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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2004-01, Collections de BAnQ.

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I-PAP.ENREGISTREMENT N° R 08866.Lucie Rainville et Claud Il opter pour la stabulad tient en un mot : confor es agriculteurs Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.coml JANVIER 2004 Il s’attaque aux graminées et aux mauvaises herbes à feuilles larges en un seul passage • Elimination des mauvaises herbes de plus grande taille et des vivaces rebelles comme le chiendent • Agit au contact et de façon résiduelle pour des champs propres tout au long de la saison • 4 ingrédients actifs appartenant à 3 différents groupes d’herbicides (2, 4, 19) pour gérer la résistance chez les mauvaises herbes V _ ' DES QUESTIONS?ADRESSEZ-VOUS À VOTRE DÉTAILLANT, COMPOSEZ LE 1 800 667-3925 OU VISITEZ WWW.0UPONT.CA/AO cffflO?Les miracles de la sciencem ®/md/mc Marque déposée/de commerce de E l.du Pont de Nemours and Company, utilisée sous licence.Membre de CropLife Canada.Comme avec tout produit phytosanitaires, suivre attentivement les instructions de l'étiquette.Toujours consulter l'étiquette pour obtenir tous les détails. CHRONIQUES O ROGERS" Envoi Poste-publication Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agiiculteurs@postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USES #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.1C Agenda 8 Billet 10 Billet 75 C’est nouveau 73 Coup d’œil 77 Cuisine 4 De bouche à oreille 78 Météo février 71 Portrait de femme 63 Vie rurale 28 LES HERBICIDES « NOUVEAUX » SONT LÀ Les nouveautés incluent un herbicide d’origine naturelle, des formulations améliorées et des mélanges en réservoir.GRANDES CULTURES 32 BLÉ : L’AGENCE S’EN VIENT L’objectif de la Fédération des producteurs de cultures commerciales est d’augmenter le revenu des producteurs.ELEVAGE 36 40 44 LA PREVENTION RAPPORTE ! ABITIBI : ON Y FAIT AUSSI DU LAIT QUAND IL FAUT REPARTIR « EN ŒUF » / EN COUVERTURE 1 2 LOGETTES OU ATTACHES ?Ce qui a poussé la ferme Gerville à opter pour la stabulation libre tient en un mot : confort.49 PORC : S’ORGANISER OU SE FAIRE ORGANISER 52 DEP OU DEC ?FRUITS ET LÉGUMES 57 AH ! OUI, ON EN A, DES LAITUES ! Vert Nature a su se tailler une place enviable dans le marché américain.60 UNE SYMBIOSE QUI MÈNE LOIN Symbiosis a donné à des producteurs du Lac-Saint-Jean un débouché intéressant pour leurs légumes biologiques.FORMATION 66 UN PROBLÈME DE SOCIÉTÉ 68 LE CHOIX DE JOSIANNE ET MÉLISSA 70 RECRUTEMENT ESSENTIEL volume 87 n° 1 PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE DÉSHERBAGE 22 OPÉRATION DÉSHERBAGE Quand on gère près de 1000 hectares, mieux vaut avoir plus d’un programme dans son sac.Canadian Patrimoine Heritage canadien 6974 PHOTO : MARTIN LAPRISE de bouche à oreille Vers de terre et pratiques agricoles L'influence bénéfique des vers de terre sur la qualité des sols n’est plus à prouver.Par le creusage de tunnels et de galeries, ils améliorent la structure du sol et l’infiltration de l'eau et de l'air dans le sol.Le mélange de la matière organique et des nutriments du sol est particulièrement favorable dans les systèmes de non-labour.De plus, les fèces de vers de terre contiennent beaucoup de nutriments disponibles pour les plantes.Une étude américaine a donc tenté d’évaluer l’influence des différentes pratiques agricoles sur les populations de vers de terre.Cette étude a été menée en Indiana sur des sols soumis à la même régie depuis au moins 10 ans.Les résultats démontrent que la monoculture et le travail du sol défavorisent les vers de terre.En outre, certains insecticides peuvent s'avérer néfastes.Cependant, l'effet des engrais et des herbicides influencerait peu les populations.Consommation de bœuf en hausse chez nos voisins Les Américains connaissent depuis le tournant du millénaire une augmentation modeste, mais réelle de la demande de viande de bœuf.Ceci survient après une diminution incessante depuis 1980.En près de 20 ans, la consom- t mation de cette viande a diminué de moitié.Malgré une légère baisse g d intérêt pour le bœuf à la suite des attentats sur le World Trade Center, § le 11 septembre 2001, la consommation a repris de plus belle par la suite.| L’augmentation de l’année 2003 est même jugée importante.Cette demande | élevée, jumelée à une frontière canado-américaine partiellement fermée au ° bœuf canadien, explique un prix record pour le bœuf aux États-Unis.§ (Source : Colloque sur l’engraissement du bœuf, 2003).L’appétit des dindes Pendant que vous vous affairez à apprêter vos restants de dinde de Noël, vous êtes-vous demandé ce que les dindes ont elles-mêmes ingéré pour se rendre dans votre assiette ?Pas plus sans doute que les facteurs ayant pu faire diminuer leur consommation.Dans une conférence présentée au Colloque sur les productions avicoles, le Dr Helen Wojcinski, de la compagnie Hybrid Turkeys (Michigan), nommait sept situations qui peuvent expliquer une telle baisse.Les voici : une température de démarrage trop élevée, une exposition à des gaz nocifs, une consommation inadéquate d’eau, des conditions environnementales non appropriées, la température, des problèmes de locomotion et une texture des aliments inadéquate.Il importe donc de bien ajuster et entretenir les thermostats, ventilateurs, systèmes d'abreuve-ment, éclairage, de vérifier tout problème aux pattes et de s’assurer que les particules des aliments ne sont pas trop fines.4 / JANVIER 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR Pour un meilleur confort des truies Le Dr Harold Gonyou, du Prairie Swine Center et de la University of Saskatchewan, croit que les stalles devraient être plus larges, spécialement pour les truies plus âgées.Une étude du centre a démontré que les cochettes et les jeunes truies gestation) étaient plus confortables dans des stalles de 60 centimètres (cm), comparativement à celles de 55 cm.Seules les plus grosses truies sont pour leur part à l'étroit dans des stalles de 65 cm.À 70 cm, toutes les femelles sont à l’aise.Une Un cocktail contre la résistance autre étude entreprise l'été dernier permettra d’établir la relation entre la largeur des stalles et le comportement des truies.Un essai mené de la ferme à l’assiette révèle des résultats intéressants sur la réaction des consommateurs envers le maïs \ sucré génétiquement modifié.Sur une ferme de Hillsburgh en | Ontario, on a semé des variétés de maïs sucré Bt à côt^des ' variétés conventionnelles.À la récolte, les deux types de rnaïàont été séparés et étiquetés.Par la suite, on a pu évaluer les'iteféX ' rences d’achat des consommateurs.Au kiosque de l’entreAise>|eS ventes de maïs Bt (680 douzaines) ont surpassé cellfes du mais ' ^ conventionnel (453 douzaines).Quelques entrevues réaliséesytavec les consommateurs à la suite de leur achat ont permis de décôuvHt; que la plupart se sentaient plus concernés par l’usage de 1 pesticides que par les manipulations génétiques.Malgré tout, j le goût et la qualité du produit demeuraient des critères déterminants dans la décision d’achat.La lutte contre les mauvaises herbes résistantes aux herbicides pourrait bientôt nécessiter un cocktail d’herbicides encore jamais testé.Un chercheur de l’Université de Guelph, François Tardif, travaille déjà sur la recette.En effet, des « super mauvaises herbes » peuvent développer une résistance à plus d’un groupe d’herbicides, les rendant difficiles à contrôler.M.Tardif travaille sur des mélanges composés de trois herbicides possédant différents modes d’action.Cette formule laisse très peu de chance de survie à n’importe quelle mauvaise herbe.Cependant, si un agriculteur applique un mélange de trois herbicides à la dose recommandée sur l’étiquette de chacun, non seulement le coût sera prohibitif, mais la culture pourrait en souffrir.M.Tardif travaille donc sur une recette qui contiendra un tiers de chaque dose recommandée.Un autre défi que doit surmonter le chercheur est de trouver trois produits complémentaires contrôlant les mêmes espèces de mauvaises herbes.Une fois le cocktail parfait mis au point, il ne restera qu’à franchir l’étape d’approbation par les autorités gouvernementales.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 5 La Délicieuse rouge est la reine des pommes au Michigan depuis longtemps.Mais s’il faut en croire Barry Winkel, pomiculteur de cet État, le règne de la Délicieuse s’achève.Plusieurs variétés s’y implantent en réponse aux nouvelles exigences de couleur, grosseur et goût du consommateur.Ainsi la variété Jonagold se taille un marché, de même que la Gala qui, de variété mineure, devient de plus en plus importante.La variété Honeycrisp, de bon goût, ferme et juteuse, répond aussi aux nouveaux standards de qualité : ses exigences de climat et de sol sont similaires à celles de la McIntosh.La variété Braeburn répond bien à ces nouveaux critères de qualité.Ensemble, ces variétés menacent vraiment l’hégémonie de la Délicieuse.Cela correspond aussi à la montée de certaines variétés au Québec.Tous ceux qui travaillent avec la prime lors de la vente de leur grain savent qu'il ne faut pas perdre de vue les fluctuations du CBOT afin d’obtenir le prix convoité.Très souvent, un producteur ferme sa prime et, lorsqu’il a le temps, il surveille le contrat à terme rattaché à celle-ci.Il arrive parfois que le producteur rate une fluctuation à la hausse.Par manque de temps, plusieurs dollars s’envolent.Heureusement, il existe une solution à tout cela : le « GTC ».Ces trois lettres signifient : « Good Til Cancelled », ou si vous le voulez : « Bon, tant et aussi longtemps qu’on ne l’annule pas ».Comment cela fonctionne-t-il ?Lorsque vous fermez une prime avec votre acheteur, vous fixez un objectif sur votre contrat à terme et votre acheteur demande à son courtier d’appliquer un GTC sur votre objectif.Lorsque l’objectif est atteint en bourse, la commande s’exécute et votre contrat est fermé.En plus, et c’est plutôt rare de nos jours, c’est GRATUIT ! Le seul élément que l’on doit comprendre avant de travailler avec cet outil, c’est que lorsque le contrat atteint l’objectif, c’est que le marché est à la hausse.Donc, presque à chaque fois le marché va plus haut que notre objectif.Il faut donc être raisonnable et se contenter de notre objectif car on n’obtiendra pas plus.marché des grains PAR DOMINIC GRÉGOIRE Je m’en vais au marché.en ligne Vous rêviez d'avoir un kiosque en ligne ?Voilà ce que vous offre Comviatel, un réseau de transactions alimentaires.Comviatel.com est un grand marché où producteurs, distributeurs et marchands peuvent « installer un kiosque », et où les chefs et les détaillants peuvent commander des produits du terroir et autres denrées alimentaires.Ainsi, les vendeurs peuvent utiliser le logiciel de gestion des commandes, communiquer avec les acheteurs et conclure des transactions, 24 heures sur 24.Les acheteurs, de leur côté, peuvent communiquer avec les producteurs et distributeurs, acheter en ligne, utiliser les commandes virtuelles et accéder à l'historique de leurs transactions.www.comviatel.com ;eau des transactions Espace publicitaire disponible ici TEXTES DE : Sylvie Bouchard, Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.caj.6 / JANVIER 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Accent Total Innocuité supérieure à l’égard de la culture et aucune restriction dans le choix des hybrides de maïs • Facile à utiliser grâce à son emballage prémesurée • Pluie non requise pour F activation • Large spectre d’action combiné à l’élimination résiduelle des mauvaises herbes à feuilles larges DES QUESTIONS?ADRESSEZ-VOUS À VOTRE DÉTAILLANT, COMPOSEZ LE 1 800 667-3925 OU VISITEZ WWW.DUPONT.CA/AG Les miracles de la science"" ®/md/mc Marque déposée/de commerce de E l.du Pont de Nemours and Company, utilisée sous licence Membre de CropLife Canada.Comme avec tout produit phytosanitaires, suivre attentivement les instructions de l'étiquette.Toujours consulter l'étiquette pour obtenir tous les détails. par Nancy Malenfant leBulletin des agriculteurs Que l’on ait 20 ou 80 ans, il existera toujours quelqu’un qui en saura plus long que nous.Et alors ?J’assistais l’an dernier à un dîner-causerie sur les transferts de ferme.Près de moi prenait place un agronome à la retraite, un monsieur respectable, dont la chevelure blanche m’impressionnait.Nous discutions de choses et d’autres et nous en sommes arrivés à parler de l’expérience dans le métier.Agronome : « Tu sors tout juste de l’université.Tu as de la chance de travailler au Bulletin des agriculteurs.» Moi : « Je sais, mais c’est difficile parfois.Je n’ai pas beaucoup d’expérience et, pour l’instant, mon réseau de contacts est limité.Je serai certainement plus à l’aise dans quelques années quand je connaîtrai mieux les gens et le milieu.» Agronome (levant les yeux au ciel) : « Ah ma fille ! Je te le dis, tu vas apprendre toute ta vie.Tu ferais mieux de t’habituer tout de suite.Sinon, tous les jours tu penseras que tu es ignorante parce que quelqu’un en sait plus long que toi.» Ma réflexion s’est prolongée bien au-delà de cette conversation.J’ai réalisé que, dans tous les métiers et à tous les âges, on ne cesse jamais d’acquérir de l’expérience et de découvrir de nouvelles choses.Loin de devoir s’attrister devant ce qui nous reste à apprendre, on devrait plutôt tirer parti de ce que l’on sait Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.comJ.La sagesse et l’expérience, à quel âge ?déjà.On doit envisager la vie comme un défi qui se renouvelle chaque jour.Non pas comme une épreuve insurmontable, mais plutôt comme un plaisir qui nous rend l’existence plus excitante.Quelques mois plus tard J’ai écrit les lignes précédentes il y a déjà quelques mois et je les ai laissées de côté.Je dois avouer que, depuis, ma perception a quelque peu changé.Maintenant, je me considère chanceuse d’avoir encore tout à apprendre.Je n’aurais pas aimé sortir de l’école et penser tout savoir.J’aurais probablement déchanté assez vite, car j’aurais dû désapprendre tout ce que j’avais vu et lu dans mes manuels scolaires.La vraie vie est différente de ce qu’on nous enseigne sur les bancs d’école.Loin de moi l’idée de décourager quiconque.Je reste persuadée que les études nous donnent une base de connaissances essentielles.Mais je crois que la meilleure école est celle du terrain.Celle où on peut toucher les animaux, marcher les champs, discuter avec les gens qui vivent l’agriculture au quotidien.Et Dieu sait qu’on en a de la chance en agriculture, car les professionnels et les agriculteurs d’expérience qui sont prêts à partager leurs connaissances sont nombreux.Il vaut mieux profiter de leur expertise plutôt que de s’en complexée Après tout, on n’a ni le temps, ni les moyens de faire toutes les erreurs.Alors pourquoi ne pas tirer parti de l’expérience des autres ?k JANVIER 2004, VOL.87, N" 1 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.corn REDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Journalistes Nancy Malenfant, agronome nmalenfant@lebulletin.corn Marie-Josée Parent, agronome mjparent@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol PUBLICITE Bureau de Montréal Tél.: (514)845-5141 Fax:(514)843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris iamorris@allstream.net Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918.est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200.avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré OROGERS 8 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS RÉCOMPENSES GROS BON SENS # m Produits de qualité La meilleure sélection de produits de qualité de marque Pioneer® Économies sur quantités Un programme d'économies sur quantités facile à comprendre Choix de termes Un choix de termes et d'options de financement, en plus d’économies additionnelles lorsque vous achetez ou payez comptant jusqu'au 16 janvier 2004 Obtenez des performances et des économies aussi facilement qu'un.deux.trois.Voyez votre professionnel des ventes Pioneer dès aujourd'hui pour tous les détails, et commencez vos économies avec le programme de récompenses Gros bon sens Pioneer.www.pioneer.com/recompenses La Technologie qui produit® PIONEER HI-BRED LIMITÉE.®, “ “ Marque de commerce ou de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Tout achat est sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2003, PHL PIONEER, Une Société DuPont par Pierre Sauriol AGENDA C’est le temps de planifier Le plan marketing est une stratégie globale composée de plusieurs éléments qui tendent tous vers la même direction.Après une saison difficile où les prix ont été en dents de scie et où des récoltes ont été perdues faute de marché, il s’impose de faire le point pour découvrir comment faire mieux, l’an prochain.Depuis quelques années, vos créanciers vous demandent de rédiger un plan d’affaires qui, à prime abord, paraît compliqué et inutile à plusieurs.Pourtant, rédiger ce plan exige un bon effort de réflexion et de questionnements qui s’avère toujours positif pour l’entreprise.Aujourd’hui, plusieurs devraient en plus rédiger un plan marketing.Il vous paraîtra peut-être tout aussi inutile au départ.Et pourtant.Ce plan décrira votre entreprise et vos produits, vos clients ciblés, leurs besoins et exigences, vos compétiteurs, leurs forces et leurs faiblesses.Le plan comprendra aussi une ou des stratégies non seulement pour accroître les volumes d’achat de vos clients mais aussi pour accroître leur fidélité.Réfléchir à vos clients vous amènera à vous questionner sur leurs exigences et leurs préférences.Comment pouvez-vous y répondre ?Comment pouvez-vous leur simplifier la tâche ?Par exemple, ils désirent de plus en plus une garantie d’innocuité et de Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture (p.sauriol@sympatico.ca).traçabilité.Avez-vous un tel programme ?Si oui, le mettez-vous en valeur ?L’avez-vous dit à vos clients ?Vos registres de pulvérisations de pesticides constituent un élément clé de votre programme de traçabilité.Sont-ils bien tenus ?Vos clients veulent de la qualité.Vos produits sont-ils de qualité ?Vos clients ont-ils eu à s’en plaindre en 2003 ?Si oui, comment pouvez-vous y remédier et leur faire savoir les correctifs que vous apporterez pour éviter la répétition de ces problèmes ?Dans le secteur des fruits et légumes, le client veut être sûr que le produit dans la boîte est conforme à ses attentes.Tout est question de confiance.Avez-vous cultivé votre crédibilité ?Quelle est la santé financière de vos clients ?Paient-ils bien ?Des faillites d’acheteurs réduisent à néant des années de travail.Sont-ils en croissance ou en train de végéter ?Devez-vous en trouver d’autres ?Si oui, il vous faut analyser la situation des clients éventuels, analyser leurs besoins et exigences afin d’établir une stratégie pour faire affaire avec eux.Avez-vous bien rempli votre tâche de relations publiques ?Participé aux déjeuners ou soupers d’affaires qui concernent votre secteur, aux tournois de golf ?Avez-vous supporté les promotions de vos clients ?Un plan marketing n'est pas une seule action que vous allez poser pour obtenir un résultat.Il s’agit d’une stratégie globale composée de plusieurs éléments qui se renforcent les uns les autres et qui tendent tous vers la même direction.Si vous avez déjà un plan marketing, il vous faut l’évaluer à la lumière de la performance de l’année passée et y apporter les correctifs nécessaires, k ¦ 13 au 15 janvier Salon de l’agriculture Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450) 771-1226 13 janvier Colloque fertilisation AFEQ : (450) 534-1515 14 janvier Colloque céréales CRAAQ : (418) 523-5411 OU 1 888 535-2537 15 janvier Colloque grandes cultures Le Bulletin : (514) 843-2110 ¦ 23 au 25 janvier Semaine de l’agriculture, de l'alimentation et de la consommation Centre de Foires ExpoCité, Québec (418) 656-2131, poste 6767 ¦ 29 au 31 janvier Salon provincial de la machinerie agricole de Québec Centre de Foires ExpoCité, Québec ¦ 3 et 4 février Colloque mats-soya Hôtel Universel Best Western, Drummondville CRAAQ : (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 3 au 6 février Canadian International Farm Equipment Show Toronto (Ontario) 1 888 689-3721 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d’adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h.heure de l’Est) Montréal : (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 467 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu’au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions en tout ou en partie sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.10/ JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS VIBRO TILL 2800 vibrantes fk) KONGSKILDE Séries 2800 et 3800 an un HEg m wœw< zJU 'j r WKmmm MIEUX • Plus de dents espacées de 4 po, disposées en « V » ‘ Plus d'impact avec action avant/arrière et de gauche à droite • Réchauffement plus uniforme • Humidité plus uniforme Meilleure distribution des gros agrégats et des résidus Meilleur impact sur les gros agrégats en un seul passage Meilleur contact sol/semence Meilleur raffinement du lit de semence DENTS ROBUSTES EN DEUX PARTIES ACCESSOIRES DE FINITION S'adaptent aux cultivateurs d'autres marques Plus de choix^ • Rouleaux doubles à bras de tension indépendants • Herses combinées à 3 barres flexibles et rouleaux à spirales • Herses à 5 barres flexibles Meilleure finition • Agressivité ajustable • Nivellement et tassage du sol en surface • Dispersion de l'engrais et des résidus RÉSULTATS : germination, levée et établissement rapitles des cultures pour de meilleurs rendements ________________ Pour plus d'information, contactez-nous : AG-PRO (k) koiugskilde 1308, route 137 380 - 710 Wright Street Sainte Cécile-de Milton (Québec), JOE 2C0 Strathroy (Ontario).N7G 4L4 Tél.: (450) 778-0444 Téléc.: (450) 778-0440 Tél.: (519) 245-917 Téléc.: (519) 245-8293 Courriel : agpro@qc.aira.com www.kongskilde.com Plus de force • Ressort de 15 x 65 mm • Déflection de 5/8 à 200 Ib de force • Plus durables qu'un ressort Meilleur impact • Brisent les gros agrégats et les remontent à la surface • Incorporent engrais et résidus • Raffinent le sol à la profondeur de semis Kongskilde, plus de 50 ans d'innovation dans la conception et la fabrication d'équipements de préparation du lit de semence en couverture LOGETTES ATTACHES?Ce qui a poussé la ferme Gerville à opter pour la stabulation libre tient en un mot : confort.PAR ANDRÉ PIETTE Pour un éleveur qui trait une centaine de vaches ou plus, choisir entre les attaches et les logettes ne pose généralement pas de difficulté.À cette taille de troupeau, l'étable à stabulation libre possède des avantages indéniables.À l’inverse, pour un éleveur qui trait moins d’une cinquantaine de vaches, l’étable à stabulation entravée demeure le choix de la majorité.Dans le cas des entreprises dont la taille se situe entre ces deux catégories, le choix d’un type d’étable peut être difficile.On croise des propriétaires de troupeaux de 80 vaches qui se réjouissent d’être restés en étable à attaches, et on en rencontre d’autres qui se disent heureux d’avoir fait le saut vers les logettes.Les propriétaires de la ferme Gerville inc.appartiennent au deuxième groupe.Quand ces producteurs ont amorcé les plans de leur future étable, le choix leur semblait évident.Le bâtiment de 81 logettes est opérationnel depuis maintenant trois ans, et ceux-ci n’ont jamais regretté leur décision.Située à Baie-du-Febvre, près de Nicolet, cette exploitation appartient à Cyrille Lefebvre, à son frère Claude et à la conjointe de ce dernier, Lucie Rainville.La construction de l’étable résulte d’une conjoncture particulière.» Cyrille Lefebvre, Lucie Rainville et Claude Lefebvre, les propriétaires de la ferme Gerville inc.André Piette, agronome, est journaliste agricole fapiette@apexcommunications.orgJ.PHOTOS : MARTIN OXPRISE 12/ JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PIONEER HI-BRED LIMITÉE.®, MS, MO Marque de commerce ou de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Tout achat est sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.©2003 PHL Nettoyer les logettes et y remettre de la ripe, comme le fait ici Simon, demande à peine 10 minutes par jour.À noter que les 81 logettes sont toutes munies d'un matelas.Claude et Lucie disposaient d’un distributeur robotisé dans leur ancienne étable.Ils en voulaient aussi un dans la nouvelle bâtisse.« La liberté qu’on avait gagnée avec le robot, on ne voulait pas la perdre », dit le producteur.La RTM comprend du maïs ensilage, de l’ensilage d’herbe, du maïs-grain, du soya et des minéraux.14/ JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Claude et Lucie possédaient un troupeau de 42 vaches.À quelques kilomètres de là, Cyrille en exploitait un autre de 32 laitières.Dans les deux cas, des investissements majeurs s’imposaient : structure d’entreposage de fumier, réaménagement des stalles, ventilation, etc.Cyrille, qui n’avait pas de relève, hésitait toutefois à investir.Pour leur part, Lucie et Claude avaient quatre enfants et pouvaient donc s’attendre à ce que l’un ou plusieurs d’entre eux marchent sur leurs pas.Ils ont donc décidé d’en profiter pour fusionner les deux fermes.« C’était une façon pour moi de préparer ma sortie », confie Cyrille.Ce qui a poussé les nouveaux associés à adopter la stabulation libre tient en un mot : confort.Pour les animaux.Pour le personnel.Ils ont choisi un modèle d’étable de plus en plus courant : six rangées de logettes avec mangeoire centrale.Pour 81 logettes, une telle organisation donne un bâtiment aux proportions inhabituelles, plus large que profond, soit 35 mètres sur 24 ( 115 pieds sur 80).« Il était plus économique de construire ainsi qu’avec quatre rangées de logettes, explique Claude.Il suffisait d’ajouter 2,7 mètres (9 pieds) à chaque extrémité en profitant du passage qui aurait dû normalement s’y trouver.Et on n’avait pas à allonger la mangeoire.De plus, en élargissant le bâtiment, on se trouvait à en augmenter la hauteur, qui atteint 9 mètres (30 pieds).Cela augmente le volume d’air et donc, la qualité de l’air dans l’étable.» Construit en l'an 2000, le bâtiment représente un investissement de quelque 250 000 $.Cette somme inclut le coût des raclettes, du rail du distributeur robotisé et du piston d’évacuation.Les producteurs ont confié à un entrepreneur l'érection de la charpente de métal et bois et le coulage du béton, et se sont réservé le reste du travail.La salle de traite à elle seule a donné une facture totale d’environ 100 000 $.Les producteurs ont acquis un double 4 tandem usagé, qu’ils ont UNE GAMME COMPLETE DE VALEUR ET DE PERFORMANCE FOURRAGERES.PIONEER PIONEER Energie, digestibilité, tonnage.Obtenez tout ça, de même que plus de potentiel de lait de chaque hectare cultivé à partjr ^ notre groupe d’élite d’hybrides spécialement sélectionnés pour l’ensilage.Notre 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technologie qui produit® PIONEER, /en couverture / installé dans une section de l'ancienne étable complètement rénovée.Les atouts Pour Lucie, la salle de traite constitue justement le principal avantage de la stabulation libre.« Revenir à la traite en étable à attaches ?Jamais ! » lance-t-elle.« Auparavant, la traite du troupeau de 40 vaches demandait une heure à deux personnes, explique son conjoint.Maintenant, une seule personne en trait 80 en 90 minutes.» Son conjoint mentionne le nettoyage parmi les avantages importants.« Le nettoyage se fait automatiquement par les raclettes, explique le producteur de 42 ans.De plus, il ne s’accumule pas de fumier dans les logettes, et celles-ci sont très faciles à nettoyer.» Claude s’élève contre cette croyance très répandue voulant que les animaux soient plus sales en étable à logettes qu’en étable à attaches.« Nos animaux ne sont pas moins propres que dans l'étable à attaches, commente Claude.En fait, l’été, je crois même que les vaches restent plus propres.On ne les voit plus balancer la queue après l’avoir trempée dans le dalot comme un pinceau ! » De plus, ajoute le producteur, La ventilation de l’étable est automatisée.Les ouvertures de ventilation ont une hauteur totale de huit pieds.« Les ballons sont merveilleux, rapporte Cyrille.Le temps de réaction du système est très court.Quand on transfère les animaux au salon de traite, les ballons s’ajustent tout de suite.» MEILLEURS RENDEMENTS POSSIBLES À MOINDRE COÛT L'UNIQUE PRODUCTEUR DE TOURTEAU ET D'HUILE OE SOYA AU QUÉBEC 380, boul.Yuon-L’Heureux, Beloeil (Québec) J3G 2C9 Tél.: 1450) 446 7770 • Ta* : (450) 446-1133 Sans frais : 1 877 385-7692 • sova.excel@qc.aira.com il y a beaucoup moins de mouches dans l'étable.« La conception des étables à logettes a beaucoup changé depuis 10 ans, poursuit 1 éleveur.Autrefois, le plafond était bas, et ça sentait l’ammoniaque.Chez nous, ce n’est pas le cas.L’odeur n’est pas plus forte que dans une étable attachée où les animaux sont gardés propres.» BIEN NOURRIR VOTRE ÉLEVAGE N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI PAYANT! L'HUILE DE SOYA Dans l'alimentation de la vache laitière vous permet de : • Livrer plus de lait avec le même quota • Une augmentation très significative de votre revenu net par kilo de quota • Éprouver au Québec depuis plus d'un an • Résultats garantis mm tourteau TRITURO + 16/ JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Le revers de la médaille L’étable à logettes entraîne néanmoins certains inconvénients mineurs.« On doit aller chercher les animaux pour les fouiller ou pour faire des traitements », signale Lucie.D’autre part, l’observation des chaleurs devient plus exigeante.« Il faut prendre le temps d'aller observer les vaches, dit Claude.C’est une routine à acquérir.» Les vaches en lactation ont droit à 1 kilo de foin sec par jour.Cécile nettoie le salon, un double 4 tandem acheté usagé et installé dans l’ancienne étable.D’autre part, « dans le meilleur des mondes », les taures ne seraient pas gardées attachées dans l’ancienne étable.« Les taures ne performent pas comme elles le devraient après le vêlage, affirme ce dernier.On estime qu’on perd 20 à 25 points de MGR dans le groupe des vaches au premier veau.Elles vêlent à 600 kilos et un mois plus tard, elles n’en pèsent plus que 550.» L’éleveur explique ce problème par le fait que les taures ont de la difficulté à compétitionner avec les autres vaches.Pour atténuer le problème, les taures sont envoyées au pâturage quand le temps le permet.De plus, quand il y a de la place dans l’étable à logettes, on envoie les taures en gestation avec les vaches du groupe II.En dépit de ces problèmes, les propriétaires de la ferme Gerville restent heureux de leur choix d’étable.« Même avec seulement 40 vaches, j’opterais pour les logettes », lance Claude, te Bien qu’ils se disent très satisfaits de leur étable, ces éleveurs croient que deux éléments de leurs installations pourraient être améliorés.Des éléments qui n’ont cependant rien à voir avec le fait qu'ils aient opté pour les logettes plutôt que pour les attaches.D’une part, leur piston à fumier ne suffit pas à la tâche et les oblige à surveiller le nettoyeur pendant une demi-heure chaque matin.« On a choisi le piston parce qu’on avait déjà l’unité hydraulique, ce qui nous permettait d’économiser », explique Cyrille.Les 81 logettes réparties en six rangées donnent à la nouvelle étable des proportions inhabituelles : 115 pieds de façade sur 80 pieds de profondeur.LIBÉREZ TOUT LE POTENTIEL DU GÈNE LlBERTYLlNK AVEC L’HERBICIDE À MAÏS LIBERTY.Te# a a/ cvm-h t à*- UbertYLink tettments supérwn.Cest garanS Liberty plus d'informations au sujet de Liberty et de LibertyLink, visitez www.bayercropscience.ca Liberty" et LibertyLink" sont des marques de commerce déposées de Bayer.1203-2100061-04Ah LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 1 7 Une protection qui dure pour des performances à la hausse OrbeSeal* Le scellant à trayon interne, efficace durant toute la période de tarissement.OrbeSeal - le premier et le seul produit du genre - aide à réduire les coûts associés à la mammite.Ce scellant interne à trayon sans antibiotique prévient l'entrée de bactéries dans le trayon durant toute la période de tarissement.Infusé dans le canal du trayon au tarissement, OrbeSeal forme une barrière physique sécuritaire contre les bactéries qui causent la mammite .et contribue ainsi à réduire le nombre de nouvelles infections intramammaires.Santé animale Parlez-en a votre vétérinaire dès aujourd'hui OrbeSeal Le sceau de protection • Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licencié.63676-1103 (2411-7) PHOTO : ANDRÉ PIETTE TRANCHER Vous hésitez entre l’étable à logettes ou à attaches ?Des conseillers, ingénieurs ou agronomes, identifient des facteurs clés à considérer, par andré piette LA TAILLE DU TROUPEAU : « Jusqu’à 75-100 vaches, une étable à attaches peut très bien répondre à vos besoins, estime Alain Chagnon, de la firme de consultation Groupe Alco.Mais à plus de 100 vaches, il devient difficile de les garder en attaches, car les frais de main-d’œuvre augmentent, et les infrastructures deviennent moins rentables qu’en stabulation libre.» Il faut aussi tenir compte de la taille que pourrait avoir le troupeau dans quelques années.« Une étable à logettes permet de se positionner face à l’avenir, compte tenu que la taille des troupeaux va en augmentant », souligne pour sa part Richard Leblanc, du Centre de services du MAPAQ, à Victoriaville.LA VENTE D'ANIMAUX : Il est communément admis que l’étable à attaches est plus avantageuse pour présenter des animaux.« La plupart des éleveurs dans le milieu de la génétique préconisent l’étable à attaches afin de pouvoir mieux préparer les sujets et d’obtenir le maximum de propreté du troupeau », note Alain Chagnon.Signalons néanmoins que certains éleveurs ont opté pour un compromis en gardant la majorité de leurs sujets dans une étable à logettes tout en installant les sujets destinés à la vente dans leur ancienne étable à attaches.LE TYPE DE GESTION DE FUMIER : Si vous tenez au fumier solide, l’étable à attaches devient presque incontournable.« Bien qu’il soit techniquement possible d’être sur fumier solide dans une étable à logettes, ce type d’étable se prête beaucoup mieux à Il faut cerner ses goûts.et ceux de sa relève, car souvent on construit aussi l’étable pour la génération qui s'en vient.une gestion sur fumier liquide », mentionne Marcel Dusseault, du bureau régional du MAPAQ, à Rock Forest.LA TRAITE : Que la traite soit plus facile en salle de traite, cela ne fait aucun doute.Plus besoin de s’accroupir et de se relever des dizaines de fois matin et soir.Qu’elle soit plus rapide constitue une autre évidence.« En attaches, une personne qui devrait traire de 50 à 55 vaches à l’heure aurait une lourde tâche, estime l’ingénieur Michel Portier, du Centre de services du MAPAQ, à Lévis.Or, un double huit permet à une personne de traire 100 vaches à l’heure.» L’ingénieur fait même valoir un troisième avantage : la qualité de la traite.« Une salle de traite dispose d’un système à conduites basses, explique-t-il.Le lait descend par gravité.Il y a donc moins de risques de surtraite et de problèmes leucocytaires.Bref, la salle de traite protège davantage la santé du pis.» LA DISPONIBILITÉ DE LA MAIN-D’ŒUVRE : Pour bon nombre de producteurs, le recrutement de personnel est difficile.L’étable à logettes peut aider à atténuer ce problème grâce à sa salle de traite et à la rapidité du nettoyage.>>> ACTIVEZ LE GÈNE LlBERTYLlNK.A«/avrh* £*t UbertyLink Liberty plus d'informations au sujet de Liberty et de UbertyLink, visitez www.bayercropscience.ca Liberty" et UbertyLink" sont des marques de commerce déposées de Bayer.1203-21 oo-œi -osAir /lait / André Piette, agronome, est journaliste agricole fapiette@apexcommunications.org).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 1 9 « Globalement, l’étable à stabulation libre demande beaucoup moins de travail que l’étable à attaches, déclare Michel Fortier.Une évaluation réalisée il y a quelques années montrait qu’un troupeau de 100 vaches demandait 10 heures-homme par jour en étable à logettes, contre 18 en étable à attaches.» LE COÛT : Une étable à logettes revient généralement plus cher (en $/tête) qu’une étable à attaches, surtout si le système de traite de l’ancienne étable à attaches peut être réutilisé dans la nouvelle.Cependant, Alain Chagnon est d’avis que le coût ne devrait pas être mis au premier rang.« Il ne faut pas opter pour un certain type d’étable sous prétexte que le budget est serré.Trop de gens font cette erreur et le regrettent ensuite rapidement.Advenant un problème de budget, il peut être préférable de repousser le projet de construction d’un an ou deux ou encore de procéder par étapes.» LE SITE : Les dénivellations de terrain, les bâtiments à proximité et la direction des vents dominants peuvent entraîner des contraintes devant être prises en considération dans l’élaboration du futur bâtiment.a DES ASPECTS SECONDAIRES L’EXERCICE : En permettant aux animaux de se déplacer, letable à logettes contribue au maintien de leur santé.En étable à attaches, il peut être nécessaire de faire sortir les animaux dans un enclos d’exercice ou au pâturage.LA DÉTECTION DES CHALEURS : Les signes de chaleur se manifestent plus clairement dans une étable où les sujets peuvent marcher.En revanche, 1 éleveur doit prendre le temps d'aller observer son troupeau.Le bien-être des animaux : « En Europe, les pressions se font de plus en plus fortes pour interdire la claustration des animaux, signale Richard Leblanc.Il ne serait pas surprenant que cette tendance franchisse l’océan dans quelques années.L’étable à logettes aura alors meilleure cote sur le plan du bien-être des animaux.» LES GOÛTS : Cet élément pourrait tout aussi bien figurer en tête de liste, car certains producteurs qui n’arrivent pas à se faire à la stabulation libre en viennent à regretter leur choix.La visite préalable de divers types d’étable permet de mieux cerner ses goûts.et ceux de sa relève, car souvent, on construit aussi l’étable pour la génération qui s’en vient ! te Disponible en trois modèles avec des capacités de charge de 2800, 4000 et 6500 kg, pour des tracteurs de 20 ch et plus.forestier VITE COMME L'ÉCLAIR bühler Pour des renseignements supplémentaires, veuillez composer : Tél.: (450) 455-4840 Téléc.: (450) 455-5977 DILATATEURS DE TRAYONS 1 DU DR NAYLOR Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DETRAYONS du Dr Naylor.Le topique du genre qui se vend le plus dans l'industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.•Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l’écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire pour servir dans sa propre pratique professionnelle et dans sa propre ferme d'élevage.tTEAT DILATORS k Comme depuis plus de 75 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments pour bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada : Vétoquinol N.-A.inc.2000, chemin Georges Lavaltrie, Québec J0K1H0 populaire en Amérique du Nord depuis plus de 20 ans ! ?Robuste, fiable et facile à opérer.?Disponible trois des 20 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PUBLIREPORTAGE Concentration à Saint-Césaire des installations de Machinerie Idéale et de WIC Deux pionniers en équipements agricoles plus que jamais au service de leur clientèle Après analyse approfondie, Machinerie Idéale et WIC, des pionniers en équipements agricoles au Québec, ont entrepris une importante rationalisation de leurs opérations, ce qui les a conduit au retrait de certaines lignes de produits et à la concentration de leurs activités à Saint-Césaire.Des décisions majeures qui vont permettre de mieux répondre aux besoins des agriculteurs d'aujourd'hui.UN PEU D'HISTOIRE Machinerie Idéale et WIC, deux entreprises distinctes et autonomes, appartiennent depuis deux ans à un actionnaire unique, Jacques Nadeau, homme d'affaires avantageusement connu au Québec.Fondée en 1946 à Saint-Césaire, Machinerie Idéale fut la première compagnie au Canada à concevoir et mettre en marché un nettoyeur d'étable automatique (écureur).Depuis, l'entreprise a développé une solide expertise en fabrication d'équipements de ferme, expertise particulièrement appréciée des agriculteurs canadiens et américains.De son côté, WIC amorçait ses activités à Wickham en 1971 avec la fabrication d'un videur de silo circulaire et développait ensuite de nombreux autres équipements d'alimentation faisant maintenant sa renommée partout en Amérique du Nord, en Europe et au Japon.RATIONALISATION DES OPÉRATIONS DE MACHINERIE IDÉALE ET DE WIC Machinerie Idéale s'est retirée en 2003 de la sous-traitance industrielle pour se consacrer entièrement au développement et à la production d'équipements agricoles distribués depuis près de 60 ans en Amérique du Nord.Pour sa part, en 2003, WIC annonçait son retrait de la production et de la distribution des équipements de gestion des fumiers pour consolider ses forces dans le développement des équipements d'alimentation qui lui ont valu sa réputation sur plusieurs continents.CONCENTRATION À SAINT-CÉSAIRE DES INSTALLATIONS DES DEUX ENTREPRISES Installée depuis plus de 30 ans sur deux sites de production, des deux côtés de la rivière Yamaska à Saint-Césaire, Machinerie Idéale vient de procéder à l'agrandissement et à la De gauche à droite : M.Martial Gagné, directeur des ventes, M.Jacques Nadeau, P.D.G., M.André Berger c.m.a., directeur administratif, M.Pierre Boisdair ing., directeur de la production.restauration de son usine de la rue Leclaire et de ses deux usines de la rue Notre-Dame.Le retrait des activités de sous-traitance industrielle de Machinerie Idéale a entraîné le regroupement de l'ensemble de ses activités de production d'équipements agricoles sur un seul site, dans ses usines de la rue Notre-Dame, ce qui améliorera grandement la conduite de ses opérations.Par ailleurs, WIC déménagera en janvier et février 2004, rue Leclaire à Saint-Césaire, dans une usine occupée jusqu'à maintenant par Machinerie Idéale.En voie d'être agrandie et restaurée, l'usine sera exclusivement occupée par WIC.ment, bénéficiera à sa clientèle et lui permettra de répondre avec encore plus d'efficacité aux besoins du marché.UN RETOUR AUX SOURCES POUR WIC Cette opération permet à WIC de se consacrer entièrement à sa mission première : la fabrication d'équipements d'alimentation.« Ce retour aux sources n'empêchera toutefois pas WIC de maintenir dans leur intégralité les garanties et le service sur les équipements de manutention de fumier », explique Martial Gagné, directeur des ventes de WIC et Machinerie Idéale.INVESTISSEMENTS MAJEURS DES DEUX ENTREPRISES Cette importante rationalisation des opérations de Machinerie Idéale et de WIC se complète enfin par l'achat d'équipements et d'un tout nouveau système de gestion informatisé, qui touchera toutes les fonctions des deux entreprises, dont l'implantation se fera au cours de l'année 2004.« Ce sont des investissements majeurs qui, en bout de ligne, permettront de développer des produits à la fine pointe des équipements agricoles et contribueront à l'amélioration du service à la clientèle », précise Jacques Nadeau.REGROUPEMENT SALUTAIRE POUR MACHINERIE IDÉALE L'agrandissement et la restauration des usines de Machinerie Idéale et le regroupement de l'ensemble de ses activités de production sur un même site, dans ses deux usines de la rue Notre-Dame, à Saint-Césaire, bénéficiera grandement à la plus expérimentée des compagnies québécoises en fabrication d'équipements agricoles.Cet important réaménagement entraînera une productivité accrue de l'entreprise pionnière ce qui, ultime- UNE ÉQUIPE ENTHOUSIASTE ET EXPÉRIMENTÉE Les produits WIC et IDEAL se complètent à merveille.Il est en effet possible d'équiper de bout en bout les fermes spécialisées en production animale.« Le personnel de la production et la direction travaillent main dans la main pour le plus grand bien de nos entreprises et de sa clientèle.Nos efforts visant la consolidation du marché assurent à nos clients les meilleurs produits possibles, alors que nos actions en recherche et développement garantissent des services fortement adaptés à leurs besoins et attentes », ajoute le grand patron de WIC et Machinerie Idéale, Jacques Nadeau.DEAL MACHINERIE IDÉALE cie Itée 950, rue Notre-Dame Saint-Césaire (Québec) JOL 1T0 Sans frais : 1 800 567-5422 GTTQ WIC (1993) inc.1100, rue Leclaire, Saint-Césaire (Québec) JOL 1T0 Sans frais : 1 800 567-0961 Internet : www.wicideal.com Courriel : info@wicideal.com 1 RI .OPÉRATION DESHERBAGE Quand on gère tout près de 1000 hectares en grandes cultures, mieux vaut avoir plus d’un programme de désherbage dans son sac.PAR NANCY MALENFANT Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.comj.En termes de désherbage, Ghislain Beauchemin est rarement pris au dépourvu.Peut-être est-ce parce qu’il tente toujours de prévoir l’imprévisible.« Selon les conditions climatiques au printemps, je peux rapidement passer du plan A au plan B et, si besoin est, j’aurai déjà prévu un plan C », explique l’agriculteur de Saint-Ours en Montérégie.Exploitant 980 hectares de maïs, soya, luzerne, céréales et cultures de conserverie, M.Beauchemin ne peut se permettre de ne pas savoir où il s’en va.« Si je rate mon coup au désherbage, par manque de temps ou par un mauvais choix de programme, je sacrifie une partie de mes rendements, donc de mon salaire.La planification, c’est comme une assurance-emploi.» Ghislain Beauchemin déteste se retrouver coincé par le temps, il agit donc le plus tôt possible en saison.Par exemple, dans le maïs, qui représente plus de la moitié des superficies en culture, il privilégie les applications en prélevée.Quand Dame Nature fait des siennes, il poursuit en postlevée hâtive.Les champs de maïs suivant une culture de blé, souvent infestés de chiendent, sont quant à eux arrosés en postlevée tardive.Le producteur leur réserve alors un traitement pour venir à bout des vivaces., : .' f' ' \ i© ; .IIhbmhbI 22 / JANVIER 2004 / LE BUIVfn INI DE ' > AGRICULTEURS Ghislain Beauchemin (à gauche) avec l'expert-conseil de la coopérative agricole Comax, Pierre Perreault it I :l H I I 1 IN I -I .V 'I tit IJUO : / JANVIER 2004 / 23 temps intermédiaire.En semant plus tard, la première levée de mauvaises herbes est détruite par le vibroculteur.J’y vais alors avec une petite dose.J'essaie de cultiver en harmonie avec l’environnement en mettant toujours le moins d’herbicides possible.» Le principe qui régit tout Derrière un programme de désher-bage flexible, avec plusieurs options de secours, se cache un principe auquel Ghislain Beauchemin ne déroge jamais : son plan de rotation.À preuve, il l’a déjà établi pour plusieurs années.Bien sûr, des substitutions restent possibles, mais toujours en respectant le plan de base.11 peut ainsi remplacer une légumineuse ou une graminée par une plante de la même famille.Les cultures à venir dictent les choix d’herbicides.Ghislain vérifie soigneusement les restrictions de chaque produit qu’il compte utiliser.Par la suite, il choisit ce qu’il va appliquer dans chaque champ en fonction de ce qui va être semé la saison suivante.Par exemple, il prévoit toujours à l’avance une surface qui pourrait servir à réensemencer sa luzernière si elle ne survivait pas à l’hiver.Dans cette parcelle, il n'applique pas de produit qui présente des restrictions pour la luzerne.Il doit d’ailleurs faire preuve de prévoyance, car certains herbicides ont une période de restriction s’étirant jusqu'à 22 mois.En outre, le producteur accorde une grande importance à la rotation des différents groupes chimiques.« Il existe une panoplie de produits phy-tosanitaires sur le marché.11 n’y a aucune raison d’utiliser sans cesse le même herbicide et ainsi courir le Toutes ces stratégies, que ce soit en pré ou en post, se résument généralement à un passage.Ghislain ajuste néanmoins la dose selon la date d’ensemencement.« Dans les champs à problème, je préfère utiliser la plus forte dose prescrite sur l’étiquette, dit-il.Pour les semis hâtifs, j’évalue si le couvert de la culture aura le temps de se refermer sur les mauvaises herbes.Si ce n’est pas le cas, j’utilise une dose Les Beauchemin possèdent deux pulvérisateurs.Ainsi, il est possible de mettre chaque produit dans la fenêtre d’application adéquate des différentes cultures en minimisant les rinçages.Alors qu’un employé pulvérise dans le maïs, un autre applique en même dans le soya. DOSS!ERD£SHERBAi ¦ft**, 4;' / JANVIER ZOi « La récolte est le meilleur moment pour faire du dépistage, explique Ghislain Beauchemin.Du haut de la batteuse, je localise facilement les zones infestées et les mauvaises herbes présentes.J’agis alors en conséquence l’année suivante.» risque de se retrouver aux prises avec des mauvaises herbes résistantes », constate-t-il.C’est une fois le plan de rotation respecté et les mauvaises herbes à détruire ciblées que Ghislain évaluera le coût des différents produits.« L’objectif véritable demeure de réussir à se débarrasser des mauvaises herbes et non d'économiser au détriment du rendement ou de la santé de la culture, explique-t-il.Un produit plus cher mais plus efficace vaut souvent l’investissement.» La vitesse de croisière M.Beauchemin a déjà fait l’essai de l’arrosage en bandes et des doses réduites.« J’ai délaissé ces méthodes, dit-il.Avec l’arrosage en bandes au semis, je devais parfois revenir plus tard avec un autre herbicide.Il n’y avait donc plus d avantage économique et environnemental.» En outre, l’emploi de doses réduites présente un risque.Les compagnies ne garantissent pas l’efficacité du produit en cas de non-respect de l’étiquette.11 n’existe alors aucun recours possible si l’herbicide donne de mauvais résultats.L’agriculteur a plutôt opté pour la méthode que lui a présentée l’expert-conseil de la coopérative agricole Comax, Pierre Perreault.« C’est ce que j’appelle la "vitesse de croisière”, explique ce dernier.Une fois les champs bien nettoyés, on continue avec l’application de doses normales (selon l’étiquette) dans les cultures annuelles.On s’assure ainsi de garder le contrôle sur les mauvaises herbes.Il se peut même qu'il ne soit pas nécessaire de désherber les luzernières en implantation et en culture par la suite.» Faux-semis, brûlage et dépistage Dans le pois de conserverie et certains champs de soya, le producteur pratique le faux-semis.11 fait un passage de vibroculteur le plus tôt possible et repasse une deuxième fois après l’émergence des mauvaises herbes.Cette technique lui permet de mettre une plus petite dose d'herbicide par la suite.Dans les champs où se présente un OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! CHNOLOGI PERSONNALISEZ VOTRE PULVERISATEUR SELON VOS BESOINS • PULVÉRISATEUR 1300 GALLONS I* RAMPES JUSQU'À 120 PIEDS • ESSIEUX AJUSTABLES HYDRAULIQUES DE 60 PO À120 PO • CHOIX D'ESSIEU SIMPLE OU TANDEM • RÉSERVOIRS DE 150 À1600 GALLONS • VASTE CHOIX DE POMPES, CONTRÔLES DE DÉBIT .ET BIEN PLUS ENCORE VENEZ NOUS RENCONTRER AUX SALONS DE SAINT-HYACINTHE ET DE QUÉBEC ! 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dépister reste la récolte.Du haut de la batteuse, je localise facilement les zones infestées et les mauvaises herbes présentes.J’agis en conséquence l’année suivante.» Il n’y a aucun risque que le producteur se perde en chemin puisqu'il consigne soigneusement toutes les données concernant ses applications.Pendant longtemps, il les a inscrites dans des calepins de notes, mais depuis 1988, il se sert plutôt du logiciel Siga-Champ.De plus, son classeur contient un dossier concernant chaque compagnie d’herbicides qui comprend les descriptions de leurs différents produits.« Planification » est le mot d’ordre chez Ghislain Beauchemin.À le voir ainsi préparé à les affronter, les mauvaises herbes n’ont qu’à bien se tenir, car leurs chances de survie sont plutôt minces, te LA FERME J.N.BEAUCHEMIN ET FILS, UNE AFFAIRE DE FAMILLE L’entreprise, située à Saint-Ours en Montéré- des 980 hectares en culture de l’entreprise.Michel gie, appartient à Jean-Noël Beauchemin et et Benoît participent aux travaux aux champs et à ses quatre fils, Ghislain, Yvan, Michel et prennent en charge l’ajustement, la réparation et Benoît.Le troupeau de 250 têtes dont 125 l’entretien de la machinerie, vaches en lactation est sous la responsabilité de L'entreprise, qui fait aussi du déneigement et du Yvan qui est assisté par Lyne Arpin, la conjointe transport, emploie deux personnes à temps plein, de Ghislain.Marc Millette et Louis Gauthier.Les conjointes et La famille Beauchemin gère également un les enfants des propriétaires leur fournissent aussi centre de grains.Ghislain s’occupe de la gestion une aide précieuse.26 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Les systèmes d’un chercheur albertain prédisent tôt en saison de quelle façon les mauvaises herbes affecteront les cultures.John O'Donovan s’y connaît en mauvaises herbes.Chercheur d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Beaverlodge en Alberta, M.O’Donovan a passé plus de 10 ans à étudier les adventices qui s’attaquent aux cultures des Prairies.Ses connaissances l’ont aidé à élaborer des systèmes qui permettent de prédire tôt en saison à quel endroit et à quel moment les mauvaises herbes apparaîtront et de quelle façon elles affecteront différentes cultures.Les modèles économiques mis au point par le chercheur maximisent l’efficacité des herbicides en indiquant le moment idéal pour pulvériser les cultures ainsi que la quantité de produit à utiliser.Les résultats obtenus permettent d’économiser 17 % d’herbicides et réduisent les répercussions sur l’environnement.Les modèles sont à l’origine de deux programmes logiciels utilisés par les agriculteurs des Prairies.Ils représentent également un des projets qui ont valu à M.O’Donovan le prix ASTech d'innovation en sciences agronomiques, une des distinctions scientifiques les plus prestigieuses en Alberta.(,Source : La puce à l’oreille, décembre 2003) fcs Une nouvelle perspective en matière de pulvérisation SÉRIE T_i 750, 1000et US 3 nouveaux modèles pour la culture maraîchère et la grande culture Pour un rendement supérieur, la nouvelle rampe CONDOR à repliage hydraulique latéral de 60’ à 90’ comblera vos attentes./M'attende* plus et in formez - vu us dès maintenant ! 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VOUS N’AVEZ QU’UNE CHANCE CONTRE LES FEUILLES LARGES Büaünss Épargnez jusqu’à 6,50 $/acre*grâce au programme Maître des Champs”! AgSolutions, MARKSMAN et MAÎTRE DES CHAMPS sont des marques déposées de BASF Corporation, «des champs plus rentables- est une marque déposée de BASF AG; toutes ces marques sont utilisées sous licence par BASF Canada Inc.Copyright © 2003 BASF Corporation.‘Certaines conditions s'appliquent.MARKSMAN® vous permet de tirer le maximum de chaque hectare, chaque année.Seul MARKSMAN est reconnu pour offrir le désherbage à large spectre et la souplesse de cultures de rotation que vous recherchez.MARKSMAN demeure votre meilleur choix contre les feuilles larges dans le maïs.Pour plus d’information sur MARKSMAN, appelez $ BASF AgSolutions® au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca Marksman DOSSIER Les produits retirés Il n’y a pas que de nouveaux herbicides, il y a aussi des produits retirés du marché.Voici une liste des herbicides à maïs et à soya qui ont été retirés du marché au cours des dernières années.Ces produits ne sont plus fabriqués mais certains détaillants peuvent encore avoir des stocks.¦ Striker ¦ Elim ¦ Kil-Mor ¦ Lentagran ¦ Broadstrike Treflan ¦ Fieldstar ¦ Patoran ¦ Ultimax La mésotrione, matière active de Caliisto, a été découverte par un biologiste de Syngenta en Californie.Ce chercheur avait remarqué que les mauvaises herbes ne poussaient pas sous les plants de callistème, un arbuste ornemental cultivé aux États-Unis.Après avoir analysé de la terre prélevée sous des plants de callistème, notre chercheur découvre que l’arbuste produit une substance herbicide.À partir de la structure chimique de cette substance, les chercheurs de Syngenta ont élaboré la mésotrione.La mésotrione est un herbicide du groupe 28 comme le Converge.Il est rapidement absorbé par les racines et les feuilles des mauvaises herbes.Un contenant de 800 g du nouvel herbicide Option traite huit hectares.Un cône gradué est fourni avec chaque contenant pour mesurer avec précision la quantité d'herbicide.Le Callisto est efficace pour contrôler les annuelles à feuilles larges incluant les biotypes résistants aux triazines et aux herbicides du groupe 2.Il se mélange en réservoir avec plusieurs herbicides.En prélevée, il complète très bien l'activité du Primextra II Magnum.En poslevée, il a été testé en combinaison avec l’atrazine, l’Accent et l’Ultim jusqu’au stade 8 feuilles du maïs.Les producteurs de maïs sucré seront heureux d'apprendre que le Callisto s’applique sur le maïs sucré, même dans les sols sablonneux.Converge : en formulation liquide Une nouvelle formulation de l’herbicide Converge sera offerte cette année.Une formulation liquide remplacera progressivement la formulation granulaire.La formulation liquide sera plus facile à utiliser et à mélanger.De plus, on a ajouté à l’étiquette le pois de conserverie comme culture de rotation.Le souchet est une plante commune au Québec.Le nouveau mélange Classic et Roundup est une solution intéressante pour contrôler cette mauvaise herbe dans le soya Roundup Ready.EN POSTLEVEE La postlevée est le temps d’application préféré des producteurs québécois.Plus de 85 % des superficies de maïs et de soya reçoivent un traitement herbicide après la levée de la culture.Une nouvelle « Option » pour le maïs La compagnie Bayer offrira cette année un nouvel herbicide de postlevée pour le maïs.L’Option est un herbicide du groupe 2 contenant du foramsulfuron comme matière active.Il est efficace pour le contrôle des graminées annuelles, du chiendent et de quelques mauvaises herbes à feuilles larges.Il se distingue des autres herbicides de ce groupe par sa flexibilité d’application de 1 à 8 feuilles, par l’ajout dans la formulation d’un agent « phytoprotec-teur » pour le maïs et par l’utilisation d’un adjuvant à base d'huile végétale.L’Option s’utilise en mélange avec d’autres herbicides pour contrôler les annuelles à feuilles larges.L’Option se mélange avec l’atrazine, le Banvel, le Marksman et le Peak Plus.Le Distinct, un herbicide contre les feuilles larges, sera possiblement ajouté à l’étiquette d'ici le printemps comme choix de mélange en réservoir.Prowl + Accent + Banvel : un nouveau mélange Le mélange des herbicides à maïs Prowl + Accent + Banvel a été récemment homologué.Le trio s’applique du début de la levée jusqu’au stade 3 feuilles du maïs.Ce mélange contrôle efficacement les graminées et les feuilles larges annuelles incluant les biotypes résistants aux herbicides.Ce mélange remplace le trio Prowl + Elim + Banvel, l’Elim ayant été retiré.Distinct : homologué pour le chardon des champs Le Distinct est un herbicide à feuilles larges de la compagnie BASE II est maintenant homologué pour le contrôle du chardon des champs dans le maïs.Il s’applique du stade 2 à 6 feuilles de la culture.L’Accent et la sétaire glauque Pour améliorer le contrôle de la sétaire 30 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS glauque avec l'herbicide Accent, une nouvelle recommandation a été ajoutée à l’étiquette.On conseille maintenant d’ajouter dans le réservoir une solution d’engrais azoté de type 28 % en plus d'un surfactant non ionique.L’addition d’un engrais azoté augmente la performance de l’Accent sur la sétaire glauque.Dans les cultures Roundup Ready Les cultures Roudup Ready représentent maintenant une partie importante des superficies de maïs et de soya.On dénombre plus de 60 variétés de soya et 70 hybrides de maïs Roundup Ready pour les zones de maturités comprises entre 2150 et 3300 UTM.Au Québec, plus de la moitié du soya cultivé est un soya Roundup Ready.Pour le maïs, les superficies progressent au rythme de l'introduction des nouveaux hybrides possédant le gène de résistance.En 2003, environ 12 % du maïs ensemencé était Roundup Ready.Le Roundup n’est plus le seul gly-phosate homologué pour ces cultures.Cette année s’ajoutent à la liste le Glyfos de la compagnie Cheminova et le Factor de la compagnie IPCO.Le Glyfos est homologué pour le soya seulement, tandis que le Factor est homologué pour les deux cultures.Le Classic en mélange avec le Roundup Pour les producteurs aux prises avec des champs infestés de souchet comestible, il est maintenant possible de mélanger en réservoir le Roundup avec l’herbicide Classic.Ce mélange s’applique jusqu’au stade 3 feuilles trifoliées du soya Roundup Ready, k Gardez votre maïs à l’abri des intrus.Certains indésirables reviennent constamment à la charge.Les mauvaises herbes comme le souchet, la digitaire, la sétaire et la morelle sont particulièrement tenaces.Heureusement, il y a FRONTIER?Combiné à MARKSMAN?FRONTIER est reconnu pour maîtriser un large spectre de graminées annuelles et de mauvaises herbes à feuilles larges pendant toute la saison, avec un seul passage.Et il peut être utilisé en toute sécurité dans le maïs de grande culture, comme dans le maïs de semence et le maïs sucré.Fiez-vous à FRONTIER.Pour plus d'informations sur FRONTIER, appelez $ BASF AgSolutions® au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca Fron MONTE LA GARDE TOUTE LA SAISON AgSoh/tions.FRONTIER.MARKSMAN et MAÎTRE DES CHAMPS sont des marques déposées de BASF Corporation • des champs plus rentables- est une marque déposée de BASF AG; toutes ces marques sont utilisées sous licence par BASF Canada Inc.Copyright O 2003 BASF Corpcrafion •Certaines contons saaàquent DIG|TAIRE.SOUCHET Épargnez jusqu’à 6,50 $/acré grâce au programme Maître des Champs™! MAAITRE DES CHAMPS des cl mn/ns phi< rentables: LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 31 mise en marché des grains Tous les producteurs de blé de consommation humaine du Québec attendent avec impatience l’arrivée de l’agence de vente mise sur pied par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ).Qu’ils soient pour ou contre, tous les producteurs sans exception ont une opinion sur ce système de mise en marché en commun.Nous avons demandé au vice-président de la Fédération et président du comité de mise en place de l’agence de vente de blé de consommation humaine, Jean-Pierre Dubuc, de nous éclairer sur la situation.C’est sur ses terres de Saint-Isidore, près de Châteauguay, que M.Dubuc nous a expliqué son point de vue et celui de ses pairs sur cette formule de mise en marché.J’ai déjà pris position sur ce sujet lors d’une chronique antérieure.Afin de demeurer le plus neutre possible et de ne pas laisser de place à la subjectivité, voici une transcription partielle de l’entrevue avec M.Dubuc.'4# ¦ I •;-àW * I f w Le vice-président de la Fédération, Jean-Pierre Dubuc L’AGENCE S’EN VIENT L’objectif de la Fédération des producteurs de cultures commerciales est d’augmenter le revenu des producteurs de blé de consommation humaine, par dominic Grégoire Le Bulletin : Qu’est-ce qui motive la mise en marche d'une telle organisation ?Jean-Pierre Dubuc : L'histoire part de loin.Au tout début, c’est la Filière des grains qui voulait savoir pourquoi la production de blé humain était passée de 100 000 tonnes à 12 000 tonnes en quelques années.La Filière décida alors de mettre en place un comité pour étudier la question.Ce comité était formé de la FPCCQ, du MAPAQ et d’intervenants du commerce des grains au Québec.Après plusieurs mois de concertation, on a conclu que la Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures ('dgnap@sympatico.caj.FPCCQ devait faire partie d’un comité de prix afin qu’il en reste plus aux producteurs.Voilà qu’aujourd’hui, nous sommes sur le point de mettre sur pied une agence de vente commune de blé de consommation humaine, parrainée par la FPCCQ.L.B.: La FPCCQ n’a pas de centre de grains, alors comment allez-vous procéder ?J.-P.D.: La FPCCQ négocie avec plusieurs centres de grains pour le transbordement et la manutention du blé.Les centres choisis auront à respecter un cahier de charges pour répondre aux exigences de l’agence.Les producteurs pourront choisir le centre de grains avec lequel ils voudront faire 32 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS XT.Du travail bien fait - du premier coup.C’est pourquoi vous avez besoin de CHAMPS PROPRES"11; reconnu pour sa performance de désherbage imbattable.Que vous cultiviez du soya conventionnel ou pour l’alimentation humaine, débarrassez-vous des mauvaises herbes à feuilles larges et des graminées en un seul passage avec CHAMPS PROPRES.Pour plus d’informations sur CHAMPS PROPRES, appelez $ BASF AgSolutions au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca ^MAÎTRE Epargnez jusqu’à 6,50 $/acre* grâce au programme Maître des Champs ! DES CHAMPS AgSoluhons cl MAITRE DES CHAMPS sont des marques déposées de BASF Corporation -des champs plus rentables- est une marque déposée de BASF AG; toutes ces marques sont utilisons sous licence par BASF Canada Inc CHAMPS PROPRES est une marque de commerce de BASF Canada Inc Copyright «O 2003 BASF Corporation Certaines conditions s appliquent BASF mise en marché des grains affaire.L’uniformisation des lots se fera dans chacun des centres et c’est à partir de là que l’on décidera de la destination du blé.Il ne faut pas oublier que chaque producteur aura lui aussi son cahier de char ges.Le producteur sera obligé de fournir un échantillon représentatif de sa récolte et de semer les cultivars recommandés par l’agence.Ce sont quelques exemples du fonctionnement de l’agence de concert avec le privé.L.B.: Si un camion est refusé au point d’arrivée, qu’arrivera-t-il ?J.-P.D.: Aucun camion ne retournera à la ferme.Les centres de grains attitrés par l’agence auront des lots de blés de moindre qualité que l’on commercialisera d’une façon différente.On ne remettra pas du blé refusé dans le commerce pour le voir ressurgir plus tard chez un de nos clients.L.B.: À qui allez-vous vendre ?J.-P.D.: Au plus offrant, tout simplement.Notre objectif est d’augmenter le revenu des producteurs de blé de consommation humaine.Il est certain que notre marché cible est la minoterie de Montréal, mais pas à n’importe quel prix.Les minoteries sont prêtes à payer le prix si l’on répond à leurs conditions, c’est-à-dire uniformité des lots, traçabilité, etc.Ce qui n’est pas possible avec le blé provenant de l’Ouest canadien.« Il est certain que notre marché cible est la minoterie de Montréal, mais pas à n'importe quel prix.» Toutefois, on ne délaisse pas le marché de l’exportation.Plus on a d’ouvertures, plus on a la possibilité d’aller chercher un meilleur prix.De plus, l’agence pourra, si elle le désire, donner des commandes à certains centres pour vendre une partie du blé.On veut travailler avec ceux qui le voudront bien, mais sans se faire avoir.L.B.: Qui sera responsable de la mise en marché ?J.-P.D.: Ce sera une personne qui a le commerce dans le sang et qui a déjà de l’expérience dans le marché des grains au Québec.L.B.: Croyez-vous vraiment obtenir un meilleur prix pour les producteurs, et comment ?J.-P.D.: Oui, nous allons obtenir un meilleur prix, grâce à un encadrement sérieux et bien appliqué.De cette manière, nous aurons un meilleur suivi du grain, une meilleure uniformisation des lots et un écoulement régulier de la récolte.Cet encadrement donnera une plus-value à notre blé, qu’il n’a pas aujourd’hui.L.B.: La production du Québec ne comble pas la demande de la minoterie de Montréal.Comment l’agence pourra-t-elle exiger mieux que le marché d'aujourd’hui ?J.-P.D.: Nous aurons plusieurs clients afin de ne pas nous menotter à un seul.De plus, si nous desservons bien le client, en répondant à ses demandes, nous aurons une meilleure offre de celui-ci.L B.: Est-ce que les producteurs pourront vendre à terme ?J.-P.D.: Oui, les producteurs pourront vendre à terme.Mais l’agence, elle, ne le fera pas.Elle travaillera avec un nombre estimé de tonnes.L’agence ne spéculera pas sur les marchés.L.B.: Quels seront les coûts de logistique de cette entreprise ?J.-P.D.: Pour les deux premières années d’implantation, les frais de gestion seront de 2 $ la tonne exigés du producteur.Si les coûts au cours de ces deux premières années dépassent les 2 $ exigés, la FPCCQ paiera la différence.On verra par la suite les coûts qui seront exigés.Les personnes en charge du projet devront faire de leur mieux afin que les coûts soient le plus bas possible.L.B.: Pourra-t-on vendre du blé de consommation humaine à une entreprise autre que l’agence de vente ?J.-P.D.: Non, seule l’agence pourra acheter du blé 34 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Votre opinion svp Nous avons laissé la FPCCQ nous expliquer comment fonctionnera son agence.C’est maintenant à vous de vous exprimer.Nous serons heureux d’accueillir vos commentaires sur le forum de mise en marché au www.lebulletin.com ou au dgnap@sympatico.ca.de consommation humaine directement du producteur.L.B.: Avez-vous l’intention d’étendre le même principe à d’autres grains ?J.-P.D.: Je ne pense pas.L’agence doit d’abord faire ses preuves.De plus, le blé de consommation humaine ne se commercialise pas de la même façon que les autres grains.Notre but c’est de prendre une production de base et de la remonter là où elle devrait être.Il pourrait peut-être y avoir une agence pour un autre grain, mais il faudrait que les producteurs le demandent.L.B.: Est-ce un essai ou une mise en place permanente ?J.-P.D.: L’agence est là pour rester afin d’améliorer le revenu des producteurs grâce à nos marchés locaux et d’ailleurs, te ^MAÎTRE Épargnez jusqu’à 6,50 $/acre grâce PACE DES CHAMPS au programme Maître des Champs ! .des champs plus rentables* Le meilleur programme en semis direct.Pour cultiver du soya en semis direct, vous devez pouvoir compter sur un programme de désherbage souple et pratique.Avec PURSUIT® plus un herbicide non sélectif dans le réservoir, un seul passage et votre soya - qu'il soit destiné à l’alimentation humaine ou au marché conventionnel - demeure propre du début à la fin de la saison.Voilà pourquoi PURSUIT plus un traitement non sélectif est le préféré des producteurs qui cultivent en semis direct.Découvrez pour quelles raisons ces producteurs continuent à affirmer que PURSUIT plus un traitement non sélectif demeure leur choix le plus fiable.Pour plus d’informations sur PURSUIT, appelez ® BASF AgSolutions" au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca.PURSUIT en semis direct.Votre meilleur choix.AgSolutions et MAÎTRE DES CHAMPS sont des marques déposées de BASF Corporation, «des champs plus rentables- est une marque déposée de BASF AG; toutes ces marques sont utilisées sous licence par BASF Canada Inc.PURSUIT est une marque déposée de BASF.Copyright © 2003 BASF Corporation."Certaines conditions s'appliquent.HERBICIDE POUR SOYA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 Z 35 PHOTOS : NANCY MALENFANT La Ferme Jenlica inc., à Saint-Ambroise (Saguenay), affiche un taux de mortalité remarquablement bas.« Nous nous maintenons aux environs de 0,5 %, calcule Carol Tremblay, l’un des copropriétaires.L’an dernier, nous avons perdu un seul animal sur 400.Cette année, sur 600 veaux, nous n’avons compté que trois mortalités.» Grâce à ces chiffres, la ferme surpasse la moyenne québécoise, qui oscille autour de 3 %.Carol Tremblay, sa conjointe Lise Poulin, et son père Jean-Marie élèvent annuellement 600 veaux semi-finis.Et s'ils réussissent à obtenir de si bons résultats, ce n’est pas un coup de chance.La santé de leur troupeau, ils y Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.com).PAR NANCY MALENFANT Pour avoir des veaux semi-finis en santé, il faut savoir mettre toutes les chances de son côté.voient bien avant que la maladie ne pointe le bout du nez.« Nous essayons d’acheter tous les veaux en même temps, dit Lise.Idéalement, il ne devrait pas s’écouler plus de deux semaines entre les premiers sujets entrés et les derniers.» Les nouveaux veaux malades peuvent infecter ceux qui sont arrivés avant eux.« Le rapprochement des entrées raccourcit la période où il y a risque de développer des maladies », complète Carol.Deux fois par jour, les éleveurs font une vérification du troupeau, du haut de la passerelle qui surplombe les enclos.Il est alors aisé de localiser un animal malade et de le sortir pour l’examiner.Si besoin est, il sera retiré du troupeau, et on lui administrera le traitement approprié.Les veaux sont vaccinés dans les 24 heures suivant leur arrivée à la ferme.Il y a trois ans, les trois producteurs ont adopté les vaccins vivants et ils en sont très satisfaits.« Notre vétérinaire avait une certaine réticence au début, se rappelle Carol, mais nous l’avons convaincu.Nous avons été les premiers à en faire l'essai dans le coin.Maintenant, tous les éleveurs le font.» Ils ont rarement recours aux services du vétérinaire.« Nous sommes très autonomes sur le plan de la santé de nos animaux, explique Lise.Nous 36 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS i fi LE PRIX QUI RÉPOND À VOS ATTENTES.LA PERFORMANCE ^/MAÎTRE Épargnez jusqu’à 6,50$/acre grâce BAQP DES CHAMPS au programme Maître des Champs"! .îles champs plus rentables* QUI RÉPOND À VOS BESOINS.Vous souhaitez tirer le maximum de votre programme de désherbage?PROWL® maîtrise les graminées et feuilles larges coriaces pendant toute la saison avec un seul passage.Les mélanges en réservoir PROWL + MARKSMAN® et PROWL + atrazine vous offrent toute la souplesse dont vous avez besoin et vous en donnent plus pour chaque dollar investi.Une efficacité redoutable à prix imbattable.Pour plus d’informations sur PROWL, appelez $ BASF AgSolutions au 1-877-371 - BASF (2273) ou visitez notre site web au www.agsolutions.ca PENSEZ PRIX.PENSEZ PERFORMANCE.PENSEZ PROWL.PROWL AgSdutlons, MARKSMAN, PROWL el MAÎTRE DES CHAMPS sont des marques déposées de BASF Corporation, -des champs plus rentables- est une marque déposée de BASF AG: toutes ces marques sont utilisées sous licence par BASF Canada Inc.Tous les autres produits mentionnés sont des marques de commerce ou des marques déposées de leur titulaire respectil.Copyright © 2003 BASF Corporation.‘Certaines conditions s'appliquent. /bœuf / assistons aux colloques sur la production bovine et nous lisons beaucoup de magazines pour garder nos connaissances à jour.Quand nous appelons le vétérinaire, c’est le plus souvent pour avoir son avis ou des renseignements supplémentaires sur différentes découvertes ou maladies.» Un vide sanitaire d’un mois ou deux entre chaque lot permet de nettoyer à fond et de faire les réparations qui s’imposent.Les propriétaires ne lésinent pas sur la quantité de litière, car ils profitent de la proximité d’une manufacture de portes.Aux deux jours, ils renouvellent complètement la litière de bran de scie.En outre, ils ont élaboré eux-mêmes, à partir du logiciel Works, une base de données qui répond à leurs besoins.Ils compilent ainsi toute l’information concernant leurs animaux : race, sexe, poids, gain, etc.Conscientisés au problème de résistance aux antibiotiques, Carol, Lise et Jean-Marie prennent les précautions nécessaires.Si un médicament doit être administré à un veau malade, la date et le type de traitement utilisé sont consignés dans la banque de D'un bout a l’autre de la chaîne Carol Tremblay et son père Jean-Marie possédaient aupa- Deux fois par ravant un élevage vache-veau à La Baie.Ils se spécialisaient jou^ les ®leveurs r font une tournee dans les races Hereford et Simmental et participaient aux des enclos sur la expositions.« Les dernières années précédant notre arrivée à ^surplombe Saint-Ambroise, nous avions aussi commencé à faire de la fini- Il est alors aisé tion, raconte le fils.Lorsque l’aluminerie Alcan a acheté nos de loc®liser “n animal malade.terres au début des années 1980, nous avons décidé de ne poursuivre ici que l’engraissement.» À leur arrivée, ils ont donc bâti une étable d’une capacité de 400 têtes ainsi que deux silos-fosses.Lise Poulin, la conjointe de Carol, s'est jointe à eux en 1992.Les fermetures massives d’abattoirs les ont forcés à prendre le virage de la semi-finition en 1989.« Tout a bien fonctionné en finition durant cinq ou six ans.Après, les problèmes de mise en marché ont commencé, se souvient Carol.Comme les abattoirs fermaient tous les uns après les autres, nous devions faire abattre notre bétail au Nouveau-Brunswick et en Ontario.Le transport était beaucoup trop long et stressait les ani maux.En conséquence, beaucoup de carcasses étaient condamnées a cause du black-cut (coupe noire).Tous ces facteurs nous ont incites à faire de la semi-finition.données.« Un tel historique nous évite d’utiliser un médicament une deuxième fois si la maladie revient », soutient Carol.Un gain contrôlé À leur arrivée, les veaux pèsent entre 200 et 225 kilos (450 et 500 livres).Malgré ses 77 ans, Jean-Marie Tremblay participe encore aux travaux de la ferme.Il a été président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec entre 1978 et 1982.Ils sont revendus aux alentours de 360 à 410 kilos (800 à 900 livres).On tente de maximiser le gain journalier dans les deux premiers mois pour qu'il se situe autour de 1,2 à 1,4 kg/jour.Les veaux qui arrivent ont droit à une HTM comprenant deux livres de pois sec, trois livres d’avoine, un minéral de départ, ainsi que de l’ensilage de trèfle et de foin sec.« Nous ajoutons du foin sec pour que les veaux consomment davantage, explique Carol.Sinon, ils ne voudraient pas manger d’ensilage.Nous tenons à leur fournir une alimentation de qualité dès leur arrivée.Ainsi, ils s’endurcissent plus vite face aux maladies.» 38 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS « Pendant longtemps, nous avons intégré des rebuts de pomme de terre dans la ration, continue-t-il, mais nous avons décidé d’arrêter.L’approvisionnement n’était pas constant, ce qui causait un stress aux animaux.Et c’est sans compter le temps qu’il fallait consacrer au broyage.» Les propriétaires de la Ferme Jenlica ne laissent rien au hasard.Ils minimisent le stress des veaux, en plus de leur fournir une ration et un environnement de qualité.La santé de leur troupeau ne s’en porte que mieux.4"S La santé de leur troupeau, Lise Poulin et Carol Tremblay y voient bien avant que la maladie ne pointe le bout du nez.Il est de retour.Meilleur que jamais.C'est de l'argent en banque ! Obtenez jusqu'à 6,50 $ ! acre de rabais ! Cette année encore, les producteurs de maïs peuvent recevoir un rabais en argent sur leurs marques favorites et les producteurs de soya peuvent maintenant eux aussi bénéficier du programme Maître des champs™.En plus, les agriculteurs peuvent également se qualifier pour un rabais majoré en y incluant leur application printannière de Roundup TRANSORB™ ! Le programme Maître des champs a même été étendu pour y inclure HEADLINEMC, le fongicide révolutionnaire qui apporte un contrôle inégalé des maladies.Alors cette année, confiez vos cultures au Maître des champs et mettez de l'argent en banque.Pour plus de détails, consultez votre détaillant ou appelez ^ BASF AgSolutions™ au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez notre site au www.agsolutions.ca Toujours lire les directives sur l'étiquette avant l'utilisation.CONQUEST4®, FRONTIER4®, MARKSMAN4®.Maître des champs4®, PROWL4® et AgSolutions4® sont des marques de commerce déposées de la Corporation BASF, HEADLINE44- est une marque de commerce de la Corporation BASF, toutes utilisées sous licence par BASF Canada Inc.PURSUIT4® est une marque de commerce déposée de BASF.CHAMPS PROPRES4® est une marque de commerce de BASF Canada Inc.Roundup TRANSORB* est une marque de commerce de Monsanto LLC, dont Monsanto Canada Inc.détient la licence.Droits d'auteur 0 2003 Corporation BASF.BASF LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 39 La troisième génération de la ferme Pinardeau regroupe deux familles, celle de Monique et Léo Pinard, ainsi que celle de Richard Pinard et Aline Bellerive.Fondée il y a tout juste 70 ans, la ferme Pinardeau, en Abitibi, n’a rien à envier aux plus belles fermes laitières de la province.Le secret ?L’acharnement des producteurs et la qualité des fourrages, par marie-josée parent / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Keenan Votre Solution en alimentation Nouveau Keenaif Belter Farming - Better Food Une région bovine, I’Abitibi-Témiscamingue ?Oui, mais attention ! La production laitière y occupe également une place enviable, la deuxième en importance après le bœuf.Les frères Léo et Richard Pinard, de la ferme Pinardeau, à Roquemaure en Abitibi-Ouest, le savent bien puisqu’ils y sont producteurs laitiers.Léo dit d'ailleurs avec fierté que son exploitation n’a rien à envier aux plus belles fermes du Centre-du-Québec, malgré la courte histoire agricole de l’Abitibi-Témiscamingue ! Les grands-parents de Léo et Richard, Octave Pinard et Amélia Doucet, ont emménagé dans leur demeure en 1934, en pleine période de colonisation.Leur logis n’était alors qu’une cabane en bois rond de 12 pieds sur 12.Toute la famille, qui était partie de Sainte-Sophie-de-Mégantic, y résidait, sauf quatre des 15 enfants, qui se sont installés en même temps sur d'autres terres dans la région.Le jeune Alphonse, père de Léo et Richard, avait alors 11 ans.Au début, la pêche dans l’immense lac Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mjparent@lebulletin.comJ.Abitibi et la chasse au lièvre étaient de bien plus grandes sources de nourriture que l'agriculture.En 1942, Alphonse n’a que 17 ans et il prend la relève.Son but est fort simple : il veut éviter d’aller à la guerre.Huit ans plus tard, Cécile Vigneault et lui unissent leurs destinées.De 1950 à 1965, la production est diversifiée, la première étant le lait, mais le bœuf, le porc, le mouton et les poules prennent une place importante.« C’était une ferme typique du temps », raconte Léo.Dès 1974, ce dernier travaille à la ferme.En 1981, Richard s’y installe à son tour.Les deux frères officialisent à ce moment leur prise de possession de la ferme.L’exploitation, alors spécialisée en production laitière, compte 90 têtes, dont 45 vaches.Les deux frères agrandissent l’étable : on ajoute 52 places à l’étable à logettes.Aujourd’hui, l’entreprise regroupe environ 100 vaches et 60 génisses de remplacement.Une partie des génisses est en pension dans une autre ferme.La production atteint 9700 kg de lait par vache par année.Le secret est dans les fourrages L’été, les vaches ont droit à leur séjour quotidien au pacage.« Actuellement, Aussi isponibles Distributeurs de concentrés Distributeurs de fourrages RTM sur rail et stationnaire Convoyeurs - Épendeur orbital KEENAN Offrez-vous le meilleur! Téléphone : (819) 364-7880 Princeville (Québec) www.agrocontact.ca ¦ ¦ AGRO CONTACT Demandez une solution AGRO CONTACT La ferme Pinardeau est l’une des belles fermes d’Abitibi-Témiscamingue.La production laitière de ses 95 vaches atteint tout près de 10 000 kg de lait par vache par année.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 41 mem Ici, les céréales ont un beau potentiel, malgré une saison de culture plus courte que dans le Sud de la province.Vision d’entrepreneur « Je pense que, depuis 70 ans, nous avons pris un cheminement intéressant, réfléchit Léo à haute voix.Je pense que nous avons été très progressifs.Nous nous sommes engagés socialement.Nous avons côtoyé d'autres producteurs pour trouver des trucs nous permettant d’évoluer avec notre entreprise.Nous avons toujours été proches des conseillers du MAPAQ et avons assisté aux journées d'information pour nous tenir au courant des percées technologiques.Ceci nous a permis de passer de A à B de façon réfléchie.Nous avons aussi su nous entourer des bonnes personnes.» En résumé, ils ont eu une vision d’entrepreneurs.Comme les deux frères se partagent le travail à la ferme, ils ont su de surcroît s’offrir une qualité de vie intéressante.Aujourd’hui, la quatrième génération s’intéresse déjà à l’entreprise.Mélanie, l’aînée des trois enfants de Léo, et son copain, Francis Aucoin, y travaillent.De plus, Manuel, l’aîné des trois enfants de Richard, étudie en agriculture à Saint-Hyacinthe, k les chiffres démontrent qu’il est plus rentable d’envoyer les vaches à l’extérieur, à condition que la conduite soit bien suivie », précise Léo.L’exploitation a même gagné des concours de pâturages du MAPAQ, à la fin des années 1980.Une douzaine de parcelles de pâturages permettent une rotation adéquate.Dans chacune, on déplace un fil électrique deux fois par jour.Quatre-vingt-dix pour cent du fourrage servi aux vaches l’hiver est composé d’ensilage provenant des silos-meules de l’entreprise.Le reste est composé de foin sec.Un concentré complète l’alimentation : orge produite à la ferme, maïs acheté, suppléments protéique et minéral.La qualité des fourrages est primordiale.C’est, selon les producteurs, ce qui a permis à la ferme d’atteindre sa production laitière actuelle.« Nous avons de très bons rendements et une très belle persistance », précise Léo.La saison de croissance est plus courte en Abitibi-Témiscamingue.« Il a fallu apprendre à travailler avec Dame Nature et non contre elle », signale Richard.Le climat se prête mieux à l’ensilage qu’au foin sec.Cependant, contrairement à plusieurs producteurs bovins de la région, les Pinard ont opté pour le silo-meule plutôt que les balles enrobées.« La récolte de l’ensilage en balles rondes me semble moins rapide, L’ensilage est le fourrage de choix en Abitibi.clame Léo.En silo-meule, il faut moins de machinerie et moins de main-d’œuvre.» Les quelque 250 hectares cultivables sont concentrés dans un rayon de un kilomètre de la ferme.On y retrouve 40 hectares de pâturages, 60 d’orge, et le reste est en foin.La ferme est auto-suffisante en orge; elle en vend même, certaines années.Les fourrages sont semés en alternance avec la céréale : trois ans d’orge en semis pur, un an d’orge en plante-abri et une bonne dizaine d’années de fourrages.Actuellement, 70 % des prairies produisent un mélange de luzerne et de mil; 25 % est occupé par un mélange de lotier et de mil, et le 5 % qui reste est un mélange de trèfle-mil.Le trèfle ne dure que trois ans, ce qui explique le peu de champs qui lui sont consacrés.La luzerne et le lotier ont une meilleure persistance : de 10 à 15 ans.Le climat permet deux coupes.« Avant, nous faisions trois coupes, mais la luzerne en souffrait », constate Richard.Le pH naturel du sol se prête bien à la culture du foin : 6,6 ! La neige est aussi un atout de taille sur le plan de la persistance ; ici, elle tombe et reste.Autre élément qui favorise les fourrages : les terres y sont moins chères que dans le reste de la province.Ceci permet aux producteurs de prendre de l'expansion, s’ils le désirent.42 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS (epnnomectin) Solution * venter Plus de parasites éliminés.^ Plus de lait.L’efficacité incomparable d’EPRINEX" vous permet d’obtenir une production de lait accrue.Son ingrédient actif unique assure la maîtrise des parasites internes et externes, y compris les mites de la gale et les poux dont les lieux de prédilection sont la base de la queue et le pis.En effet, EPRINEXMC tue un nombre plus élevé d’espèces de parasites à différents stades que tout autre produit, sans période d’attente.1 Les résultats d’une étude canadienne indiquent que les vaches traitées Attendez-vous à plus avec EPRINEX.M ., * ;v:' avec EPRINEXMC ont produit près de I kg de lait de plus par jour que les vaches non traitées et elles ont nécessité 13 % moins de saillies Attendez-vous à plus avec EPRINEX" 1.D’après les renseignements figurant sur les étiquettes de produits antiparasitaires destinés aux bovins laitiers.2.Nodtvedt A.et.al.Increase in milk yield following eprinomcctin treatment at calving in pastured dairy cattle.Veterinary Parasitology.2002: 105: 191-206.MtEPRINEX est une marque de commerce de Merial.Le logo TÊTE DE BOVIN est une marque déposée de Merial.© Merial limitée.2003 EPX-03-2651 -JA/DAIRY volaille Travailler avec de nouveaux équipements, dans une nouvelle bâtisse, c’est habituellement excitant.Mais pas tout à fait quand cela survient après un incendie.PAR MARIE-JOSÉE PARENT QUAND IL fiAUT « EN ŒUF » Fin août 2002, Sylvain Lapierre et son père, Donald, de la ferme Donald Lapierre de Saint-Gervais, dans Bellechasse, terminent la construction de leur poulailler « flambant neuf ».Sans rire du jeu de mots toutefois, car sept mois plus tôt, la bâtisse qu’ils achevaient de rénover était la proie des flammes.Ces longs mois ont été parsemés d’émotions, de réflexions, de planification et d’actions.Le 25 janvier 2002, Sylvain et Donald Lapierre s’affairaient dans le local de réception des œufs lorsqu’ils ont constaté un incendie dans le poulailler.« On n’a rien pu faire, se rappelle Sylvain.Il y avait de la fumée dans la section à côté, mais comme il n’y avait pas de fenêtre dans la porte qui sépare les deux sections, on ne la voyait pas.C’est l’énervement des poules qui a attiré notre attention.J'ai ouvert la porte et j’avais de la fumée jusqu’aux yeux.» « On est ensuite sortis dehors et il y avait déjà des flammes qui sortaient à l’autre bout du bâtiment », continue Donald.« Sur le coup, on a paniqué, renchérit Sylvain.On Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparent@lebulletin.comt.ne pouvait même plus entrer.» Après un moment, ils ont dû constater qu’ils ne pouvaient rien faire pour sauver les animaux.« On s’est assis et on a regardé la bâtisse brûler en attendant les pompiers », déplore Donald.« On se disait que rien ne pouvait nous arriver parce que tout était neuf », ironise Sylvain.On reconstruit La décision de reconstruire a été prise rapidement.Sylvain venait tout juste de démarrer le processus de prise de possession deux ans plus tôt.Donc, pas question de reculer.Les premières semaines ont été occupées par le nettoyage des lieux et l’enlèvement des animaux morts.Ont suivi les rapports avec la compagnie d’assurance, ainsi que les nombreuses visites et consultations afin de planifier la reconstruction et l’achat de l’équipement.La cause de l’incendie n’a jamais été trouvée avec certitude.Les lieux étaient trop endommagés par le bulldozer utilisé pour limiter la propagation des flammes.Les Lapierre questionnent toutefois deux causes possibles : une surcharge électrique ou une défectuosité d'un ventilateur.La nouvelle bâtisse regroupe une seule section de 22 000 poules.Avant l’incendie, le bâtiment était 44 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE BULL! divisé en quatre.Une section était occupée par des porcs à l’engraissement.Cette section était la dernière qui n’avait pas encore été rénovée, mais qui devait l’être sous peu, et loger par la suite des poules.Une section de poulettes venait tout juste d’être rénovée pour laisser la place à des cages à poules.Après avoir visité cinq ou six systèmes différents, les Lapierre ont opté pour celui qu’ils connaissaient déjà, de marque Farmer Automatic.Non pas qu’ils n’avaient pas confiance aux autres, mais parce qu’ils étaient en terrain connu.C’était aussi le type d’équipement qu’ils avaient installé lors des rénovations.Ils ont toutefois apporté certaines améliorations et opté pour le dernier modèle.La première innovation est le système de séchage du fumier par air forcé.Cet équipement est de plus en plus présent dans les élevages québécois, mais la ferme Donald Lapierre n’en avait pas.Pour ce faire, les Lapierre ont dû hausser le plafond.Il est passé de 9 à 11 pieds.Une attention particulière a été portée au confort des poules.Dorénavant, les cages sont plus spacieuses, comme le veulent les nouvelles exigences de bien-être.Les Lapierre ont même prévu plus Plusieurs améliorations ont été apportées Repartir en neuf, Sylvain et Donald Lapierre s’en seraient bien passé, mais ils en ont profité pour améliorer leurs installations.Un système de séchage du fumier par air forcé est dorénavant en place (photos 1 et 2); les mangeoires sont solidifiées (photo 3); et les cages sont dotées d’un protège-œufs (photo 4). volaille d’espace pour l’achat de quota.La bâtisse pourrait contenir 27 300 poules.La dimension des cages est de 24 pouces sur 24, comparativement à 19 pouces sur 20 avec celles qu’ils venaient d’installer juste avant l’incendie.Les cages sont aussi plus hautes de 2 pouces.Les mangeoires sont renforcées.Une mauvaise expérience leur revenait à l’esprit et ils voulaient être certains qu’elle ne se reproduirait pas.C’est même une des raisons principales qui expliquent pourquoi ils se sont autant informés de tous les modèles de cages disponibles avant de faire leur choix final.Un jour, ils sont entrés dans le poulailler et une mangeoire avait lâché.Toutes les poules de l’étage en question se promenaient un peu partout dans la bâtisse.Les cages sont dorénavant dotées de protège-œufs.« Le système antifêlure a une grande importance, plaide Sylvain.On s’attendait à ce qu’il y ait une baisse dans le nombre de coquilles fêlées, mais jamais autant que ça.Nous avons observé une baisse de 4 à 5 %.» Les Lapierre ont opté pour un ramassage d’œufs par élévateur.Le convoyeur est fixe à l’extrémité de la quatrième et plus haute rangée de cages.La ferme disposait déjà de ce type d’équipement avant l'incendie.Détail intéressant en ce qui concerne l’éclairage : la lumière s’allume de façon graduelle pour imiter le lever du soleil.Les ventilateurs sont couverts d’un capuchon noir à l’extérieur pour éviter l’entrée de lumière.Prévenir le pire Afin de bien dormir, les Lapierre ont multiplié les mesures de sécurité.« Maintenant, chaque ventilateur s’arrête tout seul s’il survient une surcharge de courant », précise Sylvain.Deux détecteurs de chaleur sont placés à l’intérieur de la bâtisse.Ils sont reliés à un service de surveillance qui dispose d’une liste de numéros de téléphone pour joindre les propriétaires ou des proches.Le système d’alarme s’active dès qu’il fait trop chaud ou trop froid, pour chaque section indépendamment des autres.Avant l’incendie, le système ne tenait compte que de la température moyenne de la bâtisse.Tout est contrôlé par ordinateur : température, ventilation, lumière, etc.« Nous sommes équipés pour voir les problèmes plus vite », dit Sylvain.L'ordinateur indique également les données de production (eau, moulée, etc.), ce qui est très utile pour réagir avant de constater une baisse dans la production d’œufs.Autre innovation : la porte qui sépare la section production et emballage est dotée d’une fenêtre.Car il faut bien voir venir les choses avant qu'il soit trop tard.k Cahier de solutions agroenvironnementales REGROUPANT PLUSIEURS FICHES TECHNIQUES DISPONIBLE GRATUITEMENT www.reseau-environnement.com (514) 270-7110 RESEAU % FONDS D'ACTION QUÉBÉCOIS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE environnement Québeci 46 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 8 Sim*.Des hybrides de maïs au rendement Maxim; Il faut des hybrides de maïs à ensiler particuliers pour maximiser la valeur nutritive et le tonnage.'¦'"v ' fÊÈÈÈÉtlK&SÈÈSSSSiSÊSËïn C’est le genre de rendement fiable auquel vous pouvez vous attendre en terre d’Hyiand.Nos hybrides à ensiler sont préparés de façon unique dans le but de répondre aux besoins énergétiques de vôtre bétail afin d’en maximiser la production laitière et le gain de poids.Les hybrides à ensiler Hyland offre une excellente palatabilité et une digestibilité de toute la plante afin de maximiser la production.Et notre 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Un vaccin pour protéger la génération qui suit f Vi ro Pu re purification par plages SOdov »al of VKdne- I lOOml Mil of fcMd bacirnn for u* » d**« | Bovine Rhinotracheitis-Virus Diarrhea-Parainfluera Respiratory Syncytial Virus 1 NVxhficdUrWu» Leptospira Canicola- Grippotyphosa-Hardjc Icterohaemorrhagiae-1 Pomona Bacterin Voici le nouveau vaccin Bovi-Shield" FPMC 4+L5 : la protection contre l'IBR et le BVD la plus complète qui soit pour le fœtus.Vous pouvez maintenant protéger le troupeau contre les avortements causés par le virus IBR et aider à prévenir la naissance de veaux infectés de façon persistante par le BVD type 1 et type 2.Un des éléments à l'origine de cet avantage est le procédé de purification par plages ViroPure.Le procédé ViroPure permet d'obtenir une souche mère de virus BVD d'une très grande pureté, une qualité essentielle pour produire un vaccin plus efficace.De plus, Bovi-Shield FP 4+L5 est le seul vaccin homologué pour la protection du fœtus.Adoptez Bovi-Shield FP 4+L5 pour la tranquillité d'esprit; parce que produire plus de veaux en santé aujourd'hui signifie produire plus de lait demain.Fiez-vous à Bovi-Shield FP 4+L5.Santé animal) Bovi-Shield Bovi-Shield FP 4+L5 NCMC 4 ^Marque déposée de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licenciée “Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licenciée.66028-0403 (2410-04) • Suivre les directives de l’étiquette. PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT /porc / S’ORGANISER OU SE FAIRE ORGANISER Des producteurs de la Beauce, appuyés par des partenaires du milieu, se sont pris en main pour rétablir les ponts entre les citoyens de Sainte-Marie et le milieu agricole.PAR MARIE-JOSÉE PARENT Vous connaissez sûrement l'adage « dans la vie, ou tu t’organises, ou tu te fais organiser ».En Beauce, des producteurs de porcs voyaient d’un mauvais œil un projet de règlement qui devait être appliqué sous peu et qui leur aurait imposé huit journées sans épandage, et sans possibilité de discuter.Mais surtout, les producteurs avaient une image à rétablir auprès de la population de Sainte-Marie, celle voulant qu'ils ne se préoccupent pas de leurs concitoyens.Un animateur de radio de la place en faisait même son chou gras.Il fallait donc agir et vite ! D’autant plus que les nouveaux élus municipaux étaient conscients de l’importance de travailler en concertation Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparent@lebulletin.comJ.avec les producteurs sur ce dossier.Le comité valorisation de la production porcine de la Beauce en a donc fait son cheval de bataille pour l’année 2003.Un phénomène atmosphérique crée, à Sainte-Marie, une amplification de l’odeur de lisier.La localité loge au creux d'une vallée formée par la rivière Chaudière.En fin de journée, la fraîcheur des collines descend vers l’agglomération et pousse ensuite l’air chaud vers le haut.Ce qui a pour effet d'apporter l’odeur de lisier vers la ville.En scrutant davantage, on a noté que les vents dominants provenaient principalement d’un endroit : le rang Saint-Étienne Nord.Le projet-pilote allait donc cibler l’épandage dans ce rang.Minuit moins une Il fallait d’abord élaborer une marche à suivre.Au début du mois de février, le comité valorisation a rencontré les producteurs qui épandent dans le rang Saint-Étienne Nord pour discuter de la stratégie à mettre en place pour les épandages à l’été 2003.« À ce moment-là, on ne savait pas exactement ce qu’on ferait, dit Isabelle Chamberland, agente en agroenvironnement à l’UPA de la Beauce et membre du comité valorisation.Cependant, les producteurs présents étaient unanimes : interdire l'épandage pendant huit jours ne réglerait rien au problème d'odeur à Sainte-Marie.» Les discussions ont permis d’établir la base du projet-pilote.Le 24 février, soit quelques jours avant la date limite d’adoption du règlement municipal, les producteurs impliqués et le Conseil de Ville de Sainte-Marie ont été réunis.Les élus ont été emballés et ont décidé de retirer le projet de règlement, du moins pour l’année 2003.Les producteurs se sont engagés, du 20 juin au 31 août, à n’épandre que les lundis, mardis, mercredis et jeudis.Toutefois, si les conditions étaient défavorables pendant plus de cinq jours consécutifs, ils pouvaient épandre durant la fin de semaine suivante.>» Pour limiter la propagation des odeurs, l’application de lisier était effectuée par rampe basse, même si le REA ne l'exige qu’en 2005.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER S>00J Æ3 iasjJjijynj jjJûjlêv/ùjùÿhjiJ9£> denses.Le Twin Force permet de diminuer le volume d'eau, une économie des produits, une réduction significative de la dérive, un meilleur synchronisme, une augmentation du temps d'utilisation, une meilleure pénétration et une bonne couverture du couvert végétal.Le pulvérisateur Hardi® Twin Force possède un système à air assisté équipé de deux ventilateurs à entraînement hydraulique.Il favorise un excellent contrôle de la pulvérisation par temps venteux, une meilleure pénétration et un bon contact dans les cultures Tout ça favorise : une protection des cultures plus économique une liberté accrue pour pulvériser au bon moment une diminution de la pollution_____________________ Réservoir de 750, 875 et 1200 gallons Rampe de 60 à 90 pieds avec suspension pendulaire et parallélogramme brevetée avec ressorts et amortisseurs Ajustement en hauteur rapide et sans friction de f la rampe de 22 à 95po ' | ‘ grâce au HardP ParaliftMD j^K i Pompe à diaphragme 463 de , Hardi® avec débit jusqu'à gy ‘v.- 85 gpm et pression de 220 psi —?Système SMART VALVE Nouveau système SMART VALVE contrôlant toutes les fonctions du pulvérisateur à partir de seulement trois valves principales _________ =_ • Contrôle hydraulique de l'angle des buses et des jets d'pir permettant un è - ajustement jusqu'à 40P vers l'avant et Jr g 30° vers l’arrière pour contrer les vents de toutes directions • Conduits d'alimentation de rampe et de buses en aider inoxydable avec 3 ensembles de buses Hardi ISO Fiat Fan Color Tips CARACTERISTIQUES DE SERIE Quand vous penserez pulvérisation, pensez Hardi.Visitez votre concessionnaire Hardi : Amqui J.N.G.Thériault Coaticook J.M.Chagnon Granby Équip.A.Phaneuf inc.Hébertville Centre Agricole Saguenay-Lac-St-Jean inc.Lac Mégantic SCA Lac Mégantic La Durantaye Jean-Guy & Denis Bolduc inc.Lennoxville Georges Delisle inc.Louiseville Machinerie Nordtrac Mirabel Jean-René Lafond inc.Mont-joli Garage Paul-Émile Anctil Itée Napierville Équip.Prairie inc.Nicolet Centre Agricole Nicolet-Yamaska inc.Parisville C.A.R.Parisville Rougemont Équip.Agri-Mont inc.Sabrevois Équip.Guillet inc.St-André-Avellin Garage André Parisien St-Clet Équipements Séguin & Frères Ste-Anne de la Pérade Lafrenière Tracteur inc.Ste Anne des Plaines Équip.Yvon Rivard inc.St-Denis sur-Richelieu Garage Bonin Itée St-Guillaume Machinerie C & H inc.St Isidore A.G.R.Larochelle Ste Martine Équip.Colpron inc.St-Maurice Rolland Clément & Fils inc.St Pascal Équipement Laplante inc.St Roch-de l'Achigan Machinerie Nordtrac Upton Équip.A.Phaneuf inc.Varennes René Riendeau inc.Victoriaville Garage Maurice Leblanc Wotton Équip.Proulx & Raîche Pour plus d'informations sur ces produits, communiquez avec : fiTcj ¦! :(») AG-PRO INC.1308, route 137 Ste-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Voyez votre concessionnaire HARDI dès aujourd'hui.www.hardi-international.com UN RENDEZ VOUS À NE PAS MANQUER ! „ ' e ' V ’» ' m -g # £•« Wm Ar Des pistes pour augmenter vos revenus EX (Il €y et diminuer vos dépenses devenez riche COLLOQUE SUR LES GRANDES CULTURES organise par des agriculteurs Ouverture à 9 h Maïs, soya, blé : comment faire un choix payant Des rendements de soya de 7 tonnes par hectare.année après année ! Travailler le sol pour avoir de gros rendements, peu importe les années, Autoguidage, GPS, traçabilité : où est la rentabilité dans tout cela ?,y.* ÿt COMMANDITÉ PAR Obtenez plus de 7 tonnes de soya par hectare en suivant la recette de RAY RAWSON, agriculteur au Michigan.! le 15 janvier 2004, au Salon de l'agriculture, Saint Hyacinthe Table ronde sur la situation Æ en grandes cultures animée par des agriculteurs, commerçant et fournisseur d'intrants Embarquez Ciblez y Marketing Vendez V , CENTRE UE REFERENCE EN AGRICULTURE ET ACROALIMENTAIRE CP&Cl Service à la clientèle (418)523-5411 ou 1 888 535-2537 client#craaq.qc.ca Une initiative du Comité marketing à la ferme Marketing Entrepreneurs en agroalimentaire: Le marketing est-il essentiel au développement de 10 février 2004 votre entreprise ?Delta de Trois Rivières Une activité en trois mouvements 1) Des sujets structurants par des conférenciers de renom • Le consommateur de demain.Qui est-il ?Que cherche-t-il ?• Comment faire du marketing à petit budget?• L'importance de la communication dans la vente • La distribution, comment prendre sa place?2) Des activités sur mesure pour vous • Comment est votre produit?Obtenez l'opinion des participants.• Informez-vous du monde de la distribution auprès d'un panel d'acheteurs • Venez faire des affaires avec les entreprises inscrites et les acheteurs intéressés 3) L'avis critique • Faites évaluer vos produits par des experts.Mon produit est-il conforme à la réglementation ?.56 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Ottie Bulletin des agriculteurs et vous aurez deux abonnements ia\e pour le prix régulier d’un abonnement ! OUI ! Je voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Les tarifs d’abonnement sont indiqués au verso.'Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.i agriculteurs DE : (1" abonnement) De mois en mois, nous cultivons la même passion ! Courriel :_______________ À : (2e abonnement) Code postal :_____________________________________________________Tél.: ( )________________________ Courriel :_______________________________________________________________________________________________ Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O envoyez-moi la facture Q chèque O O No de carte : Mill Mill I II II II I II Date d’expiration :l I I / L Signature : _________________________________________________________________________Date:______________________________ Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu’un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : O 1* abonnement O 2* abon N°TVQ 1016624728 If TPS RI 37813424.Cette offre expire le 31 décembre 2004.Offre valide au Canada seulement. 62353'»¦ 8E23 ¦* 8223 ®-1 ^ajctagez SPECIAL PARRAINAGE 36 numéros I 24 numéros I 12 numéros le pV»VsW : g- 99,00 $ 6,93 $ (TPS) 7.94$ (TVQ) 113,87$ 75,00 $ 5,25 $ (TPS) 6,02 $ (TVQ) 86,27$ 42,00 $ 2,94 $ (TPS) 3,37 $ (TVQ) 48,31 $ Offre spéciale DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D'UN ABONNEMENT ! leBulletin des agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com 1000002179-H4R2A3-BR01 POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mail réponse d'affaires 1928171 01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 1-4380 RUE GARAND SAINT-LAURENT QC H4R 111 1000002179H4R2A3BR01 PHOTOS : PIERRE SAURIOL fruits et légumes AH! OUI, ON EN A «s LAITUES ! Les producteurs deVert Nature ont su se tailler une place enviable dans un nouveau créneau de marché aux États-Unis.PAR PIERRE SAURIOL Les laitues fines, aussi appelées mesclun, sont de plus en plus populaires.Les cinq entreprises productrices de carottes, de céleris et de laitues traditionnelles membres du groupe Veg Pro de Sherrington ont bien perçu le signal du marché et se sont lancés dans cette nouvelle production.Ils ont fondé Vert Nature, qui cultive ces laitues sur 1650 hectares au Québec, en Ontario et aux États-Unis.Une étude de marché a confirmé les signaux du marché qui indiquaient que la demande pour ces laitues mélangées étaient en forte hausse alors que celle des laitues de type Iceberg plafonnait.Même la demande pour les carottes et le céleri est en baisse.Une tournée des centres de production américains et une recherche d’équipements performants adaptés à cette production ont permis de mettre au point les techniques.Vert Nature a donc acheté un semoir à haute densité et une billonneuse ou but-teuse pour créer un lit de semence parfaitement de niveau, et on a adapté les pulvérisateurs et les systèmes d’irrigation.On a aussi acquis une récol-teuse spéciale en acier inoxydable, qu'on a adaptée aux conditions particulières de production en terre noire.On a construit une usine où les diverses laitues sont lavées, mélangées et emballées dans des contenants de vrac de 3 à Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture (p.sauriol@sympatico.ca.).L’agronome Daniel Malenfant, directeur général de Vert Nature, travaille intensément à la recherche et développement.4 1 /fruits et légumes / 4 kg destinés à des acheteurs américains.Ceux-ci vendent ensuite en vrac ou ré-emballent en plus petits formats prêts à servir.Des ententes commerciales avec des acheteurs américains ont permis aux producteurs de Vert Nature d’investir avec plus de sécurité.Mais encore fallait-il les fournir à l’année.Pour assurer son marché à l’année, Vert Nature produit en Floride de décembre à avril, dans l’État de New York et dans le Sud de l’Ontario en mai et novembre.On produit au Québec durant les cinq autres mois.Ceci exige une logistique serrée.En effet, il faut semer diverses espèces qui arrivent au stade de récolte idéal en un nombre de jours propres à chacune.Par exemple, vous semez aujourd'hui une laitue qui sera récoltée dans 20 jours.Il vous aura fallu semer une roquette il y a huit jours, puisqu’elle exige 28 jours de crois- Pour assurer un approvisionnement à l’année, on cultive au Québec, bien sûr, mais aussi en Ontario et aux États-Unis.La frisée rouge compte parmi les huit principales espèces de laitues cultivées par l’entreprise.Principales espèces cultivées laitue frisée verte, laitue frisée rouge, laitue romaine verte, laitue romaine rouge, bette à carde, chicorée frisée, roquette, épinard bonnes pratiques agricoles.Ainsi, Vert Nature tient des registres sur les interventions effectuées dans un champ, l’historique des champs et la qualité de l’eau.L’eau d’irrigation, analysée régulièrement, provient de puits artésiens.Elle est acheminée par canalisation souterraine afin d’éviter toute contamination.Les employés portent des résilles lors de la récolte tout comme ceux qui travaillent en usine.Plus de 20 toilettes équipées d’eau et de savon sont disséminées dans les champs.Enfin, un inspecteur est à l’œuvre en Chez Vert Nature, chaque butte est considérée comme un champ dont le positionnement est enregistré par GPS.sance.Entre-temps, vous avez semé les épinards, la bette à carde, les moutardes, la laitue romaine, la frisée verte, la frisée rouge, la mâche.Or, la durée de croissance de ces plantes varie selon que l'on est au printemps, en été ou en automne.Par ailleurs, le rythme de croissance en Floride n’est pas le même que celui du Québec.Bref, pendant que vous récoltez au Québec, vous semez en Floride.Chez Vert Nature, chaque butte est considérée comme un champ dont le positionnement est enregistré par géopositionnement par satellite (GPS).On assure le suivi quotidien de chacune des buttes (dépistage de ravageurs, rapport de croissance) afin de savoir si elle sera prête à récolter à la date prévue.Un système d'auto-pilotage par GPS permet que chaque lot soit à la même place lors d’un semis à l’autre.Ceci permet de réduire la compaction et facilite le travail de la récolteuse.Bientôt, le capteur de rendement sera fonctionnel.On pourra alors connaître le rendement exact de chaque butte.Cette culture de haute précision permet de faire trois ou quatre semis par champ dans une saison au Québec.Les clients américains exigent de suivre un guide de permanence.Celui-ci vérifie l’observance des bonnes pratiques en usine et au champ.Quand vient l'automne, un grand déménagement s'opère.Une quarantaine de semi-remorques se dirigent vers le Sud, chargées de semoirs, de systèmes d’irrigation, de tracteurs, de récolteuses, de remorques, de pré-refroidisseurs sous vide et de boîtes de récolte.Une dizaine d’employés partent aussi pour encadrer les travailleurs locaux.Le secteur de la recherche et développement est très intense chez Vert Nature.Plus de 150 espèces ou variétés ont été essayées pour dénicher de nouvelles plantes à insérer dans les mélanges.Il faut trouver la fertilisation idéale à chaque espèce puisqu'il n’existe pas de recommandation de fertilisation de plants récoltés à moins de 10 cm.L’agronome Daniel Malenfant, directeur de Vert Nature, considère ses plantules comme des transplants de serre cultivés en plein champ, te Les PME de la Banque Nationale 2003 Avec grande disî imc ion Depuis 10 ans, nous nous faisons un point d’honneur de faire valoir l’excellence des entreprises d’ici et de contribuer à leur rayonnement.Nous croyons que la réussite est une puissante source d'inspiration.Félicitations aux lauréats PME agricole de la 10e édition du Programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale! Lauréat provincial Pépinière C.P.P.F.Q.inc.Sainte-Anne-de-Beaupré Jean-René Fortin Président du conseil d'administration Ferme Aux Saveurs des Monts Val-des-Monts Sylvain Bertrand Suzanne Laplante Propriétaires Ferme Symonclo enr.Coteau-du-Lac François Gauthier Sylvain Gauthier Propriétaires Les Serres Thierry Othon S.E.N.C.Mirabel Thierry Othon et Francine Locas Propriétaires Ferme Larosco inc.Sainte-Flavie Marco Floss Propriétaire Patoine et frères inc.Fortierville Pierre, Marcel et Richard Patoine Actionnaires 46 BANQUE COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE NATIONALE DE QUÉBEC LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC /fruits et légumes / Symbiosis a donné à Lyne Lespérance et Serge Turcotte un débouché plus qu’intéressant pour leurs légumes biologiques, par nancy malenfant P AC tlCULTEURR Vous pourrez certainement apercevoir les carottes biologiques de Lyne Lespérance et Serge Turcotte en vous promenant dans l allée des légumes de nombreuses épiceries et supermarchés.« Nos sacs de carottes sont rendus plus populaires que nous, plaisante Lyne.On les voit souvent à la télé, dans des reportages sur l’agriculture bio.» Blague à part, les deux propriétaires des Jardins Bio-forestiers enr., de GirardviEe (Lac-Saint-Jean), peuvent dire « mission accomplie ! ».Le regroupement Les productions biologiques Symbiosis inc., qu’ils ont contribué à fonder, a réussi à faire son entrée dans les Provigo, Loblaw et Sobeys.En 1999, l'année de la naissance de ce regroupement de producteurs d’un peu partout dans la province, il n’existait encore aucun mécanisme valable de mise en marché des légumes biologiques dans les grands réseaux de _ distribution.Le marché de ce genre de | produits se développait alors très rapi-i dement au Québec.« En discutant avec 5 d’autres producteurs, nous avons pensé 5 qu’une façon de conquérir ce marché g serait de mettre nos productions en £ commun, raconte Lyne.Pour pouvoir Une SYMBIOSE « MENE LOIN Les Jardins Bio forestiers produisent 20 hectares de carottes et de crucifères diverses : chou-fleur, chou vert et rouge, chou chinois, rutabaga et rabiote./ JANVIER 2004 Z Nancy Malenfant, agronome, est journaliste fnmalenfant@lebulletin.com;.de légumes vendables par année.En 2002, la commercialisation d’environ 50 % de notre production passait par Symbiosis », calcule le producteur de Girardville.Depuis ses débuts, Serge Turcotte assume le secrétariat de l’organisation.Chacun des membres lui envoie sa liste de légumes disponibles avec ses prix pour la semaine à venir.Serge peut alors mettre ces informations en | & commun et transmettre une liste de produits aux clients.Ceux-ci Wk négocier, nous devions offrir de la qualité, de la quantité, de la variété et un approvisionnement régulier.» Ils ont fait les premiers pas vers des clients potentiels lors du congrès annuel de l’Association des détaillants en alimentation du Québec.Leur démarche a porté fruit.« Les membres sont satisfaits des résultats.Nous faisons tous de bonnes affaires », confie Serge.Cette association avec les grandes chaînes permet d’écouler une importante part de leur volume de récolte.« Notre ferme récolte plus de 500 000 kg font suivre leur commande, qu’il fait parvenir aux producteurs.Ceux-ci s’occupent eux-mêmes de la livraison.Serge voit également à la réception des paiements et à leur distribution aux membres.« Je me suis engagé à remplir encore cette fonction à la récolte 2003.Je serai donc en poste jusqu’au printemps 2004.Après, il faudra voir, car la tâche devient de plus en plus lourde, avec plus de 10 membres actionnaires et les nouveaux clients qui s’ajoutent.» Carottes et crucifères Située à Girardville, au nord du Lac-Saint-Jean, l’entreprise les Jardins Bioforestiers enr.produit 20 hectares de carottes et de crucifères diverses : chou-fleur, chou vert et rouge, chou chinois, rutabaga et rabiole.Durant plusieurs années, Lyne et Serge ont aussi cultivé une multitude d’autres légumes, tous en conduite biologique.« Que ce soit à cause de problèmes de manque de main-d’œuvre à la récolte, de difficultés de conservation ou d’autres raisons, un choix s’est imposé.Nous n’avons gardé que les cultures où nous étions les plus forts et qui présentaient le moins de contraintes », dit Serge.L’une des contraintes de cette région nordique reste sans aucun doute le climat.« Avec les années, nous avons appris à apprivoiser la température, ajoute le producteur.La saison de croissance est courte, mais on peut profiter du fait que les journées sont plus longues au printemps.Nous essayons de semer le plus tôt possible, pour rattraper les producteurs plus au Sud.C’est tout de même une région idéale pour la culture de légumes d’entreposage.» Ils démarrent les plants sous tunnel entre le 10 et le 15 mai.Ceux-ci sont transplantés au champ trois semaines plus tard.En culture du chou-fleur, ils font trois semis différents pour étirer la période de récolte.Tout l’été est consacré aux travaux de désherbage.Les opérations de sarclage doivent être répétées « On récolte plus fréquemment, pour de 500 000 kg éviter que les mau- de légumes vaises herbes affectent vendables par ies cultures, annee.En 2002, T ., , , la commercial!- , U saison de recolte sation d’environ s ouvre sur le chou- 50 % de notre fleur à la mi-août et production elle s’étire jusqu’en passait par le octobre avec le chou regroupement de ,,,., , mise en marché d hlVel' APres la Symbiosis », récolte, tout n’est pas calcule Serge terminé.Tout l’hiver et Turcotte.jusqu’en mars-avril, il Lyne Lespé- faut préparer les com- Turcotte Serge mandes des différents entourés de clients.Les légumes trois des cinq sont lavés, pesés, triés enfants de la et ensachés, famille Depuis 25 ans en biologique « Je me suis découvert un goût pour l’agriculture lors d’un voyage à travers les deux Amériques, se souvient Serge.À mon retour, j’ai travaillé à Montréal afin de ramasser de l’argent pour démarrer.Dans mes temps libres, je parcourais le Québec pour trouver un endroit où m’installer.En 1978, quelqu’un m’a permis de m’installer avec ma tente sur sa terre à Girardville.Je travaillais alors avec lui.» L’année suivante, il a fait l’acquisition de son premier lot de terre en partie défriché.Durant 10 ans, Serge a continué à travailler à l’extérieur tout en cultivant.« Je réinvestissais tout l'argent que je faisais dans l’entreprise.» Chaque nouvelle terre que le couple achetait demandait des investissements considérables.Certains terrains défrichés avaient été abandonnés.Ils ont dû les réaménager, les drainer, appliquer de la chaux, faire creuser les lacs pour l’irrigation.En 1983, ils cultivaient huit hectares de légumes biologiques.Or, il n’existait aucune certification québécoise à cette époque.« Nous avons la certification biologique depuis 1985, c’est-à-dire depuis qu’elle existe ! » Depuis, ils ont quadruplé leurs superficies en culture.« Nous avons atteint une vitesse de croisière, dit Serge.Nous ne pensons plus à l'expansion, à moins que certains de nos enfants ne songent à prendre la relève.» Le couple est très actif dans l’organisation du secteur biologique.Serge a été président de la Fédération d’agriculture biologique de 1992 à 1994.Quant à Lyne, elle a occupé la présidence de l’organisme de certification Québec Vrai durant deux ans.Présentement, elle siège au comité des normes du Conseil d’accréditation du Québec.Malgré des débuts lents et plusieurs années difficiles, Lyne Lespérance et Serge Turcotte n’ont jamais dévié de leur voie.Ils ont toujours foncé et, à voir où ils en sont rendus, ils ont eu raison, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 61 IGENITY™ L Aujourd'hui, c'est un follicule pileux.La semaine prochaine, ce sera la connaissance exacte du potentiel génétique d'un animal en ce qui concerne l'appétit, l'utilisation de l'énergie et la production laitière.MGRIAL Savoir.Maintenant.02221526 / vie rurale Maîtres chez-nous ?par Gilles Dansereau Les producteurs sont parfois victimes d’attaques insidieuses difficiles à parer.L’agriculture est plus souvent qu’à son tour laissée pour compte, et éternellement en attente d’une prochaine ronde de négociations d’où elle pourrait sortir victorieuse.Plus près de nous encore, on souffre de l'odieux d’une taxation à l’image d’une gouvernance vieillotte, limitée à des termes qui excluent toute vision d’avenir.Au-delà de tous ces malaises, le producteur, de plus en plus confronté à un marché dirigé par de gigantesques multinationales, doit se tasser devant ces tout-puissants et se soumettre aux lois d’une économie dont il n’est plus maître et qui lui échappe.En même temps, il sera le premier pénalisé quand une multitude de micro-organismes, d’insectes, d’adventices ou de maladies dont la prolifération risque de devenir incontrôlable déborderont dans ses champs, résultat d'une mondialisation dont on n’avait pas évalué tous les dangers.Nous sommes aussi victimes, peut-être, d'une certaine forme d’auto-agression.En effet, une gestion déficiente observable chez certains producteurs porte atteinte à la crédibilité et fragilise l’avenir des méthodes de compensations que nos fédérations spécialisées défendent avec ardeur pour nous.Ce dernier point méritera sûrement une plus grande attention de notre part quand il s’agira d’évaluer chacune des causes citées ici ou relatives à des cas plus spécifiques, te C'est vrai que nous sommes, comme agriculteurs, placés directement sur la ligne de feu de revendicateurs de tout acabit, et que de notre vivacité à réagir dépendra souvent la progression de notre entreprise.Or, il arrive que les attaques, dont nous sommes soit directement, soit indirectement victimes, sont insidieuses et difficiles à parer.Il n’y a évidemment personne au bout du champ avec un fusil pour nous dire quoi faire, et il n’y a personne non plus pour empêcher nos tracteurs de circuler sur la ferme.Cependant, ils seront plusieurs à larmoyer pour une vache abattue dans une cause hautement défendable, ou pour s’indigner avec éclat de technologies agricoles nouvelles dont ils ignorent les retombées.Ce qui entraînera un même effet.Égal dommage occasionné par ces municipalités et ces MRC qui usent de stratagèmes et de manigances pour avoir la possibilité d’accroître leur prestige en faisant retirer de la zone agricole des sols qui devraient être laissés en culture.Ces milliers d’hectares pillés nous priveront à jamais d’une ressource d’autant plus précieuse que limitée.Et que dire de ces chicanes interministérielles que l’on devine à l’avantage du plus offrant, du plus gourmand ou simplement du plus puissant.Gilles Dansereau est producteur agricole. A lire dans notre prochain numéro DOSSIER EQUIPEMENT D’ÉLEVAGE Fontaine, je boirai de ton eau Il ne vous reste que la saison prochaine pour peaufiner vos installations d’abreuvement hors cours d’eau.EN COUVERTURE « En caravane, allons à la cabane » Et les jeunes, qu’en pensent-ils ?Le Bulletin a rencontré un groupe d'étudiants au campus de l’ITA à Saint-Hyacinthe afin de connaître leur vision de l’agriculture.Les agriculteurs de demain en ont long à dire sur ce qui les passionne et les préoccupe.Chez Daniel Perron, l’obtention d’un sirop de qualité résulte d’une foule de petits détails.Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.com www.lebulletin.com ABONNEZ-VOUS SANS TARDER l .es agriculteurs Prénom Entreprise : Adresse Ville : Province Code postal Courriel : ! TARIFS D’ABONNEMENTS Durée de l'abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O chèque ci-joint Q envoyez-moi la facture Q [jZSll Q No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Date d’expiration : Signature : ______________________________________________________________________________ Date :_____________________________________________________________________________________________________ Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N°TVQ 1016624728 N" TPS R137813424 un an (12 numéros) deux ans (24 numéros) trois ans (36 numéros) Autres pays, 1 an : 68 $ Cette offre expire le 31 décembre 2004.PHOTO : NANCY MALENFANT Le Bulletin des agriculteurs vous propose de choisir entre deux façons de renouveler votre abonnement : TARIF EXCEPTIONNEL En vous réabonnant pour trois ans, vous ne paierez que 67 % du tarif régulier de l’abonnement d’un an, en plus d’obtenir une prime.SPECIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement.N’HÉSITEZ PLUS ! Pour vous abonner, il vous suffit de remplir les coupons ci-joints.Choisissez l’une des deux offres proposées.'Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.à txagez le plaisir ! De mois en mois, nous cultivons la même nassion ! VOUS POUVEZ AUSSI RENOUVELER VOTRE ABONNEMENT GRÂCE AUX AGENCES D’ABONNEMENT.CENTRE DU QUÉBEC Jean-Jacques Lessard SUD DU QUÉBEC Myriam Sainson Les Éditions du Terroir est l’agence officielle de recrutement des abonnements pour Le Bulletin des agriculteurs.Nos représentants vous solliciteront lors d’une visite ou par téléphone.Des questions concernant votre abonnement ?Pour toute information concernant votre abonnement ou pour nous faire part d’un changement d’adresse, communiquez avec notre service à la clientèle.Région de Montréal : (514) 333-9145 Extérieur : 1 800 665-5372 ¦F LES ÉDITIONS DU RROIR 1 888 321-5558 Club de Revue Moderne Québec, QC (418) 692-0504 | Ebsco Canada limitée Saint-Lambert, QC 1 800 361-7322 | Gama 2000 Montréal, QC 1 866 253-3503 Groupe Comité! Québec, QC 1 800 868-5892 ICL/CCRP Kelowna, C.-B.1 800 665-5133 QSP / Sélection du Reader's Digest Hull, QC 1 800 667-2536 Rabais Campus Montréal, QC 1 800 265-0180 /—*/ formation A moms de changements radicaux et rapides dans l’approche et la perception du monde agricole, le désintérêt pour la formation agricole va perdurer et même s’aggraver.C’est la conclusion d’une étude de la société Éduconseil remise en octobre dernier au MAPAQ.L’étude « Les jeunes et la formation agricole » confirme les hypothèses avancées depuis quelques années par le monde de l’enseignement et celui de l’agriculture pour expliquer la baisse d’intérêt pour la formation agricole.Peu importe les domaines, la formation professionnelle de niveau secondaire et la formation technique au collégial connaissent des difficultés de recrutement.Pourtant, dans tous les secteurs, on a un besoin criant de main-d’œuvre adéquatement formée.Quelques particularités démarquent le secteur agricole, quant aux raisons expliquant la baisse de l’intérêt des jeunes.I.ionct Levac est journal isle.UN PROBLEME DE, , SOCIETE Beaucoup de jeunes rejettent l’idée d’étudier en agriculture parce qu’ils considèrent que les conditions de travail et de vie dans ce domaine sont « misérables ».par lionel levac Les perspectives Les jeunes qui étudient en agriculture choisissent très tôt de le faire s’ils sont issus d’une famille agricole.La plupart espèrent prendre la relève sur l’entreprise familiale.Leurs parents, dont le niveau d’éducation est en général assez élevé, les encouragent dans l’ensemble de leurs démarches.Quant aux élèves qui viennent de milieux non agricoles, ils prennent leur décision plus tardivement.Souvent, il s’agit d'une réorientation de carrière.Leur motivation est de fonder leur 66 / JANVIER 2004 / LE BULLETIT DES AGRICULTEURS Selon le président d’Éduconseil, Gilbert Rousseau, des correctifs importants doivent être apportés dans l’approche de la formation agricole.propre entreprise.Leurs parents, s’ils acceptent de les voir étudier dans le domaine, ne souhaitent pas qu’ils y travaillent, considérant que le monde agricole n'offre pas de perspectives d’avenir intéressantes.Un point est commun entre les élèves issus du monde agricole et les autres : ils ne veulent pas se retrouver comme salariés dans une entreprise agricole.L’enquête a montré, à partir de leurs témoignages, que les étudiants en agriculture considèrent qu’ils n’ont pas à accepter des conditions « misérables ».La formation En cours de formation, les jeunes font aussi face au décrochage, peut-être dans des proportions semblables à ce que l’on retrouve dans d’autres secteurs.Là encore des particularités marquent le secteur agricole.Les jeunes issus du monde agricole ont déjà des acquis et ils sont très critiques à l’égard du travail des professeurs et de la qualité des apprentissages qu’on leur propose.Souvent, ils ont l’impression de perdre leur temps, surtout si les enseignants doivent refaire l’ABC du monde agricole pour les élèves ne venant pas de ce milieu.Les difficultés guettent aussi les élèves ne venant pas du monde agricole.Rarement un jeune abandonnera sa formation pour une seule raison.Le cumul de plusieurs facteurs mènera au décrochage et, selon les élèves, l’élément déclencheur sera différent.Dans les justifications, on retrouve fréquemment le sentiment de perdre son temps, des difficultés financières, l’épuisement à cause d’un travail sur la ferme ou à l’extérieur, la perception du corps enseignant, etc.Susciter l’intérêt Selon le président d’Éduconseil, Gilbert Rousseau, des correctifs importants doivent être apportés dans l’approche de la formation agricole.Les changements devraient d’ailleurs commencer par une sensibilisation véritable à ce qu’est le monde agricole et quel avenir on peut y avoir.« La sensibilisation doit viser la population en général, le milieu scolaire en particulier et aussi le milieu agricole, explique M.Rousseau.L’agriculture a atteint aujourd’hui un niveau de complexité tel qu’il faut à tout le moins une formation professionnelle ou technique pour y être à l’aise et avoir une certaine perspective d’avenir.» La sensibilisation, ajoute Gilbert Rousseau, ne doit pas se faire avec le vieux concept de la vie agricole.« Les valeurs ont changé et il est dépassé le temps où des maîtres de stages disent des jeunes qu’ils encadrent : j’ai travaillé fort, eux aussi il faut qu’ils travaillent fort.» Le travail, aujourd’hui, se fait beaucoup plus avec des outils, des appareils et des équipements de toutes sortes qu’avec les seuls bras.Aussi, et c’est là le plus important changement, les jeunes, s’ils acceptent de faire leur vie en agriculture, ne veulent pas pour autant y laisser leur peau.Encore une fois, l’étude d’Éduconseil a montré clairement que les jeunes attachent plus d'importance à la qualité de la vie, aux relations de couple et au temps passé avec leur famille.Le monde agricole, les milieux de l’enseignement et la société en général devraient désormais aborder la vie agricole et la formation qui y mène dans un contexte moderne, évolué et au diapason de la vie de toute la communauté.Selon les conclusions de l’étude, il faut adapter les cours, les équipements, les méthodes.Il faut surtout considérer que le monde agricole n’est plus et ne sera plus jamais ce qu’il était.Gilbert Rousseau n’a pas à se convaincre de l'importance des études et de la formation, en agriculture comme ailleurs.Mais dans le contexte où se retrouve l’agriculture, il lui apparaît crucial d assurer que les prochaines générations d’agriculteurs auront tout pour faire leur travail.« Il faut aussi s’assurer qu’ils pourront comprendre les grands enjeux mondiaux ou ceux de notre société plus immédiate, qu’ils pourront les analyser, apprécier l’argumentation des autres et développer la leur adéquatement.» Une formation agricole bien adaptée aux jeunes sera aussi la confirmation que le milieu agricole est partie intégrante de la société québécoise, k On peut prendre connaissance du document intégral intitulé « Étude sur les jeunes et la formation en agriculture », étude produite par Éduconseil, en accédant au site www.mapaq.gouv.qc.ca et en cliquant sur la rubrique « Publications ».LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 67 [SEJ formation JOSIANNE ET MELISSA L’automne dernier, les jumelles Sylvestre, accompagnées de leur sœur cadette Marjelaine, ont visité des écoles d'agriculture.Pas facile à 17 ans de s’orienter vers l’agriculture, quand vos parents n’ont plus de ferme, par lionel levac M élissa et Josianne Sylvestre, des jumelles de 17 ans, sont catégoriques : des 180 élèves qu’elles côtoient quotidiennement à la polyvalente Pierre-de-Lestage de Berthierville, à peine quatre sont intéressés à l'agriculture, dont elles-mêmes.Berthierville se trouve pourtant au cœur d'une des belles régions agricoles du Québec, dans Lanaudière.Mais cela ne suffit pas à assurer que l’on s’intéresse à l’agriculture.La Lionel Levac est journaliste.6e CLASSIQUE DE GOLF FSAA-RBC BANQUE ROYALE 8 septembre 2003 Le président d'honneur, M.Ronald Drapeau, agr., directeur général du Centre d'insémination porcine du Québec (CIPQ) et le doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation (FSAA), M.jean Paul Laforest, agr., s'unissent au comité organisateur de la 6' Classique de golf FSAA-RBC Banque Royale pour remercier les commanditaires de cet événement qui a permis d'amasser la somme de 36 700 $.Ce montant, qui a été distribué sous forme de bourses aux étudiants de la FSAA à l'Université Laval le 14 novembre dernier, en présence des donatrices et donateurs, sert à encourager la formation en milieu agroalimentaire.Merci à tous nos partenaires de jeu pour les nombreuses bourses de 300 $.Merci à nos partenaires majeurs suivants pour, entre autres, les bourses de 1000 $ : Aliments Breton Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière inc.(AQINAC) Atrium Biotechnologies inc.Banque nationale du Canada Capitale financière agricole Centre d'insémination porcine du Québec inc.(CIPQ) Centre de distribution de médicaments vétérinaires (CDMV) Centre de recherche en biologie de la reproduction (CRBR) Centre de recherche en économie agroalimentaire (CRÉA) Centre de recherche en horticulture (CRH) Centre de recherche en sciences et technologie du lait (STELA) Département d'économie agroalimen taire et des sciences de la consommation (EAC) Département de phytologie (PLG) Département des sciences animales (SAN) Département des sciences des aliments et de nutrition (ALN) Département des sols et de génie agroalimentaire (SGA) Fafard et Frères Itée JEFO Nutrition inc.La Maison Bergevin Le Bulletin des agriculteurs Les Supermarchés GP Médicago inc.PricewaterhouseCoopers Provigo inc.RBC Banque Royale Salon de l'agriculture Saputo inc.Semican inc.Skotidakis Goat Farm Sobeys Québec inc.Vice-rectorat au développement 68 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS situation est semblable dans toutes les régions agricoles.Quelques jeunes seulement manifestent de l’intérêt pour l’agriculture.« Et on ne fait rien à l’école pour nous y intéresser », dit Métissa.Les jumelles Sylvestre seraient donc des exceptions ?Il semble que oui, mais le choix pour elles n’en est pas pour autant très facile.D’ailleurs, à ce jour, seule Métissa a pris la décision ferme de se lancer en agriculture.Dans quelques semaines, elle s'inscrira officiellement en Technique de production animale à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.C’est la production laitière qui l'intéresse, surtout parce qu elle aime les animaux.Et ce n'est pas une simple passade.Ses parents Céline Michaud et Réjean Sylvestre étaient, jusqu'en 1997, des producteurs laitiers.Placés devant l’obligation de faire de gros investissements pour l’achat de terre, d’installations environnementales et, éventuellement, de quotas supplémentaires, les parents Sylvestre ont préféré cesser la production.« Nous aimions mieux agir ainsi plutôt que de sentir que nous n’étions plus maîtres chez nous », explique Réjean Sylvestre.Céline et Réjean ont toutefois gardé la terre et les bâtiments.Ils louent quelques parcelles et, sur le reste, ils continuent à faire 4000 petites balles de foin.Les filles, Josianne, Mélissa et la cadette Marjelaine ont donc toujours été en contact direct avec l’agriculture.Pour leur plaisir, elles gardent d'ailleurs trois ou quatre belles Jersey dont elles s’occupent matin et soir.L’automne dernier, les jumelles ont visité des écoles d'agriculture.Josianne est un peu déchirée.Elle aimerait bien suivre Mélissa mais l’éducation physique la tente beaucoup.Elle s’alloue encore quelques semaines de réflexion.Si sa sœur ne s’oriente pas vers l’agriculture, Mélissa sera un peu déçue mais se dit assurée qu elle viendra lui donner un coup de main.Aussi, elle pourra à l’occasion « faire du sport avec elle ».La décision Choisir l’agriculture ne peut pas être qu’un choix « émotif ».La décision doit être raisonnée et, là-dessus, Céline Michaud et Réjean Sylvestre sont d’une grande clarté avec leurs filles.« Il n’y a pas une production qui est facile; il faut s’endetter; la terre de 42 hectares est trop petite, il faudra en acheter; les règlements, les règles et les contrôles, aussi bien gouvernementaux, commerciaux que syndicaux, sont nombreux et contraignants.» Malgré toutes les réserves et toutes les mises en garde, Céline et Réjean appuieront Mélissa et Josianne, si la décision de celles-ci est de se lancer en agriculture, te Transformer vos RÊVES en RÉALITÉ.Le campus Macdonald de l’Université McGill est un établissement de recherche et d’enseignement des plus respectés dans le domaine de l'environnement, de l’agriculture, de la biotechnologie et des sciences de la santé.Il abrite la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement, l’École de diététique et de nutrition humaine et l’École de l’environnement de McGill.« On ne fait rien à l’école secondaire pour nous intéresser à l’agriculture », dit Mélissa.Notre mission est d'aider les étudiants à bâtir l'avenir.Nous vous donnerons les moyens de changer les choses de manière concrète et positive grâce à notre enseignement axé sur la pratique et à nos connaissances clés en recherche.Tél.: (514) 398-7925 www.mcgill.ca/macdonald LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 Z 69 /•—1"1 formation ¦I WÊt&*& CL RECRUTEMENT ESSENTIEL Sur les deux campus de VITA, à Saint-Hyacinthe et La Pocatière, on met beaucoup d’énergie depuis quelques années à recruter des élèves.Il est relativement nouveau pour les professeurs et responsables de programmes de devoir consacrer autant d’efforts au recrutement.PAR LIONEL LEVAC Deux fois par année, les deux campus de l’ITA tiennent des journées portes ouvertes.L’objectif est de faire voir aux jeunes et à leurs parents ce qu’offre l’ITA, dans quels contextes et avec quels équipements on travaille.Aussi, de la bouche même des professeurs ou des chefs de programmes, les visiteurs se font expliquer l’ouverture que donne sur le marché du travail une formation de niveau collégial spécialisée en agriculture ou en alimentation.Une visite à l’ITA permet de plus de rencontrer des jeunes qui y sont déjà, ce qui n’est pas du tout négligeable dans le contexte social actuel.Ces étudiants se font un plaisir d’expliquer la dynamique sociale qui se développe en Lionel Levac est journaliste.parallèle aux activités pédagogiques ou d’apprentissage.Il est relativement nouveau pour des responsables de programmes ou d’institutions et le personnel enseignant de devoir consacrer autant d'efforts au recrutement.Directeur des études pour les deux campus de l'ITA, Robert Millette affirme que le changement est surtout marqué depuis la fin des années 1990.« Jusqu'en 1998, nous avions des clientèles importantes.Ensuite, le déclin a commencé.Dans certains programmes, nous refusions du monde.Aujourd’hui, on doit réduire le nombre de groupes.» Il est devenu essentiel de consacrer des efforts importants au recrutement.Et ce n’est pas seulement pour occuper les locaux, utiliser les équipements et garantir les emplois d’enseignants ou de techniciens, mais bien parce qu'il y a manque flagrant de main-d’œuvre qualifiée dans tout le secteur agroalimentaire.« Et ce ne sont plus des emplois de bas niveau, précise Robert Millette.Les conditions s’améliorent sans cesse dans le secteur.» Le directeur des études souhaite qu'au moins les jeunes viennent s'informer et que le milieu scolaire n'exclut pas d’emblée de proposer et de promouvoir une formation dans le domaine.De son côté, le professeur et chef de programme en Technologie de la production horticole et de l'environnement, Jean-Claude Vigor, identifie plusieurs facteurs pour expliquer la baisse des inscriptions.«Il y a manque de volonté de tout le secteur agricole de vraiment promouvoir la formation, dit le professeur.Il y a la rumeur populaire, alimentée par les médias, qui fait état d’un milieu malsain, peu intéressant, voire dangereux.Il y a aussi la concurrence des écoles professionnelles.» Comme bien d'autres, le professeur se montre surtout préoccupé par la mauvaise réputation du secteur agricole.« Les gens pensent pesticides, OGM, pollution et vache folle.Il y a une perte générale de confiance en ce secteur d’activité.Mais pour l’essentiel, cela est dû à une méconnaissance et une incompréhension profondes.» Pourtant, ajoute encore ce passionné d’horticulture, le secteur offre des emplois qui sont intéressants et de mieux en mieux rémunérés.Les notions d’environnement s’ajoutent aux connaissances de base sur la production et ouvrent donc encore davantage de perspectives.« De plus, nos cours sont très pratiques, nos professeurs très compétents et nos équipements à la fine pointe.» « Nos finissants sont admissibles à l’Ordre des technologues du Québec, ce qui atteste de leur compétence », conclut-il.te 70 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS z portrait de femme CONVICTION et REALISATION PAR LIONEL LEVAC En recevant son titre d'Agricultrice de l’année 2003, Denise Poirier Rivard a pensé à sa grand-mère, Rosanalda, agricultrice à Hemmingford, qui a travaillé si fort pour tenir maison, prendre la relève de son mari qui partait bûcher de longs mois, l'hiver, et élever ses neuf enfants.Rosanalda faisait tout, du savon aux conserves, en passant par la boucherie, l’automne.Le regard de Denise Poirier Rivard montre sa grande détermination, probablement héritée de Rosanalda.Aucune agressivité cependant, ni dans le geste, ni dans la parole.Beaucoup de conviction par contre.La conviction d’une femme qui a le sentiment de s’être réalisée | au cours des 20 dernières années et qui voudrait aujour-g d'hui que toutes les agricultrices du Québec n’attendent § pas pour prendre leur place, pour amorcer et réaliser ° leurs projets ou tout simplement pour orienter les £ entreprises dans lesquelles elles sont impliquées.Lionel Levac est journaliste.Denise Poirier Rivard dit en riant que sa vocation agricole a été tardive.Jusqu’en 1980, elle et son mari Jean-Paul vivaient dans le quartier Rosemont de Montréal avec leurs quatre enfants.Le goût de la campagne les tiraillait.Pûrement par plaisir, sans aucune intention de culture ou d’élevage, ils sont allés s’installer à Saint-Isidore-de-Laprairie.Jean-Paul avait toujours son emploi, et Denise a commencé à essayer toutes sortes de choses.« On a eu des poules, une truie gestante et ensuite une petite chèvre croisée que mon fils aîné Alain avait rapportée de la ferme où il travaillait.J’ai trouvé ça mignon et m’en suis occupée.» C’est là qu’a commencé l’histoire d’amour véritable de Denise Poirier Rivard avec le monde agricole et l’élevage caprin.En 1984, déjà, des honneurs.Au Salon de l’agriculture de Montréal, Denise Poirier Rivard récolte des premiers prix pour ses chèvres Nubiennes etTogenbourg.Avec les chèvres il y avait le lait, dont il fallait faire quelque chose.Elle visite des fromageries artisanales et passe quelques jours chez les moniales bénédictines de Mont-Laurier qui ont un troupeau et font du fromage.Elle y apprend à préparer des ferments, l’un des secrets dans la production fromagère.De retour à Saint-Isidore, Denise Poirier Rivard multiplie les essais.La famille goûte des dizaines et des dizaines de fromages avant qu'un, puis un autre s’ajoutent officiellement à la liste des produits de la Fromagerie Ruban Bleu, nom officiel de l’entreprise.Rapidement, le troupeau a été constitué exclusivement de chèvres Togenbourg de race pure.Et les décorations pour la qualité des bêtes arrivent chaque année, d’une exposition à une autre.Bientôt ce sont les fromages qui retiennent l'attention, remportant plusieurs prix.La renommée et la reconnaissance font qu’on sollicite de plus en plus Denise Poirier Rivard, parce qu’on la sait capable de bien des choses et d’un jugement sûr.Ainsi, les éleveurs de chèvres en font leur présidente, et du Syndicat et de la Société des éleveurs.La Fondation de l’hôpital Anna-Laberge de Châteauguay la recrute.On la réclame au conseil d’administration de l’hôpital.La Ferme Ruban Bleu ne fait pas que de l’élevage et du fromage, elle reçoit des groupes et diffuse des connaissances.Denise Poirier Rivard est donc invitée au conseil d’administration de Tourisme Montérégie.Comme ses quatre enfants sont orientés dans d'autres domaines, Denise Poirier Rivard voit la possibilité que ses petits-enfants, surtout les filles, s’impliquent un jour dans l’entreprise.N'est-ce pas grand-mère Rosanalda qui avait initié la petite Denise au vaste monde agricole ?te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 71 Protection des cultures herbes mauvaises vous do cheveux_ ans.Pensez orange! sfc Détendez-vous.Faites appel à votre Agrocentre.L’expert de l'équipe tout-terrain vous suggérera les produits et les stratégies les plus efficaces et les plus rentables pour vous débarrasser des mauvaises herbes.JF SEMENCES .CHAUX .FERTILISANTS .PROTECTION DES CULTURES APPLICATION À FORFAIT • PAEF .AGRICULTURE DE PRÉCISION AGROCENTRE FARNHAM INC.Stanbridge Station (450) 296-8205 1 800 522-8205 AGROCENTRE FERTIBEC INC.Saint-Rémi : 1 800 361-7079 Sainte-Martine: 1 800 363-2132 AGROCENTRE ST-HYACtNTHEINC.Saint-Hyacinthe 1 800 363-2476 AGROCENTRE / AGROCENTRE ST-PIE INC./ VINISOL INC.Saint-Pie-de Bagot / Nicolet 1 888 772-5140 / (819) 293-5851 LES ENGRAIS LANAUDIËRE INC.Salnt-Thomas-de-Joliette (450) 759-1520 1800 363-1755 vV [AGRO La solution orange l'vii'uvkiBilulivL L 'mmlimtm,.v à la source de notre assiette SALON DE L'AGRICULTURE, DE L'ALIMENTATION ET DE LA CONSOMMATION (29’édition) Le plus grand salon agroalimentaire au Québec entièrement réalisé par des étudiants ?kiosques de dégustation de produits du terroir ?kiosques corporatifs; ?mini-marché ?kiosques sur les productions agricoles québécoises ?animation pour les enfants ?place publique avec activités et démonstrations ?kiosques sur des thèmes d'actualité ?300 animaux, du poussin au wapiti en agroalimentaire ?90 espèces animales et végétales Une activité familiale à ne pas manquer ! Remettez-nous ce coupon au Salon et courez la chance de remporter 500 $ en bons d'achat chez Sobeys.Du 23 au 25 janvier 2004 Centre de foires ExpoCité Québec UNIVERSITÉ LAVAL Nom : _ Adresse : Ville : _ _Code postal : Téléphone : ( _ Pour information : Téléphone : (418) 656-2131 poste 6767 Télécopieur : (418) 656-2351 saac@fsaa.ulaval.ca www.infosaac.com 72 / JANVIER 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /coup d’œil Mieux vaut prendre l’agriculture avec un brin de philosophie Les règles du jeu ont beau changer, faisons confiance à la nature, elle sera toujours capable de nous surprendre.La journée était radieuse.L’été indien brillait de tous ses éclats.Je savourais ce dernier cadeau de l’année en furetant à droite et à gauche pour accumuler des souvenirs afin de mieux passer l’hiver.Les moissonneuses se remplissaient avec appétit d’une généreuse récolte de maïs.Au milieu de ce spectacle de la nature, un homme seul ramassait bien tranquillement des pommes de terre dans son potager.« La récolte est bonne ?» lui dis-je en guise d’introduction.« Pas si mal ! » me répondit-il en me montrant fièrement la pomme de terre qu’il venait de ramasser.Il me raconta que, durant l’été, il avait eu du mal à se débarrasser des « bébittes à patates » au point où, découragé, il abandonna en leur disant : « Servez-vous et je prendrai ce qui reste.» Finalement, les « bébittes » lui en avaient laissé pas mal.Au cours de notre conversation, j'ai appris qu’il exploitait une ferme de grandes cultures et d’élevage avec ses fils.Ils venaient d’ailleurs de faire l’acquisition de la belle moissonneuse qui s’affairait tout près de nous.« Tu sais, le printemps dernier, on n’aurait jamais pensé avoir une aussi bonne récolte ».En fait, bien des producteurs à qui j’ai parlé avaient déjà oublié qu’ils avaient eu du mal à finir leurs semis en 2003.Comme quoi la nature est capable de reprendre silencieusement le temps perdu et de nous faire oublier bien des choses.Le discours a ensuite bifurqué sur ce qui se passe autour de la table de cuisine.« Prendre des décisions en famille, ce n’est pas toujours évident.Il ne faut pas que le profit soit ton seul maître », dit mon producteur en m’expliquant qu’il y avait souvent de l'affrontement entre le goût de la nouveauté et l’analyse de la sagesse et de l’expérience.Il était préoccupé par les règles mondiales et environnementales qui se durcissent, et la mise en marché des grains ou des animaux qui ne se fait plus comme avant.D’un air songeur, il concluait que les jeunes devront être bien formés pour faire face à l’avenir, me rappelant les récents cycles dans le porc où ils avaient envie de tout vendre certains matins.« Je leur ai souvent répété que lorsqu’on arrive au bout, cela ne peut pas faire autrement que de tourner de bord.» En fait, les cycles dans le porc prennent de plus en plus d’amplitude, au point d’en couper le souffle à certains producteurs.« En agriculture, il y a des hauts et des bas.Mais on est toujours passé au travers.L’agriculture est remplie de surprises.C’est cela qui la rend si intéressante, je pense », concluait-il.C’est un peu comme notre climat.Il y a des hauts et des bas, mais à chaque année, un été indien nous surprend pendant quelques jours, à travers la grisaille de l'automne.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon@lebulletin.com).par Simon-M.Guertin LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 73 INFORMATION : CLAUDE LAROCHELLE TEL : (514) 843-2114 TÉLÉC.: (514) 843-2180 PESTICIDES Un nouveau cours de certification pour les agriculteurs SALON ~\ DE L'AGRICULTURE GALACÉRÈS 2004 C’est le mercredi 14 janvier 2004 que se tiendra cette soirée mémorable.La direction du Salon de l’Agriculture offrira pour le prochain salon une nouvelle version de ce prestigieux concours.En effet, nous nous sommes associés à un partenaire nouvellement arrivé sur la scène québécoise : l’Association Canadienne de l’Agri-Marketing, chapitre du Québec (ACAM).Celle-ci regroupe l’ensemble des organismes œuvrant en marketing agricole au Québec et au Canada.Au cours d’un grand banquet, on mettra en évidence le fonctionnement, les buts et les objectifs de cette nouvelle association.La soirée sera également agrémentée d’extraits des publicités primées au gala national du CAMA de Calgary (version anglaise de l’ACAM).Le tout se terminera par le couronnement de la personnalité agricole de l’année élue par le Salon de l’Agriculture.L’ACAM fera de même pour la personnalité ou l’entreprise qui se sera le plus démarquée en marketing agricole au cours de l’année 2003.Pour plus d'information, veuillez nous contacter : SALON DE L’AGRICULTURE 2200, rue Pratte, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 4B6 Tél.: (450) 771-1226 Téléc.: (450) 771-6073 Courriel : service@salon-de-lagriculteur.com www.salonagr.qc.ca CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc., 6685, Chemin du Rapide Plat Nord, St-Hyacinthe, Québec.J2R 1H5.Tél.: (450) 799-5170 Télec.: (450) 799-5171 M'hésitez pas à vous renseigner sur l'Institut canadien de la santé animale.E) (3 KOOLJET La FIABILITE en réfrigération! Unité de réfrigération et/ou congélation pour entrepôt Portable, installation facile Complètement assemblé en usine Distribué par : Arctic Traveler (Can) Ltée Drummondville (Québec) Tél.: (819) 475-0370 www.shurstor.com Entré en vigueur le 3 avril 2003, le Code de gestion des pesticides exige une certification pour les agriculteurs.Au cours des 5 prochaines années, tous les agriculteurs devront détenir un certificat du ministère de l'Environnement.L'entrée en vigueur du règlement est fixée au 3 avril 2005 et s'étalera sur 3 ans.Les groupes d'agriculteurs sont divisés par lettres alphabétiques : ¦ certification pour le 3 avril 2005 pour les agriculteurs dont les noms de famille commencent par les lettres A à D; ¦ le 3 avril 2006 pour les lettres E à L; ¦ le 3 avril 2007 pour les lettres M à Z.Pour le groupe A à D, d'ici le 3 avril 2005, il reste moins de 15 mois pour passer l'examen et demander le certificat.Sans son certificat, après le 3 avril 2005, un producteur du groupe A à D ne pourra ni acheter chez son détaillant, ni épandre sur sa ferme un herbicide, un fongicide ou des insecticides.COMMENT RÉUSSIR L'EXAMEN La formation n'est pas obligatoire, au sens de la loi, mais l'agriculteur doit être capable de réussir l'examen.Dès janvier 2004, certaines commissions scolaires offriront des cours aux adultes, en formation à distance ou en formation de groupe, en association avec des formateurs privés, compétents et expérimentés.La formation de groupe est une méthode beaucoup plus dynamique et plus motivante pour acquérir les connaissances nécessaires à la réussite de l'examen.COMMENCER EN 2004 POUR ÊTRE PRÊT EN 2005 Vous avez à peine quelques mois de libres pendant l'hiver.Comme vous êtes des milliers dans la même situation, des cours sont déjà disponibles cet hiver afin d'éviter les « embouteillages » de dernière minute.Informez-vous.Les épandeurs Bogballe gBSS sont forts et polyvalents (la trémie peut être agrandie).—Si-Rotation réversible des deux disques, application ultra-uniforme au centre, bord ef bout de champ.Moniteur électronique optionnel: ROBERT H.LANING & SONS LTD.Epandeurs à la volée Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H.Laning & Sons Ltd.Waterloo, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 laning@kwic.com www.laning.ca 74 / JANVIER 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /c’est nouveau ! Échec à la dérive Le pulvérisateur Spra-Coupe 3640 de la compagnie AGCO est équipé d’un système élec-OiDiiSTR trostatique.Celui-ci fait en sorte que les feuilles et la bouillie s’attirent comme des aimants.Le module ESP permet de doubler dans certains cas la couverture du feuillage supérieur et tripler celle du feuillage inférieur.Par ailleurs, la dérive est réduite de 30 %.AGRO CONTACT, dont le siège social est situé à Prin-ceville, a signé une entente exclusive de distribution avec Richard Keenan & Co., chef de file international en alimentation RTM.Cette entente permet à Agro Contact d’accroître sa gamme de produits composée de systèmes d’alimentation pour concentrés, de distributrices à fourrage et de systèmes d’alimentation RTM stationnaire et sur rail.Grâce au programme Maître des champs de BASF, les agriculteurs peuvent bénéficier de rabais atteignant 6,50 $ l’acre en plus d’un montant additionnel de 1 $ l’acre en utilisant le nouveau boni de fongicide.Le 14 août 2003, une Lexion 480 de CLAAS, la machine sœur de la Cat Lexion, a réussi à récolter 1000 tonnes de blé en 21 heures et à battre ainsi le record non officialisé de 2002.David White de Berwick Bassett, en Grande-Bretagne, a récolté 80 ha de blé de la variété « Claire », avec un rendement moyen de 12,53 t/ha.Au cours de cette opération, sa moissonneuse a atteint des débits maximums de 72 t/h avec une moyenne d’environ 48 t/h.En décembre dernier, le SALON DE L’AGRICULTURE lançait son site Internet (www.salonagr.qc.ca).Le site donne accès aux différents produits, services et exposants présents au Salon et aux Journées de champs provinciales.La nouvelle cuvée Dekalb Dekalb propose cette année de nouveaux hybrides Roundup Ready, des hybrides YieldGard Pyrale, des hybrides à gènes combinés et des hybrides conventionnels.Dekalb est la première à offr ir deux hybrides YieldGard Chrysomèle en 2004.Ceux-ci contiennent une protéine de Bacillus thu-ringiensis (Bt) qui permet au plant de maïs de protéger ses racines contre les attaques des larves de chrysomèles.Fongicide à spectre élargi Lance, un fongicide fabriqué par BASF, vient de recevoir une homologation pour protéger plus de 70 cultures (canola, haricots, pommes de terre, carottes.) contre l’alternariose, la sclérotine, l’as-cochytose et le botrytis.Par l’entremise du processus conjoint de révision de l’ARLA, BASF offre en même temps au Canada et aux États-Unis ce nouvel outil.Nouvelle succursale Faucher et Faucher, de Sainte-Marie de Beauce, a récemment inauguré une nouvelle succursale à Laurier Station.L’entreprise beauceronne créée en 1948, propriété de Richard Bisson, Daniel Cimon et Guy Faucher, distribue les produits Massey Ferguson, Kver-neland, Kuhn, Pronovost et New Idea.La nouvelle I concession œuvrera sous le nom de Faucher et Faucher Laurier.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JANVIER 2004 / 75 C’EST UN FAIT : 80%* DE TOUS LES TRACTEURS DOTÉS D’UNE TRANSMISSION À VARIATION CONTINUE DANS LE MONDE SONT DES FENDT VARIOM dont l'usiner autorisé est Pioneer Hi-Bred limit#, Mût achat est sous réserve des conditioMtontenues dans les documents d'étiquero et d'achat.©2003, PHL PIONEER
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