtes le maître d’œuvre.Transférez votre financement agricole à RBC Banque Royale® et choisissez l’Option de prêts multiples AgriRoyal1.Nous couvrirons les frais de transfert jusqu’à concurrence de 10 000 $*.Pour en savoir davantage, remplissez et retournez la carte jointe ou composez le 1 800 ROYAL 2-0.RBC Banque Royale Une société membre de RBC Groupe Financier PHOTOS : MARC LAJOIE.MAPAQ J Médaille d’or ¦ L'Ordre national du mérite agricole Une idée florissante Les médaillés d’or Frank Zyromski et Louise St-Arnaud ne croyaient sans doute pas que l’idée de produire des boutures de géranium les mènerait un jour aussi loin.PAR NANCY MALENFANT Les Serres Frank Zyromski ont remporté la première médaille d’or du gala 2003 de l’Ordre national du mérite agricole.Une telle récompense semble être la suite logique de la réussite de cette entreprise horticole qui a décroché l’argent il y a cinq ans.C’est pourtant sans aucune prétention que Frank Zyromski et Louise St-Arnaud reçoivent ce prix prestigieux.« Nous sommes très fiers de cette reconnaissance du milieu.Nous avons toujours persévéré et nous récoltons aujourd’hui ce que nous avons semé », confie l’horticulteur.Leur entreprise se spécialise en production de boutures de plantes d'ornement annuelles.Chaque année, leurs 16 000 mètres carrés de serres leur permettent de mettre en marché plus de cinq millions de boutures et une importante quantité de pots finis.Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.coml.1 & A De la photo à l’horticulture À la fin des années 1970, Frank Zyromski délaisse son métier de photographe pour s’adonner à l’agriculture.11 part de Montréal et va s’installer à L’Annonciation, en plein cœur des Lau-rentides.« J’ai ressenti l’appel de la terre, explique-t-il.Je cherchais un coin de campagne où il ferait bon vivre.» Il explore plusieurs productions, dont les légumes biologiques et même les cactus.Cependant, aucune de ces avenues ne s’avère rentable.C’est au cours de ses discussions avec des gens du milieu horticole qu’il découvre sa voie.Aucun producteur québécois ne fait de boutures de géranium à grande échelle.« Frank est un visionnaire, dit Les médaillés d’or, Louise St-Arnaud Frank Zyromski et en parlant de son Louise st"Amaud-.Tl des Serres Frank conjoint.Il pos- Zyromski sède un grand sens de l'observation.Il est capable de voir les possibilités et de se les approprier.» Petit à petit, les serres prennent de l’expansion.En 1983, Louise St-Arnaud quitte son emploi de diététiste à l’hôpital de L’Annonciation pour travailler à temps plein dans l’entreprise.Depuis, les Serres Frank Zyromski ne cessent de grandir, tant en superficie qu’en réputation.« Nous avons suivi l'évolution de notre clientèle, signale le producteur.Si un acheteur prenait de 18/ DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS l’expansion, nous augmentions la surface et le volume de production pour répondre à ses besoins.Le bouche-à-oreille nous a aussi amené beaucoup de nouveaux clients.» En outre, la diversification des cultures s’est faite de façon à respecter les demandes du marché.En plus des différentes variétés de géraniums, le couple Zyromski-St-Arnaud produit maintenant des boutures d'impatientes de Nouvelle-Guinée, de fuchsias, de pétunias végétatifs et de plusieurs plantes d'accompagnement.La culture de la qualité Frank Zyromski a déjà répondu au journaliste du mensuel agricole régional que son objectif n’était pas de devenir le plus gros, mais le meilleur.« C’est encore vrai aujourd’hui », affirme-t-il.Le couple s’accorde pour dire que la priorité de l’entreprise reste de fournir un produit de qualité supérieure.« Il importe d’être constant, ajoute Louise.Les clients ne doivent pas avoir à se demander si “les boutures de Frank seront belles cette année”.Il faut toujours respecter les mêmes normes de qualité.» Sur ce plan, l’automatisation et l’informatisation leur viennent en aide.En 1987, ces horticulteurs ont été parmi les premiers à se doter de tables inondables.« Nous avons connu quelques problèmes au début, se rappelle Frank, mais tout a fini par s’arranger.» Cette technologie d’origine européenne leur permet de recycler les solutions Situées à L’Annonciation, au cœur des Laurentides, les serres couvrent une superficie de 16 000 mètres carrés.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 Z 1 9 formation en horticulture, ils ont dû parfaire leurs compétences par l’observation.Frank n’hésite d’ailleurs pas à aller chez nos voisins du Sud ou à traverser l’Atlantique pour emprunter quelques trucs à des collègues horticulteurs.L’entreprise dispose d'un système informatisé de contrôle des opérations.Toutes les interventions sont consignées dans l’ordinateur au moyen de codes à barres.Il est donc aisé de vérifier ce qui a été fait et ce qu’il reste à faire, de comptabiliser le nombre de boutures et même de noter les résultats des différents travaux de recherche.Une année bien remplie Lorsque nous accrochons notre jardinière de géraniums à notre balcon, la production de l’an prochain est déjà amorcée aux Serres Frank Zyromski.Au cours des mois de juillet et août, le couple et son personnel s’affairent à la réception des plants mères qui proviennent de France, d'Allemagne et des États-Unis.C’est à partir de ces plants mères que des millions de boutures seront prélevés.On est donc aux petits soins avec eux.« Nous les traitons de façon à stimuler au maximum la ramification, explique Louise.Pour ce faire, nous devons pincer les plants, adapter la fertilisation et appliquer des retardateurs de croissance.» La production de boutures a lieu de novembre à mars.Le tout se fait sans mécanisation.Le prélèvement des L’entreprise met en marché à chaque année plus de cinq millions de boutures en plus d’une importante quantité de potées fleuries.nutritives.Les économies d’engrais atteignent 90 %, sans compter la réduction des rejets d’azote et autres polluants dans l’environnement.Un brin de technique Un système informatisé de contrôle du climat fonctionne grâce aux données que fournissent deux stations météorologiques.Ce système contrôle le chauffage, l’éclairage, la ventilation et l’arrosage dans le but de maximiser le rendement et la qualité.Les producteurs ont su parfaire leurs techniques de production au fil des années grâce à des efforts soutenus en recherche et développement.Puisque ni Louise ni Frank ne possèdent de Les efforts soutenus consacrés à la recherche et au développement ont permis à l’équipe des Serres Frank Zyromski d’acquérir une connaissance très poussée de ses produits et une grande maîtrise des techniques de production. boutures et le piquage dans les mottes de terre sont réalisés à la main.Dans cette période de pointe, le nombre d’employés grimpe jusqu’à 70.« En avril, nous transplantons des boutures que nous avons produites pour préparer les commandes de potées fleuries.Nous nous occupons également de faire fleurir les plants mères afin de les vendre en mai et juin.Ensuite, c’est le grand ménage avant de recommencer une nouvelle année de production », dit l’agricultrice.Des employés choyés Si les employés sont si souriants et ont tant de cœur à l’ouvrage, il y a une raison.« Quand nous engageons quelqu’un, il est écrit dans les exigences d’emploi qu’il doit être de bonne humeur, plaisante Louise, responsable des ressources humaines.Sérieuse- ment, nous souhaitons créer un milieu de travail agréable et nous voulons que les gens soient contents de travailler chez nous.» L’entreprise a d’ailleurs gagné le prix de Gestion des ressources humaines en horticulture en 2002.Les exploitants accordent une grande importance à la santé physique de leurs employés.« Chacun reçoit une paire de souliers par année, dit Louise.Il est important d’être bien chaussé pour ne pas développer de maux de dos.J’ai même suivi des cours d’enseignement de l’éducation physique sur musique pour pouvoir mieux conseiller mes employés.» Ces derniers ont aussi accès à une salle d’entraînement aménagée pour eux.En outre, une évaluation annuelle permet de prendre le pouls général et de discuter avec chacun de ce qui se passe.« Nous devons prendre soin de notre personnel, insiste l’horticultrice, car c’est grâce à lui que sommes arrivés ici.Seuls, nous n’aurions jamais pu bâtir une entreprise de cette envergure.» Les trois enfants de la famille participent aux activités de l’entreprise.Jean-Philippe, 23 ans, poursuit ses études en génie électrique à l’École Polytechnique de l’Université de Montréal.Nicolas, 20 ans, a commencé cette année un cours en agronomie et manifeste le désir de prendre la relève.Julie, 15 ans, travaille régulièrement aux serres.Frank et Louise ont-ils des projets ?« Nous n’avons jamais essayé de prévoir ou de décider où nous serions dans cinq ans.Nous allons donc continuer à faire ce que nous avons toujours fait : nous adapter au marché et à nos clients.L’avenir nous dira si nous avons pris les bonnes décisions.» k HOMMAGE AU SAVOIR-FAIRE Desjardins félicite les entreprises dont l’excellence a été récompensée à l’occasion du concours de l’Ordre national du mérite agricole.Nous sommes fiers d’être le partenaire financier des grands lauréats de cette année.GAGNANTS MEMBRES DESJARDINS Gagnant MÉDAILLE D'OR Les serres Frank Zyromski Centre financier aux entreprises Desjardins des Monts Gagnant 7" médaille d'ARGENT Ferme Jean Bélanger Centre financier aux entreprises Les caisses populaires Desjardins Lanaudière Ouest Gagnant V’ médaille de BRONZE Ferme A & R Turcot senc Centre financier aux entreprises Lanaudière-Sud Desjardins Conjuguer avoirs et êtres 20 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS L'Ordre national du mérite agricole Félicitations aux entreprises lauréates de la 114e Lors du gala national tenu le 30 octobre dernier à l'Hôtel Sheraton de Laval, la ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Mme Françoise Gauthier, a dévoilé les noms des entreprises lauréates du concours de l'Ordre national du mérite agricole 2003.Les trois territoires en concours cette année étaient Montréal-Laval-Lanaudière, les Laurentides et l'Outaouais.Consultez notre site pour les détails : www.agr.gouv.qc.ca/onma.Rendez-vous les territoires suivants seront en compétition : Bas-Saint-Laurent, Gaspésie—îles-de-la-Madeleine, Abitibi-Témiscamingue, Nord-du-Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean et Côte-Nord.La ministre, Mme Françoise Gauthier, et les médaillés d'or, d'argent et de bronze de la 114e édition du concours de l’Ordre national du mérite agricole 2003, de même que les représentants du Groupe Promutuel et de la Coopérative fédérée de Québec, partenaires de cet événement.Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec COOPERATIVE FEDEREE DE QUÉBEC PROMUTUEL Médaille d’argent L'Ordre du'mg « Ça donne le goût de l’agriculture » Entreprise avicole modèle, la ferme Jean Bélanger de Saint-Roch Ouest, dans Lanaudière, a reçu deux récompenses lors de la remise des prix du mérite agricole.Denise et Jean Bélanger laissent beaucoup de place à leur relève, Maryse et Edith (centre de la photo).salubrité des aliments à la ferme et l’exploitation répond déjà aux exigences.La ferme est aussi membre d’un club agroenvironnemental.Ses 180 hectares en culture sont répartis entre le maïs-grain, le soya, le blé et l’orge.On y pratique le travail minimum du sol.Un poste de séchage des grains est présent sur place.Un nouvel épandeur de fumier permet d’épandre uniformément, même à faible dose.Toutes les pratiques, autant aux champs que dans les Le gala de l’Ordre national du mérite agricole est un événement impressionnant, grandiose même.Les plus belles fermes y sont en compétition.Dans la catégorie Argent, la ferme Jean Bélanger s’est méritée la médaille tant convoitée.Denise Lorrain, l’épouse de Jean, parle du gala avec engouement.« La soirée a passé trop vite, relate-t-elle.Nous avons vu des belles fermes.Ça donne le goût de l’agriculture ! » La surprise n’était pas complète puisqu’ils se sont vu honorés de la Mention spéciale pour la formation de la relève agricole.Jean et Denise ont toujours encouragé leurs deux filles à poursuivre des études en agriculture.En 1997, Maryse obtenait un diplôme en agronomie de l’Université McGill.De son côté, Edith terminait, le printemps dernier, son baccalauréat en agroéconomie à l’Université Laval.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparent@lebulletin.comL C'est un ensemble de petites attentions qui fait la différence lors du concours de l’Ordre national du mérite agricole.Maryse est coactionnaire de la ferme avec ses parents.Elle voit à l’achat des grains et à la fabrication de la moulée pour trois des quatre bâtisses.L’autre bâtiment est alimenté par une moulée commerciale, afin de procurer un peu de challenge aux propriétaires.Maryse aime bien comparer les résultats obtenus par sa moulée avec ceux de la moulée achetée.Edith loue une des quatre bâtisses de l’entreprise où elle y loge son propre élevage.Elle est propriétaire du quota correspondant.Les deux sœurs collaborent à différents niveaux.Elles ont notamment monté ensemble leur propre programme de suivi des performances.La ferme avicole produit chaque année plus de 400 000 poulets à griller.Les propriétaires ont suivi la formation pour le Programme d’assurance de la bâtiments, sont répertoriées sur des registres.Denise et Jean joignent l’utile à l'agréable.L’été dernier, ils ont profité d’un voyage en France organisé par la chorale pour visiter quelques entreprises.Ils ont fait un autre voyage dans l’Ouest canadien avec la Coopérative fédérée.« Nous voulions voir comment ils disposaient les poulets morts, raconte Denise; mais aussi comment ils appliquaient le PASAF.Nous nous sommes aperçus que nous sommes très sévères quant aux règles agroenvironnementales au Québec, comparativement à l’Ouest ou à l’Europe.» En une trentaine d’années, le couple Lorrain-Bélanger a su faire prospérer une entreprise qui, grâce à sa relève, voit poindre d’autres jours prometteurs, k 22 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARC LAJOIE, MAPAQ A QUOI SE f MASSEY FERGUSON Ill s mtm il I - LE MfelL'L'IpUlZSIÈGE SUR LA FERME.Entrez, assoyez-vous.Vous découvrirez un agencement très simple, une vue magnifique avec toutes les commandes à portée de la main.Le point central est la nouvelle console qui se déplace avec le siège pneumatique Grammer,qui inclut aussi une manette de commande hydrostatique aisée à l'usage.Le moniteur au-dessus de la tête est basé sur des microprocesseurs pour fournir des affichages rapides et précis de la performance de la machine.Et l'exclusif écran Fieldstar DataTouch vous permet de surveiller le rendement avec une simple touche du bout du doigt.Voyez votre concessionnaire Massey Ferguson aujourd'hui même et examinez toutes les excellentes caractéristiques des moissonneuses de la nouvelle Série MF 9000 de Classes VI et VII.Et jouissez alors du meilleur siège sur la ferme avec la moissonneuse la plus productrice sur le champ. PHOTOS : MARC LAJOIE, MAPAQ Médaille de bronze L'Ordre national du mérite agricole La ferme A.et R.Turcot de Saint-Ro ch - de - V Achigan ne devait même pas se présenter au concours de l’Ordre national du mérite agricole.C’est donc avec beaucoup d’étonne-ment que ses propriétaires ont reçu leur médaille de bronze des mains de la ministre de l’Agriculture.Une grande surprise ! Avila et Réjean Turcot se complètent bien.Alors que l’un voit au bon déroulement des activités aux champs, l’autre gère les employés et la mise en marché.PAR MARIE-JOSÉE PARENT Avila et Réjean Turcot sont des travailleurs acharnés, plus portés à la gestion de leur entreprise qu’à courir les concours.N’eut été de l’acharnement d’un conseiller du MAPAQ, jamais ils ne se seraient présentés au concours de l’Ordre national du mérite agricole.« On a été très surpris de Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparent@lebulletin.comj.des carottes, mais aussi diverses variétés de choux (rouges, verts et de Savoie), ainsi que du maïs-grain pour les rotations.Avila et Réjean se sont associés en 1979 et ont alors acheté une terre à Saint-Roch-de-l Achigan.Ils n’étaient pas novices dans le domaine puisqu’ils sont originaires d’une entreprise maraîchère de Laval.Avec leur entrepreneurship, ils ont su monter l’une des plus belles fermes du Québec.Aux champs, l’entreprise utilise des équipements à la fine pointe de la technologie.Une partie de l’irrigation est faite de façon souterraine.Des réservoirs d’eau permettent de contrôler l’apport en eau des champs.On parle de 30 hectares pour ce type d’irrigation.Les autres champs sont irrigués de façon conventionnelle, par un système aérien portatif.Pour la fertilisation organique, les associés utilisent du fumier de poulet par entente d'épandage.Du côté de l’emballage et de l’entreposage, l’entreprise a également suivi les innovations technologiques.La ligne d'emballage des carottes est semi-automatisée, ce qui est rare dans la région.Si la production aux champs, la récolte et l’entreposage sont l’apanage d’Avila, son frère Réjean s’occupe de la gestion des employés, de la mise en marché et du transport.« J'aime aller directement là où la business se passe, précise Réjean.Je n’aimerais pas être régi comme d’autres productions le sont.J’aime le challenge de faire ma propre mise en marché.» La majeure partie des légumes est vendue aux grandes chaînes d’alimentation (70 %).Le reste est écoulé au Marché central.Le maïs-grain est une production secondaire et est plus souvent qu’autrement vendu au champs.Les légumes sont écoulés jusqu’en mai grâce à huit entrepôts à légumes, dont plus de la moitié de la superficie est réfrigérée.L’entreprise se distingue également par son programme de prévention des accidents.« Nous faisons partie d’un groupe de mutuelle de prévention depuis plus de cinq ans », dit Réjean.Plusieurs travailleurs ont suivi un cours de premiers soins.La nouvelle salle d'emballage, construite en 2002, a été conçue selon des normes strictes de sécurité.Le nombre d’employés peut atteindre 25 pendant la récolte.Avila et Réjean Turcot n’agissent pas seuls sur l’entreprise.Leurs épouses respectives, Lisette et Anne-Marie, les secondent.Et la relève prend déjà sa place dans l’entreprise grâce à David, le fils d’Anne-Marie et de Réjean, te L'entreprise a adhéré à une mutuelle de prévention des accidents il y a plus de cinq ans.remporter la première médaille de bronze, raconte Réjean.Je suis resté bouche-bée par l’ampleur du gala.» La ferme A.et R.Turcot dispose de 255 hectares, dont 207 en culture.Les deux frères y cultivent principalement 24 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS “KTIC '' OU Arctic Cat sort des sentiers battus avec la gamme de VTT la plus diversifiée sur le marché.Nos modèles 2004 sont incomparables en tous points.Plus grande capacité de charge.Plus de jeu de suspension.Plus d’espacement du sol.Plus de puissance de remorquage.Plus grand réservoir d'essence.Et pour couronner le tout, notre nouvelle plate-forme MultiRackMC vous permet d'ajouter une multitude d'accessoires avec une ADfTÊf seule goupille.donc davantage d’usages pour votre véhicule tout-terrain.f f% %MI tread lightly I S'applique aux nouveaux VTT Arctic Cat 2004 ,r l'exception des 90 cc et 50 cc.Otlre valide du 1 juillet 2003 au 31 décembre 2003 chez les concessionnaires canadiens participants servant les residents canadiens.Installation du treuil en sus.Consultez votre concessionnaire pour de plus amples renseignements.Taxes, transport et trais de préparation du concessionnaire en sus Les VTT peuvent être dangereux a conduire.Pour votre sécurité, portez toujours un casque, des lunettes de sécurité et des vêtements protecteurs.Ne conduisez jamais sur des surfaces pavées ou sut les voies publiques.Ne transportez jamais de passager ne tentez jamais de faire de cascades; la conduite avec facultés affaiblies (alcool, drogue) peut causer des blessures et même la mort.Ne faites jamais d'exces de vitesse et soyez particulièrement prudent en terrain accidente.Les individus âgés de moins de 16 ans ne sont pas autorisés à conduire un VTT Arctic Cat.Arctic Cat recommande à tous les conducteurs du suivre un cours de conduite spécialisé et de lue attentivement le manuel de l'utilisateur avant de conduire un VTT.Pour toute information sut la sécurité et les cours offerts, consultez votre concessionnaire.A l'instar des défenseurs de I environnement Arctic Cat vous lecunimande vivement de conduire lentement sur les terres privées ou publiques.Préseivez vos futures occasions de conduire en démontrant votre respect pour l'environnement, les lois locales et les droits d'autrui.2003 Arctic Cht Sales Inc., "marques dé|)osécs d'Arctic Cat Inc., Thief River Falls, MN 5601.(218) 681-4999.Warn est une mar- , que déposée de Warn Industries.Les VTT Arctic Cat sont des produits de classe mondiale d'Arctic Cat.il II NASCAR nascarr àL,.° GARANTIE PROLONGÉE 3 ANS TREUIL WARN DE 2500 LB GRATUIT PHOTOS : ANDRÉ PIETTE lait machinerie, à droite.André Piette, agronome, est journaliste agricole fapiette@apexcommunications.org;.L’EFFICACITÉ FAITE FERME Le Bulletin vous présente l’une de ces entreprises exceptionnelles.11 s’agit de la ferme Ythèbe, que le conseiller connaît d’autant mieux qu’elle est membre de son propre groupe-conseil.Située à Saint-Michel-de-Bellechasse, la ferme Ythèbe appartient à Gilles Théberge et à ses parents, Yvan Théberge et Denise Proulx.Deux remarques avant d’entrer dans le vif du sujet.Yvan et Denise viennent de céder l'essentiel de leurs parts à leur fils, qui travaille à la ferme depuis déjà près de 20 ans.La performance de la ferme, tient à souligner Gilles, résulte tout autant sinon plus de leur travail que du sien.Son père a d’ailleurs participé activement à la rencontre avec le représentant du Bulletin.Précisons que la compagne de Gilles, Sylvie Thibodeau, touche peu à la ferme, car elle exploite un salon d’esthétique.Cette entrevue, il s’en est fallu d’ailleurs de peu pour qu’elle riait pas lieu.Dans un premier temps, Gilles n’était pas très intéressé à l’idée d’un Une nouvelle étable était en construction au moment de la visite du Bulletin, ce qui explique le désordre qui règne autour des bâtiments.Cette étable est érigée sur l’emplacement de la vieille fosse à fumier.La toiture de l’ancienne étable des taures a été transportée ' t e en quatreparties pour Un ensemble de facteurs, dont la qualité des fourrages et la rigueur de la gestion, ont mené la ferme Ythèbe à un niveau élevé de productivité.PAR ANDRÉ PI EUE emandez à l'agroéconomiste Germain Têtu ce qui distingue les fermes les plus rentables, et il pointera spontanément l’étable.« Les plus rentables sont généralement celles qui sont les plus efficaces dans l’étable, affirme-t-il.Attention, je ne parle pas des entreprises où l’on mise seulement sur le volume de lait par vache.C’est sûr qu’il faut faire du lait pour faire de l’argent.mais pas n’importe comment ! » Après une vingtaine d’années de travail au Groupe-conseil de Montmagny, M.Têtu est bien placé pour savoir où les bénéfices se font et se défont dans une entreprise laitière.De plus, il a récemment étudié à fond 20 entreprises laitières parmi les plus performantes au Québec en consultant la banque de données Agritel.Chacune a fait l’objet d’une visite et d’une analyse de ses résultats technico-économiques. reportage.Une telle visibilité ne correspondait pas nécessairement à son tempérament.Il redoutait que certains y voient de la vantardise, alors qu’il déteste étaler ses réalisations.De plus, quand nous avons communiqué avec lui, il était en pleine construction d’étable, et le travail lui sortait « par les oreilles ».« J'espère ne jamais avoir à revivre un été comme celui-ci », a-t-il affirmé.Le facteur-clé : la luzerne Le croirez-vous ?Gilles et son père viennent tout juste de prendre conscience du niveau de performance de leur entreprise.« Nous n'avons jamais eu l'impression que notre performance était si bonne que ça, avoue candidement Gilles.Mon père et moi, nous nous considérons comme des producteurs ordinaires.» Quand ils sont devenus membres du Groupe-conseil de Montmagny, il y a deux ans, et qu’ils ont participé à leur première analyse de groupe, ils ont eu toute une surprise.« Nous étions parmi les premiers relativement à presque chaque critère d’évaluation ! » lance Gilles, semblant encore tout étonné (voir l’encadré à la page 30).Quand on leur demande d’identifier les facteurs à l’origine de cette performance, les producteurs en voient un prédominant : la luzerne.À la ferme Ythèbe, la luzerne mérite vraiment son titre de Reine des légumineuses.Elle y vient à profusion et y dure longtemps.« Ici, la luzerne pousse comme du chiendent », résume Yvan.Leur terre, qui couvre 117 hectares, se prête parfaitement à cette culture.De texture légère, graveleuse même par endroits, elle se draine très bien.De plus, on a fait le drainage souterrain partout où cela pouvait accroître son potentiel.Un des deux silos accolés à l'étable, qui mesure 20 pieds sur 80, regorge d’un fourrage à base de luzerne qui dose rarement à moins de 22 % de protéine brute.Le fenil n’est pas en reste.« Nous faisons 15 000 balles de foin sec, rapporte Yvan, et notre analyse chimique la plus faible a donné 17 % de protéine ! » En fait, pour les Théberge, la générosité de la luzerne constitue même un problème.Un beau problème, si l’on peut dire.Alors que la majorité des producteurs veulent ensiler ou presser les fourrages aussi riches que possible en protéines, ces éleveurs ont de la difficulté à obtenir des fourrages suffisamment « pauvres » pour leurs vaches taries et leurs taures.« Il n’est pas facile de bâtir une ration à 13 % de protéine », souffle Gilles.Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.Hélas ! sur ce sol léger, le mil s’essouffle très vite.« Il donne une petite pousse au printemps, et c’est Gilles Théberge examine une poignée de foin de luzerne.À la ferme Ythèbe, la luzerne mérite pleinement son surnom de Reine des légumineuses. La ferme Ythebe bénéficié d’un sol léger très bien drainé, dans lequel la luzerne vient aisément.Cette luzernière a cinq ans / DÉCEMBRE 2003 / LE RI t U i IN DES AGRICULTEURS tout, mentionne Yvan.Il n’y a pas de regain.» Ils ont testé le brome, réputé plus productif que le mil en conditions sèches.Toutefois, cette graminée ne leur plaît pas.« Nous n’aimons pas l’odeur que le brome donne à l’ensilage, poursuit Yvan.De plus, si la récolte est retardée, il s’appauvrit très vite et il devient souvent juste bon pour le bœuf.» C’est le ray-grass qui, jusqu’à maintenant, répond le mieux.« On l’utilise depuis sept ou huit ans, dit Gilles.On trouve qu’il se marie bien à la luzerne dans nos conditions de culture.» Même le troupeau fait la fine bouche devant le foin plus pauvre.« Les vaches le boudent, observe Yvan.La luzerne a une telle appétence ! » L’adoption prochaine de la RTM pourrait solutionner en partie le problème grâce à l’incorporation d’un fourrage fibreux à la ration.L’excès de protéine des fourrages entraîne des inconvénients qui n’échappent pas aux éleveurs.Par exemple, Gilles et Yvan doivent surveiller de près les pieds et les membres, qui ont tendance à être fragiles.D’autre part, ils y voient l’explication au fait que leur troupeau affiche une certaine faiblesse immunitaire.« Tous les paramètres de notre profil métabolique annuel sont bons, sauf la résistance immunitaire », remarque Gilles.Des facteurs-clés Ne nous méprenons pas : l’excès de protéine des fourrages ne constitue tout de même pas un problème de taille.À preuve, la performance du troupeau, qui s’avère plus que respectable.En 2002, les 64 vaches ont maintenu une production laitière moyenne par lactation de 11 215 kilos à 3,8 % de matières grasses et 3,3 % de protéines, pour des MGR de 242,250 et 247.Fait plus significatif encore, la ferme atteint année après année un indice de performance totale (IPT) supérieur à 96.L’IPT est un outil de gestion établi par le PATLQ, qui mesure le niveau de qualité d’une conduite de troupeau.Évidemment, la luzerne ne peut expliquer à elle seule de telles données.Sur quoi d'autres s’appuient-elles ?Gilles et Yvan prennent le temps de réfléchir avant de répondre.Ils soulignent d’abord l’importance que prend à leurs yeux le travail à l’étable.« Le revenu de la ferme se trouve dans 1 etable », énonce Gilles.Yvan valorise en particulier le travail d’observation.« La plus grande force d’un éleveur, c’est sa capacité d’observation, déclare-t-il — son aptitude à percevoir vite les anomalies, à remarquer les détails.» Le producteur donne en exemple un problème récent.« Il y avait eu plusieurs mortalités embryonnaires, raconte-t-il.Nous avons fini par relier le problème à une petite fuite de la trappe de la vis du silo de maïs humide.» Le sens de l’observation lui paraît particulièrement crucial quand survient un changement dans l’exploitation.« C’est souvent lors d’un changement que les problèmes se manifestent », a-t-il constaté.Gilles enchaîne en soulevant un autre point.« Il faut faire produire à la vache ce qu elle peut produire et pas plus », dit-il.À la ferme Ythèbe, cela signifie qu’une vache qui donne 55 kilos de lait recevra au maximum 11 kilos de maïs-grain et 2,5 kilos de supplément.« Quand nous vendons une vache à une autre ferme, nous constatons qu elle y donne autant sinon plus de lait qu’ici », ajoute-t-il.Pour ce qui est de la génétique de troupeau, les propriétaires de la ferme Ythèbe ont une orientation très claire.« Chez nous, décrit Yvan, un croisement tient compte, dans l’ordre, du volume de lait, de la puissance, des membres et du pis.Une vache peut avoir le pis tout croche et faire du lait quand même.Par contre, si un taureau a des membres faibles, on ne s’en sert pas, point.On n’est pas des gens d’exposition même si on fait classifier notre troupeau.» Quelques considérations Les décisions d’un producteur découlent toujours d’une certaine philosophie.Celle des Théberge vise d'abord à maintenir un équilibre entre les différents secteurs de leur entreprise.« Nous ne cherchons pas à réussir au maximum dans un secteur en particulier, déclare Gilles.Pour nous, l’important, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de maillon faible.» >» Après analyse, Gilles Théberge a décidé de construire une étable de deux rangées de stalles à attaches pour les vaches et de deux rangées de logettes pour les taures.« Je n’ai pas l’intention de grossir le troupeau bien au-delà de 75 vaches; à cette taille, je préfère encore attacher les vaches.» RAMPE D'EPANDAGE 38 pieds à 3 déflecteurs r ' Mi 'Ui il m I III I fai Pour épandre tous les types de fumier liquide sans pulvérisation HOULE J.Houle & Fils Inc.Téléphone: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 Aucun boyau flexible.Notre rampe à trois déflecteurs est construite sans boyaux flexibles aux articulations pour éliminer les bris de boyaux.Moins d'odeurs.La rampe 38 pieds est conçue pour que le fumier descende par gravité jusqu’aux déflecteurs, ce qui élimine la pulvérisation et réduit au minimum les odeurs incommodantes.Rapidité d'épandage.La rampe d’épandage 38 pieds permet d’épandre du lisier de porc ou du fumier de vache contenant beaucoup de litière à un rythme pouvant atteindre 1500 GPM grâce à ses gros tuyaux d’alimentation de 8” et de 6” de diamètre.Simple d'utilisation.Le déploiement de la rampe et l’ajustement en hauteur se font à partir du tracteur.Déflecteurs avec sorties interchangeables.Les sorties interchangeables, en quelques secondes, permettent d’ajuster la largeur d'épandage des déflecteurs selon la consistance du fumier.Exemple de fumier liquide pailleux et très épais pouvant être epandu facilement avec la rampe 38 pieds à déflecteurs.§ CÛ FAISONS PARLER LES CHIFFRES Le conseiller Germain Têtu utilise six grands critères pour mesurer l’efficacité d’une entreprise laitière.Le tableau donne les résultats obtenus par la ferme Ythèbe relativement à chacun de ces critères en 2001.Il précise également les résultats moyens des membres du groupe-conseil de Mont-magny cette même année.(Les résultats du groupe en 2002 n’avaient pas encore été compilés à la rédaction de ces lignes.) À 3867 $, la marge sur le lait par vache de la ferme Ythèbe surpasse nettement celle du groupe de fermes, qui s’élève à 2952 $.« Il n’est pas facile de dépasser les 3500 $, signale le conseiller.Dans mon étude des 20 fermes les plus efficaces de la banque Agritel, la marge oscillait entre 3500 et 4000 $.» La production laitière par vache donnée au tableau correspond à la moyenne de lait livré par vache et par an, et non à la moyenne par lactation.Cela explique en bonne partie l’écart entre le résultat de la ferme Ythèbe en 2002 (9466 litres) et la moyenne figurant dans le reportage et qui est tirée du rapport PATLQ, soit 11 215 kilos.« Les groupes-conseils préfèrent utiliser la moyenne de lait livré, car c’est un meilleur indicateur économique, justifie Germain Têtu.Il tient compte indirectement de l’intervalle de vêlage.» Ce dernier souligne au passage que l’on retrouve peu de moyennes de lait livré supérieures à 10 000 kilos dans les analyses de groupe réalisées par les divers groupes-conseils en gestion du Québec.Ferme Ythèbe Moyenne du groupe-conseil Marge sur le lait par vache 3867$ 2952$ Production de lait/vache 97781 79721 Quantité de concentrés/vache/an 3356 kg 3319 kg Coût des concentrés/h! 8,36$ 9,09$ Intervalle de vêlage 434 jours 421 jours % dépenses 42% 53% Massey Ferguson une fois de plus ses ! La série 4300 vous a donné l'ÉCONOMIE et la DURABILITÉ.La série 6200 vous a donné le CONFORT et la FIABILITÉ.La série 8200 vous a donné la PUISSANCE et la ROBUSTESSE.Attendez de voir ce qui s'en vient ! Vous ne serez pas déçu ! À QUOI SE MASSEY FERGUSON- Massey Ferguson ' est une filiale A pari entière de la société Agco Corporation, Duluth.Géorgie 30 / DÉCEMBRE 2003 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS La quantité de concentré servie par vache et par an à la ferme Ythèbe se compare à celle de l’ensemble des fermes membres du Groupe-conseil de Montmagny.Il faut cependant rattacher cette quantité à une production laitière supérieure.La conséquence est manifeste quand on calcule le coût des concentrés à l’hectolitre de lait.À 8,36 $, la ferme Ythèbe s’en tire nettement mieux que le groupe, qui maintient une moyenne de 9,09 $.L’intervalle de vêlage est le seul critère où la ferme Ythèbe se situe sous la moyenne.Mais il faut relativiser les choses.« Quand une ferme a une forte production laitière, il arrive souvent que son intervalle de vêlage soit un peu haut, explique le conseiller.C’est normal : il est plus difficile de saillir des vaches à 60 kilos qu'à 40.La vache utilise toute son énergie pour faire du lait, et la reproduction devient moins facile.» Le dernier critère d’efficacité — le pourcentage de dépenses — est sûrement l’un des plus représentatifs de la performance globale d’une entreprise.« Un niveau de 42 % est très difficile à atteindre et encore plus à maintenir, déclare Germain Têtu.En 2001, la moyenne québécoise se situait autour des 55 %.» D’autre part, leur philosophie les pousse à tabler sur leurs forces.« Je suis gauche à mort en mécanique ! dit Yvan.Avant l’arrivée de Gilles, je ne mettais pas trop d’énergie là-dessus.Lui, il est très compétent dans ce domaine.» « En fait, enchaîne son fils, j’ai un certain talent pour prévoir les problèmes mécaniques.Donc, je porte beaucoup attention à l’entretien des machines et à la prévention des bris.Si vous allez jeter un coup d’œil aux chariots d’ensilage dans la remise, vous verrez qu’ils sont loin de faire leurs 20 ou 30 ans d'âge.» S’entourer de bons conseillers constitue à leurs yeux un autre principe important.« Par “personne-ressource", on entend les conseillers et les autres producteurs, dit Gilles.Il y a des producteurs autour d’ici dont les conseils m'ont été et me sont encore très précieux.» Au chapitre des ressources humaines, l’éleveur mentionne également son employé, Frédéric Lemieux, qui travaille sur la ferme depuis sept ans.« C’est un membre important de l’entreprise », conclut Gilles, te Contrôlez la température dans votre bâtiment Contactez-nous ! Victoriaville, Qc, Canada Service à la clientèle: Régional (819)758-0550 Sans frais 1 800 567-0550 Pourquoi attendre ?Achetez votre système de brumisateur dès maintenant et profitez de Rabais de fin de saison! Rabais de fin de saison • Commandez avant le 31 décembre 2003 ET ÉCONOMISEZ ! - Livrable au moment que vous choisirez ! (avant 1er mai 2004) - Payable 30 jours après la livraison.• Soyez prêts dès l'arrivée des premières chaleurs.• Maximisez le rendement de vos élevages pour 2004.• Aucune liste d'attente.• Réduit la température de 7 à 12 °F.vie VENTILATION LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 / 31 PROMOTION Surveillez nos autres promotions • Biolac • Pro-truie • Transit 2,5 millions de porcelets en consomment au Québec les vôtres.SUPER PRÉDÉBUT PORCELET pour un démarrage réussi Les informations sur les promotions sont disponibles auprès de votre expert-conseil CO-OP La force d'un réseau y€ Æ^^lmadmh leaden en NurmmoN animale PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT La notion de municipalité en surplus de phosphore appartient au passé ! Les quatre bancs d’essai mis en place par le MAPAQ jettent les balises d’une nouvelle appellation : l’accompagnement ferme par ferme.PAR MARIE-JOSÉE PARENT Saints-Anges est une municipalité typique de Beauce.On y retrouve principalement des productions animales : beaucoup de bovins, mais surtout un très grand nombre de porcs.En fait, selon l’ancien Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole, cette localité était « en surplus de fumier ».Aujourd’hui, le nouveau Règlement sur les exploitations agricoles (REA) ouvre la voie à une nouvelle orientation.Dorénavant, les fermes sont évaluées individuellement.Afin de tester son « plan d’accompagnement ferme par ferme », le MAPAQ désignait il y a un peu plus d’un an quatre municipalités de diverses régions en surplus comme théâtre de bancs d’essai.Saints-Anges a été la première d’entre elles.Selon les agronomes Louis Robert, du Centre de service agricole du MAPAQ de Sainte-Marie, et Lisette Beaulieu, du club agroenvironnemental Bélair-Morency, le banc d’essai de Saints-Anges a permis de chercher des solutions simples.De telle sorte que, après analyse « ferme par ferme », la grande majorité d'entre elles répondent déjà aux exigences du REA.Simplicité d’abord Saints-Anges compte 50 exploitations agricoles.De ce nombre, trois érablières sont sans cheptel ni terre en culture, et deux entreprises ont choisi de ne pas participer.On disposait tout de même de 45 fermes collaboratrices dans les productions suivantes : porcs (19), bovins (15) et mixtes (11).L’essentiel du surplus de lisier provient des élevages porcins, puisque les 15 élevages de bovins laitiers et de boucherie ne génèrent que 15 % des charges en phosphore de Saints-Anges.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste finjparent@lebulletin.com).Selon les exigences fixées pour 2010 par le REA, 18 entreprises sont considérées en surplus de phosphore.Les fermes devront alors disposer de 100 % des surfaces nécessaires à l’épandage de leur charge de phosphore.Selon le type de production et la précision des données fournies par l'éleveur, on a calculé la charge produite à partir du bilan alimentaire (37), de la caractérisation des fumiers (3) ou encore de la moyenne provinciale (5).« Nous avons suivi la logique selon laquelle l’agronome doit prendre l’information qu’il juge la plus fiable », explique Lisette Beaulieu.« Dès le départ, nous avons fait valoir aux participants que nous allions chercher des solutions », souligne Louis Robert.Les propositions présentées ont suivi un ordre logique.La réduction de la charge a été évaluée avant d’augmenter la capacité de disposition.Seulement deux entreprises dépassaient la quantité autorisée.11 a donc fallu ramener le cheptel à la quantité prévue dans le certificat d’autorisation.Ensuite, on a analysé la réduction minérale phosphatée.À partir des données du bilan alimentaire, les conseillers ont recommandé de diminuer les sources de phosphore excessives lorsque cela ne Comme plusieurs entreprises de Saints-Anges, la ferme d'André Perreault et Nathalie Simard est mixte.On y retrouve des bovins et des porcs à l’engrais.élevage LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 Z 33 Le MAPAQ, expert en la matière /élevage / réduisait pas le rendement des animaux.À ce stade, la collaboration des compagnies d’alimentation était essentielle, car ce sont elles qui fournissent les programmes alimentaires.La coopération fut bonne.Pour les élevages porcins, l’utilisation de phytase, l’alimentation multiphase plutôt que l’utilisation d’une seule moulée en engraissement, l’emploi de moulée cubée et de trémies EESfl F Dans la province, tout près de 200 fermes ont colla- Agronome au Centre , .„ , .llAnAA ., de service agricole du 1 P—1 1 i bore a la tenue des bancs d essai.Le MAPAQ a joue mapaq à Sainte-un rôle central dans le projet.Selon l’agronome Louis Marie, Louis Robert Robert, les conseillers des clubs agroenvironnemen- discute des résultats du taux sont cependant particulièrement bien placés banc d’essai de Saints-i pour assurer le suivi, soit l’accompagnement ferme Anges avec l’agronome 3 parferme.Leministèrecontinueratoutefoisàjouer un rôle d’expert, mentionne l'adjoint au sous-ministre Bélair-Morency, et les et responsable du dossier agroenvironnemental, producteurs Nathalie Jacques Boucher.Un spécialiste en alimentation vient Simard et André jj d’ailleurs d’être embauché.Perreault.^ gifj.En production bovine, l’analyse du bilan alimentaire est peu utile à l’évaluation du bilan de phosphore.C’est pourquoi les conseillers se sont essentiellement tournés vers les valeurs moyennes provinciales.plutôt qu’une alimentation au sol sont autant de moyens de diminuer le bilan de phosphore.En élevage laitier, la régie d’alimentation est mise à contribution : échantillonnage représentatif des fourrages, respect des recommandations du programme alimentaire, groupement des vaches adultes par phase de lactation et par niveau de production, système d’alimentation permettant l’offre d'une quantité variable de concentrés, de minéraux et de suppléments, repas fréquents et mesures de réduction des refus sont des exemples de solutions retenues.La régie d’élevage offre de bonnes pistes d’amélioration du bilan en phosphore, explique Louis Robert : « Le banc d’essai n’a pas beaucoup exploré cet aspect.Cependant, si nous avions un secteur à mieux évaluer, ce serait celui-ci — non seulement en élevage porcin, mais aussi en élevage laitier et dans tous les élevages, en fait.» C’est seulement lorsque toutes ces méthodes ont été envisagées que les conseillers ont recommandé d’autres méthodes, comme la mise en culture de terres en friche, les modifications du plan de culture ou l’établissement de nouvelles ententes d’épandage.Aucune solution proposée lors du banc d'essai de Saints-Anges n’a dépassé ces mesures.Les autres méthodes plus dures pourraient comprendre la réduction du cheptel ou même l’achat de terres.Bonne collaboration Dès la rencontre d’information à l’automne 2002, la majorité des producteurs ont fait preuve d’enthousiasme.« C’était dans notre intérêt d’en faire partie, compte tenu des résultats que nous avons par la suite obtenus », justifie André Perreault, de la ferme François Perreault et fils.Plus nous donnions une information initiale précise, plus les résultats subséquents étaient précis.Je sais maintenant que je dispose de la superficie d’épandage nécessaire pour respecter la norme.Avant, je n'en étais pas sûr.Dès l’an prochain, je veux "caractériser ” mes deux fosses à fumier.» Copropriété d'André Perreault et de sa femme, Nathalie Simard, la ferme François Perreault et fils compte 300 bouvillons semi-finis par an et 1000 places-porcs en engraissement.« Nous avons pu équilibrer les bilans de phosphore assez facilement, raconte Lisette Beaulieu.Cependant, ce sera autre chose que d’équilibrer les fermes à long terme.» Louis Robert acquiesce : le RFA permet une application en phosphore supérieure au prélèvement des cultures.Il faudra donc viser un équilibre à plus long terme plutôt qu’un simple respect du règlement, k RÉDUCTION DU PHOSPHORE DANS L’ALIMENTATION DES PORCS Technique Potentiel de réduction du phosphore phytase 25% multiphase vs moulée unique de 5 à 10 % moulée cubée de 3 à 5 % trémies vs alimentation au sol (par réduction des refus) de 4 à 7,5 % 34 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS élevage i i L’une des premières conséquences du retrait des facteurs de croissance en alimentation animale a été l’augmentation des infections signalées en élevage.antibiotiques Cinq ans après l’interdiction des facteurs de croissance en alimentation animale, comment se porte l’industrie européenne ?par Ghislaine roch DUR, DUR.sans La réduction de l’utilisation des facteurs de croissance antimicrobiens en alimentation animale ne date pas d’hier.En effet, dès 1986, la Suède interdisait l'utilisation des facteurs de croissance de type antibiotique dans l’alimentation des animaux destinés à la consommation humaine.La liste des interdictions n’a cessé de s’allonger ensuite dans l’Union européenne (voir l'encadré à la page 36).Les principales raisons de ces interdictions successives sont d'abord le souci de satisfaire l’opinion publique, ébranlée par les divers scandales mettant en cause la qualité et l’innocuité des aliments.Ensuite, les scientifiques se préoccupent du développement de bactéries résistantes chez l’animal, qui pourraient être transmises à l’homme.Une telle situation pourrait avoir de graves conséquences sur la santé des populations.Ghislaine Roch, agronome, est consultante en nutrition animale.L’expérience suédoise démontre que le retrait des facteurs de croissance antimicrobiens a des impacts négatifs sur la santé des animaux, le bien-être et le rendement économique des élevages.Or, la santé humaine a sans nul doute dirigé les choix de la communauté européenne.Mode d’action des facteurs de croissance Les modes d’action des facteurs de croissance sont complexes et multiples.Ils agissent sur : • la régulation de la flore digestive, en ayant des effets bactéricides ou bactériostatiques ou en modifiant la compétition entre les espèces; • la réduction des prélèvements de nutriments par la flore digestive; • la réduction de la production de toxines par les pathogènes; • la réduction de l'épaisseur des villosités intestinales; • l'amélioration de l’absorption des nutriments.Leur présence augmente le gain de poids, améliore l’efficacité alimentaire et réduit les pertes en élevage.Après quelques années, l’interdiction de ces antibiotiques facteurs de croissance a entraîné une diminution de la résistance des entérocoques à certaines molécules communément utilisées par l’industrie de l’élevage.Cette diminution de la résistance sert de mesure indicatrice de la situation.Toutefois, malgré ces efforts, la résistance des entérocoques à la vancomycine n’a pas beaucoup diminué chez les animaux ni chez l’homme.L’une des premières conséquences du retrait des facteurs de croissance en alimentation animale a été l’augmentation significative des infections signalées en élevage.Ainsi les élevages porcins ont été plus touchés par la diarrhée, tant chez les porcs en croissance que chez les porcelets.En plus d’augmenter le taux de mortalité, ces diarrhées ont nui au gain de poids et à l’efficacité alimentaire.Du côté des poulets à griller, les pertes causées par LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 2003 Z 35 élevage répondre aux besoins des élevages intensifs.De plus, il faut remettre en question certaines pratiques d’élevage.La qualité du logement, sa propreté ainsi que la densité des élevages ont un impact significatif sur le succès des élevages privés de facteurs de croissance antimicrobiens.D’après les travaux de recherche réalisés par plusieurs groupes, il semble que les diverses solutions actuellement proposées puissent présenter une certaine efficacité zootechnique, mais toujours à des coûts supérieurs à ceux des facteurs de croissance.Selon le Dr Éric Royer de l’Institut technique du porc, « le préjudice économique lié à une suppression totale des facteurs de croissance antibiotiques apparaît réel, et actuellement aucun additif non antibiotique n’obtient encore la même efficacité économique moyenne en situation terrain.» Après cinq ans, on conclut que la maîtrise de la conduite alimentaire, l’amélioration de l’hygiène des élevages et le choix de conditions adéquates de logement seraient des approches à privilégier dans le remplacement des facteurs de croissance antimicrobiens, te LES INTERDICTIONS SE SUCCEDENT Depuis la découverte en 1994 et en 1995 du lien entre l'utilisation de l’avoparcine comme stimulant de croissance et l’apparition de souches résistantes d’entérocoques (Enterococcus faecium) chez les animaux destinés à la consommation humaine, le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Pêcheries du Danemark a interdit en mai 1995 l’usage de cette substance dans les aliments pour animaux.En 1997, l’interdiction a été étendue par la Commission européenne à tous les États membres de l’Union européenne (UE).En mai 1999, le Comité d’orientation scientifique de l’UE a recommandé l’arrêt progressif de l’utilisation, comme facteur de croissance, des antimicrobiens utilisés ou susceptibles de l’être en médecine humaine ou animale.Ainsi les produits comme la tylosine, la spiramycine, le bacitracine-zinc et la virginiamycine devenaient interdits.Un peu plus tard la même année, deux autres facteurs de croissance utilisés principalement en production porcine, le Mécadox et l’Olaquindox, étaient frappés de la même interdiction.Références : Bager et coll., 2000, Dealing with antimicrobial resistance-The Danish experience, Canadian Journal of Animal Science, p.223-228 Casewell et coll., 2003, The European ban on growth-promiting antibiotics and emerging consequences for human and animal healt, JAC (2003) 52, p.159-161 Royer E.et coll., 2002, Banissement des facteurs de croissance antibiotiques : conséquences et alternatives, 1TP, Journée technique ARJP Normandie, Caen, 4 décembre 2002 l’entérite nécrotique ont été significativement plus importantes.La détérioration de la santé des élevages a entraîné une augmentation de l’utilisation des antibiotiques à des fins thérapeutiques.Ainsi le bureau de la médecine vétérinaire d’Angleterre (VMD) signalait en 2002 que la consommation à des fins thérapeutiques des antimicrobiens avait augmenté de 14 % en 2000 par rapport à 1999 dans l’Union européenne, à la suite du retrait de plusieurs facteurs de croissance.D’autres possibilités ?À la suite du retrait des facteurs de croissance de type antibiotique dans les aliments pour animaux et devant les conséquences sur la santé, le bien-être et l’efficacité économique des élevages, des solutions de rechange ont fait leur apparition et l’objet de plusieurs études.Les principales pistes étudiées sont les acidifiants, les prébiotiques et probiotiques, les extraits végétaux, les levures, les enzymes et les huiles essentielles.Il ressort des recherches que l’utilisation de plus d'une méthode sera nécessaire pour Faites confiance à l'expérience! /•v LAP0CATIÈRE =* «q Groupe Dynaco ***/ Richard Lévesque /I if•' *> ¦ ' ; Mc Vivre de la terre et Le sens de la terre sont des marques de commerce d’une compagnie du groupe Syngpqtai* - f j - v ' v y* *s ' - ' * '* Syngenta Semences Canada, Inc.1 888 300-0147 www.nkc9nada.com vi> 2003 Syngenta * >, ^ k ^ * L'agriculture, vous l'avez dans le sang.Elle fait partie de votre vie.Vous êtes de ceux qui savent que la terre est un endroit où la vie prend son sens.Où l'on vit et travaille en famille 24 heures par jour, tous les jours.Où le bonheur c'est d'être dehors.Où l'homme et la nature vivent en harmonie comme personne ne peut le faire entouré de béton et derrière des fenêtres closes.À maints égards, la conjoncture actuelle n'est pas tendre à l'endroit de ceux et celles qui veillent à préserver la terre.Mais, les producteurs agricoles savent affronter la tempête.Et ils ont le sens de la terre.: Vous continuerez à semer.À récolter.À relever une succession de défis quotidiens aussi variés qu'imprévisibles.Et chez NK®, nous continuerons à chercher et à développer des semences pour répondre à vos besoins.Le sens de la terre^ publi reportage Des tonnes d'hybrides HAUTE TECHNOLOGIE Des conseils agronomiques pour obtenir une récolte de maïs résistant au Roundup' à faire déborder les silos Toutes les bonnes choses prennent du temps.Bien que Pioneer Hi-Bred n’était pas la premiere dans le marché du maïs résistant au Roundup, la compagnie compense pour ce délai avec une gamme remarquable de nouveaux hybrides de maïs possédant le gène Roundup Ready1 pour 2004.Après s’être lancée l’an dernier sur la scène du maïs résistant au Roundup avec cinq hybrides, Pioneer Hi-Bred en planifie cinq fois ce nombre en 2004, avec une combinaison d’hybrides de maïs avec le gène Roundup Ready en plus de plusieurs cumulant la tolérance à un herbicide à la protection contre les insectes.« Les producteurs ont maintenant l’option de désherbage avec Roundup1 intégrée à des hybrides Pioneer à rendements élevés », ditTim Welbanks, directeur des services agronomiques chez Pioneer Hi-Bred limitée à Chatham en Ontario.« Nous avons pris un peu plus de temps à faire notre entrée sur ce marché afin de nous assurer que les producteurs ne sacrifiaient pas de performance et de rendement contre le désherbage.et maintenant ils ne le feront pas.» Le choix du moment est crucial Les cultures tolérantes aux herbicides offrent aux producteurs commodité et simplicité.Hybride Unités thermiques Génétique de base 39T67 2200 39T68 39H83 2450 39H84 39D80 2550 39081 39K39 2600 39K40 38G16 2650 3893 38P03 2750 38P05 38P70 2800 38A81 2900 38A24 37D02 2900 37D03 38H66 2950 38H67 36N69 3050 36N70 36N18 3100 36B10 3100 36B08 34M91 3300 34M94 34H30 3300 34H31 34G12 3300 34G13 Mais pour en obtenir le maximum de performance et de profits, ce système doit être géré avec soin.On obtient le plein potentiel de rendement seulement lorsque les mauvaises herbes sont contrôlées au moment approprié.« Le choix du moment est crucial pour le maïs résistant au Roundup », dit Mike Cowbrough, chef d’équipe en malherbologie des grandes cultures au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario à Guelph.« Le glyphosate n’a pas d’activité résiduelle et il est donc crucial d’en faire l’application au bon moment pour maximiser les rendements et les profits.» Lorsqu’il est question de choisir le moment du désherbage, les producteurs doivent considérer trois choses.D’abord et avant tout, la période critique exempte de mauvaises herbes.Pour éviter les pertes de rendements, même les pertes cachées, vous voulez avoir éliminé les mauvaises herbes lorsque le maïs est entre 4 et 10 feuilles.Deuxièmement, vous voudrez pulvériser avant la fin de la période critique exempte de mauvaises herbes pour que l’herbicide ait le temps de faire son travail.Troisièmement, vous devez frapper les mauvaises herbes alors qu’elles sont plus sensibles.Et, avec le glyphosate, c’est le moment lorsque les mauvaises herbes poussent activement mais ne sont pas trop grandes.Dans le cas du maïs résistant au Roundup, M.Cowbrough recommande une application de glyphosate entre les stades de la 3' et la 4" feuille afin de minimiser la concurrence au moment le plus important et maximiser les profits et rendements.Afin de frapper les mauvaises herbes avant qu’elles n’atteignent la hauteur critique, les producteurs devraient pulvériser le maïs résistant au Roundup avant que les mauvaises herbes n’atteignent 2 po de hauteur (rangs de 15 po) ou 4 po (rangs de 30 po).Lors de certaines saisons de croissance, il est impossible de remplir les trois conditions au même moment.Le maïs peut être en retard.Les mauvaises herbes peuvent être hâtives.Le climat peut retarder la pulvérisation.Un programme de désherbage complètement non résiduel avec Roundup seul est, au mieux, risqué.Ajouter un produit résiduel dans le réservoir est une bonne assurance.« Les producteurs pourraient vouloir considérer l’atrazine dans le mélange en réservoir pour aller chercher le contrôle résiduel », dit M.Cowbrough.Technologie mixte Lorsque la technologie Bt fut lancée dans le marché du mais, l'accent fut placé sur l’importance d’un plan de refuge pour maintenir l’intégrité de cette technologie d’importance économique.Le mais résistant au Roundup pourrait être vu de la même façon.Bien qu’il n’y ait pas de pro- Hybride Unités thermiques Génétique de base 39T66 2300 39T68 39K37 2650 39K40 38P09 2800 38P05 38A26 2900 38A24 37H22 2900 37H24 37R70 3000 37R71 36N68 3100 36N70 36B11 3150 36B08 34N45 3400 34N43 gramme prescrit de gestion pour éviter le développement de la résistance aux herbicides par les mauvaises herbes, la combinaison de technologie de désherbage est pleine de bon sens.La rotation des herbicides contribuera beaucoup à assurer que le mais tolérant aux herbicides est là pour de bon.Un plan de gestion de la résistance pour la technologie Roundup Ready n’a pas besoin d’être compliqué.Assurez-vous de faire la rotation de la technologie Roundup Ready (mais ou soya) avec une technologie « non Roundup », qui pourrait être un système conventionnel ou un système tolérant à un herbicide qui utilise un herbicide d'un groupe différent.Faites votre choix Pour 2004, la gamme Pioneer regorge de nouveaux choix d’hybrides dans le segment Roundup Ready.Communiquez avec le professionnel des ventes de votre localité pour plus de renseignements./2gt PIONEER.une Société dupont www.pioneer.com/canada Pioneer Hi-Bred limitée.Tous les achats sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d’achat.*, MC Marque de commerce dont l’usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.© 2003 PHL.' Roundup, Roundup Ready, YieldCard et le logo YieldCard Corn Borer sont des marques déposées utilisées sous licence de Monsanto Company.HYBRIDES DE MAIS DE MARQUE PIONEER AVEC LE GÈNE ROUNDUP READY 64 / DÉCEMBRE 2003 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Cette génétique unique peut aider à vous mettre sur les rails vers de remarquables rendements et une performance constante.Parlez avec votre professionnel des ventes Pioneer, ou visitez notre site Web.• Plus de 250 hybrides distincts dans la gamme Pioneer • Avantage moyen de rendement de 420 kg par hectare face à tous les concurrents, tous les segments • 194 000 comparaisons côte à côte à la ferme en 2002 Êtes-vous dans le train des rendements de maïs à impact élevé?f\M PRODUITS DE MARQUE PIONEER La technologie qui produit HEH2D 20 | MD Maïs Élite' marque la Coopérative fédérée de 1 MC Roundup Ready est de Monsanto propriété de que déposée La force d'un réseau mm, m JlïJ JJ fca,., Profitez de la technologie Roundup Ready dans toutes les maturités il cemm maturité relative 0 LA RÉFERENCE HATIVE maturité relative LE TOLERANT AUX MALADIES LE LEADER elfitive 0.7 maturité relative 1.4 maturité relative 1.6 -—V- CO OP\ I a tot-jcc' > d'un réseau |5erative1 lup Read publi reportage PERFORMANCE et RENDEMENT maginez un matériel génétique impressionnant.Ajoutez-y plus de brevets génétiques que n’en possèdent la plupart des autres semenciers dans le monde.Combinez le tout en un produit élaboré pour fournir performance et rendement.Chaque hybride et chaque variété Mycogen sont conçus pour combler les exigences propres à chaque type de production et pour fournir des caractéristiques distinctives répondant aux besoins des producteurs.Notre ferme de recherche et nos installations de transformation de l’Est du Canada nous permettent d’enrichir chaque année nos gammes de produits, pour offrir plus de choix dans toutes les zones de maturité, qu’il s’agisse de maïs-grain, de maïs à ensilage ou de soya.Nouveautés 2004 Nous avons 12 nouveaux hybrides de maïs-grain pour la saison 2004.Développés et mis à l’essai au cœur des régions de production du maïs, nos nouveaux hybrides sont conçus pour améliorer la performance au Obtenez-en plus avec les semences Mycogen champ, le rendement et vos bénéfices.Ces nouveaux hybrides renferment un large éventail de caractères génétiques : HerculexM
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