Le bulletin des agriculteurs /, 1 mai 2004, mai
CONCILIATION TRAVAIL-FAMILLE.VOUS CONNAISSEZ ?:: Bulletin clés agriculteurs MAI 2004 Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.com) DOSSIER % TRACTEURS Toutes lesji| I d’ici et daul 1 CULTURES nos cham 1HC 3ZH 30 1V3M1N0H ilOH 3(lti SiZZ 30 no 31VH0UVN 3no3HionaiB (3)Z*xx g Désherbez plus tôt.c ’est mieux.Maintenant que vous connaissez les avantages du désherbage hâtif, mettez le tout en pratique à l'aide de Primextra II Magnum .Une application hâtive de Primextra II Magnum vous permettra d'éliminer les mauvaises herbes, et d'augmenter vos rendements ainsi que vos revenus.Faites donc un extra pour votre culture en désherbant tôt avec Primextra II Magnum.Vous verrez la différence à la récolte et dans vos revenus.Téléphonez au 1 800 665-9250 www.syngenta.ca syngenta Primextra II MAGNUM Primextra, Magnum et Syngenta sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE CHRONIQUES 10 Agenda 8 Billet 10 Billet 52 Calendrier des expositions 74 C’est nouveau 70 Coup d’œil 72 Cuisine 4 De bouche à oreille 78 Météo juin 73 Portrait de femme 56 Vie rurale 34 LE PUCERON DU SOYA PREND D’ASSAUT NOS CULTURES Son arrivée récente nous obligera à reconsidérer les pratiques phytosanitaires dans cette culture.FRUITS ET LEGUMES 53 CONSORTIUM PRISME SUIVRA LA TRACE Son programme de traçabilité permettra d’identifier les sources probables de contamination et de les éliminer.DOSSIER TRACTEURS 19 DES NOUVEAUTÉS POUR TOUS LES MÉTIERS La transmission à variation continue est presque généralisée, l’autoguidage par GPS se répand, et la suspension sur l’essieu avant et sous la cabine devient monnaie courante.GRANDES CULTURES 32 ILS GARDENT L’ŒIL OUVERT.ET LE BON Pour rentabiliser leur entreprise de cultures commerciales, les Lortie ne négligent aucun détail.EN COUVERTURE 12 UN TRANSFERT ÉCLAIR Hier, la ferme Cendrillon appartenait à Jacques Dufour.Aujourd'hui, son fils Roberto en est l’unique propriétaire.Histoire d’un transfert vite fait bien fait ! o ROGERS Envoi Poste-publication Convention 40070230-PAP - No d'enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à Le Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@postexperts.com.Periodicals Postage Rates aie paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.1^1 Canadian Patrimoine ¦ t ¦ Heritage canadien VIE RURALE 58 CONCILIATION TRAVAIL- FAMILLE.VOUS CONNAISSEZ ?Nathalie Malo a choisi l’agriculture comme d’autres choisissent la finance, la médecine, le droit.63 AVOIR LA FLAMME Agricultrice, épouse, mère et.pompière.Tout un programme ! Surtout que ces occupations ne font pas toutes nécessairement bon ménage.MACHINERIE 66 LE SOL SE SOUVIENT Un champ « compacté » produira moins durant plusieurs années, voire jusqu’à 12 ans.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z MAI 2004 / 3 PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR de bouche à oreille Une bière étiquetée OGM Un brasseur suédois, Kenth Persson, a mis au point une bière blonde, brassée avec des ingrédients traditionnels : malt, orge, houblon, levure.Afin de différencier son produit, il a ajouté un autre ingrédient à sa bière, soit du maïs Bt.Le brasseur suédois a choisi du maïs Bt non pas pour son goût particulier, puisqu'il est identique à du maïs conventionnel, mais plutôt « pour son caractère bénéfique pour l’environnement ».On précise donc sur l’étiquette de la bière Kenth qu’elle contient un ingrédient génétiquement modifié.Selon un sondage effectué l'automne dernier, 53 % des Suédois se sont dit favorables à l’achat de produits génétiquement modifiés.Stratégie de marketing ?L’avenir nous le dira.En attendant, à la bonne vôtre ! Plus résistante, l’agriculture bio ! Selon une étude de l’Institut Rodale en Pennsylvannie, les champs cultivés en mode biologique résisteraient mieux aux aléas climatiques que les champs cultivés en mode traditionnel.Depuis 23 ans, les chercheurs suivent avec attention trois types de parcelles : deux parcelles en culture biologique (rotation courte et longue) et une parcelle en culture traditionnelle.Au cours de ces 23 années, on a rencontré cinq années de sécheresse extrême (dont une sécheresse suivie de pluie torrentielle).Résultat : les parcelles en mode bio ont obtenu de meilleurs rendements que celles en traditionnel.Ainsi, les changements climatiques auraient moins d’impacts négatifs sur les cultures en mode biologique.On attribue la résistance des cultures bio face aux aléas du climat à une meilleure structure de sol, une meilleure capacité de rétention en eau et une meilleure activité biologique du sol.Bactéries contre E.Coli Le Southern Plains Agricultural Research Center à College Station (Texas) développe une alternative aux antibiotiques pour combattre la bactérie E.Coli, la principale cause de maladie et de mort chez les porcelets nouveau-nés et sevrés.Chaque année, l’industrie américaine comptabilise des millions de dollars en pertes dues à des infections bactériennes chez ces jeunes animaux vulnérables.L’équipe du chercheur Roger B.Harvey travaille à développer un mélange de culture de bactéries bénéfiques appelé « RPCF » pour recombined porcine continuous-flow (traduction libre : flux porcin recombinant en continu).Les chercheurs croient que le RPCF pourrait un jour remplacer les traitements antibiotiques actuels.Le principe est le suivant : les bonnes bactéries servies aux porcelets occupent toute la surface disponible dans l’intestin, ce qui rend plus difficile une infection causée par des mauvaises bactéries.4 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : MARTIN GALIPEAU PHOTO : CYBERSCIENCE PHOTO : CARGILL DOW Emballant ce maïs Ne vous méprenez pas.Le mais dans ce cas-ci n’est pas dans le contenu mais bel et bien dans le contenant.Cargill Dow LLC a mis au point des emballages et contenants biodégradables fabriqués à partir d’amidon et de sucre de maïs.Ainsi, les emballages Nature-Works PLA ont la cote dans les magasins et restes d’aliments biologiques européens.1000 vaches à la minute ?Un couple californien est prêt à avancer 300 millions $ et emprunter 1 milliard $ pour mettre sur pied la plus grosse ferme laitière du monde, à 160 km au nord de Los Angeles dans le désert Mojave.Le développement urbain et les activistes environnementaux repoussent en effet les activités d’élevage hors des environs de LA.À tel point que la ville devra bientôt s’approvisionner dans l’État de Washington.La logistique pose un défi considérable.En effet, comme on veut héberger 90 000 vaches sous le même toit, les installations doivent permettre de traire 1000 vaches à la minute.C’est sans parler du transport des aliments et du lait, ou de la température qui atteint souvent 49 °C.Le gaz méthane issu des fumiers servirait à climatiser les étables et fournir en énergie la ville construite pour les 1000 employés et leur famille.Le lait produit serait cher, mais sera peut-être bientôt le seul que la Cité des Anges pourra se permettre.0SOURCE : AGRIWEEK) Afin de distinguer ces emballages des autres, on retrouve sur chacun l'information suivante : Emballage fait de maïs/Emballage fait à 100 % de ressources renouvelables.En plus de ces emballages, Cargill Dow fabrique divers produits allant du tapis aux vêtements, toujours avec du maïs.L’usine située au Nebraska produit 300 millions de livres par an de ce polymère de maïs.À pleine capacité, l'usine transforme jusqu’à 1000 tonnes de maïs par jour.L’effet de serre resserre l’étau Si la tendance se maintient, les émissions de carbone dans l’atmosphère doubleront pour atteindre 15 milliards de tonnes en 2060, avec des conséquences dramatiques sur le climat.L’archipel de Tuvalu, par exemple, est depuis quelques années victime de grandes marées à répétition qui menacent de l’engloutir définitivement.Situé à mi-chemin entre Hawaï et l’Australie dans le Pacifique Sud, Tuvalu est une des plus petites nations du monde avec ses 26 kilomètres carrés et ses 11 305 habitants.Les grandes marées ont déjà rendu les réserves d’eau souterraines impropres à la consommation, et les terres moins fertiles.Or, un OGM pourrait aider indirectement les habitants de Tuvalu.En effet, un biochimiste a transformé une bactérie en piège à carbone en lui incorporant une enzyme impliquée dans la photosynthèse chez les plantes.Elle pourra capturer les rejets de gaz carbonique de l’industrie et des voitures.Une autre bonne nouvelle GM ?(SOURCE : CYBERSCIENCE) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 5 PHOTO : PFIZER 56 de bouche à oreille Poussins sur plancher chaud Un plancher réchauffé avant l’introduction des poussins améliore leur croissance et leur conver- ^ sion alimentaire.Une 5 étude danoise a été § menée en ce sens sur çi plus de 4,5 millions de S poulets dans 200 bâtisses, g La température mesurée £ au plancher dans certaines bâtisses était de moins de 20 °C, alors que d’autres étaient à plus de 32 "C.Au septième jour, on a mesuré le poids des poulets.À la livraison à l’abattoir, la mortalité, le gain de poids journalier et la conversion alimentaire ont été comparés avec la température au sol.Entre 25 et 30°, chaque degré d’augmentation a résulté en un accroissement de 0,3 gramme en gain journalier et de 0,5 point en conversion alimentaire.Ce qui fait dire aux instigateurs de cette étude, une coopérative alimentaire et son couvoir, qu’il est avantageux de préchauffer les planchers avant l’arrivée des poussins.Ceci est encore plus vrai quand on utilise un système à combustion.Voilà un argument de plus pour les défenseurs des planchers chauffants.À dos de cheval Agrotourisme nouveau genre : André Hould, spécialiste en nutrition des bovins et éleveur, invite les touristes via Internet à partager le quotidien d’un cow-boy.Dans son ranch de Saint-Boniface, près de Shawinigan, les Texas Longhorn sont à l'honneur.M.Hould apprécie les animaux issus de croisements de cette race pour leur rusticité et leur efficacité à l’herbe.Voici un extrait de son site web : « C’est dans un décor splendide que votre hôte (.) vous ramène, par le travail de la ferme, aux traditions et légendes des ranchs de l'Ouest canadien du début du siècle dernier.Dans le calme et la sérénité des grands espaces verts, vous apprendrez que le travail du cow-boy n'est jamais terminé.» BBQ, branding, rassemblement des animaux à l’automne font partie des activités proposées à travers des forfaits d’hébergement à la ferme, www.ranch3h.com TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Nancy Malenfant et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com Edward Usset.Ça vous dit quelque chose ?Ce spécialiste de la mise en marché de l'Université du Minnesota a concocté une recette pour bien réussir ses ventes de grains.Il y a cinq règles à suivre.Les voici : 1 - Ne pas hésiter à vendre à terme.Malgré certaines années où il vaut mieux attendre de forts prix, la moyenne veut que ceux qui vendent à l'avance obtiennent de meilleurs résultats.De plus, cela permet au producteur de se garantir un revenu au-dessus de son coût de production.2- Bien comprendre le fonctionnement de la prime.Un producteur attentif aux mouvements de la prime dans sa région sait lors d’une vente si celle-ci est bonne ou mauvaise.3- Ne pas entreposer sa récolte trop longtemps.Si l'on entrepose du grain, c’est dans le but d’obtenir un meilleur prix dans le futur.Mais si l'on attend trop longtemps, les prix peuvent baisser lors de la connaissance des prochains stocks de grain.4- Toujours se garder une porte de sortie au cas où.Si notre prix fixé n’est pas atteint, on doit prévoir un prix inférieur afin de limiter nos pertes.5- Il est erroné de croire qu’on récupère le coût d’entreposage en vendant le grain à la récolte et en achetant un call.Trop souvent, le coût du call est plus coûteux que les frais d’entreposage.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.caJ.marché des grains par Dominic Grégoire 6 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Une fois de plus, Honda innove.Voici le GPScapeMC, le premier système de navigation intégré pour VIT au monde.Les ingénieurs de Honda ont créé un système robuste, fonctionnel et très facile à utiliser.En fait, il n'y a que deux boutons à presser, et le système vous indique où vous êtes, d'où vous venez et même où vous allez! Bref, vous pouvez toujours retrouver votre chemin.Ce système est disponible sur les modèles Rincon, Rubicon et TRX400FG 2004.Grâce au GPScape, vous pouvez vous détendre et simplement apprécier votre randonnée.HONDA LES MEILLEURS SUR LA TERRE Honda.ca billet par Martine Giguère Rien ne sera plus comme avant Quel sera l’impact de l’endettement élevé sur le développement et la survie de certaines entreprises agricoles ?Après plus d’un an d’absence, j’ai à nouveau le plaisir et le privilège de m’entretenir avec vous.Il y a des événements qui méritent que l'on s’arrête dans la vie.Mon événement à moi s’appelle Alice.Elle a maintenant un an.Évidemment, rien ne sera plus comme avant ! Mais c’est tant mieux, parce que c’est aussi ça la vie.C’est aussi vrai en agriculture.Lors d’une conférence du secrétaire général de la Coop Fédérée, Claude Lafleur, qui traitait de l’état actuel de l’agriculture québécoise, j’ai appris que le ratio sur la productivité agricole a augmenté de 5,6 % cette année dans les fermes canadiennes.J’ai aussi appris qu’à cause de l’inflation, de la pénurie de main-d’œuvre, d’investissements importants en agroenvironnement, d’une augmentation du train de vie, du coût des intrants et des services professionnels, vos coûts de production grimpent en flèche.Et que c’est au Québec que l’on retrouve les producteurs agricoles les plus endettés du pays.Dans le secteur laitier, une récente étude du professeur de l’Université Laval, Raymond Levallois, sonne l’alarme.Le niveau d’endettement et la capacité de remboursement des emprunts des fermes laitières n’augmentent pas au même rythme.Prix du quota, prix des terres ?La réponse n’est Martine Giguère, agronome, est journaliste fmartine.giguere@lebulletin.rogers.comJ.Martine et sa fille Alice pas si évidente car plusieurs fermes en difficultés financières n’ont pas ou ont peu investi dans le quota.Par contre, il y aurait trop d’investissement dans la machinerie et les bâtiments.En fait, les producteurs laitiers les moins performants sur le plan économique investissent 63 % dans les bâtiments et la machinerie, comparé à 35 % pour les producteurs les plus performants.Raymond Levallois souhaite un retour rapide au gros bon sens et à une saine gestion.Évidemment, le citoyen — simple salarié — a aussi un taux d’endettement élevé.En 1985, le niveau d’endettement des ménages canadiens était de 70 % (du revenu disponible), tandis qu’aujourd’hui il est passé à 115 %.L’accès au crédit n’a jamais été aussi facile.Pendant que j’écrivais ce billet, on m’a sollicitée par téléphone pour m’offrir une carte de crédit platine.À la suite de mon refus, on m’a téléphoné une deuxième fois pour s’assurer que j’avais bien compris que je m’apprêtais à manquer quelque chose ! Ainsi, que l’on soit salarié ou chef d'entreprise, des changements de gestion s’imposent.Vivement le gros bon sens ! Mais pour l’instant, quels seront les impacts d’un endettement aussi élevé sur le développement et la survie de certaines entreprises agricoles ?L’avenir nous le dira.Chose certaine, non, rien ne sera plus comme avant ! k leBulletin des agriculteurs MAI 2004, VOL.87, N* 6 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn REDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.com Journalistes Emmanuelle Arès, agronome emmanuelle.ares@lebulletin.corn Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, Nancy Malenfant, Pierre Sauriol Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racico t@lebulletin.rogers.corn Représentant Claude Larochelle claude.larochelle@lebulletin.rogers.com Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox OROGERS 8 Z MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DU JAMAIS VU ! Touchdown iQMC entraîne plus de glyphosate dans les racines des mauvaises herbes que tout autre glyphosate approuvé pour usage dans le soja Roundup Ready.Quand c’est possible, il est bon d’avoir le choix.Saviez-vous que Touchdown iQ constitue une solution de rechange vraiment supérieure dans le soja Roundup Ready?Il vous assure d'une sécurité complète pour votre culture, appuyée par le Programme d’assurance Touchdown iQ 2004.Grâce à son système de distribution avant-gardiste, Touchdown iQ constitue bien plus qu’une simple option supplémentaire pour le soja Roundup Ready.Seule sa formulation ionique exclusive peut disperser les obstacles naturels invisibles sur les feuilles des mauvaises herbes, vous assurant : • le dépôt de plus de glyphosate sur la feuille • une absorption plus complète et plus rapide • une excellente translocation vers les racines et les points de croissance Touchdown iQ - le glyphosate qui offre une performance supérieure dans le soja Roundup Ready.Pour de plus amples détails au sujet de Touchdown iQ ou du Programme d’assurance Touchdown iQ 2004, consultez notre Centre de service à la clientèle au 1 800 665-9250 ou visitez le www.syngenta.ca Touchdown 10 La réalité exige un glyphosate supérieur.“° La TECHNOLOGIE TOUCHDOWN iQ et le logo sont des marques de commerce d’une compagnie du groupe Syngenta.• Le logo Syngenta est une marque déposée d’une compagnie du groupe Syngenta.• Roundup Ready est une marque déposée de Monsanto Technology LLC.Monsanto Canada Inc., utilisateur autorisé.Toujours lire l’étiquette et s’y conformer. billet par Lionel Levac Érables.la démocratie avant, ou après ?L’omission a peut-être été, pour certains producteurs, de ne pas participer à toutes les assemblées.On a peut-être, dans notre société, une perception un peu dangereuse de la démocratie.On pourrait d’ailleurs discuter longtemps des gestes individuels qu’on pose ou qu’on ne pose pas, et de leur poids sur les décisions syndicales, politiques et économiques qui nous gouvernent.Je voudrais cependant concentrer mon propos sur le dossier du sirop d’érable.À l’évidence même, aucune décision, aucune façon de procéder ne réussira à faire l’unanimité dans ce secteur où la tourmente s’est installée depuis plusieurs années.Chaque proposition, chaque initiative a fait des mécontents.Plusieurs veulent en revenir à plus de liberté dans la production et la commercialisation.Il ne faudrait pas oublier toutefois que ce sont justement des abus et des injustices du libre marché qui ont amené à chercher une façon de mieux discipliner le marché.La formule que propose et applique déjà la Fédération des producteurs acéricoles est-elle la bonne ?Elle bouleverse le milieu coopératif.Chose certaine, elle établit une base uniforme et, jusqu’à preuve du contraire, équitable pour l’ensemble des producteurs.Mais il y a des mécontents.Il y en a beaucoup même.La plupart Lione Levac est journaliste de ces gens-là ne rejettent pas le mécanisme de fixation des prix.Mais ils craignent toujours de ne pas être payés pour leur production.Ils rejettent la formule du contingent de production qui les privera de revenus, disent-ils.Ceux qui vendront sans problème tout leur sirop n’ont que faire des limites de production et de la gestion des volumes invendus.Mais tous les autres, qui auraient immanquablement de la difficulté à vendre la totalité de leur sirop à prix raisonnable, ne pensent-ils pas logique d’éviter que l’on se retrouve encore avec de forts volumes qui ne trouvent pas preneurs ?Autant de questions, autant de débats ! Une chose, cependant, apparaît assez claire.À voir et entendre les échanges souvent acerbes qu’ont les acériculteurs entre eux et avec les dirigeants de la Fédération, on réalise que certains ont péché par omission.Peut-être, comme d’aucuns le prétendent, que tout ne leur a pas été dit.Les réunions locales et régionales ont pourtant été tenues et ont abordé ces questions.Alors, « l'omission » a peut-être aussi été de ne pas s’intéresser à tout le processus et de ne pas participer à toutes les assemblées.L'écrivain canadien John Saul a dit : « Il nous faut des leaders.Non, en démocratie, il nous faut des citoyens.» Pourrait-on dire aussi que les absents ont toujours tort ?te AGENDA ¦ 1” et 2 mai Expo Manger santé Espaces Dalhousie, Vieux port de Québec (514) 332-1005 ou 1 866 336-1005 ¦ 13 mai Colloque ACFAS (Association francophone pour le savoir) Alimentation fonctionnelle et nutraceutiques Université du Québec, Montréal (418) 656-2131, poste 12564 ¦ 28 au 30 mai Salon Courtepointe Québec Collège Champlain, Saint-Lambert (819)822-1097 ¦ 10 et 11 juin Assemblée générale annuelle Fédération des producteurs de porc du Québec Hôtel Colibri, Victoriaville (450) 679-0530 ¦ 11 et 12 juin Congrès de l’Ordre des agronomes du Québec Hôtel Delta, Sherbrooke (514) 596-3833 ou 1 800 361-3833 ¦ 17 au 20 juin Festival des Fromages de Warwick Warwick (819) 358-4316 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l’Est) Montréal : (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur: (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 467 TARIF D’ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions en tout ou en partie sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.10/ MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MORDEZ DANS LA VIE ¡õODGE POURQUOI LES CANARDS REGARDENT-ILS DEUX FOIS AVANT DE TRAVERSER LA ROUTE?DODGE RAM HEAVY DUTY.Il fait fi¨¨rement partie de la lign¨¦e des plus puissants pick-ups qui existent, alors mieux vaut ne pas se trouver sur son chemin.Visitez le ou composez le ^ 7 ANS ^ I 115 ODD KM t Des conditions s'appliquent.Voyez votre concessionnaire pour les d¨¦tails. en couverture Hier, la ferme Cendrillon appartenait à Jacques Dufour.Aujourd’hui, son fils Roberto en est l’unique propriétaire.Voici l’histoire d’un transfert vite fait bien fait ! PAR NANCY MALENFANT PHOTOS : MARTIN LAPRISE Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.« U a décision s’est prise rapidement.Mon père allait bientôt avoir 65 ans.Il voulait vendre.Moi, je voulais acheter », raconte Roberto Dufour, qui a fait l’acquisition de la ferme laitière familiale à ¦Métabetchouan-Lac-à-la-Croix en août 2002.À 32 ans, il est le plus jeune des quatre fils Dufour.Y a-t-il eu des conflits pour savoir qui allait prendre possession de l'entreprise ?« Mes frères travaillaient à l’extérieur depuis longtemps, expose Roberto.Aucun n’avait manifesté d intérêt à prendre la relève.Nous avons tout de même organisé une réunion familiale avant de prendre une décision.Personne ne s’est opposé à ce que j’achète la ferme.» .Trois généfatjdhs de / MAI 2004 / /flobefto et Francis « Si c’était à refaire, dit Roberto, je voudrais que le transfert se fasse aussi rapidement.» I I! BULI.K I IN DEES AW Le transfert s’est fait d’un seul coup.En août 2002, Jacques a vendu toutes ses parts à Roberto.Une ferme de 40 vaches Ayrshire avec 28 kilos de quota, l’équipement et les bâtiments, ça représente tout de même une jolie somme.« Mon père m'a fait un cadeau, reconnaît le jeune producteur.En fait, il m’a vendu la ferme à un prix moindre et m'a prêté lui-même l’argent.» Les Dufour ont convenu d’un prêt sans intérêts étalé sur 20 ans.Si Roberto avait emprunté la somme à une institution financière, il aurait dû payer des intérêts correspondant à près de 75 % du prix d'achat.Trop rapide ?L’agronome et conseiller en gestion du Groupe-conseil agricole Lac-Saint-Jean-Est, Sébastien Girard, a accompagné la famille Dufour dans les différentes étapes du transfert.11 avoue n’avoir pas eu le temps de souffler.« On a commencé les démarches en avril 2002, et le transfert était terminé en août.Selon moi, c’est un peu rapide, pour deux raisons.D'abord, on doit toujours faire face à des délais que ce soit pour le financement, le comptable, le notaire, etc.Ensuite, une décision importante telle qu’un transfert demande de la réflexion.On doit essayer de répondre aux besoins et aux attentes de chacun.Si on saute des étapes, l’une ou l’autre des parties pourra en ressentir de la frustration.» Roberto, lui, ne regrette rien.« Si c’était à refaire, je voudrais que le transfert se fasse aussi rapidement.Je suis comme ça : je veux que tout se fasse vite et efficacement.Même si certains coûts de construction n’avaient pas été prévus et qu’ils m’ont rendu la en couverture Depuis le transfert, le trou peau Ayrshire est passé de 40 à 45 vaches en lactation.Roberto a aussi acheté 11 kg de quota supplé mentaire, pour passer de 28 à 39 kg M.G./jour.première année plus difficile, je n’y changerais rien.» Une expansion explosive Roberto souhaitait devenir la quatrième génération de Dufour à exploiter la Ferme Cendrillon, à une condition : que Jacques lui donne le feu vert quant à la modernisation et à l’expansion de l’entreprise.D’importants investissements ont ainsi été réalisés en 2002 et 2003.En moins d’un an, le quota de l’exploitation est passé de 28 à 39 kg M.G./jour : une hausse de 40 % ! Roberto a profité du prêt de 5 kg de quota par l’entremise du programme d’aide à la relève de la Fédération des producteurs de lait du Québec.En mars 2003, il a acheté 6 kg supplémentaires ainsi que cinq vaches et une dizaine de taures.Le troupeau compte maintenant 100 têtes, dont 45 vaches en lactation.Avant d’accueillir les nouvelles venues, il a fallu penser à agrandir.« Nous n’avions plus assez de place pour loger de nouvelles vaches, soutient Roberto.Les stalles étaient trop petites, et l'équipement devenait désuet.Nous avons donc réaménagé et rénové.Nous avons aussi fait construire une fosse couverte.» Comme le producteur ne souhaitait rien faire à moitié, il a dû faire face à des dépenses supplémentaires.Les tapis en caoutchouc des stalles et le robot d’alimentation n’étaient pas prévus au budget de construction initial.Roberto a également acheté une presse à balles rondes.Avant, il faisait ensiler tous ses champs à forfait.Il reconnaît que le faire lui-même demande plus de travail, mais l’économie réalisée en vaut la chandelle.En outre, il peut gérer plus efficacement la qualité de son foin puisqu’il peut le récolter au bon stade.Son père travaille encore à la ferme à temps plein et il n’envisage pas de prendre sa retraite bientôt.Roberto apprécie son aide, puisqu’il n’a aucun employé autre que les étudiants qu’il engage à la période des foins.Encore des projets ?Selon son conseiller, le défi de Roberto va consister à racheter les 5 kg de quota qui lui / MAI 2004 / LI Kl ILL I UN Dt , AGFIICI ILTEURS Depuis 2002, le visage de la Ferme Cendrillon a considérablement changé.Les bâtiments ont été agrandis et rénovés.On a acheté de l'équipement et construit une fosse couverte. J.M.Chagnon Coaticook Machinerie C & H St-Guillaume Garage J.G.Neveu Lorrainville Équipements Prairie Napierville Agriscar Trois-Pistoles E.Boissonneault Lyster Aurelien Lessard St-Georges Éq.& Pièces JCL Normandin Gagnon Ferme Equip.Maskinongé / St-Thomas Éq.LazureS Riendeau Ste-Martine / St-Clet/ Huntingdon Benoit Rouillard Courcelles Équipements Guillet Sabrevois Équipements R.Marsan St-Esprit, La chute Mach.Horticoles d’Abitibi Poularies Garage P.E.Anctil Mont-Joli Garage E.Comtois Wotton Équip.G.M.D.St-Bruno S.C.A.Lac-Mégantic / Lambton Garage Guy Gauthier St-Hilarion Dynagri Montmagny Bigras Tracteurs St-Eustache Machineries Pont Rouge Pont Rouge Agri-Mont Rougemont F.Constantineau & Fils inc.Mont Laurier Redéfinit les faucheuses-conditionneuses ultra-performantes TA 4062 avec Bx TA 5090 avec Bx TA 4032 SH avec Bx Disponibles en largeurs de 2.8, 3.2, 3.6, 4.0, 6.2 et 9 m (plus version frontale 3.2 m) et offrant l’exclusif groupeur d’andain Bx (facultatif) à courroie intégrée, pour regrouper 2 andains en un seul, sans râtelage, pour une récolte plus propre.«Super-float» une exclusivité Taarup En plus du « flottement conventionnel » de la tête de coupe (ressorts hélicoïdaux), l'élément le plus exposé aux impacts de terrain (la barre de coupe) possède sa propre suspension intégrée, favorisant une coupe uniforme, tout en esquivant sécuritairement les obstacles de surface! Dépliant Kverneland-Taarup ?Faucheuses-conditionneuses ?Faucheuses ?Démonstration souhaitée Nom:_______________________________________________________________________________ Adresse:- No.Tél.:- BA-05-04 Marque tracteur: kverneland — group iss fa 1200, rue Rocheleau, Drummondville, Québec J2C 5Y3, Tél.:(819) 477-2055 http://www.kvernelandgroup.corn en couverture Mm omprenant 56 ha t prairies, 12 ha i pâturage et 56 haren îCfates, l’exploitation ;t autosuffisante en -, ains et en fourrages.PETITE HISTOIRE D'UN TRANSFERT « Au moment du transfert, les gens ne savent pas par où commencer et quelles sont les étapes à franchir.Mon rôle consiste à les guider et à les assister dans leur démarche », explique l’agronome et conseiller en gestion du Groupe-conseil agricole Lac-Saint-Jean-Est, Sébastien Girard.Il a incité les Dufour à fixer leurs objectifs.Par la suite, il a fallu évaluer les besoins financiers de Jacques et de son épouse, Jacqueline Bouchard.« Après, nous avons pu établir le budget de l’entreprise avec les revenus et les différentes dépenses : le remboursement aux parents, les dettes nouvelles et actuelles, ainsi que les investissements, raconte M.Girard.Certains coûts ont dû être révisés et abaissés.Par exemple, au lieu de construire une étable neuve, Roberto a acheté et rénové des bâtiments existants.» La recherche de financement a permis au jeune producteur de bénéficier de trois subventions en plus du prêt de quota.Il a reçu la subvention à l’établissement de 20 000 $ de La Financière agricole.Le Centre local de développement lui a versé une subvention Jeune promoteur de 8000 $.Il a aussi profité du Soutien au travailleur autonome du Centre local d’emploi, qui lui a versé une partie de son salaire durant six mois.ont été prêtés par la Fédération des producteurs de lait.« Cinq ans, c’est court, mais en même temps, c’est long, estime l’agronome Girard.Ça donne le temps de trouver des solutions.Une occasion d’augmenter la rentabilité, comme l'achat d’une terre ou de quota, peut toujours se présenter.» Le jeune éleveur n’aime pas l'inactivité.Il a toujours des projets.Entre autres, il veut renouveler petit à petit son parc de machinerie.« À moyen terme, je voudrais aussi faire passer la moyenne du troupeau de 7000 à 8000 kg/vache/an.Comme je ne veux pas augmenter mes coûts de production, j’ai changé ma stratégie en ce qui concerne le choix de taureaux pour l'insémination.Avant, nous accordions la priorité à la conformation; maintenant je mise sur la production.» Ces projets lui paraissent reposants, après la précipitation du transfert et des rénovations.« Nous avons travaillé fort.Maintenant, nous laissons la poussière retomber.» k uà 1 m n P§ U N JPF CHOIX FACILE POUR LES CLIENTS DIFFICILES Les gens qui travaillent fort exigent des outils performants.C'est pourquoi de plus en plus d agriculteurs, de contractées et autres professionnels choisissent les tracteurs AGCO.AGCO offre une gamme complète de tracteurs robustes et fiables, dotés de caractéristiques de série que la compétion n'offre seulement qu’en option à un coût additionnel.Comptez sur les tracteurs AGCO pour : • des machines de type compact à ultra-robuste, de 19 à 225 ch à la pdf • une transmission à la fine pointe de la technologie, telle que RowerMaxx CVT • des moteurs diesel Cummins sur les modèles les plus puissants • une cabine de conception ergonomique pour un confort et un contrôle supérieurs ainsi qu un fonctionnement silencieux Il y a un tracteur super-robuste et ultra-performant répondant précisément a vos besoins dans la gamme d AGCO; un leader mondial dans I industrie possédant plus de 100 ans d expérience dans la fabrication de tracteurs.Essayez-en un dès aujourd hui et voyez vous-même comment les tracteurs AGCO vous permettent de prendre de I avance sur le terrain.>4GCO VOUS DEVEZ L'ESSAYER 4205 River Green Parkway, Duluth, GA 30096 U.S.A., I 800 767-3221, www.agcocorp.com.AC.GO est une marque de commerce de AGCO Corporation © 200a AGCO Corporation AG122E04V01 DU LAIT ^TRACTEURS DES POUR TOUS LES L’offre des tracteurs compacts (15 à 55 ch) explose, stimulée par le marché vigoureux des petites fermes.En fait, aux États-Unis, on compte pas moins de 1,25 million de fermes qui ne génèrent même pas 10 000 $ de vente de produits agricoles annuellement.Au total, il y a 1,75 million de producteurs à temps partiel au sud de la frontière.À l’autre bout de l’échelle, la limite des 500 ch au moteur est atteinte par tous les grands fabricants.L’automatisation des fonctions répétitives fait partie du paysage régulièrement.La transmission à variation continue est presque généralisée, l’autoguidage par GPS se répand et la suspension sur l’essieu avant et sous la cabine devient monnaie courante.Rien ne laisse croire que l’agriculture est essoufflée et a besoin d’un répit.Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon.guertin@lebulletin.rogers.comJ.PAR SIMON-M.GUERTIN UN AUTRE COMPACT CHEZ AGCO En janvier dernier, Agco lançait ses tracteurs modèles ST55.D’une puissance au moteur de 55,3 ch, le ST55 propose une transmission 12x12 synchronisée avec un inverseur mécanique.Avec trois gammes et quatre rapports, cette boîte peut pousser le tracteur à une vitesse de pointe de 27 km/h.Pour passer de l’avant à la renverse, il suffit de débrayer, d’actionner un levier situé sur le tableau de bord et de relâcher la pédale.Le système hydraulique débite à 17,3 gpm et la pdf est totalement indépendante.Le ST55 vient coiffer la série ST dont les puissances au moteur se situent maintenant entre 20 et 55 ch.Il comble le vide laissé entre la série ST (20 à 55 ch au moteur) et la GT (45 à 73 ch à la pdf) lancée plus tôt en 2003.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 1 9 UNE TRANSMISSION À VARIATION CONTINUE SIGNÉE AGCO Les modèles RT redessinés proposent un moteur plus musclé et, en option, une transmission à variation continue appelée PowerMaxx CVT.Celle-ci permet de choisir entre deux rapports mécaniques et de lancer ensuite l’action au moyen d’un levier situé à droite du conducteur.On peut aussi actionner la transmission par la pédale de l’accélérateur.Un autre levier situé à gauche du volant contrôle la vitesse et la direction.Agco offre aussi la transmission Auto Quadrashift 32 x 32, qui combine huit rapports mécaniques synchronisés et quatre powershift.Les nouveaux moteurs Cummins six cylindres 6,7 litres délivrent des puissances de 100 à 150 ch à la pdf.Les quatre modèles proposent un rayon de braquage amélioré de 20 %.La cabine redessinée limite le niveau sonore à 71 décibels.On peut ajouter une suspension AirMaxx en option.Une suspension sur l’essieu avant HydraMaxx peut également équiper les nouveaux RT.LE RETOUR DE FARMALL Bien connue à partir des années 1920, la marque Farmall est tombée dans l’oubli au milieu des années 1980.Case IH a choisi de séduire le marché des agriculteurs de fins de semaine en signant les modèles D et DX de ce nom qui rappellera bien des souvenirs à la génération des Babyboomers.Quatorze modèles sont offerts à l’intérieur des puissances de 18 à 55 ch au moteur ou 13,7 à 47 ch à la pdf.Dix modèles sont proposés dans la plage de 21 à 45 ch et deux autres modèles coiffent cette série.La plupart des Farmall peuvent être équipés d’un essieu avant moteur.Un système hydraulique et un relevage trois points font partie de l’équipement de série.Par ailleurs, en plus d’une transmission mécanique, ces tracteurs peuvent recevoir une boîte hydrostatique, qui ne nécessite pas l’intervention de la pédale d’embrayage.20 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Arctic Cat jète de la boue aux yeux de la compétition avec la ligne la plus diverse de V.T.T.qu'on ait jamais vu.Vous aurez ce que vous voulez.Du nouveau gagnant "V.T.T.de l'année", le 650 au nouveau V.T.T.sport, le DVX, rien ne peut se comparer à la ligne 2004.Il y a plus de capacité de charge, plus de déplacement de suspension, plus de garde au sol, plus de capacité de remorquage.Et pendant l'événement des ÇAT Ventes Monstres, il est temps d'aller chez votre concessionnaire Arctic Cat et de vous apprêter à vous salir.PLUS P0UR ALLER PLUS LOIN Le Arctic Cat 650 V.T.T.DE ATV Illustrated - ATV Guide tread lightlyi UN MXU S’EST AJOUTÉ CHEZ CASE IH En juillet dernier, Case IH lançait la série Maxxum MXU comprenant trois modèles dont les puissances variaient de 80 à 105 ch à la pdf.Depuis ce temps, on a ajouté le modèle MXU 135 de 115 ch à la pdf.Les modèles MXU 100 et MXU 110 proposent un moteur quatre cylindres de 4,5 litres, et les deux autres utilisent un moteur six cylindres de 6,7 litres.La transmission standard pour tous les modèles est une 24 x 24 avec LO-HI.En option, ces tracteurs peuvent recevoir une boîte 16 x 16 semi-powershift avec des fonctions automatisées selon les modèles.Notre unique conception brevetée 23° accepte plus de barrettes pour vous donner plus de traction et de force de traction.L’efficacité et la productivité étant améliorées, vous passez moins de temps dans les champs.7991 Tous reçoivent l’inverseur à commande électronique de série.Par ailleurs, en décembre dernier, Case IH annonçait que ses tracteurs Magnum MX et les Steiger STX incluant les modèles Quadtree pouvaient être équipés du guidage automatique par GPS nommé APS Accu-Guide.L’installation est possible sur les modèles déjà en opération.Le nouveau système automatique propose une précision variant de un à quatre pouces.Les premiers tracteurs MX Magnum à recevoir le système installé à l’usine seront offerts à l’automne 2004.Pour les STX, ce sera au printemps prochain.FENDT PROPOSE UNE SÉRIE « VERGER » Dans le domaine arboricole, viticole ou des cultures spéciales, Fendt propose sa série 200, un choix de tracteurs allant de la version étroite jusqu’à la version large.Cette série se situe dans la gamme des puissances de 50 à 80 ch à la pdf qui atteint 85 ch sur les modèles 209 V et P.La transmission est de type synchromesh offrant 19 à 21 rapports avant selon les modèles.On propose aussi un relevage et une prise de force à l’avant.En avril 2003, Fendt lançait le modèle 818 Vario de 160 ch à la pdf.En janvier dernier, elle complétait cette gamme en présentant les modèles 815 et 817 de 130 et 145 ch à la pdf respectivement, tous caractérisés par une réserve de puissance au » UN KAWASAKI MUL Mettant en vedette les pneus Dirt Hook de Bridgestone PASSEZ CHEZ VOTRE DÉTAILLANT DE PNEDS AGRICOLES FIRESTONE PARTICIPANT POOR ORTENIR LE REGLEMENT COMPLET DU CONCOURS ET PARTICIPEZ POUR COURIR LA CHANCE DE GAGNER! : DES PNEUS POUR CHAQUE CONDITION DU SOL ] TRÈS SEC/SEC HUMIDE DETREMPÉ/BOUEUX BOUEUX RADIAL ALL RADIAI 9000 TRACTION 23 RADIAL DEEP RADIAL CHAMPION TREAD 23- SPADE GRIP 'firestone™ PNEUS AGRICOLES CHEF DE FILE DANS LE DOMAINE 1-800-267-1318 Barrie Taylor, Ouest du Canada, poste 8029 Barry Hawn, Ontario, poste 5256 Michel Brûlé, Québec, Atlantique, poste 8011 ® Firestone est une marque déposée de Bridgestone Licensing Services Inc., utilisée sous licence ® Mule et Kawasaki sont des marques de commerce de Kawasaki Canada Inc.Véhicule utilitaire à essence Kawasaki Mule 550 PLUS DE PLAISIR! moteur de 18 ch.Ces tracteurs sont équipés de série avec la transmission VARIO et le système de gestion TMS.Avec tous les modèles, qu’ils soient équipés ou non de TMS, il est possible d’accélérer en utilisant soit le levier situé sur la console ou tout simplement en actionnant la pédale d’accélération.Ces tracteurs sont aussi équipés du VARIOtronic qui prend en charge 13 fonctions répétitives comme celles en bout de champ.Le guidage automatique développé en collaboration avec Beeline est maintenant disponible sur les tracteurs Fendt.FENDT 900 JUSQU’À 270 CH La série 900 de Fendt (160 à 270 ch pdf) comprend maintenant cinq modèles soit les 918,920, 924,926 et le nouveau 930, offrant une puissance de 300 ch au moteur.Leur système hydraulique s’appuie sur une pompe pouvant atteindre un débit de 31 gpm.Par ailleurs, cette série a vu la surface de sa grille augmentée de 71 % et son système de refroidissement accru de 34 %, réduisant la fréquence d’entretien.Le nouveau capot et le système d’éclairage améliorent l’opération de nuit.En plus des fonctions répétitives automatisées, Fendt propose l’enregistrement des paramètres reliés aux équipements utilisés.Avec une presse à foin, par exemple, il sera possible de noter automatiquement le nombre de balles récoltées par champ.Cette série de tracteurs est aussi équipée de la transmission VARIO, du système de gestion TMS et de la prise en charge des fonctions répétitives par le VARIOtronic par simple pression du doigt.Ce système, de concert avec le busCAN, peut gérer certaines fonctions sur les outils attachés comme la presse à grosses balles carrées Hesston.JOHN DEERE COIFFE LA MARQUE AVEC UN 500 CH En mars dernier, John Deere lançait les modèles 9620 et 9620T.Équipés d’un moteur Deere de 12,5 litres qui déploie 500 ch, ces tracteurs sont les plus puissants de la marque.L’été dernier, Deere achevait la refonte de sa gamme de tracteurs avec les trois modèles 7720 (140 ch pdf), 7820 (155 ch pdf) et 7920 (170 ch pdf).Les deux premiers sont équipés d’un moteur Deere de 6,8 litres et le 7920 d’un moteur de 8,1 litres.Le châssis est sculpté à l’avant afin de réduire le rayon de braquage.Avec cette nouvelle configuration, le moteur est plus avancé et la répartition des masses est modifiée : 400 kg supplémentaires sont déplacés sur le pont avant.L’empattement est également plus long.On propose quatre transmissions au choix sur les modèles 7720 et 7820.La PowrQuad plus 16 rapports est la transmission montée de série.Plus perfectionnée, la boîte AutoQuad permet de passer automatiquement les rapports sous charge.La transmission à variation continue AutoPowr est la solution haut de gamme.Cette boîte est montée de série sur le 7920.Le circuit hydraulique a bénéficié d’une remise à niveau et on a amélioré le confort en cabine.24 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MASSEY-FERGUSON ETOFFE SA GAMME DE 60 À 155 CH PDF Avec quatre modèles de 60 à 90 ch à la pdf, la série MF 5400 vient se placer entre les tracteurs MF 4300 et les MF 6400.Ils sont équipés de moteurs Perkins dépollués de 4,4 litres.De série, ils reçoivent la boîte de vitesses Speedshift avec 16 vitesses en marche avant et arrière.Un bouton, placé sur le levier, permet de changer de vitesse et de gamme simultanément.Il est également possible de monter les rapports ou de rétrograder sans utiliser la pédale d’embrayage grâce au bouton Speedshift placé sur le pommeau du levier de vitesses.L’inverseur de série est de type mécanique synchronisé et placé à gauche du volant.En option, les MF 5400 peuvent recevoir un inverseur sous charge.Deux boîtes avec vitesses rampantes de 0,6 km/h ou 0,2 km/h sont également offertes sur demande.À l’arrière du tracteur, deux pompes à engrenage assurent l’alimentation du circuit hydraulique avec 23,6 gpm; 15 gpm aux quatre prises hydrauliques.Le relevage standard affiche une capacité de trois tonnes.Sur la cabine, le toit vitré adapté aux travaux avec un chargeur frontal est offert sur tous les modèles.On propose aussi de nombreuses options de sièges et d’éclairage.CINQ LANDINI DE 58 À 98 CH AU MOTEUR La série Powerfarm proposée avec ou sans cabine vient se substituer aux séries Atlantis et 60.Propulsés par des moteurs Perkins 1100 (norme Tier II), les Powerfarm offrent un couple plus élevé et une plus faible consommation de carburant.L’intervalle d’entretien passe à 500 heures.Le Powerfarm 60 est équipé d’un moteur trois cylindres.Les autres modèles reçoivent un quatre cylindres et certains sont dotés d’un turbocompresseur.La série Powerfarm est équipée d’une boîte polyvalente 24 vitesses avant et 12 vitesses arrière permettant d’atteindre 40 km/h grâce à la fonction Overdrive.Un inverseur, qui permet aussi d’enclencher les options Overdrive ou super réduction, est disposé à gauche du volant.Le super réducteur, offert en option, permet une vitesse minimum de 0,3 km/h.Tous les modèles de la série sont dotés d’un blocage électro-hydraulique du différentiel.Le pont avant s’enclenche mécaniquement.La prise de force, à commande mécanique, propose systématiquement une vitesse proportionnelle à l’avancement et, au choix, une vitesse 540/1000 tr/min ou 540/750 tr/min.La série Rex, destinée à l’horticulture, a été révisée et profite des nouvelles technologies en matière de motorisation afin de répondre aux normes (Tier II) actuellement en vigueur.jY FERGUSON »> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 25 SIX MODÈLES COMPOSENT LES MF 6400 La série MF 6400 est équipée de moteurs six cylindres Perkins 1106 (6465, 6475, 6480) et SISU 66ETA (6485,6490,6495).Les puissances varient de 95 à 155 ch à la prise de force.Les premiers ont une cylindrée de 6 litres tandis que les seconds, de 6,6 litres.Tous sont des modèles turbo compressés.Une nouvelle transmission Dyna-Shuttle 32 x 32 équipe ces tracteurs.Elle propose jusqu’à 15 vitesses de travail au champ.Elle offre quatre rapports sous charge par accroissement de 17 % et huit vitesses synchronisées.La boîte Eco permet d’atteindre des vitesses de 40 km/h à une Une gamme d'enrobeuses hermétiquesTaarup: nouveaux châssis surbaissés - contrôles manuels et/ou électroniques conviviaux - multiples raffinements: performances optimisées.1200, rue Rocheleau Drummondville (Qc) J2C 5Y3 tél.: (819) 477-2055 kvcanada@kvernelandgroup.com TÉLÉPHONE____________________________________ ^ MARQUE DETRACTEUR C.V.DÉPLIANT: ENROBEUSE ?NOM BA-05-04 kverneland ADRESSE CODE POSTAL -TTTT http://www.kvernelandgroup.com V 26 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS révolution autour de 1800 tr/min.Les options Autodrive et Speed Matching optimisent la performance en choisissant les bonnes combinaisons vitesses/gammes selon des paramètres préétablis.Ces options donnent une excellente maîtrise, plus d’efficacité et une économie de carburant.Les systèmes hydrauliques proposés débitent jusqu’à 29 gpm à une pression de 2900 livres par pouce carré.Les prises hydrauliques peuvent atteindre le nombre de cinq.Enfin, ces tracteurs peuvent recevoir la suspension QuadLink sur l’essieu avant et une autre pneumatique sous la cabine.Celle-ci est caractérisée par une surface vitrée de 61 pieds carrés et un niveau sonore limité à 71 décibels.LES NOUVELLES GÉNÉRATIONS McCORMICK Les ZTX230, ZTX260 et ZTX280 sont équipés d’un moteur Cummins de 8,3 litres à 24 soupapes avec injection à accumulation du carburant (CAPS).Ces moteurs produisent une meilleure efficacité, un couple accru et une réserve de puissance de 15 ch sur le premier modèle et 20 ch sur les deux autres.La transmission totalement powershift propose 18 rapports avant et 8 arrière.L’inverseur électronique, situé à gauche de la colonne de direction, intègre la fonction Park.Les ZTX offrent un angle de braquage Visitez notre site internet : www.innotag.com ment faire + avec ¦ ?PRO-SERIES 8000 : LE CONTROLEUR SIMPLE ET PRECIS Contrôleur d'application liquide et granulaire (semences, engrais, lisier, pulvérisation) Capteur de rendement (grain, légumes, fourrages) Système de pesage embarqué Système de guidage de sarcleur par caméra SYSTEME DE GUIDAGE ATC Écran couleurs haute résolution Précis le jour et la nuit Et plus.Guidage parallèle et courbe Vue d'ensemble du champ Enregistrement de données VENTE, SERVICE ET MISE EN ROUTE (450) 464-7427 1 800 363-8727 Beloeil (Québec) NOTAG AGRICULTURE DE PRECISION LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 27 Ill de 55 degrés et peuvent être équipés d’un pont avant à suspension indépendante ne nécessitant aucun entretien.De leur côté, les six tracteurs McCormick MTX de 100 à 170 ch à la pdf bénéficient d’une nouvelle génération de moteurs Cummins 6,7 litres.La cabine reçoit un tableau indiquant la position du relevage et affichant les vitesses et gammes engagées.L’ordinateur de bord et le système de diagnostic sont intégrés en équipement standard.La transmission Autospeed permet un passage de quatre rapports par simple pression sur un bouton et les sauts de gamme sans débrayer.Mm LES BOOMER ACCUEILLENT CINQ NOUVEAUX MODÈLES La famille de tracteurs compacts de New Holland grandit avec l’arrivée de trois petits modèles et deux gros portant à 14 le nombre total de Boomer, dont la puissance au moteur varie de 18 à 55 ch.Tous les modèles ont une silhouette améliorée incluant des phares halogènes et des lumières de coin.Ils profitent également d’un nouveau chargeur adapté à ce style.New Holland lançait en novembre dernier la série TN-A, des tracteurs utilitaires dont la puissance à la pdf varie de 45 à 62 ch.Ils offrent le choix entre 2RM et 4RM, une transmission 12 x 12 ou 16 x 16 avec inverseur.L’essieu SuperSteer est aussi disponible.En décembre, New Holland adoptait l’IntelliSteer, l’auto-guidage par GPS sur ses tracteurs TJ et TG.Deux niveaux de précision sont offerts : le premier offre une précision de quatre pouces et le second, un pouce.Ce système peut être installé chez les concessionnaires New Holland sur les modèles TJ et TG.TROIS SÉRIES RENAULT Solis fut dévoilé pour la première fois au SIMA à Paris en 2001.Il est maintenant offert au Québec en trois modèles : un trois cylindres de 40 ch et deux quatre cylindres de 50 et 60 ch.Ces tracteurs bénéficient d'améliorations par le constructeur français portant notamment sur la carrosserie et l’ergonomie du poste de conduite.Les Celtis, lancés à Paris en février 2003, sont arrivés sur notre marché peu de temps après.Ils se déclinent en quatre modèles dont les puissances varient de 62 à 90 ch à la pdf.Depuis peu, les Celtis sont offerts en version arceau, leur facilitant l’accès dans les bâtiments de faible hauteur.Les Celtis sont dotés d’une boîte composée de deux gammes de cinq vitesses mécaniques synchronisées.En l’associant à un inverseur synchronisé, le conducteur peut compter sur 10 rapports avant et arrière.Le débit hydraulique varie en fonction de la transmission utilisée et s’échelonne de 22 gpm à 28 gpm.Enfin, pour répondre au besoin des amateurs de transmission à variation continue, Renault présentait lors des salons d’hiver un tracteur équipé d’une transmission hydrostatique.28 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Lasën*)*, VALTRA C, M, BM ET XM Conçus pour utilisation avec un chargeur frontal, les Val-tra C sont équipés d’un moteur quatre cylindres de 4,4 litres avec turbo compression à régulation mécanique ou électronique.La puissance des sept modèles s’étale de 90 à 147 ch au moteur.La pompe débite 23,6 gpm et une version 31,6 gpm est offerte en option.Toujours en option, les C peuvent recevoir jusqu’à sept prises hydrauliques.La transmission est elle aussi empruntée aux séries M et T.Il s’agit d’une boîte semi-powershift 36/36 à gestion électronique et inverseur sous charge.La série M fut lancée en 2003 avec la même motorisation à quatre cylindres.Celle-ci apporte plus de compacité et de maniabilité qu’un modèle de même puissance à six cylindres.Toujours avec la même motorisation, Val-tra enrichit sa gamme avec les modèles articulés XM 130 et XM 150 qui développent 130 et 150 ch au moteur.Cette série est dotée de la transmission Hi Tech 2 qui comprend une boîte de vitesses 36/36 avec un inverseur électro-hydraulique et un passage à trois rapports sous charge.Le XM a hérité de toutes les caractéristiques de la série M avec en plus une articulation centrale qui lui permet un court rayon de braquage.Le châssis, à la différence de la série C, intègre le réservoir à carburant.Le moteur est, quant à lui, positionné sur le pont.Enfin, la série BM s’ajoute à cette offre, proposant des puissances de 110 à 125 ch.LA SÉRIE MT 500B DE CHALLENGER Challenger rénove sa série MT 500 avec cinq tracteurs dont la puissance s’étale de 95 à 145 ch à la pdf et une transmission à variation continue TechStar CVT.Équipée d’un moteur Caterpillar 3056 de 6 litres, la série MT 500B propose en cabine un système de chauffage et de climatisation automatique, des manettes regroupées de façon ergonomique par fonction, une activation novatrice de l’éclairage et un niveau sonore de 71 décibels.Des suspensions sont également offertes sous la cabine et sur l’essieu avant.La transmission de base est le modèle AutoPower IV qui donne le choix entre 32 rapports avant et 32 arrière.Cette boîte combine huit vitesses synchronisées avec quatre rapports powershift.La transmission à variation continue TechStar CVT, offerte en option, donne tout le loisir du choix entre 0 et 50 km/h.Le système hydraulique débite 29 gpm et propose de façon standard deux prises hydrauliques avec deux autres optionnelles.Le relevage trois points produit une force de trois à près de sept tonnes selon les modèles de tracteurs et les transmissions utilisées.Enfin, la prise de force propose les variantes 540 ou 1000 tours par minute et le mode économie.Le guidage automatique déjà disponible sur les MT700 et MT800 sera offert sur les MT600 en milieu d’année, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 29 À QUOI SE QUAND TOUT VZTZ DE VOUS.Derrière chaque écusson de marque Massey Fergusonmd vous trouvez une technologie à la fine pointe de l'industrie, une fiabilité éprouvée et des options d'équipements qui vous rendent plus productif et plus profitable.Qui plus est, vous allez retrouver cet écusson sur une des gammes d'équipements agricoles parmi les plus complètes de l'industrie.Depuis plus de 157 ans, Massey Ferguson dessine, conçoit et construit des équipements sur lesquels vous pouvez compter et vous fier, génération après génération.Notre engagement à vous satisfaire demeure notre but premier par l'intermédiaire d'un financement flexible, de pièces de qualité et d'un concessionnaire Massey Ferguson toujours à vos côtés, prêt à vous servir.Le tout confirme Massey Ferguson dans son rôle de meneur et en fait, de toutes les marques, celle qui compte le plus de tracteurs au travail dans le monde.Peu importe le travail à faire, à la ferme, sur le chantier ou sur votre propre terrain, vous trouverez un équipement Massey Ferguson et un concessionnaire attentionné pour vous aider à l'accomplir plus facilement et plus rapidement, toute la journée, jour apès jour.Massey Ferguson: À quoi se fier, quand tout dépend de vous.Tracteurs sous compacts, GC 2300 Tracteurs compacts de la sériel400 Les tracteurs de la série 3300 Les tracteurs utilitaires de la série 400 Les tracteurs poids moyens de la série 5400 Les tracteurs des séries 6400 et 8200 à puissance élevée Les équipements pour la fenaison Les moissonneuses Les andaineuses automotrices Chargeurs, équipements et accessoires ne filiale de la compagnie AGCO.* www.masseyferguson FERGUSON' M-137E04V01 PHOTOS : MAPAQ grandes cultures Roger et Eric Lortie ont fait de la production de semences de céréales et de soya leur spécialité.Ils opèrent leur propre centre de conditionnement de graines de semence.« C’est en transformant notre produit qu’on vient à bout d’être en business », pense Éric.Pour rentabiliser son entreprise, il ne faut négliger aucun détail.Tout peut être payant.PAR NANCY MALENFANT e n’est pas tout de cultiver, il faut également créer son marché », soutient Éric Lortie qui exploite avec son père, Roger, 350 hectares en grandes cultures à Saint-Lin-Laurentides.Ce principe, les Lortie ne l’appliquent pas qu’à la commercialisation de leur récolte, mais aussi aux services et aux autres produits issus de la ferme.Lorsque Éric s’est associé avec lui sur l’entreprise en 1988, Roger Lortie multipliait déjà de la semence depuis plusieurs années.Depuis, ils ont fait de la production de semences de céréales et de soya leur spécialité.Ils opèrent leur propre centre de conditionnement de graines de semence.« C’est en transformant notre produit qu’on vient à bout d’être en business », pense Éric.En 2003, ils ont cultivé pour la semence deux variétés d’avoine, quatre d'orge, deux de soya et une de blé.Ceci ne signifie pas que les contrats tombent du ciel.Les producteurs ont établi les contacts avec plusieurs compagnies et ont travaillé fort pour se faire reconnaître.« C’est en produisant de la qualité que l’on gagne la confiance des compagnies, dit Éric.Mais il ne faut pas rester dans son coin, on doit établir des liens, assister aux réunions, aux rencontres.Sinon, c’est facile de se faire oublier.» Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.Parfois, les contrats se concluent tardivement.Il est déjà arrivé aux Lortie de prendre des engagements au début de mai.« On doit faire preuve de flexibilité avec les compagnies », dit Éric.Les Lortie ont résolu ce problème en réservant une zone tampon où ils peuvent cultiver de la semence ou du maïs-grain, le cas échéant.D'ailleurs, cette dernière culture occupe près de 25 % des superficies aux Fermes Lortie.La rentabilité dépend beaucoup des rendements.De ce côté, les producteurs avouent ne rien laisser au hasard.« Les terres sont entièrement drainées et nivelées.On passe également la sous-soleuse tous les trois ou quatre ans pour décompacter et faciliter l’égouttement », explique Roger.Comme ils reçoivent du fumier de volaille et de porcs, ils possèdent aussi un plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) depuis six ans.Éric croit au bien-fondé d’un PAEF pour ajuster la fertilisation aux besoins de leurs cultures.« Non seulement on fertilise mieux, mais les économies en engrais minéraux nous ont permis de payer notre investissement dans le PAEF dès la première année.» Des sous-produits profitables La mise en marché des sous-produits issus de la culture des semences permet également aux Lortie d’aller 32 / MAI 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Simple, mais efficace Éric Lortie a eu l’idée d’équiper son puits artésien d’un compteur d’eau.En connaissant la dose et la grandeur du champ à arroser, il remplit son pulvérisateur avec la quantité exacte d’eau dont il a besoin.Un ordinateur contrôle le débit de pulvérisation et un marqueur à mousse permet d’éviter les croisements tout en l’assurant que toute la surface a été couverte.« Nous ne nous retrouvons pas avec des surplus de produits embarrassants à la fin de l’opération, dit Éric.Quand nous avons fini de pulvériser, le réservoir est vide.» Voilà un moyen simple, mais efficace d’économiser eau, herbicide et de préserver son environnement.chercher un revenu supplémentaire.L’an dernier, ils ont vendu 8000 petites balles de paille, en plus d’une certaine quantité de grosses balles carrées.« Et si on en avait eu trois fois plus, on les aurait toutes vendues », dit Roger.Selon Éric, la demande pour la paille existe, mais c’est un marché que les producteurs négligent.« Beaucoup affirment que ce n’est pas payant de cultiver des petites céréales.Curieusement, ce sont souvent ceux qui laissent leur paille au champ qui le disent.En commercialisant notre paille, nous arrivons à payer la location des terres.» Les Lortie vont eux-mêmes voir leurs voisins et les producteurs du coin pour leur proposer leur paille.Ils font même la livraison jusque chez leurs clients.« Ce n’est pas gênant d’aller voir les gens pour leur offrir un produit de qualité, dit Éric.En plus, en vendant directement, on évite les intermédiaires et tout l’argent nous revient.» permettent de rentabiliser au maximum leurs équipements.« En saison, nous priorisons les travaux sur notre entreprise, mais aussitôt que nous avons terminé les opérations chez nous, nous faisons des travaux chez d’autres producteurs », dit Éric.Ils travaillent aussi au déneigement et au fauchage de terrains municipaux et de bords de route.Comme pour tout le reste, les Lortie ont privilégié l’approche active pour l’obtention de ces contrats.« Nous n’avons pas attendu que les gens de la municipalité viennent nous voir pour nous demander nos services, raconte Éric.Nous sommes allés leur offrir.C’est beaucoup plus efficace.» Les criblures de céréales sont également reprises et recriblées une deuxième fois afin de pouvoir servir d’engrais vert.Les Lortie en implantent après leurs cultures de céréales et en vendent à d’autres producteurs.Cette pratique gagne en popularité dans la région.Les gens appliquent du fumier après la culture et sèment un engrais vert pour en récupérer les éléments fertilisants.Proposer ses services Été comme hiver, les divers travaux à forfait que réalisent les producteurs leur Roger Lortie, Gisèle Godard, Nathalie Lapalme et Éric Lortie Après avoir ramassé la paille pour la vendre, les Lortie implantent un engrais vert.Ils retravaillent ensuite le sol à l’automne à l'aide de la charrue ou du chisel.Agrandir par l’intérieur Pour l’instant, les Fermes Lortie fonctionnent seulement avec Éric et Roger en plus d’un employé saisonnier.Nathalie Lapalme, la conjointe d’Éric, est responsable de la comptabilité tandis que Gisèle Godard, la femme de Roger, s’occupe de la correspondance.Les producteurs ne ferment pas la porte à un éventuel agrandissement.Cependant, en attendant que le prix des terres redescende à un niveau raisonnable, ils défrichent certains de leurs boisés pour les mettre en culture.La possibilité de louer des terres facilement dans les environs les incite à ne précipiter aucun achat.Ils font également des échanges de surfaces avec des jardiniers maraîchers qui veulent diversifier leurs rotations.Les Lortie pensent qu’il est important d'investir du temps pour réussir.« Une entreprise agricole, c’est comme n’importe quelle entreprise.Tu dois t’en occuper pour qu elle fonctionne bien », dit Éric.C’est certainement le principe qu’il tente d’inculquer à ses quatre enfants : une parcelle en production de fraises sert à les initier aux travaux à la ferme, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 33 grandes cultures LE PUCERON PREND D’ASSAUT Bien que minuscule, ce ravageur constitue une menace à ne pas négliger.Son arrivée récente dans le soya nous obligera à reconsidérer les pratiques phytosanitaires dans cette culture, par nancy malenfant Le puceron du soya suce la sève, ce qui affaiblit la plante et affecte les rendements en cas d’infestations importantes.On le considère aussi comme un vecteur potentiel de certains virus.C’EST EN 2000 QUE L’ON A SIGNALE pour la première fois la présence du puceron du soya aux États-Unis.Depuis, cette espèce originaire d’Asie a véritablement pris d’assaut l’Amérique du Nord.On la retrouve maintenant dans trois provinces canadiennes et une vingtaine d’États américains.Le Québec n’est malheureusement pas épargné par ce ravageur.En 2002 et 2003, on rapportait sa présence dans l’ensemble des régions productrices de soya de la province.L’an dernier, le MAPAQ et l’Université Laval ont effectué des échantillonnages dans 54 champs répartis dans neuf régions.Selon les données recueillies, les pourcentages d’infestation (% de plants infestés) ont atteint 100 % en Montérégie-Ouest, en Estrie et au Centre-du-Québec à la fin d’août.En outre, on a constaté le nombre moyen le plus élevé de pucerons par plant en Montérégie-Ouest, en Estrie et en Montérégie-Est.La présence du puceron du soya est très préoccupante selon l’agronome-entomologiste du MAPAQ, Michèle Roy.« Les observations provenant d’autres régions productrices de soya en Amérique du Nord suggèrent que le puceron deviendra un ravageur prépondérant et nécessitera une régie phytosanitaire intense.» Le puceron cause des dommages en suçant la sève des plants de soya, ce qui les affaiblit et affecte les rendements en cas d’infestations importantes.On le considère aussi comme un vecteur potentiel de certains virus qui provoquent un flétrissement des plants, une sénescence hâtive des feuilles et un noircissement des grains.Il passe l’hiver ici ou pas ?« Nous ignorons toujours si le puceron passe l’hiver au Québec ou s’il migre chaque année en provenance du sud-ouest de l’Ontario ou des États du Midwest américain », dit l’agronome Roy.L’an dernier, on a observé les premiers pucerons en Montérégie le 26 juin.L’examen de la rétro-trajectoire des vents à l’aide des données d’Environnement Canada a révélé de forts vents venant du Midwest vers la mi-juin.Ces Nancy Malenfant, agronome, est journaliste.34 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! PHOTO : MÉLISSA DUVAL, MAPAQ données appuient la thèse selon laquelle le puceron migrerait ici chaque année.Cependant, il n’est pas exclu que le puceron du soya survive à notre hiver.L’adulte pondrait alors ses œufs à l’automne sur un arbuste, le nerprun.Les nouvelles générations produites au printemps retourneraient ensuite coloniser le soya.Cette information quant à la biologie du puceron sous nos conditions revêt une grande importance.En effet, elle influence grandement la date d’arrivée des pucerons dans les champs.Car plus l’infestation débute tôt, plus les dégâts risquent d’être importants.En outre, des chercheurs de l’Université du Minnesota ont récemment découvert que les températures les plus propices à la croissance et à la reproduction du puceron se situent entre 20 et 25 "C.On peut donc craindre que notre climat soit plutôt favorable à la prolifération du puceron du soya.N’agissez pas trop vite ! Un suivi des champs s’avère désormais essentiel.Le dépistage devrait commencer vers la fin de juin ou le début de juillet et se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’août, à raison d’une à deux fois par semaine.On dénombre les pucerons sur le plant entier.Cette opération doit être répétée sur 20 à 30 plants dans chaque champ en évitant les bordures.Michèle Roy mentionne que certaines situations augmentent les risques d’infesta-tion.« La présence de nerpruns à proximité, le stress hydrique et les semis tardifs augmentent la vulnérabilité de la culture.» Les cultivars tardifs et semi-tardifs donnent la chance au puceron de se développer plus longtemps et d’atteindre des populations plus importantes.Un seuil de 250 pucerons par plant guidera la décision de traiter ou pas.Attention, ce n’est pas parce que le seuil est atteint qu’il faut tout de suite appliquer un insecticide.Tout dépendra de ce qui va se passer les sept jours suivants.« On doit continuer de surveiller étroitement la situation et voir si elle répond à certains critères », dit Mme Roy.(Voir l’encadré On décide de traiter si.) Pour l’instant, seul le Cygon (dimé-thoate) est homologué contre le puceron dans la culture du soya.L’an dernier, une homologation d’urgence pour le Matador (lambda-cyhalotrin) a été obtenue.Une demande d'homologation permanente a été faite à l’Agence de réglementation sur la lutte antiparasitaire.On devrait connaître sa décision au printemps.Il reste encore beaucoup à apprendre de la biologie du puceron du soya sous nos conditions.Nos connaissances progressent peu à peu.Et plus nous en saurons, mieux nous serons armés pour lui faire face, y Il n’est pas exclu que le puceron du soya survive à notre hiver.L’adulte pondrait alors ses œufs à l'automne sur cet arbuste, le nerprun.Les nouvelles générations produites au printemps retourneraient ensuite coloniser le soya.La coccinelle asiatique est un prédateur important du puceron du soya.ON DÉCIDE DE TRAITER SI.¦ La culture se situe entre le stade R1-R5 (début floraison à premières graines).Au-delà de ce stade, les pertes de rendements sont beaucoup moins importantes et ne justifient pas le traitement; ¦ les conditions sont sèches; ¦ les populations ne cessent d’augmenter dans les jours suivant l’atteinte du seuil de 250 pucerons par plant; ¦ on n’observe pas la présence de prédateurs (coccinelles); ¦ la température favorise la croissance des pucerons (inférieure à 35 °C).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 35 PHOTO ; CAROLE GERMAIN, SCF NOTRE SUPPORT DANS VOTRE LUTTE CONTRE LA GRIPPE AVI Al RE.QUELQUES CONSEILS UTILES Qu’est-ce que la grippe aviaire ?La grippe aviaire est une maladie infectieuse causée par la souche de type A du virus de [’influenza.L’infection cause une grande variété de symptômes chez les oiseaux, d’une infection bénigne à une maladie hautement contagieuse et rapidement mortelle, résultant en de sévères épidémies.En général, les poussées épidémiques hautement pathogènes sont liées aux sous-types H5 ou H7.Bien que la souche H7, qui a récemment été isolée dans un troupeau en Colombie-Britannique, soit différente de la souche liée à [’influenza humaine qui a récemment frappé l’Asie, elle tend néanmois à subir de fréquents changements antigéniques et nul ne peut prédire avec certitude comment la situation évoluera.L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a toutefois mis la ferme en quarantaine et procédé à la destruction de tout le troupeau.De plus, toutes les fermes avicoles dans un rayon de cinq kilomètres devront être soumises à des examens et tout mouvement ou expédition d’oiseaux sont strictement défendus jusqu’à avis contraire.Situation Les volailles domestiques sont particulièrement sensibles à de telles épidémies et un contact direct ou indirect avec une sauvagine migratrice ou autre est fréquemment à l’origine de la transmission de la maladie.Le virus de l’influenza peut survivre pendant de longues périodes dans l’environnement, soit dans les excréments, le fumier et la litière sale, et particulièrement lorsque la température est basse.Il peut facilement se transmettre d’une ferme à l’autre par l’équipement, les vêtements contaminés, les véhicules, la nourriture et même les œufs.Enfin, les insectes, rongeurs, animaux et oiseaux sauvages peuvent également propager le virus.Quels sont les enjeux ?En plus de l’épidémie qui sévit en Asie et du cas rapporté en Colombie-Britannique, plusieurs autres cas ont été rapportés au cours des dernières années dans plusieurs États de la côte est des États-Unis comme la Virginie, la Pennsylvanie et la Caroline du Nord.Plus récemment, des cas ont été rapportés au Delaware et au Texas.La maladie étant maintenant présente en Colombie-Britannique, le risque est plus élevé que jamais et il importe d’appliquer dès maintenant des mesures sanitaires rigoureuses et de biosécurité, non seulement dans les zones infectées, mais partout, et en tout temps.Quels sont les mesures préventives ?Restreindre la circulation des véhicules et des visiteurs Nettoyer et désinfecter les véhicules et l’équipement entrant sur le site Utiliser les douches •:* Porter des vêtements propres et utiliser des bains de pieds efficaces Contrôler les insectes, rongeurs et oiseaux sauvages ?Éviter l’accumulation d’eau (stagnante et de ruissellement) qui pourrait facilement être contaminée Voilà autant de mesures efficaces à prendre; le choix d’un désinfectant haut de gamme, efficace et éprouvé, demeure de loin l’étape la plus importante.Virkon (S) est reconnu mondialement comme un désinfectant antiviral à large spectre des plus efficaces.La « UN Food and Agriculture Organization » te décrit comme un « excellent désinfectant »; la « Animal Production and Health Commission for Asia and the Pacific » le recommande pour décontaminer l’équipement et les sites contaminés; le Virkon est la seule marque de désinfectant recommandée dans le « Australian Veterinary Emergency Plan (AUSVET PLAN) », le document de référence à l’origine des plans d’urgence dans plusieurs autres pays tels le Canada, les États-Unis, le Mexique en plus de l’Office international des épizooties.Virkon est approuvé, sélectionné et recommandé par plusieurs agences gouvernementales : le « United Kingdom’s Department for Environment, Food & Rural Affairs », le « United States Department of Agriculture » et l’ACIA au Canada.Votre allié en biosécurité depuis plusieurs années, Vétoquinol vient une fois de plus soutenir vos efforts dans la lutte contre la grippe aviaire.Claude Thibault D.V.M.SVétoquinol 2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) J5T 3S5 1800 363-1700 36 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS X lïî v f MrKon $ Le choix éclairé en matière de biosécurité Les dangers les plus insidieux sont souvent ceux que l'on ne voit pas.Face à la menace croissante des vecteurs de contamination potentiels, il faut voir clair - et loin - pour mener votre entreprise à bon port.Confiez votre élevage à Virkon, un désinfectant puissant à large spectre éprouvé, sécuritaire et efficace contre virus, bactéries et champignons qui menacent les animaux et qui pourraient même affecter les humains.\ M É D/c A T4 ° N X X INSECTICIDES SOUTIE EC H NIQUE Reconnu à travers le monde comme symbole de sécurité.^Vétoquinol Sùj' 2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) Canada J5T 3S5 1 800 363-1700 www.vetoquinol.ca PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT //olaille LAGR L’influenza aviaire hautement pathogène a frappé fort cet hiver.On a entendu parler de souches, de zones infectées, d’influences culturelles.PAR MARIE-JOSÉE PARENT Lorsqu’une grave maladie comme 1’influenza aviaire hautement pathogène sévit, il est réconfortant de constater que nos modes d’élevage et nos mesures de biosécurité nous protègent en grande partie.Mais puisque le risque zéro n’existe pas, en particulier en ces jours de migration d’oiseaux sauvages, il est bon de bien comprendre la maladie et le grand responsable : le virus de l’influenza.« Dans le cas de l’influenza, la nomenclature est importante parce qu’il y a différentes souches, explique le professeur titulaire Amer Silim de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.Aux États-Unis, en Asie du Sud-Est ou en Colom-bie-Britannique, on ne parle pas de la même souche.» Le Dr Silim se spécialise en virologie aviaire.Il est également le responsable du plus important laboratoire de sérologie aviaire au Québec.Les virus de l’influenza sont divisés en trois types, A, B ou C.Tous les virus de l’influenza aviaire sont de type A.Les virus de types B et C affectent principalement les humains et quelquefois les phoques et les porcs.Les souches du virus de l’influenza de type A sont Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste (mariejoseeparent@videotron.caJ.désignées par les lettres H et N.C’est chez les oiseaux qu’on retrouve la plus grande variété de souches.Chaque lettre est désignée par un chiffre : il y a 15 H différents et 9 N.Toute combinaison de ces lettres et de ces chiffres est possible.Par exemple, en Asie du Sud-Est, c’est le virus H5N1 qui a sévi.Par contre, au Delaware et au New Jersey, c’est le H7N2 qui a frappé; le H5N2 en Pennsylvanie et au Texas; et le H7N3 en Colombie-Britannique.Les souches commençant par H5, H7 et H9 sont reconnues comme étant celles qui causent beaucoup de mortalité chez les oiseaux.On parle alors d'influenza aviaire hautement pathogène.Les oiseaux sauvages migratoires comme les canards hébergent les virus de l’influenza aviaire sans développer la maladie.« C’est un parasitisme parfait », qualifie le Dr Silim.Le virus se multiplie dans le système digestif et est rejeté dans les fientes.Les volailles d’élevage gardées à l’extérieur ont alors de bonnes chances d'ingérer le virus qui s’adapte pour infecter son nouvel hôte.Et comme on ne parle plus de la même espèce d’oiseau, la volaille d’élevage peut développer la maladie Présentement, nos modes d'élevage et nos mesures de biosécurité nous protègent en grande partie.et peut même en mourir.Rares au Canada, les élevages extérieurs de volaille domestique sont encore présents aux États-Unis et très nombreux dans d’autres parties du monde.Certains États américains comme la Pennsylvanie ou le Delaware sont particulièrement vulnérables puisqu’ils sont dans la ligne de vol des grandes migrations d'oiseaux sauvages qui passent leurs étés en Alaska et au Yukon.L’étape suivante est la transmission du virus aux porcs, spécialement quand les deux types d’élevages sont présents sur la même ferme.Puis, le porc transmet le virus à l’humain et parfois au cheval.Toutefois, ce qui a inquiété beaucoup les autorités sanitaires cet hiver avec le cas en Asie, c’est 38 / MAI 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PEUR que le virus en question, le H5N1, a été transmis directement de la volaille aux humains.Plusieurs en sont morts.Dans un cas même, on soupçonne que le virus a été transmis d’humain à humain.On a même remarqué que le virus H5 a infecté des bovins, des chats et des ours.C'est en 1997 que l’on observait un virus de l’influenza aviaire se transmettre directement de la volaille à un humain.Ceci s’est produit à Hong Kong et le virus impliqué était le H5N1.« D’autres chercheurs croient que c’est déjà arrivé dans le passé, mais qu’on ne le sait pas, précise le Dr Silim.Ce pourrait être le cas de la grippe espagnole du début du XXe siècle.» Une région plus à risque La différence culturelle de l’Asie du Sud-Est dispose davantage cette région à l’apparition de nouveaux virus.Pour subvenir à ses besoins, la population élève souvent quelques volailles et porcs chez elle.La surpopulation régio- Les oiseaux explique aussi sauvages ce Plus grand risque.Il migratoires y a plus de contacts hébergent le entre animaux, entre humains et animaux, ZlSie et entre humains tout transmettent court.Autre explica- aux volailles tion : la Thaïlande est domestiques.passée en 15 ans de Le professeur Amer Silim de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal croit que le virus peut se transmettre d’un humain à un autre.pays importateur de poulet à quatrième exportateur.Or, le souci de la biosécurité n'a pas progressé à la même vitesse.Un autre aspect qui désavantage l’Asie, et non le moindre, est la mise en marché typique de cette région du globe.Les Asiatiques raffolent des marchés d’animaux vivants.Ce qui amène un plus grand contact entre volailles infectées et humains.Aux États-Unis, les grandes villes comme New York ont des marchés d’animaux vivants pour satisfaire les différentes ethnies.Le virus peut alors être transmis d'un oiseau infecté à un autre parfaitement sain.Même si la volaille ne retourne pas à la ferme, les travailleurs peuvent eux-mêmes rapporter le virus à la ferme.On croit d’ailleurs que c’est de cette façon qu'une ferme du Delaware a dernièrement été en contact avec la maladie.Parmi les autres moyens de propagation, le virus de l’influenza pourrait Vacciner ou non ?« L’Office international des épizooties (OIE) décourage la vaccination parce que, malgré la vaccination, le virus peut quand même infecter les oiseaux, résume le Dr Silim.L’immunité développée n’est pas suffisante pour empêcher la multiplication du virus dans l’intestin.» Parfois, l'OIE accepte la vaccination lorsque le cas est trop sévère.Mais le problème est alors la production de suffisamment de vaccin.Des vaccins pour les humains seraient par contre en développement actuellement, en Europe, aux États-Unis et en Chine, et seraient destinés aux travailleurs de l’industrie avicole.muter et se transformer de faiblement pathogène à hautement pathogène en passant d'un volatile à l'autre.C’est ce qui serait arrivé en Colombie-Britannique cet hiver.11 est également possible qu’il y ait échange d’information génétique entre deux virus, ce qui pourrait résulter en des virus encore plus pathogènes que les virus actuels.Par exemple, un virus H5N1 rencontrant un virus humain faiblement pathogène, mais très bien adapté à l’humain, pourrait causer beaucoup de dommages.Avons-nous une chance d’avoir le virus H5N1 au Québec ou au Canada ?« Je dirais que nous avons un risque négligeable parce que nous n’importons pas d’oiseaux de pays touchés par le H5 », répond le Dr Silim.Et que dire de la transmission d’humain à humain ?« Je crois que le virus peut se transmettre d’un humain à un autre, précise le spécialiste.Par contre, nous n’avons pas encore de preuves.» Alors, vivement la biosécurité, n’est-ce pas ?k BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 39 Voici une photo de famille Case IH s'y connaît en équipement.Même avant le lancement du premier tracteur FARMALL en 1923, ce nom était synonyme de tracteurs productifs, fiables et robustes.Case IH poursuit sa tradition depuis ce temps avec sa grande famille de machines efficaces et robustes.En tant que membres d'une grande famille, les tracteurs FARMALL de la série DX ont su profiter du partage de la technologie utilisée dans toute la gamme.De plus, nos concessionnaires chevronnés continuent à offrir un service et un soutien de premier plan pour tous les produits de qualité Case IH.Alors, comme toujours, vous pouvez compter sur l'équipe ROUGE pour obtenir un tracteur qui s'avérera un travailleur fiable et robuste pendant de nombreuses années. La force de l'équipe l * ;_____________.___ .________ La marque des professionnels Visitez notre site Internet : www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE UNE TRADITION DE LEADERSHIP PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT CLUB Patrick Côté et Joanne LaBranche ont recherché le meilleur dans tout.Objectif : rentabiliser une entreprise dans un contexte difficile.L’implication dans un club d’encadrement technique a permis à Joanne LaBranche et Patrick Côté d’acquérir le petit quelque chose qui fait la différence entre une exploitation qui peine à survivre et une autre qui tire son épingle du jeu.par marie-josée parent Les « formats CLUB » en alimentation, vous connaissez ?Les grandes chaînes nous disent qu’elles nous permettent d’en avoir plus pour notre argent.En encadrement technique, en agriculture, nous avons la « formule CLUB ».Sans s’enrichir, Joanne LaBranche et Patrick Côté, de la ferme Les Élevages Quali-Porc, de Kinnear’s Mills, dans la région de l’Amiante (Chaudière-Appalaches), croient que ce concept leur permet de tenir le coup, en attendant des jours meilleurs.Joanne LaBranche et Patrick Côté peuvent aisément être cités comme modèles en gestion puisque, avant Marie-josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotron.caj.même de faire partie du Groupe Évolu-Porc de la Beauce, ils ont démontré beaucoup de ténacité pour rentabiliser leur entreprise.« Facile ! direz-vous.La femme est comptable et l’homme est technologiste agricole ! » Ils sont tout de même partis de rien il y a 10 ans.Lorsqu’ils achètent la ferme, en 1994, tous ceux qui connaissent l’âge des bâtiments les croient un peu fous.Mais pour Joanne et Patrick, c’est l’occasion de devenir producteurs de porcs.À l’époque, les 240 truies produisent 17,4 porcelets sevrés par truie par année.Les premières années sont consacrées à prendre le pouls de l’entreprise et à travailler sur la régie interne.Patrick travaille alors à la ferme, alors que Joanne continue son métier tout en faisant, bien sûr, la comptabilité de l’élevage.Ils augmentent ainsi la productivité à environ 20 porcelets par truie en 1997.Après l’apprentissage, le couple décide de passer à l’étape suivante : améliorer encore plus la productivité.En 1997, Joanne et Patrick anticipent les modifications apportées au calcul du coût de production de l’ASRA, dont l’entrée en vigueur est prévue pour l’année suivante.Pour leur entreprise, le scénario envisagé par l’ASRA représente un manque à gagner variant entre 80 000 et 100 000 $ par année.Ce modèle est révisé par la suite, mais il faut tout de même vivre avec une assurance moins généreuse que par le passé.42 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Avec un prix du porc au plus bas en 1998, Joanne LaBranche et Patrick Côté analysent divers scénarios pour rentabiliser leur entreprise, dont celui d’avoir uniquement une maternité de 600 truies.« Mais on se voyait à la merci des acheteurs », explique Patrick.Ils décident plutôt de rénover complètement la maternité.L’engraissement est en meilleur état pour opérer.Puisqu’ils sont plus productifs, ils ajustent le nombre de truies à la capacité de l’engraissement.Elles diminuent dorénavant au nombre de 205.Joanne se souvient de l’état d’esprit qui les anime alors : « Tout le temps des rénovations, on se disait : “Tout le monde nous dit qu’en rénovant, la productivité augmente." Est-ce que ça va être ça ?Nous étions sceptiques.Nous avions mis l’augmentation de la productivité dans notre budget.» Aujourd’hui, ils estiment qu’il ont rénové au bon moment, alors que le prix du porc est bas.L’entreprise est donc à son optimum lorsque les prix reprennent du mieux en 2000 et 2001.La décision suivante place le couple à la merci totale de la production porcine.Tout de suite après les rénovations, Joanne quitte son emploi pour travailler à temps plein sur la ferme.L’employé est remercié de ses services.Ce choix difficile est indispensable pour assurer la stabilité de la famille.Durant toutes les années de démarrage, le couple est devenu une famille comprenant trois enfants.Pour Joanne, occuper un poste exigeant, voir à la comptabilité et à la gestion de l’entreprise, en plus de la famille, c’est trop.Le couple calcule un budget qu’il respecte scrupuleusement.À la fin de 1998, les rénovations sont terminées.1999 est l’année baromètre.« Ça passe ou ça casse », clame Joanne.Cette année-là, la productivité passe à 23 porcelets par truie et à 24 en 2000.Malgré des bons résultats, les producteurs éprouvent des difficultés financières.« Tout était égal ou supérieur à ce qu’on avait budgeté, mais quand on comparaît notre coût de moulée avec celui du coût de production de l’ASRA, on arrivait à 5 $ de plus par porc », se rappelle Joanne.C’est à ce moment-là qu’ils entrent en contact avec le Groupe Évolu-Porc et qu’ils rencontrent le consultant Denis Champagne.Parallèlement à leur entrée dans le club, une vétérinaire indépendante, Dorine Tremblay deVetcoporc Consultants, leur recommande de changer la génétique de leur troupeau.Avec la génétique qu’ils avaient, ils ne pouvaient augmenter davantage leur productivité.« Elle nous a dit qu’il n’y avait plus grand-chose qu’on pouvait faire par nous-mêmes, raconte Joanne.Nous n’avions pas beaucoup de porcelets nés.Elle nous a amenés à changer LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 43 Vive le club ! Joanne LaBranche et Patrick Côté ont pris plusieurs années avant de devenir membres du Groupe Évolu-Porc.Ils avaient déjà été approchés par le passé, mais ce n'est que lorsqu’ils se sont vraiment sentis prêts qu’ils ont joint le club.Aujourd’hui, ils sont des convertis.Joanne a même joint le conseil d’administration en juin 2003.C’est que le club leur a beaucoup apporté.Pour le coût de moulée, ils ont économisé 9 cents par kg produit, soit 7,65 $ par porc, ou si voulez 37 263 $ pour 2002 seulement (4871 porcs livrés).La productivité est passée de 24,3 porcelets sevrés par truie en 2001 à 26,4 en 2002.Ceci leur a permis d'aller chercher un revenu supplémentaire de 24 673 S.Ce qui est bien, c’est que ces données, et bien d’autres, sont comparées avec des valeurs neutres, celles des autres producteurs du groupe.« Ça donne de la crédibilité à nos démarches de refinancement », dit Joanne.À cela s’ajoutent les réunions de groupe et les consultations privées.Pour Joanne et Patrick, le groupe est une source de motivation, ce qui est très important dans un métier dans lequel on peut se sentir si facilement à l’écart.Certaines améliorations techniques ont été introduites à la suite de leur implication dans le club.C’est le cas du sevrage ultra-précoce.Les truies en première parité gardent un maximum de huit porcelets, celles en deuxième parité, neuf, et celles en troisième parité ou plus, 10.Les porcelets les plus vigoureux sont alors placés dans des cages au-dessus des mères à l’âge de quatre à cinq jours où une alimentation adaptée leur est servie.De cette façon, les truies n’épuisent pas leurs réserves avant la prochaine portée.Joanne et Patrick se sont aussi initiés aux contrats à livraison différé (CLD).« C’est bien beau de travailler sur les coûts de production, mais il faut aussi travailler sur les revenus », stipule Joanne.En 2003, le couple a été nommé Lauréat bronze région Québec/Chaudière-Appalaches des PME agricoles de la Banque Nationale.Le sevrage ultra-précoce est une des innovations apportées depuis la participation de l’entreprise dans un club d’encadrement technique. de génétique en Génétiporc », renchérit Patrick.Ils mars 2001, en fixent donc l'objectif d'augmenter la même temps que prolificité de 1,5 porcelet né par truie, nous avons ren- Du côté économique, la moulée est contré Denis le principal poste de dépense : 60 % du Champagne.» coût de production ! Pour diminuer le Lors de cette coût d’alimentation, ils ne voient rencontre, ils d’autre choix que de changer de comparent leurs résultats techniques source d’approvisionnement.Leur et économiques avec les 73 autres pro- objectif : devenir copropriétaires docteurs du club.Les résultats ne les d’une meunerie, Nutrigène de Saint- surprennent pas.La prolificité est plus Isidore de Beauce, avec 25 autres probasse que les autres membres du docteurs.Il leur faut toutefois un dos- groupe et le coût d’alimentation est sier étoffé à présenter à leurs plus élevé.« La base de données du créanciers.« La comptable a travaillé club nous a confirmé le potentiel de pas mal », lance en blague Patrick, la génétique qu’on avait choisie, la L’été y passe au complet.Nutrigène ne En 1998, Joanne LaBranche et Patrick Côté étaient mûrs pour une rénovation complète de la maternité : sections gestation, mise bas et pouponnière.produit que de la moulée pour porcs des 26 producteurs propriétaires.Elle offre les services d’un spécialiste en alimentation pour les recettes.La meunerie fonctionne indépendamment du Groupe Évolu-Porc.À l’heure actuelle, l’entreprise est allée chercher tout ce qu elle pouvait en termes de productivité et de rendement économique.Ironiquement, la ferme ne pourrait pas supporter une hausse de productivité puisqu'il manquerait de place pour élever tous les porcs.Pour l’instant, Joanne LaBranche et Patrick Côté espèrent garder le cap en attendant un meilleur prix du porc, te WBtt) Le spécialiste de Véquipement de fenaison! COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Machines agricoles PIÈCES COMPATIBLES Presse rectangulaire de série LB : la référence dans les machines de haute densité.Presse à balles rondes série RVà chambre variable et série RF à chambre fixe.ANDEX, andaineur rotatif : 13 modèles traînés ou portés dans des largeurs de 3,20 à 15 mètres.Faucheuse à disques à condi- FANEX, faneuse rotative : Honneur à rouleaux KMR ou 9 modèles tramés ou portés à fléaux KMT disponibles dans dans des largeurs de 4,60 à des largeurs de 2,40 à 3,80 11 mètres, mètres.44 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I I Un vaccin pour protéger *y la génération qui suit I^ViroPure W purification par plages tO*w «1*1 al «an**.icbxIrMr 10100 ml RIO ml.«W of tou») t»icr*i kir u* * Fax : (450) 446-1133 Sans frais : 1 877 365-7692 • sova.excel@qc.aira.com t Denis Ferland Madame Micheline Martin, première vice-présidente, Direction du Québec, RBC Banque Royale, a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Denis Ferland au poste de vice-président associé, Marché agricole, Direction du Québec.M.Ferland assumera la responsabilité du développement de marché, de la gestion des ventes et autres activités de l'entreprise, en rapport avec les services financiers aux entreprises et institutions des secteurs agricoles et agroalimentaires.Depuis son arrivée chez RBC Banque Royale en 1987, M.Ferland a occupé divers postes dans la gestion des services aux entreprises agricoles et commerciales dans la grande région de Montréal.Depuis février 2002, jusqu'à sa récente nomination, il a été chargé à titre de directeur principal de la gestion des risques, Entreprises commerciales, au bureau national de Toronto.Il est détenteur d'un baccalauréat en génie agricole de l'Université Laval.La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise les initiales RBC comme préfixe pour ses unités et filiales d'exploitation, groupées sous la marque principale RBC Groupe Financier.La Banque Royale du Canada est la plus grande institution financière du Canada par sa capitalisation boursière et son actif, et l'une des principales sociétés de services financiers diversifiés en Amérique du Nord.Elle offre des services bancaires aux particuliers et aux entreprises, la gestion de patrimoine, des assurances, des services à la grande entreprise et de banque d'investissement ainsi que le traitement des opérations, à l'échelle mondiale.La société compte 60 000 employés qui servent au-delà de 12 millions de clients, particuliers, entreprises et administrations publiques, par des bureaux en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays.Pour en savoir davantage, consultez le site www.rbc.com RBC Banque Royale bœuf 48 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LES PÂTURAGES NATURELS OU ENSEMENCÉS À BASE DE LUZERNE SONT PÂTURÉS TOUTE L’ANNÉE.Toutefois le climat ne permet pas aux animaux d’y aller plus d’une fois aux 20 jours au printemps et une fois aux 60 jours en hiver (la saison chaude).Comment gérer cette situation ?Avec des pâturages temporaires, les verdeos.Ce sont des champs ensemencés de seigle, avoine et ray-grass\ le mot est inspiré de la couleur verte verde.Les animaux iront trois fois maximum, à des intervalles de 40 jours.Cette solution ne comporte pas que des avantages.Les semis doivent se faire au début mars et 1 ha de verdeos apporte entre 4000 et 6000 kg de matière sèche par an.« Si on ensilait la luzerne sur une surface équivalente, on irait chercher autour de 10 000 à 16 000 kg de MS, souligne M.Garino.La qualité des verdeos varie selon les conditions climatiques au semis et durant la saison.Comment s’assurer d’en avoir assez ?Avec l’ensilage, les éleveurs auraient sous la main des fourrages de qualité en quantité suffisante durant la saison chaude.» Or, cette idée se bute à une croyance fort bien ancrée chez les paysans argentins, qui illustre bien la différence entre eux et nous : la machinerie, c’est la perdition des paysans ! Auraient-ils compris quelque chose qui nous échappe ?L’ARGENTIN ANDREW MERCHISON FUT UN ÉTUDIANT DE HENRI GARINO À MCGILL AU MILIEU DES ANNÉES 1980.Après ses études, il est retourné chez lui assumer la gérance des six estancias (ranchs) familiaux.La superficie de chaque estancia est de 3000 à 4000 hectares.Andrew gère un troupeau de 2000 mères Angus rouge et achète 5000 veaux par année pour l’engraissement.Il cultive 2000 ha de tournesol, autant en maïs-grain et 1500 ha de blé.Il achète du seigle de semence canadien pour ses verdeos.>> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 2004 / 49 Keenan Votre Solution en alimentation Nouveau RTM Keenaif Better farming - Better Food SYSTEM Aussi disponibles - Distributeurs de concentrés f- Distributeurs de fourrages ¦ RTM sur rail et stationnaire JP Convoyeurs - Épandeur orbital KEENAN .¦ AGRO CONTACT (1992) INC.Pour recevoir votre trousse d'information RTM KEENAN, contactez-nous: Tél.: (819) 364-7880 www.agrocontact.ca bœuf LES PARCS D’ENGRAISSEMENT COMMENCENT À PEINE À VOIR LE JOUR EN ARGENTINE, la finition des bovins se faisant plutôt à l’herbe.Cette méthode, on s’en doute, allonge la période de finition.Au Québec, Henri Garino fut un des pionniers des parcs d'engraissement au début des années 1970.À la fin des années 1980, il a décidé de faire profiter ses compatriotes d’Amérique du Sud de son expertise acquise au fil des ans.Ses recommandations font l’objet de parutions dans plusieurs magazines techniques agricoles.« L’idée fait son chemin de retirer les veaux d'un an des pâturages pour les regrouper et leur fournir une alimentation plus riche en énergie, se réjouit M.Garino.Nous avons calculé que le GMQ à l’herbe est de 1 kg, tandis qu’il est de 1,5 kg et plus au grain et à l’ensilage.» En plus d’accélérer la finition, l’engraissement en parcs fournit des lots plus uniformes et permet de laisser les pâturages aux jeunes veaux en croissance.« Nous avons posé la question ainsi : pour un hectare de pâturage, qu’est-ce qui est le plus rentable : trois petits veaux ou un gros bouvillon ?Les besoins pour un animal en croissance sont élevés en protéines et bas en énergie, et c’est le contraire en finition.Il a donc fallu construire des corrals, et les installations étaient conçues à très faibles coûts : clôtures électriques et mangeoires en toile à même le sol.» Les investissements doivent être minimes : le prix offert au producteur oscille autour de 0,35 $ US la livre poids vif.UîlïUlMUti ruc/iL’UUi îwiuMkiVÀ r OPINIONES HENRY GARINO Inverfiada pasloril ton leramaclon ilOS MALOS DE LA PELIGULA?Mitas y vertades de Ta compra de hacienda par las sopermercadas 60 % (170 MILLIONS D’HECTARES) DE L’ARGENTINE PRÉSENTE UN CLIMAT ARIDE, et 15 % (42 millions d’hectares) un climat semi-aride semblable à ce qu’on retrouve au sud des États-Unis.LES PAYSAGES TOURISTIQUES DE L’ARGENTINE DU SUD sont confondants de ressemblance avec des paysages des Rocheuses canadiennes, te « ^-79»* L'excellente protection offerte par le fongicide ELEVATE* facilite grandement la culture de raisins, de petits fruits, de pêches et de cerises de qualité exceptionnelle.ELEVATE inhibe la germination et la croissance fongiques pour arrêter la moisissure grise (Botrytis) et la pourriture brune avant que votre culture soit infestée.De plus, ELEVATE peut être utilisé de la première fleur jusqu'à avant la récolte.Cela procure une flexibilité accrue et vous donne la tranquillité d’esprit.Alors, fêtez une bonne récolte grâce à l'appui que vous offre le fongicide ELEVATE.Pour plus d’information au sujet d’ELEVATE ou d’Arvesta Canada, Inc., veuillez appeler au 1-866-761-9397 ou visitez le site www.arvesta.ca IMD ELEVATE Arvesta Lisez toujours et suivez les directives apparaissant sur l'étiquette.ELEVATE, Arvesta et le logo Arvesta C n kl r> I I m C sont des marques déposées d’Arvesta Corporation.© 2004 Arvesta Canada.Inc.215C-2302.r U INI La I L I U t Canada CALENDRIER 2004 DES EXPOSITIONS AGRICOLES AU QUÉBEC (expoduquebec.com) (N.B.: Cette liste est sujette à changement sans préavis.) EXPOSITION ENDROIT DATE INFORMATION Abitibi Saint-Félix Du 12 au 15 août (819) 444-5477 poste 215 Argenteuil Lachute Du 15 au 18 juillet (450) 562-3741 Bassin de la Chaudière Saint-lsidore Du 26 juillet au 1" août (418)882-5466 Beauce Saint-Honoré Du 11 au 15 août (418)485-6507 Bellechasse Saint-Anselme Du 7 au 11 juillet (418) 885-8185 Bécancour Saint-Pierre-les-Becquets Du 3 au 6 juin (819) 292-3405 Brème Brome Du 3 au 6 septembre (450) 242-3976 Centre-du-Québec Trois-Rivières Du 9 au 18 juillet (819)374-2714 Chicoutimi Chicoutimi Du 4 au 8 août (418)545-8597 Cookshire Cookshire Du 19 au 22 août (819) 875-3771 Drummond Drummondville Du 24 juin au 2 juillet (819)478-4133 Expo-Québec Site ExpoCité Du 18 au 29 août (418) 691-7654 Huntingdon Fair Huntingdon Du 20 au 22 août (450) 264-6659 Kamouraska Saint-Pascal Du 20 au 25 juillet (418)492-1984 Lac-Saint-Jean Saint-Félicien Du 8 au 15 août (418) 679-4554 Lotbinière Saint-Agapit Du 3 au 8 août (418)888-4628 Matapédia Amqui Du 3 au 6 juin (418)756-5211 Missisquoi Bedford Du 12 au 15 août (450) 248-2817 Montmagny Montmagny Du 11 au 15 août (418)248-3418 Ormstown Ormstown Du 10 au 13 juin (450)829-2776 Pont-Château Coteau-du-Lac Du 3 au 6 septembre (450)452-4609 Pontiac Shawville Du 2 au 6 septembre (819)647-3213 Portneuf Saint-Marc-des-Carrières Du 22 au 25 juillet (418)873-3707 Richelieu Sorel-Tracy Du 6 au 13 juin (450)743-2124 Richmond Richmond Du 9 au 12 septembre (819)826-3198 Rimouski Rimouski Du 4 au 8 août (418)723-1666 Rive-Nord Berthierville Du 25 au 27 juin (450) 836-6667 Rouville Rougemont Du 1" au 4 juillet (450)469-3748 Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe Du 22 juillet au l’août (450) 773-9307 Stanstead Ayer’s Cliff Du 26 au 29 août (819)876-7317 Témiscamingue Saint-Bruno-de-Guigues Du 3 au 6 juin (819) 726-2807 Témiscouata Notre-Dame-du-Lac Du 11 au 13 juin (418) 899-2381 Verchères Calixa-Lavallée Du 9 au 11 juillet (450)583-2079 Victoriaville Victoriaville Du 2 au 8 août (819)752-2101 'fÜL'f MAINTENANT TOUS LES FRUITS ET LES LÉGUMES FONT PARTIE DE RALLYE HORTICOLE Toutes les cultures fruitières et maraîchères font maintenant partie du Programme de récompenses Rallye HorticoleMC Inscrivez-vous dès aujourd'hui et commencez à accumuler des points avantageux à échanger pour de fabuleuses récompenses.Tous les produits horticoles de Bayer CropScience et de Dow AgroSciences sont maintenant éligibles.Inscrivez-vous en téléphonant au 1 -877-661-6665 ou visitez www.hot-potatoes.ca Bayer CropScience (fÜ^Dow AgroSciences Rallye Horticole est une marque de commerce de Bayer.2175-023E-0304 52 Z MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : PIERRE SAURIOL fruits et légumes Les grandes chaînes d’alimentation veulent garantir l’innocuité et la salubrité de leurs aliments.Certaines demandent déjà à leurs fournisseurs un système de traçabilité.Le programme de Prisme (pour Production en régie intégrée du sud de Montréal) dépasse la traçabilité.Ce programme d'innocuité, salubrité et traçabilité (1ST) permettra d'identifier les sources probables de contamina- des résultats.Prisme développe les registres et fournit la documentation nécessaire aux entreprises pour leur permettre de démontrer aux inspecteurs qu’elles sont conformes aux exigences.Le programme de Prisme permettra d’identifier les sources de contamination tout au long du système de production et de les éliminer.PAR PIERRE SAURIOL Seul un système de traçabilité permet de raconter l’histoire d'un aliment du semis à la livraison chez l’acheteur.Un tel système est la dernière étape d'un programme de salubrité.Le Consortium Prisme, ce club de producteurs impliqués dans le dépistage des ravageurs depuis plus de 20 ans, est très bien placé pour monter un programme de traçabilité cohérent, pratique et crédible.En effet, cette entreprise possède une banque de données sur les fermes de ses producteurs dépistés : plans des fermes géoréférencés, historique des cultures et des traitements phytosanitaires recommandés et appliqués, PAEF, etc.Le producteur qui tient son registre des traitements phytosanitaires effectués conformément à la loi fournit ses données à Prisme.Plusieurs utiliseront un ordinateur de poche pour enregistrer toutes les données pertinentes et les transféreront à l’ordinateur de Prisme, qui enregistrera ces données sur le logiciel Datatrace.Cette base de données est en train d’être validée par les producteurs qui l'utilisent.Les enteprises qui le désirent pourront conserver leurs données confidentielles chez elles.Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulutre fp.sauriol@sympatico.caL tion tout au long du système de production et de les éliminer.On prélèvera des échantillons de l'eau d’irrigation et de lavage, et on mesurera la contamination chimique et bactériologique associée aux méthodes de production.On pourra alors recommander les mesures correctives ou préventives qui s’imposent.Ces analyses répétées durant la saison, aux étapes de production jugées plus à risques, accroîtront la fiabilité 1ST permettra de réduire les coûts d’implantation d’un programme de salubrité et de traçabilité dans chaque ferme.Toutes les opérations effectuées seront documentées et intégrées dans un fichier informatisé pour pouvoir les retracer rapidement.Un tel système offert par un regroupement de producteurs permettra aux petites entreprises familiales de répondre aux exigences des grossistes sans mettre en danger leur survie CONSORTIUM PRISME SUIVRA LA TRACE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 53 fruits et légumes financière.Les entreprises devront choisir une technologie de traçabilité en fonction de son coût et de la capacité de leurs fournisseurs et clients à utiliser les mêmes équipements.Actuellement, l’utilisation des codes à barres (imprimantes et lecteurs optiques) par de petites et moyennes entreprises semble poser problème.Les autres technologies plus évoluées comme les puces électroniques devront attendre avant de s’implanter.En attendant, un producteur pourrait, par exemple, utiliser un code maison inscrit sur papier, pour identifier un lot (ex.: FM-10-100604, pour Ferme Maraîchère, champ 10, récolte du 10 juin 2004).Selon le directeur du Consortium Prisme, Luc Brodeur, le programme 1ST permettra de développer des façons de faire pour minimiser tous les risques de contamination.« On pourra développer des itinéraires techniques adaptés à chaque produc- tion, dit M.Brodeur.Les risques de contamination pour des laitues sont beaucoup plus élevés que ceux d'une culture d’oignons jaunes secs; on peut donc élaborer un protocole beaucoup moins coûteux pour ces derniers.» Mais alors qu’il est question de mettre en place un programme de traçabilité pour la chaîne alimentaire, les producteurs qui ont vu leurs revenus baisser depuis plusieurs années ne veulent pas être les seuls à payer.Depuis 20 ans, les producteurs horticoles se sont impliqués financièrement pour développer des systèmes de dépistage de ravageurs, et pour soutenir de la recherche en partenariat afin de trouver des moyens de réduire l’usage des pesticides et d’améliorer l’innocuité.La traçabilité est encore un autre coût à assumer.Cependant, l’entreprise qui offre la traçabilité augmente ses chances de vente.Mais surtout, en plus d’offrir un filet de sécurité aux intervenants agroalimentaires, l’entreprise s’offre un outil de gestion indispensable en cas de contamination.L’industrie vit avec le risque d’un rappel à chaque saison.Lors d’un rappel, il faut pouvoir retrouver rapidement la source de contamination.Avant la traçabilité, lors d’un rappel, tous les produits devaient être bannis.En retraçant l’origine exacte du produit fautif, on évite de pénaliser inutilement les producteurs non concernés.Ne pas adopter un programme de traçabilité peut donc s’avérer plus coûteux que l’adopter.En cas de rappel, Prisme prévoit répondre aux questions d'un acheteur dans un délai de quatre heures en semaine et de huit heures en fin de semaine.Certains producteurs essaient de développer leur propre programme de traçabilité; mais il faut se rappeler que la crédibilité d'un tel programme réside dans le fait d’être vérifié par une tierce partie, k L’eau d’irrigation a un impact majeur sur la salubrité. La bonne vieille combinaison un-deux L’insecticide ORTHENE1™ agit au contact et de façon systémique.Les insectes nuisibles n’auront même pas le temps de comprendre ce qui leur arrive.Grâce à ses deux modes d'action distincts, ORTHENEMD maîtrise un large spectre d'insectes nuisibles à plus de 60 cultures homologuées au Canada.ORTHENE porte son premier coup dès que les gouttelettes du mélange entrent en contact avec les insectes.Le second coup suit au moment où les insectes mangent les tissus des plantes et ORTHENE qui s'y trouve par translocation.Fiez-vous à ORTHENE pour asséner cette puissante combinaison un - deux.11 met les insectes hors de combat.ORTHENE' INSECTICIDE Arvesta Canada Pour plus d’information sur ORTHENE ou Arvesta Canada, Inc., visitez notre site web www.arvesta.ca ou composez le 1-866-761-9397.Usez toujours et suivez les directives apparaissant sur l’étiquette.ORTHENE est une marque déposée d’OSM Investments, inc.sous licence d'Arysta LifeScience Corporation pour utilisation commerciale.Arvesta et le logo Arvesta sont des marques déposées d'Arvesta Corporation.© 2004 Arvesta Canada, Inc.215C-2405 vie rurale Ah-Ha !!! par Emmanuelle Ares La frontière est mince entre pub et contenu, entre conseil et vente, entre collaboration et ingérence.C’est lorsqu’on doute de l'impartialité du messager que le problème surgit.Trouvez-vous qu’il y a trop de pub ?Ça dépend, me répondrez-vous.On condamne les mauvaises pubs, alors qu’on élève les bonnes au rang d’œuvre d’art.Par exemple, depuis trois ans nous n’avons plus la télévision à la maison.Or, tout ce que j’ai manqué, semble-t-il, ce sont les annonces de Familiprix et de Bell, sans compter les dernières tribulations des Bougon.Oui, la frontière est mince entre pub et contenu, et facile à traverser.À preuve, tout le débat sur la convergence dans les médias.À titre d’exemple, mon père a « expérimenté » une publicité mal placée.Il possède une PME dont l’efficacité repose sur l’utilisation d’Internet qui garantit la rapidité des transactions.« Quand le système “plante”, dit-il, c’est ma PME qui commence à mourir.Sans Internet, nous n’avons plus accès aux fournisseurs ni aux clients.On perd beaucoup, et vite ! » Ainsi, lors d’une interruption de service, il communique, paniqué, avec la ligne d’urgence d’aide technique pour les PME.Avant même d’obtenir un choix d’options de services, une douce voix féminine l’enjoint de ne surtout pas manquer « Star Académie, dimanche soir, sur les ondes de TVA.Votez pour votre académicien préféré au numéro suivant.» Dans ce cas, n’aurait-on pas manqué de respect envers le client ?Parfois, en feuilletant les journaux et les magazines, je me pose cette question.Prenons l’exemple d’un article sur la répression des mauvaises herbes dans lequel vous retrouveriez une publicité d’une compagnie d’herbicides.L’article serait écrit par un représentant de ladite compagnie.Auriez-vous la même confiance dans le contenu de l’article que s’il était écrit par un consultant indépendant ?Et pourquoi pas ?Les compétences du représentant ne sont pas remises en question, à moins qu’on l’ait choisi non pas pour ses compétences, mais bien pour son appartenance à la compagnie.Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste ('emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.comJ.56 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Nous avons tous quelque chose à vendre.Pour ma part, je veux vous vendre ma crédibilité, mon impartialité, en tant qu’agronome et journaliste.Si je réussis, vous lirez Le Bulletin car il deviendra une source d’information fiable pour vous.On y gagne tous ! Vos fournisseurs d’aliments ou équipements pensent de la même façon lorsqu'ils engagent des spécialistes.Ces spécialistes deviennent parfois des références dans leur domaine.En effet, parmi les meilleurs vétérinaires et nutritionnistes au Québec, plusieurs travaillent pour des compagnies pharmaceutiques ou d’alimentation.L’important, c’est de faire la distinction entre nos compétences et la compagnie qui nous permet de les mettre en valeur.Si je changeais d’emploi demain, devrais-je changer mon discours ?Non.Tout conseiller ou vendeur devrait se poser la question et y répondre, tout simplement.Dans un autre ordre d’idée.La relève : de fils ou fille d’agriculteurs, cela désigne maintenant tout jeune intéressé à vivre de l’agriculture.D’où l’expression : relève « sans terre », devenue « non apparentée » ou « hors cadre familial ».Selon une recherche de l’Université Laval, cette catégorie est incontournable pour l’avenir de notre agriculture.Aujourd’hui, se lancer en agriculture demande de sérieuses aptitudes en affaires.Il faut être bien informé, bien entouré, bien conseillé, et même acharné.Faute de moyens financiers et de marge de manœuvre, l’agriculture à temps partiel fera partie de notre réalité avant longtemps.Le mouvement de la relève essaie de mobiliser ses membres et de sensibiliser les autres jeunes de même que les agriculteurs proches de la retraite à être proactifs.Les moyens pour s’établir, il faudra de plus en plus les créer, les développer.Combien d’étables vides, combien de fermes vendues faute de relève, combien de jeunes sans ferme ?Combien en faut-il pour réagir ?te Pour avoir les meilleures pommes, il faut utiliser les meilleurs outils. vie rurale • • • VOUS CONNAISSEZ ?Yvan, Lour Lu et Nathalie, Malo : « On essaie, de, toujours valoriser notre, trajvallpour que, les enfants en soient fiers.» Nathalie Malo a choisi l’agriculture comme d’autres choisissent la finance, la médecine, le droit.PAR EMMANUELLE ARES Sur la ferme qu’elle possède à Brownsburg-Chatham avec son mari Yvan Laurin, Nathalie est responsable du troupeau laitier.Un jour, elle en a eu assez de courir les gardiennes et n’envisageait pas de laisser sa profession.Les garderies n’offrant pas d’horaire qui lui convenait, elle a cofondé le Centre de la petite enfance le Rêve de Caillette en 2000 (voir l’encadré Le Rêve de Caillette à la page 60).58 Z MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : EMMANUELLE ARÈS Oui, ses enfants vont à la garderie à temps plein.Cela lui laisse du temps et de l’énergie pour se consacrer à son troupeau.« Quand on travaille avec les enfants, l’attention est détournée à la fois du travail et des enfants.» Regardons les choses autrement : un avocat plaide-t-il en Cour avec ses enfants ?Un entrepreneur emmène-t-il ses enfants sur les chantiers ?Les travaux de la ferme peuvent être aussi dangereux qu'un chantier, et la gestion d’entreprise demande autant d’attention qu’un procès.À 6 h, c’est la traite des vaches.À 7 h 30, on prépare les plus grands — Antoine 10 ans, Florence, 9 ans, Olivier, 7 ans — pour l’école; l’autobus passe à 8 h.Après quoi, c’est le déjeuner en compagnie des deux petites, Lili-Rose, 4 ans, et Marilou, 18 mois, que Nathalie ira reconduire à la garderie « quand elles seront prêtes; le matin, on prend ça calmement ».Après l’école, les plus grands reviennent à la maison.Maman Nathalie essaie de terminer sa journée à 16 h pour superviser les devoirs et préparer de bons repas faits maison.Vers 18 h 30, tout le monde se retrouve à la maison pour souper en famille, après la traite du soir.La valeur des valeurs Un horaire serré, mais pas plus que celui de bien des familles de banlieue dont les deux parents travaillent au centre-ville.« Ça se fait, mais c’est Lors de, la, visite' du, Bulletin,, la, séance, de, photos durant la, traite était une,fête,pour les enfants ! Voici quatre des cinq enfants d’Ymn et Nathalie : »> Moins par On trait 65 vaches à la ferme Barka avec 17 unités à décrochage automatique.La production moyenne de lait avoisine les 10 000 kilos par vache.« Il nous faut en tout et pour tout 50 minutes, calcule Nathalie.Nous gagnons presque deux heures par jour : ce n'est pas rien ! La traite revient souvent.» La méthode utilisée permet de faire la traite à deux, parfois même à un ! Pour les petits matins où elle a dû rendormir, bercer, soigner un enfant, ce système permet à l’autre de ne pas crouler sous l’ouvrage et de mettre les énergies au bon endroit.Il nui l ETIN DES AGRICULTEURS Z MAI 2004 / 59 vie rurale « Jamais je, h& négligerai Les enfants au, fwojît des vaches », dit Nathalie\ difficile, juge Nathalie.On doit se recentrer sur nos valeurs de base et surtout y rester fidèles.Dans tout ça, je dois garder un équilibre entre le temps consacré au couple, à la famille, aux vaches, et ne pas m’oublier là-dedans.» Est-ce qu’elle a pensé lâcher ?« Non, jamais.Engager quelqu’un de plus, oui, mais je ne pourrais pas ne pas aller à l’étable.C’est un travail d’équipe, nous avons acheté la ferme ensemble, Yvan et moi.» Après chacun de ses cinq accouchements, Nathalie a pris un mois pour se reposer, et hop ! de retour à l’étable.La régie de troupeau, c’est sa passion.Toutefois, le plus dur a été d’accepter une baisse de performance.« Jamais je ne négligerai les enfants au profit des vaches, explique Nathalie.Quand j’ai passé la soirée à bercer, je n’ai pas le goût d’aller à l’étable faire la tournée des chaleurs.» Elle a parfois l’impression de bâcler ses tâches autant à la maison qu’à l’étable.« Le petit extra qui fait les champions, je ne peux plus le donner.» Elle doit souvent prendre du recul, regarder les tâches accomplies dans la journée et se valoriser, même si la tendance à la culpabilité est forte.Nathalie croit que ce n’est pas parce que ses enfants ne la suivent pas à la ferme qu’il n’auront pas envie de prendre la relève.« L’important, c’est qu’ils nous voient heureux de faire notre travail, qu’ils voient la souplesse que ce mode de vie nous offre, et qu’on ait du temps de qualité ensemble.» La ferme Barka qu’elle possède avec son mari à Chatham est de bonne taille, avec 2000 porcs en engraissement, un troupeau laitier de 190 têtes et 325 hectares en cultures.Alors que Nathalie essaie d’être plus présente auprès des enfants, Yvan travaille de longues heures pour faire rouler le tout.Comme du sucre à la crème Comment vivent-ils les contraintes de l’agriculture en famille ?« Il faut prendre le temps de leur expliquer pourquoi on sort moins que les autres, explique Yvan.Et surtout, leur montrer les bons côtés et valoriser le travail à la ferme.» Nathalie ajoute : « On essaie de ne pas créer d’attentes mais c’est sûr qu’ils sont déçus quand on doit annuler une sortie.Mais les contraintes, les déceptions, ce n’est pas le fait du travail ou de l’agriculture : c’est la vie qui est comme ça ! » Pour Nathalie, il est primordial de savoir tirer parti des imprévus et faire son bonheur des petites choses de la vie.Le bonheur, c’est un peu comme du sucre à la crème; quand on en veut, on s’en fait.« Pendant les récoltes par exemple, il faut voir les enfants courir dans les champs à la noirceur, c’est comme une permission spéciale.Il ne faut pas que ce soit compliqué ni trop planifié.Un pique-nique pendant le temps des foins, c’est agréable et ça valorise le travail qu’on fait.Ça ne devrait pas être complexe d’avoir un petit peu de bonheur à chaque jour.» te U RÊVE DE Le Rêve de Caillettes Au Québec, près de 30 % des blessures et décès en milieu agricole touchent des enfants de moins de 14 ans, et un adulte accompagnait la majorité des enfants de moins de 6 ans décédés sur la ferme.Pas question pour Nathalie Malo que ses enfants fassent partie de ces statistiques malheureuses : c’est la garde à temps plein à l’extérieur.Le CPE Rêve de Caillette faisait partie d’un projet pilote de garde à horaires non usuels.Au Québec, dans le tiers des familles ayant des enfants de moins de cinq ans, au moins un des deux parents travaille le soir, la nuit ou les fins de semaine.De 6 h à 20 h au départ, les heures d’ouverture ont été diminuées pour maintenant être de 6 h 30 à 18 h 30.Cinq familles d’agriculteurs y envoient leurs enfants.60 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Le concept de bilmi k s alimentaire prerid™.^ plup^p'usdeplLe ffour dresser le portrait général*dë la ferme eh, matière de détections/ fifeàime ppd?todt oiftïl, ïl Wlt comprendre la base poüh en tirer tous les avantagés.De façon générale, on pourrait dire que le calcul du bilan alimentaire est simple : l’entrée totale d’aliments moins ce qui est utilisé par l’animal égale les rejets totaux.Un bémol cependant : il faut des données fiables pour la consommation et les performances du troupeau.Faisons un peu de mathématiques, voulez-vous ?Si nous connaissons les éléments ingérés par un animal, que nous soustrayons ce qu’il retient pour ses besoins, le résultat sera les éléments excrétés, le fumier si vous préférez.% C’est sur cette base que les spécialistes | en alimentation réalisent ce qu’on g appelle un « bilan alimentaire ».y Agronome au MAPAQ, Charles 5 Bachand connaît très bien le sujet | puisqu’il est le principal instigateur de £ cette technique au Québec.Il a de plus Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotron.caj.rédigé le rapport sur les quatre bancs d’essais de Saints-Anges, en Chau-dière-Appalaches, de Sainte-Hélène-de-Bagot, en Montérégie-Est, de Saint-Edmond-de-Grantham, dans le Centre-du-Québec, et de Saint-Esprit, dans Lanaudière.Les bancs d’essais ont largement utilisé les bilans alimentaires.Les résultats ont été dévoilés l’automne dernier.Charles Bachand avoue que même si le concept de bilan alimentaire a commencé à faire son chemin en 1998, les intervenants ont mis tout ce temps pour s’y familiariser.« Le bilan alimentaire est un incontournable parce que ça rend compte de la situation particulière de l’entreprise, explique l’agronome.Le défi à relever pour le producteur est d’avoir des données.» Parmi ces informations essentielles, on note les performances sur une longue période, idéalement un an.Selon la production, nous aurons le gain de poids, la production de lait, d’œufs ou de viande, la mortalité et l'inventaire d’animaux.Les informations sur les aliments servis sont tout aussi importantes, c’est-à-dire la quantité et la qualité ou, si vous voulez, leur composition.Plus les données de la ferme seront précises, plus le résultat obtenu sera concluant.« Ça ne sert à rien de faire LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 61 un bilan alimentaire si je dois utiliser des valeurs moyennes, renchérit Charles Bachand.Dans ce cas, il vaut mieux utiliser les valeurs du CRAAQ publiées en mars 2003 (voir À lire dans Internet).» Cette mise à jour est jugée représentative des pratiques d’élevage actuelles.Un outil de validation Si les données de production et d'aliments sont fiables, le bilan alimentaire égale, plus ou moins, la concentration du fumier multipliée par le volume total géré.En ce sens, le bilan sert d’outil de validation des analyses de fumiers.À l’Association de gestion des engrais organiques du bassin de la rivière Yamaska (AGEO), on mise d’abord sur les analyses des fumiers.Puis, on vérifie avec le résultat du bilan alimentaire.Lorsque celui-ci n’est pas réalisable, on utilise les valeurs du CRAAQ.« Le bilan alimentaire est plus fiable dans le porc et la volaille puisque ce sont des monogastriques », allègue le directeur d’AGEO, Marc Trudelle.Il est en effet plus difficile de connaître avec exactitude la quantité et la qualité d’aliments ingérés chez les polygastriques comme les bovins.Ce sont les fourrages qui compliquent les choses.Pour les fermes qui fabriquent leur propre moulée, il peut aussi être plus complexe d’effectuer le bilan alimentaire.Pour ce qui est des fumiers, le volume géré est bien connu.Les producteurs savent la quantité de voyages qu’ils épandent.C’est l’analyse du fumier, donc sa concentration, qui est plus problématique (voir l’encadré Le maillon faible : l’échantillonnage).« Plus l’écart entre l’analyse de fumier et le bilan alimentaire est grand, plus on a besoin de l’expliquer, dit Charles Bachand.On ne peut pas avoir plus de phosphore dans le fumier qu’on en a mis dans la ration.Un écart de plus ou moins 10 % est acceptable.L’objectif est d’être le plus près possible de la situation réelle de la ferme.Dans les bancs d’essai, on a pu faire des bilans alimentaires dans 75 % des cas.» Au-delà de l’évaluation globale de la ferme, le bilan alimentaire offre de beaux potentiels.« Dans nos bancs d’essais, le bilan alimentaire a été indispensable pour trouver des pistes de solutions aux problèmes de surplus de phosphore dans 30 % des cas », estime Charles Bachand.L’agronome Bachand a développé un logiciel maison adapté d’un logiciel français et disponible pour plusieurs productions afin de faciliter le calcul du bilan alimentaire.Devant le nombre croissant d’invervenants qui l’utilisent, une version plus poussée sera mise en circulation pour le porc sous peu.Agri-Gestion et AGEO collaborent à sa réalisation.À lire dans Internet : Charges fertilisantes des effluents d'élevage (CRAAQ, 2003) http://www.craaq.qc.ca/data/ DOCUMENTS/El.pdf k> Pour ce qui est des fumiers, le volume géré est bien connu.C’est l’analyse du fumier, donc sa concentration, qui est plus problématique.Le maillon faible : l'échantillonnage Pour les défenseurs du bilan alimentaire, ce calcul réduit les risques liés aux analyses de fumiers.C’est que ces analyses peuvent varier énormément en fonction de l’échantillonnage.L’agronome Charles Bachand du MAPAQ insiste : « Il ne sert à rien d’effectuer une analyse sur un échantillon qui n’est pas représentatif.» Le principe est le suivant : plus il y a d’échantillons, plus les résultats ont des chances d’être représentatifs.Le directeur d’AGEO, Marc Trudelle, recommande de faire analyser un minimum de cinq à six échantillons par fosse.Chaque échantillon est un mélange de quatre à cinq prélèvements.Si la prise d’échantillons est bien effectuée, le résultat obtenu devrait être très près de celui du bilan alimentaire.62 / MAI 2004 Z LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 63 AVOIR FLAMME Epouse, mère, agricultrice et.pompière.Voilà tout un programme ! Surtout que ces occupations ne font pas toutes nécessairement bon ménage.PAR MARIE-JOSÉE PARENT IL Y A 10 ANS, JULIE FILION enfilait pour la première fois le costume de pompier.« J’avais 18 ans à l’époque, raconte la jeune femme.Mon mari était déjà pompier.Il ne l’est plus.Mes deux beaux-frères, ma cousine et son mari sont aussi pompiers.Et mon oncle a été pompier volontaire pendant 40 ans.» Décidément, Julie Filion l’a dans le sang.Julie Filion se rapporte à la caserne de Saint-Hermas, son village.La municipalité de Mirabel, dans les Basses-Laurentides, regroupe six secteurs.Des 122 pompiers de la municipalité, seulement 5 sont des femmes.Les interventions regroupent autant les accidents que les incendies.Lors d’un accident de la route, deux équipes sont présentes.Une s’occupe du ou des blessés, alors que l’autre s’assure que le véhicule ne prendra pas en feu.Il y a aussi beaucoup de déclenchements d'alarmes, causés par des « feux de champs », c’est-à-dire des feux de bords de chemin ou de boisés dont les propriétaires ont perdu le contrôle.Les feux à la ferme sont rares dans le secteur de Julie.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotron.ca;.Etre pompiere, même volontaire, oblige un dévoue ment constant à ce métier.Julie Filion l'a dans le Dans ces cas-là, tous les secteurs de Mirabel sont appelés.Même chose pour une maison ou un commerce.Le nerf de la guerre lors d’un incendie, c’est l’eau.Une équipe s’affaire à son transport pendant qu’une deuxième combat l’élément destructeur.« Ma maman est pompière » « La famille est un élément difficile à concilier avec le métier de pompière, surtout avec des jeunes enfants, précise Julie.Mon mari travaille à l’extérieur.Donc, si j’ai un appel, je ne peux pas toujours y aller comme ça, laisser les enfants.C’est sûr que j’ai ma mère et ma belle-mère pas Aujourd'hui, la ferme et la famille emploient davantage Julie.À tel point qu’elle ne délaissera pas la traite pour répondre à un appel si elle est seule à l’étable.loin, mais il faut qu’elles soient disponibles.» Julie est la mère de deux jeunes enfants, Yan, 4 ans, et Marie-Ève, 2 ans.Un troisième se pointera à l’été.Présentement enceinte, Julie met la pédale douce sur les interventions.Si elle doit se rendre sur le lieu d’un incendie, elle aide par exemple au chargement de l’eau dans le camion-citerne.« Mais à six ou sept mois de grossesse, je n’irai pas parce que l’adrénaline devient trop forte », dit-elle.Un emploi occasionnel Le travail de pompier varie énormément selon les circonstances et les années.Par exemple, Julie avouait, au début février, que c’était très tranquille cet hiver, contrairement à trois incendies de maison à la même période l’année dernière.« Le principal problème dans le métier de pompier volontaire, c’est que tu ne sais jamais quand l’alarme va sonner », dit-elle.Les fins de semaine d’été, des équipes de deux pompiers s’échangent les gardes.Les pompiers de garde n’ont alors pas le droit de sortir de la municipalité.Même si F ONGUENT POUR PIS du Dr Naylor En cas de trayons endoloris, de coupures, de contusions et de brûlures L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé dans notre boîte traditionnelle de 9 oz ou dans notre tout nouveau seau pratique de 32 oz.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 75 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles, et chez les vétérinaires.Distribution au Canada : Vétoquinol N.-A inc.2000, chemin Georges Lavaltrie, Québec J0K1H0 UDDER BALM UDDl M f ER BALM =Ji l’emploi est occasionnel, tu es pompier ou tu ne l'es pas.« À Mirabel, si tu ne participes pas pendant un an, t’es dehors », dit Julie.La fin d’une carrière ?Les enfants sont très impressionnés par le travail de leur maman.Ce sont même souvent eux qui l’avertissent quand elle reçoit un appel par le télé-avertisseur vocal.Mais c’est aussi leur présence qui questionne le plus Julie.L’interrogation revient à chaque grossesse.Et pour cause : c’est de plus en plus compliqué d’habiller les enfants, aller les reconduire.Julie est tiraillée parce qu’elle est enflammée par son métier : sa mère est même déjà allée lui porter son bébé sur le lieu d’un incendie pour que Julie l'allaite.Son conjoint préférerait qu’elle se consacre entièrement à sa famille, mais il laisse Julie prendre la décision final, k De ferme abandonnée à entreprise médaillée Julie Filion est devenue agricultrice à l’âge de 18 ans.À l’époque, en 1993, plutôt que d’aller vivre en appartement, elle et son conjoint, Michel Kingsbury, achètent la terre du père de Michel à Saint-Hermas, dans la municipalité de Mirabel.Jusque-là, la terre était louée et plusieurs travaux sont à planifier, dont des analyses de sol et du drainage.La ferme ne regroupe alors que les terres.Cependant, Julie travaille à la ferme laitière de son père dans Mirabel, près du site d’enfouissement.En 1997, elle achète les vaches et le quota de son père et déménage le tout dans une étable nouvellement construite à Saint-Hermas.À la ferme Filiking, l’étable est le royaume de Julie, alors que Michel travaille à l’extérieur.Leurs efforts acharnés des dernières années ont été récompensés lors de la dernière remise de l’Ordre national du mérite agricole.Ils ont obtenu une médaille de bronze.r ¦ F:if 64 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : © WON THÉRIEN par Yvon Thérien L’abutilon (velvetleaf) est une mauvaise herbe bien connue des producteurs de mais du sud du Québec.Elle mesure généralement plus de 2 mètres de hauteur.Ses feuilles, en forme de cœur, sont énormes.Au toucher, la tige et les feuilles de l’abutilon sont veloutées.La fleur jaune produit un fruit qui fait penser à une couronne de roi.Un seul plant peut produire plus de 10 000 graines qui survivent de 50 à 60 ans dans le sol.L’abutilon est une plante originaire de la Chine.Elle a été introduite en Amérique par les premiers colons.On la cultivait pour faire des cordes et des filets de pêche en utilisant la fibre des tiges.NOUS SOMMES LES MEILLEURS EN RECYCLAGE ! Au Canada, 70 % des contenants de pesticides sont retournés, après usage, pour être recyclés.Cette performance fait du Canada un leader mondial dans ce domaine.Des millions de contenants sont ainsi éliminés dans le but de protéger notre environnement.Depuis le début du programme de recyclage de CropLife Canada, environ 55 millions de contenants vides furent récupérés.Les contenants retournés sont broyés puis transformés.La transformation des bidons vides en poteaux de clôture est un usage novateur qui fut développé au Canada Les poteaux de clôture faits de plastique recyclé sont très résistants aux intempéries et ont une durée de vie de plusieurs fois supérieure aux piquets de cèdre utilisés par nos aïeuls.Les contenants vides sont aussi utilisés dans les fours des cimenteries comme source d’énergie.Ce programme de recyclage est une initiative de l’industrie privée.Pour financer le projet, CropLife Canada obtient de ses membres une contribution en dollars proportionnelle au nombre de contenants de pesticides mis en marché.Les détaillants de pesticides collaborent au projet en fournissant gratuitement de l’espace et du personnel pour recevoir les contenants à recycler.Cette année, 69 sites de récupération seront répartis à travers le Québec pour recueillir les contenants vides.Pour participer, les producteurs doivent simplement enlever les étiquettes et rincer les contenants avant de les retourner.Pour connaître le site le plus près de chez vous, contactez votre détaillant de produits agricoles.Le programme de recyclage des contenants vides de pesticides s’inscrit dans le programme « Nous en prenons soin » de CropLife Canada.« Nous en prenons soin » est une série d’initiatives de CropLife Canada pour s’assurer que les compagnies membres se conduisent de façon responsable.Le programme porte sur le cycle de vie complet des produits de protection des cultures, de la fabrication à l’élimination sécuritaire des produits périmés.CropLife & CANADA représentant de l'industrie de la phytologie Pour un rendement maximal, laissez Dual* 11 Magnum* mettre un point final à la compétition des graminées annuelles rebelles, y compris le souchet et la morelle.En matière de lutte aux mauvaises herbes, il offre la performance la plus stable et la plus durable qui soit dans un large éventail de cultures.Et soyez sans crainte : le bénoxacorf son phytoprotecteur distinctif, le rend parfaitement inoffensif pour votre maïs.Terrassez les mauvaises herbes avec la puissance de Dual 11 Magnum.Point final.Consultez notre Centre de service à la clientèle au 1 800 850-4685 ou visitez le www.syngenta.ca syngenta Tous les produits sont des marques de commerce d'une compagnie du Groupe Syngenta.Dual 11 ¦ Rien ne surpasse l'efficacité résiduelle ni la souplesse de Dual II Magnum.Point final LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 Z 65 machinerie Un champ « compacté » produira moins durant plusieurs années, voire jusqu’à 12 ans.PAR LÉON GUERTIN Si des chenilles de 0,76 m X 1,8 m sous un grain cart de 600 boisseaux appliquent une pression au sol de 10 lb/po2, il faudrait des chenilles de 0,76 m X 3,6 m pour qu’un grain cart de 1200 boisseaux ne compacte pas plus le sol.LE SOL SE SOUVIENT Plus les surfaces cultivées par le même propriétaire augmentent, plus les équipements pour les travaux au champ grossissent et plus on s’expose aux risques de compaction.Surtout si les délais pour exécuter les travaux nous obligent à circuler dans des conditions moins favorables.La compaction des sols réduit le développement des racines.Il s’ensuit une mauvaise alimentation des plantes et une baisse du rendement.Léon Guertin est agronome et ingénieur.Une étude menée au Minnesota sur les effets à long terme de la compaction a démontré que, même après 12 ans, les effets d’une compaction en profondeur peuvent altérer les rendements.Après avoir fait circuler durant l’automne un grain cart de 20 tonnes monté sur un seul essieu, des tests de densité du sol ont révélé une compaction du sol jusqu’à 60 cm (2 pi) de profondeur.La parcelle compactée a ensuite été labourée à 25 cm (10 po) de profondeur, et la circulation sur la parcelle a été limitée à des charges inférieures à 5 tonnes par essieu les années subséquentes.Le rendement en maïs-grain dans la zone compactée a été de 30 % inférieur la première année après la compaction et est revenu à la normale la cinquième année (voir le tableau 1).Par contre, la parcelle a encore subi une baisse de rendement la septième année, qui avait été très sèche.De plus, les étés pluvieux de la neuvième et de la douzième années ont encore affecté les rendements de cette parcelle à cause du manque d’aération des racines.Même après 12 ans, le travail PHOTO : LÉON GUERTIN Rendement relatif du maïs semé dans le sol compacté s I I D ~o I Ç I Q 10% 0% -10% - 20 % -30 % - 40 % i r : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Années du gel et du dégel n’a pas pu rétablir la structure du sol détruite en profondeur par la compaction.L’historique d’une terre à vendre pourrait certainement influencer l’agriculteur averti qui dépose une offre d’achat.Chacun sait que pour éliminer la compaction il faut réduire le poids par essieu de la machinerie agricole et éviter de circuler dans les champs dans des conditions humides.Cependant, l’agriculture industrielle nous laisse difficilement cette latitude (voir le tableau 2).Pour mettre toutes les chances de son côté, on doit s’assurer de l’efficacité du drainage de nos champs.Un drainage souterrain en bonne condition et un aménagement de surface qui évite les dépressions où l’eau s'accumule éliminent les zones humides sensibles à la compaction.Une charge de 20 tonnes sur un essieu peut compacter un sol humide jusqu’à 60 cm (2 pi) de profondeur.La même charge ne compactera que les premiers centimètres d’un sol sec et bien structuré, par exemple dans les champs de semis direct.On peut réduire la charge au sol en répartis-sant la charge sur plusieurs essieux, en réduisant la pression des pneus ou en utilisant des chenilles.Pour une charge donnée, le premier passage des roues cause 80 % de la compaction et les cinq passages subséquents complètent le reste.Un essieu double compactera environ 25 % moins qu’un essieu simple.Lorsque l’on réduit la pression des pneus, on réduit la compaction.À quelques livres près, un pneu radial applique la même pression au sol que sa pression de gonflage.En se basant sur les recommandations du manufacturier, si la charge sur les pneus vous permet de réduire la pression à 0,7 bar (10 lb/po2), la compaction des sols sera beaucoup réduite.Plus la charge est importante, plus vous devrez augmenter la surface de contact au sol en ajoutant des roues doubles ou triples, ou encore en vous procurant des pneus plus larges.Les roues de grand diamètre augmentent la surface de contact et la traction, et laissent une empreinte moins large sur le sol.Les chenilles répartissent la charge sur une plus grande surface.Un grain cart de 600 boisseaux rempli de maïs appliquera une pression au sol de 30 lb/po2 s’il est équipé de pneus de 0,76 m de largeur.Pour réduire cette pression à 10 lb/po2, il faudra remplacer les roues par des chenilles de 0,76 m X 1,8 m (2,5X6 pi).Dans le cas d’un tracteur, 11 faut se méfier du transfert de poids de l’avant vers l’arrière lorsque celui-ci traîne une charge.Si ce transfert est important, on assistera alors à une augmentation de la pression au sol vis-à-vis l'essieu arrière.Celui-ci peut facilement atteindre des valeurs supérieures à celles occasionnées par les pneus radiaux dans des conditions similaires.Finalement, le meilleur moyen de réduire la compaction est de gérer la circulation dans le champ.L’idéal est de circuler toujours aux mêmes endroits dans le champ, année après année, comme le font les producteurs sur billons.Vous vous assurez ainsi d’une surface ferme sous les roues pour supporter la machinerie et des sols bien structurés pour le développement des racines entre les voies.L’utilisation des pneus larges à basse pression n’est plus un avantage sous ces conditions.La gestion de la circulation ne s’applique pas à toutes les cultures.Cependant, l’utilisation du système d’autoguidage sur les nouveaux tracteurs rendra cette technique de plus en plus facile à appliquer, te Équipement Poids sur un essieu Tracteur de 100 ch (arrière) 3 tonnes/essieu Tracteur de 200 ch (arrière) 6 tonnes/essieu Moissonneuse-batteuse 6 rangs, vide (avant) 10 tonnes/essieu Épandeur à lisier 5000 gai (3 essieux) 11 tonnes/essieu Grain cart de 600 boisseaux 18 tonnes/essieu Moissonneuse-batteuse 12 rangs, remplie (avant) 22 tonnes/essieu Grain cart de 1000 boisseaux 31 tonnes/essieu LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 67 / NOUVELLES / L’INDUSTRIE L'Agence Canadienne d’inspection des Aliments (ACIA) vient d’autoriser Alkosel®, une levure enrichie en sélénium fabriquée par LALLEMAND.Elle est destinée à la nutrition des porcs, volailles, vaches laitières et bovins de boucherie.HYDRO AGRI CANADA annonce que son nom devient YARA CANADA Cette entreprise est reconnue comme étant un leader mondial dans la vente d’engrais.En février dernier, ALLTECH a engagé l'agronome François Ouellette à titre de directeur commercial pour le Québec.DUPONT À IMAX 2004 Pour une sixième année consécutive, DuPont recevait en avril dernier 800 agriculteurs et agricultrices au cinéma IMAX du Vieux-Port de Montréal.On a d’abord fait état de la bonne santé financière de DuPont.Puis, on a présenté la nouvelle homologation du mélange en réservoir Classic et Roundup pour contrôler le pissenlit et le laiteron potager.Ce mélange peut s'appliquer en présemis et en prélevée.Des essais sont en cours pour tester l’efficacité de ce mélange contre la carotte sauvage, le chardon des champs et l’asclé-piade.Par ailleurs, depuis 2002, 200 000 hectares ont été indemnisés en vertu du programme Ami-Plan.Ce programme vise à partager les risques avec les agriculteurs.En effet, DuPont remplace jusqu’à 75 % des herbicides DuPont utilisés dans les champs dont le rendement est compromis par les conditions environnementales.Enfin, on a rappelé les avantages de l’herbicide à maïs Battalion qui offre une fenêtre d’application de 27 jours avec un produit résiduel comportant trois modes d’action.Laurent Dumaine, de DuPont Canada, lors de la présentation «Faites-le décoller !» - Le programme de retour des contenants de pesticides met l'accent sur des procédures rigoureuses pour améliorer le recyclage Rincez, retirez et retournez -voilà les étapes du programme de retour des contenants de pesticides de CropLife Canada qui a recyclé plus de 55 millions de contenants au cours des 15 dernières années.L'accent est mis sur la rigueur avec le message «Faites-le décoller - pour de bon ! » Le programme encourage les producteurs à maximiser l'efficacité en recyclant efficacement et économiquement, en rinçant soigneusement les contenants (de format jusqu’à 23 litres) et en retirant complètement les livrets d'étiquette, les bouchons et les pochettes.En respectant soigneusement les étapes du programme les producteurs obtiennent tout le produit pour lequel ils ont payé tout aussi bien qu’une réduction des coûts de recyclage.CropLife Canada souligne qu’il faut remercier les nombreux producteurs qui ont participé en retournant un nombre record de contenants propres et vides de produits de protection des cultures par l’intermédiaire du programme.Leur collaboration a fait du Canada un chef de file mondial au niveau du recyclage des contenants vides de pesticides et est digne de mention pour les autres à travers le monde, quant à leur contribution à un environnement rural plus sain et sécuritaire.X CropLife CANADA representing the plant science industry représentant de l'industrie de la phytologie SITE WEB www.croplife.ca • TÉLÉPHONE (416) 622-9771 • TÉLÉCOPIEUR (416) 622-6764 Faites-le décoller -pour de bon! ENLEVER COMPLÈTEMENT LE LIVRET DE L'ÉTIQUETTE SUR LES CONTENANTS DE PESTICIDES FAIT ÉCONOMISER DU TEMPS ET DE L’ARGENT AU RECYCLAGE.Lorsque vous les* rapportez propres.*contenants de pesticides jusqu'à 23 L vous permettez au recyclage d’être efficace et économique! nousenprenonssoin une gestion responsable pour protéger les gens et ['environment Pesticides herbicides insecticides fongicides RJt/CEZ.3/T VKKJfiÇAC,t pour la valeur zl KJrtçAqt pour la sécurité y K/tfÇAqt pour l'environnement Rincez trois fois ou effectuez un rinçage sous pression des contenants de pesticides pour utiliser tout le produit chimique pour lequel vous avez payé.Videz les rinçures dans le réservoir du pulvérisateur.K£TfK£Z~ .le livret en papier pour réduire les coûts de recyclage.N KtTCUKtftZ.les contenants propres et vides à un site désigné de cueillette.68 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SITE DE RECUPERATION PRES DE CHEZ VOUS %ÏM0l 4 Ville Compagnie Adresse Téléphone Ville Compagnie Adresse Téléphone Atton Vole SCA St-André d'Acton 923, rue Landry (450) 546-2791 Amqui Centre agricole Co-op de la Matapédio 90, rue Proulx (418) 629-4401 Baie-du-Fèbvre Covilac 40, De l'Église (450) 783-6491 Bit, rté de Rimouski Purdel Coopérative Agro-alimentaire 2751, rte 132 (418) 736-4399 Caplan Co-op Agricole Boie-dcs-Chaleurs 12, rue des Aulines (418) 388-2860 (horny SynAgri Chorny 5649, av.du Maréchol-Joffre (418) 832-6196 Coatitook Co-op Centre Végétale de l'Estrie 96, Moin Est (819) 849-9633 Compton Semestrie 67, Principale Nord (819) 835-9334 Cookshire Slandish liée 35, Croig Nord (819) 875-5661 Franklin Center Pomi 825, rang Welsh (450) 827-2267 Howick John Brown 2271, English River Rood (450) 825-2870 Ile Verte, Riv.-du-Loup S.C.A.Rivière-du-Lrcoup 129, rte Coop (418) 898-2526 Mette Profid'Or 839, rue Papineau (450) 586-4145 L'Assomption SynAgri L'Assomption 121, ch.des Commissaires (450) 589-4717 L'Assomption SCA L'Assomption 701, houl l'Ange Gordien (450) 589-2221 Lennoxville SynAgri Lennoxville 5, rue Massawipi (819) 564-1801 Les Écureuils Co-op agricole (Pont-Rouge) 1684, route 138 (418) 285-2282 Louiseville Cyrille Frigon inc.420, Petite Rivière (819) 228-9491 Lyster SCA des Appalaches 116, rue St-Pierre (819) 389-2166 Marieville Coopexcel 1060, rue Girouard (450) 460-7112 Mont St-Grégoire SynAgri St-Grégoire inc.22, des Engrais (450) 346-5384 Nicole! Agrocentre Vinisol inc.515, Courchesne (819) 293-5851 Normandie Co-op des Deux Rives 1455, rue du Rocher (418) 274-2910 Oka Distribution G.Husereau 212, rang Ste-Sophie (450) 479-8960 Parisville Coopérative Agricole Régionale 1201, Principale Ouest (819) 292-2322 Rougemont Centre agricole Bienvenue 1115, Petite Caroline (450) 469-4945 Sherrington SCA Sud de Montréal 291, Sl-Patrice (450) 454-3986 St-Alban, Portneuf Moch.V.Dolhec 24, rte 354 Est (418) 268-8563 St-Anselme Semico 1079, rte 277 (418) 885-9892 St-Barnabé Nord Bourassa Agro-Service 500, Grande Rivière (819) 264-5581 St-Barthélémy Agrivert 1071, Montée St-Laurent (450) 885-3811 St-Bruno, Lac-St-Jeon Nutrinor 800, rue Mèlançon (418) 343-3772 St-Casimir SCA Sl-Cosimir 640, rue Fessier Est (418) 339-2011 St-Césoire Herbie inc.139, rang St-Ours (450) 469-3358 St-Chrysostome SynAgri St-Chrysostome 9, rue Ste-Anne (450) 826-0405 St-Damase SCA de St-Domase 79, Principale (450) 797-3322 St-Denis sur Richelieu SCA St-Denis/St-Ours 400, Yamaska (450) 787-3023 St-Ephrem Alliance Co-op 470, rte 271 Sud (418) 484-2890 St-Guillaume Agriloit 73, rte de l'Église (819) 396-2022 St-Hyacinthe Agrocentre St-Hyacinlhe 7605, Duplessis (450) 796-3360 St-lsidore Semico-Pédigroin 1091, rang St-Régis (450) 454-7578 St-Jean sur Richelieu Centre Agricole Petit Bernier 526, Petit Bernier (450) 347-9077 St-Louis-de-Gonzague Gérard Maheu inc.289, rang 5 ( 450) 377-1420 St-Michel Fertichem 560, chemin Rhéaume (450) 454-7421 St-Narcisse, cté Champlain Agro-Sol, 575, rte 359 (418) 328-3166 St-Narcisse, cté Champlain Coopplus 450, de l'Église (418) 328-3155 St-Narcisse, cté Lotbinière Co-op de la Seigneurie 404, rue St-François (418) 475-6645 St-Philippe-de-Néri Groupe Dynoco 41, rte 287 Sud (418) 498-2366 St-Pie-de-Bagot Agrocentre Sl-Pie inc.2710, rte 235 (450) 772-5140 St-Polycarpe Co-op des Frontières 68, boul.Oté des Jeunes (450) 265-3142 St-Prime Co-op des Deux Rives 561, Principale (418) 251-3031 St-Rémi Agrocentre Fertibec inc.621, Notre-Dame (450) 454-3112 St-Robert SynAgri 349, Principale (450) 782-2552 St-Simon de Bagot William Houde limitée 8,3e rang Ouest (450) 798-2164 St-Thomas D'Aquin Agrocentre St-Hyacinthe 7605, Duplessis (450) 796-3360 St-Thomos de Juliette Les Engrais Lanaudière 531, rang Sud (450) 759-1520 St-Thomas de Joliette Semico 80, des Érables (450) 759-4700 Standbridge Station Agrocentre Farnham inc.1655, rang Sl-Henry (450) 296-8205 Ste-Brigitte-des-Saults Synagri Ste-Brigitte-des-Saults 455, rue Principale (819) 336-4952 Ste-Hélène-de-Bagot SCA de Ste-Hélène 655, Principale (450) 791 -7666 Ste-Hénédine Unicoop 81, rue Langevin (418) 887-3391 Ste-Martine Co-op des Frontières 195, rue Ste-Marie (450) 427-2003 Ste-Rosalie SynAgri Ste-Rosalie 525, Guy (450) 799-3245 Ste-Rosalie Semico inc.4905, boul.Laurier (450) 799-3225 Ste-Rosalie Comax 174,3" Rang (450) 799-3211 Thurso Agrod'Or 178, rue Fraser (819) 985-2244 Verchères SCA de Verchères 95, rue Calixa-Lavallèe (450) 583-3304 Victoriaville SCA des Bois-Francs 5, avenue Pie X (819) 758-0671 /20up d’œil 24 heures sur 24.par Simon-M.Guertin Des fermes qui ressemblent à des manufactures; des robots qui travaillent à notre place; des plantes que l’on modèle à notre guise; on dirait bien des airs d’industrialisation.Au cours de l’hiver, il se passait rarement une journée de conférences sans qu’on entende parler du taux d’endettement des fermes du Québec.Cela venait d’agronomes, d’économistes, de professeurs.Tous montraient le quota trop cher et les terres qui ne sont plus achetables.Certains portaient des accusations sur les investissements en bâtiments ou en machineries, éclaboussant même les prêteurs au passage.Un discours plutôt alarmiste.Si tout est si cher, c’est parce que tout se bouscule.Aux États-Unis, le troupeau laitier moyen est de 130 vaches comparativement à 50 ici.Et on le voit à 500 têtes d’ici 15 ans.Je comprends les agriculteurs d’ici de vouloir protéger notre système de mise en marché.Mais je les comprends aussi de vouloir grossir à tout prix.L’agriculture monte les marches deux par deux.En février, on apprenait que le projet éthanol québécois allait enfin de l’avant.Un mois plus tard, le New York Board of Trade annonçait le lancement d’une Bourse mondiale pour Téthanol.Ce marché, en pleine effervescence, évolue à un rythme de 5 à 10 % par année.Le Brésil tient la tête en produisant la moitié du volume mondial.Ce pays surprend tout le monde avec son agriculture galopante.Celle-ci pousse les agriculteurs de l’Amérique du Nord à investir dans tout ce qui peut réduire les coûts de production ou augmenter les revenus.Par exemple, pour trois ou quatre dollars l’hectare, on aura bientôt accès à un service qui déterminera les besoins en azote du maïs pour ensuite couper cette dépense du tiers.Forcée par un consommateur qui en veut toujours plus sans vouloir débourser davantage, notre agriculture s’industrialise à la vitesse grand V.L’utilisation des OGM croît à un rythme mondial de 15 % par année.Actuellement, plus de la moitié du soya ensemencé sur la planète utilise une semence transgénique.On aura bientôt accès à des hybrides de maïs résistant à la sécheresse.Encore plus, Landec Ag, une compagnie américaine, lançait l’an dernier une semence de maïs enrobée d’une fine couche de polymère.Celle-ci disparaît dès que les conditions de température et d’humidité du sol sont optimales pour la germination.Enfin, le système d’autoguidage, dont l'offre se généralise parmi les fabricants de tracteurs, promet de réduire le recoupage entre les passages et de diminuer la fatigue de l’opérateur.À la limite, on pourra faire travailler le tracteur comme une usine, 24 heures par jour, sept jours par semaine.Vous n’êtes pas convaincu ?Je vous rappelle que le cellulaire, dont vous ne pouvez vous passer, vous garde maintenant sur la ferme 24 heures sur 24, sept jours sur sept.C’est aussi ça la technologie ! te Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon.guertin@lebulletin.rogers.com;.70 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS idées novatrices.Tracteurs intelligents.“ m Partenaire en force www.valtra.ca Série A Valtra Adaptabilité • Efficacité • valeur La série A est excellente pour les travaux au chargeur frontal.L'inverseur facilite le passage avant/arrière et l'embrayage HiShift rend la conduite et le travail très efficaces.Les tracteurs Valtra de la série A sont bien adaptés pour divers travaux tout au long de l'année.Leur petite taille compacte et leur manoeuvrabilité sont des avantages marqués pour les cultures et les élevages et pour les applications forestières et municipales.La cabine très fonctionnelle et confortable procure une excellente visibilité dans toutes les directions.L'accès facile, le plancher plat et l'aménagement pratique des commandes facilitent la conduite.Les moteurs Valtra éprouvés fournissent un haut niveau de couple et de puissance avec une consommation modérée.Les tracteurs de série A de 74 à 98 HP sont synonymes de puissance, productivité, économie et fiabilité.Voyez dès aujourd'hui votre concessionnaire valtra ! Valtra Canada Inc.278 Main St.N„ Suite 6 Uxbridge, ON L9P 1X4 Téléphone (905) 852-0293 Fax(905)852-6821 cuisine TRUC DU CUISTOT Pour préparer ce plat délicieux en moins de 15 minutes, vous pouvez utiliser des restes de bœuf, de poulet, de porc ou de jambon.express Faire sauter, dans une grande poêle à surface antiadhésive, la viande coupée en tranches (500 g/1 livre devrait suffire pour 4 personnes) dans 30 ml (2 c.à table) de vinaigrette pendant 10 minutes.Ajouter quelques poignées de légumes hachées et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes.Incorporer encore 125 ml (1/2 tasse) de vinaigrette pour obtenir une sauce.Déposer la garniture dans des tortillas de blé chaudes et mettre les ajouts au choix, par exemple, laitue, tomates et fromage râpé.Et profitez des ingrédients que vous avez sous la main.De quelle viande avez-vous envie ?Quels légumes avez-vous sous la main ?Et maintenant la vinaigrette Poulet désossé oignons, poivrons, brocoli italienne Surlonge de bœuf oignons, champignons, tomates ranch Bœuf haché maïs, tomates, haricots verts italienne Sans viande oignons, poivrons, haricots rouges ranch Il est 18 heures.Vous ouvrez le réfrigérateur.Vous scrutez le garde-manger.Quoi faire pour le souper ?Les cuisines Kraft proposent des dizaines de solutions gagnantes au défi quotidien du souper.Repas en un clin d’œil vous enseigne comment élaborer rapidement des repas que toute votre famille aimera, en utilisant les ingrédients dont vous disposez.L’ouvrage contient 183 pages de recettes, de techniques de base, de trucs et d’information nutritionnelle.kraftcanada.com (Éditions du Trécarré, 16,95 $) Recettes rapides de tous les jours TRÉCARRÉ 72 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS foÜfî&T De mois en mois, nous cultivons la même passion I Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! OUI ! Je voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Les tarifs d’abonnement sont indiqués au verso."Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.SPÉCIAL PARRAINAGE DE : (1er abonnement) Nom :_______________ Entreprise Adresse : _ Ville :_______ Code postal Courriel : .Prénom :._ Province : _Tél.: ( À : (2" abonnement) Nom :________________ Entreprise Adresse : _ Ville :_______ Code postal Courriel : .Prénom :._ Province : _Tél.: ( Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O envoyez-moi la facture Q chèque O 5Ü*l O No de carte : [ I I I I I I I I I I I I I I lllll Date d'expiration : I I I /1 I I Signature : Date : _ Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.SI vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d’abonnés, veuillez cocher : O 1” abonnement O 2* abonnement N°TVQ 1016624728 N° TPS R137813424.Cette offre expire le 31 décembre 2004.Offre valide au Canada seulement. TOllTVÎNT ÿttagez SPECIAL PARRAINAGE 99,00 $ 6,93 $ (TPS) 7,94$ (TVQ) 113,87$ 75,00 $ 5,25 $ (TPS) 6,02 $ (TVQ) 86,27$ 42,00 $ 2,94 $ (TPS) 3,37 $ (TVQ) 48,31 $ Offre spéciale DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D’UN ABONNEMENT ! leBulletin oes agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mail réponse d'affaires 6103480 01 1000002179-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380 RUE GARAND BUREAU 1 SAINT-LAURENT OC H4R 2Z7 1000002179H4R2A3BR01 portrait de femme « En début de saison, on madame géranium et de l'été, c’est madame Rita Wilson tient son kiosque au Marché Jean-Talon depuis 50 ans.Fidèle, vous dites ?par lionel levac Depuis 50 ans bien comptés elle tient étal au Marché Jean-Talon à Montréal.Tout le monde la connaît et la respecte.Certains l’envient d’avoir pu, depuis tout ce temps, avec une assiduité indéfectible, offrir les produits de l’entreprise familiale et développer une clientèle fidèle.Rita Legault a été élevée sur la ferme laitière familiale à Sainte-Geneviève de Pierrefonds.Le 26 juin 1954, elle a 0 épousé Noël Wilson, de l’île-Bizard, et | est alors devenue Rita Wilson.C’est i sous ce nom que tous la connaissent 3 aujourd’hui.o Pour s’installer vraiment, le jeune couple s’est mis à la recherche d’une terre.À Saint-Rémy, le sol était propice aux cultures maraîchères et les prix encore abordables.C'est donc là que Rita et Noël se sont installés.Bien sûr, il fallait quelques paires de bras supplémentaires au moment des récoltes de légumes mais, en d'autres temps, le couple faisait tout.Régulièrement, Rita accompagnait Noël au Marché Jean-Talon, à Montréal, où il était déjà un habitué, y ayant longtemps vendu les légumes de sa famille.Lorsque les enfants ont commencé à arriver, Rita a moins fréquenté le marché, concentrant ses énergies dans les champs, souvent avec les petits.Cependant, dès qu elle le pouvait, Rita partait pour le marché.Elle n’y était pas la seule femme, plusieurs épouses d’agriculteurs se consacrant à la vente des produits de la ferme.Même à cette époque, la concurrence était vive.Rita s’est bientôt retrouvée à vendre des plants de fleurs, de plus en plus de plants de fleurs.Sur la ferme, on avait bâti une première serre et bientôt d’autres se sont ajoutées.Maintenant, on en compte une bonne vingtaine couvrant une superficie de 3,6 hectares.Si bien qu’aujourd’hui, Rita Wilson Lionel Levac est journaliste.vend des plants de fleurs du début mai au début août et remplit ensuite ses étals de légumes.« En début de saison, on m’appelle madame géranium et à la fin de l’été, c’est madame poireau », dit-elle en riant.Les variétés de fleurs se sont multipliées.Les Wilson en produisent plus d'une centaine.Les légumes sont plus nombreux aussi.Rita Wilson les connaît par cœur et peut nous défiler les caractéristiques de chacun et chacune.Rita Wilson ne songe pas à la retraite.Pendant la saison froide, elle travaille dans les serres, à préparer des plants et des jardinières.Et elle a hâte que le printemps arrive pour retrouver son kiosque et ses clients.On la dit femme d'affaires.Même si elle aime beaucoup le Marché Jean-Talon, elle n’y va pas pour « faire du social », dit-elle.« Je me promène peu et je n’entreprends pas de longues discussions, je suis à mon affaire.» Ses enfants admirent Rita.Ils l’aiment comme mère et elle est aussi pour eux une partenaire, une guide et une conseillère dans l’entreprise.Des six enfants de la famille, quatre travaillent dans l’entreprise.Ils côtoient donc leur mère tous les jours.« C'est un pilier, une référence, une présence rassurante aussi », dit Lucie, qui travaille avec Rita au Marché Jean-Talon depuis plusieurs années.La famille est unanime, une bonne part du succès de l’entreprise revient assurément à Rita.« Avec elle, les décisions sont bien pesées, surtout lorsqu’il est question d’investissements.» On dit souvent qu’il faut chercher la femme derrière une réussite.Chez les Wilson, on ne cherche pas longtemps, c’est Rita, k «JE M’EN VAIS.AU MARCHE » LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 2004 / 73 c’est nouveau Une rotopresse économique La presse à balles rondes 745 de Hesston est capable de fabriquer des balles de quatre pieds de largeur sur cinq pieds de diamètre.Avec sa dimension moyenne, elle s’accommode d’un tracteur développant 40 ch à la pdf.Sa conception met en action des ressorts de tension et des vérins hydrauliques lui permettant de produire des balles d’une densité uniforme de 16,5 livres par pied cube pour des diamètres variant de 30 à 60 pouces.Deux GPS dans un Trimble lance le système de guidage GPS EZ-Guide Plus qui est, entre autres, commercialisé par Case IH.Ce système de guidage incorpore des voyants lumineux et un écran graphique à cristaux liquides facile à lire même par temps ensoleillé.Les voyants servent d’aide au guidage pour les trajectoires en ligne droite tandis que l’écran est utile dans les virages et pour décrire des courbes.Deux nouveaux mélanges avec Option Les producteurs de maïs peuvent compter sur deux choix additionnels de mélanges en réservoir : Option + Distinct et Option + Pardner + atrazine.Fabriqué par Bayer CropScience, Option est un herbicide de postlevée pour le maïs.L’herbicide a été mis sur le marché en 2003 avec cinq mélanges en réservoir inscrits sur l’étiquette.Il s’applique de la première à la huitième feuille.Pour un désherbage total des graminées et des feuilles larges dans le maïs, il n’y a qu’à le mélanger en réservoir avec un partenaire pour les feuilles larges.Ouverture officielle Champoux Machineries inc.dévoilait le printemps dernier sa nouvelle place d’affaires de 9600 pieds carrés de façon officielle en invitant la famille et des représentants d’Agco.Ce commerce est établi à Warwick dans le Centre-du-Québec depuis 40 ans.Il distribue entre autres les marques Massey Ferguson et Hesston.Le mélange Classic Roundup maintenant homologué Classic mélangé en réservoir avec Roundup est maintenant homologué pour l’application sur le soya Roundup Ready.Ce mélange contrôle le pissenlit et le laiteron potager.Cette nouvelle homologation s'ajoute au mélange Classic plus Roundup pour l’élimination du souchet comestible.Le mélange fournit aux producteurs du soya Roundup Ready un produit avec une action résiduelle permettant d’obtenir des résultats plus constants contre ces mauvaises herbes coriaces.FERGUSON 74 / MAI 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Charles _ _ Phaneuf, Partenariat Jean-Pierre
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